Revue de Presse du Mardi 05 Mars 2019

Revue de Presse du Mardi 05 Mars 2019
Revue de Presse du Mardi 05 Mars 2019

MACKY SALL FAIT UN CLIN D’OEIL À SES ADVERSAIRES,À WADE ET À DIOUF

http://www.emedia.sn Un premier discours rassembleur. Pour sa toute première sortie après la présidentielle du 24 février 2019, le président de la République Macky Sall, a adressé à la Nation un discours rassembleur, appelant toute la classe politique autour de lui, promettant de devenir un président de tous les Sénégalais et de décrypter le message des citoyens qui n’ont pas voté pour lui.

Après sa réélection à la tête du Sénégal, Macky Sall a fait sa première sortie en attendant la cérémonie de prestation de serment, prévue le 2 avril prochain. Pour la circonstance, le tout-nouveau réélu s’est mis dans ses habits de vainqueur. Tout de blanc vêtu, ses lunettes bien fixées sur le visage, il est accueilli par un salve d’applaudissements. La joie se lit sur son visage radieux. Les membres de sa coalition sont massivement venus assister à cette première déclaration du président de la République après leur victoire.

Dans son discours de vainqueur, Macky Sall s’est voulu rassembleur. Il a annoncé qu’il va dialoguer avec tout le monde pour l’intérêt du pays. « Je vais poursuivre et renforcer l’œuvre entamée. Je reste dans le temps de l’action car je demeure convaincu que seul le travail produit des résultats. La tâche est grandiose, passionnante et ardue. Elle nous engage tous, dira-t-il, en clin d’oeil à ses opposants. Nul ne peut y arriver seul. C’est ensemble que nous pourrons labourer les champs, consolider les acquis de la démocratie et relever les défis ».

Puis, Macky Sall d’ajouter : « Mon rôle c’est de rassembler tout le monde autour des idéaux que nous avons ensemble. Je tends la main à tout le monde pour engager un dialogue ouvert et constructif. Je ferai des propositions dans ce sens après la prestation de mon serment le 2 avril prochain. Ça sera un dialogue sans exclusion. Ce sera un dialogue auquel mes prédécesseurs Abdoulaye Wade et Abdou Diouf pourraient apporter leurs contributions. Nous continuerons à bâtir ensemble le Sénégal de nos rêves : un pays unit et stable, un pays prospère et solidaire ». Aliou DIOUF et Abdoulaye SYLLA

Macky Sall après sa réélection : « Cette confiance renouvelée me motive à faire encore plus et mieux »

https://www.dakaractu.com Nouvellement réélu à l’issue de la présidentielle de 2019, Macky Sall a relevé que la victoire de son camp n’est pas uniquement le sien. C’est à ses yeux le Sénégal dans sa globalité qui sort « vainqueur » de ces joutes qui avaient retenu toute l’attention des populations, mais aussi celle de la communauté internationale.
À l’issue du scrutin du 24 février dernier, Macky Sall confie avoir le sentiment qu’il n’y a, à ses yeux, ‘’ni vainqueur ni vaincu’’. Et après cette campagne, il dit ne plus voir ‘’de camp marqué par des couleurs partisanes (…). Je ne vois qu’un seul camp : C’est celui du Sénégal. Je vois des sénégalais qui ont librement exercé leur désir ardent de rester unis par le destin commun au sein d’une seule Nation. Je vois un seul peuple animé par un seul but et un seul destin. Je serai le président de tous les sénégalais et sénégalaises parce que c’est la charge qui m’incombe comme le prévoit la Constitution. Je sais que ce qui nous ressemble, notre commun vouloir de vivre commune est plus fort que ce qui nous oppose’’, a dit le président Macky Sall qui rempile.

Dans sa première déclaration prononcée cet après-midi, quelques heures, après la proclamation officielle des résultats de la présidentielle lui attribuant 58% des votes, Macky Sall a rendu un vibrant hommage aux populations sénégalaises. ‘’Avec une mobilisation exceptionnelle marquée par un fort taux de participation. Nous avons encore honoré notre héritage démocratique en nous rendant aux urnes dans le calme et la sérénité’’. (…). Ainsi, nos observateurs ont attesté que le scrutin a été libre et transparent. C’est là, une identité remarquable des démocraties majeures et apaisées. Le mérite vous revient chers compatriotes’’, note Macky Sall.

Ce dernier en a profité pour décerner son satisfecit à la Cena (Commission électorale nationale autonome) et au ministère de l’Intérieur, mais aussi à tous les électeurs.

‘’En m’accordant une forte majorité avec plus de 58% des voix, vous avez ainsi fait le choix de la continuité pour la mise en œuvre du Pse. Je m’en réjouis et je rends grâce à Dieu. (…). Je remercie chaleureusement les acteurs qui m’ont renouvelé leur confiance. Cette confiance renouvelée me motive à faire encore plus et mieux. Chaque voix qui s’est exprimée, qu’il soit de la majorité ou de l’opposition, mérite d’être entendue’’, a-t-il dit, en adressant dans la même lancée des salutations à tous les autres candidats malheureux de cette présidentielle.

Aux sieurs Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Pr Issa Sall et Me Madické Niang, ses adversaires à cette présidentielle de 2019, il a précisé que ‘’nous avons toutes et tous le même amour, la même fierté et le même engagement patriotique pour notre pays’’. En ce sens, il a fait la promesse de continuer ‘’d’être à votre écoute et à votre service afin de poursuivre et de continuer l’œuvre entamée’’.

Macky Sall : «Le ministre de l’Intérieur était attendu au tournant,je le félicite ainsi que tous les acteurs du scrutin…»

https://www.dakaractu.com Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye fortement décrié par l’opposition à la veille de la tenue de l’élection Présidentielle s’est bien comporté, selon le président de la République Macky Sall. Il a tenu à le féliciter indiquant que ce dernier était attendu au tournant. C’était lors de sa première sortie
« Je félicite ceux qui ont organisé cette élection, à commencer par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Chacun l’attendait au tournant pour en cas de pépin pouvoir sauter sur l’occasion. Mais Dieu merci tout cela n’est pas arrivé. Je félicite aussi l’administration territoriale, on a le meilleur système électoral de l’Afrique, très élaboré et qui concentre les acteurs politiques. La CENA aussi est au cœur de ce processus et partout depuis l’inscription sur les  listes, jusqu’au dépouillement dans les commissions départementales. Donc c’est un système éloquent. Et qui rend à notre démocratie toute sa lumière. Et nous voulons qu’elle s’améliore surtout dans le rendu des résultats », dira le Président Sall.
Il a fini par féliciter la presse mais aussi promis de régler le gap entre la publication des résultats le jour du scrutin par la presse et celle provisoire par la commission de recensement des votes

Au delà de ses performances records, la Sonatel affiche des signes de fragilités  

 (Agence Ecofin) – La Société Nationale des Télécommunications du Sénégal, une entreprise dont le groupe français Orange est le premier actionnaire, a marqué le marché financier de l’Union Monétaire Ouest-Africaine, en annonçant un chiffre d’affaires record de 1022 milliards de FCFA (environ 1,76 milliard $) pour son exercice 2018.

La société, qui est aussi la plus importante valorisation de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières basée à Abidjan et qui compte aussi une importante base d’investisseurs individuels, a proposé de distribuer un dividende qui au final reviendra au montant net de 1500 FCFA par action, soit environ 2,5 $.

Pourtant ces deux informations ne semblent pas emballer les investisseurs, si on s’en tient à l’évolution du cours de l’action Sonatel en bourse. Elle a débuté la semaine du 4 mars 2019 sur une légère baisse de -0,05%. Ce repli est survenu à la suite d’un autre, vendredi 1er mars, de -1,48%.

Il faut rappeler qu’avant cela, l’entreprise a enregistré trois hausses consécutives d’un niveau cumulé de plus de 15,4%. Dans un marché comme celui de la BRVM où les transactions ne répondent pas toujours aux logiques habituelles d’investissement, il est difficile de donner une raison précise à ce revirement.

De petits signes de fragilité

Mais une analyse des comptes publiés par Sonatel, permet de déceler un certain nombre de fragilités au niveau de ses performances. La première chose qu’on remarque, c’est qu’au-delà du record atteint, la progression du chiffre d’affaires (+5%) en 2018, a été moins vigoureuse que celle réalisée en 2017 (+7,5%).

L’autre fragilité réside dans les ratios de rentabilité, qui représentent le poids de certains indicateurs par rapport au chiffre d’affaires. Ainsi le poids de la marge brute d’exploitation ou EBITDA, est ressorti à 45,3%. C’est son niveau le plus bas depuis l’année 2016. Il en est de même de la marge d’exploitation et de la marge nette qui ont perdu respectivement 5 et 4,1 points de pourcentage.

Du point de vue d’une certaine efficacité, l’opérateur est sorti de 2018 avec un niveau en hausse des créances à recouvrer. Il était de 129,7 milliards de FCFA au terme de cet exercice, contre 120,9 à la fin 2017. Sonatel a expliqué que cela a été causé par la difficulté à récupérer ce que lui doivent des opérateurs au Sénégal.

Toujours au cours de l’année, la filiale du groupe au Mali a occasionné un emprunt de 45 milliards de FCFA, qui est venu gonfler l’endettement financier, qui est désormais de 185 milliards de FCFA. Sonatel devra pouvoir convaincre sur la pertinence des investissements qu’elle a réalisés jusqu’ici.

Les performances du groupe ne comptent pas que pour l’opérateur français Orange, mais aussi pour l’Etat du Sénégal et les autres petits investisseurs qui sont ses actionnaires. Le Sénégal demeure le premier marché de Sonatel en terme de contribution au chiffre d’affaires (42%), mais le Mali et la Guinée Conakry représentent deux importants marché en raison de leurs 17 millions de clients. L’évolution de l’environnement socio-politique et de la concurrence dans ces deux pays sont donc des facteurs qu’il faudra suivre sur le moyen terme.Idriss Linge

UNE CROISSANCE DE 6,3% EN 2018 (DPEE)

Dakar, 5 mars (APS) – La croissance hors agriculture et sylviculture est de 6,3% en 2018, indique la direction de la prévision et des études économiques (DPEE) dans sa Note de Conjoncture du quatrième trimestre 2018.

’’Au quatrième trimestre 2018, l’évolution de l’activité économique interne hors agriculture et sylviculture, mesurée par celle de l’Indice Général d’Activité (IGA), fait ressortir un raffermissement de 9,8%, en variation trimestrielle. Sur une base annuelle, des croissances respectives de 8,3% et 6,3% sont notées au quatrième trimestre 2018 et en cumul sur l’année 2018’’, souligne la DPEE dans ce document paru en février.

La publication consultée par l’APS note que l’emploi salarié du secteur moderne s’est consolidé de 8,8%, entre les deux derniers trimestres de 2018, simultanément porté par le secondaire (+11,3%) et le tertiaire (+5,8%). Elle ajoute que sur une base annuelle, des créations nettes d’emplois de 7,4% sont enregistrées à fin décembre 2018, également soutenues par les secteurs secondaire (+7,0%) et tertiaire (+7,9%).

La Note de conjoncture signale qu’au titre des prix à la consommation, ‘’une hausse de 0,3% est enregistrée, en variation trimestrielle, en liaison avec les produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+0,8%) et les services d’enseignement (+2,3%)’’.

Elle indique que comparativement à la même période de 2017, ‘’le niveau général des prix a également progressé (+ 0,6%), tiré par les produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+1,4%) et l’enseignement (+2,3%)’’.

L’inflation moyenne de l’année 2018 est ressortie à 0,5%, selon le document, notant qu’en conséquence, ‘’la compétitivité de l’économie sénégalaise s’est améliorée de 0,8%, en variation trimestrielle, sous l’effet conjugué de la dépréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des partenaires commerciaux (-0,5%) et du différentiel d’inflation favorable (- 0,3%)’’.

En glissement annuel, des gains de compétitivité de l’économie nationale évalués à 2,8% sont observés au quatrième trimestre 2018, mentionne encore la DPEE, soulignant qu’en revanche, ‘’sur l’année 2018, il est noté des pertes de compétitivité de l’économie sénégalaise estimées à 2,6%, comparativement à 2017, en rapport avec l’appréciation du franc CFA (+5,7%)’’.OID

PLUS DE 2400 MILLIARDS DE FRANCS CFA MOBILISÉS EN 2018 ( DPEE)

Dakar, 5 mars (APS) – Le ressources et dons mobilisés au cours de l’année 2018 sont évalués à 2415,5 milliards augmentant de 1,6% comparativement à l’année 2017, indique la direction de la prévision et des études économiques (DPEE) dans sa Note de Conjoncture du quatrième trimestre 2018.

’’En 2018, l’exécution budgétaire s’est déroulée selon les orientations du programme ISPE en termes de maîtrise du déficit, grâce au renforcement de la mobilisation des ressources internes et à l’exécution satisfaisante des charges’’, salue la DPEE dans cette publication parue en février.

Selon le document consulté par l’APS, les ressources et dons mobilisés au cours de l’année 2018 sont évalués à 2415,5 milliards augmentant de 1,6% comparativement à l’année 2017 alors que les dépenses (2902,9 milliards) ont progressé de 6% sur la période.

Au total, ajoute la même source, le solde budgétaire, dons compris, est estimé en déficit de 487,4 milliards contre un déficit de 362,2 milliards en 2017.OID

TRANSFERTS RAPIDES:PLUS DE 1 100 MILLIARDS DE FRANCS CFA EN 2018

Dakar, 5 mars (APS) – Les transferts rapides d’argent reçus par les établissements de crédit du Sénégal sont ressortis à 1155,4 milliards en 2018, augmentant de 5% par rapport à l’année précédente, a appris l’APS de la direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

’’Au quatrième trimestre 2018, les transferts reçus (288,3 milliards) se sont confortés de 15% en glissement annuel contre un repli de 7,7%, en variation trimestrielle’’, relève salue la DPEE dans sa Note de Conjoncture du quatrième trimestre 2018.

’’Le rythme de progression, en glissement annuel, des transferts reçus a ainsi accéléré de 19,9 point de pourcentage’’, souligne le document publié en février.OID

UEMOA : LÉGÈRE HAUSSE DE L’INDICE DES PRIX À LA CONSOMMATION À FIN DÉCEMBRE (BCEAO)

Dakar, 4 mars (APS) – L’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC 2014) a augmenté de 1, 1 % en glissement annuel, à fin décembre 2018, indique le Bulletin mensuel des statistiques de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le mois de janvier 2019.

L’IHPC avait enregistré une progression de 1,0% le mois précédent, rappelle la publication.
Elle précise que ‘’la légère accélération du rythme de progression du niveau général des prix est imprimée pour l’essentiel par la composante +Alimentation+’’. Sa contribution à l’inflation totale est en effet de +0,1 point de pourcentage à fin décembre 2018 contre -0,1 point de pourcentage un mois plus tôt.

‘’L’augmentation des prix des produits alimentaires s’explique principalement par le renchérissement des produits de la pêche ainsi que des légumes frais, notamment au Sénégal et au Togo, en rapport avec la baisse de l’offre’’, souligne le Bulletin mensuel des statistiques de la BCEAO.

Toutefois, elle note que la hausse du niveau général des prix à la consommation a été tempérée par une ‘’moindre progression des prix de la fonction +Logement+, en liaison avec des effets de base observés en décembre 2017 en Côte d’Ivoire, où un renchérissement des loyers avait été enregistré’’.ASG/ADL

BCEAO CONSTITUTION DE RESERVES OBLIGATOIRES:Le Nombre De Banques En Déficit Passe De 3 À 5

https://www.walf-groupe.com La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a publié son dernier rapport sur la politique monétaire dans l’Union monétaire ouest africaine. Les résultats révèlent une variation négative de l’offre autonome de liquidité des banques. Mais également, le nombre de banques en déficit de constitution des réserves obligatoires, passé de trois à cinq

La situation économique des banques dans la zone de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa) n’est pas reluisante, si l’on se fie au dernier rapport de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) sur la situation monétaire de la zone Cfa ouest africaine. En effet, le rapport révèle que le nombre de banques en déficit de constitution des réserves obligatoires est passé de trois à cinq. Avant d’ajouter que le taux moyen pondéré des opérations hebdomadaires d’injection de liquidités s’est établi à 2,7740 % au troisième trimestre 2018 contre 4,1516 % au trimestre précédent et 3,1920 % un an plus tôt. Cela, tandis que sur le guichet à un mois, le taux moyen pondéré est ressorti à 2,9407 % contre 4,1809 %, au second trimestre. A la même période de l’année 2017, la Bceao souligne que ce taux était de 3,4018 %. Pour sa part, le taux moyen trimestriel du marché monétaire s’est situé à 2,5000 % contre 3,7747 % le trimestre précédent et 3,2029 % un an plus tôt.

Par ailleurs, note le document, la trésorerie bancaire, mesurée à travers les soldes des comptes ordinaires et de règlement dans les livres de la Banque centrale, a baissé de 370 milliards de francs Cfa au cours du troisième trimestre 2018 à 1 631,8 milliards de francs Cfa à fin septembre de la même année. Une évolution qui résulte, selon les économistes de la Banque centrale, de l’incidence négative des facteurs autonomes, soit -436,3 milliards de francs Cfa après + 678,7 milliards de francs Cfa au deuxième trimestre sur la période. Laquelle a été atténuée par la hausse de l’encours des refinancements accordés par la Bceao, soit +66,3 milliards de francs Cfa après -234,5 milliards de francs Cfa à fin juin 2018.

