Revue de Presse du Jeudi 20 Décembre 2018

UEMOA:la BCEAO conteste un rapport de FINACTU sur l’impact des accords de Bâle III sur le système bancaire dans la zone

 (Agence Ecofin) – Par la voie de sa chargée de la réglementation bancaire à la Direction de la Stabilité financière, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), Yaye Aminata Seck Mbow, a fortement contesté un rapport que vient de publier le cabinet FINACTU concernant l’impact de la mise en œuvre des accords de Bâle sur le système bancaire de la zone franc.

C’était à l’occasion de la conférence de présentation du rapport intitulé « Mille milliards FCFA ! Avis de tempête sur les banques de la zone franc » et réalisé par le cabinet FINACTU, le mardi 18 décembre à Abidjan.

En effet, ce rapport estime que plus de 1000 milliards FCFA (environ 1,7 milliard $) seront nécessaires aux 179 banques implantées dans la zone franc pour se conformer aux nouvelles normes prudentielles prescrites par les accords de Bâle III. Ceci à raison de 744 milliards FCFA (environ 1,3 milliard $) pour la zone UEMOA et environ 300 milliards FCFA (environ 521 millions $) pour la zone CEMAC.

Concernant particulièrement la zone UEMOA, ce sont plus de 69% des banques qui seraient touchées par les nouvelles exigences de Bâle III, selon le rapport. Parmi elles, toutes les banques présentes dans un seul pays seraient appelées à disparaitre, juge FINACTU.

« L’application de Bâle III risque d’être fatale aux banques mono-pays (présentes dans un seul pays : NDLR) au profit de grands groupes bancaires, surtout africains », estime Géraldine Mermoux, Directrice générale associée du cabinet FINACTU.

Une situation qui, selon le rapport, va forcer le marché bancaire de la zone à plus de « concentration et de consolidation ».

En plus de voir un bon nombre d’acteurs du secteur bancaire disparaitre, le rapport estime les banques vont devoir se réinventer avec plus de « stratégie », en se tournant vers des activités plus rentables et qui « consomment moins de capitaux propres », tout en « optimisant les frais généraux ».

« Un agenda caché » selon la BCEAO

Présente lors de la présentation de ce rapport, la chargée de la réglementation bancaire à la Direction de la Stabilité financière de la BCEAO, Yaye Aminata Seck Mbow, a ouvertement taxé ce rapport de « mensonger ». Dénonçant au passage « un agenda caché » en vue de semer la panique dans le système dans le système bancaire de l’UEMOA au profit de certains groupes bancaires internationaux.

« Les rédacteurs de ce rapport ont fait la preuve d’une méconnaissance totale de ce qui est Bâle III », a-t-elle renchérit.

Yaye Aminata Seck Mbow a, par ailleurs, soutenu que la méthodologie utilisée pour la rédaction de ce rapport était totalement mauvaise. Avec en plus des données utilisées qui sont purement « fausses » puisque se basant sur les données publiques des banques à fin 2016, avec certaines approximations.

Elle s’est, en outre, insurgée contre les informations contenues dans le rapport concernant la situation réelle des banques internationales, ou encore d’origine marocaines, présentes dans l’UEMOA. « Savez-vous que certaines banques nationales ont des fonds propres plus importants que des banques internationales d’origine marocaine et européenne présente dans notre zone ? Il donc totalement erroné de dire que toutes les banques mono-pays sont appelées à disparaitre », a-t-elle révélé.

La chargée de la réglementation bancaire à la Direction de la Stabilité financière de la BCEAO a, par ailleurs, précisé que la BCEAO a mené une série d’études auprès des banques de l’Union afin d’évaluer le véritable impact des mesures prudentielles édictées par Bâle III. Et les résultats de cette étude qui « se base sur des données plus fiables » a permis à l’institution de prendre les mesures idoines pour la sauvegarde et la stabilité du système bancaire de l’UEMOA.

Poursuivant, Yaye Aminata Seck Mbow, a estimé que, contrairement à d’autres pays tels que le Ghana, le Nigeria et même le Maroc où se situe le siège de FINACTU, la BCEAO avait adopté des mesures prudentielles beaucoup moins contraignantes en tenant compte des « réalités de notre zone ».

« Je ne comprends dons pourquoi FINACTU qui a son siège à Casablanca ne s’intéresse pas à l’impact de Bâle III sur le système bancaire marocain où les ratios de solvabilité réglementaire sont plus élevés que dans l’UEMOA, et préfère venir créer la panique dans notre zone », s’est-elle indignée.Nous reviendrons la semaine prochaine plus en détail sur ce rapport de FINACTU et les griefs exprimés par la BCEAO.Borgia Kobri

L’Affaire Khalifa SALL et divers autres sujets au menu

Dakar, 20 déc (APS) – L’affaire Khalifa Ababacar Sall revient au-devant de l’actualité, la Cour suprême devant statuer ce jeudi sur le recours introduit par les avocats de l’édile de Dakar, suite à sa condamnation pour escroquerie sur derniers publics, dans le cadre de la gestion de la « caisse d’avance » de la municipalité de la capitale.
Khalifa Ababacar Sall avait été condamné en mars dernier à 5 ans de prison par la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Dakar, un verdict confirmé jeudi par la Cour d’appel de Dakar. 

Il était poursuivi pour escroquerie portant sur un montant de 1,8 milliard de francs CFA, dans le cadre de l’affaire dite de la « caisse d’avance » de la ville de Dakar, dont le procès en appel s’était ouvert le 9 juillet dernier.

« Khalifa Sall face à son destin », titre par exemple le quotidien L’As, au sujet du pourvoi en cassation du maire de Dakar, qui sera examiné ce jeudi par la Cour suprême.

« Ses avocats demandent le renvoi », là où ses partisans « fusillent le président Macky Sall », écrit le même journal, dont la Une est illustrée par une photo de l’ex-maire de la capitale, tout de blanc vêtu, tête baissée et la main sur le front.

« Jour de vérité finale » pour Khalifa Sall, selon le quotidien Enquête. « L’affaire de la caisse d’avance connaitra un dénouement judiciaire définitif aujourd’hui », note ce journal.

« Khalifa Sall abat ses dernières cartes », relève Walfquotidien, pour souligner le fait qu’il s’agit d’un « jour décisif » pour l’ancien maire, un « ultime et suprême recours ».

 Le même titre revient également à la Une de Source A, qui fait état en plus des « 13 pourvois déposés » par l’ancien maire, candidat déclaré à la présidentielle de février prochain.

Sud Quotidien reste toujours dans le cadre de la justice, en soulignant que la candidature de Khalifa Sall est « entre les mains de la Cour Suprême », avant de revenir, également en première page, sur la prestation de serment de Mouhamadou Diawara et Abdoulaye Sylla, nouvellement nommés au sein de la plus haute juridiction du pays.

« Les 7 +Sages+ au complet », écrit Sud Quotidien, rapportant en page intérieure l’installation des deux juges lors d’une audience solennelle de la Cour suprême.

Le quotidien national Le Soleil, loin de la sphère judiciaire, s’intéresse à la visite du chef de l’Etat Macky Sall à Tunis. « Six accords de coopération signés », renseigne le journal via sa manchette avec en illustration une poignée de main entre les deux chefs d’Etat, Macky Sall et Béji Caïd Essebsi.

Dakar et Tunis veulent donner un « souffle nouveau à leur coopération bilatérale » avec ses accords dans plusieurs domaines dont l’éducation, les technologies de l’information et de la communication, l’économie numérique et la culture, renseigne le quotidien national.

Toujours en économie mais dans un tout autre domaine, la Tribune donne la parole à l’économiste Khadim Diagne qui se prononce sur les retombées du Groupe consultatif pour le Sénégal, tenu à Paris, à l’intention des bailleurs de fonds appelés à financer la seconde phase du Plan Sénégal Emergent (PSE).

« Le Sénégal n’a pas de secteur privé pour l’Emergence », écrit le journal, rapportant les propos de l’économiste sénégalais, selon qui « le vrai défi à relever est l’usage qui sera fait de la manne financière promise par les bailleurs ».
Des promesses de financement de 7356 milliards ont été faites par ces derniers lors de cette rencontre.

L’Observateur, de son côté, évoque à la marge le Groupe consultatif de Paris, objet de toutes les attentions cette semaine. « En marge du Groupe consultatif : Macky Sarkozy, la rencontre secrète de Paris », titre le journal.

« Me Robert Bourgi et Pierre Barret le conseiller diplomatique de l’ancien chef d’Etat français, présents à l’audience », ajoute L’Observateur.

 En politique, Vox Populi, le Témoin quotidien et le journal Le Quotidien assurent la garde. « Le +doxantu+ (promenade en wolof) mouvementé pour Barth et Sonko » au centre-ville de Dakar, titre le premier. « Cooptation de 7 membres de la société civile au Conseil constitutionnel : L’opposition dénonce des choix douteux…le pouvoir parle de faux débat », affiche le deuxième journal.
« A deux mois des élections : Le fichier en débat », peut-on lire à la Une du troisième quotidien en question.

Dans la rubrique société, Libération met le focus sur « des Sénégalaises au cœur d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Le journal écrit : « 7 jihadistes visées », avant de préciser que les mises en cause présumées, actives dans les bastions de l’Etat islamique en Afrique, « ont été identifiées en marge de l’affaire Aïda Sagna, écrouée à Dakar pour terrorisme après son expulsion de Lybie ».ADL/BK/PON

GISEMENT GRAND TORTUE : La commercialisation doit débuter en 2022 avec 2, 5 millions de tonnes (PDG)

Paris, 18 déc (APS) – Le directeur général de BP Sénégal, Géraud Moussarie, a annoncé mardi que pour des raisons de compétitivité, la commercialisation du gaz du gisement ‘’Grand Tortue-Ahmeyim ‘’(GTA) à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, doit ‘’débuter dès 2022’’.
La production ‘’commencera’’ au rythme de 2, 5 millions de tonnes par an, avant d’être ‘’portée jusqu’à 10 millions de tonnes’’ dans les phases suivantes, a-t-il indiqué lors du Forum des investisseurs privés du Sénégal à Paris.

‘’Notre projet GTA est complexe. Nos découvertes gazières sont en eau très profonde, de 2700 mètres de profondeur, ce seront les puits les plus profonds d’Afrique et à 110 kilomètres de nos côtes’’, a-t-il indiqué.

Selon lui, ‘’la technologie utilisée fait appel à toute l’expertise de la chaîne de valeur’’.‘’GTA est également complexe d’un point de vue commercial, puisque la moitié du gaz est située chez nos amis mauritaniens, ce qui requiert donc une harmonisation fiscale et commerciale entre les deux pays’’, a-t-il fait remarquer.

Le chef de l’Etat a annoncé lundi à Paris qu’il se rendra vendredi à Nouakchott pour signer avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz l’ »ensemble des actes » relatifs à l’exploitation du gisement de gaz découvert à la frontière entre les deux pays.

« […] dès vendredi, nous allons signer l’ensemble des actes […] qui vont marquer la clôture du dossier », a annoncé le président Sall, soulignant que les travaux pour l’exploitation de ces ressources pourraient démarrer début 2019.

 La Mauritanie et le Sénégal ont signé au mois de février dernier un Accord de coopération intergouvernemental (ACI) portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) se trouvant à la frontière maritime entre les deux pays.

Le champ gazier « Grand Tortue/Ahmeyim », mis à jour en janvier 2016, est considéré comme « le plus important gisement » en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 450 milliards de m3.ASG

DEVELOPPEMENT CHAMP SNE :Feu vert à Woodside pour les travaux d’ingénierie

http://www.enqueteplus.com/ Les gisements de pétrole au large du Sénégal devraient livrer les hydrocarbures d’ici à 2022. En attendant, le développement, qui est le premier maillon de la phase de production, est enclenché dans les puits situés au nord de Sangomar.

La compagnie pétrolière et gazière australienne, Woodside, annonce que la joint-venture impliquée dans les puits de Rufisque Offshore, Sangomar Offshore and Sangomar Deep Offshore (Rssd), a trouvé un accord pour commencer les activités d’ingénierie et de conception (Feed). Ceci après l’attribution du contrat Feed sous-marin à une autre entité, Subsea Integration Alliance, pour le développement du champ Sne aux larges du Sénégal. D’autres contrats Feed devraient être attribués, en début 2019. Ce travail d’ingénierie et de conception suppose que des activités sont requises pour la définition des coûts et de la logistique dans la phase de développement. Ce qui devrait, à terme, conduire à une décision d’investissement final (Fid) prévue pour la mi-2019.

Le Pdg de Woodside, Peter Coleman, a déclaré ce lundi, repris par le site internet de la compagnie Cairn Energy, que cette décision de commencer les activités Feed est un pas important pour le développement du projet du ‘‘first oil’’ au Sénégal. ‘‘Nous prévoyons de faire progresser le développement du champ Sne pour arriver le plus rapidement possible à la commercialisation des ressources découvertes. Finaliser les activités Feed sera un élément-clé pour une décision d’investissement final’’, avance-t-il.

Après l’exploration (découverte et évaluation), le développement est le premier maillon de la production. Il définit les choix et la mise en place des installations de production, le nombre de puits à forer pour pouvoir produire, les techniques de récupération et d’extraction du pétrole emprisonné dans la roche réservoir, le type et le coût des installations comme les plates-formes, en fonction des aléas du milieu marin (marées, tempêtes, courants, vents, corrosion…), les dispositifs de séparation des gaz et des fluides, les sites de traitement pour préserver l’environnement…

Les co-contractants de la joint-venture Rssd sont la Britannique Cairn Energy (via Capricorn Senegal Ltd), comme opérateur courant avec 40 % de participation directe, les Australiens Woodside (35 %) et Far Ltd (10 %), et le Sénégalais Petrosen (10 %). La compagnie nationale a la latitude d’accroitre ses fonds propres jusqu’à 18 %, pendant le développement.

