Revue de Presse du Vendredi 04 Janvier 2019

KHALIFA SALL : LA COUR SUPRÊME CONFIRME LE VERDICT DE LA COUR D’APPEL

Dakar, 3 jan (APS) – La Cour suprême a confirmé jeudi la condamnation à cinq ans de prison du maire de l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall.

 L’ancien ministre socialiste, poursuivi notamment pour escroquerie sur deniers publics portant sur 1, 8 milliard de francs CFA, dans le cadre de la gestion de la caisse d’avance de sa mairie, avait introduit plusieurs recours devant cette juridiction.

 Le Tribunal correctionnel de Dakar l’avait condamné en première instance à cinq ans de prison, le 30 mars dernier. Une peine confirmée en août dernier par la Cour d’appel de Dakar

  1. Sall, visé en même temps que 7 autres de ses collaborateurs, ainsi que ses avocats, s’étaient retirés du procès pour protester contre la décision du président de la Cour d’appel de Dakar de joindre au fond du dossier les exceptions de nullité qu’ils avaient soulevées.

Le juge Demba Kandji avait rejeté les demandes d’annulation de la procédure, basées notamment sur un arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

La juridiction communautaire, saisie par les avocats de Khalifa Sall, avait estimé dans son arrêt que les droits de l’édile de Dakar à un procès équitable, à la présomption d’innocence et à l’assistance d’un conseil lors de la procédure avaient été violés.

 Suite à sa décision de se retirer du procès, Khalifa Sall avait fait publier une déclaration pour expliquer sa position et annoncer en même temps sa candidature à la présidentielle de février prochain.

 L’affaire dite de la « caisse d’avance » de la ville de Dakar était partie d’un rapport d’audit conduit en 2015 par l’inspection générale d’Etat (IGE), dans lequel les enquêteurs avaient fait le constat qu’elle était approvisionnée à hauteur de 30 millions de francs CFA par mois de 2011 à 2015 pour l’achat de mil et de riz à un groupement d’intérêt économique (GIE) dénommé Tabbar.

 Le rapport indexait des factures fournies par Mbaye Touré, directeur administratif et financier de la mairie de Dakar et gestionnaire de la « caisse d’avance » ainsi que des procès-verbaux de réception de ces denrées.

  Khalifa Sall et ses inculpés avaient été placés sur ces bases sous mandat depuis le 7 mars 2017 par le doyen des juges pour notamment « association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur les deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs, complicité de faux et usage de faux ».

Mais ses partisans et sa défense ont toujours mis cette procédure sur le compte de l’adversité politique, Khalifa Sall étant vu comme un adversaire potentiellement sérieux pour le président Macky Sall, en quête d’un second mandat à l’issue de la présidentielle du 24 février prochain.ASG/BK

GESTION DE L’EAU : La SDE reste pour six mois

SenewebNews-RP La SDE, dont le contrat pour la gestion de l’eau au Sénégal a expiré début décembre, bénéficie d’une rallonge de six mois. Selon Enquête, qui donne l’information, elle va assurer le service jusqu’au 30 juin prochain, suivant les termes d’un avenant signé par l’État fin décembre.
Cependant la Sde, qui a saisi d’un recours contentieux l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), devra poursuivre le combat pour récupérer définitivement le marché de l’eau attribué à Suez.
Le ministère de l’Hydraulique, donneur d’ordre, interpellé par l’Armp dans le cadre de cette procédure, accuse la Sde d’avoir trafiqué son offre pour la présenter comme la moins disante. Invitée à répondre, la société mise en cause a jusqu’au 15 janvier pour le faire, selon Enquête.

SÉNÉGAL : L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE PROGRESSE DE 3% EN NOVEMBRE

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall L’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) au Sénégal a progressé de 2,9%, en rythme mensuel au terme du mois de novembre 2018 comparé au mois précédent, selon les données rendues publiques jeudi par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Cette performance est essentiellement liée à la bonne tenue du tertiaire (plus 5,0%), du primaire (plus 2,9%) et de l’administration publique (plus 1,6%).

Sur une base annuelle, la croissance de l’activité économique (hors agriculture et sylviculture) est ressortie à 8,6%, durant la période sous revue, particulièrement portée par le tertiaire (plus 10,2%), l’administration publique (plus 8,8%) et le primaire (plus 5,6%).MS/te/APA

LE COUP DE FOUET DU PSE DANS L’ÉCONOMIE SÉNÉGALAISE

https://www.lejecos.com La mise en œuvre effective du Plan Sénégal émergent (Pse) dans un contexte international favorable a permis à l’économie sénégalaise d’enregistrer de bonnes performances depuis 2015.

Le constat est de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans un document intitulé : « Banque de données économiques et financières, Version définitive 2016 et provisoire 2017 ».
Ainsi en 2017, poursuit le document, les tendances sont demeurées favorables avec une progression de 8,7% de la valeur ajoutée des entreprises du secteur formel par rapport à 2016.
Selon l’Ansd, ce croit s’est chiffré à 2 187 milliards de F Cfa à prix courants contre 2 012 milliards en 2016.
A l’en croire, les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à deux milliards qui représentent 5,4% des unités répertoriées sont celles qui ont le plus contribué à cette création de richesse avec une part de 94,0%.

Les équipes de M. Babacar Ndir notent que la consolidation de l’activité est imputable aux BTP (+53,9%) même si le résultat net reste négatif, à l’industrie (+11,7%) et aux services (+4,7%). Quant au commerce, poursuivent-ils, la valeur ajoutée s’est repliée de 0,9%.

A leur croire, ce dynamisme de l’activité s’est traduit par une amélioration sensible du résultat net global.
Et d’ajouter que les sous-secteurs qui ont le plus progressé sont la préparation de sites et la construction d’ouvrages de bâtiment ou de génie civil, l’énergie, les industries extractives, les hôtels, bars et restaurants et le transport.

UNE CROISSANCE 7,7% DE LA VALEUR AJOUTÉE SUR LA PÉRIODE 2011-2017

La même source note que la valeur ajoutée a enregistré un taux de croissance moyen de 7,7% sur la période 2011-2017.

La production s’est accrue de 11,8% en 2017, en relation avec les progressions enregistrées dans tous les secteurs notamment les BTP (45,0%), les industries (10,9% et les services (5,7%).

L’Ansd avance que le taux de valeur ajoutée s’est rétréci de 0,7 point en ressortant à 23,9% en 2017 contre 24,6% en 2016. Cette situation est liée à un abaissement de 1,6 point dans le commerce.

Relativement à la répartition sectorielle, poursuit l’agence, la part du secteur des services demeure prépondérante avec 49,2% de la valeur ajoutée.

Elle fait savoir que les industries viennent en deuxième position avec 37,4%, suivies du commerce (7,7%) et des BTP (5,7%).

A l’instar des années précédentes, relève l’Ansd, la richesse créée par les entreprises est prioritairement affectée aux charges de personnel avec 50,6% de la valeur ajoutée globale.

Elles sont suivies par les dividendes et l’autofinancement (32,3%), les frais financiers (10,3%) et les impôts sur le résultat (6,8%).

Le document renseigne que le taux de vétusté comptable demeure acceptable en ressortissant à 36,8% en 2017, ce qui dénote de la modernité des équipements utilisés par les entreprises.

A l’en croire, ce taux s’est accru de 2,9 points puisque qu’il était de 33,9% un an auparavant grâce surtout aux industries et aux services.

Avant d’avancer que la rentabilité globale des facteurs s’est améliorée de 1,3 point en 2017 pour s’établir à 19,2% contre 17,9% en 2016. « Cet accroissement est imputable surtout aux industries et aux BTP », confie-t-elle.

L’Ansd confie que les délais accordés par les fournisseurs se sont établis à 130 jours après 123 jours en 2016, alors que ceux des clients sont passés de 66 jours à 73 jours.

Ainsi, poursuit-elle, les délais de paiement des fournisseurs dépassent de 57 jours ceux de règlement des clients, ce qui s’est traduit par un impact positif sur les besoins en fonds de roulement. Mariama Diallo

Moustapha SOW (PRÉSIDENT DE SF CAPITAL/SÉNÉGAL) : « Le Sénégal avec une stabilité macro économique reste un pays bancable qui attire les bailleurs »

https://www.dakaractu.com Le Sénégal comme beaucoup de pays, a des projets et des programmes qu’il a présentés aux partenaires. Les sommes qu’il a récoltées selon Moustapha Sow prouvent encore que les bailleurs ont renouvelé leur confiance au Sénégal qui présente une stabilité politique et économique. Le président de Sf Capital Sénégal qui analyse dans cet entretien la dette du pays, avance que les voyants ne sont pas au rouge, donc il n’y a pas lieu de s’alarmer. Le Sénégal comme pays bancable, respire une croissance économique qui lui a permis de faire cette levée de fonds au groupe consultatif de Paris. Moustapha Sow pense plus loin et estime que le système éducatif doit être revu pour permettre aux pays africains d’avoir une main d’œuvre qualifiée, non sans affirmer que les pays africains qui deviennent indépendants financièrement doivent davantage s’appuyer sur le secteur privé comme levier de développement. Entretien…
FRANC CFA : Chaque monnaie a ses avantages et ses inconvénients (Moustapha Sow, président de SF Capital Sénégal)

https://www.dakaractu.com Moustapha Sow tempère les ardeurs sur la polémique qui enfle autour du F CFA. Selon le président de SF Capital Sénégal, chaque monnaie a ses avantages et ses inconvénients. Et en ce qui concerne le Fcfa, même s’il y’a des efforts à faire, comme le fait de revoir le système force est de constater que le F CFA a une stabilité qui a beaucoup préservé les pays lors de la crise du pétrole. Il faut alors, selon lui, une étude profonde pour améliorer certains points.

LE SÉNÉGAL EST-IL PLUS ENDETTÉ QUE LE BURKINA FASO ET LA CÔTE D’IVOIRE ?

AFFIRMATION

https://fr.africacheck.org/reports/le-senegal-est-il-plus-endette-que-le-burkina-faso-et-la-cote-divoire/

Le niveau d’endettement du Sénégal est à 65 % du PIB, là où des pays comme le Burkina sont à 32 % et la Côte d’Ivoire à 32%. Source: Pape Diop (décembre 2018)

VERDICT

Explication: Le Sénégal, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont des PIB et des budgets différents donc des capacités d’endettement différentes.

  • Le niveau d’endettement du Sénégal est en deçà de 65 % depuis la rénovation de ses comptes nationaux qui a fait progresser son PIB de près de 30 %.
  • Sur la base du ratio dette-PIB, le Sénégal reste néanmoins plus endetté que le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
  • Ces trois pays ont des PIB et des budgets différents donc des capacités d’endettement différentes.
  • « Notre niveau d’endettement est à 65 % du PIB [Produit intérieur brut], là où des pays comme le Burkina Faso sont à 32 % et la Côte d’Ivoire à 32% », a-t-il affirmé lors de sa cérémonie d’investiture, dans un article de Seneweb.

    Le niveau d’endettement du Sénégal est-il à 65 % ? Quelle est la situation dans les deux pays qu’il a cités en comparaison ? Un lecteur nous a demandé de vérifier cette déclaration.

    Sur quoi se fonde cette comparaison ?

    Africa Check a joint par téléphone le cabinet de Pape Diop, le 29 décembre 2018. Son chargé de communication a promis de répondre, sans suite.

    Quelle est la situation de la dette publique dans ces pays ?

    La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a mis en place un cadre de suivi des activités économiques et des finances publiques de ses pays membres dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

    Les derniers résultats sont consignés dans le rapport semestriel d’exécution de la surveillance multilatérale ».

     Comme l’indique Pape Diop, la dette est d’abord évaluée par rapport au PIB du pays membre.

    Que pèse le service annuel de la dette ?

    Les sommes tirées des budgets de l’Etat et dédiées au remboursement de la dette par an ont augmenté dans les pays membres de l’UEMOA. En 2017, elles ont représenté plus du tiers des recettes totales dans cinq Etats membres.

    En Côte d’Ivoire, le stock de la dette par rapport au PIB a augmenté de 0, 8 % en 2018, si l’on fie aux prévisions de la Commission de l’UEMOA.

    Au Sénégal, la dette publique a été évaluée à 863.17 milliards de FCFA en 2018, selon la loi des finances initiale 2019.

    Que dit le critère de convergence ?

    Selon l’organe exécutif de l’UEMOA, la moyenne de la dette dans l’espace monétaire s’est située à 44,1 %, contre 43,8 % en 2016. En outre, elle est caractérisée par une progression de la dette intérieure représentant, dans plusieurs Etats membres, 50 % de la dette totale.

    En 2019, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement membres de l’UEMAO a adopté un pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité régulièrement mis à jour. Parmi  les quatre critères de premier rang, il y a celui du « ratio de l’encours de la dette intérieure et extérieure rapporté au PIB nominal qui ne doit pas  excéder 70 % ».

    Comment le Sénégal s’est-il tiré d’affaires ?

    Le Sénégal a réévalué son Produit intérieur brut (PIB) en 2014 à travers un exercice appelé « Rénovation des comptes nationaux » et conduit par l’Agence nationale de la statistique et de la démographique (ANSD).

    « Les changements induits par la rénovation des comptes nationaux ont conduit à un nouveau PIB de 9 775 milliards FCFA en 2014, soit une réévaluation 29,4 % par rapport à son niveau de l’ancienne base 1999 », renseigne l’ANSD.

    L’UEMOA en a tenu compte, dans ces derniers rapports de suivi des finances publiques.

    « Le plus important, c’est la soutenabilité »

    Selon l’économiste El hadji Mounirou Ndiayecontacté par Africa Check, le volume de la dette rapporté au PIB est « l’indicateur de base unanimement utilisé ». D’après l’enseignant-chercheur, « le plus important est de jauger la soutenabilité de la dette vis-à-vis du plafond communautaire », mais aussi sa « solvabilité », c’est-à-dire son poids dans les finances publiques.

    Donc, « la dette du Togo par exemple est devenue insoutenable mais sa solvabilité pourrait être soutenable, si son service est bien limité par rapport au budget de l’Etat togolais » a-t-il confié.

    Conclusion : l’affirmation peut induire en erreur

     L’ancien président de l’Assemblée nationale, Pape Diop, a déclaré que le Sénégal, avec un niveau d’endettement de 65 % de son PIB, est plus endetté que la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

    Le niveau d’endettement du Sénégal est en deçà de 65 % depuis la rénovation, en 2014, de ses comptes nationaux qui a fait progresser son PIB de près de 30 %.

    Ainsi, en se basant sur les dernières données de l’UEMOA relatives au ratio dette-PIB, « l’indicateur de base unanimement utilisé », le Sénégal affiche un niveau d’endettement de 48% de son PIB; 43% pour la Côte d’Ivoire et 36% pour le Burkina Faso.

    Selon l’économiste El hadji Mounirou Ndiaye, l’essentiel se trouve sur la capacité du PIB et du budget à soutenir la dette. Le Sénégal, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont des PIB et des budgets différents donc des capacités d’endettement différentes.

    Par conséquent, la déclaration du candidat Pape Diop peut induire en erreur. Edité par Assane Diagne Recherché par Birame Faye

    Mouhamadou Makhtar CISSÉ DÉCRYPTE LA DUALITÉ « ENERGIE ET CROISSANCE ECONOMIQUE » POUR LES CADRES DAGANOIS

    https://www.leral.net  « Energie et Croissance Economique : quel lien entre elles ? » sera le thème de la conférence que va animer le directeur général de Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, ce vendredi 04 Janvier 2019 à l’Hôtel Terrou Bi, au cours d’un diner-débat de lancement du Cadre d’Initiative pour le Développement du Walo (CID/walo) qui est une structure de cadres du département de Dagana. 

    Le directeur général de Senelec Mouhamadou Makhtar Cissé sera donc le parrain et le conférencier principal de cette conférence intitulée : « Energie et Croissance Economique : quel lien entre elles ? ».

    Dr Khadim Bamba Diagne, Dr Souleymane Asta Diagne et Dr Mounirou Ndiaye participeront aussi à cette réflexion autour de la dualité Energie et Croissance Economique.

    Rappelons que le Cadre d’Initiative pour le Développement du Walo (CID/walo), est une structure de cadres du département de Dagana qui se veut un creuset de réflexion , d’échanges et d’impulsion des énergies positives pour un développement inclusif, participatif, solidaire et durable qui intègre et valorise toutes les localités .
    Par ailleurs, le CID/walo entend participer et accompagner activement tous les efforts de développement du département de Dagana venant de l’État, des collectivités locales, du Partenariat Public Privé, de la coopération décentralisée, des mécènes etc.)
    Le CID/walo veut aussi être une force de propositions et d’actions qui compte polariser des centaines de membres qui évoluent dans plusieurs domaines de compétence.
    Le CID/walo s’appuie d’abord sur les compétences de ses membres pour mener des actions dans les domaines comme la santé, l’éducation, l’Agro silvo-pastoral etc… Massène DIOP Leral.net

     OUVRAGE DU COLONEL DES DOUANES Abdoulaye Oumar DIENG : «Le contentieux des délits de douane et des infractions de changes», les réformes préconisées

    http://www.seneplus.com-LeTemoin- Parvenir à comprendre le contentieux des délits de Douane et des infractions de changes, telle a été la volonté du colonel des Douanes à la retraite Abdoulaye Oumar Dieng. Ce dernier a publié récemment un ouvrage intitulé «Le contentieux des délits de douane et des infractions de change».

