Revue de presse du Vendredi 23 Novembre 2018

APE:la Côte d’Ivoire va ouvrir son marché «à 80% à l’Union européenne à partir de janvier 2019»

https://www.financialafrik.com La Côte d’Ivoire va ouvrir son marché « à 80% à l’Union européenne à partir de janvier 2019 » a rapporté le site abidjan.net qui cite Stéphane Aka-Anghui, le directeur de cabinet adjoint du ministre en charge de l’Intégration africaine. La déclaration a été faite  au cours d’un atelier sur la mise en œuvre de l’APE, l’accord de partenariat économique, tenu ce 19 novembre à Abidjan.

Le pays en effet a signé un APE intérimaire, en attendant un accord pour un APE régional au niveau de la CEDEAO, au travers duquel ses exportations bénéficient de franchises douanières aux portes de l’UE. Ainsi les exportations ivoiriens de bananes, de conserves de thon et de produits dérivés de cacao, entre autres, bénéficient de ce régime préférentiel qui en garanti la compétitivité sur le sol européen. En dehors de cet accord, une taxation de 20% de l’industrie thonière ivoirienne, aurait des effets désastreux sur un secteur qui emploie des milliers de personnes, a fait remarquer Stéphane Aka-Anghui.

Aussi, les exportations ivoiriennes vers l’UE, premier partenaire commercial du pays, sont-elles évaluées à 4 500 milliards FCFA contre 2 500 d’importation, soit un excédent de 1 500 milliards FCFA.

Et c’est pour se conformer au principe de réciprocité au risque de perdre ces avantages que le pays entend libéraliser ses importations en provenance de l’UE. Toutefois, « la plupart des produits fabriqués localement ont été exclus de cette libéralisation » et pour « les premières années ne sont concernés que les matières premières et les intrants » a expliqué Stéphane Aka-Anghui.

La Côte d’Ivoire espère tirer son épingle du jeu, préserver son économie et ses relations commerciales avec son principal marché d’exportation et compenser éventuellement les pertes de recettes douanières dont 40% proviennent de ses échanges avec l’UE.

La Côte d’Ivoire, avec le Ghana, se préparent donc à faire un pas supplémentaire dans la mise en place de l’APE, alors qu’au niveau de la CEDEAO, les négociations pour un APE régional reste bloquées du fait de l’opposition catégorique du géant nigérian qui met en avant les menaces sur son industrie.

Pour certains experts, la mise en œuvre pleine de l’APE intérimaire par la Côte d’Ivoire va torpiller le processus d’intégration au sein de la CEDEAO, les autres Etats devant être amenés à rétablir les barrières douanières afin de prémunir contre une invasion de produits européens. Jean-Mermoz Konandi

Afrique du Sud:la Banque centrale relève son taux directeur pour la première fois depuis mars 2016

(Agence Ecofin) – La Banque centrale sud-africaine a relevé, le 22 novembre, son taux directeur de 25 points de base, à 6,75%, pour tenter d’empêcher une montée en flèche de l’inflation.

Il s’agit du premier relèvement du taux directeur de la South African Reserve Bank, depuis mars 2016.

« La faiblesse du taux de change et l’impact de la hausse des prix du pétrole ont contribué à la hausse de l’inflation depuis mars 2018. Dans le même temps, la croissance reste faible », a souligné le comité de politique monétaire (MPC) relevant de l’institution.

« En retardant cet ajustement, les anticipations d’inflation pourraient s’enraciner à des niveaux plus élevés, ce qui nécessiterait une réponse monétaire encore plus forte à l’avenir », a ajouté le comité.

Selon les données de l’agence sud-africaine des statistiques (Statistics South Africa), l’inflation est passée de 3,8% en mars à 5,1% en octobre. Elle reste cependant dans la fourchette située entre 3% et 6%, fixée par le comité de politique monétaire.

Lire aussi:

25/10/2018 – Afrique du Sud : l’inflation sur un an a enregistré une hausse de 4,9% en septembre

23/08/2018 – Afrique du Sud : l’inflation a atteint en juillet son plus haut niveau depuis dix mois

20/04/2018 – Afrique du Sud: l’inflation atteint en mars son niveau le plus bas depuis 7 ans

10/10/2018 – Le FMI abaisse ses prévisions de croissance pour l’Afrique du Sud pour 2018 et 2019, respectivement à 0,8 et 1,4%

Le nombre des centres commerciaux en Afrique a presque doublé entre 2011 et 2018, selon Sagaci Research

 (Agence Ecofin) – Le nombre total des centres commerciaux en Afrique, hors Afrique du Sud, a presque doublé entre 2011 et 2018, a révélé le cabinet de conseil et d’études de marché Sagaci Research dans la 6è édition de son étude «Shopping Malls in Africa».

Sagaci Research a recensé 581 centres commerciaux opérationnels sur le continent, en dehors de la nation arc-en-ciel, dont 41 ont ouvert leurs portes entre juillet 2017 et juin 2018.

Les divers centres commerciaux disséminés à travers le continent couvrent une superficie de 8 millions de mètres carrés.

L’étude révèle également que trois pays (l’Egypte, le Kenya et le Nigéria), disposent chacun de centres commerciaux ayant une superficie supérieure à 500 000 m².

L’Egypte compte le plus grand nombre de centres commerciaux (106), suivi du Kenya (66) et du Nigéria (53).

Sagaci Research a par ailleurs précisé que la hausse spectaculaire du nombre des centres commerciaux en Afrique s’explique essentiellement par l’urbanisation galopante, le boom démographique ainsi que par l’intérêt accru qu’accordent les acteurs de la grande distribution au continent, la modification des habitudes de consommation et la hausse des revenus des ménages africains.

Lire aussi:

08/09/2016 – 204 centres nouveaux commerciaux devraient ouvrir leurs portes en Afrique d’ici 2020, selon Sagaci Research

11/04/2017 – Top 15 des villes d’Afrique subsaharienne en termes de surface globale des centres commerciaux

29/06/2016 – Wendel, CDC International et le Qatar investissent dans le développement des centres commerciaux en Afrique  

22/03/2016 – CFAO veut construire 20 centres commerciaux en Afrique centrale et de l’Ouest pour 500 millions $

10/03/2014 – L’émirati Majid Al Futtaim construira cinq centres commerciaux en Égypte

La BCEAO décerne le prix Abdoulaye Fadiga à un chercheur togolais

https://www.financialafrik.com Vigninou Gammadigbe, Doctorant à la Faculté de Sciences économiques et de Gestion à l’Université de Lomé au Togo, a remporté la 6ème édition du Prix Abdoulaye Fadiga pour la promotion de la recherche économique.  L’étude intitulée «Survie des banques de l’UEMOA  a remporté le prestigieux prix qui porte le nom de l’un des directeurs les plus emblématiques de la BCEAO, celui qui a eu à africaniser l’institution alors qu’elle se trouvait encore en France.

Le chercheur  démontre dans son étude comment l’entrée en vigueur des normes Bâle II et Bâle III en janvier 2018, peut permettre aux fonds propres de réduire significativement les probabilités de faillite des banques de l’UMOA

D’une valeur de  de 10 millions FCFA, le prix a été remis mercredi matin au cours d’une cérémonie organisée au siège de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), à Dakar. En outre, trois prix d’encouragement dotés chacun d’un montant de cinq millions FCFA ont été décernés à MM. Aboudou Ouattara (Ivoirien), Kouamé Désiré Kanga (Ivoirien) et Ruben Barnabas Djogbenou (Bénin).

Pour sa part, le gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet Koné, a demandé aux chercheurs et universitaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de valoriser leurs travaux et de contribuer ainsi à soutenir les actions économiques engagées pour la consolidation des performances de la Banque. Il a révélé son ambition d’étendre ce prix à toute l’Afrique et de lui donner une autre dimension dans le cadre d’une fondation qui porterait le nom d’Abdoulaye Fadiga.

Né le 10 mars 1935 à Touba (Côte d’Ivoire) et décédé le 11 octobre 1988 à Dakar (Sénégal), Abdoulaye Fadiga fut nommé, le 15 décembre 1974, premier Gouverneur africain de la BCEAO. Un film documentaire retraçant sa vie, sa carrière, sa vision, diffusé à l’occasion de la cérémonie, témoigne, par la voix de ses proches, des valeurs humaines et professionnelles de ce Grand panafricaniste qui a révolutionné l’institution autrefois basée à Paris, en France, notamment par son Africanisation et la prise en main de la politique monétaire de l’Union.

Ismaïla Madior Fall annonce l’adoption d’un nouveau code pétrolier au Sénégal

https://www.pressafrik.com Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall a procédé, ce jeudi au lancement de la publication du rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les industries Extractives (ITIE). Une norme internationale, selon le ministre, qui vise à améliorer la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources minières, pétrolières et gazières. L’ancien président de l’ITIE a rappelé la décision du chef de l’Etat d’adopter un nouveau code pétrolier. Ce, pour s’assurer d’un bon cadre juridique. Il précise qu’un projet de loi est en cours de finalisation sur la répartition des revenues.

 « Ce qu’on peut retenir de cette rencontre là, premièrement, c’est la publication du rapport de l’ITIE qui montre l’engagement du président de la République Macky Sall depuis son accession au pouvoir pour la bonne gouvernance et la transparence dans les industries extractives. Deuxièmement, le Sénégal fait partie des pays qui se sont distingués dans la transparence sur la bonne gouvernance dans les industries extractives. Cela fait que le Sénégal, est le 1er pays africain à avoir réalisé des progrès satisfaisants », a-t-il dit.

Selon l’ancien président de l’ITIE, des pas ont aussi été faits entre le gouvernement et l’ITIE, pour ce qu’on appelle « la diffusion des propriétaires réels ». Poursuivant ces propos, le ministre a également précisé que « d’ici 2 à 3 années, le Sénégal va devenir le pays gazier, un pays pétrolier, un pays minier ».Ibrahima Mansaly

Un milliard de tonnes de phosphate, 800 millions de tonnes de sable titanifère à zircon : Abdou Aziz Sy, Président Chambre des mines, explore les perspectives économiques du Sénégal

https://www.dakaractu.com L’avenir économique du pays est plus que jamais prometteur vu le potentiel dans le sous-sol sénégalais. C’est l’assurance que porte le président de la Chambre des mines du Sénégal, Abdou Aziz Sy.
Dans son discours lors de l’atelier de partage du rapport 2017 du Comité national ITIE, il a souligné : « Au-delà des paiements déclarés versés et perçus par l’Etat, le rapport de conciliation contient des données contextuelles très importantes ». Selon lui, le Sénégal a produit rien qu’en 2017, 7,25 tonnes d’or, 663 kg d’argent, 2 millions 600 mille tonnes de ciment, 500 mille tonnes d’ilménite (titane), 2700 tonnes de rutile, 7245 tonnes leucoxène et 80 mille tonnes de zircon.
Poursuivant ses explications, le directeur de Sabadola Gold Corporation informe que ces 80 mille tonnes de zircon ont été vendues à 40 milliards de francs Cfa, soit 500 mille francs la tonne. Preuve, s’il en était besoin, que le zircon présenté comme un diamant, est vraiment très loin du compte.
En termes de potentialité, Abdoul Aziz Sy estime que le « sous-sol sénégalais recèle de plus d’un milliard de tonnes de phosphate, 800 millions de tonnes de sables titanifère à zircon, 10 millions de tonnes de cuivre, 23,750 millions de tonnes de mètres cube de tourbe, 360 tonnes d’or et un milliard de tonnes de fer. Et le tableau reste le même pour les hydrocarbures avec des resserves P10 estimées à plus de 4,2 milliards de barils de pétrole et plus de 1800 milliards de mètres cube de gaz naturel ».
Ce qui fait dire au président de la Chambre des mines qu’ « il ne fait aucun doute que le Sénégal est béni de Dieu et  les perspectives économiques sont globalement optimistes ».

Un déficit de 617,7 milliards fin septembre 2018

http://www.rewmi.com Au terme des neuf premiers mois de l’année 2018, la gestion budgétaire est marquée par une exécution satisfaisante des dépenses publiques et un léger repli des ressources. Malgré cela, le solde, dons compris, est évalué en déficit de 617,7 milliards, contre un déficit de 521,7 milliards un an auparavant.

 Les dépenses sont évaluées à 2 212,9 milliards à fin septembre 2018, contre 2 131,3 milliards un an auparavant, soit une progression de 81,6 milliards, principalement attribuable aux charges courantes, selon la note de conjoncture du troisième trimestre 2018 de Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). L’évolution de ces dernières est portée par le fonctionnement, la masse salariale et les intérêts sur la dette qui se sont, dans l’ordre, accrus de 16,5%, 12,2% et 18%. Pour leur part, les dépenses en capital sont estimées à 792,5 milliards, à fin septembre 2018, en baisse de 11,7% par rapport à la même période un an plus tôt. Cette situation traduit les replis respectifs de 13,1% et 6,6% des investissements sur ressources internes et extérieures. S’agissant des ressources, elles sont constituées de recettes budgétaires, de dons et de ressources du Fonds de Soutien à l’Energie (FSE). En glissement annuel, elles se sont contractées de 14,4 milliards, sous les effets combinés d’une baisse des dons et d’un accroissement modéré des recettes budgétaires. Ces dernières sont composées de recettes fiscales et non fiscales qui se sont respectivement consolidées de 23,7 milliards et 2,2 milliards. « La progression des recettes fiscales est imputable aussi bien aux impôts directs qu’aux impôts indirects. D’après de la Dpee, l’évolution des impôts directs est essentiellement soutenue par l’impôt sur le revenu qui s’est conforté de 28 milliards. Elle a été, toutefois, amoindrie par la baisse de l’impôt sur les sociétés. Concernant des impôts indirects,  soutient  la sources, ils se sont inscrits en hausse de 1,1%, à la faveur de la bonne tenue de la taxe sur les activités financières, de la taxe spécifique sur le pétrole et de la taxe sur la consommation hors produits pétroliers, qui se sont respectivement confortées de 8,3%, 6,9% et 18,6%, pour s’établir à 44,6 milliards, 62,1 milliards et 40,7 milliards. Par ailleurs, les recouvrements au niveau du cordon douanier ont concouru à l’augmentation des recettes, grâce notamment à la mobilisation des droits de porte. En revanche, au titre des recettes pétrolières, la TVA à l’importation et le Fonds de Sécurisation des Importations de Produits Pétroliers (FSIPP) ont respectivement reculé de 18,3% et 24,4%. Pour leur part, apprend-on, les recettes non fiscales sont chiffrées à 82,4 milliards à fin septembre 2018, en légère progression de 2,7% par rapport à la même période de 2017. Cette évolution traduit l’orientation favorable des revenus du domaine qui se sont accrus de 7,1 milliards. Par contre, une baisse de 7,2 milliards des dividendes et produits financiers est relevée.Zachari BADJI

Quand les citoyens refusent de payer les impôts !

http://www.dakarmatin.com http://www.sudonline.sn L’impôt est la principale source de revenus qui permet à l’Etat  de faire face à ses obligations. Au Sénégal, il existe deux types d’impôts pour maintenir la trésorerie étatique. Il s’agit de l’impôt direct qui touche les revenus et de l’impôt indirect  qui concerne la consommation comme la taxe à valeur ajoutée (TVA). Cependant, on constate que les Sénégalais n’ont pas une culture fiscale car, ils refusent souvent de payer les impôts ce qui n’est pas sans conséquences sur les recettes de l’Etat. Puisque selon le directeur général des impôts et des domaines Cheikh Ahmed Tidiane Ba, la fraude et l’évasion fiscale portent préjudice au budget de l’Etat.

Au Sénégal, les citoyens n’ont pas la culture des payer les impôts. Le civisme fiscal doit encore être mieux développé pour que les Sénégalais aient conscience de la place et de l’importance des impôts dans le fonctionnement du pays. Cela va du petit boutiquier au chef d’entreprise en passant par les propriétaires fonciers, les professions libérales etc. L’élément objectif de quantification du poids  des impôts dans l’économie d’un pays est le taux de pression fiscale. Selon Cheikh Ahmed Tidiane Ba, directeur général des impôts et domaines, ce taux était de plus de 19% mais est redescendu à environ 15% en raison du changement de l’année de base de production des comptes nationaux  fixée en 2014. A partir de là, il apparait effectivement qu’il y a un potentiel fiscal qui n’est pas appréhendé par les services d’assiette. «Le système fiscal sénégalais est déclaratif. Dès lors, hormis ceux qui sont soumis au régime de la retenue à la source, il appartient à chacun de déclarer et de payer spontanément ses impôts. Il faut quand même dire qu’avec ce système, des efforts substantiels ont été notés au niveau des recettes qui sont passés de 827 milliards en 2013 à 1 200 milliards en 2017, soit une progression de plus de 45% », confie-t-il.

A en croire le directeur général des impôts et des domaines,  le secteur informel et l’agriculture occupent une place prépondérante dans l’activité économique du pays sans que cela ne se reflète dans les recettes fiscales. À cela s’ajoute un déficit certain de culture fiscale qui engendre beaucoup de pertes de recettes au niveau des impôts fonciers notamment les  revenus fonciers et  les propriétés bâties ou non bâties. De plus, fait-il remarquer, comme dans tous les pays, on  note des comportements visant à réduire ou à éliminer la charge fiscale qui doit être supportée par l’entreprise. Il s’agit de diverses manipulations des variables économiques et de stratégies et montages financiers complexes.

