Edition de nuit de la revue de presse du lundi 11 Mars 2019

Edition de nuit de la revue de presse du lundi 11 Mars 2019
Edition de nuit de la revue de presse du lundi 11 Mars 2019

FINANCES PUBLIQUES:LES RESSOURCES MOBILISÉES EN HAUSSE DE 23, 5 % EN JANVIER

Dakar, 11 mars (APS) – Les ressources budgétaires mobilisées ont augmenté de 23, 5 % en glissement annuel en janvier dernier, atteignant 150,8 milliards de francs CFA, révèle la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

 D’un montant de 375,9 milliards FCFA, les dépenses se sont quant à elles « confortées de 64,6% », souligne la DPEE, dans son point mensuel de conjoncture du mois de janvier 2019.

 « Au total, précise la publication, le déficit budgétaire est provisoirement estimé à 225,2 milliards contre 106,3 milliards un an auparavant. »

Les ressources globales sont composées de recettes budgétaires (133,3 milliards) et de dons (17,5 milliards).

 La DPEE indique que la progression de 23, 5 % des ressources s’explique principalement par l’accroissement de 21,6% des recettes budgétaires.
« Les dons sont, pour leur part, évalués à 17,5 milliards, se confortant de 5 milliards, sous l’effet de leur composante en capital », relève-t-elle.

Elle signale que les recettes fiscales « ont enregistré une hausse satisfaisante de 23,7 milliards comparativement au mois de janvier 2018 ».
« Cette évolution est essentiellement attribuable à la TVA intérieure hors pétrole, la TVA à l’import et aux droits de douane ».

Elle a été, toutefois, contrebalancée par la baisse de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières et l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRVM/IRCM).

Là où les collectes respectives de la TVA intérieure hors pétrole (27,4 milliards), de la TVA à l’import (20,3 milliards) et des droits de porte (15,6 milliards) ont cru de 39,9%, 21,1% et 30,7%, « l’IRVM/IRCM est passé de 9,9 milliards en janvier 2018 à 5,3 milliards en janvier 2019, baissant de 4,6 milliards ».

La DPEE note que l’impôt sur le revenu (28,9 milliards) est demeuré « presque stable », comparativement à la même période de l’année précédente.

Elle précise que « la taxe spécifique pétrole (5,2 milliards) et le Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers (2,6 milliards) ont, par ailleurs, contribué à l’orientation observée, avec des hausses respectives de 4,0 milliards et 1,4 milliard ».

La hausse des dépenses, qui se sont hissées à 375,9 milliards en janvier 2019, reflète « les hausses respectives des dépenses en capital, des dépenses de fonctionnement ainsi que des transferts et subventions ».

La DPEE observe que « la gestion budgétaire est marquée par une hausse des ressources budgétaires et une exécution soutenue des dépenses publiques ». ASG/BK

LE DÉFICIT COMMERCIAL EN REPLI DE 66, 8 MILLIARDS

Dakar, 11 mars (APS) – Le déficit de la balance commerciale du Sénégal s’est amélioré de 66, 8 milliards de francs CFA en janvier dernier, en comparaison avec le mois précédent, selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Cette situation découle d’une « baisse des importations (-74,1 milliards) conjuguée à une légère hausse des exportations de biens (+1,6 milliard) », explique la DPEE, dans son point mensuel de conjoncture pour le mois de janvier 2019.

« Ainsi, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 59,4% contre 47,4% un mois auparavant, soit un relèvement de 12,1 points de pourcentage », note la publication.

 Les exportations de biens sont estimées à 180,9 milliards au mois de janvier 2019 contre 179,3 milliards le mois précédent, « soit une légère hausse de 0,9% (+1,6 milliard) ».
« Cette situation est imputable aux principaux produits exportés, notamment, les produits alimentaires (+26,6 milliards), l’acide phosphorique (+19,8 milliards), les engrais minéraux et chimiques (+6,0 milliards) et le ciment (+3,3 milliards) », souligne la DPEE.

Elle relève que les importations de biens « sont passées de 378,6 milliards au mois de décembre 2018 à 304,5 milliards au mois de janvier 2019, soit une baisse de 19,6% (-74,1 milliards) ».
« Cette évolution est particulièrement attribuable aux produits pétroliers (-121,1 milliards), notamment les huiles brutes de pétroles (-96,7 milliards) et les produits pétroliers raffinés (-24,4 milliards) », selon la DPEE.ASG/BK

DIFFICULTES FINANCIERES : Macky dos au mur avec les bailleurs de fonds

https://www.walf-groupe.com Le Président réélu n’aime pas les hausses, c’est connu. Il a toujours œuvré pour que son gouvernement protège les couches sociales défavorisées. Mais, puisque c’est l’économie qui nourrit le social, le Fmi et la Banque mondiale l’ont dans le collimateur. Car, avec les difficultés financières qui s’accumulent, Macky Sall est désormais dos au mur.  Il est obligé de procéder à des réformes incontournables dans l’énergie, la masse salariale exponentiel ou encore l’environnement des affaires pour que les entreprises puissent travailler dans un environnement favorable à l’embauche. Sans quoi, ces bailleurs risquent de fermer le robinet.

En pleine période de réjouissance du second bail à la tête du pays, la nouvelle du serrage de ceinture et de restrictions réclamée par les bailleurs de fonds de l’Etat du Sénégal risque de gâcher l’ambiance de la fête. En effet, selon des sources auprès de ces institutions de Brettons Woods, le Fonds monétaire international (Fmi) et la Banque mondiale sont extrêmement soucieux de l’après élection. Surtout qu’en moins de trois mois, le gouvernement a déjà exécuté le budget à hauteur des 27%. Et selon ces sources, elles s’accordent certes à dire que«le chef de l’Etat sénégalais a été bien élu». Mais pour autant, elles estiment que le Sénégal va connaître trois mois difficiles. Car, nous souffle-t-on, la situation financière du pays, qui n’a pas pu honorer à temps la facture de 60 milliards de francs Cfa de l’avion de la compagnie nationale Air Sénégal Sa, est inquiétante. Surtout en ce qui concerne un certain nombre de postes comme la masse salariale, les agences de l’Etat et les financements de la compagnie aérienne et du Train express régional (Ter) qui ont siphonné les comptes publics.

Si ces bailleurs sont surtout braqués contre le Sénégal, c’est en grande partie à cause des recettes fiscales en berne, avec des moins values énormes et un gap qui se creusent de plus en plus. Suffisant pour que les bailleurs de fonds du Sénégal et el Fmi qui le conseille sur ses politiques économiques mettent des pressions terribles pour obtenir les têtes des régies financières. Mais, confie une source digne de foi au sein de ces institutions, c’est l’argentier de l’Etat, Amadou Bâ, qui a freiné des quatre fers depuis Washington où leurs représentants avaient failli les réclamer publiquement à Macky. Mais ce n’était que parti remise. Car, la sensibilité de la situation politique dépassée, les bailleurs reviennent à la charge. Et s’ils n’obtiennent pas gain de cause, il est fort à craindre que le Sénégal ne puisse accéder à ces nombreux milliards qui lui ont été promis par Eurobond ou au Groupe consultatif de Paris de décembre dernier où ils ont fait des choses inédites pour un pays qui va élection. Ce qui a beaucoup fait jaser dans la sous-région.

90 milliards par mois aux fonctionnaires

L’un des enjeux majeurs du contrôle des finances publiques réside dans la maîtrise des dépenses de fonctionnement, notamment de personnel. Car, le régime de Macky Sall a fait flamber gaiement la masse salariale. Sur le budget de 4 071 milliards de l’exercice 2019, nos valeureux 200 mille fonctionnaires se voient ingurgiter plus du quart de cette richesse nationale, soit près de 90 milliards par mois. Au total, la masse salariale va engloutir plus de mille milliards de francs Cfa. Ce qui constitue 40 % des recettes fiscales du pays. Un dérapage budgétaire qui propulse le pays au dessus des critères de convergences de l’Uemoa qui sont de 35 %. Et si on en est arrivé à ce stade c’est parce que Macky Sall n’a pas lésiné sur les moyens pour servir tout le monde. Une cuillère aux enseignants, une autre aux agents du secteur de la santé…et les calculettes commencent à fumer. Cela, sans compter les bourses d’étudiants qui ont atteint presque 70 milliards de francs Cfa, selon les chiffres fournis par les Finances lors du vote de la loi de finances de cette année.

Ainsi, l’Etat est obligé de raboter dans les dépenses pour tenir et maîtriser ces charges à côté du très coûteux service de la dette.

Pis, s’il a déjà rationnalisé certains démembrements en procédant à la dissolution de plusieurs agences, le gouvernement est encore obligé de taillé dans ces services dont certaines font quasiment le même boulot.D’un autre côté, les bailleurs veulent inciter le gouvernement à des réformes favorables à l’épanouissement de l’entreprises. Car, l’Etat a imposé de nouvelles taxes sur les mines, la boisson en plein exercice alors que les entreprises avaient tout planifié. Cela, à côté de la taxe sur l’électricité imposée pour financer l’éclairage publique et la promotion de la spéculation sur l’investissement. Un cocktail explosif qui a fini par mettre par terre de nombreuses entreprises.

Cette dérive budgétaire traduit également un échec de la politique de maîtrise des dépenses publics initiée par le gouvernement qui se fait taper sur les doigts par les institutions de Bretton Wood’s sur les nombreuses subventions à l’électricité ou la générosité de 30 milliards de francs Cfa de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der).

Fort conscient de cette situation difficile et difficultés qui se profilent à l’horizon, les Finances commenceraient à cogiter sur des moyens de renflouer les caisses. Dans ce cadre, souffle un haut fonctionnaire chez les bailleurs de fonds, le ministère des Finances a convoqué le semaine dernière un séminaire pour désamorcer la bombe.Seyni DIOP

Mody Guiro Cnts : «L’Etat doit poursuivre avec la Sde»

IGFM-Invité de Rfm Matin, Mody Guiro le secrétaire général de la Confédération national des travailleurs du Sénégal (Cnts) préfère continuer avec la Sde dans la gestion de l’eau. Il faut rappeler que dans ce dossier, l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) a décidé de suspendre le marché du contrat d’affermage gagné par le groupe français Suez. « Je suis pour qu’on poursuive le compagnonnage avec la Sde ». Mody Guiro rejoint dans cette position Moustapha Diakhaté, le chef de cabinet du Président de la République qui défend l’idée que les sociétés de souveraineté comme la Sde doivent revenir dans l’escarcelle de l’Etat. « Il faut faire confiance aux nationaux », déclare Mody Guiro.

Interrogé sur le chômage qui prend des proportions inquiétantes dans notre pays. « Il faut faire en sorte que les gens qui ont un emploi soient préservés », dit-il.

Moustapha Ngaido:«L’Armp a respecté le principe du contradictoire dans la bataille de l’eau»

http://www.lesoleil.sn Spécialiste en passation des Marchés, Moustapha Ngaido est Maître de conférences à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Après l’annulation de l’attribution provisoire par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) et la demande de reprise de l’évaluation par le Comité de Règlement des Différends (CRD) relatif à la sélection d’un opérateur chargé de la gestion du service public de production et de distribution d’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine au Sénégal, il analyse la décision rendue et les suites de cette bataille de l’eau entre la Sde, Suez et Véolia.

Quel est le délai légal pour que les offres de la Sde, de Suez et de Véolia soient réétudiées ?

Le délai est en principe de 15 jours pour l’évaluation des offres suite à l’ouverture des plis. Par analogie, étant donné que l’on n’est plus dans cette phase, les 15 jours peuvent faire l’objet d’une computation à partir de la notification de la décision au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Ce délai peut être prorogé de 10 jours par la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) conformément à l’article 70 du Code des marchés publics. En outre, si le marché est tellement complexe, on peut demander un délai supplémentaire à l’Armp. C’est ce qui a été fait dans le cadre de cette affaire. L’Armp avait accordé trois (3) semaines de plus au Ministère en raison de la complexité du dossier portant sur la délégation de service public.

Quels commentaires pouvez-vous faire de la décision de l’Armp ?

La Sde a soulevé au moins cinq moyens à l’appui de son recours et elle a eu gain de cause sur certains. Concernant le non-respect du délai dans la procédure d’attribution provisoire, le Crd estime à juste raison que la Sde s’est trompée. Sur ce point, il faut quand même reconnaître qu’il appartenait à l’Autorité contractante (MHA) de répondre clairement dès le départ à la Sde afin que cet argument ne soit pas soulevé devant le CRD. Certaines informations non confidentielles peuvent être transmises spontanément aux soumissionnaires. Le droit des marchés publics a beaucoup évolué et il est fondé aujourd’hui sur l’information complète des soumissionnaires. L’Armp a tenu aussi à faire respecter pleinement le principe du contradictoire. Le mémorandum du MHA a été transmis à la Sde qui a usé de son droit de réponse et les deux parties ont été convoquées devant le Crd pour une audition. L’Armp doit continuer dans cette voie afin d’entendre toutes les parties prenantes devant le Crd. C’est vrai que l’on s’approche véritablement d’une juridictionnalisation de cette institution, mais si c’est le prix à payer pour garantir les droits des différents acteurs, c’est une brèche dans laquelle il faut s’engouffrer. Sur les biens de non retour, l’argumentation du Crd est bien faite, sauf que je pense que si on peut se référer à la jurisprudence française, il n’est pas nécessaire de le faire de manière aussi crue. Sur le fond, le Crd confirme que l’évaluation doit être fondée sur des critères énumérés dans le dossier d’Appel à la concurrence et ils doivent être connus des soumissionnaires avant le dépôt de leurs offres. C’est ce qui dit clairement le Crd : « Qu’en vertu du principe de transparence, l’évaluation doit être basée sur des critères expressément mentionnés dans le DAO et dont la prise en compte peut être facilement vérifiée ». Je signale également que la composition tripartite de l’Armp du CRD (Administration, secteur privé et société civile) a pu jouer un rôle important dans cette décision.

Justement pour vous l’Armp a été exemplaire dans ce dossier…

L’Armp aurait pu se contenter d’échanger par des notes avec la Sde, mais elle a voulu qu’elle soit associée de manière effective à la procédure en ayant la possibilité de répondre au mémorandum de l’Administration en donnant aux deux les mêmes armes. Car, chaque partie s’est vue offrir la possibilité de présenter de manière raisonnable sa cause dans le respect d’un juste équilibre. Ce qui permet d’avoir une bonne administration de l’administration (justice) et les deux ont été traités sur le même pied d’égalité. C’est aussi l’un des apports de la réforme de 2007 qui a voulu plus de transparence dans la commande publique. Il y’a quand même quelque chose d’étonnant dans la décision, à savoir que la Sde qui a eu gain de cause voit sa consignation confisquée, alors que l’article 90 du Cmp dit clairement que la consignation est reversée au requérant lorsque son recours est fondé et c’est le cas en l’espèce. Il est vrai qu’elle n’est pas fondée sur certains points, mais ce qui est important, c’est qu’il y ‘a annulation de l’attribution sur la base du recours de la Sde.