    Ce fut un moment intense et de retrouvailles sur le contentieux en douane à travers l’ouvrage du colonel des Douanes Abdoulaye Oumar Dieng. Ce dernier organisait le 14 décembre dernier la cérémonie de dédicace de son livre intitulé « Le contentieux des délits de douane et des infractions de change ». L’événement déroulé à la direction générale des Douanes avait noté la présence de sommités de la famille des Douanes comme Mamadou Moustapha Tall Inspecteur général d’Etat à la retraite et ancien directeur général des Douanes et son Excellence Falilou Kane ancien. La rencontre fut parrainée par l’Association des retraités des douanes du Sénégal à qui est destinée 50% du produit de la vente de l’ouvrage. Le livre a cherché à présenter au lecteur un tableau exhaustif des délits de douane et des infractions à la législation deschanges au Sénégal, ainsi que des règles qui régissent le contentieux des dites infractions. Ils relèvent de la compétence de l’administration des douanes qui les exerce, à titre principal, ou concurremment avec d’autres administrations. « Hormis son rôle fiscal qui consiste à liquider, et éventuellement, à collecter les droits et taxes exigibles à l’importation et à l’exportation de marchandises, l’administration des douanes du Sénégal a pour missions de rechercher, de constater et de poursuivre surtoute l’étendue du territoire les infractions douanières, les infractions à la législation des changes et les infractions à la législation sur les drogues et les précurseurs » souligne le colonel des Douanes à la retraite Abdoulaye Oumar Dieng. Ce dernier de lister les infractions douanières. Ces dernières sont constituées«de l’ensemble des actes ou omissions qui violent les dispositions legislatives ou règlementaires que l’administration de douanes est chargée de faire observer, notamment celles relatives à l’importation, à l’exportation, à la detention et à la circulation des marchandises. Ces dispositions participent de la protection de l’industrie, des filières agricoles locales, des intérêts du Trésor public, de la préservation de la santé, de la moralité, de la sécurité publique, ainsi que de la sauvegarde de l’environnement » souligne l’ancien Gabelou.

    Seulement le colonel Dieng de déplorer que si en raison de l’importance des missions qui lui sont confiées, le législateur avait mis à la disposition de l’administration des douanes un arsenal répressif particulièrement sévère et doté ses agents de pouvoirs spécifiques et exorbitants du droit commun, il est déplorer un certain assouplissement. Une telle situation s’expliquerait alors par la volonté de céder le pas devant la volonté des autorités sénégalaises de donner une impulsion à l’entreprise, en vue d’en faire le principal vecteur du développement ; l’obligation d’harmoniser le droit interne avec les conventions internationales; la pression exercée parcertaines organisations de défense des droits de l’homme et la nécessité de tenir compte des évolutions technologiques. Il faut y associer les contraintes des règles communautaires.

    METTRE EN PLACE UN OBSERVATOIRE SUR LA QUESTION DU CHANGE

    «En matière contentieuse, la loi n°87-47 du 28 décembre 1987 portant CDS s’était évertuée, essentiellement, à consolider les dispositions répressives du code des douanes en vigueur à l’époque. Il s’agissait, pour le législateur, d’apporter une réponse aux pratiques d’un secteur commercial informel en plein essor, mais souvent peu soucieux d’observer les règles du commerce international. C’est, d’ailleurs, l’une des raisons pour lesquelles, le renversement de la charge de la preuve a été étendu aux infractions résultant d’un constat» explique le colonel Abdoulaye Oumar Dieng. Ce dernier ajoute qu’ «Avec la loi n° 2014-10 du 28 Février 2014 portant CDS, c’est une réforme en profondeur des règles régissant le contentieux douanier qui s’est opérée. Les sanctions fiscales ont été sensiblementrevues à la baisse, dans bien des cas. Ainsi, en matière de délit douanier, l’amende légale encourue est maintenant égale à la valeur des objets de fraude, alors qu’elle était, respectivement, égale au double de la valeur des objets de fraude pour le délit de 1ère classe et au quadruple des objets confisqués pour le délit de 2ème classe ».

    « En matière de change, pour des raisons liées à l’appartenance du Sénégal avec d’autres Etats à une union monétaire commune, la répression des infractions commises par les établissements de crédit a été exclue du champ d’intervention de l’administration des douanes, même lorsque ces infractions sont constatées par les agents des douanes. Cette exclusion devrait satisfaire les établissements de crédit installés au Sénégal, qui se plaignaient de subir les rigueurs de la loi douanière, lorsqu’ils commettaient une infraction, pendant que leurs concurrents établis dans les autres Etats de l’UEMOA bénéficiaient souvent de l’indulgence des autorités douanières locales pour les mêmes faits. Le contentieux des infractions à la législation des changes commises par des personnes physiques ou morales autres que les établissements de crédit continue d’être régi par des dispositions nationales et demeure encore dans le domaine de compétence de l’administration des douanes. En raison des disparités qui existent dans la règlementation des différents Etats de l’UEMOA, ne pourrait-on pas envisager l’adoption de dispositions communes qui s’appliqueraient à tous les Etats partageant le même espace économique et monétaire ? Par ailleurs, les révolutions technologiques auxquelles nous assistons actuellement en matière de change avec, notamment, l’apparition du bitcoin, ne nécessite-t-elles pas l’élaboration de normes pour les encadrer et préserver ainsi l’intérêt général, puisque les règles du droit en vigueur ne parviennent pas toujours à appréhender ? A toutes ces questions, la mise en place d’un observatoire pourrait permettre d’apporter des réponses » conclut le colonel Dieng.

    Les appréciations de Mamadou Moustapha TALL ancien IGE, ancien DG des douanes

    «Tout au long de l’ouvrage, dans un style dépouillé, l’auteur opère descomparaisons entre le droit douanier et le droit commun, entre le code des douanes de 1987 et celui actuellement en vigueur et, enfin, entre le contentieux des délits de douane et celui de la législation des changes lorsqu’il concerne des personnes physiques ou morales autres que les établissements de crédit. Il n’hésite pas, au besoin, à invoquer la jurisprudence et la doctrine française. Il insiste, également, sur la nécessité de modifier quelques dispositions du code des douanes qui ne lui paraissent pas conformes aux conventionsinternationales » écrit l’ancien IGE et ancien Dg des Douanes Mamadou Moustapha Tall. Abdou Karim DIARRA

    AFRIQUE DE L’OUEST EN 2018 #2 : LE SAHEL FACE AUX GROUPES ARMÉS

    Ouestafnews – L’année 2018 a été marquée dans la région du Sahel par une série d’attaques terroristes, notamment au Burkina Faso, au Mali, au Niger mais également au Nigeria. Ces pays se sont lancés depuis quelques années sur la lutte antiterroriste pour éradiquer le mal, mais des résultats probants tardent à voir le jour.

    Longtemps à l’abri, le Burkina Faso est devenu, suite à la chute  de l’ancien président Blaise Compaoré en 2014, une cible privilégiée des groupes armés.

    Dès le mois de mars 2018, une attaque meurtrière a visé le quartier général de l’armé burkinabè ainsi que l’ambassade de France à Ouagadougou, faisant au moins huit morts, selon le ministère de la Sécurité.

    «La situation sécuritaire de notre pays s’est considérablement dégradée depuis le début de cette année 2018», a admis le premier ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba, en septembre.

    DES ATTAQUES RÉCURRENTES

    Le même bilan a été enregistré dans une double attaque, le 14 septembre 2018 dans les villages de Diabiga et Kompienbiga, relevant de la province de Kompienga (est).

    Pour faire face aux attaques terroristes, le gouvernement burkinabè avait dès le 19 janvier 2018, adopté la création d’une Brigade spéciale d’investigation antiterroriste et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT).

    Cette brigade a pour objectif de «rendre opérationnel un pôle juridique spécialisé dans la lutte contre les infractions terroriste», précise un communiqué d’un conseil des ministres.

    Les attaques terroristes au Burkina Faso ont contraint entre janvier et  mars 2018, quelques 5.000 personnes à fuir le nord du Burkina Faso. Cette région frontalière du Mali, est en proie à de fréquentes attaques terroristes.

    Hormis les attaques terroristes, le pays doit aussi faire face à la montée des groupes armés locaux, dont notamment les Koglwéogo, qualifiés de «groupes d’auto-défense» ou de «milices».

    Depuis février 2018, le Burkina Faso a enregistré au moins 22 attaques terroristes qui ont engendré plusieurs morts, notamment à l’est du pays, théâtre de plusieurs attaques.

    LE MALI, LA VIOLENCE MIGRE VERS LE CENTRE

    En proie également à des attaques terroristes depuis le début de la décennie, le Mali a subi au cours de l’année 2018 d’innombrables attaques qui ont fait s’envoler les rêves d’une paix durable.

    Ces attaques sont essentiellement menées au nord du pays tombé sous le coup de groupes armés liés à Al-Qaïda.

    Début mars 2018, de nouvelles vagues de violences communautaires ont éclaté au centre du Mali, dans les cercles de Koro et de Bankass, des affrontements qui ont fait des dizaines de morts.

    Selon la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et l’Association malienne des droits de l’homme (ADMH), les violences inter-communautaires au centre du Mali ont fait environ 500 morts (civils) entre  janvier et août 2018.

    Face à la poursuite des attaques, le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé le 28 juin 2018 de prolonger d’un an le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Celle-ci court désormais jusqu’au 30 juin 2019.

    Le gouvernement malien et les groupes armés sont aussi exhortés à prendre des mesures immédiates pour l’application des « Accords de paix d’Alger ».

    Ces accords signés entre le gouvernement malien et les groupes armés des coalitions de la Plateforme et la Coordination des mouvements de l’Azawad, peinent encore à ramener la paix et la réconciliation au Mali.

    Des zones entières du pays échappent aujourd’hui au contrôle des forces maliennes, mais aussi françaises et de l’ONU, stationnées dans le pays.

    LE NIGER EN « ÉTAT D’URGENCE »

    Comme ses voisins malien et burkinabè, le Niger n’a pas été épargné par les attaques terroristes durant l’année 2018, notamment dans la région de Diffa, ville voisine du Nigeria devenu depuis février 2015 la cible de nombreuses attaques de Boko Haram.

    Le 1er juillet 2018, une attaque d’une position militaire dans cette partie du pays a fait de nombreuses victimes. A l’arrivée le bilan faisait état de « dix morts, quatre disparus et trois blessés », selon un porte-parole de l’armé, le colonel Abdoul-Aziz Touré, cité par l’AFP.

    Face à cette situation, le gouvernement nigérien a pris le 20 novembre 2018 la décision d’étendre  l’état d’urgence (qui concernait jusqu’ici la région de Diffa, au sud-est) dans trois autres départements. Ces derniers sont localisés dans les régions de Tillabéri (ouest), Tahaoua (nord).

    G5 SAHEL : L’ÉCUEIL FINANCIER

    Le Burkina Faso, le Mali, Niger en compagnie  de la Mauritanie et du Tchad se sont réunis au sein du G5 Sahel, un cadre de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politique développement et de sécurité pour faire face au terrorisme dans la sous-région.

    Le G5 s’est doté d’une force militaire conjointe, composé de cinq bataillons de 750 hommes. Les pays membres espèrent une progression de cette force à 10.000 hommes. Pour sa mise en œuvre, les pays membres ont besoin d’un budget estimé à 420 millions d’euros.

    En février 2018, lors d’une conférence internationale de haut niveau sur le Sahel, les bailleurs de fonds se sont engagés à appuyer la Force conjointe du G5 Sahel à hauteur de 414 millions d’euros. Toutefois ces promesses ne se sont pas concrétisées.

    Hormis la promesse de l’Union européenne d’augmenter sa contribution de 50 millions d’euros, le G5 n’a pas vu les autres évoluer.

    NIGERIA, L’INSUBMERSIBLE BOKO HARAM

    Depuis 2009, le Nigeria est confronté à une insurrection du groupe armé Boko Haram. Entre novembre et début décembre 2018, les attaques de Boko Haram se sont intensifiées avec comme principales cibles les cantonnements de l’armée nigériane dans le nord pays, notamment dans l’Etat de Borno.

    Un regain de violence qui sonne comme un démenti aux propos de Buhari qui disait en mars 2018 que « Boko Haram est techniquement vaincu ».

    En quête d’une réélection lors de la présidentielle prévue le 16 février 2019, le président Buhari n’aura pas réussi au cours de son premier mandat à tenir une de ses plus grandes promesses, c’est-à-dire « effacer Boko Haram de la surface de la terre ».

    En s’attaquant aux postes de l’armée, la secte prouve qu’elle a encore des capacités opérationnelles, constatent des observateurs de ce conflit.

    Depuis juillet 2018, pas moins de 19 attaques ont été enregistrées, selon l’AFP. Le 28 novembre 2018, le président sortant, Muhammadu Buhari a encore une fois renouvelé sa volonté de vaincre Boko Haram.

    «Nos troupes ne doivent pas se disperser, chacun doit être pleinement engagé dans ce devoir qui consiste à effacer Boko Haram de la surface de la terre », a-t-il déclaré lors d’une visite au centre de commandement de l’armée à Maiduguri (nord-est).ON/mn/ts

    Souleymane TÉLIKO : « JUSQU’ICI, LE PROCESSUS ÉLECTORAL AU SÉNÉGAL EST FIABLE »

    APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé –Le processus électoral au Sénégal est « fiable », si on prend en considération l’étape partant des bureaux de vote jusqu’à la proclamation des résultats, a soutenu le président de l’Union des magistrats, Souleymane Téliko, attestant que, dans ce cadre, tout se fait « dans la transparence », en présence des acteurs politiques, de l’instance de supervision des élections et de la société civile.

    «Le processus électoral a jusqu’ici été un processus fiable. Si vous considérez l’étape qui part des bureaux de vote jusqu’à la proclamation définitive des résultats, c’est une étape qui se fait dans la transparence avec la présence des représentants des candidats, de la Cena (Commission électorale nationale autonome) et de la société civile », a dit le magistrat qui était, mercredi, l’invité du Grand oral de l’Agence de presse africaine (APA).

    Téliko était interpellé sur les états d’âme de certains opposants qui, concernant leur candidature à la présidentielle, ont eu des difficultés au sujet de la vérification de leurs parrainages par le Conseil constitutionnel.

    Sur 27 candidats dont les dossiers de parrainage ont été reçus, seuls cinq ont été acceptés, trois ont 48h pour rectifier et là où les 19 autres sont définitivement recalés. Toutefois, 23 candidats, des recalés et des non recalés, ont signé mardi un communiqué de presse dans lequel ils déclarent se liguer contre le parrainage et de durcir le combat face au pouvoir.

    « La nouveauté, c’est le parrainage. C’est un dispositif qui n’avait jamais été mis en place jusqu’ici. Et comme toute nouveauté, il y a toujours des appréhensions (méconnaissances, fichier, rejets parrains, …) », a relevé Souleymane Téliko.

    Toutefois, « je pense que c’est peut-être après les élections qu’on pourra faire le bilan de tout ça pour savoir exactement où se trouve le problème ».

    Par ailleurs, le président Téliko a noté que les recommandations de l’UMS, faites lors du lancement de son projet intitulé « Sunu election » pour définir le rôle et la responsabilité des magistrats dans le processus électoral, ont été prises en compte « en partie » concernant le parrainage.

    Les recommandations portent notamment sur la mise en place d’un procédé de « contrôle transparent et inclusif » par le Conseil constitutionnel en permettant notamment à tous les représentants de candidats et même à la société civile « de voir concrètement »comment se fait le contrôle «pour qu’il n’y ait aucune suspicion».

    « Maintenant, (…) il y a sept représentants de la société civile qui sont là-bas. Peut-être, eux, ils pourront dire comment se passe le parrainage. Mais pour le moment, je ne suis pas en mesure de faire une appréciation précise sur le degré de fiabilité des modalités du contrôle. Peut-être qu’après les élections, on pourra le faire », a dit le président de l’UMS, soulignant qu’il « n’ose pas imaginer » l’existence d’un « mauvais fichier » comme l’a récemment laissé croire une partie de la presse locale.

    « Notre travail, comme je l’ai dit, commence avec les bureaux de vote jusqu’à la proclamation des résultats. Il n’y a que le Conseil constitutionnel qui travaille sur le fichier et la Daf (Direction de l’automatisation des fichiers). Je suppose que la Daf est supposée remettre au Conseil constitutionnel un bon fichier », a affirmé le magistrat, notant ainsi qu’il « appartiendra » aux différentes entités citées plus haut « de donner des appréciations sur ça ».ODL/cat/APA

    Chronique «Les Lunettes de Lissa FAYE» . Nombre de candidats : Le Conseil constitutionnel confirme Boune Dionne…

    La prédiction du Premier ministre du Sénégal, Mouhammad Boune Abdallah Dionne ; serait-elle en train de se réaliser ? Tout porte à le croire selon la tournure prise par les candidatures soumises à la controversée loi du parrainage. En effet, il avait annoncé lors du congrès d’investiture des cadres de la Coalition Bennoo Bokk Yaakar qu’il n’y aurait pas plus de cinq candidats officiels à la présidentielle du 24 février prochain. Il avait textuellement déclaré: «La loi des séries ne s’arrêtera pas en 2019. Depuis 2012, Benno bokk Yakaar a gagné toutes les élections. Il n y aura même pas cinq candidats à cause du parrainage. La rationalisation des partis politiques qui a été mise dans la Constitution va se matérialiser le 10 décembre prochain date de la validation des candidatures».

    Le temps est en train de lui donner raison. Le Conseil constitutionnel, dans sa décision rendu publique hier, mercredi, a confirmé pour le moment cinq candidatures dont Macky Sall, Ousmane Sonko, Karim Wade, Khalifa Sall et Issa Sall de PUR. Idrissa Seck, Gackou et Me Madické Niang sont dans l’antichambre tandis que les autres candidats à la candidature restants de la liste de 27 sont tout simplement ajournés.

    Le Premier ministre aurait-il inspiré les sept sages ? Où y aurait-il encore une collusion entre l’exécutif et le judiciaire comme le pense une large frange des Sénégalais ? Surtout que cette prédiction avait suscité le 22 novembre dernier indignation et stupéfaction. Des observateurs se demandaient si Mouhammad Boune Abdallah Dionne était dans le secret des dieux ou s’il avait trahi une discussion privée en haut lieu qui donnerait une injonction aux magistrats pour exécuter les désires du candidat Macky Sall et ses affidés.

    Les assurances données par l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) ne semblent pas pour le moment convaincantes surtout que toutes les décisions de justice jusqu’ici rendues depuis quasiment une décennie recoupent les vœux du pouvoir en place. Dans les salons et les salles de rédaction, il se susurre que Le Grand Parti de Malick Gackou, quoi qu’il advienne, ne sera pas de la course. Alors que les carottes sont déjà cuites pour les deux K, notamment Karim Wade et Khalifa Sall. Ainsi donc, Me Madické Niang et Idrissa Seck vont venir compléter le trio Macky Sall, Ousmane Sonko et Issa Sall de PUR.

