Flash infos du Mercredi 12 Decembre 2018-Communique du Conseil des Ministres

Communiqué du Conseil des ministres du 12 décembre 2018

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 12 décembre 2018 à 10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat  a remercié et félicité les populations de la région de Matam, du département de Linguère et l’ensemble des éleveurs du Sénégal, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation exceptionnelle à l’occasion de la célébration, le samedi 08 décembre 2018, à Ranérou, de la 5ème édition de la Journée nationale de l’Elevage.

Le Président de la République a réitéré son engagement pour la modernisation globale du sous – secteur de l’Elevage, considéré comme prioritaire dans le PSE.

Abordant la Campagne de commercialisation agricole, le Chef de l’Etat a rappelé au Gouvernement l’impératif d’assurer, au niveau central et à l’échelle territoriale, le suivi permanent du déroulement adéquat de la campagne de commercialisation agricole ouverte depuis le 1er décembre 2018.

A cet égard, le Président de la République a demandé au Gouvernement de veiller au fonctionnement optimal des points de collecte, de mettre en place un dispositif approprié de financement et de paiement des opérateurs et producteurs et d’accorder une attention particulière à l’accélération – sous l’encadrement de l’Etat – du déploiement rapide des actions commerciales des huiliers en direction des agriculteurs et autres opérateurs de la campagne.

Le Chef de l’Etat s’est, par ailleurs, félicité de la signature, le 10 décembre 2018, à Washington, du Second compact du Millénium Challenge corporation (MCC) avec les autorités américaines, et a réitéré, au nom de la Nation, ses remerciements au Président, au Gouvernement et au peuple américains pour cet important concours financier d’un montant de 600 millions de dollars dont 50 millions de contrepartie de l’Etat.

Le Président de la République a, également, rappelé que ce programme permettra au Sénégal, sur la période 2019-2023, de poursuivre ses efforts significatifs pour améliorer le taux d’accès universel à l’électricité de qualité et à moindre coût.

Evoquant la session budgétaire, le Président de la République a adressé ses félicitations au Gouvernement et aux Députés pour le vote de la loi de finances pour l’année 2019, de la loi de règlement de l’année 2017 et de la loi portant approbation du Programme Triennal d’investissements (PTIP) 2019-2021.

Dans ce cadre, le Chef de l’Etat a magnifié la finalisation du Plan d’actions prioritaires, phase II du PSE – avec l’assistance et l’implication de toutes les parties, Etat, secteur privé, société civile – qui sera présenté, sous sa présidence effective, lors du 7ème Groupe consultatif pour le Sénégal, les 17 et 18 octobre à Paris.

En outre, le Président de la République a remercié nos différents partenaires techniques et financiers qui soutiennent le Sénégal, sans relâche, à travers leurs stratégies pays conclus avec le Gouvernement, dans la mise en œuvre optimale des phases 1 et 2 du PSE.

Dans cet élan, le Chef de l’Etat a exhorté le Gouvernement à renforcer la place stratégique et le rôle majeur du secteur privé national et international dans le financement et l’exécution des programmes et projets publics durant la période 2019-2023.

Enfin, le Président de la République demande au Gouvernement de préparer après le Groupe consultatif l’adoption d’un projet de loi de programme sur le financement du PSE.

Evoquant le  développement culturel du Sénégal, le Chef de l’Etat est revenu sur  l’inauguration, le jeudi 06 décembre 2018, du Musée des Civilisations noires, infrastructure moderne. Il a renouvelé ses remerciements à  la République populaire de Chine pour ce don exceptionnel fait au Sénégal et au Pays amis qui ont contribué par le prêt d’œuvre à la réussite de l’exposition inaugurale.

Le Président de la République a, en outre, demandé au Gouvernement et à l’Administration du Musée de mobiliser toutes les compétences et ressources nécessaires à la gestion exemplaire de cet édifice.

Le Chef de l’Etat a, également,  recommandé au Gouvernement de finaliser les études techniques et financières requises, en vue de procéder au lancement prioritaire des travaux du Mémorial de Gorée et du Palais international des Arts, sis au Cap manuel.

Appréciant, par ailleurs, la brillante qualification de l’équipe nationale de Handball à la Coupe du Monde féminine prévue au Japon en 2019, le Chef de l’Etat adresse ses encouragements aux Lionnes, à leur encadrement technique et administratif.

Le Président de la République a terminé sa communication par le suivi de la coopération et des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Ministre de l’Intérieur, assurant l’intérim de Monsieur le Premier Ministre, a fait une communication sur la coordination des activités gouvernementales.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a rendu compte du suivi de la campagne de commercialisation arachidière.

Le Ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du Désenclavement a fait le point des préparatifs de l’inauguration de l’Autoroute Ila Touba prévue le 20 décembre 2018.

Le Ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance a présenté le programme de développement de la microfinance islamique au Sénégal.

Au titre des textes législatifs et réglementairesle Président de la République a promulgué la loi portant approbation du Programme triennal d’investissements publics (PTIP) 2019-2021 ainsi que la loi de Finances pour l’année 2019.

Le Conseil a, également, adopté :

–       Le projet de décret fixant l’organisation et le fonctionnement du Comité national d’appui aux partenariats publics privés ;

–       Le projet de décret fixant les droits de dépôt et de délivrance des actes en matière civile et commerciale et d’apposition de la formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale ;

–       Le projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n°2007-816 du 18 juin 2007modifiant l’article 74 du décret n° 66-579 du 13 juillet 1966 modifié par le décret n°92-1744 du 22 décembre 1992 relatif aux frais de justice en matière criminelle, correctionnelle et de simple police ;

–       Le projet de décret fixant le mode de répartition des sommes versées au titre des droits de délivrance des actes en matière civile, commerciale, criminelle, de simple police, des sommes retenues sur paiements effectués dans le cadre de la saisie  des rémunérations  et d’apposition de la formule exécutoire sur les ordonnances de contrainte en matière sociale.

Note de Lecture Par Daha  KANE 

Si l’Ecole Africaine de Médecine m’était contée  Par Abdoul KANE

Editions P.U.D 190 pages

Cette œuvre magnifique d’un grand chercheur, le Pr Abdoul KANE, telle une dentelle, a été méticuleusement confectionnée. Elle s’intéresse à la période coloniale dans laquelle évolue le personnage principal : l’Ecole Africaine de Médecine, Jules Carde.

Le titre, temporisé par une condition, retient déjà l’attention du lecteur. Ce n’est là qu’une clause de style de l’auteur, somme toute, fort élégante. Un conte de faits mené tambour battant avec un intérêt et une intensité grandissants car de l’ouverture à la fermeture du ban le rythme se renforce. La déclaration relayée épouse les contours de la colonisation tout en analysant ce qui a rendu possible une telle ignominie.

Un style flamboyant et un humour mordant rendent le texte particulièrement attrayant et projettent un éclairage vif sur certains aspects méconnus ou tout au moins peu connus de cette aventure.

Pour le Blanc, la colonisation « part d’un bon naturel » alors que c’est lui qui la pare de ce sentiment. Sa rhétorique se résume en un amalgame puéril : solidarité des nations nanties envers les peuples attardés, défaite de tyrans sanguinaires, éradication des grandes endémies, amélioration de l’hygiène, tracé des routes etc. Bref, un inventaire à la Prévert qui cache mal ses effets pervers.

Sans passion et même en toute décence le projecteur s’attardera sur les personnages politiques, scientifiques ou religieux ayant commandité, cautionné, encouragé ou trempé dans cette sale besogne. L’écrit demeure et l’auteur, ici et ailleurs, s’est empressé pour le glaner.

Le Blanc se passionne pour l’écrit es c’est ce qui le perdra. Pourtant, face à cette flagrance, aucune repentance.

L’auteur ne lève pas ses bras au ciel en lançant un « j’accuse » rageur. La dérision, cette pointe assassine, lui suffit. De petites touches précises à fleurets mouchetés sont autrement plus efficaces que des banderilles mal placées ou insuffisamment plantées.

Abdoul Kane a fait œuvre utile en signalant tout ce « beau monde », « ivre d’un rêve héroïque et brutal ».

Plus que le changement climatique dont on ne peut ignorer les effets dévastateurs, la colonisation demeurera longtemps encore l’élément déstabilisateur de la planète.

Le monde averti des signes avant–coureurs de cette logique implacable s’ingénue à se forger une politique migratoire ou anti migratoire qui sera de nul effet parce que non consensuelle. L’échec de Marrakech en est la preuve

Abdoul Kane est amoureux de la médecine, un amour débordant et partagé au point de recevoir en gage le cœur de cette dernière. Il s’intéressera, en outre, aux enfants de la Faculté-mère ayant participé à l’éveil de notre continent.

Palmarès particulièrement relevé qui prouve que cette institution de formation, la première en Afrique francophone, est fiable et comparable à maints égards, à des structures plus récentes. Que de leçons, aujourd’hui encore, peuvent être tirées des enseignements et pratiques d’antan.

L’auteur, en observant un élève médecin un nycthémère durant, mesurera à leurs justes valeurs les responsabilités et charges qui lui incombent. C’est dire qu’Aristide Le Dantec a assimilé et mis en pratique les préceptes rabelaisiens énoncés dans le chapitre consacré à « l’escholier limousin » : s’en tenir à « la substantifique moelle «, privilégier « les têtes bien faites » « aux têtes bien pleines », car « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Le fagot de l’auteur

Quel fagot, autre que la médecine, pourrait procurer du plaisir à l’auteur ? Cet amour profond est en relation avec la dimension exceptionnelle du fagot : Cent quatre-vingt-dix bûches.

Toute la savane, autour d’Agnam Civol, ne pourrait lui fournir assez de lianes pour attacher un tel fardeau. C’est par brassée que ce dernier sera déposé auprès de la Pourpre Cardinalesque en Histoire.

Loin d’être mis à l’index, le conte reçoit l’imprimatur ainsi qu’une onction historiographique. Conte ou rebours de conte ? C’est l’histoire d’un amour. Le conte a été englouti en mer par Monsieur le Recteur, le même qui l’avait oint auparavant.

Quel émerveillement que cette galerie de peintures saisissantes et émouvantes de médecins et pharmacien de la Faculté-mère à l’ère de l’élitisme africain balbutiant. Ces nobles fils de l’Afrique forcent notre admiration.

Ce livre est un délice. J’espère que le prochain sera aussi éclatant de fraicheur.

Dans le Fouta profond lorsque le conteur en tailleur assis face à son public prononce la formule rituelle : « Il était une fois », ce dernier répond en chœur : « Etre ou ne pas être telle est la finalité du conte ».

Campagne arachidière à Diourbel:Les Organisations paysannes redoutent le bradage de leurs récoltes

https://actusen.sn Quelques jours après le démarrage de la campagne de commercialisation de l’arachide, le système carreau-usine constitue un blocage.  Ainsi, les Organisations paysannes affiliées au sein de l’Union régionale des Coopératives agricoles de Diourbel n’ont pas encore commencé la collecte, à cause d’un manque de financement. Selon Gora Diallo, Assistant du Directeur de l’URCAD, cette  situation va,  certainement, entrainer le bradage des récoltes dans le ‘’Baol’’.

Malgré les bons rendements obtenus, cette année, la campagne agricole n’a pas connu son lustre d’antan, dans le bassin arachidier, surtout à Diourbel. En effet, l’Union régionale des Coopératives agricoles de Diourbel n’est pas encore s’engagée dans la collecte du fait qu’elle est toujours en quête de financement. A en à croire Gora Diallo, Assistant du Directeur de l’URCAD, l’Etat ne garantit plus les Opérateurs économiques au niveau des Institutions financières. A cet effet, ces derniers sont obligés d’aller, directement, négocier les prêts auprès des Banques. Ce système ‘’Carreau-usine’’  constitue, pour eux, une entrave au bon déroulement de la collecte, parce qu’ils sont  en phase de négociation avec leurs partenaires, en vue d’avoir des fonds de démarrage.

Poursuivant son plaidoyer en faveur des acteurs de la filière arachidière, Gora Diallo estime que le Gouvernement  doit s’impliquer, à nouveau,  dans cette affaire, en vue d’aider les Organisations de producteurs et les paysans, car les opérateurs privés ne sont là pour leurs propres intérêts.

«Le prix d’arachide devrait atteindre, au moins, le seuil de 300 F Cfa, pour que le producteur sénégalais puisse en tirer quelque chose. En effet, seuls les Opérateurs individuels et les huiliers qui gagnent, parce que si le paysan vend à 210 F Cfa, c’est tout ce qu’il a, alors que l’opérateur peut se retrouver avec 300 Francs, en revendant ses graines. Ainsi, le cultivateur est laissé en rade. Sur ce, l’Etat devrait jouer son rôle de régulateur et en ajoutant quelques choses sur le prix fixé par le CNIA. Mais c’est dommage, ça n’a pas été fait. A cet effet, on risque d’avoir une campagne agricole heurtée, où les paysans vont, directement, brader leurs récoltes au profit de certains opérateurs véreux», a prédit Gora Diallo, assistant du directeur de l’URCAD.

Pour rappel, le prix de l’arachide est  à 230 F Cfa à Touba, et ça pourrait aller jusqu’à 350 Francs, environ, avec l’arrivée des étrangers, à l’image  des Chinois. En effet, ce marché  parallèle pourrait sauver la campagne, avec la venue des mercenaires. Toutefois, au cas contraire, ça aboutira à la crainte de l’URCAD, les Opérateurs  de ladite Ville ne peuvent pas acheter toute la production de la région.Mor Mbaye CISSE, Correspondant à Diourbel (Actusen.sn)

Réduction de l’émigration rurale dans le Bassin arachidier:belge Enabel poursuit sa campagne de sensibilisation

https://www.lejecos.com Dans le cadre de son Projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale dans le Bassin arachidier (Parerba) financé par l’Union Européenne, l’Agence belge de développement, Enabel a initié une la campagne Tekki Tour pour sensibiliser et mobiliser les jeunes et leurs familles autour des opportunités de réussite et de création d’emplois durables au Sénégal.

