Flash Info du Mercredi 26 Decembre 2018

La CEA et l’UE concluent un accord pour soutenir la mise en place de la zone de libre échange continentale africaine  

 (Agence Ecofin) – La commission économique des nations-unies pour l’Afrique (CEA) et l’union européenne (UE) ont signé un accord d’environ 3 millions d’euros pour appuyer la réalisation de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECA).

D’après un communiqué relayé par le site d’information African Business Communities, ce nouvel accord devrait permettre aux deux institutions de soutenir les stratégies nationales au sein de chacun des pays ayant adhéré à l’accord de la ZLECA, en mettant un accent particulier sur le numérique.

« Les ODD (objectifs du développement durable, ndlr) exigent que nous fassions passer le développement à l’ère numérique. Nous devons également intégrer le continent numériquement pour que l’Afrique soit plus diversifiée et plus prospère » a, à cet effet, déclaré Vera Songwe (photo), Secrétaire exécutive de la CEA.

Notons que la création d’un observatoire du commerce africain, visant à devenir l’un des piliers de la ZLECA, est également prévue.Moutiou Adjibi Nourou

COMMERCIALISATION ARACHIDIÈRE : « démarrage timide’’ de la campagne (DRDR)

Fatick, 26 déc (APS) – La campagne de commercialisation arachidière 2018-2019 dans la région de Fatick, outre son « démarrage timide », est caractérisée par une baisse du nombre d’opérateurs privés stockeurs (OPS) et de points agréés pour l’achat de graines, a appris mercredi l’APS.

« On a noté une diminution du nombre de points de collecte et des opérateurs par rapport à l’année 2017-2018 où il y avait 150 points prévus pour 79 opérateurs agréés lors du démarrage de la campagne de collecte », indique le dernier rapport hebdomadaire d’évaluation de la Direction du développement rural (DRDR) de Fatick.

« Pour la présente campagne de commercialisation, précise le rapport, il est prévu, dans la région, 101 points d’achats pour 59 opérateurs devant collecter pour les trois huiliers [SONACOS SA, COPEOL et CAIT] ».

La DRDR fait aussi état d’un « démarrage timide de la campagne, car la plupart des opérateurs n’ont pas encore reçu les financements sollicités auprès des banques et autres institutions financières ».

Sur le terrain, seuls 27 points de collecte représentant 26, 73 % des 101 points prévus, sont fonctionnels indique le texte.
Et parmi les 59 opérateurs retenus, ils ne sont que 12 à démarrer la collecte des graines, soit 20,34 %.
En dépit de ces difficultés, la DRDR signale l’achat de « 2.709,47 tonnes de graines », « soit 568 988 700 F CFA injectés par les OPS ».AB/ASG/BK

Baisse des exportations d’or brut en octobre

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –Les exportations d’or brut du Sénégal au terme du mois d’octobre 2018 ont enregistré une forte baisse de 13,481 milliards de FCFA (environ 22,917 millions de dollars) comparées à la même période de l’année 2017, a appris mercredi APA auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Ces exportations se sont établies à 2,143 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 15,624 milliards de FCFA en octobre 2017, soit une contraction de 86,3% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Toutefois, en glissement mensuel, les exportations d’or brut ont connu une progression de 8,5%, passant de 1,974 milliard de FCFA en septembre 2018 à 2,143 milliards de FCFA un mois plus tard.MS/cat/APA

 2018:bilan d’une « Année sociale » au lendemain de la hausse du prix du baril de pétrole

https://www.dakaractu.com Décrétée « Année sociale » par le chef de l’Etat, 2018 se termine sur une note de discorde. Un débat d’école entre ceux qui, décernant un satisfecit au gouvernement au terme du septennat, se félicitent des fonds récoltés par le Sénégal au Groupe consultatif de Paris pour financer la phase 2 du Plan Sénégal Emergent et les sceptiques qui alertent sur la tension de trésorerie inquiétante, avec des dépenses jugées contre-productives qui expliqueraient l’alourdissement de la dette publique, dans un contexte de hausse du prix du baril de pétrole.

Pour mémoire, l’État du Sénégal avait décidé d’accélérer la cadence, relativement à l’axe 2 du PSE (capital humain, protection sociale, développement durable) en allouant 40 milliards au Programme national des Bourses de sécurité familiale. Le Pudc (Programme d’urgence de développement communautaire), dont la phase 2 a été lancée le 21 octobre à Ziguinchor avec une dotation prévisionnelle estimée à 300 milliards de F Cfa, se glorifie d’avoir électrifié 335 villages, installé 80 centrales solaires opérationnelles et produisant 255 volts en moyenne tension/basse tension,  692 km de routes rurales construites dont 575 ouvertes à la circulation, améliorant l’accès aux habitants de 730 villages, 229 forages et 147 châteaux d’eau, 3 729 équipements post-récolte distribués aux femmes…
Le Programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles),  qui vise à réaliser plus de 700 Km linéaires de voiries sur la période 2015-2025 avec assainissement eaux pluviales, éclairage public et aménagements paysagers…, « a donné des résultats tangibles dans un délai raccourci », selon le chef de l’Etat, lors du lancement de la phase 2 de ce programme en octobre 2018 en Casamance.
Dans le cadre de la lutte contre le chômage et le sous-emploi, une Délégation pour l’entreprenariat rapide, avec une dotation initiale et annuelle de 30 milliards  F Cfa dès 2018, a été portée sur les fonts baptismaux.
Par rapport à la situation de référence de 2011, on a aussi assisté, selon des sources officielles, à un doublement de la production d’énergie qui a atteint 1141 MW (elle est projetée à 2465 MW en 2030).
Pendant ce temps, l’autoroute Ila Touba, le plus grand projet infrastructurel de tous les temps lancé au Sénégal, a été achevée.
La Couverture maladie universelle, malgré une dette qui touche les structures de santé, permet actuellement à 47 % de la population de bénéficier d’une assurance maladie.
« Avec le PSE, notre économie a su générer plus de 500 00 emplois nets, durables, hors emplois agricoles et commerce (…) Notre économie a renoué avec un cycle de croissance fort grâce à nos efforts et à la discipline dans la gestion des affaires publiques. De 1,7 % en 2012, le taux de croissance du PIB a dépassé 6,8% en 2017. Soit quatre fois plus en cinq ans », s’est félicité le président de la République lors du congrès d’investiture organisé par Benno bokk yakaar le 1er décembre 2018. « Le Sénégal est devenu un vaste réseau interconnecté de routes, de ponts, d’autoroutes et de pistes  de la Casamance au Fouta, du pays lébou au pays bassari. Dans tout l’hinterland. Il s’agit du Cayor, du Baol, du Sine, du Saloum, du Djolof, du Walo, du Ndiambour ou du Ndiombato », ajoute le président Sall de la même tribune.
Pourtant, des voix autorisées, à la lumière de la morosité du climat social qui n’épargne pas les universités, pensent que malgré cette tendance haussière du taux de croissance, l’économie sénégalaise affiche des clignotants rouges. C’est le cas de l’ancien Premier ministre Mamadou Lamine Loum qui croit savoir qu’il y a tension dans l’air. Le député Mamadou Lamine Diallo de Tekki et économiste de renom pointe un déficit qui s’établit à 1200 milliards de F Cfa en décembre 2018. A l’en croire, l’Etat a besoin à court terme de 1000 milliards francs Cfa.
De son côté, le mardi 13 novembre, en marge de la Revue conjointe du portefeuille des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba a, devant le fait accompli, invoqué la politique sociale du gouvernement pour tenter de justifier ce gap. En outre, il a informé que la hausse du prix du baril de pétrole de près 80% n’a pas été répercutée sur les prix du carburant et de l’électricité. Bref, l’argentier de l’Etat précise que la non-application de la vérité des prix a conduit à un manque à gagner de recettes fiscales de plus de 100 milliards par an. «Rien que pour cette année, nous avons mis à la disposition de la SENELEC pas moins de 70 milliards de francs Cfa», renchérit Amadou Bâ.
En définitive, au terme de son septennat, Macky Sall, qui a bénéficié d’une embellie pendant plusieurs années et de la découverte d‘importances ressources naturelles au Sénégal, est rattrapé par la hausse du prix du baril de pétrole. Ainsi, durant la campagne électorale pour la présidentielle à venir, il se posera, certainement, la question afférente à la conduite à adopter pour, faisant montre de pro-activité, tenir la dragée haute devant cette nouvelle donne, sur fond d’accroissement de la dette publique.

EXPLOITATION PÉTROGAZIÈRE : Un universitaire réaffirme la nécessité de « consensus forts »

Saint-Louis, 26 déc (APS) – Le coordonnateur national d’Afrobaromètre Sénégal, le professeur Baba Ly Sall, a insisté mercredi à Dakar sur la nécessité de « trouver des consensus forts’’ autour de l’exploitation prochaine des ressources pétrogazières, compte tenu de l’attente des populations dans ce domaine.
Les pouvoirs publics doivent « comprendre que les populations sénégalaises portent beaucoup d’espoir sur l’exploitation prochaine des ressources gazières et pétrolières, d’où la nécessité de trouver des consensus forts autour de cette question », a-t-il déclaré.

Le professeur Sall, par ailleurs enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, intervenait lors d’une rencontre de dissémination et de diffusion des résultats de la dernière enquête réalisée par Afrobaromètre au Sénégal, sur l’exploitation des ressources gazières et pétrolières.

Afrobaromètre (AB) est un réseau indépendant de chercheurs africains qui mènent une série comparative d’enquêtes nationales pour mesurer les attitudes publiques envers la démocratie, la gouvernance, l’économie, le leadership, l’identité ainsi que d’autres questions connexes.

Sa dernière enquête réalisée au Sénégal porte sur « La gouvernance des nouvelles ressources gazières et pétrolières : enjeux, risques et modèles ».

 Selon le professeur Sall, les résultats de cette enquête démontrent que « les populations pensent majoritairement que les ressources gazières et pétrolières découvertes au Sénégal, aideront à financer le développement futur du pays ».

Elles estiment toutefois qu’il y a « des risques » de mal gouvernance et de conflits relativement à l’exploitation des ressources pétrogazières », lesquels doivent être pris en compte à travers « une cogestion de ces ressources gazières et pétrolière, de manière inclusive, entre l’Etat, les communautés de base et les collectivités locales », a indiqué M. Sall.

Dans un contexte où « la santé, l’agriculture, l’éducation et le chômage constituent les principaux problèmes auxquels les populations font face, ces projets gaziers et pétroliers sont, dit-il, en phase avec l’exploitation de ces données de l’enquête d’Afrobaromètre et s’avèrent utiles aux gouvernants ».

D’après le coordonnateur national d’Afrobaromètre Sénégal, cette enquête sur la gouvernance des nouvelles ressources pétrogazières a démontré que les populations attendent beaucoup de l’exploitation desdites ressources et espèrent que cette perspective pourrait « changer la situation économique et sociale du pays, plus particulièrement dans les régions où les découvertes ont été faites ».

Pape Latyr Fall, coordonnateur régional du Forum de Saint-Louis, s’est félicité de la restitution des résultats de cette enquête d’Afrobaromètre dans la capitale nord du Sénégal, où l’exploitation du gaz « est au cœur des préoccupations des populations, qui en attendent beaucoup ».

Selon lui, les résultats de cette enquête devraient permettre de « renforcer le plaidoyer de la société civile, face aux craintes et inquiétudes des populations’’, relativement à l’exploitation de ces ressources gazières et pétrolières.

Selon ses initiateurs, les enquêtes d’Afrobaromètre visent à « donner au public une voix dans le processus de prise de décision politique, en fournissant des données de haute qualité aux décideurs, aux organisations de la société civile, aux académiciens, aux médias, aux bailleurs de fonds et investisseurs, ainsi qu’aux Africains ordinaires ».BD/BK/ASG

 TOURISME-LE VOEU DE JEAN JACQUES : « Positionner Saint-Louis comme une escale originale, tant par sa situation que par son histoire »,

https://www.ndarinfo.com/ « Après une période difficile, la destination Sénégal redevient à la mode. Les voyageurs ne cherchent plus que des prix bas, mais des lieux atypiques alliant confort, charme et authenticité. La destination Sénégal doit se réinventer pour suivre les tendances des marchés », a confié Jean Jacques BANCAL au cours d’une interview accordée au journal I-Tourisme.

 » Par exemple, à Saint Louis, nous avons entièrement rénové l’hôtel résidence avec son style des années 50, mais en l’adaptant aux exigences de la clientèle nationale est internationale. Nous venons de réhabiliter les cabines d’un vieux Bateau, «le Bou el Mogdad» pour faire revivre les croisières de luxe autour de l’ancienne capitale. La construction de notre lodge en bois «océan et savane» dans le parc de la langue de barbarie répond aux attentes des touristes à la recherche de nature et de découverte. Nous lançons de nouveaux produits « circuits mélangeant marche, vélos, et véhicules afin de profiter plus de notre environnement », a-t-il ajouté.

 » Nous avons créé des circuits pirogues sur plusieurs jours. Nous croyons à notre destination et c’est pour cette raison que nous sommes en pourparlers pour de plus gros bateaux toujours sur le fleuve Sénégal. Nous proposons aussi des maisons d’hôtes avec une histoire à Saint-Louis et à Gorée. Même si nous continuons à vendre les classiques comme Saly, Dakar, le Saloum, la Casamance et le Sénégal oriental, nous tentons de positionner Saint-Louis comme une escale originale, tant par sa situation que par son histoire. Nous misons sur de petites structures afin d’être plus à l’écoute et au diapason des envies de nos voyageurs. La destination Sénégal doit se réinventer. Nous la réinventons », a ajouté le directeur de Sahel Découverte. NDARINFO.COM

 POLEMIQUE AUTOUR D’UNE USINE DE FABRIQUE DE FARINE DE POISSON

http://www.seneplus.com L’As-Le projet d’installation d’une usine de fabrique de farine de poisson suscite la polémique à Cayar. D’autant que le collectif Taxawu Cayar s’oppose à ce projet

Lors d’un point de presse tenu à Cayar, le collectif a dénoncé «la parodie d’étude environnementale» avant de désapprouver toutes les propositions d’investissement liées à la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE).

Si l’on n’y prend garde, la tension risque d’être vive dans les semaines à venir à Cayar. En effet, de gros nuages entourent l’implantation d’une usine de fabrique de farine et d’huile de poisson près de Ndiokhob, par un exploitant Espagnol, par l’intermédiaire d’un Sénégalais. Le collectif Taxawu Cayar (mouvement regroupant les différentes corporations de la commune), soucieux du cadre de vie et du développement de la commune, porte le combat. Face à la presse hier à Cayar, le porte-parole Mamadou Lèye a indiqué que le collectif manifeste s’oppose à l’implantation de l’usine et alerte les autorités étatiques. «Conformément à la Constitution, au code de l’environnement, notamment la loi 2001/01 du 15 janvier 2001, dans son chapitre 3 ligne 11, qui nous garantissent un environnement sain et la lutte contre les différentes formes de pollution, nous nous dressons comme un seul homme contre cette tentative d’installation de cette usine qui rame à contrecourant des principes édictés par le code de l’environnement», a-til déclaré.

