Revue de presse du Lundi 18 Fevrier 2019

actuelite dakar senegal elections
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Wade donne sa parole à Condé…

http://www.seneweb.com/index.ph Le séjour d’Abdoulaye Wade en Guinée prend fin demain. L’ancien chef de l’État est attendu ce lundi à Dakar après deux jours passés à Conakry, sur invitation du président guinéen, Alpha Condé.

D’après nos informations, il a promis à son hôte de ne plus faire de déclaration incendiaire en vue de la présidentielle de dimanche prochain.De son côté, Condé va rencontrer son homologue sénégalais, Macky Sall. Il est annoncé à Dakar cette semaine. Objectif : rapprocher les positions entre l’actuel chef de l’État et son prédécesseur.

Le protocole de Conakry:Le deal Macky-Wade via Alpha Condé

YERIMPOST.COM « Un président africain a demandé à discuter avec moi. J’ai refusé de m’y rendre. Je lui ai proposé de venir à l’ambassade de son pays à Dakar afin qu’on s’y rencontre, en présence de Macky Sall », a proclamé un Abdoulaye Wade triomphaliste, sans doute porté par la chaleur de l’accueil à lui réservé par ses partisans, ce 07 février où il a regagné Dakar après un an et demi d’absence.

Neuf jours plus tard, Wade, décidément abonné au « wakh wakheet » (« l’art de se dédire », en wolof), a quitté Dakar, comme annoncé en exclusivité par Yerimpost, à bord de l’avion que lui a envoyé Alpha Condé. Entre-temps, il s’est heurté à la réalité du terrain et a dû se rendre compte que son mot d’ordre « empêcher la tenue de l’élection par la force » relevait d’une pure chimère. Arrivé à Conakry, il a été accueilli à sa descente d’avion sur tapis rouge par son hôte puis a été acheminé vers l’hôtel Sheraton où il a été installé avec sa délégation.

Yerimpost est en mesure de révéler que Condé et Wade ont eu de longues discussions à l’occasion de deux dîners dans les soirées des 16 et 17 février. Nous publions d’ailleurs ci-dessous les photos de ces rencontres.

Au cours des échanges, Abdoulaye Wade a posé des conditions pour accepter d’enterrer la hache de guerre. Ces conditions, qui n’ont rien à voir avec le Sénégal ni avec la transparence du processus électoral qui y a cours, touchent à une amnistie effaçant la peine infligée à son fils, Karim Wade, pour enrichissement illicite, à la restitution des biens de sa famille saisis, à la cessation de toutes les poursuites et autres commissions rogatoires engagées partout dans le monde contre Wade-fils… Yerimpost va y revenir…

En échange de garanties sur ces points – Alpha Condé lui a donné sa parole, certainement sur la foi de celle de Macky Sall -, Abdoulaye Wade a promis, non pas seulement de cesser tout acte de belligérance et toute déclaration incendiaire, mais également de… contribuer à la victoire de Macky Sall à la présidentielle du 24 février prochain.

L’ancien président, qui devrait atterrir à Dakar ce 18 février, en début d’après-midi, en compagnie d’Alpha Condé, a promis de se rendre à Touba pour convaincre les autorités religieuses et notabilités politiques qu’Idrissa Seck n’est pas le bon candidat. En somme, il compte détruire son adversaire le plus tenace pour baliser à Macky Sall la voie de la réélection… Difficile d’aller plus loin dans le cynisme !

Quant à Alpha Condé, qui doit boire du petit lait en venant parader comme médiateur à Dakar après l’humiliation que lui a infligée Macky Sall les derniers jours précédant le départ de Banjul de Yaya Jammeh, il devrait rencontrer son homologue sénégalais pour affiner avec lui les termes du deal…

En guise de consommation à l’opinion sénégalaise, le numéro guinéen, qui tue tous les jours ses opposants pour ne pas avoir à dialoguer avec eux, va servir des éléments de langage pour expliquer qu’il a voulu créer un climat de paix entre son « grand-frère » et « son petit-frère ». Et que l’objectif de sa démarche consiste à extraire Wade de toute forme d’opposition afin que l’ancien chef d’Etat reprenne en Afrique et dans le monde sa place d’autorité morale écoutée et respectée.

Au-delà de tous ces mensonges protocolaires, comment garantir, y compris après la présidentielle, le respect par toutes les parties des termes du protocole de Conakry ? That is the question, dirait Shakespeare…Cheikh Yérim Seck

Sabotage du scrutin : Condé et Hollande pourraient dissuader Me Wade

http://www.seneweb.com/index.ph Me Abdoulaye Wade, qui est actuellement à Conakry sur invitation du président Alpha Condé, pourrait ne plus appeler au sabotage du scrutin présidentiel. Le candidat recalé Pierre Goudiaby Atépa estime que le séjour du Pape du Sopi à Conakry pourrait tout régler.

«Je sais qu’il comprend qu’il ne peut pas appeler à brûler le pays. Je ne suis pas en phase avec lui et je le lui ai dit. J’ai passé des jours avec lui à Paris et j’ai fait 5 heures dans l’avion avec lui. Donc, je pense qu’après le 21, il n’appellera plus au boycott ni à brûler le pays», a souligné l’invité du «Jury du dimanche» de iradio.

Pierre Goudiaby se réjouit, du fait que Wade soit allé répondre à l’invitation d’Alpha Condé. Il estime que le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds) n’est pas allé faire du tourisme à Conakry. Car, il pourrait aussi rencontrer l’ancien président Français, François Hollande qui va séjourner en Guinée. Il estime qu’ils (Alpha condé et François Hollande) tenteraient de le dissuader de son projet de déstabiliser le scrutin de dimanche prochain.

Pour l’Architecte, Macky Sall est obligé de s’impliquer dans cette affaire qui le concerne. «L’affaire concerne aussi Macky Sall et il est obligé d’y être impliqué. Après son séjour à Conakry, les choses iront beaucoup mieux et le vieux va revenir avec plus de sagesse moins de passion», promet-il.

PIERRE GOUDIABY ATÉPA : «APRÈS CONAKRY,ABDOULAYE WADE VA REVENIR AVEC MOINS DE PASSION»

http://www.emedia.sn Pierre Goudiaby Atépa est l’invité du Jury du Dimanche sur i Radio (90.3). Entre autres sujets, il évoque ses relations avec Karim Wade, candidat recalé à la présidentielle. « J’avoue, à l’époque, nous avions des relations exécrables. Le reproche que je lui faisais c’est qu’il était jeune et qu’il n’avait pas à se presser. Mais, aujourd’hui, tout revenu au beau fixe. Nous avions eu à échanger et je lui ai dit que je souhaitais qu’il accompagne Sonko. Et, il m’a répondu que lui même était candidat. Mais après le 20, quand la décision de la Cedeao sera rendue, nous espérons un soutien », avoue l’architecte. Qui ne exclut tout idée de boycott. « Ce que je ne veux pas c’est qu’il y ait des consignes de boycott. La réaction de Abdoulaye Wade est celle d’un père qui a une grande déception et qui réagit à fleur de peau », croit-il savoir.

Pour lui, le séjour de Wade à Conakry pourrait tout réglé. « Abdoulaye Wade est patriote. Je sais qu’il comprends qu’il ne peut pas appeler à bruler le pays. Je ne suis pas en phase avec lui et je le lui ai dit. J’ai passé des jours avec lui à Paris et j’ai fait 5 heures dans l’avion avec lui. Donc, je pense qu’après le 21, il n’appellera plus au boycott ni à bruler le pays. »

Abdoulaye Wade qui est à Conakry sur invitation du président Alpha Condé, devrait aussi rencontrer François Hollande, ancien président Français. Selon Atépa, ceux-ci tenteraient de le dissuader de son projet de destabiliser le scrutin du dimanche prochain, 24 février. « Il n’est pas allé faire du tourisme. L’affaire concerne aussi Macky Sall et il est obligé d’y être impliqué . Après son séjour à Conakry, les choses iront beaucoup mieux et le vieux va revenir avec plus de sagesse moins de passion. »

Laser du lundi : Alpha Condé transforme l’ouragan Abdoulaye Wade en alizé électoral pour le Sénégal Par Babacar Justin Ndiaye

La présence du Président Abdoulaye Wade dans son pays (le Sénégal) est manifestement une source de tourments croissants voire de panique palpable pour la majorité présidentielle et – par ricochet – pour l’Exécutif en charge de la sécurité et de la paix intérieures. D’où la vive fébrilité qui a ponctué la semaine écoulée. Les déclarations orageuses du chef du PDS et ses déplacements accoucheurs de foules ambulantes ont grandement chauffé le thermomètre politico-électoral. In fine, le retour au bercail de Maitre Abdoulaye Wade a inexorablement installé le Sénégal dans la dictature de l’inquiétude, sous l’empire de la peur et sous la tyrannie de l’angoisse.

C’est précisément pour conjurer la montée réelle (peut-être exagérée) des périls que le voisin Alpha Condé a vte pris une initiative très refroidissante pour chaudron électoral. En effet, « aspirer » Abdoulaye Wade à Conakry, demeure le parfait moyen de transformer – par les vertus de la médiation – les signes annonciateurs de l’ouragan, en prémices d’un alizé électoral. Les prochains jours seront très décisifs et les nouvelles en provenances de la Guinée seront déterminantes quant à la qualité dépolluée ou non, du climat dans lequel baignera le scrutin du 24 février.

La prudence dans l’analyse est forcément privilégiée. Car parier sur la tactique définitive d’Abdoulaye Wade reste une grosse gageure. Le prédécesseur de Macky Sall n’est-il pas un buffle par la progression et un lièvre par l’orientation sur le terrain politique ? Entre bourrasque et brise, le Doyen du libéralisme africain et de la classe politique locale évolue avec une aisance saisissante et effrayante. Justement, nos sources à Conakry nous renseignent que le Président Alpha Condé fut déboussolé, ces derniers jours, par l’attitude de Maitre Wade qui, durant les contacts antérieurs à son arrivée à Dakar, prit l’engagement de faire montre d’une retenue porteuse de décrispation et d’apaisement. Ces démarches guinéennes de rapprochement entre Macky Sall, Abdoulaye Wade et Karim Wade ont été signalées dans l’avant-dernier paragraphe du Laser de la semaine dernière.

Entre heurs et malheurs, que recouvrent réellement les tractations de Conakry ? Autrement dit : qu’est-ce qui fait courir Alpha Condé ? Troisième question : le chef de l’Etat guinéen est-il parfaitement indiqué pour ce rôle qui renvoie à un enjeu intégrant mais transcendant le scrutin du 24 février ? Certes, un sapeur-pompier n’est jamais refoulé. Bien au contraire. Toutefois, la sollicitude de l’ex-allié de Yaya Jammeh dans son bras de fer avec la CEDEAO (autour d’une affaire sensible où la sécurité du Sénégal était et reste en exergue) est forcément constellée d’interrogations. Curieusement, le gouvernement – qui avait démenti tout lien étroit entre son chef Kassory Fofana et Karim Wade – est, aujourd’hui, à la manœuvre dans une opération dont le succès repose sur l’aval du Président Sall, l’assentiment du Président Wade et la coopération de l’Emir du Qatar.

Le voyage inopiné d’Abdoulaye Wade colle à un enjeu aux articulations multiples : bilatérale, électorale et autre. Après l’entrevue Macky-Sarkozy en marge du Groupe Consultatif de Paris (audience en présence de Robert Bourgi récemment aperçu dans la caravane électorale de BBY) voilà qu’on « convoque » gentiment et urgemment Abdoulaye Wade à Conakry, au moment où un ancien Président français, François Hollande, est en visite privée en Guinée, après un rapide passage au Mali ! Coïncidence troublante mais instructive quand on sait que la politique française en Afrique demeure invariable et consensuelle. Du Général De Gaulle à l’avocat Mitterrand, la doctrine est intangible : « La Corrèze avant le Zambèze », pour paraphraser le journaliste Raymond Cartier. En clair, les intérêts de la France sont primordiaux. Plus limpide encore, est la volonté de la France de cimenter, avec du béton armé, la stabilité des deux pôles utiles et emblématiques de son influence en Afrique au sud du Sahara : la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Un Sénégal précieux et…pétrolier. Or la popularité mal canalisée, le charisme dévastaeur (je n’ose pas dire luciférien) et les frustrations explosives de l’ancien Président Abdoulaye Wade, représentent une bombe à désamorcer dans les délais les plus courts.

Bref, on éloigne puis on calme l’intrépide et l’imprévisible Wade, dans l’optique de sauver le soldat Macky. Pour cela, Paris a mobilisé le ban et l’arrière-ban de ses amitiés africaines. Les uns sur la scène, les autres dans les coulisses. A l’instar du Président Abdou Diouf dont la bénédiction lointaine mais active (d’après certaines sources) n’aurait pas manqué au scénario du dégel élaboré et momentanément réussi à Conakry. Rappelons que Diouf reste toujours influent auprès des responsables socialistes de France et d’Afrique. Secrétaire général de la Francophonie-OIF, Abdou Diouf avait dépêché un expert malien, le Général Siaka Sangaré, qui fit gagner Alpha Condé, au détriment de Cellou Dalein Diallo, lors de la présidentielle post-Dadis Camara de 2010. Le chef de l’Etat guinéen doit une fière chandelle à Abdou Diouf.

Comme un train sur un passage à niveau peut en cacher un autre, le politicien avisé et opportuniste Alpha Condé joue évidemment sur plusieurs tableaux. D’abord, il greffe et valide des préoccupations de politique intérieure dans cette opération de dégel politique au profit du pays voisin (le Sénégal) qui abrite une forte colonie guinéenne dont la plupart – issue de l’ethnie peule – vote contre lui et pour l’UFDG de Cellou Dalein. Ensuite, il (Alpha Condé) désarme les Wade (père et fils) puis récolte la gratitude éternelle de Macky Sall. Une dette morale qui exclut durablement tout soutien et, surtout, toute jonction entre Dakar et les opposants guinéens dans la dénonciation programmée du troisième et anticonstitutionnel mandat, tant désiré par le Professeur et non moins locataire du « Palais Sékoutoureya ». Suprême cocasserie : le sapeur-pompier Alpha Condé brandit l’extincteur en direction du Sénégal, mais balance des grenades lacrymogènes sur le cortège de l’opposant Cellou Dalein, à l’heure où Abdoulaye Wade n’avait pas encore quitté Conakry. Comme quoi, on peut être le bon samaritain à l’extérieur des frontières et agir en vrai satrape dans son pays.

TIDIANE DÈME : «NOUS N’AVONS TOUJOURS PAS CRÉÉ DES OPÉRATEURS D’INFRASTRUCTURES»

http://www.emedia.sn/ Invité des supports médiatiques du groupe e media Invest (emedia.sn, iRadio 90.3 FM et iTV, Canal 15 sur la TNT), Tidiane Dème a détaillé le business model et les différents pans de sa nouvelle trouvaille qui, par le principe du capital-risque, intègre le capital de plusieurs start-up du continent, pour les aider à mieux se structurer et se lancer à la conquête de plus grands marchés. Avec lui, nous avons parlé de la démocratisation de l’accès à Internet dans nos pays, de la volonté de créer des champions Tech sur le continent, mais également de financement des start-up et de politique numérique des Etats africains, à l’heure où le Sénégal est en pleine campagne électorale.

Ancien Directeur de Google Afrique Francophone, Tidiane Dème était, ce dimanche, l’invité de l’émission E-Tech sur les supports du groupe Emedia Invest (iRadio, Emedia.sn et iTv). Le Co-manager de Partech Africa a abordé plusieurs sujets, notamment la politique numérique de nos pays africains. Selon lui, l’économie numérique est quelque chose de beaucoup plus complexe et plus riche que les télécommunications.

Les télécoms, à son avis, sont le substrat nécessaire et le premier sur lequel se construit l’économie numérique. « Le Code des télécoms doit être modernisé. Nous avons aujourd’hui au Sénégal un marché des télécoms qui n’est pas suffisamment segmenté. Nous avons de gros opérateurs mais nous n’avons toujours pas créé des opérateurs d’infrastructures. Nous n’avons toujours pas une diversification des fournisseurs d’accès qui vont amener toute cette infrastructure », a-t-il expliqué.

Avant d’ajouter : « En 2002, le Sénégal avait 12 à 15 fournisseurs d’accès à internet (FAI), aujourd’hui on parle d’en avoir 3. C’est un recul. Nous devons retourner à beaucoup de fragmentations. Le Kenya a aujourd’hui plus de 40 FAI. Alors que le Kenya, en 2010, regardait avec envie les Sénégalais qui avaient accès à un Broadband. Aujourd’hui, n’importe qui, au Kenya, a accès à une connexion Broadband beaucoup plus rapide, beaucoup moins cher qu’au Sénégal parce qu’on a démultiplié les acteurs qui les servent. »

L’intégralité de l’émission, que vous pouvez également retrouver dans le programme d’iTv, canal 15 sur la TNT

S’agissant de la démocratisation de l’accès à internet, Tidiane Dème pense qu’aujourd’hui, on ne peut pas nier que tout le monde, sur son portable, a accès à un débit très correct pour faire beaucoup de chose sur son téléphone portable. Mais, relativise-t-il, on ne doit pas dormir sur nos lauriers. Car, explique-t-il : « Pour une Pme aujourd’hui qui a besoin d’un très haut débit pour tenir des vidéoconférences et travailler à l’international, l’offre est encore très pauvre et très chère. Ce n’est pas une volonté des opérateurs, c’est un problème d’infrastructure et un problème de structuration du marché ».

A l’en croire, ces problèmes sont d’ordre économique et doivent être résolus par un régulateur qui a une approche très économique du marché. Auparavant, M. Dème a fait savoir que tous les Etats Africains y compris le Sénégal ont cette ambition d’utiliser la technologie et le digital pour régler des problèmes de croissance économique, des problèmes de création d’emploi, de gouvernance, d’éducation et c’est une ambition légitime.

