Edition de nuit de La Rp du jeudi 31 Janvier 2019

Alerte dans le Saloum: des souches cancérigènes présentes dans l’arachide et le maïs consommés…

https://www.pressafrik.com La consommation d’arachide et de maïs présenteraient un risque grave pour la santé. C’est ce qui découle d’une étude du Codex Alimentarius réalisée en 2028 et dont les résultats ont été présentés jeudi 31 janvier. Selon les conclusions, ces deux aliments contiendraient une forte teneur en aflatoxine, une substance qui cause le cancer du foie.

 «Pour la conclusion, ils ont révélé qu’on perd des années de vie dues aux aflatoxines. Nous avons vu dans cette étude qu’il y a une région qui est vraiment indexée et c’est le bassin arachidier», a déclaré Dr Emile Victor Coly, de la Direction de de la protection des végétaux (DPV).

Situation tout à fait normale, relève-t-il puisque c’est dans cette partie du Sénégal où on consomme le plus l’arachide. Avant d’ajouter : «c’est regrettable qu’on ne puisse pas régler très top ce problème.»

Mais, l’espoir est toujours permis car, informe-t-il, en plus de la sensibilisation sur le terrain depuis 2 ans, des recherches ont été entreprises par la DPV et l’IITA d’Ibadan (Nigéria). Lesquelles recherches leur ont permis de trouver une autre substance biologique qui sera utilisée dans lutte germes qui produisent l’aflatoxine.

L’aflatoxine est une mycotoxine produite par certains champignons proliférant notamment sur des graines conservées en atmosphère chaude et humide.Ousmane Demba Kane

Augmentation de 4262 tonnes des exportations de mangues en 2018

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Le volume de mangues sénégalaises exporté au terme de l’année 2018 a enregistré une augmentation de 4262 tonnes comparé à l’année précédente, a appris jeudi APA auprès de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX).

L’ASEPEX qui se base sur les données établies par la Direction de l’horticulture et la Direction de protection des végétaux (DPV) signale que ces exportations se sont établies à 21430 tonnes durant la période sous revue contre 17168 tonnes en 2017, soit une progression de 24,82% en valeur relative.

A part l’année 2016 marquée  par un repli de 1,39%, les exportations de mangues du Sénégal ont connu une tendance haussière depuis 2011. Elles sont ainsi passées de 7658 tonnes en 2011 à 8398 tonnes en 2012 (plus 9,66%) avant de bondir à 11515 tonnes en 2013(plus 37,11%)

Par la suite, les exportations ont atteint 15710 tonnes 2014, évoluant légèrement de 1,25%). La progression a été un peu plus vigoureuse (plus 7,81%) en 2015 à 16937 tonnes  avant de chuter à 16700 tonnes en 2016.MS/cd/APA

Le Sénégal,seul pays d’Afrique francophone à se soumettre à l’évaluation de la transparence (ministre)

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo –Le Sénégal est le seul pays d’Afrique subsaharienne ayant un cadre de gestion des finances publiques de tradition francophone à s’être porté volontaire pour une évaluation de la transparence selon le Code du FMI, a déclaré, jeudi à Dakar, le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan.

Selon Amadou Ba qui s’exprimait à l’occasion de l’atelier régional sur la transparence budgétaire en Afrique francophone, cette évaluation a permis de placer le Sénégal dans la moyenne des Etats de niveau de revenus et de capacités institutionnelles similaires.

Revenant sur le classement de l’indice sur le budget ouvert (OBI) du FMI, le ministre de l’Economie a informé que le Sénégal se positionne dans ce domaine à la première place en Afrique subsaharienne, avec un score de 51 points sur 100, supérieur de 10 points à la moyenne mondiale.

« Pour atteindre une telle performance, le Sénégal, par la dissémination de la culture de la publication, n’a ménagé aucun effort pour mettre à la disposition du public comme l’atteste l’indice OBI, une documentation budgétaire économique et financière fournie accessible via le portail du Ministère chargé des Finances et les sites métiers de la Direction générale du Budget, de la Direction des Prévisions et des Etudes Economiques (DPEE) et des régies financières (Impôts, Douanes et Trésor) », a dit Amadou Ba.

De même, a-t-il souligné, la mise en œuvre des innovations introduites par les directives de l’UEMOA transposées dans l’architecture juridique sénégalaise a également permis d’aboutir à plusieurs activités telles que l’organisation de débats d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale, ouverts au secteur privé et à la société civile, la présentation du budget national en un document unique, accompagné des annexes pertinentes et la production régulière des états d’exécution et de suivi budgétaire.

Le ministre des Finances a, par ailleurs, rappelé que le Sénégal s’est inscrit, depuis 2017, à la Norme spéciale de diffusion de données (NSDD), devenant ainsi le 4ème pays d’Afrique après l’Afrique du Sud, l’Île Maurice et les Seychelles et le 1er de la zone UEMOA à adhérer à cette norme définie par le FMI.

Tous ces éléments, a-t-il soutenu, devraient permettre au Sénégal de poursuivre sereinement ses avancées en matière de transparence budgétaire.ARD/cat/APA

Atelier régional sur la transparence budgétaire  en Afrique francophone du 31 janvier au 1er février 2019 Allocution de Monsieur le Ministre de l’Economie,des Finances et du Plan

Monsieur le Premier Président de la Cour des Comptes ;

Madame la Présidente de la Commission des finances de l’Assemblée nationale ;

Monsieur le représentant de la Commission de l’UEMOA ;

Monsieur le représentant de la Commission de la CEMAC ;

Madame la représentante résidente du FMI au Sénégal ;

Madame la Cheffe de la Délégation de l’Union européenne à Dakar ;

Mesdames, Messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers ;

Mesdames, Messieurs les représentants des services de l’Administration ;

Mesdames, Messieurs les représentants des organisations de la société civile ;

Mesdames, Messieurs les participants ;

Chers invités.

Je voudrais tout d’abord vous souhaiter la bienvenue au Sénégal.

Au nom de son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République et du gouvernement, je voudrais également me réjouir du choix porté sur le Sénégal pour organiser cet atelier sur la transparence budgétaire en Afrique francophone ; une thématique d’actualité d’une si grande importance, aussi bien pour les acteurs étatiques que non étatiques.

Au niveau de l’espace UEMOA, c’est bien la directive 01/2009 portant Code de transparence dans la gestion des finances publiques, communément appelée directive mère du cadre juridique, que le Sénégal a transposée depuis 2012 dans son droit positif interne, qui fixe les règles et principes d’une gestion transparente des deniers et affaires publics.

En effet, les ressources publiques et la gestion des affaires publiques tels que rappelés par le Code de transparence, sont au cœur de l’Etat de droit et de la démocratie et les principes et règles fixés, aussi limpides et tangibles soient-ils, ne peuvent durablement être observés sans que les fondements de l’éthique et de la déontologie ne soient présents en tout être humain, a fortiori sur le décideur et le gestionnaire qu’il relève du domaine public ou privé.

Comme vous le savez, le défi de la transparence budgétaire résulte d’une manière générale, d’une demande sociale pressante et permanente du citoyen – usager du service public ; et cette demande sociale est dans le contexte actuel, la chose la mieux partagée dans ce monde.

Ce défi, tel qu’il ressort de l’évaluation de la transparence des finances publiques conduite par le FMI en avril 2018, le Sénégal l’a relevé depuis plusieurs années.

Mesdames, Messieurs,

Le bien-fondé ainsi que la pertinence de votre thème de discussion sur « la transparence budgétaire » ne sont plus à démontrer et c’est la raison pour laquelle le gouvernement du Sénégal en a fait un point d’attention.

Les efforts d’amélioration constante de la transparence de notre système de gestion remontent aux évaluations des finances publiques (CFAA) et du système de passation des marchés publics (CPAR) de juin 2002 qui sont des exercices que les partenaires techniques et financiers ont eus à conduire conjointement avec toutes les parties prenantes.

Les évolutions positives des scores obtenus par le Sénégal par rapport aux bonnes pratiques en matière de transparence budgétaire résultent d’une volonté du gouvernement, de voir régulièrement, ses systèmes se prêter aux exercices d’évaluation de leurs performances.

En effet, depuis 2002, c’est environ, une dizaine de revues qui a été conduite parmi lesquelles :

-les évaluations PEFA de 2007, 2011 et de 2018 ;

-l’évaluation de l’OCDE de mai 2017 sur les Achats publics (MAPS) ;

-l’évaluation de l’Indice sur le Budget Ouvert (OBI) de 2017 ;

-l’évaluation du FMI au mois d’avril 2018 sur la transparence des finances publiques (FTE) ;

– et enfin, l’évaluation du FMI au mois de novembre 2018 sur l’efficacité de la gestion de l’investissement public national (PIMA).

Mesdames, Messieurs,

Le présent atelier sur la « transparence budgétaire » m’offre une occasion heureuse de partager avec ce panel de haut niveau, les résultats issus de l’évaluation de la transparence des finances publiques sénégalaises d’avril 2018.

S’appuyant sur les normes et pratiques définies par le Code de la transparence des finances publiques du FMI adopté en 2014, elle a été conduite par le Département des finances publiques du FMI.

Il en résulte que le Sénégal est encore le seul pays d’Afrique subsaharienne avec un cadre de gestion des finances publiques de tradition francophone à s’être porté volontaire pour une évaluation de la transparence selon le Code du FMI.

Elle a ainsi permis de placer le Sénégal dans la moyenne des Etats de niveau de revenu et de capacités institutionnelles similaires.

Les résultats de cette évaluation, qui seront présentés au cours de cet atelier sont désormais disponibles sur le site du FMI pour la transparence.

Considérant le classement de l’indice sur le budget ouvert (OBI), le Sénégal a fait des bonds importants sur la période 2008-2017.

Il se positionne dans ce domaine à la première place en Afrique subsaharienne, avec un score de 51 points sur 100, supérieur de 10 points à la moyenne mondiale.

En effet, pour atteindre une telle performance, le Sénégal, par la dissémination de la culture de la publication, n’a ménagé aucun effort pour mettre à la disposition du public comme l’atteste l’indice OBI, une documentation budgétaire économique et financière fournie accessible via le portail du Ministère chargé des Finances et les sites métiers de la Direction générale du Budget, de la Direction des Prévisions et des Etudes Economiques (DPEE) et des régies financières (Impôts, Douanes et Trésor,).

Mesdames, Messieurs,

La mise en œuvre des innovations introduites par les directives de l’UEMOA transposées dans notre architecture juridique ont également permis d’aboutir à :

=L’organisation de débats d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale, ouverts au secteur privé et à la société civile ;

-La présentation du budget national en un document unique, accompagné des annexes pertinentes ;

-La production régulière des états d’exécution et de suivi budgétaire ;

-L’instauration d’une nouvelle nomenclature budgétaire bâtie sur les standards internationaux dont les classifications facilitent la compréhension des agrégats budgétaires et des politiques publiques ;

-Le renforcement du rôle du Parlement en tant qu’autorité budgétaire, notamment le respect de l’autorisation préalable du pouvoir législatif ;

-La transparence dans le mode de transfert des subventions vers les collectivités locales ;

-L’élaboration du Cadre d’Analyse Minimum conforme à la directive et au Manuel Statistique des Finances Publiques du FMI de 2014 ;

-L’effectivité de l’élargissement du champ du TOFE aux autres administrations (les EPA, les Collectivités territoriales (CL), l’IPRES et la CSS ;

-et enfin, une amélioration de la qualité, de la fiabilité et de l’exhaustivité des données statistiques des finances publiques harmonisées au niveau de la sous-région.

Dans l’ensemble, on peut considérer que tout le secteur des administrations publiques est bien appréhendé par le système statistique des finances publiques (SSFP) du Sénégal.

Dans une perspective d’établissement de la situation patrimoniale de l’Etat, l’objectif visé à moyen terme par mon Département pour les chantiers à venir, est d’inclure le secteur des sociétés publiques et leurs impacts sur la situation macro-économique, le secteur réel et la balance des paiements.

Enfin, depuis 2017, le Sénégal s’est inscrit à la Norme spéciale de diffusion de données (NSDD), devenant ainsi le 4ième pays d’Afrique après l’Afrique du Sud, l’Île Maurice et les Seychelles et le 1er de la zone UEMOA à adhérer à cette norme définie par le FMI.

Tous ces éléments devraient permettre au Sénégal de poursuivre sereinement ses avancées en matière de transparence budgétaire.

Par ailleurs, je voudrais appeler votre attention sur l’importance toute particulière que Monsieur le Président de la République, son Excellence Macky SALL, accorde à la reddition des comptes.

C’est en exécution de ses directives que, pour une première fois dans l’histoire du Sénégal et à partir de 2014, le gouvernement a produit un compte administratif de l’ordonnateur qui a permis à la Cour des Comptes de faire le rapprochement entre le compte administratif de l’ordonnateur et celui des comptables publics et de statuer conséquemment sur la conformité ou non des comptes.

C’est également sous le magistère de Monsieur le Président de la République, Macky SALL que le gouvernement a obtenu de la Cour des comptes la déclaration générale de conformité entre les écritures des comptables et celles de l’ordonnateur.

En outre, c’est à compter de la gestion budgétaire 2016 que les projets de lois de règlement sont adoptés en Conseil des Ministres avant leur transmission à la Cour des Comptes conformément à la réglementation en vigueur.

Pour la gestion 2017, pour suivre la même dynamique que 2016, le projet de loi de règlement de l’année considérée a été adopté en Conseil des Ministres et transmis à l’Assemblée Nationale et à la Cour des Comptes avant la date limite du 30 juin 2018.

Ainsi, le gouvernement aura réussi le pari de faire examiner par la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale le projet de loi de règlement 2017 au même titre que le projet de loi de finances de l’année 2019 conformément aux dispositions de l’article 62 de la loi organique n°2011-15 du 8 juillet 2011 modifiée par la loi organique n°2016-34 du 23 décembre 2016 relative aux lois de finances qui dispose que « le projet de loi de règlement est déposé sur le bureau du Parlement et distribué au plus tard le jour de l’ouverture de la session ordinaire de l’année suivant celle de l’exécution du budget auquel il se rapporte ».

Cette performance, qui, jusque-là, n’est pas encore réalisée au niveau Communautaire, témoigne de la volonté de Monsieur le Président de la République de promouvoir la transparence particulièrement en ce qui concerne la reddition des comptes.

