Flash info du Mercredi 16 Janvier 2018

Finances publiques:Les dépenses estimées à 2661,5 milliards en novembre 2018

https://www.lejecos.com Selon la Direction de prévision et des études économiques(Dpee) , les dépenses totales ont progressé de 7,3% sur un an pour s’établir à 2661,5 milliards à fin novembre 2018.

Cette orientation reflète la progression des dépenses courantes, notamment les intérêts sur la dette, la masse salariale, les autres dépenses de fonctionnement, contrebalancée par la contraction des dépenses d’investissements. En effet, les charges d’intérêts sur la dette et la masse salariale se sont accrues respectivement de 12,1% et 12,2% pour atteindre 245,7 milliards et 623,7 milliards, en rapport avec l’apurement des rappels et la charge des intérêts des différents emprunts.

De même, les autres dépenses de fonctionnement (fournitures, entretien, transferts et subventions), évaluées à 804,7 milliards, se sont confortées de 18,5% comparativement à la même période de l’année 2017. En revanche, les dépenses en capital se sont contractées de 3,8% à fin novembre pour s’établir à 987,5 milliards. Ce recul est notamment perceptible à travers les investissements financés sur ressources internes qui ont baissé de 9,0% pour se situer 547,9 milliards. Pour leur part, les investissements financés sur ressources externes (439,6 milliards) ont progressé de 3,8%. Pathé TOURE

Finances Publiques:Hausse modérée des ressources en novembre

https://www.lejecos.com Selon la Direction de prévision et des études économiques, la gestion budgétaire à fin novembre 2018 est caractérisée par une hausse modérée de la mobilisation des ressources et une exécution soutenue des dépenses. En effet, les ressources mobilisées sont évaluées à 2018 milliards, progressant de 4,6%, en glissement annuel, alors que les dépenses totales (2661,5 milliards) se sont accrues de 7,3%. Au total, le déficit budgétaire est estimé à 643,5 milliards à fin novembre 2018 contre 551,2 milliards un an auparavant.

Les ressources sont constituées de recettes budgétaires (1781,9 milliards), de dons (205,5 milliards) et des ressources du FSE (30,6 milliards). En glissement annuel, elles ont progressé de 4,6%, sous l’effet notamment de l’augmentation de 3,7% des recettes fiscales.

Cette situation traduit les évolutions contrastées des différentes lignes de recettes, marquées d’une part, par les progressions respectives de l’impôt sur le revenu, des taxes sur la consommation hors pétrole ainsi que des droits de porte, et d’autre part, par la baisse de la TVA sur le pétrole, de l’impôt sur les sociétés et du FSIPP. Précisément, l’impôt sur le revenu (305,1 milliards), les droits de porte (244,7 milliards) et les taxes spécifiques sur la consommation hors pétrole (51,1 milliards) ont respectivement augmenté de 11,4%, 7,1% et 18,8%.

Selon la même source, cette hausse a été renforcée par la mobilisation des droits d’enregistrements et de timbre (+13,5%), collectés à hauteur de 67,4 milliards. Toutefois, des réductions respectives des recettes mobilisées au titre de la TVA intérieure sur le pétrole (5,5 milliards) et du FSIPP (15,8 milliards) sont notées. Par ailleurs, la faible progression (1,7%) de la TVA intérieure, du fait du niveau élevé des certificats de détaxe (41,5 milliards), a contribué au ralentissement de la mobilisation des ressources. Pathé TOURE

MACKY SALL INAUGURE LA DEUXIÈME SPHÈRE MINISTÉRIELLE DE DIAMNIADIO

Diamniadio, 16 jan (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall, a inauguré ce mercredi, en début d’après-midi, la deuxième sphère ministérielle de la Nouvelle ville de Diamniadio, dans le département de Rufisque, a constaté l’APS.
La réunion hebdomadaire du gouvernement s’est tenue sous la présidence du chef de l’Etat, Macky Sall, dans ces nouveaux bâtiments gouvernementaux.

 Après le Conseil des ministres, le président Sall a coupé le ruban, dévoilé la plaque, avant de visiter les trois bâtiments avec les responsables du groupe Teylium SA.

Construite par le groupe Teylium SA sous la supervision de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat, la deuxième sphère doit accueillir une douzaine de ministères.

Elle est composée de 3 bâtiments de 6 étages chacun, pour une superficie de 54 000 m2 de bureaux pouvant accueillir 3 000 fonctionnaires.

La première sphère, construite par la société Envol a été inaugurée en mai dernier. Opérationnelle, elle abrite actuellement les ministères de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Selon un document remis à la presse, en plus de décongestionner la ville de Dakar et de diminuer la charge locative de l’Etat, le projet des sphères ministérielles a pour but d’améliorer le service rendu aux usagers des services publics.

L’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat a initié plusieurs projets d’envergure. Outre les sphères ministérielles d’Envol, de Spherex et Getran, Dimaniadio va aussi accueillir la Maison des Nations Unies qui viendra compléter la gamme de ces infrastructures.BHC/ASB/AKS/OID

RELANCE DURABLE DU TOURISME AU SÉNÉGAL : SOIF D’UNE NOUVELLE IDENTITE

http://www.sudonline.sn Le tourisme, la deuxième source de devises au Sénégal, après la pêche, a longtemps souffert des yoyos politiques des autorités étatiques issues des deux alternances au sommet de l’Etat. Pour extirper ce secteur en perpétuelle recherche d’une nouvelle identité des difficultés qui l’assaillent, face à la concurrence de nouvelles destinations dans les pays voisins, les autorités, en plus des atouts et acquis déjà sur le marché national et international, sont appelées à développer de nouvelles offres telles l’écotourisme, le tourisme religieux et culturel, le tourisme de santé, etc. pour en tirer le maximum de profit. Surtout que notre pays se fixe comme objectif d’accueillir 3 millions de touristes en 2023, afin de faire du Sénégal une destination leader en Afrique de l’Ouest. Et, en 2018, le tourisme a représenté 6% du Produit intérieur brut (PIB) national et généré près de 100.000 emplois (Cf: «Focus sur le Tourisme – Plan Sénégal Emergent»). En attendant l’effectivité de la réhabilitation des aérodromes régionaux et la desserte de toutes les régions par des lignes aériennes nationales, la réception de la nouvelle station balnéaire de Point Sarène, etc., Sud quotidien fait le point dans différentes zones touristiques ou à potentialités inexploitées

DEVELOPPEMENT DU TOURISME AU SENEGAL : Recherche perpétuelle de la bonne formule

En Conseil des ministres, mercredi dernier 9 janvier, le Chef de l’Etat, Macky Sall, a de nouveau réitéré son appel et donne des directives pour la en vue «relance durable» du tourisme. Sur ce, il a ainsi insisté sur la mise en œuvre des programmes de développement de ce secteur en relevant sa «place prioritaire dans la consolidation de notre économie et l’émergence du Sénégal». Dans cette lancée, Macky Sall a demandé au gouvernement «d’asseoir la relance durable de la destination Sénégal, à travers l’accélération des aménagements touristiques et l’exécution dans les délais retenus, de l’ensemble des projets publics et privés validés et soutenus avec les financements mobilisés notamment du crédit hôtelier ainsi que les mesures administratives et fiscales hardies arrêtées, depuis 2014 lors du lancement de la saison touristique à Saly». Aussi a-t-il rappelé au gouvernement «l’impératif d’assurer la mise en place de tout le dispositif incitatif nécessaire à l’émergence effective de la région naturelle de Casamance en Zone touristique d’intérêt national.»

Seulement, entre la suppression de l’Agence nationale de la promotion touristique puis la création plus tard de l’Agence sénégalaise de promotion touristique, en passant par l’instauration du visa d’entrée au Sénégal suivie de sa suspension également, et les directives pour un tourisme durable…, le secteur semble toujours à la chercher de la bonne formule. D’ailleurs, pour l’attractivité de la destination Sénégal, c’est la énième fois que les présidents de la République, de Me Abdoulaye Wade à Macky Sall, annoncent d’importantes mesures, après avoir sous estimé les potentialités du secteur dès leur accession à la magistrature suprême. En attestent les premiers actes que ces derniers ont posé, chacun à l’entame de son magistère, avant de revenir à de meilleurs sentiments sous la pressions des acteurs.

DES YOYOS DES AUTORITES PREJUDICIABLES AU SECTEUR DU TOURISME

A titre d’exemple, il faut rappeler que dès son accession à la magistrature suprême, Macky Sall, en quelque sorte  a «voulu tuer» le tourisme. Pour cause, dans son objectif de «rationaliser» les dépenses publiques, disait-il, il a supprimé bon nombres de structures dont l’Agence nationale de promotion touristique (Anpt). Une décision qui a mis les acteurs touristiques dans tous leurs états, l’accusant de vouloir rendre inerte le secteur. Et, face à la détermination des professionnels du tourisme qui ne voulaient nullement entendre parler de la disparition de l’Anpt, Macky Sall ressuscite l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspr), née des cendres de l’Anpt.
Et, en 2013, le président de la République lance le visa d’entrée au Sénégal pour tous. Ce qui n’est pas sans conséquence pour le secteur. Suffisant pour que les acteurs touristiques mènent la bataille contre la décision qu’ils qualifient de facteur bloquant du tourisme. Une mobilisation qui a également obligé Macky Sall à supprimer, en mai 2015, cette réciprocité des visas qui était adoptée «sans concertation» avec les professionnels du secteur du tourisme.

Auparavant, «la parafiscalité sur le billet d’avion» aura été «réduite de 50%, pour baisser le prix du billet». L’annonce a été faite en 2014, lors du lancement du Pôle économique de Casamance. Face à l’engagement des professionnels du tourisme, Macky Sall décide de les accompagner en prenant de nouvelles mesures pour la relance du secteur. Il procède ainsi à  Mbour, au lancement du Projet de développement du tourisme et des entreprises. «Ce projet constitue un adjuvant économique décisif à travers notamment l’ouverture d’une station balnéaire le long de la Petite Côte et la modernisation de la ville touristique».

Il faut aussi relever que le président Sall n’est pas le seul à se tromper sur l’apport du tourisme à l’économie nationale. Son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade, dans l’euphorie de l’alternance de 2000, avait pendant un certain temps mis en veilleuse ou presque le tourisme. Toutefois, Me Wade se ressaisira, face à la pression des acteurs touristiques, et finira par nourrir des ambitions pour le développement du secteur avec la création de l’Anpt pour mieux tirer profit du tourisme qui, jusque-là, constitue la deuxième source de rentrée de devises au Sénégal, après la pêche. Ce que le président Abdou Diouf avait bien compris en misant sur le secteur

DECADENCE DU SECTEUR DU TOURISME : Ces remèdes de Macky  Sall  

Deuxième source de devise de l’économie du Sénégal après la pèche, le secteur du tourisme a perdu son lustre d’antan. En effet ce secteur à lui seul contribuait à hauteur de 7% dans le Produit intérieur brut (PIB) du Sénégal. Suffisant pour que le président Macky Sall propose la relance durable du secteur, pour permettre au tourisme de retrouver sa place dans l’économie Sénégalaise. Ainsi, avec une enveloppe de 74 millions de dollars octroyée  par la banque mondiale, le chef de l’Etat veut ainsi  relever les défis  majeurs  auxquels est confronté le secteur. Une relance qui doit passer par l’unité des acteurs, avec comme objectif d’accroitre les investissements privés dans le secteur. Mais aussi de renforcer le développement durable du secteur touristique afin de le repositionner et de renforcer la destination Sénégal à travers le développement d’une industrie touristique diversifiée. Ce projet vise également à améliorer l’environnement local des affaires, à favoriser un meilleur accès au marché de l’exploitation par les Petites et moyennes entreprises (Pme). C’est en ce sens que des travaux de protection, de réalisation et d’entretien  ont été réalisés au niveau des plages de Saly et de Saly Niakh Niakhal, afin d’améliorer la préservation des infrastructures hôtelières, en proie à l’érosion côtière.

Toujours pour appuyer ce secteur qui enregistre 70% de femmes et 21% de jeunes, une enveloppe de 40 milliards de francs Cfa est  dégagée pour financer le Projet de développement du tourisme et des entreprises (Pdte). Cette relance que propose le chef de l’Etat fait suite aux mesures incitatives prises en 2013-2014, relative à la baisse des redevances aéroportuaires, de la suppression du visa au Sénégal, du crédit hôtelier entre autres, ainsi que l’adoption d’une loi sur le statut fiscal des entreprises. Il est aussi prévu dans cette relance du secteur touristique, la mise en place d’une plateforme locale d’investissement à Saint louis, Saly et Ziguinchor. Selon le président Macky Sall, «notre pays qui dispose de 700 km de façade, doit s’engager résolument dans la lutte contre la dégradation de nos côtes qui constituent une ressource phare du tourisme balnéaire». Il exhorte ainsi l’entreprise «adjudicataire Van Oord à réaliser les travaux dans le respect des délais contractuels afin de redonner un souffle nouveau à la station de Saly, fleuron de l’industrie touristique Sénégalaise». Non sans rappeler les importantes mesures prises par son gouvernement dans le but de favoriser une véritable relance du secteur.

