Flash Infos du Lundi 21 Janvier 2019

Forte baisse de la production de coton au Sénégal

APA- Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall La production de coton du Sénégal durant les onze premiers mois de l’année 2018 a enregistré une forte baisse de 52,1% comparée à la même période de l’année 2017, a appris lundi APA auprès de la société de développement des fibres textiles du Sénégal (SODEFITEX).

Selon cette structure, la production s’est établie à 6.400 tonnes contre 13.363 tonnes au terme des onze premiers mois de l’année 2017, soit un important repli de 6.963 tonnes en valeur absolue.

Cette contreperformance est occasionnée principalement par les ventes à l’exportation qui se sont repliées de 2,9% à 7.266 tonnes contre 7.064 tonnes à fin novembre2017.MS/cat/APA

Pr Justin Lin, économiste:«Le Sénégal n’a pas encore connu de transformation industrielle. C’est un pays à revenu faible (…) Il doit tirer des leçons du Nigéria pour ne pas tomber dans des conflits sociaux»

https://www.dakaractu.com La pauvreté n’est pas une fatalité. C’est l’avis de l’économiste Justin Yifu Lin, professeur émérite qui animait le vendredi dernier une conférence à l’École nationale de l’administration (Ena) sur le thème « Industrialisation dans le processus d’émergence ». Devant une assistance composée d’anciens diplomates, d’éminents économistes et chercheurs ainsi que de la délégation gouvernementale, le professeur a axé son exposé sur le parcours des pays en voie de développement qui ont réussi leur politique d’industrialisation. En s’inspirant du cas de la Chine, Pr Lin a démontré toute la trajectoire de ce pays-continent en l’espace de 40 ans.

Un cours inaugural qui s’est déroulé en présence du ministre Seydou Guèye, secrétaire général du gouvernement et du ministre conseiller diplomatique du Président de la République, Oumar Demba Ba.

D’emblée, le doyen de l’école nationale de développement de l’université de Pékin a indiqué que le Sénégal n’a pas encore connu de transformation industrielle. A l’en croire, le Sénégal fait partie des pays à revenu faible selon les données avancées par la Banque mondiale datant de 2017. Cependant, il est ferme sur ses convictions, la pauvreté n’est pas une fatalité et qu’elle reste juste un défi à relever.

Revenant sur la trajectoire des pays qui ont réussi leur politique d’industrialisation, le Pr Justin Lin soutient qu’ils ont tous suivi le même processus.

Selon ce chinois, leur développement s’est réalisé à travers la mise en place une industrie manufacturée à valeur ajoutée moyenne, forte à la suite, avant d’aboutir à un  développement des industries à forte intensité de capitaux et des services. Il a aussi suggéré au gouvernement du Sénégal de s’inspirer des expériences réussies des pays occidentaux et ceux de l’Asie de l’Est. C’est ainsi qu’il a proposé cinq mesures phares pour atteindre l’émergence via l’industrialisation. Pour réaliser un succès économique, il décline ses cinq mesures stratégiques : créer un marché plus compétitif, avoir un gouvernement pragmatique pouvant relever tous les déficits surtout d’infrastructures, créer des zones spécialisées sur tout le territoire pour améliorer l’environnement des affaires, saisir les opportunités qu’offrent le transfert et la délocalisation des entreprises étrangères et mener des réformes en conformité avec les normes internationales pour pouvoir s’aligner sur le marché international.

L’autre sujet débattu par le professeur est la découverte récente de ressources naturelles au Sénégal. Pour Justin Lin, le processus d’exploitation des hydrocarbures peut conduire à des déséquilibres et à la perturbation de la stabilité sociale comme les crises et les conflits sociaux. « Le Sénégal doit tirer des leçons du Nigéria pour ne pas tomber dans la malédiction des hydrocarbures », a-t-il soutenu devant l’assistance.

Directement interpellé en tant que représentant de l’État du Sénégal au cours de cette rencontre, le porte-parole du gouvernement a tenté de répondre aux inquiétudes de l’économiste chinois. « Je tiens tout d’abord à vous rassurer. L’État du Sénégal a pris toutes les dispositions pour éviter le syndrome hollandais », a-t-il fait savoir. Selon lui, l’expérience du Sénégal dans l’exploitation des ressources naturelles pourra même à l’avenir, être partagée à travers le monde.

Selon Oxfam,26 milliardaires détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité (Rapport)

 (Agence Ecofin) – Désormais, les 26 personnes les plus riches du monde détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité. C’est ce qu’a annoncé l’organisation Oxfam International, dans un rapport publié ce lundi.

D’après le document intitulé « Services publics ou fortunes privées », l’écart colossal entre les riches et les pauvres n’a fait que se creuser en 2018, accentuant les inégalités à travers le monde. Ainsi l’année dernière, la fortune des milliardaires a augmenté de 12% à raison de 2,5 milliards $ par jour, alors que « les 3,8 milliards de personnes qui composent la moitié la plus pauvre de l’humanité ont vu leur richesse diminuer de 11% ».

Pour illustrer ce fossé qui se creuse de plus en plus entre riches et pauvres, le rapport indique qu’à titre exemple, le budget santé de l’Etat éthiopien en Afrique de l’Est, ne correspond qu’à 1% de la fortune de Jeff Bezos (photo), patron du groupe Amazon et homme le plus riche de la planète (112 milliards $ en 2018).

Pour réduire ce fossé qui « nuit à la lutte contre la pauvreté et à nos économies, et attise la colère publique dans le monde entier », le rapport enjoint les Etats à mieux imposer les plus grosses fortunes du monde qui bénéficient de plus en plus d’avantages fiscaux, au détriment des plus pauvres.

Cela a facilité la monopolisation des ressources financières mondiales par les plus riches, alors que le nombre de milliardaires a presque doublé depuis la crise financière, avec un nouveau milliardaire tous les deux jours entre 2017 et 2018.

« La taille d’un compte en banque ne devrait pas déterminer le nombre d’années de scolarité ni l’espérance de vie de quiconque, or c’est bien ce qui se passe dans trop de pays à travers le monde.», a à cet effet déclaré Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International.

Notons que la publication de ce rapport intervient à la veille du Forum international de Davos qui réunit plusieurs des plus grandes fortunes mondiales, en Suisse ce mardi.Moutiou Adjibi Nourou.

TRANSFORMATION ECONOMIQUE DE 12 PAYS AFRICAINS : Le Réseau africain des Delivery units lancé à Dakar

http://www.enqueteplus.com Regroupant douze pays, le Réseau africain des Delivery units a été lancé samedi, au Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad), lors de la clôture de la 3ème Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (Ciea). L’objectif est, selon les initiateurs, d’accompagner les dynamiques d’émergence à travers le continent.

Créé par les autorités du Bénin, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, du Kenya, du Libéria, de Madagascar, de la Malaisie, du Maroc, du Nigéria, du Togo et du Sénégal, le Réseau africain des Delivery units a été officiellement lancé, lors du dernier jour de la 3ème édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Africaine (Ciea) tenue du 17 au 19 janvier. Selon le Directeur du Bureau opérationnel de Suivi (Bos) du Plan Sénégal émergent (Pse), Ibrahima Wade, l’institution est passée au plus haut niveau institutionnel pour accompagner les dynamiques d’émergence en Afrique. ‘’La 3ème édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique a permis d’approfondir cette réflexion et de proposer aux pays initiateurs des plans d’émergence des solutions pratiques pour un renforcement de la participation du secteur privé soutenu par de solides partenariats avec l’Etat pour une croissance forte, résiliente, inclusive, etc.’’, a expliqué le Directeur du Bos.

En effet, selon M. Wade, les résultats apporteront une ‘’solution concrète’’ à la question sur la garantie d’une mise en œuvre effective des plans d’émergence en Afrique. En réalité, ce réseau est une plateforme d’échanges d’expériences en matière de meilleur pilotage des plans de transformation économique. Mais, un cadre de collaboration formel pour user des meilleures pratiques, faciliter les partenariats en matière de renforcement de capacité et permettre une cohérence dans l’orientation des politiques et programmes de développement des pays membres. Dans cette perspective, le Réseau africain des Delivery units ambitionne une publication périodique des résultats et des réflexions sur les solutions innovantes mises en œuvre dans le cadre de la transformation économique en Afrique.

D’ailleurs, dans le second semestre de l’année 2019, le réseau publiera un document synthétisant l’essence des travaux de la Ciea 3. Il tiendra sa prochaine rencontre dans le 3ème trimestre de l’année 2019 à Nairobi, pour ensemble adapter une feuille de route détaillée et mettre en place des instances nécessaires.

Recommandations

Cependant, il convient de noter qu’à l’issue de la 3ème édition de la Ciea, le Comité scientifique a formulé des recommandations à l’endroit des Etats et du secteur privé du continent. Ainsi, les Etats ont été appelés à mettre en place les conditions de stabilité politique, institutionnelle et sécuritaire pour bâtir une vision partagée et à long terme. Mais, aussi de maintenir les efforts en matière de réformes de l’environnement des affaires, de réalisation d’infrastructures de soutien à la production et de connexion aux marchés, ainsi que la formation, afin de garantir l’employabilité des jeunes. Et enfin, d’accorder une attention particulière aux réformes fiscales en vue d’une mobilisation de ressources internes et de favoriser l’avènement de champions nationaux, tout en développant les échanges intra-africains, à travers l’accès à des marchés élargis.

En l’endroit du secteur privé, il est appelé à s’inscrire dans une dynamique de long terme et d’exploiter les opportunités par les partenariats publics-privés. Par ailleurs, il doit veiller à jouer son rôle ‘’pleinement’’ dans le processus de valorisation des produits agricoles par la transformation de ressources naturelles. Ceci, en plus de l’importance qu’il y a dans la mise en œuvre d’initiatives permettant le développement de la productivité du travail, ainsi que l’inclusion sociale. Dans le cadre de la pérennisation de la Ciea, le Comité appelle le secteur privé et les Etats à travailler main dans la main afin d’en faire une plateforme d’échanges, de partage d’expériences afin de garantir la réalisation de leur ambition d’émergence.

Toutefois, le Premier ministre sénégalais, Mahammed Boun Abdoulah Dionne, a indiqué qu’au-delà des grandes conférences, il faut que les Etats africains et le secteur privé puissent se mobiliser pour aller de l’avant. ‘’Le secteur privé national et africain doit relever le défi de l’entreprenariat industriel. C’est bien de se mettre sur l’import-export pour gagner de l’argent, les services aussi c’est bien, mais, il faut aussi des acteurs de l’industrie. Et ça, ce n’est pas l’Etat, c’est le rôle du secteur privé. On a les potentiels, une classe moyenne qui a un pouvoir d’achat’’, a-t-il dit. Selon le Pm, le chef de l’Etat, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), a ‘’beaucoup fait’’, avec les parcs industriels, le plan d’actions prioritaires, etc. ‘’Maintenant, c’est au secteur privé de prendre le relais. Parce qu’on ne peut pas continuer tout seul à faire les autoroutes. Il faut que le privé puisse faire des concessions, de prendre des risques et d’investir. Il nous faut dans l’infrastructure avoir une dose du secteur privé’’, a préconisé Boun Abdallah Dionne.

Il faut noter que la 4ème édition de la Ciea se tiendra en mars 2021 en Côte d’Ivoire pour la 3èmefois et offrira l’occasion pour les acteurs de faire l’évaluation de cette initiative. Ainsi, un secrétariat exécutif a été nommé afin de dresser une feuille de route de la Ciea.MARIAMA DIEME

Importation Du Sucre:Alioune SARR Fédère Les Commerçants Contre Le Gouvernement

https://www.walf-groupe.com Avec les distorsions de concurrence créées dans les importations de sucre, le ministre du Commerce, Alioune Sarr, a fini de dresser les commerçants les uns contre les autres.

A la tête d’une nouvelle entité, Ahmet Fall Braya s’en prend à l’Unacois/Yessal qui défend la production nationale aujourd’hui menacée par la dépression de Dipa. Pis, entre les boulangers qui veulent augmenter le prix de la baguette de pain, les meuniers qui défendent leur blé, et autres membres du secteur productif, personne n’encadre le ministre du Commerce qui a réussi la prouesse de fédérer tout le monde contre lui.

La Nouvelle force économique du Sénégal, que vient de créer Ahmet Fall Braya, prend le contrepied de l’Unacois/Yessal. Laquelle organisation commerçante s’était érigée en bouclier de la Compagnie sucrière du Sénégal (Css) dans la déferlante d’importations de sucre autorisées par les services du ministre Alioune Sarr. L’Unacois/Yessal de Alla Dieng soupçonnait de fortes connivences entre le «lobby du sucre importé» et certains hauts cadres du ministère du Commerce dans l’importation de 150 mille tonnes de sucre, soit le niveau annuel de la production de l’usine de Richard-Toll. Il avait, à ce titre, tiré la sonnette d’alarme. Mais aujourd’hui, c’est un autre segment de cette organisation commerçante qui vient accentuer le malaise provoqué par ce ministre chez les commerçants. En effet, la ficelle étant un peu grosse, le ministre Alioune Sarr de l’Alliance des forces du progrès (Afp) crée des problèmes qui ne servent même pas son alliance avec le parti au pouvoir dont le chef brigue un second mandat dans quelques semaines. Pis, le maire de Notto Diobass, qui ne sait pas faire la différence entre chiffres d’affaires et bénéfice, dresse ainsi les commerçants, les uns contre les autres en plus de réussir la prouesse de les fédérer presque tous contre lui, donc contre le Président Macky Sall dans sa quête aux voix pour laquelle il ne cesse de tenter d’éteindre des feux.

En prenant le contrepied de l’Unacois/Yessal dans l’importation du sucre, Ahmet Fall Braya, ex président du Conseil d’administration du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) sous Wade, entame une autre bataille dans le monde commerçant après ses salves contre Idy Thiam, aujourd’hui patron d’une autre frange de l’Unacois.

