Flash Info du Jeudi 17 Janvier 2018

DECLARATION DU FORUM CITOYEN

Les participants au FORUM CITOYEN sur le thème « La construction d’une démocratie post-électorale : la réforme des institutions comme condition de possibilité de renforcement de la République, de la démocratie, de l’État de droit et des droits humains »,

réunis les 16 et 17 janvier 2019 à Dakar, à l’initiative de AfricaJOM Center,

CONSIDERANT :

  • La nécessité impérieuse d’une confiance des citoyens à l’égard du leadership politique et envers les institutions républicaines et démocratiques ;
  • Les dysfonctionnements récurrents des institutions républicaines,  porteuses de menaces pour la paix, la stabilité et la sécurité et susceptibles de conduire à terme à une régression de la qualité de notre expérience démocratique ;
  • Le déficit du dialogue politique pour réguler la compétition électorale, la rupture d’une tradition bien établie de consensus sur les règles du jeu électoral ;

–               La nécessité de préserver un espace pluriel de libre expression sur les questions et enjeux de gouvernance ;

–               La nécessité de veiller à la sauvegarde et à l’amélioration de l’environnement institutionnel des OSC comme espace d’interactions sociales se structurant hors du champ de l’Etat et prenant en compte les aspirations des populations ;

  • la nécessité de poser des jalons importants pour réformer le système politique, démocratique et institutionnel à bout de souffle, afin de construire un État de droit conforme aux normes internationales et adapté aux réalités du continent ;
  • La richesse extraordinaire des éléments de diagnostic, d’analyse et de recommandations contenus dans le Pacte républicain, les conclusions des Assises nationales et de la Commission Nationale de réforme des Institutions, enrichis et réactualisés par d’autres initiatives, qui ont peu profité au Sénégal;

ONT CONVENU DE COLLABORER AFIN DE :

  1. Promouvoir auprès des citoyens et organisations de base un panier minimal de mesures structurantes de réformes institutionnelles indispensables pour renforcer les normes démocratique du Sénégal ;
  2. Créer un Front très large de citoyens/OSC déterminés et clairvoyants, qui porte ces propositions de réformes institutionnelles en vue de remettre l’éthique au centre de la gouvernance ;
  3. Susciter une passerelle entre académiciens et société civile pour accompagner les citoyens dans la compréhension des enjeux/situations, enrichir le débat public et promouvoir une vision nouvelle de la gouvernance, des institutions et de la citoyenneté, et ainsi assurer une meilleure résilience des fonctions de contre-pouvoirs dans nos sociétés.

QUELQUES MESURES STRUCTURANTES DE REFORME DES INSTITUTIONS  A PROMOUVOIR EN PRIORITE

Pour un Citoyen placé au cœur de la république et des politiques publiques

–               Installer la culture et l’éthique de conviction et de responsabilité basée sur le sens de l’honneur et de la dignité chez le sénégalais ;

trouver les voies d’un nouveau rapport positif à la politique, fondé sur l’adhésion à un projet qui redonne du sens au vivre ensemble ;

Pour la séparation et équilibre des Pouvoirs

–               Résoudre définitivement la question de l’hypertrophie de la fonction présidentielle par

–               un meilleur encadrement des pouvoirs du Président de la République sauvegardant le fonctionnement adéquat et satisfaisant des autres institutions ;

–               L’aménagement dans la Constitution de disposition engageant la responsabilité politique du PR

–               La consécration la règle selon laquelle le Président de la République, une fois élu, cesse d’être chef de parti

Pour une indépendance effective de la Justice

–               Assurer un respect scrupuleux et sans condition du principe de l’inamovibilité des magistrats du siège

–               Mettre fin à la présence du chef de l’Exécutif au Conseil supérieur de la magistrature ;

–               Élargir et renforcer les compétences du juge constitutionnel afin d’éviter les déclarations récurrentes d’incompétence ;

–               promouvoir des règles renforçant les mécanismes d’application des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO et autres institutions supranationales ;

Pour un Parlement émancipé et au service des citoyens

–               consacrer un mode de désignation des députés qui favorise le lien et la redevabilité entre le député et les populations à la base, bannir le scrutin de liste ;

–               promouvoir des mécanismes mettant un terme à l’usage abusif de la majorité parlementaire ;

–               garantir un renforcement de capacités des députés et de l’institution parlementaire ;

–               promouvoir des mécanismes pour une meilleure représentation des jeunes et des minorités ;

–               promouvoir la transparence et la bonne gestion dans l’institution parlementaire ;

Pour des Organes indépendants de Régulation efficaces

–               Renforcer l’efficacité des institutions administratives indépendantes, à travers la rationalisation des institutions administratives indépendantes exemple par la création  d’un Haut Conseil de la Démocratie fédérant les rôles de la CENA, du CNRA, l’élargissement de leur pouvoir de contrôle, la systématisation du droit d’auto-saisine et du pouvoir de saisine directe des juridictions, dans certains cas, la systématisation de la publicité directe de leurs rapports annuels;

–               Veiller à une réforme et une régulation de l’espace médiatique pour garantir une information juste et plurielle comme ingrédient essentiel de la démocratie, de l’économie, du vivre ensemble et la réappropriation des valeurs cardinales de notre société par les jeunes générations ;

Pour un rôle positif des partis politiques dans la démocratie et le développement inclusif et durable

–               Susciter l’adoption de mesures en faveur de la rationalisation des partis politiques et la transparence de leur financement, comprenant notamment une stricte application de la loi relative aux partis politiques[1], l’examen des modalités de mise en œuvre d’un financement public des partis politiques (hors coalition) sur une base convenue de représentativité ;

Pour une Administration neutre, impartiale et efficace :

–               Établir un système d’incompatibilité pour éviter l’implication des hauts fonctionnaires dans les activités politiques ;

–               Instituer l’appel à candidature pour certains postes de la haute fonction publique et du secteur Parapublic, y compris pour la nomination des autorités administratives indépendantes ;

Promouvoir la transparence dans toutes les procédures et veiller à son efficacité.

Pour une société civile respectée, engagée et proactive, au service du Peuple :

–               veiller au respect scrupuleux de la bonne gouvernance associative, en particulier à l’application de leurs textes et règlements et à l’éducation citoyenne de leurs membres ;

–               rester équidistant, objectif et ferme dans la défense des principes de gouvernance démocratique, même dans un contexte hostile ;

–               se doter de normes et codes de déontologie et veiller à leur application effective ;

A L’EFFET DE CONTRIBUER EFFICACEMENT A CES TRANSFORMATIONS, nous convenons de mettre sur pied d’un Observatoire de suivi et de mise en œuvre des reformes des institutions de la République ;

ENFIN, NOUS APPELONS :

  • les Pouvoirs publics à tout mettre en œuvre pour une Présidentielle de 2019, juste, transparente et apaisée pour la sauvegarde, la crédibilité du Sénégal dans les domaines de la Démocratie, des Droits Humains et de l’Etat de droit et par une protection efficace des droits et libertés des citoyens.
  • les Médias publics et privés et les réseaux sociaux au  respect des codes d’éthiques de déontologie;
  • les Forces de sécurité à garder une posture républicaine et veiller à un respect scrupuleux des droits des personnes dans la préservation de l’ordre public ;
  • tous les candidats à s’engager avec sincérité à reformer les institutions dans le sens des conclusions et recommandations contenues dans la présente Déclaration. Fait à Dakar, le jeudi 17 janvier 2019

Démarrage à Diamniadio de la 3éme conférence sur l’émergence de l’Afrique

iGFM – (Dakar) – La troisième édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA-III) s’est ouverte ce jeudi peu avant 11 heures au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall et en présence de son homologue malien Ibrahima Boubacar Keita.

La rencontre a également enregistré la présence des Premiers ministres malaisien et ivoirien Mahathir Bin Mohamad et Amadou Gon Coulibaly. Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, et plusieurs ministres africains et européens asssistent aussi à cette troisième de la CIEA.

Cette rencontre de deux jours est organisée par le gouvernement du Sénégal, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle a pour thème : « Emergence, Secteur privé et inclusivité ».

Dans un communiqué, le ministère sénégalais de l’Economie souligne que « le débat sera focalisé sur l’engagement du secteur privé national, dans le cadre d’un dialogue et partenariat public-privé fécond, comme condition nécessaire pour la réussite de la mise en œuvre des plans d’émergence africains ».

Dans cette perspective, la conférence « traitera aussi des modalités pour rendre cette émergence plus inclusive et s’assurer qu’elle valorise les opportunités économiques des territoires ».

Elle vise également à « approfondir le débat sur la robustesse de la croissance et l’inclusivité dans les plans d’émergence en Afrique à travers notamment, un meilleur positionnement du secteur privé soutenu par de solides partenariats avec l’Etat pour favoriser une croissance forte, résiliente, inclusive et qui valorise les potentialités de tous les territoires ».

Les deux premières éditions s’étaient tenues en 2015 et 2017 à Abidjan. Elles avaient « été l’occasion pour les dirigeants des pays africains, les experts nationaux et les partenaires techniques et financiers d’analyser les différentes trajectoires d’émergence et d’approfondir les problématiques autour des thématiques retenues ».Auteur : Aps

 

Macky Sall: »nous devons réformer, innover et poursuivre les efforts d’amélioration de l’environnement des affaires pour attirer plus d’investissement”

https://actusen.sn Présidant, ce jeudi, la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique, le Président Macky Sall a proposé quelques solutions pour faciliter l’émergence du continent. “Nous devons réformer, innover et poursuivre les efforts d’amélioration de l’environnement des affaires pour attirer plus d’investissement, renforcer des capacités des administrations fiscales y compris le soutien à la dématérialisation des procédures de formalité et le soutien à la révision des codes minier et hydrocarbure pour des contrats plus équitables qui rémunèrent l’investiture pour l’Etat”, a listé le Président Macky Sall tout en précisant que l’emploi constitue la seconde source de financement du développement.

A l’en croire, “l’Afrique doit élargir la base de ses partenariats. Donc, il ne peut y avoir exclusivité ni exclusion. Tous les partenaires publics et privés traditionnels et nouveaux sont les bienvenus sur le continent. L’Afrique qui émerge est une Afrique qui transforme ses matières premières, les chaines de valeur, génère des emplois et combat le chômage”.

Au-delà des ressources, nécessaires dans la quête de l’émergence, ajoute le Président Macky Sall : “il nous faut d’abord un état d’esprit qui refuse la fatalité du sous-développement, un état d’esprit qui bouscule les attitudes, qui remet en cause les idées reçues et qui requiert de l’audace. Parce que je suis convaincu que l’heure de l’Afrique a sonné”.

“Nous devons croire en nous même, engager nos ressources et nos intelligences et mobiliser nos partenariats, mutuellement, bénéfique pour forger par nos propres mains le destin d’une Afrique émergente et prospère”, conclut-il.Mansour SYLLA,

Macky Sall:«En Afrique, le financement public reste encore la principale ressource lorsqu’il s’agit de réaliser de grands projets»

https://actusen.sn La conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique est ouverte, ce jeudi au Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad). Axée sur le thème : “l’émergence, secteur privé et inclusivité”, cette cérémonie est présidée par le Président de la République Macky Sall. Ce dernier, au cours de son discours est revenu sur le financement public, qui selon lui, est la principale ressource des pays africains.

«En Afrique le financement public reste encore la principale ressource lorsqu’il s’agit de réaliser de grands projets structurants comme les projets routiers», a reconnu le Chef de l’Etat. Qui ajoute que “la première équation à résoudre est de savoir où trouver l’argent utile pour réaliser ces grandes infrastructures. Certainement dans le budget national par la mobilisation de l’impôt”.

Cependant, pour que l’Afrique puisse accéder à l’émergence, le locataire de Palais plaide pour une répartition équitable de l’impôt. “Nous devons lutter pour l’acquittement équitable de l’impôt par tous les redevables y compris en limitant le congé fiscale abusif. Selon les estimations de la commission indépendante pour la réforme en impôt international, chaque année entre 40 et 80 milliards de dollars de perte échappent au continent africain”, annonce Macky Sall.Mansour SYLLA

MACKY SALL EXHORTE L’AFRIQUE À TRANSFORMER SES MATIÈRES PREMIÈRES

Diamniadio, 17 janv (APS) – Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a insisté jeudi, à Diamniadio, sur la nécessité de transformer les matières premières en Afrique en vue de bâtir une industrie sur le continent.
’’Une Afrique en quête d’émergence ne peut se résigner à la seule exportation des matières premières brutes, souvent mal rémunérées et à des prix aléatoires’’, dit Macky Sall, lors de l’ouverture de la conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique.
Pour lui, ’’une Afrique qui émerge est une Afrique qui transforme ses matières premières, qui créent des chaines de valeur, génèrent des emplois pour vaincre le chômage endémique des jeunes’’.
Macky Sall a invité les dirigeants du continent à ’’réformer, innover et poursuivre les efforts d’amélioration de l’environnement des affaires pour attirer plus d’investissements privés et saisir les opportunités de délocalisation d’entreprises’’.
Plusieurs pays, a t-il salué, se sont engagés dans la création de parcs industriels et de zones économiques spéciales. ’’Notre pays s’est lui même inspiré sur d’autres qui l’ont précédé sur cette voie’’, a t-il souligné.
Les pays doivent également continuer à soutenir la naissance d’un secteur privé ’’national viable et compétitif’’, a-t-il avancé.
’’C’est un impératif de premier ordre sur la voie de l’émergence. Cet élan est aujourd’hui en cours. Il est incarné par des hommes et des femmes d’affaires africains qui investissent non seulement dans leur propre pays mais ailleurs et à travers le monde’’, a souligné Macky Sall.SBS/OID/MD

 «L’industrialisation de l’Afrique est capitale», selon Macky Sall

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo La problématique de l’industrialisation reste capitale pour une Afrique qui aspire à l’émergence et au développement socio-économique, a déclaré, jeudi à Diamniadio (périphérie de Dakar), le président de la République du Sénégal, Macky Sall.

« L’Afrique, en quête d’émergence, ne peut se résigner à la seule exportation des matières brutes souvent mal rémunérées et à des prix aléatoires. L’Afrique qui émerge est une Afrique qui transforme ses matières premières pour créer des chaînes de valeurs, générer des emplois et vaincre le chômage endémique des jeunes », a dit le chef de l’Etat sénégalais.

Il présidait la cérémonie d’ouverture de la 3ème Conférence internationale sur l’émergence en Afrique (CIEA-III) dont le thème est : « Emergence, Secteur privé et inclusivité ».

Il appelle ainsi les pays africains à réformer, innover et poursuivre les efforts d’amélioration de l’environnement des affaires pour attirer plus d’investissements privés et saisir des opportunités de délocalisation d’entreprise.

