Revue de presse du vendredi 16 novembre 2018

« Ila Touba »:Le prix du péage fixé à 5000 Fcfa
Seneweb.com |Pour voyager sur l’autoroute à péage Ila Touba il faudra débourser jusqu’à 10 mille francs Cfa, 5 mille à l’aller et autant au retour. La révélation a été faite à l’Assemblée nationale, en commission technique, par le ministre des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo. C’est Source A qui donne l’information en citant Cheikh Abdou Bara Mbacké Dolly, membre de la commission des finances du Parlement.

Le Maroc inaugure la première ligne TGV d’Afrique

(Agence Ecofin) – Le Maroc inaugure, ce jeudi, la première ligne de train à grande vitesse (TGV) d’Afrique, permettant de relier Casablanca à Tanger pour un trajet de 2h10 min, contre environ 5h aujourd’hui. La nouvelle infrastructure conçue pour un coût total de 2,3 milliards $ devrait être inaugurée par le roi Mohamed VI, en présence du président français, Emmanuel Macron.

Cofinancé à hauteur de 51% par la France, le projet a également permis la construction de quatre nouvelles gares (Tanger-Ville, Rabat-Agdal, Casablanca et Kénitra)

Répondant aux contestations s’élevant contre ce projet, les autorités ont annoncé que le but de la nouvelle ligne était de doter le pays d’un mode de transport à la pointe de la technologie, à un coût relativement moindre par rapport à celui en vigueur dans d’autres pays.

A cet effet, le coût de construction assez bas de la ligne à grande vitesse (LGV) Maroc devrait permettre de rendre les prix des billets abordables.

D’un autre côté, la liaison de la capitale économique (Casablanca) au second pôle économique du pays (Tanger) devrait permettre de booster l’activité économique du Maroc.

Prévue pour être initialement inaugurée en 2015, la LGV Maroc avait vu son lancement être reporté en raison de retards dus, entre autres, aux procédures d’expropriation plus longues que prévu.

D’après le gouvernement, cette nouvelle ligne s’inscrit dans un processus de modernisation du réseau ferroviaire marocain. Notons que deux autres villes sont prévues pour être reliées par la LGV-Maroc, à savoir Marrakech et Agadir.Moutiou Adjibi Nourou

Hausse de 16,55 milliards de FCFA des exportations d’or brut

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall Les exportations d’or brut du Sénégal ont enregistré une augmentation de 16,55 milliards de FCFA (environ 28,135 millions de dollars) au terme des neuf mois de l’année 2018 comparées à la même période de l’année 2017, a appris APA jeudi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Ces exportations se sont établies à 175,848 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 159,298 milliards FCFA à fin septembre 2017, soit une progression de 10,4% (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Toutefois en glissement annuel, ces exportations ont fortement chuté de 88,2%, passant de 16,799 milliards de FCFA en septembre 2017 à 1,974 milliard de FCFA en septembre 2018.

Comparé au mois d’aout 2018 où elles s’élevaient à 1,535 milliard de FCFA, les exportations d’or brut du Sénégal se sont mieux tenues avec une hausse de 28,5% en valeur relative.MS/te/APA

Banditisme administratif et manipulation du nouveau code des communications électroniques par le ministère des Télécoms : L’Assemblée nationale suspend sine die le projet de texte

Rien ne va plus entre le ministre de la Communication et des Télécommunications, Abdoulaye Baldé, et le Directeur Général de l’ARTP, Abdou Karim Sall. En cause, selon les informations de Libération, le projet de code des communications électroniques.

Dans une autre lettre adressée au chef de l’Etat, l’Autorité de Régulation des télécommunications et des postes (ARTP) accuse le ministre Abdoulaye Baldé d’avoir retouché le texte, sans son aval. Comprenez celui du président. En effet selon, elle, le projet de code des communications électroniques actuellement en discussion à l’assemblée nationale, est diffèrent de la mouture validée en Conseil des ministres. Il consacre, entre autres dispositions, le rattachement de l’ARTP au ministère chargé des télécommunications. Or, cette disposition est contraire aux textes communautaires (Actes Additionnels adoptés le 19 janvier 2007 par les chefs d’États annexés au Traité révisé de la CEDEAO ainsi que les Directives de l’UEMOA) et nationaux (loi n° 2002-23 du 4 septembre 2002 portant cadre de régulation des entreprises concessionnaires de services public).

En effet, aux termes de l’article 4 de la directive de l’UEMOA relative à l’harmonisation des Politiques de Contrôle de Régulation du secteur des Télécommunications : «  Les États membres garantissent l’indépendance des Autorités nationales de régulation vis-à-vis du pouvoir politique et de toutes les organisations assurant la fourniture de réseaux, d’équipements ou de services de télécommunications et de toute autre organisation intervenant dans le secteur, en faisant en sorte que ces autorités soient juridiquement distinctes et fonctionnellement indépendantes. » Ce souci de garantir l’indépendance fonctionnelle du régulateur transparait aussi à travers l’Acte Additionnel A/SA 1/01/07 relatif à l’Harmonisation des politiques et du cadre réglementaire du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Selon l’article 11 de cet acte Additionnel : Les États membres garantissent l’indépendance des Autorités nationales de régulation vis-à-vis du pouvoir politique et de toutes les organisations assurant la fourniture de réseaux, d’équipements ou de services de télécommunications et de toute organisation intervenant dans le secteur, en faisant de sorte que ces autorités soient juridiquement distinctes et fonctionnellement indépendantes. » Dans tous les cas, on dirait que le président de la République qui serait dans tous états n’est pas resté insensible à cette alerte. A preuve, c’est aujourd’hui que le texte devait passer devant l’Assemblée en procédure d’urgence mais aux dernières nouvelles, le rendez-vous avec les députés a été reporté.

En marge du forum sur le crowdfunding à Dakar

https://www.financialafrik.com Quelques 200 participants, venus d’Afrique et  d’Europe, regroupant  des  experts, juristes, autorités de régulation des marchés,  banquiers,  financiers, entrepreneurs, chefs d’entreprises …. , se sont réunis , jeudi 15 novembre à Dakar,  pour  échanger  sur  les  pratiques , enjeux et  défis  du crowfunding  et de la finance participative (FP) en Afrique.

Ce forum organisé par l’association  Financement Participatif Afrique & Méditerranée (FPAM) de concert avec Jokkolabs, l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), a pour thème principal : «l’innovation financière au service du développement».

Le forum a abordé les enjeux et défis du crowdfunding en Afrique. Il s’agit selon les différents intervenants de  solutions de financement innovantes,  notamment pour les PME et startups.

Lors de cette première journée, les parties prenantes  ont discuté  des enjeux et  opportunités  de la Finance participative. L’accent a été mis sur  le cadre réglementaire juridique (législation) , sur le mode  alternatif  aux financements classiques bancaires et  son expansion en Afrique.

