Revue de Presse du Vendredi 1er Février 2019

Vers des journées sans pain la semaine prochaine

https://actusen.sn Mauvaise nouvelle pour les consommateurs. Ces derniers seront sevrés de pain dès la semaine prochaine. En effet, selon L’As, les boulangers veulent alerter sur la situation de leur secteur comme l’arrêt de la distribution, la réglementation du milieu et la production du pain de qualité. Ils décréteront à cet effet, des journées sans pain, à partir de la semaine prochaine.

Filière boulangère : L’UNCS exige l’application des conclusions et recommandations

http://www.rewmi.com Depuis la concertation nationale sur la filière boulangère, tenue les 18 et 19 décembre 2017, les choses ne bougent pas. C’est dans ce cadre que l’Uncs est montée au créneau, demandant aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures pour faire appliquer les conclusions et recommandations de la concertation nationale sur la filière boulangère.

 L’Union nationale des Consommateurs du Sénégal (UNCS), à travers  un communiqué, demande aux autorités compétentes, plus particulièrement au Ministère du Commerce et ses démembrements, de veiller à l’application stricte, et sans délai, des conclusions et recommandations de la concertation nationale sur la filière boulangère, lesquelles vont dans le sens des intérêts des consommateurs. Cette  sortie  de  l’UNCS  fait  suite  à une rumeur persistante qui laisse croire que des autorités étatiques anonymes auraient fortement recommandé de mettre ces conclusions sous le boiseau jusqu’au lendemain du scrutin présidentiel. « Cette immixtion politicienne s’expliquerait par le souci de préserver les intérêts d’une certaine communauté étrangère, pour des besoins électoralistes », note la source. Ainsi se fondant sur cette présomption tenace, l’UNCS, avec son président Ibrahima Dramé, condamne sans réserve une telle attitude de politiciens peu soucieux de la demande sociale et de l’éthique républicaine. A cette occasion,  les membres de l’union invitent la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS) et le RBS à assumer leurs responsabilités citoyennes et patriotiques en s’inscrivant dans une dynamique proactive et volontariste pour la mise en œuvre des conclusions consensuellement évoquées. En effet, l’Union nationale des Consommateurs du Sénégal a depuis un certain temps noté la résurgence d’une agitation dans la filière boulangère, notamment la  de la FNBS.  L’Union  voudrait rappeler que tous ces aspects avaient été pris en compte de façon pertinente pendant la concertation nationale. C’est dans cette dynamique que l’UNCS s’était rapprochée de la Fédération nationale des Boulangers en vue de constituer une plateforme pour l’application des conclusions, suivant un plan  d’actions clairement élaboré. Mais depuis la rencontre des deux organisations pour cette bonne cause, la FNBDS s’était emmurée dans un silence et une léthargie insolites, malgré l’enthousiasme du début et les nombreuses relances de l’UNCS. Pour rappel, les  boulangers avaient demandé l’application immédiate de l’interdiction de la vente du pain  dans les boutiques, la réglementation de l’ouverture anarchique de boulangeries et l’application de l’arrêté ministériel portant interdiction de la distribution inter-régional du pain.Zachari BADJI

Sur 20 ans, la Côte d’Ivoire a été le premier pays bénéficiaire des investissements de private equity dans la zone OHADA

 (Agence Ecofin) – Sur une période de 20 années s’achevant en fin 2017, la Côte d’Ivoire a été le premier pays bénéficiaire des investissements de private Equity dans la zone couverte par l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), apprend-on d’un rapport d’évaluation publié par la Société Financière Internationale (SFI) et relatif aux impacts des réformes menées dans le cadre OHADA.

Sur les 144 investissements de private equity qui se sont effectuées dans la région durant la période, 44 l’ont été au sein de la première économie de la zone UEMOA.

« La forte activité de capital-investissement en Côte d’Ivoire répond à des facteurs économiques plus généraux que les réformes de l’OHADA. Il n’y a pas de changement perceptible dans la tendance du nombre d’opérations de capital-investissement après 2014. Toutefois, l’Acte Uniforme sur le Droit des Sociétés Commerciales et le Groupement d’intérêt économique (GIE) est cité comme ayant soutenu le boom des actions avec des améliorations très importantes », peut-on lire dans le rapport de la SFI.

Le Sénégal avec 20 investissements de private equity reçus vient en deuxième position.

La première économie de la CEMAC qu’est le Cameroun est troisième avec 14 investissements.

Les principaux fonds actifs dans la région sont des entités connus comme Investisseurs & Partenaires, Emerging Capital Partners, AfricInvest, Amethis Finance, Cauris Invest, Phoenix Capital Partners ou encore Adenia Partners.Chamberline Moko

Légère augmentation des débarquements de la pêche

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les débarquements de la pêche au Sénégal durant les onze mois de 2018 ont enregistré une légère augmentation de 9.536 tonnes en valeur absolue comparés à la même période de l’année 2017, selon les données établies par la Direction de la pêche maritime (DPM).

Le cumul de ces débarquements s’est établi à 495.927 tonnes contre 486.391 tonnes durant les onze mois de 2017, soit une progression de 2% en valeur relative.

En variation mensuelle, les débarquements de la pêche ont connu une hausse de 4192 tonnes entre octobre 2018 et novembre 2018, passant respectivement de 36.741 tonnes à 40.933 tonnes.

La hausse des débarquements est occasionnée essentiellement par celle de la pêche industrielle dont le cumul durant les onze mois de l’année 2018 s’est établi à 152.013 tonnes contre 120.727 tonnes durant la même période de 2017 (plus 25,9%).

Quant à la pêche artisanale, ses débarquements ont baissé de 5,9 % à 343.914 tonnes contre 365.664 tonnes à fin novembre 2017.MS/te/APA

Filière boulangère : L’UNCS exige l’application des conclusions et recommandations

http://www.rewmi.com Depuis la concertation nationale sur la filière boulangère, tenue les 18 et 19 décembre 2017, les choses ne bougent pas. C’est dans ce cadre que l’Uncs est montée au créneau, demandant aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures pour faire appliquer les conclusions et recommandations de la concertation nationale sur la filière boulangère.

 L’Union nationale des Consommateurs du Sénégal (UNCS), à travers  un communiqué, demande aux autorités compétentes, plus particulièrement au Ministère du Commerce et ses démembrements, de veiller à l’application stricte, et sans délai, des conclusions et recommandations de la concertation nationale sur la filière boulangère, lesquelles vont dans le sens des intérêts des consommateurs. Cette  sortie  de  l’UNCS  fait  suite  à une rumeur persistante qui laisse croire que des autorités étatiques anonymes auraient fortement recommandé de mettre ces conclusions sous le boiseau jusqu’au lendemain du scrutin présidentiel. « Cette immixtion politicienne s’expliquerait par le souci de préserver les intérêts d’une certaine communauté étrangère, pour des besoins électoralistes », note la source. Ainsi se fondant sur cette présomption tenace, l’UNCS, avec son président Ibrahima Dramé, condamne sans réserve une telle attitude de politiciens peu soucieux de la demande sociale et de l’éthique républicaine. A cette occasion,  les membres de l’union invitent la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS) et le RBS à assumer leurs responsabilités citoyennes et patriotiques en s’inscrivant dans une dynamique proactive et volontariste pour la mise en œuvre des conclusions consensuellement évoquées. En effet, l’Union nationale des Consommateurs du Sénégal a depuis un certain temps noté la résurgence d’une agitation dans la filière boulangère, notamment la  de la FNBS.  L’Union  voudrait rappeler que tous ces aspects avaient été pris en compte de façon pertinente pendant la concertation nationale. C’est dans cette dynamique que l’UNCS s’était rapprochée de la Fédération nationale des Boulangers en vue de constituer une plateforme pour l’application des conclusions, suivant un plan  d’actions clairement élaboré. Mais depuis la rencontre des deux organisations pour cette bonne cause, la FNBDS s’était emmurée dans un silence et une léthargie insolites, malgré l’enthousiasme du début et les nombreuses relances de l’UNCS. Pour rappel, les  boulangers avaient demandé l’application immédiate de l’interdiction de la vente du pain  dans les boutiques, la réglementation de l’ouverture anarchique de boulangeries et l’application de l’arrêté ministériel portant interdiction de la distribution inter-régional du pain.Zachari BADJI

2 MILLIARDS FCFA POUR REMPLACER LES « DJAKARTA » PAR DES TRICYCLES

Thiès, 1er fév (APS) – Le ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la Main d’œuvre Abdoulaye Diop a procédé au lancement officiel de la première phase du programme de remplacement des mototaxis « Djakarta » par des tricycles, lequel devrait permettre de financer 1.600 véhicules pour un coût de 2 milliards de francs CFA, a constaté l’APS.
La cérémonie de lancement s’est tenue jeudi à Thiès, avec la participation du Délégué à l’entreprenariat rapide des jeunes et des femmes (DER), Papa Amadou Sarr, de représentants de la Banque nationale pour le développement économique (BNDE) et de partenaires financiers du programme.  

 La Fédération nationale des conducteurs de mototaxis s’était fait représenter par des responsables venus de 12 régions du Sénégal, une rencontre qui s’est déroulée en présence du maire de la ville Talla Sylla.

Une dizaine de prototypes de tricycles ont été présentés à cette occasion aux bénéficiaires.

Le ministre Abdoulaye Diop a remis au président de la Fédération régionale des conducteurs de mototaxis, Samba Coumba Samb, une notification de financement d’un milliard de francs CFA, accordé par la DER et qui s’ajoutera au milliard que la BNDE a logé dans le compte de la Fédération qu’elle héberge.

Le coût de cession des tricycles doit être compris entre 1,2 et 2 millions de francs CFA, à travers un crédit revolving dont l’évolution dépendra de la capacité des bénéficiaires à rembourser, a relevé le directeur général de la BNDE, Thierno Seydou Nourou Sy.

Le projet devrait favoriser « la création massive d’emplois », à travers la mise en place de de très petites entreprises (TPE) et d’entreprises individuelles pour la gestion des tricycles, selon Abdoulaye Diop.

Ces voiturettes testées dans différentes régions, ont l’avantage de « proposer une alternative plus sécuritaire, plus confortable et surtout plus rentable », a dit M. Diop.

Il est prévu dans le cadre de ce projet d’installer à Thiès, une unité de montage de tricycles, de former et d’incuber 350 jeunes sortants des écoles de formation technique.

Le projet prévoit aussi de former 500 mécaniciens à la réparation de ces nouvelles motos et de les doter de kits de réparation. La main d’œuvre locale assurera la sous-traitance dans les domaines de la tôlerie, de la peinture et de la confection, ajoute le ministre.

Le ministre en charge de l’Emploi annonce par ailleurs que le Premier ministre indien a annoncé, lors d’un entretien mercredi avec le chef de l’Etat Macky Sall, que son pays est disposé à mettre à la disposition du Sénégal quelque 250 tricycles électriques, qui seront répartis à travers le pays.

A terme, l’objectif de ce programme est de doter les 232.000 conducteurs de ces nouveaux types de moyens de transport en commun.ADI/BK

SAINT-LOUIS : DÉMARRAGE DU SONDAGE ET DU BALISAGE DE LA ‘’BRÈCHE’’

Saint-Louis, 31 jan (APS) – Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a assisté jeudi à Saint-Louis (nord) au démarrage officiel des travaux de balisage et de sondage du canal de délestage de la Langue de Barbarie, également appelé ‘’brèche’’.
Accompagné du maire de la commune, Mansour Faye, de la directrice de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), Ndeye Tické Ndiaye, d’officiers et de membres l’administration territoriale, il a notamment constaté le démarrage effectif des dits travaux.
Au total, cinq milliards de francs ont été débloqués par l’Etat du Sénégal afin de trouver et mettre en œuvre des solutions urgentes sur cette brèche et assurer de meilleures conditions de sécurité aux pêcheurs, a indiqué Omar Guèye, à l’issue de sa visite du chantier.
Il a également annoncé le lancement prochain des travaux de dragage, après l’achèvement des opérations de cartographie du fond marin.
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a dans le même temps, insisté sur l’expérimentation en cours d’un nouveau dispositif de sécurité ayant déjà permis de doter à 200 pirogues du système de géolocalisation.
Il a invité les pêcheurs locaux à respecter les directives de de sécurité en mer et à s’adonner à un port systématique du gilet de sauvetage.
Auparavant, Oumar Guèye et sa délégation s’étaient rendus dans le quartier de Guet-Ndar pour présenter les condoléances du gouvernement aux familles de pêcheurs récemment retrouvés morts au large du Cap Vert. Une enveloppe de 11 millions de francs a été remise aux familles des disparus.

