Flash Info du Lundi 10 Décembre

Près de 8000 milliards pour le programme triennal d’investissements

Dakar 9 déc (APS) – Les députés sénégalais ont adopté samedi le projet de loi portant approbation du Programme triennal d’investissements publics (PTIP) d’un coût global de 6754, 941 milliards de francs CFA sur la période 2019-2021, a constaté l’APS

Ils ont procédé à son adoption après le vote du budget du minisètre de l’Economie, des Finances et du Plan.

Une enveloppe de 245 milliards 274 millions 363 mille 495 francs CFA est allouée au ministère de l’Economie contre 216 milliards 240 millions 968 mille 560 pour la loi de finances 2018. Ce budget a été adopté à la majorité et sans débat.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, a indiqué que ce programme triennal constitue un instrument d’opérationnalisation des orientations en matière d’investissements publics.

Il a par ailleurs souligné « la dimension régionale’’ du PTIP 2019-2021, dans la mesure où il constitue ’’une poursuite de la mise en œuvre des recommandations issues des conseils des ministres délocalisés’’.

Parmi les programmes contenus dans ce PTIP 2019-2021, le ministre a cité, entre autres, le projet de protection de la Langue de Barbarie, à Saint-Louis, le projet de construction des hôpitaux de Touba, Sédhiou, Kédougou et Kaffrine, le projet de construction d’une troisième usine de traitement d’eau à Keur Momar Sarr et ses renforcements en aval, dans la région de Louga.SMD/ASG

Assainissement des finances publiques du Sénégal: Le déficit budgétaire de 6.7% en 2011 ramené à 3.8% en 2017

https://www.leral.net Avec le Plan Sénégal Emergent (PSE) qui a pris le relais comme référentiel de la politique économique et sociale à partir de 2014,  l’Etat sénégalais sous Macky Sall peut se targuer d’avoir réussi la prouesse d’avoir assaini les finances publiques, avec notamment le déficit budgétaire de 6.7% en 2011 ramené à 3.8% en 2017. 

« L’assainissement des finances publiques est désormais une réalité, la preuve la plus éclatante étant le niveau de déficit budgétaire qui, de 6.7% en 2011, a été ramené à 4.2% en 2016, 3.8% en 2017, et est aujourd’hui projeté à 3.5% en 2018 », peut-on lire dans le Projet de loi de finances pour l’année 2019 consulté par Leral.net.

En effet, les comptes publics étaient en état latent de dégradation avancé avec 6.7% de déficit budgétaire en 2011, atteignant même 8% en avril 2012, avec en miroir un solde négatif de 10% du compte courant de la balance des paiements.

Aujourd’hui, c’est une histoire économique. Bref, un bond en avant dans la volonté de Macky Sall de faire du Sénégal un pays émergent à l’horizon 2035. A vous de juger par les chiffres ! Massène DIOP Leral.net

la croissance projetée à 9,1%, sur la période 2019-2023

https://actusen.sn/ C’est le ministre de l’Economie des Finances et du plan Amadou Ba qui l’a annoncé hier samedi à l’Assemblée nationale lors du vote du budget de son ministère.

«Sur la période 2019-2023, le Sénégal projette une croissance de 9,1%. Cela suppose de la politique menée par le Président Macky Sall qui est basée sur le Plan Sénégal émergent (Pse)», fait-il savoir

En effet l’Etat du Sénégal qui va retourner au groupe consultatif de Paris, a permis au ministre Amadou Ba de déclarer qu’une enveloppe projetée à 14 000 milliards de F cfa est attendue dans les années à venir avec un gap de 2850 milliards de F cfa.

«C’est pour cela, le Plan d’action prioritaire (Pap), projeté sur la période à venir est à peu près de 14 000 milliards de F cfa dont un apport estimé à 2850 milliards de F cfa, recherché au niveau des partenaires techniques et financiers», a-t-il rassuré.Mansour Sylla, stagiaire (Actusen.sn)

 Situation économique, croissance, inflation, déficit avant 2012 : Amadou Ba livre ses chiffres

L’As-C’est sans débat que le budget du Sénégal s’élevant à 4 071 milliards 770 millions de francs CFA a été voté samedi par les députés. A cette occasion, le ministre des Finances Amadou Bâ a égrené les avancées notées dans le pays au plan économique, depuis 2012.
Pour la dernière plénière, samedi, coïncidant avec le deuxième passage du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan à l’Assemblée nationale, le président de l’institution Moustapha Niass a encore fait appel au règlement pour le vote de la loi de Finances 2019. Et ceci après le vote du projet de loi portant approbation du programme Triennal d’Investissements Publics (PTIP) et du budget du ministère de l’Economie et des Finances qui s’élève à 245.274.363.495 francs CFA. Car avant 23 heures, les députés étaient appelés à examiner le projet de loi portant sur la loi de finances pour l’année 2019.
Avec 45 orateurs dont le temps de parole devait durer 201 minutes (soit 3 heures 35 minutes), Moustapha Niass s’est appuyé sur le règlement intérieur pour rappeler qu’il est exclu de mener les travaux au delà de minuit. Ainsi, il a convoqué les deux présidents de groupe et le représentant des non-inscrits pour trouver une solution. Dans l’hémicycle, les autres députés discutent de la question, chacun essayant de convaincre l’autre du vote sans ou avec débat. A son retour, le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, Serigne Cheikh Mbacké, montre son refus. Mais face à la majorité, il s’est plié à la décision des élus de Benno Bokk Yakaar après le rejet de sa question préalable. «Je n’ai jamais vu une seule fois une loi de finances votée sans débat. Ce n’est pas juste», hurle le député libéral Cheikh Abdou Bara Mbacké Dolli, en guise de réplique à Abdou Mbow.
Auparavant, Amadou Bâ avait répondu aux différentes interventions des députés axées sur la situation économique du pays dont le Président Macky Sall a hérité de l’ancien régime. A son arrivée au pouvoir, soutient M. Bâ, le chef de l’Etat a procédé à un redressement du pays. «En 2012 au moment où Macky Sall prenait le pouvoir, la croissance économique était à 1.8%. Le déficit budgétaire à 6,7% et l’inflation à plus de 3%. Ce sont des données incontournables sur lesquelles nous ne pouvons rien faire», dit-il. L’ancien patron de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) rappelle à ceux qui parlent de gabegie sur le budget de fonctionnement qu’avant 2012, il dépassait la barre des 10% du Produit Intérieur Brut du Sénégal. En 2011, il avait même atteint les 12%. Et pour remettre les choses dans l’ordre, il a fallu d’abord réduire le train de vie de l’Etat.

Absence de transparence, manque de credibilite
Face aux députés, Amadou Bâ a également rappelé qu’il y avait un problème sur les politiques sectorielles inadaptées dont celle de la SONACOS, avec la campagne de commercialisation de l’arachide et la distribution de l’énergie. Ces difficultés au plan économique font dire à M. Bâ qu’elles ont été à l’origine de la dégradation des relations entre le Sénégal et les partenaires techniques et financiers. « Le Sénégal avait perdu la confiance des bailleurs, car la communauté internationale avait estimé que les politiques sectorielles mises en place n’étaient pas crédibles, encore moins transparentes, contrairement à la vision actuelle du président de la République», soutient Amadou Bâ. D’après le Fonds Monétaire International (FMI) et l’agence Modys, indique l’argentier de l’Etat, le Sénégal a un risque d’endettement faible. «Ceci fait que le Sénégal attire les investisseurs et il est facile de lever de l’argent pour le pays, car la gestion est rigoureuse et transparente.
Les investissements sont faits pour servir à améliorer la situation du pays, même si tout n’est pas encore réglé», lance Amadou Ba qui ajoute que le Sénégal a quitté le stade d’une croissance moyenne de 3% pour atteindre 6.6%. Sur la période 2019-2023, le Sénégal se projette vers un taux de 9.1%. «Cela suppose la poursuite de la politique menée par le président de la République Macky Sall, basée sur le Plan Sénégal Emergent», dit-il. Amadou Bâ a également apporté des explications sur le programme Triennal d’Investissements Publics (PTIP) 2019-2020. Selon lui, la première année du PTIP a concerné le Budget de Consolidation et d’Investissement (BCI), la deuxième et la troisième ont été une projection

Vote du budget du ministère de l’économie et des finances:Amadou Ba fixe le cap

https://www.lejecos.com Au terme de l’examen du projet de loi de finances initiale pour l’année 2019, le ministre de l’Economie et des Finances, a de nouveau tracé les contours de la stratégie de développement économique et sociale du Sénégal définie par le Président de la République, et matérialisée par le Plan Sénégal Emergent (PSE).

Cette nouvelle démarche peut se résumer au triptyque qui a rythmé l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2019, réparer-relancer-redistribuer.
«Oui, il a fallu à Monsieur le Président de la République, réparer une  machine économique détériorée par, entre autres, des choix d’investissements inappropriés, une gabegie budgétaire caractérisée par une prépondérance des dépenses courantes qui avaient dépassé la barre des 10% de notre richesse nationale (12,5% du PIB), une confiance en baisse des investisseurs et des partenaires techniques et financiers, une politique agricole inadaptée et une absence d’une véritable politique d’inclusion sociale», dit Amadou Ba.
Selon lui, le redressement s’est opéré aux niveaux suivants : de la politique budgétaire par la réduction du train de vie de l’Etat (dépenses fonctionnement rapporté au PIB ramenée à moins de 5%), la prépondérance et l’orientation des investissements publics vers les secteurs porteurs de croissance, la réforme du code général des impôts, la modernisation des administrations fiscale et douanière pour accroitre les recettes  budgétaires, la révision de la stratégie d’endettement public. Ce n’est pas tout. Il y a aussi des politiques sectorielles adéquates allant du secteur primaire à travers l’agriculture par la reconstitution du capital semencier, l’équipement du monde rural en matériel agricole,  la relance du crédit rural par notamment l’épongement des dettes des paysans, la reprise de la SONACOS, au secteur secondaire par le biais de l’énergie avec le renforcement des capacités de production et de distribution de l’électricité et l’industrie avec particulièrement le redressement des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) qui, en 2012, étaient dans une situation de quasi-arrêt. En plus, il y a eu des relations avec les investisseurs et les partenaires techniques et financiers, afin de rétablir la confiance, en affichant une vision pertinente et structurée, en déclinant des politiques bien élaborées, en appliquant une gouvernance sobre et vertueuse.
«Au terme du redressement, la relance et la redistribution sont en train d’être réalisées grâce à la mise en œuvre de la vision de Monsieur le Président de la République, son Excellence Macky Sall, déclinée à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE) dont le Plan d’Actions Prioritaires (PAP) dans sa phase I (2014-2018) a connu des résultats exceptionnels», plaide-t-il devant les députés.
Les résultats sont visibles à l’œil nu : des niveaux de croissance économique historiques jamais égalés avec une moyenne de 6,6%, contre 3% sur la période antérieure 2009-2013; la réduction progressive du déficit budgétaire à 3,5% en 2018 contre 5,4% en 2011; une inflation faible inférieure à 3%;  une réduction continue du déficit du compte des transactions courantes en moyenne -6,1% du PIB contre -8,35% sur la période 2009-2013 ; l’amorce du rattrapage infrastructurel avec la réalisation de 1362 km de routes, 216,5 km d’autoroutes, 2800 km de pistes de désenclavement; etc.
«Ces réalisations ne sont que le reflet  des performances dans l’exécution budgétaire confirmées par les rapports de la Cour des Comptes à travers les lois de règlement de 2014 à 2017 qui attestent de l’exécution annuelle du budget à hauteur de 98%», assure-t-il.
Pour l’année 2018, poursuit-il, à la date du 07 décembre, sur des autorisations de dépenses de 3 774,7 milliards de FCFA, les crédits ordonnancés et payés portent sur un montant de 3 535,6 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 94%, contre 93%  à la même période de l’année dernière, soit une hausse de 374,4 milliards de FCFA en variation annuelle.
«C’est dire que la dernière année de mise en œuvre du PAP I du PSE s’inscrit dans la performance tant du point de vue de l’exécution budgétaire que des autres agrégats macro-économiques (croissance économique prévue à 6,8%, déficit budgétaire contenu à 3,5%, faible inflation et réduction du déficit du compte courant de la balance des paiements)», informe le ministre de l’Economie et des Finances.
Selon lui, cette tendance sera maintenue, voire renforcée en 2019 avec un projet de loi de finances dépassant le seuil historique de 4 000 milliards de FCFA et des investissements publics atteignant un niveau historique de 1 434 milliards de FCFA. L’augmentation continue du budget de l’Etat, nous la devons au au courage politique et à la volonté inébranlable du Président Macky SALL de faire du Sénégal un pays émergent, à travers la mise en œuvre du PSE et l’année 2019 est l’an 1 du Plan d’Actions Prioritaires (PAP) dans sa phase II (2019-2023) pour laquelle la poursuite de la stabilité du cadre macroéconomique constitue la base des options stratégiques pour renforcer et entretenir sur la durée une croissance économique significative et inclusive.
De même, au plan macro-budgétaire, les projets structurants et les réformes clés à mettre en œuvre permettront de stimuler davantage l’investissement privé national et étranger, de diversifier les moteurs de la croissance et de renforcer la résilience de l’économie. Le déficit budgétaire devrait poursuivre sa tendance baissière, passant de 3.5% en 2018 à 3.0% en 2019, avant d’atteindre 2,9% d’ici 2023, à la faveur du maintien du rythme de croissance à plus de 7% et de l’amélioration de l’efficience des dépenses publiques.
En effet, la consolidation des acquis sera de mise avec la poursuite de la transformation structurelle de l’économie et la croissance grâce notamment à la mise en œuvre des projets suivants : Projet de Train Express Régional (TER); Programme de réhabilitation de la ligne ferroviaire Dakar-Bamako ; Projet d’autoroute Mbour- Fatick-Kaolack ; le renforcement des programmes d’inclusion sociale marqueurs du septennat du Président Macky SALL, je veux parler du PUDC, des Bourses de Sécurité Familiale, de la CMU, du Fonds d’entreprenariat rapide pour les femmes et les jeunes ; du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA) et du PROMOVILLES; etc.
«A côté de ces projets vont se réaliser des réformes dans des domaines aussi variés que sont la fiscalité, l’administration publique et l’éducation. Toutes ces actions soutiendront une croissance forte, durable et inclusive, porteuse d’emplois et de réduction de la pauvreté. De ce qui précède, vous aurez cerné les contours du PAP 2 du PSE qui sera présenté les 17 et 18 décembre 2018, à Paris, à la communauté internationale, sous la direction de Monsieur le Président de la République, son Excellence Macky Sall», conclut-il. Pathé TOURE 

Attente des financements pour le Pse2 : 3000 Milliards sur Seine

LeQuotidien-Le Sénégal souhaitait récolter 1800 milliards de francs Cfa lors du Groupe consultatif de Paris dans dix jours. Seulement, les offres des partenaires sont tellement importantes, que le gouvernement a revu à la hausse ses prétentions. Malgré tout, celles-ci restent toujours en deçà des offres des courtisans. C’est dire que le Pse de Macky fait l’unanimité, si pas à l’intérieur du pays, du moins hors des frontières.

Le prochain Groupe consultatif de Paris, prévu pour se tenir à partir du 17 décembre prochain, promet déjà d’être aussi fructueux que celui de février 2014. Le Quotidien a appris que le ministre de l’Economie, des finances et du Plan, Amadou Ba, est en train de faire une riche moisson de soutien auprès des bailleurs de fonds. Au point que le pays, qui avait souhaité au départ, pour le financement de son Plan de développement stratégique 2019-2024, obtenir un appui de 1800 milliards de francs Cfa, a été encouragé à porter ce montant jusqu’à 3000 milliards de francs Cfa. Or, les partenaires techniques et financiers, dans leurs engagements, ont déjà pulvérisé ce plafond.

Le ministre des Finances, qui a rencontré les dirigeants de l’Agence française de développement (Afd), hier à Paris, a reçu un appui ferme de la part de cette institution. L’Afd a rappelé d’ailleurs dans un communiqué, qu’elle avait financé la première phase du Pse, à hauteur de 1000 milliards de Cfa, alors que son engagement initial avait été de 282 milliards lors du Groupe consultatif de 2014. Ce qui représenterait environ 355% de hausse. Une marque de confiance qui s’est confirmée à Ryadh et à Djeddah, où le ministre Amadou Ba s’était rendu auparavant, pour rencontrer les dirigeants saoudiens ainsi que les dirigeants de la Banque islamique de développement. La Bid, qui se veut une banque de développement de tous les pays musulmans, mais qui est aussi le bras financier de la politique de Ryadh en direction du monde en développement, a déjà à son actif plusieurs milliards de francs Cfa injectés dans de nombreux projets d’infrastructures au Sénégal, notamment le Ter, pour 415 milliards de francs Cfa, ou le programme Promovilles, 214 milliards de francs Cfa, entre autres. Elle a également réaffirmé sa volonté de poursuivre dans le même sens pour le Plan d’actions prioritaires (Pap) du Pse 2.

Le même succès a été rencontré auprès du Fonds saoudien, qui a promis un engagement conséquent. Dans son «Road­show», Amadou Ba a trouvé partout où il est passé, à en croire des personnes qui suivent au près ses déplacements en vue de ce Groupe consultatif, des interlocuteurs on ne peut mieux disposés à l’égard de son pays. La Bid a fait noter que ce qu’elle a accordé au Sénégal ces 4 dernières années, dépasse de loin ce qu’elle avait injecté dans le pays au cours des 40 années précédentes.

