AFFAIRE DES 94 MILLIARDS : PLÉNIÈRE, VENDREDI SUR LA CRÉATION D’UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE

AFFAIRE DES 94 MILLIARDS : PLÉNIÈRE, VENDREDI SUR LA CRÉATION D’UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE
AFFAIRE DES 94 MILLIARDS : PLÉNIÈRE, VENDREDI SUR LA CRÉATION D’UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE

Dakar, 13 fév (APS) – Les députés sont convoqués en séance plénière le vendredi à partir de 10h pour le projet de résolution portant création d’une commission d’enquête parlementaire relative à l’affaire dite des quatre-vingt-quatorze milliards dans le dossier du titre foncier 1451/R, a annoncé l’Assemblée nationale dans un communiqué reçu à l’APS.

Ousmane Sonko, candidat à la prochaine présidentielle du 24 février 2019 et ancien inspecteur des Impôts radié de la Fonction publique, accuse de hauts responsables des domaines d’avoir détourné 94 milliards de francs CFA dans une affaire d’indemnisation foncière.

Le député Sonko, leader de PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), a dit avoir déposé une plainte dans cette affaire et écrit à l’Inspection générale d’Etat (IGE) et à l’OFNAC, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption.

Mais il est à son tour mis en cause dans cette affaire par le journaliste Madiambal Diagne, directeur de publication du journal Le Quotidien (privée), ce dernier l’accusant d’avoir des relations « avec des parties prenantes dans cette procédure ».

Vendredi toujours, les députés vont se pencher à 12h sur le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier le Protocole portant amendement de la Convention relative à l’aviation civile internationale, article 83 bis, signé à Montréal, le 06 octobre 1980.

Les députés vont également examiner le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier le Millennium Challenge Compact entre la République du Sénégal agissant à travers le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et les Etats-Unis d’Amérique agissant à travers le Millennium challenge Corporation, signé à Washington D.C., le 10 décembre 2018.

Ils vont en fin procéder à l’examen du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’Acte additionnel à l’Accord de coopération Inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand-Tortue/Ahmeyim et relatif au régime fiscal et douanier applicable aux sous-traitants entre la République islamique de Mauritanie et la République du Sénégal, signé le 21 décembre 2018 à Nouakchott.OID/ASB

SONKO DÉSAPPROUVE L’IDÉE D’UN : STATUT SPÉCIAL » POUR LA CASAMANCE

Ziguinchor, 13 fév (APS) – Ousmane Sonko, le leader de la coalition « Sonko Président » a exprimé sa désapprobation envers l’idée de doter un statut spécial à la région naturelle de la Casamance (sud), préconisant, à la place, la mise en œuvre de projets structurants pouvant davantage favoriser sa connexion au reste du pays.
« Je suis contre toute idée d’accorder un statut spécial à la région naturelle de la Casamance. Accorder un tel statut à cette partie du pays équivaudrait à considérer ses habitants comme des gens spéciaux’’, a notamment dit Ousmane.
Il participait à une séance d’audition des candidats à la magistrature suprême par la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (PFPC), en présence de plusieurs membres de sa coalition et d’acteurs de la société civile.
« Si nous donnons un régime ou un statut spécial pour une localité donnée, les autres vont vouloir réclamer le même statut. A la longue nous allons perdre le combat de l’identité nationale qui nous permettra de bâtir une Nation forte et harmonieuse », a estimé Ousmane Sonko.
Il a cité l’exemple de l’Espagne qui avait octroyé un statut spécial aux basques. « Cela fait que d’autres localités comme la Catalogne se battent pour avoir le même statut », a fait remarquer Ousmane Sonko, promettant d’apporter une « touche particulière » pour la résolution du conflit.
« Si je serai élu président, je ne vais pas négocier avec les combattants. Je vais aller les chercher dans la brousse, les regarder les yeux dans les yeux. On ne négocie pas avec son frère ou son oncle. C’est un droit », a souligné le leader du PASTEF.
Il a promis d’écarter la multitude d’intermédiaires qui interviennent dans le processus de paix dans la zone sud du pays.
« La crise casamançaise est une crise sénégalaise parce que des personnes qui n’habitent pas la zone sud ont été victimes du conflit. Beaucoup d’autres sénégalais en ont pâti’’, a-t-il signalé.
Le leader de PASTEF a promis la mise en œuvre de plusieurs projets structurants pour mieux connecter la Casamance au reste du pays et à l’Afrique « parce que le développement c’est l’autre nom de la paix ».
« Après 59 ans d’indépendance, le train n’a jamais sifflé en Casamance. Il nous faut développer plusieurs projets dont la création d’une vraie ligne ferroviaire pour mieux adapter les politiques de développement avec la création d’une centaine de gares d’embarquement et de débarquement des marchandises », a-t-il insisté.MTN/ASB/AKS/OID