SAINT-LOUIS Le poids de l’insalubrité

La relance du secteur touristique au Sénégal, prônée récemment par le Chef de l’État Macky Sall, semble être concrète au niveau de la ville tricentenaire où plusieurs projets sont déjà en vus. À Saint-Louis, comme partout ailleurs, le Tourisme constitue un fort potentiel économique en ce sens qu’il contribue à résorber le taux du chômage par la création d’emplois, à lutter contre la pauvreté et à promouvoir la richesse culturelle de la région. Ce qui fait dire au Chef du Service Régional du Tourisme de Saint-Louis, Ousmane Ndione, que « ce secteur joue un rôle de locomotive par rapport aux autres secteurs de l’économie, à savoir l’agriculture, le commerce, l’élevage, les finances publiques, entre autres ». Restée première capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF) jusqu’en 1902, la région de Saint-Louis est riche en histoire. Son architecture coloniale, ses monuments et sites historiques font d’elle une ville classée Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Du Parc national des oiseaux du Djoudj aux nombreux sites naturels, historiques et culturels, en passant par l’île Saint-Louis, le Fort de Podor, etc., ce sont autant de joyaux qui constituent la richesse touristique de la ville tricentenaire. « On trouve dans cette région un tourisme de découverte, d’écotourisme entre autres », précise le Régional du Tourisme, Ousmane Ndione qui évoque quelques projets et programmes qui, une fois mis en œuvre, pourraient booster le secteur touristique dans la région de Saint-Louis. Parmi ces initiative, on peut en citer le Programme de Développement Touristique (PDT) de Saint-Louis et de sa région financé par l’Agence Française de Développement (AFD); le Crédit Hôtelier mis en place par l’État du Sénégal pour financer les promoteurs touristiques et hôteliers en tenant compte de l’équité territoriale; la réhabilitation de l’aéroport de Saint-Louis dont les travaux ont été lancés dernièrement, en décembre 2018, par le président Macky Sall et qui, une fois effective, pourra accueillir de gros avions. Il s’y ajoute aussi la rénovation et la réhabilitation de la mythique place Faidherbe qui pourra continuer à jouer son rôle historique et emblématique. Ousmane Ndione de rappeler aussi le programme de dragage et de balisage de la brèche afin de mettre un terme aux nombreux accidents de pêcheurs. Des projets et programmes qui, selon Ousmane Ndione, ont fini de constituer des aiguillons certains pour le flux d’arrivées touristiques à Saint-Louis. « Avec près de 70 établissements d’hébergement et plus de 40.000 nuitées enregistrées en fin d’année 2018, on note une tendance haussière aussi bien pour les touristes que pour les nouveaux promoteurs qui veulent investir dans des projets hôteliers », renseigne Ousmane Ndione. Toutefois, ce secteur reste malheureusement affecté par l’insalubrité qui pose toujours problème dans la ville tricentenaire. Des tas d’ordures ont fini d’envahir presque toute la ville, a déploré récemment le guide conférencier Abdoulaye Wade qui exerce cette profession depuis une vingtaine d’années. Aujourd’hui, il regrette que cette ville soit laissée en rade, avec des berges transformées en dépotoirs d’ordures. Une situation qui, si rien n’est fait, risque de finir par tuer le tourisme à Saint-Louis, prévient-il.

MATAM Un riche potentiel inexploité

La région de Matam détient un patrimoine historique et culturel d’un potentiel diversifié et richement fourni qui devrait lui conférer une place de choix dans le développement d’un tourisme compétitif. Malheureusement ces innombrables atouts ne sont pas jusque là, pleinement exploités et attendent toujours d’être mis sur le marché touristique.

Pour le moment, l’existant s’articule aux faibles visites de la réserve de faune du Ferlo Nord, une réserve naturelle du Sénégal située au Sud du bassin du fleuve même nom, entre Linguère et Matam et au festival culturel de Thilogne et celui musical de Bow. Exceptée la plage sablonneuse de Navel, dans la commune de Matam, et celle de Bilbassi (jamais mises en valeur), la région ne dispose pas d’autres sites de baignade et non moins de détente avec des espaces récréatifs de loisirs. De plus, la forte attractivité du fleuve a aussi perdu de sa superbe depuis la disparition du transport fluvial avec la construction de la route du Diéri. De Saint Louis à Matam, la vallée du fleuve se profile pourtant, comme une mine d’or endormie avec ses paysages grandioses immensément riches en faune et flore où la culture exaltante des communautés reste de loin un motif de rencontre, de découverte et de dépaysement…

La région de Matam est riche d’une diversité culturelle et artistique ancrée dans les traditions multiséculaires. Il existe un patrimoine culturel aux fondements très enrichis du métissage de conquêtes et de migrations anciennes. Les traditions ancestrales et le savoir faire sont encore bien conservés de génération en génération et constituent un levier du développement de la région. Matam est réputée pour l’habileté de ses artisans qui ont su garder vivantes des pratiques très anciennes. L’artisanat y est socialement organisé. Chaque catégorie sociale a ses traditions spécifiques. On peut citer les Saké (cordonniers), les Wayloubé (forgerons et bijoutiers), les Laobé (boisseliers, sculpteurs sur bois), les Maboubé (tisserands, potiers), les Soubalbé (pêcheurs), les Wambabé (Griots). La particularité de la région réside aussi dans la spécialisation de villages à des produits artisanaux transmis par génération.

Ainsi le village de Ogo est spécialisé dans la sculpture et la forge, celui de Bokidiawé dans la teinture, Ndanthiadi dans la bijouterie, le village de Wassakodé Mbayla s’adonnant quant à lui, à la poterie. Mboloyel est un village de tisserands et Sinthiou Mogo un village de cordonniers. La région, avec son riche passé historique, peut se targuer d’être un véritable creuset de cultures et de civilisations renfermant d’anciens sites et monuments avec un riche patrimoine. Parmi ceux-ci, on peut citer la grande mosquée de Kobilo qui date du 17ème siècle avec son architecture Omarienne, la résidence d’El Hadji Omar Tall à Oréfondé, la résidence coloniale de Diorbivol où l’heure se lisait à partir du reflet du soleil sur un socle. En plus il y’a aussi, la mosquée de Séno Palel, le Mausolée de Abdel Kader Kane, le Mausolée de Cheikh Moussa Kamara à Ganguel, le village ancien de Sinthiou Bara, le village ancien de Ogo, le champ de bataille de Diowol dans la commune de Bokidiawé (fief de Samba Gueladio Diédji descendant de Soundiata Keïta), la bibliothèque de Cheikh Moussa Kamara à Ganguel Soulé, le bâtiment abritant la Gouvernance et le bâtiment abritant l’école 1 de Matam… Autant d’atouts sur lesquels se fondent le plan de développement touristique et culturel de la région pour doper le tourisme culturel depuis l’avènement du syndicat d’initiative et de tourisme de Matam. «La région comprend un écosystème naturel riche et varié avec de nombreux plans d’eau, des réserves de faune et de forêt. La réserve du Ferlo renferme des espèces fauniques mammalienne (gazelles à front roux, hyènes rayées, phacochères, singes rouges, hypotragues, céphalophes, etc.), aviaire (grandes outardes, grand calao d’Abyssinie, oie d’Egypte, oie de Gambie, aigle pêcheur, pintades, francolins, etc.) et de reptiles très variés et parfois rares. Il y a également la réintroduction des Oryx Dammah qui sont passés de 18 à 300 et des gazelles Dama Wohrr dans la réserve de Katané (réserve du Ferlo nord), la construction de la maison des tortues (à Ranérou) et la pratique de la chasse dans les zones amodiées», renseigne ton. Plusieurs choses qui peuvent de l’avis des techniciens du secteur «favoriser le développement de l’écotourisme, du tourisme cynégétique et du tourisme d’observation». Face à la volonté du chef de l’Etat de redynamiser le secteur, autorités et populations ne cachent pas leur espoir de voir la région s’ouvrir favorablement à l’industrie touristique. Pour selon d’aucuns, cela passe d’abord par «une redynamisation du syndicat d’initiative et une forte incitation des agences de voyages autour de l’organisation de circuits en direction de la zone. En plus d’une bonne organisation de sites d’accueil, la réhabilitation de l’aérodrome de Ourossogui tout comme l’accès des bateaux au port de Matam, dont la navigabilité reste handicapée par des lignes de la haute tension qui traverse le fleuve pour desservir la Mauritanie».

ZIGUINCHOR : L’envol toujours plombé par une panoplie de contraintes

Des signaux favorables sont perceptibles dans le secteur du tourisme ces deux dernières années à Ziguinchor. Le climat d’accalmie qui règne en Casamance depuis quelques années, la suppression du visa touristique, la mise  à niveau de certaines infrastructures hôtelières  par l’Etat du Sénégal, l’amnistie fiscale sont entres autres mesures qui ont donné un souffle nouveau au secteur du tourisme dont le véritable envol reste quelque peu plombé par une panoplie de facteurs bloquants. Ces tares qui empêchent le secteur d’atteindre sa vitesse de croisière ont pour nom: les difficultés dans l’application de l’Amnistie fiscale pourtant annoncée par le chef de l’Etat qui veut faire de la Casamance une prioritaire de tourisme. Un pari qui est loin d’être atteint, si l’on sait que l’exonération d’impôts tarde à être effective. «La procédure est lente très lente et pour le moment on ne le ressent pas. Seul le club Med nous servira de test grandeur nature. Une mesure salvatrice certes pour attirer les investisseurs mais qui souffre de son application sur le terrain», déclare le président du Syndicat d’initiative du tourisme en Casamance, Augustin Diatta qui se satisfait toutefois du flux de touristes qui fréquentent la région. Mais la prolifération des résidences reste une véritable plaie béante dans ce secteur qui a beaucoup souffert de l’enclavement de la région. L’inauguration prochaine du pont sur le Fleuve Gambie sonne comme un grand soulagement pour les acteurs qui espèrent que la fréquentation des touristes pourra s’accentuer. «Des touristes qui viennent en Casamance par la route  seront départis des longues heures d’attentes qu’ils effectuaient au bac de Farafenni, en Gambie. Ils pourront désormais, ces touristes, quitter les cités balnéaires de Saly Portudal à Mbour et les îles du Saloum pour rallier directement les stations balnéaires du  Cap-Skiring de Kafountine et de Abéné», se réjouit M. Diatta. Dans une phase de renaissance, le tourisme dans la région attend une bonne politique de promotion de la destination Casamance sortie depuis de la zone rouge dans laquelle elle avait été plongée à cause des soubresauts de la crise qui a sévi ici. La desserte maritime renforcée par l’arrivée de deux nouveaux navires (même si l’un des bateaux est à quai depuis bientôt deux ans), la desserte aérienne régulière et forte de 4 vols quotidiens: deux le matin et deux l’après midi, le secteur du tourisme attend de renouer avec les moments glorieux qui l’avaient marqué il y a des décennies derrière. Les potentialités culturelles de la région, appliquées aux richesses traditionnelles que regorge la région sont autant d’atouts qui peuvent booster le secteur.  Et les autorités doivent être beaucoup plus regardantes sur les autres facettes du tourisme comme l’artisanat mal en point. D’ailleurs, le chef de l’Etat, lors de sa dernière visite, avait réitéré sa volonté de faire de la région une zone prioritaire de tourisme. Une décision ou vœu qui attend de se concrétiser sur le terrain. Et la renaissance du secteur risque de prendre du temps tellement la mise en œuvre des mesures prises pour sa relance traîne.

MBOUR :  Des maux en plus de l’érosion côtière

Des  espoirs  nourris commencent à s’estomper au niveau de la Petite Côte par rapport aux mesures de relance du secteur du tourisme. Une batterie de mesures initiées et instruites par les autorités gouvernementales tarde à se concrétiser. Et pour cause, des maux autres que l’érosion côtière, continuent de faire de la résistance.