La Banque mondiale, qui vient d’accorder au pays 300 millions de dollars d’appui budgétaire, ne voit pas le Sénégal faire chou blanc au cours de ses rencontres de Paris dans une douzaine de jours environ. Et quand on sait qu’à Bretton Woods, depuis longtemps, les institutions marchent à deux, on peut déjà présumer de l’opinion dominante au Fonds monétaire international. Mohamed GUEYE

 Justice fiscale : Quand les ‘’riches’’ paient moins que les ‘’pauvres’’

http://www.enqueteplus.com Hier, lors d’un séminaire de renforcement de capacité des journalistes sur la justice fiscale, spécialistes et participants sont revenus, notamment, sur la viabilité des entreprises nationales, le non-paiement de l’impôt par certaines couches dont les lutteurs et musiciens et les remises fiscales…

Les entreprises publiques au Sénégal sont de véritables gouffres financiers. Le port autonome de Dakar, si l’on en croit le professeur Abdou Aziz Kébé, en est une parfaite illustration. C’est à croire que l’entreprise travaille pour payer des salaires. Le juriste renseigne que là où le chiffre d’affaires est évalué à 26 milliards FCFA, la masse salariale avoisine les 24 milliards FCFA. Le spécialiste des Finances publiques a fait la déclaration, hier, lors d’un séminaire de renforcement des capacités des journalistes sur la justice fiscale. En plus de cette masse salariale exagérée, il a aussi décrié la dette massive des sociétés nationales. Au nombre de 21, ces dernières trainent une dette de 316 milliards de francs CFA.

Par rapport à l’élaboration des lois de finances, il appelle de tous ses vœux l’avènement du budget programme, en lieu et place du budget de moyens. ‘’Le problème actuellement, indique-t-il, c’est qu’on octroie aux ministères et services des crédits sans se soucier de leur finalité. Avec les directives de l’UEMOA, nous allons bientôt avoir un budget de programme qui mettra davantage l’accent sur la finalité des dépenses. Ce serait une excellente chose, si l’on y arrive’’. Le juriste a toutefois signalé qu’entre 2012 et maintenant, beaucoup d’efforts ont été faits dans le domaine de l’assainissement des finances publiques. Ce qui a valu, renseigne-t-il, l’amélioration de beaucoup d’indicateurs, dont le déficit budgétaire, le taux de croissance…

Par ailleurs, une autre anomalie de la gouvernance des finances publiques est qu’au Sénégal, ‘’les personnes physiques (les pauvres : NDLR) paient plus d’impôts que les entreprises (les riches)’’. D’où le débat autour de l’articulation du système fiscal qui crée ce que l’on peut appeler ‘’un ras-le-bol fiscal’’, renseigne pour sa part Elimane Pouye, inspecteur des impôts et domaines. Le fiscaliste a, en outre, salué les efforts du ministère dans l’encadrement des remises fiscales. Sur ce plan, c’est comme si une véritable révolution a été opérée. Les services d’Amadou Ba, pas plus tard qu’avant-hier, ont publié une circulaire définissant clairement qui doit bénéficier de remises fiscales, quelles doivent en être les conditions, et enfin, la procédure pour en bénéficier. Désormais, seules les personnes qui, malgré les difficultés, sont connues pour leurs efforts fiscaux sont éligibles.

Autre aspect qui a retenu l’attention, c’est le comportement fiscal de certains assujettis, comme les lutteurs et les chanteurs. A la question de savoir s’ils doivent payer ? La réponse est affirmative, si l’on se fie aux explications de l’inspecteur qui a précisé les conditions, non sans rappeler un redressement qu’il a eu à faire à Bombardier, du temps où il était à Mbour, il y a 15 ans. En ce qui concerne les chanteurs, il rappelle cette anecdote croustillante : ‘’Toujours à Mbour, j’avais constaté que seul Ali Haidar, parmi tous les orchestres qui étaient là-bas, payait l’impôt. A un moment, remarquant qu’il était le seul à payer, Monsieur Haidar a recensé tous les autres orchestres qui se trouvent à Mbour et est venu me les remettre pour me dire qu’il ne doit pas être le seul à payer’’. Ce qui lui fait dire que la question qui doit être posée est de savoir si l’administration fiscale fait les diligences nécessaires pour faire payer tous les assujettis ? A-t-elle les moyens pour recenser tout le monde et leur faire payer… ?

Très à l’aise dans son élément, Elimane, citant un de ses collègues qui a récemment soutenu une thèse sur la fiscalisation du secteur informel, a expliqué que ce secteur représente 50% du PIB pour 3% des recettes fiscales. Toutefois, souligne-t-il, l’informel supporte un poids très important des impôts indirects. Ce qui pose, selon lui, un problème d’adéquation du système fiscal au modèle économique et un problème de maitrise de toutes les niches fiscales pour élargir l’assiette.

170 millions de dollars investis au Sénégal par l’IFC en 5 ans

https://www.lejecos.com Lors de la Signature des projets d’Accords de siège entre la République du Sénégal et le Groupe de la Banque mondiale, Aliou Maiga, Directeur d’IFC pour l’Afrique de l’ouest et centrale à révélé que sur les cinq dernières années son institution a investi plus de 170 millions de dollars.

« Nous engageons dans ce pays depuis les années ’60 et depuis le lancement de nos opérations, nous y avons investi directement presque 600 millions de dollars. Sur les cinq dernières, nous y avons investi plus de 170 millions de dollars, sur un portefeuille qui est aujourd’hui conséquent et diversifié », dit-il.
Par exemple, souligne-t-il, nous sommes présents dans le secteur énergétique et nos investissements dans plusieurs centrales produisent presque 35% de l’électricité au Sénégal. De même, nous investissons ou avons investi dans plusieurs fleurons de l’industrie sénégalaise.
« Ensuite, comme vous le savez, le Sénégal est l’un des moteurs de l’UEMOA et a ce titre, c’est un pays important pour nous, un pays dans lequel nous comptons accroître nos opérations », fait-il savoir.
Selon lui,  la nouvelle stratégie d’IFC se veut plus proactive et vise à intensifier notre collaboration avec les gouvernements, les autres institutions du Groupe de la Banque mondiale et nos clients pour créer les conditions qui permettent l’essor du secteur privé, seul capable aujourd’hui de créer les emplois, de générer les revenus et la prospérité qui soutiendront le développement des pays où nous intervenons.
« A cet effet, nous continuons de renforcer nos équipes et accroître nos investissements non seulement au Sénégal, mais à travers l’Afrique », conclut-il.Pathe TOURE 

Modernisation de l’agriculture au Sénégal :La Fida va injecter 150 millions de dollars

http://www.enqueteplus.com Fortifier, diversifier et bonifier les produits agricoles sénégalais au niveau du marché mondial, surtout européen, c’est l’objectif de l’Etat du Sénégal. Il est appuyé en cela par le Fonds international agricole (Fida).

Avec le Cadre des opportunités stratégiques du pays (Cosop-Sénégal) 2019-2024 dont la validation a été faite hier, lors d’un atelier tenu au ministère de l’Agriculture, 150 millions de dollars sont réservés, dans les six prochaines années, à trois nouveaux projets allant dans le sens du développement de l’agriculture. De l’avis de Benoit Thierry, représentant du Fonds international de développement agricole (Fida) au Sénégal et directeur Hub Afrique, ‘’le premier sera signé, d’ici la fin de l’année et couvrira les régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda. D’autres projets feront également l’objet de discussions et seront orientés principalement sur les jeunes et l’entreprenariat rural’’.

Il s’agit surtout, poursuit-il, de faire en sorte que ‘’les petits paysans puissent vivre de l’agriculture et de sa production… Mais aussi renforcer l’inclusion économique socioprofessionnelle des jeunes ruraux dans les chaînes de valeur agricoles. Cependant, il signale : ‘’Nous allons aussi tenir compte des orientations données par le gouvernement dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) pour une meilleure articulation des interventions, ce qui nous permettra de définir une stratégie claire.’’

De son côté, le docteur Dogo Seck, Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, venu représenter Pape Abdoulaye Seck absent, a rappelé l’importance du programme Cosop qui, selon lui, vient à son heure. Car allant dans le sens du développement de l’agriculture sénégalaise, surtout dans les régions ciblées. ‘’Tout est mis en œuvre pour créer les conditions de production, la mécanisation des périodes pré et post-récoltes’’, signale-t-il.

Aussi, indique-t-il, le Cosop interviendra sur trois axes stratégiques que sont : l’augmentation de la production et de la productivité des chaînes de valeur agricoles compétitives à haute valeur ajoutée et le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le deuxième axe d’intervention va permettre le renforcement du capital humain et la professionnalisation des acteurs et des chaines de valeur et la mise à l’échelle de bonnes pratiques agricoles. PAPE MOUSSA GUEYE (Rufisque)

Ferme « Natangué » de Pout : 4 hectares mis à la disposition des jeunes

http://www.lactuacho.com La ferme « Natangué » de Pout dans la région de Thiès a été lancée ce week-end en présence de M. Seydou Gueye, porte parole du gouvernement, Maïmouna Ndoye Seck, ministre des transports aériens, M. Pape Maël Diop. Il s’agit d’une ferme de 4 hectares mise à la disposition des jeunes par l’association la Grande mobilisation solidaire (GMS) pour produire des denrées alimentaires.

« GMS se veut incubateur de projets d’intérêt économique. L’association GMS a pour but d’accompagner et de former les jeunes et les femmes dans divers secteur d’activités : agriculture et élevage, transport et logistiques multi-service. A tous les jeunes, je leur dis d’aimer la terre et plus d’engagement. Aujourd’hui, grâce à sa présidente d’honneur, le Gie Natangué, dispose de sa propre ferme. Cette ferme nous permettra à nous jeunes, de cultiver la terre, de produire des denrées alimentaires de base telles que des haricots, du maïs », a laissé entendre M. Babacar Diop, président du Gie GMS Natangué.

D’aprés Dr. Ndéné Diouf de l’ANIDA, il a tenu à préciser que le ministre de l’agriculture, M. Pape Abdoulaye Seck leur a instruit d’accompagner le projet.

« Le ministre de l’agriculture nous a instruit d’accompagner ce projet dés le début. C’est un modèle innovant pour l’insertion des jeunes, pour la modernisation de nos petites exploitations familiales qui constituent l’essentiel du patrimoine du Sénégal. Il faudra intégrer des productions animales comme l’aviculture. Nous réaffirmons notre engament à continuer à accompagner ce projet », renchérit Dr. Ndéné Diouf.

Mme Maïmouna Ndoye Seck, ministre des transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires, souligne: « Vous avez entre vous un outil qui vous permettra de faire énormément de choses. Je dirai au ministre Seydou Gueye d’être notre interprète auprès du Président de la République pour le remercier pour tout son soutien et lui faire part de notre requête pour la mise à disposition de surfaces supplémentaires. Nous avons fait des efforts personnels pour mettre à la disposition des jeunes 4 hectares dont les deux seront répartis en 20 parcelles de 100 mètres carré pour l’agriculture. On a un projet, la réalisation d’une ferme avicole sur 1 hectare et le reste sera utilisé pour les équipements et les bureaux ».

Selon le ministre , tous les équipements sont prévus pour leur permettre de réaliser leur objectif en faveur des jeunes de la Medina et en particulier des jeunes du Sénégal.

Elle a tenu à remercier Dr. Pape Abdoulaye Seck pour avoir demandé à l’ANIDA de leur accompagner et de mettre à leur disposition dés le début des semences pour cultiver l’arachide

Louis Lamotte répond au ministre du commerce sur les importations sauvages de sucre : «A propos de la css, Alioune SARR est en train de manipuler gravement l’opinion …»

LeTemoin-«Le ministre du Commerce n’a pas une posture d’un homme d’Etat» selon le directeur à la Css.

Les différentes déclarations sur le dossier du sucre faites par le ministre du Commerce, Alioune Sarr, au Cices d’abord puis à la tribune de l’Assemblée nationale lors du vote du budget de son département, répugnent au niveau de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css). Si Alioune Sarr est allé jusqu’à dire que les menaces de fermeture à cause de l’importation sauvage du sucre brandies par les dirigeants et travailleurs de la CSS sont « irresponsables » et que l’usine aurait fait en 2017 un bénéfice de …120 milliards de francs, c’est parce que, selon Louis Lamotte, directeur à la CSS, le ministre se livre à une manipulation grave de l’opinion publique. Un exercice jugé acceptable et indigeste au niveau des dirigeants de la CSS qui demandent des explications plausibles et crédibles à Alioune Sarr sur les DIPA (déclarations d’importations de produits alimentaires) sur le sucre qui ont mis l’usine chère à Jean Claude Mimran et Mamadou Diagna Ndiaye ai bord de la banqueroute. A en croire Louis Lamotte, les postures affichées par le ministre du Commerce dans ce dossier montrent qu’il n’est pas un homme d’Etat. Pis, que M. Alioune Sarr ne connaît rien à l’Etat. Entretien.

Le Témoin – Monsieur Lamotte, vous êtes directeur à la Css. Récemment, le ministre du Commerce a fait des déclarations au Cices et devant les députés pour rejeter vos déclarations sur les menaces de fermeture de la CSS du fait d’importations massives et frauduleuses de sucre. Que pensez-vous de ces déclarations ?

Louis LAMOTTE – Dans ce débat, il va falloir faire la part des choses. Quand les travailleurs de la Compagnie sucrière sénégalaise se mobilisent pour exprimer leurs craintes de perdre leurs emplois face aux difficultés de leur société, je crois que la meilleure posture à avoir, c’est de les écouter. La posture n’est pas non plus de manipuler l’information pour se tirer d’affaire. Je veux juste reformuler les questions simples que les travailleurs, et les Sénégalais se posent : Pourquoi, le ministre du Commerce, à la veille de l’ouverture de la campagne de production de la CSS, faisant fi des stocks disponibles dont il est régulièrement informé, prend-il sur lui la décision de déclencher des importations totalement inopportunes dont il refuse de préciser les quantités et les bénéficiaires ? Quelle en est la justification économique ? La question a tout son sens si on se rappelle qu’il avait procédé de la même manière en juillet 2017 en inondant le marché de sucre importé, ce qui avait plongé la CSS dans la plus grande financière de son existence et dont elle peine encore à se relever.

Monsieur le directeur, CSS a-t-elle fait des bénéfices de 120 milliards de francs en 2017 ? Que répondez-vous à M. Alioune Sarr sur ce point précis ?

Nous avons beau vouloir être indulgents avec M Alioune Sarr, par rapport à quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle, mais il ne nous en donne vraiment pas l’occasion ! Quand on entend le ministre Alioune Sarr déclarer, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, face à la représentation nationale, que la CSS en 2017 a réalisé un bénéfice de 120 milliards de frs, on s’est posé légitimement la question de savoir s’il se trompe ou s’il cherche à manipuler. La CSS a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 87 milliards de frs, alors que M. Sarr nous démontre comment on peut tirer un bénéfice de 120 milliards de frs d’un chiffre d’affaires de 87 milliards de frs ? J’ai beau consulter les meilleurs experts en gestion de la place, j’ai dû mal à trouver quelqu’un qui puisse donner un sens à cette déclaration. Le ministre du Commerce manipule, il détient nos statistiques annuelles de vente de 2017 et connait le prix de vente de la tonne de sucre, sortie usine, pour l’avoir fixé et homologué par arrêté ! Il lui aurait suffi de multiplier le tonnage vendu par le prix à la tonne pour se faire une idée de notre chiffre d’affaires ! Simple opération arithmétique de CM1 largement à la portée de ce brillant bachelier scientifique ! M. Sarr manipule la représentation nationale par de fausses informations distillées dans le but de brouiller la perception des députés du peuple ! Nous espérons que ce ne sont pas les mêmes informations erronées qu’il sert au Gouvernement pour obtenir sa caution sur ce dossier des importations de sucre. C’est lui-même qui fixe le prix de la tonne de sucre sortie usine, il lui aurait suffi de multiplier les volumes sortis par le prix de vente, il aurait déjà une idée du chiffre d’affaires. Sices déclarations visent à embrouiller les députés, c’est grave, c’est très grave. Si aussi ce sont ces informations qu’il donne aux autorités et sur la base desquelles des décisions sont prises, c’est de la manipulation. Je suis désolé mais nous attendons toujours les réponses aux questions suivantes. Combien de tonnes de sucre M. Alioune Sarr a-t-il mises sur le marché ? A qui a-t-il accordé ces quotas ? Pourquoi de 2013- 2016, il s’est attaché, lui le ministre du Commerce, à faire de sorte que les importations puissent être gérées de façon transparente en associant les organisations de commerçants, la CSS mais aussi la presse non seulement à la définition mais aussi à la distribution du gap ? Un exercice de transparence que nous avons tous loué en son temps. Qu’est-ce que qui fait qu’en 2017, comme en 2018, il ait subitement renoncé à ce devoir de transparence en gérant et en évaluant tout seul le gap et surtout en diffusant des DIPA tous azimuts pour des quantités que personne ne peut déterminer. Que nous, en tout cas, à notre niveau, nous n’avons pas pu déterminer. Notre droit est de savoir combien de tonnes de sucre ont été déversées sur le marché. Même la Douane qui avait naguère la liste des attributaires de DIPA pour pouvoir suivre la régularité des opérations de dédouanement ne peut plus accéder à la liste des personnes bénéficiaires des DIPA. On se pose des questions sur les intentions qui sont à la base de ce changement de méthode passant de la transparence la pluscristalline à cette forme de gestion la plus opaque qui soit. Quand le ministre Alioune Sarr aura répondu à ces trois questions, il aura fini de rassurer les travailleurs de la CSS et, au-delà de ces derniers, les Sénégalais.

Oui mais, comment se fait-il que, justement, on n’entende parler de Dipa qu’à propos du sucre ?