L’appel touchant de Sonko aux rebelles casamançais:  » La guerre n’a pas de place au Sénégal… »

https://www.leral.net Ousmane Sonko a profité de l’étape de Bignona, son vrai fief politique, pour s’adresser à la rébellion casamançaise. ‘’Je ne peux pas terminer sans un appel pour la paix définitive en Casamance. La guerre n’a pas de place au Sénégal. Les Sénégalais, particulièrement les Casamançais, ont souffert de cette guerre. 

Je veux lancer un appel pour que mes parents, nos papas, nos mamans, nos frères et nos sœurs, qui sont dans la brousse, pour leur dire que c’est leur fils, ce n’est pas un candidat’’. A cet instant, le regard de Sonko est fixé, l’instant solennel, le calme règne dans le public. L’enfant du Sud change de langue. Le reste de son discours se fera en diola.

‘’La guerre a trop duré. Depuis 1982 à maintenant, c’est assez’’. Ousmane Sonko promet de revenir en Casamance après le 24 février, en tant que président de la République. ‘’Je vous invite à sortir de la brousse, qu’on s’assèye et qu’on discute pour que nous puissions ensemble construire la Casamance, construire le Sénégal, construire l’Afrique’’, a-t-il ajouté.

Ousmane Sonko épingle la RTS : «C’est la faute de la direction générale à Dakar qui cache les foules immenses que nous draînons»

https://www.dakaractu.com Lors de son meeting à Bignona, Ousmane Sonko a précisé qu’il a remarqué des trucages dans le journal de la campagne de la RTS qui favorise les images des autres au détriment de sa personne. Il demande ainsi au caméraman de la RTS de montrer la foule qu’il draine partout où il passe avant de rappeler que c’est la faute de la direction générale à Dakar

CANDIDAT ANTI SYSTEME ET DE RUPTURE : OUSMANE SONKO EST LA SOLUTION Par Alla Kane

Le 24 Février 2019 sera le jour du scrutin de la onzième présidentielle de l’histoire de notre pays depuis son accession à l’ « indépendance ». Ce sera à moins de deux mois de la commémoration du 59e anniversaire de cette « Indépendance ».

Le Sénégal a aujourd’hui une population de plus de 15 millions d’habitants repartie en 49% d’hommes et 51% de femmes avec une majorité rurale de 55% contre 45% de citadins. Cette population est regroupée en 1.500.000 ménages dont 755.532 agricoles.

La population en âge de travailler – celle âgée de 15 ans et plus – est évaluée à 7.728.868 représentant 58,2% de la population totale.

Cinquante neuf ans d’« indépendance», quatre présidents de la République – Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade er aujourd’hui Macky Sall – quarante ans d’exercice du pouvoir par les socialistes, et dix neuf par les libéraux. Le Sénégal fait partie des vingt cinq pays les plus pauvres de la planète, est membre du groupe des pays les moins avancés (pma), des pays pauvres très endettés (ppte) et des bénéficiaires de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM) avec un classement IDH 2018 de 31/53 en Afrique et 164/189 dans le monde.

Le taux d’analphabétisme donne 54,6% de sénégalais qui ne savent ni lire, ni écrire la langue officielle de travail et d’éducation. Et parmi ceux qui sont alphabétisés seulement 29% parlent et comprennent le français qui est la langue officielle.