Selon un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), dans sa première étape, la caravane de sensibilisation avait silloné les départements de Thiès, Diourbel et Bambeyet Mbour.

Dans sa seconde phase, précise-t-on, le Tekki Tour poursuit sa tournée à Kaffrine le 13 Décembre, à Fatick le 13 Décembre et Kaolack les 14 et 15 Décembre. Point de chute de la caravane, un village TekkiFii sera implanté les 14 et 15 Décembre à Kaolack au Terrain Deggo. Des stands seront ouverts au public et animés par des experts en employabilité et et en financement. Au programme : des espaces d’information, des Forum WeccoXalat, des espaces Jokko, des rencontres B2B avec des experts en entrepreneuriat et financement.

La même source renseigne que le e Village TekkiFii sera clôturé le 15 Décembre par un grand concert de sensibilisation sur les alternatives durables à l’émigration rurale et les opportunités d’intégration économiques et sociale que présente le Parerba.

Dans ses prochains jalons, le Parerba consacrera un volet important à l’accompagnement des jeunes auto entrepreneurs, au renforcement de capacités des producteurs (organisations paysannes, groupements, comités de gestion des périmètres), ou encore au financement des projets productifs.

«A terme, 5000 productrices et producteurs seront organisés et renforcés pour augmenter durablement leur production ou développer une activité dans les filières agricoles importantes de la région. 50 Pme employant chacune 20 jeunes, soit 1000 jeunes femmes et hommes, seront sélectionnées-mentorées-renforcées et financées à travers deux accélérateurs d’entreprises et un fond de financement Sénégalo-Belge, Eenabel », précise le communiqué. Adou FAYE

Wara assigne la note A- à Senelec

https://www.financialafrik.com West Africa Rating Agency (WARA) annonce la publication de la première notation de SENELEC (la Société Nationale d’Électricité du Sénégal). Sur son échelle régionale, WARA
assigne à SENELEC la notation de long terme de « A- », en grade d’investissement, tandis que sa notation de court terme est « w-3 ». La perspective attachée à ces notations est stable.

Simultanément, sur son échelle internationale, WARA assigne à SENELEC les notations et perspective suivantes : iB+/Stable/iw-5.

SENELEC a été créée en 1983 pour assurer la production, le transport, la distribution et de la vente d’électricité au Sénégal. Bien qu’ayant le statut de société anonyme, SENELEC est entièrement contrôlée et régulée par l’Etat du Sénégal, en raison de sa mission de service public et de sa position stratégique au sein de l’écosystème socioéconomique du pays.

Sa notation reflète :

I]sa position de monopole de fait dans son secteur ;

  1. ii) une équipe de direction très compétente qui a pris la pleine mesure des défis à relever ;
  2. iii) une vision stratégique claire appuyée par une très bonne qualité d’exécution ;
  3. iv) une amélioration spectaculaire de la rentabilité et des ratios d’endettement ;
  4. v) l’importance de sa mission de service public qui est de fournir l’électricité nécessaire au bon développement du pays.

la Sénélec lance un vaste programme d’infrastructures de distribution énergétique

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo La Société nationale d’électricité du Sénégal (Sénélec) en partenariat avec Vinci Energies a procédé, mardi à Kounoune (périphérie de Dakar), au lancement d’un vaste programme d’infrastructures de distribution énergétique, a constaté APA.

D’un montant total de 197 millions d’euros, soit un peu plus de 129 milliards de F CFA, ce projet dénommé « Pôles 2020 » s’inscrit dans le cadre du Programme de développement, de renforcement et de fiabilisation du réseau de transport et de distribution d’énergie.

Ainsi, il est prévu, avant 2020, la livraison du Poste de distribution de Diamniadio (Dakar) d’une capacité de 225/30 KV ; du poste de Kounoune 225/90/30 KV ; de la ligne 225 KV Diass-Thiès-Tobène ; de la ligne 90 KV Soccocim-Thiès-Tobène et la ligne de distribution de Tambacounda.

Selon le directeur général de la Sénélec, ces ouvrages pourront toucher directement une population de près de 3 millions d’habitants à Dakar, 2 millions d’habitants à Thiès et environ et quelque 800 000 à Tambacounda, soit une population totale de 6 millions d’habitants.

A travers ce projet, la Sénélec ambitionne aussi d’améliorer la qualité du service du réseau national avec le renouvellement et le renforcement des équipements.

Sénélec va ainsi renforcer et moderniser son réseau informatique et télécom ne mettant en place : un Datacenter Tier-III certifié pour héberger son infrastructure Informatique et télécom, un centre de conduite national pour les réseaux de distribution avec la supervision et l’autonomisation des organes de manœuvres via son réseau Télécom et le renforcement des réseaux Radio Tetra et à fibre optique conduit à l’échelle nationale.ARD/te/APA

Mouhamadou Makhtar Cissé : « Sans énergie, sans électricité, il sera difficile de parler d’émergence »
https://www.dakarposte.com Mouhamadou Makhtar Cissé, le Direteur général de Senelec estime que « sa » société doit être à la hauteur des ambitions du Président Macky Sall et son Plan Sénégal Emergent (PSE), d’autant que, selon toujours le DG de Senelec, « sans énergie, sans électricité, il sera difficile de parler d’émergence ». Dans le cadre du programme de développement, de renforcement et de fiabilisation du réseau de transport et de distribution, la société d’électricité et Vinci Energies procéderont ce 12 décembre, sur le site de la centrale de Kounoune, à la cérémonie autour du projet Pôles 2020, à la signature de trois conventions avec les écoles polytechniques de Dakar et Thiès et pour Omexom Institute, l’Institut de formation entre Senelec et Omexom, marque de Vinci Energies. Ce sera en présence de Mouhamadou Makhtar Cissé, directeur général de la Senelec et de Yves Meigné, président directeur général de Vinci Energies.
Un responsable de l’ASER évoque l’utilisation de la finance carbone pour l’électrification rurale

Katowice (Pologne), 12 déc (APS) – La finance carbone peut constituer un levier financier « assez important » pour mobiliser des ressources permettant de faciliter l’accès des populations rurales à l’électricité, a indiqué le directeur de la planification et des études à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Ousmane Fall Sarr.
Il s’entretenait avec l’APS, mercredi à Katowice (Pologne), en marge d’un panel sur l’énergie et l’efficacité énergétique qu’il animait à à l’occasion de la journée du Sénégal à la COP 24, la Conférence des Nations unies sur le climat.

Selon M. Sarr, par le biais de la finance carbone, il est possible de subventionner « les frais d’accès à l’électricité des populations rurales qui généralement ne parviennent pas à subvenir à leurs besoins ».

« Nous avons réalisé un programme d’activités de mécanismes de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto. A travers cela, nous avons signé un contrat d’achat de crédit carbone et les revenus carbone mobilisés vont être utilisés pour subventionner les frais de connexion des ménages ruraux pauvres pour accéder à l’électricité », a-t-il expliqué.

 Ce faisant, « nous distribuons des coupons dénommé +diapalé+ (entraide) pour aider les populations à faire face aux coûts d’accès’’ à l’électricité, a ajouté le directeur de la planification et des études à l’ASER.

 « Ces coupons ont une valeur monétaire de 12 500 francs CFA qui sera déduite des frais d’accès que les populations doivent débourser pour disposer de l’électricité », a dit M. Sarr, par ailleurs président du comité national changement climatique (COMNAC).

Cette mesure, a-t-il ajouté, a permis d’avoir des taux de pénétration de près de 50%, là où il était de 15 à 20% avant l’utilisation de ces coupons.

« C’est un exemple concret d’utilisation de revenus carbone, des mécanismes de marchés aidant à développer l’accès à l’électricité », a avancé le directeur des études et de la planification de l’ASER. SBS/BK

Macky SALL et le directeur de BP font « le point » sur l’exploitation gazière

Dakar, 12 déc (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall et le Directeur exécutif de British Petroleum (BP), Bernard Rooney ont fait « le point sur l’exploitation des gisements de gaz dans les Champs de tortue », a appris l’APS.

 « Le président de la République a reçu (mardi) soir le Directeur exécutif de British Petroleum (BP), Bernard Rooney. Au menu des échanges le point sur l’exploitation des gisements de gaz dans les Champs de tortue », a annoncé la présidence sénégalaise dans un communiqué.

Lors de cet entretien, « il a également été question du modèle de production future qui a été présenté au chef de l’Etat », ajoute le document transmis à l’APS.

BP est entré en Mauritanie et au Sénégal via un accord avec Kosmos Energy, annoncé en décembre 2016.

 BP détient des participations effectives dans le Saint-Louis Profond et Cayar Profond au large des côtes sénégalaises de 60%, Kosmos Energy détenant 30% et la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN) 10%.

 En Mauritanie, les intérêts de BP dans les blocs offshores C-6, C-8, C-12 et C-13 sont de 62%, Kosmos Energy détenant 28% et la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et Patrimoine Minier (SMHPM) 10%.OID/ASB

Pétrole et gaz au Sénégal : Gorée Institute pose le débat sur la justice fiscale

http://www.dakarmatin.com Riche en cinq gisements majeurs contenant des réserves estimées à 450 millions ou 500 millions de barils, le Sénégal fera partie du groupe restreint des pays « riches en ressources naturelles dans les quatre ou cinq prochaines années, suivant la définition du Fonds Monétaire International (FMI).
Avec cette manne pétrolière et gazière, notre pays a l’opportunité de transformer structurellement son économie et d’améliorer de manière significative les conditions de vie des Sénégalais dans les années à venir. C’est donc à juste raison qu’on s’attend à ce que le secteur extractif sénégalais soit un pilier important de l’économie nationale dans le moyen et long terme. Il est toutefois important de signaler qu’une meilleure gouvernance des ressources minérales et des hydrocarbures implique nécessairement la mise en place d’un mécanisme de gestion permettant d’accroître la transparence et d’assurer la justice fiscale dans ce secteur.
Laquelle justice fiscale, entendue au sens de la Déclaration universelle du droit à la justice fiscale comme élément de la justice sociale, consiste à s’assurer que toutes les personnes physiques et morales paient le montant d’imposition approprié pour assurer la viabilité et le fonctionnement de la démocratie. En effet, la justice fiscale permet aux services Etats de collecter les recettes intérieures nécessaires pour répondre aux besoins fondamentaux de leurs citoyens, lutter contre les inégalités et promouvoir le bien-être social. Pour un pays comme le Sénégal, il s’agit de s’assurer que tous les investisseurs dans le secteur des ressources naturelles paient leur juste part d’impôts afin d’engendrer un développement durable et une démocratie qui fonctionne.
Ainsi, soucieux de la bonne gouvernance des ressources minérales et des hydrocarbures au Sénégal, le Gorée Institute, avec le soutien financier de la Fondation Ford, travaille pour la promotion de la bonne gouvernance, la justice et l’équité dans le secteur des ressources naturelles au Sénégal. Le Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique voulait ainsi contribuer à favoriser le partage juste et équitable des revenus tirés des ressources minérales et pétrolières au Sénégal. Cela à travers l’organisation d’un atelier de réflexion sur les « défis actuels de la réalisation de la justice fiscale dans le secteur des minéraux au Sénégal ».
A cet effet, du 14 au 15 décembre 2018, une trentaine d’acteurs représentatifs des départements étatiques compétents, d’experts indépendants, du Réseau Parlementaire pour la Gouvernance des Ressources Minérales (RGM) et du secteur privé (entreprises) vont se réunir à Gorée pour tenter de parvenir à une meilleure connaissance des problèmes et défis majeurs du secteur des minéraux au Sénégal, ainsi qu’à la définition d’une stratégie commune, avec des actions concrètes qui concourent de manière significative et innovante à la réalisation de la « justice fiscale » dans le secteur extractif sénégalais. Après donc un premier atelier tenu le 25 juillet 2018 ayant permis d’analyser la problématique de la gouvernance dans le secteur minier sénégalais, l’Institut Gorée va réunir de nouveau les acteurs miniers.
Une deuxième rencontre de trois jours qui vise, entre autres objectifs, à analyser le cadre juridique, institutionnel et opérationnel de la fiscalité des industries extractives au Sénégal, à évaluer l’impact réel des revenus tirés du secteur extractif sur les communautés locales et de mettre en place une plateforme multi-acteurs pour faciliter l’échange d’informations et la concertation entre parties prenantes nationales sur les questions relatives à la transparence et la justice fiscale dans le secteur extractif au Sénégal

Le Sénégal bénéficie de 90 milliards de Cfa pour promouvoir l’économie verte

https://www.dakaractu.com La conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), en collaboration avec la Direction de l’environnement et des établissements classés (DEEC), a lancé ce mercredi à Dakar, la deuxième phase du processus d’examen national de l’export vert (ENEV) du Sénégal.
Ce projet, financé à hauteur de 176 millions de Dollars (environ 90 milliards de Cfa), s’inscrit dans la promotion de l’économie verte dans un contexte mondial marqué par des changements climatiques. Ainsi, les revenus des petits exploitants agricoles des pays bénéficiaires devraient augmenter de 80% et permettre à la population de parvenir à l’autosuffisance en matière de consommation. Trois filières seront abordées lors de la rencontre : la mangue, l’anacarde et le cajou.
Sidy Mohamed Taleb, Directeur du bureau régional de la Banque Islamique de développement, estime que le projet portant sur l’examen national de l’export vert «aidera le Sénégal à renforcer sa capacité de production et d’exportation pour lesquels il jouit d’un avantage naturel et comparatif une fois qu’il sera formulé et mis en œuvre ». Il ajoute que la collaboration de la Bid et du Cnuced aideront le pays à créer davantage de valeur ajoutée, à créer des emplois tout en garantissant une utilisation durable des ressources. «Ce projet profitera particulièrement aux petits producteurs et aux petits exploitants des communautés rurales défavorisées», assure-t-il.
Selon lui, l’un des résultats escomptés de l’examen national de l’export vert, c’est d’avoir une meilleure compréhension des forces et des faiblesses au niveau national dans la production et  l’exportation des produits verts identifiés et des chaines de valeur qui y sont associées. L’autre objectif,  c’est la validation et la mise en œuvre, par les parties prenantes nationales, d’un ensemble de mesures et d’actions adoptées au niveau national,  visant à faire progresser la production et le commerce de produits verts.
Cheikh Fofana, directeur adjoint des établissements classés au  ministère de l’Environnement et du développement durable a, lui, accentué son discours sur la nécessité d’une meilleure protection de l’environnement. Pour lui, cet atelier consiste à discuter des enjeux, des perspectives mais également des activités à mettre en œuvre afin d’élaborer un document pour accompagner les responsables des filières. L’objectif d’Enev consiste à booster les exportations.
Quant à Malick Kane, représentant de l’Unctad, les travaux vont s’orienter sur la chaine de valeur, les répartitions de revenus, la circularité au niveau de la filière et la création de valeur ajoutée. Ce, pour valider la production durable et les exportations au niveau des filières mangue, anacarde et cajou.

