Revue de Presse du Vendredi 22 Fevrier 2019

actualite dakar senegal presidentielle
actualite dakar senegal presidentielle

Sonko,Madické,Idy et Issa Sall mettent en garde les observateurs internationaux

http://www.seneweb.com Que les observateurs nationaux et internationaux se le tiennent pour dit : «si rien n’est fait pour juguler les menaces» qui pèseraient sur la présidentielle de dimanche prochain, la conférence des représentants des quatre candidats de l’opposition «f(era) face». Celle-ci a exprimé sa position en conférence de presse, ce jeudi. Nous vous proposons ci-dessous en intégralité la déclaration liminaire lue à cet effet.

CONFERENCE DE PRESSE DES REPRESENTANTS DES 04 CANDIDATS

TEXTE LIMINAIRE

Mesdames et Messieurs les journalistes, bonjour.

Merci d’être venus répondre à notre invitation.

C’est à notre corps défendant, que nous vous convions à une conférence de presse à 24 heures de la clôture de la campagne électorale et à 48 heures du jour du scrutin.

Mais il nous faut encore alerter, nous n’avons cessé d’ailleurs d’alerter l’opinion nationale et internationale relativement aux dérives du pouvoir en ce qui concerne le processus électoral au Sénégal, entaché d’irrégularités depuis le référendum de mars 2014.

Nous voulons aujourd’hui toucher du doigt, les problèmes, qui le jour du scrutin ou au lendemain du scrutin seraient sources de tension dans le pays et pourraient nous plonger dans des lendemains incertains.

Notre alerte s’adresse particulièrement aux parties prenantes à l’élection (CENA, Conseil Constitutionnel, observateurs nationaux et internationaux).

Nos plénipotentiaires ont d’ailleurs rencontré ce 20 février 2019 les observateurs de l’Union Africaine et leur ont fait part de nos préoccupations.

Si rien n’est fait pour juguler les menaces, qu’on ne viennent pas nous dire, après le scrutin, la fameuse phrase ‘’ Il n’y a pas eu d’irrégularités susceptibles d’entacher la sincérité ou la transparence de l’élection’’. Il y aura bien élection non transparente et nous ferons face.

I-QUID  DU FICHIER ELECTORAL ?

Jusqu’à ce jour, l’article L. 48 du code électoral qui permet à tout parti politique d’avoir un droit de regard et  de contrôle sur le code électoral n’a pas été respecté.

Néanmoins, conformément aux dispositions de l’article L 11 du code électoral, le fichier a été remis  aux candidats en version électronique et en version papier le 4 Février 2019.

Ce document nous a permis de constater plusieurs incohérences  et omissions douteuses.

A-LES MANIPULATIONS DOUTEUSES DU FICHIER ELECTORAL

Après analyse par nos experts de différents documents, un ajout d’environ 31500 inscrits a été effectué.

Il s’y ajoute :

6.682.075 électeurs fixés par arrêté 20025 du 24 Aout 2018 pour le compte du parrainage

6.683.043 électeurs dans le fichier en notre possession et remis officiellement par la Direction Générale des Elections,

Soit une augmentation encore de 968 électeurs après la fermeture de la période de révision exceptionnelle des listes électorales.

B-DES OMMISSIONS VOLONTAIRES ET FRAUDULEUSES

La non-conformité entre le fichier physique et le fichier électronique avec un certain nombre de centres de vote et de bureaux de vote qui n’existent que sur le fichier électronique et non sur le fichier papier a été identifié, alors que le fichier en papier fait office de listes d’émargement des électeurs votants le jour du scrutin !

A l’étape actuelle de nos investigations, les exemples suivants sont décelés

  • Département de Guédiawaye

Commune de Medina Gounass :

Le problème concerne ici la totalité des électeurs du Centre de vote de l’école primaire Medina Gounass.

Commune de Golf Sud :

La totalité des électeurs des BV 9 et 10 et une partie des électeurs du BV 8 dans le centre de vote du Lycée des Parcelles Assainies sont concernés.

  • Département de Mbour

Commune de Mbour :

4 centres de vote sont touchés par ces manquements :

  1.    Ecole Badara SARR
  2.    Ecole Hamadou Lô
  3.    Ecole Cheikh Demba NIANG
  4.    Ecole Diamaguene 2
  •      Italie

14 villes manquent dans  la circonscription de MILAN

19 Villes omises dans la circonscription de ROME

Nb : Les listes complètes de ces villes sont disponibles

II-La Confection abondante et sélective de duplicatas et les déplacements massifs des électeurs de l’opposition

A-LES ENSEIGNEMENTS FACHEUX DU PARRAINAGE :

  •      L’identification à priori des électeurs potentiels de l’opposition avec la violation du secret du vote par l’application du parrainage unique assorti de menaces judiciaires en cas d’inscription sur deux ou plusieurs listes (Article L.68)

NB : Disposition non appliquée et sans explication jusqu’à présent !

  •      La notion de parrainage hors région utilisée comme arme pour rejeter un grand nombre de parrains  et éliminer 22 candidats à l’élection présidentielle et qui risque de la même manière d’empêcher à ces mêmes électeurs de voter le jour du scrutin,
  •      la création de plusieurs nouveaux centres de vote sous le prétexte fallacieux de rapprocher les électeurs de leurs adresses électorales sans leurs avis dans les zones ou le candidat se sait faible. Exemple dans la commune de Touba Mosquée (278.834 électeurs) dans le département de Diourbel avec 08 nouveaux centres de vote qui polarisent plus de 50.000 électeurs et dont la majorité attendent leurs duplicatas,
  •      et durant la même période, le candidat sortant convoie le jour au vu et au su de tout le monde, des centaines de leurs militants avec une forte coloration ethnique  pour une production sélective et partisane de duplicatas,
  •      le déplacement inexpliqué de 244 électeurs des pays de la Scandinavie pour les contraindre à aller voter  aux Pays Bas sur un trajet de 15h de route alors qu’il existe un bureau en Suède ; le même procédé étant utilisé au niveau de la France et partout ailleurs dans la diaspora.

III-Le positionnement du département de Podor (22 communes) comme le cœur de la machine de fraude du candidat sortant

  •      141.215 électeurs  2012  répartis dans 221 centres de vote et 389 bureaux de vote
  •      207.955 électeurs en 2019 répartis dans 238 centres de vote et 480 bureaux de vote
  •      Une augmentation exponentielle de 66.740 électeurs répartis dans  17 nouveaux  centres de vote et 91 nouveaux bureaux de vote en 7 ans !

Cas de la petite commune  de BOKEDIALOUBE de l’ex ministre de l’Intérieur avec ses 27.539 habitants

  •      13.261 personnes  ayant 18 ans et plus (Chiffre de l’ANSD)
  •      18.337 électeurs en 2019, soit un surplus de 5076  électeurs transférés avec des personnes dont la plus part proviennent des pays frontaliers et qui ont eu à obtenir leurs actes de naissance grâce aux nombreuses audiences foraines très fréquentes dans cette localité du Nord.

Nous demandons aux Observateurs nationaux et Internationaux, à la CNA, aux Juridictions impliquées dans l’élection présidentielle de :

  1.    Chercher à demander une explication à l’évolution du nombre d’inscrits dans le fichier entre la période du 23 Aout 2018 et le 4 Février 2019 alors que la révision des listes électorales était déjà close,
  2.    Demander l’explication sur la réparation des omissions volontaires dans le fichier électoral ( qui fera office de listes d’émargement pour les représentants des candidats dans les BV),en mettant à la disposition des observateurs la bonne version complète du fichier à titre comparatif et leur permettre en cas de manquement de palier sans délai ce préjudice
  3.   S’assurer que le fichier électoral et la carte électorale qui serviront d’outils de travail  au Conseil constitutionnel , juge des élections, soient identiques à ceux donnés aux candidats pour juguler surtout l’existence d’éventuels bureaux fictif

4.Exiger la liste complète de tous les électeurs déplacés pour motif de rapprochement à leurs adresses électorales et ayant bénéficier de duplicatas ; et renseigner de manière chiffrée sur l’état de production et de mise à disposition de ces duplicatas à leurs ayants-droits

  1.    permettre aux électeurs déplacés très loin de leurs lieux de vote (Les 244 électeurs de la Scandinavie) de voter exceptionnellement dans un bureau crée à cet effet dans leurs pays de résidence afin de leur éviter 15 heures de route vers les Pays Bas
  2.    ouvrir une enquête pour élucider les incohérences  notées dans l’évolution de l’électorat de la commune de Bokedialoube et le nombre impressionnant de nouveaux actes de jugement de naissance dans toutes les communes frontalières du  Nord du pays
  3.    rendre transparent  le dispositif de délivrance des ordres de mission avec l’implication des mandataires des candidats et des observateurs et rendre publique la liste des concernés. TOUS LES ORDRES DE MISSION DEVRONT ETRE EPINGLES AUX PROCES-VERBAUX DEPUIS LES BUREAUX DE VOTE
  4.    s’accorder sur les modalités pratiques d’encadrement réglementé du vote de tout électeur détenteur de sa carte d’identité CEDEAO, avec les indications d’un centre et d’un bureau de vote et dont le nom ne figure pas sur la liste d’émargement de ces dits lieux
  5.    S’assurer de la disponibilité de TOUT le matériel électoral (bulletins, urnes, isoloirs, encre indélébile, et tous les autres accessoires)
  6. enfin, la récusation de la présence de tout représentant du Ministère de l’Intérieur dans les commissions de recensement de votes  et exigeons l’application à la lettre des dispositions réglementaires de l’article LO.138 du code électoral.

Nous n’allons pas conclure sans dire que nous avons été informé d’éventuelles tentatives de sabotages du vote le 24 février 2019 dans le département de Mbacké et plus précisément à Touba. Les mêmes actes pourraient être perpétrés à Dakar.

Nous demandons au  Ministre de l’intérieur et au  Haut Commandant de la Gendarmerie en zone rurale de prendre leur responsabilité pour sécuriser le vote.

Par ailleurs une stratégie de mise en retard du déploiement du matériel électoral est en train d’être orchestrée dans les régions de Dakar, Thiès et Ziguinchor

Babacar Gaye se démarque de Me Wade et vote…

Le refus d’un choix est un choix…

“…Il n’y a pas une tête lucide entre deux termes d’un choix. Il y a une nature étrange, en détresse de n’être pas les deux. » Cheikh Hamidou Kane

Le 31 janvier 2019, une assemblée générale de la Fédération départementale de Kaffrine élargie aux autres fédérations de la région a adopté une résolution de participer à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Convaincue qu’en dépit de la volonté du pouvoir de confisquer le suffrage universel par des manipulations multiformes qui entachent gravement la sincérité du scrutin, la Fédération de Kaffrine estime que les sénégalais doivent participer aux élections par un vote massif afin de noyer les velléités de fraude de Macky Sall.

En outre, la Federation de Kaffrine considère que les enjeux des prochaines élections locales constituent une raison supplémentaire de participer à cette élection pour ne pas hypothéquer les chances des leaders locaux qui souhaitent garder ou conquérir leur commune respective.

Enfin, elle est persuadée qu’un boycott serait le moyen le plus sûr d’une part, de créer un boulevard à Macky Sall et de l’autre, laisser nos bases à la merci des autres candidats en lice et principalement des sergents recruteurs de BBY.

C’est pourquoi, la Fédération de Kaffrine avait souhaité que le Parti, à la suite d’un débat démocratique à travers ses instances régulières et souveraines, soutînt l’un des candidats libéraux en lice: Idrissa Seck ou Madicke Niang.

C’était le mandat que je devais défendre et on ne m’a pas donné l’opportunité de m’en acquitter.

In fine, une communication faite devant le Comité Directeur réuni le 13 février au Terrou Bi, et complétée par le Secrétaire général National du parti Me Abdoulaye Wade, articulée autour d’une position devenue caduque de la Coalition Mankoo Wattu Senegaal dont tous les membres participent activement à la Présidentielle sauf le Pds, a confirmé la déclaration de Versailles.

N’ayant pas été associé à aucun processus de décision relative à la position actuelle du Pds, j’ai décidé de mettre en oeuvre, après de larges concertations avec mes mandants et en toute responsabilité, la résolution issue de nos assises du 31 janvier 2019.

L’analyse approfondie de la campagne électorale et du contexte politique, laisse apparaître le triptyque suivant:

La Coalition Idy2019 a le momentum. Elle peut battre Macky si le maximum de ceux qui veulent le changement se mobilisent. Elle mérite un soutien ne serait-ce que par réalisme politique.

La Coalition Madicke2019, malgré un handicap congénital, a révélé un homme plein de qualités humaines et qui parle le langage du peuple. Qui plus est, je partage avec Madicke, les mêmes convictions politiques et une amitié réciproquement assumée. Par cohérence et par l’éthique, il eût été plus juste que je l’accompagnasse.

Par contre, il m’est insupportable de prendre une décision qui, au delà du raisonnable, pourrait contrarier Me Wade, qui heureux comme Sisyphe, mais seul, arpente la montagne depuis 44 ans pour sauver son peuple. Mais rien dans ce bas monde ne pourrait me contraindre à renier nos 40 ans de compagnonnage politique. Je préférerais quitter le champ partisan, privilégier un engagement strictement citoyen au service du #Sénégal et me consacrer davantage à ma famille.

Alors, une telle situation ne me laisse pas beaucoup de marges de manoeuvre. Comme Samba Diallo, le héros de Cheikh Hamidou Kane dans “l’Aventure ambiguë”, je suis écartelé même s’il est arrivé l’heure de plus me mentir.

En Conclusion, pour garder intacte la cohésion du groupe que constitue notre fédération, la pluralité des choix impose que les uns votent Idrissa Seck et les autres Madicke Niang en fonction de leurs contraintes locales spécifiques.

Personnellement, je délivrerai mon choix dans le secret de l’isoloir avec Allah comme unique témoin. Vive le Pds Vive la République Vive le Sénégal

Me Abdoulaye Wade ne soutient aucun candidat et déclare:«je ne voterai pas le 24 février 2019 et je demande aux militantes et militants de notre parti, aux sympathisants, de ne pas participer à ce simulacre d’élection».

L’élection du 24 février 2019 est assurément une mascarade électorale. Elle est planifiée de longue date par Macky SALL qui, pour obtenir sa réélection, a modifié la constitution, la loi électorale, condamné, emprisonné et exilé des leaders politiques qui pouvaient valablement lui faire face et le battre dans une élection digne de ce nom. Le parrainage que Macky SALL a introduit dans le processus électoral apparait maintenant aux yeux de tous comme une opération machiavélique pour choisir les candidats qu’il pourrait accepter dans une élection qu’il a déjà gagnée.

J‘avais, dès mon retour à Dakar, demandé aux sénégalais de s’opposer à la tenue de cette élection. J’ai parcouru le pays et partout les sénégalais, mobilisés comme jamais, m’ont montré leur affection et leur détermination à combattre Macky SALL.

J’ai fait la concession, à la suite de la demande pressante de chefs religieux et de chefs d’états voisins, d’opposer une résistance, somme toute ferme mais pacifique, à ce qui apparait comme une élection truquée dès le départ. Mais personne ne doit douter que lorsque tous les sénégalais comprendront que cette élection mascarade n’est qu’une énorme farce de mauvais goût de Macky SALL pour organiser sa réélection, le peuple souverain se dressera pour organiser une véritable élection présidentielle.

Je rappelle que depuis deux ans déjà, le PDS et ses alliés avaient exprimé dans un livre blanc portant sur le bilan des élections législatives de juillet 2017, en décidant de ne plus participer « …à l’avenir à aucune élection ou consultation (…) organisée et supervisée par un gouvernement de Macky SALL ; à tout le moins, (ils s’opposeront) par tous les moyens à toute tentative de Macky SALL d’organiser sur le territoire national une semblable mascarade ».

Cet engagement du PDS et ses alliés a été repris par toute l’opposition regroupée au sein du Front de Résistance Nationale et du C25 qui s’est engagée non seulement à s’opposer à tout scrutin organisée par un ministre de l’intérieur partisan, mais aussi à mettre en place dans tous les quartiers et villages des comités de résistance populaire chargés de défendre la démocratie et la liberté du citoyen de choisir ses représentants à l’issue de scrutins transparents.

Le PDS n’a pas changé d’options et reste fidèle à une position qu’il s’est évertué à expliquer et faire partager par le plus grand nombre.

Aujourd’hui, personne ne doute qu’un scrutin organisé par le gouvernement de Macky SALL, qui s’est évertué à en exclure 22 des 27 candidats sélectionnés, manque totalement de sérieux tant les manquements et violations des droits et libertés sont manifestes.

Notre candidat, Karim WADE librement choisi à l’issue d’un congrès a été empêché par Macky SALL de se présenter au scrutin de ce dimanche 24 février alors qu’il a gagné toutes ses procédures à l’international. Nous attendons avec confiance et sérénité le délibéré de la Cour de Justice de la CEDEAO.