 «La DGID collecte environ 65% de ressources budgétaires de l’État. Dès lors, toutes les pertes de recettes fiscales ont un impact direct dans la capacité à couvrir les charges publiques. C’est en cela que le civisme fiscal constitue un enjeu vital aussi bien pour l’État central que pour les collectivités territoriales», a-t-il laissé  entendre.

Par ailleurs, il souligne que, quelles que soient leurs dénominations et les subtilités pour les différencier, la fraude, l’évasion, l’évitement et l’optimisation en rapport avec la fiscalité portent préjudice aux budgets des États, notamment ceux en développement. «La DGID n’est pas systématiquement dans la répression. Toutefois, elle est de rigueur avec toute la fermeté qui sied à chaque fois que de besoin. Nous privilégions la sensibilisation, le dialogue et l’accompagnement. À titre illustratif, dans le cadre de la réforme de la fiscalité locale, nous avons tenu un nombre incalculable de rencontre avec les élus locaux d’une part et avec les acteurs économiques d’autre part», précise-t-il. De ce fait la Direction générale des impôts et des domaines agit  sur plusieurs leviers pour améliorer les choses. C’est dans ce cadre qu’a été initié une réforme des structures qui  a permis de mieux prendre en charge les besoins spécifiques de chaque catégorie d’usagers, en particulier les acteurs du secteur informel.

«Nous poursuivons la promotion des impôts synthétiques qui sont caractérisés par leur simplicité et l’allégement de leurs conditions de déclaration et de paiement. Nous développons des plateformes informatiques qui permettront aux usagers de déclarer et payer leurs impôts à partir de leur téléphone portable comme en matière de paiement de facture d’eau ou d’électricité», indique-t-il. Suivant toujours le directeur général, la DGID a également entrepris plusieurs projets de promotion du civisme fiscal et du consentement à l’impôt. La DGID développe également des synergies avec les administrations sœur de la Douane et du Trésor pour traquer les contribuables qui passent entre les mailles du filet alors qu’ils importent en quantité ou bénéficient de marchés publics. «Au niveau international, le Président Macky Sall indiquait des actes illicites privent l’Afrique de plus de 60 milliards de dollars US (à l’occasion du dernier sommet du G20 que les flux financiers environ 30.000 milliards de francs CFA) de recettes domestiques par an, un montant plus important que l’aide publique au développement octroyée au continent par les pays développés », soutient-il.  Et d’ajouter, «Conscient de ce phénomène, notre pays a rejoint le cadre inclusif pour la mise en œuvre du projet BEPS (Base Erosion and Profit Shifting) en 2016, dont j’assure la vice-présidence, et qui compte aujourd’hui 113 pays et juridictions».

À travers les modifications apportées au Code général des Impôts en mars 2018, le Sénégal a matérialisé le respect des engagements pris au sein du Cadre inclusif pour la mise en œuvre du projet BEPS. Il s’agit selon lui,  de matérialiser quatre normes minimales liées aux pratiques fiscales dommageables, à l’utilisation abusive des conventions fiscales, à la déclaration pays par pays et à l’amélioration du règlement des différends. De plus, le Sénégal a plusieurs plateformes de coopération et d’échanges de renseignements qui nous permettent de lutter contre la fraude, l’évasion, l’évitement et l’optimisation en rapport avec la fiscalité.

MEISSA BABOU, ECONOMISTE : «Une communication pourrait amener les  citoyens à comprendre  cette obligation»

Au Sénégal, les citoyens refusent souvent de payer les impôts. Selon vous qu’est qui explique ce manque de culture fiscale dans notre pays?

Il y a d’abord un manque de sensibilisation des citoyens qui ne se sentent pas concernés par l’impôt. Donc, au niveau local, dans chaque trésor des départements et des régions  une communication allant dans ce sens pourrait les amener à mieux comprendre ce qui est une obligation citoyenne pour les détenteurs de titres fonciers ou de bail. Au Sénégal, même les entreprises rechignent à payer les impôts. Parce que certainement on n’a pas cette culture  citoyenne de le faire. Il y a beaucoup de triches  et souvent les gens en fin de compte peuvent se demander  à quoi sert l’impôt que je  paye d’autant plus que dans ma région ou ma localité, on ne voit pas de feedback  car il n’y a pas d’hôpital, ni d’école. En fait, ils peuvent se révolter contre un système fiscal qui pourra les broyer sans leur apporter des avantages.

Quelles sont les conséquences que cela pourrait engendrer sur l’économie nationale?

D’abord au niveau local, la municipalité doit pouvoir avoir une certaine recette fiscale qui l’aiderait à coté de la patente à avoir des ressources pour mieux gérer son territoire. Et au niveau national, c’est l’Etat qui perd en impôt, ce qui est une perte de recettes malheureusement qui n’est pas  aujourd’hui calculée. Au moins, cela devrait être calculé pour voir le pourcentage de citoyens qui ne payent pas, les localités où les paiements sont beaucoup plus élevés et les départements qui font la résistance.

Des mesures de rétorsion sont-elles appliquées pour les récalcitrants ?

Des mesures de rétorsion existent car, toute la fiscalité est encadrée. Par conséquent,  quand on ne s’acquitte pas de l’impôt immédiatement, il y’a des pénalités et des amendes qui peuvent aller jusqu’au tribunal. Je préfère un accompagnement, s’il s’agit des populations. Par exemple quand j’étais étudiant pour déposer une bourse on nous demandait un quitus fiscal. Donc, j’allais au trésor de mon département où on me délivrait  un quitus comme quoi mon père s’est acquitté de l’impôt. A partir de ce quitus fiscal, je demandais une bourse. Je pense qu’on pourrait élargir ce procédé dans des domaines comme les actes de naissance de décès en disant qu’on ne va plus délivrer un acte d’Etat civil tant que le concerné n’amène pas un quitus fiscal. Il existe une palette de mesures d’accompagnement avant d’en arriver à des mesures de rétorsion. Je crois que si on entre carrément dans le vécu socio-culturel des sénégalais  et que cela soit accompagné d’un quitus alors là bientôt les gens vont s’acquitter de leur devoir citoyen.

Croissance rapide du trafic à l’AIBD :La dette sera remboursée d’ici 2024, selon le Dg Abdoulaye Mbodj

http://www.enqueteplus.com La dette contracté par l’Etat du Sénégal pour la construction de l’aéroport Blaise Diagne, pourrait être ‘’remboursée entièrement d’ici 2024.  C’est du moins ce qu’a déclaré le directeur général d’Aibd Sa, dans le n°1 du magazine ‘’SkyDakar’’. Abdoulaye Mbodj pense que l’outil est un vrai succès. ‘’Les projections étaient un accroissement du trafic de 4 % l’année.

Nous sommes à 8 %, voire 8,5 %. C’est donc un succès indéniable. De plus, il nous vient de nouvelles compagnies, surtout africaines : RwandAir, Camair-Co, Air Peace, ce qui est une excellente chose. Bien que satisfait de la tenue de l’aéroport, M. Mbodj pense qu’il est très tôt, à partir d’une année seulement, de tirer un bilan. Il faut donc attendre 2 à 3 ans pour apprécier la gestion de l’ouvrage.

 Dans une interview qu’il a accordée au magazine, il dit espérer que les redevances aéroportuaires vont baisser et les recettes extra-aéroportuaires augmenter. Ce qui permettrait de baisser les billets d’avion jugés chers actuellement. A rappeler que l’infrastructure est censée être financée par les redevances.

Le magazine trimestriel est  rédigé en français et en anglais. Destiné aux voyageurs, il n’est disponible qu’à l’Aibd.

Macky SALL désigné « Champion de la 3ème décennie » pour le développement industriel en Afrique

Dakar, 22 nov (APS) – L’Organisation des Nations-Unies pour le développement industriel (ONUDI) a décerné jeudi au président sénégalais, Macky Sall, le titre de Champion de la troisième décennie pour le développement industriel en Afrique, a appris l’APS. 

L’annonce a été faite le même jour à l’occasion de l’inauguration par le chef de l’Etat sénégalais d’une plateforme industrielle érigée dans la Nouvelle ville de Diamniadio, dans la région de Dakar.

 « Au nom de l’ONUDI, je décerne au président Macky Sall, la distinction de Champion de la troisième décennie pour le développement industriel en Afrique », a notamment déclaré, Christophe Yvetot, représentant résident de l’organisation au Sénégal lors de la cérémonie d’inauguration.

 « Cet événement marque une étape importante dans la mise en œuvre d’une véritable opportunité pour les entreprises. Avec cet environnement industriel, nous avons un écosystème des affaires propice à l’investissement pour des résultats concrets »’, a-t-il souligné au sujet de cette infrastructure.

« Les résultats sont déjà là avec l’installation effective de sept entreprises en activités. Le Sénégal est cité en exemple en matière d’industrialisation en Afrique. C’est le temps de l’Afrique et j’espère qu’on se souviendra de cet événement comme un pas important vers l’émergence du Sénégal », s’est-il ainsi réjoui.

Le chef de l’Etat Macky Sall a présidé la cérémonie officielle d’inauguration de la Plateforme industrielle de Diamniadio, présentée comme « un des principaux leviers de la politique industrielle du Plan Sénégal émergent (PSE) », le programme de développement mis en œuvre par le gouvernement sénégalais.

« Cette infrastructure industrielle moderne et de dernière génération fait partie des Plateformes industrielles intégrées qui constituent un des principaux leviers de la politique industrielle du Plan Sénégal Emergent (PSE) », indique un communiqué reçu à l’APS.

Il ajoute que cette Plateforme industrielle internationale « a pour objectif de créer les conditions pour l’émergence et le développement d’une zone d’attrait d’investissements directs et étrangers, de compétitivité et de création massive d’emplois avec des effets d’entrainement comme la réduction du déficit de la balance commerciale ».

 « D’un coût d’une vingtaine de milliards de nos francs et entièrement financée par l’Etat », la nouvelle infrastructure industrielle « commence à changer le visage de Diamniadio mais surtout a réussi à attirer des investissements étrangers et sénégalais et permis la création de milliers d’emplois », peut-on lire.

Elle constitue « l’une des Plateformes industrielles intégrées dont la conception, la réalisation et la gestion ont été confiées à l’Agence d’aménagement de promotion des sites industriels (APROSI), une structure administrative placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie et de la Petite et Moyenne Industrie », signale le communiqué.

L’APROSI, souligne la même source, « a pour missions d’acquérir des réserves foncières, d’aménager et de promouvoir des zones industrielles sur l’ensemble du territoire y compris la réhabilitation des anciens domaines industriels, d’assurer la bonne gestion des zones industrielles entre autres ».

 « Ces actions visent à mettre en place des domaines et plateformes industrielles aménagés avec des infrastructures de qualité conformes aux normes internationales et aux exigences environnementales », conclut le texte.MK/AKS/ASB

Ces choses intéressantes que suez a confiées a «Jeune Afrique»

http://www.dakarmatin.com Une expression wolof, donc bien de chez nous, dit que « ku wakh feeñ ». Autrement dit, il suffit de parler pour se découvrir… ne serait-ce qu’un tant soit peu. Ainsi, si le groupe français Suez, numéro deux mondial de l’Eau, avait avancé masqué — et muet — jusque-là, il lui est difficile à présent qu’il est attributaire « provisoire » du marché de production, gestion et distribution d’eau dans les grandes villes de notre pays, de continuer à garder le silence. Il se met donc à communiquer.
A travers notamment l’hebdomadaire « Jeune Afrique » qui consacre, dans son numéro en vente cette semaine, une double page à ses ambitions africaines. On y apprend que Suez, au-delà du marché sénégalais, a entrepris une reconquête de l’Afrique qui vise aussi le Bénin, l’Angola et surtout, le Nigeria. Et pas seulement en tant que fournisseur de conseils et constructeur d’usines d’eau mais surtout comme délégataire du service public de l’eau, une activité qu’il n’a encore jamais exercée au sud du Sahara.
Justement, il va en faire l’apprentissage dans notre pays, dont il entend faire sa vitrine en Afrique, avant d’exporter l’expérience ainsi engrangée dans d’autres parties du continent. Malgré cette virginité de ce côté-ci du Sahara, pourtant, la commission de dépouillement de l’appel d’offres lancé par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement — en vue de choisir le fermier chargé de distribuer l’eau dans nos grandes villes — a trouvé le moyen de qualifier haut la main, sur le plan technique, le groupe dirigé par M. Jean Louis Chaussade. Mieux, elle aurait même failli, d’après les « avocats » de M. Mansour Faye, disqualifier, dans cette même étape technique, la Sénégalaise des Eaux qui a pourtant fini de faire ses preuves dans la matière concernée par l’appel d’offres!
Ou il y a des choses qu’on nous cache, ou alors on nous doit des explications… Bien évidemment, ce qui a surtout scié, pour ne pas dire interloqué, les observateurs un tant soit peu critiques — et même une bonne partie de l’opinion —,c’est le fait que le groupe Suez ait été déclaré attributaire provisoire de ce fameux appel d’offres malgré un prix du mètre cube d’eau nettement supérieur à celui de la SDE (298,50 francs contre 286,90 francs).
A en croire « Jeune Afrique », à cette objection, le directeur général adjoint de Suez chargé des zones Afrique, Moyen Orient, Inde et Pacifique, M. Bertrand Camus, oppose l’argument selon lequel l’offre de son groupe serait « plus cohérente ». On croirait entendre M. Mamadou Dioukhané, le président de la commission de dépouillement et proche collaborateur du ministre Mansour Faye !
Devant le tollé soulevé par l’attribution provisoire de ce marché à centaines de milliards sur 15 ans à une société classée deuxième au niveau de l’offre financière, ce haut fonctionnaire avait argué qu’au-delà de l’argument financer, c’est la « cohérence globale » de l’offre de Suez qui avait emporté l’assentiment de la commission. De deux choses l’une : on bien l’on considère que les beaux esprits se sont rencontrés ; ou alors, force est de constater qu’à tout le moins on a dû échanger des arguments ou des éléments de langage entre la commission sénégalaise et les dirigeants de Suez !
Une chose est sûre : si ce groupe français remportait en définitive ce premier marché de délégation de service public d’eau en Afrique noire, une jurisprudence aurait été créée en matière de passation de marchés. Il suffirait désormais de brandir l’argument imparable de la « cohérence globale » en lieu et place du « moins disant » ou du mieux disant » pour pouvoir justifier toutes les turpitudes, toutes les magouilles. Et faire gagner qui l’on veut.
Des milliards de francs perdus de vue… ou pas par tout le monde, et «  Guissane  » a la Selbe Ndom !
L’article de « JA » nous révèle d’autres choses intéressantes à propos de cet appel d’offres sénégalais. On apprend en effet que Suez a engagé « plusieurs millions d’euros » (ah bon ?) dans l’appel d’offres avec « plus d’une cinquantaine de collaborateurs qui ont travaillé sur le dossier pendant près de trois ans ». Outre qu’on se demande où ont bien pu passer ces « millions d’euros » qui ont été dépensés dans la préparation de cette offre de Suez, on se dit que ce groupe devait être vachement initié pour plancher depuis « près de trois ans » sur un appel d’offres lancé depuis… moins de deux ans.
C’est sans doute de la prescience ou alors les gars de Suez ont dû lire dans une boule de cristal que le Sénégal allait lancer un appel d’offres. Car nous sommes sûrs que Mansour Faye ne leur a rien dit ! En passant, on pourrait toujours se demander ce qui aurait brusquement décidé un groupe — qui n’a plus postulé pour aucune délégation de service public depuis des lustres « par aversion pour le risque héritée de ses déboires dans des pays émergents au cours des années 2000 » ainsi que l’écrit l’hebdomadaire basé à Paris —, on se demande donc ce qui aurait brusquement poussé un tel groupe à se réveiller pour soumissionner à un appel d’offres au Sénégal ?
Parce que toute perspective de « risque » était exclue à l’avance ? Pour bien montrer que Suez a mis tous les atouts de son côté, l’article nous informe que « toutes les têtes d’affiche du groupe ont mis la main à la pâte comme Diane Binder (Ndlr, membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique mis en place par le président Macron) ou Eric Ghebali ». Ah bon, un collaborateur du président français qui joue les Vrp sur le continent ?
Et nous qui croyions que ces pratiques de la Françafrique étaient révolues depuis l’arrivée au pouvoir du président Macron ! Last but not least, le DGA du numéro deux mondial de l’eau confirme ce que l’on savait déjà à savoir que c’est son groupe, via sa filiale Degrémont, qui a construit toutes les usines d’eau du Sénégal : Keur Massar 1, Keur Massar 2 et Keur Massar 3. Ce dernier marché, d’un montant de 61 millions d’euros (40 milliards de francs environ) ayant été remporté en mai 2018 seulement.
Cinq mois après, Suez était déclaré adjudicataire provisoire du marché d’approvisionnement en eau des villes du Sénégal. Si cette attribution était confirmée, le bienheureux groupe français gérerait donc toute la chaîne de l’approvisionnement de l’eau dans notre pays. De la construction des usines à la production, le transport et la distribution ! Autrement dit, il aurait donc le beurre, l’argent du beurre, la fermière (on parle d’affermage !) et même la fille de cette dernière ! Car pourquoi se gêner tant qu’on y est…

