Revue de presse du Vendredi 08 Fevrier 2019

revue de presse du jour actualite senegal
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Economie sénégalaise : L’Ansd note une croissance vigoureuse en 2017

https://www.lejecos.com L’économie sénégalaise est marquée en 2017 par une croissance vigoureuse (+ 7,1%, après + 6,4 % en 2016). L’information émane de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie dans un rapport intitulé « Comptes nationaux provisoires de 2017 et définitifs de 2016 (Base 2014).

Dans un rapport intitulé rapport intitulé « Comptes nationaux provisoires de 2017 et définitifs de 2016 (Base 2014), l’Agence nationale de la statistique et de  la démographie (Ansd) renseigne que  l’économie sénégalaise est marquée en 2017 par une croissance vigoureuse (+ 7,1% après + 6,4% en).

«Au Sénégal, la croissance du PIB réel s’est bonifiée de 0,7 point par rapport à 2016 en s’établissant à 7,1% en 2017. Cette progression de l’activité économique s’est faite dans un contexte de relèvement de 0,6% du niveau général des prix, contre 1,0% en 2016. Du côté des emplois du PIB, la demande intérieure a été marquée par le maintien du dynamisme des investissements notamment celui de la Formation brute de Capital fixe (FBCF) (13,8% en 2017, après 15,3% en 2016). Toutefois, le solde des échanges extérieurs de biens et services (en volume) s’est dégradé en raison d’une hausse plus importante des importations (16,6% en 2017 contre 6,7% en 2016) que celle des exportations (7,5% en 2017, après 4,1% en 2016) », renseigne l’Ansd dans un document reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

Cette performance de l’activité économique, explique l’Ansd,  est essentiellement imputable à la vigueur de l’agriculture et au regain d’activité des industries extractives et de la construction. Ainsi, à la faveur de la bonne tenue du sous-secteur agricole, la valeur ajoutée du secteur primaire s’est accrue de 11,6% en termes réels, après 5,4% en 2016. Le rythme de la création de richesse s’est également accéléré en 2017 pour le secteur secondaire avec une croissance de 7,4%, après 3,6% l’année précédente. En revanche, une décélération est observée dans le secteur tertiaire qui affiche une évolution de 5,3% en 2017, après 7,6% en 2016. Toutefois, le secteur tertiaire reste le moteur de la croissance économique malgré la baisse de 1,1 point de sa contribution à la croissance comparativement à son niveau de 2016 (2,8 points en 2017 contre 3,9 points en 2016). Les taxes nettes sur les produits se sont bonifiées de 10,2% en 2017, après 8,1% en 2016, impulsées notamment par le relèvement important des droits et taxes sur les produits importés.

Du point de vue des emplois du PIB réel, l’Ansd souligne que l’investissement est resté dynamique en 2017. En particulier, la formation brute de capital fixe (FBCF) s’est accrue de 13,8% en 2017, après 15,3% en 2016. Quant à la consommation finale, elle a enregistré une augmentation de 4,6%, après 5,1 en 2016. Les échanges extérieurs en volume sont caractérisés par une forte augmentation des importations (16,6% en 2017, après 6,7% en 2016) insuffisamment compensée par la progression des exportations (7,5% en 2017 contre 4,1% en 2016). En conséquence, le déficit extérieur des biens et services s’est aggravé de 502,7 milliards de FCFA en volume, soit une détérioration de 38,1%. Adou FAYE

Performances économiques : Un dynamisme du secteur primaire enregistré en 2017

https://www.lejecos.com/ «Le secteur primaire s’est davantage revigoré en 2017 avec un taux de croissance réelle s’établissant à 11,6%, après 5,4% en 2016. Ce secteur a contribué à 1,6 point à la croissance du PIB en 2017 contre 0,8 point un an auparavant. Le bond de la valeur ajoutée du secteur primaire est porté par le sous-secteur agricole qui a progressé de 16,1% en 2017, après 3,8% en 2016, contribuant ainsi à 1,4 point à la croissance du PIB contre 0,3 point en 2016 », renseigne l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) dans son rapport sur «Comptes nationaux provisoires de 2017 et définitifs de 2016 ».

Cette performance est, notamment, imputable à la bonne campagne agricole hivernale 2017-2018, marquée par la bonne pluviométrie et l’augmentation des surfaces emblavées, d’une part et, d’autre part, par le bon comportement de certaines spéculations horticoles. A cet égard, l’Ansd souligne que de fortes évolutions de la production d’arachide, de céréales, de pomme de terre, de manioc et de patate douce ont été enregistrées. En revanche, le concours du sous-secteur de l’élevage et de la chasse à la croissance du PIB a régressé de 0,2 point, comparé à 2016 pour se chiffrer à 0,1 point en 2017, en liaison avec la décélération de la création de richesse par ce secteur (4,1% en 2017, contre 8,7% en 2016).

Cette décélération est induite par la stabilisation de la production de bovins, ovins et caprins (+0,9%). Néanmoins, la poursuite de l’expansion de la production avicole (+11,3%), à la suite de l’augmentation des effectifs de la volaille (+15,7%) et des œufs (+16,9%), a permis de relever la valeur ajoutée globale de la branche élevage et chasse. Par ailleurs, le sous-secteur de la pêche a enregistré une croissance de 6,7% en termes réels, après 8,5% en 2016. Sa contribution à la croissance du PIB s’est établie à 0,08 point, après 0,10 point en 2016. La bonne tenue du sous-secteur de la pêche résulte de l’évolution de la pêche industrielle (+34,4%), de la pêche artisanale (+13,4%), mais elle est amoindrie par la chute de la production aquacole (-66,0%).  Hors production intégrée de phosphate des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) qui est enregistrée comme production secondaire dans la branche « fabrication de produits chimiques de base » Quant aux activités sylvicoles, leur valeur ajoutée s’est accrue de 2,6% en 2017, après 3,1% en 2016. Adou FAYE

Une réduction des prix de production industrielle en Décembre

https://www.lejecos.com L’activité industrielle est marquée, au mois de décembre 2018, par une diminution des prix de production de 0,4% en rythme mensuel, indique L’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) dans sa dernière publication «INDICE DES PRIX DE PRODUCTION INDUSTRIELLE (BASE 100 EN 2006) FLASH DECEMBRE2018 ».

Cette situation fait suite à la réduction des prix de productions dans les industries chimiques (-3,6%), textiles et du cuir (-2,2%), mécaniques (- 1,5%), de production d’énergie (-0,1%) et extractives (-0,1%). Toutefois, note l’Ansd , cette baisse a été atténuée par le relèvement des prix de production dans les industries alimentaires (+0,8%) et des matériaux de construction (+0,4%). Les prix de production dans les industries du papier et du carton, ainsi que ceux des autres industries manufacturières n’ont pas connu de variations sensibles sur la période. Comparativement à ceux du mois correspondant de l’année précédente, les prix de production industrielle ont progressé de 3,9%. Les prix moyens au cours de l’année 2018ont crû de 2,4%en comparaison à ceux de l’année 2017. Adou FAYE

220 millions de FCFA d’investissement dans une dizaine de microfinances

 (Agence Ecofin) – Le Fonds d’Impulsion de la Microfinance (FIMF), un organisme gouvernemental sénégalais qui a vocation à soutenir financièrement des institutions de microfinance, disposera au cours de l’exercice 2019 d’un budget de 1 milliard de franc CFA en augmentation de 900 millions de FCFA par rapport au budget de l’exercice 2018.

Le fonds débloquera une partie minime de ce budget, soit 220 millions de FCFA qu’il injectera au sein une dizaine de système financiers décentralisés au Sénégal. Le FIMF, à travers cette action, exclura la grande majorité des institutions de microfinance du pays, estimés à 218, selon les récentes statistiques de la BCEAO.

L’organisme gouvernemental qui diagnostique et accompagne techniquement les systèmes financiers décentralisés revendique à ce jour le financement de 479 projets à travers un total de prêts de l’ordre de 903 millions de FCFA accordés aux microfinances.Chamberline Moko

Production rizicole dans la vallée : De grands bonds en avant notés de 2015 à 2018

https://www.dakaractu.com/ Même si l’objectif fixé par les autorités sénégalaises pour l’autosuffisance en riz n’a pas été atteint en 2017, force est de constater que des progrès importants ont été notés ces dernières années en terme de production rizicole, si l’on se fie au propos du directeur régional de Naatal Mbay de Saint-Louis.

En effet, selon Amadou Souaré, il y a eu des progrès significatifs dans tous les secteurs. « Au niveau de la production, nous avons enregistré une augmentation de la production, des rendements et nous avons également noté une augmentation des quantités commercialisées », se félicite le directeur régional lors d’un atelier de bilan des activités de 2015 à 2018 dans le delta du fleuve Sénégal.

Poursuivant ses explications, Amadou Souaré estime que même « le financement a connu une grande hausse soit 32 Milliards de francs. Ce qui est dû à l’augmentation du financement de la production de la CNCA, notamment l’augmentation des financements de la commercialisation. Et qui permet aussi aux acteurs d’accéder aux financements dans les meilleures conditions».

Par ailleurs, le directeur régional de préciser « pour les 68 réseaux mis en relation dans la vallée du fleuve Sénégal, la production rizicole est passée de 50 mille tonnes en 2015 au double en 2018. Ce qui reflète une bonne production rizicole dans la vallée du fleuve Sénégal ».

BILAN « SATISFAISANT » DU PROJET « NAATAL MBAY » DANS LA VALLÉE (DRDR)

Saint-Louis, 7 fév (APS) – Le directeur régional du développement rural (DRDR) de Saint-Louis, Amadou Badé, a relevé jeudi « un bilan satisfaisant » de l’accompagnement, durant quatre années, du projet « Naatal Mbay » en faveur de 49 organisations de producteurs de la région Saint-Louis, dans la production de semences, la commercialisation et la transformation du riz. 

Selon lui, le projet a permis de renforcer les capacités des acteurs agricoles, appuyant ainsi le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural dans ses projets, dont le Programme national d’autosuffisance en riz (PANAR) et le PRACAS (Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise), mis en oeuvre pour « l’atteinte des objectifs de l’état, dans sa politique agricole ».
M. Baldé s’exprimait lors de la présentation du bilan des activités 2015-2018 du programme « Naatal Mbay » dans la zone nord et du centre, en présence des acteurs, producteurs et organisations agricoles de la vallée.
Le DRDR a aussi indiqué que « Naatal Mbay » a permis d’identifier et de répertorier toutes les rizeries de la vallée du fleuve Sénégal, mais aussi l’augmentation de la production agricole au niveau du département Dagana, « bastion de la production de riz ».

De son coté, Amadou Souaré, coordonnateur de « Naatal Mbay » à Saint-Louis, a souligné que « les résultats du projet sont assez satisfaisants, avec l’encadrement de 49 organisations de producteurs agricoles dans la région de Saint-Louis ».

Il rappelle qu’un partenariat a été noué avec la DRDR et la SAED (Société nationale d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal) pour arriver à un bilan positif au terme des quatre années du projet, dont l’objectif était d’améliorer la productivité pour une meilleure compétitivité des produits agricoles du Sénégal.

Selon lui, « l’adoption de bonnes pratiques agricoles et la mise en place de nouvelles technologies ont permis d’augmenter de manière significative la productivité des chaines de valeur cibles, de la zone nord ».
Il a également signalé que les mécanismes d’accès aux crédits production pour les chaines de valeur riz pluvial et maïs ont permis « l’augmentation et l’utilisation des semences certifiées de 114 pour cent et pour l’engrais à 151 pour cent ».
Le coordonnateur a aussi relevé que la mise en place de mécanismes innovants a créé « un environnement favorable au développement du financement », ce qui fait que de 2015 à 2018, les montants alloués au financement des activités des chaines de valeur, mil, maïs et riz pluvial « sont passés de 332.452.144 à 759.282.916 francs CFA, soit une hausse de 135 pour cent ».
Selon lui, après quatre années, « des performances sont notées au niveau de la chaine de valeur riz, avec des indicateurs au vert, tant pour la production, la commercialisation et la transformation des produits agricoles ».
M. Souaré a par ailleurs noté quelques contraintes pour l’atteinte des objectifs de l’autosuffisance en riz, liées notamment au « volume de financement qu’il faut augmenter, à l’acquisition d’équipements et d’intrants suffisants ».BD/MD/BK

AEROPORT INTERNATIONAL BLAISE DIAGNE : Les travailleurs de Las réclament le départ des Turcs

http://www.enqueteplus.com L’Intersyndicale des travailleurs de Limak-Aibd-Summa (Las), gestionnaire de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), a organisé une assemblée générale pour réclamer le départ des Turcs et revendiquer, à nouveau, le non-paiement de la prime de bons résultats (Pbr) par la tutelle.

Les travailleurs de Limak-Aibd-Summa, ex-agents de l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) vivent mal leur cohabitation avec les Turcs, à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd). Avant-hier, agents de risque animalier, agents de maintenance, de génie civil… ont organisé une assemblée générale en face des locaux annexes du ministère des Transports aériens et du Développement des Infrastructures aéroportuaires sis à l’aéroport. Avec pour objectif de demander le départ des Turcs qui, selon eux, s’accaparent tout, et remettre sur la table la lancinante question de la Pbr de 2017 qui n’est toujours pas payée. Celle-ci s’élève à près de 300 millions de F Cfa.

D’après Mamadou Diop, Secrétaire général et porte-parole des travailleurs de Las, il appartient à la tutelle de mettre à exécution ces revendications. ‘’On nous chante tous les jours un grand bond en avant de l’économie nationale ponctuée par un taux de croissance élevé. Mais ce taux de croissance ne profite pas aux travailleurs de Las. Ici, au niveau de l’Aibd, ce sont les Turcs qui gèrent tout. Et pourtant, Las fait un chiffre d’affaires de 5 milliards 800 millions de francs Cfa par mois. Nous réclamons tout simplement 300 millions de francs qu’on peine à nous payer. Pendant ce temps, les Turcs, qui s’accaparent l’infrastructure aéroportuaire, en profitent’’, s’indigne le syndicaliste. Sur cette lancée, Mamadou Diop de rappeler que les travailleurs de Las vont, dans les jours à venir, enclencher un combat pour pousser les Turcs à vider les lieux. ‘’Tout ce que nous demandons, au-delà de la Pbr et la coopérative d’habitat, c’est le départ des Turcs. Les gens ont tendance à dire que tout va bien à l’Aibd, alors que ce n’est pas le cas. Dans les jours à venir, nous allons informer le peuple de ce qui se passe réellement ici, c’est-à-dire ce que nous vivons avec les Turcs. La situation dépasse les limites du supportable. Les Sénégalais vont avoir des informations très claires là-dessus’’, poursuit Mamadou Diop.