Le problème de DIPA ne se pose pas que sur le sucre. Comment expliquer que l’Etat se soit engagé dans un vaste programme d’autosuffisance en riz et que, malgré la tendance à la hausse de la production locale de riz, les importations de cette même céréale e suivent la même courbe en augmentant d’année en année ? On se trouve dans une situation où on poursuit une autosuffisance qu’on n’attrapera jamais puisque les importations ne font qu’augmenter. Cela veut dire qu’on perd de l’argent dans des projets qui n’arriveront jamais à terme parce que tout simplement contrecarrés par les importations ! Quand on voit actuellement la situation de la Sonacos, on est obligé de fermer un certain nombre de circuits d’importation de l’huile pour permettre à cette société nationale de pouvoir vivre, survivre j’allais dire. C’est la conséquence de la pagaille qui a régné en 2017 dans la distribution des DIPA et même des exonérations à tout vent. Cette société, la Sonacos, est en assistance respiratoire parce qu’elle a été rudement malmenée. Dans tous les secteurs que vous visitez, je suis assez bien placé pour le savoir puisque je suis membre des organisations syndicales patronales, ces mêmes difficultés sont endurées. Il faut impérativement corriger la façon dont le ministre du Commerce pense devoir régenter l’économie du Sénégal. Ce n’est pas son rôle. La régulation dont Alioune Sarr prétend être le responsable n’est pas la mise sous le coude de l’industrie au profit du commerce. Voilà les situations qui sont en train de tuer les velléités de la production locale au bénéfice des importations.

Il reste que vous n’avez pas répondu au ministre Alioune Sarr lorsqu’il soutient que les postures des dirigeants de la CSS sont irresponsables…

Alioune Sarr n’a pas la posture d’un homme d’Etat dans ce dossier. Je peux le comprendre parce qu’il n’a pas appris l’Etat. C’est un produit du privé qui s’est retrouvé subitement à la tête d’un département ministériel et qui cherche à apprendre ce qu’est la posture d’un homme d’Etat. Comme disait l’autre, un homme d’Etat doit avoir le cœur dans la tête. Je peux bien comprendre qu’il soit agacé par les interpellations fort légitimes des travailleurs de la CSS sur sa façon de gérer les Dipa mais ce qui est attendu de lui, c’est la sérénité et des réponses objectives à des questions factuelles. Les attaques crypto-personnelles n’ont pas de place dans ce débat qui est strictement technique. En ce qui me concerne, je n’ai pas le même plan de carrière que lui. Il aspire à être un bon politicien, moi j’aspire à être un bon citoyen. Je connais ce que doit être la posture des uns et des autres. J’ai appris ce qu’est un Etat puisque je suis Enarque, je veillerai à toujours à le respecter dans l’usage de mes droits de citoyen libre. Les hommes politiques devraient s’attacher, eux, à en lustrer tous les jours le mythe par l’exemplarité.Abdou Karim DIARRA

 Plaidoyer pour la levée de l’interdiction de l’exploitation du bois : L’Union des Exploitants de la Casamance interpelle le chef de l’Etat

http://www.sudonline.sn Les exploitants de bois membres des différentes Unions régionales de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor ont pris part avant-hier, samedi 8 décembre, à une assemblée générale extraordinaire de plaidoyer. A cette occasion, ils ont formulé le vœu pieux de la levée de la mesure d’interdiction de l’exploitation du bois. Des conditions austères de vie des exploitants forestiers sont invoquées pour justifier et solliciter la clémence du chef de l’Etat, Macky Sall. Ils s’engagent, en revanche, à s’investir pleinement dans la régénération de la forêt, via des actions de reboisement

Ils ont mobilisé des autocars, certains au volant de leurs propres véhicules en provenance de Ziguinchor et Kolda pour rallier Sédhiou, la capitale du Pakao, avant-hier samedi. Les membres des Unions régionales des coopératives des exploitants forestiers et autres acteurs notamment des ouvriers du bois sont venus pour parler d’une seule et unique voix; celle qui consiste à porter très haut le plaidoyer en faveur de la levée de la suspension de l’interdiction de la coupe de bois qui les astreints, selon eux, à un chômage chronique.
«Nous nous inclinons devant la mémoire des victimes de Boffa Bayotte. Vu la décision de l’autorité d’interdire l’exploitation du bois au Sénégal, de l’exploitation illicite du bois dans les zones frontalières, l’avènement de son Excellence Adama Barro en Gambie. Vu la politique de l’aménagement forestier au Sénégal qui encadre une exploitation forestière durable et garantissant la sécurité de nos forêts», note ainsi le mémorandum lu par Bourama Sow, le président des exploitants forestiers de Bounkiling, un des porte-paroles du jour. Et de poursuivre: «vu les Unions régionales et Coopératives des exploitants forestiers de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda constatent que des milliers de pères de familles qui évoluaient dans l’exploitation du bois d’artisanat et du bois d’œuvre sont dans le désarroi, alors qu’ils ont une cinquantaine d’années d’expériences avec l’encadrement des techniciens des forêts»
Mamadou Salif Mballo, le secrétaire national des exploitants forestiers du Sénégal relève, pour sa part, que «nous, acteurs de cette filière, souffrons énormément de cette interdiction. Nous, nous exploitons régulièrement la forêt qui a besoin d’être nettoyée des chutes et autres bois morts et une nécessité de régénération.» Tout en s’engageant à régénérer la forêt, ces exploitants forestiers font observer qu’une telle mesure d’interdiction ouvre un boulevard à la fraude sur le bois. «Une telle interdiction pousse certains à passer outre les mesures et verser dans la fraude; ce que nous ne voulons pas du tout» ajoute Mamadou Salif Mballo. Les Unions des coopératives des exploitants forestiers souhaitent ardemment rencontrer le chef de l’Etat, Macky Sall, dans le but de réorganiser la filière de façon économiquement bénéfique à tous et écologiquement acceptable

La SONATEL perd encore contre Momar NDAO, en cassation

https://www.dakaractu.com La SONATEL qui avait saisi la cour suprême, s’est vu condamner une deuxième fois, après l’avoir été par la cour d’appel, dans le procès qui l’oppose au Président de l’Ascosen.
Pour rappel, la toute puissante Sonatel  avait traîné en justice, Momar Ndao, le président de l’Association des consommateurs du Sénégal (ASCOSEN) depuis 2011, pour diffamation, sur la base des propos qu’il avait tenus dans le débat sur la mise en œuvre de la surtaxe sur les appels internationaux entrant au Sénégal…
Ce long feuilleton judiciaire vient de connaitre son épilogue à l’avantage de Momar NDAO qui terrasse une seconde fois la Sonatel.
Rappel des faits : 
Sonatel gagne en première instance,
Le juge avait estimé qu’il y avait diffamation car, « contrairement aux allégations de Momar Ndao qui disait que SONATEL ne perdait rien, il y avait une baisse du nombre de minutes de communications, avec la mise en œuvre de la surtaxe ».
Momar NDAO fait appel et gagne son procès,
Lors du procès en appel, le Président de l’Ascosen réitère ses propos et fournit tous les éléments de preuve et documents qui soutiennent ses déclarations. Il démontre que, en première instance, ce que le juge n’avait pas dit, ou reconnu, c’est que malgré cette petite baisse du nombre de minutes, le chiffre d’affaires des appels entrants avait augmenté, en passant de plus de 88 milliards de FCFA à plus de 124 milliards de FCFA, malgré la  mise en œuvre de la surtaxe, contrairement aux allégations de SONATEL.  Et, aujourd’hui,  l’Etat du Sénégal en renonçant à la surtaxe sur les appels internationaux entrants, a perdu plus de 480 milliards de FCFA qu’il aurait dû percevoir sur la période !
Ayant gagné en appel, Momar NDAO, décide de porter plainte contre la Sonatel, pour dénonciation calomnieuse, mais…
La Sonatel, se pourvoit en Cassation en saisissant la Cour suprême.
Elle conteste la victoire concédée au président Momar NDAO par la cour d’appel.
La cour suprême vient, encore une fois, de donner raison au président de l’ASCOSEN, en rejetant le pourvoi formé par la Sonatel et en la condamnant aux dépends.
La décision vient d’être publiée dans le bulletin des arrêts n° 11 et 12 de 2018 de la cour suprême.

EXTRAITS DE   L’ARRÊT N° 124 DU 7 JUILLET 2016 SONATEL SA c/ MP ET MOMAR NDAO 
DIFFAMATION – ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS – ÉLÉMENT MORAL – INTENTION DE NUIRE – PRÉSOMPTION DE DROIT – PREUVE CONTRAIRE – BONNE FOI DU PRÉVENU – CONDITIONS – DÉFAUT DE LA PREUVE DE LA VÉRITÉ
Au sens de l’article 258 du code pénal, à défaut de la preuve de la vérité, la présomption d’intention de nuire attachée de droit aux imputations diffamatoires peut être annihilée par la bonne foi du prévenu.
Fait une exacte application de ce texte, une cour d’appel qui, pour retenir la bonne foi d’un prévenu du chef de diffamation, a relevé que pour tenir les propos incriminés, ce dernier s’est fondé sur un rapport d’un groupe de sociétés versé aux débats. 
La Cour suprême, Après en avoir délibéré conformément ; 
Attendu que par arrêt n° 616 du 28 avril 2015 la cour d’appel de Dakar a infirmé partiellement le jugement entrepris et, statuant à nouveau, relaxé des fins de la poursuite du chef de diffamation le prévenu Momar NDAO, débouté la Sonatel de sa demande en dommages et intérêts, confirmé pour le surplus ;
Sur le premier moyen tiré de la violation de l’article 258 du code pénal, (…)
(…) Qu’il s’ensuit que le moyen est mal fondé ;
Sur le deuxième moyen pris de l’insuffisance des motifs, (…)
(…) Mais attendu que le grief d’insuffisance de motifs ne tend qu’à discuter les éléments de preuve appréciés souverainement par les juges du fond ;
D’où il suit que le moyen est irrecevable ;
Sur le troisième moyen pris de la contrariété de motifs (…)
(…)Qu’il s’ensuit que le moyen n’est pas fondé ;
Par ces motifs : 
Rejette le pourvoi formé par la Société nationale des Télécommunications du Sénégal dite Sonatel contre l’arrêt n° 616 du 28 avril 2015 de la cour d’appel de Dakar ;
La condamne aux dépens ;
Dit que le présent arrêt sera imprimé, qu’il sera transcrit sur les registres de la cour d’appel de Dakar ;

Birahime Seck dénonce la volte-face du gouvernement pour la transmission des projets de texte sur l’exploitation et la répartition de ressources à la société civile

https://www.dakaractu.com Les acteurs de la société civile étaient en conclave ce week-end dans la région Nord pour partager les avis de la population de Saint-Louis sur l’exploitation du pétrole et du gaz.
« Nous sommes venus à Saint-Louis recueillir l’avis de la population pour avoir leur vision sur la répartition et l’exploitation du pétrole et du gaz, afin que leurs préoccupations soient prises en compte par le gouvernement sénégalais », rappelle Birahime SECK,  le coordinateur général du Forum civil.
Birahime Seck estime dans ce contexte marqué par la découverte des ressources naturelles et gazières au Sénégal, que la mise en place des politiques publiques prenant en compte l’avis de toute la population,  pour une gestion transparente de ces ressources est une nécessité. Car selon lui toujours, « les ressources naturelles appartiennent au peuple et tout ce qui se fait sans le peuple est contre le peuple.  Il poursuit que dans cet ordre d’idées, « le gouvernement a appelé à un débat sérieux sur le pétrole et le gaz et un débat sérieux ne peut se faire que sur la base de texte. »
Par ailleurs, le coordinateur général du Forum civil dénonce ce qu’il considère comme volte-face du gouvernement sur la publication de projets de texte sur l’exploitation du pétrole et du gaz. « Nous avions demandé au gouvernement de transmettre au Forum civil les projets de texte sur le code pétrolier. Notre inquiétude c’est que les ressources naturelles appartiennent au peuple et le président de la République l’avait déjà compris quand il avait appelé à une concertation sur la répartition des revenus issus du pétrole et du gaz. Et Il avait pris l’engagement de donner des instructions fermes aux différents services pour la transmission des projets de texte sur l’exploitation et la répartition de ressources. Au mois de Juin, le Forum civil avait initié une lettre adressée au président de la République pour lui rappeler ses engagements, mais nous n’avons pas encore reçu de réponse. On a adressé une autre lettre au président de la République pour lui rappeler à nouveau ses engagements, mais sans suite », dénonce Birahime Seck devant la presse locale lors de cet atelier portant sur la taxation pétrolière et minière ainsi que la répartition de revenus.
Le coordinateur rappelle également que  « le président de la République, lors de la dernière conférence de l’ITIE, avait annoncé que le texte sera soumis aux députés au mois de Décembre. Nous sommes aujourd’hui au mois de Décembre et le Forum civil n’a pas disposé jusque là de ces textes. Et je rappelle que les ressources naturelles appartiennent au peuple et nous avons l’obligation morale et l’égale de faire les propositions sur les projets de texte initiés par le gouvernement portant sur le pétrole et le gaz ».
Cette rencontre tenue en présence de la société civile à Saint-Louis est organisée avec l’accompagnement de l’Oxfam pour étudier les propositions issues de la base en parfaite harmonie avec les experts qui sont capables d’analyser les propositions des populations, mais aussi de faire une proposition sur les projets de texte initiés par le gouvernement.
Ces propositions et des suggestions tirées de la base seront transmises au gouvernement sénégalais…

légère augmentation des importations de biens en octobre

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall Les importations de biens du Sénégal au mois d’octobre 2018 ont connu une légère augmentation de 1,7 milliard FCFA (environ 2,890 millions de dollars) comparé au mois précédent, selon les données la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) rendues publiques samedi.

Ces importations de biens se sont établies à 340,390 milliards de FCFA contre 338,721 milliards de FCFA au mois de septembre 2018 (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). Selon la DPEE, cette situation est, notamment, imputable aux machines, appareils et moteurs (plus 17,6 milliards), aux produits alimentaires (plus 10,7 milliards) et aux produits pharmaceutiques (plus 3,4 milliards).

En glissement annuel, les importations de biens se sont accrues de 11,1 milliards de FCFA  durant la période sous revue, portées par les produits pétroliers (plus 19,6 milliards) et pharmaceutiques (plus 2,6 milliards).

En revanche, les importations de véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles  (moins 4,6 milliards), produits alimentaires (moins 4,5 milliards) et  machines, appareils et moteurs  (moins 3,0 milliards) se sont respectivement repliées de 4,6 milliards, 4,5 milliards et 3,0 milliards sur la période. MS/te/APA

baisse des exportations en octobre

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall – Les exportations de biens du Sénégal au terme du mois d’octobre 2018 ont connu une baisse de 6,413 milliards FCFA (environ 10,902 millions de dollars) comparé au mois précédent, selon les données la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Ces exportations se sont établies à 104,835 milliards de FCFA contre 111,248 milliards de FCFA au mois de septembre 2018, soit un repli de 5,8% en valeur relative.

Selon la DPEE, cette situation traduit essentiellement la contraction des ventes de produits alimentaires (moins 9,8 milliards FCFA), de produits pétroliers (moins 5,7 milliards FCFA) et, dans une moindre mesure, d’engrais minéraux et chimiques (moins 0,8 milliard FCFA) (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar). En revanche, les ventes à l’étranger de titane, de zircon, de ciment et d’acide phosphorique se sont, respectivement, renforcées de 2,8 milliards, 2,2 milliards FCFA, 2,1 milliards FCFA et 1,2 milliard FCFA sur la période.

Par rapport au mois d’octobre 2017 où elles s’élevaient à 112,008 milliards FCFA, les exportations de biens se sont repliées de 6,4% en valeur relative et 7,213 milliards FCFA en valeur absolue. La DPEE impute cette baisse à celle de l’or non monétaire (moins 13,5 milliards FCFA), des produits pétroliers (moins 4,5 milliards FCFA) et des produits alimentaires (moins 2,1 milliards FCFA). Par ailleurs, les exportations de ciment ont reculé de 5,5%, sur la période.MS/cat/APA

UEMOA:la BCEAO maintient inchangés ses taux directeurs

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a maintenu inchangés ses taux directeurs à l’issue de la réunion, ce mercredi à Dakar, de son comité de politique monétaire (CPM).

« Le CPM a décidé de maintenir inchangés le taux d’intérêt minimum de soumission aux appels d’offres d’injection de liquidité à 2,50% et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal à 4,50% », a affirmé Blohoue Toussaint Damoh, Directeur de la conjoncture économique et des analyses monétaires de la BCEAO, rendant compte de la réunion du CPM.

Il a ajouté que le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’UEMOA demeure fixé à 3%.

Le maintien des taux directeurs de la BCEAO résulte de l’analyse de la conjoncture économique internationale et régionale au cours du troisième trimestre 2018 ainsi que des facteurs de risque pouvant peser sur les perspectives à moyen terme d’inflation et de croissance économique.

Selon M. Damoh, « la croissance de l’activité économique de l’UEMOA est demeurée robuste au troisième trimestre 2018, en se situant à 6,7%, en glissement annuel, après 6,5% un trimestre plus tôt ».

Il a souligné que la demande intérieure reste le principal moteur de la croissance dans l’UEMOA. Sur l’ensemble de l’année 2018, le Directeur de la conjoncture économique et des analyses monétaires de la BCEAO note que la croissance économique est attendue à 6,6% comme en 2017.

Concernant les finances publiques, les membres du CPM ont relevé une atténuation du déficit budgétaire, base engagements, dons compris, attendu en 2018 à 3,9% du produit intérieur brut (PIB) contre 4,3% en 2017. « Dans ces conditions, souligne M. Damoh, le CPM recommande aux Etats de poursuivre les efforts dans la mise en œuvre des mesures visant le respect de la norme communautaire de 3% à l’horizon 2019 ».

