Edition de nuit de la revue de Presse du lundi 25 Fevrier 2019

Revue de Presse + Resultats presidentielle 2019
Revue de Presse + Resultats presidentielle 2019

Pr Babacar Guèye : «Le Premier ministre a violé le code électoral»

Les missions d’observation de la société civile sénégalaise déplorent la déclaration du Premier ministre Mahamed Boun Abdalah Dionne annonçant la victoire du candidat Macky Sall avec un taux de 57%. Le Pr Babacar Guèye, Moundiaye Cissé et Cie estiment que «le ministre a violé le code électoral parce qu’il n’appartient pas au premier ministre d’annoncer les résultats d’une élection présidentielle.

Parce qu’il y a des instances qui sont habilitées pour le faire comme les commissions départementales et la commission nationale de recensement des votes». La société affirme avoir les résultats provisoires mais elle ne compte les diffuser pour ne pas violer le code électoral. En faisant l’annonce d’un tel résultat, le chef de la mission des observateurs nationaux, le Pr Babacar Guèye, souligne que le ministre Dionne fait courir au Sénégal une certaine instabilité.

En ce qui concerne les déclarations des candidats Idrissa Seck et Ousmane Sonko, le Pr Babacar Guèye et Moundiaye Cissé estiment que le fait de cibler des organes de presse et de proférer des menaces contre les propriétaires de ces organes est à déplorer. Sans oublier le traitement inéquitable des candidats par la Rts, chaine publique nationale.

La société civile déplore aussi, le manque de retenue de certains médias au mépris des règles d’éthique et de déontologie notamment en matière électorale. Car d’après le chef de la mission «certains médias ont installé une guerre de chiffres qui ont désorienté les populations parce que jusqu’à aujourd’hui on ne sait pas qui a gagné cette élection présidentielle.

Puisque les chiffres sont divergents d’un organe à autre.» Il poursuit : «Nous avons également constaté au cours de ce scrutin que beaucoup de journalistes ont pris fait et cause pour des candidats et tout cela met les observateurs un peu dans l’embarras. Parce que les journalistes nous avaient habitués à observer et à relater les faits de manière objective.

Il semble que cette fois-ci les journalistes sont allés au-delà en faisant parfois des commentaires que nous considérons comme tendancieux». Sur le déroulement du scrutin, la mission d’observation dit avoir déployé plus de 3135 observateurs sur l’ensemble du territoire national pour assurer l’observation du processus électoral et le monitoring des médias, de la violence et de la corruption politique. Cependant, la société civile magnifie l’attitude des candidats qui ont eu un comportement correct tout au long de la campagne électorale et du processus

la commission de l’UA salue « le rôle et la maturité du peuple sénégalais »

https://www.leral.net La commission de l’union Africaine s’est prononcée sur le scrutin du 24 février 2019. Une occasion pour le président Omar Yayi Boni de revenir sur les moments forts dans la capitale sénégalaise et ces régions. Les observateurs ont salués le rôle et la maturité du peuple sénégalais. Le président a aussi invité les citoyens à garder leur calme sur certains pronostic car le conseil n’a pas encore tranché.

La commission de l’union Africaine a tenue sa conférence de presse cet après midi dans un hôtel de la place. Ce fut d’abord une occasion pour le secrétaire le général Francis Behenzin de remercier tous les membres de cette commission sur Dakar « Je remercie tous ceux qui ont quitté leur pays pour la couverture au Sénégal. Certains parmi nous ont fait plusieurs régions. D’autres sont partis à plus de 4000km de la capitale pour s’enquérir de la situation » a prononcé le général Francis Behenzin chef division assistance de la CEDEAO.

« L’organisation d’une élection n’est pas toujours facile. Car c’est pour le bon déroulement d’un scrutin. En ce qui concerne la CEDEAO, nous avons 115 membres présent au Sénégal. La loi de la constitution 2016 réduit le mandat du président de 7 à 5 ans. Malgré les problèmes liés aux parrainages . Nous avons 5 candidats qui ont participé aux élections. Et Nous sommes la pour aider les sénégalais. Je pense qu’il y a plus 356 bureaux afin de permettre aux sénégalais de voter. Avant notre arrivée le président de la commission et le commissaire ont effectué un déplacement afin de rencontrer les candidats. Mais aussi les partenaires sénégalais de l’extérieur pour le bon déroulement des élections. La société civile a aussi joué un rôle important » s’est félicité Thomas Boni

Poursuivant : « le scrutin a démarré vers les coups de 8h 15 avec une grande influence des sénégalais. Mais certains ne maîtrisent pas le déroulement du vote . Et les personnes accréditées ont constatées que toutes les dispositions légales ont été respectés. Certaines femmes ont aussi assurées leur rôle représentantes. La sécurité aussi assurée avec un nombre variant entre 8 et 10 personnes. Mais aussi des équipes de patrouilles. Et personnes de ces hommes en uniforme n’a franchi les portes des bureau. Par la grâce de Dieu, nous avons constaté qu’il n’y a aucune perte en vie humaine » a expliqué Thomas Yayi Boni.

Avant de conclure par « ce scrutin est transparent malgré les quelques soucis signalés par les observateurs. Je salue la responsabilité des candidats. Ces élections sont une grande histoire du peuple Sénégal, car le lendemain les gens ont pris le chemin du travail » a conclut le président Thomas Yayi Boni

Yayi Boni : « Aucun incident majeur pouvant entraver la transparence du vote, ne nous été signalé »

https://www.leral.net Le chef de la mission d’observation de la CEDEAO, Thomas Yayi Boni a fait face à la presse, jeudi, pour restituer les conclusions de la mission qu’il dirigeait lors de l’élection présidentielle de ce dimanche. L’ancien président du Bénin a affirmé qu’« aucun incident majeur pouvant compromettre la transparence, la sincérité et la crédibilité du vote ne nous a été signalé ».

Le président Boni a soutenu que d’une manière générale « toutes les dispositions légales ont été prises pour un bon déroulement du scrutin », relevant que les bureaux ont ouvert à temps et que le matériel électoral était disponible, de même que les représentants des candidats étaient présents dans les différents bureaux de vote pour une large part. le chef de la mission de l’observation de la CEDEAO a également souligné que la sécurité a été bien assurée par les forces de l’ordre.
Thomas Yayi Boni s’est également félicité que le vote se soit déroulé dans la paix et le calme d’une manière générale. Toutefois, le chef de mission a relevé quelques impairs dans l’organisation comme le déplacement de plusieurs bureaux de vote qui ont retardé le vote par endroit. Ce qui, a-t-il dit sera mentionné dans le rapport de la mission.
Thomas Yayi Boni a aussi souligné que la mission d’observation de la CEDEAO comprenait 115 membres dont 5 de la cour de justice de la CEDEAO, et a couvert 13 régions sur les 14 du Sénégal.

Demba Kandji, le Président de la CNRV ne confirme pas les chiffres de Boun Abdalah

https://www.senenews.com Face à la presse, le Président de la Commission nationale de recensement des votes (Cnrv), Demba Kandji, a déclaré que leur organe est habitué à inviter la presse lorsque leur travail est bouclé.

« Je condamne pas les propos du premier ministre car il est dans son rôle de politique alors que moi je suis un magistrat, mes décisions se feront sur la base des procès verbaux issus des 45 commissions départementales » a t-il déclaré.

Cette fois, pour plus de transparence, dit-il, ils ont opté d’inviter la presse, avant même la fin de leur travail. La Cnra aussi, déclare-t-il est toujours à leurs côtés pour visualiser le travail en amont.

« Nous ne recevons que les Pv venus de la Commission départementale de votes qui sont dans les 45 départements…. »

Le Premier ministre avait quant à lui annoncé une victoire du président sortant avec 57% du suffrage

Demba Kandji : « Personne n’a le droit de proclamer des résultats… »

http://www.seneweb.com Le juge Demba Kandji a fait face à la presse ce lundi au terme du scrutin présidentiel. Interpellé sur les résultats annoncés ça et là, il a répondu : « Personne n’a le droit de proclamer des résultats ». Demba Kandji refuse cependant de condamner les sorties médiatiques. Pour lui, l’opposition comme le pouvoir sont dans leur rôle politique, lui étant un magistrat. L’objectif de la conférence de presse était d’expliquer à la presse le fonctionnement de la commission nationale de recensement des votes, tout en invitant la presse à collaborer avec l’instance.

Issa Sall : « Les Pv montrent inévitablement un second tour »

http://www.seneweb.com Au terme du vote de la présidentielle de ce dimanche, Issa Sall, a fait remarquer que trois candidats se dégagent : Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko. En félicitant ces deux derniers, le candidat du Pur avance qu’à l’état actuel des choses, un second tour est inévitable

Thierno BOCOUM : «Macky SALL Ne Dépasse Pas 45 % Des Voix»

https://www.walf-groupe.com Le responsable de la communication de la coalition « Idy-2019 » trouve les propos de Boun DIONNE qui donnent la victoire à Macky SALL déplorables et invraisemblables.  Thierno BAUCOUM estime qu’ils ne reposent sur rien

« Nos recoupements montrent très clairement que Macky SALL ne dépasse pas 45 % des voix.

Nous ne comprenons donc pas que le Premier ministre ait déclaré que Macky SALL avait gagné au premier tour avec 57 % des voix. Idrissa SECK et Ousmane SONKO ont dit qu’ils allaient laisser les institutions habilitées à le faire donner les résultats. Mais l’opposition est unanime : il n’est pas possible que Macky Sall ait gagné au premier tour », déclare Thierno BOCOUM  interrogé par JeuneAfrique.

Poursuivant, le président du mouvement AGIR invite les tenants du pouvoir à revoir leur copie. « Nous n’avons pas donné de résultats de manière volontaire. Nous avons une certaine expérience des élections au Sénégal, où les résultats sont donnés en direct. Nous avons cumulé les scores de l’opposition et nous les avons comparés à ceux du pouvoir. Il est selon nous impossible que le président sortant ait récolté 57 % des voix. Qu’on ne vienne pas nous dire qu’il est passé au premier tour », martèle-t-il.

Birahim Seck : «La sortie du Premier ministre est irresponsable»

IGFM-Le Premier ministre Mahammed Boun Dionne a fait une sortie hier pour déclarer Macky Sall vainqueur de l’élection présidentielle dès le premier tour avec 57%.

Une sortie qualifiée de «purement politique et irresponsable» par Birahim Seck. Le Coordinateur du Forum civil soutient que le chef du gouvernement n’a aucune compétence pour proclamer les résultats de l’élection présidentielle.

«Cette déclaration n’honore pas notre Démocratie. Elle n’honore pas la République», a déclaré M. Seck qui note qu’un second tour du scrutin du 24 février 2019 est inévitable.

Assane Dioma Ndiaye recadre Boun Dione : « Quand on gère un pays, on doit… »

http://www.dakarmatin.com-La déclaration de Mahamed Boun Abdalah Dionne sur les résultats du scrutin du 24 février a surpris plus d’un. Premier ministre et Directeur de campagne du candidat Macky Sall, il a, dans la soirée de ce dimanche, déclaré le Président sortant vainqueur de la présidentielle avec un taux minimum de 57%. Pour Me Alassane Dioma Ndiaye, cette sortie a été malheureuse.

‘’On peut tolérer certaines surenchères ou certaines maladresses à des opposants ou des citoyens sous le feu de l’action, mais quand on  gère un pays, on doit faire preuve de lucidité et de sérénité’’, précise M. Ndiaye.

Joint par Seneweb, le droit-de-l’hommiste signale qu’il y a des organes habilités à donner des résultats. « Qu’on annonce des chiffres  avant même que  l’organe habilité à le faire se prononce,  cela pose problème et c’est source de frustration et éventuellement de débordement, voire de conflit’’, alerte la robe noire..

Pour Me Assane Dioma Ndiaye,  de tels types de déclarations doivent être évités à l’avenir: ‘’Autant nous condamnons l’attaque dirigée contre la presse, autant nous condamnons un certain nombre de comportements venant des politiques et qui n’honorent pas la République du Sénégal  avec l’image que nous voulons donner à notre pays’’.

