Revue de Presse Du Dimanche 23 Decembre 2018

Uemoa:un budget de 152 milliards adopté (Conseil des ministres)

APA – (Sénégal) Par Massamba Sall – Le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a adopté, à l’issue de sa quatrième session ordinaire de l’année 2018, le budget 2019 de l’Union équilibré en recettes et en dépenses à un montant de 152,080 milliards de FCFA (environ 258,537 millions de dollars), a annoncé samedi la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

« Ce budget s’inscrit dans la poursuite des efforts de maîtrise de charges des Organes de l’Union entamés dans les budgets précédents et consacre également la consolidation des réformes engagées dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route 2017-2021, avec notamment le renforcement continu du dispositif de passage au budget-programme », souligne l’institut d’émission rendant compte des travaux du Conseil des ministres tenus vendredi.

Le budget adopté au titre de l’exercice 2019 tient également compte des orientations fixées par les instances de l’Union, notamment la limitation de l’intervention de la Commission dans le financement des organes consultatifs. A cet effet, le Conseil des ministres a adopté les décisions portant octroi de subventions auxdits organes. Le montant de ces subventions n’a pas été précisé.

Sur un autre registre, les ministres ont relevé que l’exécution des budgets des Etats se solderait par une atténuation du déficit global, base engagements, dons compris, qui se situerait à 3,8% du produit intérieur brut (PIB) en 2018 après 4,3% en 2017.

Quant au déficit du solde des transactions courantes, il baisserait de 0,2 point de pourcentage, en passant de 6,6% du PIB en 2017 à 6,4% en 2018. En outre, les ministres ont estimé qu’en raison de la consolidation des entrées nettes de capitaux, les échanges extérieurs des pays de l’UEMOA se solderaient par un excédent global de 909,5 milliards de FCFA après 304,1 milliards de FCFA en 2017.

Pour conforter les performances économiques de l’UEMOA, dans un contexte mondial d’aggravation des tensions commerciales, le conseil des ministres recommande aux Etats de « poursuivre les mesures visant le renforcement durable des bases de la production et des moteurs de la croissance économique, la consolidation de l’espace budgétaire ainsi que le maintien d’un climat sociopolitique et sécuritaire apaisé ».MS/cat/APA

 Maintien des performances dans la zone Uemoa:Les recommandations du Conseil des ministres

https://www.lejecos.com/ Le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (Uemoa) a tenu sa quatrième session ordinaire de l’année, le 21 décembre dans les locaux du Siège de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). C’était sous la présidence de Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances de la République du Bénin, son président en exercice.

Selon un communiqué reçu au journal de l’économie sénégalaise(LEJECOS) , au titre de la Bceao, examinant la situation récente et les perspectives de l’Uemoa, le Conseil des Ministres a relevé la poursuite de la dynamique favorable de la conjoncture économique, monétaire et financière au troisième trimestre 2018. «En effet, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel s’est élevé à 6,7%, en glissement annuel, après 6,5% un trimestre plus tôt. Le PIB de l’Union est attendu en hausse de 6,6% en 2018, comme en 2017, en lien principalement avec le dynamisme du secteur des services ainsi que des activités commerciales et industrielles »,  lit-on dans le document.

Le Conseil a noté une légère accélération des prix, liée au renchérissement des produits alimentaires. En outre, explique-t-on, les ajustements à la hausse des prix des carburants, en lien avec l’augmentation des cours du baril de pétrole sur les marchés internationaux, ont pesé sur l’orientation haussière de l’inflation. En glissement annuel, le taux d’inflation est ressorti à 0,9% au troisième trimestre 2018 après 0,7% le trimestre précédent.

Les ministres ont également relevé que l’exécution des budgets des Etats se solderait par une atténuation du déficit global, base engagements, dons compris, qui se situerait à 3,8% du PIB en 2018 après 4,3% en 2017. Quant au déficit du solde des transactions courantes, il baisserait de 0,2 point de pourcentage, en passant de 6,6% du PIB en 2017 à 6,4% en 2018. En outre, en raison de la consolidation des entrées nettes de capitaux, les échanges extérieurs des pays de l’UEMOA se solderaient par un excédent global de 909,5 milliards après 304,1 milliards en 2017.

«Pour conforter les performances économiques de l’Union, dans un contexte mondial d’aggravation des tensions commerciales, les Etats devront poursuivre les mesures visant le renforcement durable des bases de la production et des moteurs de la croissance économique, la consolidation de l’espace budgétaire ainsi que le maintien d’un climat sociopolitique et sécuritaire apaisé », recommande le Conseil des ministres.

Au titre de la Boad, le Conseil des ministres a approuvé les perspectives financières actualisées 2018-2022 de la Boad. 

Au titre de la Commission de l’Uemoa, le Conseil des ministres a examiné les Programmes pluriannuels de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité des Etats membres au titre de la période 2019-2023. Ces programmes indiquent que l’Union remplirait les conditions d’accès à la phase de stabilité en 2020. Le Conseil a en conséquence adopté les décisions relatives auxdits Programmes. Il a, par ailleurs, invité les Etats membres à mettre en œuvre les mesures nécessaires et efficaces pour assurer une consolidation budgétaire en 2019.
Le Conseil a adopté le Budget de l’Union au titre de l’exercice 2019 équilibré en recettes et en dépenses à un montant de cent cinquante-deux milliards quatre-vingt millions huit cent soixante-seize mille cinq cent soixante-quatre (152 080 876 564). Ce budget, précise-t-on,  s’inscrit dans la poursuite des efforts de maîtrise de charges des Organes de l’Union entamés dans les budgets précédents et consacre également la consolidation des réformes engagées dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route 2017-2021, avec notamment le renforcement continu du dispositif de passage au budget-programme.

Le budget adopté au titre de l’exercice 2019 tient également compte des orientations fixées par les Instances de l’Union, notamment, la limitation de l’intervention de la Commission dans le financement des Organes consultatifs. Adou FAYE

Accusé de manipulations sur ses résultats financiers, Ecobank s’en défend, mais des questions demeurent

Le groupe bancaire panafricain Ecobank lance actuellement dans une campagne de communication internationale pour apporter sa version des faits, relativement aux révélations d’un de ses ex-employés, lanceur d’alerte. Ce dernier dit voir été éjecté de l’entreprise pour avoir soulevé le caractère inapproprié de certaines règles dans la présentation des résultats financiers du groupe. Chez ETI, on rejette en bloc cette idée de manipulation des résultats. Une enquête a été ouverte au Nigéria et les choses ne sont ni rouges, ni noires…

Depuis 4 années, Ecobank Transnational Incorporated, le groupe bancaire panafricain présent dans 34 pays africains, peine à sortir complètement des défis qui l’ont conduit à une transformation complète du modèle et à un renouvellement de son management. Le voici de nouveau sous les feux des projecteurs. Il est aujourd’hui avéré, que le Financial Reporting Council nigérian, l’entité en charge de surveiller l’authenticité des résultats publiés par les entreprises, a ouvert une enquête suite à des éléments apportés par un lanceur d’alerte qui a travaillé dans la banque.
Le groupe est accusé d’utiliser des taux de change inadaptés
Selon ce lanceur d’alerte, ETI qui, pour consolider les résultats de l’ensemble de ses filiales convertit leurs performances en dollars américains, trompe la vigilance de ses investisseurs, en jouant sur les taux de change. De l’avis de l’accusateur, la méthode de conversion par le groupe bancaire du revenu de ses activités en dollars viole les standards internationaux établis en la matière.
Lorsqu’il est parvenu à la conclusion que les éléments de preuves accumulés étaient suffisants pour lancer l’alerte, Altu Sadie, qui était directeur financier pour les services digitaux, a tenu informé le top management d’Ecobank, comme le prévoient ses règles générales de gestion des lanceurs d’alerte. Mais ses analyses sur la surévaluation provoquée par l’utilisation d’un taux de change inapproprié dans les performances financières de la banque ont été rejetées.
Les premiers résultats financiers que cite le lanceur d’alerte, remontent à l’année 2016 au cours de laquelle Ecobank sortait d’une grave crise de gouvernance, doublée d’une perte record, en raison d’une accumulation importante (840 millions $) de créances douteuses qui ont plombé sa rentabilité. Il y avait alors un besoin de redonner du courage à ses investisseurs.
Ecobank rejette ces accusations de manipulations comptables
Le groupe a nié avoir commis une quelconque faute. « Conformément aux politiques du Groupe Ecobank, nous utilisons le cours officiel dans les pays dans lesquels nous opérons pour convertir le bilan et les comptes de résultats de nos filiales dans la devise de présentation du groupe, qui est le dollar américain. Ainsi, en exerçant le jugement autorisé dans le cadre de l’IAS 21, le Groupe utilise actuellement le cours officiel de la banque centrale du Nigéria », peut-on lire dans son communiqué.
A l’attention de ses actionnaires, il précise aussi, que contrairement à ce qui a été prétendu dans les faits soulevés par son ex-employé, il n’y a pas eu d’inexactitudes dans ses états financiers de l’année 2016, ni dans ceux de l’année close le 31 décembre 2017, ni dans les 3 rapports trimestriels publiés durant l’année 2018. « Nous souhaitons également faire remarquer que ces allégations ont été portées par un ancien employé qui poursuit actuellement le groupe en justice et réclame le paiement de 13 années de salaire dans le cadre d’une supposée rupture de contrat abusive », a ajouté le communiqué.

« Nous souhaitons également faire remarquer que ces allégations ont été portées par un ancien employé qui poursuit actuellement le groupe en justice et réclame le paiement de 13 années de salaire dans le cadre d’une supposée rupture de contrat abusive. »

Répondant spécifiquement à des questions de l’Agence Ecofin, un responsable du groupe a fait savoir, que l’utilisation du cours de la banque centrale est conforme à sa politique qui impose d’appliquer les cours officiels. Il est aussi vrai, que pour permettre des comparaisons et pour s’assurer que les utilisateurs des états financiers du groupe ne subissent aucun préjudice, les divers communiqués officiels sur les résultats, notamment ceux publiés sur le Nigerian Stock Exchange, donnent des précisions sur l’impact et les taux de change utilisés.
Mais des questions subsistent quand même
Les réponses apportées par le groupe sont logiques, mais ne sont pas exemptes de critiques. Déjà, la norme IAS 21 invoquée par l’institution financière, pour expliquer et légitimer le choix porté sur le taux de la banque centrale du Nigéria n’est pas claire et fait l’objet de nombreux arbitrages et interprétations. Une complexité qui vient s’ajouter au fait qu’à un moment le Nigéria s’est retrouvé lui-même avec trois taux de change officiels.

« Si Ecobank a le droit d’utiliser le taux officiel de la banque centrale (qui était le plus bas donc le plus intéressant en terme de consolidation), il avait aussi l’obligation selon l’éthique comptable, d’expliquer pourquoi ce choix lui paraissait le plus indiqué. »
Si Ecobank a le droit d’utiliser le taux officiel de la banque centrale (qui était le plus bas donc le plus intéressant en terme de consolidation), il avait aussi l’obligation selon l’éthique comptable, d’expliquer pourquoi ce choix lui paraissait le plus indiqué. Cette contrainte était d’autant plus importante, que le groupe compte dans son bilan, de nombreux emprunts et placements libellés en devise étrangères. Sans parler du fait que toutes les autres banques cotées sur le Nigeria Stock Exchange étaient déjà passées au NAFEX (Nigerian Autonomous Foreign Exchange Rate Fixing) depuis longtemps.
« Sans parler du fait que toutes les autres banques cotées sur le Nigeria Stock Exchange étaient déjà passées au NAFEX (Nigerian Autonomous Foreign Exchange Rate Fixing) depuis longtemps. »
Aussi, certaines données relevées dans les comptes de résultats successifs de 2016 et de 2017 semblent indiquer clairement qu’il y a eu comme une volonté de la banque d’optimiser les résultats. Sur les deux périodes, des notes de bas de pages, et même les communiqués de presse, semblent indiquer, qu’il y avait une conscience de ce que l’utilisation d’un des taux fixés par le marché, aurait négativement pesé sur le bénéfice net.
Dans la même logique l’IAS 21 apporte une précision aux conditions d’utilisation des taux moyens tels que le revendique ETI. Une d’elles veut que, s’il y a eu de grosses variations entre les taux de change à l’ouverture et à la clôture d’une transaction, le taux moyen ne peut être utilisé car il ne représenterait pas clairement la situation de change effective. Et même dans le reporting, une différence devrait s’établir entre les dépenses en devise à l’achat et les opérations effectuées à la vente, qui n’ont pas la même implication sur les réserves de change.
Or il est clairement avéré, que le taux de change des principales monnaies des pays les plus importants du groupe en terme de volume des opérations, ont fortement varié. En 2016 et 2017, il était difficile d’appliquer un taux moyen sur la valeur du naira, du cedi ghanéen ou même du Franc CFA, par rapport au dollar américain, sans risque de se tromper. Les écarts étaient assez considérables, selon une courbe de variation produite par le site spécialisé xe.com.
Des réponses qui soulèvent d’autres préoccupations
Ecobank a lui-même reconnu que l’environnement bancaire a évolué, lui imposant de changer sa politique d’application des taux de change. Pour 2018, elle convertira ses performances au Nigéria suivant le NAFEX, comme ses consoeurs. Mais les dirigeants n’ont rien dit sur les taux de change qui seront appliqués sur d’autres de ses marchés, notamment l’UEMOA et le Ghana, qui sont devenus ses principales sources de revenus et où les taux de change par rapport au dollar sont aussi sujets à fluctuation.
Aussi, le groupe parle de changements dans l’environnement bancaire, mais l’argumentaire est assez nouveau. Dans son communiqué de presse, pour ses performances de 2017, ses dirigeants ont pourtant reconnu, que la conversion de ses performances au taux réel du marché (NAFEX), avait permis doper ses revenus de frais et commissions. Il est donc difficile de comprendre, pourquoi ce taux est utilisé pour un segment précis de résultat et pas pour l’ensemble.

« Il est donc difficile de comprendre, pourquoi ce taux est utilisé pour un segment précis de résultat et pas pour l’ensemble. »

Le principal point de litige demeure celui de savoir pourquoi le groupe bancaire, sur les trois alternatives possibles, notamment au Nigéria, n’a jeté son choix que sur une option qui finalement lui aura permis de montrer l’image d’une banque dont les performances évoluent rapidement, alors que ce n’était pas exactement le cas. En effet, sur les trois années partant de 2015 à 2017, aussi bien le produit net bancaire du groupe ainsi que son bénéfice avant impôts se sont continuellement rétractés.Agenceecofin.com

Le PIB réévalué de 29, 4 % et arrêté à 9 775 milliards de francs en 2014 (ANSD)

Dakar, 21 déc (APS) – Les changement apportés dans la base de calcul du Produit intérieur brut (PIB) ont induit une réévaluation de 29, 4 % de celui de 2014, désormais arrêté à 9775 milliards de FCFA, a appris l’APS de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

 « Les changements ont conduit à un nouveau PIB de 9 775 milliards FCFA en 2014, soit une réévaluation 29, 4 % par rapport à son niveau de l’ancienne base (de calcul) en 1999 », révèle la structure dans un rapport consacré à l’évolution du PIB annuel du Sénégal.

« Cet écart est essentiellement imputable aux améliorations des sources et méthodologies et aux changements induits par l’adoption du système de comptabilité nationale (SCN 2008) », souligne le document rendu public vendredi.

La nouvelle base (de calcul) intègre la production de la pêche continentale, de l’aquaculture et d’eau en milieu rural. Elle prend en considération les résultats du Recensement général des entreprises (RGE) de 2016, précise l’ANSD.

Elle prend également en compte les résultats de l’Enquête nationale sur les unités de production informelle du Sénégal (ENUPIS) de 2016, l’Enquête de suivi de la pauvreté au Sénégal (ESPS) de 2011 complétée des données de l’enquête « Listening to Senegal » (L2S) de 2014.

S’y ajoute l’Enquête annuelle agricole extrapolée à partir des ménages agricoles du Recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (RGPHAE) de 2013.

Elle a aussi pris en compte les nouveautés du SCN 2008 pertinentes pour l’économie sénégalaise, notamment le traitement de la recherche et développement, le mode de calcul du Service d’intermédiation financière indirectement mesuré (SIFIM) et sa ventilation en emplois, fait-on savoir de même source.

Le calcul de la production de l’assurance non-vie (dommage) à partir des indemnités ajustées et la production non marchande de la Direction nationale de la BCEAO pour le Sénégal, figure également dans la nouvelle base de calcul, indique l’ANSD dans son rapport.AKS/ASB

EMERGENCE DE L’AFRIQUE : Une conference internationale de partage d’experiences a dakar, en Janvier

http://www.sudonline.sn/ Dakar abritera, du 17 au 19 janvier 2019, une conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique. En perspective de ce conclave sur le développement du contient, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, a convié hier, jeudi 20 décembre, le personnel diplomatique accrédité à Dakar a une rencontre d’échanges

 Il s’agissait, selon Gnounka Diouf, Conseillère du ministre Sidiki Kaba et par ailleurs présidente du Comité scientifique de la conférence, de partager des expériences avec les invités afin de pouvoir s’inspirer des pratiques en cours dans leurs pays respectifs. La rencontre de Dakar aura pour thème: «Emergence, secteur privé et exclusivité». Ce choix vise, à en croire Gnounka Diouf, à impliquer davantage le secteur privé dans le financement du développement.

