Unes des quotidiens du jour du Jeudi 27 Decembre 2018

DÉFIS MULTIPLES EN AFRIQUE, DES INTELLECTUELS S’ENGAGENT

http://www.emedia.sn Un document qui fera date : le rapport alternatif sur l’Afrique (RASA) dont le numéro zéro, édition 2018, vient d’être produit. Fruit d’une réflexion concertée, il se veut « une initiative essentielle de réparation-correction (…) et un lieu de renversement philosophique et idéologique des analyses sur l’Afrique.
Les auteurs, des intellectuels, des activistes et des citoyens ont pour ambition, à travers ce rapport, de « renverser les visions misérabilistes et économicistes véhiculées sur l’Afrique. »
A la fois perçu comme « un puits de ressources naturelles, un partenaire éternellement assisté, le continent apparaît aussi comme un « maillon faible des réseaux de pouvoir qui décident le monde. » Si bien que le renversement du regard s’imposait pour renouveler le regard, l’approche et la lecture pour donner à voir contre les préjugés. D’où l’urgence d’une « affirmation autonome d’une centralité africaine dans le discours sur l’Afrique », indique le rapport dont la valeur ajoutée est de « contribuer à renforcer cette autonomie et cette capacité à penser l’avenir des sociétés. »

En d’autres termes, le but poursuivi consiste à définir des principes et des mesures des progrès accomplis et à contribuer à « renverser les paradigmes paralysants ancrés dans les individus, les groupes et les institutions africains. » Vaste programme en effet. Mais cela ne paralyse pas les concepteurs du rapport qui, dans un élan unitaire, estiment venu le moment de positionner l’Afrique « différemment du passé » comme un acteur « respecté, ayant une vision de son futur, conscient de sa dignité et travaillant sur ses forces comme sur ses faiblesses. »

Traversée par des visions « optimistes et pessimistes », l’Afrique semble devenue « la nouvelle frontière normative du monde » avec des perspectives d’avenir décrites comme prometteuses et positives. Vigilants et ayant le sens de l’étape, les auteurs du RASA s’interrogent : est-ce la situation qui change ou est-ce le regard qui évolue ? Revisitant le concept de développement, ils soulèvent de pertinentes objections au gré des cycles et des logiques de domination allant de l’ajustement structurel à la lutte contre la pauvreté jusqu’aux acception plus subtiles « d’émergence » ou de transformation de l’économie ».

A travers ce document, synthèse d’une série d’analyses percutantes, le RASA, s’apprécie comme un « espace de rencontres entre intellectuels, activistes et citoyens appelés à contribuer à sa production pour refléter la complexité et la diversité des acteurs qui font le continent autrement. »
L’objectif global poursuivi vise à atteindre et à peser sur les consciences avec des objectifs spécifiques centrés sur la compréhension des dynamiques, la mobilisation des énergies et les actions à entreprendre pour « transformer le monde.Des plumes engageantes se sont associées dans cette aventure intellectuelle afin de porter loin « la voix et la voie de l’Afrique » articulées autour de thèmes qui balaient toutes les questions dont les prémices de réponses structurent notre rapport au réel. L’effort est méritoire. Les intellectuels réunis, pour la bonne cause, ont des parcours jalonnés de défis. Un pari réussi : oser penser par soi pour une estime de soi fondatrice d’une quête de sens. MAMADOU NDIAYE

PR AHMADOU ALY MBAYE, ÉCONOMISTE : « Le prix du sucre au Sénégal est cinq fois superieur au prix Mondial »

http://www.seneplus.com -LeQuotidien-Depuis 1972, la production de sucre au Sénégal est contrôlée par la Compagnie sucrière sénégalaise (Css). Une chasse gardée confortée par le rôle de l’Etat qui n’est pas neutre, selon le Pr Ahmadou Aly Mbaye. En marge de la présentation de la revue économique de l’Unacois/Jappo lundi, l’économiste a expliqué la cherté du prix du sucre au Sénégal.

Le président de la Répu­blique a appelé la semaine dernière, à Paris, le secteur privé à contribuer à la réalisation des objectifs du Pse. Qu’en pensez-vous ?

Dans le contexte des pays en développement comme les nôtres, le développement du secteur privé est une activité qui se fait en synergie entre l’Etat et les acteurs du privé. C’est une activité à plusieurs niveaux. Appeler le secteur privé, c’est une chose. Mettre en place les conditions de son développement, c’est une autre chose. Cela implique à ramener le coût des facteurs à un niveau faible, faire en sorte que l’Etat et le secteur privé soient plus transparents. Dans ce pays, c’est un gros souci.

Faire des affaires avec des coûts de production raisonnables, c’est très compliqué. Ce qui fait que les entreprises soit se cachent, soit trouvent des arrangements avec l’Etat. Avant, on parlait de convention spéciale et maintenant cette expression n’existe plus. Mais tout le monde sait que les entreprises font des arrangements. A Paris, le Président a évoqué le cas des cimentiers. Cela prouve qu’il y a des arrangements qui se font entre les privés et l’Etat. Il faut créer les conditions de transparence et que les gens fassent des affaires sans avoir besoin ni de se cacher dans l’informel ni d’avoir des arrangements avec l’Etat.

Cette situation fait-il que le prix du sucre soit cher ?

Absolument ! C’est le résultat de ces arrangements. Le même procédé est utilisé pour les cimentiers, les sucriers et d’autres secteurs. C’est extrêmement pénible de créer une entreprise dans ce pays sans soit se cacher, soit avoir des arrangements avec l’Etat. C’est l’environnement qui pose problème avec le coût des facteurs, les procédures et l’implication de l’Etat dans le jeu de la concurrence.

En s’engageant dans ce type d’arrangement, de facto on s’implique. La compétition en économie, c’est très complexe. Quand vous intervenez pour appuyer un acteur, vous le faites forcément au détriment d’un autre. Lorsque vous appuyez un secteur, c’est un autre qui se retrouve lésé. Le manque de transparence est le problème fondamental dans le jeu de la concurrence au Sénégal.

Le prix du sucre vous paraît-il exagéré ?

Le prix du sucre au Sénégal est cinq fois supérieur par rapport au prix mondial, selon les années. C’est un gros souci, parce que l’Etat vient prendre part au profit d’un opérateur manufacturier (la Css). Mais dans d’autres secteurs aussi, c’est la même chose. L’Etat intervient presque partout. Ce n’est pas forcément mauvais, mais les modalités posent problème. L’Etat peut décider d’appuyer un secteur de façon ponctuelle pour le redresser, mais on ne doit pas le faire de façon permanente. Babacar Guèye DIOP

UNACOIS YEESSAL SUR LA COMMERCIALISATION DU SUCRE : « Un groupuscule de 5 mafieux ne peut pas prendre tout le Sénégal en otage »

http://www.sudonline.sn/ La polémique autour de la commercialisation du sucre au Sénégal est loin de connaitre son épilogue. En effet, en conférence de presse hier, lundi 26 décembre, l’Unacois yeessal qui a réaffirmé sa collaboration avec la Css, trouve que les commerçants affiliés à l’Unacois Jappo sont en train de faire chanter le gouvernement en  décidant de rompre tout accord signé dans le cadre de l’importation du sucre. Aussi, Alla Dieng et ses collègues ont fustigé l’attitude des agents du ministère du commerce qui, selon eux, attribuent l’intégralité de la dipa (déclaration préalable pour autorisation d’importation de produits alimentaire) à ce «groupuscule»

«Un groupuscule  de 5 mafieux  ne peut pas prendre tout le Sénégal en otage». C’est en ces termes que les commerçants de l’Unacois Yessal ont qualifié leurs camardes de l’Unacois Jappo qui ont décidé de rompre tout accord signé avec l’Etat et la Compagne sucrière sénégalaise (Css), dans le cadre  de la réglementation de l’importation du sucre au  Sénégal. Face à la presse hier, lundi 26 décembre, le camp de Cheikh Cissé trouve que l’Unacois Jappo est en train de faire du chantage dans cette affaire de sucre.

«Ces énergumènes voraces et sans scrupules menacent, pour des intérêts  personnels, les emplois  de milliers de pères de familles. Le chantage et les mensonges doivent cesser. Nous espérons que l’Etat ne faillira  point  et prendra pleinement ses responsabilités  le moment opportun», a lancé Alla Dieng, directeur exécutif de l’Unacois Yeessal.

Par ailleurs, il fustige  l’attitude des agents du ministère du commerce  qui donnent l’intégralité de la  Dipa (déclaration préalable pour autorisation d’importation de produits alimentaire), à un groupuscule de commerçants.

Dans la même dynamique, l’Unacois Yeessal réaffirme son engagement à soutenir la commercialisation des produits locaux. «Nous avons toujours préconisé la promotion  des produits locaux pour diminuer  nos importations qui ne font qu’enrichir les producteurs  étrangers. Nous soutenons toutes les industries sénégalaises. Nous devons mener une politique qui participe au rétablissement du déficit de la balance commerciale. Nous mettons sur le même pied, le Kg de la compagnie sucrière sénégalais, la sandale du cordonnier de Ngaye, que le litre d’huile de la Sonacos», a-t-il insisté.

Pour lui, le Sénégal  doit produire, consommer, exporter plus et importer moins  afin de participer  au rétablissement du déficit de notre balance commerciale. Pour finir, il  rappelle que la Css et l’Unacois Yeessal  ont signé une convention  de partenariat  depuis 2013. « Jusqu’à présent nous respectons les termes et continuerons de les respecter scrupuleusement», confirme Alla Dieng

L’UNACOIS DRESSE UN TABLEAU SOMBRE DE D’ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES

https://www.lejecos.com C’est dans un livre blanc de 55 pages que l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS/Jappo) a dressé un diagnostic sombre de l’environnement des affaires au Sénégal. Il met en exergue les contraintes à l’expansion de l’entrepreneuriat dans le pays, de l’indépendance à nos jours. Et estime que malgré la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), le pays est encore loin d’atteindre les objectifs fixés.

Depuis l’avènement du régime en place, les autorités étatiques ne cessent de soutenir que l’environnement des affaires est favorable aux investissements étrangers mais aussi à ceux relevant du secteur privé national. Pourtant, dans son livre blanc, l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) estime qu’en dépit des conditions favorables, les performances socio-économiques réalisées par le pays depuis 1960 sont restées médiocres. Car, relève le document, le taux de croissance du Produit intérieur brut par tête est resté presque inchangé depuis l’indépendance, l’incidence de la pauvreté est toujours très élevée, et la plupart des emplois générés par l’économie sont informels et précaires. En plus de ces goulots d’étranglement, les résultats présentés par le professeur Aly Mbaye révèlent que l’économie nationale est mollement diversifiée avec un faible niveau de complexité, et un panier de produits domine aussi bien la valeur ajoutée globale que les exportations. Poursuivant, le professeur souligne qu’une des raisons expliquant ces modestes performances de l’économie nationale est la faiblesse de l’environnement des affaires. Un climat qui empêche l’économie de croitre, de se diversifier et de créer des emplois. D’ailleurs, l’enquête indique que malgré l’adoption du Plan Sénégal émergent qui vise à faire sortir le Sénégal du cycle de croissance faible et de progrès insuffisant en matière de réduction de la pauvreté, le pays est encore loin des objectifs fixés. «Le secteur privé notamment les Petites et moyennes entreprises qui représentent 97 % des entreprises peinent à se développer. Or, ces entreprises sont au cœur du processus de croissance des pays actuellement émergents en raison de leur forte capacité de création de richesses, d’emplois et de conquête des marchés extérieurs»,fait remarquer le livre blanc.

Analysant l’impact des différentes réformes sur les performances économiques du pays, l’Unacois/Japporévèle que le pays est dans une dynamique de croissance faible et erratique. Car, beaucoup de pays avec lesquels le Sénégal partageait un héritage colonial tout aussi lourd, se sont frayés une trajectoire de croissance les ayant définitivement propulsés vers des branches de revenus plus élevées. En effet, contrairement au Sénégal, ces pays ont mis en place des politiques économiques appropriées. Ils ont ainsi, augmenté leur niveau de revenu par tête et transformé leur structure productive. Au Sénégal, les performances économiques n’ont pas suivi les réformes multiples et multiformes opérées pour le développement du pays depuis son accession à la souveraineté internationale. Pis, le livre blanc soutient qu’en dépit de ses politiques économiques, le Sénégal continue de céder du terrain sur le marché mondial, à ses concurrents internationaux.  Poursuivant, la même source alerte sur le fait que la dépendance du Sénégal de l’extérieur se creuse chaque année davantage, avec un déficit commercial qui ne cesse d’augmenter. «Les grandes entreprises créent très peu d’emplois alors que les Petites et moyennes entreprises qui sont capables de créer plus de 95 % de l’emploi total sont marginalisées», dénonce-t-on dans le livre blanc. https://www.walf-groupe.com 

 LOUIS LAMOTTE, RESPONSABLE DES RESSOURCES HUMAINES DE LA CSS : « Ce Pays doit appendre à produire ce dont il a besoin »

http://www.sudonline.sn/ «Les prévisions sont revues à la hausse. Aujourd’hui le besoin en sucre au Sénégal, ce n’est plus 150 mille tonnes mais, 200 mille tonnes pour lesquelles, nous avons  consenti un investissement de 120 milliards, pour que dans les trois années  à venir nous puissions faire 200 mille tonne

La Css investit beaucoup  pour pouvoir satisfaire les besoins et s’il arrivait que  les besoins ne soient pas couverts par notre propre production,  il est loisible à l’Etat et à notre demande d’ailleurs, de faire importer le gap. De 2013 à 2015, ce gap était organisé. Depuis 2017, il y a plus cet exercice de transparence, ni le devoir  de vérifier le volume du gap et de limiter les Dipa au gap. Cette année la Css  a démarré sa production le 21 novembre,  mais elle a trouvé que 70 mille tonnes de sucre étaient déjà déversées dans le marché à travers des Dipa.

Par conséquent, elle vend zéro tonne de sucre par jour. Quand vous devez faire face tous les mois à une masse salariale de 1 milliard 450 millions de francs et que vous ne puissiez même pas vendre 50 millions, imaginez les difficultés que vous créez. Nous sommes dans cette situation là ; ce qui justifie notre réaction. Ce pays doit appendre à produire ce dont il a besoin. Il ne peut pas être tout le temps à la remorque des importations. Quand la Css devrait disparaitre ce serait avec 7500 emplois directs. Ce sont des sénégalais, des ingénieurs en agronomie et en électromécanique.

 Pratiquement, nous sommes les premiers à absorber tout ce que forment les écoles polytechniques. Donc, que veut ce groupe de pression. Ils veulent que ces sénégalais retournent au chômage. Maintenant, il va falloir qu’il ait un arbitrage de bon sens  pour voir ce qui est préférable entre la production  qui crée des emplois  et les importations qui ne font qu’enrichir l’extérieur»

APRES AVOIR CRÉÉ LE CNBS : Les bijoutiers demandent la levée de la TVA sur l’or

http://www.enqueteplus.com Pour satisfaire l’approvisionnement correct en or, en argent et autres consommables, les bijoutiers du Sénégal ont mis sur pied le Comptoir national d’approvisionnement des bijoutiers du Sénégal (Cnbs). Ils attendent de l’Etat qu’il lève la Tva sur l’or.

Avoir de l’or accessible pour pouvoir répondre à la demande nationale et faire de l’exploitation dans le monde : c’est le pari que veux gagner l’Association nationale des bijoutiers du Sénégal (Anbs). Hier, lors d’un point de presse, ils ont annoncé la mise sur pied du Comptoir national d’approvisionnement des bijoutiers du Sénégal (Cnbs). Seulement, le président de l’Anbs, Moussa Niang, confie que le Cnbs se heurte à une contrainte de taille, après la mobilisation d’un capital social et l’obtention d’un agrément : il s’agit de l’application, par l’Etat, de la Tva sur l’or brut compétitif extrait des sous-sols sénégalais. ‘’Cet obstacle a empêché le démarrage effectif des activités du comptoir. Nous plaidons pour sa levée.

Si tel est le cas, elle impactera positivement sur le secteur de la bijouterie. Car elle permettra l’installation d’unités de production de bijoux et la création d’emplois. Le Sénégal cessera d’être un pays consommateur de bijoux importés pour devenir un pays producteur, avec l’existence d’une chaine de valeur allant de l’extraction de l’or jusqu’à la commercialisation, en passant par la transformation’’, annonce-t-il. Poursuivant son plaidoyer, le président de dire que la bijouterie va constituer une source de création de richesses et contribuera aussi à la lutte contre la pauvreté et l’émigration clandestine.

L’objet de ce comptoir est de satisfaire l’approvisionnement correct en or, en argent et autres consommables. Mais aussi de veiller à la délivrance des carnets de police, de registres d’achat pour la traçabilité des transactions (achats et ventes), la collaboration étroite avec les services étatiques, la réduction notable des accusations de recel dont certains bijoutiers font l’objet, la formation et le renforcement de capacité des membres et acteurs du secteur.

Il pense que leur requête sera satisfaite avant l’ouverture prochaine de leur siège national, vu que les pourparlers avec les autorités, annonce-t-il, sont avancés. D’ailleurs, les amis de Moussa Niang sollicitent une audience avec le chef de l’Etat pour discuter avec lui des difficultés dont leur secteur est confronté.CHEIKH THIAM

Dr Aliou Sawaré (SPÉCIALISTE EN PPP) : « Les nouveaux tarifs du péage ce n’est pas une baisse… »

Seneweb.com Spécialiste des Partenariats public-privé, Dr Aliou Sawaré analyse la « baisse » opérée sur les tarifs de l’autoroute à péage et la prolongation de la durée du contrat de concession. Démontrant que cette baisse n’en est pas une, il appelle l’autorité à revoir tout le contrat de concession.

Que pensez-vous de la baisse opérée sur les tarifs de l’autoroute à péage ?

Est-ce qu’on peut parler de baisse réellement, dans la mesure où il y a  la prolongation même  du contrat de concession par un avenant ? Si donc on augmente la durée, cela suppose que ce qui a été supposé comme étant une baisse, est récupérée sur la période de l’avenant. Ce qui ne serait pas une baisse.  Si je devais payer pendant 35 ans, ce n’est pas une baisse, mais plutôt un allègement.

