Revue de Presse du Dimanche 17 Fevrier 2019

actualite dakar senegal elections
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DOING BUSINESS 2020 : 20 RÉFORMES POUR AMÉLIORER LE CLIMAT DES AFFAIRES

Saly (Mbour), 16 fév (APS) – La feuille de route du Doing business 2020 pour l’amélioration du climat des affaires au Sénégal prévoit la mise en œuvre de 20 mesures portant sur neuf indicateurs, a appris l’APS.
Cette feuille de route, assortie d’un échéancier compris entre janvier et septembre 2019 et d’un plan de communication des différentes réformes à mettre en œuvre et à opérationnaliser, était au menu d’un atelier, organisé par l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux de l’Etat (APIX).  

La rencontre qui s’est tenue vendredi et samedi à Mbour a réuni une quarantaine de personnes issues de l’administration et du secteur privé, notamment les contributeurs Doing business.

En matière de réformes, le Sénégal a enregistré des améliorations même si dans le dernier rapport du Groupe de la Banque mondiale paru en octobre 2018, le pays a marqué le pas du point de vue du rang (141e mondial).

Création d’entreprise

La feuille de route pour 2020 comporte 6 mesures à gain rapide et 16 mesures de consolidation, selon le document consulté par l’APS.

Pour l’indicateur ‘’Création d’entreprise’’, la réforme préconise de ‘’réduire les droits d’enregistrement fixe de 25 000 francs CFA à 15 000 francs CFa pour les créations de SARL ayant un capital inférieur ou égal à 10 millions de francs Cfa afin d’encourager la création de société de personnes morales pour les Start-up au lieu de société individuelle’’.

La réforme sur ce volet concerne également ‘’l’exigence de l’impôt minimum forfaitaire pour les SARL en contrepartie d’une adhésion au système de réel simplifié et ou à une adhésion à un centre de gestion agréé’’.

Pour l’octroi de permis de construire, il est question de ‘formaliser par un texte réglementaire, les délais de traitement en ligne (Télédac) des autorisations de constriuire, du certificat d’urbanisme et du certificat de conformité’’.

Il s’agit aussi de ‘’mieux spécifier les types de construction pour lesquelles le contrôle technique est obligatoire et les types de construction pour lesquelles l’étude de sol est obligatoire’’.

Concernant le paiement de taxes et impôts, la réforme préconise de ‘’rendre opérationnel le télépaiement des taxes et redevances pour les procédures déjà dématérialisées (création d’entreprises, télédac, etc), rendre fonctionnelle la plateforme électronique de collecte de taxes sociales (cotisations collectées par IPRESS et CSS)’’.

En matière de transfert de propriété, il y a lieu de ‘’rendre fonctionnel le livre foncier électornique à Dakar, mettre en place le régistre unifié de garanties (sûretés et hypothèques), introduire la clause de médiation pour la gestion des contentieux fonciers’’.

Accès au crédit 

S’agissant du raccordement à l’électricité, il est préconisé d’’’afficher sur le site web de la senelec les prestataires agréés pour les demandes de raccordement traités par le guichet unique et établir un système de suivi d’agrément et de notation des prestataires agréés’’.

Pour faciliter l’accès au crédit, il s’agit de ‘’rendre opérationnelle la modification de l’article 53 de la loi portant règlementation des bureaux d’information sur le crédit dans les Etats membres de l’UEMOA, en systématisant l’enrôlement des emprunteurs par toutes les banques et les systèmes financiers décentralisés et en permettant l’intégration des grands facturiers des concessionnaires d’eau, d’électricité et de télécoms’’.

Concernant l’exécution des contrats, la réforme préconise d’’’encadrer dans le code de procédure civile, le nombre maximum d’ajournements ou de renvois pouvant être accordés et définir de manière spécifique les élèments déclencheurs.

Il s’agira aussi d’’’opérationnaliser la plateforme électronique en faisant la jonction entre le tribunal du commerce et les chambres d’appel et tenir les statistiques pour mieux évaluer les délais de jugement des contentieux’’.
Sur la résolution de l’insolvabilité, il sera question de ‘’tenir les statistiques sur les données de recouvrement dans le cadre de l’insolvabilité (coûts liés à la procédure, délais de la procédure, taux de recouvrement)’’.
Pour le commerce transfrontalier, la réforme porte sur la matérialisation des preuves d’opérationnalisation du ticket libératoire.
Concernant cet indicateur toujours, il est préconisé d’’’établir un tarif unique des frais de service consignation/manutention de 18 300 francs Cfa pour rationnaliser et réduire les frais regroupés d’ouverture de dossiers (4800 francs), des démarches administratives (12500 francs), de communication (10 000 francs), d’imprimés (1 500 francs), d’avis d’arrivée (10 000 francs) appliqués par les consignataires et manutentionnaires’’.

La réforme préconise aussi la réduction des prélèvements perçus par le COSEC de 0,40% à 0, 35% de la valeur en douane et celle des frais de dépotage GIE de 30 000 francs à 20 000 francs pour les conteneurs de 20 pieds et de 50 000 francs à 40 000 francs pour les conteneurs de 40 pieds.

Il est aussi question d’établir et d’opérationnaliser le guichet unique et électronique de paiement des services et redevances portuaires en étudiant la possibilité d’utiliser l’espace du Trésor sis au Port autonome de Dakar (PAD) pour servir de guichet physique avec des caisses dédiées aux compagnies maritimes en attendant la généralisation du paiement électronique et l’interconnexion avec les services de recettes de l’Etat.OID/MD

MONTÉE EN FLÈCHE DES FONDS ENTRES AU SÉNÉGAL,ENTRE FIN 2018 ET DÉBUT 2019,VIA LES SYSTÈMES DE TRANSFERT D’ARGENT : Coïncidence troublante

https://actusen.sn A force de voir les montants générés, quotidiennement, par les Plateformes de transfert d’argent, les Services de Renseignements et la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) commencent à se faire des cheveux blancs, en essayant de démêler à qui profite cette manne financière. Les deux Institutions essaient de s’accorder sur les raisons de la montée en flèche du flux, en cette période qui coïncide avec la campagne électorale. A côté des transferts officiels, à travers les plateformes agréées, le plus inquiétant est la nouvelle formule difficile à traquer, qu’est le transfert informel ou l’usage des mules. Alors, à qui profite le crime ?

C’est une information SourceA ! Le dernier Trimestre de 2018 et les premiers mois de l’année courante ont battu les records de transfert d’argent entrants au Sénégal. C’est, d’ailleurs, ce flux important, qui a fini d’inquiéter les Services de renseignements et la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). En effet, sur les deux milliards de dollars entrés au Sénégal, par le biais des plateformes officielles de transfert d’argent, près d’un tiers l’a été, entre octobre 2018 et janvier 2019. Cette coïncidence avec l’approche et l’ouverture de la campagne électorale a poussé lesdits Services à penser à un financement politique occulte dans la mesure où, au Sénégal, aucune Législation n’est en vigueur sur les fonds que détiennent les formations politiques. D’où, l’impérieuse nécessité de mettre en place des règles pour le financement de la vie politique.

Sur les deux milliards de dollars entrés au Sénégal, par le biais des plateformes officielles de transfert d’argent, près d’un tiers l’ont été, entre octobre 2018 et janvier 2019

Hormis la politique, l’espace Cedeao est en proie à une avancée des mouvements terroristes et autres groupes armés ; d’où, l’inquiétude des Services de renseignements de voir des sommes colossales transiter ou entrer au Sénégal, sans aucune surveillance de leur provenance et de leur destination. Surtout que de nombreuses alertes ont été faites par certaines plateformes sur des tentatives frauduleuses de transfert à destination du Sénégal.

Face au relèvement des niveaux de surveillance à l’Aéroport et aux frontières, d’autres subterfuges sont mis en place pour passer entre les mailles du filet. Si ce ne sont des «GP» qui sont utilisés, c’est l’usage de transferts informels, dont les rudiments échappent aux plus grands Services de police du monde, car ne pouvant être infiltrés ou contrôlés.

Plus de 1200 milliards de francs entrés, officiellement, au Sénégal dont près de 500 millions dans le dernier Trimestre 2018

Pourtant, malgré les 1 milliard 200 millions F Cfa officiels qui sont entrés au Sénégal par le canal de la diaspora, la Banque mondiale, à travers son Rapport «Migrations et Envoi de Fonds», a constaté une baisse de près 10% des prévisions attendues.

L’ONG Global Finance Integrity alerte Dakar sur plus de 400 millions de francs injectés par des circuits parallèles.

La cause est toute trouvée pour Global Finance Integrity, qui, à travers un Rapport adressé à certains pays africains dont le Sénégal, attire l’attention sur une entrée massive de capitaux dont la provenance reste à déterminer.

Cette dénonciation de l’ONG fait suite à son engagement avec le Sénégal d’aider à  élargir le Programme global pour renforcer la capacité des Etats membres à mettre en œuvre des mesures contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et de les assister dans la détection, la saisie et la confiscation des recettes illicites, comme le requièrent les instruments des Nations-Unies, ainsi que d’autres standards, internationalement, reconnus, en leur fournissant, sur demande, une assistance technique pertinente et appropriée.

Le nombre de tentatives de transfert de fonds entrants ou vers l’étranger, au dernier Semestre 2018, a atteint un nombre impressionnant. Les montants concernés sont conséquents et totalisent près de quelques centaines de milliards de F Cfa. Il est notoire que nos concitoyens  vivant à l’étranger concourent, à hauteur de près de mille deux cent  milliards au niveau du Produit brut intérieur, à partir des différents transferts d’argent, au bénéfice des leurs restés au pays. Mais à côté, on fait face à une véritable mafia spécialisée dans le blanchiment de capitaux ou de transferts frauduleux.

Et cette mafia est souvent constituée d’hommes ayant pignon sur rue, qui, à défaut d’utiliser des mules, usent de leur statut pour faire passer certains montants. A 90%, ces délinquants réussissent leurs coups, mais comme toute pratique délictuelle, ils finissent, un jour, par tomber.

Une mafia souterraine capte plus d’un tiers des envois, sous une forme informelle. Les Agents de la Centif, malgré l’aide de leurs homologues français de Tracfin, tardent à démêler le nœud, mais instruisent les établissements sur la nécessité des déclarations de soupçons

Ces transferts informels ou «main à main» font près de 35% des montants reçus au Sénégal. Et les différents Services n’y voient que du feu, tellement le procédé est bien huilé. Par exemple, un Sénégalais vivant en Allemagne, souhaitant remettre une somme à son correspondant à Dakar, passe par un intermédiaire, à qui il remet la somme. Ce dernier, disposant d’un «représentant au Sénégal remet la même somme à la personne indiquée, en prélevant au passage un pourcentage. Cette opération s’effectue plus de mille fois par an, avec juste l’usage d’un coup de téléphone échangé.

M.T, une Sénégalaise, récemment, arrêtée par la Police de l’Air et des Frontières de Roissy, était détentrice de plus 400 mille euros, soit 263 millions de francs Cfa scotchés autour de sa taille

A défaut de ce système, dit «main à main», des mules sont utilisées pour transporter l’argent, d’un pays à un autre. Et dans ce cas de figure, ce sont, pour la plupart, des «Gros Porteurs» ou GP qui sont utilisés. D’ailleurs, la Police française a récemment interpellé l’un d’entre eux, en l’occurrence, une femme, M.T. de nationalité sénégalaise qui était détentrice de plus 400 mille euros, soit 263 millions de francs Cfa scotchés autour de sa taille.

Cuisinée à fond, elle avait fini par révéler aux limiers de la Police de l’Air et des Frontières de Roissy que, en fait, elle était juste une mule et que le véritable propriétaire se trouvait être un célèbre homme d’affaires sénégalais du nom de Dramé. Elle a, également, eu à confirmer que le Sieur Dramé en question dirigeait un important réseau clandestin de transferts vers Dakar, et que l’utilisation des mules lui permettait de ne pas s’acquitter des taxes auprès du Fisc français, mais surtout d’assurer la discrétion à ses clients qui sont pour la plupart des intouchables.Pape SANE SOURCEA

SIGNATURE CONVENTION CDC- ORABANK ET UBA : La solution digitale pour fluidiser les transactions notariales 

La Caisse des dépôts et consignation lance une plateforme digitale pour faciliter les transactions notariales. Une initiative innovatrice dans le paiement bancaire, qui va permettre à la Cdc de mobiliser davantage de ressources.

La Caisse des dépôts et consignation (Cdc) a signé, ce vendredi, une convention de partenariat avec les banques Orabank et Uba, pour mettre en place une plateforme de paiement pour les transactions notariales. Ce projet vise à offrir des services adéquats à l’ensemble des notaires présents sur le territoire sénégalais, pour leur permettre de mieux gérer les transactions quotidiennes avec les banques, la Cdc et les clients.

La plateforme a été élaborée par le groupe Pinappli, un cabinet spécialisé dans les services financiers, avec un positionnement à la croisée de la finance et de la technologie.  Il va accompagner les deux banques et la Cdc dans la transformation digitale de la finance avec une offre de sécurité et de qualité.

La plateforme propose comme solution, pour la Cdc et la Chambre des notaires, une démarche de transformation digitale via la création d’un écosystème permettant une gestion optimale des comptes des notaires et facilitant les opérations des tiers sur l’ensemble du territoire. En effet, en tant que banquier du service public de la justice, la Cdc a souhaité se doter d’un tel outil pour renforcer sa position en tant qu’institution financière et améliorer la qualité des services offerts à ses différents partenaires.

Pour son directeur général Aliou Sall, cette plateforme va permettre à la Cdc de répondre plus efficacement à ses challenges. Ainsi, selon le Dg, cette initiative a pour but de répondre à un souci de la Cdc lié à la fluidité des transactions.  ‘’La Caisse des dépôts et consignation, de par la loi, est le banquier des services publics juridiques, autrement dit des notaires. Elle devait s’offrir tous les services bancaires requis pour permettre aux notaires de se conformer à la loi qui leur impose de déposer les ressources dont ils disposent de par leurs clients au niveau de la Cdc.

La Cdc se devait également d’assurer une qualité de services pour tout ce qui concerne les différentes transactions des notaires. Or, il se trouve qu’elle n’est pas une banque, parce qu’elle n’a pas d’agrément bancaire. On ne pouvait offrir aux notaires que des moyens de paiement classique comme les chéquiers. Cela a créé beaucoup de problèmes, depuis la création de la Cdc et a été la cause du fait que les notaires n’ont pas pu régulièrement procéder à tous les dépôts que la loi leur impose’’, a déclaré M. Aliou Sall.

Donc, c’est dans ce contexte que la Cdc et la Chambre des notaires ont jugé utile de mettre en place une plateforme, à travers des opérateurs bancaires (Uba, Orabank) qui vont leur offrir leurs statuts avec l’aide d’une plateforme digitale. Désormais, les notaires disposeront de moyens de paiement électronique leur permettant, depuis leurs bureaux, de procéder à toutes les transactions qu’ils pouvaient faire directement avec les banques. Les effets escomptés, à travers la mise en place de cette plateforme, sont de faciliter la transaction des notaires et la mobilisation des ressources pour la Cdc. ABBA BA

E-TECH : ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC TIDIANE DÈME, CO-MANAGER DE PARTECH AFRICA

http://www.emedia.sn Ancien directeur Afrique Francophone de Google, aujourd’hui à la tête du fonds d’investissement, Partech Africa, filiale de Partech Ventures, qui vient de conclure sa première levée de fonds à hauteur de plus de 80 milliards de francs CFA pour financer des start-up technologiques en Afrique, Tidiane Dème est l’une des voix les plus autorisées du continent africain pour parler d’économie numérique et de transformation digitale.

Invité des supports médiatiques du groupe e media Invest (emedia.sn, iRadio 90.3 FM et iTV, Canal 15 sur la TNT), il a détaillé le business model et les différents pans de sa nouvelle trouvaille qui, par le principe du capital-risque, intègre le capital de plusieurs start-up du continent, pour les aider à mieux se structurer et se lancer à la conquête de plus grands marchés. Avec lui, nous avons parlé de la démocratisation de l’accès à Internet dans nos pays, de la volonté de créer des champions Tech sur le continent, mais également de financement des start-up et de politique numérique des Etats africains, à l’heure où le Sénégal est en pleine campagne électorale. Une interview à suivre à partir de ce dimanche, 17 février 2019, sur tous les supports du groupe e media Invest.

ACCORDS GAZIERS:ADOPTION DE LA LOI AUTORISANT LE CHEF DE L’ETAT À RATIFIER L’ACTE ADDITIONNEL

Dakar, 16 fév (APS) – Les députés ont voté vendredi la loi autorisant le président de la République à ratifier l’acte additionnel à l’accord de coopération Inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du Champ Grand-Tortue –Ahmeyim.

