Revue de Presse du Mercredi 26 Décembre 2018

La chaleur de mise pour les prochaines 24 H (ANACIM)

Dakar, 25 déc (APS) – L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), annonce dans ses prévisions à courte échéance, un maintien de la chaleur sur la majeure partie du pays, au cours des prochaines 24 heures.
‘’La chaleur restera ressentie sur la majeure partie du territoire surtout sur les localités Nord-Est et Centre où les températures maximales tourneront autour de 34 à 36 °C’’, indique l’ANACIM dans son bulletin de prévision transmis mardi à l’APS.
La fraicheur nocturne et matinale sera de mise sur la quasi-totalité du pays avec des températures qui varieront entre 12 et 20 ° C, tandis que les visibilités resteront généralement bonnes.
Les vents seront de secteur Nord à Nord-est et d’intensité faible à modéré, fait-on savoir de même source.AKS

La célébration de Noël et la politique se partagent la Une des quotidiens sénégalais
APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo –Les quotidiens sénégalais parvenus à APA ce mercredi traitent pour l’essentiel de la célébration de Noël et de divers sujets politiques en lien avec l’élection présidentielle de 2019 dont le premier tour est prévu le 24 février prochain.

«Fin de liste » barre ainsi à sa Une Le Quotidien qui informe qu’à moins de 24h de la clôture des candidatures, « Une vingtaine de candidatures (ont été) enregistrées au Conseil constitutionnel ». Pour ce journal, l’institution judiciaire « peut s’estimer heureuse de n’avoir à contrôler qu’une vingtaine de dossiers, alors qu’une centaine de coalitions ou entités indépendantes ont retiré les fiches de collecte au ministère de l’Intérieur ».

Cette faible affluence comparée au nombre de candidats déclarés au début s’explique selon Le Quotidien par « la caution de 30 millions de F CFA et la fastidieuse collecte du nombre de parrainages (qui) ont dû dissuader certains d’entre eux ».

Sous le titre « Rien n’empêche à Khalifa d’être candidat, et s’il est élu, de sortir de prison », Vox Populi donne la parole au Pr Ndiack Fall, spécialiste du droit pénal, qui revient sur la possibilité ou non pour Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, actuellement en prison, de participer à la présidentielle de 2019.

A ce propos, il soutient que « Tant que les voies de recours sont ouvertes, on ne peut pas parler de condamnation définitive » et « Tant qu’il n’y a pas condamnation définitive, Khalifa Sall est à la fois électeur et éligible ». Il précise par ailleurs que « Si la Cour suprême invalide la requête de Khalifa Sall, il a un mois pour introduire un rabat d’arrêt ».

Professeur Fall s’est, en outre, prononcé sur la candidature de Karim Wade actuellement en exil au Qatar. Sur ce cas précis, il estime que « (…), nous sommes en face d’une situation paradoxale » avant de poursuivre : « Si l’on s’en tenait uniquement à la décision de la CREI, Karim serait à la fois électeur et éligible ». « Ce sont les dispositions du Code électoral qui vont être une entrave à la candidature de Karim ».

Dans sa parution du jour, L’Observateur accorde un entretien au député Cheikh Bamba Dièye, par ailleurs ancien maire de Saint-Louis (nord) et reprend en Une ces déclarations du leader du FSD/BJ sur divers sujets : « Macky a trahi le peuple – Voter pour lui est dangereux pour le Sénégal – L’affaire Khalifa Sall est une honte pour la République, une monstruosité pour la démocratie- Pourquoi je ne suis pas candidat».

Sur un tout autre sujet, le quotidien national, Le Soleil, revient sur la célébration de Noël et informe que « L’Eglise prie pour que règne la paix et la cohésion sociale au Sénégal ». Dans ses colonnes, le journal informe que « L’Archevêque de Dakar (a insisté) sur la paix et la cohésion sociale » et invité les chrétiens « à suivre le Christ et à se mettre à son école ».

Traitant de la même actualité, Sud Quotidien signale qu’à propos de l’élection présidentielle de 2019, « L’Eglise (a mis) les acteurs devant leurs responsabilités » avant de reprendre cette déclaration de Mgr Benjamin Ndiaye, Archevêque de Dakar : « Donnons-nous les moyens de vivre une élection juste, transparente et démocratique ».ARD/cat/APA

Le message de l’Archevêque de Dakar et la Présidentielle à la une

Dakar, 26 déc (APS) – Le message de l’Archevêque de Dakar à l’occasion de la célébration de Noël et l’élection présidentielle de février sont les principaux sujets évoqués par les quotidiens reçus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le Soleil met en exergue la célébration de Noël et affiche à sa Une : « L’Eglise prie » pour que la paix et la cohésion sociale règnent au Sénégal.

« L’Archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a présidé la messe de minuit (…) à la cathédrale Notre Dame des Victoires de Dakar et celle du 25 décembre à la chapelle de Thiaroye. Dans ses différents prêches, le guide religieux a beaucoup insisté sur les mots vérité, paix et cohésion pour construire davantage notre pays », écrit le journal.

Sud Quotidien note qu’en perspective la présidentielle, « l’Eglise +met+ les acteurs devant leurs responsabilités ». Le journal se fait écho des propos de Mgr Benjamin Ndiaye qui déclare : « Donnons-nous les moyens de vivre une élection juste, transparente et démocratique ».

L’Eglise prêche pour « une élection apaisée », salue L’As.

Concernant la présidentielle, Le Quotidien annonce la clôture du dépôt des candidatures à minuit et affiche à sa Une : « Fin de liste ».

« C’est aujourd’hui à minuit que le Conseil constitutionnel va fermer ses portes aux candidats déclarés qui doivent déposer leurs dossiers de candidature. Pas sûr qu’il y ait une grosse bousculade cette fois-ci après les querelles entre mandataires au premier jour du dépôt », écrit le journal qui signale qu’une vingtaine de candidats ont été enregistrées au Conseil constitutionnel.

Vox Populi met en exergue l’avis du Pr Ndack Fall, spécialiste du droit pénal, sur la candidature de Khalifa Ababacar Sall à la présidentielle de février. « Rien n’empêche à Khalifa Sall d’être candidat et s’il est élu de sortir de prison », selon le spécialiste.

« Tant que les voies de recours sont ouvertes, on ne peut pas parler de condamnation définitive. Tant qu’il n’y a pas condamnation définitive, Khalifa Sall est à la fois électeur et éligible. Et si la Cour suprême invalide la requête de Khalifa Sall, il a un mois pour introduire un rabat d’arrêt », déclare le Pr Fall.

L’Observateur ouvre ses colonnes à Cheikh Bamba Dièye, leader du FSD/BJ, et soutien de Khalifa Sall. Dans cet entretien, M. Dièye déclare entre autres : « L’affaire Khalifa Sall est une honte pour une la République, une monstruosité pour la démocratie. Macky Sall a trahi le peuple. Voter pour lui est dangereux pour le Sénégal ».

Enquête parle d’un « grand flou » autour du contrat d’affermage de l’eau au Sénégal. « Le contrat d’affermage de la Sénégalaise des eaux (SDE) arrive à échéance dans 5 jours. Et l’autorité de régulation des marchés (ARMP) qui avait pris la décision de suspendre la procédure d’attribution de ce marché au groupe français SUEZ tarde à trancher le litige au fond », souligne le journal qui fait état d’ »un mystère autour d’un nouvel avenant de 6 mois ».

L’As s’intéresse à la vie des immigrés sénégalais en France et titre : « un mythe qui s’effondre ». « Nombreux sont les jeunes africains, les Sénégalais notamment qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie à la recherche d’une vie meilleure en Europe. Mais souvent, c’est la désillusion une fois à terre (…) », écrit L’As.OID/AS

Kabirou Mbodj : «Wari a franchi la barre des 6 milliards d’euros de transactions par an»
https://www.financialafrik.com A l’origine de l’un des plus grands succès sénégalais et africains dans le domaine de la télécommunication, Kabirou Mbodj ne laisse pas indifférent. Dans un entretient exclusif avec Financial Afrik, le tycon brosse les perspectives d’un secteur en mutations.

Vous êtes connu de la sphère finance et votre réussite ne laisse pas indifférent. Qui est Kabirou Mbodji ?

Si je dois parler de mon parcours depuis le départ, je dirais que j’ai fait un cursus scolaire et universitaire normal. Je me suis orienté par rapport à mes centres d’intérêt qui étaient de contribuer à améliorer le quotidien des gens, de faire en sorte de contribuer à replacer l’Afrique dans son contexte idéal, à savoir être au milieu du concert des Nations, de participer à l’activité économique mondiale.

Qu’est ce qui vous a poussé à lancer Wari ?

Wari vient de tout un environnement, d’une somme de constats, de frustrations et d’attentes. Quand on est cosmopolitan, qu’on est né et grandi en Europe et aux USA, il y a un certain style de vie et un niveau de services dont est habitué. L’on est forcément frustré en arrivant sur le continent africain de voir qu’un certain nombre de services font défaut.

C’est de cette frustration qu’est né en moi l’envie de changer les choses et d’offrir des services e qualité à tout un chacun, quelque soit sa situation géographique. D’où le concept Wari.

Cela fait pus de dix ans que Wari existe.
Peut-on faire un début de bilan ?

Au départ, il y a dix ans, Wari était une initiative. Nous avons commencé avec un pays, une dizaine de points de relais et quelques transactions. Dix ans après, Wari est disponible dans 50 à 60 pays, connecté à 172 banques, avec plus d’un million de transactions journalières, des milliers d’emplois créés et 300 collaborateurs. C’est un bilan important puisque nous sommes passés à 6 milliards d’euros de transactions annuelles. Au début, Wari était une initiative. Aujourd’hui, c’est une véritable entreprise.

On vous prête des intentions de développement dans les télécoms ? Est-ce vrai ou avez –vous changé d’avis entre temps ?

Il n’y a pas de zone étanche. On travaille dans un monde complètement ouvert. Les télécoms tels qu’ils sont vécus et utilisés maintenant vont complètement disparaître dans un futur proche. Vos enfants et mes enfants demandent le «Wifi » et non un opérateur donné quand ils entrent dans un endroit donné. Cela préfigure de l’avenir des télécoms. A l’avenir, il n’ y aura plus d’opérateur télécom ou de secteur des télécoms. Il y aura à mon avis un secteur générique fournisseur d’accès et de connectivité avec, derrière, une kyrielle de services offerts par des acteurs et non des opérateurs télécoms qui ont délégation de monopole et, de ce fait, ne devant pas être autorisés à fournir des services à valeur ajoutée.

Après dix ans d’activité, quel est le modèle qui correspond à Wari et qui correspondrait surtout à son développement ?

Wari est une structure ou un concept agnostique qui était valable à sa création et qui reste valable. Wari est un moteur transactionnel, une passerelle entre différentes structures, permettant aux gens d’échanger, de faire des transactions de biens et services. L’essence même de l’économie c’est de produire et de vendre. Et pour cela, il n’y a pas de passé et d’avenir. C’est toujours actuel. Quand on est au cœur de ce système là, on reste actuel. Dans dix ou vingt ans, le concept de Wari restera le même. On peut avoir des concurrences dans chaque secteur mais Wari dans son concept global est unique et n’a pas de concurrent. Ce n’est pas le concept du commerce équitable mais c’est le fair trade où on participe tous à faire de la valeur ajoutée.

Quelles sont vos ambitions dans les cinq prochaines années ?

Que Wari soit dans le cœur et la poche de tout le monde dans le monde. C’est ça notre objectif. Il y a une vraie logique de partage dans Wari. Chacun a la possibilité d’offrir et de recevoir un service. C’est cela l’avenir de l’économie de demain. Chacun sera son propre employé et pourra offrir ou recevoir des services, de la danse, de la couture ou des cours de mathématiques grâce à Wari.Propos recueillis par Louis Kemayeu et Daniel Djagoué

Mazars s’associe à la création de “Dakar Finance Cluster» : Un des trois piliers du Plan Sénégal Emergent
https://www.financialafrik.com « Dakar Finance Cluster », pôle de compétitivité majeur regroupant universités d’excellence, start- ups et opérateurs économiques de premier plan, a été officiellement constitué à Paris le 17 décembre 2018.

Ce projet, initié et cofondé par Finance Innovation, sera l’un des piliers du Plan Sénégal Emergence (PSE). « La participation de Mazars au tour de table de Dakar Finance Cluster est une opportunité d’affirmer l’engagement de Mazars dans le développement de l’innovation au profit de la jeunesse du continent et de contribuer à l’émergence de l’Afrique», indique Abdou Diop, Managing Partner de Mazars Audit & Conseil et cosignataire des statuts du Cluster.

Pour Hassan Allouch, Executive Partner du Cabinet Mazars en charge de l’Outsourcing et de l’Innovation : « la finalité d’un tel écosystème repose sur trois piliers :

Le rapprochement des deux mondes : Groupes mondiaux et ETI vs Acteurs Innovants »

La consolidation de la confiance dans les acteurs de l’Innovation

L’agrégation des startups et des outils de croissance dédiés au secteur de l’Innovation.

A travers sa participation au Cluster et à la faveur d’une présence historique sur tout le Continent, Mazars ambitionne d’améliorer l’inclusion financière en Afrique. Le Groupe conforte sa conviction que l’Afrique possède en son sein toutes les ressources requises pour son développement, lequel sera catalysé par la passion rationnelle vouée par les acteurs locaux, étrangers et l’implication des diasporas africaines partout dans le monde.

A PROPOS DE MAZARS

Organisation internationale, intégrée et indépendante spécialisée dans l’audit, l’expertise- comptable, la fiscalité, le conseil aux entreprises et les services juridiques, Mazars est une institution unique au sein du secteur des services professionnels. Le groupe Mazars opère via un partnership global intégré qui rassemble 23 000 collaborateurs dans 89 pays. En Afrique, plus de 2700 collaborateurs sont encadrés par 140 Associés dans 28 pays. Le groupe aspire à consolider une marque moderne, cohérente, unique, qui crée de la valeur pour ses clients (et ses partenaires), quels que soient leurs implantations géographiques, leurs activités et leurs marchés.

Contrat d’affermage de l’eau:la présidentielle de 2019 “bloque” le dossier
https://actusen.sn Le contrat d’affermage de la Sénégalaise des eaux (Sde) à arrive à terme dans 5 jours. Et, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) qui avait pris la décision de suspendre la procédure d’attribution de ce marché au groupe Suez tarde à trancher le litige au fond.

Dans sa parution de ce mercredi, Enquête qui tente de percer le mystère qui entoure les lenteurs du dossiers devant l’Armp affirme que les services de Saer Niang (Dg Armp) mettent la pédale douce. Ses sources indiquent que l’Etat serait bien derrière ce ralentissement de la procédure en raison de la présidentielle de 2019.

Gestion de l’eau:La Présidentielle bloque le dossier

Seneweb.com | Le contrat d’affermage de la Sde arrive à terme le 31 décembre 2018. Mais jusqu’à présent, les concessionnaires qui ont déposé leur recours après l’attribution du contrat à Suez, ne sont pas édifiés.

Selon Enquête, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) met la pédale douce au motif que l’État ralentit la procédure avec l’imminence de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Le journal croit aussi savoir que l’État a fait signer un avenant de six mois à la Sde. Alors que du côté des services de Mansour Faye, on avance que rien n’est encore fait.

Hausse des exportations de zircon en octobre 2018

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall – Les exportations de zircon du Sénégal au terme du mois d’octobre 2018 ont enregistré une hausse de 2,326 milliards FCFA (environ 3,954 millions de dollars) comparées à la même période de l’année 2017, rapporte une note niveau de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) reçue à APA.

Ces exportations se sont établies à 6,179 milliards FCFA contre 3,853 milliards FCFA en octobre 2017, soit une progression de 60,4% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

En glissement mensuel, les exportations de zircon suivent également cette tendance haussière (plus 55,8%), passant de 3,965 milliards FCFA en septembre 2018 à 6,179 milliards FCFA un mois plus tard.

