Lettre  au Président Français,Merci Monsieur Chirac!..Par Babacar Touré

I-…Et si on parlait de la Mauritanie…

Merci d’avoir bien voulu venir nous “visiter”, pour la première fois depuis dix ans; pour la première fois aussi, depuis la survenue de l’alternance. Merci du fond du cœur pour tout ce que Vous nous avez donné directement, indirectement. De ce que vous nous avez permis d’acquérir. En premier lieu, d’être francophile avant de nous retrouver francophones avec l’usage et le partage de la langue française. Dont Léopold Senghor disait qu’elle était la langue de la diplomatie, des belles lettres, du bon goût et du savoir- vivre. Une langue de clarté aussi ponctuait le Président-poète.

Merci de nous fréquenter. Merci encore à la France de nous permettre d’accéder à la connaissance, de nous avoir ouvert les portes du monde. De nous avoir permis des rencontres. De nous être métissés. D’avoir amélioré l’espèce. Et d’avoir, en les multipliant, engrangé des espèces. De récupérer des objets et des espaces, ajoutant ainsi au patrimoine de l’Humanité. Comme disait la Fontaine, un de vos compatriotes, c’est le(s) fond(s) qui manque(nt) le moins. Il suffit de labourer, «creuser, fouiller, bêcher, ne laisser nulle place où la main ne passe et repasse». Merci de nous avoir laissé accéder à des ressources, facilement, rapidement et sans cause apparente. Et surtout de nous avoir épargné les affres de l’effort soutenu, industrieux et pénible. Et d’avoir permis de découvrir et de nous abonner aux délices des trésors cachés.

Au nom de tout ce qui nous lie (les mains) et vous casse les pieds, condescendez à ouïr quelque outrecuidance échappée d’un petit esprit aventureux. Vous êtes venu, Vous avez Vu, Vous avez vaincu. Ou plutôt confirmé et consolidé la Victoire. Le peuple sénégalais, dans sa diversité multiethnique, multi-culturelle, multi-partisane et multi confessionnelle Vous a adoubé, adulé, exprimé son infinie gratitude d’avoir été là. Il a chanté et dansé. Pour vous, en guise de reconnaissance. Pour l’honneur et la fierté de son grand et glorieux guide Émérite. Inégalé. Inégalable. Inimitable. Toujours, ami des bons comme des mauvais jours. C’est cela la civilisation, une des vocations messianiques de la France Éternelle que missionnaires, explorateurs et fonctionnaires des colonies ont rivalisé d’ardeur, d’efficacité et de compétence à réaliser. La fin valait bien et vaut toujours qu’on lui sacrifie les moyens nécessaires, quels qu’ils soient.

De Jean Rouch “avalé par la nuit sur une route dangereuse du Niger” ses amis et admirateurs disent qu’il était un “fou d’Afrique”. Il y a bien des “Fous de Dieu” pourrait- on convenir. Seulement, le continent des ténèbres a bien besoin des fous. Vous êtes encore pour nombre d’Africains, Chirac… l’Africain.

Donc un des leurs. Des nôtres ?

Monsieur le Président, nous partageons l’opinion de Peguy selon laquelle “ce sont les peuples qui font la force et la faiblesse des régimes”. Or donc, nous voulons vous entretenir de régimes. Non point celui auquel se sont eux-mêmes soumis les oligarques et autres hiérarques, anciens et nouveaux, de ce que de mauvais esprits désignent par des vocables chargés : “françafrique”, “pré-carré”, “foccardie”, “chiraquie” (par extension) etc. Des voix plus expertes donc plus autorisées font à longueur d’ondes et de colonnes, la critique et la contre-critique de cette galaxie pour que l’on n’ait point besoin d’en rajouter. L’alliance du cocher et du cheval ou la dialectique du maître et de l’esclavage est une donnée constante, une tendance lourde de l’histoire de nos relations autant avec l’occident civilisateur qu’avec l’Orient rédempteur.