 La station balnéaire de Saly-Portudal a fini de faire son temps et se trouve au centre d’une problématique par rapport à son statut après une trentaine d’années d’exploitation. La station balnéaire de Pointe-Sarrène est dans l’attente de ses premiers investisseurs. Pourtant des travaux de terrassement et de viabilisation divers, restent visibles sur le site de Pointe-Sarrène. Beaucoup de jeunes de la commune de Malicounda tournés vers les métiers du tourisme  anticipent en se formant dans les métiers du tourisme. La fermeture du Domaine de Nianing et le non démarrage des travaux du réceptif Saraba exClub Aldiana tardent. Annoncés en grande pompe, ils laissent place à des attentes vaines. JoalFinio continue d’être le centre de prédilection des jeunes de ce terroir pensant trouver une place au soleil avec l’installation de chaînes hôtelières sur ce site. Le crédit hôtelier dans la petite côte a fait des élus heureux dans des affaires mais laisse des petits promoteurs livrés à eux-mêmes sans la possibilité de mieux booster leurs activités. Certains professionnels du secteur ne cachent pas leur amertume dans le déroulement des travaux de lutte contre l’érosion côtière pour le retour des plages, un des intrants de taille pour le marketing touristique. Si certains saluent les mesures gouvernementales de prendre le taureau par les cornes et d’en finir avec l’avancée de la mer ; d’autres professionnels veulent que la basse saison soit mise à profit pour ces travaux dans le but de ne pas perturber la clientèle présente. Des personnes interrogées pensent encore à la promotion de la diversification du produit touristique pour pallier à l’attente des solutions contre l’érosion côtière. L’exploitation du patrimoine sous toutes ses formes reste une ouverture.

TOURISME A KOLDA ET AU FOULADOU : Un malade chronique

 Une région aux potentialités cynégétiques (chasse), culturelle encore sous exploité pour le tourisme, Kolda et le Fouladou sont encore loin d’être une destination (privilégié) pour les touristes qui viennent visiter notre pays. Faute de promotion, absence de cadre car la région dépend toujours de Ziguinchor, mais aussi un manque d’organisation des acteurs évoluant en freelances, incapables souvent d’aller dans les grands salons (du tourisme), Kolda se cherche encore. Explications !

Il est difficile d’avoir les derniers chiffres sur le tourisme à Kolda et le Fouladou. Et pour cause, le Service régional du Tourisme est toujours à Ziguinchor, avec comme seul agent son chef de service qui gère toute l’ancienne région naturelle de Casamance aujourd’hui scindée en trois entités que sont Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. Présentement, madame la chef de service est en congé, nous dit-on. Sur place à Kolda, il suffit de jeter un coup d’œil pour voire les difficultés d’un secteur malade chronique. Le tourisme au Fouladou se résume simplement au séjour de quelques vieux chasseurs venus souvent de la France. Kolda est, en effet, une région encore propice au tourisme cynégétique. La chasse est encore possible au Fouladou, même si la désertification menace chaque jour un peu plus la survie des animaux. En effet, la forêt cède à la clairière et les mares tarissent du fait de l’ensablement. Et aucun programme de revitalisation des mares n’est encore fonctionnel pour permettre aux animaux de trouver des points d’eau pour s’abreuver et résister durant la longue saison sèche. Rendant ainsi compliquer toute chasse. Notamment pour le phacochère qui aime beaucoup l’eau et attire beaucoup de touristes. Autres contraintes à la relance et la promotion du tourisme au Fouladou, l’enclavement et l’insuffisance de la capacité d’accueil. Aujourd’hui, des efforts sont faits notamment avec les routes comme la nationale n°6 (RN6) Kolda-Ziguinchor (la route du Sud) totalement goudronnée. Deux vols par semaine d’une compagnie aérienne commerciale aident aussi à la connexion de Kolda. La sécurité de la région pouvait être aussi un atout. Il s’y ajoute des contraintes comme l’insuffisance de capacité d’accueil, malgré la construction récemment de deux nouveaux hôtels à Kolda commune, le manque d’organisation des acteurs: le Syndicat d’initiative touristique, maillon essentiellement pour la promotion du secteur, n’existe que de nom depuis belle lurette.

TOURISME RELIGIEUX ET TOURISME DE SANTE… : Ces perspectives et potentialités Inexploitées

Pour la relance du secteur touristique au Sénégal, l’Etat veut  également s’appuyer sur le tourisme religieux au niveau de certaines localités du pays, à l’instar des villes comme Médine, Jérusalem et Rome. Aujourd’hui dans des régions comme Kaolack et Thiès Dioubel, Dakar, la Casamance, Kédougou, le Fouta, etc., pourraient développer ce type  de  tourisme qui n’est pas encore expérimenté d’une façon significative dans notre pays, en dépit des énormes potentialités, en dehors des nombreux événements religieux organisés chaque année.

En effet, les régions de Kaolack,  de Thiès et de Diourbel accueillent lors de la célébration des événements religieux (Gamou, Magal) des hôtes qui viennent des régions intérieures, de pays africains, d’Europe, des Etats-Unis ou d’Asie. Certes même si ces évènements qui draine chaque année des milliers voire million de pèlerins musulmans ne peuvent guère être considéré comme du tourisme religieux à l’heure actuelle, force est de constater que de nombreux visiteurs étrangers se rendent également dans ces cités religieuses pour contempler les grandes mosquées ou les mausolées des illustres chefs religieux comme celui de Cheikh Ahmadou Bamba…

Toujours dans ce domaine, parmi les lieux de pèlerinage catholiques, le sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande de Popenguine et le petit séminaire Saint-Joseph de Ngazobil, sont aussi autant de sites plus connus et à promouvoir. La cathédrale de Dakar, l’église de Fadiouth et surtout l’abbaye des moines de Keur Moussa, célèbre pour ses messes dominicales chantées, accompagnées à la kora, sont très prisées des voyageurs.
En outre, les rites d’initiation et cérémonies animistes chez les Diolas de Casamance, chez les Bédiks ou les Bassaris dans le Sud-est du pays, peuvent également susciter un intérêt grandissant si les voyagistes les proposent dans leurs catalogues. Toutefois, à charge pour les autorités de résoudre les difficultés d’accès des zones où se tiennent ces rituels.

Dans un autre registre, faire de Dakar un hub médical à l’exemple de l’Inde, la Turquie et les pays du Nord. Voilà un autre projet que le Sénégal et ses partenaires ambitionnent de réaliser pour faire de notre pays une destination de tourisme médical au niveau de la sous-région et même au-delà.
Cette idée émise  pourrait non seulement permettre aux populations de disposer de structures de soins de qualité mais aussi de mettre fin aux évacuations sanitaires onéreuses vers l’Europe et vers d’autres pays du Maghreb. Le Sénégal connait une certaine avance dans la sous-région avec son plateau technique qui est le plus solide par rapport à beaucoup de ses voisins. Il est donc dans la bonne voie pour devenir un pays de destination médicale, avec l’appui de ses partenaires.

Autant de créneaux et atouts qui, une fois bien mis en valeur, contribueraient à contenir les difficultés sous lesquelles croule l’industrie touristique nationale et, par ricochet, faire aussi face à la concurrence de nouvelles destinations telles que la Mauritanie ou les îles du Cap-Vert.

LE CREDIT HOTELIER ET TOURISTIQUE : Un instrument pour booster le secteur  

Après la réduction des taxes, l’exonération fiscale en Casamance, la suppression du visa d’entrée, l’Etat a instauré, en 2016, le crédit hôtelier et touristique. Un outil qui est venu  à point nommé, face à la crise que traversait ce secteur ces dernières années. Selon les services du ministère du Tourisme, ce nouvel instrument placé au cœur de la Stratégie de développement du secteur du tourisme, telle que déclinée dans le Plan Sénégal émergent, avec l’ambition réaffirmée de faire du Sénégal une destination touristique de référence.

Ce crédit a pour objectif, de mieux valoriser le potentiel touristique des localités du Sénégal, à travers le relèvement du niveau de qualité des services et la mise en place de nouveaux produits adaptés aux nouvelles réalités économiques. Dans sa configuration, ce crédit hôtelier ambitionne de renforcer Dakar comme ville de tourisme d’affaires, soutenue par le développement du City Trip autour de nouveaux circuits thématiques. Mais aussi, entre autres, de soutenir la requalification de l’offre touristique à Saly et sur la Petite Côte; développer l’offre de services dans l’écotourisme au Delta du Saloum et dans le Sénégal Oriental.Mariame DJIGO, Aïssatou DIOP, Yves TENDENG, Pape Moctar NDIAYE,  Ignace NDEYE, Samba Niébé BA, Abdou DIAO, Ndèye Aminata CISSE

Plaidoyer pour les riverains des industries chimiques du Sénégal

APA-Dakar-(Sénégal) Par Oumou Khary Fall Les populations vivant au voisinage des Industries chimiques du Sénégal (ICS) ont bien raison de s’inquiéter de l’impact que peut avoir sur leur santé la pollution dégagée par cette société minière, a soutenu la Responsable des politiques internationales sur le climat et du plaidoyer climat énergie à Enda Energie, Aïssatou Diouf.

« Je pense que c’est très normal que les populations se préoccupent de leur environnement immédiat donc tout ce qui est lié à la pollution est importante (…) il faut que les gens disent quels en sont les incidents sur notre santé et celle de nos enfants. Je trouve que c’est très légitime », a indiqué Mme Diouf, invitée du Grand oral d’APA (GoAPA).

Les citoyens ont « le droit de vivre dans un environnement sain et de réclamer des comptes à ces entreprises qui polluent l’environnement », a-t-elle ajouté, avant de souligner la nécessité pour l’Etat tout comme des entreprises telles que les Industries chimiques du Sénégal (ICS) de voir comment faire pour que les populations soient les moins impactées affectées par la pollution.

Mieux, Aïssatou Diouf suggère que des études soient menées pour voir si les ICS peuvent rester là où elles sont ou bien s’il faut les « déplacer ».

Dans le cadre de la responsabilité sociétale et environnementale, « il est important » de se pencher sur la meilleure d’atténuer la pollution des usines et également d’évaluer « l’impact de la pollution des ICS sur les populations », a-t-elle souligné.

Insistant sur cette opération, elle a martelé : « Il ne faut pas juste dire qu’on est impacté, il faudra évaluer comment et par quoi ces communautés sont impactées pour pouvoir prendre des mesures».

Située à 91 km au sud de Dakar, la commune de Mboro qui abrite les Industries chimiques du Sénégal (ICS) vit essentiellement de la pêche, du maraîchage mais aussi de l’extraction et de la transformation des phosphates.OKF/cat/te/APA

Relais Dakar-Banjul: 300 km de course pour raffermir des liens

Seneweb.com En partenariat avec son homologue gambien, la Fédération sénégalaise d’athlétisme (Fsa) organise une course internationale, du 18 au 20 janvier. Cette  compétition, qui se tiendra sur une distance de plus de 300 km et dont le départ sera donné à Farafenni (en Gambie) a pour objectif de raffermir les liens entre le Sénégal et la Gambie.

Organisée pour la première fois, cette compétition, dénommée «Course de l’intégration», verra la participation d’une centaine d’athlètes de plusieurs nationalités. «C’est une initiative de nos amis gambiens. Ils veulent, à travers cette manifestation, rendre hommage au Sénégal qui a joué un rôle important, lors de l’élection du président Adama Barrow. Nous voulons jouer notre partition dans le renforcement des liens diplomatiques. L’inscription est libre pour cette course et plusieurs nationalités sont attendues», informe Bara Thiam, Président de la Ligue de Dakar et trésorier de la Fsa, qui faisait à la presse, ce mercredi.

Cette course est composée de deux épreuves : un relais par équipe et un semi-marathon. Près de deux cents athlètes dont douze équipes composées d’autant de coureurs sont attendus pour le relais. La première étape de cette épreuve démarre à Farafenni et se termine à Kaolack, soit une distance de 92 km. La deuxième est prévue entre Kaolack et Mbour, sur une distance de 110 km. Et la dernière étape de Mbour à Dakar sur une distance de 92 km.

 Le semi-marathon (21km100), démarre à Tape, un village de la commune de Gandiaye, et se termine à Fatick. Youssouph Sané

Aibd:Le trafic aérien menacé de paralysie

SenewebNews-RP Les travailleurs de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) menacent de paralyser le trafic aérien. D’après L’As, ils protestent contre le refus du Directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) de leur payer la «prime de bons résultats».

En conférence de presse hier, ils ont mis à nu la «gestion opaque» de Pape Mael Diop qu’ils qualifient de «prédateur financier». Si rien n’est fait, ils menacent de passer à la vitesse supérieure en clouant purement et simplement les avions au sol.