Comment voyez-vous la suite de cet appel d’offre devenu rocambolesque ?

C’est vrai que la presse en a beaucoup parlé, il y a une ouverture pour la Sde, mais cela ne veut pas dire qu’elle a gagné le combat. L’argument essentiel utilisé par le Crd est que la détermination de l’offre la moins disante doit être faite selon des critères énumérés dans le dossier d’appel à concurrence. On ne peut, par conséquent pas reprocher à la Sde d’avoir respecté les critères mis à sa disposition. Ces sous-critères cachés vont disparaître et le Ministère va en principe à nouveau convoquer la Commission technique qui prendra le temps prévu par les textes pour attribuer le contrat. Les uns et les autres auront le temps d’affiner leurs armes avant la fin du renouvellement du contrat. En principe, rendez-vous est pris dans les prochaines semaines. Propos recueillis par Moussa DIOP

Suez vs Sde : La rencontre du ministère de l’hydraulique annulée

http://www.rewmi.com/ La dualité entre Suez vs la Sde continue de plus belle. La rencontre qui devait servir de cadre au ministère de l’hydrolique a été annulée au dernier moment. Pour cause, les offres des trois soumissionnaires que sont  Suez, Véolia et Sde se sont présentés au comité d’évaluation, composé du ministère en charge de l’Hydraulique, du ministère de l’Economie et des Finances, de la primature, du comité de pilotage rattaché à la présidence, du ministère en charge des Investissements, d’expert nationaux indépendants, chargé de réévaluer avec les mêmes dossiers déjà évalués.

Une fois les corrections ordonnées par l’Armp faite, le rapport d’évaluation sera soumis à la Direction centrale des marchés publics (DCMP) pour avis de non objection. C’est par la suite que l’attribution provisoire sera publiée, avec la possibilité  de recours pour les sociétés en compétition. ‘’Ces recours gracieux et contentieux  vont  suivre la même procédure avant de retourner à l’Autorité de régulation des marchés publics qui peut valider l’attribution provisoire ou demander une nouvelle évaluation des offres’’, précise la Rfm.

 Exploitation Pétrole et Gaz:Pétrodive prépare la main-d’œuvre locale

http://www.dakarmatin.com/ Les prochains semestres seront très déterminants pour les gisements de pétrole et gaz découverts au Sénégal. Pour mieux s’y préparer et apprêter la main-d’œuvre locale, la multinationale Petrodive, qui va travailler avec des compagnies pétrolières et gazières investies au Sénégal, a décidé d’envoyer de jeunes sénégalais en formation sur les métiers du pétrole et du gaz. Ce, dans le cadre de la mise en œuvre du volet local content. Elle a investi des centaines de millions sur ceux qui deviendront les premiers scaphandriers sénégalais de classe 3.

Les premiers scaphandriers sénégalais 

Le Directeur général de Pétrodive Sénégal, Moustapha Biteye, explique que par cet acte, Petrodive exprime l’intérêt qu’il porte à la promotion de la participation de la main-d’œuvre sénégalaise dans toute la chaine de valeur de l’industrie pétrolière et gazière. « Par ce geste, nous venons contribuer modestement à l’édifice que le Sénégal construit à l’horizon de l’exploitation de ses ressources », indiqué M. Biteye

Air Senegal Sa:Les clés de la réussite selon Mbakhane Fall,expert en aviation

http://www.emedia.sn La compagnie Air Sénégal Sa est désormais lancée et a commencé ses vols commerciaux, après que le premier vol sur Paris s’est effectué début février 2019. Cette nouvelle compagnie sénégalaise a pour ambition de se pérenniser. Contrairement aux défunts Air Sénégal International et Air Senegal Airlines, Air Senegal Sa compte trouver sa place dans un marché rude où la concurrence est loin d’être un jeu d’enfant. Mais pour être durable et viable, des exigences s’imposent à la nouvelle compagnie. « Le transport aérien est un monde à part entière et entièrement à part. Tout ce qui s’y fait doit être bien fait. Il faut de la perfection à tout moment », a noté Mbakhane Fall. L’expert en aviation de souligner : « Les gens qui sont proposés au poste, à toutes les étapes du voyage des passagers, doivent donner le meilleur d’eux-mêmes ». Cela s’explique par le fait que les clients sont de plus en plus exigeants à cause de la concurrence qui existe dans ce domaine. « Les compagnies sont des entreprises comme toutes les autres. Mais au bout du compte, il y a un client qui demande à être satisfait et il faudrait le satisfaire pleinement », dixit M. Fall. Babacar FALL

Kaffrine : 11% des enfants recensés souffrent de malnutrition aiguë et sévère

https://www.pressafrik.com Sur cent (100) enfants recensés dans la région de Kaffrine, onze (11) sont atteints de la malnutrition aiguë et sévère. Une situation qui inquiète les autorités sanitaires de la localité qui, pour limiter les dégâts, ont initié une cession de formation de 92 Badiénous Gokh.

Une étude menée dans la région de Kaffrine a montré que 11% des enfants recensés souffrent de la malnutrition aiguë et sévère. Soucieux de cette situation, le district sanitaire de Kaffrine a décidé de former 92 Badiénous Ngokh pour contre carré la maladie.

« Les prévalents restes toujours élevés si on prend le district Kaffrine en 2018, le taux de malnutrition aiguë sévère tournait aux alentours de 2%, et la malnutrition aiguë globale,  aux alentours de 11,2%, pour dire que c’est quelque chose qui est persistant », déclare le Docteur Ndèye Mabcké Kane, médecin-chef du district sanitaire de Kaffrine. Aminata Diouf

Litige foncier:Le coup de sang de Me Ciré Clédor Ly

http://www.emedia.sn « C’est un scandale. C’est simplement choquant ». Telle est la réaction de Me Ciré Clédor LY, avocat de Babacar Fall, le directeur général de la société Technologie 2000, suite à la décision de la Première chambre de la Cour d’Appel dans l’affaire de la cité Gadaye. Le délibéré rendu ce lundi, 11 mars, son client est condamné à deux (2) ans dont six (6) mois de prison ferme et à réparer le préjudice subi par les victimes au nombre de 253.

Loin d’être convaincu, la robe noire ne mâche pas ses mots. Ce, pour dire que « la Justice de notre pays est en train de tomber sur la tête parce que figurez-vous, c’est quelqu’un qui a son titre foncier, des personnes sont venues construire nuitamment. La DSCOS (la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol), considérant que c’est des constructions irrégulières puisqu’elles (ces personnes) n’avaient même pas de titre, est venue démolir. Alors, au lieu de porter plainte contre la DSCOS, elles portent plainte contre mon client alors qu’il n’est pas l’auteur de l’exécution matérielle des destructions, on le déclare coupable d’avoir démoli. Vraiment, je pense qu’on devrait revoir nos textes de lois et l’enseignement à l’Université parce qu’avec ces pratiques judiciaires, on a le tournis. On ne comprend plus. »

Me Ciré Clédor LY qui annonce la poursuite du dossier, annonce qu’il va « saisir la Cour suprême naturellement » pour « qu’elle applique sa jurisprudence. »
Président du collectif des victimes de Gadaye, El Hadji Wagué ne cache pas sa joie : « Nous avons obtenu gain de cause parce que voici six (6) ans que nous menons un long combat. Il y a 253 personnes qui sont victimes de ces démolitions. Aujourd’hui, nous apprécions la décision du juge. Justice a été rendue. »

Fatou Ndiaye fait également partie des victimes. Selon ses précisions, elle avait acheté en 2011, un terrain où elle avait fini de bâtir sa maison. Avant « de tout perdre en 2013 », suite à la démolition de sa maison. La dame qui pousse un ouf de soulagement espère recouvrir son investissement qu’elle estime entre 14 et 15 millions de F CFA. 4 milliards de F CFA, c’est la somme que les 253 victimes réclament à Babacar Fall.

Fusion Gendarmerie-Police : «une décision tardive qu’il faut accélérer »,selon le commissaire Cheikhna Keïta

https://www.leral.net/ Le commissaire à la retraite, Cheikhna Keïta, a encouragé l’idée d’une fusion entre la Police et la Gendarmerie annoncée, hier, par le porte-parole de la Police, le commissaire Tabara Ndiaye, dans l’émission « Grand Jury ».

« C’est une décision tardive. Je pense qu’il faut accélérer le processus parce que cela débouchera sur plus de sécurité pour les populations », a estimé, le commissaire Cheikhna Keîta sur la RFM.

Rappelant que la police est un corps paramilitaire et que la gendarmerie est un corps militaire qui dépend de l’armée, le commissaire a affirmé que « cette séparation entre les deux corps, n’existe qu’en France, désormais, et les pays qu’ils ont colonisés ». Et d’ajouter, « les autorités doivent se dépêcher. Le chef de l’Etat qui est le chef suprême des armées doit donner les instructions pour accélérer cette décision ».

Réfutant la rivalité entre les deux corps, le commissaire à la retraite a invité les Sénégalais à être plus coopératifs pour aider les forces de l’ordre dans leur mission, indiquant « qu’on ne peut pas mettre un policier derrière chaque Sénégalais ».

Ziguinchor : Près de 150 policiers réclament 9 mois d’indemnités

http://www.seneweb.com/ Ça grogne au sein de la police, particulièrement à Ziguinchor. En effet, près de 150 policiers réclament 9 mois d’indemnités journalières d’opération qui s’élèvent à 75 000 F le mois, selon la radio Sud Fm. « Nous sommes plus d’une centaine de policiers qui traversent ces moments difficiles de la vie. Parce que nous sommes des agents qui ont des familles. Imaginez, à chaque fois qu’un parent t’appelle pour une assistance sociale, tu es mal à l’aise, alors que l’Etat nous doit de l’argent », regrette un agent sous couvert de l’anonymat.

Ces spécialistes du maintien de l’ordre qui n’en peuvent plus de ne pas disposer de leur argent interpellent la hiérarchie. « On demande vraiment aux autorités compétentes de nous aider. Nous sommes des hommes de tenue, nous n’avons pas droit à la grève, ni à la communication, mais si on communique discrètement, c’est parce que nous sommes dans le besoin », a confié un agent sous couvert de l’anonymat.La hiérarchie affirme que la procédure est en cours depuis plusieurs mois.

TÉLÉFILMS OU FILMS PUBLICITAIRES? PAR ALASSANE KITANE

S’il faut saluer la belle initiative qui a consisté à promouvoir le consommer local dans ce domaine, il reste que dans le fond comme dans la forme ces téléfilms sont parfois très décevants et parfois même nocifs à notre identité

Au risque de me faire traiter de rabat-joie ou de pessimiste chronique par les fans de téléfilms sénégalais, je dirais que le flot de téléfilms produits et diffusés par les télévisions sénégalaises est préjudiciable à notre société. S’il faut saluer la belle initiative qui a consisté à promouvoir le consommer local dans ce domaine, il reste que dans le fond comme dans la forme ces téléfilms sont parfois très décevants et parfois même nocifs à notre identité. Le fait qu’ils soient consommés sans modération par le public pourrait faire croire qu’ils sont réussis aussi bien sur le plan artistique que sur celui technique, mais ce n’est qu’apparence. Il faut juste rappeler que dans la société de consommation, les désirs peuvent être provoqués artificiellement et leur satisfaction proposée sous des formes standardisées par la logique la production-consommation.

 Nous n’inventons rien. On sait depuis Marcuse (Eros et CivilisationContribution à Freud) que la sur-répression du plaisir s’opère de façon quasi magique par une surproduction de biens et services destinés à capturer et à domestiquer l’énergie créatrice qui existe en chacun d’entre nous. La sexualité est de plus en plus présente, mais de plus en plus raffinée, émoussée et finalement inhibée ou niée dans la course à la consommation d’une infinité d’objets et de produits de substitution.  Nous sommes à l’ère du « je consomme, donc je suis » ou du « je vis pour consommer » : la consommation est désormais la mesure de l’être au lieu d’en être un simple moyen.

La production de faux besoins et de faux désirs a amputé l’homme de sa substance originelle, de son essence : la liberté ou la créativité. Le principe même de la rationalité technologique, c’est de dépouiller l’homme de toute possibilité d’être et d’exister en dehors du système. Le système est démocratique, ouvert dans sa forme ; mais totalitariste et clos dans son fond parce que le corps y devient esprit et l’esprit corps comme le suggère Marcuse : « Le principe de plaisir s’étend à la conscience ; Eros redéfinit la raison en ces propres termes : est raisonnable ce qui protège l’ordre de la satisfaction. ». Nous sommes libres de consommer, mais nous consommons ce que veut le système et comme le veut le système.

L’industrie du luxe et du loisir est chargée de rendre opérationnel ce sinistre précepte de négation de la dissemblance dans la société industrielle, de sorte que l’opposition au système fait désormais partie de celui-ci et dans les limites définies par lui. Le système prend tout à l’individu sans qu’il s’en rende compte : le discours est cadenassé parce que standardisé ; l’art est paradoxalement passé d’antisystème à pro-système ; la religion est folklorisée par des prêches excentriques, sensationnelles et peu critiques envers le système, …

Ce système d’est d’abord mondial (la capitalisme) avant d’être local (les pseudos démocraties dans nos pays) : l’homme est outrageusement dépossédé par et dans sa croyance au principe de libre consommation. « Goorgui » est pris dans le piège d’une surabondance de plaisir et la promesse d’une sur-satiété : il est noyé dans un flot de divertissement télévisuel, les magasins de grande surface lui procurent des délices jamais délectés, les artifices d’un langage totalement ludique lui font croire qu’il est heureux. Le Sénégalais est broyé et appauvri (dans tous les sens) par une machine de consommation qui ne lui laisse aucun répit.

Inspectons le langage que charrient les téléfilms, analysons les séquences romantiques où se côtoient fidélité et infidélité, amour et haine, concorde et dislocation : le type d’homme que veut le système y est sculpté de manière suggestive. Ne soyons donc pas étonnés d’avoir une société musulmane où la monogame devient règle (puisque la polygamie est source d’instabilité et de crises) et où la virilité ou la masculinité résidera plus dans le sublimé (du genre « na gooré » ) que dans le réel. Les mariages sont de plus en plus éphémères et chaotiques, l’éducation familiale presque contingente : la baisse de niveau des apprenants et le peu de créativité des adultes sont consubstantiels à notre façon d’être qui n’est rien d’autre qu’une façon de consommer.