A l’en croire, «une parodie d’étude environnementale a été faite et, même pour le semblant d’audience publique qui s’en est suivie, les invitations étaient sélectives et la restitution n’a jamais été faite». Il estime que le cabinet désigné dans le cadre de cette étude ne peut en aucune manière certifier qu’elle est descendue sur le terrain pour faire des enquêtes comme il se doit. «C’est pourquoi, nous doutons légitimement de leur bonne foi et tous ces actes déjà posés montrent qu’ils ne vont pas utiliser des technologies de pointe pour annihiler certains risques sur la santé des populations, consécutivement à l’exploitation proprement dite. Des sources nous soufflent que l’exploitant a promis un centre de santé bien équipé dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE), mais les populations de Cayar préfèrent ne pas tomber malades que d’avoir un centre pour se soigner. Certes Cayar veut le développement, mais un développement sain, qui respecte le cadre de vie et notre bien-être».

De l’avis du porte-parole du collectif, le ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime est interpellé car il avait déclaré devant toutes les populations de Cayar qu’aucune autorisation ne sera donnée pour le démarrage de cette usine. «Grande est notre surprise de constater que les travaux continuent comme si de rien n’était. Et d’ailleurs, le matériel d’équipement en vue de l’exploitation est même en train d’être déchargé», se désole-t-il. En tout cas, dit-il, les populations n’entendent pas accepter cette pollution de l’usine située dans la zone d’extension, qui est une zone habitable à quelques mètres seulement des bornes. D’autant plus que la matière qui sera secrétée par l’usine ouvrira la porte à toutes sortes de maladies, notamment les infections respiratoires. «Nous doutons de la pertinence et de l’opportunité de ce projet», martèle-t-il avant d’ajouter que cette première sortie n’est qu’un avertissement et que des actions graduelles sont prévues. Elles dépendront des réactions des autorités du pays.

Dores et déjà, renseigne-t-il, des correspondances d’alerte ont été envoyées à toutes les autorités administratives ainsi qu’au chef de service régional de la pêche, au commandant de la brigade de gendarmerie, pour les informer de la situation liée aux dangers que pourraient engendrer l’implantation de cette usine. Malheureusement, se désole-t-il, ces lettres sont restées pour le moment sans aucune réponse. En tout état de cause, soutient-il, le collectif est plus que jamais déterminé pour lutter contre toute forme de pollution et de nuisance pouvant porter atteinte au cadre de vie dans la commune de Cayar. En tout cas, la mairie et la direction de l’entreprise exploitante de l’usine soutiennent qu’il y a beaucoup de contrevérités dans l’argumentaire des contestataires et elles promettent de tenir un point de presse pour apporter la réplique. Pour rappel, Cayar est le quai de débarquement de la pêche artisanale le plus important du pays. Annuellement, plus de 50.000 tonnes de poissons y sont débarquées, pour une valeur marchande de plus de 8 milliards de Fcfa. En pleine période de campagne de pêche, plus de 2.000 pirogues y sont recensées contre 1.200 en basse saison. Mbaye SAMB

L’UNACOIS Dresse Un Tableau Sombre De L’environnement Des Affaires

https://www.walf-groupe.com C’est dans un livre blanc de 55 pages que l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS/Jappo) a dressé un diagnostic sombre de l’environnement des affaires au Sénégal. Il met en exergue les contraintes à l’expansion de l’entrepreneuriat dans le pays, de l’indépendance à nos jours. Et estime que malgré la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), le pays est encore loin d’atteindre les objectifs fixés

Depuis l’avènement du régime en place, les autorités étatiques ne cessent de soutenir que l’environnement des affaires est favorable aux investissements étrangers mais aussi à ceux relevant du secteur privé national. Pourtant, dans son livre blanc, l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois) estime qu’en dépit des conditions favorables, les performances socio-économiques réalisées par le pays depuis 1960 sont restées médiocres. Car, relève le document, le taux de croissance du Produit intérieur brut par tête est resté presque inchangé depuis l’indépendance, l’incidence de la pauvreté est toujours très élevée, et la plupart des emplois générés par l’économie sont informels et précaires. En plus de ces goulots d’étranglement, les résultats présentés par le professeur Aly Mbaye révèlent que l’économie nationale est mollement diversifiée avec un faible niveau de complexité, et un panier de produits domine aussi bien la valeur ajoutée globale que les exportations. Poursuivant, le professeur souligne qu’une des raisons expliquant ces modestes performances de l’économie nationale est la faiblesse de l’environnement des affaires. Un climat qui empêche l’économie de croitre, de se diversifier et de créer des emplois. D’ailleurs, l’enquête indique que malgré l’adoption du Plan Sénégal émergent qui vise à faire sortir le Sénégal du cycle de croissance faible et de progrès insuffisant en matière de réduction de la pauvreté, le pays est encore loin des objectifs fixés. «Le secteur privé notamment les Petites et moyennes entreprises qui représentent 97 % des entreprises peinent à se développer. Or, ces entreprises sont au cœur du processus de croissance des pays actuellement émergents en raison de leur forte capacité de création de richesses, d’emplois et de conquête des marchés extérieurs»,fait remarquer le livre blanc.

Analysant l’impact des différentes réformes sur les performances économiques du pays, l’Unacois/Japporévèle que le pays est dans une dynamique de croissance faible et erratique. Car, beaucoup de pays avec lesquels le Sénégal partageait un héritage colonial tout aussi lourd, se sont frayés une trajectoire de croissance les ayant définitivement propulsés vers des branches de revenus plus élevées. En effet, contrairement au Sénégal, ces pays ont mis en place des politiques économiques appropriées. Ils ont ainsi, augmenté leur niveau de revenu par tête et transformé leur structure productive. Au Sénégal, les performances économiques n’ont pas suivi les réformes multiples et multiformes opérées pour le développement du pays depuis son accession à la souveraineté internationale. Pis, le livre blanc soutient qu’en dépit de ses politiques économiques, le Sénégal continue de céder du terrain sur le marché mondial, à ses concurrents internationaux.  Poursuivant, la même source alerte sur le fait que la dépendance du Sénégal de l’extérieur se creuse chaque année davantage, avec un déficit commercial qui ne cesse d’augmenter. «Les grandes entreprises créent très peu d’emplois alors que les Petites et moyennes entreprises qui sont capables de créer plus de 95 % de l’emploi total sont marginalisées», dénonce-t-on dans le livre blanc.Adama COULIBALY

MALI – SÉNÉGAL : les travaux de la navigabilité sur le fleuve démarrent en 2019

https://www.ndarinfo.com/ Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a reçu ce lundi 24 décembre 2018 à Koulouba une délégation de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). La délégation était conduite par Cheick Taliby Sylla, ministre guinéen de l’Energie, et président du conseil des ministres de l’OMVS. Au menu le lancement en 2019 des travaux du canal de navigation entre le Sénégal et le Mali.

 “Avec cette réception, nous avons reçu d’amples explications et des instructions du président de la République sur la navigation surtout. La mise en œuvre de cette navigation va désenclaver le Mali jusqu’à Saint-Louis au Sénégal. Aujourd’hui, nous sommes fiers de dire que des études de faisabilité de la construction de ce chenal sont complètement terminées, les études d’impacts environnemental et social aussi sont en cours et prendront fin bientôt au niveau de Saint-Louis. Nous avons grand espoir que les travaux de construction du chenal vont démarrer en 2019 au bénéfice de tous les pays riverains du bassin, particulièrement la République du Mali”, a précisé M. Sylla.

La délégation a annoncé également l’interconnexion prochaine entre notre pays et la Guinée qui va renforcer notre système énergétique. “Nous avons parlé aussi de la construction de la ligne d’interconnexion Mali-Guinée. Cette ligne va permettre d’injecter une forte puissance sur le réseau malien”, a annoncé M. Sylla.

Ces projets pharaoniques vont renforcer la sécurité alimentaire des populations à travers l’aménagement de plus de 200 hectares de terres cultivables, la création d’emplois, la protection de l’environnement et renforcer les liens commerciaux et culturelles entre les pays membres du Bassin. Source: L’Indicateur du renouveau

 Declaration du CCUAP suite a la soit disante baisse des tarifs de l’Autoroute à Peage par l’Etat du Senegal et la Societe EIFFAGE-SENAC

Nous, membres du Collectif Citoyen des usagers de l’Autoroute à Péage (CCUAP), réunis le 26 Décembre 2018 à la maison de la Presse, dans le cadre d’une restitution des activités menées depuis la création du collectif pour le suivi de la gestion de l’autoroute à péage, déclarons avoir pris connaissance des nouveaux tarifs négociés entre l’Etat du Sénégal et la société d’exploitation Eiffage SENAC publiés par l’APIX. Nous avons bien noté que ces changements concernent  uniquement les sorties de SEBIKOTANE et celle de TOGLOU. Par ailleurs nous avons appris que  cette diminution de 1000 FCFA aura pour conséquence la prolongation du contrat de concession de 25 ans à 35 ans.

Notre Collectif dénonce avec vigueur cette énième arnaque de la société Eiffage-Senac et demandons au Président de la République, Macky Sall, d’instruire à son gouvernement la publication du nouveau contrat négocié par l’APIX au nom des contribuables sénégalais, conformément à la loi de Décembre 2012 portant  code de transparence des finances publiques.

Au regard des décisions injustes et préjudiciables à l’économie de notre pays, aux nombreux usagers impactés par la cherté de l’autoroute à péage, nous déclarons :

Que le nouveau contrat proposé à l’Etat du Sénégal par la société Eiffage-SENAC est inique et dangereux pour l’économie du Sénégal

Que les péages qui ont subi la baisse des tarifs n’ont pas un impact réel sur la grande majorité des  usagers quotidiennement affectés par les prix excessifs de l’autoroute à péage ;

Que la baisse n’a pas pris en compte les populations de Pikine, Guédiawaye, Thiaroye, Mbao, Keur Massar, Bargny et Rufisque qui sont les plus impactées par les tarifs de l’autoroute à Péage et ses externalités négatives.

Que le tarif doit être davantage réduit jusqu’au prix maximum de 1500 FCFA sur les trajets Dakar-Thiès/ Dakar-Mbour.

Que les usagers de l’autoroute à péage sont toujours dans l’attente de l’amélioration de la sécurité et l’installation d’un système d’éclairage pour une meilleure visibilité nocturne

Qu’un audit objectif des retombées économiques de l’autoroute à péage doit être réalisé pour une information juste et vraie sur les retombées effectives de l’autoroute à péage depuis le démarrage de l’exploitation.

Que les communes impactées par le passage de l’autoroute à péage doivent être  associées à la renégociation du contrat de concession afin de pouvoir percevoir des redevances annuelles conformément à l’acte II de la décentralisation et participer à la surveillance de la gestion de l’infrastructure.

Que le Gouvernement respect son engagement de créer l’agence de gestion des autoroutes du Sénégal et qui doit être confiée aux Sénégalais

Que le Président de la République renonce  immédiatement à la signature d’un nouveau  contrat qui implique une rallonge  de la durée de la concession  et exige une réduction substantielle des tarifs en respectant la limite maximale proposée ci-dessus sur la base d’une évaluation comparative des pratiques dans le monde.

Le collectif rappelle à tous les citoyens et usagers de l’autoroute à une mobilisation populaire pour l’exécution de la troisième phase de son plan d’action jusqu’à la satisfaction totale des demandes citoyennes qu’il porte.

Contre l’injustice d’un partenariat inéquitable et pour préserver les intérêts du Sénégal et des sénégalais, mobilisons-nous !  Fait à Dakar le 26 Décembre 2018, Les membres du CCUAP.

«Plus de 500.000 emplois créés en moins de 7 ans» 

http://www.rewmi.com Le Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS), en partenariat le Ministère de l’Emploi de l’Insertion professionnelle et de l’intensification de la Main-d’œuvre, a organisé ce lundi, 24 décembre, un atelier training sur l’employabilité technique de recherche d’emploi à l’attention des jeunes diplômés.

Le Ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la  Promotion du Volontariat, Papa Gorgui Ndong, a indiqué qu’en moins de sept ans, le Chef de l’Etat a créé plus de 500.000 emplois, offerts pratiquement à la jeunesse sénégalaise. Il se prononçait lors d’un atelier training sur l’employabilité technique de recherche  d’emploi à l’attention des jeunes diplômés. Cette rencontre se tient  en prélude de la 18e édition du forum du 1er  emploi, prévue  au mois de février prochain. A en croire M. Ndong,  il y a 29 réformes qui ont été engagées par le Gouvernement du Sénégal depuis 2012, comme la simplification et la dématérialisation des procédures administratives, entre autre. A cette occasion, il a rappelé que de 2012 à 2017, sous l’impulsion du Président de la République Macky Sall, le secteur privé national a créé près de 413.000 emplois au Sénégal. Revenant sur l’emploi, le Ministre de la Jeunesse a laissé entendre que cette question se pose de façon aiguë, particulièrement pour  les jeunes. A cet effet,  dira  M. Ndong, le défi majeur est sans doute le chômage des jeunes dont l’une des causes est l’inadéquation entre l’offre et la demande de l’insertion professionnelle. Le marché de l’emploi devient de plus en plus très exigeant et les jeunes  peinent  à s’y adapter. « J’exhorte  les jeunes qui vivent au rythme d’une urbanisation à opter pour la mobilité  professionnelle en investissant nos territoires. Nos campagnes offrent de réelles possibilités d’opportunités d’emplois et d’intégration professionnelle aux jeunes », a-t-il soutenu. Pour résoudre cette question, poursuit le Ministre, le Chef de l’état a très tôt compris que pour développer un pays, il faut impérativement orienter les bacheliers vers les filières scientifiques, technologiques et les télécommunications. Abondant dans le même sens, le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Amadou Tidiane Ndiaye, a déclaré : « Nous faisons face à des effectifs dans les filières scientifiques extrêmement maigres, avec un taux  de 30%, contre 70% dans les filières littéraires ». Pour  lui cette tendance n’est pas viable. Elle doit être inversée si « nous » voulons atteindre  l’objectif de l’émergence à l’horizon 2035. Aucun système ne peut survivre avec ce taux pour de bacheliers scientifiques. Il se pose alors un besoin d’éducation et de formation des ressources humaines de qualité, de maitrise dans l’utilisation de  la science, de la technologie et des innovations. « C’est justement  dans cette dynamique que des mesures importantes ont été prises dans le cadre de la concentration nationale de l’enseignement  supérieur, consistant à promouvoir la professionnalisation dans la formation supérieure », a expliqué M. Ndiaye. A travers une telle  politique, a-t-il souligné, le Gouvernement a pour l’objectif de créer les conditions d’une meilleure employabilité des jeunes, car la mission de l’enseignement supérieure reste incontestablement la formation, la transmission du savoir et la recherche de l’emploi. Il s’agit d’informer à trouver un débouché sur le marché du travail en procédant à une forte implication professionnelle des entreprises dans le processus de formation. Selon le Directeur de Cabinet, la nécessité de ce changement impose des modifications importantes  dans la gouvernance du système de l’enseignement supérieur. Les pouvoirs publics ont préconisé la mise en place, dans les différentes institutions de formation, d’un conseil d’administration composé à 30% des membres issus du secteur privé du monde socioprofessionnel.Zachari BADJI

SÉNÉGAL : 42 Cabinets / 51 Notaires

https://www.walf-groupe.com Les notaires de la première promotion du concours d’aptitude à la profession demande au ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, de revoir leur situation. Ils disent peiner à exercer convenablement leur métier.