La brèche de Saint-Louis, ouverte pour éviter des inondations à Saint-Louis, s’est élargie de plusieurs kilomètres. Cet élargissement est considéré comme une source de danger pour notamment les pêcheurs, à cause des nombreux chavirements de pirogues qui y sont enregistrés.BD/AKS/OID

TRANSFORMATION DES CÉRÉALES LOCALES : AGRO SAFI BÉNÉFICIE DES FINANCEMENTS DE PLUS DE 175 MILLIONS DE FCFA

Dakar, 31 jan (APS) – Plus de 175 millions de francs CFA ont été mis à la disposition de l’entreprise Agro Safi dans le cadre du programme de la Plateforme d’appui au secteur privé et la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie (PLASEPRI), pour financer son projet de transformation de céréales locales, a appris l’APS.

« L’entreprise Agro Safi a bénéficié dans le cadre du programme de la PLASEPRI 10 millions FCFA, puis un second financement de 165 872 317 FCFA avec un taux de 6,5% pour son projet de transformation de céréales locales dans le cadre de l’extension de ses activités pour la production de farine infantile, de chips pour enfants », a annoncé, jeudi, la ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, lors d’une visite de travail dans ladite entreprise.

Aminata Angélique Manga a souligné que « la Plateforme d’appui au secteur privé et la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie a été mise en place pour favoriser l’investissement au Sénégal de nos compatriotes et soutenir la création et le renforcement des Petites et moyennes entreprises locales ».

« La vision du directeur général de l’entreprise Agro Safi, Babacar Cissé, est basée sur l’entreprenariat et sur la valorisation de nos ressources locales afin de redynamiser le secteur agricole si cher au président Macky Sall », a-t-elle fait valoir.

Selon elle, « le projet vient juste renforcer cette vision du président de la République en proposant à la couche infantile si vulnérable des produits de qualité made in Sénégal ».

« Au-delà cet aspect, nous avons la création d’emplois directs et indirects », a-t-elle fait observer, ajoutant : « En 2011, l’entreprise avait 35 employés directs, et aujourd’hui près de 70 employés et bientôt ça va tripler quand elle va entrer dans la phase de production et de commercialisation de la farine infantile », a-t-elle dit.

Elle a souligné que « la création d’emplois est au cœur de la politique du gouvernement et la jeunesse et l’économie solidaire parmi les cinq initiatives majeures du prochain quinquennat du chef de l’Etat ».

Le Directeur général de l’entreprise Agro Safi, Babacar Cissé a de son côté déclaré que son engagement a été motivé par la volonté de participer à la valorisation des produits céréaliers afin de promouvoir la consommation locale.

 « Nous avons trouvé une situation difficile à Sindia mais grâce au soutien de l’Etat à travers son appui aux PME et nos partenaires financiers, nous sommes en train de relever les défis de la qualité et de l’innovation », a-t-il laissé entendre.DS/ASB/OID

CAMPAGNE ARACHIDIÈRE : LE CCPA PRÉCONISE LA RÉVISION DU SYSTÈME DES ABATTEMENTS

Kaolack, 31 jan (APS) – Le président du Cadre de concertation des producteurs d’arachide (CCPA), Hamidou Diop, a préconisé jeudi à Kaolack (centre), la révision du mode de calcul des abattements pour fixer le poids du chargement d’un camion.

 « Le mode de calcul consiste à prélever deux sacs d’arachide dans trois compartiments différents du chargement avant d’en faire une extrapolation et de fixer un poids du chargement », a-t-il expliqué à l’ouverture de la 18 ème Assemblée générale du CCPA.

« Des études ont montré que le calcul est faux et il est arrivé d’avoir pratiquement un abattement supérieur au chargement », a dit M. Diop, invitant les autorités administratives à être regardantes sur ce système et à prêter une attention aux revendications des producteurs.

Disant ne pas comprendre cette insistance des industriels à utiliser ce système, il a plaidé pour l’installation de séparateurs dans les sites de réception pour une grande clarté dans la commercialisation de l’arachide.

Il a magnifié le système de contractualisation noué avec les industriels garantissant un remboursement des dettes, souhaitant toutefois que des délais plus longs soient accordés à certains producteurs qui tardent à liquider leur production.

 Pour sa part, le Directeur régional du développement rural (DRDR), Dr Souleymane Diop, a salué le dynamisme du CCPA qui contribue, selon lui, au renforcement des organisations faîtières.

 La campagne de commercialisation bat actuellement son plein, a-t-il fait savoir, soulignant que le système des battements relève du service du commerce.AMD/ASB/OID

Licences MVNO : L’Artp demande à Youssou Ndour et à El Hadj Ndiaye de passer à la caisse

Seneweb.com | Ils étaient trois à avoir été choisis pour bénéficier de la licence  d’opérateur de réseau mobile virtuel (Mvno). Sirius Télécom, Origines Sa et You Mobile. Mais, à l’heure actuelle, seul Sirius Telecom, dont les activités ont officiellement été lancées ce jeudi, est passé à la caisse.

« Après la sélection, une convention de concession avait été signée. Car ils deviennent des opérateurs. Ils ont  signé la convention de concession et le cahier des charges que le chef de l’Etat a approuvé. Et après cette approbation, ils devaient verser une redevance au trésor public. Sirius a versé. Pour les autres, nous attendons toujours le paiement pour que nous puissions leur donner l’agrément », a regretté Abdoul Karim Sall, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp).

Ce jeudi, en marge de la cérémonie de lancement de la licence Mvno de Sirius Télécom, il a lancé un appel à Youssou Ndour, patron de You Mobile, et à El Hadj Ndiaye, propriétaire de la licence Origines Sa. « On ne peut pas aussi donner des licences depuis si longtemps et nous attendons toujours. Donc, je lance un appel aux deux autres acteurs pour qu’ils payent ce qu’ils doivent pour que nous puissions démarrer les activités », a ajouté le Dg de l’Artp.

En effet, You Mobile de Youssou Ndour, qui va utiliser le réseau de la Sonatel, devait verser 400 millions de francs Cfa. Origines Sa d’El Hadj Ndiaye, devait s’acquitter d’une redevance de 300 millions de francs Cfa pour sa licence. Mais, pour l’instant, seul Sirius Télécoms de Mbackiou Faye, logé au réseau de Tigo, a versé ses 300 millions de francs Cfa.Youssouf SANÉ

ATELIER SUR LA PROFESSION DE NOTAIRE :La grande offensive de la chambre

http://www.enqueteplus.com C’était parti pour une séance de partage et d’information entre la Chambre des notaires et les chroniqueurs judiciaires. Mais, très vite, l’actualité a pris le pas sur la volonté de former. Sans tabou, les notaires se sont prononcés, hier, sur des questions brûlantes telles : le Collectif des 22 notaires, les accusations de ‘’népotisme’’ dans la corporation. Même la traque des biens mal acquis n’a pas échappé au menu.

La riposte a certes tardé, mais elle a finalement eu lieu. Loin d’être douce, elle est foudroyante. Et creuse davantage le fossé entre la chambre et le Collectif des notaires de la première promotion du concours d’aptitude à la profession. Hier, pendant que les 22 ruminaient encore leur colère devant le palais de Justice de Dakar, les notaires, eux, profitaient d’un atelier de partage et d’information avec les chroniqueurs judiciaires pour porter la réplique. La présidente de la chambre, Aïssatou Sow Badiane, explique : ‘’C’est le décret 2002 portant statut des notaires qui a institué le concours d’aptitude au stage. Par la suite, il y a eu le 2009 qui prévoit le concours d’attribution de charge. Je pense que c’est la manière la plus démocratique qui soit. Eux, ils disent qu’ils ne veulent pas passer le concours (d’attribution). De quoi on a peur ?’’

Et comme pour ne rien arranger, la présidente, invoquant toujours les textes, ajoute une autre condition que doivent normalement remplir les stagiaires, à la croire. Il s’agit de l’examen pour disposer du diplôme d’aptitude. Elle déclare : ‘’A l’issue du stage, ils doivent subir un examen de sortie. En effet, pendant leur stage, ils ont pu acquérir des connaissances pratiques. C’est avec l’examen qu’on doit éprouver leurs connaissances pratiques du métier. C’est à l’issue de cet examen d’aptitude qu’ils sont déclarés aptes à remplir la fonction de notaire. Ce diplôme leur permet soit d’être associés dans les cabinets ; c’est mon cas, et ceux qui veulent disposer de leurs propres charges attendront la création de nouvelles charges pour postuler à un concours d’attribution. C’est ce que prévoient les textes en vigueur. Tout le monde doit s’y soumettre.’’

Par ailleurs, Mme Badiane informe que les personnes dans l’attente de leur décret de nomination sont au nombre de 40 et non les 22, comme pourraient le penser certains. ‘’Avant l’arrivée des 22, d’autres Sénégalais étaient déjà inscrits au registre. Aujourd’hui, ils ont les mêmes critères de diplôme et de stage. Ils ont des droits acquis. Ces derniers bénéficient même, en plus de remplir les mêmes conditions, de plus d’expérience dans le métier. Et ils attendent au même titre que les 22’’, renseigne la présidente. Qui ajoute : ‘’L’exercice de la profession ne se fait pas uniquement en étant attributaire de charge. Moi, je suis associée ; Daniel Senghor, Président honoraire de l’Union internationale du notariat, est un notaire associé ; le vice-président de la chambre, Me Aliou Ka, n’a pas non plus de charge à lui. Jean-Paul Sarr, Amadou Moustapha Ndiaye… Il y a également des notaires salariés.’’

Donc, à en croire les notaires, ce sont les 22 qui rechignent à respecter les règles. Pour Me Jean-Paul Sarr, ‘’lorsqu’on aspire à exercer un métier, on est censé connaitre ces règles-là. Les membres du collectif savaient, dès le départ, qu’ils devaient subir deux concours. Le premier, c’est celui d’aptitude au stage. Une fois qu’on est admis et subi le stage, on doit subir un concours d’attribution de charge, lorsque celle-ci est créée par les pouvoirs publics. C’est un problème de droit qui se pose à des gens chargés d’appliquer le droit, si demain ils sont notaires’’. Amadou Moustapha Ndiaye d’enfoncer le clou : ‘’Il y a des dispositions qui régissent notre profession, aussi bien sur le plan des statuts que sur le plan de la déontologie. Ces règles, comme dans toute profession règlementée, nous assujettissent à des devoirs envers nous-mêmes, envers la société, envers nos confrères. Comme dans toute profession règlementée, l’Etat a aussi l’obligation de protéger ces personnes auxquelles il a délégué une partie de ses compétences. Des protections qui sont liées à l’utilisation abusive du terme notaire…’’

Selon lui, c’est le Code pénal qui prévoit des sanctions contre toute personne qui se prévaut indument du titre de notaire. Dans une allusion à peine voilée, il prévient les 22 : ‘’Toute personne qui aura utilisé le terme ou la qualité de notaire peut être poursuivie en justice.  Si vous avez lu le texte, vous allez savoir qui peut se prévaloir de ce titre. Ce n’est pas tout le monde. Pour s’en prévaloir, il faut avoir été nommé par l’autorité de tutelle. De même, toute personne qui aura, par des manœuvres, des allusions, porté atteinte à l’honorabilité d’un notaire peut également être poursuivie, selon les dispositions du Code pénal.’’ Maître Aliou Ka de renchérir : ‘’Les notaires ne sont pas au-dessus des lois. Il est institué dans le statut des notaires deux organes de contrôle et de sanctions que sont le Conseil de discipline de la chambre et la Commission de discipline qui sont saisis en cas d’infraction aux règles de déontologie. Le propre de la profession est de prévenir le risque. Ce risque peut tout de même survenir. Le notaire concerné en assumera, dans ce cas, les conséquences. C’est évidemment possible pour la chambre de s’autosaisir et de les traduire devant le Conseil de discipline, ce que nous ne souhaitons pas jusqu’à aujourd’hui. C’est juste de mener un combat, mais il faut le faire dans les règles de l’art et le respect de la loi.’’