Un responsable des Douanes prône une évaluation des Procédures Spéciales

Dakar, 12 déc (APS) – Le colonel Birahim Souna Fall, chef du Bureau du conseil aux entreprises de l’administration douanière, a souligné la nécessité de faire une évaluation des mécanismes de facilitation des procédures douanières dont bénéficient certains entreprises sénégalaises.
« Ce serait très important que l’Etat fasse une évaluation de la facilitation aux entreprises, dont l’objectif est de favoriser l’investissement et la création d’emploi », a-t-il notamment déclaré lors d’un panel organisé mardi dans le cadre de la 27ème Foire internationale de Dakar (FIDAK).
« Au total, 37 entreprises ont depuis 2011, bénéficié de ce programme, sur la base de critères liés entre autres à leur conformité avec les procédures douanières », a indiqué le colonel Fall lors de cette rencontre dédiée aux « instruments douaniers de promotion économique ».
Ces mécanismes de facilitation accordés à ces entreprises sont liés au fait que l’administration douanière considère les acteurs du secteur privé comme des partenaires, a-t-il expliqué.
« Les procédures douanières sont parfois très lourdes et très contraignantes, alors que le secteur de l’entreprise est régi par la concurrence et la vitesse. Il faut faire en sorte que les opérateurs puissent disposer de leur marchandise à temps et en bon état », a fait valoir Souna Fall.
« Il s’agit de permettre aux entreprises de faire face à la concurrence au niveau national et international », a-t-il expliqué en rappelant que ces mécanismes de facilitation prenaient en compte les spécificités de chacune des entités bénéficiaires.
Il a ajouté : « les entreprises ont des besoins spécifiques liés à leur secteur d’activité. C’est pourquoi, il importe d’élaborer des procédures spéciales pour prendre en compte leur préoccupation ».AMN/AKS/ASB

Le Fongip face à un gap de plus de 275 milliards

http://www.rewmi.com Le Fonds de garantie des investissements prioritaires a tenu un séminaire sur la mutation institutionnelle de ladite structure. L’objectif est de disséminer et partager les orientations du projet de cette mutation, mais également de faire face à un gap de plus de 275 milliards par an.

 Une étude de la BCEAO en 2014 a estimé le gap annuel de financement bancaire en faveur des (PME-PMI) à 516 milliards FCFA. Parmi les motifs de rejet des demandes de financement des PME soulignés par les banques, le manque de garantie représenterait 53%.  Pour faire face à cette situation, le Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP) a été mis en place. Selon l’administrateur de ladite structure, Doudou Kâ, le Fongip a pour mission de contribuer de manière significative à faciliter l’accès au financement des PME qui constituent par ailleurs 99% du tissu économique du pays, et ce à des coûts raisonnables et soutenables pour elles. « Depuis sa création et le démarrage de ses activités en 2014, l’institution a gagné en notoriété après avoir été acceptée et reconnue par les acteurs de l’écosystème financier décentralisé dans 41 des 45 départements du Sénégal. Aujourd’hui, le Fongip travaille déjà avec 16 banques et 37 SFD et a mobilisé 48 milliards de F Cfa en faveur de plus de 4 000 TPE, PME et PMI, avec presque 40 000 bénéficiaires », renseigne le patron du Fongip.

A l’en croire, pour répondre de manière significative à sa mission et apporter l’impact attendu dans le financement et le développement des PME porteuses de la croissance économique du pays, le Fongip a décidé de lancer une mutation pour développer ses capacités afin de faire face aux exigences du secteur qui deviennent de plus en plus tenues. « Par conséquent, le processus de mutation institutionnelle rendra conforme le dispositif organisationnel et opérationnel du Fongip aux normes BCEAO, afin de justifier et de faciliter son passage de statut d’agence à celui d’établissement financier de cautionnement et de garantie », fait savoir M. Ka.

A son avis, les objectifs recherchés de cette mutation institutionnelle du Fongip sont de plusieurs ordres. Il s’agit de réduire le gap de financement des PME et PMI de 25 à 40%, soit une mobilisation de financement bancaires de plus de 275 milliards F Cfa par an à partir de 2023, devenir l’unique institution publique de garantie de l’Etat du Sénégal, installer le Fongip dans un cadre réglementaire et technique sous le contrôle bancaire de la BCEAO. Sur cette liste s’ajoutent l’assurance de l’autonomie financière de sa gestion, rationaliser et optimiser les interventions de l’Etat dans l’accompagnement et le financement des PME.Ngoya NDIAYE

Institutions de dépôt:la masse monétaire a baissé de 93 milliards

http://www.rewmi.com A fin septembre 2018, la situation estimée des institutions de dépôt, comparée à celle de la fin du mois précédent, fait ressortir une diminution de la masse monétaire. En contrepartie, une baisse des actifs extérieurs nets et un renforcement de l’encours des créances intérieures sont notés.

Reflétant l’évolution de ses contreparties, la masse monétaire a baissé de 93 milliards, en variation mensuelle, pour atteindre 4914,6 milliards à fin septembre 2018. Cette évolution est perceptible à travers les dépôts transférables de 2129,2 milliards qui se sont dégonflés de 66,5 milliards, et la circulation fiduciaire de 1172,4 milliards qui a diminué de 45,9 milliards, a-t-on appris  de la Direction de la prévision et des études économiques, dans son point mensuel de conjoncture d’octobre. Quant aux autres dépôts inclus dans la masse monétaire, ils ont augmenté de 19,3 milliards pour se situer à 1613 milliards, à fin septembre 2018. Sur un an, la liquidité globale de l’économie est en expansion de 483,2 milliards, ou 10,9%, à fin septembre 2018. Les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts se sont situés à 1737,2 milliards à fin septembre 2018, en baisse de 210,3 milliards, ou 10,8%, par rapport à la fin du mois précédent. Cette situation est imputable aussi bien à la Banque centrale, dont la position extérieure nette s’est dégradée de 119,5 milliards pour s’établir à 1319,6 milliards, qu’aux banques primaires qui ont enregistré une diminution de 90,8 milliards de leurs actifs extérieurs nets avec 417,6 milliards. Comparativement à fin septembre 2017, note la DPEE, les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts ont augmenté de 366,2 milliards ou 26,7%, à fin septembre 2018. L’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 136,1 milliards, entre fin août et fin septembre 2018, pour se chiffrer à 4421,4 milliards, du fait, essentiellement, des crédits nets à l’administration centrale qui se sont situés à 385,1 milliards. Pour leur part, les créances sur les autres secteurs se sont accrues de 2,6 milliards pour atteindre 4036,3 milliards, à fin septembre 2018. En glissement annuel, l’encours des créances intérieures des institutions de dépôts s’est renforcé de 130 milliards ou 3%, à fin septembre 2018.Z.BADJI

EMPLOI SALARIE DANS LE SECTEUR MODERNE : renforcement de l’activité en octobre 2018
https://www.lejecos.com L’emploi salarié du secteur moderne s’est renforcé de 4,3%, entre septembre et octobre 2018, principalement tiré par le secondaire (+6,1%), notamment l’industrie (+7,1%) selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

En outre, une hausse d’effectifs de 2,2% est enregistrée dans le tertiaire, essentiellement portée par des créations nettes d’emplois de 2,4% dans les services. En glissement annuel, note la Dpee, l’emploi salarié du secteur moderne s’est, également, accru (+9,9%) au mois d’octobre 2018, particulièrement soutenu par le secondaire (+13,8%). Dans ce secteur des augmentations nettes d’effectifs de 15,6% et 5,3% sont respectivement relevées dans l’industrie et les BTP. Le nombre de salariés du secteur tertiaire s’est également renforcé (+5,4%) sur la période, suite aux bonnes orientations notées dans les services (+5,3%) et le commerce (+5,6%). Adou FAYE

Banques:Baisse des taux débiteurs en octobre

https://www.lejecos.com Selon le Bulletin mensuel des Statistiques de la BCEAO du mois d’octobre, les données de l’enquête sur les conditions de banque laissent apparaître une baisse des taux d’intérêt débiteurs au cours du mois d’octobre 2018.

Hors charges et taxes, le taux moyen calculé à l’échelle de l’Union est passé de 6,69% en septembre 2018 à 6,59% en octobre 2018. Quant au taux moyen de rémunération des dépôts à terme de la clientèle, il est ressorti à 5,68% en octobre 2018, contre 5,63% le mois précédent.

L’indicateur du climat des affaires dans l’UEMOA s’est établi à 101,4 en octobre 2018, contre 100,9 en septembre 2018, au-dessus de sa tendance de long terme, traduisant ainsi une opinion globalement favorable des chefs d’entreprises sur l’orientation de la conjoncture dans l’UEMOA. S’agissant de la production industrielle, elle a augmenté de 1,7% en octobre 2018, en glissement annuel, après une hausse de 2,1% en septembre 2018.

Quant à l’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail, il a progressé de 7,5%, en rythme annuel, après une augmentation de 12,3% notée le mois précédent. L’indice du chiffre d’affaires dans les services marchands est ressorti en hausse de 2,4% en octobre 2018 comparé à la même période de l’année dernière. Pathé TOURE 

BCEAO:Hausse des soumissions hebdomadaires de 11,9% en octobre

https://www.lejecos.com Sur le marché monétaire régional, le montant moyen des soumissions hebdomadaires sur le marché des adjudications est passé de 2.841,1 milliards en septembre 2018 à 3.181,9 milliards en octobre 2018, soit une hausse de 11,9%.

S’agissant du montant moyen retenu au terme des adjudications du mois sous revue, il est ressorti à 3.087,4 milliards en octobre 2018, contre 2.840,4 milliards le mois précédent. Le taux moyen pondéré sur le guichet hebdomadaire est ressorti à 3,53% en octobre 2018, contre 2,69% le mois précédent.

Le marché interbancaire de l’UEMOA a enregistré une hausse du volume des transactions au cours du mois d’octobre 2018. En effet, le volume moyen hebdomadaire des opérations interbancaires, toutes maturités confondues, s’est établi à 338,1 milliards en octobre 2018, contre 267,9 milliards en septembre 2018, soit une augmentation de 26,2%. Le taux moyen pondéré de ces opérations est ressorti à 4,92%, contre une réalisation de 4,46% un mois plus tôt. Sur le marché à une semaine, le volume moyen des opérations a augmenté de 63,2% pour s’établir à 249,64 milliards avec une orientation à la hausse du taux d’intérêt moyen sur ce guichet qui est ressorti à 4,94%, contre 4,42% le mois précédent. Pathé TOURE 

Intimidation, menace, acharnement et harcèlement: le personnel de Radisson Blu crie son ras le bol

https://www.jotaay.net L’hôtel Radisson Blu est dans des eaux troubles. Même si rien ne transparaît, un malaise total s’est emparé de cet hôtel. Du côté du personnel, on dénonce les licenciements abusifs, l’absence de syndicat et la pression subie quotidiennement. 

Après le King Fahd Palace, c’est aujourd’hui l’hôtel Radisson Blu qui traverse une zone de turbulence. Il se dégage, en effet, de ce fleuron de l’industrie hôtelière du Sénégal, un climat délétère. En effet, les plaintes et réclamations se multiplient dans cet hôtel. Tout d’abord, d’après les informations reçues du côté du personnel, les recrutements dans l’entreprise se font sur la base de recommandations. En effet, d’après un employé de ladite structure, «il existe plusieurs postes qui ne répondent à aucun besoin réel de l’entreprise, mais plutôt à de la complaisance».

De plus, depuis plusieurs années, peste l’employé, les recrutements effectués ne répondent à aucun critère objectif et à aucun besoin réel de l’entreprise.

Intimidation, menace, acharnement et harcèlement

Hormis les recrutements, le personnel se plaint également du traitement qui leur est réservé. «Nous vivons une pression quotidienne. Les employés ne sont pas respectés. Intimidation, menace, acharnement et harcèlement, c’est ce que nous subissons». Ils ne nous respectent pas», nous révèle un autre employé. D’après ce dernier, le nombre de demandes d’explication est exorbitant. «Même avec un retard de 5mn, attends-toi à recevoir une demande. On peut comptabiliser près d’une dizaine de demandes par mois», révèle-t-il.

Avant de poursuivre : «les licenciements, n’en parlons pas. Aucune faute n’est pardonnée, surtout si vous faites partie des cibles de la direction. Il y a quelques mois, une de nos collègues a été renvoyée juste parce qu’elle voulait sortir avec une entrecôte offerte par le cuisinier, qui n’a pourtant pas été sanctionné».

Cette situation fait aujourd’hui que l’entreprise, qui devait être un environnement sain où chacun doit se sentir en sécurité, est devenue un endroit où un malaise profond règne, à tel point que chaque employé fait le minimum dans son travail. «On ne pense même pas à rester au-delà de nos heures de travail. A l’hôtel, l’heure, c’est l’heure. On n’essaye même pas de savoir s’il y a des clients ou pas. Dès que nos 8h sont épuisées, on quitte», laisse-t-il entendre.

