Edition de nuit de La revue de Presse du Mercredi 30 janvier 2019

Communique du Conseil des ministres du 30 janvier 2019

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 30 janvier 2019 à 10 heures, au Palais de la République.

Entamant sa communication autour de la consolidation du pacte de confiance avec le peuple sénégalais à la veille de l’ouverture de la campagne électorale, le Chef de l’Etat lance un appel à tous les candidats, à toute la classe politique, aux citoyens et aux électeurs, en vue du renforcement continu et du rayonnement permanent de notre démocratie, avec un débat d’idées serein et soutenu par un sens élevé des responsabilités des différents acteurs du processus électoral.

Dans ce cadre, le Président de la République rappelle au Gouvernement, l’impératif de prendre toutes les dispositions requises en matière administrative, logistique et sécuritaire afin d’assurer le déroulement, dans les meilleures conditions, de la campagne électorale qui démarre le 03 février à 00 h 00 et du scrutin présidentiel.

A cet égard, le Président de la République réitère à nos compatriotes son engagement déterminé à poursuivre l’œuvre d’édification nationale, en donnant à chaque sénégalaise et à chaque sénégalais, quel que soit son lieu de résidence, les possibilités d’avoir un accès correct aux services sociaux de base, (eau, électricité, santé, éducation, formation) à un logement et un emploi décents, ainsi qu’à une vie toujours meilleure à travers un cadre qualitativement amélioré.

Par ailleurs, appréciant le bilan global de son mandat et le maintien du cap de l’émergence, le Chef de l’Etat rappelle que sa vision d’un Sénégal Emergent reste la doctrine fondamentale de notre action. Dès lors, le Président de la République demande au Premier Ministre, de prendre toutes les dispositions pour vulgariser, avec des moyens de communication adaptés, le bilan exhaustif et élogieux de notre action collective au service des sénégalaises et des sénégalais.

Poursuivant sa communication autour de la continuité du travail gouvernemental et la préparation administrative des dossiers dans les différents départements ministériels, le Chef de l’Etat attire l’attention du gouvernement sur la nécessité d’assurer la continuité du service public qui ne doit connaitre, ni ralentissement ni blocage durant la campagne électorale.

A ce titre, le Président de la République demande au Premier Ministre de prendre toutes les dispositions en vue du fonctionnement normal et régulier des ministères, administrations et services publics sur toute l’étendue du territoire national.

En outre, le Chef de l’Etat invite le Premier Ministre à veiller à la continuité des actions et projets engagés par l’Etat.

Par ailleurs, abordant la rénovation du building administratif et l’accélération de la transformation de nos administrations, le Chef de l’Etat informe les membres du conseil de la réception du Siège officiel du Gouvernement rénové, sous sa présidence, en cet après-midi du 30 janvier 2019, plus de 60 ans après son édification. En effet, cet évènement demeure un moment historique pour l’Etat qui engage, après la mise à disposition des nouvelles sphères ministérielles de Diamniadio, un tournant majeur dans son processus de modernisation pour davantage porter notre ambition d’accélérer le développement économique et social du Sénégal.

Dans cette perspective, le Président de la République invite le Gouvernement à intensifier la réalisation du projet de Maison des Archives nationales à Diamniadio  et à renforcer la dynamique de transformation institutionnelle de l’Imprimerie nationale, sise à Rufisque, en établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) afin d’asseoir son positionnement stratégique, le développement de son patrimoine industriel et numérique, ainsi que son fonctionnement optimal au service des administrations publiques.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication par le suivi de la coopération et des partenariats et par son agenda.

Le Premier ministre a axé sa communication sur le suivi de la campagne de commercialisation arachidière, la revue annuelle des réformes des politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA, avant de rendre compte de la coordination des activités gouvernementales.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation sous régionale, africaine et internationale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture nationale et internationale

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du suivi de la campagne de commercialisation agricole.

Au titre des textes législatifs et règlementaires, le Conseil a examiné et adopté :

–       le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du Secrétariat exécutif du 9éme Forum mondial de l’eau ;

–       le Projet de décret fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Laboratoire d’Analyse et de Contrôle (LANAC) ;

–       le projet de décret portant création du Certificat professionnel de Spécialisation.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Monsieur Babacar SECK, titulaire d’un Certificat d’Aptitude à l’Enseignement secondaire technique et professionnel (CAESTP), est nommé Directeur du Centre de Formation professionnelle et technique au ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat ;
  • Monsieur Amadou Massar SARR, Officier de Marine, membre du Conseil national du Patronat (CNP), est nommé Président du Conseil d’Administration du Centre de Formation professionnelle et technique au ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’ArtisanatLe Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

La Chine finance-t-elle les infrastructures en Afrique plus que la BAD, l’UE, la SFI, la Banque mondiale et le G8 réunis ?

Affirmation

La Chine finance les projets d’infrastructures en Afrique plus que la Banque africaine de développement, l’Union européenne, la Société financière internationale, la Banque mondiale et le G8 réunis.

Source:

 African Manager (Site tunisien d’information économique)

Explication:

L’information est correcte eu égard aux données disponibles

« À noter que la Chine est devenue, assez rapidement, le plus gros bailleur bilatéral pour les infrastructures en Afrique ; elle injecte en Afrique plus que ce que décaissent la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne (UE) la Société financière internationale (SFI), la Banque mondiale et le G8 réunis. Cela donne une idée sur le coup de main de la Chine ! », mentionne le site tunisien d’information, African Manager dans un article publié le 05 janvier 2019.

Qu’est-ce que le G8 ?

Le site du ministère français des affaires étrangères présente le G8 comme « un groupe informel d’économies avancées qui se réunit une fois par an lors d’un Sommet des chefs d’État et de gouvernement ». Il a été créé « à l’initiative de la France en 1975 pour faire face au premier choc pétrolier », précise le site.

« Les membres du G8 sont la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada. Composé de six membres à sa création en 1975, puis de sept avec le Canada en 1976, le groupe est devenu le G8 avec l’inclusion progressive de la Russie à partir de 1998 », poursuit le site de la diplomatie française.

La Russie a été exclue du G8 en 2014 suite à l’annexion de la Crimée.

D’où tient-on cette comparaison ?

Africa Check est entré en contact avec la rédaction d’africanmanager.com. Le rédacteur en chef, Souleymane Loum, a confié qu’il a pris « les éléments factuels publiés par l’AFP (Agence France presse) et Jeune Afrique ». « Et j’ai agencé et agrémenté tout cela avec ce que je sais de l’activisme de Pékin en Afrique et des échos que j’en ai des chancelleries occidentales, notamment celle française », a-t-il ajouté.

Dans l’article, l’auteur a précisé que « l’investissement étranger chinois en Afrique subsaharienne est monté à 298 Milliards de dollars entre 2005 et 2018, d’après le think tank américain American Enterprise Institute (AEI). Ni l’Europe, ni les Etats-Unis ne peuvent en dire autant… ».

Qui investit le plus en Afrique ?

Africa Check a saisi le think tank américain en question. « Je ne sais pas. Je ne suis que les infrastructures et les investissements chinois et non ceux des autres institutions comme la Banque mondiale », a confié Derek Scissors, l’auteur du dernier rapport de AEI sur les opérations chinoises dans le monde.

Combien décaisse la BAD ?

La Banque africaine de développement (BAD) a mentionné, dans sa dernière présentation des opérations financières et analyse opérationnelle  qu’elle a atteint « un montant record de décaissement de 7,7 milliards de dollars », en 2017.

Pékin est-il en tête sur les IDE en Afrique ?

The Africa investment report, une publication annuelle réalisée par le média britannique Financial Times, a estimé les investissements directs étrangers en Afrique à 89,13 milliards de dollars en 2016. Les pays de l’Asie du Pacifique sont les premiers bailleurs sur la même période. « Et la Chine est le plus grand investisseur en Afrique », selon ce  document.

Qui finance le plus les projets d’infrastructures ?

Le dernier rapport du cabinet McKinsey sur les investissements en Afrique renseigne qu’ « en 2015les engagements chinois en faveur des infrastructures en Afrique se sont élevés à 21 milliards de dollars plus que le total combiné du Consortium pour les Infrastructures en Afrique, dont les membres incluent la Banque africaine de développement, la Commission européenne, la Banque européenne d’investissement, la Société financière internationale, la Banque mondiale et les pays du Groupe des Huit (G8) ».

« La Chine, première puissance économique étrangère en Afrique »

Africa Check a consulté un récent article de l’ex-fonctionnaire de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Magaye Gaye, publié dans les colonnes du journal sénégalais Walf Quotidien, dans son édition du 15 janvier 2019, et disponible sur le site webbvoltaire.fr

Selon cet économiste, « la Chine est aujourd’hui devenue la première puissance économique étrangère en Afrique ».

« La Chine est le principal bailleur bilatéral pour les infrastructures en Afrique, avec 50 % de parts de marché, selon un récent rapport du cabinet international McKinsey. La Chine seule fait plus, dans ce domaine, que la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne, la Société financière internationale (IFC), la Banque mondiale et le G8 réunis ! L’empire du Milieu s’est intéressé, jusqu’ici, aux infrastructures, aux matières premières, aux ressources minérales et pétrolières ».

« De plus en plus, il fait de la sécurité son cheval de bataille. Il vient, à cet effet, d’annoncer un financement de 63,9 millions d’euros en faveur de la force conjointe du G5 Sahel, 70,3 millions d’euros pour le dépôt militaire de Douala au Cameroun, et un million d’euros pour la mission de l’Union africaine en Somalie (…) », souligne ce spécialiste de la Chine.

Conclusion : l’information est avérée

La Chine met plus de ressources financières destinées à des projets d’infrastructures en Afrique que tous les membres du consortium pour les infrastructures en Afrique réunis.

Le dernier rapport du cabinet McKinsey confirme que Pékin finance plus de projets d’infrastructures en Afrique que tous les autres bailleurs réunis.

Au-delà, la Chine est première en Afrique en termes d’investissements directs étrangers d’après la dernière étude du Financial Times.L’information est correcte selon les données disponibles.Edité par Samba Dialimpa Badji

POURQUOI LE SUCRE COUTE SI CHER AU SENEGAL PAR AHMADOU ALY MBAYE, STEPHEN GOLUB ET PHILLIPE ENGLISH

La gestion du secteur sucrier fait partie des sujets à controverse qui ont marqué l’évolution politique et économique du Sénégal depuis l’indépendance.

Episodiquement, cette question domine le débat public sénégalais et charrie de grandes passions, souvent nourries par l’antagonisme des forces qu’il oppose : commerçants sénégalais contre industriel français. Dans un tel cas de figure, l’émotion et les logiques partisanes, voire mercantiles, tendent à prendre le dessus sur l’argumentaire scientifique sous-tendant des prises de position basées sur des évidences rigoureusement construites. La controverse sur l’industrie sucrière a récemment refait surface, à la suite d’un diagnostic que nous avons posé sur le secteur privé national et les contraintes empêchant le développement des PME au Sénégal.

Dans ce diagnostic, le cas du sucre a été utilisé comme illustration du manque de neutralité de l’Etat entre les différents segments de la société sénégalaise (grandes entreprises, PME, consommateurs). Ce diagnostic visait moins un régime politique donné qu’une certaine culture de la gestion des relations Etat-secteur privé, observée dans notre pays depuis l’indépendance, et souvent fondée sur des logiques d’interventionnisme et de protection, voire, dans beaucoup de cas, de clientélisme et de favoritisme. Cette assertion a provoqué la sortie des responsables de la CSS qui ont fortement mis en doute les chiffres que nous avons annoncés sur le sucre. La présente contribution se veut plutôt scientifique et neutre, loin des invectives et polémiques stériles, et de nature à éclairer les Sénégalais sur la situation du secteur sucrier au Sénégal. La plupart des faits qui y sont présentés proviennent d’une étude scientifique que nous avons réalisée en 2015, et publiée dans les Working Papers Series de la Banque mondiale. Les faits utilisés proviennent autant des statistiques secondaires que d’entretiens directs que nous avions eus avec tous les acteurs concernés, en particulier la CSS, l’UNACOIS, les services publics concernés, les consommateurs et les industriels utilisant le sucre comme matière première.

Quelques repères historiques  sur la gestion du secteur sucrier au Sénégal

Depuis 1972, la production de sucre au Sénégal est contrôlée par un monopole, la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) appartenant à la famille française Mimran. Le sucre est cultivé sur une superficie de 9 600 hectares avec une production annuelle d’environ un million de tonnes de canne à sucre, ou 100 000 tonnes de sucre raffiné. À l’ère de la substitution aux importations, le sucre, à l’instar des autres industries manufacturières nationales, bénéficiait de niveaux de protection élevés, garantissant du moins officiellement le marché intérieur à la CSS. La contrebande en provenance de la Gambie et de la Mauritanie est un phénomène persistant dans le secteur du sucre, comme dans d’autres secteurs protégés. L’industrie du sucre est l’un des secteurs qui, d’une manière ou d’une autre, a maintenu ses niveaux élevés de protection, résistant notamment aux programmes d’ajustement structurel et différents programmes connexes de libéralisation du marché, que le pays a connus depuis la fin des années 70. Le sucre est protégé par une taxe spéciale appelée taxe conjoncturelle à l’importation (TCI), selon laquelle les droits et taxes sont perçus sur un prix de référence plutôt que sur le prix du marché réel, dans les cas où le prix à l’importation est inférieur au prix de référence. Depuis 1999, le prix de référence s’est établi à 325 056 francs CFA par tonne, soit un niveau nettement supérieur aux prix mondiaux durant, la plupart du temps, depuis les années 2000. Ce mécanisme fournit un niveau de protection endogène souvent très élevé, comme détaillé ci-dessous.

La CSS : épine dorsale de la chaine de valeur

La CSS est sans conteste l’épine dorsale de la chaine de valeur sucre. Elle emploie environ 6000 personnes, avec une masse salariale d’environ 16 milliards de FCFA en 2013, ce qui en fait le deuxième employeur du Sénégal après l’Etat. La CSS domine l’économie de la ville septentrionale de Richard Toll, sur les rives du fleuve Sénégal, d’où elle puise l’eau avec laquelle elle irrigue sa culture de sucre. La CSS est une entreprise intégrée verticalement qui cultive, coupe, raffine, conditionne et transporte la canne à sucre pour la consommation dans tout le pays. Les coupes sont effectuées manuellement plutôt que mécanisées, ce qui stimule considérablement l’emploi. Selon certaines sources, ceci procède d’un accord passé avec l’Etat pour préserver les emplois existants. Selon les dirigeants de la CSS, la culture de la canne à sucre et le fonctionnement de l’usine de CSS sont très efficaces, surpassant, en termes de rendements, des pays comme le Brésil (l’un des plus grands acteurs mondiaux de la chaine de valeur sucre). Cependant, contrairement au Brésil, où la culture de la canne se fait sous pluie, celle utilisée par la CSS est plutôt irriguée ; ce qui induit des coûts plus élevés. En 2010, à un moment où les prix mondiaux du sucre étaient élevés, la CSS s’était engagée auprès de l’Etat à accroître sa production, portant ainsi les terres cultivées de 9 600 à 11 700 ha, dans le but de faire passer la production raffinée de 100 000 à 150 000 tonnes, afin de satisfaire toute la demande intérieure du Sénégal, et dans le même temps, réduire ses coûts moyens en vue de baisser les prix au détail.

Selon la CSS, la société a emprunté jusqu’à 30 milliards de francs CFA sur un investissement estimé à 90 milliards, mais n’a pas réussi à obtenir les terrains supplémentaires nécessaires pour cette expansion d’activité. Elle a dû donc assumer des coûts fixes plus élevés du service de la dette sans les avantages d’économies d’échelle attendues de cette expansion. Une autre explication possible, cependant, est que la baisse des prix mondiaux du sucre par rapport au sommet atteint en 2011 pourrait avoir refroidi les ardeurs de la CSS. Et on ne comprend toujours pas pourquoi ils auraient contracté des dettes pour financer une expansion sans avoir au préalable obtenu les terres nécessaires. Il convient de noter, par ailleurs, que la CSS est également une grande importatrice de sucre. La CSS se décrit elle-même comme responsable de la disponibilité du sucre sur le marché intérieur et importe en conséquence pour combler l’important fossé existant entre sa production et la demande intérieure. Jusqu’en 2009, la CSS disposait d’un pouvoir de monopsone (monopole d’importation, couplé à un monopole de production) pour importer légalement du sucre destiné à l’usage du consommateur, les utilisateurs industriels étant autorisés à importer pour leur propre usage et donc exemptés du prélèvement au titre de la TCI.