Pendant ce temps, la présidente tempère : ‘’Nos portes leur sont ouvertes. Nous sommes en contact permanent. De concert avec le ministère de la Justice et le président de la République qui sont les seuls à pouvoir créer des charges, si nous sommes consultés, nous donnerons nos points de vue.’’

Reprenant la parole, Amadou Moustapha Ndiaye rappelle, comme pour attester de leur disponibilité à accueillir les jeunes : ‘’Il faut savoir que pour qu’on puisse désigner un nombre de personnes pour participer au concours, c’est nous qui en exprimons le besoin. C’est nous qui les recrutions dans nos offices, qui les payions en tant que collaborateurs. Il y a donc un lien de subordination entre eux et nous. On les considère comme nos jeunes frères, des neveux et nièces qui sont égarés ou qui sont dans une situation de doute. Mais on ne désespère pas de les ramener sur le droit chemin. Moi, personnellement, je leur parle souvent. Je les appelle donc à la raison.’’

Le président honoraire de l’Union internationale du notariat, Daniel Senghor, a, lui, mis l’accent sur la corrélation étroite entre l’évolution de l’activité économique et celle des charges. L’auteur du livre ‘’Notariat sénégalais’’ précise : ‘’La création de nouvelles charges doit toujours procéder d’une analyse de l’activité économique… Exemple : la troisième charge qui a été créée au Sénégal l’a été à Rufisque. C’était en 1925. Par la suite, elle a été supprimée en 1932, à la suite du déplacement du négoce de l’arachide du port de Rufisque vers celui de Dakar et de la chute de l’activité économique. L’autorité régule donc en fonction d’analyses économiques des besoins. Ainsi, elle décide soit de la création de charges soit de la suppression. Il en a toujours été ainsi.’’

Daniel Senghor : « Il faut rendre l’intervention du notaire obligatoire dans les transactions liées au domaine national »

Mais au-delà du débat conjoncturel, Me Senghor se jette sur les problèmes d’ordre structurel. ‘’La question qu’il faut se poser, estime-t-il, est de se demander pourquoi l’activité reste-t-elle confinée à 51 notaires, sans qu’on n’ait pu aller plus haut ? Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs’’. Pour lui, il y a un réel besoin de sécurité juridique au Sénégal. ‘’Seulement 5 % du territoire national est cadastré ; 95 % relève du domaine national qui est inaliénable. Le notaire ne peut donc y intervenir. Et pourtant, tout le monde sait que les terres du domaine national se vendent tous les jours. C’est comme si l’on voulait que le citoyen soit privé de l’assistance dont il est en droit d’attendre du notaire’’.

Allant plus loin, le président honoraire rappelle que 90 % du contentieux judiciaire concerne les litiges fonciers et domaniaux. ‘’C’est dans les matières où le notaire n’intervient pas. Engageons un débat national, voyons qu’est-ce qu’on peut faire pour rendre obligatoire le recours au notaire dans ce domaine d’activité. Là, nous rendrons rentable l’exercice de la profession à Ourossogui, à Dagana, à Bakel… Mais on ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs’’.

Les notaires ont, par ailleurs, botté en touche les accusations selon lesquelles les services notariés coûtent cher au Sénégal. Ils plaident pour un accroissement de l’assiette qui pourrait jouer sur une baisse plus importante des tarifs.

Tamaro Seydi sur la traque des biens mal acquis

Hier, aucune question n’a été laissée en rade. Sans tabou, les notaires se sont prononcés même sur les questions qui fâchent. A ceux qui, avec la traque des biens mal acquis, se demandaient à quoi sert maintenant les actes notariés, la présidente de la Chambre des notaires rétorque : ‘’Notre rôle est de pré-constituer des preuves. Ce qui s’est passé avec la traque des biens mal acquis, c’est un renversement de la charge de la preuve. On ne vous demande pas de prouver que vous êtes propriétaire. L’acte notarié suffit ; on vous demande de prouver autre chose. C’est vrai que c’est un frein, mais il ne nous appartient pas de faire ici la critique. Ce que nous pouvons dire, c’est que les notaires ont accompli selon les règles’’.

Maitre Tamaro Seydi, qui a comparu dans cette affaire en tant que témoin, de préciser : ‘’Dans la traque, on n’a pas remis en cause les actes qui ont été posés. Les actes que nous faisons sont des preuves et ils valent jusqu’à inscription de faux. Est-ce qu’il existait du faux ou pas ? Ce n’était pas de notre ressort. Ce sur quoi nous travaillons, ce sont les déclarations qui nous sont faites par les clients. A aucun moment ma responsabilité civile, professionnelle n’a été engagée. J’avais également répondu aux questions qui m’ont été posées. Qui a amené les actes ? Comment on a amené les actes ? Ça, vraiment, ce n’était pas du droit pour moi. Sincèrement.’’

Sur les accusations de népotisme, Aïssatou Sow précise : ‘’La charge n’appartient pas au notaire. C’est ce que disent les textes et nous le respectons. Il n’y a pas de profession plus démocratique et plus paritaire. Nous sommes 51 : 26 hommes et 25 dames.’’ Sur cette question, Daniel Senghor rappelle une anecdote : ‘’C’est une question qui m’interpelle, parce que moi-même j’en ai fait les frais. Au motif qu’on ne pouvait pas avoir deux membres de la même famille dans la même corporation, on m’a écarté de l’attribution d’une charge. Or, j’avais plus d’expérience que les deux autres concurrents réunis, plus de diplômes que les deux réunis.  C’était lors de la création de Dakar 6. Les jeunes ont donc de la chance.’’

Aïssatou Dior Diagne : « Le pouvoir de destitution appartient à l’autorité publique »

Les notaires ont également été interpellés sur le projet de décret en gestation au ministère de la Justice, ainsi que la création de 32 nouvelles charges. ‘’Les aspirants notaires sont très forts. Ils accèdent à des choses dont nous n’avons pas accès. Nous ne sommes pas consultés sur la création de 32 charges. Même chose pour le projet de décret. Comme nous ne sommes pas consultés, nous ne pouvons en parler’’, répond Mme Badiane. Me Senghor de renchérir : ‘’Il y a une réflexion Uemoa ; il est anticipé de parler de décret dans un tel contexte. Le Sénégal doit en tenir compte. D’autant plus que nos ambitions de développement passent par une intégration régionale.’’

Par ailleurs, les notaires se sont entièrement désolidarisés des actes d’Aïssatou Dior Diagne. Aux journalistes qui relevaient l’impunité dont bénéficie cette dernière, vu le nombre important de ses condamnations, la présidente réplique : ‘’Nous sommes 51 notaires. Vous ne nous parlez que d’un seul problème. Dans le cas d’Aïssatou Dior Diagne, il y a eu des mesures disciplinaires. Mais nous avons des limites. Le pouvoir de destitution ne nous incombe pas. Nous avons bien joué notre rôle. Dans certains pays, la chambre peut destituer. Nous, on n’a pas ce pouvoir. C’est à l’autorité qu’il revient de le faire. Nous compatissons. Parce qu’il y va de l’image de la profession. Nous ne protégeons pas ceux parmi nous qui seraient indélicats. Il n’y a pas d’impunité. Je vous rassure. »MOR AMAR

Vers une diminution du cumul pluviométrique et des pertes de rendements agricoles

http://www.rewmi.com Le Projet d’Appui scientifique aux Processus de Plans nationaux d’Adaptation (PAS-PNA) a tenu l’atelier final des études de vulnérabilité. L’objectif dudit projet est de renforcer le cadre de gouvernance et intégrer l’adaptation dans les processus de planification du développement et de fournir un appui scientifique au processus des Plans nationaux d’adaptation. Les études ont révélé une diminution du cumul pluviométrique et des pertes de rendements agricoles.

 Les études de vulnérabilité réalisées dans le cadre du Projet d’Appui scientifique aux Processus de Plans nationaux d’Adaptation (PAS-PNA), ont mis en exergue une diminution du cumul pluviométrique et de longueur de la saison des pluies, ainsi qu’un retard sur le début de la saison des pluies, des pertes de rendements agricoles allant jusqu’à au moins 27% à l’horizon 2050, une rareté de la ressource en eau douce, une aggravation de l’érosion côtière et une augmentation des risques d’inondation marine. Selon la représentante de Climate analytics, Dr Darah D’haen, ce projet vise à renforcer le cadre de gouvernance et intégrer l’adaptation dans les processus de planification du développement, fournir un appui scientifique au processus des Plans nationaux d’adaptation, faciliter l’accès des pays cibles aux fonds climat, et mettre ses acquis à la disposition de tous les PNA de l’Afrique subsaharienne ; à travers une plateforme créée à cet effet. « Il s’agit d’accompagner les structures scientifiques nationales dans la réalisation de trois études de vulnérabilité, soit une étude pour chaque secteur identifié, à savoir l’agriculture, les ressources en eau et les zones côtières », dit-elle.

D’après le Secrétaire général du Ministère de l’Environnement et du Développement durable, Lamine Guissé, les changements climatiques constituent une menace non seulement pour nos écosystèmes, mais aussi pour les conditions de vie de nos populations. «Il est indispensable d’en comprendre les mécanismes et les impacts afin d’apporter les réponses qui conviennent. C’est pourquoi nous devons anticiper l’ensemble des risques et changements possibles à toutes les échelles et proposer des options d’adaptation réalistes, efficaces et durables. Ce qui ne peut se faire sans la maitrise de connaissances scientifiques solides qui puissent éclairer le processus PNA », dit-il. A l’en croire, la production de données scientifiques fiables est une nécessité qu’on ne peut ignorer pour que les gouvernements et les collectivités locales puissent développer des projets d’adaptation éligibles aux mécanismes de financements internationaux dédiés au climat. « Il est impératif que la vulnérabilité aux changements climatiques soit scientifiquement démontrée et que les réponses fournies en termes d’adaptation répondent aux problèmes posés par les impacts des changements climatiques », soutient-il. Et de renchérir: « le projet d’appui scientifique  aux processus de Plans nationaux d’adaptation (PAS-PNA) ayant compris les enjeux relatifs à l’acquisition de données scientifiques pour une meilleure adaptation aux changements climatiques, a réalisé trois études de vulnérabilité dans la région de Fatick pour les secteurs des ressources en eau, de l’agriculture et des zones côtières ».Ngoya NDIAYE

Vulnérabilité par rapport aux changements climatiques : Fatick zone très impactée

https://www.dakaractu.com Les études de vulnérabilité dans la zone de Fatick montrent un fort impact surtout sur les cultures céréalières, a indiqué le Dr Ndèye Yacine Badiane Ndour du Consortium agriculture projet Pas PNA. Elle a annoncé une réduction de 27% des rendements de céréales.

« La zone de Fatick est une zone de culture du mil et cela va impacter fortement les cultures de mil. Il y aura une raréfaction des surfaces cultivables dues à à l’augmentation de la salinisation des terres. La salinisation des eaux fait que même si on voulait mettre des stratégies d’irrigation de complément, ce sera difficile puisque la qualité de l’eau ne le permettra pas. Ce sera donc une zone vulnérable sur le plan agricole, avec une réduction des rendements et la perte de certaines spéculations qui ne pourront plus être cultivées dans la zone », a-t-elle dit. Elle se prononçait en marge de l’atelier final des études de vulnérabilité dans la zone de Fatick.

« On a proposé pour les résultats des solutions d’adaptation qui pourront se faire à court, moyen et long terme. Vous verrez que ce sont des résultats qui sont projetés pour l’horizon 2050. Mais dès l’horizon 2035 on voit qu’il y aura des baisses de rendement liées à deux facteurs. Une diminution de la pluviométrie, une plus forte variabilité avec un décalage de la saison des pluies et un raccourcissement de la saison. Ce qui fait que certaines cultures ne pourront pas boucler leur cycle. Dans le long terme il faudra vraiment avoir des options d’adaptation dans la zone, si on veut continuer à faire de l’agriculture à Fatick »  a-t-elle aussi dit.