Signé le 21 décembre 2018 à Nouakchott, cet acte additionnel est relatif au régime fiscal et douanier applicable aux sous-traitants entre la République Islamique de la Mauritanie et le Sénégal.
« Les deux Etats viendraient à compléter le cadre normatif nécessaire à la mise en oeuvre effective du développement et de l’exploitation commune du gisement GTA en ratifiant le présent acte additionnel », a dit le ministre des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, lors du vote de ladite loi.
Il a rappelé que « le Sénégal et la République Islamique de la Mauritanie, soucieux d’harmoniser leurs législations fiscales et douanières en vue de la gestion commune des réservoirs du champ pétrolier Grand-Tortue-Ahmeyim (GTA), ont signé l’acte additionnel de cet accord de coopération Inter-Etats’’.
« C’est un instrument juridique subséquent à l’accord de coopération Inter-Etats signé entre le Sénégal et la Mauritanie », a-t-il souligné, précisant que « le présent acte additionnel entrera en vigueur après l’échange des instruments de ratification et le restera pour toute la durée de la phase 1 du GTA ».
« Il est fondé sur un triple principe, d’abord, l’harmonisation des dispositions fiscales des deux pays, ensuite, le partage équitable des recettes découlant de l’application d’un régime unique aux sous-traitants par la mise en place d’entités mixtes regroupant les administrations fiscales des deux pays », renseigne-t-il.DS/MD

ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ EN AFRIQUE : DAKAR MITONNE LE 20EME CONGRES DE L’ASEA

http://www.sudonline.sn Le Sénégal va accueillir le 20e congrès de l’Association des sociétés d’électricité de l’Afrique (ASEA) à partir du 19 juin 2020. Le Comité national d’organisation de cette rencontre a été installé hier, jeudi 14 février 2019 à Dakar. Selon le directeur général de Senelec, Mouhamadou Mactar Cissé, 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Donc l’objectif de ce congrès est l’accès universel à l’électricité pour tous les Africains

L’Association des sociétés d’électricité de l’Afrique (ASEA) a procédé hier, jeudi 14 février 2019, à l’installation du Comité national d’organisation de son 20e congrès prévu à Dakar du 19 au 24 juin 2020, en présence du directeur général de Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé. L’installation de ce comité, présidé par le Dg de Senelec marque la 7e réunion sur les 8 qui sont prévues avant le lancement officiel du congrès auquel prendront part plus de 1000 participants, à Dakar. Une occasion pour Mouhamadou Makhtar Cissé  d’affirmer que dans un pays qui est pauvre, la première source de l’économie doit être l’économie de l’énergie. Il s’agit de corriger les politiques publiques et des solutions aux préoccupations des populations.

«Dans le secteur de l’énergie et le sous-secteur de l’électricité, le défi est celui de l’accès universel à l’électricité pour tous les Africains. Il y a 600 millions d’Africains qui n’ont pas accès à l’électricité. Le Sénégal a l’avantage d’être le pays où le taux d’accès est le plus important au Sud du Sahara, parce que la moyenne africaine tourne autour de 30 à 35%, au moment où au Sénégal, nous ne sommes pas loin des 50% en termes de taux global d’accès. L’objectif du Sénégal, c’est d’arriver à l’accès universel, en 2025. Des efforts doivent être faits par le Sénégal et par tous les autres pays africains pour garantir cet accès», souligne le Dg de Senelec. Et d’ajouter, s’agissant du thème central, qu’«on parlera de service public et comment concilier service public et efficacité.

Pour M. Abel Didier Tella, secrétaire général de l’ASEA, le choix du Sénégal de ce congrès ouvert en 1970 en Côte d’Ivoire n’est pas un hasard et va  «marquer un tournant décisif de maturité, nous ne serons plus dans l’évènementiel». Car, «l’électricité est une vie sans fin; plus on en fait, plus la demande est accrue. Nous avons, à tous les niveaux de développement du secteur en Afrique, des pays qui ont 100% d’électrification et des pays qui ont 10%».   A l’en croire, «le défi, c’est de lier tout ce qui concerne le service social avec l’assurance de la performance. Nous sommes dans un antagonisme économique: tu fais du social, tu n’es pas performant. Tu es performant, tu n’es pas social. Mais les deux doivent aller de pair et c’est ça le challenge: accès universel, limiter les coûts, avoir toute la technologie, être à l’heure de la digitalisation», a-t-il déclare

Dépassement De 04 Milliards Sur Les Projets Immobiliers De La CSS

https://nettali.sn/ La réunion du Conseil d’administration de la Caisse de sécurité sociale (CSS), tenue le jeudi 24 janvier dernier, a été tout simplement agitée. Pour cause, au niveau du Conseil d’administration, des voix se sont élevées pour dénoncer la manière dont a été conduite la gestion des projets immobiliers qui doivent figurer dans le patrimoine de la Caisse de sécurité sociale (CSS).

En son temps, le Conseil d’administration de la CSS avait adopté l’affectation de 10 milliards de F Cfa pour l’acquisition de terrains. Sur ce, des terrains ont même été trouvés et acquis dans des sites aux Almadies, à Nord-Foire, à Keur Massar ainsi qu’à Bambilor.

Seulement, grande a été la surprise de membres du Conseil d’administration de constater que, contrairement au montant retenu, c’est la somme de 14 milliards de FCFA qui a été décaissée pour l’acquisition de ces terrains. Un dépassement budgétaire qui ne saurait se justifier.

Pire, c’est dans des conditions totalement « obscures », dénoncent des membres du Conseil, que les douze (12) hectares des terrains de Bambilor ont été confiés à un promoteur immobilier pour la construction de logements. Mais les termes du cahier de charges, soumis au promoteur immobilier, n’ont jamais été respectés.

Car, les logements qu’il a construits ne répondent pas aux critères définis dans le cahier de charges, tant les manquements techniques, qui ont été décelés, sont nombreux. Les bâtiments livrés sont jugés « indécents » par des membres du Conseil. Tant, du point de vue des constructions, de la menuiserie, etc.

Face au refus du Conseil d’administration de réceptionner ces logements, le promoteur tente de jouer son va-tout en proposant de racheter ces logements pour ensuite les revendre. Une proposition jugée « inacceptable » par la plupart des membres du Conseil d’administration qui s’est penché sur cet épineux dossier, lors de sa session du 24 janvier dernier.

C’est donc pour résoudre cet épineux dossier et voir la suite qui lui sera donnée que des membres du Conseil d’administration ont réclamé et obtenu que cette affaire soit traitée au cours d’une session extraordinaire devant se tenir le 20 février 2019. Certains s’étaient montrés sceptiques quant à la tenue de cette session à une date proche de celle de l’élection présidentielle du 24 février et proposaient qu’elle se fasse au mois de mars.

Finalement, c’est le 20 février prochain qui a été retenu pour la tenue de cette session extraordinaire qui s’annonce électrique, car devant situer les parts de responsabilité de tous ses membres ayant trempé dans cette affaire. Source (Journal Kritik)

DE LA FRACTURE CULTURELLE PAR MOHAMED MBOUGAR SARR

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – La question de l’accès à la culture au Sénégal reflète avec brutalité les inégalités sociales et territoriales que les politiques culturelles des dernières décennies ont entretenues, voire creusées

#Enjeux2019 – Dans une tribune publiée ici-même sur SenePlus.com il y a quelques jours, le Professeur Abdoulaye Elimane Kane ouvrait, sans prétendre épuiser la question, une réflexion sur la place et la signification de la Culture au Sénégal, soulevant quelques-uns de ses problèmes structurels, posant certains de ses enjeux politiques. C’est dans le sillage de cette réflexion que j’entame cette série de contributions autour de ce que j’appellerais provisoirement la fracture culturelle au Sénégal. Je pourrais, de façon minimale et simple, définir ainsi ce que j’entends par là : l’idée qu’il existe dans ce pays une séparation actée, une crise fondamentale et irrémédiable entre une culture d’élite, profonde et spirituelle, accessible – voire réservée – à une seule minorité, et une culture dite « de masse », vouée au seul du divertissement, incapable d’élever, destinée aux couches les plus défavorisées.

Ce n’est pas le fait qu’il existe une culture exigeante et une autre plus accessible (les deux n’en possèdent pas moins la dignité d’une culture) que je veux ici nier. Que toutes les œuvres, ne serait-ce que par l’effort personnel qu’elles requièrent pour être appréciées ou senties, ne se valent pas, voilà une proposition qui me semble juste, quoiqu’elle puisse scandaliser les adeptes d’une horizontalisation absolue, voire d’une suppression simple de toutes les valeurs. Je crois pourtant que le véritable scandale se trouve dans une vision non pas hiérarchisante, mais exclusiviste de la culture. L’idée qu’on soit destiné, prédestiné, selon sa naissance, sa catégorie sociale, son capital culturel, à une forme de culture correspondant à notre être ; forme de laquelle on ne pourrait, ou ne devrait jamais sortir, me paraît plus dangereuse et révoltante. C’est pour tout dire une idée fausse.

C’est pourtant elle, je crois, qui s’est imposée dans notre inconscient, pour ce qui a trait, du moins, à notre rapport aux œuvres d’art. C’est donc cette conception d’une culture de la correspondance naturelle, de l’essentialisation, qu’il faut examiner et critiquer. Changer la perception – car c’est d’abord sur la perception qu’il faut travailler – de la Culture au Sénégal est un immense chantier. Il y a cependant quelques fondations que les prochaines politiques publiques en la matière pourraient jeter pour réduire cette fracture symbolique et combattre cette idée fausse (et persistante, comme bien des idées fausses) d’un fatal déterminisme culturel. Je propose de m’intéresser à trois de ces fondations : la (re)création d’espaces autres de Culture, la « défolklorisation » du patrimoine national et, pour finir, tâche essentielle en ce qu’elle s’attaque au cœur même de l’imaginaire, la déculpabilisation de la Culture.

Paradis et déserts culturels

Tous les lieux institutionalisés portent en eux une certaine ambiguïté. Ceux de la culture n’y échappent pas : s’ils sont nécessaires voire indispensables à la stabilité, à l’identification, à la régularité d’une vie culturelle dans un pays, il est aussi évident que leur caractère officiel empêche ou réduit la possibilité d’espaces autres de culture. Et lorsque ces espaces existent malgré tout, la probabilité est élevée que le rayonnement des institutions les rende invisibles.

La Culture se joue aussi, peut-être d’abord, en ses lieux ; et il suffit d’observer un peu la carte desdits lieux, au Sénégal, pour voire émerger, plus ou moins prononcée selon l’échelle, une logique de centralité et de périphérie qui tourne toujours en défaveur de la seconde. A l’échelle nationale, le joyau de la couronne culturelle sénégalaise noie tous les autres éclats de culture dans son éblouissante lumière : voici Dakar, ses théâtres, ses centres culturels, ses librairies, ses maisons de la culture, ses grands musées, ses rares (mais nombreux, en regard du reste du pays) cinémas, ses biennales d’art, son offre culturelle fournie, diversifiée, dynamique, sa pléiade d’artistes et d’acteurs culturels. Autour de ce paradis, les autres régions s’étendent en un vaste désert culturel que le réconfort de quelques oasis ombreuses (Saint-Louis est sans doute la plus connue d’entre elles) ne rend pas moins aride et triste. L’offre culturelle sénégalaise, dans sa géographie, n’échappe pas au modèle jacobin, capitale/provinces, dans lequel l’essentiel de la ressource – humaine, structurelle, financière -, l’essentiel du pouvoir, seraient concentrés et administrés dans la première, ne laissant aux secondes que des miettes.

Cette logique de centralisation abusive se reproduit à l’échelle même des villes qui ont une politique culturelle substantielle (se dessine alors un schéma duel entre le centre-ville et les banlieues, qu’on croit du reste honorer en leur accolant la louange assassine de « réservoir de talents », ce qui dispense de les soutenir par une vraie attention stratégique). Mais l’expression la plus cruelle de la centralisation culturelle se mesure, comme le soulignait Abdoulaye Elimane Kane, dans les effets comparés de la politique culturelle en zone urbaine et en zone rurale. On devine aisément, là encore, l’espace malaimé, abandonné.

Bien entendu, des efforts sont faits pour que la culture n’étouffe pas dans quelques lieux consacrés. J’ai été agréablement surpris, par exemple, pendant la dernière biennale d’art contemporain, de voir des expositions dans certains lieux inattendus, presque insolites (qu’ils me soient apparus insolites signait précisément le drame de la Culture au Sénégal : on a fini par croire qu’elle n’appartenait qu’à quelques endroits élus). Oui, il y a sûrement des efforts, des sacrifices consentis par d’honnêtes et valeureux acteurs culturels, généreux et engagés. Mais la situation générale, je crois, demeure celle que j’ai décrite.

Culture et lutte des classes

Cette géographie binaire de la culture, marquée par un déséquilibre flagrant entre espaces bénis des pouvoirs culturels et zones démunies (si elles ne sont tout bonnement oubliées par ces mêmes pouvoirs) produit une conséquence désastreuse sur la perception que des populations éloignées des centres ou défavorisées peuvent avoir de l’art et de la culture : la certitude qu’une certaine culture leur est inaccessible et, in fine, la peur même du mot de culture.

Il m’est arrivé, au Sénégal, de faire des rencontres littéraires dans les lieux les plus officiels mais aussi dans des endroits très éloignés des épicentres de l’offre culturelle. Dans l’un ou l’autre de ces espaces, les personnes qui m’invitaient exprimaient, sur des modes très différents, une semblable réalité : la question de l’accès à la culture au Sénégal reflète avec brutalité les inégalités sociales et territoriales que les politiques culturelles des dernières décennies ont entretenues, voire creusées.

Les lieux institutionnalisés qui m’accueillaient se désolaient bien souvent de n’avoir pu attirer aux rencontres certaines catégories de populations. Mes hôtes déploraient l’absence quasi-systématique de ces dernières aux événements qu’ils organisaient. Ils évoquaient aussi la méfiance que leurs murs inspiraient à un certain public. La distance géographique constituait le premier obstacle à leur présence ; mais on pouvait plus sûrement faire l’hypothèse que le problème de fond était l’écart mental qui séparait, sur le plan des possibilités d’accès en tout cas, ces populations défavorisées des lieux culturels institutionnalisés : elles ne croyaient pas que leur place pût être là. On les avait convaincues que cette culture-là, dite « haute », ne leur était pas destinée. A quoi bon, alors, venir ?

Lorsque j’allais dans des lieux moins favorisés par l’offre culturelle, en revanche, on m’accueillait toujours avec une sorte de stupéfaction mêlée d’une gratitude si excessive qu’elle me gênait parfois. Cette attitude, cependant, n’était pas tant liée au fait que je fusse un écrivain dont ils avaient pu avoir vent des livres ; elle avait plutôt trait au fait qu’en tant qu’incarnation d’un monde culturel dont on leur avait toujours dit qu’il leur était inaccessible, je consentisse, comme si c’était une faveur divine que je leur faisais, à venir à leur rencontre. Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre cela : ma présence, comme écrivain, dans tel lieu ou tel autre, activait des situations politiques devant l’art et la culture tels qu’on les avait définis dans les lieux de pouvoir. J’étais au cœur de la fracture culturelle. J’étais peut-être même au cœur d’une lutte de classes (en réalité elle n’a plus de lutte que le nom, tant il est évident que l’une des classes a perdu depuis longtemps).

Hétérotopies culturelles : pour la création d’espaces autres de culture

Alors, que faire ? Ce n’est pas la première fois que la délocalisation ou la décentralisation des lieux de culture est identifiée comme remède au désert culturel. Mais je crois qu’il faut complexifier un peu cette idée d’une décentralisation de l’offre culturelle : la réussite d’une telle entreprise ne consisterait pas simplement, à mes yeux, à déplacer un modèle d’un lieu à un autre, mais à mener la réflexion politique à partir des lieux eux-mêmes. En d’autres termes, je crois que délocaliser l’offre culturelle n’est pas la dupliquer mécaniquement, la décalquer sur les espaces périphériques.

Car ce qui assure la vitalité d’un lieu culturel, c’est la coïncidence entre l’esprit de ce lieu, son énergie profonde, sa ressource essentielle, et la volonté politique de transformer cette matière. Tout le monde devrait pouvoir accéder à la culture sous toutes ses formes. Et c’est précisément à la notion de forme qu’une réflexion sur la décentralisation de la politique culturelle devrait s’attacher. Quelles formes choisir pour édifier un espace culturel dans tel lieu ? Comment partir du lieu pour créer une expression culturelle qui en épouse la forme et en touche le cœur ? Il est vrai qu’en la matière, le volontarisme politique aveugle ne suffit pas. La technocratie seule ne résout rien. Il faut plus que cela : de l’imagination.

La création d’espaces autres de culture a pour condition la subversion, ou la transgression de l’idée étroite qu’on se fait d’un lieu de culture dans certains endroits dominants. Il faut pouvoir, sans renoncer à l’exigence que l’art peut avoir, lui trouver des manières d’être autres selon les lieux. L’exemple qui me vient immédiatement est celui du festival des Récréatrâles, au Burkina Faso, où on a eu la formidable idée de proposer du théâtre, des discussions avec des artistes et des intellectuels, des lectures de poésie, des contes, des palabres, des concerts au cœur même des quartiers populaires : dans les cours des maisons ! Je trouve belle cette manière de replacer la culture au cœur de la cité, au cœur de la vie quotidienne, pour la nourrir d’une énergie humaine et d’une écoute neuve. Voilà une forme de création d’espaces autres de culture. Voilà, pour reprendre mutatis mutandis un concept foucaldien, une « hétérotopie » culturelle.

Le Rêve de Sembène

Restons un peu au Burkina, grand pays de cinéma africain, pour évoquer le père du septième art sous nos tropiques, Ousmane Sembène. Au moment de se tourner vers le cinéma, il croyait que cet art parviendrait plus facilement – que le roman, en tout cas – à toucher les « masses » du continent, celles qui n’avaient pas toujours la possibilité d’accéder au livre. Pour un cinéaste comme Sembène, dont le travail cinématographique comportait souvent une part pédagogique assumée, faire un film revenait à créer une œuvre aussi plaisante à regarder qu’instructive. On pourrait, du rêve sembénien, tirer un syllogisme : le cinéma doit être une belle œuvre d’art, une belle œuvre d’art doit éduquer, le cinéma doit éduquer.

