Revue de Presse du Vendredi 25 Janvier 2019

HOMMAGE AU PRESIDENT MAMADOU DIA 10 ANS DEJA… !

Mamadou Dia, né le 18 juillet 1910 à Khombole au Sénégal, mort le 25 janvier 2009 à Dakar1 est un homme politique sénégalais qui fut le Président du Conseil du Sénégal de 1957 à 1962. Il est l’un de principaux protagonistes de la crise politique de décembre 1962 qui l’opposa à Léopold Sédar Senghor.

Sommaire

1Biographie

o   1.1Jeunesse et études

o   1.2Carrière politique

o   1.3Crise politique de décembre 1962

o   1.4Après sa libération

o   1.5Postérité

o   4.1Bibliographie

o   4.2Filmographie

o   4.3Articles connexes

o   4.4Liens externes

Jeunesse et études

Mamadou Dia nait en 1910 de l’union d’un Toucouleur originaire de Kanel, cheminot à Thiès puis policier à Khombole, et d’une Sérère, originaire du Baol2.

Formé à l’école coranique puis à l’école régionale de Diourbel, il entre après la mort de son père, à l’école primaire supérieure Blanchot de Saint-Louis en 1924 tout en poursuivant ses études coraniques2.

Un instituteur le fait vieillir d’un an pour qu’il puisse passer le concours d’entrée de l’École normale William Ponty de Gorée (École normale fédérale de l’AOF). Admis en 1927, et reçu premier de l’AOF, il devient instituteur à Saint-Louis et Fissel, puis directeur de l’école régionale de Fatick en 19433. Il côtoie Joseph Mbaye, Fara Sow, Abdoulaye Sadji et Ousmane Socé Diop, connus à Blanchot, développant une hostilité envers le colonialisme et l’assimilation2.

Ne portant aucun intérêt à l’engagement politique, il se fait régulièrement le relais dans la presse de la situation économique du Sénégal, en particulier de la misère des paysans pour lesquels il préconise un regroupement en coopératives3.

Carrière politique

Les habitants de Fatick lui demandant d’être candidat à l’Assemblée du Conseil général, il adhère pourtant à la SFIO, qu’il juge pas assez socialiste. Parrainé par Léopold Sédar Senghor et par Ibrahima Seydou Ndaw, il est élu conseiller général en 19463.

Avec Senghor, Ndas et Léon Boissier-Palun, il s’oppose au dirigeant de la SFIO sénégalaise, Lamine Guèye, qui tient la direction fédérale, et devient le porte-parole des contestataires jusqu’à leurs démissions du parti le 27 septembre 19483. Ils créent le Bloc démocratique sénégalais (BDS), qui tient son congrès fondateur du 15 au 17 avril 1949 à Thiès, Dia désigné secrétaire général et Senghor président du nouveau parti, rebaptisé au cours des années Bloc populaire sénégalais (BPS) puis UPS3. Dans cette période fondatrice, Dia sait habilement seconder Senghor dans les efforts de propagande en direction des minorités non-wolof, notamment en Casamance ou dans le pays sérère.

Grand Conseiller de l’AOF en 1948, Dia devient ensuite sénateur du Sénégal (1949-1955) puis député, avec Senghor, à l’Assemblée nationale française en 1956, où il siège au sein des indépendants d’outre-mer (IOM).

Durant ces années de parlementaire, il complète son cursus par des études supérieures de géographie, de droit et de sciences économiques sous le professorat marquant de François Perroux.

Dia constitue avec Senghor, en janvier 1957, à partir du BPS, le Parti de la convention africaine (PCA), premier pas vers une future fédération africaine que beaucoup de dirigeants appellent de leurs vœux.

En application de la Loi-cadre Defferre, adoptée le 23 juin 1956, il devient vice-président du Conseil de gouvernement du Sénégal en mai 1957 auprès du gouverneur Pierre Lami, puis président du gouvernement du Sénégal. Lorsque Charles de Gaulle propose un référendum sur la communauté française en 1958, les deux responsables s’opposent publiquement sur la position à prendre : Dia est favorable à une rupture avec la France, alors que Senghor veut conserver le Sénégal dans la communauté, ce qui est finalement réalisé3.

Dia se succède à lui-même en qualité de Président du Conseil après l’indépendance du 4 avril 1960. Quand Modibo Keïta cherche à prendre le contrôle de la Fédération du Mali, Dia convoque une séance extraordinaire de l’Assemblée du Sénégal et un conseil des ministres dans la nuit du 20 au 21 août 1960. L’indépendance de la République du Sénégal et l’état d’urgence sur tout le Sénégal sont proclamés3.

Spécialiste des questions économiques, influencé par Perroux, Henri Desroches et Louis-Joseph Lebret2, Dia met en place le premier plan de développement économique du Sénégal3. Il tente aussi de développer un islamisme éclairé et une administration moderne, non sans provoquer quelques heurts avec les milieux conservateurs3.

Crise politique de décembre 1962

Article détaillé : Crise politique de décembre 1962 (Sénégal).

Alors que le Président du Conseil, Mamadou Dia, incarne le sommet de l’État dans un régime parlementaire bicéphale de type quatrième République (la politique économique et intérieure pour lui, la politique extérieure pour le Président de la République), ses relations avec Léopold Sédar Senghor s’enveniment peu à peu. Le conflit repose essentiellement sur la politique économique du gouvernement et le sort à réserver aux députés « affairistes » ayant commis de nombreux abus. Ces députés s’étaient octroyés, des augmentations de salaire, avaient pris des crédits dans des banques (qu’ils ne remboursaient pas) et des actions dans des sociétés anonymes, directement ou par l’intermédiaire de leurs femmes ou de leurs enfants. Tout ceci était contraire à la ligne politique du parti. Mamadou Dia leur demanda à plusieurs reprises de rembourser leurs crédits et de rendre leurs actions, mais en vain.

De plus, le 8 décembre 1962, le Président du Conseil, Mamadou Dia, prononce un discours sur « les politiques de développement et les diverses voies africaines du socialisme » à Dakar ; il prône le « rejet révolutionnaire des anciennes structures » et une « mutation totale qui substitue à la société coloniale et à l’économie de traite une société libre et une économie de développement » et revendique une sortie planifiée de l’économie arachidière4. Cette déclaration, à caractère souverainiste, heurte les intérêts français et inquiète les puissants marabouts qui interviennent dans le marché de l’arachide.

Cela motive Senghor à demander à ses amis députés de déposer une motion de censure contre le gouvernement. Jugeant cette motion irrecevable, Mamadou Dia tente d’empêcher son examen par l’Assemblée nationale au profit du Conseil national du parti, en faisant évacuer la chambre le 17 décembre et en faisant empêcher son accès par la gendarmerie. Malgré ce qui est qualifié de « tentative de coup d’État » et l’arrestation de quatre députés, la motion est votée dans l’après-midi au domicile du président de l’Assemblée nationale, Lamine Guèye.

Mamadou Dia est arrêté le lendemain par un détachement de paras-commandos, avec quatre autres ministres, Valdiodio N’diayeIbrahima SarrJoseph Mbaye et Alioune Tall. Ils sont traduits devant la Haute Cour de justice du Sénégal du 9 au 13 mai 1963 ; alors que le procureur général ne requiert aucune peine, il est condamné à la prison à perpétuité tandis que ses quatre compagnons sont condamnés à 20 ans d’emprisonnement ; ils seront détenus au centre spécial de détention de Kédougou (Sénégal oriental).

Le procureur général de l’époque, Ousmane Camara, revient sur le déroulement du procès dans une autobiographie publiée en 2010 : « Je sais que cette haute cour de justice, par essence et par sa composition, (ndlr : on y retrouve des députés ayant voté la motion de censure), a déjà prononcé sa sentence, avant même l’ouverture du procès (…) La participation de magistrats que sont le Président (Ousmane Goundiam), le juge d’instruction (Abdoulaye Diop) et le procureur général ne sert qu’à couvrir du manteau de la légalité une exécution sommaire déjà programmée »5.

Lors de leur incarcération, des personnalités comme Jean-Paul Sartre, le pape Jean XXIII ou encore François Mitterrand demandent leur libération. Mais Senghor reste sourd jusqu’en mars 1974, année à laquelle il décide de les gracier et de les libérer. Ils sont amnistiés en avril 1976, un mois avant le rétablissement du multipartisme au Sénégal. Parmi leurs avocats durant cette période, on compte Abdoulaye Wade et Robert Badinter.

Aujourd’hui encore cet épisode dramatique de l’histoire du Sénégal reste un sujet délicat car beaucoup considèrent cet événement comme la première véritable dérive politicienne de la part de Senghor, dans un pays qui passait alors pour un modèle de démocratie6.

Après sa libération

En 1981, il fonde le Mouvement démocratique populaire (MDP) avec comme objectif la mise en place d’un « socialisme autogestionnaire ». Mais ce nouveau parti ne recueille que peu de soutien ; Valdiodio N’diaye s’en éloignera même en rejoignant le Parti socialiste (PS) et en apportant son soutien au président sortant Abdou Diouf lors de l’élection présidentielle de 1983.

Le 17 décembre 1992, soit 30 ans après les événements, le Général Jean Alfred Diallo, nommé Chef d’État major par Senghor au moment des événements en remplacement du général Amadou Fall et homme clé de ces événements, déclara : « Mamadou Dia n’a jamais fait un coup d’état contre Senghor … l’histoire du coup d’état, c’est de la pure fabulation ».

Malgré l’échec de son retour en politique, Mamadou Dia conserve une place intellectuelle et morale au Sénégal. Peu rancunier, il manifeste une profonde tristesse lors de la mort de Senghor et dénonce avec virulence, durant ses dernières années, le libéralisme économique pratiqué par son ancien avocat, le président Wade.

Il était également un grand ami de Serigne Abbas Sall de Louga7.

Postérité

Malgré les annonces successives de la révision du procès de Mamadou Dia et de ses co-accusés par Abdoulaye Wade au cours des années 2000, cet épisode dramatique de l’histoire du Sénégal reste un sujet délicat car de nombreux politologues et historiens considèrent cet événement comme la première véritable dérive politicienne du régime Senghorien8,9,10.

Publications

  • Contribution à l’étude du mouvement coopératif en Afrique noire, Présence africaine, 1951 (rééd. 1961, 1962)
  • Réflexions sur l’économie de l’Afrique noire, Éditions africaines, 1954 (rééd. 1960, 1961)
  • L’économie africaine : études et problèmes nouveaux, Presses universitaires de France, 1957
  • Nations africaines et solidarité mondiale, Presses universitaires de France, 1960 (rééd. 1963)
  • Islam, sociétés africaines et culture industrielle, Nouvelles éditions africaines, 1975
  • Essais sur l’Islam, vol. 1, Islam et humanisme, Nouvelles éditions africaines, 1977
  • Essais sur l’Islam, vol. 2, Socio-anthropologie de l’Islam, Nouvelles éditions africaines, 1979
  • Essais sur l’Islam, vol. 3, Islam et civilisations négro-africaines, Nouvelles éditions africaines, 1980
  • Mémoires d’un militant du Tiers monde : si mémoire ne ment, Publisud, 1985
  • (en) A governance approach to civil service reform in Sub-Saharan Africa, World Bank, 1993
  • (en) Africa’s management in the 1990s and beyond : reconciling indigenous and transplanted institutions, World Bank, 1996
  • Kaso : le migrant perpétuel, Esprit frappeur, 1999
  • Afrique : le prix de la liberté, L’Harmattan, 2001 (rééd. 2003)
  • Échec de l’alternance au Sénégal et crise du monde libéral, L’Harmattan, 2005
  • Sénégal, radioscopie d’une alternance avortée (articles et documents)
  • Corbeille pour l’an 2000, Éditions Paix et développement, Dakar, 1995

Notes et références

  1.  (fr) « Sénégal: décès de Mamadou Dia, premier Premier ministre du Sénégal indépendant » [archiveafp, 25 janvier 2009
  2. ↑ a b c et d Diop 2007.
  3. ↑ a b c d e f g h et i Laurent Correau, « Mamadou Dia, l’homme du refus [archive] », RFI.fr, 26 janvier 2009.
  4.  « Philippe Bernard, « Mamadou Dia », Le Monde, 29 janvier 2009 (ISSN 0395-2037) », Le Monde, no 29 janvier 2009,‎ 2009 (ISSN 0395-2037)
  5.  Ousmane Camara, Mémoires d’un juge africain. Itinéraire d’un homme libre, Paris, Karthala, 2010, 312 p. (ISBN 9782811103897), p. 122
  6.  « Valdiodio N’diaye » [archive], sur www.interieur.gouv.sn, 17 octobre 2015 (consulté le 7 mai 2016)
  7.  « Mamadou Dia | ****MINTSP**** » [archive], sur www.interieur.gouv.sn (consulté le 22 juillet 2016)
  8.  « Mamadou Dia | ****MINTSP**** » [archive], sur www.interieur.gouv.sn (consulté le 4 mai 2016)
  9.  « Mamadou Dia, un monument de l’histoire politique du Sénégal – Jeune Afrique » [archive], sur http://www.jeuneafrique.com/ [archive], 25 janvier 2009
  10. « Valdiodio N’diaye » [archive], sur www.interieur.gouv.sn, 17 octobre 2015 (consulté le 5 mai 2016)

Bibliographie

 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Mamadou Dia. Discours et déclarations 1957 à 1961, Ministère de l’information, de la radiodiffusion et de la presse, impr. du Gouvernement au Sénégal puis impr. de la République du Sénégal, Saint-Louis, 19?, 11 fasc.
  • F. Diaye, M. Printz, Tine, Visages publics au Sénégal. 10 personnalités politiques parlentL’Harmattan, 1991, 260 p. (ISBN 2-7384-0567-3)
  • Adama Baytir Diop, Le Sénégal à l’heure de l’indépendance : Le projet politique de Mamadou Dia (1957-1962), Paris, L’Harmattan, 2007 (ISBN 2296047246).
  • Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye, Présidents et ministres de la République du Sénégal, Dakar, 2006, p. 32
  • Roland Colin, Sénégal notre pirogue, au soleil de la liberté, Paris, Présence Africaine, 2007, 405 p.
  • Abdoulatif Coulibaly, Le Sénégal à l’épreuve de la démocratie, Paris, L’Harmattan, 1999, 254 p.
  • Ousmane Camara, Mémoires d’un juge africain. Itinéraire d’un homme libre, Paris, Karthala, 2010, 312 p.

Filmographie

  • « La crise éclair qu’a vécue Dakar [archive] » (en ligne, un document audiovisuel de l’INA de 1 min 23 s, retraçant la tentative de coup d’État de Mamadou Dia, diffusé à l’origine par les Actualités françaises le 26 décembre 1962)
  • « Le Sénégal après la crise [archive] » (en ligne, un document audiovisuel de l’INA de 7 min 20 s, proposant un bilan après le coup d’État avorté de Mamadou Dia, diffusé à l’origine au cours du Journal télévisé de l’ORTF le 27 décembre 1962)
  • Valdiodio N’Diaye : l’indépendance du Sénégal, un film de Eric Cloué et Amina N’Diaye Leclerc, Médiathèque des Trois Mondes, 2000
  • Président Dia, un film de William Mbaye, Les films Mama Yandé et Ina, 2013 – [vidéo] Visionner la vidéo [archive] sur YouTube

Articles connexes

Liens externes

DE LA CRISE DE 1962 AU SÉNÉGAL : Réhabiliter la mémoire et l’œuvre de Mamadou Dia* Par Ngor DIENG

Le 17 décembre 1962, soudain, se déclenchèrent les douloureux évènements qui ont abouti à la rupture brutale entre Léopold Sédar Senghor, président de la République et Mamadou Dia, président du Conseil. Le premier, en l’occurrence Senghor, accusa le second de coup d’Etat et fait voter par des députés acquis à sa cause, une motion de censure qui destitua Mamadou Dia. Ainsi, est parti le feuilleton d’un long procès politico-judiciaire qui secoua profondément, et cela jusqu’à nos jours encore, la trajectoire de la jeune République du Sénégal indépendant.