Évoquant la législation du growdfunding en Afrique , Thameur Hemdane, fondateur d’Afrikwity & Cofundy et co-président du réseau FPAM,  par ailleurs  modérateur du panel,  a indiqué qu’elle est nécessaire pour une bonne évolution de la finance participative.

Pour les panélistes,  l’Afrique en plein  « boom digital» pourra  jouir pleinement  de la  finance participative    dans un contexte d’ère numérique. Selon les statistiques avancées, la digitalisation en Afrique et au Moyen-Orient  permettra d’inclure 400 millions de personnes dans le système financier d’ici 2025. Ce qui engendrera  758 milliards de dollars de nouveaux dépôts  et 448 milliards de dollars de nouveaux crédits octroyés pour les PME et les individus.

Cet élan aura pour effet de réduire les dépenses publiques  et l’évasion fiscale de 20 milliards de dollars par an.

Revenant sur le Mobile Money, les startups et les fine Tech, Jean louis Traoré, président du cabinet Urgence Consulting,  a expliqué  que ces innovations permettront  de lever  plus de fonds en Afrique.

Les dernières estimations montrent  que les volumes mobilisés (don, prêt et investissements) dans le monde  pouraient avoisiner 1000 milliards de dollars, soit environ 7,5 fois les fonds alloués à l’aide publique au développement. L’Afrique qui est  en quête perpétuelle de financements et  de solutions innovantes  devra  saisir  cette nouvelle opportunité Ibrahima jr Dia

Emerging Capital Partners mobilise plus de 640 millions de dollars pour son quatrième fonds panafricain

https://www.financialafrik.com ECP Africa Fund IV vient d’achever sa levée de fonds et devient ainsi le plus important fonds d’investissement africain levé depuis septembre 2016. ECP a réuni de nombreux investisseurs publics et privés, basés en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord.

Le capital-investisseur panafricain Emerging Capital Partners (ECP) annonce le closing de son quatrième fonds panafricain, ECP Africa Fund IV (AFIV). Domicilié à Maurice, AFIV et ses véhicules de co-investissement associés ont perçu des engagements de plus de 640 millions de dollars, attirant de nombreux investisseurs basés en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord. ECP se félicite notamment de réunir à travers AFIV la plus grande proportion d’investisseurs africains de son histoire, avec une contribution significative d’un grand nombre de fonds de pension et de compagnies d’assurance issus du continent. Au total, les investisseurs africains représentent plus de la moitié du nombre total d’investisseurs.

Les limited partners comprennent notamment des fonds de pension publics et privés, des fonds souverains, des fonds de fonds ainsi que des investisseurs du secteur privé tels que Old Mutual Africa Private Equity Fund of Funds et un véhicule financier géré par 57 Stars. En outre, les investisseurs des Institutions financières de développement incluent la Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Économique (Proparco, filiale de l’Agence Française de Développement), la Deutsche Investitions- und Entwicklungsgesellschaft (DEG), la Banque africaine de développement (BAD) et l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC). Sur la base des données publiées par l’African Private Equity and Venture Capital Association (AVCA) ainsi que par l’Emerging Markets Private Equity Association (EMPEA), AFIV est le plus important fonds d’investissement levé en Afrique depuis septembre 2016, hors fonds d’infrastructure et fonds immobiliers.

ECP poursuit sa stratégie d’investissement qui vise à satisfaire les besoins essentiels des consommateurs ou des entreprises. AFIV priorise des participations majoritaires, ou minoritaires significatives, dans quatre secteurs clés au niveau panafricain : services financiers, biens de consommation, télécommunications et TIC, infrastructures et logistique. AFIV a déjà réalisé quatre investissements avec des opérations dans sept pays et dispose d’un solide pipeline de projets.

Grâce à ce nouveau fonds, ECP entend promouvoir son focus sur les meilleures pratiques environnementales, sociales et de gouvernance ainsi que sur l’inclusion économique à travers son portefeuille de sociétés. Domicilié aux États-Unis, ECP dispose d’une équipe d’investissement composée de 29 professionnels expérimentés et d’une couverture solide sur le terrain à travers ses six bureaux répartis sur le continent.

Hurley Doddy et Vincent Le Guennou, co-PDG de ECP, ont déclaré : « Nous sommes fiers que les investisseurs aient reconnu notre track-record en nous confiant leurs capitaux dans notre quatrième fonds. Cette levée de fonds réussie est un signe supplémentaire de leur confiance dans notre proposition de valeur sur le continent africain. ECP est un investisseur de long terme et s’efforce d’établir des plateformes dans quelques secteurs ciblés comme l’énergie, la finance et la logistique. ECP s’est toujours efforcé de promouvoir de véritables champions africains et a joué un rôle à chaque étape de l’histoire du capital-investissement en Afrique. Avec AFIV, ECP entend approfondir son engagement en faveur de la croissance du continent. »  Rédaction

Les besoins de financement des PME africaines chiffrés à 331 milliards de dollars

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione Thameur Hemdane, le co-président de Financement participatif Afrique et Méditerranée (FPAM) a déclaré, jeudi à Dakar, que les besoins de financement des Petites et moyennes entreprises en Afrique sont estimés à 331 milliards de dollars.

« En Afrique, il y a 44 millions de PME formelles représentant 33 % du Produit intérieur brut du continent et 45 % des emplois. Pourtant, 70 % d’entre elles manquent de financement à long terme et 80 % n’ont pas accès au crédit bancaire. Leurs besoins en financement se chiffrent à 331 milliards de dollars. Le déficit de financement est la première barrière au développement des PME africaines », a soutenu Thameur Hemdane.

Le co-président de Financement participatif Afrique et Méditerranée (FPAM) s’exprimait au Forum du crowdfunding (financement participatif) en Afrique placé sous le thème de «l’innovation financière au service du développement».

« En Afrique de l’Ouest, selon le Strategic Marketplace Initiative (SMI Forum), il y aurait un déficit de 10 milliards de dollars pour le financement des PME formelles. Pour le Sénégal, c’est 1 milliard de dollars. La Banque mondiale et d’autres partenaires doivent donc mettre en place toutes les conditions pour que ce gap soit résorbé entre 5 et 10 ans », a souligné Laurent Gonnet, spécialiste principal du secteur financier à la Banque mondiale (BM).

Pour pallier ce problème de levée de fonds, le crowdfunding est une alternative crédible mais il demeure insuffisant. « En 2017, le montant total du crowdfunding en Afrique était de 153 millions de dollars. Le système n’est pas encore totalement sécurisé », a informé Valérie Dabady, responsable du département de la mobilisation des ressources et des financements extérieurs à la Banque africaine de développement (BAD).

De l’avis de M. Gonnet, la solution réside dans trois leviers. « Le premier est la concurrence au sein du secteur financier parce que si elle n’existe pas, les intervenants n’iront pas vers les PME. Le deuxième levier, c’est l’infrastructure de crédit qui annihile la symétrie d’informations entre le banquier et son client. Le troisième est la nécessité d’intervention publique avec la banque centrale, le ministère des finances ou d’autres forces publiques », a-t-il indiqué.

