Flash Infos Du Mercredi 23 Janvier 2019

HOMMAGE À CHEIKH ANTA DIOP:DÉPART DE LA MARCHE DAKAR-THIEYTOU, LE 1ER FÉVRIER

Dakar, 23 jan (APS) – La marche Dakar-Thieytou, dans la région de Diourbel, sur 150km, en hommage à Cheikh Anta Diop, partira le jeudi 1 er février à 8h30mn devant l’entrée principale de l’université Cheikh Anta Diop, a appris l’APS.

 Cette marche qui en est à 5e édition est une initiative de l’artiste activiste Dj Keeman de son vrai nom Oumar D.T. Diouf pour « rendre hommage à Cheikh Anta Diop et participer à la vulgarisation de ses pensées et de ses œuvres », indique-t-on dans un communiqué.

Elle se fera en 5 étapes : Dakar-Bargny, Bargny-Thiès, Thiès-khombole, Khombole-Bambey et Bambey-Thiéytou.

L’arrivée est prévue le 5 février à 18h à Thièytou où « les marcheurs vont aider la population à préparer l’arrivé des différentes délégations qui viendront d’un peu partout de l’intérieur du pays et hors du pays », à l’occasion de la célébration de la disparition du Pr Cheikh Anta Diop.

Cette marche, rappellent les organisateurs, a pour entre autres objectifs de « faire connaître Cheikh Anta Diop des Sénégalais, diffuser ses pensées, faire connaître ses œuvres, participer à l’éveil des consciences ».

 Né le 29 décembre 1923 à Thieytou et mort le 7 février 1986 à Dakar, Cheikh Anta Diop est un scientifique, historien et homme politique sénégalais, qui s’est évertué pendant plusieurs décennies à montrer l’apport de l’Afrique à la culture et à la civilisation mondiale.OID/ASB

Mauritanie:Les Députés Ratifient L’accord De Coopération Des Ressources Gazières Avec Le Sénégal

https://www.walf-groupe.com Les députés adoptent un projet de loi autorisant la ratification de l’accord de coopération portant sur le développement et l’exploitation des réserves du champ Grand Tortue/Hmeyim.

Les députés ont adopté, mardi à Nouakchott, lors d’un plénière, sous la présidence de M. Cheikh Ould Baya, président de l’assemblée nationale, projet de loi N° 001/19 qui autorise la ratification de l’accord de coopération portant sur le développement et l’exploitation des réserves du champ Grand Tortue/Hmeyim signé à Nouakchott le 9 février 2018 entre la République Islamique de Mauritanie et la République du Sénégal.

L’Accord, qui constitue le cadre juridique des activités pétrolières dans la zone du champ Tortue Hmeyim, compte 50 articles définissant les principes généraux régissant les activités pétrolières comme les droits et engagements des contractants et le définition commune des réserves du champs et les mécanismes de répartition de la production, les charges y afférant et l régime fiscal appliqué sur les contractants.

Défendant le projet de loi, le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines, M. Mohamed Ould Abdel Vetah, a passé en revue les grande lignes de l’accord qui vise à mettre la dernière main sur la formulation définitive des procédures de ratification de l’accord de coopération bilatéral concernant le développement et l’exploitation des réserves du champ Grand Tortue/Hmeyim signé à Nouakchott le 9 février 2018 entre la République Islamique de Mauritanie et la République du Sénégal.

Il a souligné que cet accord traduit le souci des deux gouvernements de renforcer leur coopération bilatérale pour servir les intérêts des deux peuples frères, ajoutant que la gestion commune de ce genre de champ est la meilleure manière de les exploiter.

Le ministre a relevé que l’Etat a fait appel à des expertises étrangères de bureaux d’études internationaux pour s’assurer de la conformité des dispositions de l’accord avec les pratiques internationales et qu’il sera procédé au partage de la production des hydrocarbures et de toutes les charges des opérations de prospection, de développement et de production ainsi qu’à la réhabilitation de manière équitable à raison de 50% pour chaque pays. Cette répartition sera en vigueur provisoirement jusqu’à la redéfinition des parts qui sera faite conformément aux dispositions de l’accord dans un délai de 5 ans après le début de la production.

  1. Abdel Vetah a montré que l’accord encourage l’émergence de ressources humaines nationales préparées à prendre en charge par la suite le projet dans les deux pays, limite le recours aux staffs étrangers et pourvoit, pour les deux pays, aux besoins locaux en gaz.

Il a précisé également que l’accord souligne la pleine souveraineté de chaque pays, en vertu du droit international, et rappelle en particulier que les installations se trouvant dans la zone économique exclusive (ZEE) de chaque pays seront soumises à son autorité et que chaque pays dispose de ses propres conventions avec les sociétés de production.

Le ministre a souligné que la durée au cours de laquelle les parties sont parvenues à l’accord représente un record comparativement à des cas similaires, ce qui permettra rapidement l’exploitation du champ, relevant qu’une commission consultative chargée de faciliter l’exécution et le suivi de cet accord sera mise en place.

Les députés ont, dans leurs interventions, souligné combien ils apprécient l’importance de cet accord qui a été conclu avec la République du Sénégal sœur à laquelle de solides relations historiques qui nous lient. Toute action de nature à en relever le niveau, mérite d’être louée et encouragée. Les députés ont estimé que parvenir à cet accord dans un laps de temps relativement court est une preuve de la solidité et de la profondeur des relations entre les deux pays.

Ils ont réaffirmé la nécessité d’œuvrer pour que le pays réalise le plus grand revenu possible dans le cadre de l’exploitation de ce champ et tire profit de l’expérience des sociétés étrangères auxquelles a été confiée l’exploitation d’autres ressources à des périodes antérieures. Ils ont attiré l’attention sur l’importance de la formation et de la préparation de compétences nationales pour limiter le recours des sociétés à la main d’œuvre étrangère.

Les députés ont relevé l’importance de l’appui qu’il convient d’accorder aux investisseurs nationaux pour tirer bénéfice des opportunités qu’offre l’exploitation du projet et la nécessité de prévoir un mécanisme destiné à approvisionner le pays en gaz, attirant l’attention sur l’intérêt d’œuvrer à ce que les zones proches du champ tirent profit du projet et que leur soient évitées également ses répercussions négatives notamment au plan environnemental.Cridem

ACCORDS DE PECHE AVEC LE LIBERIA : Le Sénégal obtient 300 licences de pêche artisanale et semi-industrielle

http://www.enqueteplus.com Le Sénégal et le Libéria établissent une coopération dans le domaine de la pêche. Le protocole d’application a été signé, hier, au ministère de la Pêche et de l’économie maritime à Diamniadio, entre Oumar Guèye et son homologue libérien Emma Metieh Glassco, ministre, directrice générale de l’autorité des pêches et de l’aquaculture de la République du Libéria. Cela, en présence de l’ambassadrice du Libéria au Sénégal, Mary Ann Fossung. Les accords qui entrent en vigueur, dès la signature du protocole, pour une durée de cinq ans renouvelables, vont permettre à la pêche artisanale et semi-industrielle sénégalaise de pouvoir disposer de licences de pêche dans les eaux sous juridiction libérienne.

En effet, 100 embarcations artisanales, par an, avec des puissances inférieures ou égales à 60 chevaux, vont bénéficier de ces autorisations. Mais aussi 200 embarcations de pêche semi-industrielle pour des puissances supérieures à 60 chevaux, sans dépasser les 100 chevaux. En contrepartie, la partie libérienne va bénéficier de l’expertise sénégalaise, avec des formations dans les secteurs de la pêche, de l’aquaculture et de la surveillance.

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a profité de la cérémonie pour mettre l’accent sur la nécessité d’établir une coopération intense dans la lutte contre la pêche illicite non déclarée, non réglementée. Selon lui, le phénomène constitue l’un des plus grands fléaux dans les deux pays et même dans la sous-région. Au Sénégal, souligne Oumar Guèye, « elle nous fait perdre 150 milliards de francs par an ». Et que l’activité de pêche revêt une très grande importance économique et sociale le Sénégal. Lorsque l’on sait, selon lui, qu’elle contribue « de manière significative à la sécurité alimentaire et à la nutrition en assurant 70 % des apports en protéines d’origine animale et une consommation moyenne per capita de 29,9 kg par an ».

Aussi, signale-t-il que « la pêche contribue à l’équilibre de la balance commerciale. Elle représente le premier secteur d’exportation avec 244,16 milliards de francs Cfa, en 2017, soit 18,55 % des recettes d’exportation. En 2018, le secteur de la pêche maintient sa place de leader avec 230,38 milliards de francs Cfa de recettes d’exportation en fin Novembre ». PAPE MOUSSAGUEYE

La destination Sénégal a connu une croissance de 15% en 2018

https://www.jotaay.net La destination Sénégal a été très prisée en 2018. Selon le site «déplacementspros.com», spécialisé dans les voyages d’affaires et les mobilités professionnelles, le trafic aérien vers le pays de la Teranga a connu une hausse, avec une croissance à deux chiffres de 15%. Soit une des meilleures croissances en 2018, derrière des pays comme le Brésil (23,3%) et devant de grandes nations comme les États-Unis (11,6%). Au plan mondial, sur l’ensemble de l’année 2018, le trafic international a grimpé de 5,6%, atteignant presque le seuil de 140 millions de passagers.

LE MAGASIN DE CARREFOUR EST ILLÉGAL!

FRAPP FRANCE DEGAGE demande au ministre de fermer le magasin Carrefour du quartier Point E. Si Carrefour peut ouvrir en toute illégalité, Auchan, Leclerc…peuvent aussi le faire

Le FRAPP FRANCE DEGAGE dénonce l’ouverture d’un magasin Carrefour au quartier du Point E (Dakar) en ce mois de janvier 2019.

Le FRAPP considère ce magasin comme irrégulier, illégal.

Illégal car non conforme à l’esprit et à la lettre du décret n°2018-1888 réglementant la distribution au Sénégal.

Ce décret stipule en son article 7 que « l’ouverture des commerces de grandes distributions tels que définis à l’article 3 du présent décret est soumise à une autorisation préalable délivrée par le Ministre du commerce, après avis favorable du comité régional d’aménagement et de gestion de l’urbanisme commercial. »

L’article 8 ajoute : « la demande d’autorisation d’ouverture des commerces de grande distribution est examinée par rapport aux critères définis notamment :

(…)

-Le respect d’une distance réglementaire définie par rapport aux marchés traditionnels ;

-le respect d’une distance réglementaire définie par rapport aux marchés commerces de grande distribution appartenant ou non à la même enseigne ;

-Le poids démographique des villes ou des quartiers visés ; »

L’article 9 termine en disant « les conditions et les modalités de délivrance et de retrait de l’autorisation préalable d’ouverture des commerces de grandes distribution sont fixées par arrêté du Ministre chargé du Commerce. »

FRANCE DEGAGE dégage demande au ministre du commerce :

1-quand le comité régional d’aménagement et de gestion de l’urbanisme commercial a-t-il été installé ?

2-quelles sont les distances réglementaires entre deux magasins de grandes distributions et entre un magasin de grande distribution et nos marchés locaux ?

3-où est l’arrêté fixant les conditions et modalités de délivrance et de retrait de l’autorisation préalable d’ouverture ?

4-Nous avons tous entendu le ministre du commerce dire à l’assemblée nationale au mois de décembre 2018 qu’il avait reçu une demande d’ouverture de Carrefour soit après le 03 octobre 2018 date de signature du décret réglementant la grande distribution. Qui a signé l’autorisation de Carrefour et quand ?

C’est pourquoi, le FRAPP FRANCE DEGAGE demande au ministre de fermer le magasin Carrefour du quartier Point E. Si Carrefour peut ouvrir en toute illégalité, Auchan, Leclerc…peuvent aussi le faire.

FRANCE DEGAGE prend à témoin l’opinion nationale, les démocrates devant ce grave précédent de l’irrespect par l’Etat de ses propres lois. Aujourd’hui ce sont les commerçants qui en sont victimes demain ce sera un autre secteur, ou citoyen. Nous sommes tous en danger. Le comité de coordinationFront pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et PanafricaineFRAPP/FRANCE DEGAGE. frappsenegal@gmail.com. 77424 92 08 Dakar, le 23 janvier 2019

Campagne autour du franc CFA pour la présidentielle sénégalaise du 24 février 2019

Le collectif Sortir du franc CFA va lancer une mobilisation d’envergure autour de la question  du franc CFA durant la campagne pour les élections présidentielles sénégalaises du 24 février 2019. Parce que nous sommes panafricanistes et parce que nous sommes convaincus que nos convictions pour la fin de la monnaie coloniale doivent être portées par tous sans distinction de pays ou de nationalité, nous avons décidé de nous associer avec l’ONG américaine Cameroon American Council. En effet, les Africains des pays de la zone CFA souffrent tous des mêmes maux et malheurs : la mauvaise gouvernance, des régimes autoritaires et ou fortement corrompus, des pouvoirs sclérosés coupés de leurs peuples…, et surtout le franc CFA, cette monnaie coloniale qui maintient nos pays dans la pauvreté et le sous développement depuis les indépendances dans les années 1960.

COMMENT ALLONS-NOUS PROCEDER ?

Nous avons pris contact avec tous les candidats à l’élection présidentielle sénégalaise pour recueillir, par écrit, leur position précise, claire et ferme sur l’avenir du franc CFA. Nous allons poser à chaque candidat une seule question sur l’avenir du franc CFA.

Après, nous lancerons notre campagne de communication et de médiatisation, pour les Sénégalais, les premiers concernés par ce vote, vers les médias et vers tous les Africains… Nous appellerons le peuple sénégalais à faire le choix de la cohérence et à voter pour le candidat qui propose la position la plus claire et responsable pour sortir du franc CFA, sans démagogie.

Cette campagne sera parrainée par le journaliste Guinéen Monsieur Lancine CAMARA[i], témoin historique des indépendances africaines et qui a côtoyé tous les grands Africains parmi lesquels Cheikh Anta DIOP, Miriam MAKEBA, Sékou TOURE, Amilcar CABRAL, NKRUMAH, SANKARA…

Par cette action, nous souhaitons faire de la question du franc CFA un thème central des élections dans les pays de la zone franc et nous pensons que le Sénégal doit montrer l’exemple sur ce point. En effet, c’est dans ce pays qu’ont débuté les mobilisations récentes pour la question du franc CFA après que l’activiste franco-togolais Kémi SEBA a brulé un billet de 5000 francs CFA en signe de dénonciation de la monnaie coloniale. A la mi-février, nous relaierons massivement les réponses ou les non réponses des candidats respectifs, àl’ensemble des médias dans les 14 pays de la zone franc CFA, et même au-delà. Nous comptons sur tous les Africains, tous les amoureux du continent africain à diffuser abondamment l’écho de cette initiative autour d’eux et sur les réseaux sociaux.

Nous n’avons pas d’a priori, nous n’avons pas de candidats non plus : notre faveur ira au candidat qui montrera le plus de lucidité et de probité sur cette question. Nous n’aurons peut-être pas la chance d’avoir un débat télévisé entre les candidats malgré les nombreuses demandes allant dans ce sens sur les réseaux sociaux (#SunuDebat) : notre action est donc une main tendue aux candidats afin de leur donner l’opportunité de décliner leur programme et de faire avancer le Sénégal et l’Afrique.

CONTACTS Presse:

Makhoudia DIOUF, Coordonnateur du Collectif Sortir du franc CFA (France)

Mme Sylvie BELLO, Cameroon American Council (USA)

[i] Monsieur Lanciné Camara est auteur du livre L’Afrique noire est bien partie, en 1973

La jeunesse ouest-africaine invitée à lutter contre le blanchiment de capitaux

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré Le directeur général du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), Kimelabalou Aba et des officiels sénégalais ont invité, mercredi à Dakar, la jeunesse ouest-africaine à s’impliquer dans la Lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (LBC/FT).

