Revue de presse du Lundi 11 Mars 2019

Revue de presse du Lundi 11 Mars 2019
Revue de presse du Lundi 11 Mars 2019

L’Armp annule l’attribution provisoire du contrat d’affermage à SUEZ et relance la SDE

La Sénégalaise Des Eaux (SDE) revient officiellement dans la course pour l’attribution provisoire du contrat d’affermage d’eau à Dakar. L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a procédé à un arbitrage après le mémorandum déposé par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement au CRD pour justifier le bien fondé du rejet de l’offre de la SDE et réfuter les moyens tirés des violations des dispositions du Code des Marchés publics.

LES SUJETS POLITIQUES EN EXERGUE

Dakar, 11 mars (APS) – Les sujets politiques sont les plus en vue dans la livraison de lundi des quotidiens dont plusieurs s’intéressent aux perspectives nées de la présidentielle du 24 février dernier.
Sitôt ce scrutin terminé, certains parmi eux évoquent le couplage des prochaines élections législatives et locales, une idée de plus en plus évoquée dans certains cercles. « Bons et mauvais points !’’, affiche Sud quotidien à ce sujet.

 Le couplage de ces deux élections est une idée « plus que judicieuse’’, en ce qu’elle permettrait de « respecter une certaine logique’’, soutient l’enseignant-chercheur en sciences politiques Moussa Diaw, dans les colonnes de Sud Quotidien.

 « De l’indépendance à nous jours, informe le journal, au total 11 élections présidentielles et législatives ont été organisées à intervalles régulières’’, sauf qu’après la première alternance politique intervenue le 19 mars 2000, « il y a eu des élections qui ne se sont pas tenues à terme constitutionnel échu, notamment les législatives de 2001 et de 2007 (…)’’.

« Si l’idée du couplage des locales avec les législatives venait à prospérer, le président Macky Sall serait le champion en matière de perturbation du calendrier républicain’’, indique Sud Quotidien.

« Le débat sur le couplage ou le découplage des élections a refait surface, depuis que Me Aïssata Tall Sall a émis l’idée de dissolution de l’Assemblée nationale pour le couplage des locales et des législatives’’, constate Vox Populi.

« Si le pôle présidentiel est divisé sur la question, du côté de l’opposition, on ne semble accorder aucune importance à ce sujet’’, ajoute le journal. « Désaccords dans la majorité’’ au sujet de la dissolution de l’Assemblée nationale, signale par ailleurs le journal Le Quotidien.

Le journal cite le député Abdoulaye Wilane, du Parti socialiste (PS), qui juge cette idée « saugrenue, anti-Macky, anti-BBY’’, tandis que Bouna Mouhamed Seck de l’Alliance des forces de progrès (AFP) fait observer que le camp du pouvoir regroupé au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) dispose d’une « majorité confortable’’ à l’état actuel des choses.

  1. Seck, directeur de cabinet de Moustapha Niasse, leader de l’AFP et président de l’Assemblée nationale, annonce dans des propos rapportés par Vox Populi que sa formation va présenter un candidat à la présidentielle de 2024.

Une annonce qui peut expliquer la manchette de Tribune : « Bennoo, le début de la fin’’. De cette manière, l’AFP « pose les jalons d’une rupture d’alliance avec le camp présidentiel, après sept ans de compagnonnage’’, écrit le même journal.

 « Et comme le Parti socialiste ne devrait pas être en reste dans cette quête d’émancipation, c’est toute la dorsale social-démocrate significative de Bennoo Bokk Yaakaar qui risque de se transformer en adversaire précoce de Macky Sall’’, ajoute Tribune.

Le quotidien L’As, partant de la question de la dissolution de l’Assemblée nationale et du couplage des élections, creuse un autre sillon, en affichant : « Les non-dits de l’appel au dialogue de Macky Sall’’.

 « Après l’annonce des résultats du scrutin du 24 février, avance le journal, le président Macky Sall fraîchement réélu a ouvert ses bras à ses adversaires. Une partie de l’opposition demeure tout de même sceptique, parce qu’ayant toujours en tête le fameux dialogue du 28 mai 2016 et les dernières concertations sur le processus électoral’’.

L’As ajoute : « Une attitude réaliste quand on sait que l’actuel président se sert toujours du dialogue pour défaire l’étau lorsqu’il se sent étreint dans un nœud de vipères’’.

Le quotidien Walfadjri parle lui de « la stratégie du chaos’’ du président réélu dans le management de ses troupes. « Décidé à mettre au pas ses troupes, Macky Sall entretient une stratégie du chaos où personne n’est sûre de rien à court terme’’.

« Il évite de choisir un numéro 2, entretient la peur, rétrograde ceux qui ont tenté de lui faire de l’ombre comme Cheikh Kanté, promeut des cadres et envisage d’en fusiller d’autres lors du prochain remaniement’’, écrit Walfquotidien.

Selon le journal, cette stratégie vise à empêcher ses hommes « d’oser imaginer qu’il ne se représentera pas et de mettre au pas les quelques ambitions encore au frigo’’.

Politique et sport au menu des quotidiens sénégalais

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Les quotidiens sénégalais reçus, lundi à APA, traitent d’une diversité de sujets dominés par l’actualité politique et sportive.

Parlant de la dissolution de l’Assemblée nationale, Le Quotidien note des « désaccords dans la majorité ». Ainsi, Abdoulaye Wilane,  porte-parole du Parti socialiste (Ps, majorité)  estime que c’est « une idée saugrenue, anti-Macky, Anti Bby (Benno Bokk Yakaar, coalition présidentielle) ».

Pour Bouna Mohamed Seck de l’Alliance des Forces du Progrès (Afp, parti du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse), « Bby a une majorité confortable ».

Dans sa rubrique « En Vérité », le quotidien EnQuête traite du dialogue, du 3-me mandat de Macky Sall, du vote ethnique et donne la parole au ministre de la Justice, « Ismaïla Madior (qui est) sans langue de bois ».

Selon le ministre, « l’agenda du dialogue, les termes de référence sont définis, si l’opposition répond favorablement ». A propos d’un éventuel 3ème mandat du président Sall, il affirme : « Je pense que la Constitution est claire. En principe, c’est le deuxième et dernier mandant ».

S’intéressant au couplage des législatives et des locales, Sud Quotidien affiche les « bons et mauvais points ! »

Pendant ce temps, Walf Quotidien parle d’une «stratégie du chaos »de Macky Sall  en ce qui concerne le « management de ses troupes ».

« Lendemain d’élection présidentielle-Madické Niang quitte définitivement le Parti démocratique sénégalais (Pds, au pouvoir de 2000 à 2012) ».

De son côté, Direct-Info note « deux défis à relever par le président Macky Sall pour son 2ème mandat ». Selon le journal, il s’agit de l’alternance générationnelle et de la fin du cumul des fonctions.

Dans un entretien avec L’Observateur, le ministre des Sports, Matar Bâ affirme : « On ne peut pas se permettre d’être dans une bataille entre leaders d’une même coalition. Je ne suis pas un militant discipliné ».

A sa une Vox Populi revient sur ce fait divers en Guinée Bissau, où « 789 kg de cocaïne (ont été) saisis dans un camion sénégalais ». Nos confrères informent que la drogue qui se trouvait dans le véhicule immatriculé Th (Thiès) à double fond devait être acheminé au Mali ».

En sport, Vox Populi rend compte de l’effondrement d’une tribune du stade municipal de Mbour qui a fait plusieurs blessés.

« Premier league et préparation C1-Sadio et Firmino boostent les Reds avec des doublés », titre Stades.

Ce qui fait dire au Soleil que « Sadio Mané (est) au sommet de son art ».

« Lutte-Face à face Reug Reug-Gris 2, les premiers coups », rapporte L’Observateur.TE/APA

Union Africaine : une monnaie unique, une banque centrale et un fonds monétaire à l’horizon 2045

https://www.lejecos.com L’Union Africaine (UA) vient de réactualiser le chantier de l’établissement d’institutions financières et monétaires africaines dont le projet a été lancé depuis 2005. A l’horizon 2045, l’organisation continentale espère l’entrée en service d’une Banque centrale, d’un Fonds monétaire, d’une banque d’investissements et d’une bourse panafricaine, afin notamment d’accompagner la dynamique d’intégration africaine. Un vieux projet laissé en friche, mais qui est désormais stratégique pour les pays africains…

C’est un vieux rêve continental que l’Union Africaine (UA) vient de remettre à l’ordre du jour : la création d’institutions monétaires et financières africaines communes, un projet qui a été lancé en 2005 lors du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation d’Abuja au Nigeria, et qui depuis a été renvoyé aux calendes grecques.

L’Union africaine vient pourtant de réactiver le projet à l’occasion de la tenue, du 6 au 8 février à Yaoundé au Cameroun, de la réunion de la 3e session  du Comité technique spécialisé de l’organisation sur les finances, les affaires monétaires, la planification et l’intégration économiques.

Lors de cette rencontre qui a réuni les ministres des Finances, gouverneurs des banques centrales et experts économiques de plusieurs pays du continent, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a adressé un message aux participants pour leur rappeler le défi pour le continent de s’activer à mettre en œuvre ce chantier qui participera à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’organisation.

Le président de la Commission qui était représenté à la rencontre de Yaoundé par le commissaire aux affaires économiques de l’UA, Victor Harrison, a exhorté les États africains à accélérer la création de la Banque centrale africaine (BCA), du Fonds monétaire africain (FMA), de la Banque africaine d’investissement (BAI) et de la Bourse panafricaine. Pour Moussa Mahamat, « la création d’institutions financières africaines contribuerait à la croissance et à la diversification des économies africaines, et garantirait le succès de la Zone de libre-échange continental (Zlecaf) et ainsi, permettront d’assurer une transformation productive sur le continent ».

« Le projet relatif aux institutions financières de l’Union africaine est l’un des vecteurs qui guidera le secteur financier du continent en vue de faciliter sa transformation et son développement productifs. En effet, des preuves montrent que l’efficacité des marchés financiers joue un rôle de premier plan dans la croissance économique et la productivité en fournissant de bonnes informations sur les entreprises et les marchés à niches, à un coût inférieur aux investisseurs pour des investissements plus productifs », a souligné, Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA.

La Banque centrale africaine d’ici 2045

Le projet de création de la Banque centrale africaine (BCA) par l’Union africaine devrait aboutir d’ici 2045 selon les explications de Naglaa Nozahie, représentante de l’Association des banques centrales africaines (AACB), qui a présenté un rapport sur l’état d’avancement de la convergence des critères.

Selon Naglaa Nozahie, qui est également conseillère spéciale auprès du gouverneur de la Banque centrale d’Égypte, l’objectif de la BCA est de mettre en place « une politique monétaire commune et une monnaie unique africaine afin d’accélérer l’intégration économique sur le continent ». A cet effet, l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) qui a son siège à Dakar, a tenu plusieurs réunions de 2002 à 2017 et avait proposé les critères macroéconomiques qui devaient être respectés par chaque État membre avant la création de la Banque centrale africaine.

Les projections qui ont été faites font état d’une inflation qui devait être inférieure ou égale à 3% d’ici 2038 et un déficit budgétaire global également inférieur ou égal à 3% d’ici 2033. Par ailleurs, le ratio de financement de la banque centrale au gouvernement devait être nul d’ici 2038 et chaque pays devait disposer de réserves de change qui couvriront au moins six mois d’importation d’ici 2038.

Sur la même lancée, il est attendu des Etats membres de l’Union, de parvenir à un ratio dette publique / PIB inférieur à 65%, et un ratio recettes fiscales totales / PIB qui doit être supérieur à 20%, avant l’échéance. « Le rapport entre les investissements en capital du gouvernement et les recettes fiscales doit être supérieur à 30% », ont également souligné les experts qui ont travaillé sur les critères de convergence, qui ont aussi convenu que les pays membres devaient maintenir la stabilité du taux de change nominal à plus ou moins 10% de variation.

Selon le rapport sur l’état d’avancement du respect des critères de convergence, l’analyse des résultats des pays membres montre aujourd’hui que seuls dix-huit (18) pays remplissaient actuellement tous les critères principaux de convergence macroéconomique.

Il convient dès lors et comme l’ont réitéré les experts de l’UA, d’accélérer le processus pour permettre la création de la Banque centrale panafricaine, qui sera alors le seul émetteur de la monnaie unique africaine et deviendra le banquier des gouvernements africains et des établissements bancaires privés et publics africains. La BCA, telle qu’elle a été conçue, réglementera et supervisera le secteur bancaire africain et fixera les taux d’intérêt officiels et les taux de change, en liaison avec la Commission de l’UA.

Un vaste chantier, ambitieux mais stratégique

Les conclusions des travaux du Comité technique spécialisé de l’UA seront présentées lors du prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de Juillet prochain, prévu pour se tenir à Niamey au Niger, et qui coïncidera avec l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale après la ratification des 22 pays membres requis.

Bien que ce vaste chantier date de plus de deux décennies et a été laissé en friche, cette fois l’UA semble déterminée à accélérer le processus d’autant que des préalables ont déjà été posés. C’est le cas des sièges des principales institutions financières panafricaines notamment la Banque centrale africaine (BCA) qui devrait se situer au Nigeria, la Banque africaine d’investissement (BAI) en Libye et le Fonds monétaire africain (FMA) au Cameroun. En avril 2018, l’UA et le Cameroun ont même signé un accord de siège pour accueillir le FMA, ce qui prouve que malgré les réticences et le retard, les choses avancent lentement certes mais avancent tout de même.

La réactivation de ce vaste et ambitieux chantier qui pourrait certes souffrir de certaines réticences, est stratégique pour le continent et surtout pour la promotion du commerce intra-africain. Il intervient d’ailleurs en pleine dynamique d’intégration sous régional (CEDEAO, EAC, SADC…) et régionale (Zlecaf), et alors que dans certaines Communautés économiques régionales (CER), des débats ne cessent de s’amplifier sur la révision des politiques monétaires afin de permettre au continent d’affirmer et d’assurer sa souveraineté économique et financière. C’est le cas avec le Franc CFA  dans la zone franche ainsi que le projet de création de monnaie unique  au niveau de la CEDEAO. Le processus sera certes long mais comme c’est le cas pour la zone de libre-échange ou le marché africain du transport aérien (MUTAA), c’est avec les premiers pas et des initiatives communes que l’UA a pu faire bouger les choses… Afrique.latribune.fr

L’AFRIQUE DE L’OUEST MAINTIENT UNE CROISSANCE INSOLENTE

http://www.emedia.sn-RFI-Les pays de l’UEMOA devraient connaitre une croissance économique record en 2019, selon la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest : 6,8 % attendus. Le dynamisme des services et des activités commerciales et industrielles expliquent cette bonne croissance.