De ce double précepte classique (placere et docere), Sembène était un Maître, qui a réussi dans presque tous ses films à trouver le subtil équilibre entre la beauté plastique et l’exigence morale (voire moralisatrice, au sens le plus noble de ce terme), l’excellence formelle et le discours réflexif, la liberté artistique et la leçon politique. Passer de la littérature au cinéma était une opération esthétique intéressante, d’autant plus que Sembène a adapté certains de ses romans ou nouvelles : au cœur de cette adaptation, il y a eu des processus de réécritures, de traductions, de réflexion sur la langue. Le mot d’adaptation n’aurait pu être mieux choisi : ce n’est pas simplement au cinéma qu’il adaptait ses romans ; c’était à son peuple. C’est de lui, de sa langue, de sa situation, des ses préoccupations, qu’il est parti pour proposer un art autre.

Sembène a essayé de toucher cette partie du peuple dont il espérait qu’elle devait aussi prendre part aux grands débats sociaux, politiques, moraux de l’Afrique après les Indépendances. Son cinéma inventif, courageux, rebelle et si humaniste a réussi à parler au petit peuple. Sa grande réussite aura été à mes yeux, sinon d’abolir, au moins de réduire cet écart entre un cinéma « élitiste » et un cinéma « populaire ». Accessible, l’œuvre de Sembène ne cède pourtant rien sur son exigence esthétique. Il voulait une culture qui s’adressât à tous, qui partît des lieux profonds de son extraction pour se réinventer. Le travail de Sembène constitue un exemple de réflexion et d’action concrète sur les formes de décentralisation de l’imaginaire de la culture. L’Etat, mais aussi les artistes, gagneraient à s’inspirer de ce rêve sembènien, devenu réalité.

#Enjeux2019

Mohamed Mbougar SARR est né en 1990 au Sénégal. Il est écrivain et doctorant en littérature. Son premier roman, Terre ceinte (Présence Africaine, 2015) reçoit le Prix Ahmadou Kourouma 2015, le Grand Prix du Roman métis 2015, et le Prix métis des lycéens 2015. Son deuxième livre, Silence du chœur (Présence Africaine, 2017) remporte le Prix littéraire du Musée l’histoire de l’immigration 2018, le Prix Littérature-Monde du Festival Etonnants Voyageurs 2018, le Prix de la Solidarité 2018 ainsi que le Prix Métis des lecteurs de Saint-Denis de la Réunion 2018. Son dernier roman paru est De Purs hommes (Philippe Rey – Jimsaan, 2018).

 ASSISE NATIONALE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE : L’ETAT INVITÉ À GARANTIR « UN SCRUTIN LIBRE ET TRANSPARENT »

Dakar, 16 fév (APS) – La vice-présidente du Bureau des Assises nationales de la société civile, Hélène Rama Niang, a appelé samedi les citoyens sénégalais au calme pour ‘’une élection apaisée’’ et demandé à l’Etat de ‘’garantir la sécurité de tous pour un scrutin libre, démocratique et transparent’’.

« La Société civile, considérant la situation préoccupante du Sénégal à la veille de l’élection présidentielle du 24 février, appelle les citoyens au calme et demande à l’Etat de garantir la sécurité de tous pour un scrutin libre, démocratique et transparent », a-t-elle dit, lisant une résolution de l’atelier de clôture et de restitution des travaux des régions et des groupes thématiques des Assises nationales de la Société civile.

Les participants aux assises nationales, appréciant « la longue marche de la paix pour la démocratie, la paix sociale et la stabilité », ont condamné « les appels à la violence et invite les acteurs du jeu politique à plus de sécurité, de tolérance et de responsabilité », a-t-elle souligné.

Mme Hélène Rama Niang a également appelé « les organisations de la Société civile à jouer pleinement le rôle de veille, d’alerte et de sensibilisation des acteurs pour un scrutin libre, démocratique et transparent ».

« La Société civile recommande une prise en charge encore beaucoup plus conséquente du conflit casamançais », a-t-elle indiqué, déplorant « la violence électorale sous toutes ses formes ».

Le président du Bureau des Assises nationales de la société civile du Sénégal, Amacodou Diouf, a renouvelé « son appel à l’endroit de tous les candidats à l’élection présidentielle du 24 février ainsi qu’à l’endroit de leurs militants et sympathisants, pour la paix et la stabilité de notre pays ».

Selon lui, ‘’la construction nationale nous mobilise de jour en jour et consacre une bonne partie de notre vie professionnelle et il y a des acquis incommensurables que nous avons obtenus ».

« Il importe de les sauvegarder au seul bénéfice du Sénégal parce que notre devoir est de densifier nos actions en matière de mobilisation sociale et d’éveil des masses pour les transformations économiques, sociales, politiques et culturelles auxquelles aspirent nos communautés », a-t-il dit.

Diouf a souligné que durant trois jours, plus de 300 participants venus de toutes les régions du Sénégal ont produit, dans un climat enthousiaste et laborieux, 14 rapports thématiques de région, deux rapports de groupe thématique et quatre rapports de commission.

« Au final, 20 rapports de haute facture résultant d’une réflexion collective sur plusieurs sujets d’intérêt national et sensibles à la société civile de notre pays ont été produits », a-t-il relevé.DS/MD\

L’hôpital Albert Royer se dote d’un nouveau bâtiment de néonatalogie

http://www.rewmi.com Le Directeur de cabinet du Ministre de la Santé et de l’Action sociale a inauguré le nouveau bâtiment de la néonatalogie du 1er service d’accueil et d’urgence pédiatrique de l’Afrique de l’ouest. La capacité d’accueil l’hôpital national d’enfants Albert Royer de Fann, passe de 20 à 60 lits et sera d’un grand secours pour les populations.

 Le service d’accueil de l’hôpital Albert Royer de Fann s’agrandit avec l’inauguration du nouveau bâtiment de la néonatalogie du 1er service d’accueil et d’urgence  pédiatrique de l’Afrique de l’ouest. Selon la Directrice de l’hôpital, Docteur Issa Tall Diop, ces bâtiments viennent répondre à leur préoccupation pour la prise en charge des enfants dans le pays. «Ils contribuent à l’amélioration du cadre architectural et de soins des patients », dit-elle. A l’en croire, ces infrastructures sont une formidable opportunité pour le séjour des patients. Le défi reste maintenant comportemental et d’entretien, mais aussi le renforcement de la structure en personnels médical et paramédical, a-t-elle ajouté, après une visite guidée des trois nouveaux bâtiments.

D’après le Directeur de cabinet du Ministre de la Santé et de l’Action sociale, docteur Aloyse Waly Diouf, le service de néonatologie de l’hôpital national d’enfants Albert Royer, dont la capacité d’accueil est passée de 20 à 60 lits, sera d’un grand secours pour les populations. « Ce nouveau service de néonatologie peut beaucoup soulager nos populations avec notamment l’augmentation de sa capacité d’accueil de 20 à 60 lits », a-t-il indiqué en procédant à l’inauguration. Le service d’accueil d’urgence (SAU) « a été amélioré avec une plus grande capacité d’accueil et contribuera à la réduction de la mortalité juvénile », a indiqué docteur Diouf. Pour lui, ces réalisations s’inscrivent dans le cadre de l’amélioration du séjour des patients et [de] l’augmentation de la capacité d’accueil des services pour mieux répondre aux besoins dans la prise en charge des enfants. Les travaux, d’un coût de 543 millions de francs CFA, ont été financés dans le cadre des contrats de performance signés entre la Banque mondiale et l’Etat du Sénégal.

Cette cérémonie intervient au lendemain des « journées portes ouvertes » organisées par l’hôpital, lesquelles ont été axées sur des thématiques comme les gestes d’urgence, la kinésithérapie, l’asthme, la drépanocytose, les brûlures.Ngoya NDIAYE

RENVOI DU COMMISSAIRE DE TAMBA ET MOUVEMENTS D’INSCRIPTION À LA DAF : LES VERITES D’ALY NGOUILLE NDIAYE

http://www.sudonline.s Dans un entretien accordé à la télévision Futurs Médias (Tfm), le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, est revenu sur les motifs du renvoi du commissaire de Tambacounda. Par la même occasion, il a donné des explications sur la vidéo qui circule sur l’Internet et montrant des citoyens à la quête d’une carte électeur à la Direction de l’automatisation du fichier (Daf)

Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique est revenu au micro de la Télévision futurs medias (Tfm) sur les événements de Tambacounda, avec comme conséquence la mort de deux individus à la suite d’affrontements entre militants de Benno Bokk Yaakaar et le convoi du candidat de l’Unité et du rassemblement (Pur), le Pr Issa Sall. Pour Aly Ngouille Ndiaye, le commissaire de Tamba Demba Traoré a été relevé de ses fonctions à cause de la lenteur de ses interventions au moment des événements. «J’ai trouvé qu’il devait être beaucoup plus réactif dans ses interventions. Il avait suffisamment de force pour intervenir. Peut-être si ses interventions étaient rapides, on n’aurait pas à arriver à ce stade», a-t-il dit aux journalistes du groupe futurs médias.

S’agissant de la vidéo qui circule sur l’internet et montrant des personnes en inscription à la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf), le ministre de l’Intérieur informe que ceci est conforme à la loi car, les concernés ont le droit d’avoir une carte nationale d’identité. «Toutes les personnes qui ont perdu leurs cartes d’identité ont la possibilité d’avoir un duplicata. Ce n’est pas interdit. Tout Sénégalais a le droit d’avoir une nouvelle carte en cas de perte. L’établissement peut correspondre avec une période électorale ou non », indique-t-il.

Et d’ajouter qu’aucunement, c’est inscriptions ne peuvent modifier la liste électorale. «La liste ne peut être changée. Ce qui se passe est que des citoyens ont dit qu’ils n’ont pas reçu leurs cartes d’identité nationale depuis le dépôt et ils sont dans le fichier. Si cette personne a son récépissé, et qu’elle n’a pas reçu sa carte, elle peut demander un duplicata au niveau de la Daf. On ne peut pas faire un duplicata pour une personne dont le nom n’est pas dans le fichier. », explique Aly Ngouille Ndiaye. La seconde raison qui justifie la présence des citoyens à la Daf est, soutient-t-il, que «celui qui a perdu sa carte nationale d’identité et qui un certificat de perte et un timbre, peut se procurer un duplicata au niveau de la Daf ou dans une dizaine de commissariats à Dakar, dans les régions ou bien au commissariat spécial de Touba»

LE CENTRE ET LA PÉRIPHÉRIE PAR UMAR NJAAY

https://www.seneplus.com/ Il faudra pour le prochain président, équilibrer les dynamiques territoriales du pays pour que trois circonscriptions électorales ne puissent pas à l’avenir, décider seules, de celui qui en prend les rênes

De mes cours de Relations internationales, j’en ai retenu une théorie, qui m’a beaucoup marqué. Celle marxiste qui parlait de la dépendance ou du centre et la périphérie. La théorie du centre-périphérie est relativement simple à comprendre. En très gros résumé, c’est la théorie, qui peut être appliquée au niveau national ou international des relations, qui explique le sous-développement des périphéries au bénéfice du développement accentué des centres…

Aujourd’hui avec ces élections présidentielles, c’est la théorie du centre et de la périphérie qui permet de comprendre la carte électorale. Une carte essentiellement centrée vers l’ouest du pays qui pendant longtemps a représenté plus de la moitié des électeurs du Sénégal. De 52 %, le pourcentage de l’axe Dakar-Thiès-Diourbel est passé à 47 %. Mais malgré cette diminution de son poids électoral, ces zones restent toujours des « swings states » au sens américain. C’est-à-dire des circonscriptions électorales qui font office de pivots. Donc capables de faire balancer l’issue des élections……

Cette position de pivot de ces zones résulte selon moi de l’échec de la politique d’aménagement territorial du pays depuis les indépendances. Je ne peux pas comprendre que ces zones surtout Dakar, qui a une portion du territoire national , accueille près du tiers de la population sénégalaise….

Il faudra pour le prochain président du Sénégal, équilibrer les dynamiques territoriales du pays pour que trois circonscriptions électorales du pays ne puissent pas à l’avenir, décider seules, de celui va prendre les rênes de ce pays…..

LOGIQUE CONTRE LOGIQUE DANS LE DISCOURS DES CANDIDATS: CINQ MAJEUR

EXCLUSIF SENEPLUS – Si le message du président sortant est construit autour de ses réalisations, ses challengers essayent de le déconstruire en soulignant les manquements notés dans le PSE, analyse Daouda Mine

‘’Les promesses de campagne n’engagent que ceux qui y croient’’, disait Abdoulaye Wade. Aujourd’hui, les cinq candidats engagés dans la course à la présidentielle semblent bien loin de cette logique. Si le discours du président sortant est construit autour de ses réalisations, ses challengers essayent de le déconstruire en soulignant les manquements notés dans le Plan Sénégal Emergent, analyse Daouda Mine, directeur des supports numériques de GFM, dans votre rubrique « Cinq Majeur ».

Macky Sall a la faveur des pronostics :

 Il a un financement disponible et il met en avant dans son discours, le plan Sénégal émergent. Se basant notamment sur ses réalisations, il demande aux citoyens de choisir l’expérience parce qu’il est le seul candidat à avoir occupé le poste de président de la République.

Idrissa Seck ressuscité par le parrainage :

Après 2007, il était en chute libre. Il perdait des voix à chaque élection. Mais avec le parrainage presque tous les candidats à la candidature recalés l’ont rejoint. Et sachant que ces candidats recalés à l’image de Khalifa Sall et ses lieutenants, et de Malick Gackou, entres autres, sont des monstres politiques avec des partis structurés et un discours galvaniseur, capable de matérialiser l’engagement du citoyen par un vote. Ce qui fait d’Idy le challenger de Macky. Et il peut même l’amener en ballotage au second tour, car il connaît une nouvelle jeunesse politique.

Sonko et le manque de base politique : 

Il draine la masse et symbolise une jeunesse en quête de rupture. Il est le candidat de la diaspora et de beaucoup d’intellectuels. Mais il sera peut être très difficile pour lui de trouver les moyens pour matérialiser cet engouement à travers le vote. Parce qu’il n’a pas un appareil politique redoutable, ni véritablement une base politique qui s’identifie à lui. Même à Ziguinchor, selon les statistiques, Abdoulaye Baldé garde toujours la majeure partie de l’électorat. En témoigne la mobilisation lors de sa dernière sortie en même temps que le président sortant dans la capitale du Sud.

Madické le petit poucet :

 Non seulement il est le petit poucet de cette campagne mais il souffre aussi du manque d’organisation au sein de sa coalition.

Issa Sall et la méthode moustarchidine : 

C’est l’un des candidats qui bénéficie d’un parti très structuré avec une méthodologie puisée dans la philosophie moustarchidine. Ce qui lui a valu d’ailleurs cette fulgurance dans la politique. Ils vont forcément grappiller beaucoup de voix. Boubacar Badji

Scrutin du 24 février : Bamba Fall vote « neutre »

https://www.dakaractu.com C’est maintenant officiel ! Le maire de la Médina, Bamba Fall, adopte une position neutre pour le scrutin du 24 février.

« Votez pour le candidat de votre choix », a-t-il dit à ses militants.
Ceux qui redoutaient un soutien à l’endroit de Idrissa Seck ou Macky Sall peuvent désormais déchanter.

L’édile de la Médina a fait savoir que ces élections ne sont pas les siennes et qu’il refuse de prendre position au risque de semer la discorde entre ses militants.

Cette décision mi-figue mi-raisin est précédée par les assises de Saly avec l’ensemble des segments de la Médina qui ont à l’unanimité accepté de soutenir la cause.

Les médinois, femmes, hommes, jeunes et autres composantes de la commune tour à tour ont été reçus à Saly pour échanger sur la complexité politique et la décision à adopter pour les élections du 24 février.

À noter que Bamba Fall a eu droit à une mobilisation monstre malgré le fait qu’au même moment le responsable républicain de la Médina Cheikh Ba tenait son meeting de soutien au candidat Macky Sall, à quelques mètres des lieux.

L’ambiance était également à son comble. Les populations sont sorties massivement lui témoigner leur sympathie.

Le meeting de Bamba Fall a été réhaussé par la présence de Malick Gakou leader du Grand Parti, et celle du directeur de cabinet de KhalIfa Sall, Bira Kane Ndiaye.

Ce dernier a transmis les encouragements de son mentor, avant d’inviter les médinois à avoir confiance en la personne de Khalifa Sall…

Alpha Condé médiateur entre Macky et Wade? Son avion a pris ce dernier à 16h à Dakar

YERIMPOST.COM C’est à 16h que l’avion envoyé par Alpha Condé a décollé de Dakar à destination de Conakry. C’est Ousmane Yara, homme de confiance de Condé, qui est venu chercher l’ancien président du Sénégal. L’aéronef a décollé de l’aéroport Léopold Sédar Senghor qui avait été refusé à Wade lors de son arrivée dans notre capitale, le 06 février dernier. C’est le signe, cette fois-ci, que le présent voyage agrée les plus hautes autorités sénégalaises. Alpha Condé est visiblement dans une médiation entre Macky et Wade. Nous y reviendrons

Me Wade suspend sa campagne et se dirige vers Conakry

https://actusen.sn Quelle surprise Me Abdoulaye Wade réserve t-il aux sénégalais? C’est une question qui mérite son pesant d’or quand on sait que depuis qu’il a foulé le tarmac de l’aéroport international Blaise Diagne, les idées et supputations les plus folles se sont emparées des sénégalais. entre menaces du Pape du SOPI et contres menaces du pouvoir, le pays a atteint un niveau élevé d’inquiétudes. C’est le moment choisi pour Me Wade de se rendre à Conakry pour y rencontrer le Président Alpha Condé, d’après des sources dignes de foi.

