Unes des quotidiens du jour du Lundi 31 Decembre 2018

LES « ADMIS » ET LES « RECALÉS » DE LA VÉRIFICATION DES PARRAINAGES FONT L’ACTUALITÉ

Dakar, 31 déc (APS) – La vérification des parrainages pour la validation des candidatures à la présidentielle de 2019, qui a pris fin dimanche sous l’égide du Conseil constitutionnel, est le sujet le plus en vue dans la livraison de lundi de la presse quotidienne.
Les journaux parvenus à l’APS dressent ainsi la liste des « admis » et des « recalés » à l’issue de ce processus, le Conseil constitutionnel devant annoncer au plus tard le 21 janvier, la liste définitive des candidats retenus. 

Institué par une loi adoptée en avril 2018, le parrainage, jusque-là réservé aux indépendants, a été élargi à toutes les candidatures pour l’élection présidentielle de 2019.

 Le Soleil ouvre sur le sujet et affiche : « Fin de la vérification des parrainages ». Le journal ajoute que les « recalés ont 48h pour régulariser » leur situation.

 Sur la vingtaine de candidats à la candidature, seuls 7 ont passé le cap, renseigne le quotidien national. Il cite Macky Sall, Ousmane Sonko, Madické Niang, Idrissa Seck, Khalifa Sall, Issa Sall et Karim Wade.

Dans les colonnes du Soleil, photos à l’appui, les candidatures sont passées à la loupe avec le nombre de parrainages obtenus ainsi que les premières impressions recueillies çà et là.

Sur cet examen des listes de parrainages à la présidentielle, Sud Quotidien écrit à sa Une : « Les +7 sages+ filtrent la troupe », avant de signaler que « moine de 8 candidats passent le premier tour de l’examen ».

L’As compare également la vérification des signatures du parrainage à un examen. « Les deux admissibles au premier tour », titre le journal, parlant de Khalifa Sall et Karim Wade.

« Les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour les candidats à la candidature pour la présidentielle de 2019 », écrit l’AS, qui passe en revue la liste de ceux qui ont passé la première étape de vérification et les recalés.

La Tribune met le focus sur l’un de ces « recalés » en affichant : « Bougane au 2nd tour ». « Dès vendredi nous déposerons d’autres signatures », a assuré l’intéressé dans les colonnes du journal, qui s’interroge sur les raisons de l’instauration du système de parrainage, une nouveauté pour cette présidentielle de 2019.

« Si jamais nous sommes recalés de manière définitive, nous ferons jonction avec Ousmane Sonko (Pastef) ou Issa Sall (PUR) car c’est une véritable demande sociale que de former de grandes coalitions pour battre le régime en place’’, ajoute Bougane Guèye Dany, par anticipation.

« Grogne des +recalés+ », poursuit L’Observateur à sa Une avec en médaillon les photos des concernés, Boubacar Camara, Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall, Mansour Sy Djamil, Pape Diop et Bougane Guèye Dany.

« Ils (les recalés) sont dans tous leurs états. Après une dure campagne de collecte de parrains, certains candidats déclarés à l’élection présidentielle ont vu leurs dossiers de parrainage rejetés pour le moment par le Conseil Constitutionnel », écrit le journal.

« Au boulevard des +invalidés+ », renchérit Libération avec en première page également, comme L’Observateur, les photos des concernés alignés sur la première page.

 « A défaut de combler le gap nécessaire pour avoir le nombre de parrains requis, ils risquent purement et simplement une élimination avant même le commencement de la course », relève le journal.

Comme précisé par le Conseil constitutionnel, la collecte des parrains n’est qu’une première étape puisque l’institution va à la suite vérifier si les candidats remplissent les autres critères retenus pour briguer la magistrature suprême.

Toujours dans ce registre de vérification des parrainages, Vox Populi affiche : « 19 des 27 candidats aux portes de l’enfer ». Selon le journal, « l’exercice de vérification des parrainages pour la présidentielle a été fatal à nombre de candidats aux candidatures ».

« La course au plus grand détenteur de parrains a fait tomber beaucoup de candidats qui misaient sur la quantité de signatures plutôt que sur la qualité des parrains », souligne Vox Populi.

Ainsi, ajoute le journal, « au-delà du nombre de recalés perdus par leurs mauvais calculs, l’autre leçon à tirer de la vérification des parrainages est la floraison de doublons ».

« Feu sur le Conseil Constitutionnel », titre le Témoin quotidien qui s’intéresse également aux résultats des contrôles de parrainages par la haute juridiction, laquelle continue « d’en prendre pour son grade depuis le début des opérations de vérification de parrainages ».

 « Même s’ils ont toujours la possibilité de poursuivre la course à la présidentielle, les premières victimes du parrainage n’ont pas digéré +l’affront+ subi à travers le rejet de leurs listes », indique le journal. Compilant cette actualité du jour avec les faits saillants de 2018, Le Quotidien résume à sa Une : « Mille et une signatures ».

Faisant une rétrospective de l’année qui tire à sa fin, le journal parle de « 2018 signatures » pour mettre en relation le parrainage, le Train Express régional (TER), la Coupe du monde de foot avec la ’’désillusion » de la bande à Sadio Mané en Russie, ’’And Gueusseum’’ et la tragédie de Boffa-Bayote.

Walfquotidien choisit également de faire dans le « rétro » avec le titre « Exit 2018 : Leurres du Bilan », la photo du chef de l’Etat en premier page, l’air pensif.

Une rétrospective qui revient sur « Karim Wade et Khalifa Sall les deux +K+ de Macky Sall », les secteurs sociaux en « zone de turbulences », la dette publique, le coût du Train Express Régional, mais également sur les illustres disparus de cette année, dont Serigne Sidy Makhtar, Bruno Diatta, Sidy Lamine Niasse, entre autres.

Sur le registre des faits saillants de l’actualité en 2018, Enquête se penche dans un dossier à la Une sur la crise dans le secteur de la santé plongé dans une « souffrance sans fin », là où Source A se penche sur « le contrat de concession de l’autoroute à péage renégocié autour de la baisse des tarifs ».ADL/BK/ASG

LA PRESSE SÉNÉGALAISE À FOND SUR LES PARRAINAGES POUR LA PRÉSIDENTIELLE

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione –Les journaux sénégalais, parvenus lundi à APA, traitent essentiellement de la vérification par le Conseil constitutionnel des fiches de parrainage pour l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Le Soleil indique que c’est « la fin de la vérification des parrainages » là où L’Observateur renseigne que « seuls 8 sur les 27 candidats ont validé leurs fiches de parrainage », pendant que Vox Populi affiche : « 19 des 27 candidats (sont) aux portes de l’enfer ».

Le quotidien national liste les politiques dont les dossiers ont été validés : Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang, Issa Sall, Malick Gackou, Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall.

Serigne Mansour Sy Djamil, Pape Diop, Thierno Alassane Sall, Pierre Goudiaby Atépa, Moustapha Guirassy, Amsatou Sow Sidibé … « (sont) accrochés au filet du parrainage » note L’Observateur. Dans les colonnes de ce journal, certains déçus crachent le feu sur le Conseil constitutionnel.

C’est le cas de Thierno Alassane Sall, ancien ministre dans le régime actuel et candidat de la République des Valeurs, selon qui « le système de contrôle est opaque et peut prêter à toute forme de manipulation ».

Mapenda Diaw Mbaye, le mandataire du candidat Hadjibou Soumaré, ancien Premier ministre sous Abdoulaye Wade, fustige quant à lui des « pratiques nébuleuses » qui se seraient passées au Conseil constitutionnel.

Abdoul Mbaye, le candidat de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT) dont les propos sont relayés par WalfQuotidien, a déclaré que « les opposants marchent à l’aveugle. Ils ont une totale ignorance de la base servant de référant pour le contrôle de parrainage ».

Sud Quotidien annonce que les candidats recalés ont « moins de 48 heures pour combler les parrains invalidés ». A défaut de réserve élastique, fait savoir ce journal, « beaucoup de candidats à la candidature ne passeront pas l’épreuve du parrainage dont les résultats définitifs sont attendus le mercredi 2 janvier 2019 à 10 heures ».

Pour sa part, L’AS s’intéresse à Khalifa Ababacar Sall et à Karim Wade et informe que « les deux K (sont) admissibles au premier tour ». Ce journal précise que « l’ancien maire de Dakar, actuellement en prison, a réussi à franchir ce filtre après avoir validé 57 758 parrainages contre 9000 rejetés pour, entre autres motifs, doublons et erreurs d’écritures ».

En outre, L’AS rapporte les propos du député Mamadou Diop Decroix, chef de file d’And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS) et allié du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition). Selon lui, « environ 60 000 signatures ont été validées pour Karim Wade (en exil au Qatar) sur un dépôt de 66 818 parrainages ».ID/cat/APA

ADRESSE À LA NATION : Le Président innove

YERIMPOST.COM Lundi 31 décembre 2018, dernier jour de l’an. Comme à l’accoutumée, le chef de l’Etat va présenter ses voeux au peuple. L’adresse à la nation tant attendue aura, cette année, un cachet particulier. Coïncidant avec la fin de son mandat, le président Macky Sall a décidé d’innover. Après son discours, le président de la République va se prêter au jeu de questions/réponses avec des journalistes triés sur le volet

L’Afrique subsaharienne,dernière frontière de l’extrême pauvreté

Un graphique très significatif qui révèle que le meilleur élève de la banque mondiale (l’Afrique subsaharienne) est le seul endroit de la planète où l’extrême pauvreté explose.

Le taux de l’extrême pauvreté dans le monde a atteint son niveau historique le plus bas, indique la Banque Mondiale dans un rapport retraçant les évolutions économiques du monde en 14 graphiques. Cependant, déplore l’institution, cette extrême pauvreté mesurée par un seuil de revenu en dessous de 1,9 dollars par jour devrait se concentrer sur une seule région du monde: l’Afrique subsaharienne.

Dans cette région, quasiment sous programme de la Banque Mondiale et du FMI depuis les années 80 ((mais cela, le rapport ne le souligne pas), le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est passé de 278 millions en 1990 à 413 millions de dollars en 2015. Sur les 28 pays les plus pauvres du monde, 27 se trouvent en Afrique subsaharienne et le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté y est supérieur à l’ensemble des autres régions réunies.

Le rapport estime que le Nigeria est sur le point de dépasser l’Inde en termes de personnes vivant dans l’extrême pauvreté. Le taux moyen de pauvreté atteint environ 41 % en Afrique subsaharienne, contre moins de 13 % dans les autres régions du monde.

Selon le Rapport 2018 sur la pauvreté et la prospérité partagée, cette situation s’explique par des taux de croissance plus faibles, des problèmes dus aux conflits et à la fragilité des institutions et une incapacité à tirer parti de la croissance pour réduire la pauvreté.

BRVM : Les transactions en valeur du marché des actions s’établissent à 3,7 milliards FCFA en fin de semaine, portées principalement par les secteurs « Services Publics »

https://www.lejecos.com/ Selon le rapport d’analyse boursière de Bloomfield Investment, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a terminé la semaine du 24 au 28 Décembre 2018 en hausse, en affichant 161,42 points pour l’indice BRVM 10 (+5,06%) et 177,12 points pour l’indice BRVM Composite (+5,67%).

La capitalisation boursière du marché des actions s’établit à 4 982 milliards FCFA. Les transactions en valeur du marché des actions s’établissent à 3,7 milliards FCFA en fin de semaine, portées principalement par les secteurs « Services Publics » (59%), « Agriculture » (21%) et « Finances » (16%). Le titre BANK OF AFRICA BN réalise la plus importante progression du marché avec un gain de 27,74%, tandis que le titre CFAO CI affiche la plus forte baisse avec une chute de 5,51%.

Sur le marché des matières premières, les cours de l’huile de palme et du pétrole brut se sont repliés (respectivement -4,28% et -3,53%) tandis que les cours du cacao ont terminé la semaine en hausse (+3,88% à Londres et +5,68% à New York).

Sur le marché des actions, à  la fin de l’année 2017, le chiffre d’affaires de SAPH CI a affiché une hausse de 35% par rapport à son niveau de 2016 et s’établit à 151 979 millions de FCFA. Cette évolution résulte de la hausse du prix moyen de vente de 30% par rapport à 2016 et d’un accroissement de 4% des volumes vendus. Par ailleurs, le résultat net de SAPH CI est passé de 1 170 millions FCFA à 12 861 millions FCFA entre 2016 et 2017, soit une augmentation de 999%, imputable à la progression du chiffre d’affaires. Avec la dégradation de 13% des cours moyens mondiaux du caoutchouc entre janvier et septembre 2018, le chiffre d’affaires et le résultat net de l’entreprise ont baissé respectivement de 8 748 millions et 8 585 millions de FCFA au terme du troisième trimestre 2018, relativement à la même période en 2017. Sur la BRVM, la valeur du titre SAPH CI a évolué suivant les publications de l’entreprise.

Ainsi, l’annonce des bonnes performances de l’exercice 2017, le 31 janvier 2018, a entrainé un mouvement haussier de la valeur du titre tandis que l’annonce des résultats négatifs du premier trimestre 2018, le 26 avril de la même année, a conduit à un mouvement contraire.

La reprise des cours mondiaux du caoutchouc observée depuis la fin du mois de novembre 2018 a impacté positivement la valeur titre qui suit à nouveau une tendance haussière. Toutefois, note l’économiste en chef de Bloomfield Investment , cette reprise ne pourra qu’atténuer la baisse des résultats de SAPH pour l’exercice 2018. Le cours du titre ressort au 28 décembre à 3 485 FCFA, en hausse de 12,6% par rapport au 2 janvier 2018. La capacité de résilience de SAPH ainsi que sa nouvelle usine inaugurée le 14 décembre sont gages de bonnes perspectives. Amadou Idrissa Dia

 FINANCES PUBLIQUES : La Dpee note une hausse de la mobilisation des ressources en Octobre

https://www.lejecos.com/ La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) souligne dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture de Octobre », une hausse de la mobilisation des ressources et une exécution soutenue des dépenses.

«La gestion budgétaire cumulée des dix premiers mois de l’année 2018 est caractérisée par une hausse modérée de la mobilisation des ressources et une exécution soutenue des dépenses. En effet, les ressources mobilisées à fin octobre 2018 (1791,7 milliards) se sont accrues de 1,1% tandis que les dépenses totales (2437,2 milliards) ont progressé de 6,2%, en glissement annuel. Globalement, le déficit budgétaire est estimé à 645,5 milliards contre 522,5 milliards un an auparavant ». Cette information est contenue dans le « Point mensuel de conjoncture – Octobre 2018 » de la  Direction de la prévision et des études économiques .

