Revue de Presse du Mardi 15 Janvier 2019

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Afrique subsaharienne:Moody’s table sur une accélération de la croissance en 2019 sur fond d’allègement des pressions sur le crédit

 (Agence Ecofin) – En 2019, la croissance africaine devrait s’accélérer en Afrique subsaharienne a indiqué un rapport de l’agence de notation Moody’s.

D’après les estimations de l’agence américaine, la croissance dans la région devrait augmenter à 3,5% contre une performance de 2,8% enregistrée en 2018. Cette croissance devrait être tirée par la demande intérieure surtout dans les régions Est et Ouest qui affichent les plus grands dynamismes économiques du continent, alors que les pressions sur les crédits devraient s’affaiblir légèrement.

Cependant, le rapport indique que malgré cette baisse légère des pressions sur les crédits, cette croissance ne sera pas assez forte pour offrir une marge de manœuvre durable et importante pour l’assainissement des réformes budgétaires. De ce fait, les perspectives restent globalement négatives pour les économies du continent en 2019. En effet, six pays de la région sont en perspective négative, 15 en perspective stable, alors qu’aucun n’a une perspective positive, sur l’ensemble des 21 évalués par l’agence.

Ces perspectives globalement négatives, indique le rapport, reflètent les difficultés que font toujours peser les vulnérabilités budgétaires et extérieures sur le crédit dans un contexte de resserrement des liquidités mondiales et d’intensification des tensions commerciales mondiales entre la Chine et les USA notamment.

Néanmoins, Moody’s estime que les conditions de la dette des pays objets de l’étude, ne devraient se détériorer que marginalement, ou se stabiliser, notamment grâce aux politiques d’assainissement budgétaires impulsées par le FMI.

Notons que pour 2019, les deux plus grandes économies du continent (Nigeria et Afrique du Sud) en difficulté depuis plusieurs années, devraient se relever légèrement à 2,3% pour le premier et à 1,3% pour le second.Moutiou Adjibi Nourou

Les pays membres de l’UEMOA envisagent d’émettre 4,82 milliards $ de dettes en 2019

 (Agence Ecofin) – Les huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) envisagent d’émettre 2723 milliards de francs CFA (4,82 milliards de dollars) de dettes en 2019 contre 2433 milliards en 2018, a annoncé  l’Agence régionale de planification de la dette, UMOA-Titres, le 12 janvier.

« Lorsque nous regardons le calendrier consolidé des émissions de 2019, nous partons sur un montant global de 2723 milliards FCFA », a déclaré Oulimata Ndiaye, responsable des opérations au

sein d’UMOA-Titres.

Selon elle, le total des dettes émises par les pays membres de l’UEMOA en 2018  était inférieur aux 3007 milliards de francs CFA initialement prévus, en raison notamment des montants inférieurs aux prévisions initiales émises par la Côte d’Ivoire et le Mali.

Créée par la  Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en mars 2013, l’agence UMOA-Titres a pour objectif d’assister les pays émetteurs sur les questions relatives aux marchés financiers et d’organiser le dialogue entre eux et les investisseurs.

Lire aussi:

02/03/2018 – UMOA : l’encours des titres émis par les Etats sur le marché financier régional représente 14,5% du PIB de l’Union (BCEAO)

19/02/2018 – La Côte d’Ivoire va émettre 35 milliards FCFA d’obligations sur le marché financier

03/01/2018 – UMOA : sept Etats membres prévoient lever 5,5 milliards $ sur le marché financier sous régional en 2018

25/09/2017 – Les premières obligations synthétiques du Bénin enregistrent un taux de souscription de 74%

01/09/2017 – La Côte d’Ivoire émet les premières obligations synthétiques dans l’UEMOA pour un montant de 145 millions $

LA LISTE PROVISOIRE DES CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE ET L’INAUGURATION DU TER EN EXERGUE

Dakar, 15 jan (APS) – La publication, par le Conseil constitutionnel, de la liste provisoire des candidats autorisés à participer à la présidentielle du 24 février prochain fait partie des sujets les plus en exergue dans les quotidiens parvenus mardi à l’APS, l’inauguration du Train express régional (TER) n’étant pas non plus en reste.
Au finish, « seules les candidatures provisoires de Macky Sall, Issa Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko et Me Madické Niang ont été validées. Khalifa Sall Karim Wade, qui avaient franchi l’étape de la collecte des parrainages, ont été finalement recalés », note Libération.

Khalifa Sall, l’ex-maire de Dakar, et l’ancien ministre d’Etat Karim Wade sont « hors course ! », s’exclame Sud Quotidien, évoquant la liste provisoire de 5 candidats retenus pour briguer les suffrages des Sénégalais lors de cette prochaine consultation électorale.

  1. Sall et Wade ont été « recalés pour leur condamnation » à des peines d’emprisonnement de « plus de 5 ans de prison ferme. Ce qui leur aurait fait perdre leur qualité d’électeur, conformément aux articles L27, L31, et L57 du Code électoral », explique Sud Quotidien.

Khalifa Sall a été condamné à 5 ans de prison pour notamment escroquerie sur deniers publics, Karim Wade à 6 ans pour enrichissement illicite. Ils étaient considérés comme faisant partie des candidats déclarés les plus en vue de l’opposition pour la prochaine présidentielle.

« Les deux K réglés ! », mais Khalifa Sall et Karim Wade « ont 48 heures pour déposer leurs recours en attendant la publication de la liste définitive des candidats le 20 janvier prochain », relève le quotidien L’As.

 « Le Conseil constitutionnel recale Karim Wade pour absence d’inscription sur le fichier électoral et Khalifa Sall pour sa condamnation définitive » dans l’affaire dite de la « caisse d’avance » de la mairie de Dakar, avance pour sa part Vox Populi.

Le journal, se demandant à qui va profiter l’élimination de Karim Wade et Khalifa Sall, fait observer que l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, leader de Rewmi, et Ousmane Sonko, de PASTEF, dont les candidatures ont été validées, « sont à l’affût pour récolter les fruits des dégâts collatéraux de la décision des 7 sages ».

« 2 K à terre ». Khalifa Sall et Karim perdus par leur dossier judiciaire », renchérit le journal Le Quotidien. Selon Le Témoin, par cette décision, les « sages » du Conseil constitutionnel « confirment le +prophète+….Mahammad ! ».

Le journal de rappeler que l’actuel Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne « avait soutenu qu’il n’y aurait pas plus de cinq candidats » à la présidentielle. « A l’arrivée, le Conseil constitutionnel a qualifié effectivement…cinq candidats. Une prophétie qui s’est donc réalisée ! »

« L’hécatombe ! », souligne à sa Une le quotidien Tribune, Enquête s’évertuant, en ce qui le concerne, à mettre en exergue les « bizarreries incommensurables » de certains dossiers de candidature, au-delà des « accusations », « supputations » et « vociférations ».

 Malick Gackou, par exemple, « dépose 67.842 parrains au lieu de 66.820, soit 1.022 de plus ». « A la place d’une attestation du directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, Serigne Mansour Sy a déposé la photocopie du chèque » de la caution, détaille Enquête.

 Le Témoin quotidien fait état de « manifs sporadiques à Dakar et Guédiawaye après l’invalidation des candidatures de Karim Wade et Khalifa Sall ».
L’Observateur parle d’affrontements « contre les forces de l’ordre », affichant : « L’opposition en ordre de bataille ». Walfquotidien s’inscrit dans la même perspective. « Branle-bas de combat contre la décision des 7 sages », titre le journal.

En plus de ce sujet relatif à la prochaine présidentielle, les quotidiens reviennent dans leur livraison du jour sur l’inauguration officielle du Train express régional (TER) devant relier Dakar au nouvel aéroport de Diamniadio.

Cet ouvrage a été officiellement réceptionné par le président de la République, lundi soir, en attendant son « démarrage effectif » dans les prochains jours.

« Macky met pieds à Ter », peut-on ainsi lire à la Une de l’Observateur, citant Macky Sall : « Il y a eu beaucoup de manipulations, mais elles ne peuvent nous arrêter ».

Un « Ter en chantier », signale Vox Populi. « Le chef de l’Etat confirme que le train qui a coûté 656 milliards de francs CFA ne sera mis en service que dans quelques mois, avec l’achèvement des travaux », écrit le même journal.

« Comme Wade avec l’AIBD », l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass, Macky Sall « roule sur un ouvrage pas encore opérationnel », indique Walfquotidien.

« Macky dans les habits de l’Enchanteur Merlin », estime Le Témoin quotidien. C’est que de l’avis du quotidien L’As, le président Sall est « dans le train de la présidentielle ».

Il reste que la réception du TER « ne marque pas la fin du calvaire des populations vivant dans les zones traversées par le train. Elles doivent encore supporter les travers d’un projet d’une telle envergure réalisée au cœur des habitations », écrit Le Quotidien.

 Toutefois, Macky Sall « rassure les impactés » (Enquête) et annonce 50 milliards de francs CFA pour le dédommagement des populations concernées, rapporte Sud Quotidien.BK/ASG

 Le chiffre d’affaires des services s’est replié en octobre 2018

https://www.lejecos.com Le chiffre d’affaires des services s’est replié de 1,5% en octobre 2018 indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).

Cette situation s’explique sous l’effet des baisses de ceux des « Services sanitaires » (-14,5%), des « Autres services » (-7,8%) et des « Postes et Télécommunications » (-5,8%). A noter que cette situation a toutefois été atténuée par les hausses notées dans les « Hôtels, bars et restaurants » (+10,4%), les « Banques et Assurances » (+4,6%), les « Services immobiliers » (+2,6%) et les « Services de transports » (+2,0%).
S’agissant du chiffre d’affaires du commerce, il a progressé de 7,6% en octobre 2018 par rapport au mois précédent. Adou FAYE

PRODAC:L’ARM freine le ministre Pape Gorgui Ndongue

https://www.dakar7.com Malgré le scandale des 29 milliards non encore élucidé au Programme de domaine agricole communautaire (PRODAC) et dans lequel le nom de l’ancien ministre de la Jeunesse Mame Mbaye Niang avait été cité, ce programme n’est pas à l’abris d’un éventuel cas de malversations. En effet, l’Autorité de régulation des marchés publics(ARMPS) a d’annulé la procédure de marché lancée par le PRODAC pour la réalisation de travaux d’aménagement de 360 hectares de DAC(keur Momar Sarr, Keur Samba Kane,Sefa, Iteto, Matam) sous la tutelle de l’actuel ministre de la Jeunesse, Pape Gorgui Ndongue.

Dans sa décision rendue le 5 Décembre 2018, le gendarme des marchés publics estime « qu’après constatation de la réception de deux candidats au lieu de trois, le 12 septembre 2018, aucune invitation n’a été adressée à de nouveaux candidats pour prendre part à cette procédure.

Par conséquent, l’ARMP ordonne la reprise de la procédure d’appel d’offre qui avait été provisoirement attribué à la société SIFACOM SARL pour plus d’un milliard F CfaDakar7 publie, ici, l’intégralité de la décision

Le feu couve à l’Aibd: Bocar Sy, syndicaliste et superviseur de 2AS licencié, les agents menacent d’aller en grève s’il n’est pas réintégré

https://www.jotaay.net Les travailleurs de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) sont très en colère contre leur patron. Motif, les Turcs ont renvoyé tout récemment un superviseur de 2 As. Après une réunion tenue jeudi dernier, les agents qui exigent la réintégration de leur camarade envisage de cesser le travail.  

Le feu couve à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Les travailleurs de 2 As sont actuellement très en colère contre les Turcs. Pour cause, Bocar Sy, un des superviseurs, a été licencié. Et selon nos informations, le superviseur a été renvoyé tout simplement parce qu’il a émis la volonté de les représenter ses collègues en tant que syndicaliste. Depuis quelque temps, en fait, les travailleurs de 2 As avaient des appréhensions sur leurs patrons turcs, qu’ils ont toujours soupçonné de ne pas vouloir de syndicat dans le groupe. Jeudi dernier, le superviseur a fait les frais de leur aversion contre le syndicalisme.

Après le renvoi de leur camarade, les travailleurs ont tenu une réunion pour décider de la suite à donner à cette affaire. A l’issue de leur rencontre, les camarades de Bocar Sy ont décidé d’agir. «Nous allons voir le directeur des ressources humaines et discuter avec lui. S’il refuse de le réintégrer on va cesser le travail», menace un agent de 2 As.

En fait, depuis quelque temps, le torchon brûle entre les travailleurs et les Turcs. A l’an 1 de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), les agents ont rencontré la presse pour se plaindre du comportement des Turcs qui, selon eux, les exploitent. Ils ont dénoncé les salaires perçus, en comparaison du volume de travail abattu. Bocar Sy, qui était au-devant de la scène, avait dénoncé le traitement subi par ses camarades, qui se tapent près 100 kilomètres aller-retour pour travailler et qui œuvrent dans des conditions pas les meilleures, sans en retour bénéficier d’une rémunération à la hauteur de l’effort fourni.

Il y a  également les 550.000 francs débloqués par chaque travailleur pour le logement et 100.000 francs pour les frais de bornage,  mais que, jusque-là, ils n’ont rien vu. En plus de tout cela, les travailleurs ont crié sur tous les toits que l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne s’est faite dans la précipitation et qu’il y avait beaucoup de choses qui restaient à faire.

Est-ce à cause de ces contestations, pour lesquelles il a été au-devant la scène, que Bocar Sy a été licencié ? En tout cas, pour les agents, sa volonté de représenter le syndicat est la seule raison pour laquelle il a été renvoyé.Alassane DRAME

Les conditions de travail dénoncées aux Grands Moulins de Dakar Seaboard Corporation

https://www.leral.net Qu’est ce qui passe dans les entreprises sénégalaises? Après les Salins du Sine Saloum de Kaolack, des conditions de travail exécrables et esclavagistes sont dénoncées aux Grands Moulins de Dakar de la multinationale américaine Seaboard Corporation, avec un train de travail continu sans arrêt du lundi au samedi, sans jour de repos, avec des horaires allant de 22 heures à 6 heures du matin et de 06 heures du matin à 22 heures. Quid des conditions de travail désastreuses avec un entretien des machines défectueuses et vétustes, sans oublier les déchets de poussière de son et blé.