Pourtant, Senghor et Dia formaient un duo complémentaire, voire un tandem sur qui pouvait compter le Sénégal indépendant pour relever les défis de développement et de prospérité économique et sociale. Ils étaient liés par une solide et vieille amitié de 17 ans qui date du retour de Léopold Sédar Senghor au pays natal. Mais hélas, les démons de la division sont passés par là. Mamadou Dia et Senghor se séparent brusquement et brutalement au sommet de leur amitié et de l’Etat en train de se construire.

Sans adopter une démarche historique consistant à relater les faits tels qu’ils se sont passés, notre souci est plutôt de revenir objectivement sur les causes profondes qui ont abouti à cette crise majeure qui a opposé deux figures historiques incontournables de notre pays : Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia. Il importe aussi pour nous d’en étudier l’impact, voire les séquelles sur la trajectoire historique du Sénégal.

En réalité, le régime parlementaire mis en place à la suite de l’Indépendance constitue un bicéphalisme qui accordait plus de pouvoir au président du Conseil, en l’occurrence Mamadou Dia, qu’au président de la République, Léopold Sédar Senghor. Du moins, ce régime mettait plus en orbite Mamadou Dia sur la scène nationale et internationale que Senghor qui pourtant jouissait, en tant que poète et un des chantres du mouvement de la Négritude, d’une aura internationale indiscutable. Mais, c’est cela aussi la spécificité du régime parlementaire où le Premier ministre est plus en vue que le président de la République.

Le rapprochement de Mamadou Dia au Bloc soviétique est, en outre, l’une des causes profondes qui expliquent davantage la crise de 1962. En homme libre et entreprenant, investi du pouvoir de déterminer la politique de la Nation, Mamadou Dia effectua un voyage dans les pays de l’Est pour nouer un partenariat et une coopération entre son pays et l’Urss. Ce choix de se tourner vers l’Est pour la recherche de partenaires économiques n’a pas rassuré la Métropole, c’est-à-dire la France qui voulait continuer à avoir une mainmise sur l’économie sénégalaise. Le choix du Maodo était un choix de modèle économique et de développement audacieux qui dérangeait la France à une époque où les pays francophones d’Afrique venaient d’accéder à l’Indépendance au début des années soixante. Il s’avère alors qu’éliminer Mamadou Dia était la meilleure voie pour qu’une telle démarche ne prospère pas et n’ait pas des échos favorables dans les autres pays francophones d’Afrique.

On ne peut pas parler aussi de la crise de 1962 sans mettre en relief le rôle qu’a joué la classe maraboutique. La vision de Mamadou Dia, pour ne pas dire sa politique économique et sociale, dérangeait profondément la classe maraboutique. Ces marabouts n’avaient pas encore tout le pouvoir qu’ils ont aujourd’hui sur les populations et tout l’égard dont ils bénéficient de nos jours de la part de l’Etat (cf. « La République couchée » d’Ousseynou Kane, ancien chef du département de philosophie de l’Ucad de Dakar). Le modèle de production agricole que prônait Dia tendait à libérer l’économie sénégalaise de la Métropole, mais aussi, les masses paysannes d’une quelconque dépendance, fusse-t-elle celle des marabouts. Au plan économique, la coalition de l’élite politico-religieuse a contribué à asseoir l’économie du pays sur une seule culture de rente : l’arachide. Un choix scellé par l’opposition radicale des marabouts aux programmes de réforme du secteur agricole du premier président du Conseil du Sénégal.

L’attitude des marabouts n’était basée que sur le mercantilisme. Ils avaient une mainmise totale sur la culture de l’arachide qui constituait leur principale source de revenus et celle du pays. Mais la culture de l’arachide a la caractéristique de transformer les terres arables en terres arides. Mamadou Dia n’était pas aussi le genre d’homme d’Etat à s’agenouiller devant un marabout. D’ailleurs, il avait une certaine compréhension de l’Islam qui ne faisait pas de la religion musulmane « l’opium du peuple ». Il prônait un Islam libérateur des masses populaires. C’est ce qui explique qu’un « Léopold » ait pu bénéficier du soutien des marabouts au détriment d’un « Mamadou » lorsque les hostilités se déclenchèrent le 17 décembre 1962.

Pour certains acteurs et témoins de cette crise, les sérieuses divergences au sein de l’Ups, le Parti de Senghor et de Dia expliquent, en partie, l’avènement et la tournure de la crise du 17 décembre 1962. C’est du moins la position ferme que défendait le défunt président Mbaye Jacques Diop qui à l’époque, était l’un des jeunes du Parti. Seulement, il importe de préciser que ce dernier mettait plus l’accent sur les divergences politiques que sur les choix économiques de Mamadou Dia. Il n’est pas d’ailleurs le seul. L’écrivain Cheikh Hamidou Kane, acteur et témoin oculaire des évènements, est revenu sur ces divergences en mettant en exergue la dimension économique du conflit. Dans une interview qu’il a accordée récemment au journal « Enquête » du 5 octobre 2016, il revenait en ces termes sur les causes qui ont abouti à l’arrestation et à la condamnation du président du Conseil : « …La détérioration de leurs relations a été causée par les rivalités des différents dirigeants du parti au pouvoir, l’Ups. Mamadou Dia, pendant les quatre années où il a été président du Conseil, dans la mesure où il mettait en œuvre sa politique économique très rigoureuse, a suscité le mécontentement des commerciaux, des traitants, y compris des hommes politiques qui étaient ses rivaux dans le parti. D’ailleurs, ce sont eux qui ont monté Senghor contre lui. Senghor, après avoir été son soutien pendant longtemps, au dernier moment effrayé qu’il était peut-être, s’est laissé convaincre que Mamadou Dia voulait faire un coup d’Etat… ».

Ce qu’il importe de rappeler, c’est que Mamadou Dia admirait Senghor et cela même au-delà des évènements de 1962 et malgré son incarcération à Kédougou durant 12 ans. Il avait une confiance totale en lui malgré tout ce qui se chuchotait sur ses oreilles à propos de ce que Senghor et ses partisans préparaient contre lui. Il ne faut pas oublier que Mamadou Dia a reçu les échos de la cabale qui se montait contre lui depuis longtemps, mais n’a jamais accordé du crédit à ce qui se disait entre Senghor et lui-même. En réalité, il avait fait preuve d’une naïveté dont seuls les vrais amis peuvent faire montre vis-à-vis de leur compagnon et avait fini par tomber dans le piège tendu par Senghor.

Dia étant convaincu fortement que le parti avait priorité sur les institutions, avait décidé d’user de la force publique pour empêcher la réunion des députés à l’Assemblée nationale, tant que le parti ne l’autorisait pas. Cela a été l’erreur de Mamadou Dia si l’on en croit Cheikh Hamidou Kane. Mais à vrai dire, Mamadou Dia n’a jamais eu l’idée de faire un coup d’Etat contre Senghor parce qu’il avait, en tant que président du Conseil, tout le pouvoir avec lui. Le 17 décembre 1992, soit 30 ans après les événements, le Général Jean Alfred Diallo, nommé Chef d’État-major par Senghor au moment des événements en remplacement du général Amadou Fall et homme clé de ces événements, déclara : « Mamadou Dia n’a jamais fait un coup d’Etat contre Senghor […] l’histoire du coup d’Etat, c’est de la pure fabulation ».

Il faut seulement signaler le fait que la crise de 1962 a non seulement brisé l’élan de notre jeune Nation, mais aussi la carrière politique de Mamadou Dia et de ses partisans. Elle avait aussi, pendant longtemps, divisé le pays en deux (les Diaistes d’un côté et les partisans de Senghor de l’autre) et handicapé la bonne marche de la Nation sénégalaise naissante. Depuis, Mamadou Dia a été victime d’un ostracisme vis-à-vis de sa personne et de son œuvre. Aujourd’hui, aucun édifice public ne porte son nom, ni une avenue ni une école ou une université, encore moins un aéroport. Son action à la tête du Sénégal est occultée et cela à dessein.

Certains historiens peu inspirés et mal intentionnés sont allés jusqu’à le considérer même comme un homme de « second couteau » dans l’histoire politique du Sénégal. Quelle aberration ! Mamadou Dia est presque méconnu de la jeune génération. Il en est de même pour son compatriote Cheikh Anta Diop qui, tout de même, dérangeait aussi le natif de Joal, le poète-président. C’est cela la vérité. Il importe aujourd’hui de rectifier cette négligence historique et rendre à Dia ce qui appartient à Dia. Il faut réhabiliter la mémoire et l’œuvre de Mamadou Dia « pour que lui soit enfin pleinement reconnue sa place de combattant pour la Liberté des peuples à l’heure de la décolonisation, artisan inlassable du développement à partir des communautés de base » d’après ces mots touchants de Roland Colin dans la dédicace de son livre Sénégal notre pirogue, Au soleil de la liberté, Journal de bord 1955-1980, Préface d’Elikia M’Bokolo, 2007, Paris, Présence Africaine, 408 pages. C’est une exigence historique dans un pays en crise de civisme, de citoyenneté et de patriotisme. L’éminent professeur Djibril Samb considère que la Nation n’a pas de père. Par contre, l’Etat du Sénégal en a un et c’est Mamadou Dia, ce « baobab habité par un peuple d’oiseaux », selon l’historien burkinabé Joseph Ki-Zerbo.

Ce qu’il importe ici de retenir pour conclure, c’est que le Sénégal traine jusqu’à nos jours les séquelles de la crise de 1962, qui en réalité n’a été qu’un choc autour du choix de modèle économique de développement. La rigueur et l’austérité de la politique économique du natif de Khombole, dans la région de Thiès, aurait permis au Sénégal de dépasser de loin le niveau de développement où il se trouve aujourd’hui. Les Sénégalais auraient eu un autre type de rapport avec le pouvoir qui ne consisterait pas seulement à s’en servir. La France n’aurait pas eu tout le contrôle qu’elle a aujourd’hui sur l’économie et la vie politique de notre pays.

Il va sans dire que ni Senghor et ses partisans ni Mamadou Dia et les siens ne sont sortis vainqueurs de ce conflit au sommet de l’Etat du Sénégal nouvellement indépendant. Tout de même, il y a un grand perdant dans cette crise qui fut la première plaie de l’histoire politique du Sénégal indépendant. A ce propos, Babacar Diop, enseignant au département de philosophie de l’Ucad de Dakar, écrivait dans son livre Le feu sacré de la liberté : Mon combat pour la jeunesse africaine, préface du professeur Djibril Samb, L’Harmattan, Paris, 2010, 252 pages : « S’il y a un véritable perdant dans les évènements de décembre 1962, ce n’est ni Mamadou Dia ni ses codétenus de la prison de Kédougou, c’est le peuple sénégalais dans son ensemble. Nous traînons jusqu’à présent la douloureuse et brutale rupture entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia. Les deux formaient une équipe qui inspirait la confiance et l’espoir à toute l’Afrique. S’ils avaient réussi à conserver l’unité et la cohésion, comme Pélopidas et Epaminondas, un couple politique de la Grèce antique uni et inspiré par une authentique vertu, le Sénégal ne serait pas, à coup sûr, ce qu’il est devenu aujourd’hui ». Aujourd’hui, nous devons tirer les leçons d’une telle crise pour épargner notre pays de conflits politico-judiciaires qui ne feront que l’enfoncer davantage, au moment où on aspire à l’émergence. Ce qu’Abdoulaye Wade n’avait pas pu éviter durant son règne bien que l’on soit, depuis la constitution de 1963, dans un régime présidentiel. Il est entré soudainement en conflit avec Idrissa Seck, son Premier ministre d’alors et plus tard avec son autre Premier ministre, Macky Sall. Le président Macky Sall à son tour, n’est pas totalement à l’abri d’un tel duel au sommet de l’Etat. Les cas Abdoul Mbaye et Aminata Touré sont passés par là. Et s’il ne fait pas preuve d’une grande lucidité et d’un grand courage, les partisans des forces obscures le mettraient tôt ou tard en mal avec ses plus proches collaborateurs, histoire de préserver leurs propres intérêts comme les partisans de Senghor avaient fait pour occasionner la crise de 1962 au Sénégal.

  • Le titre est de la Rédaction de Le SoleilPar Ngor DIENG,Psychologue

conseiller ngordieng@gmail.com

ROLAND COLIN, ANCIEN DIRECTEUR DE CABINET : LE MESSAGE DE MAMADOU DIA EST POUR LES JEUNES D’AUJOURD’HUI

http://www.lesoleil.sn/ Parti de sa Bretagne natale dans les années 50 pour intégrer l’école nationale de la France d’Outre-mer où Senghor fut l’un de ses enseignants, Roland Colin a très tôt eu une « sensibilité favorable à l’indépendance des colonies françaises d’Afrique ». C’est ainsi que Roland Colin s’est mis à la disposition de Mamadou Dia pour être son directeur de cabinet puis conseiller personnel de 1957 à 1962. 52 ans après, Roland Colin est encore aux premières loges mais juste devant le pupitre de l’Amphithéâtre Guizot de la célèbre université pour apporter son témoignage aux Sénégalais, Africains et anonymes venus l’écouter. Avec émotion et retenue, l’auteur du livre « Sénégal, notre pirogue », a ravivé le souvenir et les enseignements de Mamadou Dia. Entretien.

Quelle est votre première réaction après la projection du documentaire « Président Dia », devant un parterre de jeunes ?

« Ma première analyse est qu’une telle projection renforce ma conviction de l’importance et de la nécessite de la communication entre les générations. Je pense que Mamadou Dia est un homme dont le message concerne autant la jeunesse d’aujourd’hui que les hommes de son temps.

Un film de cet ordre, qui est de sensibilité profonde donc pas anecdotique, représente ; pour les nouvelles générations, un ressort de motivation pour poursuivre les combats d’antan.

D’autant plus que ces luttes pour la liberté ne sont jamais finies. Mamadou Dia est un vieux lutteur et j’espère que les jeunes générations seront des lutteurs pour continuer sur cette voie.

Un vieux lutteur, comme vous dites, mais dont le message est toujours actuel. D’ailleurs quel peut être le message de Mamadou Dia pour les jeunes de 2014 ?

C’est un message pour les jeunes mais pas que pour eux. C’est un message pour tout le monde : Toute lutte pour la démocratie doit partir du peuple réel, de la base. Mamadou Dia aimait à dire, « le développement, ça ne peut être que le développement à partir des communautés de base ».

Il faut donc vraiment revenir aux racines, c’est là qu’on peut retrouver la force, la substance pour nourrir le chemin à parcourir.

Que ce soit dans le documentaire ou dans son parcours, il y a beaucoup de nourriture de l’esprit et puis de la détermination dans le message de Mamadou Dia.