Ainsi, il déclare qu’il est temps que le Sénégal s’occupe de la gestion de l’aéroport. Ceci, dit-il, pour l’intérêt de tous et surtout des travailleurs de Las. ‘’Depuis que nous sommes embauchés, les autorités peinent à payer l’intégralité du 13e mois. En lieu et place, c’est une avance qui nous a été servie pour un aéroport qui fait un chiffre d’affaires de 700 milliards de francs Cfa par an. Les gens refusent de nous payer. Mais cela ne passera pas’’, tempête le porte-parole des travailleurs de Las, invitant par la même occasion le ministre des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, ‘’à sévir pour régler ce problème’’.

La prime de bons résultats de la discorde

L’autre ‘’problème majeur’’ souligné par les travailleurs de Las, c’est le non-paiement de la prime de bons résultats (Pbr) par leur autorité de tutelle. Selon Serigne Moustapha Gaye, Coordinateur de l’Intersyndicale des travailleurs de Limak-Aibd-Souma (Las), ses camarades et lui peinent à percevoir cette prime de l’année 2017 payée n-1. ‘’Nous devons percevoir nos primes de 2017. Malheureusement, elles n’ont pas encore été payées. Cela fait un mois que les travailleurs de Las revendiquent leurs droits. Nous demandons tout simplement à M. Pape Maël Diop de nous payer. La Pbr concerne 456 travailleurs. Par contre, la coopérative d’habitat concerne plus de 1 000 personnes. Nous voulons dire aussi à M. Pape Maël Diop que l’intimidation ne passera pas’’, poursuit-il. Pour ce qui concerne la coopérative d’habitat de Diass, lac Rose et Sébikhotane, les travailleurs de Las ont constaté qu’il y a ‘’quelques petites avancées et les livraisons sont programmées d’ici la fin du mois’’.GAUSTIN DIATTA (THIES)

Lancement africain du rapport EAT-Lancet : nourrir l’Afrique avec une meilleure nutrition et des systèmes alimentaires durables

 (NEPAD) – Des systèmes alimentaires durables et sains sont essentiels pour parvenir à un monde libéré de la faim et de la malnutrition, ainsi que pour réaliser l’Agenda 2030 du Développement durable de l’ONU et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Un événement de haut niveau s’est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie, à l’occasion du 32e Sommet ordinaire de l’Union africaine, au cours duquel a eu lieu le lancement africain du rapport de la Commission sur l’alimentation, la planète et la santé, intitulé « Nourishing Africa through improved nutrition and sustainable food systems » (« Nourrir l’Afrique par une meilleure nutrition et des systèmes alimentaires durables »).

L’Afrique reste le continent où la prévalence de la sous-alimentation est la plus élevée au monde, avec une personne sur cinq affectée et 59 millions d’enfants souffrant de malnutrition chronique. Les carences en micronutriments, l’obésité et les maladies chroniques liées à l’alimentation augmentent et créent un triple fardeau de la malnutrition.

Ce fléau provenant des habitudes de consommation des pays développés serait la plus grande menace pour la trajectoire de développement de l’Afrique. Il est plus que jamais urgent de tirer les leçons des erreurs commises dans les autres régions du monde et d’adopter une politique alimentaire durable.

Rédigé par un groupe de 37 scientifiques du monde entier, qui ont collaboré dans le cadre d’une commission formée par la fondation EAT et la revue médical The Lancet, le rapport vise à fournir le premier examen scientifique complet de ce qui constitue une alimentation saine à partir d’un système alimentaire durable, et quelles actions peuvent accélérer la transformation des systèmes alimentaires.

  1. Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire exécutif de l’AUDA-NEPAD, a déclaré : « La plupart des parties prenantes sont convaincues que nous devons relever les défis de la nutrition en Afrique. C’est pourquoi le présent rapport met en lumière un domaine critique, celui de la réorientation de la production agricole, qui ne se limite plus à la simple production de denrées alimentaires en grandes quantités. La qualité des aliments produits doit s’améliorer durablement.»

Il a en outre souligné que les solutions aux défis auxquels le continent est confronté comprennent notamment la connexion des petits exploitants agricoles aux marchés, la mise en valeur du potentiel des marchés informels qui offrent un accès facile et abordable à la nourriture, et la promotion de l’intégration régionale afin d’avoir des marchés régionaux qui fonctionnnent

Mme Sacko Josefa Leonel Correa, Commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture de l’Union africaine, a salué le rapport de la Commission EAT Lancet pour avoir souligné ce qui doit être fait pour parvenir à une meilleure nutrition. « Il est

possible de nourrir le monde entier de manière durable », a réaffirmé la commissaire.

Gunhild Stordalen, président exécutif de la Fondation EAT, a déclaré : « Si nous faisons les choses correctement, la nourriture peut constituer un outil puissant pour l’action et le changement. Grâce à ce rapport, nous remettons en question la manière dont nous pouvons nous assurer que nous produisons réellement les aliments dont nous avons besoin pour une meilleure nutrition et une meilleure durabilité. »

Les conclusions de ce rapport s’inscrivent dans la continuité des visions de l’Agenda 2063 – L’Afrique que nous voulons et des 7 principes de Dakar du NEPAD.

La Commission EAT-Lancet constate :

Les régimes alimentaires sains comprennent la qualité et la quantité des aliments, la satisfaction des besoins énergétiques quotidiens des individus (± 2500 kcal par jour) avec une consommation d’environ 50% de fruits et légumes frais, 30% des besoins énergétiques provenant des céréales, de préférence des grains entiers, une plus grande proportion de haricots et légumes secs dans l’alimentation et une consommation plus modérée de viande allant de 0-186 g par jour.

Les objectifs scientifiques pour l’environnement proposent des limites à la production alimentaire pour assurer le fonctionnement et la résilience des systèmes terrestres. La Commission fixe des objectifs scientifiques pour les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture, des objectifs d’utilisation de l’eau pour préserver les débits environnementaux, des objectifs d’application de l’azote et du phosphore pour limiter la pollution de l’eau tout en réduisant les écarts de rendement, des objectifs terrestres pour protéger les stocks de carbone biologique et des objectifs en matière de biodiversité pour mettre un terme à la perte de la biodiversité.

À l’échelle mondiale, nous pouvons nourrir une population de 10 milliards de personnes en 2050 dans des limites environnementales, mais cela nécessitera des efforts considérables pour passer à des régimes alimentaires sains, réduire de moitié le gaspillage et les pertes alimentaires, et augmenter durablement la production alimentaire en réduisant les écarts de rendement.

L’adhésion aux conclusions du rapport permettrait de relever bon nombre des défis décrits ci-dessus et de réaliser des progrès sans précédent dans la réalisation de l’Agenda 2063  pour l’Afrique et de l’Agenda 2030 des Nations unies. L’action en Afrique et par l’Afrique elle-même, menée par les gouvernements africains avec l’appui de partenaires internationaux des secteurs public et privé sera essentielle à leur succès.

Pour consulter le rapport de synthèse de la Commission EAT Lancet

 :https://eatforum.org/eat-lancet-commission/eat-lancet-commission-summary-report/

EN 2017, 41% DES DÉCÈS CAUSÉS PAR LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES (OFFICIEL)

Dakar, 7 fév (APS) – Les maladies non transmissibles qui représentent une menace de santé publique, ont été responsables de 41% des décès enregistrés en 2017 au Sénégal, a indiqué jeudi le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale, docteur Aloïse Waly Diouf.

‘’C’est pourquoi, elles constituent les nouvelles priorités de notre système de santé, lesquelles sont explicitement formulées dans les objectifs de développement durable (ODD) […]’’, a-t-il dit.

Docteur Aloïse procédait à la réception officielle d’un matériel médical destiné à renforcer le plateau technique de six cliniques du diabète et de l’hypertension artérielle (CDH) et de leurs centres satellites, un don des laboratoires Sanofi.

La cérémonie a été sanctionnée par une nouvelle convention de partenariat de trois ans entre le ministère de la Santé et de l’Action Sociale et les laboratoires Sanofi, d’un montant de plus de 12 millions de FCFA.

 D’après le directeur de cabinet du ministère de la Santé, les maladies non transmissibles, principalement le diabète et l’hypertension artérielle, représentent un fardeau économique pour tous les pays.

 Le directeur général de Sanofi, Abderrahmane Chakibi, estime qu’il y va de la responsabilité de son groupe d’agir aux côtés des institutions de santé pour les accompagner dans leur défi de réduire l’impact des maladies chroniques.

 ‘’La situation, a-t-il dit, est de loin plus critique et si en 2017 on estimait à 16 millions le nombre de personnes atteintes du diabète en Afrique, en 2045 le nombre pourra atteindre 41 millions.’’

Quant à l’hypertension artérielle, Abderrahmane Chakibi indique que sa progression est deux fois plus rapide qu’en Occident. Sa prévalence devrait passer de 80 millions de malades en 2010 à 150 millions en 2025.

 Selon lui au Sénégal, l’enquête STEPS 2015 montre l’ampleur de ces maladies avec des prévalences de 3,4% (diabète) et 24% (HTA). ‘’Il est inadmissible qu’au Sénégal, des personnes meurent du diabète et de l’ypertension artérielle, du fait d’un diagnostic tardif ou d’un manque de suivi de son traitement’’, a-t-il affirmé.

‘’Dans les pays occidentaux, ce même profil de patients malades du diabète et de l’HTA, décède plutôt des suites de vieillesse’’, en encore précisé le directeur général de Sanofi.

Venu de Ziguinchor, le docteur Jean Jacques Malomar, au nom des bénéficiaires des unités choisies pour abriter les cliniques de diabètes et d’hypertension artérielle, a dit que ce matériel va jouer un double rôle.

‘’Ce matériel va, d’une part, nous aider à renforcer le plateau technique, et d’autre part, faciliter les interventions des acteurs sur le terrain afin de permettre de contribuer efficacement à la prise en compte des populations en matière de lutte contre le diabète’’, a-t-il dit.LTF/ASG

AUDITION DES CINQ CANDIDATS PAR LE PATRONAT:LES OBSTACLES À LA VALIDATION DU BUSINESS PLAN

http://www.emedia.sn A défaut d’avoir un débat qui les confronterait sur les principaux thèmes de leurs programmes respectifs, les cinq candidats en lice pour l’élection présidentielle du 24 février 2019 pourraient passer au jury du Patronat. Selon des informations obtenues par Emedia.sn, deux réunions préparatoires se sont tenues la semaine dernière, en vue d’organiser une audition des candidats par le Patronat sénégalais. Des organisations patronales telles que la CNES (Confédération nationale des Employeurs du Sénégal), le CNP (Conseil national du Patronat), le MEDS (Mouvement des Entrepreneurs du Sénégal) ainsi que des représentants de la Chambre de Commerce, y ont pris part.

Ainsi, si le projet, Macky Sall, candidat à sa propre succession et ses quatre challengers Madické Niang, El Hadji Issa Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, seront entendus séparément par Mansour Kama, Baïdy Agne, Mbagnick Diop, Babacar Ngom et leurs pairs. A ce titre, le président sortant est attendu sur son bilan par rapport aux entreprises. Les autres candidats vont exposer ce qu’ils proposent concrètement, avec une prévision sur les chiffres et actions qu’ils comptent mener concernant les sujets tels que la commande publique, le financement des entreprises, l’accès au crédit, les questions fiscales, etc. En gros, une dizaine de thématiques était encore retenue.

Selon des sources proches des initiateurs du projet dont l’ambition est d’amener les candidats à s’engager sur des options chiffrables et réalisables, le patronat espère des réponses claires, construites en ce sens. Toutefois, il est à noter qu’en raison du timing, en pleine campagne électorale, la démarche ne convainc pas encore toutes les parties prenantes tant il semble y avoir un retard à l’allumage, à un peu plus de deux semaines du scrutin. Sous un autre angle, c’est l’assiette de questions qui indisposerait les staffs de communication respectifs de la bande des cinq, conscients des enjeux de l’heure et, surtout, du fait que la moindre glissade pourrait être éliminatoire et le moindre engagement serait scruté à la loupe pour passer à la lessiveuse des réseaux sociaux. Exercice sans doute jugé trop risqué, dans la mesure où les engagements feront l’objet d’une publication. BN FAYE

Cour de justice de la Cedeao : La requête de Khalifa Sall déclarée recevable

Seneweb.com La cour de justice de la Cedeao saisie par l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall s’est déclarée compétente en déclarant recevable la requête de ce dernier dont le dossier a été rejeté par le Conseil constitutionnel. Selon Sud Fm qui donne l’information, ladite cour va rendre sa décision rendue demain vendredi à 10 h. Elle dira si oui ou non Khalifa Sall peut être candidat à la présidentielle du 24 février prochain, malgré la décision de justice qui frappe le candidat recalé.

Retour À Dakar : WADE Toujours Maître De La Rue Et De La Ruse

https://www.walf-groupe.com L’ancien président de la République a foulé ce jeudi peu après 17h le tarmac de l’aéroport international Blaise DIAGNE de Diass.

Me Abdoulaye WADE a été accueilli par son épouse, des responsables de son parti et surtout par ses militants qui se sont déplacés en très grand nombre.

En ce moment même, son cortège, qui crée des embouteillages monstre partout où il passe, prend la direction de la Permanence de son parti sise sur la VDN.

Me Abdoulaye WADE a indiqué qu’il est de retour au Sénégal pour empêcher la tenue du scrutin présidentiel du 24 février prochain

WADE ACCUEILLI DANS LA LIESSE

https://www.seneplus.com POINT DE MIRE – De retour à Dakar, l’ancien chef de l’Etat est à l’offensive – Il dénonce un complot de Macky contre Sonko – Il sera ce vendredi à Touba et à Tivaouane – PHOTOS ET VIDÉOS

Wade attendu à Touba, Tivaouane et Ndiassane

https://www.leral.net Me Abdoulaye Wade est attendu à Touba ce vendredi 08 février 2019. L’ancien Président va rendre visite au Khalif Général des Mouride Serigne Mouhamadou Mountakha Mbacké et assister à la prière du vendredi. En fin d’après-midi, il se rendra à Tiouaone puis à Ndiassane avant de rentrer à Dakar le même jour.

Les premiers mots de Wade dès son atterrissage : « je suis très ému d’atterrir à mon aéroport »

https://actusen.sn Abdoulaye Wade vient d’arriver à Dakar ce jeudi à bord d’un vol spécial. Annoncé à 15h, le Pape du Sopi a finalement foulé le tarmac vers les coups de 16h. C’est vers 16h 40 que l’ancien Président de la République est sorti de l’aéroport de Diass pour rejoindre ses sympathisants et militants qui sont venus massivement à l’accueil. Ses premiers mots ont été: “je suis très ému d’atterrir à mon aéroport”.

Les grandes figurent de l’opposition ont toutes répondu présent à l’accueil.  Bougane Guèye, Pape Diop, Cheikh Alassane Sène, Decroix, Malick Gackou, Lamine Ba, Doudou Wade, Mame Diarra Fam, Cheikh Guèye, maire Dieppeul, Ndèye Gaye Cissé, Toussaint Manga.