Selon cette structure du ministère des Finances, les ressources sont constituées de recettes budgétaires (1620,4 milliards), de dons (146,1 milliards) et du FSE (25,2 milliards). En glissement annuel, elles ont augmenté de 1,1%, essentiellement tirées par les recettes fiscales (+3,1%). Selon le document, cette hausse modérée des ressources traduit les évolutions contrastées des différentes lignes de recettes, avec une progression de l’impôt sur le revenu, des taxes sur la consommation et des droits de porte, d’une part, et une baisse de la Tva sur le pétrole et du FSIPP, d’autre part. En effet, l’impôt sur le revenu (280,9 milliards), les droits de porte (220,2 milliards) et les taxes spécifiques sur la consommation (116,5 milliards) ont respectivement augmenté de 12%, 8% et 14%. Cette orientation a été confortée par la mobilisation des droits d’enregistrement (+37%) et de la taxe spéciale sur le ciment (+9,1%) à hauteur, respectivement, de 42,6 milliards et 11,4 milliards. «Par contre, des replis respectifs de 19,9% et 28,7% des recettes mobilisées au titre de la Tva à l’import sur le pétrole (58,8 milliards) et du FSIPP (13,4 milliards) sont notés. En outre, la faible progression (+1,1%) de la TVA intérieure (une des principales sources de recettes) et le niveau élevé des certificats de détaxe ont contribué au ralentissement de la mobilisation des ressources », lit-on dans le document.

Concernant les dépenses, la Dpee souligne qu’elles  se sont accrues de 6,2% en glissement annuel pour s’établir à 2437,2 milliards à fin octobre 2018. Cette situation reflète une progression des dépenses courantes (notamment les intérêts sur la dette, la masse salariale et les autres dépenses de fonctionnement), légèrement contrebalancée par un léger repli des investissements.

En effet, les charges d’intérêt sur la dette publique et la masse salariale ont enregistré des hausses respectives de 15,8% et 12,3% pour atteindre 204 milliards et 567,6 milliards, sous l’effet, essentiellement, de l’apurement des rappels et de la prise en charge des intérêts des différents emprunts. Pour leur part, les autres dépenses de fonctionnement (fournitures, entretien, transferts et subventions) sont passées de 651,6 milliards à 738,6 milliards, se confortant de 13,3% sur la période. En revanche, les dépenses en capital se sont contractées de 3,5%, en glissement annuel, pour s’établir à 927 milliards à fin octobre. Adou FAYE

ÉCONOMIE NATIONALE : Les temps forts de l’année 2018

http://www.rewmi.com Le financement de la phase II du Pse, la tension financière, l’Attribution du contrat d’exploitation et de la distribution de l’eau au groupe français Suez, le rachat de Tigo Sénégal par Xavier Niel, entre autres, sont les  faits marquants de  l’année 2018.

Le Sénégal a remporté le jackpot de son  8ème Groupe consultatif à Paris. Les engagements de financement annoncés lors de cette rencontre se sont élevés à 14 milliards de Dollars, soient plus de 7356 milliards de Francs CFA sur les 2850 milliards de Francs CFA. Ainsi, cette huitième édition est considérée comme un succès jamais égalé. Ces résultats obtenus traduisent la confiance accordée au Sénégal par la communauté internationale qui a salué la pertinence des choix de politiques socio-économiques. De ce fait, le Président de la République Macky Sall a exprimé sa gratitude à l’ensemble des Partenaires techniques et financiers qui ont renouvelé ou manifesté leur adhésion et décidé d’accompagner massivement le Sénégal dans le PSE.

TENSION  FINANCIÈRE

Autre fait, c’est la question de la tension financière. Sur ce, le Ministre de  l’Economie, des  Finances   et  du Plan,  Amadou  Ba, a effectivement reconnu qu’il y avait quelques difficultés voulues par le Gouvernement, du fait que le Chef de l’Etat a décrété 2018 une année sociale. «  Nous avons préféré faire un ajustement sur les dépenses. C’est ce qui a créé un peu toutes ces tensions qui sont passagères et qui vont être corrigées au fur et à mesure que nous avancerons dans l’année 2019 », a-t-il dit.

SDE – SUEZ

L’Attribution du contrat d’exploitation et de la distribution de l’eau au groupe français Suez a soulevé des réactions de la part des consommateurs, mais aussi de la SDE. Abdoul Ball, patron de la SDE, concessionnaire du contrat d’affermage depuis 1996, conteste ainsi l’attribution provisoire de la concession de l’eau au groupe français Suez, à l’issue de plusieurs mois d’attente. Le coordonnateur du Forum social sénégalais, Mamadou Mignane Diouf, a demandé au Gouvernement du Sénégal et au ministre de l’Hydraulique d’éclairer les Sénégalais sur la question. « Nous allons dérouler un plan d’action, avec les centrales syndicales, présentes ou non, dans le secteur. Nous allons aussi prendre contact avec l’ensemble du réseau mondial travaillant sur l’eau, au niveau citoyen,  africain et sous régional, et profiter de toutes les rencontres internationales pour dénoncer la nébuleuse qui a prévalu dans ce dossier depuis six (6) mois » a-t-il averti. Pour sa part, Momar Ndao, président de l’Association des consommateurs du Sénégal (ASCOSEN), est entré  dans la danse pour dénoncer l’attribution d’exploitation et de la distribution de l’eau à Suez. Il avait laissé entendre que ils n’accepteront pas que le prix de l’eau augmente ou que la qualité soit dégradée en demandant à l’Etat s’assumer sa responsabilité.

TIGO – WARI

Le 27 avril, le rachat de Tigo Sénégal par Xavier Niel, Yerim Sow et Hassanein Hiridjee, est finalisé. Le feuilleton de la cession de la filiale sénégalaise de Millicom aura duré plus d’un an : en février 2017, c’est le groupe sénégalais de transfert d’argent Wari qui est annoncé comme repreneur de la marque Tigo. Mais le groupe luxembourgeois fera machine arrière le 31 juillet suivant, arguant que les financements requis n’avaient pas été apportés dans les temps. Dans la foulée, Millicom présente le nouvel acquéreur, un consortium formé de Teylium Telecom (contrôlé par le Sénégalais Yérim Sow), NJJ (holding de Xavier Niel) et Sofima (véhicule d’investissement en télécommunication géré par le Groupe Axian, de la famille Hiridjee). S’ensuit une bataille en règle entre les trois entités, à coups de communiqués et devant les tribunaux d’arbitrage. Le 16 avril 2018, un décret signé par Macky Sall, approuvant la vente, est finalement publié au Journal officiel, ouvrant la voie à la finalisation de la transaction.

Alioune NDIAYE, PREMIER AFRICAIN À DIRIGER ORANGE 

En  mai  2018,  le Sénégalais Alioune Ndiaye prend ses fonctions de directeur Afrique/Moyen-Orient chez Orange. C’est la première fois que l’opérateur français confie la direction de ses filiales africaines à un Africain, en l’occurrence Alioune Ndiaye, 58 ans, ex-directeur général de Sonatel au Sénégal. Ce dernier, qui remplace à ce poste Bruno Mettling, gère désormais 20 filiales sur le continent et au Moyen-Orient, soit 120 millions de clients pour un chiffre d’affaires cumulé de plus de 5 milliards d’euros.Zachari BADJI

RÉVÉLATION : Ce que prévoit l’accord secret conclu entre l’Etat du Sénégal et la Société SENAC pour compenser la baisse des tarifs du péage en 2018/2019

https://actusen.sn/ L’Accord secret conclu entre l’Etat et la Société ‘’Senac’’ prévoit, pour compenser la baisse des tarifs en 2018/2019, des «hausses de tarifs additionnels, chaque année, de 2019 à 2023. SourceAqui en fait la révélation étale dans ses colonnes, d’autres “bizarreries”.

Sur les 14, 7 milliards prévus pour d’éventuels travaux, rapporte le canard, il y a près de 6,7 milliards qui figuraient, déjà, dans les Accords initiaux». Et, piment sur le gâteau : selon les hypothèses de recettes, la Senac va encaisser, avec le Contrat qui lui est attribué, la rondelette somme de 422 milliards de F Cfa, après n’avoir financé que 61 milliards.

Moustapha DIAKHATÉ DÉNONCE “Une entourloupe,un pied de nez” AUX SÉNÉGALAIS

IGFM-Moustapha Diakhaté ne mache pas ses mots. L’ancien président du groupe parlementaire “Benno Bokk Yaakaar”, invité de l’émission «Grand Jury» de la Rfm, a dénoncé la baisse du prix du péage qui n’a pas pris en compte les gares de Pikine, Thiaroye et Rufisque.

Selon le ministre-conseiller auprès du chef de l’Etat, cette baisse, «pour qu’elle ne soit pas une arnaque, une entourloupe, un pied de nez aux Sénégalais, elle doit concerner l’ensemble des gares». Depuis le 23 décembre 2018, le tarif de l’axe Dakar-Aibd est de 2 000 FCfa au lieu de 3 000 FCfa, et la sortie à Sébikotane à 500 FCfa au lieu de 800 FCfa. Mais Moustapha Diakhaté s’est empressé d’ajouter que «Macky ne peut rien imposer à Senac. Tout ce qu’il peut faire, c’est négocier, car Me Wade leur a signé un contrat béton».

Sur la prolongation de la durée d’exploitations de l’autoroute à Péage accordée à la société Eiffage Senac, le ministre-conseiller du Président affirme : «Selon les informations en ma possession, il n’y a pas encore de prolongation de contrat avec Senac. C’est une fausse information. Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a aucune décision de l’État de prolonger le contrat avec Senac.»

DYSFONCTIONNEMENTS DANS LE SOCIAL À l’UGB : la CESL déterre la hache de guerre

https://www.ndarinfo.com Les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ont décrété, ce matin, 48 heures de journées sans tickets, ce lundi. Ils protestent contre la non effectivité du paiement des bourses du mois de décembre.

Dans un communiqué transmis à NDARINFO, la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) s’insurgent par ailleurs contre la non réception des codes pour le paiement du mois sortant.

ROBERT SAGNA: »LES DISCUSSIONS INTER-MFDC COMMENCENT À PORTER LEURS FRUITS »

Dakar, 30 déc (APS) – Les discussions entamées au sein du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) en vue de permettre à ses différentes factions de se retrouver ont commencé à porter leurs fruits, en perspective des assises internes devant permettre à la rébellion d’harmoniser ses positions pour d’éventuelles négociations avec le gouvernement sénégalais, a indiqué Robert Sagna, coordonnateur du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC).

Les différents chefs rebelles « sont aujourd’hui très avancés dans ce retrouvailles » devant précéder « ce qu’ils appellent des assises inter-MFDC », a-t-il déclaré dans de propos rapportés dimanche par la Radio futurs médias (RFM, privée).

Selon l’ancien maire de Ziguinchor, les efforts des responsables des différentes factions du MFDC « sont en train de porter leurs fruits » sur ce plan, même si Salif Sadio, considéré comme le chef de l’aile « radicale » de la rébellion, n’est pour l’instant pas impliqué dans ce processus.

Le coordonnateur du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance estime que cette initiative globale est nécessaire compte tenu de la nécessité de voir la rébellion parler d’une seule voix pour que les décisions qui seront prises, en cas de négociations avec le gouvernement par exemple, puissent engager l’ensemble de ses parties.

A l’en croire, les chefs de factions du MFDC, « pour la plupart », sont désormais en contact et se parlent, en attendant de voir Salif Sadio rejoindre ce processus et s’ouvrir au dialogue et à la paix.

Il sera alors le bienvenu, assure Robert Sagna qui les membres du GRPC doivent être considérés comme « des facilitateurs » et non des médiateurs.

Selon plusieurs médias sénégalais citant Alain Yoro Mballo, le correspondant de Radio France internationale (RFI) en Guinée Bissau, qui s’est dernièrement entretenu avec Salif Sadio, le chef rebelle serait prêt à négocier pour la paix en Casamance, mais attendrait pour cela un interlocuteur, « un médiateur crédible ».

Le MFDC est entré en rébellion en 1982, pour réclamer l’indépendance de la Casamance, la partie sud du Sénégal regroupant les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor,

Après avoir atteint son paroxysme dans les années 1990 ou les actes de violence se sont multipliés et dont les populations étaient les principales victimes, la tension est de plus en retombée dans le sud à partir des années 2000.

Depuis 2012, les affrontements entre l’armée sénégalaise et les combattants du MFDC ont laissé place à une certaine accalmie qui a permis aux personnes réfugiées dans les pays frontaliers de retrouver leurs demeures, la région, autrefois considéré comme « le grenier » du Sénégal, entamant pour sa part petit à petit sa relance économique.BK

DANS LES COULISSES DU PALAIS… DU MESSAGE À LA NATION

http://www.emedia.sn/ Tous les regards se tournent ce soir vers le Palais où le Président de la République s’apprête à livrer son traditionnel message de vœux à la nation. Depuis plus de quinze jours, ce haut lieu du pouvoir ressemble à une ruche d’abeilles avec un ballet incessant de voitures rutilantes déposant ou ramenant -c’est selon- des ministres et autres hauts fonctionnaires impliqués dans la préparation du discours de fin d’année de Macky Sall. E-meda.sn a humé l’air et les effluves de la « Maison Blanche » du Plateau pour donner un avant goût de ce que sera la soirée du 31 décembre sous les flonflons.

Comme de coutume, le maître des lieux dégage les grandes lignes, articulées ensuite par son cabinet dont le directeur, Oumar Youm en l’occurrence, échafaude la première mouture en étroite collaboration avec la Primature. D’un projet d’adresse à un autre, les thématiques varient peu. Très peu même. En revanche, certains sujets s’imposent, notamment l’emploi, la jeunesse, l’économie, les infrastructures, le social et la santé.

Le Président attache du prix à une bonne formulation de ses options dans ces domaines prioritaires. Il l’a laissé entendre à son premier cercle. On peut lui accorder du crédit puisque la Délégation à l’Emploi Rapide (DER) est logé à la Présidence pour faire sentir le pouls du pays et donner un large écho des aspirations de cette jeunesse quelque peu impatiente…

La profondeur des tournées du jeune Délégué Général de la DER, M. Sarr, en est une saisissante illustration : les franges juvéniles de la population, tous sexes confondus, accouraient de partout à l’annonce de son passage dans une région pour les besoins de vulgarisation de son programme d’insertion et de financement.