Poursuivant, le spécialiste principal du secteur financier à la Banque mondiale (BM) a insisté sur le régime des collatéraux, c’est-à-dire la garantie exigée aux clients par les banques. Laurent Gonnet a fait remarquer que « souvent le banquier demande un immeuble, une maison, un terrain comme garantie sans laquelle il n’y a pas de financement. Cela n’arrangeant pas les jeunes entreprises, les financements vont finalement aller à ceux qui ont déjà de la richesse ».

Pour lui, il est donc impératif d’élaborer « un régime des collatéraux élargi dans lequel d’autres types de garantie seront proposés aux banquiers ». A ce sujet, Thameur Hemdane se demande si « aujourd’hui, le savoir-faire ou l’intégration dans un marché ne peuvent pas constituer des garanties ».

De manière structurelle, Laurent Gonnet a estimé qu’il faut faire « saliver les banques en leur faisant comprendre que le financement des PME peut rapporter de l’argent ». En outre, il a exprimé son souhait de voir les « ministères des finances mettre en place des fonds de garantie qui offrent aux banques un niveau de confort supplémentaire leur permettant de financer un peu plus les PME ».

Concluant, Valérie Dabady a reconnu que « le financement est seulement une partie des besoins d’une PME pour réussir », car, note-t-elle, la formation et le soutien dans les démarches administratives » sont aussi importants.       ID/te/APA
Le « CROWDFUNDING » peut combler le gap de financement des PME africaines (acteur)
Dakar, 15 nov (APS) – Le ’’Crowfunding’’, mécanisme de financement participatif, peut répondre aux besoins d’investissement des Petites et moyennes entreprises africaines estimés à 331 milliards de dollars, a souligné jeudi à Dakar un responsable de l’association Financement participatif Afrique et Méditerranée (FPAM).
‘’Aujourd’hui, le manque de financement des PME en Afrique est de l’ordre de 331 milliards de dollars. Le Crowfunding peut apporter des solutions de financement nouvelles pour répondre à ces besoins’’, a notamment déclaré Thameur Hemdane, co-président de la structure.
Il intervenait à l’ouverture d’un forum organisé par l’association FPAM dans la capitale sénégalaise sur le thème des innovations financières au service du développement. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’Agence française de développement (AFD) et Jokkolabs, une start-up sénégalaise, sont également parties prenantes de cette rencontre internationale.
Les participants au forum vont ainsi plancher sur les voies et moyens de promouvoir les bonnes pratiques de financement participatif sur le continent africain et réfléchir à la mise en place d’un cadre règlementaire favorable à son développement, a indiqué Thameur Hemdane
Selon lui, ‘’le financement participatif, mécanisme permettant de mettre en relation des porteurs de projets avec des particuliers souhaitant les financer, va apporter de vraies solutions aux limites du système financier actuel’’.
’’Ce système se développe mais peine à répondre à la demande continue en financement’’, a-t-il soutenu non sans rappeller l’importance de financer les projets créatifs des PME et start-up.
’’Il ne faudrait pas voir le financement participatif uniquement comme un outil de financement de PME. Il s’agit aussi d’un système de financement de la culture, de la société civile et de tout type de projet à impact sur le développement durable’’, a expliqué le co-président de l’association FPAM.
Il a ainsi souligné la nécessité pour les Etats africains d’œuvrer à la promotion et au développement de stratégies pouvant permettre de tirer profit des avantages du financement participatif. ’’Le continent africain doit jouer un rôle pionnier dans le développement de ces innovations’’, a-t-il laissé entendre.MK/AKS/OID

La digitalisation de la finance bénéfique à l’Afrique et au Moyen Orient en 2025 (étude)

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione Selon une étude du célèbre cabinet Mckinsey, la digitalisation de la finance sera bénéfique à l’Afrique et au Moyen Orient d’ici 2025 car elle favorisera l’inclusion de 400 millions de nouveaux clients dans le système financier, a affirmé jeudi à Dakar, Thameur Hemdane, le co-président de Financement participatif Afrique et Méditerranée (FPAM).

« La digitalisation de la finance sera bénéfique pour l’Afrique et le Moyen Orient d’ici 2025 car 400 millions de personnes seront nouvellement incluses dans le système financier. Il y aura 758 milliards de dollars de nouveaux dépôts. 448 milliards de dollars de nouveaux crédits seront octroyés aux PME et aux individus. La réduction des dépenses publiques et de l’évasion fiscale pour les Etats s’élèvera à 20 milliards de dollars par an », d’après une étude du cabinet Mckinsey citée par Thameur Hemdane.

Le co-président de Financement participatif Afrique et Méditerranée (FPAM) participait au Forum du crowdfunding en Afrique axé sur le thème de « l’innovation financière au service du développement ».

Pour sa part, Laurent Gonnet, spécialiste principal du secteur financier à la Banque mondiale (BM) a passé en revue les réformes en gestation afin de booster la digitalisation de la finance en Afrique et au Moyen Orient.

La première réforme a trait à l’interopérabilité car selon M. Gonnet, « quelqu’un qui a un compte Orange Money au Sénégal doit pouvoir faire une transaction avec une personne ayant un compte bancaire en Côte d’Ivoire. Ainsi, l’intégration régionale prendra corps et la concurrence existera entre les opérateurs de téléphonie mobile et les banques ».

Pour lui, ce marché global développera les usages de la monnaie électronique. C’est la raison pour laquelle, « la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) s’est fixée un horizon de 2 ans pour que cette interopérabilité soit une réalité », a-t-il renseigné.

De plus, Laurent Gonnet a évoqué le règlement relatif aux moyens de paiement qu’il urge de moderniser pour capter les possibilités offertes par la digitalisation. De l’avis de ce spécialiste principal du secteur financier à la Banque mondiale, le régime des intermédiaires en opérations de banque « sera probablement au cœur d’une petite révolution bancaire ».

En effet, a-t-il souligné, il y a une expansion phénoménale des opérateurs de réseaux mobiles comme Orange et Tigo basée sur des agents de distribution leur permettant d’inonder le marché financier.

L’interdiction faite aux banques classiques d’utiliser ce mode opératoire pourrait bientôt appartenir au passé. « Les banques n’ont qu’une seule possibilité : l’ouverture d’une agence. On voudrait leur offrir la possibilité de recruter des agents qui pourraient jouer le rôle de distributeur de produits. La Banque mondiale et la Banque centrale travaillent actuellement sur le régime des intermédiaires en opérations de banque », a annoncé M. Gonnet.

Dans son analyse, l’expert de la Banque mondiale, a soutenu que « le digital prendra une plus grande ampleur dans le secteur bancaire mais les banques ne sont pas encore outillées en la matière pour toucher les masses avec l’ouverture de comptes pas chers dans les contrées reculées ».

