Revue de Presse du Jeudi 14 fevrier 2019

actualite dakar elections senegal Jeudi fevrier 2019
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Aggravation du déficit budgétaire du Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Le déficit budgétaire du Sénégal au cours de l’année 2018 s’est aggravé de 523,8 milliards de FCFA (environ 890,460 millions de dollars), selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

En 2017, ce déficit s’était élevé à seulement 362,2 milliards de FCFA, soit une augmentation de 161,6 milliards de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Selon la DPEE, au cours de l’année 2018, la gestion budgétaire a été marquée par une hausse modérée des ressources budgétaires accompagnée d’une exécution satisfaisante des dépenses publiques. Les ressources mobilisées en 2018, estimées à 2383 milliards de FCFA, ont ainsi légèrement augmenté de 0,3%.

De leur côté, les dépenses totales, évaluées à 2906,8 milliards de FCFA, se sont confortées de 6,1% en glissement annuel.MS/te/APA

Hausse de 340 kg de la production d’or en 2018

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-La production d’or du Sénégal au terme de l’année 2018 a connu une augmentation de 339,5 kg, selon les données établies par les sociétés aurifères.

Cette production d’or est passée de 6613 kg en 2017 à 6952,5 kg durant la période sous revue, soit une progression de 5,1% en valeur relative.

En variation mensuelle, on note une augmentation de 136,5 kg avec une production passant de 451 kg en novembre 2018 à 587,5 kg un mois plus tard.

Il faut souligner que depuis septembre 2018, la production d’or du Sénégal est en dents de scie. De 498,4 kg durant cette période, elle est passée à 647 kg en octobre 2018 avant de chuter à 451 kg en novembre pour remonter à 587,5 kg un mois plus tard.MS/te/APA

Contribution de la diaspora au développement : Le volume des transferts a atteint 2220 millions de dollars en 2017

https://www.lejecos.com Selon un rapport publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), les montants des transferts de la diaspora sénégalaise ont pris une ampleur considérable au cours des dernières années.

 «Leur volume est passé de 233 millions USD en 2000 à 925 millions en 2006, puis à 1 614 millions en 2013, pour atteindre 2220 millions en 2017 », informe le rapport de l’Ansd. Cela représente en moyenne à peu près 930 milliards de FCFA par an au cours des dix dernières années (2008-2017). Le rapport ajoute que la part de ces transferts dans le PIB du Sénégal est passée de 6% en 2001 à 8,6% en 2007 et à 13% en 2017. Les pays de provenance des envois de fonds sont très divers. «Mais on constate une prédominance de la France (647 millions USD en 2017) et de l’Italie (425 millions USD), suivis de l’Espagne (302 millions USD). En Afrique, la Gambie (264 millions USD), la Mauritanie (130) et le Gabon (116) constituent les principaux pays émetteurs. Les Etats-Unis contribuent à hauteur de 85 millions USD de ces transferts », lit-on dans le document.

Toutefois, l’apport des Sénégalais de l’extérieur dans l’investissement économique est relativement faible. «En effet, l’essentiel des transferts de fonds effectués par les émigrés sont destinés à la consommation des ménages d’origine. Le souci majeur renvoie à la question de savoir comment orienter une part importante de ces envois de fonds vers l’investissement économiquement productif », constate le rapport.

Dans cette optique, poursuit-on, plusieurs initiatives sont développées, à travers des projets et programmes de mobilisation des ressources financières et de savoir-faire des émigrés en vue de leur investissement dans les secteurs porteurs et générateurs d’emplois. Le rapport note que ces actions restent encore limitées. Adou FAYE

Biens et services:Les exportations ont progressé de 7,5% en 2017 contre 4,1% en 2016

https://www.lejecos.com/ «Les exportations de biens et services en volume ont progressé de 7,5% en 2017, contre 4,1% en 2016 », renseigne l’Agence nationale de la statistique et de la démographie dans son rapport sur «Comptes nationaux provisoires de 2017 et définitifs de 2016 ».

 «Leur volume est passé de 233 millions USD en 2000 à 925 millions en 2006, puis à 1 614 millions en 2013, pour atteindre 2220 millions en 2017 », informe le rapport de l’Ansd. Cela représente en moyenne à peu près 930 milliards de FCFA par an au cours des dix dernières années (2008-2017). Le rapport ajoute que la part de ces transferts dans le PIB du Sénégal est passée de 6% en 2001 à 8,6% en 2007 et à 13% en 2017.

Les pays de provenance des envois de fonds sont très divers. «Mais on constate une prédominance de la France (647 millions USD en 2017) et de l’Italie (425 millions USD), suivis de l’Espagne (302 millions USD). En Afrique, la Gambie (264 millions USD), la Mauritanie (130) et le Gabon (116) constituent les principaux pays émetteurs. Les Etats-Unis contribuent à hauteur de 85 millions USD de ces transferts », lit-on dans le document.

Toutefois, l’apport des Sénégalais de l’extérieur dans l’investissement économique est relativement faible. «En effet, l’essentiel des transferts de fonds effectués par les émigrés sont destinés à la consommation des ménages d’origine. Le souci majeur renvoie à la question de savoir comment orienter une part importante de ces envois de fonds vers l’investissement économiquement productif », constate le rapport.

Dans cette optique, poursuit-on, plusieurs initiatives sont développées, à travers des projets et programmes de mobilisation des ressources financières et de savoir-faire des émigrés en vue de leur investissement dans les secteurs porteurs et générateurs d’emplois. Le rapport note que ces actions restent encore limitées. Adou FAYE

Secteur secondaire : La valeur ajoutée a augmenté de 7,4% en 2017

https://www.lejecos.com Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd), la valeur ajoutée du secteur secondaire a augmenté de 7,4%, après 3,6% en 2016, contribuant ainsi à hauteur de 1,7 point à la croissance du PIB en 2017.

Cette performance est imputable aux activités extractives  (18,5% contre -16,2% en 2016), à la construction (14,7% contre 5,6% en 2016), à la distribution de l’eau, assainissement et traitement des déchets (6,1% contre 3,0% en 2016), et à l’activité de fabrication des autres produits manufacturiers (5,9% contre 5,2% en 2016).

Ces sous-secteurs cités ci-avant, concourent respectivement à la croissance du PIB en 2017 de 0,4 point (après -0,4 point en 2016), 0,4 point (après 0,1 point en 2016), 0,1 point (après 0,03 point en 2016) et 0,4 point (après 0,3 point en 2016).

Le bon comportement des activités extractives est consécutif à la bonne tenue de la production de l’or (+14%), du zircon et du titane (+55%), et de services de soutien aux industries extractives pour la prospection minière (+82,9%).

La vigueur des activités de construction est impulsée par la mise en œuvre de nombreux projets dans le domaine des infrastructures de transport (Autoroute Ila Touba, prolongement de la VDN, Train Express Régional (TER), etc.) et de l’hydraulique.

En revanche, le rythme de croissance du secondaire est atténué par les activités des sous-secteurs du raffinage du pétrole et cokéfaction (3,4%, après 5,2% en 2016), de la fabrication des produits chimiques de base (3,6%, après 21,5% en 2016) et de la fabrication de produits agroalimentaires (4,7%, après 5,6% en 2016). Adou FAYE

Gisement pétrolier SNE : 75.000 à 125 000 barils par jour

http://www.rewmi.com Les recherches pétrolières ont débuté au Sénégal dans les années 1950. Après plusieurs campagnes d’exploration infructueuses, du pétrole lourd a été découvert au large de la Casamance, au niveau du Dôme Flore et du Dôme Gea, en 1967. Ce pétrole n’a cependant pas été exploité car pas assez rentable. De petits gisements de gaz ont été découverts à Diamniadio en 1987 et 1993 (DN14) puis à Gadiaga en 1997, leur production a surtout été utilisée à des fins de consommation industrielle et de production d’électricité locale. Le gisement gazier Tortue, situé sur la frontière maritime sénégalo-mauritanienne, débutera sa production en 2021-2022. Une décision finale d’investissement, confirmant la rentabilité du projet et proposée par les compagnies à l’Etat du Sénégal, devrait être prise en fin 2018. Le gisement pétrolier SNE connaîtra le même processus de validation financière et pourrait débuter sa production en 2022. Ce gisement pourra produire, à son maximum, entre 75 000 et 125 000 barils par jour, faisant du Sénégal un producteur de pétrole de taille respectable en Afrique.

Investisseurs & Partenaires annonce le second closing du fonds I&P Afrique Entrepreneurs 2

 (INVESTISSEURS & PARTENAIRES) – Le groupe d’impact investing Investisseurs & Partenaires, dédié aux petites et moyennes entreprises africaines, a réalisé le closing intermédiaire du fonds I&P Afrique Entrepreneurs 2 (IPAE 2), lui permettant d’atteindre un montant total de 75 millions d’euros. À ce jour IPAE 2 a investi dans quatre PME et ambitionne d’accompagner plus de trente entreprises en Afrique Subsaharienne d’ici à 2022. IPAE 2 prend la suite du fonds IPAE 1, qui a investi dans 29 sociétés africaines et qui a annoncé récemment deux sorties.

I&P Afrique Entrepreneurs 2 a été lancé en décembre 2017 avec un premier closing à 50 millions d’euros. Le second closing s’élève à 25 millions d’euros et permet à plusieurs investisseurs de renom de rejoindre le fonds, parmi lesquels la Belgian Investment Company for Developing Countries (BIO), le Stichting fondsbeheer DGGF lokaal MKB, Bpifrance, le Crédit Coopératif, FPS Mirova Solidaire[i] ou encore la Banque Mondiale à travers la fenêtre secteur privé de l’Association Internationale pour le Développement (AID).

Le fonds IPAE 2 rassemble ainsi un panel diversifié d’investisseurs, incluant des investisseurs publics (IFC, PROPARCO, Banque Européenne d’Investissement, BIO, DGGF, Bpifrance…), des investisseurs privés et corporate (AXA Impact Fund, Société Générale…), ainsi que plusieurs family offices et fondations.

IPAE 2 est en bonne voie pour atteindre sa taille cible, comprise entre 80 et 90 millions d’euros, et réalisera un troisième et dernier closing d’ici la fin du premier semestre 2019. Il représente aujourd’hui l’un des fonds les plus importants dans le secteur des fonds d’impact dédiés aux PME africaines. Alors que ces dernières sont de plus en plus identifiées comme des acteurs clés d’une croissance inclusive sur le continent, elles restent confrontées à de nombreux obstacles, dont notamment l’accès aux financements et aux compétences.

I&P a également levé un budget d’assistance technique auprès de plusieurs de ses investisseurs publics de 2,9 millions d’euros qui permettra de compléter l’accompagnement apporté par l’équipe à travers la réalisation de missions d’experts dans les domaines d’activité de l’entreprise ou sur les plans sociaux, environnementaux et de gouvernance.

Une forte dynamique d’investissement

IPAE 2 ambitionne d’investir en fonds propres et quasi fonds propres en minoritaire dans 30 à 40 startups et entreprises situées en Afrique Subsaharienne et dans l’Océan Indien, poursuivant ainsi la mission du groupe Investisseurs & Partenaires de promouvoir une nouvelle génération d’entrepreneurs africains. L’équipe d’investissement dédiée à IPAE compte une dizaine de membres, basés à Paris et dans six bureaux africains (Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Madagascar et Sénégal).

Le fonds a déjà investi dans quatre PME africaines, opérant dans des secteurs d’activité très divers : Afribon, spécialisée dans le développement, la production et la commercialisation d’arômes alimentaires, African Management Initiative (AMI), spécialisée dans la formation professionnelles des entrepreneurs et managers africains, CoinAfrique, une plateforme communautaire de petites annonces 100% mobile, et PROCRÉA, une clinique ivoirienne spécialisée dans le domaine de la santé de la reproduction.

Pour en savoir plus 

Le fonds IPAE 2 réalise ses premiers investissements (octobre 2018)

Entretien avec Myriam Kadio-Morokro Brou, fondatrice de PROCRÉA

[i] MIROVA

French Public Limited liability company with board of Directors

Regulated by AMF under n°GP 02-014

RCS Paris n°394 648 216

Registered Office: 59, Avenue Pierre Mendes France – 75013 – Paris

Mirova is an affiliate of Natixis Investment Managers.

A propos

Investisseurs & Partenaires (I&P) est un groupe d’investissement d’impact dédié aux petites et moyennes entreprises d’Afrique Subsaharienne, acteurs clés d’une croissance durable et inclusive sur le continent. Depuis sa création en 2002, I&P a investi dans près de 90 entreprises basées dans 16 pays africains. Ces entreprises créent de la valeur locale et des emplois pérennes, mais génèrent aussi d’importants impacts sociaux, environnementaux et de gouvernance. I&P est un partenaire actif qui en plus d’un investissement financier, apporte ses compétences en stratégie, en finance et en managementpour accélérer la croissance de ses entreprises partenaires. I&P rassemble quatre fonds d’impact – IPDEV1, IPDEV2, IPAE1 et IPAE2 – qui représentent un total de 135 millions d’euros d’actifs. Ces fonds se distinguent par la taille des entreprises ciblées. Fondé par Patrice Hoppenot et dirigé par Jean-Michel Severino depuis 2011, I&P compte une cinquantaine de collaborateurs présents à Paris et dans sept bureaux africains(Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Côte d’Ivoire, Madagascar, Niger et Sénégal). Pour en savoir plus sur nos activités, retrouvez-nous sur : www.ietp.com

Pr. ABDOULAYE SECK (ECONOMISTE) SUR LE FINANCEMENT DE LA RECHERCHE : « Si on veut accéder à ces financements, il faudra aller compétir »

http://www.enqueteplus.com L’accès aux ressources financières pour des recherches scientifiques reste un challenge pour la plupart des enseignants-chercheurs au Sénégal. Dans une interview accordée à ‘’EnQuête’’, en marge de la cérémonie de dédicace de son livre intitulé ‘’Recherche appliquée en économie : méthodologie, communication scientifique et financement’’, samedi, le professeur d’économie à l’Ucad, Abdoulaye Seck, a donné la solution, notamment, en replaçant l’anglais au cœur de curriculums de formation.

Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire un livre sur la recherche appliquée en économie ?

La motivation est double. D’abord, c’est des éléments personnels, mais également un constat. Nous, lorsque nous étions personnellement amenés à produire nos premiers travaux de recherche, dans le cadre des mémoires de Master, nous étions totalement désarmés. Nous n’avions pas cet accompagnement qui aurait pu nous indiquer c’est quoi la recherche, quels sont les éléments constitutifs, comment s’y prendre. Là, on y allait avec un tâtonnement. Il n’y avait pas tellement de références. Il y avait vraiment cette carence. On s’est dit que c’est quelque chose qui doit changer. Passant d’étudiants à professeurs, on a cette obligation morale, professionnelle de pouvoir faire quelque chose par rapport à cela. Là, ça répond à une vision de progrès. Tel que je l’envisage, c’est que les étudiants d’aujourd’hui ne doivent pas avoir le même problème. L’autre aspect est qu’on se rend compte que les étudiants qu’on a actuellement font face aux mêmes problèmes qu’on avait avant, si on regarde la qualité limitée de leurs travaux. Cet ouvrage devrait être une contribution à l’enseignement et à la recherche.

Dans le chapitre 4 de votre livre, vous évoquez un problème clé dans la production de la recherche : il s’agit du financement. Quels sont les enjeux et les défis liés à cette question ?

Lorsqu’on parle de financement, on peut dire qu’on est à des seuils historiques et même records. Si on regarde les ressources disponibles pour accompagner la production de connaissances à travers la  recherche, ce sont des montants inégalés par le passé. Mais un des paradoxes qu’on a pu soulever, c’est que, d’une part, on a ces montants énormes et, d’autre part, des chercheurs relativement nombreux qui ont du mal à accéder à ces sources de financement. Là, on essaie de voir dans quelle mesure on pourrait contribuer à sensibiliser les chercheurs sur ces opportunités de financement. Pour les amener à pouvoir compétir ou bénéficier de cela, pour pouvoir faire cette recherche. On s’est dit que si on essaie de poser les bonnes questions sur la table, ça peut amener les gens à penser à cette problématique du financement de la recherche.

En effet, elle est plus importante dans nos pays que quand on n’a pas de soutiens financiers ou autres, on a du mal à conduire certains travaux de recherche. Pour lever ces limites, laisser libre cours à l’activité de création de connaissances et de la recherche, il faudrait que les moyens requis soient disponibles en termes financiers.

Et quels sont les principaux challenges ?

C’est d’abord l’accès à l’information par rapport à ces sources de financement, mais également la capacité d’aller compétir victorieusement pour pouvoir gagner ces fonds. Là, nous avons essayé de mettre dans cet ouvrage tout un ensemble d’éléments qui pourraient renseigner sur ces différents aspects de la problématique du financement de la recherche. Nous espérons que ce sont des éléments qui pourront être utiles aux jeunes chercheurs, pour savoir par où passer pour mobiliser des ressources et s’engager dans la recherche de façon active, mais aussi productive.

Est-ce qu’il y a un profil à avoir pour gagner la confiance des bailleurs ?