Cependant, Tidiane Dème indique que la transformation de cette ambition en réalité est quelque chose de plus difficile. « Nous devons être beaucoup plus clairs et précis sur ce que nous voulons. Pour pouvoir trouver les bonnes politiques et les exécuter, il faut aller très profondément dans la compréhension de l’industrie, dans son analyse et dans les leviers sur lesquels on doit réellement s’appuyer pour transformer l’industrie numérique », a-t-il souligné. Aliou DIOUF

Grogne au supermarché Casino : les travailleurs dénoncent les difficiles conditions de travail

Les travailleurs de Casino Supermarché Sénégal ont manifesté, leurs ras-le-bol, hier, en Assemblé général, dans l’un de leurs hangars situé au rond-point Sahm. Ces derniers dénoncent les difficiles conditions de travail auxquelles ils font face depuis l’arrivée du nouveau Dg, qui aurait, également, supprimé bon nombre d’avantages acquis depuis 2009. «Si nous en sommes à ce stade actuellement, c’est à cause d’une succession d’événements, de différends, depuis l’arrivée du nouveau Dg à la tête du Casino Supermarché Sénégal en 2012. Il a changé, les accords obtenus depuis 2009, avec l’ancien Directeur Général», a décrié Arfang Sarr, un des délégués, chargé des revendications.

En en croire Arfang Sarr, ils sont victimes, d’un manque de  d’attention, et de respect notoire, de la part de leur employeur. «Ce monsieur n’a aucune considération envers les travailleurs. Et depuis qu’il est là, nous souffrons énormément. Il a réduit à néant, l’ensemble de nos avantages, et autres acquis, en commençant par la surpression, de l’Indice de la cherté de la vie (Icv), mais aussi la notation individuelle et générale, qui permettent, à chaque Agent de pouvoir avancer et changer de catégorie du point de vue salariale», a-t-il déploré. Pour le porte-parole des Agents du Casino, le nouveau directeur Christophe Petit est insensibles aux difficiles conditions de travail. Pour lui, tout ce qui compte, ce sont ses avantages et rien d’autre.

«Les condition de vie des employés, cela ne n’intéresse pas M. Petit. Depuis le 27 décembre, on avait introduit une demande d’audience, pour discuter avec lui, des difficultés, que nous traversons, mais il a attendu le 12 février, pour nous recevoir», fustige Arfang Sarr. Mais la goutte d’eau, qui a fait déborder le vase, selon lui, c’est le fait  que le Dg les a reçus très tardivement.

Face à cette situation, ces travailleurs, se disent déterminer, à aller jusqu’au bout de leurs revendications, pour une amélioration de leurs conditions de travail. «Son attitude à notre égard, a motivé cette assemblée générale de tous les Agents de l’ensemble des 8 magasins de Casino Supermarché. Au sortir de cette rencontre, nous avons décidé d’arrêter de travailler les dimanches, les jours fériés, mais aussi les journées continues», a déclaré Arfang. Et d’ajouter : «si nos revendications ne sont pas prises en charges, nous allons passer à la vitesse supérieure».Pape Djibril Gaye

Pr Abdoulaye Sakho:«Si nous voulons que notre droit conserve un intérêt aux yeux des décideurs…»

http://www.emedia.sn L’Institut des métiers de droits (IMD) a organisé un panel sur la grande rentrée des métiers du droit, ce samedi, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. « La rentrée est un bon contexte qui permettra aux acteurs de dialoguer, autour du thème : ’’L’offre de Métiers par le droit’’ », a soutenu l’organisateur de cette rencontre, le professeur Abdoulaye Sakho de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad. Qui invite les étudiants et les professionnels du métier de droit à intégrer l’institut. « Si nous voulons que notre droit conserve un minimum d’intérêt aux yeux du décideur politique et économique, aux yeux des autres membres de la communauté des chercheurs, aux yeux de toutes les professions qui, de près ou de loin, font du droit leur centre d’intérêt, voire même aux yeux du citoyen tout court, il nous faut adopter une démarche pédagogique qui repose sur la règle de droit qui est une technique au service de l’homme, et l’étude de droit qui doit être induite de la réalité concrète », a souligné le professeur Sakho.

Selon lui, la formation et la recherche en droit ne sont pas seulement un apprentissage de matières mais aussi une acquisition de capacités et de compétences pour celui qui sort de l’université à quelque niveau que ce soit. Et, il demande de mettre les étudiants en situation de pouvoir proposer une décision.

Pour sa part, le doyen de la faculté de droit à UCAD Mamadou Badji, l’Institut des métiers de droit est venu à son heure. « La cérémonie marque la rentrée solennel de l’IMD de la faculté des sciences juridiques et politiques, et qui sera scandé par l’inauguration de ses locaux. La création de l’Imd répond à un besoin d’ouverture de l’enseignement du droit. C’est une nécessité. L’institut permettra de pratiquer les métiers des droits », a-t-il déclaré.

Les étudiants, venus nombreux assister au panel, souhaiteraient que la direction renforce davantage cette immersion dans le monde professionnel avec un renforcement des visites pédagogiques afin de mieux se familiariser avec les différents métiers de l’étude de droit. Thierno Malick Ndiaye

Auto-évaluation des Organisations de la société civile:Les défis à relever

http://www.emedia.sn/ « L’introspection de la société civile est un moment de voir les insuffisances et les forces ». Tel est le diagnostic de Cheikh Oumar Ba, coordonnateur du comité scientifique des assises nationales de la société civile. Ce, au termes de l’atelier national de clôture et de restitution des travaux des régions et des groupes thématiques, tenu au King Fahd Palace, les 14, 15 et 16 février 2019. L’objectif est de procéder à une « auto-évaluation » des Organisations de la société civile (OSC) en vue « d’identifier leurs forces, faiblesses et besoins en termes de participation à l’élaboration et au suivi des politiques économiques et sociales. »

Qui sommes-nous ?

« Il existe des faiblesses dans la société civile comme ailleurs. Il faut oser les regarder surtout aborder toutes les questions (telles que celles liées) à la gouvernance, la gestion durable, la participation, la mission, avec toutes les parties prenantes et au même niveau », relève Cheikh Oumar Ba. Qui, au nom du comité scientifique, ne manque pas de pointer quelques défis. En premier, décline-t-il, « celui de l’identité : Qui sommes-nous ? ». Avant d’expliquer : « Dans d’autres pays, vous allez voir que les partis politiques sont en relation avec la société civile. Le Sénégal a un choix pour délimiter cette participation. Il faut aller vers cela, confirmer cela, renforcer cela sans être aussi dans une catégorisation limitée qui fait que finalement flexible, on risque d’avoir des problèmes. Parce qu’on voit des ministres de la République qui étaient dans le gouvernement et qui sont aujourd’hui dans la société civile. C’est cela la richesse qui fait qu’il y a toujours une façon de communiquer et au moins de se parler. »

Au-delà du deuxième défi qui est celui du partenariat, celui qui parait « le plus essentiel » reste celui « vis-à-vis de l’Etat du Sénégal », ajoute-t-il. Avant d’insister sur « la nécessité de prendre l’initiative d’encadrer ce type de relations, qui est nécessaire avec l’Etat et ses démembrements mais qui doit, en même temps, clarifier justement jusqu’à quel niveau il faut s’arrêter. C’est important en termes de dialogue avec l’Etat mais de façon tout à fait objective en tant que membre de ce comité, nous pensons que cela peut être des éléments importants. Le comité y a travaillé. »

La phase post assises consistera à produire les actes finaux (rapport de l’atelier et rapport général du processus de ces assises », souligne Amacodou Diouf, président de ces assises nationales des OSC. Il annonce un « plan d’actions pour un cadre permanent d’échanges aux niveaux régional et national » en vue de « négociations avec l’Etat et les partenaires techniques et financiers (PTF) en guise de référentiel pour les conventions et contrats de coopération de même que pour les systèmes d’intervention ». Ce, pour la « production d’une charte ou code de conduite des OSC qui requiert un consensus fort et un engagement de tous » pour « l’édification d’un socle sur lequel reposeront une synergie d’action et un autre type d’animation de la vie des OCS pour ses prochains défis. » DIÉ BA

UGB : Société civile, Politologues et Journalistes alertent sur les « mots et maux de la campagne »

https://www.dakaractu.com En conférence publique dont le thème portait sur « les mots et maux de la campagne », ce week-end à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, les membres de la société, politologues et journalistes ont alerté sur la montée de violence notée ces derniers jours dans la campagne électorale.

« Face à ces mots qui provoquent des maux, il faut agir en amont et non en aval. Et la meilleure façon c’est de conscientiser la population », souligne l’analyste politique, le docteur Serigne Saliou Samb lors d’une interview au terme de la conférence publique.

Embouchant la même trompette, le journaliste Bacary Domingo Mané regrette le fait que « le discours vrillant et musclé prime sur le discours programmatique ».
« De ce point de vue la responsabilité incombe à tous les acteurs, population, société civile journalistes et religieux acteurs politiques à jouer à l’apaisement du discours politique gage d’une consolidation de la paix et de la concorde nationale », soutiennent

Bacary Domingo Mané, le docteur Serigne Saliou Samb et Fadel Barro.

À cet effet, le trio invite les chefs religieux notamment les khalifes généraux à jouer leur partition dans cette quête de la préservation des acquis démocratiques et de consolidation de la cohésion nationale.

Table ronde sur la protection et l’intégrité de l’internet pour des élections libres et transparentes au Sénégal

A la veille de l’élection présidentielle du 24 Février 2019 au Sénégal, ARTICLE 19 en partenariat avec Access Now, la Coalition #KeepItOn et ASUTIC, sollicitent votre participation à cet important évènement qui se tiendra le

Mardi 19 février 2019­ de 14h00 à 18h00 à l’hotel Good rade sis sur la VDN.

Cette rencontre donnera la possibilité à chaque participant de mieux connaitre les enjeux de l’internet et pouvoir à la fin de l’atelier, parler avec plus d’aisance de l’internet ouvert, des menaces de censure et des coupures pendant les élections et des possibilités d’atténuer les risques.

Nos organisations respectives profiteront aussi de cette occasion pour lancer la campagne nationale d’internet au Sénégal.

Nous comptons sur votre participation pour un moment de partage d’expériences et d’échange afin de mieux protéger et promouvoir la liberté d’expression en ligne au Sénégal.ASUTIC Sénégal

Pluie de prières pour une élection paisible

http://www.emedia.sn Le Cadre des religieux pour la santé et le développement (CRSD), une organisation interreligieuse qui réunit l’ensemble des familles religieuses, des associations islamiques et les églises catholiques du Sénégal, monte au créneau à une semaine jour pour jour de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ce, en condamnant la violence et priant pour la préservation de la paix et la stabilité.
« L’organisation condamne (en effet) toute forme de violence perpétrée durant cette campagne électorale, dans son message lu par le porte-parole du CRSD, Imam Omar Dème. Le Sénégal est un pays de paix, préservons cette stabilité et la cohésion. » Aussi, « les acteurs politiques quelle que soit leur appartenance, doivent éviter les provocations, la rancune, la haine et l’égocentrisme si nous voulons consolider cette paix, halte aux violences. » Et, « chaque citoyen doit être concerné et responsable de la protection de la tolérance qui fait la richesse du Sénégal, qui est souvent cité comme l’un des rares modèles de démocratie. »
« Le monde entier nous regarde et le CRSD lance un vibrant appel aux candidats à l’élection présidentielle et à leurs militants et sympathisants à refuser la violence et respecter leurs engagements civiques pour assurer la tenue d’élection calme et pacifique le 24 février prochain », énonce l’Imam. C’est dans ce sens, ajoute-t-il, les autorités politiques et étatiques sont invitées à « prendre les dispositions nécessaires pour un déroulement paisible du scrutin libre et transparent. Les citoyens, à accomplir leur devoir civique dans la plus grande responsabilité et de continuer d’être les promoteurs de cet esprit de paix pour la concorde nationale. Les journalistes, de continuer d’informer juste et vrai et d’éviter de diffuser des messages pouvant occasionner la violence. »

Les chefs religieux, musulmans et chrétiens, sont appelés, eux, « (à) continuer à prier pour une paix durable au Sénégal. »
Des violences qui ont éclaté à Tambacounda durant la campagne électorale, dans les affrontements entre les militants du camp du pouvoir, Benno Bokk Yakaar (BBY) et ceux du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) du candidat Issa Sall, ont occasionné des pertes en vies humaines (3 morts dont deux militants de BB) et causé de nombreux blessés dont des journalistes. DIÉ BA

POURQUOI LE DÉVELOPPEMENT DU SÉNÉGAL TARDE À SE CONCRÉTISER DEPUIS LES INDÉPENDANCES

http://www.emedia.sn Le manque d’organisation des collectivités, des communautés et de patriotisme qui doit accompagner la volonté politique, constituent autant de « contraintes » qui pèsent sur notre marche vers le développement et, qui font que nous n’avons pas su nous élever depuis maintenant 60 ans que nous sommes dans le plein exercice de notre souveraineté nationale et internationale. Tel est l’avis d’Omar El Foutiyou Ba, économiste et spécialiste en planification et suivi en évaluation, l’un des invités de ’’LR du temps’’, ce dimanche 17 février , émission présentée par Alassane Samba Diop sur iRadio (90.3)

54% de Sénégalais vivent au dessus du seuil de la pauvreté

Le second invité, Dr Mame Cheikh Ngom, enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et géographe, pointe « le manque de communication » comme autre limite. Il dit : « Le développement repose sur un ensemble d’indicateurs. Est-ce que nous sommes dans une dynamique qui peut nous permettre ici au Sénégal de parler de développement. Je crois que nous sommes très loin du développement. Nous sommes dans un processus de développement, là on est d’accord. Et tous les gouvernements qui se sont succédé, ont cherché à développer des stratégies. »

Toutefois, relève-t-il, « il est prématuré de parler de développement au Sénégal dans la mesure où nous étions dans le cercle des pays dits tiers-monde ou de pays sous-développés. » D’autant qu’indique-t-il, « maintenant, le terme qui est utilisé, c’est l’émergence. Il faudrait réfléchir en termes d’émergence d’autant plus que l’émergence est aujourd’hui au devant de la scène. On parle de pays émergents. »
Poursuivant, Dr Mame Cheikh Ngom déplore « l’absence de communication de l’Etat actuel » dans « la mise en branle de ses projets. » DIÉ BA

Me Madické Niang à son retour d’Italie : «J’ai fait un voyage très difficile, mais je ne pouvais pas y renoncer»

https://www.dakaractu.com/ Retardé par son passage au Salon d’honneur de l’AIBD, Me Madické Niang a effectué, dans la nuit du vendredi à samedi, le voyage Dakar-Brescia avec la compagnie Royal Air Maroc en lieu et place de Tap Portugal. Le candidat de la coalition «Madické 2019» est arrivé, dit-il, avec cinq minutes de retard, alors que l’avion n’était pas encore fermé. Et, l’ancien ministre des Affaires étrangères n’a pu embarquer dans l’avion de la RAM, en raison de ce léger retard. Après un voyage de 24 heures, le candidat de la coalition «Madické 2019» a atterri, ce dimanche, à l’aéroport Blaise Diagne, l’air fatigué, avant de se rendre à Joal. «J’ai fait un voyage très difficile, mais je ne pouvais pas y renoncer», a expliqué Me Madické Niang…

Madické Niang à Brescia : « Ce que Abdoulaye Wade m’a dit à la Mecque après sa défaite en 2012 »

IGFM – (Brescia – Italie)-Après avoir lancé son programme de campagne au Sénégal et dans la sous-région, le candidat de la coalition Madické 2019 s’est rendu aujourd’hui à Brescia (Italie) pour rencontrer les Sénégalais de la diaspora pour discuter avec eux de son projet de société intitulé « Jam ak Khéweul « . Un projet qui vise à rassembler autour de lui les jeunes du pays et de la diaspora pour faire du Sénégal un pays émergent.

C’est la première fois au Sénégal qu’un candidat à l’élection présidentielle quitte en pleine campagne électorale le Sénégal pour se rendre en Italie. Il n’est accompagné d’aucun média Sénégalais. Même la RTS qui doit enregistrer son temps d’antenne a refusé de le suivre.

“J’aime beaucoup Abdoulaye Wade, mais je ne crois qu’en Cheikh Ahmadou Bamba”

Devant les Sénégalais de la diaspora, Me Madické Niang est revenu sur sa relation avec Me Abdoulaye Wade. Même si politiquement les deux hommes ne parlent plus le même langage pour des raisons politiques, ils sont, tous les deux, des  » talibés  » fervents du Mouridisme, fait-il savoir. « C’est devant Serigne Saliou Mbacké que Me Abdoulaye Wade et moi avons noué nos relations. Et nous comptons continuer cette relation qui nous unit. Pour rien au monde je serai un ingrat. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais dit que si la candidature de Karim Wade avait été validée par le Conseil Constitutionnel, j’allais me retirer de la course à l’élection présidentielle. Et cela, je ne l’aurais pas fait pour Karim Wade, mais plutôt pour son père, Abdoulaye Wade. J’aime beaucoup Abdoulaye Wade, mais je ne crois qu’en Cheikh Ahmadou Bamba. Je l’ai toujours défendu sans rien attendre en retour et cela depuis 1981. J’ai cheminé avec lui. Je suis parti de rien pour arriver là où je suis aujourd’hui », dit-il.

« Wade m’avait dit que je suis le seul qui pourrais être Président de la République parmi tous ceux qui sont derrière lui »

Poursuivant, Me Madické Niang déclare : « Abdoulaye Wade, après sa défaite à l’élection présidentielle en 2012, nous nous sommes rendus ensemble à la Mecque et c’est là-bas qu’il m’avait dit que je suis le seul qui pourrais être Président de la République parmi tous ceux qui sont derrière lui. Je suis un homme de parole et si je ne compte pas respecter mes engagements, je souhaite ne pas accéder au pouvoir. Beaucoup croient que je suis derrière Macky Sall, mais ils ne savent pas que « khadiouma thi guinaw Macky, thi guinaw Abdoulaye Wade rek la khadione ». Et ma réponse à Abdoulaye Wade et à tous ceux que Macky Sall a causé du tort, c’est que quand je serai élu, je servirai mon pays et non pas me servir du Sénégal. »

D’après le candidat de la coalition Madické 2019, la réforme du système judiciaire est primordiale car « la justice est l’un des fondements, l’un des piliers de l’État”. “Un État sans justice n’est pas une démocratie. Il serait donc illégitime et ne pourrait être reconnu sur le plan national et international. Dans le volet judiciaire de mon programme, je souhaite que l’on donne au peuple le choix d’une justice équitable. Je suis avocat, un homme de droit alors je me dois de rendre à la justice ce qui lui revient. Je ne vais plus accepter que la justice soit bafouée, le droit c’est pour tous les Sénégalais », dit-il.

