Acceuili par des doléances à Ndindy, Ousmane Sonko flingue le Maire Cheikh Seck : “je ne l’ai jamais entendu à l’Assemblée nationale défendre les intérêts de cette localité”

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https://actusen.sn Ousmane Sonko poursuit sa campagne électorale pour la présidentielle de 2019. En effet après avoir passé la nuit hier à Diourbel, le leader de la coalition “Sonko président” avec sa délégation est allé à Ndindy pour charmer les populations avec son programme intitulé “Jotna”.

Arrivé vers les coups de 16 heures,  le leader de Pastef/Les patriotes a été accueilli par les habitants avec des doléances comme le manque d’infrastructures, l’état des routes, le système éducatif, l’électrification, le chômage des jeunes, entre autres.

C’est dans ce contexte que Ousmane Sonko s’est défaussé sur le député-maire de Ndindy, Cheikh Seck du Parti socialiste, qui selon lui, ne défend jamais les intérêts de cette localité à l’Assemblée nationale. “Je suis député à l’hémicycle avec votre maire et je ne l’ai jamais entendu défendre les intérêts de votre localité, mais au contraire il passe tout son temps à insulter les gens”, a déclaré le candidat Ousmane Sonko.Mansour SYLLA,

Sonko promet de transformer le Sénégal en dix ans

iGFM-(Dakar) Ousmane Sonko semble avoir de l’ambition pour le Sénégal. A Mbacké, ce mercredi soir, où il a tenu un grand meeting, le leader de PASTEF a fait de fortes promesses notamment le changement du Sénégal « en seulement dix ans » s’il est élu président de la République du Sénégal. « Nous voulons travailler pour notre pays et la jeunesse également et non manger l’argent du peuple comme le fait Macky Sall. Si vous nous faites confiance, on pourra atteindre nos objectifs d’abord à Mbacké et dans le Sénégal », a-t-il déclaré. « Vous n’aurez plus des problèmes d’eau comme ce que j’ai constaté à Diourbel. Depuis deux jours, mes agents de sécurité ne se sont pas lavés », a-t-il ajouté avec humour, indiquant qu’il compte également améliorer beaucoup d’autres secteurs comme l’agriculture, la santé, l’éducation…Mamadou Salif GUEYE (Envoyé spécial)

Ousmane Sonko propose une réforme foncière pour les paysans afin d’assurer la propriété de leurs terres

https://www.dakaractu.com Très tard dans la nuit du 5 au 6 février, Ousmane Sonko a rejoint le grand meeting de Bambey qui l’attendait depuis le début de la soirée. Accueilli par des militants patriotes très patients visiblement, le leader de la coalition Sonko Président a tenu un discours révolutionnaire à l’encontre des paysans du bassin arachidier et proposé une réforme leur permettant d’être eux-mêmes les propriétaires des terres, ce qui leur ouvrirait la voie d’accès à des prêts bancaires, etc…

OUSMANE SONKO EXPLIQUE LES FONDEMENTS DE SON PROJET DE SOCIÉTÉ

Gossas, 6 fév (APS) – Ousmane Sonko, le candidat de la coalition « Sonko Président », a expliqué à Gossas (Fatick, centre), les fondements du projet de société de son parti, les Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF).

« Le projet que nous avons, c’est vous, cette jeunesse ambitieuse, conquérante, qui aime le travail », a-t-il lancé à ses nombreux militants et sympathisants venus l’accueillir mardi tard dans la soirée à Gossas.

« Le projet de société de PASTEF, c’est également pour le paysan, qui travaille dans des conditions très difficiles, c’est aussi pour les pères de familles, les sans-emplois », a-t-il ajouté.

Le chef de file de la coalition « Sonko Président a soutenu que son projet de société « est destiné aux populations Sénégalaises, à ces braves femmes du monde rural qui sont dans des conditions difficiles ».

« Donc, notre projet, c’est un Sénégal sans distinction de race, d’ethnie, de religion, d’âge, ou de genre », a-t-il encore précisé,

 Sonko a néanmoins déploré l’état dans lequel se trouve le département de Gossas, ville natale du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, par ailleurs responsable politique local de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY).AB/ASB/AKS

OUSMANE SONKO PROMET UN PLAN D’AMÉNAGEMENT POUR DIOURBEL, BAMBEY ET GOSSAS

Bambey, 6 fév (APS) – Le candidat de la coalition ’’Sonko Président’’, Ousmane Sonko, promet un plan d’aménagement pour Diourbel, Bambey et Gossas, qui comptent selon lui parmi les villes les plus abandonnées du Sénégal.