Pêche artisanale : les pêcheurs, toujours au labeur, malgré les difficultés

http://www.dakarmatin.com Face à un métier difficile, dangereux et ingrat, les pêcheurs font contre mauvaise fortune bon cœur et s’adaptent à la routine parce qu’ils gagnent leur vie dans l’activité de pêche. Une activité qui leur rapporte des millions ! Ce, malgré les difficultés liées à ‘obtention des licences de pêches, à l’avancée de la mer et à la pêche illicite, illégale et non conventionnelle. A l’occasion de la journée mondiale de la pêche artisanale, « Le Témoin » prend le… large. Ils ont tous l’obligation de se lever très tôt. Aux aurores !
Avant même la levée du jour. Leur vie se résume entre la famille et la mer. Une vie rythmée par les besoins de la pêche sans aucune distraction possible. Et où le poisson occupe tous les esprits. Dès que l’heure de leur réveil sonne, fût-ce à trois heures du matin, leur journée commence. Chez les pêcheurs, tout se prépare. Il ne faut rien oublier. Même pas les petits effets personnels. Au niveau des quais de pêche, chaque seconde compte. Tout se prépare et se rafistole pour un retour de pêche avec des pirogues remplis de poissons de toutes sortes.
A Yoff, tout comme à Soumbédioune ou encore à Yarakh, à Mbour, à Rufisque, à Bargny ou à Saint Louis, ils embarquent à des heures de… pêche pour un retour le matin, vers les coups de sept heures, pour repartir une à deux heures après avant de revenir entre treize heures et 14 heures. Pour encore reprendre la mer dans l’après-midi avant de rentrer au crépuscule. S’ils ne passent pas la nuit à… tromper la vigilance du thon, du mérou, de la carpe, du rouget, des sardinelles entre autres espèces de poissons.
« On se repose rarement à cette heure de la journée. On ne se repose que quand le temps est mauvais. On fait un bon temps de sieste », a expliqué Abdoulaye Ndoye, un pêcheur habitant à Yoff Tonghor, qui venait de décharger le contenu de sa pirogue. Laquelle contient différentes espèces de poissons en quantité et en… qualité. Un nombre… bien trié ! Uniquement de gros poissons pris dans les filets !
Car, Abdoulaye et ses coéquipiers, à l’en croire, « ne capturons pas des poissons en ponte. Ce même si l’objectif reste de capturer le plus grand nombre de poissons possible ». Sur la plage, deux grandes pirogues autour desquelles s’affaire une trentaine de pêcheurs tirant sur chaque pan du filet et chantonnant en chœur. La pêche est une tradition dans les différents villages et pour les fils de la communauté lébou de Yoff. Parmi eux, Mbaye Guèye. Un jeune pêcheur de 22 ans qui, depuis l’enfance et en digne fils de pêcheur, s’active dans la pêche. Il a toujours accompagné en mer son père qui lui a appris les techniques de la pêche.
Dans l’informel ! Ici, il suffit d’être fils de pêcheur pour être pêcheur. « Avec mon père, malgré mon âge, j’avais à l’époque neuf ans, on quittait le matin vers six heures, juste après la prière de l’aube, pour revenir parfois vers14 heures. Quand la pêche était bonne, on pouvait gagner jusqu’à 100 000 francs par jour »,se souvient cet adepte de la pêche qui vit aujourd’hui de son métier. Marié il y a à peine trois ans, et père de deux enfants dont une fille d’environ huit mois, Mbaye gagne bien sa vie. « Je ne me plains pas du tout. Je prends bien soin de ma famille que j’ai casé dans une belle maison que j’ai acquise grâce à des économies générées par l’activité de la pêche.
C’est en fait rentable. Déjà le thiébou dieune est notre plat national. Tout le monde en raffole. En plus la ville, regorge de restaurants et de fastfood où le poisson fait souvent partie des aliments de base. Pour dire que les débouchés ne manquent pas ! », se glorifie ce professionnel de la pêche selon qui beaucoup de Sénégalais vivent de cette activité. Qu’ils soient pêcheurs ou pas. Par exemple, dit-il, il y a beaucoup de gamins dont l’âge tourne entre 10 et13 ans qui arpentent chaque jour les abords des quais de Dakar pour se faire de l’argent. « C’est le cas de ce jeune de 13 ans surnommé « Boy Poulo » au quai et qui s’appelle Mamadou Baïlo Diallo à l’état civil.
Il ne va plus à l’école depuis trois ans. Du moins, depuis qu’il a mis les pieds en terre sénégalaise. Les quelques poissons qui restent dans les pirogues, dans les caisses ou qui tombent par terre, sont un trésor pour lui. Le matin tout comme le soir, il vient ramasser des poissons qu’il met dans un caisson pour aller les monnayer dans des quartiers de Dakar, où à des femmes « baana baana ». « Ce n’est pas seulement les pêcheurs qui y trouvent leur compte. Nous aussi qui sommes issus de familles pauvres. Ils comprennent notre situation. Il y a même des pêcheurs qui nous offrent quelques poissons.
Histoire de nous faciliter la tâche. Et nous éviter parfois les querelles avec d’autres ramasseurs ou même femmes baana baana qui ne veulent pas nous voir en photo », a expliqué ce jeune originaire de la Guinée et résidant à la Médina qui arrive parfois à récolter 5000 francs par jour. Les pêcheurs, tout comme les gamins à l’image de « Boy Poulo» qui fréquentent les quais de pêche de Soumbédioune, Yarakh et Yoff, s’adaptent ainsi en continu à cette routine encombrante et fatigante. Ce, face à un métier difficile, dangereux et ingrat dans un pays où le secteur est en crise à cause de la surpêche et de la raréfaction de la ressource.
Des pêcheurs debout et déterminés plus que jamais malgré les difficultés rencontrées. C’est le cas de ceux de Saint Louis, notamment de Gokhou Mbathie, confrontés à l’avancée de la mer et aux récurrentes bagarres avec les garde-côtes de la Mauritanie.
Des bagarres qui se soldent parfois par mort d’homme. Pour éviter cela, le syndicat autonome national des pêcheurs du Sénégal souhaite la résolution une bonne fois pour toute de la problématique des licences de pêche. Car, et comme le dit le coordonnateur du Comité local de Pêche artisanale (Clpa), « les pêcheurs vivent de leur activité. Par exemple quand la pêche est bonne, on peut récolter des millions par mois avec la chaine tournante.
Y en a qui gagnent 100 000 à 400 000 francs par jour », confie Abdoulaye Seck selon qui la seule difficulté découle de la pêche illicite, illégale et non conventionnelle. Ce qu’il qualifie de « mauvaise pêcherie ». En outre, il demande à ses amis pêcheurs de suivre toujours les alertes de l’Anacim (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie) liées au mauvais temps comme la tempête et la houle. A l’image de cette alerte de houle très dangereuse lancée la semaine dernière. « Une houle dangereuse va carrément se déverser sur les côtes ouest-africaines, partant du Maroc, de la Mauritanie et des côtes sénégalaises.
Cette fois-ci, sa hauteur pourrait prendre de sommets inégalés parce que c’est rare d’avoir des hauteurs de mètres. Donc, c’est vraiment dangereux et cela pourrait générer pas mal d’accidents en mer et des conséquences désastreuses au niveau du littoral sénégalais », avait alerté le prévisionniste Pape Ngor Ndiaye. Une alerte qui n’a pas semblé avoir servi à grand-chose au niveau de Saint Louis où les eaux aux flots rugissants et destructeurs sont venues envahir les habitations de la Langue de Barbarie. Créant d’immenses dégâts matériels et freinant aussi les activités de pêche de la localité !Maïmouna Faye Fall

Imam Youssoupha Sarr, président bureau exécutif de la fédération des associations sénégalaises de consommateurs:«Quand on rencontrait la Sde, ce n’était pas pour une prise de position ; les explications du Ministère ne nous suffisaient pas…»

https://actusen.sn/ «Les explications que le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement nous a données concernant l’offre technique ne nous suffisaient pas. Quand on rencontrait la Sde, ce n’était pas pour une prise de position. Nous lui avons, clairement, signifié que nous adoptons une position neutre, dans ce contentieux. La position de la Fédération n’était pas de se ranger derrière la Sde. Nous avions pris l’initiative d’écouter les deux parties, pour savoir où se situent la vérité et les intérêts du consommateur, pour nous ranger de ce côté-là». Telles sont, entre autres, les précisions d’Imam Youssoupha Sarr, Président du Bureau exécutif de la Fédération des Associations sénégalaises de consommateurs, dans cet entretien accordé à SourceA. Au lendemain des deux réunions que lui et ses amis de ladite Fédération ont eues avec le ministre Mansour Faye et la Sde.

SourceA : Nous avons appris que la Fédération sénégalaise des Associations de consommateurs a, récemment, rencontré le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, ainsi que les responsables de la Sénégalaise des eaux (Sde). Quel en était l’objectif?

Le contrat de la Sde doit terminer, le 31 décembre prochain. Depuis presque un an, nous sommes dans la procédure d’appel d’offres. Récemment, la Commission avait désigné, provisoirement, SUEZ pour la gestion de l’eau, ce qui avait, ensuite, déclenché des problèmes entre la Sde et le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. En tant qu’Association consumériste, nous avons pris notre bâton de pèlerin, parce que nous avons notre mot à dire, dans ce contentieux. C’est cette démarche responsable qu’on a prise.

Les deux parties (la Sde et le Ministère) nous ont, d’ailleurs, appelé. Le ministre nous a reçu, la semaine passée, lui, son Cabinet, le Directeur de la Sones et celui de l’Ofor. Nous leur avons signifié que l’objectif de notre présence, c’est de les écouter pour qu’ils nous présentent la situation et nous avons ensuite pris note. Après cette rencontre, nous avons aussi eu une réunion avec les responsables de la Sde pour savoir, exactement, ce qu’il en est. La Sde a, ainsi, manifesté sa disponibilité à nous fournir une documentation détaillée.

Après avoir rencontré les deux parties, quelle est la position de la Fédération ?

Quand on rencontrait la Sde, ce n’était pas pour une prise de position. Nous lui avons, clairement, signifié que nous adoptons une position neutre, dans ce contentieux. La position de la Fédération n’était pas de se ranger derrière la Sde. Nous avions pris l’initiative d’écouter les deux parties, pour savoir où se situent la vérité et les intérêts du consommateur, pour nous ranger de ce côté-là. Nous n’avons pas encore dégagé notre position sur ce problème, parce qu’elle est à l’étude.

La Fédération n’y était pas pour adopter des plans d’actions. La Sde avait proposé l’offre la moins disante. Nous savions, déjà, cela. Mais, la Commission d’attribution avait choisi Suez, avant que l’Autorité de régulation des Marchés publics (Armp) ne suspende cette attribution. Les explications que le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement nous a données concernant l’offre technique ne nous suffisaient pas. C’est la raison, pour laquelle nous avions rencontré la Sde.

On a pris d’importants renseignements, mais aucune position n’a été prise par rapport à telle partie, au dépend d’une autre.

L’Armp a suspendu l’attribution provisoire du marché. Mais compte tenu du fait que la Sde a fait l’offre la moins disante, pensez-vous qu’il est logique que le marché soit filé à SUEZ ?

Cela nous a étonnés. Nous avons entendu à ce sujet ceux qui ont en charge la Commission d’attribution du marché et les autorités compétentes. Nous sommes, maintenant, en train d’étudier les informations recueillies. C’est seulement après cette étude que nous pourrons définir ou dégager notre position sur ce contentieux. De notre point de vue, quand on affirme qu’une Société a fait l’offre la moins disante, elle doit être choisie. Mais, quand on a entendu le Ministère de l’Hydraulique, il nous a donné d’autres arguments sur le plan technique. Nous lui avions répondu qu’elles seront vérifiées. Il y a moins disante et mieux disante.Propos recueillis par Ousmane THIANE, Stagiaire

La Zlecaf va augmenter de 0,80% les exportations sénégalaises (officiel)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré Avec la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), les exportations sénégalaises vont augmenter de 0,80%, a affirmé, jeudi à Dakar, Makhtar Lakh, Secrétaire général du ministère du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme.

« Au Sénégal, la première étude réalisée par les experts du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a révélé que la mise en œuvre de la Zlecaf avec la libéralisation de 90% des lignes tarifaires devrait se traduire par une augmentation de 0,53% des importations et 0,84% des exportations, une baisse de 0,70% des recettes publiques, une amélioration du pouvoir d’achat des ménages avec la baisse des produits importés », a expliqué M. Lakh.

Il ouvrait une réunion du Comité National des négociations commerciales internationales (CNNCI) sur la Zlecaf, à l’initiative de la Direction du Commerce Extérieur (DCE).

S’appuyant sur l’étude du Mefp, Makhtar Lakh a indiqué que l’analyse fait ressortir l’impact dans les différentes branches de production et révèle ainsi qu’en fonction des scénarii, une baisse de la production pourrait être notée à long terme dans certaines branches (industries agroalimentaires) et une hausse dans d’autres ‘industries extractives…).

« Les analyses empiriques évaluant les effets de la Zlecaf prévoient une augmentation du commerce de 52,3% en moyenne en 2022, une hausse de 4,1% des échanges de produits industriels et le développement d’un réseau d’infrastructures adaptées », a indiqué Makhtar Lakh, Secrétaire général du ministère du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des Pme.TE/APA

Hausse des prix à la consommation au 3ème trimestre 2018

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall – Les prix à la consommation au Sénégal ont enregistré une hausse de 2,6% au terme du troisième trimestre 2018 par rapport au deuxième trimestre 2018, selon une note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) reçue jeudi à APA.

« Cette évolution est conjointement expliquée par celle des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, des boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants, des services de communication et de loisirs et culture », souligne l’ANSD dans sa note trimestrielle d’analyse sur l’indice harmonisé des prix à la consommation.

Par ailleurs, cette structure note que la progression de l’indice global fait suite à l’appréciation simultanée des prix des produits locaux et importés.

En variation annuelle, les prix à la consommation ont toutefois modérément augmenté de 0,3%, en rapport avec la flambée des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, des boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants, des services de loisirs et culture et de l’enseignement.

« Sur les neuf premiers mois de 2018, relève encore l’ANSD, les prix à la consommation ont connu un accroissement de 0,4% en comparaison à leur niveau de la période correspondante en 2017 ».

Quant au taux d’inflation annuel moyen, il s’est établi à plus 0,3%.MS/cat/APA

Alioune SARR écarte toute hausse sur le prix du riz ordinaire

Dakar 22 Nov (APS) – Le ministre du Commerce, du Secteur informel et des Petites et moyennes entreprises, Alioune Sarr a écarté jeudi toute hausse sur le prix du riz homologué par l’Etat du Sénégal.

 Cette hausse concerne seulement « le riz parfumé non homologué et qui est consommé par moins de 10% des Sénégalais », a-t-il notamment précisé lors d’une visite des chantiers de la 27 ème Foire internationale nationale de Dakar (FIDAK) prévue du 29 novembre au 16 décembre à Dakar.

Une nouvelle hausse est notée sur le prix du riz parfumé non homologué, le sac de 50 kg passe ainsi de 16500 francs cfa à 18000 francs Cfa.

Le ministre du Commerce a expliqué cette hausse sur le riz parfumé par un  » rétrécissement de l’offre thaïlandaise’’, assurant que la situation sera stabilisée avec un bateau de 30.000 tonnes qui est attendu à Dakar dans les prochaines semaines.

« Le prix du riz ordinaire ainsi que le riz local qui sont homologués restent stable », a insisté Alioune Sarr.