Fatick est aussi une zone vulnérable en ressources en eau avec un grand déficit de renouvellement de la nappe. « Les volumes de précipitation ont diminué et cela a un impact sur la diminution de la recharge de la nappe », a expliqué le Pr Serigne Faye, Coordinateur volet ressources en eau du projet PAS PNA

«   Il y a quand même des options d’adaptation qui ont été définies et elles sont de grandeur nature. Puisqu’étant une zone très vulnérable, il faudra envisager de grands transferts par rapport à ces zones », a-t-il aussi dit.

Plaidoyer pour un nouveau programme du CILSS en énergies domestiques

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Les participants à la rencontre sous régionale d’échanges sur les énergies domestiques et renouvelables (EDR) dans l’espace Sahel, tenue du 29 au 31 janvier 2019 à Dakar, ont plaidé pour un nouveau programme des énergies domestiques et renouvelables dans l’espace du Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS).

Il y a une « nécessité de prendre les mesures idoines pour la mise en œuvre d’un nouveau Programme en énergies domestiques et renouvelables (EDR) prenant en compte les acquis du Programme Régional de Promotion des Energies Domestiques et Alternatives au Sahel (PREDAS) et couvrant les (13) pays du CILSS », estiment les participants à cette rencontre dans leurs recommandations dont APA a obtenu copie.

Ils recommandent également de mettre un accent particulier sur les énergies domestiques dans les documents des politiques énergétiques et veiller à leur appropriation par les acteurs et à trouver un mécanisme pour fédérer les approches au sein du CILSS, de la CEDEAO et de l’UEMOA.

« Il faut veiller à la fiabilité des donnés dans le domaine des énergies en actualisant les inventaires forestiers et les schémas Directeurs d’approvisionnement des villes ; adapter les normes aux contextes nationaux ; faire un plaidoyer pour la mobilisation des financements conséquents et promouvoir l’entreprenariat, la création d’emploi ; et favoriser l’émergence d’un secteur prive fort dans le domaine des énergies renouvelables par la mise en place d’un cadre institutionnel approprié », note le document.

Entre autres recommandations, l’atelier de Dakar préconise également la mise en place une fiscalité favorisant l’importation des équipements non produits localement et assurer le contrôle qualité et la créer un espace d’échange périodique entre tous les acteurs des énergies domestiques et renouvelables (EDR).

Pour Dr Djimé Adoum, secrétaire exécutif du CILLS, la rencontre de Dakar a permis à la soixantaine de participants de prendre connaissance et d’examiner les expériences en cours dans les différents pays du CILSS en matière de mise en œuvre de projets et programmes dans le domaine des énergies domestiques et renouvelables.

« Les participants ont aussi pris connaissance de la situation en matière d’énergies domestiques et renouvelables dans les quatre nouveaux pays ayant intégrés l’institution entre 2012 et 2013(Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée et Togo) », a indiqué Dr Adoum.CP/te/APA

Lieutenant-colonel Babacar Dione,inspecteur régional des eaux et forêts de Kolda : «L’exploitation du bois est toujours suspendue, seul le charbon…»

https://www.dakaractu.com/ « L’exploitation du bois est toujours suspendue, c’est seulement l’exploitation du charbon de bois qui est autorisée » selon Babacar Dione, inspecteur régional des eaux et de forêts.

 Cette déclaration a été faite le mercredi 30 janvier, en marge de la journée de partage sur l’arrêté portant sur l’organisation de l’exploitation forestière.

À en croire ce dernier, « nous nous sommes réunis pour partager avec les acteurs l’arrêté signé ce mois de janvier. Dans le cadre de l’exploitation du charbon de bois, nous avons 11 massifs forestiers aménagés  pour l’exploitation, répartis entre les producteurs locaux, les groupements d’intérêt économique (gie) affiliés à l’union nationale des exploitants forestiers du Sénégal (unfefs).»

«  Et ce cadre, nous a permis  de discuter sur le renouvellement des permis de quotité mais aussi de nous appesantir sur le code forestier qui nous concerne tous », selon M. Dione.

D’après Ousmane Ndiaye,  exploitant-menuisier venu de Vélingara, « ce décret va permettre non seulement de dissuader  les délinquants avec des mesures coercitives, mais aussi d’encourager les exploitants à plus  de persévérance et de rigueur dans la gestion de la forêt. À cet effet, on nous incite à plus de rigueur dans l’exécution correcte des quotas alloués. Nous demandons à ce qu’on nous aide dans la commercialisation des produits », constate-t-il.

L’inspecteur régional des eaux et forêts de préciser : « l’interdiction de l’exploitation du bois est de rigueur depuis l’année passée, cependant, j’invite les menuisiers à s’organiser en groupements pour venir  acheter les saisies de bois pour éviter d’être dans la clandestinité. Je rappelle par ailleurs que le département de Médina Yoro Foula a versé 134 millions de recettes de contentieux », conclut-il.

LA LETTRE DE POLITIQUE SECTORIELLE DU MINISTÈRE DE LA CULTURE VALIDÉE

Dakar, 31 jan (APS) – Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a procédé jeudi à la validation de la Lettre de politique sectorielle de développement fixant les grands axes de son département durant les quatre prochaines années. 

Le document qui repose sur 3 axes est fait de façon « inclusive » et « participative », avec le concours du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et du Bureau organisation et méthode (BOM), a expliqué M. Coulibaly au cours d’un atelier.

Il s’agit, a-t-il souligné, de « la valorisation du patrimoine culturel, matériel et immatériel et la considération d’un certain nombre d’éléments de patrimoine n’ayant pas été suffisamment pris en compte comme celui du patrimoine subaquatique ».

« Il fallait également repenser la politique en fonction de l’importance que le chef de l’Etat veut donner aux industries culturelles et créatives et à l’importance accordée au cinéma », a ajouté le ministre.

Selon lui, le dernier axe consiste « au développement institutionnel et organisationnel du secteur pour l’adapter aux réalités et la programmation de construction d’infrastructures culturels notamment dans les régions avec les complexes culturels régionaux ».

« Cette Lettre de politique sectorielle de développement de la culture a été réajustée et les incohérences corrigées en considération des évolutions notables du secteur de la culture suite au remaniement de septembre 2017 séparant la Culture et la Communication », a-t-il dit.

Abdou Latif Coulibaly qui a par ailleurs invité « à refonder le rapport entre économie et culture », en tenant compte des réalités du secteur, a plaidé « pour une meilleure compréhension des enjeux de la culture ».

Mayacine Camara, directeur général de la planification et des politiques économiques du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a relevé les satisfactions notées dans le dernier rapport de la Revue annuelle conjointe.

« Grâce au financement du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuel (FOPICA) en 2017 plusieurs films ont été réalisés. (…). Les droits perçus par la SODAV ont connus une hausse de 103 millions de francs CFA par rapport à 2016 pour s’établir à 619 millions de FCFA », souligne M. Camara.

« Malgré cette évolution constante depuis 2015, la cible de 732 millions de nos francs n’est pas encore atteinte par la SODAV à cause de la non-effectivité de la rémunération équitable », a-t-il fait remarquer.

Le directeur général de la planification préconise des efforts pour « faciliter l’accès des opérateurs culturels au financement en atténuant les lourdeurs administratives ».

 Des réalisations de projets structurants sont attendues, notamment la Bibliothèque nationale du Sénégal pour un coût prévisionnel de7 456 890 000FCFA, la Maison des archives nationales de 8.416.957.500 FCFA et l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture de 4.232.073.287FCFA.

Le Conseiller en organisation au Bureau organisation et méthode (BOM), Babacar Diakhaté, a pour sa part, invité à « accorder une attention particulière au pilotage stratégique, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation ».FKS/ASB/OID

Les éleveurs veulent prendre les armes

http://www.emedia.sn La tension est vive à la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau où des bandes de voleurs bien organisées et armées écument les troupeaux. Selon EnQuête, dans la commune de Niagha, région de Sédhiou, les éleveurs veulent prendre les armes pour protéger leurs biens. Selon le journal, au cours de ces deux dernières années, 201 bœufs et 102 petits ruminants ont été volés sous le regard impuissant de leurs propriétaires. Les voleurs sévissent le long de la frontière avec la Guinée-Bissau. Pour éviter l’irréparable entre le Sénégal et la Guinée Bissau, le maire de la commune de Niagha, Yoro Mballo invite les autorités compétentes des deux pays à trouver une solution à ce fléau.

LA CHAMBRE D’ACCUSATION ORDONNE LA RESTITUTION DE TOUS LES SCELLÉS

http://www.emedia.sn La Chambre d’accusation a ordonné, ce jeudi 31 janvier 2019, la restitution de tous les scellés effectués à la suite de l’arrestation d’Aziz Ndiaye et de son directeur commercial. Une décision qui, selon Libération, annonce un non-lieu de plus en en plus évident. Dans cette affaire, rappelle Le Quotidien, tout avait commencé le 9 juillet 2018 lorsque la Section de recherches a reçu un renseignement faisant état de la présence d’individus dans un entrepôt sis à la Foire en train de substituer des bouteilles d’huile les unes sur les autres. Les investigations menées ont révélé que l’entrepôt et son contenu sont la propriété du promoteur de lutte. Entendu comme mis en présumé, ce dernier a nié toute implication dans la substitution des bouteilles. Selon lui, il a été mis au courant des agissements de ses employés quand il a été interpellé sur la question par les gendarmes.

44eme édition de la ziarra annuelle de Saré Mamady de Kolda : Chérif leheib Aïdara khalife général de la famille chérifienne : « Les familles religieuses sont des relais pour la stabilité sociale et nous demandons des élections calmes… »

« Les familles religieuses sont des relais sociaux pour la stabilité et la paix. Et nous demandons qu’il y ait des élections paisibles », voici les propos du khalife lors d’un point de presse organisé en marge de leur ziarra prévue les 1er et 2 février.

À cette occasion, il avance : « nous formulerons des prières à l’endroit de l’élection présidentielle à venir pour qu’il y ait une paix des cœurs et des esprits. Et nous ferons des recommandations à l’endroit des acteurs politiques pour qu’ils n’oublient pas que le pouvoir est donné par Dieu. »

Dans cette lancée, il précise : « nous leur demanderons de battre une campagne civilisée afin de préserver ce patrimoine qui nous est commun à savoir notre Sénégal. En ce sens, dans le cadre de la collaboration avec les services de l’État, nous remercions le président de la République et l’ensemble des membres de son gouvernement… Cette année, le coran sera lu 313 fois et dix mille fois la sourate Yacine en plus d’autres wirds. Nous aurons trois conférences dont la première portera sur la vie et l’œuvre du prophète (Psl), la seconde  sur l’islam religion de paix, de solidarité et de développement et la dernière sur l’éducation dans son sens le plus large », avant de préciser : « après Médina Gounass la ziarra de la cité chérifienne de Saré Mamady est l’une des plus grandes car elle regroupe toute la sous-région (Gambie, Guinée Bissau, Guinée Conakry… »

Ouverture du viaduc de la Vdn,ce vendredi

iGFM – (Dakar) – Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne préside, ce vendredi à partir de 16h, la cérémonie d’ouverture du Viaduc de Diamalaye de la VDN.

La cérémonie qui se déroulera à l’entrée du Viaduc, en face du complexe culturel Yengoulène sera couplée au lancement du projet d’amélioration de la fluidité par la construction de 18 auto-ponts, renseigne l’Ageroute.

Après «weur ndombo» en 2012,Youssou Ndour lance l’opération «Xaal Yoon»* pour Macky

IGFM-C’était en septembre déjà, Youssou Ndour avait fait le pari de la loyauté envers Macky Sall, appelant tous les responsables de son mouvement « Fekke Maci Bolé » de toutes les localités du Sénégal et de la diaspora à se rendre massivement, auprès des collecteurs de la coalition afin de parrainer le Président Macky Sall. L’opération fut un succès.

Puis, des «infox» distillés commençaient à « refroidir » ses relations avec le chef de l’Etat. Pour couper court aux rumeurs, Youssou Ndour sort un communiqué pour réitérer son «ancrage à la majorité présidentielle».