L’enquête de Leral.net a tout simplement révélé des conditions de travail inhumaines très éloignées des prescriptions du code du travail sénégalais. Cet esclavagisme des temps modernes, sur fond d’un travail à la chaîne aux Grands Moulins se décline depuis cinq mois dans une chronologie fatigante. Depuis six mois, les travailleurs des Grands Moulins de Dakar Seaboard Corporation travaillent sans jours de repos du lundi au dimanche avec des horaires supplémentaires tronqués sur le bulletin de salaire, sans voir leurs réclamations aboutir.

Un vrai prolétariat de 22 heures à 6 heures du matin pendant une semaine contrairement au Code du travail en vigueur. Par exemple, un travailleur peut travailler 6 heures du matin 14 heures, et enchaîner les lendemains de 22 heures 6 heures du matin…et sans arrêts pendant une semaine et des mois.

Surtout les unités aliments bétail, aliments volailles qui travaillent à feu continue sans arrêt. Les travailleurs ne savent plus à quel saint se vouer craignant de perdre son travail préfèrent subir la furie capitaliste des Grands Moulins de Dakar Seaboard Corporation. Il s’y ajoute des conditions de travail inhumains et dangereux en vain, avec la poussière de blé et de son, d’autant que les machines sont vétustes et l’entretien n’y est pas effectif, alors que la production devait s’arrêter le vendredi pour les entretiens.

Assurément, il y a un manque criard de personnel aux Grands Moulins qui roulent en sous-effectif  et avec le refus de recruter, chaque travailleur qui doit avoir deux jours de repos ne dispose pas de cela et c’est vraiment la galère des Prolétaires qui parfois restent dans une même catégorie pendant 10 ans sans aucun avancement.

Frank Bavard, Directeur général adjoint chez Les Grands Moulins de Dakar, qui a occupé les postes aux Ciment de l’Afrique CIMAF Burkina Faso et Africa Investment Senegal est ainsi interpellé directement.

Signalons que par Seaboard Corporation a racheté contre un chèque de 317,6 millions d’euros de plusieurs actifs due l’entrepreneur suisso-israélo-sénégalais Jean-Claude Mimran du Groupe Mimran, dont les Grands Moulins de Dakar et les Grands Moulins d’Abidjan. Cette compagnie américaine (4,53 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016), dont le siège se trouve à Kansas City, déjà leader de la meunerie sur les marchés d’Afrique anglophone, s’offre avec cette opération une dimension panafricaine unique dans le secteur.

À eux deux (sur trois sites : Dakar, Abidjan et San Pedro), les Grands Moulins (environ 200 millions d’euros de CA) représentent une capacité de production annuelle de près 650 000 tonnes de farine et de 110 000 t d’aliments pour bétail. » Massène DIOP Leral.net

Cité Tobago : Les victimes,désemparées, menacent

http://www.rewmi.com Malgré les promesses des autorités, les victimes de la Cité Tobago sont toujours dans l’attente d’un dénouement de leur situation. A quelques semaines de la Présidentielle, Macky a tout intérêt à resoudre ce problème qui n’a que trop duré.

 Les victimes de la Cité Tobago ne savent plus à quelle autorité se fier. Pis, leur espoir s’est rétréci comme peau de chagrin, d’autant que le processus d’indemnisation qui était sur les rails a connu un brusque coup d’arrêt. Pourtant, la Primature qui pilotait le dossier, soutient l’avoir transmis au Chef de l’Etat pour approbation. Mais depuis, c’est silence radio et l’omerta totale. Un mutisme qui intrigue les victimes qui craignent que leur sort ne tombe dans l’oubli.

Un véritable drame pour ces victimes sans logis et dépourvues de toutes ressources financières. Des situations auxquelles l’Etat ne peut pas rester insensible. D’autant que ses services ont laissé́, voire encouragé, ces habitations sortir de terre comme des champignons. Sans lever le plus petit doigt.

Pis, les victimes ont été délogées de leurs maisons et dépossédés de leurs terres par l’Armée. Alors qu’ils tous leurs baux et attestations d’attribution de terrains de substitution dûment reçus des mains du Président de la République. Certains d’entre eux avaient commencé les travaux de terrassement, mais ils ont été stoppés net par l’Armée, au motif qu’elle a reçu des instructions de la présidence de la République pour faire arrêter tous les travaux.

Donc, il incombe à l’Etat de réparer le préjudice subi. Les victimes de la Cité Tobago lancent ainsi un appel pressant au Président de la République pour résoudre ce problème. Lequel, si l’on y prend garde, peut aboutir à des conséquences dramatiques. Car les victimes n’excluent aucune radicalisation, même au prix de leur sang. Une grande mobilisation et une conférence de presse sont prévues  dans les prochains jours. Macky et son régime sont avertis. La Présidentielle approche à grand pas.G.E.NDIAYE

LE SUPERCALCULATEUR DU SÉNÉGAL LIVRÉ DANS « QUELQUES MOIS’’ (MINISTRE)

Dakar, le 15 jan (APS) – Le supercalculateur dont l’Etat sénégalais a décidé de se doter, sera livré « dans quelques mois », a annoncé, lundi, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane.

 Il en a fait l’annonce lors de la signature d’une convention de coopération avec la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) et d’un protocole d’accord avec la société Arianegroup SAS, spécialisée dans le secteur d’activité de la construction aéronautique et spatiale.
« L’Etat du Sénégal a acheté un supercalculateur à la société Atos [société de services numériques française] et nous attendons sa livraison d’ici quelques mois, mais l’infrastructure physique qui doit l’accueillir sera disponible dans une semaine », a indiqué le ministre.
Le super calculateur, également appelé super ordinateur, est conçu pour atteindre les plus hautes performances possibles à travers sa vitesse de calcul et des techniques intégrées lors de sa conception.
Le supercalculateur est utilisé pour faire face à toutes les tâches nécessitant une ’’très forte puissance’’ de calcul, notamment les prévisions météoroligiques, l’étude du climat, la modélisation, les simulations physiques et en finance et assurance, a expliqué Mary Tew Niane.
’’Le Sénégal a pris l’option de faire de la science, de la technologie, des leviers de son développement économique, social et culturel’’, a-t-il souligné.DGD/SBS/ASG/BK

L’Ucad abrite le  Centre d’Excellence Africain AGIR

http://www.rewmi.com L’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar a été désignée pour abriter le Centre d’Excellence Africain AGIR pour l’Environnement et la santé, financé par la Banque mondiale à la suite d’une procédure d’appel à candidatures. Ce centre a été officiellement lancé et porte sur les interactions Environnement – Santé – Sociétés.

 La région ouest-africaine est fortement exposée au changement climatique renforcé par l’action de l’homme avec la hausse des températures, la sécheresse récurrente, la désertification, la pénurie d’eau, la salinisation et la pollution des eaux, l’érosion côtière de l’air et une population régulièrement pauvre. Pour y faire face,  l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar a été désignée pour abriter le Centre d’Excellence Africain AGIR pour l’Environnement et la santé.  Selon le recteur, Ibrahima Thioup, le défi que ce projet souhaite relever s’intitule « Agir sur le système socio-environnemental pour améliorer la santé et le bien-être des populations ». « Par AGIR, il faut entendre un ensemble d’actions allant de la connaissance des systèmes dans lesquels le projet s’inscrit et de leur dynamique jusqu’à une large gamme de mesures pour les gérer et les accompagner dans leur évolution, ensemble de mesures que l’on peut résumer sous les termes de « comprendre – adapter – valoriser – protéger – restaurer », dit le recteur. A l’en croire, ce laboratoire de recherche est constitué d’équipes de chercheurs et d’enseignants-chercheurs localisés dans quatre pays (Sénégal, Mali, Burkina Faso et France), dans 3 universités et un centre national de la recherche scientifique. « Nous comptons relever le défi d’assurer le bien-être de l’homme dans un environnement à l’équilibre préservé, gérer les ressources, les risques et les impacts de l’homme, Intégrer les enjeux de la transition socio-écologique aux nécessités du développement, et enfin restaurer les socio-écosystèmes et les rendre résilients. Ce défi de développement constitue un enjeu d’avenir majeur en Afrique de l’Ouest, fortement exposée aux aléas climatiques et naturels, et renforcés par l’action de l’homme», fait-il savoir.

Et de renchérir: « Dans ce contexte de changement et de transformation accélérés, la population expérimente de multiples formes de transitions : épidémiologique et sanitaire, démographique, nutritionnelle, économique, technologique, écologique et énergétique. On observe, en effet, que cette population double tous les 25 ans et migre massivement du milieu rural vers le milieu urbain, dans quelques grandes villes confrontée à divers aléas  dont la croissance urbaine anarchique, le manque crucial d’infrastructures et la concentration des impacts autant de menaces  pour la santé et le bien-être individuel et collectif ». A son avis, ce projet vise à offrir aux pays de la sous-région soudano-sahélienne les moyens d’accroître le niveau d’excellence de la formation des étudiants et jeunes professionnels sur les thèmes du défi, à dynamiser la recherche interdisciplinaire et à renforcer les moyens qui lui seront dédiés grâce aux programmes de recherche internationaux, à dynamiser l’innovation grâce aux multiples formes d’applications à offrir aux entreprises, institutions et secteurs des conseils et services permettant d’aider les pays de la sous-région et leur population à mieux vivre les multiples transitions en cours.Ngoya NDIAYE

UGB en flammes : Les étudiants barrent la nationale et manifestent leur courroux sur le retard noté dans le paiement de leurs bourses

https://www.dakaractu.com Au moment où ces lignes sont écrites, une source digne de foi nous informe que les étudiants de Sanar sont descendus dans la nationale  reliant Saint-Louis et Ross Béthio en brûlant des pneus.

La rédaction de Dakaractu Saint-Louis qui est entrée en contact avec un des délégués de la coordination des étudiants de Saint-Louis, a reçu la confirmation de cette nouvelle. « Évidemment, je suis membre de la coordination des étudiants de Saint-Louis et je confirme que nous sommes descendus sur la route nationale et nous avons brûlé des pneus pour affronter les forces de l’ordre », indiquera notre source au bout du fil aux environs de 23 heures.

Poursuivant ses explications, notre source sous le couvert de l’anonymat, informe toujours :  » nous avons bouclé

notre assemblée générale au tour de l’œuf à 21 heures. Et nous avons décrété 48 heures de cessation de toute activité pédagogique, ensuite on a décrété 96 heures de journées sans tickets, c’est-à-dire Nguènté Toubab à partir de demain matin ».

Interpellé sur les raisons d’une telle décision, notre source soutient:  » nous dénonçons le retard dans le paiement des bourses de certains de nos camarades étudiants « .

Toutefois notre source précise que  » les étudiants sont déterminés à aller jusqu’au bout ». Avant que l’irréparable ne se reproduise, nos autorités au plus haut niveau sont interpellées. Nous y reviendrons…

Prise en charge des cancéreux:La LISCA veut construire une maison de vie pour les malades

 http://www.rewmi.com La Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA) a tenu son assemblée générale. A la suite de cette rencontre, Docteur Fatima Guenoune a rempilé à la présidence de cette organisation. Elle a décliné sa feuille de route en exprimant son projet de construire une maison de vie pour les malades et a invité les partenaires à se joindre à la LISCA pour lutter contre le cancer.

 La Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA) est plus que jamais déterminée à faire face à cette affection couteuse. Elle a tenu son assemblée générale au cours de laquelle la présidente Fatima Guenoune a rempilé. Cette dernière a décliné sa feuille de route. «Nous comptons construire une maison de vie pour les malades qui sont dans des difficultés, ils sont dans les couloirs de hôpital et le traitement du cancer dure longtemps avec la chimiothérapie. Ils  sont pour la plupart des malades démunis », indique la patronne de la LISCA qui fixe ce souhait comme un challenge pour 2019. La structure ne va pas s’arrêter à ce projet mais a, dans sa ligne de mire, de refaire une soirée de collecte de recettes, de fonds,  pour les malades du cancer. « Nous avons un don d’un milliard, mais ce n’est pas suffisant. On veut mettre en place une chaine pour la chimiothérapie et il y a d’autres traitements comme la radiothérapie, l’intervention chirurgicale pour les populations démunies. Nous continuons à soutenir les malades dans les traitements du cancer et à sensibiliser la communauté sénégalaise sur les autres types de cancer qui prennent le pas comme les cancers ORL. Il faut qu’on fasse beaucoup de plaidoyers pour que ces cancers régressent et n’affectent que les sujets jeunes, les sensibiliser pour qu’ils arrêtent de fumer afin d’éviter ces cancers », indique Docteur Fatima Guenoune.

Sur le coté financier, la présidente de la LISCA renseigne que la structure a eu beaucoup de difficultés de financement en 2014. «Mais des bonnes volontés ont cru en nous et ont fiancé toutes nos activités phares, à savoir Octobre rose et la journée mondiale. Et nous avons fait beaucoup de choses, à savoir former les sages-femmes, c’est important pour le transfert de technologie pour qu’on continue à faire le dépistage précancéreux du col de l’utérus. Nous voulons que le cancer cesse au Sénégal et c’est possible grâce à la vaccination que nous avons introduit. Nous pouvons arriver à une régression. Plus que nos actions se multiplient, plus le cancer diminue. Depuis que nous avons commencé à sensibiliser, ce cancer était à 1300 cas. Actuellement nous sommes à 300 nouveaux cas », renseigne-t-elle. Ce qui lui fait dire que leurs campagnes ont porté leurs fruits. «Nous voulons un taux très faible d’ici 2025. Nous voulons que l’Etat continue à nous accompagner parce les autorités ont commencé à le faire il y a deux ans avec un financement de dix millions par an. Ce n’est pas suffisant par rapport à nos projets. Nous voulons que l’Etat nous aide davantage. Le Chef de l’Etat est sensible aux difficultés des malades du cancer et nous faisons le plaidoyer pour que les malades soient pris en charge », conclut la présidente de la LISCA.Ngoya NDIAYE

CHEIKH TIDIANE DIEYE PRESENTE SON LIVRE: «Ce n’est pas un livre de scandales… Je fais référence à certains cas de corruption actés, avérés et documentés»

https://www.jotaay.net A quelques semaines des élections de février 2019, Cheikh Tidiane Dièye a sorti un ouvrage intitulé «La corruption bureaucratique au Sénégal, trajectoires, ressorts et représentations populaires». Ce, comme pour mettre en garde les gouvernants contre ce phénomène qui les guette. Avant-hier, samedi, lors de la présentation du livre, l’auteur a bien clarifié que son œuvre de 179 pages ne parle pas de scandales, mais de certains cas de corruption actés, avérés et documentés…  

Cheikh Tidiane Dièye a présenté avant-hier son dernier ouvrage intitulé : «La corruption bureautique au Sénégal, trajectoires, ressorts et représentation populaires». Revenant sur les motifs de la parution son livre, l’auteur de déclarer : «c’est dans ce contexte préélectoral actuel une contribution pour que tous les acteurs qui essaient de prendre l’Etat, qui essaient de formuler des offres politiques, puissent se rendre compte de ce qu’est la corruption. Je leur donne ici des moyens de comprendre et de savoir ce qu’ils sont en train de dire, mais également de prévenir la difficulté qu’il y aura à lutter contre ce phénomène parce que la corruption est très ancrée dans notre pays. On peut en venir à bout et il y a des solutions, mais, on ne peut pas penser qu’on peut le résoudre du jour au lendemain».