La sécurité renforcée et les consignes respectées à la lettre. Police et Gendarmerie veillent au grain. Me Wade prends son itinéraire pour rallier la permanence du Parti.Seynabou Fall (Actusen.sn)

Wade confie ses premiers mots à Dakaractu : « Je ne suis pas surpris par cet accueil.Je suis venu pour déboulonner Macky Sall »

https://www.dakaractu.com/ « Je ne suis pas surpris par cet accueil. Je suis venu pour déboulonner Macky Sall », voilà les premiers mots prononcés par le président Abdoulaye Wade, interrogé par Dakaractu, à hauteur de Sébikotane. Le cortège de Wade se dirige vers Diamniadio.

Marche bleue de Wade : quand les ministres de Macky tentent de lui bloquer le passage

https://actusen.sn L’ancien Président de la République a drainé une foule monstre depuis l’Aéroport international de Diass. Malgré la déclaration du ministre de l’intérieur qui disait qu’ils l’accueilleront à bras ouverts, certains dignitaires du régime de Macky ont tenté de saboter la marche bleue de Wade. En effet, en passant par Rufisque, les partisans du ministre Oumar Guèye ont tenté de bloquer le passage à la caravane d’Abdoulaye Wade. Mais à la vue de la marée humaine qui suivait le Pape du Sopi, ils se sont rangés tranquillement sur le bas côté et ont brandi des brassards rouges. Fait ironique si l’on sait que le port du brassard rouge en cas de manifestation a été initié par Abdoulaye Wade.

Après l’étape de la vieille ville, la procession a fait cap sur rond-point de Mbao. Là-bas aussi, les partisans du directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et postes (Artp), Abdou Karim Sall ont essayé, sans y parvenir, de faire blocus au cortège. Mais ils ont vite fait volte-face.

De même qu’à Pikine où les fidèles de Pape Gorgui Ndong, ministre de la jeunesse, voulaient tenir une contre-campagne. Inutile de dire que qu’ils ont essuyé un échec cuisant.

Non seulement la mobilisation de Wade était très forte, mais aussi, le dispositif sécuritaire ne pouvait laisser prospérer aucun risque de trouble.Actusen.sn

Me Wade réitère sa position et appelle les citoyens à brûler leurs cartes d’électeur

https://www.dakaractu.com Wade crache sur le processus électoral et réitère son refus de participer au scrutin du 24 février prochain.
Il va plus loin en avançant la stratégie à dérouler pour réfuter l’issue de la prochaine présidentielle. Dès maintenant, des meetings et des marches seront instaurés dans tous le pays pour contraindre Macky Sall à quitter le pouvoir.
Le père de la démocratie invite aussi les citoyens à brûler leurs cartes d’électeur. Elles relèvent d’une fraude, soutient-il

Me Wade : « Pourquoi Sonko ne doit pas aller à l’élection »

Seneweb.com | Me Abdoulaye Wade amadoue-t-il Ousmane Sonko ? En tout cas, il demande au candidat de Pastef de ne pas aller à l’élection présidentielle. «J’estime que Sonko, c’est un bon Sénégalais. L’Assemblée nationale est en train de mener une enquête pour l’accuser. Donc, il n’a pas intérêt à aller à l’élection», a indiqué Me Wade dont le parti a décidé de s’opposer à la tenue de l’élection.

Me Abdoulaye Wade déclare que «Macky Sall doit quitter ce pays». Pour lui, l’actuel chef de l’Etat «doit rencontrer l’opposition et élaborer un nouveau code électoral et s’il sort par la grande porte, il ne sera pas emprisonné, mais il devra restituer tout l’argent volé».Habibatou Traoré 

Wade fait de grosses révélations et lâche des bombes à fragmentation sur le Macky

https://www.pressafrik.com La Permanence du Parti démocratique sénégalais sise sur la Voie de dégagement nord (Vdn), le « Pape du Sopi », s’est adressé au peuple sénégalais à travers un discours truffé de révélations les unes plus graves que les autres. Du nombre de cartes d’électeurs détenus par le ministre de l’Intérieur au fonds de 60 milliards du Premier ministre dans lequel Macky puise pour ses besoins personnels en passant par les 317 540 électeurs fictifs que le Président sortant a en avance sur les autres candidats à l’élection présidentielle…Me Abdoulaye Wade a lâché de véritables bombes à fragmentation…

Avertissement lancé aux 4 candidats de l’opposition

« Si vous allez aux élections vous allez tous perdre. Parce que Macky a déjà programmé sa victoire depuis belle lurette. Macky Sall détient par devers lui, 1,5 million de cartes d’électeurs de jeunes sénégalais. Car, il sait très bien que les jeunes ne vont pas voter pour lui ».

Les deux fichiers de Macky et ses 300 mille électeurs fictifs

« Macky Sall détient deux fichier électoraux. L’une qu’il présente aux Sénégalais et l’autre contenant 317 540 électeurs fictifs. Il se moque des Sénégalais, il se croit plus malin. Mais on connait son plan de vol. Si ce que je dis n’est pas vrai, que Macky me ramène devant les tribunaux »

Macky et le fonds de 60 milliards Fcfa détourné lors de son passage à la Primature

« L’argent de Macky Sall est illicite. Il l’a eu grâce à un renversement du système. Il utilise le fonds de 60 milliards que l’Etat met à la disposition du Premier ministre. Un fonds que moi, Abdoulaye Wade, je n’ai jamais touché de mon règne. Et sur les codes des marchés, il n’y a plus d’appel d’offres. La Caisse des dépôts et consignations qu’il a donné à son frère, je l’ai laissée à plus de 59 milliards. D’après mes informations cette caisse est en faillite aujourd’hui »

Macky et l’argent de Mittal

Mittal avait signé avec le Sénégal un contrat. Et comme je suis resté 4 ans sans nouvelle je les ai traduit devant le tribunal de Paris, moi et l’avocat Bourgi. A l’époque l’expert nous avait notifié que la société devrait verser comme dommages 2.300.000.000 au Sénégal. Maintenant ils sont venus voir Macky pour lui dire qu’ils ne peuvent pas payer ça  et Macky à demandé à Aly Ngouille Niang de leur signer un compromis. Et ils ont finalement payé 150 millions. Cet argent à été détourné par Macky et son gouvernement. Ce que Macky a fait est un crime contre l’humanité.

Mise en place d’une alliance pour une alternance immédiate : Me Wade dévoile son plan de guerre et traite Macky Sall de « menteur »

https://www.dakaractu.com Me Abdoulaye Wade a demandé le report de la présidentielle de 2019, lors du discours historique, d’une durée de 58 mn, qu’il a servi aujourd’hui à la Permanence Omar Lamine Badji.
En vrai « chef de guerre », le pape du Sopi a ordonné à ses troupes de « brûler les bulletins de vote » et de « ne pas fuir devant les lacrymogènes ». « Koumeu dor ma fayou », a-t-il dit en wolof.
Ainsi, fustigeant les interdictions de marche et un rétrécissement du champ des libertés publiques,  il propose la mise en place d’une Alliance stratégique pour une alternance immédiate. A cet égard, il exhorte ses militants et sympathisants à marcher partout à travers le Sénégal et à rendre visite aux commandants de brigades de gendarmerie,  aux commissaires de police et aux préfets.
L’ancien chef de l’Etat, qui s’est appesanti sur le sort de Karim Wade et de Khalifa Sall, a aussi dénoncé le parrainage, accusant Macky Sall d’avoir, par ce procédé, écarté des candidats sérieux de la course. « Il y a 1 500 000 cartes de primo-électeurs qui ne sont pas distribués parce que ces cartes appartiennent aux jeunes et ces derniers ne vont pas voter pour Macky Sall », révèlera-t-il.
« Je veux m’adresser aux quatre candidats qui sont face à Macky Sall aujourd’hui. Comment aller aux élections alors que les conditions de transparence ne sont pas réunies ? Lors des législatives, le cumul des voix de l’opposition  est supérieur au score de la majorité. On allait battre Macky Sall si on était unis. Aujourd’hui, on ne connait même pas le nombre de bureaux de vote, ni les lieux où on va voter. Macky Sall ne respecte pas les Sénégalais. Il croit être plus intelligent que tout le monde alors qu’il n’est même pas intelligent. On a compris son jeu », dit-il.
Auparavant, le pape du Sopi a vidé son chargeur sur Macky Sall, Aliou Sall et Aly Ngouille Ndiaye, relativement à des nébuleuses supposées liées à la gestion de la Caisse des dépôts et consignations, à Petrotim ou encore à l’affaire Arcelor Mittal. En clair, il croit savoir que le chef de l’Etat et sa famille ont planqué de l’argent dans les paradis fiscaux, notamment aux Etats-Unis d’Amérique.
« Quand on lui a posé la question sur son patrimoine, il a dit qu’il a obtenu cet argent (8 milliards) grâce à Abdoulaye Wade. Il ment. Macky Sall a planqué de l’argent en Amérique », a déclaré le pape du Sopi.
L’ancien président de la République indexe également une violation du code des marchés publics sous Macky Sall.
«Si je suis ici aujourd’hui, c’est pour répondre à votre appel. J’ai entendu votre appel à travers la presse Vous m’avez demandé de revenir parce que le pays traverse des difficultés. Macky Sall a formé une écurie »,  avait précisé, à l’entame de son propos, l’ancien président de la République.

De retour à Dakar, Me Wade réitère son appel au boycott de la présidentielle

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane DialloL’ex président du Sénégal (2000-2012), Abdoulaye Wade, de retour jeudi soir à Dakar, a invité ses partisans à « brûler » leur carte d’électeur et de faire de même pour le fichier électoral, arguant que ce dernier sont de simples documents destinés à faciliter « la fraude massive » qu’envisage le président Macky Sall à l’occasion de la présidentielle du 24 février prochain.

Selon Me Wade qui s’exprimait devant ses partisans à la permanence du Parti démocratique sénégalais (PDS), le président Macky Sall a ajouté plus de « 357 000 électeurs fictifs » sur le fichier électoral et disposerait également « d’un second fichier électoral » qu’il garde par devers lui-même et qu’il compte utiliser pour « voler » l’élection présidentielle.

Me Wade a, par ailleurs, indiqué que depuis les élections législatives de 2017 jusqu’à nos jours, plus de « 1 400 000 citoyens » n’ont pas pu récupérer leur carte d’identité qui servent également de carte d’électeur. Le motif, d’après lui, serait que ces électeurs sont des partisans de l’opposition.

Au regard de toutes ces « anomalies », il a appelé les candidats de l’opposition déjà engagés dans la course à la présidentielle à mettre fin à leur campagne électorale et à venir le rejoindre pour qu’ensemble, ils « chassent » Macky du pouvoir et organisent de nouvelles élections

Il leur a proposés à cet effet un plan d’action axé sur trois périodes : la 1ère période qui part du samedi 09 février au samedi 23 février sera consacrée à des manifestations et à d’autres formes de protestations pacifiques ; la seconde période va du 23 au 24 février tandis que la troisième période, elle, sera enclenchée à partir du 24 février, a soutenu l’ex président, sans donner des précisions sur les actions qu’il compte mener sur les deux dernières périodes de son plan d’action.

« Si toutefois, ils s’entêtent et vont à cette élection jouée d’avance, nous n’accepterons pas que l’un d’entre eux vienne pleurnicher chez nous pour nous demander de l’aide. Nous ne le ferons pas », a averti le pape du Sopi (changement en langue wolof).

S’adressant à l’actuel chef de l’Etat qu’il a traité de tous les noms d’oiseaux, le leader du PDS l’a appelé à annuler ces « semblants d’élections » et à s’asseoir autour d’une table avec l’opposition pour établir un fichier électoral « consensuel », gage d’une élection libre et transparente.

Abdoulaye a profité aussi de cette tribune pour passer au peigne fin tous les « scandales financiers » notamment ceux liés aux contrats pétroliers et gaziers, mais aussi les « marchés de gré à gré » observés sous le régime de son successeur qui fut également son ancien Premier ministre. ARD/te/APA

 Arrivée de Me Wade à l’AIBD Oumar Sarr : « Qui nous aurait dit qu’un jour on nous interdirait d’accueillir Me Wade… »

https://www.dakaractu.com Face à l’important dispositif de sécurité qui a été déployé à l’Aibd, le responsable du Pds, Oumar Sarr se dit indigné :  » Qui nous aurait dit qu’un jour on nous interdirait d’accueillir notre leader, on n’allait pas le croire!

Cheikh MBACKE Bara Doly : «Seul Me WADE Peut Nous En Sortir»

https://www.walf-groupe.com Le président du Groupe parlementaire « Démocratie Et Liberté » était ce jeudi à l’aéroport international Blaise DIAGNE de Diass pour accueillir le président WADE.

Cheikh MBACKE Bara Doly se réjouit du retour de son mentor et estime que c’était nécessaire pour pouvoir faire face au régime de Macky SALL.

Selon le député, ce dernier a tout fait pour « voler les élections » et seul Me Abdoulaye WADE est en mesure de lui empêcher. « C’est le seul qui peut nous en sortir et empêcher à Macky SALL de mettre son plan en exécution », explique le responsable libéral à Touba.

Serigne Cheikh Bara Dolly : «On n’a jamais parlé de boycott, mais…»

https://actusen.sn Le président du groupe parlementaire «Liberté et démocratie» a apporté une précision de taille sur les propos de Wade sur la tenue de la Présidentielle. Selon Serigne Cheikh Bara Dolly, il n’a jamais été question de boycott. «On n’a jamais parlé de boycott, mais d’empêcher la  tenue de l’élection».

Le remplaçant de Me Madické Niang de préciser sur Zikfm que «si Karim ne fait pas partie des candidats, le Pds fera de sorte que l’élection ne se tienne pas». Sur le choix du candidat à soutenir, il annonce que le Parti n’en est pas encore à cette éventualité.

Abdoulaye Wade : «Je suis venu pour faire partir Macky Sall…»

https://www.igfm.sn Comme annoncé, l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, est arrivé à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) par vol spécial. Il a été accueilli par plusieurs responsables du Pds et des militants acquis à sa cause.

Selon le programme, le Président Wade passera à Rufisque, à Pikine, à Guédiawaye et s’arrêtera dans plusieurs communes de la ville de Dakar.

L’ancien chef de l’Etat a soutenu qu’il est venu au Sénégal pour faire partir Macky Sall.

