MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT MACKY SALL A L’OCCASION DU NOUVEL AN | 31 décembre 2018

MA REVUE DE PRESSE SOUHAITE À SES LECTEURS UNE BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2019

MESSAGE A LA NATION  DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT MACKY SALL A L’OCCASION DU NOUVEL AN 31 décembre 2018

Mes chers compatriotes,

Je suis heureux de m’adresser à vous pour vous présenter mes vœux au seuil de ce nouvel an.

J’associe mes prières aux vôtres pour le repos de l’âme de nos chers disparus et le prompt rétablissement de nos malades.

J’ai une pensée affectueuse pour tous ceux et toutes celles qui sont dans le besoin. Ils méritent notre soutien.

A vous, chers compatriotes de la diaspora, je réitère ma gratitude au nom de la Nation pour votre participation exemplaire à nos efforts de développement et de solidarité.

Je salue et encourage nos Forces de défense et de sécurité, engagées au service de la nation et de la paix dans le monde.

Mes chers compatriotes

En cette veille de l’année 2019, qui ouvre aussi la phase 2 du Plan Sénégal Emergent, il sied de vous entretenir de l’état de la nation par un aperçu du chemin parcouru pour l’équité territoriale et la justice sociale.

Ensemble, nous avons travaillé. Ensemble nous avons progressé.

En 2012, notre situation économique était marquée par une croissance faible et erratique de 1,7% ; et un déficit budgétaire de plus de 6,7% du PIB.

La fourniture d’électricité s’était dégradée à un niveau sans précédent, affectant gravement les ménages et les entreprises, au point de provoquer des émeutes et de compromettre toute possibilité de croissance.

Devant cette impasse, nous avons lancé en février 2014, le Plan Sénégal Emergent, pour la transformation structurelle de notre économie, la promotion du développement solidaire et inclusif, et le raffermissement de l’Etat de droit, dans la paix et la sécurité.

Sur ce dernier volet, je me réjouis de la dynamique de paix retrouvée en région naturelle de Casamance. Pour soutenir et consolider cette dynamique, j’ai pris des mesures d’accompagnement, dont l’initiative Pôle de Développement de la Casamance, le Programme de désenclavement aérien, maritime et terrestre, ainsi que le statut de Zone touristique spéciale d’intérêt national.

Je remercie à nouveau toutes les bonnes volontés engagées dans la réconciliation et le retour définitif de la paix qui demeure l’aspiration partagée de tout notre peuple.

Au plan économique, nos performances sont à présent appréciables, avec un taux de croissance de 7,2%, en fin 2017 et une moyenne annuelle de 6,6% depuis le lancement du PSE.

Notre taux d’endettement se situe actuellement à 47,7% de notre PIB, et reste largement en dessous de la norme communautaire de l’UEMOA fixée à 70%.

La réussite de la première phase et le succès éclatant du lancement de la Phase II du PSE confirment que nous sommes sur la bonne voie ; par nos propres efforts, et par l’engagement unanime de nos partenaires publics et privés à nos côtés.

Cette confiance renouvelée, mes chers compatriotes, est à notre crédit collectif. Nos partenaires nous font confiance parce que notre pays est crédible au plan politique ;notre vision de développement économique et sociale est cohérente notre diplomatie est respectée, et nos amitiés sont solides à travers le monde.

Pour ma part, depuis 2012, je me suis évertué à rester à votre écoute et à votre service, toujours dans le temps utile, le temps de l’action qui, seule, produit des résultats.

Nous avons ainsi achevé un vaste programme de 43 projets d’infrastructures routières, sur un linéaire de 1 762 km.

D’autres chantiers routiers se poursuivent sur la dorsale de l’île à Morphile et les axes :

➢       Ndioum-Ourossogui-Bakel-Kidira-Goudiry-Tambacounda ;

➢       Kédougou-Salémata ;

➢       Dialocoto-Mako ;

➢       et Dabo-Fafacourou-Médina Yoro Foulah-Pata-Kolda.

Avec la mise en service de l’autoroute Ila Touba, notre patrimoine autoroutier est passé de 32 km, en 2011, à 221 km aujourd’hui.

En janvier, je procèderai à l’inauguration de la 2ème section de la VDN et des tronçons autoroutiers AIBD-Thiès et AIBD-Mbour, qui seront suivis du lancement du projet d’autorouteMbour-Fatick-Kaolack.

Grâce à nos réalisations, notre réseau routier est aujourd’hui l’un des plus denses en Afrique.

Dans les zones urbaines, le Programme de Modernisation des Villes, PROMOVILLES, couvre à ce jour 32 cités, avec 168 km de routes bitumées, ainsi que des réseaux d’éclairage public, d’assainissement et d’infrastructures sociales.

En milieu rural, plus de 4 000 km de pistes ont été réalisés à travers le Programme d’Urgence de Développement communautaire -PUDC-, l’initiative Pôle de Développement de la Casamance -PPDC-, le Programme national de Développement local et le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers -PUMA-.

Avec 13 ponts déjà construits, nous avons sorti plusieurs localités de l’isolement. D’autres ponts sont en construction à Foundiougne, Marsassoum, Fanaye, Wendou Bosséabé et Ganguel Souleh.

Je me réjouis, également, de l’inauguration, ce 21 janvier, avec mon homologue gambien, du pont sur le Fleuve GambieCet ouvrage mettra fin à la longue et pénible traverséedu fleuve, et contribuera au désenclavement des régions méridionales du pays.

De plus, je suis heureux d’annoncer la réception, ce 14 janvier, du chantier du Train Express Régional, d’une capacité de transport de 115 000 passagers par jour.

Cette révolution majeure dans notre système de transport public illustre nos aspirations au progrès et au mieux-être. Les Sénégalais méritent bien de voyager dans les meilleures conditions de ponctualité, de sécurité et de confort. Voilà tout le sens du TER, qui sera jumelé à un système de Bus Transit Rapide et prolongé jusqu’à l’aéroport international Blaise Diagne.

Le transport aérien s’inscrit dans la même dynamique. Après le lancement, le 21 décembre dernier, des travaux de reconstruction complète de 5 aéroports régionaux, notre compagnie nationale, Air Sénégal, recevra, ce 31 janvier, à l’aéroport international Blaise Diagne, le premier de ses deux gros porteurs de dernière génération, Airbus 330-900 NEO.

Si nous déployons autant d’efforts sur les infrastructures, c’est que jamais un pays ne peut se développer sans infrastructures.

Les infrastructures décloisonnent et valorisent nos terroirs, favorisent la libre circulation des personnes et des biens, renforcent l’intégration et la cohésion nationales. Elles nous font ainsi gagner du temps et en productivité tout en constituant un patrimoine pour les générations futures.

Il en est de même du secteur de l’énergie, dont nous avons plus que doublé la production. Nous passons ainsi de 500 MW en 2012 à 1 141 MW en 2018. Il faut y ajouter, à très court terme, deux projets de 60 MW en solaire et 150 MW en éolienne.

Avec plus de 3 000 km de lignes de transport installées, notre réseau électrique, modernisé et densifié, est désormais mis à niveau.

Ainsi, nous avons mis fin aux pénibles désagréments des délestages. De 950 heures de coupures cumulées en 2011, à 24 heures cumulées pour l’année 2018, nous ressentons dans nos ménages et nos entreprises les résultats de notre politique dans ce secteur clé de notre développement.

En outre, avec l’électrification de 2 329 villages, plus de 3 300 000 de nos compatriotes ont pu accéder à l’électricité depuis 2012. Je lancerai très prochainement un nouveau chantier d’électrification de 300 villages.

Avec le projet majeur MCC de 600 millions de dollars, entièrement dédié à l’énergie, et l’exploitation prochaine de nos ressources gazières et pétrolières, l’accès universel à l’électricité, à des coûts encore plus abordables, est désormais possible avant l’échéance de 2025.

Sur le volet hydraulique, la construction du grand chantier Keur Momar Sarr 3 se poursuit. Les travaux du projet phare de dessalement de l’eau de mer situé aux Mamelles démarreront en début 2019.

Une fois mises en service en 2020, ces deux infrastructures produiront 300.000 m3 par jour, et résoudront les besoins en eau du triangle Dakar – Thiès – Mbour.

En plus de 21.000 branchements sociaux, d’autres villes, notamment Kaolack, Fatick, Koungheul, Diourbel et Ziguinchor bénéficieront aussi de capacités additionnelles.

En milieu rural, nous avons réalisé 683 forages multi villages depuis 2012.

Aujourd’hui, le taux d’accès à l’eau potable s’établit à 98% en milieu urbain et à 91% en milieu rural.

Nous atteindrons l’accès universel avec l’achèvement des projets en cours et l’exécution de la 2e phase du PUDC en 2022.

En matière de capacités productives, le secteur de la pêche, qui occupe plus de 600 000 acteurs, contribue fortement à nourrir la nation et à générer des recettes d’exportation. Nous poursuivons nos efforts par :

➢                         la construction de nouveaux quais de pêche à Mboro, Fass Boy, Rufisque,  Foundiougne, Elinking, Kaffountine, Cap Skiring, Niaguiss, Diogué, Bignona, Ziguinchor et  Ndangane Sambou ;

➢                         l’installation, début 2019, d’une unité de fabrique de pirogues en fibre de verre, en remplacement progressif des pirogues en bois ;

➢                         la subvention d’un million de franc CFA par moteur de pirogue ;

➢                         un nouveau Programme d’acquisition de 19 complexes et 76 camions frigorifiques ;

➢                         la subvention annuelle de 20 000 gilets de pêcheurs ;

➢                         l’extension de la phase pilote du projet de géolocalisation, pour sécuriser la pêche artisanale en facilitant le sauvetage en mer.

Mes chers compatriotes,

L’agriculture reste un secteur vital de notre développement. Nous y avons consacré d’importants investissements pour l’augmentation des superficies emblavées, la maîtrise de l’eau, la création de Domaines agricoles communautaires pour les jeunes, la subvention des matériels et intrants agricoles, l’amélioration de la qualité des semences et la diversification des filières.

Avec la modernisation progressive du secteur, toutes nos productions agricoles sont en hausse, et plusieurs filières affichent des niveaux jamais atteints depuis l’indépendance.

Pour la présente campagne, malgré un début d’hivernage déficitaire, des mesures palliatives ont permis des résultats satisfaisants, y compris pour le riz, avec 1 132 795 tonnes.

Il en est de même de la production horticole et arachidière, établie cette année à 1 432 000 tonnes.

C’est dire que l’autosuffisance alimentaire en produits agricoles de base est désormais à notre portée.

En soutien à l’élevage, qui participe également à nos efforts de sécurité alimentaire, les dotations budgétaires ont augmenté de 160% entre le budget de 2012 et celui de 2019.

Entre autres réalisations, je peux citer :

➢       la clôture entière du ranch Djibo Leyti Ka de Dolly, sur 125 km avec des ouvrages hydrauliques et électriques, ainsi que des pistes ;

➢       la création d’un Fonds de résilience aux aléas, directement géré par les éleveurs, pour faire face aux périodes de soudure ;

➢       le soutien aux éleveurs sinistrés au dernier hivernage ;

➢       la promotion de l’insémination artificielle pour l’amélioration génétique du cheptel ;

➢       et le renforcement du programme de vaccination contre des maladies dévastatrices.

Mes chers compatriotes,

L’éducation et la formation continuent de rester au cœur de nos priorités. Chaque enfant de ce pays, quelles que soient ses origines sociales, doit avoir la chance d’aller à l’école, d’être utile à lui-même, à sa communauté et à la nation.

C’est pourquoi nos investissements dans l’éducation ont évolué de 310 milliards en 2011 à 477 milliards pour le budget 2019.

Nous avons élargi et mis à niveau la carte scolaire par la construction et la réhabilitation de plus de 10 000 salles de classe, 340 écoles élémentaires, 203 Collèges, 36 lycées, 185daaras et 20 blocs scientifiques et technologiques, entre autres infrastructures.

Le projet Zéro abri provisoire se poursuit, afin que tous nos enfants étudient dans des conditions dignes.

Ces dernières années, plus de 800 000 enfants ont pu rejoindre les chemins du savoir. Et grâce à nos progrès dans la scolarisation et le maintien des filles à l’école, nous avons atteint la parité filles-garçons du préscolaire au baccalauréat.

Je me réjouis de cette avancée majeure de notre système éducatif, parce que je suis très attaché à l’égalité des chances filles-garçons.

Je rends hommage, à cette occasion, à tous les enseignants de notre pays. Puisque l’enseignant est le premier intrant pédagogique, j’ai institué le Grand Prix du Chef de l’Etat pour l’Enseignant afin que la nation honore chaque année nos meilleurs enseignants.

Nos efforts ont également porté sur l’enseignement supérieur, avec des avancées sociales significatives dont :

➢       la résolution du dossier de la retraite des enseignants et la livraison de résidences à DakarBambey et Ziguinchor ;

➢       le doublement de la capacité d’hébergement des étudiants à l’Université Cheikh Anta Diop ;

➢       la revalorisation du taux mensuel des bourses d’étudiants et la baisse du prix de la restauration dans les universités publiques ;

➢       et enfin le démarrage d’un nouveau projet de constructions d’hébergements, de restaurants, de centres médicaux et de terrains de sport pour Thiès, Bambey, Ziguinchor, Kaolack, Fatick et Kaffrine.

Enfin, la carte de l’Enseignement supérieur, longtemps limitée à cinq régions, couvre désormais douze de nos quatorze régions.

Mais au-delà des importants investissements dans le système éducatif, il nous faut davantage promouvoir l’apprentissage aux métiers par une formation professionnelle et technique qui prépare mieux à l’emploi et à l’auto emploi.

C’est l’objet du Projet Formation-Ecole-Entreprise -PF2E- dont j’ai lancé la phase pilote en mars dernier, pour un financement de 5 milliards destiné à 25 000 jeunes.

Dans le même esprit, la Délégation à l’Entreprenariat Rapide des femmes et des jeunes soutient des porteurs de projets ne pouvant pas accéder au crédit bancaire.

Par souci d’équité territoriale, elle déploie ses activités dans toutes les régions et a déjà financé plus de 53 000 bénéficiaires.

Nous développerons ainsi l’auto-emploi, terreau fertile de l’économie sociale et solidaire, dont les résultats viendront renforcer, pour nos femmes et notre jeunesse, nos importants acquis en matière d’inclusion sociale par l’économique.

En effet, depuis 2012, l’administration publique et notre vaillant secteur privé ont su créer, en net, c’est-à-dire créations moins destructions d’emplois, plus de 491 000 emplois, hors secteur agricole et hors secteur informel.

Au fil des années, nos efforts de développement inclusif et de protection sociale se sont aussi amplifiés, avec la revalorisation des pensions de retraite de nos séniors, la baisse de l’impôt sur les salaires, des prix du loyer et des tarifs de l’électricité.

Nous avons mis en place des initiatives et programmes novateurs, comme le PUDC, le PUMA, les Bourses de Sécurité familiale, la Couverture Maladie Universelle, la gratuité de la dialyse, de la césarienne et des soins pour les enfants de moins de cinq ans ainsi que les Cartes d’égalité des chances pour les personnes vivant avec un handicap.

J’ai aussi à cœur de résoudre la situation désespérée des 6 000 compatriotes, dont plusieurs de la diaspora, ruinés par la malheureuse opération immobilière de Tivaouane Peul, dans laquelle ils avaient investi, il y a une décennie, des années d’économies durement acquises.

A cet effet, j’ai demandé au Gouvernement de me soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions pour l’attribution de parcelles aux victimes de ce projet avorté.

Aujourd’hui, mes chers compatriotes, nos progrès sur la voie de la croissance et du développement inclusif et solidaire attestent que l’état de notre nation est satisfaisant.

C’est le fruit de notre labeur collectif.

Dans nos villes comme dans nos campagnes, au bureau comme à l’usinechacun de nous apporte sa pierre à l’édification du Sénégal de nos rêves.

Ce soir, je veux vous dire ma fierté d’appartenir à ce Sénégal qui travaille et relève les défis pour un destin de paix, de liberté et de prospérité.