Pour conclure, l’avocat et défenseur des droits de l’homme estime que les politiques doivent appeler à la sérénité, au calme et laisser les organes habilités, à faire leur travail et donner les résultats le moment venu: ‘’Ceux qui s’estimeront vainqueurs  pourront s’en tenir aux résultats officiels et en l’état, nous devons avoir un comportement citoyen’’, avertit Assane Dioma Ndiaye

Mame Adama Guèye : ‘’La déclaration d’auto proclamation de victoire au premier tour du Premier Ministre est irresponsable et dangereuse’

http://www.dakarmatin.com La déclaration d’auto proclamation de victoire au premier tour du Premier Ministre inquiète Me Mame Adama Guèye. L’ancien Bâtonnier, par ailleurs Coordonnateur de la Plateforme de sécurisation des élections, juge celle-ci ‘’irresponsable et dangereuse’’.
Pour lui, ‘’le candidat sortant et ses partisans veulent faire prévaloir leurs intérêts politiques égoïstes sur nos acquis démocratiques. C’est inacceptable’’.
‘’Nous devons être vigilants et déterminés pour nous opposer fermement au projet de hold up électoral dont le parachèvement marquerait la mort de notre système électoral démocratique. C’est de ça qu’il s’agit’’, préconise-t-il dans sa post sur sa page Facebook

La Cena «désavoue» le PM Abdallah Dionne et tous ceux…

Dans un communiqué parvenu ce lundi, lendemain de la présidentielle 2019, à la rédaction d’Emedia.sn, la Commission électorale nationale et autonome fait le bilan du scrutin du 24 février. Après avoir noté qu’il s’est « globalement bien déroulé sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, » la CENA précise que « le dépouillement des votes se poursuit et les résultats sont en train d’être collectés par les structures habilitées » et rappelle qu’à l’issue du scrutin, les procès-verbaux des bureaux sont transmis à la Commission départementale de recensement des votes. Laquelle, après avoir recensé tous les votes, « transmet son procès-verbal à la Commission nationale de recensement des votes, appelée à proclamer les résultats provisoires du scrutin. »

En rappelant l’article L.86 du Code électoral (« la proclamation provisoire des résultats intervient au plus tard à minuit le vendredi qui suit le scrutin ») et l’article LO.139 (« Il revient au Conseil constitutionnel d’effectuer la proclamation définitive des résultats conformément aux dispositions de l’article 35 de la Constitution »), la CENA « appelle les candidats et leurs partisans, ainsi que les acteurs de la société civile et la population, à s’abstenir de faire une quelconque déclaration prématurée sur les résultats. »

Chargé de veiller au bon déroulement du processus électoral, la CENA se dit
soucieuse de voir se prolonger l’atmosphère générale de calme, de paix et de sérénité qui a marqué le vote du dimanche 24 février 2019 et appelle, « comme à l’accoutumée, les acteurs politiques à adopter le même comportement exemplaire que celui observé par les citoyens, qui ont mis en avant leur esprit civique au cours de la journée du dimanche 24 février 2019. »

Thierno Bocoum : « IL N’Y A PAS POSSIBILITÉ DE VICTOIRE AU PREMIER TOUR »

https://www.seneplus.com/ -Jeune Afrique   –Macky Sall a revendiqué dimanche soir, par la bouche de son Premier ministre, sa victoire dès le premier tour de la présidentielle – Un scénario impossible, selon Thierno Bocoum, responsable de la communication de la coalition d’Idrissa Seck

Après une journée de vote qui s’est déroulée dans le calme et sans problème majeur, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a provoqué un petit séisme, dimanche soir, en déclarant, depuis le siège de campagne de Macky Sall, à Dakar, que le président avait été réélu pour un second mandat « avec un minimum de 57 % des voix ».

Des chiffres basés sur les propres compilations de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY), qui n’ont donc rien d’officiel – les résultats devraient être connus au plus tard vendredi prochain.

De quoi susciter l’ire des quatre opposants à Macky Sall qui assurent qu’un deuxième tour est inéluctable. Parmi eux, l’ex-Premier ministre Idrissa Seck, l’un des plus sérieux rivaux du président sortant. Au lendemain de cette soirée électorale confuse, Thierno Bocoum, le responsable de la communication de la coalition « Idy 2019 », a reçu Jeune Afrique pour faire le point.

Jeune Afrique : Votre camp conteste la victoire de Macky Sall dès le premier tour, annoncée dès dimanche soir par son Premier ministre. Pourquoi ne livrez-vous pas vos propres chiffres ? 

Thierno Bocoum : Nous ne sommes pas les seuls à contester ces résultats. Les trois autres candidats de l’opposition font de même. Nos recoupements montrent très clairement que Macky Sall ne dépasse pas 45 % des voix. Nous ne comprenons donc pas que le Premier ministre ait déclaré que Macky Sall avait gagné au premier tour avec 57 % des voix.

Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont dit qu’ils allaient laisser les institutions habilitées à le faire donner les résultats. Mais l’opposition est unanime : il n’est pas possible que Macky Sall ait gagné au premier tour.

Comment pouvez-vous dénoncer l’annonce prématurée par le camp de Macky Sall d’une victoire au premier tour et, dans le même temps, assurer vous-mêmes qu’un deuxième tour est inéluctable ?

Nous n’avons pas donné de résultats de manière volontaire. Nous avons une certaine expérience des élections au Sénégal, où les résultats sont donnés en direct. Nous avons cumulé les scores de l’opposition et nous les avons comparés à ceux du pouvoir. Il est selon nous impossible que le président sortant ait récolté 57 % des voix. Qu’on ne vienne pas nous dire qu’il est passé au premier tour.

Cette intervention du Premier ministre a été diffusée en direct sur la RTS, la chaîne publique. Est-ce conforme aux usages ? 

C’est extrêmement grave, mais cela entre dans une stratégie concoctée depuis longtemps. Depuis le début du processus électoral, nous avons constaté le forcing du camp présidentiel pour imposer de nouvelles règles du jeu qui n’ont rien à voir avec celles qui avaient permis à Macky Sall d’arriver au pouvoir.

Il y a eu la loi sur les parrainages, le refus du ministre de l’Intérieur de transmettre le fichier électoral – ministre qui, par ailleurs, siège au secrétariat exécutif de l’APR [l’Alliance pour la République, le parti présidentiel] et qui a été imposé par le président pour organiser les élections… Tout le monde a constaté qu’il y a eu énormément d’anomalies.

Quelles sont les tendances dont vous disposez?En quelle position arrive votre candidat ? 

Les tendances que nous avons montrent qu’il n’y a pas eu de victoire de Macky Sall au premier tour. Mais le plus important est que nous puissions faire respecter les règles du jeu en démocratie. Vouloir ainsi passer en force au premier tour est une violation des règles démocratiques et une manière de contourner le vote des populations. Nous ne pouvons pas l’accepter.

Dimanche soir, Idrissa Seck a déclaré qu’il ne laisserait pas le pouvoir « confisquer » le vote des Sénégalais. Qu’allez vous faire si la réélection de Macky Sall est officiellement annoncée dès le premier tour ?

Nous n’attendrons pas que Macky Sall soit déclaré élu au premier tour. Nous le disons très clairement : il a mis en place tout un processus que nous suivons avec beaucoup de vigilance.

À chaque étape de ce processus, nous aurons une réaction adéquate. Nous apprécierons la situation au fur et à mesure. Nous confronterons les résultats qui seront donnés officiellement et nous réagirons en conséquence. Mais aujourd’hui, je vous le dis : un deuxième tour est inévitable.

Quels sont les propos ou faits précis que vous reprochez aux médias sénégalais et internationaux, qu’Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont ciblés lors de leur conférence de presse commune, après le scrutin ?

Avant même l’élection, il y a eu une sorte de propagande dans certains médias internationaux, que je ne nommerai pas. Ils ont pris fait et cause pour Macky Sall. Dans leurs reportages ou leurs articles, ils faisaient le bilan du président et tiraient sur l’opposition en disant qu’elle peinait à mobiliser. Cela représente une forme d’ingérence dans un processus électoral qui doit aboutir au choix souverain du peuple sénégalais. C’est inacceptable.

Le 24 février, nous avons entendu un média donner un résultat selon lequel le président avoisinait la barre des 50 %, à un moment où il était impossible de le savoir. Au lieu de se contenter de donner des résultats bureau de vote par bureau de vote, comme le font tous les autres médias, ils ont donné un pourcentage pour Macky Sall et un pourcentage pour les autres candidats.

C’est une forme d’influence et de propagande que nous n’acceptons pas. Nous pensons qu’une élection présidentielle demande des responsabilités de part et d’autre. Il faut attendre le résultat des urnes avant de se prononcer.

N’est-ce pas un peu facile de faire des médias des boucs émissaires, qu’ils soient sénégalais ou internationaux ?

Nous ne pouvons pas empêcher les Sénégalais d’avoir une opinion. Si des médias ont été ciblés, c’est parce que les Sénégalais eux-mêmes ont constaté qu’ils avaient un comportement qui ne seyait pas à la situation, et qu’ils l’ont manifesté.

Dimanche, des journalistes sénégalais et étrangers ont été insultés par des militants d’Ousmane Sonko et d’Idrissa Seck. Certain ont même dû être exfiltrés de votre siège, car leur sécurité était menacée… Que pensez-vous de ces débordements ? 

Nous le regrettons et le condamnons. Les journalistes qui étaient là avaient suivi le président Idrissa Seck. Quand on nous a annoncé que certains de nos partisans voulaient les expulser, nous leur avons répondu que ce n’était possible. Le but n’était pas d’attaquer les journalistes.

Mais fondamentalement, il nous revenait aussi, connaissant le tempérament des Sénégalais et voyant le contexte de cette soirée, de dire : « Attention, ne faites pas ci ou ça ! » Ce qui s’est passé a eu lieu avant la conférence de presse des deux candidats, ce n’est pas donc pas lié à leurs déclarations. Benjamin Roger

Chiffres de Boun Abdallah Dionne : La Coalition Idy2019 conteste, donne son score et menace de descendre dans la rue

https://www.dakaractu.com Il n’aura pas fallu beaucoup de temps à la coalition IDY2019 pour entrer en porte à faux avec les chiffres annoncés par le Premier ministre. En fin de soirée, Mahamed Boun Abdallah Dionne a allégué que le candidat Macky Sall aurait obtenu 57% des suffrages exprimés à l’issue du scrutin du 24 février. Le Dr Abdourahmane Diouf a soutenu, à travers un point de presse devant le Quartier général du candidat Idrissa Seck, que ces chiffres ne sont pas conformes à la réalité. A en croire le porte parole de la coalition IDY2019, Macky Sall a obtenu dans une tendance haute, 44% et dans une tendance basse 39%. Ce qui donne à l’opposition 56% ou 61%. Le Dr Diouf a appelé les chefs religieux à raisonner Macky Sall. L’armée s’est vu aussi invitée à prendre ses responsabilité. De toute façon, le porte-parole de la coalition Idy2019 a assuré devant les journalistes qu’ils ne se laisseront pas faire.

Résultats, second tour : L’opposition reste ferme et tance le Pm

http://www.seneweb.com La sortie du Premier ministre continue de susciter des réactions. Mahamad Boun Abdalah Dione a, dans la soirée de ce diamnche, proclamé Macky Sall vainqueur au premier tour avec un taux de 57%. Des déclarations qualifiées de fausses par la commission électorale de l’opposition. En conférence de presse, ce lundi au siège de Bokk Gis Gis , les vis-à-vis de Macky Sall pensent que le deuxième tour est inévitable d’après les résultats déjà collectés.

En effet, d’après Abdoul Mbaye, le décompte se poursuit, et dans les prochaines heures, l’opinion sera édifiée sur les vrais résultats de ce scrutin. ‘’Nous reconnaissons que Macky Sall nous a dépassés, mais les déclarations du Premier ministre sont fausses’’, précise l’ancien chef du gouvernement sous Macky Sall. A ce propos, il renseigne d’ailleurs que les résultats compilés sur la base de procès-verbaux dans certaines localités en sont les preuves.

‘’A Thies, Idrissa Seck avait perdu aux dernières législatives alors qu’il a largement dépassé Macky Sall à cette présidentielle. Il faut également rappeler que tous les bureaux de vote de Bignona et Oussouye ont été raflés par l’opposition, il en est de même pour la diaspora. Nous allons communiquer de manière graduelle sur les résultats’’, promet le leader de l’Act.

Ainsi, l’opposition est persuadée que la sortie du Premier ministre vise à créer l’instabilité au Sénégal. C’est pourquoi, Abdoul Mbaye n’a pas manqué d’inviter la population à ne pas céder à la provocation face à ‘’cette confiscation de la volonté du peuple’’.

Pour Abdoul Mbaye, le chef du gouvernement sortant a, à travers sa déclaration, violé la constitution et usurpé la fonction dévolue à des instances habilités à donner ces résultats. ‘’Ce sont des déclarations irresponsables visant à remettre en cause la paix dans ce pays. Nous demandons à la population de ne pas tenir compte de ces mensonges’’, a avertit l’ancien locataire de la primature

ENVIRON 57% POUR MACKY : Mais d’où sort ce pourcentage de Mahammed Boun Abdallah Dionne?

https://www.dakaractu.com En déclarant que le candidat Macky Sall pouvait se retrouver avec un score qui avoisine les 57 % à  l’issue du décompte final des votes issus des urnes, Mahammed Boun Abdallah Dionne a livré des chiffres qui ont eu le don de soulever des polémiques. Mais d’où viendrait son pourcentage ?

En effet, il nous a été donné de savoir que le Premier ministre tient ses résultats d’un calcul statistique des chiffres qui ont émané des bureaux témoins. Les bureaux de vote témoins  sont des bureaux désignés sur la base de critères préétablis, capables de refléter la tendance générale qui prévaut dans le centre et dans la localité concernée.  »

  Il s’agit, selon une source administrative qui a pris part aux opérations électorales dans sa région, d’un échantillonnage choisi par  la Direction Générale des Élections sur la base d’hypothèses. Cet échantillonnage permet d’avoir un taux de participation au vote et des résultats qui refléteront presque toujours les futurs taux et résultats officiels. Généralement, les différences sont marginales.  » Dans la phase pratique, la coalition Présidentielle, généralement bien outillée, ne peine point à entrer en possession des chiffres issus de ces bureaux de vote témoins du fait qu’elle dispose dans tous les centres de représentants et dans tous les coins de ce pays, de mandataires capables de vite remonter les résultats. Tout le contraire chez l’opposition dont la remontée des chiffres est souvent très lente voire impossible depuis certains endroits…

Abdoul Mbaye : «Mouhamad Boune Abdalah Dione a violé la loi et délivré une fausse déclaration»

https://actusen.sn L’opposition a tenu une conférence de presse cet après-midi pour dénoncer la fausse déclaration de Mouhamad Boune Abdalah Dione. La coalition «Idy 2019» juge nécessaire de rappeler que ce mensonge programmé par le premier ministre est totalement irresponsable.