La contrebande en provenance de la Gambie et de la Mauritanie a créé une certaine concurrence en dépit de la sévère répression qui a conduit plusieurs grands commerçants informels en prison, avec d’énormes amendes, comme nous l’avons montré dans un article paru dans la revue World Development en 2009. A partir de 2009, les commerçants privés ont été autorisés à importer des quantités limitées de sucre et le volume des importations a fortement augmenté depuis lors. Seuls quelques grands commerçants, presque tous membres de UNACOIS1 , semblaient être impliqués au début. Depuis lors, un conflit ouvert entre la CSS et l’UNACOIS est observé. Les commerçants de l’UNACOIS considèrent le monopole de la CSS comme complètement injustifié et comme une violation de la libéralisation des marchés de 1994. L’UNACOIS souligne également que la CSS n’est pas en mesure de produire suffisamment pour satisfaire la demande nationale malgré toute la protection à lui accordée. Dans ces circonstances, disent-ils, la CSS ne devrait pas importer du tout, encore moins avoir le statut de monopsone sur les importations. La direction de la CSS rétorque que les commerçants de l’UNACOIS ne sont pas fiables et ont un comportement opportuniste, n’important le sucre que lorsque les prix mondiaux sont inférieurs aux prix intérieurs et laissant à la CSS la gestion des pénuries en cas de conjoncture défavorable.

Un système de protection complexe et coûteux

Comme dans de nombreux pays africains, le Sénégal a adopté une politique d’industrialisation par l’importsubstitution (ISI) dans les années 1960 et 1970, qui comportait de fortes barrières commerciales et une implication importante des pouvoirs publics dans l’industrie. À la suite de la crise économique des années 80, le Sénégal, toujours comme la plupart des pays africains, s’est tourné vers des politiques d’ajustement structurel impliquant la privatisation, la déréglementation et la libéralisation, qui ont culminé avec la dévaluation du franc FCA de 1994 et aux mesures structurelles connexes. La loi n° 94-63 du 22 août 1994 a établi la concurrence sur le marché sénégalais. Cependant, le décret n° 95-77 du 20 janvier 1995 a introduit d’importantes clauses de sauvegarde qui donnent au gouvernement un pouvoir discrétionnaire important pour contrôler les prix des produits «sensibles».

Dans le même temps, un Tarif extérieur commun (TEC) a été mis en place 2000, dans le cadre de l’UEMOA. Le TEC impliquait une rationalisation et une réduction substantielles des barrières commerciales. Le TEC a considérablement réduit la complexité et le manque de transparence de la structure tarifaire du Sénégal en regroupant les droits de douane en 4 catégories, le taux de droit de douane le plus élevé applicable aux biens de consommation étant de 20 %. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est une autre taxe qui s’applique sur les importations. L’UEMOA fixe la fourchette de la TVA entre 15 et 20 %, les pays disposant d’une marge discrétionnaire dans cette fourchette. La TVA est actuellement fixée à 18 % sur tous les biens au Sénégal, bien que certaines exceptions puissent être accordées. Il convient toutefois de noter que la TVA s’applique autant sur les importations que sur les biens consommés localement. En tant que telle, elle ne constitue pas un instrument de protection, mais augmente les prix aux consommateurs.

Parmi les autres prélèvements applicables aux importations, on note des redevances moins élevées, applicables à toutes les importations, que sont le prélèvement statistique, les redevances de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et de l’UEMOA, ainsi que la redevance perçue par l’association des gestionnaires de ports COSEC. Le cumul de ces redevances représente environ 3 %. L’UEMOA prévoit deux types de régimes spéciaux pour les industries, conformément aux clauses de « sauvegarde » de l’OMC : la Taxe Conjoncturelle à l’Importation (TCI) et la Taxe Dégressive de Protection (TDP). Mais la TCI est plus fréquemment utilisée. Normalement, la TCI est fixée à 10 %, mais un mécanisme spécial de prix de référence est appliqué au sucre, comme décrit ci-dessous, permettant des niveaux de protection largement plus élevés.

Auteurs :

Ahmadou Aly Mbaye (UCAD/Senegal), Stephen Golub (Swarthmùore College/Pennsylvanie), Phillipe English (Banque Mondiale).

Titre : Policies, Prices, and Poverty. The Sugar, Vegetable Oil, and Flour Industries in Senegal World Bank Policy Research Working Paper 7286Date de parution: juin 2015.

Aucun des trois auteurs de l’article n’a un quelconque intérêt dans le business du sucre et l’objet qui y est visé n’étais pas spécifiquement le sucre, mais les dysfonctionnements de la politique de concurrence au Sénégal et leurs implications sur le bien-être social.

Les exportations du Sénégal vers l’UEMOA évaluées à 31 milliards F CFA

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall Les exportations du Sénégal vers les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) se sont établies à 30,8 milliards de FCFA au mois de novembre 2018, selon les données publiées mercredi par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Comparées au mois d’octobre 2018 où elles s’élevaient à 25,6 milliards  de FCFA, soit une augmentation de 5,2 milliards de FCFA en valeur absolue et 20,4% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollars).

Selon la DPEE, la part de l’UEMOA dans les exportations totales du Sénégal s’est située à 17,9% en novembre 2018 contre 24,4% un mois auparavant.

Le poids des exportations du Sénégal vers le Mali dans les exportations totales vers l’Union est passé de 57,9% à 62,3% sur la période, progressant de 4,4 points de pourcentage. Le ciment reste le principal produit exporté vers ce pays partenaire avec une part de 33,3% contre 44,9% en octobre 2018.MS/te/APA

Serigne Mboup invité à «continuer à porter le rassemblement» du secteur privé

Seneweb. Les activités de la 4ème édition de la Foire internationale de Kaolack (Fika) se poursuivent. Ce mardi 29 janvier a été dédié au forum du ministère de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des télé-services de l’État. Une rencontre qui a porté sur les «enjeux de la territorialisation au Sénégal», «l’investissement dans le projet de cœur de ville de Kaolack» et «l’état d’avancement des projets du Pse dans le Saloum». Et comme chaque édition, Mme le ministre, Khoudia Mbaye, a présidé les travaux, en compagnie du président du comité d’organisation de ladite foire, Serigne Mboup.

«Kaolack, au cœur du Pse»

Après les différents exposés, la ministre de la Promotion des investissements a soutenu que la région de Kaolack est «au cœur» de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse). C’est pourquoi, elle a invité les populations de la région à «s’approprier et soutenir» tous les projets qui ont été présentés mais aussi à y participer pleinement.

«Il faut que chaque Kaolackoise et Kaolackois se sente concerné par les efforts que le gouvernement est en train de faire pour hisser la région de Kaolack au niveau de sa réputation historique et de sa position de carrefour», a indiqué Khoudia Mbaye. Qui ajoute que «cela est une des conditions de réussite des projets que le Président de la République, Macky Sall, a bien voulu imaginer» pour la région.

Selon elle, Kaolack «symbolise le programme de valorisation des opportunités des territoires». Car, soutient-elle, «elle en a les atouts de par sa position géographique, son histoire et ses avantages comparatifs».

Sur ce, Mme le ministre a demandé à Serigne Mboup de «continuer à porter le rassemblement du secteur privé et la cristallisation des actions de tous les acteurs autour de cette idéale, qui est le repositionnement de la région». «J’invite les populations, les opérateurs économiques à apporter tout le soutien nécessaire à cet effet. Il reste un exemple, le président Serigne Mboup. Et je voudrais que tous les acteurs l’accompagnent dans cette direction. Je voudrais aussi lui dire que le gouvernement du Sénégal, notamment son département ministériel, sur instruction du président Macky Sall, est disposé à lui apporter et à l’ensemble des acteurs tout l’accompagnement nécessaire», a-t-elle confié.

Mme Khoudia Mbaye a, par ailleurs, saisi l’occasion pour réitérer l’adhésion de son département ministériel à «l’esprit et aux objectifs» de la foire internationale de Kaolack. Un rendez-vous qui, selon elle, a fini de «s’imposer de par sa pertinence mais aussi sur l’agenda économique de la région, du pays et du monde entier».

Un diplôme de reconnaissance décerné à Mme le ministre

Serigne Mboup, pour sa part, a souligné l’importance des projets qui ont été réalisés et qui sont en cours dans la région, dans le cadre du Pse. Avant de remercier «vivement» le ministre de la Promotion des investissements pour «son déplacement et surtout son accompagnement» à l’endroit du secteur privé national. Ainsi, les initiateurs de la Fika lui ont décerné un diplôme de reconnaissance.Chiekhou Aidara

POUR UNE ’’VÉRITABLE DÉCENTRALISATION’’ DES ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES

Kaolack, 30 jan (APS) – Le président du Club des investisseurs sénégalais, Babacar Ngom a souligné mercredi à Kaolack (centre) la nécessité de décentraliser davantage les activités économiques afin de mieux exploiter les potentialités de développement des régions du pays.
’’Il faut penser à aider les régions à exploiter leurs potentialités pour se développer et arriver à une véritable décentralisation. Cela permettra d’éviter une concentration de toutes les activités économiques dans une seule vile’’, a-t-il notamment indiqué.
Intervenait après avoir visité des stands d’exposition de la quatrième Foire internationale de Kaolack (FIKA, du 25 janvier au 10 février), Ngom a insisté sur l’impératif pour les autorités du pays d’accompagner ce genre de manifestation dédiée au développement des terroirs.
Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack (CCIAK), promoteur de l’évènement est un exemple pour tous les hommes d’affaires qui doivent œuvrer pour l’émergence d’un secteur privé national fort et contribuer au développement du pays’’, a-t-il témoigné.
Le Club des investisseurs regroupe des opérateurs sénégalais, des patriotes, des passionnés d’économie au niveau national et son ambition est de contribuer à construire un secteur privé national, a rappelé on président.
Selon lui, dans l’activité économique, le centre de décision ne devrait pas provenir de l’étranger si 51 % des capitaux sont détenus par des Sénégalais AMD/SBS/AKS

Atterrissage du premier Airbus A330Neo de la compagnie Air Sénégal, le jeudi 31 janvier à l’Aibd

https://www.leral.net Le premier Airbus A330Neo de la compagnie Air Sénégal atterrira ce jeudi 31 janvier 2019 à l’Aéroport international Blaise Diagne. Une cérémonie officielle de présentation est organisée à cet effet, en la présence de S.E Macky Sall.

Air Sénégal, première compagnie africaine à avoir acquis cet avion à la pointe de la technologie, vise à offrir des vols de qualité avec notamment une flotte moderne.

Construction De L’Université Amadou Makhtar MBOW De Diamniadio : Vers Un Autre «Big Tordu» De Bictogo

https://www.walf-groupe.com/ Des scandales, on en a connu ces sept dernières années. Mais, avec l’histoire de la construction de l’université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio, on s’achemine vers le plus gros depuis que Macky Sall est aux affaires. Et cela risque de dépasser toute imagination. Car, après l’affaire des visas biométriques où il avait touché un joli pactole de 12 milliards de francs Cfa, l’affairiste ivoirien, Adama Bictogo, va frapper un autre gros coup chez ses parents «Gorgui » avec l’arbitrage qu’il préconise dans la rupture du contrat.

Revoilà Adama Bictogo. Non content d’avoir empoché 12 milliards de francs Cfa au Sénégal pour une erreur de jeunesse du pouvoir de Macky en terme de dommages, après l’annulation de la réciprocité du visa que le Sénégal avait imposé aux pays qui en demandent à ses ressortissants, l’ancien ministre ivoirien, reconverti dans les affaires, est au coeur de ce qui risque d’être l’un des plus gros scandales du septennat. Cela, avec le marché de construction de l’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio que lui a encore filé le gouvernement du Sénégal, à travers sa société Marylis Btp, filiale de son Groupe Snedai. Ce qui sonne comme une insulte au privé national dans la mesure où le pays dispose de suffisamment d’entreprises Btp en mesure de réaliser cette infrastructure. Car, les entreprises Cse d’Omar Sow, Mar Thiam, Baïdy Agne Btp, Eiffage de Gérard Senac, ou même le tandem Madani Tall-Aminata Niane, qui a fait ses preuves à Diamniadio, ont été laissées sur le carreau pour aller chercher cet ex-ministre de Ouattara, que certains de nos confrères ivoiriens surnomment «Tabarly » (le navigateur solitaire). Lequel n’a aucune expertise dans les Btp. Et cela fait même rire, nous diton, tout Abidjan que de le voir apprendre aux Gorgui comment on fait des amphithéâtres. Toute l’Afrique de l’ouest rie sous cape. Cet ancien ministre ivoirien de l’Intégration que son président a mis à la porte pour «soupçon de corruption» dans l’affaire des déchets toxiques, selon la presse ivoirienne à l’époque s’est bien intégré chez Senghor. Car, le Sénégal de Macky Sall l’a recyclé dans son tissu économique, mettant de côté toutes les entreprises des divers secteurs où il se donne des compétences alors que c’est un journaliste de formation qui n’a aucune qualification ou référence dans le Btp. Et l’entendre parler d’arbitrage doit donner un mal de tête à certains.

Dans ce contexte de mise en oeuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), il faut que ce régime arrête la plaisanterie avec ses amis du «Patron » car en Côte d’Ivoire, il n’y a aucune entreprise sénégalaise qui y gagne des marchés de cette taille. Nous n’avons rien contre nos parents ivoiriens, mais c’est l’affairisme seulement que nous dénonçons.

Alors que le Président Macky Sall a résilié le contrat, Bictogo commence à agiter la menace d’un «arbitrage » à Paris, sans doute pour encore se faire grassement indemniser comme pour la fameuse affaire des visas biométriques où il a été dédommagé plus qu’il n’en faut. Même si cela ne sera pas perdu pour tout le monde. En effet, l’Ivoirien cherche à obtenir du Sénégal une réévaluation du projet initialement arrêté à 60 milliards de francs Cfa.

Il y a dix jours, au lendemain de l’annonce de la résiliation de son contrat, après les complaintes de Macky Sall à Paris lors du Forum avec les investisseurs au lendemain du Groupe consultatif du 15 décembre dernier, Adama Bictogo s’est fendu d’un communiqué de presse ivoirienne, où il nous a traité avec beaucoup de condescendance, soutenant qu’il n’a reçu à ce jour aucune notification du gouvernement sénégalais pour le retrait de ce projet de construction et qu’il n’y a qu’une façon de le retirer, c’est l’arbitrage. «Je voudrais d’abord m’inscrire en faux sur cette information erronée publiée par le journal Libération pour dire qu’on continue de travailler sur le chantier. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que depuis pratiquement neuf mois, nous sommes en négociation de réévaluation avec le gouvernement sénégalais», a-t-il dit. Non sans ajouter que le projet était sous évalué et qu’il avait prévenu les autorités. Mais enquête faite, c’est archi faux. «Au mois de juin, j’ai rencontré les autorités sénégalaises, notamment le ministre des Finances et le ministre de l’Enseignement supérieur pour leur dire, le projet est sous-évalué, il nous est difficile de continuer la construction de l’Université qui initialement était prévue pour 128 000 m2 et on se retrouve à construire 250 000m2, soit une augmentation de 50 % de surface à construire», dit l’ex-ministre d’Ado qui a eu à travailler avec Charles Konan Banny et qui déteste Ameth Bakayoko, le ministre d’Etat, ministre de la Défense dont il est viscéralement jaloux de la popularité et de sa proximité avec le Premier ministre.

Un spécialiste du bâtiment soutient que c’est du n’importe quoi. Parce que la première chose à faire dans un projet pareil, c’est l’étude de sol. Donc, il le savait bien avec de s’engager. Il ne cherche qu’un avenant.Seyni DIOP

 51 milliards FCFA en marchandises saisies

http://www.emedia.sn/ 681,43 milliards de francs ! Tel est le montant des recettes douanières mobilisées en 2018. L’annonce a été faite par le Directeur des Douanes à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Douane. En valeur relative, ce montant est estimé à un taux de couverture de 95,85%. Selon le directeur, comparativement à l’année 2017, les recettes ont progressé de 32 milliards de francs CFA en valeur absolue, soit 5% en valeur relative.

Poursuivant, il a indiqué qu’en matière de lutte contre la fraude, les résultats sont également encourageants. La valeur globale des marchandises saisies se chiffre à 51 milliards de francs CFA, avec des pénalités de plus de 8 milliards de francs CFA. Par ailleurs, il a donné son point de vue sur le thème qui porte sur « Des frontières SMART pour des échanges commerciaux fluides et le mouvement sans entrave des personnes et marchandises ». Ainsi, il a indiqué que l’administration de la douane s’est inscrite dans la dynamique de restructuration des unités frontalières par un ambitieux programme de réorganisation et d’équipement de moyens modernes de contrôle. ALIOU DIOUF

Les 22 notaires obtiennent le retrait de la création des 7 charges et brandissent d’autres menaces à l’endroit de l’Etat

https://www.pressafrik.com Le collectif des 22 notaires admis au concours d’accès à la profession organisé en 2013, non encore titularisés remporte la première manche de leur combat contre l’Etat du Sénégal.  Face à la presse ce mercredi, le porte-parole du collectif Me Elhadji Mansour Diop a annoncé que le gouvernement a retiré le projet de décret portant sur  la création de sept (7) nouvelles charges, qui devait passer ce mercredi 30 janvier 2019 au Conseil des ministres.

