Revue de Presse du Jeudi 15 Novembre 2018

Le Sénégal brille encore au CAMES

YERIMPOST.COM Les enseignants sénégalais ont encore démontré leur talent au Conseil Africain Malgache de l’Enseignement Supérieur (CAMES). Pour cette édition du concours d’agréation, qui s’est tenue au Gabon, le Sénégal a remporté la Palme d’Or avec un taux de réussite de plus 90%. Sur les 62 candidats présentés par notre pays, 55 ont réussi à décrocher cette haute distinction de l’enseignement supérieur. Les universités qui ont eu de nouveaux professeurs agrégés sont l’Ucad, l’Ugb, ainsi que les universités de Thiès et de Bambey.

Le nouveau rebondissement dans l’affaire Karim Wade alimente la presse sénégalaise

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione – Les journaux sénégalais, parvenus jeudi à APA, se font l’écho de la décision du Comité des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies sur l’affaire Karim Wade publiée mercredi soir sur un réseau social par l’un des avocats de l’homme politique.

« Les Nations Unies désavouent la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite) », informe L’AS. Ce journal rapporte les propos de Me El Hadj Amadou Sall, responsable du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) selon qui, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU « vient de décider qu’une procédure permettant une révision effective et substantielle de la déclaration de culpabilité de Karim Wade est exigée et doit permettre d’évaluer les éléments de preuve et de faits et non se borner à une révision limitée aux aspects de droits ».

En d’autres termes, d’après cet avocat du fils de l’ancien chef de l’Etat Abdoulaye Wade, cette décision « ôte toute sa valeur et toute sa portée à l’arrêt de la CREI (parce qu’il) n’a plus le caractère définitif invoqué par les autorités sénégalaises ».

Concluant dans les colonnes de L’AS, Me El Hadj Amadou Sall souligne que « la tentative de radiation (de Karim Wade) des listes électorales s’est effondrée ». Cela fait dire à WalfQuotidien que « l’ONU déchire l’arrêt de la CREI ». En outre, ce journal précise que « le Sénégal (est) sommé de réviser le procès dans un délai de six mois ».

Le Comité des Droits de l’Homme est un organe composé d’experts indépendants qui surveille la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques par les Etats parties.

Dans le cadre de la traque des biens mal acquis engagée par le président Macky Sall dès son accession au pouvoir en 2012, Karim Wade avait été condamné le 23 mars 2015 par la CREI à 6 ans de prison ferme et au paiement d’une amende de 136 milliards F CFA.

Actuellement, l’ancien ministre est en exil à Doha, au Qatar après avoir bénéficié de la grâce présidentielle. Candidat du PDS à la candidature pour la présidentielle du 24 février 2019, Karim Wade risque un retour à la prison s’il foule le sol sénégalais car ne s’étant pas encore acquitté de l’amende que lui réclame l’Etat du Sénégal.

Quoi qu’il en soit, « c’est un dossier sans fin » pour EnQuête. Dans les colonnes de ce journal, Me Ciré Clédor Ly, membre du pool d’avocats de Karim Wade, enfonce le clou en affirmant que « c’est un désaveu du Sénégal par les nations civilisées toutes confondues ».

Pour sa part, Le Quotidien indique que la condamnation de Karim Wade est « un cas en débats ». Un point de vue non partagé par Ismaïla Madior Fall, ministre de la Justice pour qui, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU, « n’est pas une Cour qui rend des arrêts dotés de l’autorité de la chose jugée ». Par conséquent, pour le Sénégal, « ce n’est pas une décision contraignante, ni obligatoire ».

En effet, dans Le Soleil, le Garde des Sceaux note des « amalgames et contre-vérités » avant de soutenir qu’ « aucun organe international ne peut annuler un arrêt de la CREI ».ID/cat/APA
L’affaire KARIM WADE et d’autres sujets en vedette
Dakar, 15 nov (APS) – L’affaire Karim Wade est remise au goût du jour par les quotidiens parvenus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise (APS) à la faveur d’une décision du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies, invitant l’Etat du Sénégal à réviser le procès du fils de l’ancien président Abdoulaye Wade.