Tard dans la nuit du 24 Févier le Premier ministre Mouhamad Boune Abdalah Dione a déclaré Macky Sall le Président sortant vainqueur à un minimum de 57%. Ce que dénonce les leaders de la coalition «Idy2019». Pour eux, un premier tour avec 57% est totalement irréalisable «Boune Dione a délivré une fausse déclaration dans l’objectif manifeste, de perturber la stabilité et la paix dans notre pays. La coalition Idy 2019 juge nécessaire de rappeler que le Premier ministre a violé la loi et la Constitution en déclarant Macky Sall vainqueur, à un minimum, de 57%. Ce mensonge programmé par Boune Dione est totalement irresponsable», fulmine Abdoul Mbaye, membre de la coalition «Idy 2019».

Le leader de l’Alliance pour le travail et la citoyenneté d’ajouter que ces chiffres ne sont pas conformes à la réalité. D’ailleurs, à en croire le porte-parole de la coalition Idy2019 Abdourahmane Diouf, Macky Sall a obtenu dans une tendance haute de 44% et dans une tendance basse de 39% ce qui donne à l’opposition 56% ou 61%.Adji Ousseynou Diop

Premières tendances dans la centaine de bureaux-témoins, dans les quinze départements les plus peuples et polarisant 2 millions d’électeurs:C’est très serré !

 Actusen En attendant que la Commission nationale de recensement des votes, seule habilitée à fournir des résultats exempts de tout reproche, des chiffres obtenus par SourceA créditent le candidat sortant de 42,7%. Alors que le candidat de la Coalition ‘’Idy2019’’ obtiendrait 23,9% et ‘’Sonko Président’’ reverrait sa copie à la baisse avec 19,9% des suffrages dépouillés.

Toujours selon les tendances en possession du journal, sur les 100 bureaux témoins, Macky Sall obtiendrait à peine plus de 40% ; Idrissa Seck, 29% ; Sonko 22%. Même si certaines sphères accordent près de 49% au candidat sortant.

Selon nos confrères dans les quinze départements les plus peuplés polarisant quelques deux millions d’électeurs, les chiffres des différentes structures citées plus haut, donneraient 30% des suffrages au candidat de ‘’BBY’’, soit quelques 619.680 votes favorables

Sit-in des femmes de l’opposition au Rond-point Sandaga pour « préparer le deuxième tour »

https://www.pressafrik.com Les femmes de l’opposition ont décidé d’ouvrir les hostilités pour éviter « toute confiscation » des résultats. Elles ont dans un communiqué parvenu à la rédaction de PressAfrik invité la presse à les retrouver au rond-point Sandaga. Les femmes de l’opposition ont décidé de braver le dispositif de sécurité et y tenir un sit-in.
Le document reçu renseigne: « les femmes de l’opposition se préparent pour le deuxième tour et invitent toutes les femmes et la presse à leur sit in de cet après midi à 15 h 30 mn au Rond Point de la Pharmacie Guigon ».

Mame Mbaye Niang (BBY) : « J’attendais un pourcentage beaucoup plus élevé à Dakar »

http://www.dakarmatin.com Au vu des résultats de cette élection présidentielle du 24 février 2019, le président sortant, Macky Sall a devancé au nombre de voix, dans la région de Dakar, ses quatre autres adversaires, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall.

Même à Grand-Yoff, fief de l’ancien maire de Dakar qui a soutenu le candidat Idrissa Seck, Macky Sall n’a pas laissé une marge de manœuvre à ses adversaires. Des résultats qui n’ont pas surpris le ministre du tourisme, Mame Mbaye Niang, un des responsables du camp présidentiel à Dakar.

Interrogé par Iradio (90.3 FM), il a d’abord revenu sur la victoire à hauteur de 57% annoncée par le Premier ministre. « Mahammad Boun Abdallah Dione a parlé de 57% mais la marge d’erreur tourne autour de 1%, soutient-il. Tous les représentants des candidats avaient les PV des bureaux de vote. En plus, nos adversaires ne nous accusent pas. Ils accusent une partie de la presse nationale et internationale ».

S’agissant de la victoire de la mouvance présidentielle à Dakar, plus précisément à Grand-Yoff fief de Khalifa Sall, Mame Mbaye Ndiaye indique que la couleur a été déjà annoncée. A l’en croire, des forces additionnelles de l’opposition ont rejoint la coalition Benno Bokk Yakkar. Et cela a eu l’effet escompté. « J’attendais un pourcentage beaucoup plus élevé. Nous avions déjà réglé le déficit », a expliqué le ministre. Qui semble relativiser la victoire d’Idrissa Seck à Thiès. Selon lui, le leader de Rewmi a gagné la commune de Thiès mais pas toute la région

Madické Niang : « qu’il le veuille ou pas Macky sera au second tour »

http://www.dakarmatin.com Madické Niang a réagi à la suite des résultats provisoires publiés donnant Macky Sall, vainqueur au premier tour. Le candidat de « Madické2019 » a, dans une déclaration, sur Twitter, apporté son soutien à Idrissa Seck, arrivé, 2e dans les résultats.

« Qu’il le veille ou pas, le candidat Macky Sall sera au deuxième tour. J’en appelle à la responsabilité du peuple Sénégalais. Je voudrais joindre mon soutien officiel à la candidature de Idrissa Seck, arrivé deuxième dans les résultats provisoires », indique-t-il.

Selon le camp présidentiel, Macky Sall a gagné le premier tour avec 57%. Ce que réfute l’opposition, notamment, Idrissa Seck et Ousmane Sonko qui ont animé une conférence de presse conjointe pour imposer à Macky Sall le deuxième tour. La déclaration complète de Madické Niang.

Chers compatriotes, l’heure est grave. Nous assistons actuellement à une tentative d’embuscade et de séquestration du suffrage des Sénégalais et d’une rétrogradation sans précédent de la démocratie Sénégalaise par le régime du Président sortant

Le Candidat Macky Sall, dans sa boulimie du pouvoir concocte des manœuvres anti-démocratiques et malsaines pour soustraire frauduleusement les élections aux Sénégalais dès le premier tour, alors qu’un deuxième tour est plus qu’irréversible.(Part2) Qu’il le veille ou pas, le candidat Macky Sall sera au deuxième tour. J’en appelle à la responsabilité du peuple Sénégalais. Je voudrais joindre mon soutien officiel à la candidature de Idrissa Seck, arrivé deuxième dans les résultats provisoires. (Part3)

Le Sénégal a besoin de changement. Je suis pour ce changement. Unissons-nous contre ce forcing du régime qui peut compter ses jours au pouvoir et grelotte de peur. J’appelle l’ensemble de la Coalition Madické 2019, à faire bloc face à cela avec tact, intelligence et patriotisme

Communiqué de la coalition Sonko Président

La Direction Générale des Elections du Ministère de l’intérieur a signé des documents intitulés « MESSAGE DEPART » N°66/RACS modifié par le document N°67/RACS datés respectivement du 24 février 2018 et du 24 février 2019autorisant les électeurs détenteurs de CIN CEDEAO mais n’ayant pas vu leur nom sur les listes d’émargement du bureau indiqué sur leur carte, de voter dans le dernier bureau de leur lieu de vote.

Le directoire de la coalition SONKO PRESIDENT ne reconnait aucune valeur juridique à ces documents.

Par ailleurs, le Directoire rappelle les dispositions pertinentes de l’article L81, alinéa 4 du code électoral qui prévoit que  « le vote de l’électeur est constaté par sa signature ou, s’il ne sait pas signer, par l’apposition de l’empreinte digitale de l’un de ses doigts préalablement roulé sur un encreur en tampon, sur la liste électorale en marge de son nom ».

Plus décisivement, les membres du bureau électoral ne disposent d’aucun moyen technique pour vérifier la  réalité de l’inscription sur le fichier électoral.

Par effet, cette décision est illégale et de nul effet.

Le directoire demande à l’ensemble des plénipotentiaires, mandataires et représentants de s’opposer vigoureusement à la mise en œuvre de l’arrêté par tous les moyens.Fait à Dakar, le 24 Février 2019,Le Directoire

COMMUNIQUÉ DE LA CENA

Après le scrutin présidentiel du dimanche 24 février 2019, qui s’est globalement bien déroulé sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, le dépouillement des votes se poursuit et les résultats sont en train d’être collectés par les structures habilitées.

La CENA rappelle qu’à l’issue du scrutin, les procès-verbaux des bureaux sont transmis à la Commission départementale de recensement des votes. Après avoir recensé tous les votes, celle-ci transmet son procès-verbal à la Commission nationale de recensement des votes, appelée à proclamer les résultats provisoires du scrutin.

Aux termes de l’article L.86 du Code électoral, « la proclamation provisoire des résultats intervient au plus tard à minuit le vendredi qui suit le scrutin », tandis que l’article LO.139 dispose : « Il revient au Conseil constitutionnel d’effectuer la proclamation définitive des résultats conformément aux dispositions de l’article 35 de la Constitution. »

En conséquence, la CENA, soucieuse de voir se prolonger l’atmosphère générale de calme, de paix et de sérénité qui a marqué le vote du dimanche 24 février 2019, appelle les candidats et leurs partisans, ainsi que les acteurs de la société civile et la population, à s’abstenir de faire une quelconque déclaration prématurée sur les résultats.

Elle appelle comme à l’accoutumée les acteurs politiques à adopter le même comportement exemplaire que celui observé par les citoyens, qui ont mis en avant leur esprit civique au cours de la journée du dimanche 24 février 2019.Fait à Dakar le 25 février 2019La CENA

Sur France24,le président du Club de l’information africaine parle d’une régression démocratique du Sénégal

https://www.pressafrik.com/ Le journaliste Louis Magloire Keumayou, président du Club de l’information africaine était l’invité de la chaîne française France24 pour s’exprimer sur les résultats annoncés par le Premier ministre dimanche soir consacrant la victoire du candidat Macky Sall avec un pourcentage de 57%. Pour lui, le Sénégal, qui était une vitrine de la démocratie de l’Afrique subsaharienne, a connu une sorte de régression avec le régime de Macky Sall… Regardez !!!

 MACKY DANS LES CHRONO DE WADE 2007 PAR MADIAMBAL DIAGNE

Il faudrait véritablement prendre ses désirs pour des réalités pour qu’un Wade puisse s’imaginer que les Sénégalais qui l’avaient chassé en 2012, de manière cinglante (+65%) puissent se mettre aujourd’hui à suivre aveuglément ses mots d’ordre subversif

Me Abdoulaye Wade a gouverné son peuple pendant douze ans. Avant, il avait drainé les foules pendant vingt-six ans, comme le principal opposant des présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf.

Mais le premier enseignement que l’on peut retenir du scrutin présidentiel d’hier est que Abdoulaye Wade a été superbement ignoré. Les électeurs ont comme voulu montrer qu’un mot d’ordre de Abdoulaye Wade ne saurait les engager.

D’ailleurs, au vu du niveau de participation manifestement plus élevé que lors des dernières élections législatives de juillet 2017 (53%), on pourrait se demander si les Sénégalais n’avaient pas réagi pour se rebeller en quelque sorte contre la consigne de Abdoulaye Wade.

 Abdoulaye Wade désavoué 

Ainsi, se sont-ils mobilisés devant les bureaux de vote pour exprimer leur devoir citoyen. Le taux de participation tourne autour de 55%, plus que lors des dernières élections de 2017 et bien plus que lors des élections présidentielles de 2007 et de 2012, avec respectivement des taux de 34 et de 36%.

D’ailleurs, il faudrait véritablement prendre ses désirs pour des réalités pour qu’un Abdoulaye Wade puisse s’imaginer que les Sénégalais qui l’avaient chassé en 2012, de manière cinglante (+65%) puissent se mettre aujourd’hui à suivre aveuglément ses mots d’ordre subversifs.

La déconvenue de 2012 aurait pu suffire comme leçon à Abdoulaye Wade. Mais s‘il avait appris la leçon, il ne se mettrait pas à vouloir forcer la candidature de son fils Karim Wade au point de menacer de mettre le feu au Sénégal. Déjà, en 2008, ils étaient nombreux, les Sénégalais, à braver l’interdiction de Abdoulaye Wade à participer aux Assises nationales organisées par l’opposition.

D’aucuns s’étaient décidés à se joindre aux travaux des Assises nationales, simplement pour montrer à Abdoulaye Wade, président de la République, qu’ils ne se laisseraient pas dicter leur choix. Une certaine rébellion a pu s’exprimer contre l’appel d’Abdoulaye Wade. Le désaveu d’Abdoulaye Wade s’est exprimé jusque dans son intimité, car des membres de son propre personnel domestique ont pu aller voter et afficher cela sur les réseaux sociaux.

Ainsi, les électeurs ont exprimé librement et tranquillement leurs votes. L’ambiance de calme et de sérénité a, une fois de plus, conforté l’image d’une démocratie mûre et forte. Les électeurs ont pu montrer une réelle confiance au processus électoral. On a pu observer la présence des représentants des différents candidats dans les bureaux de vote et tous les contrôles les plus stricts ont été opérés pour identifier les électeurs et garantir la sincérité du vote.

Dans les opérations de dépouillement, les représentants des candidats ont pu librement contrôler les suffrages, en compagnie des membres des bureaux de vote et des représentants de la Commission électorale nationale autonome (Cena) ainsi que des observateurs nationaux comme internationaux. Ces observateurs ont été unanimes à saluer les opérations de vote qui ont satisfait à tous les standards internationaux.