Sur le plan juridique, la démarche du gouvernement a-t-elle été conforme ?
Si on doit faire la prolongation de ce contrat, il faut passer par ce qu’on appelle la vérification des investissements faits par le privé. C’est cela la jurisprudence. Donc, il y a une violation de la jurisprudence, mais aussi du principe de libre concurrence. Normalement, pour un Ppp comme l’autoroute à péage, l’État devait s’entourer d’experts. L’État devait prendre tout le temps nécessaire  pour faire un bon contrat. Mais le contrat n’a pas été bien fait. Le kilométrage est cher, l’apport du privé est trois fois moins important que celui de l’État et il y a un problème de blocage de ce service de transport par rapport  aux autres services publics comme la santé. Par exemple, au niveau de la banlieue, si on devait évacuer urgemment quelqu’un, ce serait problématique, parce que tout le monde sait qu’on ne peut pas passer par l’autoroute à péage. Même le président de la République, quand il passe, il paye. Tout le monde paye, sauf ceux qui y vont apporter du secours.

Qu’est-ce que l’État devait alors faire ?
Ce qu’on doit faire, ce n’est pas ce semblant de baisse. C’est de revisiter tout le contrat. De voir ce qui ne marche pas  et on le corrige. Et tout le monde sait qu’il y a beaucoup d’embouteillages sur l’autoroute à péage. Si demain on  transfère tous les ministères à Diamniadio, les embouteillages vont augmenter. Donc, il y a nécessité de revoir ce contrat aussi bien dans l’intérêt du privé que dans l’intérêt de l’État et des populations. Il faut faire l’évaluation de l’éclairage, des tarifs, des secours d’urgence et de l’extension de ce péage pour qu’il n’y ait pas d’embouteillages. C’est la seule autoroute à péage où il y a des embouteillages. Il faut faire l’évaluation de l’aspect social. Il y a beaucoup de dysfonctionnements au niveau de l’autoroute à péage. Il faut vraiment qu’une bonne  régulation se fasse sur la concession et sur tous les Ppp. On perd énormément de milliards avec les Ppp. Parce qu’il n’y a aucun contrôle, aucune évaluation. A mi-parcours,  il faut redresser la barre.

On débourse de l’argent et l’État du Sénégal ne gagne absolument rien du tout,  à part l’ouvrage, la Tva.  Le reste, c’est le privé qui gagne. Or,  nous allons payer jusqu’en 2059 la dette contractée auprès des bailleurs. C’est nous qui allons payer plus de 200 milliards. Le concessionnaire n’a  apporté que 60 milliards. L’objectif recherché au départ, qui était une mobilité rapide, est faussé aujourd’hui avec les embouteillages croissants sur le péage. Aussi, avec le péage, l’État du Sénégal perd des milliards sur la nationale, du fait des embouteillages.  Autant les embouteillages augmentent, autant la facture de subvention du carburant devient de plus en plus salée pour l’État. Il faut qu’on revoie les choses et même du côté du privé. Le privé doit accepter  cette révision pour son intérêt. Parce que s’il ne l’accepte pas aujourd’hui,  un  jour où l’autre, les usagers pourraient prendre leurs responsabilités. Le privé doit arriver à un partenariat gagnant-gagnant équilibré. Ce qui ferait sa sérénité et sa stabilité.

L’autre problème semble être celui du contrôle du concessionnaire…
Il y a un problème de régulation pour l’autoroute à péage. Qui contrôle maintenant ? Personne. L’Armp dit qu’elle n’est pas compétente. Or, elle devait prendre toutes ses responsabilités  en  contrôlant ce contrat. Parce que ce contrat, c’est simplement une concession. A mon avis, l’Armp est parfaitement compétente pour contrôler l’autoroute à péage. Et il devrait le faire pour l’intérêt des usages. C’est une concession qui entre dans son champ d’application. Même si c’est une concession BOT (build-operate-transfer) qui était régie par  l’ancien texte sur les contrats BOT, personne ne doute que c’est une concession. L’Armp doit prendre toutes ses responsabilités.

Donc, revoir le contrat originel et les avenants est une urgence ?

Il faut revoir tout au niveau de l’autoroute à péage. Sinon, tout le monde va souffrir et celui qui va s’en sortir, ce sera le privé. Le défaut d’éclairage, c’est le privé qui devait le gérer. Mais le contrat n’a pas été  bien fait et le privé l’a donné à l’État comme risque d’exploitation. Tout cela doit être revu. Le contrat doit être revu dans son ensemble. Il ne s’agit pas de dire je vais baisser, alors que ce n’est pas une baisse. Tout le monde sait que ce n’est pas une baisse. Car, ce que le privé perd dans cette supposée baisse-là pendant les 30 ans, il va les récupérer après les 30 ans, dans le cadre de l’avenant. Il pourrait même récupérer plus, parce qu’il n’y aura aucun contrôle sur les concessions au Sénégal, notamment sur celle de l’autoroute à péage.

Comment la prolongation devrait permettre au privé de récupérer plus d’argent ?
Par exemple, il y a un ancien document de l’Apix qui disait que quand l’autoroute démarrera, il y aura 44 000 véhicules par jour. Vous multipliez par 500 F Cfa, le prix de péage le plus petit, cela vous donne 22 millions par jour. En ce moment, c’était entre Diamniadio et Pikine. Si vous faites le calcul, en moyenne, ces 22 millions, le mois, c’est 660 millions ; sur l’année, plus de 7,9 milliards de francs. Cela signifie que, même avant 10 ans, le privé aura recouvré ses 60 milliards. Maintenant, il restera 20 ans de bénéfices avec 44 000 véhicules par jour. Ne serait-ce que pour cela, et pour le blocage qui est fait sur les autres services publics, on doit revoir tout le contrat. Et l’Armp ne doit pas laisser les choses comme ça. On ne peut pas lui donner les délégations de service public dans le  Code des marchés publics et dans la loi de 2006, et elle dit qu’elle est incompétente. L’Armp est bien compétente, même si on a abrogé la loi de mars 2004 sur les contrats Bot.

Pourquoi il y a tant de soucis aujourd’hui dans la régulation et le contrôle des Ppp au Sénégal ?

Il y a un amalgame  sur les Ppp, avec l’adoption de la loi de 2014 sur les contrats de partenariat qui a créé beaucoup de confusions dans le cadre juridique des Ppp, laissant beaucoup de vide juridique. Ce, notamment au niveau de la régulation des Ppp et précisément au niveau l’autoroute à péage. Il faut revoir le dispositif juridique et institutionnel des Ppp pour avoir de très bons partenariats public-privé inclusifs. Pour terminer, l’État du Sénégal doit éviter de signer des Ppp ou des avenants à la veille des élections présidentielles.Youssouf SANÉ

1,077 MILLIARD FCFA DE DETTES À REMBOURSER PAR LA CRRH-UEMOA LE 30 DÉCEMBRE

APA- Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall La Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CRRH-UEMOA) paiera le 30 décembre 2017 à ses créanciers un montant de 1, 077 milliard FCFA (environ 1,831 million de dollars) en remboursement de son emprunt obligataire dénommé CRRH-UEMOA 6% 2014-2024, annonce cette structure basée à Lomé (Togo).

Ce montant représente à la fois les intérêts semestriels et le remboursement partiel du capital de l’emprunt.

La CRRH-UEMOA avait émis, en décembre 2014, un emprunt obligataire par appel public à l’épargne sur le marché financier de l’UEMOA pour un montant de 15 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Le prix de l’obligation était alors fixé à 10 000 FCFA avec un taux d’intérêt annuel de 6% net d’impôt.

Le montant sollicité était destiné au refinancement des prêts à l’habitat consentis par les banques actionnaires de la CRRH-UEMOA à leurs clients.

La CRRH-UEMOA est une initiative régionale en faveur du refinancement de l’habitat. Son actionnariat est constitué de plus d’une cinquantaine de banques commerciales de l’UEMOA, de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et de Shelter Afrique.MS/te/APA

L’ARRIVEE DE MBAYE DIONE SAUVE LE CMS D’UNE LIQUIDATION IMMINENTE !

http://www.seneplus.com -leTemoin Dans leur activisme débordant, ces agents insouciants semblent avoir oublié que la Direction de la réglementation et de la supervision des systèmes financiers décentralisés (Drs-Sfd dont le siège se trouve juste à côté des locaux de votre quotidien préfére

-Dès la nomination de Mbaye Dione comme administrateur provisoire du Crédit Mutuel du Sénégal (Cms), un groupuscule d’agents manipulés a déclenché des tirs de barrage nourris pour torpiller cette mesure salutaire. Heureusement que le ministre de l’Economie et des Finances, M. Amadou Ba, a opté pour le premier cas de figure en portant son choix sur le banquier chevronné et compétent Mbaye Dione considéré comme l’homme de la situation.

  1. Mbaye Dione, le tout nouvel administrateur provisoire — en attendant de devenir directeur général — du Crédit Mutuel du Sénégal (Cms) aura vraiment du fil à retordre ou une situation carabinée à redresser ! Car il hérite d’une institution financière presque au bord de la faillite. Car, depuis le départ de l’honorable Dg Mohamed Ndiaye en 2016, le Cms est secoué par une profonde crise faite de mauvaise gestion, de népotisme, de laxisme et de chasse aux sorcières. D’ailleurs, son portefeuille à risques s’élève à 9 milliards de francs puisque la plupart des clients ont profité du laxisme des agents prévalant au Crédit Mutuel du Sénégal pour ne plus rembourser leurs crédits. Les comptes sont dans un état tel que les cabinets d’audit ont refusé de certifier les comptes de l’établissement. Face à cette situation, la Direction de la réglementation et de la supervision des systèmes financiers décentralisés (Drs-Sfd) et la Commission bancaire de la Bceao avaient deux options : le sauvetage ou la liquidation.

Et pour sauver ce fleuron de la liquidation, M. Amadou Ba, le ministre de l’Economie et des Finances, après le passage obligé de l’administration provisoire, a décidé de confier le CMS à un homme du sérail : Mbaye Dione, un banquier chevronné et compétent qui a fait ses preuves dans de grands établissements de la place comme la SGBS. En tout cas, si une structure de ce genre vacille, la première étape c’est le passage devant un conseil de « réanimateurs » placé sous l’autorité du ministère de l’Economie et des Finances. Lequel doit décider s’il faut laisser l’établissement faire faillite et donc être liquidé, ou, au contraire, proposer d’entamer son sauvetage. Lequel passe par la nomination d’un administrateur provisoire. Plusieurs personnes ont été nommées à ce poste depuis que le CMS a été placé sous observation par la Commission Bancaire mais aucune d’entre elles n’était un banquier professionnel. De ce point de vue, Mbaye Dione est incontestablement l’homme de la situation.

GESTION CALAMITEUSE

Il convient de rappeler qu’à la suite des passations techniques entre le directeur général par intérim et les différents directeurs centraux, supervisées par la Drs/Sfd en fin juillet 2016, l’ensemble des directeurs à la direction générale du Cms ont été relevés de leurs fonctions sans motifs et mis à la disposition de la direction des Ressources Humaines. Ils ont saisi l’inspecteur régional du travail et de la Sécurité Sociale qui, après plusieurs audiences, a enjoint la nouvelle direction de les réintégrer dans leurs fonctions initiales respectives, en vain. Le 6 janvier 2017, coïncidant avec la date de publication dans un journal de la place de l’appel à candidatures pour le poste de directeur général du Cms, le directeur général par intérim, en l’occurrence Robert Latyr Niane, a servi aux concernés des demandes d’explications sur, disait-il, la base du rapport de la Drs/Sfd déposé le 28 octobre 2016. Et pour éviter que ces hauts cadres du Cms postulent au poste de Dg, M. Robert Latyr Niane n’a fait autre que leur notifier par voie d’huissier des lettres de licenciement et un solde de tout compte avec des crédits habitats à rembourser sous peine de réalisation des garanties. Hélas pour lui, le 20 janvier 2017, soit quatre (4) jours après la prise de ces décisions, Robert Latyr Niane est démis de ses fonctions par le ministère de l’Economie et des Finances.

Ainsi, l’arroseur Robert venait d’etre arrosé ! Et place à un administrateur provisoire. Puis à un autre, et encore un autre… Naturellement, depuis que tous ces changements sont intervenus, tous les projets sont rangés dans les tiroirs (Cartes bancaires Baobab, Sms bancaires, Changement du logiciel bancaire et d’autres projets innovants…), le portefeuille à risque gonfle et la gestion est devenue calamiteuse. Par exemple, on a procédé à l’échange des véhicules avec un concessionnaire de la place qui n’a pas voulu livrer tous les véhicules. La remarque que tous les acteurs et observateurs partagent en interne comme à l’extérieur du Cms, c’est les administrateurs provisoires sont jugés incompétents car ils ne peuvent prendre aucune initiative allant dans le sens du respect des recommandations de la Commission bancaire. A cet effet, la Bceao n’aurait constaté aucune évolution ou le moindre progrès du Cms sur ses recommandations, notamment sur les ratios, issues de son rapport de mission depuis que l’équipe dirigeante a été licenciée. Serait-il possible de redresser le Cms sans ses cadres compétents qui ont eu à participer dans l’évolution de l’Institution Financière depuis sa création ? En tout cas, nous sommes convaincus que la nomination de Mbaye Dione vient à son heure. A l’heure où le Cms est condamné au sauvetage ou à la disparition. Pape NDIAYE

DAKAR VA FAIRE GRIMPER LES TAXES AÉROPORTUAIRES,À PARTIR DU 1ER MARS 2019 : Crash entre le Sénégal et l’Association des Compagnies Aériennes

https://actusen.sn L’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) a décidé de faire grimper, à compter du 1er Mars 2019, les taxes de sécurité (de 6.000 à 10.000 F Cfa) et celles appliquées sur les passagers (de 2.000 F Cfa à 3000 francs). Sans compter le Fret qui va culminer. SourceA qui donne l’information informe que l’Association des Compagnies aériennes est contre cette mesure.

Le canard estime que le crash se dessine à pas de géants entre cette Association et l’Etat du Sénégal. L’Association du transport aérien international (IATA) a été ainsi saisie, après une réunion vaine avec les Autorités.

TOURISME BALNEAIRE : Le Lamantin Beach vise la clientèle locale

http://www.enqueteplus.com Dans le souci de satisfaire une clientèle africaine à 55 %, le Lamantin a investi 1,5 milliards de franc CFA pour la réalisation d’un nouvel établissement ‘’Le Blue Bay’’ dont l’inauguration  a eu lieu dimanche dernier en présence du secrétaire général du ministère du tourisme.

Le Sénégal a mis en place toutes les conditions nécessaires pour la promotion et le développement du secteur touristique. Depuis un bon moment, le tourisme semble reprendre des forces, boosté par une demande de plus en plus locale. Le complexe Lamantin Beach par exemple réalise 55 % de chiffre d’affaires grâce à la clientèle africaine. Son directeur général, Eric Philibert, soutient que la demande n’est plus la même que celle qu’il y avait, il y a 15 ans au Sénégal.

‘’ Là on est devant une demande locale, qui exprimait le besoin d’avoir un hôtel plus confortable, encore plus luxueux, avec de la technologie protecteur de l’environnement et en bordure de mer’’, explique-t-il. Ainsi, pour satisfaire cette nouvelle clientèle, le Lamantin a mis les petits plats dans les grands, en injectant 1,5 milliards franc CFA, dans la conception d’une nouvelle ligne de chambres : ‘’ Le Blue Bay ’’ ou Baie Bleu. A en croire M. Philibert, le but ‘’est de donner du luxe, du confort en bord de mer, en préservant l’environnement’’.

 En effet, faisant face à la mer, les chambres du ‘’Blue Bay ’’ sont entièrement conçues en bois compressé  et autonomes en énergie solaire. Eric Philibert estime que cet investissement consacre la relance du tourisme sénégalais qui, de par ce genre d’initiatives, est en train de reprendre sa place de deuxième pourvoyeur de devises derrière le secteur de la pêche. Mais, avec le phénomène de l’érosion côtière et les constructions en bord de mer, n’est-il pas audacieux de construire ‘’Le Blue Bay ‘’, en face de la mer ? Eric Philibert rassure qu’il ‘’est posé sur des micros tubes et il n’a aucune construction en béton. Il est 100% en bois.’’

Premièrement, il explique que ‘’ le bois permet une préservation de l’environnement de par le fait qu’il épouse bien la nature et qu’il ne dégrade pas l’environnement maritime’’. Deuxièmement, ‘’ le bois permet aussi en termes de production environnement une isolation en temps de chaleur ou de froid. On utilise moins d’énergie à rafraichir la chambre que si on avait une chambre en bêton’’. Et le troisième point qui semble essentiel aux yeux de M. Philibert,  c’est que le l’alimentation en énergie du bâtiment pour la préservation de l’environnement, est un système solaire.‘’Depuis la terrasse on voit le toit, tout est solaire.Il n’y a que des panneaux solaires avec des chauffe-eau solaires’’,a-t-il expliqué.

ACCES AU NOTARIAT : Vers la fin du népotisme

http://www.enqueteplus.com S’achemine-t-on vers la fin du népotisme dans le notariat ? L’espoir est permis si l’on en croit le Collectif des 22 notaires issus du concours de 2013 qui, par une lettre ouverte, félicite et encourage le ministre Ismaila Madior Fall dans ses projets de réforme.

Comme dans toute révolution, il y aura des heureux, mais aussi des malheureux. Le collectif des 22 notaires stagiaires issus de l’unique concours à ce jour organisé dans le domaine du Notariat au Sénégal salue, à travers une lettre ouverte, les réformes entreprises par le ministre de la Justice Garde des sceaux, Ismaila Madior Fall. ‘’Nous nous réjouissons, disent-ils dans la lettre, du fait que vous ayez  fait preuve de clairvoyance et  décidé d’entreprendre une grande réforme qui va connaitre le parachèvement de sa première étape, avec l’adoption, de nouveaux décrets portant statuts des notaires et création de trente-deux nouvelles charges de notaires’’. A les en croire, ceci est une ‘’révolution’’ d’autant plus qu’en 200 ans d’existence, le notariat au Sénégal n’a guère dépassé la barre des 42 charges. ‘’Ces Décrets, d’après les retours que nous en avons eus, comportent des dispositions positives et  révolutionnaires qui consacrent des avancées à la fois majeures et historiques’’, soulignent-ils.

