Revue de Presse du Samedi 12 Janvier 2019

EL HADJ IBRAHIMA SALL, PRESIDENT DE L’UNIVERSITE POLYTECHNIQUE DE L’OUEST-AFRICAIN« La réforme de l’Etat libère notre potentiel de croissance, réduit les inégalités et protège le pacte républicain ! »

http://www.lesoleil.sn Formé dans les institutions les plus prestigieuses du monde (HEC-Paris, Sorbonne, Wharton School, JFK Harvard), El Hadj Ibrahima Sall est un économiste, philosophe et mathématicien. Il est président et fondateur de l’Université Polytechnique de l’Ouest Africain. Cette interview à bâtons rompus nous fait découvrir, comme dirait Bergson,  un homme qui agit en homme de pensée et qui pense en homme d’action. Administrateur de sociétés, cet ancien enfant de troupe du Prytanée militaire de Saint-Louis, plusieurs fois lauréat du concours général, dispose aussi d’une expérience professionnelle dans des institutions de dimension mondiale. Ancien fonctionnaire du système des Nations-Unies, du Groupe Banque mondiale, expert à l’OCDE Paris, El Hadj Ibrahima Sall se passionne pour la prospective et les grands défis de notre siècle. Il est l’auteur de plusieurs publications dont le fameux « Demain la République ». L’ancien ministre de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, et ancien directeur d’institutions financières au Sénégal,  nous livre ses réflexions sur les réformes préconisées par le président de la République, sur le chômage des jeunes et les transformations que notre pays doit engager.

A entendre les acteurs majeurs de la vie politique s’exprimer, au premier chef le Président de la République, on ne s’étonnera pas que le prochain mandat soit un mandat de réformes. Quel regard l’économiste et philosophe que vous êtes porte sur la question des réformes ?

Réformer une institution c’est lui faire subir des modifications importantes destinées à l’améliorer. Réformer c’est aussi, comme en religion, ramener un ordre à une observation plus stricte de sa règle. Et puis, enfin, il existe, une troisième acception, plus radicale puisqu’il s’agit tout simplement de supprimer ce qui est devenu inapte à remplir sa mission. C’est le sens militaire que le Bulletin Officiel des Armées précise pour « libérer des drapeaux » les militaires, reconnus comme inaptes à servir la mission pour laquelle ils ont été engagés.

Deux questions sont prioritaires pour notre pays. Comment asseoir la légitimité de notre Etat qui doit, de plus en plus, s’affirmer face aux pouvoirs croissants des corporatismes, des intérêts privés et des partenaires au développement ? Ensuite, comment restituer l’Etat aux citoyens et renforcer la confiance du peuple dans le projet d’un « Sénégal pour tous » ? Le Président de la République a donc raison de faire de la réforme de l’Etat un chantier prioritaire du prochain quinquennat.

Le mandat qui vient de s’écouler fut un mandat de redressement. Le redressement a été réussi puisqu’il a mis fin à une dérive qui allait nous conduire à un naufrage collectif. Avec le second mandat, s’ouvre une nouvelle ère pour le Sénégal où comme disait Marx, parlant du monde dans la onzième thèse sur Feuerbach, « il s’agit maintenant de le transformer ». La transformation du Sénégal, tant demandée par le peuple, passera nécessairement par la réforme de l’Etat, la modernisation de ses services publics et l’amélioration de la performance des agents de l’Etat et une meilleure valorisation de leur travail. C’est la conviction du Président de la République.

Quel est l’enjeu des réformes ? 

L’enjeu de la réforme de l’Etat c’est de restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions et leurs dirigeants. L’Etat doit, pour garder toute sa légitimité, être au-dessus de tout soupçon. La méfiance commence avec le déficit de transparence et les conflits d’intérêt ; et la défiance, elle, se manifeste à partir du moment où ceux qui sont supposés servir la communauté à travers l’Etat, se retournent contre les intérêts de la collectivité. Depuis plusieurs décennies, l’Etat est utilisé contre ceux qu’il est supposé protéger, comme lorsqu’un système immunitaire se retourne contre ses propres antigènes. C’est une situation qui rappelle les maladies dites auto- immunes. La réforme de l’Etat constitue alors une réponse soft de renforcement du système immunitaire et s’apparente ici à de l’immuno régulation. L’autre réponse, moins douce, serait la privatisation, une sorte d’immuno-suppression.

Le Président Macky Sall a entendu cette clameur qui s’élève de partout depuis plusieurs décennies pour réclamer que l’on rende l’Etat aux citoyens, et pour dénoncer la confiscation de l’Etat par des intérêts déguisés en corporatismesC’est sans doute pour répondre à cette nouvelle demande sociale que le Chef de l’exécutif a décidé, à juste titre, de restaurer l’idéal de l’Etat et de remettre ses charpentes sur pied. C’est tout à l’honneur de la politique. Qu’est-ce la politique sinon la capacité d’un peuple à s’emparer de son destin, en inventant un ordre juste, sous l’impérium du bien commun ?

Un autre facteur nous conforte dans notre volonté de renouveler l’Etat. En effet, l’Etat, lui-même, est au cœur d’une communauté d’organisations qui ne cessent de se renouveler elles-mêmes. Lorsque la communauté se réduit à une seule organisation, la fonction de l’Etat est avant tout technique et n’a besoin que d’ajustements mineurs. Mais à mesure que s’étend le champ social et que la division du travail s’intensifie, l’exercice du pouvoir s’éloigne d’une technique et devient stratégique.

Maintenir en vie une communauté composite, en définir les objectifs, assurer sa prospérité suppose un Etat qui se réforme constamment. Siège de toutes les organisations destinées à vivre ensemble, l’Etat doit concilier des stratégies antagoniques, découvrir les compromis durables, empêcher que les coalitions puissantes imposent leurs intérêts propres au point de provoquer des résistances et des blocages préjudiciables à l’unité nationale. Rechercher, réaliser, concilier des objectifs multiples et contradictoires suppose un effort de direction, de coordination, et de régulation de systèmes complexes qui impose à l’Etat une réforme perpétuelle. La réforme nait de la nécessité d’adapter constamment les structures à la stratégie et à l’environnement.

C’est sans doute pour cette raison que le Président souhaiterait pour le prochain mandat, redéfinir les missions de l’Etat, réformer les modes de gouvernance des organisations publiques – directions nationales, entreprises publiques, agences-, et mener une politique des ressources humaines à la hauteur des nouvelles missions confiées aux administrations. L’ambition est de restaurer l’Etat et son autorité, de le rendre à la fois plus proche et plus stratège, plus efficace dans ses opérations, et plus efficient dans l’utilisation de ses ressources. En d’autres termes, il s’agira de reconstruire un Etat au diapason du monde, en mettant en adéquation ses missions, ses stratégies, ses structures et sa culture.

Le Président de la République Macky Sall sait manifestement que les sénégalais veulent transformer leur pays ; ils veulent le voir changé radicalement. Il sait aussi que les pages qu’il écrira dans l’histoire de notre pays dépendront de l’ampleur et de la nature des transformations qui marqueront son second mandat, puisque la réforme de l’Etat libèrera notre potentiel de croissance, réduira les inégalités et protègera le pacte républicain.

Quels sont, d’après vous, les leviers de la réforme de l’Etat ?

Dans cette réforme, il faut commencer par les agents de l’Etat, par leur déontologie et leur éthique. Nous avons besoin d’un code de déontologie des fonctions publiques respectées et efficaces. Concrètement, cela veut dire une déontologie qui précise les droits, les obligations, les garanties et la discipline de l’agent de l’Etat.

Il s’agira de préciser les principes et les valeurs du service public; d’apporter des solutions claires aux problèmes de la hiérarchie ; de traiter des liens entre fonctions publiques et fonction politique; de restaurer le commandement et l’obéissance; de préciser le sens de l’indépendance d’esprit et de l’obligation de réserve; de préciser la responsabilité de l’agent et les devoirs de l’administration ; et d’insister sur les comportements prescrits devant la confrontation d’intérêts, dans le maniement des informations et dans les situations d’urgence et de raison d’état.

C’est dire qu’il faut mener, sur le plan des structures, la lancinante réforme de nos services publics et la redéfinition des missions de l’Etat. La première démarche vise à améliorer la qualité des services publics, la performance des administrations à travers la révision de leurs modes de fonctionnement et de gestion, les simplifications administratives et l’utilisation de nouvelles technologies. Cette démarche vise essentiellement la fonction de production des services publics qui sera visée par la réforme pour rendre plus efficaces les services publics centralisés et décentralisés : service public de l’éducation et de la santé ; services de sécurité et de défense ; service public de la justice ; de l’économie et des finances ; et enfin, de manière générale, tous les services de l’Etat. La seconde démarche cherche à servir une ambition plus large, qui devra inclure une révision des missions de l’état, de ses modalités d’intervention et, de manière générale, la performance des politiques publiques.

La réforme passera par un leadership transformationnel. Les dirigeants doivent renforcer ou acquérir la capacité à influencer, à motiver et à rendre les autres capables de contribuer à l’efficacité et au succès des organisations dont ils sont membres. Un leadership capable de créer un nouveau Sénégal auquel les sénégalais veulent appartenir. Ce leadership va développer la participation des usagers qui doit être opératoire pour permettre à l’Etat de tisser des liens de partenariat avec les usagers, les organisations publiques, non gouvernementales, gouvernementales.

Quels aspects des ressources humaines doit concerner la réforme ?

La réforme devra naturellement valoriser les agents de l’Etat dévoués au bien commun, développer des métiers et des compétences, proposer des trajectoires de carrière ainsi que la reconnaissance des personnes préposées à l’accomplissement des services publics. Les « corps de l’Etat » devront se moderniser avec une réforme en amont des Ecoles de formation des fonctionnaires comme l’ENA. La formation continue des agents de l’Etat sera développée pour contribuer à la gouvernance des affaires par des méthodes managériales adaptées à des environnements en changement, à de nouveaux métiers, à de nouvelles exigences sociales et économiques. Elle sera un aspect majeur de la réforme, en se poursuivant bien naturellement « tout au long de la carrière ». Plus particulièrement, les enseignants et les médecins auront l’obligation de se former continuellement sur un financement public voté dans le cadre de la loi des finances.

Par ailleurs, nous sommes aussi conscients que pour opérer des changements, nous devrons réformer le mode de gouvernance des organisations publiques, le mode de sélection et de fonctionnement de leurs conseils d’administration, de leurs instances de contrôle interne et externe. Une reforme sérieuse de l’Etat ne peut faire l’impasse sur la gouvernance de contrôle. La réforme de l’Etat est consciente qu’à côté des femmes et des hommes dévoués pour le service public, il existe des agents publics mus par des intérêts privés. Pas de réforme de l’état donc sans réforme de la gouvernance de contrôle.

La nouvelle gestion des ressources, dans une démarche de l’optimisation managériale dont l’administration publique a besoin, mettra l’accent sur la culture de la « performance ». Celle-ci doit être accompagnée d’une véritable politique de l’évaluation des performances des agents. En effet, la logique de performance devra devenir un principe cardinal de la gestion des ressources humaines. Une telle démarche s’inscrit dans une politique d’incitation des agents publics à améliorer en permanence la qualité de leurs prestations, en rompant avec le strict égalitarisme inhérent à la conception traditionnelle du statut. La nouvelle gestion des ressources humaines va détecter et définir des besoins de formation des fonctionnaires dans des domaines spécifiques.

Pensez-vous que le Président de la République ira jusqu’au bout des réformes ?

A mon humble avis, le Président de la République sait que l’avenir de nos services publics, la réduction des inégalités sociales et même la légitimité de l’action publique dépendront, essentiellement, de la réussite de cette réforme. Il sait aussi que les transformations profondes que les sénégalais attendent de leur pays passeront nécessairement par l’Etat qui, pour l’essentiel, les portera. Tout le destin de la société de confiance et de son projet politique “un Sénégal pour tous” dépendra du succès de la réforme de l’Etat. C’est donc son intérêt et son devoir de conduire ces réformes.

Nous savons aujourd’hui qu’il y’a plusieurs manières de réformer l’Etat. Laquelle semble convenir le mieux au Sénégal ?

En effet, il existe trois leviers pour réformer l’Etat. Je recommanderais personnellement de les combiner dans le cas du Sénégal : la loi de finances, les audits de qualité et les instruments du management public. Selon la pondération choisie entre les différents leviers, le pilotage de la réforme sera confié à un ministre technique ou alors au Premier Ministre.

Commençons par le Budget, puisque c’est à la mode actuellement en France, où depuis quelques années, la réforme de l’Etat est rattachée aux Comptes publics et au Budget. Elle correspond à une volonté de rendre le budget de la nation plus lisible et de l’orienter vers des objectifs de politiques publiques claires dont il faut rendre compte. Ainsi, la redéfinition des missions autour de programmes, rattachés chacun à une ligne budgétaire dédiée, permet de faire une budgétisation orientée vers les performances.

Le budget passe d’une logique de moyens à une logique de résultats, avec l’instauration d’une nouvelle liberté des gestionnaires des programmes, et des responsabilités nouvelles conférées au management. Les responsables de programmes pourront donc définir une stratégie, s’engager sur des objectifs précis, rendre compte des performances par des indicateurs de résultats pertinents. Dans une telle démarche, l’introduction d’un système de rémunération au mérite s’impose et la mobilité des emplois est facilitée pendant que la réingénierie des processus, accompagne cette réforme de l’Etat par le budget. À ce dispositif déjà opérationnel, pourraient se greffer des stratégies ministérielles de réforme (SMR) et des plans pluriannuels de modernisation (PPM) afin de programmer les changements de manière cohérente et lisible.

La démarche par les audits constitue, comme je l’ai déjà dit, un apport essentiel pour moderniser les services publics. Elle commence par des audits dits de modernisation. Ces audits sont effectués   aux niveaux ministériels et interministériels sur des thématiques précises ; des audits sur la qualité des services publics et des programmes en s’appuyant sur des méthodologies structurées, normées et bien connues. Nous connaissons des méthodologies qui ont fini de faire leurs preuves. C’est techniquement simple de les réaliser, contrairement aux méthodes organisationnelles plus complexes, plus holistiques et qui exigent une démarche interministérielle, pilotée par le premier ministre.