Les auteurs du rapport relèvent, en outre, que la variation négative de l’offre autonome de liquidité des banques a été induite essentiellement par le solde négatif des transferts initiés par les banques, soit -1 020,4 milliards de francs Cfa atténué par le retour des billets aux guichets des banques, soit +313,3 milliards. Mais également, précise-t-on, le solde des opérations avec les Trésors, soit +270,8 milliards de francs Cfa. Pis, les enquêteurs de la Banque centrale soutiennent que la position structurelle de liquidité des banques ou trésorerie propre des banques, définie comme la trésorerie des banques hors refinancement de la Bceao, demeure déficitaire de 2 041,5 milliards à fin septembre 2018 contre 1 605,2 milliards trois mois plus tôt. Pourtant, relève le document, les réserves requises des banques sur la période de constitution allant du 16 août au 15 septembre 2018 sont fixées à 672 milliards de francs Cfa. Sur cette même période, le rapport souligne que les réserves constituées par les banques sont ressorties, en moyenne, à 1 648,0 milliards francs Cfa, excédant de 976,0 milliards de francs Cfa le niveau réglementaire minimal exigé.

Par rapport à la situation de la période de constitution allant du 16 mai au 15 juin 2018, la même source note que les réserves excédentaires ont baissé de 243,6 milliards de francs Cfa, soit 145,2 % des réserves requises contre 191,7 % le trimestre précédent. Adama COULIBALY

 Le déficit commercial se creuse

Dans le même rapport, la Banque centrale a analysé le déficit commercial de la zone économique ouest africaine. Il ressort des résultats qu’au troisième trimestre 2018, le déficit commercial de l’Union s’est creusé par rapport à la même période de l’année 2017 pour ressortir à 581,8 milliards de francs Cfa. Une situation délétère qui s’explique, selon les économistes de la Bceao, par une progression des importations de +317,7 milliards de francs Cfa.

Ainsi, globalement, le taux de couverture des importations par les exportations s’établirait à 85 % au troisième trimestre 2018 contre 85,1 % à la même période de l’année 2017. Cette progression des importations est essentiellement imputable à l’alourdissement de la facture pétrolière de +46,2 %, en ligne avec l’envolée des cours sur les marchés internationaux. Toutefois, l’augmentation des acquisitions de biens d’équipement et intermédiaires de +2,3 %, en lien avec l’exécution des programmes d’investissement a également contribué à la dégradation du solde commercial.  Enfin, il a été constaté que les achats à l’extérieur de biens de consommation ont fléchi de 1,8 % dans le sillage de la baisse des cours des principaux produits alimentaires importés de l’Union notamment le riz et les huiles.

Par contre, le document précise que la hausse des exportations résulte principalement de l’accroissement des ventes de coton de +55,1 %, de produits pétroliers de +45,0 %, de noix de cajou de +16,5 % et d’or de +1,1 %. Ce, en lien avec l’évolution des cours internationaux et des volumes. «En particulier, pour le coton, l’accroissement du volume des exportations s’explique par les mesures de soutien à la filière mises en œuvre dans les pays de l’Union. L’augmentation des exportations a, toutefois, été atténuée par la baisse des recettes issues des ventes de cacao (-4,4 %), de caoutchouc (-18,5 %) et d’uranium (-26,3 %), dans un contexte de repli des cours sur les marchés internationaux de l’uranium et du caoutchouc», souligne le rapport. Qui explique que le recul des ventes de cacao à l’extérieur s’explique par une nette diminution des volumes expédiés de -18,1 %, qui n’a pas été compensée par les effets positifs de la remontée des cours internationaux sur les recettes d’exportation.A. COULIBALY

FACTURE D’ÉLECTRICITÉ:UNE ÉCONOMIE DE 2, 5 MILLIARDS RÉALISÉE PAR L’ETAT DEPUIS 2015

Dakar, 4 mars (APS) – Le programme d’analyse, suivi et réduction des dépenses d’électricité du secteur public (SARDEL) a permis à l’Etat sénégalais d’économiser 2, 5 milliards de francs entre 2015 et 2018, a annoncé au quotidien gouvernemental Le Soleil Biram Faye, directeur général de l’Agence pour l’économie et la maîtrise de l’énergie (AEME).

‘’Depuis le démarrage du programme Sardel en 2015, l’AEME a pu faire économiser à l’Etat plus de 2, 5 milliards de francs’’, a déclaré M. Faye dans une interview accordée au journal.

Il a souligné que les données de 2018 vont rendre possible l’atteinte de l’objectif d’une réduction de la facture d’électricité de l’Etat de 10 à 20 %.

Biram Faye a rappelé que le SARDEL ‘’vise la réalisation de diagnostics énergétiques ciblés afin de mieux cerner les potentiels d’économie d’énergie des sites administratifs et procéder à leur mise à niveau énergétique’’.

Il a révélé que le programme a permis d’auditer 7.000 polices d’abonnement de l’Etat, représentant 168 GWh/an pour une facture annuelle de 30 milliards de francs.

Il a annoncé par ailleurs que pour 2019, l’AEME prévoit un audit de ‘’toutes les universités publiques du pays’’.

Concernant l’éclairage efficace, M. Faye a souligné que 25 sites administratifs stratégiques comme l’Assemblée nationale, la Primature, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et des ministères ont bénéficié d’installations.
Il a précisé que 82.604 lampes fluocompactes ont été distribuées dans le cadre des actions de sensibilisation sur les bonnes pratiques de l’économie d’énergie. Il a de même signalé ‘’l’installation de 17.288 Leds [lampe à diode électroluminescente] dont 1.364 pour les hôpitaux de Saint-Louis, Diourbel et Kaolack’’.

Biram Faye a par ailleurs signalé qu’un laboratoire de contrôle de la qualité des lampes est en cours d’installation.ASG/SD

Le développement du Sénégal et de l’Afrique réside dans sa baisse de fécondité, selon le Rapport 2018 de l’UNFPA

https://www.pressafrik.com Le débat sur le problématique population/développement a fait encore l’objet de rencontre entre les différents pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Dans ce cadre de réflexion sur les interrelations entre la population et le développement, la question  du Dividende démographique a permis le lancement annuel du rapport 2018 du Bureau Régional du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Afrique de l’Ouest et du Centre, en collaboration avec le Groupe des Ambassadeurs Africains.

Face  à la presse, ce mardi,  à  Dakar, Mabingué Ngom, Directeur régional Fonds des Nations Unis pour la population est revenu sur la capture démographique qui selon lui, « devient un défi majeur du développement au cours des prochaines décennies et que l’Afrique en général et le  Sénégal, en particulier, ne peut pas se développer avec une forte taux de fécondité ».

« Les appréciations sont positives de façon générale, même si les progrès ne sont pas homogènes partout dans le continent, encore moins dans la sous-région, je crois que la dynamique est lancée », déclare t-il.

Le Dividende démographique qui est la croissance économique accélérée résultant du changement de la structure par âge d’une population, suite à une baisse de la fécondité et de la mortalité reste un sujet controversé dans un pays qui tient en compte de ses réalités socioculturelles. Une fracture de la politique affichée de nos dirigeants qui font de cette capture du dividende démographique une priorité, contrairement à la population qui en ignorent son sens.

« C’est une exercice complexe. Mais je pense que ce qui fait plaisir est qu’on peut parler de cette question maintenant, qui est entrain d’être approprié par toutes les couches des populations. Et pour amener la population à instaurer ce débat, nous comptons  améliorer notre communication, et cette population soit au cœur de nos actions », souligne le sieur Ngom.Fana CiSSE

Exploitation sexuelle : 982 cas recensés en 2018

http://www.emedia.sn 982 cas d’exploitation sexuelle ont été enregistrés, en 2018. Ce, sur 1637 cas de violences recensés par l’Association des juristes sénégalaises (AJS), à travers ses boutiques de droit installées dans six (6) régions du Sénégal. Amy Sakho, la chargée de communication de l’AJS, qui tire la sonnette d’alarme dans les colonnes de Sud Quotidien, précise que ces cas signalés concernent « ceux qui ont connu une procédure judiciaire » et non pas, « ceux dont les victimes ne sont pas allées jusqu’au bout de la procédure. »

Poursuivant, elle déplore « une atteinte à la dignité humaine » à travers « l’exploitation sexuelle (qui est) une forme de violence c’est-à-dire une atteinte directe à la dignité et aux droits les plus fondamentaux de la personne. Ça peut arriver à un enfant, un adolescent, une femme ou un homme. Donc, les deux sexes. » Pour ces cas de violences, soutient la juriste, « on a fait une prise en charge holistique. On aide la personne à avoir un certificat médical, à porter plainte (et) on commet un avocat pour toute la procédure. Après la procédure, on assiste la personne pour le suivi psychologique que quand on est victime de violence, d’exploitation sexuelle, ça laisse des conséquences néfastes qui peuvent poursuivre la personne durant toute sa vie. La prise en charge est gratuite au niveau de ces boutiques de droit. »

Selon les estimations du journal, 4 millions de nouvelles victimes de ce fléau sont enregistrées, chaque année à l’échelle mondiale. Parmi elles, 500 mille femmes victimes de traite à des fins de prostitution par an, avec un chiffre d’affaires estimé à 1000 milliards de dollars US. Les peines encourues par les auteurs d’exploitation sexuelle varient suivant les cas et même l’âge de la victime, indique Pr Amsatou Sow Sidibé dont les propos ont été repris par la source.

« Les peines sont variables, détaille-t-elle. Par exemple, le proxénète peut être poursuivi par le Code pénal d’une peine qui peut aller de 1 à 3 ans et d’une amende de 250 mille à 2 millions 500 mille F CFA, quand la victime n’est pas mineure. Mais quand (celle-ci) est mineure, les peines sont doublées. »

LENDEMAINS D’ELECTION : Les Syndicats Se Signalent

https://www.walf-groupe.com Va-t-on vers de nouvelles perturbations dans les secteurs de la santé et de l’éducation ? Tout dépend du Président Macky Sall, selon les syndicalistes. Ces derniers qui avaient mis en veilleuse leur mouvement d’humeur pour ne pas enfreindre le bon déroulement des élections attendent le chef de l’Etat pour la satisfaction de leurs revendications.

Le Président Macky Sall a intérêt à se pencher immédiatement sur les revendications des syndicats de l’éducation et de la santé, s’il veut éviter encore des perturbations dans ces secteurs à l’entame de son second mandat. Les enseignants et les agents de la santé qui avaient répondu à son appel, à la veille des élections, en levant leurs mots d’ordre de grève, l’attendent de pied ferme pour la satisfaction de leurs préoccupations qui les avaient longtemps maintenus loin de leur lieu de travail. «Je rappelle que tous les Sénégalais ont constaté que, durant tout le processus électoral, nous n’avons pas bougé, pas de revendications, ni de grève. Parce que tout simplement nous avions pensé qu’il faut qu’on se mette en dehors du processus électoral pour ne gêner personne. Nous n’étions ni du côté de l’opposition, ni du côté du pouvoir. Maintenant que les élections sont derrière nous, nous signalons que tous les candidats avaient indiqué l’éducation comme étant une priorité dans leurs programmes», rappelle Saourou Sène, secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems) joint au téléphone par WalfQuotidien. Selon ce dernier, le Saems avait signé des accords avec le gouvernement. Mais, ces accords ne sont pas totalement matérialisés. Pourtant les enseignants auraient dû maintenir la pression, dit-il, durant la période électorale mais ils ont choisi de faire profil bas en entendant que le scrutin passe dans la paix sociale. Saourou Sène soutient que la question du système de rémunération des agents de l’Etat est restée entière. Puisque le Président sortant a été réélu pour un second mandat, ils s’attendent, aujourd’hui, à ce que son gouvernement qui connait très bien cette question puisse directement aller vers des propositions concrètes. Parce que, note-t-il, au niveau de la fonction publique sénégalaise, le système de rémunération est frappé d’injustices.

Secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats du moyen secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye affirme pour sa part qu’à la veille de l’élection présidentielle, ils ont interpellé les différents candidats sur leurs programmes liés à l’éducation. «La question des lenteurs administratives est toujours d’actualité. C’est une préoccupation essentielle pour nous. En résumé,  beaucoup de points n’ont pas été matérialisés alors que les délais consignés dans le protocole sont largement dépassés. Nous avons déposé un préavis de grève et nous attendons le gouvernement», annonce-t-il. «Nous pensons que sur le régime indemnitaire, ce n’est plus une promesse pour le Président Macky Sall, c’est plutôt un engagement. Nous lui demandons de nous proposer un système de rémunération plus équitable et plus juste. Nous pensons que s’il nivèle par le haut, nous allons tous gagner», renchérit Mballo Dia Thiam, président du syndicat de la santé And Gueusseum. Pour le syndicaliste, la question du recrutement attend toujours d’être réglée. Selon lui, six cents agents de la santé attendent toujours d’être recrutés pour combler le gap du personnel dans les structures sanitaires. Car, en consultant la carte sanitaire, on constate, affirme-t-il, qu’il y a un besoin énorme d’agents de santé.

Il y a aussi la question relative à la Couverture maladie universelle (Cmu) avec sa dette «faramineuse» due aux hôpitaux. Sur ce, Mballo Dia Thiam et Cie demandent au chef de l’Etat nouvellement réélu de leurs proposer un système de financement holistique et systémique qui réduirait les paiements directs pour éviter les corruptions. «En tout cas nous attendons. Nous sommes optimistes. Et quand il y aura des difficultés aussi qui remettent en cause la relation de confiance entre le gouvernement et notre syndicat, notre arme c’est la lutte. Et sur ce plan, nous ne serons pas suppliés. Ce n’est pas la paix définitive mais, ce n’est pas, non plus, le conflit permanent. Nous attendons le gouvernement, selon les situations qui vont se présenter à nous»,  avertissent-ils en chœur.Samba BARRY

A notre très chère Maimouna Kane !Par Dior Fall Sow

La fin d’un parcours exceptionnel, dont l’héritage sera éternel.

Impossible d’oublier celle qui n’aura eu de cesse tout au long de sa vie de se battre pour améliorer la cause des femmes issues des zones urbaines et rurales.

Impossible d’oublier celle qui, par sa simplicité, sa délicatesse, sa rigueur et sa forte personnalité, a permis à de nombreuses femmes sénégalaises de changer leur façon de voir les choses.

Nous, femmes sénégalaises et plus particulièrement les femmes magistrates, rendons hommage à notre sœur, mère, tante et amie  qui nous a honorées par son cursus et nous a servi de modèle.
Nous lui rendons hommage pour l’exemple donné aux femmes et aux jeunes filles, par cette vie débordante de générosité, de curiosité intellectuelle, de travail, d’énergie, qui fait aspirer à un devenir meilleur.
Auditrice à la Cour suprême, Substitut du Procureur de la République de Dakar, Conseillère à la Cour d’appel de Dakar, elle fut une magistrate émérite, reconnue par ses pairs.
Elle quittera, momentanément, ses fonctions de magistrate pour être nommée Secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge de la Condition féminine et de la Promotion Humaine. Elle y fera un travail remarquable. Cela lui valut d’être rapidement nommée Ministre du Développement social.
Après s’être retirée du gouvernement pour des raisons de santé, elle retournât, la tête haute, dans ses fonctions de magistrate. Elle était entrée dans le Gouvernement en qualité de technocrate, elle en est sortie avec ce même statut. Durant tout ce séjour passé hors de son corps d’origine, elle ne s’est jamais départie de cette déontologie que lui imposait son statut de magistrate.
En dehors de son cursus professionnel, elle fut, entre autres, l’une des membres fondatrices de l’Amicale des Juristes Sénégalaises devenue l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS), créée en 1974, organisation de femmes juristes de référence dans le monde. Elle a largement contribué à la vulgarisation et à la la protection des droits de la personne humaine et plus particulièrement ceux des femmes et des enfants.
Après sa retraite, elle a présidé aux destinées de la « Fondation Abdou Diouf, Sport et Vertu ».
Elle nous quitte, après avoir accompli sa mission avec brio. Son départ nous attriste profondément, Elle nous laisse en héritage un travail remarquable et des valeurs que nous devrons perpétuer.
Nous avons eu l’honneur et le plaisir de la côtoyer. Elle restera, pour toujours, ancrée dans nos mémoires et dans nos cœurs.
Nous lui disons,  très sincèrement avec affection et avec le plus grand respect:Merci.

Elle laisse un vide immense derrière elle. Nous présentons nos plus sincères condoléances à ses enfants et à toute sa famille. Nous leur témoignons notre soutien dans ce moment douloureux. Qu’elle repose en paix. Que Dieu l’accueille en son Paradis, Ameen ! Magistrate à la retraite,Présidente d’honneur de l’Association des juristes Sénégalaise (AJS).

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL CONFIRME LA VICTOIRE DE MACKY SALL AU PREMIER TOUR

http://www.emedia.sn Face à la presse ce mardi, à son siège, le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats définitifs du scrutin du 24 février 2019. Et, sans surprise, le président Pape Oumar Sakho et les six autres Sages sont allés dans le sens de la confirmation de la victoire au premier tour, déjà annoncée par la Commission nationale de recensement des votes. Puisqu’il n’y avait pas de recours déposé par les candidats arrivés derrière le président sortant, Macky Sall, le Conseil constitutionnel a donc proclamé immédiatement les résultats définitifs, les mêmes que ceux annoncés jeudi dernier par le juge Demba Kandji. Ainsi, avec 58,27% des suffrages valablement exprimés, Macky Sall est réélu président de la République pour une durée de cinq ans (2019-2024), au détriment des candidats Idrissa Seck, arrivé deuxième avec 20,50% des voix, suivi d’Ousmane Sonko (3e avec 15,67%), de El Hadji Isa Sall (4e avec 4,07%) et enfin de Madické Niang (5e, avec 1,48%). Juste après cette officialisation de sa victoire, qui sera également publiée au Journal officiel, Macky Sall va faire, d’un moment à l’autre, une déclaration face à la presse, ce mardi. Ce sera sa première sortie depuis le jour du scrutin. Selon nos informations, il ne s’agira pas d’une conférence de presse, mais juste d’une déclaration qui sera lue en français, puis en Wolof, avant de donner rendez-vous pour sa prestation de serment, prévue la première semaine du mois d’avril.