« Diom moy tukki, wanté foula moy takh gua gnibissi »

Parlant aux Sénégalais de la diapora, Madické Niang déclare qu’il va axer son programme “Jam ak Khéweul” sur la sécurité, les droits humains. “Le respect des droits humains prime sur la régularisation des immigrés. Le problème du foncier, l’accès à la terre aux Sénégalais de la diaspora et la création d’une banque des sénégalais de l’extérieur pour leur donner un fonds d’appui leur permettant de revenir au Sénégal fait partie de ses priorités. Ce sera un projet de retour car “diom moy tukki, wanté foula moy takh gua gnibissi…”.

Une fois élu, Madické Niang a promis de créer une société de transfert car les Sénégalais de la diaspora apportent beaucoup de revenus.Marième SALL

Madické Niang : «Je vais renégocier les accords de pêche»

https://www.dakaractu.co Madické Niang est reparti en campagne, après un voyage de 24 heures, à Brescia en Italie. Celui qui se présente comme «Le Choix qui Rassure» s’est rendu aujourd’hui à Joal.

Au quai de pêche, le candidat de la coalition Madické 2019 a annoncé sa volonté de renégocier les accords de pêche, s’il est élu président de la République. «Si je suis élu président, de nouveaux accords devraient entrer en vigueur», assure le candidat à la présidentielle. Il promet un accord « gagnant-gagnant » sur la pêche avec les pays partenaires, des conventions qui ne représenteront pas de souci pour l’économie sénégalaise.

«Les navires vont accéder à la zone de pêche sénégalaise en échange d’une contribution économique», a-t-il dit. Selon lui, les nouveaux accords doivent permettre d’ «optimiser les retombées et les bénéfices pour les populations locales des zones concernées». «Les pêcheurs d’abord!», a ajouté Me Madické Niang. Il souhaite retrouver, dès son élection, le contrôle exclusif des droits de pêche à proximité de nos côtes…

MADICKÉ NIANG VEUT DONNER UN NOUVEAU VISAGE À L’ÉDUCATION SÉNÉGALAISE

Diourbel, 17 fév (APS) – Le candidat de la coalition ‘’Madické 2019’’ veut donner un nouveau visage à l’éducation sénégalaise qui selon lui est en faillite sous le régime de Macky Sall parce qu’elle ne produit que des sans-emplois.

’’J’ai décidé de prendre en compte l’impérieuse nécessité de réorienter l’école sénégalaise qui aura un visage nouveau parce que tout simplement adéquation avec l’entreprise sénégalaise et les besoins aussi du pays’’, a déclaré ce dimanche Madické Niang au cours d’un meeting à Diourbel..

Selon lui, une réforme du système éducatif va passer par ‘’la généralisation définitive des bourses et aides. Je vais soutenir exceptionnellement avec beaucoup d’engagement et de détermination les filières scientifiques qui permettront demain d’être au rendez-vous de l’innovation technologique’’.

‘’J’ai pris en compte aussi un autre aspect de l’école, c’est l’école coranique je suis le seul à en parler’’ parce qu’elle a produit ‘’d’illustres personnalités de ce pays qui ont eu à véhiculer des valeurs’’, a rappelé l’avocat.

Toutefois, le candidat de la coalition Madické 2019 a précisé que son projet ‘’Jamm Ak Khéwal’’ (Paix et Prospérité en wolof) ne va pas remettre en cause le contenu de l’éducation dispensée dans les daaras’’.

‘’Je ne ferai qu’accompagner les daaras en leur accordant des subventions, introduire la formation professionnelle et l’apprentissage des métiers dans les daaras (…). C’est cela l’exigence que je fais d’un Sénégal nouveau où chacun trouvera sa place’’, dit-il.

Madické Niang veut une fois au pouvoir ‘’mettre en place un ministère chargé des affaires religieuses qui ne sera pas synonyme d’une immixtion de l’Etat dans les affaires religieuses’’.

‘’Il ne signifie pas aussi qu’on va continuer la tendance actuelle qui politise les relations entre le pouvoir et le monde religieux’’,a expliqué l’avocat.

’’Il s’agit simplement de soutenir des sénégalais dans leur foi, dans leur croyance dans leur vécu de tous les jours que le monde religieux puisse avoir sa part importante dans le développement du Sénégal’’, a-t-il avancé.FD/AMD

Tivaouane-Les piques de Macky à ses adversaires : «Pourquoi ont-ils peur des stades?»

https://www.pressafrik.com Le candidat Macky Sall est convaincu que ses adversaires pour la présidentielle du 24 février prochain n’osent pas se mesurer à lui. Accueilli à Tivaouane dans un stade municipal où l’attendaient de nombreux militants, Macky Sall a assuré qu’il est le seul à oser tenir des rassemblements dans des stades.

«Suis-je le seul candidat a cette élection? Car, je suis seul à oser tenir des rassemblements dans des stades. Mes adversaires se contentent simplement de caravanes sans envergure. S’y ajoute que leurs slogans “Macky naa deem” (Ndlr : Macky doit partir) ne me fera pas partir. Et puis, c’est un slogan périmé».

A l’en croire, Idrissa Seck et Cie ne peuvent pas mesurer la responsabilité et la lourdeur que la fonction présidentielle exige. «Diriger un pays n’est pas une chose à prendre à la légère. Il faut de la rigueur et du sérieux pour y arriver», a-t-il soutenu.

avant de prendre congé des militants et responsables de Tivaouane, il a fait un clin d’œil aux différentes familles maraboutiques sénégalaises qui ont joué un grand rôle pour la stabilité du pays mais surtout dans la lutte contre le terrorisme.
C’est par la suite qu’il a fait cap vers Thiès où doit se tenir son dernier meeting de la journée.Ousmane Demba Kane

Oumar Youm « nous sommes engagés à assurer la victoire dès le premier tour avec au moins 75% »

https://www.leral.net Le responsable politique de la majorité présidentielle de Thiadiaye, Omar Youm a rassuré le candidat de la coalition Benno Bokk yaakaar pour l’élection présidentielle du 24 février. 

En marge du grand meeting départemental dans la Petite-Cote, tenu ce samedi, le Directeur de cabinet du chef de l’Etat soutient que Mbour a déjà fait le choix du meilleur candidat, « le candidat des bons résultats, le candidat du bilan magique le candidat de la raison de la stabilité de la continuité dans le progrès. »

Il ajoute que « de Mbour à Malikounda, Poponguine, Ndayane, Ngaparou, Nguekhokh, Diass Sindia, Sandiara, Thiadiaye, Ndiaganiao, Fissel nous nous sommes déjà engagés pour vous assurer la victoire dès le premier tour avec au moins 75 pour cent. On a confiance et la conscience tranquille quant à l’atteinte de cet objectif. Deuxième mandat au premier tour sans détour haut la main », confie Oumar Youm à Macky Sall, très satisfait de la mobilisation.

Macky défie Idy : « Thiès a basculé »

http://www.seneweb.com/index.php Le président sortant, Macky Sall, candidat de la coalition Benno Bok Yakaar, a été accueilli, ce dimanche à Thiès, par une marée humaine. La capitale du Cayor, base affective d’Idrissa Seck, a battu le record de la mobilisation, depuis le début de la campagne. Prenant la parole sur l’esplanade des Thiessois pleine comme un œuf, le président sortant n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction.

« J’ai compris que la population de Thiès est prête à adopter la continuité », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Thiès a remporté la palme de toutes les mobilisations. Thiès a complètement basculé. »

Revenant sur ses projets pour la cité du Rail, Macky Sall annonce la relance du chemin de fer. « Notre priorité pour Thiès, c’est la relance du chemin de fer dès le mois d’avril prochain. Nous allons redonner à Thiès sa vocation de carrefour de réseau électrique et de région minière. L’avenir de la jeunesse de Thiès, c’est donc ici avec nous. Nous serons ensemble jusqu’en 2024 », a fait savoir le candidat de la majorité présidentielle. Non sans appeler ses militants à voter massivement le jour du scrutin.

« Thiès a trop souffert par le passé »

Devant tous les responsables locaux de la coalition, le candidat Macky Sall a promis la modernisation de la ville et l’emploi des jeunes. Car, a-t-il fait remarquer pour s’en offusquer, « Thiès a trop souffert par le passé. Notre objectif, c’est de corriger tout cela ».

A signaler que le meeting départemental de Thiès s’est déroulé en présence de beaucoup d’artistes de la ville, mais aussi de Youssou Ndour, musicien et président du mouvement Féké Maci Boolé, qui a invité les jeunes à ne pas croire à ceux qu’ils qualifient de « vendeurs d’illusions ».

« Vous les jeunes, vous ne devez pas accepter la promesse de ces politiques qui vous parlent d’Eldorado », a-t-il lancé.

MACKY PROMET DE LANCER LA RÉHABILITATION DES CHEMINS DE FER « DÈS LE MOIS DE MAI »

 .

Thies, 17 fév (APS) – Le candidat de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), Macky Sall, a promis dimanche, à Thiès, de s’atteler ’’dès le mois de mai’’ à la réhabilitation du chemin de fer, afin de rendre à cette cité son rôle de carrefour ferroviaire.

En meeting à la Promenade des Thiessois où il est arrivé vers 19 heures, le chef de file de BBY a souligné avoir conscience de l’importance que les habitants de Thiès accordent au chemin de fer.

‘’Çà fait longtemps que vous n’avez pas entendu le train siffler’’, a dit Macky Sall.

Il a ajouté : ’’le chemin de fer sera réhabilité’’, assurant d’en faire une ‘’priorité’’ sur laquelle il compte travailler ’’dès le mois de mai’’.

Le Président sortant a exprimé son ambition de ’’rendre à Thiès son rôle de carrefour ferroviaire’’, mais aussi d’en faire un ’’carrefour universitaire, autoroutier et de réseaux électriques’’. La ’’vocation minière’’ de la région sera aussi développée, a aussi annoncé Macky Sall.ADI/MD

MACKY SALL PROMET DE RENFORCER LA SÉCURITÉ DES SÉNÉGALAIS

Tivaoune, 17 fév (APS) – Le président sortant, Macky Sall, a promis dimanche, à Tivaoune, de poursuivre son travail pour le renforcement de la sécurité des sénégalais, en cas de réélection pour un second mandat.

 ‘’Je suis déterminé aujourd’hui et demain à travailler pour le renforcement de la sécurité des sénégalais’’, a-t-il dit lors d’un meeting au stade municipal de Tivaoune.

Des milliers de personnes ont assisté au meeting du candidat de la coalition Benno bokk yakaar (BBY).

Macky Sall a rendu hommage aux chefs religieux du pays dont les enseignements, selon lui, ont permis au Sénégal d’être préservé de certaines crises.

‘’Je salue le rôle des familles religieuses au Sénégal, musulmanes et chrétiennes. Grâce à eux, le Sénégal est épargné par le terrorisme et radicalisme. L’islam est une religion de paix’’, a-t-il fait savoir.

 Parlant de ses challengers, Macky Sall a affirmé qu’on ‘’ ne gère pas un pays par les jeux et des futilités’’.

 Le candidat de la coalition Benno bokk yakaar a invité les quatre autres candidats ‘’à tenir des meetings’’.

‘’Je suis le seul candidat à tenir des meetings dans des stades pleins. Je les invite à abandonner les caravanes avec les slogans +Na dem+ (il doit partir), c’est un slogan d’avant 2000. C’est dépassé’’, a lancé le président sortant.

 Il s’est dit rassuré par ‘’la victoire écrasante’’ qu’il va obtenir dans le département de Tivaoune.BHC/MD

MACKY SALL S’ENGAGE À POURSUIVRE LA MODERNISATION DES CITÉS RELIGIEUSES

Tivaoune, 17 fév (APS) – Le président sortant, candidat de la coalition Benno bokk yakaar (BBY), Macky Sall, s’est engagé dimanche, à Tivouane, pour la poursuite du travail entamé dans le cadre de la modernisation des cités religieuses.

‘’Le président de la République doit être à côté des familles. Nous allons continuer à travailler pour la modernisation des cités religieuses ‘’, a-t-il dit en wolof.

En meeting à Tivaoune, le président sortant a rendu hommage aux familles religieuses pour leur rôle dans la ‘’cohésion et la stabilité’’ du pays. Le candidat de BBY dit appartenir à toutes les familles religieuses.Macky Sall a salué le rôle des familles religieuses, musulmanes et chrétiennes, au Sénégal. ‘’Grâce à elles, le Sénégal est épargné par le terrorisme et le radicalisme’’, a souligné le président sortant.BHC/MD

Macky Sall sous le charme de l’accueil triomphal des Fatickois

APA – Fatick (Sénégal) Envoyé spécial : Oumar Dembélé –Le président sortant Macky Sall, qui lançait jusqu’ici des défis à Fatick (centre) sur sa capacité à battre les records de mobilisation dans les meetings de sa campagne présidentielle, est tombé samedi soir sous le charme de la grande foule qui l’a accueilli dans sa ville natale, au quatorzième jour de sa tournée à l’intérieur du Sénégal.

Face au gros embouteillage créé par la densité de la foule venue l’accueillir à l’entrée de la ville, Macky Sall a été obligé de descendre de sa voiture pour faire au pas de course le reste du chemin le menant au stade Massène Sène, lieu du meeting de campagne. Macky Sall était entouré dans ses foulées par le maire Matar Ba et le ministre Mbagnick Ndiaye, tous trois fils de la région. La haie d’honneur étant constituée par la garde rapprochée et les éléments des « marrons du feu ».

Sprint avec une foule monstre

« Je suis chez moi à Fatick, et vous m’avez montré que je suis vraiment chez moi. Grâce à la mobilisation de la jeunesse, je n’ai pas pu résister de descendre de la voiture et faire la course à pied avec vous », a-t-il déclaré à l’arrivée au stade Massène Sène. Puis, dans un langage proche de celui de l’enseignant, il a ajouté : « Fatick est premier » de toutes les mobilisations qu’il a suscitées depuis le début de la campagne.

Né en 1961 à Fatick, Macky Sall s’est dit « heureux » d’être dans son « royaume d’enfance », la terre où il a « ouvert les yeux au monde ».

« C’est l’endroit qui me parle le plus au monde. Tout m’est familier ici : les hommes, les femmes, les jeunes, les sages, les visages joyeux qui m’expriment affection et fidélité », a-t-il affirmé avant de lancer : « Ndjokondjal! » (merci en sérère) à cette région qui a accueilli son père Amadou Sall.

Ce dernier, raconte-t-il, est venu « chercher du travail ici » en 1948, « à la fleur de l’âge », avant de s’y installer avec son épouse, Coumba Thimbo.

Ainsi « grâce à la générosité des Fatickois, ce qui devait être un voyage utilitaire pour rechercher du travail est devenu l’une des plus belles aventures humaines », s’est souvenu Macky Sall, réitérant ses remerciements à Fatick « au nom de (ses) défunts parents ».

Entre lui et Fatick, a-t-il relevé, « c’est une affaire de famille, une affaire de coeur et une affaire de valeurs », telles que « l’ouverture, la fierté, la dignité et le refus ».

322.290 électeurs pour la région de Fatick 

Ces valeurs, d’aprés Macky Sall, ont permis à Fatick de rester à ses côtés dans les moments difficiles de sa vie politique.

« Parce qu’il fallait également de la dignité, il fallait de la fierté, un sens du refus et un esprit de courage pour me réinstaller dans mes fonctions de maire en 2009, alors que j’étais devenu l’enfant banni dans mon propre camp », le Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ex-président Abdoulaye Wade (2000 – 2012).

Fatick est une région qui compte 322.290 électeurs sur un total national de 6.683.043 et le candidat sortant Macky Sall compte y confirmer sa suprématie pour la présidentielle dont le premier tour est prévu le 24 février prochain.

Il sera aux prises avec quatre candidats de l’opposition : Madické Niang, Issa Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko.ODL/cd/APA

Dissidence Dans La Plateforme Atépa-2019 : Abdoulaye Diouf Sarr Débauche 30 Mouvements Chez Atépa

https://nettali.sn Si leur candidat à la candidature a rejoint Sonko après avoir raté le cap du parrainage, 30 des 80 mouvements de la plateforme Atépa-2019 ont pris le sens inverse. En misant sur le candidat Macky Sall par le canal du ministre Abdoulaye Diouf Sarr.  

Le choix de porter son soutien au candidat Ousmane Sonko a conduit à une rupture au sein de la plateforme Atepa-2019. En effet, 30 des 80 mouvements qui avaient validé et soutenu la candidature de l’architecte ont décidé de ramer à contre-courant de sa décision.

Regroupés, hier, à l’hôtel Virage pour dénoncer la démarche cavalière et le manque de concertation préalable, ils ont mis sur place une nouvelle structure dénommée Mouvement 30/12 pour se tracer une autre trajectoire. Et sans grande surprise, en la présence du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, ils ont magnifié le bilan du candidat sortant et s’engagent à le réélire, au premier tour, d’où l’intitulé du mouvement.

Pourquoi ces dissidents n’ont-ils pas rejoint un candidat de l’opposition ? Selon des sources de Kritik, c’est le ministre de la Santé et maire de Yoff qui les a travaillés au corps. En les invitant à soutenir le candidat Macky Sall, eu égard à son « bilan on ne peut plus élogieux ». Un électorat de moins pour le candidat Ousmane Sonko qui continue à donner du fil à retordre au camp du pouvoir.Hamet Sene (Journal Kritik)

«Le Sénégal fait partie des 15 pays au monde au meilleur taux de croissance»(Dr Malick Diop, Afp)

Invité à l’émission « Sur un air de Campagne », ce dimanche, Dr Malick Diop de l’Alliance des forces de progrès a demandé à son vis-à-vis Thierno Bocoum le document portant sur le projet de Idrissa Seck pour le Sénégal pour pouvoir procéder à une comparaison avec le bilan du septennat que s’apprête à achever Macky Sall.