Conakry bruit de toutes les rumeurs après que la visite de l’ancien Président Abdoulaye Wade est annoncée. En effet, Actusen.sn tient de source digne de fois que Me Abdoulaye Wade qui avait décidé de mettre plein pied dans l’actuelle campagne électorale, a décidé de faire un break de quelques heures histoire de se rendre à Conakry honorer l’invitation de Monsieur Alpha Condé, Président la République de Guinée.

Approchée par actusen, plusieurs ténors du PDS n’ont pas voulu confirmer ou infirmer cette information qui a des allures de bombe à fragmentation. En effet, l’axe Dakar/Conakry sous Macky Sall et Alpha Condé rappelle tristement les périodes de tension entre feus Léopold Sedar Senghor et Sékou Touré qui se détestaient cordialement.

Récemment, des rumeurs étaient soulevées quant à une éventuelle invitation du fils d’Abdoulaye Wade, l’ancien ministre Karim Wade par le Premier Ministre guinéen Ibrahima Kassory. A l’époque, Mr Condé n’avait pas démenti cette information mais, avait tenu à préciser que son premier ministre entretenait des relations séculaires avec la famille Wade et qu’il ne voyait aucune objection à un séjour de Mr Karim Wade exilé au Qatar après une grâce présidentielle offerte par Macky Sall.

Le plus loquace, Actusen a appris auprès de la Présidence guinéenne que l’ancien Président français, François Hollande, est déjà à Conakry depuis hier. Ce voyage de Me Wade ouvrirait-il de nouvelles perspectives dans le dossier de Karim Wade, candidat recalé à la présidentielle prévue le 24 février.Wait and seeSané

Madické Niang s’envole pour un meeting à Brescia (Italie)

https://www.dakaractu.com À l’approche de la présidentielle, Madické Niang intensifie ses déplacements. À son agenda, il a ajouté des destinations jusqu’à présent boudées ou méprisées par les autres candidats.

Le candidat de la coalition «Madické 2019» s’est rendu, vendredi soir, dans le nord de l’Italie, à Brescia, pour son premier déplacement, auprès des sénégalais de la diaspora. Un déplacement de deux jours, en compagnie de Aminata Lo Dieng, Mouhamadou Lamine Massaly et Lamine Guèye. Madické Niang et sa délégation vont rencontrer des membres de Dahiras et d’associations de sénégalais de l’extérieur.

Un meeting d’ouverture est prévu à Brescia, dans l’après-midi de ce samedi. L’occasion pour le candidat à la présidentielle de dévoiler son projet de société « Jamm Ak Xeweul ». Le président espère trouver des relais en Lombardie pour convaincre les électeurs de l’étranger…

«Je ferai du ministère de la formation l’un des ministères les plus importants…« 

IGFM – (Mbour – Saly)-Le candidat de la coalition Madické 2019, le « choix qui rassure », s’est rendu au village artisanal de Saly (Mbour) ce vendredi pour s’entretenir avec les artisans sur son programme « Jam ak Khéweul ».

Selon Madické Niang, le tourisme est en phase avec l’artisanat et offre à ses acteurs la possibilité de vivre de leur métier. “Avec les moyens de stockage de fortune et une féminisation de plus en plus remarquée, le secteur de la pêche est très dynamique à Mbour. Le quai de pêche est le cœur d’une activité économique intense. Diverses personnes y évoluent au quotidien pour gagner leur vie”, dit-il.

Parlant aux artisans, il dira : « vous avez toute ma considération et tout mon soutien ». « Je voudrai vous donner l’assurance selon laquelle dans mon programme « Jam ak Khéweul » l’artisanat occupe une place très importante. Nous avons fait l’état des lieux et les trois problèmes de l’artisanat sont la formation, le financement et le foncier. Je ferai du ministère de la formation l’un des ministères techniques les plus importants du gouvernement que je mettrai en place. Parce qu’il s’adresse à tous les Sénégalais … Le village artisanal sera dupliqué partout. Nous allons associer artisanat et tourisme. Essentiellement, un tourisme que les artisans pourront alimenter et ceux qui sont de la culture pourront en bénéficier. Nous ferons en sorte que les artisans puissent développer leur activité en toute quiétude. Pour cela, un accompagnement sur le plan de la sécurité, mais aussi sur le plan de l’accès au foncier sera mis en place. Car, le travail est au coeur de l’existence du développement pour le Sénégal, et pour cela il faut apprendre un métier, l’exercer et pouvoir y gagner sa vie. Ces trois étapes sont fondamentales pour le développement de l’artisanat. J’invite les Sénégalais à pouvoir apprendre un métier, à l’aimer afin de pouvoir vivre avec… », déclare Me Madické Niang.Marième Sall 

MBOUR:ME MADICKÉ NIANG PROMET DE DÉVELOPPER L’INDUSTRIE DE LA PÊCHE

Mbour, 16 fév (APS) –Le candidat de la coalition ‘’Macky 2019’’, Me Madické Niang, a promis de développer l’industrie de la pêche en subventionnant les pécheurs artisans par rapport aux pirogues, aux moteurs hors-bords et à l’essence sous-douane.

Saluant la bravoure et le courage des acteurs du secteur informel, particulièrement ceux du secteur de la pêche artisanale, Madické Niang promet que, une fois élu chef de l’Etat du Sénégal, il va ‘’tout subventionner dans ce secteur’’, notamment l’essence sous-douane, les pirogues, les moteurs et autres. Il promet également de revoir les accords de pêche que le Sénégal a signés.

‘’Si je suis élu président de la République du Sénégal, je vais discuter avec nos voisins que sont la Mauritanie, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée Conakry…, pour que nous puissions signer des accords de pêche sûrs qui vont supprimer les frontières maritimes’’, a notamment promis Me Niang qui faisait sa déclaration au niveau de quai de pêche de Mbour.

‘’Il nous faut pas accepter que nos ressources naturelles ne soient pas profitables aux sénégalais mais plutôt à des étrangers. Mais, le plus important et constitue une innovation, c’est de créer des industries alimentaires avec à côté, des unités de transformation de produits halieutiques’’, a encore promis Me Madické Niang.

 Pour lui, il faut mettre un terme cette situation qui voudrait que le pêche demeure un ouvrier dans son propre secteur alors que c’est lui qui est, normalement le maitre du jeu.

 ‘’Nous devons aussi lutter contre l’insécurité des pêcheurs en mer. Si nous continuons à enregistrer des pertes en vies humaines chez les pêcheurs, en mer, c’est parce que la sécurité fait défaut. Il faut obliger les pêcheurs à respecter les règles de sécurité’’, a suggéré le candidat de ‘’Macky 2019’’, qui compte s’appuyer sur son projet de société intitulé ‘’Diam ak khéweul’’ pour réaliser ces promesses.

Selon lui, peser de son poids pour que certaines espèces soient exclusivement réservées aux nationaux, promet de une fois au pouvoir, il va faire en sorte que la marine marchande soit dotée de moyens lui permettant de jouer pleinement son rôle qui est d’assurer, comme il se doit, la sécurité des pêcheurs.

Me Madické Niang qui juge ‘’anormal’’ que les ressources halieutiques ne soient pas profitables aux citoyens sénégalais, a promis la création de marchés aux poisson modernes, avec des chambres froides pour la conservation des produits.

 ‘’Je sais que vous, les mareyeurs, avez besoin de camions frigorifiques, je vais diminuer la fiscalité, l’essence sous-douane’’, a encore promis Madické Niang qui soutient que les eaux sénégalaises ont bel et bien du poisson.ADE/MD

Macky Sall à Fatick : « Fatick mouss doufi naané gneekh »

Seneweb.com Le candidat de la coalition Benno bok yakaar, Macky Sall, était ce samedi dans son fief, à Fatick. Il a eu droit à un accueil populaire, qui l’a poussé à décréter : « Fii Fatick, mouss doufi naané gneekh ».
« Je suis chez moi à Fatick, et vous m’avez montré que je suis vraiment chez moi, a martelé le Président sortant. Je n’ai pas pu résisté de descendre de la voiture et de faire la course à pied avec vous. Cet accueil chaleureux, coloré et d’enthousiaste me comble de bonheur et d’émotion. Je suis heureux d’être à Fatick, mon royaume d’enfance. La terre qui m’a vu naître et grandir. C’est ici à Fatick que j’ai ouvert les yeux au monde. C’est ici que j’ai fait mes premiers pas. C’est l’endroit qui me parle le plus au monde. (…) Alors merci à Fatick d’avoir accueilli à bras ouverts mon père venu de son Fouta natal en 1948. »
Dithyrambique, Macky Sall enchaîne : « J’ai chanté la dignité, la fierté, l’esprit de refus et de courage du peuple sérère parce qu’il le fallait pour me réinstaller dans mes fonctions de maire en 2009, quelques mois auparavant alors que j’étais devenu l’enfant banni de mon propre camp. Mais Fatick debout, digne et courageux m’a réélu triomphalement et m’a réinstallé dans mon fauteuil de maire de Fatick. Voilà ce qui me lie à Fatick et au Sine, une affaire de famille, une affaire de cœur et une affaire de valeurs. Alors à l’occasion de la Saint-Valentin que nous venons de célébrer, je déclare ma flamme à Fatick. »
Égrenant ses réalisations dans son fief en tant que Président, le candidat de Benno ajoute : « Peuple du Sine, votre fils devenu président de la République ne vous a jamais oublié, et ne vous oubliera jamais. Fatick a bénéficié d’un certain nombre d’infrastructures de développement. Aujourd’hui nous pouvons considérer que la région de Fatick est devenu un carrefour. L’enclavement qui fut jadis une difficulté a été complètement résolu. Que de morts, que d’accidents à travers la route Fatick-Kaolack, Fatick-Mbour, Fatick-Diakhao, Fatick-Diourbel, Fatick-Niakhar-Bambey, Fatick-Diofyor-Fimla-Sambadia, Fatick-Foundioune. J’ai engagé les travaux de modernisation de la ville de Fatick avec Promo-villes qui renforcera le capital routier de la ville. »
Macky Sall n’a pas manqué de narguer l’opposition : « Vous avez déjà gagné l’élection. Le 24 février Fatick ne donnera pas de asaka à l’opposition comme je l’ai demandé ailleurs. Parce que nous sommes des Sine-Sine, nous sommes des Thiédos donc Dieu nous le pardonnera, si on s’en s’abstient. Donc on peut gagner ici avec 98% le 24 février au soir. Au bien on peut donner 5% à l’opposition. »

 A MBOUR, MACKY SALL DÉCLINE SES NOUVELLES AMBITIONS POUR LA PÊCHE ET LE TOURISME

Mbour,16 fév (APS) – Le président sortant et candidat de la coalition Benno bokk yakaar (BBY), Macky Sall, a décliné samedi ses ambitions pour les secteurs de la pêche et du tourisme en cas de réélection pour un second mandat.

 A l’accueil, le candidat de la mouvance présidentielle a eu droit à un bain de foule sur quelques kilomètres.

Au stade Caroline Faye archicomble et devant les responsables de sa coalition au niveau local dont le secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, Macky Sall a consacré son adresse au secteur de la pêche et du tourisme.

Selon le candidat de BBY, les deux secteurs jouent un rôle important dans l’économie sénégalaise. Il s’est engagé à continuer la construction de quais de pêche dans plusieurs localités.

Macky Sall a rappelé la subvention de 5000 moteurs à hauteur de cinq milliards de Francs CFA durant son premier mandat et le début de la fabrication de pirogues à fibre de verre pour réduire les accidents en mer.

Il a aussi évoqué le début de la phase de géolocalisation pour la sécurisation des embarcations.

 ‘’Nous allons continuer à accompagner les pêcheurs. Nous avons obtenu 400 licences de pêche de la Mauritanie, 300 autres du Liberia. Nous allons travailler pour avoir d’autres licences de la Gambie, de la Guinée, du Sierra Leone’’, a –t-il promis.

Macky Sall s’est engagé dans le cadre de son second mandat à ‘’investir pour la modernisation’’ de la station balnéaire de Saly et pour sa propreté.

‘’Nous allons investir pour une nouvelle offre touristique, pour que le secteur rapporte plus au Sénégal. Nous allons travailler pour la promotion des stations de Pointe Sarène, Mbodjène, Fatick, Toubacouta, Kafoutine’’, a fait savoir le président sortant.

Pour l’embellissement du secteur du tourisme, Macky Sall a annoncé la poursuite de la lutte contre l’érosion côtière dans le cadre du PAP 2 du Plan Sénégal émergent (PSE).BHC/MD

Macky Sall encense Boun Abdallah et fait les yeux doux aux populations de Gossas

https://www.dakaractu.com Gossas, terroir du Premier ministre Boun Abdallah Dionne a accueilli ce vendredi 15 février 2019, le convoi de la Coalition Benno bokk yakaar. Dans un stade rempli de monde est dressé le podium sur lequel le président a chanté les mérites du chef de son gouvernement, Mahammed Boun Abdallah Dionne. Des remerciements, Macky Sall en a fait à celui-ci qui, est à ses yeux ’’ le metteur en scène de son programme’’.

À l’endroit des populations de Gossas, il s’est abstenu de parler de son bilan. ‘’Je me refuse de parler ici de bilan. Vous-même êtes témoins de mes réalisations. Je tenais à vous témoigner que des fils de Gossas sont à mes côtés avec engagement et fidélité. Mon programme pour votre localité est de faire de la localité une capitale départementale de Guinguinéo avec tous les services sociaux de base, comme, entre autres, un tribunal de grande instance; un petit building administratif ; un stade avec du gazon synthétique, deux tribunes ; un Eno (Espace numérique ouvert) etc. Toutes choses qui feront que ‘’Gossas fera partie des départements émergents au Sénégal’’, a promis le président sortant.

Cheikh Bâ réunit e Benno Bokk Médina :  » Nous devons intensifier le porte à porte, sécuriser le vote.Pour assurer une large victoire au 1e tour! »

https://www.dakaractu.com/ Le directeur des impôts et domaines et initiateur du mouvement CATB (Cellule dappui pour le triomphe du Benno), Cheikh Tidiane Bâ aura réussi le pari de la mobilisation lors de son méga meeting à la Médina. En effet  la coalition Benno Bokk Yakkar a été littéralement transformée en Benno Bokk Médina. Tant les leaders de la coalition BBY ont massivement répondu à l’appel de Cheikh Bâ.
Une union sacrée impulsée par la volonté de réélire le candidat Macky Sall. Dès lors, Cheikh Bâ va insister sur la nécessité d’intensifier la mobilisation en ces derniers instants de campagne. Exhortant les militants à privilégier la politique du porte à porte afin de rallier le maximum de votants à leur cause. Toutefois, il a tenu à préciser que ce meeting a été organisé par la CATB pour le compte de la coalition BBY.

Médina : Amadou Ba démarche Bamba Fall et révèle que la DER sera portée à 100 milliards F Cfa

https://www.dakaractu.com/ Le directeur général des impôts et domaines a fini de confirmer son leadership dans le landernau politique de la Médina. En clair, à l’occasion du meeting de l’Apr qui se tient au moment où ces lignes sont écrites, Cheikh Ahmed Tidiane Ba a été félicité par ses camarades de parti.

« C’est du jamais vu à la Médina ! La victoire est déjà écrite, Cheikh Ba l’a déjà signée », se réjouira la ministre Maïmouna Ndoye Seck, devant une foule qui applaudissait à tout rompre. Même son de cloche du ministre de l’Agriculture Pape Abdoulaye Seck. « La Fondation Servir le Sénégal suffit comme bilan au président Macky Sall. Tous les foyers du Sénégal ont ressenti l’action de cette fondation », ajoute M. Seck, s’adressant à Marième Faye Sall, qui était présente en première ligne à ce rassemblement, au même titre que le ministre d’Etat Mbaye Ndiaye.

Le responsable de Benno bokk yakaar à la Médina et ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Gueye, a  salué « la mobilisation très exceptionnelle des jeunesses de la mouvance présidentielle »  et l’accueil réservé à la Première dame.

« Amadou Ba nous avait lancé un défi, je crois que nous avons relevé ce défi. Ce que vous avez vu ici, vous ne le verrez pas aux Parcelles Assainies et vous le verrez encore  le 24 février prochain », renchérit Seydou Gueye, parlant à l’argentier de l’Etat.

Prenant la parole, le ministre de l’Economie, des Finances et du plan dira que les bilans des départements ministériels dirigés par Papa Abdoulaye Seck et Maïmouna Ndoye Seck prouvent que le chef de l’Etat a porté le Sénégal sur les rampes de l’émergence, durant le septennat. « Cheikh Ahmed Tidiane Ba est un jeune rigoureux », relève le ministre en charge de l’Economie. « Il faut qu’à la Médina que les élections soient pliées avant midi », exhorte-t-il.

Ainsi, il annoncera la reprise des travaux d’assainissement de la Médina dans le cadre du Programme d’assainissement des villes, dans lequel Médina est prioritaire, selon ses dires.

« La DER va être portée à 100 milliards », révèle-t-il encore. Pour rappel, la Délégation à l’entreprenariat rapide jouit d’une dotation de 30 milliards par an.

Amadou Ba finira par demander à Cheikh Ba d’aller convaincre le maire de la Médina de rejoindre la mouvance présidentielle. « Quand Bamba Fall verra ces images, il saura qu’il ne lui reste plus rien à la Médina », raille-t-il.

Médina : Marième Faye Sall bat campagne aux côtés de Cheikh Bâ pour une large victoire à la Médina

https://www.dakaractu.com Décidément la première dame de Macky, Marième Faye Sall est dans tous les combats dans cette campagne présidentielle. En atteste sa présence remarquable au méga meeting de Cheikh Ahmed Tidiane Bâ à la Médina. Bénéficiant d’un capital sympathie intact au sein de l’opinion, la dame du palais s’est révélée au rassemblement politique de BBY et CATB comme un soutien de taille.