    Macky Sall aurait donc déjà fini de se choisir ses adversaires pour le 24 février prochain comme le crient sur tous les toits les leaders de l’opposition

    «Les Lunettes de Lissa FAYE». Une nouvelle chronique que votre journal en ligne PressAfrik.com vous propose deux (2) fois par semaine. Ces lunettes ne laisseront rien au hasard. Elles passeront en revue toute l’actualité, les faits et déclarations des politiques, économistes, religieux, hommes de médias… de tout le monde. Dans le contexte actuel marqué les futures échéances électorales, la chronique sera très politique. Ces lunettes pourraient être engagées et subjectives mais tout ce qui se dira dans ce cadre engage strictement Ibrahima Lissa FAYE

    LA COUR SUPRÊME CONFIRME QUE LE RABAT D’ARRÊT EST SUSPENSIF Par Seybani SOUGOU

    Depuis quelques heures, les partisans du régime et les avocats de l’Etat s’épanchent dans les médias, affirmant avec une incroyable audace, que la confirmation de la condamnation de Khalifa SALL par la chambre criminelle de la Cour suprême ce 03 janvier 2019 revêt un caractère définitif. Il convient de préciser que ces affirmations sont totalement fausses, et ne reposent sur aucun argument juridique.
    · La Cour suprême confirme que le rabat d’arrêt est suspensif en matière pénale
    Un éclairage juridique d’une importance capitale sur le rabat d’arrêt, consigné dans un document de 14 pages intitulé « Doctrine » et publié au bulletin d’informations N°5 et 6 de la Cour suprême en  décembre 2014 clôt définitivement le débat sur la question. A la page 112, du document d’une haute portée juridique, intitulé « le rabat d’arrêt devant le juge de cassation », M. Abdourahmane DIOUF, Ancien Avocat Général à la Cour suprême, ancien Directeur du Service de Documentation et d’études de la Cour suprême, et actuel Président de la chambre criminelle de la Cour suprême souligne de manière claire, nette et précise les matières qui permettent de déterminer si un rabat d’arrêt est suspensif ou non. A la page 112, le Président de la chambre criminelle de la Cour suprême définit les 4 matières pour lesquelles, le rabat d’arrêt est suspensif :
    1. En matière d’état des personnes (divorce, successions par exemple),
    2. En matière de vente immobilière,
    3. En matière de faux incident,
    4. En matière pénale, sauf pour les condamnations civiles ou s’il y a des dispositions législatives contraires.
    Le cas de Khalifa Sall relevant de la matière N°4 (matière pénale), un rabat d’arrêt introduit par ses conseils revêt obligatoirement un caractère suspensif. Il n’y a aucune ambiguïté possible à ce niveau.
    L’intérêt du document est qu’il met fin à toute possibilité d’interprétation juridique (dévoyée) du rabat d’arrêt, puisque dès l’entame, est mis en exergue « la Position et le rôle de la Juridiction de cassation nationale dans la pyramide judiciaire ». La doctrine reflète donc la position officielle de la Cour suprême sur la requête en rabat d’arrêt. Cette position de la Cour suprême sur le rabat est une réplique de l’article 36 de la loi organique 2017-09 du 17 janvier 2017, dont les dispositions sont les
    suivantes :
    Article 36 de la loi organique : Le délai de recours et les recours ne sont suspensifs que dans les cas suivants :
    1- En matière d’état des personnes (divorce, successions par exemple),
    2- En matière de vente immobilière,
    3- En matière de faux incident,
    4- En matière pénale, sauf pour les condamnations civiles ou s’il y a des dispositions législatives contraires.
    Pour savoir si un rabat d’arrêt est suspensif ou pas, il faut se référer aux dispositions de l’article 36 de la loi organique 2017-09 du 17 janvier 2017. La matière N°4 (matière pénale) de l’article 36 définie à l’article 36 s’applique à Khalifa Sall. C’est la Cour suprême, elle-même, qui le précise sans aucune ambiguïté. La position de la Cour suprême est confortée par l’article 52 de la loi organique de la loi organique 2017-09 du 17 janvier 2017 « La requête en rabat d’arrêt est présentée par le procureur
    général ou déposée par les parties elles-mêmes au greffe de la Cour suprême, à peine
    d’irrecevabilité, dans le délai d’un mois suivant la notification prévue à l’article 49 du dernier alinéa.
    Les dispositions des articles 32 à 42 de la présente loi organique sont applicables aux procédures en rabat d’arrêt déposées par les parties ». Il faut lire attentivement l’article 52 qui précise que « les dispositions des articles 32 à 42 de la loi organique s’appliquent aux procédures en rabat d’arrêt ». Entre l’article 32 et l’article 42, il y a
    l’article 36 qui précise que le rabat d’arrêt est suspensif en matière pénale (matière N°4). Il y a une parfaite correspondance entre la position de la Cour suprême (le rabat est suspensif en matière pénale aux termes de l’article 36 « matière N°4 ») et le contenu de l’article 52, dont un alinéa précise
    que « l’article 36 s’applique aux procédures en rabat d’arrêt ».
    · POURQUOI LE RABAT D’ARRÊT EST-IL SUSPENSIF EN MATIÈRE PÉNALE ?
    A la page 104 du document de la Cour suprême, le rabat d’arrêt est défini comme « la mise à néant par la juridiction de la décision qu’elle a rendu, lorsque celle-ci est entachée d’une erreur manifeste, résultant, dans la procédure, d’une défaillance de service et donc, non imputable aux parties, et ayant affecté la décision rendue par le Juge de cassation ». Tout le monde se souvient que dans l’affaire Karim WADE, le Procureur Général près le Cour suprême, Badio CAMARA avait, introduit une requête en rabat d’arrêt, pour « annuler » la décision de la Chambre criminelle de
    la Cour suprême en date du 06 février 2014, qui déclarait recevable, le recours de Karim Wade contre l’ordonnance de la commission d’instruction de la Cour de Répression de l’enrichissement illicite du 17 Mars 2013. Les chambres réunies ont réduit à néant la décision de la chambre criminelle (le recours de Karim Wade à l’origine recevable, est devenu irrecevable, avec le rabat d’arrêt de M.Badio CAMARA). C’est donc la preuve définitive que le rabat de Khalifa SALL peut conduire à un anéantissement de l’arrêt de la Cour suprême du 03 janvier 2019, d’autant que la composition de la Chambre criminelle a violé l’article 10 de la loi organique N°2017-09 du 17 janvier 2017 qui dispose que « les chambres doivent obligatoirement siéger en nombre impair ». La chambre criminelle de la Cour suprême ayant siégé le 20 décembre 2018 (date à laquelle l’affaire a été débattue et où les observations orales des parties ont été recueillies), la violation de l’article 10 de la loi organique est consommée dès le 20 décembre 2018 et ne peut en aucun cas être régularisée au moment du
    délibéré (retirer ou ajouter un conseiller n’y change strictement rien).
    Compte tenu des éléments précités (caractère suspensif du rabat d’arrêt qui est confirmé par la Cour suprême, et certitude que la décision du 03 janvier 2019 soit mise à néant, si le Droit est dit, en raison de l’irrégularité de la composition de la chambre criminelle de la Cour suprême qui a siégé le 20 décembre 2018, en nombre pair), il n’y a aucune possibilité, à ce stade, que la décision de la Cour suprême du 03 janvier 2019 (qui n’est pas définitive) soit notifiée au Conseil Constitutionnel, de façon
    à permettre une élimination de la candidature de Khalifa SALL aux élections présidentielles à venir.
    Le débat sur le caractère suspensif du rabat d’arrêt est clos par la Cour suprême. Définitivement. Pour éliminer Khalifa SALL, aux présidentielles de 2019, il va falloir « inventer une nouvelle forfaiture ».

    AFFAIRE CAISSE D’AVANCE : LES MOTIVATIONS DE LA COUR SUPRÊME POUR DÉBOUTER Khalifa Ababacar SALL

    https://www.dakaractu.com Sur un total de douze (12) dossiers, mis en délibéré, Khalifa Sall et ses co-détenus, Yaya Bodian et Fatou Traoré n’ont glané que des rejets. Le juge Amadou Baal, qui a présidé l’audience à la Cour suprême, ce jeudi 3 janvier 2019, dit avoir motivé sa décision en s’appuyant, entre autres, sur la loi organique portant Cour suprême ; les conclusions du ministère public lors du procès en appel ; les mémoires produits par les parties en conflit ; les moyens annexés et les motivations visées par la Cour d’appel en ses conclusions tendant au rejet.

    Au cours du délibéré long d’une demi heure, le président de la Cour a relevé le caractère irrecevable de l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par Khalifa Sall, Yaya Bodian et Fatou Traoré. À propos de cette exception, il a déclaré aux conseils du maire révoqué que, en l’espèce, ‘’la solution du litige n’étant pas subordonnée à l’appréciation par le Conseil constitutionnel de la conformité à la constitution du texte incriminé, il n’y a pas lieu à saisir ladite juridiction de l’exception ainsi soulevée’’.

    « IL N’Y A PAS LIEU À SAISIR LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL »
    La Cour d’appel de Dakar qui a été saisie en seconde instance par les conseils de Khalifa, a-t-il souligné, n’a pu violer un texte qui n’avait pas vocation à s’appliquer en l’état de la procédure. (…). C’est à bon droit que la Cour d’appel a rejeté l’exception d’inconstitutionnalité qui vise une loi qui a été expressément abrogée. De ce fait, elle n’existe plus dans l’ordonnancement juridique’’.

    Sur les pourvois de Khalifa Sall et de Yaya Bodian, allant dans le sens de plaider l’extinction de l’action publique, le juge Baal et ses collègues ont montré qu’ils n’y sont pas favorables. Il a indiqué qu’en matière de prescription, la loi nouvelle s’applique à toutes les procédures en cours’’. Une disposition qui fait que leur requête n’est pas recevable. A preuve, a-t-il indiqué aux conseils de Khalifa Sall et Cie, ‘’pour certaines infractions comme l’escroquerie, le point de départ de la prescription est retardé jusqu’à la dernière remise ou délivrance dans le cadre des escroqueries complexes ou des agissements multiples et répétés se poursuivent sur une longue période de temps en formant entre eux un coût indivisible (…)’’.

    Prenant en compte la réclamation du prédécesseur de Soham Wardini, à la tête de la mairie de Dakar qui revendiquait son titre de député, il lui a notifié que ‘’l’immunité parlementaire n’a pas vocation à couvrir des faits dont les poursuites ont été déclenchées antérieurement à l’élection au poste de député à l’Assemblée nationale. Et à noter que ce soit le cas, une levée de l’immunité a été votée à l’Assemblée nationale. Ce qui a rendu encore une fois le moyen mal fondé.

    « L’IMMUNITÉ PARLEMENTAIRE N’A PAS VOCATION À COUVRIR … »

    L’omission visée, dans le dispositif de l’arrêt, des textes de loi applicables, dans le cas de figure, ne saurait motiver un pourvoi en cassation, a aussi précisé le président Baal aux conseils des prévenus. Dès lors, il a relevé qu’il n’existait aucune incertitude quant aux infractions retenues.

    Sur le principe de non applicabilité de la loi pénale, soulevée également, il a rappelé qu’une loi nouvelle, notamment en matière de prescription comme c’est le cas en l’espèce qui, entre autres, ne modifie ni les caractéristiques de l’infraction, encore moins la responsabilité de l’auteur, mais qui se limite à préciser le nombre de poursuites, regagne le caractère de loi de forme ou de procédure et conquête est d’application immédiate. Y compris dans les instances pénales en cours ou au moment de son entrée en vigueur. Une raison pour la Cour suprême de déclarer ma fondé ce motif de pourvoi.

    LA COUR D’APPEL CONFIRME LES PREMIERS JUGES

    Pour ce qui est du Traité de la Cedeao sur lequel s’était appuyée la défense, il a donné raison aux juges d’appel qui, à l’en croire, s’étant limité au seul procès-verbal d’enquête de police ‘’ont appliqué à la lettre les dispositions de l’article 168 du Code de procédure pénal’’.

    Le président Amadou Baal a fait savoir que ses collègues de la Cour d’appel après avoir tenu en compte toutes ces constatations, ont jugé que ‘’la Cour d’appel a, contre toute contestation, pu suffisamment justifier la déclaration de culpabilité de Fatou Traoré du chef de complicité de faux en écriture de commerce, et de son renvoi des fins de poursuites pour les délits de faux et usage de faux. Confirmant ainsi les premiers juges’’.

    Sur le pourvoi de la ville de Dakar, dans lequel Khalifa et Cie contestent l’irrecevabilité de la constitution de l’État dans ce dossier, comme partie civile, la Cour d’appel de débouter les conseils des mis en cause. Elle a estimé que l’État participe en partie aux financements de leurs activités et dit constater que les ristournes qui constituent une partie des budgets des collectivités territoriales appartiennent à l’État qui les collecte dans la Loi des finances avant d’émettre un mandat pour les répartir au profit de celles-ci qui sont fondées à utiliser cet argent aussi bien dans leur budget d’investissement que dans celui dit de fonctionnement’’.

    KHALIFA SALL : LES POURVOIS SONT « IRRECEVABLES », SELON LA COUR SUPRÊME

    Dakar, 3 jan (APS) – La Cour suprême a jugé jeudi « non fondés’’, « irrecevables’’ les pourvois formés par l’ex-maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, confirmant ainsi le verdict de la Cour d’appel dans l’affaire de la « caisse d’avance » de l’entité communale de la capitale sénégalaise pour laquelle il était poursuivi pour notamment escroquerie sur des deniers publics portant sur 1, 8 milliard de francs CFA.

    Les pourvois introduits par l’ancien ministre socialiste et ses co-prévenus Mbaye Touré, Yaya Bodian et Astou Traoré sont « irrecevables » et « non fondés », a déclaré le président de l’audience de la chambre criminelle de la Cour suprême, Amadou Baal, en procédant à la lecture des 12 procédures mises en délibéré.

    Invoquant la loi 155 du Code pénal, le maire de Dakar avait intenté un recours contre le verdict de la Cour d’appel pour « exception d’inconstitutionnalité ».

    Le Tribunal correctionnel de Dakar l’avait condamné en première instance à cinq ans de prison, le 30 mars dernier. Une peine confirmée en août dernier par la Cour d’appel de Dakar

    1. Sall, visé en même temps que 7 autres de ses collaborateurs, ainsi que ses avocats, s’étaient retirés du procès pour protester contre la décision du président de la Cour d’appel de Dakar de joindre au fond du dossier les exceptions de nullité qu’ils avaient soulevées.

    Me Seydou Diagne, un de ses avocats, a annoncé jeudi que ses conseils attendent la notification de cet arrêt pour introduire « un rabat d’arrêt », une disposition qui permet de saisir une nouvelle fois la Cour suprême pour dénoncer des vices de forme, selon la défense.
    Réagissant au sortir de l’audience, Me Diagne a aussi déclaré que la Cour suprême « ne s’est pas prononcée sur la perte des droits civils » de Khalifa Sall, qui a déclaré sa candidature à la présidentielle de février 2019. Selon lui, ce dernier reste toujours « électeur et éligible ».

    L’affaire dite de la « caisse d’avance » de la ville de Dakar est partie d’un rapport d’audit conduit en 2015 par l’inspection générale d’Etat (IGE), dans lequel les enquêteurs avaient fait le constat qu’elle était approvisionnée à hauteur de 30 millions de francs CFA par mois de 2011 à 2015 pour l’achat de mil et de riz à un groupement d’intérêt économique (GIE) dénommé Tabbar.

     Le rapport indexait des factures fournies par Mbaye Touré, directeur administratif et financier de la mairie de Dakar et gestionnaire de la « caisse d’avance » ainsi que des procès-verbaux de réception de ces denrées.

     Khalifa Sall et ses inculpés avaient été placés sur ces bases sous mandat depuis le 7 mars 2017 par le doyen des juges pour notamment « association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, escroquerie portant sur les deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs, complicité de faux et usage de faux ».
    Mais ses partisans et sa défense ont toujours mis cette procédure sur le compte de l’adversité politique, Khalifa Sall étant vu comme un adversaire potentiellement sérieux pour le président Macky Sall, en quête d’un second mandat à l’issue de la présidentielle du 24 février prochain.SMD/ASG/BK

    DÉBOUTÉ PAR LA COUR SUPRÊME, L’EX MAIRE DE DAKAR RESTE EN PRISON

    APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé –La Cour suprême du Sénégal a rejeté jeudi le recours de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, qui conteste sa condamnation à cinq ans de prison assortie d’une amende de plus d’un milliard de francs CFA prononcée par la Cour d’appel, notamment pour « escroquerie aux deniers publics ».

    « La Cour rejette les pourvois formés par Khalifa Ababacar Sall, (ses coprévenus) Yaya Bodian, Fatou Traoré et la Ville de Dakar contre l’arrêt numéro 454 du 30 août 2018 de la Cour d’appel de Dakar et les condamne aux dépens », a déclaré Amadou Baal, le président de la Cour suprême, dans son délibéré.

    Argumentant sa décision, la Cour « a déclaré irrecevable les recours » de l’ancien maire de Dakar, un des cinq candidats à la présidentielle dont le dossier de parrainage a été validé par le Conseil constitutionnel.

    Un des principaux opposants au président Macky Sall pour la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 24 février 2019, Khalifa Sall subit son troisième revers judiciaire dans cette affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Ce nouveau revers pourrait le priver d’une participation à  l’élection présidentielle.

    En effet, une condamnation définitive de l’ex-maire de Dakar scellerait ses droits civiques. Voilà pourquoi ses avocats comptent introduire un « rabat d’arrêt », une disposition qui permet de saisir une nouvelle fois la Cour suprême pour dénoncer des vices de forme, selon ses avocats.

    Pour le moment, Khalifa Sall, en prison depuis près de deux ans, reste en course pour la prochaine présidentielle tant que ses recours ne sont pas épuisés devant les juridictions sénégalaises.