AMORCE DE DIALOGUE PAR Mamadou NDIAYE

http://www.emedia.sn La beauté du jeu politique réside dans la prévenance qui l’entoure. Trop peu de règles écrites, mais une conduite sur fond de bienséance gouverne les pratiques et le comportement des hommes politiques à des moments clé de la marche du pays. L’élection présidentielle du 24 février a livré ses résultats cinq jours plus tard au terme d’un faux suspense. D’ordinaire, au soir du scrutin, les tendances lourdes révèlent le sens du vote des Sénégalais.

Le vaincu a toujours félicité le vainqueur : le coup de fil de Abdou Diouf à Abdoulaye Wade est resté dans les mémoires. De même que celui du président Wade à Macky Sall en 2012 résonne encore. Cette tradition, bien établie, n’a pas eu cours pour la présente édition de la présidentielle. Idrissa Seck , arrivé second au premier tour, n’a pas daigné appeler Macky Sall. Plutôt s’est-il fendu d’une déclaration de rejet des résultats qu’il conteste, lui et ses soutiens tout en se gardant de porter le contentieux devant la plus haute juridiction du pays, à savoir le Conseil constitutionnel. Comprenne qui pourra.

Dans le cadre de la présidentielle de 2019, Idrissa Seck est tout de même dans une posture de challenger, donc différente quand Macky, candidat sortant, rempile. L’essentiel consiste à inscrire cet acquis dans les valeurs résiduelles de notre culture démocratique.

Dans quel état l’opposition sortira-t-elle du récent vote ? Il est sans doute tôt pour spéculer. Ousmane Sonko, véritable révélation, a donné le ton : il reprend ses tournées en allant sur le terrain « rencontrer le peuple », comme il l’a dit dans son adresse à la presse. En clair, il a tourné la page de l’élection présidentielle. Il s’attèle désormais à transformer son succès électoral en un levier de capitalisation en direction des consultations à venir.

Pour avoir mené proprement une campagne dépouillée d’anathèmes, d’invectives et de polémiques stériles, Sonko a gagné en crédibilité et en respectabilité face à une opposition gagnée, elle, par la dispersion qui risque de se produire plus vite que prévu. Car, les ténors qui avaient soutenu Idrissa Seck vont devoir se réorganiser individuellement. Leur incapacité à surmonter les querelles d’égo vient ajouter une autre maladresse à leur démarche du moment. C’est dire qu’une stratégie claire n’apparaît pas. Tout au plus une stratégie fluctuante au gré « des petits jeux politiciens… »

En revanche, la stratégie conquérante est à l’actif du Président sortant qui a mené tambours battants une campagne de précision basée sur une approche graduelle de positionnement qui, à l’arrivée lui a valu le plébiscite des Sénégalais à plus de 58,27 % des suffrages exprimés. Le score est plus qu’honorable. Il reflète le calcul millimétré des forces en présence à l’image de la « mère des batailles » à Dakar remportée au prix d’une intense occupation du terrain.

Même dans les zones où il a perdu, sa progression a traduit une habile réduction des écarts si bien que les résultats obtenus dans ses bastions traditionnels lui ont permis de s’imposer avec panache au premier tour. Le triomphe de Macky Sall, pour réel qu’il soit, n’occulte pas pour autant « la voix des Sénégalais qui n’ont pas voté pour le Président » comme le rappelle à bon escient le Parti socialiste. Autrement dit, même réélu avec brio, Macky ne peut rester sourd à 42 % de suffrages qui se sont exprimés en sa défaveur. Passé le moment des émotions fortes, il devra tenir compte de cette donne dans l’amorce du dialogue politique qu’appellent de leurs vœux les Sénégalais de tous bords.

Il n’ y a pas d’affrontement entre deux géographies : d’un côté » le « peuple » de Benno et de l’autre le camp de l’opposition. L’échiquier politique va néanmoins évoluer sous l’effet du vote de dimanche. La tournure du scrutin sonne ainsi le réveil. Il revient aux acteurs de premier plan de se montrer moins naïfs en s’affranchissant des positions de radicalité afin de construire le pays dans la durée. Puisque le président réélu retrouve un peu de prise sur les événements, gageons que les prochains actes qu’il posera seront attentivement scrutés.

Un courageux travail de clairvoyance est attendu du Président Macky Sall qui connaît mieux que quiconque les enjeux du futur : poursuite et extension des infrastructures pour davantage mailler le pays, équité des terroirs, accroissement des facteurs incitatifs en faveur de l’emploi des jeunes, réformes des institutions et équilibre des pouvoirs avec un renforcement de pouvoir des contrepouvoirs dans une dynamique de consolidation des acquis démocratiques.

Une césure se profile à l’horizon dans les rangs de l’opposition doublée d’une lutte âpre voire féroce que certains leaders vont mener pour empêcher le nouvel élu de « gouverner en rond ». En perspective, une rude bataille n’est pas à exclure avec de nouveaux paramètres issus du vote de dimanche 24 février. Ce déchaînement d’adversité, s’il est tempéré, relève de l’ordre démocratique normal pourvu simplement qu’il ne mette pas en péril la cohésion nationale, objet de toutes les attentions de la puissance publique. De part et d’autre, le cercle de la raison doit prévaloir et entretenir l’espérance. Il n’est que temps.

Le juge prononce la libération des jeunes et femmes de l’opposition arrêtés

http://www.dakarmatin.com Dans une salle du palais de justice de Dakar qui a refusé du monde ce mardi, les 9 accusés dont 3 dames; qui ont étaient appelé à la barre, pour répondre des chef d’accusation pour trouble à l’ordre public, Abdourahmane Diallo, (khalifiste), Amélie Ngom (khalifiste), Malamine Fall (Grand Parti), Bigué Simonie Sarr (PDS), Aline Sow FSDBJ de Bokk Guis Guis, Binta Mbaye, Mory Gueye (Rewmi)…
Après être tous entendus, par le juge, ces jeunes de l’opposition ont tous déclaré n’avoir jamais reçu de sommation. Ce qui a permis à leur avocats de plaider  leur relâche pure et simple, pour vice de procédure. Car selon Me Ibrahima Diaw :  »il n’y a pas de fait, et s’il n’y a pas de fait, c’est une détention arbitraire. Donc il ne doit pas y avoir de plaidoirie. Ces gens doivent être libéré ». Dans sa décision, le juge a purement et simplement prononcé la libération

LIBÉRATION DES HUIT MILITANTS DE L’OPPOSITION POURSUIVIS POUR ‘’PARTICIPATION À UN ATTROUPEMENT NON ARMÉ’’

Dakar, 05 mars (APS) – Les huit militants de l’opposition poursuivis pour ‘’participation à un attroupement non armé’’ ont été libérés mardi par le Tribunal de grande instance de Dakar.

Ces huit militants de l’opposition avaient été appréhendés, au lendemain du scrutin présidentiel du dimanche 24 février dernier par la gendarmerie, suite à leur sortie d’un point de presse organisé par les candidats malheureux à cette élection.

Dans sa sentence, le juge a prononcé ‘’le renvoi des fins des poursuites sans peine ni dépens’’ à l’égard des huit prévenus attraits à la barre ce mardi.

 Une décision conforme à la plaidoirie des avocats qui avaient tous tour à tour demandé au juge de renvoyer des fins des poursuites. Ils ont en effet estimé qu’il n’y avait dans cette affaire aucune preuve matérielle imputable à leurs clients.

Le procureur de la République s’est gardé de faire un réquisitoire, préférant demander au juge de se référer au procès-verbal dressé par la gendarmerie durant la garde à vue. MK/ASG

Deux jeunes de l’opposition condamnés à un mois avec sursis à Ziguinchor

http://www.dakarmatin.com Placés sous mandats de dépôt vendredi dernier, les deux jeunes de la coalition de l’opposition «Idy 2019», Yankhoba Sagna et Chérif Baldé ont été condamnés ce mardi à un (1) mois avec sursis.
Ce verdict a ravi leur avocat Me Kory Sène qui considère que le juge Mohamed Diop a été sage dans sa décision : «je salue l’attitude du tribunal qui, après avoir vraiment prodigué une très bonne leçon de science politique et de droit civique aux jeunes prévenus, les a reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés, avant de les condamner à un mois assorti d’un sursis».
«Il leur permet à partir d’aujourd’hui de disposer de leur liberté, de reprendre leurs activités notamment leurs études », ajoute-t-il.
Yankhoba Sané et Chérif Baldé étaient poursuivis pour participation à des manifestations illicites après la publication des résultats provisoires du scrutin du 24 février par la Commission nationale de recensement des votes qui avait déclaré Macky Sall vainqueur avec 58,27% des suffrages valablement exprimés

«Le juge a désavoué Macky Sall» selon Déthié Fall

http://www.emedia.sn La libération des huit militants de la coalition Idy2019 est accueilli, par Déthié Fall, cadre du parti Rewmi, non pas comme un ouf de soulagement mais plutôt comme le signe d’un désaveu du président Macky Sall. « Nous venons de constater que le juge a désavoué Macky Sall qui avait pour projet de retenir l’opposition au niveau des tribunaux, d’arrêter les jeunes pour nous divertir, nous désorienter de l’essentiel des vrais sujets que sont sa volonté de confisquer cette expression populaire des sénégalais, cette volonté populaire des Sénégalais, a déclaré Déthié Fall. Nous l’avons dit et nous le répétons avec force, nous ne le considérons plus comme Président de la République du Sénégal. Et il ne sert à rien de vouloir s’attaquer à ces braves jeunes, à ces braves dames et de cibler la coalition « Idy-2019 », de les trouver dans leurs sièges pour procéder à des arrestations et retenir les leaders de l’opposition au niveau des tribunaux. C’est une manœuvre qui n’a pas pris et qui ne prendra pas. Parce que le peuple a choisi le changement et il ne sert à rien qu’il procède à un glissement communicationnel, de la confiscation de la volonté populaire vers des arrestations et libérations. Heureusement que nous avons des juges qui sont conscients de cette situation et qui ne veulent pas le suivre sur son calendrier. Le véritable calendrier, c’est le calendrier de son départ. Après cette confiscation de la volonté populaire, il n’est plus le Président de la République du Sénégal » Propos recueillis par Aliou DIOUF

Les fortes recommandations de la Société civile

http://www.emedia.sn Moundiaye Cissé, le coordonnateur de la mission d’observation de la société civile, invite le chef de l’Etat nouvellement réélu, Macky Sall, à ouvrir le dialogue avec l’opposition, entre autres, recommandations après l’élection présidentielle du 24 février 2019. Propos recueillis par Radio Sénégal.

Constats

« Nous (observateurs) jugeons satisfaisante l’organisation de l’élection dans l’ensemble, à part quelques impairs notés suite au redécoupage de la carte électorale, qui a fait que beaucoup d’électeurs n’ont pu retrouver leur bureau de vote. Sinon, dans l’ensemble, dire que cela s’est très bien passé. C’est le lieu de saluer la maturité du peuple sénégalais qui a fait preuve de grandeur en allant voter dans le calme et la discipline au point que le lendemain les gens sont allés au travail. »

Recommandations

« La recommandation forte que nous faisons, c’est d’ouvrir les discussions (pour) un dialogue autour des lois aujourd’hui qui ont fait l’objet de polémique comme (celle) sur le parrainage. C’est le lieu de la revoir afin qu’on ait un minimum de consensus autour de cette loi-là. Il y a la question des doublons qui pose problème. Nous pensons qu’une plateforme informatique pourrait le régler, le fait que quand on saisit un parrain alors qu’il (soutient) déjà un autre candidat, que cela ne puisse pas être acté. Il y a une autre recommandation qu’on a faite aussi, c’est que la CENA (Commission électorale nationale autonome) joue encore plus efficacement son rôle par rapport au processus électoral, que les membres dont le mandat est arrivé à terme puissent être remplacés (ndlr : L’opposition réclame le départ de Doudou Ndiaye, président de la CENA depuis 2009). Il y a également la question de la distribution des cartes d’électeurs. Nous devons trouver le moyen de simplifier la distribution des cartes. Ensuite, il y a l’attente qui est réelle qui est une sorte de fracture qu’on est en train de voir par rapport aux confréries, aux ethnies. Le Sénégal a jusqu’ici été préservé de cela et, c’est une alerte forte que nous lançons par rapport à cette question. Il y a toujours eu une homogénéité des confréries et des ethnies, que nous devons préserver. »

Questions sensibles

On ne peut pas parler de vote confrérique. C’est les sorties après cela qui posent problèmes (parce que) les gens sont libres de voter pour qui ils veulent. Le vote étant personnel, on ne peut pas parler de vote confrérique ou ethnique. Le problème n’est pas à ce niveau. Le problème, c’est l’interprétation et la lecture que les gens font du comportement d’électeurs d’une région ou d’une ethnie, non. Le vote est libre et personnel. Ce qu’il faut éviter, c’est les dérives consécutives aux sorties malheureuses de certains candidats ou partisans. C’est des questions qui sont très sensibles. »

Dialogue avec l’opposition

« Le dialogue est plus que nécessaire parce qu’aujourd’hui (c’est) la voie royale qui mène à des élections libres et transparentes. Il y a, comme je l’ai dit, une rupture de confiance sur pas mal de questions qui nécessitent qu’il y ait un dialogue pour arriver à des consensus et, aller vers les (élections) locales. Parce que « ces élections » vont encore mobiliser les citoyens et c’est dans dix (10) mois. » DIÉ BA

«Vote ethnique, scrutin bafoué, maturité du peuple»:Y en a marre fait le bilan de la Présidentielle!

https://www.senenews.com Le mouvement Y en a marre était en conférence de presse, ce matin au niveau de leur quartier général. La bande à Fadel Barro a eu à dénoncer certaines irrégularités lors des élections présidentielles de 2019. Selon eux, la CENA n’a pas joué son rôle de représentant du peuple. Il condamne les arrestations « arbitraires » des membres de l’opposition et invite le chef de l’Etat à redoubler d’effort pour la démocratie au Sénégal.

Les activistes du mouvement Y en a marre ont rendu un vibrant hommage au peuple sénégalais. « Le peuple sénégalais, comme à son habitude, a répondu présent, en participant massivement à ce scrutin qui a enregistré un taux de 66, 23 % de participation », a laissé entendre Fadel Barro.

Selon lui, le mouvement Y en a marre a contribué à élever ce taux. avec les programmes de sensibilisations comme « Pareel » et « Wallu Askan wi ». Ainsi, le peuple est sorti pour accomplir son devoir de citoyen malgré les irrégularités notées dans certains centres de vote.

« Malheureusement, cette note positive cache à peine les difficultés d’un scrutin parti pour être l’un des plus controversés depuis l’alternance démocratique de 2000. Le Sénégal qui avait habitué l’Afrique et le monde à des lendemains d’élection sans heurts ces dernières décennies, navigue aujourd’hui en zone trouble et incertaine », a expliqué Fadel Barro.

Y en a marre a aussi dénoncé le vote ethnique de tous les candidats qui ont participé à ses élections présidentielles : « nous déplorons les votes partisanes de Macky Sall dans le Fouta « néddo ko mbamdoum » , de Idrissa Seck dans la région de Diourbel et de Thiés de Ousmane Sonko au sud  du pays, du professeur Issa Sall à Tivaoune et autres ».

Fadel Barro dénonce aussi la participation des enfants à ses élections alors qu’ ils n’avaient pas l’âge de voter. Selon lui, les observateurs n’ont pas tenu compte de ça. De plus, selon lui, plusieurs personnes ont été privées de leur droit de vote. « Pourtant, l’opposition comme la société civile, toutes les parties prenantes n’ont cessé d’alerter sur l’absence de visibilité sur la distribution des cartes d’électeurs , sur la fiabilité du fichier électoral, sur les modifications apportées sur la carte électorale, etc. sans oublier le gonflement artificiel de la population électorale », a déploré Kilifeu, lui aussi membre du mouvement Y en a marre.

De ces constats, les activistes demandent au gouvernement de se ressaisir car : « l’heure n’est pas à attiser une tension sociale déjà balafrée par une élection dangereuse qui a exacerbé le clivage religieux, ethnique et régionaliste dans ce pays ».

Le mouvement a terminé son face-à-face avec la presse par la demande d’une libération immédiate et sans conditions des membres de l’opposition privés de liberté aux lendemains de la proclamation des résultats du scrutin

Classé 3ième avec 15,67% des suffrages : Ousmane Sonko, la révélation du scrutin présidentiel

http://www.dakarmatin.com De phénomène, il est parti pour devenir, dorénavant, un fait politique tangible aux manifestations incontournables. Ousmane Sonko, leader des Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF) est la révélation de la dernière élection présidentielle. Cet homme au pedigree riche est apparu sur la scène politique nationale avec la vitesse d’une météorite en phase de bouleverser le champ politique traditionnel. Ainsi, votre quotidien le Temoin retrace l’ascension fulgurante et les péripéties politiques de ce jeune leader dépositaire d’une nouvelle donne politique dans un Sénégal à la croisée de son destin.