On ne donne plus le financement gratuitement. Ça n’a jamais été le cas. Ce sont des fonds qui sont relativement abondants, mais en même temps rares. Si on veut accéder à ces financements, il faudra aller compétir. Ce qui suppose qu’on soit dans cette logique de combat, qu’on vienne avec des armes suffisantes, convaincantes. Là, on peut dire aux bailleurs : ‘’Par rapport à la problématique que vous mettez sur la table, votre demande de connaissances, j’amène la meilleure offre.’’ Parce qu’il s’agit d’apporter la meilleure offre.

Eux aussi, ils ont des soucis d’allocation efficiente de ressources. Ils ne vont pas donner des ressources là où le résultat est maigre. Il y a un défi à notre niveau, maintenant, de développer nos capacités de production de façon à pouvoir venir solliciter ces fonds. Dans la compétition, il y a tout un ensemble d’individus qui arrivent. Ils viennent d’autres universités américaines, européennes, de pays relativement avancés. Ce qui veut dire que si nous voulons avoir notre part du gâteau, il faudrait qu’on aille dans le sens de renforcer nos capacités.

Pour améliorer la qualité de la recherche, vous avez donné dans votre livre certaines recommandations…

Lorsqu’on parle de l’environnement de recherche, il y a une certaine unanimité par rapport au constat qu’on n’est pas à un niveau de production, non seulement en termes de qualité que de quantité, qui pourrait susciter l’envie de beaucoup d’universités, à travers le monde. Ce qui veut dire qu’il y a beaucoup de choses qu’il faudrait changer. A travers des réflexions sur des éléments de diagnostic, on a proposé trois éléments. Le premier, c’est que nous avons des institutions qui

sont là pour gérer, administrer la recherche.

Maintenant, nous appelons à une certaine amélioration de ces techniques de recherche par rapport à leur gestion et leur administration. L’universitaire, c’est quelqu’un qui est appelé à faire de la recherche et à contribuer dans la société. Quand on regarde l’harmonie autour de ces aspects, on se rend compte que la recherche est le parent pauvre. On est submergé par l’enseignement. On est souvent intéressé par le service à la collectivité, mais la recherche reste relativement très limitée. Donc, nous appelons à un certain rééquilibrage de nos charges pédagogiques, de manière à donner plus de poids à la recherche. Parce qu’elle conditionne le reste. La recherche peut nourrir l’enseignement, mais aussi notre contribution aux débats de société et les services que nous pouvons rendre à la société. Le dernier élément, c’est que nous appelons à une révolution de la recherche, en s’interrogeant sur le curriculum de formation des chercheurs. Le curriculum, c’est un peu notre technologie de production en termes d’enseignement.

Au finish, on voudrait que les produits qui sortiront de notre système soient des chercheurs capables de mener des travaux de recherche de qualité. Ce qui n’est pas le cas dans nos pays.

‘’Il faut réorienter les modules de formation vers la recherche. Les cours que l’on dispense en Master ou Doctorat ne doivent pas être du même format que ceux qu’on donne en première année’’

Que préconisez-vous dans ce sens ?

Nous avons suggéré quelques pistes dans le sens d’aller vers une recherche révolutionnaire. C’est-à-dire de façon plus pratique, la refonte des curriculums de formation de chercheur. D’abord, on ne peut pas former un chercheur sans lui donner un cours de méthodologie de recherche et de communication scientifique. C’est vraiment un élément fondamental.  L’autre chose, c’est de réorienter les modules de formation vers la recherche. Les cours que l’on dispense en Master ou Doctorat ne doivent pas être du même format que ceux qu’on donne en première année.

Autrement dit, il faut amener les étudiants, apprenants à s’approprier le processus d’apprentissage et d’accumulation de connaissances. Et ne pas le faire de manière relativement facile. Il est aussi primordial de réorganiser les formats des thèses. Il ne s’agit plus de faire des thèses comme avant. Un mémoire de Master doit être des articles scientifiques et la thèse un assortiment d’articles scientifiques. Ce qui veut dire que, dans le processus d’apprentissage, on les pousse vers la production de papiers, de connaissances. Donc, au finish, c’est un travail qu’ils vont continuer dans l’avenir.

Pour vous, la maitrise de l’anglais est aussi un facteur important dans la recherche. Pouvez-vous nous dire pourquoi ?

L’anglais est la langue de la science et de la recherche. Ceux qui ne maitrisent pas cette langue seront handicapés. Parce que la plupart du temps, ils ont du mal à exploiter les références existantes, à communiquer avec beaucoup de pairs qui sont généralement anglophones. Ce sont souvent des gens qui sont dans l’incapacité de saisir les opportunités de recherche de financement, de collaboration avec de grands chercheurs, des organisations, des universités. Si nous faisons des efforts pour replacer l’anglais au cœur de curriculums de formation, cela pourrait aider les étudiants. Ils pourraient embrasser le monde de la recherche dans sa diversité linguistique où l’anglais est dominant.

Vous plaidez, dans votre livre, pour la mise en place d’une plateforme collaborative des chercheurs. Qu’est-ce que cela peut apporter au développement de la recherche ?

On a un monde de recherche très segmenté, fragmenté. Si, par exemple, un chercheur à Dakar travaille sur une problématique donnée, un autre de l’université de Ziguinchor, Bambey ou Thiès peut faire la même chose, au même moment. Généralement, il n’y a pas de plateforme de communication pour qu’on puisse se retrouver et mettre ensemble nos contributions pour aborder cette problématique dans toute sa diversité. Cet éclatement du champ de la recherche ne favorise pas le produit final. On  a tout un ensemble qui va dans le sens de créer une synergie, un partenariat, des rencontres, etc. Au fait, il faut que les chercheurs se retrouvent. On fait le même travail, on a les mêmes défis devant nous, et c’est en se donnant la main qu’on pourrait les relever. Ce n’est pas dans l’éclatement, la désunion, l’émiettement où chacun prend un bout d’un aspect complexe donné. Ce n’est pas qu’avec cette approche qu’on pourrait aller de l’avant, dans le sens de révolutionner le champ de la recherche dans nos pays, mais aussi dans la sous-région. Il y a vraiment un effort de regroupement et de mise en commun des expertises qu’il faudrait faire à ce niveau.

La proposition d’une plateforme collaborative de chercheurs, faite par le Pr. Abdoulaye Seck dans son livre, est en fait en train d’être expérimentée par l’actuel directeur de la Recherche du ministère de l’Enseignement, de la Recherche professionnelle et de l’Innovation. L’annonce a été faite par le directeur de l’Ecole doctorale des sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (Edjpeg), lors de la cérémonie.

‘’Le constat est qu’il y a trop de laboratoires utilisés par peu de professionnels. Donc, ils sont en train de mettre en place une politique où nous aurons des laboratoires mixtes de recherche, avec des équipes qui vont être de plusieurs universités, un minimum de professeurs, d’enseignants, de jeunes chercheurs. Ce qui va être la condition pour se faire financer. L’arrêté est déjà là. Nous sommes plutôt en présence d’équipes de recherche. Si toutes les thèses de l’Ucad devraient aboutir à une publication, je pense que son classement allait changer. Cette perspective demande de mettre en place toute une stratégie’’,  a dit le Pr. François Joseph Cabral. MARIAMA DIÉMÉ

DÉGRADATION DE LA QUALITÉ À DAKAR

Dakar, 13 fév (APS) – La qualité de l’air s’avère mauvaise pour la journée de ce mercredi à Dakar et la même situation devrait prévaloir au cours des 24 heures à venir, indique le Centre de gestion de la qualité de l’air (CGQA).

 Le CGQA ajoute qu’ »une alternance de moyenne et de mauvaise qualité de l’air pourrait être notée jusqu’au 17 février ».

 Il recommande de « respecter les recommandations sanitaires d’usage », comme le fait d’observer « scrupuleusement tout traitement médical en cours, ou l’adapter sur avis médical », « consulter un médecin en cas d’aggravation ou d’apparition de tout symptôme évocateur (toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux) ».

 Il préconise aussi de « limiter toute activité physique ou sportive intense (notamment compétition) à l’extérieur augmentant de façon importante le volume d’air et de polluants inhalés ».

Il demande également de « veiller à ne pas aggraver les effets de cette pollution par d’autres facteurs irritants des voies respiratoires, tels que l’usage de l’encens, de solvants et surtout la fumée de tabac ».

« Les personnes souffrant de maladies respiratoires, les jeunes enfants, et les personnes âgées devraient éviter de s’exposer longuement à l’air ambiant pendant la période », conclut le CGQA.ASG/ASB

Présidentielle sénégalaise : l’ONU condamne les violences à Tambacounda

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas a, dans une note parvenue mercredi à APA, condamné les violences survenues lundi dernier à Tambacounda (est) entre des partisans du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR, opposition) et ceux de Benno Bokk Yakaar (Bby, au pouvoir), faisant trois morts.

Chambas a appelé les candidats à l’élection présidentielle et leurs sympathisants à refuser la violence et à respecter leurs engagements « pour assurer un scrutin participatif et pacifique ».

« Un mort est un mort de trop. Chaque citoyen doit être concerné et responsable de la protection de la paix et la tolérance qui fait la richesse du peuple Sénégalais », a souligné Ibn Chambas.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, exhorte les candidats et leurs sympathisants, les acteurs de la société civile et les autorités, à redoubler d’efforts pour appeler les citoyens au calme et à la retenue, et au respect des valeurs de paix et de tolérance.

Dans une note similaire parvenue à APA, la cellule Nationale du Sénégal du Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO REPSFECO/SÉNÉGAL dit condamner « avec la dernière énergie » les violences notées en ces moments de campagne électorale sur le territoire national.

Par ailleurs, elle invite l’Etat du Sénégal à renforcer le dispositif sécuritaire pour assurer la sécurité de toutes les franges de la population face à cette « insécurité grandissante ».

Elle exhorte également les candidats à la présidentielle du 24 février prochain à appeler leurs états-majors et militants à la responsabilité, à la retenu et au calme et ne pas verser dans la provocation, à éviter les discours et propos incendiaires qui peuvent particulièrement attiser la tension et créer des situations de conflits et à sensibiliser leurs militants à éviter toutes confrontations.ARD/te/APA

LES OBSERVATEURS DE L’UE APPELLENT À ‘’PRÉSERVER LE CARACTÈRE PACIFIQUE’’ DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE

Dakar, 13 fev (APS) – La Mission d’observation électorale de l’Union européenne au Sénégal invite tous les acteurs de l’élection présidentielle à ‘’préserver le caractère pacifique’’ de la campagne électorale et à ‘’manifester leur attachement aux principes démocratiques en appelant leurs militants et services d’ordre à rejeter fermement toute forme de violence’’.

 Les évènements survenus lundi à Tambacounda entre des militants du PUR et ceux de Benno Bokk Yaakaar ont coûté la vie à deux personnes et causé plusieurs blessés. Des journalistes ont également été violentés et des voitures incendiées.

 Dans un communiqué transmis à l’APS, mercredi, cette mission souligne qu’il est ‘’primordial que les candidats aient la liberté de mener campagne tout en respectant leurs concurrents, et que la protection des candidats soit assurée dans le cadre légal’’.Elle présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes des incidents qui ont endeuillé la campagne électorale le 11 février à Tambacounda lors d’un accrochage entre un cortège du candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement et des militants de la coalition du président sortant.

 Dans son communiqué, la mission ‘’déplore que des journalistes aient été également victimes des violences qui se sont produites à Tambacounda’’.

‘’Les journalistes jouent un rôle essentiel dans la promotion du débat public et la couverture de la campagne électorale ; leur travail doit être protégé et respecté par toutes les parties concernées. Il est important que les violences constatées fassent l’objet d’enquêtes rigoureuses et impartiales’’, souligne t-elle.

La mission a pour mandat ‘’d’observer l’ensemble du processus, en toute indépendance et neutralité’’, rappelle le communiqué, notant que ‘’le rôle des observateurs n’est pas d’intervenir dans le déroulement des élections’’.

 Il signale que les membres de la mission ‘’suivent de près toutes les étapes du processus au niveau central ainsi qu’à travers le pays, et l’évaluent au regard des normes régionales et internationales en la matière’’.

 La Mission présentera ses conclusions préliminaires 48 heures après le scrutin et publiera un rapport détaillé à la fin du processus, annonce la même source.OID/AKS

Birahim Seck : «les politiciens doivent surveiller leur langage»

http://www.dakarmatin.com Contre les violences qui ont entraîné la mort de militants supposés appartenir au camp de la coalition au pouvoir, Benno bokk yakaar (BBY), et occasionné plusieurs blessés notamment des journalistes, Birahim Seck, le coordonnateur du Forum civil appelle les leaders politiques et militants à plus de responsabilité dans cette période pré-électorale. « Nous avons, indique-t-il, toujours attiré l’attention du pouvoir mais également de l’opposition et de toute la frange de la population sur la nécessité de balayer les germes de la violence. La situation qu’on a constatée à Tambacounda, nous le déplorons avec la dernière énergie. »
Poursuivant, il invite l’opposition mais également le pouvoir à « surveiller le langage qu’ils tiennent (à l’occasion) des meetings mais aussi de protéger davantage ceux qui sont chargés de véhiculer l’information. Et, qui sont quand même très important dans l’exercice de la démocratie. » Citant la presse, Birahim Seck soulignent que les journalistes « méritent beaucoup plus de protection. » Aux partis en compétition, il les invite à « prendre des mesures idoines pour protéger ces braves gens qui ne font que leur travail. »
Dans ce sillage, le successeur de Mouhamadou Mbodj se dit en phase avec la mesure prise par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, de renforcer la sécurité des différents candidats en effectifs (police et gendarmerie).
« Dans les grandes démocratie, cela se passe comme ça, applaudit-il. C’est l’Etat en réalité qui se charge de protéger les citoyens, que ce soit le président sortant, que ce soit les autres candidats. Nous sommes tout à fait d’accord, aujourd’hui, que les forces de l’ordre puissent assurer la sécurité des candidats mais cela doit être sur demande parce qu’il y a certains candidats qui n’auront pas confiance sans doute. Dans ce cadre-là, il faudrait qu’il y ait un texte qui encadre le choix de ces agents de sécurité-là pour qu’ils respectent un certain nombre d’éléments. »
Le coordonnateur du Forum civil se prononçait en marge du séminaire avec l’Association des maires du Sénégal (AMS) sur la généralisation de la certification citoyenne

Présidentielle sénégalaise : Greenpeace Afrique invite les candidats à faire de la pêche une priorité dans leurs programmes

http://www.lactuacho.com Greenpeace Afrique a lancé une alerte aux candidats sur la situation alarmante des pêcheries et leur demande de faire du secteur de la pêche une priorité dans leurs programmes.

Saisissant la campagne pour l’élection présidentielle au Sénégal,  Greenpeace leur propose aussi des solutions pour une meilleure prise en compte du secteur de la pêche qui fait partie des secteurs les plus dynamiques et les plus importantes de l’économie sénégalaise.

Le communiqué parvenu à www.lactuacho.com relève que premier secteur d’exportation et principale source de devise du Sénégal, la pêche contribue d’environ 70 % aux apports nutritionnels en protéines d’origine animale et joue un rôle majeur dans la sécurité alimentaire des sénégalais. Elle représente environ 3,2% du Produit Intérieur Brut (PIB) avec au moins 600.000 emplois directs ou indirects.

Malgré son rôle socioéconomique majeur, nous dit l’Organisation, depuis des décennies le secteur de la pêche est confronté à une mauvaise gouvernance. Une situation qui a conduit à la raréfaction des ressources concomitante à la surexploitation de la plupart des stocks; la pêche Illicite Non  déclarée et Non réglementée (INN) exacerbée par le manque de contrôle et de surveillance; la fraude au tonnage pratiquée par les navires industriels et les urgences environnementales dont l’installation des unités de farine de poissons. Tous ces facteurs ajoutés à des politiques des pêches inadaptées, poussent les pêcheurs à aller très loin en mer en risquant leur vie pour attraper le poisson qui est devenu hors de portée.

“Pour une meilleure gouvernance des pêches, il est nécessaire de mettre l’accent sur l’harmonisation des réglementations des pays membres de la commission sous régionale des pêches (CSRP), le renforcement du système de contrôle et de surveillance, la restauration des écosystèmes côtiers, la  transparence et la participation des acteurs non étatiques aux processus de prise de décision sur les politiques de gestion de la pêche”, a déclaré, Dr Aliou Ba, conseiller politique à Greenpeace Afrique.

Ainsi, le conseiller politique de Greenpeace Afrique recommande entre autres 7 axes prioritaires qui sont :

La promotion d’une gestion sous régionale des stocks partagés;

La transparence dans l’attribution des licences de pêche;

L’amélioration des embarcations traditionnelles et leur immatriculation effective pour plus de sécurité;

La dotation des pirogues artisanales d’un système de géolocalisation et d’alerte précoce en temps réel qui sera accompagné par une structure exclusivement dédiée au sauvetage en mer pour éviter les récurrentes disparition en mer;

L’arrêt de l’attribution d’autorisations aux unités de  production de farine de poisson car celles ci constituent une réelle menace pour la sécurité alimentaire et l’emploi de milliers de personnes;

La publication de l’état d’avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal.