Les notaires de la première promotion du concours d’aptitude à la profession ne sont pas contents de leur sort. Las d’écrire à la tutelle qui ne daigne pas répondre à leurs différentes correspondances relatives à la problématique de l’accès et de l’exercice de leur profession, ils ont de nouveau écrit à Ismaïla Madior Fall. Ce, pour essayer de trouver une solution définitive. Dans un communiqué, ces notaires soulignent que les chiffres de l’effectif des notaires font froid dans le dos : seulement 42 cabinets (ou charges) de notaires pour tout le Sénégal! Ces charges créées ne sont exploitées que par 51 notaires sur toute l’étendue du territoire national, comme si le pays manquait de jeunes juristes bien formés. «Cette situation n’est pas à l’honneur du Notariat sénégalais. En Côte-d’Ivoire, pays guère plus développé que le nôtre, on trouve plus de 100 notaires rien qu’à Abidjan, dont beaucoup sont issus de l’enseignement supérieur sénégalais. Notre profession qui a donné à l’Afrique son premier président de l’Union internationale du notariat Latin, une organisation mondiale regroupant 88 pays membres, mérite plus en dignité et mieux en respect. Le prestige qui s’attache aux offices notariaux du Sénégal, qui n’ont rien à envier aux plus grands cabinets de notaires du monde, ne permet plus que la profession soit limitée et confinée au nombre tellement dérisoire et presque insignifiant  de 51 notaires au Sénégal».

42 cabinets pour tout le Sénégal exploités par 51 notaires 

Les notaires soutiennent que cette tragique situation qui ne doit rien au hasard ne devrait plus perdurer plus longtemps. Car, chaque année, le Sénégal qui a des ressources pourtant limitées fait le sacrifice d’investir des milliards de nos francs pour former sa jeunesse dans ses propres universités, en particulier dans les facultés de droit. Ensuite, faute de pouvoir leur assurer le plein emploi, le Sénégal a fait l’option démocratique d’organiser des concours nationaux qui ont permis l’accès des récipiendaires à toutes les professions : le Barreau, la Magistrature, le Greffe, etc. «Seule la promotion issue du concours d’accès au notariat fait toujours figure d’une exception incompréhensible, alors que le stage légal attaché au concours est fini depuis  deux ans. (…)», regrettent les notaires.

Poursuivant leurs complaintes, les notaires affirment que les risques liés à l’accès à cette grande profession du Droit qui a brisé tant de rêves, ne doivent plus continuer à produire leurs effets dramatiques. (…) «Notre seul tort est d’avoir réussi à un concours national et nous n’aspirons qu’à exercer notre profession comme cela se fait dans tous les autres corps de métier du droit. Les promotions reçues, bien après nous aux concours du barreau, du greffe et de la magistrature, sont installées dans leurs fonctions depuis des années, tandis que le notariat continue à faire l’exception sans l’on ne sache pourquoi».

«Notre seul tort est d’avoir réussi à un concours national»

Cependant, ils se réjouissent de la grande réforme avec l’adoption, de nouveaux décrets portant statuts et création de 32 nouvelles charges de notaires. «Ces décrets, d’après les retours que nous en avons, comportent des dispositions positives et révolutionnaires qui consacrent des avancées à la fois majeures et historiques. Ils vont rendre le service public de l’authenticité, assuré par les notaires, accessible à tous et pour tous.  Il s’agit entre autres de la compétence nationale du notaire (en vigueur dans la plupart des notariats d’Afrique), de la création de plusieurs charges de notaire dans l’ensemble du territoire national. M. le Garde des Sceaux, nous encourageons votre démarche intelligente qui épouse la voie de l’équité et de la justice», saluent-ils.

Et de poursuivre que les positions du ministre sont en parfaite cohérence avec la politique d’émergence et d’inclusion sociale définie par son excellence Monsieur le président de la République. «Vos principes sont  aussi en accord avec votre vision qui consiste à assainir et ouvrir les professions juridiques en général en vue d’accueillir plus de jeunes bien formés et compétents». Mais ils ne manquent pas d’attirer son attention sur le fait que comme toutes les réformes, celles que vous entendez mener ne tarderont pas à être décriées. Des «arguments» et moyens corporatistes qui ont été longtemps utilisés contre les actions de vos prédécesseurs, vous seront vigoureusement opposés.Mamadou GACKO

ÉRECTION EN DÉPARTEMENT : Keur Massar S’impatiente

 https://www.walf-groupe.com L’érection de la commune de Keur Massar en département est toujours une demande pressante chez certaines populations.

Avec ses 25 km2, Keur Massar, qui fait partie des 16 communes de la ville de Pikine, est largement dépassée par ses sœurs. Presque tout manque dans cette commune. En assemblée générale, à Diack Sao Dekh Gou Mack, le mouvement Xam Sa Bop exige un développement rapide de la contrée. Ce qui, selon lui, passe par son érection en département. «Il n’y a pas de sécurité à Keur Massar, malgré les efforts de la gendarmerie.  L’éclairage public fait grandement défaut dans certaines zones périphériques. Les routes secondaires ne sont pas bitumées, le réseau d’adduction d’eau potable est quasi inexistant par endroit», déclare Dieynaba Ndiaye, membre dudit mouvement.

Pour ces membres du mouvement Xam Sa Bop, qui disent n’appartenir à aucune coalition politique, le dossier pour l’érection de la commune en département est soumis au président de la République il y a longtemps mais est resté sans suite.  «L’Etat doit se pencher sur notre situation en allant dans le sens de l’érection d’un département parce que la localité s’avère être la plus étendue en terme de superficie par rapport à Pikine et Guédiawaye», lance Diéynaba Ndiaye.

L’absence d’infrastructures est intolérable, selon les membres de ce mouvement. «C’est un sentiment d’abandon. Depuis 2007, nous constatons que les autorités politiques sont aux abonnés absents. Nous manquons de tout dans ces quartiers.  Une superficie de 25 km2 ne peut pas être surveillée par une brigade de gendarmerie qui ne compte même pas 15 éléments. C’est aberrant. Nous préconisons d’ériger Keur Massar en département pour qu’il y ait un commissariat central de police comme celui érigé à Jaxaay parce que Keur Massar est plus vaste que Guédiawaye alors que Guédiawaye en dispose», ajoute  Abdoulaye Diagne, Secrétaire général du mouvement.Najib SAGNA

LA FAILLITE COLLECTIVE Par Mohamed Dia  

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019  Il faut que les daaras aient un statut clair, que des sanctions soient appliquées aux contrevenants et que les parlementaires fassent du problème des talibés, un débat à régler définitivement

#Enjeux2019 – À la fois omniprésent et invisible, le problème des talibés est un sujet sensible, à cause des maisons confrériques qui prennent fait et cause pour les daaras (écoles coraniques), car les considérant comme partie intégrante de notre patrimoine religieux et culturel. Étymologiquement, un talibé est un disciple, un étudiant ou un élève apprenant le coran. Le nombre de talibés au Sénégal dépasse les 50 000 enfants, principalement dans le département de Dakar, celui de Pikine, de Rufisque et de Guédiawaye. Dans l’ensemble, ils sont très jeunes d’âge, entre 5 et 10 ans avec une forte densité de garçons. Ils sont pour la plupart originaires des régions du Sénégal et des pays limitrophes comme la Guinée-Bissau, la Guinée, le Mali, et la Gambie.

– Défaite de la société ou du gouvernement –

Le 1 juillet 2016, le président de la République du Sénégal, dans une série de tweets disait vouloir « ordonner le retrait d’urgence des enfants des rues pour la protection de leurs droits ». Il disait également que « pour sauver les talibés, l’Etat prévoit des amendes et des peines de prison pour ceux qui mettent leurs enfants dans la rue ». L’exécution de ces menaces a contraint les talibés à disparaitre des rues pendant quelques semaines. Mais faute de suivi, le problème est resté entier.

Durant la même période du programme de « retrait des enfants de la rue », un rapport des Etats-Unis sur la traite des personnes, menaçait la coopération bilatérale avec le Sénégal, si le gouvernement ne prenait pas de décisions pour réduire le phénomène. L’Etat avait publié un rapport dans ce sens pour annoncer l’initiation de plus de 60 opérations de retrait des talibés dont plus de 1.500 talibés retirés des rues et envoyés dans des centres d’accueil.

Human Rights Watch révélait que « le ministère de la Famille et les centres d’accueil pour enfants avaient finalement renvoyé plus de 1 000 talibés à leurs maîtres coraniques, sans qu’aucune inspection officielle n’évalue les conditions de vie dans leurs daraas, et sans qu’aucune enquête officielle n’ait été ouverte concernant les maîtres coraniques qui les avaient forcés à mendier ». Selon ledit rapport, l’objectif du « retrait » était de « mettre fin au phénomène des enfants de la rue dans la région de Dakar afin de les protéger de toutes formes d’exploitation et de promouvoir leur bien-être social ». Le même rapport précisait qu’en mars 2017, le gouvernement a indiqué que 1 456 enfants avaient été « retournés ». Les médias en avaient d’ailleurs fait l’écho comme si ces enfants étaient « retournés à leur famille ». Or, selon Human Rights Watch, il s’agit d’une interprétation erronée, puisque les 1 006 enfants retirés des rues pendant les opérations, puis accueillis au Centre Ginddi, ont fini par être renvoyés auprès de leurs maîtres coraniques, qui les ont ensuite ramenés aux daaras. Selon le ministère de la Famille, seize daaras dont les talibés avaient été retirés des rues ont reçu des subventions totalisant environ 950.000 francs CFA chacune.

– Esquisse de solutions –

Malgré que le Sénégal soit la 29e économie africaine et la 4e de la sous-région après le Nigéria, la Côte d’Ivoire et le Ghana, il a une dette représentant 61,44 % du PIB, un taux de chômage de 47 %, un indice de développement très faible. Cela pèse sur les parents qui n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins primaires et qui se retrouvent de fait dans l’obligation d’envoyer leurs progénitures mendier. Il faut que le prochain gouvernement éradique ce problème dans un pays avec forte proportion de jeunes. Rappelons que 41,5 % de la population a entre 0 et 14 ans. Il faut aussi noter qu’en 2017 notre croissance démographique était de 2,39 %. Cette forte croissance a pour conséquence l’exode des populations des zones rurales. En outre, l’accroissement du trafic dans la capitale entraîne une augmentation de la pollution sonore et atmosphérique. Il faut également que les daaras aient un statut clair et que les parlementaires fassent du problème un débat afin qu’il soit réglé définitivement.

La constitution donne à l’éducation une place très importante comme mentionnée dans les articles 21 et 22. Il faut faire de telle sorte que l’article 3 de la Loi 2005-06 relative à la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées et à la protection des victimes, soit respecté. Il faut ouvrir des enquêtes et traduire en justice ceux qui forcent les enfants à mendier.

Dans la même lancée, il faut appliquer les dispositions de la même loi qui criminalise la traite des enfants. Il faut également faire de telle sorte que l’article 298 du code pénal relatif aux blessures volontairement faites aux enfants de moins de quinze ans, soit appliqué. Nous avons souvent tendance à essayer de guérir les symptômes et non la maladie. Si les parents sont obligés d’envoyer leurs enfants dans les daaras, c’est par faute de moyens. Il est impératif donc que le problème soit résolu à la base, en boostant l’économie pour créer une croissance forte, gage d’emplois décents. Cela permettrait aux parents de pouvoir prendre leurs enfants en charge et ne pas avoir à choisir, entre les garder ou les envoyer dans des daaras. De Plour disait que « la famille est une école de droiture, d’équilibre, de force et de progression, et de ceux qui s’y soustraient s’engagent infailliblement dans la voie du mal et de la perdition ». George W Bush avait proposé la loi « No child left behind » ou « aucun enfant laissé derrière » en français. Il s’agit d’une loi fédérale qui prévoit une aide financière supplémentaire pour les enfants pauvres, en contrepartie d’une amélioration de leurs progrès scolaires. Le Sénégal sera-t-il en mesure de faire passer une loi pour le retrait des talibés face à la pression des chefs religieux, celles des enseignants coraniques, de la société civile et des ONG ? Quelle est la place des talibés dans le programme des candidats à l’élection présidentielle et que proposent-ils pour éradiquer la mendicité infantile au Sénégal ?

#Enjeux2019

Mohamed Dia est banquier de formation, spécialiste dans le management du risque et de l’immobilier. Responsable du portfolio immobilier à JP Morgan Chase Bank durant la crise financière financière de 2008, il gère à présent un cabinet de consultance chargé d’aider les petites et moyennes banques aux Etats-Unis, mais aussi les start-ups au Sénégal. 

FIN DE L’EPIDEMIE DE DENGUE (Ministère de la Santé)

Depuis le 19 septembre 2018, une épidémie de Dengue s’est déclarée dans notre pays avec à ce jour 342 cas confirmés. A cet effet, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale avait mis en place un important dispositif de riposte. Depuis le 1er décembre 2018, aucun nouveau cas n’a été déclaré.
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a donc le plaisir d’informer la population de la fin de l’épidémie de la Dengue.
Toutefois une surveillance épidémiologique reste toujours maintenue comme par le passé pour toutes les maladies à potentiel épidémique.
Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale félicite toutes les personnes et institutions qui se sont impliquées dans la lutte contre cette épidémie. Le MSAS exhorte les populations au respect des mesures principales préconisées contre la Dengue notamment : dormir systématiquement sous moustiquaire imprégné et détruire les sites de reproduction des moustiques.
Pour toute information complémentaire, le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale vous invite à appeler au numéro vert gratuit suivant : 800 00 50 50. La Cellule de Communication

ARMELLE MABON SUR THIAROYE 1944 : « C’est à l’Etat sénégalais de rétablir la vérité »

http://www.enqueteplus.com Auteur de l’ouvrage ‘’Indigènes, visages oubliés de la France occupée. A la découverte… ‘’ dans lequel elle aborde, au chapitre 11, le camp Thiaroye, Armelle Mabon parle de ce massacre, dans cet entretien accordé à ‘’EnQuête’’. L’historienne évoque ‘’un maquillage flagrant de la vérité’’ et dénonce le refus de l’Etat français de mettre à disposition toutes les archives du camp Thiaroye. C’est pourquoi elle en appelle à la responsabilité du gouvernement sénégalais.

Vos travaux de recherche donnent une version complètement différente de celle des autorités françaises, des faits qui se sont déroulés au camp Thiaroye, en décembre 1944. Vous parlez même d’un mensonge d’Etat. Qu’avez-vous découvert concrètement ?