Le PDS n’a pas changé d’option et il ne saurait accorder quelque crédit à un scrutin organisé dans ces conditions et ne se rendra pas complice d’un viol du suffrage des citoyens dont le « président » qui en sera issu n’aura assurément aucune légitimité et ne pourra jamais être reconnu. Il lance un appel solennel pour arrêter un processus qui ne peut que mener le Sénégal vers le chaos.

Il est encore temps d’entreprendre de larges consultations pour réinstaurer la nécessaire confiance préalable à l’organisation d’une élection ouverte, juste, transparente et incontestable susceptible de permettre aux citoyens d’exprimer librement leurs choix.

Dans ces conditions, il va de soi que je ne voterai pas le 24 février 2019 et je demande aux militantes et militants de notre parti, aux sympathisants, de ne pas participer à ce simulacre d’élection. Je peux comprendre tous ceux qui parmi nous pensent qu’ils pourront défaire Macky SALL en soutenant un des candidats de l’opposition (Idrissa SECK, Ousmane SONKO ou Issa SALL), même si ce n’est pas la position du parti. Nous nous retrouverons après l’élection pour en faire le bilan et mieux armer notre parti.

Avec le parti, je demande au candidat du PDS, Karim WADE librement choisi à l’issue d’un congrès de continuer le combat, avec les militants, les sympathisants et les mouvements de soutien pour le report du scrutin de dimanche prochain et qu’il soit rétabli dans ses droits pour participer à l’élection présidentielle et se faire élire si les citoyens lui accordent leur confiance. Fait à Dakar le 21 février 2019,Maitre Abdoulaye WADE,Ancien Président de la République,Secrétaire Général National

HUÉES CHEZ SERIGNE MOUNTAKHA « Le Premier ministre victime d’une mise en scène orchestrée par des Rewmistes. Le Khalife a promis de sévir » (Abô Sall)

https://www.dakaractu.com Alors qu’il venait juste de s’entretenir avec le Khalife général des mourides, Mahammed Boun Abdallah Dionne a été victime de huées ce jeudi. La scène s’est produite dans la maison même du Patriarche de Darou Miname. Des jeunes amenés par des leaders du parti Rewmi ont, en effet, agité des pancartes à l’effigie d’Idrissa Seck, scandant le nom de celui-ci. Mahammed Boun Abdallah Dionne était accompagné de plusieurs responsables politiques apéristes de Touba. Pour Abô Sall, il s’est agi d’un complot ourdi pour faire du buzz. « C’est une mise en scène », dénoncera Abô Sall, conseiller technique du Premier ministre qui signale que le Khalife Général des mourides a totalement réprouvé ce comportement et promis de prendre ses responsabilités très rapidement.  » Ceux qui ont fait ça regretteront très vite leur impertinence. Ils ont été identifiés! » Abô Sall de confier à Dakaractu que le Premier ministre n’a guère été ébranlé par cette « ridicule mise en scène. » Il regrettera toutefois le fait qu’un petit-fils de Serigne Touba, en la personne de Serigne Abô Mbacké Mourtalla, ait été lynché par les perturbateurs… DAKARACTU.COM

CEDEAO : L’ÉCHÉANCE DE 2020 CONFIRMÉE POUR LA MONNAIE UNIQUE

Dakar, 21 fév (APS) – Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont confirmé leur volonté d’instaurer une monnaie unique à partir de l’année 2020, a indiqué jeudi le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Tiémoko Meyliet Koné.

« Des orientations précises ont été données sur les chantiers essentiels qu’il convient de mettre en œuvre de manière diligente pour atteindre les objectifs visés », a-t-il dit à l’ouverture, jeudi, au siège de la banque à Dakar, de la 53ème réunion du comité des gouverneurs des banques centrales de la CEDEAO.

Selon le gouverneur de la BCEAO, des « avancées notables » ont été faites par ce groupe de travail, constitué de la commission de la CEDEAO, de la BCEAO, des banques centrales du Nigéria et du Ghana qui sont chargés de faire des propositions sur le cadre de politique monétaire, le régime de change et le modèle de la future centrale, a-t-il indiqué.

Lors d’une réunion tenue en décembre 2018, les membres de ce groupe ont décidé de façon consensuelle de recourir à des consultants indépendants pour mener des études détaillées et faire des propositions sur ces trois dossiers, a expliqué le gouverneur de la BCEAO.

Les résultats de ces études, attendus en avril 2019, serviront « d’éléments d’appréciation » pour approfondir la réflexion au niveau du Groupe de travail chargé de « parvenir à des solutions consensuelles et adaptées à la communauté ».

Les débats de la réunion porteront également sur l’état de la convergence au sein de la CEDEAO et le renforcement de capacités de l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO).

Le respect des critères liés au déficit budgétaire et à l’inflation reste un défi pour les pays de la CEDEAO, a souligné le gouverneur de la BCEAO.

« Il nous faut à cet égard persévérer dans l’accomplissement des efforts indispensables pour pouvoir se qualifier pour la monnaie unique », a-t-il exhorté.Tiémoko Meyliet Koné a aussi préconisé des « actions vigoureuses et concertées pour atténuer les faiblesses structurelles des économies ouest-africaines, notamment dans le domaine des infrastructures socio-économiques ».ADL/ASG/BK

Les dépenses de l’Etat sénégalais estimées à 2907 milliards f cfa en 2018

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les dépenses de l’Etat du Sénégal en 2018 sont estimées à 2906,80 milliards de FCFA (environ 4,941 milliards de dollars), selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Par rapport à 2017, ces dépenses ont connu une augmentation de 6,1% en variation annuelle. « Cette progression reflète la hausse de la masse salariale et des intérêts sur la dette, partiellement contrebalancée par la contraction des dépenses d’investissements sur ressources internes », explique la DPEE.

La masse salariale et les charges d’intérêts sur la dette ont ainsi enregistré des hausses au même taux de 13,8% pour s’établir respectivement à 683 milliards de FCFA et 266,2 milliards de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

La progression de la masse salariale est imputable, selon la DPEE, à l’amélioration de la rémunération apportée aux personnels de l’éducation et de la santé ainsi qu’à l’apurement des rappels alors que la hausse des intérêts est liée aux différents emprunts.

Dans la même veine, les autres dépenses de fonctionnement (fournitures, entretien, transferts et subventions), estimées à 898,4 milliards de FCFA, se sont renforcées de 8,5% comparativement à l’année 2017.

A l’inverse, les dépenses en capital se sont légèrement repliées de 1,7% pour s’établir à 1059,2 milliards de FCFA. Ce repli est imputable principalement à la réduction des investissements financés sur ressources internes. Ces derniers sont passés 620,50 milliards de FCFA en 2017 à 542,20 milliards de FCFA estimées en 2018, soit une baisse 12,6%.

« Cette situation a permis de dégager un espace budgétaire pour accélérer l’exécution des dépenses en capital financés sur ressources extérieures », souligne la DPEE. Ces dernières, estimées à 517 milliards de FCFA, se sont, ainsi, accrues de 60,4 milliards de FCFA en valeur absolue et 13,6% en valeur relative.MS/te/APA

Monnaie unique de la CEDEAO : Des consultants indépendants pour mener des études détaillées

http://www.emedia.sn-L’avènement d’une monnaie unique dans la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), ce sera pour bientôt. « Les chefs d’Etats et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont confirmé l’échéance de 2020 pour l’avènement de la monnaie unique et donné, pour ce faire, des orientations précises sur les chantiers essentiels qu’il convient de mettre en œuvre de façon diligente afin d’atteindre les objectifs visés », déclare le gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet KONE. Qui s’exprimait à l’ouverture, à Dakar, ce jeudi 21 février de la 53ème réunion ordinaire du comité des gouverneurs des banques centrales de la CEDEAO.

Au-delà de ces orientations, Tiémoko Meyliet KONE se félicite, par ailleurs, « des avancées réalisées » par le groupe de travail constitué par la commission de la CEDEAO notamment la Banque centrale du Nigéria, la BCEAO et la banque du Ghana. En effet, précise-t-il, « lors de leur réunion tenue le 11 décembre 2018 à Abuja (Nigéria), les membres de ce groupe de travail ont décidé de façon consensuelle de recourir à des consultants indépendants pour mener des études détaillées et faire des propositions. Les résultats de ces études sont attendus en avril 2019. » DIÉ BA

Les pêcheurs sénégalais bienvenus à nouveau dans les eaux mauritaniennes

http://www.emedia.sn-AFPECOFI-Après des années de tensions avec les garde-côtes mauritaniens, les pêcheurs du Sénégal peuvent à nouveau jeter leurs filets dans les eaux réputées très poissonneuses de leur voisin du nord, grâce à l’entrée en vigueur d’un accord négocié au plus haut niveau entre Dakar et Nouakchott.

« Avant, on pêchait illégalement dans les eaux mauritaniennes. On n’était pas rassurés et on prenait la fuite quand on apercevait une lampe de garde-côtes. L’accord nous a ramené la paix », explique à l’AFP Amadou Wade, capitaine sénégalais d’une pirogue de la ville frontalière de Saint-Louis (nord), en débarquant sa cargaison de sardinelles sur la plage des pêcheurs de la capitale mauritanienne, Nouakchott.

Les pêcheurs sénégalais sont confrontés depuis des années à une raréfaction de la ressource halieutique dans leur pays, due notamment à une surexploitation. Ils dépendent en partie des eaux de pays voisins, voire plus éloignés comme le Liberia.

A Saint-Louis, l’importante communauté depêcheurs setourne traditionnellement vers la Mauritanie. Mais, ces dernières années, les pêcheurs de l’ancienne capitale du Sénégal refusaient de faire immatriculer leurs embarcations en Mauritanie ou d’y débarquer une partie de leurs captures. Pour les autorités mauritaniennes, ce refus constituait du vol pur et simple.

– Pêcheur tué –

Le 29 janvier 2018, des garde-côtes mauritaniens avaient tiré sur une pirogue transportant neuf pêcheurs sénégalais, tuant un de ses jeunes occupants. A Saint-Louis, les pêcheurs avaient laissé éclater leur colère et s’en étaient pris à des boutiques tenues des Mauritaniens.

Deux ans et demi après la in de leur ier accord, Dakar et Nouakchott ont fini par régler leur différend mi-2018, sous l’égide du président sénégalais Macky Sall et de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Pour le Sénégal, le secteur de la pêche est un important pourvoyeur d’emplois, tandis que les Mauritaniens, à la faible tradition de pêche, n’ont pas la flotte nécessaire pour alimenter le marché local, alors que la consommation de poisson, autrefois marginale, entre de plus en plus dans les habitudes alimentaires.

Les deux pays avaient en outre tout intérêt à réchauffer leurs relations, à quelques années du début de l’exploitation en commun d’un important champ gazier off-shore situé à cheval sur leur frontière.

Avec la nouvelle convention, entrée en vigueur fin janvier, les pêcheurs sénégalais bénéficient désormais de 400 licences mauritaniennes et d’un quota annuel de 50.000 tonnes de poissons de pleine mer, dont les sardinelles, les chinchards, les ethmaloses et les anchois.

En échange, le Sénégal doit verser à la Mauritanie 15 euros pour chaque tonne de poisson pêchée, dont 10 euros dus par les pêcheurs et cinq euros par l’Etat du Sénégal.

Dakar a également accepté que les pirogues soient inspectées en Mauritanie avant de poursuivre leur route jusqu’à leur port d’attache et que 6% des captures soient réservées au marché mauritanien, où les prix n’avaient cessé de monter depuis 2015.

– Renégociation –

Côté mauritanien, le retour des pirogues sénégalaises est considéré comme une bénédiction par l’industrie du poisson.

« Les quantités vont augmenter, tout le monde va en bénéficier », estime Yeslem Ould Abdallahi, gérant d’un centre de traitement des poulpes, calmars et seiches à Nouakchott.

Selon lui, « le petit artisan qui traitait 50 kg par jour en aura 100 et les sociétés passeront d’une à deux ou trois tonnes ». « L’Etat y gagnera également », grâce à l’augmentation des taxes à l’exportation.

« A Nouakchott, 52 sociétés qui étaient à l’arrêt ou ne tournaient qu’à 10 ou 20% de leur capacité vont passer à 80% », se réjouit un responsable de la Fédération des professionnels mauritaniens de la pêche (FPMP), Mohamed Yahya. Pour lui, le quota de 6% – 24 pirogues sur 400 – reste trop faible. Mais, selon l’accord, les armateurs mauritaniens pourront affréter des pirogues sénégalaises supplémentaires pour faire tourner les usines à plein régime.

Au Sénégal, des adversaires du président sortant Macky Sall à la présidentielle de dimanche lui ont reproché d’avoir lâché trop de lest. Parmi eux, l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, a plaidé pour des « quotas de pêche plus importants », tandis que le candidat du parti Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, promet de « suspendre » les accords afin d’entamer une « renégociation », selon un proche conseiller.

DÉCÈS DU JOURNALISTE BAYE DAME WADE

Dakar, 21 fév (APS) – Le directeur du magazine d’information économique Réussir, Baye Dame Wade, est décédé, ce jeudi, des suites d’une maladie, rapportent plusieurs sources d’information. Le journaliste était spécialiste des questions économiques.

Les réactions sont nombreuses sur les qualités humaines et professionnelles de l’homme.

Oumar Ndiaye, journaliste au quotidien Le Soleil a salué « un grand monsieur » avec qui il a partagé sa « première expérience professionnelle dans une entreprise ».

« Baye Dame Wade fait partie de ceux qui m’ont accueilli à Nouvel Horizon en 2003. J’ai été marqué par sa gaieté, sa simplicité, son humilité et surtout sa piété », écrit-il sur le réseau social Facebook.

« Durant les trois mois que je l’ai côtoyé, je l’ai toujours vu avec son chapelet et ne ratant aucune prière. Il m’a toujours parlé de la retraite spirituelle qu’organisait sa famille dans le Ndiambour. Je le voyais à l’approche de cet événement, être dans un grand engouement et dévouement. Signe qu’il vivait la religion », ajoute-til. OID/ASB

Lycée Ahoune Sané de Bignona : les élèves en mouvement d’humeur pour soutenir le proviseur, le censeur et le bibliothécaire

https://actusen.sn-Suite à la suspension du Proviseur, du censeur et du bibliothécaire du Lycée Ahoune Sané de Bignona, les élèves dudit établissement ont observé un mouvement d’humeur en guise de soutien.

Après le personnel enseignant, c’est au tour des potaches de manifester leur désaccord avec cette mesure prise par l’inspection d’académie.

Pour rappel, le proviseur, le censeur et le bibliothécaire ont été relevés pour avoir distribué des copies de composition estampillées “Sonko président”.

Corniche Ucad : affrontements entre des étudiants et les forces de l’ordre

https://actusen.sn-Au moment où les membres du mouvement «Y’en a marre» reçoivent les candidats de l’opposition à la maison de la de culture Douta Seck, des sources nous apprennent que des affrontements ont eu lieu sur la corniche de l’Université Cheikh Anta Diop. En effet, les étudiants de l’Ucad qui manifestaient, se sont heurtés aux Forces de l’ordre.

Le Forum Civil veut un scrutin «sincère et paisible»

La situation hautement préoccupante notée (violence verbale et physique) dans la Campagne de la présidentielle de 2019 est assez révélatrice du défaut de consensus des acteurs impliqués dans le processus électoral en cours.  En effet, à la défiance entre acteurs politiques s’ajoute la méfiance des familles politiques vis-à-vis des institutions en charge de l’organisation (Ministre de l’Intérieur, autorités administratives déconcentrées), de la supervision (CENA, ARTP) et du règlement des litiges et contentieux électoraux (Cours, Tribunaux et Conseil Constitutionnel).

Un tel contexte est gros de danger, non seulement pour la stabilité de nos institutions mais aussi pour l’unité nationale notamment pour la paix sociale et la concorde nationale. Afin, de juguler ces moments d’incertitudes, il est de bon sens de rappeler aux pouvoirs publics sénégalais l’exécution de leurs sujétions républicaines, gages d’une bonne tenue de l’élection présidentielle.

Conformément à la réglementation en vigueur, le Ministère de l’Intérieur et ses services centraux et déconcentrés, la Commission Électorale Nationale Autonome, le Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, aux opérateurs de téléphonie (Sonatel, Tigo et Expresso), d’électricité (Sénélec), les Observateurs électoraux nationaux et internationaux, les Organisations de la Société Civile et à la Presse conformément à leur mission respective doivent acter les mesures et actions idoines afin de permettre l’expression démocratique des citoyens-électeurs dans des conditions répondant au corpus constitutionnel et aux standards internationaux.

La seule et unique voie qui permet d’avoir une élection présidentielle apaisée est de respecter scrupuleusement les principes classiques de la démocratie républicaine consistant à garantir l’expression et l’intégrité des choix des citoyens-électeurs par la qualité de l’organisation des opérations électorales et surtout le droit effectif à un juge indépendant.

En somme, l’élection présidentielle doit être gouvernée par les principes de transparence, d’égalité des citoyens, de la neutralité de l’Administration publique et enfin du respect du principe de l’indépendance de la justice. Que de vertus à appliquer pour éviter l’instabilité politique et institutionnelle.