Le zircon est une pierre précieuse ayant une densité de couleurs. Produit de substitution du diamant, il est  utilisé dans la joaillerie et l’industrie nucléaire. Selon certains spécialistes, il peut également aider à la construction d’enceintes de confinement pour les déchets nucléaires.MS/cat/APA

Les importations de biens du Sénégal en provenance de la Zone UEMOA évaluées à 3,9 milliards au mois d’octobre 2018

https://www.lejecos.com En provenance des pays de l’UEMOA, les importations de biens sont évaluées à 3,9 milliards au mois d’octobre 2018 contre 6,4 milliards le mois précédent, soit une baisse de 2,5 milliards selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Elles ont représenté 1,1% de la valeur totale des importations de biens du mois d’octobre 2018 contre 1,9% un mois auparavant. La Côte d’ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 98,0% en octobre 2018 contre 54,3% en septembre 2018. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les «fruits et légumes comestibles», les «matières plastiques artificielles» et les «bois et ouvrages en bois», avec des parts respectives de 21,2%, 9,7%, et 9,6%. Adou FAYE

L’économie sénégalaise a enregistré des gains de compétitivité-prix en Octobre

https://www.lejecos.com Au mois d’octobre 2018, l’économie sénégalaise a enregistré des gains de compétitivité-prix de 0,5%, en variation mensuelle selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Cette situation est imputable à la dépréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux (-0,8%), dans un contexte de différentiel d’inflation défavorable (+0,3%). Toutefois, face aux pays membres de la zone UEMOA et de la zone euro, des pertes de compétitivité respectivement estimées à 0,8% et 0,4% sont enregistrées, en liaison avec des différentiels d’inflation défavorables. Comparativement à la même période de 2017, des gains de compétitivité de 2,0% sont relevés au mois d’octobre 2018, à la faveur d’un différentiel d’inflation favorable (-3,6%). Le franc CFA s’est, pour sa part, note la Dpee apprécié (+1,6%) par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux. En moyenne sur les dix (10) premiers mois de l’année, l’économie nationale a, aussi, enregistré des pertes de compétitivité estimées à 0,6%, attribuables à l’appréciation du franc CFA (+4,2%). Adou FAYE

les exportations du Sénégal vers l’UEMOA se sont établies à 25,6 milliards au mois d’octobre 2018

https://www.lejecos.com La Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) indique qu’au mois d’octobre les exportations du Sénégal vers les autres Etats membres de la zone UEMOA, se sont établies à 25,6 milliards au mois d’octobre 2018 contre 25,5 milliards en septembre, soit un léger raffermissement de 0,1 milliard (+0,4%).La part de l’UEMOA dans les exportations totales du Sénégal s’est, ainsi, située à 24,9% en octobre 2018, soit un regain de 1,5 point de pourcentage, en rythme mensuel. S’agissant du poids des exportations vers le Mali dans les exportations totales du Sénégal vers l’Union, il est passé de 51,9% à 57,9% sur la période, soit une progression de 6,0 points de pourcentage. Le ciment reste le principal produit exporté vers ce pays partenaire avec une part de 44,9% contre 35,8% en septembre. Adou FAYE

L’IMMOBILIER DANS TOUS SES ETATS : La hantise d’un toit

http://www.enqueteplus.com Des prix qui flambent. Des couches entières de la population laissées en rade. Des jeunes dans une angoisse permanente. La propriété immobilière ne laisse personne indifférent. Accaparée par une minorité de riches, elle reste hors de portée pour l’écrasante majorité de la population. En conclave la semaine dernière, des acteurs ont passé au crible ce mal qui hante nombre de citoyens débrouillards.

C’est une situation qui exaspère. Maitre d’ouvrage du forum de l’immobilier, le Pdg du Groupe Expat Dakar, Mapenda Diop, ne cache pas sa grande désolation : ‘’C’est un problème qui m’inquiète beaucoup. Parfois, je m’interroge sur le sort de ces nombreux jeunes que nous employons. Ils  sont âgés entre 20 et 30 ans. Je me demande comment ils pourront réussir à se payer une maison qui leur appartient, dans ce contexte. Je pense que c’est un sujet crucial qui doit interpeller tous les décideurs, en vue de pouvoir y apporter des solutions. Un problème que les autorités doivent prendre à bras le corps.’’

Monsieur Diop considère qu’il y a un secteur immobilier à double vitesse. D’une part, ‘’une poignée de personnes qui s’accapare toutes les terres’’. D’autre part, ‘’une majorité qui risque de passer toute leur vie à demeurer locataire dans des appartements excessivement chers’’.

Le décor est ainsi campé. Dans l’immobilier, ce sont les pauvres qui trinquent. Les riches qui en profitent. Et l’Etat, malgré les efforts, semble impuissant. C’est, du moins, ce qui ressort de nombre de témoignages de spécialistes. Absa Niang, chef d’entreprise dans le secteur, livre son diagnostic. ‘’Si les prix sont, aujourd’hui, hors de portée de bien des ménages, c’est d’abord à cause de la spéculation outrancière. Il y a ensuite la raréfaction des terres dans certaines zones qui ne facilite pas les choses. Ces deux éléments réunis font que les prix ne sont pas abordables pour certaines couches de la population. Il faut donc des instruments pour accompagner ceux qui souhaitent investir dans le milieu’’.

Parmi les difficultés, elle cite également le manque d’organisation et d’information dans le secteur, ainsi que la concentration d’une bonne partie de la population à Dakar. Or, estime Mme Niang, ‘’avoir un habitat décent à un prix accessible, c’est un droit fondamental du citoyen. C’est pourquoi nous saluons les initiatives de l’Etat en matière de décentralisation. Il faut aussi que les gens sachent qu’en dehors de Dakar, il y a des endroits où il fait également bon vivre’’.

En attendant de disposer de la propriété immobilière à Dakar ou ailleurs, beaucoup de Sénégalais se rabattent sur la location.  Là également, ils souffrent le martyre, vampirisés par des bailleurs sans scrupule. A en croire Modou Guèye, ingénieur en Génie civil et expert immobilier, les prix de location pratiqués à Dakar sont anormaux. ‘’La loi, affirme-t-il, n’est pas du tout appliquée. Les gens font ce qu’ils veulent’’. L’expert ne s’en limite pas. Il donne les preuves de ses allégations : ‘’Je vais donner un exemple précis. Dans une étude de cas qui a été réalisée à Dakar-Plateau, dans un appartement de  4 chambres plus salon sis à la rue Dr Thèze, nous avons constaté que,  normalement, le prix du loyer d’un appartement du même standing devait être fixé à un peu plus de 400 000 F Cfa. Mais les pratiques en cours sont de plus d’un million pour ce même type d’appartement. C’est excessif’’, fulmine-t-il.

Agents et courtiers immobiliers ‘’véreux’’

La demande étant très forte, les locataires, souvent, sont laissés à la merci des bailleurs. Outre la cherté, le premier doit se heurter à des agents et courtiers immobiliers ‘’véreux’’, à chaque fois qu’il est à la recherche d’un toit : manque de professionnalisme, manque de formation, de civisme, tout y passe. Transformant ce secteur porteur en une véritable jungle où les plus forts massacrent les faibles. Sans pitié !

Teint noir, taille fluette, cette dame est locataire. Elle met le pied dans le plat : ‘’La recherche d’un appartement à Dakar, c’est stressant. Les agences et les courtiers ont un manque criard de professionnalisme. D’abord, ils ont du mal à respecter les heures de rendez-vous. Ensuite, tu leur donnes tes critères, ils ne les respectent jamais. Quand tu leur demandes deux chambres plus salon,

ils te font visiter un appartement de 4 chambres ou autre chose. En plus, dans un état vraiment pitoyable. Ce qui me choque, c’est que cela ne gêne personne. Tout le monde pense que c’est tout à fait normal.’’

Mais l’espoir semble encore permis, si l’on se fie à certains comme Bara Guèye. Le jeune diplômé chômeur estime qu’avec Diamniadio, Sangalkam et Keur Ndiaye Lo, il ne faut pas désespérer de voir une baisse de la spéculation. Il déclare : ‘’Peut-être que tout ce calvaire va diminuer avec le développement de ces nouvelles villes… Certains vont préférer loger là-bas, plutôt que de se bousculer à Dakar. Aussi, c’est beaucoup moins cher dans ces zones. L’offre sera donc plus importante et les propriétaires seront obligés de baisser les prix.’’

Comme dans la jungle

Autre chose qui choque les acteurs, c’est le laisser aller dans le secteur immobilier. A les en croire, c’est comme si l’Etat avait démissionné de ses missions régaliennes. Car, dans l’immobilier, regrettent-ils, chacun fait ce qu’il veut. Et le maillon faible qu’est le locataire en est le principal perdant. La présidente de l’Association nationale des agents immobiliers du Sénégal (Anais), Caty Souarez, exprime ses regrets : ‘’Certains pensent que, dans l’immobilier, c’est vraiment la jungle. C’était d’ailleurs l’une des raisons qui nous avait poussés à créer l’Anais. Moi, tout ce que je peux dire, c’est que nous méritons mieux, au Sénégal.’’

Mme Souarez est d’avis qu’il urge, aujourd’hui, de redorer le blason des agents immobiliers. ‘’Il y a, affirme-t-elle, une urgence à assainir le milieu et c’est l’une des raisons d’être de notre structure. Le marché de l’immobilier s’agrandissant d’année en année, il faut la formation pour mettre à niveau les différents acteurs. Nous avons besoin d’agents, de courtiers, mais également des magistrats formés dans les différentes questions que soulève l’immobilier : la copropriété, notamment, qui se développe alors que les copropriétaires ne sont pas préparés. Il en est ainsi de plusieurs secteurs qui ne sont pas suffisamment maitrisés’’.

En fait, face à la raréfaction du foncier et la cherté de la propriété immobilière, une des solutions mises en œuvre, c’est les acquisitions en copropriété. Il s’agit de construire un immeuble et d’en répartir la propriété entre plusieurs individus qui en deviennent copropriétaires. Ce qui ne manque pas de soulever des problèmes liés à la cohabitation, selon certains intervenants.

Ainsi, l’immobilier est en permanence dans une profonde mutation. Mais malgré ce dynamisme, certaines pratiques restent tenaces. De nouvelles villes se développent. Néanmoins, les risques de reproduire les mêmes erreurs qu’à Dakar sont réels. Cathy Souarez prévient : ‘’Ce qui me fait mal, c’est que, la plupart du temps, quand on construit, on ne pense pas au bien-être des futurs occupants.  Les gens vivent dans des conditions très précaires, dans un environnement sale, sans espace, dans la promiscuité. Et pourtant, au même moment, on nous fait payer la taxe sur les ordures ménagères. C’est vraiment injuste.’’

Outre le cadre de vie désastreux, l’agent immobilier s’en prend également à l’anarchie. Très enthousiaste, elle préconise : ‘’Il faut repenser nos villes. Nous pouvons imaginer nos futures villes à l’image de nos villages, de notre tradition. Notre modèle de développement doit, en effet, tenir compte de nos cultures, de nos us et coutumes.’’

Puis, à chacun, elle demande de fermer les yeux pendant une minute, d’imaginer la maison où il aimerait vivre avec sa famille. Toute la salle se prête au jeu. A l’épuisement de la minute, elle partage la maison de ses rêves. ‘’Je me suis imaginée, dit-elle de sa voix aigüe, dans un village où il y a beaucoup d’espace ; que mes enfants puissent y courir librement ; un village où les rues seraient larges et très propres, un village moderne où mes enfants pourraient aller à l’école, où il y a des parkings ainsi que l’arbre à palabres. C’est tout à fait possible. Cela ne demande que de la volonté’’.

Un grenier mal exploité

Malgré ses multiples opportunités, l’immobilier ne semble toujours pas donner ce qu’il a de meilleur. Certaines de ces facettes sont encore méconnues. A l’instar de Mme Souarez, le président de la Fédération des agences et courtiers immobiliers du Sénégal (Facis), Mamadou Mbaye, est également revenu sur les difficultés de vivre ensemble. Il explique : ‘’Chez nous, les gens croient que quand ils vivent en copropriété, chacun gère les parties privées de son appartement, le reste, il s’en fout. Or, si les parties communes se dégradent, c’est tout l’immeuble qui court des risques. Et en cas d’effondrement, ce sont les occupants qui en sont les premières victimes.’’

Pour le spécialiste, voilà pourquoi l’intervention d’un syndic est primordiale. Celui-ci pouvant être professionnel ou bénévole, c’est-à-dire choisi parmi les copropriétaires. ‘’De préférence, il faut un professionnel pour garantir une gestion rigoureuse de la copropriété, car son rôle est fondamental. Le syndic doit, de ce fait, avoir plusieurs qualités. Il doit être juriste, pour pouvoir trancher certains litiges entre copropriétaires, ester en justice quand il le faut. Il doit aussi être comptable pour la gestion des cotisations et des charges de l’immeuble. Il doit aussi être un bon gestionnaire’’, informe l’expert.

‘’Les gens n’ont pas la culture de souscrire à une police d’assurance’’

Dans l’immobilier, les assureurs ont également leur mot à dire. Pour leur part, ils appellent bailleurs et locataires à se faire assurer, pour se prémunir contre les catastrophes. Yassine Badji développe : ‘’Dans notre pays, les gens n’ont pas cette culture de souscrire à une police d’assurance. Et pourtant, c’est très important. Savez-vous que lorsque l’immeuble prend feu, c’est le locataire qui est présumé responsable ? Le bailleur qui le souhaite peut se retourner contre lui en lui demandant réparation.’’ D’où son conseil aux locataires de souscrire à une police d’assurance pour pallier de tels impairs. ‘’Il en est de même du bailleur. Il y a des polices d’assurance qui leur sont destinées, même pour faire face au locataire défaillant. Si le locataire reste sans payer pendant trois mois, l’assureur paie à sa place, non seulement le montant des loyers, mais également tous les autres frais. Et les prix ne sont pas chers’’.

Mme Badji argue, en outre, que l’assurance, c’est indispensable quand on est dans l’immobilier : ‘’Les banques y accordent une place très importante. Pas d’assurance, pas de crédit. Alors qu’on a besoin de crédit pour faire des investissements dans le Btp. Parmi les polices, je peux aussi citer l’assurance tous risques chantiers. En dehors du chantier, on peut aussi se protéger contre un éventuel effondrement, un vice de fabrication… Parce qu’on ne maitrise jamais tous les aléas. Malheureusement, il y a beaucoup de désordre dans le secteur.’’

La soixantaine révolue, Didier Diop, formateur, confirme : ‘’Aujourd’hui, il y a un réel problème de formation des acteurs. Nous formons certes des jeunes, mais il y a un manque de qualification qu’il urge de combler. Cela n’est possible qu’en instaurant une passerelle entre le monde universitaire, les écoles et le milieu professionnel.  Tout est dans l’expérience. Un bon agent, on le prépare dans la durée.’’

Plein de pédagogie, il cite l’exemple de Masse Courtier qui a fait plus de 50 ans dans le milieu. Courtier à ses débuts, ne sachant ni lire ni écrire, il trône maintenant à la tête d’un important parc immobilier, entre Dakar et Abidjan. Comme quoi, dans l’immobilier, il y a aussi à manger et à boire.MOR AMAR

MAMADOU MBAYE, PRESIDENT FACIS : ‘’La cherté de l’immobilier n’est liée ni aux bailleurs encore moins aux agences’’

http://www.enqueteplus.com Face au tracas immobilier, des acteurs ne cessent de cogiter pour trouver des solutions. Le président de la Fédération des agents et courtiers immobiliers du Sénégal (Facis) livre son diagnostic et dégage des perspectives.

Avez-vous une idée du nombre d’agents et courtiers immobiliers que compte le Sénégal et quels sont les critères à remplir pour être membre de votre structure ?

jour, dans chaque coin à Dakar, tu vois une nouvelle agence qui se crée. Par contre, je peux vous dire qu’au niveau de la Facis (Fédération des agents et courtiers immobiliers), on en est à 75 membres. Pour ce qui est des courtiers, on en a une centaine. Et là également, nous ne regroupons pas tous les courtiers. Le vieux qui est là depuis 1960 et qui est au Centenaire n’est pas notre cible.

Notre cible, c’est un nouveau type de courtier qui a au minimum le Bfem, qui sait lire et écrire. C’est le courtier qui ne réclame pas 3 000 F Cfa après une visite, celui qui respecte la déontologie par rapport au métier. Et il faut aussi obéir à des critères scrupuleux pour adhérer à notre association. Pour être membre de la Facis, il faut également présenter un casier judiciaire vierge, être parrainé par au moins cinq agences différentes évoluant dans des secteurs différents. Il faut aussi s’engager à respecter le règlement intérieur qui est notre déontologie.

En ce qui concerne les agences, en sus de tout cela, il faut avoir un Ninea, c’est-à-dire prouver son existence juridique. Le candidat doit également présenter un quitus fiscal et un Rib (relevé d’identification bancaire) et avoir au minimum 3 ou 4 employés.

Pourtant, de loin, on a l’impression que c’est une grande jungle sans foi, ni loi. Qu’est-ce qui l’explique ?

C’est vraiment dommage. Mais il faut juste savoir qu’on ne fait pas exception. C’est aussi ce qui a motivé la création de notre association. Notre rôle est de réguler et de former les acteurs. Tels sont d’ailleurs nos deux credo : Réguler et former. Nous n’avons pas créé une association pour en créer. On s’est dit que notre métier est en danger. Il faut aider à mettre en place des garde-fous. D’ailleurs, nous avons eu, dans cette dynamique, beaucoup de séances de travail avec le ministère du Commerce. On a même été sollicité par l’Etat qui travaillait sur un décret dont l’objectif est de réguler le secteur immobilier. Il n’y a pas longtemps, j’ai parlé avec le directeur du Commerce intérieur sur cette question. Avec Anais et la Direction du commerce intérieur, nous avons beaucoup travaillé dans ce domaine.

Est-ce à dire qu’il faut extirper du milieu tous ceux qui ne sont pas en règle ?

Ce n’est pas évident. Le mal est aujourd’hui tel, qu’il est difficile de sortir tous ceux qui sont entrés par effraction. Par exemple, dire qu’on va sortir les courtiers qui ne sont pas en règle revient à dire qu’on va arrêter tous les clandestins ; c’est quasi impossible. Il faut savoir que l’épine au pied, ce sont les courtiers. Ce qu’on peut faire, c’est de travailler à l’émergence d’un nouveau type de courtier. Le courtage, c’est l’un des métiers les plus nobles au monde. C’est seulement au Sénégal, dans l’immobilier particulièrement, qu’ils sont indexés. Dans tous les secteurs d’activités, il y a des courtiers et on les respecte. Il en est ainsi de l’assurance, des banques… Il faut amener les gens à respecter les règles en vigueur.

Qu’est-ce qu’il faut pour être courtier ou agent au Sénégal ?

Pour être agent immobilier, il faut d’abord une formation. Ensuite, il faut de la déontologie. Malheureusement, pour les courtiers, tu te lèves un jour et tu le deviens. Je vais te raconter une anecdote : un de mes collaborateurs m’a dit un jour qu’il est parti voir son mécanicien et ce dernier lui a fait savoir qu’il est maintenant courtier. Et c’est justement ça le problème. Et ce que vous voyez ce sont les courtiers qui courent pour 3 000 F, mais il y a ce qu’on appelle les courtiers haut gradés ou courtiers costards. Ce sont de gros bonnets tapis dans l’ombre et qui interviennent dans les transactions de plusieurs dizaines de millions.