Cela fait déjà cinq années consécutives que la croissance dépasse les 6% dans les huit pays de l’UEMOA et 2019 ne dérogera pas à la règle, puisque la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest estime que l’on va même frôler les 7%. Alors que l’Afrique centrale peine à sortir de la crise pétrolière de 2014, et que l’Afrique australe pâtit du marasme sud-africain, l’Afrique de l’Ouest, elle, continue de s’envoler.

L’UEMOA est la zone du continent la plus dynamique. La richesse par habitant progresse sensiblement dans des pays comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire pour se rapprocher de celle des pays d’Afrique de l’Est. La Côte d’Ivoire est toujours la locomotive de la région avec une croissance en 2018 de 7,5%. Elle n’est dépassée sur le continent que par l’Ethiopie.

Ces résultats et ces perspectives sont d’autant plus spectaculaires que les cours des matières premières ne sont pas tous à la hausse. Hormis le coton, le café et le cacao subissent toujours des pressions baissières. C’est en fait le dynamisme de services, des activités commerciales et industrielles qui tirent les résultats économiques de ces pays. Le secteur extractif, notamment celui de l’or, joue aussi un rôle moteur.

Prévisions de l’Economist Intelligence Unit : 375 700 Sénégalais risquent la famine entre juin et août 2019

https://actusen.sn Les chiffres font froid dans le dos. En effet, selon L’Economist Intelligence Unit (EIU) qui fournit ds analyses économiques à plusieurs pays dans le monde, le Gouvernement du Sénégal doit prendre des mesures adéquates, au risque de voir plus de 375 700 personnes atteindre la phase 3, c’est-à-dire une phase de crise alimentaire entre juin et août 2019.

LesEchos qui rapporte l’information citant l’EIU, indique que malgré la situation générale satisfaisante en matière de sécurité alimentaire, des zones d’insécurité alimentaire subsistent et l’assistance alimentaire est nécessaire pour les populations les plus vulnérables.Actusen.sn

Cameroun : «l’Afrique que nous voulons» prend corps à Yaoundé

https://www.financialafrik.com La commission économique de  l’Union africaine, en partenariat avec l’ African Capacity Building Foundation (ACBF), a tenu du 4 au 8 mars 2019 à Yaoundé, capitale du Cameroun, la 3ème session du comité technique spécialisé(CTS)  sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l’intégration.

Durant 4 jours,  les experts et les ministres africains en charge des finances et de la planification ont jeté les bases pour la transformation des économies africaines dans le cadre de l’intégration, du renforcement  des échanges commerciaux à travers la mise en place des instruments financiers propres au continent et la zone de libre échange continentale.

  Selon le rapport final qui a sanctionné cette troisième session du comité technique spécialisé (CTS) de l’Union Africaine , les ministres en charges des finances des états membres  et l’association des banques centrales africaines ont  travaillé sur l’harmonisation du cadre de fonctionnement des communautés régionales africaines pour parvenir à une transformation productive de leurs économies respectives telle que résumée dans l’agenda 2063,  « L’Afrique que nous voulons ».

Le rapport de la session de Yaoundé tout comme les réflexions antérieures indiquent que, depuis un certain temps, les États africains travaillent à une initiative collective visant à une libre circulation effective des personnes et des biens sur tout le continent, mais en vain.  C’est  dans ce contexte que le comité technique spécialisé de l’Union ne ménage  aucun effort pour la mise en œuvre de la Banque centrale africaine ,du fond monétaire africain ,la banque d’investissement africaine et la bourse de valeurs mobilières africaine.

La nécessité de  la mise en œuvre des instruments de financements propres à l’Afrique l’éloignerait des mécanismes économiques et financiers hérités de la colonisation. L’Afrique doit transformer son économie en plateforme économique de production et non en plate forme d’économie de consommation  comme c’est le cas depuis bientôt 60 ans .

Dans cette perspective, la mise en place des institutions financières de

l’Union africaine prévues dans le traité syrte , contribueront au développement d’un système financier africain moderne et solide, facilitera les paiements et les règlements, et réduira ainsi les risques de volatilité du taux de change associés aux échanges commerciaux et aux investissements transfrontaliers.

 L’idée de la mise en place d’une agence de notation s’avère donc essentielle afin d’évaluer les risques encourus par les entreprises qui opèrent sur le continent.

 Il est inadmissible après 60 ans que les statistiques des états africains soient produites par des institutions non africaines comme l’OCDE et l’Union Européenne. C’est pour palier à ce déficit que la commission économique de l’UA dans le cadre de l’initiative Shasa2 (Stratégie pour l’harmonisation des statistiques en Afrique) a produit et présenté à Addis-Abéba en juillet 2018 le premier rapport des statistiques des états africains. Car un continent qui veut se transformer doit-être en mesure de maîtriser ses propres leviers de développement avec la définition de ses critères qualitatifs et quantitatifs.

 La  session de Yaoundé qui a entre autres aussi porté sur l’intégration monétaire en Afrique centrale notamment comme nous l’indique une  source de  l’UA ; Certains pays ont par le passé résisté à la notion d’union et à l’harmonisation des cadres juridique et institutionnel. A en croire cette  source, il est clair que la réunion de Yaoundé a permis de faire avancer le processus de mise en œuvre d’une harmonisation sous-régionale tangible.

 Au regard de tout ce qui précède il sied de souligner que la transformation des  ressources naturelles africaines  en y ajoutant de la valeur, le développement des infrastructures et la modernisation du marché financier africain sont essentiels pour la mise en oeuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Au cours de cette année 2019, la Commission de l’ UA va lancer la prochaine phase des négociations sur la ZLECAf telles que l’élaboration du règlement sur les marchandises produites dans le cadre d’arrangements économiques spéciaux (zones de l’Annexe sur les règles d’origine) ; la mise au point d’un mécanisme d’identification, de surveillance et d’élimination des obstacles non-tarifaires, etc.

La Commission de l’Union Africaine reste confiante que les 22 ratifications nécessaires à la mise en vigueur seront obtenues incessamment et que le lancement de la ZLECAf soit effectif lors du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA qui se tiendra le 6 juillet 2019 à Niamey, au Niger.

En ce qui concerne l’état de l’intégration au niveau régional, la session de Yaoundé a noté que bien que certaines Communautés Economiques Régionales (CER) aient fait des progrès significatifs en matière de commerce et de libre circulation des personnes, des biens et services, la rationalisation des CER reste un travail commun.

La faiblesse des réseaux d’infrastructures intra-CER et extra-CER et la réticence des États membres à céder une partie de leur souveraineté constituent d’autres challenges. La commission de l’UA vient de développer un indice multidimensionnel de l’intégration régionale africaine (IMIRA) afin de mesurer les efforts et les progrès réalisés en matière d’intégration et de déceler les obstacles en vue d’y apporter les mesures correctives nécessaires. C’est un outil statistique efficace. L’Afrique ne saurait mesurer ses avancées dans sa marche vers l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2063 sans suivre cette approche.

En effet, c’est dans cette optique que le commissaire aux affaires économiques de l’Union Africaine Prof Victor Harrison, a invité les Etats membres à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de signer et ratifier les instruments légaux des institutions financières.  Il a précisé dans sa présentation que la Commission de l’Union Africaine , pour sa part, travaille en étroite collaboration avec  l’Association des banques centrales africaines pour suivre les performances macroéconomiques des pays en vue de créer les conditions nécessaires à la création de la Banque centrale africaine.

 Le même travail est aussi réalisé avec l’Association des bourses africaines des valeurs mobilières (ASEA) pour la réalisation du projet de la Bourse panafricaine

  Par ailleurs, Victor Harrison a  informé les ministres et experts africains présents à Yaoundé  que l’ouvrage de référence sur la «Mobilisation des ressources domestiques : lutte contre la corruption et lesFFI» dont la production été décidée à l’issue de la session du  CTS de 2018 est en cours de finalisation et devrait être publié dans les prochains mois.

La session du CTS de Yaoundé a spécifié que la  corruption était l’un des freins à la croissance économique inclusive et durable. La session a noté que la corruption décourage les investisseurs et augmente les inégalités. À cet égard, les efforts doivent être orientés vers l’examen de la bonne combinaison de politiques, la vérification des lois nationales et la promulgation des lois en fonction du contexte mondial changeant. En outre, la réunion a souligné la nécessité de résoudre le problème des flux financiers illicites (IFF). Pour ce faire, il a été noté qu’il était nécessaire d’améliorer la gouvernance et la responsabilité pour réduire l’hémorragie financière des flux financiers illicites grâce à la lutte contre la corruption.

 S’exprimant lors de la session , le ministre des Finances du Cameroun, Louis Paul Motaze, a déclaré: «  L’Afrique, malgré ses nombreuses ressources minérales, ne représente qu’un maigre pourcentage de l’intrant commercial du monde et importe toujours presque tout, y compris les monnaies, ce qui l’a rendue riche, mais très pauvre ».

  La session du CTS 2019 de Yaoundé  a conclu que le financement du développement de l’Afrique nécessite une approche globale qui exploite le potentiel de la mobilisation des ressources intérieures. Rodrigue Fénelon Massala

45 activistes africaines dénoncent les inégalités dans une lettre adressée aux dirigeants mondiaux

https://www.financialafrik.com A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, 45 activistes féministes de 15 pays d’Afrique unissent leur voix pour demander aux dirigeants politiques d’aller au-delà des beaux discours pour les femmes et les filles vivant dans l’extrême pauvreté, notamment lors du sommet du G7 en France.

Les femmes en première ligne contre les inégalités de genre et la pauvreté

La lettre ouverte, co-signée par 45 activistes de 15 pays africains, alerte les dirigeants politiques mondiaux sur un chiffre inacceptable : au rythme actuel, il faudra encore 108 ans avant d’enfin en finir avec les inégalités de genre dans le monde. Ces femmes africaines œuvrent pour les droits des femmes et des filles dans des secteurs comme l’accès à l’éducation, aux soins de santé ou aux mêmes opportunités économiques que les hommes dans les pays en développement. Cette année, elles ont décidé de faire se faire entendre d’une seule et même voix à travers le continent africain et dans le reste du monde.

« Il est impensable que les femmes attendent encore plus d’un siècle avant que l’égalité femme-homme soit atteinte. Nous avons besoin d’actions concrètes, dès maintenant. Le temps presse et notre patience diminue, les dirigeants doivent mettre en œuvre le changement qu’ils ont promis aux femmes vivant dans la pauvreté. » déclare la Tunisienne Aya Chebbi, l’une des activistes ayant co-signé la lettre.

Les beaux discours ne suffisent plus

Malgré les progrès qu’elles accomplissent chaque jour sur le terrain, un sentiment de frustration grandit envers l’inaction des dirigeants politiques. 2019 présente deux occasions uniques d’agir : le sommet du G7 et la reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, tous deux accueillis par la France, pourraient apporter de vraies améliorations dans les vies de millions de femmes des pays les plus pauvres du monde.

La liste des personnalités ayant décidé de leur apporter leur soutien grandit de jour en jour et compte déjà les actrices Danai Gurira du film Black Panther, Keira Knightley, Lena Dunham, Amy Poehler, Lili Reinhart, et Julianne Moore, la mannequin Lily Aldridge, les chanteuses Angélique Kidjo et Asa, le présentateur Trevor Noah, mais aussi Bono, le chanteur français Cali, l’actrice Déborah François et le groupe Tryo.

Chers dirigeants mondiaux,

Nous faisons partie des femmes en première ligne dans le combat contre les inégalités de genre et la pauvreté dans le monde.

Chaque jour, nous voyons la détermination et la dignité de femmes et de filles qui font face aux défis les plus difficiles. De véritables progrès ont été accomplis et sont la preuve que les citoyen-ne-s ont le pouvoir de faire bouger les lignes. Nous n’allons pas baisser les bras, mais vous devez aussi prendre vos responsabilités.

Vous vous êtes engagés à mettre fin aux inégalités de genre et à favoriser l’émancipation de toutes les femmes et les filles d’ici à 2030. Mais au rythme actuel, il faudra attendre 108 ans pour y parvenir. C’est inacceptable. Les grandes promesses ne suffisent pas, il nous faut des avancées réelles.

Nous voulons que des mesures soient mises en œuvre et suivies d’une réelle redevabilité à tous les niveaux : lors du Sommet du G7 et de la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme cette année, mais aussi de la part des dirigeants de l’Union africaine et au niveau local. Nous voulons des actions concrètes et non pas de belles paroles. Nous voulons des engagements accompagnés de financements. Nous voulons des décisions politiques qui mènent à un changement réel. C’est à la fois la chose la plus juste et la plus intelligente à faire pour tout le monde.

Pour remporter ce combat, nous devons avancer unis, les hommes aux côtés des femmes, et non divisés. Et les femmes doivent être impliquées dans les prises de décisions, car il est tout simplement impossible de changer ce qu’on ne voit pas.

