Revue de presse Du Dimanche 20 Janvier 2019

Communiqué final de la Troisième conférence sur l’Emergence de l’Afrique 

Du 17 au 19 janvier 2019, s’est tenue au Centre International de Conférences Abdou Diouf à Diamniadio, au Sénégal, la troisième édition de la Conférence Internationale sur l’Émergence de l’Afrique, CIEA III.

Cette rencontre a été rehaussée par la présence de leurs Excellences :

– M. Macky Sall, Président de la République du Sénégal ;

– M. Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République du Mali ;

– Dr. TUN Mahathir bin Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie ;

– M. Amadou Gon Coulibaly, Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire ;

– M. Lee Ju Young, Vice-Président de l’Assemblée Nationale de la République de Corée et ;

– Mme Ségolène Royal, représentante du Président de la République Française.

La CIEA III a enregistré la participation d’éminentes personnalités des institutions partenaires, notamment Messieurs Achim STEINER, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Akinwumi Adesina, Président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), Hans Peter Lankes, Vice-Président de la Société Financière Internationale du Groupe de la Banque mondiale.

Ont également participé à cette rencontre les dirigeants des institutions internationales et africaines à travers l’Union Africaine, la CEA, la CEDEAO, l’UEMOA, la BOAD, la BCEAO et d’éminentes personnalités du secteur privé, du monde universitaire, des experts et représentants de la société civile.

Plus de 1300 décideurs et experts en provenance d’une cinquantaine de pays à travers le monde ont échangé sur la problématique « Emergence, Secteur privé et Inclusivité ».

Les travaux de cette troisième édition qui ont démarré par une session de haut niveau réunissant les Chefs d’Etat et de Gouvernement, les Chefs d’institution, et les dirigeants d’entreprises, ont permis de mettre en exergue six thématiques majeures sous-jacentes à la problématique de la conférence. Il s’agit de :

promouvoir la stabilité à la fois aux plans politique et sécuritaire mais également de maintenir la stratégie d’émergence sur le long terme ;

Mobiliser des ressources internes et encourager les investissements directs étrangers (IDE) dans les secteurs stratégiques assortis de transferts technologiques ;

Développer le capital humain avec un accès particulier sur l’adéquation formation-emploi ;

Mettre en place un tissu de PME/PMI locales à travers un meilleur accès au financement et une meilleure prise en compte du contenu local dans les projets de développement ;

Elargir la taille des marchés africains à travers des infrastructures de connexion des pays et des réformes propices au développement des entreprises et ;

Amorcer une dynamique d’industrialisation durable pour une meilleure valorisation des matières premières.

Ces thématiques ont été approfondies dans les discussions en sessions plénières et panels parallèles qui ont permis d’apporter des éléments de réponses aux questions relatives à la promotion du secteur privé comme moteur d’émergence, et d’inclusivité, gage de la soutenabilité de l’émergence.

A l’issue des échanges, la conférence de Dakar a émis les recommandations suivantes à l’endroit des acteurs.

Les Etats sont invités à :

mettre en place les conditions d’une stabilité politique, institutionnelle, et sécuritaire et à bâtir une Vision à long terme partagée qui transcende les mandats politiques ;

Maintenir les efforts en matière de réforme de l’environnement des affaires, de réalisation d’infrastructures de soutien à la production et de connexion aux marchés, ainsi que de formation afin de garantir l’employabilité des jeunes ;

Accorder une attention particulière aux réformes fiscales, en vue d’une meilleure mobilisation des ressources internes et ;

Favoriser l’avènement de champions nationaux et régionaux, et développer les échanges intra-africains à travers l’accès à des marchés élargis.

Pour sa part, le secteur privé s’est félicité de la volonté des Etats d’accompagner l’essor des champions nationaux. A ce titre, il devra s’inscrire dans une dynamique à long terme et exploiter les opportunités offertes par les partenariats publics-privés innovants.

Par ailleurs, le secteur privé est appelé à jouer pleinement son rôle dans le processus de valorisation des produits africains par la transformation des ressources naturelles et le recours à l’innovation.

Aussi, reconnait-il l’importance de son rôle dans la mise en œuvre d’initiatives favorisant le développement de la productivité du travail ainsi que l’inclusion sociale et territoriale.

Quant aux partenaires techniques et financiers, ils réitèrent leur soutien aux efforts des États visant la formulation de stratégies d’Émergence et la mobilisation de ressources financières additionnelles.

Ils réaffirment également leur volonté de soutenir l’initiative privée, à travers la dynamisation des guichets y relatifs.

La conférence a reconnu l’importance de la pérennisation et de l’institutionnalisation des rencontres de la CIEA et recommande aux Etats, au secteur privé et aux institutions partenaires de travailler à en faire un puissant levier d’échange d’expériences permettant de garantir la réalisation de leurs ambitions.

Ainsi, la quatrième édition de la CIEA qui se tiendra en mars 2021 à Abidjan, offrira l’occasion de faire une évaluation de cette initiative et d’en tirer les leçons.

Dans cet esprit, un secrétaire exécutif a été nommé en vue d’opérationnaliser dans les meilleurs délais la feuille de route de la CIEA.Fait à Diamniadio, le 19 janvier 2019.LACONFERENCE

DES PARTICIPANTS À LA CIEA APPELLENT À SON INSTITUTIONNALISATION

Diamniadio, 20 jan (APS) – Des participants à la troisième édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA3), ont recommandé samedi aux Etats, au secteur privé et aux partenaires techniques à travailler à son institutionnalisation pour en faire un puissant levier d’échange d’expériences permettant de garantir la réalisation de leurs ambitions.

Ouverte jeudi à Diamniadio, sur le thème : « Emergence, secteur privé et inclusion sociale », la CIEA 3 appelle « les Etats à mettre en place les conditions d’une stabilité politique, institutionnelle et sécuritaire et avoir une vision à long terme partagée, transcendant les mandats politiques ».

 La rencontre appelle aussi à « maintenir les efforts en matière de réformes de l’environnement des affaires, de réalisations d’infrastructures de soutien à la production et aux conditions des marchés ainsi que la formation afin de garantir, l’employabilité des jeunes ».

Pour sa part, le secteur privé s’est félicité de la volonté des Etats, à accompagner, l’essor des champions nationaux.

 A ce titre, souligne le communiqué, « il devra s’inscrire dans une dynamique à long terme et exploiter les opportunités offertes par les partenariats publics privés innovants’’.

« Il est appelé à jouer pleinement son rôle dans le processus de valorisation du produit africain par la transformation de ressources naturelles », ajoute la même source.

 Les partenaires techniques et financiers ont par ailleurs réitéré leur soutien, aux efforts fournis par l’Etat dans la formulation des stratégies d’émergence et la mobilisation des ressources financières additionnelles.

Ils ont réitéré leur soutien, aux efforts fournis par l’Etat dans la formulation des stratégies d’émergence et la mobilisation des ressources financières additionnelles.

Ainsi, la quatrième édition de la CIEA qui se tiendra en 2021 à Abidjan (Côte d’Ivoire), permettra de faire une évaluation de cette initiative et d’en tirer des résultats, conclut le communiqué.SBS/ASB

LE PNUD RÉITÈRE SON ENGAGEMENT POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE

Diamniadio, 20 jan (APS) – L’économiste principal du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Isiyaka Sabo a fait part samedi à Diamniadio, dans la banlieue dakaroise, la volonté de son organisation de soutenir le processus d’émergence de l’Afrique.  

« Nous allons continuer à soutenir les différents pays africains dans la formulation et la mise en œuvre de la stratégie d’émergence », a déclaré M. Sabo, en marge de la cérémonie de clôture de la troisième édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA3), sous la présidence du Premier ministre sénégalais, Mahammed Boun Abdallah Dionne.

 Il a expliqué que cet appui se fera à travers l’initiative « le Lab sur l’émergence », « une sorte de laboratoires où, les gens réfléchissent pour créer des solutions novatrices permettant de relever les défis africains sur l’émergence ».

 L’autre volet, a fait l’économiste en chef du PNUD, consiste à s’engager sur l’élaboration des rapports sur l’état d’émergence en Afrique pour donner la situation.

« Nous pensons que c’est une contribution essentielle, intellectuelle pour accompagner tout ce processus », a estimé Isiyaka Sabo, par ailleurs, membre du comité scientifique de la CIEA3.

 Dans cette perspective, il a invité les Etats et le secteur privé, à travailler en synergie pour le développement et le bien- être des populations, ajoutant que l’objectif « est de répartir les rôles pour que chacun sache ce qui lui incombe ».

 « L’Etat sait organiser, mettre les stratégies, la sécurité alors que le business est dévolu au secteur privé », a précisé l’économiste.

 « Il faut voir comment aider, investir plus, transformer les matières premières en Afrique, créer des chaînes de valeur et plus d’emplois en vue de faire croître la productivité », a-t-il plaidé.SBS/ASB

LE FMI RABAISSE LE TAUX A 6,2%

http://www.seneplus.com _LeQuotidien-Le Fonds monétaire international qui, au départ, avait prévu le taux de croissance du Sénégal à 7%, ou au plus bas à 6,8%, a déclaré hier le situer à 6,2%.

Les effets de la hausse des hydrocarbures et de la baisse des recettes fiscales auront été plus néfastes que l’on avait cru un moment. Le Fonds monétaire international qui, au départ, avait prévu le taux de croissance du Sénégal à 7%, ou au plus bas à 6,8%, a déclaré hier le situer à 6,2%. Ce qui n’est pas catastrophique, mais pousserait à plus de rigueur dans les réformes.

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international a indiqué hier dans un communiqué que le taux de croissance attendu pour l’année 2018 est de 6,2%. C’est moins que les 7,2% de l’année 2017, et c’est encore de loin beaucoup moins que les 7,0% que l’institution de Bretton Woods avait estimés en un premier temps. Il faut croire que la hausse des prix des hydrocarbures a eu des effets beaucoup plus dévastateurs qu’on a voulu le croire au début.

Ces estimations ont été rendues publiques hier, à l’issue de la septième revue de l’Initiative de soutien à la politique économique (Ispe), qui lie le Fmi au Sénégal, qui a pris fin le 14 janvier dernier. Mais les autorités sénégalaises n’ont pas à s’inquiéter de cette appréciation du Fonds qui déclare par ailleurs que la prévision de croissance reste toujours solide, et l’inflation faible. Néanmoins, le déficit fiscal atteint 3,5% à la limite des critères de convergence de l’Uemoa. De même que le déficit du compte courant, qui était déjà élevé en 2017, n’est toujours pas prévu à la baisse en 2018, bien au contraire.

Comme demandé en décembre dernier à Paris par son représentant au Groupe consultatif du Sénégal, le Conseil d’administration a réitéré sa demande de réformes durables pour permettre au pays d’assurer une croissance durable à moyen terme et de faire du secteur privé national la véritable locomotive de ladite croissance.

Si des risques existent qui pourraient remettre en cause les succès de la politique économique menée actuellement, ils ne portent pas sur la conjoncture politique actuelle, s’il faut en croire le Fmi, qui ne fait nulle mention de la situation pré ou post-électorale. L’institution dirigée par Mme Christine Lagarde préfère plutôt mettre l’accent sur les problèmes que pourraient poser une nouvelle augmentation des prix des hydrocarbures, les effets des sécheresses précoces, les menaces sur la sécurité nationale, l’accroissement des coûts du crédit, ainsi que des retards dans la mise en œuvre des réformes pour accroître les revenus et l’investissement privé.

Et pour ce qui est de la dette qui semble être la préoccupation de certains secteurs de la vie nationale, le Fonds estime que les risques de crise sont très faibles au Sénégal, même si «les dynamiques de la dette ont besoin d’être bien contrôlées». Et dans cet ordre, le pays devrait, pendant un bon moment, faire de sa priorité les crédits à taux concessionnels.MOHAMED GUEYE

MACKY SALL À KAOLACK POUR LANCER LES TRAVAUX DE DRAGAGE DU PORT

Kaolack, 20 jan (APS) – Le président de la République, Macky Sall, est attendu ce dimanche à Kaolack (centre), pour lancer les travaux de dragage du port de la capitale du Saloum, dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’infrastructures et d’équipements maritimes (MIEP 2), a appris l’APS.

Le MIEP 2 consiste à construire, d’une part, une drague dénommée « Le Saloum », d’une capacité de 400 m3/h, 2 remorqueurs : Mbossé et Laga Ndong et 2 barges : le Niombato et Bettenty, indique l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM).

La même source ajoute qu’il sera construit, d’autre part, un Terminal hydrocarbures (un débarcadère spécialisé hydrocarbures, une zone de stockage d’hydrocarbures d’une capacité de 11 000 m3 et un système de chargement et de déchargement : pipes, etc.).

Ces navires vont participer à l’amélioration du désenclavement des régions Sud et Centre, notamment, par le dragage des cours d’eau intérieurs et d’autres parties du littoral, à l’effet de renforcer la navigation et la sécurité maritimes, renseigne le communiqué.

« En perspective à la mise en service de ces navires, le personnel spécialisé pour leur exploitation a subi, en Corée, une première formation, du 27 août au 7 septembre 2018. Une seconde suivra, au Sénégal, à l’arrivée de ces unités », lit-on dans le texte. AMD/ASB

LE PM LANCE LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION D’INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES DANS LE SALOUM

Wack Ngouna (Kaolack), 19 jan (APS) – Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a procédé vendredi, au lancement des travaux de construction d’infrastructures routières à Kaolack et à Kaffrine, dans le centre du pays, a constaté l’APS.

  1. Dionne a lancé les travaux de construction de la route Wack Ngouna-Saboya, dans le département de Nioro, dont le montant s’élève à 1, 8 milliard de francs CFA, pour une durée de 12 mois.

 Le projet confié à l’entreprise Jean-Lefebvre, englobe une bretelle passant par Kotanko et ira jusqu’à Keur Tapha, a dit le Premier ministre lors de la cérémonie de lancement, en présence du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse et du ministre des Infrastructures, Abdoulaye Daouda Diallo et de plusieurs autres autorités administratives et locales.
Auparavant, le Premier ministre a lancé officiellement les travaux d’aménagement et de Bitumage de la route Kaffrine-Ganda, entièrement financée par l’Etat du Sénégal à travers le Budget consolidé d’investissement (BCI).

D’un coût de 15,8 milliards de francs CFA, cette infrastructure routière est « une doléance de quarante ans des populations de Kaffrine qui est en train d’être prise en charge par l’Etat du Sénégal’’, a déclaré Dionne.

 « Ce projet est l’aboutissement de la volonté du chef de l’Etat de doter tout le pays d’infrastructures routières pour assurer une meilleure connectivité des territoires afin d’accroitre les opportunités d’échange avec le reste du pays et l’extérieur », a-t-il dit.

Il a indiqué que le projet va « permettre d’impulser une nouvelle dynamique économique à la région de Kaffrine à travers une intensification des échanges et des activités agricoles, halieutiques, pastorales et la production de services divers ».

 « Cette route jouera un rôle déterminant dont le désenclavement de la région de Kaffrine et renforcera en même temps les possibilités d’une meilleure valorisation des potentiels de la région », a ajouté le Premier ministre.
En marge de la cérémonie de lancement des travaux de la route Kaffrine-Ganda, cinq minibus neufs ont été remis aux opérateurs de transport de la région de Kaffrine, pour un coût de 94,5 millions de francs CFA .Ce programme est mis en œuvre par le Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD) AMD/ASB

Ciea 2019 : Boun Abdallah Dionne, Premier ministre : ‘’Il y a quelque chose qui coince’’

https://www.dakaractu.com Les rideaux sont finalement tombés ce samedi 19 janvier 2019 à Diamniadio où se tenait la 3e Conférence internationale sur l’émergence en Afrique (Ciea) tenue à Dakar. À la cérémonie de clôture de cette rencontre internationale, qu’il a présidée, Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier ministre, a relevé la nécessité pour les autorités africaines de passer à l’action après toutes ces conférences tenues de part et d’autre.