DAKAR, THIES, DIOURBEL AVEC 48% DE L’ÉLECTORAT NATIONAL : CES REGIONS APPELEES A ARBITRER LA PRESIDENTIELLE

http://www.sudonline.sn Recensant près de la moitié de l’électorat national (48%), les régions de Dakar, Thiès et Diourbel sont parties pour être les véritables arbitres de la présidentielle de février prochain. Avec près de 3 200 000 électeurs sur le stock national de 6 373 451 électeurs, ces régions seront au centre d’âpres batailles entres les cinq candidats à la présidentielle

Dakar, Thiès et Diourbel restent en effet les grands bastions électoraux pour les candidats à la présidentielle, à cause du taux important d’électeurs enregistrés dans ces régions, à savoir près de la moitié de l’électorat national (48%).  Pour le démarrage de la campagne électorale ouverte le 03 février dernier, les différents candidats à la présidentielle ont ainsi choisi de manière stratégique de démarrer leur campagne par là. Pour Macky Sall, le président sortant ainsi que Madické Niang, la localité de Mbacké dans la région de Diourbel a servi de cadre. Une ville religieuse où la voix des guides demeure une parole d’évangile pour les croyants.  Il s’en est suivi une visite de proximité aux différents guides religieux du mouridisme afin de décrocher le soutien de ladite communauté.

La région de Thiès reste elle aussi une localité qui sera âprement disputée. Chacun des candidats cherche à faire des alliances avec des leaders locaux pour gagner cette région et prendre  de l’avance. Considérée comme le bastion du candidat Idrissa Seck, la région est cernée de toutes parts par la coalition Bennoo Bokk Yaakar qui continue à travailler pour doubler la mise, au soir du 24 février, le candidat d’Idy 2019. Une  victoire que l’ancien maire de Thiès  ne compte pas leur octroyer sur un plat d’argent. Avec une forte mobilisation dans son fief natal, lors de l’ouverture de la campagne, Idrissa Seck a démontré sa suprématie avec la marche orange. Les autres candidats Ousmane  Sonko et Issa Sall, quant à eux, ont ouvert leur bal à Dakar, véritable centre névralgique de l’électorat sénégaglais.

Pendant deux jours, ils sont allés à la conquête des électeurs. Aujourd’hui, avec la nouvelle carte électorale, les trois régions que sont Dakar (1 687 826 électeurs), Thiès (901 2016), Diourbel (589 015) occupent, à elles seules occupent, près de la moitié de l’électorat, autrement dit autant que  les 11 autres régions réunies, plus la Diaspora. C’est dire qu’un candidat qui parviendra à se positionner en tête dans ces régions file tout droit vers le trône. Comme dans les dernières élections présidentielles, les cœurs, les esprits seront penchés vers ces régions pour savoir le vainqueur.

A cause du taux élevé d’électeurs, Dakar, Thiès et Diourbel sont aussi considérés comme des zones de tensions. L’âpre rivalité entre les candidats n’augure rien de bon pour le jour du scrutin d’où la nécessité d’augmenter la sécurité dans ces zones. Pour rappel, la carte électorale pour la présidentielle de 2019 est composée de  6919 lieux de votes avec 15 397 bureaux  dans le pays et à l’étranger. Selon le ministère de l’intérieur en charge de l’organisation de cette élection, le Sénégal compte 6 millions 373 mille 451 électeurs dont 309 592 électeurs à l’étranger Denise ZAROUR MEDANG

Scandale du jour : Des dizaines de personnes convoyées dans des cars à la DAF pour « s’inscrire » sur les listes électorales

https://www.pressafrik.com C’est une histoire à dormir debout. Ce mercredi dans l’après-midi, un activiste sénégalais du nom de Idrissa Fall, qui était à la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF), est tombé sur une scène surréaliste qu’il a pris le soin de filmer et de poster sur sa page Facebook. Des dizaines de personnes transportées par des cars « Ndiaga Ndiaye » dans la cour de ladite direction. Interrogées, deux d’entre elles révèlent être venus sur les lieux pour s’inscrire sur les listes électorales. Lesquelles inscriptions ont été clôturées depuis le 23 avril 2018. Regardez la vidéo sur la publication de Idrissa Fall…

Violences électorales : Le chauffeur qui a fauché Cheikh Touré passe aux aveux

http://www.emedia.sn C’est aujourd’hui, mercredi 13 février, que le chauffeur, membre du convoi du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) du candidat Issa Sall, sera présenté au Procureur de la République. Selon les informations de Libération, il a avoué avoir roulé sur le corps du jeune Cheikh Touré, la deuxième victime des événements tragiques de Tambacounda.

En service à Mourchid Tv, il n’a pas cherché à nier les faits lors de son interrogatoire, renseigne le journal. Lequel rapporte que 27 membres, au total, de la délégation du PUR ont été arrêtés. Et, dans ce dossier, si la police s’occupe d’élucider les circonstances de la mort d’Ibrahima Diop, tué à coups de couteau dans son secteur en interrogeant les 24 membres de la sécurité rapprochée du candidat Issa Sall, la gendarmerie, elle, est chargée de l’enquête sur la mort de Cheikh Touré, âgé de 26 ans.

Quant aux membres de la garde rapprochée du candidat, ils sont encore sous enquête à la police de Tambacounda. Mais d’ores et déjà, plusieurs armes interdites (couteaux, machettes, matraques, …) ont été saisies sur eux, d’après la source. Laquelle souligne que la police est aux trousses du « gorille » ayant assénant les coups de couteau mortels à Ibrahima Diop.
Le candidat du PUR, Issa Sall, fait face à la presse, ce mercredi, 13 février, matin pour donner sa version des faits.

VIOLENCES ÉLECTORALES : TAMBACOUNDA,RETOUR SUR UNE JOURNÉE TRAGIQUE

http://www.emedia.snLundi 11 février 2019, jour tragique à Tambacounda. Reconstitution d’une journée de drame, d’effroi et de fureur.

Il est un peu plus de 10 heures quand des heurts éclatent entre militants de Benno Bokk Yaakaar (Bby) et ceux du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). La bagarre dégénère. Bilan : deux morts dans les rangs. À l’origine de la bagarre : une banale histoire d’affiches de leurs leaders politiques déchirées.

Benno accuse le camp de Issa Sall. Mamadou Ndiaye dit Vieux, membre de la coalition présidentielle et témoin oculaire assure que les éléments de la garde rapprochée du Pur ont été les premiers à déchirer les affiches de Macky Sall. En riposte, les jeunes de Benno ont tenté de s’imposer et la bagarre a éclaté. « J’avais ordonné aux jeunes de Benno de garder le calme et de ne pas répondre aux provocations. Seulement, les éléments du candidat Issa Sall se sont faits plus menaçants, allant même jusqu’à proférer des insanités. Ils ont attaqué et les jeunes ont riposté », raconte Vieux. L’endroit situé à proximité du siège du Pur est transformé en un champ de bataille.

Ibou Diop, poignardé au cou

Durant la rixe, Ibrahima Diop est touché. Il aurait été touché avec une arme blanche. Une thèse confortée par les premiers éléments de l’enquête. Selon la déclaration du Procureur du Tambacounda, en point de presse, ce mardi matin, 12 février, le jeune tailleur a été poignardé et est mort sous le coup.

Il aurait été poignardé au cou par un membre encagoulé du Pur, dénoncent certains jeunes. Le certificat de genre de mort établi par le médecin fait état de 4 plaies pénétrantes et a conclu à une mort par hémorragie interne.

La nouvelle de la mort de Ibou Diop qui se répand très vite et le quartier « Dépôt » est envahi pare une horde de jeunes en furie. Qui veulent rendre justice à leur camarade décédé. Ils se dirigent cers l’hôtel Niji, sis au quartier Abattoirs où était logée la délégation de Issa Sall. Pierres, troncs d’arbres, chaînes de vélo, gourdins leur servent d’armes. La police s’interpose entre les deux cortèges. Durant 1 heure, elle veille au grain. Mais, ne parvient pas à calmer la colère des jeunes. Qui poursuivent la caravane du candidat Issa Sall jusqu’à sa sortie de la vielle, sur la route de Bakel. La caravane fonce sur la foule et tue sur son passage un autre jeune.

La caravane du Pur fonce sur la foule

Cheikh Touré, 30 ans, conducteur de moto Jakarta succombe. Il a été fauché par un véhicule de marque Suzuki. Le conducteur de la voiture de même que les passagers à bord sont arrêtés à Kidira par les éléments de la compagnie de gendarmerie de Bakel et conduits à Tambacounda pour les besoins de l’enquête. Le bilan gonfle à 2 morts.

La colère redouble. Les jeunes pourchassent le cortège et rattrapent le véhicule des journalistes et deux autres 4X4, qu’ils incendient. Les dégâts sont énormes. De nombreux journalistes blessés, 3 véhicules et 2 motos du Pur caillassés.

Du côté de Benno, on dénombre 2 morts et des blessés graves. Un peu plus tard dans la soirée, un troisième décès est annoncé. Selon certains, il s’agit d’un blessé qui a succombé. Mais, selon les informations du Procureur, Demba Traoré, il est mort des suites d’une bagarre entre Jakatamen. Abdou DIEYE (À TAMBACOUNDA)

Violences pré-électorales : Fadel Barro désigne le principal responsable !

https://www.leral.net Ces derniers jours ont été marqués par des scènes de violences pré-électorales opposant des militants de la coalition présidentielle à ceux des candidats de l’opposition. Ainsi, face à cette violence politique, Fadel Barro, coordonnateur du Mouvement Y en a marre a donné ses impressions sur la question.

« Le premier responsable de cette violence, c’est l’Etat du Sénégal. C’est le gouvernement de Macky Sall qui n’a pas su mettre tous les candidats dans des conditions de sécurité requises. Nous appelons l’Etat du Sénégal qu’il rétablisse l’Etat de droit. Ce n’est pas normal d’avoir des milices chez Sonko, ni chez Idrissa et ce n’est pas normal non plus d’avoir des Marrons du feu », dénonce le « Y’en a marriste ». Avant d’ajouter: « On a même vu des Marron du feu brandir des armes à feu. Ces images circulent à travers les réseaux sociaux. Est-ce que le gouvernement s’est saisi, il ne s’est rien passé », fustige-t-il.

Toutefois, poursuit Fadel Barro, « nous appelons les Sénégalais à la sérénité. Parce que sans la sérénité, il ne peut y avoir d’élection apaisée. Et s’il y a des échauffourées, cela ne peut souvent être bénéfiques qu’au parti au pouvoir, qui peut surfer et utiliser l’abstention et le faible taux de participation pour se faire élire par défaut », explique-t-il.

Et par rapport aux événements survenus à Tambacounda entre le PUR et Benno Bokk Yakaar, « on a constaté que ce ne sont que les gars du PUR qui sont inquiétés. Alors que, quand il y a affrontement, c’est des deux côtés qu’il faut chercher. Donc cette justice sélective ne peut qu’entraîner une nouvelle escalade de la violence », rapporte seneweb.

Lendemains d’affrontements mortels : le commissaire central de Tamba relevé de ses fonctions

https://www.dakaractu.com/ Dakaractu a appris, de bonnes sources, que le commissaire central de Tambacounda vient d’être relevé de ses fonctions. Cette démission intervient deux jours après les affrontements regrettables, entre éléments de la garde rapprochée du candidat Issa Sall du PUR et militants de Bby, ayant occasionné la mort de trois Sénégalais et de nombreux blessés. Nous y reviendrons…

WADE MAINTIENT SON APPEL AU SABOTAGE DE L’ÉLECTION

https://www.seneplus.com Brûlez les PV ! Macky a mis en place un système de fraude pour passer au premier tour – Il a trituré la carte électorale – Ils ont créé des bureaux fictifs dans des centres de vote fictifs – Ils ont créé de faux électeurs à partir du fichier des morts

Que ceux qui croyaient que Abdoulaye Wade a abandonné sa logique de saboter les élections du 24 février prochain se détrompent. Le pape du Sopi est plus que déterminé à tenir sa promesse.

Ce mercredi 13 février 2019, à l’occasion de la réunion du Comité directeur tenu dans un hôtel de la place, l’ancien président de la République du Sénégal a invité les siens à mettre en marche son plan pour que les élections n’aient pas lieu.

Pour lui, il s’agira de s’attaquer aux bureaux de vote. « Nous avons décidé de nous attaquer aux bureaux de vote pour qu’il n’y ait pas d’élection. Prenez le procès verbal, mettez de l’essence et brûlez-le », a-t-il ordonné à ses partisans à qui il déconseille cependant d’incendier des maisons.

Selon Me Abdoulaye Wade, les cartes d’électeur doivent subir le même sort que les procès verbaux. « Mais ne brûlez pas vos cartes d’identité nationale », demande Wade à ses militants. Si le Pape du Sopi affiche une telle posture, c’est qu’il est convaincu que les dés sont déjà pipés pour ce qui concerne la présidentielle.

À l’en croire, Macky Sall a mis en place un système de fraude pour passer au premier tour. « Il a trituré la carte électorale. Ils ont créé des bureaux de vote fictifs dans des centres de vote fictifs. Ils ont créé de faux électeurs à partir du fichier des morts », accuse Wade d’après qui, 352.000 électeurs ont été créés par ce procédé.

Il n’a pas manqué de tirer sur le parrainage qu’il a présenté comme un système anti-démocratique

Wade persiste et signe : « Nous avons décidé de nous attaquer aux bureaux de vote »

https://www.dakaractu.com/ Que ceux qui croyaient que Abdoulaye Wade a abandonné sa logique de saboter les élections du 24 février prochain se détrompent. Le pape du Sopi est plus que déterminé à tenir sa promesse.

Aujourd’hui, à l’occasion de la réunion du Comité directeur tenu dans un hôtel de la place, l’ancien président de la République du Sénégal a invité les siens à mettre en marche son plan pour que les élections n’aient pas lieu. Pour lui, il s’agira de s’attaquer aux bureaux de vote. « Nous avons décidé de nous attaquer aux bureaux de vote pour qu’il n’y ait pas d’élection. Prenez le procès verbal, mettez de l’essence et brûlez-le », a-t-il ordonné à ses partisans à qui il déconseille cependant d’incendier des maisons.

Selon Me Abdoulaye Wade, les cartes d’électeur doivent subir le même sort que les procès verbaux. « Mais ne brûlez pas vos cartes d’identité nationale », demande Wade à ses militants. Si le Pape du Sopi affiche une telle posture, c’est qu’il est convaincu que les dés sont déjà pipés pour ce qui concerne la présidentielle.

À l’en croire, Macky Sall a mis en place un système de fraude pour passer au premier tour. « Il a trituré la carte électorale. Ils ont créé des bureaux de vote fictifs dans des centres de vote fictifs. Ils ont créé de faux électeurs à partir du fichier des morts », accuse Wade d’après qui, 352.000 électeurs ont été créés par ce procédé.

Il n’a pas manqué de tirer sur le parrainage qu’il a présenté comme un système anti-démocratique.

Me Wade : « Le PDS est toujours là! »

https://www.dakaractu.com/ Me Abdoulaye Wade préside à l’instant, dans un hôtel de la place, la réunion du Comité directeur. Le pape du Sopi qui est arrivé un peu après 18 heures au chapiteau réservé pour la tenue de cette rencontre politique ouverte à la presse, s’en est déjà pris à celle-ci. L’ancien président du Sénégal a tenu à corriger les journalistes pour leurs innombrables fautes d’orthographe. Cette douche froide encaissée, les reporters se sont ensuite vu consoler par le Pape du Sopi qui est aussitôt entré dans le vif du sujet. C’est pour dire à qui veut l’entendre que le Pds tient toujours. « Le PDS est toujours là malgré les tentatives de liquidation », requinque-t-il ses troupes.

L’ancien président s’adressera ensuite à l’assistance en encensant son second, en l’occurrence Oumar Sarr. « Je le remercie », a-t-il laissé entendre sous les applaudissements de ses partisans. Cependant, Abdoulaye Wade relèvera que le secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais n’est pas irréprochable. « Le seul reproche que je lui fais, c’est qu’il ne reçoit pas assez les militants. Notre métier c’est d’avoir beaucoup de choses à faire et quand même les faire », a rappelé Me Wade qui a ensuite passé le micro à Me Amadou Sall à qui revient la responsabilité de lire la résolution du Comité directeur.

Les révélations de Wade sur le pétrole sénégalais et Petrotim

https://www.dakaractu.com La réunion du Comité directeur de ce mercredi 13 février a servi de tribune à Wade pour parler du pétrole sénégalais. L’ancien président de révéler les confidences que lui aurait faites un Japonais sur la qualité de cette ressource extractive. Le Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais a fait un long exposé sur l’affaire Petrotim et ne s’est pas privé de prendre au collet le frère du président Sall cité dans ce dossier.

Le PDS campe sur sa position et accuse Macky d’avoir créé 352 000 électeurs fictifs

http://www.emedia.sn Ce mercredi, en marge d’une réunion de son Comité directeur présidée par Me Abdoulaye Wade, le PDS a réaffirmé sa position jusqu’au-boutiste. Dissertant sur le système de parrainage, l’ancien président du Sénégal a soutenu que son successeur, Macky Sall, « a trafiqué pour éliminer des candidats et a déjà créé plus de 352 000 électeurs fictifs ».