Pour le collectif des notaires de la première promotion du concours d’aptitude à la profession, ces réformes  vont dans le sens de rendre le service public de l’authenticité, assuré par les notaires, accessible à tous et pour tous : ‘’Il s’agit entre autres de la compétence nationale du notaire (en vigueur dans la plupart des notariats d’Afrique), de la création de plusieurs charges de notaire dans l’ensemble du territoire national’’. Ils ajoutent que ‘’les chiffres de l’effectif des notaires font froids dans le dos : seulement quarante-deux cabinets (ou charges) de notaires pour tout le Sénégal. Ces charges créées ne sont exploitées que par cinquante et un notaires sur toute l’étendue du territoire national’’. Au même moment, signalent-ils, la Côte d’ivoire a largement dépassé ce nombre. Pour les jeunes ‘’notaires’’, cette situation n’est pas à l’honneur du notariat sénégalais ‘’Notre profession qui a donné à l’Afrique son premier Président de l’Union Internationale du Notariat Latin qui regroupe quatre-vingt-huit pays membres, en la personne de Me  Daniel Sédar Senghor, mérite plus en dignité et respect’’, lit-on dans la lettre.

NOTRE DÉFAUT : « Nous n’avions ni parent ni conjoint dans la profession »

Et pourtant, le Sénégal, de par son école de qualité, a jadis offert les meilleurs notaires du continent. Des notaires qui n’ont même rien à envier à ceux des pays les plus avancés. Hélas, cette réputation semble aujourd’hui mise à rude épreuve. Les mêmes individus s’accaparant toutes les parts de marchés, et refusant toute opportunité aux jeunes qui jouissent pourtant de toutes les aptitudes, si l’on en croit les contestataires. Ils affirment : ‘’Le prestige qui s’attache aux offices notariaux du Sénégal ne permet plus que la profession soit limitée et confinée au nombre tellement dérisoire de 51 notaires.  La situation ne peut perdurer plus longtemps… Le Notariat compte aujourd’hui des notaires stagiaires aptes à être nommés et prêts à relever le défi’’. De leur avis, seul le culte du mérite doit être tenu en compte pour l’accès à la profession. ‘’Il nous manque un défaut qui jusque était nécessaire : la parenté ou l’alliance’’, indiquent-ils dans le document.

Depuis leur réussite au concours, ces jeunes ont été confrontés à toutes formes d’écueils : des études qui rechignaient à les prendre en stage, malgré les exigences légales ; à cela s’ajoute un ostracisme ouvert de certains barons de la profession. Ils se rappellent pour s’en désoler : ‘’Certaines voix nous signifiant l’impossibilité de nous laisser devenir tous les 22 notaires. Cela résonne aujourd’hui encore dans nos têtes’’.

Pour toutes ces raisons, ils invitent le ministre de la Justice à s’armer de courage et à ne jamais céder aux pressions de certains dinosaures. Car, affirment-ils avec force : ‘’Nous ne pouvons manquer d’attirer votre attention sur le fait que comme toutes les réformes, celles que vous entendez mener ne tarderont pas à être décriées. Des arguments corporatistes qui ont été longtemps utilisés contre les actions de vos prédécesseurs, vous seront vigoureusement opposés’’.

Aussi des explications des signataires de la missive, il ressort que  ‘’les logiques d’accumulation de gains, de marché et de patronat ne doivent primer sur l’efficacité et l’accessibilité du service public de notariat’’. ‘’Ils (les barons) voudront, précisent-ils, coûte que coûte maintenir des acteurs de la profession très bien formés dans nos universités, dans un état de dépendance éternelle et de subordination’’.

Le Collectif pense que la formalisation de  l’activité économique longtemps restée informelle, la création et la restructuration des entreprises ‘’font que la demande de service notarial dépasse très largement l’offre possible à travers seulement 42 cabinets de notaires. A cela s’ajoutent les ambitieux et dynamiques programmes de pôles urbains et la réforme foncière en cours qui ont élargi considérablement le domaine d’intervention des notaires’’.MOR AMAR

2018 – SÉNÉGAL : Une année socialement macabre!

https://www.dakaractu.com De regrettables évènements se sont produits au Sénégal, avec une répétition qui a, parfois, dépassé l’entendement des Sénégalais. De l’enlèvement d’enfants à des meurtres, en passant par des violences conjugales, des crashes aériens, des braquages et des suicides, tour d’horizon d’une année horrible au pays de la Téranga…

Le rapt suivi de l’assassinat de F.B., 7 ans, dans un quartier de Touba, a posé avec acuité la question de la situation d’insécurité dans laquelle se trouvent les enfants. Ce jeune enfant avait été retrouvé égorgé aux alentours du quartier Gouy Mouride, et quelques jours plus tard, le 19 mars 2018, ce fut au tour des habitants du quartier Lendeng du département de Rufisque, de la région de Dakar, d’être stupéfaits par cette information macabre : le corps sans vie de F. D., deux ans et six mois, a été retrouvé enveloppé dans un sac et jeté aux alentours d’un périmètre maraîcher.

Comme si cela ne suffisait pas, deux autres enfants ont été retrouvés mutilés, jeudi 19 avril 2018. Cet acte a été imputé à des personnes dont on ignore, aujourd’hui encore, les vraies motivations. Le premier, K. C., 3 ans, s’était vu le prépuce coupé, et le deuxième, A. S., 4 ans, a été entièrement émasculé.

Ces gestes d’une rare cruauté se sont produits dans le quartier Afia Bolé Mbaye de Yeumbeul, dans la banlieue de Dakar.

 ASSASSINATS À LA CHAÎNE

Un bilan macabre sans précédent à Dakar, la capitale, et dans certaines grandes villes sénégalaises, s’est étendu à l’intérieur du pays.

À cause d’une banale histoire de vente de citrons dans un verger, une commerçante, A.C. B., a été assassinée, puis enterrée en juillet 2018, par le gardien de ce verger. Appréhendé par la gendarmerie au mois de septembre dernier, le jeune G. S. est aujourd’hui également présumé coupable du meurtre de son propre père, A.S., 71 ans, qu’il a d’abord décapité, avant de jeter sa tête dans un puits.

Mariama Sagna, militante du parti Pastef d’Ousmane Sonko, a été la victime de la folie meurtrière de deux charretiers qui ont tenté de la violer, à son retour d’un meeting dans le quartier Keur Massar de Dakar. Face à la résistance opposée par cette dame, qui a reconnu ses assaillants, les deux agresseurs, entre-temps arrêtés et en passe d’être jugés, Saliou B. et Khadim D. l’ont étranglée.

Les deux hommes ont été arrêtés quelques jours après cet assassinat, au terme d’une cavale qui a tourné court.

Dans ce même quartier de Keur Massar, le chef de la douane de l’aéroport international Blaise Diagne a été retrouvé mort dans sa voiture. La famille de cet officier des douanes sénégalaises a prétendu que c’était sa première femme avec qui il avait fini de divorcer qui était l’auteure de ce crime. Mais l’autopsie, réalisée à Dakar, a finalement conclu qu’il s’était suicidé.

 LA BARBARIE DANS LES FOYERS

La barbarie est également entrée dans les paisibles foyers sénégalais. Pour une histoire de jalousie, Aida M. n’a pas hésité à asperger d’un liquide inflammable, puis brûler vif son mari, Khadim N. Admis en urgence à l’hôpital, l’homme a succombé à ses brûlures quelques jours plus tard.

Un autre crime passionnel a défrayé la chronique, la même semaine, mais à Bambey, cette fois-ci, dans la région de Diourbel. Saliou C., un professeur de Sciences de la vie et de la terre, a poignardé à plusieurs reprises sa femme, qui a ensuite succombé à ses blessures. La semaine suivante, un conducteur de mototaxi, J. a poignardé son épouse. Et une femme, S. D. a roué de coups de machette sa co-épouse, O.D. qu’elle avait accusé de voler leur mari.

LA DIASPORA SÉNÉGALAISE NON ÉPARGNÉE DES SCÈNES DE VIOLENCE 

Les ressortissants sénégalais dans des pays d’Europe et d’Amérique ne sont pas en reste. Le 5 mars 2018, I.D. ressortissant sénégalais installé en Italie, âgé de 54 ans, a été abattu par balles par un Italien âgé de 65 ans. Les communauté sénégalaise immigrée dans ce pays a tenu, au cours de plusieurs manifestations, à dénoncer cet acte.

 En Espagne, M.M. N.et O. M., deux ressortissants sénégalais installés à Madrid, ont été tués lors d’une course poursuite avec la Guardia Civil, la police espagnole. Le Sénégal, par la voix de son ambassadeur, ayant fermement demandé des explications, pour calmer des esprits, la mairie de Madrid a lancé quelques temps plus tard, une procédure de régularisation des ressortissants  sénégalais résidant dans la capitale espagnole…

Ce crime passionnel à New York a également défrayé la chronique: une jeune infirmière sénégalaise âgée de 35 ans, M.F., a été assassinée par son époux, A. S.

Le 18 avril dernier, M.N. 27 ans, ressortissant sénégalais, a été tué à Rimidi en Italie. Quatre autres Sénégalais ont également été tués au Brésil, au Canada, en France et en Espagne. Le crime, passionnel, commis en Espagne a particulièrement marqué les esprits: D.D. a été sauvagement assassinée par son mari devant ses enfants, âgés de 4 et 8 ans.

LE CRASH D’HÉLICOPTÈRE DE L’ARMÉE ET LA MORT DE 8 PERSONNES!

Au départ de Ziguinchor, l’appareil, un MI-17 de l’armée de l’air sénégalaise, s’est crashé dans la mangrove de Missirah, à Kaolack. À bord de cet hélicoptère, une vingtaine de passagers, dont huit ont perdu la vie. Les 12 autres personnes à bord ont été blessées.

Dans cette même région de Zinguinchor, des citoyens ont été victimes de braquages. Il faut dire que les braquages et les vols à main armée se sont multipliés dans la région durant cette année 2018. Une bande malfaiteurs y a ainsi enlevé et dépouillé de tous leurs biens, 6 personnes au mois de novembre. Des malfrats étaient connus pour opérer habituellement dans le département de Bignona.

IMMOLATION DEVANT LA PRÉSIDENCE

Cheikh Diop, un ex-détenu qui avait fait de la prison pour une affaire de trafic de faux document de voyage, s’est immolé par le feu devant les grilles du palais de la République. Il dénonçait inlassablement depuis plusieurs mois le fait d’avoir été négligé par les autorités sénégalaises qui devaient le dédommager suite à une erreur médicale dont il avait été victime, et qui lui a valu d’être amputé du bras droit.

Cheikh Diop est mort quelques jours après son geste désespéré, qui avait grandement ému l’opinion publique. Sa famille demande toujours des sanctions contre l’infirmier responsable de cette erreur médicale, dont a été victime ce Sénégalais qui vivait en Europe, et qui se trouvait alors en vacances dans son pays natal.

LA FURIE DE LA MER ET SES VICTIMES

Le naufrage de deux pirogues, dans la brèche creusée à Saint-Louis a fait trois morts le 29 novembre 2018. Les opérations de recherches ont permis de retrouver les corps sans vie des pêcheurs, au bout de 72 heures.

Quelque mois plus tôt, dans l’embouchure du fleuve Gambie, une pirogue qui venait d’Elinkine, dans la région de Ziguinchor, a chaviré. Le bilan a fait état de 3 disparus et de 19 rescapés. Après plusieurs jours de recherches, les sauveteurs ont fini par abandonner cette tentative d’opération de sauvetage en mer.

40 cas de noyades, pour l’été 2018.

En 2 mois seulement, 40 personnes ont perdu la vie au cours de l’été 2018, dont 16 personnes qui se sont noyées dans la plage dite «de Malibu». Il faut toutefois noter que la baignade est interdite dans cette zone qui fait malgré tout, chaque année, de nombreuses victimes. Mais les baigneurs s’entêtent à y organiser des pique-niques et à aller se baigner, malgré sa dangerosité.

Tout pour dire que l’année 2018 a été secoué d’évènements macabres. Prions que 2019 soit une année calme et socialement stable.

CONSTRUCTION DU TER : Des tonnes de fer volées au Port de Dakar

Seneweb.com |Plusieurs tonnes de fer 12 destinées au Train express régional (Ter) ont été dérobées dans l’enceinte même du Port de Dakar. Si le cerveau de ce vol (un commerçant très connu du nom de Demba Ndiaye) est en fuite, Libération nous apprend que deux de ses acolytes (Serigne Diagne et Ousseynou Thiam) sont alpagués par la Brigade de recherches et sont sur le coup d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Dakar pour « soustraction de deniers publics et recel de deniers publics ».

Aux dernières nouvelles, Ousseynou Thiam a été inculpé hier par le Doyen des juges en charge de l’instruction, même s’il a plaidé, selon Libération, la bonne fois devant le magistrat instructeur en jurant qu’il ne savait pas la provenance du fer. Quant à Serigne Diagne, il devra faire face, ce jeudi matin, au magistrat à la faveur d’un retour de parquet. S’agissant de Demba Ndiaye, il est sur le coup d’un mandat d’arrêt requis par le parquet. Mais, d’aucuns se demandent si cette bande ne bénéficiait pas de complicités au Port. Surtout que cette affaire fait suite à un vol de boulons destinés au Ter.

TRAFIC DE MIGRANTS : Un passeur sénégalais arrêté au Maroc

Seneweb.comUne opération de police judiciaire menée le vendredi 21 décembre dernier à Tanger, au Maroc, a permis l’arrestation d’un Sénégalais et de trois Marocains soupçonnés d’appartenir à un réseau de passeurs opérant du royaume chérifien vers l’Espagne. Les trafiquants présumés ont, selon Libération qui donne la nouvelle en reprenant un communiqué de la Direction générale de la police nationale (Dgpn), entre 24 et 44 ans. 22 candidats à l’exil originaires d’Afrique subsaharienne sont aussi tombés dans cette opération qui a entraîné la saisie de gilets de sauvetage, d’une voiture légère et d’une embarcation pneumatique. À noter qu’au moins 681 migrants sont morts, depuis le début de l’année, en Méditerranée occidentale en tentant de gagner l’Espagne. Alors que 224 personnes avaient péri, selon un décompte de l’Office international des migrations (Oim) dans cette zone en 2017.

MAIRIE DE DAKAR : Cheikh Guèye révèle des difficultés financières

Seneweb.com La ville de Dakar est dans une mauvaise passe sur le plan financier. Et malgré l’élection d’un nouveau maire, les comptes sont presque à sec. ‘’Il y a une situation très difficile que la ville a connue avec la détention du maire. Beaucoup de blocage, beaucoup de difficultés’’, révèle Cheikh Guèye, adjoint au maire.

A travers les ondes de Sud fm, le partisan de Khalifa Sall a fait savoir que la municipalité est en train de souffrir de la suppression de la patente à l’image des 4 autres grandes villes du pays que sont Pikine Guédiawaye, Rufisque et Thiès. Elle se retrouve ainsi dans l’impossibilité d’exécuter certains programmes.

Malgré tout, ajoute-t-il, la nouvelle patronne de l’équipe municipale compte faire le maximum au servir de la population. ‘’Madame le maire, Soham El Wardini, est dans la posture de rendre Dakar aux Dakarois, de faire de sorte que les Dakarois sentent les engagements et programmes de la ville. Mme le maire a essayé autant que faire se peut de sorte que les Dakarois voient leur ville décorée à l’occasion de la fête de fin d’année’’, souligne-t-il.

Selon lui, c’est ce qui fait que certains grands axes ont été privilégiés, faute de pouvoir couvrir le périmètre habituel. Youssouf SANÉ

POURQUOI LA PHASE UNE (1) DU PSE (LE PAP 2014 – 2018) EST UN ECHEC ECONOMIQUE ?  Par EL HADJI MANSOUR SAMB

Le ministre de l’économie, des finances et du plan est le comptable du PAP 1(2014-2018) du PSE. C’est lui qui était parti à Paris les 23 et 24 février 2014, durant le groupe consultatif et durant le forum des investisseurs, présenter la phase 1 du PSE.

  1. le ministre avait dit que le PSE 1 (phase 1) allait amorcer la transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Ainsi le premier axe du PSE 1, l’axe le plus important fut nommé : transformation structurelle de l’économie. Mais aujourd’hui à la veille du bouclage du PSE 1, la croissance de l’économie sénégalaise se singularise par son profil conjoncturel (dépendant jusqu’à présent de facteurs exogènes) et non par son profil structurel. Donc loin des objectifs de transformation structurelle déclinés à Paris en février 2014 durant le lancement du PSE 1.

En 2017, le taux de croissance selon les autorités de l’économie était de 7,2%. Aujourd’hui en 2018, elle va chuter pour tourner entre 6,5 et 6,6% uniquement à cause de la chute du baril de pétrole. Cette chute du baril a détérioré le cadrage macroéconomique. Le taux d’inflation est monté, le déficit budgétaire est monté, de même que le niveau de la dette.

La programmation budgétaire se fait en tenant compte d’un cadrage macroéconomique. Quand le budget 2018 est rectifié à cause de la conjoncture internationale, les agrégats macroéconomiques sont aussi rectifiés, ce qui se répercute sur le taux de croissance qui va chuter en 2018.

Aujourd’hui en 2018, à la veille de la présidentielle, la croissance va chuter parce que la situation de notre économie est actuellement loin des pronostics du groupe consultatif de Paris en février 2014 c’est-à-dire obtenir un début de transformation structurelle dans la phase 1 du PSE (2014-2018).

Ainsi après la phase 1 du PSE financé à plusieurs milliers de milliards, l’économie reste encore très vulnérable aux chocs exogènes. Il suffit que le prix du baril de pétrole tousse pour que l’économie attrape un coup de froid. On peut se demander à quoi ont servi ces milliers de milliards du PAP 1 sinon à remplir les carnets de commande des entreprises étrangères qui rapatrient après les fonds.

Cette vulnérabilité de l’économie sénégalaise, ajoutée à une croissance non inclusive, est due au choix de l’État, dans le cadre du PSE 1 (PAP 1) de faire porter la croissance par le secteur public et par les entreprises étrangères : on est dans un modèle d’État-investisseur qui s’appuie sur les entreprises étrangères, dans ces conditions aucune croissance ne peut être inclusive. Tout ceci à cause de l’obsession de l’État à faire monter annuellement le taux croissance par un accroissement annuel de l’investissement public. Ainsi depuis 2014, la croissance est portée par le secteur public (l’État), croissance basée sur un endettement lourd qui profite aux entreprises étrangères et une forte pression fiscale sur les entreprises locales. Ce type de croissance qui se fait au détriment du secteur privé national ne peut être inclusive et ne peut pas amorcer une transformation structurelle de l’économie comme le souhaitait le ministre de l’économie à Paris durant le groupe consultatif de février 2014.