Revendications travailleurs Aibd:Les précisions de Pape Maël Diop

Seneweb.com Le directeur des Aéroports du Sénégal (Ads) a apporté des réponses par rapport aux revendications des agents de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Pape Maël Diop soutient, sur les ondes de Radio-Sénégal, que l’Ads n’a rien à voir sur ces questions soulevées. «Depuis le 7 décembre 2017, jour où il y a eu le transfert des activités de Léopold Sédar Senghor à Diass, plus rien ne me lie avec les agents  de Diass. La preuve, les  salaires du mois de décembre 2017 ont été payés par le gestionnaire de l’Aibd, du fait que nous n’avions plus de ressources. Pendant cinq mois, les travailleurs de Diass étaient mis à la disposition du gestionnaire de l’aéroport et j’assurais les salaires parce qu’il fallait que j’apporte ma contribution pour permettre un bon démarrage de l’Aibd. Maintenant, on me réclame des primes  de 2017. Je reçois une subvention de l’Etat. Comment pourrais-je prendre en charge des agents qui ne sont plus sous ma responsabilité ? Comment pourrais-je justifier le paiement de primes à des agents qui ne sont plus à l’Ads ? Ils l’appellent prime de bons résultats, mais cela doit rester à l’appréciation du  directeur général», a-t-il précisé.Par rapport à  la coopérative d’habitat pour laquelle les agents soutiennent ne pas recevoir de terrains, le directeur de l’Ads s’en lave les mains. «Je préfère  prendre à témoin Abdou Khadre Sarr qui est le président de la coopérative et le responsable de ce projet. Je n’ai jamais été impliqué, ni de près ni de loin,  à ce projet. Ce que j’ai eu à faire, c’est de faire des démarches auprès d’un promoteur qui s’appelle Mamadou Khouli, pour lui dire que j’étais intéressé par des terrains, mais pas seulement pour les Ads, mais pour l’ensemble de la plateforme aéroportuaire, en intégrant le déplacement des aéroports à Diass».

Il indique : «A ce jour,  il n’y a aucun document qui me lie à ce projet. Je n’ai fait que faciliter et me limiter à ça.»Marie-Thérèse SAGNA

RETOUR SUR LE CHEMIN DU TER : Le blocus de Rufisque

http://www.enqueteplus.com Comme en Allemagne sous le blocus de Berlin, le chemin du Ter (Train express régional) a fini de couper la ville de Rufisque en deux. Que d’embûches pour rallier les parties nord et sud de la vieille ville. Si ce n’est le blocus total, c’est simplement des embouteillages à n’en plus finir. Reportage

L’image est frappante. Elle fait penser aux migrants parcourant des kilomètres à pied, à bord de leurs camions ou d’autobus, pour traverser la frontière américaine ou espagnole avant qu’elle ne ferme. Sauf que nous sommes loin des Etats-Unis ou de l’Espagne. Il ne s’agit pas, non plus, de migrants qui veulent vaille que vaille fuir leurs pays d’origine, pour rejoindre celui de Donald Trump ou de Pedro Sanchez. Ici, c’est Rufisque. La frontière, c’est le chemin du Ter. Les personnes bloquées, ce ne sont pas des étrangers, mais les autochtones eux-mêmes. Comme en République d’Allemagne, sous l’empire du Mur de Berlin. Tel est le triste décor qui meuble la cité de Mame Coumba Lamb depuis quelques jours (avant l’inauguration du Train express régional).

Moussa Ba n’en revient pas. Chauffeur de ‘’clando’’, il vient de l’hôpital Youssou Mbargane Diop de Rufisque. A l’intérieur de son véhicule, une dame qui souffre et son accompagnant. Complètement pris au dépourvu, Moussa descend de la voiture, s’approche des bonhommes de la sécurité pour tenter de leur faire comprendre sa situation d’urgence. Mais c’est peine perdue. En cette nuit, le chemin du Ter, comme le Mur de Berlin, est infranchissable. Le malade qui a été référé à l’hôpital Thiaroye va devoir rebrousser chemin pour prendre l’autoroute à péage, seule voie qui mène à Dakar et ses environs. ‘’Légui nak ? (Et maintenant ?)’’, interroge Moussa à son client. Ce dernier, d’un ton résigné, lui donne le feu vert de prendre le péage. Ainsi, vont-ils perdre du temps et de l’argent : 2 000 F Cfa, tel est le prix en aller-retour, sur le péage, entre Rufisque et Thiaroye.

Ainsi, en ces temps qui courent, la distinction entre Nord et Sud a du sens dans la vieille ville. A certaines heures, difficile de quitter une partie pour rejoindre une autre en voiture. ‘’L’ensemble des passages piétons et passages routiers sera fermé aux riverains et usagers des voies traversant l’emprise du Train express régional, en raison de la mise sous tension de la ligne électrique alimentant le Ter ainsi que des essais dynamiques’’, prévenait un communiqué de l’Apix avant le 14 janvier.

Ainsi, sur une semaine, la ville était sous blocus entre 22 h et 6 h du matin, entre 6 h et 20 h le jour de l’inauguration, d’après toujours le communiqué. Sauf pour certains jours où il n’y avait pas de test. Pour l’occasion, des gendarmes sont affrétés sur place, pour assurer la sécurité.

Sur la route des Hlm, pendant que les bonhommes veillent dans la partie nord, les forces de sécurité sont positionnés dans la partie sud avec leur véhicule. EL Hadj Diop est taximan. Il vient de Dakar. Lui non plus n’était pas au courant de la ‘’fermeture’’ de la ville. Bloqué par les gendarmes, il se gare avant de faire le reste du trajet, plus d’un kilomètre, à pied. Mais, au préalable, il devra faire un long détour. Le gendarme en faction explique : ‘’Il est interdit de passer au-dessus des rails. Il y a là-bas un tunnel qui a été aménagé pour les piétons.’’

Contre mauvaise fortune, El Hadj ainsi que trois autres passagers font bon cœur. Il est minuit passé de quelques minutes. Seule la lune offre quelques éclaircies dans les alentours ténébreux du Ter. Les quatre compagnons d’infortune s’apitoient sur leur sort. On grogne, on s’interroge sur le train, son véritable coût, ses conséquences sur les riverains… Après des dizaines de mètres parcourus, c’est enfin le soi-disant tunnel. En réalité, le grand canal de Rufisque qui passe au-dessous du chemin de fer et où se côtoient eaux usées et ordures ménagères. Le trou noir a été un peu remblayé pour servir de passage aux piétons. ‘’C’est comme un trou à rats’’, raille l’un des passagers, sous les éclats de rires. El Hadj, quant à lui, revient sur son calvaire : ‘’C’est très compliqué. Moi, tous les jours, je vais à Dakar, mais je rentre toujours chez moi aux Hlm. Parfois, je passais par l’autoroute à péage. Mais, aujourd’hui, j’avais des clients qui devaient descendre sur la nationale. Ce n’est qu’ici que j’ai appris que le passage est fermé. C’est un préjudice énorme, mais on ne peut rien y faire.’’

Très dubitatif, El Hadj s’interroge sur la pertinence d’un train électrique, vu la configuration des quartiers le long du chemin de fer. ‘’Je doute qu’il puisse y avoir toute la sécurité requise. J’ai vu des accès qui restent ouverts et il n’y a aucune surveillance. C’est vraiment dangereux tout ça’’. D’ailleurs, lors de l’inauguration, lundi 14 janvier, le président de la République est revenu sur la nécessité d’accélérer la construction du mur qui doit sécuriser l’infrastructure.

Ce qui hante les riverains dont certains fustigent l’éloignement des points de passages piétons. ‘’On ne sait même pas où ils vont ériger la passerelle’’, s’indigne pour sa part Laye Sène, habitant le quartier Ndar gou ndaw.

Bouchons monstres  et embouteillages

 Au bout du ‘’tunnel’’, les marcheurs doivent remonter le long du chemin de fer, pour regagner la même route des Hlm. Matar Ndiaye, lui, doit faire le chemin inverse. Habitant Cité Millionnaire, il doit aller accueillir son grand frère qui vient d’Espagne, exténué après cinq jours de route à bord de son véhicule. L’air très pressé, le bonhomme témoigne : ‘’Il est fatigué et comme il ne maitrise pas trop le secteur, il m’a demandé de venir le prendre. En fait, nous allons devoir aller jusqu’à Bargny. C’est là où a été ouverte une brèche pour les voitures. C’est vrai que c’est une situation très difficile.’’

Passé le blocus, les embouteillages reprennent de plus belle sur tous les axes de la vieille ville. De Dakar, il est difficile de rejoindre Rufisque. Les taximen préférant d’autres destinations à cause des bouchons monstres. D’autres choisissent un moindre mal. Débarquant leurs passagers au niveau du stade Ngalandou Diouf, loin de Sonadis, leur garage habituel. Une situation infernale pour nombre de Rufisquois !Mor Amar

Affectations abusives:le magistrat Alioune Sarr charge le ministre de la Justice

https://www.dakar7.com La main mise de l’exécutif sur le fonctionnement de la justice est plus qu’une évidence. La preuve: l’affectation du procureur du tribunal de Grande instance de Mbour, Alioune Sarr à Saint Louis. Une affectation liée à son intransigeance qui a conduit à la condamnation d’une responsable de l’APR qui avait dérobé des cartes d’électeurs au commissariat de Mbour durant la campagne de parrainage, mais aussi et des maires de l’APR auteurs de spéculation foncière. La révélation a été faite par le magistrat lui-même, lors de la cérémonie de passation de service, hier à Mbour.

Connu pour son indépendance d’esprit et sa liberté de ton, le désormais ex-procureur de Grande tribunal de Mbour dénonce les affections abusives. « Les magistrats du siège et les magistrats du parquet ne sont pas protégés par la loi » déclaré le magistrat Alioune Sarr, sur les ondes de la RFM.

Il a été remplacé par Youssouf Diallo, un des magistrats qui ont jugé Hissène Habré.Dakar7.com

vLe parrainage et le fichier électoral au centre des débats

http://www.emedia.sn La Commission électorale nationale autonome (CENA) a reçu la mission conjointe de la CEDEAO et des Nations Unies, ce mercredi 17 janvier 2019, dans le cadre de la préparation de la présidentielle du 24 février 2019. Une mission conduite par Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO et Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.
La séance de travail entre les différentes parties s’est tenue à huit-clos. Au sortir de laquelle, Doudou Ndir, le président de la CENA répondant aux questions des journalistes, a expliqué que ces personnalités sont venues s’informer » sur les questions qui les « préoccupent » qui sont : « D’abord, le parrainage. Ensuite, le fichier électoral. Et enfin, la distribution des cartes. »

A ce propos, Doudou Ndir reconnait qu’il s’agit là « de problèmes majeurs qui interpellent toute la classe politique au Sénégal à fortiori ceux qui sont nos partenaires naturels dans le cadre de la solidarité et qui veulent nous appuyer pour qu’on puisse surmonter toutes les difficultés éventuelles qui peuvent se présenter et qui seront de nature à rendre les élections difficiles en ce que nous avons sur ces trois questions, donner notre avis, de la façon la plus objective possible dans le souci de les informer pour leur permettre d’appréhender et de bien maîtriser le processus à son stade actuel. »

Dans le cadre de sa collecte d’informations, la mission rendra visite, après la CENA, à d’autres acteurs du processus électoral (les parties politiques (pouvoir et opposition), la société civile, le ministère de l’Intérieur, le ministère des Affaires étrangères, entre autres). C’est au terme de ce processus que la mission rendra compte de ses observations.

Déjà, ils ont été reçus en audience par le chef de l’Etat, Macky Sall, candidat à sa propre succession.

Jean-Claude Kassi Brou et Mohamed Ibn Chambas n’ont pas souhaité se prononcer sur la décision de la Cour pénale internationale (CPI) d’acquitter l’ancien président Ivoirien, Laurent Gbagbo. DIÉ BA

Aly Ngouille Ndiaye bande les muscles: «L’État ne toléra aucune violence et la Présidentielle se tiendra à date échue»

https://www.pressafrik.com Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a réagi aux manifestations  qui secouent Dakar depuis l’invalidation par le Conseil constitutionnel, des candidatures de Khalifa Ababacar Sall et de Karim Wade. Mardi, en marge du Crd sur la ziarra de la famille Omarienne, Aly Ngouille Ndiaye a minimisé ces «foyers de tensions»,  assurant ainsi que l’État y fera face.

«Ce n’est pas la première fois qu’on vit ça, surtout qu’on s’achemine vers la présidentielle. En 2000 et 2012, nous avons aussi connu pareilles situations au Sénégal. Les gens vont revenir à la raison et respecter les lois auxquelles tout le monde va se soumettre. L’opposition doit savoir que force restera à la loi», a-t-il prévenu le ministre dans les colonnes de l’Observateur.
Toutefois, le ministre Aly Ngouille Ndiaye a averti les militants de l’opposition qui pensent ces chamboulements vont empêcher la tenue de la Présidentielle du 24 février.  «L’État ne toléra aucune violence et la présidentielle se tiendra à date échue. Il y aura bel et bien élection au Sénégal. Ce ne sont pas ces manifestations qui changeront le calendrier républicain», a-t-il balancé. Faisant ainsi allusion aux responsables libéraux et Khalifistes qui martèlent qu’il n’y aura pas d’élection sans leurs candidats.Fana CiSSE

Tension préélectorale:La société civile tire la sonnette d’alarme

Seneweb.com La société civile est très inquiète. Effet, du fait de la tension qui sévit dans l’arène politique en cette période préélectorale,  ses membres ont décidé de tirer la sonnette d’alarme dans un document parvenu à Seneweb. Nous vous proposons le texte intégral.