 Mieux, l’objectif de la conférence, qui en sera à sa troisième édition, est de faire le point sur la marche des pays africains vers l’émergence, mais aussi de se documenter sur les bonnes pratiques. Il sera question également de capitaliser les meilleures pratiques permettant de garantir l’exclusivité des dynamiques d’émergence.

En outre le but de la rencontre de Dakar est d’échanger sur les meilleures initiatives concourant à renforcer le rôle du secteur privé dans les processus d’émergence. La consolidation entre les structures chargées du pilotage des plans d’émergence en Afrique est également un des objectifs de la rencontre

 OUSMANE BIRAM SANE (ECONOMISTE) SUR LES RESULTATS DU GROUPE CONSULTATIF : « Cet endettement doit être dirigé vers des projets productifs’’

http://www.enqueteplus.com Le Sénégal a certes eu un succès lors de son passage au Groupe consultatif de Paris. Toutefois, l’économiste Ousmane Biram Sané, interpellé par ‘’EnQuête’’ sur la question, appelle le gouvernement à diriger cet endettement vers des projets productifs, qui servent à lutter contre la pauvreté, augmenter la croissance et créer plus de productivité

L’endettement reste une nécessité pour un pays afin de financer son développement. Au fait, l’économiste Ousmane Biram Sané a souligné que le premier partenaire du Sénégal, qu’est la France, a un taux qui va bientôt atteindre les ‘’100 % de son produit intérieur brut (Pib)’’, avec le phénomène des ‘’gilets jaunes’’. Et qui, peut-être, va entamer son déficit budgétaire à ‘’près de 3 %’’, contrairement aux règles établies par l’Union européenne. Or, le Sénégal est aujourd’hui à un taux d’endettement de 47 % du Pib, alors que la norme au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est de 70 %. ‘’Donc, il n’y a pas péril en la demeure. Toutefois, cet endettement doit être dirigé vers des projets productifs, qui servent à lutter contre la pauvreté, augmenter la croissance et créer plus de productivité. Notre dette est plus allée dans des secteurs d’infrastructures. Il y a beaucoup de choses qui sont en train d’être faites dans ce secteur et qui sont jugées onéreuses. Mais ce sont des projets qui sont faits pour le long terme. Des programmes qui sont là pour durer 20, voire 30 ans ou plus’’, a expliqué l’économiste joint au téléphone par ‘’EnQuête’’.

Sur ce, M. Sané a prôné la multiplication des instruments de transparence,  comme l’Itie, et insisté sur la gestion des impacts environnementaux et sécuritaires des matières premières qui viennent au Sénégal. ‘’Si on a cette politique, le Pap 2 pourrait nous aider. Il faut aussi adresser la question de l’éducation, éliminer les abris provisoires, stabiliser le climat scolaire et universitaire. Ceci, par la résolution des conditions matérielles des étudiants et des enseignants. Mais aussi rehausser le niveau de l’enseignement en général. Si on le fait, on pourrait rêver d’un avenir meilleur pour le Sénégal’’, a-t-il préconisé.

Concernant les engagements financiers des bailleurs qui s’élèvent à hauteur de 7 356 milliards de francs Cfa, l’économiste a fait savoir qu’il y aura des financements concessionnels avec des institutions comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (Bad), avec des taux très bas d’environ 1 % et sur des maturités qui dépassent ou atteignent 40 ans. Il y aura aussi du partenariat public-privé, des financements que l’Etat recherchera sur les marchés financiers. En somme, il y a du tout. C’est pourquoi, selon lui, quand on fait un mixte des taux des prêts concessionnels et ceux du marché, on se retrouve avec un coût d’endettement moyen et qui baisse ‘’forcément’’.

Il faut noter que le chef de l’Etat, qui veut la réalisation rapide des projets de la 2nde phase du Plan d’actions prioritaires (Pap) a appelé les bailleurs à une mobilisation expéditive des ressources. Cependant, M. Sané a indiqué que le cycle des projets dépend forcément de l’émetteur du projet. ‘’Il faudra, dans ces conditions, commencer par nous-mêmes, en étant rapides dans l’étude de faisabilité de ces projets. Qu’elles se fassent vite, qu’elles soient de qualité et bancables rapidement. Les bailleurs ont leurs choix, leurs capitaux. Il faut être capable de leur présenter un projet bien ficelé et à temps voulu. Le président de la République doit aussi demander à l’Administration sénégalaise de faire des projets dans les bons délais et qu’ils soient vraiment bancables’’, a-t-il dit.

‘’Les bailleurs sont mieux informés sur le Sénégal qu’on peut le croire’’

En réalité, l’économiste a signalé qu’en matière de financement du développement, il y a plusieurs paramètres qui entrent en ligne de compte. Le premier, c’est la stabilité institutionnelle du pays. ‘’Quand on est à son deuxième Groupe consultatif, on a des bailleurs qui viennent répondre présents. Ce qui veut que le premier programme a eu un satisfécit des bailleurs. Contrairement à ce que les gens croient, les bailleurs sont mieux informés sur le Sénégal qu’on peut le croire. Un investisseur, qu’il soit bilatéral, multilatéral ou privé n’attend pas qu’on lui donne des chiffres.

C’est lui-même qui s’informe sur le pays, quitte à payer ses propres services d’information pour évaluer son risque pays’’, a relevé M. Sané. Donc, pour lui, ces bailleurs, qui ont accepté de venir au second Groupe consultatif, sont ‘’satisfaits’’ du premier. Au fait, notre interlocuteur a précisé qu’en matière de financement, cela commence par des lettres d’intention, d’intérêt, des mémorandums d’entente, etc. C’est le processus normal. ‘’Maintenant, c’est une fois revenu, puisque c’est un Programme d’actions prioritaires (Pap) 2, ce sont ces actions qu’on va traduire en projets et programmes, de sorte que cela épouse les conditionnalités des bailleurs de fonds afin qu’ils puissent décaisser cet argent. C’est ce que le gouvernement va faire dans les mois qui viennent. C’est-à-dire traduire les engagements en projets bancables et qui déboucheront sur des accords de financement de manière à ce qu’on puisse commencer leur mise en œuvre’’, a-t-il renchéri.

Pour M. Sané, en matière d’objectifs à atteindre, quand on va pour chercher un montant de 2 964 milliards de francs Cfa et qu’on obtient presque trois fois plus, on est à des taux de couverture de 300 %. ‘’Il ne faut pas qu’on fasse la fine bouche sur ça. C’est quelque chose d’important. Car, nous sommes à environ 75 jours de la présidentielle. Si autant de bailleurs s’engagent à moins de 90 jours d’une élection présidentielle, pour un montant aussi élevé, cela veut dire qu’il a forcément la cote au plan international. C’est un résultat positif à tout point de vue’’, a-t-il témoigné.

En définitif, selon lui, ce qui fait le succès du Sénégal, au deuxième Groupe consultatif, c’est l’approche méthodologique que le Sénégal a de son développement autour du Plan Sénégal émergent (Pse). C’est une feuille de route qui permet aux Sénégalais, aux bailleurs de fonds, de savoir comment est gouverné le pays, le point A qu’il va quitter et les points B, C et D qu’il veut atteindre. ‘’Et pour mobiliser des financements étrangers, il faut une feuille de route claire et précise. Ce que le Pse a. C’est une sanction positive des politiques économiques et sociales et de l’évolution démocratique du pays qui a abouti à ce résultat’’, a-t-il soutenu. Pour lui, si les ressources naturelles dont dispose le Sénégal, que sont le pétrole et le gaz, attirent ou rassurent plus les investisseurs, rendent sa signature plus séduisante et crédible, le gouvernement est preneur. ‘’Il faut valoriser nos ressources naturelles. C’est normal, ce sont les lois de l’économie. Maintenant, là où on peut continuer à discuter pour trouver des consensus, c’est de voir dans quel sens devrons-nous diriger ces financements-là. Le sens aussi qui a été indiqué est rassurant. On a parlé des secteurs essentiels tels que l’agriculture, l’énergie, l’emploi des jeunes, le privé national, etc.’’, a rassuré l’économiste.

Il convient de relever que le scénario optimiste du Pse est évalué à un montant de 9 685,6 milliards de francs Cfa. Son financement est acquis pour 5 737,6 milliards de francs Cfa, soit 59,2 %, tandis que le gap de financement à rechercher est de 2 964 milliards de francs Cfa, soit 31 %. L’engagement acquis provient de trois sources que sont l’Etat pour 3 218,6 milliards de francs Cfa (56,1 %), les partenaires techniques financiers (Ptf) pour 2 056 milliards de francs Cfa (35,8 %) et le privé pour 463 milliards de francs Cfa (8,1 %). Au soir du 24 février 2014, la communauté des partenaires techniques et financiers avait exprimé sa confiance au Sénégal, lors du Groupe consultatif. Grâce à ça, elle avait annoncé qu’elle allait mettre à la disposition du pays 3 729 milliards de francs Cfa, soit 6,5 milliards de dollars Us couvrant à 201 % le gap de financement du volet public du Pap 1. A l’heure du bilan de la mobilisation effective de ce montant sur une période de 5 ans, l’engagement a été au total de 6 606 milliards de francs Cfa. Un montant réparti en 173 conventions signées, soit un taux de concrétisation des engagements financiers de 177 %.

Mariama DIEME

PROJET GAZIER GRAND TORTUE AHMEYIM : Le Sénégal et la Mauritanie font destin commun

http://www.enqueteplus.com/ La future exploitation du gisement de gaz, à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal, devrait se faire sans grands litiges avec les accords qui seront signés ce vendredi.

Les accords entre le Sénégal et la Mauritanie sur le projet gazier de Grand Tortue Ahmeyim (Gta) seront finalisés aujourd’hui. Le président Macky Sall et son homologue mauritanien, Mouhamed Ould Abdel Aziz, vont ratifier à Nouakchott ‘‘les derniers accords nécessaires à la prise de décision finale d’investissement (Fid)’’, annonce un communiqué du ministère du Pétrole et des Energies. Les deux pays, en coordination avec la joint-venture Kosmos/Bp, ont travaillé d’arrache-pied pour faire converger les positions sur quatre points.

D’abord, la convention régissant la fiscalité applicable aux sous-traitants. Le gisement est transfrontalier et le document ‘‘harmonise les deux législations fiscales applicables aux sous-traitants. Cette convention, qui assure également un partage juste des recettes fiscales entre les deux pays, sera annexée à l’accord de coopération inter-Etats signé le 9 février dernier par les deux ministres du Pétrole’’, annoncent les services de Mansour Elimane Kane. Ensuite, un accord de financement des deux compagnies nationales concernées.

Après la Fid, Petrosen et la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier (Smhpm), en tant que membres de l’association des contractants, devront, en principe, ‘‘participer aux investissements à réaliser pour la construction des installations de production. Un accord de financement avec Bp et Kosmos a été conclu par chacune des deux compagnies nationales’’. Les deux autres volets concernent un protocole d’accord de commercialisation du gaz naturel liquéfié (Gnl) où des garanties de vente avant exploitation seront négociées avec un futur acheteur en janvier 2019 ; et l’autorisation d’exploitation délivrée par les deux Etats aux contractants.

Cette autorisation signe, en principe, la fin de la phase exploration et les compagnies procèdent aux installations de production après évaluation des gisements et de leur viabilité économique.

 ‘‘Avec l’ensemble de ces accords, le Sénégal va faire un grand pas vers sa destinée de pays producteurs de gaz et de pétrole. C’est le top chrono officiel qui marque la fin de la phase d’exploration et le début de la phase d’exploitation’’, indique le communiqué du ministère.

Il y a un peu plus d’un mois, le Pdg de Kosmos, Andrew Inglis, annonçait, dans les rapports trimestriels de la compagnie, que la Fid pouvait être dévoilée d’ici la fin de cette année. ‘‘Avec l’accord sur l’exemption fiscale, le partenariat va bientôt soumettre sa déclaration de commercialité. Il reste aux deux gouvernements (mauritanien et sénégalais) d’accorder l’autorisation d’exploitation exclusive qui va permettre à la compagnie de donner sa Fid. En parallèle, le partenariat progresse également sur la question des prélèvements de gaz naturel liquéfié’’.

Réhabilitation des aéroports régionaux:un programme de 100 milliards lancé

Seneweb.com Faire du Sénégal « le principal hub aérien » de l’Afrique de l’Ouest est l’ambition du Chef de l’Etat. Macky Sall a lancé, ce vendredi 21 décembre 2018 à Saint-Louis, le Programme de réhabilitation des aéroports régionaux du Sénégal (Pras) lors d’une cérémonie officielle qui, fut aussi l’occasion de poser la première pierre des travaux de reconstruction de l’aéroport de Saint-Louis. Le ministre des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, maîtresse d’oeuvre, a compté sur la présence de ses collègues de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, et de l’Hydraulique Mansour Faye, par ailleurs maire de la ville de Saint-Louis.

Cinq aéroports pour 98 milliards Cfa

Il s’agit ici d’un important programme de « reconstruction complète » des aéroports concernés par le premier volet : Saint-Louis, Ourossogui/Matam, Tambacounda, Kédougou et Ziguinchor. Le coût global est de 98 milliards 979 millions de francs Cfa, dont 23 milliards pour uniquement celui de la vieille ville.

Les travaux consistent à réaliser une piste, des bandes de piste, un mur de clôture, une tour de contrôle, un bloc technique, une station météorologique, des équipements de navigation aérienne, un balisage, une aérogare passagers, un hangar de stockage des équipements et des véhicules, un bâtiment anti-incendie et enfin, des cuves à kérosène et la mise à disposition de camions citernes pour l’approvisionnement des avions.

Et selon le Chef de l’Etat, le démarrage de ce programme de reconstruction d’infrastructures aéroportuaires juste après le lancement de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent (Pse) sur la période 2019-2023, est «tout un symbole».

Malgré les efforts importants déployés jusqu’ici, le président Sall estime que le Sénégal doit « aller de l’avant et combler son déficit » en matière d’infrastructures dédiées au trafic aérien interne. Lequel pour lui, « reste à ce jour le maillon faible de notre système de transport ». Il signale que sur la dizaine d’aéroports et aérodromes que compte le pays, « la plupart se trouve dans un état de dégradation avancée. Et aucun investissement n’y ayant été fait depuis plusieurs décennies ».

Le président d’ajouter : « un pays qui se veut émergent doit prendre de la hauteur en faisant du trafic aérien un moyen de transport au quotidien et à un coup abordable ».

«Un moyen de développer toutes les potentialités du pays»

Macky Sall précise que la reconstruction et la mise aux normes internationales des aéroports régionaux du Sénégal «ne répondent pas seulement aux soucis du transport rapide », c’est aussi un moyen de développer « toutes les potentialités minières, halieutiques et agricoles de nos terroirs, de dynamiser le tourisme et de faciliter la mobilité pour les activités liées à l’enseignement supérieur et aux soins de santé ».

C’est pourquoi, le président a fixé, comme échéance, la fin 2020, au plus tard, pour la livraison des aéroports de Saint-Louis et d’Ourossogui/Matam. Pour les autres, ce sera en 2023. Pour y arriver, Macky Sall a invité l’entreprise Tchèque Transcon, chargée des travaux, « à faire preuve de diligence dans le montage du projet et à garder le même élan en rapport avec les entreprises locales sous-traitantes dans l’exécution des travaux, pour une livraison aux échéances convenues ».

Il tient aussi à ce que toutes les entreprises engagées dans ces travaux répondent aux mêmes normes.

Les autres aéroports et aérodromes sont aussi concernés

Ce programme porte également sur la sécurisation et la mise à niveau des autres aéroports et aérodromes du pays, notamment ceux de Cap-Skiring, Kolda, Sédhiou, Linguère, Podor et Kaolack. Et le Chef de l’Etat révèle avoir pioché sur le budget consolidé d’investissement de 2019 les crédits nécessaires pour réaliser les études d’évaluation précédant les travaux.CHEIKHOU AIDARA

Doing Business 2019:La Banque mondiale décerne un certificat de reconnaissance à Me Moussa SARR

La Banque Mondiale vient de décerner un Certificat de reconnaissance à l’avocat Me Moussa Sarr pour sa contribution au Doing Business 2019. Ledit certificat lui a été adressée dans une lettre datée le 14 décembre dernier, signée par le directeur du département des indicateurs et analyses de la Banque mondiale, Rita Ramalho.

Avocat d’affaires, Me Sarr est titulaire d’un DESS en droit des affaires option Banques. Il a prêté serment en février 2000. Il détient par devers lui un DEA en sciences politiques, option défense et sécurité. Il est aussi titulaire d’un Certificat en Droit des sports. Il a aussi participé à plusieurs séminaires internationaux en matière de communication de leadership, management et droits de l’homme. Il a été membre du conseil de l’ordre des avocats et ancien président des jeunes avocats du Sénégal.

Guediawaye : Les habitants de la cité Aliou Sow en colère

Seneweb.com |Les résidents de la cité Aliou Sow ont arboré des brassards rouges ce samedi pour manifester leur mécontentement. Ils interpellent le gouvernement sur les problèmes de titre foncier, d’absence d’école publique et d’espace verts auxquels fait face leur cité.

Mame Yacine Guèye, la porte-parole, a expliqué leur démarche : « nous manifestons pour réclamer nos titres fonciers, pour les 72 appartements. Nous ne disposons pas de parking ». Elle poursuit, « nous n’avons pas de standing de copropriété, tout le monde sait. Quand on habite en copropriété, il faut que les règles de cohabitation soient régies. Tel n’est pas le cas ici ».