« Les politiques publiques de nos pays devraient continuer à soutenir la naissance et l’épanouissement d’un secteur privé national viable et compétitif.

C’est aussi un impératif de premier ordre sur la voie de l’émergence », a-t-il encore dit.

Le président Macky Sall a profité de cette tribune pour plaider en faveur « d’un accès raisonnable » au crédit pour les pays africains en soulignant qu’ « on ne peut pas tout le temps nous reprocher des risques ».

De l’avis du chef de l’Etat, « il n’y pas plus de risque en Afrique que dans certains pays développés puisque le continent noir paie sa dette malgré les difficultés ».

En outre, le président Macky Sall dit préférer les crédits à longue durée et à des taux raisonnables dans une collaboration « où tout le monde gagne parce qu’aujourd’hui, si nous construisons des centrales électriques en Afrique, les technologies ne sont pas africaines ».

A en croire le président de la République, avec cette dépendance technologique, « il y aura une croissance externe pour les pays maîtrisant la technologie. Toutefois, il faut qu’il y ait un transfert de technologies pour que dans 5 ou 10 ans, on puisse les domestiquer pour être capables demain de construire nos centrales électriques ».

S’exprimant lors de cette rencontre, Akinwumi Adesina, le président du groupe de la Banque africaine de développement (Bad) ainsi que Mahathir Mohamad, le premier ministre malaisien ont plaidé pour plus de stabilité politique dans les Etats africains.ARD/id/te/APA

MACKY SALL APPELLE À EN FINIR AVEC L’ÉVASION FISCALE

Diamniadio, 17 janv (APS) – Le président sénégalais, Macky Sall, a appelé jeudi à Dakar, à mettre un terme à ‘’l’immunité fiscale indue’’, estimant qu’elle faisait perdre entre 40 et 80 milliards de dollars chaque année au continent africain.
’’Il faut en finir avec l’immunité fiscale indue. Selon les estimations de la commission indépendante pour la réforme de l’impôt international, entre 40 et 80 milliards de dollars échappent chaque année au continent africain’’, a-t-il notamment déclaré à la Conférence internationale sur l’émergence en Afrique.
’’Si l’impôt dû à l’Afrique était payé, le débat sur l’aide public au développement ne se poserait pas. L’Afrique est fondée à réclamer plus d’équité en rapport avec les droits légitimes de l’investisseur et ses obligations fiscales’’, a souligné le chef de l’Etat à l’ouverture à Dakar de la troisième édition de cette conférence internationale.
Macky Sall a ainsi réitéré la nécessité d’agir plus fermement contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites, en rappelant ses nombreux appels du pied aux différents sommets du G7 et du G20 pour une meilleure coopération internationale en la matière.
’’Nous devons d’abord lutter pour l’acquittement équitable de l’impôt par tous les redevables y compris le projet fiscal abusif. L’impôt doit être appliqué là où, l’activité crée de la richesse et du profit’’, a-t-il préconisé.
Il a, à cet égard, salué les initiatives de l’OCDE (Organisation pour la coopération et de développement économiques) sur la fiscalité avec l’implication de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI)
Pour les pays en développement, en particulier, africains, selon Macky Sall, les règles du système fiscal international devaient inclure trois piliers essentiels, notamment l’assistance technique en matière d’identification des besoins, des réformes et de panification stratégiques, le renforcement des capacités des administrations fiscales et le soutien à la dématérialisation des procédures et formalités.
Il en est de même de la révision des codes miniers et ceux des hydrocarbures pour des contrats plus équitables qui rémunèrent les investisseurs et génèrent des ressources conséquentes pour l’Etat, a laissé entendre le chef de l’Etat sénégalais.
’’L’emprunt constitue la seconde source de financement du développement, mais l’évidence qui s’impose est que le cercle des partenaires se réduit lorsqu’il s’agit de bâtir des infrastructures majeures, indispensables à la réalisation des objectifs d’émergence’’, a-t-il regretté.SBS/AKS/OID

L’Afrique est résolue à regarder l’avenir et à aller de l’avant (Macky Sall)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo L’Afrique, en gardant à l’esprit la mémoire du passé, est résolue à regarder l’avenir et à aller de l’avant pour entrer en fin dans l’ère de l’émergence et du développement, a déclaré, jeudi à Diamniadio (périphérie de Dakar), le chef de l’Etat Sénégalais, Macky Sall.

« Plus que tout autre, l’Afrique est le continent qui a le plus subi le poids écrasant de l’histoire. Malgré ce fardeau handicapant, nous sommes résolus en gardant la mémoire du passé à regarder l’avenir et à aller de l’avant », a notamment dit Macky Sall qui présidait la cérémonie d’ouverture  de la troisième édition de la Conférence Internationale sur l’Emergence de l’Afrique (CIEA-III).

« Nous avons à l’esprit que le développement ne peut se construire par l’aide internationale et que l’émergence ne se décrète pas,  mais elle se conquiert par une vision et des actes de tous les jours », a ajouté le président Sall, qui mise sur les efforts des pays africains d’abord, mais aussi sur la vitalité des partenariats équilibrés, respectueux des intérêts de toutes les parties pour soutenir les projets de développement.

Et à ce propos, estime le chef de l’Etat sénégalais, il est de la responsabilité des gouvernements et peuples d’Afrique, dans cette quête de l’émergence et du développement, de « labourer le champ de tous les possibles pour conforter cette dynamique d’émergence et de la rendre irréversible. Il n’y a pas d’alternative et c’est le sens même de l’histoire ».

Revenant sur les efforts à mener, il a appelé à plus d’équité fiscale en luttant notamment pour l’acquittement équitable de l’impôt par tous les redevables et la limitation du congé fiscale abusif.

« L’impôt doit être payé là où l’activité crée de la richesse et du profit », a-t-il encore dit, soulignant que l’Afrique perd chaque année entre 40 et 80 milliards de dollars de taxes, selon les estimations de la Commission indépendante pour la réforme de l’impôt international sur les sociétés.

« Il faut en finir avec l’immunité fiscale indue. Si l’impôt dû à l’Afrique était payé, le débat sur l’aide publique au développement ne se poserait pas », a-t-il encore lancé, appelant à nouveau à agir fermement contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites.

Ainsi, le président Macky Sall plaide pour une révision du système fiscal international qui devrait inclure, d’après lui, trois priorités essentielles : l’assistance technique en matière d’identification des besoins de réformes et de planification stratégique, le renforcement des capacités des administrations fiscales y compris le soutien à la dématérialisation des procédures de formalités et en fin le soutien à la révision des codes miniers et de codes des hydrocarbures pour des contrats plus équitables qui rémunèrent l’investisseur et génère des ressources conséquentes pour l’Etat.

Ouverte ce matin, la Conférence Internationale sur l’Emergence en Afrique dont le thème est « Emergence, Secteur privé et inclusivité » vise à approfondir le débat sur la robustesse de la croissance et l’inclusivité dans les plans d’émergence en Afrique à travers notamment, un meilleur positionnement du secteur privé soutenu par de solides partenariats avec l’Etat pour favoriser une croissance forte, résiliente, inclusive et qui valorise les potentialités de tous les territoires.ARD/te/APA

Macky Sall ‘’L’Afrique ne devrait avoir ni chasse-gardée, ni exclusivité, ni exclusion’’

https://www.dakaractu.com La fin des monopoles dans le continent africain. Voilà ce que Macky Sall appelle de tous ses vœux. Et sans se voiler la face, devant les parties prenantes de la 3e conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (Ciea), il a estimé que ‘’l’Afrique qui se développe, ne devrait avoir ni chasse-gardée, ni exclusivité ni exclusion. Tous les partenaires sont les bienvenus sur le continent’’.

Le président de la République qui a haussé de sa présence, la cérémonie officielle de cette Ciea pour relever la nécessité pour les autorités étatiques africaines de ne plus accorder des exclusivités aux partenaires étrangers, comme cela se faisait de l’indépendance à un passé recent. Dans la même lancée, il a souligné que ‘’pour les pays en développement de l’Afrique en particulier, la révision des règles internationales devrait intégrer, l’assistance technique, le renforcement des capacités de l’administration fiscale, le soutien à la révision des Codes minier et des hydrocarbures, entre autres.

Au cours de la première journée de cette rencontre de 3 jours à Dakar, Macky Sall a aussi évoqué la question de l’emploi qui, à ses yeux, constitue la seconde source du financement de développement’’. Cependant, il déplore le fait que ’’le cercle des partenaires se réduit lorsqu’il s’agit de bâtir des infrastructures majeures’’.

Il a en outre, relevé la nécessité, pour les États africains de combattre l’impunité fiscale. ‘’Il faut lutter contre l’impunité fiscale. Il convient d’abord de punir, plus fermement, contre les évasions fiscales et les flux financiers illicites’’. Une position qu’il dit avoir plusieurs fois défendue devant la communauté internationale ‘’pour une meilleure coopération internationale à ce sujet’’.  Il en veut pour preuve que ‘’chaque année, entre 40 et 80 milliards de dollars échappent au continent’’.

LE SECTEUR PRIVÉ AFRICAIN INVITÉ À PROFITER DES AVANTAGES DU MARCHÉ CONTINENTAL

Diamniadio, 17 janv (APS) – Le président de la Banque africaine développement (BAD), Akinwumi Adesina, a invité, lundi à Diamniadio, le secteur privé africain à profiter des avantages du marché continental.

’’Nous sommes dans un marché de libre-échange (.. ..). Un marché large. Il ne faut pas que ce marché soit celui des autres. Il faut que ça soit un marché conquis par les Africains’’, a-t-il dit.

Akinwumi Adesina intervenait lors d’un panel de la troisième édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA-III) ouverte ce jeudi, au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.

Pour le président de la BAD, le secteur privé africain fait face à trois défis majeurs notamment l’accès aux financements, l’énergie et la stabilité politique.
Le développement doit se faire dans la confiance, a t-il soutenu, invitant les Africains à ’’aller vite’’, en spécifiant les priorités.
Akinwumi Adesina a demandé aux partenaires de profiter des opportunités qu’offre le continent. ’’L’Afrique est là. Elle n’est pas cachée, il faut des financements. L’avenir, c’est l’Afrique, il faut la soutenir’’, a-t-il dit.BHC/SBS/OID/MD

Macky Sall à la CIEA:«L’inclusion sociale reste un défi majeur pour les pouvoir publics en Afrique comme ailleurs»

https://www.pressafrik.com Le chef de l’Etat Macky Sall a souligné, ce jeudi  à Dakar, lors de la Conférence Internationale sur l’Emergence de l’Afrique (CIEA) que : «L’inclusion sociale reste un défi majeur pour les pouvoir publics en Afrique comme ailleurs ». Pour le président Sall, elle pose frontalement la question de la finalité de la croissance.

Selon le président de la République, « quand des couches vulnérables sont laissées pour compte, cette question appelle à des réponses adaptées au contexte de chaque pays ».

S’agissant du Sénégal, Macky Sall a rappelé que des initiatives ont été mises en place. « Nous avons mis en place des initiatives à travers des programmes novateurs comme la couverture maladie universelle, les bourses de sécurités familiales, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc)… », dit-il.

Plusieurs autorités, et personnalités telles que :  le Président du Mali, le Premier ministre de la Côte d’Ivoire et celui de Malaisie, Ahunna Ezoakonwa, la Directrice du Bureau Afrique (PNUD), Kenji Yamada, Vice-ministre au près du ministre des Affaires étrangères (Japon), entres autres, ont marqué de leur présence à la cérémonie d’ouverture de la 3e édition de la Conférence Internationale sur l’Emergence de l’Afrique (CIEA). Ibrahima Mansaly

Ibrahim Boubacar Keïta à l’ICEA : “Le temps de la sébile est terminée”

https://www.dakaractu.com Le président Malien a pris part à la troisième conférence internationale pour l’Emergence de l’Afrique (CIEA) qui s’est ouvert ce jeudi 17 janvier au Centre international Abdou Diouf de Diamniadio. Seul président à avoir répondu à l’invitation de son homologue sénégalais, Ibrahim Boubacar Keïta a décliné ses ambitions pour un Mali émergent. Cette posture s’explique, selon l’invité de marque de Macky Sall, par l’assistance dont son pays a fait l’objet de la part de la communauté internationale. “Nous avons compris que quand le monde s’occupe de vous, vous avez un devoir réel de vous qualifier”, s’est résolu Ibrahim Boubacar Keïta. Qui fait savoir que sa première priorité était de faire en sorte que le Mali soit doté d’une armée digne de ce nom. C’était, selon lui, le préalable à réaliser avant d’enclencher de nouveaux mécanismes à même de mettre le Mali sur les rails de l’émergence. Ensuite, le chef de l’État d’ajouter que sous son magistère, les secteurs porteurs d’un développement certain ont été identifiés tels que le secteur agricole avec l’augmentation de la production agricole en ligne de mire.
“Nous avons décidé d’allouer 15% au secteur agricole”, a-t-il promis compte non tenu de la mécanisation du matériel agricole. L’eau potable et l’accès à des soins de santé ne doivent pas être un luxe pour les populations maliennes, préconise Ibrahim Boubacar Keïta selon qui, l’Afrique doit se donner les moyens de sa dignité. “Le temps de la sébile est terminée”, décrète-t-il!

Suhail Al Banna de DP Word:«L’Afrique, l’ultime frontière»

iGFM – (Dakar) « L’Afrique est souvent considérée, en termes d’activités commerciales, comme l’ultime frontière à repousser » indique M.  Suhail Al Banna, Directeur Général de la Région Afrique et Moyen Orient de DP Word dans une contribution envoyée ce jeudi à IGFM.

L’Afrique est souvent considérée, en termes d’activités commerciales, comme l’ultime frontière à repousser. Le continent africain est un marché particulièrement intéressant, et ce, pour différentes raisons. Sa population, jeune et croissante, aspire à des améliorations de la qualité de vie, entraînant un accroissement de la demande pour des biens et des services, comparable à ce qui se voit dans les pays développés.

Selon les Nations unies, l’Afrique est le continent le plus jeune du monde : les moins de 25 ans constituent plus de 60 % de sa population. Voyant ces jeunes gens se lancer à présent sur le marché du travail, les différents États de la région concentrent leurs efforts sur l’industrialisation, qui n’est possible qu’en présence d’une logistique concurrentielle.

En outre, la géographie du continent joue un rôle dans les possibilités offertes. De nombreux marchés africains sont enclavés. Pour exemple, 16 pays n’ont pas accès à des ports maritimes. Cela signifie que les réseaux de transport multimodal, les solutions de commerce numérique, les dépôts de conteneurs à l’intérieur des terres ainsi que le développement des voies navigables intrarégionales sont essentiels pour relier les marchés au sein même du continent.