Par conséquent, pour tirer profit de la digitalisation, Laurent Gonnet incite les banques à étudier la « succes story intéressante de Banco Postal (Angola) qui a bénéficié d’un nouveau régime règlementaire pour avoir des agents de distribution en lieu et place des succursales ».

Il a aussi été question des  Fintech (entreprises de technologies financières). Pour leur émergence sur le continent, Laurent Gonnet espère que  « d’ici 6 mois voire 1 an, un accord sur le cadre réglementaire des Fintech » verra le jour.ID/te/APA
Développement de deux projets solaires photovoltaïques d’une puissance totale de 60 MW : Engie signe un contrat de 25 ans avec la Senelec.
https://www.dakaractu.com/ Engie a conclu avec Senelec, avant-hier, un contrat d’une durée de 25 ans portant sur le développement de deux projets solaires photovoltaïques d’une puissance totale de 60 MW.
En avril dernier, Engie et son partenaire d’investissement Meridiam ont été retenus par la Commission de régulation du secteur de l’électricité (CRSE) au Sénégal dans le cadre d’un appel d’offres pour ces deux projets solaires.
Ces derniers, situés à Kahone et à Kaël, font partie de l’initiative Scaling Solar menée conjointement par les autorités sénégalaises et la Société Financière Internationale (SFI, membre du Groupe Banque mondiale) au Sénégal. Ils constituent une réponse au besoin en électricité du pays où près de la moitié de la population n’a aujourd’hui encore pas accès à cette énergie. Quelques mois après avoir remporté cet appel d’offres, Engie s’est officiellement engagé sur 25 ans.

L’État doit plus de 100 milliards à la SAR

Seneweb.com La Société africaine de raffinage (Sar) est en difficulté. « Alors que les travailleurs attendaient une profonde restructuration technique et financière, voilà que l’avenir de la Sar est aujourd’hui sérieusement hypothéqué par une dette de l’État de plus de 100 milliards de francs Cfa, et une autre de 40 milliards de francs Cfa de la Senelec », regrette Abdourahmane Cissokho, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs du pétrole et du gaz (Snttpgs-Fc), repris par Vox Populi.

Cette situation impacte négativement de secteur des hydrocarbures. D’autant que, signale Cissokho, en plus de la dette due à la Sar, « l’État doit plus de 40 milliards à des situations de distribution des produits pétroliers et gaziers, parmi lesquelles la quasi-totalité des importateurs ».
Dettes dues à la Sar et aux distributeurs, libertés syndicales menacées, dialogue social rompu, précarité des emplois : les travailleurs du secteur pétrolier déversent leur courroux sur l’État
https://www.dakaractu.com Le Syndicat national des travailleurs du pétrole et gaz du Sénégal (Sntpgs-Fc) a annoncé les couleurs face aux énormes difficultés qui prévalent actuellement dans leur secteur. Les syndicalistes étaient en conférence de presse cet après-midi au siège du Cnts/Fc. Ils ont fustigé les sommes colossales que doit l’État à la Sar et aux autres distributeurs pétroliers qui plombent le domaine des hydrocarbures au Sénégal. Pour ces syndicalistes, l’État doit donner le manque à gagner à la Société africaine de raffinage. Ce après avoir bloqué les prix retenus sur les cours mondiaux du baril de pétrole.
En outre, les camarades de Abdourahmane Cissokho ont dénoncé les graves violations à la liberté syndicale notées dans des entreprises comme la Sgs, Petrosen et la société Fortesa. Dans ce lot d’irrégularités, Cheikh Diop, par ailleurs secrétaire général du Cnts/Fc, s’est désolé d’une absence de dialogue social dans le secteur des hydrocarbures découlant de la « mauvaise volonté du patronat ». Il en veut pour preuve les difficultés qui ont survenues lors des négociations sur la convention collective du pétrole.

Dépenses de personnels dans les Cabinets du Pm et des ministres, sous Macky Sall:Dionne et ses ministres nous coûtent 700 milliards F Cfa,par an

https://actusen.sn Les chiffres parlent d’elles-mêmes. En effet, selon SourceA, le premier ministre Mouhamadou Boun Dionne et son Gouvernement coûtent, annuellement, au contribuable sénégalais 743,41 milliards francs en dépenses de personnel. Le canard révèle en détails que les effectifs des Cabinets ministériels du Gouvernement sont les moins stables, avec une hausse de plus de 6% depuis 2016.

De la vingtaine d’Agents de sécurité collés au Chef du Gouvernement, non compris ceux qui sont chargés de veiller sur son bâtiment ; la rémunération du Conseiller de Cabinet  ou du Chargé de Mission qui s’élève à près d’un million brut mensuel ; et qui culmine à 2 et 3 millions F Cfa chez le Premier ministre, en passant par les 318 chauffeurs rien qu’aux Ministères de la Justice, la Santé, de l’Agriculture, du Travail, et des Affaires étrangères, le canard ne laisse rien au hasard en ce qui concerne les dépenses qu’il qualifie de «choquantes».

Toujours selon les informations de SourceA, près de 900 milliards de francs sont affectés aux dépenses de fonctionnement hors personnels pour des investissements de l’ordre de 1434 milliards de francs Cfa.

C’est pourquoi, en prévision du prochain vote du budget du Gouvernement qui est chiffré à 4071,8 milliards, soit une hausse de 297,1 milliards de F Cfa par rapport à 2018, certains députés réservent une mauvaise surprise aux ministres qui devront passer devant la Représentation nationale pour défendre les budgets qui leur sont alloués.