Vous parlez beaucoup des courtiers, mais même chez les agences, il est déploré beaucoup d’arnaque…

Je ne le nie pas. Même chez les banques professionnelles qui sont là, il y a de l’arnaque. Chez vous les journalistes, il y en a qui ne font que de l’arnaque. Cela existe dans tous les secteurs. Même si c’est plus décrié chez nous, puisque c’est un fourre-tout. On ne cherche pas à rassembler tout le monde, mais d’œuvrer pour un nouveau type de courtier, d’agent immobilier. Il y va de l’intérêt de tout le monde.

Concrètement, qu’attendez-vous de l’Etat ?

On ne peut rien faire sans l’Etat. Il faut que l’Etat sorte un décret pour dire : pour être courtier, il faut remplir telles conditions. Si on le fait, beaucoup vont quitter, car ils n’ont pas les capacités ou critères pour exercer. C’est à ce niveau qu’on attend l’Etat.

Il y a aussi le problème de la cherté de l’immobilier qui est décriée. Pourquoi c’est si cher de construire ou louer un appartement à Dakar ?

Je renvoie la balle à l’Etat. La cherté n’est liée ni aux agences immobilières ni aux bailleurs. Elle est surtout liée à trois choses : le foncier qui est excessivement cher à Dakar. Pour avoir un terrain à Dakar, il faut débourser au minimum 50 000 F le m2, et je parle de la périphérie de Dakar : Mbao, Niagues… Mais à l’intérieur de Dakar, Keur Gor Gui, par exemple, il faut jusqu’à 300 ou 350 000 F le m2. C’est anormal. Et c’est l’Etat qui doit intervenir pour déterminer les prix du foncier.  Dans tous les pays du monde, ça se passe comme ça. Ici, ce sont les propriétaires qui fixent leurs prix. En deuxième lieu, le financement coûte cher.

On vous dira que c’est à des taux de 6 à 6,5 %. Ce qui n’est pas vrai. Si on vous dit ça, il faut savoir que vous allez vous retrouver avec un taux de 10 %. Ainsi, pour une maison que vous avez achetée à 50 millions de francs Cfa, vous vous retrouvez avec 50 millions. C’est donc au-dessus des moyens du Sénégalais lambda. Au moment où en France les taux varient entre 2 et 3 %. Le troisième point, c’est la fiscalité. Tu achètes un terrain, tu paies des taxes. Tu achètes du ciment, tu paies des taxes. Tu construits, tu paies des taxes. En location, tu paies des taxes. C’est également pourquoi les prix du loyer sont élevés. Parce que le propriétaire doit également rembourser le prêt qui lui a permis de construire. Last but not least, nous avons la chance d’être dans un pays stable très convoité par les ressortissants des pays voisins. Cela augmente les enchères, parce qu’il y a toujours un Malien, un Ivoirien… prêt à payer le prix fort.

En ce qui concerne les loyers, l’Etat était intervenu pour leur diminution, mais on a l’impression que rien n’a changé. Pourquoi ?

D’abord, il faut signaler que la surface corrigée qui devait être la règle générale est devenue l’exception. Il faudrait l’adapter à nos vécus quotidiens. Dans l’immobilier, on ne devait pas faire du copier-coller des lois françaises, comme on a l’habitude. Nous sommes au Sénégal. On ne peut pas nous dire : les conditions de l’air, de la luminosité… Ce sont des choses qui existent en Europe. Il fallait une surface corrigée qui cadre avec notre culture. Aussi, tu vas à Paris, sur une rue de plusieurs kilomètres, il y a des immeubles de même niveau, de même couleur… Tel n’est pas le cas chez nous. Tu peux voir à Guédiawaye une maison qui coûte beaucoup plus chère qu’une autre de Mermoz. Il n’y a pas une harmonie de l’urbanisation. Les mesures qui ont été prises sont donc inappropriées.

Etes-vous pour la limitation du prix des terrains ?

Il existe une bien vieille loi, mais qui n’a jamais été appliquée. Elle est devenue obsolète, rangée dans les tiroirs. Je ne sais pas pourquoi l’Etat ne veut pas prendre ses responsabilités. Pourtant, quand il s’agit de dédommager, par exemple, on s’appuie sur la même loi, parce que ça les arrange.

Est-ce envisageable, au Sénégal, de limiter le nombre de terrains que peut avoir une même personne pour éviter la concentration des terres entre les mains d’une poignée de riches ?

Il ne faut pas oublier que nous sommes les rois des prête-noms. Si on appliquait ici une telle loi, tu verrais des moutons qui se retrouvaient avec des maisons à leurs noms. Ce serait donc très difficile. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a lieu de mettre en place une nouvelle politique pour permettre aux Sénégalais d’avoir un toit à un prix raisonnable.MOR AMAR
Le Ranch de Doly doté de services de base bénéficie d’une clôture de 120 kms linéaires
https://www.dakaractu.com Situé entre les régions de Louga (3/4 de sa superficie) et de Kaffrine (1/4 de son territoire), le Ranch de Doly a été réhabilité par l’État alors que le site était depuis 1989 en état de délabrement très avancé. Et c’est le président de la République qui a procédé à l’inauguration des nouvelles infrastructures dudit ranch ce dimanche 23 décembre dans le Djolof. Macky Sall a profité de l’occasion qui lui était offerte pour rendre grâce à Dieu de lui avoir permis de réaliser un engagement qui, dit-il, lui tenait à cœur. Il s’agit de la réhabilitation du Ranch de Doly. Ranch qui constitue une infrastructure essentielle dans notre quête d’émergence.

‘’Ce moment est historique’’, a d’ailleurs indiqué Macky Sall avant de relever l’importance de ce site. ‘’En effet, rénover Doly, c’est revitaliser un levier puissant pour notre politique agro-sylvo-pastorale; c’est amplifier le désenclavement du Ferlo en général et du département de Linguère en particulier; c’est renforcer l’inclusion des populations du Ferlo longtemps déshéritées et confinées dans cette zone loin des services sociaux de base; C’est restaurer sa vocation pastorale et repositionner les acteurs de l’élevage au centre de ce pôle de développement désormais sécurisé et équipé ; et c’est renforcer la compétitivité et la résilience de ce territoire doté d’énormes potentialités’’.

L’occasion a été mise à profit par le président de la République pour rendre un vibrant hommage à son prédécesseur, Léopold Sédar Senghor. Celui qui, rappelle-t-il, en visionnaire a créé, dès 1968, sur une superficie de plus de 87 500 hectares cette zone refuge pour le cheptel sénégalais.

Il a, par ailleurs, signalé que c’est le Pudc (Programme d’urgence de développement communautaire) qui a financé ces travaux. ‘’Le Pudc a injecté plus de 6,5 milliards dans la vocation hydraulique du Ranch de Doly mais également dans la fourniture d’électricité et d’équipement pour les femmes; 6 milliards 240 millions pour l’électrification de 94 villages et cela concerne le département de Linguère. Mais également le Pudc a engagé 974 Km de piste à construire dans le département de Linguère. D’ores et déjà 14 milliards sont engagés aussi pour les 74 systèmes d’alimentation en eau multi-villages et ceci permet de doter en eau plus de 111.000 personnes dans le département de Linguère’’.

Pour ‘’renforcer le volet hydraulique du Ranch de Dolly, Macky Sall dit avoir demandé au Pudc et au ministre délégué de rajouter un deuxième forage à l’est du Ranch pour renforcer la disponibilité de l’eau. Outre le mur de clôture du Ranch avec ses 14 portes d’accès, et les services de bases annoncés, le président a aussi fait part de sa volonté de réaliser ‘’le bitumage au sein du Ranch de Doly de 2 axes Nord/Sud, Est/Ouest pour quadriller le ranch et faciliter la circulation à l’intérieur de ce vaste territoire de plus de 87 000 ha. On ne peut continuer à rouler sur des pistes de désenclavement’’, dira-t-il au finish…

Mort De L’étudiant Fallou SENE : Les Roueries De Mary Teuw NIANE
https://www.walf-groupe.com Mary Teuw Niane à rude école. Zappé cette année du Groupe consultatif au profit de son collègue Serigne Mbaye Thiam, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ruse pour se laver plus blanc que blanc

Et pour ce faire, il n’a pas hésité à fouler aux pieds la solidarité gouvernementale pour faire chapeau aux services de son collègue des Finances qui intervient également dans la chaîne de paiement des bourses que réclamaient les étudiants jusqu’à ce que leur camarade tombe sur une balle des forces de sécurité. «C’est un dossier qui est au niveau de la justice. La justice à son temps. Chacun doit lui laisser le soin de faire son travail et de le faire en toute autonomie. Le reste, c’est dire que sur cette question, le ministère de l’Enseignement supérieur a un esprit tranquille, dans la mesure où il n’a aucune responsabilité dans ce qui est arrivé. Je voudrais souligner que la Direction des bourses et tous les autres services du ministère qui étaient impliqués dans le processus des bourses, ont fait correctement leur travail, comme d’ailleurs l’a indiqué le rapport de l’Ige qui nous a été remis ce jour», a laissé entendre le ministre sur les ondes de la Rfm, le 20 décembre dernier.

Mais, des gorges profondes au Château rapportent qu’il n’en est rien. «Aucune des personnes concernées n’a le rapport. On leur a fait lire pour ensuite recueillir leurs observations. Tout cela, c’est pour éviter des fuites dans la presse comme dans le dossier du Prodac (Programme des domaines agricoles communautaires : Ndlr», rapporte une source digne de foi. Laquelle souligne que des recommandations ont effectivement été formulées par l’Inspection générale d’Etat (Ige) à l’endroit de tous les acteurs qui interviennent dans la chaîne de paiement des bourses d’étudiants, que ce soit le ministère des Finances, la banque partenaire, la direction des bourses et autres démembrements de l’Etat.

Ainsi, cette attaque sous la ceinture et tentative de gavage, jeudi dernier, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour chercher à s’innocenter passe mal au sein du pouvoir où des caciques ne comprennent pas le jeu trouble de M. Niane qui «tente d’affaiblir notre camp en cette veille d’élection cruciale».

Cependant, le ministre en charge de la Recherche doit chercher une autre recette car cette pirouette est loin de le disculper. Parce que, nous confie-t-on, le rapport de l’Ige a effectivement formulé des recommandations aux services de M. Niane, notamment dans la «rationalisation des bourses». Cela, parce que l’Etat serait en train de payer des bourses induis à une catégorie d’étudiants. Ce qui porte l’ardoise à 60 milliards de francs Cfa et est intenable pour les finances publiques

En outre, même si c’est le chef de l’Etat qui a ouvert la jarre à pandore à décidant de faire orienter tous les étudiants non-inscrits dans les universités publiques vers le privé, on assiste à des investissements intriguant dans le supérieur pour palper cette cagnotte à plusieurs milliards de francs Cfa. En effet, non seulement l’Etat fait ce qu’il abhorre, c’est-à-dire la double dépense, en payant pour les moins bon mais beaucoup d’enseignants ont créé des écoles privées pour capter une part de cette grosse manne financière que l’Etat ventile. Ainsi,  en orientant à tout va, Mary Teuw Niane décharge sa pression sur son collègue des Finances tout en sachant que l’argentier de l’Etat ne peut pas payer au-delà de ce qui a été autorisé par l’Assemblée nationale, comme le rappelait récemment le ministre Amadou Bâ lors du vote de la Loi de finances 2019.

Mauvais camarade, le ministre de l’Enseignement supérieur peut bien faire un raid sauvage et facilement mettre à l’index les services du Budget pour se dédouaner mais les Sénégalais ne sont pas dupes.  Tout le monde sait que si la Rue Renée Ndiaye paie ce qui n’a pas été autorisé, on glisserait facilement dans les dépenses extrabudgétaires qui ont fait les choux gras de la presse sous le régime d’Abdoulaye Wade. Ainsi, à chaque fois que cela chauffe, Mary Teuw Niane se défausse sur les Finances. Comme avec l’histoire du scorpion qui, au risque de se noyer, ne peut pas s’empêcher de piquer la grenouille qui lui fait traverser la rivière, le ministre de l’Enseignement supérieur cherche toujours un bouc émissaire alors que le rapport saque la gestion de ses services.Seyni DIOP
Marché douteux : La Sodefitex au cœur d’un scandale
http://www.rewmi.com Le Directeur général de la la Société de Développement et des Fibres textiles (SODEFITEX), Fafata Ndiaye et  la Fédération nationale des producteurs de Coton sont à couteaux tirés. Il est reproché à ce dernier de faire passer un marché ayant pour objet la fourniture d’engrais en toute illégalité

Un vent de tempête s’abat sur la Société de Développement et des Fibres textiles (SODEFITEX). Raison: un marché douteux met sens-dessus sens-dessous, la direction générale et la Fédération nationale des producteurs de coton.  Tout est parti d’un appel d’offre lancé par la Sodefitex que le Directeur général Fafata Ndiaye, – qui était le Directeur technique de dépouillement des appels d’offres-,  a voulu accordé à une société malienne dans des conditions douteuses. Lors du dépouillement, le président de la Fédération nationale des producteurs de coton (FNPC) a notifié au DG Fafata Ndiaye que la formule d’engrais qui s’appelle NPK soumissionné par cette société malienne, dont nous préférons taire le nom pour le moment, n’était pas bonne. Les engrais NPK représentent une formule classique de fertilisant qui correspond à l’abréviation des éléments chimiques qui les composent, à savoir azote, phosphore, potassium. Et dans cet appel d’offre, les ICS (Industries Chimiques du Sénégal) n’avaient pas soumissionné. Suffisant pour le président de la FNPC d’inviter le Directeur de la Sodefitex de relancer l’appel d’offres pour permettre aux ICS de soumissionner.

Mais la réplique de ce dernier a été sans équivoque. Le Dg qui a opposé un niet catégorique, signale qu’il va imposer de force le cahier des charges. La Fédération nationale des producteurs de Coton ne l’entend point de cette oreille et compte bloquer faire bloquer ce marché. Selon des sources de ThieyDakar, l’affaire sera examinée et tirée au clair par le Conseil d’Administration qui se réunira le 26 décembre 2018. A rappeler que la Sodefitex est une société d’économie mixte, d’abord publique avant d’être privatisé. Abba Jabar est l’actionnaire majoritaire. Créée en 1974, la Sodefitex a pour mission le développement de l’agro-industrie cotonnière au Sénégal, en particulier dans les régions agro-écologiques du Sénégal Oriental et de la Haute Casamance favorables à la culture cotonnière.Georges E NDIAYE
Conditions de vie des animaux de Hann : Lettre ouverte à la Première Dame et tous les visiteurs du Parc Zoologique de Hann.

Nous sommes un groupe de 4 jeunes filles engagées à changer les choses et à rendre meilleures les conditions de vie des animaux du parc zoologique de Hann:

-Karine Saleh

– Jana Khalil

Et moi même Diana Dahrouge

A l’attention de Mme Marième Faye Sall, Première Dame du Sénégal, et tous les visiteurs du Parc Zoologique de Hann.

Je tenais à commencer cette lettre par mes plus sincères salutations. Le Sénégal est mon pays de cœur, pays dans lequel, moi, Jana Khalil, jeune adolescente de dix-sept années, je suis née, j’ai grandi, et que je n’ai jamais quitté. Malheureusement, aujourd’hui, c’est avec le cœur fendu que j’écris cette lettre.

Suite à de nombreux articles émettant des avis péjoratifs quant au Parc Zoologique de Hann, j’ai décidé de m’y rendre, après quelques années sans l’avoir visité, afin de me faire mon propre avis. J’en ressors à l’instant, abasourdie. Je tenais à écrire cette lettre dès mon retour de cette visite, car un sentiment de tristesse envahit mon cœur actuellement.

En ce samedi après-midi, ce n’est pas un zoo rempli d’enfants, d’adultes, de couples et de joie qui m’a accueillie. Ce n’est pas un espace de partage et de divertissement que j’ai pu visiter. Cet après midi, Mme la Première Dame, peuple sénégalais, c’est un lieu métamorphosé, qui ne m’a pas rappelé des souvenirs d’enfance.
Mon but n’est en aucun cas d’attaquer, de dénoncer, ou de critiquer quelconques actions ou décisions. Cependant, le Parc Zoologique de Hann est considéré comme un patrimoine national au Sénégal, mais je peux affirmer aujourd’hui que je ne suis pas fière de celui-ci.

Amoureuse inconditionnelle des animaux, ce sont des êtres chétifs, au regard triste, et tout sauf épanouis que j’ai pu rencontrer. Ce sont des animaux enfermés dans des cages parfois bien trop petites, dans une solitude déplorable ou en sureffectif que j’ai pu observer avec tristesse. Ce sont des cages mal entretenues, aux carreaux parfois brisés, et polluées qui se sont offertes à ma vue. C’est un pincement au cœur que j’ai ressenti. C’est un espace vaste, mais avec si peu de vie, qu’était le Parc Zoologique de Hann aujourd’hui.

Alors Mme. Sall, je me permets de vous questionner, est-ce l’image que doit renvoyer un patrimoine national ? Est-ce ce lieu que vous voudriez exposer fièrement au public ?

