Revue de Presse du Dimanche 10 fevrier 2019

actualite dakar senegal elections revue de presse
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Un scrutin plus déterminant que le référendum de 1958 PAR SIDY GAYE, JOURNALISTE*

C’est un captif qui a hérité du pays pour achever cette double décennie libérale (2000-2019). Le captif n’a ni défaut, ni qualité. Pas même de personnalité propre. Il est simplement en servitude. Son univers et son destin se résument à la survie. L’impérieuse survie. A tout prix. Sans état d’âme. Quoiqu’il advienne.

Captif, Macky Sall l’a été, du fait de Me Abdoulaye Wade. Son père en politique, et prédécesseur, a eu l’élégance de lui laisser des chantiers à achever et inaugurer, avec la franchise, le terrible inconvénient d’ardoises à honorer, avec des caisses vides. Désespérément vides. Au cœur d’une énergique quête de ressources. Dans le tourbillon d’un bourbier d’agences, de directions et services budgétivores.

Les Sénégalais en étaient, majoritairement pour le moins, à la lie de leur pain noir quand Macy s’installait et fouillait déjà rageusement, en mars-avril 2012, dans les poubelles du palais, ses premières miettes et sa mie fastueuse, dans l’apurement des grosses cylindrées trouvées sur place.

Captif du système socialo-libéral

Ce Captif du système socialo-libéral affiné en un demi-siècle de souveraineté encadrée, n’a eu d’autre choix que celui de l’esclave brutalement sevré. Il s’en est retourné, dès après la passation de service, se livrer avec outils, famille et bagages à l’ancien Maître. Cette France-là, à laquelle Me Abdoulaye Wade, le dernier mohican des indépendances, avait si hardiment, mais si hasardeusement tenté à lui seul, sans ses élites et son peuple, de se libérer pour de bon.

Depuis, ce fut l’engrenage. D’avances budgétaires en conditionnalités, le valeureux jeune Président certainement fort sincère lors de son premier message à la nation, fut bien vite happé par l’insignifiance du subordonné. Voir cédé quelque fois même, à la sous-traitance marocaine.

Captif du fait de Abdoulaye Wade, mais captif aussi par la négligence de son peuple ; un peuple jouissif qui mène ses combats, tous ses combats, par procuration. Un peuple qui se connait ; de l’intérieur. Un peuple à œillères qui se refuse pour cause, de poser le moindre regard sur son miroir historique ; préférant célébrer encore sans vergogne, Gorée et Sandiniery, les tirailleurs de Blaise Diagne et autres notabilités, abjects pisteurs de valeureux combattants de El hadj Omar Foutiyou Seydou Tall à Maba Diakhou Ba, ou délateurs des grands résistants qu’ont été, chacun selon son tempérament, nos soufis des 18-19e siècle; de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacke à El Hadj Mawdo Malick Sy…

Un peuple certes violé et défiguré par plus de trois siècles de brutales subversions, d’ardentes convoitises et d’occupation étrangère. Et répulsif à l’arrivée, à toute rigueur, rebelle à la discipline, à l’effort, ou la simple droiture. Un peuple qui en somme, ne crie plus au voleur que quand celui-ci est en flagrant délit ; qui ne toise guère plus le délinquant, que quand sa part du butin ne lui est pas servie…

C’est dire qu’après le couple Socialiste Leopold Sédar Senghor-Abdou Diouf, basé sur les prébendes de l’indépendance sur le dos notamment des véritables et anonymes combattants de la décolonisation, Abdoulaye Wade en a si bien étudié, subi et compris le jeu et les mécanismes, en vingt années de laborieuse opposition, qu’il ne s’est pas gêné à son tour, à en servir le foin. Tant attendu.

«Sénégalais = Honneur + Argent»

Triplement de l’assiette des impôts (par ponctions sur les moyens et plus faibles) gonflement de la véritable manne à corruption que sont les différents fonds politiques, nouvelles fabriques de notabilités consentantes et de milliardaires indolents ; le tout si justement résumé par ce qu’on pourrait appeler de l’intérieur, cette autre Wade formula : «Sénégalais = Honneur + Argent». Le reste, tout les reste étant une question de masla, de négociations et de juste prix.

C’est dans ce cachot-là, et entre les mains de ce captif-là, qu’ont été imprudemment déposés les énormes avancées du mouvement démocratique sénégalais des années 2000, acquis péniblement façonnés, moissonnés et engrangés d’abord à compter de 1968, puis plus intensément, entre 1988, date de la minorisation des Socialistes, et 2000 marquant leur dernière bouffée de pouvoir.

Qui a ensuite remis en scelle les pires enfants de Senghor ; aujourd’hui réintroduits au cœur même des acquêts et privilèges indus d’un Etat toujours patrimonial ?  Ni Abdoulaye Wade, ni Macky Sall ; mais bel et bien, un soit disant «peuple des Assises» dans une alchimie politicienne qui a réussi la prouesse de réunir sous les mêmes ombres d’une virginité et d’une innocence recouvrées ; la naïveté d’idéalistes et d’activistes mal expérimentés ou intentionnés, et la cupidité de politiciens véreux ou incompétents fraichement disqualifiés à servir le peuple. Pour l’essentiel, cette même société dite civile renforcée par de prétendus révolutionnaires du 23 Juin 2011, aujourd’hui majoritairement servis au butin et docilement aux ordres d’un palefrenier en tenue marron, libelaro-communiste.

Autant pour les chantiers tracés avec son père Abdoulaye Wade, Macky Sall n’a eu de tort que d’avoir trop bien assimilé la Wade Formula. Voilà l’autel de la terrible réalité sur laquelle Abdoulaye Wade, son fils Karim Meissa et Khalifa Sall viennent de payer le plus lourd tribu de leur vie politique. Une Présidentielle, sans le PS, ni le PDS authentiques !  Qui l’eût cru au Sénégal ?

C’est pourtant l’absolue logique de tout ce qui s’est fait dans ce pays depuis un demi-siècle, soit deux générations ! L’arroseur arrosé. Il en sera autant demain de Macky Sall, ses parents, amis, alliés et obligés ; jusqu’à l’effacement complet de la conscience populaire, du sigle APR, simple cache sexe d’un jeu politique à seuls intérêts claniques, auquel il ne sert guère plus que d’alibi.

C’est le lieu de saluer ici, quel qu’ait été leur motivation, l’ardent engagement de la vingtaine de candidats qui ont voulu solliciter, avec moins que plus de succès, les suffrages des Sénégalais en ce février 2019.

Entre le véritable don de soi pour la patrie, les connivences étrangères non assumées, les affinités politiques et programmatiques mises à l’avant, l’Offre publique de vente d’une frange de l’électorat ou le larbinisme du «cadre» qui sait ne pouvoir vivre de ses seules compétences… le paysage politique s’est bien vite reclassifié en perspective de joutes que tout le monde sait pourtant, déloyaux, non transparents et pas seulement conflictogènes.

Tout le paradoxe et l’imbroglio d’une élection que le candidat Macky Sall, fortement adossé à des sponsors aussi invisibles que pesants, a voulu s’assurer les moyens de gagner d’avance.  S’il le faut, illégitimement. Voire illégalement !

Des soi-disant Associations d’Imams-tanebeer à de prétendus soufistes– exhibitionnistes qui, à leur manière, battront campagne sur la dernière ligne droite vers le scrutin…  des forces dites de l’Ordre aux ordres d’une justice dite non partisane, à une presse méthodiquement disloquée, déprofessionnalisée, précarisée, apprivoisée,  conciliante pour un sou et longuement conditionnée pour un possible coup d’Etat médiatique, tout semble prêt à faire du scrutin de février 2019, un rendez-vous-alibi avec le peuple sénégalais.

C’est dire que telle que empaquetée, unilatéralement, depuis les fameuses législatives et le référendum de mars 2016, la voix du peuple et sa réelle volonté pourraient être à peine audibles, si Macky Sall et ses supports sont laissés avec les seuls politiciens et leurs communautés partisanes.

L’équilibre fort précaire bâti de 1993 à 2000 pendant l’inter règne socialo-libéral ; au prix, Oh combien injuste, de la vie d’au moins un éminent Président de Conseil constitutionnel, Me Babacar SEYE (Paix à son âme) est à présent inopérant, parce que largement et consciencieusement sabordé.

Cet équilibre a été achevé depuis 2012.  Et ne reste plus debout, un seul des cinq consensus majeurs qui avaient pourtant fortement réconcilié les Sénégalais avec leurs urnes ; consensus nationaux explicites que l’Afrique militante toute entière nous enviait et que célébraient les Démocrates de tous horizons.

Plébiscite des URNES comme seul et unique voie d’accession au pouvoir ;  respect et implication, à tous les niveaux,  d’une société civile arbitre et médiateur direct ou indirect du jeu institutionnel ;  amélioration consensuelle du système électoral de 1988 à 1992 et sa cristallisation autour du code Keba Mbaye «le meilleur du monde» selon le Président Abdou Diouf qui a eu l’élégance de l’endosser, les yeux fermés, «sans y changer une seule virgule» ;  mise en place d’un système concerté de monitoring par tous les acteurs, en amont, comme en aval, des opérations électorales ;  élargissement enfin du corps électoral, avec l’abaissement de l’âge de vote de 21 à 18 ans.

L’imperieux secret du vote

Macky Sall et son groupe, montés à Dakar, pour le dessein de leurs seules familles, entamaient alors à peine leur vie d’adulte. A croire aujourd’hui que ces enjambées historiques, remontent à des années lumières et tiennent pour quantité négligeable dans la sommaire culture politique de ce Club… d’initiés de Gauche.

Pire encore, avec le système batard de parrainage tel que mis en œuvre, par leur seule volonté au Sénégal, c’est même le cœur d’ouvrage de notre dispositif électoral à savoir l’IMPERIEUX SECRET DU VOTE, qui a été éventré, au point de servir de matière d’œuvre à de sinistres programmeurs et autres logisticiens.

C’est à croire alors que la campagne électorale en cours est sans objet ; en dépit de l’énorme respect que chaque Sénégalais est redevable à chacun des candidats qui lui sert en réalité de paravent, supplétif  à l’incontrôlable violence politique.

Argument ne saurait mieux plaider par conséquent, pour l’indispensable financement, demain, de ce véritable service public et concomitamment, le plafonnement et l’audit des dépenses de campagne que faciliterait énormément, la démission effective et préalable de chaque candidat, de toute fonction pouvant lui assurer une quelconque prégnance sur l’appareil d’Etat.

Laisser dès lors le candidat-président au plébiscite d’une communauté partisane d’à peine 2 millions de Sénégalais, sur environ 6 millions d’inscrits parmi les quelques 14 millions de citoyens confondus, reviendrait au suicide civique pour au moins les deux tiers d’électeurs ; de facto interdits de vote (en majorité primo inscrits) ou plus souvent négligeant à chaque scrutin, sous divers prétextes, d’honorer leur Premier Devoir citoyen, loin devant même le paiement de l’impôt.

Pour reprendre nos religieux, il est presque assimilable à un «farata» qu’ensemble, Islam, Chrétienté et judaïsme somment de remplir, dans la mesure ou chaque âme sera tenue pour également responsable de toute dérive collective à laquelle elle aura participé, délibérément profité ou simplement laissé faire alors que l’occasion lui a été clairement donnée, au moins par le VOTE SECRET, de s’en démarquer, de la combattre ou d’y adhérer en toute responsabilité.

L’exemple des cités détruites que nous retracent à quelques variantes près, toutes les écritures saintes ; du déluge décrète contre le peuple de Noé as, à la noyade des armées duPharaon persécuteur de Moussa as, en passant par le cataclysme écologique dont témoigne à ce jour, de visus, le retournement de la terre sur le peuple de Lot as, en attestent au besoin. Tous les complices ont été indistinctement punis, avec la plus extrême rigueur, ici sur terre, en attendant la sentence finale du terrible Jour de la reddition universelle des comptes.

C’est le lieu ici, pour tout Républicain authentique, de saluer avec éclat, l’engagement constant de l’Eglise sénégalaise, dans le monitoring des élections et l’appel audible, au VOTE de ses fidèles. Chacun, selon sa libre préférence. Rien de plus que ce qui est normalement attendu ; en pareilles circonstances, de tout pasteur des âmes.

Ce n’est pas son devoir à elle seule. Tous les Daraas et Foyers confrériques, ardemment courtisés, devraient s’y mettre.

En préservant d’abord, contre vents et marées, leur indispensable neutralité, par respect au moins pour la diversité de leurs fidèles, mais en invitant par contre, de la façon la plus explicite, ceux qui sont inscrits et en âge de voter, à aller accomplir leur DEVOIR CIVIL pour choisir, LIBREMENT leurs dirigeants, les jours de scrutin.

Ce type de Ndiguel citoyen, public et sans équivoque, est fortement attendu, parce que le plus conforme à la maturité des nouvelles générations.

Un simple APPEL AU VOTE, aujourd’hui encore plus qu’hier, ne serait-ce que pour s’assurer que les ressources avec lesquelles entre autres attentions, sont bâties ou rénovées des édifices et résidences religieux, proviennent bel et bien d’hommes politiques massivement choisis et réellement dépositaires de la volonté populaire.

C’est le moindre des services que nous tous pourrions rendre à Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba et El hadj Mawdo Malick Sy tous ICONES DE LA CITOYENNETE pour ne s’en tenir qu’à eux.

En dépit de son hostilité assumée au programme d’occupation de la France, qui lui a valu trente-trois années de déportation dans les brimades, Khadimur Rassul qui, de tout temps, a décliné privilèges et honneurs terrestres en retournant entre autres exemples, la légion d’honneur française, recommandait à ses fidèles de payer l’impôt et d’obéir à l’administrateur colonial en tout ce qui n’était pas opposé à l’islam.

Les historiens du Mouridisme relèvent qu’il avait volontairement contribué, jusqu’à cinq cent mille frs de l’époque, au soutien du Franc, monnaie qu’on lui avait dit en difficulté.

Avec son Ami et parent Mawdo Malick, ils avaient, de leur temps, ridiculisé tous les collaborateurs français, en acceptant, de si loin, la circonscription et l’enrôlement de certains de leurs fidèles, au secours de la souveraineté de leur implacable persécuteur !  Mieux, le Saint homme de Tivaouane avait même demandé qu’on commençât par son propre fils qu’il savait, ne plus voir lui revenir par la suite. Ça devrait être cela, c’était ça, un certain Sénégal alors béni de Dieu, parce que dans la pure tradition de hauteur et de grandeur Mahométanesaws

Être dix à quatorze millions de Sénégalais, légataires d’un tel haut degré de civisme et n’avoir été que 757 mille 497 électeurs sur plus de dix millions à avoir choisi le Président Abdou Diouf pour son ultime mandat en 1993, ne devrait pas faire réfléchir les seuls hommes politiques.

Ce n’est pas hasard, si ce Technocrate de haute probité morale qui a été jusqu’ici, le chef d’Etat le moins bien élu de l’histoire politique du Sénégal indépendant, avec une moyenne 969 mille 332 suffrages, ait été celui-là même qui a été le plus balloté par la haute finance internationale, et dont l’autorité sur son peuple et sur ses politiques, a été la plus malmenée par les institutions de Bretton Wodds.