Insécurité Alimentaire : précisions d’Alpha CAMARA

http://www.emedia.sn Le département de Diourbel est sous l’alerte d’une crise alimentaire d’ici juin 2019. Selon les précisions du chef du bureau régional de la sécurité alimentaire de Diourbel, Alpha Camara, qui a donné l’information lors d’un atelier de partage et d’informations sur les réalisations des projets-programmes de la région, seul le département de Diourbel est concerné. Les autres zones sont « sous la phase minimale ». Selon Camara, repris par Radio Sénégal, cela signifie « qu’elles ne sont pas en insécurité alimentaire. Elles ont de quoi manger. »

Mais, poursuit-il, « au niveau de Diourbel, d’ici juin, il y a des gens qui seront directement dans la phase crise. Ce nombre sera déterminé normalement d’ici la fin du mois de janvier. Avec l’enquête du cadre harmonisé, nous avons reçu les résultats provisoires mais les résultats définitifs ne sont pas sortis. Et, dans ces résultats définitifs, on donne d’abord la situation courante c’est-à-dire de novembre jusqu’en décembre avec le nombre de personnes qui sera sous pression. Et de juin jusqu’en novembre, le nombre de personnes qui ne pourront pas assurer les trois plats quotidiens. »

Phase crise ne veut pas dire famine

Le chef régional de la sécurité alimentaire de Diourbel tient à préciser que ces personnes « peuvent avoir le petit-déjeuner et le déjeuner mais ils vont courir pour l’avoir. Dès fois même, ils ne dînent pas. C’est ce qu’on appelle la phase crise. Cela n’a pas de relation avec la famine parce que la famine, il y a mort d’homme mais dans la phase crise, c’est un manque de nourritures souvent qui se pose dans certains ménages. »

Comme solutions, le Secrétariat exécutif prône la création de « nouveaux territoires résilients », à travers des mesures d’accompagnement pour inciter les couches vulnérables à avoir des jardins d’arrière-case, pour leur consommation et non attendre des dons de riz. DIE BA

Polémique sur la dette due aux universités privées : Fumée EPES au gouvernement

http://www.dakarmatin.com Les deux ministres du gouvernement concernés par la question de la créance due aux Etablissements supérieurs privés ne s’accordent pas sur les montants dus, ni non plus sur le nombre d’étudiants concernés. Un audit de l’Igf devrait les mettre d’accord… s’ils parviennent à s’entendre sur les termes de référence. Ce qui n’est pas donné.
La question des arriérés de paiement dus aux Etablisse­ments privés d’enseignement supérieur (Epes) pourrit fortement la vie du gouvernement. Mais on se rend de plus en plus compte qu’elle pourrit encore plus fortement la vie au sein du gouvernement. Et rend encore plus problématique la cohabitation entre le ministre de l’Economie, des finances et du plan, et son collègue de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation technologique. La pomme de discorde entre les responsables des deux départements se situe sur le point de savoir quel montant devrait être payé à quel établissement privé, et pour quel nombre d’étudiants.
L’Igf actionnée
Il y a deux semaines environ, le 7 novembre dernier, le ministre délégué, chargé du Budget, M. Birima Mangara, notifiait à M. Mary Teuw Niane, le transfert de 3 milliards de francs Cfa, destinés «au paiement partiel des créances sur l’Etat des établissements supérieurs d’enseignement pri­vé».
Dans le même courrier, M. Mangara réitérait une proposition faite déjà en février dernier par le ministre Amadou Ba, d’auditer par l’Inspection générale des finances (Igf), des créances de ces universités privées. En son temps, Amadou Ba indiquait : «Au terme de cette mission, la dette dûment certifiée sera prise en charge à travers un réaménagement budgétaire que je soumettrai à la validation du chef du gouvernement et l’approbation de Monsieur le président de la République.»
Plus de 38 milliards payés depuis 2013
Différentes sources, corroborées par les services du ministère de l’Enseignement supérieur, établissent le montant des arriérés à 16 milliards de Cfa environ. Dans les termes de référence préparés par la Direction générale du Budget en vue de l’audit proposé, il est noté : «Au titre de la gestion 2018, en plus de la dotation initiale d’un montant de 5 milliards 120 millions de Cfa, une majoration des crédits à hauteur de 3 milliards de Cfa a été opérée dans le cadre de la Loi de finance rectificative (Lfr) pour l’année 2018, soit un montant global de 8 milliards 120 millions de Francs Cfa.» Il spécifie par ailleurs qu’«à partir de 2014, une enveloppe annuelle de 5 milliards est allouée… Au titre de la gestion 2017, un réaménagement par décret d’avance avait majoré l’inscription initiale de 4 milliards, ce qui avait porté la dotation finale à 9 milliards».
Le document souligne que «depuis 2013, un montant total de 35 milliards 707 millions 482 mille 500 francs Cfa a été inscrit et mobilisé à hauteur de 31 milliards 707 millions 482 mille 500 francs Cfa, soit un taux d’exécution de 89%». Ainsi, rien que pour l’année en cours, c’est plus de 11,1 milliards de Cfa qui auraient été budgétisés, à en croire la Direction générale du Budget, dont plus de 8,1 milliards auraient effectivement été mobilisés, en attendant les 3 milliards qui sont en cours de l’être depuis le 7 novembre dernier. Ce qui signifierait, selon les Tdr d’audit, que «depuis la mise en œuvre de la politique d’orientation des étudiants dans les établissements supérieurs privés, une enveloppe globale de 38 milliards 707 millions 482 mille 500 francs Cfa serait dégagée par l’Etat au titre des subventions accordées audits établissements».
Les services de Amadou Ba ne comprennent pas que «malgré tous ces efforts de l’Etat, les Etablissements d’enseignement su­pé­rieur privés continuent à réclamer des arriérés de paiement».
Désaccord sur les chiffres

D’où le besoin d’audit, qui serait «une mission de certification de service fait ou de constatation des droits des créanciers éventuels, en vue d’en évaluer le montant mis à la charge de l’Etat», avant de procéder à son épurement.
Malheureusement, les choses ne semblent pas aussi faciles. D’abord, essentiellement du fait que les services des deux départements ne s’accordent pas sur les chiffres.
Ainsi, dans sa réponse à Birima Mangara, datée du 9 novembre dernier, le ministre Mary Teuw Niane indique être parfaitement en phase avec la proposition d’audit de la dette des Epes, et disposé à y coopérer, avec ses services. Il conteste néanmoins certains chiffres contenus dans les Tdr proposés. Ainsi, pour le Mesri, «les 4 milliards du décret d’avance n*2017-2196 du 28 novembre 2017 m’ont effectivement été notifiés, mais ces ressources qui avaient fait l’objet d’un engagement par mes services n’ont jamais été mobilisées ni reportées dans le budget 2018 du Mesri. Ainsi, la dotation budgétaire est restée à 5 milliards de Cfa, ce qui ne correspondant pas aux 9 milliards indiqués dans les Tdr».
Autre point de friction, «l’enveloppe globale mobilisée pour le paiement des créances depuis le début de ce programme de placement des étudiants dans les Epes, s’élève à 31 milliards 571 millions 438 mille 167 francs Cfa, contrairement aux 38 milliards 707 millions 842 mille 500 francs Cfa mentionnés dans le Tdr».
Le ministre va terminer ce point en soulignant que «les fonds jusqu’ici mobilisés ont servi à payer le cumul des dettes de 2013 à 2017, dues aux Epes, car le budget consacré au programme de placement n’a jamais été indexé au nombre d’étudiants inscrits pendant chaque année académique, comme je l’ai toujours proposé». Et il souhaitera une rencontre tripartite, entre ses services, ceux de Peytavin et des représentants des Epes, pour se mettre d’accord sur les modalités de rééchelonnement, à l’issue de l’audit. Sans doute, pour permettre aux étudiants concernés de pouvoir reprendre les cours.
Car en vérité, cette bataille des chiffres entre les deux ministères ne devrait pas faire oublier que derrière tous ces montants et ces nombres, il s’agit de la vie de plusieurs jeunes gens, et du devenir de ce pays. Ce qui veut dire que l’audit en question devrait se faire le plus rapidement possible, tenir compte de tous les paramètres, et tenter de régler une fois pour toutes cette question épineuse

L’Unapes sur le paiement de la créance due aux Epes :«L’Etat doit trouver une solution, malgre ses difficultes financières»

http://www.seneplus.com LeQuotidien-L’aveu du ministre de l’Econo­mie, des finances et du plan reconnaissant que le Sénégal fait face à des problèmes de trésorerie, inquiète les parents d’élèves et étudiants au moment où les milliers d’étudiants orientés dans les instituts privés d’enseignement supérieur sont dans la rue parce que cesdits établissements qui les accueillent ne sont pas rentrés dans leurs fonds. Le président de l’Union nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Unapes) estime que l’Etat peut et doit trouver une solution à ce problème, malgré les difficultés financières auxquelles il est confronté.

Selon Abdoulaye Fané, les prévisions ayant été faites c’est de l’argent qui devait être dans les caisses depuis longtemps. D’autant plus que c’est l’Etat qui a décidé à travers le ministère de l’Ensei­gnement supérieur du nombre d’étudiants qui seront orientés dans le privé.  «Cette question est une surpriorité et l’Etat doit trouver une solution au plus vite. Il y va même de la crédibilité du ministère de l’Economie et des finances, puisque c’est lui qui dégage ces montants. Même si l’Etat a des difficultés financières, il doit régler ce problème parce qu’au-delà des conséquences pour les étudiants, ce serait une catastrophe que les instituts privés mettent la clé sous le paillasson parce que l’Etat ne les a pas payés», a-t-il fait savoir.

Le président de l’Unapes, qui invite l’Etat à s’acquitter de cette dette, estime qu’il doit prendre ses responsabilités. D’après lui, il est incompréhensible que les autorités prennent la décision d’orienter des étudiants qui devaient l’être dans les universités publiques dans le privé et ne payent pas ces instituts.

S’offusquant de cette situation, M. Fané trouve inadmissible que «40 000 étudiants soient laissés en rade». «Nous serons toujours du côté des étudiants pour défendre leurs intérêts. Nous ne pouvons pas comprendre qu’ils soient victimes de cette situation alors qu’ils n’ont pas décidé d’aller étudier dans les instituts privés de l’enseignement supérieur», a-t-il encore déploré. Le président de cette association de parents d’élèves est convaincu qu’une solution peut être trouvée pour éviter de jouer avec l’avenir de ces enfants. D’ailleurs pour lui, l’Etat peut négocier avec les instituts privés de l’Enseigne­ment supérieur afin de trouver «un moratoire». Ce qui, à son avis, permettra à l’Etat de payer «la moitié» et d’échelonner le reste du montant.

Les instituts privés d’enseignement supérieur ayant accueilli des étudiants orientés par l’Etat lui réclament 13 milliards de francs Cfa de dette. Le ministre de l’Enseignement supérieur a toujours soutenu que l’Etat va payer, mais la dernière sortie du directeur du Budget n’a pas été rassurante. Ce dernier soutient qu’il faut d’abord faire un audit pour être sûr du montant exact que l’Etat doit payer. Pendant ce temps, les étudiants orientés dans ces instituts ne savent plus à quel saint se vouer, ayant été expulsés de leurs écoles. Dieynaba KANE

Université Cheikhoul bKhadim:les travaux démarrent le 5 décembre 2018 pour un complexe qui devra coûter 37 milliards de F cfa   

https://actusen.sn La cérémonie officielle de pose de la première pierre et le démarrage effectif des travaux du complexe islamique Cheikhoul Khadim aura lieu le 5 Décembre 2018.

Le porte-parole des mourides Serigne Bass Abdou Khadre qui a donné l’information, souligne que ce chantier de 37 milliards de F cfa est confié à l’entreprise «Touba matériaux» de Abdou Lakhat Ka, actuel Maire de Touba.

Sérigne Bass Abdou Khadre de préciser également que le chantier sera sous la supervision de Serigne Mame Thierno Mbacké et que le coran, les khassaides du Cheikh et l’éducation religieuse seront prioritairement enseignés tout comme l’ensemble des disciplines diverses et adaptés à l’environnement dispensés dans les facultés.

Education:le SIENS dans la rue ce vendredi

https://actusen.sn Dans le cadre de leur 12e plan d’actions, le Syndicat des Inspectrices et Inspecteurs de l’Éducation nationale du Sénégal (Siens) va organiser une marche nationale le vendredi 23 novembre à Dakar à partir de 16h à la place de la Nation (ex-Obélisque).

Selon un communiqué transmis à notre Rédaction, le Siens, affilié à la CNTS/FC, ensemble, avec ses alliés et partenaires, s’exprimera sur la nécessité d’une mise en place des conditions d’une sortie de crise par le biais d’une prise en charge adéquate des préoccupations des membres des corps de contrôle du secteur de l’éducation et de la formation.

L’Armp donne raison à Soham Wardini

SenewebNews-RP L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) donne raison à la mairie de Dakar dans l’affaire de l’attribution du marché d’entretien et de réhabilitation du réseau d’éclairage public et des feux tricolores. Elle juge que les services du maire, Soham Wardini, ont bien fait de rejeter, pour défaut de qualification, l’offre de Sarec-Bp. Cette entreprise contestait l’attribution à Ert du marché d’une valeur de 881,6 millions de francs Cfa.

Abdou Aziz Sabaly : «La Chambre de commerce risque de perdre des emplois et…»

https://www.pressafrik.com Depuis le 11 novembre dernier, les marchandises entrant au Port autonome de Dakar (Pad) ne passent plus sur le pont bascule. C’est du moins ce qu’affirment les travailleurs de la Chambre de Commerce de Dakar qui redoutent un énorme manque à gagner qui se chiffre à plus de 15 millions de francs Cfa.
«Depuis le 11 novembre, deux bateaux sont entrés au port et sur ces deux bateaux, nous Chambre de Commerce, nous perdons entre 10, 15 millions, voire plus. Il faudrait qu’on regarde ce que cela représente comme perte. Car d’autres également peuvent s’engouffrer dans la brèche», a déclaré Abdou Aziz Sabaly, membre du collège des délégués de la Chambre de Commerce de Dakar.
A l’en croire, cette situation risque de faire perdre énormément d’argent mais aussi des pertes d’emplois pourraient être enregistrées si cette situation perdure.Ousmane Demba Kane

Entreprenariat: Facebook va soutenir le médecin sénégalais Mamadou Sy

https://www.pressafrik.com Le médecin sénégalais Mamadou Sy a été choisi parmi 6.000 autres candidats par l’initiative Facebook Community Leadership Program qui vise à soutenir des leaders ayant créé des communautés extraordinaires dans le monde.
Mamadou Sy a fait la promotion du sport pour lutter contre les maladies non transmissibles (diabète, cancer, hypertension artérielle), rapporte BBC. Son projet a été apprécié par le géant américain, qui l’a choisi parmi 6.000 autres. Sa candidature est la seule en Afrique francophone. Mamadou Sy bénéficiera d’un financement de 50 000 dollars américains (plus de 28 millions Fcfa).
Il représentera sa communauté durant ce programme pendant une année. L’objectif est de permettre aux leaders retenus d’augmenter leurs impacts en leur offrant un soutien, des outils et un fond à leur disposition.  Facebook met à disposition 1 000 000 de dollars à 5 communautés dans le monde et 50 000 dollars à 100 autres communautés.Salif SAKHANOKHO

Saint Louis du Sénégal: quel avenir?

https://www.ndarinfo.com La carapace naturelle de la Terre a été détériorée de manière significative. Après Dakar sous la nappe de particules fines, aujourd’hui c’est Saint-Louis du Sénégal, ou la « Venise Africaine », classée au répertoire du patrimoine mondial de l’Unesco en 2000, qui se trouve envahie par ses eaux.

Saint-Louis ou Ndar, fut pendant des siècles un joyau de la nature, louée comme étant l’harmonie naturelle incarnée, où la mer et le fleuve Sénégal se disputent la primauté de nourrir ses habitants en arrosant abondamment ses terres fertiles pour ensuite les bercer d’une tendre fraicheur nocturne.

Une mince flèche de sable séparait le fleuve et l’océan et ralentissait l’écoulement des eaux fluviales durant la saison des pluies. Pour y pallier, une brèche de 4 mètres de large a été ouverte de manière artificielle. En préservant la ville des inondations fluviales, cette ouverture est devenue aujourd’hui une embouchure de plusieurs kilomètres exposant la cité, à peine au-dessus des plus hautes mers actuelles, à un envahissement par les eaux.

Cette brèche engloutit des vies humaines, détruit la mangrove, compromet l’avenir de la culture maraichère et annihile les volontés de faire de la Langue de Barbarie une zone touristique. La jeunesse de Saint-Louis, hier active dans l’agriculture et la promotion touristique se retrouve sans occupation et erre en désespérance.

Saint-Louis, pour ce qu’elle représente, ne mérite pas notre indifférence et n’a pas besoin de notre pitié. Il est encore temps de prendre soin d’elle, de nous souvenir qu’elle a enfanté la femme rebelle et digne, la croix entremêlée au croissant, la fraternité des hommes, l’enracinement et l’ouverture, la bravoure, la dignité, la résistance, le génie méconnu. Les solutions existent pour retarder l’inéluctable, et tous le savent. MEDIUM.COM

Restos fermés:Les étudiants de l’université de Thiès dans la rue

Seneweb.com Les étudiants de l’université de Thiès sont bien dans la rue ce jeudi matin pour protester contre la fermeture des restaurants universitaires dans la cité du rail. À l’origine, une dette de plus de 1 milliard que le Crous T doit aux repreneurs.

Autorisée par la préfecture, la manifestation qui se veut pacifique, partira de la station Edk à l’entrée de la ville à travers l’avenue de Caen, pour arriver au Monument DBF, ex Transrail.

Les étudiants qui dénoncent un « favoritisme de l’État », réclament l’ouverture immédiate des restaurants universitaires à Thiès étant donné que dans les campus de Dakar et Saint-Louis, les repreneurs ont été payés.

Grève de and gueusseum:Diouf Sarr menace de couper les salaires

http://www.seneweb.com Les travailleurs du secteur de la santé sont prévenus. Leur tutelle menace de priver de salaire ceux qui s’aventureraient à suivre le prochain mot d’ordre de grève de And Guesseum, le 26 novembre.

«C’est trop, 15 plans d’actions. L’Etat sera obligé de prendre toutes les dispositions pour que le Pev se passe normalement, prévient le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr. Mais aussi pour que les agents qui, éventuellement, ne travailleraient pas, que la loi soit respectée. Parce que quand on travaille pas et qu’on se permet de rester des mois sans travailler, on doit pouvoir  rester des mois sans salaire.»

Le ministre explique que l’Etat s’est penché sur les 14 points de la plateforme revendicative du cadre syndical. Aujourd’hui, admet-il, il reste un point central qu’est le régime indemnitaire. «L’Etat a demandé d’étudier cette question de manière transversale. Et si cela n’agrée pas nos partenaires sociaux cela me semble curieux», indique le ministre dont les propos ont été rapportés par la Rfm.Youssouph Sané

Mballo Dia Thiam:«Si le ministre de la santé exécute ses menaces…»

Seneweb.com Mballo dia Thiam répond au ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr. Ce dernier a averti, ce jeudi, que les travailleurs qui suivraient le prochain mot d’ordre de grève de ‘‘And Gueusseum’’, pourraient s’attendre à ne pas recevoir leur salaire. Mais, le président de la coalition ‘‘And Guesseum’’ se dit aucunement ébranlé par la déclaration de son ministre de tutelle.