Toutefois, le manque de développement de l’infrastructure constitue un véritable défi. Selon la Banque africaine de développement (BAD), l’Afrique a perdu, en raison d’une infrastructure inadéquate, un total de 25 % en termes de croissance attendue ces deux dernières décennies. Ce manque à gagner nuit au commerce et a une influence sur les coûts. Finalement, l’importation coûte moins cher que la production locale !

Le succès économique auquel le continent africain aspire est intrinsèquement lié au développement généralisé de l’infrastructure et de la finance.

Pour pouvoir financer ces projets, les investisseurs adoptent généralement deux approches différentes sur les marchés africains. La première consiste à investir sur une période de temps relativement restreinte, par exemple en visant des capitaux actifs qui permettent de générer des revenus ou d’accumuler des capitaux à la sortie.

Ces investissements passifs sont habituellement effectués par des gestionnaires d’actifs. Et alors que ceux-ci fournissent des capitaux pour le développement local et offrent des rendements aux investisseurs, nous pensons, à DP World, que le co-investissement, les capitaux « patients » et la participation plus directe constituent de meilleurs moyens de créer de la valeur.

Nous privilégions une approche proactive en nouant des partenariats avec les autorités locales afin de créer et de gérer des projets qui renforcent les activités commerciales et l’économie.

Ce que nous avons entrepris ici à Dakar, où DP World est chargé, depuis 2007, de gérer et de développer les activités du terminal à conteneurs le plus fréquenté du Sénégal, illustre bien cette approche. Une récente analyse d’impact a montré une augmentation de 135 % des importations et exportations du port de Dakar entre 2007 et 2018.

La modernisation des opérations a triplé l’efficacité du port, qui, grâce à la création de 4 900 emplois, soutient désormais 31 000 Sénégalais et leurs familles. Le Sénégal illustre ainsi parfaitement combien l’implication du secteur privé peut bénéficier à une économie.

Ce pays sert de porte sur l’Afrique et est parfaitement situé pour pouvoir alimenter le commerce intrarégional entre les pays africains.

C’est pour cette même raison que DP World s’est lancée sur le marché malien. Au Mali, 80 % des importations sont acheminées via le port de Dakar. Nos investissements permettront d’accélérer le transfert des marchandises depuis et vers le Mali, et ce, à un moindre coût. Par ailleurs, ils faciliteront également le développement d’une plate-forme logistique très pointue, destinée à simplifier les transactions commerciales entre les citoyens maliens et les investisseurs étrangers.

Ce que nous sommes en train de développer au Mali peut être à présent observé au Rwanda. Pourquoi avoir choisi ce pays ? Le Rwanda constitue un foyer d’innovation, qui ne porte pas sans raison le surnom de « Singapour africain ».

DP World aide le pays à développer son expertise en matière logistique afin d’améliorer les exportations nationales et internationales. Notre organisation a accepté de signer une concession afin de développer et de gérer les nouveaux centre logistique et zone franche de Kigali. Le Rwanda est enclavé et dépend de ses voisins, pays de transit, pour ses activités commerciales. Ce projet fera baisser les coûts et fournira des solutions commerciales afin de faciliter les activités et de mener celles-ci de manière plus intelligente.

Actuellement, le coût du transport d’un conteneur depuis Shanghai, en Chine, aux points de passage portuaires sur la côte est africaine près de Kigali se situe entre 500 et 1 000 USD. Le coût du transfert du même conteneur de ces ports à Kigali peut atteindre 4000 USD. C’est à ce titre que pour contribuer à la recherche de solutions, nous offrons un service de réacheminement dédié afin de réduire les coûts de transport et mettons en place un guichet unique, permettant le dédouanement, le groupage, le dégroupage et le stockage dans le parc logistique devant desservir non seulement le Rwanda mais toute la région.

La liste des secteurs en Afrique à haut potentiel pouvant intéresser les investisseurs du secteur privé est longue et variée.

Le développement de l’infrastructure est un secteur clé qui peut bénéficier aux populations locales tout en offrant des rendements à long terme. La BAD estime que l’Afrique a besoin de 130 à 170 milliards de dollars par an pour combler le fossé en termes d’infrastructure. Les capitaux d’investissement pour l’infrastructure sont disponibles et permettront de compenser cette différence au niveau du développement des routes, du rail et des ports afin de libérer le marché dans la région.

A notre avis les marchés africains sont parmi ceux qui offrent les plus forts potentiels de croissance et de développement durables. L’Ethiopie, par exemple, est un pays où le PIB a enregistré une croissance à deux chiffres au cours des dix dernières années.Le Sénégal est un autre bon exemple d’un pays qui utilise son potentiel et va dans la bonne direction avec le Plan Emergent Sénégal du gouvernement. Le plan prévoit de nombreux investissements internationaux pour développer des secteurs profitables au pays, tels que le pétrole et le gaz, la logistique et le développement des infrastructures, et promeut fortement le développement du commerce intra-africain.

Si vous interrogez des investisseurs en leur demandant ce qu’ils pensent des opportunités en Afrique, il y a de grandes chances qu’ils évoquent tout d’abord les risques politiques, la corruption et d’autres difficultés. Cette perception noircit le tableau. Les marchés africains ne sont certes pas les plus simples à aborder dans le monde, mais l’Afrique fait avant tout face à un problème de perception. La situation sur le terrain peut étonnamment s’avérer bien différente – et dans le sens favorable du terme.

À propos de l’auteur :

Suhail Al Banna, CEO & MD – Moyen-Orient et Afrique

Suhail Al Banna est directeur général et administrateur pour le Moyen-Orient et l’Afrique au sein de DP World. Il possède une expérience de plus de dix ans dans l’industrie portuaire et s’est spécialisé dans les technologies de l’information ainsi que dans l’exploitation des opportunités qu’offrent les derniers développements technologiques en termes de gestion et de contrôle efficaces des ports et terminaux maritimes.

Il bénéficie également d’une grande expérience internationale et est membre du conseil d’administration de la société Asian Terminals Inc.(basée aux Philippines) et de la société DP World Dakar (basée au Sénégal) ainsi que président du conseil d’administration de la société Tejari Solutions, spécialisée dans l’approvisionnement au niveau de l’e-commerce. Suhail Al Banna est diplômé de l’université d’État de San Diego et a également participé à des programmes de gestion exécutive au sein de la Kellogg Business School et de la Harvard Business School. »

Microfinance

http://www.enqueteplus.com Le montant des dépôts collectés au niveau des systèmes financiers décentralisés (Sfd) s’est fixé à 1  335,5 milliards de F Cfa au 30 septembre 2018. C’est ce que révèle le rapport de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) sur la situation du secteur de la microfinance dans l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) publié mardi. Or, une année plus tôt, il était estimé à 1 224,5 milliards de F Cfa.

Ce qui fait ressortir une augmentation de 9,1 %. ‘’Cette hausse est enregistrée en Côte d’Ivoire (+16,2 %), au Togo (+14,5 %), au Mali (+10,3 %), au Burkina (+6,8 %), au Sénégal (+6,6 %) et au Niger (+2,8 %). Cependant, une baisse a été observée en Guinée-Bissau (-37,0 %) et au Bénin (-4,1 %)’’, lit-on dans le document de la Bceao. Pour le montant moyen des dépôts par client, il s’est établi à 87 118 F Cfa à fin septembre 2018 contre 87 149 F Cfa à fin septembre 2017.

…Pour l’ensemble des Sfd de l’Uemoa, l’épargne recueillie représente 5,8 % de l’ensemble des dépôts détenus par les établissements de crédit de l’union contre 6,9 % un an plus tôt. S’agissant de l’encours des crédits des Sfd de l’union, il s’est accru de 9,6 % par rapport à son niveau à fin septembre 2017, pour ressortir à 1 337,4 milliards de F Cfa.

L’encours moyen des financements par bénéficiaire a augmenté, en ressortant à 87 236 milliards de F Cfa à fin septembre 2018 contre 86 836 milliards de F Cfa une année auparavant. Pour l’ensemble du secteur, l’encours des crédits représente 7,0 % des créances consenties par les établissements de crédit de l’union contre 7,4 % à fin septembre 2017. Concernant les Sfd en difficulté, à fin septembre 2018, la Bceao informe qu’ils sont au nombre de neuf institutions de microfinance sous administration provisoire dont deux au Bénin, deux au Niger, deux au Togo, une en Côte d’Ivoire, une au Mali et une au Sénégal.

HAUSSE DU PIB AU TROISIÈME TRIMESTRE DE 2018 (ANSD)

Dakar, 17 janv (APS) – Le produit intérieur brut (PIB) en volume du Sénégal a progressé de 1,2% au troisième trimestre 2018 par rapport au trimestre précédent, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), dans sa Note sur les évolutions économiques récentes.

Ce résultat découle, pour l’essentiel, de la ‘’bonne tenue de l’activité dans le secondaire (+4,6%) et dans une moindre mesure d’une ‘’bonne orientation du primaire (+1,7%)’’, explique la publication, évoquant une hausse de la valeur ajoutée du secteur tertiaire de 1,1%.

Elle indique que la bonne tenue de l’activité dans le secteur primaire est due à ‘’une hausse de la valeur ajoutée dans les sous-secteurs de la pêche (+5,4%) et de l’agriculture (+2,0%)’’.

 ‘’Au cours de la période sous revue, note le document, il est constaté également une croissance de l’activité dans le sous-secteur de la sylviculture (+2,2%). En revanche, les activités pastorales ont stagné en rythme trimestriel.’’

L’ANSD met la progression de l’activité dans le secteur secondaire en lien avec celle de la construction (+21,6%), des activités chimiques (+12,8%), des industries agro-alimentaires (+4,8%) et de la branche « fabrication de ciment et d’autres matériaux de construction » (+4,5%).

 ‘’Toutefois, les activités extractives se sont repliées de 8,4% sous l’effet de la baisse de la production d’or en quantité par rapport au deuxième trimestre.’’

 La croissance du tertiaire résulte de la bonne orientation du sous-secteur des transports (+13,4%), des activités d’hôtellerie et de restauration (+8,9%), des services aux entreprises (+2,0%) et des administrations publiques (+1,8). Toutefois, la progression de ce secteur a été limitée par la baisse de la valeur ajoutée du commerce (-4,4%).

‘’Du côté de la demande, l’augmentation de la croissance économique en variation trimestrielle est essentiellement soutenue par la consommation finale (+4,3%) et les exportations de biens et services (+8,7%)’’, note l’ANSD, soulignant que ‘’durant cette période, l’investissement a connu une baisse de 11,5%.’’ ASG/MD

Asepex

http://www.enqueteplus.com Dans un communiqué qui nous est parvenu hier, l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) indique que ‘’le cumul des exportations sénégalaises au cours des 10 premiers mois de 2018 est évalué à 1 318  milliards de F Cfa contre 1 274  milliards de F Cfa à la même date, en  2017, soit une hausse de 44 milliards de F Cfa en valeur absolue (3,45 %)’’.

Les services du Dr Malick Diop font également savoir que les principaux produits exportés par le Sénégal sont l’or non monétaire (177 milliards de F Cfa), les poissons frais de mer (146 milliards), l’acide phosphorique (145 milliards), les produits pétroliers (101 milliards), les crustacés, les mollusques, les coquillages (76 milliards), le ciment (73 milliards), les préparations alimentaires (60 milliards), le zirconium (46 milliards), le titanium (35 milliards), l’arachide non grillée (27 milliards), les légumes frais (20 milliards), les engrais chimiques et minéraux (20 milliards) et enfin l’huile brute d’arachide (20 milliards).

…Le document fait également ressortir que, contrairement à ce que certains pourraient croire, les principales destinations du Made in Sénégal sont d’abord les pays de la sous-région (Afrique de l’Ouest) avec 36 %, les autres pays de l’Asie avec 20 %. Viennent, ensuite, les pays membres de la Communauté européenne avec 18 %, les autres pays de l’Europe avec 15 %, entre autres.

Dans le classement selon les pays, l’Asepex indique que la Suisse trône en tête des clients du Sénégal avec 12,6 %, s’ensuivent le Mali avec 12 %, l’Inde avec 11,7 %, la Côte d’ivoire avec 4,19 %, l’Espagne avec 4,3 %, l’Italie, la Chine et la République de Guinée avec respectivement 3,8 %, 3,3 % et 3,2 %. Ce classement ne manquera certainement pas de raviver les ardeurs de ‘’France dégage’’. En effet, tandis qu’elle est accusée de s’accaparer tous les bons coups au Sénégal, la France n’est même pas trouvable dans le document fourni par l’Agence en charge des exportations.

EN 2018, LA DOUANE A RECOUVRÉ 681,43 MILLIARDS F CFA DE RECETTES BUDGÉTAIRES

http://www.emedia.sn/ Face à la presse ce jeudi, 17 janvier 2019, le Directeur général des Douanes, Oumar Diallo, a détaillé les recettes réalisées par ses services pour l’exercice budgétaire de l’année 2018. En plus de se féliciter d’une hausse de 5%, il annonce des mesures nouvelles allant notamment dans le sens de la dématérialisation des opérations.