Ainsi, le directeur général de l’ASAPEX a salué les « foules » qui accueillent la caravane de Benno Bokk Yakaar durant cette campagne. « C’est l’expression de l’adhésion des populations à la politique sociale du Président Macky Sall », dira ce haut responsable progressiste, qui est revenu sur des programmes comme le PUDC, la CMU, les Bourses de sécurité familiale…

« Le Sénégal fait partie des 15 pays au monde  au meilleur taux de croissance», affirme M. Diop. Il se réjouit du déficit budgétaire qui s’établit à 3,5%. « Sur beaucoup de filières, on se rapproche de l’autosuffisance alimentaire. Le riz consommé  n’est presque plus importé avec une production de 1 100 000 tonnes là où on vise 1 600 000 tonnes. La stabilisation des prix sur treize denrées de première nécessité fait partie du bilan du président Macky Sall. La production arachidière est de 1 400 000 tonnes. En 2012, on ne pouvait même pus exporter à cause de l’aflatoxine. C’est grâce à la meilleure qualité de l’arachide que le ministère du Commerce a pu signer un protocole avec la Chine», s’est réjoui Malick Diop, qui a aussi mis l’accent sur la création d’agropoles à travers le territoire national. « L’industrialisation est une réalité, aujourd’hui. Il y a beaucoup de fils du Sénégal au Parc industriel », fait-il remarquer, sur un autre registre

MACKY VEUT VENDRE L’IMAGE D’UN CANDIDAT ZÉRO STRESS PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, BACARY DOMINGO MANÉ

EXCLUSIF SENEPLUS – Après la danse, le président sortant s’est livré à un petit jogging à Fatick – Dans ce duel à mort avec ses concurrents au fauteuil, il va se surpasser, donner des coups et en recevoir

Après la danse, le jogging… électoral ! Le candidat Macky Sall fait feu de tout bois pour séduire les électeurs. Le choix de la mise en scène sportive, dans sa ville natale (Fatick) vise à prouver qu’il est en forme, bien portant et dynamique. Qu’il aborde cette campagne électorale avec zéro stress, en dépit des attaques de ses concurrents. Et ne se fait aucun doute sur l’issue heureuse du scrutin du 24 février.

Parcourir le Sénégal profond pendant 21 jours ; avoir dans les jambes 504 heures de convois, de caravanes, de meetings et de visites de proximité ; serrer des milliers de mains ;  sourire à ces visages dont les micro-expressions en disent long sur le climat mental des électeurs ; prononcer des centaines de discours dans le but de convaincre les indécis et les votants critiques ; prendre des engagements ambitieux…Il faut avoir du «coffre» et respirer la santé pour y arriver. Comme a tenté de le prouver Macky Sall, ce samedi à Fatick, à travers une mise en scène sportive réussie.

Le candidat de Benno Bokk Yakaar (BBY) ne cesse d’étonner son monde. Après la danse, le président sortant s’est livré à un petit jogging à Fatick, sur le chemin du stade Massène Sène où il devait présider le meeting de campagne de la coalition BBY, pour la présidentielle du 24 février prochain.

Ce petit jogging, de quelques centaines de mètres, est un coup de pub politique pour paraître en forme et dynamique auprès des électeurs. Le candidat à la présidentielle qui a visiblement perdu quelques kilogrammes, a besoin de montrer qu’il se sent bien dans sa peau.

Macky a voulu ainsi ouvrir les portes de son jardin secret aux électeurs pour leur prouver que le président sortant s’adonne, chez lui, à des activités sportives. Dans le but de créer une ambiance d’empathie dont les dividendes se transformeront en bulletins de vote le 24 février prochain.

Le choix d’être dans un habit léger (comparé aux costumes ou grands boubous) vise à exhiber les métamorphoses d’un corps qui avait pris de l’embonpoint. Mais surtout qu’il est un homme de terrain, dynamique et combatif. La mise en scène de cette pratique sportive est comme pour narguer ses concurrents au fauteuil présidentiel, en se lançant dans une publicité comparative qui ne dit pas son nom : je suis plus en forme que vous !

C’est aussi une manière de renvoyer l’image d’un candidat qui bat campagne avec zéro stress, en dépit des attaques de ses concurrents et de celles du «Pape » du Sopi. Macky veut montrer qu’il est serein et ne se fait aucun doute sur l’issue heureuse du scrutin du 24 février prochain.

Nous sommes dans la dimension symbolique de la communication politique avec ce «numéro» qu’il a choisi de «jouer» à Fatick, sa terre natale. Comme s’il pouvait tout se permettre ici parce qu’il est protégé par les dieux. L’ancrage atténue toute forme de critique relative à la désacralisation du corps du président de la République. Au royaume de l’enfance, l’on peut se permettre de défricher des lopins de liberté. Comme lorsqu’il se met à pousser les forces de sécurité pour se frayer un passage à l’entame de son jogging.

En effet, le sport fonctionne comme une sorte de métaphore de la politique, parce qu’il renvoie à l’effort physique, au combat, au dépassement de soi, au duel etc. Macky montre, à travers cette mise en scène sportive, que la politique est une course de fond, qui demande de l’endurance et de l’abnégation. Dans ce duel à mort avec ses concurrents au fauteuil, il va se surpasser, donner des coups et en recevoir, car le politique, à l’image du sportif, doit savoir encaisser et se surpasser.

La course à pied, comme l’explique Michaël Atali, c’est «la capacité d’aller au-delà de ses limites, le travail, la régularité… »

Mais quel est la pertinence de ce mode de communication (mise en scène sportive)  par Macky Sall, si, parmi les adversaires, il y a plus jeune que lui ? L’offre unique de vente du candidat SonkoPrésident, c’est sa jeunesse. Peut-il lui nier un quelconque dynamisme ?

Le souci de susciter ce vent de sympathie chez les électeurs est indéniable. Macky Sall cherche à casser l’image du héros (celui qui prend ses distances, inaccessible) avec ses pas de danse, son jogging et ses traits d’humour. Le «Niangal» apprend à se départir de son masque. dmane@seneplus.com

ISSA SALL PROMET DE CONSTRUIRE UN HÔPITAL ET UNE UNIVERSITÉ DANS CHAQUE DÉPARTEMENT

Louga, 18 fév (APS) – Le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), Issa Sall a promis, dimanche à Louga, s’il est élu président de la République de construire un hôpital moderne et une université de proximité dans chacun des 45 départements du pays, ainsi qu’un centre de santé dans chaque commune.

« La santé est une priorité dans notre programme de développement. Nous veillerons à ce qu’il y ait un hôpital moderne dans les 45 départements du pays ainsi que des universités de proximité et autres infrastructures », a dit le candidat à l’élection présidentielle du 24 février prochain.

S’exprimant lors de son meeting politique départemental à Louga, Issa Sall a soutenu que ces infrastructures de base seront réalisées de concert avec les conseillers municipaux et départementaux.

« Nous les doterons (conseillers locaux) de suffisamment de moyens financiers. Ce sera à eux, de faire des délibérations pour affecter des assiettes foncières pour la construction soit d’un hôpital, d’une école, d’une université, d’un foyer des jeunes, d’un stade, d’une gendarmerie ou d’un poste de police », a-t-il expliqué.

Selon Issa Sall, les terrains devant abriter ces infrastructures ne couteront rien à l’Etat. « Nous en ferons de même pour construire dans chacune des 550 communes du pays un centre de santé moderne », a soutenu le candidat du PUR.

Cependant, le professeur Issa Sall a promis, d’abord, de « procéder au découpage des collectivités territoriales pour équilibrer et libérer plus d’espace pour accueillir les nouvelles infrastructures ».

« Ce n’est qu’après cela qu’on pourra démarrer la construction. Et les chantiers ne seront pas donnés à une seule entreprise, mais ce sera à chaque département de choisir son entrepreneur afin que les travaux puissent être réalisés de manière parallèle », a-t-il assuré

Par ailleurs, a laissé entendre le professeur Issa Sall, les enseignants et les médecins de ces futures structures seront choisis parmi les diplômés du pays.

« Nous avons la terre, l’argent pour construire, les médecins et les enseignants, il ne restera que le plateau médical et avec quelques milliards, on pourra équiper, avec du matériel numérique, tous ces hôpitaux des 45 départements », a dit M. Sall.

Dans le même registre, il dit accorder une « grande priorité » à la médecine préventive. « Nous ferons de la prévention en vaccinant obligatoirement les enfants. Nous accorderons aussi de l’importance à la médecine prédictive et à la médecine curative », a fait remarquer Issa Sall.

Le leader du PUR a aussi relevé que « toutes les personnes atteintes de maladies chroniques seront recensées et qu’une carte avec leur groupe sanguin leur seront délivrée pour faciliter leur soin ».

Il a, par ailleurs, déclaré qu’il veillera à ce que « l’école arabe et française soit dotée du même budget de fonctionnement pour que chaque enfant ait les mêmes conditions d’étude ».

« Nous allons accorder beaucoup d’importance à l’apprentissage des langues locales, mais nous allons renforcer l’apprentissage du français et de l’anglais qui sera enseigné depuis le primaire », a-t-il indiqué. SK/PON

 Idrissa Seck promet de résoudre le problème de la brèche de Saint-Louis

http://www.seneweb.com/index.ph Idrissa Seck, candidat de la coalition ‘’Idy2019’’, a promis, en cas de victoire à l’issue de l’élection présidentielle, de faire de la brèche de Saint-Louis l’une de ses priorités afin que ‘’ce problème qui a occasionné plusieurs victimes soit définitivement réglé’’.

Le candidat Seck s’exprimait au terme d’une caravane orange dans les rues de Saint-Louis, sur un itinéraire allant notamment du pont Faidherbe jusqu’à Guet Ndar.

Il a aussi évoqué le problème de l’avancée de la mer, avec l’érosion côtière et ‘’ses dégâts énormes, faisant effondrer des maisons et même des écoles qui sont aujourd’hui fermées’’.

‘’Je trouverai des solutions définitives, après le départ de l’actuel régime au soir du 24 février, afin que l’érosion côtière ne soit plus un danger pour les populations de la langue de barbarie’’, a-t-il lancé.

Indiquant que Saint-Louis dispose de ressources halieutiques ainsi que du pétrole et du gaz, il déclare : ‘’ma première mission est d’aller en Mauritanie pour revoir ces accords afin de mettre en place une coopération entre les deux pays, en donnant une priorité aux intérêts du Sénégal’’.

‘’Le Sénégal et la Mauritanie sont deux pays frères mais cela ne doit occulter les intérêts de notre pays qu’on doit préserver’’, soutient le candidat de ‘’IDY2019’’.

Il a également déploré le chômage des jeunes, le manque d’industries dans la ville de Saint-Louis et la situation ‘’des femmes qui n’ont pas d’activités génératrices de revenus’’.

Selon lui, la ville de Saint-Louis, ancienne capitale du Sénégal et de l’AOF, ‘’ne mérite pas cette situation’’. Mais il promet de ‘’tout redresser’’ si les sénégalais lui font confiance au soir du 24 février.

Des leaders de partis membres de la coalition ‘’Idy2019’’ dont Cheikh Bamba Dieye du FS/DBJ, Bougane Gueye, du mouvement ‘’GUEM SA BOPP’’ ainsi que les responsables locaux du parti REWMI, Dr Abdoulaye Ndoye et Déthié Fall ont pris part à la caravane orange

Saint-Louis : Idy favorable à une coopération avec la Mauritanie

Le candidat de la coalition « Idy 2019 », Idrissa Seck a évoqué samedi soir à Saint-Louis, au nord du Sénégal une coopération avec la Mauritanie pour protéger les intérêts de son pays dans le domaine maritime, une fois élu président de la République le 24 février. Il a fait cette annonce lors d’un meeting qui a déferlé d’une marée humaine. « Après le 24 février 2019, nous avons prévu d’aller discuter avec nos amis de la Mauritanie pour mettre en place une coopération en vue de protéger les intérêts du Sénégal comme cela se doit.

Nous partageons la même frontière avec la Mauritanie. Il y a le bon voisinage entre nous, mais nous devons protéger nos intérêts », a dit M. Seck à Nguet Ndar, où la force des vagues a entraîné la destruction de plusieurs dizaines maisons. Idrissa Seck a aussi présenté ses condoléances aux familles de toutes les personnes disparues des suites de noyades, dont les deux décédées vendredi. Selon le candidat qui se présente pour la troisième fois, cela ne peut pas continuer. S’exprimant sur l’avancée de la mer, qui selon lui a causé la fermeture de certaines écoles, l’opposant a soutenu que c’est une crise et le gouvernement à abandonner cette partie de la ville, menacée par cette avancée de la mer. « La solution viendra partir du 24 février 2019, ils vont nous laisser le pouvoir dès le premier tour », a-t-il déclaré.

Au fur et à mesure que la marche orange se poursuit, les militants de la coalition « Idy 2019 » ne cessaient d’augmenter. Des leaders dont Cheikh Bamba Dieye, ancien maire de la ville et d’autres candidats recalés au parrainages, à savoir Hamsatou Sow Sidibé et Bougane Gueye Dany, étaient présents. Tous, ils ont donné rendez vous à leurs militants pour célébrer la victoire de la coalition au soir du 24 février et dès le premier tour de l’élection presidentielle.Salif SAKHANOKHO

Idy à Ngaye Mekhé : « la jeunesse est oubliée ainsi que l’agriculture « 

https://www.pressafrik.com À Ngaye Mekhé, le candidat Idy2019 s’est adressé aux jeunes. Il a constaté une situation peu reluisante de cette ville dans bien des secteurs. C’est ainsi que Idrissa Seck s’est insurgé contre l’abandon des écoles, de l’agriculture mais surtout de la jeunesse. Les politiques publiques sont quasi-inexistantes dans ce département selon lui

LOUGA:IDRISSA SECK ’’SURPRIS’’ PAR LA MOBILISATION DES POPULATIONS

Louga, 17 fév (APS) – Idrissa Seck, candidat de la coalition ‘’Idy2019’’, s’est dit surpris, dimanche à Louga, par la mobilisation des populations jusque tard dans la nuit, soutenant que cette présence est la ‘’preuve évidente’’ du grand désir de changement qui anime le peuple sénégalais.

S’exprimant lors d’un meeting qui s’est tenu dans la commune de Louga aux environs de 2 heures du matin, il a affirmé que cette ‘’mobilisation à 2 heures du matin, est la preuve évidente du grand désir de changement qui anime le peuple sénégalais’’.
‘’Pourquoi nous sommes venus tard à Louga, c’est parce que partout où nous sommes passés de Podor à Ross Béthio et même dans les plus petits villages, les populations nous interpellent’ ’a-t-il expliqué.

Selon le leader du parti ‘’Rewmi’’, son cortège est resté coincé à Saint-Louis pour écouter les doléances des populations.

‘’Je me disais en venant, si je trouve à pareille heure deux personnes à Louga, je saurais que j’ai gagné et à ma grande surprise, je trouve cette forte mobilisation à 2h du matin, c’est vraiment incroyable’’, s’est réjoui Idrissa Seck.

Il a remercié la population de Louga pour leur affection qui n’a pas de prix à ses yeux. Il leur a certifié que sa coalition est constituée d’hommes d’exception qui ont les armes pour construire un Sénégal de paix, de justice et de tolérance.

Selon Idrissa Seck, ‘’les difficultés que traverse le Sénégal ne peuvent être réglées que si les hommes qui composent le pays unissent leurs forces, leurs stratégies et leurs connaissances’’.

 ‘’Le Sénégal est fatigué du régime actuel. Nous comptons sur vous pour que le 24 février, vous nous aidiez à gagner. La jeunesse y a une responsabilité particulière’ ’a-t-il dit, invitant ses partisans à ‘’sécuriser le vote’’ pour s’assurer de la victoire.

 Le candidat de la coalition ‘’Idy2019’’ a salué la compétence, l’engagement et mobilisation de ses responsables locaux.

‘’Nous aurions même pu nous dispenser de venir faire campagne à Louga parce que vos relations avec les populations nous assurent déjà la victoire au soir du 24 février 2019’’, a-t-il lancé.SK/MD

Ngaye-Mekhe–Idy annonce un plan de redressement national

iGfm- (Ngaye) Le candidat de la coalition Idy2019, Idrissa Seck a annoncé ce dimanche à Ngaye un plan de redressement national. Le peuple a un désir de changement. Depuis sept ans rien n’a été fait dans tout le département de Kebemer. On ne peut pas continuer à gérer un pays de cette façon. C’est pourquoi, dit-il, dès le 24 février 2019 on va lancer un plan de redressement national.

Pekesse : « Pendant 7 ans la pauvreté a augmenté au Sénégal »,selon Idy

https://www.pressafrik.com L’opposant Idrissa Seck qui, pour la troisième fois se présente à l’élection presidentielle au Sénégal, a déclaré dimanche à Pekesse, un village situé à l’ouest du pays dans le département de Tivaouane, que la pauvreté a augmenté pendant les sept ans du régime de Macky Sall. « II ne peut rien faire pour régler les problèmes des populations. Je sais que vous avez un problème de lycée, de foyers des jeunes, de financement des femmes. Il n’a rien fait pour régler tout cela. Il a fait le tour du Sénégal, mais pendant 7 ans, la pauvreté a augmenté au Sénégal », a soutenu le candidat de la Coalition Idy2019.