‘’Nous avons fait beaucoup de conférences. Mais, si on continue d’en faire, c’est parce qu’il y a quelque chose qui coince. Je pense que le problème que nous avons aujourd’hui, c’est le pragmatisme. On a beaucoup réfléchi. Les modèles sont là’’, a-t-il dit. Il a aussi évoqué la nécessité et l’importance, pour le Sénégal, d’avoir le parc industriel si on veut aller vers l’émergence. L’occasion a été mise à profit par le chef du gouvernement pour s’insurger contre l’absence de technologies nécessaires pour la confection de certains produits. ‘’Même les boutons, on les importe en Afrique. On n’a même pas de technologie pour en fabriquer. Même les couteaux, les cuillères et les clous on les importe. Donc, à ce rythme l’émergence peut prendre du temps’’.

Dans la course vers le développement, dira-t-il, le Sénégal a aussi besoin d’ouvriers et d’artisans. Et si dans notre pays ‘’on a beaucoup d’agrégés en philosophe’’, il se trouve selon lui, qu’on a très peu de ferrailleurs, de plombiers, de soudeurs métalliques.’’ (…) Si on veut aller vers l’émergence, il faut transformer tout ça. En Afrique, sur une population mondiale d’un milliard d’individus, nous sommes plus de 300 millions à acheter des téléviseurs, des véhicules. 300 millions d’Africains qui ont un pouvoir d’achat’’, regrette le Premier ministre qui en a profité pour appeler le secteur privé à prendre des risques.

‘’On a beaucoup fait, il faut que le secteur privé prenne le relais’’

‘’Dans le secteur privé, il faut des capitaines d’industrie. Il faut au secteur privé de prendre des initiatives et de saisir les opportunités. Il faut qu’on arrête d’importer des clous et des cuillères et qu’on le fasse nous-mêmes. On a beaucoup fait, il faut que le secteur privé prenne le relais, des concessions et des risques. Des démonstrations ont été faites avec succès. Le gouvernement a fait des autoroutes à péage qui marchent bien et qui gagnent de l’argent. C’est au secteur privé de prendre le relais’’. Mohammad B. Abdallah Dionne a aussi déploré l’obligation de visas imposés aux Africains dans le continent. ‘’Pour aller dans certains pays, en Afrique, il faut des visas : il y a problème ! Au niveau communautaire, il n’y a pas de problème. Mais dès qu’on change de région, il faut un visa. Donc, il y a de petits problèmes sur lesquels au-delà des grandes conférences, il faut que vous secteur privé et nous (Etats) allions dans le sens du règlement de ces problèmes’’.

En conclusion, il a assuré, devant les parties prenantes de cette rencontre, que ‘’toutes les recommandations de la Ciea seront suivies. En ce qui nous concerne et la mise en œuvre sera évaluée régulièrement’’

ACTIVITES PETROLIERES ET GAZIERES : Ismaïla Madior Fall pour le renforcement du dialogue entre les acteurs

http://www.enqueteplus.com Le droit des activités pétrolières et gazières était, hier, au cœur des débats, lors d’un colloque international initié par le ministère de la Justice, en partenariat avec des Organisations de la société civile telle que l’ONG 3D.

Le Sénégal continue de peaufiner sa stratégie en matière de gouvernance des ressources extractives. Sous l’égide du ministère de la Justice, un colloque international sur le droit des activités pétrolières et gazières a été lancé hier. Pendant deux jours, d’éminents experts vont cogiter sur cette thématique devenue centrale dans l’espace public sénégalais. Code pétrolier, contenu local, répartition des revenus issus du pétrole et du gaz, accès à l’information… étaient sur toutes les lèvres. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall, revient sur les enjeux : ‘’Avec notre nouveau profil de pays producteur de pétrole, il faudrait que les acteurs (l’administration, la société civile, les magistrats…) s’imprègnent de ce qu’on appelle les activités juridiques liées aux industries extractives (droit minier, droit pétrolier, droit des investissements, entre autres)’’. Pendant longtemps, rappelle le professeur, le bassin sédimentaire du Sénégal n’était pas très prometteur. Il fallait donc mettre en place un cadre juridique attractif pour les investisseurs.

Toutefois, si l’on en croit le ministre de la justice, le Sénégal semble bien avoir changé de paradigme. ‘’Avec les découvertes récentes de pétrole et de gaz, renseigne-t-il, c’est tout à fait normal que le pays se dote de nouveaux instruments pour augmenter ses gains dans l’exploitation des produits pétroliers’’. D’où la nécessité, selon lui, de placer cette question au cœur des priorités. Poursuivant, Ismaïla Madior Fall déclare : ‘’Avant, on ne parlait pas beaucoup de ces questions. Il en est ainsi du droit pétrolier, du contrat pétrolier, du contentieux… Maintenant, il nous faut non seulement en parler, mais aussi, nous devons nous familiariser sur le contexte juridique international. Nous devons également nous imprégner des normes internationales : c’est-à-dire les conventions, les normes standards en matière d’encadrement juridique. Les contentieux en matière de pétrole et gaz’’.

Alors que certains membres de la société civile regrettent leur manque d’implication dans le processus d’élaboration de la nouvelle législation, le ministre, lui, s’en défend. Il informe : ‘’Par rapport à la loi sur le contenu local, pas plus tard qu’avant-hier (mercredi), le ministre en charge des hydrocarbures avait organisé une rencontre de partage avec les membres du secteur privé, parce que c’est eux qui sont le plus concernés. Il y a également eu une démarche inclusive dans l’élaboration du Code pétrolier. C’est aussi dans ce même souci de concertation que s’inscrit ce colloque organisé en partenariat avec l’ONG 3D’’.

Poursuivant, le ministre de la Justice se félicite que le Sénégal ait pris la résolution de mettre en place tout un arsenal juridique, avant de passer à l’exploitation. ‘’C’est l’une des premières fois, dans un pays, qu’avant même que l’on ne passe à l’exploitation, que l’on puisse se doter de tout l’arsenal juridique nécessaire, tout l’environnement institutionnel pour l’encadrement du secteur, pour s’aligner les meilleurs standards de gouvernance’’. Le ministre estime que ‘’toutes les dispositions sont prises dans le cadre de la loi sur le contenu local pour permettre aux entreprises sénégalaises de tirer profit de cette exploitation des ressources’’.

Dans la même veine, face aux accusations de gestion nébuleuse du pétrole et du gaz, IMF rétorque : ‘’Nous sommes dans un contexte préélectoral. On politise toutes les questions et on exagère un tout petit peu. En vérité, le Sénégal est l’un des rares pays au monde qui publie tous les contrats miniers et pétroliers, alors même que ce n’est pas une exigence e l’ITIE. Ce qui lui a valu la meilleure note de progrès satisfaisant qui est la meilleure note prévue par cette norme internationale’’.

Moundiaye Cissé : ‘’Il n’est pas encore trop tard’’

Membre de la société civile et partie prenante au colloque, le directeur exécutif de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé appelle pour sa part à un renforcement de la collaboration sur ces questions hautement prioritaires. ‘’Nous sommes des fervents défenseurs d’une coproduction des politiques publiques. Il faut une démarche inclusive pour l’élaboration des politiques publiques. C’est pourquoi, quand le ministre a pris cette décision, nous nous sommes dit que c’est une opportunité pour la société civile de participer au processus. Ce colloque répond au besoin d’accès à l’information. Cela permet aussi une mise à niveau de l’ensemble des acteurs’’, argue-t-il.

Selon lui, le Sénégal a certes fait des progrès avec le nouveau code pétrolier, mais il faut les consolider. ‘’Nous estimons que la société civile n’a pas été suffisamment impliquée, comme l’avait promis le chef de l’Etat, mais ce n’est pas encore trop tard. Des colloques comme ça nous permettent de nous rattraper et de rectifier le tir. Il faut une démarche de complémentarité entre les acteurs de la société civile que nous sommes et l’Etat pour une bonne prise en charge des préoccupations des populations’’, a-t-il souligné.

DIVULGATION DES BENEFICIAIRES REELS : Mankeur Ndiaye annonce un RCCM pour 2020

Président de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, le ministre Mankeur Ndiaye est, pour sa part, revenu sur l’importance du cadre normatif dans la gouvernance des industries extractives. ‘’La chose juridique occupe une place pionnière dans la chaine de valeur des industries extractives. C’est ce qui détermine l’ensemble des règles régissant le secteur extractif, de l’octroi des permis et licences au partage et à l’utilisation des revenus. Donc, ce colloque est une belle occasion pour réfléchir sur les enjeux juridiques liés à l’exploitation du pétrole et du gaz dans notre pays’’, a-t-il indiqué.

Selon lui, la transparence est un volet important, dans la mesure où, c’est une gestion transparente qui permet d’attirer les investisseurs. Il informe : ‘’Je suis heureux de constater que certaines communications de ce colloque portent sur la transparence des bénéficiaires effectifs. C’est ce qu’on appelle la « propriété réelle ». Celle-ci est un outil qui permet d’attirer des investissements étrangers de qualité et de créer un environnement favorable pour toutes les entreprises, de lutter contre la corruption, l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent, d’anéantir le risque de conflits d’intérêts, en évitant les flux financiers illicites, en augmentant les revenus des Etats’’.

Toujours dans ce volet, le président de l’ITIE rappelle le protocole d’accord signé avec le département de la Justice sur l’encadrement de la divulgation des bénéficiaires effectifs. ‘’Nos services, dit-il, sont en train de finaliser le projet de texte qui fixe le cadre juridique. En effet, le Comité National ITIE, après une étude de diagnostic, a identifié le Registre de Commerce et de Crédit Mobilier (RCCM) comme étant la structure institutionnelle devant recevoir les informations sur les bénéficiaires effectifs. Je profite de ce moment pour saluer l’engagement de vos services à collaborer pour la création d’un Registre sur les bénéficiaires effectifs à l’horizon 2020’’.

Mais, malgré les multiples efforts, Mankeur Ndiaye estime qu’il y a encore des progrès à faire. ‘’Pour arriver à des contrats pétroliers plus équitables en termes d’exigences fiscales et de justice sociale, il nous faut travailler au renforcement des capacités de nos pays en expertise technique, juridique et financière’’, souligne le président du comité national ITIE MOR AMAR

FILIERE AVICOLE- BILAN 2017 : Les bons chiffres de l’aviculture

http://www.enqueteplus.com L’année 2017 a été faste pour la filière avicole, ainsi que l’a révélé, avant-hier, le ministre de l’Elevage en listant les performances réalisées et annonçant les perspectives pour le renforcement du secteur.

Dans le secteur avicole, 2017 a été un bon cru qui augure de belles perspectives. Le ministre de l’Elevage et des Productions animales a donné, avant-hier à Diamniadio, les chiffres qui traduisent cette bonne santé de la filière. Elle annonce 48 millions de poussins mis sur le marché pour un chiffre d’affaires de 21 milliards de francs Cfa. 790 millions d’œufs de consommation pour un chiffre d’affaire 47,5 milliards de Cfa et la production de 61 000 tonnes de viande de volaille pour un chiffre d’affaire de 98 milliards de francs Cfa. ‘’Ainsi, le chiffre d’affaire de l’aviculture, en 2017, s’est élevé à un montant de plus de 166 milliards de francs Cfa. La production cumulée des couvoirs, est passée de 8 millions de poussins, par an en 2009, à plus de 2 millions de poussins par semaine en 2017. Les usines d’aliments sont en mesure de produire, par jour, plus de 3.000 tonnes de probande d’une qualité de haute facture’’, se réjouit le ministre. Qui souligne que ‘’les investissements consentis dans la filière sont estimés à un peu plus de 200 milliards de francs Cfa’’. Aminata Mbengue Ndiaye de rendre hommage aux promoteurs privés.

Ainsi, l’Etat du Sénégal s’est fixé l’objectif de renforcer le dynamisme de la filière avicole nationale, à travers une meilleure gestion sanitaire et technique des exploitations avicoles. Comme l’a annoncé le ministre de l’Elevage et des Productions animales qui procédait à Diamniadio à la remise de certificats de spécialités aux métiers de l’aviculture, à la première cohorte de 189 jeunes qui viennent de terminer leur formation.

Selon Aminata Mbengue Ndiaye, qui décrit l’aviculture comme un maillon très dynamique du secteur de l’élevage, cela a commencé depuis 2005 avec le protectionnisme du Sénégal dû à la menace de la grippe aviaire. Une décision renforcée en 2012 par le président Macky Sall qui, à l’en croire, a affiché « sa ferme volonté de maintenir le statu quo, afin de donner le nécessaire à notre filière, pour qu’elle s’organise, se renforce et soit à terme en mesure de faire face à la rude concurrence du marché international », a-t-elle précisé.

Le maillon faible

Cependant, il demeure un maillon faible de la filière avicole qui est la faible professionnalisation des acteurs. Pour combler ces insuffisances, le ministère de l’Elevage et des productions animales s’est engagé dans le projet formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité (Fpec). Un projet mis en place par l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique nationale de formation professionnelle et technique, financé par la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (Afd) pour l’élaboration d’un programme d’appui à la formation professionnelle.

Le ministre de la formation professionnelle de l’apprentissage et de l’artisanat, venu assister à la cérémonie, annonce que le gouvernement du Sénégal a mis à la disposition du cluster avicole, un réseau de centres de formation d’un coût global de 7 milliards de francs. Avant de préciser que, parmi ces 189 jeunes certifiés, il y a 99 agents de conduite d’élevage poulets de chair, 68 agents en conduite d’élevage de poulets pondeuses et 22 agents de couvoir. Ces deniers ont été formés en 6 mois sous la coordination et la supervision de la direction des examens et concours professionnels et certifications du ministère de la formation professionnelle, l’apprentissage et de l’artisanat. PAPE MOUSSA GUEYE

LE GRAND CADRE ANNONCE LE DÉPÔT D’UN PRÉAVIS DE GRÈVE

Dakar, 18 jan (APS) – Le Grand Cadre des syndicats d’enseignant a annoncé vendredi le dépôt d’un préavis de grève pour ’’exiger le respect des accords et la prise en charge significatives des préoccupations des enseignants’’.
Dans une déclaration dont l’APS a obtenu copie le Grand Cadre fait état de ‘’manquements réels de la part des autorités dans la prise en charge des préoccupations des acteurs de l’éducation, de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle’’.
Le Grand Cadre demande ‘’le respect de tous les accords signés avec les syndicats d’enseignant le 17 février 2014 et le 30 avril 2018, le respect du principe de la gestion démocratique des personnels d’enseignants, l’augmentation substantielle de toutes les indemnités’’.

Dans ces revendications figurent ‘’le relèvement de manière substantielle de la part réservée à la petite enfance et au préscolaire dans le budget de l’éducation, la diligence dans la mise en place des crédits aux logements (DMC), la fin des lenteurs administratives (sortie des actes, alignement, paiement de tous les rappels) et l’effectivité des parcelles pour le +Groupe des 8+ syndicats non attributaires de parcelles’’. OID/AKS

Papa Khaly Niang : « L’Asp n’est pas supplétif à la police et la gendarmerie. Il est complémentaire aux tueurs de la sécurité publique . »

En tournée dans la région de Kaolack conformément aux directives du président de la République Me Pape Khaly Niang procède à l’évaluation des agents de la sécurité de proximité, après 5 années de service rendus à la nation. Lors d’une rencontre tenue au Conseil départemental de Kaolack qui a vu la participation des autorités administratives et locales de la région, le directeur de l’agence à la sécurité de proximité a également reçu les asp pour avoir une idée sur leurs avis et recommandations.

Sur place, le directeur de l’agence a apporté des éclaircissements sur la mission des asp. À l’en croire, les asp ne sont pas des supplétifs à la police et la gendarmerie, ses agents sont plutôt complémentaires. « Un asp ne doit officier que dans le cadre d’une activité couverte par la police ou la gendarmerie. À chaque fois qu’un asp travaille dans la circulation, il y’a un acteur de la sécurité publique à ses côtés, sauf si la fluidité de la circulation ne n’écessite pas une interpellation pour contrôler le permis de conduire… »

« Facebook: Signature pour libérer Gbagbo, Stop à l instrumentalisation de la CPI.

Bonjour,
Je viens de signer la pétition « Facebook: Signature pour libérer Gbagbo, Stop à l instrumentalisation de la CPI. Veuillez signer » et je souhaitais savoir si vous voudriez nous aider en ajoutant votre signature.
Notre objectif est d’atteindre 15 000 signatures et nous avons besoin de plus de soutiens. Pour en savoir plus et pour signer, c’est ici:
http://chng.it/rvtP2nwm4Z
Merci!Babacar

Gala CJRS : L’Obs et la Rfm sur le podium

iGFM-(Dakar) Le 9e gala annuel de la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) s’est tenu cette nuit, au King Fahd Palace.

