Revue de presse du Lundi 21 Janvier 2019

Le Pont de Faraféni pas opérationnel avant mai et juin 2019

https://actusen.sn Le Pont, qui enjambe le Fleuve Gambie, qui a, de tout temps, été un véritable enjeu pour les Pouvoirs successifs au Sénégal, sera inauguré, ce lundi, par le Président Macky Sall.

SourceA révèle que, même si les grosses œuvres du Pont seront terminées courant janvier, il n’en demeure pas moins qu’il restera à raccorder les routes d’entrée et de sortie, soit 600 mètres de chaque côté du fleuve. Le Pont ne sera ainsi opérationnel qu’entre mai et juin 2019.

Commerce dans l’Uemoa:Les transporteurs contrôlés au moins 20 fois par voyage

https://www.lejecos.com Selon le Rapport 2017 de la surveillance commerciale dans l’espace UEMOA, Il est observé que les transporteurs sont contrôlés en moyenne 20 fois par voyage, soit sept fois plus que la norme communautaire, soit deux postes de contrôle pour 100 km parcourus.

Les corridors Dakar – Bissau et Lomé – Ouagadougou sont les mauvais exemples par rapport au respect de la norme communautaire. Ces deux corridors totalisent respectivement 38 et 27 contrôles sur ces axes toutes choses qui constituent une énorme entrave non tarifaire au développement des échanges communautaires.

Selon la même source, les perceptions illicites demeurent et compromettent l’engagement de l’Union à faciliter les échanges commerciaux. Pathé TOURE

Uemoa:Les perceptions illicites plombent le commerce

https://www.lejecos.com Selon le Rapport 2017 de la surveillance commerciale dans l’espace UEMOA, les perceptions illicites demeurent et compromettent l’engagement de l’Union à faciliter les échanges commerciaux.

Il est observé que les transporteurs sont contrôlés en moyenne 20 fois par voyage, soit sept fois plus que la norme communautaire, soit deux postes de contrôle pour 100 km parcourus. Les corridors Dakar – Bissau et Lomé – Ouagadougou sont les mauvais exemples par rapport au respect de la norme communautaire.

Ces deux corridors totalisent respectivement 38 et 27 contrôles sur ces axes toutes choses qui constituent une énorme entrave non tarifaire au développement des échanges communautaires.

L’objet de ce rapport est de faire le point de la mise en œuvre des instruments de la politique commerciale en 2017. Dans l’espace UEMOA, les réformes sont initiées par la Commission de l’UEMOA. La mise en œuvre relève des Etats membres.

L’Union s’est fixée comme objectif de créer un marché commun basé sur la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux et le droit d’établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée, ainsi que sur un tarif extérieur commun et une politique commerciale commune. Pathé TOURE 

LA LISTE DÉFINITIVE DES CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE EN EXERGUE

Dakar, 21 jan (APS) – La publication, par le Conseil constitutionnel, dimanche, tard dans la soirée, de la liste définitive des candidats retenus pour le premier tour de l’élection présidentielle, prévu le 24 février prochain, est largement commentée par les quotidiens parvenus lundi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Le Conseil constitutionnel a confirmé la liste provisoire de cinq candidats qu’il avait publiée le 13 janvier. Il s’agit notamment du président de la République sortant, Macky Sall, et des opposants, Idrissa Seck, Cheikh Issa Sall, Madické Niang et Ousmane.
La juridiction a dans le même temps rejeté les recours qui avaient été introduits par d’autres candidats après l’invalidation de leur candidature, à l’image de Khalifa Ababacar Sall et de Karim Maïssa Wade.

’’Confirmation du cinq majeur’’, mentionne Enquête dont la Une est illustrée de photos des candidats retenus par le Conseil constitutionnel, étalant chacun un large sourire.
’’Aucune surprise. Le Conseil constitutionnel, comme on pouvait s’y attendre, a envoyé balader les requérants qui l’avaient saisi aux fins de revenir sur sa décision initiale du 13 janvier’’, souligne le journal dans ses colonnes.
’’Cinq prétendants pour le trône’’, affiche de son côté le journal L’AS qui s’intéresse aux raisons invoquées par la juridiction pour invalider les candidatures de l’ancien maire de Dakar et du fils de l’ancien président Abdoulaye Wade.

’’Le Conseil constitutionnel a soutenu que, même si le rabat d’arrêt (recours juridique) peut être formé contre un arrêt de la Cour suprême, il ne peut être assimilable à un deuxième pourvoi en cassation qui aurait pour objet d’amener les Chambres réunies, compétentes pour en connaître, à exercer un contrôle normatif ou disciplinaire sur l’arrêt rendu par l’une des Chambres de la Cour suprême’’, fait savoir la publication, qui reprend les motivations invoquées par le Conseil constitutionnel.
S’agissant du recours en validation de la candidature de Karim Wade, la juridiction a motivé son irrecevabilité par le fait que le Code électoral ’’n’ouvre le droit à réclamation qu’aux seuls candidats et qu’Oumar Sarr, son mandataire, n’était pas habilité à le faire’’, croit savoir le journal.

Ces deux candidats déclarés à ce scrutin ont la particularité d’avoir écopé des condamnations judiciaires qui leur enlèvent le droit de briguer les suffrages des Sénégalais.

Karim Wade a notamment écopé d’une condamnation à six ans de prison et à une amende de 138 milliards de francs par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), tandis que l’ancien responsable socialiste de la capitale purge actuellement une peine de cinq ans pour ’’escroquerie’’, entre autres, dans sa gestion de la Caisse d’avance de sa mairie.
A ce sujet, Sud Quotidien s’exclame : ‘’Khalifa et Karim mis à l’écart !’’. ‘’Ces deux prétendants au fauteuil présidentiel ne participeront pas à l’élection présidentielle de février. Ainsi en a décidé le Conseil constitutionnel qui a rendu public la liste définitive des candidatures validées au scrutin de février’’, indique le journal.

La même information est rapportée par Le Témoin qui rend compte également des réactions suscitées par l’arrêt définitif de la liste des candidats. ‘’Il n’y aura pas d’élection dans ce pays’’, fulmine l’avocat Amadou Sall, un responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS, oppostion).
Ce à quoi, Seydou Guèye, membre du parti au pouvoir (Alliance pour la République, APR), rétorque : ‘’Je comprends l’amertume de Me Sall’’. A ce propos, Me Khoureyssi Ba, un conseil de l’ex-maire de la capitale qualifie l’éviction de son client de ‘’la plus grande conspiration politique de l’histoire du Sénégal’’.

’’Le miracle n’a pas eu lieu’’, affiche de son côté Walf Quotidien qui s’attendait visiblement à une invalidation définitive des candidatures de Khalifa Sall et de Karim.
’’Le miracle tant attendu par les candidats recalés et qui avaient déposé un recours n’a pas eu lieu. Le Conseil constitutionnel a juste confirmé la décison qu’il avait prise la semaine dernière en ne validant que cinq candidatures sur vingt-sept. C’est maintenant officiel. Seuls Macky Sall, Issa Sall, Madické Niang, Idrissa Seck et Ousmane Sonko prendront part à la présidentielle du 24 février’’, fait observer le journal.
A ce propos, Le Quotidien use d’images et de chiffres pour résumer cette actualité en affichant à sa Une les photos des cinq candidats retenus par le Conseil conseil constitutionnel, accompagnées du jeu de mots : ’’Cinq sur cinq, Karim et Khalifa déboutés’’.AKS/OID

 Performances macroéconomiques du Sénégal : La croissance du Pib réel reste forte à 7,0% en 2018 selon le rapport Perspectives économiques en Afrique 2019

https://www.lejecos.com/ «La croissance estimée du Pib réel reste forte à 7,0 % en 2018, légèrement inférieure aux 7,2 % de 2017, avec une croissance du secteur primaire de 7,8 %, grâce à l’agriculture et aux activités connexes. Le secteur secondaire enregistre une croissance de 6,9 %, due principalement aux sous-secteurs des industries extractives, de l’agroalimentaire et du bâtiment ».

C’est ce que révèle le rapport Perspectives économiques en Afrique -2019 publié par la Banque africaine de développement(Bad), reçu au journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).

Selon le document, la croissance du secteur tertiaire atteint 6,7 %, particulièrement grâce à la vente au détail. Du côté de la demande, la croissance est tirée par la formation brute de capital fixe (9,5 %), la consommation intermédiaire (7,7 %) et la consommation finale (6,7 %). Le déficit budgétaire de –3,5 % du PIB en 2018, est supérieur aux 3 % de 2017, et financé principalement par l’émission d’euro-obligations. Le ratio de la dette extérieure totale au PIB était de 64,2 % en 2017 et de 62,9 % en 2018.

Cependant, le risque de surendettement reste faible. L’inflation s’établit à 1,4 % en 2018, légèrement supérieure à celle de 2017, du fait d’une saison agricole favorable et d’une politique monétaire prudente. Le déficit de la balance courante passe de –7,3 % du PIB en 2017 à –6,9 % en 2018 grâce à l’accroissement des exportations de produits agricoles et halieutiques et la baisse des importations. Les termes de l’échange s’améliorent de 4,1 %. La forte croissance enregistrée depuis 2015 devrait se poursuivre en 2019 et 2020 grâce à la poursuite des investissements publics dans le cadre du Plan Sénégal émergent.

Selon la même source, les efforts de consolidation pourraient ramener le déficit budgétaire à moins de 3 % du Pib après 2020. Cependant, ces projections sont incertaines, notamment en raison de la hausse des prix du pétrole. Toutefois, le Sénégal pourrait devenir un pays producteur de pétrole et de gaz d’ici 2021.

Dans le cadre du Plan Sénégal émergent, renseigne le rapport, les réformes du Programme de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité ont été mises en œuvre. Dans le secteur agricole, elles visent à la simplification des procédures fiscales et la suspension ou l’exonération de certaines taxes. Adou FAYE

LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES INVITÉES À S’ORIENTER VERS DES FINANCEMENTS INNOVANTS

Dakar, 20 jan (APS) – Les collectivités territoriales doivent s’orienter vers des financements innovants, a soutenu samedi, le directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, Cheikh Tidiane Diop.

 « La réflexion sur le financement des Collectivités territoriales au-delà de la fiscalité locale devra s’orienter vers des financements innovants telles que le recours au marché financier et les partenariats public-privés », a-t-il notamment indiqué.

  1. Diop s’exprimait lors d’un diner-débat de l’amicale des inspecteurs du trésor du Sénégal sur le thème : « Le financement du développement local, quel partenariat entre le Trésor public et les collectivités territoriales sénégalaises ? ».

« En effet, les besoins de financement des programmes de développement local sont souvent au-delà des ressources issues des dotations de l’Etat et de la fiscalité », a-t-il soutenu.

Il a souligné la nécessité de renforcer le cadre normatif de gestion des collectivités territoriales pour encadrer et mieux orienter les ressources vers l’investissement qui constitue le meilleur levier pour répondre aux préoccupations des populations.

« La réussite de la politique de décentralisation appelle une interaction positive entre les différents acteurs notamment entre les comptables et les ordonnateurs locaux », a-t-il estimé.

Des élus locaux, ainsi que de nombreux officiels ont pris part à la rencontre./ASB

Financement local:Les agents du trésor engagent la réflexion

Seneweb.com Les agents du trésor ont initié, ce week-end, une réflexion sur le financement des collectivités locales. Ce, dans un contexte où les collectivités territoriales sont confrontées à des difficultés financières liées à la mise en oeuvre de l’acte 3 de la décentralisation.

«Le Président de la République avait initié, en décembre 2013 une réforme majeure de nos échelons de gouvernance locale. Réforme dite de l’acte 3 de la décentralisation. Pour apporter  son concours à la mise en œuvre de cette réforme, l’amicale des inspecteurs du trésor organisait déjà, en  2014 le premier symposium sur l’acte 3 de la décentralisation. Les recommandations de cette rencontre ont grandement contribué à harmoniser les positions entre les différents acteurs de la réforme. Aujourd’hui, c’est dans la continuité  de cette mission de contribution à l’animation du débat sur les questions d’actualité, relatives à la conduite de nos politiques publiques, que l’amicale  des inspecteurs du trésor, a jugé utile de rassembler les mêmes acteurs autour du même thème ‘‘le financement  local, quel partenariat entre le trésor public et les collectivités territoriales sénégalaises’’», a indiqué Mamadou Diop, président de l’amicale des inspecteurs du trésor du Sénégal (Aits).

Les contraintes financières liées à la mise en œuvre de l’acte 3

Cheikh Tidiane Diop, le Directeur général de la Comptabilité publique, a  souligné que la mise en  œuvre de la phase 2 de l’acte 3 de la décentralisation, portant  sur les finances des collectivités territoriales, connait quelques difficultés. «La réforme  non aboutie de la patente, avec la création de la contribution économique locale, se traduit par des contraintes financières jusque là atténuées par l’administration du trésor par  la mise en place d’avances de trésorerie qui ne sauraient satisfaire l’ensemble des besoins des collectivités territoriales. Cependant, il faut saluer cet accompagnement des services du trésor aux collectivités territoriales », a-t-il indiqué. Il soulignera que la réflexion sur le financement des collectivités territoriales, au delà de la fiscalité locale, devra s’orienter vers des financements innovants tels que le recours au marché financier et aux partenariats public-privé.
Bassirou Samba Niasse, le secrétaire général du ministère des Finances a, lui aussi, concédé que malgré les nombreuses réformes, les  résultats enregistrés depuis la mise en œuvre de l’acte 3 de la décentralisation méritent d’être encore améliorée. Car, explique-t-il, que «la situation financière des collectivités territoriales révèle quelques difficultés qui pourraient compromettre l’atteinte des objectifs de développement socio économique». Et ces difficultés seraient liées au changement organisationnel et institutionnel induits par l’acte 3 ainsi qu’à l’insuffisance des ressources  propres des collectivités locales.

Sénégal:aucune notification à Marylis BTP pour le retrait des travaux de l’Université Amadou Moctar Mbow (PDG)

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) La filiale du Groupe SNEDAI, Marylis BTP chargée des travaux de construction de l’Université Amadou Moctar Mbow de Diamniadio au Sénégal n’a reçu à ce jour «aucune notification» du gouvernement sénégalais pour le retrait de ce projet construction à cette entreprise, a annoncé, vendredi à Abidjan, son Président directeur général, l’Ivoirien Adama Bictogo.

Interrogé par des journalistes en marge d’une cérémonie d’échanges de vœux avec le personnel de son Groupe, Adama Bictogo a démenti l’information parue dans un journal sénégalais qui a annoncé que le président Macky Sall a donné des instructions pour que ce projet de construction de l’Université Amadou Moctar Mbow de Diamniadio soit retiré à Marylis BTP.

« Je voudrais d’abord m’inscrire en faux sur cette information erronée publiée par le journal Libération pour dire qu’on continue de travailler sur le chantier. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que depuis pratiquement neuf mois, nous sommes en négociation de réévaluation avec le gouvernement sénégalais », a-t-il expliqué.

