Revue de Presse du jeudi 22 Novembre 2018

Autoroute à péage :Les tarifs baissent de…

SenewebNews-RP |L’État et le concessionnaire, Eiffage, sont tombés d’accord pour une baisse des tarifs de l’Autoroute à péage. Après des mois de négociations.

D’après L’Observateur, qui donne la nouvelle, désormais pour aller de Dakar à l’AIBD, il ne faudra plus débourser 3000 francs Cfa, mais 2000.

Cette baisse de 33% va se répercuter sur les prix pour les péages de Thiaroye (1000 francs Cfa), Rufisque (400) et Toglou (1600), signale le journal. Qui précise que la mesure sera annoncée officiellement par le chef de l’État.

La Politique revient en force dans les quotidiens

Dakar, 22 nov (APS) – L’actualité politique, nourrie principalement par les perspectives de la présidentielle de février, ne laisse que peu de place aux autres sujets dans la livraison de jeudi de la presse quotidiene.
Walfadjri et L’Observateur reviennent tous les deux sur les déclarations du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, à l’occasion de convention nationale d’investiture du candidat de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) à la présidentielle de février 2019, en l’occurrence le président sortant Macky Sall. 

« Il n’y aura pas cinq candidats face à Macky (Sall) », assure le chef du gouvernement sénégalais qui fait la Une de Walfquotidien, selon lequel les cadres de BBY, regroupant les partis de la majorité présidentielle, « crient déjà victoire ».

 Walfquotidien cite le Premier ministre affirmant qu’il n’y aura « même pas cinq candidats face à Macky Sall le 24 février prochain », signe selon lui de « la rationalisation des partis politiques (qui) va se poursuivre le 1er décembre, date de validation des candidatures ».

« Le 24 février, à 18 heures, tout sera déjà joué », assure Mahammed Boun Abdallah Dionne en première page de L’Observateur, laissant ainsi entendre que le président sortant sera réélu dès le premier tour de la prochaine présidentielle.

Un optimisme contrastant avec l’analyse que certains opposants font de la situation nationale, à l’image de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, qui a piloté le premier gouvernement mis en place par le président Macky Sall après son accession à la tête de l’Etat en mars 2012.

 « Le régime actuel se bat contre l’émergence du Sénégal », affirme Abdoul Mbaye, actuel leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT). Il enfonce le clou en ajoutant : « Ce qu’on constate, c’est que la faim et l’insécurité alimentaire se sont installées dans notre pays ».

Le Soleil soulève un autre point de l’actualité politique, relative à la consultation du fichier électoral. « En réponse à la demande de certains partis politiques légalement constitués qui souhaitaient (…) consulter le fichier électoral, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a invité hier les intéressés à lui signifier leurs représentants à raison d’un par formation politique », écrit le journal.

La politique se mêlant souvent à d’autres sujets, plusieurs quotidiens reviennent sur l’affaire Karim Wade, du nom du fils de l’ancien président Wade, condamné à 6 ans de prison pour enrichissement illicite. Il vite depuis au Qatat après avoir obtenu une grâce présidentielle.
Ce sujet revient au-devant de l’actualité en profitant du débat suscité par l’avis du Comité des droits de l’homme de l’ONU demandant que le procès de Karim Wade soit révisé, ce qui constituerait un « désaveu » pour la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), selon des journaux.

 Suite à l’incarcération de Karim Wade en 2013, cette juridiction spéciale l’avait jugé et condamné pour enrichissement illicite et détournement de fonds, une condamnation assortie d’une amende de 138 milliards de francs CFA.

 Sur la demande de réexamen du procès de M. Wade, les avocats de l’Etat closent le débat, assurant que la condamnation de l’ancien ministre d’Etat ne va « jamais » être réexaminée, rapporte Sud Quotidien.

 Concernant le paiement de l’amende de 138 milliards de francs CFA, sans quoi il ne pourrait pas revenir au bercail, Tribune croit savoir que Karim Wade compte déjouer cet obstacle en misant « sur le temps de la justice », la contrainte par corps obéissant à une procédure précise.

Le Témoin parle des relations entre le pouvoir et la société civile, suite à la décision du ministère de l’Intérieur de retirer à Lead Afrique francophone l’agrément lui permettant d’exercer au Sénégal, arguant la participation de cette ONG « à des opérations de financement irrégulières pour une association ».

Cette mesure vise en réalité le collectif Y’en a marre, si l’on en croit les médias, sachant que Lead Afrique francophone compte parmi les partenaires du mouvement Y’en a marre que le président Macky Sall n’a en cesse d’encenser en 2012, indique le journal.

Alors candidat à la présidentielle de cette année-là, « Macky Sall ne trouvait pas de mots assez doux pour flatter Y’en a marre et la société civile. Devenu président et candidat à sa réélection, voilà qu’il déclare la guerre aux deux entités », souligne Le Témoin quotidien.

En réalité, renchérit Source A, « la fouille » des ONG avait commencé dès 2015, « l’assaut » du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye ne représentant que la « phase 2 » de ce processus, selon le même journal.BK

Pétrole: La Dégringolade Des Coûts Se Poursuit

https://www.walf-groupe.com Les cours du pétrole ont continué sur leur tendance baissière, atteignant, ce mardi 21 novembre 2018 un niveau historiquement bas. La perspectives de ralentissement de la croissance économique mondiale n’arrangent pas les choses…

Alors que les cours des pays exportateurs nets d’hydrocarbures commençaient à se frotter les mains, voilà que la tendance baissière entamée début octobre se confirme

Les cours du pétrole sont à leur plus bas niveau depuis dix mois. Hier, mardi 21 novembre 2018, le baril de Brent à Londres a clôturé au cours de 62,53 dollars, soit 23,41 dollars de moins par rapport à son plus haut niveau de l’année atteint le 4 octobre – ou 27,4% de moins.

Il s’agit là du plus bas niveau de cours depuis près d’une année. Et sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le pétrole a clôturé également à son plus bas niveau depuis novembre 2017, à 53,43 dollars.

Selon plusieurs analystes, le pétrole pourrait être trop abondant, notamment si le ralentissement de la croissance mondiale se confirme.

De plus, les sanctions américaines contre l’Iran, annoncées pour être très sévères, ont été atténuées au dernier moment. C’est en partie ce qui a maintenu le cours du pétrole sur sa tendance baissière. A cela s’ajoute le fait que les plus gros producteurs mondiaux, dont les Etats-Unis, avaient commencé à anticiper la baisse de la production iranienne.

Ainsi, la Russie et l’Arabie Saoudite ont fortement augmenté les quantités de pétrole extraites, espérant les écouler quand l’Iran n’en vendrait plus autant qu’à présent. Alors que, pour sa part, la production américaine a atteint un record alors même que les réserves stratégiques sont à un niveau rarement égalé. Autant de facteurs qui risquent de maintenir les cours sur leur tendance baissière.

De tels niveaux de prix font les affaires des pays importateurs comme le Maroc, le Sénégal, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Mali, l’Ethiopie, le Kenya. Alors que l’Algérie, le Nigéria, l’Angola, le Gabon ou le Congo risquent, tout au contraire, de voir leurs économies s’installer encore plus dans la déprime.

Mais dans la dernière livraison de La Lettre du continent, on affirme que c’est bien vers le Maroc que Ali Bongo sera évacué, et que ce choix a été validé par les plus hautes autorités gabonaises, notamment la présidente de la Cour constitutionnelle, le vice-président et le Premier ministre gabonais. Une fois meiux rétabli, il devrait être évacué vers une résidence à Marrakech, toujours selon la feuille d’informations confidentielles.Le360 Afrique

Finance publique:Une gestion budgétaire marquée par une évolution modérée de la mobilisation des ressources

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), la gestion budgétaire 2018 a été marquée par une évolution modérée de la mobilisation des ressources. En effet, évaluées à 1638,1 milliards, les ressources mobilisées à fin septembre 2018 se sont confortées de 1,8%.

Les ressources sont essentiellement de recettes budgétaires à hauteur de 1468 milliards, de dons pour un montant estimé à 146,8 milliards et des ressources du FSE évaluées à 23,3 milliards. En glissement annuel, les ressources ont progressé de 28,5 milliards grâce notamment aux recettes fiscales qui se sont accrues de 23,1 milliards.
La progression des recettes fiscales est principalement tirée par la bonne tenue de l’impôt sur le revenu, des droits de porte et des taxes spécifiques sur la consommation qui ont respectivement augmenté de 28 milliards, 11,5 milliards et 5,7 milliards, pour s’établir à 255,4 milliards, 194,9 milliards et 102,8 milliards.
De même, la taxe spéciale sur le ciment (10,4 milliards) et les « droits d’enregistrement et de timbre » (55 milliards) ont contribué à l’amélioration des recettes, avec des hausses respectives de 38,4% et 11,6%. Cette orientation a été, toutefois, atténuée par les baisses de la TVA à l’import sur le pétrole (-18,3%) et du FSIPP (-24,4%) qui ont, respectivement, été recouvrées à hauteur de 53 milliards et 13 milliards. Cette situation reflètent d’une part la réduction de la taxation sur les hydrocarbures afin de maintenir la stabilité des prix à la pompe des carburants face au renchérissement du cours du baril, et d’autre part, l’impact des certificats de détaxe dans le règlement des droits au cordon.Adou Faye

Assises Africaines de l’Intelligence Économique:Dakar accueille l’événement en décembre

https://www.lejecos.com Après deux éditions au Maroc, les Assises se déplacent en Afrique Subsaharienne. La troisième éditions aura lieu à Dakar les 13 et 14 décembre 2018. L’évènement s’annonce déjà prometteur avec des nouveaux partenaires et l’implication de plusieurs organisations locales et internationales.