Barthelémy Dias à l’accueil de Me Wade

http://www.emedia.sn Abdoulaye Wade s’est offert un bain les artères de Dakar. De Diass au Vdn en passant par Diamnaniado, Bargny Rufisque, Mbao, Pikine, Patte-d’oie, Grand Yoff et Sacré-Cœur. C’est justement dans cette commune que le Pape du Sopi s’est brièvement arrêté devant la permanence nationale de la coalition Taxawu Sénégal de l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall. Là, le cortège de Wade a eu la surprise croiser Barthélemy Dias, maire de la commune et soutien de Khalifa Sall. Debout sur le toit de sa voiture, le jeune leader socialiste a énergiquement salué le passage de l’ancien chef de l’Etat avant de laisser continuer sa route vers la permanence nationale du Parti Démocratique sénégalais où une déclaration de Wade est attendue Seydina Aba GUEYE

Pape Diop,Bougane Guèye Dany,Decroix,Malick Gakou…à Diass : Wade accueilli par les souteneurs de Idy

https://www.dakaractu.com L’ancien président de l’Assemblée nationale puis du Sénat Pape Diop,  Malick Gakou, Mamadou Diop Decroix,  Sheikh Alassan Sène et Bougane Guèye Dany, qui ont décidé de soutenir le candidat Idrissa Seck, sont présentement à l’aéroport de Diass pour accueillir Me Abdoulaye Wade.
Ils sont dans les locaux de l’Aibd. Un nombre restreint de militants du Pds est toujours devant la porte des arrivées de l’aéroport. Depuis que son avion a foulé le tarmac de l’Aibd, le pape du sopi est toujours dans les locaux de l’aéroport.
« Le Président Abdoulaye Wade foule le tarmac de l’AIBD pour la première fois depuis qu’il a quitté le pouvoir en 2012. C’est comme si cet aéroport est inauguré aujourd’hui », a déclaré Pape Diop.

AIBD : de l’électricité dans l’air,Les militants libéraux face à des gendarmes armés jusqu’aux dents

https://www.dakaractu.com Une atmosphère électrique règne présentement à l’aéroport Blaise Diagne, à quelques minutes de l’arrivée de Me Abdoulaye Wade. Comme vous le voyez sur ces images, des militants libéraux, venus accueillir le pape du Sopi, font face à des gendarmes armés jusqu’aux dents. A suivre…

Aly Ngouille Ndiaye : « La sécurité des bureaux de vote et des candidats sera assurée»

http://www.dakarmatin.com Le ministre de l’Intérieur assure que « la sécurité des bureaux de vote et des candidats sera assurée ». Selon lui, « les forces de sécurité seront déployées dans les lieux de vote au moins 48 heures avant le scrutin ». « Partout où les candidats tiendront des meetings, la Police et la Gendarmerie prendront les dispositions nécessaires pour les appuyer », précise Aly Ngouille Ndiaye.

Le ministre de l’Intérieur présidait hier, mercredi, la distribution des matériels de vote à destination des 15397 bureaux de vote établis au Sénégal et à l’étranger pour le compte du scrutin du 24 février prochain. Il s’agit de plus de 8 millions de bulletins de vote (la taille du fichier électoral majorée de 20 %) pour chaque candidat, d’enveloppes, de fiches d’émargement entre autres. Dans les localités, les kits seront reçus par les préfets, assure Aly Ngouille Ndiaye

Madické Niang à Macky Sall : “Il a fait de Matam son titre foncier, ce qui est inadmissible” 

https://actusen.sn Le candidat de la coalition Madické 2019 s’est désolé du fait que Macky Sall prenne Matam pour son titre foncier. Selon lui, cela constitue une immense honte pour le Sénégal.D’ailleurs, il estime que le titre foncier de Macky Sall est le titre foncier le plus abandonné de la terre, du fait des conditions de vie déplorables des populations du Fouta.Maguette Ndao (Envoyée spéciale)

Madické Niang à Tambacounda : «Vous avez toutes les raisons de tourner le dos à Macky Sall»

https://www.dakaractu.com Si l’on en croit Me Madické Niang, les habitants de Tambacounda ont toutes les raisons de tourner le dos à Macky Sall, qui « n’a rien fait » pour la population de la région orientale…

Me Madické Niang : « Je ne parlerai plus de Abdoulaye Wade »

https://www.dakaractu.com En campagne, Me Madické Niang était en visite, ce jeudi, à Kédougou, où il a tenu un meeting.

Faisant le point avec les journalistes, le candidat de la coalition « Madické 2019 » a décidé  dorénavant, pour arrêter toute polémique, « de ne plus répondre aux questions concernant Me Abdoulaye Wade ». « Je n’aimerai pas que l’on parle tout le temps de Me Wade. Je ne parlerai donc plus de Abdoulaye Wade », a affirmé l’ancien ministre des Affaires étrangères.

Il a tenu à clore le débat renvoyant à la polémique. « Je voudrais que les sénégalais m’entendent. J’ai dit tout ce que j’avais à dire sur Me Wade. Je ne commenterai plus ses décisions. Je suis arrivé à un niveau où je m’adresserai seulement aux sénégalais », a ajouté Me Madické Niang, face aux journalistes, qui ont eu droit à un petit détour, en forme toutefois de dialogue de sourds…

«Macky a échoué parce qu’il est entouré d’ incompétents»

IGFM – (Dakar) Le candidat de la coalition Madické 2019, en marge de sa tournée dans le Sénégal des profondeurs, déplore la situation des routes de Matam à Bakel et de Bakel à Kédougou en passant par Tambacounda. Selon lui, tout ceci est la preuve que Macky Sall a échoué parce qu’il est entouré d’incompétents.

« Je vais créer un comptoir commercial de l’or à Kédougou » (Me Madické Niang)

https://www.dakaractu.com Le candidat de la coalition « Madické 2019 » a fait le déplacement dans la plus grande ville du sud-est du Sénégal. Il a été reçu par quelques militants venus de Saraya, Dandémayo et Salamata dans une ambiance de déclaration au jardin public de Kédougou. Le candidat à la présidentielle était venu y exposer les mesures phares et d’urgence de son projet de société « Jamm Ak Xeweul ». Il a promis de créer un comptoir commercial de l’or à Kédougou…

Madické Niang promet un élevage intensif

http://www.enqueteplus.com En meeting hier à Linguère, Madické Niang s’est longuement prononcé sur son programme concernant l’élevage pour mettre fin à l’importation de bétail.

Après Touba, le candidat de la Coalition Madické 2019 a encore mobilisé hier dans le Djolof.  Me Madické Niang a séduit Linguère à qui il promet un élevage intensif. Avant tout, il faut nécessairement faire l’état des lieux, à son avis. Parce que le pays a un élevage extensif, un élevage tourné vers la mobilité du bétail, qui ne permet pas de nourrir le bétail de manière correcte. Pour cela, dit-il, il faut trouver des zones de pâturage afin de régler le problème qui a toujours existé entre éleveurs et agriculteurs. Au-delà, « nous devons pratiquer l’élevage intensif, en fixant le bétail, lui donner les moyens d’avoir ce dont il a besoin pour avoir un bétail de qualité. Pour cela, nous utiliserons les 88 000 hectares du Ranch de Dolly. Nous ne nous arrêterons pas là », dit-il.

A son avis, le régime d’aujourd’hui a lamentablement échoué dans l’élevage. « Nous continuons d’importer du lait, alors que nous avons une production que nous n’arrivons pas à conserver faute d’unité de transformation ni centre de recyclage. Nous avons beaucoup de choses que nous cherchons et que nous n’arrivons pas à obtenir, parce que, simplement, les conditions logistiques sont absentes. Il faut nécessairement des unités de conservation du lait, mais surtout, des unités de transformation”. A l’en croire, la vision du gouvernement date du dernier siècle. C’est à dire considérer que l’agriculture comme l’élevage doivent se développer ex nihilo, sans aucune forme d’accompagnement avec d’autres secteurs.  « C’est oublier qu’il faut nécessairement faire de sorte que nous puissions transformer ce que nous produisons, en tirer le plus de la plus-value. Si nous le faisons, nous pourrons régler nos problèmes », lance le candidat.

Selon lui, Linguère est une zone admirable pour servir de test au projet de société « Jam ak Kheweul ».  « Avec le Ranch de Dolly, nous ferons de l’élevage intensif. Il y aura assez d’eau, une nourriture de qualité, un croisement avec des bêtes de qualité que nous pourrons importer. Mais l’importation doit avoir une limite. Il faut avoir une vision, il faut oser, parce que nous aimons ce pays et nous ne comptons pas nous servir de ce pays. Nous comptons servir le Sénégal », ajoute-t-il.

« Je ne m’accompagne jamais de gens sans valeur »

Pour Habib Sy, directeur de campagne de la Coalition, beaucoup de personnes n’avaient pas confiance en leur candidat. Certains se disaient qu’il est impossible qu’il passe le cap du parrainage, à cause du laps de temps. « Mais par notre expérience, on connaissait comment y arriver. On savait qu’on allait passer au premier tour du parrainage.  Comme il a surpris tout le monde, il surprendra à l’élection le 24 février », assure l’ancien ministre. Qui soutient, en outre, que Madické est le choix qui rassure. « Je ne m’accompagne jamais de gens qui n’ont pas de valeurs. Je remercie Dieu, car je ne me suis pas trompée », a-t-il ajouté. Avant de lancer des piques au ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye qui, selon lui, est en train de tout faire pour voler les élections.

La responsable des femmes Adja Diama Seck a demandé aux jeunes de refuser d’être achetés. « L’achat des consciences est devenu une mode aujourd’hui. Refusez la corruption. Restez dignes jusqu’au bout ».VIVIANE DIATTA

Danse de Macky SALL sur la place Faidherbe : «Une insulte à la mémoire des 7 pêcheurs Guet-Ndariens morts au Cap-Vert», selon Me Abatalibe GUEYE (vidéo)

https://www.ndarinfo.com/ Le coordonnateur de Madické 2019 s’insurge contre le meeting de campagne du candidat Macky SALL qu’il taxe de « show » animé par Youssou NDOUR. « C’est une insulte à mémoire des pêcheurs disparus retrouvés morts au Cap-Vert », a-t-il dit en dénonçant les pas de danse du président « alors que la Langue de Barbarie est encore dans le deuil  ». « Cela montre qu’il ne respecte pas la communauté des pêcheurs », a-t-il indiqué. « Nous étions d’autant plus surpris que des responsables politiques de Saint-Louis conscients de la situation l’ont accompagné cette futilité », confit Alé GUEYE.

Le juriste soulève dans cet entretien avec NdarInfo, les promesses non tenues sur le dragage de la brèche et la non-conformité des nouvelles licences de pêche.

« Seules quatre-cents ont été accordées aux seines tournantes qui, en réalité, sont un peu nombre par rapport à ceux qui pratiquent la pêche à la ligne », a-t-il révélé. « Pire, souligne-t-il,  elles ne donnent droit qu’à la pêche du Yaboye ».

L’avocat regrette  « la démarche politisée » dans la signature finale du protocole de pêche. «  Elle a été faite juste avant l’ouverture de la campagne électorale pou tromper les Guet-Ndariens », a-t-il déclaré.  « Les Mauritaniens surveillent les captures à Diamalaye et récupèrent tout ce qui n’est pas Yaboye », révèle le responsable politique. >>> Suivez déclaration …

Macky Sall promet la construction de l’axe Goudiry-Tambacounda, Goudiry-Kidira

https://www.pressafrik.com Macky Sall s’est rendu jeudi à Goudiry où il a été accueilli par une forte mobilisation. Le candidat qui bat campagne pour sa réélection le 24 février prochain, a promis aux habitants de cette localité la réalisation des routes reliant Goudiry à Tambacounda, mais aussi Goudiry à Kidira.

C’est vers les coups de 19 heures le jeudi 7 février que le candidat de Benno bokk yakaar (BBY) est arrivé à Goudiry. Habillé d’un boubou marron assorti d’un bonnet de même couleur, Macky Sall a été accueilli par ses militants présents en masse, qui l’ont ensuite accompagné au lieu du meeting où l’attendait une foule en liesse scandant «Macky deuxième mandat». Et c’est devant cette ferveur que le candidat à la présidentielle s’est adressé aux populations de cette localité pour leur décliner ses ambitions si un second mandat lui est accordé.

«Dans le PUDC 2, il y a 75 villages à électrifier ainsi que 1383 kilomètres de piste ainsi que 25 villages additionnels qui seront raccordés au réseau hydraulique», a-t-il déclaré. Poursuivant, il a affirmé avoir pris note des préoccupations des riverains mais, la satisfaction de leurs doléances est assujettie à son obtention d’un second mandat.
« Je sais que vous gagnerez très largement comme vous l’avez toujours fait, donc c’est une question de proportion, je vais relever l’objectif très haut et charger les responsables locaux d’atteindre la barre des 75% minimum à Goudiry. Je sais que vous pouvez le faire. Après, je donnerai satisfaction à vos doléances».

Sur sa lancée, Macky Sall s’est engagé à construire l’axe Goudiry-Tambacounda et Goudiry-Kidira ce en 24 mois, s’il est réélu au soir du 24 février 19.

L »ayant précédé au présidium, certains responsables de la coalition présidentielle dans cette ville ont appelé ce dernier à se pencher sur les préoccupations de leur contrée. Celui-ci a assuré qu’il fera tout ce qui est en sn possible pour satisfaire leurs doléances. D’ailleurs, a-t-il rappelé, il avait déjà débuté ce travail avec la construction de 16 forages dans des villages du département, mais aussi, l’électrification de 26 autres villages et l’aménagement de 11 périmètres de 54 hectares….

 Mais, cerise sur le gâteau, il a informé que le chemin de fer passant dans ce département sera réhabilité et qu’un Espace numérique ouvert (Eno) et un Centre de formation professionnelle pour les femmes seront construits à Goudiry.

Les faits marquants de la 4e journée de campagne de Macky Sall enttre Ndioum et Matam

https://www.dakaractu.com Ce mercredi 6 février, Matam a accueilli la visite du candidat de la Coalition Benno Bokk Yakaar. Avec à sa tête le président Macky Sall, le convoi du camp présidentiel a dormi à Ndioum, une localité du Fouta. il a ensuite fait cap vers les Agnams. En direction du département de Matam, le président Macky Sall a eu droit à un accueil chaleureux.