Un pays comme la Guinée équatoriale avait décidé au début des années 2000 de faire porter sa croissance économique par le secteur public (l’État) à partir d’un investissement public massif sur les infrastructures (transformation infrastructurelle).

Le président Obiang Nguema avait dit au début des années 2000 que la transformation infrastructurelle allait permettre à la Guinée équatoriale d’amorcer le processus de développement des différents secteurs clés de l’économie dans la perspective de hisser le pays sur la voie de l’industrialisation et de le positionner comme un pays émergent. Il l’avait dit et avait positionné son projet sur un horizon de 20 ans et ses moyens étaient les recettes pétrolières (plus de 90 % de ses recettes) à noter que la Guinée équatoriale n’avait pas à l’époque de programme avec le FMI et la Banque mondiale, ses recettes pétrolières lui suffisaient amplement.

Pendant plus de 10 ans, la Guinée Équatoriale était en pleine transformation infrastructurelle (construction de plus de 250 bâtiments de fonctionnement qui ont amélioré le cadre urbain, plus de 120 ouvrages de génie civil, 1500 km d’autoroute et routes bitumées, une nouvelle ville dans la partie continentale du pays, plus de 4500 logements, etc.). Pendant dix (10) elle avait fait une croissance annuelle de 10%. Aujourd’hui en 2018 la Guinée équatoriale souffre énormément. Des centaines d’infrastructures ont été construites mais par qui ?

Le groupe des entreprises qui étaient chargées de la construction des infrastructures était presque d’origine étrangère avec des rapatriements massifs de fonds. L’État équatorien n’avait pas mis dans les contrats avec les entreprises étrangères des conditionnalités comme le joint venturing avec des entrepreneurs locaux (appliqué en Chine et dans les pays asiatiques) et qui permet le transfert de technologie, l’utilisation et la formation de la main-d’œuvre locale et l’octroi si possible d’actions aux entrepreneurs locaux). Aujourd’hui 70 % de sa population Equato-Guinéenne vivent dans la pauvreté et 40 % dans l’extrême pauvreté. Les points faibles de la Guinée équatoriale sont son secteur privé national, le paiement des taxes et impôts et la durée de vie des entreprises (l’un des taux de mortalité les plus élevés au monde).

Au Sénégal, nos autorités disent, depuis 2014, aussi la même chose à propos du PSE. Elles disent aussi que la transformation infrastructurelle va permettre au Sénégal d’amorcer le processus de développement des différents secteurs clés de l’économie dans la perspective de hisser le pays sur la voie de l’industrialisation et de le positionner comme un pays émergent à l’horizon 2035. Aujourd’hui des infrastructures sont construites au Sénégal mais par quelles entreprises ?
Nous devons savoir qu’un développement tiré par le boom des infrastructures est transitoire car la croissance est liée aux constructions. Quand le rythme des constructions se tasse, la croissance chute c’est ce qui est arrivé à la Guinée équatoriale. Aujourd’hui dans les grandes autoroutes il n’y a pas beaucoup de véhicules, les immeubles et cités de standing ne sont pas pleinement occupés à cause de l’inexistence d’un tissu économique local dense qui pourrait impulser l’activité économique et apporter beaucoup de richesses aux populations et acteurs économiques, richesses qui allaient booster la consommation des ménages en termes d’acquisitions de véhicules et de logements.

Dans les pays asiatiques, quel que soit le prix du baril de pétrole le niveau de la croissance se maintient car elle est tirée par la dépense privée, par un secteur productif dynamique.

Aujourd’hui au Sénégal le PSE (27 grands projets d’infrastructures) est tiré par la dépense publique alimentée par l’impôt (pression fiscale lourde sur les entreprises locales) et l’emprunt (endettement qui profite aux entreprises étrangères). Le PSE repose sur la même stratégie qu’avait utilisée le président Obiang Nguema c’est-à-dire une croissance portée par l’État avec un fort contenu infrastructurel : les résultats ont été médiocre et la population en souffre beaucoup.

  1. le ministre de l’économie avait dit à Paris les 23 et 24 février 2014 que le PSE 1 (phase 1) allait amorcer la transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Ainsi le premier axe du PSE 1, l’axe le plus important fut nommé : transformation structurelle de l’économie. Mais aujourd’hui on est passé à côté. A la veille du bouclage du PSE 1, la croissance de l’économie sénégalaise se singularise par son profil conjoncturel (dépendant jusqu’à présent de facteurs exogènes). Aucun début de transformation structurelle n’est visible car aujourd’hui le Sénégal est confronté à une crise microéconomique (pouvoir d’achat des ménages et activité des entreprises en panne). Donc on est loin des objectifs de début de transformation structurelle de l’économie dans la phase 1 du PSE, objectifs déclinés à Paris en février 2014 durant le lancement du PSE 1.

Aujourd’hui le choix des autorités a rendu notre économie très vulnérable. Cette vulnérabilité économique fait qu’aujourd’hui, d’après la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement), à travers son dernier rapport sur le classement des pays (rapport juin 2016) le Sénégal ne sera même pas en 2025 un pays à revenu intermédiaire à cause de la vulnérabilité de son économie. En effet le Sénégal ne fait pas partie du lot des pays qui accéderont en 2025 au statut de PRI (Pays à Revenu Intermédiaire) selon le CNUCED.

Le plus grand problème de l’économie sénégalaise réside dans la gestion de la dépense publique. La dépense publique est constituée des dépenses de consommation des administrations publiques et de l’investissement public. Dans un pays comme l’Arabie Saoudite il n’y a pas d’économie, c’est l’État qui gère l’économie, qui fait travailler tout le monde avec la commande publique. En Arabie Saoudite la dépense publique a un rôle structurel dans l’économie, une situation dangereuse car quand le prix du baril chute toute l’économie se retrouve dans des difficultés. Au Sénégal depuis le lancement du PSE, la dépense publique gère l’économie, une situation dangereuse car quand le prix du baril monte toute l’économie se retrouve dans des difficultés (problème de trésorerie).

Aujourd’hui il faut une transition, d’une économie gérée par la dépense publique à une économie gérée par la dépense privée. Cette transition ne sera possible que quand la dépense publique sera au service du tissu économique local sénégalais. Cette option est celle du parti REWMI qui vous présentera bientôt la vraie solution en matière de politique économique. EL HADJI MANSOUR SAMB,ECONOMISTE-ECRIVAIN ,RESPONSABLE POLE  ECONOMIE ET PROSPECTIVE DE LA CELLULE DES CADRES DE REWMI

LE SYTJUST MENACE ET ACCULE ISMAILA MADIOR FALL ET L’ETAT DU SÉNÉGAL

http://www.dakarmatin.com Animés par la volonté d’en découdre avec l’Etat jusqu’à satisfaction de leur revendication, les travailleurs de la Justice se sont réunis devant la presse, ce 27 décembre à Dakar. Ils mettent l’Etat en garde d’une paralysie du système judiciaire sénégalais.
Après plusieurs sit-in et grèves, le syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust) n’arrive pas à avoir gain de cause à la lutte qu’il mène depuis octobre dernier. C’est pourquoi il annonce à l’opinion publique, une grève illimitée sans préciser la date du début. Une grève, qui selon eux bouleverserait le Système judiciaire.
« Nous sommes déjà en mouvement de grève de 48 heures renouvelables, ce qui veut dire que nous sommes toujours dans notre logique de mener une grève illimitée », a déclaré le secrétaire général du Sytjust, El Hadji Ayé Boun Malick Diop.
Le Sytjust est convaincu que le blocage se trouve au niveau de leur ministère de tutelle. En effet, il accuse le ministre Ismaïla Madior Fall ‘’d’entraîner le gouvernement dans un bourbier’’.
« Le blocage c’est le ministre de la Justice dès lors que le Président de la République avait exprimé la volonté, dès lors que le ministre du Budget avait fait les inscriptions budgétaires. Il (ministre de la Justice :ndrl) devait donner les arguments au Président non pas l’en dissuader », martèle M. Diop.
Le Syndicat met également l’Etat en garde d’une éventuelle substitution des travailleurs de la Justice une fois qu’ils seront en grève illimitée. Un acte qui marquerait l’échec du gouvernement selon les grévistes.
« Ils ont décidé d’endiguer notre mouvement de grève par le déploiement de gendarmes, d’agents de l’administration pénitentiaire pour se substituer aux travailleurs de la justice. Mais d’ores et déjà nous disons à l’opinion publique qu’ils vont subir un échec puissant », lance le porte-parole du jour.
Les travailleurs de la Justice du Sénégal courent derrière la mise en œuvre d’un accord signé avec l’Etat en Octobre 2018

SUPPRESSION DE LA PATENTE AU PROFIT DE LA CONTRIBUTION ÉCONOMIQUE LOCALE (CEL) : Quand l’etat etrangle Dakar, Pikine, Guediawaye, Rufisque ET Thies

http://www.sudonline.sn/ Alors que le monde entier, particulièrement les grandes Villes sont revêtues de leurs plus beaux atours pour les fêtes de fin d’année, et pour accueillir le nouvel an, Dakar ne brille pas, cette année. Ou du moins comme ce fut le cas ces dernières années. A l’exception de quelques grandes artères qui sont illuminées et décorées, la capitale sénégalaise n’est pas… en fête. Les tensions de trésorerie liées à la suppression de la patente au profit de la Contribution économique locale (CEL) sont passées par là. Au-delà de la capitale, cette réforme initiée par l’Etat pour mutualiser les ressources a des répercussions sur le fonctionnement de toutes les 5 Villes du Sénégal, au sens juridique du terme, à savoir Dakar, Pikine, Guédiawaye, Rufisque et Thiès

FIN D’ANNEE 2018 : Dakar ne fête pas

Contrairement aux années précédentes, Dakar n’est pas en fête, en cette fête d’année 2018. Excepté quelques grandes artères qui seront illuminées et décorées, certaines le sont déjà, rien ou presque ne renvoie aux fêtes de fin d’année dans la Ville capitale du Sénégal. La faute à la réforme initiée par l’Etat du Sénégal et consacrant la suppression de la patente, d’où provient l’essentiel des recettes de la Villes, au profit de la Contribution économique locale (CEL). Ce que confirme Cheikh Guèye, adjoint au maire de Dakar, par ailleurs maire de la commune de Dieuppeul-Derklé. Interrogé, hier mercredi, par Sud Fm Sen Radio, M. Guèye explique que ce changement introduit par le gouvernement dans le fonctionnement des collectivités territoriales pour mutualiser les ressources est à l’origine des difficultés de trésorerie de la Ville. «D’abord il y a un problème de contrainte budgétaire. Il y a un problème aussi que les partenaires qui nous accompagnent pendant ce moment connaissent les mêmes difficultés que nous et ne peuvent exercer ce qu’ils avaient à faire dans le passé. Il y a une situation très difficile, beaucoup de blocages que la Ville a connu, avec la détensions du maire.» Cheikh Guèye d’ajouter que «la situation telle qu’elle est posée, est très difficile. Nous connaissons une situation financière très tendue, nous connaissons des difficultés quant à l’obtention de matériels de décoration et de pavoisement de la Ville. Même la Ville aujourd’hui, qui d’habitude était habillée et décorée, ne l’est pas parce que le matériel à notre disposition ne permet pas de mettre cela partout (dans la Ville) à travers les grandes artères.»

Toutefois, note-t-il, la municipalité fait avec les moyens à sa disposition pour permettre au Dakarois de passer une bonne fête, malgré toutes les difficultés liées à cette réforme en cours. «Mais avec l’arrivée de madame le maire, Soham El Wardini, qui est dans cette posture de rendre Dakar aux Dakarois, de faire de sorte que les Dakarois sentent les engagements et les programmes de la Ville de Dakar, madame le maire a essayé autant que faire se peut de vouloir faire de sorte que les Dakarois voient leur Ville décorée à l’occasion de la fête de fin d’année. Madame le maire a donné des instructions très claires aux services techniques de faire de sorte que la ville, même si elle n’est pas habillée, décorée comme ce fut le beau temps, mais qu’on sente quand-même des efforts. C’est ce qui fait qu’on a privilégié certains grands axes de Dakar pour montrer les efforts que la Ville est entrain de consentir, à l’instar des grandes Villes d’Afrique et du monde.» D’ailleurs, ces problèmes de décoration ne sont que l’arbre qui cache la forêt des difficultés que rencontre la Ville de Dakar.

Interpellée à l’occasion du réveillon de Noël 2018 par Zik Fm, madame le maire, Soham El Wardini, a justifié cet état de fait par des contraintes budgétaires nées de la suppression de la patente. «C’est justement ça. Ce sont les contraintes budgétaires. La patente a été supprimée et jusqu’à présent il n’y a pas de liquidité. Ce qu’on peut faire au niveau de la perception, c’est juste le salaire. Le percepteur ne peut pas faire autre chose. On a utilisé le reste de nos décorations qui se trouvaient dans le magasin», a révélé le maire de Dakar. En ce qui concerne la Place de l’indépendance, elle a affirmé que c’est un «privé» qui s’est chargé de la décoration cette année. «Nous, nous avons fait ce qu’il y a au Centenaire et le reste en ville», a dit Soham El Wardini.

REFORME PORTANT SUPPRESSION DE LA PATENTE AU PROFIT DE LA CEL  – L’AMS salue une mesure qui permet de mutualiser les recettes, même si…

En dehors de Dakar, les difficultés de trésorerie liées à la suppression de la patente, au profit de la Contribution économique locale (CEL), touchent les 5 principales Villes du Sénégal que sont Dakar, Guédiawaye, Pikine, Rufisque et Thiès qui ne disposent plus d’assez de recettes fiscales pour dérouler normalement les différentes activités. En attendant de légiférer pour la redistribution des ressources (à mutualiser) conformément à cette réforme, l’Association des maires du Sénégal (AMS) indique qu’à la Direction de la Comptabilité publique et du Trésor, des facilités ont été faits pour permettre aux collectivités locales, mais surtout à ces grandes Villes de prendre en charge les dépenses obligatoires. «C’est une réforme très importante qui a nécessité des études. Et ces études ont pris pratiquement toute la durée de l’exercice. Ce qui fait que, de façon législative, les textes n’ont pas été votés; même si les techniciens ont validé; ce qui a impacté surtout le fonctionnement de certaines collectivités dont une bonne partie des recettes était composée de la patente. Mais, toujours est-il que l’AMS s’est saisi de la question, s’est approchée des services de la Direction de la Comptabilité publique et du Trésor. Et, naturellement, le directeur général, M. Cheikh Diop, a compris nos préoccupations et des facilités ont été faits pour permettre aux collectivités locales, mais surtout à ces grandes Villes, de prendre en charge les dépenses obligatoires», affirme Mbaye Dione, Secrétaire général de l’AMS, au micro de Sud Fm Sen Radio, précisant que l’AMS suit de très près cette question

  1. Dionne qui salue la mesure reconnait qu’«au-delà des 5 grandes Villes que sont Dakar, Pikine, Guédiawaye, Rufisque et Thiès, une bonne partie des collectivités territoriales, les communes en particulier, qui bénéficiaient de la patente ont eu quelques difficultés par rapport au recouvrement, pour la bonne et simple raison que l’Etat du Sénégal, en accord avec les élus, ont apporté une réforme qui fait disparaître la patente au profit de la Contribution économique locale sur la valeur ajoutée et sur la valeur locative. Et ça, c’est un système qui permet de mutualiser les recettes et celles qui bénéficiaient de la patente ont continué à en bénéficier, mais un volet de cette patente sera reversé à certaines communes qui n’avaient qui n’avaient pas du tout de fiscalité locale. C’est une mesure salutaire du gouvernement parce que ça permet quand-même de niveler vers le haut et personnes n’y perd. Au contraire, ceux qui recevaient la patente dans le système de compensation vont recevoir au moins le montant de ce qu’ils avaient lors du dernier exercice», conclut-il le Secrétaire général de l’AMS

AMADOU SENE NIANG, CONSULTANT, FORMATEUR EN GOUVERNANCE LOCALE :  «Si cela continue, nous allons tout bonnement à la mort des collectivités locales»

Réagissant par rapport aux contraintes budgétaires que traversent les Villes du Sénégal, notamment Dakar, en cette période de fêtes de fin d’année, à travers un entretien avec Sud Fm Sen Radio, Amadou Sène Niang conseille le chef de l’Etat, Macky Sall à travailler en faveur de collectivités locales fortes, riches et qui puissent véritablement disposer de recettes, s’il veut véritablement que le Sénégal émerge. Pour le consultant, formateur en gouvernance locale, on ne peut pas comprendre que l’Etat puisse prendre des décisions sans pour autant anticiper les conséquences de celle-ci sur les collectivités locales. Et, si cela continue, nous allons tout bonnement à la mort des collectivités locales.

DEPUIS QUE CETTE LOI SUPPRIMANT LA PATENTE A ETE VOTEE, «Aucune ville ne fonctionne au Sénégal»

 «La ville de Dakar vit des difficultés financières assez énormes pour la seule et simple raison que les Villes qui sont au Sénégal, qui sont au nombre de 5 : Rufisque, Dakar, Guédiawaye, Pikine et Thiès, n’ont que deux recette fiscales principalement. Il s’agit de l’ancienne patente (contribution des patentes) et du foncier bâti. Tout le reste est dérisoire, c’est-à-dire, c’est les produits de l’état-civil (entre 50 millions), les transfères étatiques qui ne font pas 200 millions, un peu les produits de la coopération qui très souvent ne font pas 100 millions pour toutes les grandes Villes. Et maintenant là, ce qu’on a constaté, c’est que les ressources que j’ai cité tout à l’heure font 90% voire 95% des recettes des Villes. Il se trouve que cette année, l’Etat a bien voulu réformer la patente en la supprimant purement et simplement et en la remplaçant par ce qu’on a appelé la Contribution économique locale (CEL), avec deux volets: la CEL/VA c’est-à-dire Contribution économique locale/Valeur ajoutée et la CEL/VL pour la Contribution économique locale/Valeur locative. Cette dernière CEL (CEL/VL), reste dans la Ville où se trouve l’entreprise. Maintenant, pour ce qui est de la CEL/VA, elle va être rassemblée dans un grand panier à redistribuer par voie législative aux autres collectivités locale du Sénégal. C’est cette loi de répartition de la CEL/VA qui fait qu’aujourd’hui cette somme n’est pas encore redistribuée aux différentes collectivités locales. Or, c’est la part la plus importante des recettes des Villes. C’est pourquoi, depuis que cette loi a été votée, aucune Ville ne fonctionne au Sénégal. La Ville de Rufisque, la Ville de Dakar, tout comme les autres Villes, que ça soit Guédiawaye, Pikine et Thiès, n’ont aucune recette fiscale qui leur permettrait de fonctionner.