Absence de primes et de syndicat 

Et malheureusement pour la Direction, les départs se multiplient. «Je ne peux compter, depuis que je suis arrivé, le nombre de personnes qui ont préféré chercher ailleurs. Dès qu’ils voient mieux, ils partent. Certains profitent de leurs congés pour chercher et s’ils trouvent, ils ne reviennent pas. Ils ne prennent même pas la peine d’avertir leurs supérieurs», explique cet employé qui n’a pas voulu préciser son poste.

Les primes, les employés de l’hôtel n’en ont pas, malgré leurs chiffres d’affaires de plusieurs milliards et leurs recettes journalières qui peuvent atteindre la dizaine de millions. «Toutes les maisons hôtelières prévoient des primes pour leurs employés. Mais, chez nous, il ne faut même pas l’espérer. Les acquis sociaux comme par exemple la prime annuelle reversée aux employés au comptant, c’est dans les autres entreprises qu’on l’entend. Et pourtant, les bénéfices sont énormes», soutient un des employés.

Et les employés, n’ont pas où se plaindre ou défendre les intérêts. «Nous n’avons pas de syndicat. Ceux qui ont voulu en mettre en place sont aujourd’hui sur la liste noire des dirigeants. Ils sont renvoyés pour la moindre faute», nous informe-t-on.

Aussi, les employés veulent le départ de la directrice des ressources humaines pour espérer de meilleures conditions de travail. En effet, si l’un des rôles du DRH est de favoriser la concertation et le dialogue social entre les membres du personnel, au Radisson, ceci n’est pas appliqué.«Il ne faut même pas compter sur elle. A chaque fois qu’un employé va se plaindre chez elle, elle lui répond sèchement qu’il n’est pas marié à l’hôtel et qu’il pouvait partir s’il n’est pas content. Elle a quitté un autre hôtel pour venir ici, mais depuis qu’elle est là, les problèmes ne font qu’augmenter».

Sourde oreille

Depuis plusieurs jours, nous tentons de joindre la Directrice des ressources humaines de ladite structure hôtelière. Malheureusement, nos tentatives sont restées vaines. Son assistante que nous avons eue à plusieurs reprises sur le 33 868 33.. affirmait que la DRH était indisponible. Nos multiples relances n’ont pas fait réagir la DRH. Le message envoyé sur sa boite mail professionnelle est resté sans suite. Khadidjatou DIAKHATE

CONSEQUENCES DE L’INTERDICTION DE LA COUPE DE BOIS EN CASAMANCE: Des ménages brisés, la culture du chanvre indien et le renforcement des rangs du Mfdc favorisés, alertent les acteurs

https://www.jotaay.net Las de subir les conséquences néfastes du décret présidentiel interdisant la coupe de bois en Casamance, les scieries, les menuisiers et autres acteurs évoluant dans la foresterie se radicalisent contre ce décret et contre-attaquent. 

C’est ce jeudi 6 décembre 2018 que l’Union régionale des coopératives des exploitants forestiers de Ziguinchor (Urcef/Z), les artisans du bois dans la région de Sédhiou et tous les acteurs évoluant dans la foresterie à Sédhiou, se sont donné rendez à Ziguinchor pour montrer leur désarroi. «L’Union régionale des coopératives des exploitants forestiers de Ziguinchor (Urcef/Z), les artisans du bois dans la région de Sédhiou et tous les acteurs évoluant dans la foresterie à Sédhiou constatent que des milliers de pères de famille, qui ont plus d’une cinquantaine d’années d’expérience et encadrés par le service forestier, sont dans le désarroi», fulmine Chérifou Gadjigo, qui a porté la voix de ces professionnels du bois. Selon lui, certains ont vu leur ménage partir en lambeaux, car leurs femmes ne pouvant plus supporter d’avoir un mari qui n’est plus en mesure de donner la dépense quotidienne.

Il poursuit : «dire qu’il n’y a plus de droit d’usage sur les produits forestiers et que le secteur privé national, encadré par le service forestier, n’a plus la possibilité de verser des redevances forestières à l’État pour avoir la possibilité de collecter du bois venu à terme, pour le mettre à la disposition des populations, encourage la fraude. Cela n’avance pas notre pays et c’est cette explication que nous donnons à l’interdiction de l’exploitation du bois». Les acteurs du bois en Casamance souffrent énormément de cette interdiction. Ils ont toujours dénoncé le fait qu’ils peinent à trouver du bois pour honorer leurs engagements, à cause de cette interdiction, alors que le bois circule dans les autres régions du pays.

Sur ce, le porte-parole dénonce : «des milliers de personnes qui travaillaient dans l’exploitation licite du bois sont maintenant confondus aux trafiquants, pour la bonne et simple raison que la production de bois est interdite au Sénégal».
Reconnaissant l’importance du bois dans l’écosystème, Chérifou Gadjigo dit : «nous devons certes penser à la génération future, mais aussi nous devons traquer les délinquants qui ne se soucient que de leur profit. Des milliers de pères de famille qui ne connaissent que le bois attendent des mesures d’accompagnement depuis l’interdiction de l’exploitation du bois. Il est temps de revoir cette politique pour ne pas encourager la fraude», soutient-il. Mais, des menuisiers et des scieurs, rencontrés sous couvert de l’anonymat, soufflent que cette interdiction favorise la déperdition des jeunes. «La culture du chanvre indien pourrait se développer, si la mesure continue à être appliquée, car nombreux sont ces jeunes qui ne savent plus à quel saint se vouer. Ils n’ont plus d’occupations, pas de bois et ne font que traîner. D’ailleurs, certains qui sont en milieu rural, avec cette interdiction, pourraient tenter l’aventure du maquis et grossir ainsi les rangs des camps du Mfdc», expriment-ils.  Baye Modou SARR

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Questekki 124 du mardi 11 décembre  2018

Dossier Ressources naturelles : Doit-on signer des contrats six mois avant des échéances électorales décisives ?

Le Sénégal a payé au prix fort la rupture des contrats avec Kumba Resources pour ce qui est du fer de la Falémé. La Justice de ces affaires, le tribunal arbitral de Paris, est souvent favorable aux compagnies minières ou pétrolières.

C’est la raison pour laquelle la signature des contrats avec les firmes est une affaire de la plus haute importance et l’Etat doit s’entourer de toutes les garanties. Cela demande du professionnalisme et du patriotisme.

En plus, on devrait inscrire dans la constitution que des contrats de cette nature ne devraient pas être signés six mois avant des échéances décisives, car la rupture des contrats est une affaire difficile, coûteuse pour de nouveaux régimes souvent tenus de respecter des engagements internationaux déterminés par les rapports de force dans le monde.

Macky Sall, s’il a un grain de patriotisme, devrait s’abstenir de signer de nouveaux contrats dans le pétrole, le gaz, le fer et l’eau, etc..

Dossier nouveau : La dictature de la médiocrité maquillée en réalisations

Macky Sall, même s’il a demandé un débat économique à l’Opposition, ne comprend rien en la matière. Il a échoué dans sa promesse de transformer notre économie pour qu’elle puisse créer 70 000 emplois par an, la moitié de la demande annuelle supplémentaire résultant de la croissance démographique.

Pour masquer son échec, il construit des infrastructures appelées « réalisations » dans le jargon « people local », l’objectif est de frapper l’imaginaire. Pour cela, il a besoin de contrôler les organes de communication pour mener à bien sa propagande de type hitlérien.

Walf est gênant à cause de l’indépendance de Sidy Lamine, un intellectuel épris de justice et philosophe en Islam, membre éminent des institutions sociales religieuses de ce pays.

C’est connu de tous. Macky Sall et son gouvernement ont tout fait pour fermer Walf et humilier Sidy Lamine à partir d’un harcèlement administratif de l’ARTP, fiscal par le ministère de l’économie, sans oublier les tentatives de décourager les annonceurs.

Pourtant Sidy a été décisif dans l’élection de Macky Sall en 2012. Le guerrier intrépide préfère toujours la mort à l’humiliation comme nous l’enseigne la devise de l’armée nationale.

L’Assemblée de Macky Sall a voté une nouvelle loi sur les communications électroniques qui donne un pouvoir exorbitant de répression à l’ARTP dirigée par un membre zélé de la dynastie FayeSall. Sidy et Walf étaient devenus gênants.

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Paris:l’opposition met son«gilet jaune» au Groupe consultatif

YERIMPOST.COM Le financement de la phase 2 du Plan Sénégal émergent, qui va se jouer au pays de Marianne ces 17 et 18 décembre prochains, ne sera pas que du beurre pour le président de la République et son gouvernement. Des leaders de l’opposition ont réservé leurs vols pour se rendre à Paris où est prévue la réunion du Groupe consultatif. Une manifestation est prévue devant le siège de la Banque mondiale où l’Etat du Sénégal va rencontrer les partenaires financiers et tenter de renflouer ses caisses à hauteur de 2850 milliards. A quelques deux (2) mois de la présidentielle, l’opposition voit d’un mauvais oeil que le président Macky Sall veuille engager le Sénégal dans un emprunt aussi lourd.

Révélations sur la guerre sino-américaine en Afrique : comment l’US Army relie sa base miliaire de Djibouti à Dakar

https://www.dakaractu.com En quelques mois, durant cette année 2018, Dakar a été le théâtre d’un intense ballet diplomatique, en accueillant tour à tour le président de la République française, son homologue turc et l’homme fort de Pékin. Le président Macky Sall, très courtisé sur la scène internationale, a même eu un tête-à-tête avec le chef de l’Etat russe Vladimir Poutine, en marge de précédente édition de la Coupe du monde football.
De nombreux analystes ont vite fait de relier ce regain d’intérêt que suscite la capitale sénégalaise à la découverte d’importantes ressources pétrogazières. Pourtant, l‘explication qui s’impose à l’entendement pourrait être d’ordre militaire.
En effet, le géopoliticien Luc Michel révèle qu’Américains, Russes et Chinois sont les protagonistes d’une « nouvelle guerre froide » entre Djibouti, qui abrite jusqu’ici la principale base militaire américaine en Afrique, et Dakar.
L’expert confirme ce qui se dit, en messe basse, dans les salons dakarois : à savoir qu’une base de l’US Army est en construction dans la capitale sénégalaise. A l’en croire, le souhait du pays de l’Oncle Sam est de « relier ces deux bases par une route stratégique ».
« La géopolitique actuelle ne permet plus à un Etat de se lier uniquement à un autre Etat.( …) C’est la réelle course entre puissances qui a repris en Afrique. Vous voyez arriver les Occidentaux, vous voyez arriver les Russes, vous voyez arriver les Chinois.  Ce n’est pas lié au Sénégal proprement dit. Le Sénégal est l’une des portes d’entrée de l’Occident en Afrique. C’est un pays qui a des liens très importants avec l’Africom. C’est l’aboutissement de la diagonale Djibouti-Dakar, qui est l’aboutissement du grand projet sécuritaire américain. Les Américains veulent installer la frontière de l’Eurasie, en fait, sur le Sahel », a révélé M. Michel, interrogé par Press Tv. Le prétexte, c’est la visite, le 4 décembre passé, de Tibor Nagy, le secrétaire d’État américain adjoint aux Affaires africaines, en Erythrée. Un pays jusqu’alors  isolé  par la communauté internationale, notamment les USA

Macky Procède à trois nouvelles nominations

http://www.emedia.sn Quatre jours avant que les représentants des candidats et coalitions en lice pour la prochaine présidentielle ne se crêpent le chignon devant les locaux du Conseil Constitutionnel, une série de nominations concernant ladite structure est passée inaperçue. En effet, il y a eut trois nouvelles nominations au Conseil Constitutionnel, par décret présidentiel signé la semaine dernière, le jeudi 6 décembre 2018.

Dans un communiqué laconique publié sur son nouveau site web, le Conseil Constitutionnel annonce la nomination de trois nouveaux membres. Il s’agit du Professeur de Droit Ndiaw Diouf, qui a notamment été rapporteur d’une thèse sur « la responsabilité pénale du journaliste et les délits de presse au Sénégal : une contribution à l’effectivité de la liberté de la presse », de Mouhamadou Diawara, ancien président de la Cour Suprême et de l’inspecteur général d’Etat Abdoulaye Sylla. Le premier est nommé vice-président du Conseil Constitutionnel par décret numéro 2018-2127 du 6 décembre 2018 tandis que les deux autres sont nommés en qualité de membres du Conseil, par décret 2018-2126.

Ndiaw DIOUF, zoom sur le nouveau Vice-Président du Conseil Constitutionnel

http://www.emedia.sn La série de nominations au Conseil Constitutionnel est passée presque inaperçue. Zoom sur l’un des nouveaux promus, le Professeur Ndiaw Diouf, qui passe désormais vice-président du Conseil Constitutionnel et donc, de fait, le numéro de l’institution dont il avait été membre, nommé par décret le 26 juin 2015. Trois ans plus tard, cet enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar passe de « cinquième Sage » à numéro deux du président du Conseil Constitutionnel Pape Oumar Sakho.

Né en 1956, Ndiaw Diouf a intégré le corps professoral de la Faculté des Sciences Juridiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar à l’âge de 26 ans, après avoir obtenu sa maitrise de Droit privé en 1979 et son diplôme d’études approfondies (Dea) en 1981. Aujourd’hui Professeur titulaire de droit privé de classe exceptionnelle, Ndiaw Diouf a aussi été le doyen de la Faculté des Sciences juridiques et politiques et vice-recteur de l’UCAD entre 2007 et 2013.