RECETTES

« Pour cette année 2018, les recettes budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 681,43 milliards F CFA. En comparaison, en 2017, ces recettes s’élevaient à 649 milliards F CFA, soit une hausse de 32 milliards F CFA, environ 5% en valeur relative. C’est l’occasion de féliciter les différents agents qui animent les bureaux, les brigades, les subdivisions, les directions… Ils travaillent jour et nuit, sans relâche, pour parvenir à ces résultats. »

REPARTITIONS

« Pour ce qui concerne la répartition géographique des recettes, elle s’établit globalement comme suit : la Direction régionale de Dakar Port, qui est la plus grande du Sénégal, a vu ses services contribuent à hauteur de 461 milliards F CFA. La Direction régionale des produits pétroliers un peu plus de 130 milliards F CFA. La Direction régionale Ouest a contribué à hauteur de 21,6 milliards F CFA. La Direction Centre (Kaolack, Fatick, Kaffrine, Diourbel) suit avec 6,3 milliards F CFA. La Direction Nord (Saint-Louis, Louga Matam) 5,5 milliards F CFA. La région Sud-Est (Tambacounda, Kédougou) arrive avec 2,5 milliards F CFA. La région Sud (Ziguinchor, Kolda), 1,7 milliards F CFA. La Direction des Enquêtes 16 milliards. Il y a également les saisies de marchandises diverses (alimentaire, matériel roulant, drogues, médicaments…) à prendre en compte et qui s’élèvent à 51 milliards F CFA. Mais une partie de ce ses saisies concerne les drogues, les médicaments et autres, qui sont calcinés. »

DÉMATÉRIALISATION

« Les opérations de dédouanement se feront à tous les bureaux, autant à Dakar, qui reste le principal pourvoyeur de recettes, que dans les autres postes frontaliers. La Douane va mettre les compétences qu’il faut pour répondre aux sollicitations. Certains produits qui étaient dédouanées à Dakar seront désormais dédouanés dans les postes frontaliers. Pour que les opérations se fassent comme à Dakar, il y a une dizaine de bureaux informatisés comme à Karang, Keur Ayib, Ziguinchor, Rosso… »

PROJECTIONS

« Notre ambition est d’informatiser tous les bureaux de Douane, afin de permettre aux citoyens de procéder aux opérations de dédouanement dans les différents bureaux à Dakar comme dans les autres principaux postes frontaliers. Je reste persuadé que nous pouvons faire de meilleurs résultats encore, battre des records, dans l’intérêt des populations, dans le respect des orientations de l’Etat. Je suis persuadé qu’avec plus d’engagement, de moyens à la disposition des agents… » BN FAYE

Forum mondial de l’eau:«Dakar 2021»sur une dynamique d’engagements» (officiel)

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé Le neuvième Forum mondial de l’eau (FME), prévu en 2021 dans la capitale sénégalaise, entend s’inscrire, dans sa phase préparatoire, « sur une dynamique d’engagements » à travers des projets structurants et novateurs qui devront répondre à des critères de labellisation, des modalités de soumission ainsi que des mécanismes de gouvernance, a déclaré jeudi à Dakar, cheikh Sène, directeur de cabinet du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.« Durant la phase préparatoire, une sélection de projets nationaux, régionaux et internationaux pertinents, innovants, structurables et duplicables, produisant des résultats à court terme, à impact durable autour des priorités du forum, est envisagée. L’idée étant d’accrocher le forum sur une dynamique d’engagements à travers les projets labellisés apportant des réponses à fort impact socio-économique », a soutenu l’officiel sénégalais lors d’un atelier organisé ce matin sur le processus préparatoire du FME 2021.

Cette phase intitulée « Initiative Dakar 2021 » devra être finalisée « dans le premier trimestre de 2019 », selon le président du comité préparatoire, Abdoulaye Sène, qui souligne que ce forum « est une grande opportunité pour l’Afrique, mais un grand défi pour » son pays, le Sénégal.

Ainsi si les huit forums de l’eau passés « ont permis de faire avancer la cause de l’eau » sans pour autant relever certains « défis importants » en raison de « l’ampleur de la crise de l’eau », « Dakar 2021 entend corriger cette lacune en mettant en perspective le processus préparatoire », a dit le directeur de cabinet du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Ainsi, certains membres de l’équipe préparatoire du Dakar 2021 sont revenus de fond en comble sur les différents axes de l’« Initiative Dakar 2021 », notamment les critères de sélection desdits projets, leurs modalités de soumission, d’accompagnement et de suivi et leurs mécanismes de gouvernance.

Le postulant devra exercer une activité en relation avec l’une des quatre thématiques majeures de Dakar 2021, à savoir « la sécurité de l’eau, la coopération, l’eau pour le développement rural et la boîte à outils et moyens regroupant les questions cruciales du financement, la gouvernance, la gestion des connaissances et les innovations ».

Le champ de couverture des projets, qui seront procédés par appel à projets, prendra en compte la « dimension africaine » pour une meilleure ouverture à l’international.

Les partenaires membres pour le mécanisme de gouvernance sont la Banque africaine de développement et Africa Investment program, sans compter l’Afrique du Sud et l’Ile Maurice au niveau des pays.

Au niveau des groupes d’acteurs membres de l’« Initiative Dakar 2021 », la société civile, les départements ministériels et les collectivités locales seront aussi représentés.

Le FME est le plus grand événement international sur l’eau dont la mission est de sensibiliser et renforcer l’engagement politique et d’impulser des actions sur les problèmes critiques de l’eau à tous les niveaux, afin de faciliter la conservation, la protection, le développement, la planification, la gestion et l’utilisation efficaces de l’eau dans toutes ses dimensions sur une base écologiquement durable pour le bénéfice de toute vie, selon la définition du Conseil mondial de l’eau.

C’est en mars 2018 que le Conseil a attribué au Sénégal l’organisation du FME, à Brasilia, la capitale fédérale brésilienne qui a accueilli la dernière édition (8e) à cette période (18 – 23 mars 2018).ODL/te/APA

Une experte sénégalaise pour un accès facile au Fonds vert climat

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo La responsable des politiques internationales sur le climat et du plaidoyer climat-énergie de l’ONG Enda Energie, la Sénégalaise Aïssatou Diouf, a plaidé au Grand Oral d’APA (GoAPA) pour une simplification des conditions d’accès aux financements climatiques au niveau international pour les pays en voie de développement.

« Pour nous les acteurs de la Société civile, on dit qu’accéder à ces financements-là via le Fonds vert pour le climat, c’est très dur. (Car) il faut écrire des projets avec des règles que le Fonds vert a mis en place, et pour les pays francophones c’est encore plus compliqué parce que tout doit se faire en anglais », a déclaré Mme Diouf, invitée du troisième numéro du GoAPA.

De l’avis de cette spécialiste, beaucoup de pays africains n’ont pas soit les ressources humaines nécessaires ou les compétences qu’il faut pour soumettre des projets banquables au Fonds vert.

A cela s’ajoute, d’après elle, l’obligation pour chaque pays d’avoir « une entité nationale habilitée à proposer des projets au Fonds vert climat  » et qui est accréditée par le Fonds vert.

Au Sénégal, l’entité nationale accréditée est le Centre de suivi écologique (Cse) et de la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec).

« Nous en tant que acteur de la Société civile, notre plaidoyer c’est de dire : il faut vraiment simplifier les conditions d’accès aux financements climatiques au niveau international. Si on n’y arrive pas, très peu de pays vont accéder aux financements du Fonds vert climat qui devraient atteindre 100 milliards dollars en 2020 afin de mettre en place au niveau national ou au niveau régional des projets pour lutter contre le changement climatique », a insisté Aïssatou Diouf.

Les pays en voie de développement ont obtenu, lors de la Cop 24, des engagements financiers d’un montant de 10 milliards de dollars, soit près de 6000 milliards de francs CFA, auprès des pays développés pour financer des projets de résilience au changement climatique en 2019.

Au-delà du Fonds vert climat, les Etats peuvent également avoir accès à des financements climatiques à travers la coopération internationale entre pays développés et pays en voie de développement.

De la même manière, les ONG aussi peuvent solliciter des financements climatiques pour appuyer, au niveau décentralisé, des projets portés par des communautés affectées par le changement climatique, a expliqué l’environnementaliste sénégalaise.ARD/te/APA

l’expertise locale préconisée contre l’avancée de la mer à Saint-Louis

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé Le changement climatique dans la région de Saint-Louis (nord) du Sénégal se manifeste notamment par l’avancée de la mer sur les habitations et nécessite par ailleurs une implication des « ingénieurs sénégalais » pour proposer des « solutions techniques adaptées » à cette localité, a déclaré l’environnementaliste sénégalaise Aïssatou Diouf.

« Ce qu’il faut également est de travailler avec des ingénieurs sénégalais, car on a l’expertise locale, pour étudier les sols qui sont là-bas, pour étudier les spécificités de cette zone, pour que les solutions techniques qui seront mises en place puissent durer. Puisque ce seront des solutions techniques qui seront adaptées à la localité », a dit la responsable des politiques internationales sur le climat et du plaidoyer climat-énergie de l’ONG Enda Energie, invitée du troisième numéro du Grand Oral d’APA (GoAPA).

« Depuis quelques années, Saint-Louis est au-devant de l’actualité. Premièrement, parce que Saint-Louis est patrimoine historique de l’Unesco. Et quand on va sur place, on voit des dégâts causés par l’avancée de la mer. Effectivement, l’ouverture de la brèche combinée au changement climatique a accentué cela », a expliqué Mme Diouf.

« On a eu l’occasion de partir pour voir des maisons qui sont complètement détruites, des gens qui ont essayé de reconstruire et, en moins de deux ans, la mer a avancé pour encore détruire ce qui a été refait », a-t-elle souligné, notant que ce phénomène est appelé dans leur jargon « les pertes et dommages qui sont irréversibles ».

Pour Aïssatou Diouf en effet, l’une des solutions « les plus conséquentes aujourd’hui » pour ces populations de Saint-Louis impactées par l’avancée de la mer « est de les déplacer » vu que celle-ci « va continuer à avancer ».

Certes « depuis 2015, l’Etat est en train de mettre des solutions sur place. On a vu parfois des digues de protection, des sacs avec plus d’une tonne de sable tout au long de la Langue de Barbarie pour limiter… Mais on se rend compte quand il y a de fortes houles, la mer avale tout », a-t-elle constaté.

Par ailleurs, Mme Diouf a souligné que les impacts du changement climatique sont également visibles au Sénégal à travers la rareté des pluies, les fortes pluies qui peuvent causer des dégâts (inondations), les fortes périodes de sécheresse, …

En revanche, « on se bat au niveau international pour dire : au nom de la justice climatique, les pays qui sont historiquement responsables du réchauffement climatique qui, en principe de la convention (Fonds climat), doivent financer l’adaptation au changement climatique des pays en développement », a indiqué l’experte sénégalaise de l’ONG Enda.ODL/te/APA

Piratage:«Air Sénégal»dénonce des attaques informatiques sur ses serveurs de réservation

https://www.dakaractu.com La compagnie Air Sénégal est victime ces derniers jours d’attaques massives et répétées à l’encontre de son module de réservation de billets. Selon une note de la compagnie d’aviation, aucune de ces attaques n’a abouti puisque le système est sécurisé de bout en bout par « WiredCard », le leader mondial des solutions de paiement en ligne. La compagnie pour finir de s’excuser auprès de ses clients pour les désagréments rencontrés par le ralentissement des services causés par cette attaque informatique. Air Sénégal entend déposer une plainte contre X auprès des autorités compétentes conclu la même source.

Sultan Bin Suleïman, Directeur Général de DP Worl : “Lorsque le président Macky Sall est arrivé, rien n’a changé pour nous”

https://www.dakaractu.com Il faut vraiment croire que l’ère où Dubai Port World rencontrait d’énormes difficultés sous le magistère de Macky Sall pour ses supposées accointances avec un certain Karim Wade à la faveur de la traque aux biens mal acquis est derrière nous. Tel semble être le message que le CEO de cette multinationale a voulu véhiculer ce jeudi 17 janvier au Cicad, à l’occasion du deuxième panel de la Conférence internationale pour l’Emergence de l’Afrique.
Le Sultan Bin Suleïman a laissé entendre que le changement de régime au Sénégal n’a eu aucune incidence sur la présence de DP World sur le sol sénégalais. “Nous avons travaillé au Sénégal. Lorsque le président Macky Sall est arrivé, rien n’a changé pour nous et ça nous a donné de la confiance. Il en va de même pour le Rwanda”, a affirmé le Directeur Général de DP World. Qui préfère taire ses démêlés avec le régime qui l’a pourtant contraint à payer un reliquat de 24 milliards pour valider son ticket d’entrée et ainsi mettre en place une société de droit sénégalais avec des actionnaires connus.
DP World est ainsi rentrée dans les rangs pour “consolider” sa présence au Sénégal et s’est vu confier la construction du port du Futur qui verra le jour à Ndayane.

Le Building administratif va accueillir une réunion du Conseil des ministres!

YERIMPOST.COM Sa rénovation a duré plus longtemps que prévu, mais c’est finalement ce 30 janvier qu’il sera réceptionné. Le Building administratif abritera, cette même journée, la réunion du Conseil des ministres. L’entreprise en charge de sa restauration a donné les assurances au président de la République qui en a fait l’annonce ce mercredi, à l’occasion de l’inauguration de la deuxième Sphère ministérielle de Diamniadio

Un Sénégalais à la tête d’un centre de recherche de Google

Seneweb.com Mouhamadou Moustapha Cissé, le jeune Sénégalais, docteur en informatique, diplômé de l’université Pierre et Marie Curie à Paris, a été nommé à la tête du premier centre africain de recherche en intelligence artificielle que Google a ouvert au Ghana. Le parcours exceptionnel d’un jeune scientifique sénégalais qui veut repousser les limites de l’IA sur le continent et aider à relever les défis dans des domaines tels que la santé, l’agriculture, de l’écologie et l’éducation.

Mouhamadou Moustapha Cissé a été nommé à la tête du premier centre africain de recherche en intelligence artificielle. Après des études en mathématiques puis en physique à l’université Gaston Berger au Sénégal, Moustapha obtient son doctorat en Computer Sciences en 2014 à l’université Pierre et Marie Curie où il s’est inscrit, en 2008.

En 2016, Cissé est repéré par Facebook. Il intègre le Facebook Artificial Intellignec Research(FAIR) basé à Paris. Pendant deux ans, il travaille au centre de l’intelligence artificielle (IA) à Facebook. Le Sénégalais et son équipe seront à l’origine de tous les progrès réalisés par Facebook dans l’intelligence artificielle.

Déterminé à faire bouger les choses dans le domaine de la santé, l’agriculture, de l’écologie et l’éducation Moustapha repousse toujours les limites pour offrir le meilleur ‘’ Je m’engage à construire une intelligence artificielle axiologique pour améliorer notre société, en particulier la vie de ceux qui en ont le plus besoin’’, déclare-t-il.

Google remarque le fils de Saint-Louis et le contacte depuis Mountain View. Le 13 juin 2018, le jeune Sénégalais devient officiellement le directeur du premier centre africain de recherche en intelligence artificielle du géant du web, Google AI Research Center Accra.

Il s’agit du premier centre d’intelligence artificielle que Google lance en Afrique. Accra est la première capitale africaine à accueillir un centre de recherche en intelligence artificielle et la onzième au niveau mondial. La mission confiée à Mouhamadou Moustapha Cissé par Google est de former les jeunes africains sur toutes les applications possibles de l’intelligence artificielle. Mouhamadou Moustapha Cissé se fixe comme objectif de repousser les limites de l’intelligence artificielle pour relever des défis. Et cela, grâce au deep learning, une technique qui permet de développer des programmes de reconnaissance vocale et faciale.