Votre soutien moral ne nous intéresse pas. Nous vous demandons d’agir. L’égalité reste hors de portée si elle n’est pas à la portée de toutes et de tous.Respectueusement,

Togola Hawa Semega, Mali (KUNAFONI.com),Dieynaba Sidibe, Senegal (Grafitti,Artist known as “Zeinixx”, travaille chez Africulturban),Aya Chebbi, Tunisia (African Union Youth Envoy),Melene Rossouw, South Africa (Women Lead Movement),Joannie Marlene Bewa, Benin (Young Beninese Leaders Association),Wadi Victoria Ben-Hirki, Nigeria (ONE Champion/Wadi Ben-Hirki Foundation),Samira Sanusi, Nigeria (Samira Sanusi Sickle Cell Foundation),Fridah Githuku, Kenya (GROOTS),Naomi Tulay Solanke, Liberia (Community Health Initiative),Chmba Ellen Chilemba, Malawi (Tiwale Women’s Organization),Lola Omolola, Nigeria (FIN),Lydia Charles Moyo, Tanzania (Femina Hip),Elizabeth Wanja Ngeth, Kenya (Kijiji Afrika),Olaoluwa Abagun, Nigeria (Girl Pride Circle),Mercy Abang, Nigeria (United Nations Journalism fellow),Karimot Odebode, Nigeria (ONE Champion),Dr. Stellah Wairimu Bosire, Kenya (UHAI EASHRI),Dolapo Olaniyan, Nigeria (The UnCut Initiative),Scheaffer Okore, Kenya (Pan African Chamber of Commerce),Diana Ninsiima, Tanzanie (DOT Tanzania,Salimatou Fatty, Gambie (GPE youth advocate),Mildred Ngesa, Kenya (FEMNET),Memory Kachambwa, Zimbabwe (FEMNET),Julie Cissé, Sénégal (GIPS WAR).Dr. Tlaleng Mofokeng, Afrique du Sud (Global Doctors for Choice).Mylene Flicka, Bénin (Blogueuse),Mercy Juma, Kenya (Journaliste),Oluwaseun Ayodeji Osowobi,,Nigeria (Stand to End Rape Initiative),Amina Abdulazeez, Nigeria (ONE Champion),Hauwa Liman, Nigeria (Inspire for Impact),Linet Kwamboka, Kenya (DataScience),Saran Keïta Diakite, Mali (Malian Advocacy Group on SDGs),Sagara Saran Bouare, Mali (Women in Law and Development – WILDAF),Maimouna Dioncounda Dembele, Mali (Human Rights Activist),Mariam Diallo, Mali (Association for Women’s Leadership and Development – AFLED),Nana Toure, Mali (Sahel Youth Network),Valérie Traoré, Sénégal (Niyel),Imameleng Masitha, Afrique du Sud (The Sexual and Reproductive Justice Coalition),Mama Koité Doumbia, Mali (FEMNET Mali),Refilwe Ledwaba, Afrique du Sud (Girl Fly Programme in Africa Foundation – GFPA),Anta Fall Basse Konté, Sénégal (FAWE Sénégal),Danedjo Hadidja, Cameroun (APAD Maroua),Martha Muhwezi, Ouganda (FAWE),Françoise Kpeglo Moudouthe (Co-fondatrice de Girls Not Brides),Nana Semuah Bressey, Ghana (Infirmière)

Recrutement au Sénégal : 23,8% des entreprises n’exigent aucun niveau de qualification

http://www.rewmi.com Au Sénégal, 23,8% des entreprises du formel n’exige aucun niveau de qualification pour intégrer leur équipe alors que 7,6% exigent le niveau Bac+4. C’est ce qui ressort du rapport de l’enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail au Sénégal (EERH 2018). Il est aussi noté que dans l’ensemble, 22,4% des unités économiques exigent que leur employé ait au moins le BAC alors que d’une catégorie à une autre, le niveau minimum change. Par exemple, dans les grandes entreprises, un quart des unités veulent que leurs employés détiennent au moins le certificat de fin d’Etudes  élémentaires (CFEE). Ainsi le secteur primaire présente une certaine particularité par rapport au niveau de formation minimum requis dans la mesure où plus de 90% des entreprises exigent l’obtention du BFEM pour travailler dans leurs entreprises. Ce taux est de 12,0% pour les entreprises de l’industrie, 8,0% pour la construction, 20,6% pour le commerce et 17,0% pour les services. Concernant le recrutement, l’étude a révélé que plus d’un quart, environ 25,9% des entreprises formelles, souhaitent augmenter l’effectif de leur personnel en 2019. En effet, celles-ci veulent en moyenne employer 6 salariés de plus. Suivant l’activité de l’entreprise, l’étude a montré que le secteur de la construction avec sa faible proportion (0,8%) d’entreprises prévoyant de rallonger son personnel créent plus de postes avec 125 nouveaux. Par rapport à la taille, les grandes entreprises prévoient de recruter 41 personnes en moyenne contre 14 personnes pour les moyennes entreprises et 3 personnes pour les petites entreprises.BADJI

Sénégal : ONU Femmes et BNP Paribas s’unissent au profit des femmes dans l’agriculture

https://www.financialafrik.com Dakar, le 8 mars 2019 – ONU Femmes, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, et le groupe BNP Paribas ont annoncé le lancement du Projet d’Appui aux Femmes dans l’Agriculture et le Développement Durable (PAF/AgriFed) au Sénégal.

Doté d’une enveloppe de 1 milliard de FCFA ($US 1.8 million) sur une durée de trois ans, ce partenariat est le fruit de l’engagement du groupe BNP Paribas dans le cadre du mouvement mondial de solidarité « HeForShe » visant à mobiliser une force vive et active en faveur de l’égalité des sexes.

A l’occasion de la Journée Internationale des Femmes du 8 mars 2018, Jean-Laurent Bonnafé, Administrateur Directeur Général de BNP Paribas, avaitrenforcé son engagement pour l’égalité des sexes en devenant Thematic Champion du mouvement « HeForShe ».

Cette initiative a pour ambition de mobiliser des chefs d’Etat et des dirigeants des secteurs publics ou privés afin de promouvoir publiquement et agir concrètement en faveur de l’égalité femmes-hommes sur des champs d’actions spécifiques.

Présent au Sénégal avec sa filiale BICIS – dont les équipes suivront la mise en œuvre du partenariat – le Groupe BNP Paribas a choisi de s’impliquer dans ce projet parce qu’il répond à un besoin concret identifié chez ces femmes agricultrices mais aussi parce qu’il est en phase avec ses engagements en matière d’économie solidaire et durable.

« En s’associant à ce programme, BNP Paribas contribue à répondre à deux enjeux prioritaires pour la planète et pour l’Afrique : l’égalité entre les hommes et les femmes et la transition écologique. Ce programme conduit par ONU Femmes, sera la preuve que l’on peut faire avancer ensemble le développement économique, la justice sociale et la protection de l’environnement. Ces enjeux sont au cœur de la politique d’engagement d’entreprise de notre Groupe », commente Antoine Sire, Directeur de l’engagement et membre du comité exécutif de BNP Paribas.

Ce partenariat s’articule autour de plusieurs actions :

  • Aider et accompagner les femmes agricultrices dans la formulation de leur demande de crédit, visant à financer et accroitre leur activité.
  • Assurer à ces femmes un accès équitable à la terre et aux ressources productives en engageant notamment des partenariats avec l’Etat sénégalais.
  • Accompagner les agricultrices vers des filières à haute valeur ajoutée (beurre de Karité, riz et autres maraichages) et les aider à identifier des techniques agricoles et des variétés de semences résilientes aux changements climatiques.
  • Faciliter les relations contractuelles des agricultrices avec les grands acheteurs du secteur privé (industriels, exportateurs, etc.) et les accompagner dans la commercialisation de leur culture.

Ce projet qui couvrira les régions à fort potentiel agricole de Saint Louis, Kolda, Tambacounda, Ziguinchor et la zone des Niayes, envisage d’impacter plus de 30 000 agricultrices sénégalaises, avec pour but de les aider à
gagner en autonomie économique mais aussi de renforcer la résilience au changement climatique de l’agriculture sénégalaise.
La mise en œuvre du projet sera assurée par ONU Femmes – à travers son Programme au Sénégal – dont la Directrice Régionale par intérim pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Oulimata Sarr s’est félicitée de « ce
partenariat qui démontre, si besoin en était, l’engagement constant des deux institutions pour l’autonomisation des femmes afin d’atteindre les objectifs de développement durable de l’ONU à horizon 2030. Les femmes sont au centre de l’émergence du Sénégal et nous tenons à les accompagner dans les filières agricoles porteuses pour assurer leur autonomisation économique durable ».
En effet, le soutien aux femmes dans l’agriculture respectueuse de l’environnement constitue une des priorités nationales du gouvernement sénégalais, notamment du Programme d’Accélération de la Cadence de
l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS) et de Stratégie Nationale pour l’Équité et l’Egalite de Genre (SNEEG).

Fatoumata Ba, PDG de Janngo : la logistique pour désenclaver l’Afrique

https://www.financialafrik.com Fondatrice et PDG de Janngo, terme qui veut dire «futur» en peul, cette Sénégalaise de 32 ans a l’entreprenariat chevillé au corps. Avec la fourniture de plateformes digitales au service de startups et de PMEs africains, elle réalise son rêve d’investir et d’entreprendre dans des champions numériques panafricains dotés de modèles commerciaux éprouvés et à l’impact social inclusif. «En développant des solutions pour améliorer la logistique à l’export, j’espère propulser l’Afrique qui ne représente actuellement que 3% des échanges dans le commerce mondial», explique-t-elle entre deux avions à Paris et à Abidjan où elle a ses bureaux.

1 million d’euros

Sa première levée d’amorçage d’1 million d’euros a été réalisée auprès de financiers africains et internationaux de premier plan, notamment la famille Mulliez et Clipperton Finance. Déjà avec la plateforme d’e-commerce Jumia, dont elle a été fondatrice et PDG en Côte d’Ivoire, puis directrice générale au Nigéria et membre du comité exécutif au niveau africain, elle avait réussi à créer plus de 3000 emplois directs et plus de 70000 emplois indirects.

Désigné par le Forum économique mondial «Jeune leader mondial» et par l’institut Choiseul dans les 100 « leaders économiques de demain», elle a reçu en janvier le prestigieux prix allemand «Aenne Burda» du leadership, optimisme et courage visionnaires qu’elle a aussitôt dédié «à ma mère, mes collaboratrices chez Janngo et toutes les femmes entrepreneurs en Afrique».

Echanges extérieurs : Le déficit de la balance commerciale est ressorti à 87,1 milliards de FCFA

https://www.lejecos.com La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) note un déficit de la balance commerciale au mois de janvier qui est ressorti à 87,1 milliards de FCfa.

La dernière publication  de la Direction de la prévision et des études économiques  « Point mensuel de conjoncture –Janvier 2019 » , renseigne qu’au mois de janvier 2019, le déficit de la balance commerciale est ressorti à 87,1 milliards, s’atténuant de 66,8 milliards comparativement au mois précédent.

Selon la Dpee, cette situation est expliquée par une baisse des importations (-74,1 milliards) conjuguée à une légère hausse des exportations de biens (+1,6 milliard). Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 59,4% contre 47,4% un mois auparavant, soit un relèvement de 12,1 points de pourcentage.

Concernant les exportations de biens, la Dpee informe qu’elles  sont évaluées à 180,9 milliards au mois de janvier 2019 contre 179,3 milliards le mois précédent, soit une légère hausse de 0,9% (+1,6 milliard). Cette situation est imputable aux principaux produits exportés, notamment, les produits alimentaires (+26,6 milliards), l’acide phosphorique (+19,8 milliards), les engrais minéraux et chimiques (+6,0 milliards) et le ciment (+3,3 milliards).

Concernant les exportations de produits alimentaires, la hausse observée est, essentiellement, liée au renforcement des ventes de produits halieutiques (+12,9 milliards) et arachidiers (+11,6 milliards). Par contre, un recul des exportations d’or brut (-47,7 milliards) et de produits pétroliers (-4,6 milliards) est noté sur la période. Sur un an, les exportations de biens ont affiché une hausse de 48,5% (+59,1 milliards) en janvier 2019, du fait, notamment, des produits alimentaires (+31,8 milliards), de l’acide phosphorique (+14,4 milliards), de l’or brut (+7,0 milliards), des engrais minéraux et chimiques (+4,5 milliards) et des produits pétroliers (+2,6 milliards).

Concernant les importations de biens, elles sont passées de 378,6 milliards au mois de décembre 2018 à 304,5 milliards au mois de janvier 2019, soit une baisse de 19,6% (-74,1 milliards). Cette évolution est particulièrement attribuable aux produits pétroliers (-121,1 milliards), notamment les huiles brutes de pétroles (-96,7 milliards) et les produits pétroliers raffinés (-24,4 milliards). En revanche, les achats à l’extérieur de « machines, appareils et moteurs » et de « véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles » ont enregistré des hausses respectives de 12,1 milliards et 6,2 milliards.

Par ailleurs, une faible variation des importations de produits alimentaires est notée sur la période. En glissement annuel, les importations de biens ont baissé de 15,1% (-54,2 milliards) en janvier 2019, sous l’effet des principaux produits importés, notamment, les produits pétroliers (- 26,7 milliards), les produits alimentaires (-11,3 milliards), les « machines, appareils et moteurs » (+10,6 milliards), les « véhicules, matériels de transport et de pièces détachées automobiles » (-7,2 milliards). Adou FAYE

Des chefs d’entreprises ont une opinion négative du climat des affaires au mois de janvier

https://www.lejecos.com La dernière publication « Point mensuel de conjoncture – Janvier 2019 » de la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) révèle une opinion négative de chefs d’entreprises sur le climat des affaires dans les secteurs secondaire et tertiaire de janvier dernier.

«Le climat des affaires s’est dégradé au mois de janvier 2019, en variation mensuelle. En effet, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a perdu 4,1 points pour se retrouver en dessous de sa moyenne de long terme ».

Selon le document, cette situation reflète l’orientation négative de l’opinion des industriels, des prestataires de services et des commerçants. «Sur un an, l’indicateur de climat des affaires a reculé de 2,1 points, en janvier 2019 », renseigne la Dpee.

Dans l’industrie, la majorité des industriels interrogés ont indiqué, durant le mois de janvier 2019, les difficultés de recouvrement des créances (28%), la concurrence supposée déloyale (26%), l’insuffisance de la demande (26%) et les difficultés d’approvisionnement en intrants (19%) comme les principaux facteurs contraignant le développement de l’activité.

«Au total, le climat des affaires s’est dégradé (-12,1 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec les opinions défavorables des chefs d’entreprises sur la production, les commandes, l’emploi de main d’œuvre et les perspectives de commandes.

Toutefois, l’opinion des industriels sur l’évolution des stocks de produits finis est restée quasi inchangée », lit-on dans le document. Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (83%) et la concurrence jugée déloyale (33%). L’accès difficile au crédit et au foncier sont aussi évoqués, à part égale (33%), par les interrogés. Néanmoins, le climat conjoncturel s’est globalement amélioré (+2,4 points) dans le sous-secteur, entre décembre 2018 et janvier 2019, sous l’effet de l’orientation positive des soldes d’opinion relatifs à l’activité générale et aux commandes (publiques et privées). En outre, l’optimisme des enquêtés quant aux perspectives d’activité, de commandes (publiques et privées) et d’emploi de main d’œuvre a, également, contribué à la progression de l’indicateur de climat des affaires du sous-secteur.

Dans les services, le mois de janvier 2019 a été surtout marqué par des contraintes relatives aux difficultés de recouvrement des créances (47%), à la concurrence jugée déloyale (47%) et à la fiscalité (41%), selon les chefs d’entreprises interrogés. En résumé, le climat des affaires s’est dégradé (-1,2 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, et s’est situé en dessous de sa moyenne de long terme.

S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (43%), la concurrence jugée déloyale (43%) et les difficultés d’approvisionnement (43%), ont constitué les principales entraves à l’activité au mois de janvier 2019, selon les enquêtés. En outre, le climat des affaires s’est détérioré (-0,2 point), en rythme mensuel, pour se retrouver à son niveau moyen, en rapport avec les soldes d’opinions respectifs relatifs au chiffre d’affaires et aux perspectives de commandes. Adou FAYE

Scandale à la douane : L’Armp casse un marché d’un demi-milliard

L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a bloqué un marché d’un demi-milliard de la Direction des systèmes informatiques douaniers (Dsid).

Selon Libération, qui donne l’information, le Dsid a été pris en flagrant délit de tricherie dans le cadre de la passation de marché relatif à la fourniture et à l’installation de logiciels Ibm en un lot unique. Le gendarme des marchés publics a décelé de nombreuses irrégularités dans la procédure et un écart financier entre l’offre de l’attribution provisoire et celle de la société plaignante, Accel Technologies.

Informée du rejet de son offre, la société Accel Technologies a saisi le comité de règlements des différends de l’Armp d’un recours introduit pour contester la régularité de la procédure. Une requête à laquelle l’Armp a répondu favorablement le 26 décembre dernier.