Paradoxalement, les méthodes organisationnelles sont plus anciennes que l’on croit. En France on peut noter dans les années 50, les circulaires qui demandent la mise en place des “bureaux organisation et méthode » (BOM) et la note de Antoine Pinay qui crée un « service central organisation et méthode » (SCOM). C’est toujours cette démarche par le management qui met aujourd’hui en avant la responsabilité managériale des agents publics. Une politique de développement des responsabilités, d’instauration de nouvelles relations sociales, d’évaluation des services publics et des politiques publiques devra guider la réforme par le Management public.

Combinant ces trois démarches, nous devrons porter une attention particulière, dans le cadre de la future réforme de l’Etat, à une politique systématique d’accueil et de service à l’endroit des usagers du service public. Cette politique de service aux usagers devra être développée dans tous services publics : structures hospitalières, police, gendarmerie, tribunaux, écoles, organisations publiques, guichets d’entreprises. Des comités d’usagers des services publics (CUSP) pourront être mis en place au niveau de l’Etat central tout comme au niveau des collectivités locales. On pensera dans le même cadre, à adopter une loi qui consacre le recours des usagers du service public et l’obligation généralisée pour l’administration d’accuser réception du courrier des usagers… Les agents de la fonction publique doivent comprendre que le premier acte administratif constitue l’accueil. Et que tout usager qui se présente devant une administration est un citoyen désemparé qui a besoin d’assistance.

Une autre priorité de la réforme. Simplifier les procédures et le langage administratif, lutter contre l’inflation normative et procéder désormais à des études d’impact avant d’adopter des projets de loi et des décrets. L’Etat réformé est un Etat rationnel.

Beaucoup de réformes échouent. Pourquoi ? Et comment éviter l’échec au Sénégal ?

Il faudra une méthode dans le pilotage politique et dans la conduite technique de la réforme.
Les conditions politiques à remplir pour réussir la réforme de l’état sont les suivantes : une phase d’information pour sensibiliser au danger que représenterait la poursuite des tendances lourdes ; une vision claire des actions à mener, actions bien conçues, audacieusement et professionnellement mises en œuvre ; une préoccupation constante de justice sociale visant à répartir raisonnablement le poids des charges en informant sans cesse l’opinion et les partenaires sociaux associés au processus. Quoi qu’il en soit, la réforme doit être pilotée par une équipe interministérielle restreinte, soudée, professionnelle et courageuse.

Les conditions de réussite de la transformation durable du Sénégal résideront dans notre capacité à accompagner et à soutenir la conduite des projets en mettant à disposition les moyens requis pour réussir les réformes ainsi que dans notre aptitude à accompagner le changement par la prise en compte des impacts sur les métiers et les processus ; le développement des compétences ; la rénovation des pratiques managériales….

En définitive il s’agit surtout de ré enchanter « l’état d’esprit du service public » en faisant que le « service rendu à l’usager » devienne un référentiel de dignité et de fierté pour les agents publics. Valoriser le sens de la « gagne » et des initiatives d’amélioration de qualité et de relation de service : sublimer les réussites collectives et réussites individuelles. Cultiver l’exemplarité aux plus hauts niveaux. La réforme de l’Etat aura réussi lorsque les fonctionnaires comprendront que leur  métier a plus de noblesse que les fonctions privées et que l’administration et ses agents ne sont plus perçus comme des problèmes mais comme des solutions.

Quelles sont les réformes économiques majeures pour libérer notre croissance et réduire la pauvreté ?

Notre politique économique, malgré ses performances honorables, a été piégée depuis près de trente ans, par son arrimage sur la surveillance multilatérale du Fonds Monétaire International, essentiellement réduit à cinq critères, lors des consultations périodiques au titre de l’article IV. Croissance économique, inflation, déficit budgétaire, déficit extérieur et endettement résument le tableau de bord.

Le mandat 2019-2024 ne devrait plus se limiter à ces critères. Nous sommes passés d’une logique de surveillance à une logique d’émergence. Notre politique économique doit être plus exigeante en se fixant des objectifs additionnels. L’emploi, la transformation structurelle, et la qualité du portefeuille des investissements publics devront être explicites dans les missions du ministère de l’économie. Ils devront faire l’objet d’un suivi régulier avec des indicateurs précis. Sans ces nouveaux objectifs, nous risquons, même avec de forts taux de croissance, de ne jamais atteindre le seuil critique de l’émergence et de compromettre le projet cher au Président Macky Sall « d’un Sénégal pour tous ».

Nous mobilisons aujourd’hui beaucoup de ressources en capital dans un cadre relativement faible d’éclairage des décisions d’investissement. Dans un domaine où l’optimisation dynamique nous impose de prendre, en chaque point, une décision optimale, il nous faut rapidement et systématiquement améliorer le cadre de sélection des investissements publics. Les procédures de sélection que nous utilisons sont bien en deçà des possibilités offertes par la recherche. Depuis les travaux pionniers de Dupuit (1844), ces méthodes ont bien évolué dans l’étude des taux d’actualisation, des prix d’ombre, des marchés incomplets… En améliorant nos procédures de sélection des investissements publics, notre pays se mettra à l’abri du gaspillage des capitaux[1]. C’est ma conviction que nous devons faire plus que veiller à la soutenabilité de notre dette. Nous devons, en plus de cette tâche, surveiller en permanence le différentiel entre le coût marginal de notre dette publique et la rentabilité marginale de nos investissements publics. La soutenabilité de notre dette est une chose, l’utilisation efficiente du capital en est une autre.

Enfin, le second mandat devra construire les liens organiques – ceux-là mêmes qui structurent une économie – entre les petites entreprises locales et les grandes multinationales présentes dans notre pays. Le Code des marchés publics pourrait être sollicité à nouveau pour faire un pas de plus. Et les chocs de productivité, méthodiquement identifiés et volontairement déclenchés, assureront « les » transformations structurelles dont l’accumulation permettra de franchir le seuil de “percolation”, c’est-à-dire de l’émergence. C’est aussi par là que passera ce qu’il est convenu d’appeler, un peu lapidairement, notre « industrialisation »

Dans votre volonté de maitriser la qualité des investissements publics, quelle attitude avoir à l’égard des investissements privés publics ?

Bien entendu, ce mandat verra notre environnement économique contractuel changer, avec l’entrée en jeu des partenaires privés plus outillés que nous, et exclusivement tournés vers la défense de leurs propres intérêts. Or, de manière générale, notre pays a fait le choix de financer le PSE, pour une large part, par des partenariats privés publics. Les capacités stratégiques et opérationnelles des multinationales sont sans commune mesure avec les nôtres, dans tous les domaines.

Nous devons par conséquent, pour protéger nos intérêts nationaux, améliorer toute la chaîne des PPP : donner à notre Parlement plus de compétences pour comprendre les lois qu’il vote ; renforcer le plus rapidement possible, les capacités de l’exécutif -de l’administration – à contrôler les opérations et les résultats des partenaires privés ; et enfin permettre à nos juridictions d’être à la dimension des litiges qui pourraient naître des partenariats privés publics. Ce travail exige bien plus que voter simplement des lois et produire des décrets d’application. Il demande la production de directives, de procédures ; la formation continue des fonctionnaires de l’état aux plus récentes méthodes de travail et d’investigation.

Il nous faut par exemple dans le secteur des hydrocarbures, constituer le stock de capital humain et de compétences nécessaires pour : i) évaluer contradictoirement, de manière indépendante et autonome, les réserves estimées par les multinationales; ii) contrôler la fiabilité des informations déclarées par ces entreprises sur les quantités d’hydrocarbures produites; iii) exercer un contrôle fiscal adéquat devant les tentatives d’optimalisation fiscales de ces entreprises ainsi que leur forte propension à éroder leur base fiscale imposable.

Aussi, une diversification s’impose-t-elle dans le recrutement des régies financières de l’Etat. Il est temps d’ouvrir ces corps, de les rafraîchir avec l’intégration parallèle d’auditeurs spécialisés dans le forensic, d’experts comptables, de contrôleurs de gestion venant d’entreprises multinationales, rompus aux méthodes de transfert de coûts internes au sein des groupes multinationaux. Naturellement, nos capacités d’analyse juridique et de négociation financière devront être parallèlement renforcées, dans le même sens.

Quelles sont les réformes urgentes pour améliorer la situation de l’emploi ? Et plus précisément pour réduire le chômage des jeunes ?

La politique de jeunesse a besoin d’un Etat qui s’appuie sur une nation confiante et soudée, une nation qui se projette dans l’avenir. C’est aussi l’intérêt des prospectives sectorielles qui n’ont jamais été conduites dans notre pays et qui, pourtant, sont essentielles. Ce n’est pas ici le lieu pour traiter une question aussi complexe que la politique de jeunesse. Mais résumons ses objectifs : responsabiliser les jeunes ; les protéger contre tous les fléaux qui les menacent ; les mobiliser leurs énergies autour du bien commun et de la vie civique ; les accompagner dans la création de richesses en libérer leurs initiatives et leur créativité.

S’agissant du chômage proprement dit, la politique de l’emploi doit être plus rigoureuse et plus volontariste. Nous ne pouvons pas continuer à nous contenter des retombées de la croissance pour régler le chômage. Les retombées automatiques de la croissance ne suffiront pas. Nous avons besoin d’une politique ciblée de lutte contre le chômage.

Quelques mesures simples, non exhaustives, sont envisageables : améliorer l’ancrage institutionnel du ministère au sein du gouvernement pour lui donner plus de visibilité et plus de moyens ; renforcer les capacités d’analyse du ministère ; intégrer l’emploi dans la cadrage macroéconomique des politiques publiques ; établir des comptes nationaux annuels de l’emploi ; mettre en place un système d’évaluation des effets directs et indirects sur l’emploi de tous les programmes publics ; procéder à l’audit stratégique des systèmes d’enseignement technique et de formation professionnelle ; solliciter les algorithmes et les Big data pour améliorer les recherches sur le marché du travail ; rendre universel l’accès aux stages pour les étudiants titulaires de licence et de master ; mettre en place une ambitieuse Convention Etat-entreprises-collectivités locales et un système national de mentorat des jeunes entrepreneurs.

Il faut envisager surtout, des dispositifs d’accompagnement pour les jeunes qui n’ont pu suivre un parcours scolaire approprié. Ainsi pour faciliter leur accès au monde de travail, il faut mettre en place des contrats d’apprentissage en subventionnant les entrepreneurs qui accueillent les apprentis, des plateformes de tutorat, des mécanismes de réhabilitation des métiers. Un dispositif de formation par alternance pourra redonner une seconde chance d’instruction,  de formation diplômante leur apprendre un métier en entreprise. Propos recueillis par Samboudian KAMARA

LE SIT-IN DU FRN ET L’AFFAIRE SONKO EN EXERGUE

Dakar, 12 jan (APS) – La presse quotidienne revient sur le sit-in organisé vendredi par l’opposition sénégalaise à la place de l’Obélisque et le présumé soutien financier qu’aurait apporté la compagnie britannique Tullow Oil au leader de Pastef, Ousmane Sonko.

Parlant de la manifestation du Front démocratique et social de résistance nationale (FRN), le quotidien Enquête écrit que ‘’l’opposition a prôné la radicalisation de son combat face au régime de Macky Sall’’.

 Tout en se demandant si ce n’est pas le calme qui annoncerait la tempête, le journal s’interroge aussi sur le fait de savoir si les Sénégalais ne seraient pas ‘’lassés’’ par les ‘’multiples manifestations jamais suivies d’effet’’. Enquête explique en effet que l’opposition a ‘’certes mobilisé, mais pas comme les fois précédentes’’.

Une impression que partage Le Quotidien qui, évoquant une ‘’faible mobilisation de l’opposition’’, note un ‘’frein à la Résistance nationale’’. Le journal indique même que ‘’plusieurs leaders qui se sont rendu compte de l’évidence l’ont avoué publiquement’’.

Mais pour Vox Populi, ‘’les opposants sont sortis massivement pour participer au sit-in organisée, hier, après-midi, à la place de la Nation […]’’. Le journal précise qu’il s’agissait d’un ‘’rassemblement pour +une justice libre et indépendante, zéro pression sur les magistrats, une autorité indépendante pour organiser l’élection présidentielle, la mise à disposition du fichier électoral, la libération de tous les détenus politiques, entre autres’’.

Pendant ce temps, WalfQuotidien signale des ‘’recours massifs de l’opposition devant le Conseil constitutionnel’’, suite à l’invalidation des parrainages de 20 des 27 candidats ayant déposé leurs candidatures à la présidentielle du 24 février prochain devant cette juridiction.

En manchette, le quotidien du Groupe Walfadjri met en exergue la stratégie des opposants ‘pour perturber l’agenda du pouvoir’’.

Sur un autre plan, après les dénégations de Tullow Oil après les allégations selon lesquelles cette compagnie aurait apporté un soutien financier à l’opposant Ousmane Sonko, L’Observateur parle d’un ‘’gros mensonge’’.

 ‘’Loin de démentir L’Obs, qui parle bel et bien de Ousmane Sonko, leader de Pastef, lui parle de +Sanko+. Une faute de frappe. Peut-être. Une légereté ? Evidemment’’, écrit le journal.

 Libération écrit pour sa part qu’’’un déballage se prépare depuis Londres’’. ‘’Ceux qui se sont empressés de traiter nos confrères des +Echos+ de tous les noms d’oiseaux vont avoir honte. On a tenté de créer une confusion tactique entre Michelle Madsen, journaliste anglaise spécialiste des ressources naturelles et de la corruption en Afrique et une autre journaliste Michelle Damsen (différent de Madsen qui est canadienne et spécialiste de mode […]’’, fait observer le journal.

Il annonce que ‘’Michelle Madsen a décidé de parler depuis Londres’’, précisant que l’interview est même ‘’calée’’’.

 Le Soleil, qui a choisi de se focaliser sur l’économie, écrit que ‘’la DGID [Direction générale des impôts et domaines] se fixe un objectif de 1500 milliards de FCfa’’.

 Le Quotidien fait un focus sur le combat de lutte, qui oppose dimanche Balla Gaye à Modou Lô au stade Léopolod Sedar Senghor, à Dakar. ‘’Bataille sur scène’’, titre le journal selon qui ‘’le vainqueur pourrait affronter le Roi des arènes’’, Eumeu Sène.ASG

POLITIQUE ET LUTTE AVEC FRAPPE MEUBLENT LES QUOTIDIENS SÉNÉGALAIS

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré La presse sénégalaise parvenue samedi à APA traite en priorité de l’actualité politique marquée par une diversité de sujets et du combat Balla Gaye 2-Modou Lô de dimanche.