Patron de l’organisation commerçante Nouvelle force économique, Braya a soutenu la semaine dernière : «Nous voulons que tout ce qui est consommé dans ce pays soit produit localement. Il n’y a pas un besoin global couvert par la Compagnie sucrière du Sénégal (Css). Notre leitmotiv, c’est protéger notre tissu industriel et sauvegarder en même temps les emplois». Se voulant plus explicite, il ajoutait : «Si la Css n’atteint pas le besoin global de la population, il y aura un gap. Ce gap, nous demandons aux commerçants de l’importer. La Css doit continuer à faire des efforts d’investissement pour arriver à couvrir globalement les besoins nationaux. Ce sont des recommandations fortes». Une position qui vient en totale contradiction de celle émise par l’Unacois/Yessal d’Alla Dieng qui prenait la défense de la sucrerie de Richard Toll victime de l’importation de plus 150 mille tonnes de sucre et dont la masse salariale mensuelle tourne autour d’un milliard 450 millions de francs Cfa pour, dit-on, près de 7 mille agents. «Ces énergumènes voraces et sans scrupules menacent, pour des intérêts bassement personnels, les emplois de milliers de pères de famille», dénonçait le patron de l’Unacois/Yessal. Lequel estime que «le chantage et les mensonges doivent cesser ! Cela ne passera plus et nous espérons que l’Etat ne faillira point et prendra pleinement ses responsabilités le moment opportun».Magib GAYE

REPLI DE 8, 9 % DES PRIX À L’EXPORTATION EN NOVEMBRE (ANSD)

Dakar, 21 jan (APS) – Les coûts des produits sénégalais à l’exportation ont connu une diminution de 8, 9 % au mois de novembre dernier en comparaison de ceux du mois précédent, a appris l’APS de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Au mois de novembre 2018, les prix des produits à l’exportation ont chuté de 8, 9 %, comparés à ceux du mois précédent. Cette évolution est essentiellement liée à la baisse de 18, 9 % des prix des produits des groupes ‘’autres demi-produits’’, de 10, 4 % de la fonction ‘’alimentation-boisson-tabac’’, rapporte la structure dans sa note consacrée à l’évolution du commerce extérieur du Sénégal.
Le rapport rendu public lundi cite également la baisse de 8, 4 % des matières premières minérales et celle de 5, 2 % des produits finis destinés à la consommation parmi les facteurs ayant tiré le repli des prix à l’exportation sur la même période.
Toutefois, tempère l’ANSD, la remontée de 1, 8 % des prix des produits des groupes, ‘’énergie et lubrifiant’’, et de 0,1 % de ceux des matières premières animales et végétales, a atténué cette tendance baissière.
Comparés au mois de novembre 2017, les prix des produits à l’exportation ont enregistré une augmentation de 4,0 %, alors que sur les onze premiers mois de 2018, ils se sont relevés de 8, 3 %, par rapport à ceux de la période correspondante l’année précédente, relève le rapport consulté le même jour à l’APS.
Dans le même temps, comparativement à novembre 2017, les prix des produits sous-jacents ont haussé de 4, 5 % et ceux des produits volatils ont baissé de 4,9 %, souligne la même source.
Ainsi, sur les onze premiers mois de 2018, les prix des produits sous-jacents se sont renchéris de 9, 5 % tandis que ceux des produits volatils ont chuté de 4,1 %, selon l’ANSD.AKS/OID

BAISSE DES PRIX À L’IMPORTATION EN NOVEMBRE (ANSD)

Dakar, 21 jan (APS) – Les prix des produits à l’importation ont enregistré une baisse de 5, 3 % en novembre dernier comparativement au mois précédent, a révélé lundi l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Cette évolution est consécutive au repli de 12, 8 % des prix des matières premières animales et végétales, de 9, 2 % des produits finis destinés à la consommation, de 7, 3 % ceux des produits finis destinés à l’industrie, lit-on sur la note sur les indices mensuels du commerce extérieur de la structure.
Cette baisse s’inscrit également dans le sillage de celle de l’énergie et des lubrifiants (- 6, 3 %), des matières premières minérales (-6, 2 %) et de l’alimentation, boisson et tabac (- 4, 6 %), rapporte le document rendu public le même jour.
L’ANSD estime, en revanche, que le repli des prix des produits à l’importation a été atténué par la hausse de 0, 6 % des prix des produits du groupe ‘’autres demi-produits’’.

Comparés au mois de novembre 2017, les prix des produits à l’importation ont augmenté de 9,8 %, alors que sur les onze premiers mois de 2018, ils se sont relevés de 8 %, relativement à ceux de la période correspondante de 2017, fait-on savoir de même source.
Par ailleurs, les prix des produits sous-jacents et volatils à l’importation ont fléchi respectivement de 5, 8 % et de 0, 1%, détaille l’ANSD qui fait également état d’une augmentation de 11, 6 % des prix des produits sous-jacents et de 5, 6 % des produits volatils.
Sur les onze premiers mois de 2018, les prix des produits sous-jacents ont augmenté de 9,3 % tandis que ceux des produits volatils ont chuté de 2,5 %, précise le rapport.AKS/OID

AMÉLIORATION DES TERMES DE L’ÉCHANGE EN NOVEMBRE (ANSD)

Dakar, 21 jan (APS) – Les termes de l’échange du Sénégal, indice mesurant le rapport entre les exportations et les importations, ont connu une amélioration en novembre dernier, en ressortant à 1, 24, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Ce résultat est lié à la bonne tenue des prix des produits des matières premières minérales dont les termes de l’échange se sont situé à 1,73, des produits finis destinés à la consommation (1,37), des prix de la fonction ‘’alimentation-boisson-tabac’’(1,22), souligne la structure dans sa note d’évolution du commerce extérieur du Sénégal.

Le rapport ajoute également parmi les facteurs ayant favorisé cette tendance, la bonne tenue des prix de l’énergie et des lubrifiants et des autres demi-produits avec des indices respectifs de 1, 21 et 1, 14.
En revanche, la détérioration à 0, 76 des termes de l’échange des produits du groupe ‘’matières premières animales et végétales’’ a réduit la compétitivité des produits exportés en novembre 2018, fait-on savoir de même source.AKS/OID

OTTAWA VA DÉBLOQUER 500 MILLIONS CFA POUR LA MISE EN OEUVRE DE LA CONTRIBUTION DÉTERMINÉE NATIONALE DU SÉNÉGAL

Dakar, 21 jan (APS) – Le gouvernement canadien va mettre à la disposition du Sénégal quelque 500 millions de francs CFA, soit 2 millions de dollars canadiens, pour appuyer la mise en œuvre de sa Contribution déterminée nationale (CDN) dans le domaine des déchets solides, a annoncé, lundi, à Dakar, Claude Landry, première secrétaire de l’ambassade du Canada chargé du développement

Mme Landry en a fait l’annonce à l’occasion du lancement du projet d’appui à la mise en œuvre de la Contribution déterminée nationale (CDN) dans le secteur des déchets solides au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

La CDN, fruit d’un processus de négociations internationales qui a permis l’adoption et l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur le climat, désigne un ensemble d’actions jugées significatives qui manifestent l’engagement d’un pays à contribuer à relever le défi collectif de lutte contre le changement climatique.

Selon la première secrétaire de l’ambassade du Canada en charge du développement, le Sénégal respecte ses engagements dans le cadre des objectifs assignés à l’Accord de Paris sur le maintien en deçà de 2°C des températures.

Cet investissement s’inscrit dans le cadre d’un engagement financier de 2,65 milliards de dollars canadien pour aider les pays en développement à relever le défi du changement climatique et à assurer la transition vers des économies résilientes et à faibles émissions de carbone, a-t-elle indiqué.

« Le gouvernement du Canada a déjà appuyé l’adoption et la mise en œuvre de politiques visant à réduire de manière significative, les polluants atmosphériques à courte durée et à appuyer la mise en œuvre des contributions déterminées nationales », a rappelé la première secrétaire au développement de l’ambassade du Canada au Sénégal

Claude Landry signale par ailleurs que ce programme « est spécifiquement conçu pour appuyer l’élaboration complète de mesures sur les différentes étapes de la gestion des déchets, tout en réalisant des réductions d’émissions importantes et d’autre avantages économiques sociaux et environnementaux ».Elle a annoncé qu’il sera élargi, à d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest.SBS/BK

Le Mali bientôt lié directement à la mer par le fleuve Sénégal

iGFM – (Dakar) – Le Mali espère avoir un accès facile à l’océan Atlantique par la navigabilité du fleuve Sénégal (1 750 km). Et le début des travaux est annoncé pour 2019. C’est ce que les autorités de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ont annoncé le 24 décembre 2018 au président Ibrahim Boubacar Keïta.

Le Mali pourrait bientôt accéder à la mer par le fleuve Sénégal. L’annonce a été faite le 24 décembre dernier au président Ibrahim Boubacar Keïta par le président du Conseil des ministres de l’OMVS, Cheick Taliby Sylla, par ailleurs ministre de l’Energie guinéen. Qui a été reçu en audience, avec sa délégation, par le Chef de l’Etat malien à l’issue de la 71e session tenue à Bamako du 23 au 24 décembre 2018. Cette rencontre a essentiellement discuté des différents budgets de fonctionnement du Haut-Commissariat et du budget de fonctionnement des sociétés qui gèrent les ouvrages communs de cette l’organisation.

«Nous avons reçu d’amples explications et des instructions du président Ibrahim Boubacar Keïta sur les projets, surtout sur la navigation. La mise en œuvre de cette navigation va désenclaver le Mali jusqu’à Saint-Louis», a déclaré Cheick Taliby Sylla cité par un communiqué publié par la Présidence malienne.

«Aujourd’hui, nous sommes fiers de dire que les études de faisabilité de la construction du chenal sont complètement terminées, les études d’impact environnemental et social aussi sont en cours et prendront fin bientôt au niveau de Saint-Louis. Nous avons grand espoir que les travaux de construction du chenal vont démarrer en 2019 au bénéfice de tous les pays riverains du bassin, particulièrement de la République du Mali», a précisé M. Sylla.

«Nous avons parlé aussi de la construction de la ligne d’interconnexion Mali-Guinée. Cette ligne va permettre d’injecter de l’énergie sur le réseau malien», a ajouté M. Sylla.

«C‘est grâce au leadership et au plaidoyer du président IBK (Ibrahim Boubacar Kéita) que la navigabilité à partir du Mali jusqu’à Saint-Louis, au Sénégal, sera concrétisée. La sécurité alimentaire des populations, l’aménagement de plus de 200 hectares de terres cultivables, la création d’emplois, la protection de l’environnement, l’augmentation de la capacité de l’énergie sont, entre autres, les avantages de ce projet pour le Mali», a indiqué le communiqué de la Présidence malienne.

L’OMVS compte mobiliser un montant global de 138,525 millions de dollars pour le démarrage des travaux de navigabilité, l’un des volets phares du programme de développement de l’organisation sous-régionale géré par le Système intégré de transport multimodal (SITRAM).

Au cours du dernier conseil des ministres, les responsables ont souligné  que l’OMVS est en discussions avancées avec la société indienne AFCONS pour la réalisation de la première phase du projet. Cette initiative est axée sur la réalisation d’un certain nombre d’infrastructures (ports, chenal, escales…) permettant une navigation permanente entre Saint-Louis du Sénégal et Ambidédi, au Mali.

Pour rappel, depuis sa création en 2011, la SITRAM travaille d’arrache-pied pour la mise en œuvre de ce projet dont la vocation principale est de restaurer et de promouvoir, de manière pérenne, la navigation sur le fleuve Sénégal.

Long de 1 750 kilomètres, le Sénégal est un fleuve au régime tropical. Il prend sa source en Guinée-Conakry à 750 mètres d’altitude. Il arrose le Mali, puis la Mauritanie et le Sénégal (tout en servant de frontière entre ces deux pays) avant de se jeter dans l’océan Atlantique à Saint-Louis.

Selon des historiens, ce cours d’eau fut un moyen de transport florissant au début du 20e siècle. Mais cette activité a été quasiment interrompue depuis les années 1970, principalement en raison de la sécheresse et de l’absence totale d’investissements pour soutenir la concurrence avec les modes de transport alternatifs (routes, chemin de fer…).

Sans compter que le régime hydraulique du Sénégal est caractérisé par des variations très marquées qui ont des incidences sur la navigabilité fluviale. Sans les travaux d’aménagement envisagés et malgré la régulation des débits par les barrages de Manantali et de Diama, la navigation est difficile.

Mais, le barrage de Diama a déjà permis l’amélioration de la navigation sur le fleuve en régulant le niveau de l’eau. Une écluse de navigation de 175 m sur 13 permet le passage des bateaux mais sur une courte distance.Auteur : Maliactu

ENTSS : Une semaine de grève décrétée

https://www.dakaractu.com Les élèves de l’école Nationale des Travailleurs Sociaux Spécialisés ont décidé d’aller en grève. Ils ont décrété une semaine de grève à partir de ce matin à 09H a pour s’offusquer des promesses non tenues du Ministre Abdoulaye Diouf Sarr « qui  n’honore toujours pas une seule de ses promesses sur les 9 points du mémorandum », a indiqué Malang Fadéra leur coordinateur. Ces points concernent le recrutement, le paiement des pécules, le paiement à temps des bourses, la subvention du restaurant, la diminution des inscriptions, le paiement des l’indemnité de stages avant service, l’obtention d’un bus,  formalisation des subventions de mémoires, la subvention du petit déjeuner

Sénégambia Bridge : Le pont sur la Gambie inauguré par Macky Sall et Adama Barrow

https://www.lejecos.com Les présidents sénégalais et gambien, Macky Sall et Adama Barrow, ont inauguré ce lundi, le pont de Farafenni. Le coût de l’infrastructure, d’une longueur de 942 mètres est de 67.408.547 dollars, soit environ 38,689 milliards de FCfa.

Le Sénégambia Bridge, le pont sur la Gambie, a été inauguré ce lundi par les présidents Macky Sall et Adama Barrow. Une foule nombreuse a assisté à cette cérémonie. Celle-ci qui a été retransmise en directe par les télévisions nationales des deux pays a été riche en couleurs. Les stars Youssou Ndour et Dialiba Kouyaté ont assuré l’animation musicale entre les discours des officiels des deux pays et des partenaires techniques et financiers. Après la cérémonie officielle, Macky Sall et Adama Barrow ont coupé le ruban et dévoilé la plaque inaugurale. Ensuite, les deux présidents sont montés ensemble dans un véhicule et ont parcouru les quelques centaines de mètres qui séparent les deux rives du fleuve Gambie.

Le pont de Farafenni   enjambe le fleuve Gambie. Il a été conçu pour faciliter la circulation entre le Sénégal et la Gambie dans le cadre du désenclavement dans l’espace Cedeao.  Il relie les villages gambiens de Farafenni et de Soma et facilite également par la traversée de l’enclave gambienne, la circulation des personnes et des biens entre le nord et le sud du Sénégal en desservant notamment les régions de SédhiouKolda et Ziguinchor.

Le pont est long de 942 mètres. Sa hauteur est de 18 mètres et sa largeur de 12 mètres. Selon Ageroute, à côté des accès au pont, raccordés à la route transgambienne, il existe des sections de routes nouvelles dans la mangrove,  mais aussi deux aires de péages. «C’est un pont à péage, doté de postes de contrôle juxtaposés. Le pont comprend une chaussée de 7,00 mètres de large fois 2 voies de circulation. Il a une sur largeur de part et d’autre de 0,30 mètre pour le marquage latéral de la chaussée et la mise en place d’un caniveau fil d’eau pour le drainage de l’ouvrage. Les gargouilles d’évacuation seront disposées dans ce caniveau. Il est doté de trottoirs de 1,70 mètre de largeur utile et dispose dans chaque trottoir, de quatre fourreaux de 100 millimètres de diamètre et trois fourreaux de 150 millimètres de diamètre pour permettre le passage ultérieur de câbles », renseigne Ageroute.

Le coût de l’infrastructure est de 67.408.547 dollars, soit environ 38,689 milliards de  FCfa. Le financement provient principalement de la Banque africaine de développement (Bad).

La première pierre a été posée en février 2015. Ageroute souligne que l’ouvrage va améliorer la compétitivité de l’économie des pays de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) par la fluidité des échanges et la réduction des coûts de transport routier, en assurant de façon permanente, le franchissement du fleuve Gambie.