Annulation de l’attribution provisoire du marché de l’eau à Suez:Mansour Faye convoque son staff

iGFM – (Dakar) Le ministère en charge de l’hydraulique, va tenir une rencontre demain pour examiner la décision rendue par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics,  cette semaine, sur l’attribution provisoire du marché de l’eau.  L’autorité de régulation des marchés publics  a annulé l’attribution provisoire du contrat affermage à Suez et demande une nouvelle évaluation. L’Etat va se conformer à cette décision selon des informations de RFM.

Les responsables du ministère de l’hydraulique vont ainsi reprendre l’évaluation. Ils jugent par ailleurs tout à fait normale la décision de l’ARMP. Selon RFM , SOS consommateur salue la décision de l’autorité de régulation des marchés publics, mais son président demande à l’Etat de revoir surtout à la hausse sa participation dans le capital de la future société attributaire

Risque de crash-Pétition de la communauté Sénégalaise établie aux USA contre la compagnie aérienne DELTA…Graves révélations des « Modou-Modou » …

Comme en attestent ces images, la communauté sénégalaise vivant aux USA a initié une pétition contre la compagnie aérienne américaine Delta Airlines. Dakarposte qui a appris de bonnes sources que l’avion qui fait la navette Dakar New York Dakar a failli tomber récemment, a cherché à en savoir davantage. Suivez la vidéo et les effarantes révélations!https://www.leral.net/Risque-de-crash-Petition-de-la-communaute-Senegalaise-etablie-aux-USA-contre-la-compagnie-aerienne-DELTA-Graves_a244882.html

Pour obtenir, en vain, un démenti de l’entretien accordé à SourceA par César Atoute Badiate : Ce que cet homme et ce Dirpub ont fait dans l’entourage du chef-rebelle

https://actusen.sn/ Après l’entretien exclusif que le chef-rebelle, César Atoute Badiate, a accordée à SourceA, dans son édition du 09 Mars 2019, un homme fougueux s’est transporté, le même jour, à l’Hôpital Militaire Simao Mendès. Ce, pour non seulement demander, en vain, à Adjikène Diatta, neveu du maquisard, de démentir la teneur de l’interview publiée, avant-hier. Mais aussi, pour le menacer de ses foudres, au cas où il permettrait à SourceA d’avoir un contact avec César Atoute Badiate.

Pendant ce temps, un Directeur de Publication d’un journal s’est attaché les services d’un ancien reporter de ‘’Le Quotidien’’, apparenté au maquisard, pour qu’il lui diligente un entretien parallèle de nature à démentir SourceA. Malheureusement, aussi bien le visiteur indésirable de l’Hôpital militaire Simao Mendès que le pauvre directeur de Publication ont craché contre le vent. Car, selon SourceA, le neveu de César Atoute Badiate leur a opposé un niet catégorique. Non sans leur balancer que mon oncle a dit à SourceA tout ce qu’il avait à dire, pour le moment.

Bataille de succession à l’Apr : Amadou Bâ dans le viseur de…

http://www.seneweb.com La guerre de succession à l’Alliance pour la République (Apr) sera âpre et impitoyable. C’est la conviction du quotidien Source A qui ébruite, dans sa parution, les manœuvres d’un groupuscule de responsables de l’Apr contre le nouveau maître de Dakar au sein de la mouvance présidentielle. Quid de la position de Macky Sall dans cette crise larvée ? Pour le moment, le président nouvellement élu s’en délecte et laisse faire ses ouailles.

Un groupuscule de personnalités fortes de l’APR prépare un assaut contre le responsable APR des Parcelles Assainies

https://actusen.sn Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a intérêt à surveiller davantage ses arrières. La raison ? SourceArévèle dans sa parution de ce lundi, qu’un groupuscule de fortes responsabilités de l’Alliance pour la République (Apr) a fini de planifier un assaut contre Amadou Bâ, pour l’arrêter et ce, sur fond de campagne de déballage ou de dénigrement médiatique. Cette vaste campagne devrait sauf tremblement de terre, commencer, cette semaine. SourceA signale ainsi que la proximité avec la Première Dame, Marième Faye Sall, exhibée, lors de la dernière campagne électorale, a exacerbé l’animosité entre Amadou et Cie.

Ismaïla Madior Fall : En principe, Macky Sall entame son dernier mandat »

http://www.seneweb.com/ « Je pense que la constitution est assez claire. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat du chef de l’État ». C’est la réponse servie par le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, au quotidien Enquête qui lui a posé, dans un entretien paru dans son édition de ce lundi, une question sur un éventuel troisième mandat de Macky Sall.

ISMAILA MADIOR FALL : «EN PRINCIPE, C’EST LE DEUXIÈME ET DERNIER MANDAT DE MACKY»

http://www.emedia.sn Ismaila Madior Fall prend le contre-pied de ceux qui pensent que Macky Sall peut briguer un troisième mandat. Pour le ministre de la Justice ce troisième mandat, au vu de la constitution, est impossible. « Pour moi, la constitution est claire, mais j’ai entendu des professeurs de droit dire que telles que les dispositions ont été rédigées, le président peut faire un autre mandat. En principe, c’est le deuxième et le dernier mandat. D’autres ont donné leurs avis en disant que les dispositions ne sont pas claires. Il appartient au président de la République d’apprécier », a expliqué le Garde des Sceaux dans un entretien accordé au journal Enquête.

Ismaila Madior Fall a aussi parlé de la présidentielle pour analyser les scores obtenus par Idrissa Seck et Ousmane Sonko. Concernant Idrissa Seck, il pense que ce dernier n’a pas fait de grandes performances, au regard de son histoire personnelle. Pour Sonko, il estime qu’il a su cristalliser le vote contestataire. Mais, à son avis, il a atteint le plafond. « Je ne crois pas qu’un candidat qui a l’insulte à la bouche, qui est si radical et contradictoire dans ses positions, puisse un jour avoir la majorité des votes des sénégalais. C’est un score honorable, mais avec lui, c’est le plafond verre. A mon avis, il va stagner ou dégringoler, comme Idrissa Seck entre 2007 et 2012 », prévient-il.

«le chef de l’opposition » : Ismaïla Madior Fall « nomme » Idy

http://www.dakarmatin.com « Le chef de l’opposition devrait être Idrissa Seck » selon le garde des Sceaux, ministre de la justice. Pour Ismaïla Madior Fall, même avec le Parti démocratique sénégalais (Pds) au regard de sa majorité parlementaire, le titre doit revenir au candidat arrivé deuxième à la dernière présidentielle.
Rappelons que le statut du « le chef de l’opposition » est  consacré par le référendum du 20 mars 2016, jusque là, rien n’est encore retenu pour mettre un contenu dans ce dispositif constitutionnelle

ABDOULAYE WILANE : «C’EST UNE IDÉE SAUGRENUE ET ANTI-MACKY»

http://www.emedia.sn Dans un entretien accordé à « Le Quotidien » le député-maire et porte-parole du Parti socialiste, Abdoulaye Wilane s’est invité au débat sur la dissolution de l’Assemblée nationale, agitée par Me Aissata Tall, présidente de « Oser l’avenir », qui a désormais rejoint le camp présidentiel. Sans langue de bois, Abdoulaye Wilane estime que cette idée de la mairesse de Podor est « saugrenue » et « anti Macky ». Poursuivant, il indique que cela traduit son niveau d’intelligence, d’analyse et de perception des situations, enjeux et des défis à relever.

Par ailleurs, Abdoulaye Wilane s’est prononcé sur statut de l’opposition. A son avis, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, respectivement deuxième et troisième à la dernière présidentielle sont mal placés pour occuper la fonction de chef de l’opposition. Parce que, justifie-t-il, ils ont été portés par des coalitions qui étaient toutes circonstancielles. Et ces leaders qui les ont soutenus ne l’auraient pas fait s’ils étaient candidats. Donc, estime-t-il : « ceux qui parlent de statut de l’opposition gagneraient à explorer d’autres voies, à savoir l’Assemblée nationale où le parti d’opposition avec le plus grand nombre de députés devrait aspirer à occuper ce statut ». Avant d’ajouter : « Objectivement, l’opposant de Macky Sall, c’est Abdoulaye Wade ».

Démission du gouvernement de Ben Abdallah Dionne

http://www.dakarmatin.com C’est le 27 mars prochain, qu’aura lieu le dernier conseil des ministres du gouvernement dirigé par Boune Abdallah Dionne.
En ce jour, le traditionnel conseil des ministres du premier mandat de sept ans de Macky Sall à la tête du pays prendra fin

Dialogue : TAS décline la main tendue de Macky

http://www.dakarmatin.com Le parti La République des Valeurs, dirigé par Thierno Alassane Sall, a décidé de décliner l’appel au dialogue lancé par le Président Macky Sall aussitôt après l’officialisation de sa réélection avec un score de 58,26%.

« La République des valeurs ne participera pas au dialogue du Président Macky Sall, informe la formation de l’ancien ministre de l’Énergie à travers un communiqué. Après avoir fait éliminer injustement des candidats à la présidentielle par sa loi antidémocratique sur le parrainage, Macky Sall veut, aujourd’hui, nous parler d’un nouveau soi-disant appel au dialogue. »

Thierno Alassane Sall et ses camarades précisent que « la République des valeurs est dans lopposition et restera dans l’opposition, libre de constater et de dénoncer les dérives du pouvoir, d’apporter des propositions pour aller dans le sens des intérêts du peuple sénégalais »

Karim Wade amnistié après les Locales?

http://www.seneweb.com L’idée d’amnistier Karim Wade fait son petit bonhomme de chemin. Le député Cheikh Abdou Mbacké Bara Doly a fait une grosse révélation en ce sens, soutenant que des députés l’ont demandé d’introduire une loi d’amnistie pour Wade-fils.

« Il y a des députés au niveau de l’Hémicycle, dont je tairais les noms, qui m’ont demandé d’introduire une loi d’amnistie pour la libération de Karim Wade », a-t-il révélé, dans des propos rapportés par Libération. Il précise : « Je suis en train de travailler sur ça mais je pense que cela qu’après les élections locales ».

À noter que les élections locales sont prévues en décembre 2019. A Rappeler, dans une interview accordée à France 24, Macky Sall soutenait qu’il est prêt à amnistier Karim Wade s’il est réélu.

Madické Niang quitte le Parti démocratique sénégalais

http://www.seneweb.com Le candidat à la présidentielle a annoncé son départ devant ses militants, réunis à Dakar samedi 9 mars. La candidature de l’ancien ministre – qui avait obtenu 1,48% des voix lors du scrutin du 24 février – a toujours été jugée dissidente par le PDS. Un parti qui ne l’avait pourtant pas exclu.

« J’ai décidé de tourner la page du PDS », a déclaré samedi Madické Niang, face à ses militants. Durant la campagne, le candidat a fait cavalier seul, sans les moyens ou le maillage territorial du PDS. Et sans le soutien d’Abdoulaye Wade.

La ligne du parti démocratique Sénégalais est restée intangible : Karim Wade ou rien. Dans un de ses communiqués avant le scrutin, Abdoulaye Wade n’avait même pas fait mention de Madické Niang comme un des candidats de l’opposition. L’indifférence reste la ligne en vigueur au PDS. « De toute façon, en se présentant à la présidentielle, Madické Niang avait acté sa démission de fait » explique un cadre, pour qui « c’est un non-événement ».

Le PDS ne s’est jamais donné les moyens pour le mettre à l’ écart. Contacté par RFI, Madické Niang explique que cette démission doit encore être officialisée au niveau des instances de son ancien parti. L’homme doit aussi réunir son entourage pour décider de la suite. Et, pourquoi pas, de la fondation d’un nouveau mouvement.

Évaluation de la présidentielle 2019 : Le comité directeur de LDR/ Yessal salue le bilan satisfaisant du scrutin du 24 février.

https://www.dakaractu.com Ce dimanche, le LDR/Yessal, dirigé par Modou Diagne Fada a tenu un  point de presse dans ses locaux pour se prononcer sur le processus électoral et aussi sa finalité dans « une transparence indiscutable ».
Pour le comité directeur du parti, le déroulement de la campagne ainsi que le scrutin se sont passés dans de très bonnes conditions. Il a été aussi question de faire remarquer que les sénégalais ont voté avec maturité et que ces mêmes sénégalais sont conscients des enjeux et urgences du moment.
Le parti de Fada, à travers son comité directeur, estime aussi que l’organisation des élections sans aucun incident majeur est à saluer.
L’appel au dialogue a aussi été abordé par le directoire du parti qui appelle tous les acteurs concernés à répondre à la bonne initiative du président sortant pour l’intérêt général du peuple sénégalais.
Selon le comité directeur toujours, le travail abattu par le parti pour la réélection du président Macky Sall a été remarquable.
« Nous magnifions les efforts consentis par tous les militants du parti pour le deuxième mandat du président Macky Sall », ajoute le porte parole et membre du comité directeur.
Pour sa part, le président Fada réaffirme son soutien à Macky Sall et félicite tous les responsables de son parti pour avoir joué un rôle déterminant dans la réélection de celui-ci.

Bamba Ndiaye : « l’évolution du fichier électoral est suspecte »

https://www.leral.net/ Le secrétaire général du MPS Selal a émis des réserves sur l’évolution du fichier électoral lors de la dernière élection présidentielle. « L’évolution du fichier, notamment dans certains départements où il y a eu une augmentation de près de 30% d’électeurs est suspecte », a, en effet, indiqué Bamba Ndiaye, dans l’émission Remue-ménage de ce dimanche.

Citant le cas de « Matam où comme par hasard, le Président a eu presque 100% des voix », Bamba a soutenu que « la population de ces départements n’explique pas une telle augmentation ». Le SG de MPS Selal a ajouté que « le code électoral nous autorise l’accès au fichier électoral à tout moment. Ce que le Ministre de l’Intérieur nous a catégoriquement refusé ». Bamba Ndiaye a également regretté « qu’on ait changé les règles du jeu le jour de l’élection avec les déplacements de très nombreux électeurs ».

Wilane : «Le Ps ne marchande pas avec Macky»

http://www.rewmi.com Membre du Parti socialiste, député et maire de Kaffrine, Abdoulaye Wilane a été, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, il est longuement revenu sur la présidentielle de 2019, le dialogue national lancé par le Président Sall, les attentes du Parti socialiste pour ce second mandat, entre autres sujets d’actualité. Morceaux choisis.