Aujourd’hui, il balise la voie au candidat Macky Sall à travers l’opération « Xaal Yoon » pour frayer le chemin du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor au Président Sall, enlevant tous les obstacles et embûches qui peuvent se dresser sur son passage. Et quand Youssou Ndour se lance, il sera difficile après d’arrêter la machine. Demandez à Abdoulaye Wade. En 2012, l’opération « Weeur Ndomb » qu’il avait lancé avait fait mouche.«Xaal Yoon»*: baliser la voie

Couverture médiatique élection : Le ministre de l’Intérieur ne subventionnera pas la presse privée,mais veillera à la sécurité des journalistes

http://www.dakarmatin.com Le Ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a reçu ce jeudi 31 janvier 2019, une délégation du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (Synpics). Les discussions entre l’équipe dirigée par le Secrétaire général Bamba Kassé et l’autorité ont porté sur la sécurité des journalistes durant le processus électoral, leur identification, la subvention de la presse privée et la mise en place d’un Observatoire pour monitorer le travail des médias.
En ce qui concerne le premier point, « le ministre, après avoir pris note a pris l’engagement de communiquer des instructions aux forces de défense et de sécurité, pour qu’ils accordent une attention particulière à la sécurité des journalistes pour le reste du processus électoral »
Sur le deuxième point, Aly Ngouille Ndiaye « a demandé à ce que l’identification des journalistes soit assurée par tout moyen plus que d’habitude. En sus des moyens habituels d’identification, il a marqué son accord pour la confection de gilets homologués comme tels »
Cependant, s’agissant de la requête portant sur la mise à disposition de fonds de campagne aux médias privés, comme c’est le cas avec les médias publics, « au motif que particulièrement durant cette période toute la presse poursuit une mission de service public, le Ministre, même s’il est d’accord sur le principe, a informé ne pas avoir de budget pour se faire. Il a dit prendre bonne note ».
Le dernier point concernait la mise en place d’un Observatoire en charge du monitoring du travail des journalistes durant le processus électoral et de répertorier toute violation au libre exercice de la liberté de presse. Le ministre a assuré qu’il mettra à contribution la Direction de la formation et de la Communication du ministère.
A noter que le Synpics procédera à la confection et à la distribution de gilets d’identification ‘’presse’’ dans les meilleurs délais. Les gilets préalablement détenus par les journalistes pour les dernières élections peuvent être usités. Un numéro d’alerte sera communiqué pour signaler tout incident impliquant un journaliste durant le reste du processus électoral

Patte D’Oie : Macky impose un khalifiste,le malaise s’installe

Seneweb.com |Les responsables de Benno bokk yakaar de la Patte d’Oie ont tenu, ce mercredi, une réunion au siège de la coalition à Grand-Dakar.

À la sortie de la rencontre, Zahra Iyane Thiam et le député Badara Diouf, se présentant en émissaire du chef de l’État, ont désigné le maire de la localité, Banda Diop, coordonnateur communal de la coalition Benno pour la prochaine présidentielle.

Une décision qui a provoqué un malaise profond dans les rangs de la mouvance présidentielle. Les détracteurs de Banda Diop lui opposent son passé de Khalifiste, qui ne leur laisser aucun quartier du temps de la splendeur du maire de Dakar.

Si quelqu’un comme le député Thérèse Seck Paye a approuvé cette décision, d’autres comme le président du comité de santé de Nabil Choucair, Diène Farba Sarr, ont montré leur désaccord. N’écartant pas de combattre le maire de la Patte d’Oie.Pape GUEYE DIOP 

Campagne électorale : Idy démarre dans son fief

Seneweb.com | Le président de Rewmi et candidat de la coalition ‘’Idy 2019’’, Idrissa Seck va démarrer sa campagne à Thiès, sa ville natale et base politique, le dimanche 3 février. Alors que les leaders de Benno Bokk Yakaar, Macky Sall et de la coalition ‘’Madické 2019’’, Madické Niang ont choisi Mbacké et la citée religieuse de Touba pour leur entrée en matière, Idrissa Seck a préféré la cité du rail. Une ville à fort enjeu électoral que l’ancien Premier ministre a toujours gagnéOusmane Dicko 

Présidentielle 2019 : Idy dévoile son équipe de campagne

SenewebNews-RP Après Macky Sall, c’est au tour d’Idrissa Seck de dévoiler son directoire de campagne. Selon L’As, le président de Rewmi se rend aujourd’hui à Touba pour le présenter, en vue de la présidentielle, au Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Conduite par le leader de la coalition Idy 2019, la délégation de Touba comprendra Malick Gakou, Moustapha Guirassy, Amsatou Sow Sidibé, Cheikh Alassane Sène, Bougane Guèye Dany et Cheikh Bamba Dièye. Toutefois, l’organigramme de l’équipe de campagne n’a pas été dévoilé.

Idrissa Seck, le dernier des « Mohicans »

Seneweb.com Le leader du parti Rewmi, Idrissa Seck est le seul candidat de l’opposition retenu par le Conseil constitutionnel pour les échéances de 2019 à avoir déjà participé à une élection présidentielle.

L’homme peut, à première vue, ne pas payer de mine. Mais, détrompez-vous ! Car, on ne le surnomme pas « Ndamal Kajoor » pour rien. Haut comme trois pommes, trapu, il hausse rarement la voix. Sa pensée fascine. Ses paroles excitent les foules. Ses faits et gestes suscitent moult réactions.

Réputé fin stratège

La dernière fois qu’il a fait parler de lui ? C’était le 21 janvier dernier, au siège du parti Bokk Gis Gis de Pape Diop, lors du point de presse du C25. La salle était trop étroite pour contenir les leaders de l’opposition. De vives discussions s’en sont suivies pour occuper une place au premier rang. Le président de Rewmi, qui était pourtant le seul candidat présent retenu pour la présidentielle par le Conseil constitutionnel, cède sa place au porte-parole du jour, pour se mettre derrière. Un acte de grandeur qui lui a valu une « standing ovation » de la part des militants présents. Yankhoba Diattara, le chargé de la vie politique de Rewmi, explique l’attitude de son président : « C’est quelqu’un qui met l’être humain au cœur de son action. Il nous dit toujours que l’engagement d’un leader, c’est être au service de sa communauté ». Geste naturel ou stratégie de communication ? En tout cas, l’ancien Premier ministre de Wade est réputé être un fin stratège. Son vécu et son expérience font de lui le principal challenger de Macky Sall à la présidentielle. En effet, Idrissa Seck est le seul, parmi les candidats de l’opposition retenus par le Conseil constitutionnel pour le scrutin du 24 février, à avoir déjà pris part à une présidentielle. Avec Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste (Ps), Moustapha Niasse de l’Alliance des forces de progrès (Afp), Cheikh Bamba Dièye du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubël (Fsd/Bj), entre autres, il s’était opposé à Wade en 2007 et 2012.

« Devenir ministre ou Président »

Aujourd’hui, si certains qui ont une expérience en matière d’élection sont recalés par le parrainage, d’autres n’ont pas présenté leur candidature ou ont préféré se ranger derrière Macky Sall de l’Alliance pour la République (Apr) et de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby).

Militant de la première heure du Parti démocratique sénégalais (Pds), le jeune Idrissa Seck a rejoint cette formation politique en 1974, à l’âge de 15 ans. C’est le début d’une riche carrière pour ce natif, le 9 août 1959, de la Cité du rail.

Ramatoulaye Ndiaye, dite « Mère Rama », militante de Rewmi à Liberté 2, a connu Idy très jeune. Elle rappelle l’enfance de l’ancien maire de Thiès. « Il est un neveu à mon époux, mais nos relations ont débuté quand il est venu à Dakar, après son Bfem, chez mon mari Abdoulaye Dieng. Déjà, il disait, à l’époque, au chauffeur de le faire descendre près des marches de l’escalier, parce qu’il allait devenir ministre ou Président. Il n’avait d’autre occupation que les études et s’est préparé aux postes de responsabilités », se souvient-elle.

De la base au sommet, il gravit les échelons au Pds et se voit confier le poste de directeur de campagne du candidat Abdoulaye Wade, lors de l’élection de 1988. Abdou Diouf sort vainqueur de cette élection, au premier tour. Mais, les résultats sont contestés. Idy et d’autres membres de l’opposition sont arrêtés et envoyés en prison. En mars 1995, il entre dans le gouvernement de majorité présidentielle élargie en qualité de ministre du Commerce et de l’Industrie. Il quitte le gouvernement en 1998. En 2000, il initie la « Marche bleue » qui mène son candidat, Me Abdoulaye Wade, le 19 mars au palais.

Victime de son « orgueil » ?

D’abord directeur de cabinet du Président Wade, dont il se définissait alors comme le jardinier des rêves, il migra, pour le paraphraser, vers la station primatoriale en 2002. « Il connaît ma pensée. Je n’ai pas besoin de fournir de grandes explications pour qu’il comprenne ce que je veux dire. Je lui fais confiance, c’est mon fils », disait de lui l’ancien chef de l’État.

Mais, les relations entre Idy et son mentor finissent par se dégrader. Le « fils d’emprunt » est accusé, au nom d’une dualité réelle ou supposée, de vouloir écarter « le père ». L’ancien maire de Thiès est limogé le 21 avril 2004 et remplacé par un certain Macky Sall.

À ce propos, certains analystes persistent à croire qu’il est victime de « son caractère orgueilleux ». Ce que réfute Yankhoba Diattara. Et de botter en touche : « C’est son niveau d’instruction, son éducation, son parcours et les enseignements religieux qui sont à l’origine de tout cela. Il a un parcours qui pourrait, en principe, lui permettre d’asseoir un projet politique pas difficile à comprendre ».

Son vice-président au Conseil départemental de Thiès de souligner : « Le patriotisme et l’engagement d’Idrissa Seck pour le pays sont sans limites. Nous sommes convaincus qu’il présente le meilleur profil pour gérer ce pays ».

Ancien garde du corps du candidat de la coalition Idy 2019, Vieux Sandjiry Diop abonde dans le même sens. « Quand je l’ai rencontré, on a échangé et je lui ai fait une proposition. Une chose m’a frappé lors de cette entrevue : il m’a fait savoir qu’il fallait d’abord qu’il s’en ouvrît à Me Wade. Ce qu’il fit. Pour dire qu’il est quelqu’un de responsable et qui a du respect pour l’autorité », disait-il.

« Bakka et Makka »

Considéré comme le leader de l’opposition, il y a quelque temps, Idrissa Seck multipliait les attaques incendiaires contre Macky Sall. De spectaculaires sorties médiatiques qui ont fini par se retourner contre lui, notamment avec l’affaire dite « Makka et Bakka ». S’ensuivit une réprobation quasi-générale. À tel point que certains « extrémistes » remettaient même en cause sa foi musulmane.

Une conclusion, à la limite hâtive, que Thierno Bocoum balaie d’un revers de la main. « C’est quelqu’un qui aime le Coran, respecte les préceptes de l’Islam et adore le Prophète Mouhamed (Psl). C’est un témoignage d’un musulman envers un autre musulman », disait son ex-collaborateur qui venait, pourtant, de quitter le parti Rewmi.

Des qualités que lui reconnaissent, dans un entretien avec Seneweb, son ancien garde du corps. « Idrissa Seck nous renvoie toujours au Coran. Nous avons passé 13 ans ensemble. Il vit et croit foncièrement au Coran qu’il cite dans ses discours. La dernière fois qu’on était en Allemagne, je le cherchais à un moment donné, mais je l’ai trouvé, retranché dans un coin, en train de prier », témoigne Vieux Sandjiry Diop. Ousmane DICKO

Ziguinchor, le Pds n’a pas attendu la consigne du pape du Sopi et rejoint la coalition Sonko président

Conscients qu’un boycott serait dérouler un tapis rouge à Macky Sall, les responsables du Pds du département de Ziguinchor ont déposé leurs baluchons dans la coalition Sonko président. Ainsi, le Pds de Ziguinchor n’a pas attendu la consigne du pape du Sopi pour rejoindre Ousmane Sonko…

Boubacar Camara soutient Sonko (Officiel)

https://www.dakaractu.com Sur proposition du Bureau politique, le Directoire élargi du Mouvement JENGU Ngir Jëriñ SENEGAAL s’est réuni le jeudi 31 janvier 2019 à 17h au siège de l’organisation à l’effet d’examiner les deux points suivants : choix d’un candidat à l’élection présidentielle de février 2019 et participation de JENGU à la coalition FIPPU.
« Abordant le premier point de l’ordre du jour, le Directoire a invité tous les participants à exprimer leurs choix et arguments. A l’issue de ce débat, le Directoire a décidé de soutenir la candidature de M. Ousmane SONKO à l’élection présidentielle du 24 février 2019 », informe le communiqué parvenu à Dakaractu ce 31 janvier.
« Le Directoire demande à tous les membres et sympathisants du Mouvement JENGU NGIR JËRIN SENEGAAL de ne ménager aucun effort pour la victoire éclatante du candidat Ousmane SONKO », exhorte le texte.
« Le président Boubacar CAMARA lance un appel pour une mobilisation sans faille pour cette élection cruciale pour la démocratie, la défense de l’État de droit et le redressement économique du Sénégal contre Macky SALL », poursuit-on.
« Abordant les relations avec la Coalition FIPPU Alternative Citoyenne dont le Mouvement JENGU est membre et dont M. Boubacar CAMARA a été désigné candidat à l’élection présidentielle, le Directoire a demandé la mise en en œuvre de la décision du 5 janvier 2019 de suspendre les activités du Mouvement JENGU dans la coalition FIPPU Alternative citoyenne », explique le communiqué.
Pour finir, le Directoire a décidé de surseoir à l’évaluation de sa participation à cette expérience jusqu’à nouvel ordre.