Pour résoudre ce problème, Idrissa Seck appelé les populations à un changement dès le premier tour le 24 février. « Je sais que vous habitants de Pekesse, derrière votre Ibrahima Yally, êtes prêts pour un changement ».Salif SAKHANOKHO

«J’ai vu au Saloum des paysans avec des bons impayés»(Thierno Bocoum)

https://www.dakaractu.com Pour Thierno Bocoum, le phénomène des bons impayés n’a pas disparu, malgré les assurances du gouvernement à ce sujet. « Pendant qu’on est là à délibérer sur le prix de l’arachide, le paysan est obligé de bazarder sa production à cause des nombreuses charges sociales auxquelles il doit faire face. J’ai vu au Saloum des paysans avec des bons impayés. Quand ils se rendent à la SONACOS, on ne leur donne que des documents pour leur demander de patienter », révèle-t-il, de la tribune de l’émission « Sur un air de campagne », diffusée ce dimanche sur Dakaractu Tv.
De l’avis de l’ex-député, qui dénonce un pilotage à vue, le chef de l’Etat a attendu le surplus d’arachide pour appeler au secours la Chine.
Le patron d’AGIR a, auparavant, critiqué la politique de sociale du gouvernement. Pour lui, il est rare de voir des médecins spécialistes accueillir les malades dans les différentes structures de santé du pays. « On sait ce qui se passe dans les hôpitaux par rapport au personnel. Si aujourd’hui ils disent qu’ils prennent en charge les médicaments, je me demande dans quel Sénégal on est. Même les plus nantis peinent à se soigner convenablement », s’étonne l’allié de Idrissa Seck.
« A côté du bilan matériel, il  y a le bilan moral. Qu’est-ce qu’il en est de la démocratie dans notre pays ? Qu’est-ce qu’il en est de la séparation des pouvoirs ? », s’interroge  M. Bocoum. « Avec le Président Macky Sall, on s’est inscrit dans un recul démocratique. Les libertés sont menacées», justifie-t-il, non sans alerter aux risques liés à l’absence de « consensus » sur le processus électoral.
« Il ne s’agit pas simplement de stabiliser les prix, le pouvoir d’achat des Sénégalais pose problème, parce que l’on n’a pas créé suffisamment d’emplois. Selon les statistiques de l’Ansd, il y a 360 000 demandes d’emploi par an, alors que seuls 56000 en sont créés », informe-t-il.
Parlant de la structure de l’économie, le leader d’AGIR croit savoir que « le privé national est malmené ». « Ils préfèrent mettre en avant le privé international », dénonce Bocoum, qui aura croisé le fer avec Malick Diop de l’Afp.

Saliou Sarr : «Tous les socialistes du département de Dagana sont avec Idy»

iGfm- (Dagana) Saliou Sarr, le responsable départemental du Ps, par ailleurs membre du Bureau politique du Ps et secrétaire national en charge du monde rural, a confié à l’envoyé spécial d’Igfm en marge de la caravane Orange à Dagana que  « dans le département de Dagana, tous les socialistes sont avec Khalifa Sall. La preuve, je suis avec le premier adjoint au maire de Bokhol, qui est un socialiste. C’est la même chose à Dagana, à Richard Toll, à Ronkh, à Rosso Bethio. »

« Les 9 secrétaires généraux de sections et l’union des coordinations départementales sont allés avec Khalifa Sall. C’est la première structure officielle du parti à recevoir Khalifa Sall ici », ajoute-t-il.

« C’est pourquoi en tant que le plénipotentiaire de Khalifa dans la conférence des leaders de Takhawou Sénégal, nous avons tenu à venir accompagner le président Idrissa Seck dans tout le département. Au niveau régional, la situation se présente très bien. Aujourd’hui avec l’unité de l’opposition autour de la coalition Idy2019, il y a de l’espoir. Les indécis sont en train de venir rejoindre Idrissa Seck en se disant qu’il est le principal challenger de Macky Sall. Et même si après le 20, Me Abdoulaye Wade appelle à voter Idrissa Seck, il peut gagner dès le premier tour. Mais à l’état actuel des choses, le second tour est inévitable », avance-t-il.Harouna Fall

Maïssa Ndiaye, ancien Sénateur : «de 2012 à nos jours le gouvernement n’a rien réalisé à Kébémer»

https://actusen.sn Le candidat Idrissa Seck a rendu visite, ce dimanche, à l’ancien Sénateur, Maïssa Ndiaye dans sa maison sise à Kébémer. Le sieur qui est revenu sur ses relations, en a profité  pour lister les besoins urgents de sa localité. Selon lui, ”de 2012 à nos jours, le gouvernement n’a rien réalisé à Kébémer, aucune infrastructure. Et c’est pareil pour les autres localités environnantes”.Ousmane THIANE,

Idy à Dagana:”j’ai apprécié l’accueil exceptionnel de la famille politique qui m’a vu naître,le Pds”

Après Podor, le candidat Idrissa Seck s’est rendu ce samedi à Dagana. Sur place, il a été accueilli par une forte mobilisation des militants. Il n’a pas ainsi manque de magnifié cet accueil, dans ce fief de Omar Sarr, secrétaire général adjoint du Pds.

”J’ai apprécié l’accueil exceptionnel de la famille politique qui m’a vu naître : le Parti démocratique sénégalais (Pds). Je rends un hommage à mon frère et ami, Oumar Sarr”, dit-il.

”Au vu de cette mobilisation, on peut conclure que Dagana a déjà choisi le changement dès le premier tour”, a-t-il ajouté. Avant de poursuivre : ”l’essentiel des populations du Sénégal condamne la politique désastreuse du Gouvernement actuel qui n’a qu’un seul bilan. C’est d’instrumentaliser la justice pour écarter des adversaires politiques”a. Idy promet dans ce registre d’œuvrer pour la ”restauration de la bonne gouvernance”. Laquelle, selon lui, ”commence par une justice indépendante et équitable qui n’est pas manipulée pour s’attaquer à des adversaires politiques”.Ousmane THIANE,

Thierno Bocoum «Sur un air de campagne» : La coalition Idy 2019 est la révélation de cette présidentielle»

https://www.dakaractu.com/ « La coalition Idy 2019 est la révélation de cette présidentielle. Chaque jour que Dieu fait, il y a des mouvements et des partis politiques qui viennent spontanément adhérer à cette coalition. Cela démontre l’engagement des Sénégalais à sanctionner Macky Sall le 24 février prochain. C’est le Président Idrissa Seck qui est capable de porter les réformes nécessaires pour changer le Sénégal », s’est laissé convaincre Thierno Bocoum, qui était invité, ce dimanche, à l’émission « Sur un air de Campagne ».

Face à Maliack Diop de l’Afp, le leader de AGIR s’étonnera : « Dire qu’il  y a une croissance inclusive au Sénégal pose problème. Prononçant récemment un discours solennel, le Président Macky Sall a dit que nous allons vers une croissance inclusive. Donc la croissance n’est pas encore inclusive », ironise l’ex-député rewmiste, qui a, dans la foulée, critiqué la  politique agricole du chef de l’Etat sortant. « Il n’y a pas une industrialisation pour appuyer le secteur primaire », renchérit-il. « La CMU est en train de tuer les hôpitaux. Il est même aberrant de parler de Couverture maladie universelle. Cela ne concerne qu’une frange de la population. C’est un simple slogan », déplore encore M. Bocoum.

« La Délégation à entrepreneuriat rapide, ce n’est pas sérieux. Pour booster entrepreneuriat, il faut des années et des solutions structurelle», démonte l’ancien parlementaire.

 GAKOU S’INVITE AU MEETING DE BAMBA FALL

http://www.emedia.sn Malick Gakou était au meeting de Bamba Fall ce samedi, 16 février. Malgré la consigne de Khalifa Sall de soutenir Idrissa Seck, le maire de la Médina avait refusé jusque là de prendre position. Le leader du Grand parti qui a aussi rejoint la coalition « Idy 2019 » a voulu, certainement, par sa présence le convaincre à rejoindre leurs rangs. Finalement, Bamba Fall a choisi de ne s’aligner derrière aucun des 5 candidats à la présidentielle. ABDOULAYE SYLLA

Sonko : « Il n’est pas facile de truquer une élection au Sénégal »

 Seneweb.com |  (Kédougou, envoyé spécial) -Depuis quelques mois, voire plus d’un an, on entend souvent dire que le pouvoir en place a déjà truqué la présidentielle. Mais le leader du Pastef n’en est pas convaincu. Le candidat Ousmane Sonko pense que rien ne s’est joué d’avance.

« Il est possible de truquer une élection au Sénégal, mais ce n’est pas facile, a-t-il déclaré lors d’un rassemblement tenu ce samedi à Kédougou. Les gens disent que Macky a déjà truqué l’élection, mais ce n’est pas vrai. »

Il n’empêche que Sonko est convaincu que le candidat sortant ne compte que sur la fraude. C’est pourquoi, partout où il est passée, il a demandé à la jeunesse de se réveiller tôt le matin, d’occuper massivement les rangs, de voter et de rester pour surveiller le déroulement du scrutin.

Le patron des Patriotes pense que si les jeunes se mobilisent, mettent en place des comités de veille, qu’ils refusent tout achat de conscience et attendent le dépouillement, jusqu’à qu’à ce que chaque mandataire et surveillant ait son procès verbal, dans ce cas, à minuit, le régime de Macky Sall sera conjugué au passé

Chronique de WATHIE : L’heure Du Baliseur Idrissa SECK A-T-Elle Sonné ?

https://www.walf-groupe.com La marche qu’entreprend Idrissa SECK semble victorieuse.  A une semaine de la présidentielle du 24 février, il a le vent poupe porté notamment par cette vive envie de changement  des Sénégalais qui se manifeste diversement. Mobilisant du Nord au Sud, sa coalition a accueilli 11 des 25 candidats recalés et de nombreux autres responsables politiques dont des élus locaux. Tout semble sourire au leader de Rewmi. Mais avant de le donner vainqueur de la présidentielle, vaut mieux attendre les dépouillements. Car, en effet, Idy manie l’art de l’autodestruction mieux que quiconque et n’hésite pas à le démontrer. Le B à la place du M, n’en était qu’une illustration.

«C’est le test grandeur nature que j’attendais pour confirmer que désormais la victoire, dès le premier tour, est possible pour notre coalition». Cette déclaration du candidat Idrissa SECK, en caravane électorale vendredi dernier à Ourossogui, rend compte plus fidèlement du sentiment le plus partagé au sein de la coalition « Idy2019 ». Ragaillardi par les liesses populaires qui l’ont accueilli partout où il a été, l’ancien Premier ministre a réussi à semer le germe de la confiance en sa victoire dans la tête de ses partisans. Désormais, ces derniers, à la fois fascinés et impressionnés par les nombreux ralliements à leur candidat, ne parlent même plus de victoire au second tour, mais dès le premier.

Seulement, la victoire dont il est question, faudrait qu’Idrissa SECK lui-même la veuille. L’image d’un Idy drainant d’immenses foules est loin d’être  nouvelle. Mais souvent, le leader de Rewmi mobilise pour baliser la voie à un autre.

Ces trois dernières décennies, Idrissa SECK a plus que marqué le landerneau politique sénégalais. Il a longtemps tenu la maison libérale pendant que Maître hibernait en France. L’organisation du Parti démocratique sénégalais et son fonctionnement au Sénégal lui ont toujours été dévolus par un Maître WADE qui ne revenait au bercail que pour participer à une élection. C’est ainsi qu’en 2000, en tant que directeur de campagne, il balisa la voie qui allait mener le candidat Abdoulaye WADE au Palais. Pourtant, au lendemain de la première alternance, personne ne l’a vu dans le premier gouvernement dirigé par Moustapha Niasse. En septembre 2002, Idrissa SECK sort la tête de l’eau en devenant Premier ministre à la place de Mame Madior BOYE emportée par le naufrage du bateau le Joola. Certains voyaient également en cette nomination la reconnaissance d’une carrière dévouée d’un Idrissa SECK qui contrairement à Ousmane NGOM, Serigne DIOP, Babacar GAYE, Jean Paul DIAS, était toujours resté fidèle à Me WADE. Mais, moins de deux ans plus tard, le 21 avril 2004, c’est la « disgrâce ». Il est limogé de son poste de Premier ministre et la machine judiciaire déclenchée en son encontre. Le 23 juillet 2005, après un feuilleton long de plusieurs mois il est placé sous mandat de dépôt et envoyé à Rebeuss où il passa 199 jours. Idrissa SECK sortit, gonflé à bloc et plus populaire que jamais. Pour beaucoup de Sénégalais, il était l’alternative crédible à la gouvernance de WADE qui avait, avec les coups de marteau infligés à Talla SYLLA, commencé à montrer un tout autre visage. Partout dans le pays des mouvements de soutien à Idrissa SECK se constituèrent. Quatorze députés proches de lui avaient démissionné du groupe parlementaire du PDS à l’Assemblée nationale, pour mettre sur pied leur propre groupe dénommé « Front de l’alternance » (FAL).Pendant près de deux ans, il n’était question que d’Idrissa SECK qui suscitait, comme actuellement, engouement et espoir.  Seulement, le 22 janvier 2007, à quelque quatre semaines du scrutin présidentiel auquel il était candidat, Idy se rendit au Palais en compagnie de feu Serigne Abdoul Aziz SY Al Amine. Erreur politique ou ajustement stratégique ? Dans tous les cas, la bulle Idrissa SECK s’était dégonflée et au soir du scrutin, Me WADE obtenait 55,90% des suffrages et passait ainsi au premier tour. L’ancien maire de Thiès semblait se contentait d’être arrivé devant Moustapha Niasse avec ses 5,93%, Ousmane Tanor DIENG et Abdoulaye BATHILY. Et quand les deux derniers saisirent le Conseil constitutionnel, protestant contre de présumées fraudes, Idrissa SECK, qui s’était placé deuxième, se dépêcha de féliciter Me WADE en tant vainqueur. La réélection de Me WADE ainsi assurée, l’ancien maire de Thiès avait intégré le Front Siggil Sénégal (FSS).  Aux législatives du 3 juin 2007, le FSS laissa le champ libre à WADE en boycottant le scrutin. Pour beaucoup, c’est en suivant les conseils avisés d’Idrissa SECK que les opposants avaient décidé de ne pas participer aux élections législatives. Ainsi, le scrutin boycotté, les opposants balayés, Idrissa SECK et son Rewmi quittèrent, la même année, le FSS. Il permettait ainsi à Me WADE de tenir une Xe législature boudée par l’opposition et totalement acquise à la cause libérale à la tête de laquelle se trouvait Macky SALL. C’est pratiquement le même scénario qu’a exécuté Idrissa SECK en 2012. Selon Samuel SARR, c’est le véritable « tombeur » de Me WADE en 2012.  Pendant qu’il parcourait le Sénégal et la France à la recherche des meilleurs constitutionalistes pour décrypter la Constitution sénégalaise et mobilisait les Sénégalais contre la troisième candidature de WADE, Macky SALL bouclait une tournée nationale. A l’arrivée, Idy a balisé, Macky est élu et l’héritage de WADE est sauf.

Me Abdoulaye WADE est encore dans le jeu malgré son âge avancé pour une dernière tâche qu’il est doute le seul à pouvoir exécuter. Il a réussi a partagé le champ politique sénégalais en pôles dont les trois majeurs sont incarnés par Macky SALL, Idrissa SECK et Karim WADE. Si le dernier parvient à la même légitimité que les deux premiers, il aura bouclé la boucle. Idrissa SECK est certes un redoutable tacticien et un fin politicien mais, il est loin d’avoir fortuitement attendu que Macky SALL « vire » tout le monde pour ouvrir grandement sa porte aux recalés. Reclus dans le silence depuis qu’il a été pris au collet par de nombreux islamologues, Idy ne s’est pas retrouvé par hasard à la tête d’une coalition de plus d’une vingtaine de partis politiques. Reste maintenant à voir le rôle qu’il entend jouer en 2019 où tout lui semble encore de nouveau lui sourire.Mame Birame WATHIE

Sonko promet l’introduction de l’anglais dès le primaire

http://www.seneweb.com/index.ph  | Parmi les réformes sur l’Education prévues par le candidat Ousmane Sonko, il y a l’introduction de l’anglais dès l’école primaire. Le candidat explique cette mesure par le fait que l’anglais est une langue de communication à travers le monde. La déclaration a été faite ce dimanche à Koumpentoum.

Cette exigence de modernité explique également l’introduction de l’informatique au primaire. De même, l’enseignement religieux sera étendu au niveau secondaire, promet-il.

Le leader de Pastef promet également le recensement et l’intégration des enfants de la rue dans des daaras modernes publics, avec apprentissage de métiers.

Dans le secteur de la Justice,  l’ex-inspecteur des impôts et des domaines promet une augmentation des fonds, afin de permettre, entre autres, aux femmes qui ont besoin de test de paternité, d’y avoir accès.

Koumpentoum : Ousmane Sonko décline ses ambitions pour l’Education avec un budget plus conséquent

https://www.pressafrik.com Le leader de la coalition «Sonko Président » a décliné son programme pour le Sénégal, une fois élu à la tête de ce pays. Le candidat Sonko a évoqué d’abord la situation sociale sur trois (3) grands points : la question de la jeunesse, les femmes, et le troisième âge, et toutes les personnes vivant avec un handicap.

Dans son temps d’antenne à la RTS, il a soutenu que l’éducation souffre de plusieurs maux. « Il y a le déficit sur les résultats dans l’education. Le Sénégal compte 6000 abris provisoires, au moment où on prend des milliards pour l’investir sur ce qui n’a aucun intérêt pour le Sénégal », dénonce t-il.

Pour Ousmane Sonko, le budget alloué à l’éducation au Sénégal est trop petit.  « 31 800 000 000, investi dans l’éducation, c’est petit. Les résultats sont mauvais. Le taux de scolarisation est à 37%. Le taux d’achèvement est a 59%, de réussite est faible, 36%, 27% sur l’élémentaire, moyen, secondaire.  Le taux de réussite est aussi faible. Si vous observez, nous sommes à 56% au CFEE, 45% au BFEM, et le BAC 31% », informe Sonko.

pour lui, ces résultats illustrent à suffisance l’échec dans  notre système scolaire, avec de impacts négatifs sur la jeunesse de notre pays.

il a proposé comme solution, « la revalorisation de la fonction enseignant, avec un traitement plus adéquat pour ce corps enseignant qui, dit-il « fait la fierté du Sénégal et qui est discriminé relativement à d’autres corps de la fonction publique ».