Selon diverses indiscrétions proches du premier cercle présidentiel, la question de l’emploi occupera une place centrale dans le message du Chef de l’Etat. Revenu de Paris plus outillé parce qu’adoubé par les Partenaires techniques et Financiers (PTF) avec la Banque mondiale en chef de file, il va impulser de nouvelles dynamiques pour inverser la courbe du chômage, sans doute un sujet qui hante son sommeil. D’autant que l’élection présidentielle de Février approche à grands pas.

Et à cet égard, il serait pour le moins, enthousiaste à l’idée de dissiper les soupçons, d’entretenir la promesse de plus d’emploi avec le lancement de grands travaux à forte intensité sociale. Désormais, il a les moyens (virtuels) de favoriser la création de plus de postes de travail dans des secteurs de relance de l’économie.

Certains de ses conseillers considèrent que les Sénégalais sont de moins en moins sceptiques quant à la volonté manifeste du Président Macky Sall réaliser un grand chelem : offres conséquentes d’emplois, réduction de la pauvreté et accroissement d’actifs productifs. Ce qui a pour effets immédiats, un pouvoir d’achat dans les foyers, une relative stabilité sociale qui se traduit par un frémissement de la consommation au grand bonheur des entreprises qui pourraient ainsi garnir leurs carnets de commandes.

Il se murmure aussi que les « académiciens » du Gouvernement, Mary Teuw Niane (Enseignement supérieur) et Papa Abdoulaye Seck (Agriculture) ont apporté une vigoureuse touche à la consolidation du projet de discours par des contributions robustes et chiffrées, reflétant les tendances lourdes d’une pacification graduelle de l’espace universitaire et de l’amélioration des performances agricoles du monde rural.

L’adresse à la nation du Président de la République a mobilisé le banc et l’arrière banc du pouvoir. Le format retenu n’a guère évolué que dans les marges : un prompteur plus éclatant, ce qui renforce l’aisance de Macky Sall moins raide devant les innovations technologiques de la RTS. « N’oubliez pas qu’il est ingénieur de formation », nous confie un membre du premier cercle qui, interrogé sur l’état de forme du locataire de l’avenue Léopold Sédar Senghor, botte en touche et prête sa langue au chat… Costume sombre ou bleu marine ? Les témoins de l’enregistrement du message observent le mutisme, sans doute pour prolonger de quelques heures le suspens.

Pour sa part, la Cellule de communication se frotte les mains. L’embellie de la conjoncture, une presse moins pressante et une opposition atone ouvrent un large boulevard d’initiatives en direction des médias. Justement depuis une semaine le patron de la Cellule, El Hadj Kassé s’entretient à feu continu avec les journalistes une rencontre inédite avec le Président Macky Sall centrée sur son discours et des sujets de préoccupation générale.

Certains confrères sont déjà annoncés. Une petite réunion de mise en cohérence était prévue hier soir pour harmoniser le protocole de l’interview, assez rare pour être soulignée. En clair le Chef de l’Etat fera face à une kyrielle de représentants attitrés de la presse pour une séquence retransmise en direct par la RTS dont le signal pourrait être repris librement par les organes invités.

Cette innovation, si elle venait à se concrétiser, ouvrirait un nouveau chapitre de relations moins ampoulées entre le Chef de l’Etat et les médias. L’opinion n’en serait que plus éclairée sur les questions de l’heure…Mamadou Ndiaye

 PREMIÈRE MANCHE DES VÉRIFICATIONS DE PARRAINAGES : sept (07) candidats déclarés passent, vingt (20) admis aux épreuves du second groupe

https://www.dakaractu.com L’épreuve très redoutée de tous les candidats, commencée vendredi 28 décembre, s’est achevée deux jours après. Et force est de reconnaitre qu’elle n’a pas été de tout repos pour la majorité. Ils étaient au départ vingt-sept (27) mais au final, ils sont sept (07), les candidats déclarés qui peuvent s’estimer heureux de passer avec brio cette étape. La loi électorale exigeait au minimum 0,8% de l’électorat, soit 53 457 électeurs.

En effet, Macky Sall, Karim Wade, Khalifa Sall, Issa Sall, Ousmane Sonko, Me Madické Niang et Idrissa Seck ont atteint le nombre de parrainages exigés par la loi électorale.

Le candidat de Benno Bokk Yaakaar a été le premier à passer devant les 7 sages et n’a pas eu de difficultés pour se voir signifier que ses 66 820 parrainages déposés ont été validés. Le candidat de Karim Président 2019 a présenté le même nombre mais n’a validé que les 60 000 signatures. Mais c’est assez suffisant pour être admissible.

Quant à Khalifa Sall dont le dossier relatif à la caisse d’avance est pendant devant la justice, il est passé haut la main avec 57 000 de ses parrainages reconnus valables.

 Issa Sall du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) s’est vu décerner un quitus pour ce qui concerne le parrainage. Le professeur d’université a pu en rassembler 63 000, c’est-à-dire plus que le nombre requis (53 457).

On peut en dire autant pour Ousmane Sonko. Le “champion” de Pastef a confirmé toute son aura de ces derniers temps en se faisant parrainer par au moins 61 000 électeurs.

Et tout porte à croire qu’il faudra compter avec Idrissa Seck pour faire partie des candidats qui seront sur le départ le 24 février prochain puisque l’ancien maire de Thiès est sorti victorieux de la séance de vérification de ses parrainages. Il a obtenu 58 000 signatures valides.

Mais la liste des candidats admis d’office au premier tour des épreuves éprouvantes de vérification des parrainages risque de ne dépasser ces sept (07) ténors qui, en plus de réunir le nombre exigé, ont aussi rempli la condition sine qua non d’avoir au moins 2000 parrains dans cinq régions.

Les vingt (20) autres prétendants qui se sont succédé au Conseil constitutionnel jusqu’au 30 décembre, coïncidant avec le dernier dimanche de l’année 2018, n’ont pour l’instant pas obtenu gain de cause. Ils doivent repasser mercredi prochain pour être informés des raisons du rejet de leurs parrainages.

Débutera dès lors la deuxième course contre la montre pour Malick Gackou, Pierre Goudiaby Atepa, Aida Mbodj, Thierno Alassane Sall, Boubacar Camara, Hadjibou Soumaré, Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Wahab Bengeloun, Bougane Guèye Dany, Moustapha Guirassy, Pape Diop, Abdoul Mbaye, Samuel Sarr, Me Aissata Tall Sall, Me Abdoulaye Tine, Serigne Mansour Sy Jamil, Pr Amsatou Sow Sidibé, Amadou Mactar Ndiaye, Mamadou Ndiaye et Mamadou Diop.

Ceux d’entre eux qui disposent d’un stock assez fourni pourront remplacer, à partir de mercredi prochain, leurs parrainages invalidés et attendre le verdict final du Conseil constitutionnel. Quant aux candidats qui n’ont pas eu de réserves, leur chance de participer à la présidentielle s’amenuise pour de bon. L’aventure s’arrête là pour eux.

PARRAINAGE :Le Frn hausse le ton contre le blocage de candidats par les 7 Sages

https://www.dakaractu.com Le Front démocratique et social de résistance nationale (Frn) veut sonner la fin des éliminations de candidats par le biais du parrainage. La Conférence des leaders du dudit front réunie ce dimanche 30 décembre 2018 s’est vivement indignée de cette récurrence de rejet de parrainages dont font l’objet les candidats au Conseil constitutionnel. Après avoir ‘’constaté que les candidats à la candidature pour l’élection présidentielle du 24 février 2019 défilent devant le Conseil constitutionnel pour s’entendre communiquer des statistiques sur les parrainages qu’ils ont déposés’’, les leaders réunis au sein de cadre ont indiqué qu’ils n’accordaient ‘’aucun crédit à ces chiffres et les rejette systématiquement quel que soit le résultat auquel ils ont pu conduire pour les candidats concernés’’, renseigne un communiqué parvenu à Dakaractu.

Dans ce document qu’il a signé, d’ailleurs, Moctar Sourang, le coordonnateur du Frn d’évoquer la mise en branle d’une politique d’élimination des éventuels adversaires d’un président sortant. ‘’Nous constatons que le régime de Macky Sall est dans une stratégie d’élimination de ses adversaires à la présidentielle, selon la méthode en cascades : D’abord élimination immédiate de certains candidats pour des motifs aussi fallacieux les uns que les autres et mise en sursis des autres pour les éliminer au fur et à mesure des étapes suivantes’’, fustige-t-il.

Face à cette situation, le Frn dit lancer ‘’un appel à toutes les citoyennes et à tous les citoyens pour une mobilisation massive en vue de barrer la route à Macky Sall qui est en train de réunir toutes les conditions pour installer le chaos dans notre pays en voulant forcer le passage pour une élection dès le premier tour lors d’un scrutin préprogrammé’’.

  1. Sourang et ses camarades, d’annoncer le rejet, ‘’encore une fois, du parrainage et de toutes les opérations de vérification en cours et ultérieures sur cette question. Ils disent considérer que tous les candidats qui ont déposé la caution doivent participer à l’élection présidentielle de février 2019’’.

La conférence des leaders a aussi rappeler que, ‘’déjà dans la lettre adressée au Conseil constitutionnel le jeudi 27 décembre 2019, le Frn avait clairement indiqué que les résultats des vérifications effectuées n’engageaient pas ses membres notamment à cause du fait inadmissible qu’aucun candidat autre que le Président sortant n’a pu disposer du fichier électoral qui doit servir de base à la vérification des parrainages. Il s’y ajoute que le logiciel adopté n’a jamais fait l’objet de restitution devant les candidats pour recueillir leurs observations et préoccupations’’.

De plus, poursuivent-ils, ‘’certains candidats ont été interdits d’accès à la salle de vérification et le Conseil n’a pas permis à certains représentants de poser des questions et à d’autres, il a fourni des réponses laconiques, incomplètes et donc insatisfaisantes sur les chiffres communiqués. Enfin l’origine et la fiabilité des données utilisées n’ont fait l’objet d’aucune certification’’.

DÉCORTICAGE DES MOTIFS DE REJETS DES DOSSIERS PAR LES 7 SAGES DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL : Cette grosse sans reponse

https://actusen.sn/ Depuis quelques jours, le rejet par le Conseil constitutionnel des dossiers de candidatures de certains candidats à la Présidentielle du 24 février 2019, continue d’alimenter les débats. SourceA dans sa parution estime avoir fouillé et compris la quasi-totalité des griefs qui sont de nature à pouvoir motiver le fait que ces derniers aient vu une partie de leurs signatures rejetée.

Seulement, selon le canard, une grosse interrogation entoure le comptage des parrains par le Conseil constitutionnel : les Sages prennent-ils, exclusivement, en compte les moins de 7 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales, ou décomptent-ils tous les parrains,fussent-ils les Sénégalais non-inscrits sur les listes?

 Ousmane Sonko:«Des réunions se tiennent au palais pour…»

SenewebNews- Ousmane Sonko, qui était hier en meeting au terrain Acapes des Parcelles Assainies, a fait une grosse révélation sur les manœuvres du pouvoir pour l’écarter de la prochaine présidentielle. «Des réunions secrètes se tiennent au palais dont le seul but est d’invalider ma candidature», a-t-il déclaré, dans des propos repris par Le Quotidien. Et Sonko d’avertir : «Mais, qu’ils sachent que j’ai tous les comptes rendus de leur réunion. Qu’il pleuve ou qu’il neige, je participerai à cette élection présidentielle. Ma candidature est devenue une demande sociale. Le candidat Macky n’a qu’à se tenir prêt parce qu’il va nous affronter.»

LE GRAND PARTI : «Malick Gakou a passé haut la main l’étape du parrainage»

Seneweb.com Le Grand parti (Gp) appelle ses militants à garder la sérénité. La formation politique assure que le dossier de parrainage de son candidat, qui avait été vérifié par le Conseil constitutionnel ce vendredi, remplit toutes les normes requises par la loi.

«Le président Elhadji Malick Gakou était  ce vendredi 28 décembre au siège du Conseil  Constitutionnel pour la vérification de la liste de ses parrainages. Au cours de cette séance La Grande Coalition de l’Espoir qui porte la candidature du Président Malick Gakou s’est vue créditer 65.800 Parrains répartis, pas seulement sur les 7 régions  que prévoit la loi moyennant au minimum 2000 parrains par régions mais sur 10 régions avec un nombre dépassant largement les 2000 dans chacune d’elle. Ceci dit que le Président Malick Gakou a passé haut la main l’étape du parrainage. Ainsi nous demandons aux militants du candidat de l’Espoir de garder la sérénité car l’intoxication ne peut pas freiner la force du changement qu »incarne le Président Gakou dans cette élection présidentielle de 2019», a indiqué Cellule de communication du Grand parti dans un communiqué parvenu à Seneweb.

CES DEUX POIDS LOURDS QUI RISQUENT DE VOIR LEUR CANDIDATURE REJETÉE

YERIMPOST.COM Contrairement à ce qu’a écrit et dit la presse au cours de ces derniers jours, aucune candidature n’a encore été acceptée, tout comme la moindre n’a été pour le moment rejetée. C’est ce mercredi, 3 janvier 2019, que tous ceux ayant déposé leurs dossiers de candidature au greffe du Conseil constitutionnel doivent repasser au niveau de cette juridiction pour une dernière mise en état de ces dossiers.

En attendant, deux candidats de poids, Ousmane Sonko (leader de Pastef) et Malick Gakou (son alter ego du Grand parti), craignent fortement que leurs candidatures soient rejetées. Et s’en sont ouverts à certains de leurs collègues de l’opposition. D’où tiennent-ils ce doute ? Sur la base de quelle information ont-ils commencé à se faire du mauvais sang ? Quelle source les a informés que leurs dossiers respectifs risquent l’invalidation ? Une source du Conseil constitutionnel ? Un informateur issu des services secrets ? Ou connaissent-ils des lacunes dirimantes à leurs dossiers ?

En tout état de cause, Sonko et Gackou prennent très au sérieux cette alerte négative. Et réfléchissent à la meilleure façon de réagir selon le cas de figure qui va se présenter. A en croire une source de l’opposition qui s’est confiée à Yerimpost, ces deux leaders concoctent des stratégies pour faire face selon que l’un d’entre eux ou eux deux sont recalés.