Que gardez-vous de Mamadou Dia, aujourd’hui, dans votre vie de tous les jours ?

C’est le souvenir d’un compagnon à la fois très sensible, très amical, très chaleureux et en même temps très exigeant. Je trouve que l’alliance entre la sensibilité et l’exigence représente un modèle que j’espère bien installer dans ma propre vie.

Quelle lecture faites-vous des événements du 17 décembre 1962, 52 ans après ?

D’abord comme j’étais personnellement mêlé à cette histoire, j’en garde un souvenir ému. En même temps, la problématique des évènements de cette période n’a pas vieilli d’un iota.

Autant sur le combat pour la liberté que le rapport au peuple. Il y a la nécessite de créer, à chaque moment, une démocratie constamment renouveler. C’est un trésor et merci à Dia de nous l’avoir légué.

Pour avoir pris le pari d’un développement économique endogène avec l’agriculture, l’éducation, entre autres, comme c’est le cas avec le Plan Sénégal émergent, l’histoire n’a pas donné raison à Mamadou Dia ?

Il avait un mot d’ordre : « le développement ne peut être que celui de tout l’homme et de tous les hommes ». Je crois que c’est une formule qui dit tout. Cela veut dire qu’on ne peut se développer seulement avec un angle d’attaque de l’horizon. C’est tout l’homme qu’il faut développer.

Il y a une recherche de l’unité de l’homme qu’il faut préserver. Cela veut dire travailler autant sur l’éducation, l’agriculture, le familial, le social que le politique. Je crois que cette globalité est fondamentale.

Retournez-vous souvent au Sénégal ? Quels sont vos rapports actuels avec ce pays ?

Ce sont des rapports constants. J’ai un réseau d’amis et de partenaires qui restent extrêmement vivant et je peux dire que le Sénégal fait partie de ma vie. Tant que cette vie me sera donnée, le Sénégal y sera présent

 Moustapha Bitteye (Petrodive):«Ce nouveau code pétrolier est bénéfique pour l’Etat»

Seneweb.com Le tout nouveau code pétrolier a été voté ce jeudi par l’assemblée nationale. Texte qui ne laisse pas indifférent les acteurs du secteur. Pour Moustapha Biteye, Directeur général de Pétrodive Sénégal, ce nouveau code est bien plus bénéfique pour le pays.
«Ce nouveau code pétrolier est, à  tout point de vue, bénéfique pour l’Etat du Sénégal. Il vient consacrer non seulement l’optimisation des revenus tirés du pétrole et du gaz mais surtout il intègre désormais le secteur privé national dans la captation des ressources ayant un lien direct ou indirect avec l’industrie», a réagi M. Bitteye.
Petrodive est une compagnie spécialisée dans l’installation des plateformes offshores et de leur maintenance. C’est une compagnie de plongée  sous marine travaillant avec l’industrie pétrolière et gazière. Youssouph Sane

AHMADOU AL AMINOU LÔ : « LE SYSTÈME BANCAIRE AU SÉNÉGAL SE PORTE BIEN »

Dakar, 24 jan (APS) – Le directeur national de la BECEAO pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô, a donné jeudi des assurances concernant la bonne santé du système bancaire sénégalais.

Il co-animait à Dakar un point de presse, à l’occasion d’une réunion trimestrielle destinée à faire le point sur des dossiers d’importance pour la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest mais également pour la profession bancaire.

Les normes Bâle II (le second accord de Bâle) constituent un dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires et principalement le risque de crédit ou de contrepartie et les exigences, pour garantir un niveau minimum de capitaux propres, afin d’assurer la solidité financière.

Bâle III fait partie des initiatives prises pour renforcer le système financier à la suite de la crise financière de 2007, sous l’impulsion du Conseil de stabilité financière et du G20, pour garantir un niveau minimum de capitaux propres et renforcer la solidité financière des banques.

« Il y a de cela un an, nous échangions sur les conséquences prévisibles de cette entrée en vigueur de la nouvelle réglementation bancaire Bâle 2, Bâle 3. Ce sont des réformes par rapport à la durée du crédit’’, a-t-il rappelé.

 « Nous sommes arrivés avec le système bancaire à la conclusion que l’implémentation du disposait s’est effectué de manière très satisfaisante au plan technique et que les craintes quant à la distribution du crédit et son impact ne se sont pas matérialisés puisque le crédit bancaire continue à progresser dans l’UEMOA », a-t-il fait observer.

Selon lui, le total-bilan des banques continue de progresser, atteignant 6, 691 milliards de francs CFA en fin septembre 2018, contre environ 6,615 milliards en début janvier de la même année. « Une progressions certes modeste mais qui traduit une consolidation », a relevé le directeur national de la BCEAO.

De même, « les crédits continuent à progresser » et ont grimpé à 4,85 milliards CFA, « contre l’ancienne base de décembre 2017, qui est de 3, 983 milliards », a-t-il signalé. Pour lui, tout ceci montre que « nous n’avons pas vu de crainte manifesté en termes de distribution du crédit ».

 « Le dispositif Bâle 2 et 3 vise à protéger les dépôts de la clientèle, à s’occuper de la solidité du système bancaire », a rappelé Ahmadou Al Aminou Lô.
Selon lui, si on fait une comparaison avec les ratios prudentiels avant Bâle 2 et 3, les normes de solvabilité, bien qu’affichant une baisse, montrent que « nous avons corsé la formule de calcul pour que cela traduise à tout moment la solidité des capitaux propres ».

« Pour une norme de 8, 625%, le système bancaire est au-delà de 12%. Cela montre qu’il est capitalisé pour faire face aux risques relativement au crédit à la clientèle », a assuré le directeur national de la BCEAO.SBS/ASG/BK

LA BCEAO ANNONCE UNE INJECTION MASSIVE DE PIÈCES DE MONNAIE ET DE BILLETS SUR LE MARCHÉ

Dakar, 24 jan (APS) – La Banque centrale des Etats l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) s’engage à consolider « très fortement » l’approvisionnement du marché sénégalais en billets de petites coupures et en pièces de monnaie, a déclaré jeudi son directeur national pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô.

’’La BCEAO va s’engager très fortement à approvisionner la clientèle en billets de petites coupures et en pièces de monnaie. Cette décision fait suite aux réclamations des professions commerciales et des services, du grand public pour disposer de petites coupures et de pièces de monnaie dans le cadre du règlement des transactions’’, a indiqué M. Lô.

La BCEAO va « massivement procéder à une injection de billets de pièces, en mettant à contribution le système bancaire », a-t-il dit en s’adressant à la presse à l’issue de la 5ème réunion trimestrielle destinée à faire le point sur des « dossiers d’importance » pour la banque centrale et la profession bancaire.

Selon lui, ‘ »jusque-là, le grand public venait s’approvisionner auprès de la banque centrale » qui reçoit « près de 22 000 personnes » par an.

« Nous voulons élargir cette base et les banques l’ont accepté, pour qu’elle fasse ces opérations non pas pour le grand public mais aussi pour les titulaires de compte dans leur livre et surtout les pharmacies, les boulangeries, les grandes surfaces, les sociétés de péage qui sont formelles et qui éprouvent un grand besoin de monnaie pour que cette clientèle s’y rende », a expliqué le directeur national.

 Il signale que le dispositif de soutien au financement des petites et moyennes industries et des petites et moyennes entreprises (PMI/PME), est également l’un des points abordés lors de cette réunion.

 « Nous nous félicitons du fait que ce dispositif progresse. Nous avons fini la sélection des sociétés d’appui et d’encadrement des PMI /PME. Elles sont cinq et sont chargées d’accompagner les petites et moyenne entreprises et industries dans leur structuration, la rédaction de leur business plan, leur crédit, la négociation du crédit, leur gouvernance, et accompagner les banques dans le dénouement du crédit », a-t-il informé.

Il a annoncé la poursuite des actions de vulgarisation « la semaine prochaine pour présenter le dispositif à l’ensemble des acteurs économiques des régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Kédougou, Tambacounda, après Kaolack ».

Le directeur national de la BCEAO a indiqué que, lors de cette réunion, les échanges avaient aussi porté sur les conclusions et recommandations d’un atelier de partage et de restitution de l’enquête auprès des usagers des services bancaires.

Cette enquête avait été menée sous la direction de l’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF), dans l’ambition de demeurer dans une posture d’écoute vis-à-vis du système bancaire mais également de la clientèle du système bancaire au titre des points d’amélioration de ces relations, a dit Ahmadou Al Aminou Lô.

Il s’est agi aussi, de rendre compte de la réunion tenue en novembre dernier sur l’inclusion financière et les résultats qui en sont issus. SBS/ASG/BK

CIAN : «L’Afrique en France:un nouveau levier de croissance pour le continent»

https://www.agenceecofin.com  (CIAN) – A l’initiative du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), les journalistes Bénédicte Châtel et Anne Guillaume-Gentil ont enquêté pour mieux cerner la réalité économique des diasporas africaines de France, mais aussi pour évaluer leur impact sur le continent. En constante augmentation, les flux financiers envoyés en Afrique par les diasporas représentent 70 milliards d’euros par an, dont 10 milliards en provenance de France.

Alors que l’Afrique enregistre une croissance durable et bénéficie de sauts technologiques grâce au digital, les 3,5 millions de personnes que comptent les diasporas africaines de France se tournent de plus en plus vers le continent pour prendre part à cette dynamique. Beaucoup de projets, d’initiatives entrepreneuriales ou associatives voient ainsi le jour, et des fonds importants sont investis.

Longtemps négligé, le rôle économique des diasporas commence désormais à être reconnu. Les transferts de fonds sont devenus une source de financement essentielle pour de nombreuses économies africaines, dépassant les montants de l’aide publique au développement et contribuant parfois jusqu’à 20% du Produit intérieur brut des pays concernés. Multipliés par dix en trente ans, les envois de fonds de la diaspora africaine représentent aujourd’hui, selon la CNUED, 51% des apports de capitaux privés sur le continent.

Si 10% seulement de ces flux étaient dirigés vers des investissements structurants ou des créations d’entreprise en Afrique, le continent bénéficierait d’une source de financement de 7 milliards d’euros par an, équivalent à 15% des investissements directs étrangers annuels. Un levier de croissance considérable !

À quelques semaines du FORUM AFRIQUE 2019 du MOCI et du CIAN (le 8 février à Paris), ce troisième volume des Cahiers du CIAN dresse donc un panorama inédit des diasporas africaines de France à travers les témoignages d’une cinquantaine de leurs représentants. Il décrit leur mobilisation et leur montée en puissance, sans occulter les freins et obstacles à une implication encore plus forte dans les économies de leur pays d’origine.

Cet ouvrage rend compte du désir de la diaspora de bénéficier du dynamisme économique de l’Afrique, d’y réussir et d’y entreprendre, tout en contribuant à l’essor du continent. Cela passe aussi par le partage de ses compétences et son expertise. Elle jouera un rôle moteur pour développer un tissu de TPE-PME à même de créer des emplois sur le continent ; elle contribue à diffuser des pratiques professionnelles et des engagements managériaux favorables à l’essor du continent.

« Sur le rôle des diasporas, nous vivons une prise de conscience et une évolution profonde et définitive des états d’esprits, estime Etienne Giros, président délégué du CIAN. Il reste à les transformer en réalités et réalisations pratiques, en faveur du développement de l’Afrique. Le secteur privé français, et le CIAN en particulier, est prêt à y prendre sa part. Ce livre en est le témoignage. »

Sommaire du livre

Préface d’Etienne Giros, président délégué du CIAN

État des lieux

-Diaspora : un mot chargé d’histoire, histoire d’un mot

-Les migrations en chiffres : au-delà des idées reçues

-La France, terre d’immigration

La manne financière des diasporas

-Les envois de fonds, supérieurs à l’aide

-La diaspora africaine en France, championne des transferts

-La diaspora, mobilisée dans le soutien aux PME

Les diasporas : nouvel interlocuteur des pouvoirs publics

-L’Europe dialogue avec les diasporas

-En France, les diasporas, partenaires du développement

-Les collectivités locales, partenaires de toujours des diasporas

Les États africains courtisent leur diaspora

-Le Maroc, un modèle ?

-Quatre pays, quatre approches

-L’enjeu pour tous : gagner la confiance

Les diasporas en France, un modèle associatif dispersé

-L’organisation nationale

-La coopération décentralisée : l’exemple d’Auvergne-Rhône-Alpes

-L’échelon local : Montreuil, « première ville malienne après Bamako »

Entrepreneuriat, start-up, incubateurs, l’émergence d’une diaspora 3.0

-L’appel du pays

-Affronter des défis personnels et culturels

-S’installer « là-bas » ou agir « d’ici » ?

-La force du collectif : agir ensemble

Conclusion de Didier Acouetey, président d’AfricSearch

Les Cahiers du CIAN

Cette collection est créée par le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), qui compte plus de 160 entreprises membres investies sur le continent réalisant 80 % du volume d’affaires français en Afrique (60 milliards d’euros). Décrivant les grandes évolutions de l’Afrique, les Cahiers du CIAN visent à participer au débat public. Leur ambition est de renforcer la connaissance et la confiance en l’Afrique de demain. Deux cahiers sont déjà parus : Le digital en Afrique, les cinq sauts numériques  (Jean-Michel Huet, Michel Lafon, 2017) et Le nouveau pacte africain. Les défis du dialogue public-privé (Jean-Luc Ricci et Patrick Sevaistre, Michel Lafon, 2017). ÉditeurEyrolles, 20 €, 189 pages, en librairie le 24 janvier.

Le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) rassemble et accompagne dans leur déploiement l’essentiel des sociétés françaises investies sur le continent africain. Le CIAN est par ailleurs une force d’influence auprès des décideurs publics et privés du développement en France, en Afrique et à l’international.

 OMVS : 39 MILLIARDS DE FRANCS DE LA BM POUR LA PHASE 2 DU PGIRE

Dakar, 24 janv (APS) – La Banque mondiale va financer en 2019 la phase II du projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples du basin du fleuve Sénégal (PGIRE) pour un montant de 39 milliards de francs CFA, a révélé jeudi le haut commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, Hamed Diane Séméga.
‘’Le montant global accordé par la Banque mondiale aux Etats membres de l’OMVS pour la mise en œuvre de cette seconde phase, est chiffré à 240 millions de dollars’’, a précisé le haut commissaire de l’OMVS.
M. Séméga intervenait à l’occasion de la 5ème réunion du comité régional de pilotage du projet de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usagers multiples du bassin du fleuve Sénégal, phase II (PGIRE).
Il a souligné les « efforts remarquables’’ des Etats membres de l’OMVS « au regard des difficultés économiques de tous bords pour que le bassin se développe en harmonie avec les attentes de nos populations’’.
Évoquant les objectifs, il a indiqué qu’ils portent notamment sur la réduction des effets négatifs des changements climatiques, pour que les populations du bassin soient capables de résister à leurs impacts et d’accroître leurs richesses.
Il s’agit également de capaciter l’OMVS pour qu’elle puisse faire face aux défis liés aux nouvelles technologies.
‘’Le fleuve Sénégal est sahélien ainsi soumis à une forte variabilité saisonnière mais qui surtout est très fragile avec le réchauffement climatique’’, a affirmé le haut commissaire.
Il a déclaré que le renforcement institutionnel « permet de doter l’OMVS d’un outil pour être en phase avec les attentes des plus hautes autorités’’.
Concernant le développement des usages multiples, il a rappelé le caractère transfrontalier de la ressource en eau et l’accroissement de la démographie dans le bassin du fleuve Sénégal.
Aussi a-t-il appelé à accroître la maîtrise de la ressource par la création d’autres infrastructures, notamment des barrages hydroélectriques en Guinée par exemple pour accroître la production hydroélectrique.
Le PGIRE, a-t-il indiqué, est ’’ un projet à très fort impact de développement socio-économique’’.
« Ce programme en deux phases, multisectoriel et régional, renforce l’intégration régionale à travers l’OMVS afin que le développement des usages multiples de l’eau favorise l’amélioration des conditions de vie des populations locales’’.
Il a souligné qu’‘’autour du bassin se déroulent des activités moins visibles qui, au quotidien, participent à faire de l’OMVS cet outil d’intégration que nos chefs d’Etats regardent avec beaucoup d’attention et que les populations sollicitent’’.SBS/ASG/MD

MARCHÉ D’INTÉRÊT NATIONAL ET GARE DES GROS PORTEURS : Les deux infrastructures inaugurées ce jeudi par Macky Sall

https://www.lejecos.com Macky Sall poursuit sa série d’inauguration. Après avoir inauguré des infrastructures routières dans le centre du pays, le président de la République est revenu à Dakar et a inauguré ce jeudi, le Marché d’intérêt national et la Gare des gros porteurs sis à Diamniadio.