Les dépenses en intelligence artificielle en Afrique se chiffreront à 114 millions de dollars, en 2021. Le programme Digital Skills for Africa de la firme américaine a formé 10 millions d’Africains en compétences digitales et une autre personne fait également parler d’elle dans le monde des TIC : la Sénégalaise Yacine Barro qui dirige Microsoft Afrique de l’Ouest et centrale.NegroNews 

SAINT-LOUIS – DÉNOMBREMENT INTERNATIONAL DES OISEAUX D’EAUX :  LE DJOUDJ SE MAINTIENT AVEC 82 ESPECES ET 641.556 INDIVIDUS

http://www.sudonline.sn/ Le Parc national des oiseaux de Djoudj se maintient avec 82 espèces et 641.556 individus. C’est le directeur des Parcs nationaux, le Colonel Abdoulaye Diop, qui donne ainsi des résultats du Dénombrement International d’Eaux. Cette activité de Dénombrement International d’Oiseaux d’Eaux est un programme de suivi des effectifs d’oiseaux d’eaux, des zones humides, dans le cadre de la Convention Ramsar

L’objectif visé est d’établir les tendances évolutives des différentes espèces d’oiseaux d’eaux observées au Sénégal; de disposer des informations sur la distribution aviaire sur l’étendue du territoire national; d’alimenter et mettre à jour la base de données sur les oiseaux.

Des chiffres (les 82 espèces dénombrées, soit 641.556 individus, au niveau du Parc National des Oiseaux du Djoudj) qui enchantent le directeur des Parcs nationaux, le Colonel Abdoulaye Diop qui y présidait, avant-hier mardi, l’activité de dénombrement international d’oiseaux d’eaux. «Il est clair que le Djoudj se maintient tant au niveau de sa diversité qu’au niveau de la quantité des populations d’oiseaux qui y séjournent», a laissé entendre le directeur des Parcs nationaux. Le Colonel Abdoulaye Diop de préciser toutefois que le Djoudj constitue également un refuge pour les espèces menacées de disparition. Et c’est ce qui, à l’en croire, lui donne sa valeur. Cette année, la grue couronnée a été choisie comme oiseau parrain. Une espèce menacée de disparition et à statut critique à l’échelle nationale.

Ainsi, le Dénombrement International d’Oiseaux d’Eaux s’est fait en même temps au niveau aussi de la Réserve de Biosphère du Delta du Fleuve Sénégal, de la Presqu’île du CapVert, des Niayes et de la Petite Côte, de la Réserve de Biosphère du Delta du Saloum, la zone Sud ainsi que la zone Sudest

 Pénurie d’eau à l’Université de Bambey:Les étudiants décrètent une grève de 48 heures

https://actusen.sn Privés d’eau, depuis plus d’une semaine, les étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey ont déserté les Amphis pour une durée de 48 heures, non renouvelables tout en décrétant des journées sans ticket, jusqu’à nouvel ordre.

Le liquide vital ne coule plus dans le Campus social de l’Université de Bambey depuis plus d’une semaine, à cause d’une panne du forage du Campus. Une situation très difficile pour les pensionnaires dudit Temple du Savoir. Malgré leurs cris de cœur lancés à l’endroit des autorités, la pénurie d’eau perdure. Pour se faire entendre, les étudiants ont durci le ton, en décrétant des journées sans ticket, depuis mardi, et une grève de 48 heures non renouvelables, ce mercredi.

«Nous sommes en mouvement pour une cause qui concerne toute la Communauté estudiantine : une pénurie d’eau. Le forage, qui alimente le Campus 1,  ne fonctionne pas, mais le Campus 2 est ravitaillé par la Sde. Tous les jours, on se débrouille, en portant des bassines, des sceaux pour trouver le liquide vital», déplore Mouhamadou Sarr, étudiant en Master 1 Droit privé.

Quant à son camarade, Oumar Diallo Diouf, il a dénoncé l’indifférence des autorités administratives qui n’ont pas  volé à leur secours, malgré leur longue attente et les appels lancés. N’empêche, ils continuent, toujours, de solliciter de l’aide, pour que prenne fin leur calvaire.Mor Mbaye Cissé, Correspondant à Bambey

« L’essentiel De La Culture Du Peuple Noir En Afrique De L’Ouest Est Contenu Dans La Charte Du Mandé », Rappelle Cheikh Hamidou Kane

NETTALI.SN – Prenant part, ce dimanche, à une rencontre en son honneur organisée par la direction de ‘’Gorée cinéma’’, en partenariat avec le Musée des civilisations noires (MCN), les ministères de la Culture du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, en présence de l’artiste ivoirien Seddiki Baaba, Cheikh Hamidou Kane a rappelé que « l’essentiel de la culture du peuple noir en Afrique de l’Ouest est contenu dans la ‘’Charte du Mandé ». « Cette Charte du Mandé énonce des principes que l’on croyait absents de la culture noire », souligne l’auteur de l’Aventure ambiguë rapporte l’APS.

Rappelant que « le Musée des civilisations noires (MCN) rappelle à l’Afrique son unité », Cheikh Hamidou Kane considère « qu’il s’agit d’enlever les séquelles de cette histoire calamiteuse de l’Afrique démantelée, détruite, partagée par la puissance occidentale et en tirer les leçons et les difficultés du passé ».

Parlant de la Chine qui a financé ce joyau, M. Kane de rappeler que la Chine « a été une des nations dans ce monde sous-développé, à la périphérie de l’Occident ». Mais, « aujourd’hui, la Chine a pris une place centrale dans le monde », dit-il.

MACKY SALL SUR LA SURPOPULATION CARCÉRALE:«Je suis favorable à l’aménagement des peines.La justice peut s’exercer avec bienveillance et indulgence,sans laxisme, avec rigueur et fermeté

https://www.dakaractu.com Macky Sall s’est impliqué dans le débat de la surpopulation carcérale. Il a invité hier le procureur de la République à prendre en compte cette question avant de lancer des mandats de dépôt. Pour Macky Sall, le Procureur doit tenir en considération plusieurs paramètres avant d’envoyer une personne en prison. Car, «la liberté est inscrite comme principe majeur au cœur de la politique pénale du gouvernement», souligne-t-il. C’était à l’occasion de la remise de diplômes aux nouveaux magistrats.

Le bâtonnier de l’Ordre des avocats, les défenseurs des droits de l’homme et tous les justiciables peuvent pousser un ouf de soulagement. La surpopulation carcérale qui a été toujours leur inquiétude et qui découlerait en partie des mandats de dépôt excessifs du procureur de la République, pourrait baisser considérablement.
C’est en tout cas le souhait du Président, qui a donné des instructions au chef du Parquet dans ce sens. « Malgré les décrets de grâce à chaque fête religieuse, en début d’année, à la veille de la fête nationale, nous restons confrontés à ce phénomène. Je suis favorable à l’application de mesures alternatives à l’incarcération prévues déjà dans la législation en vigueur et pour l’aménagement des peines permettant de désengorger nos prisons. Je demeure convaincu que la justice peut s’exercer avec bienveillance et indulgence, sans laxisme, avec rigueur et fermeté, sans excès », s’est ainsi exprimé Macky Sall, qui poursuit, interpellant le maître des poursuites : « c’est pourquoi, le Procureur doit intégrer davantage dans sa mission la prise en compte de considérations plus médiates, comme l’environnement de la commission de l’infraction, les antécédents du délinquant, mais également son avenir, notamment son potentiel de résocialisation. Cette feuille de route du ministère public s’ancre dans la nouvelle politique pénale du gouvernement.
Et au cœur de cette politique pénale, la liberté est inscrite comme principe majeur, conformément à notre charte fondamentale et aux différents instruments internationaux de référence ».

Macky «réhabilite» l’ancien président du Conseil constitutionnel Cheikh Tidiane Diakhaté     

Ces propos ont été tenus lors de la remise de diplômes aux nouveaux magistrats qui viennent d’intégrer la corporation. Il s’agit de deux promotions : 2015-2017 dont le parrain est feu Cheikh Tidiane Diakhaté, l’ancien président du Conseil constitutionnel et la promotion 2016-2018 qui porte le nom de feu Babacar Kébé, un ancien magistrat qui était le président du Haut conseil de l’audiovisuel devenu Cnra.
Macky n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’ancien président du Conseil constitutionnel. « Cheikh Tidiane Diakhaté a gravi, de façon admirable, tous les échelons du système judiciaire sénégalais. Il ne s’est jamais départi de sa sérénité face aux dossiers fortement médiatisés, parce qu’étant au cœur de l’actualité politique ; comme ce fut le cas lors de la deuxième alternance de notre jeune démocratie, en 2012, avant sa disparition. J’ai eu le plaisir et surtout l’honneur de le côtoyer en tant que président du Conseil constitutionnel ; j’ai prêté serment devant lui et devant les juges du Conseil constitutionnel», se réjouit le président de la République.
« Feu Babacar Kébé, quant à lui, a incarné les qualités d’un magistrat à l’écoute de sa société. Il a servi également durant sa longue carrière autant dans la magistrature qu’en dehors de la justice. Sa longue et riche expérience dans des secteurs divers et variés de l’enseignement, de la formation, de la régulation et du monde associatif montre à suffisance qu’il était un grand commis de l’Etat. Un homme oeuvrant pour l’intérêt général avec générosité et sagesse », s’est exprimé Macky Sall.

Règlement 5 de l’Uemoa:le pouvoir de l’avocat

Seneweb.com Ouverte depuis le lundi 14 janvier, la Rentrée solennelle du stage du barreau du Sénégal a tenu sa cérémonie officielle, ce jeudi. Présidée par le ministre de la Justice, elle a pour thème « le règlement n° 05/cm/Uemoa du 25 septembre 2014, relativement aux nouvelles compétences de l’avocat ». Lequel règlement permet à tout Avocat ressortissant de l’Union de circuler ou de s’établir dans un Etat Membre autre que celui auquel appartient son Barreau. Selon Ismaïla Madior Fall, il  est venu renforcer l’effectivité du principe de libre circulation en ce qui concerne les Avocats. En effet, il fixe des règles identiques relativement à la création, l’organisation et l’administration des Barreaux, à l’accès à la profession d’Avocat, à l’exercice de la profession d’Avocat, à la discipline et à la responsabilité civile et le règlement pécuniaire des Avocats. « Il fait de l’Avocat un acteur principal du service public de la Justice au lieu d’être un auxiliaire de justice », a avancé le Garde des Sceaux face au Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Sénégal, Me Mbaye Guèye.

Il a soutenu  que  cela explique bien les innovations contenues dans le Règlement n° 05/CM/UEMOA du 25 septembre 2014 relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’Avocat dans l’espace UEMOA. « Il a conféré à l’avocat seul la qualité de plaider, postuler ou représenter des parties devant les instances arbitrales. Il permet à l’Avocat d’être liquidateur amiable ou judiciaire, administrateur provisoire et syndic, médiateur et conciliateur. Il donne également la possibilité à l’Avocat de rédiger des actes sous seing privé contresignés par lui et appelés « actes d’avocat » qui font pleine foi de l’écriture et de la signature des parties tant à leur égard qu’à celui de leurs héritiers et ayants droit. On peut aussi évoquer le droit reconnu à l’Avocat d’assister son client dès son interpellation, durant l’enquête préliminaire, dans les locaux de la police, de la gendarmerie, ou devant le parquet sans qu’aucune lettre de constitution ne puisse être exigée de lui, à ce stade. », a-t-il relevé.

« Les possibilités qu’offre ce Règlement »

Le Règlement n°5, dit- le ministre,  insiste aussi sur le caractère libéral et indépendant de la profession d’avocat et pose des règles de protection de l’avocat et de son cabinet qui renforcent ce statut. « Il permet de même à l’avocat de remplir les fonctions de membre d’un conseil de surveillance, d’une société commerciale ainsi que celles d’administrateur de société. L’avocat peut également se voir confier par l’Etat ou un organisme international des missions temporaires qui peuvent être rétribuées.

Le texte communautaire donne également à l’avocat la possibilité d’exercer des fonctions juridictionnelles. Ainsi, l’avocat peut être désigné en qualité de juge suppléant des tribunaux de grande instance, d’assesseur des tribunaux pour enfants ou des tribunaux du travail », a-t-il déclaré.

Il s’y ajoute que l’Avocat inscrit au Barreau d’un Etat membre de l’UEMOA peut exercer sa profession dans les autres Etats membres de l’UEMOA ou s’y établir définitivement à titre principal, ou y créer un cabinet secondaire suivant l’une des modalités d’exercice prévues par l’article 38 du Règlement.

« Les possibilités qu’offre ce Règlement peuvent être une garantie de rentabilité et de pérennité des cabinets à condition que l’Avocat s’adapte à la marche du monde en misant sur les grands ensembles, la formation continue et la spécialisation dans les nouvelles filières du droit, le renforcement en ressources humaines et l’utilisation de modes modernes de gestion des cabinets d’Avocats »,  a fait savoir Ismaïla Madior Fall.

La rentrée solennelle de la conférence du stage « qui est un moment important de la vie du Barreau du Sénégal », va prendre fin ce vendredi.Awa FAYE 

Lenteur du paiement de pensions pleines:Amadou Ba accusé par les policiers radiés

https://www.pressafrik.com Les policiers radiés, au nombre de 1.245, ont accusé le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, qui selon eux, est à l’origine de la lenteur du paiement de leurs pensions pleines (2 milliards Fcfa) que le chef de l’Etat avait promis de leur versé.

« Lors de la campagne des législatives, Amadou Ba avait dit que ce problème était lui. Mais depuis lors, nous n’avions rien vu. Le président a donné des instructions mais ça traine au niveau de son département », a déploré le brigadier-chef de la police à la retraite, Cheikh Tidiane Niang.

Cheikh Tidiane Niang et ses camarades n’ont qu’un seul désir: voir cette somme versée pour la revalorisation de leurs 6 ans et 7 mois de radiation. « C’est tout ce que nous demandons au chef de l’Etat. Il faut qu’il fasse la situation sur cette question qui est la plus grosse injustice ». Salif SAKHANOKHO

PONT DE L’ÉMERGENCE:Au total, deux corps ont été extraits

Seneweb.com L’opération d’extraction des corps en putréfaction, découverts dans le canal du pont de l’émergence, vient de prendre fin. Au total, ce sont les restes de deux corps qui ont été sortis par les pompiers et la Police. Ils ont été mis dans des sachets noirs et acheminés dans les véhicules des sapeurs pompiers. De son côté, la police scientifique a commencé son travail pour, notamment, l’identification des deux corps.

Hôpital de Ouakam:Des proches de Bachir Kounta racontent

Seneweb.com Il est 10 h à l’hôpital Militaire de Ouakam. Au service urologie, dans un décor baignant dans une forte odeur d’éther, quelques dizaines de personnes, assises en retrait, attirent l’attention. La plupart d’entre elles ont les yeux embués de larmes. Ce sont des proches d’Ahmed Bachir Kounta, le défunt porte-parole de la famille Khadre de Ndiassane, qui a rendu l’âme dans l’établissement sanitaire, ce jeudi, dans la matinée.