100 mille barils par jour

Woodside a esquissé trois horizons pour sa stratégie de croissance au Sénégal dont le deuxième s’étend sur la période 2022-2026. ‘‘Nous sommes également ravis d’évoluer dans le développement de Sne qui est un pilier de l’horizon 2 de notre stratégie de croissance. La joint-venture Rssd va continuer à travailler avec le gouvernement sénégalais, les communautés locales et nos contractants pour concrétiser les opportunités potentielles ainsi que les bénéfices de ce développement important’’, poursuit Peter Coleman. Une ingénierie qui a pu commencer, suite à l’approbation du ministère sénégalais du Pétrole et des Energies, lequel accepte Woodside dans le rôle d’opérateur.

 Un feu vert qui fait également suite à la présentation du plan de développement et d’exploitation au gouvernement sénégalais par la joint-venture. Woodside explique que le concept de développement Sne consiste en une installation Fpso (navire de stockage et de déchargement de production flottante) autonome dotée d’une infrastructure sous-marine. Il sera conçu pour permettre les phases ultérieures de développement de Sne, y compris des options pour l’exportation gazière vers la côte et pour les raccordements ultérieurs sous-marins à partir d’autres réservoirs et champs.

La phase 1 du développement ciblera environ 230 millions de barils de ressources pétrolières provenant des réservoirs inférieurs moins complexes et une phase initiale dans les réservoirs supérieurs. Le Fpso devrait avoir une capacité d’environ 100 000 barils par jour. La première production de pétrole (first oil) étant prévue pour 2022.

Parallèlement au Feed, la joint-venture progresse dans le financement du projet ainsi que dans l’étude d’impact environnemental et social.OUSMANE LAYE DIOP

Macky Sall à Makhtar Cissé:«Certaines zones peuvent très bien se passer de la Senelec»

https://www.senegal7.co Le Chef de l’Etat Macky  Sall est d’avis que les zones couvertes par des entreprises peuvent être pourvues en électricité par ces dites entreprises. Pour ce faire, il demande au DG de Senelec de se passer de ces zones industrialisées.

Les zones dites économiques spéciales pourront très bien se passer des services de la Senelec. Selon le chef de l’État, « il est possible que les entreprises qui sont dans ces zones soient des vendeurs d’électricité pour augmenter l’employabilité des jeunes. C’est même autorisé clame le président Macky Sall qui lance à l’endroit de Makhtar Cissé : « il faut que la Senelec soit performante  ailleurs »

Le secteur privé national promet 1200 milliards

http://www.emedia.sn Le secteur privé national va investir pour au moins 1200 milliards de francs CFA sur une période de 5 ans. Selon Libération, c’est le président du Club des investisseurs sénégalais qui a fait cette annonce, ce mardi, devant le président de la République qui présidait l’ouverture du Forum des investisseurs. Ce seront, selon Babacar Ngom, chef de la délégation des hommes d’affaires, des investissements individuels ou collectifs avec les membres du Club, et en joint-venture avec des privés étrangers.

RECOMMANDATION DU FMI POUR UN MAXIMUM DE RECETTES FISCALES : Macky siffle la fin des exonérations fiscales aux cimentiers et veut des taxes partout

https://www.jotaay.net Le chef de l’État a servi, hier à Paris, un petit-déjeuner amer aux cimentiers, à qui ils demandent de payer les taxes dont ils sont exonérés jusque-là. Résolument pour de nouvelles mesures fiscales, Macky Sall ne compte épargner aucun secteur, du pétrole et du gaz au foncier, il veut des taxes partout pour nourrir l’État qui, dit-il, «vit de taxes».

Intervenant lundi au Groupe consultatif de Paris, le chef de mission du Fmi pour le Sénégal n’avait pas mis de gants pour appeler l’État du Sénégal à être moins tolérant à l’égard des imposables. Cela, parce que, dit-il, «il faudrait augmenter les recettes fiscales pour atteindre l’objectif de 20% du Pib préconisé par l’Uemoa». Soulignant que «des mesures fiscales sont essentielles», pour réaliser cet objectif, Michel Lazare cite, entre autres mesures qui pourraient être prises : la réduction des exonérations fiscales, la perception «encore plus activement» des sommes exigibles en vertu du code des impôts….Un plaidoyer au ton d’injonction qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. En effet, dès le lendemain, hier matin, le chef de l’État en personne est monté au front, pour décréter le tout impôt. Et ce sont les cimentiers qui ont pris les premières salves de Macky Sall, qui leur a annoncé la fin du régime d’exonération dont ils bénéficient. «Je dis à nos amis cimentiers (…) qu’ils doivent accepter de payer les taxes.(…). Il faut qu’on se parle franchement, on ne peut pas avoir un secteur commercial aussi important que le secteur du ciment qui ne paye pas des impôts sur son activité», a martelé le président de la République.

Un avertissement valable aussi pour le pétrole, le gaz, les mines

Soulignant qu’un État «vit de taxes», Macky Sall d’ajouter : «nous avons vraiment des engagements très forts sur l’emploi des jeunes, la sécurité. Nous sommes dans la zone sahélienne, vous connaissez les défis en matière de sécurité. Il faut que les activités économiques paient l’impôt là où est créée la richesse». Pour le chef de l’État, cet avertissement aux cimentiers «est valable pour le pétrole, le gaz, les mines». Plus loin encore, et comme l’a suggéré le chef de mission du Fmi pour le Sénégal, Macky veut des taxes partout. «L’État et les secteurs épargnés (il a cité entre autres le foncier) doivent travailler ensemble sur le minimum qui ne peut pas ne pas être fait». Et de finir en demandant au Fmi, gendarme de nos finances, «d’aider à monitorer et à développer des outils» permettant d’être plus efficace dans la détection des niches d’impôts et de leurs collecte. Mbaye THIANDOUM

 Groupe Consultatif de Paris:Qu’est ce qui fait croire à nos détracteurs que les 7356 milliards, sont une dette ? Par Ibrahima SENE

Quand on a affaire à des adeptes de la  » politique politicienne » qui prétendent avoir des compétences quelconques en Economie, on ne peut récolter que des dénégations et autres déraisons!
Je rappelle d’abord les propos tenus depuis Paris par Amadou Ba, notre Ministre de l’Economie des Finances et du Plan, en réponse à la lettre ouverte adressée, par Karim Wade, aux PTF du
Sénégal, réunis à Paris pour le compte du Groupe Consultatif.
Il rappelle publiquement et officiellement la vérité sur la dette du Sénégal, son évolution, sa composition, et son niveau actuel.
En effet, dans sa réponse, il a écrit:  » Il est peut être bon de vous rappeler qu’en 2006, le taux d’endettement du Sénégal avait drastiquement baissé pour passer de 78% à 21% du PIB à la faveur de l’éligibilité de notre pays aux initiatives de réduction de dettes PPTE et IADM. Mais cette dette s’est reconstituée à un niveau record entre 2006 et 2011, avec un taux d’endettement public qui est remonté jusqu’à 40%, soit 19 points d’augmentation en 5 ans.
L’analyse de l’encours au 31 décembre 2017 montre aussi que notre dette est constituée à 53% de prêts contractés entre 2000 et mars 2012, pour une valeur de 2198.8 milliards de FCFA.
Malgré tout, le Sénégal a toujours un ratio d’endettement de 47,5%, largement inférieur à la norme communautaire de l’UEMOA fixée à 70%. Il reste encore à ce jour un pays à risque de surendettement faible, notamment, grâce au faible coût de sa dette, à dominante concessionnelle, avec une maturité moyenne élevée. Les récentes notations des Agences Moody’s et Standard & Poor confirment l’excellente qualité de la signature du Sénégal. ».
Laissons donc à nos détracteurs impénitents et impertinents, le soin de continuer à vociférer!
Et le plus ahurissant dans tout cela, c’est leur incapacité de faire la différence entre  » engagement de financement » et  » endettement »!
C’est pourquoi ils disent tous en coeur, en le fustigeant, que les 7356 milliards d’engagement des PTF, sont un nouvel endettement qui va grossir le stock de notre dette!
Dans leur hargne, ils oublient même que le PAP2 du PSE est évalué à14098 milliards, dont 9414 milliards déjà mobilisés avant la tenue du Groupe Consultatif de Paris.
Le Groupe Consultatif de Paris devrait servir à convaincre les PTF et le Privé, à accepter de financer le gap qui est de 4684 milliards, réparti en deux lots: 2950 milliards attendus des PTF, et 1834 attendus du Secteur Privé.

C’est ainsi que, rien que la BAD, qui est un PTF africain stratégique, a promis de participer à hauteur de 1500 milliards, et que l’ensemble des PTF, pour les 7356 milliards que nos illustres économistes ont tout de suite assimilé à de la dette que le Sénégal aurait contractée à Paris!
Plus ridicule que nos détracteurs tu meurs !
Pour ce qui est des 1834 milliards réservés au Privé, notre Privé national s’est déjà engagé pour 1000 milliards, donc à hauteur de 54,5% du montant recherché!
Pourtant, ces Doct Economistes n’ont eu de cesse de proclamer que notre Privé national y est marginalisé, et que le Sénégal a été vendu à l’étranger!
Ils ne se rendent même pas compte que la BAD s’est engagé à accompagner notre Privé national en dégageant 200 milliards pour les aider à réaliser leurs objectifs!
Mais, nos détracteurs ne peuvent pas reconnaître, que le montant promis par les PTF reflète le niveau de leur appréciation positive des résultats du PSE1, et du sérieux qu’ils apportent au PAP2, et que l’engagement de notre Privé national, prouve la confiance qu’il a envers les Autorités de ce pays, et le PAP2 qu’elles ont est proposé.
C’est en cala que le Groupe Consultatif de Paris a été un succès, et non pas par ce que le Sénégal aurait réussi à s’endetter encore pour 7356 milliards! D’où leurs larmes de crocodile versés pour la défense des générations futures, dont l’avenir serait hypothéqué par le Président Macky Sall par cette prétendue dette !  Ibrahima SENe PIT/SENEGAL

Mounirou Ndiaye, Economiste : «les pratiques cavalières et non inclusives ont été à la base des options stratégiques du Pse»

https://actusen.sn L’Economiste, El Hadj Mounirou Ndiaye, a cramé toute la cagnotte de 7356 milliards F Cfa ramassés par Macky Sall, en France, lors la Réunion du 8èmeGroupe consultatif de Paris ces 17 et 18 décembre.

L’Enseignant-Chercheur à l’Université de Thiès, confie à SourceA que «les pratiques cavalières et non inclusives ont été à la base des options stratégiques du Pse». Il est d’avis également que «se glorifier de l’endettement est vraiment une incongruité économique, puisque l’endettement doit servir de levier pour en avoir de moins en moins besoin».

Groupe consultatif:Les vraies raisons d’un succès

YERIMPOST.COM La réunion du Groupe consultatif, qui s’est tenue à Paris les 17 et 18 décembre 2018, a abouti à des résultats bien au-dessus des attentes de l’Etat du Sénégal. Alors qu’il escomptait 2850 milliards de francs cfa des bailleurs de fonds internationaux, notre pays en a obtenu 7356.

Ce résultat est le reflet de la grande qualité de la signature du Sénégal sur les places financières internationales. Il récompense les efforts entrepris par les autorités de notre pays ayant généré un taux de croissance flirtant avec les 7%, un taux d’endettement contenu à 47% du PIB et un taux d’inflation maintenu en-deça de 2%.

Les milliers de milliards de francs cfa misés sur notre pays indiquent la confiance placée par la communauté financière internationale dans le leadership économique de Macky Sall. Mais aussi dans sa réélection à la présidentielle de février 2019. Car, même le plus piètre des gestionnaires ne mise pas un penny sur un chef d’Etat sur le départ. Ce n’est pas pour rien que le Groupe consultatif organisé en 2011, à quelques mois de l’élection qui a emporté Abdoulaye Wade, s’est soldé par un fiasco total.

Les résultats de ce Groupe consultatif sont donc le reflet d’une confiance dans la qualité mais aussi dans la continuité du leadership du président Sall. Mais pas seulement.

La pluie de milliards sur notre pays est également le fruit d’une diplomatie financière menée à pas de charge, au cours des deux mois précédant la réunion, par Amadou Bâ, le très réseauté ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. L’argentier de notre pays n’a pas ménagé ses efforts pour aller à la rencontre des plus grands décideurs financiers de la planète afin de les convaincre de continuer à soutenir les performances réalisées par notre économie.

Etre un bon ministre des Finances, dans le contexte d’aujourd’hui, c’est disposer d’un carnet d’adresses étoffé de grands noms de la finance mondiale.

Signe de la densité du réseau d’Amadou Bâ, son homologue français, Bruno Le Maire, pris dans de nombreux engagements ce lundi 17 décembre, a bousculé son agenda pour être présent à la réunion du Groupe consultatif et porter un plaidoyer en faveur du Sénégal.

De mémoire d’observateur, c’est la première fois qu’un officiel français de ce rang assiste à une réunion de Groupe consultatif autour de notre pays… Il n’y a aucun hasard dans le succès de cette rencontre. Le résultat est toujours au bout de l’effort…Cheikh Yérim Seck
SATI: Un investissement de 10 milliards pour 1000 emplois directs attendus

http://aps.s Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdalah Dionne a présidé la cérémonie de pose de première pierre de la première usine de fabrication et d’assemblage de matériel informatique, dénommée la Société Africaine des Technologies et de l’Information (SATI). C’est une initiative du directeur général de Computer Land, Abdoulaye Thiam, qui a lancé la construction de cette plateforme dont la durée des travaux selon le promoteur, sera de neuf mois. Cette usine fait l’objet d’un investissement de dix milliards de FCFA et va générer plus de 10.000 emplois.