Au niveau des récompenses, Youssouph Bodian de la RFM a remporté le prix du meilleur reportage Radio.

Abdoulaye Sinkaré de la RTS a quant à lui remporté celui du meilleur reportage Télévision.

Elimane Ndao de la Rts.sn a lui aussi été sacré en s’adjugeant le meilleur reportage Presse en ligne.

Makhaly Diack Ndoyé du journal L’Observateur a fini troisième juste après sa collègue Codou Badiane qui pointe au deuxième rang derrière Seydou Bilal Diallo du quotidien L’As premier au niveau de la presse écrite.

Enfin, le prix spécial Médias et Droits de l’Enfant revient à Kaltoum Gueye de la RTS.IGF

YOUSSOUPHA DIALLO,PROCUREUR, SUR LE SCANDALE DES 94 MILLIARDS:«ON PEUT ENTENDRE TOUT LE MONDE »

http://www.emedia.sn En service à Mbour et auteur de l’ouvrage « le Procureur de la République : La pratique du Parquet », Youssoupha Diallo a évoqué, face à Mamoudou Ibra Kane dont il était l’invité au « Jury Du Dimanche » de ce 20 janvier, l’affaire des « 94 milliards », concernant notamment les accusations de détournement portées sur le Directeur des Domaines, Mamour Diallo, et celles de conflit d’intérêts contre Ousmane Sonko, candidat à la présidentielle. Sans aller dans le fond du sujet, Youssoupha Diallo précise que le Procureur a un pouvoir d’auto-saisine.

« Je ne suis pas saisi personnellement du dossier, je ne sais pas de quoi il retourne mais dans ce cadre bien précis, pour rester dans les généralités, je dirai que le Procureur a un pouvoir d’auto-saisine. Dans le cadre de l’exercice de l’action s’il décide d’ouvrir une enquête, il est le maître de l’opportunité des poursuites ». Il soutient qu’il est envisageable, que toutes les personnes citées dans le scandale foncier estimé à hauteur de 94 milliards F CFA dont le Directeur des domaines, Mamour Diallo, le candidat à la présidentielle Ousmane Sonko et le journaliste Madiambal Diagne, puissent être entendus dans le cadre d’une éventuelle enquête. « On peut entendre tout le monde, motive-t-il. Sauf s’il y a des personnes protégées par une immunité mais l’audition d’une personne dans le cadre d’une enquête, il n’y a pas de limite. »

Vous pouvez écouter l’intégralité de l’émission « Le Jury du Dimanche » de ce 20 janvier 2019, avec le magistrat Youssoupha Diallo. DIE BÂ

LES GERMES D’UNE VIOLENCE DANS LA PÉRIODE PRÉ-ÉLECTORALE AU MENU DES DÉBATS

http://www.emedia.sn L’Historien Abdourahmane Ngaïndé et le spécialiste en Sciences politiques Mamadou Hady Dème, étaient les invités d’Alassane Samba Diop, ce dimanche, 20 janvier 2019, dans l’émission « LR du temps », sur iRadio (90.3 FM). Au menu des débats, les deux professeurs de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) ont évoqué, entre autres sujets, les germes d’une violence programmée dans cette période pré-électorale.

Mamadou Hady Dème, qui campe « le contexte assez particulier de l’élection présidentielle du 24 février 2019 », explique : « Nous sommes dans une période pré-électorale assez sensible. Cela est perceptible dans les rues de Dakar avec le déploiement des forces de l’ordre dans les différentes artères mais aussi la frustration emmagasinée par une certaine opposition suite à la publication de la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle. Nous nous acheminons vers une élection assez particulière en ce sens que nous sommes en phase expérimentale de ce qu’on appelle le parrainage. Si on replace ce système dans son contexte, il a été mis en place pour rationnaliser les candidatures à l’élection présidentielle parce que suite aux élections législatives, on s’est retrouvé avec 47 listes et cela a posé un problème d’organisation des élections du 30 juillet 2017. Il fallait réfléchir sur un mécanisme qui puisse permettre de rationnaliser les candidatures. »

Pour sa part, Abdourahmane Ngaïdé ne masque pas son inquiétude. Il soutient « qu’il y a quelque chose qui peut nous faire trembler » surtout face « au poids que représentent les deux pointures (que sont) Khalifa Sall et Karim Wade », écartés de la liste provisoire rendue publique par le Conseil constitutionnel le 13 janvier dernier. Mettant l’Etat devant ses responsabilités, l’Historien indique qu’il doit assurer « la tranquillité des populations. » « En amont du parrainage, poursuit-il par ailleurs, il y a aussi des choses. Il y a des accumulations de frustrations qui se sont étalées sur le temps et qui peuvent être des catalyseurs de violences. »

Mamadou Hady Dème ajoute qu’à défaut de rationnaliser les partis politiques, il faut le faire pour les candidatures. Pour lui, le problème fondamental, c’est qu’on assiste à une fragilisation de nos Institutions qui se répercute sur le processus électoral, sur l’espace politique. « C’est ce qu’on a vu avec le parrainage qui a permis d’avoir une liste provisoire de cinq (5) candidats parmi les plus représentatifs de l’espace politique sénégalais, détaille-t-il. Lorsqu’il fallait retirer les fiches de parrainage, il y avait une centaine de candidats à la candidature. Aujourd’hui, on se retrouve avec cinq. »

Abdourrahmane Ngaïdé revient à la charge et recommande de « faire retrouver à nos Institutions leur sacralité en ayant confiance à ces Institutions mais aussi à ce que ces Institutions dictent comme règles du jeu. C’est de cette manière qu’on pourrait pacifier l’espace politique. »

Présidentielle 2019 : Jour de vérité pour Karim Wade et Khalifa Sall

Seneweb.com | Les choses seront claires ce soir (ou avant) à propos du nom des candidats à la présidentielle du 24 février 2019. Selon des informations obtenues par Seneweb, les 7 Sages du Conseil constitutionnel vont afficher, devant le siège de ladite juridiction, la liste définitive des candidats retenus pour ce scrutin.

Dans sa décision du 13 janvier, le Conseil avait retenu provisoirement cinq candidats. Il s’agit de Macky Sall (Bby), Madické Niang (Madické 2019), Ousmane Sonko (Pastef), Idrissa Seck (Rewmi) et El Hadj Issa Sall (PUR).

Recalés, Karim Wade (PDS), Khalifa Sall (Taxawu Sénégal) et Malick Gackou (Grand Parti) avaient introduit de nouveaux recours pour contestation.Qui passera, qui ne passera pas? Les Sénégalais seront édifiés dans quelques heures.Salla GUÈYE

Publication liste définitive des candidats: Moussa Tine appelle les 7 sages à prendre leurs responsabilités

https://www.pressafrik.com Le Conseil constitutionnel va rendre ce dimanche 20 janvier dans la soirée, la liste définitive des candidats qui prendront part à la présidentielle du 24 février 2019. La coaltion Manko Taxawu Senegaal qui estime que la candidature de Khalifa Sall est une évidence juridique, appelle les 7 sages à prendre leurs responsabilités face à l’histoire.

Le président de l’Alliance Pentio et membre de la coalition Manko Taxawu Senegaal attire l’attention des 7 sages du Conseil constitutionnel. Selon Moussa Tine, «aucune loi ne peut expliquer l’invalidation de la candidature de Khalifa Ababacar Sall».

«La candidature de Khalifa Sall est une évidence juridique, c’est-à-dire que personne, ici au Sénégal ne peut sortir un seul argument de droit qui montrerait que Khalifa Sall n’a pas le droit de se présenter à la candidature à l’élection présidentielle de 2019 » déclare Moussa Tine.

Le président de l’Alliance Pentio et membre de la coalition Manko Taxawu Senegaal de poursuivre : «Devant l’évidence de la candidature de Kahlifa Sall, je voulais demander solennellement au Conseil constitutionnel que si ils n’ont d’autres choix d’invalider la candidature de Khalifa Sall, si on n’a pas laissé aux membres du Conseil constitutionnel un autre choix que celui de prononcer le rejet de la candidature de Khalifa Sall, je leur demande, au moins une seule chose, c’est de savoir que le Sénégal ne s’arrête pas à Khalifa Ababacar Sall et qu’il y a un jour après l’élection présidentielle du 24 février 2019.»

«Je leur demande au moins de changer la motivation qu’ils ont avancé pour invalider la candidature de Khalifa Sall», conlut-il sur Sud Fm.Aminata Diouf

Moussa Taye met en garde : «que les juges du Conseil constitutionnel ne prennent pas de décision qui pourrait être fatale à la stabilité du pays»

http://www.dakarmatin.com Le conseiller politique de Khalifa Ababacar Sall monte au créneau pour lancer une sérieuse mise en garde à l’endroit des 7 juges du Conseil constitutionnel, qui doivent publier ce dimanche 20 décembre la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019.
Selon Moussa Taye, « le ministre de la Justice et la hiérarchie judiciaire et leurs avocats mercenaires ont lamentablement échoué dans la mission qu’ils avaient reçue de faire éliminer Khalifa Ababacar Sall par la voie judiciaire avant les élections ».
Raison Pour laquelle, selon lui  « ils cherchent à tracer la voie au Conseil constitutionnel en prétendant que seuls les candidats admis peuvent faire un recours ». Ce qu’il trouve « aberrant » et scandaleux.
Taye d’avertir « C’est pourquoi, je voudrais interpeller hic et nunc les juges pour leur dire de prendre leurs responsabilités devant l’histoire et de ne point commettre d’erreurs qui seraient fatales à la stabilité de notre pays ».
Selon lui, « Aujourd’hui, la loi de notre pays permet à Khalifa Ababacar Sall de se présenter à l’élection présidentielle de février 2019. Alors que les membres du Conseil constitutionnel respectent leur serment et refusent systématiquement les pressions d’où qu’elles proviennent, fussent-elles du Président de la République ou de son ministre de la Justice »

Candidature Khalifa Sall : Cheikh Bamba Dieye promet de faire face au régime en cas d’invalidation

https://www.pressafrik.com Le leader du Front pour le socialisme et la démocratie, Cheikh Bamba Dièye, invité de l’émission Grand Jury de la Rfm, a prévenu que l’opposition va résister, en cas de rejet de la candidature de Khalifa Sall dont la liste définitive sera rendue publique ce dimanche par le Conseil constitutionnel.

C’est Macky Sall lui-même qui a créé les conditions de la violence. D’abord en refusant de se conformer à la constitution, en s’attaquant de manière délibérée à ses adversaires politiques dans le but de les écarter de la compétition électorale. Il s’est acharné sur notre dispositif électoral, il l’a assombri et l’a enfoncé dans les ténèbres. Si on fait une lecture objective de la constitution, il est du droit de chaque citoyen, lorsque la loi ne s’applique plus à tout le monde, de résister et de faire face », dit l’ancien maire de Saint-louis.

Selon lui, notre sécurité, c’est de respect strict de la loi, par tous les citoyens, par les autorités politiques et le président de la République. Si vous voulez expulser plus de 20 candidats qui se sont battus depuis des années pour préparer quelque chose et qui ont légitimement le droit d’y être, c’est vous même qui créez les conditions de la violence et aucun citoyen ne devra accepter, je dis bien et j’assume cet état de fait. Résister est une obligation, se battre un devoir. Nous aussi nous mettrons tous les moyens pour faire face ».Salif SAKHANOKHO

Moubarack LO : »Le Bilan N’est Pas Suffisant Pour Réélire Un Président»

https://www.walf-groupe.com Le bilan va compter le jour du scrutin, mais il ne sera pas suffisant. L’économiste Moubarack Lo affirme que si on se fiait uniquement au bilan, le président Abdou Diouf serait réélu.

Il faudra au président Macky Sall, candidat à sa propre succession, plus qu’un bilan pour se faire réélire. Observateur de la société civile, Moubarack Lo affirme que ses réalisations à elles seules, ne suffisent pas à le faire triompher en février 2019. «Le bilan compte, mais le bilan n’est pas suffisant», déclare Moubarack Lo. «En 2000, le bilan du président Abdou Diouf, disons sur le plan purement analytique, n’était pas mauvais, il était même assez bon. Si c’était simplement son bilan, il avait sans doute des chances d’être réélu, mais les électeurs ne votent pas toujours pour le bilan», poursuit-il. Le camp du pouvoir compte sur le bilan du président Macky Sall pour un second mandat. Mais Moubarack Lo souligne que le bilan économique, même le bilan des infrastructures n’est pas le bilan de l’emploi, ni de la qualité de vie ressentie par chacun dans sa maison. «Ce n’est pas non plus le bilan des perceptions», dit-il, ajoutant qu’il faut regarder plusieurs aspects. Car à l’en croire, il y a l’économie certes qui est là avec un taux de croissance de 6,6 % en moyenne depuis 2015, deuxièmement il y a un bilan infrastructurel, mais selon lui, il y a la réalité et la perception. Il explique que celui qui n’a pas d’emploi quel que soit ce que vous lui dites, il dira qu’il n’a pas d’emploi et qu’il ne bénéficie pas de la croissance. Troisièmement, une élection c’est aussi l’offre politique, d’après lui. «Il y a le bilan, mais il y a aussi les perspectives que proposent les autres. C’est tout cela qui va jouer», dit-il.

D’autre part, Moubarack Lo qui s’exprimait en marge de la 3e conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique, affirme que nous vivons une situation exceptionnelle avec une élection présidentielle sans le Pds et Khalifa Sall. Et pour cause, il soutient que le Pds n’est plus celui d’avant et son leader historique vit à Paris. «A situation exceptionnelle, conditions exceptionnelles aussi. Ce qui est en train de se passer ce n’est pas une situation où tout est normal parce que si le Pds était tel qu’il était, il est clair qu’il se serait dans doute mieux organisé», poursuit-il, refusant de voir la main du pouvoir derrière leur exclusion de la course à la présidentielle. Moubarack Lo affirme que dans la vie, il faut juger ce dont on est sûr. Et selon lui, la seule chose sûre c’est que le Conseil constitutionnel s’est fondé sur le droit pour dire que ces deux ne peuvent pas être candidats. «Je suis juste un observateur de la société civile. Je ne peux me fonder que sur ce que dit le Conseil constitutionnel. Maintenant, si demain, il y a un argument juridique valable qui dirait que le Conseil constitutionnel n’a pas dit le droit, ce serait dans ce cas autre chose. Mais pour l’instant, c’est argument contre argument. Qui a la vérité, je ne sais pas», affirme Moubarack Lo.Charles Gaïky DIENE

Sonko à ses détracteurs: « leurs seules et uniques armes, se résument à…. »

http://www.dakarmatin.com Ousmane Sonko, candidat du Pastef à l’élection présidentielle sénégalaise du 24 février a répondu à ses détracteurs lors d’un meeting samedi à la Place de la Nation. « Leurs seules et uniques armes, se résument à la diabolisation, à la calomnie et aux insultes : je les comprends bien, un adage bien de chez nous dit une bouche ensanglantée ne saurait débiter autre chose que des insanités », dit-il.
Cette réaction fait suite à plusieurs accusations contre sa personne dont la plus récente est l’affaire Tullow oil, une compagnie pétrolière canadienne, qui l’aurait financer à hauteur de 117 millions Fcfa pour financer sa campagne.
Le Patriote affirme qu’il n’a peur de rien, ajoutant que la peur s’est plutôt agrandie du côté du pouvoir. Revenant sur les débuts du parti, Pastef; créé en 2014, l’ancien directeur des impôts révèle: « Nous étions un minuscule groupe de parfaits anonymes, des étudiants et de hauts cadres de l’administration publique et du privé qui ne pouvaient compter ni sur la notoriété ni sur des moyens financiers pour porter notre ambition : Notre seule arme était notre forte conviction »

SONKO DÉFIE LE PROCUREUR ET ACCUSE LE POUVOIR D’AVOIR PAYÉ 50 MILLIONS POUR OBTENIR UN ENREGISTREMENT

http://www.emedia.sn Accusé d’agir dans un cas de conflit d’intérêts, Ousmane Sonko, leader du parti « Pastef – Les Patriotes », est revenu sur le dossier des « 94 milliards » dans lequel lui-même pointe du doigt le Directeur des Domaines, Mamour Diallo. C’était ce samedi, 19 janvier 2019, lors de son méga-meeting tenu à la Place de la Nation (ex Obélisque), pour commémorer les 5 ans d’existence de son parti. Dans son discours, le candidat à la présidentielle du 24 février prochain est resté fidèle à sa ligne de défense dans cet imbroglio, en répétant que c’est lui qui a porté cette affaire devant la justice par une plainte devant le procureur de la République et sur la table de l’OFNAC.