Les habitants de la cité soutiennent être aussi confrontés aux commerçants qui occupent la devanture des immeubles. « Nous sommes complètement étouffés au devanture des immeubles parce que les commerçants ne savent pas comment faire, il y a des bouteilles de gaz vendues dans les magasins », fustige Mme Guèye. Qui, sur les ondes de la radio Rfm, a révélé qu’une correspondance a été adressée au Préfet pour l’interpeller sur la situation, aggravée par un incident survenu dans un l’immeuble.Marie-Thérèse Sagna 

Mamadou Sy Mbengue exhibe les bons résultats de l’IPRES

https://www.dakaractu.com/ La fête dédiée à ses retraités vendredi 21 décembre au King Fahd Palace Hotel, a été l’occasion pour l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), de livrer les grands bonds en avant enregistrés ces dernières années. C’est son Directeur général, Mamadou Sy Mbengue qui donne ces bons résultats. Il en a relevé au moins quatre dont la mensualisation des pensions de retraite, la pension minimale, le relèvement du plafond soumis à cotisation, l’amélioration du délai de stage qui est passé de 1 à 10 ans. Pour autant, l’institution ne doit pas dormir sur ses lauriers, semble dire son directeur général à son personnel qui doit surtout mettre l’accent sur la réussite du projet de modernisation des systèmes d’informatisation de l’Ipres et de la Caisse de sécurité sociale. Ce, pour permettre au Sénégal, conformément au souhait du président de la République, de faire un bond très important dans le prochain classement du Doing Business.

Les bus Tata à l’arrêt ce lundi

http://www.dakarmatin.com  Les travailleurs de AFTU ont décidé d’aller en gréve à partir du lundi prochain pour dénoncer les mauvaises conditions de travail et le non respect des engagements pris par leurs employeurs. Face à la presse ce samedi, le S G de l’Union des travailleurs de l’AFTU, interpelle l’Etat et  non sans dénoncer la volonté de certains de leurs employeurs qui veulent profiter de la misère des travailleurs pour bénéficier des graces du Président Macky Sall

GRÈVE DE LA FAIM : les sortants 2013 de la Fastef prêts à mourir plutôt que …

http://www.dakarmatin.com  Les étudiants de la Fastef, promotion 2013 sont déterminés à poursuivre leur diète entamée dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 décembre. Ces étudiants qui veulent forcer l’Etat à les insérer dans la fonction publique, sont prêts à se laisser mourir de faim plutôt que d’interrompre leur grève sans que leur doléances ne soient satisfaites.
En rogne contre l’Etat, les étudiants de la promotion 2013 de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef) ont entamé une grève de la faim depuis la nuit du vendredi au samedi 22 décembre. Cette diète est, selon eux, une façon de dénoncer le non-respect par l’Etat des engagements pris concernant leur recrutement.
«C’est notre énième grève de la faim parce que depuis 2013, après avoir terminé notre formation, un nombre a été recruté parmi nous, laissant en rade le reste. Ce qui est injuste», dénonce Alfousseini Keita, coordonnateur du collectif des grévistes.
A l’en croire,  des personnes ayant suivi la même formation doivent être traitées de la même manière. Poursuivant, M. Keita martèle : «actuellement nous sommes à notre 5e année de chômage et entre temps, le président de la République a donné des instructions à notre ministère de tutelle pour notre recrutement. Cela n’a pas été fait.»
Raison pour laquelle, informe-t-il, «cette fois-ci, nous sommes prêts à y laisser notre vie, mais nous ne reculerons pas.»
Ces grévistes avaient déjà entamée la même action en 2016, mais ils l’avaient interrompue après les interventions de bonnes volontés telles que le Médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé,  Hélène Tine entre autres

 LA LENTE AGONIE DU SYSTÈME SANITAIRE SÉNÉGALAIS Par Dr Mohamed Lamine LY 

Le blackout observé par les pouvoirs publics sur la longue grève de l’Alliance des syndicats de la Santé (AND GËSSËM) traduit, en tout premier lieu, le peu de considération, dont ils font montre à l’égard des revendications des travailleurs de la Santé et de l’Action sociale.
Cette grève-marathon avait été entamée depuis le mois d’Avril dernier, face à ce que les syndicalistes considèrent comme une mauvaise volonté du gouvernement à revaloriser leurs indemnités, comme il l’a fait pour d’autres corps de métiers (médecins, enseignants, travailleurs de la Justice…). Elle a  mis à nu une des tares fondamentales de notre système sanitaire, à savoir son incapacité à anticiper sur des crises imprévues comme une aggravation brusque du climat social, poussant d’importantes franges du personnel socio-sanitaire à une radicalisation extrême.
Par ailleurs, si on prend en compte le fait, que ces mots d’ordre syndicaux affectent, de plein fouet, les habitants de zones rurales ou suburbaines, où l’accès aux soins est, de toutes façons, problématique, on comprend aisément que cette omerta reflète également la faiblesse de l’engagement de nos décideurs en faveur de l’équité en matière de santé. Il est vrai que ce sont les structures fréquentées par les populations les plus démunies, qui sont les plus touchées par la grève, au moment où les classes moyennes et celles gravitant autour du pouvoir ont toujours le loisir d’utiliser les structures sanitaires du secteur privé ou de se rendre à l’étranger, pour se soigner.
On peut imaginer l’effet néfaste de ce malaise social sur la conscience professionnelle, les performances et la productivité de ressources humaines déjà insuffisantes et profondément démotivées. Cet état de fait, à son tour, affecte l’efficacité du système de santé, dont l’offre de paquets de prestations est dépréciée, avec un bouleversement de la chaîne de commandement, mettant les chefs de service dans une situation inconfortable et empêchant de situer les responsabilités, au plan technique.
Comble de malheur, le mot d’ordre de rétention de l’information sanitaire ne facilite pas la correction de la mal-gouvernance sanitaire, empêche l’identification des problèmes de santé, l’appréciation de leur niveau de résolution, ainsi que l’impact des actions de grève elles-mêmes, en termes de préjudices causés aux usagers.
La détérioration du climat social conduit, aussi, à une exacerbation des difficultés de financement dans un système sanitaire souffrant  déjà de gaps induits par le non-remboursement des dettes liées aux politiques de gratuité, sans oublier les coupes budgétaires au niveau des entités opérationnelles, devenues récurrentes depuis 2012. C’est ainsi que toute la politique de couverture sanitaire universelle, déjà si difficile à mettre en œuvre, se trouve discréditée à cause d’une démultiplication des obstacles (financiers, géographiques et autres) à l’accès des pauvres et des personnes vulnérables aux services de santé.
Inutile de dire que, dans ces conditions conflictuelles, l’accès universel à des produits médicaux et des technologies sanitaires essentiels, qui était déjà précaire, est compromis. Cela va de la panne d’équipements médicaux par absence de maintenance, à la rupture de stock de médicaments, d’intrants et de réactifs empêchant la réalisation de l’aide au diagnostic et la prise en charge optimale des usagers.
Il résulte de ce déficit global en ressources une détérioration de la qualité des soins, car nul n’ignore que ce sont les recettes issues de la participation des populations,  qui pallient l’insuffisance des budgets étatiques. On n’insistera jamais assez sur les difficultés, que rencontrent les responsables de structures sanitaires à honorer la masse salariale des agents de santé communautaires, des personnels vacataires pour suppléer au déficit criard de ressources humaines.
Face à la démission des autorités politiques de notre pays, obsédées par leur réélection, occupées à mettre en scène de grandioses cérémonies d’inauguration, à forte connotation électoraliste, le mouvement syndical n’est pas exempt de reproches.
Premièrement, Il y a lieu de déplorer l’éparpillement des organisations syndicales du secteur et la léthargie des centrales syndicales. Ensuite, le mode de prise de décision directif et excessivement centralisé finit par montrer ses limites lors des combats de longue haleine.  En outre, les luttes des travailleurs de la Santé et de l’Action sociale pâtissent du déficit de liaison avec les populations, en raison de leur approche corporatiste, privilégiant les gains immédiats qu’ils peuvent soutirer au gouvernement, en occultant le contexte sociopolitique national.
Enfin, la gestion de la lutte souffre aussi du déficit de légitimité de certaines directions syndicales, ayant souvent dépassé les termes de leur mandat.
Face aux menaces multiformes sur la santé de nos populations, il est temps pour l’Exécutif national, d’engager le dialogue avec les travailleurs de la Santé et de l’Action sociale. ,Spécialiste en santé publique

Un médecin à la retraite déplore l’état catastrophique des urgences au Sénégal

iGFM-(Dakar) Les urgences, ‘’très mal organisées’’ au Sénégal, doivent faire l’objet d’une évaluation pour que soient diminuées les pertes en vies humaines qui en résultent, a dit vendredi le directeur de l’Institut de formation paramédicale et de premiers secours (IFPPS) de Thiès (ouest), Idrissa Talla.

‘’Les urgences sont très mal organisées au Sénégal. L’organisation [des secours] laisse à désirer’’, a soutenu ce médecin à la retraite dans un entretien avec l’APS, déplorant la concentration à Dakar des services d’urgence, aux dépens des autres régions.

‘’On a un Samu certes, mais il s’est concentré sur Dakar, avec des moyens limités. Donc, il ne peut pas tout couvrir’’, a constaté M. Talla, qui a été médecin-chef de district pendant treize ans, puis médecin-chef de région pendant sept ans, avant d’être affecté au ministère de la Santé pendant dix ans.

‘’Dans chaque région, il devait y avoir un programme d’urgence régional. Les gens vous diront qu’il existe, mais c’est un programme qui ne sert à rien parce qu’il n’est pas mis en œuvre’’, soutient Idrissa Talla.

Membre de la Croix-Rouge sénégalaise, il a été désigné pour diriger l’IFPPS ouvert en 2016 à Thiès par l’organisation humanitaire.

Pour offrir des services d’urgence aux populations, ‘’il faut des ressources humaines et matérielles, mais surtout une bonne organisation. Il faut qu’on sache devant chaque [cas] ce qu’il faut faire, qu’on soit un médecin ou un simple citoyen qui tombe sur un cas de malaise, sans disposer d’aucun moyen de réanimation’’, dit-il.

L’état des urgences est ‘’catastrophique’’ au Sénégal, selon Idrissa Talla. ‘’A Dakar, il y a des ambulances qui klaxonnent tout le temps, mais elles n’ont pas où passer’’, fait-il remarquer, affirmant que la plupart de ces ambulances ne sont pas médicalisées.

Selon Idrissa Talla, également conseiller en santé du président de la République, l’urbanisme doit prendre en compte les urgences médicales, pour faciliter l’évacuation des patients. A cause de la configuration de certains quartiers, en cas d’incendie, les sapeurs-pompiers ont difficilement accès au feu ou aux bouches d’incendie, constate M. Talla.

Il appelle à une évaluation des services d’accueil et d’urgence de ‘’tous les hôpitaux’’ du pays, lesquels ‘’ne fonctionnent pas correctement’’.

‘’Il y a de belles réalisations un peu partout. Mais pour ce qui est de la sécurité publique et des urgences, il y a de sérieux problèmes’’, insiste Idrissa Talla, déplorant que des patients arrivent dans des services d’urgence où ‘’ne se trouve personne’’ pour s’occuper d’eux, ou alors ils trouvent ‘’quelqu’un qui n’est pas formé pour les prendre en charge’’.

Cette situation est à l’origine des nombreux décès liés au malaise, selon lui.APS

Décès d’une des deux soeurs siamoises séparées à l’hôpital Albert Royer

https://actusen.sn Nous venons d’apprendre le décès d’une des sœurs siamoises séparées à l’hôpital Albert Royer. Il s’agit du bébé qui présentait un dysfonctionnement cardiaque. Elle est décédée des suites d’une hémorragie dans la nuit du samedi 22 décembre 2018. Le site Pressafrik qui annonce la mauvaise nouvelle précise que l’information a été confirmée par le Professeur Gabriel Ngom qui avait dirigé la séparation des deux sœurs.

 «TOILES D’ARAIGNÉE», DU PAPIER À L’ÉCRAN :  leçons de contre-pouvoir

http://www.sudonline.sn/ Son film a eu une autre vie…Il était une fois un bouquin, «Toiles d’araignée», du Pr Ibrahima Ly, enseignant et opposant politique au pouvoir militaire du Général Moussa Touré, et disons que le réalisateur Ibrahima Touré s’est laissé prendre au piège…Il en fera son film, long métrage du même nom, sur la vie en milieu carcéral, le mariage forcé, le pouvoir militaire des années 70 au Mali. Côté symbole, Ibrahima Ly a vécu 11 longues années de sa vie après la prison, au Sénégal, où le film de son compatriote malien, prix Sembene Ousmane au Fespaco 2013, a été projeté pendant les Recidak 2018

A vue d’œil, son côté poivre-sel peut-être, mais pas que…Il n’a pas grand-chose d’un débutant, non…Il raconte justement qu’il fait son cinéma depuis bien longtemps, depuis les années 1979 pour tout dire. Ça ne nous rajeunit pas tout cela mais passons…A l’époque, Ibrahima Touré n’est pas encore l’assistant de son compatriote, le très respecté cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko : Double Etalon d’Or au Fespaco, on frimerait pour moins que ça…Il lui doit d’ailleurs son tout premier long métrage, en 2010 : «Toiles d’araignée», adaptation, au cinéma, d’un « vieux » bouquin de 1982. Son auteur, Ibrahima Ly, a l’âge du milieu de vie, 46 ans, et il sort de cinq années de réclusion. Dans le jargon, on dit que c’est un prisonnier politique.

Entre les deux hommes, Ibrahima Ly et Ibrahima Touré, pas «de relation particulière», pas de lien de sang ou de famille, pas de relation professionnelle non plus. Mais dans le Mali de ces années-là, le Pr Ibrahima Ly n’a rien d’un inconnu. C’est un « opposant politique», et son discours (c’est un euphémisme), évidemment, n’est pas une douce mélodie aux oreilles du Pouvoir.

A l’époque toujours, Ibrahima Tourné est encore à l’école. Pour «Ibrahima Ly et 13 de ses compagnons », on ne peut pas continuer de cette façon-là : il faut se débarrasser de cette « junte militaire » qui est au pouvoir. « On lance des tracts. Il n’y a ni Internet, ni Facebook, mais on fabrique des imprimés, que l’on distribue nuitamment, dans les lieux publics, les lycées et les mosquées » : tout le monde doit avoir sa copie.

Vous avez dit «ouverture démocratique» ? Le pouvoir n’apprécie pas, et c’est le moins que l’on puisse dire. Etape suivante ? La force, quoi d’autre ?! Après plusieurs pérégrinations carcérales, Ibrahima Ly atterrit « dans les bagnes du nord, où la température minimale est de 45°, sans adduction d’eau, et à plus de 800 kilomètres de Tombouctou. »

« Toiles d’araignée », le bouquin, raconte comment Mariama, une gamine de 15 ans, va comme qui dirait servir de monnaie d’échange ; évidemment contre son gré. Son père, qui veut convoler, en secondes noces, avec une petite jeunette qui a l’âge de sa fille, a besoin de sous pour financer sa double vie. Mariama va devoir épouser l’homme le plus riche du village, un « vieillard grabataire », à qui tout le monde, ou presque, doit quelque chose. Dans le coin, c’est un intouchable à qui l’on ne refuse absolument rien. Et lorsque Mariama se fait violer, personne ne dit rien, évidemment…Elle finira en prison, pour « rébellion ».

Ibrahima Ly parle de Mariama, comme il raconte son histoire à lui: l’horreur entre quatre murs, l’indicible, les sévices et « matraquages », «l’état des établissements pénitentiaires du Mali sous la dictature militaire».

2003 : une année, un bouquin…

Première rencontre entre le texte et le réalisateur : 2003. Une opportunité se présente : «L’institut Imagine de Gaston Kaboré (réalisateur burkinabé, Ndlr) organise un atelier à Ouagadougou. » On y suggère de faire un « clin d’œil » à nos auteurs, « adapter leurs œuvres littéraires à l’écran. Je saute sur l’occasion, raconte Ibrahima Ly, je cherche… » Un ouvrage en particulier ? Pas vraiment. C’est là que Cheick Oumar Sissoko lui dit : «Mais écoute, pourquoi tu ne prendrais pas le roman du professeur? J’ai acheté le livre et je l’ai lu. C’était en 2003. J’ai mis 7 ans pour faire le scénario. C’était extrêmement poignant, mais extrêmement difficile, parce que le roman était écrit par un professeur de mathématiques. Quand un professeur de mathématiques verse dans la littérature, c’est souvent des choses vraiment millimétrées, de l’arithmétique littéraire en quelque sorte… Donc il fallait vraiment créer une situation pour faire une fiction. » Un texte «écrit en prison ». Son auteur y séjournera jusqu’en 1978, l’année où « il bénéficie de la relaxe ». Lorsque le bouquin est publié, le « régime militaire » est toujours au pouvoir, et l’ouvrage « circule ; pas sous les vestes, mais sous les boubous ».

Il faut dire, ajoute le réalisateur, que le Pr Ibrahima Ly était originaire de la «même ville » (Kayes) que l’homme fort d’alors : « le Général» Moussa Touré. Ce n’est pas le seul lien entre les deux hommes : «Ils ont fait leur parcours scolaire ensemble, l’un est allé vers le régime militaire, et Ibrahima Ly, devenu un intellectuel, ne pouvait pas vraiment gober cette situation de musèlement de l’homme. » Il choisit son camp : ce sera « l’opposition ».