En résumé des activités du président Macky Sall au cours de la 4e journée de sa campagne électorale, Dakaractu vous propose en images, les faits marquants de l’étape Ndioum/Matam.
Les populations ont, en certains endroits, fait une haie d’honneur le long du parcours pour manifester leur soutien au candidat sortant. Macky Sall et une partie de son convoi ont fini l’étape du Fouta à Ourossogui, alors que certains véhicules s’ébranlaient en direction de Kanel. Kanel, le fief de Daouda Dia, questeur de l’Assemblée nationale qui doit accueillir ce jeudi 7 février 2019, le convoi du camp présidentiel avec un grand meeting

Mame Mbaye Niang : « Dakar sera gagnée! Toutes les forces additives à Idrissa Seck ne dépassent pas 1% de l’électorat… »

https://www.dakaractu.com Le ministre et responsable de la coalition Benno Bokk Yakaar, Mame Mbaye Niang qui démarre aujourd’hui sa campagne pour la réélection de Macky à Grand Médine, au meeting de Youssoupha Niang, est satisfait de la mobilisation mais aussi de la force de la jeunesse qui le suit. Le patron de « Sénégal2035 » estime que Dakar sera acquise à la cause de Macky Sall le soir du 24 Février 2019. Il a magnifié la présence des nouveaux entrants à ses côtés à savoir Banda Diop, maire de la Patte d’Oie, Malick Noël Seck de Moom Sa Rew, Victor Diouf du MEEL et autres responsables Khalifistes qui font confiance au président Macky Sall. Il est revenu sur l’impact de la coalition Idy2019 qu’il considère comme pas lourde, mais aussi a préféré ne pas répondre à Me Abdoulaye Wade

Diourbel : En Attendant L’arrivée De Me WADE,Le Maire De Ndankh SENE Transhume Vers Le «Macky»

https://www.walf-groupe.com A l’instar des Libéraux de la commune de Kaolack, ceux de Diourbel non plus n’entendent pas rester en marge de la prochaine Présidentielle.

Du moins ceux de la commune de Ndankh SENE, une localité située dans le département de Diourbel. Au moment même où ces lignes sont écrites, le maire, responsable du parti libéral, et nombre de conseillers municipaux font face à la presse, chez Aminata TALL, pour annoncer leur ralliement à la coalition Benno Bokk Yaakaar.

Une décision de ces libéraux qui intervient à quelques heures du retour annoncé de Me Abdoulaye WADE qui veut empêcher la tenue du scrutin du 24 février.

ISSA SALL : »JE N’AI PAS UN ANTI-PROGRAMME »

Mbirekelane, 7 fév (APS) – Le candidat du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), El Hadj Sall dit El Hadj Issa Sall, a déclaré, jeudi, à Mbirekelane, qu’il ne se basait pas sur le programme du gouvernement pour élaborer « un anti-programme’’.
« Je n’ai pas un anti-programme. Je ne me base pas sur le programme du gouvernement pour faire mon programme. Je n’ai pas besoin de le faire. Je n’ai pas besoin de dire aux Sénégalais ce que je dois faire pour eux », a-t-il lancé lors d’une rencontre avec ses militants de Mbirekelane, dans la région de Kaffrine (centre).
« Je n’ai pas besoin de me baser sur le programme du gouvernement pour faire un anti-programme. Ne cherchez pas à ce que moi je fasse un anti-programme. Ce qui m’intéresse, c’est ce que je propose aux Sénégalais, mais ce n’est pas ce que les autres ont proposé aux Sénégalais », a ajouté le candidat du PUR.
Il a aussi indiqué qu’il n’avait pas l’intention de s’échiner à « tirer sur le gouvernement’’. « Ça ne m’intéresse pas », a-t-il martelé, balançant la même réponse au sujet du retour ce jeudi de l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade.

« Abdoulaye Wade est un citoyen comme tout le monde, il peut le faire s’il le veut. Ça ne me dérange pas du tout », s’est-il contenté de dire au sujet du retour au bercail de l’ancien président.
Au sujet de l’enseignement supérieur public et privé, Issa Sall dit vouloir miser sur une harmonisation.
« L’enseignement supérieur privé et l’enseignement supérieur public sont les mêmes. Maintenant, les étudiants sont orientés dans le supérieur privé. Ce qu’il faut faire, c’est de faire une harmonisation, c’est-à-dire harmoniser les programmes et les curricula », a-t-il jugé.MNF/ASG/BK

Issa Sall aborde les difficultés liées à l’agriculture

iGFM (Dakar) – Le candidat du pur dit être conscient des difficultés auxquelles les paysans sont confrontés dans la culture et la commercialisation de l’arachide. Il promet d’y apporter des solutions s’il est élu.

ZIGUINCHOR : LE PUR OPTE POUR LA PROJECTION D’UN FILM CONSACRÉ À SON CANDIDAT

Ziguinchor, 7 fév (APS) – Les responsables du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) de Ziguinchor (sud) ont choisi de projeter dans plusieurs quartiers de la capitale sud du Sénégal, un film documentaire consacré à leur candidat El Hadj Sall dit El Hadj Issa Sall, en vue de vulgariser son projet de société, a constaté l’APS.
Ce film-documentaire a été par exemple projeté mercredi place Gao à Boucotte, célèbre quartier de Ziguinchor. 

« C’est une innovation chez nous. Nous sommes conscients que notre candidat dispose d’un meilleur profil avec des axes programmatiques très intéressants. Mais nous sommes conscients aussi qu’il n’est pas très bien connu par les Sénégalais et les électeurs », a expliqué Lamine Baldé, plénipotentiaire du candidat Issa Sall à Ziguinchor.

« C’est notre troisième séance de projection de film depuis le début de la campagne électorale. Nous allons continuer à projeter ce film-documentaire sur notre candidat dans plusieurs quartiers de la ville », a poursuivi M. Baldé.

Par ce biais, l’état-major du PUR espère gagner « une longueur d’avance » sur ses concurrents.

« Le jour, nous sommes sur le terrain avec des caravanes et des visites de proximité. Mais le soir, nous projetons des films dans des places publiques. C’est une avance considérable sur les autres », a estimé Lamine Baldé. MTN/BK

« KAFFRINE EST PRÊT À RENVERSER LE RÉGIME EN PLACE », SELON IDRISSA SECK

Kaffrine, 8 fév (APS) – Les populations de Kaffrine (centre) sont » prêtes à renverser » le régime de Macky Sall au soir du 24 février prochain, a estimé, jeudi, le candidat Idrissa Seck à l’élection présidentielle.

« Je pense que le dénominateur commun de tous les départements de Kaffrine est le désire du changement au soir du 24 février 2019. Tous les segments de la population ont désormais décidé de renverser ce régime en place », a dit le candidat de la coalition « Idy 2019 ».

Idrissa Seck effectuait ce jeudi soir une marche « Orange » dans la commune de Kaffrine après avoir sillonné certaines localités de cette région de même nom.

« Je mesure avec humilité la responsabilité qui pèse sur nous de la coalition Idy 2019 pour faire face à autant d’espérance de la part de nos populations », a encore laissé entendre Idrissa Seck, devant ses militants et sympathisants.

Listant les « maux » de la région de Kaffrine, Idrissa Seck a déploré ce qu’il appelle « l’oubli volontaire infligé par le gouvernement de Macky Sall ».

C’est pourquoi, le candidat de la coalition « Idy 2019 » a dit à ses militants que le Sénégal va, à partir du 24 février, « changer de visage notamment avec une justice indépendante, une autre gestion de l’économie, entre autres questions ».

Après avoir rendu un hommage à Maty Sy Diallo, une responsable politique du Grand Parti qu’il a d’ailleurs désigné « mère de la coalition Idy 2019 », le président du parti Rewmi a appelé la population à « voter massivement » afin de faire partir Macky Sall dès le premier tour.MNF/PON

Kaffrine : Idrissa Seck réussit le pari de la mobilisation et promet de bouter Macky Sall hors du palais.

https://www.dakaractu.com C’est à Kaffrine qu’Idrissa Seck a fini sa « marche orange » ce jeudi.
Accueilli par des militants mobilisés par Mata Sy Diallo du Grand Parti, « Ndamal Cadior » a rassuré cette jeunesse de Kaffrine et promet d’en finir avec le souci des agriculteurs du fait des bons impayés qu’il a soulevés dans plusieurs localités où il est allé depuis le début de la campagne.

« Je pensais qu’ici à Kaffrine, il n’y avait pas ce problème, mais je vois que vous me confirmez le contraire », ironise le candidat Idrissa Seck.

Idrissa Seck . ”Le commun de tous les départements du Sénégal, c’est le désir de changement, le 24 février prochain”

https://actusen.sn ”Le commun de tous les départements du Sénégal, de tous les segments de la population c’est le désir de changement, le 24 février prochain”, a déclaré Idrissa Seck ce jeudi à Kaffrine. Le candidat dit ”mesurer avec humilité la responsabilité qui pèse sur la coalition ”Idy 2019” pour faire face à autant d’espérance de la part de la population”.

”Quand je vois ce qu’il y a ici, en terme d’expérience, j’ai confiance qu’à partir du 24 février prochain, le Sénégal aura une nouvelle facette”, affirme-t-il dans la foulée devant ses nombreux militants. Avant d’appeler ces derniers à voter, massivement, pour faire partir le régime en place dès le premier tour.Ousmane THIANE (Envoyé

Fass Kahone : Idy rend visite à Serigne Cheikh Oumar Soumboundu

https://www.dakaractu.com Le candidat de la coalition Idy 2019 n’en a pas encore fini avec ses visites de proximité.

Toujours dans la perspective de solliciter des prières pour la victoire de sa coalition, Idrissa Seck s’est adressé au guide de Fass Kahone située dans le Saloum pour lui exposer ses motivations pour le pays.
Ils ont échangé pendant de longues minutes et Serigne Oumar a prié pour un bon déroulement du scrutin et aussi prier pour toute la coalition avant que celle ci prenne la destination de Kaffrine…

Idy fusille Macky Sall à Médina Sabakh : «les Sénégalais en ont marre de cette vision qui s’arrête à Diamniadio»

https://actusen.sn Idrissa Seck réitère les propos qu’il avait tenus lors de la campagne des Législatives de 2017. ”La vison de Macky s’arrête à Diamniadio”, avait-il déclaré.

En caravane à Médina Sabakh, dans la région de Kaolack, le candidat à la Présidentielle à remué le couteau dans la plaie. Devant les militants venus nombreux l’accueillir, il a été catégorique. «Les Sénégalais en ont marre de cette vision qui s’arrête à Diamniadio», tonne Idy qui relève les mille et une souffrances des habitants de ladite localité, les enseignants, les paysans en particuliers. Il promet ainsi de satisfaire les doléances de ces derniers une fois porté à la tête du pays, le 24 février prochain.Ousmane THIANE

Prokhane prie pour Idy

Seneweb.com Après avoir passé la nuit à Prokhane, le candidat de la coalition Idy-2019, Idrissa Seck, a commencé sa journée par une visite de proximité au ‘’daara’’ Mame Diarra Bousso. Une occasion pour la famille de Serigne Mountakha, Khalife des mourides et responsable du ‘’daara’’, de prier pour le candidat de la coalition Idy2019. « Nous sommes contents de votre venue ici dans ce ‘’daara’’ et on prie pour vous », déclare-t-il.

Prenant la parole, Idy a annoncé la mise en place d’une direction générale de l’enseignement confessionnel.  « Il y a une discrimination entre les ‘daara’ et les autres formes d’enseignement. C’est pourquoi je mettrai une direction générale de l’enseignement confessionnel », promet-il.

Selon le président de Rewmi,  »le Bac arabe seulement ne suffit pas. Les arabisants doivent avoir leur place dans les instances de décisions ».Ousmane Dicko

Daara Mame Diarra Bousso : Idrissa Seck annonce la construction d’une direction générale pour la modernisation des Daaras

https://www.dakaractu.com Ce matin à Porokhane, le candidat Idrissa Seck s’est engagé à mettre en place dans le cadre de son programme pour le redressement du pays, la professionnalisation de l’enseignement à travers la modernisation des Daaras et de renforcer le statut de la femme, rendant ainsi hommage à la figure emblématique de Mame Diarra Bousso.

 Aussi, il ne va pas se limiter au baccalauréat arabe, mais aussi il va mettre les enseignants de la langue arabe dans les structures étatiques et dans les instances de décision, car, estime t-il, c’est au niveau des Daaras que se forgent les valeurs humaines.

Itinéraire de la Coalition Idy 2019 : « Une marche orange » de Nioro, Keur Ayip, Médina Sabakh en passant par Mbirkilane, jusqu’à Kaffrine.

https://www.dakaractu.com Pour cette 5ème journée de campagne, après avoir passé la nuit à Porokhane, la Coalition Idy 2019 prend le trajet de Nioro. La marche donc va débuter à ce point pour se diriger à Keur Ayib et Médina Sabakh. Il aura à rencontrer dans ces localités les responsables, échanger avec eux avant de quitter pour Mbirkilane, Malem Hodar, Koungheul et Kaffrine.

Diourbel : La Fédération Départementale Du PDS Rejoint Idy

https://www.walf-groupe.com C’est la saignée dans les rangs  du Parti démocratique sénégalais  (PDS) dans la région de Diourbel.

Après, la transhumance du maire de la commune de Ndankh SENE et de nombreux de conseillers municipaux qui ont annoncé ce jeudi leur ralliement à la coalition Benno Bokk Yaakaar c’est au tour de la Fédération départementale du parti libéral qui se signale

Khadim GUEYE, président de ladite fédération, et ses « frères » libéraux ont décidé de ne pas suivre la logique de Me Abdoulaye WADE et annoncent leur soutien au candidat de la coalition « Idy-2019 »

Lire aussi : Diourbel : En attendant l’arrivée de Me WADE, le maire de Ndankh SENE transhume vers le « Macky »

BOUGANE vote IDY : « C’est le meilleur choix. Il incarne la maturité, la sagesse, l’expérience … »,dit-il.

Après réflexion, échanges avec les composantes du mouvement, il est apparu clair que le meilleur choix était Idrissa Seck qui a surtout accepté d’intégrer intégralement le programme de Gueum Sa Bopp qui s’articule autour de dix-neuf points.
Idrissa Seck incarne la «maturité, la sagesse, l’expérience dans la gestion des affaires publiques non sans être un homme pieux et engagé pour abréger la souffrance des Sénégalais.  Ensemble pour un Sénégal Gagnant au soir du 24 Février.

Bougane Guèye Dany : « Notre souhait est de voir Wade soutenir notre candidat (…) Je ne me suis pas dédit en choisissant Idrissa Seck »

https://www.dakaractu.com Wade n’a pas été accueilli que par les militants du Parti démocratique sénégalais. À ses côtés, il y avait aussi des leaders politiques de l’opposition. Les plus en vue étaient des souteneurs d’Idrissa Seck à l’image de Malick Gakou, mais aussi de Bougane Guèye Dany. Avec ce dernier, Dakaractu s’est entretenu sur les raisons de leur présence. Mais selon le président du mouvement Gueum sa bopp, ils sont venus représenter Idrissa Seck et travaillent à ce que Wade le soutienne aux présidentielles.

Bougane Guèye Dany dont la voiture était juste après celle de Wade, a aussi explicité les raisons du choix qu’il a porté sur Idrissa Seck alors qu’il avait annoncé des discussions avec le PUR et Ousmane Sonko. Pour se défendre, le candidat recalé dès la phase des parrainages avance l’argument de la réactivité du président de IDY2019 et du fait que ce dernier a accepté d’intégrer le programme de Gueum Sa Bopp dans le sien.