Aujourd’hui, vous êtes à Saint-Louis du Sénégal, “vieille ville française, capitale de l’élégance et du bon goût » et qui a provoqué l’extase du romancier-poète Ousmane Socé Diop. Ancienne capitale des territoires du Sénégal et de la Mauritanie. Vous ne pourrez ne pas entendre la clameur venue de la garnison-prison de Ouada Naga, à une quarantaine de kilomètres au Nord-Est de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie indépendante.

Là, tout près de vous, à portée de voix, un régime juge ses opposants. Dix sept (17) condamnations à mort ont été réclamées par le procureur de la République, une vingtaine à la prison à perpétuité. Pour le menu fretin, les peines requises varient entre vingt (20) et cinq (5) années de prison avec ou sans les travaux forcés. Au total, deux cents (200) citoyens mauritaniens dont l’ancien chef de l’État, Mohamed Khouna Ould Haidallah et Ahmed Ould Daddah, tous deux anciens candidats à la dernière élection présidentielle de leur pays, Cheikh Ould Horma, autre chef de parti, embastillées par…anticipation et pour dissuasion.

Demain, les condamnés à morts seront morts, suppliciés et enterrés en catimini à l’aube d’une nuit sans lune et sans étoiles comme l’ont été, en 1987 trois officiers négro- africains, les lieutenants Sarr Amadou, l’enseigne de Vaisseau de première classe, Ba Seydi et le lieutenant Sy Seydou Daouda de la Gendarmerie mauritanienne. Déjà le procès de Ouada Naga livre quelques secrets. Les accusés dont beaucoup sont membres de groupes et de partis n’entretenant aucune relation entre eux, ont révélé l’existence de charniers recouvrant pour l’éternité des centaines de négro-mauritaniens massacrés au cours des tragiques événements de 1989.

L’intérêt de ces révélations est qu’il est possible aujourd’hui de faire procéder à une enquête internationale pour établir ou réfuter de telles allégations. D’autant que les accusateurs se (re)connaissent bien parce qu’ayant appartenu aux mêmes phalanges ultra chauvines ayant réussi, à l’époque, à réaliser l’unité des communautés arabo- berbères contre les composantes négro-africaines du pays. On a parlé de crime contre l’humanité, de déportation abusive, de purification ethnique. Le conflit avec le Sénégal qui a été le prétexte et le prolongement de ces actes de barbarie et les réactions toutes aussi sauvages suscitées au Sénégal, ont eu un effet de masque sur une situation intérieure à la Mauritanie, épousant les caractéristiques d’un embryon de guerre civile. Aujourd’hui, au nom d’un certain équilibre de la terreur et par la terreur, des citoyens vont être passés par les armes, certains vont croupir en prison, les moins malchanceux condamnés à l’exil, leurs familles disloquées et leurs vies “gaspillées”. Hier, au moment où vous étiez accueilli sous les vivats et les youyous, les déportés et réfugiés mauritaniens au Sénégal entamaient une grève de la faim illimitée car n’ayant plus rien à perdre. Ils sont estimés à quelques soixante mille (60.000) âmes abandonnées à leur sort par la Mauritanie, le Sénégal et la Communauté internationale. Pouvez-vous, Monsieur le Président, passer à coté de tout cela, si près, sans lever la tête ni le petit doigt pour dire avec les démocrates du monde : “ça suffit!”.

C’est connu, le Sénégal occupe une place particulière dans votre cœur et à la droite du Père. Et les Sénégalais alors, Monsieur le Président ? C’est parce qu’il y a les Sénégalais, qu’il y a ce Sénégal qui vous tient tant à cœur ! Où je veux en venir ? Simplement à ceci : la sécurité, c’est d’abord les voisins. La diplomatie, c’est aussi et d’abord les voisins. De ce point de vue, nous ne sommes pas gâtés.

Si le Volcan mauritanien entre en éruption, le «Tsunami» sahélien emportera le Sénégal. Et aujourd’hui, avec la découverte d’importantes quantités de pétrole, l’autoritarisme dominant au sein du régime et l’appui des compagnies pétrolières peu soucieuses de démocratie et/ou de droits humains, l’encadrement américano-israélien ayant comme prétexte la lutte anti-terroriste-islamiste, la stabilité et l’unité de la Mauritanie n’ont jamais été aussi sujettes à caution, voire menacées. D’autant que cette fois-ci, la répression et l’exclusion semblent avoir touché toutes les couches et classes (ou catégories) sociales des différentes communautés du pays. C’est un signe des temps, Monsieur le Président, que pour une fois, tous les leaders négro-africains se sont élevés d’une seule voix pour condamner le parallèle macabre que des factions du pouvoir mauritanien ont voulu établir entre les accusés» et les «conjurés» de Ouada Naga et les suppliciés négro-africains.