« La société civile sénégalaise, dans sa majorité, s’est réunie relativement à la situation électorale empreinte de tension qui prévaut actuellement au Sénégal et qui l’interpelle tenant compte de ses missions de veille, d’alerte, mais aussi du rôle qui a toujours été le sien dans la mise en œuvre des processus politiques et électoraux au Sénégal.

« Le capital politique, ne cesse de s’effriter… »
« La démocratie sénégalaise est confrontée à énormément d’écueils du fait d’un jeu des acteurs très controversé. Depuis l’amorce du projet démocratique, des avancées majeures ont été notées et ont permis de réaliser des sauts qualitatifs du point de vue de l’approfondissement de la démocratie. Ceci a fini de convaincre certains observateurs, de la vitrine que constituait le système politique sénégalais, dans un contexte africain caractérisé par les difficultés dans la réalisation du projet démocratique, des crises post électorales durables et des instabilités structurelles. Il convient toutefois de reconnaitre que le capital politique, acquis grâce à certains sursauts et luttes démocratiques, ne cesse de s’effriter du fait d’un mauvais jeu des acteurs et de manifestations flagrantes d’une gestion des affaires publiques jurant d’avec certains principes de gouvernance démocratique, gages de stabilité et de cohésion sociale.

« Toutes les germes d’une crise sont en place… »
« Le constat fait actuellement par la plupart des acteurs, notamment de la société civile, permet d’affirmer que tous les germes d’une crise pré-électorale et postélectorale ont fini de se mettre en place.  En effet, une revue de l’arsenal juridico institutionnel récent, relatif au processus électoral permet de constater sans ambages l’absence de consensus sur la plupart des dispositions dont la finalité est en principe la réalisation d’un processus électoral apaisé et crédible. Il a été relevé plusieurs faits qui constituent des causes potentielles d’une instabilité durable au Sénégal :

-La loi sur le parrainage, votée dans un contexte de tension, et qui ne fut point le fruit d’un consensus a montré dans la mise en œuvre toutes ses difficultés d’application et de vérification qui ont entrainé l’exclusion dans des conditions opaques de plusieurs candidats à la candidature à l’élection présidentielle

-Le fichier électoral, qui est un bien public et doit être en principe à la disposition de toutes les parties prenantes, est resté inaccessible, malgré les demandes répétées de certaines des parties prenantes. Il en est de même de la carte électorale modifiée sans concertation avec les acteurs et qui va entrainer la réédition d’un nombre important de cartes d’électeurs et peut-être l’impossibilité de voter pour beaucoup de citoyens.

– Les limites flagrantes observées dans la loi sur le parrainage, ses incohérences et les conséquences désastreuses de son application

-Le Ministre en charge des Elections qui a affiché de manière ostentatoire son affiliation à un parti politique au mépris de tous les principes de la gestion d’un processus électoral selon les normes et standards internationaux

-L’élimination, par le Conseil Constitutionnel des candidatures de Khalifa Sall, de Karim Wade et de El hadj Malick Gakou dans des conditions pour le moins très contestables.

L’État mis face à ses responsabilités

« La charge de l’action publique et ses conséquences incombant aux tenants du pouvoir, la société civile interpelle fortement l’État afin qu’il mette en œuvre toutes les actions permettant d’apaiser le contexte pré-électoral actuel ceci dans le but de réunir les conditions d’une élection présidentielle transparente. La société civile attend également de l’État qu’il donne tous les gages nécessaires permettant de rassurer les acteurs impliqués dans la compétition politique.

« La société civile interpelle fermement les acteurs… »
« Face à tous ces défis, la société civile interpelle fermement tous les acteurs qu’elle met face à leurs responsabilités. Ayant été toujours disponible tout au long du processus afin que les droits de tous les acteurs soient sauvegardés et pour la réalisation d’un processus électoral apaisé elle exprime de nouveau sa disponibilité à accompagner le processus et à ne ménager aucun effort pour contribuer à la préservation de la paix et de la stabilité au Sénégal. Nous ne cesserons jamais d’inviter les acteurs à se respecter pour créer les conditions d’un dialogue mais nous dénoncerons clairement les atteintes à la morale et à l’éthique citoyenne. »

Mise En Place De Coordinations Communales Et De Quartiers:L’opposition Décidée À En Découdre Avec Macky  

https://www.walf-groupe.com Estimant que Macky Sall et son régime sont en train de fouler les règles élémentaires de la démocratie, l’opposition est décidée à organiser la résistance pour, dit-elle,  «défendre le Sénégal, défendre la démocratie et les libertés». Mamadou Diop Decroix et Cie qui vont mettre en place les coordinations communales et de quartiers n’attendent que les mots d’ordre pour réagir.

La tension monte du côté de l’opposition. Le collectif de Front de résistance nationale (Fnr) est décidée en découdre avec Macky Sall et son régime. Les candidats recalés comme admis à la prochaine présidentielle ont sonné hier la résistance. A ce titre,  ils ont appelé le peuple sénégalais dans tous ses compartiments à la résistance nationale. Pour la matérialisation de ce projet ô combien important, l’opposition demande à tous ses responsables, partout dans le pays et dans la diaspora de se retrouver sans tarder pour mettre en place les coordinations communales et de quartiers et d’attendre les mots d’ordre. C’est l’appel lancé par le coordonnateur dudit front, Moctar Sourang, au cours d’un point de presse qui a réuni tous les candidats de l’opposition : Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Mamadou Diop Decroix, Malick Gakou, Pape Diop et Cie … D’ailleurs aussitôt après cette conférence, des échauffourées ont été notées. Les membres dudit front se sont frottés aux forces de l’ordre par des jets de pierre et le blocage de la Vdn avec des pneus incendiés.

Moctar Sourang qui a lu le manifeste n’a pas manqué de préciser que «ces opérations devront se faire dans la plus grande générosité et ouverture car, le temps n’est pas à la distribution de privilèges mais au partage de sacrifices». Par la même occasion, ils ont décidé de garder et de préserver l’unité et la solidarité pour mener les combats et consentir aux sacrifices nécessaires pour que le pays recouvre sa plénitude démocratique et que le peuple récupère sa souveraineté sacrée de désigner celle ou celui à qui il veut confier la direction du pays, le temps d’un mandat. Profitant de l’occasion, ils ont lancé un appel aux forces de défense et de sécurité pour qu’elles se tiennent à l’écart. «Macky Sall, plutôt que d’organiser normalement les élections libres et transparentes, construit une confiscation du pouvoir par un coup d’Etat électoral. Il ne compte désormais plus que sur les forces de défense et de sécurité et l’espoir d’une apathie citoyenne et d’une désunion de l’opposition pour atteindre son sinistre objectif. C’est pourquoi nous lançons à celles-ci un appel solennel pour qu’elles se tiennent résolument à l’écart de toute tentative de les amener à renier leur vocation consistant à assurer la sécurité du peuple», a lancé le coordonnateur du Fnr à l’endroit de la Gendarmerie et de la Police chargées d’assurer la sécurité.Magib GAYE

«Le parrainage, une rupture brutale» du consensus politique sénégalais (Universitaire)

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione Le professeur Kader Boye, ancien Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a fait savoir, mercredi à Dakar, que le parrainage pour la présidentielle pose un problème, dans le sens où il a rompu brutalement le consensus politique au Sénégal.

Le système de parrainage pour l’élection présidentielle remet en cause fondamentalement les règles d’éligibilité jusque-là en vigueur. Ce système marque une rupture brutale avec le consensus politique qui était en vigueur depuis 1992 », a affirmé le Pr Kader Boye.

L’ancien Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) intervenait au forum citoyen d’Afrikajom Center portant sur le thème : « Construction d’une démocratie post-électorale : la réforme des institutions comme condition de possibilité du renforcement de la République, de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains ».

En outre, le professeur Boye a fait noter que la « réglementation du parrainage n’est officiellement intervenue qu’en juillet 2018, ses modalités d’application n’ont été officialisées qu’en août 2018 (arrêté ministériel du 23 août 2018) et la décision du Conseil constitutionnel sur la mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement date de novembre 2018 ».

La loi sur le parrainage a obligé tous les candidats à la présidentielle à recueillir au minimum 0,8 % et 1 % au maximum de signatures des électeurs inscrits sur le fichier électoral dans au moins sept régions. Au terme du processus de validation des parrainages par le Conseil constitutionnel, 13 candidats sur 20 ont été recalés.

Revenant sur le sujet du jour, Alioune Tine, le fondateur d’Afrikajom Center a soutenu que « c’est la perte de la cohérence surtout en matière politique qui crée la violence ». Selon lui, « il y a une crise de la démocratie participative dans le monde. Au Sénégal, il y a une tentation révolutionnaire et des appels à l’Armée. C’est extrêmement dangereux et c’est le désespoir qui pousse une société à cela ».

Dans son argumentaire, M. Tine a dit regretter qu’ « à chaque fois qu’on a une élection au Sénégal, on a l’impression que c’est la fin du monde et les mêmes institutions sont incriminées ».

Pour sa part, Annette Lohman, la représentante-résidente de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung a informé que « le Sénégal est considéré comme un modèle en matière d’exercice de la démocratie en Afrique. Il a enregistré des acquis considérables. L’organisation d’élections régulières avec des alternances politiques en est une parfaite illustration, de même que l’existence d’une société civile qui se développe de plus en plus ».

Cependant, a-t-elle affirmé, « la démocratie, c’est également et surtout la participation effective des citoyens qui en sont les principaux acteurs, la séparation réelle des pouvoirs, la mise en place d’institutions fortes et l’instauration d’un climat sein de dialogue ».ID/te/APA

«Nous n’avons pas une véritable démocratie au Sénégal» (Acteur)

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione Me Mame Adama Guèye, leader du mouvement « Sénégal Bu Bess » (nouveau Sénégal, en langue wolof) et initiateur de la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose) a déclaré, mercredi à Dakar, que le Sénégal n’est pas « une véritable démocratie ».

« On vit d’illusions dans ce pays. On parle de notre démocratie comme si on en avait une. Nous n’avons pas une véritable démocratie. Nous avons un système pensé par et pour les politiques. On est en train de transformer notre pays en République bananière. Seulement, c’est plus soft et un peu plus caché chez nous », a affirmé Me Mame Adama Guèye.

L’initiateur de la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose) s’exprimait au forum citoyen d’Afrikajom Center qui avait pour thème : « Construction d’une démocratie post-électorale : la réforme des institutions comme condition de possibilité du renforcement de la République, de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains ».

Cette rencontre intervient après que le Conseil constitutionnel a rendu publique une liste provisoire de cinq candidats à la présidentielle du 24 février 2019. Macky Sall (Benno Bokk Yakaar), Madické Niang (Coalition Madické 2019), Ousmane Sonko (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité, Pastef), Idrissa Seck (Rewmi) et El Hadj Issa Sall (Parti de l’unité et du rassemblement, Pur) sont, pour le moment, sur la ligne de départ.

De son côté, Me Aïssata Tall Sall, la présidente du Mouvement « Osez l’avenir » a dit qu’elle ne fait pas partie « des candidats recalés à la présidentielle qui appellent à l’insurrection parce sachant ce qu’est la République ». Poursuivant, elle a soutenu que « tout en étant combatifs, il faut que nous (les opposants) restions très attentifs pour préserver notre démocratie ».

Pour sa part, Me Alioune Badara Cissé, le Médiateur de la République a indiqué que « ce n’est pas parce qu’on a été recalé, qu’on doit vouloir que le ciel s’abatte sur nous. Toutefois, il ne faut pas que l’appétit d’un deuxième mandat nous prenne en otage à tel point que nous restions sourds ».ID/te/APA

A un mois de la présentielle, le médiateur de la République s’adresse aux acteurs politiques et aux forces de l’ordre

https://www.dakaractu.com A quelques encablures de la présidentielle de 2019, le médiateur de la République est monté au créneau pour s’adresser aux acteurs du processus électoral. Pour Me Alioune Badara Cissé, les hommes politiques doivent savoir raison garder pour éviter toutes dérives pouvant créer un chaos. En outre, le médiateur de la République invite les forces de l’ordre à pérenniser cette relation de confiance qui prévaut avec les populations.