Parcours et ascension politique d’un leader né

Il vient de loin. Né en 1974 à Thiès, Ousmane Sonko, après de brefs passages à Sébikotane et Vélingara, grandit principalement à Ziguinchor où il obtient son baccalauréat avant de poursuivre des études de droit à l’université Gaston Berger de St Louis. Maitrise en poche, le jeune Sonko entre par voie de concours à l’Ecole nationale d’administration(ENA) et ressort de cette pépinière des cadres de l’Administration en 2001, en tant qu’Inspecteur des Impôts et Domaines. Ainsi, si, en 2005, la création sous sa houlette du Syndicat autonome des agents des Impôts et Domaines (SAID) l’a propulsé sur le devant de la scène, son entrée en politique en 2014 sous la bannière du PASTEF, a constitué une tournure dans la conduite des affaires publiques au Sénégal. Révélations sur révélations, Sonko devient vite le « chouchou » des médias qui voient en lui une source d’infos de première main dans un contexte médiatique monotone. Dans sa ligne de mire, le pouvoir en place avec à sa tête le président Macky Sall qu’il accuse de faire œuvre de népotisme fiscal et de bradage des ressources naturelles de notre pays au profit de puissances étrangères et de lobbys. Mais aussi du propre frère du président Sall.

Hélas brusquement, sans qu’on ne s’y attende guère et en plein vacarme médiatique suscité par ses sorties au vitriol, le technocrate se voit radié de la Fonction publique par décret présidentiel signé le 29 août 2016, pour motif de manquement à l’obligation de discrétion professionnelle. Pour lui, les dés sont jetés. Ainsi, le leader du Pastef entre de plain-pied dans l’espace politique et participe aux élections législatives de juillet 2017 à la tête de la coalition «Ndawi Askan Wi» sortie en 6ème position du scrutin avec 33706 voix. Un résultat honorable qui permet à l’ancien énarque devenu député, d’entrevoir déjà un avenir politique radieux sous le sceau du patriotisme. Après ce succès d’estime, le jeune leader de 45 ans se lance dans la course à la magistrature suprême, cette fois-ci sous la bannière de la coalition dénommée «Sonko président». Drainant des foules partout où sa caravane est passée lors de la campagne électorale, Ousmane Sonko s’est hissé finalement sur le podium présidentiel avec 687.065 voix, soit 15,67 % des suffrages valablement exprimés. Une prouesse, voire un excellent résultat, pour une première participation à une élection présidentielle, de l’avis de tous les observateurs avertis. Jadis présenté comme un phénomène ou candidat des réseaux sociaux, Ousmane Sonko apparaît incontestablement aujourd’hui comme une réalité politique intangible, la révélation majeure de l’élection présidentielle du 24 février dernier.

Sa force politique : son discours et sa vision

Changement total de paradigme politique pour arriver à l’anéantissement du système. Telle est l’approche qui ressort discours du nouveau prodige politique face à une population composée majoritairement de jeunes en quête de repères et de souffle nouveau pour sortir du gouffre économique suite aux échecs successifs des différents régimes. Les effets escomptés n’ont pas tardé. Et Sonko ne s’empêche pas de le souligner d’ailleurs. « Mon discours a changé la donne politique au Sénégal », s’est-il targué lors de l’étape de Kolda de sa campagne présidentielle. Fait indéniable.

Le jeune leader a réussi à imposer sur la place publique des questions considérées autrefois comme taboues sur tous les débats concernant la marche du pays. En ce sens, sous sa posture de souverainiste convaincu, Sonko prône la sortie du Sénégal du francs CFA, monnaie qu’il considère comme outil d’exploitation économique de la France sur ses anciennes colonies. Une nouvelle offre politique voit ainsi le jour, poussant quasiment tous les candidats au scrutin à se prononcer sur la question. Mieux, le chantre de l’anti-Système ne s’arrête pas à cette question du CFA dans sa volonté de mettre fin à certaines pratiques qu’il estime aux antipodes de la bonne gouvernance. La suppression des fonds politiques du président de la République ou, à tout le moins, la soumission de leur gestion à un contrôle strict constitue un des axes majeurs de son programme.

 Son apport sur l’échiquier politique, « L’avenir, c’est maintenant »

Une dose de scientificité. C’est son apport sur l’échiquier dans un espace politique sénégalais caractérisé ces dernières années par une pauvreté intellectuelle sans précédent. Faisant fi de ce « Système », Sonko s’est distingué par un goût à l’investigation et un pédantisme sanctionnés par deux ouvrages en moins de deux ans. Il s’agit de « Pétrole et Gaz au Sénégal : chronique d’une spoliation » et « Solutions, pour un Sénégal nouveau. » De quoi ravir les jeunes et l’élite longtemps dégoûtés de la classe politique actuelle vue sous l’angle de la médiocrité. Au cœur des jeunes et des Sénégalais de la Diaspora, le verdict des urnes classe Ousmane Sonko, aujourd’hui dans les cœurs des jeunes vivants au Sénégal et de nos compatriotes de la Diaspora comme le jeune leader politique le plus influent au Sénégal. Trois jours après la publication provisoire des résultats, le jeune patron de Pastef a tiré le bilan de la présidentielle en saluant « la maturité du peuple sénégalais et son attachement aux règles démocratiques » mais aussi en dénonçant de la part du régime en place, une «entrave aux règles démocratiques et un scrutin biaisé en amont et conduit de façon cavalière ». Ce qui aurait eu pour effet de « priver des millions de Sénégalais de leur droit de vote».

Pour le président du PASTEF, assumant son « statut d’opposant et d’acteur politique de 1er rang », « l’avenir c’est maintenant », d’où son appel à tous les Patriotes pour « la vraie rupture ». Des remerciements à tous ceux qui lui ont fait confiance, particulièrement à la jeunesse, à la diaspora, mais aussi à la presse. Exigeant des réformes institutionnelles urgentes, il se veut porteur de l’espoir de ce peuple « déçu » qui a exprimé en vain son « désir de changement et de rupture » avec le bond en avant exceptionnel qui a été le sien entre les législatives et la présidentielle. En projet, une tournée nationale et internationale de remerciements et pour « l’émancipation économique et le progrès social au Sénégal ». Interpelé sur l’affaire des 94 milliards (Ndlr, somme représentant le montant d’un détournement qu’aurait commis le directeur des Domaines, Mamour Diallo, une affaire que Sonko a révélée), le candidat des Patriotes a répondu que c’est lui qui a saisi la justice et attend sa réaction. En tout cas, la présidentielle 2019 aura révélé la naissance d’un homme nouveau porteur d’un discours de rupture. Un pari pour l’avenir.Falilou Mbacké Mballo

Khalifa Sall sur la présidentielle : Le maire Cheikh Guèye donne l’avis de l’ex maire de Dakar

https://www.dakaractu.com Le maire de Dieuppeul Derklé, au cours d’un entretien avec Dakaractu a affirmé que l’ex Maire de Dakar, Khalifa Sall, est « en très bonne forme car, il venait de lui rendre visite à Rebeuss ». Pour Cheikh Guèye, il a bien noté tous les événements qui se sont passés durant le processus électoral même si, poursuit-il, khalifa Sall a par ailleurs déploré les manquements. C’est, selon le maire de Dieuppeul Derklé, un homme serein, calme qu’il a trouvé et qui contribue, même étant distant, à la marche de la coalition Taxawu Dakar et se battra toujours pour la démocratie et la liberté.

Processus électoral, avenir du C25, compagnonnage avec Idy et l’appel au boycott:les quatre vérités de Cheikh Gueye

https://www.dakaractu.com Plein de zones d’ombres, de non-dits et d’incertitudes, le processus électoral a été déploré par plusieurs membres de l’opposition. C’est le cas de Cheikh Gueye de « Mankoo Taxawu Dakar » avec Khalifa Sall. A l’en croire, l’opposition n’a pas bien été impliquée dans ce processus même si, ajoute-t-il, le président avait, en un moment donné, appelé à un dialogue qui n’a pas été bien muri.

Dans cet entretien, le collaborateur de Khalifa Sall, qui dénonce un manque de transparence relativement au scrutin du 24 février passé, souligne que « ces résultats sont préfabriqués et n’ont aucune crédibilité ». « Il faut laisser le pouvoir savourer une victoire sous un climat calme qui montre que le peuple n’est pas totalement joyeux pour la fêter », ironise-t-il.

Jeunesse de l’opposition : Un grand rassemblement pacifique en vue contre les arrestations abusives

https://www.dakaractu.com Depuis la fin des élections, nous assistons à moult arrestations de la part des forces de l’ordre sur certains militants de l’opposition. C’est ainsi que la jeunesse de l’opposition a tenu un point de presse, ce lundi 4 mars 2019 au niveau de la permanence de Khalifa Sall, pour dénoncer tous ces actes. Ils préviennent à cet effet, toute l’opinion nationale que si les autorités ne font pas marche arrière sur leur position, ils effectueront un grand rassemblement pacifique à la place de la nation. Pour terminer, Badara Gadiaga félicite tous les leaders de l’opposition de leur comportement exemplaire et responsable depuis la proclamation provisoire des résultats.

Arrestations : Les jeunes de l’opposition donnent un ultimatum au pouvoir

http://www.seneweb.com Les jeunes de l’opposition sont noirs de colères suite aux arrestations dont ses membres font l’objet. Face à la presse ce lundi, ils exigent leur libération sans délai et donnent un ultimatum « d’une semaine » au pouvoir en place. Si le camp d’en face persiste dans sa logique, ils menacent d’occuper les rues.

« Face à l’intimidation nous allons répondre présent. Nous resterons debout et nous ferons face », jurent Badara Gadiaga de Rewmi et ses camarades de l’opposition. Ils promettent : «Si dans une semaine le président Macky Sall ne libère pas nos frères, nous allons appeler à un grand rassemblement pacifique à la place de l’obélisque et nous ne quitterons pas jusqu’à ce que nos frères soient libérés ».

Pour rappel, plusieurs jeunes ont été arrêtés au cours des récentes manifestations postélectorales à Thiès et à Dakar (devant les locaux de la Rts). Mais, selon Gadiaga, la goutte de trop « c’est l’arrestation arbitraire du colonel Kébé à Saint-Louis qui a été humilié devant sa famille et conduit manu militari à Dakar »

Le tailleur Ismaila Madior Fall IMF, le bricoleur Aly Ngouille Ndiaye ANN et le lutteur Macky Sall Lamtoro du Sénégal MSS pour gérer nos ressources Par Mamadou Lamine Diallo

Forcé par son armée,  le Président Aziz de Mauritanie ne pourra pas briguer un troisième mandat à la tête de son pays. Il devenait important pour lui que Macky Sall soit réélu pour la gestion du gaz de St Louis.  Ainsi, c’est pendant la campagne présidentielle que  Kosmos a décidé de céder une partie de ses parts dans le bloc de St Louis. Ce qui nous rappelle le fameux Franck Timis bien présent dans l’élection présidentielle.

Le combat continue pour une gouvernance démocratique du Sénégal

La frontière Sénégal Mauritanie est devenue poreuse. Ce qui facilite la tâche au bricoleur Aly Ngouille Ndiaye, l’homme du faux décret de Franck Timis,  afin de  mettre en œuvre son plan de vote massif des détenteurs de duplicata et de cartes d’électeurs non distribuées. Le tailleur constitutionnel IMF, le bricoleur ANN seront bientôt récompensés par le lutteur à la place de Dionne qui sera sacrifié. L’Assemblée Nationale lui est promise.

Dossier nouveau : Macky Sall dispose-t-il  d’une cinquième colonne dans l’Opposition ?

La communauté internationale venue superviser le scrutin du 24 février 2019 avait prévenu l’Opposition qu’il fallait accepter les résultats du premier tour. En retour, Macky Sall engagerait des réformes sans doute dans la mise en œuvre du parrainage.

Il faut savoir que le parrainage du tailleur IMF est considéré comme un test devant être généralisé en Afrique Francophone. C’est pourquoi Macky Sall a eu le soutien de tous les réseaux qui pullulent en Afrique et qui organisent les flux financiers illicites de 30 000 milliards de FCFA quittant l’Afrique chaque année.

Macky Sall dispose-t-il  d’une cinquième colonne dans l’Opposition ?

Macky Sall coaché par Abdou Diouf cherchera après son coup de force du 24 février 2019 à expérimenter ce que Diouf avait fait le 2 juin 1993, un gouvernement de majorité élargie. En tout cas, l’opposition dont Tekki a réussi à démontrer à la face du peuple et du monde que Macky Sall a perpétré un coup d’état électoral, depuis la modification de la constitution, de la loi électorale, et l’introduction du parrainage corrompu.

Voilà un soi-disant vainqueur, un grand  lutteur parait-il,  qui se cache derrière les gendarmes après le combat. Si Macky Sall a réussi momentanément à sauver son régime de prédateurs, c’est dans doute qu’il dispose d’une forte cinquième colonne dans l’Opposition

Mohamed Lamine Massaly:«Me Wade est un traître.Il a trahi Madické après tout ce qu’il a fait pour lui.Yalla dinako até ak mom!»

https://www.dakaractu.com C’est un Mohamed Lamine Massaly très en colère qui a fait une intervention en direct sur la RFM. Selon le membre de la coalition « Madické 2019 », « Me Wade a trahi le peuple sénégalais et Me Madické Niang. C’est un traitre et Yalla dinaniou até ak mom. Je me suis battu contre tout le monde pour Me Wade. J’ai été en
prison pour Me Wade. Il n’a rien trouvé de mieux à faire que de s’attaquer à Me Madické Niang qui ne lui a rien fait. Il nous a trahis juste pour son fils qu’il veut faire passer devant tout le monde. Je suis très en colère mais je demande pardon à tous les sénégalais que j’ai une fois attaqués ou insultés pour cet homme là. Me Abdoulaye Wade a trahi le peuple »

Arrestation d’un agent de la DST chez Barthélémy Dias:La police confirme et fait des précisions

https://www.dakaractu.com Un agent travaillant à la Direction de la Sécurité du territoire (DST) a été arrêté ce matin chez Barthélémy Dias. L’homme en question aurait été surpris en train de s’infiltrer dans la voiture du maire de Sacré-Cœur. Il a été conduit à la Section de recherches de la Gendarmerie nationale.

Câblée par Dakaractu, une source au sein de la police a confirmé l’appartenance de l’agent arrêté à la Direction de la sécurité du territoire (DST).

Cependant, notre interlocuteur dément formellement les allégations selon lesquelles le policier aurait été surpris dans la voiture du maire socialiste de Mermoz Sacré-Cœur. “Il est tout à fait normal que des agents soient envoyés sur le terrain pour recueillir des informations aux fins de parer au plus pressé”, s’explique notre interlocuteur selon qui la police suit l’affaire de très près.

Un agent de la Dst surpris dans son véhicule, Barthélémy Dias menace : «La prochaine fois qu’un agent met les pieds chez moi pour ce genre de boulot,il va regretter d’avoir intégré la police»

https://www.dakaractu.com Un agent de la Direction de la surveillance du territoire (Dst) a été surpris ce matin dans la voiture de Barthélémy Dias. Le maire de Mermoz-Sacré-Cœur a été alerté par ses  voisins. Le suspect est présentement dans les locaux de la section recherches de la gendarmerie nationale.

Selon nos sources, les éléments du commissariat de police de Dieuppeul ont appelé Barth’pour lui reprocher d’avoir « séquestré » un agent dans ses fonctions.

Interrogé par Dakaractu, M. Dias déclare qu’on est en train d’utiliser tous les moyens pour l’arrêter depuis la proclamation des résultats provisoires issus de la présidentielle du 24 février.

Qu’à cela ne tienne, il menace :  «La prochaine fois qu’un agent met les pieds chez moi pour ce genre de boulot, il va regretter d’avoir intégré la police…»

Le parquet requiert le contrôle judiciaire pour le colonel Abdourahim Kébé

https://www.dakaractu.com Nous venons d’apprendre que le parquet de Dakar a requis le contrôle judiciaire pour le colonel Abdourahim Kébé du parti Rewmi.  Un juge sera désigné dans les minutes qui suivent pour le lui notifier. Le colonel Abdourahim Kébé n’ira donc pas en prison même s’il est présentement dans la cave du palais de Justice de Dakar.  Nous y reviendrons…

Arrestation du colonel Abdourahim Kébé:«C’est une arrestation arbitraire…C’est un militant de parti qui parlait et non un ancien militaire…Le silence du président Idrissa Seck dérange»(Dr Serigne Sylla, cadre de Rewmi)

https://www.dakaractu.com L’arrestation du colonel Abdourahim Kébé à Saint-Louis est au cœur de toutes les discussions en ce début de semaine. D’après la presse, ce chargé de la défense du parti Rewmi a été cueilli par la gendarmerie à son domicile suite à une publication sur sa page Facebook.

Dans cet entretien téléphonique accordé à Dakaractu, le Dr Serigne Sylla de Rewmi au niveau de Saint-Louis et par ailleurs membre de la cellule des cadres de cette formation politique revient en détail sur le film de l’arrestation et la stratégie de lutte que son parti entend mettre en œuvre.

Interrogatoire « mouvementé » du Colonel de ‘’Rewmi’’ par la très crainte section recherches:Deux faits majeurs

https://actusen.sn SourceA dans sa parution revient sur l’interrogatoire du Colonel Abdourahim Kébé. Le canard nous apprends dans ses colonnes que deux ‘’incidents’’ ont émaillé son audition. L’un est survenu, avant-hier dimanche, quand l’ancien patron de la ‘’Dirpa’’ et ancien attaché de défense à l’Ambassade du Sénégal, à Washington, a exigé d’être auditionné par un Officier, vu le Corps de réservistes de l’Armée, auquel il appartient toujours.

L’autre fait majeur, c’est lorsque, toujours le dimanche, alors que son interrogatoire avait démarré, Abdourahim Kébé exhibe l’Article 5 de l’Uemoa, pour ne plus répondre aux enquêteurs, sans la présence de son Avocat.

Ce que risque le colonel Abdourahim Kébé pour que nul n’en ignore : Article 95 du Code Pénal

https://www.dakaractu.com « Toute provocation directe à un attroupement non armé soit par discours proférés publiquement, soit par écrits ou imprimés, affiches ou distribués, sera punie d’un emprisonnement d’un mois à un an, si elle a été suivie d’effet et, dans le cas contraire, d’un emprisonnement de deux mois à six mois et d’une amende de 25.000 à 1 00.000 francs ou de l’une de ces deux peines seulement.