Grâce à des archives fouillées à Londres et aussi celles du navire britannique ayant ramené les tirailleurs sénégalais de France à Dakar, j’ai découvert une succession d’obstructions à la manifestation de la vérité sur un crime commis. En effet, ce n’était pas du tout une mutinerie, ni une rébellion armée, comme on veut nous le faire croire. Il ne s’agissait pas non plus d’une revendication illégitime. Les tirailleurs sénégalais n’étaient pas armés, donc, en fin de compte, ils n’ont à aucun moment pu ouvrir le feu. Thiaroye, c’est un crime de masse prémédité avec une spoliation des soldes des ex-combattants. Et cet argent est resté dans les caisses de l’Etat français. Le nombre de morts a été également camouflé y compris le lieu de la sépulture. Il se trouve que les corps ont été enterrés dans des fosses communes du camp. Les victimes de Thiaroye ne sont pas 35. On a minoré le nombre de rapatriés de 400 hommes pour sans doute cacher l’effectif des victimes compris entre 300 et 400. Je n’ai pas les chiffres exacts, mais Sembène Ousmane, dans une interview de 1998, a avancé 380 morts. Ce qui correspond à peu près à cette diminution du nombre de rapatriés.

Vous avez évoqué dans vos écrits l’absence de certains documents importants dans cette recherche de la vérité…

Tout à fait. En recoupant les témoignages des familles des victimes et des condamnés, j’ai réussi à prouver qu’il y a des écrits sur la cartographie des fosses communes, la liste des rapatriés, celle des victimes. L’armée française faisait des appels quotidiennement. Donc, ces listes existent bel et bien. Les documents attestant de la perception des soldes de ces combattants. Il est aujourd’hui impossible d’accéder à tout ce bloc d’archives. Personnellement, ce n’est qu’en 2014 que je me suis rendue compte que j’ai travaillé avec des documents falsifiés, après mes propres investigations. Cause pour laquelle j’ai publié un compte rendu en 2014 et mon livre a été réédité en mai 2018. J’ai donc saisi la justice pour obliger le ministère de la Défense et celui des Forces armées à me donner ces archives, d’autant plus qu’il y a une dérogation générale sur les archives de Thiaroye signée depuis 2014.

Selon vous, pourquoi cet acharnement de l’Etat français à vouloir maquiller les faits ?

A l’époque, De Gaulle était en conclave avec Roosevelt où il vantait les mérites de la France qui, surtout, venait de tenir en échec l’Allemagne. Ainsi, le gouvernement français n’avait vraiment pas intérêt à ce que le monde soit informé du massacre qu’il y a eu au camp Thiaroye. Il a donc demandé que les choses soient étouffées.

Visiblement donc, l’acte hautement médiatisé du président François Hollande de remettre les archives du camp Thiaroye à son homologue Macky Sall n’a pas servi à grand-chose…

La France aurait pu saisir cette occasion pour dire au monde ce qui s’est réellement, reconnaître les faits et s’enlever ainsi un poids historique. Mais non, le mensonge d’Etat a été réitéré en 2014 par des archives qui sont des récits construits pour faire croire à tous la thèse de la mutinerie, ce qui est totalement faux. François Hollande, quand il a remis ces documents, s’est juste contenté de dire qu’effectivement, les morts n’étaient pas dans des tombes, qu’on ignorait le lieu où se trouvaient les corps et que les ex-combattants n’avaient pas perçu leur dû. Voici un pas, un tout petit pas vers l’avant même.

Je pense qu’il aurait dû aller beaucoup plus loin. A mon avis, l’ex-président français n’a pas tout simplement voulu aborder la réparation aux familles des victimes. Et cela n’est pas normal, parce que cet argent est resté dans les caisses de l’Etat. François Hollande n’a donc pas reconnu le massacre de Thiaroye. Les faits tels que racontés dans ces documents sont faux. Heureusement que j’ai pu, en tant qu’historienne, entrer en possession d’autres archives qui démontrent l’opposé des archives officielles. De plus, ces archives sont consultables en France, mais pas ici, parce que le président Macky Sall n’en a pas encore autorisé l’accès. Vous vous rendez-compte ? C’est tout bonnement paradoxal.

Qu’en est-il de ces photographies dont vous parliez en 2014 et qui, selon vous, peuvent montrer la vérité ?

En effet, à Londres, j’ai appris que l’armée américaine a pris des photos du massacre de Thiaroye. Une fois aux États-Unis, je n’ai pas pu voir ces photos dans les archives diplomatiques américaines, mais je pense qu’elles pourraient faire partie de tous ces documents impossibles d’accès, jusque-là gardés par le gouvernement français.

Depuis la sortie de votre livre en 2010, à votre article en 2014, avez-vous bénéficié d’un soutien du gouvernement sénégalais ou d’une quelconque réaction ?

Je sens l’intérêt de la société civile, d’artistes musiciens originaires de Thiaroye comme Matador. Cependant, ces derniers ne peuvent prendre aucune décision. Le Covart (Comité pour la valorisation des archives de Thiaroye 44) a organisé un colloque, les 18 et 19 décembre, sur la base d’archives de 1988 remplies de contradictions. Nous sommes en 2018 et ils savent qu’il existe d’autres documents, ils auraient donc pu m’associer à leurs travaux, puisque j’ai en ma possession d’autres documents et j’en ai lu beaucoup. Cela n’a pas été le cas et c’est dommage que l’Etat du Sénégal cautionne ce genre de choses.

Justement, qu’attendez-vous de l’Etat du Sénégal ?

J’exhorte le président Macky Sall à faire un repérage des fosses communes et à exhumer les corps des victimes. Le camp Thiaroye est sur le territoire sénégalais. Ce n’est plus une colonie française, c’est donc à l’Etat sénégalais de rétablir la vérité. Le président devrait comprendre que cela est un devoir moral. Macky Sall doit vraiment avoir ce courage politique qui sera sans aucun doute salué partout dans le monde, au risque de passer pour un sujet de la France. Ce qui s’est passé dénote d’un racisme institutionnel. Des officiers blancs n’auraient jamais été enterrés dans des fosses communes. Les familles des victimes attendent réparation, tous ces tirailleurs condamnés pour un crime qu’ils n’ont pas commis doivent être reconnus non coupables. C’est tout un symbole, il faut que justice soit faite. Cette exhumation pourrait annuler le procès de ces 34 hommes innocents.Emmanuella Marame FAYE

LIVRE : « Solutions pour la jeunesse africaine » de Ismaïla BADJI intégré dans les bibliothèques universitaires à l’étranger

https://www.dakaractu.com/ L’auteur Ismaïla Badji sera désormais plus présent hors des frontières littéraires du Sénégal.  Il a cette fois-ci réussi une prouesse par l’intégration de son  livre «  Solutions pour la jeunesse africaine », au panthéon des œuvres dignes d’être lues dans les bibliothèques universitaires à l’étranger. Cette information livrée par l’écrivain lui-même, a été confirmée dans  la page Facebook du Directeur de l’Enseignement Supérieur et des Recherches de la Tunisie, M. Essaied Laatar, qui après avoir salué la pertinence de l’ouvrage, a tenu à encourager Ismaïla Badji en ces termes :  Monsieur Ismaïla Badji, d’origine sénégalaise, un modèle de réussite et de succès d’esprit fortement entrepreneurial pour la jeunesse africaine et ce, grâce à une extériorisation à bon escient d’atouts, en l’occurrence l’enthousiasme, la verve, l’abnégation, la détermination, la persévérance et la confiance en soi. Ces qualités ont été excellemment mentionnées au sein de son précieux ouvrage « Solutions pour la jeunesse africaine » et présentées aimablement le vendredi 14 Décembre 2018 à la FMPT, composante du groupe UMPT, par une pédagogie souple et fluide pour un auditoire estudiantin, fortement attentionné et brillamment encadré par un corps professoral fortement responsable et soucieux des enjeux et défis des différentes évolutions technologiques et scientifiques au sein du marché de l’emploi. Une dynamique louable à fortement soutenir et l’introduire en une culture pour notre progéniture estudiantine, ossature et clé de voûte pour le progrès et le développement de nos sociétés, pour un positionnement sur l’orbite de la modernité grâce à la créativité, l’excellence et l’innovation.

Actuellement, Ismaïla Badji est  en tournée africaine pour la promotion de son ouvrage.
«  Solutions pour la jeunesse africaine » pour rappel est un livre qui met à nu  les maux dont souffre la jeunesse Africaine.
De L’immigration clandestine, au chômage, en passant par la sous-scolarisation, le manque d’opportunités, les conséquences de l’exploitation abusive des ressources naturelles du continent, la manipulation et le contrôle de l’économie des pays de l’Afrique par les anciens colonisateurs et tant d’autres points saillants, sources du blocage en Afrique.
Dans cet ouvrage l’auteur y dégage  des pistes de solutions, lesquelles pistes  devront conduire l’Afrique au développement.

 Mamadou YAUCK « Macky ne peut pas gagner la présidentielle au premier tour »

http://xalimasn.com/ Je m’appelle Mamadou Yauck, doctorant finissant en Statistique à l’Université Lavalau Canada, où je travaille comme personne-ressource au Département de Mathématiques et de Statistique. Je suis diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Analyse Economique et major de ma promotion. Je suis lauréat du Concours Général et meilleur élève du Sénégal en 2010 après avoir obtenu deux distinctions (Philosophie et Histoire). J’ai été champion du Sénégal et vice-champion du monde de scrabble cadet et junior en 2006, 2007, 2008 et 2009.

En tant que statisticien, quelle analyse faites-vous de la performances de MackySall et de sa coalition aux élections législatives de 2017 ?

Je travaille actuellement sur les données des joutes électorales de 2012 (présidentielle et législatives) et de 2017 (législatives) avec mon ami Mamadou YamarThioub (Doctorant en Data Science à Montréal). Le constat est clair : sur l’axe Dakar-Thies-Diourbel, qui concentre près de 50% de l’électorat national, MackySall (BBY) est passé d’un score de 69.97% à la présidentielle de 2012 à un score de 40.88% aux législatives de 2017, soit une baisse de 29% sur 5 ans. Rien qu’à Dakar, son score a baissé de moitié, passant de 74% à la présidentielle de 2012 à 36% aux législatives de 2017 (voir Figures 1, 2 et 3).

Figure 1: Évolution du score de MackySall (BBY) dans la région de Dakar

Figure 2: Évolution du score de MackySall dans la région de Diourbel

Figure 3: Évolution du score de MackySall dans la région de Thiès

Vous voulez dire que MackySall perd beaucoup de soutien électoral ?

Absolument ! Voyez-vous, sa coalition a perdu du terrain dans 10 des 14 régions du Sénégal ; elle n’a fait des progrès que dans les régions de Matam, Kaffrine, Sédhiou et Kolda, qui ne représentent que 13% de l’électorat national (voir Figure 4).

Figure 4: Variation relative du score de MackySall entre les législatives de 2012 et de 2017

Je peux vous dire que sur une carte (voir Figure 5), cette nouvelle réalité n’est pas du tout belle à voir !

Figure 5: Sens (positif ou négatif) de l’évolution du score de MackySall entre 2012 et 2017

Ce score aurait pu s’aggraver : le taux de participation dans les régions perdues par MackySall (BBY) tourne autour de 50%, tandis que dans les régions que sa coalition a gagnées, 3 électeurssur 5 ont voté (voir Figure 6).

Figure 6: Résultat de MackySall aux législatives de 2017 en fonction du taux de participation

D’aucuns disent que Macky SALL a de très grandes chances de remporter l’élection présidentielle de 2019 dès le premier tour. Que vous dit votre œil de statisticien ?

Il faut passer la barre des 50% pour gagner dès le premier tour, n’est-ce-pas ? Je trouve ce scénario improbable, et je vais vous dire pourquoi. La réalité des législatives de 2017 est froide :MackySall (BBY) a eu un score de 48.7% au niveau national. Pire, entre 2012 et 2017, son support électoral s’est déplacé de l’Ouest et du Sud du pays, qui concentre près de 60% de l’électorat national, au Centre et au Nord du pays. Si cette tendance, qui me semble malheureusement irréversible à tout point de vue, se maintient, MackySall va devoir faire face à la réalité d’un second tour. Dans cette éventualité, il est clair que la faveur des chiffres au Sénégal n’a jamais été du côté du Président sortant

 Pr. Ndiak Fall (Juriste): »Même un verdict défavorable n’influerait pas sur la candidature de Khalifa »

Seneweb.com Le 3 janvier 2019, même si la décision de la Cour suprême venait à lui être défavorable, Khalifa Sall garderait intact ses chances d’être candidat à la présidentielle de 2019. C’est l’éclairage du professeur de Droit pénal Ndiak Fall. Il explique la dernière arme que l’ancien maire de Dakar pourrait jouer, si jamais il est débouté par la juridiction suprême.

Professeur, quel impact la date du délibéré, fixée au 3 janvier, peut avoir sur la candidature de Khalifa Sall ?
Le délibéré, c’est avant tout la discussion  que les juges vont avoir entre eux avant de rendre la décision. Ils ont été renvoyés au 3 janvier pour qu’une éventuelle décision puisse être prise. Il est possible que la décision soit prise ce jour-là ou même reportée. Ceci étant, sans présager de la décision qui sera prise, il y a deux hypothèses à envisager. La première hypothèse c’est celle selon laquelle la Cour suprême rendrait un verdict défavorable à M. Khalifa Sall. C’est-à-dire rejette tous les moyens invoqués par M. Khalifa Sall. Dans ce cas, la Cour estimerait  la demande de M. Sall comme n’étant pas fondée. Cela aboutirait à confirmer la condamnation en appel. Et, en principe, cette condamnation serait définitive.  Mais je dis bien serait définitive ; je vais y revenir tout à l’heure. C’est la première hypothèse.

Quelle est la seconde hypothèse ?
La seconde possibilité, c’est que la Cour suprême peut estimer que la décision rendue par la Cour d’appel n’est pas conforme au droit. Dans ce cas, la Cour suprême va casser l’arrêt et en principe renvoyer à la Cour d’appel autrement composée.  Autrement dit, ce sont des  magistrats différents de ceux qui avaient officié la première fois en appel qui vont être saisis à nouveau de l’affaire Khalifa Sall.  En gros, ce sont les deux délibérés possibles pour le fameux délibéré du 3 janvier.

Et si la Cour suprême confirmait la décision de la Cour d’appel ?
À supposer que cette décision de la Cour suprême soit défavorable à monsieur Khalifa Sall, je vous ai dit qu’en principe, la condamnation serait  définitive. J’ai bien dit en principe, puisqu’il y a une dernière cartouche qui peut être utilisée par les avocats de Khalifa Sall qu’on appelle le rabat d’arrêt.

C’est quoi le rabat d’arrêt, professeur ?
Le rabat d’arrêt,  c’est une procédure par laquelle la partie qui a succombé au niveau du pourvoi en cassation va demander à la Cour suprême, cette fois chambres réunies,  de devoir examiner l’affaire. Cette fois, sur le plan du droit. Je vous ai dit que c’est une autre procédure, puisque le pourvoi en cassation est actuellement initié et qui devrait donner son verdict pour le 3 janvier, cette décision sera rendue par la chambre criminelle de la Cour suprême. Si jamais, donc, cette décision est défavorable à M. Khalifa Sall, ses avocats peuvent utiliser la dernière cartouche qu’on appelle le rabat d’arrêt. Le rabat d’arrêt est introduit après notification de  la décision de condamnation  définitive. Cette décision  de condamnation définitive doit être notifiée aux différentes parties, c’est-à-dire aux avocats de l’Etat et de  Khalifa Sall. La décision devra être notifiée par  voie administrative par le greffier en chef  de la Cour suprême dans le délai d’un mois. Quand maintenant, cette notification aura été faite, la partie intéressée, ou les parties intéressées, ont la  possibilité d’introduire ce rabat d’arrêt.