Au lendemain des élections législatives, la « Coalition gagnante ’’Wattù Senegaal’’ composée du PDS et de ses alliés, avait publié un livre blanc, relevant notamment qu’elle ne participerait plus à une élection « supervisée par Macky Sall » et qu’elle s’opposerait par tous les moyens à la tenue de ce qu’elle qualifie de « mascarade ». Ce, en dénonçant un « manque de sincérité » dans la publicité des résultats des législatives remportés par la coalition au pouvoir, Benno Bokk Yakaar (BBY). Une position affichée depuis le 4 août 2017 après le scrutin du 30 juillet 2017.

Le Parti dirigé de main de maitre par Abdoulaye Wade ne change pas d’avis et entend « s’opposer à la tenue de la Présidentielle 2019 ». « Nous ne pouvons pas participer à une élection dont les résultats sont déjà connus », martèle Me El Hadji Amadou Sall, au moment où trois des candidats de l’opposition, Me Madické Niang issu de ses rangs, Idrissa Seck dont tous les nouveaux alliés sont impliqués dans une opération de charme à l’endroit de Wade et Ousmane Sonko qui a récemment multiplié les signes de rapprochement avec le pape du Sopi. DIE BÂ

Me Amadou Sall Pds : «nous ne boycottons pas la Présidentielle,nous nous opposons à sa tenue»

https://actusen.sn Prenant la parole, Me Amadou Sall est revenu sur les raisons pour lesquelles le Pds ne veut et ne peut pas transiger. Il invoque les conclusions dégagées dans le livre blanc publié par la coalition gagnante Wattu Sénégal aux lendemains du scrutin législatif de juillet 2017. Et il n’était, alors, plus question que le Pds participe à une élection organisée ou supervisée par le gouvernement de Macky Sall.

A cela s’ajoute, selon Me Amadou Sall, l’absence de consensus dans le processus. Et à ce propos, il estime que «Macky a détruit tout ce qui a été fait jusqu’en 2012 dans le Code électoral qui a été élaboré de façon consensuelle. Il a tout désarticulé et a procédé de façon unilatéral». Les nombreuses modifications du Code électorales afin qu’il soit en phase avec certaines nouvelles mesures constituent, également, une des principales raisons de la méfiance du Pds. Qui dès lors, voit en cela des tentatives d’éliminer des candidats.

Au regard de tous ces faits, non sans évoquer le manque d’indépendance de la justice, Me Amadou Sall de marteler : «Nous ne boycottons pas la présidentielle, nous nous opposons à sa tenue».

Kaffrine : Me Madické Niang promet d’inverser la courbe de développement du Sénégal

https://www.dakaractu.com En campagne électorale, Me Madické Niang a parcouru, mardi, le Saloum. Il a encore livré les quelques propositions en matière de développement économique de son projet de société « Jamm Ak Xeweul ».

Le candidat à la présidentielle propose ainsi d’inverser la courbe de développement du Sénégal pour ’’corriger les disparités notées dans les régions du Nord et du Sud du pays.’’ Un sujet déjà abordé, en journal de la campagne sur la RTS. Selon lui, ’’les villes ont besoin d’infrastructures, ont besoin d’être accompagnées. Des programmes spéciaux permettront de régler leurs problèmes’’, a assuré Madické Niang, qui prône ’’une discrimination positive pour les villes qui accusent un retard’’.

À Kaffrine, Mbirkilane et Koumpentoum, le candidat a tenu quelques activités dont des visites de proximité, afin de rallier à sa cause des électeurs du centre. ’’J’ai parcouru le Sénégal des profondeurs. La situation est pénible. J’ai traversé des routes cahoteuses’’, a fustigé Madické Niang.

Madické NIANG : Voter Macky,C’est Opter Pour «Une Grève De La Faim Nationale»

https://www.walf-groupe.com Le candidat de la coalition «Madické-2019 » avertit les Sénégalais..Me Madické NIANG qui estime contrairement aux tenants du pouvoir que l’économie du Sénégal a fortement régressé  ces 7 dernières années, les invite à sanctionner le régime au soir du 24 février 2019. Sinon, selon lui, ce sont quatre autres années de dèche nationale qui les attend.

« Ô toi peuple du Sénégal, en 2012, en votant Monsieur Macky SALL, tu as voté un régime alimentaire forcé de 7 ans. Tu as vécu faim, soif et aridité. Peuple du Sénégal, le reconduire une deuxième fois, équivaut à voter une grève de la faim nationale. Je vous propose Jam ak Khewël », soutient l’ancien ministre des Affaires étrangères  sur son compte twitter.

«Madické 2019» porte plainte contre 3 militants de BBY

http://www.emedia.sn Le coordonnateur régional plénipotentiaire de la coalition « Madické 2019 », Moustapha Konté, a porté plainte contre trois (3) militants de la mouvance présidentielle, Benno Bokk yakaar (BBY). Ces derniers sont indexés pour des actes de violences et voies de fait contre la caravane du candidat de l’opposition. Les scènes se seraient produites à Sédhiou.

« Lors du passage de notre candidat à Sédhiou, le samedi 9 février vers les coups de 18 heures, accuse-t-il, repris par Sud fm, deux (2) voitures 4×4 L200, surmontés d’un matériel de sonorisation à son bord des militants de BBY sont venus à notre meeting pour perturber et proférer des injures, des menaces et jeter des pierres sur notre tribune officielle. Nous les avons sommés d’arrêter mais ils ont persisté. Nos éléments étaient obligés de riposter. Tout ceci pour alerter et montrer aux gens que nous devons mener une campagne civilisée. C’est la paix que nous prônons.

Il poursuit : « C’est pourquoi, j’ai porté plainte ce matin (hier mardi 12 février) au niveau de la police pour les personnes mises en cause que nous avons déjà identifiées soient convoquées et que force reste à la loi. »

Kédougou : Mamady Cissokho, maire de Khossanto, décapite les derniers bastions du PDS et de REWMI et promet une victoire éclatante du candidat Macky Sall

https://www.dakaractu.com Le département de Saraya et celui de Kédougou sont des rares départements du Sénégal à avoir échappé à la coalition BBY lors des dernières élections législatives.

Pour la majorité présidentielle, l’un des défis pour l’élection présidentielle du 24 Février est de reconquérir ces deux localités. Dans la commune de Khossanto, département de Saraya, des pas de géant ont été effectués par l’édile de la commune, M. Mamady Cissokho, coordinateur communal de BBY et responsable politique de l’APR.

En effet, depuis le début de la campagne, il ne cesse, conformément aux recommandations du patron de BBY, le candidat Macky Sall, de faire des visites de proximité, du porte à porte et des débats publics sur les réalisations du chef de l’État.   Des rencontres avec les jeunes et les femmes  dans quatre villages de la commune de Khossanto par le maire Mamady Cissokho, accompagné de fortes délégations ont convaincu « les  villages de Nialaya, de Fakho, Berola et Madina qui disent OUI au président Macky Sall, candidat du Benno BoKk Yaakaar », a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Mamady Cissokho, conscient de la force que représente le PDS dans département, ne cesse de débaucher les responsables de ce parti pour le compte de l’APR. Ainsi, des membres influents du PDS, des représentants de la coalition ‘’Idy2019’’ et des conseillères libérales ont rallié la cause du président Macky grâce au Maire de Khossanto. Rassuré par cette vague de ralliements, le patron de l’APR de Khossanto s’est dit rassuré : « ici pas de place pour l’opposition! Nous allons gagner avec plus de 80% au soir du 24 Février », a-t-il conclu.

ABDOU LAHAD MBACKÉ NDOULO : «Nous battons campagne les poches vides, même pas de quoi acheter du carburant, alors que nous sommes de Bby!»

https://www.dakaractu.com  » Nous sommes absolument dépassés par les évènements à cause d’un manque d’argent. Nous n’avons reçu aucun franc, alors que nous sommes obligés de battre campagne. Nous sommes la seule coalition qui ne dispose d’aucun moyen financier, alors que nous sommes de la mouvance présidentielle!  »… C’est un Serigne Abdou Lahad Mbacké Ndoulo terriblement mécontent qui a dénoncé cette situation qui n’est pas pour leur faciliter la tâche.

Venu se plaindre à Dakaractu, le chef religieux, coordinateur du mouvement  » And Falaat Macky  », de carrément déplorer certains blocages.  » Imaginez que nous sommes tombés en panne de carburant alors que nous étions allés faire du porte-à-porte dans les villages. C’est déshonorant pour une coalition au pouvoir !  »

Serigne Abdou Lahad Mbacké de signaler :  « pourtant, je fais partie des premiers leaders politiques à adhérer à la cause du Président Macky Sall, alors qu’il était à un moment, le Sénégalais le plus évité. »

La Jeunesse de Kaolack accueille Macky Sall en fanfare

C’est à croire que les jeunes ont choisi le candidat Macky Sall. De Mbacké à Kaolack, en traversant le Fouta, le Sénégal oriental et la Casamance, partout où sa caravane est passée, le Président Macky Sall, draine des foules immenses de la Jeunesse militante. Peut-être un pied-de-nez à ceux qui revendiquent cet électorat. Cette idée reçue est battue en brèche. A Kaolack, ce mardi, la vague juvénile a porté à bout de bras le Président sortant. Elle l’a attendu depuis les premières heures de la journée, pour le porter en triomphe, dans un stade Lamine Guèye qui a refusé du monde. Leurs aînés ont montré le bon exemple : ils ont enterré la hache de guerre pour se retrouver autour de l’essentiel. La réélection de leur patron est, aux yeux de tous, le seul combat qui vaille.

Une unité qui dope le Président de la République pour qui «la forte affluence traduit l’attachement des Saloum Saloum mais surtout leur satisfaction par rapport aux politiques publiques». Dans le bassin arachidier, le Président Sall rappelé qu’à son arrivée au pouvoir, en dépit d’un héritage chaotique, il a su redresser la barre. Son ambition entre 2019 et 2024 est de «redonner à Kaolack sa vocation de carrefour» où l’activité économique est prospère. Le chemin de fer sera ressuscité, une station de stockage des hydrocarbures installée et l’aéroport repris et modernisé. Car en géostratégie, dit Macky Sall, «ceci n’est pas un luxe mais une nécessité».

Revenant sur l’actualité des derniers 48 heures marquée par les incidents survenus à Tambacounda, le Président Sall réaffirme sa fermeté en déclarant que «la Présidentielle ne doit pas être synonyme d’anarchie dans le pays».

Affaire Cité Tobago : Amadou Bâ se saisit du dossier

http://www.seneweb.com Du nouveau dans l’affaire des démolitions à la Cité Tobago. Les victimes ont été reçus hier, par le ministre de l’Économie et des Finances. Amadou Bâ, qui s’est saisi du dossier, a promis aux victimes de satisfaire leurs revendications, renseigne L’As.

Elles ont reçu leurs baux et attestations d’attribution de terrains de substitution dûment signés par le chef de l’État. Ce dernier avait octroyé des parcelles dans la zone de Yoff aux 336 membres du Collectif des victimes, soit 11 hectares répartis dans deux sites.

Le premier de 6 hectares est localisé à Ngor et l’autre de 5 hectares se situé sur la route de l’aéroport. En plus, Macky Sall avait promis une aide allant de 10 à 20 millions, en fonction du niveau d’investissement de chacun au moment de la démolition.

Mame Mbaye Niang : «Dakar a basculé dans la mouvance présidentielle»

https://www.dakaractu.com La caravane de Mame Mbaye Niang s’est rendue, ce mardi, dans la commune de Ouakam. Au terme de sa visite dans ce village lebou, le ministre Tourisme a souligné qu’il n’y a plus de match. « Ouakam est déjà conquis », s’est-il laissé convaincre. Ainsi, il rappelle que les responsables aperistes se sont tous unis pour réélire le président Macky Sall au soir du 24 février. « Et du côté de l’opposition, les responsables les plus crédibles ont rejoint la mouvance présidentielle », fait-il constater. Ce qui lui fait dire que »Dakar a basculé dans la mouvance présidentielle ».

Mame Mbaye Niang : «Sonko et Issa Sall n’ont pas d’expérience d’État, Idy et Madické ont été ministres, mais…»

https://www.dakaractu.com En meeting hier à Ouakam, le ministre du tourisme, Mame Mbaye Niang, n’a pas manqué de railler les quatre candidats de l’opposition. Selon lui, ces derniers n’ont pas de programme et ceux parmi eux, qui semblent en avoir n’ont pas de cadrage financier, ni de plan d’exécution. Quant à Idy, Mame Mbaye Niang estime que les sénégalais ne lui font plus confiance et Madické Niang a été ministre, mais n’a rien changé dans ce pays.

50 millions de la Fondation « Servir le Sénégal » aux mosquées de la Patte- d’oie : « Aucune consigne de vote en faveur du Président » (Association des musulmans)

https://www.dakarposte.com La Fondation « Servir le Sénégal », dirigée par la Première dame Mariéme Faye Sall, a offert aux mosquées de la Patte-d’oie cinquante (50) millions de francs Cfa. Ce, dans le cadre de l’aide aux sites et infrastructures religieuses. Une subvention qui a profité aux mosquées de la commune. Une offre généreuse mais qui, dans un contexte électoral chargé, apparait comme une volonté pour la femme du chef de l’Etat sortant Macky Sall d’orienter les intentions de vote vers son candidat. Ainsi, l’Imam Aliou Hann de la Grande Mosquée de la Patte d’oie, qui a reçu 10 millions de cette manne, a été accusé de détournement, hier, sur les réseaux sociaux. Suffisant pour que ce dernier ainsi que son trésorier, le délégué de quartier et le président de l’Association des musulmans de la Patte-d’oie sortent de leur réserve. « On a reçu 10 millions de la Fondation dirigée par la femme du chef de l’Etat. C’était vendredi dernier, jour où la mosquée connait une affluence avec la grande prière. L’Imam a reçu l’argent devant tous les fidèles et l’a annoncé publiquement et a prié pour eux parce, précisant que cet argent-là est destiné au fonctionnement de cette mosquée », a réagi El hadj Malick Sy Gaye Président de l’Association des musulmans de la Patte-d’oie. Il a, par ailleurs, indiqué que la gestion est rigoureuse dans cette mosquée de la Patte-d’oie qui dispose d’un livre comptable pour assurer la traçabilité des fonds reçus et des dépenses effectuées. « Il est clair maintenant que ceux qui veulent profiter de cette situation pour semer le doute sont des malfaiteurs. Et je veux que cela soit clair, ce don n’est et ne sera jamais une opportunité pour obtenir une consigne de vote. Maintenant nous ne pouvons pas cracher sur argent puisque la mosquée en a besoin. C’est nous même qui étions allés chercher cette subvention. L’argent a été remis au trésorier qui l’a reversé dans les comptes de la mosquée », précise-t-il.Dakarposte.com

Violences à Tamba : le candidat Issa Sall du PUR accuse le commissaire de police de complicité

https://www.pressafrik.com Le commissaire de la police de Tambacounda a été le complice des militants de la coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar (BBY) qui ont attaqué le cortège du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR). C’est du moins ce qu’a déclaré El Haj Issa Sall, ce mercredi face à la presse, lors d’une rencontre organisée pour apporter des éclaircissements sur les violences meurtrières survenues à Tambacounda lundi 11 février.

« Partout où nous sommes passé, on a été caillassés, battus. Mais ce n’est qu’à Goudiry qu’on a été pris en charge par la gendarmerie. N‘eût-été la force de notre sécurité les forces de l’ordre qu’ils nous donnent maintenant ne servirait qu’à protèger les 3 autres candidats parce que moi je ne serais plus là », a déclaré le candidat du PUR. Qui ajoute avoir commis un pool d’avocats pour assister les membres de sa garde rapprochée arrêtée et placée en garde à vue à Tambacounda.

Le candidat El Haj Issa Sall déplore le fait qu’aucun autre membre d’un autre parti n’ait été entendu jusqu’ici mis à part ses partisans.Aminata DIOUF

Violences électorales à Tamba : La part de vérité du PUR100

https://www.dakaractu.com « Tout a commencé à Kolda où notre caravane a été empêché de poursuivre son chemin » renseigne le candidat du Pur100, Pr El H. Issa SALL pour étaler la vérité sur les violences survenues lundi à Tamba.
En point de presse, il a tenu a donné sa version des faits.
Selon lui, un groupe de personne à bord d’un pick up L200 et une centaine de motos Jakarta ont pris d’assaut la caravane du Pur alors que celle-ci sortait de Tamba pour rallier Kidira.
Conséquences, une dizaine de vehicules caillasés dont 4 totalement calcinés informe l’informaticien.
Pour le Pr El H. Issa Sall, n’eut été la bravoure des forces de défense et de sécurité, nous serions tous morts à l’heure actuelle.
Le candidat Issa SALL incombe par ailleurs, la responsabilité au ministre de l’intérieur qui a été saisi d’une requête depuis le 3 février.
Par la même occasion il tient aussi pour responsable le Président de la République sortant Macky Sall, le commissaire de Tamba, les militants de BBY, avance-t-il.
Le Pur a cependant informé qu’il n’y a jamais eu lieu d’arrêter sa campagne, au contraire, il fallait rappliquer sur Dakar afin de rétablir la vérité des faits.
Par delà, le parti des verts renseigne sur la constitution d’un pool d’avocats qui sera coordonné par Me Ousseynou GAYE et appuyé par les conseils que sont Me Ciré Clédor LY, Me Demba Ciré BATHILY, entre autres avocats pour voir la conduite à tenir.
Le Pur n’a pas manqué de déplorer le fait que 27 de ses gardes rapprochés demeurent les seuls à être entendu jusqu’ici.
Pr Issa Sall a toutefois réitéré son appel à l’endroit de ses militants pour une campagne civilisée.