Cheikh Tidiane Dièye souligne, par rapport au contenu de l’ouvrage, qu’il s’agit d’un partage sur les réflexions qu’il a menées sur la corruption dans la bureaucratie. Avant de préciser que la corruption bureaucratique est un phénomène assez répandu et assez pernicieux. Selon lui, la corruption est systémique au Sénégal, banalisée et quasiment généralisée. Pourquoi la corruption ? D’où vient-elle ? Dans le livre, Cheikh Tidiane Dièye explique comment ce système se maintient et se reproduit.

Pour ceux qui s’attendaient à voir un livre dans lequel on parle de «gens corrompus», il a bien précisé : «ce n’est pas un livre de scandales, ceux qui s’attendent à retrouver dedans des scandales ou des révélations sur qui a pris quoi seront probablement déçus. Je fais référence à certains cas de corruption actés, avérés et documentés», a-t-il avisé.
Même s’il reconnaît que depuis les indépendances, la lutte contre la corruption a été une préoccupation pour les gouvernements qui se sont succédé Cheikh Tidiane Dièye a noté leur échec patent. «La corruption a toujours été une préoccupation, depuis Senghor jusqu’à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. Ils ont eu des postures différentes vis-à-vis de la corruption. Tous ont essayé de la combattre et tous ont échoué», dit-il. Et de poursuivre : «si entre Senghor et Abdou Diouf, on avait une administration assez forte, à partir de 2000 jusqu’à maintenant, du fait de sa grande politisation, elle a été détricotée, affaiblie et aujourd’hui, l’administration publique sénégalaise est devenue partisane. En tout cas, pour l’essentiel», s’indigne-t-il.

Mamadou Lamine Loum : «la corruption est définie comme le mal du siècle» 

L’ancien Premier ministre Mamadou Lamine Loum (1998-2000), qui a pris part à cette rencontre, dira : «ce livre me parait venir à son heure. C’est un livre qui porte sur un sujet crucial de nos maux», note-t-il. Et d’ajouter : «la corruption, il n’y a nulle part au monde où quelqu’un la défend. Tout le monde, dans son discours, ses propos, vitupère la corruption. Elle est définie comme le mal du siècle. Parce que tous les problèmes que nous avons en Afrique, surtout au Sénégal, c’est de faire corroborer cette prise de position théorique avec la pratique de tous les jours. Comment nous pouvons faire pour que la corruption que nous décrions tous les jours soit à l’avenir diminuée et être éradiquée dans notre pays ? Parce que ces maux, on les étale tous les jours sur tous les plans», déclare l’ancien Premier ministre.  Fatou D. DIONE 

LE DISCOURS RÉPUBLICAIN DU MAIRE SOHAM EL WARDINI À L’INAUGURATION DU TER

http://www.emedia.sn Elue maire de Dakar en remplacement de Khalifa Sall, Soham Wardini a prononcé le mot de bienvenue à l’endroit du chef de l’Etat, Macky Sall. Lequel elle a tenu à remercier. Retour sur le discours républicain de l’édile de la capitale, soutien de taille de l’opposant Khalifa Sall.

« C’est un réel plaisir pour de vous accueillir sur cette place du tirailleur, place mythique où Demba et Dupont côtoient avec harmonie la gare de Dakar. Cette œuvre architecturale historique dont la réhabilitation donne plus d’éclat à cette partie de notre ville. Je tiens particulièrement à remercier Macky Sall, président de la République, pour m’avoir invitée à prononcer le discours de bienvenue de cette cérémonie d’inauguration du TER. J’y réponds avec plaisir par le sens républicain de cette cérémonie. »

« En effet, je vois dans ma présence et celle de mes collègues maires (elle était assise à côté du maire de Dakar-plateau, Alioune Ndoye) aux côtés des plus hautes autorités de l’Etat, le symbole qui conjugue l’unité de l’Etat et de l’action publique au service des populations. Chaque fois que l’Etat réalise un projet, ce sont nos territoires et nos populations qui en sont les bénéficiaires. Quel bel exemple que le TER qui va sensiblement améliorer la mobilité dans toute l’agglomération dakaroise. En effet, le TER va traverser plusieurs villes et communes et permettra aux populations de Diamniadio, Bargny, Rufisque, Guédiawaye et Pikine de réduire les temps de trajet pour entrer et sortir de Dakar. »

« Outre ce gain de temps pour les voyageurs, le TER aura un impact certain sur la compétitivité de nos entreprises et le rendement des élèves et les travailleurs de ces villes et communes. En tant que collectivités territoriales, nous sommes dans l’Etat. Les collectivités territoriales n’ont ni vocation, ni ambition à se substituer à l’Etat mais dans être le respect des compétences fixées par le Code général des collectivités territoriales. C’est un bout des missions de l’Etat. Et dans les leviers qui prolongent l’action de l’Etat, les collectivités territoriales ont besoin de l’accompagnement et de l’appui de l’Etat pour répondre aux exigences de plus en plus nombreuses et complexes de la gouvernance de proximité. » DIE BA

Réception technique de la première phase : « 136 ans après l’ouverture sur Rufisque, nous réceptionnons le premier projet ferroviaire de l’histoire du Sénégal indépendant » (Macky Sall)

https://www.dakaractu.com/ Avec ce train express régional, le président de la République va entrer en concordance avec sa vision qui est de porter le pays sur la voie de l’émergence.
Cet après midi, il a effectué le lancement de la première phase contribuant à la réception du premier trajet Diamniadio/Dakar.
Le chef de l’État à tenu à préciser que ce projet phare est une innovation dans le domaine ferroviaire et n’est qu’une infime partie des multiples projets visés par le PSE…

 « LES SÉNÉGALAIS MÉRITENT DE VOYAGER DANS LE CONFORT ET LA SÉCURITÉ » (MACKY SALL)

Dakar, 14 jan (APS) – Les Sénégalais et les Sénégalaises méritent de voyager dans le confort et la sécurité, a affirmé lundi le chef de l’Etat à l’occasion de la réception du Train express régional (TER).

« Les Sénégalais et les Sénégalaises méritent de voyager dans le confort et la sécurité, en maîtrisant leur temps, avec un système de transport de masse, répondant aux meilleurs standards internationaux », a dit Macky Sall.

Le chef de l’Etat, Macky Sall, s’est réjoui lundi de la réception du premier projet ferroviaire de l’histoire du Sénégal indépendant avec le Train express régional(TER).

« Avec cette cérémonie, nous réceptionnons la première phase du TER, mais aussi le tout premier projet ferroviaire de l’histoire du Sénégal indépendant, soit 136 ans après l’ouverture, en 1883, du tronçon Dakar-Rufisque, qui faisait partie du projet ferroviaire de l’ère coloniale, Dakar-Saint-Louis », a-t-il dit.

Le président de la République, Macky Sall, a réceptionné lundi, après après-midi le Train express régional (TER) dont l’exploitation est prévue dans 6 mois.

Pour le président Sall, aujourd’hui ‘’les paradigmes ont changé’’ parce que le Sénégal a choisi de faire en ‘’ même temps un saut technologique’’, en se projetant directement à la pointe du progrès.

’’Nous avons opté pour un chemin de fer rapide, doté des technologies les plus modernes. Un chemin de fer à écartement standard et à traction bi-mode, diesel et électrique. C’est le premier du genre en Afrique de l’Ouest’’, a expliqué le président Sall.

L’exploitation du Train express régional (TER) Dakar-Diamniadio va démarrer quand tous les standards de sécurité et de sûreté seront satisfaits, a déclaré lundi soir le président de la République Macky Sall.

 « Nous avons franchi l’étape de la réception du TER. Tout le monde est impatient de voyager à bord du TER, dès demain. Mais, il nous faut satisfaire les standards de sécurité, de sûreté et d’exploitation de la ligne du TER. Le voyage ne pourra pas débuter demain, mais il ne pourra débuter que lorsque le signal nous sera donné par la société d’exploitation », a-t-il dit.
Le TER fait partie des infrastructures de dernière génération du Plan Sénégal émergent (PSE), a-t-il poursuivi.

 Le TER, phase 1 Dakar-Diamniadio, comprend deux lignes de 36 km à écartement standard, ripage et reconstruction de la voie métrique.

Les trains sont bi-modes (électricité – diésel) avec une capacité de transport de 115 000 voyageurs/jours.

 Le coût du TER est estimé à 656 milliards (568 milliards au début et un avenant de 88 milliards, soit 15% du coût de départ).

 L’indemnisation des impactés est de 50 milliards de Francs CFA alors qu’un montant de cinq milliards de Francs CFA était prévu au départ.

 Le TER va permettre au quotidien de rallier Diamniadio Dakar en moins de 50 mn avec une vitesse de pointe de 160 km/heure.BHC/OID/ASB

DBF :SEULES 2 LOCOMOTIVES SUR 14 FONCTIONNELLES AU SÉNÉGAL (TECHNICIEN)

Thiès, 15 jan (APS) – Seules deux des 14 locomotives de la société Dakar Bamako Ferroviaire présentes au Sénégal sont fonctionnelles, et ne sont destinées qu’à la manœuvre, a indiqué lundi à Thiès, Cheikh Thiam, technicien supérieur de ladite société.
La société DBF en crise depuis plus de six mois, compte 14 locomotives, dont deux de manœuvre.

 Douze sont à l’arrêt, seules deux en service (et) ce sont des locomotives de manœuvre : la 1702 et la 1202″, a indiqué à l’APS M. Thiam, en marge d’une visite des installations du DBF par le ministre français de la Coopération internationale et du Développement, Jean-Baptiste Lemoine.

 La délégation française, qui a été guidée à travers les locaux de DBF par l’administrateur général pour le Sénégal de DBF, Kibily Touré, en compagnie de son homologue malien, a trouvé un décor muséal sur le vaste site abritant les ateliers et les machines.

Les locomotives de manœuvre ont pour tâche d’organiser les rames et de décharger les bagages en cas d’accident, a expliqué Cheikh Thiam.

 « Actuellement au Sénégal, on n’a pas de locomotive fonctionnelle », a dit M. Thiam, ajoutant que les deux autres locomotives fonctionnelles sont en circulation au Mali, l’une d’entre elles appartenant au Sénégal (la 2207).

 Sur les 12 locomotives à l’arrêt, 5 attendent des financements pour être dépannées, et deux doivent être financées par l’Etat du Sénégal, a-t-il précisé.

 Les deux autres doivent être financées par la cimenterie Dangote, qui compte les utiliser pour transporter le ciment vers l’intérieur du pays.

Pour le technicien, il « vaut mieux acheter de nouvelles locomotives » que d’essayer de dépanner celles qui sont sur place et dont le système est « démodé », parce que trop mécanique au moment où on est à l’ère de l’électronique, relève-t-il. S’y ajoute que leur modèle n’existe actuellement que dans de rares pays, selon lui.

 Le coût d’une locomotive est de l’ordre de 1,85 milliard de francs CFA, a-t-il indiqué, avant d’ajouter que les amis du Sénégal et du Mali doivent se mobiliser autour d’eux pour leur permettre de « relancer assez rapidement » les activités de DBF, a dit son administrateur pour le Sénégal, au terme de la visite.

Selon Kibily Touré, « si le financement était structuré, les équipes techniques pourraient réaliser les travaux en un délai de six mois ».

Le « défi » de DBF est d’abord de relancer les activités, à travers le confortement de la voie, en reprenant les tronçons défectueux, de « se munir d’une flotte de locomotives » et de faire l’option du contrat de location, a dit M. Touré.

Le plan de sauvegarde d’urgence proposé par le nouveau manager de DBF arrivé à la tête de la société depuis deux mois, est évalué à 20 milliards de francs CFA.

Kibily Touré estime qu’il n’est pas incompatible avec les ambitions des deux pays dans le domaine du transport ferroviaire. « Qui peut le plus, peut le moins », dit-il. ADI/BK

TER : SEPT NOUVEAUX TRAINS ANNONCÉS POUR LA DEUXIÈME PHASE

Dakar, 14 jan (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a annoncé lundi l’acquisition prochaine de 7 autres trains dans la deuxième phase du Train express régional (TER) Dakar-Diamniadio-Aéroport international Blaise Diagne de Diass.

« Pour cette première phase du projet, nous avons acquis 15 trains, auxquels s’ajouteront 7 autres dans la deuxième phase pour les besoins de la desserte de l’Aéroport Blaise Diagne », a-t-il dit lors de la réception du TER.

Macky Sall a évoqué « une grande révolution » qui s’opère pour le système de transport urbain et interurbain du Sénégal.

 « Le TER n’est pas seulement un moyen de transport rapide. Plus que le parcours d’une station à une autre, il nous projette à grande vitesse dans le temps de la modernité », a-t-il dit.