Et si tout cela était parti d’une fausse alerte ? Et si toutes ces craintes étaient fondées ? Une chose est sûre: on saura ce qu’il en est réellement le 20 janvier 2019, date légale à laquelle le Conseil constitutionnel va rendre publique la liste des candidats retenus pour la présidentielle de février 2019.

Me MADICKÉ DURCIT LE TON : «Macky a trahi Serigne Touba…Il est incompétent…Je ne suis pas libéral sauvage…J’ai déjà gagné»

https://www.dakaractu.com Ce discours déroulé, samedi à Mbacké, restera sans doute pour longtemps gravé dans les mémoires. Me Madické Niang, comme on ne l’a jamais vu, s’est  comme jamais, attaqué au Président et à son premier ministre. Au cours de ce meeting qui a drainé une foule énorme, grâce notamment à la mobilisation exceptionnelle de Serigne Moustapha Diouf Lambaye du mouvement »Reecu  » et de Serigne Cheikh Mbacké, promoteur du mouvement  »Solutions  », l’avocat Saint-Louisien, par ailleurs Conseiller municipal à Touba, a démarré son cinglant réquisitoire par marteler que  » le Président Macky Sall a trahi Serigne Touba pour n’avoir fait que du saupoudrage depuis qu’il est à la tête du Sénégal  ».

Le candidat déclaré à la présidentielle dont le dossier de parrainage vient d’être validé par le Conseil Constitutionnel se voudra intraitable.  »  Cette autoroute n’est pas faite pour Touba.  Elle est commerciale. Il ne lui colle le nom de Ila’a Touba que lorsqu’il est à Touba. Ailleurs, il parle de nouvelle autoroute. Il n’a rien fait pour la cité. Que les journalistes m’accompagnent faire un tour et vous verrez qu’il ne s’agit que d’une communication vide car les populations de Touba continuent d’être confrontées à des problèmes d’eau aigus et à diverses autres difficultés. C’est cela la vérité!  »

Loin de fléchir,  Madické Niang de poursuivre.  » Macky est ses inconditionnels n’ont pas de vision. Je suis quelqu’un qui a tout donné à Cheikh Ahmadou Bamba. Je ne me suis pas réveillé pour dire que je veux diriger ce pays. C’est une ambition mûrement réfléchie. Je veux gouverner autrement. Le Sénégal vit des difficultés énormes du fait de l’incompétence du régime en place. Les jeunes affrontent la mer et y laissent la vie. Le sort des femmes est aussi largement déplorable. Je suis la solution. Je suis la solution pour les libéraux. Je demande à tous les frères libéraux de venir se joindre à moi. L’héritage de Me Abdoulaye Wade doit être réservé. Que tous ceux dont les parrainages ont été rejetés, qu’ils viennent me’lrrter main forte  ».

Et comme s’il lui était interdit de boucler  son discours sans répondre au Premier ministre, Me Madické ( qui semble lui accorder beaucoup de respect ) l’invitera à ne pas s’aventurer dans certains détails.  » Au Premier ministre, je lui dis que sa stature ne lui permet pas de verser dans certaines déclarations.  Abdoulaye Wade fait partie de ceux qui ont inventé le libéralisme social. Nous ne sommes pas sauvages et nous ne sentons pas concernés par sa déclaration. Un libéral qui a été formé par Wade ne saurait être sauvage. Cet homme fut exceptionnel à tous les niveaux.  »

D’attaque pour briguer les suffrages des Sénégalais, Me Madické Niang se déjà confiant.  » En 45 jours, Touba m’a donné 156.000 parrains. Tout le monde disait que ma candidature était tardive.

J’ai gagné parce que Mbacké et Touba sont avec moi » . Plusieurs personnalités de sa coalition ont pris part à la rencontre. C’est le cas de sa responsable des jeunes Oulimata Guèye, de Serigne Modou Bousso Dieng et de Serigne Souhaïbou Mbacké Modou Mamoune.

OUSMANE SONKO NE LÂCHE PAS LE MORCEAU : « Ce n’est pas par l’endettement qu’on peut développer un pays »

http://www.lactuacho.com/ Dans le cadre de leurs tournées nationales qui seront bouclées d’ici le 25 janvier prochain dans les régions du sud, les patriotes de Pastef des Parcelles assainies ont reçu ce dimanche après-midi leur leader, à l’occurrence Ousmane, au terrain de l’ACAPES. Avec une mobilisation exceptionnelle, comme dans toutes ses tournées à l’international ou dans le pays, ce dernier a appelé les sénégalais à se mobiliser pour sécuriser l’élection présidentielle du 24 février.

Ousmane Sonko, leader du Parti Pastef les patriotes, ne lâche pas le morceau. Depuis qu’il est dans la politique, il est sur les questions de fond qui structurent ses discours, particulièrement la notion de souveraineté qui est au cœur de son combat politique. Il ne compte pas céder et colle d’une importance capitale le fait de gagner cette bataille de la souveraineté avec tous les moyens et les leviers de financement de nos politiques de développement.

« Si nous ne parvenons pas à gagner ces combats de la souveraineté, cela ne sert à rien », a-t-il déclaré. Avant de corser le ton : « Ce n’est pas par l’endettement qu’on peut développer ce pays ». Selon lui, il n’y a qu’« au Sénégal qu’on se targue d’avoir été plébiscité à un club qui finance par l’endettement ». Raison pour laquelle, il lance un appel pour balayer ce système qui est là depuis l’indépendance avec les mêmes hommes, en le remplaçant avec une nouvelle génération d’hommes politiques. « Je souhaite que nous commençons ce changement le 24 février 2019, en balayant le Palais de la République, en le nettoyant avec de l’eau de javel s’il s’agit de le faire. Après on va vers l’Assemblée nationale, les communes, ainsi de suite », a-t-il désiré. Avant de préciser : « En dix ans, 15 ans, 20 ans, on peut construire le Sénégal que nous voulons. C’est la croyance et le leadership de qualité qui peut nous sortir de cette pauvreté. C’est un combat personnel à un mois et demi de la présidentielle. Nous avons une opportunité historique à faire valoir ».

Il s’exprimait en marge du meeting organisé ce dimanche par la Cellule des patriotes de Pastef des Parcelles assainies où il y avait une mobilisation exceptionnelle. Revenant sur le parrainage, ce dernier de faire part qu’aucun candidat n’est jusque là à l’abri. Il y aura des surprises jusqu’au jour où le Conseil constitutionnel va publier sa liste. « Il ne s’agit pas d’avoir le nombre requis que forcément votre candidature est validée. Il y a un ensemble de conditions exigées et requises des candidats parmi lesquelles un certain nombre de documents qui prouvent par exemple la nationalité exclusive, la virginité du casier judiciaire, entre autres », a-t-il éclairé. Avant d’alerter : « Nous avons en face de nous un régime complétement aux abois, qui a très bien compris les enjeux de cette élection présidentielle, qui mesure le degré de son impopularité auprès des populations et qui ne compte que sur des manœuvres pour écarter certaines candidatures qui pourraient être gênantes, comme le Pastef, en instrumentalisant la justice. « Nous appelons les populations de façon générale et les militants en particulier à rester très vigilants par rapport à ces manœuvres qui sont en cours », a insisté M. Sonko. Concernant un éventuel report de la présidentielle, le leader de Pastef de balayer d’un revers de main : « Je ne vois pas pourquoi on voudrait reporter la présidentielle d’autant plus qu’elle a été une fois reportée. Parce que le président Macky Sall avait dit qu’il fera un mandat de cinq ans.

Et normalement elle devait se tenir en 2017 ». Avant de scander : « C’est à nous l’opposition et au peuple sénégalais de se battre et d’exiger que les élections se tiennent à bonne date, mais qu’elle se tienne aussi dans des conditions de transparence et de liberté totale et que le meilleur gagne ». Mais, note-t-il, « on ne peut pas laisser Macky Sall créer les conditions de chaos et venir demander un report ». De son avis, il faut se donner les moyens de se battre. « Si le peuple veut une présidentielle transparente, il l’aura. Il n’y a de volonté que la volonté populaire. Si le peuple se mobilise il y aura des élections. La volonté populaire l’emporte sur tout. S’il pense que les forces de l’ordre vont sortir et tirer sur tout ce qui bouge, il se trompe. Nous avons des forces de sécurité très républicaines. Le jour où un ou deux millions de personnes sortiront pour dire qu’on en a marre, Macky Sall de gré ou de force sera obligé de se pilier à la volonté populaire », a-t-il conclu.

Ousmane SONKO AVERTIT : «Qu’il pleuve ou qu’il neige,je serai candidat»

https://www.pressafrik.com/ Ousmane Sonko est prêt à tout pour participer à la prochaine élection présidentielle. Le leader de Pastef qui a présidé dimanche un rassemblement au Parcelles Assainies, a fait montre de sa détermination à s’opposer à toute velléité d’invalidation de sa candidature car, soupçonne-t-il, le pouvoir est en train de tout faire afin de lui mettre des bâtons dans les roues.

Ousmane Sonko ne lâche ni le pouvoir, encore moins le Conseil Constitutionnel. En effet, lors d’un rassemblement qu’il a présidé dimanche aux Parcelles Assainies, le leader du parti Pastef s’en est pris d’abord au chef de l’Etat à qui il reproche de tenir des réunions au palais de la République pour examiner les stratégies à mettre en œuvre pour invalider sa candidature.

«Des réunions secrètes se tiennent au palais dont le seul but est d’invalider ma candidature», a déclaré l’ancien Inspecteur des Impôts et Domaines. Poursuivant, M. Sonko affirme ne pas baisser sa garde, malgré les risques de voir des Sénégalais accuser l’opposition de vouloir toujours rester pessimistes.
Très en verve, le leader de Pastef avertit : «Qu’ils sachent que j’ai tous les comptes rendus de leur réunion. Qu’il pleuve ou qu’il neige, je participerai à cette élection présidentielle. Ma candidature est devenue une demande sociale. Le candidat Macky n’a qu’à se tenir prêt parce qu’il va nous affronter.» Ousmane Demba Kane

Lat DIOP : « les populations de Guediawaye ne veulent pas d’un maire qui n’est natif d’ici »

https://www.pressafrik.com/ Entre Lat Diop et le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, c’est une réconciliation qui ne dure point, malgré l’appel au calme du ministre de l’Economie Amadou Ba, lors d’une visite dans la commune en octobre denier. Dimanche, Lat Diop s’en est pris au frère cadet du président Sall.

« Je ne m’en cache pas: les populations de Guédiawaye ne veulent pas d’un maire qui n’est pas natif d »ici. Nous allons reprendre le maire de gré ou de force », a averti Lat Diop, au cours d’un rassemblement à Guédiawaye. Plusieurs fois, les deux cadres de l’Alliance pour la République (Apr, parti au pouvoir) ont fait la paix, mais une réconciliation ne dure pas.Salif SAKHANOKHO

BRAYA BRISE LE SILENCE : « Mon rapport avec Macky SALL (…) Je suis un opposant républicain (…) Personne ne peut m’exclure du PDS « 

https://www.ndarinfo.com En meeting à la permanence du Parti démocratique sénégalais (PDS) Ahmet Fall BARAYA a invité ses militants « à ne pas tomber dans le piège de ceux qui veulent assombrir les esprits et diviser les gens ». « Il ne faut pas confondre les actions sociales de celles politiques », a-t-il indiqué en revenant sur les soubassements de son audience avec Macky SALL.

«  J’ai lancé un mouvement économique national dénommé les Nouvelles Forces économiques du Sénégal. Je suis parti en mission à l’intérieur du pays pour le massifier. Lorsqu’il fallait tenir une assemblée générale le 08 à Dakar, j’ai informé l’autorité. C’est une démarche normale. Le Premier ministre a décidé de procéder au lancement. Par la suite, le président  de la République s’est engagé à nous recevoir au palais », a-t-il expliqué.

«  Il n’y avait rien de politique. On ne peut pas travailler sans collaborer avec l’État. C’est lui qui détient les moyens de financements pour les femmes et les jeunes », a expliqué l’opérateur économique.

« Le président détient le pouvoir de signer et de financer. Mais, cet argent appartient au peuple. SI nous décidons de nous opposer maladroitement  et boycotter ces fonds destinés aux populations, nous porterons préjudice à ceux qui nous accompagnent », a soutenu l’opérateur économique. « C’est la réalité. Il faut que cela soit clair », a-t-il crié.

BRAYA réclame notamment des relations « respectueuses » avec Macky SALL.

« Nous étions ensemble au PDS et l’Assemblée nationale. Je ne suis jamais entrain dans son bureau. Il m’avait respecté pour cela », a-t-il martelé. « Je suis en contact permanent avec Abdoulaye WADE. Je ne pose aucun acte sans qu’il n’en soit informé », a dit le coordonnateur départemental du PDS avant de signaler que « la politique est un jeu d’intérêts ».

« Personne ne peut rien contre moi. Personne ne peut m’exclure du PDS », a-t-il conclu.

PARRAINAGES, LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL A ÉTÉ PIÉGÉ ! Par Mamadou Mouth BANE

Combien de fois «DakarTimes» a alerté l’Opposition sur la gestion calamiteuse du fichier électoral, tripatouillé et multiplié ? Aucun opposant n’a voulu s’en occuper. Maintenant, ils se bousculent tous à la porte du Conseil constitutionnel pour déposer leurs parrainages, conformément à la volonté de leur adversaire, Macky Sall. Ce parrainage qu’ils avaient pourtant unanimement rejeté, lors des concertations dirigées par Seydou Nourou Ba.

L’Opposition sénégalaise est inconséquente, amnésique, versatile et individualiste. Les opposants ravalent stoïquement, aujourd’hui, ce qu’ils avaient vomi hier, sans retenu. Là, ils semblent tous avoir curieusement adhérés à ce système électoral corrompu et téléguidé pour réélire Macky Sall, dès le premier tour. Savent-ils que le candidat sortant s’est arrangé pour que les 400.000 bénéficiaires des bourses familiales et les 10.000 Agents de Sécurité de Proximité (ASP) reçoivent les cartes d’électeur chez eux, sous plis fermés ? Ces nécessiteux ont été systématiquement versés dans la corbeille de parrainage de Benno.