« Au moment même où le Président de la République fait face au secteur privé à Paris, nous sommes réunis ici au Technopôle pour poser les jalons d’une industrie dans un secteur de pointe qu’est l’informatique. Une industrie très importante avec dix milliards FCFA d’investissements et un potentiel direct de milles emplois, contribuant ainsi à l’éclosion d’une société apprenante et de la promotion d’une économie de l’innovation », a indiqué le Premier ministère dans son discours.

Il révèle aussi que l’usine sera articulée autour de trois composantes que sont la fabrication de cartes mères, l’assemblage de matériels informatiques et la promotion de solutions technologiques innovantes.

« Cette usine est l’une des premières au Sénégal pour ne pas dire en Afrique de l’Ouest, avec une capacité de production estimée à plus de 400 milles unités composées d’ordinateurs, de tablettes, de smart Tv, de décodeurs, d’imprimant 3D innovantes pour le secteur de la santé et de l’éducation, entre autres », a-t-il ajouté.

INTERNET : Macky SALL souhaite une baisse des tarifs encore « très chers’’

Dakar, 18 déc (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a déploré mardi la cherté des tarifs de l’Internet au Sénégal, demandant aux opérateurs de téléphonie et aux autres fournisseurs d’accès d’aider à leur baisse.
’’Il faut dire les choses, c’est encore très cher. Donc, il faut que les opérateurs nous aident à baisser le prix de l’Internet au Sénégal, il faut que l’accès soit plus libre, si nous voulons développer l’économie numérique’’, a-t-il déclaré au cours du Forum des investisseurs du Sénégal à Paris.

’’A ce niveau, l’ARTP [Autorité de régulation des télécommunications et des postes] devra travailler avec les opérateurs et les nouveaux FAI [fournisseurs d’accès] pour que l’accès soit libre’’, a-t-il suggéré.

Il a fait état d’un décret destiné à supprimer la redevance de 200 millions de francs CFA que devaient payer les fournisseurs d’accès à Internet. ‘’J’ai décidé de signer un décret pour enlever la taxe qui leur était demandée, la redevance de 200 millions. Ce n’est pas possible’’, a-t-il martelé.

Il a interpellé le directeur général de la SONATEL, en demandant à Orange de ‘’faire un peu de place à ces petits opérateurs’’.

’’Quand vous êtes dominants, les autres ne peuvent pas pousser. Il faut laisser de l’espace vital pour les petits. Cela ne gâchera pas votre affaire, il faut juste laisser un peu d’espace pour que eux aussi [puissent] pousser’’, a-t-il fait valoir.
L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), a lancé il y a quelques mois les activités commerciales des fournisseurs d’accès à internet.
Son directeur général Abdou Karim Sall soulignait lors de la cérémonie, que l’enjeu est de se doter d’infrastructures de télécommunication de très haut niveau afin que l’accès à internet soit une réalité pour tous.ASG/OID

Une dette de 6 milliards bloque la campagne arachidière

http://www.emedia.sn Les opérateurs privés stockeurs de Ziguinchor sont en colère contre la Sonacos. Ces derniers, rapporte « L’As », réclament à la société d’huilerie le paiement sans délai de 6 milliards de francs CFA pour qu’ils puissent payer les paysans. Selon le porte-parole des Opérateurs privés stockeurs, Lansana Konté les factures ont été déposées au niveau de la direction de la Sonacos, mais depuis lors, c’est le mutisme total de la part des autorités en charge de la question. Poursuivant, il indique que depuis le 10 janvier 2018, la Sonacos a arrêté de payer les factures. Une situation qui, fait-il savoir, inquiète les opérateurs qui ont collecté l’arachide des paysans.

Dakar et Bamako invitées à un « diagnostic complet » de leur coopération douanière

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo Le Directeur général des Douanes du Mali, Mahamat Doucara a invité, mercredi à Dakar, à un « diagnostic complet » de la coopération douanière entre son pays et le Sénégal afin de permettre à celle-ci d’être à la hauteur des attentes des gouvernements des deux pays et des usagers du corridor Dakar-Bamako.

« Nous devons en particulier innover, développer et adapter nos outils et nos procédures afin, d’une part, de fluidifier le trafic des marchandises et d’autre part, de sécuriser la chaine logistique », a notamment suggéré M. Doucara, qui s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de clôture de la 10ème rencontre bilatérale entre les administrations des Douanes du Sénégal et du Mali.

Dans ce même ordre d’idées, le DG des Douanes maliennes a souligné que la mise en œuvre de l’interconnexion des systèmes informatiques des deux administrations douanières, l’adoption d’un document unique de transit ainsi qu’une gestion concertée des frontières « paraissent indispensable à la viabilité et à la compétitivité du corridor ».

Ouverts le 17 décembre dernier, les travaux des experts maliens et sénégalais ont abordé des questions « cruciales et névralgiques » tournant notamment autour de la facilitation de la circulation des marchandises en transit au Sénégal et destinées au Mali, et de l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers…

S’exprimant lors de cette cérémonie, le directeur de cabinet du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Alhousseynou Diallo a invité les deux administrations douanières à plus de « solidarité et de complémentarité » pour mieux servir les intérêts des populations.ARD/te/APA

Les travailleurs du Port révèlent la privatisation de Bargny-Sendou et interpellent Macky sur les dangers de…

https://www.pressafrik.com L’Amicale des cadres du Port Autonome de Dakar (Acapad) a fait face à la presse mercredi 19 décembre 2018 pour dénoncer des décisions prises par les autorités, notamment le ministre tutelle. Ils ont révélé que le port de Bargny-Sendou, qui devait permettre, avec celui de Yenne-Ndayanne, de régler définitivement le problème des infrastructures portuaires au Sénégal, est un port privé, donc un concurrent direct de celui de Dakar. « A l’heure où l’on vous parle, des clients du PAD sont démarchés par les gestionnaires dudit port », a dit Mamadou Corsène Sarr, le président de l’Acapad avant d’ajouter : « Au moment où l’on cherche des espaces pour l’assainissement du domaine portuaire, certains démembrements de l’Etat affectent en toute illégalité une partie de nos terres à des privés pour la construction d’immeubles à usage privé au détriment de l’intérêt général. Depuis plusieurs années, malgré la décision de l’autorité en charge de la question de rétablir le port dans ses droits, l’aliénation du domaine portuaire continue ».
Selon Mamadou Corsène Sarr, Dakar doit profiter de la découverte du pétrole et du gaz au Sénégal pour créer une base logistique pétrolière qui servirait de point de passage pour les plateformes offshore. Ainsi, le bassin Mauritanie, Sénégal, Guinée Bissau, Guinée Conakry et Cap-Vert constituerait le marché potentiel de cette base installée à Dakar.

Seulement, « au moment où toutes les dispositions étaient prises pour la mise en place de la base logistique à Dakar en concurrence avec la Mauritanie, une décision d’arrêt des autorités est venue anéantir toutes les négociations qui étaient entamées avec les partenaires ». Laissant ainsi le champ libre à la Mauritanie, qui va mettre à la disposition de ces différents pays, une base logistique au grand détriment du Sénégal.

C’est face à cette situation, qui selon les cadres du Port, porte un à leur plan stratégique de développement, qu’ils ont décidé d’interpeller le chef de l’Etat Macky Sall sur « ces dysfonctionnements graves qui risquent d’impacter négativement sa vision de faire de Dakar un hub portuaire ». Mamadou Corsène Sarr et ses camarades, renforcés par tous les syndicats des travailleurs du Port ont fait une liste de 14 propositions au président de la République dont « la mise à disposition des informations sur le port de Bargny-Sendou. Notamment en ce qui concerne ses objectifs, ses missions, ses caractéristiques et ses activités; la tenue d’un Conseil présidentiel sur les ports; la revue des attribution de l’ANAM en ce qui concerne la construction de port… entre autres.

Pour conclure, les cadres du ports et les travailleurs ont juré de faire tout leur possible pour préserver leur outil de travail qui est le Port autonome de Dakar et de ne laisser personne venir saborder leur gagne-pain.AYOBA FAYE

 Rapport 2018 de la Centif:au moins, plus de vingt dossiers, prochainement, sur la table du Procureur pour blanchiment de capitaux

https://actusen.sn SourceA dans sa parution lève un coin du voile sur le Rapport annuel d’activités 2018 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

Il annonce ainsi  qu’au moins, plus de vingt dossiers bien ficelés qui seront, prochainement, sur la table du Procureur de la République. Au menu, des déclarations de soupçons de blanchiment, soupçons de financements du terrorisme, évasion fiscale et Blanchiment dans l’immobilier.

Patte d’Oie : Des maraîchers qui arrosaient leurs plants avec des eaux usées interpellés

https://actusen.sn Les consommateurs vont désormais bien réfléchir avant de manger les salades et autres légumes ou d’user du “Nana”. La faute incombe, selon Enquête à des maraîchers qui arrosaient leurs plants avec des eaux usées. Une vingtaine d’entre eux, établis dans la zone maraîchère de la Patte d’Oie, ont été interpellés hier, par les éléments du Service d’hygiène. Ils avaient installé des moto-pompes pour puiser des eaux usées de l’Office national de l’assainissement ‘Onas) et nourrir leurs plants. Ce qui constitue, de l’avis du Major Alla Ngom, “une véritable organisation criminelle”.

Accords Signés : Le CUSEMS Dénonce L’immobilisme De L’Etat Et Menace

https://www.walf-groupe.com Le Cusems n’est pas content des manœuvres de l’Etat qui peine à respecter ses engagements vis-à-vis des enseignants. Par conséquent, les syndicalistes alertent l’opinion sur les conséquences que cela peut engendrer. Aussi, le syndicat s’est prononcé sur la recrudescence des violences contre les enseignants et les grèves dans les secteurs de la santé et de la justice.

Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems) dénonce toujours les lenteurs du gouvernement pour la matérialisation des accords signés le 30 avril dernier avec le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne. Réuni le 15 décembre 2018 à son siège, le Directoire national de ce syndicat que dirige Abdoulaye Ndoye affirme que l’Etat est toujours dans son sport favori, c’est-à-dire trainer les pieds dans l’exécutions des accords qu’il avait signés avec les enseignants. «Appréciant la dernière séance de monitoring présidée par le Premier ministre, le Cusems constate pour s’en désoler, le quasi immobilisme du gouvernement. Hormis, le relèvement de l’indemnité de logement par l’augmentation controversée de la première tranche de 15 000f, pratiquement, aucune avancée notable n’est à retenir», regrette, dans un communiqué, ce syndicat. D’après Abdoulaye Ndoye et Cie, les lenteurs administratives persistent au niveau du ministère de la Fonction publique, malgré les guichets uniques. Ils soulignent que cela a comme conséquence l’impossibilité, pour le ministère des Finances, d’honorer les engagements en termes de mises en solde et de paiement des rappels. «Manifestement, l’enveloppe de 50 milliards prévue pour le paiement des rappels ne pourra être payée à la fin de l’exercice budgétaire. Quid du reliquat!», fulminent-ils.

Sur toutes les autres questions, les responsables réitèrent les promesses déjà faites sur le système de rémunération et le régime indemnitaire, le Premier ministre promet la convocation de la plénière vers le 22 décembre 2018  et sur  les retards dans le versement des 2ème et 3ème tranches de l’enveloppe de 12 milliards prévue pour l’apurement de toutes les conventions Dmc de 2016 au plus tard en fin septembre 2018. Sur ce point, le syndicat souligne que Premier ministre évoque des difficultés de trésorerie mais promet le déblocage de 4 milliards francs Cfa avant le 20 décembre.

En ce qui concerne l’octroi de parcelles non viabilisées à son organisation,  Abdoulaye Ndoye et Cie soulignent que les multiples engagements du ministre du Budget, de son collègue des Finances, les instructions du chef du gouvernement, lors du monitoring de septembre, sont restées lettres mortes. Ils indiquent que le  Pm qui reconnait ces dysfonctionnements a donné de nouvelles instructions au ministre des Finances et au ministre délégué général au pôle urbain pour que des diligences permettent la mise à disposition pour les partenaires des parcelles. C’est la raison pour laquelle, le Cusems soutient que les autorités versent encore dans un dilatoire lourd de dangers pour la stabilité du système.  Mamadou GACKO

Échec des négociations entre le Sytjust et le ministre de la Justice

YERIMPOST.COM Les travailleurs de la justice poursuivent la lutte. Aucun accord n’a été trouvé entre le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) et le garde des sceaux. Après plusieurs heures de négociations hier, le Sytjust a maintenu son mot d’ordre de grève. La raison ? D’après le secrétaire général du Sytjust, dans des propos rapportés par Enquête, «le ministre de la Justice ne leur a proposé rien de concret». «Il (Ismaila Madior Fall) a juste exprimé son désir de voir les choses avancer et arriver à une solution pacifique à la crise qui se profile», a déclaré Me Aya Boun Malick Diop. Mais il y a une lueur d’espoir, car les syndicalistes ont sollicité une seconde rencontre au cours de laquelle ils exigent la présence des ministres des Finances et du Budget.