La dégradation jusqu’ici non-réversible de toutes notre armature sociale (écoles, santé, filières, transport, équipements divers) qui en a résulté, n’est pas de sa seule responsabilité. Loin s’en faut.

N’en est pas exempte, celle de Leopold Sédar Senghor qui avait vu venir dès 1978, première année du pluralisme, parce que lui-même désigné, pour la première fois avec 807 mille 301 suffrages ;  sur une moyenne 1. Million 136, sur ses quatre Présidentielles,

En sont redevable également, devant Dieu et devant l’histoire des hommes, singulièrement les pseudo-syndicalistes infiltrés de l’époque, qui avaient entrepris de démanteler par la mobilisation sociale, le tissu industriel national naissant, sous prétexte de lutte des classes avec la conviction naturellement erronée, qu’on ne peut gagner une élection au Sénégal !

Tous ces facteurs qui ont plaidé en faveur de l’abaissement de l’âge du vote de 21 à 18 ans, ont certes permis à Abdoulaye Wade et Macy Sall de se faire réélire, ou élire, avec chacun près de deux millions de suffrages favorables (respectivement 1 million 914 mille 403 pour Wade en 2007 et 1 million 909 mille 224 à Sall 2012).

Mais ramené à la croissance démographique et à un taux de participation impliquant en moyenne un inscrit sur deux, le fait demeure qu’il reste encore une réelle marge de progression qui appelle la sensibilisation «de Tous et Pour Tous» d’abord vers les Urnes.

Puisqu’en vérité, le pouvoir en soi est un bien lourd fardeau à la fois d’épreuves et de conscience, s’il s’exerce en solitaire ; s’il ne s’adosse véritablement, sur une très large légitimité qui en constitue autant l’élixir que le naturel propulseur.

Sinon, et sauf changement radical d’attitude, Macky Sall, pour le moins sa postérité, serait à plaindre si, à son grand malheur, il devrait rempiler en remportant les présentes élections 2019.

Puisque les dégâts sont déjà ENORMES et la dérobade fort tentante dans son entourage de circonstance, auquel il ne semble lié en fait, que par son sens du partage d’un pouvoir reçu comme un gâteau d’anniversaire.

Puisque, faute de politique radicale d’éradication à l’Espagnol, la mémoire négro-africaine restera, pour longtemps encore, marquée par sa négative sélectivité inoculée sur plus d’un millénaire, des suites des profonds traumatismes nés de la déshumanisation esclavagiste, puis de l’acculturation arabo-occidentale.

Faute d’estime de soi, même résiduel, du passé n’est retenu volontiers, que sa charge de négativité, les bienfaits et réalisations positives y trouvant fort peu de canaux de résurgence, de remémoration.

Malgré ses efforts méritoires dans le parachèvement d’infrastructures, il est vrai vitales pour le pays, ce qui est retenu déjà du président sortant, s’il devait quitter à présent le pouvoir, ne sera guère flatteur, ni pour sa famille, ni pour les clans ethniques pour lesquels, à l’interne, il aura davantage travaillé, ce septennat.

Au-delà de l’infortune commune du CFA qu’il s’est empressé à cautionner et qui amène à confier notre porte monnaie à une autoritaire tutélaire pour nous fixer le montant à prélever et la façon dont nous devons utiliser notre propre argent, nous ne sommes même plus maîtres, de nos autoroutes, de notre eau, notre électricité, nos sociétés de télécommunication, ou de transport ferroviaire, nos banques ou compagnies d’assurance…  Et ce ne serait qu’un début !

N’était-ce la forte mobilisation de l’Informel, même le commerce de détail y serait déjà passé jusqu’au nététou et guedj de nos braves ménagères, sans que le régime sortant qui a fermé les yeux sur les enquêtes de pénétration, n’y trouve à redire !

Passons sur les bases étrangères, réintroduites ou implantées sans notre avis, et au travers desquelles smartphones aidant, entre autres outils familiers ;  des étrangers sont habilités, sous le couvert de la délation,  l’affabulation, ou le simple management de la peur, à espionner jusqu’aux lits conjugaux des plus innocents de nos libre-penseurs, opposants, opérateurs, notabilités ou dignitaires religieux.

En résumé ce sont des pans entiers de notre souveraineté, de notre génie et de nos légitimes ambitions, de notre dignité et notre intimité, de nos intérêts à moyen et long terme, de nos piliers socio-culturels, de nos ressources et de notre patrimoine économique, qui ont d’ores et déjà été bradés, par ceux qui vivent de leur seule salive plutôt que de leur sueur.

A l’externe, des forces obscures, de plus en plus démasquées dans leurs propres pays, mais peut être malgré eux, au service exclusif de réseaux planétaires de connivence, ont trouvé en Macy Sall, un outil privilégié de transformation de nos forces de sécurité, de l’ordre et du renseignement, incarnation de notre Nation, en agents actifs, liquidateurs de notre CITOYENNETE.

Ces forces-là, projection scintillante d’un très haut niveau de conscience civique, avaient toujours fait la fierté des Sénégalais ; pour leur loyauté républicaine et leur professionnalisme. Elles sont à présent loin des populations ; défigurées, reléguées aux bêtes pulsions des parades officielles et militaires, pour ne pas dire ligotées à chaque fois que le commun du citoyen a eu réellement besoin d’elles.

Le plus représentatif de ce déclassement, ce sont certainement nos valeureux sapeurs-pompiers. Chantés peut être à raison, et paradoxalement présentés sur le tard, en détachementsuréquipé, comme pour décharger toute responsabilité politique !

Ils ont assisté en tous cas, en spectateurs impuissants, après leur stupéfiante paralysie au «daaka» de Medina Gounass et au ranch de doli, aux feux-de-nuits qui ont alternativementavalé, ces deux dernières années, douze des plus grands marchés, souks et Park de l’informel.

Pas même capable, ou alors peu soucieux alors, de diligenter ou de coopérer à des enquêtes concluantes de responsabilité et de clarification, ils n’ont été d’aucun secours déterminant pour la protection de ces champs de l’informel, secteur vital ; le seul qui assure encore au Citoyen, une relative autonomie et une liberté d’initiative face à un Etat vraisemblablement apatride, ombrageux et omnipotent.

C’est dire tous les enjeux, de l’indispensable participation massive des Sénégalais, à cette présidentielle du 24 février ! Aucun électeur ne devrait en effet, se laisser divertir de ce scrutin ; manifestement beaucoup plus déterminant que le référendum historique du 28 septembre de 1958, à l’aube des indépendances.

Au contraire du référendum d’indépendance pour lequel les colonies qui n’avaient pas eu la clairvoyance de la Guinée d’Ahmed Sekou Touré ont pu tant mal que bien, se rattraper, la présidentielle à venir est, pour cette génération qui en a eu le privilège, ou l’infortune, l’occasion unique de donner au candidat qu’elle se sera choisi, la très large base de légitimité requise lui permettant enfin d’oser refonder l’Etat sénégalais à notre image et l’orienter véritablement vers nos aspirations primaires les plus inlassablement frustrées depuis près de soixante ans.

Devant des puissances tutélaires vieillissantes, voire même suicidaires dans leur projections apocalyptiques, profondément indécises et divisées tant au plan planétaire que domestique, jusque sur le choix de leurs propres valeurs, priorités de vie ou de survie, la voie est réellement dégagée pour une mise à niveau sur les nouvelles opportunités à la remorque de ce décisif tournant historique.

Sauf à vouloir demeurer esclave jusqu’à ses plus lointains petits fils, l’occasion est ainsi ouverte d’une réelle prise en main de notre destinée. Par la facile liquidation de nos besoins primaires et l’endossement plénier, du leadership humaniste auquel nous prédispose l’énorme legs des grands Savants, hommes d’action et de culture vis-à-vis desquels nous nous sommes jusqu’ici, laissés éloigner.

S’il est inutile de revenir sur la puissance réformatrice, voire pacificatrice des enseignements de nos Cheikh, il serait par contre édifiant pour chaque électeur ou électrice, de mesurer l’énorme gâchis, voire l’extrême infantilisation dans lesquels, lui et les générations précédentes, ont été délibérément plongés avec la complicité au moins passive, de ceux qui les ont gouvernés à ce jour.

Le degré de négligence de notre sécurité alimentaire, premier lien d’émancipation de toute société humaine, en est une illustration.

Alors que le Sénégal est place aux carrefours de torrents inépuisables d’eaux douce sous terraines et de surface, allant tous échouer dans l’immensité océanique, ce pays fait figure d’indigent alimentaire au sein l’UEMOA.

Après cinquante à soixante années de discours, il produit moins de 3 millions de tonnes de céréales sur un total de 28 millions dans l’espace ouest africain et se classe ainsi, selon le CILSS, loin derrière des pays totalement enclavés comme le Niger (5,8 millions de tonnes), le Mali (5), le Burkina (4), ou même la Cote d’Ivoire partiellement forestière (3,3 millions de tonnes).

Alors qu’il dispose d’une vallée insuffisamment aménagée et de records mondiaux de productivité rizicole avec des pics de dix à douze tonnes à l’hectares, performances inégalables chez tous ses fournisseurs, le Sénégal importait encore 700 mille tonnes de riz pour 295 millions de dollars là ou le Mali atteignait au début de la décennie, presque l’autosuffisance pour la première fois avec 1 million 200 mille tonnes ; soit plus du double de la production sénégalaise de l’époque. Le Burkina affichait dans le même temps, plus de 600 mille tonnes d’excédents toutes céréales confondues

Ce pays à fourrages et aux grandes étendues de terres non occupées, attend à chaque tabaski, essentiellement de la Mauritanie désertique et du Mali voisin, six bêtes sur dix parmi les quelques 750 mille moutons à immoler en cette occasion.

Producteur d’arachide en constante mévente, le Sénégal est pourtant le premier importateur d’huile du monde avec des besoins de 150 mille tonnes qui lui sont fournies de 40 variétés pour un coût annuel de 200 milliards de frs CFA. L’équivalent de seulement 600 mille tonnes d’arachide dont il sait pouvoir produire le double, voire le triple, sans effort particulier, chaque année d’adéquate distribution d’intrants et de semences de qualité.

On pourrait ne pas penser à un sabordage délibéré si la peur panique d’une pénurie de denrées, rizicole en particulier, annoncée par la FAO, n’avait amené en 2008, le président Abdoulaye Wade à mettre en œuvre en un temps record, ses GOANA, REVA et autres programmes spéciaux qui, dès qu’on l’a réellement voulu, ont percé pour les principaux produits cibles, tous les plafonds de production connus depuis l’indépendance.

C’est ainsi que l’oignon sans laquelle la Sénégalaise n’entre pas en cuisine, ni ne célèbre une fête, a vu sa production passer de 40 mille tonnes en 2003,  à 235 mille tonnes soit un bond de 500 pour cent en huit années seulement. Son chiffre d’affaires de 5 milliards de frs a cru de 700 pour cent, soit 35 milliards de frs CFA. Jusque-là marché juteux laissé aux producteurs européens essentiellement, il a juste suffi d’un petit gel des importations (sur deux à sept mois), accompagné de la levée de taxes fiscales et de l’aménagement de quelques infrastructures de stockage, pour en arriver à ces performances qui attendaient depuis 1960.

La pomme de terre, une certaine tomate, les produits laitiers, recèlent encore de plus importantes marges de progression dés que les hommes politiques en auront le réel souci ou la véritable liberté.  A moins qu’un cataclysme comme la grippe aviaire ne nous offre le prétexte d’un isolement, afin de nous fournir le contingent de paysans milliardaires que nous attendons depuis l’indépendance et auquel Babacar Ngom a servi de pionnier et de modèle exceptionnel. La fermeture des frontières en 2005, suite à la grippe aviaire, a eu pour conséquence de tripler la production de volaille et dérivés en moins de six ans, la création de 15 mille emplois directs et indirects et pas moins de 110 milliards de chiffres d’affaires.

Autant de cas qui attestent à l’envie, de notre CHOIX DE LA PAUPERISATION comme stratégie d’endiguement du véritable potentiel d’une économie interdite de développement.

Ces tendances inédites ; marquées à leur début du sceau de la confidentialité, aux Cafés du business non indigène, n’ont fait que s’affirmer depuis lors, prouvant chaque jour, la fausseté des problèmes et difficultés que nous imposons nous-mêmes, pour les bonnes grâces de forces tapies dans l’ombre des chancelleries.

Naturellement, si au regard des discours de campagne, le candidat Ousmane Sonko semble le mieux alerté sur ces anomalies qui renvoient au servage, cela ne constitue, ni pour lui, ni pour les autres à propos de leurs autres thèmes de prédilection, de garanties absolues qu’ils en feraient obligatoirement l’axe central de leurs politiques, une fois élus en février ou mars et aux prises avec les lascives suggestions, accointances, courtisaneries, perversions, délices, et facilités démotivantes d’un Pouvoir d’Etat non délimité ni conditionné.

L’attitude de Macky Sall vis-à-vis de toutes ses promesses, une fois installé au Palais Messmer, est suffisamment édifiante pour convaincre chaque électeur et électrice, que s’il a jamais existé, le temps est terminé, ou il suffisait de faire foi à un discours et d’élire un candidat, pour le voir prendre effectivement en charge le légitime espoir qu’il aura suscité en vous. Sans contraintes particulières, ils n’y sont pas obligés.

Pour dire que le premier acte consistant à introduire un bulletin dans une Urne n’ouvre en fait que le début d’un processus qui passe ensuite par la sécurisation de ce vote pour qu’il ne soit pas détourné sur votre dos. Il se prolonge pendant tout le mandat, par une veille de contrôle citoyen afin que chaque engagement pris devant l’électorat, soit traduit en actes ou rappelé à juste droit, en toute circonstance.

C’est la mère des batailles engagées par les «Gilets jaunes» en France dont la revendication la plus fédératrice, passe par l’introduction dans leur pays à l’exemple de certains de leurs voisins européens,  du principe de Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) qui permettrait de ramener, en temps réel, au dressage des urnes, chaque politicien qui s’éloignerait de ses engagements ou abuserait de sa position ou de ses pouvoirs, pour enjamber ou piétiner l’intérêt général, au service duquel il a été dûment élu.

En attendant ou à défaut, il est possible d’ores et déjà à la faveur de la campagne électorale en cours, de faire prendre aux candidats qui le souhaitent, au moins trois engagements de sincérité sans lesquels il est certain que rien de ce que regrette le peuple Sénégalais depuis 60 ans d’indépendance, ne changera s’ils ne sont effectivement pris en charge.

Le premier c’est l’engagement solennel de publier et de remettre à plat l’ensemble des ACCORDS BILATERAUX en vigueur, signés depuis l’indépendance avec des Etats tiers, afin de les auditer, les recalibrer et les repasser au besoin, au crible de nos intérêts fondamentaux, en vue d’une actualisation par renégociation.

