PLACE SOUS CONTROLE JUDICIAIRE POUR PROVOCATION D’UN ATTROUPEMENT ARME : Les minutes de l’audition du colonel Kébé de Rewmi 

PLACE SOUS CONTROLE JUDICIAIRE POUR PROVOCATION D’UN ATTROUPEMENT ARME : Les minutes de l’audition du colonel Kébé de Rewmi 
PLACE SOUS CONTROLE JUDICIAIRE POUR PROVOCATION D’UN ATTROUPEMENT ARME : Les minutes de l’audition du colonel Kébé de Rewmi 

 

http://www.enqueteplus.com Après deux jours passés dans les liens de détention, le colonel Abdourahim Kébé de Rewmi est libre, depuis hier. Déféré au parquet, le Doyen des juges d’instruction l’a mis en liberté, après l’avoir inculpé sur la base de l’article 95 du Code pénal. En d’autres termes, c’est le délit de provocation à un attroupement armé qui a été retenu par le juge Samba Sall. Celui-ci, apprend-on de sources judiciaires, a suivi le parquet qui, dans son réquisitoire introductif, n’a pas jugé nécessaire de requérir le mandat de dépôt. Une décision motivée, d’après nos sources, par les excuses qu’aurait présentées le chargé de la défense du parti d’Idrissa Seck.

Pour autant, cela ne signifie pas que l’ancien patron du Bureau des relations publiques des armées (Dirpa) a plaidé coupable. Au contraire, renseignent des informateurs, le colonel Kébé a clamé son innocence. Le ‘’rewmiste’’, qui a pour conseils Mes Fatou Ndiaye Touré, Alioune Badara Fall et Omar Sène, a contesté les faits. Il s’est expliqué par rapport au contenu de son post assimilé à un appel à l’insurrection. L’inculpé, confie-t-on, a expliqué aux enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie qu’il n’a pas voulu appeler à l’insurrection, ni à des troubles, encore moins à la révolte au sens pénal. Par révolte populaire, il entendait inciter les Sénégalais à aller voter massivement. Pour corroborer cette ligne de défense, le militaire à la retraite a indiqué que le post à l’origine de son arrestation a été publié avant l’élection et non le lundi 25 février 2019, lendemain de la Présidentielle.

Le colonel Kébé a été cueilli chez lui, à Saint-Louis, le dimanche 2 mars. ‘’Sénégalais debout ! Une riposte énergique du peuple s’impose. Face à ce qui apparaît comme un hold-up électoral que veulent nous imposer les valets de Macron, une seule attitude, la révolte populaire. Nous ferons comprendre à la France que le Sénégal n’est pas un pays banania, et au pouvoir, que la confiscation de la volonté populaire ne sera pas acceptée’’. C’est le contenu du message incriminé qualifié d’insurrectionnel. Ce que réfute Me Fatou Ndiaye Touré. ‘’Nous sommes tenus par le secret de l’instruction, mais je peux vous assurer que les faits qui lui sont reprochés ne sont ni fondés ni avérés’’, soutient l’avocate qui se dit surprise par l’inculpation de leur client, car elle s’attendait à un classement sans suite.

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