Ainsi, la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF), forte de sa délégation africaine de 23 pays membres, est partenaire des Assises 2018. Le Forum des associations africaines d’intelligence économique, dernière initiative africaine en IE, ainsi que l’École Panafricaine d’intelligence économique et Stratégique (EPIES) portée par le Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques de Dakar qui soutient les actions d’intelligence économique dans la Sous-Région depuis 10 ans sont également partenaires des Assises 2018. Le Bureau de Prospective Économique de la Primature du Sénégal compte aussi parmi les partenaires techniques des Assises 2018.
Depuis 2016, les Assises Africaines de l’Intelligence Économique permettent à la communauté africaine francophone de l’IE de se rencontrer et de partager les différentes expériences nationales. Les conférences organisées regroupent des experts en intelligence économique et des acteurs majeurs et reconnus de la discipline dans leur pays.
Les intervenants présentent les initiatives nationales en matière d’IE, partagent leurs retours d’expérience ainsi que leurs recommandations sur les best-pratices. Elles se sont imposées comme le rendez-vous incontournable de la communauté de l’IE en Afrique avec chaque année, plus de 150 participants réunis autour d’une vingtaine d’experts venus d’une quinzaine de pays. Pathé TOURE

Trois faussaires pompent 300 millions chez Orange et Tigo

SenewebNews-RP La Section de recherches de la gendarmerie a arrêté trois faussaires présumés accusés d’avoir pompé 300 millions à Orange et Tigo. Le préjudice causé au premier opérateur est d’environ 100 millions tandis que le second a perdu près de 200 millions.

D’après L’AS, qui donne l’information, les mis en cause auraient réussi à pirater une puce appartenant à Orange et destinée à alimenter les sous-traitants de transferts d’argent (Orange Money).

Le journal informe qu’ils en sont servis pour gruger et Orange et Tigo. Et pour mieux écouler les fonds, souligne la même source, les faussaires accordaient des bonus à «leurs» clients.

Le trio a été arrêté mercredi 12 novembre à Kaolack. L’AS rapporte que pour les besoins de l’enquête, il a été transféré à Dakar.

Après la BHS, 3 milliards de FCFA volés à la SGBS de Pikine

https://www.leral.net Après la BHS où plus d’une centaine de millions de francs CFA ont été détournés, un autre scandale secoue la Société générale de banque du Sénégal (SGBS). Libération qui parle de braquage du siècle, informe que 3 milliards de francs CFA ont été volés à l’agence Manko de Pikine, filiale de ladite société. 

Deux personnes sont déjà entre les mains de la Division des investigations criminelles (DIC), indique le journal. Il s’agit, confie la source de l’ancien Directeur C. Sow et l’ex-gestionnaire de portefeuille W. F. Mbaye.Plusieurs personnes, des particuliers et des agents, sont activement recherchées. Source Emedia

Meurtre du cambiste:La gendarmerie met la main sur les présumés meurtriers

Seneweb.com La gendarmerie nationale vient d’arrêter les présumés meurtriers du cambiste Boubacar Diallo, tué à Yoff. Confiée à la Section de recherche de la gendarmerie l’enquête a conduit, le 17 novembre 2018, à l’arrestation de quatre individus dont une femme. Ils sont tous nationalité sénégalaise, renseigne la division de la communication de la gendarmerie nationale dans un document de presse parvenu à Seneweb.

Revenant sur les faits, les pandores expliquent que  le 30 octobre 2018 à 21 heures, la victime, jeune cambiste guinéen demeurant à Yoff, a été saisi au téléphone par une jeune fille Sénégalaise qui s’est présentée comme une ancienne cliente. Cette dernière lui déclare qu’elle avait un ami blanc qui souhaitait échanger des euros avec des francs Cfa pour 6 millions de francs. Cfa.

Douze coups de couteaux mortels
Rendez-vous est pris dans un lieu non loin du centre aéré de la Bceao. Arrivé sur place à bord d’une moto Jakarta, Diallo a été informé par la dame que son  ami était un peu fatigué et voudrait faire l’opération à son domicile. Le cambiste accepte d’être entrainé aux alentours de la plage de Yoff où il sera agressé et mortellement blessé avec douze coups de couteaux.

Transporté à l’hôpital, il succomba 48 heures plus tard des suites de ses blessures.

La gendarmerie appelle les populations, notamment les cambistes, à plus de vigilance. « À défaut de procéder à l’opération de change dans les bureaux indiqués, il leur est demandé  de se faire accompagner pour éviter les risques d’agression », suggère-t-on dans le communiqué.Youssouf SANÉ

Saisie de 135 kilos de chanvre indien et un bus d’une valeur de 15 millions Cfa

http://www.emedia.sn Les agents de la Brigade mobile des Douanes de Tambacounda ont procédé, ce mercredi 21 novembre 2018 à Dialocoro, à la saisie de 35 kg de chanvre indien d’une valeur de 2,45 millions F CFA, sur un bus en provenance de Diaobé dont le propriétaire n’a pas été identifié. Le bus, d’une valeur estimée à 15 millions a également été saisi. La procédure est en cours. Dans le même temps, les agents du Bureau des Douanes de Moussala, dans la région de Ķédougou à la frontière sénégalo-malienne, ont procédé à la saisie de 100 kg de chanvre indien, suite à un contrôle opéré sur un véhicule de marque Mercedes avec une plaque d’immatriculation étrangère.

Affaire Oumar Watt:Le militaire français devant le juge ce vendredi

SenewebNews-RP Le militaire français Mike Teiho, placé sous mandat de dépôt le 27 septembre dernier, sera interrogé dans le fond ce vendredi.

Il est poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant causé plus de 50 jours d’Incapacité temporaire de travail (Itt) à Oumar Watt.Teiho sera face au juge du deuxième cabinet, Youssou Diop, d’après Libération, qui donne l’information.

Les établissements privés refusent 3 autres milliards de l’Etat avant que…

https://www.pressafrik.com Après avoir versé une première tranche de 3 milliards de francs Cfa aux Etablissements privés d’enseignements supérieur, l’Etat du Sénégal est sur le point de renouveler l’opération en versant une nouvelle fois la même somme afin que les étudiants orientés dans lesdits établissements soient repris. Mais, l’effet pourrait ne pas produire le résultat escompté puisque les chefs de ces entités ne sont pour le moment disposés à lui faire confiance.
En effet, en croire le Cadre unitaire des organisations et des établissements privés d’enseignement supérieur, cette somme est loin de suffire puisque l’ardoise que leur doit le Sénégal s’élève maintenant à 13 milliards après le versement de la première somme.
«Au début du mois de novembre, on nous a informés des 3 milliards que l’Etat compte débloquer pour amortir sur les 13 milliards. Les procédures de règlement sont en cours », a déclaré Daour Diop, porte-parole du cadre sur Sud Fm.
Avant d’ajouter que pour le moment, la reprise des étudiants orientés par l’Etat dans leur structure n’est pas encore à l’ordre du jour. Car, au préalable, il leur faudra des garanties entre autres une rencontre tripartite entre le ministère de l’Enseignement supérieur, son homologue de l’Economie et le Cadre unitaire.
L’Etat est toujours en train de se démener pour résoudre ce problème qui concerne près de 40 000 étudiants lesquels, après l’obtention de leur Bac, avaient été orientés dans ces établissements. Et l’Etat, étant restant près de deux ans sans payer, les factures se sont amoncelées jusqu’à atteindre 16 milliards de Cfa qui seront ramenés à 13 milliards après le déblocage de 3 milliards de francs Cfa évoqués par M. Diop.Ousmane Demba Kane

Retrait des enfants dans la rue : des défenseurs des Droits des enfants sonnent avertissent

https://www.pressafrik.com Certains défenseurs des Droits des enfants ont soutenu que le retrait des enfants de la rue ne peut se faire par une démarche répressive. Pour eux, il faut une approche participative. Ils l’ont fait savoir à Pikine en présence des maîtres coraniques.
Selon Alioune Sarr leur porte-parole, « en ce qui concerne le retrait des enfants, il ne faut pas qu’on soit bousculé de part et d’autre pour qu’on les mette dans des opérations coup de poing. Ce n’est pas avec des opérations coup de poing qu’on va retirer ces enfants là. Nous sommes tous des Sénégalais. Nous connaissons la réalité des Daaras et des talibés.C’est pour cela,on a mis en place une stratégie durable».
Pour M. Sarr, « il faut aller au-delà de l’événement. Installer des stratégies pérennes pour montrer aux gens que la place des enfants n’est pas la rue. Nous donnons tous les pouvoirs au CDP. Nous sommes là, à Pikine Guédiawaye et Rufisque pour transférer les compétences aux CDP desdites localités ».
Poursuivant ses propos, il précise : « Vous savez, il y n’a pas que les enfants talibés dans la rue. Ce qui fait que nous allons démarrer par les enfants talibés qui sont 95 % dans la rue. La plupart de ces enfants-là, viennent de l’intérieur du pays », rapporte Walf radio.Ibrahima Mansaly