Les membres du CPM ont noté une légère hausse des prix en rythme annuel au troisième trimestre 2018 avec un taux d’inflation qui se situe à 0,9% contre 0,7% au deuxième trimestre 2018. Cette hausse est liée à celle des prix des denrées alimentaires. Dans 24 mois, ce taux d’inflation est projeté à 1,4%en glissement annuel, en ligne avec l’objectif de stabilité des prix poursuivi par la BCEAO.MS/te/APA

 Le pacte mondial sur les migrations adopté à Marrakech

Marrakech, 10 déc (APS) – Le pacte mondial pour des migrations ’’sûres, ordonnées et régulières’’ a été adopté lundi à Marrakech à l’ouverture de la conférence intergouvernementale à laquelle prennent part les délégués de plus de 150 pays.
’’La migration devrait être un acte de foi et jamais de désespoir’’, a dit le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, soulignant que ’’le pacte insiste sur la nécessité de proposer davantage de filières légales permettant d’avoir accès aux pays, aux entreprises et aux marchés du travail qui ont besoin de ressources humaines’’.
Faisant allusion aux réticences qui apparaissent après l’approbation du texte le 13 juillet dernier, après six mois de négociations, il a indiqué que ’’il (le pacte) respecte les principes énormes universellement reconnus, y compris la souveraineté de l’Etat, y sont réaffirmés’’.
Selon M. Guterres, ’’le pacte offre un cadre pour mieux se préparer à des problèmes imminents à savoir notamment les mouvements de populations aggravés par les changement climatiques’’.
Aussi, le texte adopté à Marrakech propose-t-il un cadre de réflexion sur les stratégies d’appui au développement des pays d’origine.
Rappelant que le pacte trouve son socle dans le programme développement durable à l’horizon 2020-2030, le Secrétaire général de l’ONU a indiqué que ’’il vient de faire entendre la voix des femmes et des enfants qui sont particulièrement vulnérables et représentent près de la moitié des 260 millions de migrants à travers le monde’’.
Le ministre des Affaires étrangères du Maroc a défendu le multilatéralisme dans l’approche et la prise en charge des défis du monde actuel.
’’Le multilatéralisme reste l’ultime moyen de dialogue face aux défis globaux’’, a-t-il dit, soulignant que ’’c’est une conférence d’engagement de la communauté internationale face à un défi mondial’’.
Pour le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, ’’l’essence de ce pacte est le respect des droits humains’’.’’Personne, aucun individu ne mettrait en péril sa sécurité, sa dignité et sa vie et quitterait son pays si ce n’est que pour prétendre à une vie meilleures ailleurs’’, a-t-il relevé, regrettant le retrait de certains du pacte mondial.
La conférence de Marrakech réunit des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’ONU avec une présence remarquée de la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel, dans un contexte de réticences de certains pays notamment européens.
Le pacte mondial pour des ’’migrations sûres, ordonnées et régulières’’ est présenté comme étant le premier document à aborder la question migratoire dans sa globalité.
MD/OID

<Anniversaire et Graduation: Bem Dakar célèbre 10 ans d’existence et lâche ses «Sedima» à la conquête de l’entreprise

https://www.jotaay.net Du beau monde, il y en avait, samedi, au Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad). Lieu choisi par l’excellente école de management Bem Dakar pour fêter dix années d’existence, tout en célébrant sa promotion «Sedima» forte de 201 étudiants divisés en Bachelor Imp, en Bachelor Kedge et en Master.
Bem Dakar a mis les petits plats dans les grands pour célébrer ses 10 ans. Une belle cérémonie dans le cadre somptueux du Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad), présidée par le Premier ministre Mahammed Dionne et qui a vu la participation de hautes personnalités. Choisi pour prendre la parole au nom de ses camarades récipiendaires, Loïc José Assane Soares, major de sa promotion, a exprimé sa forte émotion. Il dira que cette quatrième cérémonie de sortie de promotion de Bem Dakar symbolise, pour eux les récipiendaires, l’aboutissement de beaucoup d’années d’études et l’opportunité d’insertion dans le marché de l’emploi. «Elle symbolise également le couronnement de tant d’efforts consentis à une formation de haut niveau qui exige travail, rigueur, ponctualité, assiduité, sérieux, compétence et engagement sans relâche. Le surpassement de soi et la peur de l’échec», dit-il.
Le parrain Babacar Ngom offre ses «7 P» à ses filleuls en guise de boussole
À sa suite, le parrain de la promotion, Babacar Ngom, président du Groupe Sedima, de dire toute sa fierté. Ainsi exprime-t-il sa gratitude pour l’honneur d’être le parrain de cette promotion Sedima et son bonheur en regardant «ces beaux garçons et ces charmantes jeunes filles» récipiendaires. Évoquant la célébration des dix ans de Bem Dakar, le patron du Groupe Sedima a salué l’engagement du Dr Pape Madické Diop, Président directeur général de Bem Dakar. «Dix ans, c’est à la fois beaucoup et peu. Mais, en dix ans, notre cher Madické est parti de très peu, avec juste l’ambition de bâtir quelque chose dans un domaine extrêmement important dans tout pays, le domaine de l’éducation. Je voudrais donc le féliciter pour cette initiative, mais féliciter également l’ensemble des équipes de Bem», a dit le président du Club des investisseurs sénégalais, qui note à l’endroit du patron de Bem que lui et lui seul est la star de la cérémonie. «Parce que c’est vous, il y a dix ans, qui avez entrepris cette initiative qui fait qu’aujourd’hui on est tous très fiers d’être ici, en face de nos filleuls, pour leur remettre leur diplôme», ajoute-t-il, avant d’inviter à une standing ovation «pour notre champion Madické Diop». Pour terminer, le parrain a livré des conseils à ses filleuls. À ce propos, il les invite à incarner les valeurs de leur école avant de leur proposer en exemple sa réussite basée sur des valeurs telles que la passion, la persévérance, la patience, la ponctualité, le patriotisme, les parents…
Dr Pape Madické Diop «fête» 10 ans d’efforts soutenus, de sacrifice, de privation, de résilience, d’innovation, de créativité, de prospective, de pédagogie renouvelée, d’apprentissage et de partage
Prenant la parole, Dr Pape Madické Diop a tenu à exprimer ses plus sincères remerciements à l’endroit du Premier ministre du Sénégal «pour l’honneur que vous nous faites en présidant au nom du chef de l’État cette cérémonie». Pour celui qui a été au début de l’aventure, le temps a comme couru depuis le début, en 2008. «Ces dix années sont passées vite, très vite. Elles ont vu la mobilisation exceptionnelle de toutes notre communauté éducative pour construire cette école».
Il s’agit, dit-il, de dix ans d’efforts soutenus, de sacrifice, de privation et de résilience. Il s’agit aussi de dix ans d’innovation, de créativité et de prospective. Dix ans de pédagogie renouvelée, d’apprentissage et de partage. «Dix ans au cours desquels, chaque instant, j’ai mesuré le privilège qui est le mien, d’être à la tête de cette école et de veiller à sa place et à sa dignité dans un secteur soumis à une modernisation accélérée», dit-il, exprimant sa gratitude à tous pour le soutien et la confiance à son endroit.
Pour terminer son propos, Dr Madické Diop a pris l’engagement de travailler avec son équipe pour d’abord consolider les acquis et ensuite s’adapter pour pouvoir concurrencer ce qui se fait le mieux dans le secteur à travers le monde.
  Une école ouverte de jour comme de nuit 
«À l’heure du cloud, du big data et de numérisation de la société, notre école sera plus connectée, plus collaborative, plus mobile, plus ouverte, plus apprenante et bien sûr plus accessible au grand nombre. L’écologie, le coding, le mandarin, l’hindi y seront enseignés. Cette école sera ouverte, de jour comme de nuit, au rythme de chacun et recrutera les meilleurs enseignants et les rémunérera à la hauteur de leur contribution», a assuré le Président directeur général de Bem Dakar, qui a fini en remerciant ses partenaires de Kedge Business School.
Le Pm à Pape Madické Diop : «N’aie pas peur»
Présidant la cérémonie au nom du chef de l’État, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne s’est dit honoré d’être à cette cérémonie. Et d’indiquer qu’en le faisant, il honore un compatriote, un patriote et un soutien de toujours. «Pape Madické Diop n’a pas choisi la facilité. Fidèle en cela à l’héritage d’un homme d’État exceptionnel, son père, le président Mbaye Jacques Diop».
Poursuivant, le Premier ministre a assuré le Président directeur général de Bem Dakar de la confiance du chef de l’État. «Pape Madické a choisi d’entreprendre dans l’éducation, secteur porteur d’espérance et d’avenir meilleur pour le Sénégal et pour l’Afrique. Je voudrais donc le féliciter, lui et ses partenaires. Et lui dire toute l’admiration qui est la nôtre de le voir porter si haut les couleurs du pays et du continent. Vous avez toute la confiance du chef de l’État Son Excellence Monsieur Macky Sall», lui assure-t-il. Et de conclure : «n’aie pas peur». Sidy Djimby NDAO

Grogne dans les universités sénégalaises:alerte du syndicat majoritaire

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) a, lors d’une rencontre avec la presse mardi à Dakar, listé les potentielles sources de tension aux seins des universités sénégalaises et appelé le gouvernement à agir pour garantir une année académique paisible.

Dans une déclaration lue devant la presse, le SAES a d’abord déploré la situation sociale qui prévaut actuellement dans les campus sociaux des universités avec la fermeture ou la menace de fermeture de la quasi-totalité des restaurants universitaires.

Une situation qui, d’après le Secrétaire général du SAES, Pr Malick Fall, est à l’origine du retard du démarrage des cours à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (nord).

« Le gouvernement ne semble pas avoir appris des leçons de ces dernières années, les leçons qui ont conduit à des dérapages inutiles dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur », a pesté M. Fall qui prend le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’Innovation (MESRI) pour principal responsable de la grogne dans les universités publiques.

Selon le Professeur Fall, le MESRI n’a pas fait preuve d’anticipation et aurait dû, en accord avec les Directeurs des Centres des Œuvres universitaires, les repreneurs des restaurants universitaires et le ministère des Finances, analyser la situation financière et s’accorder sur les modalités pratiques de paiement avant la rentrée universitaire.

S’agissant du protocole d’accord SAES-Gouvernement du 15 mars 2018 portant sur la retraite et notamment sur le fonds de solidarité, le secrétaire général du mouvement syndical a informé que cette question a été pratiquement réglée entre hier et aujourd’hui.

Cependant, a-t-il indiqué, la question de l’autonomisation financière des universités reste un problème car, le ministère des Finances a appliqué « aveuglement » et en violation de la loi n°2015-02 du 06 janvier 2015 relative à cette question les clauses du programme « SICA-STAR » conclu avec le FMI.

« Nous resterons intransigeant sur la question de l’autonomisation financière des universités. On ne peut pas déroger à cette règle-là. Les universités sont dotées d’une autonomisation financière, il faut donc que l’on laisse à ces universités la liberté de pouvoir jouir de cette autonomisation financière », a-t-il encore dit.

Le SAES a, par ailleurs, invité le gouvernement à achever les chantiers à l’arrêt dans les différentes universités afin de permettre à ces derniers de pouvoir absorber le nombre important de nouveaux bacheliers.

« Le SAES constate avec regret un véritable recul dans la délivrance des visas pour la France. Les enseignants n’ont jamais eu à souffrir de procédures aussi longues pour l’obtention d’un visa », a poursuivi Pr Malick Fall, faisant remarquer que leurs passeports restent parfois trois mois durant à l’Ambassade de France sans qu’il n’y ait aucune réponse de la part de la mission diplomatique française.

L’organisation syndicale a profité de la même occasion pour s’indigner de la décision de Paris d’augmenter les frais d’inscriptions des étudiants africains dans les universités françaises et appelé les gouvernements africains à garantir à leurs enfants l’accès à un enseignement supérieur de qualité capable de prendre en charge les véritables problématiques pour un développement souverain du continent.ARD/te/APA

 L’Etat subventionne des écoles fictives

https://www.dakar7.com nEncore un cas de fraude dans l’administration. L’Etat du Sénégal verserait chaque année 3 à 17 millions à des déclarants d’écoles fictives dans la banlieue.La révélation est du coordonnateur des écoles privées de Pikine, interrogé par la RFM.

Pour bénéficier d’une subvention annuelle, d’après la source, des personnes qui se disent « déclarants d’ écoles » s’acquittent d’une taxe à hauteur de 150 mil francs pour obtenir un quitus fiscal . Alors qu’en réalité, ils n’ont ni bâtiment, ni enseignants, ni élèves.

Bénéficient-ils d’une complicité au sein du Ministère de l’Education ? Des enquêtes de terrains sont-elle menées en amont avant toute subvention? Combien de millions ont-ils soutirés des caisse du Trésor ?En tout cas, cette affaire risque de soulever des vagues dans un contexte de mouvement d’humeur des syndicats d’enseignants.

Grève de l’Asas:Diouf Sarr a coupé les salaires

Seneweb. Il l’avait promis, il l’a fait. Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr a coupé les salaires des grévistes d’And Gueusseum. Les ponctions concernent les mois de novembre et décembre 2018.

Selon L’AS, qui annonce la mesure, Diouf Sarr a adressé une note circulaire  au ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, pour rendre effective les coupes.

Ce n’est pas tout. Les agents contractuels des établissements publics de santé vont également subir des ponctions sur leurs salaires.

Mballo Dia Thiam sur les ponctions de salaires: »Le ministre se trompe de vis-à-vis. Nous ne reculerons pas »

Seneweb.com La décision du ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, de couper les salaires des membres d’And Gueusseum pour les mois de novembre et de décembre 2018, ne semble pas ébranler les grévistes concernés. Du moins, c’est l’avis de Mballo Dia Thiam, Coordonnateur national dudit syndicat.

Joint par téléphone par « Seneweb », il dit : « Nous n’avons pas de préoccupation particulière par rapport à cela. » Et d’ajouter : « S’il (le ministre) estime devoir ponctionner les salaires pour nous voir reculer, il se trompe d’époque et de vis-à-vis. Nous ne reculerons pas. »

Le syndicaliste de préciser qu’en allant en grève, son organisation n’a jamais violé la loi. « Nous posons nos actes en toute légalité. Nous déposons des préavis de grève sur des questions administratives et financières », précise-t-il, soulignant que depuis le 11e plan d’action, les services du ministère de la Santé n’ont pas réagi.

Abdoulaye Diouf Sarr a adressé une note circulaire au ministre de l’Économie, des Finances et du Plan pour rendre effective les coupes qui concernent également les agents contractuels des établissements publics de santé.

« Nous avons le droit à la négociation, mais, eux aussi, ils ont le devoir de nous convier à une table de négociations. Maintenant, si le ministre pense couper des salaires en guise de réponse, il n’a qu’à le faire. Nous sommes prêts à payer le prix », peste Mballo Dia Thiam.

Toutefois, le syndicaliste en chef indique que le mouvement And Gueusseum ne compte pas rester les bras croisés.

« Nous sommes en train de travailler pour la riposte. Nous allons nous réunir la semaine prochaine pour peaufiner une stratégie à adopter », informe-t-il, rappelant à cet effet que les 72 heures de grève déjà décrétées vont se poursuivre jusqu’au 13 décembre.Salla GUÈYE 

Le Sytjust menace de reprendre la grève

Seneweb.com Les travailleurs de la Justice ont tenu un sit-in ce matin à travers le pays. Ils menacent d’aller à nouveau en grève dans les prochains jours, si les autorités ne réagissent pas. Par ailleurs,  le syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjus) accuse le ministre de tutelle, Ismaila Madior Fall de vouloir remettre en cause les accords signés.

Le secrétaire général du Sytjust Me Aya Boun Malick Diop, à travers les ondes de la Rfm explique : « Dans quelques jours, notre préavis de grève va arriver à terme, mais  il y aura des grèves. Il y aura un dysfonctionnement du service public, et l’entière responsabilité revient au gouvernement. Nous rappelons que nous avions eu des accords avec le gouvernement. Ces accords ont été renforcés par la volonté politique exprimée par le président de la République, qui nous avait reçus le 30 avril lors d’une audience  à laquelle il nous a promis de régler notre plan de carrière, de revoir et de revaloriser notre rémunération, de régler la question de l’augmentation de l’assiette  du fond commun et nous attribuer une assiette foncière. Et ça couronnait le travail que le  ministre de la Justice (de l’époque), Me Sidiki Kaba avait entamé avec le Sytjust.

Mais malheureusement, il y a une remise en cause opérée par l’actuel ministre de la Justice,  Ismaila Madior Fall qui pose des actes  allant dans le sens de pourfendre tout ce qui a été fait. Figurez-vous,  depuis le 25 juillet, date à laquelle deux décrets portant sur notre plan de carrière ont été adoptés en conseil des ministres, il ne les a pas fait soumettre à la signature du président de la République jusqu’à maintenant.  Ça dénote d’une volonté manifeste de remettre en cause ce qui a été fait sur le plan des indemnités. »

Toutefois, le syndicat des travailleurs de la Justice interpelle le président de la République Macky Sall et   informe qu’ « à la fin de notre préavis de grève,  nous allons procéder à une cessation collective du travail. Et on sait les conséquences quand les travailleurs de la Justice sont en grève. Il n’y a pas de justice au Sénégal. »Marie Thérèse SAGNA

Aps:Les travailleurs en grève ce mercredi

Seneweb.com La grève va reprendre à l’Agence de presse sénégalaise (Aps) dès ce mercredi. Selon Sud Fm, qui rapporte l’information, le gouvernement n’a pas décaissé «les fonds nécessaires» pour le fonctionnement de l’agence. Et face à cette situation, les travailleurs, en Assemblée générale ce lundi 10 décembre, ont décidé de reprendre le flambeau de la lutte.CHEIKHOU AIDARA

Les Huit nouveaux membres du CNRA connus

Seneweb.com Le chef de l’État, Macky Sall vient de nommer huit nouveaux membres du conseil national de régulation de l’audiovisuel nous apprend la Rfm. Voici les noms de ceux qui vont travailler avec Babacar Diagne, le nouveau président du CNRA.