« Au Sénégal, nous constatons que toutes les villes sont abandonnées. Même Dakar que l’on cite le plus souvent, fait partie des villes abandonnées’’, a-t-il déclaré mardi soir lors d’un meeting qu’il tenait au terrain de la gare de Bambey.

 Diourbel, Bambey, Gossass, « ainsi que celles qui sont comme elles, font partie des villes les plus abandonnées » du Sénégal, a estimé le candidat de la coalition « Sonko Président ».

 « Aucune de ces trois villes ne disposent d’un plan d’aménagement du territoire’’, et au cas où elles en disposent, ces projets ont été validés sans l’implication des populations, a-t-il dit.

 « Elles seront des villes où nous allons mettre les moyens techniques et technologiques afin qu’elles dépassent le caractère rural. Toutes ces villes sont des capitales départementales mais quand vous y êtes, vous avez l’impression d’être en brousse », a relevé Ousmane Sonko.

Aussi le candidat de la coalition « Sonko Président » compte-t-il mettre en œuvre un ensemble de processus pour transformer les communes sénégalaises en des villes « dynamiques et viables ».

« La première mesure est l’aménagement de bandes agricoles autour de ces villes dans les domaines du maraîchage, de l’arboriculture, de l’agriculture », a-t-il dit, parlant en particulier des villes de Diourbel, Bambey, Gossas.

 Pour lui, le président sortant Macky Sall s’est trompé de localité en érigeant à Diamniodio en pôle urbain censé décongestionner Dakar, la capitale.

 « L’erreur de Macky Sall, c’est de prendre des milliards pour les investir à Diamniadio pour y bâtir une ville nouvelle. C’est une grande erreur de sa part et cela ne témoigne que de son manque de vision », a-t-il dit.

 « Dans un pays, quand vous estimez que la capitale est étroite (…), il faut s’en éloigner’’ s’il faut créer ’’une ville nouvelle’’, selon Ousmane Sonko.

’’Pourquoi n’avait-il pas pensé à le faire à Diourbel ou Bambey, avec tout cet argent pour en faire un puissant pôle » urbain ?, a-t-il poursuivi.SS/FD/BK/ASG

OUSMANE SONKO PROPOSE UNE RÉORGANISATION DE L’AGRICULTURE

Bambey, 6 fév (APS) – Le leader de la coalition « Sonko Président », Ousmane Sonko, a proposé lors de son passage à Bambey la réorganisation de l’agriculture sénégalaise sur la base d’un schéma de financement.

« Après avoir modernisé les villes, nous allons mettre en place un système qui va nous permettre de manger ce que nous produisons. La viabilité d’une ville c’est l’agriculture urbaine », a-t-il dit dans la nuit de mardi à mercredi au cours d’un meeting au terrain de la gare, à Bambey.

 Le leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) souligne que cette réforme de l’agriculture est l’un des points saillants de son programme.
« Au Sénégal, quand on parle d’agriculture, on pense au monde rural alors que dans la zone urbaine, on peut le faire », a expliqué M. Sonko. « Toute cette structuration va concourir à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans le pays », a-t-il déclaré.

 « On doit cultiver ce que nous mangeons. Nous continuons d’importer le riz, l’oignon, la pomme de terre que nous mangeons si on enlève la courte période de vente de nos produits locaux », a regretté Ousmane Sonko.

La coalition « Sonko Président » envisage, en cas d’une victoire de son leader, de « déconcentrer une unité de l’Institut de technologie alimentaire (ITA) au niveau de Bambey » pour une meilleure exploitation de la chaîne de valeur des produits locaux.