Le respect des obligations de veille et de neutralité sont attendues des Organisations de la société civile impliquées dans la mission hautement citoyenne de contrôle et de supervisions des opérations électorales.
A cet effet, le Forum Civil recommande :
➢ Aux autorités administratives déconcentrées (Gouverneurs, Préfets et sous –Préfets), d’assurer la mise à disposition effective et à temps du matériel électoral au niveau de tous les bureaux de vote notamment la mise en place des bulletins de vote des candidats en qualité et en nombre suffisant , des listes d’émargements, des formulaire de prolongation du scrutin au cas où l’affluence le demande à l’heure de la clôture, des formulaires de réquisition du service d’ordre pour assurer la sécurité des personnes et du scrutin ainsi que de la qualité de l’encre indélébile ;
➢ Aux Président des Bureaux de vote, de veiller au démarrage du scrutin aux heures indiquées, d’assurer la police des bureaux de vote en toute transparence et à équidistance des parties prenantes, d’assurer l’affichage des résultats issus du vote avant le renseignement du Procès-verbal ;
➢ A l’Autorité de Régulation des Télécommunication et des Postes (ARTP) et au Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), de ne pas entraver le travail d’information des médias ;
➢ Aux partis politiques, de se faire représenter dans les bureaux de vote pour veiller à la sincérité du scrutin, de s’abstenir de toute forme d’intoxication et d’appel à la violence ;
➢ A la presse nationale et internationale, de faire de preuve de prudence dans la transmission des résultats issus des bureaux et de s’abstenir de toute déclaration hâtive en faveur ou en dépens d’un tel ou tel candidat ;
➢ Aux opérateurs de services de téléphonie (Sonatel, Tigo et Expresso), d’électricité (la SENELEC), de garantir une continuité et une qualité sans reproche de leur service ;
➢ Aux Observateurs électoraux (nationaux et internationaux), de faire preuve de vigilance, de proactivité, et de documenter méticuleusement les informations relatives à la situation du scrutin ;
➢ A la CENA, de veiller à l’application correcte de la loi électorale et dans toute sa rigueur ;
➢ A l’OFNAC, être alerte sur la corruption électorale notamment les achats de conscience en nature ou en numéraire ;
➢ Aux citoyens, d’exercer dans la tranquillité leur devoir civique de vote afin de préserver la paix et stabilité sociale. Dakar, le 21 févier 2019

Rapport sur les risques de troubles durant l’élection présidentielle du 24 février : Obasanjo, Saulos Chilima Abeokuta, Vice-président du Malawi, et deux ex-chefs d’Etat alertent

https://actusen.sn Ce Rapport concocté par quatre anciens présidents africains ne va pas, alors pas du tout plaire au candidat sortant, Macky Sall. En effet, SourceA a appris que, dans un document estampillé «West Africa Elections», Olusegun Obasanjo, John Dramani Mahama du Ghana, Ernest Bai Koroma de Sierra Leone et Saulos Chilima Abeokuta, actuel Vice-président du Malawi soulèvent des craintes quant au scrutin présidentiel prévu au Sénégal et en Côte d’Ivoire voisine. Ces personnalités évoquent, dans ledit Rapport, des risques liés à la coupure ou à la rationalisation de l’Internet, le jour du scrutin.

L’idée de ce document est partie de la décision de reporter l’élection présidentielle du Nigeria, quelques heures seulement avant l’ouverture des bureaux de vote. Les arguments officiels avancés font état d’un déséquilibre logistique, qui serait à l’origine du report du scrutin par la Commission Électorale Indépendante, mais la réalité est autre. Selon ce document estampillé «West Africa Élections» obtenu par SourceAOlusegun Obasanjo, John Dramani Mahama du Ghana, Ernest Bai Koroma de Sierra Leone et Saulos Chilima Abeokuta, il est fait mention que les services de sécurité nigérians de même que la Cour Suprême se sont opposés à la coupure d’internet, qui était programmée, le jour du vote

La CEDEAO rejette les demandes de Khalifa Sall et le cas Karim Wade renvoyé au 4 mars

https://www.dakaractu.com La Cour de Justice de la CEDEAO, se prononçant sur l’invalidation des candidatures de Khalifa Sal et de Karim Wade, vient de rejeter les demandes au fond introduites par l’ex-maire de Dakar. Il nous est également revenu que le délibéré concernant Karim Wade a été rabattu et les débats, à ce sujet, ouverts. Il est renvoyé au 4 mars prochain.

Cour de Justice de la CEDEAO:Karim Wade renvoyé au 4 mars prochain

https://www.dakaractu.com La Cour de Justice de la CEDEAO, se prononçant sur l’invalidation de la candidature de Karim Wade, vient de  renvoyer Wade-fils au 4 mars prochain pour délibération. Nous y reviendrons…

DES DIZAINES D’HECTARES DE TERRES ATTRIBUES AUX MULTINATIONALES FRANÇAISES, EXEMPTION D’IMPOTS DE 99 ANS, 98% DES FRUITS ET LEGUMES EXPORTES EN FRANCE: Révélation des Gilets Jaunes de Saint Denis (93) sur le pillage français au Sénégal

https://www.jotaay.net-Les commerçants et autres sociétés sénégalaises évoluant dans le secteur du commerce avaient raison de tirer la sonnette d’alarme après l’installation massive de multinationales françaises de la distribution sur presque tout le territoire du Sénégal. En effet, les Gilets Jaunes, qui perturbent le gouvernement d’Emmanuel Macron depuis le mois d’octobre, ont révélé la façon dont les intérêts et richesses sénégalais sont «négociés» d’une manière opaque entre l’État et les multinationales françaises. Pire, ils mouillent des fonctionnaires bien payés pour participer à ce système de vol organisé.   

En pleine campagne électorale, le Président Macky Sall aurait sans doute voulu que les Gilets jaunes se limitent à la France et que ce mouvement contestataire qui secoue le pays de Marianne ne se mêle jamais des relations entre son gouvernement et les multinationales étrangères. Dans une vidéo intitulée «L’Immigration : parlons-en», les Gilets jaunes de l’Ile de Saint-Denis dans le 93 font des révélations, quant à la mainmise des sociétés françaises sur le marché et l’implantation des grandes surfaces dans le pays en indexant la société La frontière de Marseille. «Au Sénégal, les sociétés françaises comme La frontière de Marseille, dont les principaux actionnaires sont des grandes chaines de supermarchés françaises, se font attribuer des dizaines de milliers d’hectares de terres pour des durées illimitées, avec une exemption d’impôts de 99 ans», fait savoir l’une des Gilets jaunes du célèbre quartier communément appelé le «neuf-trois» (93). Ces sociétés, renseignent les Gilets jaunes, «produisent des fruits et des légumes dont 98% sont exportés vers l’Europe». Alors que «les communautés paysannes possèdent un droit d’usufruit illimité des terres qu’elles occupent», les multinationales font de manœuvres souterraines pour entrer en possession de ces terres. D’ailleurs, révèle la section des Gilets jaunes de Saint-Denis, «c’est par d’obscures négociations qui se déroulent à Dakar, entre l’Etat du Sénégal et les multinationales françaises et étrangères, que les paysans se retrouvent dépossédés de leurs terres». Pis, ces négociations, qui aboutissent à des accords sombres, se passent loin des oreilles indiscrètes, mais avec «la complicité de fonctionnaires sénégalais grassement récompensés».Samba THIAM

Pourquoi un second tour est inéluctable Par Codé Lo, statisticien

https://www.ndarinfo.com/ Dimanche prochain, 6 683 043 de sénégalais sont appelés à voter à la onzième élection présidentielle du Sénégal depuis l’indépendance. Parmi eux, certains ont déjà voté lors des législatives de 2017, une partie s’était abstenue de voter, d’autres ne se sont jamais prononcés dans un scrutin. Sans aucun doute, cette échéance a la particularité de se distinguer des autres.

Données historiques

Les chiffres des élections passées sont éloquents. Beaucoup d’enseignements majeurs s’en dégagent. Si en 2012, le nombre d’inscrits se situait environ à 5 300 000 (présidentielle et législative), ce chiffre est passé à 6 219 446 lors des élections législatives de 2017 avant d’atteindre 6 683 043 pour l’échéance de 2019, soit une augmentation absolue de 850 663 électeurs entre 2012 et 2019.

Aussi, il est observé une tendance non régulière du taux de participation à une élection présidentielle avec 62,2% en 2000, 70,6% en 2017 et 51,6% en 2012. Ce niveau de participation particulièrement bas en 2012 s’explique par le climat de tension et la dynamique de boycott qui régnaient avant et pendant les élections.

Tendances lourdes

Pour rappel, le président sortant a eu 26,6% (soit 719 367 suffrages exprimés) lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2012 ; sa coalition BBY a eu 65,8% au second tour quoique les électeurs aient voté, en grande partie, plutôt contre Wade. De ce point de vue, on peut présumé que le « vrai » score de BBY débute en 2012 lors des législatives (1 040 899 voix) avec une participation au plus bas niveau (36,7%). En réalité, les deux élections de 2012 sont atypiques et ne sauraient être considérées comme une situation de référence pour BBY. Toutefois, l’élection législative de 2017, malgré toutes les insuffisances notées dans le processus, constitue un repère alternatif crédible du fait principalement de sa proximité temporelle avec celle de 2019. L’analyse des résultats de 2017 indique un pourcentage de 49,1% pour BBY, soit 1 637 761 votes avec un taux de participation de 53,7%. On peut penser que ce chiffre correspond à son stock électoral incompressible.

Il faut retenir que le taux de participation apparaît comme une variable d’ajustement pour l’élection de 2019. Il peut faire basculer l’élection à lui seul. Si on se fie aux taux de participation lors des dernières élections présidentielles, on peut valablement exprimer deux scénarii : une participation pessimiste (60%) et une participation optimiste (70%).

Le premier scénario montre un estimatif brut de 4 009 826 votants pour BBY (soit 40,8%) et le second environ 4 678 130 (soit 35,7%) ; compte non tenu des primo votants qui votent en général pour l’opposition, des apports de Aissata Sall (24 342 votes en 2017) et autres « petits soutiens » de circonstance en faveur de Macky Sall bien que le transfert des électeurs dans une élection ne soit pas mécanique et des mouvements de mobilité électorale entre les coalitions. L’hypothèse additionnelle suivant laquelle BBY élargira son socle électoral est certes recevable, mais cet apport ne peut qu’être résiduel. Il sera ainsi quasi impossible pour BBY de franchir le cap des 50%, toutes choses égales par ailleurs.

Paramètres nouveaux

L’élection de 2019 se démarque des autres du fait de la nouvelle configuration politique occasionnée par le parrainage et d’autres facteurs plutôt exogènes. D’abord, les cinq coalitions sont fortes avec une capacité de mobilisation exceptionnelle et un électorat assez typé. Il n’est pas surprenant de remarquer que la coalition Idy captera un éventail très large d’électeurs en pays mouride et dans d’autres contrées représentatives (Thiès, Dakar, etc.). La coalition Sonko a séduit les jeunes, les classes instruites et les zones urbaines ; elle semble être en ballotage favorable en basse Casamance.

La coalition de Madické grignotera sans doute dans l’électorat du PDS et mouride. La coalition PUR, au-delà de son stock de base (155 407 électeurs en 2017), va puiser massivement dans l’électorat tidiane. La coalition BBY confirmera certainement ses bons résultats dans les zones rurales, le centre et le nord du Sénégal. Aussi, les sénégalais ont envahi massivement les réseaux sociaux ces dernières années. L’espace numérique est devenu un outil d’éveil de la conscience, terroir de potentiels électeurs ; le constat qui se dégage montre un net avantage de l’opposition (toutes coalitions confondues) par rapport à BBY.

In fine, on peut valablement dire que ces données historiques sur les élections, combinées aux données contextuelles, semblent militer en faveur d’un second tour. L’honnêteté m’oblige à avouer qu’il y a un risque de se tromper, mais il reste toutefois limité. – avec Chouébou Dione. Codé Lo Statisticien

Madické Niang promet de libérer Khalifa Sall s’il est élu président

https://www.dakaractu.com Le candidat de la coalition « Madické 2019 » s’est rendu mercredi à Grand Yoff, où il a fait une déclaration au milieu de quelques dizaines de militants. Madické Niang promet, s’il est élu, de signer un décret en faveur de Khalifa Sall, de le libérer. « Khalifa Sall est un ami et un frère et une figure importante pour les sénégalais », a témoigné le candidat à la présidentielle…

Madické Niang a sillonné les rues de Dakar

https://www.dakaractu.com Pour le 18ème jour de campagne du candidat Madické Niang, ses militants se sont retrouvés en ordre dispersé sur l’avenue Blaise Diagne. Ici, ils ont accompagné le convoi de leur leader en T-shirt à l’effigie du candidat à l’élection présidentielle, avec le logo de la coalition.

Mercredi, Me Madické Niang a sillonné les artères de la capitale, passé  plusieurs heures entre le centre ville, Keur Serigne Bi, Avenue Blaise Diagne, Fass, Liberté, Niarry Tally, Grand Yoff et parcouru plusieurs kilomètres

Ainsi, les blocages de la circulation, la surveillance policière et les cohues ont émaillé pendant quelques heures les rues de Dakar. Le centre ville a connu l’agitation induite par la campagne présidentielle.

C’est en tout cas en voiture avec un toit ouvrant que le candidat a dirigé sa caravane dans les artères de Dakar pour une randonnée à laquelle il avait convié ses soutiens…

MADICKE NIANG chez les commerçants: «Ce n’est pas normal qua Auchan vienne ici pour vendre du guède et yéte. Ah way li eup na»

https://www.jotaay.net-Au marché «Keur Serigne Bi» où le candidat Madické Niang s’est rendu, hier, il a promis aux marchands d’organiser le secteur informel avant de leur allouer des logements et des financements pour leur commerce. Le candidat a encore répété de plus belle ses fracassants slogans. «Macky Sall et Boun Abdallah Dionne ont dit un Sénégal de tous pour tous. Mootax gisuñu tuss…». 

Dans sa tournée de campagne électorale, le candidat de «Madické 2019» a rendu visite, hier, aux marchands qui se trouvent à «Keur Serigne Bi» sur l’avenue Blaise Diagne de Dakar. Le candidat à la présidentielle, qui a été accueilli par des tabliers et autres commerçants, a touché un point essentiel et qui les intéresse, à savoir le secteur informel. «Je prie que Dieu nous donne la victoire pour que nous travaillions pour le Sénégal», lâche-t-il. Avant d’attaquer sur le sujet : «le secteur informel rapporte beaucoup au Sénégal. Et personne ne vient en aide aux travailleurs de l’informel. Quiconque, qu’il soit un ambulant ou un autre travailleur, l’État doit l’aider jusqu’à ce qu’il puisse avancer dans ce qu’il fait», dit-il. Madické Niang, qui, souligne-t-il, croit au «ñakk jariñu» (Ndlr : gagner son pain à la sueur de son front), estime qu’on doit penser à organiser le secteur informel. Ce faisant, il faudrait qu’on les aide. «Je vais mettre en place une banque qui prendra en charge le secteur informel. Parce que le premier problème dans le secteur informel, c’est le financement. Nous allons créer des fonds spéciaux pour financer la formation professionnelle des jeunes et le secteur informel», a-t-il proposé.

«500.000 F aux travailleurs de l’informel pour qu’ils débutent leur commerce» 

Pour réussir ce pari, ajoute-t-il, il a listé ses stratégies. «Ceci demande que l’État et ceux qui constituent le secteur informel s’unissent pour pouvoir aller de l’avant. La politique que je veux, c’est les organiser en leur octroyant des financements. Je vais vous chercher des places où on ne va pas vous déloger, ni prendre vos marchandises, ni vous importuner. Je vais imposer aux mairies de vous chercher des endroits où on pourrait vous loger pour que vous travailliez. Et ces mairies auront l’obligation de le faire. Nous voulons vous aider afin que vous puissiez travailler et subvenir à vos besoins», promet Madické Niang qui précise que ces financements ne seront pas donnés gratuitement. «Parce que Sénégal, gaayi sooleen joxee xaalis ñu takk jabar», dit-il en taquinant. «Je leur allouerai des crédits. En ce qui concerne le prêt, au départ, je donnerai un crédit de 500.000 francs aux travailleurs de l’informel pour qu’ils débutent leur commerce. Ce, avant qu’on n’augmente la somme», confirme Me Madické Niang.