Présentement, les dispositions nécessaires sont prises pour l’élaboration du projet de loi de règlement 2018 et son dépôt au Parlement et à la Cour des Comptes avant la date du 30 juin 2019.

Mesdames, Messieurs,

Le partage de l’expérience sénégalaise étant inscrit dans l’agenda de votre atelier, vous aurez certainement l’occasion de revenir largement là-dessus avec mes services compétents.

Tout en restant attentif aux résultats qui seront issus de vos échanges durant ces deux jours, je voudrais vous souhaiter plein succès dans vos travaux et déclarer ouvert, l’atelier sous régional sur la transparence budgétaire en pays francophone.Je vous remercie de votre aimable attention.

Le Discours de la Représentante Résidente du FMI pour l’ouverture de l’Atelier sur la Transparence en Afrique Francophone

Monsieur le Ministre de l’Economie, des finances et du plan

Monsieur le Premier Président de la Cour des Comptes

Madame la Présidente de la Commission des finances de l’Assemblée nationale du Sénégal

Madame la Chef de Délégation de l’Union européenne à Dakar

Mesdames, Messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers

Mesdames, Messieurs les participants, en vos grades et qualités,

Chers collègues et invités

A la suite de Monsieur Vitor Gaspar, Directeur du Département des Finances Publiques, je voudrais vous remercier, Monsieur le Ministre, pour votre présence et votre appui pour l’organisation de cet important atelier. Je voudrais également renouveler nos remerciements à l’Union Européenne pour avoir accepté de financer ce séminaire dans le cadre du programme « EU-IMF Public Financial Management Partnership Program (PFM-PP) ».

Comme vous le savez, la transparence financière, qui est le thème de ce séminaire régional, est un sujet majeur en Afrique sub-Saharienne. En effet, les bénéfices de la transparence budgétaire peuvent être élevés, car celle-ci est un moyen (i) de rétablir la confiance dans les institutions publiques, (ii) d’améliorer la crédibilité budgétaire et financière, et (iii) d’encourager les investisseurs. Les différents travaux du Fmi ont mis en évidence que :

-Environ un tiers des recettes budgétaires (30 %) ne sont pas bien rapportées car collectées par des organismes ne relevant pas de l’administration centrale (par exemple les agences, les collectivités locales et société publiques, les organismes de sécurité sociale et les banques nationales).

-Ces organismes ne relevant pas de l’administration centrale ont aussi accumulé au fil du temps un peu plus d’un quart des passifs relevant du secteur public.

-En outre, très peu de pays, dont 6 en Afrique sub-Saharienne publient l’état de leurs finances publiques sur un périmètre couvrant l’ensemble du secteur public.

-Il s’y ajoute que bien que la société civile et les organismes de contrôle externe jouent un rôle de plus en plus déterminant dans la gestion des finances publiques, leur action reste encore limitée par manque de moyens et de capacités.

-Enfin, des pans entiers de ressources et de dette publique échappent ainsi à la connaissance du secteur public, et souvent de l’administration centrale. Ces agrégats financiers sont porteurs de risques. Or ils sont mal gérés et maitrisés, parce que mal connus.

Dans ce contexte, il demeure important de renforcer la transparence budgétaire en visant les trois (3) objectifs suivants :

-rendre une image plus précise et complète de la situation financière de l’Etat ;

-mieux apprécier les coûts et les implications des politiques publiques et ;

-offrir aux élus, aux organes de contrôle, aux marchés et aux citoyens, l’information nécessaire pour rendre les gestionnaires responsables et redevables.

A cet effet, le FMI a élaboré le Code de Transparence budgétaire et le cadre d’évaluation qui l’accompagne. Ces documents, qui seront présentés au cours de cet atelier,  permettent d’apprécier le niveau de transparence des informations budgétaires sous quatre axes :

-La communication des informations ;

-La prévision et la budgétisation ;

-L’analyse et la gestion des risques budgétaires ;

-Et enfin, les recettes issues des ressources naturelles.

A ce jour, 24 rapports d’évaluation de la transparence des finances publiques ont été publiés. Le Sénégal est précurseur parmi les pays d’Afrique francophone puisqu’il est le premier d’entre eux à avoir conduit cette évaluation, en 2018. Le rapport est achevé et sera publié aujourd’hui sur le site du FMI avec l’aimable accord des autorités.

Il convient, par ailleurs, de saluer les autres initiatives pour le renforcement de la transparence avec lesquelles nous collaborons étroitement telles que, comme l’a mentionné Vitor Gaspar dans son intervention, l’Initiative pour le budget ouvert ou les évaluations  PEFA.

Il s’agit également de saluer les  efforts entrepris par certains pays pour renforcer leurs pratiques budgétaires et financières pour plus de transparence. Certaines bonnes pratiques parmi tant d’autres seront d’ailleurs présentées au cours de ce séminaire.

Sur la base de ces résultats encourageants, les pays d’Afrique francophone doivent désormais maintenir le rythme de leurs efforts et de leurs réformes. Les pays doivent aussi formaliser leurs engagements et définir des objectifs clairs pour le moyen terme. Une approche plus coordonnée associée à une collaboration plus étroite entre pays serait également en mesure d’apporter des meilleurs résultats et de créer une dynamique positive. Avec l’appui des principaux acteurs et partenaires au développement, le présent atelier peut être un déclencheur pour stimuler les progrès en matière de transparence et de bonne gouvernance à un niveau régional.

Pour terminer mon propos, je voudrais souhaiter à l’ensemble des participants plein succès à leurs travaux. Mesdames, Messieurs,Je vous remercie de votre aimable attention

SEPTIEME ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL DES GOUVERNEURS DE LA BANQUE D’INVESTISSEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DE LA CEDEAO (BIDC)

DISCOURS D’OUVERTURE DE MONSIEUR BIRIMA MANGARA MINISTRE DELEGUE, AUPRES DU MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN, charge du budget

Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

Monsieur le Président de la BIDC,

Monsieur le Vice-président finances et services institutionnels de la BIDC,

Monsieur le Vice-président opérations de la BIDC,

Monsieur le représentant du président de la Commission de la CEDEAO,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

J’ai l’honneur et le plaisir de vous souhaiter, au nom de Son Excellence Macky SALL, Président de la République du Sénégal, du gouvernement et de l’ensemble du peuple sénégalais, la très cordiale bienvenue à Dakar et à la septième session extraordinaire du Conseil des gouverneurs de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO.

De prime abord, je voudrais vous exprimer ma profonde gratitude pour avoir répondu à mon invitation, en honorant cette réunion de votre présence, en dépit du délai très court et de votre agenda chargé en ce début d’année.

Vous démontrez là, une fois de plus, votre attachement aux idéaux de l’intégration africaine promus par les pères fondateurs, de même que votre engagement à accompagner la BIDC, notre banque régionale commune dans sa marche vers le progrès.

C’est aussi l’occasion pour moi, d’adresser mes vives félicitations et mes encouragements à toutes les instances de décision et de gestion de la BIDC, pour leurs contributions multiformes à la conduite des affaires de notre prestigieuse Institution.

Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

La réforme institutionnelle que vous avez courageusement engagée, il y a déjà quelques années, qui s’est traduite par la révision des statuts de la banque en juin 2013, est un vaste chantier que vous devez absolument conduire à son terme, afin de doter la BIDC des outils de gouvernance les plus performants.

C’est le lieu pour moi de féliciter la Haute Direction et le Conseil d’administration pour l’ensemble des politiques, procédures et autres directives adoptées pour faire de notre banque une institution de référence, comme l’a réitéré tantôt le président de la Banque.

Pour notre part, il nous appartenait d’adopter les textes d’application qui complètent le dispositif révisé. C’est dans cet ordre d’idées que nous avons adopté notre règlement intérieur à Niamey, en juillet 2014.

Auparavant, nous avions déjà eu la sagesse d’instaurer un mécanisme de présidence tournante de notre Conseil, selon un ordre préétabli et transparent qui fonctionne parfaitement depuis quatorze ans et qui donne pleine satisfaction à tous les acteurs.

Notre réunion de ce jour procède de la même dynamique, car elle est principalement axée sur deux études que nous sommes invités à examiner.

La première concerne le mécanisme de rotation des postes de président et de vice-présidents de la BIDC et de renouvellement de leurs mandats, dont le principe est inscrit dans les statuts et que nous sommes appelés à mettre en œuvre. Il s’agit là d’un défi majeur qui n’est cependant pas au-dessus de nos capacités.

En second lieu, nous sommes invités à nous pencher sur l’étude relative aux conditions de service et aux avantages de fin de mandat du président de la BIDC. Il nous appartient de prendre une décision éclairée sur cette requête qui nous avait déjà été soumise antérieurement

Dans la perspective de la fin proche du mandat du président en exercice de la BIDC, ces deux documents prennent une dimension particulière qui nous interpelle.

Mesdames et Messieurs les gouverneurs,

Je ne doute pas que vous examinerez avec la plus grande attention et votre rigueur habituelle les documents qui vous sont soumis, et que les délibérations qui en résulteront concourront à l’amélioration continue de la gouvernance de notre banque et ce, dans un esprit de fraternité et de convivialité.

Mesdames et Messieurs les gouverneurs

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Je ne saurai terminer ce propos sans vous présenter, en ce début de nouvel an, à vous-mêmes, à vos proches et à vos pays respectifs, mes vœux les meilleurs de bonheur partagé.

Je vous remercie de votre attention et déclare ouverte la 7e assemblée générale extraordinaire du Conseil des gouverneurs de la BIDC

S’EXPATRIER AU SÉNÉGAL

http://www.seneplus.com– Jeune Afrique   -Entre l’envie de réaliser ses projets professionnels au pays et la confrontation à la réalité, le contraste est souvent saisissant – Des entrepreneurs sénégalais partagent les difficultés qu’ils ont rencontrées une fois sur place

De la création d’une marque de vêtements, en passant par le développement de start-up spécialisés dans le numérique, à la fabrication de cosmétiques naturels, les projets des membres de la diaspora fleurissent au Sénégal. Poussés par les nouvelles opportunités offertes dans le monde de l’entrepreneuriat, l’amélioration économique du pays ou encore le besoin de concrétiser une envie ancrée depuis l’enfance, de nombreux entrepreneurs choisissent de vivre leur « African Dream ». Mais cette aventure excitante réserve aussi son lot de désillusions. Ils sont, dans un premier temps, confrontés au manque d’informations et de moyens pour les accompagner.

S’informer seul

« Entreprendre, c’est difficile partout. Mais ça l’est encore plus en Afrique », lance Adama Paris, styliste sénégalaise de 41 ans. « Quand je suis arrivée à 22 ans à Dakar avec mes rêves de jeune fille, il n’y avait pas de structures. J’ai dû me débrouiller seule. Aujourd’hui des fonds existent mais ce n’était pas le cas à mes débuts », se souvient-elle. Depuis, elle a créé sa marque de vêtements, la première Fashion Week à Dakar et une chaîne de télévision.

Beaucoup mobilisent leur propre réseau. Momar Diop, PDG d’ADNcorp, une société qui propose des offres et solutions numériques aux entreprises africaines, a mené sa propre enquête. « J’ai fait le tour des entrepreneurs qui avaient réussi pour échanger avec eux grâce aux recommandations de mes amis ou des contacts trouvés sur LinkedIn », précise-t-il. Une fois son activité lancée, il s’appuie sur des structures d’accompagnement comme Jokkolabs, le CJD (Centre des jeunes dirigeants) ou Enablis, réseau global d’entrepreneurs de PME au Sénégal. « Ces réseaux m’ont aidé à mieux comprendre l’environnement, à ne pas être isolé mais aussi à déjouer les pièges », ajoute-t-il.

Faire face à l’incompréhension des locaux

La confrontation aux remarques des locaux est également un autre obstacle à surmonter. Tous expliquent avoir subi les réflexions de Sénégalais sceptiques vis-à-vis de leur envie de retour. « Pourquoi vouloir abandonner le confort de l’Occident ? » a-t-on demandé à Mariétou Diouf, fondatrice d’Etounature, une entreprise de produits cosmétiques naturels. « Quand on la chance de faire sa vie ailleurs, c’est mal vu de revenir », confie-t-elle. Cette entrepreneure de 40 ans a quitté le Sénégal après l’obtention de son bac scientifique. Après avoir fait ses études en France, elle a travaillé dans la finance pendant 15 ans au Canada. « Lorsqu’on a été autant d’années à l’étranger, nous n’avons plus forcément la mentalité de notre pays d’origine. On est tiraillé entre deux cultures et on doit faire face au rejet des Sénégalais. Il faut être solide dans sa tête. »

L’incompréhension peut venir aussi de la famille comme le confesse Mafal Lô, créateur de la régie publicitaire FireFly Media. « Mon père me disait : ‘pourquoi tu veux quitter la stabilité pour plus de chaos ? Là-bas, rien n’est carré, les gens sont malhonnêtes’. J’avais beaucoup d’appréhension mais j’étais aussi porté par l’énergie du début », se rappelle-t-il.

Des freins au niveau du recrutement

Du côté professionnel, le manque de compétences locales a pu freiner ces porteurs de projets dans la réalisation de leurs activités, tout secteur confondu. Depuis 2010, le producteur Malick Ndiaye a installé au Sénégal son label indépendant Think Zik, qui a permis de révéler les chanteuses Grace, Ayo, Imany et récemment le rappeur sénégalais Faada Freddy. Si les talents ne manquent pas dans le milieu artistique, il peine cependant à trouver des techniciens. « Dans les industries culturelles, il n’y a pas d’ingénieurs du son qualifiés par exemple à cause de l’absence de formations. On est obligé de faire venir des équipes de l’étranger. L’idée à terme, c’est de participer à la formation à travers notre structure », explique-t-il.

L’envie d’embaucher de la main d’oeuvre locale ou africaine anime pourtant tous ces repats. L’entreprise Etounature de Mariétou Diouf emploie uniquement des Sénégalais. Ce sont essentiellement des postes opérationnels dans la vente ou la production. Elle reconnaît toutefois que le recrutement a été difficile. « Les formations ne sont pas adaptées au marché du travail », se désole-t-elle.