Il a félicité toutes les entreprises, étrangères et sénégalaises, qui ont participé à la réalisation des travaux du TER, en citant entre autres Yapi Merkezi, Alstom, Eiffage France, Eiffage Sénégal, Engie, Thales, TSO, NGE, CIM et les entreprises sénégalaises (CSE, CDE et GETRAN).

L’exploitation du Train express régional (TER) Dakar-Diamniadio va démarrer quand tous les standards de sécurité et de sûreté seront satisfaits, a déclaré le président Sall.

« Nous avons franchi l’étape de la réception du TER. Tout le monde est impatient de voyager à bord du TER, dès demain. Mais, il nous faut satisfaire les standards de sécurité, de sûreté et d’exploitation de la ligne du TER. Le voyage ne pourra pas débuter demain, mais il ne pourra débuter que lorsque le signal nous sera donné par la société d’exploitation », a-t-il dit.BHC/OID/ASB

Souleymane Jules Diop : « TER bi dou sakhar, c’est un moyen, de transport écologique »

https://www.leral.net  Souleymane Jules Diop, le Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé du suivi du Programme d’Urgence de développement Communautaire (PUDC) estime que le Train Express régional (TER) qui a été inauguré le lundi 14 janvier 2019 et dont maître d’ouvrage est Alstom est un « moyen de transport écologique » différent du train qui fumait et qui va parachever le processus de mobilité urbaine qui était le défi que le Président Macky Sall s’était lancé dans le rattrapage et le renouveau infrastructurels dès son avènement à la magistrature suprême en 2012.

Inauguration Ter:Quand Macky zappe Abdou Ndéné Sall

http://www.rewmi.com Que se passe-t-il entre le Chef de l’Etat et son ministre en charge du réseau ferroviaire? Macky Sall est-il fâché contre Abdou Ndéné Sall ? La question vaut son pesant d’or. Le Président de la République qui a inauguré ce lundi 14 janvier le premier Train express régional du Sénégal (Ter) à la Gare de Dakar, a remercié tout le monde sauf Abdou Ndéné Sall. Macky l’a royalement ignoré au moment de remercier son beau monde. A noter que le Ter desservira 14 gares et aura une vitesse de pointe de 160 kM/H. Il pourra transporter jusqu’à 115 000 passagers par jour et a une capacité de 500 places.

Images et maux d’une inauguration controversée du TER à Rufisque

https://www.pressafrik.com Les populations de Rufisque ont montré leur désaccord au président de la République, venu ce lundi 14 janvier 2019, inaugurer le projet inachevé du Train Express Regional. Deux journalistes-reporters belges ont assisté pour PressAfrik a l’evenement qui a été marqué par de violentes manifestations, des échanges de tirs de gaz lacrymogènes et de jets de pierres, des arrestations… retour en images et témoignages sur une journée mouvementée.

Les voies ferroviaires devaient être fermées de 6h à 20h ce lundi 14 janvier pour ce que le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, appellera l’inauguration du Train Express Régional (TER). Encore en chantier, loin d’être achevé, le TER est loin de faire l’unanimité à Rufisque comme ailleurs au Sénégal. Des Rufisquois ont sortis leur brassard rouge.

Ils ont été des centaines à se faire déloger pour la construction du TER. Les communes de Rufisque, Thiaroye-sur-mer ou Bargny sont aujourd’hui divisées. À Rufisque, les populations du nord de la commune se voient traverser les rails du chemin de fer pour rejoindre le centre ville, n’ayant pas de passerelles ni de voies de contournement. Pour dénoncer ces manquements qui durent aux yeux de ces habitants depuis trop longtemps, des jeunes de Rufisque ont manifesté ce lundi 14 janvier.
« Rien n’a été mis en place pour bloquer l’accès aux voies ferroviaires. Les travaux ont commencé sans que rien ne soient installés pour permettre aux gens de traverser. Pourtant cela aurait du être la première étape du chantier. Actuellement, les personnes handicapées sont dans l’incapacité de se rendre au centre ville. Les personnes plus âgées tombent en passant par dessus les rails,» dénonce Hamet Daf, coordinateur du collectif Front Rabonnir Rufisque F2R.

Malgré le refus des autorités, ils étaient plusieurs dizaines à se rassembler pont Dangou (Rufisque) avant de chercher à faire un sit-in sur les rails qu’empruntera le TER. En quelques minutes, la police tente de repousser les jeunes, taser et lacrymogène à la main.  Rejoint par ce que les habitants appellent les « nervis », milice du parti APR, les policiers repoussent les jeunes sur le Pont Dangou. Les heurts se poursuivront dans les rues adjacentes, avant qu’un jeune ne soit arrêté non pas par les policiers restés sur le pont mais par des « nervis» du parti.

Menottés, il recevra à plusieurs reprises des coups avant d’être embarqué. Selon l’un des manifestants, il importait de faire entendre leur voix. « Il y a un manque de respect total vis-à-vis des populations. Nous n’avons nullement été consultés pour ce projet. Sur cent sénégalais, ils seront peut-être un ou deux à prendre le TER. »

Des impacts négatifs qui ne seront pas mis au profit de l’ensemble de la population sénégalaise. Laurence Grun (texte) et Pierre Vanneste (photos)

Inauguration Du TER:Les Nervis De L’APR Bastonnent Les Mécontents

Les populations de Rufisque impactées par le Train-express régional (TER) se sont fait entendre ce lundi 14 janvier.

Très remontées contre les « dégâts » occasionnés par le projet, elles ont arboré des t-shirts et des brassards rouges pour manifester leur mécontentement.

Seulement, ces impactés du TER n’ont pas été entendus par le président SALL. Pour cause le parti présidentiel qui a pris les devants a recruté des nervis, habillés en beige marron, pour bastonner les manifestants qui s’obstinaient à se faire entendre.

Conseil constitutionnel:Les mille et une bizarreries notées dans les dossiers de candidatures de certains candidats

https://actusen.sn SourceA dans sa parution revient sur les motifs pour lesquels, certains candidats ont été écartés de la course présidentielle. Dans ses colonnes, le canard étale les bizarreries et autres faits insolites qui ont coulé comme un long fleuve tranquille dans les dossiers de certains candidats. Il qualifie même certaines candidatures déclarés à de la farce pure et dure.

Par exemple, avec deux mamans à l’état-civil, Amsatou Sow Sidibé n’a pas déposé de caution ni de parrains, mais plutôt des fichiers contenant des liens. Mamadou Diop pour sa part, avec 1182 parrains, un dossier de candidature sans numéro de Carte d’électeur, a proposé une maison qu’il va hypothéquer, en guise de caution. Serigne Moustapha Sy Djamil quant à lui, a remis la photocopie d’un chèque, comme caution, mais celui-ci n’était même pas certifié.

Invalidation de la candidature de Khalifa Sall:affrontement entre les partisans de l’ancien maire et les forces de l’ordre

https://actusen.sn Cet après-midi a été marqué par des heurts entre les partisans de Khalifa Sall. Ces derniers, manifestant leur courroux contre l’invalidation du dossier de leur mentor, ont barré la route au niveau du rond-point VI, sur les  deux voies de Sacré-Cœur, non loin du siège de la Coalition «Taxawu Senegaal ak Khalifa», en brûlant des pneus.

La police est intervenue et a dispersé les protestataires à coup de gaz lacrymogènes. Plutôt dans la matinée, un bus Dakar dem dikk (DDD) a été saccagé à Grand-Yoff, près du Collège Hyacinthe Tiandoum.

DES PARTISANS SUPPOSÉS DE KHALIFA SALL BARRENT LA ROUTE VERS LE ROND-POINT LIBERTÉ 6

http://www.emedia.sn Des partisans de Khalifa Ababacar Sall, ont barré la route qui mène vers le rond-point Liberté VI. Ceci fait suite à la décision, officialisée ce matin, du Conseil constitutionnel d’invalider la candidature de l’ex Maire de Dakar. La Police intervient en ce moment pour disperser, au bout d’une heure et à coups de grenades lacrymogènes, les manifestants et rétablir l’ordre sur cette voie très empruntée dans les heures de pointes.

Le siège de campagne de la coalition « Taxawu Senegal ak Khalifa » se trouve sur cette même voie. C’est d’ailleurs à hauteur du siège que des pneus ont été brûlés sur la chaussée dans un premier temps, avant qu’un autre foyer ne soit déclenché juste à hauteur du rond-point JVC, obligeant les véhicules à changer de voies. Un peu plus tôt dans la journée, un bus de la société de transport urbain Dakar Des Dikk (DDD) a été caillassé à hauteur du Collège Hyancinthe Thiandoum, près de Grand-Yoff, fief de Khalifa Sall.

Présidentielle 2019:Le Pur exclut tout boycott

SenewebNews-RP L’idée de boycotter la prochaine élection présidentielle avait effleuré les recalés du parrainage, notamment les membres du Collectif des 25 (C 25), qui voulaient en faire un nouveau cri de ralliement. Mais, selon Dakar Times, elle est loin d’agréer le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) et son candidat, Pr El Hadji Issa Sall.

Faisant partie de la liste des 5 autorisés, provisoirement, à prendre part au scrutin du 24 février 2019, il dit à qui veut l’entendre qu’il respecte les Sénégalais et surtout n’a pas la tête de quelqu’un qui boycotte des élections. Surtout que Pr Sall avait dit, lors d’un meeting à Thiès, que le parrainage vise à invalider l’essentiel des candidats.

Me Mamadou Ndiaye:«La décision du Conseil constitutionnel est manifestement illégale»

http://www.rewmi.com Le Conseil constitutionnel a sorti une liste provisoire des 5 candidats qui devront prendre à l’élection présidentielle du 24 février prochain. Khalifa Ababacar Sall a été recalé et ses avocats parlent de « décision illégale » et qui, « en droit, n’est pas fondée ». Sur ce, ils comptent user des voies de recours pour contester ladite décision.

L’ex maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, par ailleurs candidat de la coalition Taxawu Senegaal, a été recalé par les 7 sages du Conseil constitutionnel. Le motif évoqué par ces dernier est que « Khalifa ne peut plus se prévaloir de la qualité d’électeur au sens des articles L.27 et L.31 du Code électoral ; que par la suite, ne remplissant pas la condition prévue par l’alinéa 1er de l’article L.57 du Code électoral, il ne peut faire acte de candidature à l’élection présidentielle ». En effet, écrit le Conseil constitutionnel, il résulte de l’arrêt numéro 454 rendu le 30 août 2018 par la Cour d’Appel de Dakar et transmis au Conseil constitutionnel, que Khalifa Ababacar Sall est condamné, en application des articles 135 à 137 et 152 et suivants du Code pénal, pour faux et usage de faux en écriture de commerce, faux et usage de faux dans des documents administratifs et escroquerie portant sur des deniers publics, à une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme et 5 millions de Fcfa d’amende. Joint au téléphone par la rédaction de Rewmi, Me El Mamadou Ndiaye, un de ses avocats, a indiqué que cette décision du Conseil constitutionnel n’est pas fondée en droit. « Nous prenons bonne note de la décision et comme tous les Sénégalais, nous constatons que c’est une décision qui, en droit, n’est pas fondé. Parce que les arguments du Conseil constitutionnel sont des arguments incompréhensibles. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes dans notre logique de départ, c’est-à-dire que nous allons exercer toutes les voies de recours qui nous sont offertes, à savoir d’abord le rabat d’arrêt qui effectivement, au terme de la loi, a un caractère suspensif de la décision », a dit la robe noire.

Khalifa va user des voies de recours pour contester la décision

Avant de poursuivre : « au-delà de ça, nous savons que la décision du Conseil constitutionnel est manifestement illégale et à partir de ce moment, la loi nous donne la possibilité de la contester. Nous n’hésiterons pas à user des voies de droit pour effectivement remettre en cause cette décision en sachant que si le droit est dit aujourd’hui, nous aurons raison. Donc, la défense est en train de poser des actes tendant à l’annulation de ces deux décisions ». En rendant sa décision, le Conseil constitutionnel écrit aussi que « le caractère suspensif du pourvoi en cassation en matière pénale a pour effet d’empêcher l’exécution de l’arrêt de la Cour d’Appel avant l’expiration du délai d’exercice du pourvoi en cassation et, en cas d’exercice du pourvoi dans le délai, jusqu’à la décision de la Cour suprême s’il s’agit d’un arrêt de rejet et, au-delà s’il s’agit d’un arrêt de cassation ». Interrogé sur cette question, le défenseur de Khalifa Ababacar Sall a martelé que  « ce qui se passe aujourd’hui, c’est une négation du droit de la part des autorités politiques, mais également de la part de certaines autorités judiciaires. Ce qui participe à remettre en cause l’Etat de droit et, par conséquent, la démocratie. Mais nous, nous nous disons que nous sommes des hommes de droit, nous militons en faveur du droit et de son respect. Par conséquent, quel que soit le comportement des autres, nous préférons garder une posture de dignité. Et, cette posture de dignité nous impose d’user des voies de recours qui nous sont offertes. Nous n’hésiterons pas à les utiliser ». Toutefois, les avocats ont désormais deux jours pour déposer un éventuel recours. La liste définitive des candidats à la présidentielle, le premier tour étant prévu le 24 février, doit être publiée au plus tard ce dimanche par le Conseil constitutionnel.Cheikh Moussa SARR   

Elimination provisoire de Karim et Khalifa:Les recours,une perte de temps!

 Cette analyse n’est pas une analyse juridique, encore qu’elle fera, de temps en temps, référence au droit. C’est une analyse politique, de motivation politique. Elle est basée sur des faits réels qui s’observent depuis fort longtemps. En tout cas, depuis que des candidats potentiels à la Présidentielle de 2019 ont été la cible de leur adversaire qui a l’appareil d’Etat et qui en abuse.

Avec la loi sur le parrainage, le Conseil constitutionnel du Sénégal savait très bien que s’il devait procéder à la vérification des signatures comme le lui indique la Constitution, il serait dans l’impossibilité matérielle de le faire. Alors, il a opté pour le contrôle électronique en favorisant, de facto, celui qui a déposé le premier.Cela a permis, d’emblée, d’écarter 19 candidats sur 27. Un filtre qui a agi d’une façon drastique, pour ne pas dire dramatique. Des candidats sérieux ont été ainsi écartés, et définitivement.Il restait les 7 candidats et sur ces 7, les cas Khalifa Sall et Karim Wade qui avaient, en vertu de tout, rempli les conditions du parrainage.