Le Marché d’intérêt national et la Gare des gros porteurs de Diamniadio ont été inaugurés ce jeudi dans l’après par Macky Sall. Pour cette cérémonie, il avait à ses côtés son Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne et les ministres Abdoulaye Daouda Diallo (Infrastructures) et Alioune Sarr (Commerce). Le Marché d’intérêt national s’étend sur 24 hectares et dispose de 137 magasins de 75 à 150 mètres carrés dont certains équipés de chambres froides. Il est doté également d’un laboratoire phytosanitaire et d’une chambre froide commune de 750 mètres carrés.

Quant à la Gare des gros porteurs, elle est un espace dédié au transport routier d’une superficie de 9 hectares et d’une capacité de 200 véhicules avec possibilité d’extension. Selon Alioune Sarr, ministre du Commerce, le marché d’intérêt national, sera une plateforme d’éclatement pour alimenter la région de Dakar et la sous région. «C’est une plateforme d’envergure qui va aider à réduire les pertes poste récolte et alimenter durant toute l’année, le marché national et international.  C’est une vielle doléance du secteur privé national qui date des années 80 qui sera bientôt satisfaite. Plus de 55 milliards de FCfa  sont investis dans ce projet du secteur privé qui est réalisé par le président de la République », avait-il expliqué en octobre dernier, lors d’un de ses déplacements sur le site.

Il avait expliqué que l’érection de ce marché est utile et importante car notre production nationale a connu une croissance considérable ces cinq dernières années. « Lorsque la production agricole augmente, il faut des plateformes modernes comme ce marché pour assurer une bonne conservation des produits», avait ajouté M. Sarr. Les travaux du Marché d’intérêt national et la Gare des gros porteurs avaient été lancés le  30 mai 2016 par le président de la République, Macky Sall. Adou FAYE

Macky SALL SE FÉLICITE « des productions agricoles record dans le domaine horticole »

https://www.dakaractu.com Étant un des piliers de notre économie nationale, le secteur agricole a enregistré au cours de l’année dernière des productions agricoles record, particulièrement dans le domaine horticole, a annoncé ce jeudi 24 janvier 2019, Macky Sall. C’était au cours de la cérémonie officielle d’inauguration de la Gare des gros porteurs et du Marché d’intérêt national. Le président de la République s’est fortement réjoui des résultats obtenus au niveau du secteur horticole.

‘’Mon gouvernement a initié le Pracas (Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise) qui nous a valu des productions agricoles record, particulièrement dans le domaine horticole. En effet, les productions horticoles ont atteint pour la campagne 2017-2018, 1.446.360 tonnes contre 905.000 tonnes en 2011-2012, soit une hausse de plus de 45%’’.

Poursuivant la même tendance, renseigne le président Macky Sall, ‘’les exportations de produits horticoles ont doublé, passant de 56.778 tonnes en 2012 à 122.148 tonnes en 2018. Avec ces résultats exceptionnels, nos braves producteurs sont confrontés à un déficit d’infrastructures adéquates de stockage, de transformation et de mise en marché. Ce qui entraîne des pertes post-récoltes très importantes (plus de 40% pour certaines spéculations) et entrave la couverture correcte du marché’’.

Ce qui, selon lui, a pour conséquence d’atténuer fortement la valorisation de notre énorme potentiel dans le marché des fruits et légumes. À cela, s’ajoute la nécessité de présenter une offre conforme aux normes requises afin de saisir pleinement les opportunités des marchés d’exportation.

C’est le sens du marché d’intérêt national, qui doit nous permettre de lever toutes ces contraintes qui pèsent sur notre compétitivité au niveau du marché régional.

DÉCLARATION DE PATRIMOINE : L’Ofnac a fouillé 28 Ministères

http://actunet.net/L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a visité, entre mai 2017 et juillet 2018, 28 ministères dans le cadre de la déclaration de patrimoine. Le ministère de l’Économie solidaire et de la Microfinance est le dernier département ministériel que l’équipe dirigée par Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté a visité mercredi dernier, renseigne l’Aps repris par Rewmi Quotidien.

“Des séances de travail ont permis de recenser de nouveaux assujettis à la déclaration de patrimoine et de recevoir de nouvelles déclarations et d’installer dans ces structures des points focaux pour l’actualisation de la base de données”, renseigne l’Ofnac. Qui compte recenser et identifier tous les assujettis selon les dispositions de la loi sur la déclaration de patrimoine en vue de parvenir à une maîtrise de la base de données.

LIBERTÉ 6 : 210 logements offerts aux habitants de la cité Baraka

Seneweb.com Les familles de la cité Baraka de Liberté 6 poussent un ouf de soulagement. Elles ont bénéficié de 210 logements. La remise des clés du premier appartement a eu lieu ce matin.

Désormais, ces habitants pourront vivre sans des conditions précaires. La promesse est faite par le Premier ministre Mohamed Boun Abdallah Dione, sur les ondes de la Rfm.

« Il s’agit de 210 familles qui seront toutes relogées sur place dans un habitat moderne salubre avec un cadre de vie amélioré», informe le chef du gouvernement.

Le maire de la commune de Sicap-Liberté, Santi Sene Agne, pour sa part, exprime son satisfécit. « La visite de l’appartement est une étape dans la construction parce que lorsqu’on a parlé de rénovation de Baraka, il y avait des sceptiques, certains étaient contre. Mais aujourd’hui, on leur a démontré que cela était possible », se réjouit le maire.

Un geste salué par les bénéficiaires. « Les nouvelles constructions vont nous permettre d’avoir une meilleure condition de vie. Parce qu’auparavant, on vivait dans des conditions très difficiles, on n’avait pas d’eau ni d’électricité, la vie était tellement difficile», déclare leur porte-parole, Soumboulou Diallo.Marie-Thérèse SAGNA

INDEMNITÉ DE REPRÉSENTATION AU PROFIT DES MÉDECINS MILITAIRES : L’armée précise

http://www.emedia.sn L’Armée réagit à une information faisant étant de l’octroi exclusif d’une indemnité de représentation au profit des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes militaires. Dans un communiqué qui nous est parvenu ce jeudi, 24 janvier 2019, le Colonel Abdoul Ndiaye, Directeur de l’Information et des Relations publiques des Armées, dément formellement l’information selon laquelle « une indemnité de représentation médicale est accordée exclusivement (en gras dans le texte, ndlr), aux médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes militaires par un décret présidentiel. »

Selon le communiqué de la DIRPA, « ces accusations sont dénuées de fondement et ne reflètent nullement la réalité des faits et, le décret ainsi signé, ne fait qu’harmoniser une mesure prise au profit des médecins civils. » En effet, poursuit le Colonel Abdoul Ndiaye, « par le décret 2018-1411 du 1er août 2018, il a été créé une indemnité dénommée « de représentation médicale » au profit des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes régie par le décret n°4-347 du 12 avril 194 ou le décret n°77-887 du 12 octobre 1977, c’est-à-dire relevant du statut général des fonctionnaires ou du régime applicable aux agents non fonctionnaires de l’Etat. »

Enfin, relève le communiqué, l’application dudit texte « a permis de constater que les médecins militaires, qui ne bénéficient pas de la prime de qualification, à l’instar des autres personnels des Forces armées, n’étaient pas pris en compte par le décret 2018-1411 du fait de leur statut spécial. C’est ainsi que, note le communiqué, le décret, objet d’une large médiatisation le 23 janvier 2019, vise essentiellement à élargir le bénéfice de cette indemnité, déjà applicable aux médecins civils depuis le 1er août 2018, à leurs collègues militaires. » BN FAYE

HAMADY BOCOUM : «LE PATRIMOINE SÉNÉGALAIS CE N’EST PAS QUE CE QUI EST EN FRANCE»

http://www.emedia.sn/ Le Sénégal n’en est pas encore au recouvrement mais plutôt à la classification de ses œuvres en France. La précision est faite par le Directeur du Musée des civilisations noires, mettant ainsi fin à la polémique née de la sortie de l’écrivain Felwine Sarr soutenant que certains pays africains étaient d’accord pour laisser une partie de leur patrimoine à la France.

« Avant de faire une réclamation officielle, rectifie-t-il, contacté par iRadio, il faut faire un inventaire. Et cet inventaire heureusement, il est fourni. Le ministre de la Culture va étudier cet inventaire-là et va dégager des priorités. En réalité, il n’y a pas de gros soucis pour le Sénégal. On est prêt au plan technique, infrastructurel et intellectuel. Maintenant, le patrimoine sénégalais, ce n’est pas que ce qui est en France. »

 PHILIP MORRIS MANUFACTURING SENEGAL : Tous les produits fabriqués par PMI répondent aux exigences réglementaires applicables au Sénégal

Dakar, le 24 janvier 2019

COMMUNIQUE DE PRESSE

Suite aux articles parus dans la presse écrite et en ligne en date du 23 janvier 2019, la société Philip Morris Manufacturing Senegal, affiliée de Philip Morris International (PMI) souhaite apporter les précisions suivantes :

Etablie au Sénégal depuis 2007, l’usine de Philip Morris au Sénégal  est la première usine du groupe sur le continent et produit pour le Sénégal et exporte ses produits en Afrique de l’Ouest.

PMI s’évertue dans tous les pays où elle a des activités à respecter scrupuleusement les lois et règlements en vigueur. De ce fait, nous nous engageons en faveur d’une législation efficace, applicable et soucieuse de protéger les mineurs et adultes non-fumeurs

-Tous les produits fabriqués par PMI répondent aux exigences réglementaires applicables au Sénégal. Nous en voulons pour preuve les différentes autorisations de production et de commercialisation obtenues après un contrôle rigoureux des autorités de tutelle.

Nos processus de fabrication répondent à des normes de qualité internationales dont la norme ISO9001 pour laquelle nous sommes certifiés.

Nous réitérons ici l’engagement ferme de PMI de respecter les lois et règlements en vigueur au Sénégal.

TOUBA MONTRE LA VOIE D’UN SCRUTIN APAISÉ

Seneweb.com |En perspective de l’élection présidentielle et face à la montée des périls, le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, invite solennellement tous les musulmans, dans une déclaration lue par Serigne Mame Mor Mbacké Ibn Cheikh Mouhamadou Fadel Mbacké, à une journée de prières et de lecture du Saint-Coran lundi prochain.

Ce sera à Touba, partout au Sénégal et dans le monde. Surtout que, croit savoir le quotidien Enquête dans sa parution de ce vendredi, l’opposition et le pouvoir promettent de ne se faire aucun cadeau. Aussi, le Khalife général des Mourides appelle tous les musulmans à se joindre à ces prières et à cultiver le pardon et la solidarité.

TENSION PRÉ-ÉLCTORALE : le Khalife général des mourides recommande une journée de prière lundi prochain

https://www.pressafrik.com/ Le Khalife général des mourides a fait une déclaration ce jeudi 24 janvier 2019, pour appeler tous les Sénégalais à faire du lundi 28 janvier une journée de prières et de lecture du Saint Coran.
Serigne Mountakha, qui a sans doute senti la tension qui monte crescendo à l’approche de l’élection présidentielle, appelle également tous les citoyens du pays à s’entraider et surtout à venir en aide au plus démunis. Le guide religieux a fait la déclaration AYOBA FAYE

Jeunes de l’opposition : «les 7 sages ne sont sages que dans le bureau de Macky Sall»

Seneweb.com En prélude à la marche qu’ils comptent organiser ce vendredi 25 janvier, les jeunes de l’opposition ont fait face à la presse à la permanence nationale du Parti démocratique sénégalais (Pds). Ils invitent ainsi la population à venir participer massivement à la marche pour dénoncer la posture du Conseil constitutionnel qui, selon eux, a «outrepassé ses prérogatives ». Une occasion pour Toussaint Manga & Cie d’exiger la libération pure et simple de leurs camarades opposants.

Recrutement de gros bras : les lutteurs expliquent leur calvaire durant la campagne

Seneweb.com Durant les périodes électorales, les hommes politiques sollicitent des gros bras pour assurer leur sécurité. Une pratique qui n’est pas souvent sans conséquence. Et parmi ces gros bras sont le plus souvent des lutteurs et la plus part du temps, la rémunération est dérisoire. D’après eux, même que pour être payés, c’est tout un combat. Et ce n’est pas tout, quand il y a problème ou mort d’homme, les recruteurs n’assument pas leur responsabilité.

Mor Sitteu, un lutteur qui connait bien le milieu, se confie au micro d’Iradio. « Quand les politiciens recrutent, ils dégagent toutes leurs responsabilités quand il y a blessé ou mort d’homme et même pour recouvrir son argent, c’est tout un problème », soutient ce lutteur.

Du côté de la banlieue, l’on se rappelle encore le cas de Ndiaga Diouf du nom du jeune lutteur tué en décembre 2011. Et, pour Amadou Lamine Ba, président du Conseil local de la jeunesse (Clj) de Ndiaréme Limamoulaye, l’Etat ferait mieux de prendre en charge la question de l’emploi des jeunes afin de lutter contre ce fléau. «Il faut sensibiliser et voir les hommes politique qui leur proposent des opportunités comme agents de protection rapprochée et/ou de milices. On se rappelle le cas de Ndiaga Diouf». Alerte M. Ba.Ndéye Rokheya THIANE

Abdou Mbow : «Cette vidéo sur les marrons du feu date il y a moins de 10 ans»

Seneweb.com | La vidéo montrant des hommes musclés, habillés aux couleurs du parti au pouvoir, affole la toile depuis quelques jours. Pour beaucoup, ces « marrons du feu » sont des nervis recrutés pour semer la terreur. Ce que dément Abdou Mbow, 2eme vice-président à l’Assemblée nationale, joint par Iradio. Pour lui, cette vidéo date de plus d’une décennie, quand ils étaient dans l’opposition.

 « Ce qu’on est en train de montrer, aujourd’hui, ce sont des images qui datent, il y a au moins 10 ans. Parce qu’à l’époque, notre vie était menacée et on a pris des jeunes militants, pas de gros bras comme on le dit, pour prendre en charge la sécurité de leur leader mais aussi des responsables du parti », déclare le député.