Depuis toujours, les vérifications des parrainages se faisaient au niveau de la DAF, avant le dépôt des candidatures au Conseil constitutionnel. Cette fois-ci, les autorités politiques ont confié cette tâche au Conseil, dont les sept membres ignorent solennellement tout de la gestion informatique des données électorales. L’on se demande même si le Président Pape Omar Sakho savait qu’il y avait deux fichiers électoraux gérés l’un par Iris Corporation et l’autre Synapsis.

Le Conseil constitutionnel n’est pas une société informatique, il n’a aucune compétence en la matière. Pourquoi le Président Sakho accepte-t-il de faire entrer cette auguste Institution dans ce jeu politique de validation de parrainage ? Les « 7 Sages » doivent maintenant comprendre pourquoi Aly Ngouille Ndiaye leur a refilé la patate chaude avec un mauvais fichier électoral.

L’heure est grave ! Et rien ne devrait motiver les membres du Conseil, si ce n’est la défense des intérêts du Peuple sénégalais, loin de toute considération partisane. La paix et la stabilité du Sénégal sont désormais entre les mains du Président Sakho et son équipe.

Les ambitions d’aucun acteur politique ne valent que ce pays plonge dans l’instabilité. Plusieurs États africains ont sombré dans le chaos, suite à de mauvaises décisions prises par le Conseil constitutionnel, dont les membres ont voulu servir une autorité politique. Nous invitons les « 7 Sages » à éviter de prendre toute décision politique en faveur d’un quelconque candidat. Nul ne doit politiser le Conseil constitutionnel, comme c’est hélas souvent le cas.

Le Président Sakho doit suspendre, dès ce lundi, les opérations de vérification des parrainages pour exiger le bon fichier électoral au ministre Aly Ngouille Ndiaye. Il doit également confronter le fichier d’«Iris», gardé en France, et celui de «Synapsis». Rien de sert de se précipiter, car la sécurité du pays et l’image du Conseil y reposent.

Le rejet de parrains sur la base d’absence sur le fichier électoral est injuste. A défaut de suspendre les opérations de vérification, le président du Conseil doit demander à ses techniciens informaticiens de faire en même temps les mises à jour des numéros de cartes d’identité Cedeao déposées par les candidats. Ce travail devrait être fait par la DAF qui l’a bâclé, portant ainsi un tort aux parrains et aux candidats recalés. Comment plusieurs milliers de citoyens ayant leur carte d’identité et ayant voté lors des élections législatives peuvent-ils être absents du fichier électoral remis au Conseil ? Cela mérité l’ouverture d’une information judiciaire par le procureur de la République, puisqu’il s’agit d’un fait grave.

Les candidats victimes doivent aussi déposer une plainte contre le Directeur de la DAF et son ministre. Ibrahima Diallo, patron de la DAF, les responsables des sociétés Iris Corporation et Synapsis devront, également, être entendus dans cette enquête. Il s’agit d’un fait assez grave, qui devrait même susciter une réaction officielle du Conseil constitutionnel. N’oublions pas 50 milliards Fcfa de nos maigres ressources ont été dépensés dans ce marché.

Le Président Sakho doit rétablir la justice et l’équité entre les candidats. Il doit agir pour l’Histoire, en suspendant les vérifications, afin de renvoyer la balle aux autorités politiques. Autrement, le Conseil constitutionnel aura un comportement politique dans ce jeu électoral qui aura des conséquences dans tout le processus, jusqu’à la proclamation des résultats. Alors, qu’il en assume toutes les conséquences…

Mamadou Mouth BANE

 PRÉCAMPAGNE ÉLECTORALE PRÉSIDENTIELLE : entre ambition, insuffisance et pratiques ambiguës : les velléités démocratiques mises à mal Par Professeur Moustapha Kassé