«Il y a deux ans lorsque nous avons obtenu ce marché, c’était sur la base d’un APS, les projets sommaires. Donc ça veut dire que l’étude n’était pas finie. Et à l’application, on s’est rendu compte qu’on était face à un sol argileux. Naturellement pour construire une université, il fallait donc faire des fondations plus solides », a poursuivi M. Bictogo.

De 2 milliards FCFA, a-t-il ajouté, « nous sommes passés à des fondations qui nous ont coûté 15 milliards FCFA. Donc, il y a eu un surcoût. On a donc pris sur nous de refaire l’étude. Dans la réalisation de l’étude, on s’est rendu compte que le projet était sous-évalué. Néanmoins, nous avons entrepris et nous avons à ce jour réalisé environ 35% des travaux ».

« Au mois de juin, j’ai rencontré les autorités sénégalaises, notamment le ministre des finances et le ministre de l’enseignement supérieur pour leur dire, le projet est sous-évalué, il nous est difficile de continuer la construction de l’Université qui initialement était prévue pour 128.000 m2 et on se retrouve à construire 250 000m², soit une augmentation de 50% de surface à construire », a encore expliqué le PDG de Marylis BTP.

Selon lui, ils ont tous reconnu que « le projet était sous-évalué ». « La question qui s’est posée c’était de savoir si on réévaluait le marché, est-ce que nous étions prêts à renforcer notre équipe technique pour rattraper le retard accusé », a encore expliqué M. Bictogo qui dit avoir accepté de « renforcer l’équipe pour que le retard accusé puisse être rattrapé».

Mais pour cela, a précisé le Président directeur général de Marylis BTP, « il aurait fallu que le ministère de l’enseignement supérieur qui a été saisi par au moins 10 courriers pour plancher sur la réévaluation du marché, nous réponde. Ça n’a pas été fait ».

« Compte tenu des relations d’amitié entre nos deux pays, compte tenu des relations et du respect que j’ai pour le président Macky Sall, j’ai quand même continué sur fonds propres à réaliser les travaux. Mais évidemment, on ne peut pas aller au-delà parce qu’on n’a pas encore reçu de réponse bien qu’on se soit accordé sur le principe de la réévaluation », a-t-il ajouté, relevant qu’ «on n’a pas reçu de réponse officielle du gouvernement à pouvoir poursuivre les travaux sur la nouvelle nomenclature financière ».

Dès lors que le projet a connu un surcoût d’environ 50% du fait de l’état du sol, du fait de l’augmentation de la surface de construction, naturellement les fonds mis à disposition ne pouvaient pas suffire pour atteindre le niveau escompté, a insisté Adama Bictogo.

« Donc pour l’heure, nous sommes sur le chantier. Je suis surpris que la presse produise cet article diffamatoire alors qu’à aucun moment, le gouvernement nous a notifié, une quelconque mise en garde encore moins une notification de retrait du marché », a-t-il encore expliqué.

Poursuivant, M. Bictogo rappelle que « c’est un marché qui a été gagné sur appel d’offres.Pour qu’il y ait une notification, il y a des dispositions juridiques dans la convention qui nous emmènent à un arbitrage et l’arbitrage,c’est le tribunal de Paris».

Mais pour l’heure, a-t-il précisé, « on n’en est pas là. Mais moi je n’ai pas besoin qu’on en arrive au tribunal de Paris compte tenu des relations que j’ai avec le Sénégal. Si le gouvernement m’invite à engager une négociation, on peut rediscuter de ce marché. Mais on n’est pas dans une position où une notification nous a été transmise ».

« La réduction de notre intervention sur le chantier est due au fait que nous avons introduit un courrier de réévaluation et que pour le moment, l’État ne nous a pas encore répondu et par conséquent, nous ne pouvons pas continuer d’y injecter énormément d’argent », a-t-il dit.

« A aucun moment, nous ne sommes responsables d’une quelconque défaillance. Il peut avoir une responsabilité partagée par les deux parties. Mais à aucun moment nous n’avons le sentiment d’avoir été défaillants », a conclu Adama Bictogo, en rassurant que les « bâtiments qui relèvent de Marylis BTP, nous allons les finir mais sur la base du prix réévalué ».

Ces travaux de construction de l’Université Amadou Moctar Mbow de Diamniadio ont été attribués à un groupement d’entreprises composé de Marylis BTP, la sénégalaise Lahad Ka et la portugaise Monofasica.

Créé en 2007 par l’Ivoirien Adama Bictogo, SNEDAI Groupe compte à ce jour plus de 800 employés. Il intervient dans quatre secteurs d’activité que sont la biométrie, le transport, le bâtiment et l’énergie à travers l’Afrique de l’Ouest.LS/APA

Sénégal:«la centrale à charbon de Bargny n’est pas pertinente» (experte)

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumou Khary Fall La décision de l’Etat du Sénégal de construire une centrale à charbon à Bargny n’est pas pertinente, a soutenu Aïssatou Diouf, la responsable des politiques internationales sur le climat et du plaidoyer climat-énergie de l’ONG Enda Energie.

« Aujourd’hui, tout le monde est d’accord sur le fait que le coût des énergies renouvelables devient de plus en plus accessible au niveau international avec plusieurs cobénéfices », a indiqué Aïssatou Diouf qui était l’invitée du Grand Oral d’APA.

Mais pour combler le déficit énergétique du Sénégal, une centrale à charbon, dont on sait qu’elle est une source considérable de pollution, sera érigée à Bargny, une ville côtière située à 32 km de Dakar.

Selon Mme Diouf, il ne fait pas de doute que cette infrastructure aura un impact sur la population de Bargny déjà exposée à la pollution de la Société de commercialisation de ciment (Sococim) présente dans la ville voisine de Rufisque.

Et pourtant, fait-elle noter, le Sénégal a pris des engagements, dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat, consistant à augmenter la part du renouvelable.

Poursuivant, Aïssatou Diouf a regretté l’installation de la centrale à charbon de Bargny à seulement « 300 m des lieux d’habitations », ce qui est contraire aux dispositions du Code de l’environnement sénégalais.

En outre, elle a affirmé que « les pays qui investissaient dans les centrales à charbon, sont en train de booster les énergies renouvelables car ils savent que c’est plus intelligent ».

 A en croire la responsable des politiques internationales sur le climat et du plaidoyer climat-énergie de l’ONG Enda Energie, « l’investissement dans le renouvelable permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de créer des emplois pour les jeunes ».

Aïssatou Diouf a tout de même salué les efforts du gouvernement du Sénégal en matière d’énergies renouvelables.

« La part du renouvelable dans le mix énergétique est en train d’augmenter. On est actuellement aux alentours de 20 %. Ce n’est pas négligeable mais il faut qu’on sensibilise davantage le secteur privé national et international sur les opportunités des énergies renouvelables », a-t-elle conseillé.OKF/id/te/APA

 Tomorrow Africa forme 5000 jeunes dans le digital

http://www.rewmi.com Pour soutenir les jeunes à pouvoir intégrer le marché de l’emploi, des enseignants du supérieur et des professionnels du monde de l’entreprise ont mis en place un incubateur dénommé Tomorrow Africa. Cette structure a formé gratuitement cinq mille jeunes à intégrer le monde de l’emploi et de créer leur propre startup.

 L’inadéquation entre la formation classique et l’emploi sont des faits réels dans notre pays. Pour y faire face, des enseignants du supérieur et des professionnels du monde de l’entreprise ont mis en place un incubateur dénommé Tomorrow Africa. Selon le fondateur dudit projet, Mame Salla Dieng, les professionnels de l’emploi entendent mettre leur expérience aux services des jeunes Africains de manière générale. «Beaucoup d’entre eux n’ont pas une expérience dans le monde de l’emploi. C’est dans ce sens que nous avons mis en place Tomorrow Africa pour former les jeunes gratuitement en digital, en informatique et dans l’entreprenariat.  Au delà de la formation,  c’est un incubateur que nous avons mis en place en vue d’accompagner  les jeunes dans leurs idées de projet en projet, les accompagner dans la conception et du business plan, mais également dans l’élaboration du choix de business modèle et dans la constitution de leurs études jusqu’à la création de startup », dit-il. A  l’en croire, le processus c’est d’abord la transformation, l’encadrement technique, administratif et juridique. « Tomorow Africa a déjà offert une formation gratuite à 5 mille jeunes. Une gratuité qui se justifie par le fait que nous voulons redonner à la jeunesse sénégalaise car ce pays nous a tout donné, plusieurs d’entre nous ont étudié au Sénégal. Nous avons eu des bourses au Sénégal et après plus d’une décennie avec l’expérience dans différents domaines. Nous préférons aujourd’hui partager avec les jeunes », indique M. Dieng.

Le fondateur de cette structure souligne toutefois qu’il n’y a pas de contraintes avec l’enseignement supérieur. « Nous donnons des attestations avec notre cabinet d’experts et nous avons le droit et la possibilité d’offrir des formations à qui on veut, même si c’est gratuit. Nous avons un cabinet d’experts qui appuie administrativement et  techniquement, non seulement dans des universités, mais également dans certaines entreprises et on ne délivre pas de diplômes. Nous entretenons de bonnes relations avec les autorités de l’enseignement supérieur et la formation dure une année», dit-il. Et de renchérir: «Les modes d’enseignement sont très simples et se font en ligne pour permettre aux Sénégalais qui sont à l’intérieur du pays et même à l’étranger de pouvoir participer à nos séminaires. La particularité de nos méthodes de formation est qu’elles prennent en compte la dimension de l’emploi local au Sénégal. Nous sommes des professionnels  de l’enseignement supérieur et nous comprenons les difficultés par rapport à l’enseignement classique ».Ngoya NDIAYE

Construction :Le coût de la main d’œuvre légèrement en hausse

http://www.rewmi.com Le coût de construction des logements neufs à usage d’habitation a modérément augmenté au troisième trimestre 2018. Cette évolution est portée essentiellement par celle du « coût de la main d’œuvre ». En variation annuelle, il s’est apprécié de 3,0%. Le rapport des prix moyens des neufs premiers mois de 2018 sur ceux de 2017 laisse apparaitre une progression de 2,4%.

 Le coût de la « main d’œuvre » s’est apprécié de 0,4%, comparativement au trimestre précédent, par suite du renchérissement des services des maçons, des ferrailleurs, des plâtriers  et des électriciens, apprend-on de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) dans sa note sur les évolutions économiques récentes. Il s’est accru de 2,1% par rapport au troisième trimestre 2017. Quant au coût de « location du matériel », il est resté stable en rythme trimestriel. En comparaison à la période correspondante en 2017, il s’est replié de 0,1%. D’après la source, le coût des « moyens de gestion » est resté quasiment inchangé au cours de la période sous revue et en variation annuelle. Les « matériaux de construction » n’ont pas connu de variations sensibles par rapport au deuxième trimestre 2018. En effet, la baisse des prix des matériaux de base, ainsi que ceux des matériaux pour les travaux d’électricité et pour le revêtement des murs et sols est contrebalancée par la hausse des prix des matériaux de menuiserie et d’étanchéité. En variation annuelle, ils se sont accrus de 3,4%. Les montants des matériaux de base se sont réduits de 0,3%, en raison du repli de ceux du ciment. En outre, la baisse des couts du ciment intervient après une hausse constatée au deuxième trimestre 2018 suite à la mesure prise par les cimenteries en mai 2018. Toutefois, les tensions sur les valeurs du fer constatées depuis le premier trimestre 2018 se sont poursuivies modérément au troisième trimestre 2018 avec une hausse de 0,4%. En comparaison au troisième trimestre 2017, ils ont progressé de 5,2%. Les prix des matériaux pour le revêtement des murs et sols se sont contractés de 1,3%, sous l’effet de la réduction des prix des carreaux murs  et sols. Par rapport à la période correspondante en 2017, ils ont baissé de 2,5%. Concernant les prix des matériaux pour les travaux d’électricité, ils se sont repliés de 0,1% comparés à ceux du deuxième trimestre 2018, en rapport avec le recul des prix des réglettes. En variation annuelle, ils se sont accrus de 2,1%. Les prix des matériaux de plomberie et sanitaire sont restés stables en variation trimestrielle. Comparés à la période correspondante en 2017, ils ont augmenté de 0,1%. « Les prix des peintures ont progressé de 0,1% au troisième trimestre 2018, du fait de la majoration des prix des peintures à eau » mentionne  la note. Par rapport au troisième trimestre 2017, ils ont baissé de 1,2%.  S’agissant les couts des matériaux pour étanchéité, ils se sont raffermis de 1,1%, en raison de l’accroissement des prix des pax aluminium. Par rapport à la période correspondante en 2017, ils ont augmenté de 1,2%. D’après l’ANSD, les prix des matériaux de menuiserie se sont relevés de 1,4%, sous l’impulsion des prix des articles de menuiserie métallique, tels que les portes, les grilles et les gardes corps métalliques. Cette évolution, explique-t-on, est en partie liée aux mouvements haussiers des prix du fer. En outre, les prix des matériaux en bois rouge ont augmenté de 0,4%. En variation annuelle, ils se sont appréciés de 3,8%.Zachari BADJI

JAMRA dénonce la scandaleuse inauguration paganiste de la Grande Mosquée de Guédiawaye !

http://www.enqueteplus.com Lors de l’ouverture de la saison de lutte de 2013, JAMRA avait déploré l’usage profanatoire qui était régulièrement fait, au vu et au su de tous, dans les arènes de lutte, de pages arrachées du Saint Coran, lors des préparations mystiques de certains lutteurs. Malgré les sourdes désapprobations qui fusaient dans l’opinion, les plus téméraires de ces lutteurs continuaient de faire fi du caractère sacré des Saintes Ecritures, lesquelles continuaient de côtoyer dans leurs attirails mystiques toutes sortes d’impuretés et de souillures, allant des boyaux de volailles aux urines de chèvre!

Dans une déclaration publique, en date du 4 juillet 2013, JAMRA adressa ses vives félicitations au Président du Cng de Lutte, le Docteur Alioune Sarr, responsable morale de cet organe de régulation de ce sport traditionnel populaire, pour la promptitude de sa courageuse réaction de désapprobation. D’autant que celle-ci venait renforcer une précédente mesure du Cng de Lutte, qui avait mis un terme à la manie qu’avaient certains lutteurs de transformer insidieusement les arènes en champs de propagande confrérique, à travers l’exhibition de l’effigie de leurs guides religieux; ce qui pouvait constituer une source potentielle d’exacerbation de rivalités confrériques.