Pour le plus jeune des candidats à la présidentielle du 24 février prochain, c’est à travers l’innovation technologique que la différence se fait entre les pays.
« C’est la recherche qui fait le développement d’un pays. Nous allons [renforcer] le centre de capacitation et de recherche agronomique de Bambey », a promis Ousmane Sonko.SS/FD/ASG/BK

SONKO À MBACKÉ : «Si devenir un Président exigeait de moi que je mente, j’abdiquerais…Je ne suis pas de ces hommes politiques qui ont peur d’affirmer leur religiosité»

https://www.dakaractu.com Alors qu’il est identifié à la Casamance, Ousmane Sonko a réclamé, depuis Mbacké, ce lien  »biologique » avec la région naturelle du Baol que lui a octroyé sa mère née à Khombole. Le candidat à la Présidentielle refuse de revendiquer ainsi son statut de  »Baol-Baol  », avant d’exposer des arguments.  »Dieu a fait que ma mère est originaire de Khombole. Je suis un fils de Touba. Les populations m’ont adopté. Chefs religieux et disciples de tous âges m’ont  intégré en leur sein. Vous m’aimez, mais je vous aime dix fois plus!  »
Et comme pour répondre à ceux qui s’interrogent sur son inclinaison religieuse qui serait jugée peu commode et en déphasage avec l’islam confrérique qui prévaut au Sénégal, Ousmane Sonko se voudra intraitable.  » Nous n’avons aucun complexe à montrer qu’on appartient à une religion. Nous ne faisons pas partie de ces hommes politiques qui ont peur de s’affirmer religieusement pour des raisons inavouées. C’est la religion qui nous permet de ne point dilapider les fonds publics (….) Elle nous inculque des valeurs que sont la droiture, la justesse…  »
Ousmane Sonko de s’en prendre au Président Macky Sall, invitant les populations à ne prêter aucune sorte d’attention à son programme et de lui demander à quel niveau d’exécution se situent les promesses qu’il avaient faites, jadis. S’estimant heureux d’avoir  »su garder les mains propres », Sonko se félicitera de toujours échapper aux  manigances et autres complots visant au salir sa peau .  » Macky a peur. Il n’ose même pas prononcer mon nom. Ils ont tout fait pour me polluer aux yeux des Sénégalais. Tout ce qu’il fomente contre moi à 8 heures se fissure avant 12 heures. Celui qui a dit que je combattais les chefs religieux, si nous étions amenés devant Cheikh Ahmadou Bamba pour lui demander de désigner entre nous deux celui qui est son disciple, c’est moi qui serais désigné par le Saint homme. Les dignitaires religieux se son battus pour installer la droiture dans ce pays et, en celà, je voudrais les perpétuer. Je ne suis pas un démagogue. Si devenir un Président exigeait de moi que je mente, j’abdiquerais (…).Toute personne qui veut développer le Sénégal devra nécessairement s’adosser sur les enseignements des chefs religieux de ce pays.
Avant d’annoncer aux populations ses aspirations pour le développement, l’ancien fonctionnaire de l’État fera part de sa ferme volonté d’éliminer le Hcct et le Cese, si jamais il venait à être élu et de mettre en lieu et place un organe consultatif des Chefs religieux où siégeraient ces derniers.

 Ousmane Sonko descend Moustapha Cissé Lô : « Serigne Touba xamna ni maako geuneu nek talibé mouride »

https://www.dakaractu.com Le président de la coalition « Sonko Président » n’a pas manqué de remettre Moustapha Cissé Lô à sa place, après ses différentes sorties avant le début de la campagne électorale.
En effet, Ousmane Sonko est persuadé qu’il est plus mouride que Moustapha Cissé Lô…

Sonko : «Macky Sall utilise les gendarmes à de basses besognes»

iGFM-(Dakar) En trois questions, Ousmane Sonko a évoqué depuis la région de Diourbel, de manière plus détaillée, les points essentiels liés notamment à la condamnation d’un des gendarmes cités dans la descente musclée à sa permanence, PASTEF.

Pensez-vous que les forces de sécurité sont utilisées de nos jours ?

Aujourd’hui, c’est un tribunal qui a reconnu qu’un gendarme et c’est là où que c’est grave et dangereux. Nos forces de défense et de sécurité qui ont toujours fait preuve de grandeur républicaine, Macky Sall et son régime sont en train de les utiliser à de basses besognes politiciennes. Et c’est dangereux pour ce pays. C’est la preuve que tout ce qu’on a dit jusqu’à présent par rapport à ces agressions, est vrai.

Donc, vous faites confiance à la justice sénégalaise ?

Malgré les pressions qu’ils ont mises sur le juge, aujourd’hui, le tribunal de Ziguinchor, est assiégé par des dizaines et des dizaines de gendarmes armés jusqu’aux dents pour éviter que les militants puissent assister, ce juge a pris son courage à deux mains pour dire le droit et attester pour dire que tout ce qu’on dit par rapport aux agressions est avéré. Mais, nous faisons confiance

à la justice d’un côté et nous prendrons les dispositions qu’il faut.

