Indice de perception de la corruption : Le Sénégal dans la zone rouge

Seneweb.com | Le Forum civil a publié, ce mardi, le rapport annuel de Transparency International sur l’Indice de perception de la corruption (Ipc). Comme en 2016, le Sénégal est toujours sur la ligne rouge, avec 45 points sur 100. « Le Sénégal a cessé de progresser. Il conserve son score de 45 sur 100, mais il reste dans la zone rouge, c’est-à-dire en dessous de la moyenne mondiale qui est de 50/100 », a révélé le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck.

« Dans l’Ipc, l’élément substantiel qu’il faut considérer c’est plus le score que le classement. Ce dernier varie en fonction du nombre de pays concernés. C’est pourquoi le Sénégal doit encore faire beaucoup d’efforts pour sortir de la zone rouge, c’est-à-dire dépasser le score de 50/100″, explique-t-il. Pourquoi le Sénégal stagne D’après lui, la stagnation du Sénégal dans la zone rouge, après une période de progression, est due à un affaiblissement de la volonté politique de lutter contre la corruption qui se manifeste par ‘’la non-transmission de dossiers des organes de contrôle que le président dit mettre sous le coude ;

les réformes juridiques opérées qui ne vont pas dans le sens du renforcement de l’indépendance des juges ; les prolongations injustifiées de mandats ou d’activités au niveau des instances de régulation ; l’arrêt inexplicable et inexpliqué de la politique de traque des biens mal acquis, forte demande sociale de redevabilité », liste le forum civil. Le coordonnateur du Forum civil ajoute : « Elle s’explique aussi par le refus incompréhensible de l’Inspection générale d’Etat (Ige) et de la Cour des comptes de publier des rapports d’audits et de redditions des comptes ;

la tiédeur de l’intervention de l’Ofnac et de l’Armp dans l’amélioration de la gouvernance ; la quasi absence du ministère en charge de la bonne gouvernance du champ de la lutte contre la corruption ; l’inexistence de commissions d’enquête parlementaire ou de traitement judiciaire de nombreux cas de mal gouvernance soulevés au Sénégal : affaires Bictogo, Petrotim ltd, Prodac, la gestion du Fonds de promotion féminine.’’, Toutefois, le Forum civil précise que le Sénégal occupe la 8e place au niveau africain, avec 45 points, loin derrière les Seychelles qui a arraché la première place avec 66 points. Au plan africain (en dehors des pays maghrébins), le rapport a également renseigné que tous les pays de l’Uemoa sont dans la zone rouge. Aucun pays membre n’a obtenu la moyenne de 50/100. Et le Sénégal vient en tête.Mohamed Rassoul GUEYE 

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : LE SÉNÉGAL ET LA CÔTE D’IVOIRE CITÉS POUR LEURS PROGRÈS

Dakar, 29 jan (APS) – Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont cités pour la deuxième année consécutive par Transparency International parmi « les principaux agents d’amélioration de l’Indice de perception de la corruption (IPC) » en Afrique Subsaharienne.
Selon le nouveau rapport annuel publié mardi par l’ONG, la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent, pour la deuxième année consécutive, « parmi les principaux agents d’amélioration de l’IPC » dans cette partie du continent africain.

« Au cours des six dernières années, la Côte d’Ivoire est passée de 27 points en 2013 à 35 points en 2018, tandis que le Sénégal est passé de 36 points en 2012 à 45 points en 2018 », peut-on lire dans le rapport de Transparency International.

Il relève que « ces gains peuvent être attribués aux conséquences positives de la législation, des politiques et des réformes institutionnelles entreprises dans les deux pays ainsi que la volonté politique dans la lutte contre la corruption manifestée par leurs dirigeants respectifs ».

Avec un score de 37, la Gambie a amélioré de sept points son indice par rapport à l’année dernière, tandis que les Seychelles en ont gagné six, avec un score de 66, selon Transparency International.

« L’Érythrée a également gagné quatre points, marquant un score de 24 en 2018 », note l’ONG, faisant état en Gambie et en Érythrée, d’un engagement politique combiné à des lois et des aides à la mise en œuvre de la lutte contre la corruption.BHC/BK

Affaire 94 milliards Le Forum civil invite le procureur de la République à s’autosaisir

Seneweb.com | En marge de la cérémonie de publication du rapport sur  l’Indice de perception de la corruption publié par l’Ong Transparency International, Birahim Guèye, le coordonnateur du Forum civil, a demandé au procureur de République de s’autosaisir sur l’affaire des 94 milliards.

La section sénégalaise de Transparency International a aussi recommandé à l’Ige, à la Cour des comptes, à l’Ofnac et à l’Armp de publier les rapports d’audit et de reddition des comptes qu’ils doivent aux populations, conformément à la loi.