Quant à son roman, disons qu’il bouscule, avec assez de cran pour parler de « mariage forcé » dans les années 70. Nombreux sont ceux qui « ne veulent pas vraiment en entendre parler ». Parce que ce discours-là va contre un certain nombre d’ « intérêts », dans une société «toile d’araignée », où l’individu n’a pas d’autre choix que de « se soumettre, accepter, courber l’échine, avoir du respect pour (…) le chef de quartier, le chef de village, l’autorité…» Malheur à ceux qui ont ne serait-ce que l’outrecuidance de «se rebeller» : d’avoir voulu  «déchirer la toile». Dans le roman, explique encore Ibrahima Touré, Mariama est torturée, pour avoir osé rêver d’ « indépendance ». De quoi servir de leçon aux autres femmes…

Toiles d’araignée, le film, a été projeté lors de la toute dernière édition, celle de la relance, des Rencontres cinématographiques internationales de Dakar, les Recidak, qui s’est achevée le 28 novembre dernier. Une projection destinée à un public plutôt jeune, scolaire, féminin aussi, et avec même quelques ferventes résolutions. Morceaux choisis, par le réalisateur lui-même : « Je ne me marierai jamais à un homme plus âgé que mon père, je dis non au mariage forcé, je préfère poursuivre mes études, le mariage n’est pas une compétition, je refuse de me jeter dans les bras du premier venu. » Voilà qui a le mérite d’être clair.

Un bouquin pas has-been

Plus d’une trentaine d’années après la toute première publication de « Toiles d’araignée », l’ouvrage du Pr Ibrahima Ly n’est pas si has-been que cela. Parce que le sujet est encore très actuel, pour ne pas dire « intemporel » : « Ce n’est pas seulement au Mali que ça se passe, mais dans tous les pays africains. Tant que les familles chercheront le quotidien, on sera tenté de brader les filles. » Idem pour la politique : « Il y aura toujours des problèmes de gouvernance.» La démocratie ? Ce n’est pas toujours très clair laisse-t-il entendre. «Un Président au Pouvoir ne s’en va jamais au bout de 5 ans, il vous dira toujours qu’il veut poursuivre ce qu’il a commencé, et le plus souvent les gens s’installent, et musèlent l’opposition».

Et pour en revenir au film, il a, dit son réalisateur, été tourné dans « des conditions extrêmement difficiles. J’ai tenu à faire le film là où il (Ibrahima Ly, Ndlr) a été emprisonné, c’est-à-dire dans le centre du Mali, à Niono. Ce n’était pas facile, parce qu’il fallait déloger tous les prisonniers. ». A l’époque, avec la bénédiction des associations des Droits de l’Homme, on parle d’ « humaniser les prisons. L’Etat malien avait construit une prison un peu hors de la ville, mais elle n’était pas fonctionnelle. On a un peu bousculé les choses, on y a transféré les prisonniers, et on a pu tourner dans l’autre prison. (…) La première fois que je suis entré dedans, j’ai été vraiment, j’ai eu peur…J’ai eu peur parce que, pour une prison construite pour 40 personnes, il y avait plus de 500 personnes. Le seul espace de liberté pour les détenus, c’était la cour, sinon les corvées : utiliser les prisonniers pour aller fendre du bois, faire la lessive, ou les travaux ménagers pour les responsables administratifs. Les corvées étaient donc, paradoxalement, des moments de liberté. »

L’autre difficulté ? Se faire aux quatre murs de la prison : crasseux: « On a fait intervenir les services d’hygiène, pour désinfecter, mais il y avait malgré tout cette répugnance à toucher les murs ».

Au Mali, c’était la première fois que quelqu’un « représentait une situation carcérale ». Nombreux sont ceux qui «ne savent pas ce que ça veut dire la prison », sans oublier tous ceux qui «se taisent», et à qui le film aura peut-être donné plus ou moins de courage : « les victimes de mariages forcés, un époux que l’on ne découvre que le soir des noces », les libertés confisquées, etc. « Il y eu, dit Ibrahima Touré, un déchaînement, un enthousiasme auquel je ne m’attendais pas ».

Il faut dire que le film a été projeté un peu partout au Mali ; à Diendé, à Mopti, ou à Bandiagara…Malheureusement pas au nord du pays, à cause du «coup d’Etat de 2012», qui est venu « freiner (l’) élan » du réalisateur.

Puis viendra cette projection au Sénégal ; dans le symbole…«Pour moi, confie le réalisateur, il y a un double sens, parce que, quand l’auteur (Ibrahima Ly, Ndlr) a été libéré en 1978, il a choisi le Sénégal où il s’est exilé pendant 11 ans, 11 ans de sa vie active, et il a lutté pour l’ouverture démocratique. C’est au Sénégal, où il a enseigné les mathématiques à l’Université Cheikh Anta Diop, et où il avait toute sa famille, qu’il est mort en 89. C’était donc important pour moi de présenter ce film ici, au Sénégal. Ce qu’il faut ajouter, c’est que c’est avec ce film que j’ai remporté le prix Sembene Ousmane au Fespaco, en 2013. C’était la première fois que l’on mettait ce prix en jeu, et c’est à moi qu’il a été attribué. J’étais très ému, mais dans le noir, ça ne se voit pas (rires). Et puis, ça a été un immense plaisir pour moi de montrer ce film-là dans un Complexe cinématographique qui porte justement le nom de Sembene Ousmane (au Magic Land, Ndlr).»

Et si son film pouvait donner l’envie d’aller tourner les pages du bouquin…Que demander de plus ?!

Ibrahima Touré, à qui l’on doit aussi le film «Tempête de sable», tourné à Tombouctou, travaille en ce moment sur un projet, une série de 26 épisodes de 13 minutes : sur le Pouvoir…Théodora SY SAMBOU

 NATIONS-UNIES : Mankeur NDIAYE nommé

Le Sénégal est encore à l’honneur sur la scène internationale. En effet, l’ancien Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Monsieur Mankeur NDIAYE, vient d’être nommé Représentant du Secrétaire Général de l’ONU en Centrafrique avec rang de Secrétaire Général adjoint des Nations-Unies.

Notre compatriote Adama Dieng, Conseiller Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies avec rang de Secrétaire Général adjoint, s’est vu décerner le Prix Louis B. John pour les Droits de l’Homme, dans un contexte de célébration du 70ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des Droits de l’homme.  Cela, après avoir reçu le diplôme honorifique de Docteur en droit par l’Université d’Exerter (Royaume Uni).

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur leur adresse ses chaleureuses félicitations et leur souhaite plein succès dans leurs missions respectives.
Toutes ces victoires démontrent à suffisance la compétence et l’expertise des cadres sénégalais mais aussi la crédibilité internationale et la grande considération dont jouit le Président de la République Macky SALL dans le concert des Nations.  Fait à Dakar, le 22 décembre 2018 ,Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur

 UN MAGISTRAT PARLE DU ‘’SAUT QUALITATIF’’ À FAIRE PAR LES CHEFS DE PARQUET

Dakar, 23 déc (APS) – Le magistrat Youssoupha Diallo invite les chefs de parquet du Sénégal à abandonner leur ‘’posture passive’’ et à faire ‘’le saut qualitatif’’ qu’exige aujourd’hui l’exercice de leurs fonctions.

‘’La perception que l’opinion a du parquet doit être prise en compte. Il doit jouer un rôle plus actif et non se limiter à une posture passive’’, a conseillé M. Diallo à ses collègues, samedi, à Dakar, lors d’une cérémonie de présentation de son livre ‘’Le procureur de la République : la pratique du parquet » (552 pages), publié par L’Harmattan-Sénégal.

‘’L’indépendance du parquet ne doit plus être considérée comme un simple slogan, mais une exigence de l’Etat de droit. Un saut qualitatif s’impose’’ chez les chefs de parquet, a déclaré M. Diallo, substitut général près la cour d’appel de Dakar, ancien procureur de la République des tribunaux de grande instance de Diourbel (centre) et de Ziguinchor (sud).

La cérémonie de dédicace de son livre a eu lieu en présence de plusieurs personnalités du secteur de la justice, dont le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall, le bâtonnier de Dakar, Mbaye Guèye, et le procureur général près la cour d’appel de Dakar, Lassana Diaby Siby.

Youssoupha Diallo, ancien procureur général adjoint du parquet général près les Chambres africaines extraordinaires, la juridiction sénégalaise qui a jugé l’ancien président tchadien Hissène Habré, a fait l’historique du parquet et a souligné la nécessité de l’adapter au contexte actuel.

Il s’est évertué à expliquer au public les tâches du ministère public, à savoir le traitement des procédures pénales, la pratique du parquet, l’identification et le statut des magistrats du parquet. Aussi évoque-t-il l’environnement socioprofessionnel du procureur de la République et d’autres questions relatives au travail des chefs de parquet.

 ‘’C’est un instrument de mesure, un baromètre du travail de la justice. Il parle des pouvoirs (…) du procureur, de l’usage qu’il en fait, la façon dont il use de ses pouvoirs’’, a expliqué le garde des Sceaux, parlant du livre de M. Diallo.

C’est un ouvrage ‘’de très haute facture’’, rédigé dans un style ‘’dépouillé’’, avec ‘’d’intéressantes références législatives, réglementaires, doctrinales et jurisprudentielles’’, a souligné l’auteur de la préface du livre, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly, procureur général près la Cour suprême FKS/ESF

Ismaila Madior FALL pour ‘’UN MEILLEUR USAGE’’ des pouvoirs du Procureur de la République

Dakar, 23 déc (APS) – Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall, dit être favorable à ‘’une modernisation du parquet’’ afin que le procureur de la République fasse ‘’un meilleur usage’’ de ses pouvoirs, celui consistant à délivrer un mandat de dépôt par exemple.

‘’Il faut une modernisation du parquet dans le sens d’un meilleur usage des pouvoirs du procureur, une meilleure rationalisation et un encadrement de ses pouvoirs’’, a proposé M. Fall en intervenant, samedi, à Dakar, à une cérémonie de dédicace du livre « Le procureur de la République : la pratique du parquet » (L’Harmattan), du magistrat Youssoupha Diallo.
‘’Il s’agit de faire en sorte que le parquet ne soit plus perçu comme un instrument de punition et de répression, mais qu’il soit (…) considéré comme un instrument de régulation sociale au profit des droits et libertés des citoyens’’, a-t-il expliqué.

Ismaila Madior Fall, professeur agrégé de droit, a évoqué le pouvoir donné au procureur de la République de délivrer un mandat de dépôt conduisant à l’arrestation du prévenu. Il souhaite que ce mandat de dépôt ne soit délivré ‘’que dans les cas où il est vraiment nécessaire‘’. ‘’Il s’agit de faire en sorte que la liberté soit la règle, et la détention l’exception’’, a précisé le garde des Sceaux.

Selon lui, il est possible d’y arriver par l’adoption de lois comme l’ont fait certains pays, ou par une ‘’autorégulation’’ du procureur, auquel il faut faire confiance en lui donnant la liberté de mettre en œuvre la ‘’politique pénale’’ définie par le ministre de la Justice.

‘’La perception que l’opinion a du procureur, qui est vu comme quelqu’un qui a beaucoup de pouvoirs, ne correspond pas à la réalité. Je pense que le procureur n’a pas beaucoup de pouvoirs’’, estime Ismaila Madior Fall, admettant toutefois qu’‘’il est possible de revoir l’utilisation de ses pouvoirs, l’usage qu’il en fait’’.
Il a rappelé plusieurs réformes faites pour assouplir la manière dont la justice est administrée au Sénégal : la simplification de la carte judiciaire, la révision du code de procédure pénale, la réduction des longues détentions, etc.

Il est ‘’excessif’’ que 289 détenus se trouvent aujourd’hui encore en prison au Sénégal, dans le cadre des détentions préventives, selon M. Fall.
‘’Sur 10.000 prisonniers, il y a 289 cas de longue détention. C’est beaucoup. Nous en sommes à 60 % pour les condamnations, et à 40 % pour les détentions préventives. Ce qu’on veut, c’est réduire cela (les détentions préventives, Ndlr) à 20, voire 10 %’’, a-t-il expliqué.
Le garde des Sceaux estime par ailleurs que le livre de Youssoupha Diallo est ‘’un ouvrage opportun et substantiel, qui participe à la modernisation du parquet’’.
’’Une politique pénale responsable peut endiguer les longues détentions’’, a souligné M. Diallo lors de la cérémonie de dédicace. /ESF

SANS PIÈCES D’ÉTAT CIVIL – Des milliers de Ndongo-daaras sont privés d’un droit fondamental, selon le Président de l’Amicale des Moniteurs des daaras modernes du Sénégal

https://www.dakaractu.com/ Dans la perspective de rétablir cette injustice qui est de laisser les ndongo-daara grandir sans problème d’état civil, l’Amicale des Moniteurs des daaras Modernes du Sénégal a décidé de prendre le problème à bras le corps après s’être attaché les services du Hcr et de I’Unicef. À Touba pour  » rétablir dans leurs droits  » 150 enfants, Serigne Khadim Mbacké, Président de la structure,  a rappelé que l’objectif est de toucher 10.000 ndongo-daaras dans un premier jet et exclusivement dans les localités et départements de Mbacké, Diourbel, Tivaouane, Louga,  Malem-Hoddar et Kaffrine.

  » Nous sommes venus dans le cadre d’une audience foraine. Nous avons une coalition avec le HCR  et l’UNICEF pour enregistrer 1000 ndongo-daaras dans les registres d’état civil. Les moniteurs de daaras dispensent des enseignements-apprentissages dans les daaras dans le cadre d’un programme appelé PAQUET. C’est le programme pour l’amélioration de la qualité, de l’équité dans l’enseignement de base.

C’est leur droit ( à ces enfants)  le plus fondamental d’avoir des pièces d’état civil. Avant de bénéficier des programmes comme le Cmu-daara, il faut nécessairement en disposer  ».

Serigne Khadim fera aussi part des cas d’apatride qui sont aussi pris en charge. Pour le moment, dit-il, les objectifs sont atteints à plus de 90%.

Pape Mouhamed Diop, Président du tribunal d’instance de Mbacké, qui a pris part aux audiences foraines, ne manquera pas de revenir sur les détails qui conditionnent l’établissement de la pièce d’état civil. Ces conditions sont entre autres, le certifiant de non inscription, la présence de deux témoins qui jurent sur l’honneur de dire la vérité, les tuteurs etc…

FORUM DES PARTIS POLITIQUES SUR LA PRESIDENTIELLE : Les acteurs se parlent

http://www.enqueteplus.com/ Pour la sécurisation de l’élection présidentielle du 24 février, le Gradec a réuni, hier, pour des concertations, partis politiques, administration électorale et acteurs de la société civile.

A moins de trois mois de l’élection présidentielle, la tension dans l’espace politique reste palpable. Et, chaque jour, son lot de divergences. Hier, lors d’un forum des partis politiques organisé par le Gradec (Groupe de recherche et d’appui pour la démocratie participative et la bonne gouvernance), Me Mame Adama Guèye n’a pas fait dans la langue de bois. Il déclare : ‘’Ce que nous voyons ne nous rassure pas. Ces derniers jours, il a encore été révélé que le ministère n’est pas dans cette dynamique. On nous signale que la modification de la carte électorale va concerner environ 600 000 électeurs au minimum. Cette modification a été faite sans consultation des acteurs. Or, depuis 2000, toutes les élections ont été menées sur la base d’un consensus. Cette fois, ce n’est pas du tout le cas.’’

Ce qui est navrant, à en croire l’avocat, c’est qu’une modification d’une telle ampleur ne doit pouvoir être conduite sans concertation avec les différentes parties prenantes. ‘’Nous ne saurions dire que la modification est légitime, puisqu’on n’a pas été associé au processus. Le ministère, encore une fois, n’a pas fait preuve de bonne foi. Celle-ci aurait recommandé la consultation des acteurs. Nous demandons donc à la société civile de vérifier cela’’.

Casimir : ‘’Notre préoccupation est de travailler à ce que les électeurs puissent exercer librement leurs droits’’

Sur le thème de l’intégrité du système de sécurisation des opérations électorales, les acteurs ont cogité durant toute la journée d’hier. Le directeur de la Communication à la Dge, Bernard Casimir Demba Cissé, avait le ton solennel. Avec fermeté et beaucoup d’assurance, il a, une énième fois, convié les partis à plus de responsabilité, affirmant que son administration ne ménagera aucun effort pour un bon déroulement du scrutin. Revenant sur le problème de la modification de la carte électorale, il informe que cela n’est pas une première.

‘’Cette délicate phase du processus électoral qui, il faut le rappeler, est observée avant chaque scrutin, requiert la participation de tous les acteurs’’, insiste-t-il, avant de donner des gages : ‘’Les cartes d’électeur rééditées, conséquemment à certaines modifications, seront produites, envoyées et les stratégies appropriées seront déployées à la base pour en informer les citoyens concernés et les acteurs du jeu politique.’’ Casimir ne s’en limite pas. Il implore ces derniers de s’engager à porter ‘’la bonne parole’’ aux citoyens concernés. Cela, affirme-t-il, ‘’semble hautement plus bénéfique que les sciences et les énergies déployées pour y débusquer une quelconque volonté de malversation ou de fraude. Pour nous, il est d’un minime honneur que de vouloir jouer le bon rôle durant cette

période. Nous, administration électorale, nous n’y gagnerons rien, car nous sommes tous concernés’’.