IMMIGRATION : 85 sénégalais assassinés à l’étranger entre 2011 et 2018

http://aps.s Les chiffrent révélés par Horizons sans frontières à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des migrants donnent des frissons. Ils montrent que plus de 80 ressortissants Sénégalais ont été tués à l’étranger en sept ans (entre 2011 et 2018), selon son président Boubacar Sèye qui exige de l’Etat des enquêtes judiciaires sur ces drames. Face au chômage endémique dans le pays et aux conditions de vie difficiles, des Sénégalais, à l’instar d’autres Africains, ne voulant plus continuer à vivre dans la misère ont décidé d’emprunter la mer ou de traverser le désert pour migrer vers d’autres horizons où ils pensaient pouvoir s’épanouir dans de meilleures conditions. Hélas ! Pour la plupart d’entre eux, c’est la mort qui les attendait au bout de l’aventure.. On note un nombre important de décès en mer et d’assassinats qui vont crescendo. Entre 2014 et 2017, plus de 15 000 migrants « dont beaucoup de Sénégalais » sont décédés en mer Méditerranée, selon Horizon sans frontières qui a dénombré 1686 candidats à l’émigration morts en 2018. Pire encore, plus de 85 ressortissants Sénégalais ont été assassinés à l’étranger entre 2011 et 2018. Selon Boubacar Sèye l’Etat, par le biais du procureur, devrait ouvrir une information judiciaire pour élucider ces assassinats à l’Etranger. Convoquant une enquête réalisée dans trois pays que sont l’Espagne, la France et l’Italie, M. Sèye déclare que 88 % des Sénégalais de la diaspora sont déçus de la politique étrangère du régime du président Macky Sall. Alors que le bilan macabre présenté par Boubacar Sèye est déjà lourd, le président d’Amnesty International, section Sénégal, pense que ces chiffres de « Horizons sans frontières » sont en-deçà de la réalité. Sans compter l’humiliation dont certains migrants sont victimes. Comme le cas des 141 Sénégalais récemment rapatriés des Etats Unis.

Bavures policières en série : le Sénégal terre d’impunité ?

Ouestafnews- «Tard dans la nuit à la police centrale, j’ai été déshabillé, puis on m’a forcé à me coucher sur une table et pendant une heure j’ai été torturé».

Ceci est le début d’une histoire glaçante racontée par Abou Karim Yatte, 32 ans, habitant Pikine, la Banlieue dakaroise et membre du collectif des victimes de bavures policières dirigé par Rokhya Gassama.

Le jeune homme raconte que le 17 février 2012, il a été pris à partie par des agents de la Police Centrale, alors qu’il était à la Zawiya El hadj Malick Sy, édifice religieux situé dans le centre-ville de Dakar, où il avait ses habitudes.

Cette nuit-là, pendant de longues minutes, selon ses propos – qu’il nous a été difficile de faire confirmer par la police – il a été frappé à la tête et subi des sévices corporels qu’il raconte avec force détails. Il est sorti de cette «rencontre» avec les hommes en tenue, «épileptique», «dépressif» et «sexuellement» impuissant, selon lui.

Pour prouver l’authenticité de son témoignage, Abdou Karim Yatte, brandit son dossier médical, soulignant qu’il n’a aucun problème à ce qu’il soit rendu public. Ledit dossier est sans appel : à l’examen psychologique, le jeune homme présentait un visage triste, une humeur dépressive  et une autodépréciation.

Le neuropsychiatre, le médecin Ahmet Saloum Diakhaté, qui le suivait durant l’année 2013, note également qu’Abdou Karim Yatte, en plus des cicatrices sur la tête, avait des douleurs testiculaires chroniques, des palpitations et des peurs inexpliquées.

Cependant, du côté de la police, personne ne se souvient de Yatte, ou ne veut se souvenir de lui, alors qu’il a bel et bien déposé une plainte contre x.

«J’avoue que je ne pourrais dire qui se trouve derrière ce nom, cela ne me dit rien du tout», soutient le lieutenant Mbaye Sady Diop, Chef du bureau des relations publiques au ministère de l’Intérieur, rencontré par Ouestaf News.

Malgré sa plainte, et le soutien d’avocats comme Me Assane Dioma Ndiaye de la Ligue Sénégalaise des droits de l’homme (LSDH) ainsi que celle du Collectif des victimes et familles de victimes de violences policières, le jeune homme attend toujours que justice lui soit rendue.

De bavure en bavure

Abdou Karim Yatte est encore en vie. D’autres par contre n’ont pas eu cette chance. C’est le cas de Dominique Lopy, mort en garde à vue à la police de Kolda (sud) en 2007. La mort de ce dernier est d’ailleurs le premier cas répertorié par Amnesty Sénégal, sur une longue liste de «bavures policières».

Ce dernier avait été retrouvé mort dans sa cellule au petit matin. Son corps présentait «des lésions traumatiques multiples faites de contusions», selon le Professeur agrégé Gisèle Woto Gaye de la Faculté de médecine qui a effectué l’autopsie.

La thèse du Pr Gaye contredit celle de Habib Aw, procureur régional à l’époque des faits, qui avait déclaré que le corps du Dominique Lopy qu’il a examiné sur toutes les coutures, ne portait aucune «trace de sévices corporels».

Un document d’Amnesty Sénégal, consulté par Ouestaf News, dénombre 52 cas de bavures policières depuis 2007. Parmi ces bavures, 38 se sont soldées par la mort et 14 par des blessures. Soit une moyen d’environ 3,8 morts par an, imputables aux forces de sécurité.

Le pic a été atteint durant l’élection présidentielle de 2012, selon Rokhya Gassama, présidente du Collectif des victimes et familles de victimes de bavures policières.

«Huit morts ont été dénombrés, ainsi que 30 blessés», dénonçait-elle en 2012, tout en plaidant pour une meilleure formation des forces de l’ordre. Une formation insuffisante qui, selon elle, serait à l’origine de ces bavures.

Pour la police il s’agit là d’accusations sans fondements. La formation des agents des forces de l’ordre est «irréprochable», affirme le lieutenant Diop de la police. Il en veut pour preuve les recrutements au sein de l’Organisation des Nations-Unies.

«Je peux vous dire et vous assurer aujourd’hui que la police et la gendarmerie sénégalaise sont prisées à travers le monde. Les Nations-Unies ne nous auraient jamais appelés si nous n’avions pas une bonne formation», se défend le responsable des relations publiques de la Police.

Nonobstant ces assurances, les violences policières se sont multipliées ces dernières années au Sénégal, pourtant perçu comme «pays de droit». Pour en attester le lieutenant Diop cite le cas de Bassirou Faye (étudiant tué à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en 2016).

«Tout le monde sait que sur l’histoire de Bassirou Faye il y a un policier qui est encore en prison. Il y va de même pour le cas de feu Mamadou Diop (étudiant mort lors d’une manifestation en 2012)», soutient l’officier de police.

Le code de justice militaire, un obstacle ?

Pour les défenseurs des droits humains ces cas de sanctions restent exceptionnels et insuffisants. Selon Abdoulaye Seck le coordonnateur Campagnes et Communication d’Amnesty international, tous les corps de forces de sécurité sont aujourd’hui d’une manière ou d’une autre impliqués dans des cas de bavure restés impunis.

«La police, l’armée, les gardes forestiers, la douane, ils sont tous à un niveau ou à un autre, impliqués. Ce qui donne une idée de la situation», accuse M. Seck. Selon lui, cette quasi-impunité résulte de certaines dispositions du code de justice militaire qui, empêche la poursuite d’un agent des forces de sécurité, même par le procureur ou le juge, tant que son ministre de tutelle n’aura pas donné l’autorisation.

Le défenseur des droits humains dénonce en particulier l’article 60 du code de justice militaire.

Cet article stipule que «lorsque l’une des autorités visées à l’article 3 (ministre des Forces armées, ministre de l’Intérieur, Ndlr), à la suite de ses propres constatations ou sur le rapport d’un officier de police judiciaire militaire ou ordinaire suivant le cas, estime qu’il y a lieu de poursuivre un justiciable des juridictions ordinaires à formation spéciale, elle délivre un ordre de poursuite au procureur de la république».

«Si le justiciable a le grade d’officier général, l’ordre de poursuite ne peut être délivré que sur autorisation du Président de la République, après communication de la procédure», poursuit le texte.

Pour Abdoulaye Seck, ces dispositions du  code constituent le principal bouclier des auteurs de bavures. Malgré des faits avérés, les auteurs sont rarement inquiétés, soutient t-il. Le commandant Mamadou Birame Wone de la division de la justice militaire, a un avis totalement différent.

«A chaque fois, qu’il y a eu mort d’homme, les auteurs sont immédiatement arrêtés», tient à préciser le commandant Wane répondant aux questions d’Ouestaf News. Et pour prouver son propos, il brandit des « ordres de poursuites » délivrés à l’encontre de gendarmes.

Profitant de la sortie de la 44ème promotion de l’Ecole Nationale de Police, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a lancé un avertissement : «qu’ils (les agents des forces de l’ordre) sachent qu’il n’y a plus d’impunité au Sénégal. Les temps ont changé, s’ils transgressent les règles, nous allons les sanctionner».

Avant lui, le ministre de la Justice Sidiki Kaba avait déclaré que désormais, les ordres de poursuite seront délivrés lorsqu’ils seront demandés.

Des engagements rassurants mais qui sonnent comme un discours creux aux oreilles des dizaines de victimes qui, comme Abdou Karim Yatte, attendent dans la douleur que justice leur soit rendue.DD/mn/ts

Macky Sall rencontre Nicolas Sarkozy dans le secret total
https://www.pressafrik.com Macky Sall n’a pas fait que récolter des milliers de milliards de francs Cfa à Paris. Le chef de l’Etat sénégalais, après son rendez-vous avec le Groupe consultatif de Paris, a discrètement rencontré l’ancien dirigeant français, Nicolas Sarkozy.

L’agenda du Président Macky Sall à Paris commence à révéler ses secrets. En effet, informe l’Observateur, il a rencontré l’ancien chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, à l’insu de tous y compris de la délégation qui l’accompagnait dans la «Ville Lumière.»
L’entrevue s’est déroulée lundi dernier, dans la résidence des Sarkozy sise au 16e arrondissement, en présence des proches de l’ancien dirigeant français, Me Robert Bourgi et son conseiller diplomatique Pierre Barret, informe la source. Les deux hommes ont échangé sur la situation politique mais aussi économique du pays, entre autres.Ousmane Demba Kane

Mardi du Numérique:Ismaïla Madior Fall : « Il est impossible de censurer l’internet au Sénégal »

http://aps.s Les « Mardi du Numérique », ce 18 décembre, se sont tenus à l’hôtel Savana, sous la présence effective du ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall. Lors de ce panel du jour, il s’agissait d’une conférence, suivie d’atelier, expositions, et surtout d’une discussion entre le ministre et les panélistes au sujet du plan stratégique Sénégal Numérique 2025.

A ce titre, le garde des sceaux est revenu sur la question de la censure de l’internet au Sénégal et regrette qu’il y ait une incompréhension de l’article 27 du code des télécommunications. Il rassure en ces termes : « tout le monde est conscient qu’il est impossible de censurer l’internet au Sénégal. On ne peut pas être en 2018 et parler de censure. » Il avance que le rôle de l’État c’est de garantir le libre accès aux internautes. Il rappelle toutefois, le rôle de l’ARTP en ce qui concerne  la régulation des contenus diffusés sur la toile.

Mazide Ndiaye:«Le fichier électoral n’est pas transparent»

Seneweb.com | Pour des élections libres, apaisées et transparentes, la Société Civile s’est réunie, ce mercredi, dans un hôtel de la place pour discuter de l’intégrité du système électoral et les facteurs « corruptogènes ». Ce, afin d’éviter les conflits électoraux et la violence qui pourraient subvenir dans le sillage de la présidentielle du 24 février 2019.

A cette occasion, le président de Gradec, Mazide Ndiaye, a émis des doutes sur la transparence du fichier électoral. « Il a été déjà audité, mais il n’est pas transparent. Il faut que les gens s’assurent que ce qu’on nous dit est réel », a-t-il déclaré.

Avec l’introduction du parrainage où il est demandé aux candidats d’amener entre 0,8 et 1%  des signatures, « il faut que les gens sachent que c’est 0,8% de combien du fichier électoral. Donc il est tout à fait légitime que l’opposition veuille voire ce qui est dans le fichier », a ajouté Mazide Ndiaye.

Pour éviter que les résultats de l’élection ne soient truqués ou changés en cours de route, dans les voitures après le dépouillement (entre le bureau de vote et la cour d’appel), « un système de sécurisation a été mise en place en 2000 dans le consensus pour que ça soit des commissaires assermentés qui transportent les feuilles », rappelle M. Ndiaye. « La sécurisation veut dire, maintenir la réflexion pour que  le vote des gens soit sécurisé », renseigne-t-il.

Evoquant la crainte et la suspicion de l’opposition sur la nomination de certaines personnalités dans les institutions de contrôle et de validation de l’élection, le leader de Gradec indique que « dans certains cas, la loi n’est pas le problème. Mais c’est celui qui l’exécute qui peut être le problème ».

Mazide Ndiaye reconnait que les suspicions de l’opposition sont légitimes, mais l’essentiel est dans la personnalité des hommes en question. « L’homme qui est chargé d’assumer une responsabilité peut avoir le courage ou manqué de courage. Et dans ces cas là, peut être que ça peut créer un problème», conclut-il. Samsidine Diatta

CENA : Saidou Nourou BA a prêté serment devant le Conseil Constitutionnel

Dakar, 19 déc (APS) – L’ambassadeur Saidou Nourou Ba a prêté serment comme nouveau membre de la Commission électorale nationale autonome (CENA), mercredi devant le Conseil constitutionnel, en remplacement de Mouhamadou Mbodji, décédé en mars 2018.
La cérémonie de prestation de serment de M. Bâ s’est déroulée lors d’une cérémonie à laquelle assistait le président de la CENA, Doudou Ndir, en présence des différents membres de la CENA et de diverses autres personnalités.

Au cours de la cérémonie, M. Bâ a prononcé l’engagement suivant : ’’Je jure d’accomplir ma mission avec impartialité, de ne me laisser influencer ni par l’intérêt personnel présent ou futur, ni par une pression d’aucune sorte. Dans mon appréciation, je n’aurai pour guides que la loi, la justice et l’équité. Je m’engage à l’obligation de réserve et au secret des délibérations, même après la cessation de mes activités ».