Niveau de participation du PS dans la réélection de Macky Sall

Formidable. Cette élection du 24 février restera gravée en lettre d’or dans les annales de l’histoire de ce pays. C’est une élection historique qui a été marquée par un fort taux de participation. En plus c’est une élection qui s’est déroulée sans couac majeur, sans désagrément. Il n’y a pas aussi eu d’irrégularités, sinon ça aurait être mentionné sur les procès-verbaux de bureau de vote, dans les procès-verbaux de la commission de recensement des votes ou des recours. Il y a eu quelques cas mineurs, marginaux, négligeables de citoyens du fait de la carte électorale ou qui n’ont pas pu voter dans leurs bureaux de vote habituels. Mais, on n’a pas eu de problème d’organisation matérielle. On n’a pas eu de problème d’isoloir, de bulletins,… Cette élection est aussi marquée par la victoire du candidat Macky Sall dès le premier tour. ça plus ressemble à un vote d’adhésion. Je pense que c’est la première fois que nous avons élu un Président qui va terminer son mandat à la tête de ce pays. C’est un Président qui va faire son deuxième et dernier mandat. Ça aussi c’est historique. Si tout se passe bien, le Président Sall arbitrera des candidats à l’élection présidentielle. Pour ce qui est de la participation du Parti socialiste, comme l’ensemble du peuple sénégalais, l’ensemble des acteurs politiques qui ont eu à soutenir le candidat Macky Sall, je pense pouvoir dire que la participation a été totale, sincère, dévouée. Nous avons fait preuve de constance, de cohérence, de loyauté surtout. Une fois que le Président Sall est élu, ce n’est plus le candidat de la Benno Bokk Yaakar ni du Parti socialiste, encore moins de l’Apr, mais c’est le Président de tous les Sénégalais. Nous voudrions le féliciter et féliciter l’ensemble des Sénégalais.

Les perspectives pour le second mandat de Macky

La première condition c’est de convaincre les Sénégalais que le commun vouloir de vie commune doit rester intact, inébranlable, rassembler, convaincre les Sénégalais. Je pense que son expérience, ses états de service, son style, sa façon de manager, font qu’il sera le Président de tous les Sénégalais. Et l’appel qu’il a déjà lancé à toutes les forces vives de la nation, et la notion de force vive regroupe, inclut tous les Sénégalais qui ont leur mot à dire, quel que soit leur niveau de responsabilité, d’évolution, leur domaine de compétence. Une fois que cela sera réglé, Macky Sall a indiqué qu’après sa prestation de serment, synonyme d’un nouveau mandat, il s’évertuera à montrer à tous les Sénégalais qu’il a compris le message. Aussi bien les messages de ceux qui lui sont favorables que le message de ceux qui n’ont pas voté pour lui. Quelles sont les raisons ? Quelles sont les motivations ? En quoi ils ne sont pas satisfaits et quelle sont les attentes ? C’est ça qu’il va très rapidement tenter d’intégrer dans ce qui est confortable et ensemble nous allons travailler pour ce pays. Je voudrais exhorter l’ensemble des leaders d’opinion, l’ensemble des chefs religieux et coutumiers de ce pays, pour que nous tous nous aidions Macky Sall. Parce qu’il ne s’agit pas de Macky Sall ni de Benno Bokk Yaakar, mais il s’agit de notre pays, le Sénégal. Nous avons un petit pays de par ses dimensions et sa population, mais un grand pays de par ses ressources humaines, de par ses potentialités (…). Nous sommes un Etat de droit qui se construit et il y a eu des frustrations, des récriminations, des contraintes, mais tout cela ça va de pair avec la marche de l’histoire. Et, il n’y a pas de société sans conflit, sans divergence. Ce qu’il y a à regretter, c’est qu’il ait des divergences, des conflits, des malentendus auxquels on ne trouve pas des moyens, des voies de solution. Je pense que sur tout ce qui peut donner l’impression de diviser le Sénégal, nous avons des ressources, des moyens de les dépasser. Nous avons les moyens de les dégrossir par la prière ou d’amoindrir les divergences.

Ceux qui rejettent la main tendue de Macky

Il faut les comprendre. Dans l’immédiat, il y a peut-être eu la mélancolie de la défaite. Ceux qui contestent la défaite devraient s’en prendre à eux-mêmes parce qu’ils contestent l’aboutissement d’un processus alors qu’ils ont pris part à tout ce processus. Vous savez que je ne veux pas donner raison à ceux qui pensent que notre pays est opposé en deux camps. Je veux être parmi ceux qui sont optimistes. C’est pourquoi, comme le disait Diouf, de deux interprétations, il faut prendre la plus généreuse. Avec le temps, les autres finiront par comprendre (…). Nous allons nous mettre ensemble pour relever les défis. Il y a beaucoup de chantiers à venir, notamment le chef de l’opposition, les élections locales. Il y a des questions qu’il faut aborder. Par exemple il faut partir de l’expérience qu’on a vécue pour améliorer le mécanisme du parrainage, etc. Sur le plan programmatique, il faut prendre ce qu’il y a de mieux et qui a été évoqué par les autres candidats pour ensemble travailler pour ce pays-là. Parce que le Pse, s’il est décliné comme cela se doit, jusqu’à l’horizon 2035, aucune politique ne sera mise en œuvre, quelle que soit la couleur du Président de la République ou du régime en place ; ou elle ne sera réalisée sans qu’on s’en réfère au Pse.

Les attentes du Parti socialiste

Moi je me veux un élève de Senghor, de mon maître Abdou Diouf et singulièrement de mon mentor, Ousmane Tanor Dieng. Je ne veux pas faire à l’opposée de la loyauté Républicaine et de la patience citoyenne. Nous ne sommes pas avec Macky Sall dans le cadre d’un marchandage ou dans le cadre d’une réclamation ou d’un chantage. Je répète que le Président Macky Sall, une fois élu, est le Président de tous les Sénégalais. Le Président de ceux qui l’ont élu, de ceux qui ne l’ont pas élu, de ceux qui sont en vie comme de ceux qui vont naître le temps encore qu’il sera à la tête  de ce pays. Et, nous devons avoir beaucoup de scrupules et avoir du respect pour les Sénégalais, avoir du respect pour la République pour ne pas verser dans certains travers. Dans le passé, ça se faisait et je comprends même ceux qui, au nom de leurs aspirations, de leurs envies de mettre la main à la pâte, disent telle région, telle localité, telle partie, telle sensibilité, quel profil, ça c’est leur droit. Mais moi en ce qui me concerne, au niveau où j’en suis avec l’expérience que j’acquiers petit à petit, formé et encadré par des hommes valeureux dont le président Ousmane Tanor Dieng, incontestablement je m’interdis de faire dans le chantage. Les attentes du Parti socialiste sont les attentes de l’ensemble du peuple sénégalais, c’est-à-dire que faire pour aller vite et bien, et de permettre au Président Macky Sall de mettre en œuvre les actions minéralistes qui vont transformer les conditions de vie des sénégalais. Le premier mandat pour moi était un mandat de rectification, un mandat de correction. Le deuxième mandat sera un mandat de transformation. La transformation structurelle, la transformation qualitative, la transformation du visage du paysage sénégalais, sans oublier d’accélérer le processus de création d’emplois, etc.Cheikh Moussa SARR    

DIALOGUE NATIONAL, UN PIÈGE A CONS PAR MASSAMBA NDIAYE

Idy et Sonko doivent refuser de répondre à l’appel de Macky – Ayez le courage de décliner cette invitation et refusez de prêter le flanc à l’appel intéressé d’une certaine aristocratie maraboutique

Proclamé vainqueur par le Conseil Constitutionnel, le chef de la coalition Benno Bokk Yakaar Macky Sall décide enfin de sortir de son mutisme pour lancer un appel ouvert à toutes les forces vives de la nation pour discuter de toutes les questions brûlantes qui interpellent la société. Certains peuvent être tentés de dire enfin. L’heure de la réconciliation nationale a sonné et gare aux nihilistes qui s’obstinent à la confrontation et au rejet de l’appel de Macky Sall.

Dialoguer, c’est bien. Mais, sous quelle forme, voire sous quelle modalité et avec qui ? Dialoguer consiste pour le régime de Macky à seulement calmer le jeu politique et bercer d’illusion les acteurs politiques qui estiment à tort ou à raison qu’il est encore possible de nouer un dialogue fécond avec les gens de l’APR et de Benno Bokk Yakaar, en vue de reconstruire les liens défaits et de défendre l’intérêt général du pays de la Teranga.

Toutefois, malgré la volonté affichée par certains acteurs politiques, membres de la société civile ou de dignitaires religieux ou coutumiers en vue de pacifier l’espace politique et d’appeler à un sursaut national, voire patriotique afin de relever le défi du développement économique ou de la cohésion  sociale malmenée depuis un certain temps, il demeure un passif important à régler, mieux une question préjudicielle à résoudre à savoir la fiabilité de la parolede Macky Sall avant de cautionner un éventuel dialogue national.

En effet, personne n’a oublié les dérives et les provocations de Macky Sall durant son  Septennat. Que Macky Sall regrette devant toute la nation ses faits et gestes qui ont fini par ternir l’image de notre modèle de consensus démocratique ayant trait aux questions politiques, mais également son immixtion voire son instrumentalisation de la justice sénégalaise à des fins politiciennes en vue de détruire la carrière de ses adversaires politiques !

Qui dit instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes doit nécessairement penser à monsieur Khalifa Ababacar Sall.  La carrière politique de l’ancien maire de Dakar a  été jetée en pâture par la volonté d’un seul homme, Macky Sall.  Des méthodes ignobles ont été utilisées par Macky Sall et sa bande de thuriféraires zélés pour humilier monsieur Khalifa Ababacar Sall afin de permettre à la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar d’avoir les coudées franches pour torpiller le processus électoral. Le pouvoir de Macky Sall  a dépouillé le maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall de toutes ses fonctions politiques obtenues grâce à la confiance de nos concitoyens. Agiter son élargissement de prison, voire pourquoi pas lui accorder sur le tard l’armistice après avoir sciemment planifié son emprisonnement, relève d’un calcul cynique.

Même l’idiot de la République,  Moustapha Cissé Lô a révélé à toute la nation que le maire de Dakar a été écarté du jeu politique en vue de permettre à son mentor d’obtenir plus facilement un second mandat dès le premier tour de l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Le maire de Dakar, monsieur Khalifa Ababacar Sall ne doit rien à Macky Sall. Il a été injuste emprisonné.  Que Macky Sall prenne ses responsabilités afin de mettre un terme à cette injustice ! Le maire de Dakar, monsieur Khalifa Ababacar Sall a eu raison sur le régime de Macky Sall sur le caractère inique de son emprisonnement. Il a fait et continue à faire  preuve de courage et d’endurance contrairement à notre apprenti-dictateur qui préfère de loin la mort que la prison. Respect à monsieur Khalifa Ababacar Sall.  La vérité triomphera toujours sur le mensonge et le faux.

Dites-nous, messieurs de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar et autres affidés du régime, le moment venu, votre homme Macky Sall pourra t – il regarder droit dans les yeux monsieur Khalifa Ababacar Sall sans éprouver la moindre gêne, voire sans ressentir de la honte après avoir jeté dans la pâture son honorabilité. Macky Sall a été cruel et injuste avec son ancien allié le maire de Dakar, monsieur Khalifa Ababacar Sall.

Personne dans ce pays n’est amnésique à moins qu’il ou elle soit de mauvaise foi au point d’oublier sa gestion dictatoriale des dossiers économiques qui intéressent, voire affectent le devenir de tous nos compatriotes. Nous avons tout entendu sur ces sujets. Un mépris dans le discours en niant même la compétence et la qualité des acteurs politiques de l’opposition à se prononcer sur la question de nos ressources énergétiques comme si lui seul était compétent en la matière. Et puis, puisque que tout a été décidé sur la répartition de nos ressources pétrolières, gazières et minières à des entreprises étrangères dans des conditions opaques, pourquoi inviter maintenant les autres acteurs à venir discuter sur des questions déjà tranchées par le prince. J’allais oublier. Notre homme est géologue de formation.

Le roi de la cour de Benno Bokk Yakaar, vu l’indifférence de beaucoup de nos concitoyens à sa réélection obtenue par des moyens illégaux, tente un jeu de séduction en vue de s’offrir un quitus moral pour masquer le dégoût, voire le rejet de beaucoup de nos compatriotes lésés dans l’exercice de leurs droits et libertés à son égard. Nos compatriotes ont compris le jeu machiavélique de Macky Sall. Son appel à un dialogue national n’est motivé seulement que par des considérations partisanes et politiciennes.

Réunir l’opposition sénégalaise sortie des urnes de l’élection présidentielle du 24 Février 2019 autour d’une table en vue de discuter de tout, est une autre manière de l’amener à accepter les résultats de l’élection et à le reconnaître comme président.  C’est cette quête de légitimité que Macky Sall cherche à obtenir par tous les moyens auprès des quatre candidats, qui ont à l’unanimité rejeté les résultats proclamés par le magistrat Demba Kandji et confirmés par le Conseil Constitutionnel.

Une victoire contestée par les quatre candidats de l’opposition laisse des traces indélébiles dans la conscience de Macky Sall. C’est un crime de lèse-majesté qui importune le roi de la coalition Benno Bokk Yakaar au point qu’il accepte d’organiser un dialogue national exclusif qu’il a  toujours refusé de conduire à son terme en vue de défendre l’intérêt général pour des considérations partisanes et de calculs politiciens. N’est-ce pas lui qui disait aux citoyens sénégalais qu’il veut réduire l’opposition à sa plus simple expression ? Une opposition tétanisée et combattue avec des moyens ignobles. Venir maintenant appeler au dialogue à cette opposition qui a tout vu des dérives, des magouilles, des provocations irresponsables, relève de la tortuosité et d’une surenchère politicienne pitoyable qui n’honore pas l’homme.

Cependant, ce n’est pas une nouveauté.  Macky Sall est coutumier de tels agissements. La politique se réduit pour lui à un jeu de dupes et tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins même au prix d’une certaine imposture. Macky Sall n’est pas un homme fiable, qui inspire et à qui les citoyens sénégalais peuvent se fier sur des questions ayant trait à la transparence et à la loyauté. Aujourd’hui, au Sénégal, quels sont les patriotes qui sont prêts à accorder le bénéfice du doute à Macky Sall ? Qu’ils sortent du bois et nous disent pour quelle raison maintenant nos compatriotes doivent tout oublier des reniements de Macky Sall et lui tendre la main pour se faire rouler de nouveau dans la farine ?

Macky Sall n’est ni démocrate ni républicain encore moins patriote. C’est juste un apprenti – dictateur qui cherche à faire peur à nos compatriotes qui dénoncent sa méthode de gestion du pouvoir,  qui abuse à volonté de ses prérogatives pour violer encore et toujours nos droits et libertés, voire qui menace la cohésion sociale du pays de la Teranga.

Que faut- il également penser de son appel à ses deux prédécesseurs Abdou Diouf et maître Abdoulaye Wade ? S’agissant de son conseiller et guide en la personne de monsieur Abdou Diouf, en quoi peut-il être de bonne foi un acteur clé d’un dialogue national à mettre en œuvre alors qu’il n’a pas bougé d’un doigt pour apporter un soutien de taille au PS, miné de toutes parts par des dissensions qui ont fini à  prendre le dessus sur l’héritage de Senghor ?