Aly Ngouille Ndiaye a réussi à faire taire les critiques contre sa personne 

Le ministre Aly Ngouille Ndiaye et ses collaborateurs du ministère de l’Intérieur, chargés de l’organisation matérielle des élections, ont tiré leur épingle du jeu. Les leçons ont été bien tirées des désordres constatés lors des élections législatives de 2017. Le désordre des élections législatives nous avait fait écrire dans une chronique intitulée «Le carton jaune des urnes», en date du 31 juillet 2017, que le «désordre avait donné un coup à l’image de la démocratie sénégalaise».

Pour le scrutin présidentiel de ce 24 février 2019, les matériels électoraux ont été déployés à temps dans les bureaux de vote et la sécurité a été garantie dans l’ensemble du territoire national. Le ministre Ndiaye s’était fait un point d’honneur de ne pas laisser des perturbateurs arriver à entacher le processus électoral. On avait assisté à des saccages de bureau de vote dans des localités comme Touba.

Les opérations électorales se sont déroulées avec une certaine célérité. Les bureaux de vote avaient ouvert à l’heure et par exemple les observateurs avaient pu rapporter qu’à 8h 30 minutes, plus de 98% des bureaux de vote avaient démarré les opérations. Le vote s’est déroulé sans discontinuité et le passage des électeurs a été fluide, vu le nombre relativement réduit des candidats. La menace était d’autant plus grande que les opérations de vote étaient annoncées pour être sabotées. Il a mis en place un dispositif qui s’est révélé on ne peut plus efficace. Le ministre de l’Intérieur est assurément à féliciter. Il est aussi heureux qu’il ait pu taire toutes les critiques et les appréhensions qui avaient entouré sa nomination à la Place Washington. L’opposition avait voulu faire de la personne du ministre de l’Intérieur, qui se trouve être un

responsable politique du parti du Président Macky Sall, un motif de contestation électorale.

Macky Sall gagne Dakar, Idrissa Seck s’impose à Touba 

Touba ne réussit pas à Macky Sall. Une fois de plus, Touba a voté contre le président Macky Sall et a jeté son dévolu sur Idrissa Seck. Il n’est pas exagéré de dire que Touba n’aime pas Macky Sall. Les défaites précédentes de Macky Sall avaient été expliquées selon que le vote de Touba répondait à un affectif très fort pour Abdoulaye Wade, mais cette explication ne saurait tenir dans la mesure où Abdoulaye Wade n’a pas été candidat et n’a pas soutenu de candidat à cette élection présidentielle.

Aussi, on peut constater que les réalisations aussi grandioses ou populaires conduites par Macky Sall ne lui permettraient pas de conquérir le cœur des populations de Touba. Les résultats du vote amènent à questionner la recherche d’un certain clientélisme avec le clergé de Touba. Par contre, les résultats réalisés par Macky Sall dans la région de Dakar peuvent constituer une belle surprise. Macky Sall a fait une «remontada» par rapport aux différentes élections précédentes. Les scores de Macky Sall à Dakar lui ont permis de contenir la casse.

Un vote ethnique et régionaliste affirmé 

Les résultats sortis des urnes montrent éloquemment que la fibre ethnique ou régionaliste a eu un gros impact sur le vote du 24 février 2019. Le candidat Macky Sall a réalisé un raz de marée, notamment dans les régions «pularophones» et dans sa région natale de Fatick. Aussi, Ousmane Sonko a fait d’excellents résultats dans la région naturelle de Casamance, tandis que Idrissa Seck a gardé la mainmise sur son fief de Thiès. Ousmane Sonko constitue la grande révélation de ce scrutin.

Il a fait jeu égal avec Idrissa Seck alors qu’il n’a pas bénéficié de soutiens des autres candidats de l’opposition qui étaient recalés par le système de parrainage des candidatures. Ousmane Sonko a réalisé ses scores grâce à son seul mérite. Il se révèle ainsi comme une force politique montante et a sans doute pu compter sur le vote des primovotants. Reste à garder le cap.

Macky Sall fait comme Wade en 2007

Les tendances lourdes issues de ce scrutin donnent Macky Sall vainqueur au premier tour. Il gagne dans les mêmes proportions que Abdoulaye Wade au premier tour de la présidentielle de 2007, avec des scores autour de 54%. Il est clair que l’opposition contestera de tels résultats sortis des urnes. Les candidats de l’opposition avaient déjà annoncé la couleur avant même l’ouverture de la campagne électorale, disant qu’ils n’accepteraient pas des résultats qui donneraient Macky Sall vainqueur.

Aussi, avant toute compilation des résultats, les états-majors de l’opposition avaient annoncé à travers les radios, télévisions, réseaux sociaux et autres supports l’inéluctabilité d’un second tour. Cette perspective avait même été annoncée par ces candidats durant la journée du vote, au moment où les opérations électorales étaient en cours.

C’est dire…C’est bis repetita. En 2007, quand Abdoulaye Wade avait remporté le scrutin présidentiel au premier tour, ses opposants avaient vivement contesté l’élection, soutenant l’impossibilité pour le président sortant de gagner au premier tour. Il demeure que Macky Sall gagne toutes les régions, mais perd trois départements comme Ziguinchor, Mbacké et Thiès.

Les résultats du vote démentent éloquemment les affirmations d’Abdoulaye Wade qui affirmait urbi et orbi que les résultats étaient écrits d’avance et que Macky Sall remporterait ainsi le scrutin avec des scores de plus de 60%.

CERTITUDE DU SECOND TOUR : L’IRRESPONSABILITÉ DU RÉGIME PAR SEYBANI SOUGOU

Les chiffres fantaisistes et préfabriqués brandis par le 1er Ministre Abdallah Dione sont totalement fictifs. En matière d’élections, la parole du Premier Ministre, ou même du candidat Macky SALL n’a aucune valeur juridique

« La parole du 1er Ministre évoquant le taux fictif de 57% n’a aucune valeur juridique » 

Le 24 février 2019, les citoyens sénégalais se sont déplacés massivement aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger pour accomplir leur devoir civique et choisir en toute liberté, celui qui doit tenir les rênes du pays, pendant les 5 prochaines années.

Cette mobilisation historique témoigne d’un puissant désir de changement qui s’est exprimée clairement dans les urnes. Les tendances qui se dégagent, sur la base du dépouillement des procès-verbaux portant sur un nombre significatif de régions permettent de confirmer, de manière irréversible que le second tour est inéluctable au Sénégal en 2019. Les résultats relayés par les journalistes présents dans tous les centres de votes du pays, issus de procès-verbaux attestés et signés ne laissent place à aucun doute (l’addition des voix d’Idrissa SECK et de SONKO presque partout, dépasse le candidat de Benno BOK YAKAAR et conduisent au 2eme tour).

Les chiffres fantaisistes et préfabriqués brandis par le 1er Ministre Boun Abdallah DIONE sont totalement fantaisistes, pour ne pas dire fictifs. En matière d’élections (législatives ou présidentielles), la parole du Premier Ministre, ou même du candidat Macky SALL n’a aucune valeur juridique. Par conséquent, il ne faut accorder aucune crédibilité à ces chiffres.  Le désir du 1er Ministre de voir son candidat briguer un second mandat ne doit pas lui faire perdre le Nord. Son attitude de mauvais perdant témoigne d’une irresponsabilité totale du régime.

Il appartient désormais aux partis d’opposition de veiller scrupuleusement à la consolidation des résultats, et de faire en sorte que les PV (procès- verbaux) centralisés au niveau des commissions départementales ne soient remplacés ou substitués, au cours du trajet entre les centres de votes et la Cour d’appel, dont le Président qui dirige la commission nationale de recensement des votes est chargé de proclamer les résultats provisoires, avant validation définitive par le Conseil Constitutionnel.

Malgré l’élimination de Karim WADE, et de Khalifa SALL des joutes présidentielles, l’éviction de 22 candidats avec la mise en œuvre de la loi scélérate sur le parrainage, et les milliards de F CFA déversés dans la campagne électorale, Macky SALL (les PV compilés sont formels), ne dispose pas d’une majorité pour devenir le Président de la République du Sénégal, au 1er tour du scrutin du 24 février 2019. C’est clair, net et précis.

L’époque où un régime pouvait fabriquer et imposer des résultats officiels, en matière d’élections est révolue au Sénégal. Le peuple a tranché et la loi de la démocratie s’impose.Le candidat Macky SALL, qui n’est ni Dieu, encore moins son prophète doit se plier au verdict des urnes. Le Sénégal n’a pas besoin d’un coup d’état électoral en 2019.Tous les citoyens, toutes les forces républicaines et démocratiques et tous les mouvements de la société civile doivent dénoncer fermement le coup d’état électoral qui se prépare au Sénégal, à savoir la confiscation des suffrages des sénégalais, par un régime en déperdition.

Les médias doivent faire preuve de vigilance pour ne pas entacher leur crédibilité : l’hypothèse du 1er tour est une fiction qui appartient au passé.  Arrêtons de jouer avec le feu !  E-mail : sougouparis@yahoo.fr

HOLD-UP RAMPANT PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Alors que le dépouillement des résultats n’est pas achevé, au nom de quelle vérité et légitimité, le Premier ministre s’autorise des verdicts qui ne relèvent absolument pas de ses compétences ?

L’opération avait été tentée en 2012 par des faucons et autres courtisans du palais : imposer une victoire hors urnes. Le peuple s’y était dressé et mis un holà ! C’était contre le président sortant actuel. Et voilà que sept ans après, les victimes d’hier s’adonnent à la même ignominie.

Qui autorise un Premier ministre d’un gouvernement en partance, à annoncer des résultats électoraux et la victoire de son camp ? Alors que le dépouillement des résultats n’est pas achevé, au nom de quelle vérité et légitimité, le Premier ministre s’autorise des verdicts qui ne relèvent absolument pas de ses compétences.

Au nom de quelle autorité, légitimité, le Premier ministre s’autorise le droit de proclamer des résultats électoraux que les urnes n’ont pas encore donné ?

Où sont ces appendices démocratiques appelés « observateurs » de l’Afrique et de l’Europe ? Ils observent quoi ? Ils voient quoi ? Leur utilité, depuis longtemps mise en doute, est aujourd’hui complètement sans nécessité. Ils ferment les yeux sur les errements de la presse de leur continent ; ils se bouchent les oreilles, le nez, les yeux, quand un Premier ministre sortant donne des résultats à des heures indues ?

Ces observateurs n’ont rien vu, rien entendu, qui « pourraient entacher » la crédibilité du scrutin ! Leur traditionnel refrain ! Evidement, ils sont logés, nourris, blanchis même, aux frais de la reine. Qui n’est autre que la République dont ils sont venus observer le fonctionnement.

Reste les liaisons dangereuses que les patrons de presse peuvent entretenir avec le pouvoir en place. Liaisons qui peuvent comme tous les amours interdits, conduire à des actes et dérives …impropres. Et en général, les employés n’ont rien à voir avec les deals de leurs patrons. Ils sont comme dans certains reportages « embeded ». Embarqués dans des guerres qui ne sont pas les leurs.

Il faut le dire avec force : ce qui va se passer à partir de ce lundi, est de la stricte responsabilité du gouvernement sortant. En voulant coûte que coûte rester au pouvoir, en forçant pour le premier tour, le candidat-président sortant est comptable de toutes les dérives à venir.

KARIM,GRAND PERDANT DE LA PRÉSIDENTIELLE PAR GAMAL MBAYE

Tout le monde a joué sa partition sauf lui – Il a voulu qu’on se batte pour lui par proxy et lui remette les clefs de l’avenue Roum sur un plateau d’argent – Pauvres des gens qui ont cru en lui et l’ont supporté !

Quelle que soit l’issue de l’élection présidentielle 2019, le nom du plus grand perdant est déjà connu et c’est, je vous le donne dans le mille :  …Karim Miessa Wade ! Tout le monde a joué sa partition sauf lui.

Sonko a confirmé sa stature politique et son ancrage dans le paysage politique. Une alternative est possible…

Issa Sall s’est fait connaitre. Il a montré de la résilience devant l’adversité et les difficiles épreuves d’une campagne par moment violente et meurtrière ! il a apporté sa différence et sa fraicheur.

Madické a surpris, animé et a montré des talents de DJ et d’amuseur de foules. Il a contribué à décrisper l’ambiance tendue presque haineuse. Il a gagné la bataille des réseaux sociaux et a apporté un sourire aux lèvres des sénégalais les plus meurtris, désespérés ou désabusés Todj na fi !

Idy tel un phoenix a une fois de plus démonté et déjoué les scenarii et hypothèses des journalistes, analystes politiques, des faux marabouts et apprentis prophètes qui le condamnaient sans retenue. Il est devenu plus patient, plus serein, plus mesuré et plus…humain ! Il représente désormais une possible alternance crédible.

Macky…a fait du Macky et du maquis. Il a promis des milliards et des centaines de milliards, il a menacé, débauché du transhumant lourd, inauguré des chantiers en cours, des mosquées avec des Sabaars et des trains sans wagons, mais il a aussi couru, il a dansé et a …souri ! Il m’a impressionné par son endurance physique, j’avoue ! Il est plus flexible et moins renfrogné, du coup plus …humain !

Wade a fait du Wade et a presque…mis le feu ! Le vieux est tenace, combatif et clivant comme toujours. Il a ses inconditionnels (fidèles ou détracteurs). Je pense que sa présence au Sénégal pendant la campagne a été salutaire car elle a permis à beaucoup de personnes frustrées d’évacuer leur peine et leurs rancœurs.