S’exprimant à l’ouverture de la 11ème édition de la Journée Portes Ouvertes du GIABA, Kimelabalou Aba a demandé à la jeunesse d’Afrique de l’ouest à faire sienne la LBC/FT, soulignant que ces jeunes sont exposés à « toute une série de risques : risques liés à la difficulté de trouver un emploi, difficultés d’insertion sociale et politique, de transferts de compétences et de savoirs, et surtout des risques liés à sa forte vulnérabilité par rapport aux crimes économiques et financiers ».

« L’Afrique de l’Ouest à l’instar de plusieurs régions d’Afrique fait face depuis plusieurs années à la criminalité transnationale organisée », a dit M. Aba dans son discours dont APA a obtenu copie.

Pour lui, « cette criminalité multiforme qui se manifeste à travers la perpétration d’activités illicites telles que les trafics de tout genre, la corruption, le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme pour ne citer que celles-là, constitue l’une des sources les plus pernicieuses d’insécurité et l’un des fléaux qui menacent le plus la paix sociale, la sécurité des personnes, la stabilité politique et le développement économique, social et culturel des pays de la sous-région ».

Cette année, le thème de la Journée Portes Ouvertes du GIABA est « le rôle des jeunes dans la prévention et la lutte contre le BC/FT ».

Poursuivant, Kimelabalou Aba a indiqué que dans le cadre de ses missions, le GIABA entreprend également des activités de plaidoyer et de sensibilisation aussi bien au profit des autorités étatiques que des acteurs non-étatiques tels que les acteurs de la société civile, les leaders religieux et surtout les jeunes.

Lui emboîtant le pas, Ramatoulaye Gadio Agne, présidente de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (Centif) et correspondante nationale du GIABA, a dit que l’organisation de cette journée répond au besoin de relever un certain nombre de défis liés principalement à la connaissance limitée par certaines couches de la population, des phénomènes de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme et autres crimes connexes ainsi que de leurs conséquences.

« Le choix porté sur la jeunesse s’explique notamment par l’importance démographique de cette composante de la population, son dynamisme et sa capacité à développer ou à soutenir les initiatives de prévention des activités criminelles », a dit Mme Agne.

De son côté, Gabriel Luciano Pereira, Secrétaire général du ministère de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat du Sénégal a invité la jeunesse ouest-africaine à identifier les modalités pratiques et les procédés opératoires pour « non seulement mener un travail de plaidoyer, mais également avoir des arguments solides pour se protéger » contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme.TE/odl/APA

LES DÉPUTÉS ADOPTENT LA LOI PORTANT MODIFICATION DU STATUT DES ENSEIGNANTS DU SUPÉRIEUR

Dakar, 23 jan (APS) – Les députés réunis en plénière ont adopté mercredi après-midi une loi apportant des modifications à la loi 81-59 du 9 novembre 1981 portant notamment sur le statut du personnel enseignant des universités.Outre le réajustement de la charge horaire hebdomadaire des enseignants du supérieur, cette loi constitue « un support essentiel de la revalorisation de la retraite des enseignants du supérieur », a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Mary Teuw Niane.

 Selon le ministre qui défendait ce projet devant les députés, cette loi qui augmente la charge horaire d’une heure supplémentaire, va permettre aux enseignants du supérieur d’avoir « une retraite décente ».

Le président du groupe parlementaire démocratie et liberté de l’opposition, Serigne Cheikh Mbacké, a souligné la nécessité de disposer de statistiques sur les professeurs titulaires, pour penser à leur remplacement, non sans préconiser « des mesures d’accompagnement pour ceux d’entre eux qui viennent de partir à la retraite ».SMD/BK/ASG

Les assurances de Marie Teuw Niane sur la dette due aux privées:«nous avons planifié un plan sur 6 mois qui permet de payer les 8 milliards de F Cfa…»

https://actusen.sn Face aux députés pour défendre le projet de loi N°25/2018 portant statut du personnel enseignant des universités, le ministre Marie Teuw Niane s’est exprimé sur la question de la dette que le gouvernement doit aux écoles privées.

A ce titre, il estime qu’une somme de 4 milliards de F Cfa sera ajoutée par le Ministère des finances lors de la loi de finance rectificative.

«Nous sommes arrivés à un consensus avec le ministère de l’Economie des Finances et du Plan et les établissements privés d’enseignement supérieur. Ce plan d’apurement est planifié sur 6 mois et permet de payer les 8 milliards de F Cfa, inscrits dans la loi de finance initiale et que le Ministère de l’Economie et des Finances s’est engagé aussi, lors de la loi de finance rectificative à ajouter, au moins 4 milliards de F Cfa», a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

D’après lui, «chaque mois, un montant précis est à payer et il y a déjà un arbitrage entre le Dage et les représentants de ces établissements pour décider des établissements qui vont bénéficier de ce paiement. Et cela a permis l’orientation des nouveaux bacheliers».

Dr Bakary Samb : «LE MAL DE LA DIPLOMATIE SÉNÉGALAISE»

http://www.emedia.sn Dr Bakary Samb, Directeur de Timbuktu Institute, souhaite une amélioration de la diplomatie sénégalaise. Il l’a fait savoir, ce mercredi au cours de l’émission « La Valise Diplomatique », animée par Bocar Alpha Kane sur Iradio (90.3).

Ce Bakary Sambe reproche aux Etats africains, c’est de ne pas avoir le même pragmatisme que le Maroc. « Comment le Maroc a pu, avec ce rush vers l’Afrique, complètement s’accaparer de ce dynamisme là et que Casablanca soit la capitale économique de l’Afrique de l’Ouest. Les grandes réunions se passent là-bas. Mais, qu’est ce qui a empêché notre pays, le Sénégal bénéficiant d’un prestige diplomatique, qui a les ressources humaines de se positionner comme ce pays pivot, de se positionner en tant que grande place de la finance, de l’investissement tel que Casablanca l’a fait », analyse Bacary Sambe. Qui considère cela comme un manque de vision et d’une volonté politique. « Le mal de notre diplomatie et même de notre administration de manière générale, c’est que nous avons une culture politique au Sénégal qui fait que le monde de la décision est complètement coupée du monde de la recherche, du savoir et de la production de connaissance. Alors que les grandes puissances ont conçu leurs richesses par la conjonction du monde de la recherche opérationnelle et celui de la décision » ALIOU DIOUF

Dr Bakary Sambe : « L’école sénégalaise n’existe pas en tant que telle »

http://www.emedia.sn Invité du premier numéro de l’émission « La Valise Diplomatique » animé, tous les mercredis, par Bocar Alpha Kane sur Iradio (90.3), le Dr Bakary Sambe a été interpellé sur la requête des islamistes concernant l’introduction de l’éducation religieuse dans les curricula. Selon le Directeur de Timbuktu institut, la grande vulnérabilité du Sénégal c’est son système éducatif dual, à plusieurs vitesses et à destination incertaine. « Nous sommes l’un des rares pays au monde qui n’avons pas une maitrise, une emprise totale sur notre système éducatif », a fait constater le professeur. A son avis, le Sénégal a l’ambition de construire une nation mais avec des systèmes de socialisation contradictoires ou concurrents.

Pour lui, il y a deux types de sénégalais : le sénégalais formé à l’école française laïque et républicaine et le sénégalais formé à l’école arabe d’obédience islamiste. Le premier, explique-t-il, a ses références en occident et l’autre à ses références en orient. « C’est-à-dire que l’école sénégalaise en tant que telle n’existe pas. Il y a des tentatives, des saupoudrages depuis les régimes successifs et on laisse, telle une patate chaude, la question du règlement de l’enseignement religieux, de l’unification de notre système éducatif. Chaque régime passe cette question à un autre comme une patate chaude et personne ne veut régler celle-là », a déclaré M. Samb qui a fait savoir que tant qu’on ne prend pas à bras le corps cette situation, on ne va pas s’en sortir. « Donc, notre classe politique est assez frileuse et n’a pas le courage de régler cette question définitive de l’éducation », a-t-il fait remarquer.

En effet, le professeur Bakary Sambe croit que la langue arabe fait partie de l’héritage sénégalais de la même manière que la langue française. Sur ce, il rappelle que ce qui fait le ferment de ce pays, c’est la conjonction entre notre héritage négro-africain, notre héritage-arabo-africain et notre héritage francophone. « Je crois que quelque chose pourrait sortir de ce creuset en ayant un système éducatif inclusif qui permettrait à chaque sénégalais d’étudier les mêmes choses, les mêmes valeurs quelque soit la langue de la transmission. Hélas, nos hommes politiques n’ont pas ce courage », regrette-t-il. ALIOU DIOUF

Seydi Gassama avertit sur la situation politique :  » Il n’est plus question que des acteurs politiques s’affrontent et que des innocents meurent. S’ils le font, nous allons les poursuivre en justice! « 

https://www.dakaractu.com Le directeur exécutif d’Amnesty International Section Sénégal, Seydi Gassama, n’a pas manqué d’exprimer ses inquiétudes sur la situation politique que traverse le Sénégal actuellement. « Si avant même d’entrer en campagne électorale les acteurs politiques se regardent en chiens de faïence et se font des menaces de part et d’autre, recrutent des gros bras, cela est évidemment lourd de dangers pour la sécurité et la stabilité du pays », souligne Seydi Gassama.
Au membre de la société civile de poursuivre : « c’est pour cela que nous appelons l’opposition qui promet de s’opposer par tous les moyens à la campagne électorale de Macky Sall, de ne jamais recourir à la violence, car elle ne profite à personne. Et il est de la responsabilité du président Macky Sal de faire en sorte que les personnes de son camp aient un discours de responsabilité. Que ces derniers sachent que leur sécurité et celle de tous les  sénégalais ainsi que les candidats à l’élection présidentielle, doivent être assurées par les forces de sécurité républicaines… »
Selon toujours  Seydi Gassama, « il n’est plus question comme cela s’est passé en 2012, que des acteurs politiques s’affrontent et que des innocents meurent, et que l’on fasse comme si de rien n’était… »
Toutefois, le directeur exécutif d’Amnesty International Section Sénégal avertit :  » Si toutefois les acteurs politiques appellent à la violence et que des citoyens meurent, nous allons les poursuivre en justice. Et nous n’aurons pas besoin d’aller à la CPI. Mais nous allons les poursuivre ici au Sénégal ou au niveau des juridictions d’autres pays qui auront les compétences pour les juger ».
Pour ne pas arriver à ce niveau, Seydi Gassama invite les acteurs politiques à la raison, car estime t-il toujours, « le Sénégal est notre bien commun et nous ne devons pas le brûler… »
SEYDI Gassama s’exprimait en marge de l’atelier de présentation du rapport sur la gouvernance des industries extractives à Saint-Louis. Un atelier organisé par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Sénégal, en concert avec les acteurs de la société civile

COALITION BENNOO BOKK YAAKAAR SECRÉTARIAT EXÉCUTIF PERMANENT : COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Collectif des 25 candidats à la candidature à l’élection présidentielle du 24 février vient de publier un communiqué dans lequel il rejette les décisions du Conseil constitutionnel (CC), accuse le Président Macky Sall d’ourdir un complot pour perpétrer un coup d’état électoral et appelle les populations à l’insurrection.

Le rejet des décisions du Conseil constitutionnel

Il y a chez cette opposition une mauvaise foi et une misère intellectuelle manifeste qui jurent d’avec le bon sens et l’esprit républicain. En effet, comment les recalés à l’examen du parrainage peuvent-ils sans sourciller, regarder les admis, au nombre de quatre parmi eux et accuser le CC d’avoir aidé ces derniers à passer ? Comment ceux-ci peuvent-ils accepter d’être ainsi accusés par leurs collègues d’avoir triché à cet examen, avec l’aide du CC sans daigner réagir face une telle injure ?  C’est là un manque de probité intellectuelle de courage et de dignité face à des gens qui n’ont pas plus de mérite qu’eux.

L’inconséquence manifeste de cette opposition réside encore dans le fait qu’après avoir accepté les règles de l’examen du parrainage et s’être déployée pour le réussir, devant l’autorité judiciaire en charge de valider les candidatures conformes aux normes édictées, qu’après être allée jusqu’à la formulation de recours devant cette autorité, se retourne contre celle-ci pour l’accuser de partialité, l’accabler d’injures et déchirer ses décisions largement motivées, sur la base du droit et en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la Constitution. C’est à la fois manquer de fair-play et violer la légalité à partir de laquelle, ils ont posé tous leurs actes du début à la fin du processus du parrainage. A ce jeu de yoyo, l’opposition sera toujours perdante. Car elle ne peut être juge et partie. Se soumettre à la loi et à ses règles, participer aux simulations et tests de vérification, accepter les explications du juge constitutionnel, devant des tiers (observateurs de la société civile) assister à la vérification de ses parrainages du début à la fin et, devant le verdict du juge, refuser celui-ci et vouloir se faire juge à la place du juge reconnu dans son rôle, dès le départ. C’est du jamais vu !

Par cet acte, le C25 foule aux pieds la légalité républicaine et se met en porte à faux avec leur prétention à vouloir diriger ce pays, à prendre en main la destinée de près de 15 millions de sénégalais.

Si ce ne sont des enfantillages, cela y ressemble tant leur attitude est grotesque, ridicule, faisant penser à cet élève qui échoue à son examen et qui, après la proclamation des résultats, demande au jury de le déclarer admis ou de se démettre, sinon il brûle le pays. Certains mêmes sont allés jusqu’à demander la suppression de l’examen et de déclarer tout le monde admis.

Les accusations portées contre le chef de l’Etat

Bien entendu, pour cette opposition tout Cela entre dans un plan conçu par le président Macky Sall pour se proclamer vainqueur dès le premier tour de l’élection. Mais cette accusation n’est pas nouvelle. Elle est une amplification de celle qui a été construite depuis longtemps, depuis 2014, aux locales, réaffirmée en 2016, lors du referendum, réchauffée en 2017, aux dernières législatives.

Pourtant le Président Macky Sall a appelé au dialogue, mis en place autour du ministre de l’intérieur, puis pour rassurer tout le monde, autour d’une personnalité de la société civile, un cadre de discussion sur l’ensemble du processus électoral de décembre 2017 à février 2018. L’opposition radicale, celle qui s’agite aujourd’hui a refusé de discuter des règles électorales, préférant boycotter les rencontres. Les conclusions et recommandations retenues par les acteurs présents ont été traduites en loi. Quand il s’est agi de répondre à leur demande d’audit du fichier électoral, procédé qui a toujours prévalu dans ces circonstances avec l’intervention d’experts étrangers, l’opposition radicale a encore boycotté les travaux. La médiation entreprise par la société civile auprès du Président Macky Sall a amené ce dernier à lancer un Nième appel pour discuter des modalités d’application de la loi avant son vote. Toujours égale à elle-même, l’opposition a de nouveau boycotté rejetant ainsi la main tendue par le chef de l’Etat. Leur attitude infantile, paradoxale de refus de se présenter à la table discussion ne les empêchait pas de courir les plateaux de télévision et les studios de radio pour débattre avec les représentants de la majorité présidentielle. On refuse d’un côté ce qu’on accepte de l’autre. Se faisant des illusions sur leur représentativité, ils ont préféré appeler à la rue, pensant ainsi faire reculer la majorité par la pression. Devant les échecs répétés de ces tentatives d’imposer par la rue leurs positions sur les règles du jeu électoral, l’opposition a accepté la loi sur le parrainage et s’est mise en devoir de rester dans la légalité républicaine.

Il est des accusations qui ne résistent pas à l’analyse pour quiconque est doué de raisons. Car s’il était possible de traficoter les élections, l’opposition n’aurait pas pu gagner Dakar, Kédougou, Mbacké, Touba, etc., lors des élections passées. Comment et quand, peut-on dans tous les bureaux de vote, en présence de la Cena et des représentants des candidats de l’opposition, plus nombreux que ceux de la majorité, peut-on changer les résultats dépouillés devant tout le monde, les procès verbaux signés et affichés devant chaque bureau, avant la remontée des résultats au niveau départemental ?