Au plus, Abdou Diouf n’est pas l’homme de la situation. Personne dans ce pays surtout la jeunesse malsaine d’alors n’a oublié sa gestion catastrophique du pays qui ressemble à bien des égards à un saut dans le vide. Cet homme est un étranger parmi nous et qui continue à profiter du système d’accaparement systématique de nos deniers publics qui a mis le pays à genoux.

S’agissant de maître Abdoulaye Wade,  est-ce une farce de mauvais goût pour deux  hommes qui ne sont nullement ménagés durant tout le septennat de Macky Sall ou est-ce la paix des braves, voire le deal sciemment orchestré en vue de torpiller le processus électoral ? Accepter la main tendue de Macky Sall, c’est donner raison à tous ceux et à toutes qui ont pensé que maître Abdoulaye Wade est l’allié naturel de Macky Sall depuis le début et ce malgré ses menaces d’empêcher la tenue de l’élection présidentielle du 24 Février 2019 et au final son appel au boycott afin de permettre la réélection de Macky Sall et de favoriser le retour en grâce de son fils Karim Meissa Wade dans le jeu politique par le biais d’une loi d’amnistie. Personne n’est dupe de ce jeu de politiciens. Le couronnement du grand deal international s’approche au grand jour et toujours sur le dos du peuple et de la défense de ses intérêts.

Cet appel au dialogue national est juste une échappatoire pour Macky Sall et son régime afin de taire table rase sur tous les scandales financiers qui ont gangrené sa gestion scabreuse de nos deniers publics. La réconciliation nationale doit nécessairement passer pour les gens du pouvoir et de leurs alliés par un oubli total des dérives du septennat de Macky Sall. Au plus, l’accord qui sera signé par les parties engagées à ce spectacle aura uniquement pour finalité de montrer voire d’indiquer à nos compatriotes que les acteurs politiques sont tous pareils et pour le partage du pouvoir voire des privilèges, ils sont prêts à toutes sortes de compromissions sur le dos du peuple.

Les candidats de l’opposition Idrissa Seck et Ousmane Sonko doivent continuer leur chemin, refuser de répondre à l’appel de Macky Sall. Nos compatriotes qui ont voté pour le camp de l’opposition ont tourné définitivement  la page Macky Sall. Nos compatriotes ont un œil sur vous et sur vos agissements. Et surtout, ne trahissez pas la confiance de vos électeurs. Le jugement de l’histoire sera fatal sur vous. Ayez le courage de décliner cette invitation et refusez de prêter le flanc à l’appel intéressé d’une certaine aristocratie maraboutique et de politiciens à la recherche de prébendes. Parcourez le pays et expliquez à nos compatriotes la nécessité de changer le modèle de gouvernance en vigueur au Sénégal depuis l’indépendance si nous voulons et souhaitons sortir du sous développement endémique avec son cortège de corruption, de népotisme,  de détournement de deniers publics et d’impunité.

C’est le seul combat à porter, voire à mener avec courage et responsabilité auprès de nos compatriotes afin de déconstruire les goulots qui étranglent et maintiennent le pays dans la servitude, le déni. Tout le reste n’est que du marchandage entre politiciens professionnels et autres personnalités pour le partage du gâteau Sénégal alors que la moitié de la population vit dans une extrême précarité.

Laser du lundi:Ou est cantonné le régiment placé sous les ordres du Colonel Abdourahim Kébé? Par Babacar Justin Ndiaye

« Le Vatican, combien de divisions ? » questionnait, jadis, Joseph Staline. L’interrogation de l’ancien chef de l’ex-URSS injecte ainsi une dose d’humour dans la réflexion géopolitique et met en exergue la place des rapports de forces sur l’échiquier international. Car, en effet, le Vatican, Etat théocratique de 44 hectares né des Accords de Latran entre Mussolini et le Saint-Siège, ne dispose que d’une minuscule Garde suisse. Par conséquent, le Vatican agace et amuse, mais ne menace point. Même chose pour le Colonel retraité et maintenu dans le le CR (cadre de réserve), Abdourahim Kébé, qui milite dans un Parti politique, commente l’actualité, mais ne commande aucun régiment de l’armée nationa

Le Colonel Abdourahim Kébé a vigoureusement titillé et/ou rudement asticoté les nerfs du gouvernement, à travers son message de feu posté sur Facebook. Message qui met en équation la victoire du Président Macky Sall et, surtout, allume la relation franco-sénégalaise. L’Etat a immédiatement saisi un marteau-pilon pour écraser la mouche qui bourdonne dans un contexte post-électoral où le moindre bruit de pétard (même mouillé) crée l’affolement. D’abord, c’est la Gendarmerie qui cravate le Colonel. Comme à l’accoutumée, les pandores restent très strictement à cheval sur la loi, en pointant : « des actes ou des manœuvres de nature à provoquer des troubles politiques graves ». Ensuite, déboule le porte-parole et porte-flingue du gouvernement, le Ministre Seydou Guèye (politicien rodé et rhétoricien confirmé) qui verse fâcheusement et délibérément dans l’aggravation et le gonflement sémantiques, en lâchant le mot excessif : « putsch ». Faut-il rire ou se préoccuper de ce branle-bas gouvernemental de communication et de répression contre une insurrection fantasmagorique et un putsch surréaliste ?

La position du Colonel dans la ligne de mire (il est du cadre de réserve), son profil non exceptionnel et l’odyssée républicaine de l’armée sénégalaise rendent excessif et insignifiant tout le tohu-bohu judiciaire et sécuritaire autour du fameux post. En effet, le Colonel Abdourahim Kébé demeure, malgré son CV scintillant, un officier d’état-major et d’ambassade ; plus habitué à l’ambiance feutrée des académies et des colloques militaires qu’à la fournaise des théâtres d’opérations. Bien qu’il ait commandé au feu en Casamance, avant de débarquer à la Direction de l’Information et des Relations publiques des Armées (DIRPA) où les caméras remplacent les canons. Pour les spécialistes, le Colonel Abdourahim Kébé a certes effectué un parcours remarquable : des formations successives et complémentaires, des stages innombrables etc. Mais il ne possède pas le coffre des baroudeurs et ne partage pas le mental des centurions comme feu le Colonel Momar Talla Fall alias R.A.B ou le Général Mamadou Diallo Nogass. En France, le Colonel-militant de REWMI, Abdourahim Kébé, serait plus proche de la race du Colonel Argoud, un des chefs de l’OAS, qu’à celle du Général Bigeard.

Pour opérer un « putsch » (le mot trop fort est tombé des lèvres du Ministre Seydou Guèye), il est indiqué d’être non seulement en contact mais vraiment en osmose avec la troupe. Un retraité n’est pas dans ce cas de figure. Il s’y ajoute que le Colonel Kébé n’a pas le magnétisme digne d’une idole en képi qui lui permettrait – loin des armées – de téléguider l’action de centaines de soldats séditieux appartenant à des unités combattantes. Bref, le peu que je sais de l’Histoire rassurante du Sénégal et de l’organisation impeccable de son armée m’a, d’ores et déjà, convaincu que le Colonel Abdourahim Kébé ne peut pas faire un « coup de village », à fortiori un coup d’Etat. Rappelons que le Sénégal a échappé à l’épidémie de putschs militaires qui a longtemps et largement sévi en Afrique. Mieux, au temps des « multiples brasiers » – théorie de la multiplication des Vietnam chère à Che Guevara – le Sénégal ne fut pas ébranlé. L’embryon de maquis du PAI qui se mettait en place dans le Parc National de Niokolo Koba, au début des années 60, fut vite balayé.

Tout se passe comme si le Président Macky Sall et sa majorité avaient bizarrement et terriblement peur de la victoire (la leur) du 24 février dernier. Le communique de presse du Ministre des Forces Armées, Augustin Tine, en fait foi. Destiné clairement à la presse, le communiqué, en date du 7 mars 2019, fustige « l’intervention récurrente des militaires dans les média et réseaux sociaux ». Ce n’est pas tout. Le Ministre des Forces Armées convoque les lois 2008-28 du 28 juillet et 70-23 du 06 juin 1970 qui soumettraient les militaires en activité ou non, à l’obligation de loyauté à la République et au devoir de réserve. Le communiqué de presse étant clairement destiné à la presse, Dakaractu a, par voie de conséquence, la latitude et le loisir de le commenter. L’armée du Sénégal est historiquement issue des flancs voire des entrailles de l’armée coloniale. Donc de l’armée de la France. En tant que lithographie de l’armée française (copie conforme sur beaucoup de plans), ses chefs politiques et militaires ont l’obligation de rendre la copie moins pâle. Indéniablement, la discipline fait la force des armées sous tous les cieux. C’est un lieu commun. Toutefois, les notions de loyauté, d’obéissance et de réserve sont explorables à l’infini.

Dans son livre publié le 8 novembre 2017, le Général Pierre de Villiers, chef d’Etat-major démissionnaire, après une houleuse discussion avec le Président Emmanuel Macron, passe au peigne fin les notions de loyauté et de réserve. Il écrit dans l’ouvrage intitulé « SERVIR » (Editons Fayard), la gerbe de phrases que voici : « La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef. La vraie obéissance se moque de l’obéissance aveugle. La vraie loyauté n’est pas l’esprit de cour ni de l’assentiment permanent ». Plus loin dans le même livre, l’ex-CEMGA de l’armée française jette deux pierres. L’une dans le jardin du Quai d’Orsay et l’autre dans celui de l’Elysée : « La difficulté à instaurer des stratégies de paix crée un phénomène de pourrissement des conflits. Alors, l’armée française se trouve, aujourd’hui, en véritable surchauffe avec les opérations extérieures en cours au Sahel, au Moyen-Orient, en Asie etc. » Sans commentaires. Voilà un Général démissionnaire (après des divergences publiques avec le Président Emmanuel Macron) qui écrit un bouquin plus vigoureux que le post du Colonel retraité et non démissionnaire Abdourahim Kébé. A ma connaissance, la Gendarmerie n’a pas cueilli le Général Pierre de Villiers dans sa résidence de Boulogne, en Vendée. Moralité : l’obligation de réserve est assez modulable.

RASSEMBLEMENT NATIONAL YOONU ASKAN WI

DEMOCRATIQUE / RND Mouvement pour l’Autonomie Populaire

DECLARATION COMMUNE  SUR LES RESULTATS DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 24 FEVRIER 2019 :, QUELLES LEÇONS ET PERSPECTIVES ?

La proclamation définitive par le Conseil Constitutionnel des résultats de l’élection présidentielle du 24 février 2019 est intervenue quelque deux jours avant  l’anniversaire du sacrifice collectif sublime des femmes de Ndeer qui, le Mardi 07 Mars 1820 (Talaaay Ndeer), après une résistance héroïque sous la conduite de Linguère Faatim Yamar Khouryaye Mbodj, avaient choisi de « mourir en femmes libres » en s’immolant par le feu, , plutôt que d’être capturées et réduites en esclaves par les troupes maures alliées aux Toucouleurs.

Comment, sur le même registre, ne pas magnifier la geste de la prêtresse Alin Sitooy  Jaata,  née en 1920 à Kabrousse en Casamance, et morte en 1944 à Tombouctou, au Mali, en résistante exilée et emprisonnée par le colon français ? Comment ne pa rappeler la signification profonde de la célébration du 08 Mars,  Journée internationale des femmes, proposée pour la première fois en  1910 par la journaliste Clara ZETKIN, membre dirigeante de la 1ère Internationale Socialiste, puis consacrée en 1917 après la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg / Russie, sous  l’impulsion de Lénine et des révolutionnaires russes de l’époque, dans une perspective de transformation sociale pour la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme et de toute forme d’oppression ? Comment, dans un tel contexte, par delà le bruit et les promesses mirobolantes des prédateurs de la République, ne pas souligner à nouveau que l’enjeu véritable de cette présidentielle résidait dans le choix entre  deux camps : le camp de la continuité du système néocolonial à travers ses différents avatars, y compris sous la forme d’une « troisième alternance » dans le changement des visages des tenants de la dépendance et de l’oppression, d’une part, d’autre part le camp de la rupture, de l’antisystème, de l’alternative souveraine pour la libération nationale, la liberté et la dignité humaine, la souveraineté populaire et l’émancipation sociale, problématiques au cœur du symbolisme des 07 et 08 Mars esquissé ci-dessus ?

Il faut certes se féliciter de la quasi absence de violence sanglante ainsi que du déroulement paisible qui ont marqué le scrutin du 24 février, malgré les divers et multiples impairs notés, favorisés par l’absence surprenante de l’opposition dans de nombreux bureaux de vote, y compris en milieu urbain !  Mais il faut en vérité relever que le manque de perspicacité, de combativité et d’unité de lutte au sein de l’opposition, ainsi que le déficit de crédibilité et d’attractivité de ses principaux ténors, ont favorisé, d’une part la faible adhésion populaire à ses mots d’ordre et d’autre part, la mise en œuvre presque tranquille du plan cynique de hold up, déroulé en amont par Macky Sall et son clan tout au long de ces dernières années, et ayant abouti au résultat méthodiquement préfabriqué et réalisé le jour du scrutin. En effet, l’ensemble du processus de l’élection présidentielle est caractérisé par un forcing tous azimuts du pouvoir et une totale absence de consensus, sur les règles essentielles du jeu, entre les parties prenantes concernées. De la reconstitution du fichier des électeurs aux modalités du vote- modifiées même le jour du scrutin, en passant par le système de parrainage piégé et nébuleux des candidats, le transfert massif d’électeurs, l’inscription de faux électeurs et la modification in extremis de la carte électorale, sans oublier la corruption et les achats de SUFFRAGES à coups de milliards, une administration ouvertement partisane,, une justice aux ordres et une CENA volontairement impuissante dans sa mission de supervision et de contrôle, rien n’aura été laissé au hasard pour assurer « un coup KO » au Président sortant, faisant peser ainsi une suspicion légitime sur la sincérité des résultats proclamés. Même le taux de participation élevé à ce scrutin mériterait d’être sérieusement questionné.

Macky Sall a donc réussi à s’octroyer une « victoire écrasante », mais nul doute que nos compatriotes de l’intérieur et de la diaspora continueront à souffrir des méfaits de la dépendance, de la spoliation et du pillage de nos ressources naturelles, du chômage massif, de la pauvreté, des injustices sociales, de la mal-gouvernance autocratique et prédatrice, et même plus encore, du fait du rétrécissement de la marge de manœuvre du pouvoir, coincé entre le marteau des exigences de  ses « partenaires techniques et financiers » et l’enclume des revendications des larges masses populaires des villes et des campagnes.