Loin de dénier à la société civile son rôle dans le processus, M. Cissé considère que ‘’les efforts de l’administration électorale seraient hautement renforcées par la précieuse contribution de la société civile, des acteurs politiques, des leaders religieux ou d’opinions pour le seul bénéfice des citoyens’’. ‘’Notre préoccupation, ajoute-t-il, est de travailler à ce que les électeurs puissent exercer librement leurs droits de vote. C’est un devoir, une obligation pour nous’’.

Eu égard aux difficultés exprimées par certains Sénégalais de retrouver leurs cartes, il informe que la Dge ne s’accordera ‘’aucun répit pour qu’en relation avec la Daf, tout correctif puisse être apporté’’. Puis, dans une dernière envolée, il confesse : ‘’Conscients que tous nos efforts de préparation seraient vains, sans une bonne organisation et un bon fonctionnement des bureaux de vote, nous allons tout faire pour minimiser les insuffisances déplorées, lors des élections passées. Notre souci de préserver le sens du vote des Sénégalais sera fortement manifesté dans la minutie qui sera apportée au déroulement du scrutin, au dépouillement, à l’accès libre au bureau à l’affichage immédiat des résultats…’’.

Casimir a enfin réaffirmé la volonté de son service à recevoir et traiter toute récrimination fondée sur les opérations liées au processus. ‘’Notre engagement, fulmine-t-il, fait fi des accusations que nous mettons sur le compte de la surenchère légitime entre acteurs. Des doutes et suspicions, nous continuons notre travail, le processus devenant irréversible, le corps électoral étant déjà convoqué’’, peste-t-il.

Ayant quitté le lieu de la rencontre, quand Mame Adama Guèye se prononçait sur le nombre d’électeurs qui seraient impactés par la modification de la carte électorale, le directeur de la Communication a été appelé pour les besoins de recoupements, mais sans succès.

Mazide NDIAYE : ‘’Ce qui est immoral, illégal, inacceptable, on va continuer de le dire.’’

Mazide Ndiaye, lui, livre son opinion sur ce dossier de la modification de la carte électorale : ‘’Cela fait longtemps qu’on demande de mettre à la disposition des gens la carte électorale. Mais, on peut comprendre que le gouvernement hésite à le faire, parce qu’à chaque fois qu’un Bv atteint 600 personnes, il faut en créer un nouveau. Et tant que la carte n’est pas établie, on ne peut savoir quels sont les Bv qui ont 600 électeurs. Mais je préfère laisser la question au Gradec et à la Pacte qui vont se réunir.’’

Entre l’opposition et le pouvoir, il y a surtout la société civile qui s’interpose. Souvent accusée de parti pris, celle-ci s’en défend, mais assume ses prises de position. Mazide Ndiaye réplique : ‘’Parfois, il nous arrive d’être un peu lâche. On voit Bombardier ’di door kourpagn Baba Maal’… Il y a des cas où nous, société civile, on est obligé de dire que ça ce n’est pas bon ; et on le fait. On le fait avec nos propres mots, avec notre méthode. C’est pourquoi, il est heureux de voir le ministère participer à ce genre de rencontre, parce que tout le monde en apprend. Qu’il s’agisse d’élections ou d’autre chose, lorsque les choses ne tournent pas dans le sens, pas nécessairement légal, mais légitime, il est de notre rôle d’essayer par nos méthodes d’agir.’’

Interpellé sur les accusations faites à l’endroit de la société civile, il rétorque : ‘’Il se trouve que certaines décisions prises par le gouvernement sont critiquables. Et, dans ces cas-là, on le critique. Et c’est en ce moment qu’ils disent qu’on est encagoulé, qu’on est bla-bla-bla. Mais quand ils font de bonnes choses et qu’on l’approuve, ils ne disent rien. Nous restons droits dans nos bottes. Ce qui est immoral, illégal, inacceptable, on va le dire.’’

Mazide Ndiaye demande également aux partis politiques (pouvoir et opposition) de jouer leur rôle, en contribuant à l’éducation de la population ainsi qu’en étant présents dans les bureaux de vote. Pour lui, le dialogue est fondamental pour restaurer la confiance en vue d’aller au scrutin dans les meilleures conditions.

Il rappelle : ‘’L’an dernier, Macky Sall nous avait reçus avec Babacar Guèye. Nous lui avions clairement expliqué qu’il faut que dans nos rencontres, tout le monde doit être sur le même pied. Le ministre de l’Intérieur ne pouvait présider les travaux de commission. Il n’était pas du même avis. Il avait défendu que si le ministre est là, c’est lui qui doit présider. Nous avons dit non et il nous a alors dit : dans ce cas, vous faites vos commissions ad hoc’’.  Pour Mazide Ndiaye, les protagonistes doivent pouvoir se battre à armes égales.

Par rapport à certaines récriminations, Mazide Ndiaye explique que, souvent, ce n’est pas la loi qui est remise en cause, mais les hommes chargés de la mettre en œuvre. En ce qui concerne le fichier, il salue le contrôle qui a été opéré tout en regrettant la manière ‘’pas transparente’’. Il déclare : ‘’Il faut que les gens puissent vérifier pour s’assurer que ce qui est dit est réel. En plus, quand vous dites aux gens d’apporter 0,8 %, vous devez leur permettre de savoir ce qui est dans le fichier…’’.

Le représentant de la Cena, Amsata Sall, a lui fait savoir que l’institution va jouer pleinement sa partition pour une sécurisation du scrutin. ‘’Nous avons l’intime conviction qu’avec un climat social apaisé et avec un effort collectif de tous les acteurs, nous pourrons avoir une élection libre, sincère et transparente. Que chacun assume sa part de responsabilité. La politique n’est pas l’art du pouvoir, mais celui du vouloir’’.

Les médias parmi les sources de vulnérabilité

Les participants au forum sont également revenus sur les principales sources de vulnérabilité qui pèsent sur le scrutin. A ce niveau, les médias ont retenu particulièrement l’attention du directeur exécutif de Gorée Institute, Doudou Dia. A l’en croire, les organes de presse sont en bonne place dans la classification des sources de conflit dans les élections. Il souligne : ‘’C’est un danger qui nous guette. Les médias sénégalais ont toujours été jugés comme étant indépendants et crédibles. Actuellement, il y a beaucoup à dire. Par exemple, le problème de l’accès aux médias se posait, surtout avec les médias publics, on le voit de plus en plus avec les médias privés. En outre, vous achetez n’importe quel journal, vous vous rendez compte de son ancrage dans un bord ou dans un autre.’’

Mais outre les médias, il existe d’autres sources de vulnérabilité, selon toujours M. Ka. Parmi elles, il y a l’absence de dialogue, le manque de consensus autour du fichier, l’acceptation de tous les candidats, le manque de confiance, la place des médias… ‘’Depuis les législatives de 2017, nous sommes dans une tension permanente. Et à cela s’ajoute un climat de suspicion, de collision entre les juges et le gouvernement. Sans parler de la question du parrainage qui a fini de déstabiliser l’opposition ainsi que les doutes sur les organes en charge de l’organisation du scrutin’’.

L’ancien directeur de la Communication, Macoumba Coumé, est quant à lui revenu sur les risques majeurs et les risques mineurs. Les premiers ont trait notamment à la modification de la carte électorale qui entraine nécessairement une augmentation du nombre d’inscrits et impacte sur le nombre de bureaux de vote. ‘’On parle de 15 000 bureaux de vote. Ce qui va poser un problème de ressources humaines. Mais il ne suffit pas de recruter, il faut également les former, alors que le temps est court. S’ils ne sont pas bien formés, cela peut déteindre négativement sur le bon déroulement de l’élection’’. Monsieur Coumé met également en garde contre une communication défectueuse sur ce sujet. ‘’S’il n’y a pas une bonne communication, beaucoup d’électeurs auront du mal à retrouver leurs cartes ou à leurs bureaux de vote’’.MOR AMAR

 CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE «AFRICA CIVIC TECH FESTIVAL» : Une plateforme «SENEGAL VOTE» pour guider l’Electeur Senegalais

http://www.sudonline.sn/ Jokkolabs a organisé la première édition d’«Africa Civic Tech Festival», avec la collaboration de Canal France International (CFI) hier, jeudi 20 décembre 2018

Cet atelier a vu la participation d’experts et d’acteurs en Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) au service de la citoyenneté et de la démocratie comme  Mme Clea Khan-Sriber de CFI qui a présenté l’étude de CFI sur Civic Tech, M. Sylvain Lapoix d’Open Data Média et d’Alexandre Guibert Lette de «Sénégal Vote».

Co-fondateur de «Sénégal Vote», ce dernier renseigne d’ailleurs que le projet est lancé dans l’optique de participer au monitoring digital du processus électoral sénégalais. Il note que «Sénégal Vote» est d’abord une plateforme web qui embarque des outils numériques, qui met ces outils à la disposition du citoyen électeur sénégalais afin qu’il puisse, de façon très aisée, comprendre le processus électoral, les différentes étapes et comment il peut  contribuer à parfaire le processus électoral. Alexandre Guibert Lette annonce par ailleurs que la plateforme a été créée en octobre dernier et qu’elle évolue aujourd’hui.

  1. Lette ajoutera que la plateforme a des rubriques comme  le «Guide de l’électeur» qui est un ensemble de lois et de textes simplifiés avec la collaboration d’experts électoraux, la «Carte électorale» qui est une carte géographique mais qui est impérative et dans laquelle se trouvent les centres de vote. Cependant, il a tenu à faire savoir que «nous n’avons pas pu travailler avec la carte (d’électeur-ndlr) pour la présidentielle parce qu’elle n’est pas encore disponible au public»

MOBILISATION AUTOUR DU RETRAIT DES CARTES D’ÉLECTEUR : La Societe Civile joue sa partition

http://www.sudonline.sn/ A moins de deux mois et demi  de l’élection présidentielle, les organisations de la société civile ont décidé de jouer leur partition pour contribuer à la consolidation de la démocratie de notre pays. Elles ont, en effet, lancé hier, jeudi 20 décembre, le programme Sunu Election. Soutenu par l’Usaid et la Fondation Osiwa, le programme vise à sensibiliser les populations à retirer leurs cartes d’électeu

Pour inciter les populations à aller retirer leurs cartes d’électeur, différentes organisations de la société civile du Sénégal dont l’Ong 3D, la Plateforme des acteurs non étatiques,  le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) ont lancé hier, jeudi 20 décembre, le programme Sunu Election à travers la campagne Sama Baat. Le programme qui vise à sensibiliser les citoyens sur leur droit de vote, entend participer à des élections inclusives et transparentes pour enfin contribuer à la consolidation de la démocratie sénégalaise

Soutenu par l’Usaid et la Fondation Osiwa, le programme Sunu Election est né dans un contexte de récurrence des problèmes liés à la gestion du processus électoral bien que le Sénégal soit considéré comme l’un des pays les plus stables de la sous-région. « La société civile a développé une tradition d’accompagnement du processus électoral au Sénégal depuis une décennie pour contribuer à garantir des élections libres et transparentes. Nous nous sommes donné une mission de sensibiliser les citoyens sur leur droit de vote », a fait savoir le président du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce), Pr Babacar Guèye. Selon lui, les actions de la société civile résultent d’une collaboration avec l’Union des magistrats du Sénégal pour revitaliser la pratique démocratique.

Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal est allé lui-aussi dans le même ordre d’idées. « Cette campagne faite dans le cadre de Sunu Election traduit le soutien des Etats-Unis pour des élections démocratiques, paisibles et transparentes au Sénégal », a déclaré Tulinabo S. Mushingi. Non sans manquer d’inviter à une démarche de proximité pour sensibiliser les populations.

5000 déployés dans les 45 départements

Prenant la parole, le directeur exécutif de l’Ong-3D, Moundiaye Cissé a fait savoir que 5000 relais seront déployés dans les 45 départements du pays pour réussir la mission que s’est assignée la société civile. « Notre mission consiste à faire le parrainage de l’électeur, c’est-à-dire l’identifier et l’inciter à récupérer sa carte », a expliqué Moundiaye Cissé. Le lancement du programme Sunu Election qui s’est déroulé dans une forte mobilisation des jeunes, traduit selon le directeur exécutif de l’Ong-3D, le caractère public de leurs actions. Toujours dans cette campagne de sensibilisation des citoyens, les comédiens Wadiou Baxx et Nice mais aussi le Groupe Relais de Guédiawaye ont également joué leur partition à travers des sketchs qui ont ravi le public.Mariame DJIGO

 Vers une ‘’JOURNÉE NATIONALE DES HÉROS’’

Louga, 23 déc (APS) – Le président de la République a promis samedi d’instituer la ‘’Journée nationale des héros’’, qui sera dédiée chaque année aux hommes et femmes « qui se sont battus pour la dignité et la liberté du [Sénégal] et de l’Afrique ».

« Un héros doit être honoré. (…) On va honorer toutes ces personnes qui se sont battues pour la dignité et la liberté du pays et de l’Afrique », a-t-il promis en inaugurant le musée Lat-Dior, à Dékheulé, dans la région de Louga (nord).
« Nous devons en parler et valoriser le rôle joué par ces guerriers dans l’histoire du pays », a ajouté Macky Sall, estimant que Lat Dior Diop est ‘’une référence pour la jeunesse’’ sénégalaise.
En présence des descendants de cette figure de l’histoire politique du Sénégal, le chef de l’Etat a dit que son épée sera exposée au Musée des civilisations noires de Dakar.

Lat Dior Diop ayant payé de sa vie sa résistance à la colonisation française, le 7 octobre 1886, selon les historiens, cette date devrait être décrétée ‘’Journée nationale des héros’’, selon le chef de l’Etat.

Il s’agira de célébrer toutes les figures historiques sénégalaises, qui se sont distinguées par leur patriotisme, a-t-il précisé.

Macky Sall a par ailleurs promis aux populations de Dékheulé le rattachement de leur village au réseau électrique, ainsi que la construction des routes de la zone et d’un forage, en vue de leur accès à l’eau potable.

Il a pris aussi l’engagement de faire construire une brigade de gendarmerie dans la commune de Touba Rouf, dont le maire, Mame Thierno Mbacké, lui a réclamé le bitumage de la route Darou Marnane-Bouchra et la construction d’un centre de santé.

Les infrastructures dont a besoin cette commune seront toutes construites par l’Etat, a assuré le chef de l’Etat, affirmant que le Programme d’urgence de développement communautaire va y contribuer. « L’argent nécessaire à leur réalisation est disponible », a-t-il dit.SK/ESF

Après les bus Dakar Dem Dikk et le Ter, place aux 5 dragueurs peints aux couleurs de l’APR

https://actusen.sn/ Après les Bus ‘’Dakar Dem Dikk’’ et le futur Train express régional (Ter), qu’il a peints en marron-beige, couleurs de l’Alliance pour la République, Parti au Pouvoir, voilà que le régime en place a décidé de peindre, aux couleurs du Parti présidentiel, cinq Dragueurs arrivés, depuis le 25 Novembre dernier, au Port autonome de Dakar. La révélation est du quotidien SourceA.

 Mamadou Diop Decroix dézingue Macky Sall : “400.000 personnes sont dans la famine au Nord. Ceci devient une raison suffisante pour éjecter ce régime»

https://actusen.sn/ En vue de conserver leur bastion dans la Ville sainte, les Libéraux fortifient leurs rangs à Touba, avec une nouvelle recrue. En effet, Oumou Fall, ancienne responsable de l’Alliance pour la République (Apr), proche collaboratrice de l’ancienne députée Aïda Gaye, a tourné le dos à la Mouvance présidentielle, pour rejoindre le Parti démocratique sénégalais (Pds).
Ainsi, un grand meeting de ralliement a été organisé au quartier Ndamatou, où le député Cheikh Mbacké Bara Dolly et son collègue Mamadou Diop Decroix ont dressé un sombre bilan de la Magistrature de Macky Sall.

Le rejet de l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales n’a pas découragé ses partisans dans le Baol, et pour cause. Les partisans de Wade-fils ont débauché une ancienne responsable de l’Alliance pour la République (Apr) au quartier Ndamatou, à Touba avec tous ses militants. En effet, l’ancienne collaboratrice d’Aïda Gaye (ancienne députée), Oumou Fall, a officialisé son ralliement aux Libéraux, au détour d’un grand meeting, en présence du président du Groupe parlementaire «Liberté et Démocratie», Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly, son collègue Mamadou Diop Decroix, son homologue de la Diaspora, l’ancien Ambassadeur, Pape Saër Guèye, entre autres.

Prenant la parole, le Coordonnateur du Pds à Touba n’a pas du tout été tendre avec le locataire du palais, qu’il accuse d’avoir hypothéqué l’avenir de la jeunesse. «Macky Sall a attribué toutes nos ressources naturelles aux étrangers. Le Sénégal bénéficie de 10%, uniquement, pour chaque baril vendu. Et les bailleurs s’emparent du jackpot. En agissant, ainsi, il appauvrit le Sénégal et enrichit les étrangers et sa propre famille.

Cheikh Mbacké Bara Dolly : «Macky Sall sera le Président le plus décrié par la jeunesse, parce qu’il a hypothéqué son avenir»

Le Chef de l’État se moque du peuple, en contractant, à Paris, une dette de plus de 7.000 milliards de F Cfa. Le Sénégal ne pourra pas solder cette créance en 30 ans. Et c’est la génération future, qui héritera de cette lourde dette. En attendant, le Président va tout gaspiller. Macky Sall sera le président le  plus décrié  par la jeunesse, parce qu’il a hypothéqué son avenir», s’est indigné Cheikh Mbacké Bara Dolly.