Fadel Barro : Aly Ngouille Ndiaye a bénéficié de l’argent reçu par «Y’en a marre»

http://www.dakarmatin.com Après les accusations portées contre lui par l’Etat, le mouvement «Y’en a marre» organise sa riposte. Pour Fadel Barro et Cie, le gouvernement est dans la logique de décrédibiliser leur mouvement en soulevant des accusations mensongères. Selon eux, Aly Ngouille Ndiaye est très mal placé pour cette opération puisque la commune qu’il dirige a eu à bénéficier de l’argent que leur organisation à reçu par le biais de financement de programmes à Linguère.
Face à la presse cet après midi, Fadel Barro le coordonnateur de « Y’en a marre » a mis en garde l’Etat du Sénégal contre toute forme d’intimidations ou de tentative de réduction de l’espace civique.  Indigné du retrait d’agrément de l’Ong  Lead Africa Francophone Y’en a marre » est passé à l’offensive.
«Cette tentative d’empêcher les jeunes de s’exprimer pour la prochaine élection présidentielle ne passera pas, car c’est de çà qu’il s’agit. Le temps, pour le moment, est de poursuivre notre campagne « Parel » qui vise à sensibiliser les jeunes pour qu’ils retirent leur carte d’électeur», tonne  t-il.
Poursuivant son réquisitoire Fadel Barro à laissé entendre qu’ils vont d’abord laisser le temps à la médiation entreprise par certaines bonnes volontés. Mais précise t-il, «cela ne veut pas  dire que le combat ne sera pas mené.  Car en réalité ce retrait d’agrément n’est qu’un acte qui vise à nous museler et cela ne passera pas.»
Très en verve, Barro est également revenu sur cette manne financière dont l’Etat  du Sénégal a fait état afin, selon lui, d’accuser l’association d’irrégularité pour qu’elle ne soit plus en état de recevoir de l’argent ou des subventions pour mener à bien ses activités.
A l’en croire, ce prétexte ne repose sur rien puisque la loi sénégalaise «autorise toutes les associations à recevoir des subventions.» Et, poursuit-il, «la question qui mérite d’être posée est pourquoi nous et Lead aujourd’hui? L’Etat du Sénégal subventionne même par le biais de ses ministères des associations qui viennent concourir auprés du ministre de l’Intérieur pour en bénéficier.»
Avant de conclure : «les  supposés 350 millions de francs Cfa reçus par Y’en a marre en 2017: Je dis que ce n’est pas vrai. L’argent que nous avons reçu date en réalité de 2013. Et le projet s’intitulait « Dokh ak sa gokh » qui a  été lancé à Linguère avec le maire Aly Ngouille Ndiaye, devenu actuellement ministre de l’Intérieur.  Donc lui même il en a bénéficier par le biais de Y’en a marre. Et paradoxalement on n’a pas été convoqué jusque-là.»

Fadel Barro:«Nous nous sentons visés,mais nous avons…» [Vidéo]

Seneweb.com En marge de la conférence de presse tenue par la Société civile sur le retrait de l’agrément de Enda lead Afrique francophone, le coordonnateur de Y en a marre, Fadel Barro,a déclaré que par cette décision, le gouvernement vise le mouvement qu’il dirige. Mais, assure-t-il, c’est peine perdue.Youssouph Sané

Macky a commencé la fouille des Ong, depuis 2015:L’assaut d’Aly Ngouille Ndiaye en est à sa phase 2

https://actusen.sn SourceA dans sa parution revient sur  le retrait de l’Agrément de l’Ong «Lead Afrique» par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Le canard renseigne que la fouille des Organisations non-gouvernementales (Ong) a, véritablement, démarré en juillet 2015. L’ancien ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, avait lancé les premières attaques, à travers une retouche du Décret 2015-145 réglementant l’obtention d’un agrément, du Programme d’investissement soumis à l’approbation des ministres de l’Intérieur et des finances. Ces modifications sont à l’origine de la traque lancée contre les Ong qui financent «Y’en a Marre».

SourceA souligne que le régime en place avait, au temps, approché discrètement certaines Organisations, pour les sommer de mettre fin au financement de ce Mouvement dirigé par Fadel Barro. Mais ayant compris que la Société civile ne voulait pas fléchir et qu’elle représentait une menace pour lui, le Pouvoir a déclenché la phase 2 de la traque, qui porte, aujourd’hui, les empreintes d’Aly Ngouille Ndiaye

Retrait d’agrément de Lead Africa Francophone : La Raddho appelle l’Etat à la raison

La société civile s’est réunie, cet après midi du mercredi 21 novembre 2018  pour discuter de la  stratégie à adopter face à ce qu’elle estime être une «tentative de déstabilisation».
«Les interventions notées par-ci par-là par le pouvoir concernant des accusations comme quoi nous sommes avec l’opposition et récemment le retrait de l’agrément de Lead Africa Francophone pour  financements irréguliers en direction d’une organisation qui n’est pas reconnue d’utilité publique doivent cesser. Nous demandons aux autorités d’arrêtez toutes formes d’activités d’intimidation et de tentative d’isolement de la société civile surtout à la veille  des élections. Parce que tout simplement ces organisations ont un  programme d’observation pour les  élections à venir et pour une mobilisation citoyenne pour lutter contre l’abstention durant le vote», déclare le sécrétaire général de la Radhoo Aboubacar Sadikh Niass.
Il poursuit : « Entre-temps nous avons été au courant d’une médiation qui a été entreprise  par des bonnes volontés qui veulent amener les autorités à retirer ce décret d’annulation de l’agrément de Lead. Ce que nous accueillons avec satisfaction et que nous encourageons.»
Toutefois,  estiment les participants à la rencontre,  les tentatives d’isolement et de restriction de l’espace civique ne datent pas aujourd’hui. C’est pourquoi ils se disent prêts à se battre pour restaurer la démocratie et développer l’espace civique  du Sénégal et de l’Afrique.
N’empêche, M. Niasse et Cie affirment être prêts à des concertations avec l’Etat du Sénégal pour lever toute ambiguïté concernant leur financement ou sur tout autre sujet. Fana CiSSE

Sénégal:Les tentatives de réduction de l’espace civique et d’intimidation de la société civile doivent immédiatement cesser

La Coalition Sénégalaise des Défenseurs des Droits de l’Homme ( COSEDDH) et le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains  (ROADDH/WAHRDN) attirent l’attention de la communauté internationale sur les mesures de réduction de l’espace civique et d’intimidation des  organisations de la société civile prises par le gouvernement du Sénégal.
En effet le 13 novembre  2018, les responsables d’ENDA TM, d’OXFAM et d’OSIWA ont été convoqués par les services du ministère de l’intérieur dans le cadre d’une enquête ouverte sur de présumés financements « irréguliers » de Y EN A MARRE.
Le vendredi 16 novembre 2018, l’ONG Lead Afrique Francophone a reçu la notification d’un arrêté du Ministre de l’intérieur en date du 5 novembre 2018, abrogeant l’arrêté d’autorisant la création de l’association et ordonnant la cessation immédiate de ses activités sur le territoire national.
Auparavant, lors d’un entretien accordé à France 24, le 19 novembre 2018, le Président Macky SALL avait déclaré, sans le nommer, que le Directeur Exécutif d’Amnesty International Sénégal  » est un politicien et gagnerait à rejoindre l’opposition ».
Ces propos, comme la dénonciation d’accord de siège liant le gouvernement du Sénégal à Lead Afrique Francophone, constituent des menaces et une tentative d’endiguement des forces sociales et citoyennes à l’approche de l’élection présidentielle de février 2019.
La COSEDDH et le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains ROADDH/WAHRDN) condamnent une manœuvre visant à affaiblir la société civile sénégalaise.
Les deux organisations rappellent au gouvernement du Sénégal l’obligation qui lui incombe de respecter et de faire respecter les droits humains et les libertés fondamentales garanties par la Constitution et les traités régionaux et internationaux dont l’Etat du Sénégal est partie, notamment la liberté d’expression et d’association sans lesquelles on ne peut parler d’un Etat démocratique.
La COSEDDH et le ROADDH/WAHRDN rappellent, en outre, au gouvernement du Sénégal la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits humains adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale le 10 décembre 1998 qui reconnait, en son article 13 que « Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de solliciter, recevoir et utiliser des ressources dans le but exprès de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales par des moyens pacifiques… ».
La  COSEDDH et le ROADDH/WAHRDN condamnent cette tentative de réduction de l’espace de la société civile par l’Etat du Sénégal ;
Les deux organisations demandent à l’Etat sénégalais de se conformer à ses engagements nationaux et internationaux par le retrait immédiat de l’arrêté ministériel qui met fin aux activités de Lead Afrique Francophone dans le pays ;
La Coalition et le réseau demandent en outre aux autorités gouvernementales sénégalaises de veiller à mettre fin aux déclarations hostiles à la société civile de et respecter les lignes directrices sur la liberté d’association et de réunion en Afrique.

Brouille autour du Programme GCC (Généralisation de la certification citoyenne aux Communes), d’un coût de 500 millions Fcfa:Plainte contre Aliou Sall par Dr Binette Ndiaye

https://actusen.sn Décidément, le Programme GCC (Généralisation de la certification citoyenne aux Communes), pour lequel l’Union européenne a casqué 500 millions F Cfa, est loin d’être comme un long fleuve tranquille. La preuve, après que, en mi-septembre dernier, la nouvelle équipe du Forum-civil a menacé de rompre le Contrat qu’il a signé avec l’Association des maires du Sénégal, au sujet dudit Programme, voilà que se produit un rebondissement spectaculaire.