 « Parrainage pour Macky Sall-Benno brandit 3,6 millions de signatures », titre L’As, lequel journal revient sur le sit-in hier à Dakar de l’opposition et rapporte que les opposants bandent les muscles.

« Il faut aller au combat », estime Me Mame dama Guèye, président de la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (POSE). Au même moment, Pape Diop, candidat recalé par le parrainage affirme que « nous avons failli à notre mission ».

Pour EnQuête, en perspective de la présidentielle du 24 février, « l’opposition se radicalise » et est prête à intensifie le combat contre le régime de Macky Sall.

« Il faut un pouvoir de transition pour organiser les élections », préconise Oumar Sarr du Parti démocratique sénégalais (Pds).

Toutes choses qui font dire à Vox Populi que « l’opposition enfile la tenue de combat et tire sur Macky ».

Notant des recours massifs l’opposition devant le Conseil constitutionnel qui a recalé 20 des 27 candidats déclarés à la présidentielle pour manque de signatures de parrains, Walf Quotidien révèle « la stratégie pour perturber l’agenda du pouvoir ».

Ce faisant, nos confrères constatent que « les opposants accentuent la pression » sur le régime.

Pendant ce temps, Sud Quotidien parle du financement de la campagne électorale au Sénégal et souligne « le règne du vide juridique ».

En économie, Le Soleil s’intéresse aux recettes fiscales et informe que « la Direction générale des impôts et domaines (DGID) se fixe un objectif de 1500 milliards de f cfa ».

Consacrant sa Une au combat de lutte avec frappe du 13 janvier au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, L’Observateur écrit : « Balla-Modou, yes week-end. L’objectif qui empêche Modou Lô de dormir. Le pari calculé et la confiance double de Balla Gaye ».

« Modou Lô-Balla Gaye 2 : Revanche ou confirmation ? », s’interroge le quotidien Record.

De son côté, Le Quotidien parle de « bataille sur Sène » car, le vainqueur pourrait affronter le Roi de arènes, Eumeu Sène.TE/APA

LÉGÈRE PROGRESSION DE L’INDICE HARMONISÉ DES PRIX À LA CONSOMMATION DU MOIS DE DÉCEMBRE 2018

https://www.lejecos.com L’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation du mois de décembre 2018 a progressé de 0,6%, sous l’effet essentiellement d’une augmentation des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », des services de « communication » et des « articles d’habillement et chaussures » indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).

En variation annuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 1,3%. Le taux d’inflation annuel s’est établi à +0,5% en 2018. Les « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » se sont renchéris de 1,6% au mois de décembre 2018. Cette évolution est expliquée par celle des prix des poissons frais (+11,4%), des légumes secs et oléagineux (+2,6%), ainsi que des autres fruits frais (+2,6%).

La faiblesse de l’offre au niveau des marchés de certains produits, notamment les poissons frais expliquent cette tendance haussière. Toutefois, la baisse des légumes frais en feuilles (-1,1%), des fruits secs et des noix (-8,1%), des légumes frais en fruits ou racine (-5,7%) et des pâtisseries, gâteaux, biscuits, viennoiseries (-4,4%) a amoindri la hausse des produits alimentaires au cours du mois sous revue. En variation annuelle, les prix de la fonction ont été majorés de 3,0%.

Selon l’Ansd , les prix des services de « communication » se sont relevés de 1,6%, en raison d’un accroissement de ceux de la communication téléphonique (+1,9%), dû à la contraction des promotions de crédit par rapport au mois précédent. En comparaison à leur niveau de décembre 2017, les prix ont chuté de 0,4%.

Les prix des « articles d’habillement et chaussures » se sont raffermis de 0,3% en décembre 2018, en rapport avec l’augmentation des prix des vêtements d’enfant et nourrisson (+2,8%) et des sous-vêtements d’homme (+2,6%). Par rapport à la période correspondante en 2017, ils ont reculé de 0,4%.

Les prix des services de « l’enseignement » et de « loisirs et culture» sont restés stables au cours du mois de décembre 2018. En variation annuelle, ils se sont renchéris respectivement de 2,3% et 3,0%.

Les prix des « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer », des « biens et services divers » et des services de « restaurants et hôtels » n’ont pas connu de variations sensibles en rythme mensuel. Comparés à la période correspondante en 2017, ils ont évolués respectivement de -0,1%, +0,3% et -0,2%.

Les prix des services de « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » se sont repliés de 0,1%, en liaison avec la baisse de ceux des produits pour l’entretien et réparation courante (-0,6%). En variation annuelle,

ils ont augmenté de 0,4%. La baisse des prix des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » (-0,1%) en rythme mensuel est liée particulièrement à celle des prix de l’alcool de bouche (-2,0%) et des vins et boissons fermentées (-0,2%). En variation annuelle, ils se sont accrus de 11,7%.

Les prix des biens et services de « transports » ont régressé de 0,2% en décembre 2018, suite à la contraction de ceux des services de transport aérien de passagers (-4,4%) et des pièces détachées et accessoires (-1,1%). Comparés à la période correspondante en 2017, ils se sont réduits de 0,5%. Les prix des services de « santé » ont diminué de 0,4%, sous l’effet d’une baisse de ceux des médicaments traditionnels (-4,6%). En variation annuelle, ils ont évolué de -0,9%.

L’inflation sous jacente est restée stable en rythme mensuel et a augmenté de 0,6% en variation annuelle. Les prix des produits locaux et ceux des produits importés se sont accrus respectivement de +0,8% et +0,4%. En variation annuelle, ils se sont appréciés respectivement de 1,6% et 0,4%. Adou FAYE

FORUM DE LA PME SENEGALAISE : Le privé national étale ses doléances 

http://www.enqueteplus.com L’accès au financement et à l’assistance technique sont autant d’écueils  qui empêchent le décollage des petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises. C’est du moins ce qu’estime le représentant de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) Alla Sène.

Rencontrer les autorités administratives quand il le faut, reste le premier défi auquel les petites et moyennes entreprises font face au Sénégal, selon Alla Dieng de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes). ‘’Pour être soutenu, il faut d’abord avoir accès à ces autorités. Et beaucoup de sociétés n’y parviennent pas. D’abord, ce sont de longues attentes sur des sollicitations administratives, des indisponibilités, etc., surtout pendant les périodes électorales. Beaucoup de directeurs généraux sont impliqués politiquement’’, a regretté hier le représentant du privé national lors d’un panel  à l’occasion du 2nd Forum de la Pme sénégalaise.

En plus, M. Sène a fait savoir que l’accompagnement des Pme dans la sous-région constitue un souci. ‘’Quand on va au Mali, on constate que ce sont les Sénégalais qui sont dans le secteur de la couture. En même temps, à Diamniadio, on donne des faveurs à des multinationales qui viennent s’installer, alors que ces mêmes faveurs ne sont pas données aux couturiers sénégalais. Pourtant, ils font du prêt-à-porter. Le modèle ‘Obasanjo’, qui est porté un peu partout en Afrique, a été créé par un Sénégalais. Mais la plupart de ces couturiers font de l’exportation informelle’’, a regretté Alla Sène. Or, il a signalé que tous les pays qui ont opéré à des changements structurels de l’économie de leur pays l’ont réussi avec l’habillement, le textile et le cuir.

Ainsi, il a relevé que pour le contenu local, dont une loi a été adoptée avant-hier en Conseil des ministres, concernant le pétrole et le gaz, il y a des choses qu’ils peuvent faire en tant que privé national. ‘’Le transport de ces hydrocarbures, que cela soit raffiné ou non, on sait le faire, de même qu’affréter un navire. Mais est-ce que l’Etat est assez courageux pour faire des propositions allant dans ce sens, dire qu’on est en mesure de forcer telle ou telle chose sur certains contenus locaux vis-à-vis des nationaux ? Or, en Malaisie, c’est écrit et il y a un quota sur environ 25 % dans la commande publique qui doit être alloué aux Pme’’, a-t-il soutenu.

Pour le représentant de la Cnes, il ne s’agit pas de favoriser l’expertise nationale, mais d’avoir des gens compétents pour faire le travail. Ceux qui ont une réputation professionnelle sérieuse et une pérennité financière.

Toutefois, cet acteur du privé révèle que l’assistance technique est un ‘’problème sérieux’’ au Sénégal. ‘’La Pme peut avoir toutes les compétences. Pour l’assistance technique, il faut des personnes actives en service, qui peuvent faire ce travail en amont pour les Pme. Et il faut être rapide dans ce processus. Car, s’il y a un marché qu’on veut soumettre, il faut de la rapidité. Il faut, à côté d’un secteur privé rapide, un secteur public rapide aussi’’, a-t-il dit. Pour l’accès au financement, M. Sène a estimé qu’avec la notation que l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) veut mettre en place, il faut définitivement que les banques sénégalaises, après avoir mobilisé l’épargne nationale, la mettent au profit des entreprises locales. ‘’Ce n’est pas mettre en péril les ressources qu’elles mobilisent, mais c’est contribuer à la prospérité nationale’’, a-t-il affirmé.

UN PACTE NATIONAL POUR UN « FINANCEMENT MASSIF » DES PME

En réalité, avec un programme national de développement de champions nationaux, le ministre du Commerce et en charge des Pme, Alioune Sarr, a indiqué que les entrepreneurs auront un effet ‘’multiplicateur et durable’’ sur la création et la redistribution des richesses nationales. ‘’Ainsi, ils participeront au raisonnement économique de notre pays et pourront gagner des parts de marché importantes dans un contexte d’ouverture du marché africain.

La Zone de libre-échange africaine (Zleca) qui va démarrer dans les prochains mois, devra être une opportunité pour nos Pme et Pmi qui devront exploiter tout le potentiel offert par ce marché de 1,2 milliard d’habitants et de 450 millions de consommateurs qui ont un pouvoir d’achat réel’’, a déclaré le ministre. Selon lui, les Pme doivent avoir conscience que pour devenir des champions, elles devront procéder, en interne, aux ajustements nécessaires pour gagner en ‘’compétitivité et en efficacité’’. Pour cela, Alioune Sarr a plaidé pour ‘’un pacte national’’ pour un financement massif des Pme impliquant des acteurs majeurs du dispositif. ‘’Nous devons aussi avoir de nouveaux services d’assurance adaptés aux nouvelles réalités économiques du Sénégal, notamment avec des assurances des industries pétrolières et gazières. L’écosystème autour du pétrole et du gaz devra être celui dans lequel on doit s’impliquer à 100 %’’, a-t-il dit.

D’ailleurs, le représentant de la Banque mondiale, Laurent Cortes, a fait savoir que dans un pays comme le Sénégal, le rôle des Pme est extrêmement central. Elles sont les actrices clés de l’innovation. Dans un contexte de croissance exponentielle des technologies, la compétitivité des économies du futur dépendra largement de leur capacité à profiter de la révolution numérique. ‘’C’est là qu’on retrouve les futurs champions. En fait, le Sénégal dispose d’un des écosystèmes les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest. C’est un secteur où il faut continuer d’investir. Car le numérique a la capacité d’améliorer la compétitivité de tous les secteurs d’activité’’, a témoigné M. Cortes.

Si les Pme sont si importantes pour le développement de l’économie, il est primordial, pour lui, de définir, les axes nécessaires pour leur permettre de s’épanouir. Il faut d’abord continuer d’améliorer l’environnement des affaires et développer l’accès au financement. Pour lui, des lignes de crédit dédiées aux Pme sont un élément de solution. Mais il s’agit également de développer d’autres sources de financement innovantes avec les ‘’angel investor’’ ou ‘’crowdfunding’’, les fonds de capital-risque pour les entreprises en phase initiale de projet. Il est important aussi de développer  les compétences des entrepreneurs, à travers la formation, les services d’incubations, etc. ‘’Il ne faut pas uniquement se contenter de donner des formations traditionnelles en marketing, en management, en gestion, etc. Il faut celles ayant plus d’impacts sur la survie et la croissance des Pme. Ce sont des formations stratégiques centrées sur l’initiative personnelle, l’innovation, entre autres’’, a-t-il préconisé.MARIAMA DIEME

L’ETAT INVITÉ À AIDER LES PME À ACCÉDER AU CRÉDIT

Dakar, 11 janv (APS) – Le directeur national de la BCEAO, Ahmadou Al Aminou Lô, a invité vendredi les pouvoirs publics à appuyer les petites et moyennes entreprises (PME), pour leur permettre d’obtenir des garanties bancaires afin de pouvoir disposer des crédits leur permettant de financer leurs investissements. 

Il a indiqué que « les banques ont peur de ne pas se faire rembourser, et surtout, rejettent les dossiers » de crédits des entreprises « par manque de garantie ».

S’exprimant au cours d’une table-ronde organisée par l’Agence d’encadrement et de développement des petites et moyennes entreprises (ADEPME), à l’occasion de la deuxième édition du forum des PME sénégalaises, il a indiqué que « pour près de 50% de raisons d’un rejet de demande de crédits par une PME-PMI », les banques invoquent un problème de confiance.

Il a suggéré aux pouvoirs publics d’aller « vers un appui de ce secteur », estimant « la PME doit avoir une stratégie claire d’orientation de son activité pour gérer les risques de son financement ».

 « Nous estimons qu’il faut démarrer par l’outil statistique, l’accompagnement, en espérant qu’avec l’engagement des autorités politiques, nous arriverons à casser ces défis et arriver à des résultats probants », a-t-il poursuivi.

Selon lui, cette rencontre axée sur le thème « Gestion des risques et financement massif des PME », a permis de faire des propositions et lever les principaux obstacles.

« Il faut aider les banques, la microfinances à vouloir financer la PME. Pour cela, il faut lever des contraintes qui ont été identifiées par la Banque centrale dans le cadre du financement des PME », a-t-il conseillé.

Il a déclaré que les problèmes qui se posent parfois portent sur « un système d’information comptable déficient, un manque de confiance, la gouvernance avec un manque de capacité à conduire l’activité, ou un problème de remboursement des emprunts ».

« Une étude publiée récemment par la Banque européenne d’investissement a montré que pour l’ensemble de l’Afrique », le tiers des obstacles tient au fait que « les banques ont peur des arriérés et donc des impayés ».

Le deuxième tiers est que les « banques ont peur et surtout rejettent les dossiers, pas défaut de garanties ».