Mais JAMRA et MBAÑ GACCE étaient loin de s’imaginer que le Rubicon allait être allègrement franchi, ce vendredi 18 janvier 2019, à l’occasion de l’inauguration de la Grande Mosquée de Guédiawaye. Ce site, dont la haute sacralité est proclamée par Allah, dans la sourate «Djinni», verset 18: «Wa annal Massajida lilah» (Les Mosquées sont les demeures de Dieu), est en effet devenu, le temps d’une inauguration, de surcroît un jour saint de Vendredi, un haut lieu du paganisme! N’aurait-il pas été plus indiqué d’étrenner ce lieu de prière et d’adoration du Dieu Unique par des récitals publics du Saint Coran ou par la prestation d’une des chorales des nombreuses écoles coraniques de Guédiawaye? Ou encore d’y implorer la miséricorde divine, en psalmodiant de sublimes khassaïds de Bamba, de Maodo, de Baye Niasse, de Baye Laye ou de bien d’autres grandes figures de l’Islam qui reposent en terre sénégalaise? «Les croyants ne peuvent se réunir pour invoquer Dieu, sans que des anges bienveillants ne viennent les envelopper de leurs ailes protectrices, et que la Miséricorde Divine ne descende sur eux», enseigne un hadith du Messager d’Allah, rapporté par Abû Hurayra.

Mais, que nenni ! Pour la première fois au Sénégal, un lieu de culte, dont la première pierre a été posée en 1978 par le Khalife Abdou Aziz Sy Dabakh, censé être un haut lieu de glorification du Dieu Unique, fut étrenné dans une modalité inédite, en étant le théâtre d’un inadmissible concert de «sabars», de «tamas», et de sifflets stridents, ponctué de danses endiablées et de hurlements hystériques de célèbres thuriféraires experts en «taakhouraan». Le tout dans une atmosphère digne du folklore des cérémonies initiatiques des animistes de jadis! Le défunt Khalife, Dabakh Malick, a du se retourner dans sa tombe !

JAMRA et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, MBAÑ GACCE, constants dans leur démarche face à toutes formes de profanation de lieux de culte et de déliquescence des valeurs de notre sublime Religion, condamnent énergiquement ces actes sacrilègesEt invite le chef de l’État à ne plus cautionner par sa présence physique de telles dérives paganistes, qui auront (au vue des interpellations reçues par JAMRA) heurté de nombreux musulmans dans ce qu’ils ont de plus cher: leur Foi.Le 19 janvier 2019 Les Bureaux exécutifs de JAMRA & MBAÑ GACCE ongjamra@hotmail.com

Assemblée nationale:Deux nouveaux députés installés, jeudi prochain

https://actusen.sn Maimouna Sène sera installée députée, jeudi prochain. Elle remplace le député Ndiassé Ka, décédé. A en croire LesEchos, le responsables des jeunes du Grand Parti (Gp) sera aussi installé dans ses nouvelles fonctions de député, le même jour. Malick Guèye remplace le désormais ex-maire de Dakar, Khalifa Sall.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL ARRÊTE UNE LISTE DÉFINITIVE DE 5 CANDIDATS

Dakar, 21 jan (APS) – Le Conseil Constitutionnel a publié dimanche soir la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle prévue le 24 février prochain.Le président sortant, Macky Sall, fera face à Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall.

Khalifa Sall et Karim qui avaient introduit des recours sont définitivement écartés de la courseAMD/OID

MOTIVATIONS DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL:POURQUOI LES DEUX « K » ONT ÉTÉ RECALÉS

http://www.emedia.sn Le Conseil constitutionnel a publié la liste définitive des candidats à la présidentielle de février 2019. Sans surprise, la liste provisoire, publiée, le 14 janvier, est maintenue. Macky Sall, El Hadji Issa Sall, Madické Niang, Idrissa Seck et Ousmane Sonko figurent dans la liste finale. En plus du nombre de parrainages nécessaires, les cinq ont pu valider leurs dossiers de candidature comportant neuf autres pièces, entre autres, la photocopie de carte d’identité, le casier judiciaire, l’acte de naissance datant de moins de trois mois.

Parmi les non qualifiés, Khalifa Sall et Karim Wade, les deux grandes figures de l’opposition. Bien qu’ils aient validé les parrainages requis, ils ont été bloqués à cause de leurs déboires judiciaires, entre autres, motifs invoqués par les 7 Sages du Conseil constitutionnel.

La lettre de Soham El Wardini

Outre son passé judiciaire, une condamnation à plus de 5 ans d’emprisonnement, d’autres motifs ont été soulevés par le Conseil. D’abord, la requête portant réclamation contre la liste publiée par le Conseil constitutionnel a été déposé conjointement par Khalifa Ababacar Sall et Babacar Thioye Ba. Leur requête, déposée au greffe le 18 janvier 2019, était aussi accompagnée d’une lettre de l’exploit par laquelle la ville de Dakar en la personne de Soham El Wardini (la requête en rabat d’arrêt du 17 janvier 2019 enregistrée au greffe de la Cour suprême sous le numéro J/019/RG/19).

Khalifa Ababacar Sall et Babacar Thioye Ba font valoir dans leur requête que les motifs de la décision du Conseil peuvent être contestés du fait : « que le Procureur général près la Cour suprême et le Procureur général près la Cour d’appel de Dakar ne peuvent intervenir dans la procédure pendante devant le Conseil constitutionnel chargé d’examiner la recevabilité des candidatures et d’établir la liste des candidats en vue de sa publication ; que, par ailleurs, le caractère suspensif du pourvoi en cassation et du rabat d’arrêt a été méconnu par le Conseil constitutionnel qui, à tort, a considéré comme définitive la décision de la Cour d’appel dès lors que la décision de rejet du pourvoi peut faire l’objet d’une procédure de rabat, les délais d’exercice de ce recours n’étant pas encore expirés ; qu’enfin le Conseil constitutionnel ne peut déclarer irrecevable la candidature de Khalifa Ababacar Sall sur le fondement de l’article L.57 du Code électoral, dès lors qu’aucune décision de justice ne l’a privé de ses droits civils et politiques et qu’il est encore inscrit sur les listes électorales. »

Les motivations ont été rejetées par le Conseil. Qui considère, d’abord, que Babacar Thioye Ba, mandataire de la coalition « n’a pas qualité à exercer un droit de réclamation puisqu’il n’est pas candidat. Ensuite, souligne le Conseil, le rabat d’arrêt introduit par les conseils de Khalifa Sall n’est pas suspensif de la décision de sa condamnation sauf dans 5 cas, en matière pénal. Le délai du pourvoi et le pourvoi sont suspensifs. »

S’agissant du rabat d’arrêt, le Conseil explique que « même s’il peut être formé contre l’arrêt de la Cour suprême celui-ci ne peut être assimilable à un deuxième pourvoi. » « Le rabat d’arrêt ne peut être introduit que si le requérant fait état d’une erreur de procédure qui ne lui serait pas imputable et qui aurait une incidence sur la solution du litige ». Par conséquent, le rabat d’arrêt « ne peut avoir pour effet de s’opposer, du seul fait que les parties sont dans les délais pour l’exercer

Pourquoi Khalifa n’est pas éligible

Le Conseil considère aussi que Khalifa Sall a perdu ses droits civiques et politiques. « L’article L.31 du Code électoral constitue, en matière électorale, une dérogation au principe selon lequel ce sont les tribunaux statuant en matière pénale qui prononcent l’interdiction des droits civils et politiques en ce qu’il prévoit qu’un citoyen, puni d’une peine d’emprisonnement sans sursis pour une infraction passible d’un emprisonnement d’une durée supérieure à cinq ans, est privé du droit de s’inscrire sur les listes électorales et, en conséquence, de la qualité d’électeur ; que la décision de condamnation comporte, par elle-même, la privation du droit de vote et la perte de la qualité d’électeur. » Au vu donc de ces dispositions, le Conseil a déclaré irrecevable la candidature de Khalifa Sall.

Le cas de Karim Wade est moins complexe. Puisque l’ancien ministre a été condamné à une peine supérieure à 5 ans d’emprisonnement ferme, en plus d’être absent sur le fichier électoral. Le Conseil pointe dans le recours déposé par la coalition « Karim 2019″, la qualité de Oumar Sarr ayant déposé la requête. « Oumar Sarr demande au Conseil constitutionnel de « reconsidérer sa décision » et d’inscrire Karim Meïssa Wade sur la liste définitive des candidats pour l’élection présidentielle du 24 février 2019 ». Le Conseil considère que Oumar Sarr, mandataire de la coalition « Karim Président 2019 » n’a pas qualité pour saisir le Conseil constitutionnel. LALA NDIAYE

Le Conseil constitutionnel zappe définitivement Khalifa Sall et Karim Wade

Seneweb.com Le Conseil constitutionnel a publié, ce dimanche, la liste définitive des candidats pour la présidentielle du 24 février prochain. Pas de changement, les 7 Sages ont confirmé la liste provisoire, divulguée lundi dernier.

Macky Sall, Issa Sall, Ousmane Sonko, Idrissa Seck et Madické Niang sont donc retenus pour la course au Palais. Et ainsi Khalifa Sall, Karim Wade, Malick Gakou et Cie, qui avaient introduit des recours pour contester l’invalidation de leurs candidatures, sont définitivement recalés.

Ces candidats malheureux à la candidature n’entendent pas baisser les bras. Réunis dans le cadre du C25, ces opposants se donnent rendez-vous ce lundi au siège de Bokk Gis Gis pour déterminer la conduite à tenir.

Pour le directeur exécutif d’Amnesty, Alioune Tine, et le constitutionnaliste Babacar Guèye, le Conseil constitutionnel n’a pas dit le droit. Ils pensent que la candidature de Khalifa Sall aurait due être validée.

«C’est un naufrage des sciences juridiques, un naufrage de la démocratie aujourd’hui», a clamé le premier sur la Tfm. Le second, sur la même chaîne, a embrayé : «Sur le plan du droit, le Conseil s’est trompé. De mon avis, Khalifa Sall devait être candidat.  Car le rabat d’arrêt dans ce cas de figure est suspensif.»

Au micro de la Rfm, Me Amadou Sall du Pds annonce que son parti s’opposera à la tenue du scrutin, pour protester contre l’invalidation de la candidature de Karim Wade, aui devait porter leurs couleurs le 24 février prochain. Une posture que Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement, sur la même station, assimile à de l’enfantillage.Salla GUÈYE –

Treize recours déposés, tous rejetés

http://www.dakarmatin.com Madické Niang, El Hadji Issa Sall, Idrissa Seck, Madické Niang et Macky Sall vont s’affronter au premier tour de la présidentielle le 24 février prochain. Le Conseil constitutionnel qui a publié sa liste définitive, susceptible d’aucun recours, vient de valider les cinq.

Aussi dans sa décision finale, le Conseil constitutionnel a déclaré irrecevable les candidatures de Cheikh Hadjibou Soumaré, El hadji Malick Gakou, Boubacar Camara, Aïssatou Mbodji, Papa Diop, Abdou Wahab Bengelloune, Bougane Guèye, Moustapha Mbacké Diop, Thierno Alassane Sall, Mamadou Lamine Diallo, Pierre Goudiaby Atépa, Moustapha Mamba Guirassy, Samuel Sarr, Amsatou Sow Sidibé, El Hadji Mansour Sy , Mamadou Ndiaye, Mamadou Diop, Boubacar Camara, Aïssata Tall Sall et Amadou Seck.

Au total, 13 recours ont été déposés depuis la publication de la liste provisoire. Ils ont tous été rejetés.

Malick Gakou, Papa Diop, Mamadou Lamine Diallo, Assane Fall, Khalifa Ababacra Sall et Babacar Thioye Ba, Cheikh Hadjibou Soumaré, Oumar Sarr, Idrissa Seck, Mansour Sène, Mbaye Sylla Khouma, El Hadji Mansour Sy et Aly Guèye ont saisi le conseil constitutionnel aux fins de réclamations contre la décision n°2/E/ 2019 sur le fondement de l’article L 122 du Code électoral.

Des requêtes avec le même objet

Dans leurs motivations de rejet, les 7 sages considèrent que ces requêtes « ont le même objet et tendent aux mêmes fins. Et donc, il y a lieu, pour une bonne administration de la justice, d’en ordonner la jonction et de statuer par une seule et même décision ». Le Conseil évoque l’article 92 de la Constitution qui « interdit toute voie de recours contre les décisions du Conseil constitutionnel ; qu’il en résulte que la réclamation, au sens de l’article L.122, ne peut avoir pour objet ou pour effet ni la réformation ou l’annulation de la décision fondée sur une prétendue erreur dans l’appréciation des circonstances de fait ou l’interprétation de la règle de droit, ni la rétractation de la décision fondée sur ce qu’une partie n’aurait pas été entendue ou appelée, la procédure devant le Conseil n’étant pas contradictoire ; que la requête doit donc être déclarée irrecevable lorsque les moyens sur lesquels elle est fondée ont pour objet de critiquer le raisonnement suivi par le Conseil constitutionnel ou la motivation de sa décision ». Toutefois, le droit de réclamation des candidats qui résulte de l’article L. 122 du Code électoral et qui doit être exercé dans le délai de 48 heures à compter du jour d’affichage ne peut être exercé que par le candidat ou son avocat. Au cas contraire, lorsque la requête est introduite par tout autre personne que le candidat, elle est déclarée irrecevable.

« Le Conseil a invalidé Malick Gakou, non El Hadji Malick Gakou »

El Hadji Malick Gakou, dont la requête a été enregistrée le 4 janvier, a contesté la décision du Conseil. Le candidat de la « Grande coalition de l’espoir suxali senegaal » qui a reçu une première notification du Conseil le 8 janvier 2019 portant régularisation de ses parrainages, en a réclamé une deuxième. Se fondant sur les dispositions des articles L.57, aliné 6 du code électoral et L. 121, alinéas premier et 2, il précise que cette régularisation lui aurait permis de remplacer les 756 parrainages dont le rejet, pour cause de doublons, l’a empêché d’obtenir le minimum requis de 0, 8% des électeurs inscrits au fichier électoral et avec la correction des irrégularités décelées, de dépasser largement le minimum de parrainages requis, puisqu’il en a déjà 52 911. Dans sa requête Gakou soutient également que sa candidature est recevable puisque le Conseil a invalidé la candidature de « Malick Gakou » et non celle de « El Hadji Malick Gakou ». Par conséquent, le leader du Grand parti réclame une réformation de la décision du Conseil constitutionnel. Qui a son tour, a déclaré la demande mal fondée. Car, explique-t-il, que le droit de régulariser les parrainages ne peut se faire que dans un délai de 48 heures à compter de la notification après la vérification de la liste de parrainage, et que la loi n’a prévu ni une seconde notification encore moins une régularisation au délà des 48 heures. L’omission de l’un des prénoms de Gakou soulevée par le candidat pour contester le rejet de sa candidature est aussi mal fondée pour le Conseil. Puisque, motivent les 7 sages, cette omission est supplée par la mention exacte de ce prénom dans les considérants précédents. Et de rappeler qu’en aucun cas, Malick Gakou ne pouvait figurer sur la liste des candidats. Puisqu’il a déposé 67 842 parrains au moment de la déclaration de candidature, et a, donc, dépassé le maximum autorisé, soit 66 820 électeurs.