En effet, selon SourceA, Dr Binette Ndiaye, qui présidait aux destinées du Programme GCC a porté plainte contre le Président de l’Association des Maires du Sénégal, Aliou Sall. Motif invoqué : licenciements abusif et irrégulier, selon, bien évidemment, les termes de l’accusation. Jointe par nos confrères, la principale concernée confirme. «Effectivement, j’ai porté plainte contre lui (Ndlr : Aliou Sall) au niveau de l’inspection du Travail, pour licenciements abusif et irrégulier», fait-elle savoir. La Médiature de la République et les Organisations féminines sont aussi saisies.

Annoncée à la tête de la CGLU Afrique, Soham El Wardini dément et précise (Officiel)

L’information selon laquelle j’ai été élue présidente de la CGLU Afrique n’est pas avérée. En tant que nouveau maire de Dakar, je continuais le mandat du Maire Khalifa SALL à la tête de cette prestigieuse institution. L’élection du nouveau président des CGLU Afrique tiendra ce vendredi 23 Novembre 2018 », c’est ce qu’a déclaré Soham El Wardini dans un communiqué parvenu à Dakaractu ce mercredi.

Le candidat Ousmane SONKO et ses pretendues « SOLUTIONS »

Le livre « Solutions » est pavé de contradictions ; quelques-unes sont formelles (des non-sens) et d’autres, plus substantielles, voient l’auteur, au gré des circonstances, dire le contraire d’une position défendue à un autre endroit.
Au rayon des non-sens, deux illustrations peuvent être données. A la page 53 : Monsieur Sonko écrit qu’une fois élu, il mettra en œuvre le « rejet catégorique des APE ». Puis deux paragraphes plus loin, il dit qu’une fois élu, il « exiger[a] un différé d’application des APE ». Rejet ou différé ?
Pareille contradiction apparait également un peu plus haut, aux pages 47 et 48. Monsieur Sonko y décrit son modèle industriel en disant qu’il s’agit « d’une offre ciblée des marchés internes (objectif de substitution aux importations) et des marchés externes (objectif de promotion d’exportations de produits manufacturés) ». Mais à la page 48, il dit exactement le contraire en écrivant que son modèle « transcende le clivage classique théorique entre les modèles d’industrialisation par substitution aux importations ou par promotion des exportations ». Ces exemples, il y en a à foison. L’auteur s’embourbe dans la sophistication de son raisonnement, perd le fil de ses propos et finit par émettre des affirmations formellement contradictoires.
Ces contradictions voisinent avec un autre type, plus substantiel. C’est quand l’auteur, selon ce qui l’arrange, change de point de vue. Il peut reprocher une mesure au Gouvernement puis proposer exactement la même chose un peu plus loin. Tel est par exemple le cas en matière de politique commerciale. Ousmane Sonko -cela est bien connu- est le chantre du protectionnisme (voir, parmi tant d’autres, l’épisode des bons de carburant Elton et Total). C’est donc sans surprise que l’on trouve dans son livre, un projet d’exclusion quasi-totale des entreprises étrangères des marchés publics et un « rachat des entreprises étrangères » (p. 116). Ces mesures, bien qu’inopportunes selon nous, sont cohérentes sous la plume de Monsieur Sonko. Elle participe de la théorie économiquement xénophobe qu’il développe depuis quelques années.
Mais alors qu’il fustige l’existence « des intérêts et du capital étrangers » au Sénégal (p. 45) et prône ouvertement un nationalisme économique, il écrit : qu’une fois élu, il « encourager[a] les investissements directs étrangers » et favorisera (p. 151) la « captation de l’aide publique au développement et des investissements directs étrangers » (p. 53); qu’il nous faut « capter les délocalisations industrielles » européennes (p. 50) ; que le Sénégal devrait pouvoir s’inspirer de pays à population réduite comme « les Pays-Bas, la Norvège, la Suisse, la Suède, le Danemark qui pourtant ont réussi à se doter d’économies fortes, portées par de puissantes multinationales et captant une part importante d’investissements étrangers » (p. 164). Les pages 154 et 155 de son livre vont même plus loin et sont une véritable profession de foi en l’APD et l’IDE. N’est-ce pas contradictoire et surtout insensé ? Comment capter, les IDE, l’APD, les délocalisations industrielles avec une économie nationaliste, protectionniste et qui stigmatise les investisseurs étrangers ? Quel est véritablement le point de vue de Monsieur Sonko ?
Son discours parait finalement opportuniste. Quand cela sert les intérêts de son raisonnement du moment, il défend le point de vue qu’il fustigeait auparavant. Les exemples sont multiples. Ainsi, sur le Sport, Monsieur Sonko dit qu’il faut « une politique infrastructurelle conséquente car il est impossible de prétendre à la performance si l’Etat, dans un premier temps, ne déploie pas un programme de construction d’infrastructures sportives modernes et multidisciplinaires sur l’étendue du territoire » (p. 88). Or, le 29 juillet 2018, quelques jours avant la parution de « Solutions », dans un discours repris par différents médias de la place, Monsieur Sonko reprochait au Gouvernement d’avoir construit une arène nationale. Il disait qu’il fallait plutôt investir dans la construction d’universités laissant entendre que les infrastructures sportives n’étaient pas une priorité. Une contradiction de plus, d’autant plus curieuse que dans son livre, à la page 158, il reproche au gouvernement « la construction d’universités supplémentaires ».
Comme autre exemple, on peut citer ses propositions sur la fiscalité des salaires. Il commence d’abord par regretter que les travailleurs salariés supportent « un lourd fardeau fiscal » (p. 182). Mais à la page suivante, il déplore la réforme fiscale de l’actuel gouvernement qui a eu pour effet, dit-il, « une baisse substantielle de l’impôt sur le revenu, notamment au profit des salariés ». Il promet, dès lors, à la même page, une fois élu, une hausse des impôts sur les « salaires moyens » notamment.
Enfin comme dernier exemple dans la catégorie « contradictions », Monsieur Sonko promet, s’il est élu, une redynamisation de la construction de lignes de chemin de fer (p. 162). Pourtant, dans une interview du 09 avril 2018 (sourceainfo.com), il affirmait que l’investissement dans les infrastructures ferroviaires n’était pas opportun.
Ces contradictions trahissent chez son auteur une posture purement politicienne. Les points de vue sont fonction de l’opportunité. L’on fait peu de cas de la vérité. Peu importe que les mesures critiquées aillent dans le bon sens. Il ne faut rien reconnaître de positif au Gouvernement.
La méthode Sonko nous fait penser à celle de l’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche. Le héros de Cervantès se rêvait chevalier, combattant les mauvaises gens. Il s’est alors construit un adversaire imaginaire à qui il a prêté tous les défauts qu’il entendait combattre. Il s’est à partir de là senti tout à son aise de le pourfendre. Dans « Solutions », Monsieur Sonko prête à son « adversaire » toutes sortes de tares, supposées ou inventées. Puis il se fait fort de les dénoncer, souvent en affirmant des choses fausses. Quand il dit par exemple que le budget de la CMU a été amputé de 10 milliards de francs en 2018 (p. 173), il dit une contrevérité. Au contraire, le budget de la CMU a connu une hausse de 30% en 2018 et une hausse de 54% a été inscrite pour 2019, soit un doublement des ressources du programme entre 2016 et 2019.
Des données tronquées
Une démarche voisine de celle-ci revient également assez souvent dans le livre. L’auteur y donne des informations partielles, des données anciennes en faisant croire qu’elles sont récentes ou encore emprunte beaucoup de raccourcis.
C’est le cas quand il compare les niveaux d’endettement public de 2012 et de 2017 (p. 15). La manière induit sciemment le lecteur en erreur. En écrivant que le taux d’endettement est passé de 41% à 61%, Monsieur Sonko passe d’abord sous silence que le taux d’endettement de 2012 était en très forte croissance mais surtout que son niveau n’était pas lié à une politique de maîtrise de la dette mais à d’autres facteurs. En effet, à la suite des accords internationaux de réduction et d’annulation de dettes de 2004 et 2006 (Initiative Pays Pauvres Très Endettés et Initiative Allègement de la Dette Multilatérale (IADM), la dette publique est passée de 78% du PIB en 2000 à 20,9% en 2006. Le Sénégal a alors pu s’endetter à nouveau pour financer sa politique d’investissement,. Et la dette, en six ans, a triplé en valeur absolue, passant de 1 022,7 milliards en 2006 à 3 076 milliards en 2012, et doublé en valeur relative passant de 20,9% à 42,9% du PIB. Les chiffres de Sonko sont tronqués car le service de la dette totale rapporté aux recettes budgétaires était de 46,8% en 2012 alors qu’il s’est situé à 33,7% en 2017.
Des données dépassées 
C’est aussi pour tenter de donner une image négative de l’action du Gouvernement qu’il cite des données anciennes ou qui sont aujourd’hui dépassées. Sur le taux de pauvreté à Kolda (p. 16), il cite les chiffres antérieurs à 2012, sans le préciser. Même chose sur le Tourisme, où il cite les données de 2012 (p. 84) alors que les derniers chiffres parus en 2017 montrent qu’entre 2012 et 2016, il y a eu une hausse des entrées sur le territoire de près de 40% et une augmentation des recettes de 37%. Sur le ratio cotisant retraité, Monsieur Sonko écrit que celui-ci était au début des années 1990 à 5 cotisants pour un retraité et est à 2,5 pour un en 2011 (p. 174), donnant exprès de mauvais chiffres alors que les données de 2015 parlent d’un ratio de 5 pour 1.
Sur le poids des investissements étrangers au Sénégal, Monsieur Sonko tente également de faire accroire qu’il y a une « prédominance des intérêts et du capital étrangers » au Sénégal (p. 45). Mais cela n’est pas exact. Le recensement général des entreprises de 2016 a montré que les étrangers ne détiennent que 26,5% du capital social des entreprises qui interviennent au Sénégal.
Des solutions faussement nouvelles
A côté des contradictions et des inexactitudes, il y a dans « Solutions », beaucoup d’idées faussement nouvelles. Son auteur propose de créer des choses qui existent déjà. Par exemple, pour les femmes de ménage, quand Monsieur Sonko envisage de revaloriser leur rémunération au SMIC, au moins théoriquement, en y intégrant les avantages en nature (p. 176), il propose une mesure qui existe au Sénégal depuis… 1968. En effet, l’article 11 de l’arrêté ministériel n° 974 M.F.P.T. du 23 Janvier 1968 modifié, détermine le régime juridique des avantages en nature et a prévu depuis maintenant 40 ans, ce que Monsieur Sonko propose.
Idée faussement nouvelle donc, comme c’est le cas de sa proposition de créer une retraite complémentaire pour les fonctionnaires (p. 180). L’Assemblée nationale a voté en juin 2018 le projet de loi que lui a soumis le Gouvernement et qui crée un régime complémentaire pour la retraite des fonctionnaires.
« Solutions » comporte également plusieurs emprunts au PSE. Les pôles locaux de compétitivité et les clusters (p.159) dont parle Monsieur Sonko figurent dans le PSE et sont déjà à l’œuvre ; la nécessité d’accorder plus d’importance aux filières scientifiques (p. 169) est aussi en bonne place dans le PSE (n° 359). Sur l’agriculture, l’élevage, la pêche, les fausses nouvelles idées sont nombreuses. Mauvaise-foi ou méconnaissance ?
Sur la protection sociale, c’est certainement par méconnaissance des dispositifs existant que Monsieur Sonko affirme qu’il n’existe aucun régime de couverture maladie destiné aux travailleurs du secteur informel. La preuve de cette méconnaissance apparait quand il dit « s’approprier pleinement l’objectif général » de la Stratégie nationale de protection sociale qui est une couverture de 50% (p. 173-174). Le taux de couverture est déjà à ce niveau et l’objectif fixé aujourd’hui par le Président de la République est de 75% pour 2021.
Monsieur Sonko n’est pas en terrain connu quand il parle de protection sociale. Plus globalement, sur les questions de Capital humain, on sent l’auteur de « Solutions » très peu à son aise. Dans tout le livre, rien n’est dit sur la Santé publique, pas un seul paragraphe. Quant à son projet éducatif, Monsieur Sonko ne lui consacre qu’à peine deux pages et demi, sur les 233 que compte le livre (pp. 167 à 169). Mais au-delà de la concision des développements, c’est la vacuité des propositions qui marque le plus. Il y a une litanie de généralités et de lieux communs. L’enchainement de certaines affirmations non expliquées, des ambitions non étayées donne l’impression de lire un recueil de vœux pieux. Il n’y a aucune originalité dans les propositions et ce pourrait bien être écrit par Monsieur-tout-le-monde.
Sur ces questions de développement du Capital humain, le reproche que Monsieur Sonko fait dans les premières pages du livre (p.17) pourrait lui être retourné : il y écrit que les « politiques publiques menées au Sénégal sur la période 1960-2018 révèlent un manque d’ambition, de vision et une faiblesse structurelle des options ».
Un discours inélégant
Ce type de propos, plein de condescendance, adressés à des générations de hauts fonctionnaires, est aussi une des caractéristiques du livre. Il y a un nihilisme dans le discours de Monsieur Sonko. A l’entendre, aucune réflexion pertinente n’a été menée depuis 1960. Le reproche est nimbé de mépris. C’est à l’image d’une grande partie de l’ouvrage. La courtoisie est souvent absente ; l’injure jamais bien loin ; et à chaque fois, l’outrage est gratuit. C’est par exemple, sans raison, qu’il accuse le « patronat hôtelier » de se livrer « à l’affairisme, au trafic d’influence, au chantage et à la roublardise » (p. 85).
Quand le discours porte sur les étrangers, il est stigmatisant. Sans doute faudrait-il s’attendre à une diplomatie de l’injure, de la stigmatisation et de la provocation. L’auteur cloue au pilori la France (p. 148), le Nigéria (p. 145), « les dirigeants de la zone » UEMOA qui souffrent d’un « complexe de dominé » (p. 147).
Le ton du livre est globalement guerrier, les propos clivants. Nul n’est ménagé, sauf ses partisans. Il oppose ainsi dans l’Administration (p. 22) les bons fonctionnaires qui sont dans PASTEF, pouvant « se prévaloir d’une image irréprochable » et les mauvais qui sont dans l’APR avec « la particularité de trainer des casseroles ». Il dit, pour finir, qu’il y a une différence entre « un militantisme patriotique dans PASTEF et le militantisme népotiste et occulte dans l’APR » (p. 22).
L’injure et l’outrage ne sont jamais bien loin dans l’ouvrage. C’est ainsi, assez gratuitement, que le patronat hôtelier en prend également pour son grade ; on le soupçonne de se livrer
Il y a beaucoup à dire sur le livre « Solutions ». La stratégie fiscale, le programme agricole, la politique monétaire, les dispositifs de sécurité intérieure proposés sont tous discutables. Même le titre est critiquable. Le livre, Monsieur Sonko le dit lui-même, c’est la « synthèse de [sa] vision du Sénégal » (p. 39). Ce n’est pas un livre-programme. Regrettons dès lors qu’il l’ait si mal nommé. D’un livre intitulé « Solutions », on aurait attendu qu’il soit un manifeste, que l’on y trouve le détail de l’offre politique du candidat. Au lieu de quoi, l’auteur nous annonce que le lecteur devra se contenter d’esquisses de points de vue. Attendons la suite ; le livre-programme. Il y aura peut-être suffisamment de matière pour engager un débat sur le fond. Bocar Mamadou DAFF, APR, Kanel et Mamadou Selly LY, COMEVA, Sacré-cœur 3.