«ON NE PEUT PAS COMPRENDRE QUE L’ETAT PUISSE SE PERMETTRE DE PRENDRE DES DECISIONS SANS POUR AUTANT ANTICIPER LES CONSEQUENCES»

Aucune dépense ne peut être effectuée, surtout les dépenses d’investissement. Vous aviez entendu les Rufisquois dire, quand ils votaient leur budget l’année passée que l’année 2018 allait être une année d’investissement; aucun investissement n’a été fait. Allez à Dakar, ce sera certainement la même chose, aucun n’investissement n’a pu être fait parce que justement il n’y pas de recettes fiscales qui devraient permettre à ces collectivités locales là de pouvoir disposer de moyens pour subvenir aux préoccupations des populations. Mais, si cela continue, nous allons tout bonnement à la mort des collectivités locales parce qu’une collectivité locale a une personnalité morale, une autonomie financière. Et, justement, elle est gérée par une assemblée élue au suffrage universel. On ne peut pas comprendre que l’Etat puisse se permettre de prendre des décisions sans pour autant anticiper les conséquences qui pourraient s’abattre sur ces collectivités locales là. Et, ma foi, c’est ce qui est arrivé cette année et c’est pourquoi toutes les grandes Villes, au sens juridique du terme, n’ont pu rien faire.

SI MACKY VEUT VERITABLEMENT QUE LE SENEGAL EMERGE, IL DOIT ŒUVRER POUR DES COLLECTIVITES LOCALES FORTES, RICHES ET DOTEES DE RECETTES

Je crois que le président de la République va vous entendre, il est interpellé. S’il veut véritablement que le Sénégal émerge, cela passe par des collectivités locales fortes, riches et qui puissent véritablement disposer de recettes. Cela pose aussi un autre problème: c’est un peu le pouvoir fiscale des collectivités locales. On se rend compte que les collectivités locales n’ont aucun pouvoir fiscal, ni dans la détermination de l’assiette, ni dans le recouvrement, ni dans la détermination et l’identification des contribuables. Tout est géré par une chaine fiscale assez huilée par l’Etat, à travers ses services déconcentrés, à travers la Direction des Impôts et Domaines, à travers le Trésor. A ces niveaux là véritablement, il y a beaucoup de travail à effectuer pour permettre à ces collectivités locales de pouvoir jouer leur rôle, comme cela se fait partout ailleurs, en Afrique. Je peux citer le Cameroun où il y a le FEICOM (le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale, ndlr) qui permet, dans une gestion assez harmonisée, équilibrée, de gérer la chaine fiscale et de faire une redistribution au profit et de l’Etat et des collectivités locales. Allons dans ce sens pour permettre aux collectivités locales du Sénégal de pouvoir avancer.»PAR IBRAHIMA DIALLO

BOYCOTT DE LA CAMPAGNE DU PRÉSIDENT SORTANT : La photographie à cœur

https://www.pressafrik.com Chers compatriotes bénéficiant de belles images de photographes Sénégalais,
Comme nous le savons tous ici au Sénégal, la nomination civile ou militaire, relève de la compétence du Président de la République, élu à l’issu des suffrages des SENEGALAIS. Un immigré, photographe pour certains, exerce notre domaine de compétence au sein de notre palais de la république. Mahta Licka, un des pionniers de la photographie du Sénégal, a fait savoir : «c’est un outrage et une trahison à l’égard de toute notre corporation». Un autre SENEGALAIS pour ce faire entendre, a montré également son mécontentement sur cet amer constat. «Je suis en droit de demander quelle incompétence peut-on reprocher aux photographes sénégalais pour les déresponsabilisés du service de la Présidence au profil d’un expatrié qui n’est pas, loin s’en faux, mieux indiqué que nos photographes pour proposer au monde les images du chef de notre Etat? C’est quasi une affaire de souveraineté nationale» a fait savoir Boubacar Touré Mandémory, un autre pionnier de photographie, pour citer de lui.
Dans notre pays, qui regorge tellement de «jeunes» talents photographes sérieux et disciplinés. Pourquoi un immigré? Que reproche-t-on aux talentueux photographes très respectés qui font la fierté du pays ?
L’emploi des jeunes Sénégalais occupe une place très importante dans le programme des candidats à la course vers la présidence. Les photographes talentueux, disciplinés et sérieux ne font-ils pas partis de l’emploi des jeunes dans ce pays ? La reconnaissance de talents locaux pour un chef d’Etat, devrait être une préoccupation majeure pour ceux qui nous gouvernent.
Les photographes Sénégalais sont unis pour combattre ce mépris affiché envers leur corporation.
Ce combat est légitime. Les photographes patriotes sont aussi concernés par l’emploi des jeunes. Aucun candidat ne peut vaincre une élection présidentielle sans l’image photographique.
Chers compatriotes consommateurs des nos belles images photographiques : qui dans ce pays souhaiterait que le chef de l’Etat du Sénégal nomme des Français immigrés ministres dans notre pays ? Nous photographes Sénégalais, nous avons décidé de combattre le recrutement d’un photographe immigré moins talentueux que ceux du pays. Le Boycott de la campagne du président est déjà lancé. Nous invitons toutes les Sénégalaises et tous les Sénégalais à nous soutenir dans ce combat noble, légitime et historique.
Mieux vaux une bonne photo floue qu’une mauvaise photo nette. La puissance d’un pays, c’est l’image! L’ordre et l’harmonie règnent dans la nature. Etudions ensemble ce qui fait bouger le monde. La présidence ne doit pas chercher qu’une personne avec un appareil photo. Evitons le piège de l’académie. Valorisons l’image du pays.
La photographie est la révolution du langage universel qui ne se traduit pas. Dans l’histoire du Sénégal et du monde, un  aucun chef d’Etat n’a été boycotté par des photographes. Ce constat amer, montre la marginalisation de talentueux photographes Sénégalais disciplinés et sérieux qui font la fierté de tout un peuple.
Ce plaidoyer n’est pas pour chercher une place au soleil.  Au contraire, c’est de dévoiler l’amertume du Maitre de la photographe africaine, particulièrement sénégalaise. Par Mamadou Gomis

Ps : Dans son mémoire, Amadou Bâ, journaliste et chercheur, écrit. «Le Sénégal peut se targuer d'une  longue tradition photographique. L'outil photographique y fit son apparition peu de temps après son  invention en 1839. (…) Après une rapide appropriation par les élites locales, la pratique a connu des mutations profondes au fil des époques. (…) A ses débuts au Sénégal, la photographie est principalement l'apanage des colons. Suivant leurs activités professionnelles, militaires, évangélistes et civils (explorateurs scientifiques, commerçants, industriels, fonctionnaires del'administration coloniale, aventuriers) s'emploient à enregistrer leurs « premiers contacts » avec l'Afrique par le biais de la photographie. A leurs yeux, la photographie apparaît comme un supportincontournable de leur conquête. Les images prises des populations locales dénotent d'une certaine volonté des  colonisateurs de témoigner de leurs récits de voyage et de la domination qu'ils exercent sur cette terre africaine et ses habitants. En dépit des appréhensions liées à la nouveauté de l'invention et du fait que « la photographie (est) restée un outil très surveillée qui doit d'abord servir les intérêts coloniaux » (…) Interprètes, tirailleurs et porteurs sont les premiers intermédiaires entre la mission coloniale française et les populations. De fil en aiguille, ces autochtones prennent goût à la pratique de la photographie. Leur collaboration avec l'administration coloniale aidant, ces Sénégalais, qui deviendront les premiers photographes issus du terroir, en ont profité pour faire ou parfaire leur apprentissage. (…) Au Sénégal, la photographie apparaît à Saint-Louis puis à Dakar. Durant toute la période coloniale, elle est restée un outil très surveillé qui devait d'abord servir les intérêts coloniaux en vertu du décret Laval (alors ministre des Colonies) voté en 1934 : le contrôle de la production et la diffusion des films et des disques est strictement réglementé dans toute l'AOF. (…) Il a donc fallu  attendre près d'un siècle plus tard pour voir le premier studio tenu par un Sénégalais. Dans les années 1940 Mama Casset, le photographe lé plus populaire du pays, installe à la Médina, à Dakar, African Photo. Si Mama Casset est le premier praticien du pays à ouvrir un studio, Meïssa Gaye est par contre le premier photographe du Sénégal, sinon de l'Afrique. Originaire de Saint-Louis
comme Mama Casset, Meïssa Gaye ouvre son studio, Tropical Photo, dans la partie nord de l'île en 1945. D'autres pionniers suivront.»
Cheikh Anta Diop a fait savoir «le moment est venu de tirer les conclusions pratiques de tant d’années d’études des problèmes africains, de les ramasser en formules aussi claires que possible, afin de faciliter leur utilisation.»AYOBA FAYE

RETOUR DE KARIM : Les Forces Armées en alerte maximum

https://www.leral.net Aux quatre coins cardinaux, des légions sont lâchées. A l’ordre, l’arrestation immédiate et sans conditions du fils de Wade. Vif ! À un moment où le Président Aziz de la Mauritanie et le Roi du Maroc tentent une dernière médiation.

Le Président Sall ne veut plus vivre l’épisode Oumar Sarr qui l’avait nargué en sortant du territoire sénégalais sous la barbe des forces de surveillance. C’était en pleine saison du feuilleton sur la traque des biens supposés mal acquis. Et cela lui est resté à travers la gorge.

Et comme Macky est un ancien trotskiste, la défiance de l’autorité ne saurait prospérer, surtout qu’il est encore aux manettes du pouvoir. Une réunion de crise, au plus haut sommet, sur le retour annoncé du candidat controversé à la présidentielle pour aujourd’hui, y est pour quelque chose. Malgré les batteries d’informations sur la table du Ministre de l’Intérieur, l’Etat veut s’éviter l’humiliation et la résistance.

Alors qu’il risque une détention par contrainte au corps au maximum, le candidat des libéraux, après son exil forcé à Doha, veut franchir le Rubicon. Avec dans ses bagages plus de cent journalistes de la presse étrangère, il compte braquer son probable arrestation aux yeux du monde. Encore qu’il nous regarde en cette veille d’élection cruciale.

Le Sénégal qui frappe aux portes des pays producteurs de pétrole, intéresse au plus haut niveau la communauté internationale de par son futur statut de puissance régionale. Dès lors, la situation politique nationale est au centre de discussions à l’Onu, à la Cedeao, tout comme dans les institutions internationales. Encore que Karim Meïssa Wade a attendu que le Président Sall soit en France pour les besoins de financement avec le club de Paris, pour lui demander un audit financier des comptes publics. La gifle était cinglante.

Pour revenir sur son désir de rentrer au bercail et battre campagne, moins d’une semaine après sa sortie relayée par tous les médias, l’Etat ne compte pas faiblir. D’ailleurs, le Président de la République était lui-même monté au créneau pour rappeler l’épée de Damoclès suspendue sur la tête du fameux candidat libéral.

Tout compte fait, au niveau des frontières de la Gambie, de la Mauritanie, des deux Guinées et de la Mauritanie, les forces de sécurité y sont fortement mobilisées. Ce qui fait croire que la situation politique risque de s’embraser si toutefois il est arrêté. Aux dernières nouvelles, des médiations seraient entreprises par le roi du Maroc et de la Mauritanie. Ce dernier très connexe avec les monarchies du Golfe, joue les facilitateurs, pour amener son homologue sénégalais à laisser le fils de Wade rentrer, sans heurts, au bercail. (Rewmi) PiccMi.Com

PRÉSIDENTIELLE 2019 : Des responsables du Pds,de l’Apr,de l’UCS et de Ldr/Yessal rejoignent Sonko

Seneweb.com |Une cinquantaine de responsables et de militants du Parti démocratique sénégalais (Pds), de LDR/Yessal, de l’Alliance pour la République (Apr) et de l’Union centriste du Sénégal (UCS), d’Oussouye et de Niassiya, ont rejoint la coalition ‘Sonko Président’. Ils ont officialisé leur acte d’allégeance à Ousmane Sonko, ce mercredi, au cours d’une réunion tenue au siège de la coalition.

Un ralliement que le député et candidat déclaré à la présidentielle du 24 février 2019 a salué. « C’est des gens qui, jusqu’à présent, avaient milité dans d’autres partis parmi les plus représentatifs du pays. S’ils décident de nous rejoindre, on ne peut que nous en réjouir », applaudit Ousmane Sonko.

« Nous envisageons de mettre sur pied une forte coalition pour pouvoir faire face au régime de Macky Sall. D’ailleurs, il y a une personnalité, qui s’était déclarée candidate et qui va nous rejoindre », ajoute le leader de Pastef/ Les patriotes.

« Notre objectif, c’est de réunir l’ensemble des patriotes soucieux d’un changement. Nous ne venons pas en apprentis, nous venons pour conquérir le pouvoir. L’avenir c’est aujourd’hui », ajoute Mamadou Goudiaby, ancien allié de l’UCS. Selon qui, « avec les ressources qui viennent d’être découvertes, s’il n’y a pas une personne crédible et soucieux de l’intérêt national, le peuple ne s’y retrouvera pas ».

Pour sa part, Basile Sambou, qui dit avoir milité dans l’Apr depuis 2018, a justifié sa décision de quitter la formation du président de la République. « Je me suis rendu compte qu’il se passe des choses que je ne peux pas admettre. Ils nous parlaient de rupture, mais en réalité ce n’est pas le cas », fait-il savoir. Et de poursuivre : « Quand je me suis engagé en politique, mais ce que j’ai pu remarquer ne m’a pas rassuré. Plus de 300 milliards de financements dans région de Ziguinchor, mais on n’a même pas reçu 8% d’investissement ».Salla GUÈYE 

PR ISSA SALL : « se lever et dire qu’on va sortir du CFA, c’est prétentieux »

https://www.leral.net Il ne faut pas s’attendre à une sortie avec fracas de la zone franc avec Pr Issa Sall comme président de la République. 

Lors de l’assemblée générale de la Convention nationale des jeunes du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), mardi, le candidat à la candidature pour la présidentielle du 24 février, a abordé le thème du franc Cfa en ces termes : « se lever et dire qu’on va sortir du franc Cfa, c’est trop prétentieux. C’est une question qui nous lie à d’autres. Il faut éviter ce genre d’engagements, car cela ne mène à rien ». Pour autant, le leader du PUR reste convaincu qu’une renégociation s’impose. Le Quotidien

 LES VRAIES RAISONS DE L’INTERPELLATION DE KOUTHIA AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Seneweb.com Nous vous informions, dans la nuit d’hier, de l’interpellation devant le siège du Conseil Constitutionnel du célèbre humoriste Samba Sine plus connu sous le surnom de Kouthia. Seneweb a pu percer le mystère.

En fait, c’est vers 21h 20 que le comédien a débarqué à bord d’un taxi, accompagné d’une certaine Gnagna et de celle qu’il surnomme  ‘’Première Dame » dans son émission ‘’Kouthia Show’’ sur la TFM. Après un bref échange avec quelques journalistes présents, Kouthia et ses deux « mandataires » ont été autorisés à entrer sous une escorte de trois éléments de la gendarmerie. Toutefois, ce qui a attiré l’attention de plus d’un, c’est qu’il n’avait aucune fiche de parrainage avec lui. « Les parrainages, c’est après », lâcha-t-il.

A l’intérieur, l’on nous informe qu’il a été reçu par le greffier de l’institution juridictionnel, comme « tout candidat sérieux ». D’ailleurs, à ce dernier, l’humoriste signifia qu’il était venu « déposer » sa candidature au nom de la coalition ‘’Faral Sénégalais yi’’, justifiant que tout le monde était déjà au courant de sa candidature.

« Surpris », le greffier lui a fait savoir que le nom de cette coalition n’a jamais été enregistré dans le registre à sa disposition. C’est ainsi que Kouthia a lancé un sourire disant qu’il était juste venu déposer comme tout le monde.

« POUR SE TIRER D’AFFAIRE, IL PORTE SA CASQUETTE DE COMÉDIEN »

Mais, face à la fermeté de l’agent de justice, Kouthia a demandé à ses deux « mandataires » de quitter les lieux. Il ne s’est pas arrêté là.

A la sortie, l’animateur fait une déclaration à la presse pour proférer des menaces : « si ma candidature n’est pas validée, sachez que celle du président sortant ne le sera pas », lance-il. Au même moment, le greffier avait déjà rendu compte aux éléments de la gendarmerie du ‘’caractère non sérieux’’ de l’homme qui voulait « saboter et jeter du discrédit sur l’institution ».

Sans tarder, un gendarme est venu l’interpeller avant de l’embarquer manu militari dans les locaux du Conseil constitutionnel. Il faisait exactement 21h 35.

Quelques minutes après, le commandant arrive pour le ‘’cuisiner’’. « C’est en ce moment-là qu’il a porté sa casquette de comédien certainement pour se tirer d’affaire », nous siffle-t-on. La même source de révéler que de hautes personnalités à l’image de Youssou Ndour, son patron et Moundiaye Cissé de l’ONG 3D, présent dans les locaux de l’institution pour d’autres raisons, sont intervenues avant que le célèbre comédien ne soit relâché, après environs 3 heures.