Là encore, les observateurs avertis prédisaient l’invalidation de leurs candidatures, étant entendu que, tout, selon eux, était mis en œuvre pour que ces deux leaders ne soient pas candidats.

Et moi qui croyais encore au miracle.

Bien sûr, j’ai jeté un coup d’œil sur les motivations du Conseil, tant pour ce qui concerne Karim que pour ce qui concerne Khalifa. L’argumentaire suivi est celui des avocats de l’Etat dans ces différentes dossiers lesquels qui, au lieu de faire condamner les prévenus et obtenir réparations pour leurs clients, ont fait une conférence de presse pour dire qu’ils ne tolèreront pas que Khalifa Sall, par exemple, soit candidat, et que même, dans ce cas, ils introduiront un recours.

On me dira que c’est leur droit. Juste à s’émerveiller sur le fait que ces avocats étaient en train de faire l’aveu de la stigmatisation d’un candidat par un autre, lequel est déterminé à lui barrer la route.

Bien sûr, Karim et Khalifa vont introduire des recours. Car, l’argument sur le caractère suspensif du rabat d’arrêt pourrait et sera évoqué par ces avocats. Et ceux de Karim parleront notamment du fait qu’il n’a pas perdu ses droits civiques et civils et que l’on peut être un électeur non-inscrit…Pourquoi pas ! Mais, je doute fort que ces recours puissent prospérer. Car, sérieusement, je viens de rejoindre le groupe des observateurs qui pensent que Karim et Khalifa sont victimes du ‘’mackyavélisme’’.

Et que, quels que soient les efforts qui seront faits, ce sera le statu quo ante. Les 4 candidats annoncés par le Premier ministre vont devoir affronter le candidat sortant.

L’Afrique en général souffre de l’inféodation des Conseils constitutionnels aux pouvoirs qui nomment leurs juges à ces postes. Nous l’avons vu en Côte d’Ivoire et ailleurs. On ne peut pas trop compter sur les Conseils constitutionnels à l’état actuel de la stagnation de notre démocratie. C’est cela la réalité.

Alors, les cas Karim et Khalifa étant politiques, il fallait, depuis longtemps, des réponses politiques.

Et là-dessus, leurs partisans ont été, jusqu’ici, dans l’incapacité d’apporter les réponses politiques appropriées. Et ce n’est pas aujourd’hui que cela va commencer.

Ce faisant, Macky a continué à dérouler son agenda qui va, selon toute vraisemblance, le mener vers un deuxième mandat. Et, pourquoi pas un troisième ?

Car, il y a d’abord une rupture de confiance entre acteurs, un changement des règles de jeu et une rupture d’égalité face à la loi.

Comment peut-on alors imaginer que cette même machine judiciaire, qui a cautionné tout cela, va subitement faire amende honorable et donner raison à des candidats éliminés depuis longtemps dans la tête de leur adversaire ?Comme quoi, les recours seront juste une perte de temps.Assane Samb

 Présidentielle 2019:Tirs groupés contre Macky Sall

SenewebNews-RP La publication de la liste provisoire des candidats devant prendre part à la présidentielle a réveillé, selon Les Échos, les velléités de combat de l’opposition, des universitaires et de la Société civile. Pour ne pas dire les mettre purement et simplement en ordre de bataille.

Du Pr de droit constitutionnel Ngouda Mboup à l’expert en droit électoral Yaya Niang, en passant par Me Demba Ciré Bathily, Me Khoureïchi Bâ, ils sont unanimes : l’élimination de Khalifa Sall et Karim sont un «complot judiciaire» et un «banditisme de haut vol».

Le mandataire de Taxawu Senegaal et de l’ex-maire de Dakar, Babacar Thioye Bâ, ne dit pas autre chose. Idem pour Bougane Guèye Dany de Gueum Sa Bop, Oumar Sarr du Parti démocratique sénégalais (Pds) ou encore Thierno Bocoum du mouvement Agir.

Conseil constitutionnel : Gakou dépose encore un recours

SenewebNews-Recalé de la course à la présidentielle, le leader du Grand Parti et candidat de la Grande Coalition de l’Espoir/Suxxali Senegaal garde toujours espoir, selon Libération.

Malick Gakou a introduit un recours au niveau du Conseil constitutionnel pour contester l’invalidation de sa candidature au scrutin du 24 février prochain.

Le recours porte sur la régularisation des 756 doublons sur plus d’une liste de candidats pour avoir les 46 parrains requis pour franchir l’étape du parrainage et permettre la recevabilité de sa candidature.

Me Abdoulaye Wade après le rejet de la candidature de Karim:“Préparez-vous,j’arrive”

https://actusen.sn Me Abdoulaye Wade s’est confié à certains hauts responsables du Parti démocratique sénégalais. Ce, après la publication des listes pour la présidentielle marquée par le rejet de des candidatures de Karim Wade et Khalifa Sall.

“Ce sera mon dernier combat. Préparez-vous, j’arrive”, déclare-t-il dans des propos rapportés par Libération.

Wade engage «le dernier combat» contre Macky

SenewebNews-RP |La dernière grande offensive contre Macky Sall est lancée. Me Abdoulaye Wade, qui n’a pas d’autre choix après l’invalidation de la candidature de Karim Wade par le Conseil constitutionnel, vient d’engager le «mortal kombat» contre le régime.

«Ce sera mon dernier combat», a-t-il confié, rapporte le quotidien Libération, à de hauts responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds), «Préparez-vous, j’arrive», a dit l’ancien président de la République aux membres de sa formation politique.

LE BULLETIN QUI A INVALIDÉ LA CANDIDATURE DE KHALIFA SALL

http://www.emedia.sn Khalifa Sall et Karim Wade ont été recalés par le Conseil constitutionnel. Dans leurs motivations les 7 sages évoquent la qualité d’électeur qui « s’apprécie au regard de l’article L.27 du Code électoral et de son complément nécessaire l’article L. 31 du même Code, l’électeur étant celui remplissant les conditions requises pour s’inscrire sur les listes électorales ou y maintenir son inscription, peut se prévaloir du droit de figurer sur ces listes. Il résulte de la combinaison de ces deux articles, selon la juridiction, que ne peut être considéré comme électeur celui qui est condamné à une peine d’emprisonnement sans sursis pour un délit passible d’une peine supérieure à cinq (5) ans d’emprisonnement ».
Si Karim Wade a été condamné le 23 mars 2015 à six ans d’emprisonnement ferme, la condamnation de Khalifa Sall à 5 ans de prison, elle, n’est pas encore définitive. Puisque la procédure est toujours en cours et dépendrait, selon certains constitutionnalistes, du rabat d’arrêt, qui sera introduit après la décision de la Cour suprême, le 3 janvier 2019, confirmant celle de la Cour d’appel. Selon des sources judiciaires, toutes ces dispositions ne sont pas suspendues au rabat d’arrêt. Elles expliquent que : « Le rabat d’arrêt n’a pas objet à corriger le raisonnement juridique, mais une erreur judiciaire. Et par conséquent, il ne pourrait y avoir de remise en cause ».

Autre pièce, qui a été fatale à la validation de la candidature de l’ex maire de Dakar, le Bulletin numéro 1 du casier judiciaire. Lequel comporte toutes les condamnations et décisions de justice concernant une personne (peine de prison, amende, les condamnations prononcées par la justice pénale, certaines décisions prononcées par les juridictions commerciales (liquidation judiciaire, faillite personnelle, interdiction de gérer). « C’est le bulletin le plus complet. Et il est transmis uniquement d’autorité judiciaire à autorité judiciaire », explique le code de procédure pénal. Selon des informations de sources anonymes, « le Conseil constitutionnel a reçu une notification de la cour d’appel dont la condamnation est la seule exécutée. Ce qui fait perdre à Khalifa Sall ses droits civiques et politiques. » LALA NDIAYE

PRÉSIDENTIELLE DE FÉVRIER:PROFILS DES CANDIDATS

http://www.seneplus.com-La Tribune Afrique   Au départ ils étaient plus de 80 candidats à prétendre au fauteuil. Avec des désistements et des recalages, la liste s’était réduite à sept, puis depuis ce lundi 14 janvier 2019 à … cinq candidats en lice pour la présidentielle du 24 février 2019

Bordée par la loi sur le parrainage, puis par les affaires judiciaires, la liste des candidats pour la présidentielle du 24 février 2019 s’est réduite comme peau de chagrin. Ce lundi 14 janvier, le Conseil constitutionnel a dévoilé la liste (encore provisoire) des dossiers validés pour la course au Palais de la République. Si cette configuration est maintenue, quatre candidats tenteront d’accaparer le fauteuil que Macky Sall veut occuper pour un second mandat.

Au départ ils étaient plus de 80 candidats à prétendre au fauteuil. Avec des désistements et des recalages, la liste s’était réduite à sept, puis depuis ce lundi 14 janvier 2019 à … cinq candidats en lice pour la présidentielle du 24 février 2019. Très attendue, la publication de la liste provisoire des candidats au scrutin présidentiel par le Conseil constitutionnel consacre une élection où Macky Sall devra faire face à quatre candidats.

Macky Sall face à Seck, Sall, Sonko, Niang

A 57 ans, le président sortant Macky Sall qui dirige la coalition Benno Bokk Yakaar souhaite décrocher un second mandat en surfant sur un bilan loué à l’international, mais très controversé sur le plan interne. Les opposants se pressent donc pour tirer sur la corde raide et espérer l’emporter. Et ils sont quatre à voir leurs dossiers administratifs validés par les Sages.

Il y a d’abord la candidature d’Idrissa Seck : 59 ans, ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade dont il a un temps été considéré comme le dauphin. Issu du sérail du Parti démocratique sénégalais(PDS) avant d’être mordu par la disgrâce pour une sombre affaire de détournement, il fera chemin à part, à la tête de son parti Rewmi, d’abord pour la présidentielle de 2007, puis pour celle de 2012 où il soutient Macky Sall au second tour. D’aucuns estiment qu’il joue sa dernière chance à celle de 2019.

Grande surprise des urnes lors des législatives 2018, le Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) est devenu la troisième force politique de l’opposition sénégalaise. Profitant de la machine électorale efficace des «dahiras» (unité associative de disciples) des «Moustarchidines», une branche de la puissante confrérie musulmane soufie des Tidjanes, son leader El Hadji Issa Sall va faire valoir ses droits de prétention au fauteuil présidentiel.

A 44 ans, l’ancien inspecteur des impôts est la nouvelle coqueluche de la politique sénégalaise. A la tête du Pastef ((Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité), ce poil à gratter du régime de Macky Sall puise sa faconde dans sa verve d’ancien syndicaliste tombé dans le chaudron politique pour tenter de proposer une alternative de gouvernance nouvelle. Un discours qui attire dans la jeunesse.

En attendant le 20 janvier, jour de vérité pour les recalés…

Pour compléter la liste (encore provisoire) des candidatures, Madické Niang. Après sa dissidence du Parti démocratique sénégalais(PDS), cet avocat de renom, ancien ministre aux Affaires étrangères d’Abdoulaye Wade dont il est l’un des plus fidèles, s’est voulu le succédané en cas d’invalidation de la candidature de Karim Wade. Pour l’heure, les oracles électoraux lui donnent raison sur ce point.

Le fils d’Abdoulaye Wade, qui devait porter les couleurs du PDS selon la volonté de son ex-président de père, s’est vu recaler par le Conseil constitutionnel. Radié des listes électorales en juillet 2018 par le ministre de l’Intérieur, Karim Wade avait été gracié deux ans plus tôt après une condamnation de 6 ans de prison ferme et 138 milliards de Fcfa d’amende par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). La condamnation, contestée par l’accusé, l’empêche pour l’heure de rentrer au bercail.

Autre recalé, Khalifa Sall, le maire déchu de Dakar. Révoqué de la Mairie de Dakar après la confirmation de sa condamnation en appel, l’ex-édile de la capitale s’est pourvu en cassation, sans succès. Son dernier espoir de pouvoir représenter la coalition «Taxawu Senegal» est encore suspendu à des subtilités du droit sénégalais. Dans tous les cas, lui comme Karim Wade peuvent encore espérer avec la publication définitive des candidats, le 20 janvier prochain, le jour de vérité ! Ibrahima Bayo Jr.

Élimination de Karim et de Khalifa : les graves révélations de Me Mame Adama Gueye

https://www.ferloo.com/ L’invalidation de la candidature de Khalifa Sall, par le Conseil constitutionnel, n’est pas une surprise. Du moins, c’est ce qu’affirme le coordonnateur de la Plateforme opérationnelle pour la sécurisation des élections (Pose), Me Mame Adama Gueye.

«Aucune surprise, je l’avais déjà annoncée. C’était une élimination programmée. Tout a été programmé pour éliminer Khalifa Sall et Karim Wade. Donc ce n’est absolument pas une surprise pour moi. Cette affaire est une affaire politique, les juridictions ont été instrumentalisées au service d’un projet politique, au service d’intérêts politiques du candidat sortant», accuse-t-il, lors d’un entretien sur la Rfm.

Selon Me Mame Adama Gueye il y a plus grave encore : «aucune décision du Conseil Constitutionnel n’est fondée sur la vérification des signatures. Tout a été fondé sur l’analyse des supports électroniques», révèle-t-il. (Avec Senenews)

 Présidentielle 2019:Bougane Guèye Dani dénonce le “silence coupable, criminel et cupide des Sénégal”

https://actusen.sn Bougane Guèye Dani est furieux contre le peuple Sénégalais. Il dénonce le “silence coupable, criminel et cupide des sénégalais” et appelle ces derniers à se lever pour faire face au régime de Macky Sall. Le candidat écarté de la course présidentielle dit ne ps concevoir que les sénégalais puissent accorder au candidat sortant “plus, voire pire que ce qui a été refusé à l’ancien président Me Abdoulaye Wade”.