 Pr Moussa Diaw : «Idrissa Seck devient une menace pour Macky Sall»

http://www.dakarmatin.com Le constat est réel. Idrissa Seck a enregistré le plus grand nombre d’alliés des 5 candidats en lice pour la course au fauteuil présidentiel. La quasi-totalité des candidats déclarés de l’opposition recalés par le Conseil constitutionnel ont rejoint l’ancien maire de Thiès. Ce qui lui redonne, politiquement, un nouveau souffle de vie. D’autant que Idrissa Seck avait des difficultés avec une partie des sénégalais à cause de ses interventions sur des sujets jugés sensibles comme la religion. Mais Idrissa Seck a rebondi au moment où la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 24 février prochain bat son plein.
Le Professeur de Sciences politiques à l’Université Gaston Berger, Moussa Diaw pense que cette revitalisation d’Idrissa Seck est due au parrainage. « Cela est l’effet boomerang du parrainage qui a recalé certains leaders. Si tous les candidats déclarés étaient passés, cela aurait pu fragmenter l’opposition et l’affaiblir », analyse le professeur. Ce ralliement des leaders de l’opposition à la coalition « Idy 2019 » permettra, selon Moussa Diaw, de renforcer sa coalition, de mener campagne avec ses partenaires et de s’engager avec force et détermination dans le combat. « Je pense qu’avec cela, il devient une menace pour la majorité. Le parrainage a profité à Idrissa Seck involontairement parce que tout ceci était inattendu. Le principe du parrainage c’était de réduire les candidats mais là, involontairement on a favorisé une situation qui conforte l’opposition. Car cette coalition, favorisée par le parrainage, va constituer un pôle dynamique et va faire d’Idrissa Seck un leader politique incontournable. Il se positionne », renchérit le professeur Diaw.
A l’en croire, l’union des leaders de l’opposition autour de Idrissa Seck va, redistribuer les cartes. « Avec ce rassemblement, je pense qu’il y aura une compétition difficile. Et, dans cette configuration actuelle, quand on regarde les rapports de force, il sera très difficile de passer au premier tour. Ce, même si on l’agite pour des stratégies politiques et psychologiques », soutient-il. Pour le professeur, la réalité politique montre bien qu’il y a un rapport de force très serré entre la majorité et l’opposition »

Ousmane Sonko tire sur le Président Sall: “il organise des meeting juste pour danser et il doit changer son chanteur parce qu’il doit savoir qu’il est un poids lourd qui n’a pas de charisme”

https://actusen.sn Ousmane Sonko poursuit sa campagne électorale. Et pour ce cinquième jour, le leader du Pastef a fait un grand meeting à Dahra où il a été accueilli par une forte mobilisation. Occasion saisie par le candidat de tirer sur son adversaire Macky Sall. “Macky Sall n’a plus de programme à présenter aux Sénégalais. Chaque jour, il organise des meetings juste pour danser. En tout cas il doit changer son chanteur parce qu’il (Ndlr: Macky Sall) doit savoir que c’est un poids lourd qui n’a pas de charisme”, a cogné le président Ousmane Sonko.

Dans  cette ppartie du Djoloff, il a fait des promesses à la population sénégalaise une fois il est élu à la tête du pays. “Nous avons un programme pour cette localité. Et si les Sénégalais ont porté leur confiance sur la coalition Pastef, nous allons faire de Dahra, la capitale départemental et la capitale du Sénégal pour l’élevage, en mettant en place des usines”, a-t-il promis.

L’autre promesse que Ousmane Sonko a faite pour convaincre l’électorat de Dahra, c’est de mettre fin au détournement d’argent comme le fait, dit-il, le Président Macky Sall. “Je ne suis pas entré en politique pour m’enrichir. Et quand on m’avait radié de la fonction publique, je n’avais même pas 500 000 F Cfa dans mon compte. Sur ce, une fois au pouvoir, nous allons mettre fin au détournement de deniers publics”, a déclaré le président Ousmane Sonko.Mansour SYLLA, (Envoyé spécial)

Sonko: »Macky lui a dit : si on perd tu va me devancer en prison »

Seneweb.com | (Linguère, envoyé spécial) – Ousmane Sonko était à Linguère ce jeudi. Une  occasion qu’il a saisie pour s’en prendre au ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille, dont c’est le fief. Le leader de Pastef pense que sa venue a donné des sueurs  froides  à ce dernier.
« Nous sommes passés par plusieurs endroits, c’est uniquement à Linguère qu’on a été suivis  par des forces de l’ordre, signale Sonko. On a été dans des zones où le risque est plus grand, on n’a pas vu de forces de l’ordre. C’est uniquement à Linguère qu’on les a vues depuis l’entrée de la ville. »
Le leader de Pastef a tenu à préciser qu’il ne vise pas les policiers,  puisqu’ils sont des fonctionnaires qui reçoivent des instructions, il regrette plutôt leur utilisation à des fins politiciennes.
Si l’on en croit Sonko, Aly Ngouille Ndiaye est le visage de la mauvaise gestion du Président Macky. Il a bradé les ressources naturelles, dit-il, quand il a été au ministère de l’Energie, en se liguant avec à des gens comme Franck Timis. « Partout où il est passé, martèle l’ancien inspecteur des impôts, il s’est illustré par la mauvaise gestion. Macky Sall sait ce qu’il fait. Celui qui a le plus intérêt  à frauder les élections, c’est celui qui a le plus à se reprocher. Macky lui a confié les élections en lui disant : si on perd tu va me devancer en prison. »
À la population de Linguère, Sonko a dit qu’elle a un défi majeur, celui de montrer qu’Aly Ngouille Ndiaye ne représente pas les valeurs de Linguère, puisque c’est à lui que les salles besognes sont confiées.Babacar WILLANE

Wade à Sonko : C’est un bon sénégalais, je l’estime mais…

https://www.dakaractu.com Me Abdoulaye Wade a, à l’occasion de l’accueil que ses militants et sympathisants lui ont réservé, affiché son estime pour Ousmane Sonko, candidat de la coalition Sonko président.
Il l’invite cependant à ne pas prendre part au scrutin.
Mieux, il lui tend la main pour rejoindre son programme d’instauration d’une commission nationale de transition.
Il en a profité pour asséner ses vérités au président sortant Macky Sall.

Darou Marnane : 7 conseillers de l’Apr rejoignent Sonko

Seneweb.com |Le leader de Pastef a décapité la mouvance présidentielle à Darou Marnane. Le coordonnateur local de l’Apr, Abdou Lahat Fall, et six conseillers apéristes ont lâché Macky Sall pour soutenir la coalition « Sonko Président », informe L’As. Sonko était hier, dans le cadre de la campagne électorale, à Diourbel, Ndindy, Touba, Darou Khafor, Darou Marnane et Darou Mousty.

Linguère : Pourquoi Macky a «zappé» Aly Ngouille Ndiaye

Seneweb.com Dans son calendrier pour sa campagne électorale, le président sortant, Macky Sall, candidat à sa propre succession, n’a prévu ni de caravane encore mois de meeting politique dans le Djoloff, fief du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye. Il a juste organisé un grand rassemblement à Louga, chef-lieu de la région et un autre à Kébémer, le 4 février dernier. Pourquoi ce choix ? Seneweb s’est approché de sources très proches du cabinet de campagne du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby).

Selon des informations, le Chef de l’Etat a décidé de « zapper » le départemental de Linguère pour lui éviter des foudres de l’opposition. Le maire de la commune, Aly Ngouille Ndiaye, par ailleurs, coordonnateur départemental du parti Apr, est « très chargé » à cause de l’organisation matérielle de l’élection présidentiel du 24 février prochain en sa qualité de ministre de l’Intérieur.

Et, son implication directe dans la campagne électorale pouvait être interprétée autrement par l’opposition qui n’a cessé de réclamer sa tête. « S’il (Aly Ngouille Ndiaye) accueille, dans ce contexte-là, le président de la République, candidat à ce scrutin, les autres candidats vont dire qu’il est juge et partie étant donné que c’est lui qui organise les élections », nous informe-t-on.

Nos sources renseignent d’ailleurs que certains militants et cadres du département, « courroucés », avaient commencé à ruer dans les brancards réclamant la venue de leur leader dans le Djoloff. Mais après « explications », tout est rentré dans l’ordre. «Maintenant, ils ont compris l’enjeu. D’ailleurs ils sont en train de battre campagne au niveau local pour la réélection du Président Macky Sall ».Salla Gueye

Soutie : Malick Noël Seck rejoint Macky Sall

https://www.dakaractu.com C’est Tanor Dieng qui doit rire jaune! Malick Noël Seck premier contestataire du Secrétaire Général du PS et qui avait été exclu de ce parti vient de rejoindre Macky Sall. Au même titre que Aïssata Tall Sall, il s’insurgeait contre le maintien de Ousmane Tanor Dieng à la tête du parti des verts. La décision est intervenue lors du  Bureau politique du Front National de Salut Public / MOMSAREW. À l’issue d’une large concertation, le  Bureau politique a décidé, à l’unanimité, de soutenir la candidature du  Président Macky Sall à l‘élection présidentielle du 24 février 2019 et  s’engage à participer activement à sa brillante victoire dès le premier tour.
Selon le Front National de Salut Public / MOMSAREW, le candidat Macky Sall a le meilleur profil pour mettre en  œuvre les stratégies et actions nécessaires à son décollage économique…

Comité électoral Fann, Point E, Amitié : Le Ps déplore l’attitude des apéristes et menace

http://www.rewmi.com Depuis l’installation du comité électoral de la mouvance présidentielle Benno Bok Yakar dans les communes de Fann Point E Amitiés, force est de constater que c’est toujours l’impasse. Socialistes et Républicains se disputent les poste de responsabilités dans la gestion de la campagne. les socialistes reprochent au partisans de Macky Sall de « Volontairement exclure les alliés du processus de mise place et de fonctionnement du comité électoral ».

« Nous ne battrons pas campagne dans ces conditions et nos militants seront informés de notre position. Les responsables de l’APR doivent comprendre que nous avons le même objectif : la réélection du Président Macky Sall au soir du 24 Février. Il ne faudrait pas commettre la même erreur que lors des élections législatives où nous sommes partis en rangs dispersés toujours à cause du manque de considération pour les alliés de la part de ces responsables APR et nous avons vu le résultat : la coalition BBY a perdu dans notre commune », fait savoir le responsable socialiste Cheikh Ben Cissé

Dans la même veine Malick Diallo également responsable socialiste de cette commune de dire: « Nous dégageons toutes responsabilités sur le naufrage qui arrivera à la majorité présidentielle dans notre commune lors de l’élection du 24 Février et qui sera causé par la mésentente dans les rangs de la mouvance présidentielle a cause du mépris des responsables de l’APR à notre égard ».

Pr Malick Ndiaye : «Macky dafa warona nieuw terrou Wade parce que… »

https://senego.com/ « Je ne suis pas là pour accueillir Me Abdoulaye Wade mais plutôt pour inaugurer l’aéroport international Blaise Diagne, qui a été conçu par le laeder du Pds ». Ainsi s’est exprimé  le Professeur Malick Ndiaye,  à l’arrivée de Me Wade devant l’AIBD de Diass.

A (re)-lire aussi : Senego Tv – Me Wade s’approprie l’AIBD : “Emu d’atterrir à mon aéroport… »

Selon lui, « même le président Macky Sall devrait être cet après-midi à l’AIBD ainsi que, son tout son gouvernement car, cette journée signifie véritablement l’inauguration de l’aéroport ». Regardez

Pr. Penda Mbow propose un mandat unique

https://www.leral.net/ Un mandat unique, c’est le souhait et la proposition de Penda Mbow. La présidente de « Mouvement citoyen » estime que l’absence de consensus et de dialogue autour des modalités de vote, entraïne le plus souvent les tensions notées pendant les élections.

« Pour ne pas perdre toute notre énergie autour des querelles de leadership, des querelles politiques, il faut aller vers un mandat unique défini entre 8 et 10 ans, avec un rééquilibre des institutions pour contrôler l’Exécutif », soutient Pr. Mbow.

Qui a ajouté que « l’élection n’est qu’une parenthèse et qu’il faut aller se battre pour les conditions d’épanouissement des Sénégalais et le renforcement de la démocratie ».

Pr. Penda Mbow : IL FAUT QU’ON ÉVOLUE

EXCLUSIF SENEPLUS – Face à la prolifération des discours politiques pauvres, ethnicisés ou enclins à la violence, notre éditorialiste Penda Mbow invite la société à un retour aux valeurs républicaines

Avant il y avait de véritables débats sur les enjeux de notre société. Ces débats d’idées n’existent plus, selon le professeur Penda Mbow. ‘’Ce n’est pas possible ! Il faut qu’on avance‘’, lance l’éditorialiste de SenePlus.

Selon l’ancienne ministre, les véritables valeurs sur lesquelles on construit une République ne sont plus respectées au Sénégal et le discours de certains candidats n’est pas en adéquation avec la République.

‘’Quand un programme est centré sur une confrérie ou une ethnie, il constitue un élément de remise en cause de la République. Il faut continuer à gérer les véritables équilibres‘’, a déclaré Penda Mbow, lors du séminaire sur le thème : « Pour une élection présidentielle zéro violence au Sénégal’’, tenu ce mercredi au Warc.

FEMME ET POUVOIR PAR PENDA MBOW ET SELLY BA

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – La politique des quotas ne suffira pas à renforcer la voix des femmes – Elles doivent traduire leur présence politique en influence – Une présidentielle sénégalaise sans figure féminine

#Enjeux2019 – Aucune voix féminine ne retentira durant la campagne présidentielle de février 2019 ici au Sénégal, hélas ! Malgré la Loi sur la parité, il faut reconnaître qu’il s’agit là d’un recul. Comment l’expliquer ? En dépit de tous les arguments développés sur le conservatisme de la société sénégalaise, le manque de ressources des femmes, il faut continuer à s’interroger car les hommes ne sont pas nés avec les ressources ; où trouvent-ils les moyens ? Qui les finance ? Les femmes ont l’impératif devoir de développer de véritables stratégies.

Pourtant, si on passe en revue les différentes prétendantes à la magistrature suprême, on peut observer des éléments d’analyse intéressants. Me Aissata Tall Sall et Mme Aida Mbodj peuvent se prévaloir d’un véritable leadership politique, Mme Yacine Fall économiste a une approche fort intéressante sur l’intégration du travail domestique des femmes dans le Produit Intérieur Brut (PIB), leur accès à la terre, leur rôle dans l’agriculture et l’autosuffisance alimentaire. Mme Nafissatou Wade préconise une vision réelle de l’éradication du chômage des jeunes et l’amélioration de notre système éducatif. Quant au Professeur Amsatou Sow Sidibé, elle nous permet de jauger comment passer d’un discours plus au moins neutre de la société civile à celui d’une véritable opposante.

Malheureusement cette diversité ne franchira pas l’étape du parrainage. On a remarqué que les innovations en matière politique, les grandes coalitions sont souvent défavorables aux femmes car elles arrivent difficilement à s’émanciper et se développer à l’intérieur des formations politiques. La politique, le pouvoir seraient-ils misogynes ?