Le second, c’est l’inventaire public de l’ensemble de nos ressources naturelles, l’état réel des gisements et de leur exploitation et la renégociation, comme le souhaite l’un des candidats, de tout contrat léonien qui porterait un trop grand préjudice au peuple sénégalais.

Le troisième engagement passerait enfin, par la refonte de nos programmes d’enseignement et de formation, la fusion des filières francophone et arabophone par le bilinguisme optionnel (anglais/arabe) avec nos langues nationales et le français comme pivots obligatoires, et l’introduction de l’enseignement religieux jusqu’au Collège.

Un engagement solennel sur ces trois questions durant la campagne électorale, devrait être réitéré par le vainqueur, dès la proclamation définitive des résultats, avant sa cérémonie de prestation de serment.

Un tel dispositif qui emprunte aux Sud africains leur hardiesse quand Nelson Mandela a décidé de verser leur Nouvelle Constitution sur Internet, pour sensibilisation et enrichissement universel, permettrait peut-être, quel que soit le résultat des urnes, d’ouvrir une nouvelle page de concorde et surtout, de CONFIANCE MUTUELLE sans laquelle rien de positif n’est possible dans le pays.

Sinon, la voie la plus facile, naturellement la moins intelligente pour un peuple, une communauté ou une famille pour arbitrer ses intérêts divergents, c’est de les diluer tous, confondus, dans l’autodestruction.

Ça, c’est l’autoroute d’en face. Celle de la Barbarie. La dorsale pénétrante du gaz, du pétrole, du Zicron…  celle-là que suivent les vautours de toutes les contrées.

Laissés à nous-mêmes, rien ne nous y prédispose. Les ressorts, même résiduels, de notre raffinement culturel, autant qu’intellectuel, de nos civilités urbaines et sociabilités rurales faites de sagesse, de pondération, de tolérance, de mesure et d’active solidarité, surtout la foi monothéiste pluri millénaire imprimée dans notre ADN brut d’originels Egyptiens, nous en ont immunisé jusqu’ici.

Mais, en dépit de l’indispensable ouverture sur l’Autre, prenons garde tout de même, d’un certain type d’étranger qui n’opère que dans l’opaque clandestinité.  Celui-là même qui ne signe rien avec nous, prend ombrage de notre génie propre et préfère s’activer dans la manipulation intensive par le viol numérisé, perturbant nos douces nuits de grave insouciance. Vigilance !*Sidy Gaye est le Directeur de la Clinique Media de Dakar (CMD)Publie dans Dakartimes du Samedi 09 Fevrier 2019

« La paix en Casamance, mon premier chantier » (Me Madické Niang)

https://www.dakaractu.com Me Madické Niang a fait le déplacement, ce samedi, à Sédhiou, avant de continuer sur Ziguinchor. Le candidat à la présidentielle a exposé, en marge d’un meeting dans le Pakao, les mesures phares et d’urgence de son projet de société « Jamm Ak Xeweul ». « La paix en Casamance sera mon premier chantier », a-t-il indiqué…

Le candidat de la coalition « Madické 2019 » attendu à Sédhiou, Ziguinchor, Oussouye, Bignona…

https://www.dakaractu.com Le Sud est le prochain point de passage du candidat de la coalition « Madické 2019 », dans sa quête du suffrage des sénégalais.Me Madické Niang a fait le déplacement, ce samedi, à Sédhiou, avant de continuer sur Ziguinchor. Le candidat à la présidentielle vient y exposer les mesures phares et d’urgence de son projet de société « Jamm Ak Xeweul ». Son objectif cependant, est de rallier à sa candidature, les électeurs de la région Casamançaise.

Les adhérents et sympathisants de la Coalition « Madické 2019 » résidant à Ziguinchor vont recevoir leur leader dans une ambiance de meeting électoral. Une occasion pour l’ancien ministre des Affaires étrangères de défier encore le président Macky Sall.

Madické Niang poursuit sa campagne, dimanche, en faisant cap sur Oussouye, Bignona, Bounkiling, Nioro, Passy et Kaolack, où sera organisé un meeting électoral, après la visite de certains chefs religieux. L’occasion pour le candidat à la présidentielle de peaufiner son discours sur d’autres sujets. Il va ainsi rencontrer les adhérents et sympathisants de son mouvement politique avant de retourner sur Dakar en début de semaine prochaine…

Macky à ses adversaires : « Nous avons déjà gagné »

Kolda, envoyé spécial) – Le Président sortant, Macky Sall, était ce samedi en Casamance. Il s’est rendu, entre autres localités, Saré Bassi, dans la région de Kolda. Accueilli par une marée humaine, Macky Sall a lancé à ses militants : « C’est terminé ! Nous avons déjà gagné. Le second mandat va permettre de donner plus d’emplois aux jeunes. »

Dans cette perspective, le chef de l’État a promis l’érection d’un centre de formation et une antenne de l’Université virtuelle.

Au premier rang à l’accueil du candidat de Benno, le président du Conseil départemental de Vélingara, Ibrahima Barry, a déclaré que Macky Sall « a le meilleur discours parce qu’il est dans l’action ».

Il ajoute : « L’opposition n’attaque pas Macky Sall dans son bilan, mais dans des querelles de personnes. Mais le Président va gagner largement dans le Fouladou parce qu’il a réussi d’importantes réalisations avec le Pudc, le Ppdc, le Puma. »Salla GUÈYE 

La communauté bambara derrière Amadou Bâ pour la réélection de Macky Sall

La communauté bambara vivant au Sénégal a organisé un meeting ce samedi aux Parcelles Assainies pour apporter son soutien à Amadou Bâ pour une réélection du chef de l’État. « Nous les bambaras du Sénégal, nous nous engageons à travailler pour donner à Macky Sall un deuxième mandat », promet la présidente de l’Union des femmes bambaras du Sénégal, Fatoumata Soumano Ndao.

Son camarade Kalidou Wagué, maire de Bokidiawé, se félicite, quant a lui, des infrastructures routières réalisées dans leurs localités d’origine durant le premier mandat du Président sortant. Il souligne par exemple qu’auparavant, il fallait 24 heures pour faire le trajet Bakel-Dakar alors qu’il suffit actuellement de 5 heures de temps pour rallier ces deux localités. « Macky Sall est en train de réhabiliter les routes en particulier celle de Kidira-Dakar », rappelle Wagué.

Ces marques de reconnaissance ont réjoui le délégué régional de Dakar de la coalition Benno, qui supporte la candidature de Macky Sall. Mais pour Amadou Ba, les actions de Macky Sall en faveur de la communauté bambara rentrent dans l’ordre normal des choses.

« Dans un pays, un chef de l’État doit s’occuper de tout le monde et c’est cela la vision de Macky Sall : ‘un Sénégal pour tous' », indique Amadou Ba. Qui martèle : « Il prône un Sénégal inclusif. Ceux qui sont là, sur des airs de démocrates, n’ont ni expérience ni expertise pour nous diriger. »Habibatou TRAORÉ

Banda Diop invite Bamba Fall à soutenir Macky Sall

Le maire de la Patte d’Oie, Bamda Diop, qui était proche de Khalifa Sall, a officialisé son soutien à Macky Sall pour la présidentielle du 24 février. Il invite le maire de la Médina, Bamba Fall, à l’imiter.

« Toute la Médina est en phase avec la coalition Benno bok yakkar (Bby). Je profite de l’occasion pour lancer un appel solennel à Bamba Fall, qui est un camarade et un collègue, connaissant son patriotisme, son courage et son sens du devoir, à venir rejoindre Macky Sall pour continuer le travail accompli pour les habitants de la Médina », a-t-il déclaré, ce samedi, dans le cadre de la caravane du ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, qui a sillonné les rues de Dakar.: Samsidine DIATTA

Mame Mbaye Niang : «Nous pouvons gagner Dakar avec 60%»

Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a dirigé une caravane dans les rues de Dakar, ce samedi, pour appeler les populations à voter pour Macky Sall, le Président sortant. Il se dit optimiste.

«Les résultats que nous pronostiquons (au sein de Benno bok yakaar) sont réels, naturellement nous pouvons  gagner Dakar avec 60%, a-t-il lancé. Et si on gagne Dakar avec ce score, on peut donc gagner avec 60% au niveau national. Donc ce que dit Bby est une réalité. Parce que des gens qui n’ont jamais fait de la politique sont en train de battre campagne pour Macky Sall.»

En plus, affirme le leader du mouvement «Vision 2035», la majeure partie des conseillers de Khalifa Sall, ex-maire de la capitale, ont rejoint le camp présidentiel. Il cite comme exemple, le maire de la Patte d’Oie, Banda Diop, qui soutient la candidature de Macky Sall.Samsidine DIATTA

Macky Sall : «Ce qui me réconforte et me donne encore plus d’énergie…»

https://www.dakaractu.com Le président de la Coalition Benno Bokk Yakaar draine des foules sur tout son passage. Après le Baol, le Fouta et le Boundou, il est depuis ce samedi 9 février 2019 dans la Casamance avec son convoi. Macky Sall, leader de la Coalition présidentielle passera la nuit à Kolda, après un meeting à Vélingara.
Hôte de Abdoulaye Bibi Baldé, le maire de la ville de Kolda, il s’est félicité de la forte mobilisation. ‘’Le Fouladou nous reçoit ce soir avec une mobilisation exceptionnelle. Partout au Sénégal où je suis passé, j’ai vu la même ferveur. (…). La mobilisation, partout où je suis passé, montre l’adhésion forte des populations sénégalaises. Cela me suffit. Cela me réconforte. Et cela me donne encore plus d’énergie’’, a dit le Président Macky Sall.

Aux attaques des opposants, Macky Sall préfère répondre par son bilan

APA-Tambacounda (Sénégal) Envoyé spécial : Oumar Dembélé-Le président sortant Macky Sall est apparu, entre jeudi et vendredi, durant sa campagne à l’est du pays, avec deux visages, d’abord avec une attitude peu joviale comme pas depuis le début de la tournée et qui a coïncidé au retour mouvementé de son prédécesseur dans le pays et un autre plus relâché avec lequel il a énuméré ses réalisations durant son septennat, comme réponse à ses adversaires.

Jeudi soir, le chef d’Etat sortant, vêtu d’un ensemble grand-boubou marron, est arrivé peu avant 20h à Goudiry, un département de la région de Tambacounda, en compagnie de son ex-Premier ministre Aminata Touré, en trouvant sur place des militants et sympathisants qui l’attendaient depuis l’après-midi.

Pendant que les responsables locaux étaient en train de vanter ses réalisations tout en exprimant les doléances de Goudiry, Macky Sall tenant une tablette échangeait beaucoup avec Aminata Touré, assise à côté de lui et qui manipulait elle-aussi sur son téléphone portable. A ce moment précis, l’ex-président Abdoulaye Wade était déjà arrivé à Dakar, accueilli en grande pompe par ses sympathisants et thuriféraires avant de tenir des déclarations provocatrices et incendiaires à l’endroit du régime de son ex-protégé et successeur.

En se disant par exemple « très ému d’atterrir dans mon aéroport » de Diass, le nonagénaire a appelé ensuite les citoyens à « brûler leur carte d’électeur » vu que, pour lui, le scrutin est joué d’avance et qu’il ferait de tout son possible pour empêcher sa tenue.

Attendu par les confrères pour réagir sur ces propos, Macky Sall a esquivé. Peu loquace, le visage un peu lourd, il s’est contenté de parler à cette foule sur la nécessité et l’intérêt qu’il y a pour Goudiry de voter massivement pour lui le 24 février prochain, jour du premier tour de la présidentielle.

Dans cette adresse, certains confrères ont décelé une « colère » feinte du président sortant et dont la source serait les déclarations de Wade, qui occupent depuis ce temps l’actualité à Dakar et dans certaines villes du pays.

A Kédougou, la CMU vantée

Par ailleurs, hier vendredi lors du meeting régional organisé à Kédougou, il s’est exprimé avec entrain. Tiré sur quatre épingles, un chapeau sur la tête, le candidat sortant ne fera toujours pas d’allusion à Wade, mais a opposé son bilan social à ses pourfendeurs, notamment la mise en place de la couverture maladie universelle depuis 2012.

Avec ce programme, il soutient avoir permis la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5ans, la prise en charge médicale des personnes de troisième âge de plus de 60 ans, la gratuité de la dialyse et de la césarienne pour les femmes.

Sur la politique d’inclusion sociale, « j’ai réussi à baisser les prix des denrées de première nécessité, concernant le riz, le lait, le sucre, l’huile, le gaz, le pétrole, l’essence, le gasoil, la baisse sur les prix des loyers, l’augmentation des bourses des étudiants, l’augmentation des salaires pour les travailleurs, l’augmentation de l’âge de la retraite et l’augmentation des pensions de retraite qui sont passées à 47% », a-t-il souligné, ajoutant avoir également haussé la pension minimale jusqu’à « 36.243 FCFA qui correspond au SMIC ancien, le SMIC lui-même augmenté jusqu’à 55.000 FCFA ».

« Voilà la réalité du travail que je vous propose », a lancé Macky Sall à Kédougou, une région située à plus de 200 km de Tambacounda.

Alors, a refermé le candidat sortant, « si vous voulez que nous continuons à garder les bourses pour les familles démunies, si vous voulez que les enfants soient traités gratuitement, si vous voulez que le PUDC continue à travers les villages du Sénégal, si vous voulez que Promovilles continue à travers les villes du Sénégal, alors mobilisez tous comme vous l’avez fait et comme cette union que j’ai vue derrière moi à Kédougou pour que au soir du 24 février, la politique du Plan Sénégal émergent soit plébiscité, pour que le Sénégal continue dans sa voie de l’émergence, pour que le Sénégal ne régresse pas devant des politiques hasardeuses qui n’ont aucune consistance, qui sont juste un amalgame et un condensé d’intentions qui ne permettront pas à notre pays d’atteindre ses objectifs d’émergence ».

La campagne électorale s’achève le 22 février prochain, l’avant-veille de la présidentielle où Macky Sall va clôturer la sienne à Dakar, la capitale.

Mais avant cela, il entame ce samedi une tournée dans les localités du sud, en Casamance, après l’étape qui l’a mené avec sa caravane à l’est du pays.

Madické Niang, Issa Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko sont les challengers de Macky Sall pour cette présidentielle qui marque la fin de son septennat avec l’objectif de reconquérir le fauteuil présidentiel pour un quinquennat conformément à la réforme constitutionnelle du 20 mars 2016.ODL/te/APA

Moustapha Diakhate

http://www.enqueteplus.com/ ‘’Laay njaaxum doit être mis hors d’état de nuire pour dérives insurrectionnelles’’. C’est la réaction de Moustapha Diakhaté, publiée  sur sa page Facebook, suite à l’appel au sabotage du scrutin du 24 février prochain lancé  par l’ex-président Wade. ‘’Le Sénégal est en campagne électorale.