    L’ex-maire de Dakar avait été condamné le 20 décembre dernier par la Cour d’appel pour « escroquerie aux deniers publics » et « faux et usage de faux dans des documents administratifs ».

    L’Etat qui l’a attrait devant la justice l’accuse d’avoir soustrait de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar une enveloppe de 1,8 milliard de FCFA. Ce que Khalifa Sall a toujours nié, arguant qu’il avait à sa disposition des fonds politiques.ODL/cat/APA

     DÉBOUTÉ PAR LA COUR SUPRÊME:KHALIFA SALL S’ACCROCHE AU RABAT D’ARRÊT

    Seneweb.com |La Chambre criminelle de la Cour suprême vient de débouter Khalifa Sall dans l’affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar. La seule alternative qui s’offre au candidat de la coalition Taxawu Senegaal est de déposer un rabat d’arrêt.

    Le président Amadou Baal, assisté par les magistrats Waly Faye, Adama Ndiaye, Mbacké Fall et Ibrahima Sy, a opposé une décision de rejet aux différents recours présentés par les avocats de Khalifa Sall contre la décision de la Cour d’appel de Dakar. Reconnu coupable et condamné pour 5 ans ferme et une amende de 5 millions, l’ancien édile avait saisi la Cour suprême, à la suite d’un pourvoi en cassation introduit par ses avocats.

    « La Cour rejette les pourvois formés par Khalifa Ababacar Sall, Yaya Bodian, Fatou Traoré et la Ville de Dakar contre l’arrêt numéro 454 du 30 août 2018 de la Cour d’appel de Dakar et les condamne au dépens », a déclaré le président de la Cour suprême, après délibération. La Cour aussi déclaré « irrecevable les recours » de l’ancien maire de Dakar. Autrement dit, Khalifa Ababacar Sall va devoir purger sa peine de cinq (5) ans de prison.

    Mais, le toujours candidat de la coalition « Taxawu Senegaal » peut encore espérer prendre part, lui dont les parrainages sont validés par le Conseil constitutionnel, à l’élection présidentielle du 24 février 2019.Même s’il court le risque d’une irrecevabilité ou d’une invalidation de sa candidature. Sans parler des menaces réelles qui pèsent sur ses droits civils et politiques. D’autant plus que la décision de la Cour suprême est susceptible d’être notifiée au… Conseil constitutionnel.

    La seule alternative qui s’offre, désormais, à ses avocats est de faire un rabat d’arrêt qui est une procédure initiée contre un arrêt rendu par la Cour suprême au Sénégal. Elle a pour effet de corriger une erreur de pure procédure exclusivement imputable à la Cour suprême. L’erreur de procédure est celle qui se produit dans la manipulation des pièces ou la transformation d’information relative au déroulement de l’instance. Bref, le camp de Khalifa Sall retient, plus que jamais, son souffle.

    LE PRÉSIDENT DE LA COUR SUPRÊME: «LA COUR D’APPEL A LÉGALEMENT JUSTIFIÉ SA DÉCISION »

    Seneweb.com La Cour suprême a rejeté toutes les demandes introduites par les avocats de la défense, ce jeudi 3 janvier. Au terme de la lecture de la décision rendue qui a duré plus de 45 minutes, le président de la Chambre criminelle de la Cour suprême de Dakar a laissé entendre : «La Cour suprême rejette les pourvois formés par Khalifa Ababacar Sall. Elle rejette les pourvois formés par Khalifa Ababacar Sall et Yaya Bodian contre les arrêtes ‘’avant dire droit’’ numéro 398 et numéro 399 du 18 juillet 2018 de ladite cour. La Cour suprême rejette les pourvois formés par Khalifa Ababacar Sall, Yaya Bodian et Fatou Traoré et la Ville de Dakar contre l’arrêt numéro 454 du 30 août 2018 de la Cour d’appel de Dakar et les condamne aux dépens ».

    Par la suite, le juge s’est tourné vers l’avocat général pour lui demander s’il avait des réquisitions particulières. «Aucune !», lui a rétorqué le procureur général près la Cour suprême. C’est ainsi que Amadou Baal a levé la séance sous les huées des soutiens de Khalifa Sall et les regards impuissants des conseils de la défense. Tous ont fini par être expulsé immédiatement de la salle d’audience par les gendarmes.

    Auparavant, le juge a tenu à motiver sa décision. En confirmant l’arrêt rendu par la Cour d’appel, Amadou Baal a déclaré qu’il n’y a pas lieu de saisir le Conseil constitutionnel sur l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par la défense. Plus loin, le président a soutenu que « la Cour d’appel a légalement justifié sa décision». «La Cour d’appel n’a pu violer aucun texte. Le moyen du requérant à propos de l’arrêt de la Cour d’appel et celui rendu par la Cour de justice de la Cedeao est déclaré irrecevable», a-t-il signifié.  Il s’y ajoute, selon lui, que l’impunité parlementaire n’a pas vocation de couvrir des faits dont les poursuites ont été déclenchées en amont.

    Condamné devant le tribunal correctionnel, Khalifa Ababacar Sall avait subi un revers le 31 août devant la Cour d’appel de Dakar. Il a pris 5 ans de prison pour faux et usage de faux en écritures de commerce, de faux et usage de faux dans des documents administratifs et d’escroquerie portant sur des deniers publics devant ladite juridiction. Fatou Traoré, Yaya Bodian et Mbaye Touré ont écopé de cette même sanction pour complicité d’escroquerie portant sur des deniers publics. Amadou Mactar Diop et Ibrahima Yatma Diaw ont été condamnés à deux ans dont un an ferme pour faux dans des documents administratifs. L’ancien et l’actuel percepteur, respectivement Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré, ont été relaxés.

    Initialement, le maire de Dakar Khalifa Sall, Mbaye Touré, Amadou Moctar Diop, Ibrahima Yatma Diao, Yaya Bodian, Fatou Traoré Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré ont été poursuivis pour détournement de deniers publics portant sur la somme de 1,8 milliard de F CFA, blanchiment de capitaux, escroquerie portant sur des deniers publics, faux et usage de faux en écriture administrative et de commerce, et association de malfaiteurs. A l’exception des deux percepteurs, qui avaient été mis sous contrôle judiciaire, les autres ont tous été placés sous mandat de dépôt le 7 mars 2017 dans cette affaire dite « affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar ».Awa FAYE 

    AFFAIRE Khalifa SALL: « NOUS AVONS D’AUTRES VOIES POUR PRÉSERVER (SA) CANDIDATURE » (Moussa TINE)

    http://www.dakarmatin.com A la tombée du verdict de la Cour suprême sur l’affaire Khalifa Sall, Moussa Tine n’a pas mis du temps à réagir face à la presse ce jeudi. Surpris du rejet de tous les pourvois de l’ex-maire de Dakar et compagnie, M. Tine a déploré le fait que le juge s’est exprimé seulement sur 7 des 13 pourvois introduits, en omettant les autres. Selon lui, quelque que soit la décision, ils ont d’autres voies de recours qui leur permettrons de faire en sorte que Khalifa Sall soit candidat à la présidentielle sénégalaise du 24 février 2019

    « PAS D’INTERDICTION SUR LA CANDIDATURE ET LES DROITS CIVILS DE KHALIFA »

    http://www.emedia.sn Un des avocats de Khalifa Sall, Me Seydou Diagne, estime qu’il n’y a pas d’interdiction sur la candidature et les droits civils de son client. Sa réaction.

    « Nous avons deux lectures très importantes à faire sur ce verdict. La première, c’est que la Cour suprême n’a pas fait application des dispositions de l’article 34 en privant Khalifa Sall de ses droits civils.

    C’est une information très importante que nous portons à l’opinion publique nationale et internationale. Il n’y a pas d’interdiction sur la candidature et sur les droits civils de Khalifa Sall. Cela veut dire qu’il jouit de tous ses droits civils et politiques, qu’il peut être candidat et qu’il n’a pas été condamné à une privation de ses droits civils et politiques.

    La deuxième chose, c’est que la condamnation va subsister puisque l’arrêt a été rejeté. Donc, nous allons faire, immédiatement, dès que l’arrêt nous sera édifié, une procédure de rabat d’arrêt pour annuler la décision de la Cour suprême qui rejette nos pourvois mais encore et surtout l’arrêt de condamnation qui a été prononcé injustement par la Cour d’appel de Dakar et par le tribunal correctionnel. Khalifa Sall est candidat à l’élection présidentielle de 2019 ». Propos recueillis par DIÉ BA

    Me Amadou Aly KANE : « LA COUR N’A, EN AUCUN MOMENT, DIT QU’ELLE PRIVAIT KHALIFA SALL DE SES DROITS CIVILS ET POLITIQUES »

    https://www.dakaractu.com Me Amadou Aly Kane, avocat de la défense, a battu en brèche les déclarations selon lesquelles Khalifa Sall, candidat déclaré à l’élection présidentielle du 24 février 2019, « n’est pas électeur et éligible ».

    Bamba FALL: »PERSONNE NE PEUT EMPÊCHER KHALIFA SALL D’ÊTRE CANDIDAT »

    https://www.dakaractu.com Alors que la Cour suprême a rejeté les pourvois en cassation de Khalifa Sall contre la décision de la Cour d’appel de Dakar, le Maire de la Médina, Bamba Fall a assuré : « Personne aujourd’hui ne peut empêcher Khalifa Sall d’être candidat à l’élection présidentielle! »

    Déthié FALL EN SOUTIEN À Khalifa SALL : « ON VEUT UTILISER LA JUSTICE POUR TENTER D’ÉCARTER UN ADVERSAIRE POLITIQUE »

    https://www.dakaractu.com Si l’on en croit Déthié Fall, vice-président du parti Rewmi, le pouvoir utilise la Justice pour tenter d’écarter un adversaire politique. En déplacement à la Cour suprême, le n°2 de Rewmi fait allusion à l’affaire de la caisse d’avance…

    LE PROCÈS DE Khalifa SALL EST LE « SIGNE D’UN DÉRÈGLEMENT DE NOS INSTITUTIONS » (Ousmane SONKO)

    APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé L’opposant Ousmane Sonko, président du parti PASTEF-les Patriotes, a qualifié de « signe d’un dérèglement » des institutions sénégalaises le procès de Khalifa Sall dont le dernier acte porte sur le rejet ce jeudi par la Cour suprême du recours soumis à son attention par l’ex maire de Dakar.

    « Nous l’avions dit et nous le répétons, le procès de Khalifa Ababacar Sall est un procès politique, signe d’un dérèglement de nos institutions avec un seul objectif pour Macky Sall : écarter de la compétition électorale un adversaire politique potentiellement très sérieux », a martelé Ousmane Sonko, dans un communiqué dont APA  a reçu copie.

    Dans son recours à la Cour suprême,  Khalifa Sall conteste sa condamnation à cinq ans de prison assortie d’une amende de plus d’un milliard de FCFA prononcée par la Cour d’appel, au motif d’« escroquerie aux deniers publics », dans l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

    « Le traitement apporté à cette affaire laisse planer des suspicions d’ingérence et instaure un malaise ambiant dans toutes les institutions de la république et notamment dans le giron de la justice au détriment de beaucoup de magistrats qui font correctement leur travail », souligne Sonko, radié en août 2016 du corps des Inspecteurs des impôts pour manquement au devoir de réserve.

    « Jamais dans l’histoire judiciaire du Sénégal, il n’y a eu une coïncidence aussi troublante entre un agenda politique et un calendrier judiciaire. Jamais dans l’histoire judiciaire du Sénégal, notre pays n’a été autant désavoué par la justice internationale. Jamais dans l’histoire judiciaire du Sénégal, une telle rapidité n’a été observée dans le traitement d’un dossier », s’est scandalisé Ousmane Sonko, député à l’Assemblée nationale à la suite de sa première participation à une élection.

    « De l’instruction du dossier à la phase de jugement de première instance, d’appel et du procès en cassation ce 20 décembre 2018 au verdict de ce 3 janvier 2019 en passant par la levée de l’immunité parlementaire de l’honorable député Khalifa Ababacar Sall, les choses sont allées à une vitesse de météore sans précédent dans les annales judiciaire et parlementaire », a-t-il noté, témoignant de son « soutien sincère et désintéressé » aux partisans de l’ex maire de Dakar.

    Pour Sonko, la participation de ce dernier à élection présidentielle doit être « une exigence démocratique » du « peuple ».

    Par ailleurs, « nous nous engageons, une fois élus, à nous départir de toute ingérence de l’exécutif dans le traitement des affaires judiciaires qui se traduit notamment par une présence encombrante à la tête du Conseil supérieur de la magistrature », a conclu Ousmane Sonko, qui a lancé hier mercredi la coalition « Sonko Président » forte pour l’instant de 16 organisations en vue de la présidentielle dont le premier tour est fixé le 24 février 2019.ODL/cat/APA

     Me Mame Adama GUÈYE : « LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL VA INVALIDER LA CANDIDATURE DE KHALIFA ET KARIM »

    Seneweb.com | Le coordinateur de la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose) a révélé, ce jeudi, lors de la rencontre d’information avec les leaders de l’opposition, que la candidature de Khalifa Sall et celle de Karim Wade seront invalidées par le Conseil constitutionnel. Car « tout le monde sait que tout est programmé pour créer les conditions d’une invalidation de la candidature de Khalifa Sall et de Karim Wade ».

    Par ailleurs, Me Guèye indique que les actes posés par le régime en place sont une préparation du hold-up électoral. Car « la décision de la Cour suprême ne nous surprend pas ».
    Pour la robe noire, « ce n’est pas le fait de déclarer que Khalifa Sall est admis au parrainage qui va nous faire croire le contraire. Parce que c’est extrêmement très vicieux ». « On le laisse passer sur le parrainage. Mais tout monde le sait que le Conseil constitutionnel va dire que, compte tenu de la condamnation, de la confirmation de la Cour suprême, vous (Khalifa Sall) ne pouvez pas être candidat. C’est la même chose qui va se passer avec Karim Wade », a-t-il renseigné.

    Évoquant toujours la question judiciaire de l’ancien maire de Dakar, Me Mame Adama Guèye souligne que la décision de la Cour suprême sera inscrite dans le livre « Guinness des records et de la page noire de la justice sénégalaise. Parce que, encore une fois, cette décision confirme que la justice a accepté encore une fois d’être instrumentalisée au service d’ambition politique ».

    Pour conclure, le leader de la Pose a invité les Sénégalais a cessé de dire souvent que les choses peuvent marcher. Car « d’autres actes vont être posés dans le cadre du hold-up électoral par ce régime ».

    DÉCISION DE LA COUR SUPRÊME SUR L’AFFAIRE KHALIFA SALL: OUSMANE SONKO S’INDIGNE ET S’ATTAQUE À LA JUSTICE

    Nous l’avions dit et nous le répétons, le procès de khalifa Ababacar Sall est un procès politique, signe d’un dérèglement de nos institutions avec un seul objectif pour Macky Sall : écarter de la compétition électorale un adversaire politique potentiellement très sérieux.
    Le traitement apporté à cette affaire laisse planer des suspicions d’ingérence et instaure un malaise ambiant dans toutes les institutions de la république et notamment dans le giron de la justice au détriment de beaucoup de magistrats qui font correctement leur travail.
    Jamais dans l’histoire judiciaire du Sénégal, il n’y a eu une coïncidence aussi troublante entre un agenda politique et un calendrier judiciaire.
    Jamais dans l’histoire judiciaire du Sénégal, notre pays n’a été autant désavoué par la justice internationale.
    Jamais dans l’histoire judiciaire du Sénégal, une telle rapidité n’a été observée dans le traitement d’un dossier.
    De l’instruction du dossier à la phase de jugement de première instance, d’appel et du procès en cassation ce 20 décembre 2018 au verdict de ce 3 janvier 2019 en passant par la levée de l’immunité parlementaire de l’honorable député KHALIFA ABABACAR SALL, les choses sont allées à une vitesse de météore sans précédent dans les annales judiciaire et parlementaire.
    Nous nous engageons une fois élus, à nous départir de toute ingérence de l’exécutif dans le traitement des affaires judiciaires qui se traduit notamment par une présence encombrante à la tête du conseil supérieur de la magistrature.
    En PASTEF-les Patriotes, le candidat Khalifa Ababacar Sall et ses partisans peuvent compter sur un soutien sincère et désintéressé afin que sa participation à l’élection présidentielle du 24 février 2019 soit effective. Le peuple doit en faire une exigence démocratique.

    Me Boubacar CISSÉ « MÊME S’ILS DÉPOSENT UN RABAT D’ARRÊT, CELA N’A PAS DE CARACTÈRE SUSPENSIF »
    https://www.pressafrik.com La décision de la Cour Suprême de débouter Khalifa Sall sera lourde de conséquence. C’est l’avis de Me Boubacar Cissé, avocat de l’Etat du Sénégal dans l’affaire dite de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar. En effet, si l’on en croit la robe noire, même si les conseils de l’ancien maire de Dakar introduisent un rabat d’arrêt, cela n’aura aucun impact d’autant plus que, martèle-t-il, il n’est pas suspensif «et les avocats le savent très bien.»Idy PRÉSIDENT S’ENGAGE À SUPPRIMER LE PARRAINAGE,À INSTAURER LE BULLETIN UNIQUE ET À…

    https://www.pressafrik.com Dans les « Quinze axes patriotiques » du programme du candidat Idrissa Seck, il y a une sous-partie intitulée : Un Sénégal juste. En expliquant la vision programmatique de Idy 2019, le Docteur Abdourahmane Diouf s’est arrêté sur ce point pour annoncer un certain nombre d’engagements pris par Idrissa Seck, au cas où il serait élu président de la République.

    « Pour un Sénégal juste, il faut une séparation nette des pouvoirs. Et pour cela, le président Idrissa Seck s’engage à supprimer le siège du président de la République au Haut Conseil de la magistrature », a déclaré le porte-parole de Rewmi.