Decroix avertit Macky Sall : «Soit des élections biaisées débouchent sur l’instabilité, soit…»

https://www.pressafrik.com Mamadou Diop Decroix a mis en garde le régime du Président Macky Sall sur les dangers que pourraient encourir le Sénégal si jamais l’élection présidentielle du 24 février 2019 ne se passait pas dans les règles de l’art. Selon lui, le Sénégal doit éviter le syndrome qui prévaut aujourd’hui en Afrique à savoir avoir des élections biaisée qui vont déboucher sur une instabilité, ou ce sera l’instabilité qui va permettre d’obtenir des élections acceptables.

Le régime du Président Macky Sall est en train de dérouler une stratégie infâme afin de remporter la Présidentielle de 2019. C’est la conviction de Mamadou Diop Decroix qui en veut pour preuves les «outils de communications comme le Cnra, l’Artp, la Rts, entres» que le chef de l’Etat a, selon lui, confié à ses proches.
Le Secrétaire général d’And/Jeff se dit d’autant plus conforté dans ses convictions que le Président Sall a entamé une opération de musellement de la société civile, mais aussi des organisations de défenses des droits de l’homme. A l’en croire, c’est dans cette optique qu’il s’est attaqué récemment au leader de la section sénégalaise d’Amnesty International, mais aussi, de «Y en a marre», Osiwa…Et, martèle-t-il, «aucun secteur n’y échappe.»
Decroix a réitéré ses  félicitations à Me Mame Adama Gueye qui a pris «cette initiatives » car, «si on n’a pas ça, on aura autre chose.»
Et d’ajouter : «J’ai dit souvent qu’en Afrique maintenant, les conflits c’est autour des élections. Soit des élections mal préparées conduisent à l’instabilité, soit l’instabilité débouche sur des élections acceptables.»
Très en verve, le coordonnateur du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) martèle que c’est tout le mérite Me Adama Gueye car, s’il ne la réussit pas, qui sait dans quelle situation sera le Sénégal. Ousmane Demba Kane

Mimi Touré charge l’opposition

Seneweb.com L’envoyée spéciale du chef de l’État Mimi Touré a lancé des piques à l’endroit de l’opposition, ce mercredi, lors de la convention d’investiture du Président Macky Sall organisée par la coordination des cadres républicains en vue de la prochaine présidentielle de 2019.

« Cette opposition est revancharde. Elle est composée de gens qui ont pillé ce pays, a lancé l’ancienne Premier ministre. Ils veulent présenter Macky comme un homme qui pille la liberté des gens, alors que le 23-Juin des gens ont perdu la vie. Il y’a eu des scandales qui ont fait honte au Sénégal. »

Sur la décision du Comité des droits de l’homme des Nations Unies, Mimi Touré déclare : « Il est composé de 18 experts qui statuent de manière indépendante. Et un avocat français s’est même prononcé pour dire que les nations unies se sont trompé. »Mohamed Rassoul GUÈYE

Dionne clôt le débat: »Le procès Karim Wade ne sera rouvert »

Seneweb.com Ceux qui s’attendent à ce que l’État du Sénégal reprenne le procès de Karim Wade, comme suggéré par le Comité des droits de l’homme de l’Onu, risquent de déchanter. Le Premier ministre, Mahammad Dionne, assure qu' »aucun procès ne sera rouvert ».