Pour en revenir au caractère préjudiciable des téléfilms sénégalais, remarquons d’abord qu’ils contribuent à perpétuer la conspiration contre les langues locales. Alors que les troupes « Daaray kocc » et « Diamonoy tey » avaient fini de prouver la haute créativité que recèle la langue wolof, nos nouveaux téléfilms nous agressent avec des séquences entières en français ! Pourquoi chercher à imposer subrepticement aux Sénégalais la promiscuité d’un langage qui n’est ni wolof ni français ? Si le wolof ne peut véhiculer ni romantisme ni intelligence politique (ce qui est bien évidemment absurde) pourquoi convoquer ces thèmes dans des téléfilms destinés à la consommation locale ? Parlez wolof si vraiment (comme vous le prétendez) vous voulez faire la promotion du « consommer local » ! Il n’y a rien de plus incommodant pour le spectateur non lettré en français que de suivre des envolées lyriques en wolof coupées de façon irrespectueuse par une irruption du français pour débiter des « lieux communs » de la télénovela. Cette trouvaille n’est rien d’autre qu’une astuce pour combler un vide d’inspiration. Nous avons besoin que notre vouloir, notre amour, nos craintes, nos joies, nos échecs, nos déceptions ; bref, que notre être soit chanté, célébré, pensé dans nos langues locales.

On remarquera d’ailleurs que certains téléfilms confondent sciemment réalisme et reproduction instantanée du réel : ils font du « marquage à la culotte » à l’actualité. Or même si leur dessein était de faire du téléfilm un « raconteur du présent », ils devraient savoir que la créativité doit précéder et rendre possible toute œuvre réaliste. Par conséquent, si le téléfilm doit être une duplication quasi instantanée du réel, mieux vaut remplacer les personnages par des personnes pour que l’œuvre devienne plus vraie. Le danger de cette intrigante manœuvre entre la politique et l’art, c’est de façonner les consciences ou de les manipuler dans l’optique d’une perpétuation du système qui est ici à la fois médiatique et politico-artistique. La conspiration du système va jusqu’à squatter la créativité artistique pour l’empêcher d’être libre et porteuse d’une idéologie de libération. Art, politique et média constituent une trinité pour le maintien de l’ordre politique, économique et social. Ils se signifient et se soutiennent réciproquement dans l’intérêt d’une oligarchie qui exploite les pauvres citoyens en les manipulant par des besoins artificiels.

Un autre aspect rebutant du téléfilm sénégalais, c’est sa vocation outrancièrement publicitaire, voire tout simplement marchande. Quelle honte ! C’est quand même incroyable : l’attention, le temps et l’esprit du téléspectateur sont ostensiblement « vendus » dans le cours même du film ; de sorte qu’on n’ait aucune liberté de zapper pour éviter de subir le diktat du commercial ! A ce rythme les sociétés publicitaires risquent de fermer pour céder la place à la rapacité d’un trust médiatique qui finira par engloutir la société sénégalaise elle-même. C’est comme si aucune instance de régulation n’existait dans ce pays : la publicité, la politique, le divertissement, l’information et la communication opèrent dans une synergie d’uniformisation de notre société.

Ils savent que le zapping est devenu un acte éminemment politique : en choisissant une télé on choisit inconsciemment ou sciemment une perception de la réalité devenue ultra politique.

Ils conquièrent le DÉSIR de nos concitoyens, orientent leur choix en manipulant leur conscience par une double publicité : incitation à consommer un produit en vantant ses qualités et incitation à un conformisme généralisé dans le satisfaction du désir, dans le comportement, bref dans l’être. Le désir est manufacturé sous forme de désir d’être connu ou de désir d’être-reconnu : la célébrité incline parfois à renoncer à certaines idées et valeurs, notamment celles qui sont jugées subversives par le média dispensateur de célébrité. Il y a des intellectuels et des artistes qu’on n’invite pas dans certaines télés à cause de l’incompatibilité de leurs idées avec la ligne éditoriale devenue doctrinale du média. Les débatteurs les plus en vue sont les répétiteurs de la bien-pensance et des idées complaisantes, les prêcheurs les plus mis en exergue sont ceux qui ne risquent pas d’importuner le système, les animateurs les plus payés sont ceux capables de dissoudre le sérieux et la profondeur du désespoir dans le folklorique.

C’est ainsi que tout énergie antagoniste est doublement inhibée : d’une part, des célébrités sans aucune valeur artistique ou intellectuelle sont chargées d’étouffer toute contestation par la diabolisation ; d’autre part la superficialité et le sensationnel érigés en dogme pour endiguer le mécontentement. Tout le monde a vu comment un ancien rappeur devenu mbalax-man ultra médiocre s’est arrogé le droit d’occuper, durant la campagne, tous les médias pour débiter des énormités sur les candidats de l’opposition à la présidentielle. Il n’est donc pas étonnant que s’opposer devient de plus en plus difficile dans notre pays : les faux chroniqueurs pourront achever la sale besogne en s’attaquant lâchement aux opposants à qu’ils reprochent leur manque d’inventivité oubliant qu’ils ont eux-mêmes confisqué les couloirs et les moyens de cette inventivité.

La publicité est en train de tuer le téléfilm sénégalais par un dévergondage excessif dans les messages : les produits aphrodisiaques, les élocutions érotiques, les tailleurs très sexy passent dans le film même ! Aucune précaution morale ou même artistique n’entoure aujourd’hui la publicité dans le film. C’est dans le brut que la chose est passée sans se soucier du chef de famille qui regarde la télé en famille. Qui paie commande dit l’adage ! Aujourd’hui celui qui tient la bourse contrôle les séquences du film ; demain il contrôlera les idées du téléspectateur. Marcuse avait donc raison de dire que la rationalité technologique a un caractère politique sournois et très puissant. Par un système de domination presque invisible, elle dévore l’homme en le poussant à chercher sans relâche un plaisir essentiellement impossible dans l’accumulation d’argent et de produits de consommation. Il nous semble urgent de libérer nos consciences de cette servitude si nous voulons un véritable changement dans notre pays.

MAISON D’ARRÊT DE LIBERTÉ 6:PLUS DE 100 FEMMES EN ATTENTE DE LEUR JUGEMENT

http://www.emedia.sn La maison d’arrêt pour femmes de liberté 6, plus connue sous le sobriquet de « Camp Pénal » dépasse sa capacité d’accueil. Selon le lieutenant Nogaye Sène, directrice de cette prison, la population carcérale s’élève à 120 détenues dont 12 condamnées définitives. Elle a fait la révélation dans Walfadrji. Ainsi, avec 108 détenues qui attendent leur jugement, cet établissement pénitentiaire dépasse sa capacité d’accueil qui est de 100 places. « La privation de liberté n’est pas synonyme de confiscation des droits de la personne. Elle est tout simplement privée du droit d’aller et de revenir », a confié le lieutenant Nogaye Seck, non sans indiquer que ces pensionnaires de la citadelle du silence aspirent à retrouver leur place dans la société.

A l’en croire, l’administration pénitentiaire a une mission difficile et complexe qui demande beaucoup de moyens matériels pour améliorer leurs conditions de détention. Ouverte le 30 octobre 1995, la maison d’arrêt pour femmes de liberté 6 a été mise sur pied dans le but de désengorger la Maison d’arrêt de Rebeuss et de mettre les femmes dans les meilleures conditions de détention. Cette prison était, en réalité, une annexe de la Maison d’arrêt de Rebeuss, chargée d’accueillir les femmes en détention préventives. Mais, par décret numéro 98-980 du 4 décembre 1998, l’annexe deviendra finalement une maison d’arrêt pour femmes

RÉSEAUX SOCIAUX:ISMAÏLA MADIOR FALL PLAIDE POUR UNE RÈGLEMENTATION EN PÉRIODE ÉLECTORALE

Dakar, 11 mars (APS) – Le garde de Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a souligné lundi la nécessité d’une règlementation de l’utilisation des réseaux sociaux au Sénégal en période électorale. 

« Il y a, à mon avis, un impératif je dis bien, je le répète, un impératif de réglementer l’utilisation des réseaux sociaux dans notre pays, notamment en rapport avec la démocratie, avec l’élection », a-t-il dit dans un entretien paru dans la livraison du quotidien Enquête de ce lundi.

Selon le ministre de la Justice, il faut des « mesures législatives strictes pour encadrer, réprimer lorsque c’est nécessaire les fausses informations lorsqu’ils ont un impact politique électoral ou subversif ». « Toutes les démocraties l’ont fait », a rappelé Ismaïla Madior Fall.

Lors de la présidentielle du 24 février, les états-majors politiques des candidats en lice ont beaucoup recouru aux réseaux sociaux pour vulgariser leur campagne, diffuser des informations, à l’image de nombreux citoyens qui s’y sont aussi montrés très actifs

Mais certains observateurs ont relevé les dérives liées en particulier à la diffusion de fausses nouvelles.BHC/ASG/ASB

Le message du khalife de Ndiassane

http://www.seneweb.com/ Le khalife général de Ndiassane invite les Sénégalais à soigner leurs comportements et à préserver la paix sociale. Cheikh Bécaye Kounta, par la voix de son porte-parole, interpelle également le président Macky Sall et lui demande de pardonner et non pas de se venger de ses adversaires, nous informe Zik Fm.

«C’est une lourde charge que d’avoir des responsabilités. Une charge qui émane de la volonté de Dieu et c’est à Lui qu’il faut s’en remettre pour l’exercer dignement. Le Prophète dit que l’on a toujours des adversaires. Si Dieu nous donne la force de nous venger de nos ennemis, il faut privilégier le pardon et Lui rendre grâce. Le khalife le recommande à tout le monde, y compris le président et tous ceux qui sont investis d’une responsabilité dans ce pays. Il demande à tout un chacun de soigner les comportements dans ce pays indivisible et qui appartient à nous tous. Le Sénégal ne mérite que la paix et cette paix est du devoir de tous, y compris lui le khalife qui prie pour que le Tout-Puissant préserve cette paix sociale et conduise le peuple selon sa volonté», rapporte le porte-parole du khalife, Pape Abdourahmane Kounta.

Le Forum civil recommande la création ‘’d’un ministère chargé de la cohésion nationale et de la citoyenneté’’ pour éviter le vote ethnique

https://actusen.sn/ La fibre ethnique qui s’invite de plus en plus dans le débat politique au Sénégal, inquiète le Forum Civil. Son Coordonnateur Birahime Seck qui a évoqué la question lors d’une rencontre de restitution interne des résultats de l’étude portant sur la revue des documentaire du conflit en Casamance ce dimanche à Kolda, a recommandé ‘’la création d’un ministère chargé de la cohésion nationale et de la citoyenneté’’. Ce, pour recoller les cassures qui ont été provoquées par la quête de suffrages électorales.

Birahime Seck,Forum Civil:‘’une densification des investissements au niveau de la Casamance reste un des impératifs de consolidation de la paix’’

https://actusen.sn Une rencontre de restitution interne des résultats de l’étude portant sur la revue des documentaire du conflit en Casamance et sur la cartographie des activités et  initiatives de paix a eu lieu dimanche dernier à Kolda. C’était sous l’égide du Forum Civil exécuté par la Coordination sous-régionale des organisations de la société civile pour la paix en Casamance (Cospac) avec l’appui de la Fondation Ajws. ‘’C’est un moment de Partage d’une recherche qui a été effectuée par des consultants sur les différentes initiatives des acteurs dans le processus de paix en Casamance, de mettre au parfum l’ensemble des sections du Sud sur le processus de paix en Casamance et les faire comprendre qu’avant de parler d’une question, il faut impérativement connaitre les tenants et les aboutissants’’, Birahime Seck.

Le Coordonnateur du Forum Civil soutient qu’‘’une densification des investissements au niveau de la Casamance reste une des impératifs de consolidation de la paix’’.

Il invite ainsi le Président de la République à s’y impliquer directement. ‘’C’est un besoin pour que le président de la République Macky Sall s’implique directement dans le processus de paix. La confiance peut enfin renaître entre les différents acteurs’’, dit-il.

 Idrissa Seck rejette la proposition de dialogue politique de Macky Sall

YERIMPOST.COM C’est en des termes peu amènes voire corrosifs que le challenger de Macky Sall a rejeté la proposition de celui-ci d’ouvrir un dialogue politique avec l’opposition pour décrisper le climat politique. « Je ne peux pas dialoguer avec une personne habituée à renier sa parole », a asséné le leader de la coalition Idy 2019.

 Amnistie de Karim Wade:l’Assemblée Nationale se prépare

http://www.dakarmatin.com/ Dans une interview accordée à France 24, le président Macky Sall soutenait qu’il était dans les dispositions d’amnistier Karim Wade et Khalifa Sall s’il est réélu à la présidentielle de 2019.

Tout juste après la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle par le Conseil constitutionnel, Macky Sall a appelé au dialogue, invitant ses prédécesseurs, les présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade autour de la table. Il venait ainsi de donner le signal pour une décrispation de l’espace politique.

D’ailleurs, à l’Assemblée nationale, des tractations sont entamées pour introduire une loi d’amnistie en faveur de Karim Wade. Une information confirmée par le député membre du Pds, Cheikh Abdou Mbacké Bara Doly.

« Il y a des députés au niveau de l’Hémicycle, dont je tairais les noms, qui m’ont demandé d’introduire une loi d’amnistie pour la libération de Karim Wade. Je suis en train de travailler sur ça, mais je pense que cela qu’après les élections locales », explique le parlementaire, note « Libération»

Amnistie de Karim Wade:Les tractations ont débuté

IGFM-Dans une interview accordée à France 24, le président Macky Sall soutenait qu’il était dans les dispositions d’amnistier Karim Wade et Khalifa Sall s’il est réélu à la présidentielle de 2019.

Tout juste après la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle par le Conseil constitutionnel, Macky Sall a appelé au dialogue, invitant ses prédécesseurs, les présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade autour de la table. Il venait ainsi de donner le signal pour une décrispation de l’espace politique.

D’ailleurs, à l’Assemblée nationale, des tractations sont entamées pour introduire une loi d’amnistie en faveur de Karim Wade. Une information confirmée par le député membre du Pds, Cheikh Abdou Mbacké Bara Doly.

« Il y a des députés au niveau de l’Hémicycle, dont je tairais les noms, qui m’ont demandé d’introduire une loi d’amnistie pour la libération de Karim Wade. Je suis en train de travailler sur ça, mais je pense que cela qu’après les élections locales », explique le parlementaire, note « Libération».

Amnistie Khalifa et Karim:«Cela peut fragiliser notre arsenal juridique»

http://www.seneweb.com Une amnistie pour Karim Wade et Khalifa Sall est possible, mais cela risque de créer des conséquences. Car, en le faisant, elle met en suspens le principe de la reddition des comptes, selon le professeur de droit Iba Barry Camara.