Prenant la parole, le leader d’And Jef/Pads a enfoncé le clou, en raillant le camp de la Mouvance présidentielle, en ces termes : «la croissance du pays est appauvrissante, car nous avons un taux de croissance de 6, voire 7%, alors que la pauvreté a cru. Ainsi, plus de 400.000 personnes sont dans la famine au Nord. Ceci devient une raison suffisante pour éjecter ce régime», a dénoncé Mamadou Diop Decroix.Mor Mbaye CISSE, Correspondant à Mbacké (Actusen.sn)

Mamadou Gomis et Babacar Touré Mandemory appellent les photographes sénégalais à boycotter la campagne de Macky Sall

https://www.pressafrik.com/ Le recrutement d’un photographe français professionnel par le chef de l’Etat pour couvrir ses déplacements, a provoqué le courroux du Grand photographe-reporters sénégalais Mamadou Gomis. Sur sa page Facebook, ce dernier s’indigne du « mépris » du Président Macky Sall à l’endroit de ses pairs sénégalais. Il les appelle à boycotter la campagne électorale de Macky Sall, mais également à s’organiser davantage pour réguler leur corporation.

« À Boubacar Touré Mandemory et aux collègues photographes
Le président de la République du Sénégal nous a signifié son mépris en choisissant un photographe étranger. C’est un outrage et une trahison à l’égard de toute la corporation des photographes sénégalais et africains.
Maintenant que nous avons fait ce constat amère, nous devons agir ensemble afin que de tels faits ne se reproduisent plus jamais.
Mbindiou canam borom mokoy fathe!  Bien sûr, nous devons boycotter la campagne électorale de  Macky Sall!
Nous sommes en mesure de lui démontrer la puissance  et le rôle primordial de la photographie dans la marche du pays en étant solidaires et disciplinés.

 Ils nous appartient de saisir cette occasion pour enfin organiser notre corporation. Nous devons mettre en place un syndicat et des règles juridiques qui régissent notre profession. Il est grand temps!  Mahtar Licka, un des pionniers de la photographie au Sénégal », a publié l’ancien de Walf sur son mur Facebook ce dimanche.

Un peu avant lui, son confrère Babacar Touré Mandemory avait publié un texte dans le même genre pour s’offusquer de la manière dont Lionel Mandex avait été recrutée et mis en position de force à la Présidence, au détriment d’autres jeunes sénégalais qui y officiaient.

Interpellée il y a quelques mois par nos confrères de Dakar Actu sur la question, la cellule de communication que conduit Mamadou Thiam avait mis en rapport le site d’information avec le principal concerné …le photographe Lionel Mandeix. Ce dernier, dont l’épouse est Sénégalaise, se limitera à dire qu’il est juste venu accompagner et former les photographes Sénégalais dans le cadre d’un audit et diagnostic de la fonction de photographe. « Je suis un prestataire de services! » arguera Lionel. Détenteur d’un « badge visiteur » pendant que les photographes Sénégalais disposent de « badges d’agents ».

 Didier Awadi: « J’ai eu peur quand j’ai appris que le Sénégal a obtenu 7.000 milliards F cfa au Groupe consultatif »

http://www.dakarmatin.com/ En tournée au sud du Sénégal dans la région de Ziguinchor, Didier Awadi n’a pas du tout applaudi à la manne financière du gouvernement sénégalais qui a obtenu plus de 7.000 milliards Fcfa au Groupe consultatif de Paris en début de semaine, dans le cadre du financement de la Phase II du Plan Sénégal Emergent (Pse). Le musicien affirme avoir « peur » quand il l’a appris.
« Quand j’ai appris que le Sénégal a obtenu du Groupe consultatif de Paris un prêt de plus de 7.000 milliards F cfa, cela m’a fait peur. Je ne comprends pas cette volonté de nos autorités de vouloir s’endetter vaille que vaille », s’est interrogé Awadi.
« Pourquoi on ne peut pas compter sur nos propres fonds. Mais, chaque fois, il faut s’endetter. Peut-être cet argent va régler quelques problèmes. Ce sont nos enfants et arrières petits-enfants qui vont naître avec des dettes », a-t-il regretté.
Didier Awadi s’est également attaqué au F CFA. « On ne peut pas parler d’indépendance alors que sur le plan de la monnaie, on est pas libre. On n’a pas le contrôle de notre propre monnaie. Tant qu’on ne contrôle pas celle-ci, on est pas souverain.
Sur le cas de la présidentielle sénégalaise du 24 février 2019, l’artiste estime que « les élections sont pour le peuple un moment de faire un choix pour son avenir et tout le monde doit le faire dans le calme. Chacun d’entre nous doit mettre la presse sur celui qu’on a élu pour qu’il réponde à  nos besoin »

PROCÈS EN APPEL : Khalifa SALL félicite ses avocats et craint ceci

https://actusen.sn/ Khalifa Sall a tenu à féliciter ses avocats. Ces derniers, même s’ils n’ont pas pu avoir le renvoi de son procès, ont réussi à avoir une mise en délibéré de l’affaire, le 03 janvier prochain.

Cependant, le désormais ex-maire de Dakar même s’il est heureux, est encore méfiant. A en croire Les Echos, il s’attend à un autre coup fourré de la part de Macky Sall dont il est convaincu qu’il prépare quelque chose.

Son entourage estime que l’arme fatale de Macky, c’est le Conseil constitutionnel qui va achever le boulot en trouvant un motif pour éliminer le candidat Khalifa Sall de la course à la présidentielle de 2019.

 Pape DIOP À LA CONVENTION DES JEUNES DE SON PARTI :  » Il y a un fossé abyssal entre le tableau peint par le régime et les difficultés qui assaillent les populations »

https://www.dakaractu.com/ A l’occasion de la Convention des jeunes de son parti qu’il présidait cet après midi à Pikine, Pape Diop a mis le président de la République devant ses responsabilités face à la situation « préoccupante », voire « alarmante » du Sénégal. Le leader de la Convergence démocratique/Bokk Gis Gis, candidat déclaré à la présidentielle décrit un Sénégal en proie à une « série de crises depuis 2012 » du fait de « l’amateurisme » de Macky Sall et de son gouvernement. Réalité que les actuels tenants du pouvoir croient pouvoir cacher en se prévalant d’une émergence qui ne convainc même pas ses propres théoriciens. « Il y a un fossé abyssal entre le tableau peint par le régime et les difficultés qui assaillent les populations », fait remarquer l’ancien président du Sénat.

Oumar SARR REFUSE DE RÊVER : ‘C’est Aly Ngouille Ndiaye qui a rayé Karim des listes… Il ne faut pas attendre grand chose de ce Conseil Constitutionnel là ‘

https://www.dakaractu.com/ Pour le coordinateur national du Pds, malgré leur ferme conviction que Karim Wade peut valablement briguer les suffrages des Sénégalais lors de la prochaine Présidentielle, il ne faudra pas trop compter  sur le Conseil Constitutionnel au vu de ce que cette institution a montré lors des dernières élections législatives. Pour lui, il ne servira à rien de rêver et qu’il faudra surtout se préparer à un combat  éminemment politique pour freiner la forfaiture.  » L’Apr a peur de Karim Meïssa Wade et Khalifa Ababacar Sall.
Depuis 2012, l’engagement du régime de l’Apr c’est d’éliminer des adversaires. Nous avons déposé les dossiers sans illusion aucune.  C’est ce Conseil Constitutionnel qui a couvert les fraudes électorales lors des élections législatives. Il ne faut pas attendre grand chose de ce conseil là  », dira-t-il substantiellement dans le Grand Jury de ce dimanche.
Oumar Sarr de signaler que cette forfaiture est préparée depuis belle lurette avec à la baguette, l’actuel ministre de l’intérieur.  »C’est Aly Ngouille Ndiaye qui l’a rayé des listes. Même si on considère qu’il n’est pas inscrit, Karim peut être candidat.
La Crei a dit que  Karim conservait ses droits civils et politiques… Sidiki Kaba avait dit que Karim pouvait être candidat à la prochaine Présidentielle… Il va de soi que la candidature de Karim Wade est une candidature valable. La loi éléctorale dit que tous les Sénégalais électeurs peuvent se présenter aux élections Présidentielles. »
Selon lui, la loi est claire à ce propos et qu’il faut juste être Sénégalais âgé de 18 ans accomplis et jouir  de ses droits civils et politiques. Il dira la ferme volonté du Pds de se battre pour qu’aucune élection ne se passe sans leur candidat. Dans le cadre d’une dynamique de grogne, des plans d’actions sont ficelés, ponctués de marche et de sit-in..
Interpellé sur la date retenue pour le  retour au bercail de Karim Wade, Oumar Sarr l’estimera imminente,  mais se suffira à dire que l’intéressé fera le communiqué pour fixer les Sénégalais sur ce qui peut, désormais, être considéré comme une énigme.
Abordant les questions relatives à sa vie politique personnelle, l’ancien Dg de la Sicap tentera d’expliquer pourquoi il n’a jamais été poursuivi dans le cadre de la traque des biens mal acquis. « Je ne suis pas un homme riche. Je n’ai pas des biens à l’étranger. Je n’ai pas des milliards.  » Concernant sa défaite lors des dernières élections municipales, il brandira la thèse du complot et de la fraude, signalant que ceux qui ont  voté contre lui sont essentiellement venus d’ailleurs, citant les localités de  Thiès,  Dakar, Touba etc…   » Ils ont été téléportés. Personne ne peut nous battre avec les armes conventionnelles. Je n’ai pas voulu que cela se termine dans le sang. Nous gagnerons les prochaines élections à Dagana. Nous sommes aimés. Nous sommes Dagana!  »
Des plus de 7000 milliards obtenus par le Président Macky Sall du groupe Consultatif à Paris, lui ne retient qu’une chose : le Sénégal est encore habité par de jeunes qui sont hantés par la pauvreté. Le Sénégal a été appauvri par la gestion Sall de ces 7 dernières années.  »

GRAND JURY : Oumar SARR(PDS) dénonce un « lobby Toucouleur » autour de Macky Sall

https://www.dakar7.com/ Oumar Sarr, coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais(PDS) soulève, de nouveau, le débat sur « l’éthnicisation » du régime actuel. Invité de l’émission « Grand jury », l’ancien ministre et maire de Dagana affirme qu’il y a bel et bien  » un lobby Toucouleur » qui entoure le régime de Macky Sall. Oumar Sarr en veut pour l’ascension fulgurante  du frère du président de la République, Aliou Sall, auniveau de l’appareil étatique,(président de l’Association des maires du Sénégal(AMS), directeur des Caisses des dépôts et consignations). « Il y a sa famille(Macky Sall), ses amis-comme on dit: c’est des copains et des coquins. c’est tout un régime qui est là », décrit le numéro 2 du PDS qui répond a ceux  accusent l’ancien président, Wade de vouloir, à l’époque, se faire remplacer par son fils, Ka

PRÉSIDENTIELLE 2019 : Oumar Sarr insiste sur la non tenue de l’élection sans Karim et Khalifa

https://www.pressafrik.com/ Le Coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr a insisté ce dimanche sur la non tenue de l’élection présidentielle du 24 février 2019 sans Karim Wade et Khalifa Sall, deux ténors de la politique qui sont toujours sous la menace de poursuites ou condamnations qui pourraient compromettre leur candidature.

« Le PDS va bloquer la tenue de l’élection présidentielle sans Karim Wade et Khalifa Sall », a dit Oumar Sarr qui a également déploré la « gestion clanique de Macky Sall, car son frère, sa femme, tous ses proches sont au pouvoir et ses multiples nominations ».

Oumar Sarr a aussi expliqué pourquoi le PDS n’a pas de Plan B, au cas où la candidature de Karim serait invalidée. « Si on avait un Plan B, tout le monde va se concentrer sur ça. Or, pour nous, il va de soi que la candidature de Karim Wade est valable, légale. C’est vrai qu’il a été condamné par la CREI, créée et instrumentalisé par Macky Sall, pour justement l’éliminer de l’élection présidentielle. Mais nulle part, dans la loi électorale, il n’est dit que si on est condamné, on ne doit pas se présenter à une élection ».

 Abdoulaye BATHILY ENFONCE MACKY: « depuis 50 ans au Sénégal, c’est la première fois qu’on se sert de la justice pour… »

http://www.dakarmatin.com  Le Professeur Abdoulaye Bathily enfonce le clou dans le « Macky ». Après avoir défendu Khalifa Sall et dénoncer un « instrumentalisation de la justice pour le liquider » dans un entretien avec nos confrères de la Rfm, il y a quelques mois, l’ancien allié de l’actuel chef de l’Etat est revenu à la charge ce dimanche dans une interview accordée au magazine Jeune Afrique.
Selon Bathily, c’est la première fois au Sénégal qu’un Président se sert de l’appareil judiciaire pour disqualifier des candidats à l’élection présidentielle.
« Voilà cinquante ans que je participe au combat politique au Sénégal, et c’est la première fois que l’on fait écarter par la justice des candidats à la présidentielle », a-t-il déclaré.
Pour rappel, Khalifa Sall et Karim Wade sont toujours sous la menace de poursuites ou condamnations qui pourraient compromettre leur candidature à la prochaine élection du 24 février 2019

 Abdoul Mbaye dépose son dossier de candidature et décrie le « business » créé autour du parrainage

https://www.dakaractu.com/ L’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) a déposé son dossier de signatures pour le parrainage de sa candidature, ce vendredi, auprès du Conseil constitutionnel. Après avoir effectué le dépôt de dossier, Assane Fall, directeur exécutif de l’ACT a adressé un message de remerciement à l’endroit des sénégalais et sympathisants qui leur ont facilité la collecte de parrains. Ainsi, il a souligné que l’ACT n’est jamais tombé dans le travers mafieux qu’a engendré le parrainage et que des batailles rudes et âpres les attend.

Présidentielle de 2019 : Une alliance se crée autour d’Idrissa Seck

IGFM- Le Patron de Rewmi ne sera pas seul dans son combat pour la conquête du pouvoir. Idrissa Seck sera épaulé par d’autres partis. Les Forces démocratiques du Sénégal (Fds) organisent, ce week-end, à la Place de la Nation (ex-Place de l’Obélisque), un congrès d’investiture de leur candidat à l’élection présidentielle de 2019, M. Idrissa Seck.

Selon le communiqué reçu par IGFM, «des milliers de jeunes venus des 45 départements du Sénégal et une délégation de la Diaspora sont attendus à cette manifestation. A cette occasion, le président Idrissa Seck fera une importante adresse à la jeunesse sénégalaise. Parallèlement au congrès d’investiture, les Fds feront une présentation de leur Manifeste politique».

Idrissa Seck sera candidat à la prochaine présidentielle sous la bannière de la coalition «Idy 2019». Le leader de Rewmi a déposé sa candidature Conseil constitutionnel depuis le 30 novembre dernier.

Dépôt parrainage:Thierno Alassane Sall « sûr » de participer à la présidentielle de 2019…

https://senego.com/ Le mandataire de Thierno Alassane Sall a déposé le nombre de signatures imparties pour parrainer leur candidat pour la présidentielle de 2019. L’information a été rendue publique ce vendredi, par Mamour Sene, le mandataire de la République des Valeurs…

Monseigneur Benjamin Ndiaye, Archevêque de Dakar: “La Présidentielle doit montrer la maturité du peuple sénégalais’’

https://www.dakarposte.com/ L’ archevêquedeDakar a effectué, hier vendredi, une visite pastorale à Guédiawaye. A l’occasion, Monseigneur Benjamin Ndiaye a donné une idée de son homélie, lors de la messe de Noël. “Dans mon homélie, je reviendrai sur les échéances électorales. La présidentielle doit montrer la maturité du peuple sénégalais à pouvoir vivre des élections paisibles, transparentes et démocratiques’’, a renseigné le chef de l’église sénégalaise. A son avis, pour relever ce défi, “il appartient à chacun d’assumer sa responsabilité citoyenne pour préserver le bien commun qui nous appartient à nous tous, une nation pacifiée où les citoyens sont capables de débattre, enpaix, de leurs différences et d’accepter aussi le jeu loyal de la démocratie’’. D’après ses explications, sonhomélie s’inscrit dans le cadre du message du Pape François pour le 1erjanvier prochain, en prélude à la Journée mondiale de la paix dont le thème est ’’La politique au service de la paix’’. “J’ai été jusqu’à croire que le Pape aurait même écrit cette lettre pour les Sénégalais en vue des prochaines élections. C’est pour dire que c’est une référence où nous pouvons trouver beaucoup de sagesse, pour vivre les prochaines échéances sans passion, dans la vérité, dans l’amour de notre pays et dans le respect des uns et des autres’’, a argué le religieux. Parailleurs, l’archevêque s’est prononcé sur le bradage du littoral qui secoue cette partie de la banlieue dakaroise. Il a exprimé son soutien aux défenseurs du littoral. “Je m’associe à ce cri du cœur qui est lancé, car il est le devoir de tout le monde de préserver ce bien commun’’, a-t-il soutenu, tout en promettant le soutien de l’église. “J’ai retenu l’impérieuse nécessité pour nous, membres de l’église, de la communauté chrétienne, à nous rapprocher des services compétents. N’attendons pas que les gens viennent à nous, allons vers eux, quand nous sommes mandatés par la communauté. Mais allons aussi vers eux en tant que citoyens(…)’’, a ajouté Monseigneur. Avant de conclure:“ Ne croyez pas que c’est l’église qui doit toujours être derrière vous pour vous pousser. Prenez une part entière de votre identité de citoyen pour avancer.’’ Enquête

Barthélémy DIAS MENACE : « On ira à l’Université »

http://www.emedia.sn/ Invité de « Janoo-bi » sur Sud fm, ce dimanche 23 décembre, Barthélémy Dias est revenu sur la tension qui a émaillé leur descente, Ousmane Sonko et lui, sur le terrain. Une manifestation qui avait viré à l’affrontement avec les forces de l’ordre, qui ont usé de grenades lacrymogènes.