Les candidats sillonnent le pays pour présenter leur programme aux populations dans un climat de paix carnavalesque. Abdoulaye Wade méprise les Sénégalais en laissant son indigne fils se la couler dans des résidences princières du Qatar et demander aux enfants d’autres d’attaquer les lieux de vote, de brûler les bulletins, de saboter le processus électoral’’, écrit le ministre chef de cabinet du président de la République. A son avis, cet appel de Me Wade est voué à l’échec.

Car, dit-il : ‘’Qu’à cela ne tienne ! Démocratiquement et à l’issue d’une élection libre et transparente, le peuple Sénégalais va élire, le 24 février 2019, son président de la République. Toutefois, poursuit-il, ‘’condamner les propos insurrectionnels d’Abdoulaye Wade n’est pas une liberté, mais un devoir pour tous les démocrates, y compris les responsables du Pds ainsi que tous les 4 candidats issus de l’opposition’’. Aux yeux de M. Diakhaté, ‘’il s’agit de défendre la paix, la stabilité du Sénégal et son unique mode de désignation du président de la République : l’élection’’.

Aminata Touré : «Nous avons dépassé l’étape où on appelait à l’insurrection parce qu’on n’est pas contents»

IGFM-Si Macky Sall ignore toujours Wade, Aminata Touré n’en fait pas autant. Hier, elle a appelé l’ex-chef d’Etat du Sénégal à savoir raison garder. «Me Wade appelle à l’insurrection et demande aux jeunes de brûler les bulletins de vote. Je n’attends pas le Président Abdoulaye Wade à ce niveau, au contraire, je pense qu’un ancien chef d’Etat devrait appeler la jeunesse à exercer le civisme, surtout que nous sommes en campagne électorale.

Une campagne qui se tient sans anicroches, sans difficultés. Tout le monde ira exprimer son suffrage dans les urnes, sans plus. Nous avons dépassé l’étape où on appelle à l’insurrection, parce qu’on n’est pas content. Quand on n’est pas content, on le manifeste dans les urnes. Je ne pense pas que cet appel sera entendu. Le Sénégal est un pays de paix, de stabilité.

Que les jeunes soient responsables. La campagne a bien démarré. On ne note pas d’incidents et il en sera ainsi jusqu’au 24 février. J’ai un sentiment de déception, parce que Wade est un ancien chef d’Etat, il devrait souhaiter que le Sénégal continue à s’illustrer comme un pays stable, de grande démocratie. Quand on ne fait pas partie d’une élection, on doit laisser les acteurs dérouler.»Codou Badiane

KAFFRINE : YOUSSOU NDOUR INVITE À NE PAS REMETTRE LE POUVOIR À DES « FARCEURS »

Kaffrine, 9 fév (APS) – Le chanteur Youssou Ndour, leader du mouvement « Féké Maci Bolé », membre de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) a invité, vendredi à Kaffrine, les citoyens sénégalais à ne pas « donner le pouvoir à des farceurs ». »Il faut croire en soi. Au Sénégal, personne ne peut leurrer personne. Il ne faut pas suivre ces aventuriers. Ce pays a ses normes. Nous n’allons pas donner le Sénégal à des farceurs », a dit Youssou Ndour.
Le leader du mouvement « Féké Maci Bolé » était à Kaffrine pour faire la promotion de son opération dénommée « Xaal Yoon » au bénéfice du candidat sortant Macky Sall.
« Jamais ce pays ne sera géré par des farceurs. Tous les quatre candidats de l’opposition n’ont pas plus de sympathisants et militants que moi. Ils sont minimes devant moi. Je pouvais faire comme eux en posant ma candidature. Mais, j’ai trouvé un homme capable de gérer le pays et de le faire émerger. Macky Sall est un vrai bâtisseur. Nous allons le réélire », a-t-il assuré, devant un nombreux public.MNF/PON

Youssou Ndour : « Tous les quatre candidats de l’opposition n’ont pas plus de sympathisants et militants que moi »

APS | =Le chanteur Youssou Ndour, leader du mouvement « Féké Maci Bolé », membre de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) a invité, vendredi à Kaffrine, les citoyens sénégalais à ne pas « donner le pouvoir à des farceurs ». « Il faut croire en soi. Au Sénégal, personne ne peut leurrer personne. Il ne faut pas suivre ces aventuriers. Ce pays a ses normes. Nous n’allons pas donner le Sénégal à des farceurs », a dit Youssou Ndour. Le leader du mouvement « Féké Maci Bolé » était à Kaffrine pour faire la promotion de son opération dénommée « Xaal Yoon » au bénéfice du candidat sortant Macky Sall. « Jamais ce pays ne sera géré par des farceurs. Tous les quatre candidats de l’opposition n’ont pas plus de sympathisants et militants que moi. Ils sont minimes devant moi. Je pouvais faire comme eux en posant ma candidature. Mais, j’ai trouvé un homme capable de gérer le pays et de le faire émerger. Macky Sall est un vrai bâtisseur. Nous allons le réélire », a-t-il assuré, devant un nombreux public.

POUR UNE GRANDE VICTOIRE DE MACKY SALL : Les jeunes de l’Ucs lancent l’ opération «Casamance nioo ko ress»

https://www.leral.net Il n’y aura pas de combat en Casamance. Abdoulaye Baldé avait assuré à Macky Sall qu’il s’en chargerait pour lui assurer la victoire à la Présidentielle. Le candidat de la coalition Benno bokk yakaar (Bby) sera plus rassuré avec l’implication des jeunes de l’Union des centristes du Sénégal (Ucs). Ces derniers ont créé un cri de guerre : «Casamance, nioo ko ress» (la Casamance, on s’en charge). La stratégie est dévoilée par le responsable des jeunesses centristes, Me Pape Mamaille Diokou, arrivé de Paris avant-hier, pour rallier Ziguinchor où Macky Sall est attendu dimanche. L’avocat au Barreau de Paris annonce que ses frères de parti et lui «iront à la recherche de chaque voix dans les villes, villages, quartiers, familles, voire dans les lieux de travail pour convaincre les Sénégalais». En sus de l’objectif de donner une majorité confortable à Macky Sall dans la partie sud du pays, les jeunes de l’Ucs, révèle Me Diokou, veulent que «les Sénégalais sachent et aient la confirmation que le leadership de Baldé et de son parti en Casamance est intacte». D’ailleurs, l’objectif est fixé. «Le Dr Abdoulaye Baldé et ses frères de l’Apr vont assurer au Président un score jamais égalé dans l’histoire des élections au Sénégal», promet Me Diokou. Le responsable des jeunes de l’Ucs invite la jeunesse de la mouvance présidentielle à «s’unir comme un seul homme derrière Dr Abdoulaye Baldé pour réserver un accueil triomphal au Président Macky Sall». Revenant sur le choix porté par son parti sur le candidat de Bby, Me Diokou explique que «la réélection du Président Sall est une chance pour la stabilité et la préservation des acquis sociaux». Abdoulaye Gadiaga Sarr Obs 

Casamance-Issa Sall signe l’accord de paix : « Je m’engage sur l’honneur à respecter l’accord en toute connaissance de cause et sans pression! »

https://www.dakaractu.com Après avoir rencontré la cellule de dialogue sur le processus de paix en Casamance, El Hadj Issa Sall a officiellement signé le mémorandum d’accord de paix. Un geste qui l’engagerait une fois élu, à entamer des pourparlers transparents et inclusifs avec le MFDC. La cellule devrait dans le même sillage rencontrer les autres candidats afin de prendre connaissance de leur programme de sortie de crise en Casamance…

ISSA SALL SIGNE ‘’SANS RÉSERVE’’ UN MÉMORANDUM POUR LA PAIX DÉFINITIVE EN CASAMANCE

Ziguinchor, 9 fév (APS) – Le candidat El Hadji Issa Sall a signé vendredi soir à Zifuinchor (sud) un mémorandum en vue d’obtenir la paix définitive en Casamance.

  1. Sall est le premier candiadt à être auditionné par la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (PFPC) sur son programme socio-économique et sur la dimension qu’il réserve à la Casamance.

Arrivé tard dans la soirée, El Hadji Issa Sall s’est engagé à respecter les termes de ce mémorandum.

’’Je déclare sur l’honneur que je vais respecter cet engagement une fois installé à la tête de la magistrature suprême (…) je m’engage sans réserve à respecter scrupuleusement ce document quant à son application’’, a déclaré le candidat Issa Sall.

’’Nous exprimons notre indignation face à la lenteur de la résolution du conflit qui sévit au sud du pays. Nous lançons un appel pour la résolution définitive du conflit en Casamance. Nous exigeons des négociations transparentes, sincères, inclusives avec l’implication des organisations de la société civile dont les femmes’’, a auparavant dit la porte-parole de la PFPC Seynabou Malle Cissé, lisant le mémorandum.

’’Je n’ai pas hésité un instant à signer sans réserve cet engagement (…) parce que la paix en Casamance est érigée en supériorité dans mon programme (PUR100)’’ a insisté le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement.

Il a ensuite tenu un meeting à la place Gao de Ziguinchor où il a beaucoup insisté sur son programme. El Hadji Issa Sall a promis de contribuer à la déconcentration des services de l’Etat en affectant ’’au moins quatre ministères à la région naturelle de la Casamance’’.

Samedi, le candidat du PUR s’est rendu à Oussouye pour une visite de courtoisie au roi d’Oussouye auprès de qui il a sollicité des prières.MTN/OID

Télescopage Macky et Issa Sall à Kolda a créé une vive tension : le pire évité de justesse

https://www.pressafrik.com Le pire a été évité de justesse à Kolda. Le télescopage entre la caravane de Bennoo Bokk Yaakar conduite par Macky Sall et celle de PUR, sous la houlette de El Hadji Issa Sall a créé une tension indescriptible dans la capitale du Fouladou. N’eut été l’intervention urgente et professionnelle des forces de l’ordre, les marrons du feu et les éléments de la sécurité du PUR allaient s’entrechoquaient dangereusement.

Les échauffourées ont failli éclater quand les forces publiques ont bloqué la caravane du candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement pour laisser passer celle du président sortant. Le leader du PUR et sa sécurité n’ont pu accepter cela. Ils faisaient cap vers Vélingara. Ne voulant pas se laisser faire, les militants et éléments de la sécurité du Pur ont forcé le barrage des policiers pour permettre à leur candidat de passer.

Ce forcing de la sécurité du PUR a mis la poudre au feu sur les lieux. Des empoignades et autres tiraillements ont éclaté. Heureusement que les forces de l’ordre déployées sur cet axe ont gardé leur sang froid et ont géré professionnellement la situation. elles ont pu intercédé entre éléments de sécurité du PUR et les marrons du feu.

Ce que sera l’Administration publique sous Idrissa Seck

iGFM – (Kaffrine) Le candidat de la coalition Idy2019, Idrissa Seck a rendu public son programme de gouvernance. Articulé autour de sa Vision 1-3-15-45 (1 Comme le Sénégal qui nous est commun : Un Peuple, Un But, Un Foi ! 3 Comme les 3 Axes du Programme ; 15 Comme les quinze visions programmatiques qui bordurent le Programme ; 45 Comme les quarante-cinq déclinaisons thématiques du programme.), le programme accorde une place importante à l’Administration publique, un secteur clef de la Gouvernance, un des trois axes programmatiques.  A ce niveau, Idrissa Seck énumère une série de mesures qu’il compte apporter à l’Administration publique pour qu’elle soit plus performante, plus efficace et plus rigoureuses, avec des hommes et des femmes compétents et vertueux si les sénégalais l’élisent le 24 février 2019 président de la République.

« Si les meilleurs d’entre nous, en compétences et vertus, accèdent aux stations de décision, le décollage du pays se fera. »

Le choix du système de la fonction publique au Sénégal n’est pas fortuit. Il est fait suivant un ensemble de données d’ordre géographique, politique, économique ou démographique. Le système sénégalais de la fonction publique est celui de la carrière qui présente l’inconvénient d’une certaine rigidité et d’un rendement faible, puisque la carrière est quasiment assurée. L’administration renvoie à un groupe à part, au sein de la société. Elle dispose d’un personnel propre, régi par le statut général des fonctionnaires. C’est un système fermé, où le droit applicable est différent de celui qui encadre les travailleurs du secteur privé.

Conscient des tenants et aboutissants du système de la carrière en vigueur, je préconise l’introduction d’un changement efficient et efficace.

La réforme proposée aurait comme substrat, l’ouverture de la Fonction publique à tous les talents dans son mode de recrutement, prioritairement, surtout au niveau de la haute Administration publique où les critères déterminants seront les compétences et le parcours professionnel.

Il propose un pack de réformes pour la fonction publique. Il est temps de mettre en place un plan stratégique de valorisation des ressources humaines.

Des réformes judicieuses, réalistes et ambitieuses seront ainsi déclinées dans le cadre de l’exercice des services publics. Il est opportun d’adopter des mesures efficientes sur le recrutement des fonctionnaires, leurs carrières et missions. C’est donc pour une politique de modernisation de la fonction publique en pleine adéquation avec ses exigences.

La nomination des directeurs généraux de certaines agences et sociétés nationales par appel à candidature

Idrissa Seck, propose une fois élu, président de la République : la nomination des directeurs généraux de certaines agences et sociétés nationales par appel à candidature ; une déclaration de patrimoine des personnes assujetties à l’entrée et à la sortie pour permettre un contrôle parlementaire de conformité ; l’audition publique des personnes nommées ministres ou directeurs généraux par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale avant leur prise de fonction sans droit de véto a n de permettre à celle-ci de jouer pleinement son rôle, de diluer le pouvoir de nomination du président de la république et d’éviter certains abus dans les nominations ; une meilleure organisation de la mobilité au sein de la fonction publique ; une normalisation des recrutements civils et militaires et des avancements selon les principes républicains de transparence, de mérite et d’équité ; un renforcement de l’efficacité de l’administration publique qui doit garantir la fourniture d’un service de qualité ; l’établissement d’un système d’incompatibilité pour empêcher l’implication partisane des hauts fonctionnaires dans la vie politique.

Rationaliser les dépenses publiques par la réduction du train de vie de l’Etat

La gestion vertueuse des deniers publics passe nécessairement par la rationalisation dans le choix de la dépense publique.

Il propose à réduire le train de vie de l’Etat avec la suppression de certaines institutions ou agences budgétivores et souvent inutiles (Haut Conseil du Dialogue des Territoires, le Haut Conseil des Collectivité territoriales; ANPEJ,) ; revoir à la baisse de manière significative les fonds dits politiques qui seront soumis à un contrôle ; mettre en place un dispositif de revue et de réformes, piloté au plus haut niveau de l’Etat, portant sur les missions et l’efficience de l’ensemble de la sphère publique (Etat, collectivités locales, organismes de protection sociale).

Contrôle budgétaire rigoureux et 

des budgets de mission, votés annuellement pour faire fonctionner les institutions

Le contrôle budgétaire doit non seulement être de rigueur, mais doit être tourné vers la rationalisation des choix budgétaires.