Le président du Conseil constitutionnel, Pape Oumar Sakho, a salué le rôle selon lui déterminant que joue la CENA pour la « fiabilité du processus électoral et la consolidation de la démocratie’‘, avant d’ajouter que de par sa « richesse carrière diplomatique » et sa « neutralité politique », Seydou Nourou Bâ « apportera une riche contribution’’ dans la conduite des missions de la CENA.

Après une longue carrière diplomatique, Saidou Nourou Bâ a dirigé, de décembre 2017 à février 2018, les pourparlers entre le ministère de l’Intérieur, l’opposition et le pouvoir, sur l’organisation de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Il a été désigné, en mai 2018, pour diriger la commission ad hoc chargée d’étudier les incidences de la révision constitutionnelle sur le code électoral, appelée « Commission sur le parrainage ».SMD/BK

CONSEIL CONSTITUTIONNEL : Mouhamadou DIAWARA et Abdoulaye SYLLA officiellement installés

Dakar 19 déc (APS) – Le président du Conseil constitutionnel Pape Oumar Sakho a présidé mercredi à Dakar la cérémonie officielle d’installation de deux nouveaux membres de la juridiction chargée d’assurer le respect de la constitution, en l’occurrence Mouhamadou Diawara et Abdoulaye Sylla.
MM. Diawara et Sylla remplacent Mamadou Sy et Malick Diop dont les mandats ont pris fin, à moins de trois mois de la présidentielle du 24 février 2019, le Conseil constitutionnel étant par ailleurs compétent pour statuer sur les contentieux électoraux.

« La loi fait de vous des juges alors que le peuple vous désigne comme étant des sages. Ce qui n’est pas une consécration en soi, mais la traduction d’une énorme attente à votre égard », a déclaré le président du Conseil constitutionnel lors de cette cérémonie officielle d’installation.

S’exprimant en présence de personnalités du monde judiciaire et politique, Pape Oumar Sakho a salué le parcours et le profil intellectuel de Mouhamadou Diawara, ancien président de Chambre à la Cour suprême, et Abdoulaye Sylla, inspecteur général d’Etat.

Les institutions, « dans le perpétuel renouvellement de ses membres s’enrichissent de l’expérience de ceux qui partent et de celle de ceux qui arrivent’’, a-t-il noté.

« Votre carrière vous a suffisamment préparé à assumer cette tâche si noble et si ingrate’’, a lancé le président du Conseil constitutionnel à l’endroit des nouveaux membres de la juridiction, rappelant que le dépouillement des votes et la phase de délibération précédant l’annonce des résultats des scrutins exigent des membres du Conseil constitutionnel neutralité et devoir de réserve.SMD/BK

COUR SUPRÊME: Les avocats de Khalifa introduisent une demande de renvoi

Seneweb.com Les avocats de Khalifa Sall ont introduit une demande de renvoi de l’audience de ce 20 décembre. Audience qui se tient dans le cadre du procès en cassation sur l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

En effet, pour motiver leur demande, les conseils de l’ancien maire de Dakar ont expliqué, dans le document déposé à la Cour suprême, que dans la même  procédure pénale, ils ont «formé six pourvois non-inscrits au rôle, qui ne sont pas encore en état d’être jugés, du fait que les arrêts attaqués n’ont pas encore été délivrés».

Ils précisent à la juridiction suprême que ces arrêts  «doivent être nécessairement joints aux affaires inscrites au rôle, pour cause de connexité également évidente». En droit, le mot connexité s’utilise en procédure pour désigner le lien qui peut exister entre deux ou plusieurs affaires concernant les mêmes parties, lorsque ces procédures sont pendantes devant la même juridiction et qu’il existe un intérêt à les juger ensemble. Ils ont donc demandé une jonction des pourvois.Youssouph Sane

Taxawu Sénégal: »Ce n’est pas aux magistrats d’éliminer les candidats »

Seneweb.com | La Chambre criminelle de la Cour suprême va se pencher sur l’affaire Khalifa Sall, ce jeudi 20 décembre. A cet effet, la Coalition Taxawu Sénégal Akk Khalifa Sall, qui était en conférence de presse cet après-midi, estime que la convocation de l’ex-maire de Dakar à la Cour suprême est un moyen de l’éliminer de la présidentielle de 2019.

« C’est étonnant, Khalifa Sall va aller répondre à la Cour suprême, alors que lui-même avait déjà saisie la Cour suprême, il y a trois ans, aux fins  de faire annuler le décret sous l’entente Kadak Car. Aujourd’hui, vous avez des centaines et des centaines de milliers de dossiers qui sont en souffrance au niveau de la Cour suprême et il n’y a que le dossier de Khalifa Sall qui est mis sur la table. Cette accélération du dossier à laquelle on a assisté en première instance et en appel, continue aujourd’hui au niveau de la Cour suprême du Sénégal », déclare Moussa Tine, porte-parole de Taxawu Sénégal Akk Khalifa Sall.

D’après lui,  la situation n’est pas une question judiciaire, mais plutôt une question strictement politique. « Cette histoire ne nous a pas surpris, mais elle est aussi étonnante. Nous devons tous préserver la magistrature de notre pays. Mais la magistrature aussi, au terme de la Constitution, a le devoir de nous protéger dans nos libertés. Nous ne pouvons pas être d’accord que la magistrature de notre pays accepte de jouer le rôle tel qu’elle devienne le premier tour de l’élection présidentielle dans notre pays.  La question n’est pas une question judiciaire, mais plutôt une question strictement politique. Ce n’est pas aux magistrats d’éliminer les candidats », a dit le président de l’Alliance démocratique Pencoo.

Pour sa part, Babacar Thioye avance que l’enjeu de l’audience de la Cour suprême ne se situe pas sur la recevabilité de la candidature de Khalifa Sall, mais plutôt sur le respect de l’Etat de droit et le respect des droits de Khalifa Sall : « Contrairement à ce que l’on veut vous faire croire, l’enjeu de l’audience de la Cour suprême de demain ne se situe pas sur la recevabilité de la candidature de Khalifa Sall. Le véritable enjeu, c’est le respect de l’Etat de droit et le respect des droits de Khalifa Sall. La particularité d’une Cour suprême, c’est qu’elle ne juge pas des faits comme les juridictions inférieures, elle doit s’assurer que les décisions antérieures rendues par le tribunal correctionnel et par la Cour d’appel sont conformes aux droits et, dans cet espèce, ces décisions sont conformes à la fois au Code pénal, au Code de procédure pénale, mais également aux instruments juridiques internationaux que notre pays a signés et ratifiés. Cela est important à retenir », a-t-il précisé.Ndèye Safiétou NAM

Khalifa devant la Cour suprême: Les pressions fusent de partout

Le dossier de Khalifa Sall, ancien Maire de Dakar et leader politique, sera examiné aujourd’hui par les juges de la Cour suprême. Il s’agit de la dernière étape d’une longue procédure, d’abord devant le Tribunal Correctionnel Hors Classe de Dakar, ensuite devant la Cour d’Appel où sa condamnation à 5 ans de prison a été confirmée.

Suffisant pour qu’il ne soit pas candidat à la présidentielle de 2019 qui se tiendra dans peu de semaines. Car, contrairement à ce qui se passe dans l’Affaire Karim Wade où le délit d’enrichissement illicite admet des interprétations quant à l’éligibilité du condamné, ici, les délits visés entrent bien dans le cadre de ceux cités par le Code électoral. En clair, si le juge de la Cour suprême ne casse pas l’arrêt de la Cour d’appel, il est probable que le Conseil constitutionnel en tirent les conséquences en le déclarant inapte à être candidat.

L’enjeu donc est énorme, politiquement parlant. C’est pour cette raison, malheureusement, que les pressions fusent de partout sur les juges.

Les premières sont apparues depuis le début de l’affaire et n’ont jamais cessé. Il s’agit des hautes autorités du Gouvernement toutes fonctions confondues, qui ne se sont jamais privées d’émettre des points de vue de culpabilité contre le député en détention.

On a entendu toutes sortes d’accusations par voie de presse et d’argumentaires de droit de la part de spécialistes et de la part de ceux qui s’y connaissent peu dans les procédures.

Malheureusement, ce faisant, ils ont accrédité la thèse du harcèlement politique et de la tentative de neutralisation d’un adversaire.

Les nouvelles pressions sur les juges viennent maintenant de Khalifa Sall lui-même et de son entourage. La lettre adressée au Forum du justiciable entre dans cette dynamique.

Je comprends le dévouement de son président Boubacar Bâ, mais, franchement, que peut-il faire sur un dossier pendant devant la Cour suprême ? Pas grand-chose. Il peut rappeler des principes comme il l’a fait, mais ces derniers, les juges les connaissent déjà.

C’est dire que la tentative, ici, c’est de faire pression ou des contre-pressions sur les juges afin que le droit soit dit.

Et la sortie de Barthélémy Dias dans la presse, hier, entre dans la même dynamique. Il faut faire pression afin que les juges ne soient pas obligés de devoir exécuter des ordres venus d’en haut.

Ce qui est dommage dans cette situation, c’est le peu de crédit accordé à notre système judiciaire. Quand chacun craint que l’autre ne l’influence plus que soit, c’est préoccupant.

Pourtant, tout le monde doit savoir que la Cour suprême ne rejuge pas l’affaire. Elle ne va pas l’examiner dans le fond, mais dans la forme. Il ne s’agira pas d’examiner les faits, les preuves, d’écouter des témoins, etc., mais de voir si le droit a été dit et bien dit. Si les formes ont été respectées, surtout le droit sacré à la défense.

Si tel n’est pas le cas, elle casse, renvoie, en principe l’affaire devant une Cour d’appel autrement composée.

Si elle confirme, l’Affaire va, en principe, entrer dans le domaine de la chose jugée et aura force exécutoire à moins qu’il y ait rabat d’arrêt comme l’explique le Président du Forum du Justiciable.

Tout pour dire que toutes les parties qui semblent avoir intérêt dans l’affaire, pour des raisons diverses, doivent rester républicaines jusqu’au bout.Aucune forme de pression sur des juges n’est tolérable en démocratie.En clair, nous sommes obligés de leur faire confiance en les laissant avec leurs consciences et leurs serments devant Dieu et devant la Nation.Assane Samb

Moussa Tine-Affaire Khalifa Sall: « la Cour Suprême ne peut pas se prononcer deux fois sur une même affaire »

https://www.pressafrik.com La  coalition Takhawou Senegaal avec Khalifa Sall se dit surpris par la précipitation de la Cour Suprême qui va se pencher ce jeudi 20 décembre, sur l’affaire Khalifa Sall et Cie suite au recours introduit par les avocats de l’ex-maire de la ville de Dakar pour « casser » l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 30 août 2018.
Face à la presse cet après-midi, Moussa Tine, porte-parole du jour a réaffirmé d’abord que leur candidat Khalifa Ababacar Sall sera bel et bien dans la course présidentielle de 2019, avant d’alerter sur possible manipulation de la machine judiciaire. Avant d’indiquer que le dépôt des dossiers de leur candidat au greffe du Conseil Constitutionnel a été un «succès».
«Demain Khalifa est convoqué pour 7 pourvois en cassation devant la Cour Suprême alors que nous en avions déposé 13. Or la Cour Suprême ne peut pas, sur une même affaire, se prononcer deux fois. Donc la Cour est obligée de statuer en une seule et même fois sur l’ensemble des pourvois qui sont déposés. Mais comme nous sommes dans la précipitation, dans le jeu de la manipulation pour écarter la candidature de Khalifa Ababacar Sall,  il oublie de respecter les moindres procédures et même les nombres de pourvois. Comment demain le juge peut tenir, ainsi un pourvoi en cassation?», se demande t-il.
Poursuivant, M. Tine martèle à l’endroit de Macky Sall  « D’abord il pensait que ce n’était pas possible. Et lorsque nous avons fini de déposer les documents demandés aupès du conseil constitutionnel de faire de Khalifa Sall notre candidat, c’est en ce moment-là, à la surprise de tout le monde,  qu’on l’a convoqué au niveau de la Cour Suprême. Qu’il sache que nous ne nous faisons aucune illusion. La candidature de Khalifa Sall est aujourd’hui définitivement recevable aucune initiative ne peut pas empêcher à notre candidat d’être dans le compétition. »
Avant de conclure : « cette accélération du dossier continue aujourd’hui au niveau de la Cour Suprême.  Donc cela montre que le dossier est purement politique et non juridique. »

Ousmane Sonko : « Ce régime a peur « 

Seneweb.com Ousmane Sonko est très en colère, après avoir été arrosé de gaz lacrymogènes, ce mercredi, au cours d’une descente improvisée en compagnie de Barthélémy Dias et Cie.

« Cela prouve que le régime de Macky Sall a peur. Nous, on ne fait que venir discuter avec les marchands du marché Petersen et ils nous lancent des grenades lacrymogènes », s’est désolé Ousmane Sonko.

Le leader de Pastef d’ajouter : « après avoir emprisonné et fait exiler de potentiels adversaires politiques, ils traquent d’autres candidats dont le seul tort est d’attirer l’attention des Sénégalais sur la gravité de la situation ». »Nous voulons parler aux Sénégalais de l’enjeu de l’élection présidentielle, des milliers de cartes d’électeurs confisquées et de la nouvelle carte électorale qui n’est pas encore définie officiellement », explique-t-il.Salla Gueye

Terrorisme présumé:7 sénégalaises sous le coup d’une information judiciaire

https://actusen.sn A en croire Libération, sept (7) sénégalaises sont au coeur d’une information judiciaire ouverte par le Parquet de Dakar pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Les mises en causes présumées actives dans les bastions de l’Etat islamique, ont été identifiées en marge de l’affaire Aida Sagna, écrouée à Dakar pour terrorisme après son expulsion en Lybie.