Pour lui, il faut arriver à mieux outiller les acteurs des PME, les accompagner par des structures d’appui et d’encadrement qui vont monter des business modèles, des dossiers de crédit, pour ensuite les présenter au niveau des banques. Il a également suggéré d’aider les banques à faire le suivi une fois le crédit octroyé.

« La PME est l’avenir, le relais de croissance pour les banques. Il faut assurer un suivi adéquat des risques et faire des propositions pertinentes : comment susciter l’appétit au risque, aider les banques et d’autres institutions telles que les micro-finances à vouloir financer la petite entreprise », a-t-il affirmé.

Au sujet du taux de rentabilité interne des PME, il a soutenu que celles-ci doivent réfléchir sur les voies et moyens d’avoir un business rentable et non pas penser que le taux d’intérêt bancaire est cher.

« Au Sénégal le taux d’intérêt moyen est d’environ 8% », a-t-il rappelé, soulignant que les efforts consentis par l’Etat du Sénégal montrent que les barrières sont en train d’être levées pour faciliter le climat des affaires.SBS/ASG/BK

LE MINISTRE DU COMMERCE APPELLE À UN « FINANCEMENT MASSIF ET SÉCURISÉ » DES PME

Dakar, 11 janv (APS) – Le ministre du Commerce, de la Consommation et de la Promotion des PME, a exhorté vendredi les structures financières spécialisées à relever le défi d’un « financement massif et sécurisé » des petites et moyennes entreprises (PME). 

« Un financement massif et sécurisé des PME sénégalaises reste un défi des structures financières spécialisées qui donneront les modalités et conditions de cet engagement financier », a-t-il dit.

 Il intervenait au cours d’une table-ronde organisée à Dakar, à l’occasion de la deuxième édition du Forum des PME sénégalaises, articulée autour du thème : « Accompagner les futurs champions ».

« Ce financement doit s’appuyer sur toute notre intelligence collective pour booster les PME. Nous invitons le système bancaire à un financement massif et sécurisé des micro entreprises », a réitéré le ministre.

Il a à cet égard exhorté les institutions bancaires et d’assurances à définir les conditions et modalités pour y parvenir, réaffirmant que « le Sénégal a décidé d’accompagner ses futurs champions ».

Il a souligné que la problématique est de définir, sans a priori, les modalités techniques, juridiques, économiques et financières indispensables pour « financer, promouvoir et développer des PME viables, créatrices de richesses et d’emploi, au bénéfice des générations futures ».

« Nous vous invitons à une adhésion collective et communautaire pour un financement massif et sécurisé des PME pour faire face à des investissements parfois considérables devant concilier tous les intérêts des parties prenantes », a-t-il insisté.

Il a aussi émis l’idée d’une amélioration des synergies entre l’Etat, les acteurs d’appui au secteur privé et les assurances, pour permettre au secteur

Pape Dieng (Dg Sonacos) : « La Sonacos a payé en ce moment 1.340.707.835f Cfa. Il reste 86.947.873f Cfa dont nous n’avons pas encore reçu les factures des tonnes impayées »

https://www.dakaractu.com/ « Il y a 6895 tonnes récoltées dont 4552 tonnes en provenance de Kolda, 1343 tonnes dans la région de Sédhiou et la région de Ziguinchor, mais pas encore de graine déchargée. Le montant total est de 1.427.655.708f Cfa. La Sonacos a payé en ce moment 1.340.707.835f Cfa. Il reste 86.947.873f Cfa. Nous n’avons pas encore reçu les factures des tonnes impayées. Toutes les factures reçues, ont été payées ». Il détaille le mode de paiement fait par tranche et qui a débuté depuis le 21 décembre dernier. « Le premier paiement s’est déroulé le 21 décembre pour 178.456.416f Cfa. Le 2ème paiement le 26 décembre pour 221.691.969f Cfa, le 3ème paiement le 3 janvier pour 286.076.506f Cfa, le 4ème paiement le 07 janvier pour 216.666.338f Cfa, le 5ème paiement datant d’avant-hier pour 437.816.606f Cfa » informe le directeur de la Sonacos, Pape Dieng.

Par rapport à l’année dernière, il se félicite et s’empresse de donner les objectifs de cette année : « nous avons constaté une arrivée de graine plus importante que l’année dernière. En plus à Ziguinchor, on a une densité de 330 grammes, supérieure à la norme requise. Donc les graines sont de bonne qualité et nous payons les graines que nous recevons. Les objectifs ici à Ziguinchor sont fixés à 45.000 tonnes que nous comptons atteindre avant fin mars», espère-t-il.

Ziguinchor-Courroux des agents de l’Agriculture :Les assurances du ministre Pape Abdoulaye Seck

https://www.dakaractu.com Le ministre de l’Agriculture informé du courroux des agents de l’Agriculture, a pris son courage à deux mains pour les rencontrer et leur tenir un langage simple et de vérité, avant de leur rendre un hommage. «Je les ai rencontré et je les ai félicité pour l’excellent travail qu’ils font. Je leur ai dit que l’État tient à améliorer leurs conditions de vie et ce, pour tous les travailleurs du secteur agricole. Cette démarche se matérialise par le fait que nous avons décidé d’accompagner leur coopérative pour leur permettre d’avoir une vie décente et tout ce qui leur faut. La plateforme de Diamniadio, est aussi concernée, contrairement à ce qu’ils pensent », a soutenu la tutelle au bout du fil après sa tournée en Casamance.

Et en ce qui concerne les salaires dérisoires et les indemnités, le ministre leur a demandé « de vouloir patienter parce que des discussions seront ouvertes pour redéfinir les statuts des fonctionnaires. En somme, une étude est en cours sur ces points. Nous veillons à ce que les travailleurs de l’agriculture soient mieux considérés », rassure le ministre qui ajoutera que « les travailleurs ont approuvé le discours que je leur ai tenu. Nous avions eu des photos de famille et l’ambiance était redevenue à la normale. Le Drdr et les agents ont soutenu que c’est la première fois qu’ils reçoivent un ministre de l’Agriculture », admet la tutelle à la fin de sa tournée régionale.

ABDOU AZIZ KÉBÉ, PROFESSEUR DE DROIT À L’UCAD SUR L’ÉQUITÉ FISCALE AU SÉNÉGAL : «L’EFFORT FISCAL N’EST PAS REPARTI DE FAÇON EQUITABLE»

http://www.sudonline.sn Le Sénégal doit revoir ses systèmes fiscaux pour recouvrer le maximum de recettes et également avoir une bonne maîtrise de la dépense publique pour faire face à ses obligations. C’est l’avis du professeur Abdou Aziz Kébé de l’Ucad

L’enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, Abdou Aziz Kébé, porte étendard d’une étude du baromètre sur la fiscalité équitable au Sénégal, commanditée par le Forum civil et Oxfam Sénégal, révèle, entre autres insuffisances des systèmes fiscaux, l’injustice fiscale et l’absence de transparence dans l’exécution des dépenses publiques. Il s’est ainsi exprimé hier, jeudi à Dakar, lors d’un atelier de restitution des résultats du baromètre sur la fiscalité équitable au Sénégal.

Selon ce spécialiste de droit fiscal, «la pression fiscale est forte sur les ménages, comparée aux entreprises. Celles-ci supportent la charge de façon différenciée…» Poursuivant son propos, il dit ceci: «sur 10.094 entreprises en 2013, le sous-secteur notamment Poste et Télécommunications qui ne compte que 101 entreprises, a payé 52 des 125 milliards FCFA  des recettes de l’impôt sur les sociétés collectés», se désole-t-il.

S’agissant de la politique fiscale en matière d’impôts sur le revenu des personnes physiques (Irpp), le professeur Kébé estime qu’elle prélève moins aux pauvres et plus aux riches. Et, à ce sujet, il précise: «les taux sont variables en fonction de la nature des revenus, de la situation de la famille et de l’ampleur des revenus». Il ajoute que «l’impôt sur le revenu des personnes physiques occupe 17% des recettes fiscales en 2013, contre 14% en 2005».

LA TVA REPRESENTE 45% DES RECETTES BUDGETAIRES

Au chapitre des impôts indirects, M. Kébé laisse entendre que «la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée, ndlr) constitue l’élément pivot des recettes budgétaires, représentant 44 à 45% des recettes fiscales». Toutefois, comparativement à d’autres pays en développement plus dynamiques d’Afrique ou ailleurs qui affichent entre 20 et 26%, les efforts doivent être renforcés dans la recherche de la matière imposable. Ce qui lui fera relever que «le Sénégal a le meilleur taux de prélèvement fiscal sur le Produit intérieur brut (PIB) dans la région Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA), avec 19,5%».

L’INFORMEL FAIT PERDRE ENORMEMENT A L’ETAT

Apparemment très dynamique, avec plus de 54% de part de l’économie nationale, le secteur informel entraine d’importantes pertes de recettes, fait remarquer l’étude. Et ce, en dépit des efforts du législateur… Même constat pour ce qui est des exonérations fiscales. Les statistiques indiquent ainsi des manques-à-gagner considérables de 3 à 4% du PIB, soit plus du quart des recettes effectivement collectées au Sénégal

Efficacité de l’administration fiscale sénégalaise : la Douanes, meilleur élève avec 3359, 62 milliards F CFA mobilisés entre 2012 et 2017

https://www.leral.net Si on interroge la capacité à mobiliser les impôts de l’administration fiscale sénégalaise, la palme d’Or va directement aux Douanes sénégalaises qui au 31 décembre 2017, sur 1845 milliards de recettes fiscales, a contribué à hauteur de 648, 89 milliards, soit 35, 17 % des recettes et 5% du PIB… pour 3359, 62 milliards mobilisés entre 2012 et 2017.

C’est ce qui ressort du Baromètre de la fiscalité équitable (BFE) 2ème  EDITION publié par le Forum civil en partenariat avec OXFAM. BFE est une continuité du projet CRAFT  (Capacité de Recherche et de Plaidoyer pour une fiscalité équitable).  La première étude avait été publiée en 2013 ; la deuxième étude  en 2015-16 avec le Réseau pour la Justice Fiscale – Afrique (TJN-A) et Oxfam Novib.  L’objectif  de cette recherche est de voir si les  systèmes fiscaux notamment celui de l’Etat du Sénégal sont sous-tendus  par l’égalité de traitement. Le BFE devrait permettre de comparer les impositions nationales de différents pays et d’identifier les faiblesses d’une justice fiscale afin d’obtenir des recommandations de plaidoyer.

Selon cette étude du Baromètre de la fiscalité équitable (BFE), qui se base sur l’indicateur relatif à l’efficacité de l’administration et à la capacité de celle-ci  à mobiliser  les impôts « au 31 décembre 2017, sur 1845 milliards de recettes fiscales, la Direction Générale des Douanes (DGD) apporte en termes de réalisations (100% par rapport aux objectifs) 648, 89 milliards, soit 35, 17 % des recettes et 5% du PIB. » En réalité, « entre 2012 et 2017,  la Douane a mobilisé 3359, 62 milliards ».

Toutefois, cette même étude note des écarts plus ou moins importants entre les prévisions et les réalisations ; des  moyens humains limités de l’administration fiscale (Dakar, la capitale, concentre 10 des 21 centres fiscaux du pays) ; une  spécialisation timorée des services ainsi que des rétentions d’information fiscales (nombre de contribuables par agent, coût de la collecte des impôts non publiés). Les performances de l’administration fiscale dans la mobilisation des ressources fiscales restent limitées.

La qualité des ressources humaines est aussi indexée. « Il faut dire que le Sénégal n’est pas bien doté en termes de ressources humaines par rapport  aux administrations de la sous-région. Le Sénégal manque de cadres supérieurs : 245 agents au 31 mars 2018, soit 20,3% des agents. Un inspecteur des Impôts par région, telle est la situation de l’Etat du Sénégal dans sa politique de mobilisation des ressources. Le Bénin, dont le budget est la moitié de celui  de l’Etat du Sénégal, en 2018 comptait, au 31 octobre 2018, 327 agents de hiérarchie ».

Quid des pertes de recettes notamment dans le Rapport 2016 ? « Le rapport de l’exécution de la loi de finances 2017 montre des écarts importants entre les prévisions et réalisations notamment dans les impôts directs. Aussi, convient-il de montrer, selon la Cour des Comptes que  sur un total de droits constatés sur impôts directs perçus par voie de rôle de 487 milliards de FCFA, un recouvrement sur droits pris en charge de 121,75 milliards de F CFA est effectué ,soit un taux de recouvrement de 25%.

Le montant des restes à recouvrer au 31 décembre 2017 s’élève à 365,25 milliards de F CFA. Le chiffre est évidement élevé puisque notre budget augmenterait  de  297.1 milliards de FCFA en 2019. Dans le  dernier  rapport de la Cour des comptes, il est signalé que  les TPR de Tambacounda et Ziguinchor  n’ont pas effectué de prise en charge durant la gestion 2017. »

D’ailleurs, ces difficultés sont liées à la réforme du transfert de recouvrement des impôts directs d’Etats à la DGID, intervenue en 2009. La Cour des Comptes avait déjà alerté dans  des  précédents rapports le Ministre de l’Economie,  des  Finances et du Plan sur ces défaillances de recouvrement.

Il faut dire que les recettes fiscales sont constituées au Sénégal de 69,76 % de taxes indirectes et assimilées (impôts sur les biens et services) et à 30,24 % des impôts sur le revenu et sur les bénéfices. Les recettes fiscales sont constituées au Sénégal de 69,76 % de taxes indirectes et assimilées (impôts sur les biens et services) et à 30,24 % des impôts sur le revenu et sur les bénéfices, c’est-à-dire respectivement en estimation 1 542,466 milliards et 668, 534 milliards en 2018. Massène DIOP

41% DES MÉNAGES SÉNÉGALAIS SONT GÉRÉS PAR LES PERSONNES DU 3ÈME ÂGE (ACTEURS)

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumou Khary Fall Le président du Conseil national des aînés du Sénégal, Mame Biram Faye affirme que 41 des ménages sénégalais sont gérés par les personnes du 3ème âge.

Selon M. Faye dont les propos sont relayés vendredi par le quotidien national Le Soleil, certains parmi ses camarades ont la prise en charge totale de leurs petits-enfants pour des raisons sociales et économiques. « C’est dommage, mais c’est la réalité. Les autorités doivent tenir compte de tout cela », a-t-il dit.

Pour le secrétaire administratif permanent de la fédération des associations des retraités et des personnes âgées du Sénégal, Ibra Diallo, qui déplore la moyenne des pensions des ménages (70℅), les personnes âgées ont  la totalité de la dépense de leurs ménages.