Parrainage/ Me Aissata Tall Sall assène ses vérités : « La faute est partagée »(…) Aucun de nous ne maitrisait le logiciel de vérification »

Me Aissata Tall Sall a assisté à la rencontre organisée par Alioune Tine sur la nécessité de réformer  les institutions pour le renforcement de l’État de droit au Sénégal. A cette occasion, la présidente du mouvement « Osez l’avenir » se veut claire à propos de la loi sur le parrainage. A l’en croire, c’est l’absence d’un cadre de concertation qui a biaisé sa mise en œuvre. Avant de mettre tous les acteurs devant leurs responsabilités. : « La faute est partagée », car considère-t-elle, ni les candidats à la présidentielle, ni la société civile et autres acteurs du processus électoral ne maitrisait le logiciel utilisé par le Conseil constitutionnel pour la vérification des parrainages.

Abc alerte: »La situation risque de s’empirer si… »

Seneweb.com Le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, s’est dit « préoccupé » par la série de manifestations notées ces derniers jours à Dakar, après la disqualification provisoire des candidats Karim Wade et Khalifa Sall de la course pour la présidentielle. Appelant au calme et à la sérénité, il rappelle à la classe politique qu’il y a une vie après le 24 février 2019.

« Je ne peux que lancer un appel au calme et à la sérénité, de dire aux acteurs politiques et à ceux qui les soutiennent de comprendre que l’élection présidentielle n’est qu’un moment de l’histoire. Si les leaders politiques ne parlent pas à leurs militants, la situation risque de s’empirer et, dans ce cas, il serait très difficile de retourner en arrière. L’histoire du Sénégal ne s’arrêtera pas au soir du 24 février. Il faut donc que nous gérions tout cela », alerte-t-il.

Alioune Badara Cissé s’exprimait, ce mercredi matin, en marge du Forum citoyen organisé par la fondation Africajom Center dirigée par Alioune Tine.

Pour lui, les manifestations politiques sont une forme d’expression populaire reconnue dans toute démocratie, mais pourvu qu’elles soient autorisées. « Les deux candidats recalés (Karim Wade et Khalifa Sall, Ndlr) ont le droit de manifester, à condition que ces manifestations soient autorisées. Il faut comprendre qu’une décision de justice ne peut pas se commenter sur la place publique pour faire l’objet de manifestation violente de cette nature », a fait savoir le médiateur de la République invitant les autorités religieuses, coutumières et les membres de la société civile à s’adresser aux Sénégalais parce que, rappelle-t-il, en définitive, le Sénégal est indivisible.

« Un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses »
« Aucune instabilité ne devrait être acceptée. Je souffre de voir de vieilles personnes humer de gaz lacrymogènes, des jeunes ensanglantés. Je souffre de voir un service d’ordre qui ne sait pas faire la part des choses. Quelle que soit l’issue de ces élections, il ne devrait y avoir qu’un seul vainqueur : le Sénégal », ajoute l’avocat et homme politique.

S’agissant, par ailleurs, du système de parrainage, Me Alioune Badara Cissé dit qu’il ne peut pas l’apprécier en l’état. Il pense toutefois qu’il était important de revoir à la baisse les candidatures à la présidence de la République. « Cela aurait paru impraticable d’avoir une centaine de candidats. Il est évident que la pléthore de candidats pose problème, comme la pléthore de partis politiques aussi », souligne-t-il. Et d’ajouter : « Ce qui a fait défaut, c’est la concertation, le combat politique au niveau de l’Assemblée nationale où cette disposition était soumise à la sanction des parlementaires. Malheureusement, en ayant raison ou tort pour certains, ce débat a été relativement faussé par des députés qui ont quitté la salle ou par la proposition acceptée par la majorité d’un vote sans débat. »Salla GUÈYE

Aïssata Tall Sall appelle la société civile et les politiques à être attentifs

Seneweb.com |Eliminée de la course à l’élection présidentielle du 24 février 2019 par le parrainage, la présidente du mouvement Osez l’avenir, Me Aïssata Tall Sall, ne veut pas d’un appel à l’insurrection. Elle estime que la bataille est certes politique, mais le pays ne doit pas être plongé dans l’instabilité.

Député et maire de Podor, Aïssata Tall Sall a lancé cet appel lors du Forum citoyen qui se tient actuellement à Dakar, et qui a pour thème: «Construction d’une démocratique post-électorale: la réforme des institutions comme condition de possibilité du renforcement de la République. La démocratie de l’Etat de droit et des droits». Elle a demandé à la société civile et aux hommes politiques d’être plus attentifs aux difficultés du moment, rapporte Zik Fm.Samsidine DIATTA

Parrainage-Me Aïssata Tall Sall assène ses vérités: »La faute est partagée »(…) Aucun de nous ne maitrisait le logiciel de vérification »

https://www.dakaractu.com Me Aïssata Tall Sall a assisté à la rencontre organisée par Alioune Tine sur la nécessité de réformes des institutions pour le renforcement de l’État de droit au Sénégal. À cette occasion, la présidente du mouvement « Osez l’avenir » se veut claire à propos de la loi sur le parrainage. À l’en croire, c’est l’absence d’un cadre de concertation qui a biaisé sa mise en œuvre. Avant de mettre tous les acteurs devant leurs responsabilités. : « La faute est partagée », car considère-t-elle, ni les candidats à la présidentielle, ni la société civile et autres acteurs du processus électoral ne maitrisait le logiciel utilisé par le Conseil constitutionnel pour la vérification des parrainages.

« Nous n’avons pas de démocratie, nous n’avons pas d’État de droit(…), mais un système pensé par et pour les politiques » (Me Mame Adama Guèye)

https://www.dakaractu.com Quand il s’agit de la politique de l’actuel régime surtout de la loi sur le parrainage, le coordinateur national de la Pose n’hésite pas à enfiler sa robe d’avocat pour fustiger les dysfonctionnements graves notés dans sa mise en œuvre. Selon Me Mame Adama Guèye, il n’y a pas de démocratie au Sénégal, mais « un système pensé par et pour les politiques »

Idrissa Seck:«Faire échec à la volonté du président sortant de se maintenir au pouvoir»

Seneweb.com | Le leader de rewmi, Idrissa Seck, à l’instar de Malick Gakou du Grand parti et de Cheikh Guèye, proche de Khaifa Sall, ont été au chevet des militants et responsables de Taxawu Sénégal qui ont été violentés par les forces de l’ordre alors qu’ils manifestaient contre le rejet de la candidature de leur leader Khalifa Sall.

« Nous sommes venus aujourd’hui au siège de notre frère et ami Khalifa Ababacar Sall constater l’agression dont ses responsables et militants ont fait l’objet avec une rare brutalité, comme l’état des lieux nous l’a montré », a soutenu, dans Les Echos, l’ancien Premier ministre et président de Rewmi venu les réconforter.

A l’en croire, ce déferlement de la violence policière est « le prolongement d’un plan qui demande une réponse solidaire, unitaire, de l’ensemble de l’opposition pour faire échec  à la volonté du président sortant de se maintenir au pouvoir contre le gré des populations ».

4 PROPOSITIONS POUR SAUVER LE SENEGAL de la la plateforme AVENIR Senegaal Bi Nu Begg

Convaincu que Macky Sall ne reculerait devant rien pour imposer la forfaiture politique des parrainages et qu’il piétinerait le droit et la morale, avec la bienveillante complicité  de son Conseil Constitutionnel, pour choisir ses propres adversaires, la Plateforme AVENIR Senegaal Bi Nu Begg avait publié, dès le mois d’octobre, un communiqué dans lequel elle invitait l’opposition sénégalaise à se regrouper autour d’un « nombre limité de pôles de candidatures » pour l’élection présidentielle du 24 février 2019. L’idée préconisée par la Plateforme était de constituer ces Pôles ou coalitions autour de candidats prometteurs, pouvant fédérer autour d’eux le maximum de forces politiques et sociales, pour aller l’assaut de Macky Sall au premier tour, avant de se regrouper autour du Candidat de l’opposition qui irait avec ce dernier dans un incontournable second tour pour le battre.
Parallèlement à la bataille judiciaire qu’il faut mener pour montrer au monde entier le vrai visage de Macky Sall et à toutes les mobilisations politiques et citoyennes pour imposer un scrutin sincère, équitable et transparent, la Plateforme invite les candidats de l’opposition retenus par le Conseil constitutionnel à se mettre, sans retard, en ordre de bataille pour participer victorieusement à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Pour donner un contenu concret à la proposition formulée en octobre 2018, la plateforme AVENIR préconise la démarche en 4 points ci-dessous: 

1. Constituer quatre Pôles politiques autour des candidats Madické Niang, El hadji Issa Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko. Ces pôles devraient se constituer sur la base d’affinités politiques, idéologiques ou stratégiques. Ils doivent être ouverts aux acteurs politiques indépendants, aux mouvements citoyens et à la société civile;
2. Discuter et adopter un Programme Commun de Gouvernement inspiré des Conclusions des Assises Nationales, des recommandations de la CNRI ainsi que de toutes propositions pertinentes issues des programmes politiques des partis.
3. Signer publiquement et solennellement un pacte moral par lequel chaque candidat soutien, sans condition, le candidat de l’opposition qui irait au second tour. La signature de ce pacte marquerait aussi l’engagement du candidat à appliquer le Programme commun comme base de son programme politique s’il est élu ou à soutenir le candidat de l’opposition au second tour s’il n’y va pas lui-même.
4. Mobiliser les forces politiques et sociales, organiser les résistances et mutualiser les ressources humaines et techniques nécessaires à la surveillance et à la sécurisation du processus électoral, d’amont en aval du scrutin.
La Plateforme AVENIR est convaincue que le peuple sénégalais est plus que prêt pour mettre un terme aux sept années de souffrance qui marquent la gouvernance Macky Sall, caractérisée par un recul démocratique sans précédent, le gaspillage sans retenue des ressources publiques et la soumission de pans entiers de l’administration républicaine aux intérêts de Benno Bokk Yaakar.
Le Peuple est prêt à faire ce sursaut salvateur dont seuls les  grands peuples ont le secret lorsque l’essentiel est en danger, lorsque les piliers fondamentaux de la société sont ébranlés et que la vertu a laissé place au vice et la vérité au mensonge.
Au delà de toutes autres considérations, la plateforme AVENIR appelle tous les citoyens, patriotes, démocrates et républicains, à se lever, comme jamais auparavant, pour sauver le Sénégal. Le scrutin du 24 février 2019 sera un tournant décisif sur la trajectoire de la Nation et de la République du Sénégal. Il ne faut le rater. Pour rien au monde. Fait à Dakar le 16 janvier 2019

Enregistré pendant une réunion avec les héritiers du TF1451R, Sonko s’est-il fait avoir…

https://www.pressafrik.com Le journal Libération a évoqué dans son édition de ce mercredi 16 janvier détenir un enregistrement de 2 heures 2 minutes et 7 secondes, pris lors d’une rencontre entre Ousmane Sonko et les héritiers du TF1451R. C’est sûrement une des personnes présente à cette réunion qui a enregistré les échanges avec son téléphone portable. Des éléments de la déclaration du leader de Pastef, dans cet enregistrement montre, selon nos confrères, qu’il n’agissait pas en tant qu’en tant que défenseur de la veuve et de l’orphelin mais bien en tant que consultant qui devrait être rémunéré, contrairement à ce qu’il a affirmé sur le plateau de la 2STV. «Nous sommes un cabinet légale- ment reconnu par l’ordre des experts »…, « Nous considérons ce dossier comme un dossier parmi les autres»…, « Si je vous recevais en tant que député ce ne serait pas ici. Ici c’est un cabinet et c’est professionnel »…, « Je ne peux défendre que ceux qui m’ont fait un mandat »…, « moi et mon associé »…, autant de phrases qu’il a prononcées en s’adressant aux héritiers. Ecoutez !!!

Grosse perte pour l’APR de Touba:Ousmane Sonko décroche  le Coordonnateur de Macky Sall,à Ndindy

https://actusen.sn Le divorce est, finalement, consommé entre Moustapha Seck Mawo et le Président Macky Sall. En effet, l’ancien Coordonnateur de la Zone 2 de l’Alliance pour la République (Apr) à Ndindy et villages environnants, a quitté, hier, le navire des républicains, lors d’un meeting, pour militer dans les rangs du Parti Pastef-Les Patriotes. 

Après avoir gelé ses activités au sein de l’Alliance pour la République (Apr), quelques semaines auparavant, la désormais ex-personne morale du Parti présidentiel, au quartier à Touba, est passée à la vitesse supérieure, en rejoignant la Coalition d’Ousmane Sonko. Moustapha Seck Mawo, qui se considérait, jusqu’ici, comme  un membre authentique de l’Apr, a lâché son ancien mentor, Macky Sall, ce mardi, lors d’un meeting dans son fief à Ndindy. Ainsi face à la presse, il est revenu, largement, sur les motifs de son départ.

