Le poignant message de la maman de Khalifa Sall à son fils

http://www.dakarmatin.com La maman de Khalifa Sall, « Mère » Awa Niang, 93 ans, a évoqué la situation que vit son fils depuis deux ans. « Mbaye (comme il appelle l’ancien maire de Dakar) liko dal, ndogalou yalla la, bumu tiit bumu diakhlé (ce qui est arrivé à Khalifa Sall relève de la volonté divine, qu’il reste serein, en wolof, Ndlr) », a-t-elle déclaré ce samedi matin, en recevant chez elle Hadjibou Soumaré, candidat recalé à la présidentielle.

 Elle a ajouté : « Lorsqu’on l’a convoqué pour l’entendre, je l’ai appelé, il est venu jusqu’ici. Je lui ai demandé s’il était l’auteur des faits qu’on lui reprochait, et il m’a clairement répondu : ‘jamais au plus grand jamais’. Dereetu goor moy daw sama yaram (j’ai le sang royal, je suis digne, en wolof, Ndlr). Nous savons que c’est très dur, mais qu’il n’ait pas peur parce que nous continuerons toujours à prier pour lui pour qu’il sorte de cette situation. »

Khalifa Sall, exclu du Ps et condamné à cinq ans ferme dans l’affaire de la Caisse d’avance, est destitué de son poste de maire, éjecté de son siège de député et disqualifié de la présidentielle de 2019

Candidature rejetée : Khalifa Sall saisit la Cour de justice de la CEDEAO

Seneweb.com | Khalifa Sall n’abdique pas! Le candidat de la coalition « Taxawu Sénégal », recalé de la course pour la présidentielle du 24 février 2019, a porté plainte contre l’État du Sénégal à la Cour de justice de la CEDEAO. C’est Me Ciré Clédor Ly, membre de son pool d’avocats, qui l’a fait savoir à Seneweb.

« Je suis à Abuja (Nigeria) depuis quatre jours. J’ai déposé une plainte pour Khalifa Ababacar Sall contre l’Etat du Sénégal et le Conseil constitutionnel du Sénégal pour obtenir son rétablissement sur la liste des candidats », nous a confié la robe noire. Obtiendra-t-il gain de cause? En tout cas, les  » 7 Sages » du Conseil constitutionnel devront dévoiler la liste définitive des candidats retenus, au plus tard ce 20 janvier.Salla GUEYE

LES KHALIFISTES DE TOUBA: »Il est grand temps que les Khalifes généraux de ce pays arrêtent Macky’

https://www.dakaractu.com Dans leur rassemblement de ce vendredi, les Khalifistes de Touba ont affiché une forte colère, manifestant leur désolation d’apprendre que leur candidat a été écarté de la présidentielle de février. La nouvelle est visiblement restée au travers de leurs gorges.
Mbaye Fall et ses camarades, en conférence de presse, estiment que  »le Président Macky Sall est à l’origine de ce forfait pour avoir manipulé la justice et l’administration dans l’essentiel de ses composantes. » D’un ton ferme et déterminé, Mbaye Fall fera le réquisitoire.  »Lui et ses ministres manipulent la justice. C’est le dernier avertissement que nous lui servons. Khalifa Sall sera candidat à l’élection présidentielle. Que Macky ne cherche pas à l’en empêcher ! Car nous ne nous laisserons pas faire. Nous appelons tous les Sénégalais à refuser la dictature. Nous l’avons vu combattre Yayah Jammeh au prétexte qu’il installait une dictature en Gambie. Aujourd’hui, il a prouvé qu’il est pire que l’homme de Kanilaï. » Le Khalifiste de poursuivre non sans interpeller les chefs religieux.  »Nous interpellons les chefs religieux de ce pays et surtout les Khalifes généraux. Nous les invitons à interpeller cet homme qui ne sait plus ce qu’il fait. Nous avons l’impression qu’il veut installer ce pays dans le chaos. Ces ministres avaient annoncé qu’il n’y aurait que 5 candidats et c’est la raison pour laquelle ils ont éclaté Khalifa Sall et Karim Wade. »

Me Assane Dioma Ndiaye: « Pourquoi la candidature de Khalifa Sall recevable »

http://www.dakarmatin.com Les chances de Khalifa Sall de participer à l’élection présidentielle du 24 février prochain sont toujours intactes, si l’on en croit Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh). Selon le juriste, absolument rien ne s’oppose à cette candidature de l’ancien maire de Dakar. Il en donne ici les raisons en droit.

« En droit rien ne s’oppose à ce que la candidature de Khalifa Sall ne soit recevable. Parce qu’aujourd’hui tous les juristes, en tout cas ceux qui ont fait le pari du droit, je ne parle pas des juristes qui sont d’un clan ou d’un autre, ceux-là reconnaissent que la décision de condamnation de Khalifa Sall n’est pas définitive.