«jaaduwul Auchan jogee si all ba ñëw di njëkënte ak yeen jaay geejj ak yeet. Ah way lii ëpp na» 

Par ailleurs, il a laissé entendre que le gaspillage sera désormais banni. «Personne ne prendra plus l’argent du contribuable pour le gaspiller. Cette pratique sera bannie au Sénégal. Le pétrole ainsi que d’autres richesses arrivent. Et il faudrait tout redistribuer aux Sénégalais, afin que chacun reçoive sa part», a-t-il tonné. Aussi, Me Madické Niang a fustigé l’invasion de la firme Auchan dans notre territoire. «Ce n’est pas sérieux que Auchan vienne ici vous concurrencer, en vendant du geejj et du yeet. (Parce que jaaduwul Auchan jogee si all ba ñëw di njëkënte ak yeen jaay geejj ak yeet. Ah way lii ëpp na)», s’indigne-t-il. Et de poursuivre : «je vous ai dit que je voudrais mettre en place un Sénégal qui profite d’abord aux Sénégalais. Avant de tendre la main à ceux qui voudraient travailler avec le Sénégal. C’est pour cela que je dis un Sénégal pour les Sénégalais ensuite pour tous. Pour finir, je vais vous raconter ce que Macky Sall et Mahammed Boun Abdallah Dionne ont dit. Ils ont dit un Sénégal de tous pour tous. « Maneko mootax gisuñu tuss. Affaire bi nii laa nu rombe ci kaw. Dañoo jël alal bi ba Sénégal amatul tuss »», martèle-t-il. Fatou D. DIONE(

Ce qu’a répondu Madické Niang face aux citoyens

https://www.dakaractu.com En marge de Wàllu Askan Wi (les candidats face aux citoyens), une rencontre organisée par le mouvement Y’en a marre, le président de «Madické 2019» a développé une série de mesures élaborées dans son programme.

Le message martelé à chaque occasion n’est cependant pas nouveau. Depuis le début de la campagne, il y a 19 jours, le candidat Madické Niang s’astreint à répéter, encore et encore, qu’il va «supprimer le Conseil économique social et environnemental, le Haut conseil des collectivités territoriales et la Commission nationale du dialogue des territoires».

Il a promis, par ailleurs, de faire de l’érosion côtière à Saint-Louis, une priorité. Madické Niang assure qu’il va investir pour lutter contre l’érosion côtière à Saint-Louis. Il préconise «un programme ambitieux sur tout le nord de la Langue de Barbarie». «Je vais aider les populations de Saint-Louis, ma ville de naissance, à lutter contre l’érosion», a dit Madické Niang, qui annonce «la renégociation des contrats pétroliers». Il promet un accord «gagnant-gagnant» sur le pétrole avec les pays partenaires, des accords qui ne représenteront pas de souci pour l’économie sénégalaise.

Parmi les principales mesures pour la gestion prévisionnelle des emplois du leader de «Madické 2019», on trouve notamment une proposition en lien avec «l’appel à concurrence pour certaines directions générales». Me Madické Niang garantit aussi qu’un ministère de souveraineté chargé des affaires religieuses sera créé pour prendre en charge les préoccupations de tous les cultes. Et, le candidat a livré sa conception du l’Islam.

Selon lui, l’État doit respecter les religions dans leur singularité, «sans remettre en cause aucun  culte», promet le candidat de la coalition «Madické 2019», qui a magnifié l’Islam confrérique. En même temps qu’il a annoncé «l’électricité pour tous», le candidat à la présidentielle a décidé d’aider les plus démunis, notamment les handicapés, qui «vont bénéficier d’une discrimination positive», selon Madické Niang…

MADICKÉ NIANG : « RUFISQUE A SA PLACE DANS LE PROGRAMME JAMM AKH KHEWEUL »

Rufisque, 21 fév (APS) – Le candidat de la coalition ’’Madické 2019’’, a affirmé jeudi que le département de Rufisque a sa place dans son programme de développement dénommé « Jamm Akh Khéweul’’.
Devant ses militants et sympathisants réunis pour l’accueillir au jardin public sis en face de la mairie, il a promis la « reprise complète du réseau d’assainissement, la réhabilitation de la voirie intérieure et la fermeture du canal à ciel ouvert » qui traverse la ville de part et d’autre. 

’’Dans mon programme, Rufisque tient une place puisque mon premier projet sera de reprendre tout le réseau d’assainissement de la ville, faire de sorte que les gens accèdent facilement aux soins, réhabiliter la voirie qui est vétuste », a-t-il déclaré.

« Macky Sall a oublié Rufisque et les Rufisquois. Il a pensé à faire le TER [Train express régional] sans faire Rufisque », a-t-il fustigé.

Et de s’interroger sur l’utilité de mettre « 800 milliards dans le Train Express Régional (TER) qui divise Rufisque en deux sans rien faire dans la ville ».

« Il (le président sortant) vous a laissé avec les canalisations à ciel ouvert, des rues vétustes, des dispensaires vétustes. Il est insensible à la souffrance des populations », a égratigné Madické Niang du haut de sa voiture, après avoir sillonné quelques quartiers de la vieille ville.

Madické Niang, parti des piques lancées au candidat de Bokk Yaakaar, en est arrivé à « décrier la justice » sous l’ère de Macky Sall dans la ville du garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaêl Madior Fall.

Le candidat Madické Niang considère en effet le ministre de la Justice comme « un des fossoyeurs du pouvoir judiciaire ».

« Je suis heureux d’en parler dans la ville d’Ismaila Madior Fall qui fait partie des fossoyeurs de notre justice. Notre justice n’est plus indépendante, elle est une justice instrumentalisée pour liquider des adversaires. Elle est une justice qui n’est plus acceptée des Sénégalais », a-t-il relevé sous les applaudissements nourris de ses nombreux militants et sympathisants, malgré la longue attente.

« Depuis que le président Macky Sall est arrivé au pouvoir, le Sénégal est condamné dans les instances internationales les plus importantes. Aujourd’hui, nous sommes la risée du monde parce que notre démocratie est en recul », a-t-il estimé, rappelant son statut d’ancien ministre des Affaires étrangères sous le régime de Me Abdoulaye Wade.

Entouré des deux responsables de son directoire de campagne dans le département, Daouda Corréa et Talla Diagne, Madické Niang a invité les Rufisquois à faire « un choix sûr » le 24 février.

Vêtu d’un costume bleu assorti d’une cravate, comme dans ses affichettes visibles partout dans la ville, le candidat de la coalition « MadickéPrésident » a dit « détenir la solution pour redorer les blasons de la justice et de la démocratie’’.

Une fois élu, Madické Niang dit vouloir renoncer à présider le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Pour « une justice forte », il promet de mettre des « hommes de valeur » à la tête du secteur de la justice, et de nommer au ministère de l’Intérieur « une personne neutre, émanant d’aucune chapelle politique ».

A deux jours de la fin de la campagne, les candidats venus de l’intérieur du pays rallient la région de Dakar avec comme avant dernière étape le département de Rufisque.ADL/ASG/BK

Macky : « Je veillerai au maintien de l’équilibre entre les religions »

http://www.seneweb.com Dans le cadre de sa caravane dans la capitale, Macky Sall, candidat de la majorité présidentielle, a rendu visite, ce jeudi matin, à monseigneur Benjamin Ndiaye, Archevêque de Dakar. L’occasion faisant le larron, le président sortant de promettre que l’État garantira l’équilibre entre les religions.

« Comme je l’avais dit à Tivaouane, je veillerai au maintien de l’équilibre entre les différentes religions. Je reste à la disposition de toutes les religions et de toutes les confréries. En tant que président de la République, cet équilibre sera garanti », a assuré Macky Sall au sortir de son audience avec le chef de l’Eglise sénégalaise.

« Nous ferons tout pour que chacun puisse exercer librement ses croyances, en toute autonomie, en toute liberté, comme le prévoit la Constitution », a-t-il, jurant que l’État doit jouer sa partition dans l’exercice du culte. « Cette visite montre l’équilibre qu’il doit y avoir entre ces religions, mais aussi entre les confréries pour la stabilité du pays », a poursuivi le candidat de Benno Bokk Yaakaar qui dit rendre hommage à l’Eglise sénégalaise pour le rôle qu’elle a joué depuis très longtemps dans la formation, la santé surtout en milieu rural.

« L’église a toujours été, au-delà de la religion, un acteur de premier plan dans ce domaine », a salué Macky Sall.

Caravane Benno Bokk Yaakaar dans Dakar-Plateau : Macky Sall accepte l’interdiction du Préfet et change d’itinéraire…

https://www.dakaractu.com/ Le président Macky Sall est un légaliste. La caravane de la coalition Benno Bokk Yaakaar devait se rendre aujourd’hui dans Dakar-Plateau avec comme itinéraire Archevêché – Corniche – Soumbédioune- Marché Gueule Tapée – Rue 6 – Rond Point Blaise Diagne – Avenue Blaise Diagne – Peytavin – Rond point Sandaga ( Halte)  – Lamine Guèye -Faidherbe – Petersen -Allées Papa Guèye Fall –Rond point RTS – Rue 22- (Halte Thieurigne) -Rue 39- Obélisque (Halte)- Rond point Colobane – Rocade Fann Bel air- Cerf-Volant (Route Maison du PS) – Boulevard Dial Diop- Cinéma El Mansour- Abébé Bikila- Stade Demba Diop- Jet D’eau (Halte) – Allées Ababacar Sy – Terminus Liberté 5 – Rue 13- Derklé cité Marine – Terrain Khar Yallah – Rond point Liberté 6 ( Halte)- Police Grand-Yoff – Marché Grand-Yoff – Église Saint Paul – CTO – Route du Front de Terre – Rond point Hann ( Halte)- Cité des Eaux – Bourguiba- Castors- Avenue Cheikh Ahmadou Bamba- Marché HLM ( Halte) – Mazalikoul  – Bopp – Zone A – Rond point Mame Abdou Aziz SY – Rue A – Bourguiba ( Baobab par Ecole Police) – Cheikh Anta Diop avant de terminer par le siège de la coalition.

Mais cela ne s’est pas fait parce que le Préfet de Dakar Alioune Badara Samb a fait intervenir l’arrêté Ousmane Ngom qui stipule qu’aucune forme de manifestation ou de regroupement ne doit se tenir en centre-ville.

Une décision préfectorale que le candidat Macky Sall, en bon légaliste, a accepté avant de changer son itinéraire évitant tous les coins touchés par cette interdiction. Une manière de montrer l’exemple de respect des lois et règlements du Sénégal.

NOUS ALLONS DÉPASSER LES 7% DE CROISSANCE AU PROCHAIN MANDAT

 https://www.seneplus.com-leQuotidien-Une croissance beaucoup plus robuste et inclusive, telle est l’ambition du candidat de la coalition Bby, s’il est réélu pour un deuxième mandat. Pour cela, annonce El Hadj Ibrahima Sall, le Président Macky Sall va changer intégralement de modèle

Depuis 2015, la croissance de l’Economie sénégalaise n’est pas descendue en deçà de 6,5%. Et le Président Sall n’entend pas faire moins, s’il est réélu pour un deuxième mandat. Dans son prochain mandat, annonce El Hadj Ibrahima Sall, ancien ministre du Plan sous Diouf, «le Président va changer intégralement le modèle de croissance. La façon dont nous produisions, consommions, répartitions nos richesses jusque-là va être changée. Et c’est autour de l’écologie que va se porter notre modèle de croissance future, avec zéro bidonville, zéro déchet». Lancien ministre, qui a rejoint le camp de Macky Sall, intervenait hier, lors d’un panel sur le programme économique du candidat Bby, organisé par le pôle communication de la coalition. Selon lui, le candidat de la coalition Bby a pris aussi, l’engagement d’améliorer la création de richesses. Il explique que «la croissance va être augmentée. Compte tenu du programme d’investissement contenu dans le plan d’action prioritaire du Plan Sénégal émergent (PSE), ils vont décrocher un taux de croissance supérieur à 7% et essayer de toucher les 9% de croissance». Car, argue-t-il, «nous avons assez de capital, nous aurons de meilleures ressources humaines, puisque nous travaillons sur la formation. Mieux, les réformes que nous préconisons dans l’Etat en matière d’organisation et de planification vont nous permettre d’exécuter plus rapidement les projets et d’avoir plus d’efficacité dans le capital que nous allons investir. La croissance va ainsi être plus soutenue et de meilleure qualité». Sur cette qualité de la croissance, l’économiste précise  que les investissements publics que le régime de Macky Sall entend faire dans son prochain mandat, vont faire l’objet «d’une sélection plus vigoureuse et vont avoir un contenu plus fort, parce qu’ils vont avoir des comptes nationaux d’emplois». Le Président Sall, informe le conférencier, envisage par ailleurs «des investissements qui vont consolider les territoires». «Le prochain mandat sera un mandat où vous verrez un peu partout au Sénégal jusqu’en Casamance, l’instauration et la mise en place de parcs industriels. Nous avons des investissements d’anticipation, il nous reste à mettre en place le dispositif industriel», assure M. Sall. Décrocher un taux supérieur à 7% En termes d’opportunités, il souligne que «le Sénégal va être le pays le plus stable et le plus sûr de la sous-région». Ce qui, d’après lui, va booster le niveau des investissements directs étrangers au Sénégal. A ce propos, Habib Ndao, un des panélistes, a évoqué le succès du dernier Groupe consultatif de Paris, qui signifie, à son avis, que «les investisseurs étrangers ont évalué le Sénégal, sa politique économique, le leadership du Président Macky Sall sa crédibilité avant d’exprimer leur confiance en notre pays». «Les marchés financiers n’investissent pas dans une situation d’incertitude», soutient le secrétaire exécutif de l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf), un démembrement du ministère de l’Economie, des finances et du plan. L’ancien ministre Sall a rappelé auparavant, qu’en arrivant au pouvoir en 2012, «Macky Sall avait trouvé une situation économique dépressive, parce que tout simplement l’économie avait cessé de produire des richesses. On avait un taux de croissance parmi les plus faibles, 1,8%. Et à l’époque, les richesses évoluaient moins vite que la population du Sénégal. S’y ajoutait un déficit budgétaire extrêmement important». Aujourd’hui, ce déficit est ramené à 3,5% contre un taux de 5,3% sur la période 2006-2015, indique Pape Malick  Ndour. Le président du Conseil départemental de Guinguinéo renseigne que le niveau d’endettement du Sénégal est estimé à 48,8%, ce qui est encore en-deçà du seuil fixé par l’UEMOA, qui est de 70%. «En dehors du taux d’endettement, il y a d’autres critères qui entrent en jeu dans le cadre de la viabilité de la dette. Et dans la loi de finance du Sénégal, tous les indicateurs de viabilité de la dette restent acceptables. Il n’y a aucun plafond qui a été dépassé», se félicite le responsable politique à Guinguinéo. Pour El Hadj Ibrahima Sall et ses panélistes durant le premier mandat du Président Sall, «le redressement de notre économie a été spectaculaire. Ce qui a permis aux agrégats de se tenir très bien». Dialigué FAYE

 LA DER À TOUBA-100 millions dégagés et des militants du Pds et de Rewmi financés,selon Pape Amadou Sarr

https://www.dakaractu.com Dans le cadre de l’administration des financements de la Der, Touba a eu droit, mercredi, à une enveloppe de 100 millions de francs distribués aux femmes entrepreneures issues des 83 villages de la cité. Pape Amadou Sarr qui est personnellement venu présider la cérémonie de remise des chèques a annoncé la mise en place d’un centre d’incubation, de formation et de renforcement des capacités pour les bénéficiaires. L’administrateur de la DER de signaler que la région de Diourbel peut se réjouir d’avoir empoché la plus grosse somme d’argent après Dakar avec un total reçu de 1,650 milliard de francs pour 5.400 bénéficiaires. Le programme 1 Asc/1 projet , dira-t-il, a injecté à Touba une trentaine de millions. Pape Amadou Sarr de confier, en passant, que cette opération des responsables politiques et militants appartenant au Pds, au Rewmi et à bien d’autres partis politiques de l’opposition ont été financés. Ce qui atteste, selon lui, que les financements n’ont aucune saveur politique.

Macky Sall : «La différence entre moi et les autres qui radotent…»

https://www.pressafrik.com Macky Sall s’est rendu à la Place de la Nation où l’attendaient ses militants. Très en verve à 24 heures de la fin de la campagne électorale, le candidat de Benno bokk yakaar (BBY) a demandé de faire la différence entre lui et ses adversaires qui ne font que «radoter».

«Hier je parlais avec la jeunesse de Pikine pour leur montrer ce que je propose et ce que les autres radotent. La différence entre ce que je propose et ce que les autres radotent. Moi je propose une véritable politique de jeunesse fondée sur des acquis et des outils pour l’employabilité des jeunes puisque la jeunesse constitue la majorité de notre population», a déclaré Macky Sall qui faisait face à ses militants ce jeudi, à la Place de la Nation.

Concernant ladite politique, il explique qu’il a mis en branle «un système de formation professionnelle, un système d’éducation et d’enseignement supérieur avec des moyens ardus, des réformes importantes pour la jeunesse scolaire et universitaire mais également pour que cette jeunesse ouvrière et paysanne puisse bénéficier non seulement d’une formation de qualité, mais aussi avoir des moyens appropriés pour développer son entrepreneuriat».

