Momar Ndiongue :«L’OPPOSITION AURAIT TORT DE REJETER LA MAIN TENDUE DE MACKY SALL»

Momar Ndiongue :«L’OPPOSITION AURAIT TORT DE REJETER LA MAIN TENDUE DE MACKY SALL»
Momar Ndiongue :«L’OPPOSITION AURAIT TORT DE REJETER LA MAIN TENDUE DE MACKY SALL»

 

https://www.seneplus.com http://www.sudonline.sn-Momar Ndiongue souligne que ce dialogue devrait se tenir autour de trois points, a ainsi indiqué que «l’opposition aurait tort de rejeter systématiquement cette main tendue du président Macky Sall».

Selon le journaliste analyste politique, Momar Ndiongue, le président Macky Sall a «fait preuve de beaucoup de hauteur, de grandeur et du sens du dépassement en invitant tous les sénégalais à se retrouver autour de l’essentiel». Interpellé par la rédaction de Sud Quotidien hier, mercredi 6 mars sur les préalables de la tenue du dialogue appelé par le chef de l’Etat aussi bien du coté du pouvoir que de l’opposition, Momar Ndiongue soulignant que ce dialogue devrait se tenir autour de trois points, a ainsi indiqué que «l’opposition aurait tort de rejeter systématiquement cette main tendue du président Macky Sall».

Le journaliste analyste politique Momar Ndiongue est formel. L’opposition devrait faire preuve du sens du dépassement et répondre favorablement à la tendue par le chef de l’Etat, Macky Sall. En effet, le Président de la République, nouvellement réélu, a appelé à un dialogue dans une déclaration face à la presse à la suite de la publication des résultats officiels de la présidentielle du 24 février dernier par le Conseil constitutionnel.

Interpellé par la rédaction de Sud Quotidien hier, mercredi 6 mars sur les préalables de la tenue de ces discussions appelées par le chef de l’Etat aussi bien du coté du pouvoir que de l’opposition, Momar Ndiongue qui a commencé par «saluer la qualité de la déclaration» faite par le président réélu, Macky Sall qui selon lui a «fait preuve de beaucoup de hauteur, de grandeur et du sens du dépassement en invitant tous les sénégalais à se retrouver autour de l’essentiel une fois que le scrutin est derrière nous».

«C’est la posture présidentielle qu’on attendait de lui. Il est donc heureux que le chef de l’Etat sorte de la posture partisane qu’il a affichée durant tout le long de son premier mandat. L’opposition aussi devrait faire preuve du sens du dépassement et sortir de sa position radicale qui a consisté jusqu’ici à rejeter systématiquement la tendue du président de la République», a-t-il indiqué.

Poursuivant son propos, le journaliste analyste politique insiste sur la nécessité pour l’opposition de répondre à la main tendue du président Sall. «Nous sommes dans une période charnière où, pour la première fois dans l’histoire du Sénégal, on a un président de la République qui fait un dernier mandat à l’issu duquel, il devra organiser des élections qui permettront de choisir son successeur. Il vaut mieux qu’on lui permette d’avoir ce rôle d’arbitre, de pouvoir travailler à ce qu’on ait un système démocratique beaucoup plus efficace et que de façon transparente, son successeur puisse être choisi. S’il le fait, lui-même, rentre dans l’histoire et l’opposition devrait également faciliter ce rôle en ayant une posture moins radicale et en répondant à sa main tendue». Le cas échéant, Momar Ndiongue estime que ce dialogue dont le chef n’a pas encore révélé les termes de références devrait se tenir autour de la matière électorale, des réformes institutionnelles et les ressources du pays.

Ainsi, sur la matière électorale, rappelant que la Loi sur le parrainage a montré, durant son application, des limites et cette loi a besoin d’être réformée, Momar Ndiongue assure que des discussions pourraient s’engager pour voir les points de cette loi à modifier pour la rendre plus opérationnelle à l’avenir. Ensuite, toujours sur cette question relative à la matière électorale, le journaliste analyste politique déplorant la longue durée des opérations de refonte du fichier électoral avec l’introduction de la carte d’identité biométrique Cedeao préconise également des échanges sur l’opération de confection de la carte d’identité biométrique.

«Voilà plus de deux ans déjà que cette opération est lancée et jusqu’à présent, on n’est pas à son terme. Il se trouve aussi qu’il y’a plus d’un million cinq cent mille sénégalais qui sont en droit de disposer de leur carte d’identité et qui ne l’ont pas jusque-là. Je crois que cette question doit être discutée pour que cette opération soit bouclée. Et une fois que cela est faite, il va falloir ensuite voir comment fiabiliser une fois pour toute le fichier électoral afin qu’il ne suscite plus de débat à la vielle d’une élection au Sénégal», a-t-il lancé avant de poursuivre dans la foulée : «Outre ces trois points à discuter en matière électorale, des discussions autour des réformes institutionnelles doivent également être engagées. La principale reproche qui a été faite à Macky Sall durant son premier mandat, c’est d’avoir piétiné le principe de la séparation des pouvoirs au Sénégal. L’Assemblée nationale qui est une institution est un pouvoir à part et le système judiciaire qui est également une autre institution, un pouvoir, ont été particulièrement inféodés au système exécutif. Je crois qu’il va falloir discuter, voir s’il faut aller vers des réformes institutionnelles ou si c’est le président de la République qui doit changer sa posture afin de donner beaucoup plus d’indépendance à l’Assemblée nationale et à la Justice». S’agissant du troisième point à discuter le journaliste analyste politique Momar Ndiongue estime qu’il devrait être consacré à la gestion du pays pour éviter au Sénégal la crise dite de malédiction du pétrole.

«Dans son message du mardi dernier, le président Sall l’a même évoqué et je crois qu’il est temps qu’on discute de comment répartir les ressources gazières et pétrolières pour éviter ce qui s’est passé dans beaucoup d’autres pays d’Afrique qui ont vécu ce que l’on appelle la malédiction du pétrole. Le Sénégal devrait faire l’économique d’une crise liée à la malédiction du pétrole en engageant des discussions franches et sincères sur comment gérer ces ressources et comment les partager de manières équitables». Concluant son propos, notre analyste politique d’insister : «L’opposition aurait tort de rejeter systématiquement cette main tendue du président Sall. Si on discute de ces trois points, le calme va revenir dans le pays, l’espace politique sera pacifié et le président Macky Sall pourra tranquillement dérouler son deuxième et dernier mandat». Nando Cabral GOMIS

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