«J’ai remarqué que le Président Macky Sall n’a pas pitié des populations. Il n’y a plus de démocratie. Et le chef de l’Etat n’est pas reconnaissant envers ses compagnons d’hier, alors qu’on le soutenait,  à cause de l’injustice, qu’il subissait. J’étais le plus jeune Coordonnateur de Zone à Touba, qui a gagné 6 villages. J’avais récolté plus de 2000 voix,  dans mon fief. Alors que Darou Marnane, qui polarise environ 200 bureaux de vote, s’en était sorti avec  1100 voix. Ainsi, le résultat de Macky Sall à Touba était plus important que celui enregistré à Ndindy», a-t-il indiqué.

Il ajoute : «je n’ai pas rejoint Ousmane Sonko, grâce à de l’argent, parce que les mallettes sont dans la Mouvance présidentielle. N’empêche, j’ai tourné la page Macky», a justifié Moustapha Seck Mawo.

Poursuivant sa séance d’explication devant ses militants et les responsables de la Coalition de Pastef-Les patriotes dont Serigne Cheikh Thioro Mbacké, Coordonnateur local, les représentants de Docteur Abdoulaye Niane, Moustapha Diakhaté et Serigne Mbacké Dieng, l’ancien leader de l’Apr de dire qu’il est impressionné par Ousmane Sonko, grâce à son combat qu’il mène pour une gestion vertueuse et son engagement envers le peuple.

Moustapha Seck  Mawo croit savoir que les carottes sont cuites pour ses anciens compagnons, qui  ne pourront même plus résister devant ‘’Yawou Dial’’, s’ils lui faisaient face, le 24 février 2019.

 «Nous déplorons les comportements de certains leaders locaux. En effet, on a vu, récemment,  une responsable de l’Apr qui a financé 75 .000 voire 100.000 F Cfa pour réfectionner les toilettes du Marché ‘’Gare bou ndaw’’. Et elle revient pour véhiculer les images partout, en vue d’exhiber cela. Ainsi, toute la population se désole de l’acte de Mame Khary Mbacké. Car on n’a jamais vu l’inauguration de toilettes qu’on médiatise», a déploré Moustapha Seck Mawo.Mor Mbaye CISSE, Correspondant à Mbacké

Acquisition de 100 parcelles à Guédiawaye;villa à la cité Keur Gorgui:Bassirou Kébé fait des révélations fracassantes sur le patrimoine bâti de Ousmane Sonko

https://www.dakaractu.com Après une tournée effectuée dans le département de Nioro pour prendre contact et remobiliser ses troupes en perspective de la campagne présidentielle, le président du mouvement  » Ligueye sounou rew » à fait face à la presse pour statuer sur le cas Sonko, du nom du leader du parti Pastef. Revenant sur le patrimoine bâti déclaré par l’ancien inspecteur au trésor, Bassirou Kébé informe que Sonko aurait oublié d’expliquer aux Sénégalais la façon doit-il acquis son immeuble R+1 sis à la cité Keur Gorgui. Le responsable politique de Benno dans la commune de Keur Madiabel informe que Ousmane Sonko avait hérité de 100 parcelles à la cité « Gadaye » à Guédiawaye alors qu’il était à la fête d’un syndicat. Un octroi dont la procédure sera freinée sur instruction du président de la République, Macky Sall, pour la construction d’un cimetière pour les musulmans et les chrétiens. Selon le président du mouvement Ligueye sounou rew, Ousmane Sonko a réussi à construire sa maison de la Cité Keur Gorgui grâce à l’argent qu’il a obtenu, alors qu’il était en mission de vérification à la Sicap.

Financement Occulte:OXFAM Lave Ousmane SONKO

https://www.walf-groupe.com L’Organisation internationale, citée par une certaine presse comme bras financier d’Ousmane SONKO, a réagi. Dans un communiqué, OXFAM confirme avoir collaboré avec le leader de PASTEF. Mais, rejette toute idée de financement occulte.

« OXFAM au Sénégal, pour son programme Gouvernance des ressources minérales et finances publiques au profit des populations vulnérables a eu à collaborer avec plusieurs consultants–formateurs choisis à l’issu d’une procédure régulière de passation de marchés, dont Ousmane SONKO, en sa qualité de consultant indépendant pour animer une journée de formation sur la fiscalité dans les industries extractives. L’activité a eu lieu à Saly, du 25 au 28 Avril 2017. Avaient participé à cette formation les partenaires d’OXFAM au Sénégal, représentants la société civile, les parlementaires, la presse, des populations impactées par les projets miniers.  Ousmane SONKO a été sélectionné sur la base d’une proposition technique et financière. Ce, suite à un appel d’offres et un processus de sélection respectant les normes de transparence de l’organisation et de ses partenaires. OXFAM  est souvent, dans le cadre de ses activités à l’échelle mondiale, en contact avec des compagnies minières qui font parties de ses cibles en matière de plaidoyer. Mais, elle précise qu’elle n’accepte aucun fonds des compagnies minières.

Oxfam est aux côtés des personnes touchées par les projets miniers, pétroliers et gaziers. Sa vision est un monde sans pauvreté, façonné par la justice sociale dans l’exploitation des ressources naturelles, au profit des communautés, de la préservation de leurs moyens d’existence et de l’environnement.

Au Sénégal, Oxfam intervient sur la base d’un partenariat multi-acteurs impliquant des organisations de la société civile, des réseaux de journalistes, des administrations publiques et indépendantes, le réseau parlementaire pour la bonne gouvernance des ressources minérales composé de parlementaires de différentes obédiences politiques.

Oxfam au Sénégal a également signé un accord de partenariat avec le ministère en charge de la promotion de la bonne Gouvernance depuis 2015.

Pape Alé Niang met en garde Ousmane Sonko d’une tentative d’assassinat

https://senego.com Pape Alé Niang dans sa chronique de ce mercredi a fait une révélation de taille concernant le candidat Ousmane Sonko.

Selon le journaliste de la 2stv, Le leader du parti Pastef a intérêt à faire attention dans la partie sud du pays, particulièrement en casamance.

Pape Alé révèle que des manigances sont faites pour attenter à la vie d’Ousmane Sonko, une fois en tournée ou en campagne en Casamance.

Le chroniqueur a rappelé que beaucoup de crimes qui se sont passés dans cette zone du pays restent non élucidés. Par Cheikh Kandé  

Alliance électorale:Idrissa Seck a reçu Boubacar Camara

https://www.dakar7.com Après la publication de la liste provisoire des candidats à la prochaine présidentielle par la Conseil constitutionnel, place maintenant au jeu d’alliances. Recalés des joutes électorales, certains candidats, déterminés à congédier Macky Sall du pouvoir, ont entamé des discussions avec des candidats de l’opposition retenus.

C’est le cas de Boubacar Camara qui, selon des sources de Dakar7, a été reçu par Idrissa Seck au Point E à deux reprises. Les deux leaders, informent nos sources, ont décidé de nouer une alliance électorale; ce qui se traduirait par un soutien du candidat de la coalition Fippu à la candidature du leader de Rewmi. Tout ceci devra être officialisé très prochainement.

Pour ceux qui ne le savent pas, les relations entre Idy et Boubacar Camara ne datent pas d’aujourd’hui. Ces deux hommes travaillaient ensemble depuis 2002, au moment où Idy était Premier ministre.Une affaire à suivre.

Karim Wade a déposé son recours au niveau du Conseil constitutionnel

http://www.dakarmatin.com Après le rejet de la candidature de Karim Wade, la coalition « Karim 2019 » a bien déposé ce mercredi 16 janvier 2019, son recours auprès Conseil constitutionnel, afin de contester la décision rendue lundi dernier par les 7 sages.

«Nous sommes prêts à déposer le recours dans le délai prévu par le Code électoral.

Par ailleurs,  nous ne laisserons pas Macky Sall le soin de nous dicter sa trajectoire, en nous imposant des personnes avec qu’il veut affronter. La démocratie, ce n’est pas ce jeu-là», affirmé Assane Ba le responsable libéral.

Joint par PressAfrik, Mayoro Faye, du pole de communication du Pds confirme que le recours a été déposé ce matin au niveau du Greffe du Conseil constitutionnel, conformément à la loi.

Présidentielle 2019:les FDS appellent les Sénégalais à la confrontation

https://www.pressafrik.com Les Forces Démocratiques du Sénégal (FDS), dirigés par Babacar Diop, ont lancé ce mercredi un appel à la résistance nationale à l’endroit des populations de Dakar et de toutes les autres régions du pays.

Dans un communiqué parvenu à PressAfrik, ceux qui ont investi Idrissa Seck comme candidat, estiment que « la confrontation (avec le régime en place) est inévitable », après l’invalidation des candidatures de Karim Wade et de Khalifa Sall, et la répression violente exercée par la police sur les militants khalifistes qui manifestaient dans les rues de Dakar lundi et mardi. « Après avoir fait invalider, sous des prétextes fallacieux, les candidatures de Khalifa Sall et de Karim Wade à la présidentielle de 2019, Macky Sall vient de lancer sa police politique aux trousses des démocrates qui résistent encore à l’oppression. La violence policière contre l’opposition ainsi que les arrestations arbitraires de jeunes manifestants traduisent la lâcheté d’un régime qui s’abrite derrière les forces de sécurité pour confisquer la volonté populaire et assurer sa survie », peut-on lire dans le document.

Les FDS sont convaincus que seule une confrontation dans les rues avec le régime de Macky Sall, pourrait le faire revenir à la raison. « Pour faire échec à ce projet funeste de coup d’Etat électoral et assurer, par la même occasion, le retour à la démocratie, les Forces Démocratiques du Sénégal (FDS) appellent les Sénégalais de tous bords à la résistance populaire. Dans les villes comme dans les campagnes, les citoyens sont invités à occuper massivement les rues pour sauvegarder leur souveraineté que le régime agonisant de Macky Sall cherche à confisquer au moyen de la terreur. Aucune liberté n’est gratuite », ont-ils écrit dans le texte titré : « La confrontation est inévitable ».AYOBA FAYE

Non Prioritaire, Non Régional, D’énormes Dégâts Environnementaux, Souffrance Des Impactées, Prix Exorbitant, Inaccessibilité, Coût Énigmatique,… : Le Train Express Régional, Un Carnage

https://www.walf-groupe.com Le président de la République, Macky Sall, a réceptionné, lundi, le Train express régional qui a coûté 1 300 milliards de francs Cfa au contribuable. Seulement, les populations ne semblent pas concernées par cet investissement.

Le Train express régional ne fait pas le plein auprès des populations des zones traversées entre la gare de Dakar et celle de Diamniadio. Sur ce trajet long de 36 kilomètres, les populations préfèrent l’ancien train bleu à cause de son accessibilité. Ainsi, avec l’arrivée du Train express régional, ils craignent pour leurs économies. Avec l’ancien train, ils arrivaient à mener des activités génératrices de revenus. Ce qui sera impossible désormais avec le nouveau train. En réalité, les populations n’attendent rien de ce Train à milliards. Elles se retrouvent dans le même désespoir qu’avant. Car, explique-t-on, ce train n’est pas celui des pauvres qui habitent dans les zones traversées. En effet, soutiennent-ils, le Train express régional a été réalisé pour les privilégiés de la République, les hommes d’affaires et les étrangers qui prennent l’avion. Les prix du Petit train de banlieue variaient entre 200 et 250 francs Cfa, soit le prix du ticket de bus Dakar Dem Dikk. Ainsi, pour le mois, les usagers ne dépensaient que 12 000 francs Cfa pour le trajet aller-retour. Alors que pour le Ter, 3 000 francs en aller-retour représentent 90 000 francs Cfa le mois, soit le salaire de certains. Ce qui est énorme. Suffisant pour que Daouda Dieng, habitant de Rufisque, soutienne n’avoir pas besoin d’un Train express régional pour venir à Dakar. «Je préfère prendre les cars ‘Ndiaga Ndiaye’ ou rapide que de prendre le Ter pour 3 000 francs Cfa. Avec le bus, c’est 350 francs et c’est rapide. Et, c’est 30 minutes le trajet avec l’autoroute à péage. Donc, je n’ai pas besoin de prendre le train», a-t-il soutenu. Ce dernier doute même de l’engouement des populations pour ce train. A l’en croire, la réalisation de cette infrastructure a eu des impacts négatifs sur la qualité de vie des populations. Selon lui, les travaux ont contribué à une dégradation de ses conditions de vie des citoyens.