Libéré vers 1h 15, le comédien, échappant à une garde à vue, n’a voulu faire aucune déclaration. Il a donné rendez-vous à la presse ce jeudi pour, promettait-il, s’adresser aux Sénégalais.Salla GUÈYE

LE MERCENAIRE ROBERT BOURGI SORT UNE BOULE PUANTE : « ce que Sarkozy et Karim se sont dits… »

https://www.pressafrik.com « L’avocat, réputé être l’un des plus gros bras de la Françafrique a encore porté son costume de mercenaire pour voler, cette fois-ci, au secours du Président Macky Sall. Ses méthodes sont simples et ne demeurent plus un mystère pour personne. Il est payé pour distiller des boules puantes sur les adversaires du régime qui l’engage.
Dans une interview avec L’Observateur, Robert Bourgi donne une version d’un entretien qui a eu lieu à la veille de la Présidentielle de 2012, entre Karim Wade, le Président français d’alors Nicolas Sarkozy et lui-même. Il était question, selon l’avocat de persuader l’actuel candidat du Pds, de convaincre son père de ne pas briguer un 3e mandat. Ce que Karim aurait catégoriquement refusé.

« Je dois vous faire une confidence. J’ai accompagné Karim Wade à son dernier entretien à l’Élysée avec le Président Sarkozy. Nous étions à quelques mois de l’élection présidentielle au Sénégal. Sensibilisé par mes soins, le Président Sarkozy avait dit à Karim de tout faire pour que son père ne brigue pas un troisième mandat. Avec le sourire, Karim a réfuté tout cela, en prétextant que son père allait être réélu au premier tour. Nous connaissons la suite », a-t-il confié à nos confrères.

Selon l’homme qui n’a pas hésité à enfoncé « son ami » François Fillon au milieu de la tempête préélectorale, la candidature de Karim Wade ne peut pas être validée, si on se base sur le plan du Droit.AYOBA FAYE

Robert Bourgi: »Sans son père, Karim Wade n’existerait pas »

Seneweb.com « De mon point de vue, la candidature de Karim Wade ne peut être que rejetée sur le plan du Droit. D’autant plus que la décision de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) est sans recours et, par là s’impose à tous. J’ai connu Karim Wade dans un passé pas si lointain. En vérité, il n’a pas aujourd’hui la dimension nécessaire et suffisante pour affronter Macky Sall. Karim Wade, sans son père, n’existerait pas. Je suis persuadé qu’il n’a pas été étranger à la décision regrettable de son père de briguer un troisième mandat ». Ainsi parle l’avocat Robert Bourgi dans un entretien avec L’Observateur.

Et d’y aller de sa révélation : « Je dois vous faire une confidence. J’ai accompagné Karim Wade à son dernier entretien à l’Élysée avec le Président Sarkozy. Nous étions à quelques mois de l’élection présidentielle au Sénégal. Sensibilisé par mes soins, le Président Sarkozy avait dit à Karim de tout faire pour que son père ne brigue pas un troisième mandat. Avec le sourire, Karim a réfuté tout cela, en prétextant que son père allait être réélu au premier tour. Nous connaissons la suite… ».

VÉRIFICATION DES PARRAINAGES : Macky, Idy et Gakou ouvrent le bal

Seneweb.com Après la clôture du dépôt des dossiers de candidature, place à la vérification du décompte des parrains par le Conseil constitutionnel. Et, nous apprend Le Quotidien dans son édition du jour, les « 7 sages » ne comptent pas perdre de temps. C’est ainsi qu’ils ont déjà convoqué, pour demain, les trois candidats à avoir déposé les premiers leurs dossiers (Macly Sall, Idrissa Seck et El Hadji Malick Gakou). Il s’agira de soumettre à l’examen du juge constitutionnel, qui sera accompagné des 7 membres de la Société civile, le nombre de parrains qui devra se situer entre 53457 et 66820.

PRÉSIDENTIELLE 2019 : 27 dossiers sur la table du Conseil constitutionnel

Seneweb.com |Sur la centaine de candidats à la candidature qui avaient pris le top départ, seuls 27 ont pu arriver au bout de la procédure consistant à déposer un dossier au niveau du Conseil constitutionnel. C’est, en tout cas, le décompte fait par Enquête dans son édition de ce jeudi. Autrement dit, « au regard de la liste finale, on peut dire, pour le moment, que tous les grands ont tenu leur rang ». Il s’agit notamment de Macky Sall, Idrissa Seck, Karim Wade, Khalifa Ababacar Sall, Mme Aïda Mbodi, Me Aïssata Tall Sall, Pr Amsatou Sow Sidibé,  Pape Diop, Hadjibou Soumaré, Ousmane Sonko, Me Madické Niang, Bougane Guèye Dany, Malick Gakou, El Hadji Issa Sall, Thierno Alassane Sall, Moustapha Guirassy, Samuel Sarr, Serigne Mansour Sy Diamil, Boubacar Camara, Mamadou Lamine Diallo et Pierre Atépa Goudiaby. Enquête s’arrête aussi sur les « moins célèbres » que sont Amadou Seck, Abdoul Wahab Bengeloune, Moustapha Mbacké Diop ou encore Amadou Ndiaye.

Présidentielle 2019:Nafissatou Wade de la Convergence Deggu Jëf se retire

Seneweb.com Après avoir déclaré sa candidature à l’élection présidentielle, le 9 août 2018, Nafissatou Wade de la Convergence Deggu Jëf se retire de la course. Faisant partie des premiers à avoir manifesté son désir de briguer les suffrages des Sénégalais, elle a précisé, face à la presse ce matin, qu’elle ne compte pas, pour le moment, soutenir un candidat.

Et de souligner : « C’est l’État qui devait donner la possibilité aux gens qui voulaient parrainer la candidature de Nafissatou Wade de Deggu Jëf de pouvoir retirer leurs cartes d’identité. Ma candidature est celle du changement, d’un État apaisé et responsable et du peuple ».

Nafissatou Wade, qui soutient avoir recueilli plus de 50 000 parrains, ne compte pas les céder, car cela équivaudrait à un acte de trahison : « Les parrainages de Deggu Jëf demeurent et resteront pour la coalition. Et ensemble, avec tous ces parrains, nous saurons demain quoi en faire ».Ndéye Rokheya Thiane

«Juge Dème », Nafissatou Wade, Sheikh Alassane Sène, Capitaine Dièye,… : Désistements en cascade à la Présidentielle de 2019

https://www.leral.net Pas surprenant ! Plus l’échéance s’approche, moins on aura de candidats à la Présidentielle de 2019. Déjà, une dizaine de leaders a renoncé officiellement à sa participation au scrutin du 24 février prochain. Hier, Ibrahima Dème, Nafissatou Wade et Sheikh Alassane Sène sont venus rallonger la liste des candidats ayant déjà abdiqué.

Loin de la centaine de déclarations, la liste des candidats à la candidature s’est fortement rétrécie à deux mois de la Présidentielle de 2019. Hier, jour de clôture des dépôts de candidature, trois leaders ont encore jeté l’éponge. Le plus en vue est Ibrahima Hamidou Dème plus connu sous l’appellation « Juge Dème ».

Considéré comme courageux, il s’était ainsi fait de nombreux admirateurs après avoir démissionné de la Justice. Il s’est ensuite engagé en politique en créant le mouvement « ENSEMBLE » et en déclarant plus tard sa candidature à la Présidentielle. Certainement recalé par le parrainage, il a juste informé hier, que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour déposer son dossier de candidature. « Entrer en politique était un devoir, notre engagement pour un véritable changement est un impératif catégorique. C’est pourquoi, nous ne cèderons ni au découragement, ni au renoncement. Nous continuerons, par conséquent, notre combat pour de véritables ruptures en 2019 », s’est-il contenté de dire, laissant entrevoir une prochaine alliance avec un candidat de l’opposition.

Dans cette série de désistements rendus publics hier, on peut compter Sheikh Alassane Sène. Dans une note, le président du mouvement « Daj Dëpp » qui voulait une fois au pouvoir, promouvoir l’intelligence artificielle, a finalement renoncé à déposer son dossier de candidature à la présidentielle de 2019. Non sans indiquer que dans les jours à venir, il va définir les modalités d’une fusion avec un candidat, qui sera dans les dispositions de prendre en charge sa vision pour le Sénégal et ce, pour uniquement l’intérêt national.

« Durant ces 10 derniers mois, le mouvement «Daj Dëpp » s’est installé dans les 45 départements que compte le pays et a obtenu un capital sympathie inestimable chez les populations sénégalaises d’ici et de la diaspora, avec qui, nous partageons la même vision, le même idéal du développement et le même rêve pour notre belle patrie », dit-il. Sur ce, il promet de mettre cet acquis au bénéfice exclusif de notre futur allié dans la prochaine course à la présidentielle.

Toujours dans la série de défections, on peut compter Nafissatou Wade, diplômée de la Sorbonne et première candidate femme déclarée pour la Présidentielle de 2019. Surnommée la «Lionne », elle sera également la première femme à renoncer à sa candidature. La présidente de la coalition « Degg Jeuf », native de Saint-Louis au Sénégal ne pourra pas comme annoncé le 9 août 2018, faire valoir son taux d’utilité nationale présidentielle.

Quelques jours avant, c’était le leader d’AGIR, Thierno Bocoum qui faisait état de sa renonciation, malgré qu’il ait collecté 67 591 signatures, « dépassant largement le minimum exigé par la loi ». Il soutient qu’après analyse, il est arrivé à la conclusion selon laquelle l’opposition doit prendre des initiatives fortes en vue de réaliser les conditions d’une alternance en 2019. Il milite ainsi pour la mutualisation des forces vives de l’opposition. « Nous avons considéré que nous devons constituer l’un des premiers maillons de cette mutualisation devant permettre de lancer un signal fort à nos compatriotes, qui se désolent de la multiplication des candidatures, alors que des offres programmatiques sont quasi identiques », a-t-il déclaré.

Si l’ancien député de Rewmi n’a pas eu de problèmes pour trouver le nombre de parrains nécessaires à sa candidature, cela n’a pas été le cas pour le capitaine Dièye qui, comme pratiquement tous les autres candidats déchus, n’a pas pu franchir l’obstacle du parrainage. Le président du mouvement NIT et Capitaine démissionnaire de l’Armée Mamadou Dièye n’a obtenu que 44 320 signatures, insuffisant pour prétendre au fauteuil présidentiel. Cela étant, le mouvement NIT va se réunir dans les jours à venir pour faire le choix du candidat à soutenir.

Quant au leader du Fsd/Bj, Cheikh Bamba Dièye, il s’est effacé pour soutenir Khalifa Sall. Selon lui, aucun des obstacles dressés devant l’opposition par Macky Sall ne pouvait m’empêcher d’être candidat. Avant de préciser qu’il a voulu juste substituer son désir d’être candidat au désir plus grand, plus pertinent et plus patriote de mettre un terme « au règne de terreur politique, de régression démocratique imposé Macky Sall».

Ngouda Fall KANE et Habib SY ROULENT POUR Me Madické NIANG

En outre, s’il y a quelqu’un qui pour le moment a plus bénéficié de ces désistements, c’est bien Me Madické Niang. L’ancien président du groupe parlementaire « Liberté et Démocratie », banni par le PDS, s’est consolé par les ralliements de l’ancien ministre d’Etat sous Wade, Habib Sy et de l’ancien Inspecteur général d’Etat (Ige) et président de la Centif, Ngouda Fall Kane. Ces derniers qui avaient annoncé leurs ambitions présidentielles, se sont tout bonnement rangés derrière l’avocat et candidat du mouvement « Madické 2019 ».

Me Mame Adama GUEYE AVAIT OUVERT LE BAL 

Il faut rappeler, en définitive, que le leader de « Senegaal Bou Bess » a été le premier à revoir ses ambitions. Me Mame Adama Gueye s’est retiré très tôt de la course en octobre 2018 pour s’engager autour de la sécurisation du processus électoral. Manœuvre politicien ou pas ? En tout cas, il a réussi à mettre sur pied la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (POSE), réunissant, au courant du mois de décembre tous les ténors de l’opposition. ( Seydina Bilal DIALLO ) l’As

L’OPPOSITION ORGANISE UNE GRANDE MARCHE POUR UNE « élection juste »

http://www.emedia.sn L’opposition sera dans la rue le 28 décembre prochain. En perspective à l’élection présidentielle qui se tient dans moins de 100 jours, elle compte manifester pour le respect des droits. « Nous voulons l’organisation d’une élection présidentielle juste, transparente et démocratique », disent les membres de l’opposition. Qui pressentent une tentative de Coup d’Etat du président Macky Sall. Les membres de l’opposition qui vont prendre à cette marche comptent dire « Non » à la gestion solitaire et opaque du fichier électoral, à la confiscation des cartes électorales. Ils réfutent, aussi, l’organisation de la présidentielle par l’actuel ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye.

La marche qui débute à 15 heures à la Place Nation ( ex Obélisque) prendra fin au Rond point de la Rts. Cheikh T. NDIAYE

LES PARTISANS DE Robert SAGNA SE REBELLENT CONTRE LEURS ALLIÉS DE l’APR

Les partisans de Robert Sagna ont profité de la réunion de leur Commission administrative (CA) convoquée le week-end passé par leur leader pour fustiger, avec violence, l’attitude qu’ils considèrent comme peu solidaire de leurs alliés de l’APR au sein de la coalition BBY dont leur parti est membre.
A la limite, ils traitent les responsables du camp présidentiel de traitrise. Le premier à ouvrir les hostilités, c’est le responsable des jeunes, Dame Bèye, qui indique que leur parti risque d’être englouti par la coalition Benno BBY à cause de l’attitude de leurs alliés du parti présidentiel.
Aussi lance-t-il un appel vibrant à tous les responsables du Rassemblement pour le Socialisme et la Démocratie (RSD) à prendre les choses en main maintenant pour éviter de disparaitre de l’échiquier politique. Selon lui, le RSD est phagocyté par l’APR aujourd’hui, donc prédit un déluge futur si le cours des choses n’est pas changé à temps.
Même son de cloche chez le député Yancouba Léopold Coly qui martèle que l’objectif des responsables de l’APR, c’est d’anéantir le RSD. A l’en croire, tous les avantages et privilèges reviennent à ces gens du parti présidentiel et que le RSD est là à poireauter. ‘’ Si on est avec un ami et que lui mange tous les jours et toi non, ce n’est plus ton ami mais un ennemi.
Il faut les (APR) combattre de façon féroce’’, a protesté le député de Bignona qui demande à ses camarades de préparer les élections locales car c’est à l’occasion qu’ils seront jugés et non dans la coalition BBY où ils ont le statut d’opposants. D’après Meylan Mendy, le porte parole à Ziguinchor du parti de l’ancien ministre socialiste de l’Agriculture et, par ailleurs, enseignant à l’université de Ziguinchor, beaucoup de militants sont partis rejoindre l’APR parce que frustrés.
Et si aujourd’hui des militants comme lui continuent encore à soutenir la coalition BBY, c’est par discipline de parti sinon ils seraient partis depuis longtemps. ‘’Aujourd’hui, nous sommes à la périphérie de la coalition BBY. Quand il y a des postes de responsabilités, c’est les responsables de l’APR seuls qui les prennent, alors qu’ils ne sont pas plus intellectuels que nous. Nous réclamons une audience avec le président de la République.
Il faut qu’il nous reçoive en tant que partenaires. On ne peut pas être dans sa coalition sans qu’il nous reçoive comme les autres et nous écoute’’, lance-t-il, soulignant que BBY à Ziguinchor, sans le RSD, ne pèse rien. ‘’Si nous sortons le RSD de BBY à Ziguinchor, il ne restera pas grand chose, il n’y aura pas de victoire. C’est seul Robert Sagna qui peut rassembler tout Ziguinchor’’.
Certains intervenants ont également évoqué les difficultés qu’ils rencontrent sur le terrain quand il s’agit de mener des activités pour animer et élargir leur parti, à cause d’une absence de moyens. Ils soulignent que cela a créé une léthargie du parti dans bien des localités de la région et les militants sont en train de rejoindre les responsables de l’APR qui disposent, eux, de moyens. Robert Sagna, qui est resté stoïque durant tout ce procès qui ne dit pas son nom et notamment toutes ces attaques contre l’APR par lui interposé, a balayé ce diagnostic d’un revers de la main.
Le président du RSD souligne que son parti continue d’exister et reste fort et ancré dans ses valeurs, c’est-à-dire favoriser le développement de la Casamance. Mieux, il assure que Macky Sall fait des efforts considérables pour amener ses camarades de parti à faire des concessions pour les partis alliés de la coalition BBY. Il attire l’attention de ses militants pour dire que les gens du parti au pouvoir ont toujours un réflexe du pouvoir, c’est-à-dire que tout doit leur revenir de droit.
A ce titre, il invite ses militants à faire preuve de tolérance vis-à-vis des responsables de l’Apr. ‘’Nous n’allons pas disparaitre, battons-nous pour que notre candidat Macky Sall gagne au premier tour. Nous n’allons pas être en bagarre avec le parti au pouvoir’’, a martelé l’actuel « M. Casamance » du président Sall, Robert Sagna.Jean DIATTA (Correspondant permanent à Ziguinchor)

LA CANDIDATE Yassine FALL REJOINT SONKO

Seneweb.com Après les militants d’Abdoulaye Baldé, Ousmane Sonko enregistre un soutien de taille pour les prochaines élections présidentielles. Yassine Fall qui avait manifesté sa volonté de participer à ces élections à renoncer à sa candidature mais elle a décidé d’accompagner le leader de Pastef. Elle explique ses raisons dans cette vidéo.

PRÉSIDENTIELLE 2019 : L’Alliance Démocratique PENCOO investit Khalifa Sall…

L’Alliance Démocratique PENCOO, par délibération conformément à ses statuts et son règlement intérieur, a décidé d’investir Mr KHALIFA ABABACAR SALL comme son candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Il apparaît que la tenue précipitée de son procès en cassation dès le 20 décembre dernier, soit un mois juste après que le dossier ait été en état et devant les centaines de dossiers en attente à la cour suprême renseigne sur la volonté constante de neutraliser un adversaire politique dans la perspective de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Surtout que rien ne permet, à l’analyse, de penser que le régime avec à sa tête son chef, qui a depuis son installation, pensé et conduit ce funeste projet avec une froide détermination en plaçant les personnes indiquées aux positions stratégiques qu’il fallait, a subitement renoncé à son entreprise d’une élimination judiciaire de ses principaux adversaires politiques.

C’est pourquoi, au-delà des simples condamnations de principe, l’AD-PENCOO appelle les forces vives à rester constamment vigilantes et à prendre toutes initiatives utiles pour barrer la route aux ententes mafieuses qui ont fait le choix de la renonciation au profit de la promotion.

