Revue de Presse du Vendredi 21 Décembre 2018

Gaz : Le Sénégal aborde la phase d’exploitation

Seneweb.com En ce qui concerne la production des hydrocarbures dans le nord du pays, le Sénégal est sorti de la phase exploration pour entamer celle de l’exploitation.  C’est du moins ce qu’affirme le ministère du Pétrole et des Energies. D’un ton euphorique, le communiqué reçu à «Seneweb» indique que le Sénégal ‘’fait un grand pas vers sa destinée de pays gazier’’.

En fait, ce vendredi, à Nouakchott, le Sénégal et la Mauritanie vont signer les derniers accords nécessaires à la prise de décision finale d’investissement. Une signature qui, d’après la note, couronne des efforts de plusieurs années des ministères de l’Energie et des Finances des deux pays.

Ainsi, la convention sur la fiscalité applicable aux sous-traitants, l’accord de financement de Petrosen et de la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier (Smhpm) et le protocole d’accord de commercialisation seront tous signés. De même que l’autorisation d’exploitation qui permettra à Bp et à Kosmos de démarrer la phase exploitation pour une mise en production du gaz en 2022.

D’ailleurs, un plan de développement et d’exploitation du champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim a été soumis aux ministères de tutelle des deux pays.

S’agissant de la convention sur la fiscalité des sous-traitants, elle s’explique par la nécessité d’harmoniser les textes entre les deux pays voisins. ‘’Compte tenu du caractère transfrontalier du champ, ce document harmonise les deux législations fiscales applicables aux sous-traitants. Cette convention qui assure également un partage juste des recettes fiscales entre les deux pays, sera annexée à l’accord de coopération inter-Etats signé le 9 février dernier par les deux ministres du Pétrole’’, précise la note.

En ce qui concerne le financement, ajoute le ministère, chacune des deux sociétés nationales en charge des hydrocarbures a déjà signé un accord avec les deux compagnies pétrolières, à savoir Bp et Kosmos.

A propos du gaz, il n’existe, pour le moment, qu’un protocole d’accord de commercialisation, puisque, contrairement au pétrole, le gaz doit d’abord trouver un acheteur avant d’être exploité. Pour l’instant, les grandes lignes d’un futur contrat d’achat ont été dégagées, en attendant la négociation détaillée des termes du contrat en janvier 2019.

Toutes choses qui font dire au ministère du Pétrole et des Energies du Sénégal que ‘’c’est le top chrono officiel qui marque la fin de la phase d’exploration et le début de la phase d’exploitation’’.Babacar WILLANE

DEMARRAGE DE LA CAMPAGNE ARACHIDIERE A ZIGUINCHOR : La Fnops outrée par le Directeur de la Sonacos Pape Dieng

https://www.jotaay.net La Fédération nationale des opérateurs privés stockeurs et transporteurs du Sénégal (Fnops), section Ziguinchor, est très fâchée contre le Directeur général de la Sonacos. Les opérateurs privés accusent Pape Dieng de vouloir semer la confusion entre eux et les paysans. Selon les opérateurs privés, le Directeur de la Sonacos a demandé aux paysans de ne plus donner leur arachide sans percevoir la moindre somme d’argent.

Les opérateurs privés et stockeurs de Ziguinchor sont très remontés contre le Directeur général de la Sonacos à qui ils demandent de revoir sa copie.  Pour les opérateurs privés stockeurs, Pape Dieng entend semer la confusion, au moment où le démarrage de la campagne arachidière marche au ralenti dans cette partie du Sénégal, où aucun acteur de la filière n’a, pour le moment, reçu de financements. «On est très peiné d’entendre le Directeur de la Sonacos demander aux paysans de ne pas accepter de bons des opérateurs. Pire, il est allé jusqu’à demander à ces derniers de ne plus nous livrer leurs arachides, tant que nous ne leur avons pas versé la somme due», déplore le premier vice-président de la Fédération nationale des opérateurs privés stockeurs et transporteurs, section Ziguinchor. «Nous sommes très surpris d’entendre le Directeur de la Sonacos tenir un tel discours. Il est mal placé pour soutenir ce propos. Car, la Sonacos elle-même doit chaque année de l’argent aux opérateurs. Mais, nous prenons notre mal en patience, jusqu’à ce que nous rentrions dans nos fonds», a expliqué  Assane Mbaye lors d’un point de presse tenu, hier, à Ziguinchor.

Pour terminer, Assane Mbaye et ses camarades ont aussi déploré la longue attente des centaines de camions devant les locaux de la Sonacos pour être déchargés. «Depuis le démarrage de la campagne, ce sont plus de 50 camions qui arrivent à la Sonacos, chaque jour. Mais, c’est trois qui sont déchargés quotidiennement. Au moment où le flux continue». Ahmet COLY

Commercialisation de l’arachide : les paysans du Saloum, dindons de la farce

https://www.leral.net/ Lancée depuis le 3 décembre, la campagne de commercialisation de l’arachide a connu ses premiers couacs à Kaolack. Entre le marteau des opérateurs et l’enclume de la SONACOS, les producteurs versent dans le » Mbappat », bradage des produits agricoles, car ils peinent à vendre leur kilogramme à 210 francs comme fixé par l’État.

Avec une ardoise de 1,7 milliards due aux opérateurs, la SONACOS a encore versé de l’huile sur le feu en durcissant ses conditions d’achat de l’arachide. » Après la réunion qu’il avait tenu avec nous à Dakar, le directeur général Pape Dieng nous avait promis 400 millions d’avance sur la dette avant le démarrage de la campagne, mais rien n’a été fait », dénonce le secrétaire général de la fédération nationale des opérateurs privés stockeurs, transporteurs ( FNOPS/ T).
Comme un blocage ne vient jamais seul, la SONACOS vient de mettre en oeuvre l’échantillonnage des graines d’arachides, une application du décret 85 – 178, selon des sources proches de l’entreprise. Car l’entreprise soupconnerait les opérateurs de lui vendre de l’arachide de mauvaise qualité, tout en réservant le meilleur aux indiens.
» Cette décision de tester le contenu des camions et de rejeter tout produit qui ne présente pas une densité de 300 grammes / le litre est une application erronée du décret que nous avons. La SONACOS est une huilerie, elle n’achète pas de semences, elle n’a qu’à se limiter à l’abattement », continue Bidji Cissé.
» Les paysans, dindons de la farce «
» Les points de collecte ne fonctionnent pas, tous ceux qui y vont avec leur arachide le cède à crédit, les opérateurs n’ont pas d’argent. Le marché parallèle où règne le » Mbappat » est l’unique alternative avec des prix qui varient entre 150 ou 175 francs CFA le kilogramme », révèle Ibrahima Badiane, le président des producteurs du bassin arachidier.
Persuadés que seul le départ de Pape Dieng de la SONACOS peut dénouer la situation, les opérateurs de Kaolack continuent à se braquer au grand dam des paysans qui ne savent plus à quelle campagne de commercialisation se fier.

 COMMERCIALISATION DU SUCRE : L’UNACOIS décide de recourir integralement a son droit d’importation

http://www.sudonline.sn Désormais, les commerçants de l’Unacois vont  importer du sucre durant toute l’année. Ils ont pris cette décision hier, mardi 18 décembre, lors d’un point de presse. Très remontés par le comportement de la Compagnie sucrière sénégalaise qui «  veut détenir le monopole de la production et de l’importation de sucre au Sénégal », Ousmane Sy Ndiaye et ses collègues  ont décidé de récupérer  leur droit à l’importation

Agacée par la polémique qui tourne autour de l’importation de sucre au Sénégal, l’Unacois a décidé  de recourir intégralement à son droit d’importation. Les commerçants affiliés à cette association l’ont fait savoir hier, mardi 18 décembre, lors d’un point de presse. «  A partir de ce jour, l’Unacois a décidé  de recourir entièrement et intégralement  à son droit d’importation. Nous n’attendrons plus qu’il y ait une période de commercialisation  ou de gel. Non, c’est terminé. Nous avons rompu tout accord  implicite que nous avions avec la Compagne sucrière sénégalaise   pour procéder directement à la pleine application de nos  droits d’importation. Dorénavant, nous allons importer de janvier à décembre », a martelé  Ousmane Sy Ndiaye, directeur exécutif de l’Unacois.
Selon lui, la Css a orchestré une campagne d’intoxication faite de menaces, de mascarades économiques  pour mettre la pression  sur le gouvernement, les populations et les commerçants. « Le temps du chantage est révolu. Le Sénégal est un pays debout, résolument engagé sur la voie du développement. Il a choisi de positionner son secteur privé national  au cœur de son processus de développement », laisse-t-il entendre. Par ailleurs, l’Unacois tient  à rappeler que l’importation du sucre  est une activité libre  au Sénégal  et en Afrique de l’Ouest. « Il n’y a pas un seul pays  membre de la Cedeao dans lequel  il y a restriction ou interdiction  d’importation de sucre.
L’Unacois s’est engagée dans un processus d’appui à un bon développement de toutes les filières agricoles du pays. C’est pourquoi nous avons signé des accords de commercialisation et de régulation  avec le gouvernement. S’accorder  avec le gouvernement sur une convention ou un partenariat  portant sur la commercialisation ou la régularisation d’une filière résulté  d’une entente, d’un consensus qui est l’aboutissement d’un échange qui prendra en charge les préoccupations des différents  acteurs  de la filière », a soutenu M Ndiaye. Pour finir, l’Unacois s’engage  que si toutefois les commerçants renouent avec l’importation, le sucre coûtera moins cher au Sénégal

SUCRE IMPORTÉ : L’unacois Jappo déchire l’accord entre l’Etat et la Css

IGFM-Le ton du secrétaire exécutif de l’union des commerçants et industriels du Sénégal suinte de colère, Ousmane Sy Ndiaye a du mal à la cacher. Dans les colonnes de L’Obs, il a décidé tout simplement de déchirer l’accord entre l’Etat du Sénégal et la compagnie sucrière sénégalaise (Css) sur l’importation du sucre. «Nous avons décidé de reprendre l’exercice intégral de nos droits d’importation. Il n y a aucune interdiction légale d’importer du sucre au Sénégal et dans la sous-région. Maintenant que la Css pense qu’elle sortira du lot, qu’elle est plus importante que toutes les autres industries, pense qu’elle doit avoir le monopole de la production et de la commercialisation. Nous disons que trop c’est trop et c’est terminé. Cette année nous avons importé 60 000 tonnes. L’année prochaine nous serons à 150 000 tonnes parce que le droit est avec nous. Le temps du chantage est terminé.»

Maintenant si la Compagnie sucrière sénégalaise et l’Etat du Sénégal font de la résistance, l’Unacois Jappo compte saisir la justice.IGFM

Louis Lamotte crache le feu sur l’Unacois-Jappo

Seneweb.com | Les membres de l’Unacois-Jappo ont fait face à la presse, en début de semaine. Ce, pour dénoncer « une campagne d’intoxication » menée par la Compagnie sucrière sénégalaise sur le sucre, tout en déclarant qu’ils vont reprendre l’importation massive de sucre. Conseiller spécial du président du groupe Mimran, Louis Lamotte a répliqué.

Quel est l’avis de la CSS sur la récente sortie de l’Unacois-Jappo ?
Je n’ai vraiment pas de commentaire à faire suite aux déclarations, j’allais dire aux rêves bruyants de l’Unacois-Jappo, qui décrète la fin de la régulation sur le sucre, espérant  ainsi envoyer au chômage des milliers de Sénégalais qui travaillent dans cette filière. Pendant qu’ils y sont, pourquoi ne décrètent-ils pas la fin de l’autosuffisance en riz et importer tout le riz dont notre pays a besoin ? Pourquoi pas pour l’huile, encore  que sur cette denrée-là, ils ont fini de mettre à genoux toutes les huileries, y compris les huileries de nos bonnes femmes courageuses de Touba et environs par des pratiques maffieuses. S’ils rêvent de transformer le Sénégal en souks, avec des Sénégalais qui auront perdu leur pouvoir d’achat et qui lécheront leurs vitrines, eux les spécialistes de l’importation, qu’ils le fassent, ça ne mérite pas de commentaire de ma part.

Et pourtant, que le contexte est beau pour investir et entreprendre ! Pourquoi ne profiteraient-ils pas des opportunités qu’offre le gouvernement au secteur privé sénégalais pour investir dans une seconde usine de sucre ? Ils auraient créé des emplois au lieu d’en détruire et renforceraient notre souveraineté alimentaire. Les Sénégalais les attendaient sur ce combat patriotique auquel invite le Plan Sénégal émergent !

Par contre, j’ai une inquiétude !

Laquelle ?

Quand un monsieur qui se dit conseiller spécial du président de la République, s’autorise, sur les ondes, à défier l’Etat comme il l’a fait, à menacer l’Etat comme il l’a fait, à le menacer même de le traduire devant l’Omc, je me demande dans quelle République on est

Vous parlez de monsieur Moustapha Lô ?

Oui. Soit il ne comprend pas les charges de son statut, soit il ne sait pas ce que c’est une République. Quand même, être le conseiller du président de la République impose un minimum de tenue, de réserve et de sens de l’intérêt général qui fonde l’action de l’Etat ! A voir ce monsieur devant les caméras défendre ses intérêts privés au point de défier le gouvernement qui l’emploie, pose problème. Nous sommes en face d’une confusion de rôles et d’un conflit d’intérêts inacceptables.

Encore une fois, les termes du débat sont clairs : combien de tonnes de sucre le ministre du Commerce a distribuées à travers ses Dipa et à qui ? Les Sénégalais attendent une réponse claire ! C’est un devoir de transparence ! La réaction par procuration de l’Unacois-Jappo faite de surenchères et de menaces vaines vise à détourner l’opinion de la gravité des faits autour des Dipa, étant elle-même bénéficiaire de ce trafic qui ne dit pas son nom.

Ils décrètent la fin du blocage des importations de sucre. Quel impact cela pourrait avoir sur la production locale ?
Je ne veux pas vous éterniser dans la fiction puisque,  de toute façon, ils ne peuvent strictement pas le faire face à un Etat qui veut asseoir le développement de la nation par le travail productif et saura défendre le potentiel industriel, seul capable de créer des emplois et des richesses. Mais il y a aussi que ceux qui y travaillent, qui sont des citoyens sénégalais beaucoup plus nombreux qu’eux et qui croient à cette mystique du travail pour pouvoir gagner honnêtement leur vie. Tout le monde ne peut pas être un businessman. Ils le sont, eux, tant mieux ! Mais ils ne vont jamais réaliser leurs rêves de richesse aux dépens de nos emplois, de nos moyens d’existence, nous les honnêtes gens qui croyons encore au travail !  Ne perdons pas trop de temps à nous poser des questions sur leurs menaces, ça reste des vociférations stériles.

Ils disent aussi que la Css a opéré une campagne d’intoxication sur le sucre, visant à les diaboliser…
Ce qu’ils sont en train de faire, c’est pire qu’une campagne d’intoxication.  Là, ils sont  en train de menacer l’autorité, ils sont en train de se rebeller. Autant nous, nous demandons qu’on nous laisse ce qui est notre droit,  c’est-à-dire celui de tirer profit de notre labeur pour vivre, autant eux, ils cherchent à être milliardaires par le trafic d’influence et les magouilles.

Ils disent pourtant que l’importation est un droit qui leur est offert par la loi…
L’exportation est également une activité qui leur incombe ! Ils ont tous des cartes « import-export ». Qui a jamais vu ou entendu l’Unacois exporter ? Personne, assurément ! Pendant qu’ils y sont, pourquoi ils n’importeraient pas des avions, des machines, du pétrole, du gaz, Pourquoi que du sucre et seulement quand les cours chutent ?  Il y a  tellement de choses qu’ils pouvaient importer et qui seraient parfaitement complémentaires dans notre économie. Mais pourquoi ne le font-ils pas ? Parce qu’ils pensent que la Css appartiendrait à un non Sénégalais ! Mais le sucre nourrit des milliers de Sénégalais bon teint comme eux qui ne se laisseront pas faire. Ça, il faut qu’ils le sachent. Et ils le savent d’ailleurs. On est capable de nous mobiliser pour garder nos droits. Et nous le ferons à chaque fois que cela sera nécessaire. Ce n’est certainement pas cette bande de mercenaires qui nous résisteraitYoussouf SANÉ

Tension sur le sucre-Alioune Sarr, ministre du commerce: » La Compagnie Sucrière est une entreprise importante… « 

https://www.dakaractu.com Le ministre du commerce s’est prononcé sur la tension par rapport à la commercialisation du sucre au Sénégal entre la Compagnie Sucrière sénégalaise (CSS) et certains commerçants.
D’après Alioune Sarr,  » Toute entreprise a sa place dans le dispositif et bien entendu la compagnie sucrière qui est une entreprise importante, a sa place également dans ce dispositif. Je vous rappelle de septembre 2017 à octobre 2018, la compagnie sucrière avait produit 144 mille tonnes de sucre, importé 75 mille tonnes, ça fait 219 mille tonnes qu’elle a complètement commercialisé. Et il ne restait que 6 mille tonnes en octobre 2018. Quant il n’y a plus de stock, le gouvernement approvisonne le marché, mais une fois que la compagnie sucrière commence à produire naturellement, le gouvernement stoppe les importations et l’accompagne jusqu’à ce que cette entreprise commercialise la totalité de sa production… »

PÊCHE : l’accord entre la Mauritanie et le Sénégal enfin finalisé

http://www.lactuacho.com Une bonne nouvelle pour les pêcheurs sénégalais de la région de Saint-Louis. ! Les ministres mauritanien et sénégalais de la Pêche ont finalisé, hier mercredi 19 décembre, la signature du protocole d’accord entre les deux pays, nous informe RFI.