Tensions de trésorerie : les non-dits de Amadou Ba

http://www.dakarmatin.com Le gouvernement invoque des mesures sociales pour justifier les pertes des recettes financières qui ont commencé à inquiéter même ses partenaires. Pourtant, la solution pour se renflouer, pourrait être de ne pas fragiliser les entreprises nationales par des mauvaises politiques libérales.
En reconnaissant devant les partenaires techniques et financiers que les tensions de trésorerie que connaît actuellement le pays sont pour une bonne partie dues aux options politiques et économiques du chef de l’Etat, le ministre de l’Economie, des finances et du Plan, M. Amadou Ba, a fait un grand pas dans la bonne direction.
Mais l’option qu’il a présentée n’est pas des plus rassurantes. A l’en croire, les Sénégalais n’auraient pour choix que de se morfondre dans la misère et les difficultés, afin de permettre à leur gouvernement de combler ses fins de mois. C’est ce qui ressort quand il dit : «C’est au choix. Ou bien on décide d’augmenter les prix et ce sont les Sénégalais les plus faibles qui vont souffrir, ou bien on serre, mais le temps d’ajuster tout cela, on se retrouve avec quelques difficultés qui sont passagères, voulues et souhaitées par le gouvernement du fait de la politique sociale menée».
Il est exact que le gouvernement aurait pu pratiquer la vérité des prix sur les hydrocarbures et augmenter les prix des carburants en fonction de la hausse du prix du baril du pétrole. Il aurait pu aussi annihiler les effets de la baisse des tarifs de l’électricité. Cela aurait sans doute évité de devoir à nouveau subventionner la Senelec afin d’avoir à couvrir son manque à gagner du fait de la politique des prix appliqués. Comme l’a dit le ministre avant-hier, 200 milliards de subventions diverses pour la seule Senelec, sans compter les 30 milliards dus à la Société africaine de raffinage (Sar), «c’est autant de ressources qui sont prélevées dans d’autres secteurs». Mais, on le sait, ce n’est pas la seule vérité.
Impunité fiscale
Le vrai problème de nos finances publiques, c’est que continuent de subsister de nombreuses niches d’impunité fiscale, qui font que l’Etat n’a aucune maîtrise sur son budget. Les moins-values de recettes dues aux fluctuations des produits pétroliers auraient pu être très largement compensées si les secteurs productifs de l’économie étaient encouragés à produire, dans un environnement économique sécurisé. Mais cela est très loin d’être le cas.
Combien de fois dans l’année, n’apprend-on pas que des centaines, voire des milliers de tonnes de sucre, d’huile ou de fer entrent dans le pays en contrebande ? Combien de fois n’a-t-on vu les Forces de l’ordre appréhender des délinquants économiques, parce qu’ils ont fait entrer dans le pays des produits de manière illégale ? Et combien de fois n’a-t-on vu ces mêmes personnes interpellées la veille, plastronner quelques jours après, aux côtés des plus hautes personnalités du pays, qui leur apportent ainsi leur caution, et pas seulement morale ?
Le Sénégal est en train de se transformer lentement mais sûrement, en un désert industriel du fait d’une politique de libéralisation mal assimilée. Cette situation commence même à inquiéter ses partenaires traditionnels. Le Quotidien le disait déjà avant-hier, le gouvernement «assume» sa décision d’accorder plus de 30 mille tonnes de sucre à des négociants de Sandaga et de Touba, au moment où la Css assure pouvoir combler très largement les besoins du pays. Cet acte pourrait contraindre la société nationale de mettre une partie de son personnel en chômage technique. Et ce seront alors des centaines de familles de Richard Toll et d’alentours qui ne pourront plus payer les factures d’électricité subventionnées de la Senelec, ou profiter du carburant maintenu artificiellement bas par Amadou Ba.
Au profit de «grands électeurs»
Et il n’y a pas que le sucre. Des Dipa pour l’huile et le fer ont également été distribués à tout va, pour satisfaire une certaine clientèle dont le poids politique, ou même la capacité de nuisance, restent très largement à prouver. L’illustration la plus évidente, est la mort de la filière tomate dans la Vallée, l’une des filières agricoles les plus abouties.
On a fragilisé l’industriel qui était depuis des décennies, en partenariat avec les paysans, mais on n’a jamais pu lui trouver un remplacement crédible. En conséquence, depuis quelques années, la filière périclite, et les paysans tendent à se détourner de la culture de la tomate. Au point que le Sénégal, l’un des rares pays africains à posséder des usines de tomate, risque bientôt de se contenter de transformer les doubles concentrés importés de Chine.
Ce qui est pire avec cette politique de l’Etat, c’est qu’en plus de mettre à mal l’industrie nationale, elle prive le pays d’importantes recettes fiscales. La majorité des produits qui entrent grâce aux faveurs de l’Admi­nistration, sont soit exonérés d’impôts, soit passent par des circuits illégaux. Il est arrivé, sur des cargaisons de sucre entrées au moment où les Dipa étaient censés être suspendus, que l’Etat perde plus de 3,5 milliards de droits de douanes. Comment la production nationale pourrait être compétitive dans ces conditions ?
La question des pertes des recettes va, pour ce pays, bien au-delà de quelques subventions. Il s’agit de l’existence d’une économie nationale compétitive. Et puisque, contexte électorale aidant, on veut privilégier quel­ques «grands électeurs», les dirigeants devraient penser aussi à tous ces potentiels électeurs qui vont se retrouver au chômage parce que leurs entreprises auront fermé.
Il y a aussi ceux qui, diplômés ou non, qui ne trouveront pas d’emploi, parce que le peu d’entreprises qui parviennent à subsister dans cet environnement difficile, sont trop occupées à lutter pour leur survie, avant de songer à recruter. Si le contexte pré-électoral freine la volonté des dirigeants à redresser la barre, la solution pour trouver de l’argent, pourrait consister à faire en sorte que les entreprises nationales n’en perdent pas du fait des mauvaises politiques.Le Quotidien

L’année Sociale De Macky Interroge Les Bailleurs

https://www.walf-groupe.com Les choix économiques du Sénégal de Macky sont sujets à interrogation chez certains de ses partenaires. Englué dans des difficultés financières monstrueuses, le pouvoir préfère mettre 10 milliards par mois dans les produits pétroliers pour différer la hausse après la Présidentielle et jouer au bonneteau budgétaire avec la dette intérieure. Cela, non sans créer des distorsions dans le secteur productif, comme il a récemment tempéré la grogne du collectif «Auchan dégage» en sucrant les commerçants de l’Unacois. Si ce n’est pas du pilotage à vue, les yeux bandés, ça lui ressemble bien.

Enfin, le ministre des Finances reconnaît les difficultés financières du pays. La situation intenable pour les comptes publics, d’une part, les pressions des bailleurs de fonds, d’autre part, l’argentier de l’Etat était obligé d’avouer ce que tout le monde sait depuis que Wade l’a agité. Et dans ses réponses à la Banque mondiale, avant-hier, Amadou Bâ a très bien campé l’affaire : «Les tensions financières sont au choix de la politique sociale du Président». Ce qui prouve donc que c’est la sale mue sociale du «Patron», comme ils l’appellent au Château qui est à la base de ces tensions. Lesquelles sont accentuées par les projets que le remplaçant de Wade veut, coûte que coûte, mettre sur la main des électeurs avant le 24 février 2019 comme le Train express régional (Ter) qui a siphonné les comptes de Amadou Bâ.