Mieux contrairement à ceux qui disent que le montant de 94 milliards F CFA n’a jamais été décaissé, l’opposant révèle encore que la moitié de la somme a bien été extirpée des caisses de l’Etat dans le cadre de cette affaire foncière. Sonko en profite pour lancer un appel au Procureur Serigne Bassirou Guèye, sous les vivats de son auditoire : « S’il veut mériter son salaire, puisqu’il pense être un procureur de Macky Sall et non celui de la République car Macky n’est pas la République, je l’ai saisi depuis le mois de mai dernier, qu’il ouvre le dossier. Je vais lui dire dans quelle banque ils ont ouvert le compte et le numéro du compte bancaire pour effectuer le virement des 46 milliards ! Nous avons en face de nous des voleurs qui s’empressent de crier au voleur. »

Dans la foulée, Ousmane Sonko est également revenu sur l’enregistrement sonore évoqué cette semaine, dans lequel on entend sa voix, lors d’une réunion avec des membres de la famille impliquée dans l’affaire. « Ils ont payé 50 millions F CFA pour avoir cet enregistrement ! Mais, au finish, vous avez tous entendu ce qui s’est dit dans cet enregistrement, qui n’a fait que confirmer que nous étions blancs comme neige. Je crois qu’ils ont dû en vouloir à celui qui a sorti cette bande sonore. Quand ils se sont rendus compte que cela ne faisait pas leur affaire, ils ont fini par sortir des bouts de phrase, pour manipuler l’opinion. Mais un crime n’est jamais parfait… » BN FAYE

OUSMANE SONKO PROMET DE FAIRE PASSER LES CONGÉS DE MATERNITÉ À SIX MOIS!

http://www.emedia.sn En meeting à la Place de la Nation (ex Obélisque), le candidat à la présidentielle Ousmane Sonko, a promis aux femmes d’allonger la durée du congé de maternité, le faisant passer de trois à six mois. Le congé de maternité est « une période de congé de droit pour la salariée enceinte ». Au Sénégal, le Code du travail (articles L 148 à L 155) accorde six semaines de congé avant la date présumée d’accouchement et huit semaines de congé post-natal aux travailleuses en état de grossesse, soit un peu plus de trois mois (98 jours), ce qui correspond à la recommandation minimale de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui préconise « une durée totale du congé maternité minimum de 14 semaines et la mise en place d’une prestation de congés maternité suffisante pour assurer un niveau de vie convenable ». Il reste à voir l’applicabilité d’une promesse de passer du simple au double, ainsi que les effets pervers qui pourraient en découler avec les réserves du patronat, dans un pays où les discriminations envers les femmes dans les lieux de travail sont tenaces. BN FAYE

Sonko à Macky : « Cette jeunesse n’a pas détourné l’argent public »

Seneweb.com Ousmane Sonko, candidat de Pastef, a apporté une réplique au président Macky Sall qui a traité, ll y a quelques jours, une partie de la jeunesse sénégalaise de malsaine faisant allusion au single « Saï-Saï Au Cœur » du groupe Keur Gui. En meeting, ce samedi, à la place de la nation (Ex Obélisque), l’opposant fait savoir que cette n’a pas détourné l’argent du contribuable sénégalais.

« Je l’ai entendu avant-hier traiter notre jeunesse de malsaine. Mais, je lui dis que cette jeunesse est bien saine, elle n’a pas détourné les deniers publics, elle ne s’est pas non plus enrichie sur le dos des Sénégalais », a-t-il déclaré. Et d’ajouter:  » Cette jeunesse n’a pas caché des comptes bancaires dans les paradis fiscaux, elle est saine, vigoureuse ».Salla GUEYE – 

Ousmane Sonko : « Après les menaces de mort, ils vont désormais m’attaquer sur ma vie privée »

https://www.leral.net En meeting à la place de la Nation (Obélisque) samedi, Ousmane Sonko a déclaré que le parti Pasteef a déclaré que les menaces de mort sur sa personne sont réelles et qu’il ne reste plus pour les officines de l’attaquer frontalement sur sa vie privée.

Affaire des 94 milliards : Sonko revient à la charge et annonce de nouvelles preuves

Seneweb.com | Ousmane Sonko ne lâche pas l’affaire du détournement présumé des 94 milliards. Selon le leader de Pastef, près de la moitié de cette somme à déjà été  empoché par ceux qu’il accuse.

« Je puis vous dire, aujourd’hui, avec certitude, qu’Ils se sont déjà partagé les 45 milliards », révèle Ousmane Sonko qui interpelle le procureur de la République. « Serigne Bassirou Gueye, s’il est vraiment courageux, je l’invite à ouvrir le dossier. Si vous voulez prendre vos voleurs, je suis prêt à vous aider à mettre la main sur eux », a assuré Ousmane Sonko. Il ajoute: « Si le procureur veut ouvrir le dossier, je vais lui indiquer la banque, je peux même lui donner le numéro du compte bancaire ». Il invite également la société civile à se saisir de cette affaire. » Parce qu’avec 94 milliards, on peut construire beaucoup d’écoles et d’hôpitaux », signale-t-il.

Toujours dans cette affaire, le candidat à la présidentielle a fait une autre révélation concernant un enregistrement qui circule sur le net. « Ils ont payé 59 millions pour obtenir un enregistrement de moi, mais heureusement, cet élément sonore m’a blanchi. Un crime n’est jamais parfait », affirme-t-il.

Très en verve, Ousmane Sonko de dévoiler par ailleurs « les manœuvres » du régime pour l’écarter de l’espace politique. « Chaque jour, ils font tout au palais pour me liquider, mais Dieu merci, je reçois toutes les informations », dit-il. Et de jurer: « ils rembourseront ce qu’ils doivent au peuple ».Salla GUEYE 

Place de la Nation : Sonko présente son épouse aux Sénégalais

https://www.pressafrik.com/ Les Sénégalais ont découvert ce samedi 19 janvier 2019 le visage de celle qui serait leur Première dame si Ousmane Sonko venait à remporter l’élection présidentielle du 24 février. Le candidat du parti Pastef Les Patriotes a présenté son épouse au public lors de son grand meeting organisé à la Place de la Nation.

 Le poignant message de la maman de Khalifa Sall à son fils

http://www.dakarmatin.com La maman de Khalifa Sall, « Mère » Awa Niang, 93 ans, a évoqué la situation que vit son fils depuis deux ans. « Mbaye (comme il appelle l’ancien maire de Dakar) liko dal, ndogalou yalla la, bumu tiit bumu diakhlé (ce qui est arrivé à Khalifa Sall relève de la volonté divine, qu’il reste serein, en wolof, Ndlr) », a-t-elle déclaré ce samedi matin, en recevant chez elle Hadjibou Soumaré, candidat recalé à la présidentielle.

 Elle a ajouté : « Lorsqu’on l’a convoqué pour l’entendre, je l’ai appelé, il est venu jusqu’ici. Je lui ai demandé s’il était l’auteur des faits qu’on lui reprochait, et il m’a clairement répondu : ‘jamais au plus grand jamais’. Dereetu goor moy daw sama yaram (j’ai le sang royal, je suis digne, en wolof, Ndlr). Nous savons que c’est très dur, mais qu’il n’ait pas peur parce que nous continuerons toujours à prier pour lui pour qu’il sorte de cette situation. »

Khalifa Sall, exclu du Ps et condamné à cinq ans ferme dans l’affaire de la Caisse d’avance, est destitué de son poste de maire, éjecté de son siège de député et disqualifié de la présidentielle de 2019

Candidature rejetée : Khalifa Sall saisit la Cour de justice de la CEDEAO

Seneweb.com | Khalifa Sall n’abdique pas! Le candidat de la coalition « Taxawu Sénégal », recalé de la course pour la présidentielle du 24 février 2019, a porté plainte contre l’État du Sénégal à la Cour de justice de la CEDEAO. C’est Me Ciré Clédor Ly, membre de son pool d’avocats, qui l’a fait savoir à Seneweb.

« Je suis à Abuja (Nigeria) depuis quatre jours. J’ai déposé une plainte pour Khalifa Ababacar Sall contre l’Etat du Sénégal et le Conseil constitutionnel du Sénégal pour obtenir son rétablissement sur la liste des candidats », nous a confié la robe noire. Obtiendra-t-il gain de cause? En tout cas, les  » 7 Sages » du Conseil constitutionnel devront dévoiler la liste définitive des candidats retenus, au plus tard ce 20 janvier.Salla GUEYE

LES KHALIFISTES DE TOUBA: »Il est grand temps que les Khalifes généraux de ce pays arrêtent Macky’

https://www.dakaractu.com Dans leur rassemblement de ce vendredi, les Khalifistes de Touba ont affiché une forte colère, manifestant leur désolation d’apprendre que leur candidat a été écarté de la présidentielle de février. La nouvelle est visiblement restée au travers de leurs gorges.
Mbaye Fall et ses camarades, en conférence de presse, estiment que  »le Président Macky Sall est à l’origine de ce forfait pour avoir manipulé la justice et l’administration dans l’essentiel de ses composantes. » D’un ton ferme et déterminé, Mbaye Fall fera le réquisitoire.  »Lui et ses ministres manipulent la justice. C’est le dernier avertissement que nous lui servons. Khalifa Sall sera candidat à l’élection présidentielle. Que Macky ne cherche pas à l’en empêcher ! Car nous ne nous laisserons pas faire. Nous appelons tous les Sénégalais à refuser la dictature. Nous l’avons vu combattre Yayah Jammeh au prétexte qu’il installait une dictature en Gambie. Aujourd’hui, il a prouvé qu’il est pire que l’homme de Kanilaï. » Le Khalifiste de poursuivre non sans interpeller les chefs religieux.  »Nous interpellons les chefs religieux de ce pays et surtout les Khalifes généraux. Nous les invitons à interpeller cet homme qui ne sait plus ce qu’il fait. Nous avons l’impression qu’il veut installer ce pays dans le chaos. Ces ministres avaient annoncé qu’il n’y aurait que 5 candidats et c’est la raison pour laquelle ils ont éclaté Khalifa Sall et Karim Wade. »

Me Assane Dioma Ndiaye: « Pourquoi la candidature de Khalifa Sall recevable »

http://www.dakarmatin.com Les chances de Khalifa Sall de participer à l’élection présidentielle du 24 février prochain sont toujours intactes, si l’on en croit Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh). Selon le juriste, absolument rien ne s’oppose à cette candidature de l’ancien maire de Dakar. Il en donne ici les raisons en droit.

« En droit rien ne s’oppose à ce que la candidature de Khalifa Sall ne soit recevable. Parce qu’aujourd’hui tous les juristes, en tout cas ceux qui ont fait le pari du droit, je ne parle pas des juristes qui sont d’un clan ou d’un autre, ceux-là reconnaissent que la décision de condamnation de Khalifa Sall n’est pas définitive.

C’est-à-dire qu’il a la possibilité d’exercer un recours tendant à rendre à néant. Parce que le rabat d’arrêt tend à rendre à néant la décision rendue par une Chambre de la Cour Suprême. Et en cas de rabat ce sont les Chambres réunies qui statuent à nouveau », dit-il.

L’avocat d’argumenter : « nous savons que récemment la Cour Suprême a cassé une décision qui avait été rendue par la première Chambre criminelle dans l’affaire Karim Wade contre l’Etat du Sénégal. Donc dire que le rabat d’arrêt ne peut pas changer substantiellement une décision déjà rendue par la Cour Suprême n’est pas exact. Donc si on est d’accord que le rabat peut aboutir à casser la décision déjà rendue, on doit alors convenir que cette même décision n’est pas définitive ».

Il poursuit : « et à partir de ce moment où Khalifa Sall a la possibilité d’user de ce droit de recours, le priver de ses droits civiques et politiques simplement parce qu’il y a déjà cette décision rendue le 03 janvier, c’est entrer dans une possibilité et une éventualité de lui causer un préjudice irréparable au cas où son rabat d’arrêt prospérerait. On ne doit pas priver quelqu’un de ses droits alors que ses droits ne sont pas définitivement perdus ».

« L’autre problème c’est que la loi organique renvoie aux articles 32 et 42 qui régissent le pourvoi en cassation. La loi organique en son article 52, alinéa 2 dit que les articles 32 et 42 applicables au pourvoi sont aussi applicables au rabat. Et l’article 37 inclus dans cette fourchette de 32 à 42 dit que le pourvoi est suspensif en matière de pénale. Si l’article 52, alinéa 2, dit que ce qui est applicable au pourvoi est applicable au rabat, on n’a pas besoin d’être un mathématicien, ou de faire de la symétrie, ou même de la commutativité pour savoir que le rabat est suspensif », précise-t-il.

Me Ndiaye persiste : « il est important qu’on ne torpille pas le droit simplement pour des raisons conjoncturelles, ou pour une cause conjoncturelle. Les causes sont conjoncturelles, passagères, alors que les principes sont éternels. Il est important que les jeunes juristes et les étudiants aient des repères. On ne peut pas être éternellement dans des compromissions sous-tendues par des rationalités stratégiques, quels que soient les intérêts particuliers ».

Ensuite, l’avocat droit-de-l’hommiste d’indiquer sans réserve : « l’intérêt général doit prévaloir et c’est en cela que nous souhaitons que la loi soit rétablie, la légalité soit rétablie, et que le Conseil Constitutionnel, en fonction du recours qui sera déposé, puisse rectifier sa décision et ainsi faire droit à cette demande de candidature de Khalifa Sall »

Radiation de Khalifa Sall de l’Assemblée nationale : Les explications des professeurs de Droits,Ndiack Fall et Iba Barry Camara

https://actusen.sn Suite à la confirmation de l’Arrêt de la Cour d’appel par la Cour Suprême, le député Khalifa Ababacar Sall est radié de la liste des députés. Pour les partisans du maire déchu qui soutiennent que sa condamnation n’est pas encore définitive, cette décision est une violation de la Constitution. SourceA dans sa parution, donne la parole à Ndiack Fall et Iba Barry Camara, deux éminents Professeurs de Droit pénal, pour édifier ses lecteurs sur la question.

Le premier soutient dans les colonnes du canard que «cette décision du ministre de la Justice ne peut intervenir, tant que les Avocats n’ont pas épuisé tous les recours». Mais pour l’autre, «la question, qu’il faut se poser, est celle de savoir si toutes les conditions sont réunies, pour que le ministre demande sa radiation de la liste des députés. Et cette question, je crois que le Conseil constitutionnel, y a répondu, en procédant à l’invalidation de la candidature de Khalifa Ababacar Sall”.

Ps, Justice, Mairie, Assemblée : chronique d’une liquidation

https://www.jotaay.net Passé de héros à zéro ! une expression qui résume bien la vie politique de Khalifa Sall. Accusé de détournement, condamné, le leader de la coalition Taxawu Dakar, auparavant exclu de son propre parti, a été révoqué de son poste de maire et radié de l’Assemblée nationale. Et comme si cela ne suffisait pas, son ambition présidentielle s’est brisée sur les murs du Conseil constitutionnel, qui a rejeté sa candidature.  