Conséquences de son soutien à Sonko : Atepa lâché par son directeur de cabinet,Baye Niasse vote Macky

https://www.dakaractu.com Pierre Atepa Goudiaby subit les contrecoups néfastes du soutien apporté à Ousmane Sonko. Son directeur de cabinet Serigne Ibrahima Niasse dit Baye Niasse, qu’il avait mandaté pour présider la cérémonie de remise des clefs de la permanence au leader de Pastef, a été reçu ce jeudi par le Premier ministre. C’était en présence du député Abdou Mbow. Ainsi, Baye Niasse a décidé, avec tous ses mouvements, de travailler à la réélection du Président Macky Sall, dès le premier tour. Un coup dur pour l’architecte qui est ainsi lâché par un élément-clé de son dispositif.

Me Madické Niang : «Je ne serais jamais derrière Macky Sall! »

https://www.dakaractu.com/ « Je ne suis pas un candidat de Macky Sall et les sénégalais auront l’occasion de juger eux mêmes. Si je dois faire face à Macky c’est parce que Dieu l’aura décidé et si c’est un autre candidat qui doit faire face à Macky et bien je serais du côté de l’opposition. Alors que ceux qui pensent que je suis un candidat qui va soutenir Macky Sall se détrompent, cela ne va jamais arriver. Mon ambition est de le pousser vers la sortie pour occuper le fauteuil présidentiel… »

«J’ai toujours appartenu à BBY, mais Macky a fait trop d’erreurs»

iGFM-(Dakar) En conférence de presse, cet après-midi, à Dakar,  Me El Hadji Diouf, a réaffirmé son appartenance au camp présidentiel, à trois jours du démarrage de la campagne électorale.

« J’ai toujours appartenu à la coalition Benno Bokk Yakaar. Je fais partie du camp des vainqueurs », a-t-il déclaré. « Les transhumants sont venus pour chercher des postes. Que personne ne me met du camp des transhumants », a précisé l’avocat visiblement très agité face aux journalistes.

« Je dois critiquer Macky Sall »

Me Diouf a par ailleurs relevé des manquements du côté du chef l’Etat, Macky Sall. « Ce n’est  pas parce que je suis membre de Benno Bokk Yakaar que je ne critique pas Macky. Le président Macky (Sall) a fait trop d’erreurs, a-t-il noté.

C’est donc clair, Me El Hadji Diouf va soutenir Macky Sall, le candidat de Benno Bokk Yakaar pour la présidentielle du 24 février prochain.

Affaire des 94 milliards-Me El Hadj Diouf charge Sonko : « C’est un homme incohérent. Il ne mérite pas d’être à la tête du pays »

https://www.dakaractu.com Face à la presse cet après-midi, le leader du PTP a donné son avis sur la question des 94 milliards. L’avocat pense que « Sonko est un manipulateur. Il joue avec la conscience des sénégalais », poursuit celui qui se réclame l’avocat du peupl

Mimi Touré:«L’argent n’est pas un facteur de victoire»

IGFM-Certaines informations font état d’un budget de 3 milliards de FCfa mobilisés pour la campagne électorale par la coalition Benno Bokk Yaakar. Interrogée sur les fonds de campagne pour l’élection présidentielle que le candidat Macky Sall compte — ou ne compte pas — débloquer, Mme Mimi touré se veut claire et nette. Sans ambages et avec beaucoup de franchise, elle confie : «Je ne m’occupe pas de cette partie-là, dit-elle dans le journal Le Temoin, l’argent sorti massivement ou de façon outrageuse ne fait pas d’élections. Mieux, l’argent n’est pas un facteur de victoire. D’ailleurs, le président Macky Sall a très bien compris cela. Surtout qu’il sait qu’il n’y a pas d’argent extraordinaire avec les ressources qui sont là. il s’agit plutôt d’aller voir les Sénégalais, leur expliquer ce que le président veut faire. et, surtout, de rendre visibles ses réalisations. en clair, il faut convaincre les électeurs. Evidemment, il faut un minimum de moyens pour le faire, mais il n’y aura pas d’argent à flot contrairement à ce que les gens veulent ! et ce n’est pas l’approche du président Macky Sall. Car il a clairement dit que «ce n’est pas une campagne basée sur de l’argent. C’est plutôt une campagne de proximité, d’information et d’explication sur les ambitions pour un second mandat» a expliqué l’ancien Premier ministre Mimi Touré.

La famille de Mame Cheikh Ibrahima Fall avertit la classe politique

Seneweb.com | Depuis quelques jours, la famille de Mame Cheikh Ibrahima Fall est très remontée contre l’utilisation des T-shirts avec l’effigie de leur guide dans les meetings politiques.

En ce sens, Serigne Moustapha Fall Ibn Serigne Modou Amineta Fall, ancien Khalife général des Baye Fall, a mis en garde la classe politique.

Selon lui, le guide religieux est une référence pour toute la nation  et que personne ne devrait saboter son image. «Nous mettons en garde la classe politique et interpellons les autorités à prendre leurs responsabilités. Nous ne laisserons plus personne jouer avec l’image de notre vénéré guide», a-t-il martelé.

En fait, il s’agit d’un mouvement de soutien au ministre de la Jeunesse dénommé les «Baye Fall de l’émergence», qui utilise l’image de Mame Cheikh Ibrahima Fall sur le terrain politique.Baye Ndongo Fall 

Présidentielle 2019 : La foire aux alliances

SenewebNews-RP Les 5 candidats à l’élection du 24 février prochain retenus par le Conseil constitutionnel (Macky Sall, Idrissa Seck, El Hadji Issa Sall, Ousmane Sonko et Me Madické Niang) ne dorment plus, depuis un certain temps, que d’un seul œil, préoccupés par la stratégie à dérouler pour mettre dans leur escarcelle le maximum de recalés à la présidentielle. Ces 25 victimes du parrainage font, aujourd’hui, l’objet de toutes les convoitises.

Pour ne s’y être pas du tout trompé, le journal Les Échos parle de «la folle course aux alliances». Là où Walf Quotidien a préféré utiliser le vocable évocateur de «la foire aux alliances». Pour sa part, le quotidien Enquête n’y va pas par quatre chemins et se contente simplement de «la course aux alliances». Bref, il s’agira, de ramasser du lourd ou de récolter de la paille.

Mais, au-delà de la sémantique, tous ces journaux s’accordent sur quelques constats : Idrissa Seck est en train de bâtir une très vaste coalition (Malick Gakou, Amsatou Sow Sidibé, Moustapha Guirassy, Pape Diop…), Macky Sall n’est pas en reste (Aissata Tall Sall…), Ousmane Sonko entend jouer crânement ses chances (Pierre Atépa Goudiaby, Boubacar Camara…) et les autres recalés rongent les freins et prolongent le suspense.

Si les consignes de vote, du moins officiellement, les plus attendues sont celles de Me Abdoulaye Wade et de Khalifa Sall, qui pourraient rouler pour Idrissa Seck, des soutiens sont notés ici et là en faveur des candidats. Si Me El Hadji Diouf a préféré jeter son dévolu sur Macky Sall, Lamine Massaly du Pds s’engage, lui, aux côtés de Me Madické Niang. Alors que 36 mouvements «karimistes» disent refléchir entre Idy, Madické et … Macky Sall.

AÏSSATA, LA FAUTE FATALE PAR ADAMA GAYE

Quand je t’ai aperçue à l’écran en mode faire-valoir, le visage gêné, tête presque basse, j’ai eu à la fois pitié et honte – Je me suis aussitôt demandé : que diable est-elle allée faire dans cette galère ?

Plus dure est donc la chute, la bronca de désapprobation quasi universelle ne cessant de monter. Quand je t’ai aperçue à l’écran, en mode faire-valoir, le visage gêné, tête presque basse, j’ai eu à la fois pitié et honte pour toi. Je me suis aussitôt demandé : que diable est-elle allée faire dans cette galère ? En avait-elle besoin ? Comment peut-elle justifier sur le tard un compagnonnage longtemps récusé et considéré comme immoral avec les pilleurs de la nation. Dire, comme certains, que la famille Omarienne a pesé dans un tel choix est risible. Qui n’a pas de liens avec des familles religieuses ? Trop facile de céder à leurs injonctions intéressées.

Non Aissata, c’est une bourde quelle que soit la présentation qui en est faite : tu la regretteras et elle scelle la fin de ta romance avec le peuple sénégalais qui, pourtant, t’aimait toutes ethnies et obédiences politiques confondues.

J’ai mal pour toi. Je te considère comme une amie. De longue date. Depuis les années 1990. Au décès de ta maman, il y a deux ans, je suis venu jusque chez toi présenter mes condoléances. J’y ai retrouvé tes sœurs, dont Rama Tall. J’ai revu ton père, ancien petit mais digne fonctionnaire, respecte de tous, du ministere de la Communication.

Sur place, j’étais fier de sentir que les conditions décentes dans lesquelles ils vivaient avaient à voir avec ta propre réussite, toi la fille partie de rien et devenue, à force de talent et travail, une figure connue et reconnue de tous dans ce pays.

Puis un an après, parlant au nom de ta nièce dont le mari, le doué guitariste Habib Faye, faisait l’objet d’une cérémonie funebre, quelle ne fut pas ma joie de t’entendre décliner des formules rassembleuses, témoignages de la densité des relations inter-ethniques dans le Sénégal.

Tu n’étais certes pas encore en passe d’être une Angela Merkel ou Teresa May du pays, les bons sentiments du peuple ne faisant pas forcément une arithmétique électorale gagnante. Cela tu le savais. Mais ce que tu devais surtout savoir, c’est que malgré tes défauts – qui n’en na pas ?-, tu étais une icône à qui aucune erreur n’est permise. Les yeux fermés, hélas, dans un moment d’abandon, tu as ratée le coche.

Je ne te dénies pas le choix libre en démocratie de porter ton soutien sur un candidat. Mais le faire pour celui qui incarne le neddokobanditisme, qui a pillé nos ressources en hydrocarbures avec son frère, qui a bradé notre souveraineté, qui a mis en taule ton…ami, Khalifa, qui a réuni autour de lui les pires espèces, brigands et nuls types (hommes et femmes), truands et transhumants, qui est le symbole du Mackyavelisme en morale et politique, il fallait vraiment le faire.

Alors désormais Aissata tu pourras dire, à la question : foo todj ?, tu répondras: Yakaar, l’espoir.

Les gamines sénégalaises, les femmes du pays, parmi les plus brillantes au sein de la population, tenaient en toi un exemple à suivre. Par ton choix aussi tortueux qu’un serpent, la plupart d’entre elles ne vont, ne peuvent plus te suivre dans cette course sur la voie de ta perte.

Je suis triste. Parce que je pense que tu mérites mieux dans notre pays. Imagine comment tu vas regarder les Sénégalais si, comme ce n’est pas impossible, ce régime est défait dans quelques semaines. Et même à supposer qu’il gagne, quelque promotion qui te serait offerte n’en vaudrait pas la peine: ce serait d’ailleurs celle de la compromission.