« Nous avions tenu la dernière fois un point de presse, c’était parce que nous avions découvert que le ministre de la Justice avait préparé un projet en catimini, pour introduire en cachette ce mercredi une signature du projet de décret qui avait pour conséquence de ne créer que sept (7) charges de notaires et avec des conséquences qui allaient entraîner notre exclusion de la profession de notariat. Après opposition,  nous avons appris d’une source sûre que le projet a été retiré de la table du Conseil des ministres. Ils ont reculé sur ce point», a déclaré Me Diop.

Ce collectif des 22 notaires qui ne cherchent pas seulement le retrait du projet, mais également la signature immédiate d’un décret de nomination leur permettant de créer des cabinets privé,s donne à l’Etat un ultimatum de 48 heures.

« Nous restons déterminer parce que ce qu’’ils font, ils le font en cachette. Nous avons appris que le blocage concernant la création des 32 charges viendrait du Palais. Et si on nous pousse à bout, nous serons obligés de révéler les informations dont nous disposons. Aujourd’hui, nous avions promis l’immolation par le feu de tous nos diplômes. Mais cette immolation était dictée par le fait que le projet de décret aller être présenté au président de la République. Et le ministre nous a confirmé son retrait. Maintenant, nous leur donnons un délai de 48 heures. Si le décret n’est pas signé, nous allons exposer dans la place publique des informations explosives », a promis leur porte parole.

Me Christophe Diouf, à son tour, a annoncé que des correspondances seront adressées au Partenaires techniques et financiers  du Sénégal notamment à l’UE, la FMI, la Banque mondiale, que la politique d’emploi n’était en réalité pas une priorité pour le régime en place. «Nous avons appris à nos dépens, que ce sont des intrigues et des lobbyings qui ont eu raison de la détermination du Président de République de créer des emplois, et maintenant ces lobbyings seront portés sur la place publique. Car nous n’allons pas accepter d’être sacrifiés. »Fana CiSSE

Trois jeunes grièvement blessés par une grenade lacrymogène

http://www.emedia.sn En allant jouer dans la forêt de Mbao, ils ne savaient pas qu’ils termineraient sur un lit d’hôpital. Trois jeunes ont été victimes d’un grave accident qui a failli leur coûter la vie. Ces jeunes ont été grièvement blessés par une grenade lacrymogène, ce mercredi, avec laquelle ils jouaient dans la forêt classée de Mbao. Ils ont été évacués à l’hôpital Principal de Dakar. Selon notre source, l’un d’eux serait dans un état grave.

AWAHIRUL MAANI,LA TIJÂNIA COMME RÉPONSE AUX DÉFIS CONTEMPORAINS

http://www.sudonline.sn/ Dans un monde troublé et mouvementé, en proie aux questionnements existentiels et aux violences, l’ouvrage nous donne des éléments de réponse en nous ramenant à la dimension essentielle de l’être humain

 Le livre constitue une contribution majeure à la vulgarisation du message de paix de Mawlâna Cheikh Ahmad at-Tijâni (RTA). Cette traduction des deux premières parties des Jawâhirul Ma‘âni que nous devons au Dr. Cissé Kane, est le fruit des enseignements de l’oeuvre sous l’impulsion de Chaykh Ibrahima Sall RTA. est une compilation des exégèses, fatwas, correspondances, réponses à des questions, dires et vertus de Chaykh Ahmad At-Tijâni. C’est une opportunité bienvenue pour mieux connaître la dimension du Saint Chaykh Ahmad-AtTijâni, porte étendard  de l’islam soufi, sa vie, ses traits de caractère, son parcours spirituel jusqu’à ce qu’il embrasse la voie Tijânie

Dans un monde troublé et mouvementé, en proie aux questionnements existentiels et aux violences, l’ouvrage nous donne des éléments de réponse en nous ramenant à la dimension essentielle de l’être humain  : la quête spirituelle, l’introspection et la maîtrise de soi, en vue de son développement harmonieux, de son bien-être en société, grâce à l’islam soufi.

A travers ce livre, le lecteur découvrira les tréfonds du cheminement spirituel  ; la nécessité d’une profonde ascèse ainsi que d’une introspection radicale en vue de faire face aux multiples défis économiques sociaux, culturels, sociétaux auxquels l’être humain fait face. Les réponses à ces multiples défis se trouvent dans la sérénité de l’âme, qui elle trouve sa sève dans le zikr (invocations abondantes, obséquieuses et recueillies de Dieu et prières ferventes, reconnaissantes et chargées d’amour sur le Prophète Mouhammad PSL, le meilleur des êtres crées, la manifestations archétypique de la lumière du Seigneur sur terre. Le but ultime est donc de façonner le citoyen modèle doué de discernement, épris de solidarité, chantre de la droiture, adepte vigilant et permanent du bon comportement, en vue d’aller vers la société idéale grâce à l’islam soufi.

Pour que cette sérénité de l’âme trouve sa toute sa munificence et le summum de son expression, l’arrimage au Saint Coran et à la Sunna de Seyyiidina Mouhammad, apparaissent en filigrane tout au long de l’ouvrage à travers le parcours de Mawlâna Cheikh Ahmad At-Tijâni, avec des références nombreuses à la vie des saints en général. Le lecteur découvrira véritablement qu’au-delà des musulmans, l’ouvrage s’adresse au genre humain pour lui montrer qu’il peut trouver en lui les réponses à ses angoisses, à ses envies et pulsions.

En somme toute la panoplie d’outils auxquels il peut faire appel face aux multiples formes de violences (heureuses ou malheureuses, voulues ou subies) qui l’entourent. L’érudition du Chaykh qui était un intellectuel accompli ainsi que sa dimension spirituelle hors normes, lui permettent de mettre à la disposition de l’humain les clés nécessaires à la Mou’âmala comme l’ait si bien dit le Prophète Seyyidina Muhammad (ad-dîne al mou’amala).

L’homme peut être bon à condition qu’il maîtrise son cœur et son âme qui se nourrissent en vérité d’amour de Dieu et du Prophète, et s’expriment par l’adoration et le zikr. Il n’y a rien de mieux qu’un cœur apaisé et serein pour dominer le monde et le mener à bon port, pour éviter la violence et la turpitude. Le livre est écrit dans une très belle langue « toubab », qui restitue fidèlement et élégamment le style de l’hagiographie. On sent également que l’ouvrage est le fruit de recherches et documentations très poussées sur les versets coraniques et leur sens.

Au-delà même des questions exclusivement relatives à la Tariqa Tijânie, les auteurs y développent des éclaircissements sur des questionnements religieux qui permettent de mieux comprendre la relation consubstantielle fusionnelle entre la Tariqa et l’islam. « Les joyaux des sens et l’accès aux aspirations, en l’effluve spirituel du Maître Abul ‘Abbâs AT-TIJÂNÎ ( )Traduction Dr. Cissé Kane, Traduction Dr. Cissé Kane

 LE CHEF DE L’ETAT A RÉCEPTIONNÉ LE BUILDING ADMINISTRATIF MAMADOU DIA

Dakar, 30 jan (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a réceptionné mercredi en milieu d’après-midi, le Building administratif rénové qui porte désormais le nom de l’ancien Président du Conseil, Mamadou Dia.

 La rénovation du Building administratif a coûté 32 milliards de Francs CFA. Le bâtiment comprend 10 étages, 639 pièces, 408 bureaux, 32 salles d’attente, 3 salles de conférence, 9 salles de réunion.

 Il y a aussi deux restaurants, 12 dortoirs pour le service de sécurité, 22 blocs sanitaires, 12 ascenseurs, 174 places de parking, 23 entrepôts et 67 locaux techniques.BHC /OID/ASB

Macky Sall rend hommage à Mamadou Dia «ce combattant émérite»

Seneweb.com | Le président de la République Macky Sall a rendu un vibrant hommage à l’ancien président du Conseil. S’exprimant au cours de la cérémonie de réception du Building administratif rénové baptisé ‘’Mamadou Dia’’, le chef de l’Etat a fait savoir : « J’ai décidé de rendre hommage aux illustres fils du pays à travers le défunt président du Conseil Mamadou Dia dont le Building portera le nom», dit Macky Sall. Qui s’explique : «il s’agit, pour nous, de magnifier le mérite de ce combattant émérite ».

Pour le président de la République, Mamadou Dia, communément appelé Maodo, « reste assurément pour notre jeunesse, les agents publics et la classe politique, un exemple de citoyenneté ». Il a, en outre, considéré ce natif de Khombole comme un «sage panafricain à l’expérience politique hors du commun, un home multidimensionnel méritait bien de la nation cette reconnaissance exceptionnelle ».Salla Gueye

 La CSA invite les candidats à la Présidentielle à faire preuve de retenue

https://www.pressafrik.com A la veille de l’ouverture de la campagne présidentielle, la Confédération des syndicats autonomes (Csa) a appelé ses membres à contribuer à la concorde nationale. Lors d’une conférence de presse organisée mercredi aux Parcelles Assainies, ils ont également invité les 5 candidats à décliner leur vision du monde du travail et à œuvrer pour la paix.

La Confédération des syndicats autonomes (Csa) a réuni ses membres ce mercredi 30 janvier à l’Unité 22 des Parcelles Assainies afin de se pencher sur la situation politique du Sénégal. Cet exercice leur a servi de tremplin pour appeler les différents candidats à la retenue afin que le scrutin, mais aussi la campagne se passent dans le respect des règles démocratiques.

Revenant à l’une de leur principale préoccupation à savoir la situation des travailleurs sénégalais, ces syndicalistes appellent les différents candidats à décliner leur position sur la situation qui prévaut dans ce secteur.

C’est d’ailleurs dans ce sens qu’ils ont invité les cinq (5) candidats à la présidentielle à échanger avec eux sur la prise en charge des revendications des travailleurs, notamment le respect des engagements pris par l’Etat du Sénégal.Ousmane Demba Kane

La Société civile se réunit et pose les jalons d’une élection stable

https://www.pressafrik.com La Société civile qui se dit très préoccupée par le contexte pré-électoral tendu, s’est réunie le vendredi 25 janvier 2019, à l’initiative du COSCE/PFANE, de Gorée Institute et du CERADD/UGB, en atelier sur la thématique du processus électoral au Sénégal.

Les discussions ont été structurées autour de trois thématiques, à savoir : Le processus électoral au Sénégal, entre gestion et régulation : à la recherche des causes explicatives d’une instabilité vécue, l’évolution du fichier électoral depuis 2012, Identification des leviers d’apaisement des tensions électorales, lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction.

Ainsi donc, dans un court terme, la Société civile envisage, en perspectives de l’échéance électorale majeure :  « Analyser les points pendants, d’identifier les actions les plus urgentes à mener pour donner un contenu aux actions de facilitation, de médiation portée par la Société civile depuis l’amorce du processus électoral,  faciliter les accords et les compromis susceptibles de rassurer toutes les parties prenantes aux garanties d’un scrutin apaisé et crédible,  effectuer de la surveillance, de l’alerte et de la veille citoyenne pouvant contribuer à produire de l’information se rapportant au scrutin, crédible aux fins d’aide à la décision. Sensibiliser les populations sur les principes de paix et de justice, favoriser des échanges mettant l’accent sur les contenus programmatiques proposés par les acteurs en compétition, en rapport avec les défis sociaux, environnementaux, économiques, politiques du Sénégal,  organiser un grand rassemblement national pour informer les populations après avoir rencontré les acteurs ».

La Société civile en appelle ainsi à la responsabilité de tous les acteurs, en espérant pouvoir compter sur leur disponibilité et leur bonne disposition à apporter toute l’aide utile et nécessaire pour fonder et garantir la tenue d’un scrutin répondant aux normes et standards internationaux, gage de paix et de stabilité.Fana CiSSE

PUR pour une gestion basée sur la charte de gouvernance des Assisses

iGFM – (Dakar) – Le professeur Issa Sall, candidat à la présidentielle du 24 février 2019 a fait face à la presse pour décliner son programme de gouvernance qui sera essentiellement axé sur la charte de gouvernance des Assisses nationales de 2009. A savoir le développement de l’homme et la réduction des inégalités, la construction citoyenne et la valorisation culturelle, l’équilibre institutionnel et la bonne gouvernance, l’économie inclusive et durable portée par un secteur privé national fort, la paix et la sécurité et enfin le financement, le partenariat et le suivi-évaluation.

Le candidat du parti de l’unité et du rassemblement compte sur la capacitation des sénégalais par un meilleur accès aux services sociaux de base. Pétrir un sénégalais fier, patriote et compétent. Favoriser le fonctionnement normal de chaque institution, symbole d’une bonne vitalité démocratique. Bâtir une économie inclusive et durable , créatrice de richesse et protée par un secteur privé national, fort, dynamique et innovant. Réduire l’insécurité dans les agglomérations et renforcer la sécurité aux frontières afin d’instaurer un climat de paix propice à un développement harmonieux. Promouvoir un financement alternatif innovant, souple et solidaire.

Selon le professeur Issa Sall, ce programme sera déroulé par un gouvernement d’une vingtaine de ministre. Pour lutter contre la corruption, Les corps de contrôle seront responsabilisés et les hauts fonctionnaires ne seront pas éligibles. Il y aura une traçabilité des transactions financières. La séparation des pouvoirs sera effective, selon M. Sall qui voit mal un chef d’Etat siégé au sein du conseil supérieur de la magistrature.

Le professeur Issa Sall qui ne compte pas rester à la tête du Pur une fois élu président du Sénégal, veut ainsi apporter une réponse aux « 100 questions que les sénégalais se posent et qui jusque là, n’ont pas de réponses.Khalil Ibrahima SENE

Présidentielle 2019 : Wade décide de soutenir Idrissa Seck selon la RFM

Après avoir convoqué ses lieutenants à Versailles (Paris), l’ancien Président Me Abdoulaye Wade a décidé de soutenir le leader du parti Rewmi d’Idrissa Seck, a fait savoir la Rfm. Nous y reviendrons

Retour dans le camp présidentiel : Jean Paul Dias s’explique

Seneweb.com Le Bloc des centristes-gaïndé (Bcg) demeure dans la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby), selon son secrétaire général Jean-Paul Dias. Le père de Barth a déclaré que son parti travaille pour obtenir un second mandat à Macky Sall.

« Nous sommes dans le camp présidentiel. J’étais quelqu’un qui était partie prenante pour la rencontre d’hier. C’est pourquoi d’ailleurs, à un moment donné dans la rencontre, lorsqu’on a présenté ceux qui étaient venus renforcer le camp présidentiel et que dans la foule certains ont voulu que je sois présenté comme tel, le président de la République a tenu à clarifier des choses en indiquant que Jean-Paul Dias était là depuis 2012, dans le cadre de Macky-2012 même. Et que, donc, peut-être, il y a eu des malentendus qui nous ont éloignés l’un de l’autre. Mais que toutes les choses étaient rentrées dans l’ordre ».

L’objectif de Dias père, dans cette élection présidentielle du 24 février 2019, est d’ »essayer d’apporter (sa) modeste contribution dans le calme, dans la paix et personnellement. Je souhaite que ça se passe bien ».

Ainsi, Jean-Paul Dias estime qu’il a des idées pour le futur. « Après la victoire, nous voulons que des initiatives soient prises pour que tous les fils du pays puissent se rencontrer, se retrouver au moins dans un consensus.  Je suis partisan de ça, de même que mon parti le Bcg », dit-il.

Transhumance : Sonko invite ses militants à respecter le choix des acteurs politiques

Seneweb.com Ousmane Sonko a réagi sur son compte Facebook pour évoquer les coalitions en vue des prochaines élections présidentielles. Il évite ses militants à respecter le choix des acteurs politiques. « Je demande solennellement à tous les militants et toutes les militantes de PASTEF, et à tous les membres de la Coalition Sonko Président, de respecter les choix de compagnonnage de chaque acteur politique dans ce contexte d’alliance électorale. Par conséquent, il nous faut éviter tout propos outrageant ou déplacé à l’encontre de concitoyens et de leur liberté d’opinion et d’association garantie par la constitution », a-t-il écrit.

Les autorités interdisent la distribution des gilets offerts aux journalistes par l’ambassade des USA

Seneweb.comLa cérémonie de distribution de gilets presse offerts aux journalistes était prévue ce mercredi à 14 h 30 au Cesti (Ucad), sur présentation de la carte de presse. Mais la surprise a été générale, lorsque les autorités de l’Etat ont pris la décision d’interdire cette distribution organisée par l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, en vue de la couverture de l’élection présidentielle du 24 février. C’est ce que renseigne une note d’info reçue à Seneweb.Nous y reviendrons.