Jusqu’ici, la liaison entre les deux rives du fleuve Gambie était assurée par des bacs motorisés mais aussi par une multitude de petites pirogues. Adou FAYE

PR BOUBACAR BARRY, HISTORIEN, AUTEUR DE «LA SÉNÉGAMBIE DU XVE AU XIXE SIÈCLE» : «CE PONT MET FIN A LA FRAGMENTATION DE L’ESPACE SENEGAMBIEN»

http://www.sudonline.sn Ce lundi 21 janvier 2019, le chef de l’Etat du Sénégal,  Macky  Sall, et son homologue de la Gambie, Adama Barrow vont inaugurer le pont Sénégambien de Farafenni.

Pour Boubacar Barry, ancien professeur à l’Ucad et spécialiste des questions Sénégambiennes, ce pont va au-delà  de la liaison entre les deux pays, car «il met fin à la fragmentation de l’espace Sénégambie»

Avec l’inauguration du pont qui relie la Sénégambie, ce lundi 21 janvier, c’est le rêve de toute une nation que l’on réalise. Tel est l’avis du professeur Boubacar Barry, ancien professeur d’histoire à l’université Cheikh Anta  Diop de Dakar (Ucad). L’auteur de «La Sénégambie  du XVe au XIXe siècle», estime qu’il s’agit «d’un pont de la grande Sénégambie, un pont ouest africain qui désenclave le  Sud par rapport au Nord de la Sénégambie». Il est d’avis que ce «joyau» est bénéfique aux différents pays, dans  tous les aspects.

En effet, il explique que ce pont ne se limite pas uniquement à desservir le Sénégal et la Gambie, mais elle «unie également le Sénégal du Nord à celui du Sud. C’est un pont sénégambien par le sens de la grande Sénégambie et qui inclue à la fois la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée -Bissau, le Mali et la Guinée Conakry.  Ce n’est pas uniquement la confédération de la Sénégambie qui a été mise en place pour unifier le Sénégal et la Gambie, à une époque des années 80 et qui avaient échoués».

Et de relever qu’une «fragmentation a été mis en place par le partage colonial et qui n’est pas de notre intérêt, encore moins de notre futur et qui doit se fixer sur l’unité de l’Afrique de l’Ouest, la grande Sénégambie. Ce corridor devait exister dès les premières années de l’indépendance». Pour Boubacar Barry, ce pont achevé va améliorer les relations entre «deux Etats qui constituent un seul pays et un seul peuple. Toute ma vie, j’ai rêvé  de ce pont et le jour où j’en aurai l’occasion, je le traverserai à pied pour marquer toute ma joie de voir ce pont qui met fin à la fragmentation de l’espace sénégambien».

«LA GAMBIE  VOYAIT LE SENEGAL COMME UNE OMBRE QUI POUVAIT L’AVALER A TOUT MOMENT»

Sur le plan diplomatique, l’historien  fait savoir que la  construction de ce pont instaure une politique commune entre ces deux Etats qui sont souverains et qui devraient «progressivement abandonner  leur souveraineté au profit d’une unification beaucoup plus large et beaucoup plus tournée vers le développement des peuples de cette région». Pour ce qui est de l’apport économique, M. Barry note: «le temps que les transporteurs gagnent notamment pour la traversée est un gain économique énorme. C’est dommage qu’on ait attendu tout ce temps pour construire ce pont qui devait l’être dès les premières années de l’indépendance. Sur le plan économique, c’est un gain énorme et on ne doit pas se limiter à un seul pont. C’est plusieurs ponts qui doivent être construit sur tous les parcours de la Sénégambie, de traversée de ses fleuves qui relient la Guinée, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Sénégal, dans un vaste espace et qui complémentaire de la vallée du fleuve Sénégal».

Revenant sur le retard relatif à la réalisation d’un tel ouvrage, Boubacar Barry souligne que Jammeh voyait en ce pont une menace pour la sécurité de la Gambie. Des menaces qui étaient fondées dans la mesure où il y avait cette perspective des élections qui hantaient les esprits des gambiens. «Mais c’est un faux problème parce que la Gambie et le Sénégal sont faits pour être ensemble» et donner aux populations un espace apaisé de libre circulation des hommes et des biens et dans la recherche de leur de honneur réciproque. C’est l’Etat-Nation. «La Gambie  voyait le Sénégal comme une ombre qui pouvait l’avaler à tout moment, mais on a vu que cela n’a jamais eu lieu. Ce n’est même pas dans l’intérêt du Sénégal». Au contraire, selon lui, ce pont met la Gambie  et le Sénégal dans une position de créer un libre espace de circulation des biens et des personnes, de citoyenneté pour le développement des peuples qui sont à cheval sur le Sénégal et la Gambie.

«CE SERAIT DOMMAGE  QUE  CE PONT SOIT UN FREIN A LA NAVIGABILITE DE CE FLEUVE GAMBIE»

«La Gambie  est le creuset de l’Afrique de l’Ouest, tel est l’impact d’un ouvrage de cette envergure dans un espace comme la Sénégambie», se réjouit M. Barry. Néanmoins, il interpelle les autorités étatiques sur la navigabilité du fleuve Gambie. «La Gambie est le fleuve le plus navigable de l’Afrique de l’Ouest et j’espère  qu’ils avaient prévu cela. Parce que les bateaux de haute-mer peuvent pénétrer la Gambie sur prés de 300 milles à l’intérieur des terres. C’est le fleuve le plus navigable et ce serait dommage  que  ce pont soit un frein à la navigabilité de ce fleuve», a fait savoir l’universitaire Aïssatou DIOP

Pont de Farafenni : L’ouvrage sera géré par la Gambie

Seneweb.com Le pont de Farafenni se situe en terre gambien, la gestion de l’ouvrage revient par conséquent à Banjul. Toutefois, pour son exploitation, le Sénégal et la Gambie vont coopérer. Les deux pays s’engagent à  mettre en place deux postes de contrôle, un à Keur Ayip et un autre à Sénoba. Sur place, il y aura un contrôle d’identité effectué par les services des deux voisins. Egalement, un contrôle douanier sera effectué pour lutter contre la fraude et un autre contrôle pour les services des eaux et forets, renseigne la Rfm.

Financé à hauteur de 90% par la Banque africaine de développement, le projet a coûté prêt de 50 milliards francs Cfa. Il entre dans le cadre de l’intégration sous régionale via le corridor Dakar, Banjul, Bissau, Cotonou, Abidjan et Lagos. Mais avec cet ouvrage, c’est surtout le Sénégal qui gagne, le pont de Farafenni permet d’avoir une continuité territorial entre le Nord et le Sud du pays. L’enjeu, la circulation des personnes mais aussi des produits de la Casamance vers le Nord du pays. Car jusque là, les passagers et camionneurs avaient d’énormes problèmes à aller de part et d’autre du fleuve.Marie Thérèse SAGNA

DES RELIGIEUX EN APPELLENT À LA RESPONSABILITÉ DES ACTEURS POLITIQUES

Dakar, 21 jan (APS) – Le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal, par la voix de son président, Cheikh Tidiane Ndiaye, a invité les acteurs politiques sénégalais à faire preuve de responsabilité pour une bonne tenue de l’élection présidentielle du 24 février prochain.
’’Aujourd’hui, nous avons lancé un message d’appel à la paix pour l’ensemble des composantes politiques (…) En tant que religieux, nous avons voulu être proactifs en lançant un appel à la responsabilité des différents acteurs politiques’’, a-t-il fait savoir.
Le responsable du Cadre unitaire de l’islam au Sénégal s’adressait à des journalistes en marge d’un atelier dédié au thème : ‘’Les réseaux sociaux, outils de promotion de la paix et de l’engagement’’.
’’Nous avons tout à l’heure échangé sur le caractère virale de certaines informations. Avec les réseaux sociaux il est aujourd’hui possible de lancer de messages d’appel à la haine, à la surenchère qui se propagent rapidement’’, a expliqué le religieux.
’’C’est la raison pour laquelle, en tant que religieux, nous avons voulu lancer un appel à la responsabilité des différents politiques’’, a expliqué Ndiaye, non sans évoquer la possibilité pour les musulmans et les adeptes des autres religions d’œuvrer pour la sensibilisation sur les méfaits des messages de haine.
’’Le Sénégal constitue un exemple de cohésion de ses différentes communautés. Notre rôle en tant que religieux est de veiller à ce que cette cohésion nationale ne puisse pas être sapée par des considérations politique’’, a-t-il souligné.
Il a ajouté : ’’C’est le Sénégal qui gagnera avec son peuple et, pour cela, il faut que tout le monde puisse s’impliquer’’, en allusion à la tenue le 24 février du premier tour de l’élection présidentielle au Sénégal.DS/AKS/OID

Le C25 Invalide La Candidature De Macky SALL Et Lui Déclare La Guerre

https://www.walf-groupe.com Le C25, qui regroupe les 25 candidats qui avaient déposé leur dossier de parrainage au Conseil constitutionnel, est décidé à en découdre avec le régime avec le régime de Macky SALL

Réunis aujourd’hui lundi au siège de Bokk Guis-Guis de Pape DIOP, les opposants ont déclaré la guerre au leader de l’APR. Se relayant le micro, Malick GAKOU, coordonnateur du C25, l’ancien Premier ministre Haguibou SOUMARE, Boubacar CAMARA et Mamadou DIOP Decroix ont récusé les membres du Conseil constitutionnel, invalidé la candidature de Macky SALL et se disent prêts à la « confrontation ».

« Macky SALL ne nous laisse pas le choix. Il nous oblige à nous battre, donc il ne reste plus que la confrontation », déclare le leader du Grand Parti qui informe qu’une journée d’action sera incessamment organisée pour faire face au régime de SALL.

Lui emboitant le pas, Haguibou SOUMARE annonce que le C25 a décidé d’invalider la candidature de Macky SALL. Selon lui, le leader de l’APR ne participera pas à la prochaine présidentielle et ses campagnes seront systématiquement sabotées.

Même son de cloche Boubacar CAMARA qui déchire la liste définitive du Conseil constitutionnel et informe qu’une délégation sera envoyée dans les différentes régions pour sensibiliser les Sénégalais.

le C25 rejette les décisions du Conseil constitutionnel et lance le bras de fer

https://senego.com Le Conseil constitutionnel a publié le dimanche 20 janvier 2019 la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal. Cinq (5) candidats à savoir Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Me Madické Niang ont pu franchir l’étape du parrainage. Réuni ce lundi 21 janvier à Dakar, le Collectif des 25 candidats à l’élection présidentielle (C.25) rejette « sans appel les résultats du contrôle du parrainage et les décisions du Conseil constitutionnel ».

« Le C25, pour répondre à la provocation de Macky SALL est déterminé à engager une lutte sans concession pour défendre les acquis démocratiques de notre pays et à faire face, par tous les moyens à sa disposition, à l’arbitraire imposée par un président sortant qui redoute d’affronter le suffrage des citoyens de façon honnête et sincère », lit-on dans un communiqué de ce regroupement de l’opposition et titré « contre le coup d’Etat électoral de Macky Sall ».

Le C25 lance un appel à la mobilisation de tous les segments de la population, de « tous les électeurs civils, militaires et paramilitaires, des élèves et étudiants, des syndicats de travailleurs, de la presse » pour empêcher le déroulement du « plan de réélection frauduleuse de Macky SALL au premier tour ».

Le C25 insiste particulièrement sur les coordinations de commune et de quartier notamment sur la participation de la jeunesse et des femmes pour la mise en œuvre des mots d’ordre.

« Des missions d’instruction vont sillonner dans la semaine en cours les 14 régions du pays et la diaspora pour informer de manière exhaustive les militants et les populations et les instruire sur les mesures pratiques de résistance », renchérit la note.

Pour conclure, le C25 exige la libération « immédiate et sans condition des citoyens incarcérés et l’arrêt des poursuites, dans le cadre de la lutte pour la défense de l’intégrité électorale ». Par Ankou Sodjago  

Me Madické NIANG reçoit une délégation du MFDC à Ziguinchor favorable à la Paix en Casamance

Dans le cadre de sa tournée nationale dans la région Sud du pays, Me Madické NIANG candidat de la coalition Madické 2019, a reçu hier à Ziguinchor une délégation du MFDC. Les échanges ont porté sur la Paix en Casamance et le projet de société Jamm ak Xéweul (La Paix et l’Abondance) qui en consacre une partie essentielle.
Soldat infatigable de la Paix, Me Madické NIANG a appelé à l’unification de toutes les forces vives de la Casamance et s’est engagé, une fois élu, à asseoir les bases d’une solution définitive de la crise casamançaise.
« Il est grand temps de s’engager résolument et méthodiquement dans la voie qui mène à une paix définitive dans cette région aux immenses potentialités et qui doit jouer un rôle central dans la transformation économique du Sénégal. L’heure est venue de prendre le taureau par les cornes et d’instituer un organe régulier de l’État qui sera publiquement chargé de trouver une solution consensuelle, sur la base de négociations franches et sincères, sans préalable, avec comme seul objectif de trouver un consensus générateur de paix et de stabilité pour le Sénégal.
Dans cette perspective, il ne faut exclure aucun acteur ni refuser aucune mesure de réinsertion devant permettre aux personnes directement impactées de retrouver une sécurité collective et individuelle indispensables à l’amélioration de leur niveau de vie qui passe forcément par une exploitation rationnelle et endogène des immenses ressources naturelles de cette région » a déclaré Me Madické au cours de l’audience accordée à la délégation du MFDC.
Me Madické NIANG a par ailleurs reçu à Ziguinchor le trophée de la Paix décerné par l’association Bayo Sora promotrice du concert de la Paix dont le candidat de la coalition Madické 2019 était le parrain de la présente édition.
Ce lundi, Me Madické NIANG sera l’hôte de Monsieur Sibilou MAGNE, le Roi d’Oussouye et les populations du département, de l’évêque de Ziguinchor avant de présider un meeting à Bignona. Cette dernière étape de la tournée nationale dans le sud du pays sera bouclée par un grand rassemblement au terrain de basket de Ziguinchor ou une importante déclaration sera faite sur la Paix en Casamance.LA CELLULE DE COMMUNICATION

Me Madické Niang : «Macky ne peut pas téléguider ma candidature

http://www.dakarmatin.com A Sédhiou, deuxième étape de sa tournée, Me Madické Niang a répondu à ceux qui l’accusent d’être proche du pouvoir. Il a réitéré son appartenance à l’opposition et assuré que «jamais on ne (le) prendra à défaut».
Depuis qu’il a annoncé sa candidature à la Présidentielle contre la volonté du Pds et de son leader, la «connivence» avec Macky Sall lui colle à la peau. A ceux qui voient la main du pouvoir derrière son choix, Me Madické Niang répond : «Je suis de l’opposition et je m’engage à y rester.» En tournée à Sédhiou le week-end, il a indiqué que son rêve est «d’honorer» son mentor, «comme Mandela l’a été en Afrique du Sud».

Le candidat de la Coalition Madické 2019 qui fait partie des 5 retenus par le Conseil constitutionnel se veut plus rassurant. «Je suis le seul à avoir fait preuve de loyauté et de fidélité à l’endroit de Maître Wade qui reste ma référence politique», brandit-il. Le natif de Saint-Louis voit plutôt une «connexion» entre ses détracteurs et le camp du pouvoir qui, selon lui, «panique» face à la «montée en flèche» de sa coalition née suite au débat sur un Plan B à Karim Wade.