Le soutien de Khalifa Sall qui parle d’une « lutte de citoyens » et d’une « bataille de patriotes » face au régime de Macky Sall, déclare qu’il ne compte pas reculer d’un iota. Après la virée de Petersen jusqu’au rond point Sandaga, le maire de Mermoz-Sacré annonce qu’il « se rendra à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) pour parler aux étudiants ». Et, avertit-il : « Cheikh Oumar Hann, le Dg du COUD, n’y pourra rien ».

Dans ce sillage, l’opposant brandit leurs statuts de député du peuple dans l’actuelle législature pour Ousmane Sonko et dans l’ancienne pour Barthélémy Dias, pour signifier qu’ils ont le plein droit de manifester. Et, assène-t-il, « l’autorité administrative leur autorise d’ici le 26 décembre à se rendre partout au Sénégal pour recueillir les parrainages. »A l’en croire, le combat ne fait que commencer.

 APPEL A REJOINDRE LA COALITION KARIM PRESIDENT 2019

Chers compatriotes, chères sœurs, chers frères,   
L’élection présidentielle du 24 février 2019 sera pour le Sénégal un rendez-vous décisif. L’avenir de notre démocratie, de notre économie, de notre société, en sera l’enjeu. Il ne s’agira pas seulement de mettre fin à sept années de gouvernance clanique de Macky Sall, d’atteintes aux libertés, de politisation de la justice, de dégradation de l’économie, de délabrement des services publics, d’appauvrissement de la population. Nos objectifs tiendront en quelques mots simples : rassembler, protéger, développer.
Pour réaliser cette ambition, je lance un appel fervent à toutes celles et à tous ceux qui veulent rendre la fierté et l’espoir aux sénégalais, qui croient au succès par l’effort, le travail et le mérite, qui vivent la passion de notre pays. Je les invite à se réunir avec les hommes et les femmes qui disent non à l’égoïsme et à l’inertie, et qui ont décidé de se mobiliser au service de notre pays. Je les invite à participer tous ensemble à la tâche magnifique que sera le redressement du Sénégal. Je les invite à se rassembler dans la grande « COALITION KARIM PRÉSIDENT 2019 ».
Mon appel intervient dans un contexte où le chef de l’État sortant veut choisir lui-même ses adversaires parce qu’il n’a pas le courage d’affronter au grand jour les critiques et les remises en cause. Il s’adresse aux militants et aux sympathisants des partis politiques constitués légalement, à tous les citoyens auxquels on veut interdire de contribuer à l’expression de la volonté nationale.
Mon appel s’adresse aussi à toutes les forces vives de notre pays, au-delà de tout clivage politique, social ou confessionnel. Ceux qui sont les vecteurs naturels de la vie économique sont impatients de redonner un grand élan à notre agriculture, à notre industrie, à notre commerce et nos services, aujourd’hui en forte baisse. Les syndicats, les organisations professionnelles, les associations, toute la société civile ont un rôle énorme à jouer dans la construction du Sénégal d’aujourd’hui et de demain. Chacun, homme ou femme, ancien ou jeune, a vocation à œuvrer, librement, en fonction de ses aptitudes, selon ses convictions, pour le redressement de notre pays.
Je veux un Sénégal où l’État protège. Depuis sept ans, la protection sociale s’est affaiblie, les inégalités se sont creusées. Le nombre des laissés-pour-compte s’est massivement accru, dans nos villes mais aussi dans nos campagnes. L’insécurité frappe partout, dans les villes comme dans les campagnes, malgré le dévouement et le courage de notre police et de notre gendarmerie. Les frontières ne garantissent plus la sécurité du pays. Chaque Sénégalais a le droit d’exiger de l’État qu’il assure sa protection dans tous les moments de sa vie.
Je veux un Sénégal qui se développe. Les statistiques de croissance brandies de façon tonitruante par le pouvoir ne correspondent pas à la réalité économique et sociale. Chacun peut constater les effets douloureux du chômage, même pour les titulaires d’un diplôme. Les paysans souffrent de l’absence de financements des campagnes agricoles qui aggrave une situation déjà précaire, des conditions sévères auxquelles ils sont confrontés. Les artisans sont constamment pénalisés et abandonnés. Trop d’entreprises sont en déclin. L’État ne soutient pas les efforts de ceux qui créent, qui innovent, qui investissent. Macky Sall distribue arbitrairement les faveurs à ses protégés, l’argent public est gaspillé, les équipements publics, la santé et l’éducation sont à la traîne. Nous devons regrouper nos énergies pour construire notre avenir commun.

Je veux un Etat qui rassemble. La situation désastreuse de notre pays exige un vaste rassemblement de toutes les forces politiques et sociales qui adhèrent au combat pour l’élimination de la mauvaise gouvernance et de la pauvreté, la restauration de la démocratie, le respect de l’équilibre des institutions notamment le respect de l’indépendance des magistrats.
Au combat pour la réduction des inégalités et la suppression des injustices !

Au combat pour recouvrer la grandeur du Sénégal perdue depuis sept longues années!
Peu importe nos différences d’approche sur certaines questions dès lors que nous partageons tous le même attachement aux valeurs de liberté qui sont le socle de notre société et que nous avons tous la volonté de reprendre en main le destin de notre pays dans le seul intérêt de nos compatriotes, dans une Afrique qui se réhabilite.
Il s’agit de rassembler au-delà des forces politiques dont l’action a permis l’alternance de l’an 2000 et un exercice du pouvoir marqué de nombreuses réalisations saluées par les sénégalais, mais aussi des insuffisances qu’il s’agit de corriger.
Il s’agit de rassembler tous ceux et toutes celles qui sont décidés à agir ensemble pour réaliser, dès février 2019, la troisième alternance voulue par les sénégalais, tous ceux et celles qui n’acceptent pas que le Sénégal soit à nouveau confisqué pour cinq ans par des dirigeants incompétents, malhonnêtes, qui violent les libertés et les principes démocratiques.
Conduire la « COALITION KARIM PRÉSIDENT 2019 » est pour moi un immense honneur. Au vu de l’actuel contexte politique sans précédent dans l’histoire récente de notre pays, je mesure toute la responsabilité qui pèse sur mes épaules et je compte l’assumer jusqu’au bout, à vos
côtés.Je vous remercie. Karim WADE

PRÉSIDENCE : Macky enclenche la seconde Par Oumou Wane

Mais que se passe t-il ces dernières semaines au Sénégal ? Quel vent nouveau souffle sur nos côtes pourtant impactées par le réchauffement climatique ? Est-ce le calme avant la tempête électorale de février prochain ? La trêve de Noël ? Toujours est-il que le pays semble avoir repris espoir et retrouvé sa marche en avant vers un avenir que l’on souhaite meilleur pour nos enfants.
Est-ce une perception fausse ou une réelle situation qui résulte du comportement des Sénégalais et de leur classe dirigeante ?
Oh, ce n’est pas encore La La Land en Téranga, mais quelque chose me dit que le climat social s’apaise et que les Sénégalais sont en train de réaliser que le travail de notre gouvernement et les projets engagés par le président Macky Sall commencent à porter leurs fruits.
Il faut dire que Macky Sall est partout. Il a visiblement décidé de passer à la vitesse supérieure ! Il déroule sa foulée !
En France cette semaine avec un Amadou Ba olympique et un Mountaga Sy combatif, au sein d’une délégation d’experts qui au sortir du groupe consultatif s’est illustrée au niveau international, en mobilisant 8.091 milliards Fcfa, un montant qui catapulte les 2.850 milliards de francs attendus, pour le financement de la phase 2 du Plan Sénégal Émergent (PSE).
Laissons pour l’instant de côté le fait que cette prouesse économique ait été critiquée par une opposition alarmiste dont certains membres invitent les bailleurs de fonds à mener un audit de gestion des finances publiques sénégalaises, dont la situation serait dans le rouge. Ils sont à la limite de l’antipatriotisme ce faisant !
Sérieusement, peut-on décrier le fait que le Sénégal se développe économiquement, quand de plus, beaucoup d’agences de notation financières dont Moody’s, Standard & Poor’s et Fitchratings confirment que le Sénégal dispose d’une bonne signature ? Peut-on penser que ces institutions n’ont pas pris leurs dispositions et que les bailleurs de fonds sont des enfants de chœur qui jouent à se faire peur à dix semaines des élections présidentielles ?
Je disais donc, un jour à Paris, le lendemain à Louga où il procède à l’inauguration de quelques infrastructures socio-économiques, un troisième jour à Touba où il préside au lancement de l’autoroute « Ila Touba ». Observons à cette occasion que le Président de la République a choisi de conduire lui-même sa voiture. Ce qui est rare mais hautement symbolique, pour marquer l’instant, comme s’il voulait tester lui-même les mesures qu’il prend pour son peuple.
J’étais à Paris, je l’ai vu de mes yeux, le regard sur notre pays a changé. De la tenue, de l’audace, de la fierté, oui, même l’opposition s’est opposée dignement. Je n’ai vu aucun folklore à Paris, du genre de celui qui m’avait choqué lors du premier groupe consultatif et m’avait inspiré le très sévère papier Black MicMac à Paris en 2014…Des fonctionnaires sénégalais dévoués, respectables et respectés. J’ai interrogé Monsieur Bassirou Niasse, le secrétaire général du ministère des finances sur ce qui se passait là, il m’a rétorqué pince sans rire, qu’ils sont droits dans leurs bottes que c’est moi qui suis aveugle !
Oui, je sais m’opposer moi-même et je conserve un esprit critique, mais avouons que les infrastructures et services de transports ont été renouvelés dans notre pays, que beaucoup de villages ont été électrifiés grâce au développement du mix-énergétique, que l’agriculture a fait un bond en avant et que les conditions pour une éducation de qualité pour tous sont aujourd’hui réunies. Comme on dit, Rome ne s’est pas faite en un jour. Il y a encore tant à faire.
Macky Sall nous avait raconté récemment ses blessures dans son livre événement, aujourd’hui, c’est un président infatigable, galvanisé par la reconnaissance de son peuple que nous redécouvrons. En véritable coureur de fond qui ne cesse de se réinventer, il est sur tous les fronts, annonçant ici sa décision de mettre un terme à l’exonération fiscale accordée à certaines entreprises, dénonçant là le laxisme du secteur privé, concernant la construction de l’Université de Diamniadio qui n’est pas encore achevée, promettant par ailleurs de remédier aux lenteurs de l’administration fiscale…
Comme l’indique L’Observateur, Bruno Lemaire, ministre français de l’Economie et des Finances, estime que « Le Sénégal, sous l’autorité de Macky Sall, change de vitesse » et soutient qu’il incarne « une crédibilité politique et que la France rêve d’avoir le même chiffre de croissance que le Sénégal ».
Signalons au passage, que la France cotise 1,5 milliard d’euros, soit près de 975 milliards de Fcfa dans cette belle moisson, qui comme l’a rappelé notre président en remerciant les autorités françaises et le groupe de la Banque mondiale, sera utilisée, gageons-le, « à bon escient dans des projets qui aideront le Sénégal à réaliser l’émergence ».
Nous en saurons plus à ce sujet en janvier 2019, où se tiendra à Dakar, la conférence internationale sur l’émergence, dont l’objectif doit rester de pouvoir améliorer de manière sensible les conditions de vie des populations.
Alors que l’année 2019 s’annonce riche d’élections et de débats d’idées, je fais le vœu ici que nous retrouvions notre enthousiasme à vivre ensemble et le goût pour la politique au sens du bien commun. Oumou Wane

Oumar SARR SUR LE PLAN JAXAAY : « C’est Macky Sall qui a signé tous les marchés »

http://www.dakarmatin.com/ Invité du Grand Jury de la Rfm ce dimanche l’ancien ministre de l’Urbanisme sous Abdoulaye Wade, par ailleurs, actuel Secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds), a révélé que c’est Macky Sall en tant que Premier ministre qui a signé tous les marchés du Plan Jaxaay, projet de construction de 2.000 logements pour les sinistrés des inondations de l’époque.
« C’est Macky Sall en tant que Premier ministre qui signé tous les marchés du Plan Jaxaay, donc qui si on doit poursuivre quelqu’un ça doit être lui, pas moi », a dit Oumar Sarr, qui n’a jamais été poursuivi dans cette affaire, contrairement à certains de ses camarades libéraux dont Aida Ndiongue.
Oumar Sarr soutient qu’il ne pouvait pas être poursuivi dans cette traque de bien mal acquis, lancée par le président Macky Sall, vu qu’il n’est « pas riche et ne possède aucun bien à l’étranger ».
Le maire de Dagana, jamais battu dans une élection dans sa ville natale, hormis les législatives de 2018, a rassuré qu’il n’est « pas en train de perdre du terrain », assurant qu’ils sont « les plus forts et vont gagner les prochaines municipales ».
Sur la candidature de Karim Wade, toujours hypothéquée, M. Sarr estime que l’Alliance pour la République (Apr, parti au pouvoir) a « peur de la candidature de Karim Wade et celle de Khalifa Sall », l’ex-maire de Dakar emprisonné et dont le délibéré est attendu le 03 janvier 2019

CHEIKH TIDIANE GADIO, PRESIDENT LUY JOT JOTNA : ‘’Ma part de vérité sur ce que je considère comme un tragique malentendu’’

http://www.enqueteplus.com/ Un Gadio d’attaque ! Réglant ses comptes aussi bien au plan politique que médiatique. Bloqué pendant 10 mois aux Etats-Unis, il revient, sur ses terres natales, le cœur plein d’amertume, l’esprit toujours aussi vif. Puisqu’il le dit, on peut le croire : Cheikh Tidiane a pardonné. Mais même s’il ne le dit pas, c’est aisé de le constater : il n’a rien oublié. Les poursuites, les médias sénégalais, Macky Sall, Abdoulaye Wade. Il dit Tout ! Faisant parfois de l’ego trip pur et dur. Au rap, il n’aurait rien à envier à Gun Man Xuman ou Dady Bibson. Ses questions, il les pose lui-même avant d’apporter des réponses.

Gadio a-t-il organisé un acte de corruption avec la compagnie Cfc afin de toucher une commission de 400 000 dollars ?

La réponse est dans l’acte posé par la justice américaine qui a annulé toute poursuite pour corruption ou acte de blanchiment et a concentré ses investigations sur la compagnie chinoise et les 2 millions de dollars qu’elle a voulu délivrer en cash au président du Tchad. Ce dernier a non seulement rejeté avec force l’acte posé, mais a failli les expulser manu militari de son pays. Les Chinois le savent, puisqu’il le leur a signifié en ma présence. C’est le cœur de toute cette affaire, en ce qui concerne les accusations contre moi retirées en septembre. Un journal sénégalais a décidé, un jour, que j’ai été payé, non pas 400 000 dollars, mais à 400 millions de dollars, soit 200 milliards de francs Cfa. Et tenez-vous bien, pour un contentieux qui porte sur une transaction de 2 millions de dollars. A vous de juger. Un autre journal bien intentionné, cette fois-ci, a eu à défendre mon droit à toucher une commission sur une transaction pétrolière aussi importante. Je dis merci, mais je précise : il n’y a eu aucune transaction pétrolière au Tchad, entre la compagnie chinoise en question, le gouvernement tchadien et mon cabinet de consultation.

Le deal n’avait pas abouti et puisqu’il n’avait abouti, aucune transaction n’a été signée pour que je puisse toucher ma commission. Ce qui ne serait ni honteux ni illégal, si tous nos efforts avaient été couronnés de succès. Notre cabinet a perçu ce qu’on appelle des honoraires de consultance, soit 400 000 dollars ainsi répartis par la compagnie chinoise elle-même : 100 000 dollars, disent-ils dans la lettre qu’ils m’ont adressée, pour soutenir mes activités liées au panafricanisme, 100 000 dollars pour rembourser 6 mois de préfinancement et des prestations de notre cabinet au Tchad et en Chine (voyages, perdiem, frais d’hôtel entre septembre 2014 et mars 2015 et 200 000 dollars pour nos honoraires). Sur une radio internationale de référence que je respecte beaucoup, j’ai entendu une pseudo-analyste dire avec aplomb et désinvolture : ‘’Gadio risque au minimum 10 ans de prison et entre 10 et 50 millions de dollars d’amende. Mais ne vous en faites pas. Il pourra payer avec les grosses commissions qu’il a touchées sur cette affaire de transaction.’’ La transaction n’existe pas. Les commissions, grosses ou petites, n’existent donc pas. Madame la journaliste a fauté. Lourdement !

Gadio a-t-il participé à une opération de blanchiment d’argent ?