Depuis que l’argentier de l’Etat est passé aux aveux, des Sénégalais se sont déchaînés sur les réseaux sociaux comme dans les émissions interactives «wax sa xalat». Certains ont vitrifié le système qui serait à l’origine de tous leurs problèmes. Avec la hausse du montant du Programme national des bourses de sécurité familiale, qui englouti déjà 40 milliards de francs Cfa, les 30

milliards alloués au Fonds national pour l’entreprenariat rapide, programme de dernière chance avec la couche jeune à qui on avait promis 500 mille emplois durant le septennat, la hausse de l’indemnité de logement des enseignants, hausse des bourses d’étudiants, ou encore les autres secteurs sociaux qui vont bientôt bouger comme la santé, l’année sociale de Macky Sall va coûter cher au pays. En effet, ces dépenses sociales vont être insupportables pour les finances publiques. Et 2018 sera une année perdue pour l’économie nationale. Car, tout ce qu’on aura produit comme richesse est déjà consommé par le social de Macky. Et à ce rythme de concessions aux différents secteurs sociaux dans les rapports de force, il est fort à craindre que l’Etat cherche ailleurs les moyens de tenir parole. Et en toute évidence économique, les taxes et impôts risquent de s’envoler. Cela, comme l’atteste la nouvelle taxe de 2,5 % sur l’électricité consommée pour renflouer le Fonds spécial de soutien au secteur de l’Energie. Ou encore d’autres taxes dans les secteurs des Mines, des Télécoms, de la Brasserie, etc. Et les feed-back qui émanent des entreprises sont extrêmement négatifs pour le régime. Ce qui pousse certains bailleurs de fonds du Sénégal, contactés par WalfQuotidien à s’interroger sur la «direction économique du pays». Distorsions de concurrence Pourtant, votre canard avait alerté, il y a quelques mois, sur les conséquences de cette générosité de Macky Sall. Lequel distribuait à tour de bras pour éteindre les foyers de tension à la veille de la présidentielle de 2019. Les urgences sociales, c’est pour la technostructure. Et cette période de vaches squelettiques que traverse le Trésor, avec toutes ses Petites et moyennes entreprises (Pme) qui râlent contre la dette intérieure, la meilleure démarche du gouvernement devrait être de baisser son train-train.

A y regarder de plus près, ces tensions de trésorerie ont des jonctions avec les difficultés que traversent certaines entreprises. Avant-hier, la presse faisait état de la distribution à la pelle de Droit d’importation de produits alimentaires (Dipa) pour 30 mille tonnes de sucre. Un dysfonctionnement qui menace la prochaine campagne de la seule unité de production locale de cette denrée, la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), et qui pourrait priver la douane de recettes sur ces «affaires». Car, par des micmacs, ces affairistes peuvent se faire exonérer de Tva par les mêmes qui ont bravé l’interdiction d’importation de sucre décrétée par Macky Sall. Et une partie du butin que la douane devrait toucher sur ce magot pourrait être ristournée dans la pochette. Quand un potentiel de production qui distribue des revenus est attaqué de cette sorte, cela aggrave la situation. Parce que si les gens n’ont pas de revenus, ils n’enrichissent pas le Produit intérieur brut (Pib) qui ne croîtra pas. Et le pays n’aura pas d’impôts. Ce qui expliquerait les moins values fiscales décelées récemment par le Fonds monétaire international (Fmi). Ce n’est pas une logique économique que de démanteler sa propre économie pour une élection et de rebâtir tout. Car, on ne fait pas de social en distribuant ce qui n’existe pas. Les gens ont besoin de revenus pour avoir un pouvoir d’achat mais quand on n’a rien, même pas de quoi se payer une baguette de pain, cela devient problématique.Seyni DIOP

Meissa Babou Économiste : « Que le Gouvernement arrête de nous dire, « taisez-vous’. On va continuer de parler et d’exiger la clarté par rapport à ces contrats signés»

Cette polémique, qui va, au-delà, du gisement de fer de la Falémé, date de 2012, quand on a attribué le premier puits de pétrole, dit-on, à Aliou Sall, Malheureusement, « chaque fois que si les gens en parlent, si ce n’est pas le président de la République qui réagit, c’est le Premier ministre » qui monte au créneau.
Et qu’est-ce qu’ils nous disent ? « Taisez-vous, il ne faut pas en parler vous n’en savez absolument rien ». Et comme menace, le tribunal est brandi quand on les accuse…Parce que tout simplement, argue-t-il, « tous ceux qui parlent connaissent ces dossiers »

« Que le Gouvernement arrête de nous dire, « taisez-vous’. On va continuer de parler et d’exiger la clarté par rapport à ces contrats signés ».
Pour arrêter la polémique, le président Macky Sall doit éclaircir d’abord le Code minier qui n’est pas du tout clair et d’expliquer à l’Assemblée nationale les tenants et aboutissants de ces contrats miniers.
« Nous devons faire très attention. Les ressources engrangées par ces secteurs sont tellement importantes que ça attire tout le monde. Pour que le Sénégalais soit tranquille, ce qu’il gagne dans ces ressources, on devrait anticiper pour mettre tout ça sur le Net. Rien n’est clair… »
« Ce qui me désole, c’est que, à quelques mois de la Présidentielle, le président Macky Sall ne devait signer rien du tout. Mais, s’il prend la responsabilité de signer un contrat, à mon avis, ce n’est pas bien pensé ».Pr Meissa Babou Économiste 

PR MEISSA BABOU, économiste sur les tensions de trésorerie au Sénégal : « l’argent a été gaspillé par l’etat »

http://www.sudonline.sn/ «Nous vivons cette situation de crise depuis très longtemps. On a beau alerté sur cette tension de trésorerie qui secoue le pays. C’est parce qu’il y a la  pression de la Banque Mondiale que le Ministre de l’économie des finances et du plan Amadou Ba a reconnu les faits.

Les caisses de l’Etat sont vides. L’argent a été gaspillé par l’Etat à travers la politique et la création d’institutions qui n’ont aucune utilité comme le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), le CESE et autres». C’est ce qu’a déclaré le Pr Meissa Babou sur les ondes de Sud FM suite à la sortie du ministre Amadou Bâ reconnaissant les tensions de trésorerie dues selon lui, à une politique sociale du gouvernement.
Le Pr d’économie d’ajouter : «Des investissements qui nous ont coûté beaucoup d’argent comme la confection des cartes d’identité biométrique avec 52 milliards de francs. On note la tension  sur tous les secteurs  bien qu’ils font des efforts pour augmenter les impôts.
D’ailleurs, ils ont augmenté l’impôt sur la cigarette et le ciment et récemment l’impôt sur l’électricité. Au même moment le gouvernement de Macky Sall parle  que d’une année sociale. Je pense qu’ils ne savent pas ce que signifie une année sociale. Pour faire une année sociale, il faut diminuer le coût du transport, le prix des denrées de première nécessité. Nous ne sommes pas dans une année sociale comme ils le prétendent. L’argent a été gaspillé.  C’est une mauvaise gouvernance»

Académie de la pêche : Un pont entre pêcheurs et universitaires

http://www.enqueteplus.com Les pêcheries artisanales et le monde de la recherche conventionnelle pourront bientôt se parler, grâce aux activités de l’Académie de la pêche lancée hier à l’Ucad.

Une académie de la pêche artisanale a été lancée, hier à Dakar, sur initiative de Modus Maris. Selon l’anthropologue Alioune Sall, l’objectif est de créer un espace de dialogue et d’échange entre la recherche conventionnelle et les acteurs du milieu. D’après cet économiste de la pêche, tout ce qui a été écrit sur le secteur pour expliquer le fonctionnement des pêcheries n’intègre pas la dimension sociale de l’activité. ‘’Il y a une approche économiste de la pêche. Il y a plus de publications sur le poisson, les espèces que sur l’humain. Or, on ne peut pas cerner l’activité, si on n’essaie pas de comprendre la relation entre le pêcheur et l’environnement’’, souligne-t-il.