Il propose également  » l’adaptation du curricula aux exigences du marché de l’emploi, la scolarisation dans nos langues nationales, l’enseignement de l’anglais, depuis le primaire. Introduction de l’informatique depuis l’école primaire, l’éxtension de l’enseignement religieux, recensement et intégration des enfants de la rue, dans les Daara publics, modernes avec des apprentissages ». Il ambitionne aussi la construction de crèches modernes sécurisées avec l’assistance d’un pédiatre. Une formation qui s’adaptate avec le marché de l’emploi ».

poursuivant son discours, il souligne vouloir travailler pour «le renforcement de la professionnalisation de l’enseignement supérieur , renforcement de la qualité de l’enseignement. La pérennisation des contrats de performance. Un auto-emploi pour l’accompagnement des diplômés ».

Il est d’avisque la jeunesse souffre. » Partout ou on n’est passé, la jeunesse réclame du travail. Surtout que la question de l’emploi n’est que de nom, mais ce n’est pas des emplois effectifs. La jeunesse souffre. Le taux de chômage au niveau de la jeunesse avoisine les 60%. Le constat, ce chômage est lié à la compétitivité des PME et PMI qui souffre du «déficit de financement, difficulté d’accès à la commende publique ».

Ie patron du pastef de poursuivre,  »Les solutions que nous proposons sont liées à la nomenclature des entreprises par l’amendement de la loi sur les PME. 40% de la commande publique sera réservé exclusivement aux entrepreneurs jeunes ».

Il compte mettre dans la loi, la politique générale sociale en ce qui concerne la santé, le sport.

L’autre point selon sonko c’est les femmes qui constituent une bonne franche de la population.

A l’en croire,  » la majorité les femmes continuent de subir  de façon disproportionnelle le poids de la pauvreté et de l’analphabétisme. Elles sont encore victime de graves violations de droit humains. Et de leur droit en matière de sexualité et de santé de la  reproduction ».

Pour celà, il prévoit d’ augmentons le congé maternel à 6 mois ».
Ousmane sonko a aussi evoqué l’application de la loi pour l’égalité des chances pour des personnes vivant avec un  handicap, et le soutient des personnes du troisième âge, qui pour lui ont servi le pays.Ibrahima Mansaly

SONKO:«AUCUN HOMME POLITIQUE, Y COMPRIS MOI, NE MÉRITE QUE VOUS SACRIFIEZ VOTRE VIE»

http://www.emedia.sn Ousmane Sonko était à Tambacounda, vendredi. Le leader du parti Pastef, en tournée de campagne, a profité de l’occasion pour présenter ses condoléances aux familles des deux personnes tuées lors des violences survenues, lundi, dans une bagarre opposant les militants du Pur et ceux de Benno Bokk Yaakaar. « Ce qui s’est passé est vraiment regrettable », a martelé Sonko. « Rien n’en valait la peine. Aucun homme politique y compris moi, ne mérite pas que vous sacrifiiez vos vies. Pis encore, si ce sont eux qui ont volé votre argent et pillé vos ressources. Rien ne vaut ce qui s’est passé le 11 février dernier à Tambacounda », s’est indigné Sonko.

Il ajoute : « Seule la défense de la patrie ou de l’intérêt général mérite un don de soi. Hormis cela, rien ne doit vous pousser à vouloir sacrifier votre vie. Ne l’acceptez plus jamais, conseille le candidat de la coalition Sonko président. » Abdou DIÈYE

A propos des Pôles Territoires:Réponse à Madame la Directrice du Cabinet de Campagne du Candidat Macky Sall

A propos des Pôles Territoires: Réponse à Madame la Directrice du Cabinet de Campagne du Candidat Macky Sall

Vous avez accusé le Candidat Ousmane Sonko d’avoir plagié « intégralement » l’Acte III de la décentralisation en utilisant la notion de « Pole-Territoire » dans son programme. Ces affirmations sont « intégralement » fausses, bien entendu, comme beaucoup d’autres avant.

Voici la preuve.

Ousmane Sonko ne parle pas de « Pole-Territoire » mais de  « Région-Pôles » ou « Pôles régionaux ».  A la page 15 du programme JOTNA, thématique 6, on peut lire  » Nous érigerons au Sénégal six grandes régions-pôles de développement durable, véritables laboratoires d’expérimentation, d’impulsion et d’éclosion des politiques économiques et sociales. » Comme le disent les jeunes, on vous dit « Angleterre », vous entendez  » Pombiterre »

La création de ces pôles régionaux n’est pas une idée de Macky Sall créée à la faveur de l’Acte III de la Décentralisation. Ces Pôles ont été conçus et théorisés depuis 2009 par les Assises Nationales et figurent en bonne place dans le Rapport des Assises. Voici ce qu’en disent les Assises nationales : « (…)  D’où la proposition de promouvoir six zones éco-géographiques en pôles de développement, comme pivots de la cohérence territoriale :  (1) La région du Cap-Vert;  (2) le vieux bassin arachidier ;  (3) La zone sylvo-pastorale ; (4) La région du Sénégal oriental ; (5) La Casamance ; (6) La vallée du fleuve Sénégal. L’idée est à la fois d’accompagner les territoires les plus dynamiques et d’aider les plus fragiles à se doter des moyens de  leur développement. » (Rapports Assises Nationales, Page 148)
Nul n’est plus légitime que le Candidat Ousmane Sonko pour porter et promouvoir les Conclusions des Assises Nationales car il en a été signataire en sa qualité de Secrétaire général du syndicat des impôts et domaines en son temps. Ensuite, plus récemment, en tant que leader de PASTEF, il a signé la Charte de Gouvernance Démocratique des Assises Nationales, avec la ferme volonté d’appliquer les recommandations, contrairement à ceux qui ont renié leur parole et délaissé les Assises Nationales sitôt arrivés au pouvoir. De surcroit, de nombreux leaders de la Coalition Sonko Président ont été des acteurs de premier plan des Assises Nationales et sont toujours restés attachés à sa bonne application.
Si vous croyez tant à ce concept de « Pôles régionaux » au point d’en revendiquer la paternité, pourquoi n’avez-vous pas pu, ou su, le traduire en acte depuis sept ans.
Nous-en restons là, pour le moment, et attendons la prochaine grossièreté que nous démonterons comme toutes les autres.  Aussitôt!
Par contre, en ce qui nous concerne, plutôt que de vous critiquer d’avoir le courage d’aborder maintenant, à notre suite, des thématiques comme le Franc CFA, la renégociation des contrats miniers, la lutte contre l’évasion fiscale, ou la création de la banque des émigrés etc., nous vous encourageons à prendre davantage dans nos propositions.  Car notre Programme est la seule alternative souhaitée par le peuple sénégalais dans sa quête d’Avenir.Pour la Coalition Sonko Président,le Porte-parole

Ousmane Sonko à Kédougou : «L’économie du Sénégal se trouve dans les régions et non à Dakar!»

https://www.dakaractu.com À Kédougou, Ousmane Sonko rappelle qu’il est l’unique candidat qui veut renégocier les contrats qui ne sont pas à l’avantage du Sénégal. Il considère que la richesse du pays doit rester et profiter aux populations et qu’il doit y avoir un équilibre économique entre les régions.

AFFAIRE DES 94 MILLIARDS : «SONKO RÉPONDRA À LA COMMISSION D’ENQUÊTE»

http://www.emedia.sn Ousmane Sonko répondra devant la Commission d’enquête parlementaire mise en place par l’Assemblée nationale, vendredi, pour tirer au clair l’affaire des 94 milliards FCFA, dans lequel il accuse Mamour Diallo, Directeur des Domaines de détournement.
L’assurance est donnée par Pierre Goudiaby Atépa, invité du Jury du dimanche sur iRadio. Le député et ancien inspecteur des impôts avait d’ores et déjà déclaré qu’il ne se présenterait pas devant cette commission. « On est dans une République et quand on vous convoque, vous y allez », fait savoir l’architecte. Qui explique la volonté de Sono de ne pas y répondre par « une réaction primaire enclenchée par le feu de l’émotion. Il faut que cette affaire soit élucidée. J’en ai discuté avec Sonko et il n’a rien à se reprocher. Il a même été le premier à ouvrir la brèche sur cette affaire. »
L’auteur de « Sénégal rekk » avance que les explications fournies par le leader du Pastef sur cette affaire l’ont convaincues. « Puisque l’Assemblée s’est saisie de cette affaire et qu’il y a des juridictions en place, il faut que la justice suive son cours », indique-t-il. Cheikh Tidiane NDIAYE

Caravane «Sonko Président» : l’incroyable carnet de voyage

iGFM-(Ourossogui) La campagne présidentielle bat son plein. Ce dimanche coïncide avec le 15e jour de longs voyages pour la caravane de la coalition « Sonko Président ». Retour sur deux semaines très mouvementées avec un carnet de voyage inédit.

Quand on parle de campagne électorale, on fait allusion à un parcours d’un véritable combattant avec de nombreuses découvertes. Mais surtout des endroits inédits que personne n’avait imaginé découvrir un jour. C’est entre hauts et bas.

Sédhiou-Médina Souané, Tamba-Kédougou : voyages caillouteux

Après une semaine passée dans le centre entre Kaolack, Diourbel, Louga…on pensait que c’était cuit et qu’on était le mieux servis mais non. Mais la deuxième semaine de campagne à tenu toutes ses promesses. Attendue dans sud, la coalition a répondu à l’appel mais c’était sans partie de plaisir. Le jeudi 14 février, nous avons fait le trajet Sédhiou-Médina Souané. Mais pour arriver à destination, il fallait faire plus de 15 km de route caillouteuse, poussiéreuse…Non seulement cette route n’est pas praticable mais elle est dangereuse puisqu’il n’y a aucune lumière. La sécurité, il ne faut même pas en parler. Du jamais vu. L’on se rappelle qu’à la veille, un militant avait perdu la vie à la suite d’un accident qui s’est produit sur l’axe Bignona-Ziguinchor.

Quelques jours plus tard, direction l’Est du Sénégal. Obligé de convaincre ses militants, Ousmane Sonko a préféré passer la nuit à Tamba pour se rendre à Kédougou le lendemain. Un voyage inoubliable d’autant qu’on a parcouru environ 80 km sur une route désastreuse, catastrophique…entre le Parc de Niokolokoba et l’entrée de Kédougou, où il fallait faire très attention puisque des camions l’empruntent également.

Pire, la poussière était un grand danger et elle empêchait au chauffeur Marone de circuler tranquillement. A un moment donné, il s’est même arrêté le temps que la poussière disparaisse pour reprendre son chemin. Un aller-retour stressant pour la caravane. La fatigue se faisait vraiment sentir au réveil dimanche matin. C’était également le cas lors du trajet Linguère-Louga qui ressemblait presque à celui de Tamba (Parc Niokolokoba)-Kédougou.

Des milliers de kilomètres parcourus

C’est une évidence. Quand on décide de faire le tour du Sénégal, il faut forcément faire des milliers de kilomètres. Du centre en passant par l’Ouest, le Sud Est et le Nord du pays, la caravane a parcouru plus de 4000 kilomètres rien que les localités déjà visitées, alors qu’elle doit faire 7000 kilomètres au total même si c’est passionnant avec de nombreuses découvertes.

Les prochaines destinations Ourossogui, Matam, Podor, Richard Toll, Saint-Louis, Thiès, Tivaouane et la banlieu dakaroise devront compléter la distance calculée avant le démarrage de la caravane.

Des nuits presque blanches

En période de campagne électorale, difficile d’avoir le sommeil. Surtout quand on termine tard le travail ou encore on roule toute une nuit. Le plus souvent, c’est soit 3h soit 5h du matin que beaucoup d’envoyés spéciaux se couchent pratiquement tous les jours. Ce, après une dure journée. Du coup, beaucoup ont minimum 5h de sommeil. Ce qui veut dire que les nuits sont presque blanches pour la plupart. Pourtant, rien n’est encore fait. Il reste du chemin à parcourir puisque ce dimanche soir, la caravane doit se rendre à Ourossogui avant d’aller vers Matam, Saint-Louis, Thiès…dans les jours à venir.Mamadou Salif GUEYE (Envoyé spécial)

Me ASSANE DIOMA NDIAYE : «TOUT LE PROBLÈME EST DE SAVOIR SI LES DÉCLARATIONS DE WADE RELÈVENT DE LA SURENCHÈRE»

http://www.emedia.sn Dans cet entretien accordé à Emedia.sn, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains dénonce la violence dans la campagne électorale avant de demander à la Justice de prendre ses responsabilités et de rassurer les citoyens. Le Défenseur des droits humains s’exprime également sur l’appel au boycott de la présidentielle par l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade.

Quelle analyse faites-vous de la violence qui a émaillé la campagne électorale ?

C’est une situation qui était plus ou moins prévisible. Tout le monde redoutait cette violence eu égard aux conditions dans lesquelles le processus a été lancé et s’est même déroulé jusqu’à l’étape de la campagne. En matière électorale, il est souhaitable qu’il y ait un consensus sur les règles pour avoir le moins de contestation possible. Malheureusement, beaucoup de règles du jeu ont été changées. Il n’y a pas eu de concertation à ce niveau. Il s’y ajoute le parrainage dont on n’avait pas cerné toutes les difficultés d’application ou d’exécution. Il y a eu des frustrations et, qui dit frustration dit violence. Ce sont des états d’âme qui s’expriment. Donc, quand vous avez ce contexte, il suffit d’une étincelle pour que tout s’embrase. C’est malheureusement ce qui s’est passé à Tambacounda. Mais, avant il y a eu des incidents sur lesquels nous pensions que la justice aurait dû faire un travail pour dissuader. Malheureusement, la justice n’a jamais réagi par rapport à des incidents à Saint-Louis et à Fatick et ce qui s’est passé à Tambacounda. Depuis lors, il semble qu’il y ait une prise de conscience collective, une sorte d’instinct de survie qui anime tous les acteurs et nous espérons que tout le monde se ressaisira pour qu’on puisse aller vers une élection apaisée.

« La Justice doit être forte, crédible et équitable »

Quel doit être la posture de la justice par rapport à ce qui s’est passé à Tambacounda ?

La justice c’est le socle de la société. Elle doit jouer un rôle de temple pour faire en sorte que la société ne bascule pas dans le chaos. Pour cela, elle doit être forte, crédible et équitable. Mais, si au départ vous avez toute une suspicion qui l’entoure, un rejet par avance de ses décisions, rien ne marchera. La justice est forte non pas par les décisions qu’elle rend mais par la crédibilité de ses décisions. Maintenant, il appartient à cette justice de rassurer. Malheureusement de ce point de vue, de par le système même, vous avez un exécutif qui est en amont. Et même du point de vue du déclenchement des procédures, l’exécutif à une latitude trop grande. Le parquet ne se hasarde pas à enclencher un certain nombre de procédures sans s’en référer au préalable à l’exécutif même si nous convenons que des ordres de non-poursuites en principe ne sont pas légaux. Mais dans la pratique, nous savons que la hiérarchie à une mainmise totale sur le fonctionnement du parquet. Donc, on ne peut pas s’attendre à grand-chose par rapport à cette justice. Les juges du fond ne peuvent entrer en jeu que s’il y a déclenchement des poursuites. Si les poursuites ne sont pas déclenchées, il est difficile que les juges du siège puissent jouer leur rôle de régulateurs de la société. La politique ne doit pas s’interférer dans la justice et quand il y a des menaces de troubles à l’ordre public, des matérialités d’infraction, il est important, quel que soit le bord auquel appartient le mis en cause, que la justice puisse être équitable et qu’elle puisse agir de manière à préserver la paix sociale et à faire de sorte que tout le monde comprenne que ce n’est pas une justice des forts. Que la justice est là pour sévir en cas de violation de la loi.

« NOTRE SYSTÈME EST BASÉ SUR UNE HÉGÉMONIE DES VAINQUEURS »

L’appel au boycott de la présidentielle par l’ancien président de la République ne risque pas d’aggraver la situation ?

Je pense qu’on peut prendre des positions. Un parti politique ou une coalition a la liberté, par rapport à un évènement donné, de dire que nous optons pour ce combat. Cela peut être un boycott ou une manière de discréditer par avance l’élection. Mais, il y a des limites à ne pas franchir. Tant qu’on est sur le plan des slogans, il est difficile de pouvoir faire quelque chose. Mais, il vrai qu’on ne peut pas défier la loi. On ne peut pas violer la loi ou s’opposer à des échéances républicaines. Tout le problème est de savoir si les déclarations de Wade relèvent de la surenchère politique ou s’il s’agit d’un plan murement réfléchi et qui peut être mis en exécution. En droit, on distingue les actes punissables qui ont connu un début d’exécution et de simples actes qui ne sont pas suivis d’effet. Nous osons espérer que de telles menaces ne soient pas mises en exécution. Dans tous les cas, il est important que la souveraineté populaire s’exprime. L’Etat a l’obligation de faire en sorte que tous ceux qui doivent voter puissent le faire et que cela soit dans un climat qui garantit la transparence et la clarté du vote. Ce, de manière à ce que les résultats qui seront proclamés reflétèrent la réalité des urnes.

Quel comportement devrait avoir Me Wade pour cette élection présidentielle ?