Poursuivant, le Président sortant fait savoir qu’il a déjà, à travers la DER, mis 5 milliards de francs CFA, de financement pour pour l’autonomisation des femmes et le renforcement des capacités des jeunes. Mais pour son prochain mandat, si les Sénégalais le lui confèrent, «la région de Dakar aura 8 milliards en une année et il y aura 30 milliards pour toute la jeunesse et les femmes du Sénégal». Dans la même perspective, il s’engage à mettre en place un centre de formation professionnelle et un Eno (Espace numérique ouvert). Avant de conclure: «la jeunesse a montré que j’ai déjà gagné. Le mot d’ordre c’est le premier tour».Ousmane Demba Kane

Macky SALL : «Je Suis Prêt À Accorder Une Bourse De 40 000 À Chaque Pensionnaire Des Écoles De Football Et De Lutte»

https://www.walf-groupe.com/ Promettant de parfaire la cartographie nationale des stades, l’ancien maire de Fatick a exprimé son souci concernant notre football. «Nous avons un handicap. Depuis notre indépendance, nous n’avons pas gagné de Coupe d’Afrique. C’est pourquoi, je demande aux écoles de football de me former des buteurs», a réclamé Macky Sall avant de poursuivre : «Dans ce cadre, nous allons voir comment accompagner les écoles de football et de lutte. Je suis prêt à accorder une bourse de 40 000 francs Cfa à chaque pensionnaire». Macky Sall a magnifié le rôle de formation de ces institutions et a promis d’augmenter les subventions aux fédérations sportives.Adama COLY

 COUP DE TONNERRE À TOUBA : Sokhna Astou Boury Mbacké claque la porte de l’Apr à 72 heures de la présidentielle

https://www.dakaractu.com C’est elle-même qui a appelé Dakaractu pour s’exclamer en ces termes :  » J’ai décidé officiellement de quitter l’Apr et la coalition Benno Bokk Yaakaar. J’en ai marre de devoir souffrir du sarcasme de certains leaders du parti au niveau local. Je n’en peux plus! Ce qui se passe dans ce parti c’est de la fumisterie, de l’anarchie et du je-men-foutisme. Je n’ai rien contre le Président Macky Sall, mais je vois qu’il laisse trop faire. Je ne peux plus évoluer!  »

Sokhna Astou Boury Mbacké qui promet de donner plus amplement les raisons de sa démission, confie déjà sa volonté de combattre le parti plus qu’elle ne le servait et promet de dévoiler à Dakaractu son point de chute et son candidat aujourd’hui même.Affaire à suivre…

Cheikh Tidiane Gadio : «Certaines élites de ce pays ont été en partie injustes avec Macky Sall…»

https://www.dakaractu.com/ Lors d’un meeting qu’il a présidé à Kaolack, le président Cheikh Tidiane Gadio s’est adressé aux élites du Sénégal qui, selon lui, n’ont pas beaucoup soutenu le président Macky Sall.  » Certaines élites de ce pays ont été en partie injustes avec Macky Sall. Certaines ont dit qu’il n’a fait que terminer les chantiers qu’il a trouvés. Alors qu’un chef d’État doit terminer les chantiers qu’il a trouvés. C’est une vérité tellement évidente qu’elle est banale… » À le croire toujours, ces mêmes élites ont pris une distance avec le régime de Macky Sall à cause de son entourage.  » Nous demandons à toutes les élites de ce pays d’arrêter de dire que le président est mal entouré, comme tous les présidents du monde d’ailleurs… »

l’ex-directeur de cabinet de Macky fait de graves révélations sur les connexions supposées entre Sonko et des réseaux salafistes

https://www.dakaractu.com Un débat de haut niveau se tient sur Dakaractu Tv au moment où ces lignes sont écrites. En clair, « Sur un Air de Campagne », l’émission qui bat le rythme de la présidentielle 2019, reçoit de distingués invités : l’ancien directeur de cabinet du chef de l’Etat Abdou Aziz Mbaye et l’architecte de renom et membre de « Sonko Président », Pierre Atepa Goudiaby.

Après un assaut d’amabilités entre les deux vielles connaissances qui se retrouvent, M. Mbaye a, de but en blanc, ouvert les hostilités en chargeant lourdement Ousmane Sonko. « Comment mon grand-frère Pierre Atepa Goudiaby, dont je connais la crédibilité  au Sénégal et à l’étranger et avec qui j’ai travaillé par le passé, peut-il soutenir quelqu’un qui est accusé de salafisme » ?, a interrogé le ministre-conseiller et ancien haut fonctionnaire de l’Union européenne.

Abdou Aziz accuse Sonko « d’endoctriner » et de « tromper » les Sénégalais à travers Internet. « J’ai un jour échangé avec lui. A l’occasion, je l’ai testé. Intellectuellement il est vide », fait tourner en bourrique l’ancien ministre de la Culture.

« Sonko est porteur d’une philosophie salafiste. C’est la philosophie de la dissimulation. (…) C’est la philosophie de l’embrigadement », cogne encore M. Mbaye. Ce dernier, du haut de son niveau d’information, rappelle le mécanisme par lequel le Front islamique du Salut a infiltré le landernau politique algérien pour se transformer en armée salafiste et prête à l’ex-inspecteur des impôts et domaines de vouloir transposer le même modèle au Sénégal.

Mieux,  le ministre, qui défie Sonko de porter plainte, révèle que le leader de Pastef «  a été adoubé en 2013 par les salafistes saoudiens ». « Quelqu’un dont le maitre à penser est Ahmed Lô qui est ici à Touba et qui  a reçu 8 milliards de soutien  des Salafistes saoudiens… », précise-t-il

« Ce qui est arrivé en Algérie n’arrivera pas ici. Ici y a un homme qui depuis 2012 a constitué un bloc ferme contre le terroriste, contre les instabilités. (…). On fait le travail pour éviter que ces gens-là prospèrent. Nous allons être ceux qui vont les démasquer», avertit Abdou Aziz Mbaye, en définitive.

Visiblement choqué, Pierre Atepa Goudiaby  dira : « L’heure est très grave. Je suis un peu déçu que le ministre pour lequel j’ai beaucoup de considération… (Il ne termine pas la phrase). Tout au plus, en se retranchant dans sa foi catholique, l’architecte émérite se contentera de demander  poliment à son vis-à-vis de recentrer le débat sur des questions en rapport avec les préoccupations quotidiennes des Sénégalais

Farba Senghor : «Macky va passer au premier tour avec 65 à 68% …»

https://senego.com L’ancien ministre-conseiller de Me Wade a maintenant choisi son candidat à la Présidentielle de dimanche. Macky Sall, comme Farba Senghor l’a longtemps dit, vaincra avec un large score.

Il a appris qu’il va soutenir Macky Sall pour que son village ait un représentant digne et à même de défendre ses intérêts. Il n’a pas manqué d’attribué à chacun des candidats un taux de suffrage.

« Macky Sall : 65 à 68%; Idrissa Seck : 13%; Ousmane Sonko 5% ; Issa Sall : 6% et Madické Niang chute de 8 à 2%, puisque c’est lui qui amuse la galerie .. » Par Abdou Faty GUEYE  

Issa Sall rappelle la volonté de supprimer les « Caisses Noires »

http://www.seneweb.com/index.php Le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), Issa Sall, a réitéré son engagement de supprimer les « caisses noires », fonds secrets dont l’utilisation est à la discrétion de certaines personnalités de l’Etat, s’il remportait la présidentielle de dimanche. « Ce qu’on appelle caisse noire, nous la retirerons à quiconque la détient.

C’est une déclaration forte que vous n’avez pas encore entendue des autres candidats », a-t-il dit lors d’un meeting organisé mercredi soir à Thiès dans le cadre de la campagne électorale. Le candidat du PUR a dans le même temps invité tous les prétendants au fauteuil présidentiel à se prononcer sur la question.

« Il s’agit d’un débat pertinent dans un contexte de découverte de réserves de pétrole et de gaz augurant d’importantes richesses à venir pour le pays », a-t-il fait valoir. « Quand on parle de caisse noire, cela implique la notion d’obscurité et, l’obscurité n’est pas bonne. Il s’agit de ressources du peuple qui doivent être gérées de manière transparente », a insisté le candidat à la magistrature suprême. ADI/AKS/ASB

Issa Sall ‘’supprime’’ le Bac général et promet un emploi à chaque diplômé

http://www.enqueteplus.com-Le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), le Pr. El Hadj Issa Sall, a annoncé, hier à Thiès, qu’il va supprimer le Baccalauréat général, si les citoyens le portent à la tête du pays le dimanche prochain. A la place, il propose une formation professionnelle de qualité garantissant un emploi à tous les diplômés.

Supprimer le Bac avec toutes ses séries (L, S…), instaurer un système de formation de qualité, offrir à chaque diplômé un emploi décent… Ce sont, entre autres, les réformes que le candidat El Hadj Issa Sall veut apporter, s’il est élu président de la République du Sénégal, au soir du 24 février 2019. Hier, le candidat du Pur, accueilli par un bain de foule dans la cité du Rail, s’est adressé à la ‘’majorité silencieuse’’ à qui il demande de porter son choix sur sa personne et de l’aider à réaliser ce projet ‘’si cher’’ intégré dans le programme ‘’Pur 100’’.

Le candidat du Pur,  qui a déjà annoncé la suppression de la caisse noire, entend encore se débarrasser du modèle de l’enseignement général au Sénégal. Un modèle, dit-il, qui a atteint ses limites et pas du tout prometteur. ‘’Si les Sénégalais me font confiance et qu’ils portent leur choix sur ma personne, je vais supprimer le Baccalauréat général et leur proposer quelque chose de nouveau. Il n’y aura plus, au Sénégal, de séries L ou S. Il faut mettre sur la table une offre de formation de qualité. Cette formation pourra permettre à tous les bénéficiaires d’être opérationnels. Et tous ces jeunes, une fois le diplôme en poche, pourront obtenir un emploi décent. On va faire en sorte que chaque diplômé puisse trouver un emploi’’, assure le Pr. Issa Sall.

Galvanisé par un public nombreux et discipliné, le fondateur de l’université du Sahel précise que l’enseignement général a fini de montrer ses limites. ‘’Le Sénégal est le seul pays au monde où l’on retrouve des doctorants chômeurs. On doit mettre fin à cela. En tout cas, nous sommes prêts à faire la différence en offrant à tous les diplômés un emploi’’, insiste El Hadj Issa Sall. Qui renseigne d’ailleurs que son équipe et lui-même envisagent de construire dans toutes les 559 communes du Sénégal un lycée moderne qui va accueillir des apprenants à partir de la classe de 6e jusqu’en terminale.

Un hôpital de niveau 1 dans tous les 45 départements

Après avoir fait part aux citoyens thiessois de sa volonté de supprimer le Bac général, le candidat du Pur a pris tout son temps pour s’adresser encore aux indécis. Une fois de plus, le Pr. Sall leur a demandé de lui faire confiance et de voter pour lui. Car, ajoute-t-il, l’offre pragmatique qu’il propose aux citoyens sénégalais reste la seule alternative de l’heure. ‘’Nous allons faire en sorte que le citoyen qui tombe malade puisse se soigner sans aucun souci. Le ‘Pur100’ est prêt à accorder ce privilège à tous les citoyens de ce pays. Nous allons également construire, en plus des lycées modernes, un hôpital de niveau 1 dans tous les 45 départements’’, promet le parlementaire-candidat à la présidentielle. Des routes goudronnées, les citoyens du monde rural n’en manqueront pas. ‘’On va faire en sorte que toutes les communes en disposent. Il n’y a pas longtemps, nous étions dans le Walo. Des routes adéquates, il n’y en a pas. Tout comme à Kaffrine. Notre ambitieux programme ‘Pur100’ peut résoudre cette équation’’, rassure l’enfant de Tattaguine (Fatick).

Comme on ne peut pas venir à Thiès sans parler de rails, le Pr. Sall a aussi déroulé son programme pour la relance du chemin de fer. Il a promis la réhabilitation des voies ferrées et des trains pour le transport de masse. Avec le Pur au pouvoir, dit-il, Thiès va reprendre sa place de choix dans ce secteur, avec ces gares qui vont mailler le territoire national et pourquoi pas la sous-région.GAUSTIN DIATTA (THIES)

A THIÈS,ISSA SALL DETAILLE SON PROGRAMME À L’INTENTION DES « INDÉCIS »

Thiès, 21 fév (APS) – Le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) a détaillé mercredi à Thiès son programme en matière de gouvernance, d’éducation, de santé, d’emploi, de transport et de routes, à l’intention des « indécis ».

Lors d’un meeting au quartier Grand Standing, Issa Sall a revisité plusieurs aspects de son programme « Pur100 », précisant qu’il est surtout destiné aux « indécis », à quelques jours du scrutin de dimanche.

Il a pris des engagements sur son retrait en tant que président de la République des instances du Parti, du Conseil de la magistrature, et sur son ambition de « mettre fin à la corruption ».

Il a déploré que Thiès « la ville aux deux gares » ait perdu ce qui faisait son identité, avec la crise des chemins de fer. « J’avais dit à Guinguinéo que le transport de masse qu’on compte développer au Sénégal aura deux hubs, l’un à Thiès, l’autre à Guinguinéo », a-t-il dit.

L’homme politique a détaillé comment son programme ferroviaire compte mailler le pays, de Dakar à Saint-Louis et Matam, au Nord, à la Casamance au Sud, au Mali à l’Est. Et cela, en passant surtout par ces deux hubs mais aussi par les villes de Diourbel, Touba, Kaolack, Tambacounda et Kidira.

« Quand j’étais enfant, je pensais qu’il n’y avait que le train pour relier Thiès à Saint-Louis, car c’est le seul transport que nous prenions », a-t-il raconté.

Au plan de la santé, « chaque département doit avoir son hôpital », a relevé Issa Sall, tout en fustigeant, par exemple le fait qu’il y ait « un seul centre de santé » dans le département de Guinguinéo.

Concernant l’éducation dont il estime qu’il ne peut y avoir de développement sans elle, Issa Sall a proposé une série de réformes. Il s’agit de la construction « dans chaque commune, d’un lycée digne de ce nom ».

Il n’a pas manqué de critiquer l’approche du gouvernement dans la signature des contrats pour la construction des universités et qui fait, selon lui, qu’elles ne sont pas achevées à temps. Il a évoqué le cas de l’Université Amadou Moctar Mbow.

Une « réforme urgente devant permettre au Sénégal de décoller », sera, a-t-il dit, la suppression du baccalauréat général qui sera remplacé par un baccalauréat général, dans lequel « il n’y aura pas de série L ou S ».

« Il y a une tromperie qui veut nous maintenir dans le sous-développement », a lancé le candidat. M. Sall accuse l’Occident d’avoir « toujours quelque chose à redire sur chaque réforme importante pouvant développer notre système éducatif ».

Il conseille aux jeunes de poursuivre leurs études « jusqu’au plus haut niveau possible » et à distinguer les études qui visent surtout à acquérir la connaissance, de l’emploi. Hormis la faculté de médecine dont les produits étaient assurés recrutés, tous étudiants sortis des autres départements n’avaient d’autres choix que l’enseignement, a-t-il soutenu.

Le candidat du PUR a regretté une dégradation de la situation au point qu’au moment où la santé manque de personnel, « des titulaires de doctorat en médecine sont en chômage ». « Le programme Pur100 fera en sorte que tous ceux qui auront un bon niveau auront un emploi », a assuré Issa Sall.

Dans le domaine des infrastructures routières, « toutes les quelque 550 communes du Sénégal seront toutes reliées à la route nationale par un tronçon bitumé », a-t-il promis. Il a déploré l’état actuel du réseau routier du pays, dont la « quasi-totalité est faite de pistes latéritiques ».

« Je ne m’adresse pas à vous, parce que vous avez déjà voté, mais aux indécis qui sont dans les maisons », répétait-il tout au long de son discours à ses militants.ADI/ASB

Coalition Idy 2019 : « L’ancrage du Pds est notre atout »

http://www.seneweb.com/index.php La coalition « Idy 2019 » qui porte la candidature d’Idrissa Seck compte énormément, en plus du travail abattu par ses comités électoraux à Pikine, sur l’apport du Parti démocratique sénégalais (Pds) pour remporter le scrutin présidentiel dans ce département.

C’est, en tout cas, ce qu’a indiqué à l’Agence de presse sénégalaise (Aps), n’en déplaise Me Abdoulaye Wade qui s’abstient encore de donner une consigne de vote en leur faveur, son coordonnateur départemental, Mamadou Gaïndé Badiane, repris par le quotidien Le Soleil.

Ndamal Cadior répond à Macky Sall : «Le 24 février à 19h après sa sieste, on lui donne les résultats,il prend ses valises et rentre à Fatick ou au Fouta»

https://www.dakaractu.com Idrissa Seck a débarqué ce mercredi dans le fief du candidat de Benno Bokk Yakaar. À travers la caravane qu’il a menée hier, le leader de la coalition IDY2019 a lancé quelques éléments de réponse par rapport aux affirmations récentes du candidat Macky Sall qui disait : » prendre sa sieste le jour du scrutin et à son réveil on lui fait savoir qu’il a gagné »

 » Après sa sieste, il sera informé de sa défaite et prendra tranquillement ses valises pour retourner à Fatick ou au Fouta », lui répondra Ndamal Cadior devant la population Fatickoise.