Je veux remercier chacun de vous pour sa contribution à l’œuvre de développement national.

En même temps, nous devons rester mobilisés ; car nous avons encore des déficits à combler et des besoins à satisfaire sur le chemin de l’émergence.

Voilà notre défi collectif.

Et voilà ce qui me motive à rester dans le temps utile, le temps de l’action, à votre écoute et à votre service, pour continuer à impulser notre développement solidaire et inclusif, dans l’équité territoriale et la justice sociale.

Je veux que notre Nation reste debout, toujours active et enthousiaste pour faire de notre cher Sénégal un endroit où nos enfants trouveront toutes les opportunités pour vivre dignement et décemment.

A cette fin, je développerais cinq initiatives majeures, dans la séquence de la seconde phase du Plan Sénégal Emergent.

Ma première initiative, je la dédie naturellement à la Jeunesse sénégalaise. Notre nation est en effet très jeune, avec 44% de nos compatriotes qui ont moins de 15 ans. L’éducation et la formation professionnelle comme axes de progrès pour promouvoir davantage l’employabilité des jeunes ; la santé, le sport, les arts et la culture ainsi que la citoyenneté comme facteurs d’inclusion sociale ; seront autant de leviers prioritaires de l’action publique.

La deuxième initiative majeure que je compte lancer porte sur l’économie sociale et solidaire, pour compléter les services financiers déjà offerts par la DER (la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide), par un nouveau package de services non-financiers incluant la formation et l’encadrement des bénéficiaires, afin que les demandeurs d’emplois d’aujourd’hui soient les créateurs d’emplois de demain.

Ma troisième initiative nous prépare davantage aux défis de la société du futur, car elle consacre une grande priorité à l’économie numérique inclusive. Sur le temps du PSE, le Sénégal de nos rêves est un Sénégal numérique et qui innove, suffisamment préparé pour davantage donner que recevoir au banquet de l’universel.

La quatrième initiative que je souhaite réaliser à travers « le PSE vert », nous prépare à la transition agro-écologique en tant que pays sahélien. C’est au prix de la régénération et de la protection de notre patrimoine forestier que nous préserverons les intérêts vitaux des générations futures.

Enfin, ma cinquième initiative concerne l’industrialisation, clé de la transformation structurelle, économique et sociale que nous portons à travers le PSE.

Ces cinq initiatives majeures seront complétées sur la même séquence 2019-2024, par trois programmes sectoriels à l’échelle nationale. Il s’agit du Programme zéro bidonville, du Programme zéro déchet et du Programme villes créatives qui replace les industries culturelles au cœur de la Cité.

Mes chers compatriotes,

Le 24 février prochain, nous irons aux urnes pour l’élection présidentielle.

Le Gouvernement s’y prépare activement pour la tenue d’un scrutin paisible, libre et transparent, à la hauteur de notre tradition de démocratie majeure et apaisée.

J’ai pleinement confiance dans notre capacité collective d’entretenir cet héritage de notre histoire.

Au demeurant, et notre devise nous le rappelle, ce qui nous unit est bien plus fort que nos différences.

Ce qui nous unit, c’est notre foi dans cette nation sénégalaise qui nous rassemble et nous protège ; cette nation faite de tous ces regards qui se croisent, de toutes ces forces qui se conjuguent, de toutes ces cohabitations pacifiques et conviviales, de toutes ces parentés qui s’harmonisent et portent notre élan vers notre destin commun.

Voilà ce qui nous engage à cultiver la paix et soigner le vivre ensemble hérité de nos ancêtres, pour notre propre bonheur et pour le bonheur des générations futures.

Dans cet esprit, mes chers compatriotes, je vous exprime, à tous et à toutes, mes pensées affectueuses.

J’adresse à chacun de vous mes meilleurs vœux de bonne santé, de bien-être et de réussite, dans un Sénégal en paix, uni et fort, prospère et solidaire ; un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous.  Deweneti et Bonsoir !

MACKY SALL : « NOUS AVONS RÉALISÉ DES PERFORMANCES ÉCONOMIQUES APPRÉCIABLES » »

Dakar, 31 déc (APS) – Le président de la République Macky Sall a salué lundi dans son message de nouvel an les performances ‘’appréciables’’ du Sénégal en matière économiques, lesquelles se caractérisent par ‘’un taux de croissance de 7,2%, en fin 2017 et une moyenne annuelle de 6,6% depuis le lancement du PSE’’, le Plan Sénégal émergent. 

’’Au plan économique, nos performances sont à présent appréciables, avec un taux de croissance de 7,2%, en fin 2017 et une moyenne annuelle de 6,6% depuis le lancement du PSE’’, a-t-il déclaré dans son discours radiotélévisié.

Dans le même temps, le taux d’endettement du Sénégal ‘’se situe actuellement à 47,7% de notre PIB, et reste largement en dessous de la norme communautaire de l’UEMOA fixée à 70%’’, a souligné Macky Sall.

Il rappelé qu’en 2012, au moment de son accession à la magistrature suprême, ‘’notre situation économique était marquée par une croissance faible et erratique de 1,7% ; et un déficit budgétaire de plus de 6,7% du PIB’’.

S’y ajoute que la fourniture d’électricité ‘’s’était dégradée à un niveau sans précédent, affectant gravement les ménages et les entreprises, au point de provoquer des émeutes et de compromettre toute possibilité de croissance’’.

’’Devant cette impasse, nous avons lancé en février 2014, le Plan Sénégal émergent, pour la transformation structurelle de notre économie, la promotion du développement solidaire et inclusif, et le raffermissement de l’Etat de droit, dans la paix et la sécurité’’, a signalé le chef de l’Etat.

Selon lui, la réussite de la première phase et ‘’le succès éclatant du lancement de la Phase II du PSE confirment que nous sommes sur la bonne voie ; par nos propres efforts, et par l’engagement unanime de nos partenaires publics et privés à nos côtés’’.

’’Cette confiance renouvelée, mes chers compatriotes, est à notre crédit collectif. Nos partenaires nous font confiance parce que notre pays est crédible au plan politique ; notre vision de développement économique et sociale est cohérente ; notre diplomatie est respectée, et nos amitiés sont solides à travers le monde’’, s’est félicité Macky Sall.

Il dit s’être pour sa part ‘’évertué à rester’’ à l’écoute et au service des Sénégalais depuis 2012, ‘’toujours dans le temps utile, le temps de l’action qui, seule, produit des résultats’’.BK/OID

1762 KILOMÈTRES DE ROUTES RÉALISÉS EN SEPT ANS (MACKY SALL)

Dakar, 31 jan (APS) – Au total, 43 projets d’infrastructures routières ont permis de réaliser un linéaire de 1762 kilomètres en sept ans au Sénégal, a affirmé lundi le chef de l’Etat lors de son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an.
’’Nous avons ainsi achevé un vaste programme de 43 projets d’infrastructures routières, sur un linéaire de 1 762 Kilomètres’’, a-t-il notamment indiqué, non sans faire part de la poursuite de la mise en œuvre d’autres chantiers au Nord et à l’Est du Sénégal.
Macky Sall a notamment cité les chantiers routiers sur la dorsale de lÎle à Morphil et les axes Ndioum-Ourossogui-Bakel-Kidira-Goudiry et Tambacounda, le tronçon reliant Kédougou à Dialocoto-Mako en passant par Salémata ainsi que l’axe reliant Dabo à Kolda via Fafacourou, Médina Yoro Foulah et Pata.
Selon le chef de l’Etat, la mise en service de l’autoroute Ila Touba, a fait croître le patrimoine routier du Sénégal, lequel est passé de 32 kilomètres en 2011, à 221 kilomètres en 2018.AKS/OID/BK

4000 KM DE PISTES RÉALISÉS EN MILIEU RURAL DEPUIS 2012, SELON MACKY SALL

Dakar, 31 déc (APS) – Plus de 4000 kilomètres de pistes ont été réalisés dans le milieu rural à la faveur de la mise en œuvre à partir de 2012, de plusieurs projets d’infrastructures routières au Sénégal, a fait savoir lundi le chef de l’Etat Macky Sall dans son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an.

« En milieu rural, plus de 4 000 km de pistes ont été réalisés à travers le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), l’initiative Pôle de développement de la Casamance (PPDC), le Programme national de développement local et le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA) », a notamment listé le président Sall.
Selon le chef de l’Etat, quelque 13 ponts déjà construits, alors que plusieurs localités ont été sortis de l’isolement. « D’autres ponts sont en construction à Foundiougne, Marsassoum, Fanaye, Wendou Bosséabé et Ganguel Souleh », a ajouté Macky Sall.
« Dans les zones urbaines, le Programme de modernisation des villes, PROMOVILLES, couvre à ce jour 32 cités, avec 168 km de routes bitumées, ainsi que des réseaux d’éclairage public, d’assainissement et d’infrastructures sociales », a-t-il fait valoir.
Le président de la République a par ailleurs salué les efforts consentis par son gouvernement dans le développement du transport aérien, lequel s’inscrit, selon lui, dans la même dynamique de renforcement des infrastructures au niveau national.
« Après le lancement, le 21 décembre dernier, des travaux de reconstruction complète de 5 aéroports régionaux, notre compagnie nationale, Air Sénégal, recevra, ce 31 janvier, à l’aéroport international Blaise Diagne, le premier de ses deux gros porteurs de dernière génération, Airbus 330-900 NEO », a-t-il ainsi rappelé.

« Si nous déployons autant d’efforts sur les infrastructures, c’est que jamais un pays ne peut se développer sans infrastructures », a fait valoir le chef de l’Etat non sans souligner que les infrastructures devaient favoriser le décloisonnement tout en valorisant les territoires et faciliter la libre circulation des personnes et des biens.AKS/BK

 LA PRODUCTION ÉNERGÉTIQUE A AUGMENTÉ DE 641 MW EN SIX ANS (MACKY SALL)

Dakar, 31 déc (APS) – La production énergétique est passée de 500 MW en 2012 à 1 141 MW en 2018, soit 641 MW en six ans, a déclaré le président de la République, Macky Sall dans son message à la Nation à l’occasion du nouvel an.

 Faisant le bilan de ses réalisations dans le secteur de l’énergie, le président Sall a déclaré : « Nous avons plus que doublé la production. Nous passons ainsi de 500 MW en 2012 à 1 141 MW en 2018 ».

 « Il faut y ajouter, à très court terme, deux projets de 60 MW en solaire et 150 MW en éolienne », a dit Macky Sall.

 le chef de l’Etat, « avec plus de 3 000 km de lignes de transport installées, notre réseau électrique, modernisé et densifié, est désormais mis à niveau ».

« Ainsi, nous avons mis fin aux pénibles désagréments des délestages. De 950 heures de coupures cumulées en 2011, à 24 heures cumulées pour l’année 2018, nous ressentons dans nos ménages et nos entreprises les résultats de notre politique dans ce secteur clé de notre développement », a-t-il salué.

En outre, a-t-il encore souligné, « avec l’électrification de 2 329 villages, plus de 3 300 000 de nos compatriotes ont pu accéder à l’électricité depuis 2012’’.
Le président Sall a par ailleurs annoncé qu’il va lancer ‘’très prochainement un nouveau chantier d’électrification de 300 villages ».

« Avec le projet majeur MCC de 600 millions de dollars, entièrement dédié à l’énergie, et l’exploitation prochaine de nos ressources gazières et pétrolières, l’accès universel à l’électricité, à des coûts encore plus abordables, est désormais possible avant l’échéance de 2025 », a assuré Macky Sall.ASB/OID

L’AGRICULTURE RESTE UN « SECTEUR VITAL », SELON MACKY SALL

Dakar, 31 déc (APS) – L’agriculture demeure « un secteur vital » dans le développement du Sénégal, a souligné lundi, le chef de l’Etat, Macky Sall, dans son message à la nation à l’occasion du nouvel an, faisant état d’importants investissements consentis dans ce secteur.

 « L’agriculture reste un secteur vital de notre développement. Nous y avons consacré d’importants investissements pour l’augmentation des superficies emblavées, la maîtrise de l’eau, la mise en œuvre des Domaines agricoles communautaires pour les jeunes, la subvention des matériels et intrants agricoles, l’amélioration de la qualité des semences et la diversification des filières », a notamment dit Macky Sall.

Le chef de l’Etat a relevé que grâce à la modernisation progressive du secteur, « toutes nos productions agricoles sont en hausse, et plusieurs filières affichent des niveaux jamais atteints depuis l’indépendance ».

 Pour la campagne 2018, Macky Sall a souligné que malgré un début d’hivernage déficitaire, « des mesures palliatives ont permis des résultats satisfaisants, y compris pour le riz, avec 1 132 795 tonnes ».

La production horticole et arachidière est établie cette année à 1 432 000 tonnes, a-t-il indiqué, estimant que « l’autosuffisance alimentaire en produits agricoles de base est désormais à notre portée ».

Le président de la République a ajouté qu’en soutien à l’élevage, qui participe également à nos efforts de sécurité alimentaire, « les dotations budgétaires ont augmenté de 160% entre le budget de 2012 et celui de 2019 ».

Parmi les réalisations, il a cité la clôture entière du ranch Djibo Leyti Ka de Dolly, sur 125 km avec des ouvrages hydrauliques et électriques ainsi que des pistes, la création d’un Fonds de résilience aux aléas, directement géré par les éleveurs, pour faire face aux périodes de soudure.

A cela s’ajoutent aussi le soutien aux éleveurs sinistrés au dernier hivernage, la promotion de l’insémination artificielle pour l’amélioration génétique du cheptel et le renforcement du programme de vaccination contre des maladies dévastatrices.OID/ASB/BK

 LES TRAVAUX D’UNE USINE DE DÉSSALEMENT D’EAU DE MER LANCÉS DÉBUT JANVIER (MACKY SALL)

Dakar, 31 déc (APS) – Le président de la République, Macky Sall a annoncé lundi le démarrage début 2019 des travaux de construction d’une usine de déssalement d’eau de mer à hauteur des Mamelles, à Dakar.
« Sur le volet hydraulique, la construction du grand chantier Keur Momar Sarr 3 se poursuit. Les travaux du projet phare de dessalement de l’eau de mer situé aux Mamelles démarreront en début 2019 », a-t-il déclaré dans son message du nouvel an.

 Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne avait lancé en début décembre le projet de dessalement de l’eau de mer des Mamelles de Ouakam, d’un montant de 137 milliards de francs CFA, financé par le Japon.

 Cet ouvrage d’une capacité de production de 50.000 mètres cube/jour, extensibles à 100.000 m3/jour, devrait améliorer l’approvisionnement de la capitale sénégalaise en eau potable, selon, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

Le président Macky Sall avait lui lancé officiellement le 19 décembre 2017, les travaux de la nouvelle usine d’eau potable de Keur Momar Sarr 3, d’un coût global de 274 milliards de francs CFA.

D’une capacité journalière de 200 millions de litres, la nouvelle usine contribuera à l’alimentation en eau potable de Dakar, de sa banlieue et du nouveau pôle urbain de Diamniadio, du Lac rose et de la zone aéroportuaire de Diass.
Elle prendra également en charge l’axe Dakar-Thiès-Mbour qui représente 80% des besoins en eau potable de l’ensemble du périmètre urbain de l’hydraulique urbaine de Dakar.

 « Une fois mises en service en 2020, ces deux infrastructures produiront 300.000 m3 par jour, et résoudront les besoins en eau du triangle Dakar – Thiès – Mbour », a fait savoir le président Sall.

« En plus de 21.000 branchements sociaux, d’autres villes, notamment Kaolack, Fatick, Koungheul, Diourbel et Ziguinchor bénéficieront aussi de capacités additionnelles », a-t-il ajouté.

Le gouvernement a réalisé 683 forages multi-villages depuis 2012 en milieu rural, a par ailleurs indiqué le chef de l’Etat.
« Aujourd’hui, le taux d’accès à l’eau potable s’établit à 98% en milieu urbain et à 91% en milieu rural », selon lui.