Je vous invite, avec tout mon respect, à le visiter. Je vous invite, Madame la Première Dame, à constater de vous-même que les propos que j’avance aujourd’hui ne sont pas des calomnies. Je vous invite à tenter de soutenir le regard triste d’un animal évoluant dans une cage insalubre, entouré de détritus. Un être vivant, jour et nuit, mois après mois, dans cet environnement précaire, et dans ces conditions déplorables. Je vous invite à tenter de supporter la vision de lions, symboles de la nation, malingres, allongés derrière les barreaux, le regard dans le vide, près de carreaux brisés, représentant tout sauf un symbole de force et de puissance. Je vous invite à ne pas avoir le cœur en morceau en entendant leur rugissement, sonnant comme un cri de détresse, un appel à l’aide. Je vous invite à contempler le silence des hyènes, dont ce n’est pas le rire qui était audible aujourd’hui.

Je fus étonnée de remarquer le manque d’animaux. Cette phrase sonne étrange à lire, dans la mesure où nous parlons d’un zoo, mais cela est représentatif de la situation dans laquelle le Parc est. J’ai pu échanger avec un guide, m’ayant fait part du souhait de repeuplement du zoo. Mais une question me vint automatiquement à l’esprit. Comment repeupler un zoo dans lequel les conditions sont défavorables à une vie saine ? Comment accueillir de nouveaux animaux tandis que ceux déjà présents évoluent dans cette situation des plus attristantes ?

Mme. Marième Faye Sall, vous êtes une femme de respect. Une femme engagée et une Première Dame exemplaire. Est-ce trop ambitieux d’aspirer à des conditions meilleures pour nos chers animaux ? Est-ce trop enfantin de rêver d’un environnement sain, de nourriture suffisante et d’un entretien adéquat pour ces êtres vivants?Est-ce idyllique d’imaginer qu’un patrimoine national soit la fierté d’un pays ?

Je vous écris cette lettre, peinée de voir ce qu’est devenu le célèbre Parc Zoologique de Hann, mais je vous écris avant tout afin de vous interpeller.

Je vous demande donc, Mme la Première Dame, de porter votre attention sur la vie des animaux peuplant le zoo. Le Parc de Hann est un espace magnifique, vaste, et très visité. Mais je ne peux associer à ce Parc des adjectifs mélioratifs quant à la condition des animaux. Un zoo nécessite des individus portant une certaine attache à ces êtres, mais surtout une hygiène sans faille, un entretien des cages, un apport alimentaire suffisant et adapté aux animaux, afin de les voir se développer dans les conditions les plus adéquates. Et pour permettre au Parc de Hann d’accéder à tout cela, il est indispensable d’y apporter les fonds nécessaires. Il est indispensable de contribuer à l’entretien durable de ce patrimoine national.

Je vous fais alors part de mon souhait le plus cher, Mme la Première Dame : voir l’Etat Sénégalais apporter de l’aide aux animaux du Parc Zoologique de Hann, évaluer et contribuer aux frais nécessaires à leur confort. Les animaux sont des êtres inoffensifs, qui n’ont malheureusement pas de parole. Alors je me suis portée volontaire aujourd’hui, Mme la Première Dame, pour la leur offrir, et associer des mots à leur regard vide, leurs cris de détresse, leur corps chétifs. Je vous remercie

Saupoudrage sur la baisse des tarifs de l’autoroute
http://www.dakarmatin.com La baisse des tarifs de l’autoroute à péage sur l’axe Sébikotane- AIBB ne fait pas jubiler. Cheikh Tidiane  Dièye qui préside un collectif qui exige la baisse des tarifs, considère cela comme un saupoudrage.

Pour lui, cette pratique gangrène notre pays et réduit à néant tous les efforts de développement. A l’en croire, la faiblesse de nos dirigeants est la cause de cette prédation. D’ailleurs le collectif va faire une déclaration aujourd’hui pour dénoncer les soubassements de cette affaire.

Selon Cheikh Tidiane Dièye, le gouvernement donne l’impression de réduire le tarif du péage alors qu’en réalité il a augmenté considérablement et durablement les avantages du concessionnaire.

Car, non seulement les 1000 F déduits du tarif Dakar-Aibd seront récupérés ailleurs et autrement, mais ils seront payés, de toute façon, plus tard à travers la rallonge de 10 ans accordée sur la durée de la concession.

A ses yeux, payer 2000 FCFA sur Dakar-Aibd qui fait moins de 50km, pendant 40 ans, est de toute façon excessif. Les comparaisons effectuées montrent qu’on ne devrait pas dépasser 1500FCFA sur 80 à 100km d’autoroute. Ce qui veut dire que l’on devrait pouvoir aller à Mbour ou Thiès a 1500 francs.

Cheikh Tidiane Dieye exhibe « la fausse baisse des tarifs de l’autoroute »
https://www.pressafrik.com La baisse des tarifs de l’autoroute à péage annoncée par Eiffage avec l’onction du Gouvernement sénégalais, continue de de susciter des commentaires qui ne sont pas forcément réjouissants. Cheikh Tidiane Dieye de la Société civile a publié un texte sur sa page Facebook pour expliquer comment cette baisse annoncée des tarifs était fausse. Aussi, il dénonce le « manque de courage des autorités sénégalaises » face au patron d’Eiffage, Gérard Senac.

L’autoroute à péage est l’un des symboles, grandeur nature, du profond mal qui gangrène notre pays et réduit à néant tous nos efforts de développement. L’effroyable prédation qu’on y impose au peuple sénégalais est rendue possible par la faiblesse de nos dirigeants.
Notre gouvernement manque de courage et de compassion. On préfère donner aux citoyens l’impression qu’on a réduit le tarif du péage alors qu’en réalité on a augmenté considérablement et durablement les avantages du concessionnaire.
Non seulement les 1000 déduits du tarif Dakar -Aibd seront récupérés ailleurs et autrement, mais ils seront payés, de toute façon, plus tard à travers la rallonge de 10 ans accordée sur la durée de la concession. C’est reprendre d’une main ce que l’on a donné de l’autre.
Nous souffrons aujourd’hui parce que des membres d’un gouvernement, celui de Wade, ont été en collusion, il y a longtemps, avec un privé pour piller les Sénégalais en leur construisant l’une des autoroutes les plus chères au monde car largement surfacturée. Nous souffrons parce qu’aujourd’hui un autre gouvernement, celui de Macky Sall, préfère se cacher derrière le contrat inique qui le lierait à l’entreprise pour ne pas assumer sa responsabilité de protéger les biens des sénégalais.
Il fait semblant d’agir mais il n’en est rien. Payer 2000 FCFA sur Dakar-Aibd, moins de 50km, pendant 40 ans, est de toute façon excessif. Les comparaisons effectuées montrent qu’on ne devrait pas dépasser 1500FCFA sur 80 à 100km d’autoroute. Ce qui veut dire que l’on devrait pouvoir aller à Mbour ou Thies a 1500 francs.
Invoquer la nécessité du remboursement du prêt pour justifier la cherté du tarif est une fausse raison. C’est très cynique. Le flux actuel de véhicules et le nombre de transactions sont de loin supérieurs aux prévisions initiales. Les transactions quotidiennes dépassent 55.000. Cela donne facilement près de 20 milliards de CFA par an, une manne que se partagent l’entreprise Senac et l’État, l’un et l’autre se sucrant royalement sur le dos des usagers.
Si Gérard Senac est capable de se jouer de nous avec autant d’assurance, c’est parce qu’il sait que notre Gouvernement ne lèvera pas le plus petit doigt. Au contraire il lui trouvera toutes les excuses pour qu’il continue sa spoliationAYOBA FAYE
Baisse des tarifs du péage : Me Massokhna Kane dénonce une superchérie
https://www.dakar7.com Me Massokhna Kane n’est pas convaincu de la pertinence de la baisse du tarif de l’autoroute à péage, entrée en vigueur, hier, lundi 24 démembre. Le président de SOS consommateur assimile cette décision à de la supercherie de la part de la société EIFFAGE, qui, selon lui, récupère de la main gauche, ce qu’il donne de la main droite.

Selon lui, cette baisse ne concerne que   l’axe le trajet Toglou-AIBD- Sébikotane, contrairement à ce que laisse croire l’APIX. Mais elle ne concerne pas le point de péage de Thiaroye qui est le plus emprunt par les usagers.

« En obtenant une prolongation de son contrat, EFFAIGE va gagner plus d’argent avec l’autoroute à péage. Ce n’est pas sérieux. Il faudrait que les experts nous disent quels est  l’impact financier de cette prolongation du contrat entre EIFFAGE et l’APIX », réclame Massokna Kane, sur les ondes de la RFM.Dakar7.com
Médina: Cheikh Tidiane Bâ célèbre 1000 enfants
https://www.jotaay.net 1000 enfants de la Médina ont reçu, ce samedi, la visite des membres de la CATB et de Proxim, deux structures présidées par Cheikh Tidiane Bâ, Directeur général des Impôts et du Domaine, chargé de nombreux cadeaux, a l’occasion de la cérémonie de l’arbre de Noël. Au-delà de la fête qui a été organisée dans quatre zones, Diecko, Ngaraaf, Santhiaba et Gouye Salane, les populations de la Médina ont pu aussi apprécier d’autres valeurs par ces enfants bénéficiaires de ces cadeaux offerts par Cheikh Tidiane Bâ, qui a encore étalé toute sa générosité, sa disponibilité, mais aussi son engagement à soutenir les populations.

Grève de la faim des sortants de la Fastef

http://www.dakarmatin.com Les années n’ont en rien entamé la détermination des sortants de la Fastef de 2013. Ces élèves-professeurs qui attendent leurs affectations depuis la fin de leur formation ont encore déclenché une grève de la faim.

Ils ne comptent pas lâcher prise tant que le gouvernement ne respectera pas sa promesse de les recruter. Déjà cinq grévistes de la faim ont été évacués hier à l’hôpital, parce que leur état de santé s’est dégradé. Mais cette situation est loin de saper le moral de leurs camarades qui continuent la diète

Dakar-Absence de décoration au Centre-ville : La maire Soham El Wardini s’explique

https://www.pressafrik.com Noel 2018 n’a pas la même célébration comparé aux années précédentes où on voyait des décorations dans tout Centre-ville de la capitale sénégalais, Dakar. Cette année, Dakar est privé de tout cela. Interrogée sur la question, la maire de la ville Soham El Wardini évoque des contraintes budgétaires, au micro de Zik Fm.

« C’est justement ça. Ce sont les contraintes budgétaires. La patente a été supprimée et jusqu’à présent il n’ y a pas de liquidité. Ce qu’on peut faire au niveau de la perception, c’est juste le salaire. Le percepteur ne peut pas faire autre chose. On a utilisé le reste de nos décorations qui se trouvaient dans le magasin »,  expliqué le maire de Dakar.

En ce qui concerne la Place de l’indépendance, elle affirme que c’est un « privé » qui s’est chargé de la décoration cette année. « Nous, nous avons fait ce qu’il y ait au Centenaire et le reste en ville », conclut Soham El Wardini. Salif SAKHANOKHO

LE MINISTÈRE FRANÇAIS DE LA DÉFENSE PIRATÉ : Versailles saisit Dakar

http://www.emedia.sn Le Parquet général du Tribunal de Grande instance de Dakar est saisi par les autorités judiciaires françaises. Selon les informations de Libération, il s’agit d’une commission rogatoire délivrée par la juge Joulin, présidente en charge de l’instruction au tribunal de Versailles suite à une information judiciaire pour « accès frauduleux à un système de traitement automatisé des données avec manœuvres frauduleuses au préjudice du ministère français de la Défense ».
En termes clairs, détaille le journal, des escrocs ont pu pirater les boîtes vocales de postes internes puis à l’aide de scripts ont renvoyé les appels en Macédoine et au Sénégal. Et, rien que pour le Sénégal, indique la source, 900 appels ont été identifiés avec un préjudice qui se chiffre à plusieurs milliers d’euros. D’où cette commission rogatoire pour en savoir plus sur cette affaire d’intrusion voire de fraudes téléphoniques.
Les pirates seraient parvenus à contrôler à distance les postes téléphoniques installés via le Private automatic branch exchange (PABX, autocommutateur téléphonique privé), en exploitant une faille dans le système.

Interdiction de feux d’artifices et alertes des ambassades américaine et française, en 2016 et 2017 : Mille et une questions autour des supposées menaces terroristes

https://actusen.sn Après une sempiternelle menace terroriste ou supposée comme telle, entretenue par le Pouvoir avec des alertes en fin d’année, les Dakarois ont retrouvé la quiétude, après les Arrêtés ministériels de 2016 et 2017.

Les dispositifs de sécurité, pris, ont bizarrement disparu, comme si ces “menaces” n’ont jamais existé. Autre bizarrerie selon SourceA : les Ambassades française et américaine, qui avaient l’habitude de se montrer volubiles au sujet de supposées menaces et qui se fendaient, à-tout-va,  de mises en garde contre leurs citoyens établis à Dakar, se sont, curieusement, tues, à la veille du 24 décembre 2018.

Terrorisme : Ousseynou Diop jugé mercredi

http://www.rewmi.com Le date du procès  de l’étudiant Ousseynou Diop est connu. Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Dakar ce mercredi 26 décembre. Le juge d’instruction, qui suivait son dossier, a rendu depuis le 19 novembre dernier, une ordonnance de renvoi et donné un non-lieu partiel à Diop.  Désormais, il doit répondre des chefs d’inculpation d’actes terroristes et menaces alors qu’à l’origine, il devait aussi répondre d’apologie du terrorisme.

Le jeune étudiant en Mathématiques et Sciences physiques à l’Université Cheickh Anta Diop, Ousseynou Diop a été arrêté en 2015, après l’affaire du massacre des journalistes de Charlie Hebdo. Le jeune étudiant avait alors fait un commentaire sur sa Facebook qui va lui valoir une arrestation. Mais, depuis quelques temps, des voix se sont levées pour dénoncer cette détention prolongée. D’ailleurs, M. Diop avait même entamé une grève de la faim pour que l’affaire bouge.

Crise dans le secteur de la Justice : le Sytjust mener d’aller en grève illimitée à partir de ce jeudi

https://actusen.sn Le Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust) corse la lutte. Le secrétaire général du Sytjust, El Hadji Ayé Boun Malick Diop et ses camarades menacent de paralyser la justice sénégalaise à partir, de jeudi. Ils annoncent dans les colonnes de Enquête, qu’ils iront vers une grève générale à partir du 27 décembre 2018 si leurs revendications ne sont pas prises en charge par les autorités étatiques du pays.

Lancement d’un Waqf pour la construction de « la Maison du Saint Coran » à Hann Mariste

https://www.dakaractu.com A Hann Mariste, près de Fort B (la prison des mineurs), va sortir de terre, prochainement, un immeuble R+7 appelé « Maison du Saint Coran ». Il abritera le premier Complexe islamique au Sénégal spécialement dédié aux érudits et à ceux qui ont maîtrisé les versets du Saint Coran. Cette structure, dont la pose de la première pierre a eu lieu ce mardi 25 décembre 2018, se veut également un cadre qui va prendre en charge la capacitation et la formation des maîtres coraniques et des apprenants des versets du Saint Coran. Mais, pour la réalisation de ce projet sur un site de 455 m2 acquis à 120 millions de F Cfa, les initiateurs ont pris l’option de lancer le Waqf. Il s’agit d’une « donation faite à perpétuité par un particulier à une œuvre d’utilité publique, pieuse ou charitable, ou à un ou plusieurs individus ». Ce, pour la prise en charge des travaux prévus pour un délai maximum d’un an.
Le cadre entend abriter, entre autres, une salle de conférence, une mosquée et une grande bibliothèque dotée d’ouvrages les plus rares et des plus chers au monde sur des questions qui portent sur l’islam, a annoncé Birame Pouye, chargé de la communication du Grand prix Senico pour le récital du Coran. Structure qui organise annuellement des concours nationaux pour ceux qui ont mémorisé les versets du Coran.
En l’absence de Serigne Modou Gueye, un guide religieux à Touba, c’est Serigne Abou Moussa Bousso, son représentant qui a procédé à la pose de la première pierre de ce projet pour la construction de la maison du Coran (Darul Quran al Karim). Moustapha Lo, président de la Fédération nationale des écoles coraniques a magnifié la réalisation prochaine de la « Maison du Coran (Darul Al Qoran al Karîm) ».
« Ce complexe sera un socle qui va réunir tous les enseignants coraniques du Sénégal ». Un projet que ses semblables et lui entendent démultiplier dans tous les 45 départements du pays, a-t-il indiqué.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le mercredi 19 décembre, les Malgaches ont été appelés à voter pour le deuxième tour de l’élection présidentielle opposant les candidats Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana.

Au terme du scrutin, le Groupe international de soutien à Madagascar (GIS-M), les recommandations des missions d’observations internationales (Communauté de développement de l’Afrique australe, Union Africaine, Union Européenne) et les observateurs de la société civile malgache ont rendu public leurs rapports préliminaires.

Les constats, conclusions et recommandations de ces rapports se recoupent sur les points essentiels suivants:

-L’élection a été inclusive. Par son organisation et son déroulement, elle a constitué un progrès de l’évolution démocratique de Madagascar ;

-Le second tour comme le premier a été marqué par le calme dans les opérations de vote sur l’ensemble du territoire marquant ainsi la volonté des citoyens d’accomplir leur devoir civique ;

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), chargée de l’organisation du scrutin a encore démontré son professionnalisme, sa neutralité, son indépendance par rapport aux candidats, et a amélioré son mode d’intervention et de traitement des données électorales ;

-Les organes de l’Etat (le Président par Intérim Rivo Rakotovao, le Premier Ministre Christian Ntsay et son gouvernement, les forces de défense et de sécurité, les médias publics) ont fait preuve d’efforts louables pour assurer leur cohésion et leur neutralité aux services de la République ;

-Les cas d’allégations de fraude et de disfonctionnement relevés par les deux candidats sont susceptibles d’être portés devant la CENI, la Haute Cour Constitutionnelle et d’autres organes appropriés.