D’une durée d’un an, renouvelable, la nouvelle convention accorde au Sénégal 400 licences de pêche pour une capture de 50.000 tonnes de poissons pélagiques.

Les pêcheurs sénégalais de la région de Saint-Louis sont les premiers bénéficiaires de cet accord. Le texte leur accorde 400 pirogues. Le manque d’accord nous a causé beaucoup de problèmes, rappelle leur porte-parole, Mamadou Wade, aussi l’accord négocié « nous donne beaucoup de satisfaction ! ».

Les captures seront désormais débarquées en présence d’experts halieutiques mauritaniens. Ce sont des nouvelles clauses de l’accord que le ministre sénégalais des Pêches entend bien respecter.

« Le gouvernement de la République du Sénégal prendra toutes les dispositions nécessaires pour le resepct scrupuleux de ce que nous avons signé, nous assure Oumar Gueye, ministre des Pêches. Et prendra les dispositions nécesaires pour un bon séjour à Saint-Louis de ceux qui vont encadrer, surveiller, les débarquements.»

La reprise de la coopération en matière de pêche entre les deux pays va également soulager le marché mauritanien affecté par l’absence de pécheurs sénégalais. Plusieurs usines de traitement du poisson sont à l’arrêt à Nouakchott. « Nous comptons beaucoup sur ces embarcations pour pouvoir travailler, nous explique Mamadou Niang, armateur mauritanien. Actuellement nous avons pas mal d’usines à l’arrêt par manque de matières premières.»

Les opérateurs mauritaniens sont autorisés à affréter des pirogues sénégalaises et leurs équipages pour les besoins de la consommation nationale en poissons. Source RFI

Légers gains de compétitivité de l’économie sénégalaise

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall L’économie sénégalaise a enregistré au terme du mois d’octobre 2018 des gains de compétitivité-prix de 0,5%, en variation mensuelle, selon les données de la direction prévision et des études économiques (DPEE).

Selon la DPEE, cette situation est imputable à la dépréciation du franc CFA (monnaie ayant cours légal au Sénégal) par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux (moins 0,8%), dans un contexte de différentiel d’inflation défavorable (plus 0,3%).

Toutefois, face aux pays membres de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) et de la zone euro, la DPEE signale des pertes de compétitivité respectivement estimées à 0,8% et 0,4%, en liaison avec des différentiels d’inflation défavorables.

Comparativement à la même période de 2017, des gains de compétitivité de 2,0% sont relevés au mois d’octobre 2018, à la faveur d’un différentiel d’inflation favorable (moins 3,6%). Le franc CFA s’est, pour sa part, apprécié (plus 1,6%) par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux.

En moyenne sur les dix (10) premiers mois de l’année, l’économie sénégalaise a, aussi, enregistré des pertes de compétitivité estimées à 0,6%, attribuables à l’appréciation du franc CFA (plus 4,2%). MS/te/APA

 Diminution des prix de production des services d’hébergement et de restauration

https://www.lejecos.com Les prix de production des services d’hébergement et de restauration se sont rétrécis de 1,8% en variation trimestrielle indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).

Le recul des prix de production des services d’hébergement (-2,0%) et de restauration (-0,9%) a induit la baisse notée dans cette branche. En référence à ceux du troisième trimestre de 2017, les prix de production des services d’hébergement et de restauration ont régressé de 0,7%. Sur les trois premiers  trimestres de 2018, ils se sont relevés de 1,2% par rapport à la période correspondante de 2017. Adou FAYE

Hausse des importations en octobre

https://www.lejecos.com/ Selon le Bulletin mensuel des Statistiques du Commerce Exterieur, les importations du mois d’octobre 2018 sont ressorties en hausse de 0,5%, s’établissant à 340,4 milliards de FCFA contre 338,7 milliards de FCFA au mois précédent.

Cette évolution est imputable à la progression des achats à l’extérieur d’autres ouvrages en métaux communs (+98,2%), de blé (80,9%), d’autres machines et appareils (+79,7%) et de riz (+32,6%).
Cependant, la contraction des importations d’autres matériels de transport (-94,9%), de camions et camionnettes (-48,5%) et de produits pétroliers finis (-12,5%) a modéré ce relèvement. Comparées au mois d’octobre 2017, les importations ont augmenté de 3,4%. Leur cumul à fin octobre 2018 s’est établi à 3209,3 milliards de FCFA contre 2924,9 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2017, soit une hausse de 9,7%.
Les principaux produits importés, au cours du mois d’octobre 2018, sont les huiles brutes de pétrole (45,5 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (32,4 milliards de FCFA), les produits pétroliers finis (29,8 milliards de FCFA), le riz (18,7 milliards de FCFA) et les produits pharmaceutiques (13,0 milliards de FCFA).
Les principaux fournisseurs du Sénégal sont la France (14,4%), le Nigéria (13,6%), la Chine (10,7%), la Turquie (7,4%) et les Pays-Bas (6,2%).
Le solde commercial s’est établi à -235,6 milliards de FCFA en octobre 2018, contre -227,5 milliards de FCFA au mois précédent. Cette détérioration du solde est expliquée par le renforcement du déficit vis-à-vis de la France (-46,3 milliards de FCFA contre -32,2 milliards de FCFA au mois précédent), de la Turquie (-25,1 milliards de FCFA contre -17,4 milliards de FCFA au mois précédent) et de l’Italie (-4,8 milliards de FCFA contre +1,3 milliard de FCFA au mois précédent). Cependant, la réduction du déficit vis-à-vis de la Chine (-35,6 milliards de FCFA contre -66,7 milliards de FCFA au mois précédent) et de l’Argentine (-2,9 milliards de FCFA contre -6,8 milliards de FCFA au mois précédent) a atténué le renforcement du déficit de la balance commerciale.
Le cumul du solde, à fin octobre 2018, s’est détérioré pour s’établir à -1891,3 milliards de FCFA contre -1650,1 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2017. Pathe TOURE

Repli des exportations en octobre

https://www.lejecos.com/ Selon l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), les exportations du Sénégal sont évaluées, au mois d’octobre 2018, à 104,8 milliards de FCFA contre 111,2 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 5,8%.

Cette baisse est essentiellement expliquée par la contraction des expéditions d’huile brute d’arachide (-85,1%), de produits pétroliers (-50,9%) et de crustacés, mollusques et coquillages (-22,8%). Cependant, le relèvement des exportations de titane (+90,3%) et de zircon (+55,8%) a atténué cette tendance à la baisse. Comparées au mois d’octobre 2018, les exportations se sont repliées de 6,4%. Leur cumul à fin octobre 2018 s’est établi à 1318,1 milliards de FCFA contre 1274,8 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2017, soit une hausse de 3,4%.

Les principaux produits exportés, au cours de la période sous revue, sont l’acide phosphorique (19,0 milliards de FCFA), les crustacés, mollusques et coquillages (10,8 milliards de FCFA), le ciment (7,5 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (7,3 milliards de FCFA) et le zircon (6,2 milliards de FCFA). Les principaux clients du Sénégal sont l’Inde (18,4%), le Mali (14,2%), l’Espagne (6,8%), l’Italie (5,6%) et la République de Guinée (4,8%). Pathe TOURE

 Un relèvement des prix de production des services spécialisés, scientifiques et techniques

https://www.lejecos.com L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) souligne qu’au troisième trimestre 2018, les prix de production des services spécialisés, scientifiques et techniques ont progressé de 0,3%.

Cette hausse est en relation avec le renchérissement des services d’architecture et d’ingénierie (+2,1%). Cependant, la baisse des prix de production des services comptables (-1,1%) , juridiques (-0,5%) et de publicité (-0,1%) a amoindri la hausse notée dans ce secteur. Au même moment, note l’Ansd,  les services d’études de marche et de sondage sont demeurés inchangés sur la période sous revue. Rapportés à ceux du troisième trimestre 2017, les prix des services spécialisés, scientifiques et techniques se sont repliés de 0,4%. Sur les trois premiers trimestres de 2018, ils ont augmenté de 0,1% par rapport à la période correspondante de 2017. Adou FAYE

Regain de l’activité de production industrielle

https://www.lejecos.com L’activité industrielle est marquée, au mois d’octobre 2018, par un regain de 3,8% de la production industrielle par rapport au mois précédent, indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).

Cet accroissement est imputable à une bonne tenue de l’activité des industries mécaniques, des matériaux de construction, extractives et de production d’énergie. Cette croissance est, néanmoins, amoindrie par une baisse de l’activité des industries du papier et du carton, chimiques et alimentaires. Par ailleurs, note l’Ansd, il est noté une absence de production dans les industries textiles et du cuir ainsi qu’une constance de la production des autres industries manufacturières sur la période sous revue. En référence au mois d’octobre 2017, l’activité industrielle s’est rétrécie de 3,5%. Cependant, la production totale au cours des dix premiers mois de 2018 s’est légèrement améliorée (+0,7%) comparée à celle de la période correspondante de l’année précédente. Adou FAYE

Khadim Bamba Diagne:«Le Sénégal n’a pas de secteur privé pour l’émergence»

IGFM- «Le Sénégal n’a pas de secteur privé pour l’émergence», déclare le Dr Khadim Bamba Diagne. Une déclaration qui intervient après le Groupe consultatif de Paris. Dans l’édition de la Tribune, l’économiste estime que l’urgence c’est de créer des richesses pour les Sénégalais.IGFM

L’ETAT a dégagé 2,5 milliards pour l’autosuffisance en banane (OFFICIEL)

Dakar, 20 déc (APS) – Le gouvernement a dégagé 2,5 milliards de francs CFA cette année pour assurer l’autosuffisance en banane au Sénégal, a déclaré jeudi à Dakar le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Tidiane Sidibé.

    1. Sidibé s’exprimait lors de l’Assemblée générale constitutive de l’Interprofession nationale banane au Sénégal. Outre les structures techniques d’appui, l’Assemblée générale constitutive a également enregistré la participation des représentants du collège national des producteurs de banane, du collège national des commerçants de banane.

Il a aussi annoncé « l’aménagement de 500 hectares dans la région de Kolda », pour doubler, voire tripler la production de banane au Sénégal.

« Notre production de banane actuelle tourne autour de 30 mille tonnes par an. Or, il nous faut 55 à 60 mille tonnes dans l’année pour assurer notre autosuffisance et au-delà faire de l’exportation », a ajouté Tidiane Sidibé, par ailleurs chargé de l’organisation des filières de production au ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

  1. Sidibé a également rappelé le processus qui a mené à l’aboutissement de cette interprofession banane, « la première pour l’ensemble des filières agricoles au Sénégal ».

Suivant l’esprit et la lettre de la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale qui encourage des initiatives de ce genre, il a aussi souligné l’importance d’une interprofession dans la définition des politiques agricoles telles que recommandée par les textes dans l’espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine).

« Cette organisation interprofessionnelle agricole qui arrive à son heure devra permettre un renforcement de la chaîne de valeur avec une production de qualité », a-t-il dit.
Selon lui, elle permettra « surtout d’assurer à l’Etat des interlocuteurs mandatés par les producteurs et les commerçants qui vont, au besoin, identifier les problèmes pour ensuite les remonter à la tutelle ».

Il a aussi invité les producteurs à ne pas s’arrêter uniquement à l’installation d’une interprofession, les exhortant à apporter une véritable valeur ajoutée, notamment dans la facilitation des concertations et l’élaboration des politiques agricoles.SMD/ASB/OID

Le Sénégal s’imposera-t-il comme le leader régional des fintech ?

https://www.lejecos.com | C’est en marge du déplacement du président Macky Sall à Paris, venu lever des fonds pour financer le second volet du Plan Sénégal Emergent (PSE), que les statuts du « Dakar Finance Cluster » ont été signés le 17 décembre, au siège du Medef. Avec cette nouvelle initiative, Dakar pourrait s’imposer comme la capitale régionale des fintech devant la place forte ivoirienne…

Inscrit dans le Plan Sénégal Emergent (PSE), le développement d’un écosystème favorable à l’innovation en matière de services financiers, est une priorité nationale, portée par la présidence.
Dans cette optique, le Sénégal s’est rapproché du pôle de compétitivité français Finance Innovation, lancé en 2007, afin de créer le « Dakar Cluster Finance ». Un soutien de taille pour la capitale sénégalaise, qui peut compter sur l’expertise de ce partenaire, doté d’un rayonnement international et dont la principale mission est d’identifier et de soutenir des projets innovants dans le secteur financier. Le pôle parisien réunit près de 500 membres, 400 experts et a labellisé 460 projets en dix ans, grâce à un écosystème structuré en 6 filières stratégiques : banque, assurance, gestion d’actifs, immobilier, métiers du chiffre et du conseil mais aussi économie sociale et solidaire.
C’est donc au siège du Medef, le premier réseau d’entrepreneurs français, que les statuts du cluster ont été signés, en l’absence du président sénégalais qui participait simultanément à une séance de dédicace de son livre (« Le Sénégal au cœur »), n’en déplaise aux invités qui ont unanimement salué cette initiative.

Un partenariat stratégique franco-sénégalais

« L’objet central de ce cluster repose sur le développement de la place financière de Dakar, au service de l’investissement, de la croissance et de l’emploi » explique le ministre Kanté, co-président du cluster.
Aujourd’hui, startups, grands comptes, académiques, entités publiques et structures d’accompagnement peinent encore à se fédérer et à interagir sur le continent. Partant de ce constat, le ministère en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent (PSE), représenté par le ministre Cheikh Kanté et l’Excellence Universitaire Africaine (EUA), ont approché le Pôle de compétitivité Finance Innovation, basé dans les locaux de la Bourse de Paris, pour la mise en place de ce cluster digital et financier. « C’est un projet amorcé il y a 18 mois, résultat d’une offre et d’une demande simultanées. Les plus hautes autorités sénégalaises voulaient développer un pôle de compétitivité à Dakar, rassemblant startups, fintech, talents, financiers… »explique Christian de Boissieu, l’économiste français qui co-préside la cluster.
L’objectif est de capitaliser sur la dynamique locale permettant l’essor des fintech pour soutenir le développement du tissu économique et pour relever les défis sociaux en matière d’éducation, d’entrepreneuriat ou encore d’inclusion financière…
Cette nouvelle structure qui devrait être effective début 2019, réunit le gouvernement sénégalais et l’Excellence Universitaire Africaine (EUA) comme porteurs de projet, les membres fondateurs constitués d’entreprises et d’experts, le prestataire technique (Finance Innovation) et de multiples partenaires : startups, banques, institutions de microfinance, groupes industriels ou financiers, agences gouvernementales, organisations internationales, cabinets de conseil, universités, agences de communication et médias.

Un cluster financier en soutien aux PME

« Les clusters sont à la base de tout développement dans l’Histoire » rappelle Cheikh Kanté. Sa mise en place sera accompagnée par le développement d’outil de financement viales fonds d’investissement, et par la création d’une cité financière. Le périmètre du projet inclut à la fois les fintech, la finance inclusive et la finance verte mais aussi les smart-cities, les infrastructures et l’éducation. A la manœuvre, le ministre du PSE, Cheikh Kanté s’est réjoui de cette avancée, en ce jour marqué d’une pierre blanche… En effet, parallèlement à ce lancement, Macky Sall était à Paris pour lever 5.000Mds de F.CFA auprès des bailleurs, afin de financer la seconde partie du PSE, et les engagements obtenus dans la journée, avaient dépassé toutes les espérances: « nous étions venus chercher 5.000Mds et nous avons obtenu 14.000Mds de F.CFA des bailleurs institutionnels » a confirmé le ministre. De quoi se réjouir effectivement, à quelques semaines des élections présidentielles…
Avec 300 fintech déjà actives sur le continent, « un nouveau cluster : pourquoi faire ? », s’interroge t-on dans l’assistance.« Il doit accompagner l’apprentissage, fédérer les énergies dans une logique de complémentarité (…) Les banquiers qui réaliseront que les PME sont porteuses d’innovation, prendront le risque d’investir » explique le ministre. Le financement des PME demeurant une priorité du PSE pour Cheikh Kanté qui explique : « Nous disposons déjà d’un programme de financement dédié aux startups et aux PME, représenté par un guichet unique doté de 30Mds de FCFA » (NDR : pour des prêts sans intérêt) et de rappeler l’accord signé entre la Société Générale et l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME) le 23 octobre dernier, portant sur 170Mds FCFA pour financer les PME sur les 5 prochaines années (NDR : Fonds Envol). Le cluster s’inscrit donc dans la droite ligne de soutien aux PME sénégalaises.