Parmi les membres de BBY présents, les ministres Amadou Bâ, Pape Abdoulaye Seck, Maïmouna Ndoye Seck ainsi que le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Mactar Diop. Un véritable Benno à la Médina initié par Cheikh Bâ en collobaration avec le comité électoral de la Médina.

 Amadou Ba à Dieuppeul-Derklé : “la mairie ne fait rien pour la commune

https://actusen.sn Ce vendredi, Amadou Ba a été accueilli en grande pompe par la population de Dieuppeul-Derklé. En effet, Ababacar Sédikh Bèye a réussi le pari de la mobilisation. Aussi, il affirme que Macky Sall est un réel bâtisseur qui a des ambitions énormes pour le Sénégal.

Le ministre de l’Economie et de la Sécurité publique, par ailleurs, délégué régional se dit prêt pour la réhabilitation du marché de Castors et la construction d’un Lycée. Cependant,  il affirme que : “la mairie ne fait rien pour la commune”.

Guinguinéo : Souleymane Ndéné NDIAYE Hué Et Vilipendé Chez Lui

https://www.walf-groupe.com L’ancien Premier ministre a été hué, hier, à Guinguinéo. C’est comme si Souleymane Ndéné Ndiaye ne représente plus rien dans sa localité.Les autres responsables politiques lui ont ravi la vedette lorsque le candidat de Benno Bokk Yaakaar est arrivé à Guinguinéo

Ce qu’on lui reproche, c’est de n’avoir rien offert aux populations de Guinguinéo comme emploi ou opportunités de développement de la ville.

Grand-Dakar : affrontements entre partisans de Mame Mbaye Niang et éléments de « Idy 2019 »

Au moment où ces lignes sont écrites, ça chauffe à Grand-Dakar, à hauteur du garage dit « Casamance », où des éléments de la coalition « Idy 2019 » et des partisans de Mame Mbaye Niang s’affrontent violemment. Le ministre du Tourisme doit animer un meeting dans la zone cet après-midi. A suivre…

Le maire de Tivaouane Mamadou Diagne Sy Mbengue dément Abdou Ndéné Sall

https://www.dakaractu.com  » Cette campagne électorale n’est pas une campagne contre le maire de Tivaouane. Cette campagne est une campagne  pour convaincre les tivaouanois et tivaouanoises à voter massivement pour la réélection du candidat Macky Sall « , a précisé le maire, Mamadou Diagne Sy Mbengue. Il réagissait à la sortie de Abdou Ndéné Sall, en marge d’un point de presse sur son bilan de mi-parcours de campagne. En effet, le coordinateur départemental du comité électoral, Abdou Ndéné Sall, s’était rendu au marché de Keur Momar pour, disait-il, retourner les commerçants dudit marché qui avaient proféré des menaces de vote sanction contre le candidat Macky Sall.

S’agissant d’une prétendue menace d’interdiction de se rendre au marché Keur Momar, décrétée par les commerçants à son encontre, Mamadou Diagne Sy Mbengue d’infirmer :  » C’est facile de dire des choses mais, à l’épreuve des faits, on se rend compte, après avoir visité les coins et recoins du marché, non pas l’après-midi, mais au moment où les marchés sont le plus fréquentés, que nous avons été applaudis parce que nous avons réalisé de grandes choses dans le marché Keur Momar « .

Magui Mangara à l’accueil du Président Sall: »Il peut désormais dormir tranquille. Sa réélection est assurée »

https://www.dakaractu.com À la tête du mouvement  »Waa Mangara  », Madjiguène Mangara a relevé le défi de la mobilisation, vendredi, à l’occasion de l’arrivée du candidat Macky Sall à Diourbel dans le cadre de sa campagne électorale. L’épouse du ministre du budget Birima Mangara de demander à son hôte de se rendre à l’évidence qu’il n’est plus besoin de nourrir des inquiétudes quant à l’engagement de le réélire dès le premier tour.  »Nous avons voulu lui prouver que Diourbel est un terrain politique taillé à sa mesure. Nous avons aussi essayé de lui montrer que nous n’avons jamais croisé les bras et que nous allons continuer à travailler pour lui donner la victoire. » Madjiguène Mangara d’inviter les populations de Diourbel à aller retirer leurs cartes d’électeur et voter massivement le 24 février prochain pour une victoire dès le premier tour de son candidat…

Boun Abdallah traite Idy2019 de « coalition de faux généraux, recalés, dégradés et sans troupes »

https://www.dakaractu.com Le président de la Coalition Idy2019 a reçu une belle claque de la part de Mahammed Boun Abdallah Dionne. À Gossas, dans son terroir d’origine, le Premier ministre, fortement acclamé par le public, a apporté la réplique au Président Idrissa Seck qui de passage chez lui, dit-il, déplorait un manque de réalisations du chef du gouvernement dans son fief.

‘’On a vu des gens tirer hier sur Gossas, mais comme le dit le président, on ne répond pas à la provocation. En face, nous avons des coalitions virtuelles. Des coalitions fortes que de candidats qui ont été bloqués au parrainage. Nous avons même vu une coalition formée que d’acteurs politiques de moindre calibre. Une coalition de faux généraux, recalés, dégradés, sans troupes. Celle coalition est dépourvue de projet de société’’, a dit Boun Abdallah Dionne. Qui pour finir, n’a pas manqué d’encenser son candidat avant de lui promettre des résultats satisfaisants, à l’issue des votes…

Ousmane Tanor Dieng : «Macky Sall est le candidat le plus présidentiable»

IGFM-Le président du Haut Conseil des collectivités territoriales (Hcct), par ailleurs secrétaire général du parti Socialiste, Ousmane Tanor Dieng, a déclaré, ce samedi, que le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar, Macky Sall, est incontestablement le meilleur choix pour l’avenir du Sénégal. « Les statistiques et les mobilisations exceptionnelles enregistrées dans toutes les villes que Macky Sall a visité montrent qu’il n’y a pas de comparaison possible entre le candidat de Benno et ses adversaires. Macky Sall est le candidat le plus présidentiable», a dit Tanor Dieng.

Il a fait cette déclaration à Mbour, où Macky Sall présidait un meeting pour sa 13e journée de campagne présidentielle.

Aïssata Tall Sall en remet une couche : «les Podorois allaient me jeter des pierres si… »

http://www.dakarmatin.com Après son soutien au président sortant, Macky Sall, qui avait soulevé beaucoup de débats, Aïssata Sall, a tenu à briser le silence et à se justifier devant ses militants. Lors du meeting tenu dans son fief à Podor, le leader du mouvement «Osez l’avenir » a révélé les raisons de sa décision.
=«Tout le Sénégal sait maintenant que je soutiens le Président Macky Sall. Mais, beaucoup ne savent pas pourquoi je le soutiens. Aujourd’hui, j’ai considéré qu’il était important, dans le département d’où je suis née et dont je suis le maire que je puisse dire à mes parents pourquoi j’ai décidé de soutenir Macky Sall », a souligné Aissata Tall Sall dès sa prise de parole

SAINT-LOUIS : ISSA SALL ANNONCE « LE RETOUR DE L’AJUSTEMENT STRUCTUREL, SI MACKY SALL EST RÉÉLU »

Saint-Louis, 16 fév (APS) – Le candidat du PUR, El Hadji Issa Sall, a appelé vendredi les populations de Saint-Louis à voter massivement en faveur de sa coalition pour le porter à la tête du pays, au soir du 24 février, afin ‘’d’éviter au Sénégal de subir encore les souffrances de l’ajustement structurel’’.
‘’Si vous votez pour reconduire le président Macky Sall à tête du pays, le Sénégal subira une deuxième fois de son histoire, l’ajustement structurel que le régime d’Abdou Diouf avait connu’’, a averti le candidat du PUR.
Cette éventualité, a-t-il ajouté, risque d’affamer les sénégalais et compromettre leur santé, leur éducation et leur bien-être social.
Il s’exprimait lors d’un grand meeting à la place Faidherbe de Saint-Louis, après une caravane effectuée sur l’itinéraire Mpal, Rao, Gandiole et Gandon.
El Issa Sall souligne qu’il incarne ‘’l’homme idéal, pour le Sénégal’’, de par son éducation reçue qui fait qu’il n’a pas ‘’le droit de toucher au denier public ou dilapider les ressources appartenant au peuple sénégalais’’.

Selon lui, après ses études en France et aux états unis, il a préféré revenir pour investir au Sénégal, créer une université pour ‘’former des cadres sénégalais qui vont participer au développement économique et social du pays’’.

Le candidat du parti pour l’unité et le rassemblement (PUR) a invité ‘’les sénégalais à croire en eux’’ car, selon lui, ‘’le Sénégal dispose de ressources minières, pétrolières et gazières, les phosphates et le zircon, ainsi que la terre pour l’agriculture, la mer pour la pêche, pour assurer son développement’’.
Il a rappelé que dans son programme ‘’PURSANG’’, la gestion et l’exploitation de ces ressources minières, gazières et pétrolières ne seront pas offertes aux puissances étrangères au détriment des intérêts du pays. Pour lui, ‘’cette coopération avec les capitaux étrangers se fera à égale dignité’’.
‘’Aujourd’hui, la croissance économique, dont le régime de Macky Sall se vante, est versée dans le panier des firmes et banques multinationales françaises et non dans le panier de la ménagère’’, a-t-il déploré.
Elhadji Issa Sall a rappelé aux habitants de Saint-Louis, son passage dans la vielle ville où il a grandi et effectué ses études secondaires. Ainsi, il se réclame saint-louisien et demande aux citoyens de la ville tricentenaire de ‘’voter pour lui, afin qu’il redresse le Sénégal’’.
Evoquant les difficultés de la pêche et de la brèche, avec l’avancée de la mer, le candidat du PUR a soutenu, sans entrer dans les détails, qu’au lendemain du 24 février, s’il est élu, ‘’tous ces problèmes seront conjugués au passé, pour le grand bonheur des pêcheurs de la Langue de Barbarie et des populations Saint-louisiennes’’.

Issa Sall à Saint-Louis : «Tous les problèmes des étudiants, c’est à cause des autorités…»

iGFM– En meeting ce vendredi soir à Saint-Louis, le candidat du PUR El Hadj Issa Sall a évoqué son histoire avec la ville, avant de regretter le dysfonctionnement du système éducatif sénégalais, jugeant coupables les autorités.

Nostalgique de son passé à Saint-Louis, Issa Sall s’est longuement souvenu de la première fois qu’il y a posé les pieds à l’âge de 12 ans, de « son » lycée Charles de Gaulle, des gens qui l’ont épaulé et de la légendaire teranga de Ndar.

Il a pointé du doigt les nombreuses failles du système éducatif, jugeant que si « les étudiants sont confrontés à autant de problèmes (retards de paiement des bourses, surpopulation dans les campus, etc), c’est parce que les enfants de nombreuses autorités ne sont pas dans ce système. »

« Quand mes enfants réussissent le Bac, ils vont à l’Université du Sahel. Ils ne doivent même pas penser à sortir du pays, » considère-t-il. Estimant que les gouvernants devraient en faire autant, pour pouvoir améliorer efficacement les écoles sénégalaises. « Croyons en nous mêmes et en nos compétences, » propose-t-il.Monia Inakanyambo (Envoyée spéciale)

Ross Béthio : Le message de Issa Sall aux agriculteurs

http://www.seneweb.co Le candidat du Pur, El Hadj Issa Sall, était en campagne ce samedi dans la commune de Ross Béthio. Il a révélé aux agriculteurs de la localité son projet pour leur secteur, s’il est élu.

«Qui dit Ross Béthio dit agriculture, a-t-il posé. On doit vous faciliter les intrants, l’eau, le gasoil et les pompes. On doit également vous faciliter l’accès a la terre au lieu de les vendre aux étrangers.»

Issa Sall a demandé aux populations de soutenir sa candidature afin qu’il puisse régler leurs difficultés. « Donnez-nous toutes vos voies pour qu’on puisse changer vos conditions de vie et d’existence », a-t-il demandé.

Filière tomate : La solution de Idy

 |(Bokhol, envoyé spécial) – Idrissa Seck bat campagne actuellement dans le nord du pays. Ce samedi, dans la matinée, il était à Bokhol où la culture de la tomate est très répandue. Le candidat de la coalition Idy 2019 a expliqué aux populations, ce qu’il compte faire dans le secteur, s’il est élu.

« L’agriculture doit être accompagnée par une bonne industrialisation pour transformer ce que nous récoltons avant de l’exporter. La tomate doit  être transformée ici avant exportation », a-t-il expliqué.

Aux agriculteurs de Bokhol,  Idy dira que la solution, c’est de reconstruire les intrants, mettre en place une bonne formation, diminuer le coût des engrais, faire de bons aménagements et augmenter les unités de transformation. « Ce qui donnera une politique intégrée qui nous permettra d’augmenter la valeur ajoutée », pronostique-t-il.

Dagana : L’hommage de Idy au Pds et à Oumar Sar

(Dagana, envoyé spécial) – Le département de Dagana était ce samedi la dernière étape de la campagne du candidat de la coalition 2019, Idrissa Seck. Il a été accueilli en masse par des khalifistes, mais surtout par le maire de la ville, Omar Sarr, coordonnateur du Pds.

 »La mobilisation qu’on a vue ici regroupe toutes les parties de l’opposition. J’ai bien apprécié l’accueil des partisans de Khalifa Sall. J’ai également apprécié l’accueil exceptionnel de la famille politique qui m’a vu naître, le Parti démocratique sénégalais », dit-il. Avant d’ajouter :  »Hommage à mon frère et ami, Omar Sarr. »

 Idrissa Seck : «Macky devrait commencer à ranger ses bagages pour…»

L’ancien Premier ministre, revigoré par les soutiens massifs en faveur de sa coalition, espère gagner la présidentielle dès le 1er tour. En tournée à Ourossougui, le candidat de la coalition « Idy2019 » raille le sortant Macky Sall qui selon lui, devrait commencer à plier bagages.

« C’est le test que j’attendais, le test de grandeur pour confirmer la victoire dès le premier tour au soir du 24 février. Avec cette mobilisation, Macky devrait commencer à ranger ses bagages pour quitter le Palais », raille le candidat Idrissa Seck, repris par nos confrères de Xalima.

Ourossogui-Marche Orange : La coalition IDY2019 débarque et emporte avec elle la population.

https://www.dakaractu.com Idrissa Seck se dirige aujourd’hui vers le nord-est du pays. Arrivé à Ourossogui, le leader de la coalition IDY2019 est entré dans cette partie du pays située à 700 km de Dakar et drainant une foule inattendue. D’ailleurs, le leader de Rewmi a même estimé qu’il ne s’attendait pas à voir tout ce monde et pense, comme la plupart des localités où il est allé, que le désir de changement est plus que jamais présent.

Idy se paie la tête de Macky : “waajji manul”

https://actusen.sn A Podor, ce samedi, Idrissa Seck a eu un accueil fade. Le candidat a, cependant, tenu sa fameuse ”marche orange” dans les artères de la ville. Devant ses militants, il a ainsi tourné en dérision le président sortant.

”Quand je constate l’état de dénuement total des villages que j’ai traversés, quand je constate l’état de pauvreté avancée, quand je constate l’absence d’infrastructures de base, je me demande, si réellement, quelqu’un qui n’a pas la capacité de s’occuper des endroits qu’il porte dans son coeur, peut-il s’occuper du reste du pays”, raille-t-il Macky Sall.

Idrissa Seck d’embrayer en ces termes : ”tout le monde constate qu’il ne peut pas ”Wajji manul”. Ce qui reste, dira-t-il, c’est que le président sortant se prépare à partir dans la paix sans envisager aucun système pour tenter de rester à la tête du pays” après sa défaite.Ousmane THIANE, Envoyé spécial à Podor

A Bokhol : Idy salue l’unité de l’opposition

iGfm – (Bokhol) Le candidat de la coalition Idy2019, Idrissa Seck, après le département de Bakel, entame sa caravane Orange dans la région de Saint-Louis. Ce samedi matin à Bokhol où il a été accueilli par le maire libéral, El Hadj Guèye et l’ensemble des responsables de l’opposition (Ps, Pds, Guem Sa Bopp, Bokk Gis Gis, Grand Parti, Hadjibou 2019, les Karimistes…), Idrissa Seck a salué l’unité de l’opposition.

S’adressant aux populations de Bokhol, Idrissa Seck dit prendre bonne note de leurs revendications, parmi lesquelles la construction d’un lycée.

Il s’est engagé à faire de la formation une priorité absolue pour booster l’économie. Avec l’industrialisation de agriculture notamment la culture du riz, principale activité dans la zone.

Idrissa Seck promet « une justice indépendante et équitable »

https://www.pressafrik.com A Dagana où il a tenu un meeting samedi soir, le candidat de la coalition « Idy 2019 », Idrissa Seck a promis une justice indépendante et équitable qui ne sera pas manipulé par le pouvoir exécutif. Le candidat a salué la présence des militants de Khalifa Sall, l’ex-maire de Dakar, emprisonné depuis deux ans pour détournement de deniers publics, mais aussi ceux du Parti démographique sénégalais (Pds).

A Podor, Idrissa Seck lance une pique à Aissata Tall Sall

https://www.pressafrik.com En campagne électorale à Podor, une commune du nord du Sénégal, située à 215 km à l’est de Saint-Louis, l’opposant Idrissa Seck, a osé lancer une pique au candidat sortant, Macky Sall et au maire de la localité Aisssata Tall Sall, qui a récemment rejoint le camp du pouvoir, dont elle était hostile pendant plusieurs années.