« Un terrain de jeu plus large »

Monter son entreprise au Sénégal implique aussi des concessions dans la vie privée. La perte de confort est une conséquence à laquelle beaucoup d’expatriés se préparent, mais la confrontation au terrain est souvent différente. « Les services publics sont beaucoup moins performants, surtout dans l’éducation. C’est un problème quand on a des enfants à charge. Ayant vécu en France, je me rends compte à quel point c’est précieux », constate Mafal Lô. Si son business ne fait pas plus de 600 000 euros de chiffres d’affaires par an d’ici 5 ans, il pense revenir en France pour que sa fille bénéficie du système scolaire français.

Pour l’heure, les aspects positifs pèsent davantage dans la balance. Cette expérience lui a ouvert de nouveaux horizons. Il multiplie aujourd’hui les voyages d’affaires et se tourne vers de nouveaux partenaires en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Chine et aux États-Unis. « En France, la route est un peu tracée pour les ingénieurs. On est vite limité. Quand, je suis venue au Sénégal, j’ai trouvé que le terrain de jeu était plus large. On a de quoi s’exprimer. Si on amène des propositions innovantes, les portes s’ouvrent », se réjouit-il. Un enthousiasme partagé par l’ensemble des « repats » interrogés. « Si c’était à refaire, je recommence trois fois », conclut Momar Diop. Hélène Porret

AIR SENEGAL : Le tarif de la ligne Dakar-Paris à partir de 300 000 francs Cfa

http://www.emedia.sn Air Sénégal a reçu, ce jeudi 31 janvier 2019, son premier avion A330-900 Neo. Il s’agit d’un vol de grande capacité contenant 290 places dont 32 places busines. Il est dénommé « Casamance ». Cet avion, selon le Directeur commercial et Marketing de la compagnie Air Sénégal, Assane Samb, est exclusivement dédié à la ligne phare Dakar-Paris. « Les Sénégalais auront la chance d’avoir un avion de dernière génération qui fait partie des derniers bijoux d’Airbus. Le Sénégal sera le premier pays africain à en avoir. Cela montre à quel point on a mis les moyens pour réussir sur cette ligne Dakar-Paris », a expliqué Assane Samb.

La compagnie sénégalaise a mis sur place une stratégie pour gagner des parts de marchés. C’est pourquoi, selon M. Samb, le service est cédé à un prix jugé abordable. « Nous avons un prix qui nous permet d’assurer à la fois la rentabilité de l’entreprise mais aussi des prix attractifs sur le marché pour capturer le maximum de passagers possibles. Notre tarif commence à 450 euros (environ 300 000 francs Cfa) pour aller à Paris ». En effet, Assane Samb a informé que le premier vol d’Air Sénégal est prévu pour demain, vendredi, 1er février 2019. Le vol décollera de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) pour Roissy Charles De Gaulle (CDG) de Paris. Mais, précise-t-il, ce ne sera pas avec l’avion réceptionné mais plutôt avec un autre Airbus A340 qui n’appartient pas à Air Sénégal. « L’avion réceptionné est en phase test », soutient-il.

Selon nos confrères de site air-journal.fr, spécialisé dans l’aviation, le géant français Airbus a obtenu pour son A330-900 la certification « au-delà de 180 minutes » de la part de l’AESA, « permettant aux opérateurs de l’utiliser sur des routes plus longues et plus loin des aéroports de déroutement. » La compagnie aérienne sénégalaise a ainsi pu apercevoir son premier A330-900 neo équipé de ses moteurs, dont les essais vont débuter – trop tard apparemment pour une utilisation sur le vol inaugural entre Dakar et Paris vendredi.Ne manquez pas notre article : Tout ce qu’il faut savoir sur l’Airbus A330 Neo !Aliou DIOUF

LE PREMIER AIRBUS « A330 NEO » PRÉSENTÉ À MACKY SALL

Diass, 31 jan (APS) – Le premier Airbus « A330 neo » acquis par la compagnie nationale Air Sénégal, a été présenté au chef de l’Etat, Macky Sall, jeudi, lors d’une cérémonie officielle tenue au pavillon présidentiel de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD).

Le nouvel appareil de la compagnie nationale Air Sénégal A330-900, baptisé « Casamance » et immatriculé 9H-SZN (à Malte), a atterri peu après 13h 30 à l’AIBD.

A l’accueil, il y avait outre le président Macky Sall, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, l’ambassadeur de France au Sénégal Christophe Bigot, ainsi que plusieurs ministres sénégalais.

Des responsables d’Airbus étaient également présents à cette cérémonie, entre autres invités.

A son atterrissage, le nouvel avion a été arrosé d’eau par deux camions-citernes de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).

Le président Sall est monté ensuite à bord de l’avion équipé de deux moteurs Trent 7000 et dont la décoration est identique à celle de la dérive verticale.

Air Sénégal sera la compagnie de lancement de l’ »A330neo » en Afrique, mais elle ne pourra pas l’utiliser le premier février pour l’ouverture de sa nouvelle liaison Dakar-Blaise Diagne-Paris-Charles de Gaulle, un A330 loué devant le remplacer pour le moment.

Le deuxième « A330neo » d’Air Sénégal, baptisé « Sine Saloum » et lui aussi configuré pour accueillir 32 passagers en classe affaires, 21 en Premium et 237 en économie, est attendu l’an prochain.

Air Sénégal dessert actuellement une dizaine de destinations régionales à travers 9 pays africains, avec deux A319 et deux ATR 72-600. BHC/BK/ASG

L’engagement de Macky Sall : faire voyager les agents de l’Etat à bord d’Air Sénégal

http://www.dakarmatin.com Le président de la République, Macky Sall a procédé, ce jeudi 31 janvier 2019 à la réception du premier vol d’Air Sénégal. Il s’agit de l’avion Air bus 330-900 neo (appareil que nous vous avions présenté ici, le 30 octobre dernier). Faisant son discours, le chef de l’Etat a invité les agents de l’Etat à prendre cette compagnie qui compte s’imposer sur le marché international.

« J’engage le service compétent de notre administration, en particulier le Secrétariat national du Gouvernement, à veiller à faire voyager les agents de l’Etat par la compagnie de l’Etat », a soutenu le président de la République. Avant d’ajouter : « Charité bien ordonnée commence par soi-même et L’émergence prend son envol dans l’esprit patriotique »

Macky offre de nouveaux bus aux étudiants

http://www.emedia.sn Cadeau aux étudiants. Ce jeudi, les écoles, instituts et facultés de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (ucad) ont reçu un don de bus, Dakar Dem Dikk, offerts par le chef de l’Etat. Le Cesti, l’Inseps et l’Ebab ont bénéficié de ces nouvelles lignes de transport.

Un don qui entre en droite ligne du programme de renouvellement des transports publics interurbains et internationaux. Plusieurs bus dakar Dem Dikk ont été caillassés par des étudiants et manifestants. Dernière en date : la manifestation des militants pro Khalifa Sall qui avaient détruit 7 bus après l’invalidation de la candidature de l’ancien maire de Dakar. Une situation qui avait obligé la société nationale de transports a suspendre ses lignes dans la zone de Grand-Yoff. Youssouf KONTE

Les boulangers crient au scandale et dénoncent une diabolisation : « Nous sommes en présence d’un gouvernement qui refuse le dialogue »(Amadou Gaye,président FNBS)

https://www.dakaractu.com 13 mois après les assises organisées par la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS) qui avaient enregistré pas moins de 200 participants (État, meuniers, boulangers) la situation du secteur reste alarmante, selon l’avis du président des boulangers, Amadou Gaye qui a dénoncé ce jeudi 31 janvier 2019, le silence coupable des autorités compétentes.
En effet, Mr Gaye déplore le fait que malgré leurs propositions diverses pour s’extraire de cette situation de crise (nouveaux formats de pain à des prix diversifiés…) les pourparlers stagnent toujours. Dès lors, la Fédération des boulangers menace de déployer un plan d’actions bien mûri dans les jours qui viennent. Leurs principales revendications tournent autour de la baisse de la TVA, du prix de la farine, de l’harmonisation des lois et décrets en vigueur, sans oublier la cessation de la vente de pain dans les boutiques.

Installation du Directoire de campagne de Macky Sall : Senelec pas responsable de la coupure mais plutôt le disjoncteur domestique en rodage

https://www.leral.net/ La responsabilité technique de Senelec n’était nullement pas engagée, lors de l’interruption de la transmission du courant électrique pendant quelques minutes, au cours de l’installation du Directoire de campagne du candidat de Benno Bok Yaakaar. Puisque la matérialité des faits renseigne que c’est le disjoncteur du réseau intérieur de la permanence de l’Alliance pour la République (APR) toujours en rodage, qui avait sauté. C’était plutôt un problème domestique. 

C’est quand même un argument mince brandi pour s’attaquer à l’image de marque de Senelec, qui a mis fin aux pénibles désagréments des délestages en les faisant passer de 950 heures de coupures cumulées en 2011, à 24 heures cumulées pour l’année 2018…sous Mouhamadou Makhtar Cissé. Aussi simple que ça.

Ceux qui se sont empressés de vouloir faire de deux lilliputiennes minutes d’interruption de transmission de courant électrique à l’occasion de l’installation du Directoire de campagne du candidat Macky Sall, un gargantuesque scandale jusqu’à même susciter des articles pimentés de presse, afin d’égratigner l’image de marque de Senelec, ont rapidement déchanté, comme une baudruche dégonflée. C’est le disjoncteur du réseau intérieur de la permanence de l’Alliance pour la République (APR) toujours en rodage, qui avait sauté. Pas de quoi fouetter un chat.

A chaque fois que son Excellence Macky Sall fait des compliments, même de façon voilée sur son travail à Senelec, comme lors du message de fin d’année 2018 ou encore au cours de l’inauguration des centrales de Bokhol et Malicounda, des forces noires démoniaques, tapies dans l’ombre, sortent du noir infernal de leur magma pour faire éruption, en crachant leur feu avec leurs langues fourchues et carbonisées.

Malgré tout, ces détracteurs du DG de Senelec sont presque toujours électrocutés, les yeux hagards, par le redressement exceptionnel de cette entreprise nationale sous Mouhamadou Makhtar Cissé. D’autant que reprendre SENELEC en 2017, aurait pu être un chemin de croix pour tout autre prétendant à ce poste, tant la barre avait été hissée haut, très haut.

Mais, aujourd’hui, SENELEC a été certifié ISO 9001:2015 par AFNOR CERTIFICATION pour son management de qualité pour les activités de transport, distribution, vente d’énergie et de conseil aux clients Grands comptes. Une certification historique qui célèbre la concrétisation de l’une des aspirations exprimées dans le PLAN stratégique YESSAL 2020 de SENELEC.

Mouhamadou Makhtar Cissé, c’est aussi l’innovation technologique, avec la société Akilee S.A (une société technologique de services énergétiques). Cette nouvelle filiale de la Senelec, Akilee s’appuie à la fois sur les nouvelles technologies, notamment l’internet des objets, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Pour l’amélioration de la distribution de l’électricité sur l’ensemble du territoire national et la réduction du prix, SENELEC a aussi signé des accords de partenariats avec EDF et ENEDIS des entreprises françaises d’électricité. Alors pour une histoire de disjoncteur, le Sénégal n’a pas besoin de si dérisoires et mensongères coupures de presse dans les archives nationales.

Tivaouane : Levée de boucliers autour du périmètre de restauration des Niayes

Seneweb.com | Le ministère de l’Environnement et du développement durable a tenté d’apaiser les populations établies autour du périmètre maraîcher dans la zone des Niayes dans le département de Tivaouane. C’était lors d’une visite de sites autour du périmètre de restauration des Niayes, à laquelle ont pris part les autorités administratives, locales, les services des Eaux et forêts, et autres.

Un décret de 1957, objet de la contestation «Nous sommes venus rassurer les populations sur la souveraineté du patrimoine foncier qui les entoure, lequel fait l’objet de ce qu’on appelle le périmètre de restauration des Niayes », explique d’emblée Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du développement durable s’adressant aux élus et populations de la commune de Darou Khoudoss notamment.

Un périmètre dont les trois composantes «constituent un écosystème fragile à cause des facteurs climatiques et de l’action inopportune des hommes. Il s’agit de la bande des filaos, la cuvette maraîchère et les dunes continentales », liste-t-il. Avant de préciser que «Cette zone a été actée par un arrêté de 1957 qui a délimité une zone de 41.000 hectares. Et depuis cette date il n’y a eu que deux déclassements, qui répondaient à des intérêts publics : le déclassement de 1972 (création du centre de perfectionnement de Mboro) et celui de 1984 pour Africa Energy».

Pour ce qui relève de la bande des filaos, renchérit Mame Thierno Dieng, «elle a été construite mécaniquement par des hommes, arbre après arbre, sur 450 km de Dakar à Saint-Louis, pour fixer les dunes de sable et protéger la cuvette maraîchère, protéger les habitats des populations, leur procurer une source pérenne définitive de revenus».

Ainsi donc, «Il n’est pas envisageable que ces deux rôles soient compromis pour une raison quelle qu’elle soit. Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, les populations peuvent se rassurer : ils continueront à pouvoir y habiter, y faire paître leurs animaux et cultiver dans la cuvette maraîchère ». Pour le ministre de l’Environnement, ces «malentendus et incompréhensions» à l’origine du différend entre les services des Eaux et forêts et les populations locales devront être dépassés.

En revanche, pour les riverains qui s’activent dans le maraîchage, l’entreprise GCO qui y exploite les mines, zircon et ilménite, est à l’origine de tous leurs maux. « Notre problème principal, c’est GCO » Premier adjoint au maire de Darou Khoudoss, Moda Samb estime que ce problème préoccupe toute la zone de Darou Khoudoss, de Sam à Xokhéy en passant par autres localités. «Ils disent qu’on n’a pas le droit d’y cultiver, d’y habiter parce que c’est une zone de restauration à préserver selon le décret de 1957 laissé par les colons.

De Dakar à Kayar, il n’y a pas de problème, idem de Lompoul à Saint-Louis. Mais de Lompoul à Kayar, la zone que GCO doit exploiter, est préservée afin d’y empêcher toute culture», proteste l’adjoint au maire de Darou Khoudoss. «On nous empêche de construire, de cultiver, d’occuper les terres qui appartenaient à nos ancêtres. Nos problèmes ont commencé avec GCO», a souligné un intervenant, s’adressant au ministre de l’Environnement. Non sans dénoncer les arrestations tous azimuts de citoyens par les agents des Eaux et forêts, et les amendes qui leur sont infligée, entre 200 à 300 mille francs.