Dakar VS Abidjan : la guerre des fintech a commencé…

« Ce n’est pas une déclaration de guerre de Dakar contre Abidjan (…) Le marché financier régional sera d’autant plus fort qu’il pourra s’appuyer sur Dakar au niveau régional, en parallèle à Abidjan. Il n’y a pas de concurrence. Nous souhaitons donner une dimension régionale au cluster » déclare C. de Boissieu.
Pas sûr que la capitale ivoirienne ne considère pas cette initiative comme relevant d’une volonté de leadership régional… « Dakar dispose d’un environnement favorable avec plusieurs incubateurs et de nombreuses startups » souligne Bernard Gainnier, Président de PwC France et Afrique francophone, justifiant ce choix. Pour sa part, Christian de Boissieu explique qu’il s’agit avant tout d’une « demande des autorités sénégalaises » pour favoriser la dynamique régionale. Aussi, bien qu’Abidjan demeure la place financière de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEAMOA), l’idée est de favoriser la coopération entre les deux pôles régionaux.
La Côte d’Ivoire est en effet, doté du plus grand réseau bancaire de l’UEMOA avec plus d’une centaine de banques, et ne lésine pas sur les projets fintech…
En termes d’opérationnalisation, les choses devraient avancer rapidement pour le cluster dakarois. « Nous allons déposer les statuts du cluster sous forme d’association de type loi 1901 dans les jours à venir. Le siège sera basé à Dakar (…) Nous fixerons prochainement la composition du conseil d’administration qui choisira le Directeur Général » a précisé Christian de Boissieu. De quoi enthousiasmer les startupers présents lundi au Medef, à l’image d’Edem Adjamagblo, fondateur de SEMOA qui vend des bornes de paiement au Togo : « Etant ingénieur informatique de formation, j’attends de ce cluster des soft skills qui me permettront de renforcer mes aptitudes entrepreneuriales. »  Afrique.latribune.fr | La rédaction

Un informaticien sénégalais pour « un échange intense » entre les startups africaines

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé Youssouf Ba, consultant sénégalais en informatique, préconise « un échange plus intense » entre les différentes startups africaines dans le but de booster aussi bien leur développement que l’écosystème numérique du continent.

« Si j’ai un conseil à donner, c’est d’échanger avec d’autres startups qui sont dans d’autres pays, car il y a des choses incroyables qui sont faites dans différents pays africains mais il y a un manque de communication pour savoir ce qui se fait ailleurs », a dit Youssouf  Ba, interrogé par APA en marge du forum sur l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, tenu dans la ville marocaine de Marrakech du 12 au 13 décembre dernier.

L’informaticien sénégalais souligne en effet que sa proposition « permettra de gagner du temps et parfois de l’argent ».

« Parfois il y a un collègue rwandais qui a développé quelque chose que le collègue du Nigéria peut compléter et améliorer. Je prônerais une coopération, un échange plus intense entre les différentes startups », a poursuivi M. Bâ, par ailleurs président de l’association humanitaire Sona.

Pour lui, en effet, « les startups ne sont pas homogènes », ne connaissant pas « les mêmes problématiques selon les pays », étant donné également que certaines parmi elles « sont financées par de grands groupes » tandis que d’autres « sont complétement autonomes ».

Par ailleurs, Youssouf  Ba a mis en garde les startups du continent, pour garder leur « autonomie », contre les investissements des grands groupes. Même si ces investissements sont « bénéfiques » parfois, selon lui, « ça peut être aussi une cause de retard en termes de développement ».

« Pour avoir notre confiance en nous, il faut absolument développer nos propres outils, trouver nos propres financements. Cette confiance elle s’obtient aussi par le financement de nos propres gouvernements », a-t-il indiqué, prédisant en même temps un avenir prometteur à l’intelligence artificielle en Afrique après ce qu’il a vu au Maroc.

« Il y a un avenir qui semble intéressent et il y a beaucoup de possibilités », a salué Youssouf  Ba.

Toutefois, cela « dépendra des personnes et du niveau d’investissement de ces personnes sur des projets et à quel point les gouvernements et la société civile ont envie de ce changement. Parce que si on n’a pas toutes les parties réunies et qui sont impliquées dans ce développement, on n’y arrivera pas », a prévenu le consultant informaticien.ODL/te/APA

Le Sénégal se place parmi les meilleures destinations touristiques d’Afrique, selon un professionnel du secteur

Le Sénégal s’est placé parmi les meilleures destinations touristiques d’Afrique grâce à des investissements visant à relever le niveau de standing des réceptifs hôteliers, a affirmé dimanche Eric Philibert, directeur général de l’hôtel ‘’Le Lamantin Beach’’ de Saly-Portudal (Mbour).

 ‘’Aujourd’hui, le Sénégal se présente comme l’une des meilleures destinations touristiques d’Afrique aux côtés des Iles Seychelles, de l’Ile Maurice, de la Tunisie, et du Kenya’’, a notamment dit M. Philibert.
Il faisait face à la presse à l’occasion de la cérémonie d’inauguration officielle de nouvelles infrastructures composées de chambres ‘’Blue Ney’’, une zone VIP construites au sein même de cet hôtel, conçue et imaginée en tenant compte de la protection de l’environnement.
La cérémonie a eu lieu en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles le consul général de France au Sénégal, le secrétaire général du ministère sénégalais de l’Environnement et du Développement durable, le responsable de la Société d’aménagement et de promotion des zones et côtes touristiques du Sénégal (SAPCO), le secrétaire général du ministère du Tourisme, entre autres.
D’un financement de 1,5 milliards de francs CFA, cet investissement contribue ‘’considérablement’’ à la modernisation du tourisme et de l’hôtellerie sénégalais, a fait valoir Eric Philibert, selon qui, ‘’le Lamantin Beach est aujourd’hui considéré comme le plus gros contributeur en termes de fiscalité dans la région de Thiès, avec plusieurs centaines de millions de francs CFA versés annuellement dans les caisses de l’Etat du Sénégal’’.
‘’Cet investissement consacre ainsi la relance du tourisme sénégalais qui, de par ce genre d’initiative, est en train de reprendre sa place de deuxième pourvoyeur de devises derrière le secteur de la pêche’’, a-t-il fait observer, révélant que le taux de fréquentation est estimé à 70%.
D’après lui, 55% de la clientèle de cet hôtel, qui assure ‘’une garantie optimale’’ à ses hôtes, est africaine. Et c’est justement pour répondre à la demande de cette clientèle que cette nouvelle infrastructure a été érigée dans cet hôtel qui est passé de 100 emplois en 2004 à 250 emplois actuellement.
‘’Le Sénégal, avec son hospitalité légendaire, a tout pour être une destination de choix très prisée, puisque c’est un pays laïc, avec une population très sympathique. Aujourd’hui, nous sommes devenus un acteur économique important qui a su développé ses emplois
Pour le secrétaire général du ministère du Tourisme, Babacar Bâ, il faut adopter un comportement responsable dans le secteur du tourisme dans un contexte de concurrence hardie avec une clientèle touristique qui, dans le monde, recherche la même chose.
‘’Il nous faut un développement responsable et durable’’, a dit Babacar Bâ, selon qui, plus d’un million de touristes sont recensés au Sénégal à travers l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), les aéroports régionaux et au niveau des différents postes frontaliers. M. Bâ estime que le Sénégal peut bien atteindre l’objectif de trois millions de touristes d’ici 2021. Serigne Makhtar Fall

Amadou Bâ offre un cadeau de noël aux travailleurs

https://actusen.sn Le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan procède au paiement des pensions du mois de décembre, le vendredi 21 et des salaires le jeudi 27 décembre 2018.

«Sur instruction de Son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal, le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, M. Amadou BA a demandé aux services de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor de procéder au paiement des pensions du mois de décembre à partir du vendredi 21 décembre et des salaires à compter du jeudi 27 décembre 2018», note un communiqué des services de Amadou Ba, transmis à la Rédaction de Actusen.sn

Dr Parfait Kouassi remplace Pierre Atépa Goudiaby aux Conseils d’Administration de la BRVM et du DC/Br

https://www.lejecos.com Le Dr Parfait Kouadio Kouassi, 1er vice-président de la chambre de commerce et d’industrie de Cote d’ivoire, devient le nouveau président des Conseils d’administration de Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (Brvm) et le Dépositaire Central/Banque de Règlement (DC/BR).

Il remplace à ce poste  M. Pierre Atépa Goudiaby qui a démissionné  pour son engagement politique au Sénégal et les ambitions qui le poussent à se porter candidat aux élections présidentielles en février 2019.
La BRVM informe que la désignation de M. Kouassi a sanctionné les Conseils d’Administration des deux instances qui se sont tenues, ce mardi 18 décembre 2018 à Cotonou en République du Bénin.
Elle confie que le nouveau Président des Conseils d’Administration entend poursuivre la politique de développement des deux Institutions sous-régionales, entamée sous la houlette de son prédécesseur qu’il n’a pas manqué de féliciter, pour son action.
La même source avance que les Conseils d’Administration, dans leur ensemble, ont tenu à rendre un hommage appuyé à M. Pierre Atépa Goudiaby pour les actions menées, sous sa présidence, depuis 2015, notamment la consolidation de la gouvernance institutionnelle des Structures Centrales.
A cela, l’organe communautaire y ajoute le renforcement de l’image et de la visibilité de la BRVM et du DC/BR aussi bien sur le plan continental qu’à l’international; le lancement des actions de consolidation patrimoniale de la BRVM et du DC/BR ; l’amélioration des conditions d’employabilité des personnels.
Le communique rapporte que M. Pierre Atépa Goudiaby s’est dit confiant que le travail entamé sera poursuivi après avoir félicité le Président entrant, dont les hautes qualités et l’engagement au service du secteur privé de l’UEMOA ne sont plus à démontrer.
Ce dernier, à son tour, a assuré a l’ensemble des membres des Conseils d’Administration de la BRVM et du DC/BR de sa disponibilité à œuvrer pour la mise en œuvre de la vision et des ambitions des deux Structures Centrales. Mariama Diallo

TRANSPORT ROUTIER : Les investissments ont atteint 198 milliards entre 2012 et 2017 (APIX)

Dakar, 20 déc (APS) – Les investissements dans le transport routier ont « plus que triplé », atteignant 198 milliards de francs CFA entre 2012 et 2017 contre 60, 5 milliards de 2010 à 2012, indique un document de l’APIX remis à la presse, à l’occasion du 8e Groupe consultatif du Sénégal, qui a eu lieu les 17 et 18 décembre à Paris.

Le document indique que « près de 1270, 5 km ont été construits » sur la période de 2013-2017, « soit une moyenne 317 km de routes revêtues par an », contre 184 km en 2012.

Il rappelle que 52 km d’autoroute ont été « construits et mis en service, ce qui a permis d’améliorer la liaison entre Dakar et les grandes villes ».

L’APIX indique que le coût kilométrique a baissé à 5, 3 milliards de francs CFA pour 2012-2013 contre 6 milliards sur la période 2000-2011, « soit une économie de 25 milliards ».

A la fin de l’année 2018, annonce l’agence, le réseau autoroutier s’enrichira des tronçons AIBD-Thiès (16 km), Sindia-Mbour (24 km) et de l’autoroute Ila Touba (113 km).

Elle souligne que 82 millions de dollars ont été investis dans le renouvellement du parc automobile, permettant l’acquisition de 475 unités.

Selon elle, l’arrivée attendue du Bus rapid Transfert (BRT), un projet de 298 milliards, permettra d’améliorer les conditions de déplacement des usagers de l’agglomération dakaroise. ASG/ASB

 PORT AUTONOME DE DAKAR : La peur du vide

http://www.enqueteplus.com/ C’est au Casino du port que s’est déroulé le point de presse de l’Amicale des cadres et des syndicalistes du Port autonome de Dakar. Ils demandent à l’Etat du Sénégal de repenser certaines de ses décisions

Les travailleurs du Port autonome de Dakar (Pad) tiennent à alerter les autorités étatiques sur la réduction de la superficie du domaine portuaire. Plusieurs portions de terre, dénoncent-ils, ont été octroyées à des particuliers pour la construction d’immeubles à usage privé. Aujourd’hui, le Port autonome de Dakar occupe 325 ha contre 800 ha à Abidjan et 900 ha à Lomé.

Par la voix du président de l’Amicale des cadres du Pad, les travailleurs dénoncent ‘’une concurrence directe du port de Bargny Sendou qui vient plomber nos ambitions de devenir un hub portuaire’’. En effet, les travaux d’élaboration de la cartographie nationale portuaire ont montré que ce port est une structure privée où des clients du Port autonome de Dakar sont démarchés par les gestionnaires dudit port.

Une performance en régression

Le Sénégal est à la cinquième place, sur les six ports de l’Afrique de l’Ouest, derrière Lomé, Lagos, Tema (Accra) et Abidjan. Depuis 1965, le pays a perdu la première place. Une situation que digère mal l’amicale des cadres. Selon M. Sarr, ‘’on ne peut pas vouloir une chose et son contraire. L’Etat du Sénégal, à travers le plan stratégique de développement du port, compte faire de ce dernier l’un des plus performants d’Afrique de l’Ouest. Cependant, les membres du gouvernement prennent souvent des décisions allant à l’encontre de ce projet’’.

D’un ton plus tranchant, les syndicalistes exigent du gouvernement un conseil présidentiel en vue de discuter clairement du devenir du port. Ousmane Thiane Sarr, porte-parole des secrétaires généraux des cinq syndicats, se veut clair : ‘’Nous n’accepterons pas que notre lieu de travail soit donné à des tierces personnes. Le Port autonome de Dakar est un poumon de l’économie sénégalaise, raison pour laquelle nous ne ménagerons aucun effort pour avoir satisfaction.’’

Ce point de presse a été l’occasion, pour les travailleurs, de présenter officiellement la revue sur la cartographie nationale portuaire et de faire des recommandations.Emmanuella Marame FAYE

Sécurité alimentaire:40 milliards pour 43.700 ménages ruraux

http://www.rewmi.com/ Le Fonds international de Développement agricole vient au secours ménages ruraux vulnérables et des petits exploitants agricoles et éleveurs, dans quatre régions du Sénégal, avec une enveloppe 72,4 millions d’USD.

 Plus de 43 700 ménages ruraux vulnérables du Sénégal bénéficieront d’un programme de 72,4 millions d’USD, environ 40 milliards de FCFA, destiné à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que les revenus des petits exploitants agricoles et éleveurs dans quatre régions du Sénégal. C’est qu’a informé le Fonds international de Développement agricole à travers un communiqué, avant de préciser que l’accord de financement du Programme de développement agricole et d’entrepreneuriat rural – Phase II (PADAER-II) a été signé par correspondance  entre Gilbert F. Houngbo, Président de cette institution, et Amadou Ba, Ministre des Finances de la République du Sénégal. Le FIDA, note la source, participera au financement du programme par un prêt de 46,3 millions d’USD et un don de 500 000 USD. Le programme sera cofinancé par le Fonds de l’OPEP pour le développement international (un don de 10 millions d’USD), le Gouvernement sénégalais (9,5 millions d’USD), les communautés locales et les bénéficiaires (6,1 millions d’USD). D’après le communiqué, le secteur agricole du Sénégal est extrêmement exposé aux changements climatiques. Cette situation accroît la vulnérabilité des populations rurales pauvres qui tirent de la petite agriculture leur nourriture et leurs moyens d’existence. PADAER-II contribuera à réduire la pauvreté des ménages des régions de Kédougou, Kolda, Matam et Tambacounda en les intégrant dans des chaînes de valeur rentables et diversifiées. En effet, le programme développera la production et la commercialisation du riz, du maïs, du fonio et des petits ruminants, et contribuera à améliorer l’élevage de volailles. Outre ces filières agricoles principales, il soutiendra des produits complémentaires tels que le mil, le sorgho et la banane. Le programme améliorera les systèmes hydroagricoles, les infrastructures pastorales et les marchés. Il offrira aussi une formation aux organisations de producteurs pour leur permettre d’offrir des services durables à leurs membres. PADAER-II aidera les producteurs à accéder au crédit et à améliorer leurs connaissances des services financiers, ainsi qu’à renforcer le programme d’assurance indexé sur les conditions météorologiques mis au point pendant le PADAER-I. « PADAER-II vise à créer des emplois permanents et bien rémunérés pour les populations rurales vivant dans la zone du programme et à faire en sorte qu’au moins 50% des participants au programme soient des femmes, et 50% des jeunes », lit-on. Pour rappel, depuis 1981, le FIDA a participé au financement de 17 programmes et projets de développement rural au Sénégal, en investissant 269,1 millions d’USD sur un coût total de 514,2 millions d’USD. Ces projets et programmes ont bénéficié directement à près de 500 000 ménages ruraux.Zachari BADJI

Des sœurs siamoises séparées avec succès à L’Hôpital ALBERT-ROYER (COMMUNIQUÉ)

Dakar, 20 déc (APS) – Des chirurgiens de l’hôpital d’enfants Albert-Royer ont réussi à séparer avec succès des jumelles siamoises reliées à leur naissance par le sternum, annonce un communiqué reçu jeudi du service de communication de cet établissement de santé. 

« Après 48 jours de vie, Sophie et Adja les jumelles siamoises nées à l’hôpital de Pikine, liées par le sternum, le péricarde (l’enveloppe du cœur) et principalement par leurs foies, ont été séparées avec succès », déclare la même source.