«S’il veut couper, il n’a qu’à tout couper, mais on ne l’attend pas sur ce terrain. Mais plutôt sur le règlement des questions. On s’attend à ce qu’il fasse ce qu’il faut pour régler la crise. Mais, puisque c’est ce qu’il veut faire, nous allons nous concerter pour voir ce qu’on va faire», a déclaré le syndicaliste joint par nos soins.

Il précise que si le ministre de la Santé traduit sa parole en acte, lui et ses camarades sauront réagir : «Si jamais il exécute ses menaces, nous allons réagir et en tirer toutes les conséquences. Mais il ferait mieux de payer les salaires des contractuels au lieu de brandir des menaces. Ces menaces ne nous font rien», dit-il.

Le syndicaliste souligne que les propos du ministre ne peuvent aucunement les pousser à abandonner la mise en œuvre de leur plan d’actions. «Nous nous sommes inscrits dans la durée. Et nous sommes prêts à tout», déclare-t-il. Mohamed Rassoul GUEYE

Cheikh SECK (secretaire general du SDT3S): »La tension de trésorerie ne nous concerne pas »

http://www.enqueteplus.com Les tensions de trésorerie ne préoccupent pas les syndicats de la santé qui comptent continuer leur plan d’action.

Après les enseignants, c’est au tour des syndicats de la santé de montrer leur indifférence par rapport aux tensions de trésorerie du gouvernement. Ces derniers ne comptent pas mettre un terme à leur grève qui dure depuis des mois. Le secrétaire général du Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social (Sdt3s), Cheikh Seck, joint au téléphone par ‘’EnQuête’’, fait remarquer que la masse salariale de la Fonction publique est passée de 75 à 700 milliards.

‘’Cela veut dire, ajoute-t-il, qu’ils ont fait des choses qu’ils n’ont pas prévues.  On donne à tout le monde, sauf aux agents de la santé. On ne va pas arrêter notre lutte. Il y a des institutions budgétivores qui sont là. Vous pensez qu’on a besoin des conseils de collectivités locales ? C’est des chambres d’enrichissement. Même l’Assemblée nationale ne joue pas pleinement son rôle. Nous n’allons plus croiser les bras pour laisser ces politiciens nous dicter leur loi’’, avertit Cheikh Seck.

Aux yeux du syndicaliste, la responsabilité de la gestion de ce pays relève de ceux qui ont été choisis, à commencer par le président de la République et ses collaborateurs. Donc, ‘’s’il y a des ressources dans ce pays, elles doivent être utilisées de façon rationnelle. On ne peut pas parler de tension de trésorerie, parce que gouverner, c’est prévoir. Je connais mon salaire, je ne vais pas avoir un rythme de vie qui dépasse largement les moyens dont je dispose’’, dit-il.

De l’avis de Cheikh Seck, si on en est arrivé à ce stade, c’est parce que les charges ont dépassé largement les moyens dont dispose le pays. ‘’Quand on entrait dans la Fonction publique, c’était par voie de concours, il n’y avait rien de politique. Mais, depuis près de 15 ans maintenant, il faut déposer des dossiers à la Fonction publique et ils vont trier. Dans mon propre secteur, on nous affecte des agents dont nous ne sommes pas demandeurs, au moment où du personnel qualifié est là qu’on n’utilise pas’’, regrette Cheikh Seck.

‘’Politique de folklore’’

A l’en croire, cette tension de trésorerie est liée au fait qu’on a recruté des agents à qui on paie des salaires qui font 4 à 5 fois le salaire des plus diplômés et compétents. ‘’C’est du clientélisme politique. On nomme à des postes de responsabilité des amis. Les gens l’ont tellement compris que tous les directeurs d’hôpitaux ou chefs de services administratifs ont fait allégeance et créent des mouvements de soutien. Ils n’ont plus cette culture de l’Etat ou de la République pour servir l’Etat, parce qu’ils se disent que s’ils ne le font pas, ils seront dégommés. C’est inquiétant pour tout le monde’’, poursuit-il.

Il est d’avis que l’Etat doit apporter des explications à son peuple sur l’évolution de la masse salariale. ‘’Il y en a qui ont des salaires qui peuvent payer 50 personnes et (qui peuvent) recruter plus de 100 infirmiers qui serviront ce pays. Ils font une politique de folklore’’.VIVIANE DIATTA

Mendicité des enfants, il est urgent de sortir du déni par Cécile THIAKANE

Le Point Afrique   À quel avenir peuvent prétendre tous ces enfants maltraités, privés de leur enfance et de leur dignité ? Qui sont les coupables : les parents, les chefs de daara, les autorités gouvernementales, ceux qui continuent à leur donner l’aumône

La Journée mondiale de l’enfance offre l’occasion d’attirer l’attention sur ces dizaines de milliers d’enfants appelés «  talibés  » et contraints à la mendicité dans les rues de Dakar, entre autres villes.

J’ai croisé récemment un jeune garçon en plein centre-ville de Dakar… C’était un jeune talibé… Il était relativement tôt. En discutant avec lui, je me rends compte qu’il ne connaissait pas son âge ! Il doit avoir entre 7 et 8 ans. Il m’apprend qu’il vient d’un daara, centre d’éducation religieuse musulmane, situé à Guédiawaye dans la grande banlieue de Dakar. Tous les jours avec les autres garçons de son daara, ils sont conduits, à l’aube, en car au centre-ville ! Le soir venu, ils refont le trajet inverse pour rentrer.

Scènes courantes de la vie des talibés 

Ils passent leurs journées à errer dans les rues de Dakar. Des journées entières passées à interpeller les passants, à quémander pour atteindre un objectif de recettes fixées par des adultes, leurs responsables de daara. Et ils sont sévèrement punis quand ils n’atteignent pas le montant journalier fixé.

J’ai encore en mémoire ce douloureux souvenir, un échange avec de jeunes talibés, l’année dernière en pleine période des fêtes de fin d’année. Il était tard et il faisait un peu frais ce soir-là. Les rues du centre-ville de Dakar étaient presque désertes. Ces jeunes talibés, eux, n’avaient pas la chance de rentrer dans leur daara le soir venu ! Ils restaient en ville, dormaient à même le sol sur des cartons. Ils étaient livrés à leur triste sort, et à tous les dangers de la nuit. On sait qu’il y a déjà eu des cas d’abus sur de jeunes garçons qui ont été victimes de prédateurs sexuels…

Une histoire édifiante

Dernièrement, un samedi soir, en sortant d’un restaurant, aux Almadies, haut lieu de la nuit dakaroise… Il était 1 h 30 du matin… Il y avait foule, notamment beaucoup de jeunes qui se sont donné rendez-vous dans ce quartier le week-end pour se divertir. Je remarque un bon nombre de personnes assises sur le trottoir en train de mendier à une heure aussi tardive, des visages de la vulnérabilité de certaines couches de la population sénégalaise. Mon attention est vite attirée par une toute petite fille assise à côté d’une femme, elle ne semble pas avoir plus de 3 ans. Tout à coup, elle se lève d’un pas alerte dès qu’elle me voit et me tend la main. Sa rapidité d’exécution à une heure aussi tardive me sidère. Je lui prends ses deux mains et m’accroupis en face d’elle pour lui parler. Elle se contente de me sourire, et quel sourire innocent. Mais elle ne répond pas à mes questions. Je m’adresse à la femme assisse à côté d’elle, c’est sa maman. Elle me confirme que sa fille a 2 ans et demi. Je lui demande pourquoi elle est encore dehors à cette heure, avec une fille aussi jeune. Cette petite fille devrait être en train de dormir, lui dis-je. Elle m’explique qu’elle est veuve et n’a pas d’autre choix. Qu’elle est obligée, pour survivre, de faire la manche avec ses trois enfants : cette petite fille et ses deux frères jumeaux de 4 ans. D’ailleurs, l’un des jumeaux est en train de dormir à même le sol à côté de sa maman. Elle m’avoue qu’ils quittent Keur Massar tous les vendredis et les samedis pour faire la manche à cet endroit. Ils passent toute la nuit dehors, espérant profiter de la générosité des passants. Je note cependant que la majorité des passants, devenus certainement insensibles, car habitués à ces scènes, ne prêtent même pas grande attention à ces mendiants. Quand je donne un billet à la petite fille, son visage s’illumine comme un enfant qui a reçu son cadeau le plus désiré un matin de Noël. Elle s’empresse de remettre l’argent à sa maman.

Ces différents exemples, loin d’être des cas isolés, illustrent l’étendue et la complexité de ce problème de mendicité des enfants dans les rues des grandes villes au Sénégal, surtout à Dakar.

Beaucoup de questions en suspens

En plus des talibés – il paraît que leur nombre serait de plus de 40 000 dans les rues de Dakar –, on note de plus en plus de jeunes enfants accompagnés de femmes, certainement leurs mamans, qui mendient de jour comme de nuit. Je n’ai pas abordé le cas des enfants en situation de handicap, mais il y en a aussi un nombre non négligeable faisant la manche dans la rue. Je suis partie avec une pléthore de questions et un sentiment d’impuissance. Est-il possible que cette petite fille de 2 ans et demi ait si bien assimilé son rôle dans ce sombre dispositif ? Est-elle l’atout « sensibilité » pour sa maman ? Comment résister à ce visage si innocent ? Comment ne pas lui donner une pièce ? À quel avenir peuvent prétendre tous ces enfants maltraités, privés de leur enfance et de leur dignité ? Qu’est-ce qui peut bien justifier que des parents, des adultes responsables de mineurs puissent instrumentaliser la mendicité des enfants ? Qui sont les coupables : les parents, les chefs de daara, les autorités gouvernementales, ceux qui continuent à leur donner l’aumône ? Quelles sont les pistes solutionnaires pour éradiquer durablement ce fléau et redonner à ces enfants leur dignité en respectant leurs droits primaires ? Pourquoi dans un pays comme le Sénégal, où la population a soi-disant le culte de la solidarité, nous n’excellons pas dans la promotion de la justice sociale ? Comment réussir à créer des dynamiques d’inclusion qui vont au-delà de la sphère familiale, mais servant toute la communauté ?

Une justice sociale nécessaire pour poser des bases saines pour l’Afrique de demain

Parce que la misère entrave la dignité de l’homme partout où elle sévit, ces couches de la population, dans leur profonde vulnérabilité, voient leur dignité s’effriter chaque jour davantage face aux poids de leurs urgences de survie ! Il est crucial d’œuvrer concrètement pour la justice sociale. Elle reste un des vecteurs de développement durable, car réduisant les inégalités, mais aussi l’impécuniosité caractérisée, et favorisant le bien-être des populations. La place de ces enfants n’est pas dans la rue, mais dans des endroits sécurisants et structurants pour leur donner une opportunité de forger leurs destins. Ils ont besoin et ont le droit de prendre le meilleur départ possible dans la vie.

Cela passe par la satisfaction de leurs besoins primaires, par l’éducation, la sécurité, la paix et le droit à l’enfance… Comme nous le savons, lorsque l’enfant ne prend pas le meilleur départ possible dans la vie, cela entraîne un coût élevé pour lui et pour la société. Nul doute que nous aurons tous à payer cette addition et elle est partie pour être très salée. Ces enfants, qui représentent l’avenir, subissent ces violations de leurs droits dans l’indifférence de la communauté, et ont de fortes chances de grandir sans qualifications, sans repères et d’atterrir à la périphérie de la société. Aussi passons-nous à côté de futurs atouts pour nos pays, des génies, des créateurs, des scientifiques…

Il est urgent d’appliquer la loi et de sortir 

Depuis plus de quarante ans, des textes de loi ont été votés par les différents gouvernements pour interdire la mendicité de tout genre, mais leur mise en application n’est jamais effective. Une loi sénégalaise contre la mendicité des mineurs a été mise en place dès 2005. Elle a été rarement appliquée.

Jusqu’à quand allons-nous continuer à signer des conventions, ratifier des traités internationaux sur les droits et la protection des enfants pour satisfaire aux ODD ou pour être éligible par rapport aux différents critères de financements des institutions internationales et autres bailleurs de fonds tout en sachant pertinemment que leur applicabilité sera problématique ; la source du problème n’étant pas solutionnée ! Sans considération de l’ensemble de la chaîne de valeur pour mettre en œuvre les conditions économiques, sociales et culturelles idoines, nous aurons des solutions en silo. Les enfants sont l’avenir, et pour avoir un bel avenir ils ont besoin d’être accompagnés. Nous avons le devoir et l’obligation de ne plus laisser une partie d’entre eux être privés de ses droits fondamentaux.

Au-delà du droit, des solutions existent. Mettons-les en œuvre !

Pour éradiquer ce fléau de la mendicité infantile, les solutions seront endogènes et nécessiteront une mise en commun d’initiatives faisant intervenir toutes les parties prenantes : État, autorités religieuses, familles, société civile, ONG… Certaines comme celles citées ci-dessous peuvent adresser le problème dans sa globalité.

– La redynamisation des territoires ruraux pour éviter l’exode rural de familles entières qui se retrouvent en ville sans avoir les moyens d’y vivre de façon décente et qui peuvent venir augmenter les rangs des candidats à la mendicité. Il y a aussi tous ces jeunes garçons, venant de ces zones rurales qui subissent de plein fouet les profondes mutations du monde rural avec l’abandon de l’agriculture vivrière et de l’élevage. Ces garçons se retrouvent envoyés dans des daaras en zone urbaine.

– Certaines croyances culturelles et religieuses gagneraient à être questionnées. Informer, sensibiliser mais surtout conscientiser les familles sur l’urgence de la situation de leurs enfants et à quel point ce « modèle de daara » s’est éloigné du concept initial et peut représenter un sérieux handicap dans leur vie future.

– Une politique sociale inclusive pour améliorer le niveau de vie des couches les plus vulnérables et en finir avec les urgences de survie quotidiennes.

– Subventionner les daaras, pour les moderniser et les structurer. Cela permettrait de prendre en charge décemment les talibés et les accompagner de manière optimale dans leur apprentissage.

– Santé de la reproduction à promouvoir et à faire adopter davantage par les familles démunies qui continuent à enregistrer un fort taux de natalité sans pour autant avoir les moyens de subvenir aux besoins de leurs enfants.

Le 20 novembre, Journée mondiale des droits des enfants, reste un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices que subissent encore les enfants dans le monde. Stop à la mendicité ! Stop à la maltraitance ! Stop à toutes les formes d’injustice qui inhibent la croissance harmonieuse des enfants. Nos enfants ont droit à l’amour, à l’éducation, à la santé, à une vie décente et aussi à l’enfance. Une société qui ne protège pas ses enfants, une société qui n’éduque pas ses enfants ne se ferme-t-elle pas les voies de l’émergence ?Cécile Thiakane, actrice du développement social, est basée au Sénégal

Thiané DIAGNE promet un défilé spectaculaire

http://www.emedia.sn La troisième édition de « La nuit du boubou » sera organisée en décembre prochain et le Mali est à l’honneur cette année. À travers une rencontre avec la presse qui s’est tenue ce mercredi, Thiané Diagne donne un avant-goût de cet événement.

La styliste promet un moment de mode et de glamour de la tradition africaine et veut fixer cet événement phare dans les grands rendez-vous de la mode. La patronne de la maison de couture Jour J souhaite magnifier et offrir une place de choix aux « thioup » de la sous-région. « L’un des objectifs de la nuit du boubou est de faire émerger la tradition africaine », dit-elle, en annonçant beaucoup de surprises sont attendues pour cette édition.Elle donne ainsi rendez-vous aux fervents de la mode et glamour le 1er Décembre 2018 au Grand Théâtre National. Pour un défilé magique. Baba NDIAYE

79 millions détournés au restaurant«Les Ambassades»

SenewebNews-RP Une affaire de détournement pollue l’atmosphère au restaurant-patisserie «Les Ambassades». La somme de 79 millions de francs Cfa a disparu des caisses de l’entreprise.

D’après Libération, qui lève le lièvre, le propriétaire de la boîte, Jamal Omaïs, soupçonne le caissier, Houssam Omaïs. ce dernier, renseigne le journal, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel.

Hcct:Tanor remet son rapport à Macky et récolte des félicitations

IGFM-Le chef de l’Etat a reçu ce mercredi le premier rapport du Haut Conseil des Collectivités Territoriales. Le document, selon nos sources, met en valeur la pertinence des réformes et les défis de la mise en œuvre de l’acte 3 de la décentralisation.

Le Président Macky Sall a félicité Ousmane Tanor Dieng et les autres conseillers pour la qualité de leur travail.

Moussa Mbaye GUEYE, Patron de lead senegal : «On ne nous a même pas donné la possibilité de répondre aux accusations qui ont été avancées»

https://www.jotaay.net Enda Lead, au cœur des problèmes entre l’Etat et les organismes de la société civile, a aussi dit ce qu’il pensait de toute cette affaire. Moussa Mbaye Guèye se dit en effet favorable à la médiation qui est en train d’être menée, pour qu’il puisse retrouver l’agrément qui lui a été retiré. Mais ce qu’il souhaiterait, la prochaine fois que ces genres de situations se produisent, est que les autorités puissent prendre le temps d’écouter au moins. «Je suis ouvert à la médiation si elle nous permet de retrouver notre agrément. Mais aussi pour qu’à l’avenir, les autorités, quand vient le moment de sortir le sabre, je pèse bien mes mots, quand je dis sortir le sabre, parce qu’on ne nous a même pas donné la possibilité de répondre aux accusations qui ont été avancées…de créer les conditions pour que toute décision qui va être prise dans l’avenir, soit une décision éclairée et avisée».