Ndèye Marième  Diedhiou, pour représenter les associations féminines
Luc Patrick Mendy, pour les professionnels de la communication
Pape Faye, pour le milieu des arts
Alouine Badara Beye, pour les lettres
Djibi Diakhaté comme représentant de la communauté  universitaire
Mame Balla Gaye siège comme  représentant des mouvements des droits de l’Homme
Khady Ndiop pour le compte du conseil de la jeunesse
Ibrahima Sané représentant des personnes du troisième âge

Ils seront installés ce mardi au cours d’une cérémonie prévue dans la matinée. Marie Thérèse SAGNA 

« Macky va aider Walf »

Seneweb.com Après Wade, prêt à trouver des financements pour Walf TV, c’est au tour de Macky Sall de promettre un appui au personnel du groupe fondé par Sidy Lamine Niass, décédé mardi dernier.

« Le chef de l’État m’a demandé de vous dire de ne pas paniquer ; il va vous aider, a lancé le Premier ministre, Mahammad Dionne, venu présenter ses condoléances à la famille du défunt à Sacré Cœur, samedi. Votre papa a investi dans la connaissance, il faut le perpétuer. Le reste, c’est des futilités. »

Me Omar Youm:«Avec Wade, c’est 12 ans de danse, de corruption et de marchés fictifs»

Seneweb.com Me Omar Youm a fait un bilan sombre du règne d’Abdoulaye Wade. Invité à Mbour lors de la rencontre des jeunes de Ldr/Yessal, le parti de Modou Diagne Fada, le directeur de cabinet du président Macky Sall, n’a pas mâché ses mots :  “Abdoulaye Wade ne sortait plus du pays depuis 2011. Il n’était plus invité à aucune manifestation à l’extérieur. Les 12 ans d’Abdoulaye Wade au pouvoir ; c’était 12 ans de danse, de corruption et de marchés fictifs. Sous Abdoualye Wade, c’était l’argent facile, la dépravation des mœurs”.

Situation financière du Sénégal : Ngouda Fall Kane renvoie le ministre Amadou Ba à ses cours d’économie

https://www.dakaractu.com Les déclarations faites, récemment, par le ministre de l’Economie et des Finances pour rassurer les populations que le Sénégal se portait bien financièrement ont, à nouveau, été démenties. Après la sortie d’Amadou Ba qui avait soulevé des vagues de frustration à l’Université de Dakar et les assurances de celui-ci devant les députés, ce week-end, voilà qu’un économiste et financier s’invite au débat pour contredire l’argentier de l’Etat. Il s’agit de Ngouda Fall Kane, ancien patron de la Centif, par ailleurs ancien Inspecteur général d’Etat (Ige).
Dans un entretien qu’il a accordé à Dakaractu, M. Kane a relevé la nécessité, aujourd’hui, pour le Sénégal de revoir sa politique. ‘’Il nous faut faire revenir la planification économique et des plans de développement à moyen et long termes. Il nous faut aussi revenir à un budget sincère et ne pas suivre ce farceur de ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba. Lui qui nous parle de tension budgétaire. Qu’est-ce que cela signifie une tension budgétaire ? La tension budgétaire n’a rien à voir avec la tension de trésorerie. La tension de trésorerie est souvent conjoncturelle. Elle peut être suivie par ce qu’on appelle une période d’aisance de trésorerie. Et je dis que le Sénégal est dans une situation de déficit chronique de trésorerie. Il y a des problèmes au niveau des finances de l’Etat. Et nous dirons un jour la réalité et le vrai problème’’, promet-il.
Le  Sénégal confronté à un déficit chronique de trésorerie
Dans la même lancé, il précise : « On parle de tension budgétaire, tout simplement quand les prévisions budgétaires sont insuffisantes pour les charges de l’Etat. Et pour corriger une tension budgétaire, c’est très simple : on crée un collectif budgétaire, c’est-à-dire une loi de finance rectificative (Lfr). On augmente les prévisions. Le Sénégal ne traverse pas une tension budgétaire’’, a-t-il dit avec insistance.
Macky Sall invité à dire ce qu’il y a réellement au sein des finances de l’Etat
Ancien Secrétaire général (Sg) du ministère de l’Economie et des Finances, il a vivement condamné les propos du ministre Amadou Ba. ‘’C’est impropre d’ailleurs de dire ce qu’il a dit. Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas juste ! Le problème est plus profond que ça ! (…). Le Sénégal ne se porte pas bien ! Il faut que le ministre des finances nous dise la vérité ! Il dit qu’il y a plus de 350 milliards dans le compte de l’Etat à la Banque centrale (Bceao). Mais, c’est extraordinaire ! Et quels sont les engagements financiers à court terme de l’Etat ? Si les engagements financiers de l’Etat, à court termes, sont à 2 000 milliards de F Cfa, le Sénégal serait en déficit de trésorerie de près de 1 650 milliards F Cfa. Que le ministre des Finances arrête ! (Il se répète).
S’il y a autant de milliards, il n’a qu’à payer ce qu’il doit aux gens
Ngouda Fall Kane dénonce les dires du ministre. ‘’ll est le premier des ministres des Finances, dans l’histoire du Sénégal, qui dit haut et fort, en tout cas, les disponibilités du Trésor à la Banque centrale. Cela a toujours été un mythe pour le Sénégalais lambda. Tout le monde sait aujourd’hui, qu’il y a tant de milliards dans les comptes de l’Etat. S’il y a autant de milliards et qu’il n’a aucun engagement, pourquoi ne pas lubrifier l’économie ? Il n’a qu’à payer ce qu’il doit aux gens’’, a-t-il dit avant d’ajouter : ‘’Dans cette situation financière de l’Etat, le mensonge est plus important. Ce qu’on nous dit ne correspond pas à la réalité. Ce que les Sénégalais veulent aujourd’hui, c’est la vérité. Il faudrait que le président de la République nous dise ce qu’il y a réellement au sein des finances de l’Etat. Je crois que c’est ce qu’on attend de lui.  Il y a des problèmes, il le sait. Mais, il ne faut pas que Amadou Ba se mette à s’amuser avec des concepts qu’il ne maitrise pas’’, lâche-t-il.

Présidentielle 2019:Idrissa Seck a choisi son « nom de guerre »

https://www.pressafrik.com Alors que son silence est interprété de diverses manières, le président du parti Rewmi continue de dérouler son programme loin  des médias. D’ailleurs, Idrissa Seck a été le premier candidat à déposer le nom de la coalition sur laquelle il compte s’appuyer  pour devenir le 5e président de la République du Sénégal dès 2019.

En effet, le président du Conseil départemental de Thiès a choisi son «nom de guerre.» M. Seck et ses partisans iront à l’assaut du régime en place sous l’appellation de «Idy 2019», informe L’As.
Babacar Gueye, le mandataire de Rewmi a d’ailleurs déjà déposé la candidature de leur leader au niveau du Conseil constitutionnel depuis le 30 novembre 2018 soit avant El Hadj Malick Gackou, Bougane Gueye Dany et Macky Sall.Ousmane Demba Kane

Présidentielle 2019 : Ngouda Fall Kane contredit Macky Sall : « Cette croissance dont on nous parle est irréelle »

https://www.dakaractu.com L’ex-président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), entré récemment en politique est déterminé à briguer le suffrage des électeurs à la présidentielle prochaine. Ancien Inspecteur général d’État (Ige), il confie, dans cet entretien qu’il a accordé à Dakaractu, les raisons fondamentales qui l’ont poussé à vouloir la place qu’occupe actuellement Macky Sall. Il a aussi profité de l’occasion pour s’attaquer au bilan dont se réjouit, le président de la République.

Je suis le candidat à la présidentielle de 2019 du parti ‘’Jam ak xeweul’’. Un parti crée en 2005 par Serigne Abdou Latif Diène, qui a eu son récépissé en 2008 et qui a été également aux élections locales. C’est donc un parti habitué aux élections mais pas aux présidentielles. C’est la première fois pour nous. Mais nous ne sommes pas de la mouvance présidentielle. Je me bats plutôt contre ce camp présidentiel. Mais, je suis pour une opposition rationnelle, juste et raisonnable. Je ne m’oppose pas pour le plaisir de m’opposer.

  Et après une vie active au service de la Nation, qu’est ce qui a motivé votre volonté d’aller à la conquête du pouvoir ?

Mon combat politique est parti d’un constat global.  Aujourd’hui, le Sénégal est en difficulté. Sur le plan économique, qu’on le veuille ou pas, nous constatons aujourd’hui, une dynamique négative de l’économie et des finances.  Ce qui se passe dans ce pays, nous le constatons nous-mêmes, il y a des problèmes. Il y a énormément de problèmes. La production a baissé. Les finances publiques sont au rouge. Le secteur privé est en difficulté. Les entrepreneurs qui ont des contrats avec l’État ne sont pas payés. Les élèves et les étudiants ont des difficultés. Concernant la question de l’emploi, le chômage est au summum. Le taux de chômage est extrêmement élevé. Le Sénégal est très endetté, aujourd’hui, le ratio d’endettement dépasse les 60%. Je me demande même si on n’est pas à 70%. Donc, des problèmes économiques, on en a. Toutes les structures, aujourd’hui, ont des difficultés.

  Ce que vous dites et différent de ce qu’avance le pouvoir qui parle d’une nette amélioration de la croissance.

Cette croissance dont on nous parle est irréelle. Parce que la croissance doit s’accompagner d’une réduction de la pauvreté. Quand vous dites que vous êtes à 7,2% ou je ne sais quel taux, mais cela devrait se ressentir sur le niveau de vie des populations. Malheureusement, ce n’est pas le cas. La paupérisation connait aujourd’hui, une expansion extraordinaire, il faut aller dans les zones lointaines pour s’en rendre compte. Il y a la  famine. Les gens ont faim. Il ne faut même pas aller loin de Dakar. Vous allez dans la banlieue, il y a énormément de difficultés.  L’État a fait des erreurs d’investissement dans tous les secteurs. Macky Sall et son régime n’investissent que dans ce qu’on appelle le bâtiment. Or, le bâtiment ne produit pas de la valeur ajoutée. Ce qu’il faudrait c’est de créer des infrastructures  qui peuvent générer de la valeur ajoutée, de la croissance. Il faut créer des structures qui peuvent créer de l’emploi, aider les jeunes à travailler, aider les femmes à travers les financements disponibles.

  En parlant de financement, des fonds existent et des femmes en profitent pourtant. 
Oui, il y a le fonds de l’entrepreneuriat féminin. Mais qui en bénéficie ? Ce sont les femmes de l’Apr (Alliance pour la République). Il y a la Der (Délégation à l’entrepreneuriat rapide) qui est gérée par un ami de Amadou Ba et dont la compétence est à  revoir. Cette Der ne finance en réalité que les gens de l’Apr. Bon j’ai vu récemment M. Doudou Ka responsable du Fongip (Fonds de garantie des investissements prioritaires) qui a posé un acte. Je crois même que c’est une réponse à une requête que j’avais posée. J’avais demandé qu’il publie la liste des bénéficiaires de l’intervention du Fongip de sa création à nos jours. Il a eu à le faire, mais, il ne peut pas nous leurrer. S’il allait jusqu’au bout, tous ceux qui ont été financés ont une coloration politique : Apr. Vraiment, moi je n’ai pas de soucis, là-dessus. Et j’avoue que c’est un organisme qui, demain, sera non seulement audité, mais aussi réformé et restructuré. La manière dont il fonctionne n’est pas bonne. Le Fongip n’a pas une mission de financement. C’est une mission de garantie. Quand j’entends que le Fongip a financé celui-ci ou celui-là, moi cela me crée des problèmes. C’est dire donc que tous les secteurs sont en difficulté. Même au niveau du secteur de la santé, il y a des efforts.
Pourtant le président Macky Sall a fait beaucoup d’efforts. Beaucoup d’inaugurations d’ouvrage ont été faites ces derniers temps. Comme le Musée de la civilisation par exemple.
En parlant de musée, qu’est ce qu’il a fait à ce propos ? Le Musée des civilisations noires dont il attribue la paternité à Senghor, alors que ni Abdou Diouf, Ni Senghor (Léopold Sédar) ne sont à l’origine de cette structure. Il faut que Macky Sall ait l’honnêteté et la probité intellectuelle de citer Abdoulaye Wade. Moi, je ne suis pas un Wadiste, mais qu’il ait l’honnêteté de dire que c’est Abdoulaye Wade qui a eu l’idée de mettre en place ce Musée et il s’est battu pour sa réalisation.
Mais dites-nous, Inspecteur, vous nourrissez l’ambition de vous présenter à la présidentielle comme candidat, est-ce que vous avez obtenu le nombre de parrains exigé ? 
Je compte me prononcer sur cette question dans quelques jours.
Mais dites-nous est ce que vous êtes de ceux-là qui saluent ce parrainage qui, pour les autorités, permet un filtrage des candidats à la présidentielle ?
Non ! Le parrainage n’a fait que créer un renversement des valeurs. Il y a des gens qui ont monnayé leur dignité. J’ai été confronté à ces problèmes. En un moment donné j’étais dégouté. Je me dis que non ce n’est pas possible. Le Sénégalais ne peut pas descendre aussi bas. Mais, il y a aussi des gens bien. Ce sont des personnes qui ont parrainé sans aucune condition. Aujourd’hui, des gens disent que le parrainage était un processus qui allait permettre en tout cas de limiter le nombre de candidat. Il y en avait trop… Mais, attendez ! Ils n’ont pas, à mon avis prévu les effets pervers que ce parrainage-là a engendré. Mais le parrainage a créé une véritable mafia.  De sorte que tu as des éléments de ton propre parti qui sont capables de te trahir. Des signatures, ça se vendaient entre 5 000 et 10 000 F Cfa. Aujourd’hui, malheureusement pour ce type qui a une vision étriquée de l’histoire et de la démocratie du Sénégal, il a omis dans son analyse et dans son ambition à fournir au président un moyen de lutter contre des adversaires. Il n’a pas prévu ces effets pervers-là que le parrainage a générés. Et dont le principal est la démarche mafieuse qu’on a constatée. Cela me permet de dire que le parrainage n’est pas un instrument fiable, un instrument crédible d’appréciation, de la crédibilité ou de la représentativité d’un parti. Je suis désolé. Ce n’est pas juste, ce n’est pas vrai. Le parrainage c’est du n’importe quoi.
Vous ne comptez donc pas faire cavalier seul. Y a-t-il une coalition en vue ?

Je ne peux pas me prononcer sur ce point, pour le moment. Je compte le faire prochainement. Mais, je peux dire que ce n’est plus, aujourd’hui, l’histoire d’un homme face à un peuple. C’est celle d’une équipe, un capitaine face à un peuple. Les élections, c’est la rencontre d’une équipe et du peuple. Aujourd’hui, c’est la réalité politique de ce pays-là. Et nous, nous faisons partie des gens qui évitent de se suicider. Moi, je ne vais pas me suicider. Je suis un homme réaliste. Aller de façon solitaire aux élections, cela est un suicide. Je crois qu’aujourd’hui, la réalité politique est que les gens qui partagent les mêmes valeurs se mettent ensemble. (…). Mais, que l’on sache que j’ai une coalition. Il s’agit du Nouveau pôle des patriotes qui a des alliés. Mais je me prononcerai prochainement sur toutes ces questions-là.
Sachant que battre campagne pour des élections demande assez de ressources financières, est-ce que vous avez des moyens pour vous engager dans cette bataille ? Quand on sait qu’au Sénégal, il faut beaucoup de ressources financières pour battre campagne jusque dans les localités lointaines ?
On vous a dit que je n’ai pas les moyens ? En tout cas, je n’ai pas volé (il rit). Si avoir des moyens c’est voler l’argent des Sénégalais, je n’ai pas de moyens. Je n’ai pas volé l’argent de l’État.  Aujourd’hui, ce qu’on voit dans notre pays est malheureux et extraordinaire. Un candidat qui se fait investir par un parti et qui utilise tous les moyens de l’État : des véhicules ‘’AD’’ qui transportent des militants. Cela est très grave ! Des chefs de service qui vont à l’investiture du candidat d’un parti avec, les véhicules de l’État, j’estime que c’est très grave ! Un candidat ou des candidats qui promettent aux jeunes et aux femmes de l’argent pour leur présence effective à leur investiture, je dis que c’est très grave. Si avoir les moyens, c’est utiliser l’argent de l’État, voler l’argent de l’État, détourner des deniers publics, là je n’ai pas les moyens.
Mais il est dit que certaines personnes ont eu à déposer leur candidature à la présidentielle juste pour donner plus de poids à leur Cv. Est-ce que vous n’êtes pas dans cette dynamique ? 
Être candidat à la présidentielle, c’est donc pour alourdir son Cv ? Mais, attendez ! Moi, j’ai déjà un Cv qui me donne énormément de fierté. Et je remercie encore une fois, le peuple Sénégalais qui a consenti énormément d’efforts pour me donner une éducation et une formation dont je suis aujourd’hui, très fier. Ma candidature, retenez-le, est une candidature, dans les candidatures. Et demain, on verra. Il n’y a pas de souci. Moi, je crois que le problème ce n’est pas aujourd’hui de dire, coûte que coûte, ‘’je vais remplacer Macky Sall’’. Ça, ce n’est pas un programme ! Je veux être président de la République, ce n’est pas un programme. Et il faut réfléchir sur un projet de société à bâtir ; aller avec les hommes qui sont capables de bâtir et de mettre en œuvre ce projet de société. Pour moi, c’est ça !  Ce n’est pas que tout le monde veut être président, mais  le programme d’un parti ne peut pas s’arrêter à cela.