Très affligé, un des proches du défunt explique : « Pourtant, il semblait bien, ce matin. Je l’ai même accompagné faire un peu de marche. Mais il semblerait qu’il ait eu un malaise », confie-t-il. Car, depuis quelque temps, le défunt souffrait de problèmes cardiaques, nous explique ses proches qui quittaient petit à petit l’hôpital Militaire de Ouakam, puisque le corps a été promptement transféré à l’hôpital Principal de Dakar, où aura lieu la levée du corps.Ndèye Safiétou NAM

Rappel à Dieu de Ahmed Bachir Kounta : L’inhumation prévue ce vendredi à Ndiassane après la prière

https://www.dakaractu.com La triste nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre ce jeudi matin. Ahmed Bachir Kounta, le célèbre journaliste sportif, a rendu l’âme à l’hôpital de Ouakam dès suites d’une courte maladie.

Joint au téléphone cet après-midi, la famille qui est actuellement à Dakar pour les papiers administratifs liés à la levée du corps demain matin à l’hôpital principal, a fait savoir que l’inhumation est prévue ce vendredi après la prière.

Ahmed Bachir Kounta sera ainsi inhumé aux côtés de ses parents, notamment son ami, le défunt Khalife général de Ndiassane, El Hadj Mame Bouh Mouhamed Kounta…

Attaque armée à Ziguinchor:Un agent des Eaux et Forêts blessé

Seneweb.com Les armes ont encore crépité dans le sud du pays. Des agents des Eaux et Forêts en patrouille ont été attaqués dans la forêt de Mbissine, à Ziguinchor, par des éléments armés non encore identifiés.

Il s’en est suivi des échanges de tirs et, renseigne L’As, un agent des Eaux et Forêts a été blessé. Depuis l’interdiction de la coupe de bois, ila tension est vive entre exploitants forestiers et forces de défense.

L’ambassade américaine à Dakar préoccupée par les violences électorales alerte ses ressortissants

https://www.pressafrik.com L’ambassade des Etats-Unis à Dakar a fait un communiqué d’alerte à l’endroit des ressortissants du pays de l’Oncle Sam établis au Sénégal. Les services de monsieur Tulinabo Salama Mishungi informent d’abord que le Conseil constitutionnel va publier la liste définitive des candidats à la Présidentielle de 2019, le 20 janvier.

Ayant constater les violentes manifestations qui ont eu lieu sur la Voie de Dégagement Nord (VDN) et sur les deux voies de Sacré Coeur 3, après les invalidations des candidatures de Karim Wade et de Khalifa Sall, l’ambassade recommande aux citoyens américains à Dakar de s’éloigner des zones de tension, tout en dressant pour eux une liste d’actions à entreprendre pour se mettre en sécurité :

Évitez les zones de manifestations ou de rassemblement de grandes foules; Assurez-vous que votre téléphone portable est chargé et conservez-le toujours avec vous; En voiture, gardez les portes verrouillées et les fenêtres roulées; Surveiller les médias locaux pour les mises à jour; Gardez un profil bas

KHALIFA SALL SAISIT LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO

http://www.emedia.sn Les avocats de Khalifa Ababacar Sall ont saisi la Cour de justice de la CEDEAO. Babacar Thioye Ba, mandataire du candidat déclaré à la présidentielle du 24 février 2019, qui donne l’information dans l’émission « Conférence de presse », ce jeudi sur iRadio, indique qu’il s’agit d’un recours en procédure de référé relativement à la décision qui a été rendue par le Conseil constitutionnel lundi, 13 janvier, dernier. Il explique : « Comme nous l’avons toujours indiqué, la justice est universelle. Nous pensons qu’ailleurs, nous avons encore la possibilité de dire le droit. C’est pour cette raison que nous avons saisi la Cour de justice de la CEDEAO en procédure de référé compte tenu de l’urgence qui s’attache à la décision concernant l’élection présidentielle du 24 février 2019. »

Déjà, le camp de Khalifa Sall, écarté pour le moment de la liste provisoire des candidats, a déposé une requête portant réclamation contre la liste des candidats publiée. « Globalement, cette requête conteste, détaille Babacar Thioye BA, tous les arguments et moyens développés par le Conseil constitutionnel pour aboutir à la décision d’irrecevabilité de la candidature de Khalifa Ababacar Sall. »

La décision n’est pas motivée

Le camp de l’ex-maire de Dakar persiste et signe : « Comme nous l’avons indiqué, nous considérons que cette décision-là a été prise alors qu’elle n’est pas motivée ou lorsqu’elle l’a été, cette motivation s’est avérée être une fausse motivation parce que nous considérons que le Conseil constitutionnel n’était pas fondé à déclarer irrecevable la candidature de Khalifa Ababacar Sall au motif qu’il n’avait pas la qualité d’électeur alors que dans le dossier qui lui a été soumis, que nous avons déposé, il y figure l’extrait de casier judiciaire de Khalifa Ababacar Sall ainsi que la photocopie légalisée de la carte d’électeur. A ce stade, si on nous dit que Khalifa Sall n’est pas électeur alors que le conseil a sous ses yeux une carte d’électeur et peut vérifier sur le fichier électoral que Khalifa Ababacar Sall est inscrit, nous nous interrogeons sur le bien fondé de cette décision d’irrecevabilité. »

Toutefois, reconnait le ’’Khalifiste’’ : « Personne ne conteste que Khalifa Ababacar Sall a été condamné à cinq (5) ans d’emprisonnement mais après la décision de la Cour suprême, il y a la possibilité pour les parties au procès d’introduire une requête en rabat d’arrêt. Laquelle requête suspend les effets de la décision de la Cour suprême. »

Partant de l’arrêt n°001 rendu le 3 janvier 2019 par la Cour suprême et transmis au Conseil constitutionnel par le Procureur général par ladite Cour avec le pourvoi en cassation formé par Khalifa Ababacar Sall, la plus haute instance du système judiciaire, dans ses motivations, explique que l’arrêt de rejet a pour effet de rendre exécutoire l’arrêt de la Cour d’appel qui conserve ce caractère tant que la décision de la Cour suprême n’est pas rétractée. Par conséquent, souligne le Conseil constitutionnel, « il y a lieu de déclarer la candidature de Khalifa Sall Ababacar Sall irrecevable ». D’autant plus qu’indique la cour : « Khalifa Sall ne peut plus se prévaloir » DIÉ BA

Démocratie:Les Leçons Du Pr Kader BOYE

https://www.walf-groupe.com Le professeur de Droit, Kader Boye estime que le système démocratique sénégalais mérite d’être repensé. A l’en croire, on donne trop de pouvoir au président de la République qui a la main mise sur les corps de contrôle de l’Etat. La justice en a pris aussi pour son grade.

On peut dire que c’est un cours magistral que le professeur Kader Boye a livré hier à l’endroit du pouvoir en place. Parce qu’en face de lui, il avait entre autres, ses anciens étudiants. On peut citer, l’ancien Premier ministre Mamadou Lamine Loum, le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé et Me Aissata Tall Sall. Hier, le professeur de Droit, Kader Boye qui était chargé, d’introduire le débat, «construction d’une démocratie post électorale : La réforme des institutions comme condition de possibilité du renforcement de la république, de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains», a explique ce qui ne marche pas pour la démocratie sénégalaise. Il a d’abord décrié le pouvoir hypertrophié du président de la République qui, à son avis, favorise une politique sociale inéquitable.  D’après lui, on doit dégraisser ces pouvoirs aux attributs de monarque en cassant le régime hyper présidentialisme. «Lorsque dans un système, le président de la République a une majorité à l’Assemblée nationale, dans lequel système, tous les magistrats sont nommés par l’Exécutif, ce système est générateur d’une gouvernance autoritaire et de dérives de toutes sortes. Ce système doit connaitre un contre pouvoir», indique-t-il. Et d’affirmer que sur le plan constitutionnel, la réduction ou l’encadrement juridique de certains pouvoirs du président de la République sont enviables et possibles. Ce, dit-il, sans pour autant qu’on aboutisse à l’instauration d’un régime parlementaire. «Il s’agit ni plus ni moins que de mettre fin à ce phénomène du président omnipotent. Il s’agit également de tarir des sources financières et alimentant le clientélisme politique qui sont sous la maitrise du président de la République. On pense ainsi entre autres aux comptes spéciaux à l’image de la caisse noire qu’on doit plafonner et en déterminer les mécanismes de fonctionnement», soutient Pr Boye. Qui souligne que cette omnipotence du président de la République dans le système politico-intentionnel sénégalais  se manifeste par son rôle prépondérant de chef de parti dominant et sur l’administration. Ainsi, pour ce qui est de la réforme de l’administration, Kader Boye préconise une interdiction formelle dans les textes de tout militantisme des fonctionnaires et des dirigeants des sociétés et agences publiques et parapubliques. C’est pourquoi, il affirme que l’une des mesures salutaires, sera de détacher de la présidence de la République toutes les institutions qui n’y ont pas leur place. A l’en croire, il est temps que les corps de contrôles soient détachés et soient autonomisés pour retrouver leur liberté.

Pour ce qui est des libertés, il a noté des violations sérieuses faites par le régime actuel. «L’état où se trouvent notre démocratie, notre justice et les garanties effectives, cette situation mérite non seulement réflexion, mais aussi des solutions adéquates à court terme. L’Etat de droit n’est pas le droit de l’Etat que les citoyens sont tenus de respecter, c’est encore et surtout la soumission de la puissance publique à l’Etat de droit. C’est la soumission aux règles constitutionnelles et surtout aux règles des principes issus du droit international conventionnel auquel adhère l’Etat. C’est une obligation», rappelle Pr. Boye. Qui estime qu’il urge maintenant de réorganiser la démocratie sénégalaise.

Sur un autre registre, il affirme que la justice qui joue un rôle fondamental dans la démocratie a «un malaise». «Il faut se l’avouer, il existe un malaise dans la justice sénégalaise et il existe en dehors de la justice sénégalaise, une méfiance des citoyens vis-à-vis de cette justice», affirme-t-il.Mamadou GACKO

MANQUEMENTS DU SYSTÈME DÉMOCRATIQUE SÉNÉGALAIS :L E COURS MAGISTRAL DU PR KADER BOYE

http://www.sudonline.sn/ Le professeur Kader Boye, enseignant à la Faculté de droit et ancien Recteur de l’Ucad a déploré hier, mercredi 16 janvier, la persistance de certains manquements dans le système démocratique sénégalais. S’exprimant lors du premier Forum d’Afrikajom Center, initié par Alioune Tine, l’ancien membre de la Commission cellulaire de reforme du Code électoral de 1992 a suggéré l’instauration de contre pouvoir au pouvoir politique pour, dit-il, éviter à «notre démocratie de tourner à vide»

Une démocratie stagnante, qui tourne à vide ! C’est ainsi que le professeur Kader Boye, enseignant à la Faculté des sciences juridiques et politiques et ancien Recteur de l’Ucad a défini le système démocratique sénégalais. Invité hier, mercredi 16 janvier, à présenter une communication introductive sur le thème: «La Réforme des institutions, un impératif pour le renforcement de l’Etat de droit», lors du premier Forum d’Afrikajom Center, une initiative de Alioune Tine, l’ancien membre de la Commission cellulaire de reforme du Code électoral de 1992 a plaidé pour la réorganisation de notre démocratie avec l’instauration de contre-pouvoir au pouvoir politique.

En effet, dans sa communication, le professeur Kader Boye a relevé, pour le déplorer, la constance des manquements dans le système politique sénégalais qui alimentaient le débat dans les années 80 et qui conserve toujours son actualité notamment sur le déséquilibre des pouvoirs, la banalisation des institutions, l’Etat de droit et les libertés publiques et l’instabilité chronique des institutions avec les risques des dérives autoritaires. A ce titre, l’ancien membre de la Commission cellulaire de reforme du Code électoral de 1992 n’a pas manqué de désapprouver les violations «assez sérieuses ou graves des obligations de l’Etat de droit sous cette mandature».

Ainsi, au plan judiciaire, il a indiqué que ce secteur, de l’intérieur, fait face à un «malaise» et, en dehors, une «défiance des citoyens vis-à-vis de celle-ci». «Le sentiment que la justice obéit trop souvent aux injonctions ou attentes du pouvoir exécutif est trop fort pour qu’on puisse laisser la situation perdurer. Il y a des réformes qui sont nécessaires et pressantes et qui devraient porter sur l’organisation et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, le statut des magistrats et sur l’organisation de la Justice», a-t-il indiqué.

«PARRAINAGE A MARQUE UNE RUPTURE BRUTALE AVEC LE CONSENSUS NOTE DEPUIS 1992»

Poursuivant son propos, au plan politique, l’ancien Recteur de l’Ucad, tout en précisant, au sujet du système de parrainage, qu’il ne lui revenait pas de discuter du bien-fondé de ce système, mais seulement se contenter d’évoquer ses effets, a fait remarquer que le «parrainage a marqué une rupture brutale avec le consensus noté depuis 1992». Toujours dans son diagnostic, l’enseignant à la Faculté des sciences juridiques et politiques a tenu à préciser que l’essentiel de ces manquements prennent leur racine dans la Constitution de 1963 qui, selon lui, «est inspirée de celle de la France de 1958 dans ses pratiques politiques du système de l’Etat partisan et dans le phénomène du clientélisme politique renforcé par la notion de majorité présidentielle».

DES RECOMMANDATIONS POUR METTRE FIN A L’AUTORITARISME ET AU NEPOTISME

Ne se limitant pas seulement à relever les «tares» de la démocratie sénégalais, le professeur Kader Boye a formulé quelques recommandations dans le sens d’apporter des «solutions adéquates et à très courts termes» à ces problèmes que rencontre le système politique sénégalais. Parmi celles-ci figure, en première place,  l’instauration de contre-pouvoir au pouvoir politique pour éviter, selon l’ancien membre de la Commission cellulaire de reforme du Code électoral de 1992 à notre démocratie de tourner à vide.

Outre ce contre-pouvoir, Kader Boye a également conseillé, entre autres, de mettre fin au phénomène du «président omnipotent», la suppression des sources financières qui alimentent le clientélisme politique sous la maîtrise du président de la République, la réglementation des dépenses des Compte spéciaux ou caisses noires et le retour à la règle constitutionnelle d’avant 2000, remise en cause par l’ancien président Abdoulaye Wade et qui interdisait au président de la République d’exercer toute fonction au sein d’un parti politique. Il s’y ajoute la dépolitisation complète de l’administration qui devait commencer, selon lui, par une interdiction formellement dans les textes de tout militantisme politique aux fonctionnaires et aux dirigeants des sociétés publiques ou parapubliques. «En s’attaquant à ces questions, on s’attaque à des bases importantes de l’autoritarisme et du népotisme», a-t-il conclu.