Le Forum civil invite aussi l’Assemblée nationale, en plus de l’affaire précitée, de mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur les financements et réalisations des projets de  l’autoroute Thiès – Touba, l’autoroute Dakar – Diamniadio, le Pôle industriel de Diamniadio, la réfection du Building administratif, l’autoroute Mbour – Kaolack, l’avance d démarrage de la route Fatick – Kaolack, la cité de l’Émergence, le Centre international de Diamniadio, l’Unidak2 de Diamniadio, l’attribution du port de Bargny, les concessions de Necotrans ainsi que les listes des «grands producteurs» bénéficiaires des différents mécanismes de subvention sur les intrants normalement destinés à améliorer de façon significative la production agricole du pays, sans oublier les 380 milliards de francs Cfa consentis et investis dans l’acquisition d’équipements, de matériels agricoles, de semences et de fertilisants».

Le Forum Civil réclame une commission d’enquête sur les financements de plusieurs projets

https://www.pressafrik.com/ En plus de l’affaire des 94 milliards opposant Ousmane Sonko à Mamour Diallo, le Coordonnateur du Forum Civil, Birahim Seck, a  invité mardi à Dakar, l’Assemblée nationale à mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur les financements et réalisations des plusieurs projets.

Il s’agit des Autoroutes Thies-Touba, Dakar-Diamniadio, du Pôle Industriel de Diamniadio, de la réfection du Building Administratif, de l’Autoroute Mbour-Kaolack, de l’avance de démarrage de la route Fatick-Kaolack, de la Cité de l’Émergence, du Centre International de Diamniadio, l’UNIDAK2 de Diamniadio, et de l’attribution du Port de Bargny.

Au cours de la conférence de presse, Birahim Seck a également évoqué, les concessions de NECOTRANS ainsi que les listes des « grands producteurs » bénéficiaires des différents mécanismes de subvention sur les intrants (engrais, semences matériels agricoles) normalement destinés à améliorer de façon significative la production agricole du pays sans oublier les 380 milliards de FCFA consentis et investis dans l’acquisition d’équipement, de matériels agricoles, de semences et de fertilisants.

Par ailleurs, le M. Seck recommande à l’Etat du Sénégal de procéder à un « audit exhaustif » sur les réserves financières et le patrimoine foncier des Institutions de protection sociale comme l’Institut de Prévoyance Retraite (IPRES) et la Caisse de Sécurité Sociale (CSS).

Toutes les transactions immobilières réalisées par la Caisse de Dépôts et Consignations et par l’ARTP, notamment celle de la construction du siège de l’organe de Régulation des Télécommunications et des postes, sont aussi concernées.Salif SAKHANOKHO

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : LE FORUM CIVIL PRÉCONISE LA MISE EN PLACE D’UN CADRE DE CONCERTATION

Dakar, 29 jan (APS) – Le Forum civil, antenne sénégalaise de l’ONG Transparency International, propose la mise en place d’un cadre de concertation pour définir un Plan de progression efficace (PPE), en vue de porter le score du Sénégal en matière de lutte contre la corruption au niveau de pays comme le Rwanda, la Namibie ou l’Ile Maurice.
« Ce plan doit être négocié entre l’exécutif, le Parlement, la justice, l’OFNAC, le secteur privé, la société civile et les médias », a souligné le coordonnateur national du Forum civil, Birahim Seck, mardi, au cours d’un point de presse.

Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont cités pour la deuxième année consécutive par Transparency International parmi « les principaux agents d’amélioration de l’Indice de perception de la corruption (IPC) » en Afrique Subsaharienne.
« Au cours des six dernières années, la Côte d’Ivoire est passée de 27 points en 2013 à 35 points en 2018, tandis que le Sénégal est passé de 36 points en 2012 à 45 points en 2018 », peut-on lire dans le nouveau rapport publié mardi par Transparency International.

Le Plan de progression efficace proposé par le Forum civil « comprendrait trois axes’’ dont le premier s’articule « autour de la nécessité de compléter le dispositif juridique et de lutte contre la corruption, notamment en adoptant des lois sur l’accès à l’information, sur la prévention des conflits d’intérêts (…) et sur l’interdiction aux agents des régies financières de faire de la politique », a expliqué Birahim Seck.

Le second axe consiste à « travailler à changer le comportement des acteurs de la gouvernance pour plus d’intégrité, notamment en mettant en œuvre des programmes d’éducation à la citoyenneté active », a-t-il ajouté.

« Le dernier axe recommande de faire des sanctions positives pour célébrer l’intégrité et établir un ordre de distinction national sur la question et des sanctions négatives notamment en luttant contre l’impunité », a indiqué Birahim Seck.

De même, le Forum civil recommande « la reforme et le maintien de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) en la rendant conforme aux standards internationaux », a fait savoir M. Seck.

La section sénégalaise de Transparency international recommande par ailleurs aussi à l’Inspection générale d’Etat (IGE), à la Cour des comptes, à l’Office National de lutte contre la fraude et corruption (OFNAC) et l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) « de publier les rapports d’audits et de reddition des comptes qu’ils doivent aux populations conformément à la loi », a indiqué Birahim Seck.DS/ASB/BK

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*