Quelle conséquence pourrait avoir ce rabat d’arrêt ?
Le rabat d’arrêt, quand il est introduit, la partie adverse, autrement dit celle qui n’a pas introduit le rabat, on lui notifie cette décision.  Et on lui transmet ses moyens. C’est-à-dire les arguments que cette partie qui a déposé ce rabat d’arrêt aura introduits. Maintenant, la partie adverse a 2 mois pour répondre aux moyens développés, disons, par les avocats de Khalifa Sall, en cas de décision défavorable. C’est à partir de ce moment que la Cour suprême, toutes chambres réunies, va se prononcer. Et donc quand les chambres réunies se prononceront, dans ce cas-là, la décision devrait devenir définitive.

Donc, sous cette hypothèse, les délais seraient favorables à Khalifa Sall…
En gros, il y a tout un cheminement qui n’est pas encore achevé, si jamais la Cour suprême, par le biais de sa chambre criminelle, rendrait un verdict défavorable à M. Khalifa Sall. Donc, en gros, à mon avis, il est quelque  peu difficile, pour ne pas dire impossible, à ce qu’une condamnation définitive puisse intervenir avant le 20 janvier. Surtout que dans notre jargon, surtout en matière pénale, on dit que les délais  sont francs. C’est-à-dire que si on dit dans un délai d’un mois, il faut tenir compte du fait qu’il y aura des jours non ouvrables. Donc ces jours non ouvrables ne seront pas comptabilisés. On va y ajouter d’autres jours ouvrables  pour avoir 30 jours. Ce qui a pour but d’allonger. Donc, à mon avis, il serait difficile qu’un verdict défavorable à M. Khalifa Sall puisse influer sur sa candidature. Parce qu’il serait quelque peu curieux, à la lumière des indications que je viens de donner, et que vous  retrouverez dans la loi organique n°2017-09 du 17 janvier 2017 sur la Cour suprême. De plus, en matière pénale, le pourvoi est suspensif.

C’est-à-dire ?
Le pourvoi en cassation tout comme le rabat d’arrêt. Puisqu’on est en matière pénale. L’article 36 quatrièmement  de la loi organique sur la Cour suprême prévoit le caractère suspensif du pourvoi en matière pénale. Qu’il s’agisse du pourvoi en cassation ou du rabat d’arrêt, dans les deux cas,  en matière pénale, le pourvoi revêt  un caractère suspensif. C’est-à-dire que la décision de condamnation est paralysée dans son exécution. Elle n’est pas opératoire. Donc, Khalifa Sall a déposé son dossier ; dans le dossier de candidature, au moment venu, il y aura l’extrait du casier judiciaire.  Même si Monsieur Khalifa Sall a été condamné par la Cour d’appel, pour le moment, comme la condamnation n’est pas définitive, cette fameuse condamnation n’y figurera pas. Parce que la condamnation ne peut figurer dans le casier judiciaire, à condition que la condamnation soit définitive. On parle de condamnation définitive lorsque toutes les voies de recours seront épuisées. Or, ici, les voies de recours ne sont pas encore épuisées.

Donc, même en cas de décision défavorable le 3 janvier, Khalifa Sall garderait  toutes ses chances de faire partie de la course à la présidentielle…
Absolument. Propos recueillis par Youssouf SANÉ

Samuel SARR a depose

Le mouvement Sopi Sénégal  2019 et l’Alliance pour l’Alternance (ALAL) dirigé par le Président Samuel SARR a procédé au dépôt de sa candidature ce mercredi 26 Décembre 2018 au conseil constitutionnel à partir dans le cadre de l’election Présidentielle du 24 février 2019.

A cet effet Quatre vingt dix sept milles six cent cinquante deux signatures (97652) ont été récoltées par le libéralisme social sénégalais, ses mouvements de soutien et ses partis alliés. Par ailleurs 58 mille signatures ont été déposées ce jour conformément à la demande du conseil constitutionnel.

Nb: La date d’aujourd’hui a été choisie sciemment par souhait de rendre des fiches identiques aux exigences du conseil.Pas de rush au Conseil constitutionnel

iGFM – (Dakar) Il n’y a pas de rush au Conseil Constitutionnel ce mercredi 26 décembre 2018, dernier jour de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Il y a plus de journalistes que de représentants de candidats.Samuel Sarr est l’un des derniers à déposer sa candidature. Ses partisans conduits par son mandataire, Me Abdoulaye Babou, sont arrivés au Conseil constitutionnel aux environs de 17 heures avec des cartons de listes de parrainages de leur candidat.

  1. Abdoul Aziz Mbaye, un des plénipotentiaires de la coalition Benno Bokk Yakaar, était au siège du conseil constitutionnel cet après-midi pour, dit-il, récupérer une convocation pour Mme Aminata Touré, mandataire de ladite coalition pour la séance de vérification des parrainages prévue au Conseil constitutionnel le vendredi prochain à partir de 16 heures.

Les 7 Sages vont procéder au décompte final ce mercredi à minuit pour savoir combien de candidats ont officiellement déposé leurs candidatures à l’élection présidentielle de février 2019.

Au plus tard le 20 Janvier, le Conseil va donner la liste définitive des candidats retenus après décompte et validation des parrainages, pour l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Le procès de l’étudiant Ousseynou Diop renvoyé

Seneweb.com |Le procès d’Ousseynou Diop, l’étudiant en science à l’Ucad  poursuivi pour apologie du terrorisme, après l’affaire ‘’Charles Hebdo’’, a été renvoyé au 8 janvier 2019 par la Chambre criminelle de Dakar. Pour cause : il y a constitution  nouvelle d’avocats et  les faits d’apologie du terrorisme ont été disqualifiés.

Toutefois, les juges lui ont refusé la liberté provisoire. Les réactions de son avocat,  Me Assane Dioma Ndiaye sur la Rfm : «C’est une surprise, puisque le procureur de la République ne s’est pas opposé à cette demande. Et comme nous l’avons rappelé, en matière correctionnelle, le mandat de dépôt ne peut pas dépasser six mois. C’est qu’il a été, au départ, poursuivi pour une affaire criminelle, mais aujourd’hui l’affaire est correctionnalisée. Et au regard de la détention qu’il a déjà faite malheureusement, le tribunal estime que le trouble à l’ordre public ne s’est pas encore dissipé, ce qui pose problème, car nous sommes  dans une dynamique de contestation. Nous plaidons la présomption d’annonce. L’apologie du terrorisme est le centre du dossier. Pour la défense, c’est un préjudice. On ne peut pas poursuivre  pour acte de terrorisme ou apologie du terrorisme, alors que vous n’avez aucune preuve concrète.»

Le jeune étudiant avait été inculpé, en janvier 2015, juste après l’affaire ‘’Charles Hebdo’’ en France. Il a aujourd’hui  23 ans.Marie-Thérèse SAGNA

Rejet de la liberté provisoire de l’étudiant Ousseynou Diop:Me Assane Dioma Ndiaye y voit la limite du système judiciaire sénégalais

https://www.dakaractu.com L’étudiant Ousseynou Diop sera finalement jugé le 8 janvier prochain. Son procès qui devait se tenir aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Dakar pour actes et menaces terroristes, mercredi 26 décembre, a été reporté au motif que ses nouveaux avocats doivent avoir le temps nécessaire pour entrer dans le dossier. La défense en a profité pour introduire une demande de mise en liberté provisoire d’autant que pour les conseils du prévenu, ce dernier est légalement domicilié et ne peut être à l’origine d’un quelconque trouble à l’ordre public.

Selon Me Assane Dioma Ndiaye, son client qui a atterri en correctionnelle alors qu’il risquait d’être jugé devant la chambre criminelle à formation spéciale habilitée à traiter les dossiers en lien avec le terrorisme, le préjudice déjà subi a largement couvert les faits pour lesquels Ousseynou Diop est poursuivi tels que prononcés par le magistrat instructeur dans son ordonnance de renvoi.

Mais le tribunal ne l’a pas entendu de cette oreille. La liberté provisoire a été refusée à l’étudiant présenté comme un « crack » par ses proches. Pour le tribunal, le trouble à l’ordre public ne s’est pas réellement estompé.

Suffisant pour révulser Me Ndiaye qui estime que cette démarche du juge pose problème. « Parce que nous sommes dans une dynamique de contestation. Nous plaidons la présomption d’innocence et quand on nous oppose un trouble qui serait consécutif à des actes qui seraient délictuels alors que la culpabilité n’est pas encore établie, ceci pose toujours la limite de notre système judiciaire basé sur des présomptions, sur des indices de culpabilité et sur une présomption de culpabilité », plaide déjà l’avocat…

Présidentielle 2019 : L’opposition prépare sa marche du 28 pour le départ de Aly Ngouille Ndiaye

http://www.dakarmatin.com Les leaders du Front national de résistance (Fnr) ne comptent pas baisser les bras. Ces responsables du front, qui regroupe plusieurs partis de l’opposition, veulent manifester pour dénoncer les manquements notés dans le processus électoral. Par ailleurs, ils exigent le départ d’Aly Ngouille Ndiaye et le respect du choix des candidatures déclarées, notamment celles de Karim Wade et de Khalifa Ababacar Sall.

A cet effet, ils prévoient de faire une marche, ce 28 décembre. Assane Ba, chargé de l’organisation, explique au micro de Sud Fm : «Nous avons déposé par nos soins la déclaration montrant à l’autorité que nous allons faire une marche le 28 décembre prochain.

A ce niveau, nous sommes en règle par rapport à l’administration. Cependant, le commissariat de Médina a fait les enquêtes nécessaires et nous pensons qu’aujourd’hui ou demain, nous allons recevoir l’arrêté du préfet de Dakar par rapport à l’encadrement par les forces de l’ordre de cette importante marche

La marche a pour objectif principal de faire en sorte que le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, ne puisse pas organiser l’élection présidentielle de 2019. Et à ce niveau nous avons préconisé qu’on mette en place une autorité indépendante et consensuelle entre le pouvoir, l’opposition et la société civile. Nous allons aussi profiter de cette marche pour dénoncer l’acharnement dont Khalifa Sall et Karim Wade sont victimes», soutient-il

Chers compatriotes, chers militants (es) et sympathisants (es) du mouvement « ENSEMBLE ».

Je suis au regret de vous informer que toutes les conditions n’ont finalement pas été réunies pour déposer notre dossier de candidature. Je tiens a remercier tous nos militants (es), responsables, sympathisants (es) et toutes nos équipes pour le travail accompli en si peu de temps.
Entrer en politique était un devoir, notre engagement pour un véritable changement est un impératif catégorique. C’est pourquoi nous ne cèderons ni au découragement, ni au renoncement. Nous continuerons, par conséquent, notre combat pour de véritables ruptures en 2019. Profonde gratitude et sentiments patriotiques.Ibrahima Hamidou DEME,Président du Mouvement « ENSEMBLE »

Cheikh Bamba Dieye : « si jamais la candidature de Khalifa Sall n’est pas validée… »

http://www.dakarmatin.com Le leader du Front pour le socialisme et la démocratie (FSD/BJ) et député à l’Assemblée Nationale, Cheikh Bamba Dieye met en garde sur une éventuelle disqualification du candidat de la coalition Taxawu Sénégal, à l’élection présidentielle du 24 février prochain.

Si jamais la candidature de Khalifa Sall n’est pas validée, «la première des choses est de dire au peuple sénégalais que Macky Sall et l’association de malfaiteurs qui lui sert de bras armé ont tout fait pour disqualifier Khalifa Sall», prévient-il, dans un entretien accordé au journal ‘’L’Observateur’’

Dans l’entretien, M. Dieye lave Khalifa Sall de toute accusation à son encontre et le qualifie ‘’d’homme de valeur et une promesse pour le Sénégal’’. Par ailleurs Khalifa Sall sera fixé sur son sort le 3 janvier prochain en cassatio

Les partisans de Khalifa Sall crient au hold-up

http://www.dakarmatin.com Les partisans de l’ex maire de Dakar dans le Sine comptent se constituer un bloc avec leurs frères de l’opposition pour faire face à toute tentative de hold-up électoral.

A moins de deux mois de l’élection présidentielle, les alliances locales se forment et se consolident dans le Sine. Le fief politique du candidat Macky Sall constitue, aux yeux de l’opposition, la zone la plus propice pour un hold-up électoral.

Les souteneurs de Khalifa Sall, en ordre de bataille, sont plus que jamais déterminés à barrer la route aux «voleurs» de cartes d’électeur. «Nous allons nous constituer en bloc pour mettre en place le front de l’opposition », ont annoncé les enseignants partisans de l’ancien maire de Dakar.

A cet effet, il s’agira de sécuriser les bureaux de vote le jour du scrutin, mais aussi et surtout de suivre le processus électoral en vue de faire échouer toute tentative de fraude. «Le pouvoir est en train de préparer un hold-up électoral et nous ne comptons pas nous laisser faire. Nous sommes en train de faire toutes les vérifications», a soutenu Dominique Diouf, qui exige une mise à niveau des informations concernant le fichier électoral. «Il faut que le fichier soit mis à la disposition de l’opposition, mais aussi que les règles du processus électoral soit respectées», ajoute-t-il.

Passant en revue la situation politico-économique de la région, les partisans de Khalifa Sall disent avoir décelé plusieurs manquements et des obstacles au développement de la région de Fatick.

Revenant sur le cas Khalifa Sall, ils affichent un satisfecit total par rapport à l’engagement de leurs camarades. Ils estiment que leur leader a été emprisonné dans le cadre d’un complot politique ourdi par le pouvoir. «Le Parti socialiste est un patrimoine indélébile dans le Sine et le parrainage nous a permis de nous rapprocher des populations. Nous sommes donc aujourd’hui plus qu’optimistes quant à l’avenir de notre mouvance dans le Sine », a déclaré M. Diouf, persuadé que les socialistes «purs» sont nombreux à Fatick

Pr Moussa Diaw,(Analyste politique): »Même si sa candidature passe, Khalifa ne pourra pas… »

Seneweb.com La chambre criminelle de la Cour suprême a mis en délibéré l’affaire Khalifa Sall pour le 3 janvier prochain. Une situation qui pourrait lui offrir la possibilité de se présenter à la présidentielle. Mais, le professeur Moussa Diaw, enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, est d’un autre avis qui va certainement doucher l’ardeur de ses inconditionnels.

Avec la mise en délibéré de son procès, la candidature de Khalifa Sall pourrait être validée. Si tel est le cas, pensez-vous qu’il pourrait changer la donne avant la présidentielle ?
Khalifa Sall, avec son mouvement « Taxawu Sénégal », ça m’étonnerait, même s’il sort de prison ou que sa candidature passe, qu’il puisse faire un résultat qui pourra vraiment bousculer la majorité. Parce que, tout simplement, on est à deux mois de la présidentielle et la majorité est en avance sur l’opposition. La preuve, quand la majorité négociait avec le Groupe consultatifs de Paris, l’opposition et la société civile sont restées aphones. On n’a entendu personne dire un mot sur ces consultations-là. Le pouvoir est revenu avec des promesses de financements qu’il va utiliser politiquement. Ce sont là des points positifs.