«Maintenant, avec l’amnistie, on vote une loi pour dire que les personnes qui ont eu à commettre de telles infractions ne peuvent pas être poursuivies dans un délai déterminé, etc.», a fait savoir le Pr. Camara. Avant de souligner : «C’est une remise en cause justement de ce qui existait avant et ceci peut fragiliser effectivement notre arsenal juridique, notamment pénal. Et surtout lorsque ce sont des questions relatives comme les questions pécuniaires telles que le détournement ou bien l’enrichissement illicite», a-t-il expliqué sur iRadio.

Algérie:Abdelaziz Bouteflika renonce à un 5e mandat et reporte les élections

rfi – Webnews | Le président algérien a annoncé ce lundi 11 mars via une lettre publiée par l’agence officielle APS qu’il renonçait à briguer un cinquième mandat et que l’élection présidentielle du 18 avril était repoussée et qu’elle aurait lieu « dans le prolongement d’une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019.

Il était rentré dimanche 10 mars de Genève après deux semaines d’hospitalisation pendant lesquelles sa candidature à l’élection présidentielle, la cinquième de suite, avait été fortement contestée dans le pays. Abdelaziz Bouteflika renonce donc à se présenter et l’élection, initialement prévue le 18 avril va être reportée.

Le président a annoncé sa décision dans une lettre publiée par l’agence officielle APS où il détaille les raisons de son choix en quatre temps. En premier lieu, le président Bouteflika annonce qu’il ne se représentera pas à un cinquième mandat en précisant qu’« il n’en a jamais été question ».

Il poursuit en annonçant le report de l’élection du 18 avril. « Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé » précise-t-il.

Abdelaziz Bouteflika affirme ensuite que des changements auront bientôt lieu dans le gouvernement. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a par ailleurs déjà remis sa démission affirme la chaîne de télévision Ennahar.

Le président algérien conclut enfin que son ultime mission à la tête de l’Algérie sera de faire en sorte que Conférence nationale inclusive et indépendante mène à bien ses travaux et permette l’émergence d’une nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum populaire avant la tenue d’une nouvelle életion présidentielle.

 3e mandat–Hélène Tine : «Le « en principe’de Ismaila Madior Fall est douteux…»

https://senego.com Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, dans un entretien accordé au quotidien l’Enquête, s’est prononcé sur l’éventuel troisième mandat du Président Macky Sall.« Je pense que la constitution est assez claire. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat du chef de l’État », a précisé le constitutionnaliste.

Invitée à l’émission « Tmtc » sur Dtv ce lundi 11 mars 2019, Hèlène Tine de la Coalition « Idy 2019 » décortique le message du constitutionnaliste vu différemment par les citoyens.

Pour elle, l’expression « En principe » inspire le doute quant à l’exactitude des dires du Ministre.Regardez!

Amnistier Karim,libérer Khalifa:Les vérités de Abdoulaye Makhtar Diop à l’opposition

https://senego.com/ Abdoulaye Makhtar Diop était l’invité de Omar Gningue à l’émission « Le point » ce dimanche 10 mars, sur Rts.

Interpellé sur le dialogue qui fait débat actuellement au Sénégal, « Le grand Serigne de Dakar » de rappeler à l’opposition le chemin qu’il faut emprunter pour dialoguer.

Pour l’ancien ministre, l’amnistie de Karim Wade ou et la libération de Khalifa Sall ne doivent pas être des conditions pour un dialogue, mais plutôt une finalité du dialogue Par Abdou Faty GUEYE  

 Macky Sall entame «son dernier mandat» à la tête du Sénégal (Seydou Guèye)

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé-Le président Macky Sall, réélu au terme du scrutin du 24 février dernier pour un deuxième mandat, entame son « dernier » magistère à la tête du Sénégal, a confié à APA le ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, coupant ainsi court aux spéculations sur la quête d’un troisième mandat après la modification de la Constitution en 2016.

« Vous avez la réponse… c’est vous-même qui l’avez dit. C’est ça la réalité (…) C’est son dernier mandat ! Puisque nous sommes partis sur une révision de la Constitution qui a été une révision consolidante », a notamment dit Seydou qui était lundi l’invité du Grand Oral d’APANEWS .

Selon Seydou Guèye, « il n’y a pas besoin d’être péremptoire sur la question, il faut s’en référer à la Constitution. Si vous lisez la Constitution, vous vous rendrez compte que les marges de manœuvre pour interpréter sont très minces, pratiquement inexistantes ».

« Le problème qu’on avait connu par le passé, le président Macky Sall y a apporté une réponse en limitant le nombre de mandats, en fixant la durée du mandat du président de la République et en verrouillant un peu la Constitution pour que ces dispositions relatives à l’élection du président de la République soient pratiquement intangibles », a renchéri M. Guèye, par ailleurs secrétaire général du gouvernement

Abondant dans le même sens, le ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall, s’est confié au quotidien Enquête pour balayer d’un revers de la main les déclarations de « professeurs de droit » sur la possibilité pour Macky Sall de « faire un autre mandat », avant d’affirmer : « Moi, je pense que la Constitution est claire. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat » du chef de l’Etat.

Elu en 2012 au second tour face à Abdoulaye Wade (2000 – 2012) pour un mandat de 7 ans, Macky Sall a modifié la Constitution lors du Référendum de 2016 en réduisant, parmi plusieurs points, le mandat présidentiel à 5 ans. Aux termes de la Constitution, un président ne peut pas briguer plus de deux mandats de suite.

Jusqu’ici, Macky Sall, qui prête serment le 2 avril prochain, déclare toujours que le septennat (2012 – 2019) est son premier mandat à la tête du pays.ODL/cat/APA

Couplage des élections,dissolution de l’Assemblée:Babacar Gaye intraitable

YERIMPOST.COM Un avis tout tranché sur le débat du couplage des élections locales et législatives. Babacar Gaye, le porte-parole du Parti démocratique sénégalais soutient mordicus qu’il s’agit d’une stratégie du camp présidentiel pour distraire l’opposition et tenter ainsi de faire oublier la présidentielle qu’il qualifie de frauduleuse, gagnée par le président Macky Sall. « Ces déclarations de Me Aïssata Tall Sall et Aymérou Gningue ne sont que des ballons de sonde envoyés par le camp présidentiel qui applique le théorème de Pasqua en ajoutant à l’affaire de la réélection frauduleuse de Macky Sall, une autre affaire pour distraire l’opposition. Ils tentent par ces incongruités de faire oublier le traumatisme post-électoral », souligne t-il. Avant d’ajouter: « Même si le président de la République a des pouvoirs constitutionnels de dissoudre l’Assemblée nationale après 2 ans de législature, ou lorsque celle-ci adopte un motion de censure contre le gouvernement, rien ne justifie une telle décision politique ». Et Babacar Gaye de s’expliquer davantage  dans Vox Populi: « D’abord, le président élu dispose d’une très confortable majorité qui n’est pas prête à se saborder. Ensuite, Macky Sall ne prendrait jamais de risque de cohabiter avec son opposition 1 an après sa réélection… Enfin, aucune élection ne devrait plus se tenir dans ce pays, sans une réforme en profondeur du système électoral. C’est d’ailleurs les raisons qui me font croire que même les locales ne pourraient se tenir en décembre 2019, si l’appel au dialogue du président de la République procède d’une réelle volonté de décrispation… Attendons l’offre de dialogue du président et la réaction de la classe politique significative au lieu de scruter le sexe des anges. »

Arrestation d’un agent de la DST chez Barthélémy Dias:Le diagnostic peu complaisant d’un espion.

https://www.dakaractu.com Mardi 5 mars dernier, un agent de la Direction de la Surveillance du territoire (DST) a été arrêté chez Barthélémy Dias. Le policier en civil se serait frauduleusement introduit dans le véhicule de l’homme politique avant de se faire surprendre comme un vulgaire voleur. Alpagué, il est conduit à la Section de recherches de la gendarmerie où une enquête aurait été ouverte pour élucider cette affaire qui a mis mal à l’aise ses supérieurs.
Câblée par Dakaractu, la Direction des relations publiques de la Police nationale a confirmé que G. Y Fall est l’un des leurs, non sans balayer les accusations de Barthélémy Dias. Pour les limiers, l’agent en question était en mission comme tant d’autres déployés sur le terrain après une présidentielle empreinte de contentieux.
De visu, on cherche à sauver les meubles. En effet, en interne, on s’arrache les cheveux suite à cette bévue commise par un espion qui était censé faire son boulot en passant incognito. “C’est une erreur de débutant”, diagnostique un RG avec qui Dakaractu a discuté sur le sujet.
Très gêné par l’amateurisme dont G. Y. Fall a fait montre, notre interlocuteur l’impute au recrutement tous azimuts de jeunes sans expérience au niveau de la DST.
“C’est une situation assez conjoncturelle, parce que depuis la réforme de 2009, on a assisté à un rajeunissement du personnel de la police. Les anciens policiers les plus expérimentés sont partis à la retraite laissant leurs postes à des jeunes âgés entre 20 ans et 30 ans qui n’ont fait que 2 années d’armée avant d’être enrôlés dans la police”, épingle-t-il.
L’infiltré arrêté chez Barthélémy Dias est dans la fourchette.    
Aussi, dénonce t-il l’esseulement des novices qui, une fois sur le terrain “sont laissés à leur sort” et ne savent que faire face à des situations inconfortables pour se tirer d’affaire. C’est selon lui, ce qui explique que l’espion qui a été arrêté n’ait pas pu s’extirper lui-même de ce sale quart d’heure. Mais c’est aussi parce que selon notre interlocuteur, l’agent n’a pas pu alerter sa hiérarchie à temps. Barthélémy Dias a allégué avoir reçu un coup de fil de la police de Dieuppeul pour s’enquérir de la situation d’un agent de la DST arrêté chez lui. Signe que l’information est remontée, mais très tardivement.
Une telle boulette appelle nécessairement des sanctions. Notre interlocuteur acquiesce. Reste maintenant à savoir ce que risque l’agent “grillé”, selon le jargon policier. “Une sanction disciplinaire d’ordre intérieur comme la taule ou un déploiement dans un autre service”, confie notre source pour qui, les anciens doivent être mis à contribution pour accompagner les nouvelles recrues. Lesquelles, déplore-t-il, ne sont pas toujours à la hauteur des missions à eux assignées.
Dépendante de la Direction Générale de la Police nationale, la DST est chargée d’assurer la surveillance du territoire. Au Sénégal comme dans beaucoup pays d’Afrique, l’essentiel de ses activités consiste à surveiller les moindres faits et gestes des hommes politiques et des journalistes.

Benno Bokk Yakaar:Le début de la fin ?

https://www.dakaractu.com La coalition présidentielle est-elle arrivée au terme de son existence ? C’est la question qui taraude l’esprit des observateurs suite à la sortie du chargé des questions électorales de l’Alliance des Forces du progrès (AFP). Bouna Mohamed Seck a, au cours de l’émission “Objection”, affirmé que les progressistes présenteront un candidat en 2024.

Jamais coalition présidentielle n’a aussi charrié les pronostics eu égard à sa longévité. Formée dans l’entre deux tours de la présidentielle de 2012 pour porter au pouvoir Macky Sall, Benno Bokk Yaakaar a bravé les intempéries et a réussi à se maintenir malgré quelques départs qui n’auront pas affecté sa pugnacité.
C’est ainsi que cette coalition est sortie vainqueur des différentes échéances électorales dont les plus importantes restent sans doute les législatives de 2017 lors desquelles elle s’est s’adjugée la majorité des sièges (125/165) et la présidentielle de 2019.
Un partage des responsabilités entre les partis les plus représentatifs aura beaucoup joué sur le maintien du bloc compact de cette coalition.
Ainsi, dans les différents gouvernements, l’Afp et le Parti socialiste sont représentés selon leur poids électoral.
À l’Assemblée nationale, le perchoir est occupé par Moustapha Niasse qui n’est personne d’autre que le secrétaire général de l’Afp, tandis que le premier secrétaire du Ps est nommé Président du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT).
Conséquences : le parti socialiste et l’Afp qui constituent la sève nourricière de Benno Bokk Yaakaar ont rechigné à présenter un candidat au profit de Macky Sall qui rempile pour un mandat qui devrait être son dernier à la tête du pays. Suffisant pour que les ambitions tues jusque-là refassent surface. Et c’est l’Afp qui donne le la.
Invité de l’émission Objection de la radio Sud FM, Boun Mohamed Seck affirme que l’Alliance des Forces du progrès présentera un candidat en 2024. Le chargé des questions électorales explique que c’est une décision validée par les instances dirigeantes de l’Afp.
Plus loin, le Directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale indique cette posture nouvelle de l’Afp n’impactera pas l’unité et la cohésion au sein de Benno Bokk Yaakaar.
Mais le coup semble déjà parti. Les premiers actes qui imploseront la coalition présidentielle posés. Qui plus est Bouna Mohamed Seck soutient qu’un deuxième tour est fort probable si l’Afp, le Ps et l’Apr présentent chacun un candidat. Pour l’heure, la réponse de l’Apr reste timide.
Mais dans les prochains jours, voire prochaines heures, elle devrait mettre les points sur les i, à moins qu’elle ne lise à travers cette sortie de Boun Mouhamed Seck un stratagème de l’AFP pour avoir un quota plus important dans le premier gouvernement de Macky II. Ce, d’autant plus que le Parti socialiste a déjà affiché son souhait d’être mieux représenté que dans le passé.
Quoi qu’il en soit, Benno Bokk Yaakaar joue son unité et il suffit d’une étincelle pour que cette coalition vole en éclats

DISSOLUTION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE:LE CONSENSUS,UN PRÉALABLE NÉCESSAIRE par Mamadou SENE