Pape Diop plaide pour Mamadou Lamine Diallo

Dans son recours déposé le 15 janvier, les avocats de Pape Diop demandent au Conseil de faire annuler la décision d’invalidation de sa candidature et aussi celle de Mamadou Lamine Diallo. Pape Diop soulèvent des dysfonctionnements imputables à la Direction de l’automatisation du fichier (Daf). Les sages ont déclaré irrecevables le recours déposé par le candidat de « Papa Diop président » au motif qu’il s’agit de simples allégations. « En matière de droit, il ne suffit pas de simplement rejeter la faute mais il faut également la prouver et apporter des éléments qui corroborent la faute », expliquent des sources.

Pourquoi le recours de Abdoul Mbaye n’a pas été accepté 

Ce n’est pas Abdoul Mbaye qui a déposé son recours au Conseil constitutionnel. La requête a été déposée au greffe le 15 janvier 2019 par Assane fall, se présentant comme mandataire d’Abdoul Mbaye et qui demande la réintégration du candidat de la liste. Or, la loi électorale stipule que seul le peut déposer sa requête ou son avocat habilité à s’exprimer en son nom. Dans la requête formulée par Assane Fall, il reproche au Conseil de n’avoir pas exploité le fichier papier pour rectifier le fichier électronique. Ce qui n’était pas conforme à la loi et nécessitait, en plus, un gros volume de travail.

Des fiches de parrainages par quartier

Le Conseil des sages qui s’est réuni pour donner la liste définitive des candidats a relevé de nombreuses anomalies dans les dossiers de candidatures. Certains ont pu être rectifié mais d’autres non. Tous les candidats n’ont pas respecté le prototype de fiche de parrainage. « Au lieu des fiches par région qui devaient être présentées, certains ont déposé des fiches par département. Certains, mêmes, par quartier », évoquent des sources. Qui signalent aussi, de nombreux recours portant de fortes ressemblances.

Le recours de Idrissa Seck pour Khalifa Sall

Idrissa Seck dont la candidature a été validée par le Conseil constututionnel a déposé un recours, le 16 janvier 2019, pour le candidat Khalifa Sall. Le candidat de Rewmi qui pense que le Conseil doit se retracter demande aux 7 sages d’inclure Khalifa Sall dans liste des candidats à l’élection présidentielle. Dans sa réponse, le Conseil « considère que cette requête doit, sans qu’il y ait lieu d’analyser les moyens invoqués à son soutien, être déclarée irrecevable ; qu’en effet, Idrissa Sexk, qui n’invoque aucun grief qui lui aurait été causé par la décision du Conseil constitutionnel et qui ne pourrait retirer aucun avantage d’un succès éventuel de sa réclamation, ne justifie pas d’un intérêt à agir, condition de recevabilité de toute action en justice ».

Ce que TAS reproche au Conseil

Thierno Alassane Sall (Tas) fait partie des 13 à avoir déposé un recours au greffe du Conseil Constitutionnel. « Mamour SÈNE, mandataire de l’entité regroupant des personnes indépendantes dénommée « RÉPUBLIQUE DES VALEURS 2019 (RV2019) » ayant investi Thierno Alassane SALL, en qualité de candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019, a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête tendant à l’intégration du « candidat Thierno Alassane SALL dans la liste des candidats retenus pour participer au premier tour du scrutin du 24 février 2019 ». Il reproche au Conseil constitutionnel de « n’avoir pas procéder à la vérification des signatures alors que, les dispositions de l’article L.57 du Code électoral cite la signature au titre des éléments obligatoires d’identification permettant de contrôler la qualité de l’auteur du parrainage, qu’en outre, souligne-t-il, en ne procédant pas au contrôle de la validité de parrainages sur la fiche papier, en présence du représentant du candidat Thierno Alassane Sall, le Conseil constitutionnel viole son propre dispositif ». En retour, les sages considèrent qu’ils ne s’agit que de simples allégations et que par conséquent ne sont pas recevables.

Atépa invalidé à cause de son mandataire

Le 16 janvier 2019 sous le numéro 22/E/19, Mbaye Sylla KHOUMA, mandataire de l’entité regroupant des personnes indépendantes dénommée « SÉNÉGAL REK » ayant investi Pierre Atépa Goudiaby, en qualité de candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019, a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête aux fins d’expertise du logiciel de contrôle utilisé par le Conseil constitutionnel pour la vérification des parrainages et d’être rétabli comme candidat sur la liste définitive des candidats. Le recours a été rejeté au motif que Mbaye Sylla Khouma en qualité de mandataire n’a pas qualité à saisir le Conseil constitutionnel.

Djamil demande au Conseil d’invalider la loi sur le parrainage

S’il y a bien un recours qui a fait rire sous cape, c’est bien celle de El Hadji Mansour Sy. Le candidat de « BES DOU ÑAKK-MOUVEMENT CITOYEN POUR LA REFONDATION NATIONALE » a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête tendant à faire « constater l’inapplicabilité de la loi sur le parrainage » pour demander d’ « annuler l’application du parrainage comme critère de recevabilité des candidatures à l’élection présidentielle » et « admettre la recevabilité et la validité des candidatures déposées sur le base du seul critère de dépôt de la caution. » Le Conseil qui a rejeté la demande considère que El Hadji Mansour Sy n’a pas qualité de demander la recevabilité de toutes les candidatures.

Boubacar Camara évoque la jurisprudence 2017

Aly GUEYE, mandataire de l’entité regroupant des personnes indépendantes dénommée « FIPPU ALTERNATIVE CITOYENNE » ayant investi Boubacar Camara, en qualité de candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019, a saisi le Conseil constitutionnel d’une requête « aux fins de procéder à la vérification, à la rectification et aux redressements des parrainages de Boubacar Camara en vue de le rétablir dans ses droits, de décider que sa candidature remplit les conditions de recevabilité prescrites et de l’inscrire sur la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ». Aly Gueye soutient « qu’un contrôle par le Conseil constitutionnel des fiches et signatures conformément à sa jurisprudence lui aurait permis de se rendre compte que des milliers de parrains rejetés sur le fondement d’erreurs matérielles de saisie sont facilement identifiables et qu’ils ont consenti à parrainer le candidat ». Il invoque également la violation de l’article L.57 qui ne prévoit, selon lui, de rejet que pour les doublons externes ». Selon lui, « les parrainages invalidés pour le motif tiré de « Région ou circonscription électorale » sont imputables à une décision du ministre de l’Intérieur de changer la carte électorale après la confection et la distribution des cartes d’électeurs ».

Par conséquent, il demande au Conseil constitutionnel d’appliquer sa jurisprudence du 26 juillet 2017. Le Conseil considère que les dysfonctionnements soulevés par Aly Guèye ne sont qu’allégués, donc, pas prouvés. Et a donc, rejeté le recours

L’opposition convoque un conseil de guerre

Seneweb.com Le Collectif des 25 partis de l’opposition (C25), dont 21 sont empêchés de prendre part à l’élection présidentielle du 24 février prochain, n’entend pas croiser les bras après le verdict final du Conseil constitutionnel qui a seulement validé 5 candidats sur 27 au départ. Khalifa Sall, Karim Wade, Malick Gakou et Cie, qui avaient introduit des recours pour contester l’invalidation de leurs candidatures, sont définitivement recalés.

Selon L’Observateur, l’opposition tient aujourd’hui son conseil de guerre au siège de Bokk Gis-Gis. L’objectif est d’élaborer une stratégie pour engager le « mortal kombat » afin de renverser le pouvoir en place. Le plan de bataille sera dévoilé à la presse après leur conclave prévu à 16 h. La conviction du coordinateur provisoire du C25, Malick Gakou, est que seule la confrontation politique avec Macky Sall s’impose.

Alioune Tine pointe «un naufrage des sciences juridiques et de la démocratie»

Seneweb.com | Alioune Tine, le directeur régional d’Amnesty International, désapprouve la décision du Conseil Constitutionnel d’écarter Khalifa Sall de la liste des candidats pour la prochaine présidentielle. Il n’a pas caché son indignation après la publication de la liste définitive.

«C’est un naufrage des sciences juridiques, un naufrage de la démocratie aujourd’hui, a-t-il déclaré sur la Tfm. C’est la force qui s’est exprimé à la place de la loi. Ils ont violé la loi. Moi je n’ai plus l’esprit tranquille. On n’attendait pas cela.»

«Le Conseil s’est trompé,Khalifa devait être candidat» (expert)

Seneweb.com Constitutionnaliste et membre de la Société civile, Professeur Babacar Guèye ne comprend pas la décision du Conseil constitutionnel qui a invalidé la candidature de Khalifa Sall.

«Sur le plan du droit, le Conseil s’est trompé», a-t-il déclaré sur le plateau de la Tfm. Avant d’ajouter : «De mon avis, Khalifa Sall devait être candidat.  Car le rabat d’arrêt dans ce cas de figure est suspensif. C’est ce que nous avons appris à nos étudiants. Moi je ne sais plus ce que nous allons enseigner à nos étudiants. Je ne sais plus comment faire face à mes étudiants et leur dire que le rabat d’arrêt est maintenant suspensif.»Youssouph Sane

Me Amadou Sall:«Nous nous opposerons pas à la tenue de l’élection»

Seneweb.com | Karim Wade ne participera pas à la présidentielle du 24 février prochain. Le Conseil constitutionnel a définitivement rejeté sa candidature. Pour Me Amadou Sall, responsable Pds, le Conseil constitutionnel a perdu toute crédibilité et ses décisions n’ont aucune pertinence.

«Cette institution donne l’impression que ce sont des juges aux ordres et qui ne font qu’obéir ou faire plaisir au prince. Donc nous ne considérons pas leur décision comme ayant une autorité ou une certaine légitimité», a indiqué l’ancien ministre de la Justice.

Il avertit : «Nous avons toujours dit que si, par une manipulation de la constitution et des procédures, des juges aux ordres, allaient en deçà de leur devoir et font tout pour plaire au prince, nous Pds, nous ne boycotterons pas l’élection, nous nous opposerons pas à sa tenue. Le peuple est, en dernière analyse, dépositaire de la légitimité populaire. Nous discuterons avec lui pour lui demander de prendre la décision définitive et irrévocable d’exercer lui-même et définitivement la souveraineté populaire.»

Moussa Taye réagit:« le complot contre Khalifa Sall a abouti,mais…»

https://www.pressafrik.com Commentant la décision du Conseil constitutionnel, le conseiller politique de Khalifa Sall n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il considère que « les juges du Conseil constitutionnel ont failli à leur mission en violant allégrement la loi uniquement pour satisfaire Macky Sall. » Avant de poursuivre : « j’espérais qu’ils (les juges) feraient preuve de courage et de dignité mais hélas,  ils ont atteint le summum de l’indignité et du déshonneur.»
Il termine  : « nous continuerons le combat contre le régime corrompu et prédateur de Macky Sall quel que soit le prix à payer »AYOBA FAYE

Les Khalifistes avertissent

Seneweb.com Les partisans de Khalifa Sall, recalé pour la présidentielle du 24 février 2019,  n’entendent pas avaler la pilule. « Nous sommes déçus, a tonné Aissata Fall, la responsable des femmes de Taxawu Senegaal au   micro de la Tfm. CEn tant que Républicains, nous pensions que pour une fois, le Conseil constitutionnel dirait le droit. Mais c’était une dictée préparée. Donc tout ce qui adviendra sera de leur responsabilité. Parce que nous n’accepterons pas cette ultime forfaiture contre Khalifa Sall. On ne se laissera pas faire. Advienne que pourra. »Youssouph Sane

La réaction musclée de Malick Gakou

Seneweb.com | Le Conseil constitutionnel a maintenu la liste provisoire au’il avait publiée lundi. Il a retenu Macky Sall, Ousmane Sonko, Issa Sall, Idrissa Seck et Madické Niang pour la présidentielle du 24 février prochain. Rejetant les recours des opposants recalés. Ce que   ne goûte pas l’un d’entre eux : Malick Gakou du Grand parti, qui l’a fait savoir dans ce texte que nous vous proposons en intégralité.

LA DÉCLARATION DE GAKOU

Chers compatriotes,Chers camarades,Chers amis,

Conseil Constitutionnel a confirmé ce que nous savions tous, sous la dictée de l’exécutif, consacrant ainsi l’invalidation de ma candidature à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Cet acte fort, illégitime et anticonstitutionnel demeure une illustration parfaite de la volonté du président Macky Sall de ne pas affronter le candidat de la Grande Coalition de l’Espoir/ Suxxali Senegaal que je suis pour des raisons qui lui sont propres.

Et cela, en dépit du fait que selon le logiciel du Conseil constitutionnel, nous avons validé 11 régions, 52911 parrains et 752 doublons que le président du Conseil a systématiquement refusé et de manière tout à fait injustifiée, la régularisation, avec un esprit biaisé et tronqué de la loi.

En nous privant de nos droits constitutionnels et en mettant le pays sous le joug de l’oppression contre les valeurs démocratiques et la sauvegarde des libertés, le président Macky Sall et son régime ne nous laissent aucun autre choix, pour la défense de nos droits citoyens et républicains, que celui de la confrontation politique.

A cet égard, je réaffirme ici et maintenant mon engagement total et entier avec le Collectif des 25 candidats et les forces vives de la Nation pour engager toutes les batailles susceptibles de libérer le peuple sénégalais des scories d’un régime anti-démocratique, népotique et qui fait du ponce pulatisme le fondement de sa gestion inique du pouvoir contre les intérêts supérieurs de la Nation.