L’inauguration de l’autoroute « Ila Touba » a aussi drainé du monde, avec à la clef des discours codés des uns et des autres, ce qui renforce la confiance du président de la République. Donc, compte tenu des rapports de force, la candidature de Khalifa Sall ne changera pas grand-chose à la donne politique. La messe est déjà dite. Parce que sans même tenir compte du bilan qui est à discuter, l’opposition n’a pas montré une force unie avec des projets communs pour aller ensemble et gagner ensemble. Ses pôles spontanés ne suffisent pas. Il n’y a rien de concret pouvant servir d’alternative par rapport à ce qu’on est en train de voir.

Pourtant l’on a constaté ces derniers jours un petit rapprochement entre « khalifistes » et libéraux ?
Oui, mais ce n’est pas une alliance franche, c’est un soutien timide. Parce qu’il n’y a pas de mobilisation autour d’un front commun. Quand il y a une alliance forte, il faut que les leaders se voient et définissent ensemble un projet crédible et médiatisé par rapport à la politique qui est en train d’être menée. Or, on ne le sent pas. Même si on remarque de temps en temps quelques initiatives comme la « POSE » initiée par Me Adama Guèye. Mais, c’est insuffisant. À quelques semaines de l’élection, on ne sent pas une détermination de l’opposition d’acter un front commun pour faire face à la politique menée par le pouvoir. C’est déjà raté. On a vu l’opposition aller en ordre dispersé aux législatives de 2017. Pourtant, elle aurait pu avoir un point d’appui majeur à l’encontre de la majorité qui n’aurait, certainement, pu avoir autant de députés. Aucun des leaders n’a voulu céder au profit de l’autre. C’est le même scénario qui se dessine en perspective de la présidentielle du 24 février 2019.

Donc, selon vous, il serait plus judicieux de rationaliser le nombre de candidats ?
Il fallait rationnaliser ces candidats-là parce que de façon dispersée, ils se fragilisent. Il faut au moins trois pôles consistants de candidats sérieux et au moins entamer des concertations en cas de second tour. Mais, il y a énormément de candidatures, je ne dirai pas fantaisistes, qu’il fallait réuni comme ils ne peuvent pas s’entendre sur une candidature unique, autant se coaliser pour représenter un pôle crédible avec des leaders très engagés sur le terrain qui puissent mobiliser des gens autour d’un projet.

Pourtant, il y a beaucoup de sujets de débats, notamment les insuffisances dans la politique gouvernementale, le système politique, les modalités de choix des députés qui posent le problème de représentativité au niveau national, la rationalisation des pouvoirs du président de la République, etc. Sans parler du mode de désignation des membres du Conseil constitutionnel pour donner la possibilité à la société civile ou à l’opposition d’avoir, ne serait-ce qu’un représentant, pour une certaine collégialité dans cette juridiction.Propos recueillis par Salla GUÈYE

102e édition du gamou de Mbeuleukhé:Le maire de de la localité réclame le bitumage de la piste de production

https://actusen.sn Le bitumage de la piste latéritique reliant Dahra à Mbeuleukhé (40km), reste une préoccupation majeure pour les populations de la Commune de Mbeuleukhé. Elles l’ont fait savoir en marge de la 102e édition de leur Gamou annuel célébré ce samedi à Mbeuleukhé.

Selon le Haut conseiller des Collectivités territoriales, Aliou Dia, «le foyer religieux de Mbeuleukhé n’a qu’une doléance. C’est le bitumage de l’axe Dahra-Mbeuleukhé. On ne peut plus parler de «ilaa Touba» qui passe par Touba et la bonne route Linguère- Matam : c’est une bonne infrastructure routière. Ce qui reste pour désenclaver le Djoloff pour lier le Djolof au Fouta et au Walo, c’est de refaire la route Dahra-Mbeuleukhé-Richard Toll.

Faisant d’une pierre deux coups, le maire de Mbeuleukhé a profité de l’événement pour inaugurer la place publique et le marché construits à l’aide des fonds de concours.

L’ex-député, Aliou Dia, a profité de l’occasion pour féliciter le président de la République qui, selon lui, «a bien exposé les problèmes du Sénégal au groupe consultatif de Paris pour obtenir des solutions idoines. En effet, le président de la République attendait 6000 milliards et il en a eu 8.000 milliards».

Selon lui, «si le Chef de l’Etat a réussi à engranger cette importante manne financière c’est grâce à la crédibilité du Sénégal auprès des bailleurs et du leadership international et local de Macky Sall». Cependant, dit-il, «il ne doit pas avoir de doute sur l’utilisation car, le décaissement se fera en tenant compte de la rationalité. La première phase du Pse est terminée, il reste la deuxième phase, l’argent sera utilisé à bon escient afin de mettre le Sénégal sur les rampes de l’émergence, en réalisant les 700 projets défendus au groupe consultatif de Paris».Moustapha Ndiaye (Correspondant à Linguère-Actusen.sn)

Astou Boury Mbacké, nièce du khalife des Mourides, s’en prend à Mame Khary Mbacké:«Elle a acheté ses 12.260 parrains auprès des couches pauvres

https://actusen.sn A quelques  encablures de la Présidentielle de 2019, certains leaders républicains du Baol ne parlent plus le même langage. C’est dans ce contexte qu’Astou Boury Mbacké a craché du feu sur sa camarade de Parti, Mame Khary Mbacké, en l’accusant d’avoir acheté tous ses parrains auprès des couches défavorisées de la Ville sainte.

S’adressant à ses camarades républicains, la nièce du khalife général des ‘’Mourides’’ a déclaré, sans détour, que Serigne Mountakha Mbacké est là pour tout le monde et il ne donnera pas de consigne de vote, parce que les choses modernes ne l’intéressent point. Poursuivant son allocution, Astou Boury Mbacké fustige la politisation de la famille de Serigne Bassirou, à laquelle elle appartient.

Interpellée sur la vie politique de sa formation politique à Touba, la fille de Serigne Cheikh Astou Fall Mbacké assène ses 4 vérités et met Macky Sall devant ses responsabilités. «Je ne vois que le chaos dans notre formation politique, à cause des querelles occasionnées par l’absence d’un leadership. En effet, c’est une armée mexicaine, où chacun est son propre chef.

Sur ce, le président Macky Sall doit prendre les choses en main, pour nous sauver, parce que les transhumants s’autoproclament leaders, alors qu’ils ne représentent rien. Si notre mentor  pense qu’il  peut compter sur les chasseurs de primes qui lui font croire que la base est avec eux, Macky Sall s’est trompé», a-t-elle averti.

«Je ne vois que le chaos ; le président Macky Sall doit prendre les choses en main ; s’il pense qu’il  peut compter sur les chasseurs de primes qui lui font croire que la base est avec eux, le Président s’est trompé»

Après cet avertissement à l’encontre du patron de l’Apr, Astou Boury Mbacké s’est défaussée sur sa camarade Mame Khary Mbacké Mourtada, en proférant des insultes à l’encontre d’elle, que Source A n’ose pas relater, du fait de l’éthique et du respect qu’il a envers ses lecteurs.

«Mame Khary Mbacké fait croire à Macky Sall qu’elle est la lionne de Touba alors que c’est archi-faux. Car elle  fait des deals pour gagner des marchés en vue d’en tirer des millions F Cfa. En effet, cette dame nous a trouvée  récemment sur le terrain politique, où on mouillait le maillot. Mais sa politique se résume par ses sorties médiatiques. Ainsi, si Mame Khary a fait 100, une fois arrivée devant les journalistes, elle va annoncer 1000. A cet effet, cette dernière ne pourra jamais être notre Coordonnatrice», a vilipendé Astou Boury Mbacké.

Très furieuse, la responsable des républicains au quartier Darou Miname 2 a brûlé les 12.260 signatures récoltées par la femme d’affaires.

«Mame Khary a acheté tous ses parrains, en choisissant des personnes démunies, en vue de les corrompre. Et, si notre mentor compte sur nos milliers de signatures pour gagner, il va perdre l’élection présidentielle, parce que ce n’est pas fiable», a-t-elle ajouté.

Contacté par Source A, le camp de Mame Khary Mbacké ne veut pas répondre aux accusations d’Astou Boury Mbacké, par voie de presse.Mor Mbaye CISSE,Correspondant à Mbacké (Actusen.sn)

Pape Alé Niang révèle que le Ter qui sera inauguré sera refermé car…

https://www.pressafrik.com Le Train express régional (ter) sera inauguré sans que les travaux ne soient terminés. C’est ce qu’a déclaré Pape Alé Naing qui s’est prononcé sur la question. A en croire le journaliste-chroniquer, les tenants et les aboutissants concernant ce dossier n’ont jamais été révélés au grand jour car, souligne-t-il, la lettre émanant du Secrétaire d’Etat français adressée au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba, montre qu’il existe bel et bien un surcoût estimé à près de 91 milliards de francs Cfa. Mais d’ores et déjà, la France va débloquer 15 millions d’euros (près de 8 milliards de francs Cfa).
Il a également relevé les non-dits concernant l’affaire Khalifa Sall, attaquant les juges qui auraient prononcé des verdicts télécommandés .

Groupe consultatif Ps Mamadou Lamine Dianté exprime sa déception

Seneweb.com La pluie de 7 300 milliards récoltée par l’Etat au Groupe Consultatif de Paris n’a fait qu’accentuer la peine de Mamadou Lamine Dianté. Cet ancien syndicaliste regrette que l’Education ne soit pas parmi les priorités du régime dans les 5 ans à venir.

Mamadou Lamine Dianté n’est pas satisfait par ce que l’Etat a proposé aux bailleurs lors du dernier club de Paris, les 17 et 18 décembre. Dans une note parvenue à Seneweb, l’ancien secrétaire général du Saems se dit même déçu de la place que l’Etat accorde à l’Education dans le deuxième plan d’actions prioritaires (2019-2023) du Plan Sénégal émergent. ‘’Notre déception n’a été que profonde lorsque nous constatons que l’éducation a encore une fois été royalement ignorée parmi les sept secteurs et domaines prioritaires du PAP 2019-2023. Ceci prouve, s’il en était besoin, que Macky Sall n’a jamais placé le système éducatif au cœur des priorités de son gouvernement, et conforte dans leur opinion les acteurs qui ont caractérisé le PSE de ‘Plan Sans Education’ », estime-t-il.

Selon le chercheur en éducation et formation, l’argument selon lequel l’axe 2 du PSE est relatif au capital humain ne saurait suffire et qu’il suffit d’interroger les faits pour se rendre à l’évidence. A savoir, le financement de l’éducation occupe une place congrue dans le PSE.

Sur le plan infrastructurel par exemple, Dianté dénonce ‘’la stagnation de la carte scolaire depuis 5 ans sous le prétexte fallacieux du projet ‘zéro abri provisoire’ qui n’est qu’un gouffre à sous sans effet visible’’. A cela s’ajoute, dit-il, la privatisation de l’enseignement, la réduction ’drastique et injustifiée’ du budget des écoles publiques, la fin progressive de la gratuité dans le système public, la détérioration des conditions d’études avec les effectifs pléthoriques et les coupes opérées sur le quantum horaire. Sans compter la mise en œuvre de réformes ‘sans mesure d’accompagnement ni évaluation sérieuse des précédentes’’.

Si l’on en croit cet ancien syndicaliste, de 2009 à 2014, l’Etat finançait l’éducation à hauteur de 92,6% contre 7,4% de ressources extérieures. Une tendance inversée dans le moyen secondaire lors de ces deux dernières années où les ménages occupent  maintenant la première place des dépenses. Ce qui est, à ses yeux, ‘’une violation flagrante’’ de la gratuité de l’éducation dans le secteur public.

Selon cet expert, cela s’explique par le fait que l’Education est sous-financée. Ce qui contraint les parents à la mettre en première ligne en matière de dépenses. ‘’Ce constat a amené les Assises nationales de l’éducation et de la formation (ANEF) en 2014, à proposer ‘des pistes de mobilisation des ressources telles que des taxes spécifiques, la réduction des exonérations fiscales, et des modalités de contribution de la diaspora et de particuliers’’.

Les taxes sur les appels entrants, celles sur les transactions financières ou sur le tabac et l’alcool ainsi que sur les ressources pétrolières sont autant de pistes dégagées par les assises de l’éducation, sans suite.

En outre, quand bien même il y avait suffisamment de ressources, il se pose, selon lui, l’équation de leur utilisation. En fait, Dianté reconnait qu’il y a des efforts ‘’considérables’’ de la part de l’Etat pour financer l’Education (3 % du Pib soit 26 % du budget de fonctionnement en 2000 à plus de 6 % du Pib soit 35 % du budget actuellement). Cependant, estime-t-il, il y a ‘’une mauvaise gestion et l’inefficience de leur utilisation’’  qui limitent les effets. ‘’Cette gestion s’appuie encore sur le Manuel de procédure du PDEF’’, regrette-t-il.

On note pourtant de nouveaux mécanismes de gestion tels que ceux relatifs aux réformes budgétaires de l’UEMOA, mais l’ex-patron du Saemss pense que c’est encore insuffisant pour une bonne gestion des ressources. Au regard de ce constat, Dianté conclut que l’école publique, ‘’orpheline sous le régime actuel’’ a le choix entre s’adapter ou disparaître. Son salut réside dans l’ingéniosité de ses acteurs’’. Youssouph Sane

Cheikh Bamba Dieye : « si jamais la candidature de Khalifa Sall n’est pas validée… »

https://www.pressafrik.com Le leader du Front pour le socialisme et la démocratie (FSD/BJ) et député à l’Assemblée Nationale, Cheikh Bamba Dieye met en garde sur une éventuelle disqualification du candidat de la coalition Taxawu Sénégal, à l’élection présidentielle du 24 février prochain.

Si jamais la candidature de Khalifa Sall n’est pas validée, «la première des choses est de dire au peuple sénégalais que Macky Sall et l’association de malfaiteurs qui lui sert de bras armé ont tout fait pour disqualifier Khalifa Sall», prévient-il, dans un entretien accordé au journal ‘’L’Observateur’’

Dans l’entretien, M. Dieye lave Khalifa Sall de toute accusation à son encontre et le qualifie ‘’d’homme de valeur et une promesse pour le Sénégal’’.Par ailleurs Khalifa Sall sera fixé sur son sort le 3 janvier prochain en cassation.

Adresse de la jeunesse responsable casamançaise au maire Abdoulaye Baldé

  1. Le Maire Abdoulaye BALDE,

Après le temps de la passion, celui de la Raison. Vous avez décidé de rejoindre la grande coalition qui soutient la candidature du Président Macky SALL pour un second mandat à la tête du Sénégal. Les récriminations ont été fortes et les propos acerbes, parfois méchants, contre votre décision mais vous avez vos raisons et les avez déclinées avec objectivisme.

Soyons clair, M. Le Maire, notre conviction est que, par ce geste historique, vous avez fait preuve de raison politique et d’objectivisme historique.