« Il n’y a pas d’appel dans aucun tribunal spécial, a tranché le chef du gouvernement, ce mercredi, en marge de la convention d’investiture du candidat Macky Sall. La République est debout, le droit est dit. Et notre patron ne veut pas d’escroquerie. »

Dionne n’a pas manqué de demander aux militants de l’Apr d’engager la bataille de l’opinion. « Le président sait qu’il va gagner, mais il vous invite au combat. Il faut quand même aller dans les plateaux télé et dans les médias pour communiquer », a-t-il suggéré.Mohamed Rassoul GUÈYE

FICHIER ÉLECTORAL : Les partis politiques invités à désigner leurs représentants (communiqué)

Dakar, 21 nov (APS) – Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a invité mercredi, les différents partis politiques sénégalais, légalement constitués, à lui notifier un représentant (par formation) pour la consultation du fichier électoral, a appris l’APS de source officielle.
‘’Le ministre de l’Intérieur (Aly Ngouille) invite les responsables des partis politiques intéressés (par la consultation du fichier électoral) à lui notifier les prénom (s) et nom de la personne désignée pour effectuer le travail’’, indique notamment un communiqué reçu à l’APS.
Cette décision a été prise, en réponse à la demande de certains partis politiques légalement constitués qui souhaitent une consultation sur le fichier électoral, souligne la même source qui rappelle qu’il a été mis en place un dispositif de consultation de ce fichier électoral.
Le communiqué précise que la salle de réunion du ministère de l’Intérieur, située au 4ème étage, a été aménagée pour accueillir les différents représentants de partis politiques, désignés par leur formation respective. SG/AKS/OID

Présidentielle 2019 : l’ancien ministre d’Etat Habib Sy rejoint Madické Niang

https://www.dakaractu.com C’est officiel ! L’ancien ministre d’Etat sous Wade, Habib Sy, vient de rejoindre Me Madické Niang. Le leader du mouvement Espoir et Modernité (Pem) / « Yaakaar u Réew mi » a renoncé à sa candidature déclarée à la présidentielle de 2019 pour rejoindre l’ancien ministre des Affaires étrangères Madické Niang. Cette décision a été prise lors d’une rencontre entre les deux hommes tenue aujourd’hui au domicile du dernier cité.
Ainsi, la vague d’adhésion à la candidature de Madické Niang continue de plus belle et une conférence de presse sera organisée  la semaine prochaine.  Nous y reviendrons…

HCCT :Aliou Sow démissionne de son poste de président de Commission

https://actusen.sn Aliou Sow n’est plus président de Commission au Haut Conseil des Collectivités Territoriales (Hcct). L’ancien ministre de la Décentralisation et des Collectivité locales a démissionné, depuis 3 mois, de son poste de président du Bureau pour convenances personnelles.

L’AS qui rapporte l’information signale qu’il n’était pas présent hier lors de la réception par le président Macky Sall du Rapport 2017 et 2018 du Hcct. Interpellé par nos confrères, il n’a pas souhaiter s’épancher sur la question, estimant qu’il appartient à la Chambre consultative de communiquer là-dessus.

PROPOS DE MERCREDI

Obstacles imprévus pour Mackyavel Par Mamadou Bamba NDIAYE

Raidissement. Tel est le réflexe du pouvoir marron devant les obstacles imprévus qui se dressent sur le chemin de la confiscation du pouvoir prévue en février 2019.
Premier obstacle : le Comité des droits de l’homme de l’Onu demande la révision du procès de Karim Wade. Ces experts, peut-être sans le savoir, ont abattu un échafaudage construit pierre par pierre, depuis 2012, pour empêcher toute candidature gagnante de l’opposition en 2019. Après le coup de pied donné par la Cour de justice de la Cedeao sur le dossier Khalifa Sall.
Devant l’effondrement de ce mackyllage judiciaire, le clan des prédateurs bande les muscles. L’Onu ? Un machin. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ? Du papier toilette. Les engagements internationaux du Sénégal ? Laissez-moi rire.
Deuxième obstacle : Karim Wade a annoncé sa décision de rentrer, malgré la menace d’arrestation brandie par Mackyavel sur l’écran de France24, et la promesse d’une amnistie. Ce retour programmé déconstruit toute la stratégie visant à faire avaliser par l’opposition et l’opinion l’exclusion des candidats jugés dangereux, au nom du “réalisme politique”. Quand le plan A est là, les plans B ou D sont tout simplement escamotés. Un contenu concret est aussi donné au droit à la candidature, qui demeure le point nodal du combat pour une présidentielle honnête et pacifique en février 2019. Mackyavel n’a plus alors d’autre choix que l’affichage de son plan de braquage électoral dans toute sa nudité.
Troisième obstacle : un acteur imprévu est entré en scène, perturbant fortement le scénario primitif d’un face-à-face entre le pouvoir et l’opposition. Les Ong et la société civile ont mis en place des programmes de sensibilisation et de médiation en vue de contribuer à la transparence de la présidentielle. L’attaque brutale contre Enda et Osiwa vise à interdire la mise en œuvre de ces programmes. Car, sans peut-être le vouloir, ils menacent directement la fraude programmée, dont les composantes sont, entre autres, la manipulation de la carte électorale des bureaux de vote et la falsification du processus de centralisation des résultats. Il faudrait en effet faire taire au préalable ces voix indépendantes pour qu’Aly Ngouille Ndiaye puisse, au soir du 24 février, déclarer, comme prévu, une “victoire au premier tour à 53,7%”.
Un dernier obstacle, en attendant les suivants : l’accès de l’opposition au fichier électoral et sa publication sur internet, après plusieurs mois de pressions exercées par les démocrates. Le refus de cette publication, paradoxalement défendu becs et ongles par Doudou Ndir, président illégal de la Cena, était une composante essentielle du plan de fraude. D’ailleurs, les premiers cafards ont déjà commencé à sortir, avec ces nombreux électeurs inscrits au fichier et déclarés non-inscrits sur leurs cartes d’identité.
Il y a une leçon à tirer de ce dernier obstacle : sous la pression des forces démocratiques, le pouvoir est contraint de faire des concessions significatives. Seule la résistance opiniâtre est payante.21/11/2018Mamadou Bamba NDIAYE,,Ancien député,Secrétaire général du Mps/Selal

La LD DEBOUT condamne le retrait de l’agrément de l’ong lead Africa

Le parti demande au régime de Macky Sall de retirer sans délai cette décision abjecte qui déshonore le Sénégal – communiqué de la LD DEBOUT

SenePlus publie ci-dessous, le communiqué de la LD Debout, daté du 20 novembre 2018, condamnant le retrait par l’Etat de l’agrément d’exercer de l’ONG Lead Africa au Sénégal.

« Au fur et à mesure que le régime de Macky Sall s’approche de sa chute inéluctable du 24 février 2019, ses exactions contre notre société se multiplient.  Après avoir attaqué les partis politiques en les divisant et en essayant de les réduire à néant, après avoir attaqué les médias et multiplié les manœuvres pour les rendre aphones, voici maintenant que Macky Sall se tourne vers les organisations non gouvernementales pour les empêcher de jouer le rôle de veille et de conscientisation qui est le leur. Dans ce combat rétrograde, le pouvoir vient de retirer l’agrément de l’ONG Lead Africa, sous le prétexte fallacieux que cette dernière financerait illégalement le mouvement  » Y’en a marre ».

La LD-DEBOUT condamne fermement cette dérive du régime de Macky Sall et lui demande de retirer sans délai cette décision abjecte qui déshonore notre pays. Fidèle à ses valeurs, la LD Debout réitère son soutien constant à l’ensemble des organisations de la société civile qui travaille pour la sauvegarde et le renforcement de la démocratie et de la liberté au Sénégal.

Ce que Macky Sall doit faire de Mamadou Lamine Diallo

YERIMPOST.COM Je n’ai jamais rencontré Mamadou Lamine Diallo en tête-à-tête. Il nous est arrivé de nous croiser à des cérémonies et, à l’occasion, d’échanger les civilités d’usage. Il est l’un des rares leaders de l’opposition sénégalaise que je n’ai pas pratiqués et que je ne connais donc pas à titre personnel.

Mais, sur la scène publique, il est l’une des figures de la vie politique que je suis le plus. Aucune de ses interviews ni la moindre de ses déclarations publiques ne m’échappent. Je regarde et écoute avec intérêt toutes ses sorties dans les médias. Pour une raison simple, le leader de Tekki est à tous égards une identité remarquable dans le microcosme politique sénégalais. Doté d’un niveau intellectuel conséquent, l’homme est tranchant à l’oral comme à l’écrit, élégant dans le propos et consistant dans le contenu…

J’ai pu pénétrer ses idées à travers ses analyses hebdomadaires sous le titre « Questekki ». Hormis quelques raccourcis inspirés par l’adversité politique qui anime l’opposant vis-à-vis du tenant du pouvoir, les analyses de Mamadou Lamine Diallo sont structurées et gorgées de sens. En dépit des dénégations, ses prévisions sur l’économie sénégalaise se révèlent souvent être justes. Et ses informations, tirées de sources proches des institutions de financement, finissent la plupart du temps par se confirmer.