« Population de Podor, je vous remercie de votre accueil exceptionnel. On nous avait dit que Podor appartenait à quelqu’un. Vous avez démenti cela de la plus belle des manière. Il fallait qu’on vienne à Podor, passer de maison en maison pour regarder vos visages », a déclaré Idy, devant une foule qui s’agrandissait petit à petit.

« Ce que nous avons constaté est que c’est nous qui sommes dans vos cœurs. Quand je constate l’état dénouement des villages que j’ai traversés et de pauvreté avancée et l’absence d’infrastructures de base, je demande réellement si quelqu’un n’a pas la capacité de s’occuper des endroits qu’il dit porter dans son coeur, comment peut-il s’occuper du reste du pays « , s’est-il demandé.

Idrissa Seck ajoute, « tout le monde est d’accord  que le monsieur ne peut pas. Donc ce qui reste c’est de le conseiller. S’il perd, qu’il s’en aille tranquillement. Le 24 février nous fêterons la victoire de l’alternance ».Salif SAKHANOKHO

TAMBACOUNDA : OUSMANE SONKO INVITE LA JEUNESSE À CROIRE EN ELLE POUR CHANGER LE VISAGE DE LA RÉGION

Tambacounda, 16 fév (APS) – Le candidat de la coalition ‘’ Sonko Président’’, Ousmane Sonko, a invité la jeunesse de Tambacounda (Est) à croire en ses capacités physiques et intellectuelles pour changer le visage de la région.

 ‘’Le message que je veux lancer aux jeunes de cette région est qu’il faut croire en vous parce que vous avez le potentiel pour faire votre destin. Vous en avez les capacités physiques et intellectuelles pour changer votre région’’, a-t-il lors d’un meeting tenu dans la nuit du vendredi à samedi. ‘’Nous comprenons vos frustrations mais dites-vous bien que vous pouvez trouver une solution à vos maux’’, a fait savoir le candidat Sonko. Il a par ailleurs invité la jeunesse à mener avec lui ce combat.

 ‘’Il est temps que nous changions les choses. En 59 ans, depuis l’accession à l’indépendance, nous sommes encore parmi les pays les plus pauvres du monde et la zone sud et sud-est occupe la première place’’, a dit Ousmane Sonko.

‘’Il suffit de venir dans cette localité pour comprendre ce que vous ressentez. Ces problèmes, vous le partagez avec les régions de Ziguinchor, de Sédhiou, de Kédougou, entres autres. Vous souffrez de délaissement’’, a-t-il soutenu.

Selon le candidat de la coalition ‘’Sonko Président’’, la région de Tambacounda souffre d’un manque d’eau potable, d’infrastructures, d’accès à la santé et d’emplois pour les jeunes.

‘’Il faut réparer les injustices. Tous les sénégalais se valent. Nous avons les mêmes droits et obligations. Il faut faire en sorte qu’il y ait une équité dans le traitement des sénégalais et leurs terroirs en cassant les injustices’’, a-t-il plaidé. SDI/MD

OUSMANE SONKO PROMET D’ÉRIGER TAMBACOUNDA EN GRAND PÔLE ÉCONOMIQUE

Tambacounda, 16 fév (APS) – Le candidat à l’élection présidentielle, Ousmane Sonko, s’est engagé à construire un corridor qui fera de la région de Tambacounda (Est) un grand pôle économique pour le Sénégal et les pays de la sous-région.
‘’Nous allons construire un corridor qui va ouvrir des portes au Sénégal et à Tambacounda pour la commercialisation des produits et les échanges commerciaux avec les pays de sous-région et de l’espace CEDEAO’’, a-t-il déclaré dans un meeting tenu dans la nuit de vendredi à samedi.
Il indique que Tambacounda est un pôle économique qui doit permettre au Sénégal de jouer les premiers rôles avec les pays frontaliers grâce au chemin de fer.
‘’Nous disons que la région de Tambacounda n’est pas une périphérie mais un centre’’, a notamment dit le candidat de la Coalition ‘’Sonko Président’’.

‘’Nous connaissons le potentiel de Tambacounda. Elle est la région la plus vaste avec 42 000 km2. A quoi, cette vaste région du Sénégal oriental nous servirait si nous ne parvenons pas à commercialiser ou à transformer les produits qui y sont cultivés’’, s’est interrogé Ousmane Sonko.
En outre, il a fait part de son ambition de capter les économies générées par la région de Tambacounda.
‘’Nous croyons au retour des six grandes régions naturelles. Chaque région doit être un pôle de développement économique’’, a déclaré le candidat Sonko.
Dans ce cadre, a-t-il poursuivi, les régions périphériques sont les centres du Sénégal. Pour lui, c’est le cas de Tambacounda qui partage une frontière avec le Mali, la Guinée et la Gambie.
Dans cette politique de décentralisation, Ousmane Sonko propose la réduction du pouvoir de l’Etat central. ‘’Nous comptons augmenter les transferts de compétences et augmenter le fonds de dotation des collectivités locales’’, a-t-il promis.SDI/MD

Campagne électorale : Kédougou sous le charme de Ousmane Sonko

iGFM-(Kédougou) Ousmane Sonko  a été très bien accueilli à Kédougou ce samedi, où il s’est rendu pour la suite de sa tournée dans le cadre de la campagne électorale. Le candidat de la coalition Sonko Président n’a pas dérogé à la règle. Au contraire, il a réussi à mobiliser les patriotes. De l’entrée jusqu’au centre ville, une foule immense l’a suivi de près par de fortes  acclamations. De bon augure pour le jeune candidat qui aspire à devenir le prochain président de la république du Sénégal le 24 février 2019.

Réaction de Sonko sur la Commission d’enquête parlementaire : « Ce sont des enfantillages »

http://www.dakarmatin.com/ « Ce sont des enfantillages ! » c’est la réaction du candidat Ousmane Sonko sur la mise en place, par l’Assemblée nationale, d’une Commission d’enquête parlementaire concernant l’affaire dit des 94 milliards. Des propos qu’il tenus ce soir à Velingara. Le candidat n’a pas voulu en dire davantage.
Ce vendredi, 15 février, en séance plénière, les députés se sont penché sur le projet de résolution pour la création d’une commission d’enquête parlementaire relative à l’affaire dite 94 milliards FCFA dans le dossier du titre foncier 1451/R, qui oppose, principalement Ousmane Sonko à son ancien collègue Mamour Diallo, Directeur des Domaines

LES PATRIOTES ONT MIS LA MAIN A LA POCHE

https://www.seneplus.com-L’As-La logistique occupe une place importante dans une campagne électorale. Pour sillonner le pays, il faut se doter d’un parc automobile suffisant et résistant.

 A cela, s’ajoutent les dépenses liées à la restauration et au carburant. Ce qui nécessite des moyens financiers gigantesques. Dans la coalition «Sonko Président», de nombreux militants ont fait preuve d’élan patriotisme et de solidarité en mettant la main à la proche pour contribuer aux dépenses de la campagne.

Qui veut aller loin ménage sa monture, dit l’adage ! En cette période de campagne électorale, les cinq candidats à la présidentielle du 24 février 2019 sillonnent le Sénégal des profondeurs, à travers des routes cabossées et autres pistes de production poussiéreuses. Le parcours n’est pas de tout repos. Pour s’engager dans cette voie, il faut de la logistique. -delà de jouer un rôle important, elle s’avère même déterminante. Dans la coalition «Sonko Président», l’on peut dire que cet aspect a été tardivement pris en compte. Ce qui explique le démarrage poussif et tumultueux de la campagne du candidat Ousmane Sonko.

En effet, au deuxième jour de la campagne, un problème de bus a cloué jusqu’à 17 heures à Dakar les journalistes qui devaient rallier depuis 9 heures le bassin arachidier. Conséquence : la couverture médiatique de cet évènement a été ratée. Durant la première semaine de campagne, certains véhicules du cortège ne pouvaient pas supporter les longues distances. D’où de nombreuses pannes constatées sur certaines voitures, lorsque le leader de Pastef revenait à Dakar pour rencontrer Me Abdoulaye Wade. Le déplacement de l’ancien inspecteur des Impôts et Domaines a été donc une occasion pour les responsables de «Sonko Président» de procéder au renforcement du parc automobile, avant d’engager la seconde phase de la campagne électorale. Cette fois-ci, des véhicules tout terrain, prêts pour l’aventure, sont mobilisés. Pour déployer cette logistique, cela a nécessité des moyens considérables. D’autant qu’il a fallu faire face à des dépenses exorbitantes et mobiliser des dizaines de millions ! Mais selon le chargé du protocole, Djibril Guèye Ndiaye, ces charges ont été allégées grâce aux contributions des

patriotes à travers le pays et dans la diaspora.

 LES PATRIOTES AU SERVICE DE SONKO PRESIDENT

 De l’avis de M. Ndiaye, de nombreux militants ont mis à la disposition de la coalition leurs véhicules et pris en location d’autres véhicules pour participer à la campagne. C’est le cas de ce ressortissant Sénégalais établi à l’étranger et qui préfère rester dans l’anonymat. En plus de son véhicule et de son chauffeur, il en a loué un autre pour les mettre à la disposition de son ami Ousmane Sonko. Malgré ces contributions, les dépenses ne manquent pas. Entre la consommation en carburant de la vingtaine de véhicules du cortège, la location de trois minibus pour la presse et une partie de la délégation, le logement et la nourriture, la note reste très salée. En effet, il faut régulièrement casquer fort. De plus, ajoute le patron du protocole de la coalition «Sonko Président», le parc automobile constitué de 4X4, de et de L200 consomme de l’essence. Même si M. Ndiaye n’est pas en mesure de chiffrer le montant exact des dépenses, un peu d’arithmétique permet d’avoir une certaine idée sur les dépenses consenties en termes de logistique. En effet, Ousmane Sonko et sa coalition vont dépenser environ 30 millions FCFA pendant la campagne électorale entre les dépenses de carburant, la restauration et la location de certains véhicules.

PLUS DE 15 MILLIONS EN CARBURANT

S’agissant de la location des trois minibus, le prix varie entre 100.000 FCFA et 125.000 FCFA par jour. Si l’on retient en moyenne le montant de 100.000 FCFA par minibus, la location d’un bus le temps de la campagne revient à 2,1 millions FCFA. Ce qui fait 6,3 millions FCFA pour les trois minibus. Cependant, c’est dans la consommation de carburant que les dépenses flambent. En effet, de l’avis de Djibril Gueye Ndiaye, les véhicules du cortège consomment entre 1300 1500 litres de carburant toutes les 48 heures. Cela dépend, dit-il, de la distance parcourue, mais aussi de la climatisation des véhicules en cette période de chaleur. En numéraire, cette consommation est évaluée à 800.000 FCFA tous les jours. Ce qui revient à un peu plus de 16 millions FCFA, les dépenses en carburant le temps de la campagne électorale. Une facture qui pouvait, pourtant, être plus salée n’eut été la contribution des patriotes.

 DES MAISONS A LA PLACE DES HOTELS

Concernant le camion de sonorisation, seul le carburant est pris en charge par la coalition. Il s’avère en effet que le propriétaire du camion est un responsable du parti et très engagé dans l’organisation. En plus de la sonorisation, il est le premier sur les lieux des meetings et le dernier à lever l’encre puisqu’il participe personnellement à l’installation du podium qui lui appartient également. Dans cet élan de solidarité, les responsables de la coalition dans les différentes régions se sentent également concernés et font tout pour alléger les dépenses en mettant, le plus souvent, des logements à la disposition de la délégation. «En ce qui concerne le logement, les militants patriotes ont voulu accaparer le leader ainsi que sa délégation. C’est pourquoi, c’est eux-mêmes qui trouvent les logements avant l’arrivée du cortège de la coalition .Il s’agit de maisons mises à la disposition de la délégation, le temps d’un séjour dans une localité. Même si toutes les commodités ne sont pas réunies, ils font tout pour que notre séjour soit agréable», indique le patron du protocole qui ne manque pas de s’excuser auprès de certains membres de la délégation, notamment la presse. Car, dit-il, leur souhait était de loger toute la délégation dans des hôtels.

300.000 à 1.000.000 FCFA EN APPUI FINANCIER AUX RESPONSABLES LOCAUX

Quid de la restauration ! Ce sont également les responsables locaux qui sont mis à contribution. N’empêche, les responsables de la coalition n’hésitent pas à mettre la main à la poche pour les appuyer. L’appui financier dépend de la taille qui accueille la délégation. Et le montant varie entre 300.000 et 500.000 FCFA, indique le patron du protocole. Cet appui, ajoute Djibril Gueye Ndiaye, peut aller jusqu’à un million FCFA. Si cet appui financier tourne en moyenne autour de 400.000 FCFA par jour, la coalition aura décaissé pour la restauration 8,4 millions FCFA. En définitive, entre l’approvisionnement en carburant, la location de véhicules et la restauration, le candidat Ousmane Sonko et sa coalition auront dépensé environs 30 millions FCFA Moussa CISS

Samuel Sarr définit Idy comme « un danger » et « Sonko » comme un talentueux « menteur »

http://www.dakarmatin.com Sans doute pour plaire à son nouveau patron, l’ancien camarade de parti du candidat de la coalition Idy 2019, Samuel Sarr, déterre les épisodes fâcheux de la brouille entre l’ancien Premier ministre et le Président Wade en 2005. Dans un  ton très amer, le souteneur du candidat de Benno Bokk Yakaar (BBY) déclare qu’ Idrissa Seck est «un danger pour la République».
Revenant sur leur différend dans une lettre publique, Samuel Sarr de raconter : « Sans aucune retenue, recommandée pourtant à toute personne qui aspire à diriger un pays, Monsieur Idrissa Seck avait proféré des insultes publiques contre la personne qui incarnait l’autorité de la République d’alors. Un jour, j’étais incapable de contenir mon amertume lorsque le leader de la coalition «Idy 2019 » a publié ses CD « Lui et moi ». Je ne vais pas m’autoriser à rappeler les mots durs et excessifs qu’il avait prononcés contre lui qui incarnait l’Institution de la présidence de la République qu’il avait tentée de souiller par des diatribes acerbes ».
«Ce jour, poursuit-il, je me suis dit : « Dieu fait bien les choses », car cet homme au caractère extraverti et belliqueux qui dévoile des dossiers de l’Etat estampillés  « Secret », était un danger pour la République.
Samuel Sarr est convaincu qu’Idrissa Seck voulait désacraliser l’institution présidentielle dans son conflit politique contre le président Wade, sans tenir compte du respect dû aux personnes âgées.
Par rapport au candidat de la coalition Sonko Président, le leader du Libéralisme social sénégalais (LSS) estime qu’il l’a accusé sans preuves. «Je n’ai pas soutenu Ouamne Sonko. Le leader de Pastef m’a paru trop léger dans ses positions dues peut être à son défaut d’expérience. Et il a un talent rare de diffuseur de fausses nouvelles. Ousmane Sonko m’a accusé plusieurs fois sans prendre la peine de vérifier les informations qu’il avance contre moi », peut-on lire dans la note

LA PLATEFORME DU SECTEUR PRIVÉ NATIONAL ANNULE SES RENCONTRES AVEC LES CANDIDATS

Dakar, 16 fév (APS) – La Plateforme du secteur privé national a annoncé, vendredi, l’annulation de la série de rencontres qu’elle avait prévues d’organiser avec chacun des 5 candidats à l’élection présidentielle du 24 février prochain.

’’Les présidents des organisations membres de la Plateforme du secteur privé national avaient émis le souhait de rencontrer, sur la période du 11 au 15 février 2019, chacun des 5 candidats à l’élection présidentielle (…) afin qu’ils déclinent leur vision et programme politique », indique un communiqué reçu à l’APS.

’’Malheureusement, ajoute la même source, en l’absence de réaction dans les délais proposés, nous sommes au regret d’informer qu’il n’est plus possible d’organiser matériellement ces consultations’’.

Toutefois, la Plateforme ’’souhaite rencontrer le président de la République que les Sénégalais auront choisis pour échanger sur les priorités du secteur privé national ».OID/PON

Flagrant délit continu de ‘’dafaneté’’

https://actusen.sn Le champ politique ‘’Sunugaalien’’ ne gémit de bonheur que quand ça s’engueule entre acteurs. La preuve, récemment, ce sont les gars de ‘’Benno Bokk Yakaar’’ et ceux d’Issa Sall du Pur qui se sont, maladivement, cognés à Tamba.

Le bilan se passe de commentaires : trois morts, de nombreux blessés et plusieurs véhicules incendiés. Alors qu’on n’en a pas fini, c’est ‘’Gorgui’’ qui accuse son successeur ‘’Thiompal’’ de voleur de 7 milliards F Cfa et qui menace de brûler le pays.

Quelques jours plus tard, c’est au tour de ‘’Wathiathia’’ de bander ses muscles contre son ancien maître, qu’il avertit que ‘’l’Etat fera face’’.