Si le calendrier des prochaines élections est respecté, le Sénégal tiendra des élections municipales en décembre 2019, des élections législatives en juillet 2022 et des élections présidentielles en février 2024. Des voix se sont élevées dans la classe politique, notamment celles de représentants de la majorité présidentielle, pour suggérer que le mandat des députés soit abrégé en vue de coupler en décembre 2019 les élections municipales et les élections législatives. La durée de la présente législature serait alors réduite à deux ans et demi.
La motivation annoncée de cette proposition serait de rationaliser le calendrier électoral pour sortir le pays d’un climat de campagne électorale permanente avec son lot de tensions politiques et de charges financières lourdes pour le budget national. Au delà de la motivation avouée, l’organisation d’élections législatives anticipées en décembre 2019 peut donner à la coalition gouvernante l’occasion d’élargir encore sa majorité parlementaire et de réduire, en conséquence, le poids de l’opposition à l’Assemblée nationale.
Il faut dire clairement que le pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale, qui consiste à mettre prématurément fin au mandat des députés, est prévu à l’article 87 de la Constitution ; il est détenu par le Président de la République. Il est conforme à la théorie parlementaire, parce que répondant au pouvoir des députés de voter une motion de censure pouvant provoquer la démission du gouvernement, conformément l’article 86 de la Constitution.
Toutefois, aussi légale soit-elle, la dissolution d’une institution élue par le peuple reste une décision importante et grave, car elle constitue une rupture de l’ordre démocratique. Aussi, l’exercice du pouvoir de dissolution devrait toujours se faire à bon escient et dans des circonstances politiques exemptes de tout soupçon de politique politicienne. A cet égard, il me semble important de rappeler un certain nombre de principes républicains :
1) La tenue des élections à date échue, sans prolongation, ni réduction de mandat est un des principaux marqueurs d’une démocratie mûre et apaisée. Respecter les durées des mandats, c’est respecter les électeurs et leurs choix, ce doit être la règle. Les modifier, c’est affaiblir la démocratie, ce doit être l’exception.
2) La dissolution doit être sous-tendue par des motivations insoupçonnables, notamment :
– Résoudre un conflit entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, pour éviter une crise de régime, qui peut déstabiliser les institutions ; c’est le cas en France, avec la dissolution de 1962, lorsque les députés contestant la réforme constitutionnelle proposée par le général de Gaulle, adopte une motion de censure renversant le gouvernement. Le général de Gaulle réplique immédiatement par la dissolution de l’Assemblée.
– Résoudre une crise politique ou sociale dure opposant le pouvoir exécutif à une partie du Peuple. Dans ce cas, les électeurs n’ont pas à trancher un conflit entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, mais de mettre un terme à une crise politique ou sociale, soit en renouvelant leur confiance au pouvoir exécutif, soit en le désavouant. C’est ainsi qu’au moment des événements de mai 68, le Président français Charles de Gaulle a dissout l’assemblée pour procéder à de nouvelles élections devant confirmer ou infirmer la confiance du peuple au pouvoir exécutif. Même si rien ne l’y oblige constitutionnellement, il aurait quitté volontairement ses fonctions de Président de la République si le peuple ne lui avait pas accordé une majorité à l’Assemblée nationale. Ce type de dissolution est une dissolution plébiscitaire.
– Donner à un Président de la République fraichement élu, une nouvelle majorité parlementaire, lui permettant d’appliquer le programme sur lequel il a été élu. C’est le cas des dissolutions de 2012 au Sénégal et de 1981 et 1988 en France. Dans ces trois cas, le Président élu a trouvé à l’Assemblée nationale une majorité parlementaire qui lui est défavorable. La dissolution avait pour objet de mettre en cohérence la majorité présidentielle nouvelle et la majorité parlementaire.
– Répondre à un impératif d’intérêt général indiscutable.
En revanche, la dissolution pour convenance partisane, notamment pour choisir le moment le plus opportun pour tenir de nouvelles élections et amplifier sa majorité parlementaire est étrangère à la tradition parlementaire à laquelle nous appartenons ; elle ressemble, pour beaucoup, à une instrumentalisation des institutions, à un abus de pouvoir et à un déni de démocratie. C’est le cas de la dissolution décidée en 1997 en France par le Président Jacques Chirac, qui était manifestement une dissolution opportuniste, parce qu’il disposait d’une majorité à l’Assemblée qui lui était favorable et le pays ne traversait aucune crise. Mal lui en a pris, les électeurs goutant peu cette dissolution opportuniste, envoyèrent une majorité d’opposition à l’Assemblée nationale, qui lui imposa une cohabitation de 1997 à 2002.
Alors, il est important que toute idée de dissolution de l’Assemblée nationale soit jaugée à l’aune des critères ci-dessus. La suggestion de dissolution de l’Assemblée nationale du Sénégal faite ces jours-ci n’échappe à la règle. Il faudrait en plus qu’elle fasse l’objet d’un large consensus au sein de la classe politique.
Le pouvoir exécutif sénégalais disposant d’une large majorité parlementaire, qui le soutient sans faille, une dissolution ne saurait être justifiée par la situation politique du pays ; du reste, personne n’a utilisé cet argument. En revanche, s’entend l’argument de la rationalisation du calendrier électoral, dans le double objectif de réduire les coûts d’organisation d’élections à répétition et de limiter les effets de la paralysie de l’activité qui caractérise les années d’élections. Mais, dans le souci partagé par tous de détendre le climat politique au Sénégal et de cheminer vers une démocratie apaisée, il est impératif que toute décision de dissolution anticipée de l’Assemblée pour des raisons de rationalisation du calendrier électoral, fasse l’objet d’un consensus politique national ou, au moins, l’accord des partis ou coalitions de partis les plus représentatifs du pays. Mamadou SENE

MOMAR SEYNI NDIAYE:«IDRISSA SECK NE PEUT ÊTRE LE CHEF DE L’OPPOSITION»

http://www.emedia.sn La présidentielle du 24 février 2019 passée, le débat sur le statut du chef de l’opposition est agité. Si certains pensent que le statut revient à celui ayant obtenu le meilleur score, d’autres estiment qu’il devrait revenir à celui qui a le plus grand nombre de députés à l’Assemblée. Pour le journaliste et analyste politique, Momar Seyni Ndiaye, cette question autour du chef de l’opposition est une faux débat. Selon lui, on ne peut pas, sur la base d’une élection présidentielle, dire qu’Idrissa Seck est le chef de l’opposition. « Il sait lui-même qu’il ne peut pas être chef de l’opposition. Le chef de l’opposition, c’est Abdoulaye Wade », a déclaré Momar Seyni Ndiaye. Il rappelle que le critère le plus utilisé pour désigner le patron de l’opposition, c’est celui dont le parti a la plus forte représentation à l’Assemblée nationale. « Idrissa Seck n’a qu’un seul député à l’Assemblée nationale. Il a été battu même lors des dernières élections législatives chez lui dans la liste majoritaire. Il a bénéficié d’une coalition large qui va s’effriter très vite. Cette coalition va voler en éclats », a-t-il indiqué.

L’analyste politique Serigne Saliou Gueye ne partage pas l’idée de Momar Seyni Ndiaye. Pour lui, on ne peut pas désigner Abdoulaye Wade comme le chef de l’opposition d’autant que son parti n’a pas participé la dernière présidentielle. Ainsi, il considère le Parti démocratique sénégalais comme inexistant. « Le Pds n’a pas été à l’élection présidentielle. Donc, pour moi c’est un parti inexistant », a expliqué Gueye.

Interpellé sur la question, le professeur Moussa Diaw pense que tout cela mérite une discussion. A son avis, tous les chefs de partis politiques devraient se réunir pour définir les critères à partir desquels on choisit le chef de l’opposition pour lui donner un statut. « Il est temps que l’on aborde cette question au terme d’un débat contradictoire avec des propositions pour s’acheminer une rationalisation de l’espace politique », martèle-t-il.Aliou DIOUF

DISSOLUTION DE L’ASSEMBLÉE:LE DÉPUTÉ THÉODORE MONTEIL ÉVOQUE UN«COMPLOT» CONTRE NIASSE

http://www.emedia.sn L’idée de dissoudre l’Assemblée nationale ne trouve pas d’échos favorables chez certains députés de la 13e législature. C’est le cas chez Théodore Monteil. Interrogé dans la matinale de Iradio, Monte juge l’idée de sa collègue, Me Aïssata Tall Sall, impertinente. « La question que je me pose, c’est dans quel intérêt le président de la République devrait-il dissoudre l’Assemblée dans laquelle il dispose d’une majorité confortable », a-t-il laissé entendre. Pour lui, le contexte politique n’est pas comparable à celui de 2000. « Il n’y pas de risque de crise institutionnelle. Nous ne sommes pas dans la même situation qu’en 2000, où, Abdoulaye Wade avait en face de lui une Assemblée d’opposants », rappelle le député.

Le député de l’Union Citoyenne « Bunt Bi » pense que ceux qui théorisent l’idée d’une dissolution de l’institution parlementaire ont des motivations inavouées. « Ce qui pourrait pousser les politiciens encagoulés à vouloir faire dissoudre l’Assemblée nationale, c’est une recomposition du bureau de l’institution, j’entends par là, le poste du président de l’institution. A part cela, il n’y aucun intérêt à dissoudre l’Assemblée nationale », croit savoir le Parlementaire qui trouve qu’une telle attitude est un « complot » contre Moustapha Niasse. « Devrait-on faire un complot politique pour faire débarquer un président qui a été élu par ses collègues pour 5 ans », se demande-t-il. BABACAR FALL

RÉFLÉCHIR, ENCORE RÉFLÉCHIR AVANT DE DISSOUDRE L’ASSEMBLÉE NATIONALE PAR MADIAMBAL DIAGNE

Dissoudre l’Assemblée nationale dans un contexte de mise en œuvre de réformes de l’Etat dont certaines pourront s’avérer impopulaires, équivaudrait à attraper des mouches avec du vinaigre

Une élection en cache d’autres. Le président Macky Sall a fini d’être réélu, avec brio, pour un second mandat de 5 ans. Mais sitôt que les résultats du scrutin du 24 février 2019 sont rendus publics, les esprits pensent déjà aux prochaines joutes électorales. Le calendrier électoral prévoit des élections locales au mois de décembre 2019 et des élections législatives à la mi-2022. Les élections locales devaient initialement avoir lieu le 23 juin 2019, avant le terme du mandat des conseillers municipaux et régionaux qui étaient élus le 29 juin 2014. Seulement, le chef de l’Etat, dans une perspective d’aménager le calendrier électoral, avait pris un décret de prolongation du mandat des élus locaux pour fixer la nouvelle date de ces élections au 1er décembre 2019, au motif de «circonstances exceptionnelles».

En effet, le Président Macky Sall justifiait sa décision en août 2018 en raison, notamment, de «l’hivernage, de l’organisation de certaines cérémonies religieuses et la coïncidence entre les investitures pour les Locales avec la campagne électorale de la Présidentielle 2019, sans oublier le dépôt des listes fixé auparavant au 2 avril 2019 et la prestation de serment du futur Président élu». Après l’élection présidentielle du 24 février 2019, on peut bien juger que l’idée de «décaler» la date des élections locales apparaît comme pertinente, car il s’avère a posteriori qu’il aurait été pratiquement impossible d’organiser la Présidentielle et dans le même temps, préparer des listes de candidature pour des élections locales et engager ainsi une nouvelle campagne électorale. Aussi, les résultats, engrangés par les différentes coalitions à la Présidentielle de 2019, ne manqueront pas de servir de grille de lecture pour un positionnement en perspective des élections locales. Au regard des résultats de la Présidentielle, toutes les coalitions politiques devraient avoir plus de lisibilité pour procéder à des investitures.

Au demeurant, le fait de reporter la date des élections locales au Sénégal ne constitue pas une première. Déjà, le même Macky Sall avait «décalé» de trois mois la date de la tenue des élections locales de 2014 qui devaient se tenir initialement au mois de mars de la même année. La réforme du Code des collectivités locales, avec la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation, avait été présentée comme la cause de ce report. Avant lui, Abdoulaye Wade et Abdou Diouf avaient pris les mêmes mesures pour reporter à plus tard, des élections locales. Le Président Abdoulaye Wade avait repoussé au 22 mars 2009 les élections locales qui étaient initialement prévues pour le 18 mai 2008, prétextant un nouveau découpage administratif avec la création des nouvelles régions de Sédhiou, Kaffrine et Kédougou. En 2001, le même Wade n’organisa pas les élections locales à date échue. Il décida de leur report au 22 mai 2002. Dans la foulée, avait-il fait instituer la mise en place de délégations spéciales afin de mettre sous son giron les collectivités locales que son régime, arrivé au pouvoir le 19 mars 2000, ne contrôlait pas encore.

Le Président Abdou Diouf avait lui aussi eu à décider de report des élections locales à plusieurs reprises. Ainsi, depuis 1983, jamais des élections locales n’ont été tenues à date échue au Sénégal. A chaque fois, le prétexte a été tout trouvé, comme des réformes des textes organisant la vie et la gestion des collectivités locales ou de nouveaux découpages administratifs ou un contexte politique pesant pour le calendrier électoral. On peut se demander si le Président Macky Sall, qui se plaint de l’embouteillage du calendrier électoral, ne déciderait pas, une nouvelle fois, du report des élections locales pour par exemple, les coupler aux élections législatives de 2022 ? Il faut dire qu’un consensus avec son opposition politique autour de cette idée serait difficile à trouver. Le Président Sall pourrait néanmoins avoir aussi la latitude de coupler ces élections locales avec les élections législatives, au cas où il déciderait d’une dissolution anticipée de l’Assemblée nationale. Le pouvoir de dissolution anticipée de l’Assemblée nationale reste une de ses prérogatives constitutionnelles exclusives. Dans tous les cas, il apparaît nécessaire d’adapter l’agenda électoral pour éviter au Sénégal de devoir vivre dans une ambiance de campagne électorale permanente. Un scrutin national est prévu quasiment tous les deux ans (élections locales en décembre 2019, législatives en juin 2022 et présidentielle en février 2024). Ainsi de suite… Il s’y ajoute que le système de parrainage a eu pour conséquence l’instauration d’une «campagne pour les parrainages».

L’opposition condamnée à l’unité

L’histoire électorale enseigne qu’au Sénégal, chaque fois que l’opposition politique arrive à mettre en place une coalition assez large, elle a pu défaire le camp au pouvoir ou a réussi, à tout le moins, à constituer une véritable menace. Il en était ainsi à la Présidentielle de 2000, quand la large coalition autour de Abdoulaye Wade avait eu raison du régime de Abdou Diouf et en 2012 quand Macky Sall a pu réussir à mettre toute l’opposition de son côté pour battre Abdoulaye Wade. La même situation a été observée dans les autres types d’élections. Ainsi par exemple, en 2009, dans le sillage des Assises nationales, une large coalition de l’opposition avait permis d’arracher, au Parti démocratique sénégalais (Pds) de Abdoulaye Wade, de grands centres urbains. Ainsi, la mairie de Dakar avait été remportée par la coalition Benno. Pour l’histoire, la liste avait été conduite par un certain Doudou Issa Niasse du Parti socialiste (Ps). Cela renseigne bien sur le peu d’ambition que nourrissait la coalition Benno de gagner la mairie de la capitale. Divine surprise, la coalition Benno gagna Dakar et se trouva confrontée à la question de la désignation d’un maire, du fait qu’aux yeux de nombreux responsables politiques, Doudou Issa Niasse n’était pas très «mairable». Le sort désigna son camarade Khalifa Ababacar Sall pour occuper le fauteuil de maire de Dakar. Khalifa Ababacar Sall changea de camp et se représenta en 2014 à la mairie comme porte-drapeau de l’opposition, face notamment à l’ancienne Première ministre Aminata Touré, candidate du pouvoir de Macky Sall. La nouvelle coalition Taxawou Ndakarou de l’opposition gagna Dakar et offrira un deuxième mandat à Khalifa Ababacar Sall.