Dernier délais du Sénégal sur l’inscription rejetée de Karim…

http://actunet.net/ La Cour de justice de la Cedeao avait donné un mois à l’Etat du Sénégal pour répondre à la requête sur le rejet de l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales. Selon Les Echos qui donne la nouvelle, ce délai expire aujourd’hui. Mais le journal croit que les avocats de l’Etat ont répondu à la Cedeao et attendent la programmation de l’affaire. A rappeler que le Tribunal d’instance hors classe de Dakar s’est déclaré incompétente pour juger du refus d’inscription de leur client sur la liste électorale. Wade-fils avait saisi la Cedeao  pour faire respecter ses droits.

 Super-Mackrond au Club de Paris

Depuis deux jours, les communicateurs tradimodernes sont de retour. A l’unisson, ils chantent les prouesses de Super-Mackrond, le héros intrépide qui est parti à Paris pour emprunter 2800 milliards aux bailleurs du Groupe consultatif qui, épatés, lui en ont prêté plus de 7000.

La fixation de la date de cette rencontre, à deux mois de l’élection présidentielle, laissait déjà présager une utilisation politicienne des résultats de ce tour de table. Les présidents de la Côte d’Ivoire et de la Guinée avait fait preuve de plus de courage en prenant rendez-vous avec les bailleurs de fonds après et non avant l’élection présidentielle. Ce fut de leur part une attitude pleine d’assurance mais aussi d’élégance républicaine.

Super-Mackrond ne pouvait s’autoriser un tel luxe, dans un contexte où le doute s’intensifie quant au succès des astuces qu’il a imaginées pour s’octroyer « techniquement » un second mandat avec seulement 35% des voix. L’utilisation abusive du Conseil consultatif comme un moment de précampagne électorale s’analyse alors comme un signe d’agitation voire d’anxiété.

Les rares informations ayant filtré des réunions de Paris indiquent qu’au moins un bailleur, la Bad, a clairement affiché ses annonces de financement « sous réserve des délibérations de son conseil d’administration ». Quid des autres bailleurs ? Super-Mackrond n’en informera jamais les Sénégalais qu’il s’apprête à cribler de nouvelles dettes, au moment où le Sénégal, sous son magistère, a décroché la médaille d’or de l’endettement en Afrique de l’ouest.

De même, il n’expliquera jamais ce qu’il compte faire de 7000 milliards alors que son portefeuille de projets est évalué à 2800. Derrière l’intention évidente de choquer l’opinion avec des montants faramineux, il y a peut-être autre chose, un non-dit ou un indicible.

La police française a interdit aux gros bras mackoutes déplacés pour l’occasion d’organiser une contre-manifestation, en fait de violenter les opposants et les citoyens venus exprimer leur désapprobation. Une autre information intéressante que les communicateurs tradimodernes ont omis de signaler aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. C’est l’imprévu qui a gâché la fête et qui explique peut-être pourquoi on a aperçu à la télévision des visages aussi renfrognés devant la générosité alléguée des prêteurs.

S’il tire un bilan lucide de l’impact communicationnel de son équipée parisienne, au lieu de se dorloter et de se laisser dorloter comme d’habitude, Super-Mackrond va réévaluer sa stratégie de fascination des Sénégalais avec un story-telling manquant cruellement de crédibilité et de finesse. A raconter des histoires trop grosses, sinon carrément farfelues, on finit par irriter ceux que l’on espérait charmer.

Il faut aussi se méfier des histoires trop imbuvables, comme ce projet révoltant d’associer le nom du président Mamadou Dia à l’un des plus grands scandales de la gestion marron, la réfection du Building administratif, un projet de 17 milliards qui en a mystérieusement englouti 40.

Même un président désespérément conscient de son impopularité se doit de respecter la mémoire des morts. C’est une question de civilisation.Mamadou Bamba NDIAYE,Ancien député,Coordonnateur général du Mps/Selal

 Avec l’un comme avec l’autre, les ruptures profondes que nous attendons depuis de longues années ne seront jamais au rendez-vous. Par Mody Niang

Dans mes quatre précédentes contributions, j’ai remonté en surface et passé en revue des violations  flagrantes de la loi, qui ont gravement entaché les douze longues années de la gouvernance du vieux président-politicien. J’ai tiré les exemples de ce que les contrôleurs de l’Inspection générale d’Etat (IGE) appellent, dans leurs différents rapports, les ‘’cas illustratifs de mal gouvernance financière’’. Ces exemples ne sont que  l’infime partie visible de l’immense iceberg composé de dizaines, voire de centaines d’autres mis en évidence dans les différents rapports de l’IGE, de la Cour des Comptes, comme d’autres organes de contrôle. Quand l’homme responsable de toutes ces forfaitures veut nous imposer son fils comme le ‘’candidat du peuple’’ à la prochaine élection présidentielle, nous avons le devoir d’exprimer publiquement nos réserves, voire notre hostilité par rapport à cette candidature. Non pas que nous détestions le fils chéri, comme le sous-entendent certains de ses inconditionnels mais que, de notre humble point de vue, il n’a pas sa place parmi les acteurs et les actrices qui devraient, s’ils étaient aux affaires, imprimer à notre pays les changements profonds auxquels nous aspirons depuis 58 ans.
Ce garçon ne nous est quand même pas tombé du ciel. Nous l’avons vu à l’œuvre, de son retour de Londres au lendemain du 19 mars 2000, au 25 mars 2012. Pendant ces douze ans, il a occupé les fonctions de conseiller spécial de son père de président, de Président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale pour l’Organisation de la Conférence islamique (ANOCI), de ‘’ministre du ciel et de la terre’’. Et, sans la forte mobilisation du 23 juin 2011, il pourrait, peut-être, devenir le quatrième Président de la République du Sénégal. C’était en tout cas la ferme volonté de son père. Ce garçon a donc exercé d’importantes responsabilités et traîne de lourdes fautes de gestion qui, à elles seules, suffiraient à l’envoyer en prison, si le successeur de son père était digne de la fonction présidentielle. Malgré tout, ses inconditionnels le présentent comme ‘’blanc comme neige’’ et prétendent que sa gestion n’a jamais fait l’objet d’un quelconque contrôle. Ils racontent tous des histoires, consciemment ou inconsciemment. Je les renvoie à mes deux contributions « Karim Wade, le héros fabriqué ‘’blanc comme neige’’ ! » (‘’WalfQuotidien’’ du 8 juillet 2018), « Mais, qu’a-t-il fait au bénéfice de ce pays, pour mériter tant d’attention ? » (‘’WalfQuotidien’’ et ‘’Dakar-Times’’ du 19 juillet 2018), au livre de l’ancien journaliste d’investigation « Contes et mécomptes de l’Anoci » (Editions Sentinelles, Dakar, août 2009) et, en particulier, au ‘’Rapport public sur l’Etat de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes » de l’IGE, (juillet 2014), qui couvre la période 2004-2009, donc de la date de la création de l’Agence, à celle de sa dissolution.
Les contrôleurs de l’IGE ont mis en évidence, dans la gestion du fils de son père, de nombreux « cas illustratifs de mal gouvernance financière », notamment  de graves manquements au fonctionnement de l’Agence qui seuls, suffisaient à se passer de la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CRÉI). Pour éviter à ce texte d’être long, je renvoie le lecteur aux pages 119-121 du Rapport de l’IGE. Il se fera une idée de ces graves manquements dont nous retiendrons ici quelques exemples :
1) l’absence fréquente d’études d’avant-projet, laquelle a conduit à des modifications qui ont terriblement renchéri le coût des ouvrages ;
2) des violations manifestes du Code des Marchés publics, notamment le défaut de mise en concurrence dans la rénovation de l’Hôtel King Fahd Palace (ex-Méridien Président) sur financement du Royaume d’Arabie saoudite, pour un montant de cinq milliards trois cent cinquante-trois millions quatre cent quarante-deux mille huit cent six (5.353.442.806) francs CFA.
Quand le Rapport de l’IGE a été rendu public,  cette rénovation à plus de cinq milliards a soulevé un tollé général d’étonnement et d’indignation à King Fahd Palace, où on se demandait légitimement où étaient passés ces fameux milliards. C’est, du moins, l’information digne de foi que j’ai reçue, et qui était dans pratiquement toute la presse d’alors qui s’inspirait du Rapport de l’IGE.
Nous ne passerons pas sous silence l’utilisation (autorisée) par le Conseil de surveillance de l’ANOCI de cartes de crédit bancaires pour le Président dudit Conseil (Karim Wade) et le Directeur exécutif (Abdoulaye Baldé). Si M. Baldé n’a pas utilisé sa carte, le fils de son père en a usé et abusé, dans la période qui va du 22 août 2005 au 28 août 2007 pour – c’était le prétexte – honorer un montant total de dépenses de deux cent soixante-quinze millions huit cent huit mille cinq cent soixante-huit (275.808.568) francs CFA. Quelles dépenses le fils de son père a-t-il honorées avec autant d’argent ? Où en étaient les pièces justificatives ? Si elles existaient, les contrôleurs de l’IGE en feraient certainement état ! Ces millions se sont  sûrement volatilisés, avec de nombreux autres, à l’instar des vingt-six (26) qui devaient servir à construire des villas présidentielles et dont on ne sait pas ce qu’ils sont devenus.
L’attention des contrôleurs de l’IGE a été aussi retenue par ce fameux bateau-hôtel « MSC MUSICA », loué à cinq milliards neuf cent trois millions six cent treize mille (5.903.613.000) francs CFA. Dans cette perspective, un acompte d’un milliard sept cent soixante et onze millions deux cent mille (1.771.200.000) francs CFA a été payé par la Direction générale de la Société nationale du Port autonome de Dakar (SN/PAD), sans l’aval de son Conseil d’Administration. Or, ce fameux bateau-hôtel loué à ce montant exorbitant pour sept jours, est reparti au bout de seulement quatre. Et, pendant que ce fameux bateau était loué à ce coût-là, des hôtels réquisitionnés à Dakar comme dans la zone de Saly, restaient désespérément vides, ou occupés par des non ayants droit. Le bateau-hôtel grand luxe n’a, lui non plus, reçu aucun hôte de marque. Il satisfaisait plutôt la curiosité des Dakarois.
Ce n’est pas tout : il convient de rappeler aussi que,  quand il a été nommé Président du Conseil de surveillance de l’ANOCI, le fils de son père a aménagé et équipé ses nouveaux bureaux dans un immeuble tout neuf (Immeuble Tamaro), pour 750 millions de francs CFA. Quand même ! Selon des techniciens du bâtiment que j’ai interrogés, avec un tel montant, on peut construire un immeuble R+4 à 6 étages ou plus, selon la surface du terrain, la nature du sol et d’autres paramètres.
On n’oubliera pas non plus que, pendant onze ans, il ne voyageait pas dans les vols commerciaux, mais bien à bord du jet privé de ce monsieur Abbas Jaber, peut-être de tous les deux. Le Ministre de l’Economie et des Finances du Gouvernement Abdoul Mbaye, M. Amadou Kane, a révélé que ses nombreux voyages à bord de ce jet privé nous ont coûté douze (12) milliards de francs CFA. Douze milliards pour faire le tour du monde en onze (11) ans ! C’est à ce même sulfureux Abbas Jaber que la SONACOS a été bradée pour huit milliards de francs qu’il a mis du temps à payer, s’il les a payés d’ailleurs. Dès le lendemain du 25 mars 2012, le jet privé a vite quitté le Sénégal pour être vendu, disait-on, sans qu’aucune enquête n’ait jamais été menée. Pour mesurer la gravité de ce scandale, il faut évoquer les déboires de Monsieur Alain Johandet, alors Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie dans le Gouvernement de François Fillon. Le 4 juillet 2010, il a été contraint à la démission pour avoir loué un jet privé pour un voyage dans les Antilles, précisément en Haïti, pour la somme de 116.500 euros, soit un peu plus de 76 millions de francs CFA. Il s’y rendait à une rencontre internationale, pour la reconstruction de l’Île. Un autre, Christian Blanc, lui aussi Secrétaire d’Etat (chargé du Développement du Grand Paris) a été démis de ses fonctions pour avoir acheté des cigares coûteux, réglés à partir de fonds publics. De tels exemples, je pouvais en donner un grand nombre, surtout des Pays scandinaves, mille fois moins graves que les lourds scandales que traîne le fils de son père.
Donc, au lendemain du 25 mars 2012, les nouveaux gouvernants n’avaient même pas besoin d’exhumer la CRÉI pour envoyer en prison le fils de son père. Ses seul scandales mis en évidence par le ‘’Rapport public sur l’Etat de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes » de l’IGE de juillet 2014 et nombre d’autres qui l’auraient sans doute été si sa gestion du Ministère du ‘’ciel et de la terre’’ avait fait l’objet de contrôle, suffiraient à disqualifier sa candidature qu’on veut nous imposer. De même, le lourd et peu valorisant bilan moral du candidat sortant devrait bousculer ses tonitruantes et coûteuses réalisations, et lui compliquer sérieusement la réélection. Nous nous emploierons à l’illustrer cette fois dans notre toute dernière contribution de la série, celle que nous venons de conclure étant déjà suffisamment longue.
Dakar, le 17 décembre 2018 Mody Niang

Karimiste pour recadrer Amadou Ba et Mimi Touré

Monsieur le Ministre de l’économie, des finances et du plan Amadou Ba, déception a été le sentiment le plus partagé des sénégalais en lisant votre communiqué meublé de manipulations, d’imaginations, d’inventions et de mensonges sur des chiffres qui n’ont aucune sources scientifiques.