A Tivaouane, Idrissa Seck revient sur la situation des chauffeurs, enseignants et étudiants

https://www.pressafrik.com/ A Tivaouane, où il a été accueilli en héros, l’opposant Idrissa Seck, 59 ans, est revenu sur la situation des chauffeurs, enseignants et étudiants, annonçant qu’il va mettre fin aux difficultés qu’ils connaissent, une fois élu président de la République du Sénégal au soir du 24 février, lors d’un meeting ce jeudi.

« Le problème est le même à travers tout le Sénégal. Les chauffeurs sont fatigués y compris les enseignants et les étudiants. Pour résoudre ce problème, il faut se lever trois très tôt, aller voter pour sécuriser les votes afin que personne ne puisse rien faire », a dit l’opposant. Idrissa Seck a promis de mettre en place une équipe qui va travailler dans la transparence. Elle sera vertueuse, compétente et intègre pour le redressement du pays », assure-t-il, devant des centaines de militants à Tivaouane.Salif SAKHANOKHO

 OUSMANE SONKO : « LE SÉNÉGAL À UNE CHANCE HISTORIQUE DE DEVENIR RÉELLEMENT INDÉPENDANT »

Thiès, 21 fév (APS) – Le Sénégal a une ’’chance historique’’ de prendre son destin en main et de devenir ‘’réellement indépendant’’, a déclaré mercredi à Thiès le candidat de la coalition « Sonko Président’’, Ousmane Sonko.

’’Nous avons une chance historique de prendre notre destin en main et de devenir réellement indépendants, parce que nous ne le sommes pas encore’’ , a dit M. Sonko, arrivé tard dans la nuit à la promenade des Thiessois.

Il a promis que s’il est élu à la tête du Sénégal, cette ’’forme de colonisation’’ consistant à ce que les entreprises étrangères profitent davantage des ressources nationales que les Sénégalais, sera ’’finie’’.

‘’On ne refuse pas que les étrangers viennent travailler ici, mais que ce soit dans un partenariat gagnant-gagnant’’, a-t-il précisé.

Il a affirmé qu’ »aujourd’hui on est dans un partenariat gagnant-perdant’’ dans lequel ce sont les Sénégalais qui perdent. Il a aussi promis une redistribution juste et correcte des richesses du pays.

Il a dénoncé la situation actuelle où ‘’les politiciens qui sont 0,01 pourcent de la population, accaparent 80 pourcent des richesses’’ du pays. Assurant ses militants qu’ils ont ’’le meilleur candidat et le meilleur’’, il les a exhortés à poursuivre le travail de proximité durant les 48 heures restantes de la campagne.

‘’Bien démarrer, c’est bon, mais bien finir, encore mieux’’, leur a-t-il dit, se félicitant de la qualité de la campagne de la coalition qu’il dirige. Saluant la posture de la jeunesse ambitieuse et saine qui l’a attendu dans l’air libre et dans la fraîcheur nocturne, il a dit ‘’compter sur cette force et cette énergie pour transformer rapidement ce pays’’.

Il a loué, en passant, la réputation de ‘’ville du refus’’ qu’incarne Thiès, sa ville natale.

Ousmane Sonko a exhorté ses partisans à aller retirer leurs cartes et aller voter ‘’tôt et massivement’’, dimanche. Il faut, a-t-il dit, prouver le contraire de la croyance selon laquelle la majorité des jeunes ne votent pas.

Il a souligné aussi la nécessité pour eux de sécuriser leur vote. ‘’Si vous le faites, le 24 à minuit, Macky Sall sera conjugué au passé’’, a-t-il assuré. ‘’On ne vous décevra jamais , on ne vous trahira jamais’’, a promis Ousmane Sonko, avant de faire cap sur Khombole où sa délégation était attendue dans la nuit, pour un meeting, avant de rentrer à Dakar.ADI/ASG

Atepa Goudiaby démontre comment le Sénégal peut gagner 300 milliards de dollars grâce au gaz et au fer.

https://www.dakaractu.com Face à Abdou Aziz Mbaye, l’architecte Pierre Atepa Goudiaby, de la tribune de « Sur un Air de Campagne », ce jeudi, sur Dakaractu Tv, a développé les points saillants du programme de « Sonko président ».

«Je reconnais que Benno bokk yakaar mobilise. Je ne suis pas un nihiliste. Je ne dirai pas que ce régime n’a rien fait pour les Sénégalais. Cependant, nous sommes porteurs d’une vision meilleure que celle déclinée à travers le PSE. Notre candidat peut faire mieux. Je ne reviendrai pas sur le rejet de notre candidature (allusion au parrainage). Nous irons au-delà de la mobilisation pour faire des propositions. Pour que le Sénégal fasse partie des pays africains les plus développés et cela est possible », a d’emblée déclaré M. Goudiaby.

« L’opposition est dans son rôle, mais on ne peut pas nier que  le Sénégal a décroché le satisfecit de la communauté internationale, notamment lors de la présentation du PAP2 (Plan d’actions prioritaires) du PSE . Nous recherchions  2500 milliards au Club de Paris et nous sommes rentrés avec  7356 milliards F Cfa pour boucler le financement. Notre programme s’appelle « Ligeyeul Euleuk », rétorque Abdou Aziz Mbaye.

L’ex-ministre de la Culture définira le PSE comme la « rationalisation du programme déterminé par les Sénégalais à propos de leur vécu et de leur aperçu ». Il parle d’un taux d’accès à l’eau de 91% pour les ruraux et d’un taux d’accès à l’électricité de 98 % en zone urbaine.

Reprenant la parole, Atepa, qui fustige la stratégie d’endettement de Macky Sall, milite pour une transformation des ressources minières pour accroitre les richesses.  Le collaborateur de Ousmane Sonko, qui rappelle le rôle qu’il a joué aux côtés du président Abdou Diouf pour l’exploitation des montagnes de fer (réserves évaluées à 750 000 tonnes) de la Falémé, explique comment le Sénégal a failli concéder ces minerais aux Turcs à 2 milliards de dollars là où on pouvait percevoir 52 milliards de dollars. « Avec le gaz qu’on a ici, on peut transformer tout ce fer pour avoir 450 millions de tonnes et cela fera 300 milliards de dollars d’ici 50 ans à 60 ans », justifie cet éminent membre de « Sonko Président ». Pour  cette coalition, le Sénégal perd souvent dans les transactions internationales. C’est ainsi que Pierre Goudiaby  démontrera comment ce pays a failli, sur un autre marché, prendre 80 millions de dollars et comment il a amené l’Etat à renoncer à ses miettes pour gagner un milliard de dollars.

Sur ce registre toujours, il croit savoir qu’avec le gaz qu’il évalue à 91 millions de gigawatts, le Sénégal peut se positionner comme un hub de fer, pour capitaliser sur le marché de 13 000 km de chemin de fer que propose le NEPAD.

  1. Mbaye dira que le Sénégal ne peut pas encore supporter le niveau d’investissement requis pour exploiter ces matières premières. Il cite l’exemple des Etats-Unis d’Amérique pour soutenir que l’endettement n’est pas une spécificité sénégalaise

CONGÉ DE MATERNITÉ A SIX MOIS:OUSMANE SONKO CLARIFIE SA PROPOSITION

http://www.emedia.sn/ Face aux interpellations des citoyens dans le cadre de « Wallu askan wi » initié par le mouvement Y’en a marre, Ousmane Sonko a clarifié sa proposition de congé de maternité de six mois pour les femmes. « Un nourrisson a énormément besoin de chaleur et de lait maternels pour un bon développement physique et intellectuel », a déclaré le candidat, ajoutant que cette proposition part d’une volonté.

Il explique par ailleurs que « cette mesure est un investissement non quantifiable dans la société. C’est droit et non un devoir ». Il explique chaque femme est libre de prendre six ou moins. Pour lui « aucune femme ne sera discriminée » dans son avancement professionnel. Ibrahima NDIAYE

Programme «Wallu askan wi» : Ousmane Sonko promet de bannir la transhumance

https://actusen.sn-Le leader de la Coalition, “Sonko Président” était à la maison de la culture Douta Seck,ce jeudi, dans le cadre du programme «Wallu askan wi», initié par le Mouvement Y’en a marre. Ainsi le leader des Patriotes qui a fait face aux Sénégalais, a répondu aux questions relatives au Franc Cfa, à la transhumance, entre autres.

Parlant de la transhumance, le leader des Patriotes déclare que cela est dû à un manque de convictions. «On doit réhabiliter la politique et réconcilier les Sénégalais avec la politique, par la restauration des valeurs». Par ailleurs, le candidat à la Présidentielle promet de bannir la transhumance, s’il est porté à la tête du pays.

Pour ce qui est du Franc Cfa, l’ancien Inspecteur des Impôts et Domaines atteste, tout simplement, que c’est le principal frein au développement de notre pays et tant qu’on ne s’en départit pas, le Sénégal restera toujours un pays pauvre.Cheikh Diagne

Non Dame Babou,Sonko est bel et bien une chance historique pour le Sénégal Par Sokhna Diop

Pour la première fois dans l’histoire du Sénégal un candidat anti-système pourrait arriver au pouvoir. Combien d’entre nous étions surpris de constater que malgré son passage aux impôts et domaines, aucun cas de corruption n’a pu lui être imputé. Je me souviens encore lorsqu’un journaliste a demandé au ministre apériste de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye si c’est vrai qu’il avait demandé à un homme d’affaires d’accuser Sonko de corruption et que ce dernier aurait refusé, il n’a pas osé dire non. Sonko est un homme de vertu. Au lycée Sonko était pareil. C’est un témoignage qui est revenu parmi ses anciens camarades et le récent témoignage de sa maman suffit à démontrer que Sonko, comme diraient les américains, preaches what he does. « Il fait ce qu’il dit ». Le pouvoir en place a très tôt compris que la crédibilité de Sonko était sa force et ils ont tout fait.

Pour ce peuple sénégalais, le rendez-vous avec l’histoire aura bien lieu ce 24 février 2019 dès 8h. Pour la première fois en Afrique, le Sénégal a la chance de ressusciter son image, sa crédibilité aux yeux du monde et rappeler que c’est un des symboles de la démocratie en Afrique. Souvenez-vous comment le peuple américain s’était déterminé à élire le candidat anti-système Barack Obama pour rappeler au monde que les États-Unis demeuraient la nation de la démocratie, de la liberté, des droits de l’homme. En élisant à sa tête le premier homme noir, alors que le monde ne s’y attendait pas, l’Amérique est remontée dans l’estime du monde entier. La guerre en Irak, Guantanamo, toutes les formes d’oppression exercées par le régime de Bush ont été pardonnées parfois même oubliées par les peuples du monde sortis par millions accueillir Obama à chacun de ses passages.

SONKO est ce héros, Sonko est cette chance que nous offre le bon Dieu de rappeler au monde le peuple fier et engagé que nous sommes et serons toujours. SONKO est celui que le bon Dieu avait préparé à incarner le leadership que nous attendons de notre leader en 2019 en faisant de lui l’antithèse de Macky Sall. Par respect pour le peuple Sonko s’est privé et s’est sacrifié. Par mépris pour le peuple Macky lui a tout volé avant de l’abandonner. On a été naïf de penser que cet homme arrivé au pouvoir avec 7 milliards de FCFA, avec la petite idée qu’il s’est faite du peuple en se donnant l’audace de tenter de se justifier (lui le candidat de la rupture) par le prétexte qu’il a bénéficié des largesses du Président Wade.

Comment un homme de moins de 50 ans peut se laisser aller au point de servir une telle excuse à son peuple en sachant pertinemment que Wade n’est pas arrivé au pouvoir avec une fortune personnelle ? Et si tel était le cas pourquoi alors mettre à genoux une femme de plus de 90 ans en la faisant pleurer publiquement parce que son fils Khalifa Sall a été enfermé dans le cadre d’un procès politique, le plus précipité de l’histoire du Sénégal, pour la somme de 1 milliard et poussière ? Si tel était cas, avec quel cœur a t il pu embastiller puis exiler pendant 6 ans le fils de son généreux donateur Abdoulaye Wade ?

Macky n’incarne pas les valeurs sénégalaises et il n’a aucun respect pour ce peuple qui l’a élu. Comment au moment où le système éducatif est malade, des jeunes en grèves de la faim pour réclamer leurs bourses et recrutements promis, les professeurs en grève pour dénoncer leurs conditions difficiles, au moment où le secteur de la santé au point mort, avec des médecins débordés par les accidents de la route et la vétusté ou l’insuffisance du plateau médical, de l’absence de radiothérapie pour soigner nos pauvres compatriotes atteints de cancer, peut- il, avec tant d’arrogance, sous ses pas de danse, annoncer qu’il va construire un nouveau palais à Diamniadio ? Est-ce là encore une autre preuve que l’homme qui a enfermé plus d’une trentaine d’opposants, malgré les supplications de nos chefs religieux qu’il considère, c’est vrai, comme des hommes ordinaires, est sous la pression de ses croyances mystiques ? Est ce que le Sénégal doit encore subir une telle folie après celles du Ter de plus d’un milliards d’euros (sans compter les intérêts que la jeunes génération devra supporter) et du fameux marché de 50 000 lampadaires cédé dans la plus grande opacité à l’entreprise française Fonroche pour un coup de 87 millions d’euros et que le journaliste français annonçait sur France 2 comme étant, sans doute le plus gros chantier d’éclairage public solaire dans le monde ?

Rappelons tout de même que ce contrat avait été offert au Président Macron durant sa visite africaine. Il faut quand même reconnaître à ce jeune président français de 40 ans son attachement à son secteur privé national qui l’accompagne partout et pour qui il est prêt à tout. Pendant ce temps le secteur privé sénégalais est à l’agonie et les sociétés sont nombreuses à mettre la clé sous la porte… Sous la pression de la concurrence déloyale que Macky Sall a installé au profit des entreprises étrangères. IL A OFFERT TOUTE NOTRE ECONOMIE AUX ÉTRANGERS.

Cheikh Anta Diop qui a lutté toute sa vie pour que l’Africain soit fier de sa négritude doit se retourner dans sa tombe. Même Senghor n’était pas allé aussi loin. Alors peuple sénégalais, nous faisons face à notre avenir. VOTONS SONKO pour montrer que le Sénégal reste le pionnier de la démocratie et que c’est chez nous que le premier président authentiquement anti-système sera élu.Sokhna Diop,Mère de Famille qui a récemment fait faillite à cause de marchés engagés et impayés ,CSD (Citoyenne Sénégalaise en Détresse)

«Tous frères comme cochons» Par Jean Marie François Biagui

Nous avions connu le prétexte du cousinage à plaisanterie entre Sérères et Diolas, utilisé alors sans modération et de manière fort pathétique, pour banaliser ce que nous appelons communément le « problème casamançais », minorer sa dimension institutionnelle et minimiser sa portée politique, et en même temps infantiliser les acteurs concernés, au premier chef desquels les militants et les combattants du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC).
Après tout, disait-on, les Sérères – qui sont au Centre et au Nord du pays ce que sont les Diolas au Sud du pays – et ces derniers sont « cousins comme cochons ». Et d’aucuns de s’auto-suggérer à cet effet : ‘‘Situons-y le « problème casamançais », et nous y trouverons sa solution’’.
Pour leur part, les femmes de la Casamance, réunies au sein de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, ne seront pas en reste. Et, au moyen d’un cri du cœur on ne peut plus retentissant, émis à l’intention du chef de l’Etat, elles vont solliciter de celui-ci l’autorisation d’aller au maquis, ès-qualités, c’est-à-dire en tant que grands-mères ou mères, épouses ou sœurs, et de ramener à la maison leurs frères, leurs époux, leurs fils ou petits-fils. Sans aucune autre forme de procès !
Sans attendre, contrairement à son prédécesseur, le président Macky Sall, qui peut être tout sauf sourd par rapport à cette affaire, à peine élu, accédera à leur demande.
Mais, sept ans après, le « miracle » se fait toujours désirer, faute, arguera-t-on, curieusement, de « feuille de route présidentielle » à cette même fin.
Aussi, comme pour y suppléer, et notamment parce qu’en Casamance nous sommes tous « frères comme cochons », le candidat à la Présidentielle du 24 février 2019, Ousmane Sonko, se propose-t-il, une fois élu président de la République, d’user de la ‘‘fibre fraternelle’’, et seulement de cela, pour obtenir de ses frères du maquis leur reddition pure et simple. Et il y va fort, et sans détour : pas de négociation avec ses frères ; pas d’indépendance pour la Casamance ; pas d’autonomie non plus, ni même de statut spécial pour la Casamance. Aussitôt élu, insiste-t-il, il va ramener ses frères du maquis à la maison. Point barre !
Les « cochons sauvages » ou les « cochons de la Brousse » ou encore les « cochons du Maquis », dont je suis, et les « cochons domestiques » ou les « cochons de la République », dont il est, ne sont-ils pas avant out, ou après tout, des cochons ?En tout cas, pour le candidat à la prochaine Présidentielle, Ousmane Sonko, là est la solution au « problème casamançais ».
Voudrait-il, en l’espèce, prouver que, tout Casamançais qu’il est, il n’est pas un indépendantiste, pas même un autonomiste, quoique qu’il soit par ailleurs réputé être un radical « nationaliste », ou « souverainiste », qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
De la sorte, « l’homme des épreuves », qu’il était, incontestablement, et qui avait séduit plus d’un en tant que tel, en serait devenu un « homme des preuves ». Et il est à craindre, en l’occurrence, qu’il n’ait pas que cela à prouver.
Non ! Le « problème casamançais » n’est pas une affaire de cousins, ni de frères, ni d’époux, ni de fils, ni de petits-fils.
Le « problème casamançais » est un problème éminemment politique et institutionnelle, qui appelle, pour sa résolution définitive, nécessairement, une solution tout aussi éminemment politique et institutionnelle. Et de préférence, sauf à marcher sur la tête, par la négociation.
C’est pour cela que des Casamançais, hommes et femmes, illustres et anonymes, ont donné leur vie. Cela mérite, ou appelle, le respect. Et peu importe si l’on n’épouse pas leur cause. Jean-Marie François BIAGUI Président du Parti Social-Fédéraliste (PSF)

 NON,LES CANDIDATS NE SONT PAS LES SEULS AUTORISÉS À BATTRE CAMPAGNE

Africa Check   -POINT DE MIRE SENEPLUS – Le gouvernement a indiqué le contraire, en réaction à des propos de Wade – La campagne électorale est un contexte général de liberté – Des manifestations et autres meetings se déroulent un peu partout en l’absence des candidats

Le secrétaire général, porte-parole du gouvernement sénégalais a publié le 14 février 2019 un communiqué pour réagir à des propos tenus par l’ancien président Abdoulaye Wade de retour d’un long séjour à l’étranger.