L’essentiel des candidats attendus dans la course présidentielle sont des politiques connus. Contrairement à vous qui ne l’êtes que récemment. Pour le citoyen lambda qui est en réalité ce Ngouda Fall Kane qui veut briguer le pouvoir ?
Je suis économiste et financier. Je suis détenteur de diplômes supérieur en économie ; en économie et planification ; en banque et finance. Je suis inspecteur principal du Trésor de classe exceptionnelle ; Inspecteur général d’Etat (Ige). Je suis également expert en sécurité financière. J’ai été pendant trop longtemps un haut fonctionnaire. Après la Centif, j’ai été Ige. J’ai été Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances.

Élu président, inch’Allah, votre régime allait mettre l’accent sur quel secteur comme priorité ? 
Aujourd’hui, tout est prioritaire au Sénégal. Les gens parlent de programme, ils se trompent. Un candidat il a un projet de société.  Il n’a pas de programme. Un programme pour l’avoir, il faut d’abord connaitre les contraintes internes du système. Il part d’une analyse pertinente des contraintes internes du système et fait des projections en terme d’hypothèses sur ce que tu vas poser. Mais aucun candidat ne peut savoir aujourd’hui ce qui se passe à l’intérieur d’un système. Donc, il ne peut que faire un projet de société pour dire ‘’quand je suis élu, voilà ce que je vais faire’’. Mais, quand tu ne sais pas ce qui se passe, tu ne dois pas dire demain je vais créer 100 000 emplois. Ce sera sur la base de quoi ? Est-ce que tu sais quel est le niveau aujourd’hui des finances de l’État ? Non ! Un programme suppose quand même une connaissance parfaite du système, des insuffisances dudit système etc. Et à partir de là, faire des hypothèses. Nous avons des projets de société qui vont toucher tous les secteurs.

Ngounda Fall Kane renonce à sa candidature et rejoint Me Madické Niang

https://www.dakaractu.com Le candidat à la présidentielle Ngounda Fall Kane, ancien patron de la Centif, par ailleurs ancien Inspecteur général d’Etat (Ige), a renoncé à sa candidature pour rejoindre la coalition « Madické2019 ».  Cette nouvelle adhésion du désormais ex candidat de parti « Jam ak xeweul » sera officialisée cet après-midi au siège de Me Madické Niang lors d’une conférence de presse.

Thierno Lo à la classe politique:«Macky Sall n’est pas un messie, mais il faut reconnaître que tous les secteurs bougent sous son magistère»

https://www.dakaractu.com Le président de la coalition Adiana, Thierno Lo, a reçu en fin de semaine le mouvement national  des personnes handicapées d’obédience libérale en vue des échéances électorales de 2019.
Les handicapés libéraux ont réaffirmé leur profonde gratitude au Chef de l’État qui n’a cessé d’œuvrer pour l’amélioration de leurs conditions de vie. En outre, Fallou Bèye et Cie considèrent qu’ils ont été associés à tous les programmes de développement. Mieux, les personnes handicapées siègent dans les hautes sphères de décision de ce pays ainsi que d’autres avantages qui leur permettent de s’épanouir comme citoyen à part entière. Le secrétaire général dudit mouvement Fallou Bèye a de ce fait rappelé les deux décrets pris par le Président Macky Sall quelques mois après son accession à la magistrature suprême et qui sont relatifs à la loi d’orientation sociale en matière des personnes en situation de handicap existant depuis 2010.
A ce titre, le mouvement des handicapés libéraux s’est inscrit dans une dynamique de travailler pour la réélection du Président Sall dès le premier  tour au soir du 14 février 2019, ce par l’entremise du président de la coalition Adiana. Ils ont remis au président Thierno Lo un premier lot de 275 signatures pour le compte de la campagne de collecte des parrainages. Répondant aux détracteurs du régime, le secrétaire général du mouvement des personnes handicapées libérales crache du feu : « quand on n’a pas d’ambition, on ne peut mesurer l’ambition de l’autre ».
Pour sa part, Thierno Lo a invité toute la classe politique à se retrouver autour  de l’essentiel dans l’intérêt du pays. « Le Sénégal doit rompre avec certaines habitudes. Macky Sall n’est pas un messie, mais il faut reconnaître que tous les secteurs bougent sous son magistère », s’est-il félicité. Le leader de la coalition Adiana maintient le cap à faire réélire Macky Sall pour un deuxième mandat.

Drame aux HLM 3:Yama Diop poignardée à mort par son neveu

Seneweb.com Un drame est survenu ce dimanche aux HLM 3. Une dame nommée Yama Diop été mortellement poignardée par son neveu.

C’est en sortant de sa douche que la victime a reçu un coup de couteau en plein cœur.

Selon une source proche de cette affaire, le présumé meurtrier, connu sous le nom de « Bedieul », ne jouit pas de toutes ses facultés mentales.

Il a été arrêté et conduit au commissariat des HLM. D’après nos informations, il aurait reconnu les faits. Et que des témoins ont été entendus dans le cadre de l’enquête.

Nos sources renseignent que la victime sera inhumée mercredi prochain à Guéro, non loin de Popenguine, son village natal.Ndèye Safiétou NAM

Les «7 sages» accèdent a la requête de l’opposition

http://www.dakarmatin.com Dans sa décision n°1/2018 portant mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement, le Conseil constitutionnel donne la possibilité aux représentants des candidats d’être présents au moment de la vérification des parrains de celui-ci. La décision rendue publique dans le site de ladite institution rejoint une demande formulée par l’opposition et les membres de la société civile.
Peut-on dire que le Conseil constitutionnel a fait une reculade pour décrisper le climat de suspicion qui règne entre les acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition, envers ladite institution ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que les «7 Sages» semblent avoir mis de l’eau dans leur vin, après la sortie du président dudit conseil, Pape Oumar Sakho, pour écarter les partis politiques dans le dispositif de contrôle des parrainages.
Dans sa décision n°1/2018 portant mise en place d’un dispositif de vérification des parrainages et fixant les modalités de son fonctionnement, disponible dans le site conseilconstitutionnel.sn, le Conseil permet aux représentants des candidats d’être présents lors de la vérification des signatures de leur candidat. En effet, l’article 2 de ladite décision indique que «dès l’accomplissement des formalités de dépôt des dossiers de candidature au greffe du Conseil constitutionnel, le greffier en chef, sans désemparer, fait procéder, pour les besoins de la vérification des listes, à l’ouverture, à la visualisation et à l’enregistrement du fichier électronique contenant la liste des électeurs ayant parrainé le candidat, en présence du représentant du candidat concerné».
Après ouverture, visualisation et enregistrement du fichier électronique le support contenant le fichier en question est mis dans une enveloppe scellée sur laquelle le greffier en chef et le représentant du candidat apposent leurs signatures, puis gardée jusqu’au moment de la vérification. Poursuivant dans la décision, Pape Oumar Sakho et compagnie prévoient la notification de la date de vérification des parrainages, par tous les moyens, aux représentants des candidats.
A l’article 5 de la décision des «7 Sages», il est indiqué que «les séances de vérification des dossiers de parrainage se tiennent au siège du Conseil constitutionnel en présence des membres du Conseil, du greffe en chef, du représentant du candidat, avec l’assistance du personnel administratif et technique en service au Conseil». Mieux, il est prévu la présence d’une ou de plusieurs personnalités indépendantes dont la compétence est reconnue, notamment en matière juridique, électorale ou informatique. Toutefois, ces personnalités n’y seront qu’en qualité d’observateurs

Oumar Sarr « Aly Ngouille Ndiaye m’a fait savoir sur un ton arrogant et narquois que Karim n’a pas droit à une carte d’identité»

http://www.dakarmatin.com Face au « refus » du ministre de l’Intérieur de remettre à son candidat sa carte d’identité nationale Cedeao, le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais avait, le 5 décembre dernier, joint au téléphone le ministre de l’Intérieur.
Ce afin que Karim Wade soit édifié sur sa situation réelle afin d’envisager les mesures idoines. Selon Oumar Sarr, Aly Ngouille Ndiaye lui a « d’un ton arrogant et narquois fait savoir que Karim n’a pas droit à une carte d’identité Cedeao ». A partir de mardi 11 décembre 2018 à 0h00, rappelle le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais, les candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 devront déposer leurs dossiers de candidatures auprès du Conseil constitutionnel. La photocopie légalisée de la carte d’identité biométrique Cedeao fait, souligne-t-il, partie des documents à .
« Alors que le candidat du Parti démocratique sénégalais Karim Meïssa Wade a demandé une carte d’identité biométrique Cedeao depuis plus de sept mois, Macky Sall, par son homme de main, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, refuse de délivrer ladite carte d’identité qu’il a confisquée comme celles de millions de Sénégalais », soutient Oumar Sarr.
Qui révèle que Karim Meissa Wade, face à cette situation « inacceptable » à la veille du dépôt de sa candidature devant le Conseil constitutionnel, a, par courrier d’un de ses avocats en date du 04 décembre 2018,saisi le ministre de l’Intérieur « pour que lui soit délivrée immédiatement sa pièce d’identité ou qu’on lui signifie les raisons pour lesquelles l’administration lui refuse ce droit élémentaire de tout citoyen ».
Le 5 décembre, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, « joint au téléphone pour que Karim Wade soit édifié sur sa situation réelle afin d’envisager les mesures idoines, d’un ton arrogant et narquois a fait savoir que Karim Wade n’a pas droit à une carte d’identité nationale biométrique Cedeao ».
Déduction de Oumar Sarr: « Chacun sait que l’unique objectif de cette manœuvre est d’empêcher le candidat du Pds de déposer, à temps, un dossier complet devant le Conseil Constitutionnel dès les premières heures du 11 décembre alors que plusieurs juridictions internationales et une haute instance de l’Onu ontconsidéré comme non valide l’arrêt de la Crei et validé ainsi la recevabilité de sa candidature à l’élection présidentielle de 2019 ».
« Karim Wade va saisir ce lundi Aly Ngouille Ndiaye » Poursuivant, le secrétaire général national adjoint du Pds confie que ce lundi 10 décembre, par voie d’huissier, « le candidat de notre Parti saisira à nouveau les services du ministère de l’Intérieur pour disposer au moins d’un duplicata de sa carte d’identité biométrique qu’il joindra à son dossier de candidature à l’élection présidentielle, à la grande satisfaction du million de Sénégalais qui l’ont parrainé ». Selon Oumar Sarr, le Pds tient à informer les Sénégalais, l’opinion nationale et internationale des violations continues des droits de Karim Meïssa Wade et des « entorses in soupçonnées dressées contre sa candidature ».
Après un emprisonnement « arbitraire » de plus de trois ans suivi d’un exil forcé, soutient-il, « une désinscription sans base légale sur les listes électorales digne de films tragi-comiques, le régime de Macky Sall veut dresser encore de nouveaux barrages contre sa candidature pour s’assurer un improbable second mandat, mais cela ne passera pas » assure le numéro deux du principal parti d’opposition. Selon Oumar Sarr, les agissements de Macky Sall consacrent une des périodes « les plus hideuses de notre démocratie avec cette concentration des pouvoirs, l’incompétence et la corruption le disputant à l’ignominie ».
« Le Pds tient à informer tous les Sénégalais des dernières manœuvres du régime finissant de Macky Sall qui, après avoir ruiné le Sénégal, hypothéqué notre démocratie, violé en permanence l’Etat de droit, s’apprête à plonger notre pays dans le chaos pour se maintenir au pouvoir alors que les Sénégalais, dans leur immense majorité, ne veulent plus de lui, de sa famille et de son clan », conclut Oumar Sarr dans un communiqué.B. DIENG

Ousmane Sonko à Thiès «Macky a fait une rallonge de 50 millions d’euros aux français pour pouvoir inaugurer le ter en janvier»

http://www.dakarmatin.com/ « Des dizaines voire des centaines de milliards vont être ajoutés au coût initial du Train Express Régional (TER) pour que le président Macky Sall puisse l’inaugurer au mois de janvier et non  en juin 2019 comme prévu ». La révélation est du leader de Pastef/Les Patriotes.
Ousmane Sonko a bouclé sa tournée politique dans la capitale du rail, ce dimanche 9 décembre, par un méga meeting qui a enregistré une forte mobilisation des populations.
A ses nombreux militants et sympathisants venus des quatre coins du département de Thiès, le candidat à l’élection présidentielle Ousmane Sonko a rappelé que « dans le contrat entre l’Etat du Sénégal et les gestionnaires du Train express régional (Ter), les travaux de ce dit projet devraient être bouclés en juin, mais Macky Sall a demandé à ces derniers d’accélérer les travaux parce qu’il doit coûte que coûte inaugurer le projet en janvier prochain ».
Pour cela, poursuit-il, « les gestionnaires lui ont demandé d’ajouter encore beaucoup d’argent. Ce qui est d’ailleurs fait puisque 50 millions d’euros de plus ont été investis dans ce projet Ter ».
Ousmane Sonko, sachant qu’il se trouvait dans la capitale du rail, donc dans une ville de cheminots, a donc à dessein centré son propos sur les problèmes de chemin de fer. Notamment le Ter financé à un coût de plus de 1.000 milliards de francs alors que la société Dakar-Bamako ferroviaire est presque en faillite. Poursuivant, le leader du parti Pasteef renseigne que « les français lui (Ndlr, au président Macky Sall) ont fait d’autres requêtes concernant des entreprises françaises qui avaient fait des fraudes fiscales au Sénégal ». Il s’agit, selon lui, de « faire des abandons fiscaux sur des redressements de ces dites entreprises françaises.
Et ce sont des dizaines et des dizaines de milliards, pour ne pas dire des centaines de milliards FCFA, qui seront ajoutés simplement pour que le président Macky Sall puisse inaugurer le Ter au mois de janvier prochain au lieu de juin ». Par ailleurs le fils de Thiès a présenté l’essentiel de son offre politique aux habitants du département venus nombreux assisté à son meeting. Et d’insister surtout sur la région de Thiès, en tant que « poumon du Sénégal » du fait de l’énorme potentiel de la cité du rail.
Et d’énumérer : « en matière de ressources naturelles, surtout halieutiques, sur les 716 Km de côtes de notre pays, les 200 km se trouvent à Thiès. Egalement les terres agricoles de la région sont extrêmement fertiles, sans compter les ressources minières(le phosphate, le zircon, le pétrole et le gaz) ». Lequel gaz, s’offusque t-il, « est exploité dans des conditions léonines contre les intérêts du Sénégal depuis 2008».Entres autres potentialités,Ousmane Sonko cite aussi « le tourisme et l’artisanat ».
Selon l’ancien inspecteur des impôts et domaines radié de la Fonction publique, « c’est l’une des régions les plus prometteuses et porteuses pour le Sénégal mais malheureusement les Thiessois n’arrivent pas à s’épanouir à Thiès, beaucoup sont aujourd’hui à Dakar, comme d’ailleurs les fils des autres régions, parce que ce sont les mauvaises politiques publiques accumulées avec de mauvaises visions qui nous ont conduits à ces résultats ».
Le leader de Pastef, qui propose aux Sénégalais « une alternative à la place d’une alternance », a annoncé avoir déposé sa caution à la Caisse de dépôt et de consignation. En direction de la nombreuse assistance, Ousmane Sonko a assuré que « notre candidature n’est pas une candidature d’annonce et les Sénégalais seraient même surpris si, à la dernière minute, ils ne nous voyaient pas déposer cette candidature. Nous avons réuni beaucoup plus que ce qui était requis en termes de parrainages, avec toute la rigueur nécessaire en termes de collecte d’abord basée sur un système de volontariat.
Ce sont les jeunes du parti qui se sont mobilisés dans toutes les villes pour faire ce travail et dans toutes les régions du Sénégal, nous avons largement dépassé le quota des 2000 alors qu’ils en demandaient sur 7. Il s’y ajoute que ce sont les Sénégalais qui se déplaçaient parfois de façon spontanée pour venir à nos différents points de collecte, pour concrétiser leur désir de nous parrainer ». Et de poursuivre : « nous avons également été très rigoureux dans le traitement et la saisie de toutes les données, mais aussi dans le contrôle du second niveau.
Nous sommes sûrs qu’aucune signature ne pourra être rejetée de la liste qui sera déposée au Conseil Constitutionnel ». Sur la caution, le leader de Pastef de souligner : « Nous ne sommes pas riche mais avec l’apport des Sénégalais, la caution a été déposée et je n’y ai mis pas un seul centime  à la Caisse des Dépôts et Consignations et nous avons reçu une attestation.
Nous sommes donc totalement prêts pour sacrifier aux formalités de dépôt de candidature et attendre la liste qui sera publiée par le Constitutionnel » a informé le candidat Ousmane Sonko.Cheikh CAMARA, Correspondant permanent à Thiès

Me El Hadji DIOUF:«Changer La Ligne Éditoriale De Walf Est Une Insulte»

https://www.walf-groupe.com Le tonitruant avocat a croisé ce samedi 8 décembre 2018 le Premier ministre à Sacré-Cœur 2, chez Sidy Lamine NIASS. Après avoir présenté ses condoléances à la famille de Sidy Lamine NIASS, Me El Hadji DIOUF a parlé du Groupe Walfadjri

 «Changer le slogan ‘la voix des sans voix’, ligne éditoriale du Groupe WalFadjri toujours défendue par son défunt Président-directeur général, Sidy Lamine NIASS, serait une insulte en sa mémoire. Ce serait une offense envers Sidy Lamine NIASS de vouloir changer la ligne éditoriale de Walf. Car Sidy Lamine reste et demeure une référence éternelle dans la presse qu’il faudra perpétuer et enseigner aux générations futures. La ligne éditoriale de la vérité tant défendue par Sidy et appréciée par tous les Sénégalais n’a pas le droit d’être changée. Sidy est mort, mais il est toujours parmi nous, en raison de l’héritage qu’il a laissé et qu’on doit enseigner aux générations futures. Et si tout le monde est complaisant, l’héritage de Sidy risque d’être complaisant. On fait tout pour offenser la mémoire de Sidy et provoquer sa famille en s’attaquant à ses enfants, je trouve que c’est injuste. Il y a trop de manipulations et de médisance dans ce pays. Beaucoup de talibés sont tombés dans le piège de la manipulation pour l’enterrement. Celui qui disait qu’il faut enterrer Sidy à Kaolack dit maintenant que s’il meure, qu’on l’enterre à Dakar, ça ressemble à de la provocation envers la famille de Sidy. Moi, je ne les laisserai pas parce que j’ai un devoir éternel de reconnaissance envers Sidy. De plus, tu ne peux pas hériter ton père et hériter les enfants d’autrui. Toutes les personnes décédées ont été enterrées par leurs enfants. Donc, ce sont les enfants qui ont le plein droit sur leur père. Les seuls héritiers de Sidy, ce sont ses enfants. Il faut qu’on arrête de manipuler l’opinion. Si je ne parle pas, cela voudrait dire que j’ai trahi la conscience de mon ami Sidy. On dirait même que c’est du sabotage le fait d’attendre la mort de Sidy pour créer du bruit. Il y a un complot contre sa famille. Regardez lorsque Baye NIASS était décédé, on l’a enterré à Médina Baye et pourtant son défunt père, Mame Abdoulaye NIASS, avait été enterré à Léona Niassène. Lorsque Serigne Touba est décédé, on l’a a enterré à Touba et non à Diourbel ou d’autres contrées où il y avait ses frères. Donc la polémique qu’on a faite autour de l’enterrement était inutile. On devrait laisser à ses enfants seuls héritiers décider du sort réserver à leur papa Sidy et les encadrer».