Le chômage est endémique. Il frappe essentiellement les jeunes. Il est de 18% en zone urbaine.

Pour les personnes âgées de 15ans ou plus – celles en âge de travail – le taux est de 15,7%. Pour les jeunes âgées de 15 à 35 ans représentent 62,4% de la population active les 12% sont au chômage. Ce sont là des chiffres officiels qui sont loin de traduire la réalité.

Chaque année 296.000 jeunes, dont 57% proviennent du monde rural, arrivent sur le marché du travail sénégalais, alors que l’offre ne dépasse pas 30.000 emplois.

Quant à la pauvreté, une analyse du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan datant de 2015 donnent les chiffres suivants : « 25,8% des sénégalais sont très pauvres ; 30,7% sont pauvres ; 41,5% sont moyens ; 1,8% sont riches et 0,2% très riches. ». En faisant la somme des deux premiers taux (25,8 + 30,7) on a 56,5% de sénégalais qui se déclarent pauvres.

Ces réalités sont les bases réelles du désarroi de notre jeunesse qui le pousse à l’aventure de l’émigration clandestine malgré les catastrophes qui l’accompagnent.

Une étude du département des sciences humaines de l’IFAN a révélé que 75% des jeunes sénégalais âgés de 15 à 35 ans veulent quitter le pays.

Voilà le Sénégal cinquante neuf ans après son accession à l’ « indépendance », cinquante neuf ans de gouvernance socialiste et libérale. L’image qu’offre notre pays est loin d’être reluisante. Qu’est ce qui peut bien expliquer cela ? Le candidat anti système Ousmane Sonko  donne la réponse juste dés le premier chapitre de son livre « SOLUTIONS » intitulé : « A l’origine du mal, un système. » Oui, c’est bien le système néocolonial laborieusement mis en place par l’ancienne puissance coloniale et ses suppôts locaux, à la suite des accords signés en avril 1960 sous le double plan de l’octroi de l’indépendance et de l’adoption d’accords de coopération tenus secrets.

Les phénomènes désastreux relevant de la superstructure partiellement évoquées ci-dessus ne sont que le résultat de l’activité économique reposant sur la base structurelle de l’économie produit du système qui fonctionne depuis cinquante neuf ans.

Le dernier recensement des entreprises par l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a donné 407.882 entreprises, 99,8% sont des Petites et Moyennes Entreprises (PME), ayant un chiffre d’affaires inferieur à deux milliards de francs CFA. 97% sont dans l’informel.

Ce qui traduit la répartition de ces entreprises en deux catégories distinctes : le secteur formel ou moderne dont le chiffre d’affaires est supérieur à deux milliards de francs CFA représentant 0,2% des unités recensées et le secteur des PME au chiffre d’affaires inferieur à deux milliards de francs CFA représentait 99,8% des entreprises recensées. Le paradoxe est que les entreprises du secteur moderne (0,2%) contribuent à hauteur de 92,5% à la création de richesse (2016). Les PME, elles, n’accèdent que difficilement à la commande publique, et ont toujours un taux de mortalité très élevé surtout pendant les premières années d’existence.

Le recensement a également révélé un nombre total de 844.268 personnes employées reparties entre 611.543 emplois permanents et 233.725 emplois saisonniers.

Une enquête nationale sur l’emploi dans le secteur formel (ENESF) a conclu à un marché du travail pas très dynamique dans le secteur : seulement 26% des entreprises du secteur souhaitent augmenter leur effectif contre 71,5% qui optent pour le maintien de leur personnel. C’est dire qu’avec le système en place la création d’emplois attendra encore longtemps la mainmise de l’étranger sur notre économie continuera perdurera, le chômage, la pauvreté, l’analphabétisme, l’obscurantisme, les inégalités économiques et sociales subsisteront.

Le système c’est la continuité. L’anti système c’est la rupture. Le système c’est la poursuite du régime néocolonial qui nous régit depuis bientôt cinquante neuf ans, l’anti système c’est l’alternative souveraine et populaire. Le système c’est l’œuvre de ceux qui ont fait voter oui au referendum du 28 septembre 1958, sont à la base de l’éclatement de la fédération du Mali et du coup d’Etat contre Mamadou Dia qui incarnait les nationalismes sénégalais.