L’ETAT DE DROIT N’EST PAS LE DROIT DE L’ETAT, MAIS LA SOUMISSION DE LA PUISSANCE PUBLIQUE DE L’ETAT AU DROIT

«La situation politique actuelle du Sénégal mérite non seulement réflexion mais surtout des solutions adéquates à très courts termes. L’Etat de droit n’est pas le droit de l’Etat que les citoyens sont tenus de respecter. C’est encore et surtout la soumission de la puissance publique de l’Etat au droit. Une soumission aux règles constitutionnelles et surtout aux règles et principes issus du droit international conventionnel et général auquel adhère cet Etat. C’est une obligation à laquelle ne peut déroger aucun pouvoir constitué: président de la République, gouvernement et encore moins la justice. Il faut réorganiser notre démocratie», a-t-il lancé.

Avant de poursuivre, en relevant que cette réorganisation doit commencer par «notre système pluri-partisan» par un toilettage de la Loi du 6 mai 1981 relative aux partis politiques qui redonne «crédibilité, effectivité et consistance aux partis politiques. Mais également par l’instauration des contres pouvoirs au pouvoir politique»

 Amadou Kah, professeur de Droit public : «J’AI BEAUCOUP D’INQUIETUDES PAR RAPPORT A LA COHERENCE DE L’OPPOSITION»

http://www.sudonline.sn Amadou Kah, professeur de Droit public à l’Université Gaston Berger de Saint Louis, a exprimé toute son inquiétude face au changement de fusil d’épaule adopté par l’opposition, qui avait pourtant choisi la voie de la justice dans ses différents combats

La démarche adoptée par l’opposition, avec notamment des manifestations violentes dans la rue semble être incohérente aux yeux de certains.  Pour autant, l’observateur de la sphère politique ne dédouane pas les tenants du pouvoir qui tiendraient un discours «musclé» à même de faire douter de la fiabilité du processus électoral. Il met la quasi-totalité des candidats à la présidentielle au ban

Comment appréciez-vous la forme de lutte qu’est en train d’adopter l’opposition depuis un certain temps ?

J’ai quelques petits soucis par rapport à l’opposition de manière générale. Je veux quand même que les gens aient une certaine cohérence dans ce qu’ils font. Sur le processus électoral, il me semble à chaque fois l’opposition saisit les instances adéquates quand elle n’est pas d’accord sur telle ou telle affaire. Quand l’instance rend une décision et qu’elle n’est pas d’accord, elle a la possibilité de faire appel. Si le processus arrive à terme, elle dit que «c’est de la m…!». J’ai beaucoup d’inquiétudes par rapport à la cohérence de l’opposition. Ou on fait confiance au Conseil constitutionnel et on y va, ou on ne fait pas confiance, on n’y va pas.

C’est-à-dire, quand on fait le choix du droit comme une réponse à des préoccupations, l’exigence de rigueur voudrait qu’on en tire toutes les conséquences quand on a épuisé toutes les procédures. On dit par exemple que la décision a été rendue en première instance. Il y a des possibilités d’appel, on les utilise. Si on finit par la voie de l’appel et qu’on estime qu’il y a la possibilité de faire un recours en cassation, on y va. Puisqu’on a accepté de suivre la procédure du début à la fin, on doit accepter jusqu’à preuve du contraire, ce qui a été décidé par la justice. Lorsqu’ils ont accepté de respecter la procédure, ils devaient être cohérents et acceptés les règles du jeu. En tout cas, moi en tant que juriste respectueux de la légalité, même si je suis convaincu qu’une décision de justice peut être maladroite, je ne peux pas adhérer à ce type de discours.

Quelle est la part de responsabilité de l’Etat dans cette montée de la violence dans le champ politique ?

L’opposition développe un discours violent, mais c’est en réponse au discours violent du pouvoir. La violence s’exprime aussi à travers le discours du pouvoir. Comment des gens qui sont respectueux du suffrage universel peuvent glaner urbi et orbi «nous allons gagner au premier tour», «nous allons faire 54% des suffrages», «que le président a fait des réalisations qui nous amènent à penser que nous allons gagner au premier tour», etc ? Et que le fait qu’unanimement tout le monde est dans ce délire là, cela est inquiétant. C’est violent comme propos. Parce qu’il  appartient au sénégalais seulement de dire comment les choses vont se passer le 24 février. Anticiper sur ce qui pourrait être leur attitude est insultant à l’endroit du suffrage des sénégalais qui vont s’exprimer. Dans une démocratie normale, ont peut considérer que «nous nous battons pour la victoire de notre candidat». Mais, je trouve maladroit de dire que «notre candidat va passer au premier tour». Que le discours prenne des formes de généralité, cela doit amener les gens à douter de la sincérité du processus, ou de celle des acteurs.

Donc, est ce qu’on peut dire que l’attitude de l’opposition est compréhensible ?

On comprend un peu pourquoi l’opposition est dans cette logique de contester les décisions des instances qui sont compétentes. Très honnêtement, l’Etat ne va jamais mettre en place un processus qui sera clair parce que le pouvoir développe un instinct de conservation. Assez souvent, il est amené à prendre des positions qui peuvent gêner au processus électoral normal. Le pouvoir est dans une exigence de conservation. Comme aussi l’opposition est dans une exigence de conquête du pouvoir. A partir de ce moment, tous les éléments qui vont dans le sens de la conservation du pouvoir ou bien de la conquête du pouvoir, on les met en œuvre. Mais, ça n’enlève en rien l’exigence de cohérence qui veut que quand on choisit une ligne qu’on soit fidèle à elle. Ou le droit a la réponse aux différentes préoccupations et on utilise le chemin du droit. Ou à la limite, on dit que le droit n’est pas une réponse à nos préoccupations et on l’ignore complètement et toutes les conséquences que cela implique.

Comment appréciez-vous la réponse de l’Etat face à la violence ?

Le discours du pouvoir est musclé. Il l’est dans le sens de dire que la réponse de l’Etat sera ferme. Mais, l’Etat ne fonctionne pas sur la base de menaces. L’Etat agit, en apportant des réponses. Un Etat normal ne fait pas des déclarations à l’emporte pièce. Tout le monde sait que force doit rester à la loi. Je trouve ces propos violents et insultants tout en regrettant l’attitude de l’opposition qui, maintenant qu’elle a épuisé toutes les voies de recours qu’elle estimait normales, dit que «puisque j’ai épuisé les voies de recours, maintenant je me met dans une situation autre que celle de la procédure et des voies de recours pour prendre le chemin de la violence». Donc, autant dès le départ choisir la violence.

J’ai quelques fois des soucis pour toute la classe politique sénégalaise. Parce que si réellement c’est l’intérêt général qui vous guide, vous n’avez pas besoin d’insulter ma mère ou mon père. Ce sont des propositions que tous devaient faire. Puisqu’on est dans le cadre de l’espace public et politique, où on fait des propositions, normalement, il y a des comportements qui ne devaient pas être admis. C’est l’occasion pour moi dire que c’était une bonne idée de dégager Diouf en 2000, mais ç’a été un mauvais tournant pour le pays en terme de respect des Institutions, de la République et de l’Etat de manière générale. Une bonne partie de l’opposition se conforme à ce pouvoir, d’une certaine façon. C’est-à-dire, ce sont les mêmes hommes, qui ont exercé des responsabilités et qui se sont affrontés autour des questions de personne. Jamais une contradiction sur un projet. C’est des questions d’égo, des questions d’état d’âme. Ils ont ce point commun de partager beaucoup de choses avec le pouvoir. Mis à part quelques candidats à la présidentielle, tout le reste c’est pareil

DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTÈME DÉMOCRATIQUE SÉNÉGALAISE:CONVERGENCE DE VUE DES ACTEURS

http://www.sudonline.sn/ Venus très nombreux prendre part premier au premier Forum d’Afrikajom Center, les acteurs politiques ont largement partagé les remarques faites par l’ancien Recteur de l’Ucad, le professeur Kader Boye. Invité à prendre la parole, l’ancien Premier ministre, Mamadou Lamine Loum, abondant dans le même sens des réformes prônées par le professeur Boye, notamment au sujet de la réduction des pouvoirs du président de la République, déclare: «le régime présidentiel ne signifie pas un président avec tous les pouvoirs absolus ou un parlement en concurrence avec le gouvernement dans le cadre d’un régime parlementaire». Ainsi poursuivant son propos, l’ancien modérateur des Assises nationales affirme que «l’importance pour nous, c’est d’avoir des institutions saines qui nous permettent d’avancer»

Par contre, venu représenter la présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE), lors de cette rencontre, le professeur Mbow, également invité à prendre la parole en a profité pour vanter la vitalité de la démocratie sénégalaise, en dépit de difficultés relevées par le doyen Boye. Abordant la question du parrainage, le représentant d’Aminata Tall, présidente du CESE, tout en admettant des manquements de ce système, a cependant tenu à déplorer le nombre élevés des déclarations de candidatures à la prochaine présidentielle.

Pour sa part, Me Mame Adama Gueye de la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (POSE), soulignant que la démocratie est mutationnelle, prend le contre-pied de tout le monde en indiquant que le Sénégal n’est pas une démocratie. «On n’a pas de démocratie dans ce pays. Rien ne marche dans ce pays. On est en train de transformer ce pays en une République bananière. On n’est pas non plus dans un Etat de droit ; et la décision du Conseil constitutionnel en est la parfaite illustration».

Présente également parmi les invités à cette rencontre qui va se poursuivre aujourd’hui, Me Aissata Tall Sall, au sujet de ce parrainage, a mis tous les acteurs devant leurs responsabilités. En effet, déplorant l’absence d’un cadre de concertation de tous les acteurs (candidats et autres acteurs du processus électoral) sur ce système, notamment sur le logiciel utilisé pour la vérification des parrainages avant l’étape des dépôts de dossiers au niveau du Conseil constitutionnel, la présidente du mouvement «Osez l’avenir» a indiqué que «la faute est partagée»

Me El Hadj Amadou Sal : «Pas question de laisser Macky Sall et Aly Ngouille Ndiaye…»

iGFM – (Dakar) «Nous n’accepterons pas que des voleurs, des fraudeurs organisent des élections dans ce pays… il n’est pas question de laisser Macky Sall et Aly Ngouille Ndiaye organiser ces élections »

Suite à la décision du Conseil constitutionnel sur l’invalidation de la candidature de Karim Wade en perspective de la présidentielle du 24 février 2019, le PDS refuse un candidat autre que ce dernier.

Joint au téléphone, le chargé de communication du  PDS, Me El Hadj Amadou Sall pointe du doigt le Conseil constitutionnel et selon lui « les 7 sages agissent sous la dictature du Président Macky Sall ». Ce dernier revient sur la décision du Conseil constitutionnel portant invalidation de la candidature de Wade-fils : « notre réaction est à la fois individuelle et collective parce que c’est le PDS ».

Il poursuit, « l’ensemble de l’opposition a rejeté cette décision du Conseil constitutionnel qui est à la fois injuste et tout semble indiqué qu’elle correspond à l’intention où la volonté de faire plaisir ou de rendre service au pouvoir politique.  Donc, ceci n’est plus une décision judiciaire mais plutôt une décision politique et politicienne. Et nous n’accepterons pas la décision politique, car elle n’est pas conforme au droit, elle est une interprétation que la totalité de la communauté scientifique à rejeter. Nous demandons que les sénégalais résistent à l’oppression et organisent partout à travers l’ensemble du territoire sénégalais des comités de résistance national. Parce qu’aujourd’hui notre pays est marqué par une violence, une dictature qui n’est plus rampante, par un pouvoir qui est totalement autoritaire et qui aujourd’hui le sénégalais aura ôté toute légitimité ».

Très amer, Me El Hadj Amadou Sal dénonce : « Le Président Macky Sall tente de rester au pouvoir par la violence en usant de fraude, de vol, en violant la conscience de la population sénégalaise. Et à ces comités de résistance, on leur demande de veiller et de se battre pour que le principe de démocratie soit restauré. Nous dénions l’opposition dénié à Macky Sall le droit d’organiser des élections qui manquerait de transparence.  Il n’a plus aucune pertinence pour organiser ces élections. Donc le PDS et toute l’opposition l’on dit, il n’est pas question de laisser Macky Sall et Aly Ngouille Ndiaye organisés des élections, nous nous y opposerons en usant de notre droit de résister à l’oppression. Il nous faut une autorité neutre, indépendante, démocratique et transparence reconnue par toute la communauté publique sénégalaise, les partis politiques et les associations de la société civile étant seule apte à organiser des élections. Donc nous n’accepterons pas que des voleurs, des fraudeurs organisent des élections dans ce pays » dixit le porte-parole du PDS ».MARIEM SALL

 L’affaire Tullow Oil prise au sérieux au sommet de l’Etat/ La clé de l’énigme:le contrat entre Sonko et OXFAM

https://www.dakaractu.com Ousmane Sonko soupçonné d’être le cheval de Troie de Tullow Oil, affectant de prendre sa revanche sur Petro Tim, l’affaire connait un rebondissement. Le représentant à Dakar d’OXFAM est convoqué au ministère des Affaires étrangères.

Cette convocation est à relier au communiqué diffusé ce mercredi et dans lequel l’ONG anglaise confirme entretenir des relations avec Sonko. «Oxfam au Sénégal, pour son programme Gouvernance des ressources minérales et finances publiques au profit des populations vulnérables, a eu à collaborer avec plusieurs consultants–formateurs choisis à l’issue d’une procédure régulière de passation de marchés, dont Ousmane Sonko, en sa qualité de consultant indépendant pour animer une journée de formation sur la fiscalité dans les industries extractives. L’activité a eu lieu à Saly, du 25 au 28 Avril 2017. Avaient participé à cette formation les partenaires d’Oxfam au Sénégal, représentants la société civile, les parlementaires, la presse, des populations impactées par les projets miniers», note le texte.

Plus loin, précise le document : « L’organisation a été en contact avec Tullow Oil sur les questions de transparence et de taxes. Au Ghana et au Kenya un projet pilote sur le consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) des communautés visées par les projets miniers, pétroliers ou gaziers a été mis en œuvre. Dans le comté de Turkana (Kenya), une étude indépendante sur le respect des principes du CLIP par des sociétés minières a été réalisée et Tullow Oil a été présent avec beaucoup d’autres participants lors de la présentation des résultats de l’étude au Ghana en Décembre 2018 ».

Pour mémoire, en  juillet 2016 déjà,  l’Ong et le jeune opposant sénégalais étaient, comme par hasard, invités au CESTI pour animer conjointement un séminaire sur les hydrocarbures et les finances publiques.

Ainsi, OXFAM, qui avait promis à Dakaractu d’éclaircir ses relations avec le leader de Pastef avant de nous poser un lapin, est en partenariat avec Tullow et travaille en intelligence avec  Sonko. Ce qui est un faisceau d’indices précis et concordants qui justifie toutes les suspicions, relatives à un projet de déstabilisation.