Mais le ministre de l’Intérieur avait nié tout cela n’est-ce pas ?

Sa main à nu les contrevérités de Aly Ngouile Ndiaye qui était allé faire sa déclaration pour dire qu’aucun gendarme n’est allé chez la maman de Sonko encore moins au siège de Sonko .Aujourd’hui, le tribunal vient d’attester que le gendarme s’est bien présenté chez nous et a fait ce qu’on appelle un abus d’autorité. Ce qui est extrêmement grave pour la gendarmerie nationale et la République sénégalaise. Je tenais à évacuer  cet aspect.Mamadou Salif GUEYE (Envoyé spécial)

AFFAIRE DES 94 MILLIARDS:SONKO ENVISAGE LA SUPPRESSION DES FONDS POLITIQUES

http://www.sudonline.sn Un peu tôt dans matinée, la coalition SonkoPrésident était à Koungueul pour un «dokhantou» (caravane). Sitôt élu, soutient Sonko devant ses militants, «nous allons procéder à la suppression des fonds politiques. Nous trouvons ahurissants la mise en place d’un fonds de 8 milliards FCFA pour le compte du président». Pour ce faire, il propose une alternative et non une alternance, pour une répartition équitable des ressources publiques

«Confiez nous le pays ! Les élections de 2019 constituent un enjeu avec nos ressources naturelles. Il faut en finir avec ce système», tonne-t-il. Toujours pour étaler sur la place publique les agissements d’un «régime corrompu et incompétent» de Macky Sall, Ousmane Sonko réfute le montant avancé par le candidat Macky Sall pour le financement de sa campagne. Dégageant en touche les 3milliards avancés, Sonko affirme que le candidat sortant a dépensé plus des dizaines de milliards pour gagner ces élections à tout prix

L’ASSEMBLÉE MET EN PLACE UNE COMMISSION D’ENQUÊTE

http://www.emedia.sn L’affaire des 94 milliards sera désormais entre les mains des députés. Le Bureau de l’Assemblée nationale qui s’est réuni hier, mardi 5 février, a donné son feu vert et défini un agenda pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, rapporte L’As. Le scandale soulevé par le leader de Pastef Ousmane Sonko met en cause le directeur des domaines, Mamour Diallo, accusé de détournement de deniers publics.

Vendredi prochain, 8 février, la commission inter commission va se pencher sur le dossier avant que la plénière de ratification des membres de la commission d’enquête parlementaire ne soit convoquée pour le 15 février prochain. Toutefois, informe le journal, les auditions ne devraient démarrer qu’après la présidentielle. Ousmane Sonko, devra apporter devant ses collègues parlementaires les preuves de ses accusations qui éclaboussent des fonctionnaires du ministère des Finances.
Mamou Diallo, Tahirou Ndiaye et les héritiers Ndoye, propriétaires des terrains litigieux.

DECRYPTAGE ECONOMIQUE : Le Pr. Abdoulaye Seck déchiffre l’offre de Sonko 

http://www.enqueteplus.com Pour convaincre les Sénégalais de voter pour eux, les 5 candidats à la présidentielle font des offres politiques sur le plan économique et social. Interrogé par ‘’EnQuête’’, l’économiste Abdoulaye Seck, par ailleurs Professeur à l’Ucad, décrypte l’offre faite par le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko.

Candidat de ‘’l’antisystème’’ et de la ‘’rupture’’, Ousmane Sonko a décliné, dès les premières heures du démarrage de la campagne électorale, les points phares de sa vision économique pour mettre le Sénégal sur les rails de l’émergence. Ainsi, il a annoncé, ce dimanche, son intention de ‘’réformer le système fiscal’’, de ‘’baisser les impôts’’, de ‘’renégocier les contrats pétroliers et gaziers’’, bref, de faire du pays une ‘’économie souveraine’’. Le professeur d’économie à la faculté des Sciences économiques et de Gestion (Faseg), Abdoulaye Seck, décrypte cette offre économique.

De prime abord, il précise que la phase de campagne électorale est celle de l’expression de l’offre politique. ‘’Elle répond essentiellement à la donne, d’autant plus que si on est opposant, généralement, on tend à amener une offre qui pourrait apporter une distinction comparée à ce qu’on a connu. Il s’agit, également, de puiser au niveau de la demande populaire crédible ou pas, des éléments qui pourraient attirer ou capter cette demande électorale’’, explique-t-il au téléphone d’’’EnQuête’’.