    Aussi, dit-il, « le Président Idrissa s’engage à supprimer la loi sur le parrainage, qui ne va plus constituer un obstacle pour un candidat qui veut briguer un mandat présidentiel »

    Last but not the least « Idrissa Seck s’engage à instaurer un bulletin unique pour des scrutins transparents ».AYOBA FAYE

    Abdourahmane DIOUF DÉCODE LA  « VISION PROGRAMMATIQUE 1- 3 – 15 – 45 »

    https://www.pressafrik.com Le programme du candidat Idrissa Seck a été décliné sous la forme d’une « vision programmatique » codée avec une combinaison de quatre chiffres : 1 – 3 – 15 – 45 . Le Docteur Abdourahmane Diouf, qui est le porte parole du parti Rewmi et membre à part entière des cadres qui ont conçu cette vision, a expliqué dans les détails ladite vision, via un fichier PowerPoint.

    1 : Le Sénégal

    3 : trois axes programmatiques (l’Economie, la Gouvernance, la Sécurité)
    15 – Quinze visions patriotiques (un Sénégal instruit, compétitif, juste, fier, univoque, ambitieux, équilibré, moderne…)
    45 : Quarante cinq déclinaisons thématiques AYOBA FAYE

    Idy DRAGUE LES MÉDIAS : IL VA DONNER TOUTES LES PUBLICITÉS À LA PRESSE PRIVÉE

    https://www.pressafrik.com Dans la sous-partie du programme intitulée « Sénégal Connecté », il y a le volet Audiovisuel (Presse). Le candidat Idrissa Seck s’est engagé, une fois qu’il sera élu président de la République, de retirer la publicité octroyée aux médias de service public comme la RTS, le Soleil pour les donner à la presse privée.

    Les radios, télés, journaux et sites en ligne privés vont bénéficier des revenus publicitaires dont la plus grande part revient souvent aux médias de service public.AYOBA FAYE

    Idy 2019 LANCE SON GRAND DÉBAT AVEC LES JOURNALISTES… SANS IDRISSA SECK

    https://www.pressafrik.com Annoncé en grande pompe dans les médias, le « Grand débat » qui devait avoir lieu entre le candidat de la coalition « Idy 2019 » et la presse nationale et internationale va bien avoir lieu ce jeudi 3 janvier 2019. Mais ce sera sans le leader du parti Rewmi Idrissa Seck.

    A sa place, le speaker annonce que c’est le Docteur Abdourahmane Diouf qui va animer le débat. Il va présenter et expliquer le programme du candidat Idrissa Seck et ensuite répondre aux questions des journalistes.AYOBA FAYE

    PRÉSIDENCE : Mamadou Sy TOUNKARA NOMMÉ CONSEILLER SPÉCIAL

    https://www.dakaractu.com Le journaliste de la 2S Tv prend du galon. Mamadou Sy Tounkara, animateur de l’émission « Xell ak Xoll » sur la 1ere chaine privée du Sénégal, a été nommé à la Présidence de la République. Il a été bombardé conseiller spécial du chef de l’Etat. Tounkara, qui était directeur de la communication à l’Agence pour l’Economie et le Maîtrise de l’Energie (AEME), a quitté ce poste en fin d’année 2018, pour désormais atterrir à la Présidence.

    CONSEIL CONSTITUTIONNEL : IDY ET MADICKÉ ONT DÉPOSÉ LEURS « Parrains manquants »

    http://www.dakarmatin.com  A l’issue des vérifications des listes de parrainage effectuées, tous les candidats recalés pour motifs de doublons  par le Conseil constitutionnel  doivent, dans les 48 heures, à partir du mercredi 2 janvier 2019, déposer de nouveaux dossiers auprès de ladite institution.
    C’est fait pour Madické Niang. Le leader de la coalition Madické 2019 a régularisé les 6000 signatures qui lui restait suite au rejet de doublons constatés par le Conseil constitutionnel. Et c’est son mandataire Ibra Diouf Niokhobaye qui donne l’information.
    « Le greffier nous avait expliqués puisqu’il restait des mandataires qui n’avaient pas encore reçu leur PV il fallait attendre jusqu’à demain (ce jeudi 3 janvier), et ce matin nous étions au Rendez vous pour déposer et on nous a remis donc au non de la coalition Madické 2019, notre récépissé de dépôt pour la régularisation des différents motifs que nous a signifié le Conseil Constitutionnel. »
    Quant à Idrissa Seck, il lui manquait également au moins une vingtaine de signatures à compléter  dans le sud. Moustapaha Badji, le coordonnateur départemental du parti de Rewmi à Bignona s’est acquitté du travail et en donne l’assurance. « La situation a été rapidement était régularisée,  le mandataire du parti a, à sa possession le nombre de signatures requis et se trouve actuellement au Conseil constitutionnel. »

    SES PARRAINAGES REJETÉS : LA COALITION « Guirassy2019 » PROMET DE CONTINUER LE COMBAT DANS L’OPPOSITION POUR UNE MEILLEURE ORGANISATION DES ÉLECTIONS

    Nous informons nos militants, nos sympathisants et l’opinion nationale que le Conseil Constitutionnel, en date du mercredi 2 janvier 2018, a notifié par PV à la coalition ‘‘Guirassy 2019’’ que les parrainages que nous avons présentés pour notre candidature présidentielle sont rejetés. Nous en prenons acte. Je constate que les valeurs que nous proposons et la vision que nous défendons pour notre pays n’auront pas pleinement droit de cité pour cette élection à venir.  Nous ne ferons donc pas partie comme candidat de l’élection présidentielle du 24 février 2019. L’invalidation de nos parrainages et de notre candidature n’est pas le résultat auquel nous nous attendions et pour lequel nous avons travaillé d’arrache-pied durant des mois, avec la mobilisation de nos équipes.
    Toutefois, nous pèserons de tout notre poids pour que le futur président élu par les Sénégalais soit le bon choix pour notre pays. Nous demandons à tous nos militants, sympathisants et Sénégalais de bonne volonté de rester mobilisés. Faisons tout ce qui est de notre pouvoir pour faire avancer les causes et les valeurs qui nous sont chères.
    A la jeunesse qui a été la sentinelle de notre coalition , je dis ceci ; j’ai passé toute ma vie à lutter pour ce en quoi je crois. Sur le plan politique et sur la scène publique, j’ai eu des succès et des revers. Vous êtes nombreux à avoir soutenu notre campagne pour la candidature. Vous êtes au début de votre carrière professionnelle ou à la fin de vos études. Je vous souhaite des succès, mais sachez-le, vous aurez aussi des revers. Mais n’arrêtez jamais de croire que se battre pour obtenir ce qui est juste n’en vaut pas la peine.
    Aux femmes, notre « meilleure part » qui étaient au centre de mon projet pour le Sénégal,  je leur dis : gardez-bien à l’esprit cet acte de marginalisation du pouvoir en place, et le moment venu, lavez votre honneur à la hauteur de l’affront.
    A tous, je dis que nous ressentons à quel point ces militants et sympathisants, ainsi que d’importantes franges de la population sénégalaise, jeunes, femmes, hommes, jeunes, personnes âgées, citadins et ruraux, se sentent déçus, après avoir investi leurs espoirs dans nos efforts s’entendent dire que le fichier électronique de leur coalition est inexploitable. Mais notre campagne pour la candidature n’a jamais été centrée sur ma seule personne, ni même sur une élection, mais sur le pays que nous aimons et sur la construction d’un Sénégal inclusif et généreux pour tous ses enfants, de la capitale à toutes les périphéries. Nous éprouvons beaucoup de fierté et de gratitude pour cette campagne vigoureuse et enthousiaste que nous avons construite ensemble pour notre candidature, avec nos militants et sympathisants, et de nombreux Sénégalais de bonne volonté, depuis plus d’une année. Un combat long et difficile, mais exaltant en tous les instants et à toutes les étapes, a été mené et réussi sur le terrain et dans tout le pays, jusqu’au dépôt de nos parrainages au Conseil Constitutionnel.
    Une fois que ce dépôt a été fait, nous n’étions plus maitres de notre destin.
    Inutile de chercher à vous expliquer ce qui s’y est passé ! Vous ne le comprenez pas nous ne le comprenons pas non plus. Le conseil constitutionnel est une grosse boîte noire. Ainsi que vous le savez, nous avons dénoncé la loi sur les parrainages dès sa gestation. Nous restons donc constants pour continuer de dénoncer son iniquité, son caractère inopportun, et son inconstitutionnalité originelle et consubstantielle.
    Par devoir de refus, par esprit de responsabilité et en témoignage pour la postérité, nous faisons plus que jamais partie du FRN et de la POSE. Dans ce cadre, nous œuvrerons pour des élections qui garantissent à nos compatriotes que leur choix est respecté. Le bureau politique de notre parti, ‘‘Sénégalais Unis pour le Développement’’ (S.U.D), élargi naturellement aux partis et mouvements membres de la coalition ‘‘Guirassy 2019’’ sera prochainement convoqué pour analyser en profondeur la situation nationale du pays, en rapport avec ce qui vient de se passer. Nous attendons sereinement  que la publication des noms des candidats définitivement retenus pour participer à l’élection présidentielle ait lieu, le 12 janvier prochain. Fait à Dakar, le 3 janvier 2018 Le Pôle communication

    MEMBRES DU COLLECTIF DES 26 QUI NE RECONNAIT PLUS LE PARRAINAGE : Idy, Malick Gackou et Madické Niang pourtant déjà sur le terrain pour rejoindre le groupe des 5

    https://www.dakaractu.com L’opposition a engagé la bataille autour de « l’invalidation » du parrainage qui a douché les ambitions présidentielles de certains leaders qui se voyaient déjà au palais à la place du « roi ». Une dynamique unitaire a été lancée à l’issue des vérifications au Conseil constitutionnel et 26 candidats sur les 27 ont apporté leur soutien à cette initiative consistant à récuser le parrainage.
    Mais, c’est à croire que c’est du leurre. En tous cas, ça y ressemble fort, car au même moment où ils jettent le parrainage à la corbeille, trois candidats faisant partie du groupe des 26, qui ont été invités à régulariser leurs dossiers en remplaçant les parrainages invalidés s’activent depuis le mercredi 02 janvier pour rejoindre le lot des 5 dont les parrainages sont validés par le Conseil constitutionnel.
    Après avoir reçu notification de l’instance en charge d’examiner les dossiers des candidatures pour la présidentielle, Malick Gakou a assuré qu’il passera le cap des parrainages. Il doit remettre sur la table des 07 sages 7623 signatures.
    De son côté, Idrissa Seck a été admis à subir les épreuves du second groupe et devra compléter ses parrainages à Ziguinchor où il a un gap de 17 signatures à rattraper. Son représentant dans cette région du sud a assuré sur les ondes de RFM qu’ils ont déjà corrigé en recueillant 150 parrains.
    Me Madické Niang doit, quant à lui, apporter un complément de 2000 signatures.
    Son mandataire, Ibra Diouf Niokhobaye a assuré qu’ils ont déjà fait le travail nécessaire pour faire passer la candidature de l’ancien homme de confiance d’Abdoulaye Wade.
    Ces trois candidats ont 48 heures pour saisir à nouveau le Conseil constitutionnel et assisteront à une nouvelle séance de vérification au sortir de laquelle leur sera délivré un PV.
    Ainsi, ils seront édifiés sur leur sort et sauront s’ils seront en mesure de rejoindre le premier groupe constitué de Khalifa Sall, Issa Sall, Macky Sall, Karim Wade et Ousmane Sonko.

    ME MADICKÉ NIANG CLÔT LE DÉBAT SUR Me WADE : « Il m’a dit que je suis son jeune frère qu’il n’a jamais eu de sa vie (…) Il a tout donné au Sénégal. Je vais l’honorer à la hauteur de son statut »

    https://www.dakaractu.com À l’occasion de la présentation de son programme hier, Me Madické Niang est largement revenu sur sa relation avec le pape du Sopi. À en croire le leader de la coalition Madické 2019, Me Wade lui avait dit qu’il était le jeune frère qu’il n’a jamais eu de sa vie. Mettant ainsi fin aux supputations dans ses relations entre le patriarche du libéralisme et lui même, Me Madické Niang précise que Abdoulaye Wade a tout donné au Sénégal. Et à ce titre, il promet une fois élu d’honorer le secrétaire général du Pds à la hauteur de son statut ».

    MACKY ET SES CHANCES DE VICTOIRE : TOUT SEMBLE CLAIR AU NORD

    http://www.rewmi.com/ Même si une puissance coloniale lui a prédit sa victoire et tout son soutien, le Président Sall n’est sûr que d’une chose sur les quatorze régions du pays.

    Aux dernières nouvelles tirées d’un sondage discret commandité par le département d’Etat des Usa, le vote ethnique semble globalement favorable au Président Macky Sall. De Louga à Saint-Louis, jusque dans le Fouta profond, des scores de plus de 70% sont attendus. Les quelques soucis sur le Maire de Podor et sa main mise dans la commune, n’affecterait en rien une dynamique de victoire dans cette zone entièrement dévouée à son « fils ». Basculant entre les toucouleurs et les sérères, Macky Sall bénéficierait d’un vote justifié par un souci d’honneur à l’égard d’un parent. Ce même sondage a atterri entre les mains des services secrets français qui l’ont étendu dans la région de Fatick et des banlieues de la région de Dakar. Hormis Fatick commune, rien n’est encore sûr pour le reste de Fatick, terre natale du Président sortant. Pour les zones de Guédiawaye et Pikine, les informations font trembler. Macky perdrait du terrain du fait de l’incursion de Sonko du Pastef et de Gueum sa Bopp de Bougane Gueye Dany. Mais, sauf incident, le leader de l’Apr pourrait triompher avec une légère avance devant les libéraux qui gardent encore intacte leur second rang des dernières législatives. Pour la capitale, la défaite serait sans appel pour le candidat de Benno. Les tensions sociales nées des grèves multisectorielles et l’affaire Khalifa Sall continuent d’affaiblir le camp présidentiel. Aux dernières élections, il a fallu recourir à des méthodes aux antipodes de la démocratie pour arracher la capitale des mains des partisans de Taxawu Dakar. Qu’en sera-t-il pour la prochaine présidentielle ? Tout compte fait, le bilan du Président Macky Sall est diversement apprécié par l’opinion nationale. Au niveau des jeunes, les attentes sont encore là : l’emploi. Economiquement, les cris de souffrance des entreprises nationales donnent un aperçu sur un bilan mitigé, quand, parallèlement, les infrastructures sont nombreuses et impressionnantes. A l’échelle nationale, le Sénégal a complètement changé de visage. Des pistes de production aux routes, les bâtiments sont là et utiles. A un moment où la justice est fortement chargée –  à tort ou à raison-  par tous les acteurs politiques, majorité comme opposition, et particulièrement sur les cas Khalifa Sall et Karim Meïssa Wade.Pape Amadou Gaye

     PARRAINAGES : BOUGANE, VAINCU PAR DES SOUCIS FINANCIERS ET TECHNIQUES

    http://www.emedia.sn Un départ en trombe, une candidature annoncée en grande pompe, puis une chute libre. L’entrée dans la mare politique de Bougane Guèye Dany a épousé les contours de la trajectoire d’un ballon de baudruche dégonflé. Pendant plus de trois semaines, Emedia.sn a rassemblé les pièces d’un puzzle qui révèle, au bout du compte, les difficultés financières – surtout – et techniques qui ont barré le chemin du leader de la coalition « Gueum sa Bopp », finalement recalé avant la course au palais.

    Investi le samedi 1er décembre 2018 par une foule venue en nombre répondre à son appel, le candidat à la présidentielle Bougane Guèye Dany avait annoncé avoir presque atteint la barre symbolique des 800 000 signatures pour se faire parrainer en vue du scrutin du 24 février 2019. « Au début, j’avais dit que, pour participer à cette élection présidentielle, il nous faut obligatoirement entre 500 000 et 1 million de parrains. Et actuellement, nous avons 794 881 signatures », déclarait-il face à un public survolté. Mieux, le patron de D Medias assurait même avoir sollicité les services d’un huissier de justice pour faire certifier ses signatures ainsi collectées à travers le territoire national.

    « Près de 800 000 parrains certifiés par huissier »

    Malgré ces précautions, le candidat de la coalition « Gueum sa bopp » (croire en soi), s’est pourtant vu recalé un premier temps par le Conseil constitutionnel où son mandataire a déposé son dossier le 24 décembre, soit près de deux semaines après la date d’ouverture (le 11 décembre, soit 75 jours avant la date du scrutin comme le dispose la loi) du dépôt. Ce n’est donc qu’à deux jours de la date butoir (le 26 décembre, soit 60 jours avant la date du scrutin comme le dispose la loi) que le dossier de Bougane Guèye a été déposé au greffe du Conseil constitutionnel au moment où, dans une course effrénée, la plupart des mandataires des autres candidats avaient déposé dans la nuit du 10 au 11 décembre, pris par l’enjeu du premier venu premier servi. Une lenteur pour le moins surprenante, pour un candidat qui, 10 jours avant, avait annoncé obtenir plus de 10 fois le maximum requis de signatures (66 800, soit 1% du fichier).

    66 000 signatures déposées, 46 000 rejetées, 0 sur 5 régions, pas assez sur 5 autres régions

    Selon des informations obtenues par Emedia.sn, cela résulterait moins d’un choix délibéré que d’un fait malheureux qui est arrivé à ses équipes (infiltrées ?). A quelques jours du dépôt, nous apprennent nos sources, le camp de « Gueum sa bopp » a égaré la clé USB servant de support électronique pour la collecte des parrainages (voir notre article sur le processus de vérification des listes de parrainages). Face à cette mésaventure, « il a fallu remobiliser les troupes pour reprendre le travail de récupération des données collectées et pendant plusieurs nuits de suite à la Cité Keur Gorgui (où se trouvent le siège de certaines des entreprises de Bougane Guèye), les équipes, dont la plupart étaient des agents de la plateforme Joni Joni, étaient obligées de travailler d’arrache-pied pour récupérer ce qui pouvait l’être. »

    Pour vérifier l’information, pendant plusieurs jours, nous avons tenté de joindre le candidat, en vain, avant de nous rabattre sur le porte-parole de sa coalition, Cheikh Sadibou Diop. Joint au téléphone ce mercredi, ce dernier, qui se présente comme un agent recruteur de joueurs établi à Londres (Angleterre), s’est inscrit en porte-à-faux avec l’information de la perte de la clé USB. « C’est une information erronée, nous avons bien déposée avec la clé USB originale et nous avons toutes les copies des documents que nous avons collectées », nous déclare-t-il, au moment où il était en attente de la délibération du Conseil constitutionnel.