A la question de savoir s’il a effectivement financé Y en a marre ? A hauteur de combien et pour quel projet ? Guèye de dire que son organisme ne finance pas. «Nous ne finançons pas, c’est une équivoque que nous devons lever. Nous n’avons jamais financé le mouvement Y en a marre. Nous accompagnons le mouvement Y en a marre dans l’exécution de programmes dédiés à la citoyenneté et dédiés à tout ce qui est implication des jeunes, dans tout ce qui est gestion des collectivités locales, dans tout ce qui est gestion aussi de notre pays», a laissé entendre le patron de l’Ong Lead. MM

Défile d’organismes membres de la Societe Civile à la DIC : Y en a marre n’a jamais été convoqué

https://www.jotaay.net Fadel Barro a aussi fait des révélations au cours de cette conférence de presse. A la question de savoir s’ils ont été entendus dans le cadre des convocations tous azimuts d’organismes de la société civile, il répond par la négative. Mais, de préciser : s’ils sont convoqués, ils iront répondre, parce qu’ils n’ont rien à se reprocher. Il a aussi indiqué que ce sont d’anciens membres de la société civile, à la retraite, qui sont au cœur des médiations souterraines. «Ce sont des doyens de la société civile pour la plupart. Mais aussi, de bonnes volontés qui ont voulu pour l’instant qu’on ne les cite pas. Nous ne leur fixons pas de délais…Il n’y a pas de délais qui leur est accordé, pour dire que s’ils ne réussissent pas, nous allons faire telle ou telle autre chose», dit-il.
A la question de savoir ce qu’ils vont faire, en cas d’échec des médiateurs, Fadel Barro refuse de dévoiler leur stratégie. «On ne fera pas d’effet d’annonce. Ce qui est sûr, c’est que la volonté de l’Etat ne passera pas. Quoi qu’il advienne, Y en a marre continuera ses activités».

Les graves révélations de Sonko; « Le TER revient à 1600 milliards, Macky a rajouté plus de 200 milliards pour… »

Seneweb.com Ousmane Sonko, en tournée en Espagne, a fait de graves révélations sur le TER. Le Leader de Pastef face aux ressortissants senegalais a déclaré que plus de 200 milliards ont été rajoutés pour permettre l’inauguration du TER au mois de janvier. « Quand j’avais dit que le Ter a coûté 1400 milliards, ils ont tous démenti, mais ils m’ont finalement donné raison. J’ai des preuves concrètes que Macky a rajouté plus de 200 milliards à cette somme pour inaugurer le TER au mois de janvier au lieu du mois de juin. Il a même déjà signé l’accord. Le TER revient donc à 1600 milliards », a lâché Sonko.

Recours en cassation: Le dossier Khalifa Sall en état, toutes les parties sont prêtes

https://www.jotaay.net A quand l’affaire Khalifa Sall et Cie, devant la Cour de cassation ? Si du côté du maire de Dakar, on n’est pas trop pressé, la haute juridiction, pour sa part, garde encore le silence. Mais, ce qui est sûr, c’est que le dossier est en état. «Toutes les parties ont déposé, les répliques, tout a été fait ; reste plus que la Cour suprême nous convoque et elle peut le faire à tout moment», nous souffle-t-on du côté de la défense de l’ex-maire de Dakar. C’est le 19 novembre dernier que les délais ont expiré. La balle est donc désormais dans le camp des magistrats de la Cour suprême. Pour sa requête, en tout cas, l’ex-édile de Dakar a soulevé plus d’une dizaine de moyens de défense. Mieux, la défense de Khalifa Sall a fait un recours sur l’arrêt de la Cour d’appel, qui avait rejeté les exceptions d’inconstitutionnalité. Ce qui veut dire qu’elle souhaite aussi que la haute juridiction prononce un sursis à statuer avant de renvoyer le dossier devant le Conseil constitutionnel.

Audit du fichier:Le Pds boude Aly Ngouille

Seneweb.com C’est mal parti ! L’opposition, qui a envoyé ce jeudi 22 novembre, ses experts à la DAF (Direction de l’automatisation du fichier) pour auditer le fichier électoral, est rentrée bredouille.

Le Pds, a boudé la salle informatique du ministère de l’intérieur, au motif que le fichier qui leur a été présenté, n’est pas le bon.

« Quand nous sommes venus, on ne nous a pas présenté un fichier mais une maquette à partir de laquelle nous ne pouvions pas avoir certaines informations notamment sur le numéro d’identification nationale et l’électeur, dénonce Oumar Sarr, coordonnateur du Pds, interrogé par la Rfm. Les informations sont incomplètes et nous pouvions faire aucune interrogation sérieuse sur le fichier.  Nous rentrons bredouille car ce n’est pas ça à ce que nous attendions. »

Même son de cloche chez les représentants du Grand Parti, qui contestent le fichier présenté à l’opposition.

L’opposition va organiser une marche de prostestation le jeudi 29 novembre 2018

 https://www.leral.net  dans la rue. Le Front national de résistance (FNR) va organiser une marche de protestation le jeudi 29 novembre 2018. 

En ordre de bataille, l’opposition promet également d’assiéger le ministère de l’Intérieur le 6 décembre prochain.

Selon les explications d’Abdou Karim Fall, porte-parole du jour du FNR, l’opposition s’appuie sur l’article L48 et exige ainsi la possibilité « de voir le fichier électoral ». « Nous avons un droit de regard et de contrôle sur le fichier électoral », assène l’opposant qui accuse le président Macky Sall « d’agir en dictateur ».

Le front de l’opposition compte également « engager le combat pour contester le manque de neutralité du ministère de l’Intérieur qui travail à élire son président de parti. » Pour un pacification de l’espace politique au Sénégal, l’opposition exige la « nomination d’une personnalité neutre ou un organe neutre pour organiser les élections ».

Par ailleurs, les leaders du FNR ont décidé de se rendre les 17 et 19 décembre prochains, lors du deuxième groupe consultatif de Paris, pour « protester contre toute possibilité d’octroyer des dons et des prêts au régime de Macky. »
Source Emedia

Ousmane Sonko: »Au Sénégal, on ne travaille pas assez,on ne travaille pas suffisamment, on ne travaille pas bien »

Seneweb.com | Ousmane Sonko poursuit sa tournée à l’Extérieur. il a atteri en Espagne où il a rencontré une forte colonie sénégalaise. Le leader de Pastef a profité de cette rencontre pour inciter les Sénégalais au travail. Il a aussi dénoncé vigoureusement la corruption et le manque de patriotisme qui, selon lui, sont un frein pour le developpement du pays.

Macky Sall en 2011: »Une enquête d’opinion qui donne une majorité absolue au président sortant dès le premier tour ne correspond à rien »

Seneweb.com Une enquête d’opinion donnant vainqueur un président sortant n’est pas crédible. L’homme qui tient ces propos est le président Macky Sall, ou plutôt le candidat Macky Sall, alors challenger d’Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012. Dans un entretien qu’il avait accordé au magazine Jeune Afrique en 2011, veille de la présidentielle, il rejette le sondage paru dans Le Pays au quotidien, le 22 novembre, lequel donnait le président Wade vainqueur dès le premier tour avec 53 %.

« Si l’on parle de ce sondage, il faut mentionner aussi celui qui a été publié, le même jour, dans L’Observateur et qui me donne en tête devant Wade, avec 27,4 %. Il est évident qu’une enquête d’opinion qui donne une majorité absolue au président sortant dès le premier tour ne correspond à rien. Lors des élections locales de 2009, il (Wade : ndlr) a perdu Dakar, Thiès, Fatick, le Sine-Saloum… On ne peut pas perdre des régions et faire plus de 50 % au premier tour. », assénait le tombeur de Wade.

À la question de savoir s’il n’y avait pas un risque que Wade l’emporte dès le premier tour, « C’est impossible. Il y aura un second tour, si nous sommes dans chacun des 13 000 bureaux de vote. »

Moustapha Niasse à la rencontre des Sages de BBY: ‘Macky Sall,c’est Dieu qui nous l’a inspiré en tant que croyants et c’est la raison qui nous l’a recommandé»

https://www.dakaractu.com Les sages de « Benno Bok Yaakar » ont investi, ce matin à Pikine, leur candidat pour la prochaine présidentielle, à savoir le Président Macky Sall. Un événement présidé par Moustapha Niasse, leur Président d’honneur. S’il n’a pas prophétisé comme le Premier ministre hier lors de l’investiture des cadres, Moustapha Niasse a imploré Dieu d’accorder à leur candidat un second mandant.
« Notre candidat, c’est le Président Macky Sall. C’est Dieu qui nous l’a inspiré en tant que croyants et c’est la raison qui nous l’a recommandé », a-t-il dit avant d’ajouter : « alors entre la décision de Dieu et l’inspiration qu’il nous a insufflé au plus profond de nous-mêmes, et la logique dictée par la raison, nous décidons de demander à Dieu qu’il nous donne la possibilité de réélire, d’aider le Président Sall à être réélu le 24 février ».
Le Président de l’Assemblée nationale, qui a cependant reconnu à Dieu son pouvoir de décision, de souligner que c’est la logique du croyant qui les anime, et d’espérer que Dieu entendra leurs prières.
« Nous sommes tous des hommes et des femmes de pensée capables de raisonner, d’analyser, de distinguer, en tant qu’êtres intelligents, c’est-à-dire capables de mettre les choses entre elles dans un ordre logique, c’est cela la décision. Maintenant, c’est Dieu qui décide, il nous a offert Macky Sall comme Président, nous lui demandons de nous offrir à nouveau Macky Sall dans sa bonté infinie, encore pour un nouveau mandat.  C’est la logique du croyant qui nous anime. C’est parce que nous savons que c’est seulement Dieu qui décide.  Et nous espérons que Dieu entendra notre prière parce que nos cœurs sont purs, nos intentions sont pures, notre volonté est pure et notre unité fondée sur l’unité de solidarité est baignée de pureté ».
Ont pris part à cette rencontre, le ministre Mor Ngom, le maire de Pikine Abdoulaye Thimbo, le questeur Awa Niang, Maël Thiam, le ministre du Travail Mansour Sy.

Quand Macky se moquait des sondages de Wade en 2011

http://www.dakarmatin.com Une enquête d’opinion donnant vainqueur un président sortant n’est pas crédible. L’homme qui tient ces propos est le président Macky Sall, ou plutôt le candidat Macky Sall, alors challenger d’Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012. Dans un entretien qu’il avait accordé au magazine Jeune Afrique en 2011, veille de la présidentielle, il rejette le sondage paru dans Le Pays au quotidien, le 22 novembre, lequel donnait le président Wade vainqueur dès le premier tour avec 53 %.

« Si l’on parle de ce sondage, il faut mentionner aussi celui qui a été publié, le même jour, dans L’Observateur et qui me donne en tête devant Wade, avec 27,4 %. Il est évident qu’une enquête d’opinion qui donne une majorité absolue au président sortant dès le premier tour ne correspond à rien. Lors des élections locales de 2009, il (Wade : ndlr) a perdu Dakar, Thiès, Fatick, le Sine-Saloum… On ne peut pas perdre des régions et faire plus de 50 % au premier tour. », assénait le tombeur de Wade.

À la question de savoir s’il n’y avait pas un risque que Wade l’emporte dès le premier tour, « C’est impossible. Il y aura un second tour, si nous sommes dans chacun des 13 000 bureaux de vote. »

Grosse perte de la coalition présidentielle à Touba:Sokhna Mame Faty Mbacké lâche Macky Sall, pour rejoindre Madické Niang

https://actusen.sn Un coup dur pour les républicains : la personne morale du Mouvement international ‘’And Falat Macky’’ a coupé le cordon ombilical, qui  la liait à eux. En effet, la ‘’Mbacké-Mbacké’’ et ses partisans ont rejoint l’ancien président du Groupe parlementaire ‘’Liberté et Démocratie’’ en marge de sa visite de proximité à Touba.

A quelques mois de la Présidentielle de 2019, le Président Macky Sall et son régime ont subi une lourde perte dans le ‘’Baol’’. En effet, connue par sa proximité avec la Première Dame, Marième Faye Sall, Sokhna Mame Faty Mbacké, fille de Serigne Dane Mariéma Dame, et ses militants ont démissionné de l’Alliance pour la République pour soutenir Me Madické Niang. La Présidente du Mouvement (international) ’’And Falat Macky’’, a expliqué toute son amertume vis-à-vis du Parti au Pouvoir.

«Nous étions dans le Parti démocratique sénégalais (Pds), jusqu’en 2008, mais lorsque les libéraux voulaient liquider Macky Sall, nous étions sortis avec lui, pour dire non à cette mascarade. A cet effet, nous avons galéré ensemble, jusqu’à son arrivée au Pouvoir. En plus, je déployais mes moyens, pour le soutenir, lors de notre campagne en 2012 ; mon véhicule de type 605 était tombé en panne sur l’axe Touba-Taïf.

Mon fils-aîné, Serigne Issa Bousso, et mon frère Serigne Fallou Mbacké, transitaire, le suivaient partout dans le pays. Par contre, depuis son accession au pouvoir, l’entourage présidentiel me prive de tout. On m’a fermée toute les portes du Palais parce qu’ils sont jaloux de ma base politique très solide», a regretté la Mbacké-Mbacké, qui s’était illustrée, grâce à sa proximité avec Mariéme Faye Sall.

Poursuivant son speech devant ses partisans et son hôte Madické Niang, la personne morale du Mouvement international ‘’And Falat Macky’’, Sokhna Mame Faty Mbacké, d’indiquer : «nous avons des représentants partout à travers le monde, mais ce sont les priorités de la population qui nous intéressent. A cet effet, Président Madické Niang, nous vous prions d’aider les Sénégalais, parce qu’ils vivent un calvaire. En plus, il faut être  reconnaissant envers eux, en vue de gagner leur confiance. Nous avons décidé de vous soutenir, parce que charité bien ordonnée, commence par soi-même. Personne ne peut nier que vous êtes un fervent disciple de Serigne Touba», a-t-elle témoigné.

Interpellé sur son divorce avec les républicains, surtout avec Marième Faye Sall, dont elle était très proche, la ‘’Mbacké-Mbacké’’ de Darou Khoudoss dira : «j’ai reçu un coup de fil d’un inconnu, qui m’informe que la Première Dame  voulait vous rencontrer.

C’est ainsi qu’elle m’invitait, chaque année, avec les familles religieuses et c’est grâce à l’épouse de mon ancien mentor, que je suis restée dans l’Apr, jusqu’à ce jour, parce que c’est une personne dynamique», a expliqué l’ancienne collaboratrice de Marième Faye Sall.

Etaient présents à la visité de proximité de l’avocat de Saint Louis, Madické Niang  chez l’ex-militante de l’Apr, Serigne Sohibou Mbacké, Serigne Djily Mbacké, Sokhna Momy Mbacké, Sokhna Mame awa Mbacké, Sokhna Khady Mbacké entre autres.Mor Mbaye CISSE, Correspondant à Mbacké (Actusen.sn)

Securite du Processus Électoral- Me Adama Guèye reçoit Doomi-Rewmi pour l’adoption d’une démarche inclusive

https://www.dakaractu.com Dans le cadre de ses rencontres avec les acteurs politiques Sénégalais pour discuter du processus électoral, Me Adama Guèye a finalement rencontré, pour la première fois,  des membres de la mouvance présidentielle.  Il s’agit des leaders de Doomi-Rewmi qui étaient partis s’enquérir de sa démarche et échanger avec lui sur les raisons de son initiative qui semblait, jusque-là, privilégier l’opposition.
Doomi-Rewmi qui a soutenu que le Sénégal est  » une vitrine de la démocratie en Afrique et dans le monde  et que le Sénégal sous Macky a organisé des élections et un référendum à l’occasion desquels les Sénégalais se sont exprimés librement  », n’a pas manqué de rappeler que les couacs notés ont toujours été le fait des acteurs politiques eux-mêmes avec la mise en selle de 47 listes lors des législatives. Les Républicains de signaler aussi que des experts Européens ont déclaré fiable le fichier à 95%. Le leader de  »  Sénégal Bou Bess  » se chargera de décliner sa ferme volonté de continuer  sa feuille de route non sans saluer la publication du fichier par le ministre de l’intérieur. Il précisera que sa démarche n’a aucun aspect discriminatoire.

PAPE DIOP PERD 1030 PARRAINS – Sadaga dévie le mouvement ADD de Diourbel et lance une nouvelle plateforme

https://www.dakaractu.com L’association ADD jusque-là acquise à la cause de l’Alliance Bokk Gis-Gis de Pape Diop, vient de changer de camp. Les jeunes, qui ont récolté 1030 signatures, assurent avoir convaincu leurs parrains d’aller soutenir le Président Macky Sall. Lors d’une rencontre organisée à Guédé, Abdou Karim Niang et ses camarades ont déclaré avoir ras-le-bol de demeurer laissés-pour-compte  dans le parti de Pape Diop. Concernant les leaders politiques de l’Apr de Diourbel qu’ils ont préféré esquiver, ils diront n’avoir nullement senti chez eux cette hargne d’accélérer le développement de leur département.
Sadaga, qui lance la plateforme  » Une maison, 2 votants pour Macky  », dira tout son engagement à déployer ses tentacules au niveau national et international pour massifier l’Apr et travailler à la réélection du Président Macky Sall dès le premier tour en 2019.