Un problème auquel Mame Thierno Dieng a promis d’apporter une solution. « Nous ne connaissons que l’agriculture, depuis Senghor, Diouf, Wade. Et sous Macky Sall on veut nous empêcher d’exercer cette activité » Quid des assurances données par Mame Thierno Dieng aux populations ? « Il n’a fait que mettre de l’huile sur le feu. Il n’a convaincu personne. Nous disons non au service des Eaux et forêts.

On est prêts à faire face et nous interpellons le chef de l’Etat», menace Moda Samb. Dans cette zone fortement convoitée, les Ics disposent de 45.000 hectares, GCO, 37.000 ha. Et Africa Energy, 700 hectares, liste encore l’élu qui déplore toutefois que des hommes politiques qui n’habitent pas la localité y disposent de champs et ne sont pas inquiétés. Mame Thierno Dieng a pour sa part, pris l’engagement de rendre compte de la situation au président de la République, Macky Sall.Momar Mbaye

Avortement médicalisé : Une loi en gestation qui divise religieux,députés et acteurs de la Société civile

https://www.dakaractu.com Les religieux peinent encore à s’entendre sur l’opportunité du vote d’une loi en faveur de l’avortement médicalisé. Chacun tire de son côté pour justifier sa position. Les députés se sont voulus ferme dans leur refus d’aller dans le sens souhaité. Certains sont hésitants, au moment où l’Exécutif dit attendre que la Société civile fasse le plaidoyer avant de s’y prononcer. Mais, Me Ibrahima Mbengue, avocat à la cour, trouve que la question n’est pas si simple. Car, si la loi est votée, son application pourrait poser problème.

Plus d’uns croiraient, après avoir lu l’histoire qui suit, que c’est une fiction inventée de toute pièce. Mais, ce qu’a vécu la petite Fatou (9 ans) est resté à jamais gravé dans les mémoires de ses proches. Insouciante, elle l’a été jusqu’au jour où un homme âgé de 52 ans a abusé sexuellement d’elle. C’était un ‘’marabout’’. Suite à son viol, la gamine s’est retrouvée enceinte. Après avoir souffert avec la grossesse, elle a fini par mettre au monde un enfant, grâce à une Césarienne. Mais, elle en mourut au bout de 6 mois. L’auteur a écopé de 10 ans d’emprisonnement ferme. La petite Fatou morte, son enfant a été placé dans une institution. Cela aurait pu servir de clap de fin, dans un scénario. Mais elle est une réalité. Une réalité qui remet sur la table le débat sur l’avortement médicalisé lancé depuis plusieurs années, au Sénégal. Une question qui tarde encore à être tranchée.

A quelques jours du démarrage de la campagne présidentielle 2019, la société civile a les yeux rivés sur les candidats. Au même moment, des femmes ayant contracté des grossesses non-désirée/hors mariage, continuent de porter leur choix sur la commission de l’irréparable au lieu d’affronter le jugement des proches.

C’est le cas pour Thérèse, une jeune femme d’une vingtaine d’année. Fille cadette d’un policier aujourd’hui, à la retraire, elle a caché sa grossesse. Au lieu d’assumer sa situation de fille-mère, aux côtés de ses parents, elle a préféré jeter son bébé dans le camion de ramassage des ordures. Son acte commis au cours du mois de novembre dernier, alors que toutes les attentions étaient tournées vers le Gamou 2018, n’a pas échappé aux voisins qui commentent encore cet acte criminel en sourdine.

Marie, une jeune divorcée, est de celles-là qui ont avorté. Mère d’un petit garçon né de son mariage, elle avait contracté une grossesse après un flirt poussé avec son amant. « Je suis enceinte. Mais, je préfère mourir plutôt que de porter cette grossesse », a-t-elle confié.

 « Je préfère mourir plutôt que de supporter cette grossesse » 

Cette grossesse n’a pas dépassé les 6 semaines. La consommation d’un mélange de produits lui a permis d’avorter. Si elle a eu la chance de s’en sortir vivant, combien de ses semblables ont perdu la vie en tentant d’avorter clandestinement ? Difficile de donner le nombre. Voilà pourquoi, devant la montée en puissance du nombre de grossesses non désirées, d’infanticides et d’avortements clandestins, des structures ont initié un plaidoyer pour pousser le législateur à légaliser l’avortement médicalisé. Le draft d’un projet de loi allant dans ce sens avait été déposé au ministère de la Justice. A terme, encadrée, cette loi adoptée ne devrait profiter qu’aux femmes victimes de viol ou d’inceste suivi de grossesse et celles dont l’état de santé est menacé par leur état, disent-elles.

L’Association des juristes sénégalaises (Ajs), une des principales structures qui se sont illustrées dans ce combat, porte le plaidoyer contre vents et marées. Ces acteurs légitiment leur combat par le fait que le Sénégal a, depuis 2004, ratifié le Protocole de Maputo. Lequel impose aux Etats signataires de garantir le droit à l’avortement médicalisé en cas de viol, d’inceste ou de danger pour la santé de la femme enceinte.

1 776 cas de viols dont 516 cas d’inceste en 6 mois courant 2016

Cependant, malgré le caractère répressif de la loi pénale qui range cette pratique dans le lot des infractions graves, l’avortement se fait encore. Pour convaincre le législateur de la nécessité de légaliser la pratique, l’Ajs avait révélé les chiffres effroyables et ahurissants des viols et incestes recensés, entre janvier et juin 2016. Soit 6 mois au cours desquels plus de 1 776 cas de viols ont été enregistrés dont 516 cas d’inceste.

Mais, auparavant, assurant le lead dans ce combat, l’Ajs a justifie son combat par une volonté d’éviter que des femmes continuent de perdre la vie au cours/suite à des avortements clandestins et s’activer pour que ces femmes-là qui sont victimes de viol ou d’inceste suivi de grossesse et celles dont l’état de santé est menacé par l’enfant qu’elles portent puissent avoir une solution légale dans les premiers 3 mois »

 « Chaque jour, sont enregistrés des cas de viol et d’infanticide de femmes victimes d’agressions sexuelles qui n’avaient pas eu de possibilité d’avorter. Il y a eu une fille violée par son oncle, mais elle ne supportait pas la grossesse. Et comme il n’y avait eu aucune possibilité pour interrompre cette grossesse, elle a été obligée de la garder jusqu’à terme. Mais, c’est lors de l’accouchement qu’elle a perdu la  vie », s’indigne-t-on du côté de l’Ajs.

Prenant en compte le drame de ces victimes, l’Imam Moussé Fall, coordonnateur adjoint du Réseau islam et population, a soutenu le projet, sous réserve, bien sûr. « Il faut comprendre qu’on est dans un pays constitué de près de 90% de musulmans. Quand on parle d’avortement, sans pour autant y apposer l’attribut ‘’médicalisé’’ ou ‘’clandestin », il y a toujours des interprétations autour de ce concept. Raison pour laquelle, nous militons en faveur de l’avortement médicalisé sous quelques formes. Nous savons que la source primaire chez le musulman c’est le Coran et les Hadiths du Prophète (Psl). Donc, le musulman doit se référer à ces référentiels. D’abord, il faut dire que l’islam est contre l’avortement en tant que tel. Parce qu’avorter de manière provoquée sans aucune raison valable équivaut à un infanticide. Ça, il faut oser le dire ! Allah (Swt) nous a clairement dit de ne pas tuer une personne. Sauf s’il y a la Loi du talion », a confié l’imam Fall à Dakaractu.

« Les contraintes absolues annulent les interdits »

L’Imam Râtib de la Mosquée de Sacré-Cœur 3 ajoute : « L’islam peut être d’accord sur certaines formes d’avortement. La façon de pratiquer cet avortement, c’est une chose à revoir. En plus de cela, il y a ce qu’on appelle les contraintes valables. C’est-à-dire une femme qui tombe enceinte et à qui on dit que si sa grossesse progresse, sa vie est menacée. Là, il y a une loi implacable en islam qui dit que « les contraintes absolues annulent les interdits ». Je répète que l’avortement est interdit. Mais, si la vie de la femme enceinte est menacée, ce qui est plus sûr, c’est d’arrêter le processus de cette grossesse au lieu de laisser celle-ci s’acheminer vers sa disparition », enseigne-t-il.

« Le second cas, dit-il, c’est le viol et l’inceste suivi de grossesse. La femme qui tombe enceinte suite à une agression sexuelle, n’a pas été consentante. Elle l’a juste subie. Donc, à partir de cela, les oulémas sont d’accord qu’il faut interroger la femme. Si elle veut garder la grossesse, on ne l’élimine pas. Si, toutefois, c’est quelque chose qui pose problème, on peut tenter d’éliminer cette grossesse. Mais à quel niveau ? Le problème se pose au niveau de l’expiration de la validité du processus permettant d’éliminer la grossesse. Pour cela, nous nous basons sur un verset coranique.

C’est la Sourate Mu’minûn (Les Croyants) où Allah (Swt) nous raconte quelles sont les étapes évolutives de l’embryon dans le ventre de la mère. Il nous dit qu’Il a créé l’Homme à partir d’une rencontre de deux éléments appelés spermatozoïde et ovule. Ça c’est la première étape ! Allah (Swt) nous l’a raconté clairement dans le Saint Coran en nous disant : « Puis, Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir sûr. Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence. Et de l’adhérence, Nous avons créé un embryon. Puis de cet embryon, Nous avons créé des os. Et Nous avons revêtus les os de chairs. Et ensuite, Nous l’avons transformé en une toute autre créature », indique l’imam.

« Les oulémas sont d’accord que … » 

 Il poursuit : « si nous observons ce verset, nous verrons qu’il y a au moins 4 étapes. Alors chacune d’elle dure 40 jours. Ce qui nous fait dire ça, c’est déjà les différents commentaires autour du verset, mais aussi des Hadiths qui ont dit, certes, chacun de vous, lorsqu’il est créé demeure dans le ventre de sa mère pendant 40 jours comme une gouttelette, puis devient pendant une période d’égale durée, un caillot de sang, enfin, pendant une semblable durée de temps devient un morceau de chair. Alors Allah lui envoie un ange. Puis l’Esprit est insufflé dans cette chair-là. C’est un hadith rapporté par Ibn Massûd. Alors les juristes-consultes islamologues se sont dits alors que ce n’est qu’à la 4e étape que l’esprit est insufflé. Donc, il ne peut y avoir d’avortement qu’à partir du premier jour jusqu’au 120e. C’est-à-dire quand on fait l’addition de ces 4 étapes. Au-delà de ces 120 jours, sauf si la vie de la femme est menacée, on ne peut plus appliquer l’avortement », indique-t-il.

L’imam Fall précise qu’au-delà, ce n’est plus possible. Parce que l’âme est insufflé et l’embryon devient un être humain. Et anéantir cette vie équivaut à une infanticide. “Il faut déjà comprendre cela sous cet angle. Nous ne sommes pas en train de dire « allez faire l’avortement! ». On a dit, dès le début, que l’avortement est interdit en islam. Dire que c’est la porte ouverte à toutes les formes d’avortement, là, je dis non ! La femme qui n’a aucune contrainte, qui a une grossesse non-désirée, n’a pas le droit d’éliminer cette grossesse.

« Tous les arguments avancés ne sont pas fondés »

 « Pour le cas du viol, il faut que ce soit confirmé, note-t-il. Il faut des conditions de base. Nous, en tant que religieux, nous sommes des responsables. Nous dirigeons toute une communauté. Et nous savons que nous avons deux adversaires. Celui qui tend à la déperdition et celui qui est dans un l’islam confiné et qui est contre toute forme de progrès. Nous avons des garde-fous et nous disons cela à ce religieux, cet obscurantiste. Mais si quelqu’un vient d’ailleurs et dit «vraiment, il faut ouvrir toutes ces portes », nous lui disons non ! L’islam, c’est l’ouverture d’esprit et le dogmatisme en même temps. Donc, nous sommes dans le juste milieu. Des fois, on n’est pas compris. Parce qu’il y en a qui disent simplement que nous sommes manipulés par les occidentaux alors que ce n’est pas le cas », se défend l’imam Fall.

Adama Seck, Imam Râtib de la mosquée Bilal Ibnou Rabah de l’Unité 12 des Parcelles Assainies, s’est, lui, démarqué de son collègue. A propos de l’avortement médicalisé, affirme-t-il, les enseignements islamiques sont clairs, nets et précis. C’est une question qui suscite des interrogations. Mais, il dit que cela n’en vaut pas la peine. ‘’L’islam ne cautionne cette pratique qu’au cas où la vie de la femme en état de grossesse est menacée. C’est dans ce seul cas où, selon la Châri’a, l’avortement médicalisé est accepté. En dehors de ce cas, tous les arguments avancés pour plaider en faveur d’une loi allant dans ce sens, ne sont pas fondés. Il nous arrive d’entendre des gens évoquer des cas d’incestes ou de viols pour les intégrer dans ce chapitre. Ces gens-là s’appuient sur l’inconfort et la honte pour réclamer le droit à l’avortement. Mais il faut retenir que l’islam ne pourrait cautionner l’avortement en dehors de la seule raison médicale’’.

Secrétaire général de la Fédération nationale des associations d’écoles coraniques du Sénégal, l’imam Seck dit que la quasi-totalité des oulémas est du même avis que lui. ‘’La religion musulmane considère comme infanticide, tout avortement, quel que soit l’étape de la grossesse. Nous estimons que dès l’instant où la science atteste de l’effectivité d’une grossesse, procéder à l’avortement, c’est tuer une vie. Ce qui fait que l’islam s’oppose à l’avortement’’, dit-il.