Nous avons toujours soutenu que la Casamance sous la Présidence de Son Excellence Macky SALL bénéficiait d’un exceptionnel alignement des planètes: un leader national charismatique, bénéficiant de la confiance de la majorité de son peuple et amoureux de la Casamance et un leader local du parti présidentiel,membre fondateur duditparti et qui a la confiance du Président, des populations locales et le respect de ses sœurs et frères de parti.

Conscient qu’il fallait mettre ce timing exceptionnel et inédit à profit, afin d’initier un Développement facteur de Paix, nous avons toujours soutenu l’appel du Ministre d’Etat Benoit SAMBOU en direction de tous les leaders de la Casamance à venir accompagner le Président Macky SALL dans la concrétisation de sa vision de faire de la Casamance un pôle de développement économique à envergure internationale.

Le leadership pluriel des responsables casamançais derrière le leadership politique du Président Macky SALL devrait être le socle d’une vaste convergence des enfants du terroirafin de permettre à la région d’être la locomotive de l’Emergence sénégalaise.

L’ambition que le Président Macky SALL nourrit pour la Casamance transcende nos appartenances sociales, cultuelles, culturelles et religieuses.

Cette ambition est le fruit d’une vision pragmatique du Chef de l’Etatet guideses nombreuses initiatives en faveurdu désenclavement de la région et de son rattrapage infrastructurel vis-à-vis du reste du pays.

Cela peut se vérifier en allant au Port de Ziguinchor. Le démarrage des travaux d’extension du port de commerce de Ziguinchor, à la suite du dragage du fleuve Casamance, est une réalité intangible.Cela peut se vérifier par les travaux de bitumage de la boucle du Fouladou, de la boucle du Kalounaye et de la boucle de Boudjé. Cela peut se vérifierpar la réalisation du pont de Farafégny (entre le Sénégal et la Gambie) ou du tronçon Kolda – Salikégné (qui relie le Sénégal à la Guinée-Bissau).Cela peut se vérifier par le pragmatisme et la vision notés dans le traitement de la crise gambienne. Cela peut se vérifier par la mise en place de liaisons maritimes et aériennes entre la Casamance et le reste du pays permettant, par exemple, de relier Ziguinchor à Dakar en trente minutes à un prix exceptionnellement compétitif.

Ces initiatives du Chef de l’Etat qui ont significativement modifié le visage de la Casamance méritent d’être soutenues et accompagnées. Nous travaillons fortement à cela et sommes heureux que vous répondiez à la main tendue du Président Macky SALL afin de renforcer la dynamique de victoire enclenchée en Casamance et dans le reste du pays.Bienvenue dans votre famille, M. Le Maire !

ATTENTION LE DANGER EST AUX PORTES DE LA CITE, LA GOUVERNANCE D’UN PAYS N’EST PAS DE L’AMATEURISME MAIS PLUTOT UNE AFFAIRE EMINEMMENT POLITIQUE PAR WALMAAKH NDIAYE

Notre pays est  aujourd’hui à la croisée des chemins surtout au plan économique  avec l’amorce de l’émergence par les différentes réformes structurelles et la mise en œuvre de programmes innovants, d’infrastructures (PUDC, PUMA, PROMOVILLE etc…)  la création de plateformes industrielles et de services (Diamnadio, zones économiques spéciales), et tout ceci dans un contexte de découverte et d’exploitation imminente de vastes gisements prometteurs de Gaz, de pétrole, d’Or, de fer, de Zircon etc… , IL se trouve malheureusement  qu’au  même moment, la politique qui est l’art de gérer la Cité  perd ses lettres de noblesse dans notre pays et son organisation  et d’expression la plus raffinée  qu’est le parti politique a fini  par s’affaisser d’abord  du fait de l’absence de résistance et de résilience  des Acteurs, à l’assaut des pulsions et intérêts chripto-personnels ou partisans, mais encore  du fait des coups  de boutoirs que d’autres  formes d’organisations  encagoulées lui assènent quotidiennement. (OSC)

Le danger est aux portes de la Société,  dés lors qu’on s’emploie à faire prospérer l’opinion suicidaire selon laquelle le Parti politique serait devenu inutile et que la politique serait une  marre  infectée  et  infestée  de sujets prédateurs  dont il faut  prendre le large. C’est donc sous le binocle  de l’attractivité de notre pays avec la découverte de nouvelles Ressources  naturelles et de l’illusion rampante de la mort  augurée des partis politiques, voir de la Politique dans notre Pays,  qu’il faut analyser  la profusion et la volatilité des candidatures enregistrées à l’élection Présidentielle de 2019. Cette   situation  donne froid au dos et rend  perplexes quand à  l’Etat du civisme,  le niveau de citoyenneté et d’estime du notre pays par certains compatriotes.

Qui pouvait imaginer que  ce pays dont la renommée transcende toutes les Frontières, une renommée bâtie par d’illustres  grands hommes, dans tous les domaines Spirituel, Temporel et intellectuel tels  Léopold Sédar Senghor, Lamine Gueye, Blaise Diagne, Galandou Diouf, Chekh Anta Diop, Gaston Berger, Birago Diop, etc…, au 21éme siècle,  pour sa gouvernance politique, serait la proie  à la convoitise de candidats de tout acabit, néophytes politiques, sans expérience administrative éprouvée et au background académique douteux pour certains.

Plus grave, d’autres poussent l’hérésie et leur amateurisme  ou désinvolture politique jusqu’ à annoncer qu’ils ne briguent la fonction de premier Magistrat que tout juste pour un mandat de 5ans, ignorant la complexité et l’hardiesse de la tâche. Où est l’engagement patriotique ?

Que peut on  réaliser au cours d’un mandat de 5 ans et même de 7 Viennent-ils seulement pour  des motifs lucratifs ? Pour un portefeuille d’entrée dans le cercle fermé du Business pétrolier ou gazier ? Non, soyons plus sérieux,  les Elections présidentielles ne sauraient être  un jeu de Poker. Même si cela pourrait s’envisager sous d’autres cieux et sous certaines conditions humaines, il serait étrange,  pour un pays comme le Sénégal avec la plus ancienne culture et tradition démocratique et Républicaine en Afrique, que les citoyens sénégalais  et les intellectuels au premier chef, puissent se méprendre de notre statut de leadership en Afrique et des défis et enjeux de l’heure, attachés à ce statut, pour faire un choix éclairé, lucide  et responsable. Avec ces candidatures farfelues que  ne sauraient justifier que des égos surdimensionnés ou un nombrilisme phagocytant, restons vigilants car les hypothèses de risques sont   réelles et nombreuses,  rapportés à une population largement analphabète  et émotive qui constitue un fort indice de probabilité pour tout.

Pourtant l’histoire  politique des  pays  regorge de mésaventures politiques qui corroborent  à suffisance que la stabilité politique, la force des institutions, la paix et le progrès social ne sont garantis qu’ avec l’avènement au Pouvoir d’hommes d’expériences à la tête de puissantes forces politiques bien organisées et structurées, ancrées dans la Société, disposant d’antennes capables de remonter toutes informations utiles à temps puisque maillant tout le territoire, mais également  de  suffisamment de leviers locaux et nationaux d’’interventions rapides en cas d’urgences. Ceci  fait souvent défaut à ces personnalités indépendantes ou issues de

Mouvements spontanés et non articulés, qui accèdent au Pouvoir, ce qui explique leur échec quelque soit leur charisme ou volonté ; l’exemple le plus récent est celui que traverse Macron en France avec la révolte des gilets jaunes, venu au Pouvoir sans vécu politique avec un

Mouvement citoyen, il ne pouvait qu’être surpris par  les évènements. Aux Etats Unis  le syndrome est quasi identique avec Trump  qui essuie  défections de ses proches collaborateurs et blâmes de ses adversaires, avec la seule exception que ce dernier reste soutenu par le Lobby affairiste.

Les deux cas du Bénin, ceux de la Tanzanie et de la Zambie n’ont pas été  plus prospères non plus. Le Parti politique  par sa structuration, son fonctionnement,  reste encore la charpente la plus sûre, la plus fonctionnelle, la plus adaptée  à l’appareil d’Etat, pourvue que le Parti épouse les principes de fonctionnement démocratiques indispensables à toute vie en société.

Dans l’intérêt de la cité, réhabilitons la politique qui doit rester un Engagement sociétal de tous  et de chacun, désintéressé, pour le bien-être de toute la communauté,  et le parti politique n’en est que le pacte entre citoyens et son expression ia plus vivantePar Walmaakh NdiayeObsErvateur Politique E-mail : wandiaye@gmail.com

Gilles Yabi « IL EST IMPORTANT DE RESTER VIGILANT SUR LA SÉPARATION DES POUVOIRS »

RFI   La démocratie en Afrique a-t-elle avancé ou reculé en 2018 ? A l’heure du bilan de cette année, Gilles Yabi nous son analyse – Ce chercheur béninois est le fondateur de Wathi, un centre de réflexion sur l’Afrique de l’Ouest basé à Dakar

– ENTRETIEN

Au Togo, les législatives viennent de se tenir, mais en l’absence de l’opposition, qui ne veut pas que le président Faure Gnassingbé se représente en 2020 pour un quatrième mandat. Qu’en pensez-vous ?

Gilles Yabi: Je pense que c’est justement un des cas les plus frappants, et c’est un peu désespérant je dois dire. C’est le seul pays dans l’espace Cédéao, de l’Afrique de l’Ouest, qui n’a pas connu une véritable alternance démocratique. Donc aujourd’hui, c’est assez inquiétant et décevant que la Cédéao en particulier ait donné une sorte d’avis positif sur ces élections législatives, qui à mon sens sont des élections parfaitement inutiles puisqu’elles ne mettent pas fin à la crise. Et on a bien vu les manifestations l’année dernière, on sait que le problème de fond, c’est une véritable alternance au Togo.

Vous parlez de la réaction très timide de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Pensez-vous comme certains que le médiateur guinéen, Alpha Condé, n’est pas très pressé de demander au président Faure Gnassingbé de renoncer à un quatrième mandat, parce que lui-même envisage peut-être de modifier la Constitution de son pays pour briguer un troisième mandat en 2024 ?

On peut sans doute faire cette interprétation, mais je pense qu’aujourd’hui, ce qui se passe, c’est que du côté de la conférence des chefs d’Etat, il n’y a pas nécessairement de véritables défenseurs des principes essentiels pour la Cédéao. Mais aussi du côté de la Commission de la Cédéao, qui essaie de porter des principes de gouvernance et de démocratie, finalement, ce n’est pas très important de défendre les valeurs qui sont inscrites, notamment dans le protocole additionnel sur la démocratie.

Trouvez-vous que le nouveau président de la Commission de la Cédéao, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, est trop effacé par rapport à son prédécesseur, le Béninois Marcel De Souza ?

Là encore, je pense qu’il ne faut pas trop personnaliser. Ce qui est important, c’est d’avoir à la tête de la Commission les personnes qui sont capables d’avoir un véritable espace d’autonomie. Et il est possible effectivement, je ne connais pas personnellement l’actuel président de la Commission, monsieur Brou, mais c’est vrai que c’est un ancien ministre sous le président Ouattara, et on peut penser qu’il a effectivement un caractère plutôt effacé et que, face à des chefs d’Etat, il n’a peut-être pas effectivement la capacité ou la volonté de défendre un point de vue qui ne serait pas le point de vue des présidents les plus influents en ce moment dans l’espace régional.

La présidentielle au Sénégal a lieu dans deux mois. Mais deux des principaux opposants, Karim Wade et Khalifa Sall, ne pourront sans doute pas s’y présenter à cause de leur condamnation par la justice. Est-ce que cela vous paraît normal ?

C’est une question très délicate. Lorsqu’on suit un peu les dossiers de ces deux leaders politiques, il y a quand même le sentiment qu’ils avaient des choses à se reprocher, et disons qu’il y avait une certaine légitimité à voir que la justice s’intéresse à eux, et peut-être même à ce qu’ils soient condamnés. Après, il y a aussi un sentiment très fort, partagé, qu’il y a une instrumentalisation de la justice pour effectivement écarter des candidats importants. Et cela, c’est très gênant.

Voulez-vous dire que, dans les poursuites judiciaires contre les présumés corrompus, il y a deux poids, deux mesures ?

En tout cas, c’est un sentiment qui est très partagé par beaucoup de Sénégalais. Je pense au Bénin aussi où on a une cour nouvelle sur l’enrichissement, sur les crimes économiques [Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET)] et où on a aussi le sentiment, oui, que c’est très bien de lutter contre des crimes économiques, mais lorsqu’on a le sentiment qu’on a des juridictions spéciales avec peu de recours ou pas du tout de recours, et que finalement les premières personnes visées sont toujours des acteurs politiques plutôt de l’opposition, évidemment cela ne permet pas de crédibiliser le discours sur la lutte contre l’impunité.

Donc vous n’êtes pas convaincu par la très lourde condamnation prononcée contre l’opposant béninois Sébastien Ajavon [il a été condamné à 20 ans de prison, reconnu coupable de « trafic international de cocaïne à haut risque » en octobre 2018] ?

A nouveau, là encore, je ne suis pas sûr qu’il n’ait pas des choses à se reprocher. Mais au Sénégal, comme au Bénin, il est important de rester vigilant sur le renforcement des institutions et sur la séparation des pouvoirs.

Au Cameroun, le président Paul Biya a été officiellement réélu en octobre 2018 pour un septième mandat, avec plus de 71% des voix (71,28 %). Y croyez-vous ?

Au Cameroun, comme dans une très grande majorité des pays d’Afrique centrale, lorsqu’on a des gouvernants qui sont en place pendant trois ou quatre décennies, en fait leurs pratiques finissent par avoir un impact très fort sur la société elle-même, et finissent par faire en sorte qu’on n’ait pas la masse critique parfois de personnes dans l’espace politique, et même dans l’espace de la société civile, qui soient capables de se battre pour un certain nombre de valeurs. Il y a un blocage qui est très important, il y a un cercle vicieux, une sorte de piège sans fin où on a des gouvernants qui, à force d’avoir des pratiques qui entretiennent la corruption, finissent finalement par faire de la corruption quelque chose de très généralisé, et finissent pas rendre quasiment impossible la demande de changements par les populations.

Face à toutes ces alternances difficiles ou impossibles, le professeur Abdoulaye Bathily parle de « sécheresse démocratique ». Approuvez-vous ?

Moi, j’essaie de ne jamais discuter de démocratie sans mettre cela en lien avec la gouvernance, l’usage des ressources. Si on ne comprend pas le lien entre la facilité avec laquelle les gouvernants ont accès aux ressources publiques et la volonté de s’accrocher au pouvoir, évidemment, on ne peut pas comprendre l’absence de progrès démocratique. Si on prend un seul exemple lorsqu’on a lu l’article de Bloomberg sur la République démocratique du Congo [enquête de l’agence révélant que le président Joseph Kabila et sa famille ont constitué un gigantesque «réseau d’entreprises dans tous les secteurs de l’économie congolaise ayant rapporté des centaines de millions de dollars à leur famille »] et qu’on voit, par exemple, la prise en charge d’une grande partie de l’économie congolaise par le clan autour du président Kabila, on comprend très bien les enjeux de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo.