De la même manière, relève le professeur Cheikh Mouhamed Fadel Kébé, Directeur d’Unodev, beaucoup se fait à l’université et devrait intéresser les acteurs de développement. Seulement, ces derniers ne sont pas au courant de ce qui se passe dans ce monde qui semble fonctionner en vase clos. D’où la nécessité de créer un pont entre les deux sphères. ‘’Nous devons ouvrir l’université à la société’’, préconise-t-il. L’enjeu, ici, est surtout lié à un problème de visibilité des pêcheurs. Ces derniers ont du vécu et de la connaissance. Ils ont donc quelque chose à partager avec le monde universitaire.

Mais faudrait-il que les chercheurs issus de l’université acceptent qu’ils n’ont pas le monopole du savoir, quel que soit le domaine. Qu’ils se départissent d’un certain complexe de supériorité pour reconnaitre une certaine légitimité aux acteurs sur le terrain. ‘’La recherche conventionnelle ne suffit pas. Je reste convaincu que les pêcheurs connaissent mieux les mouvements de poissons. Nous allons encourager les initiatives, avoir des activités entre connaisseurs ethno-scientifiques et les chercheurs conventionnels’’, selon Alioune Sall. L’académie veut, en fait, innover, trouver des relais d’opinion réellement sur le terrain et non ces gens qui ont la légalité sans avoir nécessairement la légitimité. Si l’on en croit M. Sall, ce sera aussi l’occasion de divulguer davantage les textes sur la pêche, comme les directives. Mais aussi discuter de ce que M. Sall appelle les ‘’tabous’’, c’est-à-dire la relation entre ‘’la loi au singulier et les droits au pluriel’’.

Chapelet de doléances

L’opportunité a été saisie, hier, par les pêcheurs, pour revenir sur quelques difficultés du secteur, notamment l’absence de complexe de conservation de poisson dans un quai aussi important que celui de Guet-Ndar, à Saint-Louis.  Un des acteurs a regretté qu’il n’y ait même pas de chambre froide sur place. De même, l’implantation tous azimuts d’usines de poisson inquiète les pêcheurs. Mor Mbengue, venu de Cayar, estime qu’il y a une incohérence entre l’objectif de pêche durable proclamé par l’Etat et l’acceptation de ces installations industrielles. Les pêcheurs regrettent également la discrimination en leur défaveur. Mme Ndoye, une femme transformatrice, a fait remarquer que les paysans bénéficient de soudure en cas de mauvaises récoltes, les éleveurs aussi, dans certaines conditions. Alors que les pêcheurs n’ont jamais eu un tel appui.BABACAR WILLANE

Diner-debat Asena

http://www.enqueteplus.com Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan (Mepf), Amadou Ba, et le président du Club des investisseurs du Sénégal (Cis) Babacar Ngom sont les invités de l’Association des anciens de l’Ena de France (Asena).

Ce think tank organise ce soir son traditionnel diner-débat de rentrée au King Fahd Palace sous le thème : ‘‘Implication du secteur privé national dans le Pse : bilan et perspectives’’. L’Asena veut profiter de ce dîner-débat pour faire le bilan du Pse 1 et ouvrir les perspectives du Pse 2 (2018-2022) pour le privé national, en prélude au prochain groupe consultatif de décembre.

Activités illégales au Sénégal:l’ARTP met en garde Startimes

http://www.seneplus.com L’Agence de régulations des marchés publics (Artp) a refusé d’accorder un agrément à Startimes. Libération qui rapporte l’information souligne aussi que les services de Abdou Karim Sall l’ont sommée d’arrêter les importations et la commercialisation des décodeurs TNT.

Pour rappel, Startimes a été récemment épinglée en flagrant délit par la Douane sénégalaise. Celle-ci avait ainsi saisi 20 000 décodeurs TNT, illégalement, importés par Startimes.
Brouille entre la Chambre de Commerce et la société TVS: le DG du Port accusé de violer un décret présidentiel
https://www.pressafrik.com Les travailleurs de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agricultures de Dakar (CCIAD) ont observé, un sit-in ce jeudi matin devant la Chambre de Commerce. Arborant tous des brassards rouges, ces travailleurs ont exigé de la société TVS de passer ses produits sur les ponts bascules de la CCIAD, comme l’atteste le décret présidentiel.
«En début de semaine nous avons assisté à l’exécution de menaces de boycott desdits ponts. Les autorités de la CCIAD ont tenté vainement de saisir le Port et la Douane. Et cette indifférence notoire constitue une violation flagrante des dispositions réglementaires du pays. Aujourd’hui la Société TVS  qui passait par nos ponts bascules et faisait le pesage de ces marchandises refuse d’y passer et pour nous, cela entraîne un manque à gagner», explique le délégué Abdou Aziz Sabaly .
Ce refus de soumission aux textes réglementaires notamment le décret 2014-47 du 20 janvier 2014 portant organisation et fonctionnement des CCIAD, par le Société TVS necotrans, est en toute complicité avec le directeur général du port de Dakar, Aboubacar Sedikh Bèye, a déclaré le porte-parole du jour.
« Le Dg du Port autonome de Dakar de connivence avec  Baidy Agne PCA de TVS veulent s’accaparer des prorogatives de la CCIAD. L’entreprise refuse de passer sur ces ponts bascules alors que le décret organisant le fonctionnement de la chambre de commerce est clair. De tels agissements vont mettre des centaines de travailleurs dans la rue. Parce que les recettes issues des produits  transportés par TVS  représentent 45 % de celles de la CCIAD. »
Toutefois, les travailleurs  de la CCIAD  tiennent à avertir le ministre du Commerce, prenant à témoin l’opinion publique. « Ce que nous voulons est que notre ministère de tutelle prenne ses responsabilités. Il ne peut pas rester en dehors du jeu, faire de petite manipulation parce que nous sommes au courant de tout ce qui ce passe. Et la politique de l’argent dans ce pays doit cesser. »Fana CiSSE

Ce que le président de l’Uncefs pense du nouveau code forestier

iGFM – (Dakar) Le Président de l’Union nationale des coopératives et exploitants forestiers (Uncefs), Abdoulaye Sow revient dans cet entretien sur le vote par l’Assemblée nationale du nouveau code forestier le 2 Novembre 2018, pour corser les sanctions (Ndlr : 4 à 10 ans de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 30 millions FCFA) contre les coupes illicites du bois.

Le nouveau code a été voté par l’Assemblée nationale, en tant qu’acteur du secteur quel est votre commentaire ?