 « Nous atteindrons l’accès universel avec l’achèvement des projets en cours et l’exécution de la 2e phase du PUDC en 2022 », a-t-il assuré. ASB/AKS/BK

LE GOUVERNEMENT VA POURSUIVRE SES EFFORTS EN FAVEUR DE LA PÊCHE (MACKY SALL)

Dakar, 31 déc (APS) – Le gouvernement va poursuivre ses efforts au profit du secteur de la pêche qui contribue « fortement à nourrir la nation et à générer des recettes d’exportation », a promis le chef de l’Etat Macky Sall. 

« En matière de capacités productives, le secteur de la pêche, qui occupe plus de 600 000acteurs, contribue fortement à nourrir la nation et à générer des recettes d’exportation », a-t-il dit dans son message radiotélvisé à l’occasion du nouvel an, annonçant diverses initiatives en faveur du secteur.

Selon lui, le gouvernement poursuivra ses efforts par la construction de nouveaux quais de pêche à Mboro, Fass Boy, Rufisque, Foundiougne, Elinkine, Kaffountine, Cap Skiring, Niaguiss, Diogué, Bignona, Ziguinchor et Ndangane Sambou.

Le chef de l’Etat a également annoncé l’installation, début 2019, d’une unité de fabrique de pirogues en fibre de verre, en remplacement progressif des pirogues en bois, la subvention d’un million de franc CFA par moteur de pirogue.

 A cela s’ajoutent un nouveau Programme d’acquisition de 19 complexes et 76 camions frigorifiques, la subvention annuelle de 20 000 gilets de pêcheurs et l’extension de la phase pilote du projet de géolocalisation, pour sécuriser la pêche artisanale en facilitant le sauvetage en mer.OID/ASB/BK

LE CHANTIER DU TER SERA RÉCEPTIONNÉ LE 14 JANVIER, DÉCLARE MACKY SALL

Dakar, 31 déc (APS) – Le président de la République Macky Sall a confirmé lundi la réception dès janvier des chantiers du Train express régional (TER) devant relier Dakar à la Nouvelle de Diamniadio et l’inauguration du pont de Farafégny, sur le fleuve Gambie.
« Je me réjouis de l’inauguration, ce 21 janvier, avec mon homologue gambien, du pont sur le Fleuve Gambie. Cet ouvrage mettra fin à la longue et pénible traversée du fleuve, et contribuera au désenclavement des régions méridionales du pays », a-t-il déclaré lors de son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an.
« De plus, je suis heureux d’annoncer la réception, ce 14 janvier, du chantier du Train Express Régional, d’une capacité de transport de 115 000 passagers par jour », a souligné le chef de l’Etat.
Comparant la concrétisation de ce projet à « une révolution majeure » du système de transport public, il rappelé que cela illustrait ses aspirations au progrès et au mieux-être.
« Les Sénégalais méritent bien de voyager dans les meilleures conditions de ponctualité, de sécurité et de confort. Voilà tout le sens du TER, qui sera jumelé à un système de Bus Transit Rapide et prolongé jusqu’à l’AIBD », a fait valoir le chef de l’Etat.AKS/BK

LA DEUXIÈME SECTION DE LA VDN INAUGURÉE EN JANVIER, SELON MACKY SALL

Dakar, 31 déc (APS) – La deuxième section de la voie de dégagement nord (VDN) et les tronçons autoroutiers reliant respectivement l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) aux localités de Thiès et de Mbour, seront inauguré dès janvier, a annoncé lundi le président de la République Macky Sall.
« En janvier, je procèderai à l’inauguration de la 2ème section de la VDN et des tronçons autoroutiers AIBD-Thiès et AIBD-Mbour », a-t-il indiqué lors de son message radiotélévisé du nouvel an.
Le chef de l’Etat a, dans la foulée, annoncé le lancement du projet autoroutier qui va relier Mbour, la capitale de la Petite Côte, à Fatick et Kaolack, tout en se félicitant de ces infrastructures qui place le Sénégal parmi les pays ayant l’un des plus denses réseau en Afrique.AKS/BK

PROJET IMMOBILIER À TIVAOUANE PEUL : MACKY SALL PROMET UNE SOLUTION AUX 6000 VICTIMES

Dakar, 31 déc (APS) – Le président de la République a souligné lundi sa volonté de trouver une solution à la situation de 6000 Sénégalais, dont plusieurs émigrés, victimes d’un projet immobilier avorté à Tivaouane Peul, dans la banlieue de Dakar.  

« J’ai aussi à cœur de résoudre la situation désespérée des 6 000 compatriotes, dont plusieurs de la diaspora, ruinés par la malheureuse opération immobilière de Tivaouane Peul ».

S’adressant à la Nation à l’occasion du Nouvel An, il a rappelé que les victimes « avaient investi » dans cette opération, « il y a une décennie, des années d’économies durement acquises ».

Il a assuré avoir « demandé au Gouvernement » de lui « soumettre, dans les meilleurs délais, des propositions pour l’attribution de parcelles aux victimes de ce projet avorté »./ASB

PLUS DE 491 000 EMPLOIS CRÉÉS DEPUIS 2012 (MACKY SALL)

Dakar, 31 déc (APS) – Plus de 491 000 emplois, hors secteur agricole et hors secteur informel, ont été créés depuis 2012, a indiqué le chef de l’Etat dans son message à la Nation à l’occasion du nouvel an, soulignant la volonté de son gouvernement d’oeuvrer au développement de l’auto-emploi.
’’En effet, depuis 2012, l’administration publique et notre vaillant secteur privé ont su créer, en net, c’est-à-dire créations moins destructions d’emplois, plus de 491 000 emplois, hors secteur agricole et hors secteur informel’’, a dit Macky Sall.

 Le chef de l’Etat a noté qu’au-delà des importants investissements dans le système éducatif, ‘’il nous faut davantage promouvoir l’apprentissage aux métiers par une formation professionnelle et technique qui prépare mieux à l’emploi et à l’auto emploi’’’.

Selon lui, c’est l’objet du Projet formation-école-entreprise -PF2E- dont il a lancé la phase pilote en mars dernier, pour un financement de 5 milliards destiné à 25 000 jeunes.

C’est dans le même esprit, dit-il, que la Délégation à l’Entreprenariat Rapide des femmes et des jeunes (DER) ‘’soutient des porteurs de projets ne pouvant pas accéder au crédit bancaire’’.
Le chef de l’Etat a assuré que ‘’par souci d’équité territoriale’’ la DER ‘’déploie ses activités dans toutes les régions et a déjà financé plus de53 000 bénéficiaires’’.

Macky Sall promet le développement de l’auto-emploi qui est un ‘’terreau fertile’’ de l’économie sociale et solidaire, dont les résultats viendront renforcer, pour les femmes et la jeunesse, ‘’nos importants acquis en matière d’inclusion sociale par l’économique’’.

Macky Sall s’est dit convaincu que pour ‘’maintenir cette dynamique de transformation en Afrique, nous devons opérer un changement de paradigme pour l’avènement d’un secteur privé fort, porté par une Vision et soutenu par un Leadership politique’’.

‘’Je reste plus que jamais persuadé que c’est la condition d’une émergence solide et durable de l’Afrique et de son intégration réussie dans le concert mondial, au bénéfice exclusif de nos populations’’, a-t-il dit.OID/AKS

 « L’ÉDUCATION ET LA FORMATION RESTENT AU CŒUR DES PRIORITÉS » (MACKY SALL)

Dakar, 31 déc (APS) – L’éducation et la formation continuent de rester au cœur des priorités du gouvernement, a assuré lundi le chef de l’Etat dans son adresse à la Nation à l’occasion du nouvel An.

 « L’éducation et la formation continuent de rester au cœur de nos priorités. Chaque enfant de ce pays, quelles que soient ses origines sociales, doit avoir la chance d’aller à l’école, d’être utile à lui-même, à sa communauté et à la nation », a notamment dit Macky Sall.

Grâce aux actions de l’Etat, les investissements dans l’éducation ont évolué de 310 milliards en 2011 à 477 milliards pour le budget 2019, a-t-il salué, faisant état de l’élargissement et de la mise à niveau de la carte scolaire par la construction et la réhabilitation de plus de 10 000 salles de classe, 340 écoles élémentaires, 203 Collèges, 36 lycées, 185 daaras et 20 blocs scientifiques et technologiques, entre autres infrastructures.

Selon lui, « le projet Zéro abri provisoire se poursuit, afin que tous nos enfants étudient dans des conditions dignes ».

 Le chef de l’Etat a relevé que ces dernières années, « plus de 800 000 enfants ont pu rejoindre les chemins du savoir ». Il a aussi ajouté que grâce « nos progrès dans la scolarisation et le maintien des filles à l’école, nous avons atteint la parité filles-garçons du préscolaire au baccalauréat ».

 Le président de la République qui s’est réjoui « de cette avancée majeure de notre système éducatif » s’est dit « très attaché à l’égalité des chances filles-garçons ».

 Macky Sall a rendu hommage à tous les enseignants de notre pays.

 « Puisque l’enseignant est le premier intrant pédagogique, j’ai institué le Grand Prix du chef de l’Etat pour l’Enseignant afin que la nation honore chaque année nos meilleurs enseignants », a-t-il dit.

Le chef de l’Etat est revenu sur les efforts consentis dans l’enseignement supérieur, « avec des avancées sociales significatives ».

 Il a cité la résolution du dossier de la retraite des enseignants et la livraison de résidences à Dakar,Bambey et Ziguinchor, le doublement de la capacité d’hébergement des étudiants à l’Université Cheikh Anta Diop, la revalorisation du taux mensuel des bourses d’étudiants et la baisse du prix de la restauration dans les universités publiques.

Macky Sall a également cité le démarrage d’un nouveau projet de constructions d’hébergements, de restaurants, de centres médicaux et de terrains de sport pour Thiès, Bambey, Ziguinchor, Kaolack, Fatick et Kaffrine.

Selon lui, « la carte de l’Enseignement supérieur, longtemps limitée à cinq régions, couvre désormais douze de nos quatorze régions ».

Le chef de l’Etat a noté qu’au-delà des importants investissements dans le système éducatif, « il nous faut davantage promouvoir l’apprentissage aux métiers par une formation professionnelle et technique qui prépare mieux à l’emploi et à l’auto emploi ».

 Selon lui, c’est l’objet du Projet Formation-Ecole-Entreprise -PF2E- dont il a lancé la phase pilote en mars dernier, pour un financement de 5 milliards destiné à 25 000 jeunes.

C’est dans le même esprit, dit-il, que la Délégation à l’Entreprenariat Rapide des femmes et des jeunes (DER) « soutient des porteurs de projets ne pouvant pas accéder au crédit bancaire ».

Le chef de l’Etat a assuré que « par souci d’équité territoriale » la DER « déploie ses activités dans toutes les régions et a déjà financé plus de 53 000 bénéficiaires ».

Macky Sall promet le développement de l’auto-emploi qui est un « terreau fertile » de l’économie sociale et solidaire, dont les résultats viendront renforcer, pour les femmes et la jeunesse, « nos importants acquis en matière d’inclusion sociale par l’économique ».

Il a souligné que depuis 2012, l’administration publique et « notre vaillant secteur privé » ont su créer, en net, c’est-à-dire créations moins destructions d’emplois, plus de 491 000 emplois, hors secteur agricole et hors secteur informel.

Macky Sall s’est dit convaincu que pour « maintenir cette dynamique de transformation en Afrique, nous devons opérer un changement de paradigme pour l’avènement d’un secteur privé fort, porté par une Vision et soutenu par un Leadership politique ».

« Je reste plus que jamais persuadé que c’est la condition d’une émergence solide et durable de l’Afrique et de son intégration réussie dans le concert mondial, au bénéfice exclusif de nos populations », a-t-il dit.OID/ASB

MACKY SALL RELÈVE UNE AMPLIFICATION DES « EFFORTS DE DÉVELOPPEMENT ET DE PROTECTIOON SOCIALE »

Dakar, 31déc (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall, a souligné dans son discours de Nouvel An l’amplification des ‘’efforts de développement inclusif et de protection sociale’’ de son gouvernement. 

’’Au fil des années, nos efforts de développement inclusif et de protection sociale se sont aussi amplifiés, avec la revalorisation des pensions de retraite de nos séniors, la baisse de l’impôt sur les salaires, des prix du loyer et des tarifs de l’électricité’’, a-t-il affirmé.

Il a rappelé la mise en place des ‘’initiatives et programmes novateurs’’, tels que le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), les bourses de sécurité familiale, la couverture maladie universelle (CMU).
Macky Sall a également rappelé ‘’la gratuité de la dialyse, de la césarienne et des soins pour les enfants de moins de cinq ans ainsi que les Cartes d’égalité des chances pour les personnes vivant avec un handicap’’.

’’Aujourd’hui, mes chers compatriotes, nos progrès sur la voie de la croissance et du développement inclusif et solidaire attestent que l’état de notre nation est satisfaisant’’, a-t-il souligné.

Il a affirmé que ces progrès sont ‘’ le fruit de notre labeur collectif’’, avant d’ajouter que ‘’dans nos villes comme dans nos campagnes, au bureau comme à l’usine, chacun de nous apporte sa pierre à l’édification du Sénégal de nos rêves”.

 ’’Ce soir, je veux vous dire ma fierté d’appartenir à ce Sénégal qui travaille et relève les défis pour un destin de paix, de liberté et de prospérité’’, a-t-il poursuivi, remerciant chaque Sénégalais ‘’pour sa contribution à l’œuvre de développement national’’.ASG/AKS/OID

 Macky SALL ANNONCE L’INAUGURATION DU PONT SUR LE FLEUVE GAMBIE POUR LE 21 JANVIER

APA-Dakar (Sénégal) Par Édouard Touré Le pont sur le fleuve Gambie sera inauguré le 21 janvier 2019, a annoncé lundi soir, le président Macky Sall lors de son discours du nouvel an.

« Le pont de la transgambienne qui sera inauguré le 21 janvier mettra fin à la longue et pénible traversée du fleuve Gambie. Il permettra de désenclaver la Casamance (Sud) », à dit le président Sall.

Le pont du fleuve Gambie est financé par la Bad à hauteur de 53,7 milliards de F Cfa.  Sa première pierre a été posée le 20 février 2015 par les présidents sénégalais et gambien, Macky Sall et Yaya Jammeh.

Poursuivant son discours du nouvel an, Macky Sall a également annoncé la réception le 14 janvier 201o du train express régional (TER) devant relier la capitale, Dakar, et l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd) avec une capacité de 115 mille passagers par jour. « Ce TER sera appuyé par des Bus rapides de transit (Brt) », à indiqué le chef de l’Etat sénégalais.

A propos du transport aérien, il s’est réjoui du lancement le 21 décembre 2018 du programme de rénovation et de réhabilitation de cinq aéroports régionaux, annonçant au passage la réception courant janvier de l’Airbus A330 néo de la compagnie nationale Air Sénégal.TE/APA

 MACKY SALL RÉJOUI PAR « LA DYNAMIQUE DE PAIX » EN CASAMANCE

Dakar, 31 déc (APS) – Le chef de l’Etat Macky Sall a dit lundi se réjouir de la ‘’dynamique de paix retrouvée’’ en Casamance, saluant ‘’toutes les bonnes volontés engagées dans la réconciliation et le retour définitif de la paix’’ dans cette région méridionale du Sénégal.

Dans son discours radiotélévisé à l’occasion du nouvel an, il a déclaré se réjouir ‘’de la dynamique de paix retrouvée en région naturelle de Casamance’’, où sévit une rébellion armée déclenchée en 1982.

’’Pour soutenir et consolider cette dynamique, j’ai pris des mesures d’accompagnement, dont l’initiative Pôle de Développement de la Casamance, le Programme de désenclavement aérien, maritime et terrestre ainsi que le statut de Zone touristique spéciale d’intérêt national’’, a-t-il indiqué.

Aussi a-t-il remercié ’’à nouveau toutes les bonnes volontés engagées dans la réconciliation et le retour définitif de la paix qui demeure l’aspiration partagée de tout notre peuple’’.

Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) est entré en rébellion en 1982, pour réclamer l’indépendance de la Casamance, la partie sud du Sénégal regroupant les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor,

 Après avoir atteint son paroxysme dans les années 1990 où les actes de violence se sont multipliés et dont les populations étaient les principales victimes, la tension est de plus en plus retombée dans le sud à partir des années 2000.

Depuis 2012, les affrontements entre l’armée sénégalaise et les combattants du MFDC ont laissé place à une certaine accalmie qui a permis aux personnes réfugiées dans les pays frontaliers de retrouver leurs demeures, la région, autrefois considéré comme « le grenier » du Sénégal, entamant pour sa part petit à petit sa relance économique.
Selon l’ancien maire de Ziguinchor Robert Sagna, coordonnateur du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (GRPC), les discussions entamées au sein du MFDC en vue de permettre à ses différentes factions de se retrouver ont commencé à porter leurs fruits, en perspective des assises internes devant permettre à la rébellion d’harmoniser ses positions pour d’éventuelles négociations avec le gouvernement sénégalais.
Les différents chefs rebelles « sont aujourd’hui très avancés dans ce retrouvailles » devant précéder « ce qu’ils appellent des assises inter-MFDC », a-t-il déclaré dans des propos rapportés dimanche par la Radio futurs médias (RFM, privée).

Selon l’ancien maire de Ziguinchor, les efforts des responsables des différentes factions du MFDC « sont en train de porter leurs fruits » sur ce plan, même si Salif Sadio, considéré comme le chef de l’aile « radicale » de la rébellion, n’est pour l’instant pas impliqué dans ce processus.

Le coordonnateur du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance estime que cette initiative globale est nécessaire compte tenu de la nécessité de voir la rébellion parler d’une seule voix pour que les décisions qui seront prises, en cas de négociations avec le gouvernement par exemple, puissent engager l’ensemble de ses parties. /OID

Macky SALL SUR LA PRÉSIDENTIELLE DE 2019 : « le gouvernement s’active à organiser des élections libres, transparentes et.. »

https://www.pressafrik.com Le président de la République clôturé son message à la Nation de ce 31 décembre 2018, par l’élection présidentielle qui va avoir lieu le 24 février 2019. Le chef de l’Etat assure que le Gouvernement est en train de s’activer pour organiser un scrutin libre, transparente et démocratique.
Il a également appelé les différents acteurs politiques à tout faire pour préserver la stabilité nationale. « Nous allons le 24 février prochain aux urnes pour l’élection présidentielle. Le Gouvernement s’y prépare activement pour la tenue d’un scrutin paisible, libre et transparente, à la hauteur de notre tradition de démocratie majeure apaisée », déclaré le Président Macky Sall avant de dire toute sa confiance « en notre capacité collective d’entretenir cet héritage de notre histoire ».

 HAUSSE DE 1, 2 % DU PIB AU TROISIÈME TRIMESTRE (ANSD)

Dakar, 31 déc (APS) – Le Produit intérieur brut (PIB) du Sénégal a enregistré une hausse de 1, 2 % au troisième trimestre de l’année 2018, a appris l’APS lundi de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD)

« Au troisième trimestre de l’année 2018, le Produit Intérieur Brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières, s’est accru de 1, 2% par rapport au trimestre précédent », indique la structure dans sa note d’évolution du PIB trimestriel publiée le même jour.

« En particulier, les activités du secondaire se sont accrues de 4, 6 %, celles du primaire de 1, 7% et celles du secteur tertiaire de 1,1%, alors que les taxes nettes de subventions sur les produits, se sont repliées de 6, 2 % sur la même période », souligne le document dont l’APS a obtenu une copie.

 S’agissant de la demande, le rapport évoque une augmentation de la croissance économique en variation trimestrielle, essentiellement soutenue par la consommation finale (en hausse de 4, 3 %), et des exportations de biens et services (+8, 7 %).

 En définitive, l’activité économique nationale a enregistré une hausse de 3, 9 % comparativement à la même période de 2017, fait savoir l’ANSD qui lié cette performance à la bonne tenue des secteurs primaire (en bonification de 5, 2 %), secondaire (+4, 1 %) et tertiaire (+4, 9 %).AKS/ASB

PAP2, DETTE, PETROLE, GAZ, TENSION TRESORERIE, DER… Pr. Latif Dramani passe 2018 à la loupe 

http://www.enqueteplus.com L’année 2018 a été chargée, sur le plan économique. Elle a coïncidé avec la fin de la 1re phase du Pse et l’élaboration du 2nd Plan d’actions prioritaires (Pap2) pour 2019-2023. Avec ‘’EnQuête’’, l’économiste et enseignant-chercheur au Centre de recherche en économie et finance appliquées à l’université de Thiès, Latif Dramani, décrypte les évènements phares qui ont marqué cette année riche en polémiques.

GROUPE CONSULTATIF DE PARIS

L’année 2018 a coïncidé avec la fin de la mise en œuvre du Programme d’actions prioritaires (Pap) 2014-2018 du Plan Sénégal émergent (Pse). Le coût global de ce plan était arrêté à 9 685,6 milliards F Cfa. Et le financement attendu des partenaires techniques et financiers (Ptf) était évalué à 1 853 milliards de F Cfa. Le 24 février 2014, lors du 1er Groupe consultatif de Paris tenu par le régime de Macky Sall, ces Ptf avaient annoncé vouloir mettre à leur disposition 3 729 milliards de F Cfa. Ce qui couvrait à 201 % le gap de financement du volet public de ce Pap. A l’heure du bilan de la mobilisation effective de ce montant sur une période de 5 ans, leur engagement a été bien au-delà. Le montant total des financements alloués à l’Etat est de 6 606 milliards de F Cfa répartis en 173 conventions signées, soit un taux de concrétisation des engagements financiers de 177 %.

Etant dans une phase ‘’classique’’, comme tous les pays qui veulent émerger, le Sénégal bénéficie de la ‘’confiance des bailleurs’’, selon l’économiste Latif Dramani. ‘’C’est à mettre à l’actif du gouvernement actuel et tout ce qui a été fait jusque-là, par les gouvernements précédents. En tant qu’économiste, ce qu’on voit, c’est que le Sénégal essaie de suivre sa vision d’émerger à l’horizon 2035’’, poursuit l’enseignant-chercheur au Centre de recherche en économie et finance appliquées de Thiès (Crefat), dans un entretien avec ‘’EnQuête’’.

Toutefois, pour y arriver, le Dr Dramani indique qu’il faut un ensemble d’investissements, d’actions et de réformes. ‘’On a une croissance assez soutenue depuis environ 5 ans. Ce qui signifie que le pays est sur la rampe. Les conditions initiales pour le décollage sont en train d’être consolidées. Mais il faut que dans les 5 prochaines années, le taux de croissance reste au même niveau ou plus. Qu’on puisse aller jusqu’à 8 % pour avoir cette émergence à l’horizon 2035. Il faut maintenir la tendance’’, dit-il.

A ce propos, le président de la République a soutenu, lors de son discours devant les bailleurs à Paris : ‘’Je suis sensible à cette marque de confiance placée en notre pays. Le secteur privé sera au cœur de la deuxième phase du Pse. Et au bout de 5 ans, s’il plait à Dieu, on pourra dire que l’espoir n’a pas été vain.’’

Il convient de noter qu’avec la première phase du Pse, l’Etat s’était engagé à une transformation structurelle de notre économie. Mais malgré les efforts, l’économie continue de dépendre largement des secteurs primaires et tertiaires. Ce que l’économiste considère comme le ‘’déroulement normal’’ des choses. Car, d’après lui, pour un changement structurel d’une économie, il faut au minimum 15 ans. Entre le moment où on prend une décision de politique économique et celui qu’on voit ses fruits, c’est environ 4 à 5 ans. ‘’C’est le retard dans la transition des politiques économiques. Il y a eu des décisions qui sont prises par les autorités pour pouvoir impulser ce changement structurel. C’est au bout de 5 ans au minimum qu’on va commencer à voir leurs fruits. Donc, on ne peut pas dire aujourd’hui qu’il y a eu un échec. On n’est pas encore dans une phase d’évaluation. Il faut laisser le temps au temps, pour voir si les choses vont marcher ou pas’’, a-t-il expliqué.

LA DETTE PUBLIQUE ET LES INFRASTRUCTURES : ’Il n’y a pas beaucoup à s’alarmer’’

En attendant de voir le fruit de ce travail, il faut rappeler que l’année 2018 a été marquée par la question de la dette publique. Même si, du côté du gouvernement, on la juge soutenable avec un taux de 49 % du Pib contre 47,7 % en 2017, le Fmi, lui, a appelé à la prudence. Et, le Premier ministre, Boun Abdallah Dionne, a soutenu, lors de la 18e session des Assises économiques du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), le 6 septembre dernier, que ‘’c’est de la bonne dette, celle qui est investie’’.

Ainsi, selon le Pr. Dramani, ‘’il n’y a pas beaucoup à s’alarmer’’. Parce que tout dépend de ce qu’on fait de la dette. ‘’Dans l’histoire des pays africains, il y a eu ‘les éléphants blancs’. Ils prenaient de l’argent public, celui de la dette, pour faire des investissements qui ne servaient pas aux populations. Or, avec ce qu’on est en train de voir aujourd’hui, c’est que le Sénégal et la plupart des pays en Afrique, sous la poussée démographique, on est à une nouvelle époque. Les gouvernements sont de plus en plus soucieux de la demande sociale et du bien-être des populations. Les investissements que nous sommes en train de voir sont structurants’’, dit-il.

Ceci, avec les autoroutes pour la fluidité de la circulation, la mobilité pour aller travailler, etc. Ce qui va, d’après lui, participer à fluidifier l’activité économique et donner un coup de fouet à ceux qui veulent faire leur business. Par rapport au taux d’endettement, l’économiste souligne que les pays les plus riches au monde ont un taux d’endettement élevé. C’est l’exemple des Etats-Unis. ‘’Mais ce que les économistes recommandent, c’est que la dette puisse être productive. Qu’on puisse l’utiliser pour faire des investissements structurants et pour des générations futures. Parce que ce sont elles qui vont payer cette dette. Le taux du Sénégal n’est pas encore très élevé, comparé à la norme de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il faut de la qualité dans les investissements qui vont dériver de cette dette-là’’, exhorte-t-il.

Mahammed Boun Abdallah Dionne a souligné, lors de cette rencontre avec le Meds, que ces infrastructures ‘’appartiennent’’ au Sénégal. Toutefois, même si ces infrastructures sont clés pour la croissance économique, il faut qu’on puisse voir leur coût d’accès. ‘’En regardant les normes, on voit aussi que certaines infrastructures sont mises en œuvre et leur coût d’accès est plus élevé. Ce sont les questions qu’on doit revoir. On fait des infrastructures pour les populations. Mais, à terme, il ne faut pas qu’elles deviennent un bien de luxe. Par exemple, quelqu’un qui doit prendre l’autoroute doit payer 5 000 F Cfa pour faire 100 000 km, alors que dans un pays limitrophe, on paie trois fois moins. Ce qu’on souhaite, c’est qu’on nous donne le juste prix. Parce que c’est l’argent public qui est utilisé’’, préconise-t-il.

Donc, pour le professeur du Crefat, il faudrait que cela puisse profiter à ceux qui sont en train de payer aujourd’hui et ceux qui vont le faire demain.

Il y a cette question de la qualité des infrastructures dont il pense qu’elle doit être évaluée de même que le coût d’accès. ‘’Il faut un coût social qui n’est pas très élevé. Ce qui se passe à Diamniadio a été pensé depuis une quinzaine d’années environ, depuis 2005, avec le premier Compact, le Mca, Mcc, etc. Aujourd’hui, on se rend compte que Dakar a besoin, en tant que vitrine de l’émergence du Sénégal, d’un nouveau souffle. Ce que Diamniadio va apporter. Au-delà, qu’il y ait aussi des Diamniadio dans le centre du pays. On a vu l’expérience qui se passe avec le pôle Casamance. On veut voir quelque chose de la sorte à Saint-Louis, Matam, dans le Ferlo, etc.’’, dit-il. Ainsi, M. Dramani juge nécessaire l’installation des pôles de développement pour permettre à la croissance d’être inclusive, partagée, beaucoup plus proche des populations. ‘’C’est ça notre cri du cœur. On a certes initié un processus, mais il doit se répercuter à l’échelle nationale. C’est une expérience qui est encore à un niveau régional. Diamniadio va apporter un coup de pouce à l’économie. Mais ceci pourrait être un effet beaucoup plus catalyseur, si on avait plusieurs expériences de ce genre à travers le pays’’, fait-il savoir.

TENSION DE TRÉSORERIE

Niée puis reconnue par le ministre de l’Economie le mardi 13 novembre, en marge de la Revue conjointe du portefeuille des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, le débat sur la tension de trésorerie soulevé par l’ancien Premier ministre Mamadou Lamine Loum et le parlementaire Mamadou Lamine Diallo a fait les choux gras de la presse, en 2018. Selon Amadou Ba, une telle situation s’explique par la hausse du prix du baril de pétrole de près 80 % et du cours du dollar non répercuté sur les prix du carburant et de l’électricité. Ce qui constitue un manque à gagner de recettes fiscales de plus de 100 milliards par an.

‘’C’est un choix voulu par le gouvernement, du fait de la politique sociale menée par le président de la République’’, a précisé le ministre en charge des Finances.

Mais pour l’économiste, ce débat ‘’fait partie de la rumeur’’. ‘’Même s’il y a eu une tension, elle ne se manifeste pas sur le plan social. Il faut qu’on ait des indicateurs avancés de conjoncture pour savoir si la tension de trésorerie qu’on observe est en train de se manifester sur le secteur réel. On va le ressentir dans le panier de la ménagère. Mais, actuellement, ce n’est pas le cas au Sénégal.

Nous n’avons pas souvenance qu’il y a eu un mois où les gens n’ont pas reçu leur salaire. Il y a eu peut-être des retards de quelques jours’’, analyse-t-il.

Selon le Pr. Dramani, il n’y a pas de faits économiques qui montrent qu’au Sénégal, pendant un mois, le gouvernement n’a pas payé les salaires. ‘’Il peut y avoir des tensions liées à la trésorerie publique. Mais cela fait partie de la routine. A priori, ce n’est pas un problème. C’est normal. La trésorerie n’est jamais plate. Elle est assez dynamique. Nous n’avons pas de tension de trésorerie qui se manifeste sur le plan social, avec des grèves pour réclamer des salaires, etc.’’, relève-t-il.

L’EXPLOITATION DU PÉTROLE ET DU GAZ

Depuis 2014, des découvertes importantes de gaz et de pétrole ont été faites au Sénégal. Il s’agit du puits offshore du champ de Grand Tortue de 560 milliards de mètres cubes ; Teranga 140 milliards de mètres cubes pour le gaz et du bloc Sangomar pour le pétrole. Mais, cette année, les choses se sont plus concrétisées avec la signature d’accords et le vote de lois pour l’exploitation de ces ressources naturelles.  Le gouvernement a lancé, le 2 octobre, un appel d’offres afin de céder les blocs Sénégal offshore sud (Sos) et Sénégal offshore profond (Sosp). Et une loi n°16/2018 autorisant le président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie, signé le 9 février 2018 à Nouakchott, a été voté le 1er juin. Après cette disposition de la loi, les gouvernements mauritanien et sénégalais auront chacun 50 % de ces ressources. Et ce 21 décembre, le chef de l’Etat Macky Sall et son homologue Mouhamed Ould Abdel Aziz ont signé des accords dans ce cadre. ‘’Ce travail est mené en parfaite coordination entre les deux pays, sous l’égide des président Macky Sall et de son homologue mauritanien Mouhamed Ould Abdel Aziz. Et ce, d’une part, avec les compagnies pétrolières internationales Bp et Kosmos, d’autre part’’, informe le communiqué du ministère du Pétrole et de l’Energie du Sénégal.