Je vous exhorte à vous tenir debout pour consacrer toutes nos énergies au service de la défense de la Patrie fortement ternie par les décisions scélérates et illégitimes du Conseil Constitutionnel. Restons mobilisés, debout et toujours pour le Sénégal.Merci pour votre engagement constant à mes côtés.Je demeure convaincu que nous vaincrons.Vive la République!Vive le Sénégal!Malick Gakou, président du Grand parti,Candidat de la Grande Coalition de l’Espoir/Suxxali Senegaal

CHEIKH BAMBA DIÈYE:’Le promoteur de la violence dans ce pays, c’est personne d’autre que Macky Sall…La violence sera de mise…Il n’a rien fait pour Nguet Ndar ‘

https://www.dakaractu.com Maire de Saint-Louis de 2009 à 2014, Cheikh Bamba Dièye digère encore très mal les souffrances des populations de Guet Ndar et accuse le gouvernement Sénégalais de faire preuve de laxisme pendant que la mer tue des personnes et dévaste des maisons. Pour lui,  ce qui se passe dans la capitale du Nord  » c’est un véritable drame humain  » avec plus  »360 décès depuis 2003  ».
Invité du Grand Jury de ce dimanche, l’honorable député estime  » qu’on ne peut pas trouver dans l’échelle des priorités, quelque chose de plus urgent  » que l’initiative qu’il faudra prendre de  » créer une digue de protection, un zone tampon entre la mer et les premières  habitations et délocaliser toutes les populations qui vont être impactées. Ces mesures ne nous coûteront pas plus de 100 milliards. Avec Macky Sall, c’est 22 000 milliards qui ont été consommés. Que représentent 100 milliards par rapport à ça ?  La langue de barbarie, c’est plus de 100 000 personnes qui y vivent . En 2009, elle a perdu 10 maisons. Aujourd’hui, c’est des centaines de maisons qui sont perdues.  » Clairement il dira que  » le gouvernement n’a strictement rien fait. C’est un manque d’empathie. Ils ont pris trois milliards qu’ils ont jetés par la fenêtre…  Dans le secteur de la pêche, le soutien de l’État est périphérique. »
L’ancien ministre de la République de confier que le gouvernement Sall ne sait pas distinguer les priorités des futilités et donnera les milliards qui ont été déposés dans le TER qu’il qualifie de  » jouet  ».
Abordant les questions strictement politiques, Cheikh Bamba Dièye ne voudra pas y aller avec le dos de la cuillère. Pour lui, le Président Macky Sall a essayé d’éliminer des adversaires politiques pour passer dès le premier tour lors de la présidentielle de février.
 » Tous les Sénégalais sont conscients qu’en essayant d’éliminer Khalifa Sall et Karim, il essaie de neutraliser plus de 35% des intentions de vote…Khalifa Sall a subi l’acharnement de l’exécutif, du législatif et du judiciaire. Ce  n’est ni plus ni moins que l’acharnement.  Chaque citoyen est interpellé(…). Je suis convaincu que Macky Sall ne veut qu’une seule chose, c’est rester Président de la République et je pense que sa permanence au sommet de l’État  est un danger pour le Sénégal(…).La loi n’existe plus si non elle est là pour servir les désirs du Président  »
Cheikh Bamba Dièye de marteler que la violence, à ce rythme, est presque inévitable et accuse le Président Macky Sall d’en être l’unique responsable.  » Le promoteur de la violence dans ce pays, c’est Macky Sall et personne d’autre(..). Quand quelqu’un est capable, au sommet de l’État, de dire des contrevérités, de menacer des citoyens, d’attenter à leurs libertés,  ce président est discrédité pour parler de développement  ».
Interpellé sur l’histoire des 94 milliards évoqués par Ousmane Sonko, Dièye parlera de situation élucidée non sans dénoncer la corruption ambiante qui enveloppe l’affaire et d’indexer la Présidence.  »Ce pays est corrompu et que le nid de la corruption se trouve au palais de la République…  »

Hadjibou Soumaré alerte les partenaires du Sénégal

Seneweb.com |Candidat recalé à la présidentielle, Hadjibou Soumaré est toujours dans les starting-blocks. Et c’est pour demander au Président Macky Sall de s’atteler à trois choses : apaiser la tension, organiser des élections transparentes et démocratiques et faire comme ses prédécesseurs.

En visite samedi au siège de Taxawu Senegal et chez la mère de Khalifa Sall, l’ancien Premier ministre a appelé, selon Enquête, les partenaires au développement du Sénégal « à intervenir pendant qu’il est temps, car il ne sert à rien de venir quand il y aura des problèmes ».

Abdou Mbow (APR) : « Ils veulent aller à la présidentielle mais ils ne connaissent pas la loi… »

http://www.emedia.sn Le pouvoir réfute les accusations de l’opposition, selon lesquelles le président sortant, Macky Sall, choisit ses adversaires, en utilisant le Conseil constitutionnel. Monté au créneau, le 3ème vice-président de l’Assemblée nationale, Abdou Mbow, les accuse, à son tour, de méconnaître la loi.

« On ne peut pas nous accuser d’éliminer des candidats, corrige-t-il, interrogé par iRadio. On a vu ce qui se passait. Ils veulent aller à l’élection présidentielle mais ne connaissent pas la loi, il y a problème. Parce que l’article L122 du Code électoral dit que le candidat doit déposer la requête de réclamation ou bien son avocat. Vous avez vu qu’eux-mêmes ne lisent même pas les textes. Ce sont des personnes quand même qui devraient aujourd’hui prendre la chose politique au sérieux. »

Le porte-parole adjoint de l’APR (Alliance pour la République, parti présidentiel) est catégorique : « Nous avons entendu Babacar Gaye, martèle-t-il, comme les autres depuis très longtemps dire qu’ils vont en prendre les conséquences politiques mais

ils oublient que le peuple sénégalais depuis sept ans est en train de suivre ce qui se passe au niveau de la politique dans ce pays. Le Sénégal est un pays qui est régi par des lois et règlements. Le Conseil constitutionnel est là pour tout le monde. Aujourd’hui, les cinq candidats qui ont rempli les conditions vont aller aux élections. »

Seydou Guèye:«Décider qu’il n’y aura pas d’élection c’est de l’enfantillage»

Seneweb.com | Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement et de l’Apr, regrette les propos de Me Amadou Sall, qui a réitéré la position du Pds selon laquelle sans Karim Wade il n’y aurait pas d’élection.

Sur la Rfm, il dit : «Il y a un propos qui n’est pas acceptable aujourd’hui, qui est en deçà de la démocratie. Puisque, décider de lui-même, qu’il n’y aura pas d’élection  dans ce pays, je pense que c’est jouer à l’enfantillage. On a passé cet âge là. En bons démocrates, nous devons respecter cette échéance de la démocratie.»La voix du parti présidentielle a salué la validation de la candidature de Macky Sall, aui va porter les couleurs de Benno bokk yakaar Salla GUEYE 

L’article l.22 du code électoral, cette arme fatale contre les recalés

Seneweb.com L’opinion et les observateurs n’ont pas compris le rejet, en bloc, des recours des candidats recalés. Qui à l’étape du parrainage. Qui après la proclamation de la liste provisoire par le Conseil constitutionnel. Il s’agit, entre autres, de El Hadji Malick Gakou, Pape Diop, Serigne Mansour Sy Djamil, Hadjibou Soumaré…

Et, le moins que l’on puisse dire c’est que, selon Enquête qui a requis l’avis de spécialistes, les « 7 sages » auraient pu faire l’économie d’entrer dans certaines considérations. Surtout « vu la méconnaissance manifeste » par certains requérants des textes relatifs à la Loi électorale et au fonctionnement de la haute juridiction.

En effet, le Conseil constitutionnel aurait bien pu se limiter aux articles 92 de la Constitution et L. 22 du Code électoral pour écarter la plupart des requêtes. Car, il résulte de la lecture combinée des deux articles que les décisions du Conseil ne sont susceptibles que d’une réclamation, non d’un recours.

Moussa Sy sur le cas Khalifa Sall   » Je suis le premier à le défendre sur la caisse d’avance. Mais la loi reste la loi… »

https://www.dakaractu.com Le maire des Parcelles Assainies Moussa Sy n’attend point la fin du feuilleton Khalifa Sall pour se prononcer sur la question. En effet, le nouvel allié du camp présidentiel affirme qu’il est le premier à defendre l’ex maire de Dakar sur la caisse d’avance. Toutefois personne ne saurait être au dessus de la loi.  » La loi reste la loi », conclut-il.

Sébikotane:Deux enfants tués dans un incendie

Seneweb.com |Une chambre dans laquelle se trouvait deux fillettes, Hassanatou et Nafissatou, âgées respectivement de 3 ans et 5 ans, a pris feu. Au moment de l’incendie, leur maman regardait la série Wiri-Wiri. Le drame est survenu vendredi dernier.

Les tentatives de les secourir ont malheureusement été vaines, et les deux victimes sont mortes calcinées par les flammes avant même l’arrivée des sapeurs-pompiers.

Selon les premiers témoignages recueillis par L’Observateur, une bougie allumée et posée à côté du matelas sur lequel dormait les deux enfants serait à l’origine de l’incendie.

EL HADJ DIA AVERTIT :  » L’opposition veut brûler ce pays…Que les chefs religieux interviennent car, quoiqu’il arrive, force restera à la loi ‘

https://www.dakaractu.com Bambey a vécu l’une de ses plus grandes fêtes du football , samedi dernier, au stade municipal. Une  finale zonale qui eu le privilège d’accueillir l’international Sénégalais El Hadj Ousseynou Diouf, invité d’honneur d’El Hadj Dia, parrain de l’événement. Un moment solennel qui a été mis à profit par le responsable politique de la commune de  Bambey pour doter les équipes de football en équipements sportifs divers accompagnés pour certaines de subventions financières.

Invité à se prononcer sur l’actualité nationale marquée par cette période de pré-campagne éléctorale, El Hadj Abdoulaye Dia se voudra, absolument critique par rapport à l’opposition qu’il a accusée de chercher à  » brûler le Sénégal  ».

Donnant comme exemple les  » appels incessants de certains leaders à la révolte  »,  El’Hadj Dia préférera dérouler un discours guerrier, histoire de faire comprendre à tout le monde que les détracteurs du Président Sall ne parviendront pas à installer la peur dans leur camp.  »  Nous les entendons proférer des menaces, appeler à l’insurrection. Nous les entendons menacer d’attenter à la vie de responsables politiques de notre coalition et à l’intégrité physique de certains journalistes. Nous les voyons brûler des pneus , saccager des bus,  attaquer des propriétés privées. Nous les imaginons créer des milices et chercher à créer les conditions d’installer ce pays dans le chaos. Nous tenons à leur dire que nous ne nous laisserons pas faire  ».

Toujours dans cette même dynamique de  mettre en garde l’opposition contre toute tentative de déstabilisation du Sénégal, El’Hadj Dia interpellera les chefs religieux.   » Nous demandons aux Khalifes Généraux de  rompre le silence sur cette affaire qui risque de mal finir. Parce que dans tous les cas, force restera à la loi. Nous allons vers une élection qui sera démocratique et  transparente. Et le meilleur gagnera. Il n’y a pas lieu de  créer la violence parce que le ministre de l’intérieur veillera à ce qu’il y’en ait pas  ».

El’Hadj Abdoulaye Dia de boucler son face-à-face avec la presse en  promettant aux jeunes de davantage s’employer à
discuter avec les autorités pour que le stade municipal soit refait et doté de toutes les commodités inhérentes à un bon stade de football.
Plusieurs personnalités ont pris part à la rencontre. Cest le cas de l’expert financier Abdoulaye Fall, du maire de Bambey, Gana Mbaye…

TOUBA- ‘ Le Mouvement Anti-Gouvernance Sombre et Tortueuse’ (MAG-SOT) est né et compte combattre le candidat Macky Sall

https://www.dakaractu.com MAG-SOT, né pour combattre le Président Macky Sall, a officiellement lancé ses activités politiques à Ndame (Touba)  en perspective de la prochaine élection présidentielle de février 2019. Ces jeunes qui revendiquent leur proximité avec Ousmane Sonko, estiment que  » l’organisation de l’élection présidentielle souffre déjà de desiderata regrettables qui pourraient faciliter la tâche au candidat d’en face.  »

Par la voix de Saliou Dione, les jeunes ont dénoncé  » cette manie que la coalition Présidentielle a d’acheter des consciences,  à corrompre les plus vulnérables et à intimider les plus engagés pour garder le pouvoir.  » Ils donneront le portrait du futur Chef de l’État du Sénégal.  » Le Sénégal a besoin d’un Président et de dirigeants qui ont les mains propres, d’un Président qui ne vendra ce pays aux Français.  » Interpelés sur les accusations impliquant Sonko dans des deals financiers, Saliou Dione et ses camarades parleront de  » manipulation…  »

Parcelles assainies-Ansoumana Danfa persiste :  » Nous aurons 57% au minimum pour passer au premier tour »

https://www.dakaractu.com À l’occasion du rassemblement du mouvement de l’action et de la citoyenneté ( MAC/ Authentique), Ansoumana Danfa a voulu se prononcer sur l’issue des élections présidentielles prochaines.
« Nous aurons 57% des voix des sénégalais pour confirmer notre position de leader », estime t-il.

Tivaouane:Abdoulaye Ndiaye Ngalgou lance le mouvement And Defar en soutien à la mouvance présidentielle

https://www.dakaractu.com Un tout nouveau mouvement vient de naître à Tivaouane.  » And Defar » a été mis sur les fonts baptismaux par l’opérateur économique, Abdoulaye Ndiaye Ngalgou pour soutenir la mouvance présidentielle.

Après avoir réussi le pari de la mobilisation, Mr Ndiaye a pu réunir dans un même lieu le gotha de la politique de Tivaouane, ainsi que des membres du gouvernement, le ministre Directeur de cabinet du président de la République, Me El Hadj Oumar youm, la ministre de la femme, Ndèye Saly Diop Dieng etc.

Aussi, il a déplacé quelques grandes figures de la musique sénégalaise telles Wally Ballago Seck, Aïda Samb, Alioune Mbaye Nder..

Aissata Tall Sall n’a pas « encore » rejoint Macky (Proches)

http://www.dakarmatin.com Aissata Tall Sall a-t-elle rejoint les prairies marron ? Rien n’est moins incertain à l’heure où ces lignes sont publiées. Alors que certains sites d’information affirment être certain que la mairesse de Podor a transhumé, des sources proches de la Coordonatrice de « Osez L’Avenir » disent que non. Et qu’Aïssatou Tall Sall est actuellement  à Podir pour consulter sa base. «Après la publication du Conseil constitutionnel (de la liste des candidats à la Présidentielle ce dimanche à 23 heures), elle fera face à la presse. Et vous serez édifiés », ont confié les collaborateurs de l’avocat

Ousmane Sonko : « NOUS TRAVAILLONS POUR RADIER MACKY SALL DU PALAIS »

Dakarmatin La montée en puissance du Parti Pastef /Les Patriote inquiète le président sortant Macky Sall au point que les partisans de ce dernier, s’adonnent à des pratiques pour le moins haïssables pour ternir la réputation de son leader Ousmane Sonko

La montée en puissance du Parti Pastef /Les Patriote inquiète le président sortant Macky Sall au point que les partisans de ce dernier, s’adonnent à des pratiques pour le moins haïssables pour ternir la réputation  de son leader Ousmane Sonko.

L’ancien Inspecteur des Impôts et Domaines qui pense ainsi, assure n’être nullement ébranlé par ces tentatives de diabolisation et campagnes de dénigrement. En meeting ce samedi, à la Place de la Nation, il a affirmé être concentré sur la présidentielle de 2019, qu’il veut gagner et «radier Macky Sall du palais».

«Leur seule et unique arme se résume à la diabolisation à la calomnie et autres invectives. Je les comprends bien. Je dois l’avouer. Mes coups ont été rudes et le seront encore beaucoup plus encore. Ma radiation de la Fonction publique, le 29 août 2016, m’a donné le temps de me libérer des contraintes de suggestions administratives et pouvoir me pencher plus sérieusement sur sa (Macky Sall) gouvernance malfaisante, sobre et vicieuse, d’en informer les sénégalais et de travailler âprement à radier Macky Sall du Palais pour le bonheur des sénégalais», a-t-il déclaré.