Mieux, une coalition mondiale contre l’application de la peine de mort en Mauritanie est entrain de se déployer pour détourner les fusils des poitrines des suppliciés, et œuvrer au retour à un climat de paix civile, de dialogue et de réconciliation nationale. Contre l’arrogance, la duplicité et le ponce-pilatisme.

Parmi ces coalisés de la Démocratie et des Droits humains, figure un illustre fils de France, de la France que nous aimons, celle de la Renaissance et des Lumières, celle aussi, de 1789 qui a mis fin à l’Ancien Régime.

Monsieur le Président, si la raison du plus fou devait l’emporter, notre cher Sénégal n’y survivrait pas. Imaginez l’afflux brutal de centaines de milliers voire des millions de personnes refluant vers notre pays, dans des conditions inimaginables venant se juxtaposer aux millions d’anciens et de nouveaux pauvres bien de chez nous? Pour avoir aboli la peine de mort, la France et le Sénégal sont particulièrement interpellés. Excellence, Vous n’êtes certainement pas responsable de nos vies, de nos situations. Cependant, Vous avez des responsabilités. Vous n’êtes pas Bush, l’autre ami qui électrocute et «gaze» à tours de bras, en faisant l’apologie de la peine de mort et de l’ultra conservatisme.

II – … et de la Côte d’Ivoire à l’encan…

«Être homme, c’est précisément être responsable», pour reprendre Saint-Exupéry. Prenons le cas de la Cote d’Ivoire. Dans ce pays, se joue non plus l’avenir du seul Sénégal, mais celui de toute l’Afrique de l’Ouest, y compris le Nigeria, encore mal remis de la sécession biafraise, de l’irrédentisme des afro-islamistes du Nord en quête d’une fédération d’États théocratiques séparés et du harcèlement des seigneurs de la guerre dans la boucle du pétrole. La France, dès le début du conflit s’est voulue responsable et a donc pris ses responsabilités. Délimiter la zone tampon, cantonner les forces en présence dans des espaces «dédiés», s’est substituée aux médiateurs africains en parrainant la réunion et les accords dits de Marcoussis, conclus sur le territoire de la République française. Mieux, vous avez appuyé la Cedeao et les Nations Unies pour monter une force d’interposition et de monitoring de la situation en Côte d’Ivoire tout en y maintenant un corps expéditionnaire, l’arme au pied, prêt au combat.

Les Ivoiriens, sont historiquement et culturellement attachés à la France et aux Français, en dépit de quelques manifestations parfois purulentes, d’un certain… dépit amoureux né du sentiment que la France reste plutôt attachée à la Côte d’Ivoire et à ses ressources mais n’est nullement concernée par le sort des Ivoiriens. Monsieur le Président, comme on dit dans ce savoureux parler ivoirien, «vous avez moyen!» Vous avez les moyens d’arrêter la guerre en Cote d’Ivoire. Vous avez eu moyen de neutraliser l’aviation voire l’armée ivoirienne en quelques poignées de minutes et de restaurer le statu-quo, la partition du pays en deux entités au sein desquelles seule votre armée – en dehors de celle des Nations-Unies- peut se déployer sans restriction du nord au sud, d’est en ouest.

Comme vous avez eu les moyens et le temps de fermer les yeux et de laisser-faire la «danse des sukhoï» avant de les anéantir à la suite de ce qui apparaît comme une bavure tragique. C’est-à-dire le bombardement du camp français de Bouaké avec ses neuf morts. A moins de considérer le Président Gbagbo comme un fou à lier, la thèse de la provocation délibérée ne saurait prospérer. Quoi qu’il en soit vous avez eu tout de même les moyens de vous venger en aggravant la fracture numérique aérienne et humaine car pour 9 tués du côté français, les Ivoiriens ont dû en enterrer plus d’une centaine dont«seulement une soixantaine”, reconnue du bout des lèvres par la France conquérante et sûre de son fait.