En fait, ce travail porte sur 4 points essentiels. Il s’agit de la Convention régissant la fiscalité applicable aux sous-traitants, de l’Accord de financement, du Protocole d’accord de commercialisation du Gnl et de l’Autorisation d’exploitation.

Pour le Pr. Dramani, il s’agit d’une question géostratégique. ‘’Les gisements découverts sont à l’intersection des deux pays. Naturellement, c’est le droit international qui s’applique avec les conventions. Ce n’est pas quelque chose on-shore. Sinon, le Sénégal n’aurait pas pensé à signer quelque chose avec la Mauritanie’’, explique-t-il. Mais vu que c’est presque à la frontière, le plus important, ce sont les questions de cohésion sociale. Pour lui, avant qu’on ait la croissance, la plus grande réussite que les pays ont, c’est la stabilité et la paix. ‘’Donc, c’est une bonne initiative que ces pays puissent s’entendre et qu’il ait un climat apaisé pour pouvoir exploiter les ressources, en vue de permettre aux populations respectives d’en bénéficier. On espère qu’il y aura des mécanismes pour y arriver. Car c’est des biens publics générationnels’’, soutient-il.

ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE CONTINENTALE AFRICAINE (ZLECA)

En dehors, des accords signés entre le Sénégal et la Mauritanie pour l’exploitation de ces ressources naturelles, il convient de souligner que sur le plan commercial, le pays en a signé un autre pour le processus d’intégration de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). A ce propos, des réunions ont été organisées entre les acteurs du privé national et les responsables du ministère du Commerce, notamment la Direction du commerce extérieur. Sur ce point, notre interlocuteur a rappelé que, dans la sous-région, le Sénégal est le 4e pays le plus puissant. On a le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ; et au sein de l’Uemoa, il est le 2e. ‘’Un pays avec cette allure doit pouvoir montrer ses ambitions. Sur le plan stratégique et géostratégique, la question de la signature d’une convention ne pose pas de problème. L’essentiel, c’est de se dire, en signant la convention, le pays se met avec des gens d’autres pays qui sont plus ou moins puissants. Ce n’est pas un jeu à somme nulle’’, a-t-il souligné.MARIAMA DIEME

LE PRÉSIDENT D’OPTIC POUR UNE LÉGISLATION SUR L’USAGE DES ADRESSES MAIL ÉTRANGÈRES

https://www.pressafrik.com/ Le président de l’Organisation des professionnels des TIC (OPTIC), Antoine Ngom, a estimé que seule une légifération permettrait de prendre en charge la question de l’utilisation des adresses privées dans la gestion des affaires publiques au Sénégal pour régler définitivement le problème.

« Sinon, je ne pense pas que les choses vont bouger. On va continuer à utiliser des adresses privées sans que cela puisse avoir une conséquence quelconque. Aux Etats-Unis, on a légiféré pour ça. On n’a pas le droit d’utiliser une adresse privée pour des affaires gouvernementales », a expliqué Antoine Ngom sur « eradio ».

Il dit comprendre parfaitement cette préoccupation de Macky Sall pour la protection des données étatiques qui transitent par des plateformes étrangères comme Yahoo, Gmail ou encore Hotmail où elles sont même stockées. Mais selon lui, la question se pose d’autant plus avec acuité que les forces de Police ou la Gendarmerie, pour ne citer que cet exemple, éprouvent d’énormes difficultés si elles doivent traiter d’affaires cybercriminelles dont les preuves sont hébergés dans des plateformes à l’étranger.

Invité dans la même émission, le Directeur général de l’Agence de l’informatique de l’Etat du Sénégal (ADIE), a fait part de son optimisme quant à la compréhension des enjeux par les personnels de l’administration dans la gestion des données de l’Etat. 70 % des ministères ont choisi les adresses professionnelles. Pour preuve, Cheikh Bakhoum révèle que 10.000 boites mail ont été créées pour les agents de l’administration par l’agence qu’il dirige.Salif SAKHANOKHO

MARCHÉ D’ACQUISITION D’ÉQUIPEMENTS SPORTIFS POUR LES COLLÈGES : L’ARMP déboute Serigne Mbaye Thiam

https://www.dakar7.com Le ministre de l’Education nationale devrait bien relire le code des marchés publics avant de lancer un appel d’offre. En effet, Serigne Mbaye Thiam a été débouté par l’Autorité de régulation des marchés publics(ARMP) après sa saisine de son Département sollicitant l’autorisation de faire immatriculer le marché relatif à l’acquisition d’équipement sportif pour les collèges attribué à la société GT SARL pour un montant de près de 73 millions. Cela fait suite au refus de la Direction centrale des marchés publics(DCMP). Dans sa décision rendue le 7 novembre 2018 dont Dakar7 a copie, le gendarme des marché publics considère qu’un « marché de service ou de fournitures courante ne peut être conclu par DRPCO(Demande de renseignement de prix à compétition ouverte) si le montant estimatif de ce dernier est égal à 50 millions F cfa », conformément à l’article 53 du code des marchés public.

 Constatant la « nullité du marché », l’ARMP, ordonne, par conséquent, la reprise de toute la procédure dudit marché.

Sacré-Cœur : Bartéhélémy Dias ferme les portes de Auchan

https://www.pressafrik.com  Le maire de Mermoz/Sacré-cœur, Barthélémy Dias, a fermé les portes de la boutique Auchan qui se trouve dans sa localité, ce lundi 31 décembre dans la matinée. Il reproche à la firme française de n’avoir pas versé les taxes dues à la municipalité.

Les clients qui avaient pris d’assaut le magasin pour s’approvisionner en ce jour de fête, ont vivement déploré l’acte posé par la mairie de sacré-cœur. Les  responsables d’Auchan, eux, informent n’avoir pas reçu de notifications venant des services de la commune. Aminata Diouf

LA VÉRITÉ SUR LA FERMETURE D’AUCHAN SACRÉ-CŒUR, LES DESSOUS DU CONTRAT QUI LIE LA STRUCTURE 37 CINQ À LA MAIRIE DE Sacré Cœur

https://www.leral.net Les autorités municipales de la commune de Mermoz Sacré-Cœur que dirige Barthlémy Dias ont procédé, ce lundi matin, à la fermeture d’Auchan Sacré-Cœur (Ndlr : Sacré Coeur, 2 voies liberté 6 à coté de la Boulangerie Jaune), pour défaut de paiement de taxe municipale. Mais, d’après les radars de leral.net, la vérité est que c’est la structure 37 cinq spécialisée dans l’événementiel et dirigée par Moustapha Diop, qui avait signé avec la maire de Barthélémy Dias une convention pour un centre commercial et, par la suite, a signé une autre convention de location de 10 ans avec Auchan. 

Dans les faits, Auchan n’a pas signé directement un contrat de location avec la mairie Mermoz / Sacré-Cœur, mais, c’est la structure 37 cinq qui n’a pas honoré ses créances, voire les redevances municipales à la commune de Mermoz Sacré-Cœur, qui a eu stratégiquement le flair de mettre la pression sur Auchanle jour de la Saint Sylvestre et le forcing a payé.

« C’est la structure 37 cinq de Moustapha Diop qui avait signé une Convention avec la mairie de Mermoz pour un centre commercial et c’est comme ça que le local a été loué par Auchan pour une durée de dix ans pour une mirobolante somme d’argent. 

Les conditions étaient de payer une redevance, de ne pas élever deux à trois niveaux et faire de l’autre terrain à côté une aire de jeu pour les enfants. Mais, la structure 37 cinq n’est pas passée à la caisse de la Mairie de Mermoz / Sacré-Cœur et a aussi fait la sourde oreille aux appels téléphoniques et sommations de de la Mairie, qui est finalement passée à l’action en barricadant le parking aux consommateurs jusqu’à fermer Auchan qui se trouve au niveau de la boulangerie jaune à Sacré-Cœur. 

Le forcing du maire de Mermoz / Sacré-Cœur a été payant puisque la structure 37 cinq est sortie de sa léthargie et a répondu à la maire de Mermoz / Sacré-Coeur pour des négociations et ça devrait se régler définitivement mardi ou mercredi

Maintenant, tout est réglé et la centre Auchan a rouvert ses portes pour le grand bien des consommateurs en ce jour de 31 décembre dernier jour de l’an 2018 », nous révèle une source proche du dossier. Massène DIOP Leral.net 

 A COLUMBIA, Bachir DIAGNE COMPTE IMPULSER UNE « RÉFLEXION SUR LES LANGUES ET L’HISTOIRE INTELLECTUELLE » DU CONTINENT

Dakar, 31 déc (APS) – Souleymane Bachir Diagne, porté à la tête de l’Institut d’études africaines de l’Université Columbia de New York, en remplacement de son compatriote sénégalais Mamadou Diouf, dit vouloir orienter son mandat « en direction de la réflexion sur les langues et sur l’histoire intellectuelle de l’Afrique ».
Dans un entretien paru dans l’édition de lundi du quotidien national Le Soleil, le philosophe sénégalais déclare vouloir inscrire son mandat de trois ans, « dans la continuité de l’excellent travail » accompli par son collègue historien sénégalais, désormais chef du département « Middle Eastern, South Asian ans African Studies » de Columbia. 

« Aussi, je vais donner, sans doute, une orientation propre en direction de la réflexion sur les langues et sur l’histoire intellectuelle de l’Afrique », a-t-il annoncé.

« C’est un peu dans la continuité du travail que j’ai fait sur Tombouctou, l’histoire de l’érudition écrite en Afrique et puis quelque chose aussi sur les traductions. Je compte amplifier quelque chose à quoi je crois beaucoup, le fait de faire venir le maximum d’universitaires africains à Columbia », a expliqué M. Diagne.

Il a ajouté : « J’ai toujours invité les Africains dans les différentes positions que j’ai occupées. Je voudrais que Columbia soit un espace où les auteurs africains vont venir présenter leurs pensées. Il est important que nos pensées soient traduites et entendues dans le Nord et que ce ne soit pas seulement en un sens unique que les choses se passent ».BK/ASG

SOULEYMANE BACHIR DIAGNE DONNE LES CLÉS D’UNE « LECTURE VECTORIELLE » DU CORAN

Dakar, 31 déc (APS) – Le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, spécialiste de l’histoire des sciences et de la philosophie islamique, a réaffirmé la nécessité d’une « lecture vectorielle » du Coran qui soit fidèle à l’esprit de ce texte sacré, la pensée de l’islam, selon lui « en mouvement », ne devant « pas se pétrifier ».
« La pensée de l’islam est en mouvement et ne devrait pas être pétrifiée », a-t-il déclaré dans un entretien paru dans l’édition de lundi du quotidien national Le Soleil.

 S’inspirant de penseurs comme l’islamologue tunisien Moahamed Talbi et du poète et philosophe de l’Inde britannique Muhammad Iqbal, Souleymane Bachir Diagne estime que l’islam est « une parole vivante (…), qui s’adresse à nous dans les temps que nous vivons et qui permet de répondre à des questions de notre temps, qui ne peuvent pas être les questions d’un Irakien du 8e siècle ».

Selon lui, c’est dans ce sens que Mohamed Talbi par exemple, « parle d’une lecture vectorielle, invitant à lire le texte sacré en sachant reconstituer les intentions de la parole divine pour les temps qui sont les nôtres, c’est-à-dire ne pas figer la signification pour tout sur les temps qui ne sont plus les nôtres, mais essayer de voir comment le texte s’adresse à nous ».

Dans cette perspective, il s’agit « d’essayer de comprendre ce que signifie cette révolution qu’a consisté l’avènement de l’islam pour les femmes et comment les injonctions coraniques sur cette question de la femme s’adressent à nous hommes et femmes du 21e siècle », a expliqué le philosophe sénégalais, enseignant à l’Université de Columbia (New York).

« Voilà ce qu’il appelle une lecture vectorielle, c’est-à-dire une lecture fléchée qui indique précisément la direction à suivre parce que la parole coranique est une parole vivante qui s’adresse aux humains dans les conditions qui sont les leurs », a souligné Souleymane Bachir Diagne en parlant de Mohamed Talbi.

« Selon lui, la fidélité c’est de rester en phase avec l’intention coranique. Si je dis par exemple, il est très clair que les différents versets coraniques parlant du mariage vont dans la direction d’une monogamie, je peux l’argumenter en disant que je suis fidèle au texte parce que clairement, le vecteur allait d’une licence absolue de marier qui on veut à la limitation à quatre et à l’indication de conditions qui sont telles qu’il apparait nettement qu’il y a une forme de préférence pour la monogamie qui est lisible », a indiqué M. Diagne.

« Donc, a-t-il conclu, ce n’est pas vous qui projetez de l’extérieur votre intention sur le texte, mais vous pouvez dire de manière argumentée que le texte va dans cette direction-là ».BK/ASG

SOULEYMANE BACHIR DIAGNE ANNONCE UN OUVRAGE EN WOLOF INSPIRÉ DU « DICTIONNAIRE DES INTRADUISIBLES’’

Dakar, 31 déc (APS) – Le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne a révélé avoir en projet de publier en langue nationale wolof un ouvrage reproduisant des articles du « Dictionnaire des intraduisibles », un livre de traduction et sur la traduction, estimant que les langues africaines doivent redevenir des langues de création et de science.

« Il est important que nos langues redeviennent ce qu’elles ont toujours été dans le passé, des langues de création, de science. Nous avons la responsabilité de produire des textes dans ces langues », a-t-il avancé dans une interview publiée dans l’édition de lundi du quotidien Le Soleil.

« C’est la raison pour laquelle j’ai un projet avec mes amis du département de philosophie de l’UCAD de choisir quelques articles du Dictionnaire des intraduisibles (…) et de le traduire en wolof et d’y ajouter des articles où s’exprimeraient nos propres préoccupations en tant que Sénégalais parlant wolof », a indiqué M. Diagne.

« Vocabulaire européen des philosophies. Dictionnaire des intraduisibles », se veut un manifeste à la fois philosophique et politique pour la diversité des langues. Il a été publié sous la direction de Barbara Cassin, philologue et philosophe française.

Selon Souleymane Bachir Diagne, enseignant à l’Université Columbia (Etats-Unis), il « n’y a aucune raison que nos langues africaines restent éternellement des langues d’interaction privée, pour s’entretenir de choses banales et quand il s’agit d’écrire un traité philosophique de passer à une autre langue ».

 « Toutes les langues se complètent. Les langues sont différentes dans les usages qu’elles font de la notion du verbe être, mais toutes les langues sont complémentaires. En revanche, les langues ont des manières d’approche qui diffèrent et qui nous renseignent quelque chose », a fait valoir le philosophe sénégalais.

« Donc, il est important de traduire, de penser de langue à langue pour mettre en perspective précisément les questions philosophiques, pour se rendre compte que ces questions philosophiques, elles-mêmes, sont très dépendantes de la langue dans laquelle elles ont été formulées », a-t-il ajouté.BK/ASG

Protestations:Le Sytjust en grève illimitée

Après les médecins, c’est au tour des travailleurs de la Justice d’arrêter le travail. Le Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust) a déposé un préavis de grève illimitée à partir de ce lundi 31 décembre 2018.

Le Sytjust proteste contre la volonté du gouvernement de remettre en cause certains acquis. Selon les camarades de Me El Hadji Boun Malick Diop, l’autorité semble s’inscrire dans une dynamique de remise en cause des accords déjà obtenus. « Les travailleurs de la Justice sont dans la précarité. Aujourd’hui, la situation n’a pas évolué. C’est pourquoi nous avons décrété une grève illimitée pour obtenir la satisfaction de nos revendications », explique le SG du Sytjust.

Le syndicat n’est pas dans une dynamique d’arrêter sa grève, si le gouvernement ne satisfait pas ses revendications. Il a pris l’option de mener la lutte jusqu’à son terme.