En vérité, cette opposition-là est consciente de sa faiblesse face à la majorité au pouvoir. Elle sait parfaitement qu’elle est incapable de battre le candidat Macky Sall dont la force ne réside pas seulement dans sa majorité parlementaire, mais dans l’hégémonie politique écrasante qu’il exerce, avec sa grande coalition, sur l’ensemble du territoire national, avec à son actif 530 communes sur 557, 40 départements sur 45. L’opposition a une conscience claire de ce que les réalisations du président dans tous les domaines au bénéfice des populations sont d’une telle ampleur, d’une telle consistance, du « Lamb daj » qu’aucun citoyen honnête, aucun observateur objectif ne peut hésiter un seul instant pour reconnaître le caractère populaire et progressiste des politiques mises en œuvre dans le pays, depuis 2012.

Voilà pourquoi, l’opposition qui se sait déjà perdante, tente de justifier par anticipation sa défaite avec des affabulations et des manipulations de la réalité aux fins d’intoxiquer l’opinion.

L’appel à l’insurrection et au coup d’Etat

Devant une telle situation, il ne leur reste plus qu’à appeler à nouveau à l’insurrection, en l’enrobant d’un discours victimaire pour faire croire qu’elle veut « résister » contre l’oppression, « la dictature ». Propos aussi fallacieux que risibles, si l’on ne considérait pas la situation de la cible visée par ces appels, les jeunes et les femmes, êtres vulnérables dont certains peuvent être trompés de bonne foi et répondre aux appels incendiaires.

Nous en aurions ri, si nous ne pouvions déceler dans les propos de l’opposition des appels en direction des militaires et des paramilitaires qui ne sont rien d’autres que des appels hypocrites au coup d’état militaire. C’est dire combien ces gens là plongent dans le désarroi, au point d’en perdre la tête et de faire appel aux « élèves et étudiants », comme l’avait tenté Wade, il n’y a pas longtemps.

Nous en aurions ri, si nous ne savions, pour l’avoir vécu, la capacité de nuisance d’une frange de l’opposition revancharde dont on connaît les tendances à la violence avec la mort de 12 jeunes citoyens en 2011, le saccage de maisons de presse, plus loin encore la mort de 16 policiers, tués sur les allées du centenaire, l’assassinat de Me Babacar Seye du Conseil constitutionnel dont les commanditaires courent toujours.

C’est pour ces raisons que BBY, fidèle à son option pour la paix, condamne avec la dernière énergie ces déclarations incendiaires de l’opposition radicale et invite les populations de quelque bord qu’elles se situent à rejeter de tels appels à la violence et demande à tous, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes de rester mobilisés et vigilants, de faire confiance dans l’autorité et la fermeté de l’Etat à faire respecter l’ordre républicain pour préserver la paix et la sécurité des biens et des personnes.

Dans cette perspective, BBY appelle à la raison ceux qui dans l’opposition sont encore soucieux de préserver la stabilité et la paix dans notre cher Sénégal afin qu’ils se ressaisissent. De même, les organisations de la société civile préoccupée par une telle situation doivent élever la voix contre ces appels à la violence.

BBY appelle ses militants et sympathisants à s’engager avec détermination dans la campagne qui s’ouvre bientôt et à œuvrer dans ce cadre pour aider les populations à se mobiliser massivement dans la discipline et la paix pour aller voter le jour du 24 février dans le calme et la sérénité afin de réélire, dès le premier tour, le Président Macky Sall.Dakar, le 22 janvier 2019,Le SEP de BBY

« AFFAIRE DES 94 MILLIARDS » : UN DÉPUTÉ RÉCLAME UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE

Dakar, 23 jan (APS) – Le député Djibril War a souligné mercredi à Dakar la nécessité d’ouvrir une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire dite des 94 milliards de francs CFA, dans laquelle son collègue Ousmane Sonko est cité, de même que de hauts responsables des domaines.
’’Au nom de la bonne gouvernance, on a besoin d’être édifié sur cette affaire de corruption autour d’une somme de 94 milliards de francs CFA’’, a déclaré le député Djibril War.

Il intervenait lors de la plénière de l’Assemblée nationale portant sur le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord portant création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Selon le député Djibril War, cette commission d’enquête parlementaire devrait permettre d’écouter toutes les personnes citées dans cette affaire, ’’notamment notre collègue Ousmane Sonko qui est tantôt accusateur, tantôt mis en cause’’.

  1. Sonko, candidat à la prochaine présidentielle du 24 février 2019 et ancien inspecteur des Impôts radié de la Fonction publique, accuse de hauts responsables des domaines d’avoir détourné 94 milliards de francs CFA dans une affaire d’indemnisation foncière.

Le député Sonko, leader de PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), a dit avoir déposé une plainte dans cette affaire et écrit à l’Inspection générale d’Etat (IGE) et à l’OFNAC, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption.

 Mais il est à son tour mis en cause dans cette affaire par le journaliste Madiambal Diagne, directeur de publication du journal Le Quotidien (privée), ce dernier l’accusant d’avoir des relations « avec des parties prenantes dans cette procédure ».

« Ceux qu’il a accusés peuvent se retourner contre lui mais également, il pourrait être entendu pour son implication. Je sais qu’il est impliqué dans ce dossier-là et à tout le moins, il pourrait être entendu à titre de témoin », a fait valoir le journaliste dans des propos rapportés par des médias sénégalais.SMD/BK/ASG

Les Jeunes De L’Opposition Appellent À Manifester Ce Vendredi Et Avertissent Le Préfet

https://www.walf-groupe.com Après les menaces du C25, les jeunes de l’opposition  décidés à passer à l’action. Réunis ce mercredi 23 au siège du Parti démocratique sénégalais (PDS), ils ont annoncé une marche pour ce vendredi.

Une manifestation qui part pour être mouvementée au vu de l’itinéraire que les jeunes opposants ont décidé d’arpenter. En effet, selon eux, leur marche va partir de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar pour s’arrêter au rond-point de la RTS, en passant par le Rond-point Sam de la Médina.

Flairant visiblement la réaction de l’autorité administrative, Toussaint MANGA et camarades assurent qu’ils ne vont pas changer d’itinéraire. « Nous avons à déposer une déclaration au niveau du préfet et nous l’avons fait en bonne et due forme. Maintenant qu’il (le préfet de Dakar, ndlr) n’essaie pas de nous dire par où nous allons passer », soutiennent-ils

Madické Niang : « Ma relation avec Abdoulaye Wade »

Seneweb.com Quand Madické Niang parle de son histoire avec Abdoulaye Wade, dans cet entretien avec SeneWeb, les beaux souvenirs se bousculent dans sa tête. Lesquels sont le témoin d’une époque heureuse de sa vie.

La première rencontre remonte à 34 ans. Le candidat de la coalition « Madické 2019 » à la prochaine présidentielle rembobine : « C’était 1985, lorsqu’il a été arrêté lors de la marche avortée de l’Alliance démocratique sénégalaise (Ads). Je l’ai défendu alors que je venais de boucler seulement trois ans de barre. »

L’avocat va remporter le procès. C’était le début d’une longue amitié. Qui sera, symboliquement, scellée à Touba devant feu Serigne Saliou Mbacké, cinquième khalife des mourides.

Les deux hommes ne se quitteront plus jamais. Jusqu’à la récente brouille née de la décision de Me Madické Niang de se présenter à la présidentielle du 24 février prochain…

Pr Ibou Sané: »Avec cinq candidats, on aura un débat sain… »

Seneweb.com Ibou Sané, professeur de sociologie politique à l’Université Gaston Berger, salue la limitation à cinq du nombre de candidats à la présidentielle du 24 février 2019. Il permet, selon lui, d’avoir « un débat sain ». Mais, souligne-t-il, elle brouille les pistes dans la course aux alliances.

Le Conseil constitutionnel a retenu cinq candidats pour la présidentielle du 24 février 2019. Êtes-vous surpris ?

Le Conseil constitutionnel a statué dans une première étape sur le parrainage, certains ont été recalés, d’autres ont été admis d’office et il y a eu d’autres encore à qui on a demandé de compléter les doublons. Dans la deuxième étape, maintenant, le Conseil a sorti une liste provisoire et, en général, quand il sort une liste provisoire, c’est cette même liste qui est reconduite. S’il sortait d’autres éléments nouveaux, cela voudrait dire qu’il s’est dédit. Il ne fallait pas s’attendre à des bouleversements. Les Sénégalais aiment parler, ils aiment critiquer mais il ne faut pas aussi oublier que le Conseil constitutionnel, c’est des juges qui ont des compétences statutaires, d’éminents juristes dont d’anciens doyens de faculté. Toutefois, comme le droit est une science interprétative, cela veut dire que l’on peut épiloguer pendant des jours mais il appartient aux seuls juges de trancher. Et une fois que c’est fait, nous tombons sous le coup de l’autorité de la chose jugée. Le citoyen lambda peut critiquer, dénoncer, mais il faut savoir ce que l’on veut dans la vie.

Voulez-vous donc dire que les recours des opposants recalés étaient sans objet ?
L’opposition aurait pu aller à la table de négociations à laquelle ils ont été appelés. C’est là-bas qu’il fallait régler tous les problèmes. Ils ont préféré la politique de la chaise vide, et voilà le résultat.

« Si Wade avait instauré une démocratie interne au Pds, surtout avec Idrissa Seck, son parti allait rester très longtemps au pouvoir. Il a monté le parti et il l’a cassé au profit de Macky Sall. »

On a cinq candidats dont trois qui sont à leur première participation à une présidentielle. Comment analysez-vous cela ?
Ce n’est pas inédit le fait qu’on ait que cinq candidats. Cela va permettre un débat sain qui porte sur des projets de société. Il faut qu’on sache ce que les candidats nous offrent au profit de la nation et ne pas se limiter à tenir des meetings ou à organiser des tournées. Il faut qu’ils se concentrent sur leurs programmes économiques. Et là, on saura qui est qui et qui fait quoi. Les médias ont tout intérêt à tenir des débats sur les programmes des uns et des autres.

Il faut noter qu’il y a trois candidats qui viennent du courant libéral à savoir Macky Sall, Idrissa Seck et Madické Niang. Cela montre que c’est encore le plan libéral qui prospère depuis 2000. Maintenant les deux autres novices, qui viennent d’arriver, n’ont pas d’expérience. Même s’ils connaissent l’administration, ils ne connaissent pas l’Etat en profondeur, contrairement aux autres qui, depuis 2000, ont pratiqué l’Etat. On peut dire qu’ils ont plus d’avance que les autres sur le plan pratique. Reste à savoir maintenant ce que les Sonko et Issa Sall, qui n’ont jamais goûté aux délices du pouvoir, vont nous proposer comme alternative. On peut considérer ces derniers comme des candidats du futur, donc, il faut qu’ils nous donnent des solutions de sortie de crise. On verra bien comment ils vont pouvoir changer le système, ce sera en tout cas très compliqué pour eux.

Le plus vieux parti parmi ceux qui sont en lice, est le Pur, qui est né. Assistons-nous à la mort des vieux partis ?
Nous assistons à une recomposition progressive du champ politique sénégalais. Le Ps et le Pds mettront du temps pour revenir au pouvoir. Les Sénégalais les ont déclassés depuis très longtemps parce que, eux, ils ont gouverné mais ils n’ont pas atteint les résultats escomptés. Alors que, les partis de gauche, qui sont des faiseurs de roi, n’ont jamais dirigé un appareil étatique sauf des postes nominatifs- on les comprend parce qu’ils sont dans la révolution. Le résultat, c’est que personne ne les veut au pouvoir. Ils ont une capacité de nuisance extraordinaire. C’est pourquoi d’ailleurs Macky Sall préfère les avoir à ses côtés pour les neutraliser afin qu’ils ne puissent pas activer leur mouvement syndical. C’est cette situation qui fait qu’ils s’effritent, il y a la « Ld débout », « Ld couchée », il y en a d’autres qui sont complètement morts. Le Parti socialiste est divisé en trois courants : Les pro-Khalifa, pro-Tanor et le courant d’Aissata Tall Sall.

Même à droite, ça craquelle ?
Le Pds, pour sa part, est aussi divisé en plusieurs morceaux. Il ne reste plus qu’un petit noyau. Mais comment faire pour maintenir ce noyau-là, si l’on sait qu’il y en qui font de la politique une profession ? Le Pds étant incapable d’offrir quelque chose, beaucoup préfèrent aller ailleurs. Si Wade avait instauré une démocratie interne au sein de sa formation politique, surtout avec Idrissa Seck, son parti allait durer et rester très longtemps au pouvoir. C’est Abdoulaye Wade qui a monté le parti et c’est lui qui a cassé ce même parti au profit de Macky Sall qui a réussi à renforcer son camp.

« Je ne vois pas le Pds aller chez Sonko, parce que c’est deux types de partis différents. Le jeu est obscur, sinon l’opposition allait former des pôles depuis très longtemps. »?

Quels rôles devraient jouer les candidats recalés lors de la présidentielle ?
Ils ont tous dit au départ qu’ils n’allaient pas soutenir le parti au pouvoir. Mais si vous y allez tout seul alors qu’il y a rien derrière, vous n’allez rien apporter. Parce qu’en politique, ce qui est important, c’est la base. Mais est-ce que ces recalés ont une base solide ? Il faut que les candidats de l’opposition aient une lecture très fine de la position des uns et des autres. Y en a parmi eux qui n’ont rien, ils ne font que du bruit. Il y a beaucoup de faiseurs de bruit au Sénégal. Ils prennent les élections comme un business pour avoir quelque chose, c’est du donnant-donnant. Ce qui est extrêmement dangereux pour la démocratie.

À quelles types d’alliances pourrait-on s’attendre ?
Je crains que ça ne soit des alliances de circonstance d’autant plus qu’ils ont un seul objectif et c’est de faire tomber le parti au pouvoir. Mais, est-ce que dans ce jeu-là, on aura des alliances très claires et pures où l’allié n’attendra rien de la personne qui vient incarner le pouvoir ? Ces gars sont de très grands joueurs qui ne font jamais rien sans rien.

Il faut cependant signaler qu’il y a d’autres qui vont s’abstenir parce qu’ils ne savent pas où aller. Je ne vois pas des libéraux aller chez Sonko, parce que c’est deux types de partis différents. Le jeu est obscur, sinon l’opposition allait former des pôles depuis très longtemps. Mais, ils veulent aller en cavalier seul. Maintenant, nous verrons comment ils vont s’organiser dans les jours à venir. Qui va choisir qui, à quel intérêt et au nom de quelle idéologie ?Salla GUEYE

Le procès des étudiants pro-Khalifa renvoyé

http://www.dakarmatin.com Placé sous mandat le 15 janvier dernier pour manifestation illégale et destruction de biens appartenant à l’Etat, Al Ousseynou Sy, responsable de la jeunesse socialiste de Kaolack a comparu, ce mercredi, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Mais, il n’a pas été jugé.
Son procès est renvoyé jusqu’à vendredi 25 janvier 2019 pour la convocation de la partie civile. En effet, après que le Conseil constitutionnel a publié la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle, les jeunes socialistes issus du rang de l’ancien maire de Dakar ont envahi la rue pour dénoncer l’invalidation de la candidature du maire révoqué.
Ils avaient brulé des pneus et caillassés des bus de Dakar Demm Dikk. C’est sur ces entrefaites que le sieur Sy a été arrêté. Cependant, selon l’avocate de la défense son client a été arrêté arbitrairement car n’ayant pas pris part à la manifestation

Les «Marrons du feu : la réaction d’Alioune Tine

https://actusen.sn La réaction du Directeur d’Amnesty international/Afrique suite à la publication de la vidéo des “Marrons du feu” publiée sur Tweeter, n’a pas tardé.

Alioune Tine a  montré toute son indignation face à cette scène. «Très dangereux pou un État de droit où les Forces de défense et de sécurité sont les seules habilitées à veiller sur l’ordre. Scandaleux venant d’un ministre de la République qui viole délibérément la loi. Où va le pays de Senghor et d’AbdouDiouf ?», a-t-il réagi sur Tweeter.