Toute provocation directe par les mêmes moyens à un attroupement armé est punie d’un emprisonnement d’un an à cinq ans, si elle a été suivie d’effet et dans le cas contraire, d’un emprisonnement de trois mois à un an et d’une amende de 25.000 à 1 00.000 francs ou de l’une de ces deux peines seulement. »

Contre la traque des opposants

« Le Secrétariat Exécutif National de LD Debout, réuni en session ordinaire le 04 mars 2019, s’est profondément ému de l’arrestation de militantes et militants de l’opposition à l’issue de l’élection présidentielle.

LD Debout condamne fermement ces actes de traque et de kidnapping de membres de l’opposition qui commencent à être récurrents dans notre pays et qui discréditent encore plus, s’il en était besoin, les acquis démocratiques chèrement conquis par notre peuple.

LD DEBOUT exige la libération immédiate et sans condition de tous ces prisionniers politiques et exprime sa solidarité à tous les militants de l’opposition arrétés parmi lesquels on note notre camarade Amadou Torodo Bathily de la fédération de Guédiawaye.

Dans ce sillage, LD DEBOUT attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur ces démarches provocatrices du régime. Ces aventures, en sus de toutes les violations déjà commises sur notre démocratie, font que ce régime sera le seul et unique responsable de l’aggravation de la crise politique dans notre pays.

LD Debout renouvelle son appel à tous les patriotes sénégalais à assumer leur responsabilité et à participer au combat démocratique en cours pour le salut de notre cher pays.

LD Debout s’indigne des multiples manipulations du processus électoral par le Président Macky Sall et son Minsitre de l’intérieur, pour asseoir une réélection ne reflétant pas les apirations du peuple sénégalais. Aussi le SEN fait un appel à toutes les forces vives de la Nation à se remobiliser et se réorganiser pour la défense des acquis démocratiques et la réalisation des réformes profondes de notre système politique tant attendues par le peuple, en vue de l’avènement d’une véritable alternative de progrès. »

Mama Makhtar Guèye : «Le président Macky Sall a une lourde responsabilité dans cette phase d’après élection»

http://www.seneweb.com Le Vice-président de l’Ong Jamra, Mame Makhtar Guèye, ne mâche pas ses mots à l’endroit du Président de la République, Macky Sall, suite à sa réélection au premier tour du scrutin présidentiel du 24 février dernier.

«Je crois qu’il convient d’abord de rendre un hommage bien mérité aux 4 candidats malheureux pour la modération dont ils ont fait preuve, du point de vue de la communication, depuis la publication des résultats qui les désavantagent. Et je pense que cette posture républicaine a quand même contribué à favoriser une stabilisation de la réaction de leur électorat», a-t-il souligné sur les ondes de la Rfm.

Et d’ajouter : «Cela dit, nous pensons que le président Macky Sall a une lourde responsabilité dans cette phase d’après élection. D’abord, il est évident qu’il a été plébiscité par 58,27% d’après les chiffres de la Commission nationale de recensement des votes patronnée par la Cour d’Appel mais il ne doit pas oublier quand même qu’il y a 42% de Sénégalais qui ont voté contre lui. Et que c’est le moment pour lui de faire une introspection, une prise de conscience.

Selon Mame Makhtar Guèye, les différentes arrestations notées ces derniers jours dans le camp de l’opposition risquent d’amplifier la tension politique dans le pays. Parce que, soutient-il, «non seulement il doit prendre conscience qu’il y a 42% qui n’ont pas voté pour lui mais il doit aller au-delà. C’est-à dire qu’il doit s’inscrire dans une logique d’apaisement. Parce que, ces arrestations toutes azimuts ne contribuent pas à cela.

Et malgré la libération de certains d’entre eux comme le rappeur Abdou Karim Guèye, le Vice-président de l’Ong Jamra demande au président Sall d’aller au-delà, en libérant tous les jeunes «rewmistes» et «khalifistes» et ceux du Pastef qui ont été arrêtés depuis la publication des résultats provisoires.

Mame Makhtar Guèye estime que le Chef de l’Etat a «un challenge très important en ce qu’il doit maintenant se définir non pas comme le président des 58,27% de Sénégalais mais comme le président de tous les Sénégalais».

Toutefois, Mame Makhtar Guèye n’a pas manqué de signaler que son organisation est «prête à prendre son bâton de pèlerin pour que le fil du dialogue soit renoué entre le pouvoir et l’opposition». Sur ce, il a invité le président de la République, Macky Sall, à démissionner de son poste de président de parti. Ce, afin de «se positionner en rassembleur».

Affaire Colonel Kébé : Le Colonel Abdou Aziz Ndaw«évoque une humiliation forte et dangereuse…»

https://www.dakaractu.com  Le Colonel Abdou Aziz Ndaw, retraité des armées et auteur du fameux brûlot « pour l’honneur de la Gendarmerie » s’est prononcé sur l’affaire du Colonel Kébé, du nom du secrétaire national à la défense du parti Rewmi qui a été arrêté à Saint-Louis dimanche dernier. Pour le Colonel Ndaw, cette privation de liberté « pour ce simple message est une humiliation forte et dangereuse… »
« J’assume une amitié sans faille avec le colonel Abdourahim Kébé qui est mon jeune. Je partage avec lui les valeurs primaires de l’armée dont l’engagement la compétence et l’abnégation. Souvent nous avons échangé sur la relation entre le militaire retraité et le politique. Nos positions sont différentes mais assumées tenant compte de nos convictions. Je ne peux le laisser tomber. Son message sur FB est puéril. Il montre les limites politiques d’un nouveau venu en politique qui sans défense se jette dans la mare des crocodiles. Ce message mérite-t-il qu’un homme de cette trempe subisse une humiliation aussi forte que dangereuse. Cette humiliation est forte parce qui elle s’adresse à tout officier qui comme Kébé entend faire dans la politique. Elle est dangereuse parce qu’il y aura erreur sur la personne. Le colonel Kébé est intelligent, plus que beaucoup d’entre nous et surtout moi qui ne sait que faire de sa retraite. Il est professeur à l’UGB. Le colonel Kébé est courageux plus que la moyenne des politiques sénégalais dont certains n’ont jamais voulu revenir dans ce pays après avoir été condamné. Le colonel Kébé est un convaincu de la justesse de son engagement il n’est pas un profitard comme le croient certains »  a-t-il écrit sur sa page facebook.
«  Je préfère et je suggère que le Procureur le sermonne et le mette fasse à ses responsabilités d’officier. Je préfère que le procureur lui rappelle que les FAS sont le ciment de cette nation et que même à la retraite les officiers doivent concourir à l’équilibre national. Je préfère et je suggère que ce dossier soit classé sans suite. Faire du colonel Abdourahim Kébé une victime donc un martyre renforcerait chez lui ce sentiment d’injustice, ce sentiment d’intimidation, ce sentiment de justice à deux vitesses. Au lieu de décourager son choix, on fera de lui un vrai crocodile politique » a conclu le Colonel Ndaw.

Traque, poursuites d’opposants: Macky ne changera pas

Le Colonel Abdourahim Kebe, ancien patron de la Dirpa, la Direction des informations et relations publiques des armées , est aujourd’hui entre les mains des enquêteurs de la Division des investigations criminelles pour avoir posté un message dans sa page Facebook, qui serait une incitation à la révolte.

Son interpellation fait suite à celle de partisans de Idy2019, la coalition de l’opposition arrivée second lors de la présidentielle du 24 février dernier.

Ce même reproche avait été fait contre l’activiste Abdou Karim Guèye, arrêté à la place de l’Indépendance. Il vient d’être libéré hier parce que seulement condamné à une amende de 50.000 FCFA.

D’autres partisans de l’ancien Premier ministre avaient également été arrêtés, même bien avant le scrutin.

Au sein de la coalition de Rewmi, on parle d’intimidation de la part du régime et on promet, bien sûr, d’y faire face.

Car, faut-il le rappeler, le Colonel à la retraite fait de la politique et a choisi le camp de l’opposition.

Il est important de faire remarquer que Macky ne changera pas. Tous ceux qui avaient espéré avoir un nouveau type de Président vont vite déchanter. Pour une raison très simple : On ne change pas un cheval qui gagne.

Sa stratégie ayant jusqu’ici porté ses fruits, le Président réélu sera, toujours, dans la dynamique d’attaque et son opposition dans celle de défense. Exactement comme avant.

Car, depuis son arrivée au pouvoir, Macky s’illustre en disciple de Wade qui, ayant fait de la DIC une police politique, avait ainsi intimité nombre de ses opposants dont la liste est très longue. Le Commissaire Assane Ndoye s’était fait justement un nom tant les opposants entendus étaient nombreux au sein de cette unité d’enquête et d’investigation.

Arrivé au pouvoir, Macky a fait de même en traquant tous ses opposants. On se rappelle de la manière rocambolesque et policière dont l’ancien Ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom avait été cueilli au Nord du pays. Depuis, il a rejoint le camp présidentiel au même titre que Samuel Sarr, emprisonné sur une simple déclaration dans sa page Facebook, sans oublier Aïda Ndiongue qui a été victime de cascades de procès qui font peur.

Pas moins d’une trentaine de libéraux ont ainsi été arrêtés, entendus, jugés et emprisonnés pour certains.

Cette démarche a eu droit de Karim dans ses velléités d’être Président de la République. Mais aussi de Khalifa Sall qui, aujourd’hui, a perdu tous ses mandats électifs du fait justement de cette traque.

Et Moustapha Cissé Lô, dans son franc-parler, vient de reconnaitre que la majorité serait au second tour si ces deux derniers étaient candidats. Quel aveu de taille.

Et on veut que Macky change. Non, il ne changera pas. Il va encore et encore utiliser l’appareil répressif de l’Etat pour neutraliser des adversaires. Il va surtout continuer à instrumentaliser la Justice justement pour les mêmes raisons. Comme d’hab….

Et pourtant, le moment était propice à une introspection pour tirer les leçons de tout ce qui s’est passé et mieux entrer dans l’histoire.

Ce qui caractérise les grands hommes, ce n’est pas justement l’adversité, mais leur capacité à pardonner.

Au demeurant, cette période post-électorale est pleine de tension. Or, il n’est pas indiqué de mettre l’huile sur le feu. Les gens peuvent accepter la défaite, mais pas forcément l’humiliation.

Mais, malheureusement, d’autres échéances électorales pointent à l’horizon, avec notamment les locales en décembre et des législatives en 2022.

Et comme Macky ne voudrait jamais d’une cohabitation, il va encore et encore continuer à ‘’politiker’’, c’est-à-dire à développer les réflexes électoralistes consistant à mettre toutes les chances de son côté.

D’ailleurs, certains parlent de ‘’second tour’’ en décembre avec les locales. Et ce faisant, il n’est pas sûr, entre temps, qu’il lâche la pression sur ses opposants.

Khalifa Sall risque, encore, de rester en prison et Karim de moisir en exil.

Macky sait qu’il tient le bon bout et il ne le lâchera pas.

Alors, il faudra s’attendre à d’autres interpellations et procès…Assane Samb

L’audio explosif qui a conduit à l’arrestation des partisans d’Idy à Touba: »On brûle la station Total de Ndam, celle du Rond-Point puis on saccage les agences Senelec et les boutiques Orange »

https://www.dakaractu.com L’objectivité de Seydi Gassama est encore mise à rude épreuve. Le directeur exécutif d’Amnesty a « dénoncé l’arrestation arbitraire » de partisans d’Idrissa Seck. Mais est-il au courant du contenu de l’audio explosif de 3,1 minutes qui a conduit à l’arrestation à Touba de quatre partisans de la coalition Idy2019, dont Djiby Diakhaté et Khadim Fall ?

La semaine dernière, quatre partisans d’Idrissa Seck avaient été interpellés à Touba par la Division des investigations criminelles (Dic) avant leur conduite à Dakar où ils sont interrogés depuis lors sous le régime de la garde à vue, au siège de la police judiciaire sis à la Rue Carde. La presse a informé que ces derniers auraient été arrêtés suite à une « manifestation » à Touba.  
En vérité, l’affaire est plus grave et pour cause. 
Selon les informations de Libération, c’est un audio de 3,1 minutes, au contenu explosif, qui est au centre de l’enquête.
Et les policiers ont dû déployer de gros moyens pour neutraliser les mis en cause présumés avant que le…pire ne se produise. En effet, dans cette note vocale, obtenu par nos soins, ces partisans d’Idrissa Seck détaillent comment…brûler le pays après la publication des résultats provisoires.
En langue wolof, Khadim Fall affirme à l’endroit des membres du groupe WhatsApp : « Il ne faut pas rester sur place pour dire qu’il faut brûler le pays. Il faut qu’on frappe ensemble. Il n’y a qu’un seul moyen de brûler le pays et que celui qui ne nous suit pas ne vienne pas après faire des commentaires. Goor day ame fitt. C’est facile de brûler une station d’essence. Tu vides l’essence de ta voiture et tu mets ça dans une bouteille. Quand tu passes devant une station, tu mets le feu et tu jettes la bouteille. À tous les coups, ça explose. Il faut qu’on brûle les stations Total avant de saccager les magasins Auchan, les boutiques Orange et les agences de la Senelec ».
Le sinistre individu continue de dérouler son message de feu : « N’attaquons pas le Palais. Il ne faut pas gâter ce que nous allons reconstruire. Attaquons seulement ce qui appartient aux Français. Voilà, nous à Touba, nous commencerons par brûler la station Total de Ndam puis celle qui est au niveau du Rond Point. Nous attaquons en premier la station de Ndam, le temps que les pompiers arrivent nous fonçons sur celle du Rond Point. Ensuite, nous attaquons l’agence de la Sonatel. Nos camarades de Dakar prendront le relai en brûlant les stations Total. Si on fait ça, Macky Sall saura que le pays ne lui appartient pas. Les Français aussi sauront que nous ne sommes pas leur propriété. Ils sont derrière Macky Sall pour protéger leurs intérêts. Donc ne touchons pas à nos biens mais à leurs intérêts ».
Comment ne peut condamner ces propos séditieux, haineux et irresponsables? Dans tous les cas, les quatre mis en cause sont mal barrés puisqu’ils sont visés pour incitation à l’insurrection entre autres…

Pds : Madické Niang va démissionner pour…

http://www.seneweb.com Le leader de la coalition Madické 2019, qui a rendu le poste de président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, est poussé par ses proches à quitter définitivement le Parti démocratique sénégalais (Pds).

Et, rapporte le journal Les Échos, Madické Niang, candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, compte créer incessamment, avec certains proches, un parti pour continuer son engagement politique.

Après avoir accepté les rôles d’alliés depuis 2012 : L’avenir du PS et de l’AFP en question

https://actusen.sn L’avenir du Parti Socialiste (Ps) et de l’AFP inquiète bon nombre d’observateurs de la chose politique. En effet, ces deux partis ont accepté de jouer les rôles d’alliés, depuis 2012. Ils soutiennent tous le président Macky Sall, patron de l’Alliance pour la République (Apr). Dans sa parution de ce mardi, SourceA a donné la parole à des responsables de ces partis. Député et membre du Ps, Mame Bounama Sall a essayé de rassurer les plus sceptiques. “Le fait d’être dans la coalition Bby ne veut pas dire que nous avons renié notre Parti, notre engagement socialiste”, dira-t-il. De son côté, Dr Malick Diop de l’AFP se veut clair. “Nos activités n’ont jamais été abandonnées”, a-t-il précisé. Le responsable informe même que son Parti ira en Congrès, cette année, encore une fois.

Seulement, de l’avis du Politologue, Moussa Diaw, “le fait qu’ils n’aient pas de candidats à la présidentielle du 24 février dernier, “condamne ces deux partis à rester dans l’anonymat”. “Il n’y a pas de leader politique au Ps. Ce du fait que Tanor Dieng a essayé, mais il s’est retrouvé avec un résultat dérisoire et Moustapha Niasse est atteint par la vieillesse, mais il n’admet pas de passer la main”, ajoute-t-il.

Aissata Tall SALL : Les affaires Khalifa Sall et Karim Wade doivent être derrière nous maintenant »

https://www.ndarinfo.com Aïssata Tall Sall est d’avis que l’ancien maire de Dakar doit sortir de prison. « Khalifa Sall doit sortir de prison depuis longtemps », a, en effet, indiqué la présidente de « Osez l’Avenir » dans l’émission Grand Jury, ce dimanche.

Rappelant qu’elle a été l’avocate de son ancien camarade de parti avant d’être relevée, Aïssata Tall Sall a estimé que « les affaires Khalifa Sall et Karim Wade doivent être derrière nous maintenant ».

Et d’ajouter, « je suis pour l’apaisement du climat politico-social ». Toutefois, a-telle souligné, « ce n’est pas le président qui amnistie, cela dépend de l’Assemblée nationale ». LERAL

Moustapha Cissé Lô déclaré persona non grata à Yoff par les dignitaires de la commune

Pour avoir osé attaquer publiquement Abdoulaye Diouf Sarr, Moustapha Cissé n’a pas été raté par les Dignitaires Lébou.

Allant même jusqu’à le menacer de l’atteindre, mystiquement, les proches de ministre de la Santé ont déclaré celui qui se vante d’être le plus proche collaborateur de Macky Sall, persona non grata dans la commune de Yoff.

« Yoff n’acceptera jamais que Abdoulaye Diouf Sarr soit attaqué par une personne qui n’a aucun sens de la morale », ont lancé les dignitaires de Yoff qui ont invité l’Etat à stopper Moustapha Cissé Lô.