Dans les colonnes de L’As, il invite les citoyens “à refuser ce crime odieux contre la démocratie acquise de haute lutte et cette complicité coupable contre les agissements d’une classe politique honteuse qui se cache derrière une démarche unitaire hypocrite où chaque entité cache difficilement ses intérêts”.

Le rescapé Idy et les voix du Pds

SenewebNews-RDe tous les caciques de l’opposition dite traditionnelle, Idrissa Seck est le seul à avoir réussi à passer entre les mailles du filtre qu’est le parrainage. Un statut de rescapé qui n’échappe pas à Walf Quotidien qui s’en fait l’écho dans son édition de ce mardi.

Le journal de se demander si l’ancien Premier ministre de Wade et président du parti Rewmi aura le soutien de ses frères libéraux du Parti démocratique sénégalais (Pds) pour peser de tout son poids sur la présidentielle qui se profile à l’horizon.

 Présidentielle:Des Observateurs De L’UE En Route Pour Le Sénégal

https://www.walf-groupe.com Une délégation d’observateurs de l’Union européenne (UE) sera présente au Sénégal à l’occasion de la présidentielle du 24 février 2019, a appris l’APS.

L’annonce a été faite lundi par Irène Mingasson Ambassadeur de L’UE au Sénégal, soulignant que ces missions d’observation électorale sont toujours composées d’un groupe d’experts qui « sont des spécialistes des questions électorales et de tous les aspects qui entourent ces questions ».

« Pour se déployer à travers le pays plusieurs dizaines de ces experts court terme et long terme sont invités dans les semaines qui viennent », a précisé Irène Mingasson.

Elle s’exprimait lors de la signature, avec le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, de l’Arrangement Administratif pour l’Observation de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

« Par ailleurs, ces experts sont mobilisés dès les semaines qui précédent les scrutins et ils seront rejoints dans les semaines qui viennent par des observateurs long terme et court terme qui certes ont une expérience en la matière mais qui seront plus appelés en qualité de témoin pour ce scrutin », a-t-elle expliqué.

Il s’agit, selon elle d’un exercice qui vise à « soutenir le dialogue et la coopération sur toutes les dimensions de ce processus si important pour la démocratie au Sénégal ».

Selon Irène Mingasson, « le défi majeur de ces missions est surmonté grâce à l’étroite coopération de nos gouvernements, de l’équipe du ministère des Affaires étrangères puisqu’il s’agit de permettre à ses experts d’avoir un accès aussi complet que possible à tous les acteurs pertinents dans le processus électoral ».

« La mission d’observation est un gage de crédibilité, de transparence des élections parce qu’il doit en être ainsi au niveau du Sénégal », a-t-elle ajouté.

Le scrutin présidentiel est prévu le 24 février. Le Conseil constitutionnel a rendu publique lundi une liste provisoire de 5 candidats : Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang.APS

Présidentielle 2019 : « la démocratie sénégalaise est-elle en panne ? », s’interroge l’église

http://www.lactuacho.com L’équipe de la Coordination nationale de la Mission d’observation électorale de l’Eglise du Sénégal pour la présidentielle du 24 février prochain a tenu sa première rencontre préparatoire, ce lundi 14 janvier 2019, à Dakar.

Une occasion saisie par le Secrétaire Exécutif de la Commission Episcopale Justice et Paix, Abbé Alphonse Seck, pour dresser un bilan comparatif de la situation pré-électorale de la présidentielle de 2012 à celle de 2019. Pour lui, rien n’a presque changé depuis 7 ans. La démocratie sénégalaise est-elle en panne ?

« Avant de conduire la Mission d’observation de l’Eglise à la présidentielle de 2012, nous avions procédé à une analyse du contexte pré-électoral. Aujourd’hui, 7 ans après, le constat est le même. On observe que le processus électoral traverse les mêmes difficultés », a déploré Abbé Alphonse Seck dans une analyse comparée du contexte électoral de 2012 à celui de 2019.

Il a rappelé qu’en 2012, le processus électoral était plombé par des doutes sur la fiabilité du fichier électoral ; l’absence de dialogue entre les acteurs politiques ; des modifications incessantes de la constitution à des fins « politiciennes », avec notamment le changement des règles du jeu électoral qui a abouti aux événement du 23 Juin 2011 ; la constitution de la candidature du Président de la République ; la désignation jugée unilatérale des organisateurs et des arbitres de l’élection supposés travailler à un « hold- up » électoral ; la volonté prêtée au pouvoir d’endiguer une inscription massive des jeunes sur les listes électorales ; des décisions de redécoupage administratif jugées comme ayant pour but de « neutraliser » des bastions électoraux considérés favorables à l’opposition et les risques élevés de violence électorale (avec plus d’une dizaine de morts).

« Sept ans après, le processus électoral de la présidentielle du 24 février prochain fait face aux mêmes difficultés », a encore constaté Abbé Alphonse Seck.

La phase préparatoire à l’élection présidentielle est toujours marquée, relève-t-il, par des doutes et des contestations sur la fiabilité et la disponibilité du fichier électoral, l’absence de dialogue entre les acteurs politiques ; la modification de la loi électorale avec l’introduction du parrainage sans aucune concertation ni consensus ; la suspicion sur les organes de gestion des élections CNRA – CENA – Conseil Constitutionnel – Cours d’Appel ; le problème de la disponibilité des cartes électorales surtout pour les jeunes ; la modification en cours de la carte électorale ; le manque de confiance entre la justice, les citoyens et les acteurs politiques, le traitement des dossiers judiciaires de candidats déclarés et par les risques élevés de violence électorale.

« Sur le plan de la démocratie et de l’Etat de droit, nous n’avons pas avancé. Il y a donc des efforts à faire si on veut aller de l’avant », a conclu le Coordinateur  de la Mission d’observation de l’Eglise du Sénégal pour la présidentielle du 24 février 2019.Source fidespost.com

Alioune Tine:«Les institutions sont porteuses de menaces»

SenewebNews-RP | «C’est comme si on avait oublié toutes les violences consécutives aux événements du 23 juin 2011 qui remettaient en question deux institutions : le Parlement et le Conseil constitutionnel. D’où l’intérêt d’un grand débat national, dans le processus en cours de la présidentielle, sur la nécessaire réforme de notre système politique, démocratique et institutionnel à bout de souffle pour construire un État de droit conforme aux normes internationales et adapté aux réalités du continent».

Ces propos, rapportés par Walf Quotidien, sont de l’ancien Secrétaire général de la Raddho, Alioune Tine, qui vient de mettre sur pied la Fondation Afrikajom Center. «Les institutions de la République dysfonctionnent et sont porteuses de menaces pour la paix. Le Sénégal était connu comme un pays stable jusqu’à la première alternance de 2000. Mais, depuis lors, force est de constater, face à une fonction présidentielle hypertrophiée, un désenchantement», regrette-t-il.

 Rififi À Benno:Me Moussa Bocar THIAM Cogne Boun DIONNE Et L’appelle À Plus De Responsabilité

https://www.walf-groupe.com Le Porte-parole adjoint du Parti Socialiste (PS)  n’a pas été tendre avec son allié « apériste » et non moins chef du gouvernement.

Le maire de Ouorossogui trouve que Mouhamad Boun Abdallah DIONNE a été maladroit de tenir les propos qu’il a tenus sur le nombre de candidats qui pourraient faire face à Macky SALL. Sur les ondes de WALFFM, MeMoussa Bocar THIAM estime qu’un  «Premier ministre ne doit pas tenir ce type de déclaration ».

Poursuivant, le responsable socialiste de faire la morale à Boun DIONNE. « Quand tu es un responsable, tu dois éviter de tenir certaines déclarations. Moi je suis contre parce que cela crée confusion dans la tête des Sénégalais et cela, il faut l’éviter », assène le poulain d’Ousmane Tanor DIENG.Lire aussi : Nombre de candidats à la prochaine présidentielle : Boun DIONNE le devin

DU MULTIPARTISME AUX FRÉNÉSIES POLITIQUES:VIVE L’AMOUR «PLATONIQUE» ENTRE POLITIQUE ET ÉTHIQUE! Par Alassane K. Sagna

La politique chez nous est un bien commun de partage inégal et de pratique biaisée. De son sens, elle est éloignée et de ses principes nous ne retenons que laideurs et fourvoiement. Dame politique courtise par son « charme » les plus sulfureux esprits de notre République et fait accéder aux fortunes les plus insoupçonnables. Dans cette République, le politicien règne en suzerain ; ce démagogue criailleur des folles heures tient le pays au bout de son cœur : l’amour de la patrie observe une génuflexion face à celui du parti. Et que retenir des militants de ces partis rien sinon que de véritables receveurs crédules qui s’agrippent amoureusement aux « principes sacrosaints » de ces formes d’organisations. L’association de ces deux (politiciens et militants), si elle ne surpasse pas les vices congénitaux de certains partis, devient fatale à notre République qui, avec la douleur chronique de la fièvre politique, se mue en une « Rue Publique » : tout y est permis, même les idioties les plus regrettables. Le fait est d’autant plus déconcertant avec le tohu-bohu embarrassant provoqué par l’extrême profusion des partis politiques.  Avec la présidentielle du 24 février 2019 qui pointe grandement son nez, il y a là une parfaite occasion de réinterroger la pratique de la politique chez nous ; une politique très souvent dégarnie de ses plus beaux joyaux.

Après le multipartisme ou quand la République se mue en « Rue Publique »

D’hier à aujourd’hui, la trajectoire historico-politique sénégalaise s’est enrichit en partis politiques et appauvrit en hommes politiques d’exception comme connus aux premiers pas de notre République. Il faut se le tenir pour dit : le Sénégal est, sans conteste aucune, un champion du monde en matière de création de partis politiques. Ils sont au nombre de 267 officiellement enregistrés et ne vous fiez surtout pas à ce chiffre car il évolue constamment eu égard aux chimériques désirs de se « présidentialiser » de certains de nos con-citoyens. Non ! Nous ne répudions pas la volonté politique de ceux-ci mais à qui raisonne la réalité n’échappe guère et n’importe quel clabaud et salaud, excusez le terme, ne doit aisément obtenir un mandat présidentiel même dans une République ou le taux de politicards est des plus sinistres.  Encore nous ne leur en voulons point, pour plus grave, à ces con-citoyens créateurs d’inules partis politiques mais nous en voulons plutôt à ce multipartisme non encadré initié en 1981 par le Président Diouf dans un souci de « démocratisation ancrée » imposée par notre Mère-Nation oui encore elle : la France bien entendu. L’instauration abusive de ce multipartisme fait bon engrais à la floraison des partis dans le champ politique avec de nombreux d’entre eux qui y ont une présence insignifiante voire encombrante. Et c’est à juste titre que le « chevronné » journaliste Madiambal Diagne tient certains partis politiques en raillerie dans les colonnes de l’hebdo Jeune Afrique disant que : « le nombre total de leurs adhérents est tellement dérisoire qu’ils pourraient tenir dans le box étroit d’un télécentre » d’où le surnom de partis « télécentres » ces lieux de communication en vogue il y a quelques années seulement au Sénégal. Par ailleurs, l’analyse comparative entre le nombre de partis politiques (267 officiellement à l’écriture de ces lignes) et le nombre d’inscrits sur les listes électorales (6 millions) est favorable aux sarcasmes les plus étonnants. Mais encore, cette prolifération des partis politiques serait d’ailleurs une bonne et heureuse fortune pour notre République si et seulement si ces formations étaient sous la gouverne de citoyens-patriotes qui s’investissent pour le bien du plus grand nombre et qui, plus encore, supportent le « poids » des vêtements éthiques que doivent porter nos politiciens sans exception. Le malheur est là fort malheureusement, notre République se mue toujours en « Rue Publique » à l’approche d’échéances électorales : les politiciens de bas étage tiennent le crachoir et s’adonnent volontiers à des luttes partisanes sans merci dans l’arène politique.

Le leitmotiv d’une rationalisation des partis politiques : vers un « retour » à notre République

Du fait d’une foultitude de nos associations d’ « oisifs errant » ou partis politiques, l’inquiétude de voir nos acquis politiques tomber sur la bannière hante nos plus savants esprits. Il est d’une véritable clarté que des réformes doivent prendre forme dans l’optique de réenchanter le fonctionnement de notre système politique devenant de plus en plus un modèle « has-been ». Le dernier référendum en date (20 mars 2016) inclut pourtant en son point premier « la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ». Ce point évasif et encore non opérationnalisé prouve à suffisance le caractère faux de l’intrépidité de nos politiciens. Plus qu’une décision « accessoire » portée par le parti au pouvoir, la rationalisation et la modernisation des partis politiques doivent venir de la volonté générale d’abord pour couvrir l’ensemble de la classe politique ensuite. Mais alors rien de possible si une grande partie du peuple se fout royalement de ces politiciens et de leurs bonnes « intentions » pour la Nation. Le cas est alarmant : la rationalisation des partis politiques ne semble point être un sujet à discussion chez nous, elle est loin d’être une priorité institutionnelle bien qu’étant un leitmotiv omniprésent dans les discours de nombreux politistes.  Au nom d’une prétendue démocratie, nos dirigeants se donnent le loisir de soutenir la création de partis « télécentres » qui, in fine, ne serviront que de foires à « bétails électoraux » dont la transhumance vers l’autre prairie (parti au pouvoir) ne se fait guère en longueur de temps puisque l’herbe y est plus verte. Un autre fait probant qui vient témoigner de l’inconvenance promue et de l’amour « platonique » entre politique et éthique au sein de notre République. Que cette phrase soit retenue de ce cri du citoyen: les partis politiques font le « corps » d’une République démocratique ; ils en sont les cellules dont les membranes cytoplasmiques ont pour noyaux l’éthique sans laquelle cette République vacille jusqu’à sa mutation en « Rue Publique ».

KANY BEYE MAIRE DE NDOULO: «La justice n’appartient ni à Macky ni aux magistrats, mais au peuple»

https://www.jotaay.net Le maire de Ndoulo, Kany Bèye, ne serait pas surpris de l’invalidation de la candidature de son camarade de Khalifa Sall. Selon lui, c’est la justice sénégalaise qui est elle-même prise en otage par le Président Macky Sall.  