Affaire des 94 milliards:Lamine B. Guèye demande la levée de l’immunité parlementaire de Sonko pour…

https://senego.com/ Interrogé par la Rfm sur le cas de Ousmane Sonko, Lamine Bara Guèye, un cadre de l’Apr demande la levée de son immunité parlementaire pour qu’il puisse faire face au juge.

« Je suis au regret de vous annoncer que M. Ousmane Sonko n’a pas encore pris son courage à deux mains pour répondre de façon précise et détaillée sur les déclarations graves qui portent sur sa personne. Notamment dans la chronique de notre ami Madambal Diagne, mais également de l’enregistrement sonore portée à l’opinion sénégalaise récemment…« , dit-il à nos confrères.

Il poursuit: « maintenant, sur ce qu’il a dit, moi je suis pour que cette question là soit effectivement vidée par les juridictions compétentes du pays. En quoi faisant, je crois que lui d’abord…, il est député à l’Assemblée nationale, il est couvert par l’immunité parlementaire. Je pense que c’est lui, personnellement qui doit prendre son courage à deux mains et prendre l’initiative d’écrire à l’Assemblée nationale pour renoncer à son immunité parlementaire pour permettre au procureur de la République de le convoquer.

S’il ne le fait pas, et compte tenu de la gravité des accusations qu’il porte sur le Trésor public mais également sur les hautes fonctionnaires de l’Etat…, je pense  que le parquet doit écrire à l’Assemblée nationale pour solliciter la levée de l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko afin qu’il puisse répondre aux juridictions compétentes de ce pays. Je crois qu’au Sénégal, nous sommes à l’ère de la gouvernance vertueuse… »

Sur ce, M. Guèye estime qu’ « on ne peut se permettre que quelqu’un qui prétend à l’exercice de la magistrature suprême, se permette de porter des déclarations d’une si gravité sur les fonctionnaires de l’Etat mais également sur les services compétents de l’Etat…« Par Khalil Kamara  

Guy Marie Sagna : « Ousmane Sonko est notre frère de combat contre la dictature du FMI et du Franc CFA »

https://www.leral.net/ Présent au meeting de Ousmane Sonko et le Pasteef samedi à la Place de la Nation (Obélisque), Guy Marie Sagna, le leader du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp)/France a estimé que Ousmane Sonko est son frère de combat contre la dictature des institutions de Brettons Woods comme le Front monétaire international, sans oublier la dictature du Franc CFA et des multinationales occidentales.

CHRONIQUE DE WATHIE : Culture De La Paix En Terre D’Injustice

https://www.walf-groupe.com Les manifestations sporadiques, qui ont suivi la publication de la liste provisoire des candidats à la prochaine présidentielle, ont poussé certains religieux à élever la voix pour appeler les Sénégalais au calme et aux opposants à la retenue.  A Macky qui se prend pour Almamy et aux membres du Conseil constitutionnel, qui font de la sagesse une matière première de l’obéissance, aucune mise en garde, aucune remarque n’est faite. Khalifa SALL peut être dépouillé de tous les mandats que les Sénégalais lui avaient confiés et empêché de briguer à nouveau leur suffrage, mais il n’a pas à s’en plaindre, ses partisans n’ont pas à s’en offusquer. «Senegaal réewou jam la » (le Sénégal est un pays de paix), entonne-t-on, ménageant Macky SALL et les retraités qui siègent au Conseil constitutionnel qui ont pourtant drainé les litres d’essence et les boîtes d’allumette en passe d’embrasser le pays. Le message est terrible : « souffrez en silence ».

Il n’est pas question de faire le procès de certains religieux. L’histoire qui s’écrit en ce moment sera contée aux générations à venir qui s’en chargeront. Et, en dépit des terribles coups de boutoir infligés à la mémoire collective, les responsabilités des uns et des autres traverseront les âges. Aussi longtemps que cela remonte, les actes que certains avaient posés face aux colons continuent à alimenter les palabres, suscitant la fierté ou nourrissant la honte. Il n’est pas non plus question de  donner à qui que ce soit des leçons. Car, même si certains remercient Macky SALL, ils savent tous que c’est avec l’argent du contribuable que des bâtiments ont été construits dans les cités religieuses. Ils savent mieux que quiconque que Macky SALL n’a commencé à distribuer de l’argent comme un guichet automatique qu’après son élection à la tête de l’Etat. Ils ne sont pas censés ignorer que l’Etat a investi plus d’argent dans les CAF-Awards que dans l’essentiel des foyers religieux où on se glorifie de maisons d’hôtes.

Ce qui est dit et que certains  chefs religieux semblent ignorer, c’est que leur appel au calme et à la retenue risque de tomber dans l’oreille d’un sourd. Pis, comme dans beaucoup de salles de rédaction, Macky SALL risque de faire descendre l’opprobre, emportant ou portant un sacré coup au legs des illustres fondateurs. La paix ne peut prospérer si la justice est par terre. Cette lapalissade qui a traversé les âges ne peut être méconnue par les plus « érudits » d’entre nous. Puisqu’il a été trop demandé de dire à Macky SALL qu’il n’avait pas à changer unilatéralement les règles démocratiques qui lui ont permis d’être élu, il n’y a aucun discours moralisateur à tenir à ceux qui en ont fait les frais. Celui qu’il faut appeler dans un coin pour lui tirer les oreilles, c’est bien le leader de l’APR. C’est à lui qu’il faut dire que le temps des Almamy est révolu, qu’il ne peut agir en monarque avec la bénédiction du Peuple qui l’a élu parmi tant d’autres. A défaut de dire à Macky SALL tout cela qu’il n’ignore pas, que le silence, qui a accompagné l’inauguration de la mosquée de Guédiawaye, reste silencieux. Pour que les Sénégalais, qu’il avait promis un gouvernement de 25 ministres, un mandat de cinq ans, une séparation effective des pouvoirs, une gouvernance sobre et vertueuse, une politique fondée sur la patrie avant le parti et bien d’autres choses, décident tout seuls de la meilleure attitude à adopter. Si Cheikh Bamba DIEYE, connu pour sa pondération, n’écarte pas la violence pour faire entendre raison à Macky SALL, c’est également parce que le discours d’apaisement a tardé à raisonner pour être audible. Aux membres du Conseil constitutionnel de mériter leur sobriquet de « sages » pour ne pas être appelés « pyromanes »Mame Birame WATHIE

LETTRE OUVERTE AU PREMIER PRÉSIDENT DE LA COUR SUPRÊME PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Des décisions de justice dictées par l’exécutif finissent par se muer en vérités irréfragables, accompagnées d’événements tragiques qui peuvent plonger le pays dans une période dantesque

A chaque échéance présidentielle, le débat sur les questions afférentes à la justice réapparaît, et dans ces moments-là on assiste à une prédominance d’analyses plus ou moins objectives et sincères. La justice étant rendue au nom du peuple sénégalais, par conséquent tous les citoyens sont en droit de savoir ce que font leurs juges et pourquoi, puis de donner leur avis sur la qualité du travail accompli. Et c’est dans ce cadre-là, monsieur le premier Président de la Cour Suprême, que nous nous adressons humblement à vous. Excusez-nous si vous trouvez dans les propos suivants impertinents qui s’échappent d’un justiciable insignifiant l’once d’un mot qui pourrait s’apparenter à une attaque en règle contre la justice, notre justice.

Lors de la rentrée solennelle des cours et tribunaux de cette année, vous avez prononcé dans votre mercuriale cette phrase lapidaire : « Les magistrats sauront résister à toute pression et intimidation d’où qu’elles viennent » qui me renvoie au Principe I du Guide pour les magistrats de la Belgique qui dit : « Les magistrats exercent leurs fonctions juridictionnelles en toute indépendance, à l’abri des influences extérieures. Cette indépendance les conduit à appliquer le droit, au vu des éléments du dossier particulier, sans céder à la crainte de déplaire ni au désir de plaire à toute forme de pouvoir (que ce soit le pouvoir exécutif, législatif, politique, hiérarchique, des intérêts économiques, les médias ou l’opinion publique). Le magistrat se doit également de veiller, dans ses fonctions juridictionnelles, à rester indépendant, y compris à l’égard de ses collègues et de groupes de pression en tous genres ».

En effet, les magistrats surtout les juges ne doivent subir des pressions ni des politiques, ni des lobbies, ni de l’opinion publique, ni des médias. Ils doivent ainsi être équidistants et impartiaux. Pour autant, chaque magistrat est avant tout un membre de la société, donc un citoyen ayant des convictions politiques personnelles. Mais son devoir est de tout faire pour que ses convictions personnelles ne déteignent pas sur la bonne exécution de son action judiciaire. Mais permettez-nous, M. le Président, avant de donner notre opinion sur la pression itérative exercée sur les juges, de vous dire en tant que citoyen épris de justice et vouant un culte l’autorité judiciaire, nous avons toujours suivi depuis les années 80 avec intérêt cette audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux, car les discours de donne facture qui y sont prononcés sont d’une importance et d’une beauté inégalables. Nous suivions religieusement avec nos transistors les discours d’usage qui sont prononcés lors cette auguste rencontre qui regroupe le gratin judiciaire et politique et notabilités coutumières et religieuses. Mais pour dire vrai, moi comme beaucoup d’autres Sénégalais, avons vu cet intérêt s’effilocher tant la justice telle que pratiquée depuis assez longtemps dans notre pays ne cadre pas avec nos impératifs et exigences démocratiques. Comme elle est loin cette image d’Epinal d’une Justice juste et équitable.

Dire que « les magistrats sauront résister contre toute pression et intimidation d’où qu’elles viennent » révèlent en réalité que des pressions et intimidations s’exercent sur les juges à cause du contexte électoral bouillonnant. Mais ces pressions ne datent pas d’aujourd’hui. Elles sont consubstantielles au pouvoir politique qui nomme Garde des Sceaux et magistrats et qui doit faire face à une opposition. En démocratie, le champ politique est divisé en deux entités : la majorité exécutive et l’opposition. Et les arbitres neutres légitimés à réguler le jeu politique sont les juges. Ils doivent en être les maitres prêts à sanctionner tout acte d’antijeu qui remettrait en cause ses principes fondamentaux. Malheureusement nous avons constaté depuis longtemps, que les règles du jeu ne sont favorables que pour le camp de celui qui gère la carrière et la nomination des magistrats. Alors la fameuse phrase de Solon, un des fondateurs de la démocratie athénienne, trouve au Sénégal toute son actualité et toute son acuité : « Les lois sont comme des toiles d’araignées, elles arrêtent les faibles et les petits, les puissants et les riches les brisent et passent au travers. »

Monsieur le Président, moi et plusieurs de mes compatriotes souffrons de voir ce Sénégal où, depuis le procès arbitraire de Mamadou Dia de 1963, la Justice roule à deux vitesses parce que subissant sans cesse des pressions de l’exécutif même si des magistrats valeureux et vertueux ont marqué ou continuent de marquer d’un sceau indélébile l’histoire de la magistrature sénégalaise grâce à leur indépendance et leur équidistance vis-à-vis des hommes politiques. Je m’en vais vous citer trois exemples de magistrats qui servent encore de parangon à une justice neutre et équitable. Isaac Forster, Premier président de la Cour suprême du Sénégal, lors de la rentrée des Cours et Tribunaux de 1960-1961, avait alerté le Président Senghor sur toute tentative de pression sur la justice en ces termes : « Nous refuserons de cautionner toute loi qui soit anticonstitutionnelle ».

En 1967, le procureur de la République Thiès Basile Senghor, neveu du président Senghor, avait refusé de présenter le meurtre du ministre de la Jeunesse et des Sports Demba Diop comme un acte prémédité tel que le lui enjoignait l’establishment socialiste. « Le Procureur de Thiès soutenait à l’endroit de ses supérieurs que l’acte dont était responsable Abdou Ndaffa Faye ne s’analysait pas en crime mais en coup ayant entrainé la mort sans intention de la donner. La résistance à la pression de hiérarchie lui valut d’être relevé de ses fonctions », j’ai cité Me Wagane Faye.

Lors de la rentrée des cours et tribunaux de 1991-1992, le président de la Cour suprême d’alors, l’intrépide magistrat Assane Bassirou Diouf, avait martelé qu’« il n’y a avait en réalité de pouvoir judiciaire et que le seul pouvoir, c’était l’exécutif qui a reçu l’onction populaire ». La même année quand on lui a demandé ce qu’il ferait en cas de défaite d’Abdou Diouf à l’élection présidentielle, le très charismatique Président de la Cour suprême répondit sans circonlocutions : « Je proclamerai les résultats favorables à son concurrent. » Le magistrat Assane Bassirou montrait par là sa résistance à toute velléité de pression en cas de défaite du Président Diouf à la présidentielle de 2013. Mais la Cour suprême fut supprimée après cette rentrée des Cours et Tribunaux et son désormais ex-président exilé du pays comme ambassadeur.

Ces valeureux magistrats susnommés ont su faire leur cette pensée de Jean Jaurès qui dit que « le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des pressions, des impressions et des forces ; le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire».

  1. le Président, force est de constater malheureusement, dans notre République, l’existence d’une justice pour chaque chef d’Etat et une autre pour ses opposants. On donne systématiquement raison à sa Majesté, on l’encense, on l’auréole de tous les qualificatifs mélioratifs. Quant aux opposants, ils perdent pour la plupart dans nos cours et tribunaux, ils ont tous les torts parce qu’ils n’ont pas de magistrats. Ils n’ont presque jamais raison devant un juge, même lorsqu’ils ont raison, parce qu’ils n’ont aucun moyen de coercition. Pour beaucoup de Sénégalais, la justice est très clémente pour ceux qui bénéficient de la protection de l’exécutif mais ultra-expéditive pour ceux qui rament à contre-courant de la politique gouvernementale. Ainsi la justice se présente chez nous comme une autorité d’application soumise aux autorités de conception que sont les pouvoirs exécutif et législatif. Pourtant Dominique Rousseau, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, précise que « l’exécutif et le législatif sont des pouvoirs de l’État, la justice est un pouvoir de la société. Cette justice n’est pas une autorité d’application chargée de faire passer la politique de l’État via ses jugements ».Son rôle primordial est alors de protéger les citoyens contre les abus des gouvernements, et non de relayer leur politique.