Bamba Fall : « Je ne suis pas lié par une consigne de Khalifa Sall »

SenewebNews-RP Le maire de la Médina ne soutient, pour le moment, aucun candidat à la présidentielle 2019. Quid des rumeurs d’un éventuel soutien à Macky Sall ? Bamba Fall dément et précise qu’il fait l’objet de toutes les convoitises. « Tout le monde est venu. Je reçois des appels. On me demande des audiences, mais j’ai refusé. Je ne discuterai avec personne, tant que la Médina ne sera pas prête. Parce que, cette fois-ci, je n’accepterai pas que mes militants se dispersent. Je veux les rassembler dans une même position », a tranché l’édile de la Médina.

Bamba Fall d’ajouter dans son entretien avec L’Observateur : « Certains militants disent qu’il faut soutenir Idy, parce qu’il était en coalition avec Khalifa Sall aux législatives. D’autres votent Sonko parce qu’il peut amener Macky au second tour. Il y en a même qui penchent pour Macky qui fera juste un second mandat, ce qui permettra à Khalifa de se présenter après. La seule personne qui a demandé notre soutien a été huée par l’assistance et n’a même pas pu terminer son raisonnement ».

Le lieutenant de l’ex-maire de Dakar de conclure : « Après avoir noté les différentes positions, nous allons maintenant faire une grande synthèse. Nous ne sommes pas pressés. Jusqu’à la veille du scrutin, nous pouvons donner notre position. Mais, à l’heure où je vous parle, je n’ai été reçu par personne. Je n’ai besoin ni de poste, ni de l’argent de qui que ce soit. Même si Khalifa Sall donnait une consigne de vote en faveur d’un candidat, ma position va tenir compte de l’intérêt de la Médina ».

Défections chez Aliou Dia:03 responsables du bureau national claquent la porte du Crc

Seneweb.comLa Convergence pour le renouveau et la citoyenneté (CRC) de l’ancien député Aliou Dia continue de subir des départs dans ses rangs. En effet, le secrétaire général national du parti, Maniang Diaw, le responsable des jeunes, Khadame Boye et le chargé de la communication et par ailleurs coordonnateur des cadres de la CRC, Serigne Mansour Sakho, tournent le dos au maire de Mbeuleukhé.

Dans le communiqué de presse reçu à cet effet, les démissionnaires déclarent avoir rompu tout contact avec la formation dont ils étaient membres. Selon Maniang Diaw qui porte la parole des désormais ex-responsables de la CRC, «l’absence de concertation et de communication caractérise le parti et son président, Aliou Dia, fait cavalier seul. Nous ne sommes pas impliqués dans la vie et la gestion du parti», déplore-t-il. A l’en croire, les négociations et discussions avec les principaux émissaires de Wade et de Macky Sall se sont faits à l’insu des membres fondateurs et animateurs de ce parti.

Maniang Diaw  et  compagnie comptent tenir une déclaration dans les jours à venir pour officialiser leurs départs de la CRC et révéler leur futur allié pour la présidentielle de 2019.Lamine Ndiaye

Des alliés de macky dans l’opposition,et si Bougane avait raison!

Seneweb.com |Il y’a dix jours dans une correspondance au vitriol, le leader de Gueum Sa Bopp disait à qui veut l’entendre que  » les alliés de Macky sont tapis dans l’opposition « .
Difficile d’affirmer le contraire avec le revirement hier de Aissata Tall sall et celui très attendu aussi de Aida Mbodj.
Joint au téléphone, Bougane Gueye affirme qu’on est pas au bout de nos surprises.
Pour ce qui concerne le pôle sur lequel il travaille afin de reunir le maximum de forces vives de l’opposition autour d’un candidat, le Président du mouvement Gueum Sa Bopp soutient que la chose se dessine bien, que l’essentiel des recalés et des formations politiques à fort potentiel soutiendront un seul candidat.

RÉVÉLATION DE BOUGANE : “Macky Sall m’a contacté pour…”

http://actunet.net En meeting à Pikine, le leader du Mouvement Geum Seu Bopp est revenu sur ses rapports avec le régime en place, après le rejet de sa candidature par le Conseil conseil constitutionnel. Bougane Gueye a également parlé du candidat qu’il va accompagner à la présidentielle, pour faire tomber Macky Sall.

Dans un autre registre, Bougane Gueye a remis un chèque de plus de 10 millions Cfa à ses militants de Pikine. Ce sont ces derniers même qui avaient rassemblé ladite somme pour appuyer la campagne de leur leader.

Idrissa Seck a appelé Karim Wade

https://www.dakaractu.com Les candidats recalés  à la Présidentielle manœuvrent ferme  pour empêcher la réélection de Macky. Et, une grande alliance se dessine autour de la candidature d’Idrissa Seck. Pape Diop de Bokk Gis-Gis, Hadjibou Soumaré, Karim Wade, Thierno Alassane Sall, Khalifa Sall s’accordent à soutenir la candidature de Idrissa Seck, renseigne Le Témoin. Seulement, précise le journal, rien n’est encore officiel. Ce sont juste des esquisses d’alliances à résoudre à Paris et à concrétiser au Sénégal.  Le journal ajoute que le coup de fil d’Idrissa Seck à Karim Wade en plein dîner semble avoir constitué le déclic de cette coalition.
Selon le Témoin, le leader de Guem Sa Bopp, Bougane Guèye Dany serait chargé d’enrôler les recalés pour soutenir la coalition « Idy2019 ». Malick Gakou, s’est également transformé en sergent recruteur d’Idrissa Seck, précise pour sa part L’AS. Qui signale que le leader du Grand Parti a rendu visite à Aïda Mbodj pour la convaincre de soutenir la candidature d’Idrissa Seck

Idrissa Seck-Macky Sall : Un duel inévitable

https://www.dakaractu.com Candidat malheureux aux présidentielles de 2007 et de 2012, Idrissa Seck va à la pêche des voix pour la troisième fois. Il n’y a jamais deux sans trois dit l’adage. Mais cette troisième fois, l’ancien maire de Thiès la souhaite différente des deux dernières.

Sa première participation qui ressemblait à un coup d’essai l’avait propulsé à la seconde place après Abdoulaye Wade qui avait surpris tout le monde en passant au premier tour. Mais entre-temps, Idrissa Seck avait posé des actes qui l’ont suffisamment discrédité aux yeux de l’opinion. Ses va-et-vient chez Wade avaient semé le doute dans l’esprit de bon nombre de Sénégalais qui avaient pourtant décidé de le soutenir après son incarcération dans l’affaire des chantiers de Thiès.

Il ne se relèvera pas de cet échec et aux élections de 2012, le président du Conseil départemental de Thiès est plus que rétrogradé par l’électorat qui le met au 5e rang après Wade, Macky Sall, Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng. Au second tour, il est obligé de tenir sa parole et d’accompagner son ancien « employé » dans le troisième gouvernement de Wade. Une alliance qui ne durera pas.

Ultime bataille

Très jaloux de ses principes, « Ndamal Kadior » rompt son alliance de circonstance avec Macky Sall et retourne dans l’opposition pour préparer la bataille de 2019. L’ultime pour celui à qui on prête d’être l’artisan de la marche bleue qui a porté Abdoulaye Wade au pouvoir le 19 mars 2000. Malgré les défections de quelques uns de ses lieutenants, le leader du parti Rewmi est loin de se décourager.

Décidé à abattre sa dernière carte le 24 février, Idrissa Seck a changé de fusil d’épaule. L’homme n’était pas un adepte de la communication tous azimuts, mais depuis quelques mois, il s’est emmuré dans un silence qui intrigue aussi bien ses concurrents que l’opinion sénégalaise. Certes l’histoire de Bakka et Makka est passée par là. Mais surtout, Idrissa Seck semble avoir compris que pour rallier à sa cause, il n’est pas besoin d’occuper les médias à longueur de journée. Au grand dam des médias qui convoitent la moindre de ses sorties. Il a appris de ses erreurs et  désormais, chaque mot qu’il prononce est calculé pour éviter tout dérapage qui l’enterrerait politiquement.

Khalifa et Karim, deux K dans le giron d’IDY ?

Un Idy new-look qui veut surtout  saisir la chance qui se présente à lui d’être le challenger principal de Macky Sall sur les quatre en lice, le 24 février, après le rejet des candidatures de Karim Wade et de Khalifa Sall par le Conseil constitutionnel. Malgré tout le bruit qui retentit çà et là, force est de reconnaitre que le candidat d’IDY2019 est en train de nouer des alliances à même de lui permettre d’imposer au président sortant une seconde manche.

Conscient du poids politique de Khalifa Sall, Idrissa Seck est allé à Rebeuss ce lundi rendre visite à l’ancien maire de Dakar. Au sortir de leur entrevue, il a promis de rendre au détenu le plus célèbre du Sénégal sa liberté dès son accession au pouvoir. Mieux, il s’est engagé à venir le prendre. Une promesse qui ne laisse pas indifférent Khalifa Sall et ses souteneurs.

La presse du jour nous apprend aussi qu’il a eu un entretien téléphonique avec Karim Wade. Pour l’heure, rien n’a fuité de cet entretien, mais tout porte à croire que les discussions ont tourné autour des élections et des possibilités de travailler main dans la main pour arriver à bout du régime de Macky Sall. Des sources croient savoir que Wade est en train d’étudier une possible alliance avec son ancien homme de confiance. Certains wadistes ont déjà franchi le pas en apportant leur soutien à Idy.

Dans le groupe des 25 recalés, il nous est rapporté que Idrissa Seck est en pôle position pour rafler la majorité des voix. Thierno Bocoum qui avait pris ses distances avec son ex-leader a décidé de prendre fait et cause pour lui. Annoncé dans les prairies marron-beige, Sheikh Alassane Sène a porté son choix sur Idrissa Seck. C’est dire que le duel Macky-Idy aura bel et bien lieu…

Pape Alé Niang a quitté la 2STV

https://www.pressafrik.com Le journaliste et chroniqueur Pape Alé Niang n’est plus à la 2STV. D’après les informations reçues, il aurait mis un terme à son contrat avec ce média, propriété de El Haj Ndiaye.
Il a lui-même confirmé l’information au journaliste de Vox Populi, Buur Guédé qui l’a joint au téléphone : «Mane Foofou Pareinafa (j’en ai fini avec eux)»…

Des rumeurs sur sa mise à l’écart par le PDG de la 2STV, juste après son émission du 31 décembre avec Ousmane Sonko ont couru ces dernier temps.

Pape Alé Niang licencié par El hadj Ndiaye de la 2stv

https://senego.com Une nouvelle qui ne surprend pas du tout. En effet depuis un bon moment, l’animateur de « ça me dit mag » n’était pas en bon terme avec la 2stv plus particulièrement avec El hadj Ndiaye le directeur de cette chaîne  télévisée.

Selon la source, le chroniquer de Dakar matin vient de confirmer son départ de la 2STV, joint par téléphone, voici ces propos: « mane fofou pareinafa ». Les raisons n’ont pas encore été évoquées pour l’instant. Par Jean Marie Faye  

Nafissatou Diallo à Aissata Tall Sall : «Ya waxone Tanor né Ps dou aspirine bouniouy khoyeul si cassou Apr…»

https://senego.com Très touchée par la transhumance de Aissata Tall Sall, Nafissatou Diallo livre ses vérités à ses compatriotes, frères et sœurs de l’opposition.

Comme la presse, la responsable politique libérale se rappelle aussi la fameuse phrase de Aissata Tall Sall, lorsque son mentor, Tanor Dieng, migrait vers l’Apr.

« Ya waxone Tanor né Ps dou aspirine bouniouy khoyeul si cassou Apr… » en d’autres termes : « Te souviens-tu lorsque tu disais à Tanor que le Parti Socialiste n’est pas un comprimé à dissoudre dans un verre d’eau de l’Apr… » Par Abdou GUEYE  

 Les jeunes du C25 menacent : «Si l’autre camp veut la violence, advienne que pourra»

https://www.pressafrik.com Les jeunes de l’opposition du C25 et du Front de résistance nationale (Frn) vont battre le macadam cet après-midi du mercredi à Guédiawaye. Cette manifestation est organisée, selon ses organisateurs, pour rétablir le rapport de force et prévenir le régime en place qu’ils sont prêts à répondre à « ses provocations ».«Nous organisons une marche dans le but de poursuivre le plan d’action qu’on a établi. Nous marchons uniquement pour dénoncer les dérives du régime en place. L’utilisation de la justice de l’Assemblée et du Conseil constitutionnel pour les empêcher d’être candidats mais aussi de battre campagne »,  a déclaré Mor Diaw, qui revenait sur les motivations de la marche qu’ils organisent ce mercredi, à Guédiawaye.
Sur sa lancée, ce membre du Grand parti (Gp) explique qu’ils ne reconnaissent pas Macky Sall en tant que candidat et par conséquent, déploieront tous les moyens afin de l’empêcher de battre campagne. A l’en croire, le Président sortant, par ailleurs candidat à sa propre succession, a fini d’instrumentaliser les institutions pour que ses adversaires ne puissent pas se présenter à ce scrutin. C’est dans ce sens que les candidatures de Karim Wade et Khalifa Sall ont été invalidées via le Conseil Constitutionnel. Quant à l’Assemblée nationale, elle a servi à lever l’immunité de Khalifa Sall et à avaliser la loi sur le parrainage.

Toujours dans le volet de leur plan d’action, pour faire face au candidat de Benno bokk yakaar, M. Diaw informe qu’ils veulent «rétablir le rapport de force sur le terrain ». Avant de marteler : «nous avons compris que la personne que nous avons en face de nous n’est pas dans une logique de non-violence, mais plutôt dans une logique de combat. Nous allons répondre par cette mesure, mais nous appelons à la non-violence et si elle n’est pas respectée par l’autre camp, advienne que pourra.»Ousmane Demba Kane

Le temps de se remettre à l’ouvrage!Par Amadou Tidiane Wone

Il est temps de se redéfinir ou plutôt de préciser le sens d’une quête. A bientôt 63 ans, le temps n’est plus aux hésitations ni aux angoisses existentielles. Le temps n’est plus aux rêves inassouvis ni au situationnisme, terme usité pour ennoblir l’opportunisme. À la porte du troisième âge, la lucidité commande plutôt de mettre de l’ordre dans ses «  affaires ». Les siennes propres et celles de la vie.
Sans être un carriériste de la politique, je dois au Seigneur Allah d’avoir, à l’occasion de l’accession du Président Abdoulaye Wade au Pouvoir, occupé des fonctions publiques au plus haut niveau. Quoique très familier des hommes de pouvoir depuis mon enfance. J’ai joué dans les salons et les jardins de la Présidence de la République depuis les années 1969. En compagnie de Feu Philippe SENGHOR et de quelques autres compagnons de classe ou de jeu de l’époque. Dont certains connus, tout simplement, dans la cour du Collège de la Cathédrale de Dakar à l’occasion de parties de ballon prisonnier très âprement disputées… Enfance et jeunesse, dorées et insouciantes, dans le principal quartier de résidences ministérielles et diplomatiques du Sénégal des années 60 à 80 : Fann-résidence. Durant toutes ces années, j’ai vu des hommes et des femmes de pouvoirs, réputés indéboulonnables, choir à la faveur d’un simple décret. Leurs maisons, remplies de courtisans la veille, se désemplir aussi vite que neige qui fond au soleil. J’ai vu des hommes, dits mystiquement inattaquables, sombrer dans des maladies, la déchéance financière et sociale au point d’être réduits à la réclusion à domicile jusqu’à l’issue fatale. J’ai aussi vu, et admiré,  de grands hommes qui m’ont fait l’honneur de leur attention et de leur affection. Je pense à feu Amadou Karim Gaye, plusieurs fois ministre et modèle d’équilibre, à la fois de culture religieuse et occidentale, mais aussi de racines négro-africaines profondes. Je citerai aussi Medoune  Fall, grand ami de mon père,  plusieurs fois ministre et Ambassadeur. C’est chez lui en 1964, alors qu’ il était Gouverneur de la région de Diourbel, que j’ai goûté pour la première fois au jus de ditakh… les papilles d’enfant n’ont pas la mémoire courte ! Des hommes prestigieux, il y’en eu d’autres … Certains dans ma famille si proche que je pourrais, en les citant, être soupçonné de parti pris clanique… J’ai ainsi acquis le sens de l’observation du jeu social et appris à décoder son sens tragicomique. Et c’est pour cela que je suis imperméable aux dorures du pouvoir et à ses faux semblants. Que du déjà vu ! Contrairement aux perfides allégations des médisants, j’ai appris à me suffire de peu et à devenir de plus en plus exigeant avec ma petite personne. Si je dis tout cela aujourd’hui, c’est qu’à 63 ans le temps se rétrécit. La marge d’erreur aussi. Et le pays tangue sur des eaux déchaînées. Dans l’affolement qui précède le chavirage d’un navire, la raison perd son sens. Et l’on ne répugne à s’accrocher à aucune bouée à portée de main. Fut elle entachée de fiente.
Les danses du ventre, pré et post parrainages, ainsi que les transhumances  orchestrées à l’occasion du mercato  pré-électoral, sont le baromètre de la déliquescence du système de gouvernance postcolonial. Un système corrompu et corrupteur qui ne survit que par la paresse des élites gouvernantes à inventer un modèle conforme  à nos réalités sociales, culturelles, économiques et historiques. Notamment depuis les tragiques événements de 1962. Cette élite francisée , pourtant minoritaire, a accaparé les institutions héritées de la colonisation et en assure la maintenance au profit de la France, de ses entreprises et de son économie. Elle en récolte des miettes pour services rendus contre sévices subis par le Peuple sénégalais . C’est cela la simple vérité ! Tant que nous n’inverserons pas ce paradigme de base nous continuerons à tourner en rond.
L’enjeu véritable des élections présidentielles de février 2019 se trouve là : rendre la Parole au peuple et répondre à ses attentes véritables ou continuer à nous la jouer sur le registre du mimétisme caricatural des atours occidentaux, des « r » que l’on roule et des airs que l’on se donne. Il faut savoir d’où l’on vient et vers quoi nous voulons mener nos enfants. Souvenons-nous que des armées de résistants ont versé leur sang pour l’indépendance de ce pays. Défaits au plan militaire, ils ont conquis le cœur de ses habitants. Juste à titre d’exemple, Hadji Omar  Tall, Maba Diakhou Ba, Moussa Molo Balde, Lat-Dior DIOP, Alboury NDIAYE pour ne citer que ceux-là, ont plus de place dans le cœur des sénégalais que Faidherbe dont la statue, ayant été vaincue par le temps, à été secourue par nos élites francisées…

Qui rame à contre courant de l’Histoire ? 