Monsieur le Ministre, vous avez préféré faire les obsèques de vos valeurs pour vous inscrire dans le faux en voulant apporter une réplique à la lettre rationnelle de Karim Meissa wade adressée aux bailleurs de fonds. La lecture de vos lignes détermine la nature des autorités que nous avons à la tête du pays, car Freud n’a pas tort de penser que « c’est par nos actes manqués que nous trahisons nos secrets les plus intimes ». Dès lors, je ne saurais retenir que mon pays est entre les mains d’un parti qui est une bergerie financière. Des autorités qui dilapident nos ressources et qui sont réfractaires aux critiques pour la transparence dans la gestion des derniers publics.

Monsieur le Ministre, vous avez souligné dans vos écrits que le taux d’endettement du Sénégal est de 47.5%. Cette affirmation ne relève pas de la réalité. Vous n’avez pas le droit de nous raconter des contrevérités. Le Sénégal s’est actuellement endetté à hauteur de 61% et le seuil d’endettement fixé par l’UEMOA est de 70%. Il s’y ajoute les 7356 milliards mobilisés auprès des bailleurs du Groupe Consultatif de Paris ce début de semaine.

Comment pouvez-vous nier les tensions de trésorerie alors que vous avez personnellement fait une sortie médiatique récente pour confirmer cette situation que les économistes ont longtemps laissé entendre ? Et vous aviez déclaré deux mois avant que l’Etat est liquide de 700 milliards.

Karim Wade n’a-t-il pas raison de demander l’audit des financements de la première phase du PSE?   Vous vous endettez au nom du peuple sénégalais. Pourquoi ce ‘’Dioufourisme’’ si la gestion était vertueuse ?

Nous nous souvenons encore les 1200 milliards empruntés par Macky Sall alors que l’Assemblée Nationale n’avait autorisé que 641 milliards.

Monsieur le Ministre, vous aurez dû avoir honte de nous décrire le PSE comme vision. Qui ne se souvient pas que 2.5 milliards sont versés à un cabinet français pour nous écrire ce programme bidon qui est loin de prendre en compte les réalités et préoccupations des sénégalais. Que d’incohérence et de paradoxisme dans un programme qu’aucun Ministre ne maitrise. En tout cas, on ne peut pas s’attendre grande chose à des Ministres, dès lors que leur capitaine manque de courage et de vision. Je veux m’arrêter sur Diamniadio que beaucoup voient votre vision limitée. Je rappelle pour l’histoire que le Président Wade avait confié à l’ancien Ministre Aicha Agne Pouye ce projet pour interconnecter Dakar et Thiès. Et le plan d’urbanisme a été validé en Conseil interministériel par un jeune du nom Habib Mbaye lorsque Macky Sall était Premier Ministre. Ce projet devait être financé par les américains à hauteur de 400 milliards. C’est exactement ce que Macky Sall déroule présentement à Diamniadio dans l’hypocrisie intellectuelle.

Monsieur le Ministre, si les sénégalais ne connaissent plus de coupure d’électricité, on le doit au plan TAKKAL qui a commencé à fleurir la veille de l’alternance de 2012. Ce qui avait fait dire Karim Wade à Aly Ngouye Ndiaye lors de la passation de service « Monsieur le Ministre, je vous laisse un secteur avec zéro délestage ». Il est vrai que l’Etat est une continuité, mais ayez l’honnêteté intellectuel de nous reconnaitre notre mérite. Vous êtes toujours dans votre logique de récupération de projets dont vous n’aviez fait que la peinture. Laissez-moi citer parmi tant d’autres l’aéroport Blaise Diagne, l’Arène Nationale, les bateaux Aguène et Diamogne qui font le trajet Dakar-Ziguinchor, l’autoroute Illa Touba lancée par karim wade, le prolongement de l’autoroute à péage, le musée des civilisations noires, l’électrification rurale, etc.

Monsieur le Ministre, vous avez évoqué la diminution d’un taux de 10% dans les factures d’électricités. Je rappelle que c’est par incompétence que vous êtes limité à ce niveau même si par ailleurs cette affirmation est loin de refléter sur nos factures. Avec Wade le baril du pétrole a connu des prix exorbitants qui variaient entre 130 à 140 dollars. Par contre, le baril du pétrole a connu une baisse sous le règne de

Macky Sall jusqu’à 30 dollars.  Monsieur le Ministre, pourquoi vous n’avez pas eu cette élégance de revenir sur ces réalités dans vos arguments comparatifs ?

Monsieur le Ministre, vous ne cessait dans le paralogisme de revenir sur le taux de croissance dans toutes vos interventions. Vous avez déclaré 7.2% cette année. Quelle est l’étude scientifique qui détermine ce pourcentage ?

En réalité, le taux de croissance du Sénégal ne dépasse pas 5% de 2012 à nos jours. Le dernier rapport publié par l’ANSD date de 2014. Et le taux de croissance est fixé à 4.3%.

Monsieur le Ministre, 56% des sénégalais sont actuellement pauvres, et 46% sont extrêmement pauvres. Par contre, 46.7% des sénégalais ont été pauvres en 2011, et 6% ont été dans l’extrême pauvreté (Document officiel ANSD et se trouve même dans le PSE).

Monsieur le Ministre, tu as dessiné une gestion calamiteuse de notre régime.

N’as-tu pas été le Directeur Général des Impôts de 2005 à 2012 ?

Tout ce qui a été conduit par Wade, vous l’avez fait avec lui. Mais bon, avec cette attitude, je ne serai pas surpris de vous voir un jour vous dégager de toutes responsabilités de la gestion de Macky Sall. C’est lâche. Les grands hommes s’assument.

Monsieur le Ministre, comment osez-vous donner des leçons de bonne gouvernance ?

Votre régime a connu une criminalité financière sans précédente. Les 12 milliards de Bictogo, les 29 milliards du PRODAC, les 90% du pétrole donnés à Aliou Sall, le dossier Coud, le dossier Poste, le dossier du port autonome de Dakar, la surfacturation de 40 milliards pour la réfection du building administratif alors que le financement a été initialement fixé à 17 milliards, les 98 milliards récupérés de MITTAL alors que le Sénégal devait être indemnisé à 2500 milliards, la surfacturation de 1200 milliards du TER, les 52 milliards pour la confection des cartes biométriques CEDEAO, Maréme Faye Sall se promène avec un guichet automatique mobile, les 500.000 Fcfa versés mensuellement aux femmes des ambassadeurs, la création d’une banque nommée Banque de Dakar par Aliou Sall pour seulement faire du blanchissement d’argent, etc. C’est sous vos règne que nous avons vu un DG, notamment Cheikh Omar Hann organisé un meeting de deux heures de temps à 200 millions Fcfa. Vous avez tout dernièrement débloqué plus de 1 milliard du contribuable pour organiser à Dakar aréna votre investiture. Vous aurez dû ajouter dans vos argumentaires que Macky Sall vient de se payer un véhicule à 1 milliards de Fcfa.

Monsieur le Ministre, j’ai été estomaqué de vos allégations lorsque vous écrivez que les denrées de premières nécessités et le coût de loyers ont connu une baisse remarquable. Dans quel pays vivez-vous ?

Je ne crois pas que vous soyez dans mon Sénégal qui traverse les pires moments de sa vie.

Ne savez-vous pas que certaines zones de notre pays sont menacées par la famine ?

Monsieur le Ministre, j’ai été scandalisé de vos affirmations sur la CMU et les bourses de sécurité familiales. Vous devez arrêter ces théories et respecter les sénégalais. Les citoyens qui vont quotidiennement dans les hôpitaux savent que la CMU relève de la pire manipulation. Les hôpitaux ne s’engagent plus à cause de la dette que l’Etat les doit. Les BSF qui doivent être une redistribution des ressources sont utilisées pour des finalités politiques. Elles sont exclusivement faites pour les militants et sympathisants de l’APR. On ne peut pas noter une seule bénéficiaire engagée politiquement dans l’opposition.

Monsieur le Ministre ne savez-vous pas que beaucoup de zones ne voient toujours pas de liquide précieux ?

Ne savez-vous pas que les syndicalistes de la santé sont à leur 17ème plan d’action ?

Ne savez-vous pas que les syndicats d’enseignement ont déposé leur préavis de grève et comptent aller en mouvement dès le retour des fêtes, parce que le gouvernement n’a pas honoré ses engagements ?

Ne savez-vous pas que 40.000 étudiants sont renvoyés des écoles privées à cause d’une dette de 16 milliards ? Or vous avez déclaré que le gouvernement n’a pas le problème de payer ses dettes aussi internes qu’externes.

Ne savez-vous pas que les étudiants sont vandalisés ou même tués avant de percevoir leurs bourses ?

Pourquoi n’avez-vous pas évoqué le nombre d’emplois créés ?

Savez-vous que le Sénégal enregistre depuis deux ans plus de 200.000 jeunes diplômés dans l’année ?

Quant à Mimi Touré, on ne saurait donner une importance à quelqu’un qui a été désavoué, malmené, humilié et liquidé politiquement par son propre parti. Elle n’a aucune crédibilité. C’est pourquoi elle se lance pitoyablement dans le caméléonisme politique pour chercher une base. Elle voit de Karim Wade le moyen d’exister. C’est ce qui justifie ses attaques sans fondements. Vous avez fait le tour du Sénégal, et aucune localité ne veut de vous. En fait, vous êtes encombrante pour Macky qui s’est rendu compte que vous êtes la principale source de tous les maux que traverse son régime. Vous avez fait le mensonge votre oxygène, voilà pourquoi les gens fuient votre contagion. Mme le Ministre, vous avez échoué dans votre mission d’intimidation et de liquidation d’un candidat qui ne donne pas le sommeil à votre patron. Vous serez toujours misérable tant que vous portez ces tonnes de haine, de rancune et de méchanceté dans votre cœur. C’est à vous de vous rendre à l’évidence et accepter que les sénégalais portent Karim Meissa Wade au plus profond de leurs cœurs chaque jour qui passe.Malang FADERA, Coordonnateur National des Elèves et Etudiants du Mouvement Karim Président.

Karim Wade : Du syndrome de Clerambault au délire halluciné ! (Par la CAVE de l’APR)

« Jamais dans l’Histoire du Sénégal, un homme public n’a reçu autant de coups, de propos diffamatoires et outrageants. Systématiquement, je suis l’objet de graves accusations, de profondes détestations, d’attaques hallucinantes… »
Ces propos sont extraits de la « Lettre » écrite aux Sénégalais, le 03 Juillet 2011, par Karim Wade !
Il y a donc 07 ans, au summum de sa puissance, le Prince d’avant – royauté avait mesuré sa rupture fondamentale avec le peuple sénégalais, dans toutes ses composantes. Il en a souffert, surtout que le Projet d’installation du Royaume du Sénégal envisagé par son père, avait été balayé par la grande insurrection citoyenne du 23 juin 2011. Gagné tout à la fois, par la privation et la frustration, Karim Wade présente tous les signes psychologiques et cliniques, symptomatiques du Syndrome de Clérambault !
Parler de Karim Wade, notamment de ses crimes économiques qui ont aggravé les souffrances collectives et poussé nos compatriotes à vivre aux confins de l’humainement acceptable, c’est égrèner un long chapelet d’inacceptables forfaitures. Pourtant, c’est ce Monsieur, à la veille de la Réunion du Groupe Consultatif devant examiner le financement de la Phase 2 du Plan Sénégal Emergent (PSE), qui s’est adressé, en des termes surréalistes associant mensonges éhontés et accusations farfelues, aux Bailleurs de Fonds du Sénégal.
Candidat virtuel, « jamais gagnant », Karim Meissa Wade assume des postures et des prétentions indues, que seules fondent la communication politique et la ruse politicienne propres aux vaincus et autres déchus !
Au – delà des multiples contradictions qui traversent ses philippiques, c’est bien dans le cœur de ses accusations que se situe l’inanité de ses propos. De manière confuse, il évoque un Thème – amiral de toute l’Opposition : la Dette. Sans la chiffrer, sans la détricoter dans ses motivations et finalités, il reconfigure le « Risque – pays » en ignorant ses 03 composantes majeures (« fait du prince », risques souverains et risques politiques).
Mais, la gravité de l’interpellation se mesure au très lourd héritage que son père et lui ont légué à notre pays. Ils ont transformé le Sénégal en un immense champ de ruines et de mines, proche de l’embrasement généralisé. Ils nous ont laissé un Sénégal en pleine tension de Trésorerie avec des arriérés de paiement dus aux Entreprises, d’un montant de 150 Milliards de FCFA. Quant à l’encours de la Dette Publique, il est passé de 1022,7 Milliards en 2006, à 2741 Milliards au 31 mars 2012.
Le Service de la Dette Publique ne fut pas en reste : il atteint 619,7 Milliards FCFA, soit près 44% des Recettes Budgétaires de 2012. Ces Dettes contractées pour des Dépenses somptuaires éloignées des préoccupations des populations, ont plombé le PIB, aggravé l’inflation, bloqué la Croissance (1,7%) et, surtout, entraîné la hausse brutale des Denrées de 1ère nécessité.
Comment quelqu’un affichant de pareilles « performances », pourrait- il pourfendre et attaquer sur cette question ? Cette ineptie se double de troublants mensonges. Il soutient, sans une once de vérité, que durant ces 02 dernières années, l’Etat du Sénégal n’a pas financé les Campagnes arachidières !
Or, tirant les leçons de l’échec caractérisé de la privatisation de SONACOS SA, l’Etat a, en 2015, renationalisé la SONACOS SA pour être à même de mieux répondre à la demande précise des Agriculteurs. Une telle orientation exigeait que fussent prises toutes les dispositions pour rendre disponible, dès le début des campagnes subséquentes, la totalité du financement requis.
Ainsi, pour la Campagne de Commercialisation de l’arachide en 2016/2017, la SONACOS a acheté 96 024 tonnes pour une valeur de 23 797 950 527 FCFA entièrement payée aux OPS (Opérateurs Privés Stockeurs) grâce à un financement de 75.000.000 US Dollars obtenus par l’Etat du Sénégal. La subvention totale versée aux huiliers pour soutenir le prix au producteur était de 9 327 027 760
FCFA.
Cette remarquable prouesse a été reproduite durant la campagne de commercialisation de l’arachide en 2017/2018. La SONACOS SA a collecté 187 364 tonnes pour une valeur de 44 779 652 245 FCFA.  Cette campagne a été financée par le reliquat de 20.418.000 US Dollar et un complément de 60.000.000 US Dollar soit 80.418.000 US Dollar mis à disposition par l’Etat du Sénégal.Tous les huiliers ont acheté une quantité de 285 696 tonnes d’arachide.
Mieux encore, malgré la baisse des cours mondiaux, l’Etat a maintenu le prix au producteur de 210  FCFA/Kg et la subvention versée aux huiliers pour le soutien du prix au producteur était de  17 367 078 570 FCFA !
La grossièreté des mensonges de Karim Wade se vérifie, également, dans sa sentence burlesque et ridicule relative à l’incapacité de Macky Sall, de fournir de l’électricité et à des prix revus à la baisse.
Il est de notoriété publique que le plus gros échec du régime de Wade, en dépit de l’implication totale de Karim Wade, doté de pleins pouvoirs et plus de 1000 Milliards injectés, demeure l’Energie.
Quant à la baisse du prix de l’électricité, tous nos Compatriotes peuvent en attester : elle est factuelle, réelle. Une simple comparaison de 02 Factures, avant et après Février 2017, en est une preuve irréfutable ! Quelqu’un qui a installé le rationnement de l’électricité sur le modèle des « économies de guerre », jusqu’à susciter les grandes « émeutes de l’électricité » qui l’ont tellement secoué au point qu’il fit appel à « Tonton » Robert BOURGI, pour une intervention militaire française, ne devrait pas agiter cette question ! Assommés par les remarquables succès du Président Macky Sall dans le Secteur de l’Energie, Karim Wade et sa Fraction occulte, sombrent dans le délire total.
Dans une ultime accusation qui sonne comme un aveu, Karim Wade verse dans le divinatoire politicien : Macky Sall aurait pactisé avec les Bailleurs de Fonds autour de hausses des prix de plusieurs produits. L’usage du conditionnel invalide la certitude des propos ; le « candidat sortant » s’engage, donc dans la certitude de sa victoire ? Les élucubrations et autres conjectures de Karim Wade, sont de très faible teneur et ont pour fonction de faire exister, par la communication, un zombie politique.
Cette stratégie, appuyée par une clique d’inféodés intérieurs et par des Réseaux de type mafieux à l’extérieur, relayée par des Media de déférence, ne saurait prospérer : les Partenaires au Développement, lui ont répondu de la meilleure des manières. Et le peuple sénégalais, dans son écrasante majorité, a déjà fait son choix : Macky Sall !! La Cellule D’appui a la Veille Strategique (CAVE) DE L’APR