Les plateaux télé ont été très bons avec des concepts originaux. Je pense a SEN TV (professionnel et équilibré) et à la 2STV (moderne et pertinent !). J’ai été agréablement surpris !

Evidemment, il y a eu pas mal de faux-pas à noter. Le CNRA de l’incorrigible Babacar Diagne, les Fake news de Madiambal, Khalifa Niasse, Dame Babou et Yérim Seck, les magouilles de Ngouille Ndiaye, la guitare grinçante de Sidiki Kaba, et hélas, les nombreux morts et l’utilisation inappropriée et condamnable des milices et lutteurs pour les sales besognes des politiciens. Il faut que cela cesse !

Khalifa Sall, l’absent le plus présent et la victime personnelle du prince, a montré de la grandeur, de la résignation et un caractère républicain en donnant des consignes de vote et en n’alimentant ni la polémique, ni la violence. Il a usé de toutes les voies légales et juridiques ! Un homme d’Etat, un homme de valeur, qui mérite un futur politique au Sénégal et en Afrique ! Le Sunugal et les Sunugalais y gagneraient pour sûr !

Les Sénégalais ont eu un grand mérite – une fois n’est pas coutume – de n’avoir pas versé dans la violence et dans la guérilla programmée par les cassandres ! Ci kanaam, ci kaw !

Donc, seul Wade junior s’est planqué, il s’est honteusement terré dans les salons moelleux et douillet des Emirats en envoyant au charbon son vieux père de 95 ans et le procureur du Qatar. Il a voulu qu’on se batte pour lui par proxy et lui remette les clefs de l’avenue Roum sur un plateau d’argent comme ce fut le cas pour les ministères de la terre, de la mer et de l’air ! Pauvres gens qui ont cru en lui et l’ont supporté !

Il est toujours Français, donc n’a vraiment jamais envisagé de se présenter à la présidentielle ! Il a promis à ses partisans de venir au Sénégal à de nombreuses reprises sans tenir parole ! Le wax waxeet est de famille on dirait !

Prions Allah de permettre au meilleur d’entre nous d’être élu et de mener à bien la Barque Sunugal !Wa Salaam !Seex Mbaay ci Abijan!

ÉTAT SECOND…(TOUR)! PAR OUSSEYNOU NAR GUEYE

Avec la proclamation de ses « 57 pour sang », Boune Abdallah a créé les conditions de violences post-électorales et rend inévitable un contentieux post-électoral

Ce lundi matin, 25 février 2019, un vent de changement se lèvera-t-il sur le Sénégal ? Le peuple souverain a eu la parole en ce dimanche 24 février et a exprimé son choix. Celui-ci va-t-il dans la direction d’un congédiement du régime bennobokkyaakarien ? Si oui, ce sera après un préavis de quinze jours au sortant Macky Sall, quinzaine qui devrait être la période qui nous sépare du 2ème tour, après la proclamation des résultats du scrutin d’hier. Les médias audiovisuels qui ont remonté les résultats des bureaux de vote après la clôture du scrutin à 18 h, les états-majors des coalitions politiques en lice, et l’administration électorale disposaient, hier dimanche, des taux de vote en faveur de chaque candidat, et savaient à 20 heures dans quel sens allait le vote des Sénégalais. Clarté des premiers résultats à laquelle n’ont pas vraiment contribué les médias audiovisuels, télés et radios, qui en prenant la responsabilité de remonter des résultats parcellaires, bureau par bureau, ont énuméré une litanie de signes, sans parvenir à en donner le sens et la signification. Cette tradition de proclamation des chiffres au compte-gouttes qui s’est imposé dans les médias audiovisuels sénégalais est malheureuse. Ces médias devraient désormais, surtout pour une élection nationale, s’entourer de statisticiens et également d’instituts de sondage (qui, il est vrai, ne sont pas légion au Sénégal) pour donner par intervalles des fourchettes de pourcentages par candidat. Et non pas égrener des nombres de bulletins de votes par candidat, qui ne signifient rien, tant qu’ils ne sont pas agrégés en proportions de taille critique.

Au moment où ces lignes sont écrites, à minuit ce dimanche, le Premier ministre et directeur de campagne officieux Boun Abdallah vient d’affirmer en direct sur la télévision d’Etat, la RTS, que les résultats compilés indiquent que leur candidat, le sortant « Macky Sall a été réélu dès le premier tour et a été en tête dans treize régions sur quatorze, avec un minimum de 57% des voix au plan national ». Proclamation qu’Abdourahmane Diouf, porte-parole d’Idrissa Seck invité sur le plateau de la RTS, a qualifié d’ « hallucinante » et de « forfaiture ». Un peu plus tôt, à 22h30 ce dimanche, en conférence de presse, les candidats de l’opposition Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont tenu une conférence de presse. Pour dire que s’ils s’abstenaient de donner des résultats, ceux qui étaient en leur possession indiquaient « qu’un deuxième tour était inéluctable ». Ils ont au passage dénoncé les manipulations de chiffres par la presse, en indexant notamment les organes de presse du groupe Futurs médias, de la 2STV et des médias internationaux. En effet, à 21 heures, dans son journal, RFI annonçait que les tendances donnaient « Macky Sall entre 48% et 52%, Idrissa Seck entre 25% et 30% et Ousmane Sonko autour de 20% ». RFI s’est reprise une heure plus tard, à 22 heures, pour annoncer « qu’elle ne donnait aucun résultat et attendait ceux qui allaient être proclamés par la CENA », précisant que les résultats des médias locaux indiquaient « qu’un trio de tête se dégageait, avec Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko ». A cet égard, RFM donnait Macky Sall à 48% et la SenTV le plaçait à 40%. Du côté d’Internet, Twitter n’a pas été très utile : le compte @SenegalVote s’est consacré exclusivement aux résultats de la diaspora, ignorant ceux du territoire national.

Alors à quels résultats donner foi ? En tous les cas, le Sénégal se réveille ce lundi matin dans un état… second. Pour cause de second tour. Ou pour cause de forcing de Macky Sall, dans le sens d’un second mandat. Sera-ce accepté par les Sénégalais et par l’opposition ? Il faut espérer que non. Avec la proclamation de ses « 57 pour sang », Boune Abdallah a créé les conditions de violences post-électorales et rend inévitable un contentieux post-électoral. Si, comme l’on s’y attend désormais, le Conseil constitutionnel chargé d’annoncer les résultats provisoires ce vendredi avant minuit entérine la prédiction météo du Premier ministre de Macky Sall. Comme nous y a habitué cet organe judiciaire trop prompt à se déclarer incompétent, sauf en matière de réélection de président sortant. Dans la contestation vigoureuse de ce résultat improbable de 57%, seul leur souci responsable de ne pas brûler le pays pour accéder au pouvoir d’État devrait tempérer les candidats Idrissa Seck et Ousmane Sonko. Et aussi les chefs religieux, qui sont nos régulateurs sociaux. Mais ceux qui ont en premier craqué l’allumette pour mettre le feu, ce sont bien Macky & co. Ousseynou Nar Gueye est Secrétaire national à la Communication et à la Coopération africaine de S.U.D / Coalition Idy 2019

Défaite de Macky à Touba : Sokhna Astou Boury Mbacké jubile

http://www.seneweb.com Après avoir claqué la porte à l’Alliance pour la république (Apr) à la veille du scrutin présidentiel de ce dimanche, la désormais ex-responsable des femmes de la coalition de la mouvance présidentielle, Benno Bokk Yakaar (Bby) a jubilé hier soir avec ses militants pour se réjouir de la défaite du Président sortant dans la ville sainte de Touba. Face aux journalistes, et devant ses militants, elle a expliqué son acte et confié ses motivations.

Cependant, Sokhna Astou Boury Mbacké de Darou Miname a tenu à préciser pourquoi elle a quitté la barque «Marron-Beige» à moins de soixante-douze heures du vote. «J’ai combattu Macky Sall et sa coalition Benno Bokk Yakaar ici à Touba pour une seule raison : c’est parce qu’ils ont voulu m’imposer Mame Khary Mbacké alors qu’elle est fraichement venue dans le parti. Pourtant, j’avais lancé des alertes aux responsables de l’Apr, mais ils personne ne m’a écoutée, même si je n’avais rien contre la personne de Macky Sall», clame-t-elle.

« Aujourd’hui que j’ai quitté cette formation politique de Macky Sall, je me réjouis vivement de cette cinglante débâcle que Macky Sall a subie dans cette cité religieuse de Touba. Aujourd’hui, je suis amplement satisfaite d’avoir fait ce choix en prenant mon courage à deux mains. Je suis d’autant plus satisfaite car j’avais prévenu les responsables de l’Apr, et notamment au Premier ministre, Dionne, que s’ils pouvaient sponsoriser Mame Khary Mbacké en haut lieu, moi aussi j’avais la capacité de la battre et de faire gagner l’opposition en bas. Je suis bien contente du résultat», dit-elle

Département De Thiès : Idy Dépasse Macky De Plus De 19 000 Voix

https://www.walf-groupe.com Battu aux dernières élections législatives dans le département, Idrissa SECK a pris sa revanche à cette présidentielle. Et Idy n’a pas que gagné son bureau de vote dans la cité du rail

Selon les résultats provisoires, il arrive largement en tête dans le département avec 120.054 voix. Macky SALL arrive loin derrière avec 100.422 voix. Ousmane SONKO complète le trio avec 19.736 voix.

LA COMMUNE DE BIGNONA DANS L’ESCARCELLE D’OUSMANE SONKO

Bignona, 25 fév (APS) – La commune de Bignona, dans la région de Ziguinchor, tombe dans l’escarcelle du leader de la coalition ’’Sonko Président’’, Ousmane Sonko, crédité de 8678 contre 3795 voix pour le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) Macky Sall. 

Selon les résultats globaux issus des bureaux de vote de la commune, Ousmane Sonko caracole en tête avec 68,48% des suffrages contre 29,94% pour le président sortant.

 Idrissa Seck vient en troisième position avec 388 voix, soit 3, 06% des suffrages, le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) El Hadji Sall dit El Hadj Sall et celui de la coalition « MadickéPrésident’’, Me Madické Niang ferment la marche.

Ils ont obtenu 58 voix et 57 voix, correspondant respectivement à 0,45 et 0.44% des suffrages.MTN/BK

Face à l’opposition Macky perd à Guédiawaye

http://www.seneweb.com Dans le département de Guédiawaye, le cumul des voix obtenues par les 4 candidats de l’opposition, est supérieur à la moisson du candidat Macky Sall. En effet, selon la Zik Fm qui se fonde sur les résultats provisoires livrés par la commission de recensement des votes, sur 134 316 suffrages valablement exprimés dans les cinq communes du département (Golf Sud, Wakhinane Nimzatt, Sam Notaire, Médina Gounass, Ndiarème), le candidat de la coalition Bby a obtenu 65 174 voix. Il est suivi de Idrissa Seck avec 35 646 voix. Ousmane Sonko, 24 243 voix. Issa Sall arrive quatrième avec 7 276 voix et Madické Niang ferme la marche avec 1 977 voix. Les voix de ces candidats de l’opposition, cumulés, font 69 142 voix. Soit plus de 3968 voix que le total du candidat de Bby.

Koungheul dans le «Macky» à 78%

https://www.pressafrik.com Les résultats collectés par la Commission départementale de recensement des votes (CDRV) sont tombés à Koungheul. Et c’est la coalition du président sortant Macky Sall qui arrive en tête avec près de 78% des votes. 
Résultats : 
Nombre d’inscrits : 68 248
Votants : 43735 (64,08%)
Macky Sall : 33728 (78,58%)
Idrissa Seck : 5020  (11, 7 %)
Ousmane Sonko : 2848 (6,64 %)
Madické Niang : 442 (1, 03 %)
Issa Sall : 885  (2 442 2,06 %)

Oussouye : Ousmane Sonko légèrement devant Macky Sall

https://www.pressafrik.com La commission départementale de recensement des votes de Oussouye (CDRV) a publié ses résultats officiels. La coalition Sonko Président est légèrement devant, suivie de celle de Benno Bokk Yakaar
Inscrits : 29 752
Votants : 18 792
Bulletins nuls : 148
Suffrage valablement exprimé : 18 654
Ont obtenu :  
Macky Sall : 8 707
Ousmane Sonko : 9 209
Idrissa Seck : 2 406
Madické Niang : 101
Issa Sall : 261

Scrutin 24 février 2019 à Kédougou : Macky Sall vient en tête

https://www.pressafrik.com La région des Kédougou est tombée dans l’escarcelle du candidat de la coalition Benno bokk yakaar (BBY). En effet, le président sortant est largement arrivé en tête avec plus de 71%.