Cette situation, soutient M. Diallo, à la limite paradoxale, est révélatrice du taux de sous-emploi.

  1. Faye et Ibra Diallo s’exprimaient à l’occasion de l’installation des membres du Conseil national des aînés du Sénégal.OKF/ard/te/APA

LE DÉCLASSEMENT D’UNE PARTIE DE LA BANDE DE FILAOS OBÉIT À DES INTÉRÊTS PUBLICS (MINISTRE)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré Le déclassement d’une partie de la bande de filaos plantée depuis 1948 sur un linéaire de 450 km allant de Saint-Louis (nord) à Dakar (Ouest), obéit à une logique d’intérêts publics, selon le professeur Mame Thierno Dieng, ministre de l’Environnement et du Développement durable.

S’exprimant jeudi lors de la cérémonie de présentation de vœux aux journalistes et aux principaux acteurs de son département ministériel, Mame Thierno Dieng a justifié le déclassement de cette partie de la bande de filaos à Guédiawaye (banlieue dakaroise) par le boom démographique de Dakar, avec l’urgence de construction d’édifices publics.

« Une partie de la bande de filaos a été déclassée pour des intérêts publics, notamment l’érection à Guédiawaye de cimetières musulman et chrétien. Le déclassement a été fait en parfaite conformité avec la loi et les exigences du Code forestier. Aucun promoteur privé ne dispose d’un centimètre carré déclassé en sa faveur. Si aujourd’hui on se mettait à déclasser toutes les demandes des promoteurs privés, la bande de filaos aurait disparu », a expliqué le professeur Mame Thierno Dieng.

Le ministre de l’Environnement a souligné que cette bande de filaos était plantée pour fixer les dunes de sable et protéger la cuvette maraîchère, et non contre l’érosion côtière.

Depuis quelques semaines, les populations de Guédiawaye et une partie de la société civile sénégalaise protestent contre l’occupation de la bande des filaos par des promoteurs immobiliers.TE/cd/APA

CASAMANCE-Ndèye Marie Thiam : «Nous attendons de l’État la mise en place d’une table de négociations urgemment, une table de négociations inclusives, sans laisser aucune partie en rade…»

https://www.dakaractu.com Dans cet entretien que la présidente de la plateforme des femmes pour la paix en Casamance, Mme Ndèye Marie Thiam, nous a accordé, elle est revenue sur plusieurs questions qui bloquent le processus de la paix en Casamance.

« Cette accalmie ce n’est pas la paix et nous en avons fait les frais. L’État du Sénégal et le Mfdc doivent des comptes à la population. Salif Sadio et César sont dans la dynamique de la négociation, mais la question c’est pourquoi elles traînent ? C’est un manque de volonté de la part du Mfdc et de l’État. Avec le Grpc dont je suis membre, nous avons rencontré beaucoup de villages du Fogny touchés par cette crise. Les populations de Casamance réclament la paix de toutes leurs forces, de toute leur énergie. Elles en ont assez de la guerre. Si on veut instaurer la paix définitive, il faut penser à la réinsertion de ces combattants. Je ne suis pas de ceux qui pensent que la réinsertion des combattants doit se faire hors de la Casamance. Il faudrait penser à la reconstruction de l’être humain. Il faudrait à un moment s’arrêter pour nous réconcilier et demander pardon. Le canari est tellement troué qu’il faut plusieurs doigts pour pouvoir boucher le canari qu’il puisse contenir de l’eau. Pour avoir des résultats probants, on a besoin d’harmoniser nos actions, d’harmoniser nos efforts, de nous mettre ensemble, de nous mettre en synergie pour travailler pour le retour de la paix. Nous attendons de l’État la mise en place d’une table de négociation urgemment, une table de négociation inclusive, sans laisser aucune partie en rade, toutes les parties de la société civile devraient en tenir  compte. Les négociations doivent être inclusives franches et transparentes. Nous avons nos préoccupations que nous allons porter à la table de négociations, celles des femmes de la Casamance. Nous souhaitons que 2019 soit l’année des négociations pour une paix définitive en Casamance… »

Révolution dans la carrière des magistrats: Vers une mise en compétition des postes de chef de juridiction

https://www.jotaay.net Malgré quelques réticences, l’Exécutif est en train de faire quelques concessions pour certainement calmer les ardeurs de l’Union des magistrats sénégalais. En effet, comme annoncé par le journal «Les Échos» et confirmé plus tard par le président de l’Ums, lors de la rencontre avec les acteurs de la société civile pour l’indépendance de la justice, le président de la République a donné son accord pour l’application de certaines réformes proposées, notamment la mise en compétition des postes de chef de juridiction. Le poste, par exemple, de procureur de la République sera ainsi mis en compétition. 

La lutte pour l’indépendance de la justice n’est pas un vain combat. L’Union des magistrats sénégalais, dont beaucoup estiment qu’elle nage dans l’utopie en voulant l’éviction de l’Exécutif du Conseil supérieur de la magistrature, obtient pourtant des acquis. Le journal «Les Échos» avait annoncé que le président de la République avait donné son accord sur plusieurs propositions faites par le comité mis en place à la sortie du colloque de novembre dernier. Et on peut dire que, pour ces acquis, il y a l’accord du président de la République sur la transparence au niveau des tribunaux d’instance et de grande instance. En effet, s’agissant des tribunaux d’instance et de grande instance, selon nos sources, le Président a accepté, pour la nomination à certains postes, qu’un appel à candidature soit lancé, avec des critères objectifs. On va, par exemple, pour le poste de procureur de la République, vers une mise en compétition. Ainsi, un appel à candidature avec des critères objectifs sera lancé et le magistrat qui présente le meilleur profil sera nommé. Il occupera le fauteuil, pendant 3 ou 4 ans, avant qu’une autre compétition ne soit lancée. Un pas positif, faut-il le souligner, pour Macky Sall.
Pour les magistrats du siège, cet accord du président de la République ne concerne que les tribunaux d’instance et de grande instance, mais s’agissant des Cours d’appel, de la Cour suprême ou de la Cour des comptes, elles ne sont pas concernées par l’accord de principe du Président. Pour l’heure, le comité mis en place est en train de travailler sur le premier acquis qui est de taille. Restera alors que le Président entérine définitivement la mesure.
Rappelons que l’Ums, qui s’est fait comme sacerdoce l’indépendance de la justice est toujours déterminée à faire sortir le président de la République et le ministre de la Justice du Conseil supérieur de la magistrature. Souleymane Teliko et Cie considèrent qu’il faut des modifications au sein du Csm, dans son fonctionnement comme dans les attributions des magistrats qu’il faudra renforcer. Lors de la rencontre avec les acteurs de la société civile pour l’indépendance de la justice, le Président de l’Ums avait dit à qui voulait l’entendre qu’il n’y avait pas de transparence au sein du Conseil supérieur de la magistrature. Selon lui, c’est par cet appel à candidature seule qu’on peut arriver à la transparence, car, dans ces conditions, le Président ne pourra jouer comme rôle que d’entériner les décisions prises par le Conseil. Il aura, à ce moment, une présence honorifique. Il avait ainsi donné l’exemple de la France, où le Président Nicolas Sarkozy, qui n’avait que ce rôle d’entériner les décisions, avait décidé de sortir du Csm. Alassane DRAME

L’OPPOSITION DURCIT LE TON FACE AU RÉGIME

https://www.dakaractu.com Réunie au sein du Front de résistance nationale, l’opposition sénégalaise s’est fait attendre cet après midi à la place de la Nation (ex place de l’Obélisque). Prévue à 15 heures, la manifestation politique a accusé retard de plus d’une heure de temps. Un retard qu’explique le préposé au micro central par la délivrance tardive de l’autorisation  administrative.
Quand il est arrivé à la place de la Nation, Hadjibou Soumaré qui est le premier leader à se présenter à la manifestation, il était à peu près 16 H 30. Il sera suivi par le Pr Issa Sall du Pur. Tous les deux ont trouvé sur place Mame Adama Guèye qui n’est autre que le coordinateur de la POSE. Ils seront rejoints sur le podium par Amsatou Sow Sidibé, Thierno Alassane Sall, Pierre Goudiaby Atépa, Serigne Mansour Sy Diamil, Boubacar Camara, Aïda Mbodj, Mamadou Diop, Pape Diop, Abdoul Mbaye et Ousmane Sonko. Les candidats Khalifa Sall, Karim Wade, Idrissa Seck, Moustapha Guirassy se sont fait représenter par leurs hommes de confiance.
Au micro central, Moussa Diakhaté de Bokk Gis-Gis s’est employé à haranguer les foules avant la prise de parole des leaders du Front de résistance nationale. Lorsqu’il s’est agi de s’adresser à leurs partisans, Issa Sall et Cie ont à leur tour maintenu la cadence.
Premier à faire son speech, Hadjibou Soumaré est sorti de son calme habituel et a tiré à boulets rouges sur le régime. L’ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade a qualifié l’actuel président de la République d’intolérant et d’insouciant qui ne s’occupe pas de ses administrés et s’est investi la mission de le « dégager ».
Le tempo est resté le même avec les autres orateurs.  Issa Sall a orienté son allocution sur la « nécessité de ne pas laisser Macky Sall aller au deuxième tour ». « Il doit être éliminé dès le premier tour », souhaite le candidat du Parti de l’Unité et du Rassemblement. Au passage, Issa Sall a rappelé avoir très tôt mis en garde l’opposition contre les conséquences du parrainage. « Il y a un an, je prédisais la catastrophe qu’on est en train de vivre avec le parrainage », se désole-t-il.
Mais pour le représentant de Idrissa Seck, Macky Sall doit trouver du répondant à la hauteur du courage dont il fait montre pour aller au bout de sa logique. « Nous devons être plus déterminés que lui afin de lui barrer la route », a préconisé Déthié Fall.
L’absence d’une candidate à la présidentielle a été abordée par Aïda Mbodj selon qui, « Macky Sall n’a pas eu le cran de faire face à une femme ». « Mais qu’ils se le tiennent pour dit. C’est nous les femmes qui le déboulonnerons. D’ailleurs, si les hommes ne sont prêts pour le faire, qu’ils nous le disent. Nous le ferons à leur place », a assuré la « Lionne du Baol ». Ousmane Sonko, quant à lui, n’a pu placer un mot. La manifestation a pris fin à 19 heures…

RASSEMBLEMENT : Le tir groupé de l’opposition sur Macky

Seneweb.com |Les membres de l’opposition ont effectué leur rassemblement à la place de la nation ce vendredi. Et dans leur discours, les dirigeants n’ont pas été tendres avec le chef de l’Etat, Macky Sall.

«On ne refusait pas le parrainage. Ce qu’on ne voulait pas, c’est le vol dans le processus. Ce que nous voulons, c’est le Sénégal de tout le monde. Mais nos gouvernants n’ont pas la capacité de diriger ce pays. Nous demandons nos droits parce que nous sommes des patriotes. Mais Macky est en train de créer des tensions dans ce pays», a fustigé  Hadjibou Soumaré.

Plus acerbe, Abdoul Mbaye de tonner: «On a donné le pays à un Président spécial, qui a une seule spécialité: le mensonge. C’est à nous de le combattre. Il est temps de se rebiffer. Macky arrête», a crié Abdoul Mbaye.

Pape Diop, le leader de Bok Gis Gis regrette, de son côté, que l’opposition n’ait pu apporter une réplique adéquate au chef de l’Etat : «On a l’impression que le pays appartient à Macky. Et jusqu’à présent, il n’y a pas de réaction appropriée face à Macky. Nous avons pu créer le déclic chez les populations. Si Macky est capable de tout faire pour remporter les élections. Il faut qu’on lui résiste au prix de notre vie nous aussi. Il faut engager le combat et cesser les discours», déclare l’ancien président de l’assemblée nationale.Ousmane Dicko-

CHEIKH GUEYE À LA MARCHE DU FRN :  » Khalifa Sall est plus que jamais dans l’opposition… »

https://www.dakaractu.com En sa qualité de représentant de l’ancien maire de Dakar, khalifa Sall, Cheikh Gueye a porté le message de ce dernier cet après-midi à l’occasion du meeting du FRN. Se voulant rassurant, et, optimiste, il a réaffirmé la volonté de leur candidat de soutenir l’action collective de l’opposition dans le combat contre le régime du président Sall….

FRN : Pr Issa Sall du PUR :  » Nous devons éliminer Macky Sall dès le 1er tour »

https://www.dakaractu.com Alors que la coalition BBY s’est fixé comme challenge une large victoire dès le 1er tour à la présidentielle de 2019, le leader du PUR Issa Sall invite le peuple à le prendre à contre-pied. A l’en croire, l’opposition ne doit ménager aucun effort pour éliminer le chef de l’Eta sortant dès la première manche de l’élection. Ainsi, il invite les populations à retirer leurs cartes et imposer leurs voix….

Déthié Fall : « L’opposition doit engager le vrai combat contre le régime de Macky (…) Les lacrymogènes doivent retentir à nouveau »

https://www.dakaractu.com À 45 jours de la présidentielle de 2019, et 9 jours de la proclamation de la liste définitive des candidats, Déthié Fall qui représentait Idrissa Seck au meeting de l’opposition ce vendredi, a déclaré qu’il est grand temps que l’opposition passe au combat frontal :  » L’opposition doit engager le vrai combat contre le régime de Macky (…) Ies lacrymogènes doivent retentir à nouveau « 

Pape Diop reproche à l’opposition son incapacité à mobiliser les masses :  » Nous n’avons pas pu créer le déclic auprès du peuple! « 

https://www.dakaractu.com C’est un constant lucide et implacable qu’a fait Papa Diop à l’occasion de la grande mobilisation initiée par le Front de résistance nationale ce vendredi 11 janvier. D’après le président de Bokk Gis-Gis, l’opposition sénégalaise a failli dans sa capacité de mobiliser les masses. Un manquement à combler dans les plus brefs délais, s’ils veulent mener le bras de faire contre le régime en place…

Mansour Sy Djamil :  » Il y a 7 ans j’ai prié pour la victoire de Macky Sall, 7 ans après, il m’a trahi ! « 

https://www.dakaractu.com Comparant le chef de l’État a « Phiraouna », Serigne Mansour Sy Djamil ne décolère pas d’avoir été recalé lors des parrainages. Selon lui, Macky Sall l’a ouvertement trahi.  » Il y a 7 ans j’ai prié pour la victoire de Macky Sall ici à la place de l’Obélisque, 7 ans après je n’aurai jamais imaginé que ce même Macky Sall allait me recaler. Il m’a trahi!  » Terminant son « prêche », Mansour Sy Djamil priera pour une cuisante défaite de Macky Sall à la présidentielle de 2019…

Abdoul Mbaye :  » Yallah Tèkk nagnou nattou bou diss, mouy président Macky « 

https://www.dakaractu.com L’ancien premier ministre du gouvernement de Macky Sall, Abdoul Mbaye, dans un style ironique et sarcastique, a critiqué le chef de l’État. Estimant que c’est un lourd fardeau pour le peuple sénégalais que d’avoir un président tel que Macky Sall, il a regretté :  » Yallah Tekk nagnou nattou bou diss, mouy président Macky « .