Il s’agit d’une opération d’une « extrême précision, effectuée pour la première fois à Albert-Royer au terme d’une procédure préparatoire de plusieurs semaines », explique le communiqué.

Il ajoute que l’intervention chirurgicale, qui s’est déroulée mercredi, « avec succès », a duré plusieurs heures, au bloc opératoire du service de chirurgie du même hôpital.

L’opération a été menée par une équipe de six chirurgiens et de cinq anesthésistes dirigée par les professeurs Gabriel Ngom et Marie Ndoye, précise le communiqué.  Il ajoute que « les patientes sont actuellement sous surveillance, en réanimation dans le même service ». /ESF/BK

 Sénégal:près de 200 millions f cfa pour la prise en charge des malades du cancer

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo La Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA) a collecté, à l’occasion de son téléthon organisé le 11 mai dernier, la somme de 198.808.572 FCFA destinée à la prise en charge des malades du cancer, a annoncé, jeudi à Dakar, la vice-présidente de cette organisation, Dr Sokhna Diagne Ndiaye.

« A ce jour du 20 décembre 2018, 166.350.030 F CFA ont été alloués à la prise en charge de 352 malades en cours de traitement », a informé Dr Ndiaye, chargée par ailleurs du fundraising de la LISCA.

Elle précise par ailleurs qu’il y a beaucoup de promesses de dons d’un montant d’environ 30 millions de F CFA que son institution n’a pas encore reçu.

Dr Sokhna Diagne Ndiaye s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse axée sur le bilan du « Téléthon cancer Solidarité’’ organisé le 11 mai dernier « pour aider les malades démunis atteints de cancer ».

Ainsi sur les 352 personnes prises en charges, près de la moitié, soit 164 personnes, souffraient du cancer du sein.

Cette pathologie est suivie par le cancer du col de l’utérus avec 75 cas, le cancer de l’ORL et de l’œsophage avec 42 cas, 22 cas pour la cavité buccale, 20 cas pour l’ovaire, 9 cas pour le rectum, 8 cas pour le cancer de l’estomac et 26 cas répertoriés pour les autres types de cancer, a expliqué Dr Sokhna Diagne Ndiaye.

S’agissant de la répartition par indication, Dr Ndiaye a souligné que les bilans, radios et analyses représentent 15% de la prise en charge là où la chimiothérapie représente 41%, la chirurgie 21% et la radiothérapie 23%.

Quant à la répartition par tranche d’âges, la vice-présidente de la LISCA a indiqué que les personnes âgées entre 40 et 50 ans font le tiers des personnes prises en charge, soit 108 malades sur les 352. En revanche, la répartition par sexe balance largement en faveur des dames avec 294 cas féminins contre 58 chez les hommes.

Pour sa part, la directrice générale de la LISCA, Fatma Guénoune, a signalé que son institution ne donne pas de l’argent aux malades mais se charge, à leur décharge, du paiement des factures adressées aux patients.

Par ailleurs, Mme Guénoune a souligné que plusieurs malades démunis venus de pays de la sous-région, notamment de la Guinée et de la Guinée-Bissau, sont également pris en charge par la LISCA dans les mêmes conditions que les patients sénégalais.

En outre, la conférence de presse de la LISCA a été l’occasion de faire le bilan des activités de l’institution sur les cinq dernières années (2013-2018). Et à ce propos, la LISCA se glorifie de plusieurs réalisations, notamment la réhabilitation de plusieurs salles de soin, la formation de plus d’un millier de sages-femmes dans les techniques de dépistages du cancer et dans le domaine de la sensibilisation.ARD/te/APA

Crédit Mutuel du Sénégal : pourquoi l’arrivee de MBaye DIONE dérange le «SOVIET» des travailleurs …

LeTemoin-A l’évidence, les braves travailleurs du Crédit Mutuel du Sénégal (CMS) ignorent encore que l’ère des « Soviets » ou du socialisme autogestionnaire de la Yougoslavie de Josip Broz Tito (l’un des fondateurs du Mouvement des Non-Alignés pour ceux qui ne le sauraient pas) est révolue. Voilà en effet de braves messieurs et dames qui prétendent s’auto-administrer, à tout le moins choisir leur propre directeur général et même exiger la fin d’une administration provisoire à la mise en place de laquelle leur comportement ne serait pas tout à fait étranger ! Car si cet établissement leader des Services financiers décentralisés (SFD), autrement dit de la microfinance, de notre pays a été placé sous administration provisoire c’est bien à cause des fautes de gestion, pour dire le moins, de quelques-uns de ses dirigeants maison. Lesquels, par leur manière de gérer, ont mis ce fleuron en péril. N’eussent été la vigilance des autorités et la rigueur de la Commission bancaire de la BCEAO basée à Abidjan, le CMS aurait d’ailleurs déjà déposé le bilan mettant sur la paille des dizaines de milliers de sociétaires. En effet, la forme mutualiste de l’établissement fait que tous les titulaires de comptes sont considérés comme des actionnaires qui participent donc aux organes délibérants. Une organisation assez originale et complexe donc.

Toujours est-il que, créé par des Français, le Crédit Mutuel du Sénégal a connu un développement fulgurant surtout dans les régions de l’intérieur du pays où, faute de réseau bancaire, fonctionnaires servant en brousse et opérateurs économiques locaux aux faibles moyens l’ont adopté tout de suite. Maisil doit surtout son expansion et sa croissance au défunt directeur général, Mamadou Touré, artisan de la sénégalisation de la structure. C’est sous son égide que le CMS a acquis de la visibilité avec des agences partout — 219 à ce jour sur l’étendue du territoire national —, ce qui en fait le plus grand réseau de notre pays avec celui de La Poste — et un afflux de la clientèle. C’est sous sa direction aussi qu’a été créée la banque du groupe, la BIMAO (Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest).

Cette création était devenue nécessaire dans la mesure où le CMS, de par sa nature même, ne pouvait pas accorder des crédits au-delà d’un certain montant. De ce fait, certains clients, devenus gros ou dont les affaires se développaient, étaient obligés de le quitter à un moment donné pour se tourner vers les banques classiques, seules à même de pouvoir répondre à leurs besoins pour certains montants. Bref, le CMS était un très bel outil qu’enviaient bien des établissements bancaires en raison de l’étendue de son réseau. Comme nous l’avons indiqué, du fait de fautes de gestion, la Commission bancaire a décidé de le placer sous administration provisoire pour en particulier sauver les dépôts des clients.

L’Etat lui-même, le président Macky Sall en tête, s’est beaucoup investi pour sauver cette réussite sénégalaise en matière de micro-finance et aussi de banque. Un instrument qui joue non seulement un rôle économique important mais aussi a une fonction sociale indiscutable en permettant d’irriguer financièrement le pays profond et de faire accéder des couches défavorisées à l’épargne et aux produits financiers. Un canal, aussi, utilisé par l’Etat pour distribuer des aides sociales. Autant de choses qui ont fait que, de Dakar aux bords de la lagune Ebrié, on s’est mobilisé pour sauver le CMS dont la disparition, encore une fois, entraînerait des conséquences sociales dramatiques. Un risque systémique.

Le banquier professionnel Mbaye Dione à la rescousse

Pendant que l’Etat se démène pour sauver ce SFD, que font donc ses travailleurs ? Ils multiplient les mouvements d’humeur, les AG, les ports de brassards rouges, demandent le paiement de primes —pour un établissement placé en état de coma artificiel ! —, passent leur temps à réclamer le départ des administrateurs provisoires nommés à la tête de leur structure. Nul ne trouve grâce à leurs yeux. Pour eux, le dirigeant idéal, ce serait quelqu’un issu de la promotion interne. Or, ce sont justement de cadres maison qui ont mis la boîte dans la situation où elle se trouve…

Après des années d’administration provisoire, le bout du tunnel est entrevu même si la Commission bancaire estime qu’il y a encore des choses à faire. C’est dans ce contexte que le président de la République, que le sauvetage du CMS tient à cœur, a fait appel à un grand banquier professionnel, un excellent cadre qui a fait ses preuves dans deux banques, dont la SGBS de la belle époque — où il dirigeait un département stratégique — pour lui confier les rênes de l’établissement. Objectif : non seulement le redresser mais encore en faire une vraie banque capable de rivaliser avec les meilleures de la place et la préparer à affronter la révolution du numérique. Mais voilà que plutôt que d’accueillir à bras ouverts ce sauveur—qui laisse un poste de DGA au Crédit International, une banque à capitaux libanais —, les preux « Soviets » du CMS déclenchent un tir de barrage médiatique. Curieuse façon de souhaiter la bienvenue à un urgentiste ! Que reproche-t-on donc à M. Mbaye Dione, car c’est le nom du futur administrateur provisoire en attendant d’en être le directeur général.

D’être un « politicien » ! Mais cela, c’est un secret de Polichinelle puisqu’il est de notoriété publique que M. Dione, en plus d’être une figure de proue de l’Alliance des Forces de Progrès(AFP), dont il a d’ailleurs dirigé le mouvement des jeunes, est aussi le maire de Ngoundiane et vice-président de l’Association des maires du Sénégal (AMS). Malgré cette casquette de politicien, aussi bien les Français de la Générale que les Libanais du Crédit international— des gens qui ne sont pas des enfants de chœur en ce sens qu’ils ne badinent pas avec leurs intérêts, croyez-moi — lui ont fait une confiance totale, n’hésitant pas à le promouvoir à des postes de responsabilité. Car l’homme sait faire la part des choses entre la politique et son travail en plus d’être un bourreau de travail — on n’en connaît pas beaucoup, les directeurs généraux qui arrivent à leur bureau à 7h et quittent après le crépuscule—,sans oublier d’être très compétent, bien sûr. L’autre chose que les travailleurs du CMS reprochent à leur futur administrateur provisoire — en attendant de passer DG si Dieu le veut—?Une grotesque affaire de détournement de deniers de la mairie de Ngoundiane sur laquelle la justice s’est prononcée en rendant une ordonnance de non lieu. Une affaire montée de toutes pièces par les adversaires politiques du maire Mbaye Dione et que nous avions dénoncée en son temps…

Pour dire que, plutôt que de se lancer dans des combats donquichottesques, les travailleurs du Crédit Mutuel du Sénégal gagneraient à faire corps avec leur nouveau dirigeant pour relever avec lui les nombreux défis auxquels leur entreprise est confrontée. Ce qui suppose des sacrifices de leur part plutôt que de se lancer dans une fuite en avant faite de revendications irréalistes. Car s’il advenait que leur établissement mette la clef sous le paillasson, les seuls perdants, ce serait eux. Nous sommes sûrs d’ailleurs que la majorité des employés du CMS n’aspire qu’à travailler et ne souhaite que le sauvetage de leur outil de travail. Ils ont donc intérêt à se méfier de ceux dont les ambitions de diriger ce fleuron qui a encore de beaux restes — 150 milliards de francs de dépôts — ont été contrariées par la nomination d’un futur directeur général banquier professionnel. Avec Mbaye Dione, nous sommes sûrs que le Crédit Mutuel du Sénégal va pouvoir relever de nouveaux challenges exaltants et boxer bientôt dans la cour des plus grands établissements financiers… Nos vœux de succès l’accompagnent, bien sûr! Mamadou Oumar NDIAYE

 Maïmouna Ndoye SECK rassure les impactés de l’aéroport de Saint-Louis : « les compensations nécessaires seront versées » (vidéo)

https://www.ndarinfo.com Le président Macky SALL procédera, vendredi, au lancement des travaux de réhabilitation de l’aéroport Dakar Bango. Ce projet entre dans le cadre d’un vaste programme de reprise et de mise aux normes de sites aéroportuaires du Sénégal. Le ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires qui présidait un CRD spécial sur cette cérémonie a souligné que ce projet est un pilier du « Hub aérien sous régional », inscrit dans le Plan Sénégal émergent (PSE).

La rénovation de l’aéroport de Saint-Louis fait partie d’un programme global à exécuter par la société Transcon pour un montant total estimé à 100 milliards FCFA.

« Il devrait nous permettre de faire du Sénégal le premier hub de l’Afrique de l’Ouest », a dit Mme Maïmouna Ndoye SECK. Le ministre a assuré que les populations impactées de l’aéroport ont été recensées par un comité départemental. « Toutes les dispositions seront prises pour qu’elles soient dédommagées  et que les compensations nécessaires soient versées », a-t-elle soutenu.

Inauguration de «Ila Touba» : Macky Sall, au volant de son véhicule, passe à la station de péage

https://actusen.sn L’Inauguration de l’autoroute «Ila Touba» est maintenant officielle. Et pour c’est le Président de la République qui a été le premier client.

De façon symbolique, au volant de son véhicule, il a fait le parcours et payé son ticket au niveau de la station de péage.

AUTOROUTE ’’ILA TOUBA’’ : le tarif fixé à 3000 FRANCS CFA (MACKY SALL)

Touba, 20 déc (APS) – Le tarif de l’autoroute à péage ’’Ilaa Touba’’, inauguré jeudi, a été fixé à 3000 francs CFA, a indiqué le chef de l’Etat Macky Sall.
L’autoroute ’’Ilaa Touba’’, reliant la ville de Thiès (ouest) à Touba, la capitale du mouridisme, sur 115 km, est présentée comme l’un des projets-phares du Plan Sénégal émergent (PSE). Ce chantier a été lancé en 2015 pour 416 milliards de francs CFA.

Le président Sall, intervenant lors de la cérémonie d’inauguration, a fait part de sa reconnaissance aux populations des localités traversées par l’autoroute, qui ont selon lui « facilité la disponibilité des sites dans un élan de générosité ».

« Je remercie le bon Dieu de m’avoir associé à ce chantier ouvert par Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké’’, le défunt khalife général des mourides, rappelé à Dieu en janvier dernier, a-t-il déclaré, disant sa fierté de procéder à l’inauguration de cette autoroute.

 « Je tiens aussi à remercier chaleureusement’’ l’actuel khalife « Serigne Mountakha

Basssirou Mbacké et toute la famille pour leur soutien constant’’, a ajouté le président de la République, se réjouissant de « la présence massive des familles religieuses de Touba » à cette cérémonie.

Le président Macky Sall a aussi remercié, an nom du peuple sénégalais, le président de la République populaire de Chine, pour son appui à la réalisation de ce projet.

« Il me plait de souligner le rôle de premier plan que joue la Chine dans le PSE, dont l’autoroute est l’un des plus grands projets réalisés au Sénégal’’, a indiqué Macky Sall.

L’ambassadeur de la République Populaire de Chine, Jang Xun, a souligné dans son discours son « immense plaisir » de participer à cette cérémonie d’inauguration à Touba. Selon lui, l’autoroute « Ilaa Touba’’ est « une route qui mène vers l’avenir ».

La Chine et le Sénégal « ont établi des relations pour le renforcement de l’interconnexion des infrastructures », a dit le diplomate, rappelant qu’un « grand nombre de techniciens » chinois ont travaillé à la réalisation d’infrastructures similaires au Sénégal.

Le porte-parole du khalife général des mourides, Serigne Bassirou Abdou Khadr Mbacké, a lui déclaré dans son discours qu’un « pas important » venait d’être franchi dans la marche du Sénégal, avec l’inauguration de l’autoroute ’’Ilaa Touba’’.

« +Ilaa Touba+ est une concrétisation des vœux et souhaits exprimés jadis par le fondateur de la cité religieuse de Touba’’, a-t-il affirmé, ajoutant que cette infrastructure devrait contribuer à rapprocher « des populations éloignées, de l’est à l’ouest et du nord au sud ».

Serigne Bassirou Abdou Khadr a dit que le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, lui avait demandé de « remercier vivement » le président Macky Sall « pour la réalisation de l’autoroute ».

« Il a formulé aussi des prières pour l’accomplissement dans les meilleures conditions » des « chantiers présents et futurs » du chef de l’Etat, a rapporté Serigne Bassirou Abdou Khadr, en présence notamment du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Etaient également présents, le président du Haut Conseil des collectivités territoriales, Ousmane Tanor Dieng, la présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE), Aminata Tall, ainsi que plusieurs membres du gouvernement.ID/BK

Avec l’autoroute Ila Touba, le Sénégal aura construit 186 km d’autoroutes entre 2012 et 2019

https://www.leral.net Comme prévu, L’Etat sénégalais prévoyait l’achèvement en fin 2018 de tronçons autoroutiers AIBD-Thiès (16 km), Sindia-Mbour (24 km) et la mise en service total de l’autoroute Ila Touba (113 km). Le Gouvernement du Sénégal aura construit 186 km d’autoroutes entre 2012 et 2019, avec un autre objectif qui est aussi d’étendre le programme autoroutier jusqu’aux frontières avec les cinq pays voisins, avec une valeur cible d’au moins 50 km d’autoroutes construites par an.

A côté de la révolution ferroviaire enclenchée, avec comme projet vedette, le Train Express Régional (Dakar-Diamniadio-AIBD), sans oublier la réhabilitation du chemin de fer Dakar-Bamako, il est noté au niveau infrastructurel que 52 Km d’autoroute ont été construits et mis en service dans le souci d’améliorer la liaison entre Dakar et les grandes villes.  Raison pour laquelle, Ies investissements ont plus que triplé avec plus de 198 milliards FCFA par an sur la période 2012-2017 contre 60,5 milliards FCFA de 2010 à 2012.