Par ailleurs, il a été rapporteur d’une thèse portant sur « la responsabilité pénale du journaliste et les délits de presse au Sénégal : une contribution à l’effectivité de la liberté de la presse » et a également présidé la Commission de réforme du Code pénal et du Code de procédure pénale. BN FAYE

Cheikh Tidiane Gadio rentre au Sénégal

Alhamdoulilah, par la grâce de Dieu, je suis arrivé tard hier nuit chez nous, en terre africaine du Sénégal. Que Dieu soit loué (All praises are due to Allah)! Rendons grâce à son illustre prophète Mohamed (PSL), à mon homonyme Cheikh Ahmet Tidiane (RTA) dont je me suis recueilli hier, pendant mon escale, sur le Mausolée entouré de ses petits enfants. Rendons grâce à Cheikh Omar Foutiyou (le Guide de ma famille et le Pionnier par excellence) et à tous les illustres Saints du Sénégal (Bamba, Mawdo, Limamou, Boucounta, Ibrahima Niass, Monseigneur Thiandoum…). Je rends grâce à mes regrettés parents dont la forte présence ininterrompue à mes côtés a toujours été un solide ancrage et une source de foi inébranlable. Je suis redevable à mon épouse, à mes enfants, à mes frères et sœurs, à tous mes parents et proches pour leur mobilisation exceptionnelle, leur confiance inébranlable et leur optimisme sans faille sur l’issue heureuse de ce malheureux incident et de ce regrettable malentendu. Je remercie le grand peuple du Sénégal et tous nos compatriotes africains qui m’ont couvert de prières et d’affection pendant toute la durée de cette rude épreuve! J’exprime ma sincère gratitude aux autorités étatiques de mon pays et de certains pays d’Afrique pour leur soutien constant et leur présence à mes côtés. Je remercie à titre personnel mes amis, camarades, collègues et « sopé », pour tout ce qu’ils ont fait sans relâche pour qu’advienne au plus vite ce jour de réunification avec ma seule patrie (l’Afrique) et mon seul pays de citoyenneté (le Sénégal) ! Que Dieu vous en donne acte et vous couvre de ses bienfaits et de ses récompenses terrestres et dans l’au delà. Amine!

PS: Je m’organiserai pour passer vous saluer à partir de demain au siège du Parti, dans les locaux de l’IPS et partout où il sera nécessaire de se rendre pour vous manifester mon affection et ma sincère gratitude ! Croire en Dieu est bien, faire confiance en Dieu c’est mieux ! Telle est ma boussole!Amitiés fidèles!

‘’Khalifa définitivement condamné avant la Saint-Sylvestre’’

http://www.rewmi.com L’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, qui s’est pourvu en cassation, sera jugé le 20 décembre, à quatre jours de la clôture du dépôt des candidatures pour la prochaine présidentielle. Ses proches s’attendent à une condamnation très rapide. Avant la Saint-Sylvestre !

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, placé sous mandat de dépôt à la prison de Rebeuss depuis le 7 mars dernier, sera extrait de sa cellule le 20 décembre prochain. Avec ses co-inculpés, Mbaye Touré, Yaya Bodian, Fatou Traoré…, ils seront présentés devant la deuxième chambre criminelle de la Cour suprême de Dakar. Débouté de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar, Khalifa Sall s’est rabattu sur la Cour suprême pour attaquer l’arrêt de la confirmation de son maintien en prison.  L’ex maire de Dakar espère que les juges de la Chambre criminelle vont rectifier les erreurs de droit. Ce qui va lui ouvrir les portes de la liberté. Mais ses proches, très pessimistes, craignent une condamnation définitive de Khalifa Sall, et pour cause.

La rapidité avec laquelle le dossier a été enrôlé, notamment à la Cour suprême, où les délais de traitement se situent généralement entre neuf et douze mois, inquiète. « Devant la Cour suprême, il n’y a pas de jugement sur le fond du dossier, mais uniquement sur la base des décisions déjà rendues. Cela peut prendre 24 ou 48 heures. On peut donc s’attendre à une condamnation définitive de Khalifa Sall avant la Saint-Sylvestre », déplore Moussa Taye, son conseiller politique. Car le procès du candidat déclaré à la présidentielle repose avant tout sur une bataille de calendrier.

Ultime recours

D’un côté, l’État est accusé de vouloir accélérer les choses pour mettre hors-jeu avant l’élection l’une des principales figures de l’opposition ; de l’autre, la défense a multiplié les demandes de report en première instance et en appel afin d’étirer la procédure judiciaire au moins jusqu’au mois de février, date du premier tour de la présidentielle. Babacar Thioye Ba, le Directeur de cabinet de Khalifa Sall jusqu’à sa révocation, espère « des délais raisonnables en cassation, puisque la défense a formé près d’une quinzaine de pourvois concernant les décisions rendues en appel ». Même en cas de condamnation définitive devant la Cour suprême, Khalifa Sall aurait encore des recours selon ses lieutenants. « Quelle que soit la décision de la Cour suprême, la procédure ne prendra pas fin pour autant ! », affirme l’un d’entre eux dans des propos rapportés par Jeune Afrique. Recours que la défense ne souhaite pas encore détailler, afin de préserver sa stratégie, mais qui pourraient prendre deux à trois mois et peut-être permettre à Khalifa Sall d’affronter Macky Sall dans les urnes le 24 février prochain.

Khalifa Sall a versé  sa caution

N’empêche ! Khalifa Sall a déposé hier sa caution à la Caisse des dépôts et consignations en vue de la présidentielle du 24 février 2019. Babacar Thioye Ba, son directeur de Cabinet, a versé la somme de 30 millions FCFA, nécessaire pour participer à cette élection. Le maire de Dakar, révoqué de ses fonctions en août dernier et reconnu coupable de faux, usage de faux et d’escroquerie, a écopé de 5 ans de prison ferme et 5 millions d’amende dans l’affaire de la caisse d’avance de la ville de Dakar.Georges Emmanuel NDIAYE

Karim Wade a reçu sa carte d’identité

https://actusen.sn Le candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds) a, finalement, reçu sa carte d’identité biométrique Cedeao. Karim Wade qui réclamait sa carte au ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye peut, désormais, pousser un ouf de soulagement,

Pour rappel, dans un communiqué du 9 décembre dernier, le Comité directeur du Pds réclamait, au ministre de l’Intérieur la délivrance de la carte d’identité de leur candidat qui doit procéder au dépôt de son dossier de candidature.

Oumar Faye, Leral Askan Wi: »Dans ce pays,Aliou Sall est beaucoup plus puissant que son frère, qui est le président de la République, Macky Sall »

 Seneweb.com |Un coup de gueule d’Oumar Faye qui demande la restitution des biens d’Aïda Ndiongue, ex-sénatrice libérale. Pour le leader de Leral Askanwi, la restitution de cet argent doit être ordonnée par la Crei et demandée par le président Macky Sall.

Selon lui, le  directeur de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) a fait fi de tout ceci. « Dans ce pays, Aliou Sall est beaucoup plus puissant que son frère, qui est le président de la République, Macky Sall. Actuellement, il refuse de rembourser à Aïda Ndiongue son argent. Et pourtant le président de la République a donné des instructions claires. Sans compter les directives données par la Crei. Ça veut dire qu’Aliou Sall est en train de défier et le président de la République et la justice de notre pays. Cet argent, c’est celui d’Aïda Ndiongue. On doit lui restituer cet argent. Et on interpelle le président de la République. Cette situation est grave. Elle fait partie des situations qui contribuent à la fragilisation et à la chute du régime de Macky Sall. Aliou Sall, le pays ne lui appartient pas, ce n’est pas lui qui a été élu, mais il est très puissant », martèle Oumar Faye.

Il s’empresse d’ajouter qu’Aïda Ndiongue est la seule, dans l’affaire de la Crei, « qui a bénéficié d’un non-lieu total à tous les niveaux ».Ndèye Rokhaya THIANE

Onze dossiers de candidatures déjà déposés au greffe du Conseil constitutionnel

https://www.dakaractu.com Après la bagarre, place aux choses sérieuses. Les mandataires des candidats à la présidentielle de février 2019 se relaient, depuis mardi matin, au greffe du Conseil constitutionnel pour les besoins du dépôt de leurs dossiers de candidature. Pour l’heure, Dakaractu est en mesure de révéler que onze dossiers de candidatures ont été déposés.
La Coalition Benno Bokk Yaakaar a ouvert le bal suivi par le Rewmi.
OusmaneSonko2019 du nom de l’ensemble qui porte la candidature d’Ousmane Sonko vient en troisième position, tandis que Osez l’Avenir de Me Aïssata Tall Sall s’est contenté de la quatrième position.
Suivront les candidatures de Me Madické Niang, de Malick Gakou, de Issa Sall du PUR, de l’ancien Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré, de Boubacar Camara porté par la coalition FIPPU, de Amadou Seck et de Mamadou Lamine Diallo.
L’exercice devrait se poursuivre ce mercredi avec d’autres mandataires. A noter que les candidats ont jusqu’au 20 décembre prochain pour présenter leurs dossiers au Conseil constitutionnel.

Cour d’appel : Peine allégée pour Barthélemy Dias

https://www.dakaractu.com La cour d’appel de Dakar a condamné aujourd’hui à trois mois de prison ferme, Barthélemy Dias, soit une peine plus légère qu’en première instance, a-t-on appris de sources judiciaires.
Les juges n’ont que partiellement suivi le tribunal des flagrants délits qui avait prononcé une peine de six mois de prison ferme. Une peine modérée comparable à celle du procès en première instance. Si Barth’ n’a « pas outragé », il a bien « jeté le discrédit sur une décision juridictionnelle », a tranché la Cour.
Barthélémy Dias a été condamné en première instance à six mois de prison ferme. Une peine qu’il a déjà purgée. Le Maire de Mermoz Sacré-coeur pourrait se pourvoir en cassation, selon son avocat…

CNRA:Rencontre et sensibilisation pour la couverture médiatique de la présidentielle de 2019.

https://www.dakaractu.com Le conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a tenu, ce mercredi 12 décembre 2018, un séminaire de formation avec comme thème, couverture médiatique de l’élection présidentielle du 24 février 2019.
Il s’agit pour ce séminaire, à l’approche des échéances électorales, d’une rencontre d’information et de sensibilisation des membres de la convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS).
Le séminaire est présidé par M. Babacar Diagne, président du CNRA et de Pape Thioro Ndiaye, président de la CJRS et enfin, peut-on noter la présence de la direction générale des élections représentée par son directeur de la formation et de la communication, M. Bernard Casimir Demba Cissé.
Ce séminaire intéresse toutes les couches de l’espace audiovisuel, pour ce 12 décembre, la formation concerne les membres de la convention des jeunes reporters, suivis du corps des rédacteurs en chef qui se tiendra le 26 décembre et, enfin, le 27 décembre, une autre rencontre de sensibilisation pour les radios communautaires et associatives. « Dans le cadre de la couverture médiatique de la présidentielle de 2019, les jeunes reporters ont des préoccupations, notamment la compréhension des nouveaux enjeux qui entrent dans le cadre du processus électoral et aussi du cadre juridique qui concerne le parrainage », a déclaré Pape Thioro Ndiaye, président de la CJRS pour mieux étayer la tenue de cette rencontre.
L’aspiration de cette rencontre est de prendre toutes les dispositions pour une bonne couverture lors de l’élection présidentielle de 2019.
Les nouvelles dispositions du code électoral ont été élucidés pour permettre aux journalistes de connaitre leurs droits et devoirs lors des échéances électorales et des bonnes pratiques en matière de couverture médiatique et notamment revenir sur certains faits qui sont contraires à l’éthique et à la déontologie.

Parrainage:Au-delà des espérances du Candidat Macky SALL, Fatick obtient 82.014 parrainages à la clôture.

Fidèles à leur engagement de réélire le Président Macky SALL aux élections présidentielles du 24 Février 2019 et ce dès le premier tour, les responsables politiques du Département de Fatick ont parrainé haut la main leur candidat.

Durant la campagne de collecte, le Département de Fatick est allé jusqu’au-delà des espérances de parrainages du Candidat Macky SALL. En effet, du 01 Septembre au 10 Décembre 2018 « nous avons collecté plus que l’objectif du département qui est de 76.200 signatures et plus que les 80.000 parrainages sollicité par le Président de la Coalition Benno Bokk Yaakaar M. Macky SALL lors de la fixation des objectifs ».

A la date du 10 Décembre 2018, lors de la clôture des collectes, « nous avons un total général, toutes les 17 communes confondues, de 82.014 parrainages en faveur du Candidat Macky SALL ».

Toutes les communes ont largement contribué à l’atteinte du taux de 107,63% du département de Fatick et ont collecté des signatures de fidèles citoyens qui sont prêts à réélire leur candidat, Monsieur Macky SALL, dès le premier tour des élections présidentielles du 24 Février 2018.

Ce résultat a été possible grâce à l’engagement de tous les responsables politiques du département de Fatick qui se sont mobilisés pour réussir le pari des parrainages.

La Coalition Benno Bokk Yakaar de Fatick salue l’engagement et l’apport de tous les responsables politiques qui ont été déterminant dans le processus de collecte des parrainages, en vue de l’atteinte de l’objectif global.

La Coalition félicite aussi tous les collecteurs qui se sont investis sur le terrain avec conviction et engagement dans l’unité pour convaincre les électeurs de parrainer le candidat Macky SALL.Fait le 11/12/2018

Gilets jaunes! Colères noires?Par Amadou Tidiane Wone

Un mouvement de protestation contre la pression fiscale et les inégalités sociales, lancé en France depuis quelques semaines par ceux qui se rassemblent et se distinguent par le port d’un gilet jaune, est chargé de signaux multiples et variés. Signaux de ruptures profondes entre le Peuple laborieux de France et une certaine nomenklatura politique, économique et sociale. Signaux émetteurs de l’avènement inéluctable d’un ordre nouveau.  En effet ce mouvement, s’il n’est contenu avec intelligence et…générosité par les autorités françaises, sème les graines, à n’y prendre garde, d’une véritable Révolution à plus ou moins long terme.
A suivre les propos des nombreux «porte-parole» des Gilets jaunes, un mouvement informel à ce jour, on se rend compte que la revendication essentielle est existentielle. Structurelle. Elle tourne autour de l’exigence d’une nouvelle Justice sociale ainsi que de l’impérieuse nécessité d’une solidarité agissante entre les plus nantis et les plus démunis. Ce qui suppose la négociation et la signature d’un nouveau Contrat social. Le Peuple en jaune dit, tout simplement :« il n’est plus possible que les plus riches le deviennent de plus en plus et que la majorité vivote. Il serait juste et temps que ceux qui gagnent plus qu’il n’en faut pour assouvir leurs besoins, leurs loisirs et même leurs lubies, partagent une partie de leurs surplus pour améliorer le sort de tous. Au lieu de rivaliser d’ingéniosité pour planquer leurs revenus dans des paradis fiscaux.» Comprise comme cela, la fièvre… jaune n’est pas saisonnière! Elle remet en cause le modèle capitaliste, s’attaque à ses fondements et à son principe directeur: l’esprit de compétition et la course effrénée vers de plus en plus de richesse. Aujourd’hui, le Peuple en jaune exige sa répartition équitable entre tous ceux qui la créent.
Le Peuple de France à souvent changé le cours de son Histoire en se dressant face à l’Injustice. Faisons lui confiance.. 
Mais que nous révèle cette crise, vue d’Afrique? 