Face à ces enjeux colossaux, les petites histoires de chaises anglaises entre politiciens professionnels deviennent tristement dérisoires. Le « jeu » politique est si prévisible qu’il en est devenu lassant. Le prochain coup est déjà connu. Les pronostics sont faits. Il ne reste qu’à attendre le coup de sifflet final.
À ceux qui ont gardé intacts leurs rêves de Grandeur, pour ce pays et son Peuple, de se rassembler pour faire la différence et changer de cap ! Pour les gens de ma génération, c’est le dernier et seul combat qui vaille de se remettre à l’ouvrage. Comprenne qui pourra !
« Camarades, le jour nouveau qui déjà se lève doit nous trouver fermes, avisés et résolus… » Merci Fanon. Amadou Tidiane WONE

PDS : Le soutien annoncé de Me Wade à Idrissa Seck ne fait pas l’unanimité

http://www.dakarmatin.com Le soutien annoncé du Parti démocratique sénégalais (Pds) à Idrissa Seck pourrait être mal accueilli par certains de ses ouailles. Ces derniers qui ne pardonnent pas «les insultes» que l’ancien Premier ministre aurait proférées contre le Pape du Sopi affirment que cela motive amplement leur refus de se ranger derrière lui.
Alors qu’une réunion est annoncée à Paris entre Me Abdoulaye Wade, Pape Diop, Mamadu Decroix, Oumar Sarr, entre autres en vue de soutenir une large coalition autour d’Idrissa Seck, cette information, si elle s’avère exacte, pourrait semer la discorde au sein de son parti. Car, Aminata Nguirane, une des conditionnelles de Karim Wade avait déjà annoncé la couleur en annonçant qu’elle ne votera jamais pour l’ancien Premier ministre.
En effet, avait-elle expliqué, le président du Rewmi a plusieurs fois insulté le Pape du Sopi, ce qu’elle ne lui pardonnera jamais. Pour bien se faire comprendre, elle a poussé le bouchon jusqu’à affirmer qu’elle préfèrait porter son choix sur Macky Sall plutôt que sur Idrissa Seck.
Et Aminata Nguirane est loin d’être la seule à adopter cette posture. Car, certains qui ne s’accordent pas sur le choix d’Idrissa Seck soutiennent qu’il y a d’autres libéraux de souche pouvant faire l’objet de Plan B. Et c’est le cas pour Me Madické Niang qui a réussi à passer l’obstacle du parrainage.
Pourtant, Idy est bien parti pour charmer «son père» puisque ce dernier travaille d’arrache-pied afin de réunir le maximum de candidats recalé autour de sa candidature

Les quelques militants de Mamour Cisse refusent de rallier le « Macky »

http://www.dakarmatin.com Le dernier directeur de Cabinet de Me Abdoulaye Wade n’ira pas rejoindre la mouvance présidentielle avec tous les militants de son parti.

En effet, des voix se sont élevées à Saint-Louis pour dénoncer ce nouveau positionnement de Mamour Cisse assimilé à une transhumance. Ces responsables du Parti pour le socialisme et la démocratie (PSD/Jant bi) de la vieille ville, indiquent qu’ils vont rester dans l’opposition. Mieux, Mamadou Badiane  et Cie renseignent être disposés à prêter main forte à celle-ci pour « dégager Macky Sall et son régime ».

La semaine dernière, Mamour Cisse a révélé avoir été malade. Et, Macky Sall l’a si bien traité qu’il entend le soutenir à la prochaine présidentielle.  « J’ai été dans l’épreuve, le Président Macky Sall m’a soutenu. Lui s’apprête à aller à l’épreuve certes moins dramatique que celle que j’ai vécue et qui est celle du verdict des urnes. Il aura mon total soutien», a déclaré le secrétaire général du PSD/Jant bi

MALICK GAKOU CHOISIT IDRISSA SECK

http://www.emedia.sn/ A quelques jours du démarrage de la campagne électorale pour la présidentielle de février 2019, les cinq candidats cherchent des alliances. Ils font le tour des maisons des responsables politiques afin de solliciter leur soutien. Les personnes les plus « courtisées » présentement sont les candidats recalés par le Conseil constitutionnel pour faute de parrainage.

Le leader de la coalition « Idy 2019 » vient de gagner la confiance de l’une de ces dernières. Il s’agit du président du Grand Parti, Malick Gakou dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel. Selon des sources de emedia.sn, le leader du Grand Parti a décidé de soutenir Idrissa Seck. Une décision qu’il a prise après concertation avec sa base. L’ancien ministre va faire une déclaration dans les prochaines heures pour rendre public et officialiser son compagnonnage avec le président du Conseil départemental de la région de Thiès.

Rappelons que le frère du président de la République et non moins maire de la ville de Guédiawaye « courtise » depuis quelques jours le président du Grand Parti en lui demandant de rejoindre le camp présidentiel. Qui lui a toujours opposé un niet catégorique

Mohammad Bounn Dionne : « Macky Sall est le candidat de la stabilité économique et institutionnelle »

https://xibaaru.sn Au pupitre pendant près de 30 minutes, le premier ministre qui dévoile jour après jour ses qualités d’homme politique jamais connues, a mis son auditoire en haleine. Dithyrambique devant les réalisations de Macky Sall, Mohammad Bounn Abdallah Dionne a qualifié son candidat comme étant le meilleur des cinq (5) qualifies a la course à la présidentielle.

«Vous êtes le candidat de la stabilité économique (baisse des denrées de premiers nécessité) et institutionnelle)) a-t-il indique, relax dans un costume sombre taille sur mesure. Pour lui, après plus de trois décennies de crises dans le sud du pays, c’est Macky Sall l’on a connu le plus grand calme qui tend vers une paix définitive.

« Depuis que vous êtes à la tête du pays, la Casamance a retrouvé la stabilité », a-t-il ajoute.

« Vous êtes le candidat de la stabilité économique. Vous êtes le candidat de la stabilité et de l’inclusion sociale », a poursuivi le PM.

ATMOSPHÈRE DU DERNIER CONSEIL DES MINISTRES AVANT LE SCRUTIN

http://www.emedia.sn Macky Sall, président sortant et candidat à sa propre succession, préside ce mercredi 30 janvier le dernier Conseil des ministres avant le démarrage de la campagne électorale prévue le 3 février prochain en perspective de la présidentielle du 24 février 2019. L’ancien ministre de l’Education nationale dans le dernier gouvernement d’Abdoulaye Wade, Kalidou Diallo, a déjà vécu ce moment. Joint par iRadio, il décrit une atmosphère entre « engagement » et « psychose ».

« C’est l’engagement commun de l’ensemble du groupe d’aller vers une offensive électorale et de gagner l’élection, » souligne-t-il. Dans ce sillage, il indique, qu’il y a deux (2) choses à faire en même temps. « D’abord, en tant que ministre, veiller à ce que les équipes fonctionnent pour être au service des citoyens, faire fonctionner l’Etat, régler leurs problèmes et veiller à ce que les gens ne disent pas que le Gouvernement ne travaille pas. Ça, c’est la première chose. C’est la nécessité d’occuper le terrain et de faire fonctionner les services de l’Etat pour continuer à être au service des citoyens. »

Ensuite, poursuit-il, « mobiliser l’électorat pour confirmer le président de la République pour faire en sorte qu’il gagne. Il n’y a pas autre chose. » Une chose est sûre, relève-t-il toutefois, « dans toute élection, on n’a jamais la certitude de gagner mais au plan individuel, quand on est carriériste, on est toujours soucieux de son avenir personnel. Ils ne manqueront pas de penser à leurs familles surtout au projet qu’on a commencé de bâtir. C’est très important. Mais, il y a cette incertitude qui va les mobiliser davantage. » DIE BÂ

RALLIEMENT DE LA MAIRESSE DE PODOR A LA MOUVANCE PRESIDENTIELLE : Aïssata Tall Sall ou l’effondrement d’un mythe

http://www.enqueteplus.com/ Farouche adversaire du président de la République sortant, Me Aïssata Tall Sall, avec son ralliement au camp présidentiel, est maintenant une  alliée de Macky Sall. Un changement de posture qui suscite l’indignation chez bon nombre de Sénégalais.

De la dame de fer que décrivait, il y a peu de temps dans ces mêmes colonnes d’’’EnQuête’’, la journaliste Charlotte Meyer, Me Aïssata Tall Sall passe désormais, aux yeux d’une bonne frange de l’opinion, comme une politicienne quelconque, prompte à changer de robe au gré des intérêts et des circonstances du moment. Son ralliement au camp présidentiel a, en effet, suscité, depuis son annonce, l’indignation chez certains Sénégalais. Du coup, la symbolique qu’elle représentait au sein de l’opinion publique s’effondre comme un château de cartes et, avec elle, le mythe qui a toujours entouré sa personnalité jadis adulée au-delà même de nos frontières.

Si la posture de la ‘’petite paysanne de Podor’’ (du titre de cette contribution de Charlotte Meyer récemment parue dans les colonnes d’’’EnQuête’’ et dans laquelle elle loue sa bravoure et sa constance) suscite autant l’indignation des populations sénégalaises, c’est parce que la dame a toujours bénéficié, de par ses prises de position, sa constance et sa trajectoire, tout un capital de sympathie qui l’a propulsée au-devant de la scène politique et qui lui a donné une certaine notoriété. Sa forte résistance contre l’arrimage du Parti socialiste à la candidature du président Macky Sall lui a valu, d’abord, sa destitution en tant que secrétaire nationale, porte-parole, ensuite son exclusion définitive du Ps.

Aïssata Tall Sall s’est, en effet, très tôt démarquée du leadership d’Ousmane Tanor Dieng, après le triomphe de la coalition Benno Bokk Yaakaar le 25 mars 2012, marquant ainsi l’installation de Macky Sall au pouvoir. Mais aussi le début du compagnonnage entre le Ps et le parti présidentiel, l’Alliance pour la République, qui se poursuit jusqu’ici, dans le cadre de la coalition susmentionnée. C’est d’ailleurs pour protester contre cette nouvelle dynamique enclenchée par le secrétaire général des verts, qu’elle s’est présentée contre lui lors du 15e Congrès ordinaire du Ps tenu les 6 et 7 juin 2014.

Alors que la plupart des caciques et autres barons socialistes s’affairaient aux préparatifs des élections locales de la même année, le Secrétariat exécutif du Ps, actionné par son secrétaire général, décide de la tenue du 15e congrès. Malgré leurs réticences et autres récriminations, le congrès fut tenu au forceps. Ousmane Tanor Dieng n’a devant lui qu’un seul adversaire : Aïssata Tall Sall. Mais celle-ci sera laminée au cours du vote et sauvée d’une humiliation par l’arrêt du processus par le secrétaire national chargé de la vie politique du Ps qui n’est personne d’autre que Khalifa Sall, écarté de la course à la présidentielle du 24 février 2019 du fait de sa condamnation à 5 ans de prison ferme dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la ville de Dakar.

Défaite, la mairesse de Podor s’éloigne des instances de son parti et y gèle même ses activités. Cette posture d’Aïssata Tall Sall marque d’ailleurs les premières lignes de fracture avec son  parti. Accusée d’activités fractionnistes visant à déstabiliser le parti, elle est définitivement exclue du Ps. Après une longue période d’hésitation et de contestation de la légitimité du Bureau politique de prononcer son exclusion sans l’avoir entendue au préalable, elle finit par abdiquer. Pour ensuite prendre ses responsabilités.

Ainsi, elle lance, le samedi 8 avril 2017, son mouvement Osez l’avenir avec lequel elle va d’ailleurs engager la bataille des législatives du 30 juillet de la même année. A l’issue de ces élections âprement disputées, elle a réussi à décrocher un poste de député par le truchement du plus fort reste. Sortie des élections législatives de 2017 avec un score peu honorable, Aïssata Tall Sall se positionne malgré tout en un véritable adversaire du président de la République Macky Sall. L’élan du maire de Dakar Khalifa Sall, brisé par son incarcération dans l’affaire de la caisse d’avance, elle prend le relais et occupe le devant de la scène pour se positionner comme le candidat socialiste devant faire face au président de la République sortant, pourtant soutenu par son ancienne formation politique.

Tel le plan B des dissidents du Parti socialiste, elle annonce sa candidature à l’élection présidentielle du 24 février 2019 depuis la banlieue dakaroise. ‘’En 2007, des gens m’ont demandé de me présenter à l’élection présidentielle. Je leur ai répondu que ce n’était pas encore le moment. En 2012, ils me l’ont encore demandé, je leur ai rétorqué la même chose. Mais, je pense maintenant qu’il est encore temps que je me présente. Le moment est pour moi venu de le faire’’, avait-elle déclaré au cours d’une visite de proximité dans le département de Pikine.

Mais, au fur et à mesure qu’elle s’avançait dans son combat, elle s’éloignait du camp du maire de Dakar. En un moment donné, les relations complices et fraternelles qu’ils ont toujours entretenues au sein du Ps en ont pris un sacré coup.

Dans un milieu politique sénégalais où le mâle dominant a toujours dicté sa loi, Aïssata Tall Sall s’est pourtant frayé une place de choix. ‘’Dans la vie, rien n’est donné : tout s’acquiert par la détermination’’, a-t-elle toujours soutenu dans ses différentes sorties médiatiques. Que ce soit en politique, dans sa carrière professionnelle ou dans sa vie courante tout court, elle a toujours été constante dans ses principes. Elle n’a jamais caché son ambition de briguer le suffrage des Sénégalais et rompre, à cet effet, une vieille domination masculine dans la gestion du pouvoir depuis bien avant même l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, en 1960. ‘’Mon ambition est de faire élire au Sénégal la première femme présidente de la République de l’espace africain francophone’’, déclare-t-elle en 2015, dans les colonnes du magazine français ‘’Jeune Afrique’’. Mais cette ambition s’amenuise avec sa décision prise de soutenir la candidature du président Macky Sall aux côtés d’Ousmane Tanor Dieng qui a été toujours logique dans sa démarche.ASSANE MBAYE

 La Transhumance politique au Sénégal : une pratique honteuse par Mohamed Dia, Consultant bancaire

« Osez l’avenir » a osé le passé ! 

Aissata Tall Sall nous dit : « A l’unanimité, nous avons décidé de soutenir le candidat Macky Sall ».

La transhumance, dans le vocabulaire agricole, est la migration périodique des troupeaux à la recherche de meilleurs pâturages. Le nomadisme politique ou transhumance politique est tellement populaire dans le monde que la Commission des affaires parlementaires s’est saisie du sujet. Ce changement d’idéologies, de convictions peut faire très mal aux citoyens qui se sentiront trahis. Un opportunisme politique est souvent en vue avec la promesse d’un poste. Il y a cependant des régulations dans certains pays d’Afrique, le Sénégal y compris, où le député qui transhume est déchu de son mandat et remplacé par un suppléant ou aussi une élection partielle prend place dans les mois suivants. Ces régulations, sont-elles respectées au Sénégal ? Nous voyons depuis la première alternance politique au Sénégal le nomadisme de manière plus fréquente. Cela devient sujet à interrogation, car dans notre culture, la parole donnée est tellement importante et trahir une personne, un peuple est impensable.

Transhumance Medley au Sénégal

Alphonse Karr disait « qu’en politique plus ça change et plus c’est la même chose ». Si la transhumance était utilisée pour servir le Sénégal, nous serions tous d’accord, mais elle est utilisée pour une ascension sociale.
En 2012, le président Sall disait que la transhumance était comme « une pathologie gangrenant notre système politique. » Combien de transhumants ont été accueillis dans son parti ? En 1982, le président Diouf demandait aux citoyens de « rompre avec le laxisme, le goût de la facilité et de la futilité, la mentalité d’assisté.. » Voilà des paroles en or, mais le seul problème est que durant le second tour de la première alternance politique, Djibo Ka, est allé du côté du camp du président Diouf, car ce dernier lui avait promis le poste de Premier ministre et il avait accepté.