L’annulation de cette accusation par la justice américaine répond, en grande partie, à cette question. Un vétéran banquier sénégalais m’a toujours dit qu’il n’a jamais vu un homme blanchir de l’argent dans son propre compte. En général, les spécialistes de ce genre d’opération savent créer des sociétés-écrans et utiliser des prête-noms. Mon partenaire et moi avions ouvert un compte à Dubaï pour tous les avantages que l’on sait. Nous n’avions pas hésité à transférer une partie de ces fonds à notre compte City Bank à Washington comme à notre compte à Dakar. Comment des ‘’blanchisseurs’’ qui se cachent peuvent faire de tels mouvements en signant avec leurs noms, sans aucun souci ? Cet argument a prospéré devant la justice américaine, puisque là aussi, la plainte a été totalement annulée.

Gadio a-t-il fait un deal avec la justice américaine ‘’en jetant sous le bus son coaccusé’’ (expression américaine littéralement traduite qui signifie, ici, charger son coaccusé) ?

Si la contrevérité sur ma nationalité a été cruelle, celle-là aussi l’a été. Primo, ceux qui ont conçu cet argument l’ont fabriqué tranquillement puisqu’ils ont lancé la bataille pour décrédibiliser ma victoire face à l’adversité. Au moment où ils écrivaient cela, ils n’avaient pas jeté un œil sur l’accord que j’avais signé. Comment ils pouvaient alors savoir quel était le contenu de cet accord ? De deux choses l’une : ou ils ont payé de puissants voyants qui ont pu lire un document sous scellé à plus de 5 000 km ou ils ont eux-mêmes pu m’accorder cet accord à la condition qu’ils étaient les seuls à savoir. J’ai fait six interviews avec les enquêteurs. Chacune a duré plus de 4 heures, dont une sans avocat, le jour de mon interpellation. Dans cette interview, il y avait la main de Dieu. Les enquêteurs du Fbi – les meilleurs du monde – ont passé au peigne fin chaque aspect du dossier. On est même remonté à des évènements qui datent de 30 ans dans ma vie. Pas une seule fois, il ne m’a été proposé un deal ou une attitude quelconque par rapport à Dr Ho. Rarement d’ailleurs son nom a été prononcé au cours de ces face-à-face. Les deals existent certes aux Etats-Unis, mais ils sont rendus publics. C’est le système le plus transparent au monde. Ce n’est donc pas mon cas.

Chaque fois que j’ai terminé une interview, on s’est revu trois semaines plus tard, parce qu’ils (les enquêteurs) avaient besoin de prendre cette interview, mot pour mot, fait pour fait et de procéder aux vérifications. Et s’il y a un seul fait mensonger, en plus des accusations, on allait m’ajouter le fait d’avoir menti au Fbi, qui est un crime. Vous n’êtes pas sans savoir que Michael Flynn, l’ancien National Security, conseiller sécurité de Trump, risque la prison, risque sa vie pour avoir menti au Fbi. D’ailleurs, aux Etats-Unis, on ne rencontre jamais les procureurs sans la présence du Fbi qui se charge des Pv et qui vont par la suite analyser tout ce qui a été dit. Si on vous appelle pour vous dire : on a programmé une autre rencontre, c’est parce que vous avez réussi le premier test. Après ce long et fastidieux processus qui a duré 10 mois, où chaque interview de 4 heures a été transcrite, vérifiée par le Fbi du début à la fin, les procureurs ont abouti à la conclusion suivante : Gadio est crédible. Gadio est véridique. En 10 mois d’interviews, voire d’interrogatoires, ils ont ajouté : Il n’a jamais varié dans sa version des faits. Il mérite le retrait total de la plainte et l’annulation de toutes les poursuites.

Par rapport à cette affaire, ils ont retenu : ‘’Nous sommes convaincus que Gadio n’a pas participé à la tentative de corruption liée aux deux millions de dollars rejetés par le président du Tchad, même si, à notre avis, après cet acte posé par la compagnie chinoise, il aurait dû arrêter toute collaboration avec eux. Monsieur Gadio est d’accord avec nous sur ce point. Toutefois, nous comprenons son explication à l’effet qu’il avait travaillé dur pendant des mois et avait souhaité faire aboutir le contrat pétrolier et se faire compenser. Ensuite, il voulait absolument que ce gros contrat puisse aider le Tchad et son leader. Un pays qu’il considère comme un pays héros du Sahel, qui s’est sacrifié au plan militaire et financier pour sauver le Mali, le Nigeria, le Niger et le Cameroun. Pour toutes ces raisons, nous n’allons pas le suivre au plan criminel. Cependant, si nous le jugeons utile, nous lui demanderons de présenter à la cour, sous forme de témoignage, sa version des faits advenus au Tchad. La nécessité de ce témoignage sera déterminée plus tard. En attendant, Dr Gadio doit rester aux Etats-Unis comme résident.’’

Il n’y a donc eu aucun deal. Ceux qui ont fait état de deal, je les pardonne et leur demande de demander pardon au peuple sénégalais.

Gadio a-t-il été témoin à charge contre Dr Ho ?

Quand j’ai dit au lead procureur, c’est-à-dire au magistrat principal qui pilotait ce dossier que des médias sénégalais ont décrété que j’étais témoin à charge, il a répondu ceci : ‘’Ont-ils eu accès à votre accord de non poursuite ? La seule exigence pour vous, c’est de dire la vérité. Votre témoignage ne doit pas chercher à incriminer ou à disculper qui que ce soit, y compris Dr Ho. Ce travail ne vous regarde pas, c’est notre rôle.’’ Mon témoignage a surtout concerné ma présence lors des malheureux évènements qui ont provoqué à juste titre la colère du président Deby et qui m’ont choqué moi aussi, puisque je n’en voyais ni l’utilité ni la nécessité.

Le président leur ayant ouvert la porte de son pays, leur ayant offert d’excellentes opportunités de faire des affaires au Tchad. De l’argent dissimulé dans des cadeaux ne pourrait que soulever le courroux d’un chef d’Etat africain comme Deby salué par beaucoup d’hommes d’affaires comme quelqu’un qui vous demandera toujours d’envoyer vos donations et actes de générosité au Trésor tchadien. Cela est écrit dans des ouvrages dont celui du Pdg de Elf. Devant les juges américains, j’ai fait ce témoignage, j’ai dit que quand le président du Tchad a fini de sermonner la délégation du Cfc, Dr Ho était la première personne à prendre la parole pour dire ceci : ‘’Je suis impressionné par la réaction du président et son rejet du cadeau en cash montre que j’avais donc raison de proposer le Tchad comme porte d’entrée de notre compagnie en Afrique.’’ Et je crois que cela a été très positif pour lui… Même si ma volonté n’était de disculper ou d’incriminer qui que ce soit. J’ai juste dit les faits.

Gadio a-t-il soutenu Macky parce qu’il l’a fait libérer ou est intervenu auprès de Trump pour demander des faveurs ?

Si les questions sur la nationalité et en ce qui concerne mon supposé accord m’ont fait particulièrement mal, cette dernière m’a amusé. D’abord, il ne faut pas insulter l’intelligence de notre président Macky Sall. Il connait parfaitement les Etats-Unis pour savoir que la plus petite intervention est qualifiée d’obstruction à la justice. Une telle intervention aurait ruiné mes chances d’aboutir à un accord quelconque.

Le magistrat qui avait mon dossier est celui-là même qui avait celui de l’avocat de Trump dont il a obtenu la condamnation à 3 ans ferme, il y a moins d’une semaine. Honnêtement, quand j’ai su que la même personne avait aussi le dossier de l’avocat de Trump, je me suis senti important. Je me suis dit : Trump est grand, mais Gadio n’est pas petit (rires). Tout le monde, en Amérique, sait qu’il poursuit également avec vigueur le dossier des enfants de Trump et pourrait obtenir leur emprisonnement. Il s’appelle Thomas Mc Kay. Alors imaginez que Trump va dire à ce magistrat ou ses supérieurs : ‘’Laissez Gadio tranquille, car on a besoin de lui au Sénégal.’’ On en aurait éclaté de rire, si cela ne traduisait pas les limites intellectuelles et les problèmes de culture générale de certains pseudo-analystes ou pseudo-intellectuels au Sénégal. C’était donc là ma part de vérité sur ce dossier judiciaire qui m’a pris une précieuse année de ma vie… J’ai, en effet, appelé tout cet épisode comme un tragique malentendu.Mor Amar

LES PIQUES DE L’AS DE DE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 22/12/2018

Me Ibrahima Thioub accusé d’abus de confiance

Marie Hélène Elize Ngoma peut pousser un ouf de soulagement ! Après sept longues années de procédure judiciaire marquée par de nombreux rebondissements contre l’avocat inscrit au barreau de Dakar, Me Ibrahima Thioub, qu’elle accuse d’abus de confiance portant sur la rondelette somme de 35,8 millions FCFA, la dame a partiellement obtenu gain de cause. En effet, la Cour suprême qui statuait avant-hier, (jeudi 20 décembre) sur le pourvoi formé contre la décision d’appel favorable à la robe noire, a tranché en faveur de la plaignante. D’autant que le président, Amadou Baal a cassé l’arrêt rendu par la Cour d’appel, avant de renvoyer les parties devant une autre Cour autrement composée pour connaitre à nouveau de cette affaire.

Me Ibrahima Thioub accusé d’abus de confiance (bis)

C’est dans un récit poignant que la plaignante est revenue sur les pratiques de l’avocat. Elle raconte que Me Thioub a profité de la maladie de son frère, très malen- point et ne jouissant pas de toutes ses facultés mentales, pour faire signer à ce dernier un chèque de 35,8 millions FCFA sur la base de fausses factures. Alors que cet argent, se désole la vieille dame, constitue leur héritage. C’est ainsi qu’elle a enclenché cette procédure. En dépit de la disparition de son frère, la dame a décidé de poursuivre le combat afin de récupérer leur argent. Les parties se retrouvent ainsi dos-à-dos en attendant de faire face au juge d’appel.

Gadio et sa nationalité américaine

L’ancien ministre des Affaires étrangères de Me Wade a nié, hier, lors de son point de presse, détenir une double nationalité sénégalaise et américaine. «Je ne suis pas, je n’ai jamais été et je ne cherche pas à avoir la nationalité américaine», a juré Cheikh Tidiane Gadio. Il soutient que depuis sa naissance à l’hôpital de la rue Carnot à Saint-Louis le 16 septembre 1956, il est exclusivement de nationalité sénégalaise. Toutefois, il dit aspirer à une deuxième nationalité qui est celle africaine dans le cadre des Etats-Unis d’Afrique depuis son adhésion totale au panafricanisme.  En revanche, Gadio informe qu’il détient une Green Card américaine et l’a exhibée devant l’assistance. Elle lui a été délivrée en 1999 et a été renouvelée en 2010 pour 12 ans, au lieu de 10 ans comme le stipule la loi américaine, grâce, sans doute, à l’amitié que lui portent les Etats-Unis et réciproquement. «C’est impossible de détenir une Green Carte et un passeport américain», précise-t-il.

Ibrahima Sall calme les frustrés de Darou Mousty

De réelles menaces pesaient sur la visite du Président Macky Sall à Darou Mousty. En effet, quelques «jeunes marabouts frustrés» préparaient une fronde d’envergure contre le Président Sall qu’ils ont déclaré persona non grata à Darou Mousty dans les réseaux sociaux. Aujourd’hui, ils sont revenus à de meilleurs sentiments grâce à l’intervention du président du Mouvement pour la Démocratie et les Libertés (Model). Après de longues négociations, Ibrahima Sall, premier allié du Président Macky Sall et petit-fils de Mame Thierno Birahim a réussi à convaincre ces frustrés qui ont décidé de déposer les armes.

75 millions pour la rénovation de l’Institut islamique de Dakar

Le Royaume d’Arabie Saoudite a rénové l’Institut islamique de Dakar pour un coût de 75 millions FCFA. La cérémonie de réception a été organisée, hier, en présence de l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Sénégal, Abdul Aziz Mohammed Aifan et du ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam. Le diplomate saoudien a salué les relations de fraternités entre les deux pays. A l’en croire, le Royaume d’Arabie Saoudite a toujours été en phase avec le Sénégal sur les dossiers internationaux. Pour le ministre Serigne Mbaye Thiam, la rénovation de l’Institut s’inscrit dans le cadre de la modernisation des daaras et d’insertion professionnelles des arabisants.

Abdoul Mbaye dépose sa candidature

Le dépôt des candidatures au Conseil Constitutionnel pour la présidentielle se poursuit sans bruit. Après les échauffourées au premier jour des dépôts, les mandataires se rendent dans les locaux de la haute juridiction pour déposer les candidatures de leurs leaders. Hier, c’était le tour du président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (Act). Pourtant, une rumeur faisait croire que Abdoul Mbaye a renoncé à sa candidature, faute de parrains suffisants. Mais, une délégation de l’Act a remis au greffier du Conseil Constitutionnel l’ensemble des documents pour la candidature de l’ancien Premier ministre. Pour les partisans de Abdoul Mbaye, cet obstacle dressé à dessein pour allonger la période pré électorale et épuiser les candidats avant l’heure a été franchi. Ils soutiennent que la collecte de signatures de parrainage a permis de constater un magnifique élan autour de leur parti, traduisant l’aspiration profonde des Sénégalais au changement de régime et de système. Par ailleurs, l’Act appelle toute l’opposition et tous les candidats de l’opposition à la vigilance et à la solidarité pour imposer le respect de la loi et de la réglementation, exiger la distribution des cartes d’électeurs, et à la sécurisation des votes.

Les Forces Démocratiques du Sénégal (FDS)

Même après les dépôts de candidatures au Conseil Constitutionnel, les partis politiques poursuivent les cérémonies d’investiture de leurs différents candidats. Ce dimanche, les Forces Démocratiques du Sénégal (FDS) dirigées par l’universitaire Babacar Diop seront en congrès à la place de l’Obélisque pour investir leur candidat à la présidentielle, en l’occurrence le président de Rewmi, Idrissa Seck. Des milliers de jeunes venus des 45 départements du Sénégal et une délégation de la Diaspora vont investir le président du Conseil départemental de Thiès. Une occasion pour le leader de Rewmi de s’adresser à la jeunesse sénégalaise. Parallèlement au congrès d’investiture, Babacar Diop présentera le manifeste politique des Fds.

Congrès d’investiture de candidats à la présidentielle

Ce n’est pas Idrissa Seck seulement qui sera investi, ce weekend. Le parti Bokk Gis Gis est en congrès, ce samedi, à Dakar pour l’investiture de son candidat Pape Diop à l’élection présidentielle de 2019. L’ancien Directeur Général des Douanes, Boubacar Camara, après un premier report, tient son congrès d’investiture, ce week-end. Il veut également briguer les suffrages des Sénégalais.

Ouverture de l’autoroute AIBDThiès- Touba

L’autoroute Ila Touba n’est pas encore ouverte à la circulation en dépit de son inauguration. Des transporteurs qui ont emprunté, hier, l’autoroute Ila Touba, ont été sommés à leur grande surprise de rejoindre la route nationale, du fait de l’achèvement des travaux de cette voie, pourtant inaugurée la veille. Ce qui a mis les transporteurs dans une colère noire. Ils se sont indignés de l’inauguration d’une autoroute, en chantier. Mais après la levée de boucliers des automobilistes, le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a sorti un communiqué pour informee les usagers que la circulation est effective depuis le 20 décembre 2018 sur l’autoroute Thiès-Touba suite à l’inauguration de l’autoroute Ila Touba par le président Macky Sall. «Aussi, le tronçon Aibd-Thiès qui n’est pas encore réceptionné est ouvert à la circulation. Toutefois, la section Aibd- Sindia reste encore fermée pour l’achèvement des travaux de la gare de péage pleine-voie de Kirène. Une déviation est prévue pour les usagers qui vont à Mbour».

Le journaliste Mamadou Pascal Wane tire sa révérence

La presse est en deuil. Le doyen de la presse sportive et non moins brillant journaliste Mamadou Pascal Wane n’est plus. Il est décidé hier. Mamadou Pascal Wane était une belle plume, un passionné de sports. Ses articles, ses dossiers et ses rubriques sont des modèles du genre. Il a marqué beaucoup de jeunes journalistes dans toutes les rédactions où il a servi, notamment au «Le Soleil», «Walf Sports» etc. Dans une première vie, Mamadou Pascal Wane était un instituteur. A ce titre, il a formé beaucoup de jeunes sénégalais dont le docteur en journalisme et ancien directeur du Cesti, Ibrahima Sarr. Avec sa disparition, la presse sénégalaise perd un de ses plus grands éléments. «L’As» présente ses condoléances à la famille éplorée et à la presse.

Ouverture du festival international de Kolda

C’était la levée des rideaux de la deuxième édition de Festi-Kolda, vendredi avec une exposition vernissage à l’hôtel de ville de la capitale du Fouladou. Un moment fort de communion et de partage entre les exposants et le public dont des élèves, des enseignants et des élus. Dans l’après-midi, il y a eu la cérémonie officielle du festival qui est suivie par un carnaval de groupes culturels de la région de Kolda à l’esplanade de la gouvernance sous la présidence du ministre maire de la commune représentant en même temps le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly. Une veillée culturelle a clôturé la première journée du Festival international de Kolda. Auparavant, l’écrivain-éditeur, secrétaire exécutif de l’Association des écrivains du Sénégal et directeur des éditions Salamata, Seydi Sow a entretenu le public de l’importance de l’écriture dans la marche des peuples. A l’en croire, il n’y a pas de civilisation sans l’écriture et tous les pays qui se sont développés le sont par l’écriture.

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