Vous dénoncez ce qui se passe au Congo-Kinshasa, mais cette année 2018 a tout de même été marquée, le 8 août 2018, par la décision du président Kabila de renoncer à un troisième mandat…

Oui, il faut s’en réjouir. Mais lorsqu’on comprend les intérêts du clan Kabila dans l’économie congolaise, cela veut dire que, même si le président Kabila finalement ne pouvait pas se présenter à nouveau, on voit bien que le fait d’avoir un candidat de substitution, c’est que très clairement il y aura une volonté farouche de conserver le véritable pouvoir au niveau du clan, parce que c’est un enjeu de contrôle des ressources, c’est un enjeu vital. C’est une sorte de question de vie ou de mort. Donc il faut s’attendre effectivement à ce que ce soit très difficile d’avoir une véritable alternance au Congo, même si le président Kabila lui-même partait du pouvoir personnellement. |   Christophe Boisbouvier

LE VIDE ET LE TROP-PLEIN PAR YORO DIA

Quel gâchis que le débat se limite à des querelles d’héritage ou de personnes, alors que nous avons un personnel politique d’une très grande qualité (Idrissa Seck, Abdoul Mbaye, Sonko…) et un gouvernement où nous n’avons jamais eu autant d’ingénieurs !

Malgré le filtre démocratique du parrainage, nous aurons le trop-plein de candidats. Nous aurons aussi le vide, car malgré la multitude de candidatures, le débat politique n’a jamais été aussi pauvre. Les invectives, les attaques personnelles, les vieilles haines libérales dignes de Marc Antoine et de Octave l’emportent sur le débat programmatique. Les libéraux accusent Macky Sall de s’être illégitimement accaparé l’héritage en coiffant comme au poteau le fils biologique et le fils d’emprunt, en étant le troisième larron comme dans la fable de Jean de la Fontaine.

Pendant que le fils d’emprunt et le biologique se battaient pour l’héritage de Wade, l’un se prenant pour un lion (Karim Wade), et l’autre pour un renard (Idrissa Seck), le fils d’occasion (qui n’a jamais été dans les schémas du vieux Wade) rafla la mise. Cette querelle d’héritage a complètement pollué l’atmosphère politique depuis 2012. C’est connu, les querelles d’héritage sont toujours interminables et insolubles. La querelle des Socialistes aura aussi pollué la vie politique pendant les dernières années. Ousmane Tanor Dieng n’a jamais pardonné à Khalifa Sall son crime de lèse-majesté, c’est-à-dire son opa politique sur le PS qui priverait Tanor de la bouée de sauvetage politique qui lui a permis depuis 2000 de survivre politiquement et qui lui permet aujourd’hui d’être un roi fainéant à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales. Khalifa Sall avait raison de vouloir s’emparer du PS et de mettre fin à la logique fonctionnaliste de Tanor (abdiquer toute ambition présidentielle, mais rester à la tête du PS pour exister par la fonction).

Querelle d’héritage aussi chez les progressistes, parce que Moustapha Niasse qui se comporte comme un chef de confrérie et non pas comme un chef de parti ne saurait accepter non pas un débat sur sa succession, mais l’idée même d’y penser. Les querelles d’héritage politique créent beaucoup de scissiparités politiques et drainent des passions, des rancœurs et haines politiques qui créent un brouillage politique qui fait que le pays ferme une page politique et historique sans qu’on s’en rende compte. La présidentielle de 2019 va être la première sans les deux piliers de notre vie politique depuis 45 ans. Pour la première fois, depuis 45 ans, nous allons à des élections sans le Parti socialiste et sans Abdoulaye Wade comme candidat. Le PS et Wade sont les «mamelles» de la vie politique depuis 45 ans.

Le PS est le parti de la Nation et de l’Etat. Wade, quant à lui, est l’incarnation des libertés publiques, de l’audace d’une opposition légale en Afrique au temps de Bokassa et de Idi Amin, mais surtout de la longue marche vers l’alternance. Il n’y aurait jamais eu d’exception sénégalaise sans le combat titanesque de Wade. Le pays lui doit énormément. A titre d’exemple, notre code électoral n’est rien d’autre que le résumé des 26 ans de lutte de Wade contre la fraude électorale. La vieillesse est certes un naufrage, mais il ne faut jamais que le Sénégal oublie que Wade n’est pas Karim qui se donne des accents gaulliens dans son dernier message audio, sans en avoir la stature ou le courage politique. Avec l’absence de Wade et du PS, la présidentielle de 2019 ferme une longue page d’histoire et en ouvre une autre.

Le débat devrait porter sur cette autre page qui s’ouvre et qui verrait le Sénégal ne plus vivre de sa rente démocratique, c’est-à-dire un Sénégal plus ambitieux en quête de gloire continentale. Les candidats à la présidentielle devraient être jugés non plus sur des questions électorales, mais sur leur ambition pour le pays et surtout comment financer cette ambition. Quel gâchis que le débat se limite à des querelles d’héritage ou des querelles personnelles, alors que nous avons un personnel politique d’une très grande qualité (Idrissa Seck, Abdoul Mbaye, Sonko…) et un gouvernement où nous n’avons jamais eu autant d’ingénieurs ! Quel gâchis que de tels cerveaux en soient réduits à des querelles de personnes et ne soient en compétition pour proposer des réponses aux questions que les citoyens se posent ! Si les cerveaux de notre classe politique se penchaient sur les vraies questions du pays et non pas sur leurs problèmes de personnes, dans une décennie nous serions comme Singapour. Mais pour l’instant, même si nous votons depuis 1848 et malgré nos deux alternances présidentielles, nous sommes encore dans la même classe que le Congo démocratique où le débat principal se focalise sur les questions de participation et de règle du jeu, même si en 2000 et en 2012 nous nous sommes hissés au niveau de l’Angleterre.

James Mattis, Marc Aurele et Donald Trump

Le secrétaire à la Défense (le ministre de la Défense des Etats-Unis), James Mattis, est connu pour être un grand lecteur du grand empereur Marc Aurèle (empereur philosophe). Si vous voulez comprendre sa démission, ouvrez les écrits de Marc Aurèle qui disait que «la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut l’être et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre». Comme un miracle de Noël, James Mattis a retrouvé la sagesse de distinguer les recommandations de Marc Aurèle. Mattis, en bon militaire et patriote, a eu le courage d’essayer de changer Donald Trump pour l’intérêt de son pays, mais s’est rendu compte que c’était au-dessus de ses forces de supporter un Trump qu’on ne peut pas changer. Sa décision est très sage parce que l’histoire ne comprendrait pas qu’un général quatre étoiles, qui a porté les couleurs de l’Amérique sur tant de champs de batailles, puisse cautionner les tâtonnements stratégiques et militaires de Trump qui, lui seul, est le premier problème de sécurité nationale pour les Etats-Unis. Dans un de mes textes, j’affirmais que Trump est soluble dans l’Amérique et que nous aurions quatre ans de téléréalité à la Maison Blanche. Nous avons déjà la téléréalité, mais est-ce que les Américains vont la laisser durer quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Le retrait brusque des Etats-Unis de Syrie ne fera que renforcer l’hégémonie de Poutine dans la région, car contrairement à Trump qui réagit à l’instinct, lui a une stratégie très cohérente. «Il ne faut pas arrêter un ennemi qui se trompe», disait Napoléon. C’est pourquoi Poutine s’est empressé de féliciter Trump

ZOOM:LE JEU D’ÉQUILIBRISTE DE BAMBA FALL

http://www.emedia.sn/ Libre ou spontané, manipulateur ou stratège, le maire de la Médina sait valser. Fidèle lieutenant de Khalifa Sall, il a l’art d’importuner ses partisans en prenant des positions surprenantes. Après avoir regretté d’avoir combattu les Wade, rendu visite à Abdoulaye Wade à Versailles, en 2017, et assuré que Karim Wade était l’auteur de tous les grands projets dont se targue le régime de Macky Sall, Bamba Fall n’a pas manqué de tresser des lauriers à Wade Père et Fils mais, en 2018, année chargée par le contexte pré-électoral, il se singularisera par ses sorties inattendues.

 Le 03 janvier, dans une interview accordée à L’Observateur, il évoque la possibilité de soutenir le candidat Idrissa Seck à la présidentielle 2019 en cas de condamnation de Khalifa Sall.

 Le 15 février, il se dit prêt à accompagner Macky Sall, en magnifiant ses rapports avec la Première Dame et avec le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, venu lui présenter ses condoléances lors d’une cérémonie très médiatisée.

 Le 16 décembre : Bamba Fall s’invite au meeting de Pastef à Mbour et adoube Sonko : « Sonko est une chance pour le Sénégal et l’Afrique. Avec lui, le Sénégal aura un très bon président de la République… », dira-t-il lors d’un meeting qu’il a rejoint « spontanément ».

 Le 17 décembre : Malgré les clins d’œil à Idy, Macky, Wade ou Sonko, Bamba Fall est tout de même resté dans la coalition de son candidat Khalifa Sall, où sa capacité de mobilisation semble lui garantir une certaine immunité malgré ses sorties déroutantes. C’est d’ailleurs lui qui prend les devants ce 17 décembre quand la coalition de Khalifa et celle de Karim Wade déposent leurs candidatures respectives le même jour au Conseil constitutionnel : « Nous n’accepterons pas une justice qui est aux ordres, nous n’accepterons pas que la cour suprême puisse aider la coalition au pouvoir afin d’éliminer la candidature de Khalifa Sall et de Karim Wade. »

Présidentielle 2019:le président du mouvement “Daj dëpp”, Cheikh Alassane Sène renonce à sa candidature

Je renonce à déposer mon dossier de candidature à la présidentielle de 2019 (Par Sheikh Alassane Sène)

Chères concitoyennes, chers concitoyens

Le 22 Février 2018, j’avais annoncé vouloir briguer au nom de la République et de ses valeurs culturelles fondamentales, vos suffrages et entamé une tournée nationale qui m’a mené un peu partout dans le Sénégal. Que de beaux souvenirs sont aujourd’hui ancrés dans ma mémoire, après avoir visité des villages, des îles, des villes lointaines, où j’ai eu l’honneur de rencontrer le vrai visage du Sénégal, de grands patriotes, imbus de valeurs fortes, qui m’ont parlé et appris à manier et à décrypter les signaux de la nature et de la belle histoire qui nous lie.

Je suis convaincu que le Sénégal que nous allons tous construire ensemble mérite plus que cette voie sur laquelle il est placé depuis maintenant 58 ans. Je n’accuse personne. Je veux seulement arriver à faire comprendre à tous que bâtir un pays sur des socles inaltérables demande de l’ingéniosité et des idées fortes, empreintes de sagesse, de tolérance et de pardon ainsi qu’un engagement sans failles des leaders au service du collectif, de la communauté et non un travail acharné du collectif pour les intérêts égotistes d’un groupe d’individus assez réduits.

Depuis 06 ans, je n’ai cessé de combattre le régime en place, de dénoncer ses dérives, ses tares et d’alerter l’opinion. De manière courageuse, je lui ai fait face. Cela m’a valu des écueils, un emprisonnement sans motif, des lynchages médiatiques, entre autres calomnies et vilénies. Et pour ma part, j’ai pardonné toutes ces agitations d’ordre haineux, tous ces torts et ces écarts, car ce pardon a nourri ma chair et l’a propulsée à la sagesse et à la retenue. J’en rends grâce à Dieu, l’Exalté.

Le mouvement « Daj Dëpp » dont je suis le fondateur est fier de vous, de vos soutiens, de votre attention, et de l’élan de solidarité et de complicité qui s’est tissé entre vous et nous, de Fayaako à Mbam, de Wakhgouneu à Saldé, de kounkandé à Diofior, et dans d’autres localités qui m’ont aussi marqué à jamais. Vous nous avez parrainés à même plus de ce qui a été exigé par le code électoral et soutenus, si généreusement, à la limite de vos moyens, souvent même au-delà.

Ces efforts ne seront pas vains, ils seront mis au service du peuple. Par conséquent,dans les jours à venir, nous définirons les modalités d’une fusion avec un candidat, qui sera dans les dispositions de prendre en charge notre VISION pour le Sénégal et ce, pour uniquement l’intérêt national. Le constat est clair, il est plus qu’urgent de sauver la République, sans faiblesse aucune, de la redessiner autrement loin de toute émotion et de redorer son frontispice par une fermeté miséricordieuse.

Durant ces 10 derniers mois, le mouvement « Daj Dëpp » s’est installé dans les 45 départements que compte le pays et a obtenu un capital sympathie inestimable chez les populations sénégalaises d’ici et de la diaspora, avec qui, nous partageons la même vision, le même idéal du développement et le même rêve pour notre belle patrie. Nous mettrons cet acquis au bénéfice exclusif de notre futur allié dans la prochaine course à la présidentielle pour qu’enfin le déclic…!

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

j’ai foi qu’en 2019, le Sénégal changera de cap, car tous les signaux révèlent, pour qui connaît la science ésotérique, l’épanouissement futur de nos populations, grâce notamment aux richesses naturelles que vont encore libérer nos sols et sous-sols. Les prières et engagement sans failles aux côtés du Seigneur [le Détenteur exclusif de toutes ces richesses] de nos illustres érudits seront déterminants.

L’humble serviteur que je suis vous dit sincèrement merci. L’aventure continue, elle ne s’arrêtera que quand tout le peuple se retrouvera autour d’un même idéal, un rêve sans trêve, et ceci demeure mon combat, ma vie et la quintessence de mon engagement patriotique.JEREGUENJEFF Pdt du Mouvement DAJ DËPP

La police démantèle une redoutable bande d’agresseurs à Dakar

https://www.pressafrik.com La Sureté urbaine a réussi un coup de maitre avec le démantèlement d’une redoutable bande de malfaiteurs dont les membres opéraient dans différents quartiers de Dakar. L’opération découle de nombreuses plaintes déposées par des Sénégalais ainsi que des étrangers, après avoir subi de nombreux vols.

«Faisant suite à plusieurs plaintes qui faisaient état de cas de vols et de cambriolages perpétrés par un groupe de malfaiteurs non identifiés et au préjudice de sénégalais et de certaines communautés étrangères, la Sûreté Urbaine de Dakar a interpellé neuf (09) individus dont une femme comme étant les principaux auteurs et receleurs», indique un communiqué parvenu à PressAfrik.

Les malfaiteurs ont reconnu avoir orchestré des cambriolages «au Centre-ville, à la Médina, à Ouakam, à la Cité Aliou SOW, à Fann Hock et à Hann Maristes.»

Lors de leur perquisition, les limiers ont trouvé «par devers eux une importante somme d’argent, des véhicules, une moto de marque TMAX, une arme à feu, cinq téléviseurs à écran-plat, onze ordinateurs portables, trois arrache-clous, un tournevis, six pinces, six téléphones portables, un studio, des moutons de race «ladoum », des marchandises de diverses natures.»

Ils ont également saisi des biens comprenant un studio, deux magasins, des terrains et un poulailler leur appartenant qui appartenaient aux malfrats. Ces derniers ont été mis à la disposition du procureur de la République qui a retenu contre eux les chefs d’accusation «d’association de malfaiteurs, pour vols multiples de numéraires et d’ordinateurs commis en réunion avec effraction et usage de moyens roulants, blanchiment, recel, détention de faux billets de banque, détention irrégulière d’arme à feu et pour détention de chanvre indien.»

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