Les Nations Unies ont appuyé le processus électoral à Madagascar d’une part à travers les bons offices politiques et diplomatiques du Conseiller spécial du Secrétaire-Général des Nations Unies pour Madagascar, Monsieur Abdoulaye Bathily, et d’autre part l’accompagnement constant fourni par l’Equipe-Pays des Nations Unies,

Les Nations Unies saluent la cohésion du Groupe International de Soutien à Madagascar dont les initiatives ont accompagné les efforts des autorités et responsables malgaches pour un processus électoral démocratique transparent et pacifique.

A présent, la CENI s’emploie en présence des délégués des deux candidats à collecter les résultats en vue de leur publication provisoire. Elle les transmettra à la Haute Cour Constitutionnelle qui est habilitée à proclamer les résultats définitifs.

A l’instar de tous les Chefs de mission de soutien et/ou d’observation électorale à Madagascar, M. Abdoulaye Bathily tient au terme de ce second tour à féliciter les candidats Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana pour l’esprit de responsabilité dont ils ont fait montre depuis le début du processus électoral.

Les Nations Unies saluent la cohésion du Groupe International de Soutien à Madagascar dont les initiatives ont accompagné les efforts des autorités et responsables malgaches pour un processus électoral démocratique transparent et pacifique.

Soutenant pleinement les appels répétés du GIS-M, le Conseiller spécial du Secrétaire Général en appelle au respect par les candidats et leurs partisans des procédures légales et pacifiques pour le règlement des contentieux. Il les exhorte à se conformer aux résultats par la Commission Electorale Nationale Indépendante et la Haute Cour Constitutionnelle dont l’indépendance, la neutralité et le professionnalisme ont été exemplaires ces derniers mois, particulièrement au cours du processus électoral. Antananarivo, le 22décembre2018 Monsieur Abdoulaye Bathily,Conseiller spécial du Secrétaire-général des Nations pour Madagascar

PRÉSIDENTIELLE : Fin des dépôts de candidatures, à Minuit

Dakar, 26 déc (APS) – La période de dépôt des candidatures au Conseil constitutionnel pour la présidentielle de février 2019 prend fin ce mercredi à minuit, conformément au calendrier établi par la juridiction.
Les dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle du 24 février sont reçus au greffe du Conseil Constitutionnel depuis le mardi 11 décembre. Pour la journée du 26 décembre, les dossiers seront reçus de 8h à minuit.
Le dépôt des candidatures a été marqué par l’introduction du système de parrainage universel.
En vertu de la révision constitutionnelle adoptée le 19 avril 2018, les candidats à l’élection présidentielle doivent obtenir un parrainage au moins égal à 0,8% et de 1% au maximum du corps électoral.  Au Sénégal, le parrainage était jusque-là réservé aux candidatures indépendantes. Les parrainages de chaque candidat doivent être collectés dans sept régions au moins, à raison de 2.000 au moins par région.Selon le code électoral sénégalais, la liste des électeurs ayant parrainé le candidat doit être présentée sur fichier électronique et en support papier. Un électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat.Le 12 janvier 2019 au plus tard, le Conseil notifiera aux mandataires concernés, les dossiers invalides à cause d’un parrainage sur plus d’une liste. 

Au plus tard, 48h après la notification du parrainage non validé, le Conseil se penchera sur la régularisation du dossier.
La publication de la liste des candidats est arrêtée au plus tard 35 jours avant le scrutin.
Les candidats recalés sont invités à introduire une réclamation dans les 48 heures qui suivent le jour de l’affichage de la liste des candidats.  Le 20 janvier, le Conseil constitutionnel va statuer sur les réclamations des candidats, s’il y a lieu, ensuite arrête et publie la liste des candidats. OID/PON

Communiqué de la CENA

Il est ressorti de récentes déclarations publiques que lors de leur acheminement vers les commissions départementales de recensement des votes, les procès-verbaux seraient susceptibles d’être modifiés.

La CENA, soucieuse de sa mission de supervision et de contrôle, tient à rappeler que cette phase importante des opérations électorales s’est toujours déroulée dans les conditions de sécurisation les plus strictes à l’occasion de tous les scrutins qu’elle a supervisés. Il est important de rappeler, à cet égard, certaines dispositions de l’article L.86 du Code électoral qui fixe les modalités et procédures de cette séquence tant elles sont déterminantes pour la garantie de l’authenticité des contenus de ces procès-verbaux.

« Chaque membre du bureau de vote doit recevoir un exemplaire du procès-verbal. L’original ainsi que les pièces annexées sont transmises au président de la Commission départementale de recensement des votes prévue à l’article LO 138. Cette transmission est opérée sous pli scellé en présence des membres du bureau de vote. Un plan de ramassage des plis est établi par l’autorité administrative. Il est mis en œuvre sous le contrôle des délégués de la Cour d’appel par les personnes prévues par le plan de ramassage, choisies parmi les personnes assermentées, les présidents de bureaux de vote, les agents ou les officiers de la police ou de la gendarmerie ou les membres des forces armées. Une copie du procès-verbal est remise au préfet pour les archives du département.

« Le plan de ramassage est porté à la connaissance des représentants des candidats ou listes de candidats. Les représentants de candidats ou listes de candidats exercent un suivi tout au long du processus. Dans l’accomplissement de leur mission, ils peuvent bénéficier du soutien de l’administration. Le plan de ramassage est transmis à la CENA pour visa, au moins soixante-douze heures (72) avant le jour du scrutin… »

Le rappel de ces dispositions démontre l’impossibilité d’altérer le contenu du procès-verbal d’un bureau de vote pendant la mise en œuvre du plan de ramassage. Cette pratique fixée par la loi n’a jamais fait l’objet d’une quelconque remise en question.

En tout état de cause, la CENA entend se conformer résolument aux prescriptions du Code électoral. Elle exhorte tous les acteurs à œuvrer à l’instauration d’un climat de confiance et de respect mutuels, gage d’un scrutin libre, transparent et démocratique.Fait à Dakar le 24 décembre 2018 LA CENA

PRÉSIDENTIELLE 2019 : l’archevêque de dakar appelle les sénégalais à « se comporter en vrais citoyens »

Dakar, 24 déc (APS) – L’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, a appelé les sénégalais, dans son message de Noël, à se comporter « en vrais citoyens » lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

« Chers amis, nous approchons du 24 février 2019, qui verra notre cher pays, le Sénégal, vivre à nouveau une élection présidentielle. Il doit être aussi normal pour nous tous de nous comporter en vrais citoyens responsables et exemplaires dans nos prises de paroles comme dans nos faits et gestes », a-t-il dit dans son message diffusé sur Radio Sénégal.

D’après Mgr Sarr, « il doit être aussi normal que les jeunes générations doivent s’appuyer sur les valeurs citoyennes incarnées par leurs aînés »

« Donnons-nous donc ensemble les moyens de vivre une élection juste, transparente et démocratique, une élection sans contestations pour garantir la paix sociale au bénéficie de tous », a lancé encore l’archevêque de Dakar.

« Soyons les acteurs de la chose politique dans la vérité, adoptons le langage de la vérité sans violence verbale dans le respect de l’autre et de ses convictions. La vérité exige une conformité morale entre notre dire et notre faire », a-t-il exhorté.

L’archevêque de Dakar a invité les Sénégalais à se laisser ‘’façonner par la Parole de Dieu pour que comme le proclament les psalmistes +amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent+. ’’

A l’occasion de la fête de Noël, Monseigneur Benjamin Ndiaye va présider à partir de 22h la messe de minuit à la Cathédrale de Dakar. Dimanche l’Archevêque de Dakar préside à 10h une messe à la chapelle de Thiaroye, dans la banlieue dakaroise.ASB/MD

L’APPEL DE L’ÉGLISE À LA CLASSE POLITIQUE : « Les élections sont une compétition où nous sommes invités à servir la nation dans la droiture dans l’honnêteté, dans la justice et de respecter la volonté de Dieu« 

https://www.dakaractu.com À travers la traditionnelle messe de minuit marquant la célébration de la fête de Noël, l’église de Saint-Louis, a invité la classe politique sénégalaise à œuvrer à apaiser le climat social du pays, mais également de veiller à ce que la prochaine présidentielle se passe dans la paix, et la tranquillité.

« Nous demandons à tous les dirigeants de travailler pour la paix et pour le développement du pays. Nous invitons tous les dirigeants de s’inspirer des valeurs que Dieu nous donne pour travailler dans la droiture, le respect du bien commun, travailler à réconcilier tous les fils de ce pays dans l’amour et dans la joie », invite l’abbé Louis Gomis, le Curé de la Paroisse Notre Dame de Lourdes de Saint-Louis dans une interview au terme de la messe de minuit pour célébrer la fête de Noël.

Le Curé rappelle à la classe politique que « les élections c’est une compétition où nous sommes  invités à servir la nation dans la droiture, dans l’honnêteté et dans la justice. Et ces valeurs nous donnent d’être enfants de Dieu, de respecter la volonté de Dieu, d’être aimés de Dieu et de recevoir de multiples bénédictions ».

COURSE À LA PRÉSIDENTIELLE : Le Conseil Constitutionnel n’a encore reçu que 19 candidatures

https://www.pressafrik.com Les dépôts des dossiers des candidats à la candidature pour l’élection du 24 février 2019 seront clôturés ce mercredi 26 décembre à 00h. Le Conseil Constitutionnel qui réceptionne ces documents n’en a reçu pour le moment que 19 dont celui du président de la République sortant, Macky Sall, ce lui du Rewmi, entre autres.

Ils étaient au départ 85 mandataires à avoir retiré des fiches pour les besoins de la collecte des parrainages, et au finish, ils ne sont pour le moment plus que 19 à avoir déposé des documents au niveau du Conseil Constitutionnel, lesquels documents sont pourtant nécessaires pour prétendre participer à la prochaine élection présidentielle.

Mais les dépôts ne sont pas pour le moment clôturés et il est donné une chance aux retardataires pour s’acquitter de cette formalité sine qua none afin de prétendre se positionner pour succéder au Président Macky Sall dans un peu moins de deux (2) mois.

Cependant, les grandes écuries, à savoir Macky Sall, candidat à sa propre succession, Idrissa Seck, Khalifa Sall, Karim Wade, entre autres, ont déjà remis aux sept (7) sages, la liste des 66 820 parrains.Ousmane Demba Kane

PRÉSIDENTIELLE 2019 : Le mouvement Gueum Sa Bopp a déposé son dossier de candidature au Conseil constitutionnel

https://www.dakaractu.co Le mouvement Gueum Sa Bopp a déposé cet après-midi son dossier de candidature à la présidentielle au niveau Conseil constitutionnel. Au sortir du Conseil constitutionnel, Maguette Niang, conseiller juridique et mandataire du candidat Bougane Guèye Dany a précisé que la campagne de collecte a permis de mobiliser plus de 800.000 signatures, mais leur dossier n’a pas dépassé la fourchette requise conformément aux dispositions  normatives.

À cet effet, il a affiché sans ambages sa confiance quant à la suite du processus électoral engagé au niveau de cette institution.  «  Ce sont des juges sérieux, indépendants et soucieux du respect de la loi. Donc j’ai absolument confiance», a assuré Maguette Niang…

PROPOS ATTRIBUÉS À PAPE DIOP : La cellule de Com’ de Bokk Gis-Gis dément…

Suite aux propos sans fondement relatés à travers divers articles de presse, nous apportons un démenti ferme et catégorique face à ces allégations mensongères attribuées au Président de Bokk GIS-GIS.

La cellule de communication tient à rappeler que le candidat Pape DIOP reste plus que jamais attaché à la tenue d’une élection apaisée et d’une campagne sans aucune forme de violence, ni physique encore moins verbale. À aucun moment de ses sorties, Pape DIOP n’a jamais dérogé à ce principe républicain dont il a fait un credo dans sa politique. Son naturel calme et courtois est, du reste, salué à maintes occasions par la classe politique sénégalaise dans son ensemble.

La cellule de communication sait d’ores et déjà que des individus malintentionnés sont à l’œuvre dans le seul et unique but de semer le doute et la discorde à un moment crucial dans la lutte contre la fraude et les pratiques électorales déloyales qui sont pour notre candidat le leitmotiv de l’actuel débat politique.

Nous invitons à cet effet les auteurs de ces absurdités  à bien vouloir se rapprocher de notre service de presse afin de se procurer les enregistrements sonores qui devraient attester suffisamment de ces manœuvres visant à travestir les propos du candidat Pape DIOP. Ndiamé SAKHO Conseiller en communication du Président Pape DIOP

Mamadou Lamine Diallo annonce un ajustement structurel

http://www.dakarmatin.com Que les Sénégalais s’attendent à une situation économique plus morose, si l’on en croit le président du mouvement Tekki. Le député Mamadou Lamine Diallo annonce qu’après l’euphorie du Groupe consultatif de Paris, l’ajustement structurel va commencer en 2019.

Selon Mamadou Lamine Diallo, les annonces du Groupe consultatif ne sont pas des engagements de financements. Mais c’est plutôt, dit-il, c’est un défaut  de coordination qui a conduit à ces annonces sans fondement qui multiplient par trois le gap de financement. Pour le leader du mouvement Tekki, les ajustements entre bailleurs se feront lors des engagements qui donnent lieu à des conventions juridiques de financements.

Pour l’instant, soutient M. Diallo, Macky Sall cherchait un coup de pouce politique et les partenaires lui ont envoyé un signal flou. Il s’agit ainsi de gonfler les annonces de contribution et de refuser d’envoyer leurs entreprises au Forum du secteur privé.

Mamadou Lamine Diallo minimise les engagements budgétaires des bailleurs lors du groupe consultatif en soutenant que c’est l’équivalent de 300 francs CFA par habitant par jour. Or, précise-t-il, les  décaissements qui en résultent et qui profitent au pays reviennent à 5% des annonces, au finish 15 francs par Sénégalais. Selon Mamadou Lamine Diallo, le jour où les occidentaux croiront à l’économie sénégalaise, ils enverront leurs entreprises participer à l’industrialisation du pays.

Avant de souligner que la mobilisation des recettes budgétaires reste le véritable problème macroéconomique du Sénégal. C’est pourquoi, dit-il, la Banque mondiale annonce un appui budgétaire de 104 milliards au Trésor sénégalais. Cet acte, est à ses yeux, le début de l’ajustement structurel. Pour rappel, le gouvernement cherchait 2850 milliards FCFA au Groupe Consultatif et a obtenu 7356 milliards

Après le Xaware du Groupe consultatif, l’ajustement structurel commence en 2019

http://www.dakarmatin.com Macky Sall annonce en grande pompe avoir obtenu 7356 milliards alors qu’il demandait 2850 milliards aux partenaires de l’aide bilatérale et multilatérale pour son programme de soutien aux entreprises étrangères, PSE. Il est bon de savoir que l’Afrique piégée dans la pauvreté est divisée en deux : les pays à table ronde du PNUD et les pays à groupe consultatif de la Banque  mondiale. Le Sénégal fait partie du second, Macky Sall en est fier hélas.

Les annonces du Groupe consultatif ne sont pas des engagements de financements. C’est un défaut de coordination  qui a conduit à ces annonces sans fondement qui multiplient par trois le gap de financement. Les ajustements entre bailleurs se feront lors des engagements qui donnent lieu à des conventions juridiques de financements. Pour l’instant, Macky Sall cherchait un coup de pouce politique, les partenaires ont envoyé un signal flou : gonfler les annonces de contribution et ne pas envoyer leurs entreprises au forum du secteur privé dans lequel la vedette était Cheikh Amar. De toute façon, ces annonces, c’est l’équivalent de 300 francs CFA par habitant par jour. Or, les décaissements qui en résultent et qui profitent au pays reviennent à 5% des annonces, au finish 15 francs par sénégalais.  Le jour où les occidentaux croiront à l‘économie sénégalaise, ils enverront leurs entreprises participer à l’industrialisation du pays.

Tous les participants le savent, la mobilisation des recettes budgétaires est le véritable problème macroéconomique du Sénégal. C’est pourquoi la Banque mondiale annonce un appui budgétaire de 104 milliards au Trésor sénégalais, c’est cela le début de l’ajustement structurel que j’avais annoncé, du cash contre des réformes imposées au peuple !Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki

Présidentielle, Macky, Sonko, 7 000 milliards : La cinglante lettre de Awadi

Laisse-toi faire, ça vas aller

Bonjour mon frère Ndiaye, c’est encore moi, Ndiaye, depuis Dakar. Comment va l’état de ta santé là-bas au Canada ? Quant à moi, Dieu merci

Je t’écris une énième fois, en espérant que tu me liras cette fois. De toute façon, je suis sûr que tu as reçu mes précédentes lettres. Il parait que tu ne veux pas répondre, parce que tu considères que toutes mes paroles sont des dörr, « des frappages, » une manière de te soutirer des dollars. Je te promets qu’il n’en est rien. Je veux juste te donner des news de la famille. Même si tu es loin, n’oublie jamais d’où tu viens, frangin.