’’Un dossier sans fin’’, affiche ainsi à sa Une Enquête en rendant compte d’un nouveau développement enregistré dans cette affaire qui a valu au fils de l’ancien président Wade une condamnation de six ans assortie d’une amende de plus de 130 milliards de francs Cfa.
Reconnu coupable par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), il a bénéficié en 2016, d’une grâce présidentielle à la suite de la confirmation de la peine par la plus haute juridiction du pays, après un séjour carcéral de trois ans. Il vit depuis lors au Qatar.
Mercredi, dans une communication, le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies a invité l’Etat du Sénégal à procéder à une révision de son procès et à veiller à ce qu’à l’avenir les violations de ses droits ne puissent plus se reproduire, selon ses avocats.
’’L’affaire Karim Wade est plus que jamais une épine dans le pied de l’Etat du Sénégal dont la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) ne passe décidemment pas auprès des institutions internationaled. Aujourd’hui, c’est le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies qui demande une révision du procès’’, commente ainsi Enquête dans ses colonnes.
Le journal rend également compte des réactions de parties concernées. Si Me Ciré Clédor Ly, Conseil de Wade fils, parle de ‘’désaveu du Sénégal par les Nations civilisées’’, le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, dans des propos rapportés par le journal souligne : ‘’Aucun organe ne peut annuler l’arrêt de la CREI.
‘’Les Nations-Unies désavouent la CREI !’’, s’exclame pour sa part L’AS quotidien qui n’hésite pas à évoquer ’’un rebondissement’’ dans l’affaire Karim Wade en reprenant les réactions suscitées.
‘’Le comité des droits de l’homme des Nations-Unies n’a pas le pouvoir d’annuler et n’a donc pas annulé la décision du 23 mars 2015 rendue par la CREI par ce qu’il n’est pas une instance juridictionnelle, mais plutôt un comité d’experts indépendants dont les décisions sont dénuées de toute force obligatoire’’, rapporte le journal en citant un communiqué du Garde des sceaux.
‘’Les Nations-Unies annulent l’arrête de la CREI’’, selon Le Temoin. Interprétant la décision de cette instance internationale, la publication croit ainsi savoir que la ‘’déclaration de culpabilité et de condamnation de Karim Wade doit être réexaminée conformément aux dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques’’.
Plus catégorique, Walf Quotidien assène à sa Une : ‘’l’ONU déchire l’arrêt de la CREI’’ en l’illustrant de photos du président Macky Sall et du candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) faisant le signe la victoire avec ses doigts.
Pour ce quotidien dakarois, ‘’l’Etat du Sénégal est sommé de réviser le procès (de Karim Wade) dans un délai de six mois’’.

Moins péremptoire, le journal Le Quotidien évoque à sa Une : ‘’Un cas en débats’’, reprenant notamment le point de vue des experts du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies et celui du ministre sénégalais de la Justice. Ce dernier déclare ainsi dans les colonnes du journal : ‘’Ce n’est pas une décision contraignante ni obligatoire’’.

Le journal Le Soleil a préféré entretenir ses lecteurs de la visite effectuée la veille par le président Macky Sall à la cité religieuse de Tivaouane, dans la région de Thiès en prélude de la célébration dans la nuit de lundi à mardi prochain de la naissance du prophète Mahomet (PSL).

‘’Tant que je serai à la tête du pays, j’assisterai les foyers religieux’’, écrit à sa Une le quotidien qui rapporte les propos du chef de l’Etat qui a également annoncé l’ouverture gratuite de l’autoroute Dakar-Thiès-Tivaouane pour faciliter le déplacement des pèlerins attendus par milliers dans cette ville religieuse.
Au sujet de la demande de contrôle du fichier général des électeurs formulée par les opposants regroupés au sein du Front nationale de résistance, Source A informe que le ministre de l’Intérieur a opposé une fin de non-recevoir à cette requête en raison de l’absence d’une existence légale du FRN.
S’appuyant sur une supposée volonté du ministre de l’Intérieur d’échanger avec des partis politiques légalement constitués, le journal en conclut : ‘’Aly Ngouille Ndiaye ouvre une fenêtre à l’opposition’’.AKS/OID

Communiqué du Conseil des ministres du 14 novembre 2018

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 14 novembre 2018 à           10 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations au ministre des Forces armées, au Chef d’Etat-Major général des Armées, au Haut Commandant de la Gendarmerie nationale, Directeur de la Justice militaire, aux officiers, sous – officiers, soldats, marins, aviateurs, gendarmes et sapeurs-pompiers pour la parfaite organisation de la Journée des Forces armées célébrée, le 10 novembre 2018, autour du thème « Citoyenneté et Unité nationale ».

Renouvelant sa confiance aux forces de défense, le Président de la République réitère son engagement à ne ménager aucun effort pour assurer l’équipement adéquat de nos armées et l’amélioration continue des conditions de vie de nos militaires. Héritiers des valeurs cardinales historiques de la nation, ils font la fierté de celle-ci par leur loyauté, leur dévouement, leur patriotisme, leur professionnalisme, ainsi que leur exemplarité remarquable sur tous les théâtres d’opération, notamment au niveau international.