Dans la suite de cet article, nous élargissons la réflexion au-delà du Sénégal et nous essayons de retracer la dialectique femme et pouvoir en Afrique.

La question « Femme et pouvoir » est au cœur des processus de démocratisation des systèmes sociaux et politiques africains. Analyser la problématique femme et pouvoir revient à questionner le rôle et la place de la femme, la construction sociale des identités attribuées aux hommes et aux femmes mais surtout les rapports sociaux dans les sociétés africaines (Fall, 1994[1], Ayesha Imam, Amina Mama et Fatou Sow, 2004[2], Mbow, 1999[3]). Ce qui montre que l’analyse du pouvoir ne peut se faire en dehors des rôles et statuts de la femme en Afrique.

Depuis des siècles, la question de la différence des sexes et de la domination masculine continue de susciter de débats houleux. Longtemps, les femmes africaines, ont été considérées comme inférieures à l’homme et, devant se soumettre à lui. Elles ont pour vocation d’être épouse, de s’occuper du foyer, et d’assurer l’éducation des enfants. Elles n’accèdent qu’occasionnellement à la parole, sont moins présentes dans les parlements, aux sommets des universités, peu visibles dans les conseils d’administration, des sociétés privées comme publiques (Nodjilelem, 1997[4]).

La masculinisation de l’espace privé et public en Afrique prospère et résiste au temps, en raison des représentations que la communauté a de la place des femmes. Chacun des deux sexes dans les institutions fondamentales de cette société, s’inscrivent dans un ordre préétabli qui détermine toute l’organisation sociale, qui malheureusement ne souffre d’aucune remise en question. En effet, les pratiques culturelles, l’organisation sociale, donc familiale reposent sur un système patriarcal qui ne facilite pas les femmes à devenir des citoyennes responsables pour participer de manière solidaire à la construction et au développement socioéconomiques des pays en développement (Mbaye, 2011). Ce qui montre que le rapport au pouvoir est fonction de l’organisation sociale. Les traditions, l’interprétation de la religion, le déficit d’éducation, les pesanteurs socio-économiques, autant de facteurs qui justifient la condition inférieure la femme en Afrique.

L’émancipation des femmes ayant été longtemps subordonnée à des intérêts politiques, les femmes sont restées une masse silencieuse dans l’histoire politique africaine. Centrés sur les « pères » de la nation, le leadership et le pouvoir d’État se déclinent plutôt en termes et en atours masculins (Angelo, 2017)[5]. Le faible leadership des femmes dans la sphère publique s’explique par le refus de l’élite masculine de lâcher ses privilèges à de potentielles compétitrices. Ce qui montre que les rapports de genre en Afrique ont une forte influence sur les processus politiques institutionnels et de manière récursive, ces processus ont influencé la participation politique des femmes, car étant la conséquence d’une combinaison de facteurs culturels, historiques et biologiques (Awono, 2009). Cette combinaison de facteurs fait que malgré une relative volonté de prendre en charge la question du genre à travers des instruments aussi bien nationaux qu’internationaux, les Etats d’Afrique n’arrivent toujours pas à opérer une mutation vers le respect des principes démocratiques. Cet article essaie de passer en revue :

La reconnaissance de la marginalisation des femmes au niveau international

Des avancées significatives pour les femmes africaines

Les femmes de plus en plus présentes dans les cercles décisionnels

L’égalité, un chemin chargé d’embuche

Enjeux et perspectives

La reconnaissance de la marginalisation des femmes au niveau international

Quelle soit la société, la race ou la nation, la domination de la femme par l’homme est restée une constante (Sarr, 2008[6]). Nombre de jeunes filles et de femmes continuent d’être ignorées, et non intégrées dans les processus de développement. Ainsi, il existe encore de profondes disparités entre les hommes et les femmes dans les processus de gouvernance (Mbaye, 2011[7]).

Ce qui justifie la revendication féminine tout au long de l’histoire, appuyée par les hommes pour le respect de l’égalité et la justice. La décision d’instaurer une année pour les femmes était non seulement un prétexte pour intensifier les pressions, mais aussi un moyen d’assurer la reconnaissance du bien-fondé des révoltes et des revendications des femmes qui avaient secoué l’ensemble des sociétés industrialisées. C’est pourquoi, l’ONU a créé des espaces internationaux de débat et de participation avec les conférences mondiales sur les femmes qui ont influencé beaucoup de pays et amener les Gouvernements africains à entreprendre des réformes sous la pression conjointe des mouvements de femmes et des Institutions internationales (Mama, 1997, Sarr, 2008).

Aujourd’hui, l’égalité de la condition de la femme est désormais reconnue par un grand nombre de pays africains. En effet, la question des femmes a fait l’objet d’une attention remarquable, non seulement au plan international, mais aussi au plan national des différents Etats mobilisés dans ce travail.

Les droits de la femme sont affirmés dans la Charte des Nations Unies et ont été proclamés dans le monde entier par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Cette préoccupation au sujet de la marginalisation de la femme dans les sociétés africaines n’a véritablement pris place dans la conscience des africains que lorsque la Décennie pour la femme a introduit un discours qui, toutefois, ne remettait pas en cause les inégalités criantes des rapports sociaux de sexe existant, sous la rubrique « femmes et développement » (Mama, 1997).

Les documents internationaux tels que le Plan d’Action de Beijing (1995) et celui du Caire (1994) sont les principaux ; mais à côté de ceux-ci, il existe un ensemble d’autres dispositifs sur les droits des femmes. « Convention pour l’Élimination de toutes les formes de Discriminations à l’égard des Femmes » (CEDEF/CEDAW), Maputo le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des 9 peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique (1998).

Ces instruments internationaux et régionaux couvrent toutes les catégories de droits relatifs à la femme, des droits économiques (travail et emploi, propriété, terre, production…) aux droits socioculturels (santé, éducation, formation, famille, violences…) en passant par les droits civils et politiques (participation à la vie politique et publique, représentation dans toutes les structures…).

L’amélioration du statut des femmes, l’égalité à promouvoir entre hommes et femmes sont devenues des passages obligés de tous les discours, programmes et déclarations sur la question du développement. En dépit des difficultés, de plus en plus de femmes parviennent à sortir du lot dans l’occupation de hautes fonctions politiques et à ce niveau, nous pouvons citer : Ellen Johnson Sirleaf (Libéria), Joyce Banda (Malawie), Catherine Samba Panza (Centrafrique). Et pour la première fois de son histoire, la Commission de l’Union africaine est dirigée par une femme, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma qui, lors de son allocution à la conférence de Durban, mentionnait que :

dans nos sociétés traditionnelles, les femmes exerçaient beaucoup de pouvoir dans les affaires de leurs communautés, tant du point de vue de la reproduction que de la production. Elles étaient les dépositaires de nos cultures et de nos langues. Le colonialisme qui a affecté le pouvoir des femmes, a peu à peu miné nos cultures, nos valeurs et nous a spoliés de nos terres en particulier. Elle poursuit en mentionnant qu’avec l’industrialisation, les femmes ont été marginalisées et discriminées par les administrations coloniales. C’est ainsi qu’elles ont perdu de leur pouvoir et vu leur rôle réservé au travail domestique, réduites à faire des enfants sans avoir les moyens de les élever[8].

Par conséquent, même si des efforts de promotion des droits humains de la femme se sont intensifiés au niveaux international, national et régional, une énorme tâche reste à accomplir. En effet, même si les Etats affichent un discours de mise en place d’un système de gouvernance démocratique, ils peinent néanmoins à intégrer dans leur démarche de participation globale, toutes les variables notamment en termes de participation politique des femmes (Awono, 2009). Dans la région africaine, la participation politique des femmes continue toujours d’être le maillon faible de la gouvernance démocratique. Car, l’on note toujours un décalage entre la position officielle, en faveur de l’égalité des sexes, et le traitement accordé à cette question dans les faits (El beblawi, 2015).

Ainsi, malgré les efforts de démocratisation engagés en Afrique, les femmes restent toujours frappées par leur sort biologique et social, dont la société politique a profité pour faire une construction sociale. En effet, la société politique en Afrique a attribué un sexe à la femme ; faisant d’elle un être incapable de participer aux affaires politiques au même titre que les hommes. Cette vision périlleuse est tout sauf gage de démocratie. Dans un monde qui se veut d’égalité, l’Afrique se doit de faire une mutation en repensant la question du genre pour en faire une variable de démocratisation (Awono, 2009).

Des avancées significatives pour les femmes africaines

La quête d’une équité et d’une égalité de genre en Afrique a connu des avancées significatives. Globalement, le contexte politique régional est favorable et est influencé par un environnement international qui réaffirme son ouverture aux questions d’égalité et d’équité de genre.

Au plan continental, l’Union africaine (UA) a adopté un protocole qui réaffirme les droits de la femme au sein de sa Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Ce protocole décrit les droits de la femme à l’égalité et à la non-discrimination dans plusieurs domaines, ratifié par un nombre croissant de pays africains.

Ainsi, de nombreux pays africains s’orientent vers une protection des femmes, notamment dans le domaine des droits. Les 20 dernières années (Afrique Renouveau, 2012) ont vu l’émergence de législations contre la violence à l’égard des femmes, notamment la violence sexuelle. Cette évolution s’est accompagnée d’amélioration dans la représentation politique des femmes. L’UA a fixé un quota de 50 % de représentation féminine, quota respecté par sa Commission.

En outre, de multiples initiatives sont mises œuvre par les acteurs et partenaires au développement, lesquelles ont permis d’enregistrer des progrès remarquables en ce qui concerne l’amélioration de l’égalité de genre et plus spécifiquement celle des conditions de vie des femmes.

Les efforts déployés par la plupart des pays africains ces dernières années (BAD, 2015) pour renforcer le statut, la position et les capacités des femmes ont fait état de gains significatifs en faveur des femmes africaines dans plusieurs domaines (éducation, santé, pauvreté, politique, etc.). Car la plupart des gouvernements africains admettent les inégalités socio-économiques des hommes et des femmes dans leurs plans de développement. En effet, les Gouvernements considèrent les inégalités de genre comme un problème de développement qui appelle à des interventions publiques.

Ce qui justifie l’adoption progressive d’une démarche soucieuse d’égalité entre l’homme et la femme et la volonté d’intégrer les questions de genre dans les priorités de développement dans la plupart des pays. Ce qui montre une reconnaissance de la volonté des Etats africains pour défendre les droits des femmes (Gueye, 2013).

Toutefois, l’analyse de la situation de l’équité et de l’égalité de genre en Afrique laisse apparaître un déséquilibre manifeste en ce qui concerne la jouissance des droits et l’exercice des devoirs pour l’homme et la femme (Nicolas, 2006). Malgré les avancées constatées en faveur de l’équité et l’égalité entre les hommes et les femmes, il importe de relever que celles-ci demeurent très fragiles car les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes des femmes africaines. Ces avancées restent incertaines et inégales, en face, des résistances qui persistent[9]. Ce qui atteste qu’il reste encore beaucoup à faire pour les circonscrire de manière durable. Car, l’on note un problème d’harmonisation des codes suivant les conventions ratifiées et beaucoup de résistances au niveau des politiques dû à une mauvaise compréhension du genre, mais également une faible capacité technique à prendre en charge cette question dans les interventions du gouvernement.

Les femmes de plus en plus présentes dans les cercles décisionnels

Si les mouvements de femmes organisés et structurés se sont affirmés après les indépendances, de nombreuses sources (Ngom, 2011[10]) attestent que les femmes s’inscrivent dans une histoire plus longue de participation effective à la gestion des affaires publiques. La plupart des historiens s’accordent sur le fait que l’histoire des femmes, de leurs rôles et de leurs statuts dans la période précoloniale indiquent qu’elles furent dotées de pouvoir matrimonial, notamment dans la transmission du pouvoir politique (Fall, 1994, Ngom, 2011).

L’entrée de l’Afrique dans le commerce transatlantique et la conquête coloniale, par la violence exercée sur les sociétés, n’ont certainement pas favorisé le maintien, encore moins la promotion des rôles et statuts politiques des femmes. Cette période voit ainsi l’érosion de leurs droits fonciers dans beaucoup de sociétés qui faisaient face à l’expropriation coloniale, qui s’accompagne  d’une accentuation de la tutelle du père et du mari sur la femme, fille ou épouse[11].

Aujourd’hui, malgré la prise de conscience de l’enjeu électoral qu’elles représentent et du rôle important qu’elles jouent aussi bien aux plans économique, social que politique, les femmes participent difficilement à l’élaboration et à la détermination des politiques. A titre d’illustration, les femmes agricultrices en Afrique n’ont aucun poids décisionnaire sur les politiques agricoles de leurs pays et peu d’accès au crédit, aux engrais ou aux semences. Car leur faible présence dans les instances de décision résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs dont le plus important demeure celui de l’ancrage d’un imaginaire politique masculin dans les mentalités (Gueye, 2013). Ce qui montre qu’en plus de l’économie, c’est par la politique que les femmes africaines améliorent leur condition et gagnent des batailles pour la reconnaissance et l’effectivité de leurs droits.

C’est pourquoi, les batailles se font désormais dans les centres de décisions et jusque dans les parlements africains où les femmes commencent à être de plus en plus représentées. En 2015, le continent africain était la deuxième région du monde où la représentativité des femmes au parlement s’est le plus amélioré au cours des 15 dernières années, selon le rapport « Women Matter Africa » 2016 de McKinsey[12].

Ainsi, si la représentation parlementaire féminine s’est accrue de 27% entre 2000 et 2015 pour les élus dans l’Union européenne, en Afrique, cette proportion atteint 25% au cours de la même période. Le continent se hisse au-dessus de la moyenne mondiale (22%). Il dame le pion à l’Asie où le taux ne s’est amélioré que de 15% et même l’Amérique (19% seulement en 15 ans) (Bayo, 2017), avec 64% au Rwanda, suivi du Sénégal, 43% (ONP, 2017).

Aujourd’hui, l’Afrique du Sud est le troisième pays africain qui compte le plus de femmes élues. Elles occupent en moyenne 42% des sièges à l’Assemblée. En dehors de l’hémicycle, 40% des postes ministériels ou de prise de décisions étatiques sont en général dévolus aux femmes. Avec une force d’influence de 30% au niveau des entreprises du pays, les femmes sud-africaines sont plus que jamais positionnées sur l’échiquier politique.

Entre 2000 et 2015, le Mozambique a considérablement amélioré la représentativité féminine au sein de son parlement avec une moyenne de 42%.

La Namibie est le quatrième sur le continent en termes de représentativité des femmes au parlement avec une moyenne supérieure à 39% en 15 ans.