Pendant ce temps, Sonko se débat avec Aly Jack Bauer Ndiaye, qui voulait lui coller des Agents devant se charger de la sécurité de son cortège. Mais que le leader du Pastef rejette, systématiquement. C’est dire que nos politicards sont en flagrant délit continu de ‘’dafaneté’’.Mame Sagar SourceA

LA «BATAILLE» DES AFFICHES

http://www.sudonline.s Rares ou à peine visibles au début de la campagne de la présidentielle du 24 février 2019, les affiches des 5 prétendants au fauteuil de président de la République du Sénégal commencent à inonder les rues et grandes artères de Dakar et sa banlieue, avec des messages et slogans accrocheurs.  En vérité, des images et slogans accrocheurs pour appâter l’électeur qui se font presque la guerre d’un coin de rue à un autre, d’un panneau publicitaire à un autre

Le coup de sifflet annonçant  le début de la campagne électorale de la présidentielle 2019 qui a retenti depuis le 3 février, marque l’ouverture d’une autre bataille dans la course pour occuper le fauteuil de président de la République au soir du scrutin du 24 février: celle des affiches avec différents slogans parlant directement aux lecteurs, pardon aux électeurs, dans l’espoir d’influer sur leurs choix. Bref, chacun des cinq candidats y va de ses manières.  Ainsi, l’on peut lire, dans le désordre, «Sonko Président Jotna», «L’avenir, c’est maintenant !» pour le candidat de la coalition «Sonko Présidient». Pour le leader de Pastef, Les Patriotes, «Jotna li ñep bokk, ñep jot ci – Il est temps que ce qui appartient à tous revienne à tous». D’autres candidats, d’autres messages. Pour le porte-étendard de «Pur 100», El Hadji Sall c’est «Le choix pur, le vote utile». Mieux Issa Sall 2019, «Un homme nouveau», véhicule  le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). «Idrissa Seck, Pour un Sénégal gagnant», c’est le slogan du candidat de la coalition «Idy 2019» qui, sur d’autres posters géants s’affiche avec ses alliés chef de partis avec  des messages comme «Gueum sa bopp, Djiteul Rewmi».  «Un Sénégal pour tous», «Dakar vote Macky au premier tour», c’est en ces termes que le candidat de Bennoo Bokk Yaakaar parle aux électeurs. Des fois il met en avant son bilan: «Je vote Macky parce qu’il a réalisé l’autosuffisance en riz», «Je vote Macky parce qu’il a réalisé Arena Tour», entre autres. «Madické, Le choix qui rassure» ou «Madické, Tanneef bi dal xel» lance le candidat de la coalition «Madické 2019». En somme, de la posture du candidat sur l’affiche, au slogan, en passant par le textuel et les couleurs, il y a toute une coordination qui laisse apparaitre un vibrant message.

DAOUDA DIARRA, PROFESSEUR DE COMMUNICATION VISUELLE : «Effectivement, l’affiche peut influencer le vote des électeurs»

De l’avis de Daouda Diarra, de l’Ecole des Beaux-arts de Dakar, l’affiche est un support de communication de masse qui atteint une cible assez large. «Il y a 4 éléments que l’on peut  lire sur ces affiches présidentielles: il y a ce qu’on appelle les signifiants graphiques à savoir les couleurs et les textures, les signifiants iconiques qui renvoient aux formes, par exemple les personnages, le logotype et le textuel c’est-à-dire le slogan. A l’analyse, nous pouvons remarquer que dans l’ensemble, les affiches ne sont pas surchargées parce que le fond blanc est quasi présent partout et il  participe à une bonne visibilité». Pour le professeur de communication visuelle à l’Institut supérieur des sciences de la communication (Issic) dont il est le directeur des Etudes, «les personnages aussi sont présentés tantôt de face, tantôt de trois quart et le  plan utilisé est le plan buste. Sur ce plan là, il y a une égalité entre les candidats  dans la mesure où  sur toutes les affiches il y a ce qu’on appelle ‘’les critères  habituelles d’élaboration de l’affiche qui sont respectés’’».

Pour la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, sur les affiches,  «le candidat est toujours à droite. Ceci peut s’expliquer par le fait que l’œil humain est habitué à l’adaptation de la droite et parfois on serre l’image et c’est toujours le même personnage et on essaie maintenant d’aligner les messages à gauche: des slogans, ou de la décoration. C’est fait délibérément pour fixer l’image dans le subconscient de l’individu». Pour la coalition «Sonko Président», il relève qu’ici «on voit des affiches qui sortent un peu de l’ordinaire, avec un candidat pris en plongé, une posture que l’on ne voit pas assez souvent dans les affiches électorales». Néanmoins «cette différence peut jouer en faveur du candidat, dans la mesure où si on prend la définition du plongé, lorsqu’on est pris en plongé, on est mis en opposition de force». Cependant, il relativise: «ici, la position de priorité disparait tout simplement parce qu’il y a originalité. Et, encore une fois, ce qui est plus important dans une affiche,  c’est le fond blanc, parce qu’il aide à une plus grande lecture».  Décryptant les affiches du candidat de «Madické 2019», Daouda Diarra, retient celle où «Madické tend la main droite à l’horizontale». «Ce n’est pas mal parce que cela contribue à la force de proposition de l’image», note-t-il.

UNE AFFICHE… «UN TABLEAU D’ART»

En outre, il souligne, «au niveau des signifiants plastiques, la couleur avec le Pur» au «fond de l’affiche, le vert tréma…». Il admire le côté esthétique de ces affiches du candidat Issa Sall qu’il assimile «à un tableau d’art», avec ses dégradés. Pour ce qui est du candidat de la coalition «Idy 2019», M. Diarra  remarque qu’avec «Idy, c’est toujours le fond blanc qui revient», non sans se féliciter du fait que sur une affiche, on voit «Idy et ses alliés et c’est une bonne chose même  si on aurait pu avoir le nom de chaque allié en bas de la photo». L’autre aspect, ce sont  les candidats «qui  alternent la tenue occidentale et celle traditionnelle. Et cela c’est aussi un fait marquant qui est très important. On ne sort pas un peu de l’ordinaire et c’est pratiquement la même  dans les autres cieux, en Europe». Et à la question de savoir si ces affiches peuvent influer sur le choix des électeurs, Daouda Diarra répond par l’affirmative. «Je suis de l’avis de ceux qui pensent qu’effectivement, l’affiche peut influencer le vote des électeurs. L’affiche est un pot de vent qui est violent parce qu’elle ne fait pas de différence en terme de couches. Quand il y a une affiche, tout le monde est concerné  et la durée de lecture pour une affiche bien faite est de 5 secondes». Suffisant pour que le message soit  affiché au psychisme de l’individu. Et, maintenant, «en voyant l’affiche plusieurs fois, forcément on est plus ou moins concerné», dixit le professeur.

AGENCES PUBLICITAIRES EN BERNE, SITES WEB DANS LA DECHE

En cette période de campagne électorale, les agences publicitaires sont très sollicitées par les cinq candidats à la présidentielle du 24 février prochain. Trouvé sur la voie d’extension de Sacré Cœur, Abdoulaye Touré, chef d’affichage de Régi pub, révèle : « depuis le début de la campagne, nous sommes débordés, ils nous arrivent de rester 24 heures sur le terrain pour trouver les endroits les mieux placés afin de procéder à l’affichage sur les panneaux». Avec des affiches presque partout aux carrefours et ronds-points et la demande qui ne cesse d’augmenter, Abdoulaye Touré souligne : « avec la rémunération que nous percevons et les conditions de travail dans lesquelles on nous a mis depuis le début de la campagne, je peux dire que le chiffre d’affaire a fortement augmenté». Contrairement à Régi pub, les teneurs de site web cependant sont mis à l’écart des publicités par les candidats. «Depuis le début de la campagne, aucun des candidats ou de leurs partisans ne nous a contactés pour des services», fait savoir Mamadou Ndoye, manageur en marketing d’Expat-Dakar. Selon lui, en période électorale les teneurs de sites web profitent moins de la demande publicitaire par rapport aux affiches sur les panneaux publicitaires.AÏSSATOU DIOP et ALASSANE SOKOMO (STAGIAIRES

Présidentielle Sénégalaise : Les foules dans les meetings, une « réalité » insaisissable dans les urnes

APA – Diourbel (Sénégal) Envoyé spécial : Oumar Dembélé-La présente campagne présidentielle du Sénégal enregistre de fortes mobilisations de personnes dans les caravanes et meetings des cinq candidats : une réalité qui satisfait en amont ces derniers, même si l’équation réside pour eux dans la transformation de ces foules en électorat le jour du scrutin, dont le premier tour est prévu le 24 février prochain.

Ce samedi 16 février, le candidat Macky Sall va clôturer le 14e jour de campagne par un meeting dans sa ville natale, Fatick, où le responsable local Sory Kaba, par ailleurs directeur des Sénégalais de l’extérieur, promet de mobiliser dans le stade régional « plus de 25.000 personnes » pour répondre au défi lancé par le chef d’Etat sortant au vu des précédentes manifestations dans lesquelles assistait à chaque fois un monde fou. Une foule composée de personnes de tous les âges et majoritairement habillée aux couleurs marron-beige de la coalition au pouvoir sortant, Benno Bokk Yaakaar (BBY, ensemble pour un même espoir).

Hier vendredi à Diourbel, il a paru extasié après avoir vu dans les tribunes et les alentours du stade Ely Manel Fall une énorme foule. « Diourbel a remporté la palme de la mobilisation », s’est-il écrié, visiblement content de l’accueil populaire qu’il a eu dans cette région du centre du Sénégal.

La même mobilisation est vue lors des premiers jours de campagne dans son bastion électoral du Fouta dans le nord du pays par exemple, Macky Sall a déclaré en Pular (langue locale) : « Haala gassi ! kartal ko gotal »,  à savoir qu’il n’y a plus de débat entre ses adversaires et que les bulletins de vote lui seront largement favorables dès le premier tour.

La foule est-elle une assurance de voix?

C’est la même impression que donne également le candidat Madické Niang qui, au vu des foules dans ses meetings, lance son « fii todj na ! » plein d’humour pour se convaincre de sa force montante et de sa popularité.

Mais remporter le pari de la mobilisation assure-t-il au candidat à une élection d’avoir gagné la confiance des personnes venues à sa manifestation ? Ce n’est pas toujours le cas même si « on ne peut pas dire que (cette foule) est un mirage », explique Maurice Soudjeck Dione, analyste politique et professeur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (nord).

« C’est une réalité, mais je pense qu’il faut analyser cela avec beaucoup de recul. Parce que d’abord il y en a qui sont là, parce que juste c’est des curieux, qui sont attirés par l’ambiance. D’autres sont là parce qu’ils ont été mobilisés dans des cars, qui sont venus avec des t-shirts, avec de la nourriture, avec de l’argent. Donc tout cela montre qu’il faut relativiser le phénomène de foule », a soutenu le Pr Dione, précisant ainsi que « la capacité qu’il va y avoir pour transformer cette mobilisation en suffrages exprimés réellement, le jour du scrutin, est une autre paire de manches ».

En effet, la majeure partie des votants, la « majorité silencieuse », ne sont pas ceux qui viennent dans ces manifestations, note cet analyste politique.

Ainsi ces foules sont « un indicateur qu’il faut manipuler avec beaucoup de prudence, beaucoup de pincettes. Parce que les gens qui vont sur place, on ne sait pas quelle sera leur comportement politique. On ne sait même pas s’ils sont inscrits ou s’ils ont leurs cartes ».

Le vote, un choix politique et électoral décidé par l’électeur

C’est également le même constat que fait le sociologue Ibrahima Diop, diplômé de l’UGB. Pour lui, la question du vote est « différente » de celle de la mobilisation à l’occasion des meetings et rendez-vous de ce genre.

« Le vote, c’est un choix électoral et politique décidé par un acteur et qui peut obéir aussi à d’autres facteurs qui sont autres que la mobilisation », clarifie-t-il, notant toutefois que l’idée de foule a d’abord une « consonance révolutionnaire », de « masses ». Et le phénomène démocratique contribue à développer ce « premier instrument de mesure » de la force des postulants aux suffrages des électeurs.

Toujours « prudent » par rapport à l’appréciation des foules, Maurice Soudjeck Dione cite en exemple les foules immenses qui suivaient l’ex-président Abdoulaye Wade, en 2012. « Le meeting qu’il a organisé sur la VDN, en fin de campagne, c’était un meeting où il y avait une foule immense et bigarrée. On a vu qu’il a finalement perdu », a-t-il rappelé.

Mais même si ce dernier a perdu la présidentielle il y a sept ans face à son ex-protégé Macky Sall, il continue toutefois de jouir d’une popularité auprès de beaucoup de ses concitoyens, que certains nomment parfois ses « fanatiques ».

De retour en ce moment au Sénégal après un long séjour en France, Wade a été accueilli à sa descente à l’aéroport de Diass, il y a plus d’une semaine, par une foultitude de sympathisants… quelques instants seulement avant de commencer les déclarations incendiaires.

Wade défait malgré ses grandes mobilisations

En France, il a fait des pieds et des mains pour faire participer en vain son fils Karim à la présidentielle de 2019. Et aujourd’hui, il s’est dit décidé de perturber ce scrutin, accusant en effet son successeur de tentative de fraude, là où les quatre candidats de l’opposition attendent jusqu’à présence de sa part l’annonce d’une consigne de vote en leur faveur. Ce qui changerait « complètement l’issue de l’élection », d’après le Pr Dione.

« Mais malheureusement, Me Wade est en train d’être dans une optique assez ambiguë où il en appelle à perturber l’organisation des élections. Ce qu’il faut fermement condamner, vu son âge, vu les hautes fonctions de président de la  République qu’il a eu à exercer et vu son expérience politique », a soutenu l’analyste politique.

Par ailleurs, on a tendance à parler de son électorat personnel. Et en cela, « Me Wade devient un dispositif décisif, essentiel dans l’issue de l’élection. Mais pourvu qu’il entre dans le jeu et qu’il n’appelle pas à la violence… Ce qui est une stratégie complètement contre-productive et qu’il faut condamner », a-t-il indiqué.ODL/cd/te/APA

Violence meurtrière à Tamba : la police a identifié le tueur de Ibou Diop

https://www.pressafrik.com Du nouveau dans l’affaire des affrontements meurtriers de Tambacounda de lundi dernier entre les militants du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) et ceux de Benno bokk yakar (Bby) ayant entraîné deux morts. L’enquête bouclée hier, vendredi, a révélé le profil du présumé coupable du crime perpétré sur Ibrahima Diop, le tailleur de 31 ans, poignardé à mort.

Selon « l’Observateur », le présumé meurtrier n’est autre que l’un des 26 éléments de la garde rapproché du Pur arrêtés dans cette affaire. Ces derniers ont été tous impliqués dans les affrontements de Tamba, selon les résultats de l’enquête.

Il s’agit de: Ibrahima Gaye, Sidya Diatta, Ibrahima Kébé, Alioune Faye, Moustapha Diakhaté, Aly Dieng, El Hadi Seck, Mouhamadou Moustapha Mbodji, Mouhamadou Moustapha Ndiaye, Ngor Sarr, Macodou Diouf, Pape Ibrahima Goudiaby, Moustapha Ndiaye, Pape Idrissa Ndiaye, Ibrahima Niang, Mamadou Dème, Mouhamadou Moustapha Kane, Ibrahima Mbar Diouf, Serigne Moustapha Sall, Ousmane Sididé, Ibra Guèye, Mouhamadou Lamine Sène, El Hadji Samb, Mor Bap et les deux blessés, Pape Malick Ndiaye et Ndanke Guèye.

Ils seront tous déférés lundi, devant le procureur qui décidera de leur sort.
Quant au chauffeur du bus qui a mortellement heurté Cheikh Touré dit Mathieu, il sera jugé mercredi.  Aminata Diouf

La République des Valeurs plus que jamais ancrée dans ses convictions

La « République des Valeurs » (RV) de monsieur Thierno Alassane Sall n’a personne à rattraper. Elle ne doit pas marcher ou courir sur les sentiers qu’on lui indique, mais marcher prestement sur le chemin qu’elle se sera choisi. Son statut de fille ainée dans la grande famille des « Valeurs, des Vertus, de la Conviction et des Principes » requiert d’elle de s’extirper de ces accointances politiques douteuses et suspectes, de ces alliances de circonstance, de ces mariages contre nature destinés à imploser une fois l’adversaire commun vaincu. Elle doit aussi s’extraire de la compétition, de ce cadre infantile où les leaders politiques et/ou d’opinions, les partis, coalitions de partis et mouvements de soutien rivalisent dans la transhumance, le reniement, la volte-face et le jeu clair-obscur. Elle doit également se dés-insérer de cette course effrénée de marchandages et de négociations irresponsables pour arriver aux stations de pillage de nos maigres ressources publiques et mettre irrémédiablement en danger les conditions sociales, politiques, économiques et naturelles du pays.

Sa seule urgence est d’être à la hauteur de ses convictions ; et elle ne saurait s’y soustraire, parce que composée de patriotes détachés, lucides, tempérants, sereins et réfractaires aux émotions négatives. Quand, en politique, Arthur Schnitzler identifie : « ceux qui troublent l’eau ; ceux qui pêchent en eaux troubles ; et ceux qui, plus doués, troublent l’eau pour pêcher en eaux troubles », il veut implicitement montrer que les fourbes et les tartuffes ont transformé le champ politique en un espace de duperies, de supercheries, de maquignonnages et de tromperies. La RV bat en brèche cette assertion insinuante et épouse parfaitement la posture de l’ancien Président du Conseil de la République du Sénégal, Mamadou Dia, qui écrit : « Quand on s’engage dans une lutte n’ayant d’autre motivation que le souci de servir son pays, on se met au service du Bien. Quand on a la responsabilité de dire la vérité et le devoir de dénoncer le mensonge, et que l’on décide par peur ou par calcul de faire autrement, on offense Dieu et trahit les Hommes ».

La composition/décomposition/recomposition de l’espace politique sénégalais actuel a mis à nu la véritable nature de certains hommes politiques, qui n’ont pas hésité à se renier publiquement, pour ensuite se perdre dans des affabulations insensées pour justifier leurs forfaitures. La situation a aussi consacré une redistribution des rôles et encouragé une convergence des forces avec la création de fortes coalitions rivalisant de programmes. Mais que vaut un programme, fut-il mirifique et mirobolant, s’il est porté par un homme à la moralité douteuse ? La pression citoyenne aidant, on exige des recalés du parrainage un soutien en faveur d’un des candidats de l’opposition. Qu’est-ce qui est nouveau sous le « ciel politique sénégalais ? ». Rien. Rien vraiment. Faut-il seulement changer les hommes pour refaire la même chose ? Oh que non !!! Le jeu de chaises musicales doit cesser. Macky Sall et son prédécesseur ont sabordé les principes de notre démocratie et la RV s’est tracée comme ligne directrice de combattre l’APR et son régime corrompu et veule.