Une non-participation de Khalifa Sall à l’échéance électorale de 24 février prochain, par une invalidation de sa candidature ne surprendrait pas le baron socialiste Kany Bèye, maire de Ndoulo. À la limite, Kany Bèye est même sceptique quant à l’acceptation de la candidature du député-maire de Dakar, emprisonné dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. «Comme bon nombre de mes compatriotes, je ne serai pas surpris que la candidature de mon frère et camarade de parti, Khalifa Ababacar Sall, soit invalidée. D’ailleurs, c’est le contraire qui aurait surpris, au regard de toute cette parodie de justice à laquelle nous assistons dans ce pays depuis l’accession de Macky Sall à la magistrature suprême», fait remarquer Kany Bèye. «C’est très clair dans l’esprit des Sénégalais et pour toute la communauté internationale que l’affaire Khalifa Sall est éminemment politique. Ce dossier a une connotation politique depuis le début jusqu’à maintenant. La preuve, on n’a jamais vu dans l’histoire judiciaire du Sénégal une personne accusée, traduite en justice, inculpée, jugée et condamnée en première instance, à la Cour d’appel jusqu’à la Cour suprême, le tout en moins de deux ans. Nous avons récemment entendu Macky Sall menacer les Sénégalais disant vouloir prendre le parti des magistrats. Mais, on lui rappelle que ce n’est pas son rôle de défendre ces derniers. Les magistrats peuvent se défendre eux-mêmes et ils en ont les moyens», clashe Kany Bèye. Mais, outre Macky Sall, Me Bocar Thiam, Madiambal Diagne et compagnie en ont pris pour leur grade dans cette sortie du maire socialiste. «Je suis totalement outré par ces comportements des gens qui ont vendu leur voix à Macky Sall. C’est le cas de Me Bocar Thiam qui, à mes yeux, reste le maire le plus contesté du pays. Il ne doit son statut de maire qu’à Khalifa Sall, qu’il a pourtant trahi pour Macky Sall. Il en est de même pour certains patrons de presse comme Madiambal Diagne, qui s’agite rien que pour faire plaisir à Macky Sall», dira-t-il.  Moustapha DIAKHATE

Transport urbain:Dakar Dem Dikk out

iGFM – (Dakar) – La société nationale de transport Dakar Dem Dikk a mis aux arrêts ses bus de transport. DDD tient ainsi à manifester son désaccord contre les saccages de ses bus lors des manifestations politiques. En effet, hier lundi, après la publication de la liste provisoire des candidats retenus pour le premier tour de la présidentielle de 2019 par le Conseil constitutionnel, des manifestants ont saccagé 5 bus de la société nationale de transport.

Dans l’affaire des 94 milliards comme dans de nombreuses autres, nous revendiquons notre droit à l’information !Par Mody Niang

En sa séance du 18 décembre 2018, l’Assemblée nationale a voté la Loi n° 2012-22 portant ‘’Code de Transparence dans la Gestion des Finances publiques’’, laquelle Loi a été promulguée par le Président de la République le 27 décembre 2012. Cette loi s’inscrivait dans le cadre de l’application de la Directive n° 1/2009/CM/UEMOA du 27 mars 2009 portant.

Au point 6 (6.3) de l’annexe à cette loi, il est précisé ce qui suit : « L’information régulière du public sur les grandes étapes de la procédure budgétaire, leurs enjeux économiques, sociaux et financiers, est organisée dans un souci de pédagogie de d’objectivité, notamment après le débat sur les orientations budgétaires. La presse, les partenaires sociaux et d’une façon générale tous les acteurs de la société civile sont encouragés à participer à la diffusion des informations ainsi qu’au débat public sur la gouvernance et la gestion des finances publiques. »

Pour revenir à l’annexe, le point 7 (7.3) précise : « Des sanctions, prononcées dans le respect des règles de l’Etat de droit, sont prévues à l’encontre de tous ceux qui, élus ou agents publics, ont violé les règles régissant les deniers publics.  La non dénonciation à la justice de toute infraction à ces règles par un agent public qui en aurait eu connaissance est sanctionnée pénalement. »

Donc, nous avons non seulement droit à une information régulière sur la gouvernance et la gestion des finances publiques, mais nous sommes encouragés à contribuer à sa large diffusion et à prendre part au débat public. C’est même pratiquement une obligation pour les élus et les agents publics, de dénoncer en justice, toute infraction aux règles régissant les deniers publics.  C’est dans cet esprit que je publie mes contributions, trente ans au moins avant la Directive de l’UEMOA. Contributions qui m’ont valu, et continuent de me valoir les injures les plus grotesques mais que je prends heureusement, pour quantité négligeable.

Nous sommes tous interpellés aujourd’hui par cette affaire de 94 milliards, comme par de nombreuses autres reléguées trop facilement dans l’oubli. Le président de PASTEF, Ousmane Sonko a, au cours d’une conférence de presse, accusé gravement le Directeur des Domaines et responsable politique APR à Louga M. Oumar Diallo, de forte implication dans un détournement de 94 milliards de francs, tout en précisant qu’il n’en était pas à son coup d’essai. M. Sonko ne s’était pas arrêté d’ailleurs en si bon chemin : il avait porté l’affaire devant le Procureur de la République, l’Inspection générale d’Etat (IGE) et l’OFNAC. Plus de deux mois après, l’accusé comme la justice et les organes de contrôle se murent dans un silence assourdissant. C’est, finalement, le président du Groupe ‘’Avenir Communication’’, M. Madiambal Diagne, ami déclaré et revendiqué du couple présidentiel qui, invité à l’émission  de ‘’Jury du Dimanche’’ de ‘’I-Radio’’ du 30 décembre 2018 par M. Mamoudou Ibra Kane, qui ouvre les hostilités, en décrochant les premières salves contre le président de PASTEF. Considérant qu’en réponse, M. Sonko l’a couvert d’injures à l’occasion d’un meeting aux Parcelles Assainies, il revient à la charge et se lâche dans un long texte publié dans son quotidien et repris par de nombreux sites, portant sur le président de PASTEF des accusations particulièrement graves. Invité de Papa Ngagne Ndiaye à ‘’Faram Facc’’ du mercredi 9 janvier 2019, il tape encore plus fort sur Ousmane Sonko et lance : ‘’Bakk na Njaag’’, ‘’laal na lalaake’’. Comme pour dire qu’il a commis l’erreur de trop, a touché à l’intouchable, et annonce qu’il l’enfoncera davantage dans les prochains jours.

C’est donc le président de PASTEF qui l’a sorti de sa réserve, si réserve il y avait. N’attendait-il pas plutôt le moment le plus opportun pour porter ses graves accusations ? Sommes-nous assez naïfs pour croire qu’il n’allait rien dire si le président Ousmane Sonko n’avait pas répondu à ses premières salves en le traitant de ‘’mercenaire’’ ? Ces questions méritent quand même d’être posées. Je ne m’attarde pas sur les accusations qui sont sur la place publique. Par contre, je me pose des questions sur les investigations ciblées de M. Diagne. Pourquoi s’est-il arrêté en si bon chemin après tout ce qu’il sait désormais sur cette affaire de 94 milliards ? A Papa Ngagne Ndiaye qui lui demandait pourquoi M. Mamour Diallo n’avait pas porté plainte, il répondit, en joignant le geste à la parole : ‘’C’est son affaire’’. Pourquoi n’est-il pas allé jusqu’au bout de ses investigations pour nous permettre d’en avoir le cœur plus net sur toute cette affaire ? Les personnes mises en cause (M. Oumar Diallo et bien d’autres citées par M. Sonko) l’ont-elles été injustement ? Si oui, pourquoi n’ont-elles pas porté plainte ? S’il se trouve qu’elles sont impliquées dans l’affaire – ce qui est probablement le cas –, pourquoi le Président-politicien, son Ministre de la Justice et son Procureur de la République ont-ils choisi de garder un silence lourd devant cette affaire gravissime dont personne ne doute plus désormais de l’existence ? C’était vraiment l’occasion rêvée pour faire établir, par la justice, la duplicité supposée du président de PASTEF et de le discréditer à jamais ! Je poserai les mêmes au journaliste dit d’investigations qui s’est vite saisi de cette affaire et veut nous enfermer dans les seules accusations contre le potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle. Nous refusons cette camisole de force, parce que le Sénégal est un petit village, et nous savons qui est qui.

Un passage du texte du journaliste dit d’investigations m’a intrigué et en a sûrement intrigué plus d’un. C’est celui-ci : « Par ailleurs, Ousmane Sonko devait aussi ignorer que le mandataire des héritiers du TF 1451/R, Djibril Dial, était venu me solliciter pour que je l’aide auprès de certaines autorités de l’Etat pour faire avancer le dossier. J’avais catégoriquement exclu toute idée de commissions, contrairement à Ousmane Sonko qui, lui, réclamait 12% des montants qui seraient payés. »

Donc, en tant que patron de presse, il a une certaine influence sur certaines autorités de l’Etat ! D’où lui viendrait cette influence ? Une telle phrase ne sera jamais prononcée par le patron de presse d’un pays sérieux. En outre, sommes-nous obligés de croire qu’il avait exclu toute idée de commissions ? Nous n’avons quand même pas oublié cette affaire de 200 millions dont les protagonistes étaient le président Wade, son Ministre de l’Environnement d’alors Thierno Lo et lui-même ! Affaire qui, le 10 janvier 2010, a alimenté la ‘’Une’’ de pratiquement tous les quotidiens de la place de l’époque. Certains d’entre eux faisaient même état de confrontation, devant le vieux président prédateur, entre le ministre et le journaliste, le premier confirmant lui avoir remis les millions, le second de lui rétorquer de montrer la décharge. Cette affaire ne pouvait quand même pas être le fruit de l’imagination des Sénégalais, fût-elle fertile ! Il suffit de cliquer sur GOOGLE pour avoir mille versions sur cette affaire rocambolesque de 200 millions. Il y a aussi qu’un compatriote, haut fonctionnaire qui a été au cœur de l’administration pendant au moins trois décennies avec qui j’échangeais sur les accusations de M. Diagne me répondit : « J’avoue que je n’ai pas lu cet article parce que son rédacteur fait partie de la presse servile et que lui-même n’a qu’à dire pourquoi il a quitté le métier de greffier. »

Je me garderai de rappeler ici les mots amènes que M. Baba Tandian a prononcés à son endroit, après un voyage qu’ils auraient effectué ensemble en Chine. C’était dans une longue interview publiée par les sites ‘’xalimasn’’ et ‘’leral.net’’ le 11 février 2011. Ne sachant pas ce qui opposait réellement les deux hommes – ils ne devaient pas beaucoup s’estimer –, je me garde de citer ici les propos de M. Tandian.

Que notre journaliste dit d’investigations ne nous braque surtout pas sur ses seules accusations portées contre M. Ousmane Sonko ! Sans doute, ce dernier doit-il monter lui-même au créneau pour nous donner des explications. Il devrait en avoir car, personne ne comprendrait qu’il ait porté d’aussi graves accusations tout en étant impliqué dans l’affaire incriminée. Mais, ce ne serait pas tout : investigations pour investigations, combien d’affaires louches se sont-elles déroulées sous nos yeux sans que nos accusateurs d’aujourd’hui n’aient levé la plus petite plume ? Nous avons d’ailleurs l’embarras du choix tellement ces affaires sont légion. Je n’en retiendrai que quelques-unes et commencerai par le sommet, donc par le président-politicien qui est au début et à la fin de tous les scandales consubstantiels à sa pernicieuse gouvernance et sur lesquels se taisent nos investigateurs partisans. Je m’arrêterai d’abord sur la prestation d’un certain Mapenda Faye, présenté comme un responsable APR, devant le micro d’un site. Au cours de l’émission, il s’érige en défenseur acharné du Procureur de la République et de M. Mamour Diallo qui n’ont pas à s’intéresser, selon lui, à une simple déclaration. Il se contredira par la suite en affirmant que c’est après la victoire de son candidat au lendemain du 24 février 2019 qu’on s’occupera du dossier Sonko. Avant la victoire de son candidat, l’affaire des 94 milliards est une simple déclaration. Après, ce sera un dossier qui permettra de régler son compte au président de PASTEEF. Cette affaire, simple déclaration avec tous les documents qu’elle comporte (de la justice, de la Direction des Domaines, etc.) et toutes les personnes mises en cause ! Et ces 94 milliards dont lui et les personnes de son acabit disent ‘’qu’ils ne sont pas encore payés’’ ! Ce Mapenda Faye traite M. Ousmane Sonko de menteur alors que c’est lui le menteur. C’est un gros menteur ou un ignorant. Sur l’Affaire Petro-Tim, il affirme, péremptoire, que son président n’en est pour rien, l’Affaire ayant été réglée par le vieux président politicien et son fils entre les deux tours, et que celui qui a besoin d’en savoir plus n’a qu’à s’adresser à eux. Il ment, il ment effrontément, comme mentait son camarade Mame Mbaye Niang qui affirmait que « Abdoulaye Wade et Karim Wade ont signé le contrat de manière douteuse » et ajoutait que « celui qui exige toute clarification sur cette affaire (douteuse) se propose d’aller les voir au Qatar ».

Wade-père et Wade-fils ont effectivement entamé la procédure douteuse, mais ils ne l’ont pas achevée. C’est plutôt, désormais, au président-politicien qu’il faut demander des clarifications car, il a trouvé sur place le dossier douteux : le contrat et un projet de décret. Projet car, même si le Président Wade et son Premier Ministre l’avaient signé, il n’avait pas encore d’existence juridique, n’ayant pas été daté, enregistré au Secrétariat général du Gouvernement et promulgué. Tout contrat qu’il validait était donc nul et de nuls effets. Le président-politicien n’a eu aucun état d’âme à poursuivre la procédure douteuse et à prendre un décret douteux, pour valider le contrat tout aussi douteux, sur la base d’un rapport de présentation lui-même cousu de fil blanc, avec des informations fausses. Je renvoie ce Mapenda Faye et les gens de son acabit à ma contribution « Cinq mois après sa démission-spectacle, le Ministre Mame Mbaye Niang sort du bois », publiée par ‘’WalfQuotidien’’ et ‘’L’AS’’ du 14 novembre 2018. On doit certainement demander des clarifications au vieux président prédateur et à son fils, mais aussi et surtout au président-politicien qui a attribué définitivement le faux contrat à Petro-Tim, en toute connaissance de cause. Ce contrat scélérat et le décret tout aussi scélérat qui le valide devraient valoir à leurs auteurs les pires déboires judiciaires du monde. Pourtant, ils ont laissé de marbre notre journaliste dit d’investigations et les autres de son acabit.