L’Alliance Démocratique Pencoo appelle les différentes organisations démocratiques à soutenir particulièrement les positions claires et salutaires de l’UMS qui conformément à nos principes fondateurs repositionnent la justice aux côtés du peuple et contre les actes qui remettent en cause l’État de droit et constituent une menace sur notre espérance d’un avenir de paix sociale et sur la sécurité juridique.

Aux démocrates et citoyens de tous bords, nous vous exhortons à la perception globale des menaces, à la jonction des luttes et à la mobilisation solidaire pour restaurer notre démocratie et redonner espoir et perspectives heureuses à nos concitoyens.

Par ailleurs, l’AD- PENCOO est en phase dans le cadre de la coalition « TAXAWU SÉNÉGAL ak Khalifa Ababacar Sall » avec toute initiative allant dans le sens de la lutte contre l’élimination illégale de son candidat et de tout autre candidat à la magistrature suprême. Nous invitons, également, nos militants, sympathisants et alliés à œuvrer pour la transparence des élections et l’égalité des chances pour tous les candidats

LOI ÉLECTORALE QUI DISQUALIFIE KARIM : le constitutionnaliste Ngouda Mboup parle de fraude à la constitution

http://www.dakarmatin.com Le débat sur la probable invalidation de la candidature de Karim Wade pour la Présidentielle de février 2019, fait jaser. En effet, selon le constitutionnaliste, Ngouda Mboup, l’article 57 de la constitution qui dispose que : «tout Sénégalais électeur peut faire acte de candidature», est une violation à la constitution elle-même.

Les constitutionnalistes ne partagent pas le même avis sur la nouvelle disposition de la loi électorale incluse depuis 19 avril 2018, qui dit que la possibilité d’être candidat s’accompagne avec le droit de vote. Si certains approuvent une telle décision d’autres par contre, soutiennent que «cette disposition viole la Constitution».

C’est le cas de Ngouda Mboup, qui, lors de l’édition spéciale de la Rfm sur la « clôture des dépôts de dossiers et la possible invalidation de la candidature de Karim Wade », a déclaré que «Le Conseil constitutionnel s’est renié en disant que pour être candidat, il faut s’inscrire sur les listes».

«En 1998-1999, le Conseil constitutionnel avait dit clairement que, en réalité, on peut être candidat et ne pas être sur les listes électorales en fonction de cette jurisprudence. Mais, depuis le 5 juillet 2018, le Conseil constitutionnel a dit clairement que, la possibilité d’être candidat s’accompagne avec le droit de vote, depuis la réforme du Code électoral, notamment l’article 57 qui dispose que : «tout Sénégalais électeur peut faire acte de candidature», a-t-il avancé.

Revenant sur ce qu’est le «parrainage», le constitutionnaliste d’informer que :  «le parrainage étant une condition substantielle, nouvelle, de forme substantielle, ne permet pas au candidat à la candidature d’avoir la totalité des fiches demandées.
«C’est-à-dire, a-t-il expliqué, à 180 jours du scrutin, le ministère de l’Intérieur arrête le modèle de fiche de parrainage, leur remet l’exemplaire et à eux de produire et de le reproduire».
«Donc», a-t-il conclu, «du coup, comme c’est à leur frais, les partis politiques ont la possibilité d’user de leur frais pour pouvoir donner les fiches. L’essentiel, c’est que les éléments d’identification puissent y figurer»

ALLA KANE (ANCIEN DU PAI) : « Nous ne sommes pas indépendants, nous ne sommes pas souverains »

http://www.enqueteplus.com C’est samedi dernier, au lendemain de ses 82 ans, que cet ancien membre du Parti africain de l’indépendance (Pai) a reçu EnQuête dans ses locaux. Expert foncier dans un cabinet de consultance (Cisif), Inspecteur des impôts à la retraite, ex professeur radié pour son engament marxiste-léniniste du temps de Senghor, Alla Kane reste toujours accroché aux principes souverainistes qui ont motivé son engagement. Très critique de la politique actuelle, ce vieux de vieille analyse ce qu’est devenue la gouvernance de ce pays.

Vous avez fait une contribution récemment pour dénoncer le fait que malgré toutes les réformes foncières qu’ils initient, les différents Présidents sénégalais sont les premiers à faire fi des conclusions.

Le problème foncier au Sénégal a une longue histoire.  Avant la colonisation, pendant la colonisation et depuis l’indépendance. Avant la colonisation, c’était le droit coutumier. Les terres étaient gérées par des ‘‘Lamanes’’ au nom de la collectivité. Il y avait le droit de feu, on allumait un brasier et là où ça s’éteignait relevait de son domaine. Il y avait le droit de hache aussi où l’on abattait des superficies. Ensuite le colon est venu avec le droit de propriété individuelle. Ils ont cherché à installer un régime d’immatriculation, au nom de particuliers, personnes physiques ou morales qui leur permettent d’en détenir la propriété réelle.   Depuis le décret de 1906, ils ont essayé mais jusqu’à la fin de la période coloniale, ils n’ont pas réussi à immatriculer plus de 2% de la superficie nationale. Les populations ont donc résisté et ont réussi à conserver leurs droits coutumiers. Après l’indépendance on a essayé de réformer.

Les autorités nouvelles ont créé la loi sur le domaine national du 17 juin 1964, qui est toujours en vigueur 54 ans après. Elles ont dit que toutes les terres qui n’avaient pas été immatriculées, qui n’étaient pas inscrites dans la conservation des hypothèques tombent dans le domaine national. En fin de compte, on a dépossédé le peuple de ses terres. On dit que les terres ne sont désormais immatriculées que par l’Etat. Les individus ne peuvent plus réquisitionner pour demander qu’on immatricule en leur nom. C’est l’Etat qui le fait et verse ça en son nom propre. C’est après qu’il donne des baux. Dans cet article je dis que nous vivons dans un régime présidentiel qui fait que le chef de l’Etat et l’Etat sont confondus. Donc toutes les tentatives de propriété ont été nulles car pour les présidents, que ce soit Senghor, Diouf, Wade et Macky, les terres sont une arme. Comme ce sont des gens qui ont la hantise de leur prolongation sur le fauteuil présidentiel, c’est un moyen d’acheter des consciences et gagner les élections. Tant qu’il y aura le régime présidentiel tel qu’il se pratique ici, il n’y aura jamais de réforme foncière. Elle est congénitalement paralysée par la politique.

Parlant de fauteuil politique justement, le constat est que pour y accéder, il faut être en coalition. Il n’y a vraiment plus de démarcation idéologique entre socialistes, communistes, libéraux, marxistes-léninistes… Comment comprenez-vous ce fait ?

Je crois qu’il faut partir du constat que ceux qui ont combattu n’ont jamais réellement renoncé aux privilèges de classe. Partons du fait que le Sénégal a été colonisé. Les Français sont venus avec d’autres nationalités pour étouffer la bourgeoisie locale. Sur le plan économique, ils n’ont pas permis à une classe bourgeoise sénégalaise de s’exprimer. De sorte que, quand l’heure de la lutte pour l’indépendance a sonné, c’est la petite bourgeoisie intellectuelle qui a été à l’école qui a dirigé le mouvement. Et comme c’était les étudiants, les enseignants, les syndicats (le Feanf, la Jao, Pai, Pra-Sénégal…), il y avait une faiblesse puisque ce n’était pas la classe ouvrière qui a dirigé ce mouvement. Cabral l’avait perçu en théorisant le suicide du petit bourgeois.

C’est malheureusement ce qui nous est arrivé. Cette classe bourgeoise qui a lutté n’a pas renoncé à ses privilèges et a pris la place du colon. Là où il y avait le gouverneur général, il y a le président. Là où il y avait les commandants de cercle il y a les gouverneurs, préfets etc. On s’est laissé aller. Même ceux qui se réclamaient de la gauche ont mordu quand Abdou Diouf est venu avec sa majorité présidentielle élargie. Avec les grandes avenues du pouvoir, une partie de la gauche n’est pas restée vigilante et a succombé. On a aussi sacrifié la formation de jeunes qui devaient assurer la relève. Lénine disait qu’au tout début on parlait de maladie infantile, moi je parle de maladie sénile. La gauche en est frappée de telle sorte qu’elle se lie à des alliances suspectes. Toutefois, sur la scène il y a quand même des jeunes qui montent.

Sur l’échiquier politique actuel, quelle entité ou personnage est le plus proche des thèses du Pai ?

J’ai adhéré au Pai en 1957, responsable de ce parti à Diourbel. On n’a pas participé à la campagne du ‘‘non’’ pour le référendum de 1958. Moi je suis resté sur cette position depuis et j’ai vu des jeunes sortir de And Jëf (Aj/Pads) et ont créé un parti appelé ‘‘Yoonu Askanwi’’. Quand j’ai étudié leur manifeste, je suis allé adhérer et c’est là que je milite actuellement. Dans la perspective de la présidentielle (24 février 2019), on a fait un front pour soutenir Ousmane Sonko. C’est lui qui se rapproche le plus des thèses patriotiques, indépendantistes, souverainistes.

C’est ce qui nous manque. Nous ne sommes ni souverains, ni indépendants. De Gaulle qui était un génie a compris qu’il fallait céder après sa visite de 1958 car la France avait perdu Dien Ben Phu, était en guerre en Algérie, et une partie du Cameroun était dans le maquis. Il a donc négocié l’indépendance formelle, qu’il a jumelée à des accords de coopération sur l’enseignement supérieur, la justice, l’armée, les ressources naturelles. Ce qu’ils ont donné de la main droite, ils l’ont repris de la main gauche. Sonko dénonce le Fcfa, les Accords de partenariat économique (Ape), veut renégocier les contrats pétroliers…, ce sont les gens qu’il faut. La liberté à un coût. Le peuple doit être conscient du fait qu’il doit se serrer la ceinture. Même pour l’histoire du groupe consultatif de Paris, j’aurai aimé qu’on appelle les Sénégalais à Tamba pour un appel à cotisation nationale

Mais la Guinée subit toujours les contrecoups de son ‘‘non’’ au référendum du 28 septembre 1958. Est-ce que ce n’est pas trop romancé de revendiquer cette souveraineté sans y être vraiment préparé ?

Nous avons intérêt à tirer des leçons de tout cela, des sorts de Sékou Touré, Thomas Sankara, Ahmed Ben Bella.  Nous avons des expériences. Maintenant comment faire ? La solution n’est pas entre les mains de Sonko, d’Alla Kane, ou d’un parti. Il faut dire au peuple ce qui se passe. Le peuple est un concept qui a un contenu. Chacun en parle. Pour moi ce sont les paysans, les jeunes dans les écoles et universités, les marchands ambulants pour lesquels on doit faire des réalisations qu’ils seraient prêts à défendre car ils se les approprieront. Diamniadio, c’est quoi ? C’est une ville-fantôme. C’est de grands immeubles que des multinationales vont venir prendre. L’autoroute Ila Touba c’est la catastrophe pour les petits vendeurs. On voyage sans voir Rufisque, Pout, Sébikotane, Thiès, Khombole, Bambey…, ils vont tuer l’économie populaire.

Les riches vont emprunter cette autoroute alors que ce sont eux qui étaient les principaux clients qui achetaient les fruits au bord de la Nationale.  De ce fait j’invite la jeunesse à tenir trois débats. Un à l’interne entre eux sur la situation du pays à l’université dans les lycées, les marchés, pour savoir quelle est leur mission et leur part dans ce qui arrive actuellement. Ensuite un débat jeunes-parents, et enfin un débat talibés-marabouts. On peut convenir de la forme et du contenu, mais il faudra qu’on débatte. Pour le problème du chômage par exemple, je demande qu’on donne mission à l’Agence nationale de statistique et de développement (Ansd) de recenser les septuagénaires, octogénaires, nonagénaires et même centenaires qui sont employés dans l’administration et qui émargent sur le budget. Il est temps de dégager ces gens. Avec leurs salaires, on couvre facilement trois postes. Ensuite avec toutes les richesses accumulées, ils peuvent mettre sur pied des sociétés à leur nom et créer de la valeur ajoutée. C’est un défi pour l’Ansd

Pourquoi êtes-vous resté sur votre trajectoire, pourquoi n’avoir pas évolué politiquement ?

C’est une question d’option. Je suis un fils du peuple, un paysan. La France avait fait de moi un sujet et non un citoyen. De 1957 à 1960, on a fait la campagne pour l’indépendance. On a formé les jeunes sur le marxisme-léninisme. Mais jusque-là, je me suis rendu compte que le problème que nous cherchions à résoudre n’est pas résolu. Nous ne sommes pas indépendants, j’en suis convaincu. Nous ne sommes pas souverains, nous n’avons pas une mainmise réelle sur nos richesses. C’est pour cela que je n’ai pas suivi ceux qui sont allé emprunter d’autres voies politiques.

Heureusement qu’aujourd’hui, les peuples sont en train de court-circuiter les politiques à l’exemple des gilets jaunes en France. Aucun parti n’a d’emprise sur eux. Qu’il soit de gauche ou de droite, le pouvoir s’exerce pour le compte du grand capital. Les peuples ont compris, et ce qui s’est passé en France va faire tâche d’huile. Les gens se diront à quoi bon voter pour des partis qui ne régleront pas nos problèmes. Je suis très optimiste. Les gens sont de plus en plus conscients qu’ils sont qu’ils entament le combat politique, qu’ils se prennent eux-mêmes en charge pour les changements qu’ils souhaitent. Notre génération, dans le manifeste du Pai en 1957 avait posé le problème de l’indépendance mais De Gaulle nous a coupé l’herbe sous le pied en négociant avec des gens qui n’étaient pas pour l’indépendance.  Si on avait invité la Feanf, le Pra-Sénégal et tous les autres qui étaient pour l’indépendance, les négociations seraient plus corsées.

Est-ce à cause de cette conviction que vous avez refusé l’enveloppe financière du Palais ?

Là, je considère que c’était une forme de corruption. C’était entre 2016 et 2017 qu’on a appelé au téléphone pour me dire que le Président voulait me parler. Je leur ai dit que j’étais d’accord sur le principe de la discussion. On me fixe un rendez-vous pour mardi 11H. Quand j’y suis allé, un directeur de cabinet nommé Ablaye Badji me reçoit, sort une enveloppe, la pose sur la table, et me demande ma carte d’identité. Etonné, je lui demandé que ça voulait dire. Je lui ai clairement signifié que je n’étais pas là pour l’argent, je ne le prendrai. Je n’en ai jamais pris depuis 1957. Je lui demandé d’appeler Mor Ngom pour lui demander ce qui se passe car ce n’est pas ce qui a été convenu au téléphone avec lui. Ce dernier m’a expliqué que c’était une directive du Président qui demande à ce qu’on assiste les anciens. Je lui ai dit non, moi je ne suis pas à ce niveau. Je ne prendrai jamais de l’argent pour faire de la politique. Donc je vous le laisse. Si j’avais deviné ça, je ne serais jamais venu.

‘‘Le marxisme-léninisme est une idéologie rétrograde’’. A quel point êtes-vous d’accord ou en désaccord avec cette assertion ?

Elle n’est pas rétrograde, elle est toujours révolutionnaire. Soit on est pour, soit on est contre cette idéologie. Subjectivement on peut agir pour ou contre. Qu’est-ce que ça veut dire ?  C’est la lutte contre la domination, une lutte pour le progrès, une civilisation supérieure. Le monde actuel tend vers cette civilisation supérieure. C’est le profit, la plus-value réalisés par la classe ouvrière qui est l’essence du capitalisme, qui fait tourner le monde. Il faut que les ouvriers s’organisent pour défendre leurs propres intérêts.

Le syndicalisme, c’est du marxisme-léninisme. Il y a maintenant l’étape supérieure qui consiste à s’organiser en parti politique pour affronter le capital et leurs propriétaires. C’était le parti communiste à l’époque, mais aujourd’hui des entités qui ne s’en réclament pas, agissent comme tel. De toute façon, on ne peut pas avoir comme projet de lutter contre le capitalisme sans être marxiste-léniniste. Le grand capital le sait tellement bien qu’il a fait disparaitre toutes les œuvres de Karl Marx. Elles sont toutes au musée et pas dans les programmes scolaires, les librairies, ou les bibliothèques. Tous ces concepts d’Investissements directs étrangers (Ide) ou de partenaires techniques et financiers (Ptf) sont une réincarnation du capital. OUSMANE LAYE DIOP

Karim WADE PORTE PLAINTE CONTRE MACKY et … AUX USA

http://actunet.net Karim Wade avait une séance de travail avec deux grands cabinets d’avocats américains, qui se sont déplacés jusqu’à Doha (Qatar) pour préparer cette af- faire. Il s’agit d’une plainte que compte déposer le candidat du Pds, Karim Wade, aux Etats-Unis, contre l’État du Sénégal, le président de la République Macky Sall, le Premier ministre Mohamed Boun Abdallah Dionne, Mme Aminata Touré, ancien Premier ministre et ancien ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, actuel ministre de la Justice, le Juge Henry Grégoire Diop et tous les juges de la CREI, Antoine Diome, Agent judiciaire de l’État, Alboury Ndao, collaborateur de la CREI, Badio Camara, président de la Cour Suprême et l’ensemble des personnes qui sont impliquées dans le procès à tous les niveaux de responsabilité.

Le candidat du pds est loin de ranger les armes, et ceux qui parlaient récemment d’une rencontre entre Karim Wade et le président Macky Sall à paris n’ont rien compris. Cette information est contraire à ce qui se passe réellement. Karim, le fils de Me Abdoulaye Wade, a saisi deux grands cabinets d’avocats américains pour ester en Justice contre le président Macky Sall et d’autres autorités impliquées dans son procès au niveau de la Crei.
sing à New York pour mettre sur pied un Fonds d’Investissement pour l’Afrique. A cause de son arrestation par la Justice de Macky Sall, Karim a perdu ce projet et beaucoup d’argent. Aujourd’hui, avec les décisions du Groupe de Travail des Nations- Unies et du Conseil de Défense des Droits humains des Nations-Unies, Karim Wade pourrait gagner ce procès. Car, cette fois-ci, tout se passera devant les juridictions internationales, loin de cette Justice aux or- dres, domestiquée par Macky Sall.
Les deux cabinets américains travailleront en étroite collaboration avec des avocats sénégalais (et français) de Karim Wade. Le candidat du Pds réclame 250 milliards de FCFA de dommages et intérêts. Et, selon nos sources, Karim Wade va offrir cet argent à la jeunesse sénégalaise et à l’Éducation nationale. Le dossier sera déposé au début de l’année 2019.