Mais d’autres pensent que Macky Sall détient un dossier judiciaire de l’ancien ministre des Affaires étrangère sous l’ère Wade. «Ceux qui le disent perdent leur temps. Ils sont déboussolés par le succès de plus en plus retentissant que j’enregistre tous les jours. Ce sont des gens qui versent dans la médisance. Que Dieu les guide à utiliser la bonne parole dont le pays a besoin», répond-il.

Devant des militants entassés au balcon de Moustapha Konté, à Sédhiou, Madické Niang est revenu sur la genèse de son «ascension» politique qui, à l’en croire, remonte au bon vieux temps et à son statut de «self-made man». Dès lors, sans détour, il en déduit que, contrairement à ce que certains pensent, son «seul désir est de combattre le pouvoir en place».

«Macky ne peut pas téléguider ma candidature. Je ne connais pas la trahison. J’ai un cœur pur qui n’a de place que pour les valeurs qui sont celles des Sénégalais et de nos religions révélées», se défend-il obstinément. Mieux, Madické parle plutôt d’une «dynamique de rapprochement de l’opposition qui se trame pour faire face à Macky Sall».

Dans ce sens, il indique avoir participé à une rencontre avec les quatre leaders et candidats de l’opposition. «Nous sommes en train de réfléchir pour mutualiser nos forces. Je suis dans l’opposition et jamais on ne me prendra à défaut. Je serai au deuxième tour et je gagnerai», promet celui qui revendique «l’unique candidature libérale» de la Présidentielle de février 2019.

A Sédhiou où des Karimistes sont charmés par cette trouvaille d’un fidèle de Wade, Madiké Niang dit compter sur Mous¬tapha Conté, un libéral de première heure, pour conquérir le Pakao

Sonko à Touba

http://www.rewmi.com Après la validation de sa candidature par le Conseil constitutionnel, Ousmane Sonko s’est rendu hier lundi 21 janvier à Touba. Il a rencontré le khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Une manière pour l’équipe de Pastef de dire merci au guide religieux pour ses nombreuses prières à leur endroit. « Candidature validée, visite en ce moment à Touba, Serigne Mountakha Mbacké qui nous a fait l’insigne honneur de nous accorder une audience, de nous prêter une oreille très attentive et ses prières.‪ Yalla nafi yagg lool andak wër té Yalla yégali ay naalam. Amine », a dit Ousmane Sonko sur sa page Facebook

Conseil Constitutionnel:La Démocratie Sénégalaise Debout…Par Dr. Abdourahmane Sarr*

 Nous disions dans notre contribution intitulée «Les Présidents SALL et WADE à la Croisée des Chemins» que le Président Macky SALL avait rendu un grand service à la démocratie sénégalaise dans sa quête de consensus pour un deuxième mandat. Ceci, parce qu’il avait réussi à fédérer la quasi-totalité des forces politiques traditionnelles du Sénégal autour de lui, ouvrant la voie aux débats sur ce que pourrait représenter l’alternative qui est en passe d’être incarnée par Ousmane SONKO.

En effet, la compétition entre les héritiers de Wade et de Senghor avait été tranchée par les sénégalais depuis 2012 car Macky SALL l’avait remportée sur Karim Wade et Idrissa Seck d’une part, et sur Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse, d’autre part. Deux pages de notre histoire devaient donc se fermer pour ne plus être réouvertes par le biais de querelles politiciennes entretenues contre la volonté déjà exprimée du peuple. Nous soutenions alors, que le Président Macky SALL a pu éliminer, s’appuyant sur des raisons objectivement défendables, des adversaires politiques capables d’entretenir des querelles politiciennes ou des appareils politiques sans doctrine ou idéologie comprises par leurs militants, ouvrant ainsi la voie aux débats de fond.

Ensuite, nous soutenions qu’il n’y avait que quatre forces politiques au Sénégal malgré les 47 listes aux législatives : (i) le pouvoir (ii) les frustrés du pouvoir qui avaient élu le pouvoir (iii) l’opposition hier au pouvoir et (iv) les alternatives. Les sénégalais ont également tranché cette compétition confirmant leur choix de 2012, ce qui devait se traduire en une consolidation du pouvoir et des frustrés du pouvoir en un seul bloc. Ces élections législatives avaient également donné mandat au Président Abdoulaye Wade d’organiser l’opposition mais pas au profit de son fils, le cas de ce dernier ayant déjà été tranché dans les urnes en 2012. Enfin, la primaire du groupe des alternatives avait été remportée par Ousmane SONKO et le PUR. En ce qui nous concerne, notre message alternatif indépendant n’avait pas été entendu du fait de la pléthore de listes. Nous avions donc naturellement soutenu le parrainage malgré le fait que nous en avions été doublement victimes, en 2012 avec une candidature rejetée (12 000 parrains), et en 2017 (32 000 parrains) du fait de 45 autres listes non parrainées. Usant de la même méthode du porte-à-porte, nous n’avons pu collecter que 11 000 signatures pour la présidentielle de 2019, et ne les avons donc pas déposées en doublons. Le parrainage, conjoncturellement généralisé, a donc joué son rôle de réduction des candidatures en ligne avec les résultats des législatives jusqu’à la rationalisation des partis politiques pour rétablir les indépendants dans leur droit.

En définitive, la compétition électorale (2000, 2012, 2017), la justice, et le parrainage, ensemble ont pu aider le peuple sénégalais à espérer s’affranchir de la politique politicienne en confirmant leurs choix déjà exprimés par deux alternances. Pour raison d’état, la justice se devait aussi de traiter de manière exceptionnellement diligente le traitement des dossiers. Le conseil constitutionnel vient aussi de confirmer le Sénégal en une démocratie majeure, car nous aurions été une république bananière si des candidatures devaient être retenues pour des raisons techniques pour ensuite conclure qu’elles ne devaient pas être quelques jours plus tard. Ça aurait été irresponsable de la part de sages conseillers et gardiens de notre constitution et pour la postérité.

Les sénégalais en sont donc à devoir évaluer le pouvoir consolidé qu’ils ont élu et identifier l’alternative à ce pouvoir dans sa vision de notre développement au vu de son bilan, mais surtout des perspectives, car le bilan dans le mode de gouvernance du pays est le même que celui des 60 dernières années. Le bilan est celui de réalisations physiques et une croissance non durable tirée par l’endettement extérieur et la redistribution de ressources budgétaires temporaires dans le contexte d’un environnement international favorable notamment les prix du pétrole par rapport à leurs niveaux de 2012 (voir notre rapport www.cefdel.net, «bilan socialiste, perspective libérale patriotique»).

De ce qui précède, il peut être conclu, que nous n’avons en réalité que deux choix : Macky SALL ou Ousmane SONKO. Non pas pour leurs personnes mêmes, mais pour une fois, pour les visions alternatives claires qu’ils représentent, et qu’ils ont maintenant la responsabilité d’expliquer aux sénégalais lambda dans le mois à venir sans pollution politicienne.

En effet, cette bipolarisation ne doit pas être obscurcie par des querelles politiciennes notamment sur la crédibilité des candidats. Madické Niang nous a déjà dit qu’il n’était pas candidat pour une vision mais pour représenter un absent en la personne de Karim Wade qui a peut-être un rôle à jouer. Il négociera peut-être pour lui, étant son avocat, dans un deuxième tour de scrutin. Cette compétition sera aussi certainement pour Idrissa Seck qui avait élu le pouvoir, une occasion de jauger son résiduel de sympathie auprès des sénégalais pour en tirer des conclusions sur sa posture dans un second tour ou pour l’avenir. En ce qui concerne le candidat du PUR, le fait qu’il soit connu des sénégalais par le nom même de son organisation en dit long sur son rôle attendu. Il pourra également jauger son plein de voix et se déterminer par rapport à la bipolarisation du champ politique sénégalais.

Cette bipolarisation doit aussi consacrer le parachèvement de notre démocratie et notre marche vers le développement car il n’y a que deux voies vers celui-ci, à nos yeux, en termes de vision. Il s’agit du leadership d’état par la socialisation de l’approche à travers l’état et son partenariat avec le capital étranger ou national, ou la responsabilisation des sénégalais, de leurs communautés locales, et du secteur privé national, les exceptions pour se prévaloir d’un pragmatisme dans les deux approches ne changeant pas leurs essences. La première est socialisante et la deuxième est libérale. Est-ce que nous voulons prendre notre destin individuel et collectif local pour aller au développement, ou nous voulons donner à l’état le leadership de nous mener au développement? Est-ce que nous voulons principalement compter sur notre secteur privé national aussi petit qu’il soit en mettant les conditions de son essor en place, ou est-ce que nous préférons compter sur le capital étranger en partenariat avec l’état pour aller au développement? Comment financer ces options?

Nous pensons que les candidats recalés doivent se déterminer par rapport à cette bipolarisation. Certains doivent objectivement rallier Macky SALL car ils ont la même vision que lui, et d’autres à Ousmane SONKO qui est le seul à avoir une vision différente de ce que nous avons fait ces 60 dernières années, notamment du point de la souveraineté économique. Ousmane SONKO a cependant assigné un rôle important à l’état dans sa vision du développement, mais nous l’exhortons à nouveau qu’il faudrait utiliser cet état pour responsabiliser les sénégalais et le secteur privé national et par notre autonomie monétaire sénégalaise ou l’UEMOA seulement. Sinon, son offre ne sera pas différente de celle de Macky SALL et de tous les autres candidats qui nous ont exposé leur vision.

Il s’agira d’un cheminement vers la liberté et la souveraineté, pas seulement vis-à-vis de l’étranger, mais la souveraineté du sénégalais lui-même vis-à-vis de son état et de ses concitoyens par l’emploi et par son adhésion à une communauté locale autonome et responsable et ouverte sur le monde aidée en cela par une monnaie libérée.

Ce que l’état doit faire et n’a jamais bien fait tous les sénégalais le savent. L’état doit d’abord s’occuper de l’éducation, de la santé, des infrastructures de base et d’appui au secteur privé, et d’un environnement propice à l’essor du secteur privé national tout en maintenant une dette soutenable. Ce n’est que si nous avons des marges de manœuvre budgétaires pour socialiser des interventions de l’état dans les activités commerciales que nous devons le faire en partenariat avec le privé. Mais nous devons le faire avec l’exécutoire du taux de change au cas où on se tromperait de choix pour que nos ressources financières restent dans notre économie nationale. Les ressources pétrolières et gazières à venir ne doivent pas nous dévier de cette façon alternative de gérer nos affaires publiques. La question est de savoir comment financer ces besoins et avec quel type de gouvernance qui responsabiliserait davantage les sénégalais et les collectivités locales.

De ce point de vue, le dernier combat d’Abdoulaye Wade, à nos yeux, est d’être l’artisan de l’amorce du libéralisme classique en Afrique après la transition du libéralisme social (Diouf, Wade et SALL), pour parachever le changement (SOPI). A défaut, il lui faudra accepter que son héritier est bien Macky SALL. Il a peut-être déjà tiré cette conclusion.  Vive la Démocratie !Vive le Sénégal !Librement !Dr. Abdourahmane SARR,Président CEFDEL/MRLD,Moom Sa Bopp Mënël Sa Bopp

KARIM WADE ET KHALIFA SALL SAISISSENT LA COUR DE LA CEDEAO

http://www.emedia.sn Karim Wade et Khalifa Sall n’ont pas dit leur dernier mot. Définitivement écartés de la course présidentielle, les deux opposant ont tous deux saisi la cour de justice de la Cedeao dans le cadre d’une procédure en urgence contre l’Etat du Sénégal, informe Jeune Afrique.

Les recours déposés par Karim Wade et Khalifa Sall ont été rejetés par le Conseil constitutionnel, qui a publié sa liste officielle, hier dimanche, à 23 heures, en vertu de l’article 92 de la Constitution et L. 122 du code électoral.
Le 16 janvier, les avocats de Khalifa Sall ont déposé contre l’État du Sénégal plusieurs requêtes concomitantes devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui siège à Abuja. Par la procédure, l’ancien maire de Dakar espère faire reconnaître son droit d’être candidat malgré sa condamnation en appel à 5 ans de prison. Quant au fils de Wade, il avait saisi la Cour de justice de la Cedeao fin novembre pour faire reconnaître la validité de son inscription sur les listes électorale. L’affaire n’a pas encore été examinée.

Outre une requête introductive d’instance, les avocats de Khalifa Sall ont également engagé une procédure en référé et une procédure accélérée, afin que la Cour statue avant l’ouverture officielle de la campagne, prévue le 3 février, informe le magazine.

«UNE PRÉSIDENTIELLE SANS LE PDS VA AFFAIBLIR LA DÉMOCRATIE»

http://www.emedia.sn L’élection présidentielle de février 2019 va se dérouler sans le Parti démocratique sénégalais (Pds). La candidature de leur candidat, en l’occurrence Karim Wade a été déclarée irrecevable par le Conseil constitutionnel à cause de la condamnation et de la non-inscription de ce dernier sur les listes électorales.

Professeur de Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint Louis, le professeur Moussa Diaw, joint au téléphone par emedia.sn, pense que « l’absence du Pds à l’élection présidentielle va affaiblir le paysage politique sénégalais surtout sa démocratie. Car, dans une compétition de cette nature, on souhaiterait qu’il ait des leaders qui ont ce poids électoral et qui interviennent dans le débat politique ».

Pour le professeur, ce que les libéraux doivent faire maintenant c’est de redistribuer les cartes entre les candidats de l’opposition retenus. « Le Pds a reçu cette décision comme un coup de massue. Il faut d’abord qu’il supporte cela et prévoie un certain nombre de réalités. Il sera obligé de se réorganiser parce que la politique de la chaise vide n’a jamais donné de résultats probants », analyse le professeur. Avant d’ajouter : « l’enjeu est d’exister politiquement et de mener le combat avec les autres candidats qui sont retenus. Il faut mener des négociations, voir des liens affectif et idéologique ou programmatique en fonction de ce que le Pds avait concocté comme programme. Je pense que c’est la meilleure attitude plutôt que de se verser dans une épreuve de force dont l’issue est incertaine ».

De l’avis du professeur, le parrainage en soi n’est pas mauvais il pense qu’on doit penser les modalités et les critères de ce système. Il propose une réflexion sur les moyens afin de les améliorer. D’autant qu’à son avis, il y a une pratique politique qui se présente et qu’il faudrait bannir. « On est dans une démocratie et il est interdit d’éliminer un candidat parce qu’il vous gêne dans sa position au niveau de l’espace politique ».

En outre, le professeur de sciences politiques avertit que les nombreuses contestations qui ont émaillé la publication des candidats augurent un avenir incertain pour l’élection présidentielle de février 2019. Ainsi, il pense qu’il va falloir revoir les modalités de désignation des membres du Conseil constitutionnel. Cela, dit-il, donne à cette juridiction une configuration conforme à l’esprit du droit et aux attentes des politiques. Aliou DIOUF

Babacar Fall, SG du Gradec:«Idy ne peut pas introduire une requête pour Khalifa»

http://www.emedia.sn C’est maintenant officiel. Seuls cinq candidats participeront à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Le Conseil constitutionnel a publié, ce dimanche 20 janvier 2019, la liste définitive. Le Secrétaire général du GRADEC (Groupe de Recherches et d’Appui à la Démocratie participative et la bonne Gouvernance), Babacar Fall a donné son point de vue sur la décision de la juridiction électorale sur Iradio (90.3 FM).