Monsieur le Président, il se peut que nous nous trouvons du mauvais côté de la palissade pour que vous ayez (du) mal à entendre notre invite. L’invitation aura pris le dessus. L’Hôte et l’Invité enveloppés dans la même toison d’or pourraient n’avoir qu’yeux de Chimène. Mais la Côte d’Ivoire et les ivoiriens valent bien une messe. Monsieur le Président, Vous seul pouvez arrêter la guerre dans ce pays qui est aussi nôtre, comme l’Europe est dialectement vôtre. Et ce serait une erreur que de chercher à troquer un pays contre un autre, une amitié contre une autre. Il s’agit d’un même espace vital, des mêmes intérêts, des mêmes peuples. Hier comme Aujourd’hui – Certes, il nous appartient, à nous, avec Vous, de solder les comptes de l’Houphouétisme, en n’exonérant personne. Un devoir d’inventaire s’appliquant à tous les dirigeants de ce pays, les anciens comme les nouveaux sans oublier les aspirants aux prétendants au gouvernail du navire” ivoire”. Une responsabilité partagée – Vous êtes venu au Sénégal avec, dit-on, dans votre hotte, des cadeaux royaux. Deux avions pour l’armée sénégalaise et un hélicoptère pour Monsieur le Président de la République du Sénégal, votre nouvel ami, Me Wade, comme vous l’appelez cordialement. Merci pour ce geste auguste, si toutefois vous confirmez l’intention qu’on vous a volontiers prêtée ! La symbolique serait forte dans ce cas. Après avoir puni les mauvais garnements, grâce et récompense pour le sage. Pendant que l’Union africaine a décidé de se donner du temps lors de sa dernière réunion à Abuja (Nigeria) il y a tout juste 48 heures, voilà que subrepticement, par la bande, les Nations Unies s’accordent depuis hier les pleins pouvoirs pour contrôler la Côte d’Ivoire et faire un pas de plus dans la direction de la mise sous tutelle de ce pays. Derrière l’Onu, il y a bien sûr la France qui est la seule puissance initiatrice et bénéficiaire de cette «carte blanche». Sans attention à l’effet boomerang. Le paravent de l’Onu n’a produit que de mauvaises surprises partout où il a servi de cache-sexe.

Excellence, la médiation du Président Thabo Mbeki est digne de confiance, digne d’être appuyée. Sincèrement, sans arrières pensées ni crocs-en jambes, ce «gal gal» que les Sénégalais affectionnent et pratiquent avec art et souplesse. Sans toujours beaucoup de finesse. Il ne s’agit ni d’Anglophones, ni de Francophones, d’Africains du nord ou du sud comme certains cherchent à le faire accroire.

A la réunion du Conseil de sécurité et de Paix de l’Union Africaine tenue à Libreville, le mois dernier, le Président sud africain s’est plaint ouvertement à ses pairs et de certains de ses pairs, des agissements de la France, en coulisse, dans le rôle du souffleur. L’afro- saxon Mbeki est très sensible et très chatouilleux quand il s’agit d’indépendance, de considération, de respect et de dignité des Africains. Son vécu dans la société gangrenée par l’Apartheid et le prix payé pour en venir à bout et en éradiquer les séquelles y sont sans doute pour beaucoup. A la vérité, cette posture de Monsieur Mbeki, intransigeant sur ces principes-là, est partagée par les peuples d’Afrique et ceux d’entre les élites qui refusent l’asservissement, la soumission et la capitulation.

Les relations franco-africaines ne sont plus ce long fleuve tranquille que l’on a pu parodier dans notre jeunesse, notamment en célébrant le 14 juillet avec retraite aux flambeaux la veille et montée du mât de Cocagne le jour J. Après l’inévitable défilé devant le commandant de cercle, les fonctionnaires, les notables et différentes castes d’intermédiaires, “évolués”, citoyens, «ressortissants» et indigènes de toutes catégories.