Malheureusement, le président Diouf avait perdu, car malgré le nomadisme de Djibo Ka, aucun de ses partisans n’a voté pour le président Diouf, car ce dernier a eu le même score durant le second tour. Le Sénégalais ne suit plus son leader de manière aveugle, il est devenu un citoyen mature.

Souleymane Ndene Ndiaye disait ‘’J’ai dit et répété qu’il n’arrivera jamais, je dis bien, jamais, que je rejoigne le Président Macky Sall dans sa formation politique. Ça, c’est exclu. Nous n’avons pas la même vision de la gestion d’un pays, et même d’un parti politique. Maintenant entre ces relations politiques que nous n’aurons jamais et les relations tout court que nous avons tissées avant même qu’il ne soit Président, il y a un grand fossé’’.

Sitor Ndour lui disait : « Je préfère prendre ma retraite politique que d’être avec Macky Sall ». Quand il était critique, il disait tout simplement : « ‘Tout ce que me permet ma conscience et que me permettent les Fatickois et les militants, je le fais. Je ne suis pas seul. J’assume ma transhumance.»

Aida Ndiongue, elle disait : « Si je transhume au PDS, que tous ceux qui ont un chiot lui donnent mon nom ». Quelques mois plus tard, elle transhume au PDS sous prétexte qu’elle voulait sauvait Landing Sané. Il y a eu d’autres comme Sada Ndiaye, Awa Ndiaye et Pape Samaba Mboup entre autres.

On dit souvent que « Qui donne sa parole doit la tenir à quelque prix que ce puisse être.» Qu’est ce qui arrive au Sénégal où la parole donnée valait de l’or ?

La « faim » justifie les moyens

Simon de Bignicourt disait que « la politique et la coquetterie sont synonymes, elles ne sont que l’art de mentir ». Tout le monde ment, le seul problème avec le mensonge des politiciens est qu’ils sont sous les projecteurs, donc c’est plus visible. Il y a plusieurs façons de mensonges. On peut mentir, car on fait partie d’un parti politique qui a des idéologies. Si une personne n’est pas confortable avec toutes les idéologies, elle sera dans l’obligation de mentir. Quand on appartient à un parti politique, il y a des idéologies et on ne peut pas tout le temps dire ce que l’on pense. Il y a aussi ceux qui mentent, car ils n’ont pas le niveau, donc ils font semblant de savoir ce dont ils parlent, car l’électorat ne comprend pas trop ce dont ils parlent. Cela est facile à déceler, car c’est souvent celui qui croit devoir se prononcer sur tous les dossiers pour faire plaisir au chef de parti. Il y a aussi le mensonge professionnel qui est le mensonge pour garder son poste. Il y a un grand retour sur investissement, donc on ne peut s’en passer. Si le politicien ment et qu’il se fasse réélire, il y verra une grande utilité ce qui fait qu’il devienne un récidiviste jusqu’à ne plus faire exprès. Ça devient une pathologie, la mythomanie. Le nomadisme politique fausse le jeu politique en ce sens qu’il ne fait pas l’affaire des partis qui accueillent ou les partis d’origine. C’est une pratique dangereuse pour la démocratie de notre nation. Sans vergogne, est définie par l’internaute comme le fait de dire quelque chose ou agir sans pudeur, sans modestie. Faire quelque chose sans vergogne, c’est le faire de façon éhontée, impudemment.

Si la politique est devenue un métier au Sénégal, c’est parce que les dirigeants n’ont pas pu développer le Sénégal depuis son indépendance. Nous voyons toujours la même manière de gouverner, les mêmes politiques de développement inefficaces. La pauvreté est endémique avec un taux de 47 %, la dette n’est pas soutenable, la bonne gouvernance est inexistante. Les leaders sont dans de bonnes conditions pendant que la majorité de la population souffre. Dans ce sens, je dis que dans un pays, lorsque les mêmes personnes monopolisent le pouvoir, l’issue est souvent un soulèvement. Ne prenons pas la stabilité du Sénégal pour acquis. En Afrique, on dit que le séjour dans l’eau ne transforme pas un tronc d’arbre en crocodile.Mohamed Dia, Consultant bancaire

Révélations de Me Tine : les policiers qui avaient fauché l’étudiant Mamadou Diop condamnés en appel

IGFM- Les deux policiers qui conduisaient le « Dragon » et qui avaient fauché à mort l’étudiant Mamadou Diop à la place de l’Obélisque ont été condamnés ce lundi 28 janvier 2019 par la Cour d’appel. En fait, la juridiction de 2e degré n’a fait que la décision qui avait été prise par le tribunal correctionnel de Dakar. Une révélation faite par l’avocat Me Abdoulaye Tine.

Présidentielle 2019 : Wade décide de soutenir Idrissa Seck selon la RFM

Après avoir convoqué ses lieutenants à Versailles (Paris), l’ancien Président Me Abdoulaye Wade a décidé de soutenir le leader du parti Rewmi d’Idrissa Seck, a fait savoir la Rfm. Nous y reviendrons

MALICK GAKOU CHOISIT IDRISSA SECK

http://www.emedia.sn/ A quelques jours du démarrage de la campagne électorale pour la présidentielle de février 2019, les cinq candidats cherchent des alliances. Ils font le tour des maisons des responsables politiques afin de solliciter leur soutien. Les personnes les plus « courtisées » présentement sont les candidats recalés par le Conseil constitutionnel pour faute de parrainage.

Le leader de la coalition « Idy 2019 » vient de gagner la confiance de l’une de ces dernières. Il s’agit du président du Grand Parti, Malick Gakou dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel. Selon des sources de emedia.sn, le leader du Grand Parti a décidé de soutenir Idrissa Seck. Une décision qu’il a prise après concertation avec sa base. L’ancien ministre va faire une déclaration dans les prochaines heures pour rendre public et officialiser son compagnonnage avec le président du Conseil départemental de la région de Thiès.

Rappelons que le frère du président de la République et non moins maire de la ville de Guédiawaye « courtise » depuis quelques jours le président du Grand Parti en lui demandant de rejoindre le camp présidentiel. Qui lui a toujours opposé un niet catégorique

Serigne Modou Bousso Dieng : « Si Wade accepte de soutenir un candidat, c’est qu’il aura aussi accepté l’idée d’une candidature alternative et aura perdu son combat doublement »

https://www.dakaractu.com  » Wade et son parti ont toujours soutenu mordicus que la validation de la candidature de Karim Meïssa Wade ne devrait être soumise à aucune négociation, que la candidature de son fils était le plan A, le plan B et qu’aucune autre solution n’était envisageable.  Par conséquent, aujourd’hui encore Karim Wade est censé être le candidat du Pds. Maintenant, accepter de parrainer une autre candidature serait synonyme  de dédit. Dès qu’il aura choisi un autre candidat, Wade avouera par la même occasion, sa défaite et acceptera ce qu’il a tout le temps refusé : c’est-à-dire une  candidature alternative… » L’analyse est de Serigne Modou Bousso Dieng.

Le Chef religieux, qui a câblé Dakaractu, de préciser davantage sa réflexion :  » Autrement dit, Me Madické Niang aura raison sur lui.  Lui comme tout le monde savait que Wade-fils n’allait pas postuler. Et même s’il a été bloqué illégalement, il ne fallait pas empêcher le Pds de présenter un candidat et de défendre ses chances d’enlever ce pays des mains inexpertes comme celles de Macky Sall. C’est pour cette raison que Me Madické Niang a pris son courage à deux mains. C’est pourquoi je demande à l’ancien Président de République de venir soutenir ce fils qui a tout abandonné pour lui.  »

Serigne Modou Bousso Dieng de boucler son discours en signalant  que « des gens du pouvoir sont en train de distiller depuis quelques temps, la fausse nouvelle selon laquelle Me Madické Niang est de  connivence avec le Président Macky Sall. C’est absolument faux! On est là pour le battre au soir du 24 février et non pour faire avec lui un deal. ‘

L’HYPOCRISIE, NOTRE PREMIÈRE RICHESSE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Aujourd’hui, tous ces pseudo-guides religieux qui délivrent des messages de paix, maquillant un soutien électoral à Macky, l’ont fait pour Diouf en 2000 et pour Wade en 2012

Depuis que le Conseil constitutionnel a écarté illégalement 22 des 27 candidatures présentées pour la présidentielle de février 2019, les discours et actes de violence commencent à faire florès. Déjà les scènes de violences ont commencé depuis que les « sages » du Conseil constitutionnel ont éliminé provisoirement Khalifa Sall et Karim Wade le 14 janvier dernier. Les Khalifistes dépités par l’élimination provisoire de leur mentor ont manifesté dans leur fief tout leur mécontentement, la soldatesque d’Ali Ngouille Ndiaye a déversé sa bile sur le siège de Taxawu Dakar en l’arrosant de bombes lacrymogènes. Et cette tension s’est accentuée quand les Juges constitutionnels ont porté l’estocade sur les candidats de Taxawu Dakar et du PDS le 21 janvier dernier. Les Karimistes et Khalifistes ont remis cela. Des bus Dakar Dem Dikk saccagés, des pneus brûlés dans la zone de Grand-Yoff, des affrontements entre policiers et militants de Khalifa et Karim, tel était le triste décor de ce tragique jour où deux citoyens sénégalais jouissant de leurs droits électoraux ont été écartés de la course à la présidentielle, selon le bon vouloir du Prince. Et les violences ont continué le lendemain puisque de jeunes Khalifistes ont été kidnappés dès potron-minet avant d’être embastillés. Et la série des arrestations a continué dans la banlieue de Pikine et de Guédiawaye sous le pseudo-prétexte que des jeunes se réclamant de Karim Wade ont voulu saboter la venue du président Macky Sall à Pikine alors qu’il était dans leurs intentions de lui rappeler que ses promesses faites en banlieue lors des conseils des ministres décentralisés ne se résumaient pas à la construction d’un lieu de culte.

Les batailles pour les libertés enclenchées dans les années 60 et 80 n’ont rien à envier à celle que les Sénégalais mènent aujourd’hui. Pourtant l’alternance de 2012 faisait espérer qu’on n’avancerait plus à reculons pour la conquête de certains droits démocratiques au Sénégal. Et c’est une honte aujourd’hui de voir que la police sénégalaise qui doit être au service des citoyens soit instrumentalisée par une oligarchie dont l’unique objectif est de se maintenir au pouvoir au mépris de tous droits démocratiques. Elle est devenue le bouclier et l’épée du parti au pouvoir imposant une « terreur marron » au lieu d’être au service exclusif des citoyens. La police sénégalaise ne doit pas être un pantin malléable et manipulable par n’importe quel régime en place quand on sait que la République est par essence l’émanation de la volonté de la majorité des citoyens. Son rôle n’est pas de verser dans la surenchère de la répression aveugle et de la violence irrationnelle commanditée, exercée sur des opposants qui ont le droit de jouir des libertés que leur offre la Loi fondamentale. Aujourd’hui, la voie de la répression au détriment du respect des libertés que le ministre Ngouille semble privilégier mène à l’impasse. Il serait peut-être temps, pour la police sénégalaise de relire l’article 12 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « La garantie des droits de l’homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux à qui elle est confiée. »

Aujourd’hui, face à l’oppression, la résistance devient un droit, droit consacré d’ailleurs dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et c’est dans cette optique que s’inscrit la rhétorique guerrière du C-25 le 21 janvier, assimilable à une déclaration de guerre contre les oppresseurs. Dès lors toutes les colombes du pays ont déployé le drapeau blanc pour appeler à la paix et à la sérénité. ONG, société civile, politiciens, ulémas et imams, prêtres et évêques et familles religieuses et autres démocrates pacifistes ont élevé la voix soit pour condamner hypocritement le casus belli C-25, soit pour prier pour une élection calme. Le Sénégal est un pays dont la première richesse est l’hypocrisie. Ainsi la démagogie et la tartufferie ont encore de beaux jours devant elles.

Pourquoi soudain, de pseudo-pontifes se lèvent simultanément pour conjurer la paix alors qu’ils ont leur très grande part de responsabilité dans ce qui trouble ce pays ? Que vaut la parole des imams et ulémas qui ont fait allégeance au souverain Sall et le soutiennent pour sa réélection ? A l’occasion de l’atelier de partage du bilan de la mise en œuvre du PSE tenu le mardi 27 novembre 2018 à Fatick, voilà ce que les imams et ulémas de Bennoo Bokk Yaakaar disaient sans vergogne : « Macky Sall est un homme sociable qui a beaucoup fait pour les foyers religieux. Ses réalisations sont visibles partout. Nous sommes reconnaissants pour tout ce qu’il a fait pour les différents foyers religieux du pays.  C’est son devoir, mais il pouvait faire comme ses prédécesseurs. Macky Sall est le président des imams du Sénégal… Le Sénégal ne cesse de progresser. Nous prions pour Macky Sall afin qu’il sorte victorieux de la présidentielle de 2019 et on a bon espoir qu’il gagnera, car il n’a pas d’égal sur la liste des prétendants au fauteuil présidentiel… Macky Sall mérite d’être réélu et il a notre soutien, car le monde rural est bien pris en compte dans sa politique. On n’entend plus parler de bons impayés et, malgré les difficultés, les productions des paysans sont écoulées. En plus, les bourses sociales font énormément de biens aux bénéficiaires ». 

Discours ne peut être plus faux que celui des imams de Macky. Dire que le monde rural, qui peine à écouler ses stocks d’arachides, est pris en compte par le président dans sa politique relève simplement de l’ignorance ou de la pure démagogie. Dire qu’il n’y a plus de bons impayés prouve que ces imams qui roulent carrosse et se calfeutrent dans des mosquées ou centres islamiques douillettement climatisés, sont loin de la chaude réalité du monde rural. Allez demander aux paysans du Saloum et du Ndoucoumane qui disent que ce sont plus des bons mais des carnets entiers de bons qui sont impayés. Certes ces imams peuvent jouer de la cithare pour plaire au Prince mais il est de leur devoir de dire la vérité en méditant sur la sourate 9 « le Repentir », verset 119 qui dit : « Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu et soyez avec les véridiques. » Mais la plaie du Sénégal, c’est de consacrer la flagornerie mensongère plutôt que de dire la vérité nue à sa Majesté.

Où étaient ces imams quand le régime actuel zigouillait les étudiants Bassirou Faye et Fallou Sène ? Où étaient ces imams tartuffes quand le rythme endiablé des tams-tams accompagné de « Mbarass » noyait la « salat » lors de l’inauguration de la mosquée de Guédiawaye ? Satan devait être ravi ce jour-là pour avoir ravi la vedette aux hommes de Dieu. N’est-ce pas ces mêmes imams, ulémas et familles religieuses qui ont été reçus un vendredi 19 aout 2011 au palais de la République par l’alors président Abdoulaye Wade pour partager un « Ndogou » sucré de 50 Millions FCFA ? Où était ces soi-disant hommes de Dieu quand le pouvoir qu’ils soutiennent aujourd’hui exerçait toute une violence politico-juridique sur Khalifa Sall et Karim Wade au point de leur priver de libertés de mouvement et d’exercice d’un droit civique et politique fondamental qui est celui de se présenter à une compétition électorale démocratique ? Ont-ils une seule fois dénoncé la série des arrestations dont le PDS est victime depuis 2012 ? Ces religieux combattent-ils le « bon combat » comme le disait saint Paul ? Que nenni ! Ils ont opté pour le mauvais qui est celui de tourner toujours le dos à la masse populaire en souffrance, laquelle n’a pas le privilège de bénéficier des libéralités présidentielles. « La paix est œuvre de justice », dit le prophète Isaïe, et il est normal, quand on refuse ce combat pour la justice, que cette paix factice nous saute en pleine figure. Il est avéré qu’au Sénégal, on ne veut pas la paix qu’on fait, qu’on construit, mais celle qu’on nous fiche. Peu importe au prix de quelles dévastations, de dégâts collatéraux et de conséquences désastreuses. La « nuée qui porte l’orage » dont parle Jean Jaurès plane au-dessus du Sénégal en dépit de la politique de l’autruche que mènent Ismaïla Madior Fall et Oumar Youm.