Au départ, le terminus du train était l’Aéroport international Blaise Diagne avec un objectif de 113 000 passagers. Selon les calculs de l’Etat, le Train express régional devra rapporter au Trésor public près de 500 milliards de francs Cfa par an. Seulement, les entreprises françaises qui ont réalisé le projet et qui gèrent l’autoroute à péage, beaucoup plus rentable que le Ter, ne veulent plus que ce moyen de transport atteigne l’aéroport international. Ce, dans le seul but de maintenir la rentabilité de l’autoroute à péage qui enregistre des millions de francs Cfa par jour. Une manne financière qu’il ne faut pas perdre pour rien au monde. Ce qui change complètement la donne en termes de rentabilité financière du Train comme expliqué par la Directrice des opérations de la Banque mondiale, Louise Cord. D’ailleurs, c’est cette absence de rentabilité qui explique la non-participation de cette institution de Bretton Woods au financement de ce projet. D’ailleurs, dans le rapport sur l’étude de faisabilité du projet, les experts avaient clairement soutenu que le tracé du Train express régional se situe dans la zone des communes dites de la banlieue de Dakar où vivent les populations les plus défavorisées et les plus démunies de la région de Dakar. Ainsi, ils renseignent que des habitats spontanés comme les bidonvilles et les taudis y sont légion.

14 465 personnes physiques impactées

En attendant, la mise en service du train, prévue dans six mois, les populations continuent de souffrir dans la pauvreté et la précarité. En effet, durant la réalisation de ce projet, plus de 14 465 personnes sont impactées. Ces dernières sont toujours dans l’attente de leur dédommagement qui devrait se faire avant la livraison du chantier. Seulement, en lieu et place, le gouvernement ne fait que des promesses qui ne sont souvent jamais tenues. Le président de la République, Macky Sall a lui-même reconnu les difficultés de l’Etat à indemniser ces pères de familles qui croupissent sous le poids de la pauvreté. «Avec l’exécution du projet, nous avons eu 14 465 personnes physiques et morales qui ont été impactées. C’est énorme», a reconnu le chef de l’Etat. Qui souligne que ces désagréments ne sont pas réparables avant de promettre une enveloppe de 67 milliards de francs Cfa repartis entre indemnisation, construction d’infrastructures et le recasement. Cependant, les familles s’impatientent encore alors que les travaux du train tirent à leur fin. Car, depuis l’année dernière, plus de 250 000 familles courent derrière l’Etat pour leur indemnisation.Adama COULIBALY

Coût Du Train Express Régional:Macky SALL Met Une Nouvelle Couche Sur Le Flou

https://www.walf-groupe.com Le coût réel du projet de Train express régional reste encore un mystère. Tantôt, le gouvernement parle de moins de 568 milliards de francs CFA. Tantôt, il avance le chiffre de 600 milliards de francs.

Tandis que les détracteurs du projet qui sont des économistes parlent de 1 300 milliards de francs CFA. Et, lors de l’inauguration, Macky SALL a parlé de 656 milliards de francs CFA rien que pour la première phase du projet. Pourtant, son ministre délégué chargé du Développement du réseau ferroviaire a soutenu que le coût dudit projet toutes taxes comprises (TTC) revenait à 800 milliards de francs CFA. Ce qui confirme les révélations du député Ousmane SONKO qui soutenait que le coût réel est de 1 300 milliards au lieu des 568 milliards annoncés par le gouvernement. Sans compter les coûts de l’indemnisation des personnes physiques et morales impactées.Adama COULIBALY

Des observateurs de Présence Chrétienne pour la présidentielle sénégalaise

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé L’association sénégalaise Présence Chrétienne veut déployer « une série d’observateurs » pour l’élection présidentielle, dont le premier tour est prévu le 24 février 2019, sans compter au préalable la mise en place d’un cadre de dialogue « sain » pour débattre des propositions programmatiques des candidats, a annoncé, mardi soir à Dakar, son président Auguste Charles Turpin.

« Nous le voulons et nous le souhaitons forcément, ce que ne voulons : c’est mettre en place une série d’observateurs. Les observateurs, comme on le dit, ils n’interviennent pas dans le processus mais ils regardent », a indiqué M. Turpin, à la tête de cette association de laïcat catholique depuis juin 2016.

« Vu que nous avons un récépissé (depuis 2001) et nous  sommes reconnus d’utilité publique, nous allons introduire une demande pour que nous puissions mettre en place des observateurs », a poursuivi Auguste Charles Turpin, demeurant toutefois conscient que ce « rôle symbolique » que Présence Chrétienne veut endosser « demande peut-être énormément de moyens ».

« Mais nous allons (tout) faire pour que sur des sites essentiels Présence Chrétienne ait des observateurs », a précisé le président de l’association, s’exprimant lors des Mardis de Brottier, une « activité naturelle » de Présence Chrétienne dont l’objectif est de convier des personnes pour débattre de manière « saine » sur la vie socio-politique.

D’ailleurs pour ce Mardi de Brottier, un partenariat a été noué entre Présence Chrétienne et la radio d’obédience catholique Espérance FM afin de mettre en place un cadre de dialogue « sain » et marqué par un « esprit démocratique » pour les parties prenantes de la prochaine présidentielle, notamment les candidats qui seront retenus par le Conseil constitutionnel (5 provisoirement avant la publication de la liste définitive dimanche).

« Nous lançons un appel aux candidats à la magistrature suprême qui seront retenus (par le Conseil constitutionnel) de venir nous parler de leurs programmes, et de venir le faire dans un esprit de considération et de respect », a dit Auguste Charles Turpin.

Pour sa part, Samuel Sène, représentant de Espérance FM, a noté que « la seule compétition qui vaille est la compétition vertueuse. Voilà ce à quoi nous appelons la classe politique ».

Pour M. Séne, la prochaine campagne électorale, en début février, « doit être un moment de célébration de la citoyenneté » avec un accent fort marqué sur un dialogue sur le « programme des candidats ».

Outre la participation de la classe politique, il est prévu de convier également dans le cadre de ces « Mardis de Brottier 2019 » des représentants des autorités en charge de l’organisation des élections, du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), ainsi que ceux du clergé catholique et de l’Association des Imams et Oulémas du Sénégal.

Par ailleurs pour l’élection présidentielle du 24 février, l’Église sénégalaise, à l’opposé de Présence Chrétienne, enverra « 1000 observateurs » dans de nombreux bureaux de vote à travers le pays par le biais de sa Commission justice paix, en collaboration avec les scouts, avec le soutien financier des partenaires de Caritas-Sénégal.ODL/te/APA

BARTHÉLÉMY DIAS JUGÉ APRÈS LA PRÉSIDENTIELLE

http://www.emedia.sn Le procès de Barthélémy Dias dans l’affaire du meurtre du jeune lutteur Ndiaga Diouf a été, ce mercredi 16 janvier 2019, à la barre de la Cour d’appel de Dakar. Mais, le procès n’a pas eu lieu. Il a été renvoyé jusqu’au 10 avril pour comparution des parties civiles. Ce sont les conseils du maire de Mermoz Sacré-cœur qui ont sollicité et obtenu le renvoi. Ainsi, Barthélémy Dias sera jugé après l’élection présidentielle du 24 février 2019.

En première instance, le leader politique socialiste encourait une peine de 10 ans de prison ferme. C’est ce que le parquet avait retenu contre lui. Mais, finalement le juge lui avait infligé une peine de 6 mois de prison ferme. En effet, Barthélémy Dias et ses coaccusés ont été poursuivis pour coups mortels, rassemblement illicite, détention d’arme sans autorisation administrative, coups et blessures volontaires, menaces de mort. Les faits remontent à décembre 2011.

Ndiaga Diop a été tué et trois autres personnes blessées suite à l’attaque des locaux de la mairie de Sicap-Mermoz par des nervis, au cours de laquelle il y a eu des échanges de tirs.

À l’époque, Barthélémy Dias avait déclaré : « J’ai tiré deux coups de sommation. Ils étaient trop nombreux. J’ai ouvert le feu sur la foule. Ils étaient armés et nous nous sommes battus pendant une demi-heure. Et effectivement, si je ne me trompe pas, deux ou trois personnes sont tombées. » ALIOU DIOUF

Pseudo Inauguration d’un TER inachevé – Par Fary NDAO

Aucun des intellectuels, cadres, universitaires qui soutiennent le Président Macky Sall n’accepterait de réceptionner un travail inachevé pour le compte de son entreprise, du service qu’il dirige ou sur son chantier personnel. Et pourtant quand il s’agit de pseudo-inaugurations, comme de ce TER inachevé, par le Président Macky Sall, ils vont jusqu’à revendiquer publiquement une réussite éclatante. Mais « lutax Sénégalais bu far di fanatique » ? Qu’est-ce qui, dans nos schémas sociaux, fait que l’on accepte pour nos chefs ou pour le bien commun, ce que nous n’accepterions jamais pour nous-mêmes ?

En quoi ce comportement est-il différent des wadistes qui louaient le leadership visionnaire du Président Wade quand il avait attéri sur une piste poussiéreuse à l’aéroport de Diass en février 2012, juste avant le 1er tour de la présidentielle, affirmant qu’il ne restait plus que des « finitions ». Ce n’est que 5 ans et demi après que cet aéroport a accueilli ses premiers vols et passagers.

Un train, c’est un projet industriel. Ou tout marche en même temps ou rien n’est prêt. Les rails, les gares, la signalisation, l’alimentation électrique, la sécurité, tout doit être opérationnel en même temps. C’est de la mécanique de haute précision, des lignes haute tension etc.

Ce qui s’est passé ce 14 janvier 2019, c’est que le Président de la République a commandé aux prestataires (Alstom, Engie, Thales, Eiffage etc.) un quasi-nouveau projet, différent du projet TER prévu et qui n’est pas encore prêt. Tout ce qui a été fait aujourd’hui et qui nous a coûté des dizaines de millions d’euros, est un « one shot ». C’est un événement unique, où l’on a accéléré la finition de ce qui pouvait être fini, et créé les conditions d’un trajet unique. Hors ce travail est titanesque et a été facturé au contribuable, les ingénieurs et prestataires n’ont pas dormi ces dernières semaines car ont du modifier leurs plans initiaux, créé les conditions de viabilité d’un tel trajet, car leur réputation aussi était en jeu. Ce mini projet (trajet du 14 janvier 2019) rajouté au grand projet (TER Diamniadio – Dakar) nous aura coûté plusieurs dizaines de millions d’euros. C’est sidérant.

Ce train, ses gares, son alimentation électrique, sa sécurisation totale, ses passerelles ne seront pas pleinement opérationnels avant un an au moins. Juste pour des raisons électoralistes, pendant que le pays connait des difficultés budgétaires, plusieurs dizaines de millions d’euros ont été dépensés juste pour que le Président de la République puisse dire en direct à la télé « Voici un projet structurant sur le chemin de l’émergence ». Plusieurs dizaines de millions d’euros. C’est absolument révoltant quand on sait que le bloc opératoire d’un de nos plus grands hôpitaux publics a été fermé car le toit, endommagé, laisser couler de l’eau dans la salle d’opération. C’est révoltant. Notre mauvaise foi collective, culturellement ancrée, me révulse.

Censure à la 2STV : Pape Alé Niang mis au placard à cause de Ousmane Sonko ?

https://www.leral.net/ Une audience monstre en marge du discours à la Nation du président de la République, une vive polémique au sortir de son émission face à Ousmane Sonko et depuis, silence radio. Pape Alé Niang, aphone, ne passe plus sur les antennes de la 2STV. Une absence qui pousse à se poser des questions.

Le soir du 31 décembre, le journaliste de la 2STV a laissé libre champs, non sans contrôle, au challenger numéro de Macky Sall, homme de l’année politique de 2018. Durant près de deux heures, Ousmane Sonko aura attaqué, démonté, démontré et surclassé le régime en place.

Le lendemain, la presse sénégalaise n’avait d’yeux que pour lui, les Sénégalais, dans leur majorité, aussi. Face à ce coup médiatique énorme, le régime aurait peut-être été affecté, bien affecté. Sous ce rapport, l’on pourrait comprendre aisément la mise à l’écart de Pape Alé Niang.

Même si le principal intéressé reste évasif quant aux motifs de son absence, cette logique semble plausible et est défendue par beaucoup d’observateurs. Le Palais aurait-il fait pression sur El Hadji Ndiaye, PDG de la 2STV ? C’est la question à multiples inconnus.

Seulement, connaissant Pape Alé Niang et son franc parler, nul doute qu’il évoquera le sujet. D’ailleurs il annonce, pour très bientôt, des lives sur sa page Youtube afin de continuer ses habituelles chroniques. Alors, wait and see ! Senenews

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