Ainsi, le Pr. Seck souligne que la souveraineté économique est un concept auquel on n’attribue pas un sens économique ‘’important’’. ‘’Parce que nous sommes dans un monde de plus en plus imbriqué avec des espaces d’intégration économique régionale. Ce qui veut dire que la politique économique se fait maintenant dans un cadre de coopération qui nécessite une certaine harmonie, des efforts individuels’’. De ce fait, d’après lui, si on parle de souveraineté, c’est parce qu’on n’avait pas cette liberté de décider de son propre sort économique. ‘’Ce qui n’est pas réellement le cas au Sénégal. Lorsqu’il s’agit de définir les ambitions politiques, programmes, qui vont dans le sens d’améliorer l’activité économique, nous avons cette autonomie’’, signale l’économiste.

Pour lui, ce qu’on sous-entend derrière ce concept, ce sont les accords monétaires que le Sénégal a avec la France, dans le cadre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). ‘’Là, il s’agit de s’y prendre de façon relativement intelligente pour éviter d’imposer aux populations des coûts économiques et sociaux qui n’ont pas été prévus à l’avance. Lorsqu’on est dans un cadre intégré et qu’on veut se retirer, que ça soit monétaire, économique, l’idée, c’est de peser le pour et le contre’’, préconise le Pr. Seck.

Ainsi, l’économiste indique qu’il va de soi que lorsqu’on a une autonomie monétaire, on a le pouvoir de décider de son destin économique et monétaire de façon autonome, en fonction de ses priorités de développement. Pour ce faire, il faut prendre en compte le fait qu’on est dans un espace économique et monétaire régional ou international qui dicte la prise en compte de certains paramètres dans ces décisions-là. ‘’La rupture pourrait avoir lieu avec la France, mais il faudrait que ça soit de façon concertée, apaisée, bien réfléchie. Parce que la politique économique ne saurait souffrir d’humeur économique’’, prévient le professeur. Selon qui les pays qui ont pu aller dans ce sens-là ont dû payer un coût ‘’très élevé’’, pas tellement les dirigeants, mais les populations. A qui on a essayé de vendre ces offres politiques qui, à un moment donné, étaient toutes ‘’l’expression d’humeur personnelle’’, que de ‘’réflexion poussée’’ qui prend en compte l’interdépendance des économies dans ce contexte de mondialisation.

‘’On a effectivement besoin de réformes fiscales’’

Toutefois, sur la politique fiscale annoncée par le leader du parti Pastef, l’économiste admet qu’on a ‘’effectivement besoin’’ de réformes fiscales. ‘’On ne peut pas continuer à s’endetter, à compter sur des ressources externes. Il faut mobiliser le potentiel des ressources intérieures et le faire de façon à pouvoir encourager l’activité économique’’, dit-il. Mais, poursuit notre interlocuteur, quand on parle de réformes, ce n’est pas uniquement dans le sens d’une baisse. Pour ce qui est de l’impôt, l’assiette est très hétérogène, en termes de contribuable, de taux. ‘’Il faudrait voir quels sont les secteurs qui ont besoin d’ajustement fiscal, pas seulement dans le sens de la baisse. Mais ça peut être dans le sens de la hausse. Si on peut aussi penser à des exonérations fiscales, des réductions qui vont dans le sens de relancer l’activité économique, générer des richesses. Si ces mécanismes fiscaux sont suffisamment impératifs, il faut aller dans le sens de la baisse’’, souligne l’universitaire.

Cependant, le Pr. Seck estime que si on veut relancer l’activité économique, il faudrait penser ce dynamisme dans son tout. Car l’activité économique ‘’n’a pas uniquement besoin’’ de l’incitation fiscale pour se lancer. Il y a, d’après lui, ‘’tout un ensemble’’ de facteurs qu’on regroupe dans le terme ‘’climat des affaires’’. Pour la plupart des réflexions qui se font dans ce sens, il y a la réforme fiscale, le coût de la main-d’œuvre, les échanges qu’on a avec le reste du monde, le temps pour importer ou exporter un produit, etc. C’est ce qui fait dire à l’économiste que dynamiser l’activité économique devrait être un ‘’coup bien réfléchi’’ et ne pas y aller par ‘’miette’’. Mais chercher une ‘’approche holistique’’ qui prend en compte l’ensemble des facteurs qui freineraient l’activité économique et ceux qui l’encouragent.