Professeur Issa SALL : «Sans Ma Garde,Je Ne Serais Plus Là»

https://www.walf-groupe.com Le Professeur Issa SALL a fait face à la Presse ce mercredi au siège de son parti pour s’exprimer notamment sur les violences à Tambacounda qui ont fait deux morts et plusieurs blessés.

Et le candidat du PUR de pointer la responsabilité du régime. Et Issa SALL, commence d’abord par le commissaire de Tambacounda qui selon lui n’a rien fait pour mettre un terme aux violences dont ils ont été les victimes.

« Partout où nous sommes passé, on a été caillassés, battus. Mais ce n’est qu’à Goudiry qu’on a été pris en charge par la gendarmerie. N‘eût-été la force de notre sécurité les forces de l’ordre qu’ils nous donnent maintenant ne servirait qu’à protéger les 3 autres candidats parce que moi je ne serais plus là », détaille Issa SALL.

Issa SALL qui précise que ses gardes du corps arrêtés sont 25 et 24 comme annoncé dans les médias, de déplorer le  « deux poids deux mesures ». « Au début, on avait arrêté 27 éléments de ma sécurité. Mais par la suite, deux d’entre eux ont été libérés parce qu’ils ont été blessés », explique-t-il. Et selon lui, si l’enquête se fait dans les règles de l’art, elle devrait déterminer pourquoi leurs poursuivants étaient en pick-up.

Pour le candidat de la coalition PUR, qui appelle ses militants à ne pas répondre à la violence, le régime est finissant, c’est pourquoi ses tenants agitent la terreur pour s’imposer.

Violence électorale à Tamba : la garde à vue des 24 éléments de sécurité du PUR prolongée

https://www.pressafrik.com La garde à vue des 24 éléments de sécurité appartenant au Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR),  qui sont arrêtés suite aux affrontements à Tambacounda, est prolongée. En effet, les premiers éléments de l’enquête révèlent que deux parmi eux ont maille à pâtir avec la justice, informe la Rfm. Les échauffourées ont fait deux morts et beaucoup de blessés. Aminata Diouf

A Cap Skiring, Idy dénonce la « mauvaise gestion touristique » du régime en place

https://actusen.sn Cap Skiring, haut lieu du Tourisme au Sénégal, a reçu ce mercredi, le candidat de la coalition ”Idy 2019”. Idrissa Seck pour ne pas le nommer a salué l’engagement des militants qui, nonobstant la forte chaleur, sont sortis pour l’accueillir. Il a ainsi saisi l’occasion pour dénoncer, dit-il, ”la mauvaise politique touristique du régime en place”.

Celle-ci se manifeste notamment, poursuit-il,  à travers ”les multiples réceptifs hôteliers qui ont été fermés”. Il a aussi dénoncé les promesses non-tenues de l’État dans le domaine de l’assainissement.Ousmane THIANE,

Campagne électorale à Ziguinchor : Idy pour une « restauration complète de la paix en Casamance »

Idrissa Seck milite pour une paix définitive en Casamance. A Ziguinchor, ce mardi, il a clairement affiché sa détermination pour ”instaurer une paix complète” dans cette localité. ‘’Ici, à Ziguinchor, je tiens à dire qu’au premier rang de la politique, se situera la restauration complète de la paix en Casamance parce que cette région est un don de Dieu. Cette région, avec son environnement, ses ressources, sa populations, pétris d’honneur et de volonté de développement, doit retrouver une paix complète pour entreprendre son développement intégral au profit des populations du Sénégal’’, a-t-il déclaré.

Sur un autre registre, le candidat à la présidentielle estime que ‘’Ziguinchor doit être une plateforme industrielle et logistique afin que toutes les ressources puissent être transformées, exploitées et industrialisées pour que la jeunesse retrouve le bon emploi’’.Ousmane Thiane, Envoyé spécial à Ziguinchor Actusen.sn

Casamance : Idrissa Seck signe le protocole d’accord avec la Plateforme des femmes pour la consolidation de la paix

https://www.dakaractu.com Le leader de la Coalition IDY2019 a rencontré  la Plateforme des femmes pour la consolidation de la paix en Casamance. Cette rencontre s’est tenue à Ziguinchor dans le cadre de l’audition des différents candidats pour leur vision sur la paix en Casamance.

Idrissa Seck, d’abord estime que la paix en Casamance reste une des priorités une fois qu’il sera président du Sénégal.

Selon lui, la mission première d’un État est d’éradiquer tout ce qui amène des conflits et faire de telle sorte que la paix puisse régner dans le pays.  Aussi, le statut de la femme, selon Idrissa Seck doit impacter sur la facilitation du processus de paix.

Le leader du parti Rewmi adhère d’ores et déjà à la plateforme de ces femmes, mais aussi il va prendre cela comme une priorité dans son programme.

Idrissa Seck, d’ajouter que « Démographiquement, la femme a un impact sur les différentes décisions qui doivent être prises pour le développement de notre société ».

Donc, rassure t-il, il s’engage entièrement à apporter son soutien pour la paix définitive en Casamance.

Cette rencontre a vu la présence de Amsatou Sow Sidibé qui a aussi, de son côté, appelé toutes les femmes à se retrouver autour de l’essentiel et de soutenir le projet du candidat Idrissa Seck pour le développement du pays et pour que la paix soit restaurée.

Ziguinchor : « Il faut valoriser les ressources humaines pour l’exploitation des richesses de notre pays » (Idrissa Seck)

https://www.dakaractu.com Le programme 1-3-15-45 selon Idrissa Seck va être au coeur d’une bonne exploitation des ressources qu’englobe le pays et particulièrement la Casamance qui est une région qui regorge de potentialités.
Pour son exploitation, le leader de la coalition prévoit pour ce faire, de « valoriser les ressources humaines dans plusieurs domaines. Et, cela conduira à une utilisation rationnelle de ses potentielles ressources… »

CASAMANCE : IDRISSA SECK PROMET LA RESTAURATION COMPLÈTE DE LA PAIX ET LA REPRISE ÉCONOMIQUE

Ziguinchor, 13 fév (APS) – Le candidat de la coalition « Idy 2019 » a promis, une fois élu à la magistrature suprême, de travailler à « la restauration complète » de la paix et d’assurer la reprise économique en Casamance, pour une meilleure valorisation des fortes potentialités économiques de la zone sud du Sénégal.
En caravane à Bignona et à Ziguinchor où il est arrivée tard dans la soirée de mardi, Idrissa Seck a été accueilli par une foule nombreuse dans ces deux localités.
A Ziguinchor, il s’est félicité d’une « mobilisation exceptionnelle qui montre un désir de changement qui prend racine dans la déception généralisée que le régime actuel a provoquée ».

« Je vais procéder à la restauration complète de la paix. Mais aussi nous allons valoriser les nombreuses potentialités de la zone pour un développement économique intégral au profit des populations », a déclaré Idrissa Seck.

 Il a aussi promis la mise en place de mécanismes innovants pour une exploitation efficiente des ressources en vue de faire de Ziguinchor une plateforme industrielle et logistique pour la transformation de ses ressources naturelles.

A l’étape de Bignona et de Ziguinchor, l’ancien Premier ministre a insisté sur la nécessité de « redonner une motivation à l’enseignant, premier intrant dans un système éducatif performant avant le matériel pédagogique et les infrastructures éducatives ».MTN/ASG/BK

AFFAIRE DES 94 MILLIARDS : PLÉNIÈRE, VENDREDI SUR LA CRÉATION D’UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE

Dakar, 13 fév (APS) – Les députés sont convoqués en séance plénière le vendredi à partir de 10h pour le projet de résolution portant création d’une commission d’enquête parlementaire relative à l’affaire dite des quatre-vingt-quatorze milliards dans le dossier du titre foncier 1451/R, a annoncé l’Assemblée nationale dans un communiqué reçu à l’APS.

Ousmane Sonko, candidat à la prochaine présidentielle du 24 février 2019 et ancien inspecteur des Impôts radié de la Fonction publique, accuse de hauts responsables des domaines d’avoir détourné 94 milliards de francs CFA dans une affaire d’indemnisation foncière.

Le député Sonko, leader de PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), a dit avoir déposé une plainte dans cette affaire et écrit à l’Inspection générale d’Etat (IGE) et à l’OFNAC, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption.

Mais il est à son tour mis en cause dans cette affaire par le journaliste Madiambal Diagne, directeur de publication du journal Le Quotidien (privée), ce dernier l’accusant d’avoir des relations « avec des parties prenantes dans cette procédure ».

Vendredi toujours, les députés vont se pencher à 12h sur le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier le Protocole portant amendement de la Convention relative à l’aviation civile internationale, article 83 bis, signé à Montréal, le 06 octobre 1980.

Les députés vont également examiner le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier le Millennium Challenge Compact entre la République du Sénégal agissant à travers le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et les Etats-Unis d’Amérique agissant à travers le Millennium challenge Corporation, signé à Washington D.C., le 10 décembre 2018.

Ils vont en fin procéder à l’examen du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’Acte additionnel à l’Accord de coopération Inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand-Tortue/Ahmeyim et relatif au régime fiscal et douanier applicable aux sous-traitants entre la République islamique de Mauritanie et la République du Sénégal, signé le 21 décembre 2018 à Nouakchott.OID/ASB

SONKO DÉSAPPROUVE L’IDÉE D’UN : STATUT SPÉCIAL » POUR LA CASAMANCE

Ziguinchor, 13 fév (APS) – Ousmane Sonko, le leader de la coalition « Sonko Président » a exprimé sa désapprobation envers l’idée de doter un statut spécial à la région naturelle de la Casamance (sud), préconisant, à la place, la mise en œuvre de projets structurants pouvant davantage favoriser sa connexion au reste du pays.
« Je suis contre toute idée d’accorder un statut spécial à la région naturelle de la Casamance. Accorder un tel statut à cette partie du pays équivaudrait à considérer ses habitants comme des gens spéciaux’’, a notamment dit Ousmane.
Il participait à une séance d’audition des candidats à la magistrature suprême par la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (PFPC), en présence de plusieurs membres de sa coalition et d’acteurs de la société civile.
« Si nous donnons un régime ou un statut spécial pour une localité donnée, les autres vont vouloir réclamer le même statut. A la longue nous allons perdre le combat de l’identité nationale qui nous permettra de bâtir une Nation forte et harmonieuse », a estimé Ousmane Sonko.
Il a cité l’exemple de l’Espagne qui avait octroyé un statut spécial aux basques. « Cela fait que d’autres localités comme la Catalogne se battent pour avoir le même statut », a fait remarquer Ousmane Sonko, promettant d’apporter une « touche particulière » pour la résolution du conflit.
« Si je serai élu président, je ne vais pas négocier avec les combattants. Je vais aller les chercher dans la brousse, les regarder les yeux dans les yeux. On ne négocie pas avec son frère ou son oncle. C’est un droit », a souligné le leader du PASTEF.
Il a promis d’écarter la multitude d’intermédiaires qui interviennent dans le processus de paix dans la zone sud du pays.
« La crise casamançaise est une crise sénégalaise parce que des personnes qui n’habitent pas la zone sud ont été victimes du conflit. Beaucoup d’autres sénégalais en ont pâti’’, a-t-il signalé.
Le leader de PASTEF a promis la mise en œuvre de plusieurs projets structurants pour mieux connecter la Casamance au reste du pays et à l’Afrique « parce que le développement c’est l’autre nom de la paix ».
« Après 59 ans d’indépendance, le train n’a jamais sifflé en Casamance. Il nous faut développer plusieurs projets dont la création d’une vraie ligne ferroviaire pour mieux adapter les politiques de développement avec la création d’une centaine de gares d’embarquement et de débarquement des marchandises », a-t-il insisté.MTN/ASB/AKS/OID

L’appel touchant de Sonko aux rebelles casamançais:  » La guerre n’a pas de place au Sénégal… »

https://www.leral.net Ousmane Sonko a profité de l’étape de Bignona, son vrai fief politique, pour s’adresser à la rébellion casamançaise. ‘’Je ne peux pas terminer sans un appel pour la paix définitive en Casamance. La guerre n’a pas de place au Sénégal. Les Sénégalais, particulièrement les Casamançais, ont souffert de cette guerre. 

Je veux lancer un appel pour que mes parents, nos papas, nos mamans, nos frères et nos sœurs, qui sont dans la brousse, pour leur dire que c’est leur fils, ce n’est pas un candidat’’. A cet instant, le regard de Sonko est fixé, l’instant solennel, le calme règne dans le public. L’enfant du Sud change de langue. Le reste de son discours se fera en diola.

‘’La guerre a trop duré. Depuis 1982 à maintenant, c’est assez’’. Ousmane Sonko promet de revenir en Casamance après le 24 février, en tant que président de la République. ‘’Je vous invite à sortir de la brousse, qu’on s’assèye et qu’on discute pour que nous puissions ensemble construire la Casamance, construire le Sénégal, construire l’Afrique’’, a-t-il ajouté.

Ousmane Sonko épingle la RTS : «C’est la faute de la direction générale à Dakar qui cache les foules immenses que nous draînons»

https://www.dakaractu.com Lors de son meeting à Bignona, Ousmane Sonko a précisé qu’il a remarqué des trucages dans le journal de la campagne de la RTS qui favorise les images des autres au détriment de sa personne. Il demande ainsi au caméraman de la RTS de montrer la foule qu’il draine partout où il passe avant de rappeler que c’est la faute de la direction générale à Dakar

CANDIDAT ANTI SYSTEME ET DE RUPTURE : OUSMANE SONKO EST LA SOLUTION Par Alla Kane

Le 24 Février 2019 sera le jour du scrutin de la onzième présidentielle de l’histoire de notre pays depuis son accession à l’ « indépendance ». Ce sera à moins de deux mois de la commémoration du 59e anniversaire de cette « Indépendance ».

Le Sénégal a aujourd’hui une population de plus de 15 millions d’habitants repartie en 49% d’hommes et 51% de femmes avec une majorité rurale de 55% contre 45% de citadins. Cette population est regroupée en 1.500.000 ménages dont 755.532 agricoles.

La population en âge de travailler – celle âgée de 15 ans et plus – est évaluée à 7.728.868 représentant 58,2% de la population totale.

Cinquante neuf ans d’« indépendance», quatre présidents de la République – Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade er aujourd’hui Macky Sall – quarante ans d’exercice du pouvoir par les socialistes, et dix neuf par les libéraux. Le Sénégal fait partie des vingt cinq pays les plus pauvres de la planète, est membre du groupe des pays les moins avancés (pma), des pays pauvres très endettés (ppte) et des bénéficiaires de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM) avec un classement IDH 2018 de 31/53 en Afrique et 164/189 dans le monde.

Le taux d’analphabétisme donne 54,6% de sénégalais qui ne savent ni lire, ni écrire la langue officielle de travail et d’éducation. Et parmi ceux qui sont alphabétisés seulement 29% parlent et comprennent le français qui est la langue officielle.

Le chômage est endémique. Il frappe essentiellement les jeunes. Il est de 18% en zone urbaine.

Pour les personnes âgées de 15ans ou plus – celles en âge de travail – le taux est de 15,7%. Pour les jeunes âgées de 15 à 35 ans représentent 62,4% de la population active les 12% sont au chômage. Ce sont là des chiffres officiels qui sont loin de traduire la réalité.

Chaque année 296.000 jeunes, dont 57% proviennent du monde rural, arrivent sur le marché du travail sénégalais, alors que l’offre ne dépasse pas 30.000 emplois.

Quant à la pauvreté, une analyse du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan datant de 2015 donnent les chiffres suivants : « 25,8% des sénégalais sont très pauvres ; 30,7% sont pauvres ; 41,5% sont moyens ; 1,8% sont riches et 0,2% très riches. ». En faisant la somme des deux premiers taux (25,8 + 30,7) on a 56,5% de sénégalais qui se déclarent pauvres.

Ces réalités sont les bases réelles du désarroi de notre jeunesse qui le pousse à l’aventure de l’émigration clandestine malgré les catastrophes qui l’accompagnent.

Une étude du département des sciences humaines de l’IFAN a révélé que 75% des jeunes sénégalais âgés de 15 à 35 ans veulent quitter le pays.

Voilà le Sénégal cinquante neuf ans après son accession à l’ « indépendance », cinquante neuf ans de gouvernance socialiste et libérale. L’image qu’offre notre pays est loin d’être reluisante. Qu’est ce qui peut bien expliquer cela ? Le candidat anti système Ousmane Sonko  donne la réponse juste dés le premier chapitre de son livre « SOLUTIONS » intitulé : « A l’origine du mal, un système. » Oui, c’est bien le système néocolonial laborieusement mis en place par l’ancienne puissance coloniale et ses suppôts locaux, à la suite des accords signés en avril 1960 sous le double plan de l’octroi de l’indépendance et de l’adoption d’accords de coopération tenus secrets.

Les phénomènes désastreux relevant de la superstructure partiellement évoquées ci-dessus ne sont que le résultat de l’activité économique reposant sur la base structurelle de l’économie produit du système qui fonctionne depuis cinquante neuf ans.