Si le régime voulait faire disparaître politiquement Khalifa Sall, comme on le lui prêtait, on peut dire qu’il ne lésine pas sur les moyens. Trainée dans la boue et devant la justice, condamné en première instance et en appel (reste le rabat d’arrêt), le pouvoir, à travers son ministre de la Justice, en a rajouté encore une couche. En effet, Ismaïla Madior Fall a saisi l’Assemblée nationale, pour que le député emprisonné soit déchu de son mandat. «C’est l’article 61 de la Constitution qui prévoit que le député, qui fait l’objet d’une condamnation définitive, est radié de la liste de députés à la demande du ministre de la Justice. On ne peut pas nous reprocher d’appliquer la constitution», s’est justifié hier le garde Des Sceaux, en marge d’un colloque international sur le «droit des activités pétrolières et gazières». C’est dire qu’Ismaïla Madior Fall n’a que faire du rabat d’arrêt qui reste à Khalifa Sall. Et sa demande de radiation a été acceptée par le bureau de l’Assemblée nationale, comme le soutient le patron du groupe parlementaire de la majorité. «Nous avons été saisis par le ministre qui nous a effectivement transmis l’arrêt de la Chambre criminelle de la Cour suprême, révèle le député Apr. Pour nous, c’est très clair : nous ne sommes pas dans le débat juridique, dans le débat de rabat d’arrêt. Nous considérons que c’est le juge qui dit le droit et le droit a été dit», a martelé Aymérou Gningue. Qui se moque pas mal de ceux qui accusent le régime d’acharnement sur l’ex-maire de Dakar.

De héros à zéro : Khalifa perd un à un ses mandats électifs et voit ses ambitions politiques freinées

Descente aux enfers pour Khalifa Sall. En un an, le tout puissant patron politique de Dakar est passé des sommets aux bas-fonds politiques. Condamné le 30 mars dernier à 5 ans de prison et 5 millions d’amende dans le cadre de l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, il a vu sa condamnation confirmée en appel le 30 août 2018. A peine un mois après, le 29 septembre, il est remplacé à la tête de la mairie de Dakar (par son premier adjoint Soham Wardini), alors qu’il avait été révoqué par décret présidentiel, dès le lendemain de sa condamnation en appel. Condamné et exclu de la mairie de Dakar, Khalifa Sall nourrissait toujours l’espoir d’en découdre avec ses bourreaux du pouvoir à la présidentielle. Et la situation se présentait assez bien pour lui, avec l’acceptation de son dossier de parrainage. Mais hélas, la déception sera grande, quand, le 14 janvier dernier, le Conseil constitutionnel a rejeté sa candidature.

Un rejet qui sera probablement confirmé demain, malgré son recours. Et pendant que lui et ses partisans ruminent la colère de ce énième coup, voilà qu’on le débarque de l’Assemblée nationale. Sans compter que bien avant tous ces déboires, en décembre 2017, il a été exclu du Parti socialiste qui était toute sa vie. Voudrait-on effacer le patron de la coalition Taxawu Dakar, devenu Taxawu Senegaal, on ne s’y prendrait pas autrement. Même si le pouvoir se défend de tout acharnement, mettant tout sur le compte des conséquences d’une affaire judiciaire. Mbaye THIANDOUM

Cheikh Bamba Dieye:«Macky a créé les conditions de la violence dans ce pays,Il n’y a plus de retour en arrière….  

https://senego.com Cheikh Bamba Dieye, invité de l’émission « Grand Jury » à la Rfm a été interpellé sur la violence qui sévit, depuis un moment dans le pays, notamment à quelques semaines de l’ouverture de la campagne électorale pour la présidentielle du 24 février.

« Ce n’est qu’un début parce que devant l’inacceptable, le citoyen, par rapport à la constitution est dans l’obligation de se défendre. Il ne faudra pas que quelqu’un vienne pour dire au sénégalais : ‘pas de la violence’. Parce que le promoteur de la violence au Sénégal est le président Macky Sall. Ce qu’il cherche, il va l’avoir dans des proportions désastreuses pour le pays. Ce n’est pas acceptable pour l’image de la démocratie du pays« , a laissé entendre le leader du Front pour le socialisme et la démocratie (FSD/BJ).

« Si la transparence était de mise et la compétition régulière, les sénégalais n’auront pas besoin de manifester à tout bout de chant, de s’opposer à la police. Aujourd’hui, les jeunes ont raison et les acteurs politiques vont tirer les leçons« , a -t-il rajouté.

A en croire le députe, « la violence devra être de mise dans ce pays. Elle va exister. Le président Macky Sall a créé les conditions de la violence dans ce pays. Il y a une obligation de résister. Je suis le premier à le lancer, j’assume totalement. Nous devons réagir en fonction de la donne« .

« Au nom de quoi un seul homme doit être à l’aise dans ce pays? ¨Pourquoi, dans le pays nous devrons être acculés à quémander notre droit? Pourquoi un responsable de la dimension de Khalifa Sall est envoyé gratuitement en prison? Pourquoi il subit l’acharnement des trois pouvoirs de ce pays…?« , s’interroge-t-il. Sur ce, il estime que « les sénégalais ont le droit de s’opposer à la violence qui lui sera exercée chaque jour. Et c’est ça la réalité« , conclut-il. Par Khadre SAKHO  

DIAGNOSTIC D’UN ÉTAT DÉLIQUESCENT TEXTE COLLECTIF DE LEADERS DU PIT-SÉNÉGAL

Jamais dans l’histoire de notre pays, le temps de la justice n’a autant coïncidé avec l’agenda politique – On peut dire du septennat de Macky Sall qu’il aura été celui d’un rendez-vous manqué

Les libertés fondamentales bafouées, la justice malmenée, l’État de droit piétiné

On peut dire du septennat du président Macky Sall à la tête de l’État sénégalais qu’il aura été celui d’un rendez-vous manqué avec le peuple. Alors qu’il a fait une campagne électorale sur le thème de la rupture avec les pratiques despotiques, néo-patrimonialistes, claniques de son prédécesseur Abdoulaye Wade, il a déçu l’ensemble des Sénégalais par sa propension à marcher sur les traces de celui qui a été son mentor. Sa promesse d’une République restaurée dans ses fondements comme le souhaitait le peuple des Assises nationales a fait long feu !

Le pays attend toujours la mise en œuvre des conclusions des assises nationales notamment l’adoption d’une constitution consacrant de véritables corps de contrôle de l’État pour mettre fin à la prédation et la spoliation des ressources. À la place nous assistons à une reddition sélective des comptes, l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Au plan des libertés politiques et démocratiques nous sommes revenus aux années de plomb de l’ère senghorienne (1963 – 1974) avec l’embastillements d’opposants, des procès pour ceux qui refusent d’intégrer la coalition présidentielle. Sous prétexte de « rationaliser » les candidatures aux élections, Macky Sall a fait voter une loi scélérate dite de « parrainage citoyen » qui fait le lit d’une ploutocratie.

L’application de cette loi dite de parrainage a donné lieu à ce que nombre de concitoyens ont appelé « une mascarade ». Dans un exercice surréaliste de confusion sur son rôle, ses attributions, les principes qui président à son existence, le Conseil constitutionnel a invalidé la candidature de valeureux filles et fils de notre pays. Préférant son confort à la recherche de la vérité sur la réalité du soutien populaire derrière chaque candidature, le Conseil constitutionnel a délégué aux services du ministre de l’intérieur le processus de validation en en procédant à un exercice de croisement de fichiers informatiques.

Au plan judiciaire, le Sénégal est en passe de devenir le pays le plus condamné par la Cour de justice de la CEDEAO. Les entorses à la présomption d’innocence, les détentions préventives anormalement longues, celles arbitraires, les refus délibérés de rendre justice sont autant de griefs devenus systématiques qui valent à notre pays d’être cloué au pilori. Jamais dans l’histoire de notre pays, le temps de la justice n’a autant coïncidé avec l’agenda politique. Des procédures sont engagées sur des bases fallacieuses en toute célérité pour s’en prendre aux adversaires politiques, tandis que lorsque des alliés du pouvoir sont mis en cause, la justice rentre en hibernation. Et plus grave même lorsqu’il s’agit de crimes de sang. Le ministre de la justice, véritable satrape d’un régime aux abois, a fini de montrer qu’il n’est point le garde des sceaux mais plutôt le garde des siens et des coquins. Sans vergogne, il s’immisce dans des affaires pendantes devant les juridictions. Cerise sur le gâteau, c’est par le mépris qu’il répond au droit à la réserve que lui rappellent les syndicats de la corporation !

Le régime malmène l’État de droit au point de saper ses bases. Qui a dit qu’il y a « des incertitudes juridiques quant à la bonne version de la constitution » ? Ce n’est point un opposant mais le président du Conseil constitutionnel !!!

Une gouvernance marquée par la gabegie, l’incompétence, l’arrogance et l’inconséquence

Le train de vie de l’État est une source de prédation avec les Agences, ministères et conseillers à foison, les fonds politiques non contrôlés, etc. Des institutions sont créées à tour de bras pour satisfaire une clientèle politique, dont la particularité est d’avoir servi tous les régimes qui se sont succédés au Sénégal depuis un demi-siècle.

La question casamançaise n’a pas connu d’évolution significative, confinant la région méridionale dans une situation de ni paix ni guerre qui empêche de se projeter dans l’avenir.

La présidence de Macky Sall a donné un regain de vigueur au vieux système françafricain qui fonctionne à grand renfort de marchés de gré à gré, d’utilisation de l’Agence Française de Développement et des C2D comme moyens d’assurer des marchés aux grandes entreprises françaises et de projets très onéreux comme le TER qui sont loin des priorités des populations.

Le gouvernement privilégie des dépenses de prestige à coups de centaines de milliards, à la réalisation desquelles, il écarte les entreprises nationales, entravant ainsi le développement du tissu industriel national. Ces dépenses sont financées en grande partie par des emprunts, qui livrent le pays aux mains des marchés financiers. D’importants gisements de pétrole et de gaz viennent d’être découverts au large du pays et la spoliation continue de plus belle, entre l’immixtion présumée de la famille du Président et des contrats signés en violation même du code minier et l’absence d’effort de maîtrise par le pays des outils de l’exploitation de ce pétrole. Il en est ainsi depuis toujours avec les mines de fer, d’or, de zircon dont recèle le pays. Pendant ce temps l’école, l’éducation, la formation, la santé sont en pleine voie de privatisation faute d’investissement de l’État sur ces véritables ressorts du développement économique et social du pays. Combien sont-ils, ces anciens travailleurs d’entreprises ayant fermé, dont les droits ont été reconnus par les tribunaux et qui attendent l’application des décisions de la justice ?

Une politique économique de bradage des intérêts stratégiques du pays, d’endettement inconsidéré, de croissance dans développement

Depuis le milieu des années 80, le Sénégal est sous la coupe réglée des institutions de Brettons Woods (Banque mondiale, Fonds monétaire international). Elles imposent des politiques néo-libérales inspirées du Consensus de Washington. Que ces politiques aient pour nom Ajustement structurel, stratégie de croissance accélérée, initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), Document de stratégie de réduction contre la pauvreté (DSRP), Plan Sénégal Émergent (PSE) elles ont en commun d’être fondées sur le postulat que les forces du marché sont les mieux à même de favoriser la croissance économique, qui elle-même est confondue avec le développement. Le postulat de cette théorie est que la croissance économique est favorable à la création d’emplois et au développement humain compris comme réducteur de la pauvreté.

Pour ce faire, il faut libéraliser le commerce, déréguler le secteur financier, réduire la sphère d’intervention de l’État. Le régime de Macky Sall n’a pas mis fin à ces politiques, tout au contraire, il les a redynamisées.

Depuis 2015, selon la propagande officielle complaisamment relayée par les Institutions financières internationales, le Sénégal a une croissance économique supérieure à 6,5% par an. Cette prétendue croissance, fruit d’artifices comptables et de mensonges d’État ne se traduit pas par une amélioration des finances publiques. Des lois des Finances rectificatives sont votées chaque année devant la discordance entre les promesses de croissance et la réalité des recettes fiscales. Pour faire bonne figure, le gouvernement s’est lancé dans une politique d’endettement tous azimuts. Des eurobonds, des obligations sous-régionales, etc., tout y passe. Selon la BCEAO, le stock de la dette est passé de 2048,6 milliards en 2012 à 4483,144 milliards au 31 décembre 2017, soit le double. En mars 2018 des eurobonds d’un milliard de dollars et d’un milliard d’euros ont été émis Tout cela pourquoi faire ? Des projets de prestige, sans un aucun impact sur la structure de l’économie sénégalaise. De l’argent pour engraisser les firmes françaises en retard dans la compétition internationale et qui retrouvent dans un autre pays, comme au « beaux temps » de la colonisation, un marché captif.

Mais à bien regarder la situation, on se rend compte qu’il y a une détérioration du solde global des échanges. Le solde des transactions courantes est à -5% du PIB. L’encours de la dette publique a augmenté, de 57 % du PIB en 2015 à 61,4 % du PIB en 2017. Avec la récente émission d’euro-obligations en mars 2018, ce ratio d’endettement est passé à 65 % du PIB.

Le Sénégal peine à diversifier son économie, dont la base reste étroite et fortement dépendante des produits bruts sans valeur ajoutée. Cette économie extravertie génère une croissance sans réel développement endogène. Un phénomène aggravé par le Franc CFA qui prive le pays de sa souveraineté monétaire, asphyxie l’économies et favorise la fuite des capitaux.

L’industrialisation ne progresse guère et les rendements agricoles stagnent ou régressent

De la politique sociale, de la lutte contre la pauvreté et de l’emploi

Le Sénégal s’est engagé depuis une quinzaine d’années dans des politiques dites de réduction de la pauvreté ou encore, selon le jargon bureaucratique de la Banque mondiale, dans la protection des groupes vulnérables. La réduction du taux de pauvreté a quasiment stagné à partir de 2005 pour atteindre 46,7% en 2011 et l’extrême pauvreté n’a pas significativement diminué depuis 2001.

Le Sénégal affiche encore des scores faibles en termes de taux de mortalité infanto-juvénile et maternelle. L’un des obstacles aux progrès sanitaires au Sénégal est que la détermination des politiques sanitaires échappe aux acteurs. Sous prétexte de santé globale, la santé publique internationale sous l’influence des grandes firmes pharmaceutiques, des fondations privées américaines et quelques pays riches dictent un agenda qui ne prend en compte que certaines pathologies spécifiques (sida, poliomyélite et paludisme) à des fins d’éradication au détriment d’une approche systémique. Il faut favoriser l’extension des logiques solidaires comme la mise en place de couverture sanitaire universelle financée de manière pérenne comme le préconise l’OMS.

Des propositions

Il faut restaurer l’État de droit, mettre en place un cadre démocratique permettant la participation des citoyens à l’élaboration des politiques publiques. Le cadre juridique des partis politiques doit être profondément revu et adapté au contexte actuel. Il faut l’adoption d’une législation sur le financement de la vie politique, en particulier le financement des campagnes électorales et des partis politiques.

La justice doit inspirer le respect. Pour cela il faut lui permettre d’avoir sa libre administration. Il faut qu’un terme soit mis aux incertitudes judiciaires. Le texte de la constitution doit être disponible et les lois votées après de véritables débats à l’Assemblée nationale. Que la loi, de son élaboration à son adoption fasse l’objet d’une publicité permettant aux citoyens de s’en faire une bonne idée.

Les collectivités locales doivent jouer pleinement leur rôle et les dotations du pouvoir central en fonction des missions qui leur sont assignées.

On doit faire le constat que les politiques menées au Sénégal depuis plusieurs décennies dont il n’est plus à démontrer qu’elles sont inspirées du Consensus de Washington et du Consensus dit post-Washington ont fait long feu. Elles ne sont pas parvenues à susciter un changement structurel assez rapide pour résoudre les problèmes pressants du développement au Sénégal. En particulier, un aspect essentiel est qu’un cadre classique traitant uniquement de la préservation de la stabilité macroéconomique ne suffit pas pour accélérer le changement structurel.

Il faut remédier à la situation actuelle en matière monétaire. Nous parlons évidemment du franc CFA, dont le carcan actuel est de moins en moins accepté dans les populations mais qui est maintenu sous respiration artificielle par des réseaux de ceux qui profitent. La politique monétaire doit sortir du cadre de la gestion réglementaire de la stabilité macroéconomique. Si l’on reconnaît que la stabilité est importante pour la promotion de l’investissement intérieur et étranger, elle doit s’accompagner de la recherche de l’objectif de développement durable, objectif à plus long terme.