Les Forces De L’ordre S’effacent, Les Nervis De L’APR Sécurisent

https://www.walf-groupe.com Avant que le ministre du Tourisme, Mame Mbaye NIANG, n’en informe intelligiblement, les gros bras de l’APR s’étaient déjà signalés.

A Rufisque, lors de l’inauguration du Train Express Régional TER), ils avaient molesté les jeunes qui voulaient manifester leur mécontentement.

De gros bras qui ne se cachent pas et opérant au vu et au su des policiers et des gendarmes. Ces derniers ne pouvant pas aller chercher les manifestants jusque dans leurs maisons pour les empêcher de se faire entendre, les nervis de l’APR s’en chargent. Comme à Rufisque, ils se sont illustrés durant la visite du président SALL à Fatick empêchant systématiquement aux populations d’exhiber leurs brassards rouges.

VIDEO :  Les forces de l’ordre s’effacent, les nervis de l’APR sécurisent

Un premier pas dangereux posé par les tenants du pouvoir même qui ont la responsabilité de la sécurité des citoyens.

Si les opposants qui menacent de saboter la campagne de Macky SALL, font la même chose en allant également recruter des nervis, les dégâts pourraient être considérables.

Lire aussi : Inauguration du TER : les nervis de l’APR bastonnent les mécontents (Photos)

La vidéo des « MARRONS DU FEU » indigne et affole les internautes sénégalais

http://www.dakarmatin.com Une vidéo montrant une « armée de nervis » habillés de tee-shirts aux couleurs du parti au pouvoir, floqués de l’inscription « LES MARRONS DU FEU » affole la toile.

Partagée par un enseignant activiste qui vit au Canada, cette séquence de 30 secondes vient conforter la troublante déclaration du ministre du Tourisme dans les colonnes du journal « Source A ». En effet Mame Mbaye Niang, puisque c’est de lui qu’il s’agit, révèle avoir déjà recruté de gros bras pour contrecarrer la résolution du C25 d’empêcher le Président sortant Macky Sall de battre campagne.

« Sénégal, un ministre de la république se félicite ouvertement d’avoir recruté des nervis en vue de l’élection présidentielle à venir », a écrit Babacar pour légender ladite vidéo, dans un tweet sur lequel il prend le soin de taguer des personnalités comme le président de la République Macky Sall, le Directeur d’Amnesty international, Section Afrique de l’Ouest et du Centre, des organisations de défense de droits humains comme Human Right Watch, Troupe 2016 et même les Nations Unies et la Cedeao :

Le Directeur d’Amnesty international Section Afrique de l’Ouest et du Centre est la première parmi les personnalités et organisations interpellées à réagir sur le réseau social Twitter. Alioune Tine a qualifié cette démarche du parti au pouvoir de très dangereuse pour une République. il trouve également scandaleux que cela puisse venir d’un ministre qui viole délibérément la loi.

Un autre twitto du nom de Thierno Mohady met en garde les autorités et voit dans cette vidéo le syndrome Ndiaga Diouf, du nom de ce nervi tué par balle devant la mairie de Mermoz-Sacré coeur, lors d’un affrontement à la veille de la Présidentielle de 2012.
Un peu plus loin, Moussa use d’une piquante ironie pour descendre en flammes le ministre du Tourisme, à qui on a attribué le recrutement de ces gros bras. Dans son tweet, il convoque le scandale de détournement à la Prodac sans jamais citer de nom.

 Donc le gars il a volé nos sous, recruté des nervis avec nos sous pour qu’ils viennent nous tabasser !?… avec nos sous!?

Toutefois, il est bon de préciser que rien n’indique ces individus sur la vidéo font partie des « gros bras » recrutés par le ministre Mame Mbaye Niang. La seule certitude est que ces « MARRONS DU FEU » travaillent pour le parti au pouvoir. Les couleurs de leurs des tenues ne laissent planer aucun doute là-dessus

Omar FAYE : «Nous avons 500 Baye Fall prêts à anéantir les Gros bras de Mame Mbaye Niang»

https://senego.com/ Omar Faye est d’attaque. Le président de Leeral Askan Wi répond à Mame Mbaye Niang qui dit recruter de gros bras payés quotidiennement pour faire face à l’opposition.

« Que Mame Mbaye Niang sache que nous sommes plus sénégalais que lui, il ne sera pas dans la rue, il sera neutralisé. J’ai déjà à ma possession plus de 500 Baye Fall prêts à agir. Ses propos ne sont que de la provocation », martèle Omar Faye qui s’exprimait mardi sur Senego, invité de  l’émission, « Nanu Ci Wakh », de Pape MaguetteBâ… Par Mangoné KA  

Déploiement massif de policiers et de gendarmes partout dans la capitale : des Dakarois s’indignent et parlent d’un dispositif de pays en état de guerre

http://www.dakarmatin.com A un mois de la présidentielle du 24 février prochain, on se croirait en état de siège ! Partout, dans tous les carrefours, le long des principaux axes routiers, aux alentours des permanences des partis d’opposition, des policiers et des gendarmes lourdement armés sont disposés. Des artères comme la VDN sont squattés en permanence par des cars remplis de gendarmes.

L’excuse serait de faire régner la paix en vue de déjouer toutes tentatives de manifestations violentes chez les partisans de Khalifa Sall et Karim Wade, deux candidats écartés de la présidentielle par le Conseil constitutionnel. Lequel a rendu publique, dimanche dernier, la liste définitive des candidats à ce scrutin. Si certains Dakarois se disent rassurés par ce dispositif sécuritaire déployé sur les points stratégiques pour la sécurité des personnes, d’autres s’indignent et parlent d’un dispositif d’un pays en état de guerre. Les Sénégalais qui subissent au quotidien les agressions de bandes de malfrats de plus en plus téméraires qui opèrent même en plein jour, se posent une question : mais où étaient en temps normal donc toutes ces forces de l’ordre déployées massivement ces jours-ci dans tous les coins de la capitale ?

Sur la vdn (Ndlr : voie de dégagement Nord), le décor est inhabituel. Sinon, exceptionnel. Juste à côté des cimetières Saint Lazare, un véhicule de la gendarmerie attire l’attention des passants. Des hommes en bleu, tranquillement assis sur les sièges de leur voiture, veillent au grain. Leurs yeux furètent dans tous les sens, notamment dans la direction des permanences de partis politiques sises sur les lieux.

Même décor au croisement de l’ancienne piste, toujours sur la vdn où un car de gendarmes stationne encore. Même chose en face du siège de la Sonatel et à quelques encablures du siège du Parti démocratique sénégalais. Entre la « Boulangerie jaune » et le rond-point « JvC », la permanence de Khalifa Sall est prise en sandwich par deux camionnettes remplies de policiers. Les sièges de l’Alliance pour la république (APR), du Parti démocratique sénégalais (Pds) et du Parti Socialiste à Colobane sont sous haute surveillance de gendarmes.

Devant ces sièges de formations politiques, la présence des hommes de tenue est impressionnante. Ils sont mobilisés sur certaines artères de Dakar surtout dans des zones dites stratégiques pour parer à toute éventualité, et surtout, empêcher la constitution de groupes pour la moindre manifestation de colère.

Comme celle organisée au lendemain de la publication de la liste provisoire des candidats à la candidature par des partisans de Karim Wade et de Khalifa Sall. Un dispositif sécuritaire important à la dimension des menaces potentielles est en effet déployé aux alentours de ces quartiers généraux de partis politiques.

Les policiers qui sont placés à côté du siège de « Taxawu Dakar » sont conscients de la détermination à en découdre affichée par les hommes de l’ancien député-maire de la ville de Dakar. Ici, ces flics guettent les moindres mouvements des passants. Notamment ceux constitués en groupes. Rien n’échappe à leur vigilance. Ils ne veulent point être surpris par des « khalifistes » en colère qui, à l’annonce de la liste définitive des candidats à la présidentielle par le Conseil constitutionnel (Cc), ont cru recevoir un coup de massue.

Ceux-là qui ont toujours espéré que leurs candidats, d’abord recalés sur la première liste du Conseil constitutionnel, allaient être repêchés sur la liste finale à la faveur des recours déposés par les avocats de leurs champions. Face à la situation, ils promettent de mettre le pays en feu. D’où la présence massive des forces de sécurité, policiers comme gendarmes, aux alentours des permanences de partis aux dirigeants recalés pour parer à toute éventualité. Coins et recoins majeurs de la capitale quadrillés

Mais il n’y a pas que les permanences des partis politiques à être quadrillés par les forces de l’ordre. De Rufisque à Dakar en passant par les autres centres urbains comme Pikine, les Parcelles Assainies et Guédiawaye, le carrefour de Cambérène, le rond-point de poste Thiaroye etc. policiers et gendarmes ont mis en place un dispositif dissuasif. Des camions remplis de policiers et de gendarmes sont positionnés 24h/24 sur tous les axes où peuvent se créer des attroupements spontanés.

La nervosité se lit aisément dans les regards de ces hommes de tenue. Toutes tentatives d’avoir des explications de leur part échouent. « Nous avons reçu des ordres de maintien de la sécurité. Nous allons exécuter ces ordres jusqu’à ce que le commandement nous demande de lever le dispositif » souligne un officier de la gendarmerie sous l’anonymat. Nous sommes priées de dégager des lieux le plus rapidement possible. Des points stratégiques pour prévenir les heurts.

Ce renforcement de sécurité est salué par quelques Dakarois qui disent être rassurés par un tel dispositif sécuritaire. « Avec la situation préélectorale qui prévaut dans ce pays, je suis rassuré. Quand vous passez et vous sentez qu’il y a quelqu’un qui assure votre sécurité, cela rassure quand même. Au moins, c’est sécurisant », s’est extasié un automobiliste. Tout le contraire de Mamadou Bassine Kaïré. Ce denier dit être effrayé par la présence des forces de l’ordre « dans tout Dakar ». Pour une publication de liste de candidats à la présidentielle, M. Kaïré pense qu’ « on n’a pas besoin de tout ce dispositif ». « Cela ressemble à un pays qui est en état de guerre.

C’est dérangeant et cela peut même créer des frustrations », s’est désolé ce Sénégalais lambda pour qui « le régime de Macky Sall est contradictoire dans sa démarche de tous les jours. C’est comme si ces gens nous disaient : voilà, on fait ce que l’on veut. Mais vous, vous n’avez pas le droit de manifester votre colère.

Fût-elle pacifique », s’est indigné notre interlocuteur. Deux ou trois autres passants, qui ont voulu garder l’anonymat, tiennent à peu près le même langage que Kaïré. En attendant, d’ici le 24 février prochain, et même au-delà en cas de contentieux post-électoral, le temps risque d’être long, très long pour ces centaines de gendarmes et policiers déployés massivement pour combattre un ennemi pour l’instant invisible… On leur souhaite beaucoup de chance dans leur volonté de croquer du manifestant!Maïmouna FAYE FALL

«La communauté internationale considère le Sénégal comme un pays en crise», selon Alioune Tine

http://www.dakarmatin.com L’Expert indépendant en matière de défense des droits de l’Homme et de Bonne gouvernance, Alioune Tine, monte au créneau. Il dénonce la violence pré-électorale notée ces derniers jours et informe que le Sénégal occupe une bonne place sur la liste des pays en crise.
Le droit de « l’hommiste », Alioune Tine, n’est pas du tout rassuré de la situation actuelle du Sénégal. Il informe que l’image du pays est en train de se ternir aux yeux de la communauté internationale.
«Il faut que les choses se fassent pacifiquement, qu’elles soient gérables, quand ce n’est pas gérable, on ne sait pas jusqu’à quel niveau ça va aller. Parce que, qu’on le veut ou non, la communauté internationale considère le Sénégal comme un pays en crise», fulmine-t-il.
Il poursuit : «les diplomates sont en train de demander des avis par-ci par-là. Nous avons rencontré des gens de la CEDEAO et aux Nations Unies, aujourd’hui les gens commencent à être inquiets, il faut que chaque Sénégalais se sente concerné par cette question là».
Membre de la Société civile, Alioune Tine appelle, sur la Rfm, la classe politique au calme. «Les gens qui sont en colère et qui ont des raisons de la manifester, il faut le faire dans le calme, vraiment des textes constitutionnels, législatifs et réglementaires et que ceux d’en face, ne fassent ni la provocation ni la répression inconsidérée».
Il est d’avis que cette situation prè-électorale, qui rappelle les allures de celle de 2012, est le fruit des transitions ratées au Sénégal.

PROPOS DE MERCREDI 

:Pourtant, c’est David qui terrasse Goliath Par Mamadou Bamba NDIAYE

Paradoxalement, la décision du Conseil constitutionnel n’a pas ramené la confiance dans le camp marron. Les événements survenus depuis dimanche montrent que l’incertitude reste à son paroxysme du côté de chez Mackyavel.

L’enlèvement et la détention arbitraire de dizaines de jeunes leaders karimistes et khalifistes, l’instauration d’un état de siège non déclaré à Dakar notamment, les menaces d’arrestation des candidats et leaders de l’opposition – qu’il convient de prendre au sérieux -, le déploiement au grand jour des milices mackoutes dites « Marrons du feu », … sont, entre autres signes, des manifestations de l’affolement et de la frénésie d’un candidat que rien ne semble pouvoir rassurer.

Le dictateur Mackyavel paraît avoir compris que l’exclusion de Karim, Khalifa et des autres candidats de l’opposition ne suffit pas à lui garantir un « deuxième mandat au premier tour ». Que l’opposition garde malgré tout son destin en mains, d’autant qu’elle a enfin réalisé son unité. Que son idée fixe de transformer 35% des voix en 53% demeure une gageure. Que son braquage électoral ne peut réussir qu’au prix de la violence et du sang. Et il s’y attelle. Ouvertement.

La complicité internationale dont il bénéficie est édifiante. Certes, on sacrifiera aux rituels de l’observation électorale. Mais en taisant les tricheries et l’illégitimité. Car, à l’instar d’autres dictateurs africains, Mackyavel est chargé d’installer durablement un régime autoritaire, capable de juguler le mécontentement des populations, le temps pour une poignée de multimilliardaires étrangers de siphonner nos réserves pétrolières et gazières. Et d’enfoncer nos populations dans la pauvreté pour longtemps encore. Comme en Afrique centrale.

A la notable exception de l’Eglise, les appels bruyants à la « paix » n’échappent guère aux accusations d’hypocrisie. On ne dit pas la vérité au dictateur Goliath. On ne dénonce pas son coup de force contre les candidats de l’opposition, ses violations de la loi électorale, la violence de ses tontons mackoutes, ses chars et mitraillettes flambant neufs exhibés à tous les coins de rue. On ne demande pas le respect des libertés démocratiques et des normes d’un scrutin équitable. Non, c’est le faible David, le recalé, l’emprisonné, l’exilé, qu’on engueule et qu’on somme de cesser toute résistance, au nom de la « paix ». La paix des cimetières.

Tout au long de l’histoire humaine pourtant, le chétif David a toujours terrassé le puissant Goliath. « Combien de fois une troupe peu nombreuse a, par la grâce d’Allah, vaincu une troupe très nombreuse ? » (Coran, II, 249). Les valeurs gouvernant la victoire de David sont universelles. D’abord, la conviction, qui est le contraire de la transhumance des « buveurs d’eau de rivière » et autres mangeurs de compal. Ensuite, l’endurance face à la répression policière et aux exactions mackoutes. Enfin, la fermeté dans la résistance contre l’oppression.

« Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la Terre serait corrompue » (Coran, II, 251).Mamadou Bamba NDIAYE,Ancien député,Secrétaire général du Mps/Selal

 

PRÉSIDENTIELLE 2019 : DAROU SALAM CHÉRIF PRIE POUR « UN ESPACE POLITIQUE APAISÉ »

Darou Salam Chérif (Biggnona), 23 jan (APS) – Le khalife général de Darou Salam Chérif Cheikhna Cheikh Hatab Aidara a prié mercredi pour « un espace politique apaisé » en perspective de l’élection présidentielle du 24 février prochain au Sénégal.