Concernant Idrissa Seck qui soutient qu’il va déposer un recours pour demander la validation de la candidature de Khalifa Sall, Babacar Fall indique qu’ « il ne peut pas le faire dès l’instant que le Conseil constitutionnel a déclaré la candidature est irrecevable ».

A l’instar de nombreux sénégalais, Babacar Fall a fait savoir qu’il n’est pas surpris. Selon lui, tous les candidats recalés qui, après, avaient déposé un recours savaient pertinemment que leur requête ne prospérait pas. Car, dit-il, seuls les candidats retenus par le Conseil constitutionnel en avaient le droit. « Le Conseil constitutionnel ne pouvait pas tenir compte des recours introduits par les autres candidats. Les leaders de l’opposition savaient que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont pas susceptibles de recours .Tous ceux qui ont introduit des recours savaient bel et bien que ces recours ne seraient pas validés par le Conseil constitutionnel », a déclaré Babacar Fall. Aliou DIOUF

Nouveau livre : Alioune Fall publie « Macky Sall, la réponse par l’action »

Seneweb.com Accusé d’être le nègre du chef de l’État à propos de son ouvrage « Le Sénégal au cœur », le journaliste Alioune Fall, par ailleurs ancien Directeur de publication du défunt quotidien Le Matin, avait démenti l’information. Mais, c’était pour annoncer qu’il préparait un livre.

C’est chose faite, depuis vendredi dernier, informe Le Témoin dans son édition du jour, avec la sortie de « Macky Sall, la réponse par l’action ». Alioune Fall est ministre conseiller à la Présidence et vice-président de la Fondation Servir le Sénégal de la Première dame, Marième Faye Sall.

Dans ce deuxième ouvrage qui s’inscrit dans la suite de « Macky Sall, contre vents et marées », Alioune Fall revient sur les réalisations qui ont radicalement changé le visage du Sénégal et le vécu des Sénégalais, ne se privant pas d’illustrer son propos d’anecdotes qui plongent le lecteur dans la réalité du pouvoir.

PRÉSIDENTIELLE DU 24 FÉVRIER:LE MATÉRIEL LOURD DÉJÀ EN PLACE (DGE)

Dakar, 21 jan (APS) – Le matériel lourd pour l’organisation du premier tour de la présidentielle du 24 février prochain est déjà en place sur l’ensemble du territoire national et dans les représentations diplomatiques ou consulaires du Sénégal à l’étranger, a annoncé Bernard Casimir Demba Cissé, le directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections (DGE).
« La mise en place du matériel électoral a commencé depuis le 13 décembre. Le matériel lourd a été mis en place, il ne reste que les imprimés », a-t-il dit dans un entretien avec l’APS.

 Selon Bernard Casimir Demba Cissé, les imprimés ne pouvaient pas être tirés sans que soit connue la liste définitive des candidats autorisés à briguer les suffrages des Sénégalais.

 Le Conseil Constitutionnel a publié dimanche soir la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle prévue le 24 février prochain.

Outre le président sortant, Macky Sall, 4 autres candidats sont autorisés à briguer les suffrages des Sénégalais, à savoir Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall, le Conseil constitutionnel ayant définitivement recalé Khalifa Sall et Karim Wade qui avaient introduit des recours.

« Maintenant qu’on connait la liste des candidats, les impressions vont démarrer. Aujourd’hui (lundi), les plénipotentiaires des candidats étaient à la DGE pour le choix des couleurs », a fait savoir le directeur de la formation et de la communication à la DGE.

Il signale que les candidats « ont jusqu’à ce soir pour notifier aux préfets, sous-préfets et aux chefs de représentations diplomatiques ou consulaires l’identité de leur plenipotentiaire

DE 94 à…46 MILLIARDS DE FCFA «DÉTOURNÉS» : Sonko, un atlas de fictions

https://www.dakaractu.com Ce ne sont plus 94 milliards de Fcfa qui auraient été détournés mais… 46. Ousmane Sonko, qui a revu à la baisse son «chiffre», se dit prêt à fournir aux procureurs le nom de la banque où l’argent serait passé, mais aussi le numéro du compte qui aurait accueilli les fonds. Il ne le fera jamais car c’est une légende et Libération le défie publiquement.

Attendu sur les accusations qui le visent, notamment à ses intérêts cachés sur l’affaire du TF1451/R, Ousmane Sonko a revu ses chiffres à la baisse. Ce ne sont plus 94 milliards de Fcfa qui auraient été détournés mais… 46. Le leader du Pastef s’est dit prêt à communiquer au Procureur le numéro du compte et même la banque où les fonds seraient passés. Une légende, car ce qu’a dit le leader du Pastef, qui a exhibé au passage une de ses épouses- il en a deux, mais l’autre n’aimerait pas la politique, selon ses proches- est une fiction.
Comme le révélait Libération, le 30 avril 2018, six mois avant la première sortie de Sonko, le chef du bureau des domaines de Ngor Almadies, Meissa Ndiaye, adressait un courrier à Mamour Diallo relativement à l’expropriation du Tf1451/R : « J’ai reçu ce rapport par l’entremise de Monsieur Sandéné Touré, une copie de l’arrêt numéro 4 du 11 janvier 2018 de la Cour d’appel de Dakar confirmant le jugement numéro 1770 rendu le 15 novembre 2016 par le tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Ledit jugement avait rejeté la demande d’homologation du procès-verbal de conciliation signé entre la Sofico et certains héritiers des propriétaires du TF1451/R le 10 juin 2016 ».
Il ajoutait : « La non homologation du procès-verbal de conciliation remet en cause, à mon avis, toute la procédure d’indemnisation initiée au profit de la Sofico et de Cfu. En conséquence, il convient de prendre les mesures conservatoires ci-après : suspendre tout acquiescement sur le Tf1451R, surseoir à tout paiement sur le Tf 1451R, transférer les paiements déjà effectués sur le Tf 1451R sur les dossiers en instance d’indemnisation de la Sofico et de Cfu » et « informer l’intéressé », en l’occurrence Tahirou Sarr.
Jusqu’à hier donc, Tahirou Sarr n’a rien reçu et, contrairement aux insinuations de Ousmane Sonko, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan n’a signé aucune lettre de confort qui pourrait permettre à Tahirou Sarr de lever une partie des fonds. Libération invite publique- ment Ousmane Sonko à prouver le contraire.
Aujourd’hui, les Sénégalais attendent Sonko sur un point : peut-il nier que, contrairement à ce qu’il a toujours affirmé, il espérait toucher 12% des montants recouvrés pour les héritiers et c’est ce qui a justifié toute son agitation autour de cette affaire ? L’audio qui, d’après lui le blanchi-rait, révèle au contraire comment il a agi en tant que courtier pour rafler le marché. A la fin de l’enregistrement d’ailleurs, Sonko et son associé Ismaëla Ba promettent d’envoyer un protocole d’accord aux héritiers. Mais pour brouiller le pistes, ce protocole-voir fac simulé-sera endossé par Mercalex, détenu par Ismaëla Ba, créée à cet effet le 29/06/2018. Mercalex signera ensuite un contrat avec Ab Partners de Abourahmane Baldé.
Comble du ridicule : ce dernier, qui s’est rapproché du régime, accuse un de ses anciens professeurs de l’avoir «mis» dans le comité provisoire de Pastef en tant que trésorier adjoint.

Aymirou Gningue défie Sonko:S’il veut, dans 10 jours une commission d’enquête parlementaire…»

https://www.pressafrik.com Aymirou Gningue ne croit pas aux accusations qu’Ousmane Sonko porte sur Mamour Diallo. En effet, le président du groupe parlementaire Benno bokk yakaar (Bby) a invité le candidat à la présidentielle d’adresser une lettre à l’Assemblée nationale dont il est membre, afin qu’une commission parlementaire soit mise en place et ce, dans les dix jours.

«Il (Ndlr : Ousmane Sonko) a l’habitude de porter ce genre d’accusations. Il l’a fait avec l’histoire des 10 millions qui seraient versés aux députés et lorsqu’il a été acculé, il a reculé. Et c’était aussi la même chose concernant ses accusations selon lesquelles les députés ne versent pas d’impôts», a déclaré Aymirou Gningue qui réagissait aux accusations du candidat à la présidentielle contre Mamour Diallo, le Directeur des Domaines.

Le chef de la majorité parlementaire, qui était l’invité de l’émission « Rfm Matin », réserve la même fin à ce scandale que le leader de Pastef a soulevé. Et il en veut pour preuve la somme de départ que Sonko a revue à la baisse : «J’ai vu dans un journal que de 94 milliards de francs Cfa, Sonko est descendu jusqu’à 46 milliards de francs Cfa. Cela montre combien ce gars est inventif.»

Sur sa lancée, M. Gningue l’invite à demander la mise sur pied d’une commission parlementaire pour tirer cette affaire au clair : «Si M. Sonko veut que cette affaire soit tirée au clair, il n’a qu’à adresser une lettre au Bureau de l’Assemblée nationale. Et il aura la latitude de présenter toutes les preuves qu’il a à sa disposition. Je lui garantis dans ce cas qu’une commission d’enquête parlementaire sera mise sur pied dans les 10 jours.»Ousmane Demba Kane

Mr Sonko,arrêtez de noyer le poisson.Répondez !!!  Par Marvel

Mr Sonko, vous vous êtes fait un nom sur la scène politique par des dénonciations de scandales, et en vous désignant comme le Monsieur Propre. Ce qu’il faut remarquer, c’est que vous dites toujours détenir les preuves de vos affirmations, mais force est de constater que vous n’en avez jamais publié une seule, pas une seule. Défi est lancé à quiconque peut démontrer le contraire.

A présent que vous êtes candidat officiel à la présidentielle, validé par le Conseil Constitutionnel vous devez comprendre que vos propos, vos actes, votre vie privée, votre vie professionnelle, vos fréquentations, …. revêtent une plus grande importance qu’avant. Tout élément peut permettre de donner une indication sur la crédibilité à accorder à vos propos, à vos promesses.

La fameuse affaire dite des 94 Milliards en a soulevé une autre dite ATLAS / MERCALEX. Les questions qui se posent sont simples et légitimes envers un candidat qui veut être élu Président de la République sur base des ses paroles, de ses promesses, de son profil, de ses qualités, de son esprit de transparence.
1° Vous dites ce Samedi 19 Janvier 2019 que vous détenez les preuves de vos accusations, les preuves des transactions bancaires effectuées sur la somme de 46 milliards. Pouvez-vous publier ces preuves afin que nul n’en ignore ? Pourquoi attendre que le procureur vous saisisse ? Vous ne commettez aucun délit en les publiant.
2° Vous dites que votre cabinet de consultance s’appelle ATLAS. Le gérant de ce cabinet est-il Mr Ismaila BA ?
3° Dans l’enregistrement sonore de plus de 2 heures reprenant vos négociations avec la famille héritière du TF1451, confirmez-vous votre présence ainsi que celle de Ismaila BA à cette réunion d’affaires ?
4° Le cabinet ATLAS a-t-il signé une convention d’assistance avec la famille héritière, prévoyant une rémunération de 12 % à ATLAS ?
5° Vous avez déclaré sur la 2STV qu’après avoir murement réfléchi, vous avez finalement préféré recommander cette famille à un autre cabinet, cela afin de ne pas créer un problème de conflit d’intérêt. Pourquoi alors avoir signé une convention avec la famille héritière si c’est pour la renvoyer vers un autre cabinet ? Aviez-vous réfléchi avant ou après avoir signé cette convention ?
6° Cet autre cabinet auprès duquel vous avez renvoyé cette famille, est-ce MERCALEX ?
7° Au moment où vous recommandiez à cette famille d’aller vers le cabinet MERCALEX, saviez-vous que le gérant de ce cabinet était Mr Ismaila BA, le même gérant que ATLAS ?
8° Saviez-vous que ce cabinet MERCALEX avait été créé en Juin 2018, et portait les mêmes coordonnées téléphoniques que votre cabinet ATLAS ? Si vous ne le saviez pas, comment pouvez-vous expliquer une pareille coïncidence ?
9° Saviez-vous que MERCALEX avait à son tour signé une convention avec AB PARTNERS pour la même affaire ?
10° Saviez-vous que AB PARTNERS était dirigé par un membre fondateur de votre parti PASTEF, en l’occurrence Mr Abdourahmane Baldé, Trésorier Adjoint ?
11° Pourquoi ne vous êtes-vous pas présenté vous-même à la conférence de presse d’explications que vous aviez annoncée pour le 9 Janvier 2019, mais avez préféré faire balancer des powerpoints qui ne répondent aucunement aux accusations portées contre vous au sujet de ATLAS / MERCALEX / AB PARTNERS / 12% ?
12° Qu’avez-vous à dire sur les accusations de mensonge sur votre patrimoine que Mr Madiambal Diagne à publiées sur vous ? Si ces accusations sont mensongères, pourquoi ne les démentez-vous pas et ne portez-vous pas plainte contre Madiambal Diagne pour diffamation ?
Voilà Mr Sonko quelques questions précises qui je l’espère, trouveront réponse cette fois-ci auprès de vous, en lieu et place de nouveaux powerpoints ou de nouvelles accusations sans preuve contre d’autres.
Vous avez certes écrit à l’IGE et OFNAC pour dénoncer un scandale. Si scandale il y’a bel et bien, si détournement il y’a, alors les fautifs, quels qu’ils soient méritent d’être poursuivis. Et ils le seront Inchallah.
Mais nous voulons savoir si vous-même qui voulez vous voir confier les commandes du pays êtes fiable, n’êtes pas un adepte du mensonge, un adepte des sociétés écran, un adepte des commissions, un adepte du faux semblant, un adepte de la fuite en avant ?
Tout journaliste un minimum honnête ne devrait pas vous laisser passer sur son plateau sans vous poser ces questions. Vous ou vos collaborateurs ou souteneurs.
Et pas d’insultes en guise de réponse SVP. Ni de classer APR ou bodio bodio quiconque pose ces questions afin de ne pas y répondre. N’agitez pas non plus un nouveau scandale sans preuve pour détourner la discussion. Bref, arrêtez de noyez le poisson. Allons-y droit au but MARVEL