Un homme de ce talent a sa place dans la galaxie de Macky Sall qui, n’en déplaise à ses détracteurs, y compris au président de Tekki, est soucieux de bonne gouvernance. Le leadership incontestablement sobre et moderne du locataire du Palais a besoin d’hommes et de femmes de cette pointure.

Mamadou Lamine Diallo ferait un bon ministre de l’Economie, cette attribution devant être détachée des Finances avec lesquelles elle se dissocie nettement. Tous les Etats avancés font d’ailleurs deux départements autonomes de ces deux domaines.

A défaut, Mamadou Lamine Diallo a tout pour être nommé conseiller économique du président de la République.

Si une adversité politique insensée empêche une collaboration entre les deux hommes, Macky Sall doit prendre cet intellectuel comme opposant-référent à l’effet de prêter attention à ce qu’il dit et d’en tenir compte dans l’élaboration de ses décisions. Dans ce cadre, le chef de l’Etat pourrait le consulter en cas de besoin, comme il est de coutume dans les démocraties avancées où le tenant du pouvoir se concerte avec ses opposants lorsque l’intérêt du pays le commande.

Si nous voulons bâtir une société de l’intelligence, les talents s’utilisent, ils ne se brident ni se tuent, quel que soit leur bord politique. Macky Sall l’a compris, qui avait promis, au cours de sa campagne électorale victorieuse de 2012, d’aller chercher les doués partout où ils puissent se trouver pour les mettre au service du Sénégal.

S’il a pu composer avec des personnes qui le combattaient, le président Sall peut a fortiori transcender leurs malentendus pour travailler avec Mamadou Lamine Diallo qui fut l’un de ses fervents souteneurs à l’occasion du deuxième tour de la présidentielle de 2012 qu’il a remporté contre Abdoulaye Wade. Le sieur Diallo doit toutefois être réaliste, pour ne pas ne pas priver le Sénégal de son expertise au nom d’une ambition présidentielle dont il n’a pas le poids électoral.Cheikh Yérim Seck

Traque des biens mal acquis : le clair-obscur de l’agent judiciaire de l’Etat

http://www.emedia.sn L’Etat du Sénégal a recouvré des fonds dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis. C’est l’agent judiciaire de l’Etat Antoine Félix Diome qui en a fait l’annonce. Toutefois, ce qu’il ne donne pas, c’est le montant exact qui a été récupéré depuis que cette traque a été déclenchée. Selon lui, le montant des recouvrements est évolutif et qu’il y a une procédure prévue par les textes qu’il faut suivre rigoureusement avant de donner le montant exact.Pour savoir la somme recouvrée jusqu’ici, Antoine Félix Diome renvoie les journalistes aux les lois de finances rectificatives du Sénégal entre 2013 et 2015, pour se rendre compte des différents montants qui ont été recouvrés et retracés dans le budget.Aliou DIOUF

Affaire Karim Wade :  » Même le chef de l’Etat ne peut changer la décision de la Cour suprême  » (Me Yerim Thiam, avocat état du Sénégal)

https://www.dakaractu.com La décision de la Cour suprême est irrévocable et définitive. C’est en tout ce qu’ont clairement fait savoir les avocats de l’Etat concernant l’affaire Karim. Cela, pour répondre à ceux qui avancent la thèse selon laquelle le rapport du comité des droits de l’homme pourrait remettre en cause ladite décision de justice.
« Même le président de la République ne peut changer la décision de la Cour suprême, qui a clos le débat », a martelé Me Yerim Thiam, sans détours, jugeant, cependant, que ce rapport renferme des recommandations dont l’Etat du Sénégal pourrait, à sa guise, recourir à l’avenir…

« Nous souhaitons que Karim Wade vienne. On va appliquer la contrainte par corps. Qu’il rembourse ce qu’il doit à l’Etat du Sénégal » (Me Yerim Thiam)

https://www.dakaractu.com « Le système judiciaire ne permet de revenir sur une condamnation définitive, nous sommes un pays souverain », ainsi s’est exprimé Me Yerim Thiam, l’un des avocats de l’Etat du Sénégal, ce mercredi face à la presse. A l’en croire, Karim Wade devrait d’abord se soucier de se mettre en règle avec la justice, concernant le paiement des 138 milliards qu’il est présumé devoir à l’Etat du Sénégal. Au cas contraire, la contrainte par corps sera appliquée conformément à la loi, a prévenu Me Thiam.

Affaire Karim Wade / Rapport du comité des droits de l’homme des Nations-Unies : les avocats de l’Etat du Sénégal parlent de manipulation et éclairent l’opinion

https://www.dakaractu.com Réagissant au rapport récemment publié par le comité des droits de l’homme des Nations-Unies sur l’affaire Karim Wade, les avocats de l’Etat ont tenu une conférence ce mercredi 21 novembre pour apporter des éclaircissements, accusant le camp adverse d’interprétation douteuse.
Selon Me Moussa Félix Sow,  » le comité n’a donné aucune suite à la demande d’annulation de la décision de la CREI par Karim Wade (…). Le rapport continent des recommandations non contraignants ». Poursuivant, il parle d’une tentative flagrante de manipulation de l’opinion.

Gamou Tivaouane 2018:45 accidents de la circulation avec 114 blessés, 5 décès et 25 interventions pour cas de maladies

https://actusen.sn Le bilan du gamou de Tivaouane 2018 est moins lourd, comparé à la situation de l’année dernière. Pour cette année, précise le lieutenant Ousmane Lo du Groupement national des sapeurs-pompiers «sur la période allant du vendredi 16 novembre au mardi 20 novembre à 14 heures, les sapeurs-pompiers ont fait 104 sorties dont 2 incendies, 45 accidents de la circulation avec 114 blessés et 5 décès, 25 interventions pour cas de maladies, 9 autres types d’accidents, etc.»Par rapport à l’année dernière, le soldat du feu «rappelle qu’il y’avait 120 sorties dont 4 incendies, 55 accidents de la circulation, qui ont occasionné 160 blessés et 8 morts, 27 interventions pour cas de maladies et 16 autres types d’accidents entraînant 16 blessés dont 2 morts».

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 22/11/2018

Aliou Sow démissionne de son poste de président de Commission

Hier le chef de l’Etat, Macky Sall, a reçu le rapport 2017 et 2018 du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (Hcct) des mains d’Ousmane Tanor Dieng. A l’exception notable d’Aliou Sow qui présidait pourtant la commission la plus importante, la quasi-totalité des membres du Hcct ont pris part à la rencontre. D’après des sources de «L’As», l’ancien ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales a démissionné, depuis trois mois, de son poste de membre du bureau pour convenance personnelle. Joint au téléphone, l’universitaire et homme politique n’a pas souhaité s’épancher sur le sujet, soutenant qu’il appartient à la chambre consultative de communiquer là-dessus. Toutefois, pour éviter tout amalgame, il préfère attendre après la présidentielle pour en parler. «Les services compétents du Hcct doivent parler de la vie de l’Institution », a t-il indiqué. «Je préfère parler de mon combat et celui de Mpd Liggeey pour la réélection de notre candidat, le Président Macky Sall, au premier tour dans trois mois que d’autres choses», dit-il. L’ancien ministre de la Jeunesse sous Me Abdoulaye Wade est à l’intérieur du pays dans le Saloum, mais aussi en Casamance, pour battre campagne pour son candidat. Il annonce un meeting le samedi 8 décembre prochain à Keur Massar.

Dr Aliou Sow publie un nouveau livre

Restons toujours avec Aliou Sow qui, au-delà de la politique, est un universitaire passionné d‘écriture. Il a fait paraître un quatrième livre intitulé : «Postcolonial mind, identities and political communication in Africa ». Cet ouvrage fait suite à ceux intitulés : «Le courage d’agir. Une nouvelle vision de la politique au Sénégal, (2014), L’Harmattan, Paris, 2014, 340 p. (ISBN 978-2-336-30469-4) » ; « Histoire et problème de l’intégration économique des Noirs en Afrique du Sud. De la race à la classe, L’Harmattan, Paris, 402 p. (ISBN 978-2-343-05159- 8) » et « Système de conflits et gouvernance sécuritaire en Sénégambie. Rôles, responsabilités et perspectives des Forces armées et de la CEDEAO, L’Harmattan, Paris, 210 p.»

Mystère sur le montant recouvré des biens de Karim Wade

Malgré le tintamarre, le montant recouvré par l’Etat dans le cadre de la traque des biens de Karim Wade reste un mystère. L’Agent Judiciaire de l’Etat (AJE), Antoine Félix Diome, n’a pas été  en mesure hier de donner un montant précis recouvré par l’Etat du Sénégal dans l’affaire Karim Wade, en dépit de l’insistance des journalistes. L’AJE s’est contenté de dire que le recouvrement est évolutif. Selon lui, on a même voulu faire dire ou faire constater des divergences sur les montants qui ont été annoncés par des autorités ministérielles. Quand l’Etat encaisse des recettes, explique-t-il, celles-ci doivent être retracées budgétairement, car c’est de cette manière que fonctionne un Etat. A défaut de donner une somme précise, il indique que les montants recouvrés ont été intégrés dans les lois de finances rectificatives de 2013, de 2014 et de 2015. Antoine Diome soutient que des ressources exceptionnelles y ont été retracées, parce qu’entre temps il y a eu des mutations, des réalisations d’actifs et des encaissements qui ne pouvaient pas ne pas faire l’objet d’inscription budgétaire à cet effet. A l’en croire, on peut avoir, dans le cadre du recouvrement des montants liquides qu’on verse directement au trésor, des actions mutées au nom de l’Etat, des titres fonciers qui doivent suivre une procédure avant leur inscription budgétaire. «Ce n’est pas terre à terre comme l’imaginent les gens», affirme l’AJE.