Dans le texte, on peut lire ce passage : « le gouvernement voudrait également rappeler que pendant la durée de la campagne électorale, seuls les candidats à l’élection présidentielle sont autorisés à battre campagne ».

Quelle est la source du porte-parole du gouvernement sénégalais ?

Africa Check a contacté le chargé de la communication du porte-parole du gouvernement du Sénégal, Pascal Alihonou. Il nous a expliqués que la disposition se trouve dans le code électoral. Il a notamment cité le passage de l’alinéa 4 de l’article LO.125 disant : « Est interdite toute activité assimilable à une campagne électorale dans les conditions définies par l’article L.61 ».

Que dit l’article L.61 ?

L’article L.61 du code électoral dispose que « durant les trente (30) jours précédant l’ouverture de la campagne officielle électorale, est interdite toute propagande déguisée ayant pour support les médias nationaux publics et privés ».

L’article énumère ensuite ce qui est considéré comme « actes de propagande électorale déguisée ».

Il s’agit notamment de « toute manifestation ou déclaration publique de soutien à un candidat ou à un parti politique ou coalition de partis politiques, faite directement ou indirectement par toute personne ou association ou groupement de personnes quelle qu’en soit la qualité, nature ou caractère ».

Le texte ajoute que « sont assimilées à des propagandes ou campagnes déguisées, les visites et tournées à caractère économique, sociale ou autrement qualifiées, effectuées par toutes autorités de l’Etat sur le territoire national et qui donnent lieu à de telles manifestations ou déclarations ».

Quelles sont les dispositions relatives à la campagne électorale ?

C’est le chapitre 2 du code électoral qui organise l’activité de la campagne électorale. Aucun des sept articles de ce chapitre (de LO.124 à LO.131) ne dit que la campagne électorale est exclusivement réservée aux candidats à l’élection présidentielle.

Le code insiste particulièrement sur le respect de l’égalité entre les candidats dans leurs apparitions dans les médias, du service public notamment. C’est ainsi que l’article LO.131 dispose que « l’organe de régulation des médias veille à ce que le principe d’égalité entre les candidats soit respecté dans les programmes d’information du service public de radiodiffusion – télévision en ce qui concerne la reproduction et les commentaires des déclarations, écrits, activités des candidats et la présentation de leur personne ».

Alors que l’article LO.129 indique que « pendant la durée de la campagne électorale pour le premier tour comme, le cas échéant, pour le second tour du scrutin, les candidats en lice à la Présidence de la République figurant sur la liste arrêtée et publiée par le Conseil constitutionnel reçoivent un traitement égal dans l’utilisation des moyens de propagande de la tranche horaire quotidienne du service public de l’audiovisuel réservée aux candidats ».

La campagne électorale, un contexte général de liberté

Africa Check a contacté le Professeur Abdoulaye Dièye, constitutionnaliste à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar pour savoir s’il y avait une disposition légale qui réserve le droit de battre campagne aux seuls candidats à l’élection présidentielle.

Il nous a répondu n’avoir vu une telle disposition « ni dans la partie législative, ni dans la partie réglementaire » du code électoral.

Il souligne que la campagne électorale étant par principe « un contexte général de liberté, il serait hors de propos de faire une telle affirmation ». Il donne notamment les exemples de toutes les manifestations et autres meetings qui se déroulent un peu partout dans le pays, en l’absence des candidats.

Par ailleurs l’article L.59 du code électoral dispose que « les réunions électorales qui se font pendant la campagne officielle électorale se tiennent librement sur l’ensemble du territoire national » Samba Dialimpa Badji

PERFORMANCE AGRICOLE DU SENEGAL, DONNEES ET ARGUMENTAIRES Par ELHADJI AMADOU WONE, AGRO ECONOMISTE

https://www.seneplus.com-Des progrès ont pu certes être réalisés mais l’intervention de l’Etat dans le secteur agricole n’est devenue véritablement spectaculaire qu’à partir de 2014

Dans le cadre de sa stratégie d’amélioration de la sécurité alimentaire et de la promotion d’un développement rural durable, l’Etat du Sénégal a mis en œuvre de 1960 à 2003, une série de politiques agricoles : le Programme agricole, (1960 à 1980); le Programme de Redressement Economique et Financier, (1981 à 1984); la Nouvelle Politique Agricole, (1985 à 1994) ; les Programme, Lettres et Déclaration de Politique de Développement Agricole, (1995 à 2003).

Ces programmes n’ayant pas permis de réduire la pauvreté et d’enrayer le déficit de la balance commerciale des produits alimentaires, l’Etat a élaboré à partir de 2000, une série de Documents de Stratégie de Réduction de la Pauvreté DSRP, pour réduire la pauvreté de moitié à l’horizon 2015, et atteindre ainsi les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Notons que la loi n° 2004-16 du 4 juin 2004 portant loi d’orientation agro-sylvo-pastorale visait à faire de l’agriculture un moteur de la croissance de l’économie.

En 2005, le Sénégal a adopté une nouvelle stratégie de développement : la stratégie de croissance accélérée (SCA).  Cette stratégie visait à accélérer la croissance économique du pays pour les dix ans qui suivent sa mise en place, et respecter ainsi ses engagements pour les OMD. Des progrès ont pu certes être réalisés mais l’intervention de l’Etat dans le secteur agricole n’est devenue véritablement spectaculaire qu’à partir de 2014. Elle a consisté à mettre à disposition de nouvelles variétés de semences à haut rendement, la fourniture d’engrais et d’équipements adaptés, le renforcement des capacités par l’intensification des appuis techniques et des formations agricoles et rurales et par l’intensification des aménagements hydro-agricoles et une gestion suivie des aménagements antérieurs. C’est dans ce cadre que l’Etat, à travers le PSE et son volet agricole le PRACAS, a mis un accent particulier sur le développement des cultures de substitution aux importations (riz, oignon, pomme de terre) et sur l’intensification de l’horticulture d’exportation. Des programmes et projets de développement agricoles et des initiatives spécifiques telles que le PUDC ont été également mis en œuvre pour favoriser davantage le développement d’une agriculture saine, compétitive, inclusive et durable.

EVOLUTION DU SECTEUR HORTICOLE (fruits et légumes)

La filière horticole est devenue le sous-secteur le plus dynamique de l’agriculture sénégalaise. La production horticole connait une augmentation constante de 5 à 10 % chaque année, pendant que les exportations horticoles du Sénégal progressent de 15 à 20 % par an.  En 2018, la production de fruits et légumes était de 1 446 360 tonnes, soit une progression exceptionnelle de 22,73% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.  La production de légumes estimée à 1 202 288 tonnes (83%) contre 244 072 tonnes (17%) pour les fruits.

La production de pomme de terre par exemple est ainsi passée de 15 000 tonnes en 2013 à 140 000 tonnes en 2018 faisant passer notre pays d’une dépendance totale des importations pour la pomme de terre de consommation à une couverture des besoins du marché national, avec un gel des importations, pour une durée de 8 mois en 2018. La valeur de cette production estimée est donc passée de 4 milliards en 2013 à 37 milliards en 2018. Le gel des importations est de 8 mois pour l’oignon et de 7,5 mois pour la carotte. 

Les exportations de fruits et légumes sont passées de 9343 tonnes en 2000 à un niveau exceptionnel de 122 148 tonnes en 2018. Elles ont connu un accroissement de 13,05% en 2018 par rapport à l’année 2017. Les exportations du Sénégal d’oignon vert de radis de tomate cerise, de mangue et de haricot vert sont très prisées au niveau du marché international. Les efforts des structures d’encadrement (Direction de l’Horticulture, projets et programmes de développement, organisations de producteurs et d’exportateurs), allant dans le sens d’une meilleure organisation des opérateurs horticoles, ainsi des interventions des services de contrôle phytosanitaire justifient ce résultat exceptionnel.

EVOLUTION DE LA FILIERE RIZICOLE

Compte tenu des incertitudes du marché international du riz, des stratégies spécifiques adaptées aux potentialités de chaque zone rizicole ont été mises en œuvre pour atteindre une autosuffisance en riz avec une production totale de 1 600 000 T de paddy.  Le coût de mise en œuvre de cet objectif riz du PRACAS était chiffré à 424,7 milliards de FCFA.

Le Riz pluvial :

En 2013, la moyenne d’emblavure dans la zone SODAGRI était de 80 000 ha par an et le rendement observé de 1 tonne par hectare.

Avec la mise en place d’une riziculture performante et durable, la production dans le bassin de l’Anambe de 3000 tonnes de semences certifiées et en fournissant un matériel adéquat, l’Etat a permis aux producteurs encadrés par la SODAGRI de réaliser en 2018 des rendements moyens de 3 tonnes par hectare et d’obtenir une production de 300 000 tonnes.  Le total général de la production de riz pluvial toutes zones est de 653 371 tonnes.

Le riz irrigué

Pour la Vallée du Fleuve, la production totale effective des délégations de Dagana, de Podor, de Matam et de Bakel, pour l’année 2017, se chiffrait à 425 427 tonnes de Paddy pour 67 572 ha d’emblavure. Le total de la production en pluvial en 2018 est de 479 000 tonnes. Certaines contraintes liées à la généralisation de la double culture, à la gestion des infrastructures concédées aux Organisations Paysannes et aux aspects sociaux, techniques et financiers liés à la gestion du foncier, n’ont pas permis d’atteindre l’objectif fixé. Notons que des résultats concrets sont obtenus dans le domaine de la maîtrise des techniques culturales et dans celui de l’adoption de variétés à haut rendement et adaptées aux conditions agro climatiques.

PERSPECTIVES

Pour les prochaines années, les autorités supérieures de l’Etat du Sénégal mettent tout en œuvre pour que dans les différents bassins de production, il existe une multiplication et une diversification des acteurs où, des intervenants du secteur public, la petite exploitation familiale, les groupements et coopératives agricoles et les investisseurs privés travaillent dans un partenariat transparent juste, réaliste et sécurisé par des règles et conventions.  C’est pourquoi, la formation et l’accompagnement des communautés d’agriculteurs et d’éleveurs dans l’adoption des pratiques de gestion durable des terres et de l’eau, par l’implantation de champs de démonstration, par la prise en compte de la dimension écologique dans les affectations et la mise en valeur des terres et par une gestion de la durabilité environnementale constituent des actions prioritaires dans les nouveaux programmes de mise en valeur agricole.

De la République monarchique au régime GÉMELLAIRE Par Hamadou Diagne Syr Diallo

Nul n’ignore que l’une des maladies politiques et infantiles de l’Afrique en général et du Sénégal en particulier depuis 2001, qui gangrène notre démocratie et notre économie, est bien celle des Institutions, et au premier chef la Constitution réduite à l’état de torchon

Ce qui a rendu possible un tel état de fait dans notre pays, c’est d’avoir concentré tous les pouvoirs au sein de l’exécutif, au service d’un seul homme. Un bref aperçu de certaines dispositions constitutionnelles permet de corroborer une telle réalité tels que les articles 42, 49 et 53 de la Constitution du 22/01/2001.

En effet,

– « l’article 42 » qui dispose que « le Président de la République détermine la politique de la Nation » ;

– « l’article 49 » qui dispose que « le Président de la République nomme le Premier Ministre et met fin à ses fonctions……. »

–  « l’article 53 » qui dispose que « le Gouvernement conduit et coordonne la politique de la Nation sous la direction du Premier Ministre. Il est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée Nationale dans les conditions prévues par les articles 85 et 86 de la Constitution », alors même que le Président de la République n’est responsable de rien, ni devant personne ou aucune Institution, sauf en cas de haute trahison, formulation imprécise et indéfinie.

La constitution caméléon

La combinaison de ces trois (3) articles confère au régime actuel un caractère de type « monarchique » de fait, même si de droit le régime se veut d’inspiration présidentielle. D’où l’instauration d’une République « monarchique » avec une volonté clairement affichée d’une dévolution monarchique du pouvoir. Cela explique aussi la gestion patrimoniale du pouvoir et des ressources publiques ainsi que toutes les dérives dans la mise en pratique d’un pouvoir personnel absolu. Cette République « monarchique » vient s’adosser, de surcroît, sur un Parlement « godillot », véritable caisse d’enregistrement et de résonnance de la volonté du chef de l’exécutif.

Alors, au-delà des tractations politiques, des combinaisons, voire des combines politiques de toute nature, deux (2) impératifs majeurs devraient préoccuper le peuple sénégalais face aux contingences du moment. Le premier impératif, vital, commande de tout mettre en œuvre (en termes de voies et moyens) pour rendre effective la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques.

Le second (2ème) impératif, tout aussi vital que le premier, porte sur l’obligation éthique et politique pour la mise en place d’Institutions politiques démocratiques, viables, stables, durables, sécurisées à même de mieux répondre aux attentes et aspirations légitimes du peuple sénégalais. Tel était et reste encore l’esprit des Assises Nationales et de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI).

Sur le plan institutionnel, il ne s’agit donc pas d’apporter des changements cosmétiques ou des réformettes portant sur le nombre ou la durée du mandat présidentiel, sur le nombre des membres du Conseil Constitutionnel, sur un prétendu renforcement des pouvoirs de l’Assemblée nationale sur l’âge des candidats à l’élection présidentielle, etc. Il y a lieu de rappeler que les modifications apportées à la Constitution du 22 / 01/ 2001 l’ont complètement défigurée.

En effet on note 14 lois constitutionnelles de 2003 à 2010 sous Me Wade.

Les modifications apportées à la Constitution depuis l’arrivée du Président Macky Sall, avec la suppression du Sénat et de la Vice- présidence, la création du Conseil économique social et environnemental par la loi constitutionnelle no 2012-16 du 28 /09/2012), ont eu des incidences substantielles sur 34 articles pour un total de 108 articles, soit 32% de la loi fondamentale c’est-à-dire près du tiers. (1)

Ceci eut pour conséquence le passage d’un régime bicaméral à un régime monocaméral, la livraison des collectivités locales à la merci de l’Etat central (en fait l’Exécutif ce qui traduit un retour indirect de la tutelle, surtout le plan financier) avec la suppression du Sénat qui était leur représentant, leur protecteur et leur intercesseur et interlocuteur institutionnel unique, l’absence d’un représentant des Sénégalais de l’extérieur, ce qui est contraire à ,l’esprit et à la lettre de la Décentralisation et porte atteinte à la loi de 2013 instituant l’Acte III de la décentralisation.

La seconde modification apportée par le Président Macky Sall par le truchement du référendum du 26/03/2016 (en termes de suppression, création, changement d’intitulé etc.) ont impacté sur 30 articles pour un total de 108 articles, soit 28% de la Constitution. (2)

Il apparaît donc clair que ces deux (2) modifications sous le Président Macky Sall ont modifié la Constitution du 22 janvier 2001 à hauteur de 60%. Autant dire que nous avons une nouvelle Constitution qu’on peut qualifier de « Constitution Macky » obtenue sans coup férir et sans crier gare, imposée au peuple sénégalais.