Il a formulé ces prières au cours de la cérémonie officielle marquant la 29 ème édition de la ziarra annuelle de Cheikh Chamsidine Aidara, à Darou Salam Chérif, une cité religieuse du département de Bignona (sud).

 A cette occasion, le khalife a invité les politiques « de tous bords à privilégier l’intérêt général’’ et ’’favoriser un climat politique apaisé à quelques encablures de l’élection présidentielle ».

 Plusieurs disciples venant du Sénégal et de la sous-région ont rallié les villages de Darou Salam et de Darou Khairy pour assister à cette ziarra, qui coincide avec la célébration du centenaire de la disparition de Cheikhna Cheikh Makhfouz Aidara, considéré comme « un symbole de l’intégration » au niveau de la sous-région ouest-africaine.

« Nous appelons la classe politique à la plus grande responsabilité dans ses déclarations et dans ses actes. Dans ce contexte électoral, le climat politique doit être apaisé. L’intérêt national et celui du peuple doivent être privilégiés », a insisté Chérif Boun Chamsidine Aidara, porte-parole du khalife de Darou Salam Chérif.

« Les élections riment souvent avec des périodes de tension. Mais, nous ne nous limitons pas à des déclarations. Nous avons tenu aussi des séances de prières pour la paix en Casamance, mais aussi pour une élection présidentielle apaisée et sans problèmes dommageables pour le Sénégal », a ajouté le porte-parole du khalife.

Il affirme que « pas moins de 4375 exemplaires du Saint Coran ont été récités dans ce sens », confondant dans ses appels « aussi bien le pouvoir que l’opposition ».

Plusieurs autorités territoriales de la Casamance, dont les maires de Bignona, Kataba 1 et Diouloulou, ainsi que des autorités administratives, des délégations étrangères et plusieurs officiels ont pris part à la cérémonie officielle.

 Le ministre de l’Emploi, de l’Insertion professionnelle et de l’Intensification de la main-d’œuvre Abdoulaye Diop, par ailleurs maire de la commune de Sédhiou, avait auparavant été reçu par le khalife de Darou Salam Chérif en tant qu’émissaire du chef de l’Etat./ASG/BK

 Le code pétrolier de Macky Sall, un instrument pour piller nos ressources Par Mamadou Lamine Diallo Député

Il suffit de lire les observations de l’Association sénégalaise pour le Développement et l’Energie en Afrique qui regroupe des experts patriotes pour s’en rendre compte. Le code est transmis sans la convention type. Les trois types de régime d’exploitation (concession, partage de production, services à risque) ne sont pas clairement précisés ainsi que les mécanismes de partage des revenus tranches de production ou facteur R.

Un travail d’amateur du DSK du pétrole (Dionne Sall Kane) pour permettre des interprétations favorables à la nuée de prédateurs qui s’est abattue dans notre pays.

Le code reconnait enfin que les ressources appartiennent au peuple. Tant mieux. Alors quelle est la place de l’Assemblée nationale dans la gouvernance de ces ressources ? Le code est muet et ce ne sont pas les députés de Macky Sall qui feront des amendements.

De toute façon, Macky Sall a déjà distribué les blocs à ses parrains étrangers sous le régime du code pétrolier de 1998. A quoi va servir ce nouveau code pétrolier ?

En tout état de cause, son parrainage corrompu n’empêchera pas le peuple d’assurer sa souveraineté sur ses ressources naturelles, pétrole, gaz, foncier, etc. Le candidat MLD est toujours là.

Dossier nouveau : Macky Sall un homme d’actions spécialisées dans les offres spontanées

Chez BBY, les idéologues sont les journalistes chargés de justifier les errements de Macky Sall. Ils ont décidé de le présenter comme un homme d’actions sans doute par opposition à Abdou Diouf (Abdoulaye Wade l’ayant créé selon ses dires) qui, revendique dans ses mémoires pourtant une continuité spirituelle. Macky Sall est né dans le Sine Saloum le jour de sa nomination comme gouverneur de cette région.

A dire vrai ayant peur du débat avec MLD validé par le peuple qui rejette le parrainage corrompu, ils veulent décrire Macky Sall comme le chef d’une génération de l’action.

Il est impossible d’agir sans penser. Même chez les robots, un programme informatique guide leurs actions. Alors qui guide l’action de Macky Sall ? Regardez les offres spontanées. Je me suis opposé au vote de la loi à l’Assemblée nationale en disant que c’est la porte ouverte à une corruption massive, des travaux mal exécutés et hors délai. Ils ont promis de mettre en place un comité de surveillance avec le secteur privé. Rien n’a été fait. L’exemple scandaleux est l’Université Amadou Mahtar Mbow de Diamnadio confiée à BIctogo et consorts.

C’est bien que Mahatir le patriote malaisien soit venu au Sénégal, il a le mérite d’avoir industrialisé son pays. Malheureusement, le patriotisme n’est pas contagieux. C’est une culture qu’on acquiert dès l’enfance, aimer son peuple et son pays. Tel n’est pas hélas le cas de Macky Sall.Mamadou Lamine Diallo Député

L’opposition a «de réelles chances» de remporter la présidentielle sénégalaise (Mame Adama Guèye)

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé Les quatre candidats de l’opposition à l’élection présidentielle de février 2019 ont «de réelles chances» de remporter ce scrutin dont le premier tour est prévu le 24 février prochain, a déclaré mercredi le coordonnateur de la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (POSE), Me Mame Adama Guèye.

«Ah oui, de réelles chances ! Toute la question est liée aux conditions d’orientation de l’élection. Si nous arrivons de manière opérationnelle à neutraliser les risques que nous avons identifiés, je n’ai aucun doute qu’un candidat de la POSE va gagner l’élection », a dit l’avocat et homme politique sénégalais, initiateur en décembre dernier de la POSE pour « éviter un hold-up électoral ».

Mame Adama Guèye était l’invité de la rédaction d’APA dans le cadre de son Grand oral (GoAPA).

Idrissa Seck (Rewmi), Ousmane Sonko (Pastef), Madické Niang (dissident du PDS) et Elhadji Issa Sall sont les quatre opposants, en plus du président sortant Macky Sall (BBY), dont les dossiers de candidatures ont été définitivement retenus dimanche dernier par le Conseil constitutionnel.

« Je n’ai pas d’avis à donner sur les cinq candidats. (…) Nous prenons acte de la sélection des cinq candidats », a brièvement réagi Me Guèye sur la décision de cette cour juridictionnelle.

Seulement, « nous prenons acte du fait qu’il y a quatre candidats qui sont parties prenantes de la POSE. Et nous allons les accompagner conformément à la mission de la POSE. C’est dans ce processus que nous sommes actuellement », a dit Mame Adama Guèye.ODL/cd/te/APA

Aly Ngouille, Ismaïla Madior et les «Sages» : les guillotineurs de Karim Wade

Depuis 2012, on a exhumé des juridictions obsolètes, instrumentalisé toutes les juridictions ainsi que l’Assemblée nationale et mobilisé les services financiers de l’Etat pour éliminer Karim Wade, un potentiel candidat à la prochaine présidentielle.

On se demande ce qui explique cette frilosité qui fait perdre la raison à l’Etat au point de ridiculiser notre pays devant toutes les juridictions internationales. En tout cas, les bras armés du Président Macky Sall sont arrivés à leurs fins : éliminer Karim Wade, candidat à la présidentielle. Le coup de grâce à été porté par les prétendus « sages » du Conseil constitutionnel. Depuis que Karim Wade a été jugé par la CREI et incarcéré, la problématique de ses droits civiques, celle surtout de son éligibilité, n’a cessé d’alimenter les débats médiatico-politiques.

En effet si, au sein de la majorité, on colporte en tout lieu et en toute occurrence que le fils du 3e président de la République du Sénégal n’est pas éligible, du côté du Parti démocratique sénégalais (Pds), on soutient mordicus avec force arguments qu’aucune loi de ce pays ne l’empêche d’être candidat à quelque élection que ce soit. Hélas, il est clair que le président Macky Sall ne veut point d’une candidature du PDS portée par Karim Wade. Si ce dernier a été appréhendé et embastillé le 15 avril 2013, jugé, condamné le 23 mars 2014, libéré et gracié le 24 juin 2016, il demeure que sa situation en liberté surveillée à Doha n’envie en rien sa détention à Dakar. Du côté du pouvoir, les arguties juridiques fusaient pêle-mêle au point que le Conseil constitutionnel a éliminé en définitive le candidat du PDS. Concernant Karim Wade, l’ancien Garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba, avait pourtant, lors d’une conférence de presse organisée après sa condamnation déclaré qu’il « n’a perdu aucun de ses droits civils, civiques et de famille ; par conséquent, il est électeur et éligible. » En cela, le ministre a raison puisqu’il faut que la mention figure expressément sur la décision de justice pour que le condamné perde ses droits civiques. « Les tribunaux ne prononceront l’interdiction mentionnée dans l’article précédent que lorsqu’elle aura été autorisée ou ordonnée par une disposition particulière de la loi » dit l’article 35 du Code pénal. Et puisqu’aucune disposition de la loi 81-53 du 10 juillet 1981 relative à la répression de l’enrichissement illicite n’interdit l’exercice des droits civiques pour le délit 163 du Code pénal, Wade fils conserve entièrement ses droits civiques.

Malheureusement, du côté, du palais présidentiel, les faucons, se fondant sur l’article 31 du Code électoral, ont toujours soutenu que Karim Wade n’est pas éligible du fait de sa condamnation à plus de cinq ans ferme. Mais si on y regarde de près, aucun point de cet article n’empêche Karim Wade d’être inscrit sur les listes électorales.

Selon L31, ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale : les individus condamnés pour crime ; ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieure à un mois, assortie ou non d’une amende, pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, détournement et soustraction commis par les agents publics, corruption et trafic d’influence, contrefaçon et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq (05) ans d’emprisonnement ; ceux condamnés à plus de trois (03) mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six (6) mois avec sursis, pour un délit autre que ceux énumérés au deuxièmement ci-dessus sous réserve des dispositions de l’article L30 ; ceux qui sont en état de contumace ; les faillis non réhabilités dont la faillite a été déclarée soit par les tribunaux sénégalais, soit par un jugement rendu à l’étranger et exécutoire au Sénégal ; ceux contre qui l’interdiction du droit de voter a été prononcée par une juridiction pénale de droit commun ; les incapables majeurs. L’un dans l’autre, Karim Wade n’est concerné par aucun de ces délits puisqu’il a été condamné sur la base du délit d’enrichissement illicite.

Mais il est clair qu’une telle disposition ne dirime pas l’éligibilité d’un candidat mais empêche le vote à l’électeur frappé de la condamnation sus-évoquée. En sus, les partisans de Macky Sall brandissent l’article L.57 du code électoral modifié qui dispose que « tout Sénégalais Electeur (ndlr, c’est nous qui soulignons) peut faire acte de candidature et être élu, sous réserve des conditions d’âge et des cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévus par la loi ».

Pourtant l’article L.115 qui fixe les conditions pour être candidat à l’élection présidentielle n’arrime pas la recevabilité de la candidature au fait d’être électeur inscrit. voici ce que dit l’article L115 du code électoral sur le dépôt de la candidature à la présidence de la République. Toute candidature doit comporter : les prénoms, nom, date, lieu de naissance et filiation du candidat ; la mention que le candidat est de nationalité sénégalaise et qu’il jouit de ses droits civils et de ses droits politiques, conformément aux dispositions du titre premier du Code électoral ; N° de carte d’électeur.

Cet alinéa (N° de carte d’électeur) a été volontairement et illégalement inséré pour « plomber » la candidature de Karim Wade la mention que le candidat a reçu l’investiture d’un parti politique légalement constitué ou d’une coalition de partis politiques légalement constitués, ou se présente en candidat indépendant ; la photo et la couleur choisie pour l’impression des bulletins de vote et éventuellement le symbole et le sigle qui doivent y figurer ; la signature du candidat. Last but least, notre charte fondamentale en son article 28 précise expressément les conditions d’éligibilité à une présidentielle : « Tout candidat à la présidence de la République doit être de nationalité exclusivement sénégalaise, jouir de ses droits civils et politiques ; être âgé de 35 ans au moins et de 75 ans tout au plus. Il doit savoir écrire, lire et parler couramment la langue française ». C’est pourtant sur la base de cet article que Karim Wade a été injustement disqualifié par le Conseil constitutionnel au mépris absolu de la loi fondamentale.

Ali Ngouille, Madior et les sages» en service commandé Aujourd’hui il est clair que le ministre de l’Intérieur, son collègue en charge de la Justice et le Secrétaire général du gouvernement étaient les personnes désignées qui devaient décider urbi et orbi l’inéligibilité de Karim Wade en dehors des juridictions compétentes. Si Seydou Guèye déclare, au micro de RFI le 31 juillet 2018, qu’à chaque échéance la Cour d’appel envoie la liste des personnes qui ne sont pas habilitées à figurer sur le fichier électoral et que, dans ce cas de figure, monsieur Karim Wade fait partie du lot des 5 000 et quelques personnes qui ne remplissent pas les critères pour être électeurs ou éligibles, il n’a jamais été établi que le greffe de la Cour d’Appel de Dakar, sur la base de l’article 730 du Code de procédure pénale, ait adressé à l’autorité chargée d’établir les listes électorales « une fiche constatant une décision entraînant la privation des droits électoraux » de Karim Wade.

Pourtant Ali Ngouille Ndiaye, via la Direction générale des élections (DGE), a rejeté de manière illégale l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales sans que cela n’émane du greffe compétent. Il a été opposé à Karim Wade, l’article L31 du code électoral. D’ailleurs, les avocats du fils de l’ancien président de la République avaient saisi le tribunal d’instance hors-classe de Dakar mais son président s’est déclaré incompétent dans le contentieux des inscriptions sur les listes électorales opposant Karim Wade au ministère de l’Intérieur chargé des élections. La Cour suprême avait été saisie en cassation contre l’ordonnance numéro 470 du 23 juillet 2018 de Mme Aïssatou Diallo Bâ, présidente du tribunal d’instance hors classe de Dakar. Laquelle s’était déclarée incompétente pour examiner le rejet arbitraire, sans fondement juridique, de l’inscription de Karim sur les listes électorales par la DGE. La Cour suprême, donc, a rejeté le pourvoi donnant ainsi raison aux services du ministère de l’Intérieur.

Or si, comme l’a soutenu Seydou Guèye, la Cour d’appel avait notifié l’interdiction d’inscrire Karim Wade sur les listes électorales, point ne serait besoin pour ses avocats de recourir aux deux juridictions susnommées. Ce qui veut dire qu’Ali Ngouille s’est substitué à la loi pour exécuter une décision du Prince. Lequel veut vaille que vaille le fils de son prédécesseur soit disqualifié aux prochaines joutes présidentielles. Le Garde des Sceaux, lors de son passage à l’Assemblée nationale le 29 dernier, a déclaré devant les députés que « Karim Wade condamné à une peine de six ans ne peut pas faire acte de candidature à la présidentielle ». Or, encore une fois, rien ne le lui interdit si on se fonde aux lois électorales de notre pays. Aujourd’hui, le pouvoir a tendance, sur la base des articles 31 et 57 du Code électoral, à empêcher la candidature de KW en entretenant confusément les notions de droit de vote et éligibilité d’un citoyen.