Car, cette problématique de l’injustice sociale entre groupes d’individus, transposée à l’échelle des Nations, des pays et même des races, nous interpelle surtout en tant qu’Africains… noirs!
L’Histoire de la fin du dernier millénaire à été terrible pour notre Continent. Notre race a fait  l’objet des pires sévices. Elle aura, pourtant contribué, par sa sueur et par son sang, à bâtir la prospérité de pays qui ferment leurs frontières à nos enfants et passent le temps à nous jeter en pâture à leurs opinions publiques. Cela est terriblement injuste! Si nos ancêtres ont été défaits au plan militaire, allons nous continuer à payer le prix des violences qui leur ont été faites pour l’éternité? Injustice de plus en plus intolérable au moment où, mondialisation oblige, nous suivons en temps réel tout ce qui se dit et se trame contre nous. Il suffit de savoir lire entre les lignes ou d’entendre les non-dits…
A l’heure où le Peuple de France parle d’injustice, je crois donc qu’il serait temps d’exprimer notre colère…noire (!) A l’unisson… Parce que nous avons mille et une raison de dire, à notre tour:   stop à l’injustice!
Face à un ordre du Monde qui semble conçu pour confiner l’Afrique dans un rôle de réservoir de matière premières mais aussi, et de plus en plus, en zone de captage de ressources humaines pour faire tourner la machine productive de pays riches vieillissants, nous devons mettre en oeuvre une solidarité horizontale entre opprimés. D’une part. Et de l’autre veiller à ce que des «solutions» au péril jaune ne soient mises en oeuvre à notre détriment. Comme depuis si longtemps…
Malheureusement nos élites dirigeantes actuelles, à l’échelle continentale et à de rares exceptions près, sont confinées dans des visions étriquées du développement. Ils sont engagés dans des «plans» avec comme un mirage l’Émergence en guise de carotte. Ils suivent les stratèges des Institutions internationales dans leurs errements et utilisent des modèles dont le bonheur de l’humain n’est pas la préoccupation première. Et cela peut donner la fièvre jaune…. Contagieuse, par définition. Surtout lorsqu’elle rencontre une colère noire!
Au demeurant, une autre lecture du phénomène des Gilets jaunes, plus incisive et désabusée, au regard de toute notre histoire avec l’Occident depuis 4 siècles, serait que ce serait une énième tentative d’ impulser le sens de l’Histoire, dans un sens convenu. Une séquence cherchant à protéger, encore une fois, les tenants de l’ordre actuel du monde. Le système capitaliste chercherait-il à se régénérer, à moindre frais, en manipulant la colère légitime des masses laborieuses pour réformer,à son avantage, son système de prédation des ressources planétaires ? Certains le pensent. On en a tellement bavé !
En effet, et au vu du rôle des réseaux sociaux, notamment lors des «révolutions» du Printemps arabe dont on a vu ce qu’il est advenu, certaines interrogations sont légitimes: Ces événements étaient-ils un test, grandeur nature, de nouveaux outils de manipulation de masse? Qui agit sur les plateformes de mobilisation et de diffusion des mots d’ordre à l’abri des regards? Qui module les fréquences de la colère populaire et l’évacue, au besoin, vers des bassins de rétention? Bonnes questions à examiner pour anticiper sur les nouvelles stratégies de lutte de libération des peuples opprimés.
Tout cela pour dire que les temps nouveaux imposent plusieurs niveaux de lecture des événements qui se déroulent sous forte pression médiatique. On nous fait regarder souvent là où les choses ne se passent pas. Par contre les outils de résistance existent. Il faut, notamment, investir tous les canaux de communication pour déborder les voies officielles de maîtrise et de détournement de la volonté populaire. Celle qui va dans le sens des intérêts de la majorité.
En tout état de cause, les révolutions ont toujours été le moteur de l’Histoire. Elles changent un ordre ancien qui n’a plus d’imagination pour faire rêver et espérer. Lorsque le désespoir rencontre la colère survient une étincelle dont rejaillit une nouvelle espérance pour laquelle mourir devient une conquête d’Éternité. Nos livres d’Histoire chantent encore tous ces héros… L’avenir appartient à ceux qui n’ont plus peur. L’injustice n’a pas de raison d’être. Elle doit être combattue.  Amadou Tidiane WONE

Grogne à l’Agence de presse sénégalaise (APS):une grève de 24 heures renouvelables décrétée

https://actusen.sn Ça grogne à l’Agence de presse sénégalaise (Aps). La section Synpics dudit groupe de presse a décrété une grève de 24 heures renouvelables à partir de 00 Heures. La décision a été prise à l’issue de l’Assemblée Générale des travailleurs tenue ce mercredi.

Cet arrêt du travail à l’APS se justifie, selon un communiqué, par l’absence d’évolution de la situation de l’Agence. Notamment du fait que depuis le mois d’octobre et la mise à disposition de Fonds par l’Etat du Sénégal, l’Agence peine à en disposer.

« Plus de deux mois après que l’APS ait bénéficié d’une rallonge budgétaire (le 4 octobre 2018), l’exécution de celle-ci n’est toujours pas possible. Alors que le budget réaménagé a été adopté par une réunion expresse du Conseil d’Administration datée du 23 octobre, le processus d’Adoption de celle-ci qui implique un visa de la tutelle technique (signature de documents) n’est toujours pas intervenu malgré plusieurs rencontres et tentatives », fustigent Bamba Kassé et Cie.

La note dont Actusen.sn détient copie mentionne que «les travailleurs de l’APS mettront en œuvre un plan de lutte pour la sauvegarde de leur outil d’autant qu’il est incompréhensible que le Président de la République donne des instructions, que son ministre du budget s’exécute depuis deux mois et que la tutelle technique qui doit être à l’avant-garde du combat soit le facteur bloquant».

Le Sytjust annonce une grève illimitée à partir du 27 décembre 2018

https://www.pressafrik.com Très remontés contre le ministre de la Justice Ismaila Madior Fall, les travailleurs de la justice, par le biais de leur porte-parole El Haj Aly Boun Malick Diop, ont annoncé qu’ils comptent aller en grève illimitée à partir du 27 décembre prochain.
« Nous irons vers une grève illimitée. Et les désagréments qui seront causés aux usagers seront imputables au gouvernement, et ça se fera la fin du préavis, c’est-à-dire le 27 décembre », avertit-il.
Le Sytjust est prêt à tout pour se faire entendre. Car, renseignent t-ils, Ismaila Madior Fall qui devait être leur avocat et prendre leur doléances en charge, est celui qui est  entrain de poser des actes dans le sens de pourfendre toute la volonté politique expliquée clairement par le président de la République suite à leurs négociations qui datent du 5 avril 2018.

Colère des élèves de Kaolack : ils se font gazer lors de leur sit-in

https://www.pressafrik.com L’accident survenu à Kaolack et qui a couté la vie à une jeune élève de terminale n’en finit plus de faire jaser. En effet, ses camarades ainsi que les professeurs du nouveau lycée appelée aussi lycée Abdoulaye Diack sont sortis dans la rue ce mercredi 12 décembre pour occuper la voie publique et barrer la route nationale pour réclamer des ralentisseurs devant leur établissement.
Déterminés à obtenir gain de cause, ils sont restés pendant près d’une heure sur la chaussée et il a fallu l’intervention des policiers lesquels les ont bombardés de gaz lacrymogènes pour mettre fin à la manifestation.
A en croire un des professeurs dudit lycée, leur revendication est légitime. D’ailleurs, indique-t-il, ils ont d’abord, de façon officielle, réclamer des dos-d’âne. Mais, les autorités faisant la sourde oreille, ils se sont finalement résolus à emprunter cette voie, d’autant plus que l’accident de ce mardi a couté la vie à une fille de 20 ans seulement.
Le drame qui a exacerbé le courroux des étudiants s’est déroulé mardi. Un camion frigorifique en partance pour Dakar a violemment fauché une élève âgée de 20 ans devant l’établissement. Cette dernière est morte sur le coup.Ousmane Demba Kane

Prisons sénégalaises: 10.662 détenus, 306 femmes, 219 mineurs, 1602 étrangers…

Nombres de prisons : 37
Capacité d’accueil officiel : 4224 places
Effectif carcéral total : 10.662 détenus, tous les sexes confondus
Détenus provisoires (en attente de jugement) : 4.387 (41%)
Condamnés : 6.275 (58,85%)
Hommes : 10.137 (95,7%)
Femmes : 306 (3%)
Mineurs : 219
Sénégalais : 9600 (90%)
Etrangers : 1.062 (10%)
Longues détentions (plus 3 ans) : 289 cas (2,71%)
Prime journalière des détenus : 110 Francs Cfa
Effectif Rebeuss : 2279 détenus
Source : Direction administration pénitentiaire (Dap) et Ministère de la Justice
Prétexte et Contexte : Atelier de sensibilisation des acteurs de la Société civile et des médias sur la situation carcérale, Mardi 11 décembre 2018, Camp pénal Liberté 6

TRAFIC DE FAUX MEDICAMENTS A TOUBA ET A KEUR SERIGNE BI :Les pharmaciens dénoncent le manque de volonté politique de l’Etat

http://www.enqueteplus.com Les pharmaciens du Sénégal exigent la fermeture sans délai de tous les dépôts illégaux de Touba. La condamnation de Bara Sylla et d’Amadou Woury Diallo, dans l’affaire des faux médicaments de Touba Belel, ne les satisfait pas. Ils accusent l’Etat

Dans l’affaire des faux médicaments saisis à Touba Belel, les pharmaciens ont un sentiment mitigé. S’ils sont contents d’avoir gagné une bataille – celle du jugement et la condamnation de deux personnes dans le verdict rendu le 4 décembre dernier – ils n’en demeurent pas moins frustrés que les véritables commanditaires n’aient pas été traqués et arrêtés. C’est pourquoi ils considèrent que la guerre est loin d’être terminée. En conférence de presse, hier, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal ont félicité la gendarmerie qui a opéré la saisie et les juges qui ont dit le droit dans toute sa rigueur et sans complaisance.

Mais ils ne sont pas totalement satisfaits de l’enquête préliminaire. De l’avis du secrétaire général du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal, Docteur Assane Diop, pour une saisie de cette ampleur, il est inconcevable qu’une seule personne ait été interpellée. ‘’Il y avait d’autres noms sur les colis. Une bonne enquête serait de faire une descente sur les lieux, des perquisitions… Mais il n’y en a pas eu chez Bara Sylla. L’enquête a donc connu des limites. Nous sommes prêts à faire appliquer la loi avec nos conseils, même si les prévenus veulent interjeter appel’’.

Dans cette affaire, deux camions ont été interceptés par la brigade de gendarmerie de Touba Belel, le 11 novembre 2017, avec une forte cargaison de médicaments falsifiés dont la valeur est estimée à 1 335 000 000 F Cfa. Quelques jours après, l’un des présumés destinataires, Bara Sylla, et le convoyeur Amadou Woury Diallo ont été arrêtés. Le 4 décembre dernier, le tribunal de Diourbel a condamné Bara Sylla à 7 ans de prison ferme et Amadou Woury Diallo à 5 ans. Les prévenus doivent également payer une amende de 2 millions chacun. A titre de réparation, ils doivent également payer chacun la somme de 200 millions. Le juge a ordonné l’exécution provisoire du jugement. C’est-à-dire sans attendre l’expiration des délais de recours.

‘’Sur Touba, vous trouverez plus de 300 structures illégales’’

De ce fait, le docteur Assane Diop reconnait qu’une ‘’telle décision est une première’’. Mais le phénomène est tellement important et grave qu’ils considèrent que ce procès n’est que le début d’un long combat. Car il ne suffit pas, c’est la suite qui lui sera donnée et la constance dans la lutte qui revêtent une importance, à leurs yeux.  ‘’Nous sommes tous d’accord qu’à Touba et à Keur Serigne Bi, des personnes s’adonnent à l’exercice illégal de la pharmacie. Sur Touba, vous trouverez plus de 300 structures illégales. Nous pharmaciens, on ne peut courir derrière chaque trafiquant ou chaque personne qui se livre à cela’’, explique-t-il.

Le pharmacien de dénoncer, alors, un manque de volonté politique de l’Etat. Qui, poursuit-il, a le devoir d’assurer la sécurité des populations. ‘’Quand quelqu’un, au vu et au su de tout le monde, ouvre sa boutique, met une plaque ‘Pharmacie’ et vend de faux médicaments, c’est l’Etat qui doit sévir ; pas les pharmaciens. Il faut que l’Etat se décide à régler ce problème, comme c’est le cas dans d’autres pays. C’est un phénomène qui a des conséquences graves sur la santé des populations. Maintenant, qu’est-ce qui fait que les pouvoirs publics hésitent encore ou reviennent sur leur décision ?’’, se demande-t-il.