De la poussière aux yeux                                          

Une analyse attentive des dispositions du projet de révision constitutionnelle soumis à référendum, permet de voir que, certes bon nombre de ces disposions ont été puisées soit dans le projet de constitution des Assises nationales, soit dans celui de la CNRI, mais dans leur contenu, elles sont en deçà des propositions de celles-ci.

Ainsi, concernant l’opposition, on peut saluer le principe du financement public des partis politiques, l’obligation de leur bonne gouvernance associative, la participation des indépendants à tous les types d’élection, le statut de l’opposition et de son chef, etc. (art 14 de la CNRI). Mais force est de constater que tout ceci est encore resté lettre morte. Au contraire on constate des tentatives de bâillonnement de l’opposition dont les manifestations sont systématiquement interdites et durement réprimées de façon disproportionnée. Ensuite la loi sur le parrainage est venue fausser le jeu démocratique.

A propos du Conseil constitutionnel, contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y a pas eu un renforcement, ni de son pouvoir, ni de son indépendance. En effet, l’augmentation du nombre de ses membres de 5 à 7, tous nommés par le président de la République ainsi que son président, renforce plus l’emprise du président de la République sur cette institution. Ainsi en est-il de la possibilité de saisine de celui-ci pour avis par le Président de la République exclusivement, affaiblissant en même temps le pouvoir législatif, car le Conseil Constitutionnel a pour vocation d’exercer un contrôle juridictionnel en tant qu’arbitre et non de jouer un rôle de conseiller juridique du pouvoir exécutif, devenant alors de fait juge et partie. (Il est à noter que par essence, le Conseil constitutionnel est le protecteur naturel de l’Exécutif alors que le Conseil d’Etat est le protecteur naturel du législatif dans le modèle français)

En témoignent la polémique et les controverses nées de l’avis qu’il avait émis concernant l’application ou non du quinquennat pour le mandat en cours du président Macky Sall. Ce rôle de conseiller juridique est normalement dévolu à un Conseil d’état qui est la plus haute juridiction administrative et en même temps conseiller de l’exécutif (modèle français). Avec cette réformette du Conseil Constitutionnel, le Président Macky Sall crée un véritable mélange imbroglio politico juridique, un mélange des genres. Il n’a donc pas suivi, ni les propositions des Assises nationales, ni les recommandations de la CNRI.

En effet, tout campant le Conseil Constitutionnel dans sa fonction traditionnelle et normal de contrôleur juridictionnel et d’arbitre entre les pouvoirs exécutif et législatif, les Assises nationales comme la CNRI, l’ont élevé au rang de Cour constitutionnel comme la plus haute juridiction de l’Etat (art 107 CNRI) ou en matière constitutionnelle (art 103 Assises nationales). Des innovations de taille sont aussi notées dans le mode de désignation de ses membres (au nombre de 7). Ainsi pour la CNRI (art108), ils sont choisis parmi les magistrats, avocats, professeurs titulaires de droit, le collectif des associations défenseurs des droits humains en raison de 3 par le Président de la République, 2 par le président de l’Assemblée nationale, 1 par le Premier ministre et 1 par l’ordre des avocats avec un président élu pour 3 ans par ses pairs magistrats, pour un an renouvelable une fois.

Pour les participants aux Assises nationales (art 103), 3 sont nommés par le Président de la République, 2 par le Premier ministre, 2 par le bureau de l’Assemblée nationaleLe président est nommé par le Président de la République pour un mandat de 6 ans non renouvelable.

Concernant l’Assemblée nationale, il apparaît clair que les disposions retenues n’augmentent en rien ni son indépendance, ni son pouvoir.

En effet, l’évaluation des politiques publiques entre, quant au fond, dans la fonction de contrôle du législatif sur l’exécutif (même s’il ne s’agit pas d’un contrôle d’opportunité) par un suivi-évaluation de l’action du gouvernement et de l’exécution du budget (loi de règlement).

Par contre, la non constitutionnalisation de la durée du mandat du Président de l’Assemblée nationale, fixée pour le moment à un (1) an et soumis au gré d’une loi organique modulable selon le bon vouloir de l’Exécutif, affaiblit le Président de l’Assemblée nationale qui devient une personnalité taillable et corvéable à tout instant entre les mains du Président de la République. (En témoigne la loi Sada Kane, sous Me Wade, contre Macky Sall alors président de l’Assemblée nationale).

Trahison et Supercherie

La possibilité donnée au Président de l’Assemblée nationale de proposer quatre (4) personnalités pour étoffer le Conseil Constitutionnel n’augmente en rien ses pouvoirs puisqu’en dernier ressort, c’est le Président de la République qui sélectionne deux (2) parmi eux et les nomme de façon discrétionnaire.\

Pour le pouvoir judiciaire, la Constitution actuelle s’en tient à l’organisation de celle originelle du 22/01/2001. Pour plus de cohérence, d’efficacité, d’indépendance et de démocratie, la CNRI (art5) comme les Assises nationales (art 14) propose la suppression de la Cour suprême et le retour à l’orthodoxie par la création de la Cours de Cassation (ordre judiciaire), d’un Conseil d’Etat ou d’une Cour administrative (ordre administratif) en plus de la Cour constitutionnelle.

En matière de gouvernance locale, en supprimant le Sénat, symbolisant le bicaméralisme, qui représentait et défendait les collectivités locales tout comme les sénégalais de l’extérieur, en plus de sa fonction législative, on a créé le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) ravalé au simple rang d’institution consultative, ce qui constitue incontestablement une régression démocratique. Ici aussi, les propositions de la CNRI (Conseil national des collectivités locales/ art 138) et des Assises nationales (Haut conseil des collectivités locales/ art116), renforcent mieux l’indépendance de l’institution étant donné que son Président est élu par ses pairs pour 5 ans de façon constitutionnelle.

Concernant le Gouvernement, la Constitution révisée reste sur les dispositions de la Constitution originelle de 2001 où le gouvernement est responsable à la fois devant le président de la République d’abord et ensuite devant l’Assemblée nationale (régime dualiste. Il est intéressant de noter que ceci fondait la Constitution de l’Etat de Weimar en 1919 et qui amena Hitler au pouvoir ; la suite on la connaît) et le Premier ministre, chef du gouvernement, conduit et coordonne la politique de la nation.

A l’inverse, pour la CNRI (art 66) comme les Assises nationales (art 76), le gouvernement est responsable devant la seule Assemblée nationale.

Cependant pour la CNRI, le Président de la République détermine la politique du gouvernement (art 66) sauf s’il y a non concordance entre majorités présidentielle et parlementaire ; dans ce cas c’est le Premier ministre qui détermine la politique de la nation et il est choisi par le Président de la République sur trois (3) personnalités proposées par la majorité parlementaire (75).

Quant aux assises nationales, c’est le Premier ministre qui détermine et conduit la politique de la nation (art 66). (de ce fait le Premier ministre est le chef de l’Exécutif).

A propos du Président de la République, alors que pour la CNRI (art 57 et 58) comme les Assises nationales (art49 et 58) le Président de la République est élu au suffrage universel directau scrutin majoritaire à deux (2) tours, curieusement cette disposition disparaît avec la Constitution révisée et elle est remplacée par « à la majorité absolue des suffrages exprimées » (art 4). En parlant de deux (2) mandats consécutifs cela laisse à penser qu’un retour au pouvoir est possible après un mandat « sabbatique » d’une part et que la constitution de dynastie politique à la Russe (Poutine-Medvedev) est probable. Mais pour parer à toute éventualité, la CNRI (art 58) dispose que « les ascendants, descendants, collatéraux au premier degré ou conjoints ne peuvent être candidat pour lui succéder ou assurer sa suppléance », toute disposition de sureté que ni les Assises nationales, ni la Constitution révisée n’ont pas jugé utile de prendre.

La limite d’âge pour les candidats à la présidence fixée dans la constitution révisée à 75 ans était prévue pour 70 par la CNRI, alors les Assises nationales n’avait fixé aucune limite.

Pour la Diaspora, constitutionnellement, il est important et opportun de la doter d’une institution telle que le Conseil consultatif des sénégalais de l’extérieur (CNRI / art 140) et Assises nationales/ 120).

A propos des Droits et Devoirs des citoyens « l’obligation imposée aux citoyens d’accomplir ses devoirs civiques » semble militer en faveur d’un renforcement de la citoyenneté en faisant, par exemple, du vote à la fois un droit et un devoir, donc obligatoire, pour combattre les abstentions, ce qui est une bonne chose ; mais ceci doit s’accompagner d’une inscription automatique sur les listes électorales à l’âge de la majorité, réglant ainsi bien des problèmes liés au fichier électoral.

Concernant la révision constitutionnelle, la CNRI distingue deux (2) domaines (art 150) :

-un domaine dont les dispositions ne peuvent faire l’objet d’aucune révision / la forme républicaine de l’Etat, la laïcité, le caractère unitaire, démocratique et décentralisé de l’Etat, la durée et le nombre de mandats consécutifs du Président de la République etc. ainsi que les dispositions relatives aux révisions constitutionnelles.

-Un domaine où les dispositions ne peuvent être révisées que par référendum / les dispositions relatives aux champs de compétence des institutions de la République, aux rapports réciproques entre les pouvoirs, au mode d’élection du président de la République, les libertés fondamentales etc.

Quant aux Assises nationales, elles distinguent aussi deux (2) domaines (art 133) :

-Un domaine non révisable presque identique à celui de la CNRI et qui inclue le pluralisme politique, médiatique et syndical.

-Un domaine révisable par référendum / le mode de désignation du Président de la République, durée des mandats du Président de la République, la laïcité de l’Etat, le mode de scrutin pour les législatives, les dispositions relatives aux révisions constitutionnelles.

Pour la Constitution révisée (art 103), il existe un seul domaine non révisable/ la forme républicaine de l’Etat, le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du Président de la République. Ainsi que l’alinéa 7 du présent article. De toute évidence, au titre des révisions, ces dispositions sont en deçà, aussi bien de celles de la CNRI, qui sont plus démocratiques et sécurisantes, que celles des Assises nationales moins complètes. En outre, aucune disposition transitoire n’est prévue.

Au regard de ce qui précède, il faut élaborer une nouvelle Constitution, instaurer un nouveau régime dans le cadre d’une nouvelle République où, de façon effective on aura une division des pouvoirs (pouvoir/contre-pouvoir), leur séparation et leur équilibre). Ainsi aurait-t-on pour l’Exécutif (Président-Chef de l’Etat / Gouvernement Chef de l’Exécutif), le Parlement (Assemblée nationale / Seconde Chambre), Pouvoir judiciaire (Ordre judiciaire / Ordre administratif).

C’est à cela que s’était attelé les Assises nationales d’abord et ensuite la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) qui a été voulue et initiée par le Président Macky Sall.

Mais paradoxalement, ce pouvoir exécutif absolu d’un régime présidentiel hypertrophié du Sénégal porte en lui- même les germes de son impuissance, pour peu qu’il y ait discordance entre la majorité présidentielle (parti du Président et ses alliés) et la majorité parlementaire, principalement celle qui dominerait l’Assemblée Nationale (opposition). Une telle situation conduirait à une cohabitation politique forcée, incompatible avec les dispositions constitutionnelles du régime actuel, au sein même de l’Exécutif comme on peut le constater.

Conflits éventuels et solution modulaire

En effet, entre un Président de la République qui « détermine la politique de la Nation » et un Chef du gouvernement (Premier Ministre) qui tire sa légitimité de la volonté populaire (exprimée à travers la représentation nationale incarnée par l’Assemblée Nationale, contrôlée par l’opposition) s’installera un conflit ouvert. Ce conflit naîtra du fait que le gouvernement appliquera le programme politique, économique et social pour lequel sa majorité parlementaire a été élue, en opposition avec « la politique nationale définie par le Président de la République » (article 42 de la Constitution).

Ce conflit traduira alors le divorce entre la légalité constitutionnelle dont est dépositaire le Président de la République et la légitimité populaire désormais incarnée par le gouvernement et son Chef grâce à sa majorité au niveau de l’Assemblée Nationale. Une telle dualité mettant en opposition les deux (2) « têtes » de l’Exécutif, entraînera inévitablement un blocage des Institutions, empêchant le fonctionnement normal et régulier de l’Etat.

Pour parer à toute éventualité de conflit au niveau de l’Exécutif et de blocage des Institutions, il est impératif de réaffirmer et de rendre effective la nécessité de faire du Gouvernement l’organe qui « détermine et conduit la politique de la Nation » et qui serait le Chef de l’administration.

Ensuite, il faudrait donner un véritable pouvoir au Conseil Constitutionnel ou son héritière qui serait la Cour Constitutionnelle.

Pour toutes ces raisons, la question fondamentale posée dans le changement en cours, souhaitable et souhaité par l’immense majorité de la population, n’est pas tant de procéder à des réformes constitutionnelles, mais plutôt d’élaborer une nouvelle Constitution adaptée à la réalité socio-politique actuelle du pays.

L’instauration d’un régime « gémellaire », dans lequel « le Gouvernement déterminerait et conduirait la politique de la Nation », aurait la particularité et l’avantage de permettre d’être en situation de « régime présidentiel » lorsqu’il y a concordance entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire (au niveau de l’assemblée Nationale surtout), ou a contrario d’être sous « régime parlementaire  »  en cas de discordance entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire (au niveau de l’Assemble Nationale principalement).

C’est donc un régime « modulaire » qui opérerait « automatiquement » les ajustements nécessaires de la volonté populaire sortie des urnes pour une bonne gouvernance démocratique.

Source :  Hamadou Diagne Syr Diallo est Marketing-Consultant et Juriste.

Il est Directeur des études de l’Université Libre de Dakar (ULD) et administrateur des sociétés SEPEX-INTERNATIONAL (ancien), SENEDIAM au Sénégal (actuel), SUARL-Transport (ancien) et AGRIMAR (ancien) à Paris. Chef de service administratif et financier de l’ONG ACIVA et de la Revue Tribune Africaine à Paris, Hamadou Diagne Syr Diallo est auteur de plusieurs ouvrages dont : “L’utilité du Marketing pour les pays en voie de développement”, “Droit de vote des immigrés en France”, “Etude comparative entre le code de la famille du Sénégal et le code de statut personnel de la Tunisie”, entre autres.          

Tënk ci wolof

Li Jaaň Siir bind

Njaaxum yu bare and ak fitna ci mbiri politig, ci réew wi Afrik yi,  ňoo ngi joge ci li nu teg ci loxoy benn nit  doŋŋ lu mboolo mi bokk. Ndeyu mi, sart yiy doxal réew mi, da ňu leen di faral jalgati, di leen sopparňi, ba  kenn dootul  xam li ňuy nirool.Réew mi muu mel ni Senegaal nag,  danu ci yokk di tuur lendëm doomi réew mi.b Naka noonu, goornema persidaa Maki Sàll mel ni da fa indi lu bees ngir jariňu réew mi, Waaye boo ko seetee ba ci biir dafa xajamal denkaane yi Pencum Réew mi.

Na ka noonu, goornemaa persidaa Maki Sàll mel ni da fa indi lu bees, ngir jariňal réewmi, waaye boo seetee ba ci biir, dafa xajamal  ndenkaane yi pencum reew mi (te Amadu Maxtar Mbow,  borom xam xam bu mag, ci jang ak ci gëstu ak ci politig)  indiwoon, mel ni baňe doon  njiitu réew mi ak njiitu langi politig.

La filière, »fort en gueule »

https://actusen.sn-A ”Sunu Gaal”, se passe un truc, franchement, cocasse, quoi. Les gens, qui empêchent leurs concitoyens de dormir du sommeil du juste et qui occupent l’espace public, ne seraient jamais connus, si la presse ne les avait pas créés. Il y a Me El Hadj Diouf, une fabrication des médias. Son Parti ou ce qui semble l’être, n’est pas plus fastidieux qu’une Cabine-télécentre.

Birima Ndiaye, très volubile et expansif, qui insulte tous ceux qui ne réfléchissent pas comme Macky Sall, est une créature de la Tfm. Si l’on n’y prend garde, il va mener le navire national vers des soubresauts jamais connus dans ce pays. En atteste son accusation folle et fantoche contre Issa Sall, candidat à la Présidentielle de dimanche prochain.

Moustapha Cissé Lô, n’en parlons pas ! Nul ne l’aurait connu, si on n’allait pas au ”marché-guinaar”. On ne l’aurait jamais rencontré dans les grandes Universités du Monde, où se bousculent les Maîtrisards, les Docteurs, bref, les cracks. Or, il empêche son monde de respirer. S’il ne brûle pas le ciel, il insulte, à-tout-va.

A défaut de résoudre ces cas nationaux-là, il ne reste qu’à créer dans la phase 2 du Plan Sénégal Émergent ou dans un autre Plan initié par celui qui sera élu, au terme de la prochaine élection, une filière intitulée ”fort en gueule”. Parce que beaucoup de gens sont devenus très célèbres, parce qu’ils insultent, littéralement, leurs semblables.Maam Sagar

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*