Aissata Tall Sall, je te prends comme une amie et sœur, et pour cela, en tenant compte, pour ma part, des leçons politiques de la vie, je devine combien ton malheur est grand. Tu le sais plus que quiconque : tu es passée à côté de l’histoire, qui sera impitoyable à ton égard. Car en faisant ce pas dans le vide, sans parachute, tu te retrouves avec une bande de losers honnis du pays entier.Quel gâchis. J’ai pitié. Je prie pour toi…

Me Ousmane Ngom : «Macky Sall est le meilleur des cinq candidats à la présidentielle»

https://www.dakaractu.com Un bilan élogieux et éloquent, un plan stratégique, voilà entre autres piliers sur lesquels s’appuie Me Ousmane Ngom pour voter Macky Sall à la présidentielle de 2019. Pour l’ancien ministre de l’intérieur, Macky Sall est le meilleur d’entre les cinq candidats retenus pour la présidentielle. Le leader de la plateforme Rebâtir ensemble le Sénégal compte ainsi appuyer le candidat Macky Sall pour le réélire au soir du 24 février. Il a fait cette déclaration cet après-midi face à la presse.

Kara officialise son soutien à Macky Sall : “Si Barké Serigne Touba…”

https://www.leral.net Une sortie du guide religieux qui risque de surprendre nombre d’internautes précise sunubuzz. En effet, Kara, après avoir fait ses “listikhar”, avait affirmé avoir vu la défaite de Macky Sall, a fait une sortie pour déclarer qu’il va tout faire pour apporter la victoire au candidat de l’Apr. Dans cette bande audio, Kara explique son choix et fait une demande solennelle à ses disciples.

Portrait-Présidentielle 2019 : Sonko, le patriote

iGFM-(Dakar) Monsieur Ousmane SONKO, Président du parti politique PASTEF-Les Patriotes (Patriotes du Sénégal pour l’Ethique, le Travail et la Fraternité), créé en janvier 2014, est né le 15 juillet 1974 à Thiès.

Il est actuellement député à l’Assemblée nationale sénégalaise et y représente la Coalition NDAWI ASKAN WI/ Alternance du Peuple à l’Assemblée Nationale, depuis juillet 2017. De parents originaires de la Casamance, du Baol et du Fouta, Monsieur Ousmane SONKO passe une partie de son enfance à Thiès où il fait sa scolarité, avant d’entamer un cursus universitaire à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, suite à l’obtention du Baccalauréat en 1993.

A l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) des sciences juridiques de cette université, il décroche un diplôme de spécialisation en droit publique.

Brillant étudiant, il sort major de sa promotion au concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) du Sénégal après une maîtrise en droit publique à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis en poche.

En 2001, il termine sa formation à l’ENA, section « Impôts et Domaines » et intègre l’administration par un premier poste au Centre des Services fiscaux de Pikine.

En 2003, il obtient un Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA), en Finances publiques et fiscalité, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Monsieur Ousmane SONKO débute sa carrière comme Inspecteur des Impôts et des Domaines.

Il a été Vérificateur fiscal et Chef de Brigade de vérification fiscale, chargé du secteur immobilier. En outre, il a exercé la fonction d’auditeur interne à la Direction du Contrôle Interne (DCI) de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID, chargé de la rédaction de la charte de déontologie de la DGID, lors de sa radiation par décret No 2016-1239 du Président Macky Sall pour « Manquement a l’obligation Discrétion professionnelle ».

Cet épisode largement relayé par la presse sénégalaise a permis de révéler Monsieur Ousmane SONKO au grand public.

Sur le plan syndical, Monsieur Ousmane SONKO a créé le Syndicat Autonome des Agents des Impôts et Domaines (SAID), après seulement trois ans passés dans l’Administration.

Il en est le premier Secrétaire Général d’avril 2005 à juin 2012.

De juin 2012 à août 2016, il est le Secrétaire Général honoraire de ce syndicat qui lui a permis de mener des luttes victorieuses, soldées par des résultats permettant d’améliorer considérablement les conditions de travail des agents de la DGID.

Sur le plan politique, Monsieur Ousmane SONKO incarne sans aucun doute le renouveau.

Bon nombre d’observateurs avertis le présentent comme le précurseur d’un nouveau type d’homme politique imprégné de valeurs comme l’intégrité, le courage et la détermination.

Maîtrisant parfaitement les sujets de politique, il prône la moralisation de la vie politique et la défense des intérêts supérieurs du Sénégal.

Sa probité reconnue par la plupart de ses anciens collègues, est confirmée par ce témoignage poignant de cet ancien Inspecteur des impôts à la retraite, Monsieur Ibrahima DIOP : « Quand il débarquait ici, j’étais à trois ans de la retraite. C’est une fierté pour l’administration sénégalaise : un homme bon, travailleur et qui croit foncièrement en Dieu ».

Son ancien professeur de la 6ème à la 3ème, Monsieur Daouda GUEYE, abonde dans le même sens :

« Je parle sous la casquette de l’enseignant qui a eu dans sa classe l’élève Ousmane Sonko. Je voudrais rassurer, pas seulement les Mbourois, mais chaque Sénégalais sur les convictions et les principes de Ousmane SONKO. Son attitude et sa posture ne datent pas d’aujourd’hui et ne sont guère liées à un contexte politique. Je l’ai connu ainsi, alors qu’il n’avait que 14 ans. Ceux qui l’ont eu dans leur classe peuvent en témoigner.

En tant qu’enseignant, ce que j’ai retenu de lui, c’est son aptitude à s’opposer à toute forme d’injustice, qu’elle vienne de l’enseignant ou de ses camarades.

Sa radiation de l’administration n’a pas été une surprise pour moi car il n’a jamais été insensible face à l’injustice, d’où qu’elle puisse émaner ».

Enfin, au plan sportif, Monsieur Ousmane SONKO est un pratiquant du football, du karaté, de la gymnastique et du basket.

Ses proches le présentent comme un homme pétri de talent en basket. Il aurait pu faire une brillante carrière dans ce domaine, mais la priorité accordée à ses études, finit par prendre le dessus.

Son humour et son esprit taquin est connu de ses proches et surtout de sa famille. Décrit comme un papa poule par sa famille, il est toujours peiné par la situation de la petite enfance et surtout des enfants de la rue. C’est dans ce registre qu’il a décidé faire un virement automatique du tiers de son salaire au bénéfice de la pouponnière de Kaolack.

Usage des véhicules de fonction ou de service par le candidat sortant, en temps de campagne électorale:Ça a empiré sous Macky

https://actusen.sn Certes, elle était de mise sous les défunts régimes d’Abdou Diouf et d’Abdoulaye Wade. Mais, l’utilisation des véhicules de fonction ou de service en temps de campagne a empiré sous le Magistère du président Macky Sall. SourceA qui parle ainsi estime que tout laisse croire que la Présidentielle du 24 février prochain n’en fera pas exception.

Au motif que rien n’a changé dans l’utilisation et les conditions dans lesquelles des indemnités compensatrices peuvent être allouées à certains utilisateurs des véhicules du Parc automobile de l’Etat sont régis par le décret N° 80-780 du 28 juillet 1980.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 01/02/2019

Boubacar Camara de Jengu choisit le candidat Sonko
Le président de Pastef a un soutien de plus pour l’élection présidentielle. Le leader de Jengu, Boubacar Camara, a porté son choix sur le candidat de la coalition Sonko2019. Le Directoire élargi du Mouvement Jengu Ngir Jëriñ Senegaal qui s’est réuni hier, a décidé à l’issue des débats, de soutenir la candidature du leader de Pastef. Boubacar Camara lance un appel pour une mobilisation sans faille pour cette élection cruciale pour la démocratie, la défense de l’État de droit et le redressement économique du Sénégal contre Macky Sall.

Ababacar Bâ de Khombole et Me Madické Niang

Nos sources sont formelles. D’intenses pourparlers sont engagés entre le candidat Me Madické Niang et Ababacar Bâ, ancien député-maire de Khombole, par ailleurs président de l’Alliance pour la Développement et la Solidarité,/ Pour l’Afrique et par l’Afrique (ADS/PAPA) en vue d’une alliance en direction de la prochaine élection présidentielle. Même si rien n’est encore scellé, renseignent nos sources, il y a de bonnes perspectives, en ce qui concerne la possibilité de sceller cette alliance. En tout cas, l’ex-maire de Khombole a prévu de tenir aujourd’hui même un point de presse dans son fief de Khombole pour déterminer la trajectoire que son parti va prendre dans le cadre de ces joutes électorales. En tout cas, si cette union sacrée dans le cadre de la présidentielle était scellée, Me Madické Niang pourrait se glorifier d’avoir pêché l’un des plus gros poissons de Khombole.

Une vingtaine de coupeurs de bois arrêtés à Maka

Le service des Eaux et Forêts de Tambacounda vient de mettre la main sur 20 troncs de bois vene, 17 charrettes, un cheval et 19 ânes, lors d’une opération menée durant ces dernières 24 heures le long de la frontière entre la commune de Maka Kolibantang et la Gambie. Des agents des Eaux et Forêts avec à la tête le capitaine Mamadou Gaye, chef du secteur, ont patrouillé toute la nuit sur 12 villages pour faire face à la recrudescence du phénomène de coupe illicite du bois le long de cette frontière. Le constat, selon le lieutenant colonel Mamadou Faty Niasse, est que «le phénomène a intensément repris depuis quelques moments. Ce sont ceux qui étaient du côté de la Casamance qui ont migré vers Tamba plus particulièrement dans cette zone de Maka Kolibantang». Face à la presse, l’inspecteur des Eaux et Forets de Tambacounda invite les populations à plus de collaboration pour éradiquer ce phénomène dévastateur qui risque de mettre à nu le peu qui reste de la forêt pour des générations futures. Le secrétaire général de la maire de Maka, Mamadou Ba de confirmer la complicité des populations qui accueillent les coupeurs. Mais souligne-t-il, ces dernières «commencent à prendre conscience du danger du phénomène». A l’en croire, les populations elles ont maintenant compris que la forêt leur appartient et que sa protection n’incombe pas seulement aux agents des Eaux et Forêts.

Le Synpics va confectionner des gilets pour les journalistes

Après la brouille suite à l’interdiction de l’ambassade des Etats-Unis et du Cesti de distribuer des gilets aux journalistes, le bureau du Synpics a été reçu hier par le ministre de l’Intérieur qui avait par ailleurs interdit la cérémonie. La délégation du syndicat des journalistes, conduite par le secrétaire général sortant, Ibrahima Khaliloulah Ndiaye et son successeur, Bamba Kassé, a échangé avec Aly Ngouille Ndiaye sur plusieurs points. Il est ressorti de la rencontre que finalement c’est le Synpics qui va confectionner des gilets à la presse, dans les meilleurs délais. Pour la sécurité des journalistes, un numéro d’alerte sera communiqué pour signaler tout incident impliquant un journaliste durant le reste du processus électoral. De son côté, le ministre de l’Intérieur a pris l’engagement de donner des instructions aux forces de défenses pour qu’elles accordent une attention particulière à la sécurité des journalistes pour le reste du processus électoral. Les syndicats avaient posé, par ailleurs, sur la table la question de la subvention de la presse privée pour les élections à l’instar de la presse publique. A ce propos, Aly Ngouille Ndiaye, qui est du reste favorable à la proposition, indique toutefois, qu’il n’a pas un budget pour ça. Le Synpics va mettre en place un observatoire de la couverture de l’élection présidentiel.

Sonko réceptionne le siège offert par Atepa

Le candidat de la coalition Sonko2019 a réceptionné hier son quartier général offert par le président du mouvement «Sénégal Rek», Pierre Goudiaby Atepa. Le président du Pastef, Ousmane Sonko, à la tête d’une délégation s’y est rendu hier. Le représentant de l’architecteur a tenu à souligner que son leader a choisi le camp de la résistance, du changement et de l’espoir. C’est la raison pour laquelle, il a choisi sans hésiter le candidat Ousmane Sonko avant de lui céder son Quartier général. Il a remis ainsi à Ousmane Sonko les clés de l’immeuble bien équipé en plus du matériel roulant mis à sa disposition. Pour sa part, le leader de Pastef, a remercié Atepa et son mouvement «Sénégal Rek» pour son soutien. Avant de le féliciter pour le travail abattu pour le parrainage. Ousmane Sonko rappelle que Atepa n’est pas un politicien comme lui et ils se sont engagés pour les enjeux fondamentaux du Sénégal. A l’en croire, ce sont ces similitudes qui renforcent les liens entre «Sénégal Rek» et Pastef. Il considère Atepa comme un compagnon et non un soutien. Pour M. Sonko qui dit ne pas croire au messie, il faut un esprit d’équipe pour conduire leur projet.