Cette vidéo est publiée au moment où le ministre Mame Mbaye Niang déclare avoir déjà recruté des gros bras pour faire face à l’appel à la résistance lancé par le C25. Une décision qui n’engage que lui, selon Abdoul Mbow. « Maintenant, ce qu’il a dit, il l’a dit pour se défendre. Mame Mbaye Niang a fait une déclaration. Il peut voir le contexte dans lequel il l’a fait mais l’Etat n’a recruté personne et il faudrait qu’on sache que nous, nous ne sommes pas des personnes violentes», précise Abdou Mbow.Ndéye Rokheya THIANE-

APPEL À LA VIOLENCE : La Raddho dit son inquiétude et condamne

La rencontre africaine des droits de l’homme (RADDHO) se dit inquiète à la suite des appels à la violence constatés de part et d’autre de la scène politique sénégalaise. Des appels selon l’organisation de défense des droits de l’homme « qui sèment les germes d’une situation de violence qui commence à prendre forme avec le saccage de siège de parti et les affrontements entre forces de l’ordre et militants de l’opposition ».

La Raddho a ainsi condamné tous les actes et appels à la violence et à la perturbation de la campagne électorale. Elle a aussi lancé un appel pressant à l’ensemble des acteurs politiques pour qu’il fasse preuve de grande responsabilité. La Raddho a encore demandé aux forces de l’ordre d’assurer la protection de tous les citoyens y compris les candidats à l’élection présidentielle.

Mamour DIALLO SUR LES 94 MILLIARDS : Les partisans de Macky Sall interpelle le procureur de la République

La déclaration dans laquelle le leader du Parti Pastef et candidat à l’élection présidentielle, Ousmane Sonko, a accusé Mamour Diallo directeur des domaines d’avoir détourné́ 94 milliards de FCFA est loin d’être bouclée. L’affaire pourrait même atterrir sur la table du Procureur de la République.
En marge d’une conférence de presse, les partisans de Macky Sall sont revenus sur cette situation. Pour éclairer la lanterne des sénégalais, disent-ils, la plateforme demande aux députés de l’Assemblée nationale de mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur les déclarations du député Ousmane Sonko. À cet effet, ils sollicitent aussi du procureur de la République de donner suite à la plainte de Ousmane Sonko qui devrait fournir les preuves du détournement des 94 milliards tout comme les personnes impliquées.

Présidentielle 2019: Idrissa Seck lance une série télévisée – Nafi et Tapha en sont les principaux acteurs

C’est une innovation de taille que le leader du parti Rewmi va apporter pour dérouler sa campagne en direction de la présidentielle de 2019. En clair, Idrissa Seck a opté pour une série télévisée. La série en question comporte sept épisodes en langues wolof et française. Les proches du président du Conseil départemental de Thiès informent en outre que le feuilleton sera diffusé sur Internet du 25 au 31 de ce mois. Nafi de la série  » Nafi » et Tapha de la série « Dickon » sont choisis comme principaux acteurs.

GRAND YOFF : La police interrompt la procession du C25

https://www.dakaractu.com Invités par les partisans de l’ancien maire de Dakar, les leaders du C25 ont voulu improviser ce jeudi 24 janvier une marche dans les artères de Grand Yoff. Mais ils ont trouvé la police sur leur chemin.
Arrivés à hauteur du commissariat de Grand-Yoff, Boubacar Camara, Malick Gakou, Amsatou Sow Sidibé entre autres membres de cet ensemble créé au lendemain des vérifications de parrainage, ont trouvé un dispositif sécuritaire qui était paré au combat.
Il leur a été signifié qu’ils ne pouvaient plus poursuivre leur marche. Mieux, les policiers ont déplacé une de leurs camionnettes et l’ont placée au milieu de la route, histoire de bloquer la circulation.
Le maire de Grand Yoff, Madiop Diop, a essayé de s’expliquer avec la police mais il lui a été demandé de mettre un terme à la procession. Quand il a voulu obtenir des policiers que les leaders rejoignent chez Khalifa Sall en convoi, il a eu droit à un non catégorique. Finalement, les Khalifistes et leurs “invités” ont obtempéré pour éviter l’affrontement. Aux dernières nouvelles, ils seraient chez Khalifa Sall pour rendre visite à la famille de l’ancien maire de Dakar.

Réformes judiciaires : La PASCIJ rencontre les candidats à l’élection Présidentielle

https://www.dakaractu.com La plateforme des Acteurs de la Société Civile pour l’Indépendance de la Justice (PASCIJ) va rencontrer les candidats à l’élection Présidentielle.
L’objectif de ces rencontres, communique la plateforme « est de partager le projet de réformes judiciaires et de recueillir l’engagement de chaque candidat à mettre en œuvre s’il bénéficie de la confiance des Sénégalais à l’issue de la consultation électorale ». Cette activité précise la PASCIJ entre dans le cadre « de ses activités de sensibilisation et de plaidoyer pour un système judiciaire indépendant, équitable, libre et au dessus de tout soupçon ».
Les réformes judiciaires à discuter selon la même source, « résultent des conclusions d’un cadre de réflexion regroupant des professionnels de la justice, des universitaires et représentants d’organisations de la société civile ». Ces réformes conclut elle « visent à réaliser le rééquilibrage des pouvoirs par la limitation de l’immixtion de l’Exécutif dans le fonctionnement du système judiciaire qui discrédite nos institutions et menace gravement notre démocratie en construction »

Appel à l’insurrection-Thérèse Faye Diouf attaque le C25 : « C’est une opposition paresseuse… des opposants de Facebook, des Télévisions et radios »

https://www.dakaractu.com Thérèse Faye Diouf, la coordinatrice nationale de la Convergence des jeunesses républicaines (COJER) et ses camarades se sont rencontrés ce jeudi 24 Janvier. Une rencontre motivée par la nécessité de se prononcer sur la situation politique du pays, à exactement un mois de la présidentielle de février 2019.

Ainsi, la coordinatrice de la COJER, a fustigé l’appel à l’insurrection lancé par l’opposition sénégalaise, précisément par le collectif du C25 :  » La jeunesse de la mouvance présidentielle appelle les populations à la vigilance face aux spéculations d’un collectif de 25 « paresseux » recalés qui s’agitent et versent dans la diversion… C’est une opposition paresseuse, ils devaient présentement être au plus profond du Sénégal en train de battre campagne. Ce sont des opposants de Facebook, des Télévisions et radios », lancera t’elle sans détour sur un ton accusateur à l’endroit du camp adverse.

Par ailleurs, elle dénoncera les menaces de déstabilisation de la campagne de leur candidat Macky Sall. La COJER, s’est prononcée aussi sur les rumeurs faisant état de la mise en place de milices armées de la part du régime pour mater l’opposition. Thérèse Faye de botter en touche, avant de parler de manipulations flagrantes de l’opinion avec la diffusion sur le net d’anciennes vidéos des « Marrons de feu »

Poursuivant, la coordinatrice de la COJER avertit les organisateurs de la marche prévue demain : « Le ministre de l’intérieur et ses services vont apprécier la pertinence de cette marche ou pas. De toutes les façons, force restera à la loi. Si l’État juge qu’ils peuvent autoriser la marche, nous n’avons aucune crainte. Au cas contraire, nous saluerons cette décision », conclura-t-elle…

IDRISSA SECK : «  LES ACTEURS DE L’ÉTAT ONT RECOURS À LA CRÉATION DE NERVIS ET DE MILICES PRIVÉES…»

http://www.emedia.sn Venu exprimer sa solidarité aux militants du parti Pastef après le saccage de leurs locaux, Idrissa Seck, candidat à la présidentielle du 24 février 2019, a lancé un appel aux acteurs politiques en leur disant que la stabilité est le bien le plus précieux dont le Sénégal dispose. Et, selon lui, des actes de cette nature menacent sérieusement cette stabilité et faussent la perception que l’opinion internationale peut avoir du Sénégal.

Mieux, le leader du parti Rewmi rappelle que les deux fonctions premières d’un Etat, c’est de garantir la sécurité et la justice. « Si les acteurs de cet Etat, eux-mêmes, ont recours à la création de milices privées, font recours à des nervis, cela signifie qu’ils n’ont pas confiance en leur propre sécurité et en leur propre justice. Et cela, c’est manquer de sérénité, risquer d’entrainer le pays dans un chaos absolument indescriptible », a déclaré Idrissa Seck qui interpelle directement le président de la République. Pour lui, c’est de la responsabilité de ce dernier de veiller à ce que toute la lumière soit faite sur ce qu’il qualifie d’agression « sauvage » et que les auteurs soient rapidement identifiés, trouvés et remis à la justice.

Par ailleurs, Idrissa Seck a apporté des précisions sur les affirmations selon lesquelles, l’opposition appelle au soulèvement. Il souligne que l’opposition n’a jamais appelé à un quelconque soulèvement. D’après Idrissa Seck, les leaders de l’opposition ont invité les populations à éliminer le président sortant comme candidat. « Nous leur demandons à ne pas reconnaître sa candidature, à ne pas voter pour lui, à ignorer même la présence de ses bulletins dans les urnes », a-t-il plaidé. Avant de préciser qu’il n’a « jamais été question, pour l’opposition d’actions violentes, d’attroupements ou de recrutement de nervis. »

Pour Idrissa Seck, l’opposition est en train de répondre politiquement au régime en place. « Vous êtes tous témoins de la cascade de mesures injustes, d’agressions judiciaires, physiques, politiques, administratives, techniques que le pouvoir, depuis le départ, mène en direction des acteurs de l’opposition. Il est absolument normal que l’opposition apporte une réponse à cette agression », a martelé Idrissa Seck. Lequel indique que cette mobilisation ne doit pas entraîner la panique de l’autre côté au point d’entrainer les autorités dans une voie qui ne soit pas conforme à leurs responsabilités premières de justice et de sécurité Aliou DIOUF

El Hadji KASSE : «PASTEF Et PUR Ont Aussi Des Milices… »

https://www.walf-groupe.com Le ministre-conseiller en charge de la communication du président de la République défend son camp d’être l’instigateur de la violence. Invité de la RFM, El Hadji KASSE ne s’est pas uniquement frotté au journaliste qui l’interrogeait.

Selon lui, rien n’indique que ce sont les « apériste » qui seraient derrière le saccage du siège du parti PASTEF. « Il faut attendre l’enquête qui va déterminer qui sont les auteurs… Il faut prendre en compte ceux qui disent que ce sont les militants du PASTEF qui ont mis à sac leur siège pour se victimiser », déclare El Hadji KASSE.

S’agissant des « marrons du feu », le Conseiller du président SALL estime que c’est une ancienne création de l’APR. Avant d’accuser les opposants. « Le PASTEF a une milice, le PUR aussi en a une », déclare-t-il.

Idy reprécise l’idée du C25: « il n’a jamais été question d’empêcher Macky de battre campagne… par la violence »

https://www.pressafrik.com/ Le leader de Rewmi a reprécisé la pensée du C25, qui a annoncé en début de semaine sa résolution d’empêcher le candidat sortant de battre campagne. Selon Idrissa Seck, il n’a jamais été question d’exécuter ce plan de manière violente, mais par des moyens politiques qui consistent à appeler les populations à « éliminer le Président sortant comme candidat. C’est-à-dire, à ne pas reconnaître sa candidature, à ne pas le recevoir, à ne pas voter pour lui, à ignorer la présence de ses bulletins de vote dans les urnes ».
Selon l’ancien Premier ministre, « il n’a jamais été question pour l’opposition d’actions violentes, le recrutement de nervis…Nous n’avons pas dit ça. C’est un combat politique ».AYOBA FAYE

TENSION PRÉ-ÉLECTORALE : JAMRA appelle au désarmement de toutes les milices privées

https://www.pressafrik.com/ La prolifération des milices en veille d’élections au Sénégal inquiète au plus haut point l’ONG Jamra qui prône tout simplement leur désarmement, afin de permettre aux corps de l’Etat habilités à veiller à la sécurité des personnes et des biens. « Quelle solution à la prolifération de ces milices privées, sources potentielles de dérapage et de violences politiques ? », s’est interrogé l’organisation islamique avant de proposer ses solution : « Désarmer et dissoudre toutes les milices privées existantes semble la mesure la plus urgente, assortie de l’interdiction de la constitution de toutes formes de polices parallèles, pour ne redonner l’exclusivité de la sécurisation des élections qu’aux dépositaires légaux de l’autorité publique, à savoir: la Police, la Gendarmerie, l’Armée. Seuls corps constitués auxquels la Constitution confère le privilège de l’usage de la force, pour la sauvegarde de l’État de droit et pour que force reste toujours à la Loi ».
Aussi, Jamra suggère à ce que les « brigades d’Agents de sécurité de proximité (ASP), » soient « affectées à la surveillance des permanences des candidats, pour prémunir leurs sièges et directoires de campagne contre d’éventuels actes de vandalisme ».

Jamra demande l’application stricte de la loi n° 78-40 du 6 juillet 1978, qui « interdit formellement l’exercice de toutes activités de police privée. Et soumet à autorisation préalable l’ouverture et l’exploitation de toute entreprise de surveillance, de gardiennage ou d’escorte de biens privé ». AYOBA FAYE

 IL FAUT DISSOUDRE TOUTES LES MILICES PRIVÉES

http://www.dakarmatin.com Remédier, de toute urgence, à cette anarchie sécuritaire ramènerait certainement la confiance auprès des populations civiles, légitimement inquiètes, et constituerait un jalon appréciable vers une campagne électorale apaisées

« «Calots bleus», «Marrons du feu», «Soldats de Dieu»… Quelle solution à la prolifération de ces milices privées, sources potentielles de dérapage et de violences politiques ? Désarmer et dissoudre toutes les milices privées existantes semble la mesure la plus urgente, assortie de l’interdiction de la constitution de toutes formes de polices parallèles, pour ne redonner l’exclusivité de la sécurisation des élections qu’aux dépositaires légaux de l’autorité publique, à savoir : la Police, la Gendarmerie, l’Armée.

Seuls corps constitués auxquels la Constitution confère le privilège de l’usage de la force, pour la sauvegarde de l’État de droit et pour que force reste toujours à la Loi. Quant aux brigades d’Agents de sécurité de proximité (ASP), elles pourront être affectées à la surveillance des permanences des candidats, pour prémunir leurs sièges et directoires de campagne contre d’éventuels actes de vandalisme. Prévenir légalement (et non par l’exhibition de gros-bras) toutes dérives préjudiciable à la paix civile, en cette période électorale tendue, devrait être possible, d’autant que la loi n° 78-40 du 6 juillet 1978 (ci-jointe) «interdit formellement l’exercice de toutes activités de police privée. Et soumet à autorisation préalable l’ouverture et l’exploitation de toute entreprise de surveillance, de gardiennage ou d’escorte de biens privés».