Dans cet esprit, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement d’examiner les modalités d’une formation militaire spéciale dans les écoles nationales afin de renforcer la culture de la discipline et du civisme.

Revenant sur sa participation aux activités commémoratives du 100e anniversaire de l’Armistice à Paris, marquées par la présence de 72 Chefs d’Etat et de gouvernement, le Chef de l’Etat salue à nouveau, la mémoire des Tirailleurs sénégalais qui ont sacrifié leur vie pour la défense du monde libre, félicite nos anciens combattants et leur réaffirme notre respect et notre considération.

Par ailleurs, abordant le bon déroulement du Maouloud qui célèbre la naissance du Prophète Mahomet (PSL), le Président de la République demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions requises en vue d’assurer, sur l’ensemble du territoire national, la couverture logistique, sécuritaire et sanitaire appropriée des sites et foyers religieux abritant les différentes célébrations prévues.

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat informe les membres du Conseil de sa visite de courtoisie au Khalife général des Tidianes, Sergine Babacar SY Mansour, et à toute la Famille de El Hadji Malick SY, ce jour 14 novembre 2048, à Tivaouane.

Par ailleurs, appréciant la consolidation des performances de l’Aéroport international Blaise Diagne, le Président de la République se félicite de la certification internationale de l’AIBD, moins d’un an après son inauguration, le 07 décembre 2017.

Ainsi, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller en permanence à la sécurité, à la sûreté et à la qualité des services au sein de l’infrastructure aéroportuaire, eu égard au positionnement de l’AIBD comme un Hub sous régional et international à la montée en puissance et au développement de la Compagnie nationale Air Sénégal SA. En outre, le Président de la République invite le Gouvernement à accélérer la mise en œuvre du programme de réhabilitation intégrale des cinq (5) aéroports régionaux

Poursuivant sa communication autour de l’adoption et de l’exécution du second Compact du Millenium Challenge Account, le Chef de l’Etat remercie le Gouvernement et le peuple américains, à la suite de l’approbation par le Conseil d’Administration du Millénium Challenge Corporation (MCC) du second compact pour le Sénégal d’un montant de 600 millions de dollars, comprenant un financement complémentaire de l’Etat du Sénégal de 50 millions de dollars.

Dès lors, rappelant que ce nouveau programme vise globalement à accélérer la modernisation du secteur prioritaire de l’Energie, à promouvoir l’accès rapide, et à moindre coût, à l’électricité des populations et zones rurales, le Président de la République demande au Gouvernement d’engager l’application de toutes les mesures arrêtées d’accord parties, en vue d’assurer l’exécution adéquate dans les délais, des projets et réformes retenus.

Evoquant l’intensification du déploiement national des Domaines agricoles communautaires (DAC), le Chef de l’Etat indique au Gouvernement leur importance primordiale dans l’aménagement durable du territoire, la valorisation des potentialités des localités ciblées, la consolidation de la relance de la production agricole et aquacole, le développement de la formation professionnelle agricole et la création notable d’activités génératrices de revenus et d’emplois décents pour les jeunes et les femmes.

Dans cette perspective, le Président de la République informe les membres du Conseil du lancement du DAC de Sangalcam, le 24 novembre 2018 sous sa présidence effective.

Par ailleurs, appréciant les résultats de la présente campagne agricole estimés par la commission internationale composée du CILSS, de la FAO du PAM et de FEWSNET à 2.732.109 tonnes pour la production céréalière dont 1.132.795 tonnes de riz, à 1.432.086 tonnes d’arachides et à 1.423.250 de produits horticoles, le Chef de l’Etat félicite le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural et ses collaborateurs ainsi que l’ensemble des acteurs du monde rural pour ces importantes performances réalisées.

Le Président de la République a terminé sa communication sur son agenda diplomatique.

Le Premier ministre, dans sa communication, a adressé au nom du Gouvernement, ses chaleureuses félicitations au Chef de l’Etat pour ses brillantes participations au Forum de Johannesburg sur l’Investissement, aux cérémonies commémoratives du 100ème anniversaire de l’Armistice à Paris et aux Panels sur « l’Information et la Démocratie pour la protection du journalisme professionnel » et sur le «  projet de Pacte mondial pour l’Environnement ».

Il a ensuite rendu compte de la coordination des activités gouvernementales.