Thierno Bocoum : « Tirer des lacrymogènes sur des citoyens sénégalais qui accomplissent leur devoir est un abus de pouvoir inacceptable »

https://www.dakaractu.com Malgré ses multiples candidatures annoncées, l’opposition reste soudée. Depuis Kaolack où il se trouve pour accompagner la mère du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse,  à sa dernière demeure, le président du « mouvement Agir » manifeste sa totale solidarité avec ses frères de combat Barthélemy Dias et le candidat Ousmane Sonko président de Pastef qui ont essuyé les grenades lacrymogènes ce mercredi au marché Sandaga.
Dans un communiqué qu’il nous a envoyé, il manifeste sa solidarité et dénonce : « je manifeste toute ma solidarité à Barthelemy Diaz et Ousmane Sonko avec qui je devais être cet après midi, n’eut été ma volonté d’accompagner la Maman du Président Moustapha Niasse jusqu’à sa dernière demeure, en compagnie de mon frère et ami Cheikhou Oumar Sy.
Tirer des lacrymogènes sur des citoyens sénégalais qui accomplissent leur devoir est un abus de pouvoir inacceptable.
Nous sommes à l’ère du parrainage jusqu’au 26 de ce mois. La loi permet à tout collecteur de se rendre sur toute l’étendue du territoire, sauf dans les casernes militaires ou paramilitaires ou dans les établissements sanitaires ».

 Les PIQUES DE L’AS de ce Jeudi

SenePlus  |   Publication 20/12/2018

Rapport IGE sur le meurtre de Fallou Sène

Au lendemain de l’inauguration d’une statuette à la mémoire du défunt étudiant, Fallou Sène, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation, Mary Teuw Niane fait une révélation sur la parution du rapport de l’Inspection Générale d’Etat (Ige) sur l’affaire. Mary Teuw Niane a confié, hier, sur les ondes de la «Rfm» que son département ministériel a été blanchi par les enquêteurs de l’Ige. A l’en croire, en aucun moment la responsabilité de ses services n’a été indexée par l’Ige dans le rapport dont il détient une copie. S’il y a eu des lenteurs dans le paiement des bourses des étudiants occasionnant des échauffourées qui ont valu la vie à Fallou Sène, renseigne- t-il, il faut le chercher du coté de la Direction du Budget. D’après le ministre de l’Enseignement de Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les enquêteurs ont incriminé la «Direction du Budget qui n’a pas communiqué à temps certaines informations à la Direction des bourses et à Ecobank».

Institut professionnel de formation dédié aux personnes handicapées

Le Conseil départemental de Rufisque veut combattre la discrimination faite aux personnes vivant avec un handicap. L’institution veut construire un institut professionnel de formation dédié aux personnes vivant avec un handicap. A cet effet, le vice-président de l’institution et maire de Yenn, Gorgui Ciss a présidé hier, la rencontre de mise en place de l’association départementale des amis et parents des enfants inadaptés du département de Rufisque (ADAPEI/ R). Rufisque s’inspire de la communauté territoriale de France avec laquelle, l’institution a signé une convention de partenariat.

L’OFNAC relève des avancées dans la lutte contre la corruption

Des résultats encourageants ont été enregistrés dans la lutte contre la corruption dans la région de Diourbel, a confié à l’«Aps», Seynabou Ndiaye Ndiakhaté, présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Elle s’adressait à des participants d’un atelier de clôture d’une tournée nationale entreprise par la structure dans le cadre de la vulgarisation de ses actions de lutte contre la fraude et la corruption. Mme Diakhaté a notamment salué l’installation de l’OFNAC dans cette importante région du centre du Sénégal où s’exercent plusieurs trafics internationaux. «Il s’agit de montrer aux citoyens que l’OFNAC est engagé à leurs côtés pour combattre ces fléaux», a souligné Mme Diakhaté. «Diourbel est une ville de transit vers l’intérieur du pays et l’OFNAC entend réaffirmer cette volonté de promouvoir avec l’ensemble des populations, les valeurs d’intégrité, de dévouement au travail, et éthique», a fait valoir sa présidente.

Ousmane Sonko et Barthelemy Dias gazés

Barthelemy Dias encore dans ses oeuvres. Le maire de Mermoz Sacré Coeur et le leader du Pastef, Ousmane Sonko étaient en visite de proximité, hier, à Sandaga pour échanger avec les populations. C’est aussi une manière pour les deux responsables dont les déplacements sont surveillés d’enquiquiner le Président Macky Sall et son régime. C’est une grande foule qui a accompagné Dias et Sonko dans les rues de Dakar-Plateau. Le leader du Pastef explique cette descente à Sandaga par leur devoir de sensibiliser et d’échanger avec les populations sur les cartes d’électeurs, le parrainage et les atteintes contre les libertés. A l’en croire, Barthelemy Dias représente le candidat Khalifa Sall dont, dit-il, le jugement devant la Cour suprême est précipité par le régime pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle. Mais, il prévient que rien ne l’empêche d’être candidat. Selon Ousmane Sonko d’autres leaders et candidats à la candidature à la présidentielle vont les rejoindre demain dans leur campagne.

Ousmane Sonko et Barthelemy Dias gazés (bis)

Restons avec Ousmane Sonko et Barthelemy Dias pour dire que leur procession en ville n’a pas été de tout repos. Ils ont été bloqués sur l’avenue Lamine Guèye à hauteur de Touba Sandaga par la police. Les militants agités ont mal pris l’intervention des limiers pour stopper la caravane. Dias et Sonko ont tenté de les calmer, mais la police a lancé des grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Il y a eu des blessés. Et pour éviter des affrontements, le leader de Pastef, après quelques explications avec les policiers, s’est engouffré dans son véhicule pour rentrer. Mais dès qu’il a rebroussé chemin, les militants ont bloqué son véhicule et l’ont obligé à descendre et à poursuivre sa visite. C’est ainsi qu’il est descendu pour aller à la rencontre des populations, sous le regard des policiers qui n’ont pas jugé nécessaire de recourir à des grenades lacrymogènes. D’ailleurs, Barthelemy Dias a signifié aux policiers qu’ils exercent leur droit. A l’en croire, la loi leur permet d’aller sur l’ensemble du territoire pour échanger avec les populations dans le cadre du parrainage jusqu’au 26 décembre. Dias promet qu’ils descendront chaque jour sur le terrain jusqu’à cette date.

Malick Gakou chez Moustapha Niasse

Ils ne se sont pas rencontrés depuis la fameuse rencontre de l’Alliance des forces de progrès (Afp) au Teroubi et au cours de laquelle Moustapha Niasse a été hué. Ce jour-là a marqué aussi la rupture politique entre les deux hommes. En effet, le leader du Grand Parti (Gp), El hadji Malick Gakou était hier, à Keur  Madiabel chez le président de l’Assemblée nationale qui a perdu sa mère Adja Abyssatou Thiam pour lui présenter ses condoléances. Pour El hadji Malick Gakou, la défunte était sa grand-mère. Le leader du Grand parti était accompagné d’une forte délégation.

Augustin Senghor et Fox TV visitent le stade Lat-Dior

Le président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a visité, hier, le stade Lat-Dior de Thiès, en compagnie d’une délégation de la chaîne mondiale Fox TV. Me Augustin Senghor était venu s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Car, après le Ghana, le Sénégal doit organiser la deuxième édition du tournoi Fox qui regroupe les 16 équipes africaines de la zone Ouest A et B, au mois de septembre prochain. Et dans ce cadre, le stade Lat-Dior est choisi pour recevoir les compétitions, car à cette période,  le  stade Léopold Sédar Senghor sera fermé pour cause de travaux. Au-delà de ce tournoi, Me Augustin Tine annonce la tenue à Thiès du match Sénégal-Madagascar comptant pour la dernière journée des éliminatoires de la coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Et pour lui, cet événement doit être une grande fête, pour préparer la tenue de tous les autres matchs internationaux.

Dias et Sonko persona grata au COUD

Ousmane Sonko et Barthelemy Dias sont déclarés persona non grata au campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar par le Directeur général du Coud, Dr Cheikh Oumar Hann. Ils sont soupçonnés de conduire une caravane aujourd’hui au campus. Et la Direction du centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) compte s’opposer à toute manifestation politique dans la cité universitaire. Dans un communiqué, le Chef du département de la gestion des cités Universitaires et de la vie estudiantine Khalifa Ababacar Diagne dit apprendre de «sources concordantes le projet de deux hommes politiques consistant à défiler en caravane dans la cité universitaire pendant la journée du jeudi 20 décembre». Il rappelle que les cités universitaires sont considérées comme un domaine privé et par conséquent, toute activité ou manifestation qui s’y déroule doit faire, au préalable, l’objet d’une autorisation dument signée par l’autorité habilitée. Ainsi la Direction du Coud met en garde les présumés initiateurs de ce dessein aux allures de provocation qu’aucune violation de son espace ne sera tolérée». Elle prévient qu’elle se donnerait tous les moyens légaux pour protéger les cités universitaires en général et la quiétude des étudiants en particulier.

Campagne contre les maladies tropicales négligées

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a lancé une campagne de distribution de masse de médicaments contre les maladies tropicales négligées dont le trachome, la filariose lymphatique, l’onchocercose, les bilharzioses et les géohelminthiases. Cette campagne se déroule présentement dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Kolda, Kédougou, Louga, Saint Louis, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor. Les cibles sont les enfants âgés de 5 ans et plus, facilement accessibles en milieu scolaire. Le ministère de la Santé veut à travers cette activité améliorer l’état de santé des élèves ainsi que leur performance scolaire. Car ces maladies sont responsables, entre autres, d’anémies et de mauvais état nutritionnel chez les enfants d’âge scolaire et par conséquent d’une baisse de rendement à l’école. La distribution des médicaments se fait dans les écoles primaires, secondaires, daaras et dans la  communauté avec l’appui des enseignants.

Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique

Le «Prix Macky Sall pour le Dialogue en Afrique» n’aura pas de récipiendaire pour l’édition 2018. Pour cause, le Centre Indépendant de Recherches et d’Initiatives pour le Dialogue (CIRID), une Institution basée à Genève et bénéficiant d’un statut consultatif auprès des Nations Unies, après différentes missions menées dans les six régions d’Afrique et dans la diaspora, n’a pas trouvé un attributaire. Ainsi, le jury a estimé qu’il n’y a pas de candidat susceptible d’être récompensé cette année. Toutefois, le Cirid va poursuivre la prospection afin de trouver un récipiendaire pour l’édition 2019. Pour rappel, l’édition 2017 a été remporté par le Mogho Naba du Burkina Faso, Empereur des Mossis, pour son rôle dans la résolution de la crise politique intervenue au Burkina Faso en 2015

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