Et des crimes odieux que le président-politicien couvre à travers les nombreux dossiers qui gémissent sous son coude et les nombreux autres qui dorment d’un sommeil profond sur le bureau du Procureur de la République, dont au moins une dizaine de l’OFNAC, du temps de Mme Nafy Ngom Keïta ! Et des rapports des organes de contrôle qui ne sont plus publiés ! Que cachent, en particulier, les ‘’Rapports publics sur l’Etat de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes’’ des années 2016, 2017 et 2018 de l’IGE ! Quid des dizaines de millions de francs CFA que l’ancien Directeur général du Port autonome de Dakar distribuait aux quatre coins du pays et même jusqu’à Bamako, où il a financé l’accueil du Président-politicien à hauteur de dix millions ! Pourquoi n’en distribue-t-il plus ? D’où provenaient ceux qu’ils distribuaient alors avec une générosité débordante ?

Difficile de ne pas signaler ce gros marché de gré à gré de 400 milliards, contrat signé en août 2017 par le Directeur général (DG) de la SAR (un certain Oumar Diop) avec la Société ORYX,  et portant sur huit cargaisons de produits pétroliers pour une durée supérieure à un an sans, semble-t-il, l’avis du Conseil d’Administration (PCA). Avec l’indignation des actionnaires et, en particulier du plus gros d’entre eux (Locafrique), le DG a été tout juste relevé de ses fonctions et remplacé par le PCA, grand responsable APR de Pire. L’affaire est tombée depuis lors dans l’oubli. Ce scandale comme de nombreux autres n’ont-ils pas intéressé l’accusateur du président de PASTEF et d’autres courtisans du couple présidentiel ?

On peut s’arrêter sur une autre grosse affaire qui les a laissés, eux et les autres, parfaitement indifférents. Et pourtant ! Il s’agit de cette ‘’Affaire dite de rétro-commissions de 12 milliards’’.  Le mercredi 11  octobre 2017, le site ‘’dakaractu’’ jette un pavé dans la mare, avec ce titre : « La CRÉI sur la piste d’une supposée rétro-commission de 12 milliards versée à Cheikh Amar (Documents).» Et le site de développer : « En enquêtant sur la richesse de Madické Niang, dans l’affaire des biens mal acquis, les enquêteurs sont tombés sur du lourd. Suite à une requête des gendarmes enquêteurs, la Bicis a répondu avoir trouvé dans ses livres le compte bancaire K001001528000504700068 appartenant à la société MDL (Minéral Déposits Limited Sénégal) qui exploite actuellement le zircon dans la région de Thiès. Ledit compte désormais clôturé a intrigué la direction de la Bicis qui dans sa lettre réponse aux enquêteurs souligne qu’il y a eu ‘’des mouvements d’opérations remarquables’’ ». Le site enfonce le clou : « La direction de la Bicis livre ainsi le nom de Cheikh Amar et de son entreprise TSE ainsi qu’une autre structure appartenant à un de ses frères.» Le site fait d’autres révélations, graves, documentées et dont je me suis fait l’écho dans ma contribution« Affaire dite de rétro-commissions de 12 milliards : de quel côté la vérité se situe-t-elle ? », parue dans ‘’WalfQuotidien’’ du 17 et ‘’Sud quotidien’’ du 20 octobre 2017. Là aussi, nos journalistes dits d’investigations se sont réfugiés dans un silence de cimetière. Parfois on se demande ce qui explique leur tendance presque générale à ménager ce Cheikh Amar.

Le quotidien ‘’Dakar-Times’’ révèle, ce jour, que pour ‘’supposés corruption et financement d’opposant’’, l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives (ITIE) va saisir Tullow Oil. Si l’information est avérée, l’ITIE est vraiment sélective dans ses saisines, comme l’autre dans ses investigations. Que n’avait-elle pas saisi la Société minérale ‘’MDL’’ (Société minérale Deposits Limited Sénégal S.A.R.L.) dans l’affaire dite des ‘’Rétro-commissions de douze milliards’’ ? Quels liens cette Société avait-elle avec le supposé bénéficiaire desdites rétro-commissions ? En outre, ‘’MDL’’ est au Sénégal depuis 2004 pour l’exploitation de nos différentes mines (or, zircon, ilménite, etc.). Elle était ainsi bénéficiaire de contrats d’exploitation pour l’or de Sabadola et, aujourd’hui, pour les grosses réserves de Zircon de Diogo, que ‘’Jeune Afrique’’ du 22 mars 2012 estime à 3,2 milliards de tonnes. Pendant plusieurs années, l’or de Sabadola nous est pratiquement passé sous le nez. Il en est de même aujourd’hui du zircon. Aussi bien pour l’or hier que pour le zircon aujourd’hui, on fait état de gros scandales dans leur exploitation. Nous nous rappelons ce rapport de la CENTIF qui faisait état de blanchiment d’argent et de commissions occultes au cœur de l’or et du zircon sénégalais. Que l’ITIE ne nous éclaire-t-elle pas d’abord sur ce rapport et sur de bien d’autres encore ? Elle le peut bien, même si elle n’existait pas encore. Grosse surprise : l’Assemblée nationale entre dans la danse. Du moins son président de la Commission des Finances (M. Seydou Diouf) suggérerait à M. Sonko de demander la mise en place d’une commission parlementaire ‘’pour laver sa peau’’. Si l’information est avérée, c’est vraiment le Sénégal à l’envers.

Je terminerai ce long texte – il ne pouvait pas ne pas l’être – par une dernière affaire ténébreuse : ‘’Le Protocole de Reubeuss’’, dont on s’est évertué à nous faire croire, depuis les années 2006, que c’était une vue de l’esprit. Or, devant l’évidence, le Procureur de la République s’en est autosaisi, après des déclarations graves et sans équivoque de très (anciens) proches du vieux président-politicien. C’est le quotidien national ‘’Le Soleil’’ lui-même, que personne ne peut suspecter d’hostilité vis-à-vis du président-politicien Jr qui, dans son édition du 19 juillet 2016, s’en est fait l’écho dans les termes qui suivent : « Le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, s’est autosaisi pour tirer au clair l’affaire dite des 74 milliards de FCfa qui défraie la chronique dans le landerneau politique sénégalais. Selon la RFM, Samuel Sarr est ‘’le premier à être convoqué et il sera entendu aujourd’hui par la sûreté urbaine’’. L’avocat Me Ousmane Sèye, la notaire Me Nafissatou Diop, le colonel Malick Cissé et le député Oumar Sarr, ex-compagnon d’Idrissa Seck, ‘’seront entendus dans les jours à venir’’. La RFM précise que l’enquête a été confiée au commissaire El Hadji Cheikh Dramé, patron de la Sûreté urbaine de Dakar. Ainsi, l’ancien ministre de l’Energie sous Wade, Samuel Sarr, est convoqué ce mardi à 15 heures et sera ainsi le premier à être entendu dans le cadre de cette affaire qui agite depuis quelques temps le paysage politique sénégalais. A sa suite, Me Ousmane Sèye, Me Nafissatou Diop, le colonel Malick Cissé et Oumar Sarr, ex-compagnon d’Idrissa Seck, seront entendus dans les jours à venir pour tirer au clair ces accusations tous azimuts (…). »

C’était clair, net et sans équivoque. Mais, quelles ne furent notre surprise et notre grande déception quand, le même jour, la presse annonça que le Procureur de la République s’était rétracté. Ainsi, le site ‘’seneweb.com’’ précisait : « L’État a finalement décidé de surseoir à l’enquête sur le ‘’Protocole de Rebeuss’’ qui devait démarrer ce mardi. Selon des sources de ‘’seneweb’’, il a été demandé au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar, Serigne Bassirou Guéye, de ranger le dossier dans les tiroirs jusqu’à nouvel ordre. À son tour, le commissaire El Hadji Cheikh Dramé, patron de la Sûreté urbaine, a été sommé d’arrêter les auditions prévues. Ainsi, les interrogatoires de Samuel Sarr et de Birahim Seck du Forum civil, prévus ce mardi à partir de 15 heures, ont été annulés. L’avocat Me Ousmane Sèye, la notaire Me Nafissatou Diop Cissé, le colonel Malick Cissé, le député Oumar Sarr, ex-numéro 2 et Idrissa Seck ne seront également pas entendus. »

Que s’était-il réellement passé ce jour-là ? Sur quelle base le Procureur de la République s’était-il fondé pour s’autosaisir ? Qui l’avait fait reculer et pourquoi ? Avait-on entendu, à l’époque, notre journaliste dit d’investigations et d’autres du même acabit ? Il s’agissait quand même d’une affaire gravissime, portant sur un montant supposé de 74 milliards de francs CFA dont nous ne savons rien de l’origine, ni de la destination, et qui mérite d’être clarifiée, comme le méritent celle des 94 milliards et nombre d’autres scandales gravissimes qui ont jalonné la gouvernance du vieux président-politicien et celle du président-politicien Jr.Dakar, le 14 janvier 2019

Liste des candidats présidentiels : Que se passe-t-il au Conseil constitutionnel? Par Seybani SOUGOU

Ce qui passe actuellement au Sénégal est ahurissant : les 7 Sages sont « retranchés » depuis dimanche 13 janvier 2019 au siège du Conseil Constitutionnel et ne sont pas parvenus à minuit à publier la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle.  Un scénario inédit, digne d’une tragédie grecque.

Y’a-t-il un désaccord profond entre les 7 Sages ? Une pression est-elle exercée sur les 7 membres du Conseil Constitutionnel pour ne pas publier la liste comme prévue hier ?  Toutes les hypothèses sont plausibles.

Disons-le clairement : toutes les explications du monde ne suffiront pas pour justifier cet extraordinaire cafouillage, qui témoigne d’un amateurisme sans précédent. Jamais dans l’histoire du Sénégal, la publication de la liste provisoire des candidats n’a donné lieu à un tel spectacle (nous ne sommes même pas encore au stade des résultats, où de telles difficultés peuvent survenir « exemple, en 1993″). L’argument officiel selon

lequel les Sages continuent les travaux ne convainc personne. Pourquoi avoir demandé aux journalistes de venir le 13 janvier 2019 si les travaux ne sont pas finis?

Alors que la mise en œuvre du parrainage a été un « flop », la non publication de la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle à la date indiquée (13 janvier 2019, un dimanche) a fini de jeter le trouble et de plonger le Sénégal dans l’incertitude et dans un désordre institutionnel indescriptible.Seybani SOUGOU

 Adieu Aminata Mbodj Mbana, la dernière linguère du Walo !Par Amadou Bakhaw DIAW

Le Walo pleure une de ses plus llustres filles Aminata MBOD Mbana décédée ce Lundi 14 Janvier 2018 à Richard Toll .

Grande de taille, gracieuse ,belle et charmante , de par sa forte personnalité,elle avait occupé toutes ces dernières décennies le devant de la scène publique du Walo

De par sa naissance elle était le résumé du Walo dans toute sa diversité.

Elle était la fille de Adja Mbana DIOP la grande cantatrice du Walo petite fille du Bathie Guewel Gaamalo le célébre Mbaydé Medoune DIOP . Son père Mame Abdou MBODJ fut le dernier chef traditionnel du Walo avant l’indépendance .
Aminata MBODJ a vécu de façon multidimensionnelle.

Femmes d’affaires elle s’était lancée dans la restauration et l’agriculture elle fut une pionnière dans le développement de la riziculture irriguée au Walo.

Responsable politique , elle fut élue député plusieurs fois a l’assemblée nationale et Adjointe au maire de la commune de Richard Toll.Comme ses ancêtres les Lingueres Ndaté Yalla et Ndieumbeutt , Aminata Mame Abdou jouait un rôle politique de premier plan au dela du genre ,dirigeant aussi bien des militants que des militantes.

Actrice culturelle, Digne héritière de sa mère Adja Mbana DIOP elle a toujours eu à défendre l’art et la culture du Walo quand l’occasion se presentait.

Fervente talibé tidiane , elle organisait chaque année des conférences religieuses et portait une adoration particulière à la sainte mere d’El Hadj Malick SY sokhna Fawade Wéllé.

Diongoma coumba Boye , descendante de par son père l’ancien chef de canton Mame Abdou MBODJ du Brack Ndiack Aram Bakar MBODJ et du Diawdine Madyao Khor Aram Bakar DIAW , elle était parmi les notabilités coutumieres de ces deux familles princières du Walo .

Avec sa grande sœur Lissong MBODJ, Aminata Mbana assurait la coordination et la représentation des deux grandes familles griottes du Walo celle de Bathie guéwel Gamalo et de Diamatth

Grande actrice du développement communautaire, Aminata Mbana était à la tête de plusieurs fédérations d’associations féminines aussi bien au niveau regional que national .

La salle de délibération de l’hôtel de ville de Richard Toll ne resonnera plus des discours de la lionne du Walo ainsi que les multiples tribunes de Gaya ,de Dagana,de Khouma ,de Richard Toll,de Ndiao ,de Ronkh,et de Ndiaténe .

On s’exclamera plus Diarao lak pour avoir apprécié de la finesse de la cuisine d’Aminata Mbana. ! Qui accueillera avec la qualité du gite et la meilleure des restaurations les illustres hôtes de passage au Walo ?

Repose en paix Aminata Mbana , Aminata Mame Abdou , Donnay Ndiack, Adieu Linguere ,Adieu Reuba (la chasseresse) .

Kaddj Natogo Gueth Brack Ndiack Aram Bakar Dakh Damel Reindi Teigne SA DOUNDA AMNA NDIARIGNE  Ton cousin maternel et paternel, ton neveu, ton Guerr et ton frère Diawdine Amadou Bakhaw DIAW


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