Tu dois toujours être au courant de ce qui se passe chez toi, et à part moi, personne ne te diras ce qui se passe au pays. C’est juste pour ça que j’ai besoin d’un petit téléphone et je sais qu’au Canada, ça ne coûte rien. Ndiaye, un petit iPhone X, qu’est-ce que ça te coûte ? Moi, je veux juste te donner des nouvelles, puisqu’on s’approche des élections, pour que tu fasses les bons choix. Tu me diras qu’il n’y a plus vraiment de choix, puisque les gars veulent éliminer tous les candidats. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la rumeur (bala niou mey tedj). Il parait que même leur histoire de parrainage, c’est pour filtrer et dégager les candidats qui pourraient faire de l’ombre

 En tout cas, Karim, pour le moment, est au Qatar. A mon avis, il a intérêt à y rester, car on lui promettrait la même chambre, dans le même hôtel à Rebeuss. C’est juste ce que les gens disent, moi, je n’habite pas le quartier… Et pour ce qui reste du Pds, il cherche à intégrer les rangs du pouvoir, quitte à faire des fausses candidatures et à la dernière minute, nous parler du grand rassemblement de la famille libérale (on se connaît au village, on est tous des Sénégalais)

Le looser historique, multi récidiviste du Ps, Tanor, a sacrifié le parti de Senghor, la cause est entendue. Niasse est perché au perchoir et a tranquillement enseveli les restes de son parti. Khalifa, qui était pressenti comme le plus sérieux opposant, est à Rebeuss, et il parait qu’ils feront tout pour le rendre inéligible… La justice, ici, est très, très indépendante… Les gens l’aiment beaucoup, quand même. Idy môme, il s’est suicidé à l’insu de son plein gré « ndeyssane »… A moins qu’il aille faire des prières à  Baka

Les autres ? Oh, des aventuriers qui veulent soit se signaler, soit perdre beaucoup d’argent. Pour nous au quartier, en tout cas, on s’est bien organisé avec le « Cstlm » :

« Comité de soutien à tout le monde ».

Je t’explique notre stratégie :

Tu viens avec ton argent, on te fait le show… on porte tes tee-shirt, on fait ta mobilisation, 5 000 F par personne stp, on mange tes sandwichs, les femmes avec Adji Nogaye se partagent les tissus et font le manger, des gros « mbana » de « tiebou yapp » ; tu connais notre appétit légendaire. Les boys font l’animation avec Dj Jacko et les boys rappeurs. Ali colle les affiches, il y a aussi l’option ‘’sabar’’ ou ‘’nguel’’, avec Sally Mbaay et Aladji Mbaay, mais c’est plus cher… On peut même te faire ta caravane, si tu payes. Tu vois, on est bien organisé. Mansour confectionne les banderoles. Les boys, parmi eux, il y a même des étudiants rabatteurs. Mais ceux qu’on préfère, c’est les gens du pouvoir ; ils ont plus d’argent à distribuer, donc plus de butin à partager. Nous môme, rien à foutre, tu donnes, on bouffe. On fait comme les politiciens, on te promet le ciel et la terre avec le sourire, et dans les urnes, tu ne verras que du vent. On vote pour qui on veut ! On récupère le blé, c’est notre argent après tout, « yabbaté ba dé ». A malin, malin et demi.

  • Mais j’oubliais : il y a un candidat qui met une pression terrible au pouvoir. C’est le jeune Sonko. C’est lui qui fait le buzz. Il dit des choses intéressantes qui parlent aux jeunes, mais je crois qu’il fait peur aux businessmen et aux Toubabs, ils doivent le penser trop nationaliste, trop révolutionnaire. En tout cas, lui parle de rupture, même pour le Cfa. Il a l’air sincère, mais il parait qu’il ne « donne pas » ; il paraît qu’il est un peu « naye ». Les jeunes le kiffent, mais c’est ça son seul défaut, il ne passe pas à la douane. Bref, on verra bien… Avant que je n’oublie, pour rassurer le pouvoir, il s’est allié au guerrier, au pitbull, au cogneur, au fonceur, l’épouvantail du parti au pouvoir : The one and only Barthélemy Dias, A.K.A « s’en fout la mort »…. tey rek mou nekh. Affaire à suivre…
  • Mais je ne t’ai pas parlé de Bougane : lui il dit haut et fort qu’il a de l’argent. Les boys sont pressés de l’accueillir pour l’aider à le dépenser. On va lui faire ça bien, t’inquiète. Da niou gueum sunu boppou poche.
  • Récapitulons : Pour le Ps, Rewmi, Rnd, Afp, Pit, Pai, Urd, Ld/Mpt, Aj/Pads, c’est presque… Rest in peace. Macky les a décédés au calme, il tient à son second mandat… Il mettra les moyens. Le quartier l’attend les poches ouvertes, avec le pactole on va organiser des prières pour des élections apaisées.
  • Il ne faut pas sous-estimer kor Sandrine, il est teigneux. Ces temps-ci, tous les jours, il déroule sa campagne (déguisée). Même s’il n’y a pas d’argent dans le pays, comme l’a avoué son ministre des Finances, lui il inaugure rek. Tous les jours inaugurations. Mais pour cette fin d’année, en guise de cadeau de Noël, il est revenu de Paris avec le jackpot : 7 000 milliards de francs de dette pour nous, nos enfants, leurs enfants, tes arrière-petits-fils et leurs copines… Ses partisans applaudissent, mais moi je n’y comprends rien, j’ai toujours été nul en math, mais je me soigne. Je préfère les croissants à leur croissance.
  • Hey, il y a aussi le Pur, un parti religieux qui ne dit pas son nom. Ils mobilisent grave, mais je ne sais pas s’ils « donnent »… Au quartier, on essaye de voir la stratégie pour les avoir, peut-être par des ‘’dahira’’, des ‘’thiant’’ ou des chants religieux. On affine notre stratégie.
  • S’il te plait, je voudrais que tu m’aides à faire un petit business pour la campagne. Finance-moi une petite sono rek et on partage les bénéfices. Ils en ont tous besoin. Et avec ça, je pourrais faire le poulailler dont on a rêvé toi et moi, dans notre tendre enfance. Tu te rappelles, ndeyssane… on voulait appeler ça: « Baye Guinar chez Ndiaye et Frères ». Je n’ai jamais oublié ce nom. Déjà, à l’époque, tu étais visionnaire Ndiaye. Billaye Ndiaye, poulailler ça marche, demande à Ngom Sedima… Comme ça, plus besoin d’envoyer de l’argent chaque mois, fini les westerns intempestifs, je vais gérer tes intérêts. Je t’en supplie fais-moi confiance, c’est une occasion en or. Sur la ceinture de notre père, Ndiaye « boul ma yakhal ». Pour une fois, ce n’est pas des « frappages », ce n’est pas des « dörr ». Si tu ne m’aides pas qui va le faire ? Pense à ta pauvre mère.
  • Bon, mon cher Ndiaye, je vais m’arrêter là, et j’attends impatiemment ta réponse. La campagne commence bientôt et c’est ma seule occasion de m’en sortir.
  • Ps: N’oublie pas le petit iPhone X c’est important, comme ça tu auras toutes les photos en direct par WhatsApp, donc toutes les preuves que ton argent a été bien utilisé… La rumeur dit qu’ils vont essayer de brouiller les résultats des élections sur les réseaux sociaux avec leur nouvelle loi pour nous censurer… (Oui, c’est sérieux ça a été voté au Sénégal, pays des libertés… ) Mais on a tout prévu, on sera tous sur Vpn.
  • Allez bye mon frère et couvre-toi bien. Il parait qu’il fait froid au Canada.
  • Ton frère Ndiaye depuis Dakar qui t’aime très Fort
  • Ps 2 : Pour une fois, laisse-toi faire, ça va aller…Maillon véhiculatoire de la pensée de Ndiaye :Didier AWADI

Les apparences bavardes et trompeuses de sa gouvernance devraient-elles nous en cacher les tristes réalités ? Par Mody Niang

’Karim Wade  après Abdoulaye Wade et Macky Sall ! Serions-nous à ce point maudits ?’’. Tel est le litre de la contribution que j’ai fait publier à Walfadjri’’ du 10 et à ‘’Enquête’’ du 12 mars 2018. Dans mes quatre dernières contributions dont la première a été publiée le 21 novembre 2018, j’ai passé en revue quelques scandales, parmi de bien nombreux autres, de la longue gouvernance de Wade père et de Wade fils. Le 28 novembre 2018, le fils et ancien ‘’Ministre du ciel et de la terre’’ a lancé, de Doha, un ‘’Appel à la Nation’’ (laquelle ?). Dans cet enregistrement par audio, il fait sévèrement le procès de la gouvernance de son ex-frère et appelle à un vaste rassemblement  autour de sa grande coalition ‘’ Karim Président 2019’’. Dans cet appel, le ‘’candidat du peuple’’ dénonce « la gouvernance clanique, les atteintes aux libertés, la politisation de la justice, la dégradation de l’économie, le délabrement des services publics, l’appauvrissement de la population (…) »[1]. Notre ‘’candidat du peuple’’ poursuit sa critique sévère en ces termes : « La situation désastreuse de notre pays exige une vaste réunification de toutes les forces politiques et sociales qui adhèrent au combat pour l’élimination de la mauvaise gouvernance et de la pauvreté, la restauration de la démocratie, le respect de l’équilibre des institutions notamment le respect de l’indépendance de la justice. »

On lit de nombreuses autres critiques dans le fameux ’’Appel à la Nation’’ de Doha, critiques qui en étonneront certainement plus d’un. Dans tous les cas, son auteur comme la cible ne savent pas ce que bonne gouvernance signifie. Ils ont été, tous les deux, nourris au lait de la mal gouvernance respectivement pendant douze et huit ans. Cet appel de Karim Wade est donc un signe manifeste d’irrespect à l’endroit du peuple sénégalais. Lui et son père ont fait leur temps, un temps noir de l’histoire du pays. Leur page doit donc être tournée, définitivement. Les faire revenir au pouvoir serait pour nous comme une sorte de malédiction, comme le serait d’ailleurs la réélection du président-politicien. Les sept ans de gouvernance qu’il va boucler dans deux mois, ne devraient pas, en tout cas, nous y inciter. Il est vrai qu’il est en train de remuer ciel et terre pour se faire réélire dès le premier tour le 24 février 2019. Nous devrons tout mettre en œuvre pour nous opposer à sa réélection qui serait une catastrophe nationale, la continuité dans la mauvaise gestion, le népotisme, la politique politicienne et folklorique, le piétinement de nos valeurs, etc. Ce scénario-catastrophe ne devrait pas être possible d’ailleurs, malgré le bilan qu’il porte toujours en bandoulière. Ce bilan n’est pas seulement matériel et physique, il est aussi moral. Le premier est contestable sur bien des points, le second catastrophique.

Arrêtons-nous d’abord sur le premier ! Le président-politicien, son clan, sa radio et sa télévision nous pompent l’air au quotidien avec leurs tonitruantes infrastructures, des infrastructures fortement surfacturées, plus de prestige que de développement. Avant de les  passer en revue, il faut rappeler que, le 25 mars 2012, nous l’avons confortablement élu, sur la base d’engagements formels et souvent solennels, à imprimer dans la gouvernance du pays les ruptures profondes que nous attendons depuis 58 ans. Nous mettons ensuite, chaque année, un budget à sa disposition. Quoi de plus naturel donc qu’il construise des infrastructures ? Il est navrant d’entendre certains compatriotes répéter à l’envi qu’il a donné un forage, un centre de santé, un lycée à telle ou telle localité. Il ne donne rien, il est dans son rôle quand il réalise des infrastructures. Il ne donne rien, il prend plutôt. Ses réalisations sont coûteuses et manquent souvent de pertinence. Le seul exemple de ce Train Express régional (TER) suffit à l’illustrer. Conçu seulement pour frapper les imaginations à moins d’un mois de l’élection présidentielle, ce train va nous coûter les yeux de la tête. Plus de mille milliards sûrement, peut-être bien plus avec cette lettre qui circule et qui serait adressée à son Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Autant de milliards pour 34 kilomètres puisqu’on ne parle plus Diamniadio-AIBD ! Ce TER vient avec 30 ou 40 ans de retard. Son tracé pose beaucoup de problèmes et de désagréments. Il éventre notre forêt de Mbao, déplace des populations qui vivent ensemble depuis 60 à 70 ans, voire plus. Si ce projet politicien et électoraliste avait été soumis au référendum, il aurait sûrement été rejeté par une écrasante majorité. On n’a pas besoin d’être un technicien ou un génie pour comprendre que ces milliards auraient pu servir plus utilement le pays, surtout le pays profond. Ils pourraient en particulier financer ce vieux projet de train reliant Dakar-Ziguinchor ou réhabiliter nos anciens chemins de fer abandonnés, à l’époque, sur injonction de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). J’ai tenté d’illustrer, dans mes contributions antérieures, comment l’un ou l’autre scénario pourrait être bien plus utile pour nos populations.

Je ne m’attarderai pas sur l’autoroute ‘’Ila Touba’’ qui coûte aussi très cher, trop cher comparé aux autres qui sont construites en Afrique : 416 milliards pour 112 km à travers un terrain sablonneux. Deux cents (200) y suffiraient, bien moins selon de nombreux techniciens interrogés, surtout qu’elle n’avait aucun caractère urgent, pour le moment en tout cas. La route Thiès-Touba via Khombole, Bambey, Diourbel pourrait être élargie en deux fois deux voies matériellement séparées. Les villes de Thiénaba, Khombole et Bambey seraient contournées, Diourbel l’étant déjà. Ce projet n’aurait pas coûté plus de 200 milliards et les 216 autres seraient dépensés plus utilement ailleurs, à Touba comme dans d’autres localités du pays qui en ont tant besoin. J’ai fait plusieurs propositions dans ce sens, dans mes écrits comme dans mes interventions, plus rares, sur les plateaux de télévision et devant les micros de radios.

Nous pourrions donner d’autres exemples de réalisations dont nombre de compatriotes doutent de la pertinence et s’indignent des coûts exorbitants. Parmi elles, on peut citer pêle-mêle : 1) les 6,5 millions cartes d’identité biométriques les plus chères du Continent et dont personne – sauf peut-être le Ministre de l’Intérieur et certains de ces directeurs  – ne sait si elles sont toutes éditées ; 2) les 50 000 lampadaires solaires acquis par le président-politicien à plus de 57 milliards (plus d’un million de francs CFA l’unité), auprès du Groupe ‘’Fonroche Eclairage’’, au détriment de nombre d’autres industriels notamment asiatiques, américains et européens, dont les offres seraient pourtant beaucoup plus intéressantes pour notre pays. En outre, un journal français, ‘’Les Echos’’, précise que c’est l’entreprise ‘’Eiffage’’ – encore elle – qui va se charger de l’installation des lampadaires[2] ; 3) la réhabilitation du Building administratif dont le coût initial déclaré de 17 milliards aurait fait un grand bond, avec les multiples avenants – devenus une pratique courante avec la gouvernance en cours  – jusqu’à atteindre les 30 milliards, peut-être plus ; 4) le Centre international de Conférences Abdou Diouf (CICAD) qui nous aurait coûté, lui aussi, plus de 50 milliards !

Nous aurions pu citer bien d’autres exemples d’infrastructures fortement surfacturées et dont la pertinence est loin d’être prouvée. On en trouve en grand nombre développées dans nos contributions comme dans celles d’autres compatriotes. Le tonitruant bilan du président-politicien est donc loin d’être aussi élogieux qu’on nous le présente. Il l’est encore moins si on en considère l’aspect moral. C’est lui-même, notre président-politicien, qui déclarait qu’une gouvernance ne se limitait pas à construire des infrastructures. Elle doit aussi prendre en compte la promotion de nos valeurs. Or, de ce dernier point de vue, son bilan est une catastrophe et on peut s’en faire déjà une idée en lisant ma contribution qui a pour titre : « Monsieur le Président de la République, où trouvez-vous la force de regarder encore vos compatriotes les yeux dans les yeux ? »[3]. Oui, je me suis posé légitimement la question, quand il reniait, au quotidien et sans état d’âme, tous les engagements qu’il avait pris avant le 25 mars 2012 et qui lui valurent, pour l’essentiel, 65% de nos suffrages. Le reniement qui nous a le plus indignés, c’est celui de son engagement à réduire le mandat présidentiel de sept à cinq ans et à se l’appliquer. Il l’a plusieurs fois réitéré, intra et extra muros, même sur les perrons de l’Elysée devant un Président Sarkozy admiratif. Pourtant, on connaît la triste suite : un wax waxeet, le plus insoutenable de sa gouvernance, car il y en a bien d’autres. Des wax waxeet, Papa Alé Niang nous en donne des exemples dans pratiquement toutes ses excellentes chroniques. Nous revient en particulier cette déclaration que, s’il n’avait pas mis le coude sur des dossiers, nombreux seraient ceux qui iraient en prison. Devant le tollé général soulevé par un tel aveu de la bouche d’un président de la République, il se rétracte sans état d’âme et s’enfonce davantage en précisant qu’il n’a mis le coude que sur un dossier, celui du FESMAN, pour ne pas envoyer en prison la sœur après le frère (Sindiély après Karim Wade). Je laisse le soin au lecteur de caractériser un tel président, ce président qui s’illustre dans un autre engagement public sans lendemain : celui qu’il ne prendrait jamais un décret pour confier des responsabilités nationales à son omniprésent frère. Quelque temps après, il signe un décret pour le nommer à la tête de l’une des plus stratégiques directions générales, celle de la Caisse de dépôt et de Consignation.

Nous n’oublierons pas cet autre engagement sans lendemain, celui à mettre en œuvre, une fois élu, une politique ‘’sobre, transparente et vertueuse’’. Une politique sobre ! Sobre avec le nombre impressionnant de ministres d’Etat, de ministres, de ministre conseillers, d’ambassadeurs itinérants, de chargés de missions, etc., qu’il nomme à tout bout de champ ! Sobre avec les gigantesques caravanes de voitures grand luxe et avides de carburant qui le suivent à travers ses innombrables déplacements politiciens et folkloriques dans les quatre coins du Sénégal ! Sa politique sobre, ce sont aussi ses nombreux voyages à l’extérieur à bord d’un avion plein, plein de ses proches collaborateurs, de ses ministres et conseillers divers, sans compter les membres du couple présidentiel, les amis, les ‘’communicateurs traditionnels’’, etc. Elle se mesure également, cette sobriété, dans les innombrables grandes nuits de jouissance au cours desquelles ses ministres, directeurs généraux et autres PCA rivalisent d’ardeur à distribuer des millions de francs CFA à leur soit disant griots.