Thierno Alassane Sall :  » L’heure est grave, on se dirige vers un coup d’État électoral »

https://www.dakaractu.com Tels sont les propos chocs de Thierno Alassane Sall, lors du rassemblement du FRN. Éliminé de la course par le filtre du parrainage, TAS continue de pointer du doigt « le recul démocratique du Sénégal durant les sept années de sous le magistère de Macky Sall ».

Mobilisation du FRN / Boubacar Camara de « Jenggu  » alerte l’opinion :  » Si on le laisse faire, Macky va brûler ce pays « 

https://www.dakaractu.com Le leader du mouvement « Jenggu », Boubacar Camara, a délivré un énième plaidoyer ce vendredi lors de la mobilisation organisée par le Front de résistance nationale. Dénonçant le manque de fiabilité du fichier, la désignation d’une personnalité pour l’organisation élections entre autres …

Affaire Khalifa Sall et les dispositions d’un rabat d’arrêt :cet « Article 36 » qui pourrait sauver le Sénégal d’un chaos pré-électoral

http://www.dakarmatin.com Alors que le pouvoir judiciaire semble avoir scellé le sort de la candidature de Karim Meissa Wade du Pds, les avocats de Khalifa Sall s’accrochent au rabat d’arrêt à caractère « suspensif » pour « sauver » la participation de leur client à la prochaine présidentielle.
Une procédure juridique qui entretient l’espoir des « Khalifistes ». Lesquels promettant le chaos dans le cas où leur champion serait disqualifié. Les avocats de l’Etat, eux, qualifient Karim Wade et Khalifa Sall de candidats imposteurs et plaident l’irrecevabilité de leurs candidatures. Face à cette confusion politico-judiciaire sur fond d’envol d’oiseaux de mauvais augure, « Le Témoin » a parcouru la loi organique N° 2017-09 du 17 janvier 2017 de la Cour suprême avant d’en extraire l’article 36 disant bien que le rabat d’arrêt est suspensif en matière pénale. Or, l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall a bel et bien été condamné pénalement !
Dans l’affaire Khalifa Sall, les uns tiennent des discours politiques, les autres brandissent des arguments juridiques. Malheureusement, le tout résonne comme des coups de feu réveillant des oiseaux de mauvais augure avant de les disperser dans le paysage politique sénégalais. Pourtant, la loi organique N° 2017-09 du 17 janvier 2017 de la Cour suprême semble être claire pour départager les politistes, les politiques, les juristes, les avocats et les juges qui s’étripent dans l’affaire Khalifa Sall.
Il est vrai que la plupart d’entre eux sont préoccupés par un dénouement rapide de cette crise politico-judiciaire, en tout cas avant le 20 janvier 2019, date à la quelle le Conseil constitutionnel publiera la liste officielle et définitive des candidats. En parcourant cette loi organique qui fait l’objet de toutes sortes d’interprétations — alors pourtant qu’elle est claire comme de l’eau de roche, on lit ceci noir sur blanc dans l’Article 36 très controversé en cette période électorale où se jouera le destin politique de l’intéressé à savoir Khalifa Sall: « Le délai de recours et le recours ne sont suspensifs que dans les cas suivants : 1- En matière d’état ; 2- Quand il y a faux incident ; 3- En matière de vente immobilière et en matière pénale. Sauf, d’une part, en ce qui concerne les condamnations civiles et, d’autre part, l’existence de dispositions législatives contraires et dans les cas prévus à l’article 74-2 de la présente loi organique » précise l’Article 36 en question.
Un éclairage juridique d’une importance capitale puisqu’il « confirme » que le rabat d’arrêt brandi parles avocats de Khalifa Sall est suspensif dès lors que l’ex-maire de Dakar a été bel et bien été pénalement (et lourdement !)Condamné à cinq (05) ans d’emprisonnement ferme et cinq (05) millions Cfa d’amende pour faux et usage de faux. Le rabat d’arrêt n’est pas suspensif…
Aujourd’hui, il nous plait de renvoyer les avocats de l’Etat et Khalifa Sall à cette brillante intervention de feu François Diouf. Et surtout de leur faire comprendre que si militants et politiciens de tous horizons s’invitent au débat sur le « Rabat d’arrêt », c’est parce que le droit semble être mis en quarantaine pour des raisons politiques. Certes, la technicité des procédures et la complexité du langage juridique employé posent problème aux novices que nous sommes.
Mais quand avocats et juristes du « dimanche » brouillent la compréhension des citoyens sénégalais qui, en majorité, maîtrisent peu ou très mal un droit aussi complexe que le droit constitutionnel et les subtilités des lois régissant ledit contentieux, cela peut faire bouger des lignes de colère et de frustration. De l’avis de Me Baboucar Cissé, avocat de l’Etat du Sénégal, même si les conseils de Khalifa Sall introduisent un rabat d’arrêt, cela n’aura aucun impact d’autant plus que, martèle-t-il, il n’est pas suspensif.
« Je le précise, les avocats de Khalifa Sall savent très bien que le rabat d’arrêt n’est pas suspensif » dit-il fermement sans aucune référence juridique à l’appui. Par contre, M. Ndiack Fall, Professeur de droit pénal à l’Ucad est d’avis contraire. Pour lui, Khalifa Sall garde toujours ses chances de se présenter à la présidentielle 2019. Parce que le rabat d’arrêt, argumente-t-il, est de la compétence des Chambres réunies de la Cour suprême contrairement au pourvoi en cassation qui est de la compétence de la Chambre criminelle de la Cour suprême.
« Ainsi, au cas où la Cour suprême invalide la requête de Khalifa Sall, elle a, par le biais de son greffier en chef, un mois pour notifier ladite décision aux parties. Ces parties, ou bien la partie intéressée, ont un mois pour introduire un rabat d’arrêt. Quand le rabat d’arrêt est introduit, on va notifier cette requête à la partie adverse, c’est-à-dire aux avocats de l’Etat. Ces avocats ont deux mois pour apporter leurs arguments » explique le professeur avant de préciser que l’affaire de Khalifa Sall bascule dans une étape de rabat d’arrêt si la défense en fait appel.
« Avec ce rabat d’arrêt, Khalifa Sall est jusqu’à présent électeur et éligible car il est impossible d’empêcher sa candidature…» a dit formellement Pr Ndiack Sall. …Faux, il est suspensif ! Dans un document qui nous est parvenu, le juriste Seybani Sougou a plaidé dans le même sens que le Pr Ndiack Sarr en confirmant avec force arguments que le rabat d’arrêt est suspensif comme le font valoir les avocats de Khalifa Sall. « Depuis quelques heures, les partisans du régime et les avocats de l’Etat s’épanchent dans les médias, affirmant avec une incroyable audace que la confirmation de la condamnation de Khalifa Sall par la chambre criminelle de la Cour suprême ce 03 janvier 2019 revêt un caractère définitif.
Il convient de préciser que ces affirmations sont totalement fausses, et ne reposent sur aucun argument juridique. La Cour suprême confirme que le rabat d’arrêt est suspensif en matière pénale » souligne notre juriste avant de renvoyer les deux parties à la loi organique N° 2017-09 du 17 janvier 2017 de la Cour suprême définissant les quatre matières pour lesquelles, le rabat d’arrêt est suspensif : En matière d’état des personnes (divorce, successions par exemple), en matière de vente immobilière, en matière de faux incident et en matière pénale, sauf pour les condamnations civiles ou s’il y a des dispositions législatives contraires. « Et le cas de Khalifa Sall relevant de la matière N°4 (matière pénale), un rabat d’arrêt introduit par ses conseils revêt obligatoirement un caractère suspensif.
Il n’y a aucune ambiguïté possible à ce niveau. L’intérêt du document est qu’il met fin à toute possibilité d’interprétation juridique (dévoyée) du rabat d’arrêt, puisque dès l’entame, c’est mis en exergue. Pour éliminer Khalifa Sall, aux présidentielles de 2019, il va falloir « inventer une nouvelle forfaiture » » estime Me Seybani Sougou en se référant à l’«Article 36 » qui revient en galop dans l’affaire Khalifa Sall.
Me Robert Badinter s’invite aux débats Quand à Me Moustapha Ndoye, un des avocats de Khalifa Sall, il invite avec dépit les justiciables voire les citoyens sénégalais à retenir que les conseils de l’Etat du Sénégal défendent un candidat et non un Etat. « L’arrêt de la Cour suprême rendu le 03/1/19 après un délibéré fixé le 20/12/18 contre un arrêt de la Cour d’appel du 30/08/18 est la preuve formelle de l’instrumentalisation de la Justice par l’Exécutif notamment l’institution qu’est le Président de la République » tient à déplorer Me Ndoye.
Et Me Baboucar Cissé, avocat de l’Etat de répliquer en ces termes: « J’avais toujours dit que ces moyens-là ne pouvaient pas prospérer et cela nous l’avons démontré par mémoire écrit que nous avons déposé dans les délais. Et nous avons fait des observations orales pour montrer et démontrer à la Cour que les moyens qui ont été soulevés ne pouvaient pas prospérer.
Et la Cour, en examinant ses moyens, a abondé dans le même sens que nous mais aussi dans le même sens que l’avocat général qui avait requis le rejet du pourvoi. Maintenant, les avocats de Khalifa Sall sont libres d’exercer la procédure de rabat d’arrêt. Mais, cette procédure n’est pas un second pourvoi en cassation. Le rabat d’arrêt n’a même pas un caractère suspensif ! » S’étrangle-t-il dans le portail de « e.media.sn ». Un autre avocat de l’ex-maire de Dakar, Me Khouressy Ba, ne compte pas s’inviter dans ce qu’il qualifie de « faux débat » du fait que, selon lui, l’« Article 36 » a déjà tranché.
Et il nous renvoie au discours historique du célèbre avocat et ancien ministre de la Justice français Me Robert Badinter : « On est le 4 mars1986, lors de son investiture à la tête du Conseil constitutionnel français, Me Robert Badinter faisait un discours d’une rare justesse idéologique et politique, un discours où l’éloquence et l’intelligence se côtoyaient sans se confondre » se rappelle Me Ba. « Il disait ceci : M. François Mitterrand, mon ami, merci de me nommer président du Conseil constitutionnel, mais, sachez que dès cet instant, envers vous, j’ai un devoir d’ingratitude.
Oui, le devoir d’ingratitude, parce que, sauf à renoncer à sa consubstantialité, le Conseil Constitutionnel est un contre-pouvoir. Un contre-pouvoir contre l’abus du pouvoir ». Pour Me Khouressy Ba, ce discours Me Badinter restera pour toujours dans les annales de l’histoire des Conseils constitutionnels du monde. Justement, le Conseil constitutionnel du Sénégal comme tous les Conseils constitutionnels d’Afrique est-il à la croisée des chemins ?
Jadis honni des politiciens et juristes nostalgiques de la souveraineté parlementaire et de l’indépendance de la magistrature, relégué au dernier rang des organes constitutionnels dans les manuels universitaires, incompris dans ses interprétations strictes de sa compétence, le Conseil constitutionnel ou la Cour Suprême a vogué entre indifférence et mépris des Sénégalais depuis la prestation de serment de M. Abdou Diouf en 1981 après la démission de Senghor alors que le peuple s’attendait à des élections anticipées. Une chose est sûre, la stabilité politique se joue sur cet « Article 36 » en attendant le « Rabat » d’une contrainte par corps du coté de DohaPape Ndiaye

CANDIDATURE DE KARIM WADE A LA PRESIDENTIELLE : Des juristes écrivent aux 7 sages

http://www.enqueteplus.com Après avoir réussi le test du parrainage, il reste à Karim Wade l’étape de la validation de sa candidature à la prochaine présidentielle. Une seconde étape redoutée, car certains de ses partisans craignent que le candidat du Parti démocratique sénégalais passe à la trappe, du fait du rejet de son inscription sur les listes électorales et de sa condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Cependant, quatre juristes tentent de dissiper les doutes, à travers une correspondance adressée au Conseil constitutionnel. Dans leur missive, ils donnent les arguments qui doivent pousser les 7 sages à valider la candidature du leader de Karim Président 2019.

Les signataires de la lettre sont l’ancien président de la Cour européenne des Droits de l’homme du Conseil de l’Europe à Strasbourg, Jean-Paul Costa, et les professeurs de droit à l’Université Paris II, Dominique Chagnollaud de Sabouret, et Denis Alland ainsi que leur collègue sénégalais Ibrahima Arona Diallo de l’Ugb. Ils ont libellé leurs argumentaires en sept points.

Tout d’abord, ils expliquent que Karim Wade a été régulièrement et définitivement inscrit sur les listes électorales le 16 avril 2018. Malgré le rejet de son inscription par la direction des élections, les quatre spécialistes du droit considèrent que celle-ci est ‘’parfaitement régulière’’ et est devenue ‘’définitive’’. Les juristes estiment également que le ministère de l’Intérieur n’avait pas le pouvoir de radier le candidat du Pds de la liste électorale. Le quatuor relève aussi que ‘’la privation de vote ne peut résulter que d’une décision expresse de justice’’. Dès lors que la Crei n’a pas déchu Karim Wade de ses droits civiques, la condamnation ne peut donc pas entrainer la privation du vote.