‘’Il s’agit, en fait, de tuer Pierre pour ressusciter Paul’’ 

Du côté de l’église catholique, le débat est tranché depuis longtemps. L’Abbé Alfred Waly Sarr, Recteur du Grand Séminaire Libermann Sénégal, trouve actuel et délicat le sujet qui porte sur l’avortement en général et celui dit ‘’médicalisé’’ ou ‘’thérapeutique’’, en particulier. ‘’On en fait recours, en général, quand après un diagnostic prénatal, on découvre scientifiquement que la vie de la femme enceinte est en danger. On choisit alors d’interrompre le processus de gestation pour sauver la vie de la maman. ‘’Que dit la Sainte Eglise catholique de ce point de vue ? Il faut d’abord retenir qu’aux yeux de l’Eglise, tout avortement provoqué sciemment et volontairement est un crime, un meurtre, une attente grave à la vie et à sa dignité inviolable. De fait ‘’l’avortement thérapeutique ou médicalisé’’ est un jeu de mots, car il n’y a pas de thérapie pour l’avorton qu’on élimine. On le tue ! Il s’agit, en fait, de tuer Pierre pour ressusciter Paul’’, indique l’homme d’église.
‘’ Tu ne tueras pas quel qu’en soient les circonstances’’

‘’Le principe de la morale de l’Eglise est donc clair : ‘’tu ne tueras pas !’’ Comme édicté dans le Décalogue (Les dix commandements). Tu ne tueras pas quel qu’en soient les circonstances. L’Eglise est donc contre toute forme d’avortement. Elle considère que dans de cas pareils, il faut invoquer le principe de la ’’totalité’’ : faire tout pour sauver les deux vies : celle qui porte et celle qui est portée. De plus, la certitude d’un diagnostic est-elle absolument absolue ?’’, s’est-il questionné.

Et selon lui, en interrogeant ‘’l’histoire on verra qu’il y a eu des femmes qu’on avait déclarée menacées, mais qui, in fine, ont donné la vie sans danger’’. Une raison de plus pour nous de poursuivre donc la réflexion et le débat. ‘’Mais retenons en conclusion que l’Eglise est contre l’avortement médicalisé et contre toutes formes d’avortement. La vie est un don de Dieu et seul Dieu en demeure le Maître et le Décideur’, a dit l’homme d’église.

Dr Ibrahima Ndiaye, Dermatologue : « IL Y A UNE RELATION DE CAUSE A EFFET ENTRE L’HYDROQUINONE ET LE CANCER »

http://www.seneplus.com/ Dermatologue de son état, Dr Ibrahima Ndiaye revient sur les maladies de la peau mais aussi sur la dépigmentation, un phénomène qui prend de l’ampleur avec l’utilisation de l’hydroquinone, des corticoïdes, mais aussi et surtout du gluthiation.

Selon le spécialiste, il y a une relation de cause à effet entre l’hydroquinone et le cancer.

L’AS : est-ce que vous pouvez nous définir ce qu’est la dermatologie ?

Dr Ibrahima Ndiaye : Beaucoup de gens ne comprennent pas ce qu’est la dermatologie. La dermatologie, c’est la dermato-vénéréoallergologie. Pourquoi ces trois terminologies ? La dermatologie, c’est toutes les maladies qui touchent la peau. La peau est très vaste et il y a ce que l’on appelle la peau glabre, c’est-à-dire la peau où il n’y a pas de poil comme au niveau du cuir chevelu ; les maladies qui y touchent sont l’apanage du dermatologue. Les maladies qui touchent les ongles aussi sont du ressort du dermatologue. Allergologie, parce que beaucoup de maladies allergiques se reflètent sur la peau et c’est le dermatologue qui les soigne. Il y a un module spécial, appelé allergologie dans notre spécialité. Un autre domaine que les gens oublient est la vénéréologie ; ce n’est pas une maladie des veines, mais c’est tout ce qui touche les infections sexuellement transmissibles comme les pertes blanches pour la femme. Pour les hommes, il y a beaucoup de pathologies sur le plan génital, c’est le dermatologue qui les soigne. Le dermatologue est très outillé pour soigner des maladies sur le plan génital aussi bien chez l’homme que chez la femme. Beaucoup de gens ignorent ce côté. Si c’est un homme qui a un problème sur la partie génitale, on l’envoie chez l’urologue et si c’est une femme on l’envoie chez le gynécologue. Certes, nous partageons ces pathologies avec eux.

Quelles sont les maladies de la peau les plus fréquentes?

Aujourd’hui, parmi les maladies de la peau les plus fréquentes, on peut citer : la dermatologie infectieuse, la dermatologie bactérienne et virale. Ce sont des maladies liées aux microbes, aux champignons. En dehors de ces pathologies infectieuses, il y a une pathologie qui est extrêmement fréquente, c’est l’acné. C’est un problème qui touche beaucoup plus les femmes puisqu’il interpelle la beauté. Il pose un problème de traitement chez beaucoup de médecins et le traitement n’est pas si facile que les gens le croient. C’est l’une des pathologies les plus faciles à diagnostiquer, mais très difficiles à traiter. Il y a d’autres qui sont aussi fréquentes comme la dermatite atomique ou l’eczéma atopique communément appelé «ndokhou citi», en wolof. Elle est un peu liée à l’asthme, ce sont deux maladies apparentées. Elles se manifestent par des lésions sur la peau, sous forme de grattage ou de clave qui perturbe l’ambiance de la famille. Le traitement n’est pas si difficile, mais c’est très long. Il se fait cas par cas et peut aller jusqu’à 12 ans. C’est une pathologie qu’il faut expliquer à la famille. Sa fréquence est liée à l’industrialisation et elle est plus fréquente en milieu urbain qu’en milieu rural.

Qu’est-ce qu’il faut faire pour éviter ces pathologies ?

Il faut lutter contre l’urbanisation, la pollution. Le ministre de l’Environnement doit s’y mettre. Il y a aussi des facteurs individuels et d’hygiène. Quand je parle de la dermatologie infectieuse, c’est un problème d’hygiène collectif et individuel. Ces pathologies sont liées au climat, à la promiscuité et à l’humidité. Ces facteurs jouent un rôle important dans la transmission de cette pathologie. Il faut assainir l’environnement et expliquer aux gens comment il faut faire en sorte que l’hygiène se fasse de façon individuelle et collective.

Parlons de la dépigmentation, quelles sont ses conséquences sur la peau ?

La dépigmentation est un phénomène qui a toujours existé dans notre histoire, même du temps de la colonisation. Les esclaves utilisaient des produits à base d’hydroquinone pour se dépigmenter dans le but de se rapprocher du maître. A cette époque, il y avait vraiment le complexe de supériorité entre les maîtres et les esclaves. Elle est arrivée au Sénégal dans les années1966avec l’apparition des femmes commerçantes qui partaient en voyage. Elles se rendaient dans les pays comme le Zaïre et les pays anglophones. Ce sont ces femmes qui ont importé la dépigmentation. Elle a connu des évolutions au Sénégal avec l’utilisation des produits acides et toxiques comme l’eau de javel. Les dames utilisaient n’importe quoi. Aujourd’hui, il y a deux produits qui sont utilisés sur le marché, les corticoïdes et l’hydroquinone. L’hydroquinone est un produit très dangereux. Il y a même des relations de cause à effet entre l’hydroquinone et le cancer. L’effet secondaire le plus classique que l’hydroquinone peut donner, c’est que lorsqu’on est en contact avec le soleil, il y a un phénomène réactionnel de phototoxique cutané qui fait que le produit développe des réactions cutanées locales là où le soleil tape. On a au niveau du dos ce que l’on appelle «thiere», en français on appelle cela la pseudohochronose exogène. Il y a aussi les tâches noires sur le visage que l’on appelle les lunettes, des tâches noires au niveau des extrémités des membres supérieurs et inférieurs. L’autre produit, ce sont les corticoïdes. Ce sont des produits qui ne doivent pas être vendus sur le marché public. Ce sont des produits classés tableau, qui ne doivent être vendus que dans les pharmacies. Ce sont des produits anglophobes qui filtrent le marché et sont vendus comme des bonbons et qui contiennent cette molécule que l’on voit dans tous les tubes appelés le clobetasol. Ils sont utilisés par les femmes avec des quantités extrêmement importantes. Ils donnent des effets secondaires sur le plan local et général. Sur le plan local, on peut avoir de l’acné, des vergetures, des poussées de poils, le vieillissement de la peau. L’utilisation des corticoïdes rend la peau fragile aux infections. Les femmes qui se dépigmentent développent des infections à type de champignons, de gale, de bactéries. Elles développent aussi un tableau de Risi pèle de la jambe qui, s’il se développe et n’est pas bien traité, peut conduire à la mort. Il est important de situer tous ces effets secondaires liés aux corticoïdes. En les utilisant sur de longues durées, les corticoïdes passent par le sang. Tout produit que l’on dépose sur le corps franchit la barrière cutanée et passe dans le sang. En passant dans le sang, ils peuvent donner un diabète, une hypertension artérielle, mais aussi perturber le cycle gynécologique de la femme. Chez une femme enceinte, on peut avoir un tableau de prématuré ou des avortements précoces. Les corticoïdes ne restent pas sur la peau, mais ils passent dans le sang et donnent des effets secondaires très graves.

Il y a aussi d’autres produits comme le gluthiation ?

Aujourd’hui, les femmes se lancent dans l’utilisation de cette molécule que l’on appelle le gluthiation. C’est un produit utilisé en milieu neurologique. Les gens ont constaté que son utilisation sur des pathologies neurologiques conduisait à dépigmenter la femme, et c’est comme cela qu’ils ont dévié ce produit vers la peau. Si on l’utilise, il peut donner des complications neurologiques extrêmement graves. Il faut éviter de l’acheter sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas un médicament que l’on doit acheter de gauche à droite. Aux Etats Unis, c’est le gluthiation 2000 qui est permis dans les instituts de beauté. Et là-bas, on ne vient pas dans un institut de beauté et dire : je veux m’éclaircir. On vous signe des protocoles pour rajeunir la peau. Dans ces instituts de beauté, c’est juste 10 injections de gluthiation. Au Sénégal, j’ai vu des gens qui utilisent le gluthiation 75000. S’agissant de ses effets secondaires, on peut en mourir.

Qu’est-ce que l’on doit faire pour sensibiliser les femmes sur les effets nocifs de la dépigmentation ?

Il faut descendre à la base, notamment dans les écoles. Il existe une association dénommée «Aida» qui effectue un travail colossal. Et je pense que le travail a répondu, puisque les statistiques montrent que la dépigmentation a diminué au Sénégal. La presse aussi doit jouer son rôle en parlant des sujets qui peuvent être utiles pour la population. Mame Diarra DIENG

Coût des travaux du Building administratif

http://www.dakarmatin.com Hier, le Président Macky Sall a remercié le patron de l’entreprise «Bamba Ndiaye Sa» pour dire que c’est une société sénégalaise qui a su relever le défi technique et technologique tout en satisfaisant aux exigences de sécurité.
Mais à quel prix ? Le président de la BOAD, Christian Adovelande a soutenu que la contribution de son institution au financement de la réfection de la bâtisse s’élève à 25 milliards FCFA. Budgétisée à 17 milliards FCFA au début, la réfection du building administratif est estimée finalement à près de 40 milliards FCFA pour six longues années.
Ce que d’aucuns qualifient de scandale financier vu que le coût initial était estimé à 17 milliards de FCFA. Birahime Seck du Forum civil n’a de cesse de demander la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur les différents avenants signés. En tout cas, à part le montant de la contribution de la BOAD, les autorités se sont gardées de révéler le coût total des travaux

Le M23 demande la condamnation des commanditaires

http://www.emedia.sn La responsabilité n’a pas été totalement située. C’est la conviction d’Ousmane Ndiaye, le Secrétaire général du M23 par ailleurs coordonnateur du comité de commémoration de l’an 7 de la disparition de l’étudiant Mamadou Diop, tué le 31 janvier 2012, lors des manifestations préélectorales de la présidentielle de 2012 à la Place de l’Obélisque (actuelle place de la nation). Cela, suite à la décision rendue par la Cour d’appel dans cette affaire, confirmant celle prise en première instance.

« Aujourd’hui, réagit-il, au lendemain de la décision de la Cour d’appel dans l’affaire Mamadou Diop, nous sommes partagés entre satisfaction et insatisfaction. Satisfaction, d’abord, parce que les juridictions de ce pays se sont saisies du dossier, l’ont instruit et ont fait des jugements en première instance et en deuxième instance. Des jeunes policiers ont été condamnés mais à notre avis ces policiers ne sont pas les seuls responsables. Ces policiers ont agi sur ordre du ministre de l’Intérieur, sur ordre du président de la République. »
Ousmane Ndiaye et ses camarades se sont réunis ce jeudi 31 janvier 2019, au siège des forces vives de la nation du 23 juin 2011 dit M23, pour commémorer ce triste anniversaire. Et, fulmine leur porte-parole, ils « ne peuvent pas comprendre que ces jeunes policiers (Ousmane Thiam et Wagane Souaré) soient sacrifiés et que leurs chefs, ceux-là qui dirigeaient la police notamment le ministre de l’Intérieur d’alors, ne puissent pas être inquiétés. »

Que les responsabilités soient situés

Pour eux, « la justice doit travailler pour que dans ce genre d’affaire, il y ait une justice totale, que tous les coupables puissent être sanctionnés : les commanditaires, les donneurs d’ordre aux conséquences meurtrières. » Etant donné, motivent-ils que, « des vies ont été sacrifiés, des libertés sacrifiées et beaucoup de sang a coulé. Nous ne pouvons pas nous réfugier derrière un dédommagement, qui dit quatre (4) millions pour les blessés et dix (10) millions pour les morts. Non, au-delà des dédommagements, les responsabilités doivent être situées et tous les gens qui ont des responsabilités dans un meurtre ou une affaire de mort d’homme doivent être traduits devant la Justice et jugés comme cela se doit. »

Les membres dudit comité ont saisi l’occasion pour appeler à la retenue à quelques heures du démarrage de la campagne électorale. « Un appel à l’endroit de la jeunesse, de l’Etat qui doit garantir la paix civile, qui a aussi l’obligation de créer toutes les conditions pour un scrutin transparent, libre et démocratique. Nous demandons à l’Etat de permettre à ceux-là qui veulent manifester pour dénoncer de les encadrer pour qu’ils manifestent dans le respect des règles de droit qui régissent le pays », décline Ousmane Ndiaye.
Ledit comité a procédé à un récital de Coran pour prier pour Mamadou Diop et toutes les autres victimes des violences préélectorales de la présidentielle de 2012. DIÉ BA

Bassirou Faye,Fallou Sène:Les étudiants réclament toujours justice

Seneweb.com | Dix-huit ans après la mort de l’étudiant Balla Gaye à l’université Cheikh Anta Diop (Ucad), ses camarades de Dakar ont encore tenu, ce jeudi, une manifestation pour honorer sa mémoire. Les étudiants ont profité de l’occasion pour réclamer justice pour deux d’entre eux tombés sous le coup des balles des forces de l’ordre.