Les résultats du département de Kédougou
commune de Dindiffélo :
Benno :Bokk Yakaar (BBY) arrive en tête avec : 2401
Coalition Idy 2019 : 102
Sonko : 207
Madické Niang : 19
Issa Sall : 07
Toujours dans le département de Kédougou, commune rural de Nénéfécha 
BBY : 1320
Coalition Idy 2019: 94
Sonko : 180
Madické Niang :27
Issa Sall : 35
Commune Bandafassi
BBY : 2558
Coalition Idy 2019: 514
Sonko : 518
Madické Niang :51
Issa Sall : 45
Commune de Tomboronkoto
BBY  : 1867 
Coalition Idy 2019 : 137
Sonko : 362
Madické Niang : 60
Issa Sall :  75
Commune de Fongolimby 
BBY : 1426
Coalition Idy 2019: 137
Sonko : 267
Madické Niang : 36
Issa Sall : 29
 Kédougou Commune 
BBY : 5801
Coalition Idy 2019: 1489
Sonko : 1605
Madické Niang : 160
Issa Sall : 114
Commune de Dimboly 
BBY : 1780
Coalition Idy 2019: 91
Sonko : 130
Madické Niang : 24
Issa Sall : 19
Selon les résultants provisoires de la commission électorale de recensement de vote, dans toute la région de Kédougou.
Nombre d’inscrit : 37202
Nombre de votants : 23013
Nombre de bulletin nul : 396
Suffrage valablement exprimé : 22617
Macky Sall : 16153 soit 71,42 %
Ousmane Sonko : 3269 soit 14,45  %
Idrissa Seck : 2494 soit 11,03 %
Madické Niang : 377 soit 1,67%
Issa Sall : 324 soit 1,43 %

Dagana adoube Macky Sall

https://www.pressafrik.com Le département de Dagana a voté massivement la coalition Benno bokk yakaar. En effet, les résultats collectés par la commission départementale de recensement des votes.
Résultats :  Inscrits : 130 410
Votants : 88254
Bulletins nuls : 715
Suffrage valablement exprimés : 87 539
Ont obtenu : Macky : 59 494
Idrissa Seck : 11 471
Sonko: 10 764
Madické : 5993
Issa Sall : 1000

Diourbel : Macky s’adjuge 56,73% des voix dans le département

http://www.seneweb.com Contrairement à Touba où il a subi une cinglante défaite, le Président sortant, Macky Sall, est arrivé en tête des suffrages au niveau du département de Diourbel composé de douze communes réunies.

Le candidat de la coalition Benno bokk yakaar a totalisé 40 502 voix (56,73%) contre 22 019 (30,84%) pour Idrissa Seck. Le leader du Pastef, Ousmane Sonko arrive troisième avec 6300 suffrages (8,82%). Quant à Madické Niang et Issa Sall, ils viennent derrière avec respectivement 1693 voix (2,37%) et 877 voix (1,27%) des voix.

Il faut noter que le département de Diourbel compte 110648 inscrits pour 71398 suffrages valablement exprimés. Le taux de participation est de 63,31%.

MACKY SALL GAGNE LE DÉPARTEMENT DE TAMBACOUNDA

Tambacounda, 25 fév (APS) – Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), Macky Sall, a remporté le scrutin présidentiel dans le département de Tambacounda avec 49. 502 voix, suivi d’Ousmane Sonko qui totalise 11.323 voix, a-t-on appris de la commission départementale de recensement des votes.

Tambacounda, 25 fév (APS) – Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), Macky Sall, a remporté le scrutin présidentiel dans le département de Tambacounda avec 49. 502 voix, suivi d’Ousmane Sonko qui totalise 11323 voix, a-t-on appris de la commission départementale de recensement des votes.

Le candidat de la coalition Idy2019, Idrissa Seck occupe la troisième place avec 5.383 voix tandis qu’El Hadj Issa Sall obtient 1185 voix.

 Le candidat Madické Niang vient en cinquième position avec 1 072 voix, selon les résultats publiés par cette commission.

 Le département de Tambacounda a enregistré 65.928 votants et 989 bulletins nuls pour 105 036 inscrits.SDI/MD/ASB

MACKY SALL GAGNE LE DÉPARTEMENT DE SAINT-LOUIS

Saint-Louis, 25 fév (APS) – Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall a remporté le département de Saint-Louis avec un score de 62.788 voix, soit 57, 36 pour cent, selon les résultats publiés lundi par la commission départementale de recensement des votes.

Idrissa Seck obtient 17.404 voix, soit 15, 09 pour cent et Ousmane Sonko est crédité de 18.632 voix, soit 17, 02 pour cent.

 Madické Niang totalise 3160 voix, soit 2, 89 pour cent et Issa Sall réalise un score de 7471 voix, soit 6, 83 pour cent.

 Le département de Saint-Louis compte 162702 électeurs inscrits, 110402 votants, 693 bulletins nuls et 109455 suffrages valablement exprimés.BD/MD/OID

MACKY SALL GAGNE LE DÉPARTEMENT DE GUINGUÉNEO

Dakar, 25 fév (APS) – Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall, a remporté l’élection présidentielle dans le département de Guingueneo avec 64,51% des suffrages, a appris l’APS de la commission départementale de recensement des votes.

 Le chef de l’Etat sortant a obtenu 21723 voix soit 64,51% des 33673 suffrages valablement exprimés, devant Idrissa Seck 5786 voix (17,18%), El Hadji issa Sall 2645 voix (08,09%), Ousmane Sonko 2964 voix (08,08%) et Madické Niang 555 voix (1,64%).

Au total, 50145 électeurs sont inscrits sur les listes électorales du département de Guingueneo.

 Quelque 34080 se sont rendus aux urnes dimanche, soit un taux de participation de 67,96%.AMD/MK/OID

 MACKY SALL REMPORTE LE DÉPARTEMENT DE DIOURBEL

Diourbel, 25 fév (APS) – Le candidat de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), Macky Sall, a remporté le département de Diourbel avec 40 501 voix, selon les résultats publiés lundi par la Commission de départemental de recensement des votes.

Macky Sall a obtenu 40 501 voix, suivi de Idrissa Seck, 22 026 voix, Ousmane Sonko, 6300 voix, Madické Niang, 1682 voix et El Hadji Sall, 884 voix.
Sur cent dix mille sept cent quarante-huit (110748) inscrits, il y a eu soixante-douze mille trois cent trente-six (72336) votants.

 Les suffrages valablement exprimés sont de soixante-onze mille trois cent quatre-vingt-treize (71393) avec 71 votants hors bureau originel. Huit cent soixante-douze (872) bulletins nuls ont été recensés.

 La commission départementale de recensement indique avoir ’’travaillé dans le consensus, en la présence de quatre représentants de candidats, du représentant de la Céda et des observateurs de l’Union européenne, et aucun incident n’a été signalé’’.

Elle a déploré ’’le caractère adhésif des étiquettes utilisées pour l’identification des différents bureaux de vote’’, soulignant aussi que le candidat El Hadj Issa Sall ne s’est pas fait représenté durant les travaux.FD/OID/MD

MACKY SALL REMPORTE LE DÉPARTEMENT DE RANÉROU FERLO

Matam, 25 fév. (APS) – Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall, a remporte l’élection présidentielle dans le département de Ranérou Ferlo, a appris l’APS de la commission départementale de recensement des votes.
Le chef de l’Etat sortant a notamment obtenu 14827 voix, suivi de Idrissa Seck avec 582 voix, Ousmane Sonko 482 voix, Madické Niang, 137 voix et El hadji Issa Sall 122 voix.ADS/OID/AKS

MACKY SALL S’OFFRE 81, 10 % DES SUFFRAGES DU DÉPARTEMENT DE LINGUÈRE

Linguère, 25 fév(APS) – Le chef de l’Etat sortant, Macky Sall, est arrivé largement en tête à l’issue de la présidentielle dans le département de Linguère (nord), obtenant notamment 81, 10 % des suffrages, selon des résultats provisoires obtenus de la préfecture.

Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) s’est adjugé 64291 voix, devant Idrissa Seck 5857 voix (7,39 %).

Suivent ensuite Ousmane Sonko avec 5666 (7,15 %), Issa Sall avec 1603 voix (2,02 %) et Madické Niang 1859 (2, 34 %).

Au total, 118 302 électeurs sont inscrits sur les listes électorales du département de Linguère.

 Quelque 80179 se sont rendus aux urnes dimanche, soit un taux de participation de 67, 77 %.SK/AKS

KOLDA : MACKY SALL REMPORTE LES TROIS DÉPARTEMENTS

Kolda, 25 fév (APS) – Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY), Macky Sall est sorti vainqueur du scrutin présidentiel de dimanche dans les trois départements de la région de Kolda (sud), selon les résultats provisoires des différentes commissions départementales.

Dans le département de Kolda, le président sortant arrive largement en tête en obtenant 36927 soit un taux de 62 ,76°/° des 59693 votants.

 Il est suivi par Ousmane Sonko avec 13839 voix soit 23,52%, Idrissa Seck 6245 voix, 10,61%, Madické Niang 1042 voix, 1,77%, El hadji Issa Sall 789 voix, 1,34%.

 Le candidat de la coalition BBY a remporté le scrutin présidentiel dans le département de Médina Yéro Foula avec 19992 voix, soit 72,12% des 27720 suffrages valablement exprimés.

Ousmane Sonko a obtenu 4133 voix (14,29%), Idrissa Seck 2888 voix (10,42%), Madické Niang 1042 voix (1,77%), Madické Niang 966 voix (1,41%) et El Hadj Issa Sall 311 voix (1,12%).

Dans le département de Vélingara, le président sortant est également sorti victorieux avec 47551 voix, soit 69,51% des 68407 suffrages valablement exprimés.

Les autres candidats ont respectivement obtenu : Ousmane Sonko 10423 (15,23%), Idrissa Seck 8106 voix (11,84%), El hadj Issa Sall 1961 voix 1,99%), Madické Niang 966 voix (1,41%).MG/ASB/OID

Macky Sall gagne dans les départements de Nioro et Guinguinéo.

https://www.dakaractu.com Les résultats provisoires viennent de tomber dans les départements de Nioro et Guinguinéo. Ainsi, le président Macky Sall a raflé les différents lieux de vote de ces deux localités.

À Nioro du Rip, sur un nombre de  93.433 votants, ont obtenu Macky Sall 72. 552 voix, Idrissa Seck 7.522, Ousmane Sonko 10.141, El Hadj Issa Sall 1.507 et Madické Niang 1265.

S’agissant du département de Guinguinéo, avec 50.445 inscrits et 34.080 votants. Macky Sall a obtenu 21 723 voix, Idrissa Seck lui a 5 786, Ousmane Sonko 2 964, El Hadj Issa Sall 2 645 et Madické Niang 555 voix…

Ousmane Sonko remporte Ziguinchor avec une différence de 8.445 voix et 502 voix à Oussouye

https://www.dakaractu.com Les résultats départementaux continuent de tomber. Le candidat de la coalition Sonko président absorbe les départements de Ziguinchor et de Oussouye.
À Ziguinchor, sur 125.154 inscrits, 78.384 seulement ont voté, dont 77.622 suffrages valablement exprimés. Le candidat de la coalition Sonko président caracole en tête avec 41.291 voix. La coalition Benno bokk yaakaar quant à elle, obtient 32.846. Une différence de 8445 voix.
Ousmane Sonko fait la razzia aussi dans le département d’Oussouye où Sonko obtient 9.209 voix contre 8.707 pour Macky Sall.

Résultats provisoires : Kanel reste avec Macky Sall

Les résultats collectés par les commissions départementales de recensement des votes continuent de tomber. Ceux de Kanel qui nous sont parvenus confèrent à Macky Sall, une large victoire à l’issue du scrutin du 24 février.
Les résultats :
Ont obtenus :
Macky : 65 679
Idrissa Seck : 1364
Ousmane Sonko : 2562
Madické Niang : 192
Issa Sall : 309

Gossas majoritairement avec Macky Sall

Le département de Gossas a consacré Macky Sall lors du scrutin du 24 février. Fief de Mahammad Boun Abdallah Dionne par ailleurs Premier ministre, cette localité a largement voté pour la coalition Benno bokk yakaar (Bby) d’après les résultats provisoires publiés par la Commission départementale de recensement des votes.
Résultats :
Valablement exprimés: 27 580
Macky Sall : 20 292
Idrissa Seck : 4292
Ousmane Sonko : 2036
Madické Niang : 435
Issa Sall : 518

Macky Sall fait un carton plein à Bambey

https://www.dakaractu.com Sur les résultats provisoires du département de Bambey, délivrés par la préfecture de ladite localité, le candidat à sa propre succession, Macky Sall, remporte le scrutin avec 38 907 voix, soit un taux de 54,25%. Il est suivi par le candidat de la coalition ’’Idy 2019’’ Idrissa Seck, qui a obtenu 25.413 voix, soit un taux de 35,41%. Dans le département de Bambey, qui n’avait plus un grand enjeu avec l’abstention du parlementaire Aïda Mbodj, le candidat Ousmane Sonko arrive en troisième position avec 4.745 voix, soit 6,61%.
Madické Niang de la coalition ’’Madické 2019’’ termine à la quatrième position du classement avec 1.607 voix, soit un taux de 2,24%. Enfin, le candidat Issa Sall du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) ferme le classement à la cinquième place avec 1.127 voix, soit 1,57%.
Ces résultats obtenus concernent 276 bureaux de vote dans le département de Bambey. 11.3541 électeurs, dont 72.373 votants. Le nombre de bulletins nuls est de 917. Et enfin 71.765 suffrages ont été valablement exprimés. Le taux de participation dans le département de Bambey est estimé à 63,74%…https://www.dakaractu.com/

MACKY SALL REMPORTE LE DÉPARTEMENT DE FOUNDIOUGNE

Foundiougne (Fatick) 25 fév (APS) – Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY) Macky Sall a remporté très largement le département de Foundiougne en obtenant 62. 373 voix, selon la commission départementale de recensement des votes.
Le candidat Ousmane Sonko obtient 7. 905 voix , suivi de Idrissa Seck, avec 5. 103 voix. El Hadj Issa Sall s’aduge 1.109 voix, Madické Niang obtient 771 voix.
Situé dans la région de Fatick, le département de Foundiougne compte 118. 747 inscrits dont 78. 387 ont voté dimanche. Il y a eu 77. 261 suffrages valablement exprimés et 795 bulletins nuls.AB/OID/AKS

MACKY SALL GAGNE LE DÉPARTEMENT DE BAMBEY

Bambey, 25 fév (APS) – Le candidat de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), Macky Sall, a gagné le département de Bambey avec 38625 voix à l’issue de l’élection présidentielle de dimanche, selon la Commission départemental de recensement.