‘’C’est la somme qu’il faudrait mettre sur la table. On peut parler même d’une véritable politique industrielle. Malheureusement, depuis plus d’une dizaine d’années, on n’en a pas une digne de ce nom’’, renchérit-il. C’est-à-dire celle d’une vision qui pourrait partir des potentialités, de l’existant, afin de faire un diagnostic des contraintes et voir quelles sont les mesures à prendre en compte de façon à pouvoir rendre l’environnement des affaires suffisamment attractif. Pour permettre non seulement aux acteurs existants, mais aussi à ceux qui pourraient rejoindre le marché de pouvoir contribuer à la création de richesses dans un schéma de dynamisme qui peut profiter à toute la population.

‘’La politique économique n’est pas l’affaire d’un parti…’’

C’est dans ce cadre-là que notre interlocuteur juge nécessaire les réformes de l’éducation. Mais il signale que la question est de savoir quelle est la qualité du produit qui sort de ce système. ‘’Nous avons tendance à voir l’éducation comme un mécanisme de production où on met tout un ensemble de ressources humaines, financières, matérielles’’, regrette le professeur de l’Ucad. Car, au finish, la question est, selon Abdoulaye Seck, de savoir est-ce que ce produit répond aux exigences de qualité, est-ce qu’il est capable de relever les défis d’une industrialisation réussie. ‘’Tel n’est pas le cas, si on doit faire un bilan global. Il faudrait ainsi situer les responsabilités, voir là où ça ne marche pas. Quitte à même amener des réformes audacieuses pour relancer la machine et être sûr d’avoir un produit de qualité. Tout cela devrait se faire de façon concertée’’, fait-il savoir.

Car, à ses yeux, la politique économique ‘’n’est pas l’affaire d’un parti, ni d’un groupe d’individus’’. Elle devrait être définie de façon ‘’collégiale’’. ‘’Cherchons à développer le tissu industriel qui existe et lui donner la forme qu’on voudrait, de façon à nous lancer davantage dans cette voie de l’émergence, peut-être même en 2035’’, soutient le Pr. Seck.

‘’Il y a une certaine nébuleuse qui entoure les contrats pétroliers et gaziers’’

Comme pour les réformes, l’économiste affirme aussi que la nécessité de renégocier des contrats pétroliers et gaziers est là. ‘’Nous ne savons rien des clauses de ces contrats. Il y a une certaine nébuleuse qui entoure ces affaires-là. Il y a très peu de communication de la part du gouvernement. Le citoyen lambda ne sait rien de ce qui va gérer ces ressources, comment les contrats ont été définis, est-ce que les éléments en rapport avec l’environnement sont pris en considération,etc.’’,ajoute-t-il.

Toutefois, il énonce que la renégociation dépend des clauses qui ont été établies. ‘’Si demain, il doit y avoir une partie actuelle qui serait lésée, il faudrait envisager les possibilités de dédommagement. En définitive, si on se rend compte que les contrats qui ont été signés n’ont pas été dans l’intérêt de la population dans son ensemble, non seulement celle actuelle mais aussi celle à venir, il va de soi que l’intérêt général soit préservé. Il faut essayer d’aligner les dispositions contractuelles, de façon à pouvoir épouser les intérêts de la population’’, poursuit-il.

Pour l’universitaire, il serait difficile, à un moment donné, de voir un programme qui pourrait mettre en avant un aspect sans pour autant négliger les autres.

Au final, M. Seck reconnait que c’est surtout pour offrir aux populations une vision ‘’claire’’ du programme économique dans lequel on veut embarquer le Sénégal.

Par rapport à ces différents enjeux de développement, sécuritaires, éducatifs, des inégalités, des conditions de vie des populations, etc., tous les éléments doivent entrer en considération, lorsqu’on parle d’impulser le processus de développement économique et social.