C’est ici le lieu de saluer l’Abbé Thiaw qui disait dans l’émission Jarkarlo du 25 janvier que « l’Eglise préfère toujours se mettre du côté du peuple ». Il en a toujours été ainsi de l’Eglise catholique. Le cardinal Hyacinthe Thiandoum s’est battu contre le président Léopold Sédar Senghor quand il a arbitrairement incarcéré le président du Conseil gouvernemental Mamadou Dia. Il a été aussi un acteur central dans l’alternance de 2000 puisqu’il a exhorté Moustapha Niasse à créé ce parti AFP qui atrophia le PS d’Abdou Diouf. Lors du vote de la loi sur le parrainage, seul le chef de l’Eglise sénégalaise Benjamin Ndiaye avait remis en cause une telle initiative liberticide au moment où les guides religieux musulmans le cautionnaient par leur lâche mutisme. En 2011, lors de la manifestation du 23 juin, seuls les guides des familles de Léona Niassène et de Serigne Abass Sall avaient osé manifestement demander au président de la République de surseoir à sa candidature, laquelle était à l’origine de toute la flambée de violencemortifère. Tous les autres marabouts avaient demandé en vain à leurs talibés de ne pas participer au rassemblement des forces citoyennes et démocratiques qui combattaient la dévolution monarchique. Mais ce n’était pas une affaire de talibés mais de citoyens épris de justice et de démocratie.

Aujourd’hui, tous ces pseudo-guides religieux qui délivrent des messages de paix, maquillant un soutien électoral à Macky l’ont fait pour Abdou Diouf en 2000 et pour Abdoulaye Wade en 2012. Leurs prières, incantations et divinations sont inopérantes devant la volonté de changement du peuple.sgueye@seneplus.com

L’OPPOSITION,PIÈGE A CONS? PAR IBRAHIMA SILLA

S’opposer c’est se respecter d’abord ; ensuite respecter ceux que vous prétendez vouloir diriger en leur tenant un discours de vérité, quitte à ne jamais être élu

Au rythme où vont les transhumances partisanes, cette question mise en exergue dans cet article s’impose inévitablement à notre esprit qui semble ne jamais pouvoir s’habituer à cette routine de la reconversion partisane. Cette question pourrait cesser d’être une interrogation pour devenir une conviction chez tous ces transhumants qui sont à l’origine de la désaffection et de l’apathie des citoyens par rapport à la politique. Et l’on se demande qui sera le prochain (ou la prochaine), qui se réclamait hier, être lointain d’une telle pratique assimilée à la bestialité, et qui se retrouvera, comme par enchantement, dans une promiscuité avec l’objet précédemment méprisé. Une question s’impose : et si ces transhumants avaient fini par comprendre, par réalisme, par expérience et par mépris du peuple, cette vérité inavouable : que l’opposition n’est en réalité qu’un piège à cons. Qu’il n’y a plus d’alternance à tenter ni d’alternative à envisager. Il y a donc lieu de s’interroger pour mieux nous démarquer d’une telle éventualité.

Il semblerait que de guerre lasse, déçus de ne pas voir les masses populaires entendre leurs plaidoyers pour le changement et adhérer à leurs causes, certains opposants aient fini par se laisser convaincre par une telle conclusion : que ça ne sert à rien de s’opposer éternellement ; qu’il est inutile de se battre pour des populations qui n’en valent pas la peine ; qu’il n’est pas nécessaire de sacrifier son argent, son temps, son intimité, son honneur, son sommeil, ses week-ends, sa vie privée, son souffle, son carburant, ses congés et sa solitude pour des citoyens passifs, qui n’en valent pas la peine.

Il semblerait que de guerre lasse, ils aient soulevé cette question avant de s’abreuver dans la transhumance : Pourquoi continuer à défendre des populations qui ont sanctionné Mamadou Dia, déconsidéré Cheikh Anta Diop, oublié Valdiodio Ndiaye, trahi Lamine Gueye, ignoré Ibrahima Fall, oublié Omar Blondin Diop et tous les autres dignes et grands hommes et femmes de bien de ce pays, en leur préférant les individus les plus mauvais et retors ? Pourquoi continuer à plaider la cause des populations passives qui, non contentes d’être dans la servitude volontaire, se montrent plus aptes à aller assister à des cérémonies folkloriques et récréatives du larron qui les exploite, plus promptes à soutenir le receleur de leurs espérances trahies, leurs conditions de vie misérables, qu’à s’investir pour leur patrie sans contrepartie illusoire. Car, dès qu’on leur propose quelques billets, un tee-shirt, une casquette, un bout de tissu – c’est à dire rien – elles sacrifient leur dignité à ces futilités.

La triste réalité est que nous ne sommes pas dans un pays uniquement malade de ses dirigeants. Nous sommes aussi et surtout dans un pays également profondément malade de son peuple incapable de se hisser à la hauteur d’une citoyenneté productrice de changements positifs du fait de sa vigilance volatile et de sa maturité versatile, quoi qu’on en dise. La maturité du peuple reste un éloge diplomatique, voire un narcissisme identitaire à valider scientifiquement. Le peuple est-il réellement à la hauteur du destin qu’il pourrait offrir au Sénégal – ce grand corps électoralement, économiquement, socialement, culturellement et politiquement malade – pour lui garantir le rayonnement qu’il mérite tant. Ce beau pays souffre de la laideur que lui infligent au quotidien ses dirigeants, comme nombre de ses habitants habités, comme par envoûtement ou hypnose, par une indiscipline chronique voire congénitale. Le respect, la discipline et la propreté rendraient ce pays agréable pour ses populations et ses hôtes étrangers. Et à ce titre, l’une des priorités prioritairement prioritaires pour ce pays, serait d’interdire, l’importation des véhicules diesel, comme s’y prennent l’Europe et l’Amérique pour réduire la pollution atmosphérique et sauver des vies humaines.

Dans ces conditions se disent certains opposants quel intérêt de continuer à défendre l’indéfendable et à se battre pour rien. Autant oublier ses idéaux, faire preuve de réalisme et rejoindre la majorité qui vous permet ou vous promet de sortir de votre condition difficile d’opposant. Faire preuve d’indiscipline éthique, morale, sociale et politique comme le peuple devient la règle du jeu de dupes.

Puisque représenter c’est ressembler à, le peuple semble se résigner à cette fatalité : autant donc ressembler à ces politiciens, quitte à prendre la mauvaise direction politicienne, comme l’ont fait tous ces transhumants que vous connaissez et que vous méprisez tant et qui ressemblent tellement au peuple. La solution réside donc dans la capacité politique du peuple à imiter les politiciens en transhumant comme eux, de telle sorte à prendre le contre-pied. Vive donc la transhumance citoyenne.

En effet, il est difficile de revêtir dans ce pays le manteau de l’idéalisme et de la vertu politique, car dès l’instant que vous avez des ambitions politiques, certains se rapprochent de vous pour non pas vous soutenir, mais pour vous subtiliser de l’argent ; quémander ; tenter d’arnaquer ; faire chanter. Il devient difficile, mais pas impossible d’entretenir cette clientèle politique sans caisse noire ni fonds secrets comme le pratiquent les dirigeants au pouvoir. Dans les coulisses de l’opposition s’activent, malgré tout, les chasseurs de primes. Ils vous promettent le matin ce qu’ils vont, le soir, brader à l’adversaire politique qu’ils juraient haïr plus que tout au monde. Ils vous vendent les mêmes parrainages qu’ils ont bradé à l’adversaire politique. La tentation devient dès lors grande d’abdiquer devant la facilité des opportunités offertes par le pouvoir et la faculté des militants déclarés de trahir foncièrement les convictions intimes, dès que l’opportunité se présente. Et le candidat sortant fort de son trésor de campagne et de sa caisse noire sait les piquer au vif, les anesthésier électoralement et les euthanasier politiquement, pour qu’ils ressuscitent à ses côtés.

Ce n’est pourtant pas une raison pour renoncer à sa dignité d’opposant ; pour sacrifier ses convictions ; pour défendre avec force aujourd’hui ce qu’on a fortement critiquer hier. On entre en politique, non pas pour profiter d’un poste, mais pour faire avancer des idées positives et constructives utiles à la patrie et dans la mesure du possible et en dernier lieu, participer concrètement à servir ses compatriotes, sans abuser financièrement, ni matériellement, ni symboliquement d’une telle situation de leadership. Encore faut-il savoir incarner le leadership responsable, citoyen, patriotique et désintéressé ?

Malheureusement, l’histoire de la vie politique au Sénégal donne raison aux réalistes sans vertus, sans scrupules et sans dignité. Ils continuent encore de gagner et d’être préférés aux idéalistes intègres, honnêtes, sincères qui, pour rien au monde, n’accepteraient de se compromettre devant l’éphémère caractéristique du pouvoir politique de ces mortels qui les incitent à renoncer à être dignes et fiers de se battre politiquement pour le triomphe des causes nobles. Ils rendent, en se déclarant candidats, le jeu électoral illisible. Ils polluent le champ politique. Les experts les plus aguerris n’y comprennent plus rien, tellement les indices sont, de manière contradictoire, peu concordants et forts compromettants.

L’opposition n’est pas un piège à cons. Elle l’est pour ceux qui pensent que les citoyens sont des cons à piéger par des alibis d’une légèreté déconcertante pour maquiller leur lâcheté. S’opposer c’est se respecter d’abord ; ensuite respecter ceux que vous prétendez vouloir diriger en leur tenant un discours de vérité, quitte à ne jamais être élu. L’ambition ne doit pas être un obstacle à la vérité. L’opposition doit être une fenêtre sur la vérité. Ce qui exclut toute compromission qui conduit à passer par la petite porte de la transhumance. Les petits types et les grands lâches peuvent aujourd’hui s’accroupir et se servir devant ce qu’ils ont vomi hier, après avoir tenté toutes les contorsions éthiques possibles et inimaginables. Les grandes personnalités fortes de leur dignité ne peuvent pas emprunter ces chemins de la tortuosité politique. Ils restent dignes et debout devant toutes les épreuves. C’est une preuve de fiabilité politique et de rigidité éthique. Et un jour, ça peut payer.Ibrahima Silla est président du Mouvement Lénène ak Niénène, membre du Directoire de Fippu

DE L’ÈRE DES FURIES A LA DÉMOCRATIE D’OPINION PAR YORO DIA

Les Sénégalais sont convaincus que Senghor était le choix de la France et Abdou Diouf le choix de Senghor, mais ils sont convaincus que Wade et Macky sont leur choix souverain

Wade et Macky Sall sont des présidents qu’ils se sont choisis librement par les urnes et par conséquent, qu’ils peuvent virer par les urnes. C’est avec cette conviction qu’ils peuvent faire et défaire par les urnes le président qu’ils se sont librement choisis, que les manifestions politiques violentes sont devenues anachroniques pour les Sénégalais qui préfèrent s’inscrire massivement et attendre sagement le jour du vote. C’est pourquoi les manifestations de l’opposition ne mobilisent plus, contrairement à celles qu’on avait avant la première alternance.

Le pouvoir commettrait aussi une grave erreur en déduisant de cette situation que «l’opposition en est réduite à sa plus simple expression». En réalité, pendant que les hommes politiques continuent de s’invectiver, de jouer aux gladiateurs, de jouer à se faire peurs comme si on allait tout droit à la guerre civile, le Sénégal est passé de la démocratie des furies (de l’indépendance à la première alternance) à la démocratie d’opinion (de la première alternance à nos jours). Dans l’ère de la démocratie des furies, la violence politique s’exerce dans la rue (émeutes et état d’urgence en 1988), parce que le rapport de force se fait dans la rue, car l’opinion est convaincue que l’élection est un «piège à cons».

Dans la démocratie d’opinion, la violence est dans les urnes (Wade et son projet de dévolution monarchique dans les poubelles de l’histoire en 24h). Depuis l’alternance de 2000, nous sommes dans l’ère de la démocratie d’opinion et les hommes politiques ne semblent pas l’avoir compris ; d’où ce grand écart entre les citoyens qui vont massivement s’inscrire sur les listes et les politiciens qui entretiennent une tension politique artificielle. C’est parce que les Sénégalais sont dans la démocratie d’opinion que nous avons presque 7 millions d’électeurs, dépassant ainsi largement les prévisions de l’Administration. L’opposition n’a pas compris que le véritable enjeu est là, parce que c’est la seule véritable menace pour le pouvoir.

Sur les 6 millions 882 mille 075 électeurs, les pro Macky fanatiques et les anti Macky primaires, c’est-à-dire les 2 extrêmes, ne font pas le tiers de l’électorat. Les 2/3 de l’électorat, qui font et défont un président et qui sont adeptes de la «lecture négociée», ne demandent qu’à être convaincus de voter pour ou contre. Convaincre ces 2/3 est la seule bataille qui vaille et les candidats ont un mois, car dans une démocratie d’opinion, l’élection n’est jamais gagnée ou perdue d’avance. Ousmane Sonko est le seul qui semble avoir compris les mécanismes de fonctionnement de la démocratie d’opinion.

L’opinion est devenue une rente pour lui. La contre-offensive du pouvoir sur sa moralité risque d’être contre-productive parce que l’opinion va développer des mécanismes du soupçon (on ne déballe pas par souci de transparence, mais pour affaiblir un adversaire politique). Cette stratégie peut être dévastatrice au sein de l’appareil de Pastef, mais n’a pas beaucoup d’impact sur l’opinion. Ce grand écart entre la classe politique traditionnelle et les citoyens est un problème d’ère politique et surtout de culture politique. On parle de culture politique quand il y a un évènement qui marque toute une génération, qui crée un comportement politique.

La première alternance a créé une culture politique avec la démocratie d’opinion, alors que les 3/4 du personnel politique sont des soixante-huitards et des quatre-vingt-huitards en termes de culture politique. Les soixante-huitards et quatre-vingt-huitards qui sont de la démocratie de l’ère des furies sont convaincus que la rue est la seule méthode efficace, alors que Sonko est tout le temps sur le terrain médiatique. Cette stratégie de tension médiatique permanente explique son ascension fulgurante devant l’opposition classique. Ce grand écart entre les citoyens et les politiques explique aussi que l’Union européenne et la Cedeao nous envoient des observateurs pour le scrutin, comme ils le font avec la RDC, la Guinée ou Madagascar, alors que nous sommes une vieille démocratie. Cette mise sous tutelle démocratique est une honte nationale, surtout après deux alternances présidentielles.

C’est la faute de notre classe politique qui entretient une tension artificielle qui fait croire à la communauté internationale qu’il y a un risque politique au Sénégal alors que les citoyens sont convaincus du contraire. A chaque élection, la communauté internationale tombe dans le piège électoral sénégalais. Les politiciens jouent aux gladiateurs et font croire à tout le monde que le pays marche vers la guerre civile, avant de se rendre compte de la maturité des citoyens et de la solidité de notre système démocratique. Que Macky Sall gagne ou perde, notre système démocratique est assez solide pour gérer les deux cas de figure. L’alternance étant devenue la respiration naturelle de notre démocratie, une élection présidentielle au Sénégal devrait être un non-évènement pour la communauté internationale. Avec cette présence massive d’observateurs, le Sénégal ne tient pas son rang.

Convergence pour le renouveau et la citoyenneté  : COMMUNIQUE DE PRESSE

  Suite à un article publié dans la presse faisant état de la démission de trois hauts de la Convergence pour le renouveau et la citoyenneté, la direction du parti tient à apporter les précisions suivantes :

-Les personnes citées par l’article ont rompu tout lien avec le parti depuis 2014. Pour preuve, ils avaient déjà publié un communiqué le 24 mars 2016 pour annoncer la suspension de leurs activités.

-La Crc demeure plus que jamais forte dans le département de Linguère. Leur départ n’a eu aucun impact sur la vie de notre formation politique. En attestent les nombreuses adhésions que recevons tous les jours. La Crc tient à souligner que ces anciens membres sont mus par la jalousie du fait de la position que la direction dirigée par l’honorable Aliou Dia occupe au sein de la majorité présidentielle.

La Crc demeure plus que jamais déterminée à renforcer son ancrage dans la majorité présidentielle pour une victoire au premier tour du candidat, Macky Sall pour la poursuite des grands chantiers au profit de l’amélioration des conditions de vie de nos populations.La CRC

Forces et faiblesses des candidats : Idrissa Seck, au-delà des préjugés

https://www.ferloo.com L’élection du 24 février pourrait être la dernière présidentielle à laquelle il se présente comme candidat. Fort de son expérience en politique et de sa maîtrise de l’art oratoire, Idrissa Seck joue son va-tout dans un scrutin à tout le moins indécis. L’ancien premier ministre dispose d’énormes atouts qui pourraient le placer sur une des marches du podium. Face au « demi-frère », pourra-t-il rééditer le coup de 2007 où il était arrivé deuxième derrière le père adoptif ? Toujours dans la logique de mieux présenter les candidats, SENENEWS étudie dans cet article ce qui constitue les forces et faiblesses du candidat de la coalition « Idy 2019 ».

De tous les candidats qui participent à ces joutes, Idrissa Seck est en effet le principal challenger de Macky Sall eu égard à son image et sa trajectoire. L’expérience en bandoulière, le leader du parti REWMI sait se jouer de ses adversaires du pouvoir et réussit souvent à les tourner en dérision à force de déconstruire leurs méthodes. En allant à ses élections, il mettra en avant son image de stratège réputé et de politicien adulé, respecté, et parfois craint. Puisqu’il joue sa dernière carte, le candidat de « Idy 2019 » devra déployer tout son génie pour espérer une consécration.