Par ailleurs, dans l’espace politique actuel, l’écran de fumée est tellement épais, la poussière tellement aveuglante, que la situation exige de la lucidité, de la clairvoyance et du discernement pour tout acteur politique qui a un rôle à jouer dans ce pays ; le Tribunal de l’histoire pouvant être parfois impitoyable.Omar Thiongane Sarr RV Keur Massar.

DES ÉVOLUTIONS SOCIALISTE ET LIBERALE À L’ÉMERGENCE PAR BABACAR DIOP BUUBA

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Il faut un changement de modèle économique en supprimant les rentes, encourager la créativité, faciliter les échanges et développer le marché endogène

#Enjeux2019 – En 2018, notre association la PAALAE (Association  Panafricaine pour l’Alphabétisation et la Formation des Adultes)  a consacré sa semaine annuelle pour la  Formation et la Solidarité à l’Education à l’économie. Ce fut un prétexte pour  présenter par vision conférence,  streaming en version bilingue (français – wolof) à nos partenaires,  membres, sympathisants, jeunes et adultes : « Les fondements économiques et culturels d’un Etat Fédéral  d’Afrique Noire «  du grand intellectuel Cheikh Anta Diop. La traduction en wolof ayant été réalisée par son frère, Mustafaa Jóob, sous le titre : » Yi laltaay koom koom  ak aada yi, ci Yaatal dunub Afrik gu ňuul »

Du fédéralisme au nationalisme

Nous avons  tenu à mettre à la disposition du traducteur un autre texte sur l’élaboration du budget national produit par son ami, le doyen Aall Kane, un des premiers militants et dirigeants du Parti Africain pour l’Indépendance (PAI) et expert dans les domaines fonciers et fiscaux. L’objectif visé était de permettre d’échanger à la fois sur les questions théoriques et pratiques en matière d’économie politique.

Rappelons au passage les articulations du texte de C. A. Diop, il y a une introduction, le premier chapitre de la première partie est consacré à l’origine et l’histoire du monde noir, le deuxième à l’unité linguistique, le troisième à l’unité politique, le quatrième à la situation privilégiée de l’Afrique Occidentale, le chapitre V à la nouvelle stratégie, le chapitre VI au  bicaméralisme.

La 2e partie à l’industrialisation de l’Afrique noire en tenant compte des ressources agricoles, minières, énergétiques, aux particularités des sous régions sans oublier les défis nouveaux (reboisement, infrastructures, transports, formation des cadres, des fonds d’investissements, de la recherche scientifique, pôles d’excellence). L’ouvrage se termine par des conclusions pratiques (sur les plans culturels, politiques et institutionnels, socio-économiques, sanitaires, éducationnels, etc. A travers ce programme on sent les idées, forces de l’intellectuel et de l’homme politique systématisées suite à son parcours  au sein des Etudiants du Rassemblement Démocratique Africain (RDA).

On sait ce qu’il est advenu des projets fédéraux en Afrique  dans les années 50 et 60

L’auteur n’a jamais renoncé à ses idées, même s’il s’est rabattu, en fin de compte, jusqu’à sa disparition physique (1986) plus dans son engagement dans le Rassemblement  National Démocratique.

A la fin de l’exercice auquel ont participé des camarades africains et altermondialistes (surtout italiens) nous avions émis le souhait que ce type d’exercice soit fait sur l’œuvre de K. Nkrumah et sur l’agenda 2063 de l’Union Africaine, car nous sommes conscients que le grand défi auquel les intellectuels africains sont confrontés est d’assurer le dialogue  fécond avec les populations africaines dans leurs langues : comme nous l’avions souligné dans un de nos texte : «  les programmes éducationnels au niveau du secteur formel comme non formel », les questions de l’unité nationale et africaine doivent trouver une place  de choix (B. Diop, Propos d’un Africain sur l’antiquité, 2014, p. 325).

Cheikh Anta Diop a inspiré des générations d’intellectuels. Ainsi l’Association des Chercheurs Sénégalais  lui a rendu hommage mérité en publiant le  Forum qu’elle a organisé sur l’intégration africaine. Ainsi le professeur Makhtar Diouf a souligné que : «  l’œuvre de Cheikh Anta Diop est un  plaidoyer pour l’unité de l’Afrique ». Dans ce domaine, il fait véritablement figure de pionnier dans le monde francophone, le mouvement panafricaniste né dans la diaspora, au début du siècle (le XXe), est resté pour l’essentiel limité à la partie anglophone du continent avec le leader ghanéen Kwame Nkrumah « (cf le chercheur n°1, 1990).

Dans cette contribution remarquable, le Pr Makhtar Diouf revient sur le texte des Fondements et passa en revue les points forts et petites faiblesses    qu’il convient  de corriger pour avancer. Il est convaincu que C. Anta est un pionnier incontestable : «  il a été le premier à poser l’intégration comme condition sine qua non du développement de l’Afrique, … ». Il préconisait de faire une expérience test à partir de l’Afrique de l’Ouest ». (op. cit. p.100). Le Pr Moustapha Kassé dans son ouvrage Intégration et Partenariat en Afrique, de l’UMOA au NEPAD, le plan OMEGA, (édition Silex, Nouvelles du Sud, 2003) souligne que « L’Afrique doit s’unir » pour survivre reprenant ainsi le titre de l’ouvrage du Dr Kwame Nkrumah  daté de 1950 » (op. cit. p.14)

Notre camarade Demba Moussa Dembélé a publié en 2015 une « contribution  à la déconstruction des théories conventionnelles sur le développement de l’Afrique (Samir Amin, Tendika Nkadawire, Dani Wadede Nabudere, Walter Rodney, Yash Tandon), Paris, Harmattan. Lors de la présentation de l’excellent travail, j’avais exprimé le souhait de plus longs développements sur Samir Amin Egypto-franco-sénégalais qui passe la majeure partie de sa vie au Sénégal et sur ses relations avec les leaders politiques et/ou intellectuels chercheurs avec Léopold Sédar Senghor, Abdoulaye Wade, Amadi Aly Dieng, Abdoulaye Bathily, Makhtar Diouf, Amath Dansokho, Pathé Diagne, René Dumont, etc.

Notre ami Dembus, animateur des Samedis de l’Economie à Dakar, a consacré le volume II des Actes aux articulations épistémologiques socio culturelles, politiques, monétaires, industrielles, avec une prise de compte des ressources naturelles, avec une ouverture sur le reste du monde.

L’occasion a été donnée au Pr Kassé de se prononcer sur « L’émergence : le Sénégal sortira alors de la crise des territoires en leur octroyant des nouvelles vocations et des projets. L’édification projetée, à l’horizon  2017, d’un pays émergent sers une illusion sans une politique industrielle robuste et audacieuse conduite par l’Etat actif et réactif en partenariat avec le secteur privé organiquement associé à sa réalisation et à sa gestion (op. cit. p.40)

– Du local au global –

Un autre grand défi est donc d’écrire les humanités à partir de l’Afrique (Felwin Sarr) et de penser le monde à partir de l’Afrique (Achille Mbembe). Il faut lire « Ecrire l’Afrique », Monde,  Philippe Rey, Jimsaan, 2017 ; actes des Ateliers de la Pensée, du 28 au 31 Octobre 2016 à Saint-Louis où l’Institut des Etudes Avancées lancé par le Pr Babacar Fall, a permis le 3 Décembre 2018 au philosophe Djibril Samb de développer le thème  « Saint-Louis du Sénégal, lieu d’excellence pour penser l’Afrique et le Monde »

Le groupe Initiative Afrique est d’avis que «  pour traiter les grands problèmes qui se posent aux pays africains, en matière de sécurité mais aussi, d’éducation, de santé, d’infrastructures, de transport, etc., l’échelon national est de moins en moins pertinent. C’est encore plus vrai pour le développement d’entreprises locales de transformation comme l’agro-industrie notamment, qui offre les meilleures perspectives de création d’emplois pour la jeunesse. Le niveau régional apparait même comme le seul réaliste pour parvenir à une véritable émergence ».

Il faut un changement de modèle économique en supprimant les rentes, encourager la créativité, faciliter les échanges et développer le marché endogène. Il faut régler les urgences sécuritaires environnementales, culturelles, sociales et éducatives.

Cinq mesures sont préconisées :

simplifier l’architecture de l’intégration ;

développer une vision stratégique endogène et réaliste ;

favoriser une appropriation démocratique de cette stratégie

poursuivre un objectif de justice sociale et de solidarité

assurer la crédibilité de l’institution régionale  par trois exigences (qualité des ressources humaines, le leadership des compétences reconnu, marketing des actions menées) (groupe initiative Afrique Intégration ou désintégration, Harmattan, Côte d’Ivoire)

Des intellectuels chercheurs experts et militants africains ont produit un rapport alternatif sur l’Afrique, un rapport produit pour l’Afrique et par l’Afrique (numéro 0 publié en 2018) et ont délimité cinq axes :

l’Afrique dans l’abstraction conceptuelle aux réalités diverses

pensées africaines : d’hier à aujourd’hui ;

pouvoirs et légitimité : quelles articulations alternatives en Afriques ?

Souveraineté transformationnelles et facteurs souhaitables : quelle Afrique en devenir ?

Mesures, indicateurs, indices : Quelles alternatives

L’indice de Mesure du Progrès Africain est à diffuser, à améliorer, à mettre en œuvre.

En attendant au Sénégal, le gouvernement du président Macky en est à la réflexion pour une phase II (améliorée ou rectifiée en articulation avec le Plan Sénégal Emergent (PSE))

A quelques encablures de la présidentielle du 24 février 2019, l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie décèle les tares de l’économie (cf Walf du 5-6 janvier 2019, 13 bis p.5). Des intellectuels et experts continuent de démonter les mécanismes, arnaques et supercheries de la dette et de l’aide (Walf  déjà cité).

En attendant, au terme de leur 54e session ordinaire tenue le 22 décembre 2018, la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO a recommandé aux différentes parties prenantes du processus d’institution d’une monnaie unique, à finaliser les études d’impact de ce projet (Soleil du 26 Décembre 2018, p.10)

Le camp présidentiel vient de produire « sa réponse par l’action » éd. Harmattan 2019. Le déficit budgétaire est passé de 6,7 % en 2011 à 3, 7% en 2017, pendant que le budget lui-même est passé de moins 2 300 milliards en 2012 à plus de 3 200 milliards en 2017, soit une hausse de plus de 50% en 5 ans. La croissance  est actuellement parmi les plus importants  (cf Obs des 19 et 20 janvier 2019).

La plateforme des acteurs non étatiques a produit un rapport d’évaluation citoyenne de la mise en œuvre du plan Sénégal Emergent en novembre 2017. Elle a formulé des recommandations pertinentes :

Au titre de la transformation structurelle de l’économie

Au titre du développement  du capital humain

Au titre de la gouvernance

 – Qui croire ? –

En tout cas dans le classement de l’Institut de l’Emergence coordonné par Moubarak Lo, le Sénégal occupe le 12e rang sur 45 pays en Afrique en 2016. Il se classe dans la catégorie des pays potentiellement émergents. Notre compatriote expert et politique averti, en bon njaambur njaambur, donc d’une grande finesse, s’est prononcé sur les articulations entre la politique et l’économie. Le bilan du président Diouf, disons-le sur le plan analytique, n’était pas mauvais. Il était même assez bon », l’expert souligne : l’interaction entre bilan, perspectives et le jeu des autres acteurs (cf Walf des 19 et 20 janvier 2019, p.2)

 – La piste des Assises Nationales –

Les Assises Nationales (2008-2009) ont eu l’intelligence d’articuler la gouvernance économique et environnementale, le rôle de la diaspora organisée au développement économique, la politique extérieure et l’intégration africaine. Les candidats à l’élection présidentielle devraient se prononcer sur les bilans, tracer des perspectives pour les transitions nécessaires

Pour terminer rappelons que 2018 a été une année de commémoration des évènements de Mai 68, révolution sociale non achevée, dont certains ferments ont été trouvés dans la crise à la tête de l’Etat en 1962 (victoire du socialisme poétique à la senghorienne sur le socialisme autogestionnaire diayiste) et dont les prolongements se sont fait sentir lors des affrontements socio politiques de 1988, un moment du long duel entre Diouf et Wade. 1968, 1988, 2018, certains esprits éclairés soulèvent la fatalité du chiffre 8 dans l’histoire du Sénégal. Doit-on céder à l’irrationnel ou tout simplement reconnaitre que les cycles économiques  Kondratiev  (en moyenne 58 ans), Juglar (10 ans en moyenne), Kitchen (2 ans en moyenne), peuvent être appliqués au Sénégal ?

Les prochains bilans vont intégrer les bienfaits et/ou méfaits de l’exploitation du gaz, du pétrole du zircon, ressources signalées depuis le premier gouvernement du Sénégal indépendant  par le président Dia en 1960. Que de retard et de tournants manqués !

Mohamed Dia expert financier basé aux USA est d’avis que « Le Sénégal n’est pas à l’abri d’une banqueroute financière. Il a jugé le bilan économique des sept ans du régime décevant avec une note de 8 sur 20, mettant en cause l’inachèvement de la première phase du Plan Sénégal Emergent (PSE), conformément à l’engagement du président Macky Sall ». L’expert financier a prédit une rentrée en récession de l’économie durant la période 2019-2024, tout cela dû à un niveau d’endettement à la perception de l’instrumentalisation de la justice. Comme la première phase du PSE n’est pas achevée, la seconde ne viendra pas. Ainsi les investisseurs  privés nationaux et étrangers ne viendront pas. Le train express régional (TER), les dépenses somptueuses et même le taux de croissance de 7,11%  de croissance  dont on nous parle et qui ne va jamais franchir la barre des deux chiffres parce que tout cela résulte des investissements en infrastructures, des milliards que nous avons enterrés. « Et si les investissements ne viennent pas, c’est la chute libre qui va arriver durant période entre 2019 à 2024, la récession va s’installer » (Sud quotidien n°7706 du 28 Janvier 2019, p.2)

De son côté le Premier ministre Mahamed Boun Abdallah Dionne lors de la clôture de la 3e conférence Internationale sur l’Emergence, tenue les 17, 18 et 19 Janvier 2019 à Dakar, a souligné que le référentiel de la politique économique et sociale du Sénégal à l’horizon 2035, articulé  autour du PSE sur le moyen et long terme, est bon.

« Nous sommes partis d’une économie reposant sur le secteur primaire pour en faire une économie avancée émergente, mais dans la durabilité ». Il a invité le secteur privé national et international à prendre le relais dans les grands projets structurants » (Sud quotidien du 21 Janvier 2019, p.10)

En tout état de cause, les historiens adeptes de la longue durée savent que l’asynchronisme est un phénomène observable et observé : les rythmes de l’économie, de la politique et de la culture ne sont pas synchrones.

Le Sénégal est-il prêt pour le « bokkisme » (démocratie participative et redistributive) et le tabaxandoo (construire ensemble) ? Si oui, ce sera la voie ouverte pour la solidarité véritable, la paix et le développement durables. Bien entendu, il faudra tenir compte des bilans et recommandations élaborés au sein de la CEDEAO, de l’Union Africaine, des Nations Unies  et prêter particulièrement attention aux expériences de triangulation réussies  dans les zones  frontalières en matière d’industrialisation (ONUDI), d’éducation  et de sciences et cultures (UNESCO), de développement social (PNUD), sanitaire (OMS).

#Enjeux2019

Babacar Buuba Diop est universitaire, professeur titulaire de classe exceptionnelle en Histoire ancienne. Ancien médiateur à l’Ucad (1982 à 2016), il a coordonné le travail de la commission Gouvernance sociale des Assises Nationales Politiques, Economiques et Sociales. Il a été également Président de la Fédération de l’Education et de la Recherche (FEDER) et Vice-Président du Conseil International d’Education des Adultes (ICAE).

Tênk ci walaf

Koom koom ci Senegaal

Boolo bokk mbaa jiiroo, ku mën sa moroom daan ?

At mii nu génn, sunu mbootaay biy, yëngatu ci likkale njàngum mag ni ak gu gone yi, sumb na waxtaan ci xam xamu koom koom. Woo nan ci sunuy xarit ak amdi jàmm. Yakk nan tekki bi sunu mbokk Mustafaa Jóob def ci téere bi magam, Seex Anta Joob, bindoon, maanaam : » Yi laltaay koom koom ak aada , yi ci yaatal dunub Afrik gu nuul »

Fexe nan ba tekki keyit yi sunu mag Aala Kan bind ci bidse réew mi, maanaam gafaka réew mi, ni mu bindoo. Jarinoo itam gëstu yu bare yu doomii reew gëstu ci mbiri koom, ňu tudd Mustafaa Kase, Maxtar Juuf, Demba Muusaa Dembele. Reew mi ci Afrik la ne, te reewi Afrik,  yi kenn me nula demal boppam. Ni mosa jiite réew xam nan ko, am na lu nu def ngir bana wéet, waaye lu tax yokkute, màgg ak soppi bi nuy woote amagul.

Ci loolu la lawax yi wara  tontu, leeral nu nuy likkale, yëkëti gox yi, réew mi, indi seen keem kattan baAfrik siggi, taxaw temm, jëm kanam, faj aajo nit ni. Li am solo moodi mbokk tigi, tabaxandoo reew mi, ci jàmm ak caytu mu baax Baabakar Jóob Buuba


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