Fermeture sans délai de tous les dépôts illégaux de Touba

Sur ce, les pharmaciens exigent la fermeture, sans délai, de tous les dépôts illégaux de Touba qui constitue la plaque tournante de ce trafic, du fait de l’impunité qui y règne. Ils demandent également la fermeture des points de vente illicite de médicaments sur toute l’étendue du territoire sénégalais. ‘’A Touba, il se développe beaucoup de maladies à un rythme extraordinaire : des insuffisances rénales, cancers… Et les enquêtes montrent que ces personnes utilisent de faux médicaments. Il a été confirmé que la consommation de ces médicaments est à l’origine de ces pathologies. Maintenant, si l’Etat est prêt à continuer à traquer et à sanctionner les trafiquants, cela va être un signal fort’’, estime le docteur Assane Diop. Avant d’ajouter qu’aucune considération envers quelque lobby ou groupe de pression que ce soit ne doit retenir l’attention des institutions de la République et des autorités qui doivent protection aux populations sénégalaises.

En plus de la fermeture des dépôts illégaux et points de vente, l’Ordre des pharmaciens et le syndicat exigent de l’Etat la ratification de la convention Médicrine qui oblige les Etats signataires à ériger en infraction pénale la fabrication et le trafic de médicaments contrefaits. ‘’Le Sénégal a signé la convention, mais tarde à la ratifier. C’est ce que nous déplorons et demandons aux autorités de le faire.  Cela sera un moyen et un document juridique extrêmement important pour venir à bout de ce trafic de faux médicaments. Il ne sera désormais plus toléré que des médicaments frauduleux soient vendus dans ce pays. C’est une fraude mortifère qui tue des milliers d’individus’’, renseigne le pharmacien.

Macky, »lE SÉNÉGAL AU CŒUR » par Vieux SAVANE

De là-haut, ses parents qui ont quitté la scène du monde, observent le fabuleux destin de leur fils aîné devenu chef de l’Etat par la grâce de l’école de la République

Note de lecture

De là-haut, dans un coin bleu du ciel, ses parents qui ont quitté la scène du monde, le 23 septembre 1998 pour son père, le 23 septembre 2007 pour sa maman, 9 ans après, jour pour jour, observent le fabuleux destin de leur fils aîné. Ce petit bout de choux choyé, devenu président de la République après un parcours couronné par un diplôme d’ingénieur, par la grâce de l’école de la République. Cette école publique aujourd’hui en perte de vitesse qui mérite d’être réhabilitée pour favoriser l’éclosion des talents, en donnant leurs chances aux enfants qui ne sont pas nés avec une cuillère en or à la bouche.

Dans cet ouvrage, le président Macky Sall verse dans l’intime. Né au fouta en décembre 1961, d’une famille de condition modeste. Père ouvrier agricole qui s’exode pour aller à l’assaut des grandes villes. Mère femme au foyer s’adonnant au petit commerce, vendant des cacahuètes grillées « pour contribuer autant qu’elle le pouvait à boucler les difficiles fins de mois ». Il raconte son parcours initiatique en politique, son entrée en maoïsme sous l’influence de son beau-frère, Abdoul Salam Ndiaye, militant de And-Jëf, parti clandestin , dirigé à l’époque par landing Savané, lequel avec quelques-uns de ses camarades avaient été jetés en prison. Se remémorant ces « années 70 extrêmement tendues, violentes tranchées », époque durant laquelle, « And-jëf était important pour le Sénégal (…), un lieu unique où convergeaient les intellectuels révolutionnaires et aussi les patriotes conséquents », il concède qu’il n’était pas pour autant un « révolutionnaire bon teint » empêtré dans une radicalité encartée. Ni marxiste-léniniste, ni communiste, il voulait «agir sans pour autant être prisonnier d’un dogme ».

Aussi va-t-il prendre ses distances lorsque, à l’élection présidentielle de 1983, And-Jëf « décide de ne présenter aucun candidat  et de ne soutenir personne ». Ne voulant pas « rester passif », il décide de soutenir Abdoulaye Wade, le candidat le mieux placé de l’opposition de l’époque. Sa première rencontre avec celui qui deviendra son mentor a lieu en février 1989 à la suite de son appel aux cadres.

Le sentiment d’injustice qu’il ressentira parfois à son endroit va toutefois le «pousser à faire de la politique le plus activement ». C’est ainsi que, raconte-t-il, des « trois Sénégalais de sa promotion de l’Institut des Sciences de la Terre désireux de valider un troisième cycle à l’étranger, il sera le seul à être écarté, une autorité de l’université avait bloqué son départ, prétendant qu’il lui avait « manqué de respect et exigeant des excuses pour débloquer » son dossier.

Son engagement politique lui a valu quelques ennuis, jeune cadre de Petrosen, le gouvernement socialiste de l’époque ne pouvait souffrir de voir qu’un jeune cadre d’une entreprise publique « soit également un opposant qui ne s’en cache pas ». Le directeur général de Pétrosen, Ousmane Ndiaye, reçoit un coup de fil de hautes sphères lui demandant de le virer et le faire rentrer au plus vite de Paris où l’entreprise l’avait envoyé pour une spécialisation. Ousmane Ndiaye va refuser de céder aux pressions politiques. Dès son retour de Paris en 1993, il le « nomme chef de division Banque de données de l’entreprise, l’une des directions les plus stratégiques de l’époque ». De lui, Macky Sall dira : « il est mon ami et j’ai beaucoup  de respect pour lui ». En décembre 2000, après la victoire de Wade, il sera nommé directeur général de l’entreprise. Ce n’est qu’après les législatives de 2001 qu’il rejoint le gouvernement comme ministre de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique. Il va apprendre petit à petit qu’être ministre n’est pas seulement un titre, mais aussi la nécessité de faire entendre sa voix, avec les risques encourus, pour qui a des convictions. Il expérimentera cela  très vite, lorsqu’en novembre 2002, Idrissa Seck  est nommé Premier ministre. En 2003 alors que profitant d’un week-end, il était en déplacement à Fatick, ville dont il était le maire, le PM « provoque une réunion autour de l’avenir des carrières de thiès ».

Son directeur de cabinet qui l’y avait représenté lui apprend, juste  après la réunion, que le PM leur « donne jusqu’à ce soir 18 heures pour présenter un projet de décret ordonnant  la fermeture des carrières de Thiès ». Abasourdi, il aura été. Il demande un ordre écrit, un document officiel. Ce sera chose faite. Vers 18 h, son collaborateur  l’en informe et lui d’ordonner : « rangez le document et stoppez la procédure jusqu’à lundi ».

Il comptait passer à Thiès, ville natale et fief du Premier ministre, pour discuter avec lui, constatant leurs divergences, puisqu’il était « fermement opposé à la fermeture des carrières ». Il entend bien se battre , notamment au Conseil des ministres où le Premier ministre  avait « fait  de la question de Thiès, un élément central  de l’ordre du jour ». « Le président Wade écoute les divers arguments et, en toute logique, décide de différer la décision, en attendant une étude plus poussée faite par une commission d’experts qui donnera ses recommandations ». A la suite de cela, il « regarde le visage du président » et constate qu’il « peine à contenir sa colère ». Il révèle qu’au bouts de quelques mois à la tête de la Primature, Idrissa Seck  « laisse percer des traits de caractère qui rendent le travail avec lui extrêmement difficile : arrogance, certitude d’avoir raison, autoritarisme…» Loin de ces «Premiers ministres  plus «ronds», plus consensuels, Idrissa Seck est tranchant, il ne demande pas, il ordonne».

Lui-même sera nommé en 2007 pour le remplacer, avant de se retrouver comme président de l’Assemblée nationale après la réélection du président Abdoulaye Wade. Le clash  avec son ancien mentor va survenir parce qu’il avait contresigné «la lettre officielle qui convoque Wade JR » par la Commission de l’économie générale du Parlement. Et pour ce crime de lèse-majesté il doit  « passer à la guillotine ». Dans ses oreilles résonnent encore les mots de Wade qui sonnent comme une mise en demeure : «Tu dois me rendre ce que je t’ai donné. Je ne te fais plus confiance». Surprise ! L’élève refuse d’obtempérer. La réponse est « Non ».  Et c’est parti pour une guerre des tranchées entre les deux clés de voûte de l’Etat. Après dix-sept mois de résistance à la tête de l’Assemblée nationale, déchu, il démissionne de toutes ses fonctions électives pour redevenir un simple citoyen.

Alors va commencer pour le néo-maoïste, la « longue marche » consistant à « encercler les villes par les campagnes ». Il entamera une tournée de près de trois ans, rythmée par quelque 80 000 kms. Une tournée pleine d’enseignements qui va contribuer à donner du contenu à son programme. De son propre aveu cette tournée « l’a transformé et a cimenté sa volonté de faire tout ce qui était en son pouvoir pour continuer à développer le pays, d’autant plus que trois doléances revenaient sans cesse, à savoir le manque d’eau, les coupures ou l’absence totale  d’électricité, l’absence de puits, et de routes praticables, la pénibilité du travail des femmes du monde rural ».

La pratique du pouvoir lui a appris «  la capacité d’encaisser, de ne pas réagir tout de suite, de réfléchir sur le long terme ».

Il dément certaines informations selon lesquelles en 2000, il était « aux abois, en proie à de grandes difficultés financières, contraint de vivre dans un petit studio», qu’il aurait «exigé un poste». « Ragots évidemment », lancera-t-il puisque, a-t-il précisé, il gagnait «mieux sa vie qu’un haut fonctionnaire d’Etat».

Sur son patrimoine personnel il affirme avoir justifié tous ses biens acquis grâce au fruit de son travail. Il se gausse des «spéculations» à propos de ce patrimoine, dont l’objet de plus grande valeur est son «  domicile situé à Mermoz, acquis en 2006 alors qu’il était Premier ministre. C’était une villa de 4 pièces en rez-de-chaussée transformée en R+2 en 2011 et 2012 ». Il nous apprend avoir désormais fait les choix de déserter le Palais de la République pour loger chez lui désormais. Il n’y a donc rien de temporaire en cela comme on aurait pu le penser. Pour  lui, c’est « une première au Sénégal indépendant ». Et cela a « valeur de symbole et de pédagogie. Si le président dort chez lui, cela ramène les choses à une dimension plus humanisée ». Avec cette décision on peut croire que l’idée saugrenue et coûteuse de l’érection d’un second Palais a été enterrée dans les sables argileux et instables de Diamniadio. L’occasion de revenir à des choses plus simples en mettant l’accent sur l’exercice du pouvoir, le travail , la discipline et l’effort au service d’une « gouvernance sobre et vertueuse ». Persuadé que «le pouvoir ne doit pas changer l’homme»,  mais plutôt  que «l’homme peut changer le cours du pouvoir»,  Macky Sall annonce pour février 2019, repartir  « au combat pour un nouveau mandat, le dernier ». Tout au long, il rend un hommage appuyé à son épouse qui lui a permis par son soutien indéfectible de réaliser son exceptionnel parcours. Se dégage à la lecture de cet ouvrage agrémenté de confidences intimes une empathie certaine.

Dr Cheikh Omar Diallo sur le livre « le Sénégal au coeur » – La vie de Macky Sall, un roman au propre et au figuré

Dr Cheikh Omar Diallo est le Fondateur et Directeur de l’Ecole Africaine d’Art Oratoire (EAO). Juriste, Docteur en Science politique et expert en communication, notre analyste politique revient pour votre portail d’informations www.dakarposte.com sur le bilan du septennat, au lendemain de la cérémonie de dédicace du livre de Macky Sall « le Sénégal au cœur ». A bâtons rompus.

Le Président Macky Sall vient de procéder à la cérémonie de dédicace de son livre « le Sénégal au cœur ». Vous l’avez lu. Quelle appréciation ?