Contrairement au prisme déformant entretenu à dessein, il n’a jamais été écrit que la compagnie pétrolière, qui  a bien assimilé les codes de la Teranga pour avoir grandi au Sénégal, a versé directement de l’argent à Sonko. Le groupe britannique a la possibilité de faire transiter les fonds secrets par « les caisses noires » de l’Ong précitée.

En outre, la célérité par laquelle une certaine presse internationale a tenté de blanchir Tullow prédispose à croire qu’un puissant cabinet a été commis pour noyer le poisson.  Prétendues philanthropes, certaines Ong occidentales, dotées de gros budgets de guerre,  ne sont  en réalité que les faux-nez de tentaculaires  multinationales  qui, au moyen d’un cynique chantage, prennent en otage des autorités de pays africains riches en ressources naturelles stratégiques.

En définitive, ce projet de déstabilisation supposé risque de connaitre des rebondissements dans les tout prochains jours, puisque tout n’a pas encore été révélé.

Macky Sall solde ses comptes avec la jeunesse insolente

https://www.dakaractu.com C’est à croire que le dernier single de Keur Gui du nom du groupe de rap formé par Kilifa et Thiat n’a pas eu l’heur de plaire au chef de l’État. Sans les citer nommément, Macky Sall a fait allusion à ces deux rappeurs en rappelant que le développement de l’Afrique ne se fera pas avec des jeunes qui insultent des chefs d’État.
Selon le président sénégalais qui prenait la parole à l’occasion du premier panel de la 3e conférence internationale pour l’émergence de l’Afrique, c’est d’une jeunesse dynamique et bien formée dont le continent noir a besoin. En outre, le chef de l’État a tancé les ONG qui soutiennent les « insulteurs » non sans rappeler que l’Afrique a ses réalités qui ne sont pas celles de l’Occident. Cette sortie de Macky Sall n’est pas sans rappeler celle de l’un de ses prédécesseurs à la magistrature suprême. À l’orée de la présidentielle de 1988, Abdou Diouf s’était offusquée d’une certaine jeunesse qu’il ne s’était pas privé de taxer de « malsaine »

Affaire du Khalifiste arrêté : « Al Ousseynou Sy sera édifié sur son sort le 21 janvier » (Me Aboubacry Barro)

https://www.dakaractu.com Première comparution du khalifiste Al Ousseynou Sy : Le juge des flagrants délits rejette la demande de liberté provisoire et renvoie l’affaire au 21 janvier.

Al Ousseynou Sy a fait sa première comparution, ce matin devant le juge du tribunal des flagrants délits de Dakar. Le responsable des jeunes khalifistes de Kaolack est poursuivi pour manifestation illégale et destruction de biens appartenant à l’État. Il a été arrêté lundi lors des échauffourées entre les pro-Khalifa Sall qui protestaient contre la décision du Conseil constitutionnel qui écarte provisoirement leur candidat de la joute présidentielle prévue le 24 février 2019 et les forces de l’ordre.
Son avocat, Me Aboubacry Barro revient sur la première audience de son client à la barre du tribunal des flagrants délits. « Le juge a ordonné le renvoi de l’affaire à la date du 21 janvier. Il a jugé nécessaire de faire appel aux deux témoins. »
Sur le rejet de la demande de liberté provisoire formulée par la défense, le  juge a purement et simplement rejeté la requête, ce qui maintient l’inculpé en prison. »
Dans ce procès, il convient de noter l’absence de la partie civile…

Ujtl:bruit de colère contre Toussaint Manga et Marie Sow Ndiaye / Ils passent la nuit à Saly, au moment du verdict sur la candidature de Karim

https://www.dakaractu.com Dimanche passé, au moment où le Conseil constitutionnel s’attelait à livrer, tard dans la nuit, les noms des candidats retenus pour la présidentielle de 2019, les jeunes députés libéraux Toussaint Manga et Marie Sow Ndiaye s’étaient retirés discrètement à l’hôtel Rhino de Saly. Jusqu’ici rien de grave, puisqu’ils devaient participer à une rencontre à laquelle était convié le Réseau des parlementaires pour la sécurité routière.  Il se trouve que cette rencontre était prévue lundi, alors qu’ils n’ont quitté l’hôtel que le mercredi.

Ainsi, dans les couloirs de la Permanence Omar Lamine Badji, on se pose toutes sortes de questions sur le comportement  de ces deux personnalités des jeunesses libérales, connues pour leur faconde guerrière. Nous avons appris que ce séjour prolongé au paradis risque de démobiliser les troupes de l’Ujtl, relativement au combat  mené pour faire valider la candidature de Karim Wade. Car ce qui est perçu comme un manque de respect pas du « TOUT SAINT » commence à faire des dégâts à la base

Taxé d’être « le candidat de l’ombre » de Macky Sall : Me Madické Niang dément, fait faux bond à l’appel de Sonko et réaffirme son adhésion au groupe des 25

https://www.dakaractu.com Soupçonné d’être un candidat de l’ombre qui roule pour la majorité présidentielle, Me Madické Niang assure qu’il n’est pas de mèche avec Macky Sall et compte bien lui barrer la route. « Je suis dans le groupe des 25 et je partage le combat de l’opposition », a affirmé le candidat de la coalition Madické 2019.

Cependant, l’appel au boycott de la présidentielle prôné par le leader du Pastef reste selon lui un choix inapproprié pour évincer le locataire actuel du palais au soir du 24 février prochain. C’est du moins l’avis de l’ancien président du groupe parlementaire Liberté et démocratie.  « Je pense qu’il n’y a qu’une seule voix qui parle de boycotter les élections », en faisant allusion à Ousmane Sonko, cité ces temps-ci dans des scandales fonciers, et qui peine aussi à donner des explications claires sur sa présumée connivence avec la compagnie pétrolière Tullow Oil.

« Boycotter l’élection présidentielle est une question que Madické Niang ne peut pas régler individuellement », a déclaré hier l’ancien garde des sceaux, ministre de la Justice au siège de Taxawu Senegaal à la suite des affrontements entre Khalifistes et forces de l’ordre…

Présidentielle : Me Madické Niang rejoint le C25

https://www.dakaractu.com Le candidat à la présidentielle 2019, Me Madické Niang, a affirmé avoir rejoint le collectif des 25 candidats; lors de sa visite dans les locaux de « Taxawu Dakar ». Il a par ailleurs, manifesté son désarroi et son soutien aux Khalifistes qui ont été victimes d’attaques au niveau de leur siège.

L’ancien président du groupe parlementaire du PDS estime que le peuple sénégalais doit venir porter le combat contre le président Macky Sall pour l’éliminer au premier tour au soir du 24 février prochain.

KILIFA ET LES 15 MILLIONS DE LA DER-Pape Amadou Sarr fait la révélation et prouve que les financements ne sont pas colorés politiquement.

https://www.dakaractu.com Partout où il passe, Pape Amadou Sarr est presque acculé à prouver que les millions dépensés au titre des financements à l’entrepreneuriat rapide  par l’État du Sénégal ont comme cibles  l’ensemble des Sénégalais qui le désirent et qui en expriment le besoin. Autrement dit, prouver que les militants de l’Apr et par extension ceux de la coalition Benno Bokk Yaakar n’en sont pas les bénéficiaires désignés et exclusivement visés.

Invité dans l’émission  » Le Point  » diffusée sur la Rts ce mercredi,  l’administrateur de la DER a tenu ainsi à rappeler le cahier de charges à lui confié par le Président de la République. Ce dernier, dit-il, lui a clairement fait savoir que la distribution des financements ne devait nullement prendre en considération les obédiences politiques. Une instruction, dira-t-il, qui n’a jamais été outrepassée par ses services. Et là… la révélation que personne n’attendait : Pape Amadou Sarr de confier, en passant, que KILIFA de Y’en a marre, malgré sa virulence verbale à l’encontre du Chef de l’État, a personnellement bénéficié d’un financement de 15 millions de francs Cfa qu’il s’était engagé à investir dans un business de location de voitures. Pape Sarr de signaler qu’il n’est pas seul à jouir de  » la générosité  » du Président Macky Sall, puisque d’autres personnes, reconnues appartenir à l’opposition, ont empoché leurs financements. Il expliquera que les dossiers déposés sont étudiés et financés sans que nulle enquête ne soit menée pour connaître le penchant politique du bénéficiaire. Comme quoi…

Victoire de Macky au premier tour avec 57%:la députée Adji Mbergane Kanouté s’explique

https://www.pressafrik.com Les résultats de la Présidentielle publiés par la députée de la majorité Adji Mbergane Kanouté sur page Facebook, affole la toile. Elle déclare que le Président Macky Sall va passer dès le premier tour avec 57% et avoir fait un sondage sur la base d’un travail scientifique.

«Je me suis basé sur travail scientifique avec des statistiques, un sondage qui a été fait et qui donne le Président Macky Sall vainqueur au premier tour. Donc, jusqu’à la date d’aujourd’hui, il est considéré que le président Macky Sall pourrait passer au premier tour», déclare-t-elle.

Elle ajoute : «il faudrait que les Sénégalais intègrent ces données-là, il faut que les gens puissent savoir que le premier tour est bien possible».

Accusée de vouloir manipuler l’opinion,  Adji Mbergane Kanouté précise que : «on a dépassé le stade de manipuler qui que ce soit. C’est une phase de réalité. Je suis membre d’un camp et j’ai le droit de dire où nous en sommes». On a repoussé les limites du ridicule…Aminata Diouf

VAGUE D’ARRESTATIONS La Su démantèle deux gangs qui écumaient le centre-ville, Hann Maristes, Mbour et Thiès

 Les enquêteurs de la Sûreté Urbaine (Su) de Dakar ont démantelé deux gangs composés de 3 et 4 éléments qui écumait le centre-ville et Hann Maristes pour la première bande et Mbour et Thiés pour la seconde. La Sûreté Urbaine (Su) de Dakar n’accorde aucun répit aux cambrioleurs. Après le démantèlement du gang de neuf individus qui cassaient des coffre-forts de commerçants Chinois, indiens et qui blanchissaient leur butin dans des boutiques de cosmétiques, terrains, motos, poulaillers, taxis, etc, les hommes du Commissaire El Hadji Cheikh Dramé ont encore frappé et mis hors d’état de nuire deux autres gangs. Le premier, composé de 3 suspects, opéraient en centre-ville de Dakar et à Hann Maristes. Le second qui fait quatre personnes, avait jeté son dévolu sur Thiés et Mbour. Pour ne pas être vus du concierge et échapper au système de vidéosurveillance installé à l’entrée principale et au parking d’un immeuble de onze niveaux, sis en centre-ville, une bande de trois personnes a cambriolé 5 appartements dans la nuit du 22 au 23 décembre 2018, en passant par la façade arrière. Parmi les victimes, il y a un homme de tenue et une autorité consulaire. Les suspects ont emporté 6 téléphones portables, un ordinateur portable Macbook, des cartes bancaires et 900 000 Fcfa. Les investigations ont permis de mettre la main sur un premier suspect, M Sow, qui utilisait le téléphone portable de l’une des parties civiles. Il a acheté l’appareil à Colobane auprès d’I Sène. Interrogé, ce dernier a désigné N Dione, vendeur de portables au « market » de Colobane qui lui a filé l’appareil à 25 000 Fcfa. Une descente des enquêteurs au marché de Colobane a permis de mettre la main sur les trois présumés cambrioleurs. Il s’agit de N Dione alias « Mbeur », de C T Diop et de M Diagne dit Papa. Ils ont reconnu être les auteurs du cambriolage perpétré dans la nuit du 22 au 23 Décembre à l’immeuble de onze niveaux et d’autres dans le même secteur et à Hann Maristes. Soumis au feu roulant des questions des enquêteurs, ils ont dénoncé leurs receleurs et l’un d’eux a avoué être au fait des agissements d’un gang qui loge à Keur Massar. Sans tarder, les policiers sont allés dans ce quartier et mis la main sur 4 individus : A Gomis dit Mansour, M Sy, L Diop et S O Diallo. Ce dernier, surnommé Boy Poulo, qui achetait une grande partie des téléphones volés,est tombé le premier à Keur Massar. L Diop avait sur lui un appareil dont il ne pouvait indiquer la provenance. Dans la chambre qu’occupait la bande, les policiers ont trouvé un lot de téléphones portables, un couteau, un tournevis, une tenaille, un pistolet factice. M Diagne a été déféré devant le Procureur pour vol avec violence et condamné en 2016. Au cours de même année, L Diop et C T Diop ont purgé des peines de prison, respectivement pour usage de chanvre indien et des infractions diverses. Tous les sept suspects ont été déférés devant le Procureur pour vol en réunion commis la nuit avec escalade et effraction contre N Dione, C T Diop, M Diagne, A Gomis et M Sy et recel contre L Diop et S O Diallo. Hadja Diaw Gaye (L’as)Dakarposte.com

Libéré,Ibrahima Touré placé sous contrôle judiciaire

 Seneweb.com | Arrêté ce mercredi par la division des investigations criminelles, sur ordre du deuxième cabinet, le footballeur Ibrahima Touré recouvre la liberté. Mais, pas totalement, puisque le juge a placé l’ancien attaquant du Gazelec Ajaccio sous contrôle judiciaire.

Pour rappel, il a été arrêté dans l’affaire de la Range Rover. Affaire dans laquelle un mandat d’arrêt international avait été lancé contre lui avant qu’il ne soit écroué ce mercredi 16 janvier.

Serigne Mbaye Thiam: « A l’école, il est inadmissible que les enseignants battent campagne »

http://www.dakarmatin.com/ En tournée dans le Saloum, le ministre sénégalais de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam a mis en garde les enseignants qui désertent les salles de classe pour aller battre campagne, à quelques semaines du début de la campagne présidentielle prévue le 03 février 2019.
« C’est au directeur d’école et inspecteurs d’académie et de formations de veiller à la régularité des cours. Cela ne doit pas empêcher les enseignants de faire cours, a répondu M. Thiam sur la question, ajoutant que l’enseignement doit continuer dans les normes pendant cette période ».
« Dans ce pays, il n’est pas interdit d’appartenir à un parti politique. En dehors des heures de cours, ils peuvent battre campagne, mais au sein de l’école, il est inadmissible que les uns et les autres battent campagne, montrent leur appartenance politique, religieuse. Celui qui le fait, la loi peut être exercée sur lui », a prévenu le ministre.
Dans cette partie du pays, Serigne Mbaye Thiam a inauguré le CEM de Gandiaye 2, construit avec l’aide de la coopération japonaise. L’infrastructure a coûté plus de 410 millions F CFA et possède 19 salles de classe

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