Les résultats des élections législatives de juillet 2017 ont également montré que l’unité de l’opposition aurait pu faire mouche contre le camp du Président Macky Sall. On peut augurer que les états-majors de l’opposition ont pu apprendre de leurs erreurs, de leurs divisions, pour envisager les prochaines élections locales et législatives dans une dynamique unitaire. En effet, avec le système électoral caractérisé par une forte dose de scrutin majoritaire à un tour, la somme arithmétique des voix engrangées par ses différentes listes aurait donné un certain avantage à l’opposition. Il semble écrit sur les astres que, par réflexe, l’opposition réalisera son unité. Peut-être que seul le Parti démocratique sénégalais pourrait rester en rade, mais ce serait au prix de quelles concessions que Macky Sall pourra obtenir les faveurs de Abdoulaye Wade ?

Des élections à très hauts risques pour le camp de Macky Sall

Le camp du Président Macky Sall aura aussi à craindre les divisions dans ses propres rangs. Le coefficient personnel du chef de l’Etat devrait être moins déterminant dans l’issue des prochaines élections locales et législatives. Macky Sall, qui n’aura plus à briguer un autre mandat de président de la République, se trouvera dans une situation où il n’aura pas à influer de manière déterminante sur l’avenir politique des autres responsables de son camp. Ainsi, chaque responsable politique voudra chercher à s’assurer un bastion électoral propre ou tout simplement à trouver un strapontin qui lui garantirait une certaine survie politique. Ces élections vont se révéler, plus que jamais, de véritables «élections à domicile». Jusqu’où le Président Sall aura-t-il assez d’autorité sur ses troupes pour imposer une conduite à tenir ? Déjà, on avait observé de féroces querelles fratricides dans les rangs de sa coalition, lors des investitures aux Municipales et aux Législatives. Au lendemain des élections législatives du 30 juillet 2017, nous faisions la même mise en garde soulignant : «…on remarque que l’agrégation des scores des différentes listes de l’opposition pourrait révéler qu’une unité de celle-ci aurait pu gravement bousculer la majorité du Président Macky Sall. L’opposition ne manquera certainement pas d’en tirer les leçons. Il est également important de s’interroger sur l’adversité morbide et suicidaire qu’entretiennent les responsables de Benno bokk yaakaar. Les querelles de leadership et d’ego ont beaucoup détruit leur dynamique de victoire. La guerre fratricide des responsables de l’Alliance pour la République (Apr) a laissé de profondes blessures dans les urnes à Dakar.»

Il n’est assurément pas besoin d’être un devin pour prédire que la même situation sera encore observée à Dakar, Ziguinchor, Thiès, Kaolack, Touba, Louga, Tivaouane, Kolda et dans bien d’autres circonscriptions électorales. A Dakar, la «remontada» réalisée par le camp de Macky Sall lors de la Présidentielle du 24 février 2019 risque fortement d’être annihilée par les velléités de candidatures multiples à la mairie de Dakar et en ordre dispersé. On annonce les candidatures de Amadou Ba, de Abdoulaye Diouf Sarr, de Mame Mbaye Niang, de Moustapha Cissé Lô, de Aminata Touré, entre autres. A Ziguinchor, il n’est pas non plus sûr que la fulgurante percée réalisée par Ousmane Sonko permette aux Benoît Sambou, Doudou Ka, Aminata Angelique Manga et autres, de réaliser que le combat sera perdu d’avance s’ils ne se serrent pas les coudes avec leurs alliés Robert Sagna et Abdoulaye Baldé notamment. La même logique devrait être de mise à Kolda, Sédhiou, Bignona, Oussouye. Partout, il avait été observé des batailles grégaires pour avoir une place de leader dans les comités électoraux mis en place par le candidat Macky Sall, pour la dernière compagne électorale. Il conviendrait alors, pour le Président Sall, d’arbitrer les conflits dans les rangs de son parti, de trouver les consensus avec ses autres alliés et surtout de clarifier les questions des investitures afin de s’éviter toute mauvaise surprise. Il apparaît nécessaire de savoir sur qui compter et qui va jouer collectif ou pas ? La tâche sera d’autant plus ardue que le Président Sall n’a jamais trouvé le temps ou la possibilité de structurer son parti. Chaque responsable peut revendiquer une certaine légitimité pour prétendre se mettre à la tête des troupes.

De même, la confiance n’est pas toujours de mise entre alliés de la coalition Benno bokk yaakaar. C’est un secret de polichinelle qu’il n’existerait entre Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng qu’une unité de façade. On a déjà aussi un avant-goût de l’ambiance dans laquelle une Aïssata Tall Sall sera accueillie au sein de cette coalition par ses anciens camarades socialistes. Il aura simplement fallu que Aïssata Tall Sall exprime, sur les ondes de la Rfm, le 3 mars 2019, avec certes, une tonitruance docte, l’idée déjà évoquée par d’autres, de la possibilité d’une dissolution anticipée de l’Assemblée nationale, que le Bureau politique du Parti socialiste se fende d’une déclaration indignée pour la rabrouer en quelque sorte. Il est à préciser que nous-même nous disions, sur iRadio, le 30 décembre 2018, que si les résultats de la Présidentielle l’y autorisaient, Macky Sall pourra envisager la dissolution de l’Assemblée nationale.

Qui fera l’unité au sein de Benno bokk yaakaar et autour de quelle offre politique ? Quel pacte faudrait-il souscrire entre alliés pour pouvoir se présenter ensemble aux élections prochaines et surtout dans quelles conditions faudrait-il en arriver à pouvoir organiser par exemple des primaires pour désigner un candidat à la Présidentielle de 2024 qui ne sera pas Macky Sall ? L’avenir de Bby semble dépendre de cette exigence de la transformer en une même formation politique qui pourrait générer un candidat soutenu par tout le groupe. En attendant, toutes ces conditions doivent faire réfléchir davantage le Président Macky Sall sur toute idée d’une dissolution anticipée de l’Assemblée nationale. Il faudrait s’éviter le syndrome Jacques Chirac qui avait dissous l’Assemblée nationale française en 1997, à un an de la fin de la législature, sans pouvoir obtenir une majorité parlementaire et a été ainsi contraint à une cohabitation avec un gouvernement socialiste dirigé par Lionel Jospin. C’était «une dissolution pour convenances personnelles», le même cas de figure dans lequel se trouverait le Président Macky Sall. En effet, réaménager le calendrier électoral est une bonne chose mais pour autant, faudrait-il le faire à ses gros risques et périls, pour ne pas dire à ses dépens ? Dissoudre l’Assemblée nationale dans un contexte de mise en œuvre de réformes de l’Etat dont certaines pourront s’avérer impopulaires, équivaudrait à attraper des mouches avec du vinaigre. Il s’y ajoute que certaines personnalités politiques, déçues par exemple, suite à la formation du premier gouvernement de Macky II, pourraient tourner casaque et grossir les rangs de l’opposition.

Pr Ismaïla Madior Fall prédit la «dégringolade» de Sonko:«Je ne vois pas les Sénégalais…»

https://www.pressafrik.com Malgré son score plus qu’honorable (15,67%) pour sa première candidature à une élection présidentielle, Ousmane Sonko risque de ne jamais arriver à la tête de l’Etat. C’est du moins ce que prédit Pr Ismaïla Madior Fall qui estime que les Sénégalais ne sont pas prêts pour élire quelqu’un qui a «l’insulte à la bouche».

Les Sénégalais ne sont pas encore prêts pour installer Ousmane Sono au Palais Présidentielle. C’est l’analyse du Professeur Ismaïla Madior Fall, qui revenait sur la question dans un entretien accordé à L’Enquête.

«Pour Sonko, je pense qu’il a su cristalliser le vote contestataire. Comme dans toute démocratie, il y a l’opinion majoritaire qui est d’accord avec le système et une frange, souvent minoritaire de cette opinion qui croit que le système doit radicalement changer. Je pense qu’il a pu bénéficier de ce vote antisystème, si on peut l’appeler ainsi», a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter : «Mais à mon avis, il a atteint le plafond. Je ne crois pas qu’un candidat qui a l’insulte à la bouche, qui est radical et contradictoire dans ses positions, puisse un jour avoir la majorité des votes des Sénégalais».

Pr Fall, par ailleurs ministre de la Justice de marteler : «A mon avis, il va stagner ou dégringoler comme Idrissa Seck en 2007 et en 2012».Ousmane Demba Kane

La réaction du rappeur Niit Doff après la sortie de Ismaël Madior Fall sur Ousmane Sonko

https://actusen.sn/ «Ousmane Sonko a atteint le plafond. Je ne crois pas qu’un candidat qui a l’insulte à la bouche, qui est si radical et contradictoire dans ses positions, puisse un jour avoir la majorité des votes des Sénégalais», tels sont les propos du ministre de la Justice, Ismaël Madior Fall lors de son entretien avec le journal «Enquête». Sur sa page Facebook, le rappeur Nitt Doff a répondu au Garde des Sceaux. Pour le souteneur du candidat de la coalition ”Sonko Président”, l’ancien professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) n’a pas de leçon à donner à son leader.

Voici, à cet effet, l’intégralité du Post du Rappeur

«Vous les politiciens vous n’avez aucune leçon à donner à Ousmane sonko
Ceux qui insultent le peuple c’est vous
Ceux qui volent le peuple c’est vous
Ceux qui affament le peuple c’est vous
Vous êtes plus riches que les présidents et ministre européens et américains et vous ne pouvez pas justifier l’origine de vos fortunes
Ceux qui volent des élections c’est vous
Ceux transhument et qui se vendent aux plus offrants c’est vous
Les clowns sans éthiques ni convictions c’est vous
Ceux qui apprennent aux jeunes l’indignité c’est vous
Alors Qu’est ce qui justifie votre arrogance ?
Vous êtes incapable de donner l’eau potable l’éducation la santé le travail et pourtant vous êtes indisciplinés suffisant et méprisant envers le peuple
Vous êtes jaloux de Ousmane Sonko parce que avec lui et la jeunesse c’est une relation sincère et de confiance

Personne ne reçoit de l’argent mais juste la vérité et l’espoir».

Fada « prêt » à faciliter le rapprochement Macky-Wade

http://www.seneweb.com/ Le leader du parti Ldr/Yessal Modou Diagne Fada est « prêt » à faciliter le rapprochement entre le Président Macky  Sall et son prédécesseur, Abdoulaye Wade. Dans un entretien avec Seneweb, le président du Conseil départemental de Kébémer se prononce aussi sur l’appel au dialogue du chef de l’État et son entrée dans la mouvance présidentielle, entre autres points de l’actualité.

 CE QUE CACHE LE DIALOGUE DE MACKY

https://www.seneplus.com-L’As-‘Durant son premier mandat, il a maintes fois appelé à des concertations : soit elles ne sont pas suivies d’effet ; soit elles ont eu pour unique objectif la légitimation d’une manœuvre politicienne.

Après l’annonce des résultats du scrutin du 24 février, le Président Macky Sall fraichement réélu a ouvert ses bras à ses adversaires. Une partie de l’opposition demeure tout de même sceptique, parce qu’ayant toujours entête le fameux dialogue du 28 mai 2016 et les dernières concertations sur le processus électoral. une attitude réaliste quand on sait que l’actuel Président se sert toujours de dialogue pour se défaire de l’étau lorsqu’il se sent étreint dans un nœud de vipères.

En dépit du plébiscite auquel il a eu droit (réélu avec 58,26% des voix pour un mandat de cinq ans), Macky Sall n’est pas euphorique. Il se la joue modeste et lance un appel à «un dialogue ouvert et constructif dans l’intérêt supérieur de la Nation». Mieux, il fait un clin d’œil à ses prédécesseurs, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, pour qu’ils apportent leurs contributions à ce dialogue national qu’il veut inclusif . Pourtant, le Président élu n’en est pas à son premier coup en parlant d’ouverture et de dialogue.

Durant son premier mandat, il a maintes fois appelé à des concertations : soit elles ne sont pas suivies d’effet ; soit elles ont eu pour unique objectif la légitimation d’une manœuvre politicienne. C’est pourquoi, beaucoup d’observateurs doutent de la réelle volonté du chef de l’Etat de dialoguer etle soupçonnent de vouloir noyer davantage le poisson pour faire passer en douce le couplage des locales avec les législatives le premier décembre prochain. Ce qui permettrait ainsi de légitimer cet état de fait, en raison de le rationalisation du calendrier électoral.

Pour qu’au final qu’il puisse prendre un décret de dissolution de l’Assemblée nationale avant décembre 2019, et organiser en même temps les élections locales et les élections législatives. Au delà du caractère empirique, il amorce le mandat le plus difficile. S’il ne manœuvre pas, il risque de faire face à une crise institutionnelle sans précédent. S’il ne dissout pas l’Assemblée nationale, cette législature court jusqu’en 2022.Or, cette élection sera à haut risque pour lui . Déjà aux dernières législatives alors qu’il détient les pouvoirs, sa coalition a failli imploser avec des défection d’envergure notamment Abdou Nguett , Diop Sy, etc.

A fortiori maintenant qu’il ne lui reste plus qu’un mandat de cinq ans non renouvelable. Son leadership et sa marge de manœuvre seront réduits. Il pourrait ainsi vivre une cohabitation si jamais il lui arrivait de perdre sa majorité au Parlement lors des élections législatives de 2022.Une possibilité qui peut survenir à deux ans de la fin de son mandat.

Ce scénario est plausible, si l’on sait qu’iln’aurait plus la main mise sur son appareil du fait des ambitions diverses déjà latentes qui s’expriment dans son camp. Le cas contraire, il fera face à une nouvelle disposition blindée par la Constitution qui ne permet au président de dissoudre l’Assemblée qu’après deux ans d’exercice.

Leçons DES Précédentes CONCERTATIONS 

Une partie de l’opposition semble apercevoir le coup venir. C’est pourquoi, elle n’est pas disposée à participer à ce dialogue et se laisser tromper une énième fois par le régime de Macky Sall. A vrai dire, l’appel au dialogue du 28 mai 2017 est resté en travers la gorge d’une certaine frange de l’opposition.

Puisque on s’est rendu compte finalement que l’objectif était de gracier Karim Wade avec ensuite un prétendu «exil forcé» au Qatar. D’aucuns soutiennent que c’était en réalité un deal entre Macky Sall et Abdoulaye Wade. Idrissa Seck, sorti deuxième à l’issue du scrutin du 24 février, avait parlé de deal international.