Les 12 travaux de Macky Par Oumou Wane

« Dieu nous donne des mains, mais il ne bâtit pas des ponts », dit un vieil adage. Un pont, c’est le symbole de la réconciliation des peuples. C’est le chemin le plus court pour rapprocher les mondes séparés. Un pont là où il y avait un ferry, après des décennies d’attente. Un pont, un élan, une audace, un exploit.
L’inauguration ce 21 janvier d’un pont sur le fleuve Gambie par le président sénégalais Macky Sall et son homologue gambien Adama Barrow, dépasse le seul objectif de doper les échanges en Afrique de l’Ouest…Le pont de la Sénégambie, c’est une rampe de lancement pour l’émergence de la Casamance et du Sénégal tout entier.
En effet la Casamance, région naturelle agricole et touristique, se heurtait jusqu’ici à l’enclavement de ses terres, rendant difficile la mise sur les marchés intérieur et extérieur de ses productions, et décourageant ainsi ses agriculteurs, qui voyaient leurs produits pourrir sous leurs yeux.
Pire encore, avant ce magnifique ouvrage de béton clair d’un kilomètre qui enjambe dorénavant le fleuve Gambie, la réalité géographique locale empêchait une continuité territoriale du Sénégal et obligeait les usagers aux pires souffrances, qu’il s’agisse de l’insalubrité et de la durée de la traversée ou de l’insécurité de la Transgambienne.
Alors, quand l’opposition sénégalaise reproche à Macky Sall d’inaugurer à tour de bras des infrastructures, ponts, autoroutes TER…, sans se soucier de savoir si ce développement est assez inclusif ou participatif, elle trouve ici des réponses concrètes à ses objections.
C’est donc une date historique que ce 21 janvier, comme l’était le 14 janvier dernier avec l’inauguration du Train Express Régional (TER), qui ouvre une nouvelle ère ferroviaire pour les Sénégalais.
Le pays n’a jamais connu une telle effervescence de projets et force est de constater qu’il y a une cohérence dans la politique actuelle de développement. C’est inédit. Alors pourquoi bouder notre fierté et ne pas célébrer ces « événements historiques » comme il se doit ? D’accord, ce n’est pas le premier pas sur la lune, mais le pays se développe et pas seulement sur les rails. Sur les routes, dans les airs, par la mer et sur Terre, le Sénégal progresse à grande vitesse et ce train comme ce pont, sont d’énormes avancées pour nous tous, car ils en préfigurent d’autres.
Était-ce vraiment utile alors de discuter l’urgence qui s’imposait d’offrir aux voyageurs de la région dakaroise et à tous les sénégalais le niveau de performance et de sécurité attendu d’une économie moderne et compétitive ?
Selon les chiffres fournis par les services de la Primature sénégalaise, le TER aura au total coûté 656 milliards de francs CFA dans sa phase 1, ce qui fait dire à certains que c’est un projet ambitieux mais trop onéreux et inadapté aux besoins locaux. À les écouter, il était encore préférable de ne rien faire et de voyager tous à dos d’âne ou bien de se déplacer dans des wagons à bestiaux.
Ici encore l’opposition déraille à grande vitesse devant un gouvernement qui multiplie les chantiers et les réussites.
Car ce TER c’est avant tout une performance humaine au delà du défi technique… Une équipe d’ingénieurs, méthodiques et brillants. Mansour Kane démarra le chantier, Abdoulaye Daouda le fit aboutir. Quant à Mountaga Sy le DG de l’Apix, il a pris lui le risque inouï d’assumer le délai de livraison et il l’a tenu.
On ne peut pas reprocher à un gouvernement qui travaille beaucoup de produire beaucoup. Les autorités ont estimé que c’était le bon moment pour lancer ces infrastructures et que c’est une voie sûre pour le développement du pays, alors pourquoi ne pas y croire ?
« La phase 2 du PSE doit nous permettre de poursuivre des réformes notamment du système éducatif, de l’administration générale et de l’administration fiscale », a indiqué Macky Sall.
Il y aura toujours des progrès à faire dans tous les domaines. Tant de sujets sont sur toutes les lèvres et dans toutes les conversations, l’emploi, la santé, l’enseignement… encore tant de choses à améliorer…mais comme j’aime le répéter souvent, à chaque étape, un progrès.
En définitive, il y a un vrai changement de paradigme dans la politique de développement de notre pays. Une vision « ingénierique » territoriale qui devra faire la part belle dans une seconde phase à son volet humain, car rien n’empêche au niveau national comme en Casamance, d’aboutir à la paix sociale par le développement ! Oumou Wane

Annoncé proche de Macky Sall:Serigne Mansour Djamil se dit toujours engagé avec le C25

https://www.dakaractu.com Le Leader de « Bess du Niak » a démenti les informations l’envoyant auprès du Chef de l’Etat Macky Sall avec qui il serait en négociation pour un supposé ralliement à la candidature de ce dernier  pour l’élection présidentielle de 2019.
En effet, ces supputations seraient nées de la publication d’une photo de Serigne Mansour Djamil avec le Président de la Banque Africaine de Développement et le Président Sall prise lors de   la Conférence Internationale pour l’Emergence  de l’Afrique qui s’est tenue à Dakar du 17 au 19 Janvier 2019.
« Nous sommes forcés de rappeler encore que  Mansour SY Djamil est  un agent de développement et même s’il a été invité par le Président Macky SALL, ses compétences et son expérience en matière de développement suffisent amplement pour justifier  sa présence » informe ses proches.  Autre chose qui a conforté ceux qui ont publié cette information, le Gamou Seydi Djamil qui a eu lieu ce samedi à Louga  et auquel le Gouvernement était représenté par  le Directeur de Cabinet du Président de la République et le Ministre de l’élevage. Selon les services de Seydi Djamil, en envoyant cette délégation, le président Macky SALL a respecté sa promesse faite à Serigne Mansour que la catastrophe de l’année dernière sera évitée. C’est fort de tout cela  que le leader de « Bes du Niakk » informe l’opinion publique que ces allégations sont sans fondement et relèvent de manœuvres purement politiciennes. « Il n’est question d’aucune négociation encore moins de ralliement. Le combat continue -Bes Dou Ñakk et Mansour Djamil restent engagés aux côtés du peuple, parce l’essentiel est en danger surtout en cette période préélectorale ».  Le parti dit rester engagé avec le C25 dans le combat de rétablissement de la candidature à l’élection présidentielle de tous les candidats sur la base du seul critère applicable de la caution et ne peut, de ce fait, entrer dans une quelconque logique d’alliance ou de soutien

Mary Teuw Niane élu président du Comité électoral départemental de Saint-Louis : « J’invite tout le monde à mouiller le maillot pour une victoire écrasante de notre candidat au soir du 24 Février »

 https://www.dakaractu.com Mary Teuw Niane est élu par ses camarades de la coalition Benno Bokk Yaakaar, président du comité électoral du département de Saint-Louis. C’était lors de l’assemblée générale organisée par les responsables et militants de la coalition BBY de Ndar qui a vu la présence de tous les marrons-beige comme Mary Teuw Niane, Mansour Faye, Khoudia Mbaye, Awa Ndiaye, les députés Aminata Guèye, Aminata Fall et Arona Sow, les DG Assane Soumaré, Seyni Ndao, Pape Ibrahima Faye, Charles Fall, la SG de la délégation générale à la DGPSSN Mme Amar, Latyr Fall du PS, Larou Mar du Mpcl, Bouna Mohamed Seck de l’AFP ainsi que d’autres leaders et coordinateurs de mouvements de soutien.
Le premier cité, Mary Teuw Niane, qui a été choisi pour coordonner la structure dans le département de Saint-Louis, a lancé un appel fort à ses alliés et camarades en déclarant :« J’invite tout le monde à mouiller le maillot pour une écrasante victoire de notre candidat au soir du 24 Février 2019. Le comité électoral départemental va œuvrer dans la collégialité et la bonne entente pour mettre à contribution les spécificités des différents responsables. Nous allons partir à la rencontre des communautés de base, coller aux populations et les solliciter individuellement là où elles habitent. Pour tout dire, ça sera une stratégie de proximité. Nous mettrons en valeur les réalisations et les perspectives tracées par notre candidat pour son second mandat. Les frustrations de diverses origines seront aplanies grâce à des échanges francs et directs avec les concernés. Les primo-votants auront une place de choix dans cette présidentielle. C’est une catégorie spécifique qui est celle qui n’a pas de mémoire sur les régimes passés. Il est essentiel de leur parler le langage qui est le leur avec les mots qu’ils comprendront afin qu’ils adhèrent à la politique du président Macky Sall qui est celle de construire un avenir radieux. »
Mary Teuw Niane a conclu en appelant les responsables de la coalition à ne rien laisser à leurs adversaires et de tout prendre afin d’assurer une victoire au premier tour au président Macky Sall.

ALERTE CITOYENNE N°1:MACKY,RESSAISIS-TOI!Par Boubacar CAMARA

Macky, tu auras remarqué que je fais aujourd’hui ce que j’ai toujours refusé de faire dès qu’une troisième personne est présente et ce, depuis que tu occupes d’éminentes fonctions de la République que je respecte : te tutoyer.
Pourtant, tout m’y autorise : les conditions dans lesquelles nous nous sommes connus autour d’amis communs bien avant que tu sois distingué politiquement, les liens entre nos familles respectives, Fatick, région d’origine de mes parents et d’adoption des tiens, les relations cordiales que nous avons toujours entretenues et le fait que toi-même m’appelles affectueusement (je crois) : Camou et j’en passe.
Certes, j’ai choisi de ne pas t’accompagner parce que le projet de société que je défends est différent des actes que tu poses tous les jours. J’ai choisi librement de m’opposer à ta politique désastreuse pour le Sénégal. Tu me connais assez bien pour savoir que j’assume mes choix. Aujourd’hui, je m’adresse au frère perdu par le désir d’obtenir un second mandat dès le premier tour, à tout prix.
Ce désir t’a amené à casser le dispositif électoral qui a permis deux alternances politiques et sous l’empire duquel tu as été élu, sans contestation.
Tu as commencé par regrouper la carte d’identité nationale et la carte d’électeur en une seule, une occasion en or pour procéder à une refonte-fusion-confusion avec des transferts d’électeurs, des rétentions de cartes, des distributions sélectives. Tu te rappelles qu’aux élections législatives de 2017, tu as été obligé, sous la pression, de demander le secours du Conseil constitutionnel pour que les citoyens puissent voter avec les anciennes cartes d’identité et d’autres pièces d’identification.
Premier pilier du dispositif électoral brisé !
Ensuite, tu as conçu un fichier électoral minutieusement miné avec des déplacements d’office d’électeurs de leurs régions d’origine sans leur consentement, des doublons de cartes CEDEAO, des électeurs sans numéros CEDEAO et d’autres incroyables irrégularités.
Deuxième pilier du dispositif électoral cassé !
Puis, tu as ramené dans le dispositif ton Ministre de l’Intérieur partisan pour organiser les élections rompant ainsi avec une belle tradition de neutralité, comme d’ailleurs tu l’avais fait aux chaotiques élections législatives de 2017.
Troisième pilier du dispositif électoral détruit !
Enfin (en attendant le prochain coup !), tu as conçu, introduit, fait voter, fait vérifier le parrainage unilatéralement et dans des conditions défiant toute logique et toute transparence. Du jamais vu !
Le contrôle des parrainages effectué par le Conseil constitutionnel est la goutte d’eau qui fait déborder le vase de la fraude électorale. Les résultats de ce contrôle ont mis à nu la très mauvaise qualité des textes initiés ou pris par le Ministère de l’Intérieur et votés, sans débat à l’Assemblée nationale, par la majorité présidentielle.
Quatrième pilier du dispositif électoral broyé !
Macky, tu as terrassé le dispositif électoral sur quatre appuis. Mais, c’est une fausse victoire dont tu ne dois pas être fier car tu as rompu toute confiance au système électoral dont l’intégrité est légitimement mise en doute.
Les conséquences sont palpables. La crise s’est installée. Ton devoir de Président de la République t’interpelle. Seras-tu à la hauteur ? Je le souhaite sans beaucoup d’espoir. Dans ces circonstances exceptionnelles marquées par une menace sur la stabilité et la paix que vit actuellement le Sénégal, j’ai le devoir, en guise d’alerte citoyenne, d’attirer l’attention du peuple sénégalais, de l’opinion internationale et surtout de Macky SALL, égaré parce qu’obnubilé par la crainte de perdre le pouvoir, sur le fait que l’avenir de notre pays se joue à travers l’élection de février 2019.
La balle est dans ton camp, fais-en sorte que le pays ne bascule pas dans l’instabilité, ne reste surtout pas dans le registre de la menace, cela ne passe pas.
Il n’est pas trop tard pour te ressaisir. Boubacar CAMARA, Candidat de la Coalition FIPPU à l’élection présidentielle ,Fait à Dakar, le 20 janvier 2019

Bougane Guèye Dany est-il dans le collimateur du pouvoir?

Écarte de la liste des candidats devant prendre part à la présidentielle de février prochain, le leader de Gueum Sa Bopp est convaincu que le pouvoir cherche coûte que coûte à le mettre derrière les barreaux.

Dans un entretien avec des journalistes de ZIK FM, Bougane Guèye Dany a allégué : “Deux réunions ont été tenues en haut lieu pour m’arrêter”. “Ils savent que même absent de la course, ma participation à ces élections peut leur être préjudiciable. C’est pour cette raison que “Djimbori” est en train de remuer ciel et terre pour m’arrêter”, argue le patron de D’médias qui nie avoir des soucis à se faire avec le fisc.

Selon Ahmed Aidara, Bougane Guèye Dany devait être arrêté en même temps que les jeunes Karimistes car le pouvoir l’accuse d’être derrière la série de manifestations qui secouent la capitale depuis l’invalidation des candidatures de Khalifa Sall et de Karim Wade.

LE KHALIFE DE DENDÈYE DÉÇU, « Macky a oublié notre localité après nous avoir promis le bitumage du tronçon qui nous relie à Darou Khafor »

https://www.dakaractu.com Cheikh Ibrahima Mbacké, Khalife de Dendèye et de la famille de Serigne Ahmadou Noumbé Khabane Mbacké, a trop longtemps caché sa déception vis-à-vis du Président Macky Sall qu’il a soutenu et pour qui il a formulé des prières lors des dernières élections législatives. Il a laissé le soin à Serigne Modou Mbacké de le dire en son nom au terme d’une marche avortée pour défaut d’autorisation préalable de l’autorité administrative.

Complètement déconcertés par  » l’oubli dont a fait l’objet leur localité  », Mbacké-Mbacké et populations sont sortis en masse pour dénoncer ce qu’ils ont appelé  » une mise à l’écart par rapport à tout ce qui est programme et plan de développement  déroulés par l’État du Sénégal. » Et pourtant,  »signale le porte-parole des populations,  le Président Macky Sall avait promis beaucoup de choses au Khalife et plusieurs de ses lieutenants avaient réitéré ces promesses sans jamais les tenir.  »

Serigne Modou Mbacké qui fait état d’un manque criard de logistique au niveau du poste de santé qui ne dispose point d’ambulance, qui connait un défaut d’éclairage public…, signale que l’urgence se situe dans le bitumage du tronçon Dendèye- Darou Khafor.  » Lors des élections législatives, des émissaires du Président étaient venus à la quête d’un soutien et des prières. Lorsque le Président a obtenu ce qu’ils étaient  venus chercher et qu’il a été élu Président de la République, ils ont oublié, leur patron en premier, où se situe Dendèye sur la carte du pays. Que personne d’autre  ne vienne nous solliciter pour quoi que que ce soit encore, tant que notre route n’aura pas été prise en charge ! »

O Sénégalais, debout!