    Pourtant, malgré ses dénégations, il semble bien que c’est ce qui expliquerait le nombre important (10 sur 14) de régions dans lesquelles la liste de Bougane Guèye Dani a été tout simplement rejetée (Kolda, Fatick, Matam, Tambacounda et Kédougou) ou n’a pas pu valider suffisamment de signatures (Saint-Louis, Louga, Ziguinchor, Sédhiou et Kaolack). Au finish, pour 66 819 signatures déposées au Conseil constitutionnel, il s’est vu retourner pas moins de 46 000 signatures pour divers motifs et n’a donc pu en valider qu’un peu plus de 20 000 !

    Ses sociétés ont fait l’objet d’un ATD, ses comptes bancaires bloqués

    Mais il n’y avait pas que ce souci technique ! D’autres informations nous sont également parvenues, faisant état de réelles difficultés financières auxquelles ferait face le PDG de D Media qui, pourtant, il y a près de deux ans (en février 2017), annoncé être passé de 10 000 F CFA à une fortune de 400 milliards F CFA en évoquant la holding qu’il a bâtie. En clair, le jeune (41 ans) patron de la dizaine de boîtes qui tournent majoritairement autour de l’information, la communication et l’import-export, serait confronté à de grands soucis financiers, à tel point que certaines de ses entreprises ont fait l’objet d’un ATD (Avis à tiers détenteur), une sorte de blocage de ses comptes bancaires sur demande du Trésor public. Si le porte-parole de sa coalition n’a pas voulu se prononcer sur le sujet qui, dit-il, ne regarde pas la coalition mais les entreprises du candidat, l’information est confirmée, sous le sceau de l’anonymat, par une source proche de lui et confirmée par des sources bancaires. « C’est vrai que récemment, il y a eu des problèmes avec les impôts au point que ses comptes soient ATD (blocage des comptes bancaires), révèle une de nos sources. Ce fut le cas avec Dak’Cor (une des sociétés de la holding de Bougane, spécialisée dans la Communication et la régie publicitaire, ndlr). Après, il a dû faire un acompte de 3,5 millions F CFA pour avoir la mainlevée sur ses comptes. »

    Des employés qui ruent dans les brancards

    Les employés de ses multiples sociétés ont fait les frais de ces mésaventures. Toujours sous le couvert de l’anonymat pour des raisons évidentes, certains d’entre eux nous ont ainsi conté leur sort : « Bien sûr qu’on ressent les difficultés. Pour les salaires, moi j’ai été payé le 19, ce mois-ci (décembre) et depuis plus d’un an, plus de la moitié des agents reçoivent leur salaire au-delà du 20, soit un retard de presque de 12 jours », témoigne ce comptable. « Il est en train de réduire drastiquement la masse salariale de ses boites par tous les moyens, en poussant certains à la sortie ou en leur faisant des propositions qui ne feraient que rendre leur situation précaire. Récemment certains agents de Joni Joni Joni (plateforme de transfert d’argent, appartenant à Bougane Guèye) payés via d’autres structures qui paient plus tôt. En réalité, depuis plus d’un an, Joni Joni est au plus mal pour ne pas dire proche du dépôt de bilan, il doit de l’argent à presque toutes les banques CNCA, Bimao et Diamond Bank en particulier » renchérit une autre employée, qui révèle également que face aux difficultés de Joni Joni, « le patron (Bougane) a convoqué certains des employés pour leur proposer d’être transférer à sa structure politique (la coalition « Gueum sa Bopp ») alors que ceci n’est pas une entreprise… » Puis, notre interlocuteur d’enchainer, non sans laisser poindre une certaine inquiétude : « Il y a eu beaucoup de départs et ce personnel n’a pas été remplacé. Aucun recrutement n’a été fait pour combler le gap et ça touche plusieurs des boites de la Holding. » Une holding composée de près d’une dizaine de sociétés, presque toutes autonomes : Zik FM, Sen TV, D Media qui édite le quotidien La Tribune, sont les trois entreprises de presse, Boss (Boygues Solutions and Systems Ltd) et BFinance chapeautent les entreprises opérant dans le mobile money (Joni Joni, VitFé…), Dak’Cor et Impactis sont dans la communication, la publicité et la régie tandis que Tradex est l’entreprise qui travaille dans le secteur de l’importation de divers produits comme les couches pour bébé et autres.

    Emprunt de 10 millions F CFA pour compléter la caution

    Naturellement, même si le porte-parole de la coalition s’en défend, ces soucis financiers auraient une forte incidence sur la stratégie de l’ancien journaliste, candidat déclaré à la présidentielle. En effet, une autre source proche de son équipe politique nous révèle que « même pour le dépôt de la caution de 30 millions F CFA (à déposer à la Caisse de dépôt et de consignation), il a fallu l’implication de « ses amis », un d’eux s’étant engagé à lui prêter la somme de 10 millions F CFA après lui avoir gracieusement participé, à hauteur d’un million F CFA, au meeting d’investiture de Guédiawaye. » Pour Cheikh Sadibou Diop, que des citoyens ait décidé de soutenir financièrement la candidature de son leader n’est qu’un train qui arrive à l’heure. « Dans un élan de solidarité, les membres de la coalition ont décidé de mettre la main à la poche pour financer notre campagne, comme d’autres l’ont fait pour leur candidat ; rien de plus. » Au finish, il n’y eut pas besoin de collecter une caution car le dossier de candidature de Bougane Guèye Dany a été « déchiré » par le Conseil constitutionnel. BN FAYE et PAPE D. DIALLO (photos)

    « LES VÉRIFICATIONS DES PARRAINAGES NE PRÉJUGENT PAS DE LA RECEVABILITÉ DES CANDIDATURES » (CONSEIL CONSTITUTIONNEL)

    Dakar, 3 jan (APS) – Le Conseil constitutionnel rappelle que les vérifications techniques des parrainages auxquelles elle a procédé du 26 au 30 décembre dernier, « ne préjugent pas de la recevabilité » des candidatures à la présidentielle du 24 février prochain, lesquelles seront examinées ultérieurement en vue de la décision arrêtant la liste finale des personnes autorisées à briguer la magistrature suprême à l’occasion de ce scrutin.
    « Les résultats des vérifications techniques auxquelles a procédé le Conseil constitutionnel ne préjugent pas de la recevabilité de la déclaration de candidature », laquelle « sera examinée, en vue de la décision arrêtant la liste des candidats, conformément aux dispositions de la Constitution, de la loi organique n° 2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil constitutionnel et de la loi n° 2017-12 du 18 janvier 2017 portant Code électoral modifiée par les lois n° 2017-33 du 21 juillet 2017 et n° 2018-22 du 4 juillet 2018 », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site Internet de la juridiction constitutionelle.

    Le président sortant Macky Sall a vu ses parrainages validés par le Conseil constitutionnel, de même que 4 autres de ses challengers, à savoir Ousmane Sonko, Khalifa Sall, Karim Wade et Issa Sall, d’autres candidats (Idrissa Seck, Madické Niang et Malick Gackou) ont vu les leurs rejetés, mais ont la possibilité de régulariser leurs dossiers, rapportent les médias sénégalais.

    Le Conseil constitutionnel a dit avoir reçu 27 listes de parrainage dont 23 « ont été intégralement vérifiées sans contestation », les questions posées par les candidats ou représentants de candidats ayant « porté sur les significations de la rubrique +rejets pour autres motifs+ », point sur lequel des explications leur ont été données par le président du Conseil constitutionnel, selon le communiqué.

    Quatre des listes de parrainage présentées « n’ont pu être traitées » pour diverses raisons, dont non présentation du fichier électoral devant faire l’objet de contrôle, fichier « présentant des anomalies rendant son exploitation impossible, présentation de plusieurs fichiers par lieu de collecte sans regroupement par région ou par représentation diplomatique ».

    D’autres motifs sont liés à la présentation d’un fichier « intitulé +diaspora+ en lieu et place de +région ou représentation diplomatique+ », souligne le communiqué, ajoutant que « sous cette rubrique +diaspora+ qui n’existe pas, ont été regroupées des localités sénégalaises et étrangères (exemple : Fanaye, Paris, Ndande, Lyon, Mboula, etc.)

    Il y a aussi l’absence « sur tout un fichier des mentions obligatoires (non du candidat, indication de la région ou de la représentation diplomatique, non et numéro de la carte d’élcteur du délégué régional et du collecteur, date et lieu où la collecte a été faite) et discordance entre les différentes mentions du support papier et du fichier électronique ».

    De même le Conseil constitutionnel signale-t-il dans son communiqué la présentation d’un « fichier particulier non conforme au fichier réglementaire », avant de noter que sur proposition du représentant qui a constaté l’anomalie, « ledit fichier intitulé +diaspora+, qui comprenait 315 parrains déclarés, n’a pas été traité », d’autant que « même rajoutés sans traitement au nombre de parrainages validés, il n’auraient pas modifié la situation du candidat qui resterait en-dessous du minimum requis ».

     Le Conseil constitutionnel explique avoir « choisi de procéder d’abord à la vérification des listes de parrainage par un traitement automatisé » et assure que toutes les listes ont été vérifiées par le même dispositif, « comme décrit dans la décision n°1/2018 du 23 novembre 2018 publiée au Journal officiel n° 7142 du 29 novembre 2018 et dont copie a été remise à chaque mandataire au moment du dépôt de la déclaration de candidature ».

    Il affirme que l’ensemble du processus de vérification, « de l’ouverture des scellés à l’affichage sur écran géant du procès-verbal récapitulatif des résultats du contrôle, s’est déroulé de manière contradictoire, c’est-à-dire en présence de chaque représentant désigné par le candidat concerné, ou du candidat lui-même ».

    Ils ont chacun « fait librement des observations et pris note » ou ont été invités « à prendre note des résultats affichés », lesquels « ont été constatés aussi bien par le représentant du candidat concerné ou le candidat lui-même que par les observateurs de la Société civile et des membres du Conseil constitutionnel ».

    La juridiction constitutionnelle fait par ailleurs observer que le dispositif de vérification des parrainages « (…) est parrainé en conformité avec les dispositions législatives et règlementaires qui définissent les conditions de présentation des fiches électroniques de parrainage ».

    Les rejets « susceptibles de régulation » concernent les parrainages invalidés « en raison de la présence d’un parrain sur plusieurs listes lorsque cette invalidation a pour effet de faire passer le nombre de parrains en-dessous du minimum requis au niveau national », c’est-à-dire 0,8% des inscrits, soit 53457 électeurs ou un minimum de 200 parrains dans au moins 7 régions.

     Les « rejets pour autres motifs, insusceptibles de régularisation », concernent « les rejets pour motifs autres que la présence d’un parrain sur plus d’une liste », relativement à des motifs comme « numéro de la carte d’identité CEDEAO non conforme, doublons internes, régions ou représentation diplomatique de vote non conforme, parrain non inscrit sur le fichier général ».BK/ASG

    VOLONTAIREMENT AMNÉSIQUE ! par Momar DIENG

    L’air gêné, le chef de l’Etat n’a pas affronté le regard de notre confrère Cheikh Yérim Seck. Et c’était pour lui rétorquer n’avoir jamais exigé l’éviction de Me Ousmane Ngom du ministère de l’Intérieur à l’occasion de la présidentielle de 2012

    L’air gêné, le chef de l’Etat n’a pas affronté le regard de notre confrère Cheikh Yérim Seck. Et c’était pour lui rétorquer n’avoir jamais exigé l’éviction de Me Ousmane Ngom du ministère de l’Intérieur à l’occasion de la présidentielle de 2012. C’était lors d’un «Grand entretien» avec des journalistes sélectionnés par le Palais pour meubler la soirée présidentielle après le discours traditionnel de fin d’année.

    L’opinion en est restée bouche bée, le peuple des réseaux sociaux en a rigolé, triste et dépité, enragé et moqueur, tout en revoyant et en partageant l’archive vidéo qui établit la vérité des faits. Peut-on tout nier au nom de ses amitiés mises à jour ? La politique doit-elle tout permettre ? L’amnésie volontaire qui confine au mensonge peut-elle être une qualité en politique ?

    L’enjeu de la question de notre confrère est très actuel : le Sénégal va vers une élection majeure avec un ministre de l’Intérieur totalement discrédité. Pour le même enjeu, Macky Sall et ses alliés de 2012 avaient réclamé la tête du…ministre de l’Intérieur d’Abdoulaye Wade, Me Ousmane Ngom en l‘occurrence, sans obtenir gain de cause. Par les vicissitudes de la transhumance, Me Ngom est devenu un vrai «talibé» de…Macky Sall qui, par retour d’ascenseur, ne se souvient donc de rien… Difficile de faire plus clair et net.

    Où allons-nous quand le premier magistrat de ce pays se montre incapable – par contraintes politiques – d’assumer des propos publiquement tenus six ou sept ans auparavant ?

    APRÈS LE GRAND ENTRETIEN DU PRÉSIDENT MACKY SALL, LE 31 DÉCEMBRE 2018 : DES JEUNES, INITIATEURS DU CONCEPT,«LE PRÉSIDENT VOUS PARLE»,INDEXENT UN PLAGIAT

    https://actusen.sn/ Après le Grand Entretien accordé par le Président de la République, en marge de son Adresse de Nouvel An, le 31 décembre 2018, place à la déchirure au sein de l’Alliance pour la République. En effet, des jeunes, qui avaient planché sur le Concept dénommé «le Président vous parle», qu’ils ambitionnaient de faire cadeau à leur candidat Macky Sall, accusent l’entourage de celui-ci d’avoir plagié leur œuvre. SourceA vous plonge dans certains des morceaux de la fiche synoptique du fameux Concept, qui, selon les plaignants, a été remis à un proche collaborateur du Chef de l’Etat, pour appréciation. Mais, malheureusement…

    Le 31 décembre 2018, le Président de la République a voulu innover, en accordant un Grand Entretien à certains journalistes, au détour de son Adresse de Nouvel An. Une occasion que Macky Sall a saisie, pour disserter, avec ses hôtes d’un soir, sur quelques sujets brûlants de l’actualité. Mais il y a problème ! En effet, selon les informations de SourceA, quelques quarante-huit heures  seulement après ce format de communication avec le peuple, via la presse, un parfum de plagiat infeste l’atmosphère au sein du Parti présidentiel, l’Alliance pour la République.

    En d’autres termes, après avoir passé plusieurs nuits blanches pour cogiter autour d’un Concept novateur, intitulé «Le Président vous parle», des jeunes, qui ne respirent que pour le candidat de la Coalition ‘’Benno Bokk Yakaar’’, ont eu la surprise de leur vie, en se rendant compte, disent-ils, que le Projet, dont il voulait faire cadeau à leur mentor, a été, maladivement, plagié.

    Remis à un proche collaborateur de Macky Sall, le Concept «Le Président vous parle» se voulait une contribution de jeunes à la réélection de Macky Sall

    Pis, s’étranglent-ils de nervosité, sur les réseaux sociaux, l’entourage de Macky Sall a lancé, en marge de son Grand Entretien, un Concept dénommé «Le Président vous répond». Suffisant pour que ces initiateurs dudit Concept crient au plagiat. D’autant que, selon eux, ils avaient remis leur fameuse idée à un proche collaborateur du Chef de l’Etat, pour que ce dernier s’imprègne du Concept. Mais grande aura été, disent-ils, leur surprise de se rendre compte que leur œuvre a été pillée. Par qui ? Difficile de répondre, pour le moment, à cette interrogation.

    Le Concept «Le Président vous parle», à l’origine de la brouille

    De quoi tourne ce Concept ? Eh bien, «Le Président vous parle», dans sa conception, se voulait une émission télé interactive entre le Président de la République et le Sénégalais lambda. Selon la fiche synoptique de ce Concept parcourue par SourceA, «l’idée était de créer un temps unique, pendant lequel un citoyen X peut, directement, communiquer avec le Chef de l’Etat par téléphone. D’une part, cela permet à ce citoyen d’interpeller le Président de la République sur telle et telle préoccupation, qu’il aurait et ; d’autre part, cela offre un prétexte original au Président pour parler de ses différentes politiques».

    Et d’après toujours la fiche synoptique, «la retransmission de l’émission se fera sur plusieurs chaines de télévision,  synchronisées à toutes ou  plusieurs radios communautaires du pays et mise en direct sur certains sites internet  afin d’assurer une diffusion la plus large possible et toucher une grande cible sur le territoire et dans la diaspora.

    Objectifs stratégiques du Concept

    Le premier objectif stratégique de l’émission est de supprimer tous les filtres qui existent entre le Chef de l’Etat et ses compatriotes. Ces filtres sont les journalistes et l’équipe du Président en général (Ministres, Conseillers, Directeurs généraux, Députés, Responsables politiques…).

    Cette émission se veut être le cadre d’un échange «soit-disant» direct franc et sincère entre deux citoyens, dont l’un est nul autre que le Président de la République, qui, se prêtant au jeu, livre, lui-même, ses messages de communication.

    Le deuxième objectif stratégique est de rafraichir la perception de l’image du Président par le peuple. Les mots-clés qui sous-tendent cet objectif sont : proximité, humilité et ancrage. L’émission a été conçue pour qu’à sa fin, les premières retombées soient une reprise de conscience, une renaissance d’un puissant sentiment de proximité et de confiance entre un Président et son peuple.

    Le troisième objectif stratégique concerne le repositionnement du Président sur l’échiquierpolitique. L’émission permettra, subtilement, de redessiner les frontières entre la communication présidentielle du Président de la République SEM Macky Sall et la communication politique du candidat à sa propre succession M. Macky Sall, chef de la Coalition BBY.

    Et ainsi de délivrer les bons messages pour chaque type de communication.  L’objectif est donc double. Il s’agit grâce à une méthodologie experte, d’une part de parvenir par le biais de l’émission, à repositionner le Président au-dessus de cet imbroglio communicationnel entretenu par les médias et les réseaux sociaux ; d’autre part, de poser les prémices d’une communication politique offensive, persuasive et innovante, en vue de l’échéance de Février 2019.