Le dernier recensement des entreprises par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a donné 407.882 entreprises, 99,8% sont des Petites et Moyennes Entreprises (PME), ayant un chiffre d’affaires inferieur à deux milliards de francs CFA. 97% sont dans l’informel.

Ce qui traduit la répartition de ces entreprises en deux catégories distinctes : le secteur formel ou moderne dont le chiffre d’affaires est supérieur à deux milliards de francs CFA représentant 0,2% des unités recensées et le secteur des PME au chiffre d’affaires inferieur à deux milliards de francs CFA représentait 99,8% des entreprises recensées. Le paradoxe est que les entreprises du secteur moderne (0,2%) contribuent à hauteur de 92,5% à la création de richesse (2016). Les PME, elles, n’accèdent que difficilement à la commande publique, et ont toujours un taux de mortalité très élevé surtout pendant les premières années d’existence.

Le recensement a également révélé un nombre total de 844.268 personnes employées reparties entre 611.543 emplois permanents et 233.725 emplois saisonniers.

Une enquête nationale sur l’emploi dans le secteur formel (ENESF) a conclu à un marché du travail pas très dynamique dans le secteur : seulement 26% des entreprises du secteur souhaitent augmenter leur effectif contre 71,5% qui optent pour le maintien de leur personnel. C’est dire qu’avec le système en place la création d’emplois attendra encore longtemps la mainmise de l’étranger sur notre économie continuera perdurera, le chômage, la pauvreté, l’analphabétisme, l’obscurantisme, les inégalités économiques et sociales subsisteront.

Le système c’est la continuité. L’anti système c’est la rupture. Le système c’est la poursuite du régime néocolonial qui nous régit depuis bientôt cinquante neuf ans, l’anti système c’est l’alternative souveraine et populaire. Le système c’est l’œuvre de ceux qui ont fait voter oui au referendum du 28 septembre 1958, sont à la base de l’éclatement de la fédération du Mali et du coup d’Etat contre Mamadou Dia qui incarnait les nationalismes sénégalais.

C’est ce système qu’il faut définitivement raser. C’est ce à quoi s’attèle la coalition SONKO PRESIDENT. Ousmane SONKO est ainsi le candidat de l’anti système. Ce faisant il est la cible privilégiée de tous ceux qui à l’intérieur comme en dehors de nos frontières, ont des intérêts intimement liés à la permanence du système. Tous les moyens sont aujourd’hui mis en branle pour le diaboliser et le présenter comme un monstre.

Les enjeux du maintien du système en place sont tellement immenses que rien n’est exclu pour faire échouer le candidat anti système, Ousmane SONKO, candidat de la coalition SONKO PRESIDENT.

Heureusement que le candidat anti système en soit très conscient et fait face avec courage et détermination aux adversaires identifiés de la souveraineté nationale et populaire. Ces différents propos le démontrent clairement quand il dit :

« Nous sommes des patriotes et nous n’avons le complexe d’aucune puissance étrangère. »

« Le Sénégal n’a plus besoin de messie ni de héros, mais d’une masse critique de citoyens conscients et qui ont le courage d’agir ».

Oui agir pour abattre le système et réaliser enfin la vraie indépendance nationale pour un Sénégal nouveau en étant prêt à tous les sacrifices qu’il entrevoit propos tenant ces propos dés son engagement dans l’action politique.

« J’ai toujours dit en réunion de bureau politique quand on démarrait notre action politique, que nous avons choisi la voie la plus difficile : celle de s’attaquer au système lui-même. Et tous ceux qui ont eu à s’attaquer à des systèmes de prédation, de criminalité financière, de domination des peuples ont pu perdre leur travail ou être exclus. Ca va de la radiation à la liquidation physique même.

 »Dakar le 12 Février 2019 Alla KANE,Membre du SP de Yoonu Askan wi/ Mouvement pour l’autonomie populaire.

Son cortège bloqué à Bignona : Ousmane Sonko rappelle à Macky Sall qu’on ne gouverne pas un pays par «un banditisme d’État»

https://www.dakaractu.com Ousmane Sonko est arrivé tard à Bignona où l’attendait comme depuis le début de sa campagne une énorme foule. Une fois sur le podium le candidat a rappelé à Aly Ngouille Ndiaye et Macky Sall qu’on ne gouverne pas un pays par un banditisme d’État. En effet, le pont Émile Badiane leur avait été fermé par les forces de sécurité, conformément à des instructions. Ousmane Sonko se dit qu’il les comprend, car le gouvernement les met dans des conditions difficiles…

Ziguinchor : un accident fait 17 blessés du côté dans un des convois d’Ousmane Sonko 

https://actusen.sn Les accidents notés depuis le début de la campagne électorale pour la présidentielle de 2019, se multiplient. En effet, après le convoi de la coalition Benno Bokk yakkar, occasionnant la mort de quatre gendarmes, c’est le convoi de la coalition “Sonko président” qui vient de subir un accident sur l’axe Bignona Ziguinchor.

Il s’agit des militants de Pastef qui quittaient la Zone de Cataba pour rallier la Bignona afin d’assister au meeting de la coalition Pastef. Et c’est à leur retour vers 1 heure du matin d’après le témoignage du candidat Ousmane Sonko, que leur car a buté sur un des troncs d’arbres dressés sur la route. Les faits se sont déroulés dans la nuit du mardi au mercredi.

“Il y a beaucoup d’obstacles sur les routes casamançaises et souvent, ce sont les populations qui mettent des troncs d’arbres. Apparemment, le chauffeur n’avait pas été assez vigilent et il est tombé un de ces troncs d’arbres. Ce qui a déséquilibré le véhicule qui a fait des tonneaux ayant occasionné des blessés”, a expliqué le président de la coalition Sonko président qui s’exprimait ce mercredi lors d’un point de presse tenu à son domicile familial.

Mais, il y a eu plus de peur que de mal car aucune perte en vie humaine n’est notée mais juste des blessés graves. “Ils étaient une trentaine (30) dans un car et parmi eux il y en a 17 qui ont des blessures qui partent de blessures légères à quelques blessures assez graves. Ils ont tous à l’hôpital régional de Ziguinchor”, a informé l’ancien Inspecteur des Impôts et des Domaines.

Poursuivant, Ousmane Sonko a décidé d’apporter son soutien à ces victimes en prenant en charge leurs soins médicaux. “Je suis très triste parce que c’est des blessés dont certains sont assez graves. Nous essayons de faire le nécessaire notamment, de prendre en charge tous ceux qui auront besoins de soins. Pour les évacuations, ce n’est pas encore établi. On nous a dit qu’ils attendaient les résultats des analyses”.

Ces militants, ajoute le candidat Ousmane Sonko, “sont tellement dévoués à la cause et c’est eux-même qui se cotisent pour prendre les cars et venir au point de ralliement. Ceux là, ont quitté la Zone de Cataba pour venir à Bignona. On peut éprouver un sentiment de culpabilité quand il y a des incidents de ce genre. On voulait marquer une journée de pause, mais après concertation, nous allons perdre un département parce que nous avions prévu de faire trois départements”.Mansour SYLLA,

les «Solutions» du candidat Ousmane Sonko

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo –Ousmane Sonko, 45 ans et benjamin des cinq candidats à la présidentielle au Sénégal, brigue pour la première fois la magistrature suprême avec l’ambition de s’attirer les suffrages de ses compatriotes grâce surtout à «Solutions», son livre-programme où la politique, l’économie et le social occupent une place prépondérante.

Sur le plan politique, le leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) compte, une fois élu président de la République, démissionner de son parti avant de se lancer dans une profonde réforme des institutions.

D’entrée, il promet de supprimer les fonds politiques pour les remplacer par des fonds spéciaux, puis il va rayer d’un coup de plume le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et le Haut-Conseil du dialogue social (HCDS).

Pour renforcer l’indépendance de la justice, Ousmane Sonko, ancien inspecteur des impôts et domaines radié de la fonction publique, va ôter à l’exécutif sa tutelle sur le Conseil supérieur de la magistrature qui, dans son fonctionnement, ne dépendra plus du ministère de la Justice. Après quoi, il instituera des juges des libertés administratives publiques.

Concernant les postes de directeurs et directeurs généraux dans la fonction publique, le candidat Sonko compte non seulement les nommer après des appels d’offre publique, mais également il va leur interdire de s’impliquer dans des activités politiques.

Exit le FCFA 

S’agissant des mesures économiques, le leader du Pastef promet de prioriser le secteur primaire appelé à soutenir l’économie nationale. Dans ce sens, l’élevage et l’agriculture seront unifiés pour former un secteur mixte.

Pour les ressources halieutiques, les règlementations seront appliquées avec plus de rigueur au bénéfice des populations locales. Dans ce cas, les « Solutions » d’Ousmane Sonko prévoient des audits et des renégociations pour les contrats, conventions et accords non profitables à l’Etat du Sénégal.

Toujours pour renforcer le tissu industriel, il est envisagé la création de zones industrielles adossées aux pôles régionaux avec de nouveaux centres de formation.

L’une des innovations phares que comptent apporter les patriotes dans le secteur monétaire est de sortir le Sénégal du franc CFA. Cependant, Sonko espère négocier cette sortie dans le cadre de la CEDEAO et de l’UEMOA pour la création d’une monnaie commune. À défaut, il n’écarte pas d’instituer « une monnaie autonome » pour le Sénégal dans le but, explique-t-il, de redonner au pays au souveraineté économique.

Pour la mobilisation des ressources, le programme « Solutions » veut apporter des innovations majeures. A cet effet, il est prévu d’instituer un fonds patriotique sectoriel doté d’un budget de 25 milliards de FCFA par an pour financer le secteur privé national. Dans le même objectif, il est prévu un fonds de pension de retraite et d’investissement pour les Sénégalais de la diaspora.

Autonomisation des femmes 

Quant aux mesures sociales du candidat de PASTEF, le rallongement du congé de maternité de deux à six mois et le reversement de la pension de la femme décédée à ses ayants droits constituent les décisions majeures pour la protection de la mère et de l’enfant.

Toujours pour l’autonomisation des femmes, le programme « Solutions » compte faciliter à la gente féminine l’accès au foncier en milieu rural avec des encadrements et des financements destinés à améliorer les conditions de vie des femmes.

Par ailleurs, il est prévu le recensement de tous les enfants de la rue pour leur identification à l’état civil et leur orientation dans les Daras (écoles coraniques) publics modernes.

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, Ousmane Sonko compte insister sur la professionnalisation de la formation dès le lycée en se basant sur la demande du marché local. De même, il est prévu de réorienter les établissements supérieurs vers un enseignement plus professionnel et de qualité.ARD/te/cat/APA

L’ŒIL DU SCRIBE UNE CHRONIQUE DE MADOU KANE : Le choix par défaut

http://www.enqueteplus.com Il a le fauteuil présidentiel en obsession. Depuis le Fort de Thiès, il pilonne sans répit le Palais de Dakar où crèche Macky, l’usurpateur d’un pouvoir qui lui était destiné.

Il en veut à son frère cadet qui a eu l’outrecuidance de lui chiper le bonbon à la crème présidentielle qui lui était destiné. Macky, en redoutable adversaire récidiviste, a eu le toupet de lui ravir Talla Sylla, l’édile de la citadelle imprenable. Un affront à laver ! Touché au cœur, il est en phase de perdre la bataille de Thiès et craint de capituler en 2019.

Sorti de l’aile protectrice de Wade, il a reçu des coups de Jarnac dans sa trajectoire d’opposant et de prince déshérité. Dépité, il s’est réfugié dans le confort de  l’hôtel Saint-James pour ne point humer l’air de son royaume de rêve empesté par les relents du clan Faye Sall.

En réalité, ‘’Ndamal Kadior’’ est victime de ses qualités intrinsèques qui le poussent à la faute. Au sein de Rewmi, il est le tout puissant Damel qui ne souffre d’aucune contradiction. L’homme de Thiès 44 est adulé par ses courtisans qui le portent aux nues. En Narcisse, il est imbu de sa personne et décapite tout collaborateur en lumière qui ose lui faire ombrage. Le chef use avec bonheur de sa matière grise et rechigne à mouiller le maillot pour capitaliser une popularité évanescente et en chute libre.

Son génie s’est révélé trop tôt et a contribué à la victoire historique de Wade. Précoce, mais impatient, il a voulu atteindre le Graal trop vite, en perturbant l’agenda d’une dévolution monarchique au profit de Karim, le faux frère.

 D’une éloquence exquise, fleurie de versets et de belles formules, il est tombé dans  les ravins de Bakkaa. Futé, il est souvent pris dans ses propres pièges.

Déchu puis battu, Idy survit dans un jeu qui révèle son immense talent de politicien.

Comme un sphinx, il renait de ses cendres. L’ex-futur 4e président rêve désormais d’être le 5e.

Une énième tentative pour ce joueur de génie qui a déjà perdu 2 sets  et dont le 3e lui serait fatal. Pour l’instant, il tient une balle de match pour une remontada de rêve.

Par le truchement de la loi scélérate du parrainage, il est devenu le capitaine d’une équipe de recalés, mais surchauffés et en ordre de bataille pour en découdre avec l’ogre Macky.

Nonchalant, dilettante, le dribbleur soliste au jeu si peu collectif a l’opportunité de renverser la vapeur et battre enfin un favori autoproclamé. Avec ‘’l’avoir’’ engrangé, les dividendes d’un contexte qui lui est favorable, Idy est dopé par le soutien attendu, mais tardif de Khalifa Sall. Après avoir nourri les vaines espérances du Pur, Khalifa vient à la rescousse de la coalition Idy-2019. Un ralliement de taille qui révèle un choix par défaut pour un candidat décidé à étouffer le chant du cygne.Idrissa Seck est-il  enfin parti pour savourer la cerise sur le gâteau ?

VIOLENCE MEURTRIERE DANS LA CAMPAGNE ELECTORALE : Une démocratie piégée par ses acteurs

http://www.enqueteplus.com Les devins, les catastrophistes et les Cassandre auront vu juste, si la journée de violence et de morts d’hier 11 février devrait se rééditer dans l’un quelconque des jours qui nous séparent de l’élection présidentielle de février 2019. Deux morts à Tambacounda dans les ratonnades entre deux camps de militants de deux candidats, un bus de caravaniers du Parti de l’unité et de rassemblement (Pur) qui a heurté à mort un jeune homme, des autocars en flammes et le sang qui coule à flot du corps d’une des victimes dont l’image fait encore le tour des réseaux sociaux. Déjà que, dimanche dernier 10 février, quatre gendarmes ont péri dans l’accident de leur véhicule. La campagne électorale est partie pour être des plus violentes, des plus meurtrières… Huit journalistes ont été blessés dans l’assaut contre le bus les transportant.

Images choquantes aussi que celles de deux camps entre lesquels s’interposent des policiers anti-émeutes. On se bat à coups de demi-briques de ciment et de toutes autres armes qui sont tout sauf des jouets. De la violence dans toute sa laideur et dans toute son horreur macabre, surtout celle de ce jeune homme se vidant de son sang. A leurs corps défendant, des journalistes couvrant la campagne électorale se sont retrouvés victimes collatérales ou cibles sciemment choisies. Avaient-ils ces ‘’gilets presse’’ censés les protéger contre les exactions et agressions des uns et des autres, des agressions d’où qu’elles viennent, de quelque camp que soient les agresseurs ? Certains des reporters agressés voyageaient à bord d’un véhicule mis à leur disposition par l’équipe de campagne du candidat présidentiable.

Hélas, il y a là un risque, puisqu’ils ne sont pas nombreux parmi les nervis à mesurer le sens et la portée d’un journaliste en mission commandée, a fortiori quand il arbore un gilet presse. Certains de ceux qui savent lire se tamponnent des symboles et des sacrilèges, l’essentiel et la délectation, pour eux, étant de faire mal. On ne le dirait jamais : un journaliste qui voyage dans le convoi d’un candidat en campagne autant qu’un reporter se déplaçant dans une colonne militaire devient une cible objective. Les cris ‘’Presse ! Presse !’’ des reporters de Wal Fadjri ne les avaient point sauvés des coups et du vandalisme des talibés de Cheikh Béthio Thioune, lors de la campagne électorale de février 2012. Auraient-ils raison alors les organes de presse qui optent pour l’autonomie complète de leurs envoyés spéciaux ? Il est vrai qu’au vu de l’identité des victimes, cette distance vis-à-vis des caravaniers ne protège pas de tous les dangers, ni des arbitraires aveugles. Le groupe Futurs Médias a décidé de suspendre la couverture de la campagne d’El Hadj Issa Sall, candidat du Parti de

l’unité et du rassemblement (Pur), deux de ses reporters ayant été blessés dans les violences.

Chantée à travers le monde comme un modèle, la démocratie sénégalaise est, pourtant, pleine de paradoxes dont le principal est cette violence initiée par des fanatiques et encouragée en sourdine ou à haute voix par des leaders qui semblent vouloir se prouver à eux-mêmes et aux autres par un discours extrémiste.