Et l’histoire semble lui donner raison puis qu’à part la libération de Karim Wade, aucun acte de plus n’a été posé. En 2017 comme en 2018, la journée dédiée au dialogue n’a pas eu lieu alors qu’elle a été institutionnalisée dans le calendrier républicain. Un autre élément qui pousse à dire que cet appel au dialogue n’est pas sincère, ce sont les concertations sur le processus électoral qui, en plus du parrainage élargi aux partis politiques, enregistraient d’autres points comme la rationalisation des partis politiques, la désignation du chef de l’opposition entre autres.

Mais force est de constater que c’est le parrainage qui intéressait le pouvoir ainsi que la modification de l’article L57 du Code électoral qui exigeait le statut d’électeur aux candidats pour la présidentielle. Le parrainage a ainsi permis d’écarter une vingtaine de candidats à la candidature. L’opposition dite représentative avait d’ailleurs très tôt boycotté .

Une autre frange regroupée autour de l’entité dénommée Cadre de l’Opposition pour la Régularité,́ la Clarté́ et la transparence des Elections (Correcte) va finalement bouder les concertations après avoir imposé la loi sur le parrainage. Tout ceci pour dire enfin que tout était recherché sauf le consensus. Amadou ba et Seydina Bilal Diallo

Après avoir participé à la réélection du président sortant:Le Groupe d’Appui pour l’Action et la Solidarité (Gaas) réclame une audience avec le Président Macky Sall

https://actusen.sn Le Groupe d’Appui pour l’Action et la Solidarité (Gaas) qui a pour vocation d’appuyer la première dame du Sénégal, avec comme slogan «Mouvement Marième Faye Sall, Rawati ak Macky en 2019» rêve grand. Acteur majeur de la réélection du président Macky Sall, sa présidente Awa Faye Ndiaye veut que le Mouvement soit reconnu par le Président, nouvellement, réélu.

La responsable qui s’est confiée à Actusen.sn, dit n’attendre qu’une audience avec le Chef de l’Etat. ‘’Nous voulons que le Président Macky Sall reconnaisse le Mouvement parce que nous avons contribué d’une très belle manière à sa réélection. Depuis la création du Mouvement nous sommes derrière-lui. Mais jusque-là, il ne nous a pas reçus’’, regrette-t-elle.

Awa Faye Ndiaye signale que le Mouvement a entrepris des démarches pour avoir une audience avec le Chef de l’Etat, en vain. ‘’Travailler pour la première Dame et le Président de la République durant des années sans aucun aboutissement est une honte pour moi et pour les membres. J’ai mis tous mes moyens dans le Mouvement pour soutenir le président Macky Sall’’, martèle-t-elle.

Pour rappel, le Mouvement GAAS compte plus de 10 000 membres répartis à travers tout le pays. Porté sur les fonts baptismaux, en juin 2017, il a pour but de pratiquer la politique de développement. Ses objectifs majeurs sont ‘’la réélection du président Macky Sall (chose déjà faite), et accompagner la première Dame dans toutes ses actions’’.

Aussi, il dispose d’une mutuelle et veut des fonds de roulement pour pouvoir réaliser ses ambitions. Les membres comptent ainsi sur le soutient des bonnes volontés pour atteindre leurs objectifs. ‘’Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour qu’ils nous viennent en appoint. Nous avons besoin de leurs contributions pour mener nos actions sociales’’, a-t-elle déclaré.Ousmane Thiane (Actusen.sn)

POURQUOI MACKY NE GAGNE JAMAIS À TOUBA PAR SERIGNE SALIOU GUÈYE

LeTemoin-L’erreur du chef de l’Etat a été de vouloir toujours entretenir, avec la stratégie des mallettes d’argent, une clientèle politique qui n’a pas voix au chapitre à Touba

S’il y a un bastion électorale qui résiste à Macky Sall depuis 2012, c’est la zone mouride du Baol qui englobe Diourbel, Touba et Mbacké. En 2012, quand tous les greniers de voix tombaient dans l’escarcelle de Macky Sall au se- cond tour de la présidentielle, seule la ville de Touba avait résisté à l’offensive du leader de l’Alliance pour la République (APR). Les élections qui ont suivi (référendum 2016, législatives 2017, présiden- tielle 2019) ont confirmé cette atti- tude de défiance de Touba vis-à-vis de Macky Sall. Mais lors de cette présidentielle de 2019, le désamour s’est aggravé puisque la zone de Mbacké, qui votait pour la coalition présidentielle depuis 2012, a cette fois-ci accordé ses suffrages à un opposant en l’occurrence Idrissa Seck, leader de Idy 2019.

En effet, la Coalition Idy 2019 ar- rive au niveau régional très large- ment devant Macky Sall avec respectivement 177 114 voix soit 48,49 % des suffrages exprimés et 146 871 voix représentant 40,21 %. Soit un différentiel de 30243 voix. Lors de cette présidentielle, les dé- partements de Bambey et de Diourbel ont voté majoritairement pour Macky Sall avec respectivement 38 625 et 40 501 voix soit 54,15 % et 56,73 % devant Idy qui a obtenu res- pectivement 25 364 et 22 026 suffrages soit 35,56 % et 30,85%. A contrario, Mbacké a accordé ses votes majoritairement au leader de Rewmi avec respectivement 129 724 voix soit 58,29 % devant Macky qui réalise 67745 de voix soit 30,44 %. Cette nouvelle situation fait de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck le nouveau patron politique de Touba. Aux dernières législatives, quand Idy avec la coalition Manko Taxawu Sé- négal faisait 8707 ou 4,43 %, Macky, lui, engrangeait 102 203 voix soit 48,46 %. Ce qui fait un différentiel de 93 496 voix. Il faut rappeler qu’à l’issue de ce vote, la coalition gagnante Wattu Sénégal d’Abdoulaye Wade avait raflé Touba avec 50007 voit soit 47,5 %. Mais au niveau régional, elle faisait un total de voix de 68 880 soit 26,33 %. Ainsi au niveau régional, Macky devançait largement les coali- tions d’Idy et d’Abdoulaye Wade réunies.

Cette percée spectaculaire du leader de Rewmi dans la région du Baol s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, par sa proximité avec Touba. Contrairement à ceux qui di- sent que, par calcul politicien, Idrissa a acté sa transhumance confrérique à l’approche de la présidentielle de 2019, le leader de Rewmi est talibé de Serigne Moussa Nawel, bras-droit de l’actuel guide des mourides bien avant la disparition du khalife Se- rigne Saliou Mbacké. Tout un travail de lobbying a été effectué par les talibés de Serigne Moussa pour accor- der le vote mouride à Idrissa Seck. Ce travail a notamment été accompli au niveau de Mbacké au point que cette zone qui votait Macky a tourné le dos à ce dernier en faveur du patron de Rewmi. Mais d’autres forces très discrètes et bien organisées, loin des chapelles politiques, et qui avaient été à l’origine de la déroute du président Macky Sall lors du référendum dans la capitale du mouridisme, ont aussi travaillé pour que Touba vote massivement pour son plus sérieux rival à la récente présidentielle. Ensuite, il faut souligner que l’absence du Pds de cette prési- dentielle a aussi profité à celui qui se présente comme l’actionnaire majoritaire de ce parti. Les plus fidèles de Wade ne voteront jamais pour Macky Sall même si leur leader a préféré s’abstenir… favorisant ainsi indirectement… Macky Sall. L’embastillement de Karim Wade, l’humiliation d’Abdoulaye Wade et l’opération de démantèlement du Pds par le parrainage de la candidature de Madické Niang expliquent en grande partie pourquoi, lors de l’élection du 24 février dernier, les fidèles de Wade ont porté leur choix sur Idy. A preuve par Me Madické Niang qui a voté à Touba et qui, bien qu’étant très populaire au niveau des Mbacké-Mbacké, a récolté un score lilliputien de 3,61 % qui frise l’humiliation. Ainsi, il a fallu une convergence de forces politiques au- tour de la personnalité d’Idy pour remporter haut la main l’élection dans la région de Diourbel.

Dans le département de Mbacké, en sus de jeunes leaders politiques comme Abdou Karim Fall (ancien de la Ligue démocratique dirigeant le parti « Suxxali Senegaal ») ou d’opinion qui ont effectué un travail minutieux pour vendre le programme d’Idy 2019, les populations qui, d’habitude, votaient Macky n’ont pas trouvé leur compte dans les nombreuses « réalisations » dont se targue Macky Sall durant son pre-mier mandat. Résultat final, ils ont sanctionné le leader de Bennoo en venant s’ajouter à ceux qui, traditionnellement, votaient opposition.

Touba : un gros village où tout manque

En outre, malgré les investisse- ments colossaux (Ila Touba, assai- nissement, renforcement de la sécurité) réalisés dont elle a béné- ficiés, Touba refuse toujours d’ac- corder ses suffrages à Macky. Contrairement à une opinion faussement répandue, en effet, les in-vestissements et l’argent déversés sur Touba ne favorisent qu’un groupuscule de pseudo-marabouts corrompus et qui profitent de tous les régimes. Les routes qui mènent à leurs domiciles sont bitumées, électrifiées et l’eau ne fait jamais défaut chez eux. Au même moment, la misère règne en maître chez les 2/3 de la population de

Touba, lesquelles manquent de beaucoup de choses nécessaires à leur bien-être. Dans certaines parties de Touba, il y a une floraison de nou- veaux quartiers non lotis, sans ad- duction d’eau, sans branchements à l’électricité, sans assainissement et sans sécurité, sans routes bitu- mées… L’erreur de Macky Sall a été de vouloir toujours entretenir, avec la stratégie des mallettes d’argent, une clientèle politique qui n’a pas voix au chapitre à Touba. Et étant donné que le « ndigël » n’est plus opérationnel depuis la disparition du khalife Serigne Abdou Lahat, les hommes de main de Macky à Touba ne peuvent donc influencer, ni ache- ter la conscience des électeurs de cette grande ville.

Depuis 2012, Macky Sall, au lieu de s’attaquer aux problèmes struc- turels de Touba, se jette à fonds perdus dans des investissements qui n’ont aucun impact positif sur les populations de la capitale du mouridisme. Comment comprendre que la 2e deuxième ville la plus importante du Sénégal sur le plan démogra- phique car comptant plus d’un million d’habitants ne dispose même pas d’hôpitaux de grand standing ? Seuls y existent deux hôpitaux (Mat- laboul Fawzeini et Ndamatou) de niveau 1 et 3 qui manquent de tout alors qu’un troisième établissement en construction. A cela s’ajoute un déficit criard de centres et postes de santé. Une étude a révélé que dans la localité de Touba, la pré-éclampsie est l’une des cinq causes de décès maternel et néonatal les plus fréquentes à Touba. Et les statistiques avancent 600 décès pour 100 000 naissances vivantes concernant les premières grossesses alors que la moyenne nationale est de 434 décès pour 100 000 naissances vivantes.

D’ailleurs, le député socialiste de Bennoo Cheikh Seck avait soutenu que «la récurrence de la pré-éclamp- sie à Touba et ses environs est bien liée à la mauvaise qualité de l’eau des forages ». Certes, une unité de néonatologie a été inaugurée le 27 juillet 2018 à l’hôpital de Ndamatou mais le problème demeurera tant que l’eau de la ville sera impropre à a consommation. Pourtant, à côté, 450 milliards ont été investis pour une autoroute qui n’est fréquentée massivement que pendant la courte période du Magal. Soit pendant une semaine au grand maximum par année ! Ce manque d’infrastructures de base explique en bonne partie pourquoi le président Macky Sall ne peut pas bénéficier de la confiance de la majorité des populations de Touba.

Enfin à tout cela s’ajoute le désamour causé par la déclaration du candidat de Macky 2012 dans l’entre-deux tours de la présidentielle de cette année-là et selon laquelle les marabouts sont de simples citoyens. Et pour les mourides de Touba, cette assertion de Macky Sall est corroborée par son comportement dès sa prise du pouvoir en 2012 avec la saisie des véhicules que Wade avait gracieusement offerts à certains marabouts et la récupération des passeports diplomatiques octroyés à de jeunes marabouts. Il est vrai que, depuis, il s’est largement rattrapé en ces deux domaines mais le mal était déjà fait. De tels actes, qui auraient tout un sens légal dans une République mais qui ont été maladroitement exécutés, ont été interprétés par Touba comme un défi lancé aux marabouts mourides dont certains ont juré de toujours faire perdre Macky Sall dans la capitale du mouridisme

Ziguinchor : les jeunes de l’Apr furieux contre Aminata Angélique Manga

https://www.pressafrik.com Les responsables politiques et les jeunes de l’Alliance pour la République (Apr) au niveau de Ziguinchor sont en rogne contre le ministre de l’Economie solidaire et de la micro-finance, Aminata Angélique Manga suite au limogeage de son chargé de projet de la plateforme d’appui aux secteurs privés du Sénégal et de la valorisation de la Diaspora, Pape Abdou Diédhiou.

La décision de limoger Pape Abdou Diédhiou, président de l’Union des jeunes de la majorité présidentielle de Ziguinchor de son poste de chargé de projet de la plateforme d’appui aux secteurs privés du Sénégal et de la valorisation de la Diaspora, au ministère de l’Économie solidaire, soulève l’ire des apéristes de la localité. Selon eux, cette décision prise par Aminata Angélique Manga, après la défaite du candidat de la coalition Benno bokk yakaar (Bby) dans le Sud du pays, est un règlement de comptes.

«Nous sommes à la fois déçus et attristés par cette décision malheureuse et incompréhensible de licenciement de Pape Abdou Diédhiou par le ministre Aminata Angélique Manga. Une décision qui n’honore pas la jeunesse de l’Apr », a fait savoir le coordonnateur départemental de l’union des jeunes de l’Apr à Ziguinchor.

Face à la presse, les jeunes révèlent que durant tout le temps de la campagne, Diédhiou était à Ziguinchor pour le triomphe du Président Macky Sall sur «l’autorisation non écrite du ministre Aminata Angélique Manga».

«L’administration ne reconnaît certes que les autorisations écrites, mais dans cette affaire, le ministre Aminata Angélique Manga règle des comptes, parce que nous n’avons pas souhaité cheminer avec elle à Ziguinchor où nous ne travaillons que pour le chef de l’Etat ».