La population du Sénégal a dépassé 15 millions en 2015. Elle est caractérisée par sa croissance rapide, sa jeunesse avec près de 43% de moins de 15 ans. La population en âge de travailler représente 53% de la population totale. Le ratio de dépendance démographique se situe autour de 1, ce qui donne un niveau de charge important pour les actifs. Si cette croissance démographique peut être considérée comme une chance : puisque synonyme de jeunesse, de dynamisme, d’urbanisation accélérée. Il s’en faut de peu pour qu’elle soit source de périls si le décollage économique ne parvient pas à réduire la pauvreté en permettant aux milliers de jeunes qui arriveront chaque année sur le marché du travail d’avoir un emploi décent. Il faut créer les conditions d’une croissance démographique maîtrisée.

Il faudra dans les années à venir augmenter les niveaux d’investissement en éducation et satisfaire les besoins en emplois qui iront grandissant.

Il faudra augmenter le niveau d’éducation de la population active. Cela passe certes par une élévation des taux de scolarisation au niveau du primaire et secondaire mais aussi par une amélioration de la qualité de la formation. Il s’agira donc de créer les conditions d’avoir une main d’œuvre de qualité et qualifiée.

Il faut mettre un terme à la manipulation du fichier électoral et moderniser l’état-civil, en

1-Rendant contraignant pour les services de l’état civil d’inscrire toutes les naissances sur leurs registres. Ceci mettrait fin, en particulier, à la situation inadmissible d’enfants privés d’examens scolaires faute d’état-civil, et à l’existence d’enfants dits « inexistants » ou « fantômes » car ne figurant sur aucun registre de statistique du pays.

2-Rendant contraignant pour les services du fichier électoral d’inscrire automatiquement les sénégalais sur les listes électorales dès leur majorité à 18 ans.

3-Facilitant la démarche de signalement sur le fichier électoral de changement de domicile.

Rendant public et de façon permanente la carte électorale localisant les bureaux de vote.

Le Sénégal se vide de sa matière grise et de ses compétences. Chaque année, de nombreux étudiants, chercheurs Sénégalais quittent le pays pour aller poursuivre leurs études en Europe ou en Amérique du Nord. Une formation hautement qualifiée en Europe ou en Amérique du Nord est une chance pour la jeunesse de revenir au service de son pays d’origine. Mais, une fois le diplôme en main, retourner au Sénégal à la fin de ses études devient une décision difficile à prendre, compte tenu des conditions de vie dans les pays d’accueil comparées à celles qu’ils ont laissées en partant.

Il nous faut créer l’espoir en chaque jeune sénégalais pour que le retour au Sénégal ne soit perçu comme un risque mais comme la perspective d’une carrière riche et exaltante.

Le pays devra augmenter ses investissements en capital physique. Cet objectif passe par la mise en place d’un cadre incitatif et sécurisant pour les investisseurs. Pour cela Il faudra mettre en place un corpus juridique clair et précis et les mécanismes règlements des litiges qui inspirent la confiance. L’État devra bien évidemment continuer à jouer son rôle de locomotive mais en s’assurant du caractère stratégique de ses investissements mais aussi en faisant en sorte qu’ils soient porteurs d’une croissance inclusive. L’augmentation physique doit permettre une meilleure productivité globale des facteurs.

Dans le domaine de la santé, il faut travailler à remédier aux disparités dans l’utilisation des services de santé entre Dakar et les autres régions, surtout les plus pauvres. Il faut mettre un terme entre l’inéquité dans la répartition des dépenses d’investissement entre les villes et les zones rurales (centres de santé, postes de santé, districts, maternités rurales et cases de santé).

La politique de santé doit être le fruit du débat citoyen et démocratique éclairer par les connaissances épidémiologiques sur les priorités, et mue par la nécessité d’assurer l’équité du système sanitaire.

Les diverses études épidémiologiques menées dans notre pays sur la mortalité et la morbidité des enfants ont montré une forte corrélation entre le niveau d’instruction des mères et l’état de santé des enfants. Il faut pour que l’éducation et l’alphabétisation soit comprises comme ayant des externalités dans le champ de la santé.

Au nom d’un groupe de camarades,

1-Dr Félix ATCHADE, Membre de la Coordination PIT-SENEGAL de France

2-Dr Sette DIOP, Membre de la Coordination PIT-SENEGAL de France

3-Dr Mohamed Lamine LY, Membre du Comité Central du PIT-SENEGAL

Gueye propose de revoir la loi sur le parrainage

https://www.pressafrik.com La Coalition des 25 candidats recalés au parrainage et la société civile sénégalaise se sont rencontrées ce samedi au bureau du Coordonnateur de ladite Coalition, Malick Gackou. Des recommandations ont été faites pour que la loi sur le parrainage soit revue, car elle n’est pas bonne et a eu des conséquences assez désastreuses, selon le Pr Babacar Guèye.Ibrahima GUINDO

 Y en a marre: Fadel Barro se désole de l’acharnement de l’Etat sur Khalifa Sall

Le Coordonnateur du mouvement Y en a marre, Fadel Barro est outré par le déroulement de l’affaire Khalifa Sall. Après avoir été révoqué de sa fonction de maire par décret présidentiel en aout dernier, l’ex-maire de Dakar a été radié de l’Assemblée nationale à la demande du ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall.
« Il y a tellement d’injustice dans cette affaire. Les Sénégalais ont un sentiment d’injustice profond dans cette affaire. C’est pathétique de voir les gens qui sont au pouvoir, Macky Sall et consorts, comment ils se comportent avec Khalifa Sall », a-t-il dit dans une vidéo sur sa page facebook.
« Ce qui me fait plus mal dans le dossier de Khalifa Sall, c’est le comportement de ce qui reste du Parti socialiste (Ps), d’Ousmane Tanor Dieng. Comment peuvent-ils laisser cette situation continuer comme ça. Je n’ai jamais imaginé qu’une personne pouvait sacrifier son semblable, juste pour rester au pouvoir, avoir des privilège », déclare-t-il.
Pour le Coordonnateur de Yen a marra, tout ceci c’est de la « méchanceté », appelant Khalifa Sall à « être fort ».

Moustapha Diakhaté:«En réalité, on a pas prêté les 15 millions à Kilifeu et j’ai pas aimé cette révélation»

https://senego.com/ Après la sortie du single « Sai sai au cœur » de « Keur Gui », le délégué général à l’’entrepreneuriat rapide, Papa Amadou Sarr a révélé que le rappeur Kilifeu, Landing Mbessane Seck de son vrai nom, a reçu 15 millions de francs Cfa de la Der.

Une sortie qui a fait couler beaucoup d’encre. Ce vendredi dans l’émission « Jakaarlo », Moustapha Diakhaté de l’Apr, révèle que les 15 millions donnés à Kilifeu n’étaient pas au nom de ce rappeur mais plutôt à son Gie.

En poursuivant, il dit: « J’ai pas aimé même cette sortie révélant les faits. Et je vous rappelle lorsque leur single était sorti, c’est moi même qui ai demandé à ne pas les poursuivre… »Par Abdou GUEYE  

Présidentielle: Les soupçons de Fou Malade sur Madické Niang et Malick Gakou

https://senego.com/ La validation de la candidature de Madické Niang et l’invalidation de Maclik Gakou suscitent moult polémiques et réflexions de la part des observateurs. Madické Niang, le dernier des candidats qui en un temps très court, a su maximiser le nombre signatures requis pour valider sa candidature. 

Bougane Guèye Dani et Malick Gakou, qui bien avant même le parrainage, avaient entamé leur visite auprès des populations pour convaincre l’électorat, n’ont pas finalement réussi au parrainage.

Réputé par ses sorties incendiaires sur le régime en place, Malick Gakou, a ébahi plus d’un lorsqu’il a été recalé par le Conseil Constitutionnel. Un calme et une sérénité jamais ressentis chez lui.

Leurs positions provoquent des interrogations quant à la sincérité de leurs candidatures. C’est cette même introspection que le rappeur Malal Tala se pose dans « Jakarlo ». Par Abdou GUEYE  

 Bougane Guèye prévient – “On cherche à m’arrêter pour…”

http://actunet.net Le leader de Gueum Sa Bopp se veut formel. Invité sur le plateau de Ndoumbelane, il a décortiqué la stratégie que compte adopter la mouvance présidentielle pour museler davantage l’opposition. Ladite stratégie est assortie à une campagne de dénigrement et d’intimidation envers les voix les plus acerbes à l’encontre du président sortant. Cible de ce processus, Bougane Guèye Dany d’indiquer que le pouvoir lui cherche, en vain, des poux, dans l’optique de réduire, sa force de frappe. “Après avoir invalidé ma candidature, on veut m’arrêter pour m’empêcher de prêter main forte à Ousmane Sonko ou à un autre candidat de l’opposition” prévient le Pdg du groupe Boygues qui réitère sa détermination à faire face à l’oppression.

Le Grand Parti répond à Macky Sall: M.S : Un président, petit homme et petit modèle

Grand de taille et aucun esprit d’ouverture, voilà le type de président que les Sénégalais ont élu depuis 2012. Quelle contradiction à vouloir traiter le Grand Parti de «  petit parti » au moment qu’il vous empêche de dormir ! Quel manque de grandeur vis-à-vis de ce parti qui vous a talonné dans tous les sondages. N’avons-nous pas un petit président qui n’arrive pas à valider toutes les régions du Sénégal lors des parrainages

Pré-si-dent, sachez que nous sommes très fier de notre leader El Hadji Malik Gakou, qui a réussi à entrer dans le cœur des Sénégalais et qui a validé 11 régions pendant que vous peinez à valider les 14 régions. Oui vous avez réussi à imposer votre diktat au Conseil constitutionnel en utilisant tous vos pouvoirs pour écarter El Hadj Malick Gakou, mais il me semble que vous avez oublié qu’on ne peut pas arrêter la mer avec ses bras. Vous pouvez empêcher sa candidature, mais vous ne pouvez pas condamner sa pensée, son esprit, sa vision qui ont fini par couronner le Sénégal dans toute sa grandeur

Nous ne voulons pas d’un Président petit modèle, qui se dédit à tout bout de champ, qui trahit sa parole et ses compagnons d’hier. Qui avait dit qu’il réduirait son mandat une fois élu ? Qui avait dit qu’il ne nommerait jamais son petit frère par décret ? Qui avait dit qu’il n’a jamais demandait à ce que le Ministre Ousmane Ngom, Ministre de l’intérieur d’alors soit démis ? A qui la vidéo à montrer la version contraire ? Qui avait dit qu’il gouvernerait avec 25 ministres ? Qui avait dit qu’il n’allait jamais protéger personne contre les détournements de deniers public ? Qui a dit qu’il a mis son coude sur certains dossiers ? Au peuple de répondre…Vive le Grand Parti, vive El Hadj Malick Gakou

Conclusion et recommandation du Forum Citoyen :

« Construction d’une démocratie post-électorale : la réforme des institutions comme condition de possibilité du renforcement de la République, de la démocratie, de l’Etat de droit et des Droits Humains »

DECLARATION

Les participants au FORUM CITOYEN sur le thème « La construction d’une démocratie post-électorale : la réforme des institutions comme condition de possibilité de renforcement de la République, de la démocratie, de l’État de droit et des droits humains »,

réunis les 16 et 17 janvier 2019 à Dakar, à l’initiative de AfricaJOM Center,

CONSIDERANT :

-La nécessité impérieuse d’une confiance des citoyens à l’égard du leadership politique et envers les institutions républicaines et démocratiques ;

-Les dysfonctionnements récurrents des institutions républicaines,  porteuses de menaces pour la paix, la stabilité et la sécurité et susceptibles de conduire à terme à une régression de la qualité de notre expérience démocratique ;

-Le déficit du dialogue politique pour réguler la compétition électorale, la rupture d’une tradition bien établie de consensus sur les règles du jeu électoral ;

-La nécessité de préserver un espace pluriel de libre expression sur les questions et enjeux de gouvernance ;

-La nécessité de veiller à la sauvegarde et à l’amélioration de l’environnement institutionnel des OSC comme espace d’interactions sociales se structurant hors du champ de l’Etat et prenant en compte les aspirations des populations ;

-la nécessité de poser des jalons importants pour réformer le système politique, démocratique et institutionnel à bout de souffle, afin de construire un État de droit conforme aux normes internationales et adapté aux réalités du continent ;

-La richesse extraordinaire des éléments de diagnostic, d’analyse et de recommandations contenus dans le Pacte républicain, les conclusions des Assises nationales et de la Commission Nationale de réforme des Institutions, enrichis et réactualisés par d’autres initiatives, qui ont peu profité au Sénégal;

ONT CONVENU DE COLLABORER AFIN DE :

1-Promouvoir auprès des citoyens et organisations de base un panier minimal de mesures structurantes de réformes institutionnelles indispensables pour renforcer les normes démocratique du Sénégal ;

2-Créer un Front très large de citoyens/OSC déterminés et clairvoyants, qui porte ces propositions de réformes institutionnelles en vue de remettre l’éthique au centre de la gouvernance ;

3-Susciter une passerelle entre académiciens et société civile pour accompagner les citoyens dans la compréhension des enjeux/situations, enrichir le débat public et promouvoir une vision nouvelle de la gouvernance, des institutions et de la citoyenneté, et ainsi assurer une meilleure résilience des fonctions de contre-pouvoirs dans nos sociétés.

QUELQUES MESURES STRUCTURANTES DE REFORME DES INSTITUTIONS  A PROMOUVOIR EN PRIORITE

Pour un Citoyen placé au cœur de la république et des politiques publiques

-Installer la culture et l’éthique de conviction et de responsabilité basée sur le sens de l’honneur et de la dignité chez le sénégalais ;

-trouver les voies d’un nouveau rapport positif à la politique, fondé sur l’adhésion à un projet qui redonne du sens au vivre ensemble ;

Pour la séparation et équilibre des Pouvoirs

-Résoudre définitivement la question de l’hypertrophie de la fonction présidentielle par

-un meilleur encadrement des pouvoirs du Président de la République sauvegardant le fonctionnement adéquat et satisfaisant des autres institutions ;

-L’aménagement dans la Constitution de disposition engageant la responsabilité politique du PR

-La consécration la règle selon laquelle le Président de la République, une fois élu, cesse d’être chef de parti

Pour une indépendance effective de la Justice

-Assurer un respect scrupuleux et sans condition du principe de l’inamovibilité des magistrats du siège

-Mettre fin à la présence du chef de l’Exécutif au Conseil supérieur de la magistrature ;

-Élargir et renforcer les compétences du juge constitutionnel afin d’éviter les déclarations récurrentes d’incompétence ;

-promouvoir des règles renforçant les mécanismes d’application des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO et autres institutions supranationales ;

Pour un Parlement émancipé et au service des citoyens

-consacrer un mode de désignation des députés qui favorise le lien et la redevabilité entre le député et les populations à la base, bannir le scrutin de liste ;

-promouvoir des mécanismes mettant un terme à l’usage abusif de la majorité parlementaire ;

-garantir un renforcement de capacités des députés et de l’institution parlementaire ;

-promouvoir des mécanismes pour une meilleure représentation des jeunes et des minorités ;

-promouvoir la transparence et la bonne gestion dans l’institution parlementaire ;

Pour des Organes indépendants de Régulation efficaces

-Renforcer l’efficacité des institutions administratives indépendantes, à travers la rationalisation des institutions administratives indépendantes exemple par la création  d’un Haut Conseil de la Démocratie fédérant les rôles de la CENA, du CNRA, l’élargissement de leur pouvoir de contrôle, la systématisation du droit d’auto-saisine et du pouvoir de saisine directe des juridictions, dans certains cas, la systématisation de la publicité directe de leurs rapports annuels;

-Veiller à une réforme et une régulation de l’espace médiatique pour garantir une information juste et plurielle comme ingrédient essentiel de la démocratie, de l’économie, du vivre ensemble et la réappropriation des valeurs cardinales de notre société par les jeunes générations ;

Pour un rôle positif des partis politiques dans la démocratie et le développement inclusif et durable

-Susciter l’adoption de mesures en faveur de la rationalisation des partis politiques et la transparence de leur financement, comprenant notamment une stricte application de la loi relative aux partis politiques[1], l’examen des modalités de mise en œuvre d’un financement public des partis politiques (hors coalition) sur une base convenue de représentativité ;

Pour une Administration neutre, impartiale et efficace :

-Établir un système d’incompatibilité pour éviter l’implication des hauts fonctionnaires dans les activités politiques ;

-Instituer l’appel à candidature pour certains postes de la haute fonction publique et du secteur Parapublic, y compris pour la nomination des autorités administratives indépendantes ;

Promouvoir la transparence dans toutes les procédures et veiller à son efficacité.