Si nous étions dans une démocratie normale, sa posture aurait été une posture plus ou moins de personne morale qui pourrait faire passer des messages qui tendrait vers une élection apaisée. Mais le problème c’est que nous avons une démocratie crypto-personnelle. On a un système qui fonctionne de façon subjective. Abdoulaye Wade aujourd’hui considère que son fils a été injustement arrêté. Il estime que la plupart de ses compagnons on fait l’objet de brimades, d’emprisonnement. A partir de ce moment, on ne peut pas attendre de lui une réaction qui soit plus ou moins conforme au système. C’est toute la problématique de notre système démocratique qui est basée sur une hégémonie des vainqueurs. Cela n’est pas propre au régime de Macky Sall. Depuis 2000, nous connaissons toujours une hégémonie des vainqueurs et une frustration énormes de la part des opposants. Aliou DIOUF

ABDOUL MBAYE CORIACE : «Macky est le plus mauvais candidat parmi les 5… Dans l’affaire de la traque des biens mal acquis,je n’étais pas pour l’emprisonnement»

https://www.dakaractu.com Pour Abdoul Mbaye, tout est clair. Les chiffres et autres taux livrés depuis 7 ans à l’opinion nationale par le gouvernement Sénégalais pour attester de l’émergence économique du pays ne sont que  » mensonges  ». C’est en fait le mot qu’il utilise d’ailleurs à deux reprises dans le Grand Jury de la Rfm de ce dimanche. L’ancien Premier ministre du Président Macky Sall considère son ancien patron comme le plus mauvais candidat parmi ceux qui parcourent le Sénégal à la quête de suffrages. Abdoul Mbaye, qui rappelle n’avoir pas choisi Idrissa Seck pour l’ensemble de son programme, précise que c’est ce dernier qui répond le mieux, suivant l’offre, à ses aspirations.  » Nous avons pendant plusieurs années constaté de très grosses défaillances. Nous avons considéré que nous n’avons jamais vécu pire. Nous avons constaté que le Sénégal courait vers de graves dangers et que Macky Sall était le plus mauvais candidat parmi les 5 en lice  » dira-t-il substantiellement. Et comme, a-t-il déjà dit, le bilan brandi n’est que mirage, Abdoul Mbaye de relativiser tout en bloc, non sans oublier de dégager en touche toute velléité d’émergence.  »Aucun des villages que j’ai parcourus dans la région de Kaolack n’a constaté un changement pendant 7 ans. Quand vous dites que le Sénégal a récolté 1.400 000 tonnes d’arachide, c’est du bidon. Ça n’existe pas. Il y a du mensonge (…). Le taux de croissance n’existe pas. Cette émergence n’existe pas. Une situation endolorie, signale le Président du parti ACT par la soudaine  » politique d’endettement tous azimuts.  »

Interpellé sur l’appel au boycott du Président Abdoulaye Wade, Abdoul Mbaye choisira de jouer la carte de la prudence en signalant que l’ancien Président de la République est dans une position de riposte.  » Il faut accepter que les populations votent. On condamne la violence d’où qu’elle vienne. Nous sommes dans une attitude de violence depuis longtemps.  » Il précisera, en passant, avoir rencontré le  » front de résistance nationale.  »

Invité à revisiter certains dossiers alors qu’il était Premier ministre et principalement celui qui a considéré la traque des biens mal acquis, Abdoul Mbaye précisera que son idée n’a pas été validée par le Président Macky Sall. Son idée, dit-il, c’était juste de privilégier les compromis pour récupérer l’argent  supposé dilapidé et ne prendre l’emprisonnement que comme  »ultime recours. Je n’étais pas pour l’emprisonnement. Je n’ai pas été suivi.  » Abdoul Mbaye de regretter que seul Wade-fils ait été poursuivi dans cette affaire, avant de conclure que la traque avait sa cible.

CE LAPSUS D’ABDOUL MBAYE : «Nous sommes pour le soutien du candidat Macky Sall»

https://www.dakaractu.com Un  » mauvais  lapsus  » a-t-il notamment dit pour décrire l’appel qu’il a lancé, ce dimanche dans le Grand Jury dont il était l’invité,  en faveur du Président Macky Sall. Abdoul Mbaye, pour le reprendre, a vu sa langue fourcher et dire ce qui suit.  » Nous sommes pour le soutien du candidat Macky Sall!  » Un lapsus qu’il a aussitôt signalé et traité de  » mauvais.  »

L’ancien Premier ministre de préciser travailler pour l’élection du candidat Idrissa Seck et souhaiter le soutien du Président Abdoulaye Wade.  »Nous considérons que l’abstention est un vote en faveur du candidat Macky Sall  ».

RAMA SALL DIENG : «Au Sénégal, la gauche a renoncé à défendre ses idées»

LE MONDE AFRIQUE-http://www.emedia.sn Pour l’universitaire Rama Salla Dieng, la gauche sénégalaise, absente de la présidentielle du 24 février, paie ses compromissions successives avec les libéraux.

Pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, le Parti socialiste (PS) ne présentera pas de candidat au scrutin présidentiel du 24 février. Au pouvoir de 1960 à 2000, sous Léopold Sédar Senghor puis Abdou Diouf, le PS dirigé par Ousmane Tanor Dieng soutient la coalition du président sortant Macky Sall. Rama Salla Dieng, maîtresse de conférences au Centre d’études africaines de l’université d’Edimbourgh, au Royaume-Uni, analyse les raisons de l’échec de la gauche sénégalaise.

L’absence de candidature socialiste à la présidentielle est-elle une surprise ?

Rama Salla Dieng Oui. Cependant, c’est le résultat d’un long processus dont le tournant se situe en 2000 avec l’élection d’Abdoulaye Wade. Jusqu’à cette date, l’échiquier politique sénégalais était polarisé entre libéraux et socialistes. C’est sous les mandats d’Abdou Diouf [de 1981 à 2000], président pourtant socialiste, que les programmes d’ajustements structurels du FMI seront appliqués, le franc CFA dévalué. Puis arrive Abdoulaye Wade en 2000. Il contribue à brouiller encore plus ces lignes traditionnelles en impulsant une politique sociale alors qu’il est un libéral. Le chantre du « sopi » [« changement » en wolof], son projet de transformation sociale, accroît l’intervention de l’Etat dans l’économie en subventionnant l’agriculture et l’énergie.
De la même manière, Macky Sall, lui-même ancien socialiste converti au libéralisme, a mâtiné son programme de mesures sociales comme l’octroi de bourses aux familles les plus pauvres. Ces années sont marquées par des luttes internes dans les partis de gauche : au PS, au Rassemblement national démocratique et à l’And-Jëf [Parti africain pour la démocratie et le socialisme]. La fragmentation de la gauche politique est parachevée avec la participation de certaines de ses figures comme Mamadou Diop Decroix, Amath Dansokho, Djibo Ka ou Abdoulaye Bathily aux gouvernements d’ouverture menés par des premiers ministres libéraux.

Récemment, deux autres figures socialistes, Aissata Tall Sall et Khalifa Sall, ont rallié des candidats libéraux à la présidentielle, Macky Sall et Idrissa Seck. Le clivage droite-gauche est-il toujours pertinent ?

Ces ralliements brouillent encore un peu plus la scène politique. Depuis 20 ans, la gauche ne propose pas de projet. Elle collabore avec les libéraux. Dans les centres urbains, les élites, traditionnellement socialistes, cèdent aux sirènes du parti au pouvoir. On perçoit aussi cette tendance au niveau local. Dans le cadre de mes recherches dans les régions de Louga et de Saint-Louis, j’ai constaté ce phénomène de transhumance chez nombre de maires et de leaders religieux. Toutefois, ce serait une erreur de résumer la gauche à ses dinosaures politiques. Mieux vaut parler de « gauches ».

La gauche a-t-elle renoncé à défendre ses idées, ses valeurs ?

Oui. La gauche historique, de l’indépendance aux années 1990, était contestataire. Ses leaders ont participé aux luttes sociales, à Mai 68, et beaucoup ont été emprisonnés, ont survécu dans la clandestinité avant l’instauration du multipartisme intégral en 1981. Des leaders comme Landing Savané ou Abdoulaye Bathily ont combattu dans des partis qui prônaient le respect des libertés individuelles et la lutte contre les inégalités. Dans les années 1980, ils ont dénoncé les politiques d’ajustements structurels imposées par les institutions internationales qui fragilisaient les plus pauvres de la société. Cette gauche-là s’est d’ailleurs alliée à d’autres gauches africaines ou à l’international pour mener le combat. Mais depuis la fin des années 1990, les partis de gauche réagissent peu aux attaques contre les libertés individuelles.

Ces ralliements brouillent encore un peu plus la scène politique. Depuis 20 ans, la gauche ne propose pas de projet. Elle collabore avec les libéraux. Dans les centres urbains, les élites, traditionnellement socialistes, cèdent aux sirènes du parti au pouvoir. On perçoit aussi cette tendance au niveau local. Dans le cadre de mes recherches dans les régions de Louga et de Saint-Louis, j’ai constaté ce phénomène de transhumance chez nombre de maires et de leaders religieux. Toutefois, ce serait une erreur de résumer la gauche à ses dinosaures politiques. Mieux vaut parler de « gauches ».

Où se déroule la bataille des idées ?

Elle se déroule surtout en dehors du champ politique. Les syndicats continuent de l’incarner, mais d’autres acteurs s’en sont saisis ces dernières années. Les débats ont pris place dans la société civile, dans des mouvements religieux, qui attirent de plus en plus les jeunes, à l’université notamment, dans des mouvements citoyens qui ont un rôle de vigie, et de manière très significative sur les réseaux sociaux. Certains abstentionnistes choisissent d’investir ces poches de résistance qui incarnent pour eux l’espoir. Il faut y voir une quête de sens et comprendre que les idées progressistes ne sont l’apanage ni de la gauche ni de la droite.

Fatou Sow Sarr invite les candidats à centraliser le débat sur la famille

https://www.pressafrik.com A moins d’une semaine de la présidentielle du 24 février 2019, le Caucus des femmes leaders invite les cinq (5) candidats (Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Me Madické Niang et Issa Sall), à centraliser le débat sur la famille. Sa présidente, la sociologue Fatou Sow Sarr, attire l’attention sur l’importance du vote des femmes qui représente 51% de la population et par conséquent, ces femmes élisent le président de la République.

La présidente de Caucus des femmes leaders tire sur la sonnette d’alarme. Fatou Sow Sarr informe que « les femmes sombrent dans une crise profonde », et, l’urgence, c’est de trouver une solution à ce problème.

«La conviction que j’ai, c’est que si nous ne faisons pas attention que cette famille-là ne bascule, parce que je crois qu’on est arrivé à un moment critique, si on ne se ressaisit pas pour récupérer notre famille et en faire ce qu’elle était, c’est-à-dire l’instrument du facteur de la stabilité de la politique sociale de ce pays, on sera perdant, quelles que soient les richesses qu’on va avoir », déclare la présidente de Caucus des femmes leaders.

L’invitée de l’émission « Objection » sur Sud Fm de ce dimanche 17 février 2018 est d’avis que ce problème peut être résolu par la reconstruction de la famille. Sur ce, la sociologue «invite (les candidats, ndlr) à l’élaboration d’une politique publique de la famille, mais c’est des choses qui doivent être pensées avec des programmes et des moyens d’y arriver ». Et, poursuit Fatou Sarr Sow « ce n’est pas aussi compliqué parce que la cause essentielle, c’est la pauvreté et nous savons le nombre de familles pauvres au Sénégal et nous savons où elles se situent. Donc, on la es éléments de réponses».

«On n’a pas une véritable politique sociale, qui nous est propre, on a une politique sociale calquée sur le modèle occidental qui est une politique d’approche sectorielle posant sur une approche de l’individu comme valeur de base. Or, notre société repose sur l’approche communautaire et collective ? Donc, effectivement, il y aura une rupture de paradigme de politique publique destinée à l’action sociale », lance Me Sarr. Aminata Diouf

Youssou Mbow : « Je respecte la position de Bamba Fall, … »

Ferloo.com– Quelques heures après la décision du maire de la Médina de ne soutenir aucun candidat à la course pour l’élection présidentielle de dimanche prochain, des réactions commencent à tomber. Un proche de Khalifa Sall, en l’occurrence Youssou Mbow, lui, sur les ondes de la RFM, dit respecter la position de Bamba Fall.

“Je respecte la position du maire de la Médina, Bamba Fall qui n’a pas voulu suivre la direction indiquée par son leader Khalifa Sall”, déclare-t-il. Il s’empresse d’inviter les autres leaders et autres proches de Khalifa Sall de s’engager activement sur le terrain pour faire voter en faveur du candidat de la coalition Idy2019, choisi par Khalifa Sall qui “appréciera la position de Bamba Fall”, laisse-t-il entendre”.

Sur la position de Bamba Fall, des analystes politiques se sont également prononcé. Pour le Pr Moussa Diaw de l’Université Gaston Berger de Saint Louis, “la position de Bamba Fall est surprenante” dès lors que son leader a choisi Idrissa Seck.

Pour sa part, le Journaliste Assane Samb estime que “ceux qui ont opté pour la neutralité, soutiennent indirectement, Macky Sall”. Il fait ainsi allusion à Aïda Mbodj.

DE LA POLÉMIQUE SUR LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL PAR ABDOU KARIM GUEYE

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – La nécessité de consacrer la pratique des opinions « divergentes », c’est-à-dire permettre que la décision rendue par les juges constitutionnels reflète la diversité des opinions peut être convoquée aux débats

#Enjeux2019 – A la lecture de la décision publiée par le conseil constitutionnel, à la suite de plusieurs recours introduits à l’occasion du fameux parrainage, je me suis rendu compte à quel point les modes de fonctionnement d’une telle institution et son approche rédactionnelle sont conservateurs : des considérants qui consacrent une unanimité formelle peu crédible et suspecte. Au-delà du legs colonial et au terme d’une large exploration des pratiques et des législations internationales, un juriste ou un adepte de la science politique qui s’y adonnerait peut conclure qu’il faut changer le système. Mais le mal peut être durable, à moins que les soubresauts politiques et les mouvements sociaux ne poussent les dirigeants à innover, à penser et à élaborer autrement. C’est tout le drame de certaines élites qui recopient un droit très conservateur sans aucune innovation, dans tant de domaines comme ceux relatifs au fonctionnement des conseils constitutionnels, à l’encadrement du processus électoral, etc. Et quand ils copient, ils édulcorent les nouveaux systèmes qu’ils accouchent de leur véritable substance, notamment démocratique. De tels choix posent l’équation des modalités de la transmission du savoir qui font intérioriser « le droit français » sans ouvrir les perspectives d’un enseignement du droit comparé intensif. Ils traduisent une aliénation, si ce n’est une prime à la facilité, de politiques qui n’entendent pas aller aussi loin que certains modèles fondateurs. Il y a aussi le problème de la langue qui fait qu’on ne va pas chercher ailleurs. En fait, le système doit être revu. Il faut des intellectuels à la pensée critique qui lisent encore…

Prenez une décision de la cour suprême des Etats-Unis, laquelle est le pendant du conseil constitutionnel. Elle comporte, entre autres, les deux parties suivantes :

une première partie qui annonce la décision (main opinion) retenue par les juges ; celle-ci détaille les fondements rationnels et les arguments (the rational) de la décision prise à la majorité des juges ;

une deuxième partie qui explique les opinions divergentes (dissident opinions) de juges en « désaccord » sur les conclusions qui sont alors détaillées et explicitées avec des arguments d’une densité intellectuelle remarquable.

Il existe d’autres variantes d’opinions comme les opinions concordantes, plurielles, etc. Cela mérite une autre étude non entamée dans le cadre de cet article.

Au Sénégal, et dans plusieurs pays francophones, la signature apposée au bas de la décision donne l’apparence d’une unanimité. Cela arrange tous les juges y compris ceux contre, se taisent, cèdent, etc. La décision comporte des considérants déclinés à la queue leu leu ; finalement, l’argumentation est sèche, manque de perspective philosophique, de fondements rationnels, de réflexion critique, de leçons juridiques et de perspectives léguées aux générations actuelles et futures. Ce n’est pas le cas de ces décisions mémorables qui ont permis à la cour suprême des Etats-Unis de participer au façonnement de l’évolution de la société américaine en matière de droit des minorités, de ségrégation, d’égalité, de diversité, etc.

– La crainte de réformer : la facilité des arguments –

En réalité, très souvent, on fait semblant de réformer, de transformer quitte à utiliser tous les slogans à la mode. Au vu de ce qui vient de se passer au Sénégal, la nécessité de consacrer la pratique des opinions « divergentes », permettre à ce que la décision rendue par les juges constitutionnels reflète la diversité des opinions peut être convoquée aux débats. C’est vrai, les perspectives d’une telle réforme avait choqué le doyen Vedel comme en atteste ces observations de l’époque : «  » […] À qui voudrait porter malheur au Conseil j’offre deux recettes infaillibles : la première serait de confier au Conseil l’élection de son président […]. L’autre recette, celle de l’admission des opinions dissidentes, serait encore plus foudroyante. Le premier effet, dans un pays qui n’en a pas la tradition [1], serait de présenter aux citoyens au lieu d’une Cour de justice, un spectacle qui aurait sa place à la télévision entre le « Face à face » et la « Roue de la fortune ». Le second serait de nous valoir des décisions et des opinions en forme de longues plaidoiries pour des procès entre membres du Conseil. Le troisième – et non le moindre – serait de priver le Conseil de la patiente élaboration du consensus qui préside à un grand nombre de décisions. Elle serait sacrifiée au désir sportif bien humain – et bien français – de signer en son nom l’exploit du jour […]. »  Cette opinion qui date des années 2000 n’est pas universelle. En somme, ce débat a existé en France, consacrant une réticence à évoluer vers de nouvelles perspectives [2]. Dans un tel univers, la lecture des décisions rendues ne permet pas de cerner ce que les différents juges, « majoritaires » et « minoritaires, ont pensé et pourquoi. Pourtant, rien ne prouve que dans le secret de leurs bureaux ou de leurs « âmes et consciences » qu’il y ait eu une unanimité. Contrairement à ce modèle, à la lecture des décisions de la cour suprême américaine, on constate que celles-ci sont passionnantes, reflètent très souvent des débats de très haute facture qui auront marqué toute une génération de juristes, de politiques et qui ont permis à la société américaine d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Dès lors, le modèle sénégalais ou français n’est pas universel. Plusieurs études que nous citons dans cet article démontrent qu’il est même minoritaire dans plusieurs espaces et continents. En outre, on peut relever que si la fonction de ces juges n’impacte pas la société, ceux-ci ne méritent pas le qualificatif de « sages ». En outre, la véritable sagesse commence souvent par l’écoute des différences.