Si l’article L31 du code électoral interdit à tout condamné sur la base d’un de ses alinéas de voter, il n’empêche pas le citoyen remplissant les critères de l’article L115 et renforcé par la Loi fondamentale en son article 28 de présenter sa candidature à une présidentielle s’il le désire. Aujourd’hui, Ali Ngouille évoque railleusement que sur la carte d’identité de Karim, il est bien mentionné « Ne s’est pas inscrit sur les listes électorales » avant de lui dénier le droit d’être électeur sur la base de l’article L57 du code électoral qui stipule que « seuls les Sénégalais électeurs peuvent faire acte de candidature et être élus sous réserve des conditions d’âge et des cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévus par la loi ». Hélas pour le ministre de l’Intérieur, une telle disposition ne résiste pas à l’article 3, alinéa Iv de la Constitution du Sénégal et repris par L 27 du code électoral qui dit que « sont électeurs les Sénégalais des deux sexes, âgés de dix-huit (18) ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques et n’étant dans aucun cas d’incapacité prévu par la loi ».

Par conséquent, d’un point de vue de la loi constitutionnelle, qui est au-dessus de toutes les autres, l’électeur ou le candidat peut ne pas être inscrit. Rien ne lie le fait de voter au fait de pouvoir être élu. L’électeur potentiel (non inscrit et étant en conformité avec la loi) est l’individu qui, juridiquement, peut être autorisé à participer à un vote. Mais il acquiert son statut d’électeur effectif en s’étant inscrit sur les listes électorales. Le terme de corps électoral recouvre deux entités distinctes : l’électorat potentiel, c’est-à-dire l’ensemble des personnes remplissant les conditions pour figurer sur les listes électorales et l’électorat inscrit qui comprend les personnes figurant sur les listes électorales. Par conséquent, Karim Wade, non privé de ses droits civiques et n’étant pas sous le coup d’une condamnation privative de son droit électoral, est éligible même s’il n’est pas électeur inscrit.

Et si on analyse cette mention « Ne s’est pas inscrit sur les listes électorales » sur la carte de Karim Wade, on se demande si, maintenant au Sénégal, il y a des lois intuitu personae c’est-à-dire personnalisées et temporalisées. La loi est impersonnelle et il est illégal et discriminatoire que l’on mentionne des mesures d’exclusion sur la carte d’identité d’une personne tout simplement pour attester son inéligibilité. Ainsi l’objectif est atteint par Macky Sall. Ses cours, son Conseil constitutionnel et toute sa valetaille politique et judiciaire ont accompli leur sale mission : éliminer le candidat du PDS qui pourrait compromettre sa réélection.Serigne Saliou GUEYE

LES PRIÈRES ET RECOMMANDATIONS DE THIERNO MADANI TALL

http://www.emedia.sn La 39e édition de la ziarra annuelle dédiée à Feu EL Hadj Seydou Nourou TALL et à Feu Cheikh Thierno Mountaga TALL est prévue du 25 au 27 janvier prochain. Le thème retenu cette année est : « De la sagesse pour l’équilibre à la sauvegarde de l’humanité ».

En effet, lors de la dernière édition, Thierno Madani Tall serviteur de la Hadrah omarienne et président de la Ligue des Oulémas du Sénégal a fait un discours pour rappeler aux sénégalais la culture de la paix et de la cohésion sociale. Selon lui, de nos jours, l’humanité est éprouvée par des catastrophes naturelles, des dégâts causés par l’homme tels que le terrorisme, les guerres etc.

A l’en croire, la recrudescence de la violence est devenue un phénomène majeur dans les sociétés avec ses conséquences dont l’absence de sécurité et de paix. Or, souligne Thierno Madani Tall : « la violence, quelle que soit sa forme, son intensité, et ses sources, est une épreuve et une endémie qu’il faut éviter pour celui qui veut être sauvé. »

De même, Thierno Madani Tall avait invité les autorités politiques à redoubler d’effort dans leur politique de lutte contre le chômage, l’analphabétisme et les disparités sociales. Egalement, il avait formulé des prières pour le Sénégal. Ce, en demandant à Dieu de protéger le pays contre toutes formes de violence et de répandre la paix dans les régions et surtout en Casamance. Il lui demande d’accorder au pays l’opportunité de bien profiter de ses ressources minières, pétrolières et gazières pour qu’elles soient une source de bénédictions et d’unité et non de violence et de division.

Les précieux conseils de « Borom Makarimoul Akhlaq » aux jeunes

IGFM-Le fils de Serigne Fallou,  Abdou Karim Mbacké a profité d’une rencontre avec les jeunes pour les inviter à savoir dénicher les valeurs qui fondent l’existence d’ne bonne personne. Dans un wolof châtié il dit : « la seule chose que je sais et qui me fait mal, c’est que la richesse est une bonne chose mais le plus précieux héritage qu’on puisse vous laisser, ce sont les valeurs ». Pour l’homme religieux, les guides doivent léguer à cette jeunesse de bonnes valeurs. « C’est honteux de voir un guide, en qui la jeunesse croit fort et qui au lieu de montrer le bon exemple, la mène dans le mauvais chemin », déplore Serigne Abdou Karim Mbacké. Et d’inciter la jeunesse à suivre les sages, pleins de bon sens et qui leur montre les bonnes valeurs. « Il faut faire de ceux-là vos modèles.»

L’ITALIE,LA FRANCE ET LA COLONISATION Par Khadim NDIAYE

Membres du gouvernement italien, merci de rappeler aux autorités françaises leurs crimes. Ces autorités sont dans tous leurs états en ce moment. Pour elles, c’est un coup de poignard dans le dos reçu du frère italiano.

Les dirigeants français n’aiment pas qu’on leur rappelle ce passé si sombre. Ils ont même forgé le concept de « repentance » pour ne pas voir la vérité en face.

Chers Italiens, les Africains apprécient positivement cette dénonciation même s’ils auraient aimé le faire eux-mêmes.

J’en profite quand même pour vous dire que vous aussi avez tenté l’expérience coloniale. Nous n’avons pas oublié, chers frères Italiens. Votre Mussolini a voulu, lui-aussi, offrir à son pays un empire colonial digne des autres grands pays européens.

Votre expérience éthiopienne quoique courte est restée dans les annales. Si vous n’êtes restés que cinq ans en Éthiopie, c’est parce que la résistance a été farouche. Vous avez dû fuir et abandonner le projet.

Mais en seulement cinq années, votre colonisation de peuplement a été surprenante : près de 20 000 Italiens envoyés en Éthiopie !

Beaucoup de choses se sont passées durant ces cinq années, mais nous retenons particulièrement le triste Massacre de Graziani.

Durant 3 jours (entre le 19 et le 21 février 1937), les rues d’Addis-Abeba étaient jonchées de cadavres. On compta au total plus de 20 000 morts ! Le Yekatit 12 (date du calendrier éthiopien correspondant au 19 février) est connu de tous les Éthiopiens. Un monument a même été érigé dans la capitale à la mémoire des victimes.

Un documentaire a été réalisé sur ce massacre par la BBC en 1989, mais vos services de l’audiovisuel (ceux de la chaîne RAI) ont acheté tous les droits afin que personne ne voie les images de ces terribles massacres. Vous aviez voulu cacher le crime.

Chers ministres italiens, merci encore pour le coup de gueule fortement apprécié en Afrique francophone. Vous avez été vraiment francs avec la France sur la colonisation. Nous aussi, avons voulu être francs avec vous.Cordialement.

La Strategie du clash permanent : Macky joue à se faire peur

Il joue à se faire peur… Son positionnement agressif, privilégie l’adversité, la confrontation et les rapports de force. Pour lui, le silence, face aux attaques de l’opposition, est l’arme des faibles. Il est dans la réactivité, synonyme de manque de sérénité. C’est un homme irascible qui regarde de haut, ses opposants, ses partisans et ses collaborateurs. Tous ceux qui oseraient lui opposer un minimum de résistance. Il est perché là-haut. Il est tout simplement le président de la République.

« Force restera à la loi… Je ne tolérerai pas… Je ne laisserai personne brûler ce pays… Petites gens (parlant des opposants)… Je vais réduire l’opposition à sa plus simple expression… » Dixit le premier des Sénégalais.

Le Président Macky Sall, a choisi le positionnement agressif (territoire d’expression), chaque fois que sa communication s’adresse à ses opposants. Il brandit la force légale…

Le ton est menaçant, la parole coule, les lèvres se resserrent et les sourcils baissent. Ces micro-expressions de colère (qui ne sont pas des gestes appris) prouvent qu’il ne triche pas … et en veut à cette opposition « impénitente » qui agresse aussi par la parole, la plus haute institution du pays.

Lexique des lutteurs, ascendance psychologique

Et lorsque le Président Sall choisit de communiquer en wolof, il puise dans le lexique des lutteurs traditionnels : beuré (lutter), mbott (ceinturer), daan ou jeul (terrasser) … Tout est confrontation chez lui. La stratégie du faire peur,  de bander ses muscles, est connue des lutteurs (à l’occasion des face à face) pour avoir une ascendance psychologique sur l’adversaire.

Même les syndicalistes, y compris ses partisans et ses collaborateurs, n’échappent pas à la coulée de lave discursive. Des remontrances aux mises en garde, en passant par les menaces, Macky veut montrer qu’il est le maître du jeu. Et gare à ceux qui tenteront de lui résister. Il les regarde de haut et n’hésite pas à les écraser, chaque fois que le Léviathan sent que le rapport à l’autre lui est défavorable. C’est l’être des cimes, des hauteurs, accroché à son piédestal telle une abeille à sa ruche.

Communication violente et abus

Certes, le marketing politique nous enseigne que l’humour est efficace pour rallier les partisans et les indécis, mais la menace s’avère plus pertinente pour convaincre ses opposants politiques (Sonia Capelli,2014). Mais tout abus est nuisible et la parole n’est pas à l’abri de la dépréciation lorsqu’elle suit la voie de la permanence, de la désacralisation, de la banalisation.

La communication violente du Président Sall ne saurait être dissociée de l’image austère de l’État (le monstre froid), incarnée par le corps sacré. Renfrogné, bougon, grincheux, il a toujours le masque à portée… de… visage. Il est sérieux…trop sérieux…Même quand il décide de nous ressembler (se mettant dans la peau de Monsieur-tout-le-monde), en nous faisant rire, son humour vire au noir. Ses pas de danse (le numéro qu’il nous a servis au Centre Abdou Diouf), accompagnés, de poings fermés, montrent à suffisance que le Président a un problème avec la spontanéité. Il est rigide et cette posture déteint sur son climat mental.

Il est dans la réactivité

La faiblesse de sa communication réside dans sa réactivité, en voulant répondre coûte que coûte à ses adversaires qui sont dans leur rôle de « destruction massive » de toute initiative de la majorité, susceptible de leur faire perdre la bataille de l’opinion. Cela l’expose, et le manque de sérénité se lit à travers certains glissements sémantiques maladroits qui brisent la carapace sacrée, le ravalant ainsi, au rang des hommes et des femmes ordinaires. Cette réactivité en fait un homme irascible.

Son erreur est de croire que le silence est une marque de faiblesse face à une opposition qui bande ses muscles. C’est plutôt le compagnon des grands hommes qui ont compris que la meilleure des communications, est celle basée sur les résultats. L’action assèche la bouche et évite la parole de couler. Et pourtant, c’est le Président qui nous parle du Temps de l’action !

Clash permanent
La stratégie du clash permanent avec son opposition génère de la violence. La parole n’est plus policée, parce qu’elle est grosse de colère. Et par un effet d’entraînement, elle est reprise au rebond par le destinataire, qui la renvoie à l’expéditeur. Ainsi, la parole coléreuse, incapable d’appréhender la réalité qui ne se dévoile pas dans le brouillard des invectives, est l’étincelle qui mettra le feu aux poudres.

Attention, le diable rode autour, il n’attend que le déclic pour habiter ces corps malades… de frustrations.Bacary Domingo MANÉ

El Hadji Kassé:«Les élections auront bel et bien lieu, et dans la paix…»

https://senego.com/ « L’opposition a reconnu qu’ils ont appelé en vain les populations à manifester…« , ce sont les les propos de El Hadji Hamidou Kassé, lors d’un entretien mercredi qu’il a bien voulu accorder à senego.

Le ministre en charge de la Communication de la Présidence de la République a donné son avis sur la dernière sortie des leaders de l’opposition regroupés autour du C25.

« Des responsables ou des aspirants à la Présidence ne doivent pas se comporter de la sorte. Mais ils se trompent lourdement. Le pays n’appartient à personne…« , tient-il d’emblée à préciser dans cet extrait. « Les élections auront bel et bien lieu, et dans la paix sans anicroche. Les électeurs choisiront qui ils veulent…« , rassure M. Kassé. Qui trouve normale la présence des forces de l’ordre aux abords de certaines lieux pour parer à toute tentative de déstabilisation du pays.Regardez

Cheikh Yerim Seck:«Diabarou Sonko dou débat…Lign ko toumal dafko wara léral »

https://senego.com/ Cheikh Yerim Seck s’est prononcé sur les accusations envers Sonko. « A chaque approche des élections, c’est toujours comme ça. Les politiciens font des déballages pour casser le rythme de leurs adversaires. Mais, j’ai toujours dit que Sonko doit éclairer la lanterne des Sénégalais sur ses nombreuses accusations. Etant un responsable dans ce pays, il doit apporter des précisions pour ne pas semer de doute… », fait-il savoir au micro de Senego avant de préciser que l’épouse de Sonko ne doit pas être un débat d’autant plus que c’est çà vie privée. Par Aida KANE  

 TOURNÉE PRÉSIDENTIELLE FATICK : La route Joal-Djiffer livrée 

http://www.enqueteplus.com La route Joal-Samba Dia-Djiffer a été inaugurée hier par Macky Sall.  Un linéaire de 49 kilomètres qui va relier ces localités via Palmarin.  « La poussière et les secousses font partie du passé avec cette doléance vieille  de 60 ans qui vient d’être satisfaite », a déclaré le chef de l’Etat,  en mode campagne,  devant les habitants de Samba Dia. Il a pris l’engagement en outre de goudronner le pont de Simal et la route Baboucar-Samba Dia.

Pour le moment ce sont les agglomérations mal desservies des régions de Thiès et Fatick qui vont être soulagées. Entamés  en juillet 2015, les travaux d’aménagement et de bitumage de ce tronçon ont couté15 milliards FCFA de financements  tripartite répartis  entre l’Etat du Sénégal,  la Banque arabe pour le développement  économique en Afrique (Badea),  et le fonds de l’Opep pour le développement international. Un ouvrage qui a ravi les populations de Samba Dia d’autant  que ce linéaire va relier les routes départementales Mbour-Joal et Ndiosmone-Ndangane. « C’est une revendication vieille de plus de 40 ans pour que cette route soit goudronnée.  Les populations ne peuvent être que contentes », exulte le maire de Fimela, Karim Sène.

 Pour le chef du projet,  Serge Diatta,  la confection  de cette route a même permis d’élever le niveau de certains ouvrages.  « C’est un projet complet dans tous les aspects.  En plus de la route il y a un pont à Joal de 72 km de portée.  Dix-neuf ouvrages hydrauliques sous-dimensionnés ont été repris lors de la confection de cette route alors que 50 autres ont été réalisés pour  l’écoulement des eaux », a-t-il assuré.Ousmane. L. Diop

Abdou Karim Fall : “Le Sénégal ne gagnera pas un Franc sur le Pont de Farafenni”

http://actunet.net Le coordonnateur de la coalition “Idy 2019” , Abdou Karim Fall est l’invité de Rfm matin,  ce mercredi. Dans son entretien, il révèle que le pont de Farafenni récemment inauguré par le Président Macky Sall est un projet du leader de Rewmi Idrissa Seck.

Business électorale : seules 5 imprimeries choisies pour tirer les bulletins, les petites boites « lésées » par le Conseil constitutionnel

https://www.pressafrik.com Il n’y aura que cinq (5) candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Et si le ministre a opéré un tri pour sélectionner les plus performantes des entreprises qui s’activent dans l’imprimerie et la sérigraphie, les petits commerces œuvrant dans ce secteur déplore le nombre restreint de candidats, qui selon eux, va porter atteinte à leur business en cette période électorale. PressAfrik est allé à la rencontre de l’un des pionniers de l’imprimerie au Sénégal pour voir comment il prépare l’événement. Sans oublier les multiservices et petites imprimeries de quartiers qui se sentent lésées par la décision du Conseil constitutionnel.