 Sur 113441 inscrits sur le fichier électoral, 72175 ont voté. Les suffrages valablement exprimés s’élèvent à 71331 voix.

Macky Sall a obtenu 38625 voix, soit 53,5%, Idrissa Seck 25364 voix, soit 35,1%, Ousmane Sonko 4679 voix, soit 6,1%.

 Madické Niang a totalisé 1539 voix, soit 2,1% et El Hadji Issa Sall est crédité de 1125 voix, soit 1,6%.

 Le département de Bambey enregistre un taux de participation de 63,62%.FD/MD/OID

Mbagnick Ndiaye gagne largement dans sa commune de Ngayokhéme

https://www.dakaractu.com Pour Compte du Candidat Macky SALL, Mbagnick Ndiaye gagne largement dans sa commune.  Il l’avait promis, il vient de le réaliser, Mbagnick Ndiaye, coordonnateur départemental de la coalition Benno Book Yaakar de Fatick, par ailleurs maire de la Commune de Ngayokhéme a gagné largement dans sa commune et son village natal Kalom.

A Ngayokhéme, le candidat Macky Sall obtient  6100 voix sur les 6863 qui se sont valablement exprimées, soit un taux de 88,88%

MACKY SALL GAGNE 60, 8 % DES SUFFRAGES DU DÉPARTEMENT DE LOUGA

Louga, 25 fév(APS) – Le candidat Macky Sall est sorti vainqueur du scrutin de dimanche dans le département de Louga (nord) s’adjugeant 60, 8 % des suffrages, a appris l’APS de la commission départementale de recensements des votes.
Le chef de l’Etat sortant est arrivé en tête avec 73 514 voix. Il est suivi par Idrissa Seck avec 19788 suffrages (16, 37 %), détaille la même source.
Issa Sall, candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) arrive troisième avec 15617 voix (12, 9%). Ousmane Sonko occupe la quatrième position avec 9612 votes favorables (7, 95 %).
Madické Niang, candidat de la coalition ‘’Madické 2019’’ complète le tableau avec 2344 suffrages (1, 93 %).
La commission départementale de recensement des votes a arrêté le taux de participation à ce scrutin de dimanche à 69, 48 %.
Au total, 121932 des 175467 des électeurs inscrits sur les listes électorales du département se sont rendus aux urnes pour élire un président de la République. Les suffrages valablement exprimés se sont élevés 120875.SK/AKS

NIORO RESTE DANS LE GIRON DE MACKY SALL

http://www.emedia.sn Sans surprise, le département de Nioro, fief du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, est resté dans le giron de la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yaakaar. Dans ce département qui compte 15 communes, 234 centres de vote et de 358 bureaux de vote, c’est le candidat Macky Sall qui arrive en tête. Sur un total de 138 529 inscrits sur les listes électorales, il y a eu 93 551 votants, pour 1313 bulletins nuls et 92 238 suffrages valablement exprimés. Le président sortant a ainsi obtenu 72 463 voix. Il est suivi du candidat Ousmane Sonko, 2e avec 9825 voix. Idrissa Seck n’y a pu décrocher que 7180 voix. Madické Niang, avec 1264 voix, devance Issa Sall, arrivé dernier avec 1506 voix.

Résultats provisoires du département Nioro

Nbre d’inscrits 138 529
Nbre de votants 93 551
Nbre de bulletins nuls 1313
Suffrages exprimés 92 238

Ont obtenu
Macky Sall 72 463 (78,56 %)
Madické Niang 1264 (1,37 %)
Idrissa Seck 7180 (7,78 %)
Ousmane Sonko 9825 (10,65 %)
Issa Sall 1506 (1,63 %)

IDRISSA SECK REMPORTE LE DÉPARTEMENT DE THIÈS

Thiès, 25 fév (APS) – Idrissa Seck est sorti vainqueur de la présidentielle de dimanche dans le département de Thiès (ouest), obtenant 120 422 voix devant le président sortant, Macky Sall, crédité de 100 422 suffrages, selon la commission départementale de recensement des votes.

Ces deux candidats sont talonnés par Ousmane Sonko avec 19737 voix. Suivent ensuite Issa Sall (12102 voix) et Madické Niang (2312 voix), d’après les résultats provisoires de ladite commission.
Quelque 256 419 électeurs sur les 363 482 inscrits sur les listes électorales du département de Thiès se sont rendus aux urnes le jour du scrutin, soit une participation de 70, 42 %.ADI/AKS/OID

Macky Sall s’impose largement dans la commune de Ngoundiane

Le candidat Macky Sall remporte l’élection dans la Commune de Ngoundiane (Departement de Thiès) avec un taux de 56% soit:
Un nombre de votants: 8084
Bulletins nuls: 119
Suffrages exprimés : 7971
Macky Sall: 4410 (56%)
Idrissa Seck: 2917 (36%)
Ousmane Sonko: 562 (7%)
Madické Niang: 93 (0,9
Issa Sall : 0,1%
Le taux de participation est de 62,11%

Le mandataire de la coalition BBY de la commune de Thies-Ouest, le Dr Pape Amadou Ndiaye confirme son leadership

https://www.dakaractu.com Les résultats du centre de vote Thiès-None de la commune de Thiès-Ouest et centre de vote du président du conseil d’administration du FONGIP,  le Dr Pape Amadou Ndiaye sont tombés. Le mandataire de la coalition Benno Bokk Yaakar a remporté sont bureau de vote.
Bureau 1
Nombre d’inscrits 578
Bby : 172
Idy 2019 :156
Sonko :55
Bureau 2
Nombre d’inscrits 582

Bby: 179
Idy 2019: 154
Sonko:60
Résultats du centre de vote la Normalienne  commune de Thiés-Ouest centre de vote Dr Ndiaye
Bureau 1
Nombre d’inscrits 571
Bby : 155
Idy 2019 :127
Sonko :51
Bureau 2
Nombre d’inscrits 578
Bby: 141
Idy 2019: 131
Sonko:57

GUEDIAWAYE : MACKY ARRIVE EN TÊTE AVEC 48,5 %

http://www.emedia.sn La commission de recensement des votes dans la ville de Guédiawaye a livré les chiffres du scrutin d’hier. Dans cet arrondissement qui regroupe 5 communes (Golf Sud, Wakhinane Nimzatt, Sam Notaire, Médina Gounass, Ndiarème), même si le président sortant, Macky Sall, arrive en tête, il n’a pas pour autant obtenu la majorité absolue des voix. Sur les 134 316 voix valablement exprimées, le leader de la coalition Benno Bokk Yakaar a obtenu 65 174 voix, soit 48,5%. Il est suivi par Idrissa Seck qui a obtenu 35 646 voix, soit 26,5%. Ousmane Sonko vient en 3e position avec 24 243 voix, soit 18%. Ensuite Issa Sall avec 7276 voix, soit 5,4%. Madické Niang ferme la marche avec 1977 voix, soit 1,4%. Babacar FALL

Département de Fatick : Macky gagne sans surprise avec 80,75%

IGFM-Les résultats de la commission départementale de recensement des votes de Fatick ont été publiés ce lundi.

Suffrages valablement exprimés : 100.171
Macky Sall: 80.888 soit 80.75/% ;
Idrissa Seck : 5.172 soit 6.16%;
Ousmane Sonko: 9.349 soit 9.33%;
Issa Sall : 4.089 soit 4.08%
Madické Niang : 673 soit 0.6%

les résultats globaux de Saint-Louis ( Tribunal départemental)

https://www.ndarinfo.com A l’issue du recensement du vote et de l’analyse de l’ensemble des procès verbaux des bureaux de vote ouverts dans le département après le scrutin du 24 Février 2019, est déclaré largement vainqueur avec un taux de 57,36% selon les résultats du tribunal département de Saint-Louis.

Résultats globaux du département
Suffrage valablement exprimé 109 455
Macky SALL 62 788 voix soit 57,36%,
Ousmane SONKO 18 632 voix  soit 17%
Idrissa SECK 17 404 voix soit 15,90%,
Issa SALL 7 471 soit 6,83%
Madické NIANG 3160 voix soit 2,89%.

Idrissa Seck arrive en tête dans le département de Mbacké (centre)

APA – Touba (Sénégal) – De notre envoyé spécial : Abdourahmane Diallo –Idrissa Seck, candidat de la coalition « Idy 2019 » est arrivé en tête dans le département de Mbacké avec 4161 voix sur les 9097 valablement exprimées, selon les résultats provisoires délivrés par la préfecture de ladite localité, située au centre du Sénégal.

Macky Sall, candidat de la coalition « Benno Bokk Yakar » (BBY, ensemble pour un même espoir), arrive en deuxième position avec 3691 voix. Il est suivi par Ousmane Sonko qui a obtenu 687 voix, par Madické Niang qui totalise 428 voix et Issa Sall qui se retrouve avec 130 voix.

Ces résultats  concernent 26 bureaux de vote témoins disséminés à travers tout le département de Mbacké. 14481 électeurs sont comptabilisés sur ces résultats provisoires dont 9201 votants, soit un taux de participation qui s’élève à 63,53 %. 9097 suffrages ont été valablement exprimés et on décompte 104 bulletins nuls.ARD/cat/APA

Pr. Ibou Sané, politologue : «Les grands enseignements du scrutin du 24 février… »

http://www.seneweb.com Le spécialiste de la sociologie politique, Professeur Ibou Sané, a analysé les premières tendances issues des urnes au soir du 24 février. Considérant que ni le pouvoir, ni l’opposition n’étaient habilités à se prononcer publiquement sur les scores du scrutin, le politologue fait ressortir, dans un entretien avec Seneweb, un certain nombre d’enseignements.

Quelles appréciations faites-vous des premières tendances de l’élection présidentielle ?  

Il faut d’abord saluer la grande maturité de la population sénégalaise. Je dis souvent que le peuple est en avance sur les hommes politiques. Hier, les Sénégalais sont sortis en masse pour voter dans le respect de l’autre et surtout dans le respect des acteurs institutionnels. Mais, si on regarde de plus près les procès-verbaux, on aperçoit souvent que le principal gagnant dans cette élection-là, c’est Ousmane Sonko. Il a fait des percées significatives aussi bien dans sa région de Ziguinchor que sur le plan national et international. Il a démontré une fois de plus qu’on peut compter sur lui pour l’avenir.

En revanche, il y a un recul des autres candidats qui, pourtant, étaient là depuis très longtemps. Ces tendances montrent que ces candidats n’ont pas fait suffisamment de terrain et n’ont pas su implanter soit leur parti, soit leur coalition. Ils ont eu plus de difficultés parce que leurs scores auraient été beaucoup plus significatifs. Ce qui veut dire que ces leaders politiques doivent travailler davantage.

Pour le parti au pouvoir, il a fait des progrès très importants parce que si on regarde la situation du référendum, on voit que le terrain perdu a été rattrapé. Si les tendances continuent, il pourrait encore garder son fauteuil.

Idy et Sonko tablent sur le second tour alors que le camp présidentiel annonce déjà sa victoire. Comment analysez-vous ces déclarations ?  

Il faut dire que ni le parti au pouvoir, ni l’opposition n’avait pas le droit, hier, de se prononcer. Malheureusement, dès l’instant que l’opposition a parlé, l’autre camp était lui aussi tenu de se prononcer sur les tendances. Mais tout le monde sait que ce ne sont pas eux qui valident les résultats. C’est la Commission nationale de recensement des votes à qui on remonte tous les procès-verbaux et après le Conseil constitutionnel qui va statuer en dernier ressort. On sait aussi que chacun a essayé de faire une communication politique, c’est ce qu’ils ont fait, hier. Les résultats qui sortent des urnes étaient donnés en temps réel par les médias, donc, il n’y avait pas à se précipiter à prendre position. Il faut attendre que le Commission nationale de recensement des voix fasse son travail correctement et en ce moment-là, on aura une idée claire des résultats qui vont sortir. Pour le moment, il faut que les gens sachent raison garder. Toutefois, je constate que beaucoup de Sénégalais ne connaissent pas leur mode de vote

Et pourquoi ?

Oui, beaucoup de Sénégalais ignorent le mode de vote. Ils pensent qu’il faut additionner les voix de l’opposition par rapport au parti au pouvoir pour qu’il y ait un second tour. Ce qui est faux. Il faut que les gens aillent regarder le mode de vote pour avoir une idée précise. Tout ceci prouve encore une fois que les partis politiques n’ont pas fait leur travail de formation de leurs militants sur toutes ces questions.

Quels enseignements à tirer de ce scrutin ?

Les enseignements à tirer de ce scrutin sont nombreux. D’abord, il faut dire que le nombre de bulletins blancs est significatif. Dans une élection aussi importante, il ne devait pas y avoir beaucoup de bulletins blancs. C’est sur ces questions que les partis devaient mettre l’accent pour former les citoyens pour leur apprendre la manière dont on doit voter. La société civile a échoué sur ce plan de même que les formations politiques. C’est grave pour une démocratie comme la nôtre.

L’autre enseignement, c’est que les partis traditionnels ont atteint leur limite parce que tout simplement le travail de terrain, qui devait être fait très longtemps, n’a pas été fait.