Avantages et inconvénients d’un nouveau modèle

Des travaux comme ceux de Rosa Raffaelli[3] ont permis de discuter des avantages et des inconvénients liés à la pratique des opinions divergentes que d’autres appellent « opinions individuelles », « opinions différentes », « opinions séparées », « distinctes », etc. Les arguments pour ou contre un nouveau modèle ne manquent pas :

« pour ses détracteurs, une perte présumée de légitimité à laquelle les partisans de la méthode des opinions dissidentes opposent une plus grande légitimité sociale et citoyenne ainsi qu’une plus grande confiance des justiciables et des citoyens ;

une atteinte à l’indépendance à laquelle pourtant d’autres arguments contraires opposent que la vraie indépendance se trouve dans le courage d’exprimer des opinions divergentes qui poussent tout un chacun à exceller et à affuter ses arguments,

la surenchère médiatique crainte par les détracteurs que certains trouvent utile comme étant l’expression d’une société démocratique, vivante et plurielle et le levier d’une plus grande transparence consistant à informer…

Au total, Laura et Nicolas[4] ont attiré l’attention « …qu’il serait illusoire de croire que la décision de justice est réellement l’expression d’une seule volonté unique. L’unanimité absolue n’existe pas plus chez les magistrats que chez leurs concitoyens. Rationnellement, il est impensable qu’un ensemble de 7 à 9 juges ne connaisse aucune divergence d’opinion ».  Evoluer nous semble une nécessité.

Par ailleurs, il arrive souvent que divers intellectuels plaident pour un système qu’ils ont appris à l’université, osant même arguer du caractère universel de ce qui n’est qu’une contingence historique, géographique, nationale, linguistique, coloniale ou autre. Ainsi, une étude comme celle de Rosa RAFFAELLI démontre qu’en Europe, seuls 7 Etats dont la France et la Belgique appliquaient ce système fondé sur le consensus sans que l’on puisse y défendre des opinions individuelles et divergentes des uns et des autres. L’étude recense 25 autres pays où c’était le contraire pour conclure : « On ne peut plus de toute évidence considérer que l’adoption d’opinions individuelles constitue une exception à la règle généralement admise du secret des votes individuels, comme cela était retenu dans ce contexte» et qu’au vu des constats, on ne peut plus se cacher derrière ces arguments traditionnellement relatifs à la culture juridique et aux rôles des conseils constitutionnels selon les pays, des menaces contre le paradigme de la collégialité et de la collaboration comme une nécessité et un contre-argument.

Parfois, la dissidence est plus louable que le silence coupable. De même, la connaissance d’une pluralité de modèles libère, ouvre les yeux et consacre l’humilité. Mais la liberté, comme la démocratie d’ailleurs, est un mouvement qui a besoin de héros, de leaders, comme Mandela, Bamba, Martin Luther King, Gandhi, et dans le cas de la cour suprême des Etats-Unis, de juges comme le brillant John Marshall. On est alors au cœur d’un autre enjeu : l’indépendance de ce genre d’institution. Mais, à cet égard, les textes ne suffisent pas pour rendre une institution ou des juges indépendants. L’indépendance se conquiert, y compris par les juges eux-mêmes, par les penseurs, les citoyens, les créateurs, etc. Si au cours de l’affaire Marbury v. Madison, le Juge, Chief Justice John Marshall de la cour suprême des Etats-Unis n’avait pas pris ses responsabilités et confirmé le principe juridique du contrôle juridictionnel et la capacité de la Cour suprême à limiter le pouvoir du Congrès en déclarant la législation inconstitutionnelle, cette cour ne serait probablement pas ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Ce Juge rappellera que lorsque « les actes » du Congrès sont contraires à la Constitution (a fortiori ceux de l’exécutif), ils ne sont pas des lois et ne s’imposent pas aux tribunaux ; qu’en outre, la responsabilité première du pouvoir judiciaire est de faire respecter la Constitution et que si deux lois entraient en conflit, il incombait au juge de décider quelle loi s’appliquerait en l’espèce. Cette cour a donc arraché son indépendance à l’occasion de certaines affaires… Cela requiert selon Evan Hughesun ancien juge de cette même cour, d’apprendre à libérer sa pensée, à dire non à ce que d’autres consacrent comme étant vrai et qui ne l’est pas. Mais il faut alors des élites qui ne cherchent pas à s’assujettir à un modèle, ni à assujettir leurs pensées et leurs valeurs, prêtes à apprendre et à raisonner en termes de bonnes et meilleures pratiques.

Au total, selon la recherche[5], « Le système français (qui semble avoir inspiré le Sénégal) consacre un conseil constitutionnel peu indépendant, qui se censure, malgré les réformes introduites et tendant à instaurer une sorte de veto du parlement lors des nominations. » Pour certains chercheurs, « la publication des opinions divergentes et/ou individuelles pourrait accroître la transparence et atténuer toutes ces inquiétudes des gens en général, voire des politiques en particulier. » Au demeurant, certaines instances internationales se sont largement appropriées ce modèle de la diversité des opinions ; c’est ce que consacre l’article 74 paragraphe 2 du règlement de Cour Européenne des Droits de l’Homme en ces termes : « Tout juge qui a pris part à l’examen d’une affaire a le droit de joindre à l’arrêt soit l’exposé de son opinion séparée, concordante ou dissidente, soit une simple déclaration de dissentiment. »

« Tout ce qui est dissimulé est suspect » Le courage de la divergence et de la « dissidence » n’est pas en soi un défaut, contrairement aux arguments des gens autocrates ou peu démocrates. Là où l’élégance démocratique a atteint un certain niveau, la démocratie signifie aussi que la minorité a des droits à l’expression, certes, à formaliser. C’est ce que rappelle Ruth Bader Ginsbing : il n’y a rien de mieux qu’une dissidence affirmée pour amener l’auteur d’une décision majoritaire à affiner, à clarifier » ses arguments, à argumenter… C’est vrai, très souvent, les hauts fonctionnaires et cadres, énarques comme moi, avons été formés autrement et formatés par une idéologie de la distance, à la culture qui veut que « « Le président propose, le Congrès dispose, les Agences imposent ». Et, probablement, cette culture existe au niveau de certains pans de la justice. Dès lors, la réforme peut être difficile… Il y a aussi une autre vérité : il n’y a pas de vraies réformes sans de vrais réformateurs, ni de modernisation sans des gens modernes. Modernisation et modernité, nouveau management public, nouvelle gouvernance, de véritables enjeux souvent occultés !

#Enjeux2019

Abdou Karim Gueye est Inspecteur général d’Etat à la retraite, ancien Directeur de l’Enam. Il a été expert international détaché auprès du Gouvernement Djiboutien, pour aider ce pays à créer une Inspection générale d’Etat, qu’il dirigera par la suite pendant 5 ans (de 2003 à 2008). Secrétaire exécutif du Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique et Institutions assimilées pendant 7 ans, Abdou Karim Gueye est auteur de plusieurs ouvrages et articles sur le management public, les réformes administratives et de l’Etat, la gouvernance publique, entre autres.

[1] Un éternel contre-argument critiqué plus loin…

[2] La transposition des opinions dissidentes en France est-elle souhaitable?  » Contre  » : le point de vue de deux anciens membres du Conseil constitutionnel. François LUCHAIRE, Georges VEDEL. Cahiers su conseil constitutionnel N° 8 (Dossier : Débat sur les opinions dissidentes). Juillet 2000.

[3] … dans un article intitulé « Opinions divergentes au sein des cours suprêmes des Etats membres, Etude, Pétition, 2012, Direction générale des Politiques internes. Département thématique »

[4] «Les vertus des opinions divergentes. Opportunités de permettre l’expression d’opinions divergentes »,

[5] Constitutional Judicial Behavior: Exploring the Determinants of the Decisions of the French Constitutional Council. Espinosa, Romain. Review of Law & Economics, Volume 13, Issue 2

COMPRENDRE LA MÉTHODE WADE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, ALYMANA BATHILY

EXCLUSIF SENEPUS – Pour arriver au pouvoir, à l’issue d’un combat mené pendant une vingtaine d’années, Abdoulaye Wade a systématiquement utilisé comme il le fait aujourd’hui, la menace de la violence tout en tentant de la contenir

« Nous avons choisi de nous opposer à la tenue d’une élection entièrement fabriquée dans le seul but de faire réélire le président sortant Macky Sall. » « Vos cartes d’électeurs, c’est de la fraude ! Rendez-vous dans les bureaux de vote samedi et brûlez-les. Brûlez aussi celles de vos familles ! »

Voilà le discours guerrier que le président Abdoulaye Wade martèle depuis plusieurs mois et qu’il a repris quotidiennement depuis son retour au pays le 7 Février dernier. Et les observateurs, journalistes et adversaires de se scandaliser, de dénoncer l’erreur politique si ce n’est la sénilité du vieux leader politique de 92 ans.

Or ces mots d’ordre sont la réplique quasi identique de ceux qu’il a régulièrement émis chaque fois qu’il faisait face à des élections qui lui paraissaient truquées ou pour protester contre les résultats qui ne lui semblaient pas conformes à l’expression réelle des suffrages. Depuis la création de son parti en 1974 jusqu’à son élection à la présidence de la République en 2000 !

C’est en grande partie grâce à ce discours martelé à des moments clefs que l’apôtre du Sopi réussît à s’imposer comme leader de l’opposition dès le début des années 1980 puis à obtenir le fameux Code consensuel de 1992 et à ouvrir véritablement  le jeu démocratique pour subvertir finalement le Parti Etat PS. Puis à imposer l’alternance en 2000.

 « Regroupez les cartes de vos parents et mettez-y de l’essence ! Je ne veux voir aucune carte. Ce sont des cartes de la fraude… .», avait-il ainsi lancé du haut de la tribune du Congrès Extraordinaire du PDS les 2-3 janvier 1988, à la veille des élections présidentielles et législatives de 1988.

Et de demander aux militants de son parti « de s’opposer physiquement à toute irrégularité pendant l’élection … d’imposer la distribution des cartes d’électeurs, de faire une démonstration de masse devant les préfectures et les sous-préfectures pour éviter une falsification, et finalement d’occuper le ministère de l’Intérieur afin que le ministre ne puisse proclamer les résultats[1]».

On se souvient que personne n’occupa aucun ministère ni sous-préfecture et que les résultats furent bel et bien proclamés. Le président Abdou Diouf fut déclaré vainqueur avec 73,20% des voix, Abdoulaye Wade  n’en obtenant que 26.8% (Maitre Babacar Niang 0.75% et Landing Savané 0.25%).

Aux législatives, le PS s’adjugeât 111 des 120 sièges de l’Assemblée Nationale, le PDS n’en obtenant que 17. Mais des émeutes éclatèrent à Dakar et à Thiès dès la proclamation de ces résultats le 28 Février. L’état d’urgence est décrété et Abdoulaye Wade est arrêté le lendemain en  même temps que sept de ses camarades de parti. Il passera en jugement le 11 mai 1988 et sera condamné à un an de prison avec sursis. Cependant il est ensuite amnistié par le président de la République et reçu en audience par ce dernier le 26 mai.

Les négociations commencent alors pour une réforme en profondeur du Code électoral. Mais le projet de nouveau code électoral présenté à l’Assemblée Nationale tarde à être adopté. Le régime PS louvoie et s’ingénie plutôt à débaucher les cadres du PDS. Abdoulaye Wade s’exile alors  à  Versailles pendant des mois.

Rentré le 19 mars 1989, accueilli par une foule évaluée alors déjà à plus d’un million de personnes, il  appelle le peuple à réserver « un accueil mémorable » au président Abdou Diouf alors en visite auprès du président Kadhafi.

La foule massée le long de l’autoroute depuis l’aéroport jusqu’au centre-ville, chauffée à blanc est déterminée à marcher sur la présidence. Mais Abdoulaye Wade lève le mot d’ordre in extremis, faisant semblant d’être tombé dans la grossière manipulation (ourdie par M. Jean Collin et exécutée par M. Ahmed Khalifa Niasse), selon laquelle Abdou Diouf était prêt à des négociations sur  «Tout ».

En réalité Abdoulaye Wade a reculé parce qu’il avait compris que la confrontation était inutile : il avait déjà gagné la bataille. Même si l’ « intifada » s’installa, avec notamment l’attentat à la voiture piégée devant le Commissariat de Dieuppeul le 8 décembre 1988 et si l’Université resta en ébullition pendant toute l’année.

En effet Abdoulaye Wade est nommé en avril 1991 ministre d’Etat auprès du président de la République dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale. Il restera au gouvernement jusqu’en octobre 1992.

Puis en 1992 le « Code électoral consensuel » est enfin adopté : consacrant notamment l’abaissement de l’âge légal du droit de vote de 21 à 18 ans, la mise en place d’une commission électorale indépendante, l’obligation d’utiliser l’isoloir, l’obligation de la présentation de la carte d’électeur, l’obligation de l’encre indélébile, la mise en place de nouvelles listes électorales nationales sous la supervision des partis politiques, l’institution de la surveillance du processus de vote par des agents des partis dans les bureaux de vote.

Mais à la veille des élections législatives du 9 mai 1993, il tonne et menace à  nouveau. « Nous n’accepterons pas un holdup électoral le 9 mai comme ils l’ont fait le 21 février 1993 », prévient Abdoulaye Wade soutenu par le PIT et la LDMPT au soir de la consultation électorale. Et d’ajouter menaçant « qu’en cas de fraude il n’empêchera pas la population de se rebeller ». Sa victoire à Dakar, Pikine et Thies lors des présidentielles quelques mois plus tôt, lui faisait croire à l’obtention de 71 sièges.

Or les résultats provisoires annoncés par la Commission Nationale de Recensement des Votes donnent le PS largement vainqueur avec 84 députés sur les 120 de l’Assemblée Nationale. Le PDS n’en obtient que 27 (La LDMPT 3, le PIT 2 et 3 pour la Coalition Jaapo Liggeyal Senegal (RND, CDP et Mamadou Lo).

Le PDS et toute l’opposition accusent le PS de fraude avec la complicité de l’administration. C’est dans ce contexte que survint la tragédie : l’assassinat le 15 mai 1993 du Vice-Président du Conseil Constitutionnel M. Babacar Séye. Quatre jours avant la proclamation officielle des résultats définitifs des élections du 9 mai 1993.

Puis c’est la tragédie de Boulevard du Général De Gaulle, survenue le 14 Février 1994, lors d’un rassemblement organisé par la Coordination des Forces Démocratiques et présidé par Abdoulaye Wade (et Landing Savane)

: « Vous voulez marcher, marchez donc ! » s’était écrié le Secrétaire Général du PDS à l’endroit des membres du  mouvement des Moutarchidina wal Moustarchidaty participant au rassemblement  pour demander la libération de leur guide Moustapha Sy. Sept policiers sont tués ce jour-là. Et des centaines de blessés. Incitations à l’émeute chargera le gouvernement PS à l’endroit du chef du PDS.

Abdoulaye Wade  réoccupe pourtant son poste de ministre d’État auprès du président de la République du Sénégal de la République dès 1995 et y restera jusqu’à 1997. En 1995 est créé l’Observatoire  National des Elections (ONEL) qui sera remplacé par l’actuelle  Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) en 2005. A l’approche des élections présidentielles de 2000, le président Abdou Diouf décide même  par souci de maintenir le climat de confiance avec l’opposition de  nommer une personnalité neutre comme  Ministre de l’Intérieur.

Comme on le voit pour arriver au pouvoir, à l’issue d’un combat mené pendant une vingtaine d’années, Abdoulaye Wade a systématiquement utilisé comme il le fait aujourd’hui la menace de la violence tout en tentant de la contenir.

C’est cette capacité de manipuler et de contenir la violence qui explique le succès du PDS qui a  poussé progressivement le régime UPS/PS du tout puissant Parti-Etat, arrogant, sourd et aveugle, vers l’ouverture démocratique et l’Etat de droit. Or voilà que le régime du président Macky Sall revient sur tous les acquis de la lutte démocratique.

On remanie subrepticement la Constitution pour instituer que «  toutSénégalais  électeur ….peut être candidat….. » en lieu et place de « tout Sénégalais…..peut être candidat à l’élection du président de la République ».

On institue unilatéralement un système de parrainage  qui aboutit de fait à l’exclusion de dix-sept  des vingt-deux candidats ! On refuse de renouveler la Commission Nationale Electorale Autonome gardant en place un président et des Conseillers dont on peut ainsi douter de l’indépendance.

On se refuse à perpétuer la bonne pratique instaurée par Abdou Diouf et suivie par Abdoulaye Wade consistant à nommer un Ministre de l’Intérieur chargé des élections qui ne soit pas membre du parti au pouvoir. Dès lors on peut craindre d’être revenu aux temps de l’UPS/PS triomphant. Aussi Abdoulaye Wade en revient-il aux méthodes des années de braise de la lutte pour la démocratie.

En appelant à la rue, avec des mots dont il connait tout l’effet sur la psychologie de ses militants. Mais aujourd’hui comme en 1988, en 1993 ou en 1995, il ne s’agit pas véritablement d’investir les bureaux de vote et de bruler les cartes d’électeurs ! Il ne s’agit même pas de boycott des élections.

Il s’agit plutôt encore de mobiliser le peuple, de lui faire voir que son vote risque de lui échapper, sa victoire confisquée et de le brandir comme une grenade face au régime Benno Bokk Yakhar/APR.

Ainsi pense le chef du PDS, comme en 1988 et en 1989, le peuple se soulèvera-t-il en constatant à la publication des résultats qu’une main invisible est effectivement intervenue dans l’urne pour modifier son suffrage. Une telle situation insurrectionnelle forcerait  le régime Macky Sall/Benno Bokk Yakhar à revenir en arrière et à négocier la sortie de crise, comme naguère.

On objectera que cette stratégie du vieux est dangereuse, qu’elle pourrait déraper et qu’elle pourrait conforter plutôt le président de la République. Qu’il aurait été moins risqué que le PDS jette son poids en faveur d’un des quatre candidats en lice contre Macky Sall. Mais Abdoulaye Wade et le PDS ont été façonnés par une trajectoire historique spécifique et par une certaine culture. Et la culture, c’est comme on sait, ce qui reste quand on a tout oublié….abathily@seneplus.com

[1] In « Le Sénégal sous Abdou Diouf » Momar Coumba Diop et Mamadou Diouf, Karthala 1990.

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