C’est-à-dire qu’il a la possibilité d’exercer un recours tendant à rendre à néant. Parce que le rabat d’arrêt tend à rendre à néant la décision rendue par une Chambre de la Cour Suprême. Et en cas de rabat ce sont les Chambres réunies qui statuent à nouveau », dit-il.

L’avocat d’argumenter : « nous savons que récemment la Cour Suprême a cassé une décision qui avait été rendue par la première Chambre criminelle dans l’affaire Karim Wade contre l’Etat du Sénégal. Donc dire que le rabat d’arrêt ne peut pas changer substantiellement une décision déjà rendue par la Cour Suprême n’est pas exact. Donc si on est d’accord que le rabat peut aboutir à casser la décision déjà rendue, on doit alors convenir que cette même décision n’est pas définitive ».

Il poursuit : « et à partir de ce moment où Khalifa Sall a la possibilité d’user de ce droit de recours, le priver de ses droits civiques et politiques simplement parce qu’il y a déjà cette décision rendue le 03 janvier, c’est entrer dans une possibilité et une éventualité de lui causer un préjudice irréparable au cas où son rabat d’arrêt prospérerait. On ne doit pas priver quelqu’un de ses droits alors que ses droits ne sont pas définitivement perdus ».

« L’autre problème c’est que la loi organique renvoie aux articles 32 et 42 qui régissent le pourvoi en cassation. La loi organique en son article 52, alinéa 2 dit que les articles 32 et 42 applicables au pourvoi sont aussi applicables au rabat. Et l’article 37 inclus dans cette fourchette de 32 à 42 dit que le pourvoi est suspensif en matière de pénale. Si l’article 52, alinéa 2, dit que ce qui est applicable au pourvoi est applicable au rabat, on n’a pas besoin d’être un mathématicien, ou de faire de la symétrie, ou même de la commutativité pour savoir que le rabat est suspensif », précise-t-il.

Me Ndiaye persiste : « il est important qu’on ne torpille pas le droit simplement pour des raisons conjoncturelles, ou pour une cause conjoncturelle. Les causes sont conjoncturelles, passagères, alors que les principes sont éternels. Il est important que les jeunes juristes et les étudiants aient des repères. On ne peut pas être éternellement dans des compromissions sous-tendues par des rationalités stratégiques, quels que soient les intérêts particuliers ».

Ensuite, l’avocat droit-de-l’hommiste d’indiquer sans réserve : « l’intérêt général doit prévaloir et c’est en cela que nous souhaitons que la loi soit rétablie, la légalité soit rétablie, et que le Conseil Constitutionnel, en fonction du recours qui sera déposé, puisse rectifier sa décision et ainsi faire droit à cette demande de candidature de Khalifa Sall »

Radiation de Khalifa Sall de l’Assemblée nationale : Les explications des professeurs de Droits,Ndiack Fall et Iba Barry Camara

https://actusen.sn Suite à la confirmation de l’Arrêt de la Cour d’appel par la Cour Suprême, le député Khalifa Ababacar Sall est radié de la liste des députés. Pour les partisans du maire déchu qui soutiennent que sa condamnation n’est pas encore définitive, cette décision est une violation de la Constitution. SourceA dans sa parution, donne la parole à Ndiack Fall et Iba Barry Camara, deux éminents Professeurs de Droit pénal, pour édifier ses lecteurs sur la question.

Le premier soutient dans les colonnes du canard que «cette décision du ministre de la Justice ne peut intervenir, tant que les Avocats n’ont pas épuisé tous les recours». Mais pour l’autre, «la question, qu’il faut se poser, est celle de savoir si toutes les conditions sont réunies, pour que le ministre demande sa radiation de la liste des députés. Et cette question, je crois que le Conseil constitutionnel, y a répondu, en procédant à l’invalidation de la candidature de Khalifa Ababacar Sall”.

Ps, Justice, Mairie, Assemblée : chronique d’une liquidation

https://www.jotaay.net Passé de héros à zéro ! une expression qui résume bien la vie politique de Khalifa Sall. Accusé de détournement, condamné, le leader de la coalition Taxawu Dakar, auparavant exclu de son propre parti, a été révoqué de son poste de maire et radié de l’Assemblée nationale. Et comme si cela ne suffisait pas, son ambition présidentielle s’est brisée sur les murs du Conseil constitutionnel, qui a rejeté sa candidature.  