Ainsi, refusant, disent-ils, d’accepter « l’arrogance » et les déclarations incendiaires de Moustapha Cissé Lô, ils ont affirmé être prêts à en découdre avec lui, si l’autorité ne sévit pas.

« Le conseil des notables de Yoff dégage toutes responsabilités sur les mouvements spontanés qui pourraient s’organiser pour arrêter l’arrogance d’un arriviste politicien et qui pourraient utiliser tous les moyens pour le faire sortir de Yoff s’il n’arrête pas ce comportement indigne à l’égard de notre communauté », ont-ils prévenu

Zator Mbaye invite Sonko à discuter avec Macky

http://www.emedia.sn Zator Mbaye, le patron des jeunes de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), tient un discours fédérateur après la tenue de la présidentielle du 24 février dernier. Dans une interview accordée à Les Echos, il ne doute pas que l’opposition va féliciter et ce, dans les prochains jours, Macky Sall, le candidat de BBY vainqueur du scrutin avec 58,27 % des suffrages. « C’est même une élégance démocratique que de féliciter son challenger vainqueur », appuie le responsable de l’Alliance des forces de progrès (AFP) de Moustapha Niasse.

Zator Mbaye de poursuivre : « C’est le lieu pour moi de les inviter à oublier cette parenthèse de l’élection présidentielle et de s’inscrire dans la dynamique de la construction nationale. » Aussi, ajoute-t-il : « Ousmane Sonko a fait un score très honorable. Je crois qu’il a des idées qu’une partie des Sénégalais a approuvées à travers sa personne. » Avant de tendre la main au malheureux candidat de la Coalition ’’Sonko Président’’ : « Je l’invite à discuter avec le président de la République et j’invite le chef de l’Etat à l’associer à l’exercice du pouvoir si possible. Si ce n’est pas possible, qu’il puisse au moins arrêter les diatribes et comprendre que nous sommes dans un moment important de construction nationale. Au moins, d’ici cinq (5) ans qu’on puisse voir le président discuter avec les principaux opposants. »

Me Adama Guèye sur la victoire de Macky Sall : «c’est l’achèvement de tout un dispositif de fraudes»

http://www.dakarmatin.com/ «Le jour du scrutin n’a été que le point d’achèvement de tout un dispositif de fraudes ». C’est du moins l’avis du coordonnateur de la Plateforme Opérationnelle de sécurisation des élections (Pose), Me Mame Adama Guèye, qui, contrairement aux candidats de l’opposition, n’a pas hésité à se prononcer sur la victoire du candidat de Benno Bokk Yakaar (BBY), Macky Sall.
«Les chiffres, c’est ce qui ressort du décompte du jour du scrutin, mais c’est le résultat de tout un processus », précise Me Mame Adama Guèye qui en l’instar des autres membres de l’opposition met en doute la crédibilité de la victoire du président Macky Sall.
Le juriste est d’avis qu’ «on a instrumentalisé la justice». «On s’est livré à une corruption à très grande échelle à l’occasion de cette élection», peste-t-il

Policier arrêté chez Barth: Ce qui s’est réellement passé

http://www.seneweb.com Nous vous informions il y a quelques minutes, de l’arrestation d’un supposé policier chez Barthélémy Dias, à Sacré-Coeur 3. En vérité, il s’agissait d’un policier en civil. Qu’est ce qui s’est réellement passé ? Tôt le matin, un individu, habillé d’un jaquette de couleur rouge, s’est introduit dans le véhicule du responsable politique où il a été surpris par un proche du maire.

Quelques minutes après, informe Barthélémy, le commissaire de la Direction de la sûreté du territoire (Dst) a appelé pour dire qu’un de ses éléments aurait été kidnappé dans son domicile. Surpris, il dit ne pas avoir kidnappé un policier, mais plutôt un civil. C’est par la suite que le mis en cause a décliné son identité dévoilant sa carte professionnelle indiquant qu’il appartient effectivement à la police.

Le gars, qui dit être un « bleu » dans le corps, estime ne pas savoir les raisons pour lesquelles il a été envoyé sur les lieux. Il a été conduit au commissariat de Dieupeul. Barthélémy Dias, qui soupçonne une tentative d’intimidation, a révélé à Seneweb avoir porté plainte. Parce que, selon lui, « le gars pourrait introduire des produits prohibés dans son véhicule pour ensuite l’inculper ». En attendant d’y voir plus clair, une dizaine d’éléments des forces de l’ordre, dont certains en civil, est présentement près du domicile de Barthélémy DiasA suivre…

Présidentielle 2019 : Les handicapés listent les impairs

http://www.seneweb.com La Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (Fsaph) a fait le point, dans le cadre du Projet participation citoyenne et politique des personnes handicapées qui en est à sa troisième année, sur sa mission d’inclusion sociale lors de l’élection présidentielle du 24 février dernier. Et c’est pour pointer, révèle Le Quotidien, le manque d’information et l’absence de logistique qui a empêché certains de ses membres de voter.

La Fsaph, qui compte déposer un Rapport d’ici un mois, pense déjà aux locales de décembre. Aussi, elle envisage d’expérimenter des bureaux-tests équipés de lunettes intelligentes pour les malvoyants dans les 6000 bureaux de vote que compte le Sénégal. Une astuce qui permettra, selon Khady Bâ de l’Ong Sightsavers, aux personnes aveugles de pouvoir voter, en toute liberté, pour le candidat de leur choix sans se faire assister.

Mamour Cissé: »C’est le peuple qui a imposé sa paix»

https://www.dakaractu.com La formation qualifiante est un des piliers sur lequel le Sénégal doit s’appuyer pour donner un contenu économique à ses jeunes. Mamour Cissé dans cet entretien, décortique les gros chantiers qui doivent attendre le président Macky Sall pour son second mandat. Le président du PSD/JANT-BI avance en outre que le chef de l’État doit également huiler les rapports de bon voisinage avec la sous région pour mieux lutter contre l’extrémisme en faisant de la question sécuritaire une exigence. Mamour Cissé dans sa logique invite Macky Sall à encadrer le monde rural, mais surtout à dialoguer et à discuter avec l’opposition en libérant Khalifa Sall et à dépassionner le débat qui tourne autour de Karim Wade. Pour lui, le peuple, en votant pour le candidat de la coalition Benno, a imposé sa paix, non sans dénoncer le manque d’élégance de ce qu’il appelle « les trois mousquetaires et d’Artagnan » qui n’ont pas pris la peine de « féliciter » le gagnant des élections. Entretien…

LES ENTRAVES D’UN CHANGEMENT DE PARADIGME PAR DÉNIS NDOUR

La source de légitimité d’un gouvernement est donc dans le peuple, et non dans le pouvoir lui-même ou sa perpétuation par le rituel électoral uniquement qui ne constitue qu’un élément de la démocratie

Pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, nous assistons à des contestations électorales sans recours auprès de l’autorité compétente.                                                                   S’agirait-il juste de stratégies politiques de la part de l’opposition ou plutôt une façon de remettre en cause la légitimité du président de la République nouvellement élu ?

Rappelons un fait : le pouvoir est la faculté et la possibilité dont un ou plusieurs individus ou groupes d’individus disposent pour appliquer, faire accepter, faire exécuter ou imposer par la force des décisions d’ordre physique, moral, intellectuel ou psychologique, à un ou plusieurs individus ou groupes d’individus.

Il faut le reconnaitre depuis 2000, le peuple sénégalais aspire à un changement de paradigme. Cependant 19 ans après, ce vœu pieux des citoyens n’est toujours pas réalisé à travers une volonté politique par les tenants du pouvoir. Pourtant les offres politiques de ce changement ne manquent pas si nous parcourons les différents programmes proposés par les différents partis politiques significatifs du Sénégal.

Depuis 7ans le régime en place n’a jamais fait montre d’une volonté de dialogue politique et sociale sincère pour aboutir à des consensus forts pour la marche de la démocratie et du développement du pays. La principale remarque faite au chef de l’Etat depuis qu’il est au pouvoir c’est qu’il impose sa politique (une dictature camouflée par une fausse démocratie) au détriment d’une démocratie participative. Le pouvoir trop personnel est illégitime, le président qui « agit seul », sans la participation des habitants, reflète (« un dictateur », « un féodal »).

« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir », disait Rousseau (contrat social).

Autrement dit, les notions de représentation et de représentativité, dans leur sens commun, servent souvent de justification ou de contestation pour la légitimité d’un pouvoir. Aujourd’hui  on pourrait se demander si le peuple est prêt pour le changement ?  Le peuple impuissant cautionne t-il en silence  un forcing qui ne dit pas son nom ? En effet, nous notons qu’officieusement 2.554 605 citoyens ont décidé pour 14.000 000 de Sénégalais.

La théorie marxiste de l’Etat et du pouvoir politique repose sur la conception d’une société divisée en classes antagonistes aux intérêts inconciliables. Une de ces classes domine, exploite les autres et fait valoir, dans une forme politique, les intérêts des individus qui la composent. Afin de mieux réaliser ses intérêts de classe, la classe dominante les fait passer pour des intérêts collectifs universels, en se donnant un pouvoir légitime « comme représentant la société toute entière ». Se faisant alors passer pour celui qui met en œuvre « l’intérêt général », le pouvoir politique pourra refréner les intérêts particuliers des classes dominées  (tyrannie de la majorité). Cette machine d’Etat, faussement légitime, doit être brisée et détruite, comme un parasite.

En effet la justification de la légitimité peut être définie par le suffrage universel mais ne se limite pas à cela , car les phénomènes de légitimité dépassent largement les procédés électoraux qui ne sont qu’un moment du processus de sélection politique : les racines socio-culturelles de la légitimité sous-tendent aussi le rituel électoral, post électoral et ses fluctuations ; l’extension progressive du suffrage (à diverses catégories sociales et à une cartographie reflétant un vote affectif de régions ou confrérique avec leur propre exigence spécifique) suggère d’ailleurs l’importance croissante de la représentativité sociologique comme source de légitimité.

En République, seule la souveraineté populaire est légitime, c’est pourquoi, puisqu’aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc les conventions pour servir de base de toute autorité légitime parmi les hommes.

Par conséquent, la source de légitimité d’un gouvernement est donc dans le peuple, et non dans le pouvoir lui-même ou sa perpétuation par le rituel électoral uniquement qui ne constitue qu’un élément de la démocratie. Le paradigme de légitimité révèle quatre fonctions pouvant rendre le pouvoir légitime :

  1. « Bien connaître les problèmes des électeurs pour les résoudre » (besoins liés au développement durable et non juste ponctuels) ;
  2. « Etre bon administrateur et bon gestionnaire » ; (exigence d’une bonne gouvernance)
  3. « réaliser ses promesses» ;  (au delà d’une simple campagne électorale)
  4. « Concilier chacun ». (un dialogue politique et social sincère)

Ainsi le président nouvellement élu devrait forcement faire sienne ces quatre éléments pour asseoir sa légitimité afin de mieux prendre en charge les maux qui gangrènent notre société (le manque d’indépendance de la justice, la corruption, l’insécurité, l’insalubrité, la santé, l’éducation, le chômage, la paupérisation galopante dans certaines zones rurales, le manque de transparence dans la gestion des deniers publics, l’impunité des coupables qui se cachent derrière le  régime pour échapper à la justice, le manques de reformes institutionnelles consensuelles, l’achat de conscience, les tensions politiques et sociales…).  Oui, pour parvenir à trouver des solutions à ces maux, force est de reconnaitre que cela demande une rupture qui exige un combat contres les entraves du changement de paradigme. Et cela ne dépendra que du choix du président lui-même et de ses collaborateurs s’ils décident de mettre en exergue leur esprit de dépassement et d’humilité et prêts à servir le peuple au lieu de se servir.

Machiavel disait : « Un prince ne doit pas trop se soucier des conjurations, pourvu qu’il ait gagné la sympathie de son peuple, sinon il doit se garder de tout et de tous ». Le prince est prêt à utiliser tous les moyens justifiés ou non pour cette fin : la conquête et la préservation du pouvoir. Evidement si le peuple est endormi, détourné de l’essentiel par des sinécures éphémères, le prince peut gagner sa sympathie mais ceci ne peut durer éternellement car à force de patienter le peuple peut de façon imprévisible se lever comme un seul homme pour  exiger un changement qui peut satisfaire ses aspirations de développement face aux enjeux du moment liés à la gestion des ressources naturelles (gaz, pétrole, zircon, or  etc.).

En effet, ce sont les règles qui régissent le jeu politique de l’élu, qui fait que certaines se font parfois oublier, d’autres sont ressenties comme un carcan insupportable ou inadapté (loi sur le parrainage, acte III de la décentralisation…), ainsi leur légitimité s’en trouve déniée et distinguée de leur légalité.

IDY2019 : Poids plumes autour d’Idrissa Seck

http://www.enqueteplus.com Même s’il a fait trois fois mieux qu’en 2012, les performances d’Idrissa Seck, lors du scrutin présidentiel de dimanche dernier, n’ont pas du tout été à la hauteur de la composition de sa coalition. D’ailleurs, c’est à croire que Malick Gakou, Abdoul Mbaye, Pape Diop, Mamadou Diop Decroix, Bougane Guèye Dany, Mamadou Lamine Diallo, Amsatou Sow Sidibé, Moustapha Guirassy, Cheikh Bamba Dièye ou encore Cheikh Hadjibou Soumaré n’ont pas été d’un grand renfort pour le président d’Idy2019.

Passés au laser, les résultats du scrutin présidentiel du dimanche 24 février 2019 dernier déterminent le véritable rapport de force qu’il y a entre le président de la République nouvellement réélu et ses principaux adversaires. En dépit des suspicions de hold-up électoral et du rejet des résultats par les quatre candidats qui faisaient face au président de la République sortant, force est de constater que l’écart est grand entre le vainqueur et son suivant immédiat. Macky Sall a, en effet, fait trois fois le score d’Idrissa Seck, même si, comparé à son score du 2ndtour en 2012, il a régressé de plus de 7 points. Quant à son principal challenger, il a plutôt fait un bond de 13 points.

De 14% en 2007 et 7% seulement en 2012, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck a capitalisé 20,50% de l’électorat sénégalais en 2012. Des performances que le leader de Rewmi semble devoir plus à sa représentativité qu’au soutien massif de ses alliés. Au vu des statistiques affichées par la coalition Idy2019, il est aisé de remarquer qu’en dehors d’Idrissa Seck qui est sorti vainqueur dans le département de Thiès et dans la région de Diourbel, aucun de ses alliés n’a en effet gagné sa base, sa localité ou tout simplement son centre de vote. Au contraire, ils ont tous été défaits dans leurs bases respectives. Mieux, la plupart d’entre eux ont été laminés jusque dans leurs propres bureaux de vote. Même l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall n’a pas fait exception, cette fois-ci. Même s’il n’a pas voté et même s’il n’a pas battu campagne, sa base a tout de même basculé pour une première fois depuis bien avant 2009.

Pourtant, Idrissa Seck avait l’une des plus grandes coalitions en lice dans la campagne pour l’élection présidentielle du 24 février. A part Benno Bokk Yaakaar au pouvoir, Idy2019 a regorgé le plus de partis politiques et de mouvements de soutien qu’on croyait jusque-là assez représentatifs sur l’échiquier politique sénégalais. Le Grand parti, l’Alliance pour la citoyenneté et le travail, la Convergence libérale démocratique/Bokk Gis Gis, And jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme, Gueum Sa Bopp, Tekki, Car/Lénen, Front pour la démocratie et le socialisme/Benno Jubël, Hadjibou2019 se sont révélés de véritables géants au pied d’argile, au sortir du scrutin présidentiel du dimanche 24 février 2019 dernier. A l’évidence, les leaders de ces différentes formations politiques semblent plus représentatifs sur les réseaux sociaux et dans les médias que sur le terrain politique.

Malick Gakou, battu dans son propre bureau de vote à Guédiawaye 

Sorti avec fracas des rangs de l’Alliance des forces de progrès à la suite d’une fronde pour exiger de Moustapha Niasse, un candidat progressiste face au président Macky Sall en 2019, Malick Gakou a aussitôt mis en place sa formation politique pour se positionner en une véritable alternative crédible dans le landerneau politique sénégalais. Mais il peine à se frayer une place de choix sous le chaud soleil politique sénégalais. Tenu en échec en 2017, il vient de subir un cinglant revers. A Guédiawaye dans son fief, le président du Grand parti, Malick Gakou, n’a pas fait mieux que lors des élections législatives de 2017, où il a été défait par le frangin du président de la République, Aliou Sall, par ailleurs maire de ladite commune. Au bureau n°2 de l’école 16 de Guédiawaye Sam Notaire où il a voté, le candidat recalé à l’étape du parrainage s’est incliné. Sa coalition a eu 163 voix contre 184 pour le candidat de la coalition Bby arrivé en tête. Ses multiples tentatives de faire basculer la commune de Guédiawaye se sont révélées jusque-là vaines.

Abdoul Mbaye mord la poussière à Ouakam

Candidat recalé à l’étape du parrainage, Abdoul Mbaye n’a pas, lui aussi, été d’un grand apport à Idrissa Seck. L’ancien Premier ministre du premier gouvernement de Macky Sall et non moins leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), a mordu la poussière dans son lieu de vote. D’ailleurs, Abdoul Mbaye a toujours été laminé dans son bureau de vote du centre de Ouakam. Lors des élections législatives de 2017, il n’a pu récolter que 8 voix face à la coalition Benno Bokk Yaakaar qui y a opéré une razzia.