Mais depuis l’arrestation programmée dans l’agenda présidentiel de Karim Wade et de Khalifa Sall, nous n’avons vu pareil acharnement juridique contre les hommes politiques de l’opposition ou contre des citoyens qui ne partagent les mêmes schémas de pensée avec le pouvoir régnant. Nous nous sommes rendu compte que la boussole de la justice ne s’oriente que du côté de l’opposition. Les escrocs, les corrupteurs, les corrompus, les détourneurs de deniers publics, les prévaricateurs, les concussionnaires, les blanchisseurs d’argent sale, les auteurs de faux et usages de faux, les enrichis illicitement, les démons ne se trouvent ou se retrouvent que dans la « pègre » oppositionnelle. On retrouve les vertueux, ceux qui préfèrent la patrie au parti, les mains immaculées, les anges dans la « maison de verre » du pouvoir. Pourtant du côté de ces soi-disant vertueux, on y retrouve moult directeurs généraux, PCA, ministres épinglés par des rapports de corps de contrôle. Mais jamais, ils n’ont été convoqués par le procureur de la République, ne serait-ce que pour les entendre sur le contenu de ces rapports qui les éclaboussent. Au contraire, la camarilla présidentielle n’hésite pas à foudroyer tout élément d’un corps de contrôle ou tout magistrat qui aurait le toupet d’interroger un collaborateur du chef de l’Etat.

N’a-t-on pas vu un ministre de la République traiter les vaillants magistrats de la Cour des comptes d’ectoplasmes avant de qualifier leur majestueuse institution de Cour de règlement de comptes ?

N’a-t-on pas vu un responsable politique de l’APR dans le département de Mbour et Directeur des transports routiers au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, être inculpé par le juge d’instruction du 1er cabinet sis au tribunal de grande instance de Louga pour complicité de concussion, complicité de corruption et recel et placé sous mandat de dépôt le 31 mars 2016 et être libéré provisoirement sur intervention de bras politiques haut placés le 07 avril 2016 avant d’être nommé président du Conseil d’administration du Fonds d’entretien routier autonome du Sénégal (Fera) par décret présidentiel n°2016-985 le 13 juillet 2016 ?

N’a-t-on pas vu dans l’affaire des élèves-maîtres, 40 godillots adopter un projet de résolution de soutien au ministre de l’Education nationale Serigne Mbaye Thiam ignorant du coup l’arrêt de la Cour suprême qui avait annulé l’arrêté du ministère de l’Education nationale excluant les 690 élèves-maitres de la formation dans les Centres régionaux de formation du personnel enseignant (CRFPE) ?

N’a-t-on pas entendu, en novembre 2010, le Président Abdoulaye Wade dire, à l’occasion du 53e congrès de l’Union internationale des magistrats (UIM) à Dakar que « les juges ne veulent pas s’affranchir de la tutelle de l’exécutif. On peut tout faire pour que le magistrat soit indépendant mais, psychologiquement, les magistrats ne veulent pas être indépendants, c’est comme des esclaves. On les libère, ils font 200 mètres et ils reviennent pour dire: je ne sais où aller». Ces propos qui nous ont tant formalisé semblent avoir laissé de marbre les magistrats du Sénégal. Aucun membre de la famille judiciaire n’a élevé la voix pour s’offusquer de cette avanie gravissime ! Certains de vos collègues heurtés ont préféré moufter dans le confort douillet de leur bureau. Toutefois, nous aurions aimé que les figures de proue du pouvoir judiciaire élevassent la voix pour marquer leur indignation devant ce manque de considération vis-à-vis de la justice.

Quand le Président François Hollande parlant de la justice française avait déclaré dans un livre que « cette institution est une institution de lâcheté… Parce que tous ces procureurs, tous ces hauts magistrats se planquent et jouent les vertueux… », Bertrand Louvel et Jean-Claude Marin, les deux plus hauts magistrats de l’ordre judiciaire en France (le premier président et le second procureur général près de la Cour de cassation) se sont immédiatement invités à l’Elysée. Et l’Union syndicale des magistrats a demandé que « les propos sur la lâcheté de l’institution judiciaire soient infirmés ou retirés ». Sous le feu des critiques, le Président français dans une lettre datée du 14 octobre 2016 et envoyée au Conseil supérieur de la magistrature, avoue « regretter profondément ses déclarations qui sont sans rapport avec la réalité de sa pensée ».  

Combien de magistrats probes et propres dont les décisions ne plaisent pas ont été dessaisis de certains dossiers ou affectés arbitrairement par le Garde des Sceaux, chef suprême des Procureurs, sans aucune réaction de la famille judiciaire ? L’affectation récente du Procureur de la République Mbour, Alioune Sarr, à la Cour d’Appel de Saint-Louis comme avocat général sonne comme une sanction punitive. Pour avoir résisté aux pressions des hommes politiques proches du pouvoir, pour avoir fait librement et impartialement son travail, pour avoir fait arrêter des militants du parti au pouvoir et des parents d’hommes et de femmes politiques « apéristes » pour vol de documents administratifs, le rigoureux et très professionnel procureur de Mbour quitte la Petite Côte dix mois seulement après sa prise de fonction. Aucune voix autorisée de la hiérarchie judiciaire n’a réagi contre cette décision abusive du ministre de la Justice.

Aujourd’hui, vous dites que vous ferez face à toute pression et intimidation. Pourtant ces manques de considération, tous ces pieds de nez faits à la justice sont une forme de pression à laquelle la famille judiciaire n’a jamais résisté. Comme dans tous les pays du monde, il apparait que les magistrats ne sont pas en effet à l’abri de toute pression dans leur fonctionnement quotidien, qu’elle émane de leur hiérarchie ou du pouvoir exécutif. Mais il leur incombe de résister à toute influence ou confluence, de ne jamais privilégier la consigne sur la conscience.

Quand nous regardons l’élimination anti-démocratique de certains candidats à cette prochaine présidentielle sénégalaise, nous revivons l’atmosphère délétère qui a précédé la tempête post-électorale de 2010 et qui a débouché sur une boucherie mortifère en Côte d’Ivoire. L’alors président de la Cour suprême, Tia Koné, avait rendu l’arrêt N° E0001-2000 de la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême disant que « le candidat Alassane Ouattara ne réunissait pas toutes les exigences légales pour être candidat à l’élection présidentielle 2000, et qu’en conséquence il importait de ne pas faire figurer ses nom et prénom sur la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 22 octobre 2000 ». Un tel arrêt se fondait sur la base de l’article 35 de la Constitution ivoirienne du 23 juillet 2000 qui stipulait : « tout candidat à la présidentielle doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine…, il doit avoir résidé en Côte d’Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective » est resté 13 ans pour reconnaitre que cette « disposition était inique et absurde ».

Profitant de l’installation du sous-préfet de Gbagbégouiné, le samedi 9 février 2013, dans le département de Biankouma située à environ 700 km au nord-ouest d’Abidjan, Tia Koné mélangeant excuses et regrets a déclaré sans vergogne ceci : « Il n’était point question dans cette pathétique entente de rejeter ipso facto de nos rangs un fils du pays, un ancien Directeur général adjoint du FMI, pouvant de toute évidence, être cet artisan du regain de notre dignité et de notre grandeur nationale en perdition. (…) J’affirme qu’il n’a jamais été dit dans l’arrêt du 6 octobre 2000 que M. Alassane Ouattara n’est pas Ivoirien. Cet arrêt à notre grand regret, a causé un tort au concerné, à sa famille et à bien des Ivoiriens. Je m’excuse devant la nation entière. Aujourd’hui, la preuve est faite que le Président de la République est un Ivoirien qui a un profond amour pour sa patrie et qui engage en ce moment même notre pays sur de nombreux chantiers de développement en vue de faire de la Côte d’Ivoire, une nation de Paix et de prospérité ». Mais cette déclaration lâche intervient tardivement après que des dizaines d’Ivoiriens pro-Ouattara, contestant la légitimité du Président Gbagbo nouvellement élu, eurent trouvé la mort dans des conditions atroces. Dans la même foulée, le président du Conseil constitutionnel ivoirien, Paul Yao Ndré a déclaré le 3 décembre 2010 Laurent Gbagbo vainqueur de la présidentielle de 2010 avant de se rétracter cinq mois plus tard. Mais au prix de plus de 3 000 morts.

Si j’ai fait ce petit rappel dramatique M. le Président, c’est pour vous dire que certaines décisions de justice dictées par les pressions de l’exécutif fortement contestées par les populations finissent par se muer avec le temps en vérités irréfragables mais accompagnées souvent d’une kyrielle d’événements tragiques qui peuvent plonger le Sénégal dans une longue période dantesque. Aujourd’hui le parrainage, l’article 57 modifié visant uniquement Karim Wade ont été attaqués par les membres de l’opposition. Mais tous les Sénégalais savaient a priori que jamais le Conseil constitutionnel ne remettrait en cause ces tripatouillages du code électoral par les députés de sa Majesté. L’on ne compte pas le nombre de recours rejetés par les « Sages ». Il en est de même pour les pourvois introduits par l’opposition au niveau de la Cour suprême. Aujourd’hui, il est malheureux de constater que, par la seule volonté du chef de l’Etat, 22 candidats ont été écartés de la présidentielle à cause d’une loi taillée sur mesure pour éliminer des adversaires politiques redoutables. Pourtant en matière électorale, la règle démocratique, c’est l’inclusion et l’exception c’est l’exclusion. Aujourd’hui, il est indubitable que bon nombre de Sénégalais se sont mithridatisés contre plusieurs décisions de justice derrière lesquelles ils subodorent toujours la main pressante et contraignante de l’exécutif.  Sur la base de cela, nous ne dirons pas comme l’actuel ministre de la Justice qui déclarait en janvier 2012 que « le Conseil constitutionnel sénégalais est comme la Tour de Pise qui se penche toujours du côté du pouvoir » mais les membres de cette institution juridico-politique nous donnent l’impression que jamais l’opposition ne peut avoir raison devant les régimes en place. Je ne dirai pas non plus comme l’ex-Garde des Sceaux français Robert Badinter, parlant de la justice de son pays, que la nôtre « est proche du dépôt de bilan » parce que je suis béatement optimiste de voir un jour notre justice être citée en exemple dans plusieurs démocraties. Mais la justice se doit toujours de transcender les contingences partisanes. Elle est intemporelle et impersonnelle. Il ne serait pas surprenant que le parrainage, adopté aujourd’hui comme une loi salvatrice rationnalisante, soit déclarée, dès changement du régime, scélérate et inconstitutionnelle avec toutes les autres modifications afférentes.

Pour conclure cette lettre dont nous nous excusons de la prolixité sachant que vos charges républicaines ne vous donnent pas assez de temps pour lire la contribution ennuyante d’un citoyen lambda, nous allons évoquer le Procureur général français Denis Jacomet qui, appréhendé par les militaires allemands le 6 mars 1915, déclarait aux forces ennemies : « Ma conscience ne me reproche rien ; si je dois être exécuté, je saurais mourir la tête haute, en véritable magistrat français ». Un véritable brevet de courage et de civisme face aux pressions qui doit inspirer tout homme de justice.

Tout en vous remerciant de toute l’attention que vous voudrez bien accorder à cette si lettre, nous vous prions de croire, Monsieur le premier Président de la Cour suprême, en notre plus haute considération.sgueye@seneplus.com

Sénégal:climat tendu et escalade verbale entre pouvoir et opposition

https://www.leral.net/ Au Sénégal, le Conseil constitutionnel publie ce dimanche 20 janvier la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle. Cinq candidatures ont été validées dans la première liste. Des recours ont été formés par certains candidats de l’opposition, comme Karim Wade et Khalifa Sall. Les sages vont publier leur liste, alors que les passes d’armes se multiplient entre les candidats et le camp présidentiel.

Pouvoir et opposition sont à couteaux tirés dans la presse sénégalaise. Il y a d’abord les propos du président Macky Sall en marge de l’inauguration d’une mosquée vendredi. En parlant de l’opposition, le président a estimé que « le bruit était inévitable, car on ne peut pas battre quelqu’un et lui interdire de pleurer ».

Dans la nuit Le Front de résistance nationale , lié au Parti démocratique sénégalais, publie un communiqué très virulent. Le texte évoque des arrestations « ciblées » et « arbitraires » de jeunes militants dans tout le pays. Des arrestations commises par des « apprentis dictateurs », selon les mots du document.

Les craintes de la société civile

Autant dire que les accusations sont graves. Pour la société civile, il s’agit d’une escalade dangereuse pour la démocratie. Ses membres ont rencontré l’opposition ce samedi.

Aux côtés d’Alioune Tine, Babacar Gueye préside le collectif de la société civile pour les élections. « Pour le moment, c’est une escalade verbale. En tout cas, nous souhaitons nous, au sein de la société civile, qu’il soit mis un terme très rapidement à cette escalade verbale et qu’on puisse instaurer à nouveau une discussion entre les deux partis parce qu’il faut qu’ils se parlent. Seul le dialogue peut permettre de déboucher sur des solutions qui préservent la paix ».

Un climat tendu bien avant le démarrage officiel de la campagne électorale, le 3 février 2019.
Source Rfi.fr

Mansour FAYE : « Macky SALL sera réélu avec plus de 60% des suffrages dès le premier tour » (vidéo)

https://www.ndarinfo.com/ Benno Bokk Yakkar (BBY) de Saint-Louis est en ordre de bataille. Les comités électoraux de la Commune  du département ont été mis en place, hier, en marge d’un conclave auquel tous les responsables ont pris part.

C’est le professeur Mary Teuw NIANE, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation (MESRI) qui va présider l’instance départementale. Un choix qui vise à rééditer le sacre que la coalition avait obtenu au scrutin législatif sous la houlette dans l’ancien recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Son homologue Mansour FAYE, ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement par ailleurs maire de Saint-Louis va piloter celui de la Commune. Madame Khoudia MBAYE, ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’État, supervise GANDON, sa commune et le député-maire Arona SOW gère le GANDIOL. Mor Guèye GAYE, le DG de l’Ageroute et Ibrahima DIAO s’installent respectivement à la tête des comités de MPAL et de FASS.

« Le président Macky SALL sera réélu sur un format inédit avec plus de 60%  des suffrages à Saint-Louis. Nous n’avons remis aucuns frais de transport aux militants. Pourtant, ils sont venus en masse. Aujourd’hui, l’ensemble des responsables de la Coalition et de la Mouvance présidentielle se sont mobilisés dans une dynamique unitaire », a dit Mansour FAYE, très satisfait.

« Nous remercions vivement les militants. C’est eux qui font le travail à la base. Au niveau du département de Saint-Louis, les responsables portent la même vision et dégagent la même ambition de réélire le président Macky SALL dès le premier tour », a-t-il ajouté.

«  Il n’y a personne devant et personne derrière. Nous travaillons ensemble parce que nous savons que l’union fait la force », a précisé le maire de Saint-Louis.

Mansour FAYE dit tendre la main aux autres responsables de partis politiques à Saint-Louis « pour l’intérêt de la ville et du Sénégal ». « Nous irons rencontrer toutes personnes susceptibles de pouvoir renforcer la victoire de notre candidat. Dans cette optique, nous avons demandé à Ahmed Fall BARAYA de nous rejoindre. Il n’y a pas de meilleur profil que celui du président Macky SALL. C’est le meilleur choix », a-t-il conclu.