INTRODUCTION  
L’inquiétude m’habite quand j’observe les multiples tensions à la veille de l’élection présidentielle de 2019. Il est vrai que les périodes préélectorales sont des moments durant lesquels, sans aucun doute, les passions s’exacerbent au point de prendre le pas sur la raison. Notre classe politique, en lieu et place de choix de société clairs, de propositions de politiques économiques et sociales cohérentes à la fois vraies et applicables, nous sert un verbalisme de guerre civile, des outrances, des insultes grossières, des suffisances grotesques de demi-dieu,  de multiples dérapages qui peuvent conduire vers des « fosses à lion » capables de ruiner le socle sociétal et les fragiles velléités démocratiques mimétiques et imposées pour mieux faciliter la circulation des élites vers et dans les arcanes  des pouvoirs souvent néocoloniaux.
Il existe bel et bien un ordre à prétention républicaine qui, s’il est menacé, doit être défendu par le peuple des citoyens conscients et patriotes en dehors des bousculades politiciennes exprimées par la fameuse lutte des places « ôte-toi que je m’y mette ». Nous sommes arrivés ces derniers temps à frôler tous les excès qui sont devenus inacceptables pour « un pays qui recèle d’immenses ressources matérielles et humaines, surtout des hommes, des femmes, des jeunes pétris d’innombrables qualités intellectuelles et morales qui, mises ensemble, peuvent permettre d’édifier une grande nation ». (Moustapha Kassé, Saliou Mbaye, Elhadji Ibrahima Sall et Gorgui Ciss : le Sénégal des mutations, NEAS, 1996).
Nous assistons à une situation politique kafkaïenne d’une médiocrité,  repérée par le paradoxe que ceux qui savent se taisent  et ceux qui ne savent rien s’époumonent avec comme discours, un verbalisme haut,  des dénonciations de la sinistrose, de la morosité, des insultes et des promesses de l’apocalypse, en somme, un négativisme de pétition largement insuffisant pour constituer un programme alternatif crédible pour sortir du sous-développement. Ces postures sont fortement amplifiées par notre presse au quotidien, les médias, la grande majorité des journaux et magazines, radios, télés ou sites Internet qui consacre très peu d’espace aux analyses rigoureuses, encore moins aux réflexions prospectives.
Au demeurant, on ne débat plus sur les grands enjeux de la cité alors même que les débats sont le mode de fonctionnement et la condition de fortification de la démocratie. Les sujets font légion et sont relatifs entre autres aux projets de société qui doivent façonner notre avenir, aux politiques sectorielles capables de modifier les spécialisations régressives, aux institutions décentralisées à même d’associer harmonieusement tous les acteurs, à l’aménagement optimal de l’espace, aux valeurs d’une nouvelle citoyenneté, à l’unité nationale et aux crises d’identité, etc. Il est dangereux dans une élection présidentielle d’avoir des candidats sans projet porteur. Actuellement, les aspirants présentent plus leur personne qu’un programme structuré. Rappelons que dénoncer n’est ni expliquer ni proposer. En paraphrasant R. Aron, notre statut de petit pays pauvre soulève la question de savoir comment  «s’adapter à des situations que l’on peut maudire plus facilement que modifier ».
Aujourd’hui, nous manquons d’institutions capables de susciter de vrais débats autour des grands enjeux de société et de choix économiques. Or, sans débats publics, c’est la haute administration, enchainée par l’obligation de réserve, qui orchestre les grandes orientations économiques et financières du pays. Où sont donc passés les Clubs (CND, GRESEN, Groupe d’Études et de Recherche, Démocratie et Progrès, les Associations savantes et les multiples « Conventions ») réputés maillons indispensables de cogitation des visions novatrices pour transformer la société et d’exercice d’une veille vigilante sur la qualité des débats de société. Le CND et le GER avaient formé un rempart contre toutes les dérives et le diktat des experts en faisant participer les diverses élites de toutes origines au débat politique. Nous étions convaincus que l’«épistocratie», peut représenter un grave risque de confiscation de la parole et des idées par des experts « autorisés ».
I/ SERVITUDES ET GRANDEURS DE L’OCCIDENTALISATION DE L’ORDRE POLITIQUE : Inexécutable  démocratie a la périphérie. 
Le Sénégal, sur le plan politique, peut se prévaloir d’être pour le continent africain un des tout premiers champs fertiles d’expérimentation de la démocratie portative dont le fonctionnement normal est le débat ainsi que les élections qui sont un passage obligé avec le vote qui est l’épreuve conventionnelle pour départager les offres politiques comme sur un marché. L’acceptation de la démocratie comme « gouvernement du peuple par le peuple » est une belle vision de nos manuels de droit constitutionnel.
Les systèmes politiques européens ont eu à faire face, il y a deux siècles, à trois enjeux  majeurs : la formation de l’État-Nation, l’émergence des régimes politiques de masse et la structuration des régimes partisans. Cette démocratie, que l’Occident a mis des siècles à bâtir reste, malgré tout, un système imparfait bien qu’elle garantisse à la fois les droits du citoyen et le fonctionnement de l’État dans des conditions à peu près acceptables. À l’orée des années 90, à la Baule, quand François Mitterrand exigeait des chefs d’État africains de s’ouvrir au multipartisme pour une véritable démocratie, personne n’avait imaginé les graves dangers de l’importation de ce système politique hors de ses frontières. On s’est vite aperçu que sa mise en œuvre se heurte à plusieurs contraintes dont les cinq plus importantes doivent être analysées rigoureusement pour apprécier les chemins de croix de la démocratie, son inefficacité et son coût corrélativement au développement.
La première contrainte est que le peuple qui exerce le pouvoir, comme le souligne J.S. Mill, n’est pas toujours identique au peuple sur lequel il est exercé en raison du système dualiste de la délégation du pouvoir qui se matérialise dans la démocratie représentative selon laquelle un groupe dirigeant pense et décide, souvent au nom d’un délégataire, le peuple. Michel Rocard a souligné les limites en Afrique de telles procédures d’organisation de la démocratie qui sont fondées  sur le pluralisme et reposent sur le système des partis politiques. Cela vient, selon Michel Rocard « du fait que, depuis deux siècles au moins, les partis politiques ont, en Occident, une immense légitimité : ils ont contribué à construire nos identités nationales et incarnent des intérêts sociaux respectés, que ce soient ceux des agriculteurs, ou des propriétaires, ou des salariés. Rien de tel n’a pu se créer en Afrique, où l’on ne discerne que deux usages des partis politiques : la structuration forte de la clientèle de chaque chef, ou le support d’expression de signes d’identité ethnique, religieuse ou linguistique, le contraire de ce dont l’Afrique a besoin » (Communication à l’Académie des Sciences Morales et Politiques sur le thème : Le développement de l’Afrique, affaire de volonté politique, Études 2003/1, Tome 398, p. 21-31).
La  deuxième contrainte  est que la démocratie en Occident est conçue sur le modèle du marché capitaliste et l’on attend d’elle les mêmes vertus à savoir que le citoyen assimilé au consommateur, doit pouvoir choisir entre des politiques comme on choisit entre diverses marchandises (les théories du public choice de Buchanan à Tullock réintroduisent l’État qui est à la fois arbitre et joueur. Alors la rencontre de l’économie et des sciences politiques est assurée). Cela suppose un multipartisme qui se fonde sur l’opposition des idées et la compétition des réponses programmatiques, de solides institutions chargées d’organiser des élections transparentes et disputées, un pouvoir judiciaire d’arbitrage et de régulation de l’espace et de résolution des conflits et contentieux politiques, le tout est relayé par une presse libre et compétente. Dans un tel cadre, la participation citoyenne peut s’exprimer par le vote pour élire un chef tous les 4, 5 ou 7 ans. Comme le montre Bertrand Badie, « les nations du Tiers Monde ont en effet une structure sociale originale et sont soumises à des conditions spécifiques de développement qui interdisent tout parallélisme avec les trajectoires suivies par la plupart des pays développés depuis la Renaissance.
La troisième contrainte est liée à l’extrême précarité des partis politiques qui explique en partie  la déshérence du militantisme, la sénilité et l’immobilisme structurel de la classe politique et la méfiance des citoyens à l’égard des politiques. Jean Du Bois De Gaudusson note dans son article sur « Les élections à l’épreuve de l’Afrique » (publié dans « Élections et pouvoirs en Afrique noire, Centre d’études d’Afrique noire de Bordeaux, Pédone, 1978), qu’« Une responsabilité particulière incombe évidemment aux partis politiques. Une des origines des tensions et des échecs se situe dans les défaillances des formations partisanes. On s’accorde à constater la faible efficacité de systèmes de partis politiques disposant le plus souvent d’un monopole électoral (prohibition des candidatures indépendantes), mais insuffisamment structurés pour animer et donner substance à la compétition démocratique. Le système de partis est fondamentalement affaibli à la fois par le nomadisme politique, l’absence de permanence dans les options, l’anémie de nombreuses formations politiques, l’inflation de partis nominaux aux fonctions principalement personnelles et financières, ou encore les tentations et les dérives ethniques.
Globalement, de l’inflation de partis nominaux (plus de 250), en dehors de trois – l’APR, le PDS et le Parti Socialiste – on cherchera à la loupe la moindre trace d’un projet national de transformation économique et sociale du pays. Toutes ces insuffisances sont comblées par une imitation parfois grotesque du modèle des campagnes électorales à l’américaine médiatiques et mercantilistes avec beaucoup de bruits, de fresques, mais peu d’idées. Les politiciens sénégalais n’ont perçu et appliqué que la partie visible de l’iceberg avec ces mégas meetings coûteux et folkloriques et des discours creux promettant tout à tout le monde. Dès lors, lorsque les clameurs électorales se terminent et que les sunlights s’éteignent, la vie quotidienne du pays se charge d’effacer le trop-plein de promesses. L’assainissement de la trajectoire vers une démocratie véritable commande l’élimination de tous ces Partis sans programmes ni militants. Leur envahissement déstabilise et décrédibilise la politique et justifie le rôle grandissant des nombreuses organisations de la société civile qui articulent et défendent des intérêts et des aspirations que, selon nombre de citoyens, les partis politiques ne défendent plus.
La quatrième contrainte est que la démocratie peut être limitée et bornée par certaines conditions économiques. D’abord Rousseau, puis Marx ont souligné que certaines conditions économiques étaient nécessaires pour fonder une démocratie. Dans ce sens, J.J.Rousseau note dans le Contrat Social (livre 2, chapitre 2) « que nul citoyen ne soit assez opulent pour en acheter un autre, et ni assez pauvre pour être contraint à se vendre ». Cette observation prend toute sa signification pour les pays sous-développés caractérisés par la pauvreté de masse qui peut ouvrir les vannes des achats de conscience. Marx va tirer de cette analyse que « l’argent donne la liberté à celui qui le possède et en dépouille celui qui ne le possède pas ». Il observe dans les « Manuscrits de 1844 » que « L’argent est pour moi, ce que je peux payer… Je suis laid, mais je peux m’acheter la plus belle femme. Donc je ne suis pas laid, car l’effet de la laideur est anéanti par l’argent… Je suis un homme mauvais, malhonnête, sans conscience, sans esprit, mais l’argent est vénéré, donc aussi son possesseur ».
La cinquième contrainte, certainement la plus importante, est l’immixtion permanente de la prétendue communauté internationale de la mondialisation néolibérale. Il s’agit d’un quarteron de grandes puissances capitalistes qui s’érige en « communauté internationale », nouvelle version de défense des zones d’influence avec des interventions particulièrement brutales dans certains pays (Irak,  Syrie, Libye,  Corée du Nord, Iran et dans la crise des Balkans, et Afrique où les États sont délégitimés sans pouvoir de décision sur ce qu’il faut faire dans leur propre société, etc.). Il s’agit d’une véritable captation du pouvoir de régulation internationale par un petit nombre d’États, les plus riches et les plus puissants qui préservent leurs intérêts géoéconomiques et géopolitiques par une diplomatie des sanctions et de la punition selon l’analyse pertinente du Pr Bertrand Badie dans deux ouvrages remarquables : « La diplomatie de la connivence, les dérives oligarchiques du système international », Éditions La Découverte, 2012 et « Le temps des humiliés, pathologie des relations internationales », Odile Jacob 2014. Dans ce contexte, l’humiliation est l’ordinaire des relations internationales. Les nouvelles pratiques diplomatiques qui se banalisent, rabaissent les États du Sud, les mettent souvent sous tutelle, les tiennent à l’écart des lieux de décision, stigmatisent leurs dirigeants et les sanctionnent.
Ce nouvel ordre néolibéral international, Gorges Corm l’analyse avec beaucoup de lucidité dans son ouvrage « Le nouveau désordre économique mondial. Aux racines des échecs du développement », Éditions La Découverte. Il montre dans ses conclusions que les causes des crises économiques du désordre mondial procèdent de l’incapacité des politiques, au Nord comme au Sud, à y répondre efficacement par suite de la méconnaissance du rôle des économies « souterraines » et de la corruption, illusions du libéralisme économique, erreurs répétées de la bureaucratie bancaire, permanence des visions idéologiques du développement.
La régulation du système politique, économique et financier mondial par ladite Communauté internationale est réalisée par un ensemble varié d’institutions et de règles du jeu élaborées par une technostructure d’experts hautains et méprisants (Médecins, Professeurs et Gendarmes, trois fonctions indissociables) qui n’ont aucune légitimité démocratique. En exemple, les organisations internationales qui jouent essentiellement un rôle de gestion des risques et de préservation de la « bonne santé économique » de la mondialisation libérale comme le FMI, la Banque mondiale, l’OMC, l’OTAN, la vaste fresque (nébuleuse) d’ONG et la Cour Pénale internationale (CPI). L’Afrique est en permanence sous haute surveillance grâce à deux armes qui relèvent d’un véritable terrorisme d’État: la manipulation de l’Aide Publique au Développement (directe ou via les Institutions Financières Internationales) et la Cour Pénal Internationale, sorte d’épée de Damoclès qui plane sur la tête principalement des dirigeants. Le premier instrument de sanction concerne l’APD  dont les motifs d’attribution et de sélection sont  biaisés par l’intérêt des bailleurs et les conditionnalités.  La structure de celles-ci relève d’un critère unique : l’état de la démocratie et des Droits de l’Homme conditionné par l’organisation et la bonne tenue d’élections pluralistes surveillées par une armada «d’observateurs» accommodés. Le moindre accroc dans le processus électoral conduit à l’arrêt brutal de l’APD et la mise en quarantaine des Investissements Directs étrangers (IDE). Une bonne question, qui punit-on ? Le deuxième instrument est la CPI issue pourtant de la volonté de certains dirigeants africains. En 16 ans d’investigation, les 11 enquêtes ouvertes ont visé 10 pays africains, les crimes commis en Irak, en Palestine ou en Afghanistan restent impunis. Cerises sur le gâteau, les 18 juges ont 18.000 euros de salaires. Elle est devenue un outil punitif avec les coupables en Afrique et les innocents ailleurs (Juan Branco, avocat, auteur de «L’ordre et le Monde : critique de la Cour pénale internationale», aux éditions Fayard, 2016).
Manifestement, la conjugaison de toutes ces contraintes explique la déshérence du militantisme, la grande méfiance à l’égard des politiques, la désertion des urnes et l’immobilisme structurel des classes politiques. Au demeurant, toutes ces contraintes distendent la corrélation démocratie et développement (Mon ouvrage Démocratie et développement, Éditions NEAS, 1994). En 1992, Lee Kuan Yew, grand maitre de Singapour, un des meilleurs artisans d’une politique économique réussie déclarait lors d’une interview « Je ne crois pas que la démocratie amène le développement nécessairement. Je crois que ce dont un pays a besoin pour se développer c’est de discipline, de travail plus que de démocratie. La démocratie poussée très loin conduit à l’indiscipline et au désordre qui ne sont pas, tant s’en faut des facteurs de développement. Les dirigeants indiens présentent leur faible croissance, par rapport à la Chine, comme le prix payé pour la démocratie.
Par un curieux retournement, les élections conçues comme une voie privilégiée de sortie de crises et d’expression du pluralisme retrouvé se voient attribuer la responsabilité des tensions voire des ruptures de consensus qui affectent la vie politique. De très vives critiques se multiplient, souvent exprimées en termes virulents et instruisent des procès sans appel (Albert Bourgi, K. Tapo, K.J. Koffigoh).  Ces critiques portent sur au moins trois éléments : (i) la recherche de structures impartiales de gestion des opérations électorales ; (ii) la difficile maîtrise du déroulement des opérations électorales et (iii) la responsabilité des acteurs du processus électoral. C’est dire que le sort des élections ne dépend pas seulement, quelle que soit leur portée, des améliorations techniques et réglementaires et des moyens alloués ni même des institutions, mais aussi des acteurs du jeu électoral et de leur comportement. Il faut y ajouter que les pouvoirs publics se trouvent souvent confrontés à une insuffisance des moyens en personnel et financiers pour organiser, matériellement, des élections. Cas aberrant, la RDC est dénoncée par la Communauté internationale pour sa volonté de s’émanciper des appuis financiers et logistiques extérieurs.
III/ POUR UNE DÉMOCRATIE CONSENSUELLE CONFORME AU PROJET DE DEVELOPPEMENT NATIONAL PARTICIPATIF. 
Depuis le siècle des lumières, la domination politique occidentale sur les « pays du Sud » s’accompagne d’une domination culturelle et institutionnelle. Or, comme le montre Bertrand Badie, les nations du Tiers Monde ont en effet une structure sociale originale et sont soumises à des conditions spécifiques de développement qui interdisent tout parallélisme avec les trajectoires suivies par la plupart des pays développés depuis la Renaissance (Le développement politique). Depuis la décolonisation, les élites n’ont pas fourni aux sociétés une organisation correspondant à leurs traditions. Elles ont adhéré à l’occidentalisation, ce qui n’a pas manqué d’entrainer de multiples traumatismes sociaux et facteurs de désordre. Les échecs répertoriés sont manifestes : troubles et désarticulation sociale, guerres civiles larvées, coups d’État, démobilisation populaire avec une politisation excessive et paralysie des activités économiques, abstention et déserte des urnes, etc. Pourtant, M.Rocard, à la suite de beaucoup d’historiens et d’anthropologues, souligne que « l’Afrique avait connu, avant l’esclavage et le colonialisme, un certain nombre de royaumes ou d’empires qui furent stables sur plusieurs siècles. Le mode de prise de décision était la palabre, c’est-à-dire le consensus, à l’Assemblée de village tout d’abord (sous le baobab), puis entre délégués aux assemblées de régions, puis de royaumes ou d’empires. L’Afrique a le souvenir de cette démocratie consensuelle, qu’elle pratique encore dans les villages et à laquelle elle aspire aux niveaux supérieurs de l’organisation sociale.
Dans mes réflexions sur la corrélation démocratie et développement et m’inspirant des traditions africaines et des expériences des pays émergents d’Asie, j’avais approché, durant les années 80, le concept de démocratie consensuelle. À cette période, les intellectuels marxistes, particulièrement en Europe (Parti communiste italien et parti communiste français), avaient ouvert un large débat, suite aux réflexions d’Antonio Gramsci sur des questions comme « le compromis historique » et « le bloc historique ». Dans des échanges avec l’éminent philosophe Doudou Sine, une grande référence avec Samir Amin sur les questions du marxisme contemporain, j’avais avancé le concept de consensus national. Nos échanges très rugueux, mais d’une bonne tenue scientifique m’avez poussé à écrire un article fortement contesté dans la gauche marxiste sur le thème « Alternative unitaire pour sortir de la crise : le consensus national » repris par les Cahiers du CND 1980-1985 (CND, à la croisée des chemins, pp 22-37). J’opposais à mes contradicteurs cette idée lumineuse de Roger Garaudy « Nous référer à Gramsci, Marx, Lénine ou Mao-Tsé-Toung n’est pas d’en répéter les formules au nom d’une vraie orthodoxie, mais d’en utiliser les méthodes, en faisant pour notre temps et notre pays, ce qu’ils ont fait pour leur pays en leur temps, de prolonger, en les repensant, dans des conditions radicalement nouvelles, leurs analyses, de réfléchir sur leurs expériences avec les transpositions nécessaires.»
Théoriquement le concept de consensus est au confluent de presque l’ensemble des disciplines des sciences sociales qui lui sont consubstantielles : l’économie, la science politique et juridique, la sociologie et l’anthropologie, etc. Son Application au Sénégal  m’avait amené à analyser plusieurs problèmes entrelacés dont les trois plus importants se rapportent à l’organisation sociale, à l’édification d’un système économique performant et compétitif et à l’élaboration d’institutions fortes dont la composante majeure est la nature de l’État qui a été déconstruit par les prétentieuses politiques néolibérales qui ont voulu bâtir un capitalisme sans les capitalistes locaux et sans État providence bienveillant.
Concernant l’organisation sociale, il faut rappeler que le Sénégal modelé et inséré dans l’économie mondiale fortement productiviste, du fait de sa spécialisation régressive dans des productions primaires à faible valeur ajoutée locale, présentait le double handicap de ne pouvoir accélérer la constitution d’un important fonds d’accumulation à l’échelle nationale, et encore moins promouvoir un développement équilibré et autonome.  Contrairement à l’approche sommaire des Institutions Financières Internationales (FMI, BM et autres) menée en termes purement quantitatifs de rétablissements des déséquilibres, d’assainissement et de relance.
Contrairement à cette approche, seule une analyse plus structurelle donc plus approfondie permet de mieux appréhender les crises et les ruptures au niveau de cette économie. Cela commande de remonter à la racine, c’est-à-dire à l’organisation socio-économique qui repose sur les éléments caractéristiques qui suivent : (i)la forte sensibilité de la croissance aux variations de la production et de l’exportation des produits de rente principalement d’origine agricole et minière ; (ii) le système prédateur de prélèvement et d’utilisation insuffisamment productive des ressources tirées de la rente et des apports externes (aide et endettement) ou de l’expansion non maîtrisée de la demande publique et privée ; (iii) la répartition inégale du revenu national au profit d’une hyperconsommation urbaine, publique et privée et l’amorce d’un long et interminable processus d’appauvrissement et de dévitalisation du monde rural ; (iv) ; la vulnérabilité chronique de l’économie à l’égard de variables exogènes comme le climat, les cours mondiaux des matières premières, le taux d’intérêt ;(v) le modèle de consommation entrainant des distorsions entre offre de production et structures de consommation.
En conséquence, cette organisation sociale s’impose de reconfigurer systématiquement le champ de spécialisation pour développer prioritairement les productions pour lesquelles le pays dispose  d’avantages comparatifs ou construits c’est-à-dire un meilleur profil de compétitivité. Les découvertes récentes de ressources minières comme le pétrole, le gaz, le zircon, le fer et les phosphates rendent indispensables cette reconfiguration. D’où l’impératif de développer des politiques économiques et sociales pertinentes pour résorber la pauvreté, le chômage et les diverses précarités.
Concernant l’Économie, quel que soit l’angle d’analyse, les difficultés quasi permanentes de l’économie sénégalaise apparaissent dans le faible volume de création de richesses exprimé par un indicateur de dimension nationale comme la production marchande ou non marchande (PIB), le niveau du revenu national ou per capita ou la dépense nationale. Il faut pour créer des richesses accroitre la croissance. En effet, les quatre facteurs de création des richesses (nécessaires à la croissance) demeurent le travail, le capital, la terre, l’innovation. Sommairement toute production de richesses est fonction des matières premières, de la quantité d’outils dont les bras de l’homme sont armés dans le travail productif et de la matière grise. C’est la combinaison stratégique de ces dotations dans un cadre macroéconomique sain qui fonde les performances économiques et sociales. Certes, ce cadrage macroéconomique est nécessaire, mais il ne suffit pas dans une stratégie visant à exploiter toutes ces opportunités par une véritable économie d’offre qui porte une croissance économique durable au taux le plus élevé possible. Il faut impérativement aiguillonner le potentiel de croissance des différents secteurs par des politiques structurelles judicieuses, efficaces et inscrites dans une bonne trajectoire comme le suppose le Plan Sénégal Emergent. Ces politiques doivent être conduites par un leadership transformel (avec un« État Pro ») disposant de puissants outils de développement (politique budgétaire et monétaire et surveillance de l’endettement, de l’inflation et des institutions fortes de gouvernance économique). La refonte des politiques néolibérales est indispensable pour aller vers une politique de croissance inclusive et équitable avec un puissant socle de protection sociale. Pour y arriver, il faut alors (i) massifier  les investissements dans les secteurs productifs à partir de politiques sectorielles pertinentes ; (ii) élargir les gains de productivité pour rendre l’économie plus compétitive par le développement de trois secteurs transversaux fortement générateurs d’externalités positives devant recevoir des investissements massifs  dans les infrastructures routières, hydrauliques, énergétiques et de la formation des ressources humaines et de la recherche ; (iii) mettre les citoyens au travail, travailler plus, produire plus, gagner plus et promouvoir l’entreprise. Tout le monde désire le développement ; mais ce n’est pas tout le monde qui comprend et accepte les conditions fondamentales du développement. La plus importante de ces conditions est l’ardeur au travail ; (iv) rompre avec l’hyperconsommation des classes moyennes facteur du déficit chronique de la balance commerciale, absence de patriotisme économique est synonyme d’un pays qui travaille pour l’extérieur; (v) élaborer de robustes politiques budgétaires et d’endettement ; et (vii) stimuler l’initiative et les investissements privés, à travers le renforcement des capacités du secteur privé par le financement de l’entreprise, l’unification des organisations patronales la formation professionnelle et l’élargissement des dispositifs institutionnels d’appui.
Cela amène une question : comment alors accélérer la croissance ? C’est que la croissance n’est pas qu’une question « d’ingrédients » qu’il suffirait d’ajouter les uns aux autres comme dans une recette de cuisine. Les politiques sociales et institutionnelles sont tout aussi déterminantes. En outre, les structures d’encadrement créatrices d’externalités positives comme les différentes infrastructures routières, énergétiques, hydrauliques, l’École et la Santé sont à réformer en profondeur et certainement dans la douleur. Il s’impose à toute la classe politique d’avoir des visions claires de politiques macroéconomiques dans une situation d’un double déficit des finances publiques et de la balance commerciale avec une épargne nationale faible en vue de créer de la richesse et de l’emploi.
Concernant les moules institutionnels, sont désignés par le vocal de gouvernance politique qui désigne la compétence institutionnelle consistant à élaborer, mettre en œuvre et assurer le suivi des politiques publiques destinées à exploiter toutes les opportunités en corrigeant  les dysfonctionnements de la société et de l’environnement. La gouvernance doit être impérativement perfectionnée pour mieux fonctionner au bénéfice des populations et des composantes les plus turbulentes. De plus, faut-il le rappeler que la démocratie représentative n’a dû sa stabilité (sur un peu plus d’un siècle) qu’à la confiscation du jeu politique par les élites : notables traditionnels et modernes (cadres intellectuels et administratifs), en somme les professionnels de la représentation politique dualiste. C’est dans ce contexte que les citoyens électeurs des sociétés occidentales sont mobilisés pour militer et voter en se remettant toujours à plus capables, plus savants, plus avisés, plus politiques. Faut-il souligner, du reste, la crise profonde que traversent les démocraties libérales avec la montée à l’échelle mondiale des populismes et des gauches laminées (Raphael Glucksmann et B. Badié). Quand les sociétés ont détruit toutes les structures collectives (partis politiques, syndicats, etc.), les portes de toutes les aventures s’ouvrent (populisme et dictature forte ou douce).
Concernant le secteur social, il soulève des problèmes difficiles et complexes avec l’aggravation du couple chômage-pauvreté. En effet, jamais le monde n’a disposé d’autant de richesses et de techniques et n’a produit autant ; malgré tout jamais l’humanité n’a généré autant d’inégalités et de pauvreté montrant ainsi sa marque socialement duale. Plusieurs approches théoriques de l’État social se confrontent. Pour certains, les institutions sociales ne seraient qu’un vecteur du contrôle social des « classes dangereuses ». Pour l’approche keynésienne, la redistribution des revenus, par l’aide sociale, est source d’efficacité économique (croissance autocentrée par la demande). Toutefois, l’approche qui prévaut, aujourd’hui, est celle des néo-libéraux pour laquelle « l’État-Providence est un obstacle à la régulation par les seuls marchés tant de la production de biens sociaux et médico-sociaux que de la solvabilisation de la demande sociale par les produits assurantiels privés.» (Alain Marchand : Social-libéralisme et état social.). La dissolution des filets traditionnels de protection sociale, les ruptures des solidarités familiales, la restructuration des rapports sociaux (Mathieu, 1990 ; Vidal, 1992) et l’émergence de nouveaux risques sociaux résultant des mutations technologique et de l’emploi, ces éléments commandent de mettre  en urgence la réactivation des politiques sociales et de solidarité (Pr.Moustapha : Mondialisation et politiques sociales : Consultation Régionale sur la Dimension sociale de la mondialisation, à Arusha du 6 au 7 Février 2003).
La question des politiques sociales est d’autant plus alarmante que le processus d’appauvrissement et de précarisation s’accompagne d’un délitement des formes traditionnelles de protection sociale. Dans ce sens, les deux initiatives des autorités sénégalaises que sont la Bourse de Sécurité Familiale (BSF) et la Couverture Maladie Universelle (CMU) au profit des franges de la population les plus pauvres et les plus vulnérables constituent une remarquable avancée sociale. Cependant, ce modèle qui vient du Brésil de Lula soulève de multiples problèmes bien au-delà de ses aspects organisationnels (modicité des allocations et l’utilisation alternative de ressources rares dans un secteur à productivité différée). Au Brésil, l’aggravation des inégalités se serait poursuivie si les réformateurs n’avaient pas en place ces programmes de redistribution en faveur des pauvres avec de meilleurs services publics.
Pour gagner le pari de l’emploi et de la pauvreté, il requiert de réaliser sur une période longue une croissance économique soutenue, équitable et au taux le plus élevé possible. Cela suppose l’édification d’une économie d’offre compétitive et performante. En attendant, que feront ces jeunes ayant entrepris et réussi de brillantes études et qui sont par la suite voués au chômage, sans travail et sans avenir ? Que fera cette jeunesse rurale chassée de la campagne parce que la pauvreté urbaine est plus attrayante que la pauvreté rurale ? Si tout ce monde continue de désespérer, la société finira par exploser.
Relever ces multiples défis appelle une vision à long terme, une grande mobilisation populaire sous la direction d’un leadership politique transformationnel. L’exemple le plus patent vient d’Asie : en 1961, la Corée du Sud avait un niveau économique inférieur à celui de la Côte d’Ivoire et du Sénégal ; vingt ans après, sous le leadership politique transformationnel du Général PARK Chung Hee, la Corée du Sud a atteint un niveau économique proche de celui du Japon. Le paquet essentiel de la Gouvernance politique comprend un ensemble de mesures (ou réformes) ayant pour cibles : la nature de l’État,  la qualité du logiciel mental collectif (ou système de valeurs), l’interventionnisme économique  et les mécanismes de stabilité politique et institutionnelle. Lorsque l’architecte du « miracle » singapourien, Lee Kuan YEW, reçoit une délégation africaine venue s’enquérir des recettes du miracle singapourien, il répond sans ambages : « Une Administration honnête au service de la Nation » et il ajoute : « ce n’est pas de la démocratie dont les pays africains ont le plus besoin, mais d’une Administration honnête.» Plus généralement, comme le note le Rapport de l’OCDE, il est extrêmement important de prendre les bonnes décisions politiques. En effet, les réussites étonnantes de ces dernières décennies sont le fait de pays qui ont pris des décisions politiques appropriées. Les miracles économiques de l’Asie ne sont pas le fruit d’une nouvelle grande invention, de la découverte de ressources naturelles précieuses ou de conquêtes. Ils ont été rendus possibles par des dirigeants qui ont pris de bonnes décisions politiques pour bâtir de redoutables machines économiques qui ont vaincu le sous-développement en une génération.
Ayant formalisé théoriquement le consensus national comme solution à la situation de crise, suite aux Élections Présidentielles de Février 1983, j’avais fait parvenir au Président Abdou Diouf et au ministre d’État Jean Colin un document d’une vingtaine de pages avec trois propositions de mesures  pour sortir des germes d’une guerre civile larvée: (i) la constitution d’un gouvernement de majorité présidentielle (le concept était à l’époque hasardeux mais depuis il a fait du chemin) avec Maître Abdoulaye Wade, (ii) la rénovation du Parti socialiste par la réforme de ses structures directionnelles, la modernisation de son fonctionnement et de son système d’alliance et (iii) une révision constitutionnelle pour réintroduire la primature. Les critiques ont fusé de toute part et curieusement au niveau de l’oligarchie du parti socialiste qui me faisait passer pour le plumier de toutes les oppositions de l’ombre, l’agent de tous les adversaires de notre pays, le déstabilisateur du Président de la République. Les faits étant têtus, la majorité présidentielle a fini par s’imposer, ainsi que le Congrès de Rénovation du Parti et la Révision constitutionnelle ramenant la primature.
Face à l’approfondissement de la crise économique et sociale qui conduit à des politiques de rigueur et d’austérité, il fallait mettre en débat sur l’espace public le consensus national comme voie de sortie des multiples tensions issue de la faillite d’une démocratie concurrentielle.  Il fallait provoquer les élites lors d’un séminaire du CND, sur l’engagement des cadres dans le processus de développement économique et social à Taïba (les 28 et 29 mai 1983). Les débats ont tourné autour d’un article intitulé : L’élite du pouvoir mécanisme de génération et système de promotion. Par-delà le fossé des postures politiques et la profondeur des désaccords sur l’état économique et financier du pays, il nous fallait trouver les conditions nécessaires d’un vaste compromis programmatique de sortie de la crise concertation en passant de l’anathème au dialogue. C’était la seule voie pour lancer la restructuration du système productif et financier, la mobilisation et la mise au travail du pays. La reprise économique en vue devrait contribuer à la résorption ou l’atténuation du poids de la demande sociale de nourriture, de logement, d’éducation et de santé. Le club « Nations et Développement » avait perçu l’importance et l’impérieuse nécessité d’une vaste alliance nationale pour venir à bout des problèmes de notre pays. C’est dans ce cadre que sera organisée « la table ronde historique des forces politiques significatives » pour renforcer les bases de la démocratie et pour lever les défis des années 80. Nous avions introduit à Diourbel (18 novembre 1989) une conférence sur le thème « les cadres et la politique ». Les conclusions de toutes ces rencontres établissent qu’une démocratie stable ne peut fonctionner que si  tous les acteurs du jeu politique ont également un sens élevé de l’État  qu’il s’agisse des politiciens professionnels, des syndicats,  des acteurs du secteur privé, de la société civile,  des journalistes, des  juristes, des artistes, savants, des techniciens et des chercheurs bref, de tous ceux qui exercent une fonction sociale différenciée.
EN CONCLUSION :
S’acheminer vers une démocratie consensuelle pour s’émanciper du mimétisme de la démocratie libérale en crise.
La campagne électorale qui s’ouvre verra sans doute des discours qui oscillent entre, un technocratisme de pacotille consistant à proposer pêle-mêle des équilibres macroéconomiques, la résorption du double déficit de la balance commerciale et des finances publiques, l’instauration de grands projets mirobolants capables d’entrainer un cycle vertueux de croissance accélérée. Il sera exhibé un vaste catalogue d’éléments constitutifs d’un bonheur national brut dans lequel on trouve en désordre le plein emploi, l’éradication de la pauvreté, la fin du chômage surtout des jeunes, la santé pour tous et l’éducation et la réforme du système éducatif et universitaire, l’amélioration du niveau de vie. Toutes ces propositions passeront de manière artistiquement silencieuse sur des questions du comment le faire, à quel coût et qui financera et pour quel impact ?
Marx observait qu’« il faut prendre les choses comme elles sont, c’est-à-dire faire valoir l’intérêt révolutionnaire d’une façon qui corresponde aux conditions nouvelles ». Lorsque les hommes politiques apprendront et méditeront ces mots, lorsqu’ils pourront clairement distinguer ce qui est possible de ce qui ne l’est pas, il y aura moins de médiocrité sur la scène politique sénégalaise et plus de lucidité et de sagesse dans le jeu politique. Ne pas pouvoir le faire c’est manqué de leadership qui pousse à ne jamais savoir nouer une alliance politique.
Cette période de précampagne présidentielle est un moment propice pour émettre des idées et des propositions suffisamment crédibles pour constituer une alternative de gouvernement. Ne nous leurrons pas : dénoncer simplement ne suffit comme réponses définitives et acceptables politiquement, économiquement et socialement. Professeur Moustapha Kassé,  Doyen Honoraire