N’est-il pas important de rappeler que le Groupe de Travail des Nations-Unies et le Comité de Défense des Droits humains des Nations- Unies avaient demandé à l’Etat du Sénégal de dédommager Karim Wade ? Avec deux décisions prises par deux organes des Nations-Unies, Karim Wade est bien parti pour rem- porter un autre procès contre Macky Sall et sa bande. Car, il a la justice internationale avec lui. L’Etat du Séné- gal risque gros… Affaire à suivre.

Assane DIOUF ENCOURT 5 ANS DE PRISON

Le procureur requiert 5 ans de prison pour

Le procureur requiert 5 ans de prison pour

Le rappeur Ngaka Blindé peut maintenant dormir tranquillement. Poursuivi pour trafic de faux billets, association de malfaiteurs, le jeune artiste et son coaccusé,  Khadim Ndiaye vient de bénéficier d’un relaxe de la part du tribunal correctionnelle de Dakar, rapporte Senego.  Rappelons que Ngaka Blindé avait bénéficié d’une liberté provisoire.

LE PROCUREUR REQUIERT 5 ANS DE PRISON POUR Moïse RAMPINO ET Cheikh GADIAGA ET 3 MOIS AVEC SURSIS POUR Gaston MBENGUE

https://actusen.sn Le Procureur a requis, ce mercredi, 5 ans de prison contre Moïse Rampino. Ce dernier est poursuivi pour association de malfaiteurs, tentative d’extorsion de fonds, complice de diffamation et l’exercice illégale de la profession du journalisme. Et Cheikh Gadiaga et Gaston Mbengue pour diffamation, tentative d’extorsion de fonds et complicité de diffamation.

Ces deux individus ont été arrêtés il y a plus d’un an suite à une plainte. Il leur est reproché de diffamer des personnalités publiques, pour ensuite tenter de leur soutirer des sous. Pour mettre en œuvre leur roublardise, Cheikh Gadiaga avait créé un site d’informations et avait engagé Moïse Rampino en tant que rédacteur des articles. Selon le procès-verbal de l’enquête préliminaire, le promoteur de lutte, Gaston Mbengue, était impliqué.

Cité en tant que médiateur, dans cette affaire d’escroquerie, Gaston Mbengue est lui aussi, poursuivi pour diffamation, tentative d’extorsion de fonds et complicité de diffamation. Selon l’enquête ouverte, il s’occupait à la médiation entre les accusés et les victimes. Et, d’après e-média, il aurait même demandé de l’argent aux colonels de douane pour les filous. Cependant, en ce qui le concerne, le procureur a tout simplement requis 3 mois avec sursis. Un réquisitoire jugé sélectif par la défense.

LA POLICE DÉMANTÈLE UNE REDOUTABLE BANDE DE MALFAITEURS

https://www.pressafrik.com La Sureté urbaine a réussi un coup de maitre avec le démantèlement d’une redoutable bande de malfaiteurs dont les membres opéraient dans différents quartiers de Dakar. L’opération découle de nombreuses plaintes déposées par des Sénégalais ainsi que des étrangers, après avoir subi de nombreux vols.
«Faisant suite à plusieurs plaintes qui faisaient état de cas de vols et de cambriolages perpétrés par un groupe de malfaiteurs non identifiés et au préjudice de sénégalais et de certaines communautés étrangères, la Sûreté Urbaine de Dakar a interpellé neuf (09) individus dont une femme comme étant les principaux auteurs et receleurs», indique un communiqué parvenu à PressAfrik.
Les malfaiteurs ont reconnu avoir orchestré des cambriolages «au Centre-ville, à la Médina, à Ouakam, à la Cité Aliou SOW, à Fann Hock et à Hann Maristes.»
Lors de leur perquisition, les limiers ont trouvé «par devers eux une importante somme d’argent, des véhicules, une moto de marque TMAX, une arme à feu, cinq téléviseurs à écran-plat, onze ordinateurs portables, trois arrache-clous, un tournevis, six pinces, six téléphones portables, un studio, des moutons de race «ladoum », des marchandises de diverses natures.»
Ils ont également saisi des biens comprenant un studio, deux magasins, des terrains et un poulailler leur appartenant qui appartenaient aux malfrats. Ces derniers ont été mis à la disposition du procureur de la République qui a retenu contre eux les chefs d’accusation «d’association de malfaiteurs, pour vols multiples de numéraires et d’ordinateurs commis en réunion avec effraction et usage de moyens roulants, blanchiment, recel, détention de faux billets de banque, détention irrégulière d’arme à feu et pour détention de chanvre indien.»Ousmane Demba Kane

MYSTÈRE AUTOUR D’UN DRAME À KOLDA : 1 mort, 26 individus aux urgences après un repas

26 personnes en état d’urgence et un mort. C’est le bilan d’une maladie inconnue qui sévit à Kolda. Selon la Rfm, qui a donné l’information, toutes les victimes ont partagé le même repas du soir ce qui a déclenché vomissements et diarrhées.

Les 26 personnes dont 7 enfants sont dans un état critique. Elles ont été internées à l’hôpital régional de Kolda. Un parmi les enfants victimes de cette maladie, a rendu l’âme et a été inhumé. Toutefois, les autorités locales ont exigé l’exhumation du corps pour une autopsie.Aminata Diouf

«Certaines personnes veulent mettre la peur dans le camp de la police» (Lieutenant Mbaye Sady Diop)

https://www.ouestaf.com Dans notre article d’enquête sur les bavures policières, beaucoup d’accusations ont été portées contre les forces de sécurité, et notamment contre la police par des victimes ou leurs associations que nous avons rencontrées. Nous avons cherché à savoir ce que la Police pense de ces accusations. C’est le lieutenant Mbaye Sady Diop (alors qu’il occupait encore les fonctions de chef de service des Relations publiques de la Police) qui a bien voulu répondre à nos questions. Dans cette première partie de l’entretien exclusif accordé à Ouestafnews. Il revient sur les cas évoqués dans notre article précédent et sur l’usage de la violence par la Police.

Ouestafnews- Le Sénégal a ratifié la charte contre la torture. Pourtant les accusations contre les forces de l’ordre ne manquent pas. Des cas de bavures sont rapportés et dénoncés par les médias et les organisations de défense des droits de l’Homme. Ouestaf News après avoir enquêté et rencontré des victimes (lire l‘article ici) , s’est entretenu avec le lieutenant Mbaye Sady Diop pour recueillir l’avis de la police sur ces accusations. Entretien   

Ouestafnews – Les services de Police connaissent-ils le nom d’Abdou Karim Yatte qui affirme avoir été torturé dans les locaux de la Police centrale le soir du 17 février 2012 ?

Mbaye Sady Diop – J’avoue que je ne pourrais dire qui se trouve derrière ce nom, cela ne me dit rien du tout. Je dis encore une fois que nous sommes dans un pays très organisé quand quelqu’un se sent blessé, torturé, les services de sécurité, de la justice sont là pour recevoir ses plaintes. D’autant plus que le Sénégal a fini de ratifier tous les textes concernant la torture. Maintenant qu’il a donné une date, qu’il amène des preuves. Encore une fois j’aurais aimé qu’il s’adresse à la justice et la justice éclairera la lanterne des uns et des autres.

Ouestafnews – Il a pourtant porté plainte et il a aussi un avocat en l’occurrence  Me Assane N’diaye. 

M.S.D – Dans ce cas, Assane Dioma Ndiaye connait mieux les rouages de la Justice que moi. Si M. Yatte a confiance en lui, qu’il le laisse faire et justice sera dite.

Ouestafnews – Que cette affaire soit vraie ou fausse, admettez-vous que la torture soit pratiquée par la Police ?

M.S.D – Le Sénégal a ratifié des textes sur la torture qui condamnent tout agent de la force publique qui use de la torture dans le cadre de l’enquête de Police. Je dis et je répète, nous sommes une communauté et dans n’importe quelle communauté, on peut y trouver du bon et du moins bon. On peut aujourd’hui reconnaître que des personnes puissent l’être mais comme je viens de vous dire il faudrait apporter la preuve de ces allégations, sans preuves ce n’est que du verbiage pour nous.

Ouestafnews  – Il y a quand même beaucoup d’accusations contre la Police et reconnaissons que c’est inquiétant ?

M.S.D – La médecine est là aujourd’hui pour dire que tel a reçu des coups. A chaque fois qu’il y a un certificat médical après une bagarre. Le médecin qui fait le certificat n’était pas témoin, ces messieurs peuvent user des mêmes canons pour pouvoir donner la preuve de leurs allégations.

Ce qui arrive au Sénégal, et depuis un certain temps me parait très dangereux, certaines personnes veulent mettre la peur dans le camp de la Police. Mais ce que les gens doivent savoir, nous continuerons à faire le travail pour lequel nous sommes payés. A savoir, défendre les personnes et leurs biens.

Je dis encore et je répète que dans cette histoire de torture, depuis un certain temps tout le monde en parle, on parle de rapport, on parle de famille qui se regroupe etc. et nous oublions souvent des choses qui sont très élémentaires. En 1994, c’étaient des policiers qui ont été tués à Dakar par des Sénégalais lors d’une manifestation politique. Des religieux et des politiques étaient accusés de ce qui était arrivé à ces collègues.

Il y a de cela pas très longtemps, je pense que votre accusateur parle de 2012, c’est l’année où le policier Fodé Ndiaye a été tué sauvagement à coups de briques par de jeunes Sénégalais. Aujourd’hui on ne parle plus de Fodé Ndiaye.

Ouestafnews – Il y a des vidéos qui circulent sur Internet, à Ziguinchor, il y a eu le policier qui a giflé un citoyen, puis l’ASP (agent de sécurité de proximité) qui a brutalisé une femme handicapée pour ne citer que ces exemples là.

M.S.D – La vidéo ne me montre que la partie qu’elle veut me montrer. Je ne défends personne. J’ai l’habitude de dire que pour moi policier, si je commets une infraction, je suis persuadé que la loi me tombera dessus. Parce que je ne suis pas celui qui dit la loi, c’est le juge qui le fera.

Il faut qu’on arrête. On nous montre tous les jours des vidéos sur le net qui sont très dangereuses. Il faut que les Sénégalais sachent raison garder et (comprennent) que le montage est très facile.

S’il y a des gens qui ont fauté, ils paieront. L’histoire de Ziguinchor dont vous parlez, à l’époque, c’est le ministre de l’Intérieur qui est monté au créneau et ce qui devait s’en suivre, comme sanctions, en son temps a été fait.

Ouestafnews – Et qu’en est il de l’histoire de Ndiaga Seck, ce commerçant mort récemment entre les mains de la police lors d’une interpellation ?

M.S.D – Je ne veux pas en parler parce que c’est un cas pendant devant la justice. Les familles ont la chance de pouvoir parler de toutes choses que nous nous ne pouvons pas dire quand il s’agit d’un cas pendant devant la justice.

Mais la justice révélera qu’ils ont tout faux, que leur déclaration est tout à fait le contraire de ce qui s’est produit. Ils ne vous diront jamais que c’est quelqu’un qui était déjà très connu des services de Police. On présente souvent ces (gens-là) comme des saints. Faites un micro trottoir dans son quartier et vous verrez qui il était réellement. Encore une fois, c’est une chose pendante devant la justice et je suis tenu de ne pas en parler pour le moment.

Ouestafnews – Et le cas de Pape Sarr dont la famille accuse la police de l’avoir aspergé de liquide inflammable avant de lui donner des coups de taser ?

M.S.D – Je répète, je préfère que la justice nous éclaire, et elle le fera. J’ai confiance en cette justice. Combien de policiers sont aujourd’hui dans les mailles de la justice ?

Ouestafnews – Pour résumer, de Dominique Lopy en 2007 à Seck Ndiaye en 2018, en passant par Ndeye Oury « Adja » Camara en 2008, quelles sont les mesures qui ont été prises par la police pour remédier à cette situation ?

M.S.D-  (…) Nous sommes formés à respecter les droits humains. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Nous continuons à travailler avec certains organismes pour le renforcement des capacités sur ce plan des droits humains.

Ce que les gens doivent savoir aujourd’hui, c’est que si la police et la gendarmerie sénégalaises sont très prisées à travers les missions des Nations-Unies, ce n’est pas pour rien. Ils nous prennent parce que nous sommes très professionnels. Faites le tour des missions des Nations unies et vous verrez partout des Sénégalais. Ce qui se passe aujourd’hui, on n’est plus en mesure, si toutefois on le faisait, de faire des conneries, parce que nous somme surveillés. Les caméras sont partout maintenant.

Ouestafnews – Pour revenir au cas précis de Yatte, qui affirme avoir porté plainte contre la police,  il dit que son seul tort c’est d’avoir résisté lors de son arrestation, résister à une interpellation justifie-t-elle la pratique de la torture ?

M.S.D – La torture c’est autre chose. Par contre l’usage de la force, on passe par là. Quand on est interpellé et qu’on oppose une résistance, nous disposons de ce que Weber (NDLR : Max Weber, sociologue et philosophe allemand mort en 1920) aurait appelé « force légale ». On ne donne nous pas des battons, menottes et autres armes parce que ce sont des ornements. On les donne parce qu’on doit les utiliser.

Un policier ou un gendarme, c’est quelqu’un qui s’entraîne aux arts martiaux. La loi nous permet d’utiliser des techniques pour pouvoir interpeller correctement certains individus et ne pas les blesser, mais nous utiliserons la force, et force restera à la loi.

En ce qui concerne la torture, elle est condamnée par tous les textes. Si quelqu’un est torturé, il doit saisir la justice.DD/on/mn/

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 27/12/2018

Thione SECK SUR SCÈNE PENDANT 5 jours

Le leader du Raam Daan veut marquer l’histoire musicale du Sénégal. En perspective de la sortie, très prochainement, de ses nouveaux albums dénommés «Thione Seck à gogo» en featuring avec plusieurs artistes africains, Thione Seck a décidé de lancer de fort belle manière ses productions et cela de façon historique. En effet, le père de Wally Seck va animer des spectacles au Penc-mi et cela sur cinq jours d’affilée à compter de ce vendredi (28 décembre) jusqu’au mardi 1er janvier 2019. Papa Thione comme l’appellent ses inconditionnels accède ainsi aux nombreuses sollicitations des mélomanes qui sont restés longtemps sans le voir sur scène.

BADOU KANE DE DEMAL SUNU BOPP RENONCE À SA CANDIDATURE

Encore un candidat à la candidature pour l’élection présidentielle qui se retire. Badou Kane qui souhaitait briguer le fauteuil présidentiel a décidé de se retirer de la course à la présidentielle de 2019. «Après avoir obtenu le nombre requis de parrains, j’ai décidé de renoncer à ma candidature. Je juge inutile que l’opposition aille aux élections en rangs dispersés. Aucun candidat, à lui seul ne peut battre Macky Sall», explique Badou Kane dont le programme reposait sur l’entreprenariat. Il soutient qu’il leur faut une opposition unie derrière un seul candidat. Un candidat qui sera choisi par le peuple pour le peuple. «Ce candidat doit être choisi à travers des débats publics télévisés ou sur les réseaux sociaux», propose-t-il. Le leader du mouvement Demal Sunu Bopp souligne qu’il n’est pas venu en politique pour se  faire un nom ou de l’argent, mais plutôt pour pouvoir mieux servir ses concitoyens. «Macky Sall doit partir et tout candidat voulant y aller seul ne ferait que confirmer l’idéologie selon laquelle les noirs sont incapables de s’unir pour la cause du peuple », lance Badou Kane qui suit les pas de Thierno Bocoum, Nafissatou Wade, du Juge Ibrahima Hamidou Dème ou encore de Me Mame Adama Guèye qui ont tous renoncé à leur candidature.

Elhadji Malick GAYE ASSISTE LES POPULATIONS DE Niandane

Commune du département de Podor (dans la région de Saint Louis), Niandane est située dans une cuvette sablo-argileuse traversée par «Le Doué» affluent du fleuve Sénégal. Accueillant chaque année un gamou, la cité religieuse se caractérise par un défaut d’aménagement qui se manifeste par la prédominance d’habitats spontanés et l’étroitesse des rues. Les quartiers traditionnels regroupent l’essentiel des infrastructures et équipements de la commune. Depuis 2012, de nouvelles infrastructures (hôtel de ville, marché, stade, collège, esplanade …) sont implantées dans la zone d’extension, grâce au maire El hadj Malick Gaye, par ailleurs, directeur général de l’Agetip.

Elhadji Malick Gaye assiste les populations de Niandane (Bis)

Pour assister ses administrés en situation de vulnérabilité, El Hadji Malick Gaye a versé la totalité de la contribution de cette catégorie sociale à la mutuelle de santé facilitant ainsi leur enrôlement. Un geste hautement apprécié par les bénéficiaires. Mieux, il a enrôlé des élèves dans les mutuelles et doté les femmes d’une mini rizerie. Grâce à ses relations, il a fait installer une case des tout-petits dans la périphérie communale.

Une nièce d’Ama Baldé arrêtée pour enlèvement présumé d’enfants

Seneweb.com La nièce du lutteur Ama Baldé a été arrêtée ce jeudi par la police de Pikine. D’après des informations de SeneWeb, elle est accusée d’enlèvement d’enfants.Nous y reviendrons.

SOMONE : Un Français tué à coups de machette

Seneweb.com Retraité de nationalité française, Philippe G.C. a été retrouvé mort chez lui. Le drame s’est déroulé à Somone, une localité non loin de la Petite-Côte, dans le département touristique de Mbour. Ses meurtriers, qui se sont introduits dans sa maison, l’ont assassiné à coups de machette sur la tête. Ils ont aussi dérobé ses téléphones portables, des numéraires et d’autres effets personnels.

Malheureusement pour les malfrats, la cavale sera de courte durée. En effet, ils seront arrêtés 72 heures plus tard par la gendarmerie en train de faire une tournée des grands ducs à Dakar. Renseignement pris, les pandores ont alors juste pu géo-localiser, avec le soutien de la Section de recherches, un des portables volés qu’un des mis en cause a commis l’imprudence d’utiliser en y insérant une puce.

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