Calme Plat Dans La Capitale Après La Publication De La Liste Des Candidats Par Le Conseil Constitutionnel

NETTALI.SN – À l’exception de la vague d’indignation des opposants à la suite de la publication de la liste définitive des candidats à la prochaine présidentielle, aucun acte de vandalisme n’a été noté. Sur les deux voies de Sacré-Cœur 2 qui abrite le Qg de Khalifa Sall, les locaux étaient fermés vers les coups de 01 heure du matin. N’empêche que quatre pick-up, remplis de policiers, étaient postés à une vingtaine de mètres.

Même situation à Grand Yoff où règne un calme plat. Idem sur la Vdn où se trouve le siège du PDS. Une accalmie qui n’empêche les gendarmes et les policiers, déployés en grand nombre dans la capitale, de veiller au grain. Et de patrouiller pour anticiper sur d’éventuelles actes de violence. Est-ce à dire que les pro-Karim et pro-Khalifa qui criaient sur tous les toits que sans leur candidat point d’élection ont fini par baisser les armes ? Les prochaines heures, voire jours, nous édifieront…

Serigne mbacké Ndiaye demande à l’opposition de s’engager d’organiser de nouvelles élections…

https://www.ferloo.com/ Le coordonnateur du Rassemblement pour la pérennisation du libéralisme demande à l’opposition de s’engager, en cas de victoire, d’organiser de nouvelles élections dans un délai d’un an. Serigne Mbacké Ndiaye a adressé une correspondance à Malick Gakou ce matin.

« Dans un pays, il faut que tout un chacun cherche à instaurer la paix. Il n’est pas possible de revenir sur les décisions prise par le conseil constitutionnel. Deuxièmement l’opposition estime, à tord ou à raison, que le président Macky Sall est largement minoritaire dans ce pays. Je dis que si telle est leur conviction, nous pouvons trouver une solution qui n’est peut-être pas la meilleure, mais trouver quand même une solution. Nous demandons à l’opposition de s’engager à organiser de nouvelles élections en cas de victoire. Donc on va au élections quel que soit le résultat donné par le conseil constitutionnel. Et si l’opposition gagne, dans un an au maximum elle organise d’autres élections avec tous les candidats, un ministre comme ils le disent neutre, d’autres structures et d’organiser des élections qui seront pour eux des élections transparentes. De mon point de vue, c’est un moindre mal », a dit Serigne Mbacké Ndiaye au micro de la Rfm. (Avec Xalimasn)

Retournons dans la rue !Par Badara Gadiaga

Dans une démocratie quand l’essentiel est en danger ,s’opposer devient un devoir citoyen.

Chers frères et soeurs, l’heure est grave.
En 2012, l’ouverture de la campagne présidentielle m’avait trouvé dans les liens de la détention parce que j’avais décidé de faire face au régime de l’époque pour le Sénégal, ma patrie. Lequel combat m’avait amené à marcher vers le palais en compagnie de dignes compatriotes. Cependant, force est de constater que c’est fort probable que cela soit bis repétita.
Macky Sall a aujourd’hui remis en cause tous nos acquis démocratiques, franchi le rubicon, piétiné nos valeurs et nous pisse quotidiennement dessus. C’est inacceptable. Il est temps de faire face à ce régime despotique, liberticide et anti-démocratique.
Chaque génération a une mission.Soit elle la remplît soit elle la trahît et la nôtre a décidé et va remplir totalement la sienne. C’est une responsabilité historique que nous assumerons pleinement. Mes activités professionnelles avaient pris le dessus sur celles politiques. Vu l’urgence, sursoir aux dites activités professionnelles et sauver notre patrie est une obligation patriotique.
J’exhorte tous les compatriotes épris de justice de liberté et de patriotisme à se préparer pour l’inévitable rapport de force entre Macky Sall et le peuple.
Debout chers compatriotes, notre Sénégal est en danger ! Badara GADIAGA  Conseiller municipal commune de Grand Dakar. Conseiller à la ville de Dakar. Eternel rewmiste.

Amsatou Sow Sidibé: « Si le pays brûle… »

http://www.dakarmatin.com/ Le professeur Amsatou Sow Sidibé, candidate recalée à l’étape des parrainages, néanmoins présidente du parti « Car Leneen », a été l’invitée du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, elle est revenue sur la décision du Conseil constitutionnel, l’organisation des prochaines élections présidentielles, entre autres sujets d’actualités. Morceaux choisis.

Publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle

Avec tout ce qui est en train de se passer, avec tout ce qu’il y’a comme impondérable, on s’attend à tout mais également à rien. Vous savez personnellement que j’ai introduit un recours en régularisation, mais je n’ai pas eu de réponse. Régularisation parce que pour le parrainage, j’ai déposé 15 cartons de parrains, de signatures. 14 pour les différentes régions et 1 carton pour la diaspora. En sus de cela, j’ai remis une clé USB. On a fait savoir à mon représentant que c’est une clé qui ne pouvait pas être exploitée. Pourtant les cartons sont là. J’ai remis une autre et pas de suite. Ils ont donné des raisons relatives à la caution, au certificat de nationalité,… Mais, je ne dois pas déposer de caution parce que quand on nous a demandé de déposer les parrainages, c’était pour voir qui pouvait être candidat à la candidature. C’était une première étape et j’ai vu d’ailleurs que ces dernières réformes ont été impensées.

Parce qu’on ne peut pas demander à quelqu’un qui n’est pas encore candidat de déposer une caution. C’est une autre aberration du code électoral. Ou bien on vous dit que vous êtes candidat, vous déposez une caution, ou on dit qu’on va voir si vous êtes en mesure d’être candidat, si vous passez cette étape, vous déposez une caution. Sur le certificat de nationalité, là aussi, c’est une déficience, une défaillance du système sénégalais.

Le Sénégal ne marche pas. Les institutions ne marchent pas. La preuve, le syndicat de la justice est en grève depuis longtemps. Quand j’ai eu besoin d’un certificat de nationalité pour mon dossier, je suis allé au tribunal pour me faire faire un certificat de nationalité et j’ai déposé l’extrait de naissance de mon père. En établissant le certificat de nationalité, il y a eu une erreur. A la place du nom de ma mère, ils ont mis le nom de la mère de mon père, c’est-à-dire ma grand-mère paternelle. Quand je suis partie pour corriger ledit certificat, je n’ai pas eu de réponse parce que le syndicat de la justice était toujours en grève.

Pensez-vous donc que votre dossier a été saboté ?

J’ai remis une autre clé avec 60.000 signatures et ça n’a pas été exploité. On ignore que tout cela est le fruit de 4 mois de travail, de dur labeur sous la poussière, les déplacements,… Il y a un minimum de respect qu’on doit avoir vis-à-vis des candidats à la candidature. Il y a eu un sabotage de la part du Conseil constitutionnel. Même ma signature n’a pas été validée. Sur la publication de la liste définitive, ils vont faire ce qu’ils veulent. Parce que quand vous détenez la force, parce que c’est un pouvoir le pouvoir judiciaire, et qu’on joue avec cette force, ce sont les droits du citoyen qui sont tout simplement bafoués. Je suis une citoyenne qui connaît effectivement ses droits et qui exige la mise en œuvre de ses droits. Quand il n’y a pas de réponse positive, c’est que l’institution qui devait protéger les droits n’a pas joué son rôle. Par ailleurs, pour le parrainage, le Président de la République qui est face au peuple lui-même ne maîtrisait pas ça. Le Conseil constitutionnel encore moins parce que c’est une mauvaise loi inapplicable. Personne ne pouvait comprendre le système du parrainage, y compris ceux à qui la Constitution confie la mission d’appliquer les règles de droit. Le Conseil constitutionnel lui-même ne sait pas ce que c’est le parrainage. C’est pour cela que nous avons le sentiment que le Conseil constitutionnel a saboté les choses. Le parrainage est une catastrophe.

Que vous inspire la liste provisoire qui a été publiée par le Conseil constitutionnel ?

Ce que m’inspire cette liste, c’est qu’il y a eu une orchestration de tout ça. Ça été prévu. Le pouvoir actuel a fixé une barre à cinq candidats. Le Premier ministre l’a annoncé en disant qu’on aura 5 candidats. L’idée c’était ça. Le ministre de la justice est venu lui emboiter le pas en parlant de 5 candidats. Donc, le pouvoir a été un tailleur qui a taillé de façon juste les choses. Il y a eu une orchestration qui constitue un recul démocratique grave. Tous les Chefs d’Etat qui sont succédé avant l’actuel se sont battus pour que la démocratie soit une réalité, qu’elle soit au moins une perspective. Mais l’actuel Chef d’Etat a tout brisé, il a tout cassé. Avec lui, la démocratie est un recul très net et nous le regrettons. Et puis, c’est une liste sans saveur, fade, il n’y a même pas de femme. C’est un recul malheureux parce que depuis plus d’un siècle, on s’est battu pour le leadership féminin. Avec l’actuel régime, on sent que le leadership féminin n’a pas sa raison d’être. Il n’y a eu aucune sensibilité de la part du régime actuel et c’est un scandale. On ne peut pas avoir un pays équilibré, on ne peut pas avoir l’émergence ou le développement si les femmes ne sont pas au plus haut niveau de la prise de décision. Au moins qu’on leur permette de se présenter et d’espérer un jour d’occuper les places qui leur permettent d’être efficaces pour la société.

 Des violences ont été aussi notées dernièrement. Quel message lancez-vous aux jeunes ?

Le premier message, je l’adresse au Chef de l’Etat. Il y a de cela plusieurs semaines, j’avais lancé une alerte en lui disant Monsieur le Président de la République, réveillez-vous, l’heure est grave. Je le lui ai dit parce que je savais qu’on ne peut pas violer de la sorte les règles du jeu et ne peut être à la base d’une instabilité. Nous savons qu’en Afrique à chaque fois qu’il y a des conflits graves, l’origine ce sont les élections.
Ce qui se passe est une suite logique de ce qui s’est passé. Et quand nous parlons, ce n’est pas pour nous seulement, c’est pour le peuple aussi. Maintenant ce qu’il faut faire, c’est suspendre un moment ce processus qui est vicié à la base, revoir les règles du jeu avant d’aller à une élection présidentielle. Ce n’est pas possible d’organiser des élections présidentielles dans un mois. Il faut suspendre les choses pendant un temps qui n’est pas trop long pour réorganiser les choses. Que les cœurs et les esprits se calment avant d’aller aux élections. Il ne faut pas qu’on livre le Sénégal à la vindicte. Nous ne voulons pas que le Sénégal brûle, donc nous demandons au Président de la République de réagir très vite et de ne pas avoir simplement à l’esprit être réélu.
Ce n’est pas ça le problème. Nous lui demandons de se raviser. Le Président doit être à l’écoute de son peuple. Par ailleurs, nous demandons au Conseil constitutionnel de prendre ses responsabilités. Si le pays brûle, le Conseil constitutionnel aura été le bras armé de ce qui se sera passé. En tant que juridiction suprême composée de sages, elle doit prendre une décision sage pour que le pays ne brûle pas.Cheikh Moussa SARR

Karim et Khalifa définitivement recalés : Force est restée à la force

L’information n’a surpris personne. Nous savions, déjà, de source généralement bien informée, que le Conseil constitutionnel allait confirmer la liste provisoire de lundi dernier et valider les 5 candidats déjà retenus en l’occurrence Macky Sall, Idrissa Seck, Madické Niang, Ousmane Sonko et El Hadji Issa Sall.

En fait, force est restée certes à la loi, mais surtout à la force.

Nous savons en effet que la loi sur le parrainage a été un coup de force imposé à une opposition hostile qui n’a rien pu faire contre son vote et son adoption par l’Assemblée nationale.

Pis, le paramétrage du logiciel n’en est pas moins un coup de force parce que non-concerté et seulement connu des techniciens commis par le Grand Manitou.

Les 22 candidats recalés n’ont rien pu voir venir. Les dés étaient pipés. Et de 27 candidats, nous en sommes à 5.

Mais les coups de force le plus flagrant ont été les poursuites sélectives opérées contre de potentiels candidats, neutralisés.

Il a fallu réactiver la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), une loi rangée aux oubliettes depuis les années 80, pour juger un ancien ministre pour lequel aucun acte de détournement de derniers publics ou tout autre délit e corruption au sens large n’a été prouvé. Illicite ne voulant pas dire illégal.

Karim Wade a subi deux mises en demeure de 6 mois contre la loi, condamné puis exilé contre cette même loi. Donc, on ne peut pas parler d’application de la loi.

Idem pour Khalifa Sall. Quand ses partisans ont multiplié les actes de rébellion tendant à mettre en avant sa candidature et qu’il s’est éloigné d’Ousmane Tabor Dieng, son destin était scellé. Il a été poursuivi, jeté en prison et il y est resté malgré le fait que devenu député, il avait bénéficié de l’immunité parlementaire. Où est la loi dans tout cela ?

Or, c’est justement sur la base de ces condamnations qu’ils ont été écartés de la course à la présidentielle.

C’est au regard de tout ce qui précède que l’on ne peut pas dire chez nous ‘’force restera à la loi’’, mais que ‘’force restera à la force’’. La loi a été utilisée, largement, à des fins politiques. Le Président Sall a largement profité des failles de notre système institutionnel avec l’absence criard de contre-pouvoirs dignes de ce nom. Il a navigué, seul, imperturbable avec des libéraux du Pds de Wade et des ‘’khalifistes’’ qui n’ont fait que se mettre sur la défensive avec l’absence totale de stratégie de riposte. Or, à la politique comme à la guerre, quand on n’attaque pas, on encaisse.

Conséquence, pour la première fois de son histoire récente, le Sénégal ira aux élections sans ses plus grandes formations politiques que sont l’Alliance pour les forces du progrès (Afp), le Parti socialiste (Ps), tous deux des alliés du régime qui ont dû se faire violence pour respecter le pacte, et le Parti démocratique sénégalais (Pds), le plus grand parti de l’opposition qui sombre dans une incertitude béante du fait de la disqualification de son candidat déclaré.

Une situation qui propage, au sein d’une bonne frange de la classe politique, un sentiment fort d’injustice, mais surtout d’impuissance.

Ceux qui disent ‘’force restera à la loi’’ savent qu’ils ont surtout la force et non pas forcément la vérité avec eux. Le droit sans la force n’est que faiblesse tandis que la force sans le droit est tyrannie.

Une situation qui ne doit nullement justifier le recours à la violence. Elle a au moins le mérite d’avoir aidé l’opposition à s’organiser autour d’une plateforme, le C25, une première, eux qui perdaient leur temps à se regarder en chiens de faïence.

Elle doit cependant étudier et mettre en œuvre une stratégie de riposte capable de renverser le rapport de force dans le respect des lois et règlements.

Elle ne doit pas se contenter de riposter. Sonko l’a sans doute compris, lui qui, au lieu de répondre aux allégations sur les malversations financières, a contre-attaqué par des révélations infamantes contre des sbires du régime.

C’est dire que rien n’est encore gagné ou perdu. 21 jours de campagne électorale, c’est long et tout reste possible.En clair, il faudra faire en sorte que force reste aux électeurs.AssaneSamb

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