Idrissa Seck propose la mise en place des budgets de mission, votés annuellement pour faire fonctionner les institutions, des budgets de Gestion Axée sur les Résultats « GAR » avec des objectifs quantifiables et mesurables ; le renforcement des pouvoirs de contrôle des instituions de contrôle des Ministères, du Contrôle financier, de l’IGE et de la Cour des Comptes ; le renforcement des moyens d’investigations de la CENTIF et de l’OFNAC (auto saisine, rapports transmis directement au Parquet etc.).

Il propose également d’accorder la priorité au financement concessionnel pour combler le besoin de financement, le recours aux emprunts semi concessionnels et aux marchés de capitaux notamment dans l’espace communautaire (UEMOA et CEDEAO). De trouver les moyens de développer le marché financier intérieur et de limiter l’exposition de notre portefeuille aux risques de change des devises.

Redevabilité et transparence dans la gestion des Finances publiques

Idrissa Seck, s’engage à une gestion des Finances Publiques marquée du sceau de la transparence et de la redevabilité. Les gestionnaires des deniers publics seront soumis à une obligation stricte de rendre compte, l’exécution des marchés publics marquée du sceau de la transparence, notamment avec, la réduction drastique des marchés de gré à gré, la réduction à leur portion congrue des demandes de renseignements et de prix (DRP) et la promotion systématique des marchés par appel d’offres, la publication et la mise en ligne systématiques des rapports des corps de contrôle.

Appui au secteur financier par la mise en place de ligne de crédits

Pour le secteur financier, Idrissa Seck s’engage à fournir un appui fort au secteur financier. Cela passera par la mise en place des lignes de crédit qui permettent : de renforcer et densifier le réseau bancaire, de soutenir le développement de la micro, de lutter contre le blanchiment de capitaux, de promouvoir la nance islamique, d’améliorer la qualité des services financiers.

Promotion secteur privé nationale par l’amélioration de l’environnement et du climat des affaires

Idrissa Seck s’engage à promouvoir fortement le secteur privé national. Cela se fera à travers : l’amélioration de la qualité du dispositif fiscal ; la promotion d’une meilleure justice sociale ; l’amélioration de l’environnement et du climat des affaires.

Il s’engage à prendre un certain nombre de mesures pour moderniser les structures de gestion des finances publiques et l’informatisation des procédures en la matière. Il s’agira essentiellement de procéder à l’automatisation des procédures fiscales, l’automatisation des procédures comptables, la modernisation des systèmes d’information, la production de statistiques aux normes internationales ; la mise en place d’une plateforme commune Impôts, Douane et Trésor Public. La normalisation du système d’allocation de ressources en matière de dépenses de service public ; la mise à disposition du foncier et allègements des droits dus au titre de l’occupation de dépendances du domaine privé de l’Etat ; le renforcement du dispositif d’appui au secteur privé ; le renforcement des capacités des PME.

La garantie de l’équité dans la répartition et la programmation des infrastructures et des ressources financières entre les pôles de développement régionaux ; le renforcement des sanctions pénales contre l’usage abusif des procédures non réglementaires, de dépenses non autorisées par le Parlement, la patrimonialisation des ressources financières, foncières, mobilières et immobilières et des emplois publics ; la consécration du contrôle citoyen sur l’effectivité et la sincérité des dépenses publiques.Harouna FALL (Envoyé spécial)

Idy : «Tambacounda, notre porte vers la Cedeao et l’Uemoa»

iGFM – (Tamba)  Le candidat de la coalition Idy2019, était ce samedi dans la soirée à Tambacounda. Accueilli par une foule en liesse à l’entrée de la ville, Idrissa Seck a fait une marche Orange à travers les grandes artères de la ville. S’adressant aux populations au quartier Dépôt, Idrissa Seck a indiqué que : « Tamba a été oubliée dans les programmes de développement du pays, le chômage vous envahit, le système éducatif est par terre. Le système est paralysé faute de médecins spécialistes ».

C’est pourquoi, une fois élu, président de la République : « Nous ferons de Tambacounda un carrefour de développement industriel et logistique. Avec le chemin de fer, Tamba sera un carrefour pour notre interconnexion avec la sous-région. Parce que tout le développement minier, tout le développement de l’agriculture, les richesses de la Casamance feront de ce carrefour, avec la relation avec le Mali, la Guinée, sera notre porte vers la CEDEAO, notre porte vers l’UEMOA sera ici à Tambacounda. Donc réglons le problème dès le premier tour pour donner la chance à cette formidable jeunesse de Tambacounda. On me signale que le lycée Mame Cheikh Mbaye est en ruine, cela signifie que ceux qui nous dirigent manquent d’ambition et de vision ».

Avant de poursuivre: « Je ne peux pas venir ici à Tamba sans rendre un hommage appuyé à ma soeur, Ndeye Diattara pour son engagement qui symbolise le courage, la qualité d’engagement, parce que vous avez été approché er reçue toute sorte de propositions, mais vous êtes restées fidèles ».

ENTRETIEN AVEC BARTHÉLÉMY DIAS : «IL N’Y AURA PAS D’ÉLECTION LE 24 FÉVRIER»

http://www.emedia.sn Dans un entretien avec emedia.sn, Barthélémy Dias explique le soutien de la coalition « Khalifa 2019 » au candidat Idrissa Seck, basé sur un partenariat. Le maire de Mermoz Sacré-Cœur qui met en garde sur de sérieuses risques de fraudes électorales demande aux Sénégalais de faire face au hold-up orchestré par le président sortant Macky Sall.

Pourquoi Khalifa Sall a-t-il décidé de soutenir Idrissa Seck ?

Nous avons décidé de nouer un partenariat gagnant avec la coalition Idy 2019 en nous accordant sur certains principes. Et le principe le plus important, c’est l’esprit des assisses nationales qui nous a tous engagés pendant des années à travers une consultation inclusive et participative.

Le combat sur la caisse d’avance semble être perdu par Khalifa Sall

Khalifa sall s’est battu jusqu’au bout. Si nous avons choisi de nous prononcer aujourd’hui et de ne pas attendre la date du 20 février, c’est parce que les avocats de l’Etat ont plaidé l’incompétence de la cour de justice de la Cedeao. Quand la cour était revenue pour dire qu’elle est compétente pour trancher sur le dossier, l’Etat du Sénégal a demandé de renvoyer le dossier en refusant de plaider cette procédure introduite en urgence. La cour a décidé de se prononcer le 20 février, c’est-à-dire à 4 jours des élections, on n’aura pas le temps d’aller vers les Sénégalais et leur faire savoir que nous sommes candidats. Donc, nous avons choisi de nous unir avec Idrissa Seck dans un cadre de partenariat et on espère l’élargir.

Donc, vous écartez l’idée du boycott agité par Abdoulaye Wade ?

Nous n’allons pas nous décourager, nous poursuivrons notre objectif. Ce que Macky Sall cherche de nous, c’est qu’on renonce, qu’on abdique. Et peut-être qu’on boycotte mais nous l’accepterons pas. Notre seul et unique but est de débarrasser les Sénégalais de ce régime anti démocratique et prédateur. Je le répète le dimanche 24 janvier 2019, il n’y aura pas d’élection au Sénégal parce que, ceux qui ont eu la chance d’organiser les élections ont décidé d’organiser un sabotage, un hold-up et non une élection.

Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Si Macky Sall gagne, il briguera un troisième mandat. Le peuple sénégalais a rendez-vous avec son histoire. Si les sénégalais choisissent d’être des spectateurs, ils le regretteront. Le président Macky Sall n’est pas là pour briguer un second et dernier mandat. Je confirme s’il obtient un deuxième mandat par la fraude électorale, de par la constitution du Sénégal, ce sera son premier mandat. Vu les enjeux de l’heure, le pétrole et le gaz, Macky Sall briguera un troisième mandat, qui sera son second mandat et il le fera de manière légale. Nous ne sommes pas là pour verser dans une révolution. Notre rôle est d’éveiller les consciences par la plume, l’image et la parole. On a parlé, on a agi, on a sacrifié notre liberté. Aux sénégalais de comprendre qu’ils doivent être des acteurs et nos des spectateurs.

Comment appréciez-vous donc l’appel de Wade de brûler les cartes d’électeur ?

Le président Abdoulaye Wade a raison de dire qu’il y aura pas d’élection. Il sait très bien qu’il n’y aura pas d’élection organisée. Ce qu’on a organisé, c’est un hold-up électoral. Il n’y a eu aucun candidat à la candidature qui a pu avoir avec lui le fichier électoral au moment de déposer les parrainages. Avec la complicité et l’aval du Conseil constitutionnel, ils ont déplacé des électeurs de région en région. Ils se sont débrouillés pour éliminer des centaines de milliers d’électeurs en prétextant qu’il y a des erreurs dans leurs données biométriques. Comme ils savent que les ordres de missions ne marcheront pas cette fois ci, ils ont amené une vielle culture de fraude électorale, ce qu’on appelle les électeurs voltigeurs. Vous verrez des Sénégalais qui disposent d’une carte électeur mais qui n’ont pas de carte Cedeao. Le président Abdoulaye Wade n’est peut-être pas allé au fond. Mais ce qu’il dit, c’est la vérité. S’il y a une élection aujourd’hui et que les acteurs politiques ne cherchent pas à mettre de l’ordre, que les sénégalais ne se lèvent pas pour exiger que leur droit de citoyens soit accepter, je vous assure que Macky Sall gagnera au premier tour. Maintenant, c’est à nous de ne pas l’accepter mais il est hors question de boycotter, il faut faire face.

En quoi faisant ?

Le jour des élections, il faut que les Sénégalais bloquent le vote si on leur interdit de voter dans leur centre de vote. Le président Macky Sall a décidé de s’inscrire lui-même avec une partie de ces « Mackystrats » dans la bêtise politique. Il faut se lever pour faire face le jour du scrutin. Je ne dirai pas aux jeunes de bruler leurs cartes d’électeur, mais ceux qui n’ont pas de cartes électeurs, qui sont inscrits et qui ont payé 52 milliards FCFA de se lever le jour du vote et d’aller se mettre dans les bureaux de vote. On verra si Macky Sall pourra faire ce qu’il a envie de faire ou pas. LALA NDIAYE

Probable soutien à Macky : Cheikh Bamba Dièye rappelle à Bamba Fall les «injustices» subies…

https://www.dakaractu.com/ « J’espère que Bamba Fall, au moment de prendre la décision, se rappellera le combat qu’il a mené et les sacrifices qu’il a endurés avec les Médinois sous le régime de Macky Sall du fait, uniquement, de son soutien à Khalifa. C’est une tâche noire sur le bilan du président de la République sortant, l’ex-théoricien de la gouvernance sobre et vertueuse devenu le promoteur de la transhumance et des contre-valeurs », a mis en garde Cheikh Bamba Dièye, invité à l’émission « Face à Dakaractu », qui passe en direct sur votre site préféré.

Sur un autre registre, le député s’est prononcé sur le débat afférent au CFA. Il pense que cette monnaie garantit une certaine stabilité. Cependant, il croit savoir que l’arrimage du CFA à l’euro doit être revu, car il ne peut pas comprendre que les pays de l’UEMOA ne profitent pas du taux de croissance moyen de 5% en dehors du prisme d’analyse de la crise européenne. « Il faut changer de nom, sortir le CFA du giron de la France », souligne-t-il. « La position privilégiée de la France sur nos pays pénalise. Si nous sommes indépendants et réellement indépendants, je ne vois pas pourquoi nous ne devrions pas tourner le dos aux produits français pour les produits chinois ou ceux d’ailleurs. Il faut élargir notre zone économique pour qu’elle englobe le Nigéria, le Ghana, voire le reste du continent africain », exhorte-t-il.

Cheikh Bamba Dièye, N°2 de Taxawu Sénégal : «pourquoi Khalifa Sall soutient Idy»

https://www.dakaractu.com De la tribune de l’émission « Face à Dakaractu », diffusée au moment où ces lignes sont écrites, Cheikh Bamba Dièye, responsable de premier plan à Takhawu Sénégal, a expliqué le soutien que l’ex-maire de Dakar a apporté hier à l’ancien Premier ministre.
« Idrissa Seck, je le pratique depuis longtemps, il a banni le « Je » de son langage pour privilégier le « Nous », s’est félicité, à l’entame de son propos, le patron du Fsd / Bj.
« En politique il faut être cohérent. Je prends le peuple sénégalais à témoin, je suis un homme qui ne badine pas avec les principes. Quand on formait notre coalition en 2017 avec Idrissa Seck, c’était sur une base programmatique. Notre souhait était que Khalifa Sall fût candidat. Mais là, nous sommes obligés d’unir nos forces pour accompagner Idrissa Seck et sauver le Sénégal. Idrissa Seck n’a appelé personne. En réalité, dès lors que Khalifa Sall a été écarté injustement de la course, à quelque chose malheur est bon, nous avons décidé de le rejoindre. (…) C’est pour sauver l’Etat de droit et les libertés publiques ».
L’ancien maire de St-Louis a tenu à préciser que ce soutien s’est fait sans pré-conditions.
« Ce n’est pas à Idrissa Seck de libérer Khalifa Sall une fois au pouvoir. Khalifa Sall n’a pas sa place en prison. Si l’Etat de droit revient, Khalifa Sall sera libre », écarte-t-il tout deal.
« Idrissa Seck est assez expérimenté et il sait où il va. Dans cette coalition dirigée par Idrissa Seck, il  y a des Sénégalais de tous les niveaux, des personnalités de valeur qui ont assumé les plus hautes charges dans ce pays et qui ne sont pas citées dans des affaires de corruption. Il faut restaurer la méritocratie et mettre en place un cadre dissuasif par rapport à la corruption et la haute trahison. S’il  y avait une vraie reddition des comptes sous Macky Sall, on n’en serait pas là à parler de 29 milliards ou de 94 milliards », a-t-il répondu au sujet d’une interpellation sur l’affaire des 94 milliards dans laquelle le candidat Ousmane Sonko et le directeur des domaines sont cités.
Pour finir son argumentaire, M. Dièye a paré de vertus des personnalités comme Haguibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Moustapha Guirassy, , Thierno Alassane Sall qui, pense-t-il, « seront là pour encadrer Idrissa Seck », une fois celui-ci au pouvoir pour prévenir toute déviation.

Barthélémy Dias:«Macky Sall est un danger pour la stabilité du pays»

https://www.dakaractu.com Barthélémy Dias préfère parler de partenariat avec le candidat Idrissa Seck pour un développement durable du Sénégal. Le maire de Sacré-cœur estime qu’il faudrait un partenariat fort pour pousser Macky Sall qui est un danger pour la stabilité du pays.

Barthélémy Dias appelle également les sénégalais à répondre à l’invitation de l’ancien président du Sénégal Abdoulaye Wade à descendre le 24 février, jour du scrutin, pour barrer la route à Macky Sall…

Idrissa Seck à Koumpentoum : « Notre Coalition est prête pour dégager ce pouvoir et lancer notre programme pour redresser le pays »

https://www.dakaractu.com Le candidat Idrissa Seck s’est rendu ce samedi à Koumpentoum pour étaler, comme il le fait depuis le début de la campagne, son programme.
Le leader de la coalition IDY2019, a rappelé l’importance de son programme qu’il compte dérouler, pour le département de Koumpentoum, sur 3 axes : l’accès à l’eau, le développement de l’agriculture et la résolution du problème de l’éducation. Idrissa Seck rassure toutefois « qu’avec la coalition, la victoire sera acquise dès le premier tour ».