Emoluments des avocats de l’Etat

La question du paiement des émoluments des avocats de l’Etat commis dans le cadre de la traque des biens mal acquis est devenue taboue. Les concernés ne veulent pas en parler. En  effet, les robes noires courent derrière leur argent depuis la fin du procès de Karim Wade. Interpellé sur la question hier lors de leur conférence de presse, Me Yérim Thiam a esquivé en soutenant que ce n’était pas à l’ordre du jour. Il a refusé de parler de cette affaire qui est, à ses yeux, du domaine privé puisque concernant les avocats et l’Etat.

Ld/Debout en a marre

La Ld/Debout dénonce le retrait  de l’agrément de l’ONG Lead Afrique Francophone. Souleymane Guèye Cissé et ses camarades de la Ld/Debout ne décolèrent pas contre Macky Sall. D’après eux, au fur et à mesure que le régime apériste s’approche de sa chute inéluctable du 24 février 2019, ses exactions contre notre société se multiplient. «Après avoir attaqué les partis politiques en les divisant et en essayant de les réduire à néant, après avoir attaqué les médias et multiplié les manoeuvres pour les rendre aphones, voici maintenant que Macky Sall se tourne vers les organisations non gouvernementales pour les empêcher de jouer le rôle de veille et de conscientisation qui est le leur», fulminent les membres de la Ld/Debout qui dénoncent le retrait de l’agrément de l’ ONG Lead Afrique Francophone, sous le prétexte fallacieux que cette dernière financerait illégalement le mouvement Y en a marre. «La Ld-Debout condamne fermement cette dérive du régime de Macky Sall et lui demande de retirer sans délai cette décision abjecte qui déshonore notre pays», ordonnent Souleymane Guèye Cissé et ses camarades. Par conséquent, la Ld/ Debout réitère son soutien constant à l’ensemble des Organisations de la Société Civile qui travaille pour la sauvegarde et le renforcement de la démocratie et de la liberté au Sénégal.

Les étudiants socialistes investissent Macky

Le Mouvement des Elèves et Etudiants Socialistes (Mees) a tenu une assemblée générale hier. Les poulains d’Ousmane Tanor Dieng n’ont pas attendu le congrès pour montrer qu’ils sont de plain-pied dans la campagne. Leur secrétaire général Dip Cor Faye a annoncé la couleur. «Pour ce congrès, les étudiants du parti ont deux objectifs majeurs : celui du prolongement du mandat des organes de direction, et celui de l’investiture du candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar, Macky Sall, à la prochaine présidentielle. Dans ce sens, le Mouvement des Etudiants doit soutenir le parti en se mobilisant à l’occasion de ce congrès. Ensemble, nous devons montrer au Président Macky Sall le travail que nous abattons au quotidien, pour lui assurer une victoire éclatante au soir du 24 février 2019 ».

Diène Farba Sarr a atteint 18 447 signatures

Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie a collecté 18.447 signatures pour le parrainage du candidat Macky Sall. Ces signatures, qui ne sont que provisoires, ont été collectées dans les communes de Kaolack et Sibassor. Diène Farba Sarr promet de dépasser la barre des 100 % en termes de signatures pour le compte du candidat Macky Sall. Il adhère par ailleurs à la décision du président de la République d’accompagner les familles religieuses qui, selon lui, peuvent être des réceptacles touristiques lors de grands évènements comme le Maouloud.

Hausse du prix du riz

On en sait un peu plus les raisons de l’augmentation du prix du riz. En fait, le sac de 50 kg du riz parfumé qui coûtait 17.500 Fcfa, s’échange en ce moment à 20.000 Fcfa au marché Thiaroye. Le chef du service régional du commerce donne les explications de cette hausse qui a provoqué la colère des populations qui accusent les commerçants d’avoir créé une rupture de stock dans le but de spéculer. Oumar Diallo soutient que cette hausse est due à l’épuisement des stocks. Présentement, la demande est supérieure à l’offre. Il assure que la situation va revenir à la normale très bientôt parce qu’un bateau est attendu. Toutefois, précise-t-il, le prix du riz parfumé n’est pas homologué, par conséquent les prix varient en fonction des commerçants.

Le campus francosénégalais ouvre en 2019

Le projet, très ambitieux, va finalement voir le jour. Annoncé par le Président Emmanuel Macron lors de sa visite à Dakar en février dernier, le campus franco-sénégalais doit ouvrir ses portes en septembre 2019 dans la ville nouvelle de Diamniadio, à 30 km à l’est de la capitale sénégalaise. D’après le journal français «Le Monde» qui donne l’information, contrairement à ce que son nom pourrait indiquer, il ne s’agira pas d’un ensemble de bâtiments abritant une université française  au Sénégal mais d’un hub de formations innovantes. «C’est une coconstruction », a insisté Frédérique Vidal, ministre française de l’Enseignement Supérieur, lors d’un point presse à l’issue du deuxième Comité de pilotage  organisé pour ce projet.

Un espace qui accueillera des projets à incuber

Concrètement, 17 formations pré-et post-bac seront proposées par le Campus Franco-sénégalais à la rentrée prochaine dans les domaines de l’agronomie et de l’agroalimentaire, du numérique, du renforcement de capacités et de la formation pour les entreprises, tandis que 19 autres initiatives pédagogiques sont à l’étude. Il y aura aussi la possibilité pour les étudiants sénégalais de passer les concours des grandes écoles françaises. Plusieurs établissements français et sénégalais ont d’ores et déjà adhéré à l’initiative, notamment le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), le Centre national de la Recherche Scientifique (CNRS) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), côté français, ainsi que plusieurs universités et grandes écoles sénégalaises. Des entreprises et autres  partenaires publics ou privés, sous forme de consortium, sont également parties prenantes.

Consolider le Waqf

Le président de la République mise sur le Waqf pour la réalisation de certains projets sociaux. En réunion de conseil des ministres hier, Macky Sall a demandé au gouvernement de consolider, avec tous les spécialistes et acteurs nationaux impliqués, la dynamique de développement du Waqf, nouvel instrument de financement innovant des projets éducatifs, économiques et sociaux, à fort impact sur l’amélioration du bien-être des populations, notamment en milieu rural. D’ailleurs, il a apprécié le programme de modernisation des Daaras (PAMOD) financé par l’Etat avec le concours de la Banque Islamique de Développement (BID). Macky Sall réclame son évaluation technique, financière et prospective.

Kédougou- Tambacounda

En tournée politique dans les régions de Tambacounda et Kédougou, le Président Macky Sall veut voir cette partie du pays émerger. A cet effet, il a demandé à Mohammad Boun Abdallah Dionne et à son gouvernement d’accorder une haute priorité au développement intensif et inclusif des régions de Kédougou et Tambacounda par la valorisation notable de leur potentiel agricole, minier et touristique, socle de l’émergence véritable du Pôle territoire Sénégal Oriental.

Karim Wade et Khalifa Sall ont bel et bien besoin de la Grâce ou de l’amnistie par Cheikh NDIAYE (Conseiller Technique Présidence de la République)

Karim Wade et Khalifa Sall ont bel et bien besoin de l’amnistie. Et c’est cela, la réalité en dehors de toutes élucubrations politiciennes. Il ne faut pas se voiler la face. Ceux qui ont vite rejeté cette possibilité au nom de ces derniers n’ont ni la stature, ni l’envergure, ni l’intelligence, ni même le niveau pour comprendre qu’il ne s’agit plus de bravoure ou de gloire. Cette phase de plaidoiries, de déclarations d’innocence, est derrière nous et ne vaut plus rien à partir du moment où la justice a été rendue. Qu’il plaise ou qu’il déplaise ! Elle est rendue au nom et pour le compte du peuple.

 Les cas Karim Wade et Khalifa Sall sont frappés de l’autorité de la chose jugée. Le Président a clairement dit que son objectif politique dans l’immédiat est sa réélection et dès le premier tour au soir du 24 février 2019 et cela veut dire pour ceux qui savent construire du sens sur un message ou qui savent lire entre les lignes qu’il n’y a aucun autre agenda politique avant cette date. Il peut cependant dans un contexte nouveau, utiliser les instruments juridiques et politiques que lui offre la loi pour élargir des compatriotes condamnés. Il en a toujours été ainsi. Ce sont donc de petits esprits politiques qui peuvent penser ou dire que Karim et Khalifa n’ont pas besoin d’amnistie.

L’amnistie et ou la Grâce n’ont rien à voir avec la culpabilité ou l’innocence, ce sont des instruments d’absolution de peine et de ses conséquences a la discrétion du Président de la République. Aujourd’hui ou demain, ils en auront besoin puisqu’ils ont été reconnus coupables par la justice de faits graves avec des peines aux conséquences politiques lourdes. Il faut donc se féliciter de cette posture du Président Macky Sall de penser à cette possibilité que lui offre la loi. C’est faire preuve de grandeur, de grande capacité d’oubli, de dépassement et de pardon.

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