Ces spécialistes du droit font aussi savoir aux juges constitutionnels qu’ils ne peuvent pas s’opposer à la candidature de Wade-fils sous le prétexte que ce celui-ci ne se serait pas inscrit. Il s’y ajoute qu’ils considèrent que l’arrêt de la Crei ne peut plus fonder la privation du droit de vote. Ceci, après l’intervention de la décision du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies du 22 octobre 2018. ‘’Tant que l’affaire n’aura pas été réexaminée dans les conditions exigées, il ne serait pas conforme aux engagements internationaux souscrits par le Sénégal, de prendre à l’égard de Karim Wade une mesure d’interdiction de vote’’, appuient les signataires de la correspondance. Ces signataires jugent que ‘’l’application de l’article L31 du Code électoral à Karim Wade ne répondrait pas à des critères objectifs et raisonnables’’. Ledit article est relatif aux conditions d’éligibilité qui excluent les personnes condamnées pour certaines infractions.

Pour finir, les juristes soulignent que la qualité d’électeur n’implique pas l’inscription sur une liste électorale. Ils expliquent qu’aucun principe général de droit ne subordonne à l’inscription la possession de la qualité d’électeur et, par conséquent, Karim Wade satisfait donc aux conditions requises pour être candidat à l’élection présidentielle.

‘’Pour l’ensemble des raisons que nous venons d’exposer, nous avons la profonde conviction que la candidature de Karim Wade satisfait aux exigences posées par les textes applicables’’, clament les quatre spécialistes du droit. Et de lancer à l’endroit des 7 sages : ‘’Nous avons la conviction que votre institution saura montrer dans l’examen de la candidature de Karim Wade l’esprit d’indépendance qui caractérise aujourd’hui toutes les juridictions constitutionnelles dans toutes les démocraties et dans tous les Etats de droit.’’

Présidentielle 2019:Macky Sall ouvre sa campagne à Mbacké

Seneweb.com Le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby), Macky Sall, débute sa campagne électorale par un meeting à Mbacké, informe L’As. Après Mbacké, il se rendra à Tivaouane et à Saint Louis.

Le candidat sortant va poursuivre son périple en remontant vers le Sénégal oriental avant d’atterrir dans le Sud du pays en Casamance.

Macky Sall va clôturer ses 21 jours de campagne électorale à Dakar, à deux jours du scrutin. La campagne électorale pour la présidentielle s’ouvre le 3 février et se termine le 22 février du même mois à minuit.

REUNION  AU PALAIS AVEC L’ENSEMBLE DE SES ALLIES : Macky Sall concocte son plan de guerre

 http://www.enqueteplus.com A l’issue d’une réunion de plus de trois tours d’horloge tenue hier au palais de la République avec l’ensemble de ses alliés, le président sortant, Macky Sall, a mis en place sa task force devant lui permettre de venir à bout de l’opposition.

Alors que l’opposition continue de ruer dans les brancards pour dénoncer  les résultats issus des vérifications des parrainages, le président de la République sortant, lui, déroule tranquillement son agenda politique, fourbit ses armes et peaufine sa stratégie, à moins de 45 jours  de la prochaine élection présidentielle. En effet, le chef de l’Etat, qui a rencontré hier l’ensemble de ses alliés de Benno Bokk Yaakaar et de la Grande coalition de la majorité présidentielle, mobilise d’ores et déjà ses troupes et met progressivement en place son équipe de campagne et les organes devant structurer et coordonner toutes les actions et stratégies allant dans le sens de multiplier ses chances de passer dès le premier tour.

La rencontre, qui a eu pour cadre le palais présidentiel, a duré plus de trois tours d’horloge. Démarrée à 15 h, elle a pris fin vers 18 h 30. Elle a, en effet, enregistré la participation de tous les leaders de la coalition Bby, parmi lesquels le président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse, Secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp) ; le président du Haut conseil des collectivités territoriales Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du Parti socialiste ; le secrétaire de la Ligue démocratique Nicolas Ndiaye, député à l’Assemblée nationale, celui du Parti de l’indépendance et du travail Samba Sy, par ailleurs Ministre de la Fonction publique et des Relations avec les institutions, entre autres. Mais aussi de tous les leaders qui ont rallié la mouvance présidentielle au cours du septennat du président Macky Sall, dont Souleymane Ndéné Ndiaye, Modou Diagne Fada, Moussa Sy et Abdoulaye Baldé, qui a rejoint tout récemment le camp présidentiel, après avoir renoncé à se présenter à la présidentielle du 24 février 2019. Tous ont répondu présent à l’appel du chef pour concocter un plan de guerre devant leur permettre de se défaire facilement de l’opposition.

Au cours de cette rencontre, il a été, en effet, mis sur pied un organigramme bien établi dans la perspective du scrutin présidentiel du 24 février 2019. Ainsi,  toutes les actions à mener seront coordonnées par un directoire de campagne  déjà mis en place, mais qui sera lancé entre le 25 et le 30 janvier, après que le président de la République eut terminé ses inaugurations. Pour se tourner résolument vers la campagne proprement dite. Mais Macky Sall aura d’abord à inaugurer le pont traversant la Gambie avec son homologue Adama Barrow et la Voie de dégagement nord numéro 3.

 Contrairement à l’élection présidentielle de 2012, cette fois-ci, il n’y aura pas, d’après certaines indiscrétions, un directeur de campagne dans l’organigramme de campagne du président Sall. Ce dernier a tout simplement préféré laisser la coordination de son directoire de campagne à tous les leaders de Benno Bokk Yaakaar. Et mettre en place un cabinet restreint qui sera dirigé, d’après nos sources, par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

 Création de 3 pôles

Outre le directoire de campagne, d’autres structures ont été créées hier par le président de la République, candidat à sa propre succession. Le chef de l’Etat a, en effet, mis en place un pôle communication avec deux unités : une digitale et une autre dédiée aux réseaux sociaux. A côté de ce pôle communication, il y a un pôle programme laissé à la gestion collégiale de tous les leaders de la coalition Benno Bokk Yaakaar. Le troisième pôle regroupe l’ensemble des porte-paroles de la Grande coalition de la mouvance présidentielle.

Et même si aucun nom n’a été avancé au cours de la rencontre d’hier, tout porte à croire que cette entité sera  coordonnée soit par l’ancien ministre de la Santé Abdou Fall, par ailleurs leader d’Alternative citoyenne/Andu Nawlé, soit par Seydou Guèye. Il nous revient également, de sources proches de Bby, que le pôle porte-parole devra être  composée de Modou Diagne Fada, Moussa Sy, Malick Diop de l’Afp, Maodo Malick Mbaye de la Conscience citoyenne/Gueum sa Bopp, Cheikh Sarr, Abdou Mbow et Zahra Iyane Thiam, entre autres.

Sa task force ainsi mise en place, le président de la République sortant a dévoilé un pan de son agenda politique. Comme en 2012, le candidat Macky Sall et ses alliés veulent démarrer leur campagne dans la ville sainte de Touba où ils comptent tenir leur meeting d’ouverture de campagne. Ils vont ensuite sillonner les autres localités du pays avant de rallier la capitale Dakar pour y tenir leur meeting de clôture de campagne.

C’est dire que Macky Sall ne lésine pas sur les moyens. Pour ne pas prendre aucun risque,  il compte impliquer tous ses alliés dans cette bataille qui s’annonce déjà rude, même si le nombre de candidats devant participer au scrutin présidentiel du 24 février est réduit, comparé aux scrutins de 2007 où on avait 15 candidats, et de 2012 où il y en avait 14.  ASSANE MBAYE

Présidentielle 2019:Karim et Khalifa retiennent leur souffle

Seneweb.com   sera proclamée la liste provisoire des candidats devant prendre part à l’élection du 24 février 2019. Et, selon Les Échos, ce sera, sans doute, le jour le plus long pour deux des sept candidats retenus provisoirement : Karim Wade et Khalifa Sall. Pourront-ils passer ce cap fatidique ? Wait and see.

« Le parrainage a été honnêtement examiné par les 7 sages »

Seneweb.com Les 7 sages du Conseil constitutionnel ont honnêtement mené le contrôle des parrainages. Tel est l’avis de Seydou Diouf. Président du Parti pour le progrès et pour la citoyenneté (Ppc), M. Diouf, qui présidait une réunion d’information de son parti à Rufisque, a déclaré: «Avec le parrainage, beaucoup de candidats potentiels, qui passaient leur temps dans la presse, se rendent compte, aujourd’hui, qu’ils doivent regarder leur petit soulier.»

Ainsi, le député a déclaré que les candidats à la candidature, qui ont été recalés «n’ont pas pu faire un travail sérieux sur le parrainage». Pour M. Diouf, «il est très facile pour eux de ruer dans les brancards à tort». Mais, aujourd’hui, les «ceux  qui ont fait un travail sérieux ont pu passer sans problème», a-t-il martelé.

«Si on veut être candidat, il nous faut avoir une organisation, une machine. Nous notre candidat à cette machine qui s’est retrouvé hier autour du candidat pendant 3 ou 4 tours d’horloge pour structurer notre réflexion pour le comment aller à la campagne, avec quelles arguments, avec quel bilan et perspectives. C’est pourquoi le Ppc a profité de cette rencontre pour mettre en place un petit comité qui va dégager l’esprit dans lequel il doit aborder la pré campagne à Rufisque», a expliqué le député et président de la Commission des lois.Samsidne DIATTA

LE PIT POUR UN MAINTIEN DU « LEGS DÉMOCRATIQUE »

Dakar, 11 jan (APS) – Le Parti de l’indépendance et du travail (PIT), formation membre de la majorité au pouvoir, dit militer pour un « large rassemblement des forces vives de la nation » sénégalaise, en vue de maintenir « le legs démocratique » du Sénégal.

Avec la fin de la vérification des parrainages pour la présidentielle du 24 février prochain, consacrant la première phase de sélection des candidats à cette consultation électorale, le PIT « en appelle au large rassemblement des forces vives de la Nation, quel que soit leur bord politique, pour maintenir le legs acquis de haute lutte par des générations de sénégalais, chevillés à l’intérêt national, à la défense des libertés et de la démocratie ».

« Il y va de la réussite de la seconde phase de la sélection des candidats, qui va déterminer, à la fois, le nombre de candidats habilités à solliciter le suffrage des citoyens, la physionomie et la qualité de la campagne électorale à venir », explique cette formation politique dans une déclaration parvenue à l’APS.

Outre le président sortant Macky Sall, candidat à un second mandat, le Conseil constitutionnel a validé les parrainages de Ousmane Sonko, Khalifa Sall, Macky Sall, Karim Wade, Issa Sall, Idrissa Seck et Madické pour la présidentielle prochaine, sur les 27 dossiers de parrainage qu’il a reçus.

Selon les nouvelles dispositions en vigueur depuis la réforme constitutionnelle d’avril dernier introduisant le parrainage électoral à la présidentielle, les personnes voulant briguer les suffrages des Sénégalais doivent au préalable s’assurer du parrainage de 0,8% des électeurs inscrits – 1% au plus -, soit 53457 électeurs ou un minimum de 200 parrains dans au moins 7 régions sur les 14 que compte le Sénégal.

Le Conseil constitutionnel rappelle toutefois que les vérifications techniques des parrainages « ne préjugent pas de la recevabilité » des candidatures à la présidentielle du 24 février prochain, lesquelles seront examinées ultérieurement en vue de la décision arrêtant la liste finale des personnes autorisées à briguer la magistrature suprême à l’occasion de ce scrutin.

Le PIT, observant que sur les 137 candidats déclarés à la candidature, 7 postulants ont vu leurs parrainages validés sur les 27 dossiers enregistrés, estime que ce résultat « confirme à souhait l’opportunité et la pertinence de la loi sur le parrainage citoyen (…) »

« Au demeurant, fait-il valoir, nul ne peut contester raisonnablement que les 7 prétendants retenus sont, politiquement, les plus représentatifs sur toute l’étendue du territoire et que donc le président de la République sortant, candidat à un second et dernier mandat, ait, en face de lui , les adversaires les plus significatifs et les plus redoutables du moment, électoralement parlant ».

Le PIT dit constater « pour s’en féliciter que pour la première fois dans notre histoire électorale, en lieu et place de l’argent comme critère décisif de sélection des candidats, il y a eu le citoyen et son parrainage ».

Plusieurs leaders de l’opposition dont les parrainages n’ont pas été validés par le Conseil constitutionnelle ont accusé cette juridiction de partialité, surtout que les concernés étaient déjà contre l’introduction du parrainage considéré comme un moyen pour le pouvoir d’éliminer certaines candidatures jugées dangereuses pour lui.

Dans la même perspective, des représentants de la société civile invités à assister à la validation technique des parrainages par le Conseil constitutionnel, ont émis des réserves sur ce processus, apportant d’une certaine manière de l’eau au moulin de l’opposition, dont certains ont même émis l’idée de boycotter la prochaine présidentielle.

« Encore une fois, réagit le PIT dans sa déclaration, notre peuple doit exercer souverainement et à date échue son suffrage, dans la paix civile et la stabilité ».BK/ASG

Macky Sall au Khalife général de la famillle ombrienne : « Je suis venu faire ma ziarra en ma qualité de fils mais aussi de Talibé de la famille »

https://www.dakaractu.com Le président Macky Sall s’adressant au Khalife général de la famille omarienne a dit en pulaar :  » je suis venu en ma double qualité de fils, mais aussi de talibé, faire ma ziarra et profiter de l’occasion, pour vous demander de formuler de ferventes prières de paix pour le Sénégal. « 

Il a, en outre, magnifié l’œuvre de Thierno Cheikh Oumar Foutiyou Tall qui, a-t-il dit, a largement contribué à la propagation et au rayonnement de l’islam en Afrique de l’Ouest. Mbargou Diop, correspondant permanent à Louga.

ELIMINATION DE CANDIDATS A L’ETAPE DU PARRAINAGE : La Pose dénonce une violation de la loi électorale

http://www.enqueteplus.com L’élimination, par le Conseil constitutionnel, de 20 sur les 27 candidats à la candidature à la présidentielle de février 2019, à l’étape du parrainage, est, selon Me Mame Adama Guèye et Cie, une violation flagrante de la loi électorale.

Le Conseil constitutionnel a-t-il les prérogatives d’éliminer de la course présidentielle des candidats n’ayant pas pu obtenir le minimum requis de parrainages ? La Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose) n’en est pas du tout convaincue. Le coordonnateur de la Pose et ses camarades, dans une lettre ouverte adressée hier au président et aux membres du Conseil constitutionnel, condamnent le fait que les sept sages aient pris la ‘’grave’’ responsabilité de rejeter 20 des 27 candidatures soumises à leur validation sur la base de simples procès-verbaux qui n’ont aucune valeur juridictionnelle, alors que l’institution est chargée d’exercer un contrôle juridictionnel.