Quid de la construction et réhabilitation de près de 1270,5 Km sur la période 2013-2017, soit une moyenne de 317,6 Km de routes revêtues par an) contre 184 km de routes revêtues en 2012  ainsi que 13 ponts réalisés dont celui de l’Emergence.

La fiche technique thématique « INFRASTRUCTURES & SERVICES DE TRANSPORT » élaborée lors du Groupe consultatif pour le financement de la deuxième phase du Plan Sénégal Emergent (PSE) les 17 et 18 décembre à Paris, on peut y lire que le linéaire de routes non revêtues construites et réhabilitées a aussi connu des progrès significatifs, soit 639,66 km en 2017 contre 249 km en 2012.

Un bond qualitatif a aussi été réalisé sur le plan autoroutier avec 52 Km d’autoroute construits et mis en service. Ce qui a considérablement permis d’améliorer la fluidité et la mobilité de la liaison entre Dakar et les grandes villes.

Sur le plan financier, il faut signaler à juste titre la baisse du coût kilométrique : 5,3 milliards pour 2012-2017 contre 6 milliards pour la période 2000-2011, soit une économie de près de 25 milliards.

Rappelons que l’autoroute Ila Touba sera inaugurée ce jeudi 20 décembre par le président de la république Macky Sall, après que le bijou a éte livré clef à main avec son système de vidéo surveillance.Massène DIOP Leral.net

l’affaire Khalifa Sall mise en délibéré pour le 3 janvier 2019

https://actusen.sn Cette journée d’ouverture du procès en cassation de Khalifa Sall a été un véritable marathon pour les Conseils de l’ancien maire de ville de Dakar. Après débats sur les exceptions d’inconstitutionnalité la Cour Suprême a fini renvoyé les différentes parties à la date du 3 janvier 2019 pour délivrer la décision de justice.Khalifa Sall devra, encore, attendre deux semaines avant d’être édifié sur son sort.

La COUR SUPRÊME rejette la demande de renvoi des avocats de Khalifa SALL

http://www.emedia.sn/ L’audience de Khalifa Sall a démarré, ce jeudi matin, à la Cour suprême de Dakar. À 10h 22, le président de la Chambre criminelle de la cour suprême qui déclare l’audience ouverte, a juré de conduire cette audience à équidistance des deux parties. « Je me référais sur le code de procédure pénal pour le bien de l’audience. Je tiens à dire que je respecterais tous les droits des parties mais aussi que j’userai de tous les pouvoirs qui me sont conférés », souligne-t-il. Avant de donner la parole aux avocats de la défense.

À leur tour, les avocats de Khalifa Sall ont plaidé pour la jonction de toutes les procédures, en l’occurrence tous les pourvois. Et aussi, le renvoi du procès au motif que l’affaire n’est pas en l’état.

Le président de la Cour qui a accepté la jonction de toutes les procédures a catégoriquement rejeté le renvoi de l’audience. « Rien, ni personne ne me fera revenir sur ma décision. Elle est irréversible », lance-t-il avant de demander une suspension d’audience de 30 minutes. Aliou DIOUF

Cour suprême:Qui sont les juges de Khalifa Sall?

Seneweb.com Le pourvoi de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, sera examiné par la chambre criminelle de la Cour suprême. L’audience sera présidée par l’ancien président de l’Union des magistrats sénégalais (UMS) Amadou Baal. Il aura à ses côtés les juges Mbacké Fall, Waly Faye, Fatou Faye Lecor, Adama Ndiaye et Ibrahima Sy.

Les juges de la Cour suprême ne sont pas habilités à rejuger l’affaire dans le fond. Leur rôle est d’examiner le jugement rendu en appel du point de vue du droit, du respect des règles de procédure et de la jurisprudence. En cas de vice de procédure, la Cour suprême aura toute la latitude pour « casser » l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 30 aout 2018.

Les partisans de Khalifa Sall menacent : « Si khalifa Sall ne participe pas aux élections Macky ne va pas… »

https://www.dakaractu.com/ Venus en masse soutenir leur leader, les partisans de l’ex maire de Dakar ont été très déçus du refus de renvoyer le dossier à une date ultérieure. Selon Mamie Guèye, « nous ont été déçus, mais le Sénégal s’y attendait. Ils ont pris la décision de disqualifier Khalifa Sall pour les élections présidentielles, mais nous les dakarois, si on décide que Macky Sall ne va participer aux élections, il ne va pas le faire », a t-elle déclaré…

Rencontre entre Macky et Karim à Paris:Le PDS dément 

Depuis quelques jours, des rumeurs font état d’une supposée rencontre entre Karim Wade et Macky Sall à Paris. Le service de la communication du candidat de la «Coalition Karim Président 2019» tient à démentir formellement ces allégations dénuées de tout fondement.

A travers ces informations distillées par des officines qui lui sont proches, Macky Sall, dont le désarroi est à la hauteur de la détermination de Karim Wade à lui faire face le 24 février 2019, tente désespérément de semer le doute dans l’esprit des nombreux électeurs qui ont décidé de rejoindre la «Coalition Karim Président 2019» pour mettre un terme à la dynastie Sall qu’il cherche à imposer aux Sénégalais pour cinq ans encore. Fait le 20 décembre à Dakar Le service de communication 

Barthélemy Dias répond à Cheikh Oumar Hann : «Il a mieux à faire en répondant aux rapports de l’Ige et de la Cour des comptes»

https://actusen.sn La réponse ne sait pas fait attendre suite à la sortie du Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) qui, dans un communiqué, met en garde le leader du Pastef Ousmane Sonko et Barthélémy Dias qui ont décidé de faire une caravane au campus. Et c’est le maire de Mermoz sacré qui a apporté la réplique.

«Je pense qu’il n’y a aucune autorité du Coud qui peut être notre interlocuteur. Ousmane Sonko doit être respecté eu égard à son statut de candidat à la présidentielle et député à l’Assemblée nationale. Le directeur du Coud a mieux à faire en répondant aux rapports de l’Inspection général d’Etat (Ige) et de la Cour des comptes au lieu de chercher à divertir son monde avec des communiqués aussi ridicules que sa posture», a déclaré Barthélémy Dias.

IIMSAM : Aramine Mbacké nommé aux côtés de l’ancien président américain Bill Clinton

https://actusen.sn Le Sénégal s’illustre encore dans la bonne manière diplomatique. En effet, Serigne Aramine Mbacké vient de faire son entrée dans le cercle fermé des ambassadeurs de l’Organisation intergouvernementale pour l’utilisation de la spiruline contre la malnutrition (IIMSAM) pour le compte du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest (IIMSAM).

Pour matérialiser cette nomination, il a présenté ses lettres de créance hier au chef de l’Etat, au ministre des Affaires étrangères. Il faut rappeler, par ailleurs que ce digne fils du Sénégal représente le groupe Dangote.

A noter que l’IIMSAM compte parmi ses dirigeants des personnalités de premier plan au niveau mondial comme l’ancien président américain Bill Clinton.

Casimir Cissé (DGE): « le scrutin sera libre est transparent »

https://www.leral.net Ayant pris part à l’ouverture du forum des partis politiques organisé par le GRADEC, en collaboration avec OSIWA, hier, le directeur de la Division générale des élections (DGE), Bernard Casimir Demba Cissé a réaffirmé l’engagement et la détermination de la DGE à organiser, « un scrutin libre, transparent et démocratique à effet de permettre l’expression libre de la seule véritable souveraineté, celle du peule sénégalais ».

M.Cissé se veut par ailleurs rassurant vis-à-vis de ceux qui accusent, doutent et lancent des ‘’suspicions tous azimuts’’ à la DGE.

« Nous sommes à pied d’œuvre. Le processus est devenu irréversible et le corps électoral déjà convoqué depuis le 7 novembre dernier, pour aller aux urnes le dimanche 24 février 2019. Notre quotidien, nous administration électorale, est à la préparation matérielle du scrutin. Depuis le jeudi 13 décembre dernier, nous avons démarré la mise en place du matériel électoral ». Le Quotidien

L’Opposition dénonce des choix douteux, le pouvoir parle de «gros faux-débat»

http://www.dakarmatin.com La Société Civile pour suivre le processus de vérification des parrainages alimente, du côté de l’Opposition, les craintes d’une dérive partisane du Conseil constitutionnel. Mais, du côté du pouvoir, l’on soutient que l’Opposition anime un gros faux débat… Pour permettre au Conseil Constitutionnel de mieux vérifier les parrainages déposés par les candidats à la candidature de la présidence de la République, le président de la République a, par décret présidentiel, coopté sept membres de la société civile il y a deux semaines.

Il s’agit de Waldiodio Ndiaye, coordonnateur « Sunu élection », Pr Babacar Guèye président du Collectif des organisations de la Société civile, Moundiaye Cissé de l’ONG 3D, Abbé Alphonse Seck, Directeur exécutif de Caritas Sénégal, Mazide Ndiaye du Pacte, Maïmouna Dieng de la Plateforme des acteurs non étatiques et Rokhaya Gassama du Cosef. Un choix « douteux dans un climat de suspicion » selon Pape Medoune Sow, coordonnateur du pôle parrainage du Grand Parti.

Selon ce membre du parti de Malick Gakou, il aurait mieux valu qu’on demande aux membres de la société civile de choisir à leur niveau des représentants devant aller travailler avec le Conseil constitutionnel au lieu de laisser le soin au chef de l’Etat de nommer qui il veut. D’après Pape Médoune Sow, depuis la cooptation de ces sept personnes, certains de leurs collègues de la société civile s’insurgent contre le choix porté sur elles Donc, tout montre, selon lui, que les gens du pouvoir sont en train de faire du n’importe quoi. « On demande un ministre de l’Intérieur neutre, ils mettent qui ils veulent. Au niveau également de la vérification des signatures, ils décident aussi tous seuls de ceux qu’il faut prendre. Au finish, les gens vont se dire : est-ce que réellement ces gens veulent des élections libres et transparentes ? Compte tenu de cette situation, ils n’ont qu’à prendre leurs responsabilités par rapport à tout ce qui adviendra dans le futur », estime le responsable du Grand Parti.

Cheikh Aliou Bèye, secrétaire national chargé de la Vie et de la massification de Pastef, et coordonnateur départemental de cette formation à Pikine, doute aussi de la fiabilité de la vérification des parrainages. Parce que, confie-t-il, « comme nous le savons tous, personne n’est neutre au Sénégal ». Raison pour laquelle, le responsable politique à Diamaguène Sicap Mbao demande la présence d’un de leurs responsables à la vérification des parrainages. Pourcause, dit-il, « nous n’avons pas confiance au pouvoir en place. » Poursuivant, M. Bèye accuse les gens de la majorité présidentielle de vouloir « faire de la mascarade du genre de ce qu’a montré Mimi Touré au premier jour du dépôt des dossiers de candidatures lorsqu’on lui avait permis d’être au premier rang devant des hommes. C’est pourquoi, nous nous sommes dit qu’ils n’ont qu’à faire tout ce qu’ils veulent mais pourvu qu’un de nos représentants soit présent à la vérification. Il faut que toute l’Opposition soit représentée au moment où on ouvre les plis comme ça on est sécurisé. Parce que nous, au niveau du Pastef, on est tellement régulier que même si le ciel tombait, nos signatures ne pourraient être entachées d’aucune irrégularité. Nous avons fait les vérifications et nous avons toutes les preuves que nos signatures sont authentiques. Et la seule chose qui me fera tomber d’accord sur la vérification de ces parrainages, c’est notre présence. » Me Amadou Sall Pds : « Le Conseil Constitutionnel a pris des agents de la présidence de la République et du ministère de l’Intérieur pour la vérification des parrainages » Du côté du Parti démocratique sénégalais (Pds), on remet aussi en cause le mode de nomination des représentants de la société civile au Conseil constitutionnel.

Me El Hadj Amadou Sall voudrait aujourd’hui que le niveau de la démocratie sénégalaise soit tel qu’on ne puisse plus se permettre de nommer de cette façon-là. Il faudrait, selon lui, que les nominations dans ce genre d’instances soit plus démocratique pour permettre une composition plus plurielle. « En réalité, c’est le président de la République qui nomme tout le monde. Même le président de l’Assemblée nationale n’a qu’un pouvoir de désignation. Il désigne un certain nombre de personnes qu’il propose au président de la République qui choisit. Il faudrait revoir tout ça. Parce que la démocratie sénégalaise a évolué de telle sorte qu’il ne doit plus y avoir ce genre de choses. C’est cela qui fait que les gens n’ont plus confiance au Conseil Constitutionnel. Il faudrait tirer les leçons de l’Histoire. Chaque fois, on dit qu’on n’a pas confiance. Etsi on veut que le Conseil Constitutionnel soit un organe de régulation, il faudrait que les Sénégalais aient confiance en lui. Nous, au Pds, nous n’avons pas confiance au Conseil Constitutionnel à la fois par sa désignation et le mode de composition de ses membres », déplore le responsable politique du Pds. Poursuivant, l’ancien ministre de la Justice sous le président Wade soutient que le Conseil Constitutionnel n’a pas de compétences techniques pour vérifier les parrainages. En plus, il n’a pas dit comment il va faire pour contrôler. Pire, selon Me Amadou Sall, leurs responsables ont découvert que le Conseil Constitutionnel a pris des agents de la présidence de la République et du ministère de l’Intérieur pour la vérification des parrainages. « Comment peut-on faire confiance à la présidence de la République dans ces conditions ? Si le Conseil avait lancé un appel d’offres ou à candidatures, on aurait pu comprendre et c’est ce qui fait que la suspicion est déjà là. Nous n’avons pas confiance. Absolument pas! L’élection présidentielle est une affaire politique. Elle n’est pas juridique. Nous, nous sommes dans des catégories politiques. Et tout doit se régler politiquement. Le processus même qui aboutit à l’élection présidentielle est politique. Il n’est pas technique. Donc, quel que soit ce que le Conseil fait, nous nous en tenons aux catégories politiques. Parce que nous craignons que le Conseil ait un agenda calqué sur l’agenda du politique », informe le partisan du président Abdoulaye Wade.
Pape Maël Thiam APR : « L’Opposition cherche des arguments pour expliquer son éventuelle défaite » Bien évidemment, la position est autre au niveau de l’administrateur de l’Alliance pour la République (APR). Selon Pape Maël Thiam, toutes ces supputations autour des parrainages et ces commentaires sur le processus électoral pourtant adopté « en accord avec l’Opposition », le font penser aux dires de ces derniers qui affirmaient que Macky Sall n’irait même pas au deuxième tour. Déjà, il y a, selon lui, un aveu de contradiction de la part de l’opposition. D’après le vice-président du Haut Conseil des Collectivités territoriales (Hcct), l’Opposition a « sûrement fait le constat de la persistance des Sénégalais à plébisciter et à accompagner le président de la République, ce qui a été démontré par le résultat de la collecte des signatures qui donne un chiffre nettement supérieur à nos objectifs de départ. Ces deux combinés font que l’Opposition cherche des arguments pour expliquer éventuellement sa défaite si elle est battue ». D’après l’administrateur de l’APR, « on risque, si on suit l’Opposition, de ne pas faire fonctionner les institutions de la République. Nous assistons à une mauvaise foi de l’opposition qui dit au premier échelon qu’elle ne veut pas d’un processus électoral. Deuxième niveau, elle dit qu’elle n’a pas confiance au ministre de l’Intérieur. Troisième niveau, elle n’a pas confiance au Conseil Constitutionnel. Quatrième niveau, elle n’a pas confiance à ses propres mandataires.

Cinquième niveau, elle n’a pas confiance à ceux-là qui sont de la société civile et dont elle ne manque pourtant pas parfois de louer parfois les services. En fin de compte, l’Opposition veut qu’on lui affecte l’organisation du scrutin. Ce qui n’est pas de son ressort », ironise le responsable apériste qui pense que « ceci est une expression de candidats impréparés face à une échéance qui vient à grande vitesse ». « Dépourvus de programme, ils se permettent d’attiser l’adhésion du peuple. Je pense que l’Opposition parle de gros faux débat », raille en conclusion Pape Maël Thiam.Bassirou DIENG

Héritage de Sidy Lamine Niasse : les employés de Wal fadjri déterminés à sauvegarder leur ligne éditoriale

http://www.dakarmatin.com Dans son édition d’hier, « Le Témoin » avait révélé les premiers tirs d’une bataille de succession au sein du Groupe Wal-Fadjri où le personnel se sentait désemparé. Et si nous tenons à revenir sur ce « problème », c’est pour marquer notre solidarité et notre soutien à l’endroit des confrères de Walf soucieux de protéger leur outil de travail contre les novices.

A preuve, au sortir de la réunion convoquée, hier, par Cheikh Tidiane Niasse, tout reste et demeure encore flou ! Car au cours de cette réunion de masse, le top management de Wal-Fadjri a juste tenu un discours de remobilisation du personnel invitant tout un chacun à perpétrer l’œuvre du défunt Sidy Lamine Niasse.

Et par ailleurs, nous rapporte-t-on, Niasse fils a manifesté sa volonté de changer le slogan de Walf-Tv c’est à dire «Votre fidélité, notre fierté» pour, dit-il, s’ouvrir à la modernité. Mais les agents lui ont opposé un niet catégorique en disant qu’il ne faut absolument pas le changer dès lors que Walf-Tv s’identifie à ce slogan.