L’un des prototypes n’est autre que l’ancien président de la République, Me Wade soi-même, qui a appelé à brûler des bureaux de vote et des cartes d’électeur-d’identité. Une démocratie dans le discours et les proclamations, mais dont les acteurs peuvent, sans craindre la contradiction, appeler leurs troupes au coup de feu (au propre comme au figuré). ‘’La démocratie sénégalaise/ou ‘’à la Sénégalaise’’   charrie souvent de ces paradoxes qu’on s’étonne de constater dans un tel système politique, écrivions-nous dans un éditorial sur www.seneplus.com, à moins de deux semaines de la campagne électorale en cours.

Les acteurs, du côté du pouvoir comme de l’opposition, clament leurs convictions dans ce système, mais se laissent aller à des actions et à des proclamations fort insolites, voire en contradiction formelle avec le jeu démocratique. En lieu et place de confrontations d’idées, on assiste plutôt à ce que le leader syndical Iba Ndiaye Diadji appela un  ‘’débat physique’’. Et les tirades entendues de part et d’autre, ces temps-ci, laissent croire que les urnes ne seraient qu’une clause de style et que la violence va trancher l’adversité.

Une démocratie sénégalaise en est-elle une, tant que sa marche et son exercice doivent toujours se faire dans la violence et le sang ? La réponse  (négative)  tombe sous le sens.Jean Meïssa Diop

LE BILLET DE DEMBA : QUAND LES PYROMANES PLEURNICHENT

EXCLUSIF SENEPLUS – Quand on ferme les yeux sur le vandalisme de ses militants ; alors on est peu crédible à menacer des foudres de la Justice non pas tous les auteurs des violences, mais seulement ceux de l’autre camp

Étrange Sénégal où on peut passer allègrement et sans honte, de pyromanes compulsifs à la colombe blanche striée du sang des victimes de vos appels guerriers au recrutement de nervis délinquants sociaux pour bouffer de l’opposant ; à l’autodafé des cartes électorales et autres urnes pour venger un fils exclu d’un combat que vous estimez truqué.

Oui, ce pays est merveilleux des hypocrisies largement partagées, des démissions acceptées des élites qui devaient être au front et à la tête du combat pour l’élection dans une démocratie et une République exemplaire et non ces pâles copies qui enfantent depuis des décennies, des monstruosités politiques et des gouvernants prédateurs.

A y regarder de près, c’est bien le rapport aux richesses qu’offre le pouvoir sous nos cieux, la boulimie d’enrichissement sans cause (méritoire) ; l’impunité qui encourage les prédations ; la sélectivité d’une Justice qui, semble t-il, a depuis longtemps, renoncé à être juste et équitable. Du fait de ses relations souvent incestueuses avec les distributeurs de prébendes, modeleurs et « développeurs » de carrières. Elle a beau crier de temps à autre « l’injustice » qui leur est faite, elle peine à convaincre, à être celle qui sert le peuple.

Dans ces jeux de « fais moi peur, je te fais peur avant que je te tue », qui semble-t-il est propre aux campagnes électorales des Républiques atrophiées (que je préfère à bananières), les victimes premières et collatérales sont toujours les chairs à canon, cette masse aliénée qui croit que son avenir dépend de celui ou celle qui lui vend des rêves d’un avenir paradisiaque alors qu’ils ont échoué à seulement construire un présent…vivable.

Tous les morts des faits électoraux sont des morts inutiles, voire futiles, parce que voyez-vous, ils n’auront même pas droit à une justice juste, même si elle ne sera jamais réparatrice. Parce que voyez-vous, je doute qu’on puisse réparer les dégâts de la mort, on peut juste mettre un peu de baume aux cœurs meurtris des vivants touchés dans leurs chairs, en punissant les coupables directs et, les responsables qui, par leurs discours et appels incendiaires permettent aux égarés, ceux qui prennent au pied de la lettre, les paroles imbéciles de dirigeants prêts à tout pour le pouvoir…

Quand on recrute des tueurs incultes et qu’on les arme de coupe-coupes et autres armes blanches et que l’on sen vante publiquement ; quand on dit d’un candidat que sa place est en prison et non dans les médias et que les milliers de militants qui prennent part à ses meetings à Ziguinchor sont tous des rebelles ; quand on ne punit pas les vandales et autres adeptes des salles de musculation et des arènes qui saccagent les sièges de ses adversaires ; quand on ferme les yeux sur le vandalisme de ses militants ; alors on est peu crédible à condamner du bout des lèvres et à menacer des foudres de la Justice non pas tous les auteurs des violences, mais semble-t-il, seulement ceux de l’autre camp.

Sans jouer à l’oiseau de mauvais augure, je doute que les violences meurtrières de Tambacounda de ce mardi rouge, soient les dernières de cette campagne électorale 2019. Parce que rien (voire si peu) n’est fait pour dissuader les récidives. Au contraire…dndiaye@seneplus.com

YONNU YOKKUTE–PSE, LE VRAI BILAN DU « SALLTENNAT » PAR OUSSEYNOU NAR GUEYE

Nous sommes passés experts avec ce régime dans les méthodes permettant de masquer les réalités socio-économiques d’un pays encore qualifié par la communauté internationale de pauvre et dont le pouvoir nous dit qu’il est émergent

Depuis plus de dix jours, le candidat sortant Macky Sall fuit le débat démocratique et la confrontation de programmes dans cette campagne avec les autres candidats, se contentant de tentant d’hypnotiser les électeurs. Il fait le sourd – non muet sur les tares de sa gouvernance et de la politique économique qu’il a déterminé. Il tente de nous faire croire qu’il a fait sienne la boutade galvaudée qui veut que l’élection présidentielle est « la rencontre d’un homme avec son peuple ».

Nous réfutons cette acception monarchique de l’élection présidentielle

, issu de l’exemple despotique du président français De Gaulle. Elle mène à tous les abus de pouvoir auxquels nous avons assisté ces 7 dernières années. Pour nous, coalition Idy2019, l’élection présidentielle est la validation par le  peuple du chef de file de l’équipe porteuse de la meilleure offre programmatique pour un développement social et économique durable et la mieux en capacité  de gouverner le pays, dans la recherche constante de consensus et de respect des équilibres.

A cet égard, dans le pays de diversités et d’équilibres qui est le nôtre, le peuple veut une coalition au pouvoir d’Etat. Et non un deus ex machina, sorti de la cuisse de Jupiter et descendu de sa tour d’ivoire le temps d’une élection, pour y remonter à nouveau, une fois élu. La preuve en est, si besoin, que  tous les 5 candidats vont à l’élection en coalition, y compris le candidat sortant Macky Sall .

De ce qui précède, il est clair que le candidat sortant Macky Sall doit rendre des comptes pendant la campagne présidentielle, après que les Sénégalais lui aient donné 20 000 milliards de budget, pour son quinquennat de 7 ans, alias le Salltennat. Au nom du peuple sénégalais et en prenant à témoin celui-ci, notre candidat Idrissa Seck exercera son plein droit, et même son devoir impérieux, de demander des comptes à Macky Sall, qui a déterminé la politique de la nation, impulsé et parrainé toutes les pratiques de gestion des affaires du pays durant 7 ans.

Certes, tous les Sénégalais sont d’égale dignité dans leur ambition à servir le pays, par l’action politique. Toutefois, nous ne pouvons pas laisser le bénéfice du doute à celui qui a déterminé la politique de la nation et géré avec ses équipes, parce que nous l’avons vu à l’œuvre et au pied du mur. Nous devons donc mettre sur la table et parler de son actif balbutiant  et embryonnaire, comme de son passif énorme qui nous mène droit dans le mur. Quand on présente un bilan, on se doit de faire aussi la reddition des comptes qui va avec.

Le PSE n’est pas le programme de Macky Sall. Le programme pour lequel il a été élu par défaut durant la non-élection de 2012 (non-élection car seuls lui et Abdoulaye Wade ont fait campagne, tous les autres candidats étant dans un combat de principe contre un troisième mandat abusif de Wade), ce programme-là, c’est le Yonnu Yokkuté. Après coup, une fois élu, Macky Sall a fait concocter un PSE,  

« Plan pour Servir l’étranger », selon nous

, par le cabinet américain Mc Kinsey. Cabinet expert en tout, notamment en plans de libéralisation des économies pour servir les intérêts des multinationales qui sont ses clients, mais aussi en études de faisabilité et autres sondages d’opinion. Mc Kinsey, surtout connu  pour ses scandales de corruption en milliards, pour lesquels il suffit de se rendre sur l’encyclopédie en ligne Wikipedia pour être renseigné. Le PSE, Plan pour Servir l’Etranger, ce sont  27 projets dits phares qui ne sont pas structurants car sans cohérence autre que de créer un goulot d’étranglement à l’entrée de Dakar avec la nouvelle ville de Diamniadio, d’une part, et d’autre part, de laisser les multinationales étrangères s’accaparer les secteurs clés en rapatriant au passage la totalité des dividendes de leurs activités dans leurs pays respectifs, sans transformation structurelle de notre économie, ni valeur ajoutée pour  notre pays.

Ce jugement n’est ni raciste, ni xénophobe

, car l’auteur de ces lignes est issu de la diaspora sénégalaise, a été par ailleurs directeur d’Alliance française, travaillant avec la coopération française au Sénégal et enfin, est père d’un enfant de nationalité française. Ce qui est en débat ici et maintenant, c’est que nous n’avons pas non plus le complexe de l’étranger. Quitte à faire appel à l’étranger, Macky Sall aurait dû, pour avoir un PSE qui sert les intérêts du Sénégal, faire appel comme  notre candidat Idrissa Seck à l’expertise des innombrables talents sénégalais, qui vivent et travaillent à l’extérieur du Sénégal. Comme Idrissa Seck a aussi fait appel pour la mise en musique de son programme à nos compatriotes qui vivent au Sénégal, dans une compréhension univoque de l’égale dignité entre Sénégalais du Sénégal et Sénégalais de la diaspora.

Au total donc, le PSE est un plan de l’Etat du Sénégal commandé au cabinet américain précité, plan qui souffre des tares originelles et structurelles déjà évoquées. Avec en plus, un horizon temporel, 2035, qui ne mange pas de pain et qui permet à ceux qui le proclament d’être surs de ne plus être aux responsabilités étatiques pour avoir à rendre des comptes au peuple et d’être absous par le tribunal de l’Histoire, toujours indulgent avec les reliques politiques. A cet égard, le fameux taux de croissance dont le régime Sall se prévaut, croissance réexportée pour l’essentiel, est d’ailleurs déclinant d’année en année: 7,2% en 2017, 7% en 2018 et 6,7 % projeté en 2019. Un taux de croissance avec extraversion vers l’étranger des richesses créées, qui ne permet  aucunement de résorber le chômage, notamment celui des jeunes. Un chômage dont l’ANSD nous dit que le taux est de 15%, quand la Central Intelligence Agency (CIA) assure que ce taux de chômage est de 40% en réalité. Car nous sommes passés experts, avec ce régime Sall, dans les méthodes de calcul qui permettent de masquer les réalités socio-économiques d’un pays encore qualifié par toute la communauté internationale de PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) et dont le pouvoir nous dit qu’il est « émergent ». Concluons ici, en rappelant que sur 54 pays africains, 37 ont lancé un plan visant à devenir émergent à moyen terme, comme l’écrit le journal Le Monde.

Jugeons donc le candidat sortant sur son Yonnu Yokkuté tant chanté et dont on essaie de nous faire accroire que le PSE est une extrapolation. Ce qui est faux comme nous l’avons démontré, et lequel PSE est carrent pour faire émerger le Sénégal, comme démontré par l’évaluation de sa première phase en 2018.

Voici les 10 « grands engagements » de Macky Sall en 2012, dans son Yonnu Yokkuté, qu’il n’a aucunement respecté et a complètement trahi :

1/ Réhabilitation du chemin de fer Kayes – Tambacounda-Dakar : en 2019, Macky Sall  remet cela sur le tapis après avoir trahi son engagement de 2012. Le pivot de notre dream team Idy 2019, Idrissa Seck, a bien mis ce point important au centre de son programme économique, ce qui fera de Tambacounda un pont puissant vers l’hinterland de la CEDEAO et de l’UEMOA. Et Idrissa Seck le réalisera. .

2/ Construction de dix nouveaux hôpitaux de niveau régional : on est très loin du compte. Inutile d’épiloguer.

3/ Construction du pont de Rosso : cette infrastructure n’est pas ébauché. Ce qui est aussi le lieu de rappeler que le pont sur le fleuve Gambie inauguré à Farafégny par Macky Sall est un édifice qui appartient à la Gambie et non l’État du Sénégal.

4/ Créer une industrie pharmaceutique locale : ceci n’a pas été fait.

5/ Créer un incubateur d’entreprises dans chaque région : nous attendons encore.

6) Faire passer les sages du Conseil constitutionnel de 5 à 7 et faire nommer un des sages par l’opposition parlementaire : il a porté le nombre à 7 et totalement écarté l’opposition du processus de nomination des juges du Conseil constitutionnel, prérogative dont il s’est entièrement accaparé.

7) Présence capitalistique minimale de 25% du secteur privé national dans les secteurs clés où investissent les multinationales étrangères (Télécoms, mines, BTP…) : on en est très loin, et le Conseil National du Patronat sénégalais qui se définit comme « le parti de l’entreprise », a bien raison de dire qu’on est encore très loin du compte, en l’absence de volonté politique de celui qui dirige le Sénégal depuis 7 ans.

8) Réhabiliter le Petit Train Bleu Dakar-Rufisque-Thiès : cela n’a pas été fait. Nous continuons à assister au spectacle indigne de passagers du Train Bleu qui au départ de Dakar, à 18h, escaladent les fenêtres du train pour être sûrs de trouver une place assise ou un espace où se tenir debout jusqu’à Thiès. A la place, le PSE de Macky Sall nous a imposé un clinquant TER sur 37 000 mètres, qui nous aura coûté 1200 milliards.

9) Mettre en place le FAISE, mécanisme de captation cohérente et d’orientation des investissements de la diaspora sénégalaise : le FAISE a été bien mis place, mais avec une mission totalement à l’inverse de ce qui était promis. Au lieu d’attirer les investissements de la diaspora pour des projets structurants, le FAISE a fini en fonds d’octroi de financements à des Sénégalais de l’étranger sur une base de clientélisme politique.

10) Limiter le gouvernement à 25 ministres maximum : On serait tenté de dire « least, but not last » pour paraphraser l’adage. Car un mois seulement après son élection, Macky Sall trahissait cet engagement, pour aboutir à un gouvernement inflationniste, avec en plus une flopée de ministres-conseillers et des secrétaires d’État vite rebaptisés ministres, pour siéger dans un Conseil des ministres populeux. Notre candidat Idrissa Seck s’engage lui bel et bien à limiter la taille du gouvernement à 25 ministres. Et il le fera.

Macky Sall doit donc se soumettre à la reddition des comptes et rendre le tablier, parce que battu démocratiquement, du fait qu’il est sociologiquement minoritaire, avec sa « minorité présidentielle » Benno Bokk Yaakar (seulement 49% aux législatives, moins de la moitié des Sénégalais). Afin que nous ne continuons pas sur le chemin d’oppression et de régression du « Yonnu Yaakkuté ». La sanction du peuple souverain est attendue le 24 février prochain. Nous espérons et travaillons à ce qu’elle aille dans le sens de sortir le sortant Macky Sall. Pour ouvrir la voie à la mise en place de politiques publiques endogènes et de redressement national, portées par l’équipe expérimentée, vertueuse et gagnante dont Idrissa Seck assure le leadership.

Avec en tête, deux uniques préoccupations : garantir les intérêts supérieurs du Sénégal et améliorer le bien-être collectif de tous les Sénégalais.Ousseynou Nar Gueye est Secrétaire national à la Communication et à la Coopération africaine de S.U.DCoalition Idy2019

LES MÉDIAS SONT-ILS FACILITATEURS OU ACTEURS PARTISANS ? PAR BABACAR DIOP BUUBA

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Quels effets auront les nouvelles lois relatives aux données personnelles sur l’audiovisuel, sur les technologies de l’information et de la communication ? Quels effets auront les changements dans l’équipe ?

#Enjeux2019Du 25 juin au 1er juillet 2005, le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, en partenariat avec le Club de Veille pour la Paix en Afrique de l’Ouest, avait organisé, à Cotonou, un Forum des partis politiques, des médias et de la société civile en Afrique de l’Ouest sur le thème : « La construction de la paix et de la démocratie en Afrique de l’Ouest ».