COMMUNIQUÉ : La Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) réagit aux accusations….

https://www.dakarposte.com Communiqué de presse Certaines personnes mal intentionnées ont diffusé sur les réseaux sociaux et à travers une certaine presse, des informations erronées tendant à discréditer le Ministère de l’Intérieur par le biais de la Direction de l’Automatisation et ses sociétés partenaires Iris Corporation et Synapsys Conseils. Il s’agit là d’une énième tentative qui, cette fois ci, relève d’un certain cynisme dès lors qu’elle tend à mettre en mal les différents personnels composant la DAF et qui ont toujours travaillé en parfaite harmonie. Contrairement aux propos tenus, la société Iris Corporation est toujours en contrat avec le Sénégal et est bien présente à la Direction de l’Automatisation des Fichiers où elle collabore avec la société sénégalaise partenaire Synapsys Conseils qui est présente à la DAF depuis 2001 contribuant de manière efficace au bon déroulement des activités du service (CNI, Fichier électoral, etc…). Du reste, il n’existe qu’un seul fichier électoral au Sénégal, lequel a été mis à la disposition du Conseil Constitutionnel sur sa demande pour le contrôle des parrainages. Toutes autres considérations ne sont que pures conjectures. La direction

Au cœur du scandale de la drogue dans la police, le commissaire Keïta à un pas de rejoindre Macky Sall

Radié en 2013 suite au scandale de la drogue qui avait éclaboussé la police sénégalaise, le commissaire Cheikhna Cheikh Saad Bouh Keita avait créé un parti politique pour militer dans l’opposition, avant de disparaitre de la circulation. Selon les sources de Dakaractu, l’homme, qui est très proche de Serigne Mbacké Ndiaye, s’apprête à faire une sortie pour annoncer son départ vers le « Macky ». A suivre…

LES VOEUX DE Karim WADE : « 2019, l’année de la troisième alternance »

Seneweb.com Karim Wade a présenté ses voeux pour le nouvel an et a annoncé une importante déclaration dans les prochains jours. Voici l’intégralité de son post sur Facebook: 

« A l’aube de la nouvelle année, je voudrais formuler pour chaque sénégalaise et chaque sénégalais des voeux de paix, de santé, de prospérité et de réussite dans vos projets.

Que l’année 2019 marque la fin du régime anti-démocratique, corrompu et incompétent de Macky Sall qui a érigé la manipulation, le mensonge et le complot en mode de gouvernance.

Il ne dépend que de nous et de notre capacité de mobilisation pour que 2019 soit l’année de la troisième alternance, l’année de larestauration de la démocratie, l’année qui mettra fin aux souffrances des sénégalais et l’année de la reconstruction de notre cher pays.Vive le Sénégal,
Vive l’Afrique,Dewenati, en attendant la déclaration que je ferai dans les prochains jours. » Karim Meïssa Wade,Candidat du Peuple

LA COALITION « Hadjibou 2019 » DEMANDE AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL DE SUSPENDRE SES TRAVAUX

http://www.emedia.sn/ Les cadres de la coalition « Hadjibou 2019 » ont fait à la presse ce lundi, pour apporter des précisions sur le dossier de leur candidat à l’élection présidentielle de février 2019. Ces derniers demandent au Conseil constitutionnel de suspendre ses travaux, d’autant plus qu’il ne dispose pas de moyens techniques pour procéder convenablement à la vérification des listes de parrainages, estiment-ils.

Coordonnateur de ladite coalition, Pape Alioune Diallo a, d’emblée, précisé que le dossier de leur candidat n’a pas été définitivement rejetée. « Nous n’avons pas été recalés. Nous avons obtenu plus que le nombre exigé de signatures. Nous avons déposé 61 000 signatures. Nous avions donc été choqués de la réponse servie le Conseil constitutionnel. Les juges nous ont dit que notre dossier est rejeté pour « autres motifs ». Nous attendons la remise du procès-verbal pour connaitre lesdits motifs », explique M. Diallo qui émet des doutes sur la fiabilité de la vérification.

« Nous doutons fort que le Conseil constitutionnel ait eu le temps de vérifier l’intégralité des dossiers. Les informaticiens mis à la disposition du Conseil constitutionnel ne sont pas en mesure de vérifier l’intégrité des conditions qui sont fixées et dictées aux différents candidats. Nous demandons aux juges de suspendre les travaux de vérification en cours. Ils sont en train d’utiliser des méthodes arbitraires qui ne sont pas basées sur des argumentaires scientifiques », a ajouté le coordonnateur du parti. Pour lui, les informaticiens du Conseil constitutionnel sont « incapables » de faire la vérification car, ils ne sont pas bien outillés. Estimant que la démocratie sénégalaise est menacée à moins de deux mois de la présidentielle de février 2019, le coordonnateur de « Hadjibou 2019 » demande au Chef de l’Etat d’appeler au dialogue. Puisque, prévient-il : « Quand il y a rupture de dialogue, s’enfuit une rupture de confiance et, le conflit est inévitable ».

 PRÉSIDENTIELLE 2019 : Bougane Gueye pourrait se rallier à Sonko ou Issa Sall

http://www.dakarmatin.com A la veille de la présidentielle sénégalaise du 24 février 2019, certains candidats recalés par les 7 sages du Conseil constitutionnel lors de la procédure de vérification des signatures de parrainage ont déjà trouvé un plan B. Si l’on en croit au porte-parole du mouvement « Gueum Sa Bopp », Bougane Gueye Dany pourrait bien soutenir Ousmane Sonko ou Issa Sall.

« Nous (Gueum Sa Bop) soutiendrons Le PUR ou PASTEF si notre candidature est recalée vendredi. Le combat continue », informe le porte-parole du mouvement de Bougane », Cheikh Sadibou Diop, lit-on sur la page facebook d’un confrère.

Recalé samedi lors de la vérification des signatures de parrainage au Conseil Constitutionnel, le leader du mouvement « Guem sa Bopp », Bougane Gueye Dany qui a collecté près de « 700.000 signatures », a annoncé lundi 31 décembre 2018 qu’il va faire un nouveau dépôt ce vendredi

BOUGANE GUEYE ANNONCE UN NOUVEAU DÉPÔT VENDREDI

https://www.pressafrik.com/ Recalé samedi lors de la vérification des signatures de parrainage au Conseil Constitutionnel, le leader du mouvement « Guem sa Bopp », Bougane Gueye Dany qui a collecté près de « 700.000 signatures », a annoncé lundi 31 décembre 2018 qu’il va faire un nouveau dépôt ce vendredi, au micro de la Rfm.

« Nous avons des doublons, nous allons recevoir les Pv le mercredi. Et comme la loi nous autorise, nous allons corriger et déposer à  nous au niveau du Conseil Constitutionnel vendredi. Le travail a été fait dans les règles de l’art, mais nous avons en face un camp qui décide des règles du jeu et nous sommes obligés de nous y conformer », a déclaré Bougane Gueye. Salif SAKHANOKHO

 Seydi GASSAMA FAVORABLE À LA POURSUITE JUDICIAIRE DE CEUX QUI AURAIENT PARRAINÉ PLUS D’UN CANDIDAT

http://www.dakarmatin.com Favorable à la poursuite judiciaire de ceux qui auraient parrainé plus d’un candidat, le Directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, Seydi Gassama a souhaité que le Conseil constitutionnel transmette leurs noms au procureur pour des poursuites.
Les personnes qui auront parrainé plus d’un candidat encourent les sanctions prévues par l’article L88 du code électoral : emprisonnement d’un mois à un an et une amende de 10 000 F à 100 000 CFA. Le CC devrait transmetre les noms au procureur pour des poursuites

VÉRIFICATION PARRAINAGE : L’opposition rejette les résultats

Seneweb.com Le Conseil constitutionnel a démarré, la semaine dernière, la vérification des dossiers de parrainage des candidats à la candidature à l’élection présidentielle. Au terme de la première étape, l’institution a invalidé des milliers de signatures pour cause de doublons. Ce qui met, actuellement, plusieurs candidatures en danger. De son côté, le Front de résistance nationale (Frn) a rejeté les résultats issus de la vérification des dossiers de parrainage.

« La Conférence des leaders du Frn réunie ce dimanche 31  décembre 2018 a constaté que les candidats à la candidature, pour l’élection présidentielle du 24 février 2019, défilent devant le Conseil constitutionnel pour s’entendre communiquer des statistiques  sur les parrainages qu’ils ont déposés. Le Frn n’accorde aucun crédit à ces chiffres et les rejette systématiquement quel que soit le résultat auquel ils ont pu conduire pour les candidats concernés », a indiqué la structure dans un communiqué parvenu à Seneweb.

Le Frn rappelle que déjà, dans la lettre adressée au Conseil constitutionnel le jeudi 27 décembre 2019, le Frn avait clairement indiqué que les résultats des vérifications effectuées n’engageaient pas ses membres, notamment à cause du fait « inadmissible » qu’aucun candidat, autre que le président sortant, n’a pu disposer du fichier électoral qui doit servir de base à la vérification des parrainages.

« Il  s’y ajoute que le logiciel adopté n’a jamais fait l’objet de restitution devant les candidats pour recueillir leurs observations et préoccupations. De plus, certains candidats ont été interdits d’accès à la salle et le Conseil n’a pas permis à certains représentants de poser des questions et à d’autres, il a fourni des réponses laconiques, incomplètes et donc insatisfaisantes sur les chiffres communiqués. Enfin, l’origine et la fiabilité des données utilisées n’ont fait l’objet d’aucune certification », dit-il.Mohamed Rassoul GUEYE

 RÉÉLECTION DE MACKY SALL : Les maires Benno portent le combat

http://www.dakarmatin.com Les maires de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) comptent apporter leur pierre à l’édifice pour la réélection de leur candidat Macky Sall, en février 2019. Aliou Sall, le maire de Guédiawaye et Cie vont recevoir, à cet effet, le président Macky Sall, le 02 janvier à Diamniadio pour lui manifester leur soutien. Ils échangeront également, selon L’As, sur les grands chantiers à amorcer pour l’émergence des Collectivités territoriales

MADICKÉ NIANG ASSOMME MACKY SALL À MBACKÉ : « La bourse de 25.000 F Cfa ne peut même pas nourrir un mouton durant un mois. Voila ce qui justifie que Macky Sall est avare et méchant »

https://actusen.sn Le candidat de la Coalition «Madické 2019» a été investi à la prochaine élection présidentielle, ce samedi, à Mbacké, par ses partisans du «Baol», lors de l’inauguration de sa Permanence départementale. A cette occasion, Madické Niang a accablé le Président Macky Sall. Avec un verbe qui ne trompe pas sur la dent qu’il garde contre le candidat sortant. Morceaux choisis : «La bourse familiale de 25.000 F Cfa ne peut même pas nourrir un mouton durant un mois. Voila ce qui justifie que Macky Sall est avare et méchant ; s’y ajoute le fait que si le pays est en ébullition, c’est à cause de l’incompétence de l’actuel régime.

C’est en grande pompe que les membres de la Coalition «Madické 2019» ont investi, ce week-end, leur candidat à la prochaine Présidentielle. La cérémonie a été tenue en même temps que l’ouverture de la permanence départementale de Madické Niang à Mbacké. Entouré de son Coordonnateur à Touba, Serigne Sohibou Mbacké, son collègue de Mbacké, Allé Lome, l’ancienne ministre, Aminata Lo Dieng, Moustapha Koundoul, responsable national des jeunes, Ndella Madior Diouf, entre autres, et ses militants du Baol, Me Madické Niang s’est réjoui de cette investiture et invite les candidats recalés à le soutenir.

«J’ai accepté votre investiture, avec plaisir, parce que nous voulons gouverner le Sénégal avec sobriété, contrairement à la gestion de Macky Sall. Je jure ma main sur le cœur qu’on prône «un Sénégal, d’abord, pour les Sénégalais ; ensuite, pour les autres». A cet effet, je lance, ici, un appel solennel à tous les candidats recalés, surtout mes frères libéraux, à venir se joindre à moi pour éjecter l’actuel Président, parce que je suis la «solution», a-t-il déclaré.

Galvanisé par ses inconditionnels, l’ancien Garde des Sceaux sous le défunt régime libéral a déversé sa bile sur le patron des Républicains qu’il accuse d’avoir mis le pays en ébullition, à cause de son incompétence.

“PARTOUT, DANS TOUS LES SECTEURS, LES SÉNÉGALAIS SE PLAIGNENT DE L’INCOMPÉTENCE DU RÉGIME EN PLACE”

«Le Sénégal d’aujourd’hui vit des difficultés énormes, à cause de l’incompétence du régime en place. Les jeunes meurent dans la mer, certains d’entre eux se retrouvent dans le désarroi. Et les femmes passent leur vie à trimer, pour devoir gagner quelque chose. Leur sort est largement déplorable. A cet effet, partout dans tous les secteurs, les Sénégalais se plaignent, à cause de l’incompétence du régime en place», a-t-il chargé le régime.

Poursuivant son réquisitoire incendiaire, l’Avocat de Saint-Louis a accusé le Chef de l’Etat, Macky Sall, d’avoir trahi Serigne Touba et l’a défié de visiter les réalisations, dont il se vante dans la cité religieuse.

«En dépit de son tintamarre, Macky Sall n’a rien fait à Touba. Même l’autoroute «Ila Touba», c’est pour duper les «mourides». Parce qu’à Tivaouane, il a dit l’autoroute tout simplement, sans y ajouter «Ila Tivaouane». Sachez, donc, que ladite Autoroute est un bien commun. La pénurie d’eau, le problème d’assainissement, sont  permanents à Touba, d’où les inondations en hivernage. A cet effet, je dis sans regret que le Président a trahi Serigne Touba. Car, il n’a pas honoré ses promesses de campagne dans la Ville sainte. Je le défie pour qu’il vienne visiter ses réalisations avec la supervision des journalistes», a t-il asséné.

Toutefois, Me Madické Niang a envisagé de supprimer la bourse sociale instaurée par le Gouvernement. Selon lui, la somme de 25.000 F Cfa ne peut même pas nourrir un mouton durant un mois. «Voila ce qui justifie que Macky Sall est avare et méchant».Mor Mbaye CISSE, Correspondant à Mbacké (Actusen.sn)

EMMANUEL DESFOURNEAUX, DG INSTITUT DE LA CULTURE AFRO-EUROPÉENNE A PARIS SUR LA PRÉSIDENTIELLE À VENIR : « KARIM ET KHALIFA FONT ENCORE PARTIE DE L’ECHIQUIER ELECTORAL DE 2019 »

http://www.sudonline.sn Le président Macky Sall aurait échoué dans sa tentative de mettre hors de course deux potentiels adversaires politiques à la présidentielle de 2019, à savoir Khalifa Sall et Karim Wade. C’est que ce soutient le Directeur général de l’Institut de la Culture afro-européenne à Paris, Emmanuel Desfourneaux. Invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm d’hier, le chroniqueur et juriste estime que ces deux candidats cités ci-dessus auront leur mot à dire, quoiqu’il arrive

Ceux qui pensent que les candidats à la candidature de la coalition “Karim 2019“ du Parti démocratique sénégalais (Pds) et de la coalition «Taxawu Senegaal ak Khalifa» sont totalement écartés de l’échiquier politique pour la présidentielle de 2019, peuvent déchanter. C’est ce que semble dire le Directeur général de l’Institut de la Culture afro-européenne à Paris, Emmanuel Desfourneaux, lors de l’émission Objection de la radio Sud Fm d’hier, dimanche 30 décembre. De l’avis de M. Desfourneaux, Khalifa Sall et Karim Wade «font encore partie de l’équation, de l’échiquier de la prochaine élection de 2019». Mieux, il reste formel «qu’ils auront leur mot à dire quoiqu’il arrive». C’est-à-dire, même si le Conseil constitutionnel invalidait leur candidature.
Sur les raisons d’une telle conviction, le chroniqueur et juriste estime que les poursuites judiciaires contre ces deux candidats à la candidature avaient pour but de les écarter de la course présidentielle. Pour lui, le chef de l’Etat, Macky Sall «n’a pas réussi à les écarter totalement». En réalité, poursuit-il, «ils font encore partie de l’équation électorale de 2019». En effet, il est d’avis que même si le Conseil constitutionnel écartait Khalifa Sall et Karim Wade de la course, ces derniers avaient encore «une carte à jouer». Même s’il rappelle que ces derniers croient encore en leur chance de participer aux prochaines joutes, il pense qu’ils peuvent se rallier à un autre candidat.
Concernant le cas du candidat du Pds, Emmanuel Desfourneaux trouve que le parti de Me Wade, à travers les manifestations, prouve qu’il connait bien son électorat. Mieux, il suppute que le Pds «est sans doute, l’un des partis politiques, où l’électorat est le plus discipliné». Ce qui supposerait, selon lui, «qu’ils suivront les consignes de Karim Wade et ça peut être décisif lors d’une élection, surtout au premier tour». Il n’écarte ainsi aucun scénario, surtout celui qui profiterait à Ousmane Sonko pour l’amener au second tour

Abdoul MBAYE INVITE LES SÉNÉGALAIS À FAIRE LE BON CHOIX

http://www.emedia.sn Dans un communiqué reçu par Emedia.sn, le président de l’ACT a adressé ses vœux de fin d’année 2018 aux sénégalais en leur demandant de le bon choix à l’élection présidentielle de février 2019.