Pour une société civile respectée, engagée et proactive, au service du Peuple :

-veiller au respect scrupuleux de la bonne gouvernance associative, en particulier à l’application de leurs textes et règlements et à l’éducation citoyenne de leurs membres ;

-rester équidistant, objectif et ferme dans la défense des principes de gouvernance démocratique, même dans un contexte hostile ;

-se doter de normes et codes de déontologie et veiller à leur application effective ;

A L’EFFET DE CONTRIBUER EFFICACEMENT A CES TRANSFORMATIONS, nous convenons de mettre sur pied d’un Observatoire de suivi et de mise en œuvre des reformes des institutions de la République ;

ENFIN, NOUS APPELONS :

=les Pouvoirs publics à tout mettre en œuvre pour une Présidentielle de 2019, juste, transparente et apaisée pour la sauvegarde, la crédibilité du Sénégal dans les domaines de la Démocratie, des Droits Humains et de l’Etat de droit et par une protection efficace des droits et libertés des citoyens.

-les Médias publics et privés et les réseaux sociaux au  respect des codes d’éthiques de déontologie;

-les Forces de sécurité à garder une posture républicaine et veiller à un respect scrupuleux des droits des personnes dans la préservation de l’ordre public ;

-tous les candidats à s’engager avec sincérité à reformer les institutions dans le sens des conclusions et recommandations contenues dans la présente Déclaration.Fait à Dakar, le jeudi 17 janvier 2019

RESPONSABLES APR : ALERTE A LA TRAHISON Par souleymane ly

Je déteste la trahison. C’est pourquoi je ne peux pas me taire et laisser faire.
Beaucoup de responsables de haut niveau du parti du Président Macky Sall jouent aujourd’hui sur deux tableaux. Ils continuent à rester avec lui en essayant de tracer leur propre voie. Ils ont des accointances réelles avec les adversaires. Sinon comment comprendre qu’ils soient aphones face aux critiques contre le Président Macky ? Ils ne participent plus au combat et sont en train de constituer leur propre groupe. Ce sont eux-mêmes qui organisent les fuites sur la place publique et qui fournissent les informations à l’adversaire. Ils rencontrent même certains adversaires tard dans la nuit et c’est ce qui a fait dire à un de mes amis que les choses se font et se défont entre 2 et 4 heures du matin à des endroits tenus secrets.
Ils auront beau nié mais c’est bien eux. Comment comprendre qu’ils parlent de l’après Macky aux citoyens qu’ils reçoivent ? Pourquoi leur parlent-ils de leur propre ambition alors qu’ils ont mieux à faire avec la réélection de leur candidat ?
C’est le même scénario qu’a vécu Wade en 2012. Certains étaient avec lui sans pour autant l’être. Quand est arrivé le moment du second tour, ces hommes et femmes n’ont fait qu’un pas de côté pour aller vers l’autre bord.
Aujourd’hui certains responsables sont en train de répéter le même modus operandi: un pas ici ! Un pas là-bas.
Cela me rappelle le souvenir que j’ai de cet ami qui jouait dans notre équipe de football et qui le jour de notre confrontation avec une autre formation a refilé à notre adversaire la liste de notre composition ainsi que le secret qu’on devait tous garder afin de gagner le match. L’année suivante, il s’est retrouvé capitaine de cette même équipe qui nous avait battu.
Quand on est dans une même formation fut elle politique on se doit de jouer juste et de participer à tous les efforts. La stratégie du « on défend ensemble, on attaque ensemble » doit être de mise.
Il faut arrêter de feindre de tacler ou de mettre un but alors que le cœur n’y est pas.
On ne peut pas être titulaire de deux licences dans deux équipes différentes et qui s’opposent. C’est cette prouesse que vous essayez de réussir et je vous dis tout de suite que c’est peine perdue. Le cumul de licences est puni partout.
Certains pensant fortement qu’ils ne seront pas dans les lambris du pouvoir si le Président sortant passe sont en train de se détourner du combat pour sa réélection. Ils massifient pour eux-mêmes.
Reprenez-vous et allez dans le même sens que vos coéquipiers. C’est là où se trouve votre salut.
Des fois quand j’entends le candidat Macky Sall dire « 2019 c’est mon combat »  je me dis qu’il a tout compris. Ce qui est très normal car ayant plus d’informations que nous autres. Comme 2012, 2019 risque de révéler beaucoup de traîtres.
and see ! Spécialiste en communication

Abou Abel Thiam: »Les Sénégalais ont un devoir de gratitude de réélire Macky Sall »

Seneweb.com Les populations de la commune de Tivaouane-Diacksao, en majorité les femmes en boubous marron-beige, les jeunes hommes en tee-shirts floqués de messages, se sont mobilisés en masse au meeting de Abou Abel Thiam tenu hier samedi 19 janvier dans l’après-midi. Présidé par Madame Aminata Touré dite Mimi, en présence du ministre Mbagnick Ndiaye et de l’avocat Me Malick Sall, l’événement a été l’occasion pour l’ensemble des orateurs, notamment les groupements de femmes, de rendre hommage aux actions sociales de Abou Abel Thiam envers les populations des quartiers de cette banlieue de Pikine. Le lutteur Siteu, venue avec des dizaines de… charrettes, a assuré une grande partie de l’animation, « en reconnaissance au soutien  de tous les instants » de celui qu’il appelle « Nijai »… Renouvelant tous les engagements à réélire Macky Sall le 24 février. « Certes une élection ne se gagne pas à l’avance. Mais nous avons pris trop d’avance sur l’opposition grâce au Président Macky Sall pour son bilan, grâce à vous populations responsables et averties, grâce à notre action  quotidienne et notre présence de tous les jours auprès de vous. Personne ne pourra vous détourner. C’est devenu un devoir de gratitude des populations de réélire Macky Sall. Si en 7 ans, il a réalisé un tel bilan, dans un Sénégal sans gaz et pétrole, imaginons ce que ce sera avec les nouvelles découvertes » à clamé Abou Abel Thiam.

 Tentative de diabolisation : Les étudiants du MEER dénoncent

https://www.dakaractu.com Le MEER national fustige ce qu’il appelle une tentative de diabolisation d’Abdourahmane Baldé accusé de rouler pour le Pastef de Ousmane Sonko. En conférence de presse, il réitère leur engagement en  l’homme décrit comme quelqu’un qui a de la personnalité, de loyal et qui œuvre dans la transparence et l’équité. Abdourahmane Baldé, d’après Abdoulaye Diagne le coordinateur, s’engage toujours pour la cause collective qui date de longtemps, mais c’est surtout en 2014 lors des tensions universitaires ayant causé la mort regrettable du camarade Bassirou Faye qu’il s’est fait distinguer en s’activant dans la prise en charge médicale et la nourriture des étudiants blessés. Nous avons été toujours informés de ses démarches et actions, car on s’est souvent concerté. Et tout récemment, avec le meurtre de Fallou Sène qui aurait dû entraîner beaucoup de dégâts et perturbations dans l’ensemble des campus universitaires, c’est en grande partie grâce à Monsieur Baldé que l’université a retrouvé son calme. il n’a pas hésité à effectuer des voyages nocturnes entre les universités Gaston Berger de Saint-Louis, l’université de Thiès et celle de Bambey pour amener les différents protagonistes à faire régner la stabilité au sein de l’espace universitaire. Et cela, le Meer National en a toujours été informé et y a participé.
« C’est aussi avec Monsieur Baldé que nous battu campagne et gagné les élections législatives à Dakar en obtenant une majorité parlementaire. Tout cela c’est pour montrer qu’il n’a rien à voir avec le Pastef et il ne s’en cache pas ».
« Et, cette confusion volontaire d’une désignation par un des professeurs de M. Baldé dans un bureau provisoire, (bureau dans lequel il n’a jamais milité car, trois mois après, il était déjà parti en France pour poursuivre ses études) n’est qu’un élément perturbateur destiné à décourager M. Baldé dans son engagement sans faille à travailler dans le sens de la vision du Président de la République ».
Le MEER National soutient cet ambassadeur de l’espace universitaire et l’encourage à ne pas se laisser distraire dans sa démarche de travail et de militantisme sérieux pour l’intérêt des étudiants.
Ainsi, le Meer National invite M. Baldé à venir rejoindre le parti de  l’Alliance pour  la République ( Apr) pour officialiser son soutien à côté de Son Excellence Monsieur Macky Sall, car il est d’un apport incontournable dans la pacification et la stabilité de l’espace universitaire et de la mobilisation des jeunes autour de la vision du Président Macky Sall.

1ère rencontre entre l’opposition et la société civile : « Nous partageons cette flamme patriotique » (Malick Gakou, Coordinateur du C25)

https://www.dakaractu.com En marge de l’organisation de l’élection présidentielle du 24 février prochain, le Collectif des 25 a reçu ce samedi 19 janvier la société civile. Cette première rencontre a essentiellement porté sur l’application de la loi sur le parrainage ayant conduit à l’élimination de 22 potentiels candidats. Selon le professeur Babacar Guèye, président du collectif des organisations de la société civile, un dialogue sérieux entre le pouvoir et l’opposition pourrait conduire à un processus électoral libre, apaisé et transparent. Pour Malick Gakou, coordinateur du C25, l’opposition et la société civile sont animés par le sentiment d’amour envers leur patrie et à œuvrer pour une élection démocratique, libre et transparente.

LE SENEGAL BASCULE DANS L’ANARCHIE JUDICIAIRE Par Seybani SOUGOU

Il ne faut point s’y tromper : le Sénégal a basculé dans l’anarchie judiciaire depuis le lundi 14 janvier 2019, date à laquelle le Conseil Constitutionnel a arrêté la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Le principe de sécurité juridique qui constitue un des fondements de l’Etat de Droit, et qui repose sur « l’existence de normes claires et intelligibles, sur la protection des droits acquis et des délais de recours, sur le principe de la confiance légitime, la stabilité et la prévisibilité des situations juridiques » n’existe plus au Sénégal. Le Considérant N°66 de la décision N°2/E/2019 a fini de jeter l’opprobre et le discrédit sur le Conseil Constitutionnel, et la justice, créant un chaos judiciaire sans précédent. En effet, la lecture du Considérant N°66 suscite l’effroi : « Considérant que Khalifa Ababacar SALL ne peut plus se prévaloir de la qualité d’électeur au sens des articles L.27 et L.31 du code électoral ; que par suite ne remplissant pas la condition prévue par l’alinéa 1er de l’article L.57 du Code électoral, il ne peut faire acte de candidature à l’élection présidentielle ». Analysons maintenant la portée juridique des articles du code électoral (L.27, L.31 et L.57, alinéa 1) visés par le Considérant N°66 de la décision N°2/E/2019 du Conseil Constitutionnel :

Article L.27 « Sont électeurs, les sénégalais des deux sexes, âgés de dix-huit ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, et n’étant dans aucun cas d’incapacité prévu par la loi ».

Observations N°1 : A ce jour, Khalifa SALL jouit de tous ses droits civils et politiques. Ni le jugement du Tribunal de Grande Instance de Dakar du 30 mars 2018, ni l’arrêt N°454 de la Cour d’appel de Dakar du 30 aout 2018, ni l’arrêt N°001 de la Cour suprême du 03 janvier 2019 n’ont prononcé une privation des droits civils et politiques à l’encontre de Khalifa SALL. Le terme « prononcé » a une signification juridique précise. Il signifie que la Justice doit prononcer la privation des droits civils et politiques formellement (le prononcé doit figurer dans le jugement ou l’arrêt). A ce jour, le Conseil Constitutionnel ne peut fournir aucune décision de justice dans laquelle figure la privation des droits civils et politiques de Khalifa SALL. Par conséquent, le fait de viser l’article L.27 du code électoral relève d’une farce grotesque, de la part des 7 « Sages ».

Article L.31 « Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale : 2) les individus condamnés à une peine d’emprisonnement pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq (05) ans d’emprisonnement…».

Observations N°2 : Il convient de porter une attention particulière à l’article L.31. Khalifa SALL est régulièrement inscrit sur les listes électorales. Sa qualité d’électeur est définitivement acquise le 17 juillet 2018, après la clôture de la révision exceptionnelle des listes électorales, conformément au décret n°2018-476 du 20 février 2018. Khalifa SALL figure sur la liste électorale issue de cette révision établie de manière définitive par les services du Ministère de l’Intérieur, le 17 juillet 2018. Depuis cette date, Khalifa SALL ne relève plus de l’article L.31, puisqu’il est définitivement inscritsur les listes électorales. L’article L.31 est extrêmement clair, puisqu’il dispose « Ne doivent pas être inscrits sur les listes électorales… ». Or, Khalifa SALL étant déjà inscrit sur les listes électorales, l’article L.31 du code électoral ne lui est nullement applicable. Pour une raison simple : toutes les dispositions de l’article L.31 concernent les condamnés qui ne sont pas encore inscrits sur les listes électorales.  Ce qui n’est pas le cas de Khalifa SALL, dont l’inscription est définitive depuis le 17 juillet 2017. La qualité d’électeur de Khalifa SALL est incontestable dans la mesure où il a été élu Député à l’issue du scrutin du 30 juillet 2017.

Pour priver Khalifa SALL, de la qualité d’électeur, la seule voie juridique possible est la radiation sur les listes électorales. Or, les 7 « Sages » savent parfaitement qu’une radiation des listes électorales obéit à un formalisme strict, et induit le respect de délais, ce qui aboutit inéluctablement à la recevabilité de la candidature de Khalifa SALL pour l’élection présidentielle du 24 février 2019.

A-Le formalisme exigé par la loi pour la radiation d’un électeur sur les listes électorales

L’article L.42 du code électoral dispose « qu’un électeur inscrit sur la liste électorale ne peut être radié sans une décision motivée et dûment notifiée ». C’est clair, net et précis. Pour radier Khalifa SALL des listes électorales, il faut obligatoirement lui notifier la décision. Cette notification est une formalité substantielle, sans laquelle sa radiation des listes électorales est dénuée de toute valeur juridique. Dans tous les cas, lorsqu’il s’agit d’une radiation, y compris d’une radiation d’office, la loi exige qu’une notification soit faite à l’intéressé (cf article L.43 du code électoral). En vérité, la radiation de Khalifa SALL sur la liste électorale était impossible au lendemain de la décision de la Cour suprême du 03 janvier 2019, pour les 2 raisons suivantes :

-L’article L.43 du code électoral dispose « que l’électeur qui a fait l’objet d’une radiation d’office, pour d’autres causes que le décès, reçoit de la part de l’autorité administrative compétente, notification écrite de la décision de la commission administrative à sa dernière résidence connue. L’électeur radié peut dans les 5 jours qui suivent, intenter un recours devant le Président du Tribunal d’instance »,

-L’article L.46 du code électoral dispose « que la décision du Président du Tribunal d’instance est rendue en dernier ressort et qu’elle peut être déférée en cassation devant la Cour suprême, conformément aux dispositions de la loi organique sur ladite Cour ».

Les délais de recours liés à une radiation de Khalifa SALL sur la liste électorale sont incompatibles avec la date du 20 janvier 2019, fixée par le Conseil Constitutionnel pour la publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Enclencher une procédure de radiation entraînait ipso facto la recevabilité de la candidature de Khalifa SALL. Pour conclure à l’irrecevabilité de la candidature de Khalifa SALL, le Conseil Constitutionnel s’est arrogé une nouvelle compétence qui n’existe nulle part dans la loi organique n°2016-23 du 14 juillet 2016 qui définit ses compétences : priver un citoyen de la qualité d’électeur (le CC n’a aucune compétence pour radier un citoyen des listes électorales). En conséquence, le Considérant N° 66 de la décision N°2/E/2019 précisant que « Khalifa Ababacar SALL ne peut plus se prévaloir de la qualité d’électeur au sens des articles des articles L.27 et L.31 du code électoral ; que par suite ne remplissant pas la condition prévue par l’alinéa 1er de l’article L.57 du Code électoral, il ne peut faire acte de candidature à l’élection présidentielle » est totalement illégal, nul et non avenu. Pour clore l’analyse sur le Considérant N°66, précisons enfin que l’alinéa 1 de l’article L.57 du code électoral ne comporte aucune disposition de nature à entraver la candidature de Khalifa SALL puisqu’il dispose que « Tout sénégalais électeur peut faire acte de candidature et être élu, sous réserve des conditions d’âge et des cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévus par la loi ». Or, il a été prouvé d’une part que Khalifa SALL est électeur et éligible, et d’autre part que l’article L.31 du code électoral ne lui est pas applicable (concerne les condamnés qui ne sont pas encore inscrits, et non les condamnés déjà inscrits, et pour qui, seule une procédure de radiation est de nature à les priver de la qualité d’électeur).