Parmi les recommandations, on pouvait relever certaines concernant spécifiquement les professionnels de la communication et d’autres concernant leurs relations avec les partis politiques et la société civile (actes du Forum, pp. 134-137)

Quand la lumière venait du Bénin

Les participants avaient fait les propositions suivantes :

Utiliser les langues régionales de grande communication et former les journalistes dans ces langues ;

Créer des agences de presse régionales pour alimenter les médias de chaque pays en informations africaines et renforcer la PANA ;

Utiliser les nouvelles techniques de l’information et de la communication (NTIC) pour la promotion d’une information régionale ;

Encourager la couverture des conflits ou autres évènements par des journalistes d’autres que ceux en conflits ;

Rédiger au niveau régional un protocole sur le renforcement des capacités de la presse africaine et sur la protection des journalistes dans l’exercice de leur fonction ;

demander aux médias de s’engager pour être garant de la pluralité de l’information, en donnant une place égale et juste aux différents acteurs sociaux : société civile et partis politiques, sans être partenaires inféodés à ceux-là ;

Créer un lieu de rencontres et d’échanges entre journalistes chevronnés et jeunes recrues pour améliorer la qualité du traitement et l’esprit de responsabilité ;

Renforcer les capacités des organes d’autorégulation et accroître la légitimité des organes de régulation en garantissant leur représentativité, en respectant l’esprit de la pluralité politique, etc. ;

Rendre viables les entreprises de presse, en imposant à tout entrepreneur privé des critères précis : capital, local, conditions de travail des salariés, nombre, et augmenter l’aide publique, sans autre condition que la représentativité, le poids et la régularité des médias ;

Elargir les règles aux radios communautaires afin qu’elles puissent faire de l’information générale ;

Signer des conventions collectives garantissant les droits des professionnels des médias

Le miroir sénégalais

Dans un document de la Commission Economique pour l’Afrique, datée de 2003 sur le thème : « Médias africains et technologies de l’information et de la communication (TIC) au service du développement », quelques pages consacrées au Sénégal donnent une certaine idée de la perception relativement favorable que des observateurs étrangers pouvaient avoir du Sénégal au début de la première alternance politique post indépendance (op. cit. 117). Ce regard est tout à fait différent de celui porté par Jacques Habib Sy dans son ouvrage datant de la même année et intitulé : « Crise de l’audiovisuel au Sénégal »

S’il fallait réduire la substance de cet ouvrage à une formule immédiate repérable, il faudrait la trouver dans le constat suivant : « il y a dans notre télévision nationale alimentée par nos sous et le labeur harassant et ingrat de tous les Sénégalais, trop de propagande politique, trop de la famille biologique et politique du chef de l’Etat, trop de parti pris d’une confrérie religieuse au détriment d’autres communautés confessionnelles, trop de discours et pas de résultats visibles palpables, trop de prosélytisme religieux, alors qu’il revient à l’Etat d’être impartial, de mettre tout le monde au travail et sur un pied d’égalité, et surtout, d’éviter de rompre les équilibres de stabilité de la Nation et du pays (l’accès équilibré de tous à la terre, aux richesses et aux opportunités, l’accès de tous à la couverture équilibrée des nouvelles et l’information, la juste rémunération du labeur paysan, l’équidistance que doit observer l’Etat entre toutes les confessions religieuses, la baisse des prix scandaleusement élevés du téléphone, de l’eau et de l’électricité : et surpriorité des priorités, l’accès des jeunes à des emplois réels et non fictifs tels ceux proposés sur le petit écran.

Comme la télévision nationale est muette, sur toutes les dérives sociales et bien d’autres beaucoup plus graves, voire terrifiantes, il est temps, encore une fois, de tirer la sonnette d’alarme. La Nation est malade, très malade. Les maux dont elle souffre sont aggravés par la télévision nationale à travers un dévoiement collectif des mœurs, dévoiement activement promu par des émissions télévisuelles qui sont une insulte à notre ethos collectif et à notre dignité, il est légitime de pointer du doigt la corrélation étroite entre tourisme sexuel qui a très gravement avili la dignité de nos jeunes garçons et filles à la fleur de l’âge,  mais pris dans le désœuvrement et le tournis de la prostitution, de la drogue, des « deals » à faire vomir, du trafic de jeunes filles à une échelle insoupçonnable, à travers des circuits parallèles protégés par la corruption ambiante. Ce n’est que de se promener dans Dakar et sa banlieue, de jour ou de nuit, dans les villes principales ou secondaires, les marchés hebdomadaires provinciaux et parfois jusque dans les villages reculés pour se rendre compte que l’élan de la Nation, son enthousiasme, voire son innocence, sa dignité, sa fierté se sont brisés par endroits dans des proportions gigantesques.

Prenons garde. Et expliquons-nous sérieusement dans la prise en parole, dans l’organisation collective et la mobilisation citoyenne. Il n’est pas tache plus urgente pour l’heure que la démocratisation du secteur audiovisuel. L’alternance qui s’est réalisée à la télévision a été dévoyée, détournée d’une trajectoire qui aurait pu (et là réside toute l’ambigüité du « modèle » sénégalais) être calée dans les aspirations populaires. Elle a déçu les attentes et l’espoir d’une nouvelle gestion de la gouvernance publique accoucheuse d’un sens plus aigu de la justice sociale et d’une répartition des richesses et des produits du travail.

Il se fait tard, il est important de le dire. Il est encore plus important de travailler à l’avènement d’une aube vraiment nouvelle. Une aube épurée des marchands d’illusions, des contrebandiers politiques et idéologiques tapis dans les rangs « civils » à des fins obscurément « citoyennes », mais déjà démasqués par le projet de contrôle politique dont ils sont porteurs. Le Sénégal a certainement atteint l’âge de la maturité démocratique malgré tout le chemin qu’il lui reste à parcourir et saura faire jeter bas les masques, tous les masques.

L’Etat devrait participer à cet élan généreux en assainissant le contenu de notre télévision, en la rendant plus « nationale », dans son contenu, plurielle et moins sectaire mais surtout davantage engagé dans la lutte pour une télévision démocratique réellement au service de tous et hautement soucieuse des valeurs de justice sociale, de transparence dans la gestion administrative et programmatique et d’équité dans le façonnement des messages politiques, sociaux, culturels et économiques. J.H.S, Dakar, mai 20à3 » (In Crise de L’audiovisuel au Sénégal, Dakar, 2003, p. 27-29).

La même année 2003, Sidy Lamine Niasse (Paix et salut à son âme) systématisait son itinéraire dans un ouvrage : « Un arabisant entre presse et pouvoir ». Il revient sur les acteurs, sur leurs constantes et responsabilités

« Depuis le magistère d’Abdou Diouf, l’Exécutif a souvent eu des rapports mi-figue, mi-raisin avec la presse privée. Pour se donner des périodes de grâce appréciables dans le contexte social explosif de l’ajustement structurel, les présidents Diouf et Wade ont eu recours à la subvention, à la presse (une pratique observée dans plusieurs pays de la sous région, sans doute, sous l’effet des contestations syndicales ou patronales du monde médiatique). Le montant de cette subvention dont l’utilité a encore été contestée par les patrons de presse reçus par le chef de l’Etat, laisse des zones d’ambigüité qui permettent au pouvoir d’entrer dans les bonnes grâces de la presse privée ou procéder à une stratégie distributive à géométrie variable. Cette stratégie ne représente donc pas encore un pas décisif dans le développement d’une véritable industrie médiatique solidement plantée sur ses deux jambes, l’une permettant un équilibre satisfaisant entre les exigences de liberté d’opinion et d’expression  et une objectivité non fébrile dans la couverture de l’actualité et des évènements, et l’autre, permettant au patronat national allié aux forces de son choix de mettre en place des industries de plus en plus spécialisées et rentables d’efficacité (dans la production indépendante, la production filmique, la production radiophonique, la production télévisuelle, théâtrale, le concert musical de nature philharmonique ou de show business au sens large, etc.) Cette recherche d’un équilibre interne par la presse elle-même et par l’Etat en coopération avec les forces privées qui contrôlent l’industrie médiatique encore dans l’enfance, sont les deux mamelles qui nourriront une industrie médiatique sevrée de tous les vices qui l’empêchent pour l’instant de s’assumer pleinement » (op. cit. p. 115-121).

La situation a-t-elle changé depuis 2003 ?

L’analyse du traitement des campagnes électorales permet d’apporter quelques éclairages.

Dans un numéro hors-série des Cahiers de l’Alternance, la Directrice du CESTI  Eugénie Rokhaya AW avait alors montré l’évolution de la presse (op. cit. p. 5).

Après l’étude menée en 2005, le CESTI a produit une seconde en 2016. Le Directeur d’alors, le professeur Ibrahima Sarr souligne :

« Concernant les médias au Sénégal, force est de reconnaitre qu’ils jouent un rôle éminemment important dans la société dont ils ne sont pas simplement un maillon, mais plutôt un levier de toute première importance. Ils sont des outils incontournables dans la promotion d’une culture de la démocratie. En se fondant sur l’histoire politique de notre pays, on peut dire, c’est dans les années 1980, que les médias ont commencé à jouer véritablement leur rôle. Même si les débuts de la presse dans notre pays datent de 1886 avec la mise en circulation du Réveil du Sénégal et du Petit Sénégalais lors des législatives de la même année et même si le pluralisme était de mise, cette presse était plutôt la traduction d’une longue lutte sociale au Sénégal.

Cette presse coloniale trainait de lourds handicaps. Elle était essentiellement d’opinion, au contenu politique fort marqué. Elle avait donc une mission de prosélytisme politique. Il s’y ajoute que cette presse était soutenue par des groupes d’intérêts économiques (les commerçants indépendants, les maisons de commerce marseillaises et bordelaises) ou raciaux (blancs, métis, autochtones). Et enfin la vie politique était limitée aux quatre communes et aux évolués, ce qui limitait l’influence de cette presse. Après la Constituante de 1946 et l’élargissement de la vie politique au pays de protectorat, consécutivement à la loi Lamine Guèye en Mai 1946 (citoyenneté française), cette presse dans le cadre de lutte pour l’indépendance resta une presse de propagande.

Sous Léopold. S. Senghor (1960-1980), les médias n’ont pas assuré le rôle de promoteurs de la démocratie. Le journaliste était perçu comme « agent du développement » en raison d’un facteur éxogène : « la théorie de la modernisation », développée par des chercheurs américains dont Daniel Lerner et Wilbur Schramm. Pour ces derniers, on peut s’appuyer sur des médias pour développer les pays du Tiers-monde, tout au long des années 1960, l’UNESCO s’est fait le relais de ce paradigme dans les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. En outre avec le parti unique de fait et la mise en place de procédures autoritaires par le président Senghor, les médias publics étaient sous haute surveillance. Un contrôle s’exerce sur la radio, en raison du rôle important qu’elle joue dans les crises politiques : éclatement de la Fédération du Mali, crise au sommet de l’Etat, Mai 68 à Dakar. La radio devient un moyen de justification et de légitimation du pouvoir. Quant à la presse d’opinion de l’opposition, elle est réduite à la clandestinité alors que les journaux privés d’informations générales – Afrique Nouvelle, Africa, le Politicien, Promotion, se sont heurtés à l’humeur du président Senghor.

C’est depuis le milieu des années 1980 que les médias sénégalais ont commencé véritablement à jouer le rôle de promoteurs de la démocratie en raison du multipartisme intégral, de l’émergence d’une presse privée dynamique, professionnelle, équidistante du pouvoir et de l’opposition, de l’ouverture du paysage audiovisuel et de l’introduction du wolof – langue parlée par 80% de la population sénégalaise – dans le traitement de l’information.

Le Sénégal a connu sa première alternance politique le 19 mars 2000, avec l’arrivée d’Abdoulaye Wade au pouvoir. Il ne nous semble pas utile de revenir sur la contribution des médias à cet évènement historique du Sénégal postcolonial. Ce qu’il faut noter est qu’après la lune de miel, près de trois ans après l’alternance, le président Wade (2000-2012) n’était plus d’humeur à supporter la liberté de ton d’une presse qui dénonçait sa gestion autoritaire du pouvoir et le non-respect des promesses électorales. Il est vrai que les dérives de la presse privée ont permis au pouvoir politique de s’acharner sur elle. Il est encore tôt de faire le bilan de l’évolution des médias sous Macky Sall, au pouvoir depuis 2012.

La presse sénégalaise, au cours de la dernière décennie, a beaucoup perdu de sa qualité. Elle sombre parfois dans une sorte de « journalisme grand-place » (ce qui fait la part belle aux rumeurs) et s’implique de plus en plus dans les luttes politiques et économiques. Mais quelles que soient leurs imperfections, les médias sont indispensables à toute société démocratique. On doit les aider à assumer leur rôle dans le cadre de la démocratie, en mettant l’accent sur la formation et la responsabilisation des journalistes. Ceux-ci doivent aussi favoriser un accès démocratique à l’espace public en « élargissant le cercle de la parole ». Mais, il faut aussi plus de responsabilité chez les hommes politiques : ne pas instrumentaliser les médias, donner les coudées franches aux médias du service public, ne pas sombrer dans la spectacularisation de la communication politique, ne pas céder à la « dictature de l’urgence » ou de la pression de l’information et de l’évènement. Car le temps médiatique et le temps politique n’ont pas le même régime d’historicité ; enfin les politiques doivent revaloriser leur rôle, qui est d’agir sur la réalité. Des vœux pieux ! »

Dans cette même livraison, on peut lire : « Zapping sans limite : Les investisseurs dans le domaine audiovisuel sont à Dakar pour l’essentiel. On y dénombre plus d’une vingtaine de chaines de télé, en attendant le numérique ».

Sud quotidien n° 7698 du 11 Janvier 2019 a récemment fait le point sur l’utilisation des TIC par les candidats les plus en vue à l’issue du premier filtrage basé sur le parrainage béni par le gouvernement et la majorité présidentielle. Il s’agit de la guerre des réseaux sociaux, Idy, Sonko et Karim, … la toile en mire

Karim Wade est dans la bataille, Idrissa Seck est très présent sur les réseaux sociaux. Macky serait suivi par 1 221 000 internautes, sur FaceBook et Twitter, Madické serait en communion avec 16 678 internautes, Khalifa Sall avec 313 506 internautes, Issa Sall avec 4 264 internautes, O. Sonko est une véritable icône sur FaceBook

La nuit du 31 Décembre 2018, a été l’occasion de vérifier des tendances fortes.

Zoom sur 2019

Le président de la République, candidat, à sa propre succession non seulement a présenté son bilan, mais s’est offert, par le canal du médium public, qu’est la RTS, un face-à-face prolongé avec la presse avec des risques mesurés. Ses réponses aux questions délicates vont édifier beaucoup de Sénégalais sur sa vraie nature. Sur d’autres plateaux, le zapping aidant, on a pu déceler d’autres préférences : ainsi la 2STV n’a pas manqué d’avoir un invité spécial, Ousmane Sonko, leader du Pastef présent sur le terrain et sur les réseaux sociaux, d’autres chaines, comme TFM, ont organisé des tables rondes avec des représentants des différentes forces politiques. Mieux, un des PDG de groupe de presse, en l’occurrence Elhadj Ndiaye de la 2 STV, a été bien inspiré pour dire que « celui qui va gagner lors des prochaines élections sera confronté à des problèmes complexes ».

Quels effets auront les nouvelles lois relatives aux données personnelles, sur l’audiovisuel, sur les technologies de l’information et de la communication ?

Quels effets auront les changements dans l’équipe du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel ? L’avenir nous édifiera.

#Enjeux2019

Babacar Diop Buuba est universitaire, professeur titulaire de classe exceptionnelle en Histoire ancienne à l’Ucad. Il a été exclu dès les premières réunions du Mouvement pour la Libération des Femme (MLF) en France dans les années 80, comme d’autres militants curieux. Babacar Diop Buuba a participé dans la même période à un séminaire des femmes à Thiès comme unique participant masculin. Il a récidivé dans les années 90 à Capetown dans le cadre du GEO (Gender Education Office de l’ICAE, le Conseil International d’Education des Adultes.

Mairie de Dakar : Soham Wardini reçoit l’ambassadeur des États-Unis

Seneweb.com La mairesse de la ville de Dakar, Soham Wardini, a reçu en audience, hier mardi 12 février, l’ambassadeur des États-Unis à Dakar, M. Tulinabo Salama Mushingi.

Selon L’As, rien n’a filtré de cette rencontre. Mais, croit savoir le journal, elle est une simple visite de courtoisie. Ce, après la prise de fonction de la remplaçante de Khalifa Sall.

Caserne Samba Diéry Diallo : levée des corps des gendarmes décédés dans l’accident de Sédhiou

https://actusen.sn La levée des corps des quatre gendarmes ayant péri dans l’accident à Sédhiou a eu lieu ce mercredi matin à la Caserne Samba Diéry Diallo. Leurs dépouilles ont été remises à leurs proches qui procèderont aux inhumations. Mouhamadou Ba sera inhumé à Joal, Abdoulaye Mbodj à Thiès, Waly Sarr à Diofior et Amedou Diouf à Koumbal.

Le Colonel Charles Dick Thiam, Commandant-adjoint de la Gendarmerie mobile a prononcé l’oraison funèbre en présence des familles des défunts. «Pour vos familles, cette disparition est une cruelle épreuve. La Gendarmerie, dans toutes ses composantes, leur exprime toute sa compassion et son chagrin et, leur présente ses condoléances profondément attristées. Elle leur renouvelle sa solidarité et son soutien indéfectible. Et, leur assure de l’aide qu’elles pourront trouver auprès d’elle. Puisse vos âmes reposer en paix», a-t-il dit.

Fraude présumée à la DAF

http://www.rewmi.com Des militants à la Daf pour s’inscrire sur les listes électorales. Ils viennent, pour la plupart, de Thiès, de Sangalkam et Bargny…

Macky bat campagne avec les voitures de la poste

http://www.rewmi.com Siré Dia, Directeur Général de la Poste a donné les moyens de la société qu’il dirige au candidat sortant Macky Sall. Ce, pour les besoins de sa campagne présidentielle. Selon la RFM, qui donne l’information, plusieurs véhicules de La Poste sont au service de Macky . Une situation que déplorent les agents de la boîte, renseigne la même source.

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