Debout, frères, voici l’État de droit profané
Debout, sœurs, voici le Sénégal martyrisé
Le passé ne revient plus, le passé ne revient plus!
Et ces Sages-ennemis bafouent notre dignité et nos acquis
Soyons tous prêts pour un imminent et salutaire sursaut patriotique
Un peuple fier dans ses nobles croyances défiant tous les malheurs.
O Sénégalais, debout!
Infâme sacrilège! Infâme sacrilège! Infâme sacrilège! Notre cœur est en peine. Notre âme est en proie à l’amertume. Le combat de vie des Sénégalais pour la démocratie est perdu. Encore le Conseil constitutionnel sénégalais perpétrant un crime d’État qui se mêle au sacrilège! Cette réalité non reluisante qui perdure, nous pousse, n’en déplaise à certains, à reprendre avec responsabilité et à visage découvert notre singulière plume pour laisser couler l’encre indélébile de l’indignation et ainsi pointer du doigt les étincelles de l’espoir qui pourraient y échapper. Oui écrire, avons-nous entendu dire, c’est prendre position, c’est résister et agir! Mieux, la sagesse arabe nous enseigne que « celui qui tient la plume ne s’inscrit jamais parmi les coupables»…
Donc, cette fois-ci, en partageant de nouveau votre amertume, nous allons encore poser nos si petits pas citoyens sur ceux de Charlie Chaplin et avec patriotisme, tremper notre PLUME, la langue de notre engagement et de notre combat citoyen, dans les eaux du fleuve Sénégal pour, sans trop chercher les mots, vous confesser:
Nous sommes désolés, mais nous ne voulons pas être président de la République du Sénégal, ce n’est pas notre dada. Nous ne voulons ni figurer sur des listes électorales, ni diriger personne. Nous voudrions humblement sortir de notre zone de confort pour aider notre Sénégal dans la mesure du possible. D’ailleurs, nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les Sénégalais sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur et le bien-être à notre prochain, et non le malheur et le désespoir. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chaque Sénégalais, faut-il le souligner, à sa place et notre terre et notre sous-sol sont bien assez riches pour nourrir tous les Sénégalais de l’Intérieur comme ceux de la Diaspora. Nous pouvons tous avoir une vie meilleure, libre et prospère mais hélas ce n’est point le cas jusqu’à présent.
O Sénégalais, debout !L’envie ainsi que la boulimie du pouvoir ont empoisonné l’esprit et les efforts de nos gouvernants, ont barricadé notre Sénégal avec l’incompétence et nous ont fait sombrer tristement dans la misère et la pauvreté. Nous rêvons émerger en vitesse sans aucun préalable, par conséquent nous nous enfermons sans en rendre compte en nous-mêmes. Les ressources et les espoirs qui devraient nous apporter l’abondance, nous laissent dans l’insatisfaction totale avec nos paradoxes et nos laideurs. Nous sommes intolérants à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez nos difficultés et nous pensons et parlons beaucoup trop sans trop agir. Nous sommes trop malmenés par les Pouvoirs qui se sont succédé et nous manquons de l’essentiel et du nécessaire.
O Sénégalais, debout! Nous sommes trop cultivés comme peuple, dit-on et nous manquons bien parfois de tendresse, de gentillesse et de détermination. Or, sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu. Vivement, que nos besoins et nos obstacles nous rapprochent les uns des autres dans la bonté de l’être sénégalais, la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les sénégalais sans aucune distinction!
Oui! Ma plume s’adresse à des milliers de Sénégalais à travers le monde. Ce sont des femmes, des hommes, des enfants pétris de talents mais désespérés et victimes d’un système politique archaïque qui ne comprend pas et ne respecte pas le sens de nos priorités. Ce système qui instrumentalise la justice pour emprisonner sans cesse des innocents et des faibles.
O Sénégalais, debout! Des magistrats et des fonctionnaires du corps judiciaire sénégalais ayant l’honneur et le privilège de requérir au nom de l’État et de la loi, éprouvent la plupart du temps de la difficulté à faire front aux pressions provenant principalement d’un Pouvoir exécutif animé par une prétention arbitraire, absurde et fortement imbibé de calculs de politiques politiciennes.
Je dis à toutes celles et tous ceux qui me feront honneur en me lisant : O Sénégalais, debout! Ne désespérez pas et restez bien optimistes! Le sous-développement qui caractérise le Sénégal n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des nobles rêves que veulent accomplir les Sénégalais. Mais l’incompétence finira par disparaître et ces politiciens professionnels connus qui prennent en otage notre beau pays seront tous rangés dans les placards de l’histoire politique du Sénégal. À ce moment-là, le Pouvoir qu’ils avaient pris aux Sénégalais va retourner à notre Volonté (une Foi), d’Unité (un Peuple), pour la Construction nationale (un But)!
O Sénégalais, debout !Ne donnons pas à ces politiciens professionnels et ses vils Sages, cette minorité qui nous méprise tant et qui fait de nous des désespérés abonnés, le plaisir d’enrégimenter toute notre vie, de nous dire toujours tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, de nous diriger aveuglément, nous manœuvrer.
O Sénégalais, debout! Nous avons très certainement le pouvoir, le pouvoir de rendre notre existence paisible, le pouvoir de faire de notre destinée une merveilleuse aventure. Alors au nom même de notre aspiration commune, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un SÉNÉGAL nouveau, un SÉNÉGAL prospère qui donnera à chacun l’occasion de travailler, de s’épanouir, un SÉNÉGAL qui apporte un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.
O Sénégalais, debout! Ces politiciens professionnels nous ont promis toutes ces choses pour que nous leur donnions le pouvoir. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses, jamais ils ne le feront. Ils se sont affranchis en prenant le pouvoir et en nous rendant la vie insupportable.
O Sénégalais, debout! Il faut nous battre pour accomplir seuls toutes leurs promesses. Faire de la politique autrement est bien possible! Il faut que nous nous engagions politiquement pour libérer et développer notre cher SÉNÉGAL, pour renverser nos mauvais comportements et briser les solides barrières et en finir avec l’indiscipline, la pauvreté et la dépendance. Encore et pour toujours, Il faut nous battre pour construire un SÉNÉGAL de raison, un SÉNÉGAL où la science et le progrès mèneront tous les Sénégalais définitivement vers le bonheur.
O Sénégalais, debout! Et enfin entendons de la bonne oreille notre regrettée sœur Mariama Ba nous murmurer: « pour vaincre la détresse quand elle vous assiège, il faut de la volonté. Quand on pense que chaque seconde écoulée abrège la vie, on doit profiter intensément de cette seconde, c’est la somme de toutes les secondes perdues ou cueillies qui fait les vies ratées ou réussies. Se muscler pour endiguer les désespoirs et les réduite à leurs justes proportions!» O Sénégalais, debout  Pathé Gueye-Montréal

Invalidation candidature Karim Wade : La colère de Babacar Gaye

http://www.dakarmatin.com Babacar Gaye, le porte-parole du Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (PDS) ne mâche pas ses mots suite à l’invalidation de la candidature de Karim Wade par le Conseil constitutionnel. Juridiction qui, accuse le responsable libéral, en prenant une telle décision « ne fait que confirmer la « prophétie » du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui avait préalablement annoncé qu’il n’y aurait pas plus de 5 candidats. »

Pour Babacar Gaye, qui a toutefois précisé qu’il parlait en son nom propre, le PDS n’ayant pas encore décidé de la conduite à tenir, « les juges du Conseil constitutionnel n’ont fait que valider la volonté du président Macky Sall de ne pas faire face à la classe politique qui a un projet alternatif au sien. »

Armant ses camarades libéraux et la coordination des 25 candidats, le responsable libéral se désole de voir que « 25 ans de lutte politique au sein du PDS » viennent ainsi d’être réduits à néant. Pour la première fois depuis sa création, le parti de Me Wade devrait manquer un rendez-vous électoral aussi important que la Présidentielle. Pour Babacar Gaye, « la démocratie sénégalaise traverse une rude épreuve par la volonté d’un homme qui a ses juges qui décident de l’avenir du Sénégal. Il va falloir naturellement en tirer toutes les conséquences politiques et voir dans quelle mesure le Sénégal devrait sortir indemne de cette soirée historique car pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, un président décide de qui doit être en face de lui. »

«L’ÉPINE ET LA ROSE» PAR OUMAR-DIOUF FALL

Il faut savoir et le rappeler qu’en République, l’important ce n’est pas la fonction qu’on occupe mais comment on habite cette fonction – Le pouvoir ne doit pas tirer vers l’absolutisme – Son accaparement ne doit pas non plus être une question de survie

Je commence cette nouvelle chronique politique par emprunter son titre au célèbre avocat et éminent professeur de droit français Robert Badinter, auteur du livre «Les Epines et les Roses» qu’il présente comme le récit de son voyage au pays du pouvoir. Un pouvoir qui, par nature, est traversé par des hauts et des bas, des jours de gloire et d’extase mais aussi, en plus des moments de faiblesse de ceux qui l’incarnent, par des périodes de doute et de tensions sociales, financières et politiques. Par des félicitations et encouragements en cas d’actes jugés positifs mais aussi par des remarques critiques souvent acerbes et sans faiblesse. Bref, cette chronique aura l’audacieuse prétention de plonger son Epine dans la plaie béante du pouvoir ou de lui offrir sa Rose, si nécessaire. «Fi mom mokna roumboux, diaroul sakh maye campagne», c’est le propos d’extase que rapporte la presse à l’issue de la visite du Président sortant, candidat à sa propre succession.

C’est connu de tous désormais, l’obsession du deuxième mandat – je n’ai pas dit second mandat – est trop têtue chez le président sortant. Cette échéance présentée par ses partisans comme une simple promenade de santé – parce que y aurait rien en face, selon eux – semble pourtant semer le doute, la peur et troubler le sommeil du candidat président au point de le plonger déjà en campagne électorale avant l’heure. Et il sait que son implication personnelle reste décisive pour avoir exercé solitairement le pouvoir, défini et orienté l’agenda politique à sa guise et voulu mener à bon port les chantiers – souvent encore inachevés – de ses réalisations qui restent déterminantes, à ses yeux, pour sa réélection. Et c’est là qu’il faut aller chercher son principal adversaire mais aussi la clef de son prochain succès électoral, selon qu’on est son soutien ou son contempteur.

Parlons de réalisations : pour le cas tout frais de la réhabilitation de mosquées ou cités religieuses comme celle de Guédiawaye, le discours est clair : je vous ai retapé votre mosquée et j’ai ouvert d’autres chantiers comme la promesse d’octroi et d’érection de murs de clôture de nouveaux cimetières musulman et catholique, vieille doléance des populations d’une zone qui grandit mais il me faut un deuxième mandat pour concrétiser votre doléance. Et dans ce lieu de culte, on a noté une forte mobilisation de fidèles, et certainement de militants, mobilisation qui aura fini de galvaniser l’imam aux anges devant ce joyau à l’architecture luxuriante. En dehors de la mosquée, la déferlante humaine qui a assailli le cortège présidentiel a fini de convaincre que «ici, c’est dans la poche».

Peut-être ! Mais à Guédiawaye, vivier électoral par excellence, les populations ne vivent pas que de prières dans une mosquée de dernière génération entourée d’un torrent de complaintes de toutes sortes. Complaintes d’une jeunesse désemparée par le manque d’emplois et dont le cadre de vie, certes mieux assaini avec la quasi-disparition des inondations en période hivernale, risque de se dégrader inexorablement face à la déferlante d’une surpopulation qui se dispute la bande dite verte contre une anarchie foncière orchestrée par des promoteurs immobiliers boulimiques. Une boulimie qui, comme toujours, aiguise les appétits d’une catégorie de politiciens qui a fini de prendre ses aises incongrues. Au demeurant, si cette singulière attention aux familles religieuses n’est pas feinte, elle aura suscité plus de frustrations pour celles qui en sont exclues que de satisfaction pour les bénéficiaires. Toutefois, puisque le Président candidat a réaffirmé à Guédiawaye son soutien irréversible aux chefs religieux, il est quand même important de rappeler que la République qui n’a pas vocation à construire (réhabiliter) mosquées, églises ou temples, doit être juste et équitable envers tous les foyers religieux.

Autrement dit, le soutien de l’Etat doit obéir à des critères qui ne relèvent pas de choix politiciens. Mais peut-on reprocher à un candidat à sa propre succession de vouloir gagner la sympathie de potentiels électeurs par les actes qu’il pose ? Toujours dans sa fabuleuse tournée de Guédiawaye, Macky Sall fait dans la menace contre toute tentative de semer le désordre et le chaos dans le pays. Si le président de la République, gardien de la stabilité du pays, est dans son rôle, force est de regretter son option quasi irréversible du tout – répressif d’une opposition qui étouffe et qui a du mal à être écoutée. Or pour avoir une réelle capacité de gouverner, l’autorité de l’Etat doit avoir l’oreille pour entendre. Or, chez nous, elle n’entend plus. Quid de l’opposition ? Si elle reste dans son rôle de sentinelle démocratique et continue de harceler le pouvoir pour faire passer ses revendications légitimes d’un processus transparent, force est de constater que la constellation excessive de candidatures ne lui facilite pas le résultat de l’efficacité. A contrario, elle ouvre un boulevard devant permettre au candidat sortant de parvenir à ses fins. Heureusement d’ailleurs que le parrainage à controverses est venu freiner les ardeurs de candidatures qui frisent la mégalomanie, la combine politicienne et la prétention.

Pour autant, l’heure est grave et les alertes fusent de partout sur les dangers qui guettent le Sénégal. Certes, on objectera qu’à chaque veille d’élection présidentielle au Sénégal, c’est le même climat qui prévaut. Mais cette échéance-ci de l’élection présidentielle me semble être d’une tout autre nature. Les enjeux sont trop importants. Un ministre de l’Intérieur, organisateur des élections, qui affiche publiquement et ostensiblement avec des allures guerrières inutiles sa volonté de faire triompher son candidat de président est chose inédite. On part au combat à armes égales. Ce qui n’est pas le cas au Sénégal pour cette échéance-ci. Et l’entêtement sur un ton martial du Président Macky Sall (Douma ko def, douma ko def, douma ko def), en plus d’être une source de tensions, traduit un manque de sérénité et une nervosité à fleur de peau tout aussi inutiles. Surtout si on est aussi sûr de gagner «dès le premier tour», une incantation rendue tristement célèbre par Ousmane Tanor Dieng du temps de sa splendeur au Parti socialiste et par l’ancien président du Conseil constitutionnel Youssoupha Ndiaye. Macky Sall ne recule pas, il dit qu’il n’a pas peur. L’opposition et les Sénégalais aussi disent n’avoir pas peur de braver forfaitures et mascarades. C’est le temps des turbulences et de la paranoïa.

 Au même moment les populations, dans leur écrasante majorité, j’ai bien dit dans leur écrasante majorité, broient du noir en attendant le bénéfice des fruits de la croissance. Elles veulent aussi vivre du fruit de leur travail pour retrouver leur dignité. Or, du travail, rares sont celles qui en trouvent, quoi qu’on puisse dire. La jeunesse a aussi principalement soif de savoir et de travail par sa volonté de prendre une part active dans la réalisation du destin national. Aujourd’hui elle demeure désemparée, confrontée à l’ennui et au désespoir. Dans le monde rural, la campagne agricole bat sérieusement de l’aile. Elle est même calamiteuse. Reste un autre défi de taille qui sera déterminant et qui devrait se jouer sur les questions éthiques, comme le respect de la parole donnée et le combat contre la transhumance et la mauvaise gouvernance. Il faut savoir et le rappeler qu’en République, l’important ce n’est pas la fonction qu’on occupe mais comment on habite cette fonction. C’est cela qui marque la trajectoire des grands hommes et fortifie nos institutions. Le pouvoir ne doit pas tirer vers l’absolutisme. Son accaparement ne doit pas non plus être une question de survie voire de vie ou de mort pour celui qui l’occupe. Le pouvoir est par nature fragile, précaire et éphémère. C’est pourquoi tout le monde doit revenir à la raison pour faire perdurer la réputation de havre de paix et de tranquillité de notre pays. Quand le cheval trébuche c’est le jockey qui est responsable, a dit l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin dans ses fameuses formules imagées dont il a seul le secret.