Et les employés (journalistes, techniciens, chauffeurs etc.) ont été unanimes à insister pour le maintien de la ligne éditoriale : « la voix des sans voix ». Sur ce point et sur d’autres, Cheikh Tidiane Niasse a été mis en minorité. Il est même à craindre un clash dans l’avenir car il semblait ne pas être content d’être tout le temps désavoué publiquement dans chacune de ses décisions.

Il est vrai que la disparition brutale de son père l’a beaucoup affecté, mais Cheikh Tidiane semble être trop pressé au point de perdre sa sérénité. La preuve, au cours de cette réunion, il a annoncé sa volonté de changer les décors, les studios ainsi que l’achat de nouveaux matériels etc. Dans ce sens, certains cadres du Groupe Wal-Fadjri lui ont demandé d’éviter les démarches unilatérales.

Ensuite, ils lui ont conseillé à se rapprocher des responsables de chaque secteur bien que les urgences financières constituent la priorité des priorités. En tout cas, les cadres de Walf lui ont carrément fait savoir qu’il ne connait rien de l’audiovisuel tout en lui conseillant de demander aux professionnels avant toute décision. Que Dieu sauve le Groupe Walf et sa télévision de masse qui fait le bonheur des « Sans voix »…

Le Sénégalais Bougane Guèye Dany « Homme de l’Année », selon HSF

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione L’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières (HSF), dans un communiqué dont APA a reçu copie jeudi, annonce avoir décerné le titre d’ « Homme de l’année » au Sénégalais Bougane Guèye Dany, président du groupe de presse D-media.

Premier ressortissant d’un Etat au sud du Sahara à recevoir pareille distinction, Bougane Dany Guèye doit ce titre, selon Horizon Sans Frontières, grâce, surtout, à son «engagement » et son « soutien » aux migrants.

En effet, la structure venant en aide aux migrants, rappelle que M. Guèye disait que « nous sommes tous responsables » lors de la crise des migrants en Lybie pour non seulement tirer la sonnette d’alarme mais aussi pour appeler à la responsabilité des dirigeants du continent face à cette jeunesse en quête d’un avenir digne.

En outre, souligne Horizon Sans Frontières, lors de « la persécution des Rohingyas », minorité musulmane de la Birmanie, Bougane Guèye Dany avait remis « un chèque de 30 millions F CFA à l’Organisation des nations unies (Onu) en guise de soutien ».

De plus, en mars 2018, il avait effectué un déplacement à Madrid (Espagne) pour partager la tristesse de la diaspora sénégalaise à la suite du décès de Mame Mbaye Ndiaye et Ousseynou Mbaye.

Enfin, Horizon Sans Frontières informe qu’ « à l’occasion de la journée mondiale du Migrant célébrée le 18 décembre dernier, Bougane Guèye est venu assister, de façon inopinée, à la conférence de presse de HSF pour qui, c’est « une démarche inédite et un soutien de taille à la diaspora ».

Le groupe de presse que dirige Bougane Guèye Dany comprend notamment une télévision (Sen TV) et une radio (Zik FM). Self made man, M. Guèye qui est aussi à la tête de Dakor, une grande agence de communication, s’est récemment lancé dans la politique en mettant sur pied son mouvement« Geum Sa Bopp » (croire en soi, en langue wolof).

L’ancien journaliste est candidat à la candidature pour l’élection présidentielle du 24 février 2019.ID/cat/APA

Vol sur le chantier du Ter: La gendarmerie ouvre une enquête

http://www.rewmi.com Les auteurs de vols de câbles et boulons sur le tracé du Train express régional (Ter) ont du souci à se faire. La gendarmerie va ouvrir une enquête pour élucider ces actes qui se multiplient ces derniers jours, renseigne Le Quotidien. D’après des agents du Ter, des « ferrailleurs » sont soupçonnés de vol de boulons qui permettent de fixer les rails. Deux personnes ont été arrêtées avant d’être libérées. Le dispositif de sécurité a été renforcé pour déjouer la stratégie des malfaiteurs. Faux billets :

Pour une justice impartiale par Almamy  Mamadou WANE

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Le prochain Président devra convoquer des Assises de la Justice pour une gestion sobre du pays – Il faut en finir avec cette mode qui fait de chaque citoyen, un potentiel négociateur de ses droits

#Enjeux2019 – Le recours systématique à la justice pour le règlement des questions politiques constitue l’empreinte d’une gouvernance opaque et périlleuse. Dans ce contexte, la gestion du bien commun dans un espace républicain cesse d’être le lien qui unit le peuple et ses élus. Il est évident que le Sénégal est entré dans une ère sombre et difficile qui consacre une justice à deux vitesses : elle va extrêmement vite dès lors qu’il s’agit d’épurer un contentieux politique. Une justice à la hussarde qui ne prend pas la peine d’user d’un habillage juridique cohérent pour se donner une légitimité. Qu’en est-il de la justice au quotidien dont les jugements sont repoussés aux calendes grecques ?

L’État de droit est mis à mal lorsqu’un détenu jugé et condamné est libéré nuitamment dans le cadre de négociations politiques secrètes. Après cela, peut-on encore parler d’une justice indépendante ou d’indépendance de la justice ? Puisque la façon de faire de la politique grâce au jeu des alliances protectrices donne le tempo et qu’une impunité est possible dès lors que l’on rejoint le camp au pouvoir. Comment ignorer l’exigence de justice comme étant le moteur d’un Etat responsable ?

Comment ôter de l’esprit du citoyen l’existence d’une justice sur mesure ou de connivence ? Rien ne semble pouvoir atténuer un tel malaise au sein de notre société.

Cette situation délétère grève le moral du citoyen de façon durable et fait de la parole publique une sorte de bruit de fond vite balayé d’un revers de main.

Lors du procès du Maire de Dakar, on pouvait sentir ce goût inattendu de la population pour la justice. Des hommes et des femmes aux origines sociales diverses se bousculaient dans une ambiance bon enfant pour assister au procès. On pouvait voir un vendeur de fruits ou un marchand ambulant côtoyer un cadre ou un journaliste. Des vieux, des jeunes, et des femmes venues nombreuses. Le climat électrique n’empêchait pas cette communion improvisée pour écouter des débats parfois houleux entre les avocats de l’État, de la partie civile et de la défense.

– L’absence d’une justice équitable –

Il est déplorable de continuer à croire que les Sénégalais d’aujourd’hui n’aspirent pas au respect des règles du jeu. La présence de « dinosaures » dans le système politique ruine toute possibilité de réforme de la justice alors que le pays grouille de talents. La justice est devenue un « dé-régulateur » social. L’implication citoyenne dans la marche du pays ne peut résister à cette gangrène que constitue l’absence d’une justice équitable. Cette dernière devrait être au centre de tout pour sauvegarder le bien commun.

Il est souhaitable d’ériger une justice qui mette l’homme au cœur du projet national en ne privilégiant pas toujours la politique et ses avatars, qui se limitent sous nos cieux, à une politique du ventre. Nous devons en finir avec cette mode qui consiste à faire de chaque citoyen un potentiel négociateur de ses droits les plus élémentaires. Le peuple n’a souvent que des devoirs. Certains droits élémentaires leurs sont refusés comme le droit à la santé, à l’éducation, au travail, à l’eau potable, à l’électricité, etc.

De la Justice découle forcément la justice sociale.

Tous les secteurs d’activité de la vie de la nation dépendent inévitablement de cette institution. Dans le domaine économique, une justice respectée pourrait attirer davantage d’investisseurs, soucieux de sécuriser leurs capitaux, car elle fixerait d’emblée des règles du jeu indispensables à une bonne conduite des affaires publiques. Notre justice est devenue un instrument politique qui organise la perméabilité de nos frontières morales et culturelles. Une véritable justice dissuaderait n’importe quel homme politique en fonction d’user de sa position au sein de l’appareil d’État pour organiser la corruption qui a fini de détruire notre bien commun : la République.

– Des Assises nationales –

En vérité, ce qui passait comme une lettre à la poste il y a quelques années dans la gestion des affaires publiques, est devenu plus difficile, compte tenu de l’interdépendance des économies, de la rareté des richesses en partage et surtout de la révolution numérique. La crise économique mondiale est passée par là !  Cependant, il existe un espoir car les Sénégalais réunis autour de l’intérêt national ont produit un document fort utile que les tenants du pouvoir actuel ont jeté aux orties : les Assises nationales. Il y est question d’indépendance de la justice avec des propositions précises en harmonie avec un exercice démocratique du pouvoir. Couper le lien ombilical entre la justice et le monde politique devient une nécessité conformément à certaines recommandations des assises nationales qui prévoyaient :

« Un conseil constitutionnel transformé en cour constitutionnelle dotée de pouvoirs réels et des compétences requises pour veiller au respect de tous les droits constitutionnels et à la constitutionnalité des lois (…) ; le conseil supérieur de la magistrature est présidé par le Président de la cour constitutionnelle ; le parquet n’est plus sous la tutelle du ministère de la Justice et poursuit à l’exclusion de toute injonction gouvernementale (…) ».

Le prochain Président de la République devra convoquer des Assises de la justice pour mettre le pays sur la voie d’une gestion sobre et patriotique. Il faudra peut-être, au préalable, dans le cadre d’une réforme constitutionnelle, rationaliser les pouvoirs du Président de la République, car il est évident aujourd’hui que l’hyperprésidentialisme fragilise la bonne marche des institutions.  La justice est un pilier trop important de la démocratie pour qu’on la laisse entre les mains exclusives des politiciens.

Le Prix Nobel de la paix 2018, le Congolais Denis Mukwege, a dans son discours prononcé cette phrase simple : « Il n’y a pas de paix durable sans justice ».Le Sénégal est averti !#Enjeux2019

Almamy Mamadou Wane est écrivain, essayiste et poète. Éditorialiste à SenePlus.com. Il a publié plusieurs essais politiques. Il est l’auteur du livre « Le Sénégal entre deux naufrages ? Le Joola et l’alternance« . Dans son dernier ouvrage « Le secret des nuages » paru à l’Harmattan il y a quelques semaines, il revendique une poésie sociale qui se veut au service de la collectivité.

Les vérités de Farba sur…La candidature de Karim

https://xibaaru.sn/ « Ablaye Wade et Karim doivent négocier avec Macky Sall. Afin de préparer, dans une tranquillité d’esprit,  la Présidentielle de 2024. Soutenir Macky Sall, qui en est à son dernier mandat, vaut mieux que de vendanger ses suffrages  dans l’opposition. Une opposition qui doit faire deux mandats si tant est qu’elle gagne ces joutes. Et ce serait une cause perdue pour Karim Wade. Donc, il ne faut pas forcer, lavons le linge sale en famille, faisons  du wakhtaan… » a dit l’ancien ministre de Wade, Farba Senghor ce mercredi dans un entretien avec nos confrères de RFM

Retrait des cartes d’électeurs : près de 400 000 cartes en souffrances dans les préfectures

https://actusen.sn On en sait un peu plus sur le nombre de cartes d’électeurs non encore retirées. En effet, selon Enquête, 385 000 sont en souffrances dans les préfectures. Les cartes issues de la refonte du fichier avaient été évaluées à 6 050 000, celles issues de la révision à 440 000 environs. Le canard signale que la grande équation qui reste à être résolue, c’est le nombre de cartes d’électeur à rééditer à cause de la modification de la loi électorale.

Groupe Wal fadjri : Ahmed Khalifa Niass « prêt » à payer les salaires des employés

Seneweb.com |Ahmed Khalifa Niasse se dit prêt « à payer le salaire du mois de décembre à tout employé de Wal fadjri qui se sera présenté à la comptabilité du Palais muni de son bulletin de salaire du mois de novembre ». Il l’a fait savoir, ce jeudi, au Bureau de presse du palais Ahmadyana.

Le frère de Sidy Lamine Niass, rappelé à Dieu le 4 décembre dernier des suite d’une attaque cardiaque, à l’hôpital Principal de Dakar, d’indiquer qu’il « en sera de même les mois suivants jusqu’à la nomination d’un administrateur judiciaire ».

« Cette initiative est faite pour honorer la mémoire de son défunt frère. Il en fera de même pour les factures d’eau et d’électricité qui lui seront présentées. Cette offre couvre également le domicile du regretté Sidy Lamine Niasse », a-t-on ajouté dans le communiqué reçu par Seneweb à ce propos.

Par ailleurs, le Bureau de presse du Palais Ahmadyana a informé qu’il « a en sa possession un document sonore prouvant qu’un agent de Wal fadiri est en train de comploter en exploitant la naïveté de l’un des héritiers de feu Sidy Lamine Niasse pour bazarder Walfadjri, en le vendant à l’Apr afin de lui servir d’outil de campagne. Ce qui est en violation de la volonté du défunt ». Et que « l’héritier en question cherche à s’enfuir avec l’argent en France où il réside ».

La cellule de communication de poursuivre : « concernant l’agent lui, il se contentera d’une commission de 10 %. C’est à dire des centaines de millions pour s’offrir une retraite dorée ».

Ahmed Khalifa Niass n’a pas encore décidé de mettre en ligne ledit document. Il dit « se réserve(r) le droit d’en faire l’utilisation adéquate le moment venu ». Toutefois, le Bureau de presse a renseigné que le document en question a été enregistré dans le salon d’une haute autorité étatique, par ailleurs haut responsable de l’Apr ».Awa FAYE

Boubacar Camara, candidat à la présidentielle : « Je ne suis ni un candidat de substitution, ni un aventurier, je veux remettre le Sénégal sur les rails du développement »

https://www.dakaractu.com Il n’est pas un professionnel de la politique, mais Boubacar Camara puisque c’est de lui qu’il s’agit, veut bousculer les “normes”. L’homme ne cache rien de son envie d’en découdre avec le pouvoir en place. Technocrate de renom, il a fait son entrée dans un milieu aussi hostile que « l’arène politique », mais n’entend surtout pas être le souffre douleur de qui que ce soit. L’ancien Directeur de la Douane en a déjà donné la preuve en réunissant le nombre de parrainages requis pour le dépôt de son dossier de candidature. Emmené par la Coalition Fippu (révolte), il veut créer la surprise sans vouloir être prétentieux. Son heure a-t-elle sonné ? Il en est convaincu et ne veut surtout pas entendre parler de défi. Sa candidature, clame-t-il, est motivé par son désir ardent de rendre au Sénégal tout ce que “ce pays m’a donné”. Pour le redresser, Boubacar Camara et son équipe ont réfléchi sur une feuille de route dans laquelle rien n’est laissé en rade. De l’éducation à la santé, en passant par la gestion des ressources naturelles, l’ancien homme de confiance de Karim Wade tient à remettre le Sénégal sur les rails du développement.  Si l’ancien “gabelou” a cette ambition, c’est parce qu’il disqualifie l’actuel tenant du pouvoir. Boubacar Camara se permet même de tourner en dérision Macky Sall avec ses milliards obtenus en France, au terme de la réunion du Groupe consultatif de Paris. Pour lui, “c’est de la poudre aux yeux”. Ils ont obtenu des engagements de financement. Ce qui ne signifie pas grand chose à mon goût”, rétablit l’expert maritime. Boubacar Camara est pour le moment, le seul candidat de l’opposition à avoir pris l’engagement de ne pas pencher du côté de Macky Sall si jamais ce dernier se retrouvait avec un autre candidat de l’opposition au deuxième tour.

«Journée du Souvenir»:17 Années après, le Ps célèbre Senghor

https://www.dakaractu.com/ Débutées le samedi 15 décembre dernier, les festivités de commémoration du décès du Président Léopold Sédar Senghor par le Parti Socialiste vont se poursuivre au cours du week-end. C’est ainsi qu’après une journée de don de sang samedi 15 décembre, ce jeudi 20 décembre 2018, le Secrétaire général du Parti socialiste, à la tête d’une délégation, déposera une gerbe de fleurs sur la tombe du Président SENGHOR, au cimetière de Bel Air. Cette 17ème édition de la « journée du souvenir » sera également marquée par la tenue d’un panel, sur le thème : SENGHOR : Actualité d’une pensée multidimensionnelle, le samedi 22 décembre 2018, à 10 heures, sous la présidence du Secrétaire général, le Président Ousmane Tanor DIENG. La soirée culturelle traditionnelle qui se tiendra le même jour, à partir de 22 heures, dans la salle du Comité central, mettra fin à la 17ème édition de la « Journée du Souvenir », en hommage au Président Léopold Sédar Senghor.