Un autre élément d’enseignement de ce scrutin, c’est qu’il faut éviter de faire la politique de la chaise vide. A chaque fois que le parti au pouvoir appelle à des concertations, il faut y aller. C’est le moment de donner son point de vue. La démocratie, c’est d’abord le consensus. On doit à tout prix parvenir à un consensus et pour discuter il faut être deux. Il faut rétablir la confiance entre les acteurs politiques. On doit se parler et ne pas considérer qu’on est les meilleurs au monde. Malheureusement au Sénégal, la classe politique est toujours divisée et chaque mécontant crée son parti.

Le résultat, c’est qu’on assiste à une floraison de partis politiques qui ne servent à rien. La preuve, on l’a vu dans la campagne électorale, il y a beaucoup de partis satellites qui n’ont rien versé parce qu’ils n’ont pas de base.

Maintenant, quelle pourrait être la nouvelle configuration de la classe politique ?

Attendons que le Conseil constitutionnel valide tout, mais on verra qu’il y a forcément une nouvelle recomposition aussi bien dans le camp présidentiel que dans les partis de l’opposition.

Pour le parti au pouvoir, il faut le dire, le président a intérêt à organiser sa formation et à la hiérarchiser, à ne pas laisser ses hommes se battre sur le terrain. Parce que pour les résultats de Ziguinchor, si on voit que Sonko a percé là-bas, c’est lié au fait que les consignes de vote ne marchent pas mais aussi le pré-positionnement des acteurs politiques ne donne pas souvent les bons résultats. Les gens confondent l’élection présidentielle et l’élection locale.

Si on regarde un peu les scores qui sont sortis, on se rend compte qu’Idrissa Seck est maître chez lui à Thiès, on voit aussi que Macky Sall est maître à Dakar et au Fouta et Sonko à Ziguinchor. C’est donc très intéressant parce que cela montre que les acteurs politiques doivent avoir une autre façon de faire de la politique, et en ce moment, ce serait intéressant de voir comment ces acteurs ont réussi à créer leurs conditions pour une émulation et embrigader les jeunes et les femmes dans leurs mouvements respectifs.

Est-ce qu’on pourrait donc dire que la présidentielle a annoncé les couleurs des enjeux des Locales de 2019 ?

Oui. On peut le dire. Parce que si on prend le cas de Ziguinchor, Ousmane Sonko s’est positionné comme candidat potentiel pour la mairie. Et ce serait intéressant de voir avec les autres coalitions si elles sont prêtes à relever le défi pour prendre leur revanche. A Thiès et à Touba, les élections locales seront également très disputées et surtout à Dakar.C’est ça qui fait le charme de la politique.

Chekh A Tidiane  Diagne : LES AXES FORTS DE LA VICTOIRE DU PRÉSIDENT MACKY SALL 

Au vu des résultats ci-joints issus des 45 départements du SÉNÉGAL, on note les observations suivantes.

PREMIÈRE OBSERVATION 

Le Président MACKY SALL a gagné 12 des 14 régions du SÉNÉGAL avec des scores allant de 51,23% à Sedhiou à 90,37% à Matam dont 51,58% à Dakar et 52% dans la région de Thies.

DEUXIÈME OBSERVATION

Dans les deux régions perdues, le Président MACKY SALL arrive en deuxième position avec 42,27% à Diourbel et 39% à Ziguinchor.

TROISIÈME OBSERVATION

Le Président MACKY SALL a remporté 40 départements sur 45 dont 34 avec des taux allant de 50  à 98%.

QUATRIÈME OBSERVATION

Les 5 départements perdues sont (Diourbel 34,80%, Mbacké 40,60%, Kébémer 40,10%,  Bignona 31,50% et  Ziguichor 39,50%).

CINQUIÈME OBSERVATION

Dans beaucoup de circonscriptions électorales à l’étranger, le Président MACKY SALL l’emporte.

CONCLUSION 

La vérité issue des urnes est que le Président MACKY SALL a gagné cette élection  du  24 février 2019 avec une majorité confortable d’au moins 57% que le décompte en cours en présence des représentants de tous les partis devrait confirmer.

Le combat est terminé

Sonko présente ses excuses à la 2Stv mais maintient ses accusations pour les Gfm et autres

http://www.seneweb.com/ Le candidat de la coalition Sonko Président a tenu à présenter ses excuses à la 2Stv, ce après une séance d’explications avec le patron de la chaîne privée, El Hadji Ndiaye. Intervenu en direct sur la chaîne, Ousmane Sonko évoque une erreur d’appréciation de la part des personnes de son entourage chargées de faire la veille médiatique. Pour rappel, dans une conférence de presse conjointe avec le candidat Idrissa Seck, dimanche au soir du vote, Ousmane Sonko avait formulé des accusations à l’endroit des organes de presse que sont Tfm, France24 et la 2Stv qu’il accuse de traitement tendancieux des premiers résultats du vote.

Ousmane Sonko : «Nous n’acceptons aucune immixtion»

IGFM-Comme Idrissa Seck, Ousmane Sonko a soutenu qu’un 2e tour est inévitable.

«Nous sommes aujourd’hui à l’étape du décompte des votes et les Pv qui sont les seuls à pouvoir attester des résultats, sont en train de remonter dans les quartiers généraux. Aucun candidat, moi y compris, ne peut se proclamer vainqueur de cette élection présidentielle. Au delà, il y a une organisation établie qui assigne la responsabilité de la proclamation des résultats provisoires à la commission nationale de recensement et des résultats définitifs au Conseil constitutionnel. En dehors de ces organes, aucun Sénégalais n’est habilité à proclamer des résultats. A fortiori la presse », dit-il.

Il ajoute que le travail de la presse est un travail qu’ils saluent puisque la presse est un élément important dans la manifestation et dans l’organisation d’une démocratie. « Nous qui sortons d’une campagne électorale, savons l’importance de la presse, d’une presse libre, indépendante, équidistante dans le jeu démocratique. Mais il se trouve qu’il y a une partie de cette presse, pour être précis le Groupe Futurs Médias et la 2Stv et peut-être 2 ou 3 organes qui, depuis 18 heures, transmettent de manière tendancieuse des résultats pour préparer l’opinion à l’annonce d’une victoire du candidat Macky Sall au premier tour. Cela est inacceptable. Que les groupes de presse soient des tribunes ouvertes à longueur d’année pour des gens qui se permettent d’insulter, d’affabuler, de médire, passe encore. Mais, une élection présidentielle c’est extrêmement sérieux. Dans d’autres pays, le comportement irresponsable d’organes de presse a conduit à des situations irréparables et même à des guerres civiles. Nous ne pouvons pas accepter que des gens s’arrogent le droit de traiter de manière aussi légère une question qui détermine l’avenir de ce pays. C’est inacceptable. C’est intolérable lorsqu’il s’agit de la presse nationale, ça l’est davantage quand il s’agit de la presse étrangère. Nous n’acceptons aucune immixtion », peste-t-il.

Selon lui, « ce que la presse étrangère peut se permettre ici, aucun journaliste sénégalais n’oserait le faire en France. Il faut que les gens apprennent à se respecter. Et qu’une certaine presse étrangère, notamment française, fasse la propagande du candidat Macky Sall depuis des jours, ça passe encore. Mais nous n’accepterons pas qu’une presse étrangère se donne le droit d’ouvrir une tribune à un candidat pour qu’il se proclame vainqueur. Nous appelons tous les concernés à prendre leurs responsabilités. Les autorités religieuses et coutumières qui sont les régulatrices sociales doivent raisonner, à défaut d’arraisonner Macky Sall. Le Sénégal ne lui appartient pas, ni à son parti, ni à Bby. Ils sont extrêmement minoritaires dans ce pays. Nous appelons les organes chargés de l’organisation de l’élection à mettre fin à ces dérives qui peuvent embraser le Sénégal. Nous appelons les forces de défense et de sécurité et la Justice de ce pays à rester républicaines et équidistantes de toutes les chapelles politiques. Enfin, nous appelons le peuple sénégalais à faire barrage parce que ce qui est en jeu, est la confiscation de leur  souveraineté.»

«Des propos irresponsables ont été tenus par 2 candidats contre GFM»

iGFM-(Dakar)-Suite aux accusations d’Idrissa Seck et d’Ousmane Sonko portées contre le Groupe Futurs Médias (GFM), dimanche soir, le Directeur de l’information du Groupe Futurs Médias (Gfm), Souleymane Niang, a apporté une réplique aux deux candidats qui ont affirmé que le groupe s’est penché du côté du pouvoir au moment des premières tendances de l’élection présidentielle.

« C’est un manque de respect et de considération que nous ne pouvons pas accepter. Ce sont des actes et propos irresponsables. On ne fait que donner des tendances, on l’avait fait en 2007 et en 2012. Je pense que notre statisticien l’a bien expliqué », a-t-il réagi sur les ondes de la RFM.

Le Directeur de l’information a par ailleurs souligné que des mesures seront prises. « Nous allons prendre des mesures conservatoires « , a-t-il rassuré, rappelant que le Groupe Futurs Médias a toujours couvert les activités de tous les candidats notamment leur campagne.

Il n’a pas manqué de lancer des piques aux candidats Ousmane Sonko et Idrissa Seck. « Si tu aspires à diriger le pays, tu dois agir en responsable. Les deux candidats ont tout fait pour ne pas accepter nos invitations avant l’élection, pourtant cela ne nous a pas empêché de couvrir toutes leurs activités », a précisé M. Niang, indiquant que GFM continuera à faire son travail et ne se laissera pas intimider ou divertir.

Propos des candidats Idrissa Seck et Ousmane Sonko: Les organisations de médias du Sénégal condamnent

Les organisations de médias du Sénégal (SYNPICS, CDEPS, APPEL, APES et CJRS), réunies ce lundi 25 février à Dakar, condamnent unanimement les propos désobligeants et irresponsables des candidats Idrissa Seck et Ousmane Sonko. Lesdits candidats ont proféré des attaques contre les médias, les accusant de faire un traitement tendancieux des résultats issus du vote des Sénégalais au soir du scrutin.

Si, le leader de la coalition ‘’Idy2019’’ a parlé dans le général bien que faisant référence à ‘’des médias locaux et internationaux’’, celui de ‘’Sonko Président’’ est allé plus loin, en citant nommément le Groupe Futurs Médias et la 2stv, ainsi que les journalistes de RFI et France 24.

Les organisations des médias du Sénégal considèrent ces sorties comme une invite à casser du journaliste, de la part de personnes qui briguent le suffrage des Sénégalais et qui, jusqu’à la publication des résultats définitifs, restent en course pour la magistrature suprême.

Les organisations de presse du Sénégal osent espérer qu’il s’agit d’un simple dérapage verbal.

Le contraire signifierait que les candidats Seck et Sonko tentent d’instaurer un clivage entre les médias, en plus de porter atteinte à la liberté d’informer.

Reprocher à des médias, sur la base de remontées des résultats issus des urnes et d’un travail statistique, de donner les tendances du moment, alors qu’en même temps, on s’arroge le droit d’orienter l’opinion vers une issue de l’élection, c’est vouloir nier à la presse son rôle de sentinelle de la démocratie et mettre à la poubelle son habituel rôle de témoin des faits électoraux.

Cette tentative éhontée de bâillonner la presse ne passera pas. L’appartenance de GFM et 2STV, à des personnalités politiquement marqués, ne saurait justifier de douter du professionnalisme de leurs équipes rédactionnelles.

Le fait également de pointer du doigt les journalistes étrangers, notamment français, est une maladresse aux relents xénophobes que les professionnels des médias du Sénégal ne sauraient cautionner.

RFI et France 24 ne peuvent en aucun cas élire le président de la République du Sénégal. Le croire déjà est une forfaiture intellectuelle et un manque de respect notoire aux Sénégalais.

Au regard de toutes ces considérations, le SYNPICS, le CDEPS, l’APPEL, l’APES et la CJRS demandent aux incriminés, de revenir sur leurs propos.

 Assane Diouf et Moïse Rampino libres !

http://www.seneweb.com/ Les deux hommes ont recouvré la liberté plus tôt  que prévu, renseigne sunubuzz. Normalement, ils devaient purger leur peine jusqu’au 28 février 2019. Même si pour Rampino, le juge l’avait condamné à 9 mois ferme, alors qu’il est resté plus d’un an en prison.Assane Diouf, déjà en plein dans la politique, a rejoint la coalition Idy 2019.

 Hausse des actifs extérieurs des banques.

APA-Dakar Par Massamba Sall –Les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts du Sénégal ont enregistré une augmentation de 418,40 milliards FCFA (environ 711,280 millions de dollars) en novembre 2018 comparés à la même période de l’année 2017, a appris lundi APA auprès de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Ces actifs sont passés de 1303,40 milliards FCFA en octobre 2017 à 1721,80 milliards FCFA un an plus tard, soit une progression de 32,1% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Cette hausse est occasionnée à la fois par les banques primaires et la BCEAO.

Les banques primaires ont vu leur position progresser de 35,3% à 548 milliards FCFA. Quant à la position de la BCEAO, elle a évolué de 30,6% à 1173,80 milliards FCFA.

Comparés au mois d’octobre où ils se situaient à 1814,50 milliards FCFA, on note une régression de 92,70 milliards FCFA et 5,1% en valeur relative de ces actifs extérieurs nets. Cette situation est imputable à la BCEAO dont la position extérieure nette s’est dégradée de 6,6%.

Les banques primaires ont également contribué à cette dégradation avec un repli de 1,8%.MS/cat/APA

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