Une loi est faite pour être appliquée, et non pour servir de simple décor juridique ! La conséquence de ce laxisme est que des «brigades de sécurité» poussent présentement comme des champignons dans les faubourgs des grandes villes et dans la banlieue. Certaines de ces escouades de nervis, constituées en marge de la loi, entreprennent présentement de monnayer leurs services auprès des formations politiques et coalitions de partis en lice, pour cette présidentielle lourde d’incertitudes ! Remédier, de toute urgence, à cette anarchie sécuritaireramènerait certainement la confiance auprès des populations civiles, légitimement inquiètes, et constituerait un jalon appréciable vers une campagne électorale apaisées, où l’on privilégierait plutôt la rivalité des idées et des programmes, et non des confrontations de gros-bras, souvent armés ! »

LE DÉBAT PRÉSIDENTIEL,UNE EXIGENCE CITOYENNE FACE AUX RÉTICENCES DES POLITIQUES

http://www.emedia.sn Dans son 35e numéro, 2-19 s’est intéressé au débat présidentiel. Devenu une tradition en Occident, l’exercice qui fait, peu à peu, ses débuts en Afrique ne séduit pas encore les candidats sénégalais. Pourquoi ?

Aux États-Unis, comme en France, le rendez-vous est désormais inscrit dans l’agenda de campagne. Aux Etats-Unis, le débat télévisé est devenu un passage obligé de la présidentielle. En 1960, le premier rendez-vous rassemble 66 millions de téléspectateurs, pour une population de 179 millions d’habitants. Un peu plus tard, vers 2000 et 2012, les débats attirent entre 46 et 67 millions de téléspectateurs. A partir de 1974, la tradition s’exporte en France. De la première confrontation entre Valérie Giscard d’Estain et François Mitterrand, à 2017, en Marine Le Pen et Emmanuel Macron, l’exercice paraît nécessaire pour les électeurs d’entendre les candidats défendre leurs opinions devant le plus grand nombre de personnes. En Afrique, la pratique est moins courante.

La première se joue au Gabon en 2016 entre Ali Bongo et Jean Ping. Au Sénégal, les téléspectateurs attendent toujours. En 2000, Abdou Diouf avait décliné l’invitation de Abdoulaye Wade. Jusque là, le camp présidentiel a toujours décliné l’offre. Madické Niang, Issa Sall et Ousmane Sonko se disent déjà prêts. Idrissa Seck reste dubitatif. Quant au président sortant, Macky Sall, à travers la voix du chargé de communication de la Présidence, c’est déjà un « Non ».

PRESIDENTIELLE 2019 : Une plateforme pour anticiper les risques

http://www.enqueteplus.com Les régions de Dakar et de Thiès ont été identifiés comme de « potentiels points chauds » nécessitant une attention particulière, dans la perspective de la Présidentielle du 24 février. En vue d’aboutir à une élection présidentielle sans violences, West Africa Network for Peacebuilding a lancé hier les travaux d’un comité d’alertes précoces et de réponses.

En cette période électorale, les actions en vue d’une présidentielle apaisée et transparente se multiplient. C’est dans cette même optique que l’organisation régionale West Africa Network for Peacebuilding a mis sur pied un comité de veille et de réponses. Une plate-forme constitué de 20 acteurs clés étatiques et non étatiques impliqués dans le processus électoral. La Commission électorale nationale autonome (Cena), le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), le ministère de l’Intérieur et celui de la Justice sont, entre autres, les structures de l’Etat invitées à participer aux sessions, en partageant leurs expériences au reste de l’équipe.

Néanmoins vu leur niveau d’implication dans le processus électoral, ces dernières ne participeront pas aux prises de décisions. D’un autre côté, le comité compte aussi dix organisations de la société civile ayant validé la cartographie des zones à risques et réputées pour leurs actions sur le terrain en faveur de la paix au Sénégal. Ainsi, des actions seront menées à travers le Sénégal de février à mars 2019, grâce au projet E-NAM (Electoral violence monitoring, analysis and mitigation).

Le comité a pour missions d’analyser les données provenant de moniteurs communautaires sur le terrain et de discuter autour des risques de violences. Le comité aura aussi à charge d’anticiper sur ces risques, en scrutant certaines prémices visibles à travers les médias. De l’avis du coordonnateur de WANEP-Sénégal, Alfred Gomis, « ce projet est un moyen de prévention des conflits liés aux élections. Nous ne nous limitons pas à la collecte des informations, mais nous allons agir sur le terrain en partenariat avec dix organisations de la société civile sélectionnées. Des réponses seront apportées dans les différentes zones à risques du Sénégal ».

Vu le contexte actuel fait de tensions politiques, l’objectif final du comité sera de faire des recommandations en direction des autorités pour garantir des élections sans violences. Les participants assurent ne ménager aucun effort de veille sur les lieux de vote. En outre, une stratégie de communication sera aussi mise sur pied dans le but de dissuader des tentatives de perturbations. Ainsi, dans toutes les régions du Sénégal les moniteurs communautaires relèveront des indicateurs qui seront classés dans diverses catégories d’incidents et de manifestations. Le comité de veille, à son tour, devra siéger pour apporter des réponses rapides et efficaces. « Il faut une action d’éducation à la paix des citoyens. Nous ne devons pas uniquement nous adresser aux politiques et aux décideurs. Les citoyens sont assez mûrs et parfois ils posent des actes de violence de leur propre chef. Prévoyons donc un aspect d’éducation », préconise le représentant du CNRA.

Cartographie des zones à risques de violence

Aujourd’hui, la difficulté du projet réside dans la mutualisation des efforts faits par d’autres organisations de la société civile afin d’éviter des chevauchements sur le terrain. Selon Sadikh Niasse secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), « les informations collectées par les autres organisations de la société civile peuvent nous servir. De plus, au lieu de tous faire la même chose dans les mêmes endroits, nous pouvons organiser une synergie d’actions pour avoir plus d’impact. »

La cartographie des zones à risques de violence pendant l’élection présidentielle de 2019 élaborée par WANEP est le résultat des expériences précédentes, lors des élections locales et présidentielles. Les régions de Dakar et de Thiès s’avèrent être de « potentiels points chauds » nécessitant donc une attention particulière. Le comité d’alerte et de réponse entend inclure dans ses travaux les médias, à savoir l’Urac Union des radios associatives et communautaires, ainsi que Wa mbedd mi et Parole aux jeunes des sites d’information.

West Africa Network for Peacebuilding (Wanep) est une organisation œuvrant, depuis 1999, dans sept pays de l’Afrique de l’Ouest (Libéria, Togo, Sierra-Léone, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal) en faveur de la paix. Wanep Sénégal a été créé, en 2003, et regroupe 20 organisations de la société civile reparties dans six régions au Sénégal : Ziguinchor, Thiès, Dakar, Kolda, Sédhiou, Tambacounda). Financé par l’Union européenne, le projet Electoral Violence Monitoring, Analysis and Mitigation (E-NAM) s’étend de 2018 à 2021. Il concerne tous les pays se préparant à des élections législatives ou présidentielles.EMMANUELLA MARAME FAYE

« Macky Sall a ouvert la phase contentieuse post-électorale avant l’heure », selon Taxaw Temm

https://www.leral.net/ Le mouvement TAXAW TEMM s’est réuni en conférence nationale extraordinaire afin de réfléchir sur le contexte national, apprécier le verdict du parrainage et dégager les perspectives d’avenir et la conduite à tenir avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24/02/ 2019.

Sur l’actualité politique,Taxaw Temm a estimé que la situation actuelle est la  continuation du forcing illustré par : 

– le référendum tronqué de Mars 2016, les législatives chaotiques de 2017  ainsi que les entorses volontaires et programmées, depuis l’Acte III de la  Décentralisation de 2013 ;

– une série de transgressions sur le code électoral consensuel de 1992,

-un fichier électoral concocté dès le départ pour la réélection de candidat Macky Sall,

– la loi scélérate du parrainage pour écarter des adversaires politiques et se
choisir ses propres concurrents.

En utilisant le Conseil Constitutionnel, ravalé à la fonction de boîte à lettres,
chambre d’enregistrement de doléances et des récriminations et d’entérinement des  pièges et forfaitures du pouvoir en place, Macky SALL a ouvert la phase contentieuse post-électorale avant l’heure.

Il va donc sans dire, que notre pays demeure plus que jamais exposé aux risques  de troubles et de chaos post-électoraux inévitables, si rien n’est fait pour rétablir les choses à l’endroit.

Il apparaît clair qu’avec une crise sociale profonde, des tensions politiques
exacerbées, les enjeux autour du pétrole, du gaz, du zircon, etc., le Sénégal est assis sur des braises avec une « cocotte minute » en ébullition, un cocktail explosif qui peut générer une déflagration générale, difficilement maîtrisable avec des dégâts énormes.

L’opposition devra œuvrer avec fermeté et intelligence pour conduire la 3e  alternance qui doit se muer en alternative sociale, politique et économique pour un Sénégal libre, respecté et développé

 INDISPONIBILITÉ DE LA CARTE ÉLECTORALE : Aly Ngouille Ndiaye dément l’opposition

http://www.dakarmatin.com/ «La carte électorale est bien disponible et les plénipotentiaires peuvent entrer en sa possession quand ils le voudront». Cette affirmation est du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye qui a joint PressAfrik suite aux accusations de l’opposition indexant les autorités de les avoir renvoyés à demain vendredi 25 janvier pour entrer en possession du document.

  1. Ndiaye pense que l’opposition y est allée vite en besogne en soutenant cette assertion.

Son affirmation semble être avalisée par le représentant du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur).
En effet, Amadou Cissé qui lui aussi s’est exprimé sur PressAfrik, a informé qu’il a reçu un appel émanant de la Direction générale des élections (DGE) pour l’informer que la carte électorale était désormais mise à leur disposition. Non sans souligner qu’il a fallu que leur leader, le Professeur Issa Sall monte au créneau pour que les choses rentrent dans l’ordre

La Chronique de Ibrahima Lissa FAYE – Tensions politiques et apathie des sénégalais : Le piège qui guette Macky

La psychose s’empare du Sénégal. Le discours politique est tellement violent que tout le monde craint l’embrasement. Du pouvoir comme du côté de l’opposition, chacun y va avec des bravades. Chacun joue à se faire peur. En plus des empoignades verbales et autres, on passe à la démonstration de force. La vidéo sur «les marrons du feu» et l’attaque de la permanence de Pastef à Yoff risquent de créer un effet boule de neige. Les retours de flamme risquent d’être dramatiques.

Les initiatives des religieux tels que les évêques et les imams sont salutaires. Toutefois, si les deux parties ne jouent pas le jeu, elles ne serviront à rien. Dans cette situation, c’est le pouvoir qui a plus à perdre. En tant que dépositaire du suffrage des Sénégalais jusqu’au soir du 24 février, la paix civile lui incombe. Toutes les mesures et initiatives cherchant à garantir cette stabilité légendaire et la réputation de pays de démocratie du Sénégal devraient être prises. Les soubresauts d’une tension pré et post-électorale peuvent être fatales pour notre jeune nation surtout au moment où on parle de découverte de pétrole, de gaz et d’autres matières premières.

Déjà l’image du Sénégal a été un peu écorchée par certaines lois et décisions qui vont à l’encontre des libertés. Les prochains rapports d’organisations internationales vont le prouver parce que le pays de la Teranga va perdre beaucoup de points. Il va être mal classé. Les déclarations de Alioune Tine, droit de l’hommiste et ancien Secrétaire exécutif de Amnesty International en Afrique de l’ouest ne sont pas vaines. C’est à travers des signaux, mais aussi des rapports d’organisations qui sont déjà bouclés.

Ces tensions sont aujourd’hui le fruit d’un dialogue de sourd entre l’opposition et le pouvoir. Cependant, ce manque de dialogue et de concertations s’explique par des consensus bricolés. Le pouvoir entretient un jeu de dupe chaque fois qu’il s’agit de concertations. Après deux ou trois rencontres, ce sont des décisions prises à la hâte ou en catimini au mépris des protagonistes. Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et leurs anciens ministres devraient faire la leçon à Macky Sall. Le président de l’Alliance pour la République (APR) et candidat sortant de la présidentielle devrait prendre plus de hauteur. Comme il rivalise avec ses prédécesseurs en termes d’infrastructures et de réalisations, il a l’obligation d’en faire autant pour que le Sénégal reste dans la paix et la démocratie. Macky Sall doit rappeler à l’ordre les responsables de son parti qui mettent de l’huile sur le feu. Ils disposent non seulement de la force publique (police et gendarmerie), mais ils ont aussi les moyens de recruter tous les gros bras et nervis de Dakar.

Même si les forces de l’opposition font beaucoup dans l’agitation et la menace. Leurs manifestations ont toujours été étouffées dans l’œuf. L’exemple du 19 avril passé et tant d’autres sont là pour l’illustrer. Pour le moment, l’opposition sénégalaise n’a pas encore des catalyseurs de foules, des mouvements et des prétextes suffisamment fédérateurs pour mobiliser le commun des Sénégalais. Toutefois, avec les agissements belliqueux des caciques du pouvoir en place, en plus des provocations, un retour de flammes dramatique pourrait s’abattre sur la coalition au pouvoir. L’apathie du peuple sénégalais pourrait se transformer à une insurrection dans les urnes. Ibrahima Lissa FAYE

Me Madické Niang : C’est un réel recul démocratique que nous avons vécu avec Macky Sall»

http://www.emedia.sn C’est le défilé des leaders de l’opposition au siège du Pastef, saccagé dans la nuit du mercredi au jeudi, par des personnes non encore identifiées. Idrissa Seck, Cheikh Bamba Dièye, Omar Sarr, Amsatou Sow Sidibé, Madické Niang entre autres leaders, se sont déplacés pour apporter leur soutien au Pastef. Ousmane Sonko absent, c’est l’Administrateur général du parti qui reçoit les hôtes. Me Madické Niang que nous avons trouvé sur les lieux dénonce ce saccage qu’il qualifie de « barbare ».

L’avocat, par ailleurs candidat à l’élection présidentielle de février 2019, pense que l’enquête doit être diligentée pour que les auteurs de cet acte soient arrêtés. Car, à son avis, tous les citoyens épris de justice doivent dire non à ces « actes de barbaries ». A en croire Madické Niang, le régime en place est en train d’utiliser la violence pour intimider ses adversaires. Mais, avertit-il avec fermeté : « Cela ne passera pas. Les Sénégalais feront face à ce régime qui a déjà installé la dictature dans ce pays ».

Le candidat de la coalition Madické 2019, pense que l’image du Sénégal ne vaut plus rien depuis que Macky Sall est à la tête de la magistrature suprême. « C’est un réel recul démocratique que nous avons vécu avec Macky Sall. Une fois au pouvoir, nous allons revenir sur toutes les lois scélérates qui ont été installées par le régime », promet Me Madické Niang. Qui, poursuivant son argumentaire, appelle les forces de l’ordre à la retenue en leur rappelant qu’elles doivent mettre tous les candidats déclarés au pied d’égalité. Pour lui, avec a violence qui prend de plus en plus de l’ampleur aucun des candidats de l’opposition n’est à l’abri. « Aujourd’hui c’est le siège de Ousmane Sonko mais demain cela peut être moi ou un autre leader », alerte Me Madické Niang.Coordonnateur de la plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (POSE), Me Mame Adama Guèye, venu solidariser avec le Pastef, tire également sur la sonnette pour alarmer sur les menaces qui, à son avis, pèsent sur la démocratie sénégalaise. « Après la violence d’Etat, on assiste à une violence physique. On est en train de franchir le Rubicon. La stabilité sociale est menacée. Nous tenons à notre démocratie et nous allons nous défendre », soutient Me Mame Adama Gueye. Il demande que l’enquête se fasse très objectivement et que le commanditaire et les auteurs de ces saccages soient mis aux arrêts. Aliou DIOUF

«Moi Mamour Diallo, Ndongo Daara,fils d’imam»

https://www.igfm.sn L’accusation de détournement de 94 milliards de FCfa a été placardée sur la place publique par Ousmane Sonko. Mais le directeur des Domaines «muet» jusque-là a brisé le silence hier, dans une longue interview accordée à L’OBS. Qui est ce fonctionnaire inconnu du grand public ? IGFM a tenté d’en savoir plus sur ce personnage «controversé» pour les uns, qui suscite tous les fantasmes pour les autres.