Pour exiger sa carte d’identité Cedeao, Karim Wade envoie un huissier à Aly Ngouille Ndiaye

YERIMPOST.COM Le chèque de 30 millions déposé à la Caisse des dépôts et consignations, en guise de caution pour la présidentielle, Karim Wade ne dispose toujours pas de carte d’identité nationale biométrique, pièce essentielle dans le dossier de candidature à fournir au Conseil constitutionnel. Ce mardi 11 décembre sonne l’ouverture officielle du dépôt des candidatures. Après plusieurs sommations au ministre de l’Intérieur sans résultat, Karim Wade a décidé de mandater, ce jour lundi 10 décembre, un huissier de Justice afin de disposer, au moins, d’un duplicata de sa pièce d’identité qui sera joint à son dossier.

Mamadou Lamine DIALLO du mouvement TEKKI sur la présidentielle : « On peut bien tricher»

http://www.sudonline.sn En dépit de la démocratique supposée avancée du Sénégal, la triche est bien possible pour la prochaine présidentielle. C’est la conviction du candidat à la candidature du Mouvement Tekki, Mamadou Lamine Diallo, qui se prononçait sur les ondes de la radio Sud Fm, à l’émission Objection du dimanche 9 décembre. Il n’a pas manqué de tirer un bilan négatif du mandat du président Macky Sall, prédisant ainsi un «ajustement structurel»

Contrairement à ceux qui disent urbi orbi que le Sénégal est une démocratie majeure et qu’il est impossible de frauder à une élection dans le pays, l’opposition persiste et signe qu’il y a bien la possibilité de tricher à la présidentielle de février prochain. Ou du moins, le candidat à la candidature du Mouvement Tekki croit dur comme fer qu’il est possible de voler la présidentielle. Invité à l’émission politique Objection de la radio Sud Fm du dimanche 9 décembre dernier, Mamadou Lamine Diallo a exprimé toute sa suspicion pour l’élection qui se profile à l’horizon.
Très catégorique sur la question, il dira que «ce n’est pas vrai, on peut bien tricher». Il reste formel que «prétendre que la démocratie sénégalaise est tellement avancée et qu’on ne peut pas tricher, c’est faux car on peut bien tricher». S’expliquant, il révèle que le régime peut bel et bien brouiller les cartes en affectant des militants de l’opposition loin de leurs bureaux de vote d’origine. Pis, à son avis, le pouvoir en place peut retarder le vote dans les zones où la tendance ne lui est pas favorable.
Dans son face-à-face avec le journaliste Baye Oumar Guèye de Sud Fm, le député Mamadou Lamine Diallo n’a pas ménagé le pouvoir en place. Il a peint un tableau sombre de l’économie sénégalaise, estimant que «Macky Sall est dos au mur». D’ailleurs même, il a prédit «un ajustement structurel pour Macky Sall».
Donc, à son avis, il n’y a aucun doute que le bilan du président sortant est «négatif». Il a ainsi fustigé l’endettement du pays, l’échec du pouvoir dans la politique d’emploi, etc. Il a, en outre, accusé Macky Sall et son régime de se remplir les poches avec «cette fameuse croissance». Donc, la solution pour lui est «qu’il faut que Macky Sall parte». Pour y arriver, il dit être prêt à déposer son dossier de candidature à la présidentielle dans les délais car Tekki a atteint le quota de parrains requis et que la caution de 30 millions a été déposée

Moustapha NIASSE se défoule sur les deputes de l’opposition : «Vous êtes des lâches, des ruminants en divagation»

https://www.jotaay.net Le vote du budget du Programme triennal d’investissements publics (Ptip) n’a pas été de tout repos, samedi. Si le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a été bousculé, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse a, lui, traité les députés de l’opposition de «lâches».   

Tout est parti de la motion du président du groupe parlementaire «Liberté et Démocratie», Serigne Cheikh Mbacké. Alors que les débats se poursuivaient à la nuit tombante, il crie, depuis son siège : «appel au règlement».  La parole lui est donnée. Le député libéral en profite pour rappeler les dispositifs des articles 18 et 31 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. «Monsieur le Président, je sais que vous aimez la vérité et la transparence. A ce titre, vous devez accepter l’application des articles 18 et 31. Je vous ai (une fois) interpellé dessus, mais vous aviez répondu que vos prédécesseurs faisaient ainsi. Et je crois que vous ne devrez pas procéder de la manière dont se comportaient vos prédécesseurs. Vous devez appliquer le règlement intérieur», a fait savoir Serigne Cheikh Mbacké à Moustapha Niasse. En effet, l’article 68 dit que si le président de l’Assemblée nationale veut prendre la parole, «il doit quitter son fauteuil».
Aymérou Gningue à Cheikh Mbacké Bara Dolly : «Serigne bi, je sais que tu sais lire. Mais après lecture, il faut comprendre ce qu’on a lu»
Aussitôt son micro rangé, Moustapha Niasse se saisit dudit document. Il évoque, à son tour, l’article 69 qui dit : «Le président ne peut prendre la parole dans un débat que pour présenter l’état de la question y ramenée : «nak wala xar mbaa bey bu reer» (Ndlr : vous êtes comme un bœuf, un mouton ou un bouc en divagation). Les députés de la majorité se moquent de Serigne Cheikh Mbacké. «Serigne bi, je sais que tu sais lire. Mais après lecture, il faut comprendre ce qu’on a lu», égratigne Aymérou Gningue.
Moustapha Niasse traite de lâche Cheikh Mbacké Bara Dolly 
Après un tonnerre d’applaudissements et croyant qu’il a raison sur Serigne Cheikh, Moustapha Niasse d’avancer. «Le dictionnaire français utilise un mot qui s’appelle ‘’lâcheté’’. Lâcheté veut dire attaquer quelqu’un qui ne peut riposter. Et c’est ça que vous faites. Vous êtes des lâches», a attaqué Moustapha Niasse. Un mot de trop ? Sur ce, les députés de l’opposition se défoulent sur lui. Toussaint Manga, Marie Sow Ndiaye, Serigne Cheikh et Cheikh Bara Mbacké, Nango Seck, Mor Kane montent sur leurs grands cheveux de guerre. En chœur, ils fustigent le comportement du président de l’Assemblée nationale.
Pendant près d’un quart d’heure, l’Hémicycle bruit. On tape sur les tables. On s’insulte entre députés
«Nous ne pouvons plus accepter d’être insultés. Vous nous traitez de lâches. Mais nous ne sommes pas des lâches», ont-ils riposté. Pendant près d’un quart d’heure, l’Hémicycle bruit. On tape sur les tables. On s’insulte entre députés. Les uns soutiennent Moustapha Niasse, les autres bannissent les mots utilisés pour qualifier l’opposition parlementaire. Lui, est impassible. Mais, à le voir, l’on ne doute pas qu’il reconnaît avoir eu tort. Les travaux peuvent continuer. Le délai de minuit approche. «Maintenant, il y a un problème qu’on doit régler. Je propose à l’Assemblée de suspendre les débats. Et de régler cette question, parce qu’il y a 45 orateurs. Si on donne 5mn à chaque orateur, cela va faire plus de 3 tours d’horloge. Et les débats se termineront au-delà de 2 heures. Or, il n’est pas prévu de dépasser 00h», a rappelé Niasse. Il convoque les présidents des deux groupes parlementaires dans la salle d’attente de l’Assemblée. Il est retenu, dans le secret de leurs délibérations, que le nombre d’orateurs et de temps de parole soit réduit. Mais les débats s’imposent.
De retour dans la salle, Moustapha Niasse fait fi du règlement intérieur. Cheikh Bamba Dièye, représentant des non-inscrits, le lui rappelle. En vain. Et comme par enchantement, dans ces situations depuis le début de la 13elégislature, c’est le 3e vice-président de l’Assemblée, Abdou Mbow, qui fait une motion de vote sans débats. La proposition est vite adoptée en dépit du refus de l’opposition. Les députés passent aussitôt au vote.
Amadou Bâ lave Mame Mbaye Niang : «Ce dont je suis sûr, c’est que tout s’est fait dans les règles de l’art»   
La loi portant Ptip passe sans débats. L’opposition rumine. «Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan signe des centaines de contrats dans l’année. Ce contrat du Prodac ne peut être particulier. Je n’ai pas beaucoup à dire. Ce dont je suis sûr, c’est que tout s’est fait dans les règles de l’art», a lancé Amadou Bâ, acculé par les députés et la presse au sortir du vote du budget de son département ministériel.  Albino MANTANE 

Cheikh Bara Dolli vilipende ses collègues à qui Macky Sall a offert des maisons à la Cité Aliou Sow

https://www.jotaay.net Cheikh Bara Dolli reste égal à lui-même. Le député du groupe Liberté et Démocratie, par ailleurs responsable politique Bokk Gis-Gis à Touba, en a encore balancé hier à l’Assemblée. Il révèle que des députés ont reçu des maisons offertes par le chef de l’État, c’est pourquoi ils se tuent à le défendre. «Je ne suis pas de ceux qui, après une audience avec le Président, ont reçu des maisons se trouvant à la cité Aliou Sow. C’est pourquoi ils viennent chanter ses louanges ici. Oui il y en a à qui Macky Sall a offert des maisons à la cité Aliou Sow, c’est pourquoi ils sont revenus. Ils avaient boudé, parce qu’ils ne sont pas dans le bureau de l’Assemblée», a-t-il déclaré.

Rendez-vous au 66, avenue d’IENA à paris par madiambal diagne

L’opposition va à nouveau huer Macky Sall devant le siège de la Banque mondiale à Paris les 17 et 18 décembre prochain – Mais les partenaires techniques et financiers du Sénégal semblent ignorer les cris d’orfraie

En 2014, quand il s’était agi d’organiser le Groupe consultatif sur le Sénégal, au siège de la Banque mondiale à Paris, pour réunir les ressources nécessaires au financement de la première phase du Plan Sénégal émergent (PSE), les responsables de l’opposition au régime du président Macky Sall étaient vent debout. Ils avaient manifesté leur farouche opposition à la tenue de la rencontre et avaient préconisé d’organiser des marches à Paris pour, disaient-ils, «huer, le président Macky Sall et dissuader les partenaires au développement de fournir les financements sollicités». Ils avaient joint l’acte à la parole et avaient manifesté le 26 février 2014. La manifestation avait été autorisée et la police française leur avait fait respecter le périmètre qui leur était défini sur l’Avenue d’Iéna. Les slogans avaient fusé de toutes parts mais le Groupe consultatif s’était bien tenu et le PSE en était sorti, adoubé par les partenaires du Sénégal.

Le PSE finit par s’imposer comme référentiel de politique économique

Le gouvernement du Sénégal se voulait modeste en présentant un programme de financement estimé à quelque 1853 milliards de francs Cfa. La mayonnaise avait pris et les partenaires s’étaient engagés à financer le PSE pour la phase 2014-2018 à hauteur de 3729 milliards de francs Cfa. C’est ainsi que le PSE était entré dans sa phase d’exécution pratique. Les manifestations organisées à Paris contre le PSE et la gouvernance du président Sall n’avaient pas manqué, il faut le dire, de laisser quelques stigmates.

En effet, il était incompréhensible que des hommes politiques qui affirment aspirer à diriger les destinées de leur peuple pour espérer lui prodiguer un mieux-être, puissent se permettre des initiatives qui ont pour vocation d’empêcher leur pays de trouver des ressources nécessaires à son développement économique et social. Une bonne enveloppe de ces financements était constituée de dons importants et les taux de prêts qui avaient été consentis au Sénégal demeurent les meilleurs accordés à des pays africains. On se rappelle encore que le président Macky Sall, piqué au vif par une telle adversité, n’a pu s’empêcher de faire remarquer urbi et orbi que le PSE «transcende sa gouvernance car il vise d’impulser le développement du Sénégal à l’horizon 2035, une échéance à laquelle fatalement il ne sera plus au pouvoir». L’ancien président du Ghana, John Kuffuor (2001-2009), drapé dans sa belle et inconstatable réputation d’avoir impulsé les progrès économiques et démocratiques de son pays, avait tenu à faire le déplacement pour prendre part au Groupe consultatif afin d’apporter un soutien au président Macky Sall.

Au lendemain de ce Groupe consultatif, dans une chronique en date du 3 mars 2014 intitulée : «Un leader est né», pour reprendre l’appréciation de John Kuffuor à l’endroit de Macky Sall, nous écrivions notamment «qu’avec le Plan Sénégal émergent (PSE) présenté aux Sénégalais et à la Communauté internationale, le chef de l’Etat a fixé un cap nouveau, précis, inscrit dans un délai et dont les voies qui y mènent sont bien déterminées. Il s’y ajoute que Macky Sall, en décidant de présider personnellement la rencontre du Groupe consultatif, s’est révélé un chef d’Etat engagé, déterminé et qui se met dans une posture d’être comptable des résultats. Si le Groupe consultatif avait échoué et on pouvait bien le craindre, il en paierait le prix politique et sa crédibilité en aurait pris un coup.

A l’opposé, le succès du Groupe consultatif de Paris avec des engagements de la Communauté internationale deux fois supérieurs aux objectifs du Sénégal, devient son succès personnel et renforce son positionnement». Un collaborateur du chef de l’Etat satisfait de commenter : «Macky Sall vient de commencer véritablement son mandat.» Nous ajoutions : «(…) le plus dur reste à faire. Il a réussi à redonner confiance aux Sénégalais, à ressusciter l’espoir. Faudrait que cet espoir ne soit pas vain ! Pour ce faire, Macky Sall est attendu sur la prise en charge des accords convenus avec les partenaires techniques et financiers. De la même manière qu’il a réussi à fédérer toutes les énergies autour du PSE, le chef de l’Etat devra susciter l’adhésion populaire, un consensus autour de sa mise en œuvre. Pour ce faire, il s’avère nécessaire de placer l’exécution entre des mains expertes et surtout transcender les clivages et petites querelles qui ne manquent pas de voir le jour quant à la conduite des réalisations prévues dans le PSE.

Une expérience observée au Qatar, avec l’institutionnalisation d’un ministère dédié au Suivi des actions du gouvernement pourrait inspirer en vue de plus d’efficacité. Aussi, le chef de l’Etat devrait se mettre à l’école d’un style de gouvernance qui lui apprendrait à prendre plus de hauteur vis-à-vis de certaines diatribes de mauvais aloi. Ainsi, consacrerait-il son énergie à mettre en œuvre ses grands projets plutôt que de se révéler irascible chaque fois qu’il est titillé dans ses relations avec ses adversaires politiques ou qu’il surveille les sorties de son prédécesseur dont le jeu favori est de casser du sucre sur son dos».

Dès le 14 mars 2014, Mahammed Boun Abdallah Dionne sera nommé ministre chargé de la Coordination du Bureau opérationnel Sénégal-Emergent (Bosse). On le voit, le travail a été fait. En effet, on constate, à la fin de cette première phase, que les partenaires du Sénégal ont accompagné le PSE au-delà des attentes. En définitive, quelque 6721,6 milliards de francs Cfa ont été injectés dans l’économie dans le cadre du Plan d’actions prioritaires 1 (2014-2018) du PSE. Cela a eu pour conséquence d’élever la croissance à plus de 6,8% sur plus de trois années consécutives. Jamais dans l’histoire politique du Sénégal, un tel niveau de croissance n’a été enregistré auparavant et surtout dans la durée et de manière constante. Le PSE a complètement changé le visage du pays comme en témoignent les nombreuses réalisations engrangées en termes d’infrastructures et autres leviers économiques. Le Sénégal organise un nouveau Groupe consultatif les 17 et 18 décembre 2018, pour demander un financement du Plan d’actions prioritaires 2 du PSE, pour la période 2019-2023.

L’opposition va à nouveau huer Macky Sall devant le siège de la Banque mondiale à Paris. On reprend à peu près les mêmes. Il faut dire que les rangs de l’opposition se sont dégarnis de 2014 à maintenant, car ils sont nombreux, des opposants qui ont estimé devoir jeter l’éponge considérant que le combat contre Macky Sall est perdu d’avance. Il n’en demeure pas moins qu’il ne devra pas être difficile de rassembler quelques dizaines de «gilets vert-jaune-rouge» à Paris, pour crier des slogans hostiles au président Sall.