Cette formule devrait inspirer le président de la République Macky Sall qui a, encore une fois, les prérogatives constitutionnelles d’installer ce climat d’apaisement et de paix. Pour ce faire, il devrait davantage rassurer par la recherche constante de consensus sur des questions majeures et se garder de toute velléité de raidissement. Il y va du salut de la République et de son salut à lui. Post Scriptum : Paul Kagamé en mission en RDC, mandaté par l’Union africaine pour s’enquérir de la sincérité du scrutin en RDC ? Pourquoi cette funeste ingérence dans ce pays ? Surtout si l’on sait que personne, parmi les présidents de pays membres de l’Union africaine, n’ose même pas avoir à l’esprit de se prononcer publiquement sur ce qui se passe au Rwanda. Un pays présenté comme vitrine mais qui est loin d’être une référence démocratique. Paul Kagamé emprisonne, pousse à l’exil ses opposants les plus irréductibles et organise des simulacres d’élections. L’Union africaine ne pipe mot. Au contraire, elle le chouchoute. Qu’est-ce qui vaut cette vague déferlante de sympathie pour Kagamé ? Son autoritarisme éclairé serait-il source d’inspiration pour Macky Sall ? J’ose croire que non !

PROTÉGER LE CITOYEN FACE À LA VIOLENCE DE L’ÉTAT PAR IBRAHIMA DIAGNE

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Arrivera-t-on à construire une société apaisée sur le lit d’inégalités, de surcroit dans une situation d’usage illégitime de la violence de la part d’un Etat face à ses citoyens ?

#Enjeux2019 – Février 2017 : Elimane Touré est mort dans les locaux de la police du Port.

Avril 2018 : Abdoulaye Timéra est tué sur les allées du Centenaire.

Mai 2018 : Fallou Sène est tué à l’UGB.

Juin 2018 : Seck Ndiaye est assassiné dans sa chambre.

Juillet 2018 : Pape Sarr est tué suite à des actes de torture qu’il a subis.

Cette liste macabre nous interpelle sur le rapport police-citoyens.

– Le manque d’équité dans le traitement entre citoyens est inacceptable –

Les forces de l’ordre sont une composante essentielle d’une démocratie comme la nôtre dans leur rôle de protection des citoyens, et de leurs biens, et de préservation de l’intégrité territoriale de notre pays. Il s’y ajoute le haut sens républicain, dont ont toujours fait preuve sans distinction, les corps de la police, de la gendarmerie et de l’armée. C’est avec ce sens du devoir vis-à-vis de l’Etat et de ceux qui l’incarnent que notre pays a traversé des crises politiques ou sociales difficiles sans qu’une issue militaire ne soit imaginée. Enfin, le Sénégal est parmi les premiers pays contributeurs de force pour les missions de maintien de la paix des Nations Unies. Ce qui prouve encore une fois, la formation de qualité, le sens du devoir et l’esprit républicain qui caractérise ses forces de sécurité et de défense.

Mais il faut reconnaître qu’un problème devient récurrent en interne tant les morts issues de bavures policières se multiplient. Plus grave, il s’agit de l’impunité qui sévit en pareille situation créant ainsi une zone de non droit et un manque d’équité dans le traitement entre citoyens, selon l’appartenance ou non à un corps d’élite de l’Etat.

Dans un pays démocratique, où le droit de marche est consacré par la constitution de 2001, il est normal, voire naturel que les citoyens envahissent la rue pour l’une ou l’autre question inhérente à la vie en société. Mais dorénavant, toute manifestation, notamment politique ou estudiantine, suscite des d’inquiétudes de nombreux observateurs eu égard aux nombreuses bavures qui se soldent par des pertes en vies humaines.

Arrivera-t-on à construire une société apaisée sur le lit d’inégalités, de surcroit dans une situation d’usage illégitime de la violence de la part d’un Etat face à ses citoyens ? Quelle place accorde au citoyen un Etat qui autorise l’usage de balles réelles face à une manifestation de lycéens qui ont manifesté en Casamance pour demander davantage de professeurs ? Notre armée a usé de tirs à balles réelles à l’université Gaston Berger lors d’un mouvement d’humeur des étudiants contre les retards des bourses.

Une organisation comme Amnesty International ne cesse de dénoncer dans ses rapports l’utilisation abusive de la force dans les missions de maintien de l’ordre.

– Un sentiment d’impunité partagé –

Dans la quasi-totalité des pays du monde, il arrive que les forces anti-émeute fassent l’objet d’un usage disproportionné de la force. Récemment en France, la répression violente des CRS face aux manifestants en gilets jaunes, a fait le tour du monde, provoquant une vive émotion.

Mais dans notre pays, les bavures policières s’enchainent sans qu’une prise de parole publique ne soit entendue de la part de ceux qui sont censés gouverner et donc protéger le citoyen de la violence de l’Etat. Ce silence irrigue ainsi une impunité car on n’enregistre quasiment jamais de sanction à l’égard des coupables de violences sur des civils.

En 2018, outre, la condamnation de Mouhamed Boughaleb à 20 ans de prison pour le meurtre de Bassirou Faye, aucune autre sanction n’a été notée pour ce qui relève tout de même d’un crime.

Le ministre de l’Intérieur, à la remise de diplômes de la 44e promotion des officiers de police, annonçait que « la police sanctionnera à chaque fois qu’il y a un cas de bavure. Il y a différentes manières de sanctionner. Elle peut aller de la sanction la plus élémentaire jusqu’à la radiation voire l’emprisonnement ». Le contribuable est en devoir d’attendre protection de la part de ceux qui sont payés par ses impôts. Faillir sur ce sujet est une allégorie d’une faillite plus globale relative à la confiance qui doit exister entre le citoyen et ceux qui sont les délégataires de sa souveraineté.

Il y a un problème réel entre les Sénégalais et leur police ; un lien est rompu depuis très longtemps, et les faits graves relatés plus haut ne permettent pas d’envisager une sérénité dans le rapport. Un débat de grande ampleur est nécessaire sur le sujet du rapport citoyen/forces de sécurité afin de rétablir ce lien de respect et de confiance.

C’est en ayant une police et une gendarmerie républicaines soucieuses d’accomplir leur nécessaire mission dans les limites de la loi, qu’on aura un espace public apaisé et une société qui redonne toute sa confiance à ses hommes en arme. En perspective d’une échéance électorale qui s’annonce tendue, les forces de l’ordre seront encore sollicitées.

Seront-elles à la hauteur pour protéger le citoyen et ne plus exercer sur lui une violence illégitime ?

#Enjeux2019

Ibrahima Diagne est consultant freelance en communication, diplômé de l’Université Gaston Berger.

La menace du syndrome de l’élection présidentielle de 2012 planerait-elle au-dessus de nos têtes ?Par Mody Niang

La stratégie qu’il a très tôt mise en place pour sa réélection est presque arrivée à son terme. Conformément à sa volonté publiquement exprimée par son dévoué Premier Ministre, le Conseil constitutionnel a définitivement validé cinq candidatures, éliminant au passage vingt-deux autres et, en particulier, celle de Khalifa Ababacar Sall (KAS) qui était la principale cible. Le président-politicien ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a tenu à lui faire boire le calice jusqu’à la lie, en le révoquant directement de son poste de maire de Dakar, et indirectement de celui de député. Devant lui, le chemin est désormais ouvert pour un second quinquennat, KAS ne constituant plus une menace pour l’important bassin électoral de Dakar et de sa banlieue. C’est, du moins, sa forte conviction. Il peut donc continuer de dérouler tranquillement son plan. Dans cette perspective, il fait feu de tout bois, y compris du bois sacré de l’Islam, en n’hésitant même pas à inaugurer une mosquée un vendredi saint, avec un folklore indécent.

Pendant ce temps, les quatre candidats et les recalés (de l’opposition) préparent la riposte. Certains d’entre ces recalés n’excluent même pas d’empêcher l’organisation de l’élection présidentielle si leurs candidats en sont exclus. Je ferais montre, à leur place, de plus de réalisme. Quand on ne peut pas mobiliser cent mille (100.000) manifestants pour s’opposer au vote de la loi sur le parrainage, empêcher le président-politicien de modifier unilatéralement le Code électoral ou le contraindre à nommer un ministre de l’Intérieur neutre, je ne vois pas comment on peut empêcher l’élection présidentielle sur l’ensemble du territoire national. Nous avons quand même intérêt à nous rappeler, qu’à quelques encablures de l’élection présidentielle du 26 février 2012, les candidats de l’opposition passaient le plus clair de leur temps, par des manifestations diverses, à s’opposer à la troisième candidature du vieux président-politicien. Pendant ce temps, le candidat Macky Sall déroulait sa campagne aux quatre coins du pays. On connaît la suite. Ce syndrome de 2012 ne nous menace-t-il pas aujourd’hui ?

Je comprends parfaitement l’amertume et l’indignation de mes compatriotes dont les candidatures ont été invalidées. Je me joindrais volontiers à leurs manifestations si j’étais persuadé que celles-ci pourraient atteindre l’objectif déclaré. Nous nous connaissons bien entre Sénégalais et ne devons pas compter sur de fortes mobilisations pouvant faire reculer le président-politicien. J’appelle donc tous mes compatriotes à plus de réalisme. Les candidats recalés avaient une ambition pour le Sénégal. Malgré leur indignation et leur amertume que nous partageons, leur ambition pour le Sénégal devrait rester intacte et être reportée sur l’un des quatre candidats qui feront face au président-politicien. Je ne suis pas sûr que tous ces quatre soient ceux que nous attendions et le choix ne devrait donc pas être facile. Cependant, il devrait s’imposer à tous ceux et à toutes celles qui ont pour ambition de barrer la route au président-politicien et lui substituer l’un des candidats de l’opposition le plus susceptible de porter cette ambition. Nous ne devons surtout pas perdre de vue que la perfection n’est pas de ce monde, que l’imperfection est inhérente à la nature humaine. Parmi les candidats recalés, il y a de fortes personnalités, des compétences avérées et dont personne ne doute de l’intégrité. Je les verrais volontiers rejoindre l’un des candidats dont ils pensent qu’il pourrait incarner leur ambition, leur vision pour un Sénégal nouveau, et constituer une sorte de ceinture de sécurité autour lui. Nous nous retrouverions ainsi avec quatre pôles de l’opposition qui travailleraient ensemble pour sécuriser le reste du processus électoral. Dans cette perspective, ils veilleraient à ce que le Ministre de l’Intérieur et ses services distribuent les cartes d’électeurs, que les militants aillent les retirer et reconnaissent leurs bureaux de vote. Cette dernière précaution est nécessaire avec la carte électorale qui a été à dessein bouleversée. De même, le jour J, les différents candidats devraient être représentés dans tous les bureaux de vote et leurs électeurs rester sur place jusqu’à ce que les résultats soient affichés. Naturellement, auparavant, chacun des quatre candidats s’engagerait par écrit à soutenir celui d’entre eux qui ferait face au président-politicien au cas où il était contraint à un second tour. J’irais plus loin d’ailleurs si je ne craignais pas que mon ami Alioune Tine me traite encore de naïf. Le Sénégal et les Sénégalais étant devenus ce qu’ils sont, il ne serait pas superflu qu’ils jurent sur le Coran de respecter leur engagement. Faute de le faire sur le Coran, ils jureraient au moins devant un jury d’honneur. Ce n’est pas de la naïveté, ce n’est pas superflu, c’est du réalisme. Dans ce pays, nous nous faisons de moins en moins confiance et n’avons pas tout à fait tort avec les nombreuses vidéos qui circulent dans les différents réseaux sociaux.

Personne ne comprendrait en tout cas, que les candidats recalés s’abstiennent et jettent par-dessus bord leur ambition, leur vision pour un Sénégal nouveau. On pourrait douter de la sincérité de cette ambition qui ne serait alors que personnelle. On comprendrait aussi difficilement que deux d’entre eux  se lancent dans l’aventure avec en bandoulière l’objectif d’empêcher le déroulement de l’élection présidentielle. C’est irréaliste, ils n’en ont pas les moyens. Persister dans cette position, c’est faciliter la réélection du président-politicien. C’est aussi la faciliter, en se laissant emporter par ce vent qui veut jeter le discrédit sur un certain candidat. Dans le camp du président-politicien, tout est mis en œuvre pour arriver à cette fin. On l’écoute au téléphone, on se procure ses conversations et ses SMS. Et si on en faisait autant avec les pilleurs de deniers publics de la majorité ! Que de crimes découvrirait-on ! Peut-on se permettre de reprocher à tel ou tel compatriote de soutenir tel ou tel autre candidat, quand on court derrière la candidature du président-politicien ? Ce président-politicien que l’on peut considérer comme un traitre et qui l’est effectivement, lui qui a trahi tous ses engagements, y compris des plus solennels ? Ce président-politicien qui n’a rien à envier aux criminels, puisqu’il l’est lui-même ? Oui, c’est un criminel, puisqu’il commet des crimes et en couvre de très nombreux autres. Son seul décret qui a validé le contrat en faveur de Petro-Tim vaut à la fois crime et trahison. Il en est de même de celui qui a validé le contrat d’exploitation du gaz et du pétrole en faveur de Total que le Ministre Thierno Alassane Sall d’alors avait refusé de signer, le géant français étant classé 5ème et « ayant fait des offres qui sont de loin les pires qu’on ait jamais enregistrés depuis 1985 au moins ». Des crimes, il en a commis bien d’autres depuis le 2 avril 2012. J’invite ses thuriféraires qui en doutent à se reporter à n’importe quel dictionnaire pour savoir que je n’exagère point en traitant leur mentor de criminel. Rien que le choix délibéré qu’il a tôt fait de détruire sans état d’âme la vie politique, sociale et pratiquement humaine de l’ancien député et maire de Dakar vaut un crime. Oui, c’est un crime de condamner l’ancien Maire de Dakar à 5 ans d’emprisonnement ferme et à 5 milliards de francs CFA d’amende, et de laisser les Directeurs généraux du COUD et de la Société nationale de la Poste (pour ne citer que ceux-là) humer l’air de la liberté et continuer impunément leurs forfaits. Alors, les gens qui courent derrière le président-politicien candidat à sa propre succession peuvent-ils reprocher à quelque Sénégalais que ce soit de soutenir l’un des quatre candidats de l’opposition de son choix ? Quand même !

Je réitère donc mon appel aux quatre candidats de l’opposition définitivement retenus par notre fameux Conseil Constitutionnel, à tous les autres dont la candidature a été invalidée comme à tous mes compatriotes qui en ont assez de la gouvernance hideuse du président-politicien, à se mobiliser et à se lancer d’ores et déjà à la conquête des électeurs et des électrices. Peu de jours nous séparent du 24 février 2019. Ne laissons surtout pas le terrain au président-politicien et à son camp ! Mettons-nous plutôt tous au travail et méfions-nous du syndrome de 2012 dont la menace plane au-dessus de nos têtes ! Dakar le 21 janvier 2019

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*