7ème journée de campagne : La caravane IDY2019 vers Koumpentoum,Malem-Niani,Koussanar,Tambacounda.

https://www.dakaractu.com Restée depuis hier à Kaffrine pour des raisons stratégiques, la caravane de la coalition IDY2019 se dirige cet après-midi vers Koumpentoum. Le cortège est resté deux jours dans la ville du centre ouest du Sénégal pour redéfinir le trajet à emprunter pour la 7ème journée de campagne.

Idrissa Seck et ses alliés vont donc relier le département de Koumpentoum pour après se rendre à Malem-Niani, Koussanar, avant de terminer la journée à Tambacounda.

Ralliements À La Coalition « Idy2019 » : Les Conditions Des Souteneurs

Les soutiens à Idrissa Seck ne sont pas gratuits. Certains alliés ont posé des conditions acceptées et signées par le candidat de la coalition Idy2019.des engagements fermes et écrits, noir sur blanc pour avoir le soutien de nombreux opposants. C’est ainsi qu’il s’est engagé devant Abdoul Mbaye et le député Mamadou Lamine Diallo à dissoudre le Hcct et l’Assemblée nationale au cours de l’année 2019 et à organiser des élections législatives et locales et à ramener à 150 le nombre de députés. Le mode de rémunération des conseillers prendra la forme d’indemnité de session. Toujours s’agissant de l’Assemblée nationale, Idrissa Seck a signé pour que les postes de Questeur et de président de la commission de contrôle et de comptabilité soient obligatoirement répartis entre la majorité et l’opposition parlementaire. Il en sera de même des fonctions de président et rapporteur de la commission des finances. D’autre part, Idrissa Seck s’engage, en cas de victoire, à renoncer à être chef de parti, à former un gouvernement de 25 membres au maximum et à supprimer le parrainage. Le candidat Idrissa Seck s’est aussi engagé à définir le statut de l’opposition par un dispositif légal, ainsi que la réforme et le financement des partis politiques.

D’autre part, il a signé pour la création d’une Haute autorité de la démocratie (Had), organe chargé de la régulation du champ politique y compris le fonctionnement des partis politiques, préparer, conduire et organiser les scrutins électoraux et référendaires. Cet organe va également assurer le contrôle et le financement des partis politiques, la vérification du financement des campagnes électorales, etc. Les fonds politiques mis à la disposition du président de la République pour usage sans justification seront supprimés. En plus, s’agissant des fonds spéciaux exclusivement destinés à des questions de sécurité nationale ou de défense, la décision de paiement sera prise par le chef de l’Etat, mais le contrôle sera assuré par la Cour des comptes. Au plan judiciaire, le chef de Rewmi a signé pour la création d’une Cour constitutionnelle qui sera la plus haute juridiction de l’Etat. Cette juridiction connaîtra de la constitutionnalité des lois et engagements internationaux, des conflits de compétence entre l’Exécutif et le Législatif. Cette Cour sera composée de 7 membres dont 3 magistrats ou anciens magistrats nommés par le président de la République sur une liste de six proposés par le Conseil supérieur de la magistrature. A l’exception de Boubacar Camara et Atépa qui soutiennent Ousmane Sonko et Mansour Sy Djamil qui s’est rangé derrière le Pur, tous les autres candidats recalés et membres du C25 ont rejoint Idrissa Seck. On ne sait pas encore ce que Idrissa Seck a signé avec Khalifa Sall et Malick Gakou.Charles Gaiky DIENE

Rencontre au Terrou-Bi : Ce que Wade et Sonko se sont dit!

https://www.dakaractu.com La rencontre entre Ousmane Sonko et l’ancien président Abdoulaye Wade qui a eu pour cadre un hôtel de la place vient de connaitre son épilogue. Une entrevue entre les deux hommes entourés de leurs collaborateurs qui n’a sans doute pas livré tous ses secrets. Mais, ce qu’il faut retenir pour l’heure et qui a été délivré par l’une des parties, à savoir le leader de Pastef, c’est que les discussions ont tourné autour du processus électoral et des manquements qui sont enregistrés jusque-là. La question du rejet de la candidature de Karim Wade a aussi été au rendez-vous. À ce propos, Ousmane Sonko confie s’être solidarisé au Parti démocratique sénégalais, car il estime que les conditions dans lesquelles des candidatures ont été recalées ne sont pas justes.
Pour ce qui concerne une éventuelle alliance avec le PDS et son leader, le candidat de Sonkopresident fera savoir que « ce n’était pas à l’ordre du jour ». Il n’empêche, l’ancien inspecteur des Impôts a clairement indiqué qu’il n’éconduirait pas un soutien du Parti démocratique sénégalais. Ousmane Sonko a aussi reprécisé sa pensée sur le combat qu’il mène contre le système. Selon lui, ce n’est pas des hommes qui sont décriés mais des pratiques.

Pas de soutien de Wade à Sonko… pour le moment

Le candidat Ousmane Sonko n’est pas sorti de sa rencontre avec Wade avec le soutien de ce dernier pour la présidentielle du 24 février. L’ancien Président est resté sur sa position consistant à boycotter le scrutin et tout faire pour que celui-ci ne se tienne pas.

Une posture que semble comprendre le leader ne Pastef, même s’il nourrissait l’espoir d’obtenir le soutien du pape du Sopi : « Une alliance n’était pas à l’ordre du jour. Le Pds est dans son combat de principe, il n’est pas pour le moment dans une dynamique de soutien de candidat. Bien évidemment, nous aurions bien souhaité avoir le soutien du Pds et du Président Abdoulaye Wade. (…) Ce serait déjà quelque chose de formidable et d’extraordinaire pour nous. »

Sonko garde espoir : « Le président Abdoulaye Wade et moi-même entretenons une relation directe. Nous allons continuer à discuter à toutes les étapes du processus pour évaluer ce qui est en train de se passer et voir dans quel sens orienter le combat que nous voulons mener ensemble pour le Sénégal. » Babacar WILLANE 

«Nous aurons bien aimé avoir le soutien du PDS»

iGFM-(Dakar) Ousmane Sonko a avoué que sa coalition « Sonko Président » aurait aimé avoir le soutien de Me Abdoulaye Wade pour la présidentielle 2019.

« Le PDS (parti de Wade) n’est pas dans une dynamique de soutien d’un candidat. Mais nous aurions aimé avoir leur soutien », a-t-il déclaré, samedi soir à l’issue de l’entretien qu’il a eu avec l’ancien chef de l’Etat.

« Si on a aujourd’hui l’apport du PDS et du président Wade déjà sur le premier volet qui est déjà d’avoir une élection transparente c’est-à-dire une élection qui permette à tous les candidats qui respectent les critères de pouvoir y participer. Nous sommes solidaires au combat de tous ceux qui ont été écartés de la course par ce parrainage », ajoute-t-il.

Pas dans une course aux alliances

Nous aurons d’autres entretiens avec Me Abdoulaye Wade. Quand vous avez de discuter, vous le ferez avec deux parties. On n’est pas focalisé sur des soutiens ou des alliances mais nous sommes ouverts à toute alliance qui permettrait au Sénégal de se débarrasser du régime de Macky Sall. Mais, nous ne sommes pas dans une course aux alliances. Nous avons toujours dit que ce qui nous préoccupe, c’est l’intérêt supérieur du Sénégal et tous ceux qui sont intéressés par notre coalition, nous leur ouvrons les bras pour pouvoir travailler ensemble », a précisé le leader de PATEF.

Pas de coalition antisystème

Le candidat à la présidentielle du 24 février prochain a par ailleurs indiqué qu’il n’y pas une coalition antisystème. Le plus important, c’est sur quoi on s’est entendu.  Mais le système dont on parle, ce n’est pas des hommes. Il n’y a pas de débat d’hommes, mais plutôt du fonctionnement d’Etat, mais ce ne sont pas des hommes qui sont visés. Certains font ces confusions.’Mamadou Salif GUEYE

Pastef n’est pas encore en alliance avec Wade (Sonko)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Une alliance entre le Parti démocratique sénégalais (Pds) de l’ex président, Abdoulaye Wade et la coalition Sonko président n’est pas encore à l’ordre du jour, a déclaré, samedi soir à Dakar, le candidat Ousmane Sonko, au sortir d’un entretien avec le pape du Sopi.

Toutefois, il a indiqué que si sa coalition pouvait avoir ce soutien « […] ça serait quelque chose d’extraordinaire et de formidable pour nous parce que le président Wade et les membres du Parti démocratique sénégalais ne sont pas des nains en politique ».

Revenant sur l’objectif de sa rencontre avec Me Wade, Ousmane Sonko a signalé que les échanges ont porté sur les questions relatives au processus électoral, notamment le parrainage et le fichier électoral non encore remis aux candidats de l’opposition.

Et à ce propos, il s’est dit « solidarité » au « combat de principe » que mène le président Abdoulaye Wade et sa famille politique. Sonko a, par ailleurs, précisé qu’il « n’est contre aucune alliance politique » si celle-ci ne porte pas sur des conditions de partage du pouvoir en cas de son élection à l’issue de ce scrutin.ARD/te/APA

Ousmane Sonko : « Quand nous parlons du système, nous parlons du fonctionnement de l’État… »

https://www.dakaractu.com Sa rencontre avec Abdoulaye Wade samedi 09 février dans un hôtel de la place et un potentiel compagnonnage avec le Parti démocratique sénégalais est décrit par d’aucuns comme un reniement de Sonko à ses principes. Mais que nenni, fait-il croire. Selon le candidat de Sonkopresident, la compréhension qu’il faut avoir du système transcende les hommes. Ousmane Sonko a en somme, profité de son face avec la presse pour clarifier ce qu’il entend par le système. Pour lui, c’est un fonctionnement et non… des hommes.

Alliance électorale ratée Wade-Sonko, prémisse d’une plateforme de contestation post-élection

YERIMPOST.COM La conférence de presse conjointe, qui était censée être co-animée hier par Abdoulaye Wade et Ousmane Sonko, n’a pas eu lieu. A la place, il a fallu se satisfaire d’une déclaration du leader de Pastef à l’issue de son entretien avec l’ex-chef de l’Etat, au Terrou-Bi.

Le très opportuniste candidat, censé combattre le système dont Wade est pourtant l’incarnation la plus parfaite, a trop misé sur la conférence de presse conjointe dont il avait voulu faire l’acte 1 d’une alliance électorale avec le leader du Parti démocratique sénégalais (Pds), l’ex-formation au pouvoir dont le candidat a été écarté de la course par le Conseil constitutionnel.

Mais c’était sans compter avec les caciques du Pds qui ont déjoué au dernier moment cette opération de com orchestrée par Sonko. Ce dernier a tenté de capitaliser ce qui pouvait encore l’être, à travers une déclaration sur-médiatisée. Laquelle indique qu’il s’achemine, avec Wade, vers une plateforme de contestation du résultat de la présidentielle et de réclamation de l’annulation du scrutin au moyen d’actions de rue…

Après avoir découvert la dure réalité du terrain politique, en dehors des réseaux sociaux, Ousmane Sonko commence-t-il déjà à se résoudre à la défaite ?

OUSMANE SONKO A LOUGA : Macky Sall mikeur leu (il est sournois)’’

http://www.enqueteplus.com Dans le Ndiambour, la coalition Sonko-Président a fait les frais d’une tentative de sabotage de son meeting. Ce qui a sorti le leader de Pastef de ses gonds.

Comme annoncé dans l’édition d’hier, la caravane de Sonko-Président a drainé, avant-hier, du monde. Après son meeting réussi de Daara Djolof, Ousmane Sonko et ses partisans ont fait cap sur Louga où ils ont été reçus par des personnalités politiques et culturelles. Parmi elles, il y a le rappeur Mor Talla Fall dit ‘’Nit Doff’’ et Madieyna Mbodj.

De quoi ragaillardir le candidat antisystème qui n’a pas dérogé à sa stratégie de ces derniers jours. Mais cette rencontre, comme l’annonçait ‘’EnQuête’’, a surtout été marquée par quelques jets de pierres de la part d’un groupe de jeunes non identifiés. Une attitude que le leader de Sonko-Président a eu du mal à digérer. Il fulmine : ‘’Ce qu’ils ont fait, c’est lâche. Il n’y a pas plus lâche que celui qui se met dans le noir et lance des pierres à d’honnêtes citoyens. Il n’y a pas plus lâche que celui qui attend jusqu’à 2 h du matin pour faire irruption dans le siège d’autrui pour le vandaliser. C’est de la lâcheté, le fait d’utiliser les forces de défense et de sécurité à des fins politiciennes…’’

Comme à son habitude, Ousmane Sonko ne met pas non plus de gants pour accuser le chef de l’Etat et toute sa bande. De Macky Sall, il dit : ‘’Certains disent que dafa yarou. Bougnou diawalé yarou ak sournoiserie manam mikeur. Quelqu’un peut ne pas insulter, mais  tous les jours, il envoie des personnes, journalistes ou autres, pour insulter les gens. Ça, c’est un mélange de lâcheté et de sournoiserie. Il faut savoir assumer ses actes, dans la vie. C’est mieux que d’envoyer tout le temps des gens pour faire la sale besogne et ensuite venir faire le timide.’’

Le patron de Pastef estime néanmoins que cela ne l’ébranle point. ‘’S’ils étaient un peu intelligents, dit-il, ils sauraient que cela ne peut avoir aucun effet sur nous. S’il y a quelqu’un qui a peur, c’est bien dans l’autre camp’’.

Par ailleurs, le patriote en chef a tenu un discours essentiellement axé sur les valeurs et le patriotisme. Sonko de faire son ego-trip : ‘’J’ai été fonctionnaire pendant 15 ans. J’aurais pu, si je le voulais, construire des châteaux. Devant les Sénégalais, je jure que je n’ai jamais pris 50 F qui ne m’appartiennent pas. Sou amé, Yalla nama Yalla lakk (Dieu me brûle, si j’ai menti.’’

« C’est lâche »

Mieux, Ousmane Sonko promet d’inscrire sur la Constitution que ‘’les enfants de ceux qui exercent une fonction publique soient obligés d’aller dans les écoles publiques. En plus, ils ne doivent plus prendre l’avion pour aller se soigner à l’étranger. Moi, je suis quelqu’un qui crois en l’école sénégalaise. Et c’est pourquoi j’envoie tous mes enfants à l’école publique. Si on le faisait, on aurait un système éducatif et sanitaire performant’’. Le candidat de Sonko-Président ne badine pas avec la reddition des comptes. Même s’il pardonne pour les insultes faites contre sa personne, il promet de ne faire aucune concession en ce qui concerne les torts causés au peuple sénégalais.