Pape Diop en chute libre à Dakar

Il était le maitre incontesté de la capitale sénégalaise sous le régime du tout-puissant Abdoulaye Wade. Mais sa débâcle a commencé en 2009, avec le vote-sanction infligé au régime du ‘’Pape du Sopi’’ en guise d’avertissement, à l’issue des élections locales de la même année. Maire sortant, il a été écarté des investitures par sa formation politique, le Parti démocratique sénégalais, au profit du fils biologique d’Abdoulaye Wade, Karim, alors en quête d’une légitimité politique pour accéder au sommet de l’Etat. Mais les Dakarois, sentant le coup venir, en ont décidé autrement ; ils ont préféré accorder leurs voix à Khalifa Ababacar Sall, alors investi et soutenu par la coalition Benno Siggil Senegaal. Depuis, l’ancien président du Sénat peine à se refaire une nouvelle santé politique à Dakar. Il dégringole de scrutin en scrutin. Défait en 2012 dans tous les sept bureaux de vote du centre Alié Codou Mbaye où il vote habituellement, il s’est coalisé avec le Parti démocratique sénégalais en 2017 pour espérer être élu… sur la liste nationale.

Mamadou Diop Decroix, poids plume

On ne lui connait aucune base affective qu’il gagne d’habitude. L’ancien ministre du Commerce sous Abdoulaye Wade, qui a été pendant des décennies sous l’ombre de Landing Savané, Secrétaire général d’Aj/Pads, est plus connu pour ses prises de position dans l’espace politique sénégalais que pour sa représentativité dans une zone déterminée. A Khombole où il vote, il n’y a jamais occupé une fonction élective. Son parti s’est quasiment vidé de sa substance peu de temps après la chute du régime libéral. Son soutien à la candidature d’Idrissa Seck est certes symbolique pour ce qu’il représente, mais en termes d’électorat, il n’apporte pas grand-chose à la coalition Idy2019.

Bougane Dany Guèye, le néophyte

C’est un néophyte dans l’espace politique sénégalais. Bougane Guèye Dany a fait son baptême du feu le 24 février 2019 en tant que leader d’un mouvement et soutien d’un candidat. Mais son apport n’aura pas beaucoup d’impact aux côtés d’Idrissa Seck. Ou le nombre ‘’faramineux’’ de ses parrains ne s’est pas traduit dans les urnes ou ses militants et sympathisants ne l’ont pas suivi dans son choix de soutenir la candidature d’Idrissa Seck. Quoi qu’il en soit, le patron de D-Média n’a pas été d’un grand soutien à Idrissa Seck et n’a gagné aucune commune, encore moins un bureau ou un centre de vote pour booster le score du Thiessois. Il semble plus fort dans la dénonciation des ‘’dérives’’ du pouvoir que dans la mobilisation de l’électorat. Cela, en dépit de toutes les tournées faites à l’intérieur du pays en perspective de l’élection présidentielle et de tous les moyens déployés à cette fin.

Mamadou Lamine Diallo, pas représentatif

Personne ne peut nier son engagement pour imprimer le changement dans la gestion de l’Etat. Mamadou Lamine Diallo a toujours été de tous les combats de l’opposition, après avoir claqué la porte de la mouvance présidentielle. Coordonnateur du Front de résistance nationale, le leader de Tekki a toujours été convaincu que le salut des populations sénégalaises viendrait d’un changement de régime et de paradigme. Seulement, pour ce faire, faudrait-il que l’opposition soit suffisamment structurée et soudée afin de proposer une alternative crédible. Mais, de tous les leaders du Frn, il a été parmi les premiers à déclarer sa candidature à l’élection présidentielle, alors que le débat sur la limitation des candidatures se posait avec acuité au sein de l’opposition. S’il n’était pas recalé à l’étape du parrainage, il serait aujourd’hui dans la course à la présidentielle. Mais son incapacité de réunir le nombre de signatures requis témoigne plus ou moins de son impopularité. Tout comme Mamadou Diop Decroix, on ne lui connait aucune base affective lui permettant de gagner des élections au Sénégal. Son soutien à la candidature d’Idrissa Seck n’a eu aucun impact sur le score du leader de Rewmi.

Amsatou Sow Sidibé, plus université que politique

Candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2012, Pr. Amsatou Sow Sidibé a intégré la coalition Benno Bokk Yaakaar mise sur pied entre les deux tours de cette joute avant d’être nommée ministre conseillère avec l’arrivée de Macky Sall au pouvoir. Mais leur compagnonnage ne durera que le temps d’une rose. Puisqu’elle sera limogée pour ses prises de position hostiles au régime en place. Retournée dans l’opposition, elle créé la ‘’Troisième voie’’ avec l’ancien ministre des Collectivités locales, Aliou Sow, ainsi que d’autres leaders de mouvements citoyens en perspective des législatives de 2017. Mais la coalition disparaitra comme elle est née. Universitaire, le Pr. Amsatou Sow Sidibé a du mal à se faire une place dans le landerneau politique. Elle a toujours perdu dans son bureau de vote, au Point E.

Guirassy perd le ‘’Sud’’

Ancien responsable libéral, Moustapha Guirassy a claqué la porte du Parti démocratique sénégalais, après la chute du régime libéral en 2012, pour ensuite lancer sa propre formation politique : Sénégalais unis pour le développement (Sud). Mais depuis, il peine à s’imposer dans sa ville, Kédougou, où il a été défait en 2014 par son principal rival, Mamadou Hadji Cissé, qui va rallier la mouvance présidentielle quelques mois plus tard. Il a certes pris sa revanche en 2017, à l’issue des élections législatives où il a raflé le seul siège de député alloué à la région. Mais il n’a pas su rééditer son coup. Son challenger a, cette fois-ci, pris le dessus, en remportant largement le département.

Cheikh Bamba Dièye, l’éternel remorqué

Le leader du Front pour la démocratie et le socialisme/Benno Jubël a le flair des bonnes alliances. Mais, cette fois-ci, son pari ne semble pas réussir. Du moins, si le président de la République sortant passe au premier tour de la présidentielle. En attendant la publication des résultats provisoires, le moins que l’on puisse dire, c’est que Cheikh Bamba Dièye est quasiment inexistant à Saint-Louis où il vote. Elu maire de la vieille ville en 2009 sous la bannière de la coalition Benno Siggil Senegaal, il n’a pas su conserver son fauteuil en 2014. Il a complètement perdu du terrain à Saint-Louis, avec la percée de Mansour Faye, beau-frère du président, qu’il n’a pas jugé utile de se représenter à nouveau. Aussi, son parti est-il entré dans une léthargie profonde, avec son entrée dans le gouvernement de Macky Sall. Il a d’ailleurs connu plusieurs départs avant sa sortie fracassante de la coalition Benno Bokk Yaakaar pour rejoindre l’opposition. Mais il se fera tout de même élire député sur la liste nationale de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal de Khalifa Ababacar Sall, en 2017.

Hadjibou Soumaré, le technocrate

Ancien Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré est plus technocrate que politique. Inconnu dans le landerneau politique sénégalais jusqu’à sa nomination par l’ex-président de la République, Abdoulaye Wade, en remplacement de Macky Sall alors en disgrâce, Hadjibou Soumaré n’a pas su se frayer une place de choix sous le chaud soleil politique sénégalais. A Thiès, sa ville natale, il n’a jamais pu s’imposer comme un véritable leader charismatique de la trempe d’Idrissa Seck. D’ailleurs, il n’y a jamais eu de base solide. Ni à Thiès ni dans les autres régions du pays. Ce qui fait que le ‘’rewmiste’’ en chef ne pouvait rien espérer de lui, en termes de soutien opérant.ASSANE MBAYE

Chapeau Bas au Patriarche Abdourahmane Seck dit Homère

A l’instar du Président Macky SALL, toute la ville de Rufisque tenait à vous dire Merci ! Grace a votre engagement sans commune mesure auprès des populations ainsi que votre soutien indéfectible pour la réélection du Président au premier tour, vous êtes à jamais entré dans les annales de la vie politique rufisquoise.

En effet, votre intervention a largement contribué à la décrispation d’une situation très délicate au sein de l’APR et de la coalition Benno Bokk Yaakaar de Rufisque

Votre esprit d’initiative, votre finesse mais aussi votre capacité d’adaptation et votre implication ont fini par avoir raison des tensions latentes à travers le Département de Rufisque et ainsi nous ont permis aussi d’aborder ces échéances avec une grande sérénité.

Pendant cette campagne vous avez été pour nous autres, Jeunes et Femmes Républicains du département de Rufisque, notre mur de lamentation pour chaque écueil rencontré pendant ce périple de 21 jours.

La coalition Benno Bokk Yaakaar vous témoigne toute sa gratitude et son affection. En effet, les communes de Rufisque-Est, votre fief, Rufisque Ouest, Rufisque Nord, Quatre C, Jaxaay, Tivaouane Peulh, Mbambilor, Sangalkam, les Cinq C, Bargny, Diamniadio, Sendou, Sébikhotane, Yenne, en un mot : la ville de Rufisque dans ses différents segments sociaux vous dit Merci.

Aucune rencontre n’était de trop pour Homère sur le chemin de la victoire de notre candidat Macky Sall. De la communauté Lébou avec le Grand Serigne de Rufisque, à la communauté Chrétienne en passant par la Fédération des Dahiras tidjane de Rufisque et Banlieue, vous n’avez occulté aucune force. Mais le pinacle de votre action pendant cette campagne fut l’implication des responsables et militants de l’APR laissés en rade par une certaine coordination. Cette marque de considération à ces  militants du candidat Macky Sall et le fait de n’avoir pas fait fi de l’engagement de ces derniers pour leur leader auguraient déjà cette belle victoire au soir du 24 février.

L’évolution du score de notre coalition, de 42 % aux élections législatives à 54% pour cette élection présidentielle, est en grande partie le fruit de votre travail à la base. Vous avez gagné le cœur des Rufisquoises et des Rufisquois par votre aura, ce qui a permis de tracer la voie de la victoire à Bargny et dans les autres communes.

La seule constante de l’analyse de cette belle victoire restera cette Main invisible du Patriarche Homère Seck qui fit mouvoir toutes les sensibilités vers les prairies marrons… La Politique est un art mais tout le monde n’est pas artiste contrairement à vous M. Abdourahmane Seck dit Homère. Félicitations au Patriarche,Pape Ndiambe Dionne,Responsable politique APR Rufisque

RETRAIT FRAUDULEUX DE 1, 7 MILLIARD:17 MANDATS DE DÉPÔT REQUIS

http://www.emedia.sn Rebondissement dans l’affaire des retraits frauduleux d’1,7 milliard F CFA. Le Parquet de Dakar a ouvert une information judiciaire pour association de malfaiteurs, blanchiment et maintien frauduleux dans un système informatique dans le cadre de l’affaire de tentative de blanchiment de 7,5 milliards FCFA avec à la clé 1,7 milliard déjà volé, selon les informations de Libération. Le journal précise qu’après un retour de parquet, c’est aujourd’hui, mardi 5 mars, que les personnes mises en cause seront édifiées sur leur sort, par le Doyen des juges, en charge de l’instruction.

Parmi elles, liste la source, Taboulé Sylla, le PDG du groupe immobilier Nabi déjà écroué par les mêmes faits mais aussi Babacar Ndiaye, chef de l’Agence Banque islamique des Almadies, Algassoum Ndiaye, de la Banque islamique de Pikine, Amadou Moctar Fall, de l’AgEnce UBA Port et Ababacar Thiam, chargé de clientèle au niveau de la même agence.

ESCROQUERIE : OULIMATA DIOUM ATTRAITE À LA BARRE DE LA COUR D’APPEL POUR 100 MILLIONS

http://www.emedia.sn Reconnue coupable du délit d’escroquerie, Oulimata Dioum, Présidente de l’Association des femmes pour la promotion de entrepreneuriat (AFEPES) a été condamnée, le 27 juillet 2017, à une peine de 6 mois assortie du sursis, en sus d’un montant de 70 millions de franc Cfa à titre de dommages et intérêts à verser à la partie civile. Insatisfaite de la sentence, elle avait interjeté appel et le procès a eu lieu ce lundi. Les faits discutés devant le prétoire de la juridiction d’appel ont révélé qu’elle est accusée d’avoir roulé dans la farine la plaignante Aita Diagne pour un prêt de 200 millions de francs Cfa. Des accusations qu’elle a battues en brèche.

Elle rejette toute implication dans cette affaire. A l’en croire, si elle a été condamnée en première instance, c’est parce qu’elle n’avait pas assisté au procès pour se défendre. Le procès, dit-elle, a été programmée alors qu’elle était à la Mecque pour les besoins du pèlerinage. « On m’a jugée par défaut avant de me condamner », a-t-elle fait savoir. Revenant sur les faits, elle a soutenu que la plaignante avait accepté de placer son titre foncier, en guise de garantie, pour l’obtention d’un prêt de 200 millions de francs Cfa. « Elle avait déposé de son propre gré le titre foncier. Elle s’est présenté devant le notaire et a signé les documents. C’était un prêt de 200 millions mais, la mutuelle a préféré libérer d’abord les 100 millions partagés entre les dames. Beaucoup parmi ces dernières n’ont pas remboursé le montant. Quand il y a eu des problèmes, elle a voulu jeter la responsabilité sur moi », a expliqué la présidente de l’AFEPES.

Invité à faire son réquisitoire, le maitre des poursuites a demandé au président de la Cour d’appel de Dakar d’infirmer la première décision et de statuer à nouveau. Il a requis la relaxe de l’accusée. Ce, après qu’il a démontré que les éléments constitutifs du délit d’escroquerie qui lui est reproché ne sont pas réunis. L’avocat de la défense a abondé dans le même sens que l’avocat général. La robe noire sollicite que sa cliente soit renvoyée des fins de la poursuite sans peine ni dépens. L’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu le 11 mars prochain. Aliou DIOUF

INCENDIE À SARÉ BOKI : MORT D’UN ENFANT DE 4 ANS, 47 CASES EMPORTÉES PAR LES FLAMMES

http://www.emedia.sn Encore un incendie déclaré dans la région de Kolda. Cette fois-ci, les flammes ont causé des dégâts à Saré Boki, dans la commune de Sinthiang Koundara. Le bilan est macabre. En effet, un enfant de 4 ans y a trouvé la mort et 47 cases ont également été emportées par les flammes.

Rappelons que la semaine passée, les villages de Médina Pakane, dans la commune de Linkering, et de Darou Pakathiar, dans le Médina Yero Foula, ont aussi connu des incendies d’une rare violence. Seydou DIATTA

Deux Sénégalais arrêtés pour trafic de drogue en Italie

https://actusen.sn Encore des Sénégalais cités en Italie dans une histoire de drogue. En effet, selon LesEchos, deux de nos compatriotes ont été mis aux arrêts. Ils tentaient de faire passer 1,5 kg de drogue de Milan à Parme. Pris en flagrant délit de détention de stupéfiants destinés aux revendeurs de drogues, le couple a comparu devant le juge pour un procès en direct. Les prévenus ont été condamnés à 1 an et 6 mois de prison. Et l’un d’eux, en situation irrégulière en terre Italienne, fait l’objet d’une mesure d’expulsion avec l’ordre de quitter  le territoire dans un délai de 7 jours.

Khalifa Mbodj du PUR : «L’opposition s’est faite avoir par Macky Sall» (Entretien)

https://www.senenews.com La présidentielle du 24 février 2019 était une élection à enjeux. Les Sénégalais l’ont prouvé par leur mobilisation exceptionnelle. « Tout était fait pour qu’il y ait le changement, mais tout était fait aussi d’autre part pour résister au changement ». Au final, le président Macky Sall est élu avec plus de 58% des voix dès le premier tour. L’opposition, tout en contestant le résultat, a affirmé tout de go qu’elle ne fera pas recours à la Cour constitutionnelle. Paradoxe ! Que conteste-t-elle alors ? Dans cet entretien  avec Khalifa Mbodj, secrétaire permanent du PUR,  décrypte pour les lecteurs de SeneNews ce rendez-vous démocratique tout en assurant mordicus que  le scrutin a été strictement transparent. Les PV utilisés par la Commission nationale de recensement des votes sont authentiques. En revanche, c’est en amont que le régime aurait tout préparé. Et in fine, c’est que l’opposition, s’est faite littéralement avoir. Quid d’une éventuelle main tendue du président Sall pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. Khalifa ne se fait pas d’illusion. Interview.

Quelles leçons tirez-vous du scrutin du 24 février dont le président Sall est déclaré élu dès le 1er tour ?

Les leçons que nous tirons de ce scrutin, c’est que c’est un scrutin où les Sénégalais ont montré une maturité. Les Sénégalais sont allés voter tranquillement et dans la paix, même si le contexte présageait des remous et des difficultés majeures. Mais non, 66% des électeurs Sénégalais sont sortis massivement voter et rentrer chez eux. Maintenant, la principale leçon que l’on peut tirer, c’est que les Sénégalais ont fait le choix de reconduire le président Macky Sall à côté où les autres candidats ont proposé les discours de ruptures, les discours d’antisystèmes, mais les Sénégalais ont choisi de reconduire le président Macky Sall.

 Les résultats sont proclamés en attendant confirmation. Mais Idrissa Seck venu en deuxième position tour, en contestant ces résultats, dit qu’il ne va pas introduire un recours. Est-ce que vous comprenez cette attitude ?

Oui, je la comprends d’autant plus que c’est une déclaration qui a été signée par tous les 4 candidats de l’opposition, y compris le candidat Issa Sall. C’est une déclaration qu’ils ont faite pour rejeter tout le processus électoral et non pas les résultats.

Vous voulez dire que l’élection de Macky Sall au premier tour avec 28,27% des suffrages est a été honnête, correcte et sans truquage ?

Exactement ! Ce qui ressort des procès-verbaux qui sont sortis des bureaux de vote et des commissions de recensement des votes au niveau départemental, ce sont des PV qui sont authentiques. Il n’y a aucune manipulation de ces procès-verbaux. Maintenant ce que l’opposition rejette, c’est le processus. Depuis deux ans, Macky Sall à emprisonner des opposants, à éliminer des candidats potentiels, il a fait son parrainage, il a fait sa carte électorale à sa guise, il n’a pas donné les cartes d’électeurs à tous. C’est cela que l’opposition rejette.