RESULTAT DE LA PRESIDENTIELLE A ZIGUINCHOR : Le vote ethnique,un faux alibi par Par Talibouye AIDARA 

Le Sénégal, îlot de paix et de stabilité tient son équilibre social grâce au compact identitaire de son peuple qui vit en parfaite harmonie dans une homogénéité éthnique sans équivoque. Ce socle social, jalousement conservé par son peuple qui le consolide de jours en jours et évite à tout prix tout ce qui pourrait l’impacter.  Cet acquis de taille qui fait du Sénégal un pays où il fait bon vivre ne s’effritera jamais.
Or, au sortir des dernières joutes électorales, certains pour des raisons inavouées et incompréhensibles ont voulu emprunter un cachet ethnique à ce scrutin.
En effet, la maturité du peuple Sénégalais et sa volonté de vivre ensemble dans un climat apaisé, dans une solide cordialité ne laisseront jamais prospérer cette véritable farce.
Excellence, Monsieur le Président, à titre illustratif, en 2017 vous avez largement gagné la région de Ziguinchor. Et pourtant le leader de PASTEF était de la course en dirigeant la coalition Ndawi Askan Wi. Avec 3 605 voix, il est arrivé 4ème dans le département de Bignona derrière Kaddu Askan Wi d’Abdoulaye Baldé 5 592 voix, Coalition Gagnante Wattu Sénégal 10 881 voix et Benno Bok Yaakar  25 881 voix (source dakaractu).
En sus de cela, très récemment, vous avez été accueilli en héros par une masse humaine de tous âges confondus de Bignona à Oussouye en passant par Ziguinchor et Goudomp. Cette masse humaine témoigne de l’estime et de l’espoir que le sud porte en vous.
Toutefois, la situation qui a favorisé l’émergence d’une force nouvelle entre les législatives et la présidentielle en Basse Casamance, selon les populations qui pourtant vous vouent une considération énorme, n’a rien à avoir avec des questions d’ordre éthnique mais plutôt par d’autres raisons. Entre autres, nous en citerons à titre indicatif quatre.

Il s’agit notamment de : 
1- la déclaration malveillante de Moustapha Cissé Lô,
2- l’absence des responsables politiques de la mouvance présidentielle à côté des populations,
3- les résultats insignifiants de PASTEF à la dernière législative,
4- le manque d’unité entre les responsables de BBY.
Excellence Monsieur le Président, nous ignorons en réalité les motivations qui se cachent derrière cette déclaration de Moustapha Cissé Lô. Mais une chose est sûre, elle n’a pas été bien appréciée par les populations de la région de Ziguinchor sans exception. Traiter de « rebelles », tous ceux qui sont venus au meeting du leader de PASTEF était considéré comme une offense à toute la Casamance. A beau vouloir s’expliquer ou présenter ses excuses, il n’a pas su convaincre les populations du sud. Le mal est déjà fait. Et il ne restait qu’à gérer les dégâts.
Plus grave encore, les populations de la Basse Casamance n’ont pas aimé ce qu’elles considèrent comme un silence « coupable » des responsables de la mouvance présidentielle. Certes, il y a eu des sorties pour fustiger le comportement du vice-président de l’Assemblée Nationale, mais en réalité ceux qui doivent le faire n’ont pas réagi.
Quant au 2ème point, les populations de la Casamance prétendent qu’il y a un manque de considération notoire de la part des responsables de la mouvance présidentielle dans leur région. Elles ne les voient pas et ne les sentent pas à leurs côtés. Cette distance n’a fait que créer un vide et ce vide a été exploité avec efficacité par l’adversaire qui a aujourd’hui gagné toute la région de Ziguinchor. Alors que ce dernier avait un résultat insignifiant lors des dernières élections législatives.
Pour certains, ce sont ces résultats qui avaient endormi le camp de BBY dans la région où PASTEF n’avait gagné que la commune de Sindian grâce au Mouvement Bourabé du maire Yancouba Sagna. Faisant face à un terrain presque « vide », le PASTEF a mis en branle une stratégie en s’appuyant sur les enseignants, les infirmiers, et les associations de jeunes à la base qui étaient en contact avec leurs frères et sœurs étudiants des différentes universités du Sénégal. C’est ce travail de synergie en relation avec la diaspora qui a donné ce résultat permettant à Ousmane Sonko de multiplier par presque quinze (15) ses résultats dans le département de Bignona. De 3 605 voix en juillet 2017, Ousmane Sonko est passé 51 438 voix en février 2019. Là où BBY n’a eu que 27 398 voix (source APS). Un vrai exploit vous me direz! Alors toutes nos félicitions au candidat de PASTEF et à son équipe.
Dans certaines zones, c’est la division entre les responsables qui a donné une force à l’opposition. Comme dit le proverbe ivoirien, « si le lézard est entré dans le mur, c’est parce que c’est le mur qui s’est fissuré ». C’était le cas à Ziguinchor. Dans cette capitale de la Basse Casamance, la bataille des leaders a fini par donner de la puissance à l’adversaire.
Chers camarades de l’APR  et alliés de BBY, l’heure n’est plus aux invectives ou aux accusations, l’heure est à l’introspection pouvant nous permettre de remonter la pente en récupérant les bastions déjà perdus. Certes le Président Macky SALL est réélu pour un second mandat, mais n’oublions pas que la région de Ziguinchor est aujourd’hui politiquement dans les mains de l’opposition.
Excellence, Monsieur le Président la République, votre attachement inébranlable aux principes sacrés d’égalité ethnique s’est manifesté au cours de ces sept dernières années par :
– La réparation des grosses disparités économiques dont la Casamance a été la principale bénéficiaire,
– La desserte maritime par la mise en œuvre de deux navires accompagnée d’un dragage du Fleuve Casamance de l’embouchure à Ziguinchor,
– La réhabilitation des aéroports de Ziguinchor et de Cap Skiring,
– La construction du pont de Farafégni sur le Fleuve Gambie afin de mettre un terme aux calvaires des populations des régions sud du Sénégal,
– Les réalisations de routes principales et secondaires, de forages, d’électrification des villages, etc.
En réalité Excellence, puis-je vous rassurer que votre bilan pourtant loin d’être exhaustif, hautement apprécié par les populations ne militent pas en faveur d’un favoritisme, mais plutôt par un souci de réparer les disparités en réajustant certaines inégalités.
Aux populations de ma région natale, je vous comprends et vous remercie de votre acte hautement responsable. Car il a permis aux Président de la République de recevoir et de comprendre votre message. Et sans nul doute, il sera traité avec toute la rigueur requise.
Par contre, il est important de comprendre que c’est pour des raisons purement politiques que certains ont voulu créer une scission entre les populations de la Casamance qui est hétéroclite. Notre terroir est la condensée de toutes les ethnies du Sénégal et reste et demeure indivisible.
Vive la démocratie,
Vive la République,
Vive le Sénégal.
Par Talibouye AIDARA ,Communicant/Journaliste ,Responsable APR Commune Kataba1

Le conseil du Khalife général de Ndiassanne à Macky  » Ne te venge pas de tes adversaires politiques »

https://www.pressafrik.com Dans une déclaration faite à Ndiassane, le Khalife Général Cheikh Becaye Kounta par la voix de son porte-parole Abdrourahmane Kounta a appellé le chef de l’Etat Macky Sall, qui d’ailleurs est à son deuxième mandat à pardonner, et à ne pas se venger de ses adversaires politiques.

« C’est une lourde charge d’avoir des responsabilités, une charge qui émane de la volonté de Dieu, donc c’est à lui qu’il faut s’en remettre pour l’exercer dignement », conseille t-il. Prenant l’exemple du Prophète Mouhamed  (PSL) il ajoute : «le Prophète nous a dit qu’on a toujours des adversaires, si Dieu nous donne la force de nous venger de nos ennemis il faut privilégier le pardon et Lui rendre grâce. »

Par contre, le Khalife dans son discours a invité les Sénégalais et toux ceux qui sont investis de responsabilités à soigner leur comportement et à préserver la paix sociale qui a toujours prévalu dans ce pays.  «Que tout un chacun soigne son comportement dans ce pays qui est indivisible et qui nous appartient à tous, car le Sénégal ne mérite que la paix. »Fana CiSSE

Jean Fall:«Si Macky Sall cherche un troisième mandat, il va sortir par la petite porte»

https://senego.com Au moment où des Sénégalais craignent que le président Macky Sall brigue un troisième mandat en 2024, Jean Fall lui prévient du danger qu’il risque d’encourir.

« ILe Président Sall a terminé sa mission et s’il cherche à avoir un troisième mandat, il va sortir par la petite porte », a prévenu l’astrologue et psycho-sociologue du travail, ce lundi dans les locaux de Senego.

 LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 11/03/2019

La tribune du stade s’écroule

La tribune du stade municipal de Mbour s’est affaissée samedi lors d’une séance de lutte traditionnelle. Alors que le tournoi organisé par le promoteur de Mbour, Luc Nicolai se déroulait tranquillement, les spectateurs ont été surpris de l’affaissement de la dalle de la tribune qui ne pouvait plus soutenir le poids lourd du public. En une fraction de seconde, la tribune a cédé. Mais, il y a eu plus de peur que de mal. Aucune perte en vie humaine n’a été notée, même s’il y a eu beaucoup de blessés parmi lesquels des touristes.

Le Directeur de l’hôpital de Kolda muté

Le Directeur de l’hôpital régional de Kolda, Cheikh Mbaye Seck, est muté à l’hôpital Youssou Mbargane de Rufisque. Après 28 mois à la tête de la structure sanitaire régionale de la capitale du Fouladou, M. Seck atterrit à l’hôpital de Rufisque qui traverse une crise. Cheikh Mbaye Seck aura la lourde charge de désamorcer la tension entre les travailleurs et l’Agent comptable particulier. Il prendra aussi les dispositions nécessaires pour faciliter la mission d’audit que le ministère de la Santé va envoyer à l’hôpital Youssou Mbargane pour faire le point sur la situation financière. Un pot de départ a été organisé samedi à l’hôpital de Kolda après la passation de service ».

Colonel Abdourahim Kébé

Coucou, revoilà le Colonel à la retraite Abdourahim Kébé qui a été arrêté par la section de recherche  de la gendarmerie pour incitation à un soulèvement armé. Le responsable de Rewmi à Saint-louis s’est exprimé encore sur le mur de sa page Facebook. Le secrétaire national en charge de la défense de Rewmi  a remercié ses amis et ses sympathisants pour le soutien qui lui a été apporté, lors de son arrestation. Il invoque ainsi une citation de Henry Ward Beecher qui disait : «La reconnaissance est la plus belle fleur qui jaillit de l’âme». Et d’ajouter : «Aussi, c’est de tout coeur que je dis merci à chacun d’entre vous pour votre solidarité agissante. Que Dieu vous rétribue et protège notre pays !».

Collectif des victimes de la Cité Gadaye

La Cour d’appel de Dakar va rendre son verdict aujourd’hui sur la destruction de 253 maisons de la Cité Gadaye par un promoteur immobilier, Babacar Fall. En fait, malgré sa condamnation à 2 ans de prison ferme pour destruction de biens appartenant à autrui en première instance, le juge avait ordonné la levée du mandat d’arrêt contre le promoteur. Le collectif des victimes avait interjeté  appel pour que le patron de la société technologie 2000 soit arrêté et envoyé en prison. Pour rappel, devant le prétoire, le prévenu avait nié les faits qui lui sont reprochés. Il prétend avoir acheté un terrain de 13 hectares qui lui a été cédé par la famille Diop qui détient un titre foncier notifié par un notaire. Il fait porter le chapeau à la Dscos.

Un coup des agents des Eaux et forêts de Tamba

Les agents du secteur des Eaux et Forêts de Tambacounda poursuivent la traque des coupeurs illicites de  bois. Ils viennent de mettre la main sur un important lot de matériels et de bois appartenant à des individus qui se sont frauduleusement introduits dans la forêt du côté de Saré Ely, commune de Maka Kolibantang. Le chef du secteur des Eaux et Forets de Tamba, le capitaine Mamadou Gaye dit avoir constaté la recrudescence du trafic du bois dans  les forêts le long de la frontière avec la Gambie, surtout dans la commune de Maka Kolibantang. Ainsi, ils ont développé une stratégie d’intervention qui a permis lors d’une vaste opération dans la zone de Saré Ely de mettre la main sur 25 charrettes, 6 chevaux, 25 ânes et 25 troncs de venne, en deux jours. Les trafiquants ont pris la clé des champs en abandonnant tout le matériel saisi.

Pape Thialice Faye lorgne le fauteuil de Barth

Le promoteur de Lewto production, Pape Thialice Faye affiche ses ambitions politiques. Il a profité de la journée d’intégration du Mouvement d’Unité Républicain (Mur) le week-end pour annoncer sa candidature à la tête de la mairie de Mermoz Sacré Coeur. Il reste optimiste parce que, dit-il, pour la première fois la mouvance présidentielle sort victorieuse dans la commune de Barthelemy  Dias. Pape Thialice Faye compte démarrer dès aujourd’hui les portes à portes, en perspective des élections locales.

Afp aura un candidat à la présidentielle de 2024

L’Alliance des forces de progrès (Afp) n’a pas présenté un candidat à la présidentielle de 2019 à cause du pacte liant Moustapha Niasse à Macky Sall. Cependant, les progressistes disent à qui veut les entendre qu’ils auront un candidat, en 2024. Le responsable de l’Afp et directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Bouna Mouhamed Seck a révélé hier, sur les ondes de Sud Fm qu’ils présenteront un candidat à la prochaine présidentielle. Les progressistes iront à la conquête du pouvoir. Ce sera sans doute sans Moustapha Niass bloqué par la Constitution.

800 personnes auscultées gratuitement à Guinaw Rail

Le chef de service parasitologie de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar Pr Daouda Ndiaye a installé un hôpital mobile au poste de santé de Guinaw Rail Sud pour une journée de consultation gratuite. Ainsi, 800 personnes ont été consultées gratuitement dans les spécialités comme la cardiologie, la gynécologie, la pédiatrie, la médecine interne, le dépistage du cancer du col de l’utérus et la planification familiale. Ainsi, le Pr Daouda Ndiaye qui est issu de la banlieue a organisé une journée de consultation gratuite avec des soins de qualité pour la population défavorisée. A cet effet, un hôpital mobile a été déplacé à Guinaw Rail en ce sens qu’il est utile d’amener la santé vers la population.

Abdoul Mbaye rend hommage à Bernard Dadié

Le président de l’Act rend hommage à l’écrivain ivoirien, Bernard Dadié à la suite de la disparation de ce dernier. Selon Abdoul Mbaye, l’écrivain était combattant de la liberté d’où le titre d’un de ses recueils «Afrique debout». A l’en croire, cet écrivain ivoirien a entretenu des liens indélébiles avec le Sénégal puisqu’il fit des études à l’Ecole Normale William Ponty et travailla à l’IFAN de Dakar pendant 10 ans. D’après l’ancien Premier ministre, Bernard Dadié avait choisi d’allier la pensée à l’action et à la politique en étant ministre de la Culture de son pays pendant près de 9 ans. Quant à sa littérature, dit-il, elle est celle de d’émancipation, du refus, une oeuvre immense qui combine poésie, nouvelles, théâtre, contes, chroniques, biographies, etc. Pour Abdoul Mbaye le regretté laisse ainsi un immense héritage et patrimoine à son peuple

 

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