Abdoul Mbaye dément les chiffres sur l’agriculture:«Ils sont mensongers»

Le leader du parti Alliance pour la citoyenneté et le travail n’a pas du tout été tendre avec le régime du Président Macky Sall qu’il accuse d’avoir donné de faux chiffres dans le secteur de l’agriculture pour masquer son échec qui a installé le pays dans la famine.
Il n’y a pas de production record au Sénégal dans le domaine de l’agriculture comme le prétend le ministre de l’Agriculture. C’est l’analyse de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye qui accuse Dr Papa Abdoulaye Seck de maquiller les chiffres pour cacher son échec.
«Ce sont des chiffres mensongers. Ce qu’on constate c’est que la faim et l’insécurité alimentaire se sont installées dans le pays», a déclaré le Président du parti Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act).
Abdoul Mbaye qui a accordé une interview au journal Enquête se dit par ailleurs déterminé à rectifier la donne s’il est élu président de la République au soir du 24 février 2019.
Car pour lui, la première tâche à laquelle il va s’atteler, sera «d’inverser les priorités». Ce qui consistera, à l’en croire, à la lutte contre la faim. «Il est totalement inconcevable que dans un pays ayant 58 ans d’indépendance, qu’on ait encore faim. C’est inadmissible. C’est cela la priorité et non la construction de nouveaux stades ou de nouveaux palais présidentiels», a-t-il martel Le leader du parti Alliance pour la citoyenneté et le travail n’a pas du tout été tendre avec le régime du Président Macky Sall qu’il accuse d’avoir donné de faux chiffres dans le secteur de l’agriculture pour masquer son échec qui a installé le pays dans la famine.
Il n’y a pas de production record au Sénégal dans le domaine de l’agriculture comme le prétend le ministre de l’Agriculture. C’est l’analyse de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye qui accuse Dr Papa Abdoulaye Seck de maquiller les chiffres pour cacher son échec.

Présidentielle-2019:Thierno Alassane Sall dévoile son programme

Seneweb.com | Candidat déclaré à la Présidentielle de 2019, Thierno Alassane Sall a bouclé son programme. Le président de République des valeurs va le dévoiler ce samedi. Et c’est dans la banlieue dakaroise que l’ancien ministre de l’Énergie va présenter son projet de société aux Sénégalais. Il va, ainsi, sacrifier à cet exercice auquel se sont déjà prêtés plusieurs candidats comme Malick Gakou et Thierno Bocoum.: Youssouf SANÉ 

Cambriolage : Le PUR Perd Des Données

https://www.walf-groupe.com Des personnes malintentionnées ont fait irruption, dimanche 18 novembre, au siège du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), sis sur la Vdn, pour le  cambrioler.

D’après le secrétaire permanent, Khalifa MBODJ, que nous avons joint au téléphone, un ordinateur Mac a été emporté. Le hic c’est que ce n’était pas la première fois. Le coordonnateur du parti, Pr Issa SALL, a été aussi victime d’un vol. Sa machine avait été emportée dans sa voiture. La plainte qu’il avait déposée est jusqu’ici restée sans suite.

«Si les cambrioleurs ou leurs commanditaires ont besoin d’une quelconque information sur notre parrainage, c’est peine perdue. Notre capacité d’organisation et d’anticipation nous permettent de sécuriser nos parrains», a laissé entendre, au bout du fil, M.MBODJAvec Rewmi

L’Epidémie «Dengue » de la Convergence des Cadres Républicains (CCR)…Par Mamadou Lamine Gueye*

Une Convention, c’est bien…

Mais une révision des comportements des Cadres Républicains pour le triomphe de notre candidat au premier tour au soir du 24 février c’est mieux !

La Rupture signifie la construction d’une alternative autour d’un nouveau projet politique tel que défini par le président de la République, son excellence Monsieur Macky Sall.

Cet impératif de rupture demande la mobilisation de toutes les forces patriotiques autour de cet objectif, une prise de conscience individuelle et collective sur le rôle et la responsabilité de chacun dans la marche de notre pays vers le progrès et le bien-être et la nécessaire mobilisation de tous pour faire de cette seconde alternance une véritable alternative au service de la transformation sociale et économique.

Faire une analyse de la situation politique de la CCR (Convergence des Cadres Républicains) m’amène à montrer trois types de personnes :

1-Des travailleurs du président Macky Sall ;

2- Des Saboteurs ;

3 – Des gens qui font Semblant.

Il y’ a des ambiances politiques dont l’alternative fait mal, car elle bouscule les situations acquises et compromettent les situations promises.

Alors que la prochaine élection Présidentielle se profile à l’horizon, beaucoup de personnes s’interrogent sur la situation de notre famille politique, menacée qu’elle est, chaque jour encore par un vent de discorde entre les partisans pour une victoire écrasante du président Macky Sall et des saboteurs de la mouvance présidentielle.

Et, dans un tel contexte, il est plus que surprenant que les cadres soient les moins enthousiastes pour asseoir une bonne dynamique politique devant garantir la réélection du Président Macky Sall au premier tour.

Certes, des activités politiques ont pu être notées par des bandes d’amis et de groupe de lobby. Mais hélas, l’habitude transforme les sentiments ?

Le problème de l’APR est que les structures statutaires telles que la CCR ne fonctionnement pas. Les Responsables qui les incarnent ou qui les animent ne prennent pas aussi suffisamment leurs responsabilités pour remplir pleinement leurs missions.

Les structures du parti ont, de mon point de vue, la légitimité pour réfléchir et donner un avis sur le fonctionnement et l’orientation stratégique du parti. Et si elles ne le font pas, c’est qu’il y’a des défaillances à corriger, impérativement pour l’avenir du parti.

Un parti politique, c’est des textes et règlements et des structures qui fonctionnent…

Mais Attention Abdoulaye Diouf Sarr !!!

Obnubilé et courant toujours derrière des postes ou des nominations, certains cadres pensent que vous serez leurs sauveurs !

Attention Abdoulaye Diouf Sarr !!!

Les anciens « Théeurs » de Thierno Alassane Sall sont devenus vos chambellans ! Le Président Macky Sall a confiance en vous et il faut être à la hauteur, surtout à l’approche des prochaines échéances.

Eviter les complots, éviter les cadres avides de pouvoir…

* Coordonnateur CCR Diourbel

«Je ne suis à l’Assemblée que pour régler les comptes des…»:l’incroyable aveu de ce député

https://www.leral.net Si certains sont à l’Assemblée nationale pour défendre les intérêts de la population, d’autres ne sont la-bas que pour ceux du président Macky Sall. C’est l’étonnant aveu qu’a fait le député apériste du département de Foun­diougne, Pape Seydou Dianko.

« Je ne suis pas allé à l’Assem­blée nationale pour m’occuper de textes ou des projets de loi. Je ne suis là-bas que pour régler des comptes aux députés qui auront le culot de s’attaquer au président Macky Sall ou au président Moustapha Niasse », a déclaré le député apériste du département de Foun­diougne samedi dernier à Touba­couta, lors de la cérémonie officielle marquant la 3e édition du festival  » Niumi Badiya » .

Selon le journal  » Le Quotidien », Pape Seydou Dianko a renseigné de manière surprenante sur le pourquoi de cette posture.

« Les gars, c’est bon d’être un député : On t’appelle Honorable, tu vas à l’Assemblée, cartable en main, les gendarmes t’ouvrent les portes, tu arpentes les escaliers et entres dans une salle climatisée. Non, il n’y a rien de tel ! Celui qui a fait ça pour toi, tu lui es redevable à jamais et dois te battre de toutes tes forces pour qu’il soit maintenu au pouvoir », a-t-il soutenu.

En langage clair, si Macky a contribué à leur élection comme députés, ils se doivent de se battre pour le maintenir au palais.

« C’est la première fois qu’un président de groupe parlementaire est issu d’un Daara, c’est révolutionnaire » (Mamadou Diop Decroix, député)

https://www.dakaractu.com Lors de la conférence de presse des députés de l’opposition tenue ce jeudi 22 novembre 2018, le député Mamadou Diop Decroix est revenu sur un point qu’il estime important. En effet, la désignation de Cheikh Mbacké Bara Doly comme président du groupe liberté et démocratie, est qualifiée par Decroix d’acte d’une grande portée sociopolitique impulsé par le président Abdoulaye Wade. Qui a ainsi fait de Cheikh Mbacké Bara Dolly le premier président de groupe parlementaire issu d’un « Daara », donc pas de l’école française…

Toussaint Manga tacle le président de l’Assemblée nationale : « Moustapha Niasse veut diriger selon ses humeurs et les convictions de Macky Sall »

https://www.dakaractu.com Toujours fidèle à lui-même, le député Toussaint Manga n’a pas manqué de pointer du doigt le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse. Allant jusqu’à le traiter de président complaisant, qui viole constamment le règlement intérieur de l’Assemblée nationale…

«L’Assemblée nationale doit d’abord se conformer à la loi (…) En 6 ans le régime en place a gaspillé 22 000 milliards de budget » (Cheikh Bamba Dièye, député)

https://www.dakaractu.com Selon le député non inscrit Cheikh Bamba Dièye, le régime en place chercherait à empêcher les Sénégalais d’être au fait de ce qui se passe concernant l’utilisation du budget annuel de l’État.
Toujours selon lui, la majorité mécanique du régime à l’Assemblée est l’outil parfait pour cacher leurs forfaitures : « En 6 ans, avec à peu près une moyenne de 3000 milliards de budget annuel, le régime en place a gaspillé 22.000 milliards » révélera t’il…

Nouveau front à l’Assemblée : les députés de l’opposition exigent l’audit de Niassestrong>
https://www.pressafrik.com Les députés de l’opposition faisant partie du groupe parlementaires Liberté et Démocratie se sont réunis cet après-midi du jeudi 22 novembre pour se prononcer sur la situation à l’Assemblée nationale. Celle-ci, selon eux, ne se conforme pas à la première règle à laquelle elle est tenue à savoir la transparence. Car, ont-ils dénoncé, la deuxième institution du Sénégal est gérée dans une opacité totale à laquelle il faut mettre fin en exigeant la reddition des comptes.

Il est temps que Moustapha Niasse rende compte sur sa gestion de l’Assemblée nationale. C’est le cri de guerre lancé par les députés de l’opposition réunis sous la bannière du groupe parlementaire Liberté et Démocratie. A la permanence de Bokk Gis Gis où ils se sont donné rendez-vous, Cheikh Mbacké Bara Doli, Mamadou Diop Decroix, Toussaint Manga, Cheikh Bamba Dièye entre autres, ont tracé les grandes lignes du nouveau front qu’ils comptent ouvrir. Et cette fois-ci, ce sera au sein même de l’Assemblée nationale.
De l’avis du Secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), le président Moustapha Niasse gère cette institution comme si c’était son patrimoine en violant systématiquement son règlement intérieur, dans le seul but de contenter le Président Macky Sall.
Hors de lui, Toussaint Manga se demande : «comment dans un état sérieux, le budget de l’Assemblée nationale reste méconnu ?» Avant d’’ajouter : «Nous passons 60 jours à discuter des budgets des instituions et une seule refuse de se soumettre c’est l’Assemblée nationale. Personne ne peut dire comment l’argent est dépensé.»
Cet avis est partagé par le leader d’And Jeff. Car indique Mamadou Diop Decroix, le désir d’entretenir cette opacité a atteint un tel degré que la Commission Comptabilité et Contrôle de l’hémicycle ne s’est jamais réunie alors que sa tâche est justement de contrôler l’utilisation de l’argent de l’Assemblée nationale.
Cependant, relèvent-ils à l’unanimité, cette manière de faire va prendre fin puisqu’ils sont déterminés à mener le combat jusqu’à obtenir gain de cause.
«Le budget de l’Assemblée n’appartient ni à Moustapha Niasse ni à Macky Sall. C’est un problème que nous avons décidé de prendre à bras le corps pour imposer à Moustapha Niasse de nous dire où va l’argent», a conclu M. Manga.Ousmane Demba Kane

Moustapha Niasse à la rencontre des Sages de BBY : « Macky Sall, c’est Dieu qui nous l’a inspiré en tant que croyants et c’est la raison qui nous l’a recommandé »

https://www.dakaractu.com Les sages de « Benno Bok Yaakar » ont investi, ce matin à Pikine, leur candidat pour la prochaine présidentielle, à savoir le Président Macky Sall. Un événement présidé par Moustapha Niasse, leur Président d’honneur. S’il n’a pas prophétisé comme le Premier ministre hier lors de l’investiture des cadres, Moustapha Niasse a imploré Dieu d’accorder à leur candidat un second mandant.
« Notre candidat, c’est le Président Macky Sall. C’est Dieu qui nous l’a inspiré en tant que croyants et c’est la raison qui nous l’a recommandé », a-t-il dit avant d’ajouter : « alors entre la décision de Dieu et l’inspiration qu’il nous a insufflé au plus profond de nous-mêmes, et la logique dictée par la raison, nous décidons de demander à Dieu qu’il nous donne la possibilité de réélire, d’aider le Président Sall à être réélu le 24 février ».
Le Président de l’Assemblée nationale, qui a cependant reconnu à Dieu son pouvoir de décision, de souligner que c’est la logique du croyant qui les anime, et d’espérer que Dieu entendra leurs prières.
« Nous sommes tous des hommes et des femmes de pensée capables de raisonner, d’analyser, de distinguer, en tant qu’êtres intelligents, c’est-à-dire capables de mettre les choses entre elles dans un ordre logique, c’est cela la décision. Maintenant, c’est Dieu qui décide, il nous a offert Macky Sall comme Président, nous lui demandons de nous offrir à nouveau Macky Sall dans sa bonté infinie, encore pour un nouveau mandat.  C’est la logique du croyant qui nous anime. C’est parce que nous savons que c’est seulement Dieu qui décide.  Et nous espérons que Dieu entendra notre prière parce que nos cœurs sont purs, nos intentions sont pures, notre volonté est pure et notre unité fondée sur l’unité de solidarité est baignée de pureté ».
Ont pris part à cette rencontre, le ministre Mor Ngom, le maire de Pikine Abdoulaye Thimbo, le questeur Awa Niang, Maël Thiam, le ministre du Travail Mansour Sy.

Argentine:Un Sénégalais de 28 ans mortellement poignardé

Seneweb.com | Tailleur de son état, Mourtalla Gaye, 28 ans, a été mortellement poignardé par un individu non encore identifié dans la nuit du mardi au mercredi à Buenos Aires, capitale de l’Argentine.Pour l’instant les soupçons s’orientent vers un commerçant espagnol avec qui il a eu récemment une violente altercation pour une affaire de tissus. Certains de ses compatriotes approchés par Seneweb renseignent que la victime était réputée sans histoire.Mourtalla Gaye s’était marié le 13 avril dernier. Avant d’aller en Argentine, via la Turquie où il a passé 5 ans, il était établi au marché Sandaga.Une enquête aurait été ouverte pour élucider ce meurtre.Gora KANE

Suicide collectif:Les 16 thiantacounes, coinculpés de Cheikh Béthio Thioune, prennent date

GFM – (Dakar) – Les seize (16) Thiantacounes détenus à la Maison d’Arrêt et de Correction de Thiès depuis plus de six (6) ans suite à l’affaire Médinatoul Salam, menacent encore une fois de se suicider. Une menace qui avait déjà été brandie au moins de juin dernier.

Après plusieurs grèves de faim, ils soutiennent qu’ils vont se suicider collectivement.

Leurs épouses ont également décidé de se joindre à la grève et au suicide collectif. «Une fois, nous avons souhaité que le dialogue soit établi. Mais avec des promesses, on nous a placé dans l’oubli. Donc, nous allons nous suicider si cette détention sans jugement nous ne voulons pas perdure», soutiennent les coïnculpés de Cheikh Béthio Thioune.

Braquage à l’Agence Manko de Pikine:un candidat à la présidentielle arrêté

https://actusen.sn Déthié Ndiaye est dans de sales draps. Ce candidat à la présidentielle de 2019 a été placé sous mandat de dépôt hier, en même temps que l’ancien directeur de l’agence Manko de Pikine, Chérif Sow et l’ex-gestionnaire de portefeuilles, Wagane Faye Mbaye.

Ils sont tous les trois poursuivis pour faux et usage de faux en écritures privés de banque, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux portant sur la somme provisoire de trois (3) milliards F Cfa. Cette importante manne financière a été détournée suite à des prêts frauduleux à l’Agence Manko de Pikine, filiale de la Sgbs, indique Libération.