Si le régime voulait faire disparaître politiquement Khalifa Sall, comme on le lui prêtait, on peut dire qu’il ne lésine pas sur les moyens. Trainée dans la boue et devant la justice, condamné en première instance et en appel (reste le rabat d’arrêt), le pouvoir, à travers son ministre de la Justice, en a rajouté encore une couche. En effet, Ismaïla Madior Fall a saisi l’Assemblée nationale, pour que le député emprisonné soit déchu de son mandat. «C’est l’article 61 de la Constitution qui prévoit que le député, qui fait l’objet d’une condamnation définitive, est radié de la liste de députés à la demande du ministre de la Justice. On ne peut pas nous reprocher d’appliquer la constitution», s’est justifié hier le garde Des Sceaux, en marge d’un colloque international sur le «droit des activités pétrolières et gazières». C’est dire qu’Ismaïla Madior Fall n’a que faire du rabat d’arrêt qui reste à Khalifa Sall. Et sa demande de radiation a été acceptée par le bureau de l’Assemblée nationale, comme le soutient le patron du groupe parlementaire de la majorité. «Nous avons été saisis par le ministre qui nous a effectivement transmis l’arrêt de la Chambre criminelle de la Cour suprême, révèle le député Apr. Pour nous, c’est très clair : nous ne sommes pas dans le débat juridique, dans le débat de rabat d’arrêt. Nous considérons que c’est le juge qui dit le droit et le droit a été dit», a martelé Aymérou Gningue. Qui se moque pas mal de ceux qui accusent le régime d’acharnement sur l’ex-maire de Dakar.

De héros à zéro : Khalifa perd un à un ses mandats électifs et voit ses ambitions politiques freinées

Descente aux enfers pour Khalifa Sall. En un an, le tout puissant patron politique de Dakar est passé des sommets aux bas-fonds politiques. Condamné le 30 mars dernier à 5 ans de prison et 5 millions d’amende dans le cadre de l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, il a vu sa condamnation confirmée en appel le 30 août 2018. A peine un mois après, le 29 septembre, il est remplacé à la tête de la mairie de Dakar (par son premier adjoint Soham Wardini), alors qu’il avait été révoqué par décret présidentiel, dès le lendemain de sa condamnation en appel. Condamné et exclu de la mairie de Dakar, Khalifa Sall nourrissait toujours l’espoir d’en découdre avec ses bourreaux du pouvoir à la présidentielle. Et la situation se présentait assez bien pour lui, avec l’acceptation de son dossier de parrainage. Mais hélas, la déception sera grande, quand, le 14 janvier dernier, le Conseil constitutionnel a rejeté sa candidature.

Un rejet qui sera probablement confirmé demain, malgré son recours. Et pendant que lui et ses partisans ruminent la colère de ce énième coup, voilà qu’on le débarque de l’Assemblée nationale. Sans compter que bien avant tous ces déboires, en décembre 2017, il a été exclu du Parti socialiste qui était toute sa vie. Voudrait-on effacer le patron de la coalition Taxawu Dakar, devenu Taxawu Senegaal, on ne s’y prendrait pas autrement. Même si le pouvoir se défend de tout acharnement, mettant tout sur le compte des conséquences d’une affaire judiciaire. Mbaye THIANDOUM

Cheikh Bamba Dieye:«Macky a créé les conditions de la violence dans ce pays,Il n’y a plus de retour en arrière….  

https://senego.com Cheikh Bamba Dieye, invité de l’émission « Grand Jury » à la Rfm a été interpellé sur la violence qui sévit, depuis un moment dans le pays, notamment à quelques semaines de l’ouverture de la campagne électorale pour la présidentielle du 24 février.

« Ce n’est qu’un début parce que devant l’inacceptable, le citoyen, par rapport à la constitution est dans l’obligation de se défendre. Il ne faudra pas que quelqu’un vienne pour dire au sénégalais : ‘pas de la violence’. Parce que le promoteur de la violence au Sénégal est le président Macky Sall. Ce qu’il cherche, il va l’avoir dans des proportions désastreuses pour le pays. Ce n’est pas acceptable pour l’image de la démocratie du pays« , a laissé entendre le leader du Front pour le socialisme et la démocratie (FSD/BJ).

« Si la transparence était de mise et la compétition régulière, les sénégalais n’auront pas besoin de manifester à tout bout de chant, de s’opposer à la police. Aujourd’hui, les jeunes ont raison et les acteurs politiques vont tirer les leçons« , a -t-il rajouté.

A en croire le députe, « la violence devra être de mise dans ce pays. Elle va exister. Le président Macky Sall a créé les conditions de la violence dans ce pays. Il y a une obligation de résister. Je suis le premier à le lancer, j’assume totalement. Nous devons réagir en fonction de la donne« .

« Au nom de quoi un seul homme doit être à l’aise dans ce pays? ¨Pourquoi, dans le pays nous devrons être acculés à quémander notre droit? Pourquoi un responsable de la dimension de Khalifa Sall est envoyé gratuitement en prison? Pourquoi il subit l’acharnement des trois pouvoirs de ce pays…?« , s’interroge-t-il. Sur ce, il estime que « les sénégalais ont le droit de s’opposer à la violence qui lui sera exercée chaque jour. Et c’est ça la réalité« , conclut-il. Par Khadre SAKHO  

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