Ce livre est un matériau important pour tout observateur ou analyste politique. Le Président Macky Sall a choisi de parler au peuple : en témoigne la photo de couverture. Mieux, « le Sénégal au coeur » n’est pas un titre fortuit. Dans un style dépouillé, simple et direct, comme son auteur, il parle à cœur ouvert. Il se livre et se délivre même par endroits. C’est, à mon sens, un livre presque intime, une trajectoire personnelle et un parcours exceptionnel qui s’inscrivent dans le récit national du pays. La vie de Macky Sall est un roman, au propre et au figuré.
Dans cet ouvrage, on découvre au grand jour que la première Dame a vraiment joué un rôle crucial dans les choix et options politiques de son époux…
… En Afrique, on dit souvent que « le toit soutient la maison. Et c’est la femme qui soutient le toit ». Marième Faye est indiscutablement son atout charme électoral. Avec un peu d’humour, je dirais que Macky Sall n’a qu’une maîtresse et ce n’est pas Sandrine. Une maîtresse qui habite ses pensées. Il dort avec elle, il se réveille avec elle : c’est la nation sénégalaise.
Après sept ans de pouvoir, quel contenu faut-il donner au Mackysme ?
A vrai dire, en sept ans d’observation minutieuse, j’ai très peu entendu le terme « mackysme » dans la littérature politique sénégalaise. Il n’y aucune tentative d’apporter une dignité conceptuelle à ce mot. Or la pensée n’est rien si elle ne s’exprime pas. J’ai la faiblesse de croire que le mackysme n’existe pas. Disons que le « mackysme » au sens de philosophie politique ou d’idéologie est quasiment introuvable. En revanche, il existe des Mackystes au sens partisan du terme. Le Macky social existe également, au sens fort du terme. En vérité, les doctrines, les grandes pensées politiques, les emballements philosophiques l’ennuient. C’est l’action qui l’intéresse. Interroger ses actions et réalisations reviendrait à définir la gouvernance, le label et style Macky Sall.
Malgré tout, qu’est-ce qui différencie le Mackysme du Wadisme. Il y a l’élève et le maître. Et l’élève qui dépasse le maître…
Je parlerais plutôt de différence de styles entre les deux. Pour Me Abdoulaye Wade dire c’est faire. Il vit en permanence dans l’argument fort. Tandis que pour Macky Sall faire c’est dire. Il habite l’argument juste. Le premier est exalté et spontané. Le second est calme et sobre. L’un voit grand, juge large et vise loin ; l’autre est soucieux de « livrer la marchandise ». Les deux sont certainement complexes et indéchiffrables.
Sa coalition hétéroclite dure sept ans. Gagner ensemble et gouverner ensemble. C’est une performance. Il vient d’ailleurs de l’agrandir avec l’entrée d’Abdoulaye Baldé et son parti.
Depuis une vingtaine d’années, la nomenklatura politique a tranquillement sauté les barrières idéologiques. Aujourd’hui plus qu’hier, l’avenir des démocraties modernes est lié aux coalitions et alliances politiques. Les démocraties de coalition gouvernent le monde. En Science politique, on parle de « gouvernance de consensus ». C’est le cas en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, etc., où droites et gauches s’allient pour gouverner. Le génie démocratique sénégalais n’a rien à envier aux autres. Au demeurant, il faut que le régime politique issu de la coalition gagnante signe explicitement un contrat de coalition ou de gouvernement, afin de mieux sanctuariser toute alliance, fragile par essence. A la lumière de ce que je viens de dire, vous comprendrez aisément que parler d’idéologie aujourd’hui, dans un monde de globalisation ou de mondialisation, c’est retourner dans une autre civilisation.
Le contexte pré-électoral est marqué par l’affaiblissement des principaux challengers de Macky Sall. Est-ce du génie politique ou l’argument de la force ? 
Votre question renferme beaucoup de non-dits. Le Président Macky Sall a été la bonne école. Wade et Macky sont des tueurs professionnels. Ce sont de grands fauves politiques qui se nourrissent du sang politique des autres animaux politiques. Ils ont besoin de tuer pour avancer. Wade utilisait la mitraillette, Macky choisit toujours une arme silencieuse et opte pour des guerres tranquilles.
Qu’est-ce qui a le plus retenu votre attention dans la politique de Macky Sall ?
Sans hésitation, je dirais le Social. Sur ce plan, la conversation nationale qu’il tient avec les exclus, les démunis et les plus faibles est délicate et sincère. Dans ce chapitre, son écriture politique a rencontré son public. Le « Macky Social » est une réalité concrète et palpable. Grâce à sa fibre sociale et à son humanisme militant, il a transformé un point d’interrogation en un point d’interrogation. Macky Sall aura été un grand correcteur d’inégalités. C’est aussi cela sa marque de fabrique politique. Indubitablement !
 Quelles ont été les principales faiblesses du septennat de Macky Sall ?
Certes, le PSE est un bon outil d’intelligence politique, économique et social. Mais au-delà, Macky Sall a manqué d’avoir une politique hardie dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’emploi. A ce triple niveau, il n’aura pas été un président-réformateur. Il n’a pas réinventé l’enseignement, vieux d’un demi-siècle. La santé demeure un  grand corps malade. Il n’a pas bousculé notre rapport au travail et à l’emploi. Il n’est pas allé en guerre contre les archaïsmes et les conservatismes. En somme, il n’a pas changé nos mentalités.
Sa priorité : que les Sénégalais dorment et se réveillent en paix ; qu’ils soient en sécurité dans un monde terrorisé. Paradoxalement, à côté de cette petite ambition matinale, il a une vraie vision futuriste : il a créé une ville d’affaires Diamniadio, un aéroport de dimension mondiale, Blaise Diagne et il a ouvert la voie au T.E.R qui entrera en gare le 14 janvier 2019. Propos recueillis par Mamadou Ndiaye

ABOU ABEL THIAM (PRESIDENT DU COLLEGE DES DELEGUES ARTP ET RESPONSABLE APR) :‘’Niasse et Tanor ne sont plus à un gâteau près’’

http://www.enqueteplus.com On aurait dit un disciple qui croit profondément à l’irréprochabilité de son maitre. Le ton ferme, le discours toujours très engagé, le président du Collège des délégués de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abou Abel Thiam, démonte les critiques contre le régime du président Sall, dont les réalisations du septennat, à l’en croire, seraient bien au-delà des espérances. Le ‘’journaliste’’ revient également sur les difficultés de la presse, la cherté des services de télécoms, entre autres.

Comment se porte le secteur des télécommunications au Sénégal ?

Le secteur des télécommunications, de l’économie numérique en général, se porte très bien. J’en veux pour preuve le nombre de détenteurs de téléphones. On peut dire que le Sénégalais est aujourd’hui un homme connecté. Nous avons quelque chose comme 2 millions 500 mille détenteurs de comptes Facebook. Cela se traduit aussi par une présence très importante de ces Sénégalais. En même temps, l’infrastructure se développe. Les trois opérateurs sur le marché se portent très bien. Le processus d’acquisition de la licence 4G par Tigo en est une illustration parfaite. Peut-être, le troisième opérateur, aussi, ne va pas tarder à en faire la demande, si le besoin se fait sentir à son niveau. On peut donc affirmer que le secteur du numérique est en très bonne santé dans notre pays.

Les Sénégalais, souvent, se plaignent de la cherté des services de télécommunications. Que fait l’Artp pour une baisse des prix dans ce secteur ?

Cet état d’âme des Sénégalais peut se comprendre. D’un autre côté, l’utilisation des télécoms étant de plus en plus accrue, le chapitre téléphone est devenu très important dans le panier de la ménagère. Il faut désormais inclure dans le budget des ménages ce chapitre téléphone. Et compte tenu de la fréquence de l’utilisation, le consommateur, naturellement, peut être enclin à trouver le prix très cher. Ce qui n’est pas forcément le cas. Il y a, toutefois, à abaisser les prix de la communication téléphonique et de la connexion Internet, j’en conviens. De toute façon, la loi du marché forcera les opérateurs à rendre leurs tarifs compétitifs. L’Etat s’inscrit dans cette logique à travers différentes mesures.

En attendant, les opérateurs continuent de drainer des milliards sur le dos des Sénégalais. Dans un pays pauvre comme le nôtre, n’est-ce pas un peu indécent ?

On ne peut parler d’indécence. Peut-être un caractère exorbitant. Mais cela est lié à la consommation effrénée des services du numérique. Il faut se dire que nous sommes dans une révolution où il y a un changement radical de l’environnement. Aujourd’hui, le numérique touche à tout. Il a profondément changé nos habitudes. Comme je le disais tantôt, la part du numérique dans le panier de la ménagère est de plus en plus importante. C’est peut-être ce qui explique ces bénéfices importants. Avant, le téléphone était utilisé juste pour parler à quelqu’un. Ce n’est plus le cas, maintenant. Le téléphone, aujourd’hui, sert de télévision, de radio, à parler, à payer des factures, à recevoir de l’argent… Cette révolution va continuer. Et c’est quelque chose à saluer.

Parlons maintenant de la situation de la presse. Quel regard portez-vous sur les difficultés de ce secteur qui vous a vu éclore ?

Les difficultés de la presse ne sont pas spécifiques au Sénégal. La presse, dans sa compréhension traditionnelle, vit des moments difficiles, mais c’est universel. Le développement du numérique dont on parlait en est pour quelque chose. Avant, pour s’informer, il fallait avoir un poste radio ou téléviseur. Ce n’est plus le cas. L’information est maintenant en continu sur la toile. Et même la fonction de journaliste connait une profonde mutation. Avant, pour véhiculer une information, il fallait un vecteur : radio, papier ou télévision. Aujourd’hui, n’importe quel détenteur de téléphone peut s’ériger journaliste. Il est en même temps son propre rédacteur en chef, son collecteur d’informations, de publication… Et cette information est à la portée de milliers et des milliers de personnes. L’une des conséquences est que la presse traditionnelle n’est plus lue, écoutée comme auparavant. La presse, dans ce contexte, doit donc s’adapter. Mais cela veut dire aussi qu’il y a de nouveaux acteurs qui doivent avoir des responsabilités. Car l’information est éminemment importante, mais également dangereuse.

N’est-ce pas ce qui effraie le régime au point de vouloir restreindre les libertés des citoyens à travers la révision du Code des télécommunications ?

Non, il n’en est rien. C’est une très fausse querelle qui est faite au gouvernement. L’Etat n’a pas attendu la modification du Code des télécoms pour réprimer ceux qui commettent des dérives à travers Internet. Les gens, en cherchant la petite querelle, font de l’amalgame. Avec l’article 27 du nouveau code, l’Etat se dote simplement de moyens pour pouvoir réguler le trafic… Le trafic est aujourd’hui surchargé. Surchargé par des données, par des communications, par l’utilisation qui relève de la sûreté de l’Etat, de la médecine… Si le régulateur voit que des gens qui échangent des vidéos obstruent une voie de communication Internet, alors que pendant ce temps, il y a des gens qui sont dans la télémédecine qui veulent utiliser la même voie pour sauver des vies, un Etat responsable devrait se donner des moyens pour leur donner la priorité. L’Artp, c’est comme le gendarme qui régule la circulation.

Ce qui dérange, c’est surtout le fait d’accorder à une autorité non juridictionnelle cette faculté de restreindre un droit constitutionnel…

Là, vous parlez de l’article 27. Mais il n’y a aucune restriction par rapport aux libertés. En plus, avant cet article, il y a l’article 25 qui dit : ‘’L’Etat du Sénégal garantit la neutralité de l’Internet.’’ Cela veut dire que chacun d’entre nous est libre d’entrer sur Internet et de partager ce qu’il veut. A priori, il ne saurait y avoir de sanctions. Je pense qu’il n’y a pas plus fort comme engagement dans la sauvegarde des libertés. La neutralité, édictée par l’article 25,  n’existe plus aux Etats-Unis avec Trump. Cela veut dire que nous sommes même en avance par rapport à des pays réputés être beaucoup plus développés. Il ne faut donc pas dire qu’il y a une restriction de libertés.

Les Etats-Unis de Trump peuvent-ils être une référence pour le Sénégal ?

Ça reste quand même les Etats-Unis. C’est-à-dire un pays de démocratie, un pays de liberté d’expression, de lobbying et d’Etat de droit. Je pense que les gens avertis devraient plutôt applaudir, parce que c’est une grande avancée que nous avons noté avec ce code. Maintenant, la liberté va de pair avec la responsabilité. Nous avons tous vu des gens utiliser Internet pour accomplir des choses malveillantes. Il ne doit pas y avoir de moyens de communication qui échappent au contrôle de l’Etat. Et comme je l’ai dit, la faculté, pour l’Etat, de sanctionner toute personne qui commet des violations a toujours existé. Vous voyez qu’il y a des jeunes qui sont en procès…

Ils ont quand même été appréhendés par les autorités policières et jugés par les tribunaux. Le problème, ici, c’est que l’Artp s’arroge une partie de ces prérogatives.

La police, c’est toujours l’Etat. Savez-vous que l’Artp est plus indépendante que ces administrations dont vous parlez ? C’est une autorité administrative indépendante. C’est pourquoi ceux qui disent que l’Artp doit être placée sous la tutelle du ministère des Télécommunications n’ont rien compris. L’Artp ne peut être sous la tutelle du gouvernement. Quand elle prend une décision, le seul recours possible, c’est la Cour suprême.

Pour en revenir à la presse, vous êtes nombreux, les journalistes, dans l’entourage du président de la République. Mais beaucoup estiment que vous n’avez pas fait grand-chose pour la profession.  Pourquoi ce désintéressement ?

Je ne comprends pas ce reproche. Moi, je peux parler en mon nom personnel. Je suis un produit de la presse sénégalaise et je suis fier d’avoir fait ‘’Le Témoin’’, ‘’Wal Fadjri’’, ‘’Jeune Afrique’’ et La Voix de l’Amérique. Après cela, je suis entré dans la communication institutionnelle. Je me soucie toujours de ce qui se passe dans la presse. J’ai gardé de très bons rapports avec mes confrères. Je ne vois pas de querelle qu’on pourrait nous faire. Notre régime a quand même démultiplié l’aide à la presse. C’est sous notre magistère également que le nouveau code a vu le jour.

Un des grands noms de cette presse, en l’occurrence Sidy Lamine Niasse, vient de nous quitter. En tant qu’ancien de Wal Fadjri, comment entrevoyez-vous l’avenir de ce groupe, avec le décès de son fondateur ?

Permettez-moi d’abord de m’incliner devant la mémoire de ce grand combattant de la liberté d’expression et de la démocratie. Sidy Lamine a été mon patron pendant 17 ans. Je dois témoigner, aujourd’hui, devant l’opinion que jamais feu Sidy Lamine Niasse ne m’a demandé d’écrire ou de ne pas écrire quelque chose, dans un sens ou dans un autre. Sauf lorsqu’il me demandait de lui faire des éditos. Ou de l’aider à corriger, à lui relire quelque chose. Je n’ai donc jamais été l’objet de censure à ‘’Wal Fadjri’’ et c’est très méritoire. Maintenant, les difficultés de la presse n’épargnent aucun organe. Je souhaite, en tout cas, que l’œuvre de Sidy soit perpétuée, parce que c’est une œuvre importante pour la vie démocratique sénégalaise. Et je sais que des gens qu’il a laissés là, comme Abdourahmane Camara, le gardien du temple, peuvent bien le réussir.

Parlons maintenant politique. A quelques mois de l’élection présidentielle, pourquoi les Sénégalais devraient-ils voter Macky Sall ?

Que de raisons ! Mon seul regret est que les pages de votre journal ne pourraient suffire pour évoquer tout ce que Macky Sall a fait pour le Sénégal. Et c’est pourquoi les Sénégalais vont le reconduire au soir du 24 février 2019. Moi, je n’ai aucun doute là-dessus. Son bilan est celui d’un chef de chantier qui a reconduit un pays en ruine. Lorsque Macky Sall arrivait au pouvoir, nous étions dans une situation de rationnement de l’énergie électrique. Le Sénégal connaissait des centaines d’heures de coupure par année. Ne serait-ce que sur ce plan, il  mérite largement un second mandat, parce que l’énergie est fondamentale. A partir du moment où vous donnez l’eau et l’électricité aux populations, vous avez fait un grand pas vers le développement. Je ne parle pas maintenant du bilan social, des infrastructures qui ont été construites, les c

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