Racine Talla honore Kaltom Guèye et Sinkaré

Le directeur général de la Rts, Racine Talla, a honoré ses employés primés lors du gala des Jeunes reporters. Hier, le Dg a reçu les récipiendaires pour les féliciter. Il s’agit de Abdoulaye Sinkaré 1er prix reportage télé, Elimane Ndao 1er prix reportage presse en ligne et lastt but not least Kaltom Guèye qui a reçu deux prix ( 3eme prix reportage télé et 2e prix reportage media et protection de l’enfant). Curieusement les deux récipiendaires viennent des régions. Si Kaltoum Guèye est «oubliée» à la RTS Ziguinchor depuis quelques années, Abdoulaye Sinkaré affronte les rigueurs climatiques à Tamba, depuis longtemps. En voilà des agents qui méritent des fleurs.

Birima Mangara à la 7e AG de la BIDC

La capitale sénégalaise a abrité, hier, la septième assemblée générale extraordinaire du Conseil des gouverneurs de la banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Une rencontre présidée par Birima Mangara, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan chargé du Budget ; en présence des gouverneurs et des responsables de la BIDC. Une participation remarquée des différents membres qui démontre, à en croire le ministre délégué chargé du Budget, d’une part, de l’attachement de ces derniers aux idéaux de l’intégration africaine promus par les pères fondateurs, et d’autre part, de leur engagement à accompagner vers le progrès la BIDC qui est une banque commune régionale.

Birima Mangara à la 7e AG de la BIDC (bis)

Lors de cette rencontre, le ministre a soumis aux participants deux études : « La première concerne le mécanisme de rotation des postes de président et de vice-présidents de la BIDC et de renouvellement de leurs mandats, dont le principe est inscrit dans les statuts et que nous sommes appelés à mettre en œuvre. Il s’agit là d’un défi majeur qui n’est cependant pas au-dessus de nos capacités. En second lieu, nous sommes invités à nous pencher sur l’étude relative aux conditions de service et aux avantages de fin de mandat du président de la BIDC », indique le ministre chargé du Budget qui s’attend à « une décision éclairée » au terme des délibérations. Par ailleurs, des réformes ont été initiées et ont abouti en juin 2013 à la révision des statuts de la banque.

Abdoulaye Bibi Baldé ministre de la Communication

Le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Économie numérique, Abdoulaye Bibi Baldé a rassuré hier les acteurs des médias que bientôt les décrets d’applications du nouveau code de la presse seront publiés. Présidant hier la lettre de politique sectorielle de son département, M. Baldé a annoncé que la rédaction des décrets d’application est finalisée de concert avec les acteurs de la presse. A l’en croire, les documents sont dans le circuit d’approbation du gouvernement. Selon Abdoulaye Bibi Baldé, les innovations sont surtout ce qui va impulser le développement du sous-secteur de la communication. Il soutient que les décrets qui sont validés vont assainir le secteur. Parlant de la lettre de politique sectorielle, le ministre de la Communication affirme qu’ils vont mener des actions de développement du secteur de la presse pour le rendre plus viable parce qu’ils sont conscients que les entreprises de presse souffrent d’un manque de ressources financières.

Journée des martyrs à l’Ucad

Les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop n’ont pas dérogé à la règle. Ils ont commémoré hier sur le lieu du crime, le décès de l’étudiant Balla Gaye qui date maintenant de 8 années. Il y a eu un récital de Coran avant le début du cérémonial. Les étudiants ont saisi l’occasion pour dire plus jamais ça. En cette journée des martyrs, les pensionnaires de l’Ucad disent : «Halte à la tuerie des étudiants !» Avant de réclamer justice pour Bassirou Faye et le défunt étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Fallou Sène. Le président de la Commission sociale (Pcs) de la faculté des Sciences Juridiques et politiques de l’Ucad, JeanPierre Mendy demande au Président Macky Sall de respecter ses promesses. Les étudiants affichent leurs inquiétudes, puisque les causes des tueries des étudiants à savoir le retard des paiements des bourses persistent toujours. En plus du retard du paiement des bourses, souligne Jean Pierre Mendy, il y a beaucoup d’omissions.

Augmentation des exportations de mangues

La courbe de l’exportation des mangues est croissante depuis deux années maintenant. D’après les statistiques de l’Agence Sénégalaise de Promotion des Exportations (Asepex), le Sénégal a exporté 21.430 tonnes de mangues en 2018 contre 17.168 en 2017. En 2016, les exportations sont estimées à 16 700 tonnes et 16 937 tonnes en 2015.

Anam
Maîtresse d’œuvre, l’Agence nationale des Affaires maritimes (Anam) entend diligenter dans les meilleurs délais les travaux de dragage et de balisage de la brèche de la Langue de Barbarie par l’Entreprise marocaine Somagec. La Directrice générale de l’Anam, Ndèye Tické Ndiaye Diop a rassuré que toutes les conditions sont réunies pour le démarrage des travaux qui vont permettre de briser rapidement la spirale de catastrophes relatives à la brèche. A l’en croire, il s’agit d’une solution d’urgence et d’autres mesures à moyen et long terme sont prévues. Toutes les études techniques et scientifiques ont été menées, les fonds sont disponibles et l’entreprise est déjà sélectionnée. Mme Ndiaye indique que les différentes études ont été effectuées avec la communauté des pêcheurs. La Directrice générale de l’Anam renseigne que les travaux physiques ont démarré à la fin du mois de janvier 2019. Et à terme, avec le dragage et le balisage, les pirogues pourront traverser en toute quiétude le canal. Toutefois, elle soutient que l‘investissement est lourd, mais le Président Macky Sall a fait de Guet-Ndar une priorité.

L’OURAGAN WADE À DAKAR LA SEMAINE PROCHAINE PAR SAXEWAR DIAGNE

EXCLUSIF SENEPLUS – Comme pour les législatives, l’arrivée de l’ancien président va changer la dynamique politique – Le mot d’ordre est d’empêcher la tenue de la présidentielle – Aucune alliance politique, sauf une : Khalifa Sall

Encore une fois, peut-être une dernière fois dans sa vie, Abdoulaye Wade est conscient d’être en mesure d’influer de manière significative sur la vie politique au Sénégal. Mieux, il est conscient qu’à lui seul, il est en mesure de faire basculer l’agenda électoral à quelques semaines de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

De toute évidence, il n’est pas le seul à le penser. Qui d’autre plus que Macky Sall ne s’en inquiète également ? SenePlus est en mesure de révéler que le président Sall a personnellement indiqué à plusieurs personnes de son entourage qu’il ne souhaite pas la venue du président Wade au Sénégal avant la tenue de l’élection présidentielle. Par ailleurs, le chef de l’Etat aurait régulièrement indiqué que si Karim Wade débarquait à Dakar, il serait immédiatement arrêté.

Selon nos sources, le ton et le caractère particulièrement conciliant de Macky Sall lors des différents échanges qu’il a eus sur cette question ne semblait pas cacher sa fermeté et sa détermination. L’arrivée de Wade à Dakar, dans les prochains jours, peut se révéler comme un tournent politique majeur pour le pays. Et une chose est certaine, ce n’est franchement pas ce que souhaite Macky Sall.

Contrairement aux rumeurs et aux fausses nouvelles qui circulent dans les cercles politiques, sur les réseaux sociaux et parfois même dans la presse professionnelle, le mot d’ordre d’Abdoulaye Wade est clair : Il faut empêcher la tenue de l’élection du 24 février 2019. L’ancien président qui, à n’en pas douter, s’exprimera dans les tous prochains jours, la veille ou le jour de l’ouverture de la campagne électorale, devrait préciser qu’il ne s’agit pas de boycotter l’élection mais d’empêcher sa tenue du fait de ce qu’il considère comme l’exclusion arbitraire des deux principaux rivaux du président sortant : Khalifa Sall et Karim Wade.

Depuis le début de cette semaine, plusieurs leaders politiques se sont rendus à Paris pour discuter avec l’ancicen président et surtout s’enquérir de sa stratégie. De Pape Diop à Pierre Goudiaby Atepa en passant par Mamadou Diop Decroix et autres leaders de son parti comme Omar Sarr, le pape du Sopi a répété à tous ses interlocuteurs avec fermeté son intention de se battre pour que cette élection « pipée » ne se tienne pas. Il a explicitement confirmé qu’il n’entend aucunement soutenir qui que ce soit.

La stratégie de Wade serait-elle une stratégie de solitaire ? Non ! Là encore, contrairement aux rumeurs qui circulent, Khalifa Sall n’entend pas prendre position, du moins pour l’instant, pour l’un des candidats officiellement autorisés à compétir. Son alliance de facto avec Karim Wade et le PDS est plus que jamais d’actualité. Plusieurs sources ont confirmé à SenePlus que la stratégie de Khalifa est construite et établie en directe coordination avec Wade, Karim et le PDS : il faut aller à l’empêchement de la tenue d’un scrutin dont les résultats sont connus d’avance.

Il est maintenant à peu près certain que Karim Wade ne sera pas à Dakar avant le 24 février à moins que l’élection ne soit renvoyée suite au rapport de force que son père aura pu créer s’appuyant ou non sur l’éventuelle décision de la Cour de Justice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) si celle-ci lui était favorable.

C’est en effet le 7 février 2019 que la sentence de la Cour de Justice de la CEDEAO sera connue sur les deux dossiers d’élimination des candidats Karim Wade et Khalifa Sall. Selon plusieurs de nos sources proches de l’ancien édile de la capitale, l’optimisme est de mise dans l’esprit du prisonnier de Rebeuss. Il semblerait que l’institution judicaire de la CEDEAO pourrait prendre une décision très favorable aux deux recalés.

Rappelons que le 13 juillet 2015, la Cour de Justice de la CEDEAO a rendu la décision N°ECW/CCJ/JUG/16/15 dans la cause qui opposait au Burkina Faso le Congrès Pour la Démocratie (CDP) et autres requérants à l’Etat dirigé à l’époque par une équipe de transition qui voulait écarter de l’élection les proches du président déchu, Blaise Compaoré.

Dans cet arrêt historique, la Cour communautaire indiquait qu’elle « rejette les exceptions d’incompétence et d’irrecevabilité soulevées par l’Etat du Burkina et se déclarait « compétente pour examiner la requête qui lui est soumise », mentionnant ainsi la recevabilité de la requête.  Plus important, sur le fond, elle disait que « le Code électoral du Burkina Faso, tel que modifié par la loi n° 005-2015/CNT du 07 avril 2015, est une violation du droit de libre participation aux élections » et de là, elle ordonnait en conséquence à « l’Etat du Burkina de lever tous les obstacles à une participation aux élections consécutifs à cette modification.

C’est sur ce précédent historique que le camp de Khalifa, très soudé autour de Barthélémy Dias, Babacar Thioye Ba, du PS et leurs alliés Cheikh Gueye de la LD Debout, Babacar Mbengue, Soham Wardini (maire de Dakar), Woré Diaw, de l’AFP, ainsi que Moussa Tine, Oumar Cissé, Cheikh Bamba Dieye et Moussa Taye, se fonde pour entretenir l’espoir que l’élection du 24 février devrait être reportée de quelques mois pour permettre la validation de la candidature de Khalifa Sall et Karim Wade selon une probable injonction de la Cour de la CEDEAO.

Selon la nature de la décision de la CEDEAO, il n’est pas exclu que Khalifa Sall et Karim Wade puissent publier une déclaration commune le 7 ou 8 février 2019, et, de ce fait, de par son contenu, faire d’un de ces deux jours, une date singulière pour tout le processus électoral.

Par ailleurs, SenePlus est en mesure de confirmer que le président Wade qui entend être très actif pendant toute cette période pré-électorale sera à Dakar la semaine prochaine. Toute une logistique organisationnelle est en train de se mettre en place et son arrivée pourrait survenir le mercredi 6 février 2019 afin d’être sur place au pays le jour de l’annonce de la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO. sdiagne@seneplus.com

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