La force d’une expérience avérée en matière électorale

Il ne suffit pas de présenter un programme électoral pour se faire adopter par l’électorat d’habitude si capricieux et si imprévisible. Le peuple a de par le passé entendu monts et merveilles, et autant en emporte le vent. S’il se veut être futur président, Idrissa doit donc étudier tous les schémas à même de lui conférer une oreille bienveillante de la part des votants. Cette faculté s’appelle chez les uns « stratégie » et, chez les rompus à la tâche comme Idy, elle est connue sous le vocable « expérience ». En vérité, Idrissa Seck passe aujourd’hui pour l’artiste en matière électorale et cela lui a réussi dans les deux rendez-vous auxquels il a participé. En 2007, il arrive 2ème devant des dinosaures avec un score de 17% et en 2012 il obtient 8% avec un rang « honorable » de 5ème. Honorable parce que ce que beaucoup ne prennent pas en compte en relatant la baisse du score du président de REWMI, c’est que ces 8% ne représentent ni plus ni moins que le vote de la base acquise d’Idrissa Seck. Pour ainsi dire, Idy avait été accrédité de ce pourcentage parce que tout simplement il avait refusé de battre campagne pour concentrer toutes ses forces à la Place de l’Obélisque contre la candidature de Wade. Aujourd’hui, on assiste à une toute autre histoire pour celui qui se dit être l’héritier de Maitre Abdoulaye Wade.

Le candidat Idrissa Seck peut mettre à profit son expérience acquise pendant les élections passées. En 2000, il apparaissait comme le principal artisan de la victoire de Wade dont il fut le directeur de campagne. Si l’on y ajoute les deux échéances manquées en 2007 et 2012, on peut s’attendre à ce qu’il sache revoir sa copie pour une meilleure note. L’expérience d’Idrissa Seck l’empêchera à coup sûr de refaire une erreur de « casting », de « coaching » et de « monitoring » pour reprendre le très éloquent Docteur Abdourahmane Diouf. Sur le plan de la communication, le président de REWMI gagnerait beaucoup à mettre en valeur les talents du porte-parole Abdourahmane Diouf qu’il pourrait choisir comme directeur de campagne. Cela aura sûrement un effet gigantesque au niveau des jeunes que la pertinence de l’homme ne cesse d’épater. S’il devait être le directeur de campagne de la coalition « IDY 2019 », l’image de Dr. Abdourahmane Diouf ne pourra que permettre de reconquérir des voix perdues auprès de l’intelligentsia. Il lui faut une personne qui a de l’allure pour vendre aux Sénégalais son programme chiffré intitulé « 1-3-15-45 ».

La constance, argument de taille et denrée rare dans un pays de transhumance

Malgré l’entreprise de diabolisation à laquelle il a dû faire face sous Wade, et qui a laissé des séquelles difficilement cicatrisables, Idrissa Seck fait partie des politiciens les plus constants de la sphère politique. Sa trajectoire et son indéfectible attachement à ses convictions le démontrent à suffisance. C’est dans cette constance qu’il  faut d’ailleurs trouver l’explication à son comportement lors de la dernière présidentielle. Son refus de battre campagne en 2012 s’expliquait par le fait que lui et les autres candidats de l’opposition, dont Macky Sall, étaient convenus que personne ne devrait faire campagne si le président Wade ne retire pas sa candidature. Par la suite, toute la bande s’était dédite sauf Idrissa Seck et le leader de FSD/BJ, Cheikh Bamba Dieye. De même, après avoir participé à l’élection de Macky Sall lors du second tour de 2012, Idrissa a résisté aux tentations des postes et au confort du pouvoir. Le soutien sans condition apporté au nouveau président n’avait pas pu prédéfinir sa conduite à tenir lorsque celui-ci serait en exercice. Ainsi, pour garder sa liberté de ton, il avait préféré avoir le chef de l’Etat à l’œil plutôt que de le rejoindre dans le partage du pouvoir comme ses acolytes.

Cette constance aux principes et aux valeurs sera à la base de leur exclusion de la majorité présidentielle avec le fameux « muut mbaa mott » (tais-toi ou casse-toi), lancé par Mor Ngom en 2013. Idrissa Seck fut le premier allié de Macky Sall à avoir critiqué sa gestion. Son discours de la méthode qu’il avait tenu à la radio futurs médias (RFM) lors du premier anniversaire du régime Sall résonne toujours dans les mémoires. « Doxagul » (on n’y est pas encore), disait-il en guise d’appréciation. Face à la vague irrésistible de transhumance qui suscite l’indignation populaire, la constance peut bel et bien faire pencher la balance du côté d’Idrissa Seck.

Un candidat porté par une base électorale affective et une coalition forte avec probablement les Khalifistes et Karimistes

Ils ne courent pas les rues, ces politiciens qui peuvent se targuer d’avoir une base qui les suivra dans toutes les aventures, fussent-elles les plus folles. Contrairement à ces nombreux hommes politiques qui n’ont de base qu’en temps de gloire, Idrissa Seck peut toujours compter sur le vote des Thiessois pour espérer avoir un bon score. La ville de Thiès (et même le département dans une certaine mesure), avec son nombre colossal d’électeurs, continue de l’aduler malgré la stratégie du pouvoir consistant à contrecarrer son hégémonie à travers la nomination des fils de Thiès à de hauts postes de responsabilité. La cité du rail demeure et reste la chasse gardée du candidat « IDY 2019 ».

A côté de cet énorme atout, le président du conseil départemental de Thiès peut être un pôle d’attraction pour les recalés du parrainage. On assiste en ce moment à la formation réelle des coalitions qui de jour en jour accueillent de nouveaux adhérents. Réputé être un « saay saay » en politique, qualité héritée de Wade, Idrissa Seck devrait pouvoir fédérer autour de lui des « forces spéciales » notamment du PDS et de Khalifa Sall. Etant donné que le parti de Wade n’a pas de candidat, rien ne s’oppose à ce qu’il choisisse le moindre mal entre les 5 candidats. Et au nom de la logique et de l’idéologie, on voit mal comment le parti de Karim Wade peut appeler à voter pour un candidat autre que celui de « IDY 2019 » qui a toujours exprimé sa fidélité au Père.

Pour Khalifa Sall aussi, le soutien devrait être automatique. Pour peu qu’on réfléchisse, on comprendra que le stratège Idrissa Seck n’avait pas laissé la tête de liste aux partisans de Khalifa Sall lors des législatives 2017 pour les beaux yeux de celui-ci. La constance voudrait que toutes ces forces, qui furent dans la coalition « Mankoo Taxawu Senegaal » et qui n’ont pas pu être candidats, se retrouvent dans « IDY 2019 » pour renforcer cette coalition. En vérité, Idrissa a des raisons d’y croire d’autant plus après sa déclaration au terme de la visite accordée à Khalifa Sall : « quand je serai président, je viendrai moi-même sortir Khalifa Sall de prison ». Dans ce type d’élections, en vérité, toutes les voix comptent et les ralliements qui commencent à se faire à la cause du candidat en question auront un impact décisif sur le résultat final. Egalement, la capacité de mobilisation du président de REWMI provoquera, comme à l’accoutumée, une avalanche de sympathie et fera décider beaucoup de votants qui lui donnaient pour « mort » politiquement.

Les points faibles du candidat : un parti qui a perdu du terrain et une image écornée…

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’Idrissa Seck perd de plus en plus du terrain, même dans son fief naturel. La courbe de ses différents scores est en réalité descendante, ce qui témoigne de la situation difficile que traverse le parti. Cet état de fait résulte de la contradiction notée entre la trajectoire qu’a prise la formation REWMI et le choix de nombre de ses anciens ténors d’accompagner Macky Sall. A l’élection de février 2019, Idrissa Seck participe sans le soutien des compagnons de la trempe de Oumar Gueye (Sangalkam), Pape Diouf (Bambey), Oumar Sarr, entre autres, qui l’ont tous laissé en faveur du président sortant.

Le deuxième obstacle est que le parti d’Idrissa Seck a du mal à se déployer au plan national comme cela devrait être le cas. En dehors de Thiès, cette base acquise, la formation REWMI est presque inexistante même si les modalités fixées pour le parrainage avec les 7 régions exigées ont été remplies. En effet, la validation par le « second tour » de son parrainage est une preuve par quatre que le candidat de la coalition « IDY 2019 » ne fait pas un grand poids en dehors de Thiès. Or, même dans cette partie où personne ne pourrait se mesurer à lui, Idrissa Seck a pris un sale coup de ses adversaires lors des législatives passées. A cause d’une stigmatisation continue à son encontre, le score d’Idy avait drastiquement baissé. Il lui faudra donc mettre en place une équipe forte pour aller à l’assaut du vote des Sénégalais. Dans une élection où le score ne peut être connu d’avance, l’implication de toute la matière grise que son parti possède avec des cadres convaincus et déterminés sera une condition sine qua non pour être le 5ème président de la République.Ababacar Gayeababacarguaye@ahoo.fr

Pour défaut d’autorisation préfectorale,le comité de commémoration de la mémoire de Mamadou Diop décide de surseoir à sa manifestation

https://actusen.sn Le comité pour la commémoration du décès de Mamadou Diop a décidé de surseoir à son manifestation initialement prévue à la place de la Nation ex Obélisque). En effet, le sous-préfet a rejeté leur demande pour non respect du délai de 72 heures franches avant la tenue de la manifestation. Les membres du Comité, ne voulant pas aller outre la loi, ont finalement reporté ladite manif’ mais vont, tout de même, tenir une séance de prières à la mémoire du défunt et à toutes les victimes préélectorales de 2012.

Pour rappel, Mamadou Diop a été, mortellement, fauché le 31 janvier 2012 par «Dragon» (un des bolides anti émeutes de la Police), lors d’une manifestation préélectorale à place de la Nation. D’ailleurs le conducteur du bolide a été jugé et condamné à 2 ans de prison. Décision confirmé par la Cour d’Appel le mardi 29 janvier.

Mort de l’étudiant Mamadou Diop : la Cour d’appel confirme le premier jugement

https://actusen.sn A quelques jours de la commémoration du décès de l’étudiant Mamadou Diop tué le 31 janvier 2012 à la place de l’Obélisque par le véhicule «dragon» de la police, Enquête dans ses colonnes renseigne que la Cour d’appel a finalement vidé cette affaire et confirmé le jugement d’instance.

En premier instance, le policier Tamsir Ousmane Thiam avait été condamné à 2 ans ferme, en plus d’une amende de 200 000 Fcfa pour coups mortels et coups et blessures volontaires. Le journal rapporte que l’Etat avait été déclaré civilement responsable par le tribunal correctionnel de Dakar qui avait jugé cette affaire en novembre 2015.

Non satisfait de la décision, l’Etat ainsi que les policiers Tamsir Ousmane Thiam et Wagane Souaré avaient fait appel.

Ah! le piège Par Jean-Marie François BIAGUI

Nous aurions aimé qu’il se taise. Mais non ! il remet ça. Lui, c’est Moustapha Cissé Lô. Et il y va sans sourciller, quoiqu’un peu groggy.

« Je présente mes excuses à mes amis et à mes fans qui se sentent touchés par mes propos (selon lesquels « les supporters casamançais de Ousmane Sonko sont des rebelles »). J’œuvre pour la paix en Casamance… », se repent-il.

Feignant d’ignorer que tout leader politique sénégalais qui se respecte a « son » MFDC, dans la foulée, il précisera sa pensée, arguant en l’occurrence que Ousmane Sonko « a reçu des irrédentistes chez lui ».

N’a-t-on pas dit, à satiété, quelques jours auparavant, que le candidat à la Présidentielle, Madické Niang, « a reçu une délégation du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) », lors de sa tournée politique en Casamance ?

Sauf que le candidat Ousmane Sonko n’est pas qu’un leader politique sénégalais. Il est aussi, et avant tout, un Casamançais.
Ainsi, Ousmane Sonko a-t-il reçu chez lui des « Rebelles casamançais ». C’est du moins ce dont Cissé Lô a cru devoir accuserle candidat à la Présidentielle, quand il présentait ses excuses à ses amis et à ses fans. Et sans doute s’imagine-t-il que cela va soulager son monde, sinon lui procurer du plaisir.
Son monde ! disions-nous. Celui précisément de la Casamance, où, depuis le déclenchement en 1982 de la « crise casamançaise », dégénérée en un conflit armé, les Casamançais ont gagné tout au moins une chose : aller d’un point A à un point B sans se croiser. En quelque sorte, sans faire attention aux autres. Car le danger est partout : s’il n’est pas dans le camp du MFDC, il est forcément dans celui de l’Etat, alors incarné par des autorités qui ont cette fâcheuse particularité en Casamance, non pas d’administrer la Casamance et les Casamançais, mais de les « dompter ».
Naturellement, dans cette Casamance-là, il y a quelque chose qui a, tout à la fois, l’avantage et l’apparence de faire l’unanimité : s’indigner à l’évocation du vocable ‘‘rebelle’’. Et plus vous éprouvez et exprimez votre aversion à l’égard des « Rebelles casamançais », plus grande encore est votre « qualification » quant à votre capacité d’indignation à leur encontre, non compte tenu de ce que vous y gagnerez le sentiment agréable et jouissif d’être bien vu et apprécié des autorités.
Mais gare à vous, si,a contrario,vous y opposez quelque indifférence apparente. Et peu importe, si elle n’est qu’apparente. C’était vrai hier, ça l’est encore aujourd’hui.
L’on peut donc comprendre, aisément, à quel point toutes réactions aux propos « insultants » de Cissé Lô, d’où qu’elles émanent, peuvent s’avérer blessantes pour les « Rebelles casamançais ».
A propos, la « Rébellion casamançaise » n’est pas que contre-productive. Vue sous l’autre angle, on soutiendra qu’elle n’est pas que productive. Tout simplement, parce qu’elle a un passif et un actif, nécessairement, que chacun peut du reste évaluer, en toute liberté, objectivement, ou subjectivement.
Il n’en demeure pas moins que, entre les « Rebelles casamançais » et l’Etat, il y a les autres Casamançais. Mais il y a, aussi, tout un terreau propice à la schizophrénie ; c’est-à-dire à cette espèce de « psychose délirante chronique caractérisée par une discordance de la pensée, de la vie émotionnelle et du rapport au monde extérieur ». Dakar, le 30 janvier 2019. Jean-Marie François BIAGUI ,Président du Parti Social-Fédéraliste (PSF)

Crise à la Senelec:les contractuels dénoncent les manœuvres politiciennes et discriminatoires du DRH

https://actusen.sn/ «Le Collectif des Restants du Concours» est le nom du regroupement des 200 agents contractuels de la Senelec, comprenant des comptables, des caissiers, des agents administratifs, des techniciens, des chauffeurs, etc., ayant capitalisé des années d’anciennetés. Et détenant toujours par devers eux leurs numéros de matricule et les badges dont les avait dotés l’entreprise, où ils ont eu à servir entre 05 à 10 ans. En vue de leurs titularisations, la direction avait organisé un «concours», qui est à l’origine de la crise.

«Au sortir de celui-ci, le DRH (directeur des ressources humaines) a retenu une liste de 183 contractuels, sur les 700 candidats soumis à cette épreuve. Et quelle ne fut leur surprise de constater que parmi les «candidats retenus», certains avaient des moyennes de 04 voire 02 sur 40 ! Un inadmissible favoritisme qui sautait aux yeux, d’autant que des agents, soumis à cette même épreuve d’embauche, qui avaient eu des moyennes de 26 ou 27 sur 40 ont été curieusement recalés. Ces embauches sont d’autant plus irrégulières que certains de ces «nouveaux-élus», parrainés par le Drh, n’ont, non seulement, jamais mis les pieds à la Senelec, mais n’ont même pas daigné se soumettre audit concours. Lequel semble avoir été un piège pour éjecter de braves travailleurs, qui ont capitalisé de nombreuses années d’expériences dans l’entreprise, afin de faire de la place à des protégés de quotataires politiques», lit-on dans un communiqué.

Au regard «des solutions urgentes que requièrent les dures conditions que traversent nos ménages, dont certains ont volé en éclats, le Collectif des restants du concours de la Senelec, à l’issue du premier jalon de son plan d’action, sous forme de point de presse, a sollicité et obtenu que l’Ong Jamra offre ses bons offices, afin qu’une suite légitime soit donnée à la réintégration des contractuels à leurs postes de travail respectifs. Nous interpellons les autorités de ce pays, particulièrement Son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République, dont nous fondons toujours espoir sur sa volonté souvent affirmée de placer son magistère sous le signe de la réparation des injustices».

le Grand parti soutient Idrissa Seck

https://www.dakaractu.com Le Grand parti va soutenir Idrissa Seck pour la Présidentielle de Février 2019. Réuni en  Secrétariat National, le Grand Parti a décidé de soutenir la coalition « Idy2019 ».

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