Ce qui montre que les femmes sont de plus en plus nombreuses à occuper de hautes fonctions. En Afrique subsaharienne, la croissance de la représentation féminine dans les institutions d’État est l’une des plus rapides du monde. Elle résulte notamment de l’introduction de quotas paritaires. Alors qu’en 1960 les femmes ne représentaient que 1 % des parlementaires, la moyenne est aujourd’hui de 23,8 % pour l’Afrique subsaharienne (avec des variations nationales importantes) et talonne les 27,5 % des pays européens. Dès lors, la question se pose de savoir si une représentation accrue des femmes en politique implique nécessairement une redéfinition des rapports de genres dans les institutions de pouvoir[13].  Car si la politique des quotas est essentielle pour tenter de corriger des inégalités historiques, structurelles et culturelles, elle ne suffit pas à modifier profondément le jeu de pratiques politiques traditionnelles et d’institutions souvent fragiles.

Le nombre de femmes à des postes de direction continue d’augmenter sur tout le continent. Celles-ci doivent trouver les moyens de traduire leur présence politique en actes et en influence. Car la politique des quotas en Afrique ne suffira pas à renforcer la voix des femmes du continent.

Des progrès significatifs ont été accomplis en ce qui concerne la représentation des femmes à des fonctions électives et à des postes stratégiques dans les secteurs public et privé. Certains pays affichent des résultats remarquables en termes de représentation féminine au sein des parlements et à d’autres fonctions électives. Toutefois, les structures sociales et politiques existantes continuent d’empêcher les femmes de contribuer pleinement et équitablement à l’élaboration des programmes politiques, sociaux et économiques aux niveaux national et local (PNUD, 2016)[14].

L’égalité, un chemin chargé d’embûche

La majorité des pays africains ont ratifié la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination contre les femmes et ont en partie modifié leur législation. Toutefois, malgré la promulgation de ces loisleur applicabilité pose problème.

Dans toute l’Afrique, les femmes et les hommes font souvent l’expérience de différences dans les opportunités, les conditions et les privilèges ; ils ont des salaires différents, ils n’ont pas le même accès à l’éducation et ne sont pas toujours égaux devant la loi (BAD, 2015[15]).

L’examen des tendances progressives d’élaboration de lois et de structures législatives de lutte contre l’inégalité et la discrimination liées au sexe révèle que les politiques de promotion de la femme restent insuffisantes, notamment dans le domaine de la politique. Les décisions juridiques prises sont peu appliquées et les instruments d’évaluation et de suivi de l’application du principe d’intégration du genre dans les instances de décision sont rarement mis en place dans les Etats africains (Gueye, 2013).

Ainsi, malgré l’entrée en vigueur de nouveaux instruments juridiques, la femme est souvent soumise à l’arbitrage de la coutume[16]. Dans certains domaines clés comme la succession, des lois coutumières dominent encore. Au Kenya, le «Law of succession act» reconnaît à la femme le droit d’hériter de biens qu’elle a fait tomber dans l’escarcelle du ménage. Mais les lois coutumières continuent de prévaloir.

Au Sénégal, cette même règle est en vigueur puisque le privilège de masculinité hérité du droit musulman domine le droit des successions. Au Tchad, où il n’existe de code civil que celui de la période coloniale, la coutume animiste ou musulmane impose également sa loi.

Au Cameroun, selon le droit moderne (code civil et lois diverses), la femme mariée a la capacité de gérer ses biens propres, d’en user et d’en jouir après s’être acquittée de sa contribution aux charges du ménage. Toutefois, pour disposer de ses biens, les vendre par exemple, elle doit obtenir le consentement de son mari.

Au Rwanda, le code de la famille est entré en vigueur en mai 1992 et la loi sur la sécurité sociale ne fait aucune distinction basée sur le sexe. Mais dans ce pays comme au Burundi voisin, l’incapacité successorale de la femme reste la règle, bien qu’un tel principe soit anticonstitutionnel.

Alors que selon les Nations Unies, les femmes représentent un peu plus de la moitié de la population mondiale. En plus, elles constituent l’épine dorsale des sociétés auxquelles elles appartiennent en représentant ainsi la grande majorité des travailleurs agricoles. Pourtant leur accès aux ressources et aux revenus n’est pas à la hauteur de ce chiffre.

La situation de l’équité et de l’égalité de genre en Afrique s’inscrit dans un contexte social et culturel où d’importantes mutations s’incrustent petit à petit dans le tissu complexe des valeurs traditionnelles encore vivaces. Ces mutations se situent tant sur le plan du rôle des femmes que de la reconnaissance sociale de ce rôle. La différenciation des rôles sociaux des hommes et des femmes et la vision de l’inégalité sociale entre ces catégories structurent leurs relations à tous les niveaux et dans tous les processus de la vie communautaire et sociale. Le rôle d’autorité de l’homme et la position de subordination de la femme sont traduits à travers les différentes institutions.

Le mode de distribution des pouvoirs et de dominance, est allé jusqu’à ce qu’il y ait un pouvoir absolu entre les mains de l’homme, que ce soit économique, social, politique et culturel. Il régente les sociétés et l’oriente. Ce mode de vie régentant la marche du monde continue malgré les exigences d’un monde actuel, prônant un partage équitable des ressources pour des soucis de développement inclusif. Ce mode d’organisation sociale inégalitaire continue d’être le fondement et le soubassement de presque toutes nos manières de faire, d’agir et de penser. Ce qui se répercute sur nos lois[17], nos traditions. Les inégalités de genre sont structurelles en ce qu’elles « prennent leur racine dans les représentations sexuées et manifestent la prégnance de la domination masculine[18] » (Fondimare, 2014). La persistance des inégalités résulte en ce sens des stéréotypes, qui structurent nos mentalités, qui à la fois proviennent et alimentent la construction du système de genre, entendu comme le « système de division hiérarchique de l’humanité en deux moitiés inégales » (Delphy, 2001)[19].

Ce qui explique le fait que les femmes sont toujours exclues de l’accès aux moyens d’envergure et sont faiblement représentées dans les instances de prise de décision. Ainsi, malgré les efforts fournis, les hommes et les femmes n’ont toujours pas les mêmes possibilités et les mêmes opportunités en termes d’accès aux ressources. L’inégalité sociale dans les rôles des hommes et des femmes reste d’actualité, car impliquant des disparités au niveau social, et le faible pouvoir (empowerment) des femmes.

Enjeux et perspectives

Les mouvements féminins suivent les orientations de la coopération internationale en raison des subventions, consacrant une rupture entre une élite et la base et surtout une dépolitisation du mouvement féminin (Sarr, 2008). De ce fait, nous notons l’absence de vision politique pour les mouvements féminins. Selon Marie-Angélique Savané, nous assistons de plus en plus à l’expansion d’un féminisme alimentaire au détriment du féminisme combattant[20]. Or le féminisme qui se définit par le combat en faveur de l’égalité, est le moyen pour les femmes d’accéder au pouvoir de la parole comme au pouvoir de l’action (Verschuur et Reysoo, 2003).

Aujourd’hui, les mouvements féminins n’ont plus le temps de réfléchir sur leur propre situation car préoccupés à répondre aux exigences au niveau international. Dès lors, les mouvements féminins perdent de vue l’objectif global de transformation des rapports sociaux au profit de revendication portant sur l’amélioration ponctuelle des cadres juridiques et législatifs, mais aussi le cantonnement des femmes dans des activités de subsistance et les micro-projets.

Les mouvements sociaux africains doivent commencer par reprendre l’initiative pour la maitrise de leur devenir car le développement suppose en amont le choix d’un projet sociétaire bâti sur les mutations en cours en partenariat avec les hommes, dans laquelle doit se baser les politiques pour faire avancer la démocratie des sociétés. C’est pourquoi, il est impératif que les femmes dans leur diversité se mobilisent autour des grandes idées et des grands dessins qui agitent aujourd’hui l’Afrique (Sarr, 2008). Au lieu de suivre aveuglément les questions portées par les institutions internationales, les femmes africaines ont le devoir de vigilance face à un contexte émaillé de nouvelles menaces.

La nécessité de construire une nouvelle vision stratégique exige de s’affranchir des perspectives du court terme, or le contexte n’est pas favorable à des paris dans le long terme en raison des défis qui ne cessent de croitre dans le continent, à savoir une pauvreté chronique et des besoins primaires non résolus (eau, éducation, santé, énergie etc.) qui ne cessent d’être reportés. Or ce contexte d’insécurité et de misère rend la revendication des femmes secondaire face aux questions de survie et de sécurité (radicalisation, extrémismes violent, etc.).

#Enjeux2019

Selly Ba est docteur en sociologie. Militante des droits humains, membre du Mouvement citoyen, elle est spécialiste en Genre et Religion au Sénégal. Elle est auteur de plusieurs articles et publications collectives sur le genre allié aux thématiques politique, religieuses, migratoires et sécuritaires.

Penda Mbow est universitaire, historienne et éditorialiste de SenePlus. Activiste sur les questions du genre, elle est une spécialiste de l’interprétation du féminisme en Islam. Penda Mbow est par ailleurs, ancienne ministre de la Culture et présidente du Mouvement citoyen.

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[1] Fall (Rokhaya), 1994, Femmes et pouvoir dans les sociétés nord sénégambiennes, CODESRIA.

[2] Imam (Ayesha), Mama (Amina) et Sow (Fatou), (sous la direction de), 2004, Sexe, genre et société. Engendrer les sciences sociales africaines. Paris, Éditions CODESRIA-Karthala.

[3] MBOW (Penda), 1999, “Hommes et Femmes entre sphères publique et privée”, Bulletin du CODESRIA, Dakar.

[4] Nodjilelem, L., 1997, Le statut de la femme en Afrique noire contemporaine : progression ou régression ? Genève : Université de Genève.

[5] ANGELO (Anaïs), the conversation.com, publié le 18/08/2017 à 09:15 – Modifié le 31/12/2017 à 16:21 | Le Point Afrique, http://afrique.lepoint.fr/actualites/afrique-l-assaut-des-femmes-africaines-pour-prendre-le-pouvoir-18-08-2017-2150719_2365.php, date de consultation le 18/05/2018.

[6] SARR (Fatou), 2008, Les luttes politiques et les résistances féminines en Afrique, CODESRIA.

[7] MBAYE (Bineta Ndiaye), 2011, L’intégration des Technologies de l’Information et de la Communication dans les programmes d’alphabétisation des femmes au Sénégal : Mythe ou réalité, Université Genève, http://tecfa.unige.ch/tecfa/maltt/memoire/ndiaye_2011.pdf, date de consultation le 27/05/2018.

[8] Zuma, (Nkosazana Dlamini), 2001, La voix de la femme africaine à la conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, www.derechos.org/nizkor/ley/doc/durban2.html, date de consultation le 10/05/2018.

[9] Afrique Renouveau, 2012, http://www.un.org/fr/africarenewal/special-edition-women/Africa-Renewal-Womens-Issue-2012-fr.pdf, date de consultation le 20/05/2018.

[10] NGOM, C., 2011, Les femmes de pouvoir au Waalo précolonial, 1795-1855, Mémoire de Maitrise, Département d’histoire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

[11] République du Sénégal, Ministère de la femme, de l’Enfant et de la Famille : Femmes sénégalaises à l’horizon 2015, Dakar, juillet 1998, pp. 9-13.

[12]https://www.mckinsey.com/~/media/McKinsey/Global%20Themes/Women%20matter/Women%20matter%20Africa/Women%20Matter%20Africa%20August%202016.ashx, date de consultation le 30/05/2018.

[13] PAR ANAÏS ANGELO, THE CONVERSATION.COM

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[14] Rapport sur le développement humain en Afrique 2016, Accélérer les progrès en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes en Afrique,

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[15] BAD, https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Publications/African_Gender_Equality_Index_2015-FR.pdf, date de consultation le 30/05/2018.

[16] BOUKARI (S. Goma) mars 2015, Droits des femmes en Afrique : des discriminations légales persistent. http://www.irenees.net/bdf_fiche-defis-280_fr.html, date 17/05/2018.

[17] Ce qui justifie les résistances notées

[18] Fondimare (Elsa), 2014, « Le genre, un concept utile pour repenser le droit de la non-discrimination », La Revue des droits de l’homme [En ligne], mis en ligne le 20 mai 2014, consulté le 01 juin 2018. URL : http://journals.openedition.org/revdh/755 ; DOI : 10.4000/revdh.755.

[19] Christine (Delphy), 2001, L’ennemi principal II. Penser le genre, Paris, Syllepse, p. 45.

[20] CAUSE FEMININE Marie Angélique Savané dénonce le féminisme alimentaire : le genre, http://www.rewmi.com/cause-feminine-marie-angelique-savane-denonce-le-feminisme-alimentaire-le-genre.html, date de consultation le 28/05/2018.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 07/02/2019

Khady D. Ndiaye rejoint Kosmos Energy

Mme Ndiaye sera Vice-Président, Directeur General pour la Côte d’Ivoire. Khady D. Ndiaye rejoint Kosmos Energy après 20 années passées à Citi où elle cumulait encore récemment le poste de Présidente Directrice Générale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et celui de Directrice Générale de Citibank Cote d’Ivoire SA. C’est ce qu’annonce un communiqué de l’entreprise américaine basée à Dallas et attributaire de blocs de pétrole et de gaz au Sénégal.

Marème Mbaye Ndiaye, à la tête de SG Cameroun

Le Conseil d’Administration de la Société Générale Cameroun a nommé le 20 décembre dernier Marème Mbaye Ndiaye comme directrice générale de Société générale Cameroun. Elle succède ainsi à Alexandre Beziaud et dirigera le comité de direction, assistée d’Ezéchiel Passam Mukwade et de Nicolas Pichou, DG adjoints. Titulaire d’un Master en Science Management (MSc), en Economie Financière de l’Ecole des Hautes Études Commerciales (HEC) de Montréal au Canada, elle cumule 17 ans d’expérience dans la finance, notamment au sein du Groupe Ecobank où elle a respectivement occupé les fonctions de gestionnaire de compte au sein du Département de la Clientèle Institutionnelle.

Attaque d’une pharmacie à Bambèye

Des individus armés ont attaqué la nuit dernière, vers 4 heures du matin, la pharmacie sise au quartier Escale de Bambey, emportant la somme de deux (2) millions de Fcfa après avoir dévalisé le coffre-fort. Selon le correspondant de «Sud-Fm» qui a donné l’information, les malfaiteurs ont neutralisé et blessé le gardien de la pharmacie. La gendarmerie de Bambey a ouvert une enquête pour faire la lumière.

Médias : ITv débarque

Le Groupe de presse dénommé e-media INVEST créé le 8 septembre dernier par Mamadou Ibra Kane, Alassane Samba Diop, Boubacar Diallo dit DJ Boub’s et Mamadou Ndiaye avec l’appui de «partenaires de référence », s’agrandit. Après une radio et un site internet encore avec une télévision : I Tv qui est en phase test. D’après Alassane Samba Diop, ITv peut être captée par les décodeurs TNT CANAL 15

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