Je peux dire que pour ce qui est de ce nouveau code, sa gestation a duré plus de trois ans. Mais le prétexte actuellement, c’est qu’il y a des évènements que nous subissons depuis un certain temps au niveau de la forêt. Ce qui explique que certes ce code a été corsé au niveau des peines pour la bonne et simple raison que l’ancien code n’avait pas en vue ces genres de problèmes que nous constatons depuis un certain temps.

Au niveau de nos frontières, les gens sont en train de prendre les produits forestiers sénégalais de traverser la Gambie pour les convoyer vers d’autres pays. Cela a duré. C’était normal que le Législateur réagisse en votant ce nouveau code.

Nous en tant que membres du Comité de la commission chargée de la rédaction du code, nous avons apporté notre contribution à la chose. Aujourd’hui, je peux dire que nous avons commencé les réflexions depuis 2014.

La nouveauté, nous pouvons la voir au niveau des peines, qui ont été corsée à l’image de ce que le Législateur a fait au niveau de l’élevage avec cette situation de vol de bétail.

Pour ce qui est de la foresterie, il y a d’autres situations que le code a prises en compte parce que nous sommes dans des aires aménagées qui font que l’exploitation se fait dans ces plateaux aménagés.

Pour ce qui est des peines, elles sont passées de 4 à 10 ans de prison et les amendes peuvent aller jusqu’à 30 millions FCFA. Est-ce que cela n’est pas excessif ?

 Je ne pense pas. Il y a des gens organisés. Ils ont même impliqué la population autochtone dans ce système d’exploitation frauduleuse. Beaucoup de containers qui traversent la Gambie, la Guinée Bissau proviennent du Sénégal. Ce que je peux dire, il y a d’autres choses qui n’ont rien à voir avec la fraude qu’on doit prendre en compte. On a interdit l’exploitation de bois, certes nous ne sommes dans un pays de forêt, mais ce que nous avons, nous devons l’exploiter correctement.

Je pense qu’il faut qu’on regarde s’il n’y a pas un train d’union entre l’exploitation illicite et l’exploitation normée pour essayer de séparer la bonne graine de l’ivraie. Ce n’est pas une bonne chose, c’est pour cela, je lance un appel aux autorités. Cela n’a rien à avoir avec le code.

Mais aussi regarder la situation des gens qui travaillent dans le secteur depuis des années au niveau de ces zones forestières pour ne pas dire que maintenant le bois est interdit, et que ces gens n’ont plus la possibilité légale de prendre du bois qui se trouve chez eux.

Parce que le droit d’usage permet aux autochtones de pouvoir bénéficier de ce bois sans pour autant qu’ils ne soient taxer de délinquants.

Certains acteurs sont contre ce nouveau code, ils pensent que quand on interdit la coupe de bois, il faut qu’on leur propose une alternative ?

Ce qui est mauvais, c’est de faire de l’amalgame. Il y a le code qui sanctionne les délits, coupe illégale, il y a aussi une exploitation normée et normale. Pour ce faire, on doit convier tous les acteurs autour d’une table pour leur dire qu’il y a une limite dans cette exploitation qu’il faut respecter. Il y a une exploitation encadrée par le service forestier, le bois artisanal est du bois d’œuvre. Si un bon jour on dit que cette exploitation est arrêtée, cela peut créer des problèmes au niveau des familles, qui vivent de la forêt.

On ne peut pas arrêter l’exploitation du bois, sans pour autant mettre en chantier d’autres alternatives pour ces gens qui vivent du bois. Au début les scieries n’étaient pas nombreuses, c’était moins de 15 scieries, mais ces gens employaient près de 1000 personnes. Elles sont contrôlées par le service forestier, si on leur dit d’arrêter ces employés auront des problèmes. Si on interdit ainsi, on risque de favoriser la fraude nationale. Qui va y perdre. Le trésor public ne perçoit rien dans ce système. Il faut qu’on permette aux gens qui travaillent dans les zones aménagées de pouvoir bénéficier des retombées du bois d’œuvre et du bois artisanal.

On a connu la tuerie de la forêt de Boffa Bayotte, est-ce que ce nouveau code peut nous éviter ces genres de situations macabres ?

Dans cette partie du pays, on est en zone de guerre. Ce qui peut régler le problème dans ces zones de guerre, ce n’est pas le nouveau code de l’environnement. C’est des problèmes qui perdurent, qu’on doit régler en amont.

Les gens qui sont dans ces zones, sont en situation de guerre, personne ne peut y entrer pour parler de code. Il y a des combattants, il y a des gens qui tournent dans ces zones et que le sénégalais Lambda ne peut s’y aventurer.

Parler de code dans cette zone, c’est mal connaître le problème. Si on veut régler le problème au fond, tout le monde doit travailler pour éradiquer cette situation de guerre, pour amener les gens à pacifier la Casamance. Parce que ce n’est pas seulement un problème de bois, il y a d’autres espèces, comme l’anacarde, la mangue.

C’est l’économie de la Casamance, je pense que pour les Casamançais et les sénégalais puissent bénéficier de cette économie, il faut créer un cadre de dialogue et que tout le monde doit y travailler y compris notre organisation, l’Uncefs pour que la Casamance puisse bénéficier de ces produits de cueillette qui sont en train de pourrir dans la forêt.

Les gens ne peuvent pas entrer dans ces zones, bien qu’il y a ce trafic organisé entre la Gambie et le Sénégal. Avec le l’avènement du président Adama Barro, ils sont en train de travailler pour mettre fin à ce trafic.

Est-ce que le vote de ce code a un impact sur votre chiffre d’affaires ?

Bien sûr. Les gens doivent faire maintenant attention ; parce qu’on ne s’amuse plus avec certaines choses. Mais notre organisation est à l’aise. Parce que nous avons toujours travaillé dans les zones aménagées et nous appelons nos membres à respecter le nouveau code. Parce que sans la loi on ne peut pas développer ce pays et que l’Uncefs ne peut que saluer ce nouveau code forestier.
200 Boutiques dédiées au rachat du plastique bientôt créées à travers le pays
Dakar, 15 nov (APS) – Les déchets plastiques recyclés constituent une ‘’opportunité’’ socioéconomique, car favorisant la création de richesse et d’emplois, a affirmé jeudi le directeur de Proplast Industrie, Macoumba Diagne, annonçant la mise en place sur tout le territoire national de 200 boutiques dédiées au rachat de ce type de déchets.

S’exprimant à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du recyclage du plastique, il souligne que le moment est aujourd’hui venu « pour que l’ensemble des acteurs puissent se retrouver pour réussir et transformer le péril plastique en une opportunité ».

« Nous voulons promouvoir un environnement plus propre et plus sain en permettant à l’économie d’y trouver son compte. Même si le business a une vocation économique, nous créons de l’emploi et de la valeur ajoutée pour l’économie nationale », a poursuivi Macoumba Diagne lors de cette journée centrée sur le thème « Recyclage du plastique au Sénégal : enjeux environnementaux, économique et sociaux ».

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