‘’Tout le monde va rendre compte, fulmine-t-il. Mais ce sera devant une justice indépendante qui ne recevra aucun ordre de l’Exécutif. Nous allons aussi accorder une autonomie totale aux organes de contrôle comme la Cour des comptes et l’Inspection générale d’Etat, qui ne seront sous la tutelle ni de la présidence ni du ministère de la Justice’’.M. AMAR

ALLIANCE WADE-SONKO : La rencontre décisive

http://www.enqueteplus.com Le candidat de Sonko-Président va rencontrer, aujourd’hui, le président Abdoulaye Wade. L’élection présidentielle sera au cœur des débats.

Pour une opération de charme, c’en est vraiment une. Hier, Ousmane Sonko a surpris plus d’un. C’est dans le bus des journalistes, à l’occasion d’un point de presse, qu’il livre l’information. ‘’Je pense qu’il y aura un petit réaménagement de notre calendrier, parce que je dois rencontrer le président Abdoulaye Wade’’, dit-il sans plus de précision. En fait, dans l’agenda de campagne de Sonko-Président, il était déjà prévu de rentrer sur Dakar, plus précisément à Rufisque, le 8 février (hier). La coalition devait y tenir un meeting avant de repartir pour Mbour.

Du fait de l’audience avec Wade, la caravane restera à Dakar un peu plus longtemps, avant de continuer son programme. Pour ce qui est de l’heure du rendez-vous, certaines sources de préciser que ce sera dans la matinée. Le candidat va-t-il rejoindre Wade dans son boycott ou le convaincre de rejoindre sa coalition ? Parviendront-ils à s’entendre sur une position ? C’est la grande équation.

Ce qui est sûr, c’est que le candidat de Sonko-Président ne compte nullement nier son affection pour l’ancien chef d’Etat. Il déclare : ‘’J’ai toujours dit qu’on a une relation particulière. Je ne l’ai connu qu’en 2017, après les législatives. C’est le premier président de la République à qui je sers la main. Je ne connais aucun autre président au monde ; et je ne m’en porte pas plus mal d’ailleurs. C’est donc une relation personnelle, pas politique. Nous avons une admiration mutuelle.’’ Sonko ajoute : ‘’Comme le dit le président lui-même, il se revoit, à travers ma modeste personne, dans ses 40 ans et menant le même combat. Nous avons régulièrement communiqué par WhatsApp. Et on n’a jamais parlé d’alliance politique. Il nous donne surtout des conseils et des orientations. Nous  restons ouverts à une discussion plus approfondie dans le cadre actuel. C’est-à-dire une discussion pour voir ce qu’on peut faire ensemble pour ce pays, en perspective de la présidentielle. J’espère qu’il jouera un rôle déterminant’’, a-t-il dit.

Ainsi, le patriote en chef ne s’attarde pas trop sur les positions de Wade. Il souligne : ‘’Le président Wade est un homme qui aime ce pays, un homme qui reflète, sur les aspects patriotiques, notre conception du combat politique. C’est le seul président qui a su dire non au diktat de puissances étrangères, particulièrement de l’ancienne puissance coloniale. Nous qui avons mis le patriotisme au centre de notre combat, nous ne pouvons qu’avoir de l’admiration pour lui sous ce rapport, ainsi que pour sa combativité. A son âge, beaucoup d’entre nous auraient du mal à marcher. S’il est encore là à mener un combat, on lui doit du respect. Quand on se verra, on discutera en profondeur du reste.’’

Revenant sur la position de Wade à s’opposer à la tenue de l’élection, il précise : ‘’Comme je l’ai dit, le président Wade a ses arguments. Comme je l’ai dit, nous respectons sa position. En ce qui nous concerne, nous sommes lancés en plein gaz dans une campagne. Le processus est déjà assez avancé. Je l’écouterai pour savoir quel est le fond et le fondement de sa position. A  partir de ce moment, nous allons aviser.’’ Cet amour pour l’ancien président, il l’a renouvelé dans la ville de Kébémer qui est également la ville de son épouse.

‘’Kébémer est pour moi une ville que j’aime. Ce qui me lie à Kébémer est très fort. D’abord, mon épouse est de Kébémer. J’y compte beaucoup de beaux-parents. Kébémer, je le partage aussi avec mon grand-père et ami Abdoulaye Wade’’, a-t-il ajouté, plongeant l’assistance dans l’euphorie, avec des ‘’Gorgui ! Gorgui !’’ lancés à tue-tête.Le cortège s’est par la suite ébranlé vers la zone des Niayes et Rufisque où était prévu un meeting.MOR AMAR

Wade-Sonko-Karim : le vieux crocodile, le capitaine et le dauphin

https://www.dakaractu.com Jeudi passé, prononçant son discours historique, Me Abdoulaye Wade, dévoilant son plan de guerre, a proposé au reste de l’opposition la création d’une « Alliance nationale  stratégique pour une alternance immédiate ».
Ainsi, il s’est arrêté sur le cas Ousmane Sonko, demandant au leader de Pastef d’observer le mot d’ordre de sabotage (il n’y a pas un autre terme) de la présidentielle. Comme pour mettre l’ex-inspecteur des impôts devant le fait accompli, il agite le spectre d’un séjour carcéral post-électoral.
Une relecture du message du pape du Sopi avec  l’œil de l’historien permettrait à Sonko de comprendre que derrière « alliance stratégique » se cache une préoccupation uniquement tactique. Félix-Houphouët Boigny, théorisant l’apparentement du RDA au groupe parlementaire communiste au mitan des années 40, prit le soin de justifier sa posture par l’union entre l’Urss et les Etats-Unis, durant la  Seconde Guerre mondiale, « pour venir à bout de l’Hitlérisme ». L’ancien chef d’Etat ivoirien parlait alors « d’alliance tactique ». Chez Wade, le but de la manœuvre vise à utiliser le jeune opposant, un brin fougueux, comme une marionnette pour : d’une part, essayer de jeter le discrédit sur le scrutin  en élargissant le camp des « abstentionnistes », auquel ne pourrait faire partie Idy, Madické Niang et Issa Sall ; et d’autre part prolonger la descente aux enfers de I’ex-maire de Thiès, dont le fondateur du Pds avait dit, lors d’une conférence de presse tenue en 2007 au lendemain de cette présidentielle, qu’il ferait tout pour qu’il ne fût pas son successeur. En vérité, si Idy prend de la bouteille, soit en devant président de la République, soit en relançant sa carrière même s’il se classe deuxième à l’issue de cette élection, il portera ombrage aux ambitions de Karim Wade. Donc, on est retourné au schéma de succession préétabli dans les années 2000 à travers ce qui était appelé « dévolution monarchique du pouvoir ». Idy est redevenu l’obstacle qui empêche l’ascension du « fils biologique » et Sonko incarne le rôle du « bourreau », comme cette tâche fut assignée au Premier ministre Macky Sall avant que ce dernier ne retournât l’épée contre le commanditaire.
Toutes choses qui font qu’en répondant à l’invitation de Me Abdoulaye Wade ce samedi, Ousmane Sonko doit méditer le sort de Amath Dansoko, Abdoulaye Bathily et Landing Savané qui ont découvert, sur le tard, après l’alternance de 2000, que durant toutes ces années de compagnonnage avec le Pds dans l’opposition à Abdou Diouf, que cette alliance n’était que « stratégique ».  Ces leaders de la Gauche, qui militaient pour la mise en place d’une Direction politique unifiée autour du parti libéral à la veille des législatives de 2001, connurent une grande désillusion.
En définitive, le candidat de Pastef doit éviter d’être « bouffé » comme un capitaine (nom de poisson) dans ce jeu d’ombre avec l’ancien président de la République, dont tous les faits et gestes visent à mettre Karim sur orbite.Icare s’est brûlé les ailes en volant trop près du Soleil

OUMAR SARR À TOUBA : «À quoi cela servira-t-il de prendre part à une élection dont on sait déjà le nom du vainqueur?»

https://www.dakaractu.com Membre de  la délégation du Président Abdoulaye Wade, Oumar Sarr s’est déclaré heureux de remarquer que l’ancien Président de la République continue encore de susciter un fort engouement chez les populations de Touba qui l’apprécient toujours de manière on ne peut plus profonde. Interpellé sur l’idée qu’il se fait de la prochaine élection présidentielle, le coordinateur du Pds déclare qu’il n’y en aura jamais et ce à quoi les Sénégalais risquent d’assister sera juste un simulacre de scrutin où un homme tentera de faire un forcing pour rempiler.

 » À quoi servira-t-il de prendre part à une élection présidentielle dont le nom du vainqueur est connu d’avance pour avoir, avec ses ouvriers réussi à se faire un fichier fantôme ?  », dira-t-il substantiellement.

Oumar Sarr d’inviter tous les Sénégalais à ne pas aller voter pour empêcher, précise-t-il, au Président sortant de dérouler  » sa forfaiture.  »

YACINE DIOP (And Saxal Ligeey de Aïda Mbodj)’Nous ne voterons pour personne, mais nous ne saccagerons aucun bureau de vote’

https://www.dakaractu.com À Touba, les partisans d’Aïda  Mbodj se réjouissent de la décision de leur leader national qui a été de choisir la tactique de la neutralité face à  »l’offre politique pour le moins pitoyable proposée aux Sénégalais ». En effet, Aïda Mbodj que tout le monde voyait soutenir Idrissa Seck ou le Président Macky Sall, a préféré « donner sa langue au chat » et laisser les acteurs concernés s’affronter sans son soutien.

Venue se confier à Toubactu,  Sokhna Yacine Diop, qui trouve que l’ancienne ministre d’État est    »largement plus compétente que les candidats en lice réunis », a jugé stratégique la position adoptée estimant que la Présidente de  » And Saxal Ligeey  » n’a rien à gagner ou à perdre en allant à l’aveuglette se ranger derrière quelqu’un.  »

Interpellée sur l’attitude qui sera désormais prise par les militants de  »And Saxal Ligeey  » à Touba le 24 février prochain, la responsable politique dira sans ambiguïté que nul n’ira voter.  » Nous sommes neutres. Nous ne sommes avec personne. Par conséquent, nous voterons en faveur de personne.  » À la question de savoir s’ils iront saccager des bureaux de vote et déchirer des cartes d’électeur, la réponse sera sans équivoque.  » Nous ne déchirerons rien et nous ne saccagerons rien!  »!

Tivaouane : Le Khalife “pas disposé” à recevoir Wade

http://actunet.net Abdoulaye Wade n’est finalement pas parti hier, après l’étape de Touba, comme annoncé à Tivaouane.  Selon Le Quotidien, le Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, ne serait “pas disposé” à recevoir l’ancien président.

À ce propos, les commentaires vont train. Certains pensent que c’est le ton va-t-en guerre de Wade qui n’aurait pas plu à Tivaouane. Là où d’autres signalent que la visite est annuléé parce que le Khalife est à Dakar.

Mais, croit savoir Le Quotidien, la principale raison est à chercher dans la sortie musclée de Serigne Mbaye Sy Mansour en octobre, lors d’une visite de Me Madické Niang, quand il avait traité Wade de têtu qui doit laisser la politique.

La ruse de Wade pour échapper au sermon du Khalife général des mourides

https://www.pressafrik.com/ Ce n’est pas pour rien que Léopold Sédar Senghor, premier président de la République du Sénégal appelait Abdoulaye Wade «Laye Ndiomboor (Wade rusé comme un lapin). Sentant un rappel à l’ordre du Khalife des Mourides en réponse à son discours lors de son arrivée au Sénégal, le Secrétaire général national du PDS coupe court à toute possibilité du Khalife de le sermonner publiquement.

Me Abdoulaye Wade a encore ébloui son monde. Très calculateur, il a échappé de justesse à un sermon de Khalife général des mourides.

Après avoir tenu un discours de plus de 30mn dans lequel il a vilipendé et s’est plaint de son successeur à la magistrature suprême le président Macky Sall, l’accusant d’être un «menteur et un voleur », le Président Wade a littéralement rompu avec la tradition qui voulait que le Khalife réponde à son discours par le biais de son porte-parole sur place et immédiatement après. Aussitôt terminé, Wade a immédiatement sollicité du Chef religieux un entretien à huit clos à la limite très urgent. Il a, à cet effet, réussi à différer et à annuler le discours tant attendu du Khalife. Une réponse que toute la salle attendait et qui devait tourner autour d’un appel à la paix. Un appel qui risquait d’être une douche froide aux yeux du « Pape du Sopi » qui veut révolutionner le Sénégal. Un sermon susceptible de tempérer ses ardeurs et ceux des Sénégalais prêts à répondre à son appel au boycott.  Fana CiSSE

Bras droit de Karim Wade : Saliou Dieng et son épouse arrêtés par la Section de recherches

Seneweb.com  En voilà un coup dur pour Karim Wade. Son bras droit, Saliou Dieng, est arrêté par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Selon Les Échos, les pandores ont aussi mis le grappin sur son épouse.

Si rien n’a encore filtré sur les raisons de leur arrestation, il est, par contre, sûr que cette nouvelle fera du baume au cœur dans les rangs du Pds et des « Karimites » qui voient en Saliou Dieng un ennemi à abattre.

«Depuis quelques semaines,c’est la chasse aux karimistes…» Regardez

https://senego.com/ « Unis nous vaincrons…« , restent convaincus les Mouvements de soutien à Karim Wade. Face à la presse ce samedi, ils ont déploré « le régime finissant de Macky Sall » qui, selon eux, « tente par tous les moyens de se faire réélire à l’élection présidentielle prochaine.« 

Selon Mame Diarra, responsable du Mouvement des « Karimistes », « sachant que cette entreprise est perdue d’avance, Macky et ses hommes sont habités aujourd’hui par une panique généralisée. C’est pourquoi, ils ont décidé d’utiliser la force publique pour des raisons politiciennes contre les sénégalaises et les sénégalais qui ont décidé de les dégager le plus rapidement possible. Ainsi, nous qui sommes les souteneurs fervents de Karim Wade sommes leur cible privilégiée… »Regardez

QU’ÊTES-VOUS DEVENU MAÎTRE WADE? PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Votre stratégie de la terre brûlée va accélérer la déconfiture du parti que vous avez créé – Choisissez le moins mauvais des candidats de l’opposition ou n’en choisissez aucun, mais retirez votre appel à l’autodafé du matériel de vote

On a connu le « Pape » du Sopi qui incarna la volonté du changement durant les décennies 80-90, voire 2000. Il professa alors la parole libératrice, unificatrice d’un changement devenu inévitable.

On a connu le quasi « Messie » qui annonça l’inévitabilité de l’alternance et la mise à la retraite du régime socialiste usé par le temps, les affaires : bref une fin de règne qui ne pouvait plus être différée.

On a connu le rusé « ndiombor » que Senghor vous affubla. En vérité, vous étiez juste un redoutable manœuvrier politique rompu aux coups de poker tordus, mais qui déstabilisaient vos adversaires. Mais là, Maître, vous nous montrez un visage qu’on n‘aurait jamais voulu voir, connaître : celui d’un père aveuglé par un amour paternel et quasi maladif, revêtu des habits d’un gourou qui mène ses troupes dans un suicide collectif.