‘’On a une offre politique relativement hétérogène. Chacun va de sa spécificité, de sa particularité, ce qui pourrait le différencier des autres. Mais, en définitive, le fond est le même. Les problèmes économiques sont les mêmes, les solutions devraient être identiques, dans une certaine mesure, et la finalité la même. En tant qu’économiste, on ne croit pas trop à l’offre politique’’, se désole notre interlocuteur.MARIAMA DIEME

Le gendarme qui avait fait irruption chez la mère de Sonko condamné par le Tribunal régional

http://www.dakarmatin.com Incursion de la gendarmerie chez la maman de Ousmane Sonko, le tribunal de Ziguinchor vient de donner son verdict. Selon le juge, le gendarme Nicolas Mendy a été reconnu coupable des faits et prend trois mois de prison avec sursis.
Pour rappel Nicolas Mendy et ses éléments  se sont  rendus chez  la maman de Ousmane  Sonko  à Ziguinchor pour lui demander des fiches de parrainage et la dame leurs a demandé de quitter sa demeure.
Les camarades de Sonko avaient dénoncé cet « acharnement »  et accusent le ministre de l’intérieur Aly Ngouille d’être derrière cette cabale organisée.   La famille du gendarme de la section de recherche de la brigade de Néma cité dans cette affaire  avait décidé de laver l’affront fait à Nicolas Mendy avec un témoignage glaçant

«Nous respectons la position de Wade», Ousmane Sonko

 Ousmane Sonko ne souhaite faire de commentaire sur la déclaration de Abdoulaye Wade demandant le report de l’élection de la présidentielle du 24 février prochain. « Abdoulaye Wade est un ancien chef de l’Etat, un chef de parti qui a donné une position par rapport à une affaire politique et nous respectons cette position. Nous n’avons pas de commentaire à faire là-dessus « , a déclaré le leader de la coalition « Sonko Président » en marge de son meeting à Diourbel

Me Abdoulaye Wade entre la chaise vide et la chaise pulvérisée Par Babacar Justin Ndiaye

La déclaration du Président Abdoulaye Wade est un cocktail molotov politique qui brûle subitement tout le processus électoral. Le vocabulaire de feu soigneusement choisi et la menace sans voile rappellent que le Leader du PDS (Doyen de la classe politique sénégalaise) reste un « monstre sacré » et un animal politique très mordant.

Maitre Wade ne préconise pas la politique de la chaise vide mais celle de la chaise pulvérisée. Autrement dit, il opte pour le boycott infernal « d’une élection entièrement fabriquée par Macky Sall », selon ses mots.

Pour secouer les Sénégalais, l’ancien Président Wade caresse le clavier du cauchemar, en glissant le doigt sur l’arc-en-ciel rouge de sang que constituent la RD Congo, la Centrafrique et le Burundi. Puis, l’ancien Président éperonne rudement la gouvernance de Macky Sall faite de « gloutonnerie financière » au profit d’un clan et « d’arriérés de bourse » qui assomment les étudiants. Des propos aux allures de projectiles.

En des termes plus vifs et plus prosaïques que ceux employés par les quatre autres candidats, le non-candidat Wade ajuste ses tirs sur les parties les plus sensibles du ventre mou du régime de Macky Sall.

Auparavant, le dinosaure Abdoulaye Wade – il a croisé le fer avec le Président Senghor et coulé Abdou Diouf – a revisité l’Histoire récente du Sénégal, avec ses chapitres de dialogues itératifs, ses consensus renouvelés et son Code électoral que le Président Abdou Diouf qualifia, jadis, de « meilleur Code du monde ». Autant de soupapes anti-explosions et anti-insurrections qui, aux yeux et dans la déclaration de Wade, manquent cruellement sous l’ère Macky. En clair, Macky Sall est plus enclin à la décision qu’à la discussion. Une propension à imposer qui ulcère manifestement son prédécesseur.

Mais le renard Abdoulaye Wade n’a pas exclusivement brandi le brasier. Il a également prévu une bretelle qui conduit au Salut national D’où son appel à mettre sur pied une Commission Nationale de Transition Démocratique (CNDT) censée dépanner puis remettre la machine en route. Ce machin (CNDT) sera d’office le cimetière d’une portion des compétences du ministère de l’Intérieur. Il en découle que la seule perspective qui trouve grâce aux yeux d’Abdoulaye Wade, est évidemment le report. Question : au milieu du toboggan, peut-on remonter ? Sauf que le Sénégal débute une campagne électorale et…monotone. Une monotonie que rompt l’offensive politique de Wade. En attendant le Tsunami sonore que provoquera le retour au bercail. (Copyright L’OBSERVATEUR du mercredi 6 février 2019)


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