Il convient de féliciter l’ensemble de nos concitoyens pour avoir su faire  preuve d’esprit de responsabilité. Cependant, il importe encore plus de remercier et de féliciter nos compatriotes, la jeunesse en particulier, sans oublier la diaspora, les femmes, les adultes et personnes du 3ème âge, ceux et celles   qui ont témoigné d’une lucidité politique certaine en sachant bien distinguer et porter de façon significative à un niveau jamais atteint jusqu’ici dans notre pays,   la voie de la rupture et de l’alternative souveraine, représentée par la « Coalition Sonko Président ». Une option désormais impossible à nier ou négliger, en dépit des multiples distorsions introduites par la fraude et la corruption dans la libre expression du suffrage universel, en plus des campagnes frénétiques de désinformation, d’intoxication et d’intimidation. Il y a lieu évidemment de rappeler que cette option  de patriotisme africain ou de libération nationale est celle là même prônée et défendue par les générations précédentes de nos pères et mères, grands pères et grands-mères, notamment ici au Sénégal, par les regrettés Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop et Abdoulaye Ly entre autres,  et ailleurs sur le continent par les Patrice Lumumba, Kwamé Nkrumah, Sékou Touré, Amilcar Cabral, Nelson Mandela, Thomas Sankara, etc.- la liste est longue. Tant que nous n’aurons pas mis fin à la mainmise néocoloniale sur notre pays, notre continent et les destinées de nos peuples, cette alternative restera notre seul et unique ordre du jour, à l’échelle du Sénégal aussi bien que de la sous région et de l’Afrique toute entière. Sur ce chantier, bien évidemment,  les tâches des patriotes et démocrates progressistes pour inverser le rapport de forces, restent immenses devant la situation de précarité et les tendances négatives des formes de conscience dominantes qui prévalent encore largement chez nombre de nos compatriotes.

Par conséquent, de l’avis du RND et de Yoonu Askan Wi, la leçon fondamentale à tirer de ce scrutin, pour l’avenir proche et lointain, est de s’atteler sans délai à la mobilisation et à l’organisation systématiques de cette nouvelle force politique incarnée par la « Coalition Sonko Président », d’œuvrer sans relâche à son élargissement, à son implantation, à sa liaison avec les masses en lutte, à son renforcement en moyens théoriques, organisationnels, financiers et logistiques, à son unification organique, à sa structuration, à la formation et au renforcement des capacités de ses militants et militantes. Il sera alors possible de la transformer en une force politique et électorale solide de sa cohésion et de son efficacité au combat, en tant que   mouvement patriotique et démocratique à caractère de masse, unifié et capable de mener victorieusement le combat en vue de l’avènement de l’alternative souveraine, populaire et citoyenne, pour la refondation de l’Etat et de la société, dans la perspective tracée par la Charte de Gouvernance Démocratique et les Conclusions des Assises Nationales ainsi que les Recommandations pertinentes de la CNRI, expressions vivantes du consensus politique le plus large jamais obtenu dans notre pays en lutte pour l’indépendance véritable, la démocratie authentiquement républicaine, inclusive et participative.Fait à Dakar le 09 Mars 2019

Pour YoonuAskan Wi                                                      Pour le RND

Le Délégué général Le Secrétaire général honoraire

MadieyeMbodj, Dialo Diop

Dialogue ! Quel dialogue ? Pour quoi faire et pourquoi seulement maintenant ? Par Mody Niang

L’élection présidentielle du 24 février 2019 a vécu. Le candidat sortant a été déclaré définitivement réélu par le Conseil constitutionnel. Ses rêves sont donc devenus réalité : il n’a pas connu le second tour qu’il craignait comme la peste et s’était préparé très tôt, en mettant en place les différentes stratégies  susceptibles de lui éviter coûte que coûte ce cauchemar. C’était pour lui, pour sa famille comme pour sa coalition, une question de vie ou de mort. A l’arrivée, 58,26 % des électeurs lui ont renouvelé leur confiance, et s’ouvre devant lui un mandat de cinq ans, pour la continuité. Oui, pour la continuité, puisque ce sont ses sept ans de gouvernance meurtrie qui ont été positivement sanctionnés.

Pour arriver à ce résultat, son fameux décret et ses ‘’fonds spéciaux’’ (couramment appelés ‘’fonds politiques’’) ont joué un rôle substantiel, comme les ‘’fonds secrets’’ de la Primature et les caisses noires des différentes institutions.  Des membres de sa coalition, des plus en vue, ont aussi joué leur partition. Il s’agit, notamment, pour ne citer qu’eux : du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et de son épouse, de la très ‘’généreuse’’ ‘’Première Dame’’, de son oncle et de son frère respectivement maire de Pikine et de Guédiawaye[1], de son beau-père Président du Conseil d’Administration (PCA) de PÉTROSEN, de son beau frère Ministre, etc. Les autres ministres et ministres conseillers, directeurs généraux, directeurs, présidents de conseil d’administration ou surveillance, etc., n’ont pas non plus lésiné sur les moyens : ni financiers, ni matériels, ni logistiques. Sont entrées également en jeu, en force, les retombées des gros marchés de gré à gré avec leurs fortes surfacturations et, sûrement, les appuis intéressés de lobbies proches de la Présidence de la République. Les plus de cinq cents (500) comités électoraux ont aussi joué pleinement leur rôle, facilité par les trois (3) millions qu’ils auraient tous reçus du président-politicien qui doit être aussi riche que Crésus, s’il n’est pas bien plus riche que lui. La presse a largement rendu compte des chaudes échauffourées auxquelles la gestion de ce soutien financier a donné lieu dans beaucoup de localités.

Enfin, un autre appui décisif qu’il convient de signaler, celui-là au moins aussi efficace que les pièces sonnantes et trébuchantes, c’est celui du Ministre de l’Intérieur, de ses services dévoués comme la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) et la Direction générale des Elections (DGE), ainsi que de certaines autorités administratives (préfets, sous-préfets notamment). Ces gens-là tenteront vainement de nous faire croire, avec leurs commanditaires, qu’au Sénégal, personne ne peut plus voler les élections. Peut-être, y réussiront-ils avec les observateurs étrangers qui ne connaissent pas certaines de nos réalités et ne s’imagineront jamais que certains hauts fonctionnaires puissent en arriver à commettre certaines forfaitures.

Le candidat sortant avait mille autres tours dans son sac, dont une stratégie qui échappait aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’à nombre de Sénégalais non avertis, laquelle stratégie a terriblement grevé nos maigres finances publiques. Dans toutes les localités qui comptent un nombre non négligeable d’électeurs potentiels, le président-politicien a nommé pêle-mêle, parmi leurs ressortissants, des directeurs généraux, des directeurs, des PCA, des Conseillers spéciaux, des ambassadeurs ‘’itinérants’’, des ‘’chargés’’ de missions, etc., avec  des salaires substantiels pour leur permettre d’entretenir leurs bases. Sans compter le nombre impressionnant de militants APR qui se bousculent dans les ambassades et les consulats, souvent payés à ne rien faire, à l’image de leurs nombreux autres camarades qui tournent les pouces dans les agences inutilement budgétivores, ainsi qu’au Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD) et à la Société nationale de la Poste. Tout ce beau monde bénéficiant de contrats spéciaux ‘’juteux’’ a déversé d’énormes sommes d’argent dans les quatre coins du Sénégal. Certes, ce ne sont pas seulement ces milliards qui ont fait gagner le président-politicien. Cependant, si on considère l’influence qu’ils peuvent avoir sur des populations à la fois pauvres et analphabètes, on comprend facilement le rôle prépondérant qu’ils ont pu jouer dans sa victoire. Si on devait soustraire de son score le pourcentage obtenu grâce à la corruption active et au grand jour, il n’est pas sûr qu’il serait réélu dès le premier tour, avec un score aussi confortable. Ce serait moins sûr encore si on y ajoutait les conséquences des dysfonctionnements souvent organisés dans la distribution des cartes d’électeurs et les changements de bureaux de vote à l’insu des concernés, sans compter les gonflements sans retenue du nombre d’électeurs dans des localités bien connues.

Et son bilan, me rétorqueront sûrement, avec empressement, les nombreux compatriotes qui ne conçoivent pas leur vie hors des sinécures de sa gouvernance follement dépensière ? Oui, il a bien un bilan, et l’a utilisé à des fins fortement politiciennes. Ses capacités de manipulation n’ont échappé à aucun observateur sérieux. Dans plusieurs contributions, j’ai exprimé mes réserves par rapport à ce tonitruant bilan aux apparences bavardes et trompeuses. Ses réalisations sont bien plus soucieuses de prestige que de développement harmonieux du pays. Nombre d’entre elles avaient pour objectif de frapper l’imagination des Sénégalais analphabètes et des simples d’esprit qui se contentent de très peu. Et DIEU sait que le pays en compte beaucoup. Toutes ces réalisations seront un jour évaluées, objectivement, en fonction de leur pertinence, de leur coût et de leur qualité. Alors, éclatera la vérité, et au grand jour. Evidemment, ce sera trop tard, puisqu’il sera sûrement, en ce moment-là, en France ou aux USA.

Il convient surtout de signaler que, du 2 avril 2012 date de son installation officielle comme quatrième Président de la République au 24 février 2019, le président-politicien a disposé d’un budget cumulé de 16000 milliards de francs CFA, d’autres avançant même 20 000 milliards. Avec un tel pactole, un Président de la République digne de la fonction, compétent, patriote, vertueux, respectueux des ses engagements, du bien public comme de ses mandants, ferait infiniment mieux que lui, sans tambour ni trompette. L’occasion ne s’est malheureusement pas présentée le 24 février 2019, qui a vu une majorité confortable de Sénégalaises et de Sénégalais lui renouveler leur confiance. Il a donc réussi son coup, en évitant le second tour tant redouté et a son mandat de cinq ans devant lui. S’y ajoute qu’il dispose d’une Assemblée nationale à sa dévotion et d’une justice dont les décisions vont souvent dans le sens qu’il indique. Alors, que ne se mette-t-il pas immédiatement au travail pour réaliser la phase II de son PSE ! Rappelons-lui aussi, s’il était tenté de l’oublier, qu’il a beaucoup promis pendant la campagne électorale ! On avait même parfois le sentiment qu’il n’avait pas réalisé grand-chose pendant son septennat, tellement les promesses étaient nombreuses. Parmi ces promesses, on peut retenir celle faite à Guédiawaye de la création d’un million d’emplois et cette autre folle, de ‘’zéro banlieue’’. Une autre qui devrait lui coûter beaucoup de temps et d’argent, c’est celle de construire, pendant son quinquennat, dix-huit (18) ponts dont treize (13) à Dakar. Nous n’oublierons pas, non plus, le dragage du Fleuve Saloum et sa décision de faire de Kaolack un ‘’hub de transports fluviaux-maritimes’’. Au passage, je suggère à mes compatriotes de Kaolack de ne pas trop jubiler déjà.  Qu’ils se rappellent que, le 13 avril 2015, le président-politicien avait réuni toute la République pour procéder à la pose de la première pierre de l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niasse, avec la présence remarquée du Khalife général de la famille du célèbre parrain. Et notre président-politicien, ce jour-là, de conclure son discours par ces termes : « Je vous donne rendez-vous en fin 2016 pour l’inauguration et l’ouverture des amphithéâtres, des classes et des fermes laboratoires. » Moins de deux ans pour construire toutes ces structures et les inaugurer ! Cette promesse n’était évidemment que purement politicienne et électoraliste et, dans son discours de fin d’année 2017, il n’était pas le moins du monde gêné  de pendre encore cet engagement-ci : « Quant à l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niass, ses  travaux débuteront au cours du premier trimestre de l’année 2018. » Ce n’était encore, ce n’était toujours que veine promesse et, à ma connaissance, une deuxième pierre ne s’est jusqu’ici pas posée sur la première. En fin de compte, il décida, avec le Ministre de l’Enseignement supérieur et le Recteur, d’ouvrir l’Université en février dernier, en louant des locaux à Kaolack et à Fatick notamment.

Que mes compatriotes Kaolackois se rappellent aussi les promesses qu’il leur avait faites, lors du Conseil des Ministres délocalisé du jeudi 14 juin 2012, tenu à la Gouvernance de leur capitale régionale. Concernant notamment les projets et programmes en perspective, le président-politicien avait insisté sur « la nécessité de diligenter (…) la mise en œuvre du programme d’assainissement (eaux usées et eaux pluviales) de la région de Kaolack, particulièrement pour ce qui concerne la ville de Kaolack et la commune de Nioro du Rip ». Il avait également demandé qu’une attention particulière fût accordée aux programmes spéciaux d’investissements pour la commune de Kaolack, à la viabilisation des Parcelles assainies de la ville, à celles de Nimzat Extension et au relèvement du niveau du plateau technique de l’Hôpital régional El Hadji Ibrahima NIASSE. Il avait enfin annoncé la construction d’un nouveau marché central moderne et sécurisé. Où en sont toutes ces promesses ? Voilà que, cinq ans après, en précampagne électorale, le lundi 21 janvier 2018, il annonce le dragage du Fleuve Saloum et sa décision de « redonner à Kaolack sa vocation portuaire ». Qu’en sera-t-il de ce nouvel engagement ? Les cinq prochaines années nous édifieront.

Le président-politicien réélu a donc l’opportunité et le temps de continuer l’œuvre déjà accomplie et de réaliser les nouvelles promesses. Voilà que, au lieu de se mettre immédiatement au travail, il appelle encore au dialogue. Quel dialogue ! Pour quoi faire ? Et pourquoi seulement maintenant ? Qu’il travaille et que l’opposition s’oppose ! Si, chemin faisant, il trouve nécessaire de dialoguer, de vraiment dialoguer avec l’opposition sur des questions d’intérêt national, il invite ses différentes composantes avec respect, en leur envoyant leurs cartes d’invitation accompagnées des termes de référence et en précisant le sort qui sera réservé aux éventuelles conclusions, sans calculs politiciens. Les uns peuvent être d’accord sur tout, d’autres avoir des amendements ou des propositions nouvelles à faire. Si tout le monde n’est guidé que par l’intérêt supérieur de la Nation, le consensus ne devrait poser aucun problème. C’est cela le dialogue, bien différent du cinéma qui a été organisé dans la Salle des Banquets de la Présidence de la République, le 28 mai 2016. Et puis, le président-politicien a raté plusieurs fois le coche pour dialoguer sérieusement avec l’opposition sur des questions majeures, notamment avant le Référendum du 20 mai 2016 et la signature des contrats qui ont donné notre pétrole et notre gaz à des entreprises étrangères dans des conditions nébuleuses. Le président-politicien nous doit quand même respect et considération. Ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. La preuve, c’est sa volonté exprimée d’associer les anciens présidents Diouf et Wade au dialogue auquel il appelle. Que devrions-nous raisonnablement attendre de ces deux-là ? Après avoir gouverné l’un 19 et l’autre douze ans le pays, ils sont allés s’installer en France après la perte du pouvoir, nous laissant avec nos problèmes. Leur retraite l’un à Paris l’autre à Versailles nous coûte déjà trop cher. Le temps est venu de tourner définitivement leur page.