C’est ce système qu’il faut définitivement raser. C’est ce à quoi s’attèle la coalition SONKO PRESIDENT. Ousmane SONKO est ainsi le candidat de l’anti système. Ce faisant il est la cible privilégiée de tous ceux qui à l’intérieur comme en dehors de nos frontières, ont des intérêts intimement liés à la permanence du système. Tous les moyens sont aujourd’hui mis en branle pour le diaboliser et le présenter comme un monstre.

Les enjeux du maintien du système en place sont tellement immenses que rien n’est exclu pour faire échouer le candidat anti système, Ousmane SONKO, candidat de la coalition SONKO PRESIDENT.

Heureusement que le candidat anti système en soit très conscient et fait face avec courage et détermination aux adversaires identifiés de la souveraineté nationale et populaire. Ces différents propos le démontrent clairement quand il dit :

« Nous sommes des patriotes et nous n’avons le complexe d’aucune puissance étrangère. »

« Le Sénégal n’a plus besoin de messie ni de héros, mais d’une masse critique de citoyens conscients et qui ont le courage d’agir ».

Oui agir pour abattre le système et réaliser enfin la vraie indépendance nationale pour un Sénégal nouveau en étant prêt à tous les sacrifices qu’il entrevoit propos tenant ces propos dés son engagement dans l’action politique.

« J’ai toujours dit en réunion de bureau politique quand on démarrait notre action politique, que nous avons choisi la voie la plus difficile : celle de s’attaquer au système lui-même. Et tous ceux qui ont eu à s’attaquer à des systèmes de prédation, de criminalité financière, de domination des peuples ont pu perdre leur travail ou être exclus. Ca va de la radiation à la liquidation physique même.

 »Dakar le 12 Février 2019 Alla KANE,Membre du SP de Yoonu Askan wi/ Mouvement pour l’autonomie populaire.

Son cortège bloqué à Bignona : Ousmane Sonko rappelle à Macky Sall qu’on ne gouverne pas un pays par «un banditisme d’État»

https://www.dakaractu.com Ousmane Sonko est arrivé tard à Bignona où l’attendait comme depuis le début de sa campagne une énorme foule. Une fois sur le podium le candidat a rappelé à Aly Ngouille Ndiaye et Macky Sall qu’on ne gouverne pas un pays par un banditisme d’État. En effet, le pont Émile Badiane leur avait été fermé par les forces de sécurité, conformément à des instructions. Ousmane Sonko se dit qu’il les comprend, car le gouvernement les met dans des conditions difficiles…

Ziguinchor : un accident fait 17 blessés du côté dans un des convois d’Ousmane Sonko 

https://actusen.sn Les accidents notés depuis le début de la campagne électorale pour la présidentielle de 2019, se multiplient. En effet, après le convoi de la coalition Benno Bokk yakkar, occasionnant la mort de quatre gendarmes, c’est le convoi de la coalition “Sonko président” qui vient de subir un accident sur l’axe Bignona Ziguinchor.

Il s’agit des militants de Pastef qui quittaient la Zone de Cataba pour rallier la Bignona afin d’assister au meeting de la coalition Pastef. Et c’est à leur retour vers 1 heure du matin d’après le témoignage du candidat Ousmane Sonko, que leur car a buté sur un des troncs d’arbres dressés sur la route. Les faits se sont déroulés dans la nuit du mardi au mercredi.

“Il y a beaucoup d’obstacles sur les routes casamançaises et souvent, ce sont les populations qui mettent des troncs d’arbres. Apparemment, le chauffeur n’avait pas été assez vigilent et il est tombé un de ces troncs d’arbres. Ce qui a déséquilibré le véhicule qui a fait des tonneaux ayant occasionné des blessés”, a expliqué le président de la coalition Sonko président qui s’exprimait ce mercredi lors d’un point de presse tenu à son domicile familial.