Sa politique transparente ! Ce qualificatif sonne faux dans tous ses actes de gouvernance : dans l’attribution des marchés publics, où le gré à gré est devenu une exception ; dans l’étouffement des organes de contrôle qui ne publient pratiquement plus de rapports ou, même s’ils sont produits, sont écrasés sous le poids de son coude, surtout s’ils mettent en cause la gestion de ses proches. On n’oubliera pas les nombreux dossiers de l’OFNAC et de la CENTIF qui dorment d’un long sommeil sur la table du Procureur de la République, peut-être à l’exception notable de celui de kumba amul ndey Ababacar Khalifa Sall, traité avec une diligence inhabituelle.

Nous ne nous attarderons sûrement pas sur ce fameux slogan ‘’La Patrie avant le parti’’. Même les plus indifférents de nos compatriotes savent ce que c’est devenu. La lutte sans concession contre la corruption qu’il nous promettait connaît le même sort, entretenue qu’elle est au niveau le plus élevé de l’Etat. Pendant ses sept années de gouvernance opaque, ce président-politicien a grillé 56 milliards (au moins) de fonds politiques. Il distribue, au quotidien, des millions de francs CFA, au palais de la République comme lors de ses nombreux déplacements. Il a légitimé la détestable transhumance et achète sans état d’âme et au grand jour des consciences.

Plus qu’une contribution, c’est un livre, un gros livre qu’il faudrait pour passer en revue tous les reniements de ses engagements. Cet homme qui préside aux destinées de notre pauvre pays depuis le 2 avril 2012 fait tout le contraire de ce qu’il nous avait promis. A son image, sa politique n’est ni transparente, ni sobre, ni vertueuse. Son parti, omniprésent, écrase la Patrie. Avec lui, la corruption, les détournements de deniers publics et autres forfaitures vivent leurs plus beaux jours. S’y ajoute que la loi est loin d’être la même pour tous, au contraire de l’engagement ferme qu’il avait pris dans ce sens. Il est foncièrement partisan et, naturellement, injuste. Ce qui est surtout insoutenable pour un Président de la République, pour un kilifa,, sa parole ne vaut plus un kopeck. ‘’Waxi Macky de du ma ci dóor sa ma doom’’, entend-on souvent dire dans le pays. Comment pouvons-nous donc envisager, un seul instant, de réélire cet homme, même si son bilan matériel était convaincant, ce qui est loin d’être le cas ? Ne nous a-t-il pas suffisamment trompés, suffisamment déçus ? N’en avons-nous pas assez avec cet odieux système de gouvernement qui nous maintient encore parmi les 25 pays les plus pauvres et les plus endettés du monde ? Réélire le président-politicien, avec son bilan moral dérisoire, c’est reconduire ce système pendant encore cinq ans. Sommes-nous prêts à nous y aventurer le 24 février 2019 ? Il appartient à chacun et à chacune d’entre nous de répondre objectivement à cette question, et d’en tirer la conséquence idoine.Dakar, le 25 décembre 2018 Mody Niang

Consensus sur le processus électoral :Pourquoi tant de contrevérités ?Par Ibrahima Sene

Le débat politique sur le processus électoral est pollué quotidiennement à longueur de pages de journaux, dans les radios et plateaux de télévision, et dans le Net, par un « mythe » tenace avec lequel l’opposition veut faire croire,  que le consensus autour du Code électoral qui organise le processus électoral, avait toujours prévalu au Sénégal, depuis l’avènement du  « Code électoral » consensuel de 1992.

Si une telle affabulation ne provenait que  de ces novices en politique qui sont venus dans la scène politique et dans la Société civile, qu’à partir de 2012, je comprendrais que  leur absence d’expérience électorale pourrait expliquer leur défense acharnée de ce « mythe », construit artificiellement, pour entretenir une tension pré- électorale, sans laquelle, les principaux partis d’opposition seraient absents du débat politique national, faute de disposer de griefs crédibles à articuler contre le pouvoir de BBY du Président Macky Sall.

Mais ce qui est grave, c’est que ce débat polluant,   vient aussi  de milieux politiques de l’opposition et de la Société civile, qui n’ont pas l’excuse d’absence de vécu électoral,  pour avoir  toujours été des protagonistes du processus électoral,  depuis l’année mythique de 1992, sans pourtant jamais avoir compris les tenants et les aboutissants du «  Consensus » de 1992 auquel ils se réfèrent régulièrement.

En effet, en parlant de ce « Consensus »  de 1992, ils ignorent ce qui avait permis son avènement, exactement  cette année-là, mais pas avant, malgré toutes les tentatives prises à cet effet, par le pouvoir du Président Abdou Diouf.

Pour leur gouverne, il faudrait qu’ils sachent,  que c’est le «  Consensus politique »  de 1991, avec la formation d’ unGouvernement de coalition entre le PS, le PDS, et le PIT,  pour sortir de la grave crise postélectorale de 1988, qui a créé  les conditions ayant permis, sous l’égide de la Société civile,  l’avènement de ce « Consensus historique » sur le « Code électoral » en 1992, en perspective de la Présidentielle de Février 1993 et des Législatives de Mai 1993.

La « Commission Cellulaire » créée  à cet effet par le Président Abdou Diouf, dirigée par le Président du Conseil Constitutionnel de l’époque, Monsieur  Kéba Mbaye, a piloté le dialogue entre les Partis au pouvoir et ceux de  l’opposition, pour aboutir à un «  Projet de   Code électoral », sans consensus entre les partis,  à cause de « sérieuses réserves » du PS, que le Président Abdou Diouf, saisi par le Président Kéba Mbaye, avait écartées en demandant à sa majorité à l’ Assemblée nationale, de l’adopter sans y changer une virgule.

Le Président Abdou Diouf avait ainsi scellé le consensus autour du « Projet de Code » que l’Assemblée nationale avait adopté par consensus, sans débat, donnant ainsi naissance au « Code électoral consensuel de 1992 », qui a ouvert  le processus historique de la démocratisation du processus électoral dans notre pays.

Mais très vite,  dès la première mise en œuvre de ce «  Code consensuel » à la Présidentielle de Février 1993, les « réserves du PS »   se sont avérées bien fondées à cause du blocage du fonctionnement de la «   Commission nationale de recensement des votes »,  où siégeaient, à côté des Magistrats de la Cours d’Appel,  tous les Partis en lice à l’élection, et qui devait prendre ses  « décisions par consensus ».

Là où le PS craignait qu’il serait difficile de trancher des litiges électoraux par consensus, et qu’il faillait des règles de prise de décision  à la place du «  consensus », le Président Diouf, croyait fermement, que le «  Consensus politique » qui a présidé à l’avènement du «  consensus sur le Code électoral » allait fonctionner.

Mais, ce « Consensus politique » avait  volé en éclat  à la veille de la Présidentielle, à cause du départ  de Wade et de ses partisans, du « Gouvernement de Coalition ».

C’est cette rupture du «  consensus politique » qui a mis fin au «  Consensus sur le Code électoral »,  avec le blocage du fonctionnement de la « Commission nationale de recensement des votes ».

Ainsi, si ce blocage n’était pas levé à temps, le Sénégal, allait tout droit dans une grave crise de « Légitimité » du Président sortant à la fin de son mandat.

Le pays vivait donc, la plus grave crise institutionnelle de son histoire politique, après celle  de 1962 qui avait  opposé Dia à Senghor.

Il a fallu, pour éviter ce désastre, que le Président du Conseil Constitutionnel, Kéba Mbaye,  prenne sur lui la décision historique  de trancher unilatéralement le conflit sur le mode de prise de décision de la « Commission nationale de recensement des votes », en édictant « les règles qui transfèrent aux Magistrats de la Cours Suprême » qui y siègent, le pouvoir exclusif de décider des résultats provisoires et de les proclamer au nom de la «   Commission », avant de démissionner de façon spectaculaire, de ses fonctions de Président du Conseil Constitutionnel.

C’est ainsi que le «  Consensus de 1992 » , dont il avait présidé l’avènement, fut enterré de belle manière, suscitant l’ire de Wade qui s’estimait lésé par ces résultats qu’il avait contestés devant le Conseil Constitutionnel qui, entre temps, avait changé de Président, et qui avait validé les résultats provisoires  proclamés par la «  Commission nationale de recensement des votes ».

C’est dans ces conditions de vives tensions post- élection présidentielle, que se sont tenues les Législatives de Mai 1993, avecl’assassinat du Vice -Président du Conseil Constitutionnel, avant sa saisine pour statuer sur les résultats provisoires des Législatives proclamés par la  « Commission nationale de recensement des vote », qui a procédé de la même manière que lors de la Présidentielle.

Mais cet assassinat, qui visait politiquement à empêcher la proclamation définitive des résultats par le Conseil Constitutionnel,  n’a pas pu réussir son objectif.

Depuis lors, il n’y a jamais eu de consensus sur le « Code électoral »,  faute de «  consensus politique »  préalable, et à partir de cette date fatidique, toutes les élections ont été organisées  sous haute tension politique.  

Même les concessions faites par la suite,  dans le Code électoral,  ont été obtenues à la suite  de fortes tensions politiques entre pouvoir et opposition, sans qu’elles n’aient jamais été l’objet de consensus.

C’est ainsi que l’institution de « l’Observatoire  National des Elections » (ONEL) présidé par un Magistrat à la Retraite,  et la nomination d’un Général à la tête du Ministère de l’Intérieur, ont  été une réponse unilatérale du Président Diouf,  aux revendications de l’opposition qui voulait une  « Commission  Electorale Nationale Indépendante » (CENI).

De même, sous le Président Wade, la «  Commission Electorale Nationale »  (CENA) a été sa réponse unilatérale,  à la Place de la CENI, et le remplacement, au Ministère de l’Intérieur,  du Général par un Cadre national de son Parti.

Même la décision unilatérale ultérieure  de Wade, de créer au près du Ministre de l’Intérieur,  un «  Secrétariat d’Etat chargé des Elections » »  a été perçue négativement par l’opposition, qui  prenait cette concession,  comme une manœuvre visant à laisser à son Ministre de l’Intérieur partisan, la haute main sur l’organisation matérielle des Elections qui incombe à l’Administration territoriale.

En outre, les concertations autour de l’Audit du Fichier, sous le Président Diouf, comme sous le Président Wade,  n’ont jamais abouti à un consensus, comme c’est le cas, aujourd’hui avec le Président Macky Sall.

C’est ainsi que le Fichier   a toujours été suspecté par l’opposition, « d’être piégé », quelque soient les assurances données par les  partenaires aux  concertations,  issus de la Société civile, ou des PTF du gouvernement.

Cependant, malgré l’absence de consensus  sur le Code électoral, et la persistance des suspicions autour du Fichier électoral, qui a valu à  notre pays de connaître de vives tensions politiques à la veille de chaque échéance électorale,  les élections, depuis la tragédie de Mai 1993, se sont passées dans la paix civile, et deux alternances démocratiques y sont produites, dans le calme et la stabilité.

Sous le Président Macky Sall, ce sont les mêmes revendications de l’opposition sur le Code électoral (CENI ou Personnalité neutre au Ministère de l’Intérieur), et les mêmes suspicions autour du fichier électoral qui continuent de créer de vives tensions à chaque échéance  électorale.

A ces motifs de tensions politiques s’est ajoutée la décision du Président Macky Sall de rationaliser et de moraliser les candidatures aux différentes élections, par l’institution d’un  » parrainage citoyen » pour tous, et non plus seulement pour les candidats indépendants,  qui est une « présélection » des candidats par les citoyens,  accompagné de la réduction de la Caution de 65 millions à 30 millionsafin de  réduire le poids de l’argent dans cette sélection.

Cependant, malgré l’accumulation de ces griefs de l’opposition,  et leur activisme intense dans les   médias,  notamment   dans les réseaux sociaux, la  tension politique qu’elle suscite n’a pas atteint jusqu’ici,  le niveau d’intensité toujours connu par notre pays, durant la période de préparation et de  dépôts des candidatures.

 Le climat politique, à pareille période, n’a jamais été aussi serein,  malgré les menaces qui fusent dans les médias et les différentes tentatives  de perturbation du climat politique  n’ont pas encore entraîné des affrontements avec mort d’homme, contrairement à pareille époque en 2011, où les affrontements avec les forces de l’ordre en avaient déjà causé un bon nombre!

C’est donc, dans le but d’inverser cette tendance  lourde vers un scrutin dans la paix civile et la stabilité, que des partis de l’opposition, appuyée par des organisations de la Société civile en manque de visibilité,  continuent d’entretenir le  » mythe fallacieux d’un prétendu consensus » qui aurait présidé à toutes les échéances électorales antérieures.

Le maintien de ce « mythe » est une stratégie de pré- campagne électorale pour l’opposition, alors que pour certaines organisations de la Société civile, c’est un stratagème de positionnement national qui leur est nécessaire pour leurs relations internationales afin de justifier les soutiens financiers dont elles bénéficient.

Ainsi, ceux de la Société civile, qui les soutiennent à entretenir ce «  mythe », ont choisi, par l’opportunité que leur donne  cette agitation de l’opposition, de montrer à leurs mentors étrangers, leurs façons de s’engager dans la « Défense de la Démocratie et des Droits Humains », pour justifier leurs rétributions.

 Mais, à leur grand malheur,  les griefs de l’opposition sur le processus électoral ne sont pas aussi  bien partagés par l’opinion, comme cela fut le cas en 2011, lorsqu’elle se mobilisait contre le  » 3ème mandat de Wade« , et surtout, ils n’ont pas   coïncidé avec  une quasi- insurrection contre les  » coupures de courant » en ville, contre « l’accaparement des terres » dans le monde rural, et contre les « agressions physiques » dont la Presse et les journalistes ont été l’objet à l’époque.

L’opposition et ces organisations de la Société civile n’ont pas encore compris, qu’aujourd’hui,  il n’ y a pas de  détérioration générale du climat social,  comme cela fut le cas  en 2011, qu’elles pourraient  adjoindre au  climat politique délétère  qu’elles entretiennent par voie de presse et d’internet,  dans l’objectif  de le rendre explosif comme en 2011  à  la même période.

Cette tentative désespérée de répéter l’Histoire est rendue vaine, par  les politiques sociales  mises en oeuvre dans les politiques publiques du Président Macky Sall, qui  ont fortement contribué à apaiser climat social tendu qui était  hérité du Président Wade.

En effet, la baisse de l’Impôt sur les Salaires dès 2013, l’augmentation du SMIG, qui est passé de 36 243 milles frs CFA depuis 1996, à 52 500 Frs CFA depuis le 1er juin 2018,  et de celle des pensions de retraite  dans le secteur privé de 40%,  l’institution d’une pension minimale à hauteur de 80% du SMIG,  la subvention des produits pétroliers qui a permis de ne pas répercuter la hausse du prix du baril sur les tarifs de l’électricité qui ont même baissé de 10%, et sur les prix du carburant à la pompe et du gaz domestique, et le blocage des prix des produits de première nécessité par leur administration ayant produit un taux d’inflation moyen durant la période de moins de 2% , ont, dans un contexte d’approvisionnement maîtrisé de l’électricité,  significativement contribué à améliorer le pouvoir d’achat des populations.

De même,  les politiques mises en œuvre pour réduire la fracture sociale avec les Bourses familiales et la CMU, et pour répondre à la fracture territoriale avec le PUDC et le PUMA, ont fortement contribué à réduire l’exclusion sociale et territoriale dont sont victimes, des décennies durant, les populations de l’intérieur du pays,  notamment de celles vivant dans des « régions dites périphériques ».

C’est donc ce climat social apaisé qu’ils ont retrouvé, que les citoyens ne veulent pas voir perturbé par un climat politique de tensions,  artificiellement entretenu par le « mythe »  d’un consensus sur le processus électoral,  en perspective de la Présidentielle du 24 Février 2019, qui est  brandi comme «  conditions d’une élection apaisée ».

Ce «  mythe » n’est en fait,  qu’un paravent  qui est plus honorable aux yeux des observateurs à l’étranger,  mais qui  vise à couvrir leur véritable agenda caché, qui est leur volonté de créer des conditions  d’empêcher ou, à défaut,  de perturber fortement, la tenue de la Présidentielle du 24 Février 2019, à laquelle leurs candidats,   par des raisons judiciaires et /ou de défaut de  « parrainage citoyen », ne peuvent pas participer.

Il urge donc, de dégonfler ce « mythe », pour mettre à nu ce véritable « agenda caché » qui interpelle, certes l’Etat au premier chef,  mais aussi,  les Républicains et les Démocrates dans tous les Partis politiques et dans toutes les organisations de la Société civile, au pays et dans la Diaspora, pour leur barrer la route et  défendre la tenue d’une Présidentielle apaisée le 24 Février 2019, en mettant en place toutes les dispositions  nécessaires devant permettre aux citoyens d’exercer leur droit de vote en toute sécurité.Ibrahima SENE  PIT/SENEGALDakar le 25 Décembre 2019

Le Sénégal à cœur ! Par Amadou Tidiane Wone

Les mots, dits ou écrits, sont les véhicules qui transportent nos idées, nos pensées. Ils trahissent souvent nos émotions. Ils lèvent parfois le voile, à notre insu, sur ce que l’on a pensé mais choisi de taire. Écrire, parler, sont des actes redoutables, lourds de conséquences. Ils peuvent construire ou détruire…Ils peuvent, également, laisser indifférent.  Il faut donc apprendre à les manier.