Le Front de résistance nationale (FRN), mis en place par l’opposition au président Macky Sall, se voudrait irréductible. Ses membres ont pris l’engagement de «vilipender» le président Sall devant le Groupe consultatif. Le 14 novembre 2018, la cellule de communication du FRN a fait face à la presse pour annoncer qu’elle compte internationaliser son combat. Ainsi, «le FRN déposera une lettre au Groupe consultatif de Paris pour lui demander de surseoir à la signature de nouveaux prêts au gouvernement du Sénégal en décembre 2018, veille d’une élection présidentielle».

Aussi, «le Front a décidé, en cas de persistance du Groupe consultatif de Paris à signer de nouveaux engagements de prêts au gouvernement en décembre, de se déplacer dans la capitale française pour manifester, dénoncer avec force cette immixtion manifeste des bailleurs de fonds dans les affaires intérieures de notre pays». Le FRN fonde son action, selon Mansour Niasse, rapporteur de la Commission communication, sur le fait que «la revue du portefeuille des opérations de la Banque mondiale au Sénégal a mis à jour une situation monétaire tendue, avec insuffisance des fonds de contrepartie». En outre, il est de notoriété publique que des responsables de l’opposition ont envoyé des lettres aux institutions de Bretton Woods pour les accuser même de complaisance vis-à-vis de la gouvernance du président Macky Sall.

Des protestations ignorées par les partenaires du Sénégal

Le Plan d’actions prioritaires (Pap 2) est d’un coût global de 14 098 milliards de francs Cfa. Le financement est déjà acquis pour 9414 milliards de francs Cfa soit 66,8%. Le gap de financement à rechercher est de 4684 milliards de francs Cfa. Ce financement acquis provient de 45,1% du budget national et de 54,9% de la part des partenaires techniques et financiers. Pour financer le gap, le Sénégal attend 2850 milliards de francs Cfa de ses partenaires publics et 1834 milliards de francs Cfa de participation du secteur privé dans les projets.

La Communauté internationale, plus particulièrement les partenaires techniques et financiers du Sénégal, semblent ignorer les cris d’orfraie. Et pour cause ! Le 30 novembre 2018, à Bruxelles, l’Union européenne et la Banque mondiale ont décidé de soutenir le Pap 2. Les ambassadeurs des 14 pays de l’Union européenne à Dakar ont rencontré le ministre de l’Economie, des finances et du plan du Sénégal, Amadou Ba, pour l’assurer de leur engagement à appuyer le Sénégal dans sa politique de recherche de financement. Ainsi, une convention de financement pour un montant de 491 milliards de francs Cfa a été signée séance tenante. Le ministre de l’Economie, des finances et du plan a aussi présidé la cérémonie de signature du Document de Stratégie conjointe européenne pour le Sénégal 2018-2023. Mieux, l’Union européenne (UE) prévoit d’allonger son financement pour 500 autres milliards de francs Cfa à l’occasion de la réunion du Groupe consultatif. La Banque européenne d’investissement a eu aussi à annoncer aux autorités sénégalaises sa volonté de miser sur le PSE. La Banque mondiale qui, lors du Groupe consultatif de février 2014, s’était engagée à participer pour 500 milliards aux financements des projets du PSE, a suivi la cadence et a rallongé son enveloppe jusqu’à injecter quelque 1000 milliards de francs Cfa dans la phase 1 du PSE. Cette même Banque mondiale, suivant les appréciations positives de son président Jim Yong Kim sur les progrès économiques du Sénégal, a accordé, le mois dernier, un appui budgétaire de quelque 300 millions de dollars. La Banque mondiale se propose de faire mieux.

La même consigne est de rigueur auprès de la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea), de la Banque islamique de développement (Bid) et du Fonds saoudien, toutes institutions financières internationales démarchées par le Sénégal dans le cadre de la préparation du prochain Groupe consultatif. La Bid, faudrait-il le rappeler, a investi les quatre dernières années au Sénégal, plus qu’elle n’a jamais eu à le faire durant quarante ans de coopération avec le Sénégal. La Banque africaine de développement ne sera pas en reste. L’Agence française de développement s’est engagée, le 5 décembre dernier à son siège à Paris, à appuyer davantage le Pse. On se rappelle que la France avait promis au Groupe consultatif de 2014 de contribuer pour 282 milliards de francs Cfa. En définitive, la France a déboursé au profit du Sénégal quelque 1000 milliards de francs Cfa durant le Pap 1.

* Ce titre m’a été inspiré par un article de Abdou Salam Kane (Asak) titré : «Rendez-vous au Quai Conti.» Le 22 octobre 1996, le Président Abdou Diouf était invité pour s’adresser aux députés français au Palais Bourbon. Ses opposants, dirigés par Abdoulaye Wade, étaient dans la rue pour le houspiller. Non sans humour, Asak donnait rendez-vous à Wade et compagnie au Quai Conti, siège de l’Académie française, pour trancher un débat sémantique.

Les piques de l’as de ce lundi

SenePlus  |   Publication 10/12/2018

Le riz du Gamou de Pire

«Il y a des choses qui se sont passées cette année dans le cadre de la préparation du Gamou de Pire, et qui n’ont jamais été constatées depuis le début de la célébration de l’évènement. Je tiens personnellement à en informer les Ministres Omar Guèye et Augustin Tine, après la cérémonie ». Cette déclaration de Serigne Mansour Cissé khalife de Pire, à l’occasion de la cérémonie officielle, avait surpris certains mais pas les membres du comité d’organisation. En effet, nos sources révèlent que le marabout faisait allusion à la situation inédite marquée par le fait que la famille, pour la première fois, n’a pas reçu du gouvernement la dotation en riz. L’affaire était sur toutes les lèvres et les grincements de dents ont fusé de partout. Mais une autre source précise que l’Etat évite désormais de donner ce riz qui est souvent une source de discorde. En lieu et place, l’enveloppe financière destinée à appuyer l’organisation a été fortement revue à la hausse, ainsi que les investissements pré-gamou.

Bougane pleure sa grand-mère

En dépit du rappel à Dieu de sa grand-mère, Bougane Guèye Dani a tenu à honorer de sa présence le «Sargal» organisé en son honneur par une responsable de «Geum Sa Bopp» à Sam-Sam 3 de la commune de Diamaguène Sicap-Mbao, en l’occurrence Maty Guèye. En annonçant son décès, Bougane Guèye Dany révèle que cette dame représentait tout pour lui. «Je n’ai pas connu mon père, je n’ai pas non plus connu ma mère. C’est ma grandmère qui m’a éduqué», dit-il, avant de craquer et de fondre en larmes, gagné par l’émotion. Le dernier acte posé par la défunte, dit-il, c’est d’avoir béni sa nouvelle trajectoire de conquête du pouvoir.

Ouza Diallo et «Jotna Africa»

Le mouvement «Jotna Africa» dirigé par le chanteur Ouza Diallo était en assemblée générale hier, au foyer Hamo 4 de Guédiawaye, pour réfléchir sur les voies et moyens pouvant leur permettre de faire un choix judicieux à l’élection présidentielle du 24 février prochain. Ainsi, le mouvement est appelé à faire son choix entre le pouvoir, l’opposition dite républicaine incarnée par Idrissa Seck, Khalifa Sall et Karim Wade, entre autres, et l’opposition radicale incarnée par Ousmane Sonko, Bougane Guèye Dani, etc. Le soutien à l’un de ces différents candidats sera révélé dans un délai d’un mois. Selon le chanteur Ouza Diallo, le mouvement va prendre position au plus tard le 15 janvier prochain, au terme d’une assemblée générale. Une démarche aux allures d’un appel du pied au candidat le «plus offrant »! Par ailleurs, le chanteur Ouza Diallo précise qu’il conditionne son soutien à l’implication de son mouvement dans les instances de décision aux niveaux communal, national et international.

Ameth Fall Baraya reçu au Palais jeudi prochain

Le responsable du Parti démocratique sénégalais (Pds) à Saint-Louis, Ameth Fall Baraya, ne rate aucune occasion pour rejeter toute idée de quitter son parti pour rejoindre Macky Sall et son camp. Pourtant jeudi prochain, avec des membres de son mouvement dénommé la «Nouvelle Force Economique du Sénégal», Ameth Fall Baraya sera reçu en audience au Palais par le président de la République. «Je serai reçu par Macky Sall dans le cadre de mes activités économiques. Je n’y serai pas seul non plus», a-t-il soutenu avant d’annoncer l’organisation d’un grand meeting dans le courant du mois à Saint- Louis, à la place Abdoulaye Wade. Venu présider l’assemblée générale de la Nouvelle Force Economique du Sénégal, le Premier ministre Mahammad Boun Adallah Dionne a fait un appel du pied à Baraya.

Dr Diallo de Tambacounda quitte l’APR

Le vent des frustrations a fortement secoué l’Alliance Pour la République (APR) de Tambacounda. A quelque mois de la présidentielle, l’Apr vient d’enregistrer une perte avec la démission de Dr Salif Samba Diallo, président du mouvement politique JLD. C’est un Dr Salif Samba Diallo très remonté contre les responsables apéristes locaux et nationaux qui a fait face à la presse hier, pour annoncer son divorce avec l’Apr. Le désormais ex-apériste dit ne pas du tout comprendre ce qui se passe dans cette formation où chacun fait ce qu’il veut comme dans une armée mexicaine. Il n’a fait que suivre la volonté des jeunes de son mouvement qui l’avaient invité le 16 septembre dernier à rompre avec l’Apr qui ne leur accorde aucune considération. Il pourrait rejoindre Hadjibou Soumaré.

Karim Wade n’est pas au Maroc

Le candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds) n’est pas encore en route pour le Sénégal, comme on le fait croire. Me El Hadj Amadou Sall, responsable libéral, a apporté des précisions hier sur le prétendu déplacement de Karim Wade au royaume chérifien. Invité de l’émission «Jury du Dimanche» d’I-radio, Me Sall a soutenu que leur candidat n’est pas au Maroc mais plutôt à Doha. Toutefois, il précise que Karim Wade n’est pas ébranlé par les menaces du pouvoir de l’envoyer en prison s’il met les pieds au Sénégal. Pour l’avocat, Karim Wade sera bien au Sénégal pour participer à la présidentielle et il ne paiera pas un kopeck à l’Etat, parce qu’il ne lui doit rien.

Le nom de la coalition Idy2019

Sans tambours ni trompettes, le parti Rewmi a été le premier à déposer le nom de la coalition qui va porter la candidature de son mentor Idrissa Seck, à la prochaine élection présidentielle, au Conseil constitutionnel. Les responsables de Rewmi, qui avaient gardé l’information jusqu’à hier, ont rendu public le récépissé de dépôt de la coalition Idy2019. On se rend compte que le mandant de Rewmi, Babacar Guèye, est passé à la greffe du Conseil constitutionnel depuis le 30 novembre dernier pour déclarer le nom de sa coalition bien avant le passage de Mimi Touré pour le compte de Benno Bokk Yakaar, le 05 décembre, de Bougane Guèye Dany, Malick Gakou, etc.

El hadji Hamidou Kassé

De plus en plus, les responsables de l’Alliance pour la République (Apr) s’activent en perspective de la prochaine élection présidentielle. Si d’aucuns continuent de remettre des fiches de parrainage, d’autres rassemblent leurs militants et sympathisants en vue de préparer les prochaines joutes. Le ministre en charge de la communication du président de la République, El hadji Hamidou Kassé, n’est pas en reste. En effet Samedi, M. El Hadji Kassé a passé l’après-midi avec les militants de son mouvement « République et Emergence ». Ils ont pris l’engagement de faire gagner le président Macky Sall au premier tour.

Amadou Ba a reçu 10 159 parrains d’Abdoulaye Ndour

Le délégué régional de Dakar pour le parrainage, le ministre Amadou Ba, continue de recevoir les fiches de parrainage des responsables apéristes de Dakar. Le ministre conseiller Abdoulaye Ndour a remis à Amadou Ba 10.159 signatures collectées, dont 4.130 dans la Commune de Yoff et 6.029 à Grand Yoff, Médina, Parcelles Assainies, Thiaroye, Pikine, Fass Mbao, etc.. Il a été soutenu par plusieurs mouvements.

Le Model remet 3369 signatures

Dans le département de Saint- Louis, les partis membres de la coalition Benno Bokk Yaakar, comme le Mouvement pour la Démocratie et des Libertés (Model), ont remis leurs parrainages au délégué régional Mansour Faye. Cheikh Gaye, le coordonnateur régional du Model, a donné pour sa part un lot de 3369 signatures dans ce sens. Pour M. Gaye, le travail continue et le Model entend participer activement à la réélection du président Macky Sall au premier tour.

Décès de l’ancien député Elimane Amar Kane

iGFM – (Dakar) – L’ancien député socialiste et ancien questeur de l’Assemblée nationale n’est plus. Elimane Amar Kane est décédé ce dimanche 9 décembre à Dakar, à l’âge de 83 ans, des suites d’une courte maladie. , il fut le premier maire de la commune de Thilogne (Fouta).

Membre influent du parti socialiste, Elimane Amar Kane s’est toujours investi pour l’amélioration les conditions de vie des populations du Fouta, sa région natale.

Molesté par Ahmed Aidara et Mamadou Mansour, Bougane lâche:«Vous les journalistes vous…»

https://senego.com/ Le leader du mouvement « Gueum sa bopp », Bougane Guèye Dani était l’invité de l’émission « Teuss » de ce lundi 10 décembre 2018. Piqué de les cotés par ses subalternes (Ahmed Aidara,Mamadou Mansour Diop), Bougane Guèye Dani s’est souvenu du bon vieux temps avec son ancien patron Sidy Lamine Niasse rappelé à Dieu mardi dernier, tout en leur mettant sur les rails.

« Vous les journalistes, vous  trompez les citoyens. Vous ne maîtrisez pas les informations et vous donnez de fausses informations aux populations. C’est grave….Je suis journaliste comme vous. J’invitais Sidy Lamine Niasse dans mon plateau et je jouais au jeu d’équilibriste comme vous êtes en train de le faire… », affirme-t-il!

Présidentielle sénégalaise : quatre opposants investis candidats

APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé –Trois leaders de l’opposition et un membre de la société civile ont été investis le week-end dernier candidats à l’élection présidentielle du Sénégal de février prochain, défiant ainsi le président sortant Macky Sall, investi depuis le 1er décembre par la majorité présidentielle « Benno Bokk Yakaar ».

Tous députés, les trois politiciens investis candidats sont Mamadou Diop Decroix, secrétaire général d’AJ/PADS, Aïssata Tall Sall, présidente du mouvement ‘’Osez l’avenir’’ et le professeur El hadji Issa Sall du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur).

Ils ont été investis samedi, là où le mouvement ‘’Sénégal Rék’’ a jeté son dévolu, dimanche, sur le célèbre architecte Pierre Goudiaby Atépa.

« Je suis candidat pour poursuivre le combat que j’ai toujours mené, celui du développement de mon pays, de notre pays », a dit Atépa lors de son investiture, avant de profiter de l’occasion pour révéler que son mouvement a collecté plus de 120.000 parrainages, doublant ainsi pratiquement le nombre réclamé par la loi pour valider sa candidature.

La vision de l’architecte est proche de celle de la socialiste Aïssata Tall Sall qui, dans ‘’Osez l’avenir’’, promet une « société de progrès » si elle est élue présidente de la République du Sénégal. Une chose qui serait historique, car jusque-là le pays n’a été dirigé que par des hommes.

Parmi toutes ces investitures, celle du Pur a le plus attiré l’attention à cause de la grande mobilisation de ses partisans aux Allées du Centenaire de Dakar.

Fort de son bon score (4e avec trois députés) aux dernières législatives, ce parti proche des Moustarchidines wal moustarchidaty (mouvement religieux sénégalais d’obédience tidjane), mais s’en réclame indépendant, veut faire de son coordonnateur national, Issa Sall, le cinquième président du Sénégal.

Et c’est à travers le programme dénommé ‘’Pur 100’’ que le Pur compte mener le Sénégal sur le chemin du développement, dont l’un des socles sera « l’enseignement obligatoire jusqu’à 16 ans».

Enfin le secrétaire général d’AJ/PADS, Mamadou Diop Decroix, également allié du Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ex-président Abdoulaye Wade, a profité de son investiture pour lancer un appel à ses collègues de l’opposition pour unir leurs forces dans le but d’avoir une élection « transparente ». En effet, M. Diop soupçonne le régime de Macky Sall de vouloir « arracher une victoire » le 24 février 2019, jour du premier tour de la prochaine présidentielle.

Pour sa part, le président sortant Macky Sall, en poste depuis 2012, a été investi candidat le 1erdécembre dernier par la Coalition Benno Yaakaar et ainsi il brigue un second mandat après le premier entamé en 2012.

L’investiture du président Sall a été rehaussée par la présence, perçue comme une « ingérence » par plusieurs opposants, de ses homologues de la Gambie, Adama Barrow, de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, du Liberia, George Weah, et de la Mauritanie, Mohammed Ould Abdel Aziz.ODL/cat/APA

Décès de Sidy Lamine:Macky chez Ahmed Khalifa Niass

Seneweb.comLe Président Macky Sall est annoncé cette après-midi chez Ahmet Khalifa Niass, frère du défunt, pour présenter ses condoléances à la famille de Sidy Lamine Niass, décédé mardi dernier.

D’après des informations de SeneWeb, le chef de l’État va présenter « les condoléances de la nation ».

À noter que l’absence du gouvernement à l’inhumation du défunt PDG du groupe Wal fadjri, à Léona Niassène, avait intrigué plus d’un.Mais, c’est hier que le Premier ministre, Mouhamed Dionne, s’est rendu chez Sidy Lamine Niass à Sacré Coeur.Pour dire donc que des annonces sont attendues, surtout concernant l’avenir du groupe de presse Wal fadjri, lors de l’entrevue entre Macky Sall et le grand frère de Sidy Lamine Niass.Salla GUÈYE

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