CHRONIQUE DE WATHIE : Macky, Ça Passe Ou Ça Remplace Khalifa

https://www.walf-groupe.com L’année 2018 tire à sa fin et, pratiquement, aucun Sénégalais ne se fait d’illusion quant aux lugubres perspectives qu’annonce 2019. Par la faute du président SALL, qui a décidé de torpiller les règles qui lui avaient jadis permis d’être magnifiquement élu, le Sénégal caresse la crise et flirte avec le péril. Pourtant, ce n’est pas qu’à la démocratie que Macky SALL a infligé de méchants coups. Karim WADE, Khalifa SALL, Ousmane SONKO, Barthélémy DIAS, Aida NDIONGUE, Imam NDAO…, la liste des victimes de sa justice peut remplir cette page. Et avec tous ces opposants qu’il a malmenés durant ces sept dernières années, le leader de l’APR est à quitte ou double. Réélu, Macky SALL pourrait lorgner un troisième mandat comme le subodorent certains. Mais, battu à la prochaine présidentielle, le leader de l’APR remplirait toutes les conditions pour prendre la place de Khalifa SALL à Rebeuss.

« Macky SALL fait appel à 15 avocats ». Cette phrase a fait, cette semaine, la Une de deux quotidiens et a été utilisée comme titre par de nombreux  sites internet. L’organisateur de l’élection présidentielle du 24 février prochain s’est donc hasardé à recruter un pool d’avocats  pour la prise en « charge de tout contentieux électoral, de requêtes et d’éventuels recours ». Certaines diraient « khalass » ! D’autres demanderont « ki koumou yab » ! On te donne les moyens d’organiser un scrutin transparent, tu vas enrôler des avocats. Si ce n’est pas un aveu, la maladresse n’a pas encore quitté Macky SALL et ses partisans. C’est comme quand Aly NDIAYE « magouille » affirmait qu’il ferait tout son possible pour que son patron rempile à la tête de l’Etat.