« Il sera temps de sanctionner cette primauté du politique dans notre pays. Il sera temps de faire le bon choix qui permettra à notre Sénégal de retrouver sa dignité en redonnant toute l’importance qu’il convient à la valeur travail et en réduisant la durée de ce temps politique, déterminé par des politiciens sans autre compétence, qui mobilise toutes les énergies de notre peuple avant, pendant et après les élections », a déclaré le chef de file de l’ACT.

L’ancien Premier ministre demande aux Sénégalais d’envoyer au reste de l’Afrique et du monde un message fort signifiant que la vieille démocratie sénégalaise s’est enfin réveillée et qu’elle rejette désormais toute obsession de demeurer au pouvoir le plus longtemps possible et d’en tirer avantage. Pour Abdoul Mbaye, l’heure du réveil est venue. « L’heure de dire non au tout politique, au triste spectacle qui nous est produit depuis le non-respect des promesses trahies de 2012 lorsque nous avions choisi l’espoir que portait le candidat Macky Sall », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, Abdoul Mbaye a dressé un bilan sombre de la gestion de Macky Sall. La faim et l’insécurité alimentaire sont, à l’en croire, restées persistantes dans plusieurs régions du Sénégal. Ce qui est, poursuit-il, la conséquence d’une campagne agricole qui, parce que mal préparée, n’a pas été au niveau des performances statistiques officielles vantées et fêtées. A cela s’ajoute l’endettement extérieur du Sénégal motivé, de l’avis du président de l’ACT, par le financement de grands projets à utiliser comme éléments de propagande politique et par le gaspillage des ressources financières.Aliou Diouf

DIVISION À LOUGA : le Dg Du (PTB) quitte le Mouvement Dolly Macky et lance son propre Mouvement

http://www.lactuacho.com Après avoir cheminé quelques temps avec le mouvement Dolly Macky du directeur des domaines Mamadou Mamour Diallo, le directeur du Petit Train Banlieue (PTB) Oumar Boun Khatab Sylla vient de lancer sa propre entité politique dénommée Mouvement ‘’Valeurs’’.

Oumar Boun Khatab Sylla a organisé une manifestation publique pour faire des révélations par rapport à la naissance de son mouvement et les conditions de sa nomination à sa position de pouvoir. Dans l’info relayée par lougawebmedias.com, il déclare :

Maintenant, « il n’est plus question de suivre certains leaders habitués à faire des déclarations dans les médias pour se mettre en évidence. Ce qui suppose un autre engagement citoyen et un objectif à atteindre pour la victoire du candidat de la mouvance présidentielle, Macky Sall dont le déroulement du PSE a donné satisfactions aux populations Sénégalaises comme les réalisations des infrastructures communautaires, la couverture maladie universelle, la délégation générale de l’entreprenariat rapide DER, la promo-ville qui a transformé complètement le visage de la commune etc… ».

« Dores et déjà le maillage complet des quartiers et les environs de la ville permettrons au Mouvement ‘’Valeur’’ dont le lancement officiel prévu le 26 janvier 2019 de devenir plus opérationnel. L’unité et la cohésion doivent guider nos pas sur le chemin du triomphe au soir du 24 février prochain ».

Une grosse assistance rehaussée par la présence de personnalités de haute volée ont suivi avec une attention soutenue les explications d’Oumar Boun Khatab Sylla au quartier Montagne de Louga. Oumou Khaïry NDIAYE

BABACAR GAYE : Ce que le Pds attend du Président Macky SALL… « 

https://www.pressafrik.com/ Le président de la République va faire face aux Sénégalais dans son traditionnel discours à la Nation. Mais, cette année aura la particularité de coïncider avec la fin de son septennat qui doit intervenir dans moins de deux mois.

Mais, Macky Sall qui est candidat à sa propre succession, est soupçonné par le Parti démocratique de vouloir fausser les règles du jeu afin de bénéficier d’un second mandat. D’où cet appel lancé par le porte-parole du parti de Me Abdoulaye Wade, lui déclinant leurs attentes.

«Le Parti démocratique sénégalais (Pds) attend du Président Macky Sall qu’il organise une élection libre, démocratique, transparente inclusive avec la participation de tous les candidats potentiels et qu’il se prépare à quitter le pouvoir», a déclaré M. Gaye.

L’ancien président du défunt Conseil régional de Kaffrine d’ajouter : «Il faut laisser le choix aux Sénégalais de choisir qui ils veulent à la tête du pays.» Ousmane Demba Kane

EXERCICE ILLÉGAL DE MÉDECINE : 9 Faux Dentistes Exerçaient Depuis 40 Ans

https://www.walf-groupe.com/ La Section de recherches de la gendarmerie de Colobane a mis fin aux activités illicites d’un faux cabinet dentaire. Neuf individus, tous des étrangers ayant fait de nombreuses victimes, ont été déférés au parquet.

Neuf individus ont été arrêtés, le 26 décembre dernier, et déférés au parquet de Dakar, hier, par les éléments de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, pour les délits d’association de malfaiteurs et exercice illégal de la médecine. Selon nos informations, les mis en cause, qui sont originaires d’un pays limitrophe du Sénégal, exerçaient dans un faux cabinet dentaire.

A l’origine de leur arrestation, une information faisant état de la présence, au centre-ville, plus précisément à la rue Moussé Diop, d’un cabinet dentaire aux activités douteuses. Une équipe d’enquêteurs s’est rendu sur les lieux pour vérifier l’information. Les hommes en tenue y ont fait des découvertes intrigantes. Selon nos informations, 9 personnes s’activaient dans une pièce qui fait à peine 5 m2 et qui leur sert de cabinet clandestin.

Selon les informations recueillies par les gendarmes, les mis en cause s’activent dans cette activité depuis 1978. Autrement dit, ils ont commencé à exercer le métier de dentiste, il y a de cela 40 ans. Ils sont organisés en deux groupes : le premier se charge de faire les prothèses dentaires, moyennant la somme de 3 000 F Cfa la dent. L’autre a pour tâche de prodiguer des soins, prescrire des ordonnances, tout en procédant à des extractions de dents dans des conditions d’insalubrité indignes d’un cabinet dentaire. Les enquêteurs, dit-on, ont également découvert des désinfectants, des ordonnances, des pinces, entre autres.

Selon toujours nos informations, pour mieux ferrer leurs clients, ils avaient des accessoires identiques à ceux des vrais dentistes et des produits anesthésiants achetés à ‘’Keur Serigne bi’’.

UNE VICTIME S’EST VUE ARRACHER UNE PARTIE DE LA LANGUE

Face aux enquêteurs, les mis en cause ont soutenu qu’ils s’approvisionnaient en produits dans des structures agréées de vente de matériel médical. Pour vérifier la véracité des propos, les agents de la Section de recherches ont fait appel à de vrais professionnels. Ces derniers ont soutenu que la vente des accessoires des dentistes est règlementée ; celle du matériel pour faire des prothèses dentaires, par contre, est libre.

Il ressort aussi des investigations des gendarmes en charge de ce dossier, que la dernière victime de cette bande a vu une partie de sa langue arrachée par l’instrument utilisé par l’un des faux dentistes, au moment de se faire extraire une dent.Diallo, A. T. Diallo, A. Diallo, M. M. Diallo, A. Mballo, I. S. Diallo, O. Diallo, A. Diallo et A. Diallo devront répondre de leurs actes.Enquete

VERS L’ABATTOIR ÉLECTORAL ? par Nioxor TINE

La seule solution, qui s’offre aux partis d’opposition, pour sortir du piège, dans lequel le pouvoir est en train de les enfermer, est de s’unir autour d’une candidature unique

Une des meilleures preuves de l’incongruité de cette loi sur le parrainage, c’est bien le fait que des milliers de nos concitoyens sont passibles de poursuites judiciaires, pour avoir parrainé plus d’un candidat à l’élection présidentielle. Nos autorités envisageraient-elles de s’inspirer du modèle démocratique turc, caractérisé, ces derniers temps, par des arrestations de masse, après avoir importé de ce pays, des blindés anti-émeutes, des gaz lacrymogènes et autres joujoux répressifs ?

Dans tous les cas, les Sénégalais observent, scandalisés, le “boucher” de Fatick, tisser méthodiquement sa toile d’araignée, pour écarter les derniers écueils à sa reconduction programmée.

Dans cette mélodramatique partie d’échecs, l’Opposition apparaît de plus en plus sous les traits d’une victime sinon consentante, tout au moins inconsciente. Faisant montre d’un égo surdimensionné, la plupart de nos hommes politiques refusent de voir la réalité en face et font preuve de légèreté face au redoutable rouleau compresseur du président Macky Sall. En effet, tout observateur sérieux de la scène politique nationale savait pertinemment que très peu de candidats franchiraient l’obstacle du parrainage citoyen, pour plusieurs raisons.

Il y a d’abord le fait que la plupart d’entre eux, jouissant certes de bons coefficients personnels en termes de notoriété, dirigent des partis nouvellement créés, avec une faible implantation sur l’étendue du territoire national.

Ensuite, le nombre de signatures exigé est démesuré, rendant ce test du parrainage très peu sensible, car il doit être possible pour tout citoyen sénégalais, de se présenter à la présidentielle, s’il est porteur de vision et de propositions pour faire émerger notre pays. Or le “carnage”, auquel l’évaluation tronquée des listes de parrainage semble devoir donner lieu, est loin d’aider à rationaliser les candidatures, pour en extirper celles fantaisistes ou suscitées par d’obscurs lobbies. Il semble plutôt traduire des desseins politiciens inavoués, comme la volonté de déblayer la voie du second mandat au président sortant.

Ce test n’est pas non plus spécifique, car cette phase de pré-qualification aurait dû permettre d’éliminer les candidats les moins indiqués pour assumer la charge suprême. Or, que voyons-nous ?

Le Conseil constitutionnel, garant du Droit, semble vouloir donner le quitus à certains candidats, dont celui sortant, accusés, à tort ou à raison, d’avoir usé de procédés peu licites (corruption, trafic d’influence…), pour obtenir des signatures en vue du parrainage. Il s’y ajoute le fait, que plusieurs parmi eux ont déjà fait leurs preuves dans la gestion de notre pays, pas toujours de la manière la plus vertueuse.

Notre conviction demeure, que dans une démocratie bourgeoise, des élections transparentes constituent l’outil le moins mauvais pour juger de la représentativité de différentes forces politiques en compétition.

Le parrainage citoyen ne devrait pas pouvoir jouer ce rôle. Il pourrait, tout au plus, être un instrument de présélection par les citoyens des meilleurs profils pour la fonction présidentielle. Dans cette optique, l’exigence de ne parrainer qu’un seul candidat, n’est pas pertinente. Or, la majorité des candidats éliminés ou en voie de l’être, l’ont été ou vont l’être sur la base de la présence de doublons dans leurs listes de parrains.

Enfin, l’évaluation, sous la supervision du Conseil constitutionnel, des listes de parrainage, aura été plus technique, que juridique, réalisée par des experts informatiques chevronnés, avec tous les risques de manipulation que cela pourrait induire, comme semblent le suggérer certains candidats recalés.

Après cet épisode avilissant du parrainage, il y aura, très vraisemblablement, celui tout aussi scandaleux de l’élimination judiciaire des candidats Karim Wade et Khalifa Sall.

Il résulte de tous ces développements, que la seule solution, qui s’offre aux partis d’opposition, pour sortir du piège, dans lequel le pouvoir est en train de les enfermer, est de s’unir autour d’une candidature unique, centrée sur une plateforme programmatique, basée sur la refondation institutionnelle et la souveraineté économique.

À défaut, participer aux prochaines élections présidentielles équivaudrait simplement à servir de faire-valoir à des élections tronquées.

CE QU’IL Y AURA À CHANGER AU SÉNÉGAL EN 2019 PAR MADIAMBAL DIAGNE

Il est question de rompre avec une pratique qui a pu s’installer depuis une vingtaine d’années consistant à placer à des fonctions stratégiques au sein de l’appareil d’Etat, des personnes simplement au regard de leur engagement politique

Le Sénégal devra s’engager dans des réformes dans la gestion des affaires de l’Etat. Le pays a besoin de réformes de structures dans la gestion politique et administrative. Les succès économiques enregistrés les dernières années, mais aussi la perspective de ressources importantes à tirer du secteur des hydrocarbures imposent des changements fondamentaux. Il est aussi établi que les performances économiques du Sénégal ont besoin d’être soutenues et confortées par l’amélioration du capital humain avec un développement des investissements dans le secteur de l’éducation. Les ressources déjà importantes, avec pratiquement plus du tiers du budget national (tous ordres d’enseignement confondus), allouées à ce secteur, devraient faire l’objet d’une meilleure gouvernance. Le secteur de l’éducation devrait être une grande priorité nationale, avec une population composée à plus de 62% par des personnes âgées de moins de 25 ans.

La condition première de l’émergence à laquelle le Sénégal aspire à l’horizon 2035 est tributaire de l’éducation et la formation de ces millions de jeunes qui investissent le marché de l’emploi. Le Sénégal a un impérieux besoin de procéder aux réformes et aux efforts nécessaires dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la création de revenus pour les populations afin d’améliorer ses piètres performances. Quant à l’indice de développement humain établi par le Pnud, le Sénégal est classé 162ème pays sur 188, à un niveau équivalent à des pays comme Haïti ou le Lesotho.

Les partenaires techniques et financiers du Sénégal ont saisi l’occasion de la réunion du Groupe consultatif du Sénégal, le 17 décembre 2018 à Paris, pour insister sur les appels lancés à l’endroit du gouvernement quant à des réformes à entreprendre. Ainsi, devrait-on s’attendre à une réforme de la fiscalité afin d’élargir l’assiette fiscale. Une telle opération devrait permettre de rendre plus effective la contribution au budget national des activités, notamment du secteur informel qui regroupe quelque 90% de l’activité économique du Sénégal. Le niveau d’investissement privé au Sénégal peine à décoller. Les efforts du gouvernement du Sénégal en vue d’aider le secteur informel à accéder à des sources de financement, avec des mécanismes comme la Banque nationale pour le développement économique (Bnde), le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), le Fonds souverain d’investissements prioritaires (Fongip) ou la Délégation générale à l’entreprenariat rapide (Der/Fj) et autres instruments et outils de la microfinance devront être accrus. Ces mécanismes devront permettre aux Pme de pouvoir accéder à des financements que le secteur bancaire traditionnel leur refuse.

Les investissements directs étrangers demeurent limités, avec un taux de l’ordre de 2,2% du Pib. La faiblesse s’expliquerait par un certain manque d’attractivité de l’économie sénégalaise. «L’efficacité des investissements étrangers est grevé par un climat des affaires globalement défavorable.» C’est ce qui explique notamment que le Sénégal reste au 140ème rang du classement mondial du Doing business sur 190 pays, au moment où des pays comme le Ghana et le Kenya occupent respectivement les 120ème et 80ème rang. ll y a à souligner quand même que les efforts devront être poursuivis, car le Sénégal, en l’espace de deux ans, a gagné quelque 20 places dans ce classement mondial.