Je profite de cette opportunité pour répondre à certaines interpellations d’amis, de parents et de simples compatriotes qui s’étonnent de ne m’avoir lu ni entendu après l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ce silence, qui est un choix mûrement réfléchi, peut encore durer quelques mois, voire quelques années, si je suis encore en vie. Cela fait plus de quarante (40) ans que je suis dans l’espace politique. Depuis lors, je fais du mieux que je peux pour cultiver modestement ma part du Jardin national en donnant, chaque fois que de besoin, ma modeste opinion  sur la manière dont mon pays est gouverné. Celle-ci est favorable, chaque fois que la gouvernance va dans le bon sens, c’est-à-dire dans l’intérêt supérieur de la Nation. Elle est défavorable, très critique, si c’est le contraire. Cette opinion, il fait le reconnaître, a été bien plus défavorable que favorable. Cette posture m’a valu de vives critiques, parfois des injures indécentes et ‘’courageusement anonymes’’. Cette expression est du Président Senghor. Ce dernier, après avoir éliminé et arrêté le Président Mamadou Dia le 18 décembre 1962, soumit au peuple sénégalais un projet de Référendum le 3 mars 1963. Le projet fut approuvé à une très large majorité et, le 7 mars suivant, il promulgua la nouvelle constitution qui consacra l’hypertrophie de la fonction présidentielle. D’ailleurs, durant toute la campagne pour le Référendum du 2 mars 1963, son slogan préféré était : « Bopp du am ñaari mbaxana. » En d’autres termes, il n’y a pas de place pour deux coiffures sur la même tête. Il était donc désormais le seul maître à bord et le système qu’il mit alors en place est pratiquement le même que nous avons vécu, à quelques variantes près, jusqu’au 24 février 2019. Ce sont les tares de ce système que j’ai toujours dénoncées, avec plus de vigueur encore depuis le 1er avril 2000.

Avec le président-politicien réélu ce sera, jusqu’à preuve du contraire, la continuité du même système, avec la même gouvernance meurtrie. En tout cas, tout indique qu’il en sera ainsi car le candidat sortant n’a fait état, nulle part pendant la campagne électorale, de refondation si nécessaire de nos institutions, de lutte contre la corruption et la fraude, des détournements de deniers publics, de dépolitisation de notre administration. Il n’a fait nulle part cas des huit (8) milliards de ‘’fonds secrets’’, peut-être plus, qui préoccupent tant le contribuable sénégalais. Huit (8) milliards ou plus laissés chaque année à sa seule discrétion, et qu’il utilise de la manière qui n’échappe désormais à personne : à s’enrichir lui-même et à enrichir les siens, à acheter sans état d’âme des consciences. Personne ne l’a entendu, non plus, dire un seul mot sur les organes de contrôle qu’il s’engageait à renforcer. A contraire de son engagement, il les a pratiquement tous muselés. Ces questions qui nous préoccupent tant et sans le traitement desquelles la bonne gouvernance ne sera jamais au rendez-vous, il les a royalement ignorées pendant toute la campagne électorale. Jusqu’à preuve du contraire donc, avec ce président-politicien, ce sera la continuité dans la mal gouvernance. Et je ne suis vraiment pas prêt à continuer de dénoncer les mêmes tares, les mêmes forfaitures que je dénonce depuis les années 1978-1980, avec nombre d’autres compatriotes, pour pratiquement rien.

Ce choix réfléchi ne signifie point que je vais mettre fin à mon militantisme. A ses parents et amis qui s’évertuaient à lui faire abandonner la politique, notre très regretté Président Mamadou Dia répondait que le militantisme n’avait pas d’âge. Je ne renonce donc point à mon militantisme, mais je l’oriente ailleurs. Par exemple, je me suis toujours intéressé aux problèmes d’environnement qui ont occupé une place importante dans mes contributions. Il y a aussi que la recherche effrénée de l’argent et des honneurs a  relégué au second plan toutes nos valeurs de référence. La corruption au grand jour est en train de faire des ravages chez nous, notamment par l’achat indécent des consciences lors des différentes élections, avec l’argent du contribuable. Un vote ne se vend pas. C’est un attribut citoyen qui ne devrait pas avoir de prix. Certains Sénégalais, certaines Sénégalaises valent désormais moins qu’un poulet. Notre SEIGNEUR, QUI nous a créés à Son Image, ne devrait pas être FIER d’eux. Nous ne LUI sommes surtout pas reconnaissants, si nous nous comportons en baayima. Il convient donc que d’importantes actions de formation, d’information, de sensibilisation soient menées en direction de nombre de nos compatriotes, dont des politiciens sans foi ni loi exploitent sans état d’âme l’ignorance et la pauvreté. J’orienterai donc aussi, chaque fois que j’en aurai l’opportunité, mon militantisme vers ces actions qui s’inscrivent toutes, dans le cadre de l’élévation notable du niveau de leur instruction et de leur conscience citoyenne.

Pour conclure, je précise que cette posture, ce changement d’orientation de mon militantisme n’exclut point que, si d’ici en 2024, émerge un homme ou une femme qui incarne les valeurs que j’ai toujours prônées et pour la promotion desquelles je me suis toujours battu, je lui apporte sans réserve mon soutien actif.Dakar, le 9 mars 2019

Vacances : Macky Sall et Marième Faye annoncés à…

http://www.seneweb.com L’heure est aux vacances après la présidentielle  du 24 février 2019. C’est ainsi que, selon L’Observateur, le chef de l’État et son épouse sont annoncés à Abu Dhabi, la capitale des Émirats Arabes Unis. Sur place, Macky Sall devra recharger les batteries, préparer sa prestation de serment prévu le 2 avril prochain et surtout cogiter sur sa feuille de route pour les cinq (5) prochaines années.

Guinée-Bissau : Saisie record de 800 kg de cocaïne dans un camion sénégalais

Par: AFP – Seneweb.com La police bissau-guinéenne a saisi près de 800 kg de cocaïne dissimulés dans un camion immatriculé au Sénégal, la plus grande prise de drogue dans le pays depuis au moins 12 ans, a-t-on appris dimanche de sources policières.

Quatre suspects – deux Nigérians, un Sénégalais et un Bissau-Guinéen – ont été arrêtés à la suite de cette saisie effectuée dans la nuit de samedi à dimanche à la sortie nord de Bissau. La drogue était dissimulée dans un camion frigorifique, ont ajouté ces sources, dont la directrice de la police judiciaire, Filoména Lopes.

« Nous savons que le camion est entré vide sur notre territoire pour charger du poisson. Il est donc clair que la drogue se trouvait ici en Guinée-Bissau », a déclaré Mme Lopes à la presse, sans révéler la destination finale de la cargaison. « Le cerveau de l’opération, qui est un étranger, est en fuite », a affirmé la responsable de la police. L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels autres complices.

Dans des caisses de poisson

Cette saisie a eu lieu quelques heures avant les élections législatives dimanche dans ce pays d’Afrique de l’Ouest où l’instabilité et la pauvreté ont longtemps favorisé l’implantation de trafiquants de drogue sous la protection de hauts gradés. Selon une source proche du dossier, la police enquête notamment sur la possibilité d’une implication d’officiers de l’armée ou de hauts fonctionnaires.

La drogue était répartie en une soixantaine de plaques, pour un poids total de 789 kg, a indiqué à l’AFP sous le couvert de l’anonymat un policier présent au moment de la saisie, affirmant que la police avait été alertée depuis novembre par Interpol. Pour ouvrir le camion, la police a utilisé une scie à métaux électrique afin de découper la carrosserie à partir du toit et accéder à la drogue rangée dans des caisses de poisson, selon la même source.

Des éléments de la force de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) déployée dans le pays depuis 2012, l’Ecomib, ont été envoyés sur le lieu de la saisie en appui de la police, selon un officier de l’Ecomib. Il s’agit de la plus grande saisie de ce type, depuis celle de quelque 700 kg de cocaïne pure dans une villa à la périphérie de Bissau.

L’ONU a salué ces dernières années les progrès réalisés dans la lutte contre le narcotrafic depuis les élections de 2014. Mais elle a regretté dans un rapport en décembre que depuis avril 2018, date de la désignation d’un gouvernement de consensus, la volonté des autorités en la matière se soit « peu affermie ».

Trafic d’ivoire : Le réseau de Soumbédioune tombe

http://www.seneweb.com Le réseau de trafic d’ivoire de Soumbédioune est tombé. En effet, le samedi 9 mars, à 15 h 40, trois présumés trafiquants d’Ivoire, dont un récidiviste déjà condamné sur la même place en 2017 à 3 mois de prison de ferme, ont été interpellés au sein du marché de Soumbédioune,

Ces arrestations sont le résultat d’une opération conjointe des parquets de Mbour et de Dakar, de la DEFC- des éléments du commissaire Dramé de la Sûreté urbaine. Elles surviennent quelques jours après l’arrestation à l’AIBD, en collaboration avec la DEFC et EAGLE Sénégal, d’une ressortissante chinoise en partance pour l’Asie avec en possession 350 g d’ivoire fraîchement sculptée par la CAAT.

C’est un travail d’enquête de plus de 72 heures non-stop qui a été abattu par la DEFC de Thiès, Mbour et Dakar, le procureur de Mbour et le projet EAGLE Sénégal pour remonter la piste des trafiquants qui ont vendu illégalement de l’ivoire à la ressortissante chinoise arrêté à l’AIBD.

Trois perquisitions ont été effectuées dans le cadre de cette enquête. Celles-ci ont abouti à la saisie de 391 pièces d’Ivoire, sculptées ou brut, pour un poids de 5 kg 500.

Les trois présumés trafiquants ont été conduits au tribunal de Grande Instance de Mbour pour être entendus par le procureur, qui doit décider de leur sort.

Rappelons que la contrebande d’Ivoire fait l’objet d’une « tolérance zéro » au Sénégal et sur l’ensemble du continent.

À travers cette 2e opération « coup de poing », qui intervient quelques jours seulement après l’arrestation de la ressortissante chinoise à l’AIBD, le gouvernement du Sénégal (ministères de l’Environnement, de l’Intérieur et de la Justice) donne un signal très fort sur l’interdiction de ce commerce ensanglanté et dangereux pour la sécurité des Etats et du patrimoine africain.

SICAP MBAO : UN ENFANT DE 6 ANS VIOLÉ ET ABANDONNÉ SUR UNE TERRASSE

http://www.emedia.sn Horreur à Diamaguene Sicap-Mbao ; Une fillette âgée de 6 ans a été retrouvée violée sur la terrasse d’une maison. Le bourreau est en fuite. Les habitants du quartier sont massés devant le domicile où s’est produit le drame. Nous y reviendrons.

Célébration du «8 mars» : paroles de femmes

Ouestafnews- «Donner à la femme la place qu’elle mérite dans la société» : c’est le genre de phrases qui ponctuent d’habitude la journée consacrée à la célébration des droits de la femme dans le monde. Cependant, certaines d’entre elles, n’ont pas attendu qu’on leur octroie cette place, particulièrement au niveau socio-professionnel, elles  l’arrachent.

C’est le cas de Léontine Yomané Gueye 56 ans, employé dans un établissement d’enseignement supérieur, d’Assiatou Bâ 30 ans gargotière, de Salimata Badji Sané, 27 ans, enseignante et Awa Sambou femme au foyer. Elles sont quatre femmes d’âge différent, issues de milieux différents, avec des conditions de vie et des parcours différents. Si beaucoup de choses les opposent, elles ont cependant en commun cette farouche volonté de s’affirmer et le refus de la dépendance. Et chacune y va de ses propres moyens.

Lire aussi : Quotidien d’une poissonnière : Fatou Badji ou quand le travail prive de vie sociale 

Bien qu’elle soit femme au foyer, Awa Sambou 39 ans, a très tôt refusé d’ «être une dépendante». Sans travaille, elle combine toutefois sa vie de famille avec une activité commerciale florissante. Elle est persuadée que si on veut se faire respecter, il faut se battre pour être financièrement indépendante.

Dans l’informel

Le refus d’Awa Sambou de dépendre de quelqu’un est motivé par deux choses : «le bien être de ma famille, mais aussi, je veux être un bon exemple pour mes filles, pour qu’elles sachent que rien de se donne dans cette vie», affirme-t-elle. Awa fait partie des 75% des femmes qui, selon des chiffres d’ONU femmes, s’activent dans l’informel.

Lire aussi : Femmes dans l’économie mondiale : elles nourrissent le monde et meurent de faim 

Etre un bon exemple aux yeux de ses filles, c’est aussi la mission que s’est donnée Léontine Youmané Gueye, 56 ans, Responsable de la Scolarité dans une école de journalisme. Léontine a, elle, très tôt démystifié le mariage comme étant la finalité de toute action de la femme dans la société sénégalaise. Alors qu’elle était en âge de se marier, elle à préféré se faire d’abord une place dans le monde du travail vaille que vaille.

«J’avais les prédispositions, je me suis dit pourquoi ne pas allier les études et le travail», explique celle qui, depuis qu’elle s’est lancée dans le monde du travail, a embrassé plusieurs secteurs d’activités avant d’occuper son poste actuel. Refusant de renoncer à son indépendance financière. D’agent commercial dans les années 80, elle s’est constamment battue et réadaptée avant d’en arriver au poste qu’elle occupe aujourd’hui.

Lire aussi : L’autorisation parentale, l’autre casse-tête des femmes sénégalaises 

Cette capacité à changer de milieu professionnel et de s’y adapter, on le sent aussi chez Salimata Badji Sané. A 27 ans, cette enseignante dans une école maternelle privée dans le quartier des Parcelles assainies (banlieue de Dakar) se dit passionnée par son travail, parce qu’elle « adore » les enfants. Il n’en demeure pas moins que, comme Léontine Youmané Gueye, son travail actuel n’est pour elle qu’un tremplin en attendant de faire des concours et de réaliser son rêver : décrocher un poste dans le secteur de l’enseignement public.

Différences de salaire

Pour l’instant, la jeune femme contrairement à beaucoup de ses camarades, a une réserve par rapport à la journée du 8 mars. Elle estime que l’on doit dépasser l’aspect célébration. «Et que le débat sur l’émancipation économique de la femme soit posé de manière durable et inclusive».

Lire aussi : Violences faites aux femmes : l’écueil de la non-application des textes 

Quant à Assiatou Bâ, son désir d’émancipation, passe par la restauration. Propriétaire d’une gargote, elle totalise 12 ans d’activité dans ce domaine. Après tant d’années à gérer sa petite gargote, elle rêve de progresser et de conforter davantage son indépendance déjà acquise, en ouvrant un restaurant.

Pour célébrer le huit mars à sa manière, la rédaction d’Ouestaf News a décidé de faire parler ces quatre femmes et de partager leurs convictions (voir ici).DD/on/mn/Ts

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