Mais, il y a eu plus de peur que de mal car aucune perte en vie humaine n’est notée mais juste des blessés graves. “Ils étaient une trentaine (30) dans un car et parmi eux il y en a 17 qui ont des blessures qui partent de blessures légères à quelques blessures assez graves. Ils ont tous à l’hôpital régional de Ziguinchor”, a informé l’ancien Inspecteur des Impôts et des Domaines.

Poursuivant, Ousmane Sonko a décidé d’apporter son soutien à ces victimes en prenant en charge leurs soins médicaux. “Je suis très triste parce que c’est des blessés dont certains sont assez graves. Nous essayons de faire le nécessaire notamment, de prendre en charge tous ceux qui auront besoins de soins. Pour les évacuations, ce n’est pas encore établi. On nous a dit qu’ils attendaient les résultats des analyses”.

Ces militants, ajoute le candidat Ousmane Sonko, “sont tellement dévoués à la cause et c’est eux-même qui se cotisent pour prendre les cars et venir au point de ralliement. Ceux là, ont quitté la Zone de Cataba pour venir à Bignona. On peut éprouver un sentiment de culpabilité quand il y a des incidents de ce genre. On voulait marquer une journée de pause, mais après concertation, nous allons perdre un département parce que nous avions prévu de faire trois départements”.Mansour SYLLA,

les «Solutions» du candidat Ousmane Sonko

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo –Ousmane Sonko, 45 ans et benjamin des cinq candidats à la présidentielle au Sénégal, brigue pour la première fois la magistrature suprême avec l’ambition de s’attirer les suffrages de ses compatriotes grâce surtout à «Solutions», son livre-programme où la politique, l’économie et le social occupent une place prépondérante.

Sur le plan politique, le leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) compte, une fois élu président de la République, démissionner de son parti avant de se lancer dans une profonde réforme des institutions.

D’entrée, il promet de supprimer les fonds politiques pour les remplacer par des fonds spéciaux, puis il va rayer d’un coup de plume le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et le Haut-Conseil du dialogue social (HCDS).

Pour renforcer l’indépendance de la justice, Ousmane Sonko, ancien inspecteur des impôts et domaines radié de la fonction publique, va ôter à l’exécutif sa tutelle sur le Conseil supérieur de la magistrature qui, dans son fonctionnement, ne dépendra plus du ministère de la Justice. Après quoi, il instituera des juges des libertés administratives publiques.

Concernant les postes de directeurs et directeurs généraux dans la fonction publique, le candidat Sonko compte non seulement les nommer après des appels d’offre publique, mais également il va leur interdire de s’impliquer dans des activités politiques.

Exit le FCFA 

S’agissant des mesures économiques, le leader du Pastef promet de prioriser le secteur primaire appelé à soutenir l’économie nationale. Dans ce sens, l’élevage et l’agriculture seront unifiés pour former un secteur mixte.

Pour les ressources halieutiques, les règlementations seront appliquées avec plus de rigueur au bénéfice des populations locales. Dans ce cas, les « Solutions » d’Ousmane Sonko prévoient des audits et des renégociations pour les contrats, conventions et accords non profitables à l’Etat du Sénégal.

Toujours pour renforcer le tissu industriel, il est envisagé la création de zones industrielles adossées aux pôles régionaux avec de nouveaux centres de formation.

L’une des innovations phares que comptent apporter les patriotes dans le secteur monétaire est de sortir le Sénégal du franc CFA. Cependant, Sonko espère négocier cette sortie dans le cadre de la CEDEAO et de l’UEMOA pour la création d’une monnaie commune. À défaut, il n’écarte pas d’instituer « une monnaie autonome » pour le Sénégal dans le but, explique-t-il, de redonner au pays au souveraineté économique.

Pour la mobilisation des ressources, le programme « Solutions » veut apporter des innovations majeures. A cet effet, il est prévu d’instituer un fonds patriotique sectoriel doté d’un budget de 25 milliards de FCFA par an pour financer le secteur privé national. Dans le même objectif, il est prévu un fonds de pension de retraite et d’investissement pour les Sénégalais de la diaspora.