Les actions entreprises dans le domaine de la modernisation de l’Etat, avec la dématérialisation des procédures, devront être poursuivies, de même que la simplification des systèmes de tarification et de transaction au niveau des Administrations fiscales et douanières. Ainsi, le Sénégal pourra faire la mutation de son Administration en passant d’une «Administration de commandement à une Administration de services», pour reprendre le mot du président Macky Sall. Il n’en demeure pas moins que les réformes des procédures et les méthodes sont une exigence première, mais il faudrait aussi un profond changement des mentalités des fonctionnaires et autres agents de l’Etat ; ce qui permettrait la réussite des réformes. Le laxisme criard qui a libre court dans les services publics doit impérativement être banni. Une politique de sanctions, qu’elles soient positives et/ou négatives, conduite de manière objective et transparente, y aiderait. C’est aussi le lieu de questionner les modes de recrutement et de traitement des fonctionnaires. La fonction publique sénégalaise est régie par une législation obsolète. La loi portant statut général des fonctionnaires remonte au 15 juin 1961, c’est-à-dire au tout début de l’indépendance du Sénégal et avant même la naissance de l’actuel président de la République Macky Sall. C’est un truisme que de dire que bien des choses ont pu avoir changé entre-temps.

RÉFORMER JUSQU’AU GOUVERNEMENT

La réussite de toute politique est tributaire des personnes qui la portent et la mettent en œuvre. De ce point de vue, le nouveau président de la République du Sénégal devra s’entourer d’une équipe constituée d’hommes et de femmes avec un pedigree qui illustre leurs compétences et leurs capacités à conduire une action gouvernementale efficace. Il est question en l’occurrence de rompre avec une pratique qui a pu s’installer depuis une vingtaine d’années au Sénégal et qui consiste à placer, à des fonctions stratégiques au sein de l’appareil d’Etat, des personnes simplement au regard de leur engagement politique.

Un véritable népotisme a pu être constaté et les exigences d’impulser des changements porteurs de progrès majeurs dans les domaines économique et social commandent une autre façon de faire. L’architecture gouvernementale devra être plus cohérente et plus efficace et le Sénégal devrait tourner la page de l’ère des gouvernements pléthoriques, constitués dans un objectif de satisfaire une clientèle politique. Tel devra être le leitmotiv d’un Macky Sall reconduit à la tête du Sénégal. En effet, la politique qu’il a eu à conduire durant son premier mandat lui a permis d’arriver à des résultats tangibles qui ont quelque part changé le visage du Sénégal. On peut être convaincu qu’il aurait pu mieux faire s’il avait eu les compétences pour garder le tempo des performances. A la vérité, de nombreux ministres ont pu apparaître comme facteurs de blocage ou de contre-performance.

Et la perception que les populations ont pu avoir du profil des membres du gouvernement n’a pas manqué d’impacter négativement la visibilité et la lisibilité des réussites dont le Président Sall peut légitimement s’enorgueillir. Jamais le Sénégal n’a eu à enregistrer des taux de croissance record de l’ordre de 7% par an et surtout dans la durée. Le déficit budgétaire est sous contrôle et reste en dessous de la norme communautaire fixée par l’Uemoa. De même, le Sénégal garde encore une bonne marge d’endettement, avec un PIB qui a considérablement accru, mais aussi un endettement inférieur au seuil toléré par l’Uemoa.

De même, tout opposant qui arriverait à supplanter Macky Sall à la prochaine Présidentielle devra savoir déjà les erreurs à ne plus commettre. De toute façon, des exigences de changement qu’auraient ainsi exprimées les populations par le truchement d’un vote en faveur d’un opposant ne laisseraient pas le choix à toute autre personne élue dans ces conditions.

Sur un autre plan, des réformes politiques ont déjà été conduites dans une perspective de modernisation des institutions politiques publiques. C’est dans ce cadre qu’il faudrait inscrire la mise en place d’un système de parrainage intégral pour les élections nationales. Une évaluation devra être conduite de ce système de parrainage et le renforcer. Cela aura l’avantage de clarifier le jeu politique et d’induire une limitation des partis politiques. On ne le dira jamais assez, la floraison des formations politiques à la petite semaine constitue le ventre mou du système démocratique sénégalais.Bonne année 2019 !

Boubacar CAMARA : « Le régime a donné au Conseil constitutionnel un fichier miné »

IGFM-Boubacar Camara n’en est pas arrivé là sans bataille. Le candidat de la Coalition Fippu, qui a sué sang et eau pour se bâtir une carrière à la hauteur de ses ambitions, a encore un nouveau combat à mener : prouver au Conseil Constitutionnel qu’il a tort de rejeter 25 000 de ses parrains, se faire valider son ticket pour la Présidentielle 2019 et faire face à Macky Sall dont il flétrit la gestion du pays. Entretien…

Vous avez été, vendredi soir, au Conseil constitutionnel, qui a rejeté 36 136 de vos parrains ; pour différents motifs. Comment avez-vous accueilli cela ?

Nous avons été conviés par le Conseil constitutionnel à une séance technique de contrôle des parrainages. Ils nous ont projeté les résultats du contrôle qu’ils ont effectué des parrainages que nous avons déposés, sur la base d’une application informatique et ont donné des résultats.

La grande question est : sur quelle base ils ont opéré ce contrôle ? Quelles sont les informations qui ont été introduites dans le logiciel pour faire la comparaison avec ce que nous avons déposé ? C’est la grande question à laquelle le Conseil constitutionnel n’a pas répondu. Avec quel fichier vous avez fait le contrôle ? Les résultats obtenus rendent encore plus accrue la question. Parce que je me suis retrouvé avec 25 000 parrains qui, soit ne sont pas sur les listes électorales, bien que ces parrainages ont été collectés avec une carte d’identité Cedeao et un numéro d’électeur, donc ils ont disparu mystérieusement, soit ils ne sont pas sur les listes régionales dans lesquelles on les avait placés.

Cela veut dire qu’ils ont déménagé entre le moment où j’ai collecté le parrainage et le moment du contrôle. Ce qui veut dire quoi ? Que le fichier dont ils disposent est complètement miné par le régime qui le leur a donné.

Vous pensez sérieusement que le régime a donné au Conseil constitutionnel un fichier vicié ?

Un fichier miné, parce qu’on ne peut pas comprendre qu’un électeur qui dispose d’une carte d’identité Cedeao, qui a un numéro d’électeur, ne figure sur la liste électorale. Ou bien quelqu’un qui est inscrit sur la liste de sa région d’origine, on dit qu’on ne le retrouve pas. Ils vous disent seulement qu’ils ne sont pas dans ces régions-la, or sur leurs cartes Cedeao, ils votent là-bas.

L’objectif est qu’on n’atteigne pas la barre des 2 000 qui est exigée. Et là, on est éliminé sur cette base. J’ai été victime pour cinq régions pour lesquelles, j’ai déposé 2 000. Ils se sont débrouillés pour dire que c’est moins de 2 000, parce que ces gens ne sont pas dans ces régions. Donc, ce fichier est miné. Personne n’acceptera ce contrôle.

Si vos déclarations sont prouvées, est-ce que le jeu électoral n’est pas pipé, si le contrôle des parrainages est fait à partir d’un mauvais fichier ?

Le Conseil constitutionnel a été trompé par le régime qui lui a donné un fichier miné. C’est l’hypothèse à laquelle je crois le plus. Parce que si on analyse l’entêtement du régime à donner le fichier, c’était peut-être pour pouvoir concevoir, concocter un fichier spécial à remettre au Conseil constitutionnel, pour éliminer certains candidats et après, remettre un fichier à 15 jours des élections, qui servira de base à l’élection. C’est pour ça que le Front de résistance a réclamé au Conseil constitutionnel, le fichier dont il dispose pour faire le contrôle. Il n’y a pas encore eu de réponse.

Le ministre de l’Intérieur a répondu, il a toujours dit que le fichier ne doit être remis qu’aux candidats à la Présidentielle et non à des candidats à la candidature…

Justement, c’est totalement contraire à la loi. On doit donner le fichier, accès permanent, à tous les partis légalement constitués. C’est prévu par le Code électoral. On doit également le donner, parce qu’il y a une nouvelle loi sur le parrainage qui exige entre 0,8 et 1% de parrains du fichier. Donc la base du contrôle doit être le fichier. Ça, c’est la conséquence immédiate. Et troisièmement, on doit donner le fichier à 15 jours des élections : ça c’est le fichier avec la carte électorale mise en place. Ils n’ont pas fait cela et en plus, pour les besoins du contrôle, ils sont obligés de donner le fichier au Conseil constitutionnel. Pourquoi ? Est-ce prévu par la loi ? Ce n’est pas le cas.

Pour les besoins du contrôle du parrainage, ils ont besoin de donner le fichier. Donc, pour les besoins de la collecte du parrainage, ils devaient le donner aux candidats. Toute cette obscurité est incroyable autour du parrainage, qui est une loi qui n’est pas applicable sérieusement, parce que les conditions de son applicabilité ne sont pas réunies par le régime. Ils pensaient que ce serait une haie d’épines pour bloquer les candidats. Au contraire, ça a été une motivation.

Les gens sont allés sur le terrain. Nous avons collecté, déposé 59 493 parrains et aujourd’hui, nous en disposons de 60 000. Ils se disent comme on n’a pas été bloqué, on va rattraper cela au niveau du contrôle du Conseil constitutionnel. Ce qui est extrêmement grave. C’est une manipulation d’une institution. Je pèse bien mes mots. Parce que j’ai la preuve de ce que je dis.

Quelles sont vos preuves, parce qu’il y a tout de même, des observateurs indépendants au Conseil constitutionnel ?

J’en viens d’abord aux observateurs. Je n’ai absolument rien contre les observateurs pris individuellement, mais je pense que pour choisir des observateurs, il faut se concerter avec tous les concernés. Un processus électoral, c’est la règle de la concertation. Ces observateurs ont été choisis sans concertation et d’autres qui tapaient à la porte, n’ont pas été accueillis. Cela pose un problème de crédibilité de ce choix.

Maintenant, les preuves que nous avons, ce sont celles de nos propres listes. Nous avons collecté des signatures sur la base des cartes d’électeurs, avec une procédure précise, une base de données qui permet de localiser l’électeur que nous connaissons, qui vient tous les mardis. Nous soumettons cela au contrôle avec les listes dont nous disposons, pour voir s’ils sont sur les listes électorales. On a les numéros d’électeurs pour connaître leurs localités. On vérifie s’ils ont demandé ou non à être déplacés. On a tous ces éléments, on sait exactement qu’ils n’ont pas été déménagés.

Aujourd’hui, on sait qu’ils ont été transférés. Parce qu’on ne les retrouve pas et on sait exactement où ils les ont mis. Et même là où ils les ont mis, ils ne nous ont pas dit, parce que s’ils nous donnent l’information, ils doivent recomptabiliser ces gens. En plus, ce n’est pas parce qu’on ne te retrouve pas dans la région que tu n’es pas un parrain. Donc, c’est très clair. Aujourd’hui, la question est de savoir si les Sénégalais vont accepter que Macky Sall continue à leur manquer de respect, en manipulant le processus électoral, comme il l’a fait en amenant le parrainage, en faisant les cartes d’identité, en imposant le ministre de l’Intérieur et en retenant le fichier. Vont-ils le laisser continuer à leur manquer de respect ?

Les Sénégalais doivent se battre pour montrer au Président Sall qu’il n’est pas propriétaire du Sénégal, qu’il a été élu et qu’il doit se soumettre à une élection transparente. Qu’il sache que c’est fini et que la vie continue.

Maintenant, vous êtes convoqués à nouveau au Conseil constitutionnel, mercredi prochain. Est-ce qu’après avoir reçu notification de votre procès-verbal de comptage, vous allez suivre la procédure de régularisation ou vous allez laisser tomber ?

Nous ne sommes pas éliminés. On a fait une séance, ils nous ont donné des résultats que nous contestons. Ils vont nous donner un procès-verbal, sur la base duquel, nous allons régulariser ce qui est régularisable. C’est-à-dire les parrainages qui font l’objet de doublons avec d’autres listes qui ont déposé avant nous. Et pour cela, on fera un recours, le moment venu, parce que ce n’est pas légal, ce n’est pas conforme à la Constitution. Instaurer une concurrence entre les candidats au moment du dépôt, ce n’est pas normal.

C’est comme si vous faites un examen et qu’on vous dise le premier qui dépose son dossier gagne des points. La Constitution prévoit que les partis concourent à l’expression des suffrages. Elle ne prévoit nulle part, ni dans son esprit, ni dans sa lettre, qu’il peut y avoir une concurrence sur la date de dépôt de quelque dossier que ce soit.

Deuxièmement, nous allons nous battre pour prouver que les 25 000 parrainages dont ils parlent, sont effectivement sur les listes électorales et sont effectivement dans les régions et que le fichier dont ils disposent est vicié. En rétablissant cela, nous nous retrouverons avec nos parrains. Les 23 000 validés, les 10 000 régularisés, les 43 000 qui reviennent. Au total, on se retrouve avec 58 000.

Pour précision, on n’a aucun problème pour notre parrainage. Mais parce qu’ils veulent éliminer certains candidats gênants, comme moi, qui connaissent l’Etat, qui ont vécu avec eux, qui pensent clairement qu’ils sont en train d’aller dans la mauvaise direction et qui pourraient également s’allier avec d’autres candidats qui sont dans le Front. On n’a aucun problème, on ne démissionne pas, on n’arrête pas, on continue le combat. Il y aura une liste établie par le Conseil constitutionnel qui fera l’objet de recours éventuellement, si nous n’y sommes pas. Et après, il y aura une liste définitive.

Et si le Conseil constitutionnel venait à invalider votre candidature…

Il n’y aura aucune invalidation sur la base du contrôle du parrainage, aucun risque d’invalidation.

Vous pensez que vous allez passer ?

On va participer aux élections de façon claire et certaine, s’il plait à Dieu.

On va vers une Présidentielle assez cruciale. Pensez-vous, comme certains analystes politiques, que l’opposition doit trouver des mécanismes de groupement en entités assez fortes pour avoir une chance de battre Macky Sall ?

C’est ce qui est en train d’être fait. Aujourd’hui, il y a un Front de résistance de l’opposition, composé d’une cinquantaine de partis, dont notre mouvement, «Jengu», et une coalition, Fippu, dont je suis le candidat, composée d’une dizaine de partis et de mouvements. Ça, c’est un pôle. Il y a d’autres pôles qui ne sont pas autour de certains candidats de l’opposition.

Mais la grande question maintenant, est que chacun doit se battre pour être candidat d’abord. Quand on aura une liste, je pense qu’il faudra qu’on fasse une analyse des forces en présence pour voir quelles sont les chances de succès. C’est en fonction des chances de succès qu’il faudra poser des stratégies gagnantes. Si l’opposition compte trop de candidats, cela va décourager le vote et quand on n’a pas suffisamment de candidats crédibles, ça peut être effectivement favorable au parti au pouvoir. Papa Sambaré Ndour 

SENEGO EN DEUIL : Le journaliste Amadou Lamine MBAYE n’est plus

A Dieu nous venons et à lui nous retournons ! Décès  brusque de Amadou Lamine Mbaye, Rédacteur en chef adjoint à Senego, survenu, ce lundi  31 décembre à l’hôpital de Pikine, des suites d’une courte maladie.

Une grande perte pour le groupe, pour sa famille, pour la presse, au regard de cet ami et collègue exceptionnel  aux compétences transversales, qui a pu rehausser, avec brio, tous les desks du site.

Lamine, disciple de Serigne Babacar Sy, qui a longtemps lutté contre la mort, avait donné de l’espoir et à sa famille et à ses collègues, pour avoir repris une santé de fer, ces dernières années.

Hélas, il a dribblé tout le monde. En cette douloureuse épreuve, Senego présente à la famille éplorée et à la presse sénégalaise ses vives condoléances.Que Dieu l’agrée en son paradis Firdawsi

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