« Nous demandons que justice soit faite, parce que, pour nous, tous les éléments sont réunis pour qu’on puisse déclencher les procès concernant la mort de Bassirou Faye et de Fallou Sène. Nous avons rencontré, au palais, le président Macky Sall qui nous a promis que justice sera faite. Il est venu à l’Ucad et nous a répété les mêmes promesses. Aujourd’hui, ce sont les étudiants du Sénégal qui réclament justice sur ces dossiers », a déclaré Jean-Pierre Mendy, par ailleurs Président de la Commission sociale (Pcs) de la faculté de Droit.

« La douleur nous habite toujours, parce que les causes pour lesquelles le camarade Balla Gaye est tombé au front restent encore.  Nous commémorons son décès parce que cette journée, c’est la Journée des martyrs. Aujourd’hui, nous sommes réunis pour échanger, partager la douleur, être en communion et faire des prières pour nos chers défunts qui sont morts pour la cause estudiantine ».

Les étudiants ont profité de cette journée de commémoration pour lancer un appel : « Halte à la tuerie des étudiants ! »

Évoquant la question des bourses, Jean-Pierre Mendy reconnait qu’il arrive des fois où l’État paye à temps et même avant le délai. « Il y a aussi des périodes où le paiement des bourses n’est pas respecté. Il y a aussi beaucoup d’omissions parce que beaucoup d’étudiants ne parviennent pas à percevoir leur bourse. Il  y a des malversations que nous notons ; beaucoup d’étudiants ont perdu leur bourse, alors qu’il y a des conditions strictes qui ont été posées pour que l’étudiant puisse avoir sa bourse. Ce qui est grave », dit-il.

MAMOUR DIALLO VA PORTER PLAINTE APRÈS LA PRÉSIDENTIELLE

http://www.emedia.sn Mamour Diallo va traîner Ousmane Sonko devant les tribunaux. La révélation est de son avocat Me Elhadj Diouf qui faisait face à la presse. Le Directeur des Domaines qui a été accusé de détournement de 94 milliards FCFA par Ousmane Sonko compte saisir la Justice après les échéances électorales. Cette posture de Mamour Diallo se justifie par le fait que le Directeur des Domaines ne voudrait pas donner à Ousmane Sonko l’occasion de se victimiser en faisant croire à l’opinion que l’on veut lui empêcher de battre campagne.

Toujours concernant ce dossier, Me Elhadj Diouf dit comprendre l’attitude du procureur qui s’est tu, jusqu’ici, malgré la plainte du leader du Pastef. Selon l’avocat, Ousmane Sonko fait de la manipulation. Il n’a aucune compétence pour saisir le maître des Poursuite dans ce dossier. « C’est une affaire qui concerne deux privées. Le procureur n’a aucun pouvoir de s’immiscer dans une affaire qui concerne deux tiers », dixit M. Elhadj Diouf. BABACAR FALL

Me El Hadj Amadou Sall : «Le Pds n’a ni candidat de substitution, ni candidat alternatif…»

https://www.pressafrik.com Le Parti démocratique sénégalais (Pds) reste campé sur sa position d’empêcher la tenue d’une quelconque élection sans la participation de son candidat, Karim Wade. C’est du moins ce que soutient Me El Hadj Amadou Sall, un de ses responsables qui dément du coup l’information selon laquelle il soutiendrait Idrissa Seck.

«Pour ce qui nous concerne au Pds, nous avons des instances et aucune d’elles n’a pris cette décision.» Ces propos sont de Me El Hadj Amadou Sall qui revenait sur les rumeurs envoyant le Pds chez l’un des candidats de l’opposition en lutte pour succéder à Macky Sall le 24 février prochain.

«Il reste, et je l’affirme avec forte certitude, que nous en sommes à notre position d’origine. Notre position d’origine c’est que nous n’avons ni candidat de substitution, ni candidat alternatif. Et si notre candidat n’est pas retenu, non seulement nous ne boycotterons pas l’élection, mais nous en empêcherons la tenue», précise-t-il dans un entretien accordé à Sud Fm.

Le responsable libéral de préciser : «la position de notre parti c’est ça. Nous n’avons ni plan A, B ou C. Nous empêcherons la tenue de l’élection, c’est notre point de vue jusqu’à aujourd’hui. Maintenant le reste, les gens peuvent dire ce qu’ils veulent…»Ousmane Demba Kane

Refus de soutien au Pds : Me Amadou Sall s’explique

Seneweb.com Le Parti démocratique sénégalais (Pds) ne compte soutenir aucun candidat à l’élection présidentielle du 24 février prochain. D’après Me El Hadj Amadou Sall, membre du Comité directeur dudit parti, le soi-disant soutien du Pds à un parti de l’opposition n’est que supputations, rumeurs et manipulations, et ne correspond pas à la  position du Pds, a-t-il déclaré.

« Aucune des instances du Pds n’a pris la décision de soutenir un candidat. Donc, il reste en l’état de pures rumeurs », indique-t-il.

Me Sall affirme avec fermeté que le Pds maintient sa position d’origine. « Notre position, c’est, d’une part, nous n’avons ni candidat de substitution ni candidat alternative. Et si notre candidat n’est pas retenu, non seulement nous ne boycotterons pas l’élection présidentielle, mais nous en empêcherons la tenue. C’est ça  la position de notre parti. Ni plan A ni plan B et ni plan C. Maintenant, le reste, les gens peuvent dire ce qu’ils veulent », martèle-t-il.

Ainsi, pour Me Sall, la décision du Front de résistance nationale (Frn) recoupe un peu la position du Pds. Premièrement, « on demande la mise en place des comités de quartier de résistance nationale ». Deuxième, « le front et toute l’opposition s’opposeront à ce que ce soit le ministre de l’Intérieur, partisan, Aly Ngouille Ndiaye, qui organise l’élection ». Et, enfin, troisièmement, « nous avons demandé aux populations de se mettre prêtes et de manifester pacifiquement, sans aucune violence, leur mécontentement et leur opposition à des élections non transparentes. Tout le reste n’est que des supputations, rumeurs, manipulations et ne correspond pas à notre position ».

Pour Babacar Gaye, le PDS doit se ranger derrière un candidat libéral

http://www.emedia.sn Babacar Gaye sort de son mutisme. Le porte-parole du Secrétaire général du Parti démocratique Sénégalais (Pds) a réuni ses partisans en Assemblée générale à son fief, Kaffrine et écarté toute idée d’abstention de son parti à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Babacar Gaye qui a juré fidélité et loyauté à l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, trouve que le Pds, en tant que parti libéral, doit impérativement se ranger derrière un candidat qui incarne les idéaux du libéralisme, pour affronter Macky Sall. Face à ce dernier, candidat à sa succession, il n’y a que Madické Niang et Idrissa Seck qui remplissent ce critère dégagé par le responsable libéral.

Pour lui, si le Pds s’abstient, parce que son candidat est éliminé, Macky Sall, lui, fera tout pour que ses militants aillent voter le jour du scrutin. Ce qui, à ses yeux, constituera un revers lamentable pour le parti.

Toutefois, M. Gaye trouve que la dernière décision revient à la base. Il a ainsi promis de faire entendre la position de ses militants de Kaffrine aux instances du parti qui ne se sont toujours pas réunies pour dégager une position claire après l’élimination officielle de leur candidat, Karim Wade, à la présidentielle de 2019. Hier, au micro de notre correspondant à Paris, Oumar Sarr a confirmé que le PDS n’a pas encore évoqué la question d’un soutien à un des candidats à la présidentielle de 2019. BABACAR FALL

Doudou Wade : « S’ils ne passent pas au 1er tour,ils iront tous en prison… »

Seneweb.com | À l’heure actuelle, les conditions normales pour la tenue d’une présidentielle libre et transparence ne sont pas réunies. C’est l’avis de Doudou Wade, qui souligne que les membres du pouvoir sont prêts à tout pour passer au premier tour. Car, s’ils n’y réussissent pas, ils iront tous en prison dit-il. Le responsable du Pds a aussi démontré, pareuves à l’appui, l’exemple d’un citoyen, inscrit sur les listes électorales, détenant deux cartes d’électeur, avec deux lieux de vote différents.

Un nouveau soutien pour Ousmane Sonko

https://www.leral.net La marche vers le 24 février 2019 tire vers sa fin et ayant compris cela, les entités politiques affirment leurs choix. Du côté de Ousmane Sonko, l’on vient d’être renforcé par le mouvement Réaction dirigé par Pape Cory Faye, plus connu sous le nom de Go.

Pape Cory Faye et ses camarades ont décidé de battre campagne pour la coalition Sonko président. « La commune des Parcelles assainies est un grenier électoral important. Au sein de cette commune, nous avons plus de 96.200 électeurs donc le plus grand pourcentage devant Grand Yoff qui en est à 79.000 électeurs », soutient Go Faye.

L’enjeu pour les nouveaux alliés de Ousmane Sonko, c’est de gagner la commune afin de participer activement à la victoire de Dakar. Toutefois la tâche ne sera pas facile devant les mastodontes que sont Amadou Bâ et Moussa Sy qui a, lui aussi, rejoint Macky Sall.

Me El Haj Diouf va soutenir Macky Sall pour la Présidentielle

https://www.pressafrik.com Le mercato électoral continue avec son lot de « transferts surprises ». L’avocat Me El Haj Diouf, qui a vivement dénoncé, durant tout le feuilleton judiciaire Khalifa Sall,  l’instumentalisation de la Justice sous le règne du Président Macky Sall, a annoncé ce jeudi 31 janvier 2019 que c’est ce même Macky qu’il allait soutenir à l’election Présidentielle de 2019…AYOBA FAYE

Barthélémy Dias dément avoir rejoint Macky Sall et prolonge le suspens à propos du soutien de Khalifa Sall à un candidat de l’opposition

https://www.dakaractu.com Annoncé dans le Macky, c’est sur page Facebook que Barthélémy Dias a remis les pendules à l’heure. Le maire de Mermoz, Sacré-Cœur a qualifié de « fake-news » ces rumeurs qui ont fini d’envahir les réseaux sociaux. « Réveillez Macky Sall à 3 heures du matin et dites lui que Barthélémy Dias vous a rejoint, il n’y croirait pas une seconde », rectifie le lieutenant de Khalifa Sall.

« Ils ont raconté que je suis allé chez Aïda Mbodj or je ne sais même pas où elle habite, elle non plus n’est jamais venue chez moi », martèle Dias fils qui réitère son engagement aux côtés de Khalifa Sall pour « bouter hors du pouvoir Macky Sall ».

A ce propos, le maire de Mermoz précise qu’il n’est pas question pour les Khalifistes de boycotter les élections du 24 février prochain. Seulement, la décision qui est attendue de l’ancien maire de Dakar n’interviendra pas avant le 07 février.

Selon Barthélémy Dias, Khalifa Sall et ses partisans n’édifieront les candidats venus solliciter leur soutien qu’après la décision de la Cour de justice de la Cedeao auprès de laquelle les conseils de l’ex édile de la capitale avaient introduit un recours.

Soutien à un candidat de l’opposition : Barthélémy Dias précise

https://www.pressafrik.com « Jamais le Sénégal n’a été géré depuis l’indépendance par autant de méchanceté et de cruauté. Je précise que jamais il ne sera question de boycotter les élections », c’est qu’a écrit le maire de Mermoz Sacré-Cœur sur sa page face. Il a précisé que leur décision de soutenir un candidat de l’opposition au besoin, sera connu suite au verdict attendu de la cour de justice de la CEDEAO le 7 février prochain.Salif SAKHANOKHO

Fonds de campagne : Macky Sall décaisse plus de 3 milliards

Seneweb.com |Pour obtenir un second mandat, Macky Sall ne lésine pas sur les moyens. L’As, qui a épluché les comptes de Benno Bokk Yaakaar (Bby), révèle que le Président Sall a mobilisé plus de 3,342 milliards pour financer sa campagne électorale. Une manne financière largement dépassée au regard de la part des sous-coalitions et individualités.

Pour le dispatching, indique le journal, chacun des 557 comités électoraux communaux recevra 6 millions Fcfa. Plusieurs d’entre eux sont déjà passés à la caisse et certains ont reçu, hier, 4 millions du trésorier Abdoulaye Badji.

Retour au Sénégal : Karim Wade ne viendra plus

Seneweb.com | Le candidat recalé du Parti démocratique sénégalais (Pds) à l’élection présidentielle du 24 février 2019 tarde encore à fouler, en dépit de la foultitude d’annonces, le sol sénégalais. Son retour au bercail semble hypothétique, croit savoir Libération. Le journal souligne que son retour à Dakar est rangé aux oubliettes.

Toutefois, Libération signale que Wade-fils a reçu avant-hier à Versailles (Paris) des leaders de l’opposition, notamment Pierre Atépa Goudiaby, Pape Diop et Cheikh Hadjibou Soumaré. Quid du retour de Wade à Dakar ? Le pape du Sopi a annoncé à ses proches qu’il sera dans la capitale sénégalaise après le démarrage de la campagne électorale. Le 6 février prochain pour être précis.

TRACTATIONS DANS LA CAPITALE FRANÇAISE:Wade arrive à Dakar le 6 février, réunion au sommet hier à Versailles

https://www.dakaractu.com Selon les informations de Libération, Wade a annoncé hier, à ses proches, qu’il sera à Dakar le 6 février prochain. Un communiqué officiel tombera sous peu pour informer officiellement les militants du Parti démocratique sénégalais (Pds).

Libération est en mesure de révéler que l’ancien président de la République Abdoulaye Wade, sera à Dakar le 6 février prochain. Un retour très attendu d’autant qu’il est maintenant confirmé que son fils, le « candidat du peuple », recalé par le conseil constitutionnel, ne sera pas au Sénégal en même temps ou après lui. Du moins jusqu’à l’élection présidentielle prévue le 24 février prochain.
A Versailles, Me Abdoulaye Wade qui est arrivé dans la capitale française après avoir rallié Doha à partir de Dubaï, reçoit et écoute ses visiteurs. En plus de Pape Diop, Atépa, Decroix, le patron des libéraux a aussi reçu, avant-hier, Hadjibou Soumaré, autre candidat recalé à l’étape du parrainage.
Ce dernier est aussitôt reparti après son tête-à-tête avec le « Vieux ». En dehors d’Atépa qui travaille pour une alliance entre le Pds et Ousmane Sonko à qui il a « offert » l’annexe de son siège de campagne, tout le reste tente de convaincre Me Abdoulaye Wade de soutenir son ancien premier ministre, Idrissa Seck, qui a déjà obtenu le soutien de plusieurs recalés dont Malick Gakou, dépêché d’ailleurs chez Aida Mbodji qui devrait néanmoins soutenir Macky Sall même si elle est draguée par d’autres candidats à l’instar de Ousmane Sonko.
Que va faire Wade? sur qui va t-il porter son choix si choix il y’en aura? Jusqu’à hier, il n’avait pas arrêté une décision ferme. Tout au plus, il a tenu une réunion à 18 heures (heure française) avec ses proches dont Oumar Sarr pour leur faire part des propositions des uns et des autres.
A noter qu’Oumar Sarr, Pape Diop et Decroix se sont rencontrés dans la villa de l’ancien président de l’Assemblée, sise à Saly, quelques jours avant de se retrouver en France autour de Wade.