 GROUPE CONSULTATIF DE PARIS : Une ombre de lumière ! Par Malick Gakou

Le 17 décembre 2018, le Gouvernement de Macky SALL annonce aux sénégalais une pluie de promesses de financement évalué à 7700 milliards FCFA de la part des bailleurs de fonds pour le lancement de la deuxième phase (2019-2023) du Plan d’actions prioritaires (PAP) de son PSE.
Au-delà des dépenses faramineuses et de prestige qui ont été engagées sur le dos des contribuables sénégalais durant les travaux préparatoires, la réunion du Groupe Consultatif de Paris marque une phase très sombre de l’histoire financière du Sénégal en matière de gestion budgétaire et de viabilité des finances publiques. Aussi, il est à dénoncer avec véhémence les modalités et schémas de financements proposés qui ne respectent pas les conditions optimales de coûts et de risques sur le marché.
Un regard rétrospectif sur la mise en œuvre de la 1ère phase du PAP montre de graves défaillances techniques et budgétaires
Un bref diagnostic de la première phase du PAP (2014-2018) révèle un montant 9685,6 milliards de FCFA annoncé comme scénario optimiste à travers des sources identifiées que sont l’Etat (43,4%), les partenaires techniques et financiers (40,4%) ainsi que le secteur privé national et international avec le Partenariat Public Privé (16,3%).
A l’arrivée, le financement acquis a été évalué à 5737,6 milliards de FCFA avec un taux faible d’exécution qui s’est situé à 32,82%. Sur la période 2014-2017, quatre cent six (406) projets du PAP 1 prévus dans le PTIP sont restés en attente du premier décaissement (décaissement nul). Du côté des PTF, les financements programmés et non exécutés se situent à 375,446 milliards de FCFA.
Par ailleurs, il est déplorable et inquiétant de noter une absence totale du financement privé dans les projets PPP. Sur les 1111 milliards de FCFA qui étaient attendus du secteur privé, aucun financement n’a été réellement obtenu. Aussi, les projets du PAP 1 à financement PPP n’ont jamais fait l’objet de processus de maturation et d’études de préfaisabilité. Ce qui prouve à suffisance le manque de sérieux des projets et programmes déclinés dans le PSE.
Le financement de la deuxième phase du PAP (2019 – 2023) va accélérer la spirale d’endettement du Sénégal
Le stock de la dette publique s’est établi en 2017 à 6010,5 milliards de francs CFA (dont 4664,5 milliards de dette extérieure et 1346 milliards de dette intérieure) contre 4112,9 milliards en 2014, soit une hausse de 46,1%. Le service de la dette extérieure qui était de 106,5 milliards en 2014 soit 19,3% du total service de la dette est passé à 229,5 milliards en 2017 soit 31,7% du total service de la dette de l’Etat du Sénégal.
Ajouté aux échéanciers contractuels sur les projets en cours (Diamniadio, TER, BRT, etc.), le financement attendu de la réunion du Groupe Consultatif de Paris va inéluctablement porter le niveau d’endettement du Sénégal à un taux supérieur à 70%. Cette spirale de la dette financière ajoutée au déficit public qui est toujours en deçà de la norme exigée par l’UEMOA constitue une réelle menace sur l’équilibre de nos finances publiques, amoindrit l’espace budgétaire et crée un climat d’incertitude face à l’avenir des générations à venir.
Cette situation est d’autant plus alarmante que le niveau d’endettement du Sénégal dépasse de loin les niveaux observés dans les pays tels que le Mali (35,2%), la Côte d’Ivoire (33%), le Burkina Faso (32%) qui sont de meilleurs élèves en matière de maitrise de la dette.
Si le rythme de croissance de la dette se maintient d’ici 2024 sur une population estimée à près de 16 00 000 habitants, nous-mêmes et nos enfants auront à rembourser en moyenne une dette individuelle de près de 10 000 000 FCFA, ce qui est inacceptable ! Cette dette galopante va absorber et plomber une part très importante de l’épargne et servira donc à couvrir des dépenses de consommation ou de fonctionnement courant plutôt que des investissements structurels.
La deuxième phase du PSE ne permettra pas d’atteindre une croissance inclusive car les préoccupations et attentes des sénégalais ne sont pas prises en compte
Les projets et programmes d’investissements à fort impact socio-économique à travers une croissance inclusive doivent faire l’objet d’une inscription au rang de l’exécution des investissements prioritaires.
Objectivement, les taux de croissance ambitieux proclamés et les effets d’annonce d’un Sénégal prospère et viable pour les prochaines années de la mise en œuvre du PSE 2 ne pourront être atteints.
La question primordiale est de savoir si le PAP 2 apportera des solutions aux handicaps structurels et persistants qui pèsent sur l’économie nationale au titre desquels, la faible résilience aux chocs exogènes, l’absence de maitrise de l’eau, les conditions difficiles de financement de l’économie nationale, l’impact des aléas climatiques, la faible compétitivité de l’industrie confrontée à un mode de consommation d’avantage tourné vers l’importation, le poids exorbitant de la fiscalité sur les revenus et sur l’entreprise, l’inefficacité des dépenses publiques etc.
La réponse est évidemment non ! D’abord, les études de préfaisabilité et de faisabilité financières des projets et programmes du PAP 2 n’ont pas été rigoureusement menées.
Ensuite, le PAP 2 n’est pas résolument orienté vers un développement du capital humain (éducation, formation et santé), la viabilité de l’entreprise nationale, la relance de l’économie rurale, l’approfondissement du secteur financier afin d’assurer une bonne prise en compte des problèmes de financement et, d’une manière générale du renforcement de la compétitivité de l’économie nationale.
Je ne peux manquer également de souligner que les objectifs du financement de la deuxième phase du PSE ont été uniquement déterminés sous la forte influence des dates de l’agenda politique sans tenir compte des contraintes inhérentes à la préparation et à la mise en œuvre des projets d’investissement et des délais d’impact de la réalisation de ces projets sur la croissance et le comportement adéquat de l’économie.
Notre économie est marquée depuis sept ans (2012 – 2018) par une évolution très faible de son taux de croissance et qui reste plombée par deux contraintes structurelles : l’insuffisance des investissements (privés notamment) nécessaires au renforcement de la productivité et un niveau de compétitivité de notre production nationale qui est incapable de porter le flambeau de la croissance.
La croissance du PIB réel est passée de 4,4% en 2012 à 3,5% pour 2013 pour se situer à 4,3% en 2014, 6,5% en 2015, 6,6% en 2016, 6,7% en 2017 et 6,8% en 2017.
Les prévisions disponibles pour l’année 2018 porteraient ce taux à près de 7,0%. Sur la période 2019-2023, le taux de croissance devrait ressortir en moyenne à 8,9% qui est déjà en dessous des taux à deux chiffres qui ont été annoncés à l’entame du PSE 1.
Nul doute que le PSE 2 arrivera aux mêmes résultats. Les mêmes causes vont produire les mêmes effets avec une accélération dynamique de la pauvreté et de la précarité des ménages.
Aussi, je continue à penser que le niveau de croissance attendu de la deuxième phase du PSE, 2019-2023 (8%) ne permettra pas d’avoir un décollage permettant d’engranger des progrès dans le domaine du développement humain.
Le taux de croissance moyen attendu est estimé voisin du croit démographique, ce qui signifie en termes clairs que la création de richesse va rester très insuffisante pour inverser durablement l’approfondissement de la pauvreté, notamment au sein de l’économie rurale dont la contribution à la formation du PIB n’a cessé de se dégrader sous l’influence des contraintes lourdes qui ont continué de peser sur notre agriculture. Malick GAKOU Docteur en Economie Ancien Ministre Président du GRAND PARTI

KOKI : le candidat Macky Sall inaugure l’ancienne gare ferroviaire réhabilitée à cent (100) millions de francs CFA Par Mody Niang

Le candidat Macky Sall a démarré sa campagne électorale depuis plusieurs mois. Dans cette perspective, il passe le plus clair de son temps à poser des premières pierres et à inaugurer des infrastructures. Ainsi, le 20 décembre 2018, il a inauguré en grande pompe l’autoroute ‘’Ila Touba’’, probablement l’une des plus chères du monde. Longue de seulement 112 km, elle traverse un terrain sablonneux avec comme seuls obstacles quelques rares arbres. Elle nous aura pourtant coûté 416 milliards de francs CFA. Le 22 décembre 2018, ce sera au tour de l’ancienne gare de Koki d’être inaugurée par le candidat Sall. Du moins, c’est ce qui se prépare intensément au village. Cette gare faisait partie des plus coquettes du pays et l’idée de la réhabiliter est à saluer. Elle le serait davantage, bien sûr, si le coût de la réhabilitation n’était pas exorbitant. Cent millions (100) de francs CFA pour réhabiliter cette vieille gare, c’est quand même beaucoup ! Ce coût a été annoncé pour la première lors de la tenue d’un Comité local de Développement (CLD). L’assistance était naturellement ébahie. Elle l’était encore plus quand un participant, le Maire de Ndiagne ou son adjoint déclara que leur mairie, toute neuve (R+1), leur a coûté soixante-quinze mille (75) millions. Donc, 100 millions pour réhabiliter la gare de Koki, cela dépasse l’entendement. Avec un tel montant, on peut construire deux gares toutes neuves. En attendant d’en avoir le cœur net un jour – et ce jour viendra forcément  – arrêtons-nous sur sa destination ! Il semble qu’elle a été déjà équipée et abritera un ‘’centre de recherches et d’essais’’ qui dépendra du Ministère de l’Enseignement supérieur. D’ores  et déjà, des jeunes gens seraient en train d’être recrutés pour meubler les différentes salles le jour J. C’est, du moins, le bruit qui court avec insistance dans le village.
En tant que vieil enseignant et fils du village (doomu dëkk ba), je ne peux pas ne pas me poser certaines questions : qui a donné ce nom de ‘’centre de recherches et d’essais’’ à l’ancienne gare ?  Qui a fait du Ministère de l’Enseignement supérieur le Ministère de tutelle ? Qui recrute ce qu’on pourrait appeler déjà les stagiaires ? Le Sous-préfet, représentant dans la localité le Président de la République et tous les ministres, le maire, le proviseur du lycée, un représentant du Ministère de tutelle, l’association des parents d’élèves, etc., ont-ils été associés à l’ensemble des démarches et des décisions qui ont été prises ? Si ce n’est pas le cas, de qui viennent les décisions unilatérales ? Sont-ils habilités à les prendre seuls et à quel titre les prendraient-ils ?
Moi, vieil enseignant, si je devais donner mon humble avis, la nouvelle structure s’appellerait ‘’Centre d’enseignement ou de formation technique et professionnel (le)’’ et aurait pour Ministère de tutelle celui de la ‘’Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat’’. Ce nom devrait d’ailleurs être trouvé par consensus, après avis de toutes les parties prenantes, celles-ci étant les hommes et les femmes qui auront pour charge la gestion du Centre. Il leur reviendra aussi de définir, avec le Sous-préfet, le représentant du Ministère de tutelle, le profil des jeunes gens qui seront recrutés sur la base du mérite, et d’élaborer le programme qui leur sera proposé. Quoi qu’il en soit, le Centre ne devrait, en aucun cas, être la propriété exclusive de quelques personnes. Il ne peut être qu’un établissement public, donc la propriété de toute la collectivité.
Je souhaiterais aussi donner mon humble avis sur d’autres questions relatives au village, à notre village à nous tous. La réhabilitation de l’ancienne gare est une excellente idée, comme la construction de la Brigade de gendarmerie dont j’espère que le coût sera raisonnable. Le village, qui compte aujourd’hui 20 000 habitants au moins et abrite l’un des plus grands instituts islamiques du pays, a d’autres préoccupations. L’un des plus grands problèmes des populations, c’est l’eau, l’eau potable et douce. L’eau du seul forage construit dans les années 1970 est trop salée. On la boit en grimaçant. On ne peut l’utiliser ni pour faire du maraîchage, ni pour arroser de jeunes arbres. Au fur et à mesure que la nappe baisse, l’eau devient plus salée encore. Elle va baisser de plus en plus car, au moment où le forage était construit, la population du village n’atteignait pas 10000 habitants. Elle en était même loin. Le village a aujourd’hui grandi, beaucoup grandi, notamment avec des villages environnants qui sont venus se fondre dans les quartiers périphériques. Donc, les populations seraient comblées si un second forage leur était construit.
Le village a besoin aussi d’être mieux éclairé. La nuit, les quartiers périphériques – pas seulement d’ailleurs  – sont plongés dans une obscurité totale, ce qui fait le bonheur des voleurs de bétail et autres malfaiteurs. Le village compte, en outre, énormément de jeunes qui se contentent, faute de mieux pour leurs distractions (danses, théâtres, etc.), de l’ancienne maison de commerce que nous utilisions dans les années 60. Comme tous les jeunes du pays, ils seraient reconnaissants aux autorités nationales de leur construire un ‘’Espace jeunes’’. Je pense aussi – pourquoi ne pas rêver  – à une piste qui relierait la Commune de Koki à celle de Ndiagne, distantes seulement de sept à huit kilomètres. Cette piste faciliterait les déplacements et les échanges entre les deux communes dont chacune abrite un gros marché hebdomadaire. La piste aurait pour autre avantage, substantiel celui-là, de nous éviter de passer par Ouarack pour aller à Ndiagne et de gagner ainsi un nombre non négligeable de kilomètres. Une piste existe déjà, qui part de l’Institut islamique et passe par Kanène Alle, Kanène Khar et l’un des deux thieuyène. Il suffit de la protéger vers Ndiagne.
Nous avons aussi pour préoccupation, que nous partageons avec Louga, Darah étant déjà servie avec la construction de la route Touba-Darah, Darah-Linguère, la réhabilitation de la route Louga-Darah et Ouarack-Ndoyène. La réhabilitation de ces quatre routes était dans le même programme rendu public par Agéroute. Les deux dernières attendent encore. Peut-être que nos responsables politiques respectifs sont moins actifs que les autres.
Je ne peux pas ne pas rappeler que, lors du Conseil des Ministres délocalisé à Louga le 20 décembre 2012, le Président de la République s’est engagé à investir 250 milliards de francs CFA dans la Région. Selon le Gouverneur Alioune Badara Mbengue, les engagements ont connu un taux de réalisation de 52,37%. En d’autres termes, 130 931 951 073 F CFA ont été investis dans la Région. Le Gouverneur s’exprimait ainsi devant la presse à l’issue d’une revue des programmes et réalisations des engagements du conseil des ministres décentralisé avec l’implication des services techniques administratifs et des autres partenaires de l’Etat. Combien la Commune et l’Arrondissement de Koki ont-ils reçu de ce pactole ? Cette question mérite quand même d’être posée aux populations de Koki. Le 24 février 2019, leur choix dans l’urne devrait dépendre (aussi) de la réponse à cette question. Avant d’introduire son bulletin de vote dans l’urne, on doit se poser la question plus générale : qu’a-t-il fait pour mon village, le candidat sortant, depuis sept ans qu’il dirige le pays ? Alors, seul, devant DIEU, on fait son choix, en fonction de la réponse à cette question qu’on s’est posée.
Pour terminer, je précise qu’en publiant ce texte, je ne m’érige pas en défenseur des populations de Koki qui ont choisi librement, depuis plusieurs années, de renoncer à leur citoyenneté et aux droits importants y afférents. Je respecte leur choix, même si je le comprends difficilement. J’ai écrit ce texte en mon nom propre, en ma qualité de fils du village dont l’avenir ne peut en aucune façon me laisser indifférent. Depuis quarante ans, je me prononce publiquement sur la manière dont mon pays est gouverné. Je devrais pouvoir le faire pour mon village. Personne, je crois, ne devrait me le reprocher.
Dakar, le 20 décembre 2018 Mody Niang, doomu Koki

Pour une Assemblée de rupture et de qualité, tant voulue, nous sommes tombés, malheureusement, sur celle de députés « gladiateurs» ?Par Mandiaye Gaye 