Mais, 15 avocats ne suffiront pas à défendre Macky SALL. Ce n’est pas par hasard si ceux-ci ferment la marche de son dispositif déjà bien huilé avec des commandes de véhicules blindés et d’engins anti-émeutes aussi secrètes que multiples. Les manifestants, qui ont déjà gouté au gaz lacrymogène des forces de l’ordre, ont senti que beaucoup d’argent a été investi par le régime pour le rendre encore plus piquant. Et si les populations, qui ne peuvent même pas compter sur les fameux ASP, sont dans l’insécurité au quotidien, le régime s’est doté de moyens à même de rendre leurs complaintes inaudibles. Au mois de février dernier, le président de la République a remis les clefs de nombreux véhicules de patrouille et de transport de troupes et une dizaine d’ambulances médicalisées à la Police et à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Au mois de septembre passé, c’est 65 engins blindés anti-émeutes venant du pays d’Erdogan qui ont été réceptionnés au Port autonome de Dakar. Et il ne s’agit là que des dernières acquisitions dévoilées de Macky SALL. La lutte contre le terrorisme en bandoulière, le fallacieux prétexte qui justifie toutes les forfaitures, il a caporalisé le régime.

Le conflit électoral n’attendra pas la proclamation des résultats du scrutin. Macky SALL le sait mieux que quiconque et se prépare à toute macabre éventualité. La liste définitive des candidats retenus pour briguer le suffrage des Sénégalais n’est même pas encore arrêtée que les voix s’élèvent pour davantage faire dans la dénonciation. Invitée ce dimanche de l’émission Remue-Ménage de la RFM, Amsatou SOW SIDIBE a tiré la sonnette d’alarme. «Il se trouve que le fichier électoral, nous ne l’avons pas eu à temps. Donc nous n’avons pas pu nous fonder sur le bon fichier électoral pour faire le parrainage, là où Benno Bokk Yakaar a eu le bon fichier. Et voilà pourquoi dans cette dictée préparée, on nous fait savoir que Benno Bokk Yakaar et son candidat ont zéro faute. Tout est bon avec eux, et pour les autres, tout est presque mauvais. Donc cela pose problème. Voilà pourquoi nous demandons qu’on s’arrête, qu’on s’asseye autour d’une table avec tous les acteurs pour réorganiser ces élections, qui ne peuvent pas avoir lieu concrètement le 24 février 2019. La date doit être reportée si on veut que le Sénégal reste un havre de paix et demeure dans la stabilité », a-t-elle déclaré. Une méfiance totale des opposants vis-à-vis du Conseil constitutionnel qui a le dernier mot en amont et en aval. Pourtant, les sept « sages » qui se sont jusqu’à présent montrés très reconnaissants n’ont pas fini d’étaler toutes leurs grâces. C’est l’étincelle qu’ils agitent qui risque de mettre le feu aux poudres. La baguette magique qui leur a permis de trier les bonnes signatures des mauvaises en si peu de temps, n’éblouit pas Pape DIOP encore moins Abdoul MBAYE. Et si Khalifa SALL et Karim WADE ont pu passer entre les mailles du filet, c’est que la grande nasse n’est pas encore déployée.

Pour Macky SALL, la donne parait claire. Plus que la hantise de la perte du pouvoir, il n’est pas question qu’un des responsables qu’il a martyrisés lui succède en avril prochain. Les chefs d’accusation qui ont conduit Karim WADE, Khalifa SALL, Aida NDIONGUE et bien d’autres en prison pourraient bien être brandis contre lui.  Ce ne serait que, dans le cadre de la traque aux biens mal acquis, la continuité de l’Etat.Mame Birame WATHIE

LOUGA : Les 30 millions de Macky divisent les marabouts

http://www.rewmi.com Les chefs religieux de la région de Louga sont à couteaux tirés à cause de l’argent que le Président de la République, Macky Sall, leur a offert lors d’une audience. Les marabouts doivent se partager les sous en raison de 10 millions de francs Cfa par département. Selon « Le Témoin », dès que le montant de 30 millions de francs Cfa a été annoncé, le nombre de chefs religieux dans la région a augmenté de façon exponentielle. Et la même source indique que près de 100 bénéficiaires recensés auraient reçu chacun 100 000 francs Cfa. Ce qui a irrité certains membres de familles religieuses qui n’ont pas reçu leur part.

LES POLICIERS RETRAITÉS RECADRENT Cheikhna KEITA

http://www.rewmi.com L’ancien Inspecteur Ndiogou Fall, Alias Colombo, leader de la cellule régionale du Mouvement national des Policiers retraités du Sénégal, a réagi après la sortie du Président Cheikhna Keita. Dans une déclaration relayée par un organe de presse, Cheikhna Keita a pris une position en faveur du candidat de Benno Bokk Yakaar (Bby), Macky Sall, soutenant que ce dernier «ne doit pas être  laissé naviguer seul, car ayant fait des actions sociales améliorant le vécu de cette frange du 3ème âge, elle aussi précarisée». La réaction ne sait pas fait attendre. Et le porte-parole d’occasion, Ndiogou Fall, d’estimer que « la sortie de Cheikhna Keita n’engage que lui». Et d’ajouter : « Notre Mouvement est apolitique et compte des militants d’autres formations politiques». Dans les promesses du Chef de l’Etat, on peut citer la mise à disposition aux flics retraités des camps des gradés dont les sites morcelés pouvaient servir de logements. Il s’agit des camps de Diourbel, de Kaolack, de Tambacounda, de Saint-Louis et de Louga. Une enveloppe d’un milliard de Francs Cfa devant être également être injectée en appui. L’attente commence à être longue. Le Mouvement compte différents grades et d’échelons et de grilles et, compte tenu de la cherté de la vie, ces vieux serviteurs de l’Etat méritent d’être appuyés. Rappelons que le mouvement compte 60 membres.Sidy THIAM

KHALIFA SALL, VIOLENCES POLITIQUES, TRANSHUMANCE : Marcel MENDY fait le point

http://www.rewmi.com Invité de l’émission Grand Oral sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, Marcel Mendy a fait le rétrospective politique de l’année 2018. Journaliste, écrivain et spécialiste de la communication politique, il est revenu sur les procès dits politiques, la violence politique, les dernières élections législatives, la transhumance, entre autres sujets. Morceaux choisis.

 PROCÈS DE KHALIFA SALL

Je dois avouer que c’est une affaire très compliquée, pour ne pas dire complexe. Parce qu’elle intègre à la fois du droit et de la politique. Si on s’en tient strictement au droit, je crois que Khalifa Sall n’a pas nié ce qu’on lui reproche, objectivement parlant. Il s’est fondé sur une pratique qui a précédé sa venue à la tête de la ville de Dakar. Une pratique qui a été confirmée par feu Mamadou Diop lors de son témoignage. Et si je ne m’abuse aussi l’ancien, Maire Pape Diop n’a pas dit autre chose. Mais la loi est la loi, même si elle est dure. Quand on avoue, parce que l’aveu est la reine des preuves comme on dit, il faut s’attendre à ce que la loi s’applique à nous dans toute sa rigueur. Maintenant, la dimension politique, elle découle du fait que Khalifa Sall n’est pas n’importe qui. C’est un maire socialiste qui, par la suite, a eu des ambitions nationales. Peut-être que si Khalifa Sall n’avait pas manifesté des velléités, des ambitions nationales, la question ne se poserait pas. Mais dès l’instant qu’il prétend vouloir prendre la place de Macky Sall, et dès l’instant que Khalifa refuse de rallier, comme dit, à la guerre comme à la guerre. Personnellement, je suis triste pour Khalifa parce que c’est quelqu’un que je respecte beaucoup. Il m’a fait l’honneur d’assister à la cérémonie de dédicace de mon livre sur le cardinal Sarr. Vraiment, je ne lui souhaite pas un tel sort. Je ne suis pas surpris par sa révocation et je ne serai pas surpris si demain sa candidature est invalidée.

VIOLENCE POLITIQUE

Parce que là il y a une logique implacable qui se manifeste. Si vous regardez, depuis son arrestation, la levée de son immunité parlementaire, la vitesse avec laquelle son procès a été conduit,… tout cela contribue à asseoir l’idée à l’opinion que Khalifa Sall n’a pas de chance d’être présent lors de l’élection présidentielle. C’est ma lecture et je peux me tromper. Pour la violence, ce qui se passe actuellement ne me rassure pas quant à la prochaine élection présidentielle. Depuis quelques temps, on assiste à des joutes verbales qui sont enrobées d’insultes et de calomnies. On est en pleine foire d’empoigne et ça n’augure rien de bon. Déjà que les acteurs ne sont pas d’accord avec les conditions d’organisation du scrutin, notamment par rapport au fichier et à la distribution des cartes d’électeur aux primo-votants, mais surtout par rapport à la présence d’Aly Ngouille Ndiaye comme Ministre de l’Intérieur chargé d’organiser le scrutin. Aujourd’hui, ce qui est à l’ordre du jour, c’est le parrainage avec la validation des différentes candidatures. J’avoue que ce qui risque de se passer à la fin du processus, c’est-à-dire à partir du 10 janvier, quand les choses seront claires, ceux qui ne sont pas retenus pourront constituer un peloton pour semer la pagaille, indépendamment des contentieux qui opposent le pouvoir à l’opposition.

2018, UNE ANNÉE DE TRANSHUMANCE

La transhumance est une vieille habitude de nos hommes politiques sénégalais. Il y a eu des départs des membres du Pds vers la mouvance présidentielle, et le cas le plus emblématique c’est Abdoulaye Baldé. Il avait déclaré sa candidature à l’élection présidentielle et il travaillait dans ce sens. Un jour on apprend qu’il a rejoint la mouvance présidentielle, ça ce n’est pas glorifiant pour lui. Ça le dénigre. C’est vrai que beaucoup font allusion à son problème avec la justice, mais il y a aussi des liens de parenté avec le Président de la République. Il y a tout un complexe de facteurs qui l’a poussé à abdiquer, à renoncer à sa candidature et à rejoindre le camp présidentiel. A mon avis, la transhumance a de beaux jours au Sénégal. Vous savez que les gens n’aiment pas trop être dans l’opposition parce c’est des sacrifices, des privations, des difficultés et quand on est dans les affaires, on n’a pas de marché… Puisque c’est le parti au pouvoir qui est dispensateur de privilèges, de prébendes, de faveurs, les gens ont tendance à retourner leurs vestes. C’est la raison pour laquelle je ne suis pas aussi surpris par la transhumance de Souleymane Ndéné Ndiaye. Il revendique son amitié avec le Président Sall et ils sont tous des fils de Wade. Pour Moussa Sy, il sait que les carottes étaient cuites pour Khalifa Sall, il a fait le calcul et il s’est dit qu’il a beaucoup à gagner s’il rejoint la mouvance présidentielle que de continuer à se battre aux côtés de Khalifa Sall. Toutefois, c’est quelqu’un qui a beaucoup d’estime pour Khalifa Sall.

LÉGISLATIVES MOUVEMENTÉES

Ce que j’ai constaté, c’est la division de l’opposition. Au départ il y avait une tendance unificatrice. Tout le monde espérait qu’ils allaient se fédérer autour d’une seule liste mais, à la dernière seconde, les ego ont dominé et le résultat, c’est que cette alliance qui était en gestation est morte de sa belle mort. Résultats des courses ? Ils ont eu les résultats qu’ils ont eus et la mouvance présidentielle a gagné. S’ils avaient gardé la dynamique unitaire, ils auraient pu faire mal. Mais le Gouvernement a été beaucoup plus subtil. L’opposition a perdu parce qu’il y a un problème d’égo. Personne ne veut être derrière l’autre. Pourtant, s’ils avaient gagné, ils pouvaient imposer une cohabitation au régime actuel. Par ailleurs, je pense que ce parrainage est un bon filtre. Non sans oublier la fameuse caution de 30 millions. Maintenant, ce que je regrette, c’est la manière avec laquelle le parrainage a été imposé. Le Gouvernement aurait pu dialoguer avec les autres partis pour discuter sur les modalités pratiques de cette disposition. Malheureusement, ce consensus n’a pas prévalu et l’Assemblée a voté cette loi. Les législatives ont également vu l’apparition de Sonko. C’est quelqu’un qui ira très loin parce qu’il est structuré et il tient un discours documenté. Scientifiquement, il est difficile à contredire, c’est pourquoi c’est des insultes et des quolibets qui s’en suivent. J’invite les tenants du pouvoir à faire très attention au phénomène Sonko.Cheikh Moussa SARR

Ibrahima SALL : « Ces Santhianes qui vont faire gagner Macky Sall à Touba et à Mbacké…»

https://senego.com Le Model, ce week-end à Mbacké, a organisé un meeting de soutien au président Macky devant une affluence monstre provenant pour une large part des Santhianes.

Le président du Model a d’emblée magnifié le soutien de Serigne Abdou Bakhé Mbacké de Darousalam qui a assisté au meeting et le travail de son représentant, Serigne Alioune Diouf, dans les nouveaux quartiers appelés communément ‘’Santhiane’’. Son travail de fourmi, souligne Ibrahima Sall, sera transmis au président Macky Sall pour lui montrer l’utilité du Model dans le pays.

Le président de Model, natif de Mbacké-Baol, la ville de Serine Touba, d’exhorter les populations à « se remettre au travail, à soutenir le Model représenté sur toute l’étendue du territoire. Les mobilisations observées à Saint-Louis, Bignona, Darou Mousty, Mbacké etc. démontrent que le Model est dans tous les cœurs. Donc, travaillez derrière mon représentant à Mbacké, Serigne Alioune Diouf, pour des lendemains meilleurs ».

submergé par les vagues déferlantes des militants, le DG de la Sicap, aux anges, de balancer ceci:

« ce les Santhianes qui peuvent faire gagner Macky Sall à Touba et à Mbacké. Alors, je m’engage à être à vos côtés, parce que d’abord, je suis un talibé de Serine Touba, un petit fils de Serigne Touba, un militant de Mbacké-Baol, un habitant des Santhianes. Accordez-moi votre confiance, accordez votre confiance au chef de l’Etat, le président Macky Sall, pour qu’ensemble, nous puissions vous apporter un avenir meilleur. Je compte sur Serigne Alioune Diouf, sur Serigne Mbakhé Mbacké pour que le travail continue ».

Serigne Aliou Diouf, à l’origine de cette mobilisation, dit être dans le même dynamisme avec le Model derrière le président Ibrahima Sall pour que Touba-Mbacké donne un 2e mandant au président Macky Sall.

Lui succédant au micro, Serigne Mbacké Ndiaye du Rassemblement pour la pérennisation du libéralisme (Rappel), de souligner que Ibrahima Sall est « un modèle dans ce qu’il fait. En 2012, en tant que ministre de l’Education, il a redressé la situation, en sauvant l’année scolaire. Le Sénégal va gagner toutes les batailles futures avec Macky Sall, le digne continuateur du libéralisme ». Par Mangoné KA

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