Qu’êtes-vous devenu pour montrer le chemin des enfers (de Dante) aux quelques milliers de partisans qui vous sont restés encore fidèles. Il s’agit de quelques caciques blanchis sous le harnais qui rêvent d’un retour aux affaires, mais qui ne se feront pas « hara-kiri » pour un projet plus patrimonial que politique. Ils font semblant de faire montre d’une fidélité de façade, alors qu’en réalité, ils ne rêvent que d’une retraite méritée et une fin de vie sans douleur. La majorité ne vous suivra pas dans ce baroud qui n’a rien d’honorable, parce que vêtu du manteau d’un règne héréditaire.

Les plus lucides ne vous suivront pas dans cette odyssée suicidaire et solitaire pour la gloire d’un fils qui se planque dans des lambris dorés de quelques palais paradisiaques du désert, refuge des nouveaux riches et des héritiers sans mérite. Ce fils qui n’a pas le courage de venir prendre la tête de troupes « pour défendre ses droits », « accomplir son rêve de président ».

Oui Maître, dites à ces fils de parents tout aussi amants et aimés que vous, dites leur pourquoi ils devraient brûler leurs cartes d’identité et d’électeurs, alors que le vôtre sera au frais, là-bas dans un désert domestiqué ? Pourquoi ils n’useraient pas de leur bulletin de vote pour choisir qui réalisera leurs rêves, ou juste, donner un léger mieux à leur vie de galère, que même vos douze ans de gouvernance n’avaient pas amélioré.

Maitre, ce jeudi soir-là, devant le siège de votre parti, face à vos milliers de fidèles, vous avez sabré le président sortant-candidat et ses proches collaborateurs. Vous avez dit du président sortant, Macky Sall, qu’il était « un voleur ». Il vous aurait dérobé quelques 7 milliards de nos CFA, que son frère s’est livré à des entourloupes financières avec notre pétrole etc. Mais Maître, pourquoi ce déballage aujourd’hui, en 2019 en pleine campagne électorale de laquelle votre fils est exclu ? Pourquoi vous n’avez pas fait ces « révélations » depuis sept ans que vous traversez le désert politique ? Que votre fils subit les coups du sabre tranchant de votre successeur ? Même au plus fort de ses déboires judiciaires et de son incarcération.Puis de son incroyable exfiltration vers Doha?

Y aurait-il un deal non respecté ? Des négociations non abouties ? Bref, des protocoles auraient-ils été déchirés par l’une quelconque des parties ? On se posera ces questions et beaucoup d’autres. Parce que tout de même, pourquoi quelqu’un qui veut diriger un pays se planquerait-il et voudrait envoyer au casse-pipe ses troupes ? Quand les généraux désertent, la troupe a le droit de mettre bas le fusil.

Ce que je crois Maître, c’est que votre stratégie de la terre brûlée va accélérer la déconfiture du parti que vous avez créé et chéri ; aggraver le sauve qui peut des cadres et autres militants. Bref, ils choisiront en majorité la « realpolitik », autrement dit, voter « utile » pour les candidats issus de votre galaxie éclatée. Bien sûr, il y aura quelques rares « fédayins » et autres « bayfall » de votre obédience, pour tenter quelques actions désespérées pour honorer votre passé glorieux, mais ils n’iront pas loin. Ils ne réaliseront pas vos fous rêves de mettre par tous les moyens votre fils à la tête de ce pays. Quitte à brûler le pays. Parce que voyez-vous, quand on a le droit de choisir entre le pire et le moindre mal, on choisit rarement l’irréparable. C’est ce qu’on appelle l’instinct de survie. Ou tout simplement, l’instinct de vie. Qui choisira la mort quand il ou elle a toutes les raisons de vivre ?

Revenez-nous Maître avec le bon sens de votre planète en danger. Choisissez le moins mauvais des quatre candidats de l’opposition ou n’en choisissez aucun, mais retirez votre appel à l’autodafé du matériel de vote. Parce que j’ose espérer, que même à 90 ans passés, on n’est pas forcément atteint de la démence sénile. dndiaye@seneplus.com

« CARITAS SÉNÉGAL » A INJECTÉ PLUS DE 40 MILLIARDS CFA EN 2018, SELON SON PRÉSIDENT

Kaolack, 9 fév (APS) – L’organisation de charité catholique « Caritas Sénégal » a injecté plus de quarante milliards de francs CFA pour financer diverses activités durant l’année 2018 en faveur des populations sénégalaises, a révélé, samedi à Kaolack, son directeur national Jean-Pierre Basse, Evêque de Kolda.

« Caritas a mobilisé 4.241.198.134 frs CFA qui ont servi à financer divers programmes liés aux problèmes d’accès à l’eau, à l’agriculture et mobilisé 4 milliards 241millions 198.134 frs CFA destinés à financer des programmes d’assainissement, de lutte contre l’émigration, etc » a-t-il énuméré.

Le directeur de « Caritas Sénégal » qui s’exprimait à l’occasion de la 55-éme Assemblée générale de l’organisation caritative catholique a annoncé la mise en place le 17 mars prochain d’un Fonds d’urgence pour aider les populations à dépasser certaines contingences.

Monseigneur Jean-Pierre Basse invite les membres de la communauté à contribuer à ce fonds pour permettre à Caritas d’aller au secours des couches vulnérables dans une situation de raréfaction des ressources ou des moyens de les capter.

Il salue à ce propos la pertinence du thème de cette Assemblée générale qui est : « Mobilisation des ressources : enjeux et perspectives ».

Pour sa part, le directeur de Caritas Kaolack, Abbé Etienne Ndong a mis l’accent sur la nécessité pour cette institution de bienfaisance de mettre en avant des « notions universelles de bonne gouvernance et de redevabilité pour mériter l’appui des partenaires extérieurs ».

« Cette mission inspirée du Christ implique, selon lui, la nécessité de se doter de ressources humaines de qualité mues par la volonté d’aider les populations à sortir des situations de vulnérabilité consécutivement à des calamités ».

Quant au gouverneur Al Hassan Séne, il a remercié les responsables de Caritas d’avoir choisi Kaolack pour accueillir cette 55-éme Assemblée générale de « cette institution dont la longévité renseigne sur la crédibilité et le sérieux de ses membres ».

Au-delà de Caritas il a rendu hommage à toute la communauté catholique et aux autorités de l’Eglise qui ont pensé « à soulager les douleurs des populations sans aucune discrimination ».

Cette Assemblée générale de deux jours qui regroupe tous les directeurs régionaux de Caritas Sénégal s’est ouverte en présence de l’Evêque de Kaolack Mgr Martin Boucar Tine.AMD/PON

LES DETAILS D’UN ACCORD LEONIN

https://www.seneplus.com-leTemoin-Alors qu’Excaf telecom détient un contrat d’exclusivité pour l’exploitation de la Télévision numérique terrestre (Tnt), le chinois Startimes a aussi signé une convention avec le ministère de la Communication, l’autorisant à commercialiser un bouquet audio

Convention Etat-Startimes, seulement dans ce contrat, les redevances attendues sont dérisoires.

Dans le contentieux qui oppose le groupe Excaf telecom au chinois Startimes, l’on a toujours subodoré l’existence d’enjeux financiers. En effet, comment comprendre que l’Etat du Sénégal puisse, d’une main, signer un contrat d’exclusivité avec Excaf pour ensuite, de l’autre main, autoriser la société chinoise à commercialiser tranquillement les mêmes produits. Mais un rapide coup d’œil sur la convention d’une durée de cinq ans, paraphée entre Abdoulaye Bibi Baldé, ministre de la Communication, des télécommunications, des postes et de l’économie numérique, et Zhou Zhou, directeur de Startimes media Sénégal, le 2 mars 2018, renforce notre perplexité. Ce contrat, sur lequel Le Quotidien a pu jeter un coup d’œil, montre que les redevances que l’Etat du Sénégal peut escompter de cette convention sont dérisoires. En effet, à l’article 6 de la convention, portant redevances et taxes, l’on apprend que la société chinoise s’est engagée à verser à l’Etat du Sénégal une redevance annuelle liée au montant de son chiffre d’affaires. Ces redevances sont définies suivant un palier qui stipule que de 0 à 5 milliards de chiffre d’affaires, Startimes devra verser 15 millions de francs Cfa hors taxe. De 5 à 10 milliards, la somme passe à 20 millions et à 30 millions pour un chiffre d’affaires de 10 à 15 milliards de francs Cfa. Au-delà de 20 milliards de chiffre d’affaires, la société chinoise ne versera que 35 millions de francs Cfa. En outre, le contrat stipule qu’«en cas d’année incomplète, ladite redevance sera réduite au prorata temporis». Des montants dérisoires donc qui n’expliquent pas la démarche de l’Etat de mettre en concurrence une société privée qui a consenti des investissements propres de 40 milliards de francs Cfa pour mettre en œuvre le passage à la Télévision numérique terrestre (Tnt) et des privés chinois qui, en réalité, avaient été recalés à l’appel d’offres lancé pour l’attribution du marché de la Tnt.

Le Cnra relève plusieurs manquements

Dans cette affaire, beaucoup d’experts s’accordent à dire que la démarche des autorités n’a pas été des plus limpides. D’ailleurs, les décisions rendues par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et le Tribunal de commerce de Dakar viennent donner raison à ces experts. «De l’examen des plaintes Excaf telecom contre la société Startimes, il ressort plusieurs manquements qui sont de nature à entraîner l’annulation de toute convention qui permettrait à Startimes d’intervenir dans le paysage audiovisuel sénégalais», conclut le Cnra le 30 août 2018 dernier, après une plainte d’Excaf. Dans son argumentaire, le Cnra dénonce plusieurs manquements dans la convention signée entre le ministère de la Communication et Startimes. Selon le Cnra, il est «clair donc que Startimes medias Sénégal Suarl et Startimes mènent leurs activités au Sénégal dans une totale illégalité, ignorant délibérément les règles qui doivent les régir, alors que le groupe Excaf telecom, attributaire d’une exclusivité dans la commercialisation de bouquet payant sur la Tnt, est soumis aux obligations et rigueur de la loi ainsi que des conventions de concession de service public et des cahiers de charges approuvés par décret». En outre, l’activité de vente de décodeurs est soumise à autorisation. Ce que l’Artp n’a pas manqué de relever en refusant d’accorder un agrément à la société chinoise. Preuve, s’il en est, que Startimes ne s’est pas conformée à la législation sénégalaise, c’est le caractère unipersonnel de la structure dont toutes les actions sont détenues par Hantex international Co., Ltd, société de droit mauricien alors que la règlementation stipule que «l’activité de la communication audiovisuelle sur le territoire sénégalais doit être exercée par des entreprises légalement constituées en société de droit sénégalais et leur capital doit être détenu par une ou plusieurs personnes de nationalité sénégalaise à hauteur de cinquante et un pour cent (51%) au minimum».

300 millions à payer à Excaf

Les déboires de Startimes ne se sont pas arrêtés là puisque, par la suite, c’est l’Artp qui est entrée en jeu pour demander l’arrêt de toute importation de décodeurs. Ces décodeurs de Startimes sont bi-mode et peuvent, de ce fait, recevoir aussi bien le signal Tnt que le signal satellitaire. Et les commerçants sénégalais qui avaient commencé à commercialiser ces produits ont obligé Excaf a recourir à un double cryptage pour empêcher les abonnés de Startimes d’accéder à la Tnt. Dernier acte de ce feuilleton judiciaire, la décision rendue par le Tribunal du commerce de Dakar de payer 300 millions de francs Cfa à Excaf pour exercice illégal. Dans un entretien accordé au quotidien Enquête, David Courbe, directeur des Relations publiques de Startimes en Afrique francophone, soutenait que la licence Startimes était pour une télévision satellitaire comme Canal+. «C’est pourquoi nous sommes en concurrence avec Canal+ et non avec Excaf. Et dans ce marché de télévision par satellite, Startimes a une réelle plus-value à apporter aux consommateurs sénégalais, en termes de tarif et de contenu», disait-il Mame Woury

Exploitation clandestine de bois : Près de mille planches saisies, le cerveau du trafic arrêté

https://actusen.sn Les éléments des Eaux et Forets de Bignona, en compagnie avec l’armée, ont mis la main, lors d’une patrouille conjointe, sur près de mille planches dans la zone de Oulampane. Le cerveau de ce trafic, et ses quatre complices ont été arrêtés, puis conduits à la Gendarmerie.

Le décret interdisant la coupe du bois en Casamance, après la tuerie de Boffa Bayotte n’a pas découragé les trafiquants de bois. Pour preuve, une importante saisie de bois très prisé a été effectuée hier, dans le département de Bignona par les éléments des Eaux et Forets, en compagnie avec les soldats de l’Armée nationale.

Selon l’Inspecteur régional des Eaux et Forets de Ziguinchor, «c’est suite aux informations persistantes faisant état de coupes massives en cours et  la présence des dépôts de bois d’œuvre sciés dans la commune de Oulampane et plus précisément dans la fôret classée de  grand Koulaye, aux alentours des villages de Bambatou, Djiro, que le trafic s’effectue».

Toujours d’après Mamadou Goudiaby, «ce trafic est imputé à des groupes organisés, commandités par le grand trafiquant Mamadou Thiam, alias Mamour. Une patrouille conjointe y a été menée avec les éléments de l’Armée les 06 et 07 février 2019. La patrouille s’est effectuée à pied de Oulampane à Djiro, environ dix kilomètres, avant que les véhicules ne fassent le même trajet».

Revenant sur le film de la traque de ces exploitants, à en croire l’Inspecteur régional, un individu aperçu en cavale à bord d’une moto Jakarta en direction du village, a attiré l’attention des Agents. Une enquête sur place, a permis de confirmer qu’il s’agit bien de Mamadou Thiam, alias Mamour.

Poursuivant, le Capitaine Goudiaby de faire savoir que ce dernier est longtemps cité par leurs informateurs  comme étant l’un des commanditaires les plus actifs dans le trafic de bois avec son groupe organisé qui opère dans la zone. Il est passé, note-t-il,  en trombe dans le village dès qu’il a senti la présence des forces de défense, pour revenir à Silinkine sur la Rn4, où il aurait stationné son véhicule d’après, leurs sources.

La tentative d’attrapper le cerveau du trafic Mamadou Thiam fut vaine. Mais, souligne-t-il, une découverte de onze dépôts  de bois a été faite, dont six en fôret, et cinq dans le village de Djiro, au quartier Mantoro.

Hormis le trafiquant en chef, autres quatre personnes, parmi lesquelles le fils du chef de village, ont été arrêtées.

Pour le moment, renseigne le patron des Eaux et Forets de la région de Ziguinchor, «les opérations de ratissage suivent leurs cours normal dans la zone, afin d’évacuer les produits au secteur forestier».

Revenant sur une partie de la prise, le Capitaine de souligner que dans le seul village de Djiro, ce sont 112 madriers et 13 plateaux de khaya sénégalensis (caïlcédrat) qui ont été saisis. Et, en plus, d’autres variétés de bois non moins importantes ont été saisies : 100 de afzelia africana, et 200 madriers (linké). Malang FATY, Correspondant à  Ziguinchor

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