Comme ce diastème qu’il cache derrière une bouche qui ne s’ouvre jamais, ou presque, Mamadou Mamour Diallo surfe sur une existence foncièrement dévolue à l’Etat. A 50 piges, ce grand corps, aux muscles tendus, tige noire, silhouette de basketteur des années seventies, maigreur mange-peu, le visage en lame expressif et sourcilleux, est un inconnu du grand public sorti de l’ombre grâce à la Une de L’Observateur. Sa première interview à un média sénégalais. C’est tout dire.

Mamour Diallo est un taiseux anonyme du grand public. Parce que depuis plusieurs décennies, il s’est tenu droit dans l’ombre. Lui n’a jamais aimé les palabres politiques, n’a jamais dragué les médias, a toujours fui les foules et les feux des projecteurs. Puis, tout bascule au détour d’une rencontre avec le chef de l’Etat. «La passion du Président Sall et son volontarisme pour le Sénégal sont contagieux», avoue-t-il. Mamadou Mamour Diallo se jette alors dans le marigot politique à travers son mouvement «Dolli Macky», après avoir refusé de s’engager sous Senghor, Diouf et Me Wade.

Une promenade sur le jardin secret de l’homme qui se cache derrière le directeur, montre qu’il n’est pas un bon client pour les commères. A 50 ans, ce fan de musique spirituelle s’impose comme un mur de silence que rien ne pourrait transpercer. Pour ne rien arranger les choses, l’homme se révèle de très près comme un solitaire. Loin pourtant de ressembler à un marginal. Il aime se mettre dans sa bulle et n’en sort que quand le devoir l’appelle, quand la famille et ses proches sont contents. «C’est ma nature, j’aime le calme, dit-il aussi impassible qu’une image. J’ai deux occupations : ma famille et mes champs. J’ai une ferme à Yenn et quand l’envie me prend, je vais là-bas pour fuir la touffeur dakaroise.» On ne se refait pas. Que lui inspire son monde au-delà de son poste gratiné de directeur des domaines? C’est son petit frère Seydina Oumar Diallo qui s’avance pour crayonner le grand frère. «Il est le repère de la famille, il ne peut se passer de sa famille et ça, il l’a dans son ADN. Il souffre de ne pas être irréprochable, c’est une obsession chez lui.»

«Le jour où je suis tombé devant la Kaaba»

Dans la chasse au souvenir de ses photos jaunies par le temps, le plus agréable qui lui laisse aujourd’hui baba, c’est quand Thierno Mountaga Amadou Tall, Khalife de la famille omarienne, lui a donné le «wird tidiane» en 1992. Mamadou Mamour Diallo en parle avec des yeux qui pétillent de fierté, de foi surtout. «C’est dans sa chambre qu’il m’a donné ça et ce jour-là, le discours qu’il m’a tenu est resté dans ma mémoire. Il m’a dit de cultiver la droiture, de ne jamais faire du mal et de toujours respecter mes obligations religieuses.» D’aucuns rêvent d’aller dans les étoiles, d’autres de faire le tour du monde ou de s’acheter des bolides de dernière génération, Mamadou Mamour Diallo a le vœu pieux de construire un Daara moderne. Même si c’est dans un coin de sa tête, les moyens de réaliser ce projet lui manquent. «Avant la fin de mes jours, je voudrais réaliser ce rêve.» Et puis, l’anecdote qui a traversé les âges, c’est en 2005, ce musulman «pratiquant» fait face à la Kaaba pour la première fois, ses jambes ne tiennent pas, il vacille, titube et tombe comme une feuille morte. «Je suis tombé devant un de mes collègues qui m’a soulevé, parce que ce que j’ai ressenti était vraiment fort.» Depuis, il n’est pas revenu de La Mecque. Chaque année, depuis 2005, il s’arrange une échappée aux Lieux Saints de l’Islam et son amour pour le Prophète de l’Islam ne s’est jamais démenti. Mamour Diallo a été le premier Président et fondateur de l’Association des Impôts et domaines pour le pèlerinage, qui convoie chaque année entre 50 et 100 personnes à La Mecque.

Dans une autre vie, Mamadou Mamour Diallo portait la sébile et parcourait les ruelles serpentées de Louga. Un simple regard dans le rétroviseur et une plongée en apnée dans l’enfance du directeur des Domaines permet de mieux cerner le mystère de cet homme cachottier qui revendique une seule peur : l’échec.

«Petit-fils de Baba Diallo, compagnon de Foutihou Tall »

On est en 1974 dans ce quartier Montagne Nord de Louga. Mamour Diallo, frêle garçon de 6 ans, enfant-talibé, tient sa sébile, fait la manche dans les maisons environnantes, comme les autres enfants du Daara familial. Ce môme à l’allure fragile est le petit-fils de Matar Diallo, né au Mali, dans le grand Jihad de l’immense Cheikh Oumar Foutiyou Tall, revenu s’installer à Louga au début des années 20. En 1968, loin de l’agitation mondiale, El Hadj Baba Diallo baptise son fils aîné Mamadou Mamour Diallo. Puis, sous les feux incandescents de ce centre d’enseignement coranique, de jeunes chérubins apprennent le Coran. Mamadou Mamour Diallo va se mêler, plus tard, aux jeunes enfants. Son père El Hadj Baba Diallo y tient comme à la prunelle de ses yeux. Qui plus est, il lui donne un pot de tomate usé pour lui demander d’aller chercher la pitance chez le voisinage. «Cela m’a beaucoup servi, ça a renforcé mon humilité», soupire-t-il. Puis à l’heure d’aller à l’école, la tension se fait jour au sein de la famille, le grand-père s’y oppose. Longs conciliabules, réunions houleuses. Finalement, le grand-père bénit son petit-fils… Le matin à l’école, ce «tête d’œuf» s’affirme. Le soir, le jeune talibé Mamour Diallo récite ses versets. Il finit par «boire» le Coran d’un trait. A l’école 1 de Louga, ses résultats sont frappants. Parfois, il joue au trublion avec quelques-uns de ses amis, en allant piquer quelques arachides à des agriculteurs du coin. Les 400 coups quoi ! Il fait partie des premiers de la classe. Il prend de la bouteille, décroche son Dfem (Diplôme de fin d’études moyennes – actuel Bfem). Puis, cap un peu plus au nord, à Saint-Louis, au lycée Peytavin. «La séparation était difficile avec mes parents, mais je suis tombé sur des personnes aimables», se rappelle-t-il. Il se démène dans les études le matin et, pendant ses jours de congés, apprend à nager sur la plage de Ndar, à taquiner du ballon etc. Il décroche le Bac série B, Economie et gestion, puis est orienté à l’Université Cheikh Anta Diop de la capitale. «Dakar, c’est le choc.» Il survit au choc, les belles filles, les nouvelles tendances à la mode grâce toujours à sa foi. Mais pas que… puisque le jeune Mamour est conscient de tirer vers le haut sa famille modeste.

«Major à l’entrée et à la sortie de l’Enam»

Son père El Hadj Baba Diallo est ouvrier-maçon, Imam à ses heures perdues et porte-parole du Khalife de la famille omarienne. Mamour, lui, décroche sa Maîtrise en Economie et gestion. Il réussit avec brio le concours du Centre de formation et de perfectionnement administratif (Enam B) en étant Major à l’entrée et à la sortie pour un profil de contrôleur des Impôts et domaines. En 1990, il atterrit à Kaolack pour son premier poste. Il pose un acte avec ses premiers salaires pendant trois ans qui sort de l’ordinaire. «Pendant trois ans, mes salaires, je les donnais directement à mon père, c’est lui qui cherchait à me remettre quelque chose.»

Au bout de 6 ans à s’occuper de son père et de sa maman, il se marie. Lui le «sentimental» est aujourd’hui père de trois enfants… Entre-temps, il est retourné à l’Enam pour devenir inspecteur des Impôts et domaines…monte en grade à travers certains centres réputés de la banlieue. Et en 2015, le Président Macky le nomme, par décret, Directeur national des Domaines… Il lui rend la monnaie en s’engageant à ses côtés. Lui que ses détracteurs accusent d’être un guichet automatique de billets de banque, sourit de l’accusation. «L’argent ne peut pas tout acheter, je préfère plutôt les relations humaines.»MOR TALLA GAYE Ndongo Daara* : Enfant talibé

REFUS DE SOUTENIR UN AUTRE CANDIDA : Le Pds tout droit vers le boycott

http://www.enqueteplus.com Engagé dans une voie sans issue et inopérante depuis l’emprisonnement puis l’exil de Karim Meïssa Wade, le Parti démocratique sénégalais file tout droit vers un boycott du scrutin présidentiel du 24 février 2019. Ce qui ouvrirait un grand boulevard au président Macky Sall.

Le Parti démocratique sénégalais travaille-t-il à faciliter au président Macky Sall une réélection dès le premier tour du scrutin présidentiel du 24 février 2019 ? En tout cas, les actes posés au quotidien par l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade et ses militants portent à le croire. A un mois du prochain scrutin présidentiel, aucune lisibilité n’est en effet notée dans le jeu plus ou moins risqué du Pds. Au-delà des discours va-t-en-guerre et autres appels à l’occupation permanente du terrain politique émis par les libéraux et leurs alliés de l’opposition, aucun acte allant dans le sens de proposer une alternative à la candidature de Karim Wade n’est jusque-là envisagée. Au contraire, l’on continue toujours à s’arcbouter sur  une stratégie qui s’est révélée jusque-là inopérante et sans issue.

En effet, dans un contexte préélectoral sénégalais assez particulier où chacun des différents états-majors engagés dans la course à la présidentielle du 24 février 2019, fourbit ses armes et peaufine  sa stratégie pour sortir vainqueur de ce scrutin, aucune ligne ne bouge dans les rangs du Pds. Malgré les appels de certains libéraux avisés de reconsidérer sa position, le commandement du parti reste toujours sourd et s’entête à maintenir coute que coute la candidature du fils de l’ancien président de la République, Karim Meïssa Wade, pourtant rejetée par le Conseil constitutionnel sénégalais à l’issue de la publication, le 20 janvier dernier, de la liste définitive des candidats déclarés à la présidentielle de février 2019. Non seulement le Pds refuse d’accorder un quelconque soutien aux autres candidats de l’opposition dont les candidatures ont été validées par le Conseil constitutionnel mais il menace d’empêcher la tenue du prochain scrutin présidentiel si jamais son candidat n’y participe pas.

‘’Pour l’instant, la décision issue de nos instances et réaffirmée par ses responsables, est que sans notre candidat, les élections ne se tiendront pas’’, a déclaré sur les ondes de la Rfm, le porte-parole du Pds, Babacar Gaye. 24h plus tard, il est adoubé par Me El Hadji Amadou Sall. ‘’Toute tentative de tenir une élection sans notre candidat ne passera pas. Les Sénégalais feront en sorte que l’élection ne se tienne pas’’, renchérit le responsable libéral, membre du Comité directeur.

Cette situation assez confuse et incertaine pour l’avenir du parti commence à produire ses effets. De plus en plus, des voix discordantes se font entendre pour inviter le parti à revoir sa stratégie et se conformer à la réalité du moment. Certains comme Mouhamed Lamine Massaly allant même jusqu’à demander au Parti d’accorder son soutien à Me Madické Niang, candidat dissident du Pds. Selon le Secrétaire général de la Fédération départementale du Parti démocratique sénégalais de Thiès, si le Pds est conséquent avec lui-même, il doit accorder son soutien à Me Madické Niang. ‘’On doit cesser les attaques contre lui (Madické) et le soutenir. Il n’est pas notre ennemi. L’heure de la vérité a sonné. J’ai un devoir des responsabilités, j’ai l’obligation de parler. En tant que ses frères de parti, nous devons soutenir Me Madické Niang et non l’attaquer au quotidien’’, déclare-t-il.

Ainsi pour le jeune responsable libéral, la personne de Madické Niang ne doit pas être une cible. Selon lui, la seule cible du Pds et de l’opposition en général, c’est le président sortant. ‘’Macky Sall déroule tranquillement son plan au moment où nous nous tirons dessus. Il nous faut unir nos efforts et nouer des alliances fortes pour faire face à ce régime dictatorial. Chacun d’entre nous défend ses intérêts crypto personnels sans se soucier de l’intérêt collectif. Mais  si nous n’y prenons pas garde, ce qui nous est arrivé lors des élections législatives de 2017 va encore  nous arriver et Macky Sall passera sans grande difficulté’’, fulmine-t-il. Non sans reconnaitre que Me Madické Niang a eu raison d’eux en se positionnant comme un candidat alternatif à Karim Wade. ‘’Le président Madické Niang et tous ceux qui sont avec lui ont eu raison de nous tous.

Il y a trop de mensonges, de calomnie et d’inepties sur sa candidature’’. D’ailleurs, à propos de cette candidature, Mouhamed Massaly de soutenir qu’elle a été parrainée par de hauts responsables du Pds tapis dans l’ombre. ‘’Madické Niang a été parrainé par de hauts responsables du Pds en commençant par ma propre personne en tant que président de la Fédération départementale du Pds à Thiès. Quand j’ai fini de parrainer Karim Wade, je lui ai remis plus de 10.000 parrainages. Je n’écarte pas de le soutenir parce que c’est une personne qui travaille pour l’intérêt du Pds’’, soutient-il. Dans la même veine, il rappelle que Me Madické Niang est un homme qui a toujours été loyal à Me Abdoulaye Wade et au Pds. ‘’ Il s’est sacrifié pour Wade et pour le parti. Il est  toujours du Pds et personne ne peut l’en exclure’’, croit savoir Massaly.

 Pape Saer Gueye : « On ne soutient pas un autre candidat »

Cette proposition semble inaudible au sein du Pds. Selon Pape Saër Guéye, Secrétaire national en charge de la diaspora et membre du Comité directeur, ‘’soutenir un autre candidat serait synonyme d’abdication dans le combat qu’ils sont en train de mener pour le retour d’exil de Karim Wade’’. Il rappelle : ‘’On n’a pas de plan B ni de plan C. On ne soutient pas un autre candidat. On ne va pas aider Macky Sall à satisfaire sa commande. Nous n’allons pas montrer à l’opinion nationale et internationale qu’on est aussi faibles pour nous agenouiller devant les désirs de Macky Sall. On ne le fera pas’’, fulmine-t-il.

Principal parti de l’opposition sénégalaise, s’il n’est pas d’ailleurs la locomotive, le Pds s’engouffre davantage dans une voie sans issue. En refusant systématiquement de soutenir un autre candidat, il file tout droit vers le boycott du scrutin présidentiel du 24 février. Son électorat non négligeable pourrait en effet plus profiter au régime sortant qu’aux autres candidats déclarés, si on en croit au Pr Ibou Sané.