    Pourquoi la naissance de ce Concept, selon les jeunes partisans de Macky Sall ?

    Selon la fiche synoptique parcourue par votre journal, les jeunes partisans de Macky Sall expliquent : «dans un contexte temporel qui nous situe à quatre mois de  l’élection présidentielle, et dans un contexte politique qui voit naitre plusieurs candidatures plus ou moins crédibles, l’idée du projet est de concevoir pour le candidat Macky Sall, une stratégie qui se placerait au-dessus de la mêlée communicationnelle, avec une approche différente et innovante».

    Depuis six années de magistère, disent ces jeunes, «l’entourage du Président base sa communication exclusivement sur la vulgarisation des réalisations de celui-ci. En effet, toutes les initiatives politiques, les mouvements de soutien, et toutes les sorties des acteurs en charge de la communication, habilités à parler en son nom et pour son compte ont comme substance de leur message soit la vulgarisation des réalisations du Président Macky SALL, soit un message formulé en réponse à une attaque dirigée contre sa personne ou sa politique».

    Or, selon eux, «l’idée n’est pas certes de minorer dans les messages les réalisations, mais surtout ici de proposer une démarche anticipative et proactive en identifiant les contre-messages susceptibles de nous être opposés et de concevoir nos messages en fonction.

    Par exemple si aujourd’hui nous devions penser un axe de communication pour l’opposition, il reposerait essentiellement sur une destruction des messages de « vulgarisation exclusive des réalisations du Président ». Non pas en les niant, mais en les rangeant dans l’esprit d’un pléonasme.

    Encore que l’opposition, agonisante et trop occupée à mener des batailles de communication vaines et à formuler des attaques crypto-personnelles , n’est pas à même de saisir les messages hostiles qu’elle pourrait diffuser concernant les investissements lourds non planifiés dans le PSE et qui pourtant par option politique de SEM Macky Sall et par le fait de la conjoncture, sont en cours de réalisation».

    Poursuivant, les initiateurs du Concept renchérissent : «de notre côté, la communication politique du Candidat Macky Sall doit donc être élaborée et développée selon un axe différent et nouveau. Non pas pour battre campagne mais pour consolider définitivement l’acceptation, dans l’esprit des masses, pas seulement de la victoire, mais d’une victoire au premier tour des élections.

    Cela revient à construire pour le candidat  une image forte qui laisse percevoir le Président Macky Sall commeL’Homme UNIQUE qu’il faut au Sénégal pour ces prochaines années. Pas seulement à cause de ses réalisations ingénieuses, mais parce qu’il incarne au-delà du mythe de l’homme d’Etat, les mots clés que sont  la continuité, la stabilité, la rigueur, la sincérité, la proximité, l’accessibilité et l’espoir d’un avenir prometteur ».

    Selon le Concept, la communication politique du Candidat Macky Sall doit donc être élaborée et développée non pas pour battre campagne, mais pour consolider définitivement l’acceptation, dans l’esprit des masses, pas seulement de la victoire, mais d’une victoire au premier tour des élections

    Pour trouver une réponse à l’épineuse montée en puissance des réseaux sociaux, en termes d’influence politique et d’impact sur l’opinion publique, le Concept explique : «si « le pouvoir du clic » donc l’internet reste le média le plus rapide et dangereux quant à la diffusion de l’information, la radio demeure le canal le plus fin pour atteindre les cibles les plus enclavées (notamment à travers les radios communautaires) et la télévision reste le plus grand média de masse par rapport aux cibles qui y ont accès et l’impact qu’elle a sur ces dernières.

    Dans ce projet, ces trois canaux sont savamment utilisés et maitrisés. Le cœur du projet consiste en la réalisation d’une émission audiovisuelle intitulée « Le Président vous parle ».Pape SANE (Actusen.sn)

    Président, un peu de hauteur ne vous ferait pas de mal!Par Momar Diongue

    Dans la communication présidentielle, nouvel an rime avec nouvelle anomalie. Et le scénario de ce 31 décembre est pour le moins inédit. Après avoir sacrifié au traditionnel discours du Nouvel An, le Président Macky Sall a donc jugé bon de tenir dans la foulée une conférence de presse.

    Qu’il ait décidé de s’exprimer à travers la presse de son pays, est en soi une bonne chose. C’est sans doute une manière de corriger sa propension à recourir très souvent à la presse étrangère sur tous les sujets d’importance, comme récemment sur France 24. Il n’en reste pas moins que sa rencontre de ce 31 décembre avec la presse, aussitôt après son message de Nouvel An, est une maladresse, à tout le moins une anomalie dans sa communication.

    Pourquoi a-t-il décidé de rompre brusquement avec un moment aussi solennel que l’adresse du chef de l’Etat à la Nation ? Pourquoi passer, en deux temps trois mouvements, de la sacralité des vœux du Nouvel An au très classique jeu de questions/réponses avec les journalistes ? Pourquoi ne pas avoir laissé aux Sénégalais le temps d’apprécier et de digérer le contenu pourtant très intéressant de son discours de fin d’année, plutôt que d’embrayer sur des sujets à polémique ?

    La réponse à toutes ces questions coule de source. C’est parce qu’il vit tellement sous la hantise de la prochaine présidentielle et qu’il est tellement obsédé par l’obtention d’un second mandat qu’il communique à tout-va.

    Seulement, mal lui en a pris ce 31 décembre. Car, autant il a pris de la hauteur dans son  discours du Nouvel An en dressant de manière détaillée et presque exhaustive le bilan de son action en sept ans de magistère et en se projetant même sur l’après-2019 avec l’esquisse de ces « cinq initiatives majeures », autant il est descendu de son piédestal en évoquant des sujets à controverse lors de sa rencontre avec les journalistes. Autant il s’est montré proactif dans son rituel de fin d’année, autant il a été réduit à la défensive lors de sa conférence de presse.

    Dire que son exercice était plutôt réussi et qu’il en avait suffisamment dit sur son action et ses intentions qu’il n’avait aucunement besoin d’en rajouter dans un face-à-face avec la presse. Aucun de ses prédécesseurs n’a eu à le faire. Lui-même ne l’avait jamais fait en sept ans de présidence.

    Pourquoi diantre cet exercice où il a été par moments dans une posture peu avantageuse alors que, juste une heure avant, il venait de délivrer une brillante adresse à la Nation ?

    On l’a d’abord senti passablement énervé sur une question à propos du non-respect de sa promesse de ne jamais prendre un décret nommant son frère Aliou Sall à une fonction.

    Il a dû ensuite se défendre, sans être vraiment à l’aise, sur le choix du responsable « apériste »  Aly Ngouille Ndiaye au ministère de l’Intérieur. De même qu’il a dû couper court, sur un ton ferme, à l’éventualité de son départ de ce ministère, s’exposant ainsi aux attaques de l’opposition qui le réclame depuis belle lurette. Enfin, il a surtout eu la maladresse de nier avoir exigé en 2012 le départ du ministère de l’Intérieur d’Ousmane Ngom, alors responsable politique au Pds.

    Pitié ! Quel désastre sur son image que cette vidéo du Président qui affole depuis lors la toile et dans laquelle, il réclamait avec véhémence à son prédécesseur le départ d’Ousmane Ngom du ministère de l’Intérieur ! Et pour ne rien arranger, la presse de ce mercredi 2 janvier, plutôt que de mettre l’accent sur son discours réussi, a fait ses choux gras sur ses saillies belliqueuses. « Je n’ai peur de personne », a ainsi titré un journal à gros tirage. « Macky dit ses vérités et tacle ses adversaires », a renchéri un autre journal de la place.

    Quel gâchis donc que ce premier exercice de com’ de l’année 2019 qui était parti pour être une vraie réussite ! La faute peut-être à son entourage qui n’aura pas anticipé les effets pervers de ce qui était présentée comme « une grande innovation ». La faute aussi à Macky Sall lui-même pour avoir vite remisé son costume de Président pour enfiler son manteau de politicien. Résultat : le candidat Macky Sall a vite vendangé les bons points que le président de la République avait engrangés un peu plus tôt.

    Mais c’est à croire qu’il a agi de la sorte par simple superstition. Car, il y a sept ans, exactement le 31 décembre 2011, il s’était livré avec bonheur au même exercice.

    Le hasard a fait que j’en étais moi-même partie prenante. Ce fut sur le plateau de la 2STV où Pape Alé Niang m’avait invité à interroger en sa compagnie le candidat Macky Sall, alors porte-étendard de la coalition « Macky 2012 ». Ce jour-là, le message à la Nation du Président Wade connut un gros retard et fut un véritable flop. Et le candidat Macky Sall s’en était alors donné à cœur joie. Arguant que cet énorme raté du Président Wade était symptomatique de la faillite de son régime, non sans décliner avec force détails le programme alternatif qu’il proposait aux Sénégalais.

    Son opération-séduction, reconnaissons-le, avait été à l’époque une grande réussite. Elle était même pour beaucoup dans son élection trois mois plus tard.

    Hélas, Macky Sall n’a pas compris que le contexte et sa posture ne sont plus les mêmes. A l’époque opposant, il avait le beau rôle. Alors qu’aujourd’hui, sa position est moins aisée, en tout cas plus délicate. Il y a sept ans, le moment de la séduction était pour lui après le message raté de Wade à la Nation. Alors que ce 31 décembre 2018, la séduction ne pouvait opérer qu’à l’instant de son message du Nouvel An et pas après.

    Pour ne l’avoir pas compris, Macky Sall a d’abord commencé par survoler les débats, écoeurant sans doute ses adversaires qui ne pouvaient que le regarder, impuissants, lister ses réalisations depuis qu’il est à la tête. Hélas, il est vite retombé de son piédestal, dès qu’il a repris sa casquette de politicien. Or, le constat est patent : les sorties du président-politicien, comme aime à le qualifier Mody Niang, manquent très souvent de hauteur. Y penser de temps à autre lui ferait le plus grand bien.(Consultant)

    VISITE EN CATIMINI À DAKAR : LE PROCUREUR DU QATAR NÉGOCIE-T-IL LE RETOUR DE Karim WADE ?

    https://www.dakar7.com/ Le procureur du Qatar a effectué une visite officieuse les 24-25 décembre à Dakar. Le journal La Tribune, qui donne donne l’information, ignore les rasions de ce déplacement du Docteur Ali Bin Fetais al-Marri, mais croire savoir qu’il pourrait être  lié au  le retour annoncé  de Karim Wade, candidat à la présidentielle de 2019.

    Rappelons que c’est la deuxième fois que le Procureur du Qatar, vient au Sénégal dans cette même année 2018. Acteur clé dans la grâce accordée à Karim Wade, l’officiel Qatari pourrait aussi négocier le retour de ce dernier au Sénégal après que sa candidature a été validée par le conseil constitutionnel.

    UNIS

    http://www.enqueteplus.com L’Union nationale des indépendants (Unis) tend la perche aux candidats malheureux des parrainages. Son président, Amadou Guèye, demande ‘‘aux candidats recalés de ne pas perdre de temps dans des contestations judiciaires qui n’ont aucune chance de prospérer.

    Ousmane Sonko de Pastef, Idrissa Seck de Rewmi, Issa Sall du Pur et Madické Niang du Pds peuvent les représenter dignement avec succès en février 2019’’, annonce ce dernier dans un communiqué. M. Guèye souligne que l’urgence est à la réunification des forces de l’opposition.

    ‘‘Tout le reste est une perte de temps inutile. Il faut surtout éviter de tomber dans la distraction et la division. A 30 jours du début de la campagne, ils doivent maintenant concentrer leurs forces dans l’organisation de celle-ci sur l’ensemble du pays, de manière à pouvoir communiquer leurs offres politiques, mobiliser les citoyens et communier avec tous ceux qui veulent le changement. Ce sont les Sénégalais qui doivent être la seule attention des candidats Ousmane Sonko, Idrissa Seck, Issa Sall et Madické Niang. Nous sommes à moins de 60 jours du changement de régime’’, croit savoir le président de l’Unis

    TENSION PRÉÉLECTORALE : L’ONG ADHA LANCE UNE ALERTE FACE AUX DÉRIVES ET MAUVAIS PRÉSAGES!

    Communiqué de presse : Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) exprime sa vive préoccupation par rapport à la situation politique actuelle que traverse le Sénégal a quelques encablures des élections présidentielles.

    En effet, certains propos et attitudes provenant du camp de l’opposition, du pouvoir ou même de la société civile peuvent entraîner des situations dramatiques dans notre cher Sénégal qui est un pays de démocratie et de téranga.

    ADHA exhorte tous les citoyens, sans exception, à faire preuve de retenue, aux médias de s’abstenir de diffuser certains propos et informations tendant à attiser le climat social.Seul un recul permet de prendre conscience du grave danger que pourraient susciter certains propos relayés par les réseaux sociaux qui ne font qu’exacerber la crise politico-sociale à 50 jours des élections présidentielles. Ces faits peuvent créer un enchaînement de faits menant vers le chaos le syndrome de la guerre civile ivoirienne et crise politique togolaise pour ne citer que ces pays, sont assez illustratifs.

    Ainsi, ADHA appelle les autorités compétentes à jouer pleinement et en toute sérénité leurs rôles, pour une bonne marche de la démocratie menant vers des élections apaisées.

    Dans cette sillage, ADHA lance un appel à toute la classe politique, à la société civile et la jeunesse au dépassement, à la sérénité et recommande vivement :

    A tous les citoyens de respecter les institutions de la République du Sénégal

    A toutes les parties de modérer leurs propos en vue d’un apaisement du climat social et de l’amorce d’un dialogue politique pouvant aboutir à des lendemains électoraux calmes.

    Aux autorités religieuses, véritables régulateurs sociaux d’élever leurs voix, de dépêcher des émissaires aux différents partis pour un appel au calme et continuer à prier pour un Sénégal de Paix.

    Au peuple sénégalais qui a déjà prouvé sa maturité et sa capacité de prendre son destin en main, de choisir librement celui ou celle qui devra présider sa destinée au soir du 24 Février 2019.

    Et principalement aux jeunes de ne pas se verser dans la violence verbale ou physique, car étant la couche la plus vulnérable qui paient toujours le lourd tribut, comme ce fut le cas des élections de 2012.

    Action pour les Droits Humains et l’Amitié rappelle que souvent les élections sont à la base de beaucoup de conflits sanglants en Afrique, générant beaucoup de morts et de déplacements massifs des populations avec comme premières victimes des jeunes, des femmes et des enfants.Le Sénégal est un pays stable et de paix, nous devons la sauvegarder !Fait à Dakar, le jeudi 03 Janvier 2019 Action pour les Droits Humains et l’Amitié

     PRÉSIDENTIELLE : Boubacar SEYE «demande le report des élections, l’annulation de la loi sur le parrainage, la libération de Khalifa et le retour sans condition de Karim »

    Communiqué : La décision  du conseil  constitutionnel  d’invalider injustement  la  candidature  d’ un grand nombres de  caciques de la vie politique  par le biais du parrainage va plonger le Sénégal dans une incertitude totale avec des risques très élevés  d’un contentieux  pré- électoral et  post- électoral.

    Cette décision   va faire couler  beaucoup d’encre et de salives sur la validité de  ce scrutin  du point de vue juridique. C’est un véritable forcing de l’Exécutif  cautionné par le conseil constitutionnel sous le regard impuissant de la CENA chargée d’organiser les élections.

    Les conséquences de ce forcing électoral  seront très lourdes avec  des failles structurelles, des insuffisances    dans l’organisation et  le bon démarrage de ce scrutin du 24 février   dans certaines localités du pays  et dans la diaspora.

    En effet non seulement la loi sur le parrainage ne devrait pas passer mais aussi la candidature  du Président sortant ne devrait pas être concernée vue qu’elle est systématique.

    Le poids du Sénégal  jadis vitrine reluisante de la démocratie s’effrite de jour en jour.

    HSF (lien de concorde entre les peuples pour la paix en vue d’un développement humain durable) très  préoccupée par cette situation alerte la communauté internationale sur les risques  de débordements au cas où les résultats du 24 février  donneraient pour vainqueur  le président sortant au premier tour, un scenario impossible vue la mécanique électorale.