Selon eux, la notification de procès-verbaux mentionnant des parrainages invalidés pour autres motifs et non susceptibles de régularisation instaure une élimination sur procès-verbal sans fondement légal. Relevant ainsi que les sept sages ne doivent pas assimiler le contrôle de conformité d’enregistrement à un contrôle juridictionnel, le seul qui vaille dans les opérations de vérification des parrainages, Mame Adama Guèye et ses camarades soutiennent que la loi 2018-22 portant révision du Code électoral ne contient aucune disposition prévoyant un rejet définitif de candidatures au stade de l’instruction technique des dossiers.

Aussi, les membres  de la Pose fustigent-ils ‘’le rejet des 20 candidatures sur la base d’un fichier de référence auquel les postulants n’ont pas eu accès, à l’exception du candidat sortant’’. Ce traitement de faveur viole, selon eux, le principe de base d’égalité des candidats. C’est pourquoi ils exigent, au nom de la loi, que tous les recalés soient rétablis dans leurs droits, en attendant l’intervention d’une décision couverte du caractère juridictionnel.

Dans un autre registre, Mame Adama Guèye et Cie notent qu’il ressort du communiqué publié par le Conseil constitutionnel que les vérifications des listes de parrainages ont été effectuées sur la base des seuls supports contenant les fichiers électroniques. ‘’Il est, dans ce cas, incontestable que le Conseil constitutionnel n’ait procédé à aucune vérification des signatures, alors qu’au terme de l’article 29 de la Constitution, le parrainage est matérialisé par les signatures d’électeurs. La non vérification des signatures est indument présentée comme un signe de bienveillante mansuétude. Au nom de l’Etat de droit, vous êtes tenus d’appliquer la loi, toute la loi’’, déclarent-ils, s’adressant aux sept sages.ASSANE MBAYE

Parrainage:Bougane dépose un recours

Seneweb.com |Le candidat de la coalition « Guem Sa Bopp », Bougane Gueye Dani, allonge la liste des candidats recalés à avoir déposé un recours sur la table du premier président du Conseil constitutionnel. Lors d’un point de presse, le journaliste et homme politique avait fait de graves révélations accusant le Conseil constitutionnel d’avoir copié et manipulé ses données contenues dans une clef Usb.

Aida Mbodj: »Macky a peur des femmes »

Seneweb.com Pour la présidentielle de février 2019, ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas une seule candidate. Pour Aïda Mbodj, ceci est la preuve que le chef de l’Etat, Macky Sall, a peur des dames.

«C’est vous les femmes qui allez faire tomber Macky. S’il était courageux, il allait affronter les hommes et les femmes. Mais nous sommes et nous demeurons des candidats, parce c’est le peuple qui a validé. Il n’a jamais reconnu l’opposition majoritaire. Il refuse de changer le ministre qui doit organiser l’élection présidentielle. Maintenant il refuse de nous donner nos cartes. Mais, de toutes les façons, il sera battu par les femmes», a clamé la présidente de l’alliance nationale pour la démocratie.Youssouph Sane

La « journaliste britannique » qui « mouille » Ousmane Sonko est introuvable

Webnews Plusieurs sites d’information sénégalais ont repris jeudi, l’article publié par le quotidien Les Echos affirmant qu’Ousmane Sonko, candidat déclaré à la présidentielle de février 2019 est « cité dans des liaisons dangereuses avec Tullow Oil », une compagnie pétrolière.

(Note : il ne s’agit pas ici de confirmer ou d’infirmer l’implication d’Ousmane Sonko dans cette affaire mais plutôt d’interroger la fiabilité de l’article qui le « mouille »).

Le journal, citant une « journaliste britannique » Michelle Damsen, présentée comme une spécialiste des questions pétrolières, ajoute que la compagnie pétrolière Tullow Oil, « a ciblé Ousmane Sonko pour l’aider dans sa communication en échange d’une forte somme d’argent ».

Mais plusieurs faits troublants suscitent des interrogations.

Une contribution dans un site ghanéen

L’article de la « journaliste » Michelle Damsen a été publié sur le site ghanéen Modern Ghana. Alors que son auteure est présentée, par les médias sénégalais qui en parlent, comme une « journaliste d’investigation », le texte, lui, n’est pas le résultat d’une enquête mais plutôt une contribution qui a été publiée dans la rubrique opinion du site.

Par ailleurs, l’article se contente d’affirmer qu’Ousmane Sonko a bénéficié de l’appui financier d’une grande compagnie européenne, sans citer le nom de ladite compagnie ni spécifier la valeur dudit soutien financier.

Qui est Michelle Damsen ?

Michelle Damsen est présentée comme une « journaliste londonienne spécialiste des questions de pétrole et de gaz ».

Aucune recherche sur Google n’a permis de trouver le moindre article d’enquête publié par elle. Le seul texte écrit par Michelle Damsen auquel renvoie le moteur de recherche, c’est celui portant sur Ousmane Sonko.

En outre, toutes nos recherches sur les différents réseaux sociaux ont été infructueuses. Aucune trace de Michelle Damsen sur Twitter, Facebook, encore moins Linkedin. Ce n’est certes pas une preuve suffisante, mais c’est tout de même une curiosité.

Africa Check a également envoyé un courriel à la rédaction de Modern Ghana pour entrer en contact avec Michelle Damsen. Le site ghanéen nous a fait savoir qu’il ne pouvait pas nous donner l’adresse email de la concernée, mais qu’il pouvait transférer notre message à Mme Damsen. Notre sollicitation est restée sans réponse.

Par ailleurs quelques minutes après notre email, Modern Ghana a retiré l’article de Michelle Damsen en expliquant l’avoir fait « dans l’attente des preuves de son auteure », tout en précisant, en anglais, que le texte est « une opinion d’un individu et non de l’information ».

Recontacté par Africa Check pour avoir des détails sur les raisons du retrait de l’article, Modern Ghana a expliqué que c’est « parce que l’auteure n’a pas été en mesure de soutenir ses accusations avec des preuves concrètes » et  qu’elle « promet de le faire à la fin du mois ».

Michelle Damsen ou Michelle Madsen

Plus tard dans la journée du jeudi 10 janvier 2019, le site internet Pressafrik a publié un article indiquant que la journaliste Michelle Damsen est « introuvable ». Mais des internautes ont publié sur Facebook une capture d’écran ducompte Twitter d’une certaine Michelle Madsen, journaliste d’investigation, suggérant qu’il s’agit d’une erreur dans l’écriture du nom Madsen.

Michelle Madsen dispose de trois sites internet, dont celui affiché sur son compte Twitter qui n’était pas fonctionnel quand nous avons essayé de le visiter.

Nous sommes finalement entrés en contact avec elle pour savoir si elle est l’auteure de l’article publié sur Modern Ghana. Ce qu’elle a nié.

Cadres républicains:Les méthodes de Diouf Sarr, alias Yaya Jammeh, fortement décriées

Seneweb.com Macky Sall l’avait nommé, en remplacement de Thierno Alassane Sall, à la tête de la Convergence des cadres républicains (Ccr). Mais, pour dire vrai, Abdoulaye Diouf Sarr indispose les cols blancs du parti présidentiel. Et, révèle Source A, les récriminations et le malaise sont devenus la chose la mieux partagée dans cette structure qui doit jouer un rôle d’avant-garde en direction de la présidentielle.

Entre violation systématique du Règlement intérieur, cooptation de nouveaux membres dans le Collège exécutif national, création de nouveaux Pôles (confiés sur fond de copinage à Amady Dieng, Maxime Monteiro et Omar Sow), vente de cartes de membres à 500.000 Fcfa pour les « Cadres Gold », force est de dire que ça râle grave contre le ministre de la Santé et maire de Yoff.

DECLARATION DE LA CAVE (Cellule d’Appui à la Veille Stratégique) de l’APR« SONKOGATE » : QUAND LE VICE ENSEIGNE LA VERTU!

Il y a quelques jours seulement, M. Mandiambal Diagne avait révélé, avec éclat, la face sombre de la star des Réseaux Sociaux. Ousmane Sonko, parce que c’est de lui qu’il s’agit, est une créature médiatique qui a fini par penser que le jeu politique est assimilable à un feuilleton de Télé – réalité, dans lequel la ruse du renard pouvait venir à bout de la force du lion dans un combat singulier. Langue de fiel en bandoulière, il a succombé, comme tant d’autres avant lui, au tourbillon de la popularité artificielle bâtie sur un puzzle aussi précaire qu’un vase de Saxe posé sur un guéridon!  Ecume d’une vague médiatique puissante, il vient de découvrir, hélas, que l’écume naît de la vague pour mourir avec elle. Le scandale foncier, MERCALEX/ATLAS, a fortement ému les populations et ouvert les yeux de nombre de nos compatriotes, longtemps abusés par les discours incendiaires du « Patriote en Chef », le « Camarade – Président Sonko ». Mais, avant même que se dissipe la clameur populaire réprobatrice, voilà qu’un autre fait  plus grave, éclate au grand jour : Ousmane Sonko est le Courtier d’une Grande Compagnie Pétrolière, un valet des Puissances de l’Argent, un laquais anti – patriotique de la pire espèce. De fait, Sonko est un pantin, un « Nègre de service » au « Patriotisme » à géographie et à monnaie variables ! Placer notre pays sous la tutelle de TULLOW OIL est son objectif ; mettre en péril son indépendance, au nom d’une « préférence anti – nationale », telle est sa volonté. Démasqué et confondu dans toutes ses forfaitures, Sonko, acculé jusques dans ses derniers retranchements, dans un ultime sursaut de faquin honni et de loufiat banni, use de son arme favorite : la Manipulation. Sa ligne de défense consiste à vouloir créer une confusion entre MICHELLE MADSEN, une Journaliste anglaise, Spécialiste des Ressources Naturelles et de la Corruption en Afrique et MICHELLE DAMSEN, une Canadienne Spécialiste de Mode ! Ce faisant, grâce à un artifice maléfique, il pousse les Média en quête de vérité, à appeler DAMSEN (qui est dans la Mode), totalement étrangère à l’affaire (car il s’agit de MADSEN, la journaliste impliquée) qui dément, à juste titre, être la rédactrice de l’Article visé en référence !! Extraordinaire démarche propre à Lucifer et condensé le plus abouti du mensonge absolu !   

Tout au cours de la dernière période, la CAVE n’a eu de cesse d’attirer l’attention de nos Compatriotes sur le grave danger qui plane sur notre pays : suite aux découvertes gazières et pétrolières, des Forces Etrangères obscures convoitent le Sénégal et utilisent des Politiciens apatrides et des Hommes d’Affaires véreux prêts à tout ! Placer notre pays sous leur diktat, au besoin en le mettant à feu et à sang, est leur sinistre Projet. Ousmane Sonko en est aujourd’hui, la figure démasquée, au moment où d’autres se terrent. Dans ces conditions, sauver le pays et garantir sa marche irréversible vers l’Emergence, deviennent une œuvre de salubrité nationale et une exigence historique de premier ordre que, seule la réélection de Macky Sall le 24 Février 2019, assure ! Dakar, le 12 Janvier 2019LE COMITE DIRECTEUR DE LA CAV

Babacar Diagne : »Macky Sall ne voulait pas qu’Assane Diouf soit rapatrié »

Seneweb.com | Ancien ambassadeur du Sénégal aux États-Unis, Babacar Diagne blanchit le chef de l’État accusé d’avoir organisé le rapatriement d’Assane Diouf à Dakar. « Je vais vous donner un scoop, je ne devais même pas le dire, mais lorsqu’Assane Diouf a été arrêté, le Président Macky Sall ne voulait pas qu’il soit rapatrié à Dakar », a déclaré l’actuel Président du Cnra dans l’émission « Face to Face » de la Tfm qui sera diffusée ce dimanche 13 janvier prochain.

Dans des propos rapportés par L’Observateur, Diagne précise qu’Assane Diouf n’était pas en règle sur le territoire américain et que les autorités américaines ne badinent pas avec les sans-papiers. « Lorsqu’on est dans un pays étranger, on doit faire attention à ce que l’on diffuse sur les réseaux sociaux. Il y a des gens dont le travail est de surveiller ce genre de chose. Quand on se met à faire plusieurs vidéos pour insulter les gens, on attire forcément l’attention. Et s’il se trouve que vous n’avez pas de papiers, on vous expulse du pays », a-t-il ajouté.

Vol au Ter : Le cerveau de la bande « vend » les auteurs

Seneweb.com Du nouveau dans l’affaire du vol de plusieurs tonnes de fer destinées aux travaux du Train express régional (Ter), dans l’enceinte du Port autonome de Dakar, Le chef de chantier et le conducteur des travaux étaient les auteurs du vol des tonnes de fer 12.

Libération, qui donne l’information renseigne qu’ils ont été « vendus » par Demba Ndiaye, le cerveau de la bande. Ce dernier, qui faisait l’objet d’une intense traque depuis l’éclatement de cette affaire, a été arrêté le 7 janvier dernier, à Diourbel, par les éléments de la Brigade de recherches de Dakar, communément appelée Brigade de Faidherbe. Confrontés à leur accusateur, les mis en cause ont reconnu les faits. Visés par les chefs d’inculpation de soustraction et de recel de deniers publics, ils devraient être présenté au doyen des juges, indique le journal.

Chantiers du Ter : Une dame apprend à conduire, dérape et tue le vigile

Seneweb.com |Encore un drame dans les chantiers du Train express régional (Ter) dans la banlieue de Dakar. Plus précisément au niveau de la centrale à béton située dans la commune de Dalifort. Sur place, Seckou Baldé, vigile de son état né en 1996, a été surpris dans sa guérite puis écrabouillé par un camion à béton malaxeur. Immatriculé 8182-TTD1, l’engin était conduit par la nommée Seynabou Th. née en 1990 qui, renseigne Les Échos, s’essayait à la manipulation de cette grosse cylindrée sous la supervision du chauffeur titulaire Modou Nd.

Alertés de la tragédie, les limiers du commissariat d’arrondissement de police se rendent sur les lieux, effectuent les constatations d’usage et activent les sapeurs-pompiers. Mais, écrit Les Échos, les soldats du feu ont eu toutes les difficultés du monde à ramasser les restes humains du vigile dont le corps a été littéralement broyé et dispersé par le camion à béton. Modou Nd. et Seynabou Th. ont été interpellés et présentés devant le parquet du tribunal de Pikine/Guédiawaye pour homicide involontaire par accident de la circulation routière.

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