‘’Si le Pds boycott l’élection présidentielle, il va inéluctablement baliser le chemin au président Macky Sall’’, analyse le Pr en Sociologie politique à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Selon lui, en maintenant sa stratégie, le Pape du Sopi expose son parti à des risques d’implosion. ‘’Depuis très longtemps, Abdoulaye Wade n’a qu’une seule ligne directrice, celle de faire placer son fils à la tête du parti et du pays.  Une stratégie sans issue jusque-là.  Le Sg du Pds est aujourd’hui en train de faire imploser son parti de l’intérieur. Ce qui pourrait compromettre son avenir et ses chances de revenir aux affaires’’, déclare l’Enseignant en sociologie politique.ASSANE MBAYE

PDS : Alinard Ndiaye dément Pape Saer Gueye et affirme que boycotter la Présidentielle n’est pas envisageable

https://www.pressafrik.com/ Le Parti démocratique sénégalais (Pds) n’est pas dans une logique de boycotter l’élection présidentielle du 24 février 2019. Du moins si l’on en croit à Alinard Ndiaye, membre du Comité directeur dudit parti.  » Boycotter la présidentielle de février n’est ni une décision utile, ni imaginable encore moins officielle au niveau du Pds  », a-t-il dit en réponse à Pape Saër Guèye., le Secrétaire national en charge de la Diaspora du Pds et membre de ce même bureau politique, qui a laissé entendre que le Pds n’allait soutenir aucun candidat. Ce qui signifie que les libéraux préféreront croiser les bras   » pour ne pas satisfaire la commande de Macky  » ( pour reprendre ses termes ).

Le Président national du MLK (Mouvement Libérez Karim)  informe que cette déclaration de Pape Saer Gueye a mis beaucoup de responsables libéraux dans une colère noire.  » Cette sortie n’engage que son auteur,  puisque la question de la conduite à tenir pour la présidentielle n’a pas été abordée par les structures habilitées du Pds. J’invite les Karimistes, les militants et les responsables du Pds à ne donner aucun crédit à ce genre de déclaration en attendant l’arrivée dans les prochains jours du Secrétaire Général du parti, le président Wade, pour la conduite à tenir  », a-t-il confié au site Dakar actuAYOBA FAYE

KARIM DONNE SES VOIX À…IDY

https://xibaaru.sn/ Karim Wade vient de renoncer carrément à sa candidature et à son combat pour le 24 février 2019. Selon des proches du candidat de la coalition « Karim Président », le fils de Wade aurait choisi de soutenir Idy…

Karim for Idy

Karim Wade roule aujourd’hui pour Idrissa Seck ou pour Idy2019. Les anciens ennemis sont devenus des amis. « Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». Et cette devise s’applique pour Karim car l’ennemi de Macky est l’ami de Karim…

Malgré la rancœur des divergences entre Idy et Wade, Karim a privilégié la douleur de la vengeance pour faire payer Macky. Et Karim sait le seul opposant qui serait farouche envers Macky est Idrissa Seck. Alors il a choisi le chemin de la violence pour faire payer Macky.

Le candidat du PDS aurait demandé à ses suiveurs et fidèles karimistes de voter pour la coalition Idy 2019…

Le deal

Pour le récompenser de son soutien, Idy aurait proposé à Karim : Amnistie, Réhabilitation, restitution des avoirs et réintégration…Affaire à suivre…

 Assemblée : Passe d’arme entre le député  Mamadou Mory  Diaw et la presse

http://www.rewmi.com/ La  presse a envoyé  un signal fort  aux députés surtout ceux  qui  passent  leur temps  à insulter les  journalistes.  Le  député  Mamadou Mory  Diaw, par ailleurs  Maire  de Matam n’oubliera  pas  de sitôt la date  24 janvier  2019 . Prenant la parole, ce dernier a dérapé en tenant des  propos « malsains » en vers  les journalistes. Ce qui a soulevé l’ire des professionnels des medias. D’un tir  groupé et salé en vers le député, la séance s’est arrêtée  un instant.  La situation  allait se dégrader  quand  le gendarme a appelé  un  confrère pour des explications.  Ses confères se sont opposés et s’en est suivi des échanges houleux. Il a fallu  l’intervention  des  bonnes  volontés civiles et militaires  pour tempérer  les uns  et les autres  et  finalement le calme est revenu. « Si les propos tenus par le député sont  offensants, les  journalistes, pardonnez-le », a lancé le président de l’Assemblée, Moustapha Niasse.

NON, le Fouta n’est pas un «bétail électoral»Par Yero Guissé

Le 24 février 2019, le peuple sénégalais sera appelé aux urnes pour élire un nouveau Président de la République qui conduira les destinées de la nation durant les cinq prochaines années. C’est donc un moment historique et un enjeu fort dans la vie politique de notre pays. Au-delà d’être une tradition démocratique, l’élection présidentielle constitue également « la rencontre d’un homme avec son peuple ».
Dans un contexte d’émergence et de développement, la présidentielle de 2019 sera également une occasion pour les 5 candidats officiellement retenus de partager leurs programmes ou projets de société avec le peuple sénégalais. Ainsi comme dans toutes contrées du Sénégal, le Fouta en général et la région de Matam en particulier vivra au rythme de ces joutes électorales. En effet, les populations du Fouta ont toujours participé à cette vieille tradition démocratique de l’indépendance à nos jours.
Aujourd’hui la réalité est qu’il y a un gros fossé entre l’implication des populations du Fouta dans les affaires publiques à travers la politique et développement économique du Fouta. Le constat est général, le Fouta est l’une des parties du Sénégal les plus oubliées alors que les fils et filles du Fouta ont travaillé dans presque tous les gouvernements qui se sont succéder au pouvoir. Au 21ème siècle, il existe encore dans le Fouta des zones complétement enclavées. Le Fouta est toujours relégué au second plan : manque d’infrastructures routière et sanitaire, le chômage des jeunes et l’insécurité alimentaire entre autres. Le paradoxe est que le Fouta, par son électorat considérable, a toujours voté pour le parti au pouvoir.
Au lendemain de l’élection du Président Macky Sall à la magistrature suprême, les populations du Fouta avaient beaucoup d’espoir de voir enfin le bout du tunnel avec notamment la prise en compte des doléances dans les différents domaines précités. Malheureusement, tel n’est pas encore en cas même si quelques efforts ont été faits. Force est de reconnaitre que le Président Macky a eu le mérite de nommer certains fils du Fouta à des postes de responsabilité. Mais malheureusement la rivalité politique, les querelles claniques et partisanes entre les acteurs politiques eux-mêmes ont freiné l’élan de développement du Fouta. En effet, ils ont préféré défendre leurs propres intérêts que ceux des populations. Au Fouta, la politique a fini de diviser les familles et créer une grosse psychose au sein des populations. Il est aujourd’hui regrettable que certains acteurs politiques du Fouta attendent l’approche des élections pour se trouver dans le but de défendre leurs privilèges et leurs postes. Le Fouta a besoin des hommes et des femmes capables de porter la voix du développement et de l’émergence.
Au seuil de l’élection présidentielle où la campagne électorale se caractérise par l’abondance des discours captivants et un chapelet de promesses, les populations doivent enfin prendre leurs responsabilités et refuser que le Fouta soit considéré comme un « bétail électoral ». L’élection présidentielle est donc une occasion inouïe de faire entendre sa voix, sinon d’imposer son choix.Yero Guissé,Citoyen du Fouta

Taxawu Senegaal : Ça danse sur la « tombe » de Khalifa Sall

Seneweb.com | Le remplaçant de Khalifa Sall à l’Assemblée nationale vient de lâcher une bombe. Responsable des jeunes du Grand Parti, Malick Guèye a été installé hier. Sur fond de tensions entre alliés de la coalition Manko Taxawu Senegaal. En effet, il lui a été demandé de démissionner du maroquin dont il vient d’hériter pour permettre à un «socialiste» proche de l’ex-maire de Dakar de devenir député.

Une invite à laquelle le poulain de Malick Gakou dit souscrire entièrement, mais à une seule condition : qu’ils rendent tous leurs écharpes en soutien à Khalifa Sall. Niet catégorique de l’ensemble des députés de Taxawu Senegaal. Seul Déthié Fall de Rewmi a dit oui. Il n’en fallait pas plus pour que Malick Guèye accepte de prendre le poste en question pour entendre, désormais, du … Honorable !

LETTRE OUVERTE À IDRISSA SECK PAR ALASSANE KITANE

Vous n’êtes peut-être pas le meilleur, vous avez vos défauts, mais la nation a besoin de vous, elle a envie de compter sur vous, elle a besoin d’être persuadée

Monsieur Idrissa Seck, je ne suis ni un sympathisant, ni un militant de Rewmi, mais il y a une voix intérieure qui m’a fait injonction de vous adresser ce message. Je trahirais ma conscience morale ainsi que mon devoir citoyen si je manquais à cette obligation de vous exprimer ma modeste pensée sur la gravité de l’heure.

Je fais partie de ceux qui pensent que les grands hommes sont le produit de la rencontre heureuse de circonstances particulières et de la sagacité d’un engagement pour des idéaux qui transcendent leur égo. On ne vous pardonnerait pas de ne pas remplir cette mission qui est en train de s’incarner en vous sans que vous l’ayez peut-être cherché. Ce n’est pas une chance, c’est un SACERDOCE : d’autres fils de la nation sont en train d’être broyés par une machine politico-judiciaire, et la nation a le droit de compter sur vous pour assurer sa rédemption !

J’aurais été euphémiste si je vous disais que le peuple est angoissé et que le pays a grandement besoin d’un homme qui lui serve à la fois de confident et de guide. Aucune révolution ne s’est faite au monde sans le charisme et l’abnégation d’un homme d’envergure.

Vous avez l’expérience et l’intelligence : alors prouvez-nous que vous avez la vertu nécessaire pour diriger ce pays !

Plusieurs tempêtes ont soufflé sur vous, mais par la grâce de Dieu et par votre endurance, vous êtes toujours là : c’est déjà un signe, un gage d’expérience et de stabilité mentale. Aucune élection ne s’est faite depuis 2000 sans une contribution significative de votre parti. C’est déjà bien, mais nous voulons plus et mieux.

2019 ne se fera pas sans vous, 2019 vous a donné rendez-vous, vous n’avez pas le droit de le rater ! C’est 2019 qui vous donne rendez-vous pour rencontrer un peuple meurtri et complètement déboussolé, mais parfaitement sage lorsqu’il s’agit de congédier un serviteur qui n’est pas ou n’est plus apte. Vous êtes présentement le doyen de l’opposition et heureusement que vous semblez l’avoir compris par les actes de noblesse que vous posez depuis quelques mois.

On a besoin d’être couvé, on a besoin d’être rassuré, on a besoin d’être protégé, on a besoin d’être dopé, on a besoin d’être aimé en tant que peuple désireux de former une patrie solidaire et riche. Vous n’êtes peut-être pas le meilleur, vous avez vos défauts, mais la nation a besoin de vous, elle a envie de compter sur vous, elle a besoin d’être persuadée.

Quand on incarne la nécessité d’une époque dans l’histoire d’un peuple, on n’appartient plus à sa famille ni à sa formation politique : on appartient à un peuple. C’est à vous de rassembler autour de cette nécessité : réhabiter la République, redonner espoir à la jeunesse, refonder notre justice, redonner une base nationale à notre économie, restituer à la politique sa noblesse.

Nous avons besoin d’hommes politiques capables de prendre de la hauteur,  pas de président-souris qui creuse des trous partout, dans la Constitution, dans les lois et dans la justice. Nous avons besoin d’un président dont le premier discours commencera par « le jour où nous quitterons ce pouvoir… ». Il est temps d’avoir de l’ambition pour les générations futures, il est temps d’avoir des hommes d’honneur, c’est-à-dire qui sont plus soucieux de leur crédibilité après l’exercice du pouvoir que les délices que celui-ci peut leur procurer.

Vous le ferez et ce, non pas parce que vous le pouvez, mais parce que vous le devez : VOUS NOUS LE DEVEZ. Vous irez voir tout le monde, vous discuterez avec tout le monde, vous transcenderez les différends politiques qui vous opposent aux uns et aux autres. Vous devez vous réconcilier avec tout le monde pour être définitivement apte à incarner cette mission qui est vôtre. Nous avons besoin d’un homme politique ouvert à la critique et suffisamment intelligent pour transformer les critiques en lumière pour éclairer sa voie.

 Caractéristiques et effets cauchemardesques des grenades lacrymogènes et fumigènes acquises par Dakar : ce que vous en ignoriez!

https://actusen.sn/ La tension sera de mise ce vendredi. Les jeunes de l’opposition qui ont décidé de marcher vont sûrement en découdre avec les forces de l’ordre. La raison ? Les manifestants disent ne pas négocier l’itinéraire de la marche. SourceA dans sa parution revient ainsi dans les grenades lacrymogènes en possession des hommes de tenue. En effet, même si elle interdite dans beaucoup de pays, la grenade explosive de type GLI-F4 est la préférée des forces de l’ordre du Sénégal.

Avec un effet de souffle impressionnant, la GLI-F4 est la plus utilisée, actuellement, du fait de son pouvoir, psychologiquement, agressif.Actusen.sn

Un soutien de Karim arrêté

http://www.emedia.sn/ Le Parquet de Dakar a ouvert une information judiciaire et requis le mandat de dépôt contre Mouhamadou Karasse Kane, Loukwairy Fall alias Pape Nar Fall ou ’’Narou Karim’’, membre du Comité directeur (CD) du Parti démocratique sénégalais (PDS) et Saliou Fall. Selon les révélations de Libération, l’accusation soutient un plan avorté qui visait à saboter la cérémonie d’inauguration de la Mosquée Souleymane Baal de Guédiawaye par le président Macky Sall. Une tentative déjouée par la Division des investigations criminelles (DIC), rapporte le journal. Lequel signale que, malgré leurs dénégations sur une quelconque participation à l’opération au cours de leur interrogatoire, ils seront édifiés sur leur sort aujourd’hui. Ce, après le retour de parquet dont les mis en cause ont bénéficié hier, jeudi 24 janvier.
D’après la source, l’exploitation du téléphone du soutien de Karim Wade a permis de découvrir plusieurs photos et messages liés à des manifestations de ’’Karimistes’’. Et, ses explications selon lesquelles « il s’est juste agi des préparatifs de manifestations autorisées à la Place de la Nation (ex-Obélisque) n’ont pas convaincu les enquêteurs.

GUÉDIAWAYE : Trois « karimistes » arrêtés par la Dic

Seneweb.com |Des personnes soupçonnées de sabotage de l’inauguration de la mosquée de Guédiawaye le 18 janvier dernier par le président Macky Sall ont été arrêtées par la Dic. Il s’agitde Saliou Fall, Mouhamadou Karasse Kane et Loukwairy Fall alias Pape Nar Fall ou « Narou Karim ». Membres du Comité directeur (Cd) du Parti démocratique sénégalais (Pds) et « Karimistes », ils ont été placés sous mandat de dépôt. Les mis en cause, qui ont bénéficié d’un retour de parquet, seront édifiés sur leur sort aujourd’hui.

Interpellés après que la Dic a déjoué un plan de sabotage de l’inauguration de la mosquée Thierno Souleymane Baal de Guédiawaye, Saliou Fall, Mouhamadou Karasse Kane et Loukwairy Fall ont nié les faits.  Mais, selon Libération qui donne l’information, l’exploitation du téléphone de « Narou Karim » a permis aux enquêteurs de la Dic de découvrir le pot aux roses avec plusieurs photos et messages compromettantes.

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