    Pour préserver la stabilité du Pays Devant autant de choses qui laissent présager d’une demande probable de nouvelles élections plus transparentes, mieux organisées, HSF lance  un appel aux Nations Unies, à l’UE, la CEDEAO  et à la communauté internationale pour :

    • Le report des élections Présidentielles du 24 Février
    • La mise en place d’un organe indépendant pour organiser les élections
    • L’annulation de la loi sur le Parrainage
    • La libération immédiate de Khalifa Ababacar Sall
    • Le retour sans condition de Karim Meissa Wade

    PRÉSIDENTIELLE : LE RISQUE DU PARRAINAGE DÉGUISÉ PAR IBRAHIMA FALL, RESPONSABLE SOCIALISTE

    « Que des hommes qui ont essayé de naufrager notre République puissent, sans être inquiétés, prétendre nous donner des leçons de démocratie, voilà bien qui prouve que nous sommes, réellement, une démocratie. » Léopold Sédar Senghor SG UPS décembre 1976

    La séance de débat suivi de  vote par l’Assemblée Nationale de la loi portant  parrainage des candidatures à l’élection présidentielle a été pour les acteurs politiques l’occasion d’apprécier la maturité du peuple sénégalais.  Les acteurs politiques croient dur comme fer, que les sénégalais sont obligés de répondre favorablement à leur appel à manifester contre les actes que pose le gouvernement et d’empêcher la mise en œuvre de ses projets, par des moyens illégaux, quelqu’en soit le prix. A défaut, les sénégalais passent pour des traîtres aux yeux de l’opposition. Car, ils sont convaincus  qu’un 23 juin les sénégalais sont sortis uniquement sur leur demande pour s’opposer au vote par l’Assemblée Nationale d’un projet de loi instituant un ticket présidentiel qui aurait permis au fils du Président de la République de se faire élire en compagnie de son père au  sommet de l’Etat.  Cette maturité des Sénégalais, certains l’ont appris à leur dépens, et n’ont pas manqué de s’en prendre à ce peuple qu’ils prétendent défendre à son insu, et face à  l’ennemi imaginaire dénommée  « Chef de l’Etat ». « Les Sénégalais sont des lâches, et les guides religieux, des complices du Gouvernement »  déclare  Ki lit feu  avant de s’excuser sans pour autant se dédire.Ce n’est pas tout. Les hommes politiques membres l’opposition de même que leurs alliés  de la société civile ont eu pour la circonstance la même attitude que le responsable de « Y’en a marre du Rap », avec les mêmes  conviction et exigence que les sénégalais soient disposés au sacrifice ultime pour parrainer leur projet de conquête douloureuse  du pouvoir. Ils dénoncent l’absence de démocratie, exigent le dialogue politique et refusent de répondre à l’invitation au dialogue formulée par le Président de la République. Ils exigent du Chef de l’Etat qu’il « abdique » ou, à défaut, demandent au peuple de le démettre. Ils s’appliquent à « démontrer  » au peuple sénégalais, sans succès, mais avec une ténacité digne de Sisyphe que le Sénégal n’est pas une démocratie. Faut il les imaginer heureux dans cette posture comme Camus l’avait suggéré pour Sisyphe? C’est que toutes les situations, ou décisions prises par l’autorité, sont exploités par la gente contestataire à cette fin. Certains candidats à l’élection présidentielle n’ont aucun respect pour les institutions de la république, ni pour les hommes qui les incarnent et qu’ils ambitionnent de remplacer. Le Président de la République est interpellé sans égard par les « guerriers » dont l’un, Monsieur Ousmane Sonko, a déclaré que le Conseil Constitutionnel ne sert à rien, avant de soumettre à l’institution sa candidature, sa caution et sa liste de parrains. Le Conseil Constitutionnel servira au moins à valider sa candidature ou continuera de ne lui servir à rien. Cependant, en s’exprimant ainsi et en agissant de la sorte, Monsieur Sonko donne raison à Monsieur Serigne MBaye Thiam Ministre de l’éducation nationale qui déclarait récemment que « l’on ne doit élire quelqu’un président de la République et lui confier notre destinée juste pour essayer ». La fonction est très importante et grave des conséquences de décisions que ce dernier,une fois élu serait amené à prendre. Un Chef d’Etat sans expérience et qui banalise les institutions est un danger. La dernière désillusion de l’opposition remonte au 19 Avril 2018 avec le vote du projet de loi instituant le parrainage pour l’élection au Sénégal. La mobilisation annoncée en grande pompe pour s’y opposer n’a pas connu de succès. Les Sénégalais savent que le parrainage, loin d’être un coup d’État institutionnel du genre 23 juin, entre en droite ligne du processus permanent de renforcement de la démocratie et de l’assainissement du système partisan parasité par le nombre élevé de formations politiques, et l’irruption dans la scène d’une société civile devenue méconnaissable à cause de ses positions également partisanes. Le parrainage n’est ni une particularité ni une nouveauté sénégalaise.  Il a permis à un candidat indépendant Maître Mamadou Lo de se présenter à l’élection présidentielle de 1993. A l’époque, dix mille signatures étaient nécessaires à chaque candidat indépendant, et devaient être réparties sur la moitié des régions du pays, avec un minimum de cinq cents par région. Plus loin, en 1963, le parrainage de dix députés au moins était  nécessaire à la validation d’une candidature à l’élection présidentielle. Les socialistes avaient compris l’importance du parrainage dans le dispositif de renouvellement du personnel dirigeant Sénégalais. Le parrainage renforce la crédibilité des candidatures et renseigne sur la notoriété des candidats. Il préserve le système politique des dérives de l’anarchie, contribue a la limitation des candidats, dissuade les chasseurs de CV et les prétentieux qui se prennent à tord pour le nombril du pays. Il constitue également une riposte et un verrou face au risque dangereux du parrainage déguisé perceptible à travers des actes posés par les héros politiques nouveaux. Les cas de fonctionnaires de la hiérarchie A qui ont quitté l’administration en rigolant et qui mènent jusque là un train de vie dispendieux nous autorisent à penser que des moyens énormes sont mis à leur disposition.
    Par qui, et dans quel but?
    Les Sénégalais doivent s’interroger sur l’origine de ces fortunes colossales qui permettent ce train de vie et qui intègrent le financement d’une campagne et d’une pré campagne électorales, en plus d’une propagande permanente et onéreuse. Si j’étais téméraire, j’aurais volontiers affirmé qu’il y’a des puissances financières « intéressées » derrière certaines candidatures, car je ne vois pas dans ce lot de prétentieux un seul héritier de Djily MBaye, Ndiouga Kebe etc…, ni un Capitaine d’industrie qui a vécu  le temps et fourni l’effort nécessaire à la création d’un empire financier. Je ne suis que courageux. Aussi, me limiterai je à craindre avec les Sénégalais conscients que certains candidats ne soient des victimes ou des complices instrumentalisés par des lobbys financiers sans scrupules, attirés par l’odeur du gaz et du pétrole récemment découverts dans notre pays. Secrétaire général 22me coordination B,Secrétaire chargé de la communication Union départementale de Pikine Parti Socialiste

    ENTRE RENIEMENTS, INVESTISSEMENTS PEU RENTABLES, INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE ET FRACTURE POLITIQUE ! Par Serigne Saliou GUEYE  

    En sept ans, les ruptures et solutions attendues des Sénégalais n’ont pas été au rendez-vous

    Les fins d’année sont propices aux bilans et aux prophéties. Bilan des 12 mois écoulés et prophéties sur les 12 autres à venir, voire au-delà. Toutefois, pour le cas du président Macky Sall, dont le premier mandat arrive à terme, cette fin d’année a été certes consacrée à dresser le bilan de son septennat mais aussi à formuler de nouvelles promesses mirifiques pour les cinq ans à venir ! Mais peut-il promettre un Sénégal mirifique quand depuis 2012, les annus horribilis se suivent et se ressemblent ?  Le manque de transparence dans la gestion des ressources publiques, la dilapidation des mêmes ressources, les détournements et l’impunité politique et judiciaire du président de la République, la confusion permanente des pouvoirs, la gestion ethnique et familiale, ont caractérisé la gouvernance du Président Sall. A cela s’ajoute la manipulation de la Justice et de l’Assemblée nationale par l’Exécutif. Retour sur un septennat qui n’aura pas été un long fleuve tranquille pour les Sénégalais.

    Lors de son premier message à la Nation, le 03 avril 2012, Macky Sall, nouvellement élu président de la République du Sénégal faisait cette déclaration de rupture qui entrait en droite ligne avecles demandes du peuple : «Au Gouvernement, je donne mission de traduire en actes la forte aspiration au changement massivement exprimée le 25 mars. Cette occasion historique constitue pour nous tous, un nouveau départ pour une nouvelle ère de ruptures en profondeur dans la manière de gérer l’Etat au plan institutionnel et économique… C’est pourquoi, je tiens à ce que toutes les femmes et tous les hommes qui m’accompagnent dans l’exécution du contrat de confiance qui me lie au peuple, comprennent et acceptent que cette mission ne crée pas une catégorie de citoyens privilégiés, au-dessus des autres et de la loi. Gouverner autrement, c’est bannir les passe droits, le favoritisme et le trafic d’influence ; c’est mettre l’intérêt public au-dessus de toute autre considération et traiter tous les citoyens avec la même dignité et le même respect… Je mets à ma charge l’obligation de dresser les comptes de la Nation et d’éclairer l’opinion sur l’état des lieux. A tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers publics, je tiens à préciser que je ne protègerai personne. Je dis bien personne ! J’engage fermement le gouvernement à ne point déroger à cette règle ». Tous les Sénégalais avaient adhéré à ce discours révolutionnaire qui rompait avec la politique wadienne — à la mise en œuvre de laquelle avait participé un certain Macky Sall — faite de gabegie, de dilapidation des ressources du pays, d’impunité, de favoritisme, de patrimonialisation du pouvoir, de corruption outrancière et d’enrichissement illicite. D’ailleurs la réactivation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), par le décret n° 2012-502 du 10 mai 2012,corroboraitcette volonté du nouveau Président de punir les détourneurs et gaspilleurs des deniers publics.

    UNE JUSTICE AUX ORDRES DE L’EXÉCUTIF

    Hélas, judiciairement, la politique du président Macky Sall aura été un échec total. Dans son programme de campagne en 2012, le candidat de Macky 2012 promettait une justice indépendante et libre. Mais sous son règne, on est tombé de Charybde en Scylla. La justice aura servi d’instrument pour neutraliser voire éliminer des adversaires politiques du Président. Les deux cas politico-judiciaires qui ont entaché le règne de Macky, ce sont ceux de Karim Wade et de Khalifa Sall. De la liste des 25 dignitaires libéraux présentée au Procureur spécial de la Crei en mai 2012, seul Karim Wade a été traduit en justice et condamné. Des 24 autres, certains comme Ousmane Ngom et Abdoulaye Baldé ont rallié le camp de Macky pour une immunité judiciaire. L’ex-maire de Dakar a été accusé dans l’histoire de la caisse d’avance avant d’être condamné à une peine de cinq ans de réclusion assortie d’une amende de 1,8 milliard de francs CFA. Toute une manœuvre politique a été orchestrée depuis 2012 par les ministres de l’Intérieur et les Gardes des Sceaux de Macky Sall pour emprisonner et écarter Karim Wade et Khalifa de la présidentielle de 2019. Certes, ces derniers ont franchi l’étape du parrainage mais il ne faut pas se faire d’illusions. Le cynisme politique du président Sall commande à ce que ces deux candidats soient éliminés de la course présidentielle. La Cour suprême, sans état d’âme, va finir, ce 3 janvier, le travail commandité par la présidence de la République et exécuté par toute une chaine judiciaire soumise à l’Exécutif. La Cour d’appel ne laissera aucune possibilité à un rabat d’arrêt même si la loi permet aux conseils de Khalifa Sall de recourir à cette procédure. S’agissant au candidat du PDS, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, s’est substitué à la Cour d’appel pour l’exclure des listes électorales. Malgré les recours victorieux des avocats de Karim Wade devant la Cour de justice de la Cedeao, il est indubitable que le pouvoir de Macky Sall ne démordra pas de sa volonté d’écarter définitivement Karim Wade du scrutin du 24 février prochain.

    UN PRÉSIDENT QUI DIVISE, QUI CLIVE ET QUI NE RASSEMBLE PAS !

    Politiquement, le bilan de Macky Sall a été marqué par une dégradation du climat politique entre acteurs. Macky Sall est un président qui divise, clive et ne rassemble pas. Jamais il n’y a eu de consensus entre pouvoir et opposition sur des problèmes politiques. Toutes les élections post-présidentielles ont été organisées dans une discorde parfaite marquée par des passages en force de l’Exécutif. Jamais le pouvoir n’a daigné associer l’opposition aux changements des règles qui déterminent le jeu électoral. Le référendum de 2016 s’est fait dans la division mais ce sont surtout les législatives qui auront scellé le divorce entre pouvoir et opposition. La production des nouvelles cartes Cedeao, les nouvelles inscriptions sur les listes électorales, l’élaboration d’un fichier, la privation de vote de presque un million de citoyens à cause de cartes non produites ou d’un déplacement de plusieurs citoyens dans de nouveaux centres de vote sans être informés, la décision du Conseil constitutionnel de permettre de voter avec des récépissés ont jeté le discrédit sur ces élections législatives. Au sortir de ces dernières élections, sous prétexte que la flopée de listes a rendu difficiles les opérations électorales lors des législatives, le pouvoir a imposé une loi sur le parrainage qui, aujourd’hui, constitue une arme aux mains des « Sages » pour limiter les candidatures dont ne veut pas le président Macky Sall. Cette loi, qui a fait l’objet de contestations vives de la part des opposants et de la société civile, a été votée sans débats le 19 avril et dans la plus grande division à l’Assemblée nationale. Tout le monde voit en cette loi une nouvelle manœuvre du pouvoir pour éliminer des candidats qui ont échappé à la nasse judiciaire. Et l’objectif, selon le Front de résistance national (opposition), le pouvoir veut limiter les candidatures et légitimer une fraude qui permettrait à Macky Sall de rempiler dès le premier tour. Ce qui semble se confirmer puisque, déjà, plusieurs candidats et non des moindres ont été d’ores et déjà recalés dans le processus de validation des parrainages. Autre échec politique du Président Sall, le non-respect de la parole donnée. La promesse de réduire le mandat présidentiel à cinq ans, pourtant claironnée partout, n’a pas été respectée. La transhumance flétrie comme un cancer politique par le candidat de Macky 2012 est devenue chez l’actuel Président une vertu politique. Par conséquent, le bilan immatériel est une véritable catastrophe. Or, si Abdoulaye Wade a été dégagé en 2012, c’est à cause du piétinement des valeurs qui fondent le socle de la République.

    DES INVESTISSEMENTS PEU RENTABLES

    Economiquement, la croissance a été au rendez-vous. De 1,7 % en 2011, elle aurait atteint la barre des 7,2 % en 2018. Ce qui témoignerait d’une bonne santé de notre économie. Hélas, ce chiffre élogieux de la croissance masque en réalité les difficultés économiques auxquelles sont confrontées les populations sénégalaises. La pauvreté a fini par gagner le Sénégal comme l’indique son IDH de 2018. Au classement des pays les plus riches du monde, le Sénégal, sur 189 pays du monde, occupe la 164e place et est 31e à l’échelle africaine sur 53 pays. En 2011, la place du Sénégal était à la 155e place. Ce qui veut dire que le Sénégal n’a bougé que 9 places. Le chômage de masse s’est accru. Ce qui montre que cette croissance non endogène portée par le secteur tertiaire et par les multinationales étrangères ne crée pas beaucoup d’emplois. En effet le secteur tertiaire contribue à 60 % du PIB et emploie près de 28 % de la population active. Alors que le secteur primaire emploie plus de 50 % de la population active et contribue à 17,5 % du PIB et que le secteur secondaire contribue à plus de 20 % du PIB en employant 23 % de la population active. Aujourd’hui 54% de nos compatriotes vivent dans la pauvreté. Notre économie sénégalaise ne vit que de dette, de 2704,2 milliards de francs CFA en 2011, cette dernière a atteint 6564,2 milliards de francs CFA à fin 2018. L’endettement n’est pas mauvais si les ressources sont bien investies. Mais tel n’est pas le cas au Sénégal. Aujourd’hui, malgré les chantiers pharaoniques du Président, notre économie sénégalaise ne se porte pas bien. De gros investissements sont consacrés à des projets peu rentables. L’autoroute Ila Touba, longue de 113 km et inaugurée récemment, a coûté la bagatelle 416 milliards. La Chine, bailleresse, a construit l’autoroute avec ses propres employés et ses propres matériels emmenés dans ses bagages de ses entreprises. Le TER, d’un coût de 1200 milliards, s’inscrit dans cette même logique. Déjà le prix fixé (1500 francs) entre Diamniadio et Dakar pose problème sur une distance qui ne coûte pas aux banlieusards 500 francs actuellement. D’autres infrastructures ont été financées et construites par les Turcs et les Marocains sur le même modèle chinois au détriment du secteur privé sénégalais. Des structures de financements comme le Fongip, le Fonsis, la Der, la BNDE ne sont que des établissements mis en place pour courtiser une clientèle politique. Elles ont montré leurs limites par rapport à la lutte contre le chômage de masse.

    UN FRONT SOCIAL EN ÉBULLITION

    Si économiquement, le Sénégal rencontre des difficultés, socialement les conséquences se font sentir. 2018 décrétée année sociale montre le degré de pauvreté dans laquelle vivent la majorité des ménages sénégalais. Si l’enveloppe des bourses familiales a augmenté cette année, c’est parce que le taux de pauvreté a progressé dans certaines zones rurales et même urbaines. Pourtant l’objectif premier des bourses familiales, tel que défini par leur concepteur, l’ancien président brésilien Lula Da Sylva, c’est de réduire la pauvreté dans les ménages vulnérables. Le front social ne s’est pas refroidi depuis 2012. Il est vrai qu’en 2018, on a noté une accalmie dans le secteur éducatif et une partie de celui de la Santé notamment. Encore que l’année scolaire a failli être décrétée blanche à cause de la longue grève des enseignants qui revendiquaient une revalorisation de leur indemnité de logement. Quant au second secteur, c’est après 18 plans d’action que le syndicat And Gueusseum vient de suspendre son mot d’ordre après l’appel du Président Sall qui lui a promis des négociations en…avril prochain. Au vu de tout cela, et de bien d’autres choses, il appartient au président de la République, Macky Sall, de dire si le contrat signé avec le peuple sénégalais au soir du 25 mars 2012 a été respecté ou non au terme de son septennat. Quand on est candidat, on fait des promesses pour convaincre les électeurs. Ces promesses sont des engagements qui font appel à la confianc3sur une durée déterminée. A la fin du mandat, la récompense du peuple à l’endroit du Président est le renouvellement de cette confiance et la seule sanction est la non-réélection. A Macky Sall de voir si il peut regarder les Sénégalais dans le blanc des yeux et leur dire : j’ai tenu mes promesses et rempli ma part du contrat qui nous liait !

    FAMILLE DE Fallou SÈNE : Marième FAYE COURT-CIRCUITE Idy

    SenewebNews-RPLa Première dame, Marième Faye, a doublé Idrissa Seck pour la construction de la maison de la famille de Fallou Sène, l’étudiant tué le 15 mai 2018 lors d’une manifestation des pensionnaires de l’Université Gaston Berger (Ugb).

    D’après Enquête, lundi dernier, elle a fait convoyer à Pattar, village natal du défunt, dix tonnes de ciment, du béton et du fer pour le début des travaux.

    Le journal renseigne qu’un tour sur le chantier a permis de constater que les ouvriers sont à la tâche pour ériger une maison comprenant trois chambres avec des toilettes pour chaque, un salon et une cuisine.

    Au moins de juin dernier, près d’un mois après la mort de Fallou Sène, Idrissa Seck s’était rendu à Pattar pour présenter ses condoléances à la famille du disparu. Dans la foulée, le leader de Rewmi avait promis de construire la maison familiale. Depuis, la demeure n’est pas sortie de terre.Marième Faye vient donc de lui couper l’herbe sous les pieds.

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