A moins de deux semaines du début de la campagne électorale au Sénégal, les grosses et petites entreprises d’impression et de sérigraphie sont inquiets pour leur business. Il est 14 heures, à l’imprimerie Tandian sise à Yoff.  Une équipe de PressAfrik arrive sur les lieux à l’heure de pause, pour connaître le rythme et l’état des commandes en cette veille de campagne électorale. L’activité des ouvriers est quasi au point mort. Dans le local de production seul un technicien anglais, entouré de deux assistants sénégalais, passe au desserrement de boulons de quelques machines. Après une vingtaine de minutes d’attente, le patron des lieux, Baba Tandian, se pointe et accepte un entretien dans son bureau.

Pionnier dans ce domaine et présent depuis 1994, Baba Tandian connait mieux que quiconque, l’enjeu financier d’une élection, lui qui gère une imprimerie. Il révèle que cette année, compte tenu du nombre réduit de candidats, le ministère de l’Intérieur a fait un tri des entreprises qui doivent tirer les bulletins des candidats.

« Quand le Conseil constitutionnel publie la liste, il l’envoie au ministère de l’Intérieur et la Direction générale des élections. C’est lui qui les mets en rapport avec les candidats ou les mandataires. Et après y’a ce qu’on appelle la remise de photo officielle, l’inscription et tout ce qu’il faut pour faire la maquette du bulletin de vote. Mais auparavant le ministère de l’intérieur ne sachant pas le nombre de candidats convoquent les imprimeurs une semaine ou dix jours avant la publication de la liste suivant le nombre de candidats. Et comme le veut le règlement le ministre ou la Direction générale choisit les imprimeurs adaptés pour faire le job », explique –il.

Seuls cinq imprimeries ont été choisies par le ministère de l’Intérieur

Le Pdg de l’Imprimerie Tandian de poursuivre : « Ces 5 candidats on ne peut les (le marché de l’impression de leurs bulletins) attribuer à une seule entreprise. Et le ministre a décidé ainsi d’attribuer à chaque imprimeur un candidat. Et on a eu la chance d’en faire partie. D’abord, par la qualité de notre matérielle et ensuite par notre professionnalisme.  Pour le nombre de bulletin, ça doit être aux alentours de 7.500.000 bulletins, soit le corps électoral multiplier par 10 % ce qu’on appelle la marge de sécurité. Et au moment où des entreprises font 48 heures pour produire, nous ne le faisons en trois tours d’horloge. Car on est assez outillé pour le faire ».

Pour ce qui est des petites et moyennes entreprises de sérigraphie et d’impression,  il n’y a encore rien à imprimer, venant de l’événement politique en vue. Au quartier Dieupeul dans l’allée qui mène à la station service sise à l’arrêt bus de Castor, les frères Thiam gèrent fièrement un Multiservices dont la sérigraphie et l’impression occupent une bonne place dans . Le gérant Omar Thiam du haut de sa trentaine informe qu’ici, «c’est la routine. Photocopie de documents administratifs, impressions de papiers divers. Mais pas l’ombre de commandes politiques, ni le passage de mandataires ou responsable de partis. Que ce soit des tee-shirts, flyers, ou affiche de campagne. Mais on déplore le nombre de candidats limités à Cinq. Car vraiment ça ne nous arrange pas. Une élection présidentielle qui devait faire notre affaire et on se retrouve avec 5 candidats. Au moins, lors des Législatives, nous avions quelque chose», tonne-t-il, refusant de donner les revenus engrangés lors des dernières joutes.

A quelques mètres, se situe l’imprimerie Carbone 14. Même s’il a été impossible de tirer une déclaration à la direction de cette grande entreprise qui s’active dans l’impression, l’équipe de PressAfrik a pu constater un gros lot d’affiche du Président sortant, en train d’être chargé dans un véhicule 4X4 noir.Fana CiSSE

Bulletin de vote : Madické Niang accusé de tricherie par le Pds

https://www.pressafrik.com Le candidat de la coalition Madické Niang est mis sur le banc des accusées par le Parti démocratique sénégalais (Pds), dont il dit toujours y appartenir. Madické Niang dont la candidature a été validée par le Conseil constitutinnel est accusé d’avoir utilisé les couleurs et amblèmes du parti de Me Wade pour ses bulletins de vote dans le dessin de tromper les électeurs.

 «Cela participe à tromper l’électorat du Pds. Pour nous, il ne s’agit pas d’être gêné pour ne pas être gêner, il s’agit d’informer les sénégalais que toute tentative de fraudes ne passera pas, que toute tentative de tenir une élection sans notre candidat ça ne passera pas non plus », prévient Me Amadou Sall.

La robe noire de préciser sur la Rfm: «le jaune et le bleu ensemble, tout le monde sait que ce sont nos couleurs et l’épis de maïs, c’est notre amblème, ça ne change rien parce que l’électeur est averti».

Réponse du berger à la berger, Ibra Diouf Niokhobaye, le mandataire de Madick Niang, bat en brèche les accusations de Me Amadou Sall. «on ne peut pas une seule fois imaginer qu’on puisse confondre la photo de Madické Niang et celle de Me Abdoulaye Wade. Nous, nous avons choisi les épis de riz alors qu’eux, ont choisi les épis de maïs».Aminata DiouF

CHEIKH DIENG, SUR L’INVALIDATION DE LA CANDIDATURE DE KARIM WADE: «Cette décision a été accouchée dans la douleur avec une césure profonde entre les membres du Conseil constitutionnel»

https://www.jotaay.net Le rejet des candidatures de Karim Wade et de Khalifa Sall est sans surprise pour le chargé des élections du Parti démocratique sénégalais. Pour Dr Cheikh Dieng, la décision des sept (7) sages n’est que la suite d’une logique que le Président Macky Sall déroule depuis son accession au pouvoir. Pour le maire libéral, le projet actuel de Macky Sall, c’est de tuer toute forme de protestation dans l’œuf, en procédant à une vague d’arrestations des responsables de mouvements karimistes et khalifistes, avant de s’attaquer aux responsables nationaux. Ce qui va sans doute plonger le pays dans le chaos. Pour éviter cette situation, Cheikh Dieng propose le report des élections. 

Que Macky Sall et Aly Ngouille Ndiaye se le tiennent pour dit, il est hors de question pour le Parti démocratique sénégalais (Pds) de regarder l’annihilation de près de 40 ans de combats démocratiques sans rien faire. C’est la position de Cheikh Dieng, chargé des élections dudit parti. «Nous observons sans aucune surprise la confirmation de la décision initiale du Conseil constitutionnel de bloquer la candidature de Karim Wade.  C’est sans surprise parce que nous savons tous que le Conseil constitutionnel répond à une commande du chef de l’Apr, par ailleurs  président de la République et candidat à sa propre succession, qui est dans sa logique de réduire l’opposition à sa plus simple expression, à travers le bras armé de la justice. Karim Wade et Khalifa Sall étant les deux challengers de Macky Sall les plus sérieux, il s’est simplement arrangé pour bloquer leurs candidatures qui représentaient une réelle menace pour sa réélection», affirme le maire de Djeddah Thiaroye Kao.

3 membres du Conseil constitutionnel étaient contre l’éviction de Karim Wade et Khalifa Sall

A l’en croire, en invalidant la candidature de Karim Wade, Macky Sall nous démontre qu’il est juste en train de suivre une logique qu’il a entreprise depuis 7 ans. «Cette décision a été accouchée dans la douleur avec une césure profonde entre certains membres qui étaient radicalement  opposés à l’éviction de Karim et Khalifa, mais qui ont été vaincus lors du vote par la loi du nombre à quatre contre trois», annonce Cheikh Dieng, qui déclare que le Pds rejette naturellement la décision du Conseil constitutionnel. «C’est une mesure anticonstitutionnelle, illégale, qui est dénuée de tout fondement juridique. Ainsi, nous allons adopter une posture politique. Nous avons toujours dit et nous maintenons que les prochaines présidentielles se feront avec la candidature de Karim Wade», soutient Cheikh Dieng.

Le maire libéral d’ajouter : «la situation actuelle relève d’une impasse sociale, d’une impasse politique du Président Macky Sall, qui s’est entêté à manipuler les institutions judiciaires pour son seul besoin de réélection, sur le dos et à l’encontre des Sénégalais. Le Pds a toujours été à l’avant-garde de la conquête et de la préservation de nos acquis démocratiques. Il est hors de question pour nous de voir cette œuvre, après de 40 ans de combats démocratiques, annihilée par la démarche politicienne d’un Macky Sall, uniquement obnubilé par une hypothétique réélection», dit-il.

«Après la vague d’arrestations des responsables de mouvements, Aly Ngouille Ndiaye va s’attaquer aux responsable nationaux»

Évoquant la vague d’arrestations, Dr Cheikh Dieng prévient : «je voudrai condamner fermement la politique de répression tous azimuts que le Président Macky Sall est en train d’opérer pour tuer dans l’œuf les velléités de contestations. Depuis cinq jours, nous assistons à une vague d’arrestations dans le pays, qui cible les responsables des mouvements karimistes et khalifistes. Ce sont près d’une cinquantaine de jeunes qui sont mis aux arrêts et gardés à vue, dont certains en violation de la loi. Cela s’identifie aux enlèvements d’opposants que nous connaissions de triste mémoire à travers la gestapo», affirme-t-il. Il appelle ainsi la police et la gendarmerie à garder une posture républicaine et ne pas céder aux ordres illégaux du Président Macky Sall et de Aly Ngouille Ndiaye, qui ne cherchent qu’à museler le peuple sénégalais, selon lui. «Nous avons des informations qu’à la suite de cette vague d’arrestations de responsables à la base, Aly Ngouille Ndiaye s’attaquera aux responsables nationaux; l’idée étant pour eux de décapiter le Pds, mais aussi les mouvements de soutien à Khalifa Sall, de sorte que les dirigeants nationaux qui devraient pouvoir organiser la lutte démocratique du peuple sénégalais soient emprisonnés et torturés et ainsi tuer la rébellion dans l’œuf. Mais qu’il se le tienne pour dit, c’est peine perdue, il a en face de lui un peuple déterminé à faire barrage à la tyrannie et à la dictature du Président Sall»,  assure Cheikh Dieng.

«Il est impératif de reporter ces élections de 3 ou 4 mois»

Pour un apaisement social, le Docteur en Environnement demande le report des élections. «Ma position personnelle, qui n’est pas celle du parti, c’est que nous devons aller nécessairement vers un report de ces élections présidentielles. J’en appelle à la responsabilité du Président Macky Sall, à celle de la société civile et à celle de toute l’opposition, pour que nous puissons mettre à plat le processus dans son cours actuel. Il faudrait que la date des élections soit reportée de trois à quatre mois, le temps de réunir les conditions d’une élection apaisée, démocratique, à l’issue de laquelle le vainqueur sera le choix du peuple. Le Sénégal est dans une impasse qui pourrait déboucher sur une grave crise institutionnelle et sociale», affirme Cheikh Dieng. Avant de lancer : «il faut sauver le Sénégal du chaos. Il faut que ce délai de report des élections soit mis à profit, avec une médiation des acteurs de la société civile, ceux de la Cedeao et de la communauté internationale, notamment l’Union européenne et les États-Unis. Cette médiation devrait permettre la mise en place d’un organe indépendant du gouvernement et consensuel pour l’organisation des élections». Ndeye Khady D. FALL

ABDOULAYE FOFONA SECK TRAINE LE DG DE LA RTS DEVANT LES TRIBUNAUX

http://www.seneplus.com -LeTemoin Entre le directeur général de la Rts (Radio Télévision du Sénégal), Racine Talla, et son employé Abdoulaye Fofana Seck, rien ne va plus !

-Entre le directeur général de la Rts (Radio Télévision du Sénégal), Racine Talla, et son employé Abdoulaye Fofana Seck, rien ne va plus ! Se disant rétrogradé au rang de simple journaliste débutant alors qu’il fut directeur commercial — et doit donc conserver ce rang de directeur —, Abdoulaye Fofana Seck a porté plainte contre son employeur pour laver l’affront de cette humiliation professionnelle. L’affaire sera évoquée et plaidée en référé social devant le Tribunal du Travail Hors Classe de Dakar le 29 janvier 2019, c’est-à-dire mardi prochain.

Depuis plusieurs années, les téléspectateurs de la Rts ont perdu de vue le charismatique et éloquent journaliste Abdoulaye Fofana Seck, un des pionniers et piliers de la maison. Et personne n’aurait imaginé qu’Abdoulaye Fofana Seck l’objet d’une « sanction » professionnelle justifiant sa mise en quarantaine par de la direction générale de la Rts incarnée par Mamadou Racine Talla. Pourtant, c’est ce qui est réellement passé ! Car au regard de l’exposé de sa plainte, Abdoulaye Fofana Seck, journaliste et ancien directeur commercial et Marketing, dit avoir subi une rétrogradation depuis le 23 mai 2017.

Autrement dit, le directeur général Mamadou Racine Talla, non content d’avoir mis fin à ses fonctions de directeur, l’a rétrogradé au rang de simple journaliste-reporter débutant alors qu’il n’a commis aucune faute professionnelle. Dans sa plainte, Fofana Seck se désole d’être resté de 2003 à 2017 soir sept ( 07) ans sans travailler en sa qualité de journaliste. Pire, il s’est vu rattacher injustement à la direction des ressources humaines où il se tourne les pouces et regarde les mouches voler tout en les comptant. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est lorsqu’il a été affecté par une « décision illégale et non datée » signée du directeur général par intérim Pape Atou Diaw, au Departement Rsi et Chaine thématique de la direction des antennes et programmes de la Radio nationale. Une humiliation pour lui qui a toujours évolué à la Télévision nationale où il a gravi les échelons jusqu’à atteindre le rang de directeur !

Pour Fofana Seck, cette décision constitue une violation grave de la législation du travail. Tout en convenant que l’affectation à un poste ou le choix de nomination à une fonction spécifique entre le cadre des pouvoirs discrétionnaires du directeur général, « FOF », comme l’appellent les intimes, déplore et condamne le fait que son rang de directeur lui soit ôté. Il estime que ce statut constitue désormais un véritable droit acquis et que donc tout acte contraire relève d’une injustice voire d’une violation flagrante de la législation du travail. Aux yeux du brillant et très réseauté journaliste sportif, cette mise à l’écart ne serait rien d’autre qu’une volonté manifeste d’humiliation de la part du directeur général de la Rts par méfiance et par manque de reconnaissance à un travailleur à la fois loyal, compétent et disponible. Plus grave, Abdoulaye Fofana Seck n’a pas manqué de souligner à l’attention du juge des référés la suppression de son indemnité spéciale de sujétion et son salaire du mois de décembre 2018 sans motif réel et valable. Pour cette voie de fait manifeste, Abdoulaye Fofana Seck réclame à son employeur des arriérés de salaire et autres indemnités estimés à 1.800.000 cfa.

Malheureusement, nous n’avons réussi à joindre le Dg de la Rts Mamadou Talla pour le confronter à cette plainte dont il fait l’objet de la part d’Abdoulaye Fofana Seck. Nos colonnes restent ouvertes…en attendant sa comparution devant les référés du tribunal régional hors classe de Dakar. Pour rappel, le journaliste Ibrahima Ndoye, actuellement conseiller spécial du président de la République, avait voulu déposer une plainte contre le même Racine Talla et pour les mêmes raisons, il y a quelques mois. Il en avait été dissuadé in extrémis par le président de la République en personne… Pape NDIAYE

SAUVER LES MÉDIAS,C’EST IMPÉRATIF PAR ALYMANA BATHILY

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Comment en est-on arrivé à cette dégénérescence des médias qui, de promoteurs de la démocratie, sont devenus des suppôts patentés de la politique politicienne, du business et du rigorisme religieux ?