 Donc c’est au niveau du processus que la manipulation se serait jouée et non pas le jour du scrutin ?

Exactement, vous avez parfaitement raison. Cela s’est joué deux ans avant le scrutin, maintenant au cours du scrutin, les Sénégalais avaient cru que le tour était joué pour Macky et sont partis voter. Le président avait sciemment découpé une carte électorale favorable. Il a fait des cartes d’électeurs pour ses militants. D’ailleurs le ministre de l’Intérieur l’avait dit dans une émission télé, qu’il fera tout pour que son candidat passe. Mais on n’avait pas compris. Maintenant, c’est au soir du 24 février que nous tous nous avons compris que le ministre de l’intérieur était en train de jouer sur le processus électoral et il a gagné.

Donc pour vous l’opposition, la société civile se sont fait avoir…

L’opposition s’est faite avoir, la société civile, les Sénégalais. Et la principale leçon c’est qu’une élection, ça se prépare. C’est la principale leçon que nous retenons. Il faut faire tout pour que les gens aient leurs cartes d’électeurs, il faut tout faire pour que les Sénégalais aillent retirer leurs cartes d’électeurs, il faut tout faire pour que chaque sénégalais ait sa carte d’électeur. Ce sont les principales leçons que nous avons tiré de cette élection.

Quelle lecture faites-vous du score du PUR, classé 3è avec 4,07% ?

Nous nous sommes très satisfaits de notre score parce que contrairement à ce que les gens pensent, le PUR a fait un bond de plus de 25.000 voix par rapport aux législatives. Aux Législatives nous avions eu 155.000 voix, aujourd’hui, on se retrouve avec 178.000 et quelques voix. Donc c’est un bond de plus de 23.000 électeurs.

 Il reste qu’on ne peut comparer une présidentielle à des Législatives…

Il est vrai que ce sont deux élections différentes, mais sur le plan du score, on retient que notre projet de société a eu l’adhésion de 22000 nouveaux Sénégalais. Donc ça c’est une leçon très positive. Maintenant, nous aimerions bien gagner. On espérait avoir plus. Maintenant on s’est dit qu’on va redoubler d’effort parce qu’aujourd’hui qu’est-ce qu’il faut savoir ? Que l’offre que nous avons faite c’est une offre portée sur les valeurs, portée sur la transparence, sur l’éthique en politique et les Sénégalais l’on sanctionnée très positivement en adhérant à notre projet de société. Maintenant on va redoubler d’effort, on va rester dans le champ politique et proposer de nouvelles choses aux Sénégalais en espérant qu’un jour l’heure du PUR va sonner.

Quelle va être l’attitude de l’opposition aujourd’hui après la confirmation des résultats sachant qu’elle conteste l’issu du scrutin tout en s’apercevant qu’elle s’est faite avoir ?

Moi je pense que l’opposition, dans sa globalité, ne va pas demander aux populations de sortir. Si vous entendez les leaders politiques, aucun leader n’a demandé à ce que ses militants sortent. Non, c’était des manifestations très spontanées. Les gens sont sortis et il  a eu 20 arrestations. C’est normal dans une démocratie que les gens sortent pour dire ce qu’ils ont à dire. Mais les arrêter comme ça, ce sont des arrestations arbitraires qui peuvent inaugurer des lendemains incertains. On pense à la Côte d’Ivoire, on pense à des pays qui ont frôlé le pire. Donc ce n’est pas le moment de faire des arrestations arbitraires. Et l’opposition, je pense qu’elle va rester dans son rôle d’opposant, de travailler dure sur le terrain et de se préparer pour les prochaines échéances parce que dans dix mois, on va aller vers les locales et le président se dit est-ce qu’on ne va pas coupler les locales et les législatives. Ça veut dire qu’il y a un travail à faire.

C’est un souhait pour voir de voir ces deux élections coupler ?

Oui, c’est un souhait de les coupler. C’est même avantageux pour le président de les coupler. Ça va lui donner un avantage 4 ou 5 ans pour travailler et ne pas penser à d’autres élections. Mais si on organise les locales dans 10 mois et que en 2022, on organise les élections législatives, ça peut perturber. Le président ferait mieux de coupler ça et  … 4 ans pour réaliser les ambitions qu’il a pour le Sénégal.

 Khalifa Mbodj, l’opposition prend acte de son échec à cette présidentielle. Qu’attend cette opposition du président Sall pour son dernier mandat ?

Aujourd’hui, les chantiers qui s’ouvrent c’est le renforcement de la démocratie, nous sommes dans un pays où les élections l’ont montré, il n’y a pas une réelle démocratie. On parle même d’une démocratie électorale, il faut dépasser ça. Aujourd’hui la vraie démocratie, c’est l’économie, c’est la démocratie sociale. C’est que les Sénégalais puissent accéder aux ressources. C’est une bonne gouvernance. Le président se targue d’avoir réalisé les infrastructures. C’est bien de réaliser les infrastructures. Mais aujourd’hui, on a des problèmes dans la gouvernance réelle, l’éthique dans la gouvernance. Aujourd’hui, il y a tellement de rapports qui ne sont pas encore diligentés et dont le président a mis le coude dessus.

La demande sociale aussi. Aujourd’hui les gens sont fatigués au Sénégal. Les gens continuent à avoir les bourses sociales alors que ce qu’on devrait avoir, c’est une économie inclusive, assez inclusive pour que tout le monde s’y retrouve. Les chantiers auxquels le président doit s’attaquer, c’est l’éducation. Le front éducatif est toujours en ébullition.  Et je pense que le président Macky Sall n’a pas droit à l’erreur. Heureusement qu’il a annoncé quelques mesures. Il a parlé de trois nouveaux projets, 5 nouveaux axes. Je pense que fondamentalement, c’est la question de la mal gouvernance, la question de la justice sociale, dont le président doit s’attaquer.

Si le président Sall, dans le but de baisser la tension et de rassembler toutes les forces vives de la nation ,tend la main à l’opposition en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale, est-ce que l’opposition, le PUR en l’occurrence, accepterait cette main tendue ?

Bon on va attendre de le voir. Mais nous ne croyons pas à cette forme de gouvernance de Macky Sall parce que c’est quelqu’un qui a toujours eu une chose dans un coin de la tête. Une phrase qu’il faut retenir : « Je vais réduire l’opposition à sa plus simple expression ». C’est venu de sa bouche. Donc cela nous étonnerait que Macky Sall puisse appeler les gens à travailler ensemble. Il aurait été un homme de vision, un président de tout le monde, il l’aurait fait.  Mais le président Macky Sall n’est pas quelqu’un qui a une vision assez éloignée de Diamniadio. Donc sa vision s’arrête à Diamniadio. Lui il pense toujours gouverner par la force, par l’élimination de ses adversaires. Donc ce n’est pas lui qui va appeler les gens à travailler ensemble.Par Noël SAMBOU

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 05/03/2019

L’APR se tape un siège en un temps record

Si beaucoup se plaignent de la conjoncture, ce n’est sans doute pas le cas des apristes. En effet, le parti du Président s’est construit en moins d’un an un siège chic. C’est en janvier 2018 que la construction du siège de l’Alliance pour la République (APR) avait débuté. Il a été bâti sur un terrain de 2000 m2, situé sur l’avenue Cheikh Anta Diop, qui appartenait à Dakar Dem Dikk et acquis par le parti. Un an après, jour pour jour, il a été réceptionné par le président de la République pour servir de Quartier général à Benno Bokk Yakaar lors de la présidentielle du 24 février 2019. Une telle célérité dans la réalisation d’un immeuble de cette taille a été rarement vue au Sénégal. Selon des sources sûres, la construction du siège de l’APR aura coûté la rondelette somme de 1 milliard de francs CFA, entre les travaux et l’équipement. Audelà de la polémique sur la cession du terrain estimée à 1 milliard, le président de l’APR avait fait un appel volontaire aux dons des militants. En un temps record, des bonnes volontés avaient mobilisé la somme nécessaire.

Le responsable départemental de ADK Dakar libre

Restons avec les arrestations d’opposants, depuis un certain moment. Pour dire qu’à la suite des affrontements entre la caravane Idy2019 et celle de responsables l’Alliance pour la République (Apr) à la Médina, que le khalifiste El hadj Baba Thiam a fait face au juge hier au tribunal des flagrants délits. Mis sous mandat de dépôt et écroué à la prison de Rebeuss, le responsable départemental de ADK de Dakar n’a pas accompli son devoir civique. El hadji Baba Thiam a été condamné à 6 mois avec sursis. Il a humé l’air de la liberté à l’issue du procès.

Précision de Me Ndèye Fatou Touré

Nous avons écrit hier par inattention dans nos colonnes que le Colonel à la retraite, Abdourahim Kébé est assisté par l’avocate Me Ndèye Fouta Touré. En réalité, il s’agit de Me Fatou Ndiaye Touré. D’ailleurs, l’ancienne députée Me Ndèye Fatou Touré a câblé «L’As» pour apporter la précision. Toutes nos excuses aux deux robes noires et aux lecteurs.

Les sauvageons de l’Apr..

Après la proclamation des résultats provisoires par la Commission Nationale de Recensement des Votes donnant comme vainqueur le Président Macky Sall, les jeunes de la mouvance présidentielle sont montés au créneau pour expliquer que 2.554.605 Sénégalais soit un taux de 58,7% ont plébiscité la politique de leur candidat. Ce qui montre à suffisance que les Sénégalais ont choisi la continuité, grâce aux transformations positives faites, notamment avec le Pse.

…tirent sur l’opposition

En outre, il dénonce vigoureusement l’attitude et la posture irresponsable -des candidats de- l’opposition, qui, à travers un communiqué ont décidé de faire fi de tous les instruments et voies de recours légaux en démocratie. «Ils devraient accepter la victoire du Président Macky Sall. En plus, au Sénégal, un holdup électoral n’est plus possible parce que les candidats ont leurs mandataires qui siègent dans les bureaux de vote. Nous n’avons pas besoin de leaders politiques qui appellent à l’insurrection», dit-il. Par la même occasion, Les jeunes de la mouvance présidentielle de Dakar demandent à l’État de prendre toutes ses responsabilités pour faire face à  toute tentative de déstabilisation du pays et de remise en cause de l’ordre public. «Par rapport aux arrestations, nous ne sommes pas dans un marché où tout le monde peut se permettre de faire du n’importe quoi. Nous sommes dans un Etat de droit où il y a des règles et des lois qu’il faut respecter», soutient le coordonnateur des jeunes de la mouvance présidentielle. «Il est inadmissible dans un Etat de droit que l’on permette à des gens de sortir pour appeler à une insurrection. Ce n’est pas acceptable et force restera à la loi. Ceux qui leur demandent de porter ce combat, leurs fils ne le font pas».

Grève des travailleurs de l’hôpital régional de Thiès

Les travailleurs de l’hôpital régional, Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès décrètent la fin de la campagne électorale. Les blouses blanches ont observé une grève de 24h en guise d’avertissement aux autorités, notamment le Directeur de l’hôpital. Selon ces derniers, la  structure hospitalière fait face à d’énormes problèmes. Les travailleurs réclament une répartition équitable de la motivation interne, le paiement des heures supplémentaires 201-18, le relèvement de l’indemnité de transport, le paiement du reliquat de l’indemnité de risque, le recrutement des pré-embauches dont les contrats sont arrivés à termes depuis le 30 décembre 2018, le reclassement des ex-agents de nettoiement et la régularisation avec les institutions sociales

Ibrahima Khalil Wade quitte le journal Enquêtes

L’enquêteur en chef a rendu le tablier. Le Directeur de Publication du quotidien «Enquêtes» a démissionné hier de son poste pour convenance personnelle. Ibrahima Khalil Wade va marquer une pause dans sa carrière journalistique. Le Journal a organisé le pot de départ du désormais ex-dirpub hier en présence de tout le personnel.

Point de mire : Le «dérèglement» du monde Par Samboudian KAMARA

http://www.lesoleil.sn Le catastrophisme a beau être improductif, rien n’invite à l’optimisme. Il n’y a jamais eu autant de réfugiés dans le monde depuis la seconde guerre mondiale que de nos jours. Le monde n’a jamais été aussi conflictuel. La violence est la norme dans biens d’espaces géographiques, mettant fin à l’illusion de la paix universelle après les guerres mondiales, génocides et drames humains qui ont conclu le 20ème siècle et ouvert le 21ème.

Les nouveaux modèles qui ont pris la place de l’antagonisme Ouest-Est s’essoufflent et étalent leur impuissance face à une nouvelle géopolitique débridée certes, mais qui a la marque d’une planification de la terreur pour atteindre des objectifs économiques ou hégémoniques. L’Onu, organisation construite en 1945 sur les décombres de l’Europe et la découverte de l’ampleur du fait nazi, pour la paix dans le monde et la fin des colonisations, n’arrive plus à se faire entendre, d’autres organisations –surtout gouvernementales- ayant pris son relais et actionné de nouveaux mécanismes qui font fi du droit international ; leur seule règle étant que les intérêts économiques et géostratégiques des grandes puissances soient préservés.

Et l’Afrique ? Elle devrait dire son mot à l’occasion du troisième Forum sur la paix et la sécurité de Dakar, prévu les 05 et 06 décembre prochains. L’assassinat, en 2011, du Guide libyen Mouammar Kadhafi, l’implication de l’ancien président français Nicolas Sarkozy et du Premier ministre anglais David Cameron dans la survenue du chaos dans l’ancienne Cyrénaïque sous l’égide d’une résolution de l’Onu et l’appui de l’Otan, – officiellement pour éviter « un massacre à Benghazi » -, a illustré jusqu’à la caricature le nouvel ordre qui met en priorité sur son tableau de bord la préservation des ressources surtout énergétiques.

L’enjeu énergétique
La fin annoncée du pétrole est grosse de dangers liés à la ruée vers les derniers sanctuaires de l’or noir. Autant la propriété des gisements (Croissant pétrolier en Lybie, en Irak et en Syrie), la sécurisation des « routes » du pétrole (oléoducs de la mer caspienne et de l’Oural, canaux et passages stratégiques comme le détroit d’Ormuz, le canal de Suez ou celui de Panama) que son exploitation (delta du Niger au Nigéria), vont de pair avec un accroissement des dépenses militaires et des conflits ouvertement armés ou latents centrés autour de l’accès à la manne.

Ensuite, vient comme deuxième explication de ce « conflit mondialisé » la confrontation entre deux civilisations « à bout de souffle », comme le souligne l’académicien franco-libanais Amin Maalouf dans « Le dérèglement du monde » (Grasset, mars 2009).  Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à une « guerre des civilisations » qu’à l’épuisement simultané des deux ensembles culturels dont il se réclame lui-même, à savoir l’Occident et le monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs ; le second, enfermé dans une « impasse historique ». Un diagnostic inquiétant, mais qui débouche sur une note d’espoir.

« La période tumultueuse où nous entrons pourrait nous amener à élaborer une vision enfin adulte de nos appartenances, de nos croyances, de nos différences, et du destin de la planète qui nous est commune », dit l’auteur des « Identités meurtrières », mais la chronique de ce qui se passe sous nos yeux place ce vœu dans les basses probabilités. Globalement, cela donne « la lutte contre le terrorisme » comme nouveau paradigme.

On voit que les droites populistes prennent le pouvoir ou s’en rapprochent en Europe ; que la crise migratoire est la cause d’une profonde remise en cause de l’idéal européen avec le Brexit ; mais qu’au fond, c’est un retour vers l’envoyeur, les Occidentaux étant obligés d’accueillir sur leur sol les réfugiés de pays en guerre par leur seule volonté.

La voix de l’Afrique
La stratégie qui maintenait les conflits armés en dehors de l’Europe et des Amériques s’affaisse, ouvrant des territoires jusqu’ici épargnés par la terreur à la violence, aux morts par dizaines de milliers, causant des déplacements de populations, des crimes ajustés sur des besoins bien spécifiques. Dans les faits, cela donne « la guerre contre le terrorisme » menée, par disons le monde « civilisé », contre les différents nébuleuses jihadistes, qu’elles se nomment Etat islamique en Syrie et en Irak, ou qu’elles s’identifient comme ses appendices à l’instar de Boko Haram autour du lac Tchad et des bandes armées qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne, du Soudan au cap Gardafui, de l’Adrar au Tibesti. Sans omettre les vastes « no man’s lands » de non-Etat en Somalie et dans la proximité du golfe d’Aden sur la corne de l’Afrique où sévissent les Shebabs…

Plus grave, jamais le monde n’est aussi proche d’une déflagration nucléaire depuis la crise des missiles (Cuba 1962). La Corée du nord (dirigée par la dynastie despotique des Jung-ll, un des derniers régimes staliniens au monde) pointe désormais ses missiles plus loin que vers son jumeau du sud ; Pyongyang –membre de fait du club des puissances nucléaires- fait tomber maintenant ses ogives en mer du Japon, menaçant la péninsule sud-coréenne d’embrasement et accentuant au-delà le risque d’un conflit majeur avec l’Amérique qui assure la sécurité militaire de l’archipel nippon depuis 71 ans maintenant. Cette course aux armements, animée aussi bien par les grandes puissances que les nations émergentes, est nourrie par une industrie militaire qui exige de plus en plus de débouchés

L’Afrique est au cœur de cette montée des périls sécuritaires. Le continent de l’avenir, fort de sa démographie, de ses espaces, de ses ressources naturelles et de son insertion dans l’économie de marché, est convoité. La conscience de cette réalité incite plus que tout à la synergie des efforts.

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