Avec parcimonie conseillent les Sages : dire du bien ou se taire. Surtout à une époque où, la diffusion des propos est devenue incontrôlable et sans limites spatio-temporelles. Avec des possibilités infinies de tronquer, ou de troquer des mots, pour des maux.

Écrire est donc une prise de risque. Car l’on fixe, pour longtemps et de manière irréfutable, une part de soi. Suffisamment réfléchie. Donc pleinement assumée. L’on se livre ainsi pour un temps, non maitrisable, pour ne pas dire une éternité, au jugement des hommes et à l’épreuve du temps. Signe des temps, même parler est devenu périlleux ! Depuis le développement exponentiel des capacités de prise, de stockage et de diffusion des images et du son, aucun « wax waxeet » ne dure le temps d’une fleur… Les contrevérités, ou les mensonges purs et simples, sont capturés, publiés et dénoncés. Leurs auteurs reconnus, indexés, tués du regard… Mais ils n’en ont cure. A un point tel que même la honte a baissé les bras…
S’il est devenu d’usage de se dédire, surtout en politique, il est impossible de renier ses propres écrits. Le temps reste donc le meilleur des juges. Il finit par démasquer les uns et par réhabiliter les autres.
Par ailleurs, quelqu’un a dit : «Ce qui me tue dans l’écriture, c’est qu’elle est trop courte. Lorsque l’on a fini une phrase, que de choses sont restées en dehors !»  Des choses qui, elles aussi, font partie de la vie … Ces choses que l’on aurait voulu cacher, y compris à soi-même, et qui se lisent entre les lignes. Hélas…
Foin de philosophie ! Revenons sur terre.
60 ans «d’indépendance…» Et c’est comme si notre pays avait tourné en rond. Parti sur la même ligne de départ que la Corée du Sud en 1960, et au vu de ce que nous sommes devenus comparativement en 2018, est-il besoin de tirades savantes pour constater notre échec collectif ? Pourquoi et comment en est-on arrivés là ? Mais surtout, que faire pour que nos enfants sortent de ce cercle vicieux et vicié ? Faire de la politique de nos jours, devrait se réduire à apporter des réponses, sans équivoque, à ces questions simples. Ce devrait être davantage d’avoir les capacités de concevoir, et la volonté de la mettre en œuvre, une alternative à la faillite des élites dirigeantes du Sénégal depuis une soixantaine années.
Faire des plans qui n’intègrent pas ce constat de base relève de l’illusionnisme. Juste pour retarder l’éveil et enrichir certains au détriment de la majorité. La proclamation de chiffres sur l’emploi pour se donner bonne conscience lorsque, de jour en jour, le nombre de marchands à la sauvette sur l’autoroute augmente à vue d’œil, est à la limite de la décence. Les chiffres bizarres sur le chômage que l’on communique sortent de paramètres de base inadaptés à nos réalités socio-économiques. Nos chiffres, élaborés selon des modalités de calculs surréalistes au regard de la réalité qui nous assaille, sont vides de sens. Comme l’annonce tonitruante de…promesses de financements à donner le tournis à une plèbe dont le seuil de pauvreté est visible à la prolifération du nombre de bras valides tendus pour mendier… Tout cela relève de l’autosuggestion. Pour dire le moins ! Nous ne disons pas que rien n’a été fait ! Loin s’en faut. Mais un sage m’a appris qu’il y aurait quatre manières de ne rien faire : ne rien faire ; faire ce que l’on ne doit pas faire ; le mal faire ou le faire à contretemps.
En vérité, et pour donner congé aux répondeurs automatiques, toutes les générations d’hommes et de femmes qui ont dirigé le Sénégal depuis…1962 ont, chacune, une responsabilité plus ou moins grande, plus ou moins grave dans la faillite de notre modèle de développement. Quel est-il d’ailleurs ? Existe-t-il seulement ? Faits d’un patchwork d’imitations caricaturales de sous-produits culturels, politiques et économiques du Monde occidental, et plus particulièrement français, nos idées du progrès semblent hors sujet ! Anachroniques. Obsolètes. Le monde va vite. Très vite… Regardez l’Asie sortir de la misère et aller à la conquête du Monde… Et nous ? Et nous ? Et nous ?
Nos aspirations de mieux-être collectif sont-elles définies, énoncées, intelligibles et acceptées par la majorité de nos concitoyens ? Que voulons-nous vraiment faire de notre présent et de l’avenir de nos enfants ? L’émergence clame t-t-on ! De quoi ? Vers quoi ?
Quel est le modèle de société le plus adapté à nos besoins, à notre manière de penser et d’être dans le monde ? Devons-nous réduire nos ambitions à une « imitation, somme toute caricaturale et obscène » du modèle occidental ? Pauvres perruques blondes, faux cils, faux ongles, lèvres rougies et visages peinturlurés… pauvres friperies qui envahissent nos étals ôtant le pain à nos braves artisans tailleurs… faillite de nos filières textiles…Pauvres faussaires, pauvres victimes de notre inconsistance… ce n’était qu’une parenthèse !
Quatre siècles de colonisation et plusieurs générations de conduite de nos affaires par une minorité, broyée par l’école occidentale, ont défiguré nos identités. A un point tel que certains intellocrates, doctes et péremptoires, doutent que nous ayons pu, un jour avoir des ancêtres bâtisseurs de pyramides… Et pourtant ! Ils contribuent ainsi, par la mauvaise image qu’ils renvoient à leurs maitres occidentaux, à la tentation d’une révision de l’histoire, pour brouiller davantage les repères de la Renaissance africaine. Or, la Renaissance c’est d’abord un état d’esprit. Pour ne pas dire que la Renaissance est d’abord spirituelle. Elle prend racine dans le cœur et illumine l’esprit. C’est alors que l’on saura briser les chaînes qui nous immobilisent dans le paradigme : développement = occidentalisation. C’est faux !
Se développer c’est tout simplement améliorer ce que l’on a. Chaque jour davantage. Et de mieux en mieux. Ce n’est pas une question de chiffres que l’on aligne et des ratios que l’on compare. Regarder, impassibles, le paysan sénégalais gratter la terre avec une houe et une daba devrait juste nous empêcher de dormir. Et si nous devons lui acheter un tracteur, assurons-nous que, s’il tombe en panne, les enfants du village sauront le réparer, à défaut de l’avoir monté eux-mêmes. Pour dire que, si depuis 60 ans nous avions éduqué notre peuple à la construction des outils de son propre progrès, nous serions à mille lieux d’afficher des sourires banania au Groupe Consultatif de Paris.
Notre opposition à la politique du Président Macky Sall prend racine sur ces questions de fond. Elle n’a rien de personnel. Elle surgit d’une haute idée que nous avons de notre pays, de son Histoire, de ses Résistants, défaits au plan militaire, mais dont le sang irrigue nos rêves de grandeur. Nous sommes et restons opposés à la capitulation ! Ce qui est particulièrement navrant, pour ceux de ma génération, c’est de voir ce qu’il est advenu de la Gauche sénégalaise. Notre école de vie.  Celle que nous avons en partage avec le Président Sall et plusieurs autres personnalités qui se reconnaîtront. De compromis en compromissions, elle est devenue un monstre qui avale toutes sortes de couleuvres. Ses représentants les plus en vue et qui avaient enchanté notre jeunesse sont attablés au banquet de la mise à mort de l’embryon de démocratie qui faisait notre fierté. Englués dans des stratégies de survie individuelle, ils ont abdiqué au grand dam des fantassins qui ruminent encore la promesse du « Grand Soir »… Ils ont eu tort les ainés !
Ainsi, la coalition au pouvoir rassemble des prétendus communistes, des socialistes fratricides, des libéraux parricides, des erratiques, des égarés et plusieurs affairistes. Quel est le fil conducteur de cette congrégation disparate ? Que font certains autour de cette table ? Quel sens ont encore certaines références idéologiques dont les modèles authentiques ont failli ? Il fera jour…
En attendant, et dans la dernière ligne droite menant à l’élection présidentielle du 24 février 2019, il nous faut prendre la pleine mesure de la gravité de la situation de notre pays, de notre Continent. Devant l’imminence et la prolifération de ressources minières et naturelles importantes, l’issue de ce scrutin est vitale pour la survie de notre Nation et l’avenir de nos enfants. Ne jouons pas avec les mots sur ces questions essentielles. Il est impératif, pour chacun et chacune d’entre nous, de prendre conscience des véritables enjeux de l’heure. Il est temps de nous rassembler et de mobiliser toutes nos forces autour d’un Pacte Intergénérationnel de Salut Public (P.I.S.P) dont les termes devraient tourner autour des enjeux de souveraineté politique et économique véritable, de restauration des principes de bonne gouvernance et d’édification d’une Nouvelle République. Une entité qui ne serait pas qu’un simple clonage de la République française, sans son génie. Le temps de la maturité et de la responsabilité est venu. Nous ne pouvons plus continuer à simuler. Il nous faut reconnaître que depuis les événements de 1962, précisément, le train Sénégal a déraillé et qu’il serait temps de le remettre sur les rails du progrès dans la dignité et l’indépendance. Sous ce rapport, et dans l’urgence, de nouvelles alliances non circonstancielles, doivent voir le jour. Car à la vérité, la plupart des alliances électorales qui ont été mises en œuvre dans notre pays ont été fondées sur la duperie. Elles n’ont pas survécu aux appétits qui surviennent à l’accession au pouvoir. Lorsqu’elles durent, elles sont cimentées par une communauté d’intérêts particuliers, le partage de privilèges et de prébendes. Avec comme prix à payer pour certains, le reniement ou un silence honteux.
Le Pacte Intergénérationnel de Salut public devra se fonder sur une prise de conscience et de responsabilité historique. Il devra rassembler des hommes et des femmes de mission, déterminés à infléchir, notablement et de manière irréversible, la trajectoire de progrès de notre peuple. Ces hommes et ces femmes devront mettre en avant les intérêts supérieurs de notre nation, maitriser leurs egos et leurs ambitions à court terme pour investir pour l’avenir de nos enfants. La survie de la nation du Sénégal dans une Afrique Nouvelle décomplexée et conquérante est à ce prix. A quelques jours de la nouvelle année, ayons le Sénégal à cœur et le reste suivra ! Amadou Tidiane WONE

ACCIDENT TRAGIQUE SUR LE TRONÇON DAHRA-LINGUÈRE : Aly Ngouille Ndiaye remet 7 millions de F cfa aux familles des 5 militants de l’APR décédés   

https://actusen.sn Lors de la visite du Président de la République Macky Sall ce dimanche dans le département de Linguère, un accident s’est produit à hauteur de Warkhok occasionnant la mort de 5 personnes et plusieurs blessés.Pour venir à la rescousse des victimes, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye s’est rendu, hier lundi, à Thiéyène Djoloff, dans la commune de Boulal pour assister à l’inhumation.En effet le ministre, par ailleurs, maire de Linguère ne s’est déplacé avec des mains vides car il a remis à leurs familles une enveloppe financière de 7 000 000 F Cfa  en guise de soutien.«Nous sommes venus au nom du président Macky Sall qui, à chaque fois que des situations malheureuses de ce genre se passent, nous dépêche auprès des familles des victimes pour leur apporter soutien et réconfort. Le président de la République  vous a remis 5 000 000 F. Et moi  aussi, en tant que fils du terroir, j’ai donné 2 000 000 F, ce qui fait un total de 7 000 000 F», a  déclaré le patron de la place Washington.

GROUPE CONSULTATIF DE Paris : Macky Sall pique une colère noire et se défoule sur le Ministre du Budget, Birima Mangara

https://actusen.sn Le ministre en Charge du Budget a vécu un sale quart d’heure en France lors du Groupe Consultatif de Paris. En effet, d’après Les Echos, le président Macky Sall n’a pas du tout apprécié le fait que Birima Mangara ait débarqué en France tardivement. Le Chef de l’Etat qui est entré dans une grosse colère noire s’est ensuite défoulé sur son ministre“Enfin, vous voilà. Mais, vous vous prenez pour qui pour disparaître comme vous voulez ?”, lui a-t-il interpellé. Alors que Birima tente de s’expliquer, “Niangal Sall” lui arrête net, avant de le cogner de nouveau : “je ne vous écoute pas. Avec votre comportement, vous devez savoir que vous avez un sérieux problème”.Les Echos indique dans sa parution que le ministre du Budget a débarqué en France dimanche, à la veille de l’ouverture du Groupe consultatif de Paris. Pendant ce temps, toute l’équipe du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan était à pied d’oeuvre depuis plusieurs jours. Birima était presque aussi injoignable durant toute son absence de la délégation sénégalaise.

Khalifa,le rappeur auteur du single “ Sal Macky dégage”,envoyé à Rebeuss

IGFM)Khalifa, un jeune rappeur, fils de l’avocat Me Khoureychi Bâ, a été placé sous mandat de dépôt. Il est pensionnaire de la prison de Rebeuss et partage la chambre 13 avec d’autres détenus, renseignent des sources de IGFM.

Celui qui avait sorti un single pour vanter les mérites du Pan Sénégal émergent (Pse) etavait chanté plusieurs fois Marième Sall avait finalement fait un revirement pour entonner “SAL MACKY DÉGAGE” .

Il a été inculpé par par le juge Mamadou Seck du 8e Cabinet du Tribunal de grande instance de Dakar, sur réquisition du Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye.Seulement, d’après les chef d’inculpation, il n’a pas été arrêté pour ses opinions, mais pour avoir fait partie d’une bande de cambrioleurs. Il a, en effet, été inculpépourassociation de malfaiteurs et vol en réunion avec usage de moyen de locomotion.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 26/12/2018

Les 20 millions de Macky Sall divisent les marabouts à Podor

Lors de sa toute dernière visite dans la région de Saint-Louis, le Président Macky Sall avait reçu en audience les marabouts du département de Podor. Plusieurs d’entre eux ont quitté des  zones reculées pour assister à cette rencontre. Et les marabouts de la commune de Ndioum n’ont pas voulu se faire raconter cet événement. C’est ainsi que plusieurs d’entre eux dont Thierno Kalidou Diop ont effectué le déplacement. Les marabouts ne sont pas rentrés les mains vides. D’autant Macky Sall leur a offert une enveloppe de 20 millions, en guise de transport. Et c’est au moment du partage du «blé» que la situation a dégénéré. Des marabouts ayant assisté à la rencontre ont été tout bonnement zappés, alors que d’autres qui n’étaient pas présents à l’audience ont été servis. «Chacun a reçu 400 000 F. Moi je n’ai rien reçu jusque-là. Je connais beaucoup d’autres personnes qui sont dans la même situation. Alors que des marabouts qui n’étaient pas du voyage ont reçu leur part des 20 millions. C’est vraiment honteux surtout pour des gens qui se disent marabouts », peste Thierno Kalidou Diop qui avait hésité à rendre l’affaire publique. «Je veux que le Président Macky Sall sache ce qui s’est passé ici lors du partage des 20 millions», expliquet-il.

Il perd sa mère et meurt 24 h après

24 heures après avoir enterrée sa mère, un homme de 53 ans a été victime d’un malaise et a rendu l’âme. Les faits se sont passés à Boune village, hier, mardi 25 décembre 2018. Il devait vraiment être attaché à elle… Paix à leurs âmes.

Le PRC promet de soutenir un candidat de taille s’il est recalé

Candidat à la candidature à la prochaine élection présidentielle, Amadou Makhtar Ndiaye n’est pas prêt à abandonner son combat pour le Sénégal. Le leader du Parti Républicain Citoyen (Prc), le plus jeune de tous ceux qui aspirent à devenir chef de l’Etat, a annoncé lundi lors d’un point de presse que, même si le Conseil Constitutionnel doit invalider sa candidature, il va déposer aujourd’hui ; et il va poursuivre ses actions politiques en soutenant un autre candidat. Il cheminera avec le candidat qui acceptera d’appliquer, une fois élu, les mesures qu’il pense pouvoir sortir le Sénégal de la pauvreté. L’enseignant chercheur et spécialiste en communication promet de vulgariser son programme. Le jeune politicien de 35 ans, qui se prépare à toutes les éventualités, compte rassembler tous les Sénégalais, notamment les jeunes, autour du développement socio-économique du pays. Son ambition de sortir le pays de la pauvreté va peut être se réaliser en coalition avec un autre parti. Celui qui se réclame candidat de la jeunesse mise sur la création d’industries capables de créer des emplois pour développer le Sénégal. Amadou Makhtar Ndiaye promet de créer, avec 176 milliards de francs CFA, des usines de transformation dans les villes et terroirs qui vont coûter chacune 10 milliards de francs CFA. Et c’est avec les retombées de ces unités industrielles qu’il envisage de financer toutes les infrastructures dont le Sénégal aura besoin.

Le bilan de l’accident des militants de l’Apr s’est alourdi

Le bilan de l’accident à hauteur Warkhokh du véhicule qui transportait des militants de l’Alliance pour la République (Apr) s’est alourdi. Un blessé interné à l’hôpital Maguette Lo de Linguère a rendu l’âme hier portant ainsi à 5 le nombre de décès de militants de la mouvance présidentielle. Ils se rendaient à Doly pour accueillir le Président Macky Sall et sa délégation qui devaient inaugurer le mur de clôture du ranch de Doly. Leur véhicule surchargé avait dérapé avant de se retrouver dans le décor. En plus des quatre décès sur le coup, les secouristes avaient dénombré 25 blessés.

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