#Enjeux2019 – 20 journaux quotidiens, 300 sites en lignes, 250 chaines de radios, 22 chaines de télévision, 4 bouquets de télévision : CanalSat, Excaf télécoms, Origines, Delta Net et une pléthore de « cablo opérateurs » plus ou moins clandestins qui proposent l’accès à des télévisions. C’est là le paysage médiatique actuel du Sénégal tel que le rappelait ici sur SenePlus.com encore récemment, notre éditorialiste Jean Meissa Diop.

Qui se souvient que jusqu’en 1994, l’information était distillée par le seul « journal gouvernemental » et la seule radio-télévision d’Etat, conviendra que le Sénégal a accompli un grand pas dans l’instauration du pluralisme de l’information. Il est indéniable que c’est à ce pluralisme que nous devons l’enracinement de la démocratie dans ce pays.

Ce n’est pas un fait du hasard que les premières élections un tant soit peu transparentes, les législatives de 1998, soient survenues après l’avènement des premières radios privées. On sait la part déterminante que celles-là joueront lors de l’élection présidentielle de 2000 en rendant compte en direct du déroulement des opérations de vote toute la journée et diffusant les résultats dès la clôture du scrutin, bureau de vote après bureau de vote.

On se souvient aussi du rôle que la presse écrite en particulier a joué pour informer le public sur le fonctionnement des institutions publiques.  Je pense ici notamment à cette série d’articles signées par le Professeur Kader Boye sur « la crise des Institutions » dans le quotidien Sud, à la « Tontine des juges » du même journal qui nous révéla que plus d’un milliard de FCFA avait été soustrait des greffes du Tribunal régional de Dakar.

Il faut se rappeler que c’est l’interview en direct de Salif Sadio, chef de l’aile irréductible du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) sur Sud FM, qui a révélé aux Sénégalais que ce dernier n’était pas mort comme le régime du président Abdou Diouf le prétendait et que la guerre n’était pas finie.

Qui ne se souvient de l’émission « Bla Bla » de Radio Oxyjeunes qui vers les années 1997 déjà, nous appris à regarder le jeu politique avec humour et détachement ?

Que dire de ces émissions interactives genre « Wakh Sa Halaat » que toutes les radios programmèrent, qui contribuèrent indubitablement à concevoir et formuler des opinions politiques ? Aussi est-il bien démontré que le pluralisme de l’information s’est révélé une composante essentielle de la démocratie dans ce pays.

Prêches, mbalax, télénovélas, conditionnement et fake news –  

Par ailleurs il faut bien admettre que les journaux, les radios, les télévisions et les sites internet sont devenus récemment trop souvent, non pas seulement des simples supports de publicité, de merchandising et de commerce, mais des armes au service de la politique.

Quand le quotidien national Le Soleil s’assigne comme première mission d’illustrer et de défendre « les réalisations du président Macky Sall », d’autres publications se font les porte-parole ou le gardien des intérêts de telle ou telle personnalité politique, de telle ou telle « tarikas » ou à des « opérateurs économiques ».

De fait, plusieurs journaux et sociétés ayant été créés par des hommes politiques, les fréquences de radios et de télévision distribuées à tour de bras à des politiciens, des représentants de « taiika », des publicitaires et à des musiciens laudateurs, ce sont bien entendu les agendas politiques, les allégeances religieuses et les programmes promotionnels de ceux-là qui déterminent les contenus.

Voyez le temps consacré dans la programmation au mbalax, aux télénovelas brésiliennes, mexicaines ou sénégalaises, aux prêches religieux et aux ragots par rapport à l’instruction civique, aux droits de la femme et à l’histoire africaine par exemple.

Dans ces médias, de la presse écrite comme de l’audiovisuel, s’est développée ainsi une forme de journalisme sans professionnalisme avec des journalistes qui n’ont cure de la recherche des faits, de la rigueur de l’analyse, de l’objectivité et de la déontologie. Ces journalistes recourent allégrement à la calomnie, à l’injure, au chantage si ce n’est à la flagornerie.

Voyez comment en cette période préélectorale alors que la tension est déjà très vive, avec quel cynisme des journalistes patentés se font les défenseurs du camp du président de la République en s’attaquent à un candidat à coup de boules puantes et de fake news !

Comment en est-on arrivé à cette dégénérescence quasi généralisée des médias qui de promoteurs de la citoyenneté et de la démocratie dans les années 90 à 2000, sont devenus trop souvent de nos jours, des suppôts patentés de la politique politicienne, du business et du rigorisme religieux ? A ce fonctionnement des médias qui sape les fondements même de la démocratie ?

Le président de la République que les Sénégalais éliront le 24 février 2019 devrait à notre sens, au nombre de ses urgences, faire figurer des mesures pour régénérer les médias.

Refonder et renforcer la régulation

Il s’agit d’abord de mettre en place une Autorité ou un Conseil de régulation fort, dont les attributions concernent l’ensemble du secteur des médias (radios, télévisions, cablo opérateurs et autres distributeurs de contenus télévisuels et aussi presse écrite, y compris presse en ligne et publicité).

Cette institution sera établie par la Constitution. Ceci lui conférera une plus grande légitimité et la mettra à l’abri de changements de statuts motivés par des intérêts politiques partisans. Ce nouvel organe de régulation sera totalement indépendant de l’Exécutif. Son budget sera voté par l’Assemblée, à laquelle il rendra compte.

Les membres de son collège directeur seront nommés non pas par le seul président de la République mais aussi par l’Assemblée Nationale et par le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (ou l’institution qui la remplacera après la réforme des institutions que nous appelons de nos vœux).

Ces membres nommés pour une longue durée (6 ou 7 ans), à un mandat unique, seront inamovibles. Ce qui les mettra à l’abri des pressions politiques. Ils seront employés à temps complet. Ils nommeront le président de l’institution.

Celle-ci reprendra les attributions de l’actuel Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel –CNRA) (protéger la liberté de la presse, veiller à l’équilibre du pluralisme, promotion de la libre concurrence entre médias, veiller à l’égal accès des partis politiques aux médias de service public et, en période électorale, veiller à ce que l’activité des médias soit respectueuse de l’ordre public, de la sécurité de l’Etat notamment) auxquelles on ajoutera celles relatives au respect de l’éthique et de la déontologie et à la régulation du secteur de la publicité.

Il renforcera ainsi l’action du Comité d’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie (CORED), l’organe d’autorégulation des médias dont le seul tribunal des pairs ne suffit pas à réguler le secteur. L’expérience l’a démontré !

Ses pouvoirs comprendront outre le contrôle des contenus par rapport aux cahiers de charge, l’attribution des fréquences (il sera équipé en conséquence) et la délivrance des licences d’exploitation.

Il aura en outre en charge, la nomination (par appel d’offres) des directeurs des médias publics (Le Soleil, la Radiotélévision Nationale (RTS) et l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).

Première tâche de ce nouveau régulateur : procéder à un audit exhaustif de l’ensemble du secteur des médias, en particulier de l’audiovisuel et reprendre les centaines de fréquences non utilisées. Et aussi : reprendre la loi n°2017-27 du 23 juillet 2017 portant Code de la Presse pas seulement pour revenir sur son article 114 instituant l’emprisonnement pour délit de presse (qu’on ne retrouve de nos jours dans aucune législation africaine) mais aussi pour supprimer le dépôt légal.

Etablir un écosystème propice au développement des entreprises de presse

Etablir que les médias publics qui se cantonneront désormais au seul service public et se refuseront désormais à se faire les porte-parole du président de la République et du parti au pouvoir sont financés intégralement par dotation du budget de l’Etat. De ce fait les recettes publicitaires seront accessibles aux seules entreprises de presse privées.

L’Aide aux médias dont l’allocation annuelle de 700 millions FCFA réparties entre plus de 300 entités n’a jamais eu aucune incidence sur la bonne santé des entreprises pourra ainsi être supprimée.

Le Fonds d’Appui et de Développement de la Presse sera alors alloué pour partie aux institutions de formation pour développer leurs compétences dans les nouveaux outils du numérique et pour partie à la formation et à l’équipement des médias communautaires. Le statut et le cahier de charges de ceux-ci ayant été redéfinis.

#Enjeux2019

Alymana Bathily est éditorialiste depuis plus de 5 ans à SenePlus.com. Il est, sociologue des médias et écrivain. Il est l’auteur de « Médias et religions en Afrique de l’Ouest » publié en 2009) et d’un roman intitulé « l’Année de l’Eléphant publié en 2018 aux éditions Edilivre.

LES TIC, UN ÉCOSYSTÈME PEU FAVORABLE PAR NDIAGA GUEYE

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Il urge que les autorités usent de leurs moyens de régulation techniques et juridiques aux fins d’assurer la création d’un environnement qui favorise le développement du secteur des TIC

#Enjeux2019 – L’Union internationale des télécommunications (UIT), institution des Nations-Unies spécialisée dans les technologies de l’information et de la communication, dans son classement mondial des pays selon l’indice de développement des TIC dans l’édition de 2017 du rapport « Mesurer la société de l’information », a classé le Sénégal à la 142e position sur 176 pays.

L’Indice de développement des TIC, basé sur onze indicateurs liés à l’accès aux TIC, à leur l’utilisation et aux compétences, est un outil unique permettant de comparer le niveau de développement des TIC dans les pays du monde entier.

Ainsi, au classement mondial, le Sénégal de la 124e place en 2012, dégringole à la 142e place en 2017. Il était classé à la 132e place en 2015, un recul de 9 places en 3 ans et de 18 en 5 ans.

Le constat est sans équivoque : le secteur des TIC au Sénégal ne cesse de régresser depuis 2012. Il est parmi les pays à la traine et loin du peloton de tête africain en matière de développement des TIC.

Ce recul, les sénégalais le vivent au quotidien par une mauvaise qualité de service quand il est accessible, des tarifs encore élevés à cause de l’absence de concurrence dans le marché des TIC et un écosystème numérique peu favorable à l’emploi et l’entreprenariat des jeunes.

Cette situation qui perdure depuis 2012 a d’abord eu pour résultat le recul et ensuite la stagnation d’un secteur qui, compte tenu de ses potentialités et de l’importance des TIC, pourrait être le moteur du développement du Sénégal.

Le secteur des TIC ne constitue pas encore un levier de croissance pour le Sénégal à cause d’un marché imparfait, une mauvaise régulation et un cadre juridique inadéquat.

Un marché imparfait

Le Sénégal, dans le secteur des TIC présente un paradoxe incompréhensible. En effet, au moment où les opérateurs comptent leurs centaines de milliards de F CFA en résultat net, l’utilisateur sénégalais peine au quotidien et éprouve d’énormes difficultés pour bénéficier des services de qualité à des tarifs abordables (téléphonie mobile, internet et services à valeur ajoutée). L’exclusion numérique demeure ainsi une réalité au Sénégal au moment où être dans les réseaux téléphoniques ou sur internet devient un besoin de plus en plus important.

Manifestement le secteur des TIC au Sénégal souffre encore d’une absence totale de concurrence qui limite son développement et pénalise fortement les utilisateurs. Ces derniers sont dans l’impossibilité, encore aujourd’hui, de trouver une offre, en termes de prix et de service, adaptée à leurs besoins.

Des offres alignées et peu avantageuses, les abus de position dominante, les ententes entre les opérateurs, le monopole de la Sonatel sur le fixe et l’ADSL et le manque de transparence, constituent les caractéristiques de ce marché qui d’un duopole (Sonatel, Tigo), est devenu un oligopole depuis 2007 avec l’entrée d’Expresso.

Oligopole qui a généré une situation de position dominante dans laquelle un acteur (Sonatel), seul détermine les règles du marché. Ce qui a pour effet d’annihiler toute possibilité de baisse des prix, d’amélioration de la qualité, par le jeu de la concurrence.

Une telle situation de marché jure d’avec l’esprit et les règles d’un système concurrentiel sain dans lequel le niveau des prix traduit autant la performance de l’entreprise que sa dimension économique ainsi que ses coûts internes de production. Le marché est structuré par l’offre et non par la demande, c’est-à-dire par les besoins des utilisateurs. Ainsi le marché est verrouillé par le cartel des opérateurs à leur seul profit, ce qui explique la rentabilité anormalement élevée des opérateurs (EBITDA plus de 50%).

A ces problèmes concurrentiels s’ajoute le manque de dynamisme de l’entreprenariat numérique.

Écosystème numérique peu favorable à l’entrepreneuriat

L’univers des entreprises évoluant dans les TIC souffre de l’absence d’un modèle économique qui pourrait attirer les bailleurs et les banques. En dehors de la société de Conseil en Technologies de l’Information et de la Communication (CTIC), des initiatives des opérateurs Orange (Prix de l’Entrepreneur Social) et Tigo (Challenge pour l’entreprenariat), ou encore Le Challenge « Startupper » de l’année par Total, l’entreprenariat numérique poursuit son chemin de croix.

Certes, il y a toute une série d’entreprises qui se battent au jour le jour et beaucoup de jeunes entrepreneurs sociaux qui innovent à la tête de start-up. Toutefois, leurs moyens sont souvent limités et l’Etat ne les accompagne pas suffisamment. Quant aux banques, elles proposent des conditions d’octroi du crédit souvent dissuasives.

Comment alors trouver alors les moyens ou de potentiels bailleurs pour financer une start-up ? Telle est l’équation que doit résoudre tout entrepreneur numérique au Sénégal. L’écueil financier est souvent insurmontable. L’écrasante majorité des entrepreneurs sociaux (jeunes ou étudiants) est livrée à elle-même. La seule alternative qui s’offre à ces entrepreneurs sociaux, c’est de recourir le plus souvent à l’autofinancement, sachant que leurs moyens sont souvent très limités.

Aussi, n’est-il pas surprenant que Le Global Entrepreneurship Index (GEI) 2018, qui mesure l’écosystème entrepreneurial dans 137 pays, classe le Sénégal à la 103e position, parmi les derniers au monde, loin derrière le Kenyan, l’Ile Maurice, le Rwanda, le Ghana et le Cap Vert.

Les problèmes des entrepreneurs numériques sont identifiés depuis fort longtemps. Toutefois, nous sommes au regret de constater, qu’au-delà des beaux discours de circonstance des autorités, il n’y a jamais d’actes concrets. On constate plutôt un pilotage à vue et des annonces de projets épars sans aucune cohérence.

Au regard de ce tout qui précède, l’écosystème ne favorise pas encore l’entreprenariat numérique au Sénégal, mais pire encore, toutes les entreprises qui utilisent les TIC comme facteurs techniques de production sont plombées dans leur potentiel de croissance par les tarifs élevés et la qualité qui laisse à désirer, ou par des interdictions d’accéder à des services tel que la téléphonie par internet. Ainsi, le numérique au lieu d’être un levier constitue ainsi un frein à la croissance de pans entiers de l’économie sénégalaise.

Faute d’un écosystème porteur de développement, il urge que les autorités usent de leurs moyens de régulation techniques et juridiques aux fins d’assurer la création d’un environnement qui favorise le développement du secteur des TIC.

Le gouvernement a d’abord élaboré une stratégie des développement des TIC en 2016, mis en œuvre des leviers de régulation tels que la portabilité, le free roaming, le partage des infrastructures, le dégroupage de la boucle locale tout en entreprenant une politique de libéralisation du secteur des TIC en lançant des appels publics à candidatures pour l’attribution de licences de fournisseurs d’accès internet (FAI), d’opérateurs mobiles virtuels (MVNO) et l’actualisation du code des télécommunications de 2011.

#Enjeux2019

Titulaire d’un Master 2 en Informatique (Université Lumière Lyon 2, France) et en Gestion de projets numériques (Université Paris 10 Nanterre, France) ; Ndiaga Gueye est ingénieur en réseaux informatiques (Houston, Texas). Auteur du livre « Conception et gestion de projets numériques territoriaux » publié aux éditions universitaires européennes en 2016 (ISBN 978-3-639-54136-6), il est consultant en TIC et président de l’Association Sénégalaise des Utilisateurs des TIC (ASUTIC).

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