Autonomisation des femmes 

Quant aux mesures sociales du candidat de PASTEF, le rallongement du congé de maternité de deux à six mois et le reversement de la pension de la femme décédée à ses ayants droits constituent les décisions majeures pour la protection de la mère et de l’enfant.

Toujours pour l’autonomisation des femmes, le programme « Solutions » compte faciliter à la gente féminine l’accès au foncier en milieu rural avec des encadrements et des financements destinés à améliorer les conditions de vie des femmes.

Par ailleurs, il est prévu le recensement de tous les enfants de la rue pour leur identification à l’état civil et leur orientation dans les Daras (écoles coraniques) publics modernes.

Dans le domaine de l’éducation et de la formation, Ousmane Sonko compte insister sur la professionnalisation de la formation dès le lycée en se basant sur la demande du marché local. De même, il est prévu de réorienter les établissements supérieurs vers un enseignement plus professionnel et de qualité.ARD/te/cat/APA

L’ŒIL DU SCRIBE UNE CHRONIQUE DE MADOU KANE : Le choix par défaut

http://www.enqueteplus.com Il a le fauteuil présidentiel en obsession. Depuis le Fort de Thiès, il pilonne sans répit le Palais de Dakar où crèche Macky, l’usurpateur d’un pouvoir qui lui était destiné.

Il en veut à son frère cadet qui a eu l’outrecuidance de lui chiper le bonbon à la crème présidentielle qui lui était destiné. Macky, en redoutable adversaire récidiviste, a eu le toupet de lui ravir Talla Sylla, l’édile de la citadelle imprenable. Un affront à laver ! Touché au cœur, il est en phase de perdre la bataille de Thiès et craint de capituler en 2019.

Sorti de l’aile protectrice de Wade, il a reçu des coups de Jarnac dans sa trajectoire d’opposant et de prince déshérité. Dépité, il s’est réfugié dans le confort de  l’hôtel Saint-James pour ne point humer l’air de son royaume de rêve empesté par les relents du clan Faye Sall.

En réalité, ‘’Ndamal Kadior’’ est victime de ses qualités intrinsèques qui le poussent à la faute. Au sein de Rewmi, il est le tout puissant Damel qui ne souffre d’aucune contradiction. L’homme de Thiès 44 est adulé par ses courtisans qui le portent aux nues. En Narcisse, il est imbu de sa personne et décapite tout collaborateur en lumière qui ose lui faire ombrage. Le chef use avec bonheur de sa matière grise et rechigne à mouiller le maillot pour capitaliser une popularité évanescente et en chute libre.

Son génie s’est révélé trop tôt et a contribué à la victoire historique de Wade. Précoce, mais impatient, il a voulu atteindre le Graal trop vite, en perturbant l’agenda d’une dévolution monarchique au profit de Karim, le faux frère.

 D’une éloquence exquise, fleurie de versets et de belles formules, il est tombé dans  les ravins de Bakkaa. Futé, il est souvent pris dans ses propres pièges.

Déchu puis battu, Idy survit dans un jeu qui révèle son immense talent de politicien.

Comme un sphinx, il renait de ses cendres. L’ex-futur 4e président rêve désormais d’être le 5e.

Une énième tentative pour ce joueur de génie qui a déjà perdu 2 sets  et dont le 3e lui serait fatal. Pour l’instant, il tient une balle de match pour une remontada de rêve.

Par le truchement de la loi scélérate du parrainage, il est devenu le capitaine d’une équipe de recalés, mais surchauffés et en ordre de bataille pour en découdre avec l’ogre Macky.

Nonchalant, dilettante, le dribbleur soliste au jeu si peu collectif a l’opportunité de renverser la vapeur et battre enfin un favori autoproclamé. Avec ‘’l’avoir’’ engrangé, les dividendes d’un contexte qui lui est favorable, Idy est dopé par le soutien attendu, mais tardif de Khalifa Sall. Après avoir nourri les vaines espérances du Pur, Khalifa vient à la rescousse de la coalition Idy-2019. Un ralliement de taille qui révèle un choix par défaut pour un candidat décidé à étouffer le chant du cygne.Idrissa Seck est-il  enfin parti pour savourer la cerise sur le gâteau ?

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