Démantèlement d’un gang de faussaire à Golf Sud : Huit individus arrêtés ; 13 millions F Cfa saisis

https://actusen.sn Les hommes du Commissaire de Police de Golf Sud ont frappé un gros coup. A en croire Les Echos, ils ont procédé à l’interpellation de huit (8) faussaires présumés dont une femmes de 50 ans et une mineure de 18 ans.Ces derniers étaient en possession de 26.800 dollar en faux billets, soit l’équivalent de 13 millions 400 millions de Francs Cfa. Les mis en cause ont été présentés, hier lors d’un point de presse et devraient être déférés au Parquet de Pikine-Guédiawaye, ce vendredi pour association de malfaiteurs et falsification de signes monétaires ayant cours légal dans un pays étranger, entre autres.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 23/11/2018

Le Pds boycotte l’audit du fichier électoral

Le secrétaire général national adjoint du Pds, Oumar Sarr, a dit toute sa déception hier, à la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF). En compagnie des experts de l’opposition qui devaient auditer ce fichier à polémique, le maire de Dagana a finalement boudé. Selon Oumar Sarr, le patron de la DAF Ibrahima Diallo n’a pas donné le bon fichier aux auditeurs. A en croire le Daganois, le fichier mis à leur disposition ne permet pas aux experts d’accéder à certaines informations notamment le numéro d’identification nationale et de l’électeur. Pour le libéral, il est impossible d’auditer un fichier dont les informations sont incomplètes. C’est pourquoi, il a préféré tout simplement bouder. Le Secrétaire national adjoint aux élections du Pds, Maguette Sy, dira à son tour qu’il s’agit d’une farce du ministre de l’IntérieurAlyNgouilleNdiaye, qui autorisait l’opposition à accéder au fichier électoral, à trois mois de l’élection. En plus des numéros d’identification, les auditeurs de l’opposition veulent avoir les renseignements sur les bureaux de votes, les emplacements etc .

320 enfants enrôlés dans un programme de réintégration

La célébration de la journée du talibé a été l’occasion pour le village d’enfants Sos de Tambacounda de décliner ses réalisations en faveur de cette couche très vulnérable de la société. Dans le cadre du Programme de réintégration des enfants talibés, Sos village d’enfants de Tambacounda a enrôlé 320 talibés qu’il a placés dans 7 daaras modernes, implantés dans la commune. Ce qui a permis à 263 talibés d’allier l’apprentissage du Coran et l’alphabétisation fonctionnelle en français. Selon Abdoulaye Bodian, directeur des Programmes du village Sos d’enfants de Tambacounda, «plusieurs activités ont été menées dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des talibés». Chaque mois, une dotation de kits alimentaires est faite aux talibés des daaras retenus. Il est aussi assuré une prise en charge médicale à 210 talibés et 7 maîtres coraniques à travers leur inscription dans des mutuelles de santé. Des activités génératrices de revenus sont trouvées à ces maîtres coraniques et aux «Ndeyou Daara» pour leur «renforcement économique»

Menaces de ponction des salaires des travailleurs de la santé

Le président de l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas), Mballo Dia Thiam n’est point ébranlé par les menaces du ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr de ponctionner les salaires des grévistes. Selon le leader de «And Gueusseum», les travailleurs s’attendent à toutes les éventualités parce qu’ils sont déterminés à mener le combat jusqu’à la satisfaction de leur plateforme revendicative. «Il n’a qu’à couper tout le salaire, mais on ne l’attend pas sur ce terrain. On s’attendait à ce qu’il trouve plutôt une solution à la situation, mais puisque qu’il menace, nous allons poursuivre la lutte pour voir ce qu’il va faire», a déclaré Mballo Dia Thiam. Si le ministre de la Santé met à exécution ses menaces, prévient le syndicaliste, qu’il assume les conséquences. Mballo Dia Thiam invite Abdoulaye Diouf Sarr à payer les salaires des contractuels.

Marche des inspecteurs de l’éducation nationale

Une première dans l’histoire de l’éducation nationale au Sénégal. Ce ne sont plus les élèves ou les enseignants, mais ce sont plutôt les inspecteurs de l’éducation nationale qui descendent dans la rue pour réclamer la satisfaction de leur plateforme revendicative. Le secrétaire général du Syndicat des inspectrices et inspecteurs de l’éducation nationale du Sénégal (Siens) El Cantara Sarr et ses camarades vont marcher aujourd’hui entre la place de l’obélisque et la Rts. Ils ont recouru à cette forme de lutte après avoir observé pendant plusieurs mois des débrayages, le boycott des enseignements dans les centres régionaux de formation du personnel de l’éducation (Crfpe) et les encadrements. L gouvernement semble faire la sourde oreille face aux revendications des inspecteurs. En tout cas, ils vont se faire entendre aujourd’hui.

Les étudiants de l’IUT de Thiès crient famine

Les étudiants de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) de l’Université de Thiès ont arpenté hier, les différentes artères de Thiès, pour réclamer la réouverture des restaurants universitaires. «L’Etat doit avoir honte devant ses étudiants qui n’ont rien à manger et qui sont obligés de quémander de la nourriture», a déclaré Cheikh Touré président de l’Amicale des Etudiants de l’IUT et membre de la conférence des présidents d’amicales de l’Université de Thiès. Selon lui, tout a été fait par les étudiants pour éviter un bras de fer, mais de l’autre côté, aucun acte allant dans le sens de la résolution du problème n’est posé. Il indique, d’ailleurs, que la rencontre entre le ministre de l’Enseignement Supérieur et les repreneurs n’a pas eu lieu. Tout cela dit-il, à cause d’une dette insignifiante d’un milliard de Fcfa. «Nous sommes au bout de nos efforts et nous sommes décidés à accélérer la cadence de la lutte si la problème n’est pas réglé d’ici la semaine prochaine», a-t-il indiqué. Il a, par ailleurs, jeté de très grosses pierres dans le jardin de Moustapha Guèye, Directeur du Centre des Œuvres régionales de Thiès

Mary Teuw Niane, Amadou Ba et les écoles privées

Le gouvernement cherche à décanter la situation dans les écoles privées d’enseignement supérieur. Une rencontre tripartite a été tenue hier, entre le ministre de l’Enseignement Supérieur, Mary Teuw Niane, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba et le cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur (Cudopes). Ces membres du gouvernement ont proposé un protocole pour la reprise des cours puisque les étudiants orientés dans le privé sont renvoyés des écoles. Les ministres ont voulu que les étudiants reprennent les cours dès lundi prochain, puisqu’ils disent avoir pris un arrêté pour virer 3 milliards très prochainement. Le cadre unitaire s’y est opposé. Car, pour les administrateurs de ces écoles privés, il est hors de question d’accepter les étudiants sur la base d’un simple protocole et des promesses de virement de 3 milliards. Ainsi, le cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur (Cudopes) se réunit aujourd’hui pour voir la suite à donner à la proposition du gouvernement. Ce qui est sûr tant que les 3 milliards ne sont pas virés, les étudiants seront dans les rues. Il faut souligner que les ministres n’ont pas fait état de l’audit annoncé par le gouvernement pendant la rencontre.

Soham El Wardini

Le nouveau maire de Dakar, Soham El Wardini n’est pas encore élue présidente des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU Afrique) comme l’a laissé entendre des médias. En tant que nouveau maire de Dakar, Soham El Wardini précise qu’elle continue le mandat de l’ex maire Khalifa Sall à la tête de l’institution. D’ailleurs, c’est aujourd’hui que le nouveau président des CGLU Afrique sera élu à l’occasion du 8e sommet «Africités» qui se tient jusqu’au 25 novembre à Marrakech

L’ombre de Khalifa Sall plane sur le sommet des villes africaines

Il n’est pas certes présent au rendez-vous, mais l’ombre de Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, a plané durant la cérémonie d’ouverture, mardi 20 novembre, du 8e sommet «Africités» qui se tient jusqu’au 25 novembre à Marrakech, la capitale touristique du Maroc selon Tribune Afrique. Jusqu’à ses déboires judiciaires, l’ex édile de la capitale sénégalaise assumait, en effet et depuis 2018, la présidence de l’association des Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU Afrique), le rassemblement des villes et territoires locaux du continent qui a tenu à lui rendre hommage à l’occasion de ce sommet, qui coïncidait avec son 20e anniversaire. C’est à Patrick Tau, ancien maire de Johannesburg et président mondial de CGLU, très proche de Kahlifa Sall, qu’est échu le soin de rappeler tout l’engagement dont a fait preuve l’ancien maire actuellement incarcéré, pour le rayonnement de l’Association. Il a été ensuite suivi par, l’actuel maire de la capitale sénégalaise, Soham El Wardini, qui assure la présidence par intérim de CGLU Afrique, et qui a aussi tenu à rendre hommage à celui dont elle fut l’adjointe à l’hôtel de ville de Dakar.

Cambriolage du siège du PUR

Alors que tous les yeux étaient rivés sur Tivaouane pour les besoins du Gamou, des personnes malintentionnées ont fait irruption, dimanche 18 novembre, au siège du parti de l’unité et du rassemblement (Pur), sise sur la Vdn, pour cambrioler. Le secrétaire permanent, Khalifa Mbodj a confié à Yérimpost q’un ordinateur Mac a été emporté. Le hic c’est que ce n’était pas la première fois. Le coordonnateur du parti, Pr Issa Sall, a été aussi victime d’un vol. Son ordinateur avait été emporté dans sa voiture. La plainte qu’il avait déposée est jusqu’ici restée sans suite. Khalifa Mbodj rassure que si les cambrioleurs cherchent des informations sur leur parrainage, c’est peine perdue, puisqu’ils ont tout sécurisé.

Les députés de l’opposition exigent l’audit de Niasse

Il est exigé au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse rende compte sur sa gestion de l’Assemblée nationale. C’estle cri de guerre lancé par les députés de l’opposition réunis sous la bannière du groupe parlementaire Liberté et Démocratie. A la permanence de Bokk Gis Gis où ils se sont donnés rendezvous, Cheikh Mbacké Bara Doli, Mamadou Diop Decroix, Toussaint Manga, Cheikh Bamba Dièye entre autres, ont tracé les grandes lignes du nouveau front qu’ils comptent ouvrir. Et cette fois-ci, ce sera au sein même de l’Assemblée nationale. De l’avis du Secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), le président Moustapha Niasse gère cette institution comme si c’était son patrimoine en violant systématiquement son règlement intérieur, dans le seul but de plaire le président Macky Sall. Le député Toussaint Manga se demande pourquoi l’Assemblée nationale refuse de se soumettre au contrôle. Les députés de l’opposition promettent d’imposer à Moustapha Niasse le contrôle du budget.

MANÉ, MACKY, MAOULOUD… PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE

EXCLUSIF SENEPLUS – C’est parce que la foi a quitté les cœurs que chaque fête religieuse, donne lieu à des orgies de lamentations sur des supposées valeurs perdues et des prières auxquelles plus personne ne croit

C’est parce que nous avons majoritairement marre de cette gouvernance gabégique et des gouvernants de « reniements et de mensonges », que nous chérissons et défendons le mouvement « y en a marre », ces vigiles citoyennes ; c’est parce que les « Lions », notre équipe de foot est …une armée mexicaine aux talents disparates, que nous voulons par force, faire de Mané un Messie (frère jumeaux de l’autre Messi) qui conduit le peuple vers les cimes « footeuses » d’un futur rêvé et sublimé face à un présent fait de désespérance, de suicides maritimes ou désertiques ; c’est parce que la foi a foutu le camp des cœurs et des esprits, que chaque fête religieuse, donne lieu à des orgies de lamentations sur des supposées valeurs perdues et, des tonnes de prières pour « la paix » auxquelles plus personne ne croit.

Il semble que le président, n’aime qu’une certaine jeunesse. Celle qui lui cire les pompes tout en lui pompant nos deniers que lui et son clan, son camp, ses alliés, ont soustrait de la caisse commune, et qui n’ont qu’un seul espoir (yakaar) continuer « ensemble » (Benno) à sucer, dépecer, dilapider les ressources présentes, mais surtout, se préparer à des razzias encore plus dévastatrices, contre les ressources annoncées : pétrole, gaz, fer, or…

Mais qu’une partie de cette jeunesse ait l’outrecuidance de vouloir participer avec d’autres acteurs sociaux, à servir de vigiles contre lui et ses partisans prédateurs, c’est le sabre qu’on brandit avec de lourdes menaces de décapitation. Seulement, si charia on devait appliquer aux vrais voleurs (pas de poules ou de cacahuètes) de deniers publics, les candidats viendraient par dizaines de son camp. Et non des sentinelles « y ‘en a marristes » qui firent partie il n’y a pas longtemps, parmi ses plus fidèles compagnons de route contre les projets de succession très peu démocratique de son ancien mentor.

Mais voyez-vous, dans cette Afrique-là, surtout dans ce Sénégal ci, où le pouvoir est plus qu’une obsession, une maladie hautement contagieuse, refuser des postes ministériels ou de responsabilités, décliner des « offres d’achat de conscience et d’intégrité, est hautement suspect. Donc, « un casus belli ». Pour avoir refusé de s’assoir à la table de Bamboula de la « nouvelle République » et ses nouveaux républicains aux « convictions » douteuses, « Y en a marre » se voit frappé là où ça fait mal, au cœur : les sources de ses ressources. Donc les moyens de ses combats. Les nôtres, par délégation.

Mais, à notre époque, où les nouvelles technologies permettent l’accumulation, l’accession à des ressources par des moyens rapides et licites, un mouvement d’ensemble de solidarité devrait s’organiser pour que « Y en a marre » ait le droit de mener ses actions : les financements participatifs citoyens. C’est efficace et personne n’y peut « nix » !

On aurait cru à la sincérité du « président-candidat-réélu au premier tour », s’il levait le coude sur les dossiers toxiques de ses responsables politiques et autres nouveaux alliés ; s’il appliquait les textes sur le fonctionnement des partis politiques, son parti en premier lieu (tenues régulières de congrès et d’instances, rapports annuels des financements, etc.). Et puis, qui connaît les sources, provenances, bailleurs, des dépenses de campagnes des candidats ? A commencer par lui. Où est-il écrit que tous les DG, et autres responsables du service public, peuvent utiliser leurs véhicules de service ? Bénéficier des dotations d’essence avant (pré campagne) et pendant la campagne électorale ? Ils ont ces privilèges pour servir les citoyens dans le cadre de leurs fonctions, et non pour battre campagne pour leur candidat. Ces abus devraient cesser ici et maintenant. Si tant est que tous les candidats sont égaux devant la loi électorale…

Pour les théoriciens que les « marabouts sont des citoyens comme les autres », la cour qu’il leur fait s’apparente plus à du. …harcèlement de foi. Et, le Maouloud, nous en a encore donné la preuve : pour obtenir un deuxième mandat, la foi devient une simple marchandise, que l’on peut acheter-payer. Les guides religieux, de vulgaires marchands de voix, et les fidèles, des variables mercantiles.

Tragique erreur d’appréciation ! La foi n’a rien à voir avec le choix citoyen, du choix de celui et de ceux à qui je confie la gestion de mon quotidien et de l’avenir de mes enfants. Il me revient des flèches par presse interposée entre un membre du directoire de campagne du candidat Macky Sall et de celui de Me Wade. C’était entre les deux tours. Le journaliste avait demandé à l’homme de Wade : « votre adversaire reçoit des jeunes, des ONG et vous, vous recevez au palais des imams, des marabouts et des personnes âgées … ».

L’homme du candidat Wade avait répondu d’un ton méprisant : » Waw, gnom niou guiss xalé yi, gnoun, niou guiss kilifa yi ». D’accord, mon ouolof est exécrable, mais en gros, la traduction pourrait être la suivante : « oui, eux ils rencontrent les enfants, nous, les responsables (les grandes personnes, chefs religieux, imams, associations de retraités etc.). Justement, parmi les « enfants » que le candidat Macky courtisait durant ce deuxième tour, il y avait justement, « Y en a marre ». En première ligne. Qu’il veut aujourd’hui financièrement asphyxier, et rendre politiquement aphone. C’est cela qui explique en partie, le discrédit moral de la « classe » politique. Leur instabilité éthique.

Le cas Sadio Mané. Quand vos rêves d’un présent et d’un futur meilleur se noient dans les gouvernances exécrables de la cité ; quand vous n’avez plus de repères politiques et sociaux ; quand la mort dans le désert et dans la mer restent vos horizons, ou chercher le rêve sinon dans ce légendaire « opium du peuple » qu’est le sport. Le foot en l’occurrence. Les gestes de Mané, là-bas, à Liverpool ravivent des rêves brisés ici dans votre quotidien improbable. Les trahisons de vos dirigeants politiques, les connivences de vos guides religieux avec les prédateurs d’en haut, effectuent un « transfert » des gestes magnifiques de Sadio.

Parce que orphelins de repères, vous adoubez l’enfant de Bambaly. Seulement, vous lui en demandez trop : Messie, guide, artiste. Bref, celui qui peut et doit vous faire oublier votre misérable présent. Dans l’armée mexicaine qu’est l’équipe nationale, où avez-vous vu un Salah à droite, un Firmino au milieu pour distribuer, et lui à gauche. Ou sont vos Milner et Wijnaldum ? D’accord, vous avez un Kalidou Koulibaly qui n’a rien à envier à la tour de contrôle des Reds, Van Djik…Vous en demandez trop à un artiste qui erre comme une âme en détresse dans un paysage hostile. Vous voulez des miracles là où par définition il n’y en a pas. Vous voulez un guide là où seul le talent compte.

Et comme Sadio (Mané) n’est pas El Hadj (Diouf), un « bad boy » magnifique qui se fiche des codes et des « qu’en dira-t-on », et comme vous n’avez dans votre troupeau ni un lapin Camara ou un gaucher magnifique K., alors, votre génie reste tragiquement humain : à vos attentes démesurées, il vous oppose des larmes d’impuissance. Alors, foutez-lui la paix…dndiaye@seneplus.com

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