Campagne de Madické Niang à Thiès : Massaly et Cie mettent 5 millions sur la table

Seneweb.com Un soutien financier à hauteur de 5 millions de francs Cfa pour appuyer la candidature de Madické Niang à Thiès. L’annonce est Mohamed Lamine Massaly, responsable politique du Pds à Thiès et désormais soutien de l’ancien ministre Madické Niang, un candidat parrainé selon lui par de hauts responsable du parti d’Abdoulaye Wade.

Devant une foule de militants conviés pour la circonstance à une déclaration aux allures d’un meeting, le responsable de la fédération urbaine du Pds de Thiès a tiré sur le régime de Macky Sall et réitéré l’engagement des siens à «venger» l’élimination de Karim Wade de la course à la présidentielle.

« Notre candidat lui-même revendique l’héritage de Me Abdoulaye Wade », rappelle Massaly, avant d’appeler toute les structures du parti « à faire bloc derrière le candidat de la rupture et de la réconciliation nationale », à savoir Madické Niang dont il souligne l’ancrage dans les foyers religieux du pays.Revoir un extrait

« Oser l’avenir » : Aïssata Tall Sall désavouée par…

Seneweb.com |La décision de Me Aïssata Tall Sall de soutenir Macky Sall n’agrée pas du tout la section du mouvement « Oser l’avenir » de France. Selon L’Observateur, Doro Sy et compagnie comptent se réunir, ce samedi, pour officialiser leur rupture avec l’édile de Podor. Et, de source sûre, confie le journal, ces démissionnaires vont soutenir Ousmane Sonko.

Pikine-Guédiawaye : Les jeunes du C 25 peinent à mobiliser

SenewebNews-RP |Appuyés par deux députés (Toussaint Manga et Marie Sow Ndiaye), les jeunes du C 25 voulaient battre, hier, le macadam dans la banlieue, précisément entre Pikine et Guédiawaye. Mais, ils n’ont pas réussi le pari de la mobilisation.

Plus que déterminés, ils ont, malheureusement, aussi été snobés, renseigne le quotidien L’Observateur, par le préfet de Guédiawaye qui a refusé les accueillir à la devanture de ses locaux pour accuser réception de leur mémorandum.

Association de malfaiteurs…:Les 3 « Khalifistes » risquent la Chambre criminelle

Seneweb.com Les partisans de Khalifa Sall et proches de Barthélémy Dias risquent gros. Placés hier sous mandat de dépôt par le Doyen des juges d’instruction Samba Sall, ils filent tout droit, selon leurs avocats repris par L’As, vers la chambre criminelle.

Ils sont inculpés pour association de malfaiteurs, actions diverses, vol en réunion et destruction de biens de biens publics, coups et blessures volontaires (Cbv) ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (Itt) de 60 jours.

Les mis en cause sont Pape Konaré, chargé de communication du maire de Mermoz, Arona Sall et Habib Mboup, responsable des jeunes socialistes de Mermoz, qui a bénéficié d’une liberté provisoire pour assister à l’enterrement de son père décédé mardi.

Moustapha Guirassy vote Idrissa Seck…

https://senego.com Actuellement face à la presse, Moustapha Guirassy a   révélé le nom du candidat qu’il soutiendra à la présidentielle de 2019. Le candidat malheureux, recalé par le Conseil constitutionnel a finalement porté son choix sur Idrissa Seck.

Les dés sont jetés. la coalition Idy 2019 vient d’enrôler  Moustapha Guirassy qui a finalement décidé de le rejoindre. Au moment où la rumeur disait qu’il allait porter son choix sur le candidat Macky Sall, comme l’ont fait ses autres frères libéraux, Moustapha Guirassy a emboité le pas à Malick Gakou Par Khalil Kamara  

Après le soutien de Malick Gakou, Idrissa Seck enrôle Amsatou Sow Sidibé

https://www.dakaractu.com Candidate recalée à l’épreuve des parrainages,Amsatou Sow Sidibé vient de jeter son dévolu sur Idrissa Seck à l’occasion d’un point de presse tenu chez elle au Point E.

« Après concertation avec notre base politique, nous avons choisi de soutenir à l’élection présidentielle de 2019 le candidat Idrissa Seck, président de la Coalition IDY2019. Notre choix est mûrement réfléchi après plusieurs rencontres avec le candidat lui-même. C’est donc un choix qui s’est imposé dans l’intérêt du Sénégal et pour un changement notoire », s’explique le Pr Amsatou Sow Sidibé.

Elle souligne par ailleurs  que « le candidat Idrissa Seck a démontré une véritable considération pour le leadership féminin ». « C’est donc un espoir à un moment où toutes les candidatures féminines ont été écartées après le dépôt des parrainages au Conseil constitutionnel », renchérit la présidente de Car Leneen qui est convaincue que « l’appel du candidat Idissa Seck va traduire l’utilité qu’il y a de mettre les personnes qu’il faut à la place qui sied, pour un Sénégal des valeurs, un Sénégal prospère, inclusif et fort ».

Le soutien d’Amsatou Sow Sidibé à la candidature d’Idrissa Seck vient s’ajouter à ceux de Malick Gakou, de Sheikh Alassane Sène, de Thierno Bocoum. Celui de Khalifa Sall à qui Idrissa Seck a rendu visite en prison serait déjà acquis en attendant la très attendue consigne de Wade en faveur de son ancien Directeur de cabinet.

Idy sur orbite, Et si Bougane était dans cette coalition?

Seneweb.com Meme si le Pds hésite encore, une large alliance est entrain de prendre forme autour de Idrissa Seck. Mr Bougane Gueye recalé avait promis de fédérer le maximum de recalés autour d’un seul candidat.
A la lumière de ce qui se dessine depuis 48h autour de Idy, l’on est tenté de dire que cette fameuse coalition que mijotait le leader de Gueum Sa Bopp est bien celle ci. A sa sortie de Reubeuss en debut de semaine, le leader de Gueum Sa Bopp avait refusé de livrer la teneur de son entretien avec khalifa Sall.

Maintenant les choses sont entrain de prendre forme, Idrissa Seck est placé sur orbite avec cette coalition idy 2019 Khalifa Sall, Gackou, Pape Diop, Haguibou, Amsatou Sow Sidibé et bien d’autres ténors de l’opposition qui vont se devoiler avant le debut de la campagne.
Jusqu’ici le leader de Gueum sa Bopp n’a pas encore declaré son soutien mais au rythme ou vont les choses, on est en mesure d’affirmer que Bougane Gueye travaille l’oreille de plusieurs recalés au profit de Idrissa Seck. Son déplacement à Reubeuss en est une parfaite illustration. Selon ses déclarations khalifa avait bien accueilli son initaitive.
Conclusion, Bougane même s’il n’a pas encore dévoilé le nom de son fameux candidat, serait devenu un agent recruteur pour l’ancien maire de Thies. Nous permettons d’y revenir

PR AMSATOU SOW SIDIBÉ : »POURQUOI IDY ET NON MACKY»

http://www.emedia.sn Courtisée par les proches du candidat de Benno Bokk Yakaar (BBY) par ailleurs président sortant, Macky Sall, Pr Amsatou Sow Sidibé leur a dit non. La candidate recalée par le système du parrainage a porté son choix sur un candidat de l’opposition en l’occurrence Idrissa Seck, fer de lance de la Coalition Idy2019.

La présidente de « Car Leneen » a donné ses raisons, ce jeudi 31 janvier, face à la presse chez elle au Point E : « Après concertation avec notre base politique, nous avons choisi de soutenir pour l’élection présidentielle 2019 le candidat Idrissa Seck, président de la Coalition Idy2019, a déclaré l’opposante. Notre choix a été mûrement réfléchi après plusieurs rencontres avec le candidat (Idy) lui-même. C’est donc un choix qui s’est imposé dans l’intérêt du Sénégal et pour un changement notoire. »

Par ailleurs, a-t-elle soutenu, « le candidat Idrissa Seck a démontré une véritable considération pour le leadership féminin. C’est donc, un espoir à un moment où toutes les candidatures féminines ont été écartées après le dépôt des parrainages au Conseil constitutionnel. Nous sommes convaincus que l’appel du candidat Idrissa Seck va traduire l’utilité qu’il y a de mettre les personnes qu’il faut à la place qui sied, pour un Sénégal des valeurs, un Sénégal prospère, inclusif et fort. »

S’agissant de son refus de rejoindre le camp présidentiel, l’ex-ministre conseillère de Macky Sall de marteler : « Je suis une femme de conviction. Ce n’est pas mon option. Vous m’avez entendue pendant des années dire que je ne suis pas contente de ce qui se passe dans le pays. Et, je voudrais qu’il y ait un changement. J’espère que cela va changer. »

Interpellée sur le choix de Me Aïssata Tall Sall, ex-membre du C25 du nom du collectif des candidats de l’opposition recalés pour la plupart à l’exception d’Idrissa Seck, d’Issa Sall et d’Ousmane Sonko, de rejoindre le camp adverse, Pr Amsatou Sow Sidibé n’a pas voulu s’avancer. « Est-ce que je peux dire grand-chose à ce propos-là. Je sais que j’ai mes convictions, je les suis mais j’imagine que d’autres ont leurs convictions et les suivent. » DIÉ BA

MACKY-MADICKÉ À TOUBA CE 3 FÉVRIER :Idy renonce à ‘ la guerre de ‘TROIS’ et laisse, d’abord, ses deux adversaires le soin de jauger leur côte de popularité dans la cité

https://www.dakaractu.com La Guerre de  »TROIS » à Touba n’aura finalement pas lieu ce trois février entre Macky Sall, Idrissa Seck et Me Madické Niang. Les trois candidats avaient, selon leurs respectifs quartiers généraux, envisagé de démarrer leur campagne électorale en perspective de la présidentielle du 24 février dans la cité religieuse. Démarrer à Touba et Mbacké sa campagne est un choix géostratégique pertinent qu’ils n’ont pas voulu louper, visiblement… Touba se prévalant de ses trois cent mille électeurs et  d’une personnalité religieuse  déterminante en pareille occasion. En réalité, qu’ils l’avouent ou pas, il était question pour chacun d’entre eux de tirer sur les fibres sensibles des populations locales.

Seulement cette guerre de  »TROIS »  se jouera certainement en différé du fait de la décision de l’ancien Premier ministre et ancien maire de Thiès, de renoncer à la tentation, choisissant de faire cap sur Thiès. Pour en savoir plus, Dakaractu a approché le porte-parole adjoint du Rewmi au niveau national qui a confirmé la retouche du calendrier car, selon lui, il fallait éviter tout téléscopage capable de générer des troubles.

Manel Fall de confier que Rewmi attachait un prix fort au fait de démarrer à Touba, mais qu’au finish, il a été retenu de procéder à quelques modifications. Seulement, notre interlocuteur nous fournira plusieurs autres raisons du report.   » En plus du téléscopage qu’il fallait éviter, il y a aussi le fait que le Président Idrissa Seck, ne voulant pour rien au monde rater le magal de Mbacké Kajoor, a préféré faire d’abord Thiès. Cela nous permettra de laisser les militants aller célébrer Serigne Bara Khadim Rassoul et de revenir pour un grand rassemblement qui fera au bas mot un million de personnes.  » Manel de poursuivre :  »Nous allons mobiliser plus que le Président Macky Sall. Et partager avec lui le même terrain et le même jour pourrait empêcher à certains de se rendre à l’évidence que tout Touba est derrière notre candidat. Les associations de femmes sont déjà impliquées, tout comme les chefs religieux. Nous avons besoin de mieux capter l’électorat et ne pas risquer de compromettre la sérénité des populations avec les probables carambolages qui auraient eu lieu indubitablement. Avant le meeting, le Président Idrissa Seck fera des tournées au niveau des cités religieuses, Thiawène, Darou Marnane, Touba…  »

Interpellé sur le départ de Sémou Thioune vers Cheikh Abdou Bali Mbacké, Manel regrettera cette perte avant  d’espérer le retour de Serigne Gallas Kaltom.  »  Que Serigne Galass Kaltom se rappelle sa rencontre à Porokhane avec Idrissa Seck chez Serigne Moussa Nawel, chez Serigne Moustapha El Hadj Bara et chez Omar Bousso de Guédé Bousso.  » Il dira aussi avoir beaucoup espoir de voir Serigne Fallou Mbacké, actuel président  du Conseil départemental de Mbacké, rallier Idy 2019.

Bref, Idy a préféré jouer l’arbitre dans ce ce duel direct du 3 février qui devra opposer Macky Sall à Me Madické Niang.