A-Le Sénégal bascule dans l’anarchie judiciaire

La justice sénégalaise qui faisait il y a quelques années encore, la fierté du continent africain, est devenue méconnaissable sous le magistère de Macky SALL. Son image est considérablement entachée à l’échelle régionale (CEDEAO), et internationale (ONU). Le Conseil Constitutionnel et la Cour suprême devenus de simples « marionnettes » entre les mains du pouvoir exécutif sont désacralisés et totalement décrédibilisés. Le principe de sécurité juridique a volé en éclats, créant une rupture de confiance entre la justice et le peuple. L’insécurité juridique a atteint son paroxysme, touchant de plein fouet l’organisation judiciaire : la Cour suprême peut dire que le rabat d’arrêt est suspensif, et le Conseil Constitutionnel prétendre le contraire. Avec le chaos judiciaire qui se profile, restaurer l’Etat de Droit est un impératif. Le Sénégal traverse un moment critique de son histoire où les institutions judiciaires sont à terre. La démocratie sénégalaise est en DANGER. L’alerte lancée par l’ambassade des USA à Dakar prouve que le risque de basculement est désormais possible

Risque d’émeutes- Des ministres, DG, entre autres responsables de l’APR… fuient Dakar

https://www.dakarposte.com/ Dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel relative à leurs recours, pour contester l’invalidation des candidatures de leurs leaders à la présidentielle, l’heure est à la veillée d’armes, particulièrement chez les partisans de Khalifa Sall et  Karim Wade.

En tous les cas, un spectre hante le Sénégal. Loin de jouer les Cassandre, notre cher terre de la Teranga, connu pour sa légendaire hospitalité risque de basculer, comme cela s’est vu dans d’autres pays, dans l’instabilité, le chaos.

Dakarposte a appris de ses canaux de renseignements que plusieurs ministres, Directeurs Généraux, députés, bref des personnalités acquis à la cause du régime du Pr Macky Sall ont tout simplement pris leurs cliques et leurs claques. Et, c’est pour « déménager » le temps d’un week-end vers la station balnéaire de Saly Portudal, Mbodiène, Ngaparou entre autres sites touristiques pour ne pas dire havres de paix. « Certains ont même pris l’avion pour Paris et autres capitales Européennes » nous souffle t’on

« Faux! » rétorque un jeune responsable de l’APR, jusqu’ici assez informé, joint par nos soins.

En tout cas, ça risque de chauffer ce dimanche, date de la proclamation de la liste définitive des candidats au scrutin du 24 février prochain, dans les rues de Dakar, où le ton était déjà gravement monté d’un cran ces derniers jours, et au niveau des régions.

Aux fins de parer à toute éventualité, à des scènes d’émeutes qui risquent d’être sporadiques, les forces de sécurité (police/gendarmerie) ont pris les devants.
En effet,  sur plusieurs points décrits névralgiques, intersections de la capitale Sénégalaise, entre autres devantures de permanences de partis opposants au pouvoir du Pr Macky Sall, sont dressés des éléments anti-émeutes prêts à… sévir. Pour ainsi dire que la répression sera exercée vigoureusement aux éventuels trublions. Parole de nos radars fureteurs!

Macky et son PM, étrangement, seul face aux tirs groupés de l’opposition et de la société civile

https://www.leral.net Depuis des mois, les opposants et autres membres de la Société civile prennent la parole en public, pour étriller le Président de la République et son Septennat. Cependant, force est de constater qu’à part Mahamad Dionne, Aly Ngouille Ndiaye et Ismaïla Madior Fall, seuls quasiment trois autres ministres acceptent de sortir de leur sommeil, pour se muer en fervents défenseurs de Macky Sall. SourceA qui a fait le constat indique que les nombreux Directeurs et généraux d’Agences ou de Directions, à l’exception de Siré Dia, sont, eux aussi, en vacances. Et, quand tout ce beau monde éteint les lampes et va se coucher, le candidat à sa propre succession est obligé d’assurer sa propre défense contre la litanie de tirs nourris, dont il est la cible. Actusen.sn

Linguère : Sonko vide la base d’Aly Ngouille Ndiaye

https://www.leral.net/ Cette information a échappé certainement le patron des renseignement du Sénégal. Hier dans la soirée, le président de Pastef a reçu certains responsables de l’APR du département de Linguère. Ces derniers ont décidé de rallier Ousmane Sonko et de tourner définitivement la page de l’APR.

Les responsables Amadou Ba et Moctar Ba qui ont pris la parole ont dénoncé la mauvaise gouvernance de Macky Sall. Pour le premier nommé, « le président Macky Sall est certes notre parent mais nous avons choisi Ousmane Sonko car nous sommes séduits par ses discours. Ce qui nous intéresse c’est le développement du Sénégal et non un parent. Aujourd’hui à Linguère les gens sont déçus. Personnellement je ne peux être avec des gens qui ne vous considèrent pas et qui ne respectent pas leur parole (…) La déception est le sentiment le plus partagé dans le département. Car il y’a rien comme politique de développement locale », a-t-il dit en marge de leur face à face avec Sonko.

Le jeune Moctar Ba de Barékédji, qui était dans les rangs de l’APR depuis 2009, dira à Ousmane Sonko, « que désormais vous pouvez compter sur moi et mes amis pour renverser la tendance dans le département de Linguère. La justice sociale est piétinée au Sénégal, il y’a beaucoup d’injustice dans ce pays. Nous ne pouvons pas être dans ce parti pour cautionner ces actes. » Dans cette délégation, il y’a Moussa Sow de Fass Boy, (Mboro département de Thies), qui a décidé d’accompagner ses amis de Linguère

Ousmane Sonko en prenant la parole a salué le courage de ces démissionnaires de l’APR et réitère son vœu de développer les régions de l’intérieures. en mettant l’accent sur l’agriculture et l’élevage exclusif

Wade va rentrer avec Karim…demain 20 janvier

https://xibaaru.sn/ Voici une nouvelle qui va plaisir aux Karimistes et libéraux : Abdoulaye Wade, le secrétaire général national du PDS veut faire d’une pierre deux coups…

Abdoulaye Wade avait dit depuis deux mois, qu’il allait rentrer avec Karim Wade. Et il avait même ajouté en ce temps que « si Karim était arrêté à son arrivée, il allait mourir à l’aéroport ». Cette déclaration de Wade qui a valeur de menace semble se concrétiser.

Selon des sources sûres, Abdoulaye Wade retarde son retour au Sénégal qui devait avoir lieu en début de semaine parce qu’il fait des mains et des pieds pour rentrer au Sénégal avec son fils Karim Wade.

La mère Viviane Wade qui devait effectuer le voyage avec son époux, a voyagé seule parce que le vieux ne veut pas rentrer sans Karim Wade.

Mais qu’est-ce qui bloque ?

Les négociations en haut lieu avec des promesses à la clé. Selon un proche de la famille, plusieurs personnalités ont effectué le voyage à Doha pour tenter de persuader le « gosse » de ne pas revenir au Sénégal…Maintenant.

Et parmi ses émissaires, un certain Robert Bourgi, porteur d’un message de Nicolas Sarkozy. Et dans ce message, il est question d’amnistie totale après la victoire de Macky avec à la clé un super poste ministériel après de grande retrouvailles libérales…

Voyage reporté

Et c’est cette proposition de Sarkozy qui a freiné le « gosse » mais pas le père qui ne veut pas de négociations. Et Karim ne veut pas non plus rentrer avec son père…demain 20 janvier.A moins que le père arrive à le convaincre.

« Le Président Wade n’est plus maître de ses actes. Il faudrait venir à son secours », selon Adji Mergane Kanouté de BBY

https://www.leral.net/ La 1ère Vice-présidente des femmes de «Bennoo Bokk Yaakaar» (BBY) se prononce sur des sujets brûlants de l’actualité. Sur le retour annoncé du «pape du Sopi», Adji Diarra Mergane Kanouté estime que «le dernier combat de Wade devrait être en faveur du peuple sénégalais qui lui a tout donné». Entretien

Le retour de Me Wade au Sénégal est annoncé avec insistance. Qu’en pensez-vous ?
Le Président Wade n’est plus maître de ses actes. Il faudrait venir à son secours, car Abdoulaye Wade est un symbole national. Ceux qui l’entourent ne croient pas en eux, à commencer parson propre fils, Karim Wade. Le Président Wade a plus besoin de sérénité, de repos, que d’engager un combat. Je pense humblement que son dernier combat devrait être en faveur du peuple sénégalais qui lui a tout donné. Nous attendons du Président Wade qu’il prenne son bâton de pèlerin pour éteindre les foyers de tension et ramener la paix partout ou besoin se fait sentir. Nous attendons du Président Wade, qu’il mette toute son expérience, son réseau, son savoir au service de l’Etat,si et seulement si, c’est le Sénégal qui l’intéresse.
Quel commentaire faites-vous des manifestations post parrainage ? 
Les «Khalifistes» ont l’obligation de respecter les décisions émanant du Conseil constitutionnel. Nous sommes dans un pays de droit avec une séparation réelle des pouvoirs, et en ce sens, les souteneurs de l’ancien maire de Dakar doivent savoir raison garder et se comporter en véritables républicains. Depuis l’avènement du Président Macky Sall, il n’y a plus de vIP au Sénégal. Il y a maintenant tout simplement un Sénégal de tous et un Sénégal pour tous. Nul n’est au-dessus de la loi. Par rapport à la radiation de Khalifa Sall, je ne peux m’en réjouir. Mais, la loi reste la loi. Il n’a jamais nié les faits à lui reprochés.
Que pensez-vous des accusations contre Ousmane Sonko ?
Mon collègue honorable député Ousmane Sonko doit répondre de ces supposés actes et édifier les Sénégalais par rapport à toutes ces accusations On ne peut pas vouloir présider aux destinées du Sénégal et rester sourd à de telles accusations. Je reste convaincue que les Sénégalais vont sanctionner négativement tous ces députés candidats à la Présidentielle du 24 février 2019, qui ont eu à boycotter la session budgétaire de l’Assemblée nationale pour se consacrer à des activités politiques, mettant ainsi en avant des intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Quand on sait que durant cette session budgétaire, il est aussi question de porter au niveau des commissions techniques, finances et des séances plénières, les préoccupations des populations qui nous ont élus et dont nous sommes les représentants dans l’institution parlementaire.
Les femmes de «Bennoo Bokk Yaakaar» avaient annoncé un plan d’actions en vue de la 
Présidentielle. Qu’en est-il ? 

Agir sur le terrain est le maîtremot des femmes de «bennoo bokk Yaakaar» et nous nous y attelons depuis des mois pour le maintien dans la continuité des projets et perspectives de son excellence, le chef de l’Etat. A cet effet des délégations dans des localités cibles, conduites par la présidente nationale, Mme le ministre d’Etat, Ndèye Mariéme badiane, seront continuellement sur le terrain en faisant siennes le concept des femmes de la majorité présidentielle : «Ma commune, ma force». L’accent est mis sur les visites de proximité, les échanges et partages sur les réalisations du Président Macky Sall. Le bilan du Président Macky Sall est le livre de chevet des femmes de la coalition «bennoo bokk Yaakaar».
Les résultats d’un sondage que vous avez publié sur votre page facebook a défrayé la chronique… 
C’est un travail scientifique. Je suis leader politique, mais je suis aussi dans la communication politique. Il est important, pour moi, de savoir où en est mon candidat. Et si j’en ai les possibilités, pourquoi pas? Je suis rassurée que son bilan puisse lui donner un 2e mandat, dès le 1er tour. Il est important que le 1er tour soit intégré dans les esprits. C’est d’ailleurs la raison du partage des résultats. Je ne vais pas me mettre dans les chiffres, ce qui était important pour moi, c’est qu’à la date de ce jour, notre candidat, le Président Macky Sall, passerait au 1er tour. Maintenant, il ne s’agit pas de dormir sur nos lauriers. C’est une motivation supplémentaire, il nous faut continuer le travail. Notre concept demeure «Agir ensemble sur le terrain». Il est important que les populations et les acteurs politiques soient sensibilisés et conscientisés sur le fait que le 1er tour est une possibilité très sérieuse. Je ne suis pas téléguidée. Qui me connaît, sait que je suis une femme de conviction, qui croit en moi elle-même. Je ne suis pas dans le système, je n’ai ni parrain ni marraine, en politique. Donc, j’assume tout acte que je pose. Le peuple sénégalais est mature depuis un certain 23 juin 2019. Donc, personne ne peut le manipuler. Source VOV POP

Ça chauffe entre Pape Alé Niang et Cheikh Yérim Seck

La sortie du journaliste de la Pape Alé Niang  accusant à son autre confrère Cheikh Yérim Seck d’avoir dit des « contrevérités » à son encontre. Ce est lui aussi monté au créneau. Voici sa réponse !

« Pape Alé, j’ai été surpris par ta réaction aux deux articles de Yerimpost relatant ton actualité avec la 2stv et son patron, Elhadji Ndiaye.

Le premier est une « enquête » de Khadim Mbaye, un confrère qui a recueilli la version de Elhadji Ndiaye et la tienne, et que nous avons publiée à la rubrique « Réflexion ».

Le second article est une reprise pure et simple d’un texte de Libération que le journaliste de Yerimpost a pris le soin de citer.

Dans un cas comme dans l’autre, Yerimpost, agrégateur de réflexions et d’informations venant de la presse et de tous les autres observateurs, n’est pas l’origine directe des articles te concernant.

Voici les précisions que j’ai tenues à te faire. Sois rassuré que s’il s’était agi pour Yerimpost de commettre un article propre sur toi, tu aurais été contacté. D’autant que, comme tu le sais, j’ai ton numéro de téléphone sur lequel il nous arrive toi et moi de nous parler.

Je ne reviendrai pas sur les commentaires désobligeants, estimant que, comme cela peut arriver à nous tous, ton propos a dépassé ta pensée.Confraternellement… Cheikh Yérim Seck »

KEMI SEBA VA CRÉER UN PARTI POLITIQUE

La Nouvelle Tribune  http://www.seneplus.com  Il avait toujours affirmé ne pas vouloir participer à la vie politique – Mais le leader d’urgences panafricanistes a décidé de changer de fusil d’épaule

Kemi Seba, puisque c’est de lui qu’il s’agit n’est pas un inconnu de la scène médiatique africaine. Il avait fait la une de la presse après ses déboires avec le gouvernement de Macky Sall au Sénégal. Bien avant cela, Kemi Seba s’était illustré en France dans la défense de la communauté noire, au point de se créer des ennemis. Si au départ, il était virulent et abordait des thèmes polémiques, il s’est depuis calmé et arpente désormais les villes africaines afin de sensibiliser les jeunes à la cause africaine. Mais il avait toujours affirmer qu’il ne comptait pas faire de la politique.

Changement de stratégie

Au Bénin, lors d’un rassemblement organisé ce samedi 19 janvier avec les sympathisants de son mouvement, Kemi Seba a fait une grande annonce: la création de son parti politique qui aura pour mission d’éveiller la population, mais aussi de représenter le panafricanisme dans les différentes institutions politiques béninoises : “Est-ce qu’aujourd’hui vous avez l’impression qu’il y a du panafricanisme au sein de l’Assemblée nationale? à l’intérieur de la Marina ? (…) Il est peut-être important qu’aujourd’hui le panafricanisme rentre en scène. 

Dénonçant le mépris des autorités politiques béninoises (toutes tendances confondues) qui ne sont pas sensibles à la cause panafricaniste, il affirme qu’il est temps que l’ONG urgences panafricanistes se transforme en parti politique; seul moyen pour lui de faire avancer la cause. Le Parti panafricaniste béninois est ainsi né ! |   Sam Boton  |

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