Nous ne sommes pas naïfs au point d’ignorer que le monde est régi par la poursuite et la satisfaction d’intérêts divers sinon divergents, que le véritable vecteur-régulateur des relations internationales reste le rapport des forces en lice, que la légalité internationale est incarnée par les puissants du moment. Il n’empêche que le temps des sourires et des régimes banania est révolu et il serait bien imprudent de prendre les soubresauts des cabris comme une preuve manifeste de vitalité et d’énergie. Il subsiste des vestiges qui scintillent comme des leurres dont la brillance est le propre reflet de ceux qui les approchent ou les manipulent. Le temps de la revendication nationale est de retour, remis au goût du jour par la mondialisation décérébrée, sans âme ni matière pour les peuples et les pays dominés sous la houlette de l’imperium d’un occident judéo-chrétien en quête de reconfiguration

Excellence, Monsieur le Président de la République française, que faire avec la Guinée de Lansana Conté qui n’en finit pas de se consumer à petit feu, sur les flancs de notre cher Sénégal. Comment arriver à stabiliser la Guinée Bissau prolongement naturel de notre remuante Casamance, soumise aux surenchères des politico-militaires? Comment vivre en paix et en sécurité avec une Gambie hostile qui, comme un pique-bœuf, assure la toilette de la bête en lui écorchant la peau et la chair. Comment arriver à une paix durable et définitive en Casamance, sachant toute la capacité de nuisance et de manipulation des acteurs et des voisins de cet environnement dont les chances de survie et de maintien au pouvoir, dépendent des sources d’influence et des moyens de pression et de rétorsion dont ils disposent sur le Sénégal. Comment comprendre que la France après avoir accordé la nationalité au séparatiste casamançais le plus irréductible qui combat le Sénégal depuis Paris, appuie de l’autre côté le processus de paix?

C’est peut-être cela aussi l’exception sénégalaise que de croire que Dieu est sénégalais et qu’il ne peut rien nous arriver. Excellence, Vous foulez le sol africain du Sénégal au moment où s’estompe – momentanément ? – la controverse sur une loi spécieuse, dite loi Ezzan du nom de son initiateur officiel. Il s’agit d’une loi visant à amnistier des assassins du juge constitutionnel Babacar Sèye, reconnus coupables et condamnés comme tels par la justice de notre pays. En effaçant les faits, on espère absoudre les présumés commanditaires qui n’ont jamais fait l’objet de poursuites abouties. Mais, cela ne vous concerne pas, Monsieur le Président. C’est juste une question de démocratie à apaiser. Les jugements de valeurs n’entrent point en considération quand on considère que la valeur des cartes change selon les jeux.

Votre illustre compatriote et compagnon du Général De gaulle, M. André Malraux avait bien raison : «Les hommes (…) sont voués à leurs valeurs (…) les vraies sont celles pour lesquelles ils acceptent la misère, la dérision et parfois la mort».
Je m’excuse d’apparaître comme un trouble fête. Si, comme le dit Radio France International au Sénégal, l’ambiance est à la fête, alors je m’en voudrais de contribuer à la gâcher. Nous chanterons pour Vous. Nous danserons pour Vous. Longtemps. Longtemps ! Nous vous souhaitons longue vie au pouvoir. Mais il paraît que vous ne pourriez décemment pas prétendre à plus d’un mandat supplémentaire. Et même là, ce serait à voir !

Excusez Excellence, je m’étais promis de ne pas évoquer de problèmes franco-français, ni la situation intérieure de mon pays. Pas cette fois-ci, en tout cas. Je ne souhaitais parler que de géopolitique sous-régionale. Méa culpa maxima.

Je partage avec mes compatriotes l’espoir et l’émotion de Vous voir, de Vous entendre, de Vous toucher, si possible, pour Vous dire mille merci.
Merci encore une fois Monsieur le Président pour tout ce que Vous ne ferez pas, uniquement pour plaire ou complaire…

Bon séjour parmi nous. Chez Vous. Chez nous ! Je reste Votre obligé pour l’attention que Vous n’aurez pas à consacrer à cette relation épistolaire. Indigènement Vôtre Babacar Touré 03 février 2005

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