À trois jours de l’échéance, chez les Mackystes, on a programmé de faire d’une bouchée l’adversaire, quel qu’il soit. En lançant un appel à la mobilisation, le camp de Serigne Cheikh Abdou Lahad Mbacké Gaïndé a choisi de minimiser la  » menace Madické.  »

Bathie Sogue estime que le Saint-Louisien sera noyé, annonçant « une foule immense le 3 février prochain pour accueillir le Président Macky Sall. » Du côté du député Abdou Lahad Seck Sadaga, malgré son état de santé convalescent, »Madické sera inexistant. » Sokhna Mame Khary Mbacké, qui a fini de signaler que Touba est désormais acquise à la cause de son candidat, annonce que la population de la cité religieuse  »profitera de l’occasion pour montrer toute sa gratitude envers son bienfaiteur. »

Loin des discordes, l’on annonce que 10 comités electoraux ont été mis en place  avec en ligne d’attaque des  »machines à mobilisation » comme Sokhna Mame Say Mbacké, Abdou Lahad Kâ, Aïda Gaye, Moustapha Seck, Matar Diop, Alla Sylla, Gallo Bâ, les maires des communes rurales et tout le reste. »

Chez Me Madické Niang, l’on rit déjà de sentir que l’adversaire n’est plus serein.  »  Nous attendons plusieurs milliers de militants. Déjà, il y a 700 personnes qui ont demandé à avoir plus de 5 cars. C’est comme si le ciel m’était tombé sur la tête. J’avoue que je suis à court de moyens financiers pour satisfaire toute la demande. Cela montre que les populations de Touba ont décidé de supporter notre candidat. Maintenant j’ai eu vent que des menaces sont proférées à l’encontre des transporteurs qui accepteraient  de convoyer des militants de Madické par le canal des Présidents de Regroupement des Chauffeurs et Transporteurs. Seulement, ils ne savent pas que c’est par conviction que les populations vont venir accueillir  le candidat de l’espoir.  »

Pour Moustapha Diouf Lambaye,  »la démonstration de force lors de l’ouverture de la permanence de Madické 2019 à Mbacké suffit pour gâter le sommeil de tout Benno Bokk Yaakar. »
Le leader du mouvement  »Reecu » qui annonce avoir à lui seul, déjà mis à sa disposition 100 cars, rappelle que « Touba ne votera jamais Macky et que les populations vont massivement soutenir Madické. Touba aime Madické  », pour des raisons qu’il se gardera d’évoquer. Il bouclera en espérant que le Président Wade viendra soutenir son candidat. Duel à suivre…

Commissaire Cheikhna Keïta : « Aucun homme politique ne peut instrumentaliser la police »

https://www.dakaractu.com En période électorale, la mission de la police s’avère difficile, voire très compliquée. Il peut arriver dans ces moments, que les forces de police soient accusées de mater à tort et à travers. Mais cet angle de lecture n’est pas toujours le bon si on se fie à l’ancien Directeur de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS). Le commissaire Cheikhna Keïta est d’avis que la police ne peut commettre l’erreur d’oublier sa mission première qui consiste à rétablir l’ordre dans le plus grand professionnalisme. Dans ce même ordre d’idées, il dément les préjugés qui présentent les hommes de tenue comme des armes à la portée des hommes politiques. Pour lui, aucun homme politique ne peut instrumentaliser la police. Si tel pouvait être le cas, argue l’ancien patron de l’OCRTIS, des chefs d’État ne seraient pas débarqués démocratiquement au Sénégal.

Ousmane Sonko sur son compagnonnage avec Atépa : «Ce n’est pas mû par des raisons régionalistes»

https://www.dakaractu.com Ousmane Sonko a réceptionné ce jeudi 31 janvier, le nouveau Quartier général de sa coalition mis à sa disposition par le candidat recalé Pierre Goudiaby Atépa, suite au saccage de son siège sis à Ouest Foire.

L’ancien Inspecteur des Impôts en a profité pour lever le voile sur les raisons de son compagnonnage avec l’architecte qui, après les épreuves du parrainage, l’a rejoint.

« C’est plus un compagnonnage dans la complémentarité qu’un appui. Nous partageons le même projet pour le Sénégal. Il ne faut pas penser que ce soutien est régionaliste », clarifie Ousmane Sonko.

« C’est après le parrainage que le contact avec Atépa s’est établi. Nous avons discuté de programme et de vision », rétablit le candidat de SonkoPrésident.

Soutien à un candidat à la présidentielle : Khalifa Sall consulte d’abord sa «base»

http://www.dakarmatin.com Les candidats poursuivent leurs tractations pour nouer des alliances solides en perspectives de la présidentielle de 2019. Sollicité par Idrissa Seck, Ousmane Sonko ou encore Malick Gakou, Khalifa Sall n’a encore promis rien à personne. L’ancien maire de Dakar, d’après LesEchos, n’est pas du genre à prendre des décisions tout seul. Il va d’abord consulter sa «base» avant de donner le nom du candidat à soutenir.

Le jeu des alliances se poursuit en perspective de la présidentielle de 2019. Sollicité par Ousmane Sonko et Madické Niang, Khalifa Sall  a fait son choix. L’ex-maire de Dakar a tranché en faveur du candidat Idrissa Seck.  En clair, Khalifa Sall va soutenir Idy qui porte la candidature de la coalition Idy 2019.  C’est Sud Quotidien qui donne l’information. Cheikh Bamba Dièye, ex maire de Saint-Louis va également soutenir  la candidature du président du Conseil départemental de Thiès

Mame Adama Gueye dément son soutien à Sonko

http://actunet.net Suite à l’information donnée par la Tfm affirmant le soutien de Me Mame Adama Gaye au candidat du Pastef Ousmane Sonko, l’instigateur de la plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose), a apporté un démenti sur son page Facebook, quant à la véracité de l’information.

« L’information donnée par la TFM sur mon soutien à Ousmane Sonko est erronée. Cette information résulte d’une grossière erreur de TFM provoquée par l’annonce du soutien de Senegal Bi nu Begg à Ousmane Sonko », écrit Mame Adama Gueye.

Coût des travaux du Building administratif

http://www.dakarmatin.com Hier, le Président Macky Sall a remercié le patron de l’entreprise «Bamba Ndiaye Sa» pour dire que c’est une société sénégalaise qui a su relever le défi technique et technologique tout en satisfaisant aux exigences de sécurité.
Mais à quel prix ? Le président de la BOAD, Christian Adovelande a soutenu que la contribution de son institution au financement de la réfection de la bâtisse s’élève à 25 milliards FCFA. Budgétisée à 17 milliards FCFA au début, la réfection du building administratif est estimée finalement à près de 40 milliards FCFA pour six longues années.
Ce que d’aucuns qualifient de scandale financier vu que le coût initial était estimé à 17 milliards de FCFA. Birahime Seck du Forum civil n’a de cesse de demander la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur les différents avenants signés. En tout cas, à part le montant de la contribution de la BOAD, les autorités se sont gardées de révéler le coût total des travaux

Moustapha Diakhaté dénonce « l’immixtion » des Etats-Unis

https://www.leral.net/ Les gilets offerts à la presse sénégalaise par les Etats-Unis pour les besoins de la couverture des élections, suscitent la colère des autorités sénégalaises. Parmi elles, Moustapha Diakhaté, ministre et chef de cabinet du président de la République, Macky Sall. A travers un texte publié sur sa page Facebook, l’ancien Président du groupe parlementaire de la majorité dénonce ce qu’il considère comme une « immixtion américaine dans la Présidentielle« , prévue le 24 février 2019.

« Le Ministre de l’Intérieur, M. Aly Ngouille Ndiaye a honoré le Sénégal en interdisant la distribution, par l’ambassade des USA, de gilets aux journalistes sénégalais« , a-t-il dit.

« Il est inacceptable que le gouvernement américain équipe les journalistes sénégalais, pour la couverture de la campagne électorale, à l’insu des autorités de la République du Sénégal et surtout dans un Institut public, le Cesti« , a-t-il ajouté, faisant allusion à la cérémonie qui devait avoir lieu mercredi, au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI).

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye s’était aussi exprimé jeudi dans le quotidien « Source A » sur cette affaire, qu’il considère comme une ingérence dans les affaires intérieures du Sénégal.

« J’ai demandé à l’Ambassadeur des Etats-Unis qu’est-ce le Drapeau des Américains vient faire dans notre élection ? Pourquoi des gilets venant des Etats-Unis ? (…) Si les journalistes veulent être dotés de gilets, pourquoi ils ne s’orientent pas vers l’Etat du Sénégal, qui peut leur en fournir« , s’est-il interrogé.

Moustapha Diakhaté qui veut une réponse à cette question, pense qu’une « enquête doit être ouverte par le Ministre de l’Enseignement supérieur et des sanctions prises à l’encontre des responsables du Cesti, qui ont joué le dégradant rôle de cheval de Troie de la violation de la souveraineté nationale par une Puissance étrangère« .

« C’est impardonnable et c’est dommage qu’on puisse encore trouver des Sénégalais pour légitimer la forfaiture américaine. Malheureusement, ce n’est pas une première. Il n’y a guère longtemps la traite négrière comme la colonisation, a été facilitée par des populations autochtones. Certes, le Sénégal est un pays sous-développé mais souverain quand même ! Et ça, l’Ambassadeur des USA au Sénégal doit le savoir« , a-t-il conclu. Lamine DIEDHIOU

Tiraillement Entre «Madické 2019» et Bby autour du de tenue de leur meeting à Mabcké : le préfet tranche en faveur de Madické Niang

https://actusen.sn Le lieu du premier meeting électoral de dimanche à Mbacké sur le boulevard Ndoyenne, était fort disputé entre la Coalition «Madické 2019» et «Benno bokk yaakaar». Mais la Coalition du Président Macky Sall peut vaquer à chose en attendant car, le préfet a tranché en faveur de Me Madické Niang.

En prélude de l’ouverture de leur campagne électorale prévue dimanche prochain à Mbacké, Me Madické Niang vient de remporter son premier round contre le candidat sortant, Macky Sall. En effet, les responsables locaux de la coalition «Madické 2019» ont très tôt procédé au dépôt de demande d’autorisation au niveau de la préfecture  pour la tenue de leur meeting d’ouverture sur le plus grand boulevard à Mbacké. Ayant eu le même projet, les républicains de Mbacké ont aussi manifesté leur volonté de tenir leur premier meeting sur le même boulevard Ndoyenne.

Malgré la ferme détermination des membres de Bby, le préfet de Mbacké, Mamadou Lamine Mané, a été intransigeant sur la violation des principes de la loi. Ainsi, il a rejeté la demande des partisans du candidat Macky Sall pour autoriser celle de Madické Niang qui avait déposé en premier. A cet effet, le meeting du patron de l’Apr sera finalement délocalisé au terrain de la gare.Mor Mbaye Cissé,

LE GRAND SERIGNE DE DAKAR, PAPE IBRAHIMA DIAGNE, SERMONNE LES POLITICIENS

http://www.emedia.sn Pape Ibrahima Diagne, Chef supérieur de la collectivité Léboue, l’un des grands Serigne de Dakar, n’a pas raté les hommes politiques dans son message qu’il vient de délivrer à quelques heures de l’ouverture de la campagne électorale. Les acteurs politiques qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition, doivent s’oublier au profit des intérêts de la Nation, prône Pape Ibrahima Diagne. Qui les appelle au « renoncement » afin de « délivrer la nation » de cette « tension » ambiante en vue «d’apaiser les Sénégalais» et surtout pour «la stabilité de ce pays».Ce qui passe par le « respect de la démocratie », indique-t-il.

« Les hommes politiques ont le monopole de la violence latente » qui s’exprime déjà, charge Pape Ibrahima Diagne. Entouré des chefs de villages Lébous, il avertit qu’ils ne les laisseront pas « brûler » le pays. « Qu’ils s’oublient pour la nation », lance-t-il. Cité en exemple pour sa démocratie, le Sénégal doit garder cette place de choix, souligne Pape Ibrahima Diagne qui fait face à la presse, au King Fahd Palace. DIÉ BA

LE MANDAT LE BILLET DE DEMBA

EXCLUSIF SENEPLUS – Deuxième mandat ou la mort ! Pour cela, on agrandit chaque jour le cimetière des valeurs – On recycle les vieilleries politiques – La négation de l’éthique en politique devient les balises de la conquête du pouvoir

On connaissait « la bourse ou la vie ». Slogan de bandits de grands chemins, détrousseurs de riches fermiers, banquiers et autres usuriers de l’Ouest américain. Le 21e siècle des démocraties a secrété en Afrique, une terrible nouvelle maladie nommée « mandat ».  Après le premier (mandat) généralement initiatique, l’addiction aux ors, aux honneurs et autres vertiges « pouvoiristes », son bénéficiaire est souvent infesté par un virus mortellement insidieux : le deuxième mandat ; l’achèvement des projets en cours, le référendum …

Chez nous, le deuxième mandat est devenu obsessionnel pour le président sortant et sa cour de nouveaux parvenus et de prédateurs recyclés. Leur futur d’élixir se joue aujourd’hui dans l’improbable issue du scrutin de février. Pour cela, on agrandit chaque jour le cimetière des valeurs ; on enterre les convictions et les engagements d’hier ; on érige en valeurs les abominations d’hier. Comme les renégats politiques (transhumants) qui enjambent les frontières de la morale. La négation de l’éthique politique (ou en politique), devient les balises de la conquête du pouvoir. Faisant de notre champ politique, le plus grand cimetière à ciel ouvert des promesses programmatiques  et éthiques de nos vendeurs d’espoirs.

Deuxième mandat ou la mort ! Alors, tels les amants maudits ou les assassins fantômes, on drague les voix de la victoire au premier tour, même aux heures de visites improbables (2h du matin). On recycle les vieilleries politiques, on racle les armoires des friperies depuis longtemps usées.

Le deuxième mandat ou la mort. Cela conduit à inaugurer des ouvrages inachevés. Plus préoccupant encore, notamment dans la symbolique de la contagion virale : j’ai appris que par peur d’une contagion d’une couleur à fièvre mortelle venue de France, gilets jaunes, le président-candidat, superstitieux qu’il est, a interdit hier, la remise de gilets de reportages aux journalistes offerts par les Etats-Unis pour la couverture des élections. Les gilets, rappelleraient ceux qui empêchent son pote Macron de dormir depuis onze semaines. Le gouvernement aurait intimé l’ordre au Recteur de l’université Cheikh Anta Diop, d’interdire à l’ambassadeur américain de remettre les fameux gilets aux journalistes dans les locaux du Cesti.

Le plus ridicule dans l’affaire c’est que les « gilets américains » ne sont pas jaunes, mais kaki. Et même s’ils étaient jaunes, en quoi seraient-ils dangereux pour le président-candidat ? En attendant de voir la réaction du nouveau bureau du Synpics face à cette grave atteinte à la liberté, je suggère aux rédactions d’habiller leurs reporters de gilets jaunes fluor pour être très visibles pendant la campagne et ne pas être confondus aux nervis et autres marrons-beiges de quoi vous savez.

Selon nos informations, le très vitaminé ambassadeur du pays de Trump, remettra quand même les gilets aux journalistes. Directement. En dehors des franchises universitaires.dndiaye@seneplus.com

Retrouvez chaque semaine, le billet hebdomadaire de Demba Ndiaye sur les élections.

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