On aurait pu dire, parfaitement, aujourd’hui, honte à notre Assemblée nationale ! Non pas parce que nos députés débattent, contradictoirement, sur des questions à l’ordre du jour, comme cela se fait, naturellement et, partout dans le monde et au sein des Assemblées où deux camps adverses s’affrontent, démocratiquement. Et, en fait, c’est la raison, de cette bagarre ridicule de chiffonniers qui nous pose problème. Parce que celle-ci n’a aucun rapport, nullement, avec les préoccupations essentielles des populations sénégalaises. Alors que ce sont elles que nos députés ont la mission de s’occuper et défendre. Autrement dit, cette bagarre à laquelle nos députés nous imposent d’assister, malgré nous, relève de conflits d’intérêt crypto personnel et bassement matériel, entre eux. Oui, c’est l’unique prétexte de cette bataille pour privilèges. C’est donc une bagarre, bien loin des joutes pour faire avancer le pays et répondre à la demande sociale des Sénégalais. Franchement, j’ai envie de reprendre pour mon compte, à propos de notre Assemblée nationale, l’expression qui disait que : « les bandits ne se disputent et se battent qu’à l’heure du partage du butin »Et, c’est bien le cas ici.
La preuve, n’avons-nous pas bien observé et remarqué que, depuis l’installation de  cette Assemblée nationale, nos députés, tous confondus, ne se sont point, intéressé aux questions essentielles et sérieuses relatives aux préoccupations des populations, telles que leur bien-être ou l’amélioration de leurs conditions sociales de vie ?
En outre, avons-nous entendu, une seule fois, nos députés faire le moindre bruit, lorsqu’il s’agissait de leur attribuer, de façon scandaleuse et injuste, tous ces nombreux privilèges sur le dos du contribuable sénégalais, tels que : les luxueuses et rutilantes voitures 4×4 ; les terrains nus ; les sukëru koor ; les moutons de Tabaski ; les indemnités de logement ; les passeports diplomatiques en faveur de leurs nombreuses « épouses », etc. ? Tout cela, en sus de leurs salaires, dans une totale « discrétion » ou opacité, du genre dessous de table. Est-ce que, l’un quelconque d’entre eux s’est, une seule fois, offusqué ? Ou bien que l’un d’eux a eu à dénoncer le caractère, frauduleux et injuste, ou que, ces avantages à eux accordés soient vraiment excessifs ? Ou alors, qu’ils aient jugé la mesure inconvenable au moment où les populations sénégalaises souffrent de leur mal vivre ?
Et,, certains d’entre eux, pour justifier leurs privilèges scandaleux, ne trouvent, d’ailleurs, rien d’autre à dire, que cet argument boiteux et ridicule, selon lequel l’Assemblée nationale disposant, d’une autonomie financière, peut donc, faire de son budget ce que bon lui semble. C’est, comme qui dirait que l’institution pouvait trouver de l’argent, ailleurs, qui n’appartiendrait pas aux contribuables sénégalais.
Voilà pourquoi, ces évènements honteux, dans leur essence, ressemblent pour moi à une scène de théâtre, dont les acteurs ne sont autres que nos fameux députés. C’est une scène de théâtre affligeante et décevante de leur part. Surtout, lorsqu’ils veulent, malgré tout, prendre les Sénégalais comme leurs arbitres, alors qu’ils les ont, profondément, déçus, sans le savoir. Alors, qu’ils étaient considérés, comme d’honorables personnes, mais leur comportement indigne démontre tout le contraire.
C’est quand même grossier, de la part de ces gens-là, surtout, lorsqu’ils essayent de faire le parallèle ou la comparaison entre cette situation, à savoir celle d’un parti incapable de régler ses conflits internes, par rapport à celle du 23 juin 2011. C’est du culot d’avoir même osé parler d’un « 23 juin bis ». Nos députés, auraient dû plutôt se bagarrer pour voter des lois justes et démocratiques qui feraient avancer le pays. Mais non, ils ont, malheureusement, opté, au contraire, pour la bataille des postes de sinécure et des privilèges à leur faveur. Il est, indécent et triste pour un élu de se bagarrer au sein de l’hémicycle pour des avantages pécuniaires, au détriment du reste du peuple!
A y regarder de plus près, c’est bien, une parfaite conspiration entre députés de la majorité et de l’opposition donc, une manigancée, contre ceux qu’ils sont censés représentés, c’est-à-dire les Sénégalais.
Avons-nous jusque-là, appris, une seule fois, un seul groupe de députés, par honnêteté intellectuelle, éthique ou devoir de mission parlementaire, s’élever contre toutes ces anomalies ? Ou alors, un groupe de parlementaires se dressait contre les manquements constatés et relevés depuis fort longtemps, à l’Assemblée nationale ainsi que les privilèges exorbitants qui leur sont attribués, ou bien ceux attribués aux membres du gouvernement ? Jamais !
Pourquoi donc, lorsqu’il s’agit de bénéficier de privilèges ou jouir des délices du pouvoir, les députés gardent, par devers eux, le silence de mort complet, pour que le peuple n’en sache rien ? Et, dans de pareils cas, nos élus conspirent et s’arrangent pour que rien ne s’ébruite de l’institution vers les populations. Ce n’est donc, que lorsqu’il s’agit d’attribution de postes de sinécure, dont le nombre  ne peut suffire à tous, que nos députés se chamaillent et se bagarrent, à mort, pour être parmi les bénéficiaires. Et souvent, ce sont les perdants qui, se sentant lésés dans le partage de « bouki », vendent la mêche, font du boucan et déclenchent les hostilités pour se faire entendre hors de l’hémicycle, d’abord. Et ensuite, ils portent l’information à la presse et, la rend publique, par opportunisme pour bénéficier, éventuellement, de l’appui ou du soutien des populations. Mais, par contre, lorsque tout marche comme sur des roulettes, entre eux, généralement, dans ce cas-là, c’est le peuple qui trinque et paie les pots cassés.
Donc, ce n’est que lorsque le torchon brûle entre eux, en particulier, hors de la période d’élections législatives, qu’ils cherchent et veulent que le peuple se range d’un côté ou de l’autre. Ce qui n’est pas acceptable ! D’ailleurs, le peuple, au regard de ce qu’il a constaté de visu, devrait bien prendre bonne note de tout cela, en direction des élections à venir. A présent, le peuple sait ou devrait savoir, fort instruit par tout ce qui précède, qui faudrait-il envoyer, réellement à l’Assemblée nationale, comme digne et authentique représentant du peuple, à l’Assemblée nationale. A savoir de vrais honorables députés, pleins d’éthique, au service du peuple pour défendre ses intérêts bien compris. Mais non, des députés, comme c’est le cas actuellement, qui  iront, à l’Assemblée, uniquement pour se sucrer sur le dos du peuple.
Ainsi, nous sommes tous avertis et bien prévenus par ce qui s’est passé et, se passe encore au sein de notre Assemblée nationale durant cette législature. En conséquence, en peuple averti et responsable, il nous faudra tirer les leçons de tout ce passé afin de bien nous en servi, utilement, demain.
Au demeurant, nous devons, particulièrement, noter une bonne fois pour toutes, qu’il n’est point indiqué, d’envoyer n’importe qui, comme député, à l’Assemblée, comme s’il s’agissait juste de remplir un panier de crabes et non, d’une sélection rigoureuse de gens aptes, à tout point de vue, saints d’esprit avec des qualités intrinsèques et suffisamment responsables pour légiférer valablement. Disons qu’il est formellement déconseillé, dans les États où la démocratie est rigourusement respectée, d’avoir une Assemblée nationale godillot, avec des députés, comme les nôtres.
Assurément, au regard du travail sérieux attendu d’un député, celui-ci devrait bien répondre, obligatoirement, à un minimum de critères requis pour être un candidat à la députation. Ne serait-ce que, par exemple, la lourde responsabilité de voter des lois, l’on ne devrait pas, toute démagogie mise à part, confier une si lourde tâche, à des gens qui savent à peine lire et écrire correctement. Il faut beaucoup plus pour avoir une Assemblée nationale de qualité et au moins compétente pour légiférer. Et, dire que des élus peuvent même être illettrés, c’est une pure démagogie politicienne inacceptable .Disons que c’est une farce de mauvais goût des pouvoirs en place pour disposer d’une Assemblée béni oui oui pour ne pas dire inculte. Osons espérer, que dans les prochaines réformes des institutions de la République,  l’on accordera, immanquablement, plus importance à l’Assemblée nationale et tout, particulièrement, à la fonction et la qualité du député du peuple. Naturellement, auparavant, la qualité du candidat à la députation doit être revue et corrigée de fond en comble. Oui, si nous voulons, véritablement, avoir une Assemblée nationale de rupture et de qualité capable de comprendre et de maîtriser la langue avec laquelle les textes sont écrits. Cette exigence capitale, de rupture et de qualité, est aussi valable pour les candidats à la présidence de la République.
A Présent au Sénégal, les élections, toutes confondues, constituent une véritable traite pour certains politiciens. Ainsi, en lieu et place d’être des serviteurs du peuple, ils profitent de cette opportunité pour se servir et s’enrichir avec les siens. Par conséquent, une manipulation et interversion, c’est ce triste sort que certains politiciens véreux réservent au noble rôle de la politique, dans une société. Pourtant, un rôle incontournable, si politique est entendue, comme l’art de diriger la cité ou bien : « les actions prévues ou mises en œuvre par une institution, une organisation, un parti, un Etat, une entreprise, un individu… en vue d’atteindre un objectif préalablement fixé. » Mandiaye Gaye Le 20/12/2018

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 21/12/2018

RECTIFICATIF

Nous avons publié par inadvertance un texte sur la campagne de commercialisation de l’arachide à Ziguinchor dans lequel les opérateurs réclament plus de 6 milliards à la Sonacos. Nous avons confondu ledit texte avec celui que nous avons publié aujourd’hui à la page 4. Toutes nos excuses aux lecteurs de «L’As», à la Sonacos et aux opérateurs.

La Cour s’oppose au renvoi

Le renvoi sollicité par les conseils de la défense n’a pas prospéré devant la Chambre criminelle de la Cour suprême. En effet, le président Amadou Baal, a tout simplement décidé de retenir l’affaire après moult tentatives de la défense pour solliciter le renvoi. Acculé par cette demande pressante des avocats, le président n’a pas manqué de sortir de ses gonds. «Le renvoi est refusé et rien ni personne ne poussera la Chambre à changer d’avis», fulminet- il. Une décision cependant précipitée, puisque le président de la chambre n’avait pas encore donné la parole aux avocats de la Ville de Dakar, eux aussi, partie au procès.  Ces derniers ont profité de cette omission pour revenir à la charge. «On est dans une parfaite illégalité », tonne Me Ousseynou Gaye qui fustige l’attitude de l’ancien directeur de cabinet de l’ex-ministre de la Justice, Mimi Touré. Toutefois, le président Amadou Baal a accédé à la jonction de certaines affaires.

Il y a 17 ans disparaissait Senghor

Il y a dix sept ans, jour pour jour, disparaissait le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor. Le Parti socialiste, comme à l’accoutumée, a commémoré l’anniversaire de la disparition de son fondateur. Le secrétaire général du Ps Ousmane Tanor Dieng, à la tête d’une forte délégation, et des amis du Président poète, notamment Me Boucounta Diallo, ont déposé des gerbes de fleurs sur la tombe de Senghor, au cimetière catholique de Bel Air. Le président du Haut Conseil des collectivités territoriales (Hcct) dira que leur déplacement est un acte de gratitude et de reconnaissance à l’endroit de celui dont ils sont les héritiers politiques. A l’en croire, il est encore prouvé que Senghor est un homme multidimensionnel. Selon le leader du Ps, le hasard fait qu’on se rend compte que Senghor est un visionnaire en ce qui concerne les mathématiques. Ahmet Seydi à qui Senghor avait confié la création de l’Institut de recherches et d’études en maths à Gorée, dit-il, renseigne que le Président- poète était un homme multidimensionnel. «On pensait qu’il était un poète, un écrivain, un administrateur, mais il se trouve qu’il est un mathématicien », soutient Tanor Dieng.

Il y a 17 ans disparaissait Senghor (bis)

Restons avec la commémoration de l’anniversaire du décès de Senghor pour dire que les socialistes ne se sont pas limités à un dépôt de gerbes de fleurs. Il est prévu, selon Ousmane Tanor Dieng, un colloque le samedi 22 décembre avec comme thème: « Senghor, un homme multidimensionnel ». Pour le leader du

Ps, la pensée du fondateur de leur parti est d’actualité et il serait bon qu’on le fasse connaître aux jeunes. Interpellé sur l’héritage politique de Senghor, Tanor soutient qu’il est intact et conforme à son histoire. A l’en croire, l’histoire du Parti socialiste est ponctuée de tiraillements, de divisions et ensuite de fusions et de retrouvailles. Mais, tient-il à rassurer, le parti fonctionne normalement parce que certains quittent et d’autres arrivent. Fier d’être un héritier de Senghor, Ousmane Tanor Dieng retient surtout de ce dernier l’organisation et la méthode.

Tarif de l’autoroute à péage «Ila Touba»

L’autoroute à péage «Ila Touba» est ouverte à la circulation depuis hier. Le Président Macky Sall a annoncé hier, lors de l’inauguration de l’autoroute, que le tarif du péage ne va pas dépasser la somme de 5 000 francs à partir de Dakar. Ceux qui empruntent l’autoroute « Ila Touba » à partir de l’aéroport International Blaise Diagne de Diass pour se rendre à la capitale du mouridisme vont devoir débourser la somme de 3 000 francs CFA.

Bilal de «L’As» décroche le prix du meilleur reportage

Consécration pour Seydina Bilal Diallo, journaliste-reporter dans votre quotidien préféré. Il a été primé pour avoir remporté le meilleur reportage du prix «Ethique et Excellence dans le Journalisme» décerné par l’école de Journalisme et de Communication (E-Jicom). Bilal comme on l’appelle affectueusement est lauréat dans la catégorie presse écrite. Il a obtenu ce sacre grâce à son dossier sur «La filière anacarde entre Ziguinchor, Bissau et Banjul ». Il aborde dans ce dossier la manne financière générée par les noix d’anacarde, l’existence d’une économie et de guerre et le marché noir entre autres. Le travail a été évalué par un jury composé entre autres de Tidiane Kassé et de Jean Meissa Diop.

Galère des journalistes à l’inauguration de «Ila Touba»

Comme il est de coutume lors des rencontres institutionnelles, surtout celles présidées par le chef de l’Etat, les journalistes ont galéré lors de l’inauguration de l’autoroute «Ila Touba». Transportés à bord d’un bus, ils sont arrivés vers 14 heures sur le site où devait se tenir la cérémonie officielle. Il n’y avait aucune chaise sous la tente réservée à la presse. Ainsi, les journalistes ont été ballotés entre cette tente et celle en face du présidium réservée à d’autres invités. Finalement, ils étaient contraints de retourner à la tente destinée à la presse pour s’asseoir à même le sol, sur des tapis, pour faire leur travail. En plus de cet impair, ils ont travaillé le ventre creux, car ils n’ont rien mis sous la dent pendant toute la journée.

Foule à l’inauguration de «Ila Touba»

Il y avait foule hier, à l’inauguration de l’autoroute à péage «Ila Touba». Les gendarmes ont eu du mal à contenir les nombreuses personnes venues assister à la cérémonie. Bien avant le début de la manifestations, des jeunes supporters de Lat Diop ont envahi un espace encore non ouvert au public. Il a fallu l’intervention des gendarmes pour les dégager des lieux.

Coalition Karim président 2019

Les partisans de Karim Wade dénoncent l’attitude des tenants du pouvoir qui distillent des informations erronées sur leur candidat. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la cellule de communication de la «coalition Karim Président 2019» dément les rumeurs selon lesquelles une supposée rencontre entre Karim Wade et Macky Sall a eu lieu à Paris. Il s’agit, selon les libéraux, d’allégations dénuées de tout fondement. A travers ces informations distillées par des officines qui lui sont proches, indique la même source, le Président Macky Sall, «dont le désarroi est à la hauteur de la détermination de Karim Wade à lui faire face le 24 février 2019, tente désespérément de semer le doute dans l’esprit des nombreux électeurs qui ont décidé de rejoindre la «Coalition Karim Président 2019», pour mettre un terme à la dynastie Sall qu’il cherche à imposer aux Sénégalais pour cinq ans encore».

Barth réplique au Directeur du Coud

Réponse du berger à la bergère. Le maire de Mermoz Sacré Cœur n’a pas perdu du temps pour répliquer au Directeur du Centre des oeuvres universitaires de Dakar (COUD). Dans un communiqué, le chef du service des cités Khalifa Diagne avait prêté à Barthelemy Dias et Ousmane Sonko l’intention d’organiser une caravane au sein du campus universitaire avant de proférer des menaces contre ces deux responsables. Accroché par la presse à la Cour suprême hier, Barthelemy Dias a fait dans l’ironie en soutenant qu’il n’y a aucune autorité du Coud qui peut être leur interlocuteur. Il recommande au directeur du Coud de répondre aux rapports de l’IGE et de la Cour des comptes au lieu de chercher à divertir les Sénégalais avec son ridicule communiqué.

Plateforme «sama carte sama baat»

La société civile veut des élections libres et transparentes. Elle l’a fait savoir, hier, lors du lancement de la plateforme «sama carte sama baat». Une rencontre qui a mobilisé la crème de la société civile afin de mettre en place un mécanisme pour une élection libre et transparente. Selon le Professeur Babacar Guèye, la société civile accompagne les acteurs politiques depuis des décennies pour garantir des élections libres et transparentes. Elle sensibilise les citoyens sur le droit de vote. «Le travail ne se limite pas là. La  médiation entre les acteurs politiques commence à porter ses fruits. L’implication de la société civile pour la vérification des parrainages est un grand pas. C’est le premier pas de la médiation. Ce sont des négociations avec le Conseil constitutionnel qui ont abouti à cela», a soutenu Pr Guèye.

Plateforme «sama carte sama baat» (bis)

Ne quittons pas la cérémonie de lancement de la plateforme «Sama carte sama baat». Le Directeur exécutif de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé a décliné les objectifs de cette rencontre qui consiste à inciter les populations à récupérer leurs cartes d’électeur. A l’en croire, des activités sous forme de foras seront organisées sur l’ensemble du territoire. Il est prévu plus 300 foras dans les régions. A travers la campagne «sama baat», dit-il, ce sont les relais qui parrainent les populations. La société civile travaille de concert avec le ministère de l’Intérieur qui leur fournit les informations. Malgré les difficultés, la société civile est plus que jamais déterminée à mener à bien son travail. Moundiaye Cissé salue la disponibilité du  ministère de la Justice et la maturité du Conseil constitutionnel pour avoir accepté des observateurs. Il promet que la société civile veillera sur le déroulement du scrutin présidentiel. L’ambassadeur des Etats-Unis a pris part à la rencontre ainsi que le président de la Cena, Doudou Ndir. Le diplomate américain a promis que son pays va accompagner le Sénégal dans le processus démocratique.

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