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point de la situation sous régionale, africaine et internationale.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait le rendu compte du processus de sélection d’un opérateur privé, en charge de la gestion par affermage du service public de production et de distribution d’eau potable en milieu urbain et péri urbain.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

–       le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le protocole portant amendement de la Convention de Chicago relative à l’Aviation civile internationale par l’article 83 bis ;

–       le projet de loi portant approbation du Programme Triennal d’Investissements publics 2019-2021 ;

–       le projet de décret portant affectation du produit des redevances des permis et des autorisations de pêche ;

–       le projet de décret modifiant le décret n°2017-2201 du 04 novembre 2017 fixant les redevances relatives à l’aviation civile au Sénégal.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

–               Monsieur Oumar MAL, Inspecteur général de Police, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Mahamadou ISSOUFOU, Président de la République du Niger, avec résidence à Niamey, en remplacement de Monsieur Abdou Khadir AGNE, appelé à d’autres fonctions ;

–               Madame Françoise Daba FAYE, Commissaire aux enquêtes économiques, est nommée Inspecteur technique au ministère duCommerce, de la Consommation, du Secteur informel et des PME ;

–               Monsieur Babacar KEBE, Secrétaire d’administration, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Bounkiling, est nommé Sous-Préfet de l’Arrondissement de Ndiédieng, département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Ousmane LY, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

–               Monsieur Yoro Dia FALL, Secrétaire d’administration, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Kanel, est nommé Sous-Préfet de l’Arrondissement de Djilor, Département de Foundiougne, en remplacement de Monsieur Cheikh Sidy Makhtar FALL, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

–               Madame Oumou DIAMANKA, Secrétaire d’administration, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Dagana, est nommée Sous-Préfet de l’Arrondissement de Ndiaye, Département de Dagana, en remplacement de Monsieur Guédj DIOUF, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

–               Monsieur Mouhamadou Thioubado ANNE, Instituteur, est nommé Sous-Préfet de l’Arrondissement de Katakel, Département de Kaffrine, en remplacement de Monsieur Alioune DIOP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

–               Monsieur Ousmane DIA, Secrétaire d’administration, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Tambacounda, est nommé Sous-Préfet de l’Arrondissement de Wack Ngouna, Département de Nioro, en remplacement de Monsieur Adama Cheikh DIAW, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

–               Monsieur Amadou Ibra NDIAYE, Instituteur, précédemment Adjoint au Sous-Préfet de l’arrondissement de Niodior, département de Fondiougne, est nommé Sous-Préfet de l’Arrondissement de Dianhé Makha, Département de Goudiry, en remplacement de Monsieur Abdoul Aziz DIAGNE, appelé à d’autres fonctions.Le Secrétaire général du Gouvernement, Porte-parole

Conflit arme et trafic de bois en casamance : les recettes vertes d’une guerre trentenaire

http://www.sudonline.sn Le conflit indépendantiste en Casamance, dans le Sud du Sénégal, est en passe de franchir ses trente-six années de crise, soit le plus vieux des foyers actifs de guerre en Afrique. L’insécurité ambiante entretenue par une guérilla forestière fait le lit d’exactions multiples. Au rang des actes délictueux, figure le trafic illicite de bois. Les enjeux économiques de ce trafic dépassent les frontières et font perdurer la crise. L’ampleur des coupes installe un chaos écologique dans un contexte de réchauffement climatique et de survie, par l’entremise des mécanismes d’adaptation aux changements climatiques. Le diagnostic révèle une implication avérée d’acteurs multiples à la faveur de leur titre, rangs ou qualité. Cependant, l’accalmie sur le terrain tempère, quelque peu, les ardeurs sur ce pillage à grande échelle. Mais jusqu’à quand ? Sud quotidien, avec l’appui de E-jicom, vous propose une enquête sur le sujet

Le trafic illicite de bois en Casamance est sur une tendance baissière, ces deux dernières années, à en juger par le silence des armes. C’est le résultat d’une accalmie qui dissipe le spectre d’attaques rebelles dans cette partie sud du Sénégal. Les bombardements assourdissants entre belligérants (séparatistes et Forces armées sénégalaises) ont cessé de frémir les oreilles. Et, pendant ce temps, les activités économiques reprennent progressivement en milieu rural. L’Etat du Sénégal n’a pas hésité à mettre cette accalmie à profit pour reprendre le contrôle de l’exploitation du couvert végétal à la faveur de l’éviction de l’ancien président gambien, Yahya Jammeh, accusé d’héberger les ennemis de la forêt casamançaise.

Pour autant, la bande frontalière avec la Gambie est loin d’être assez assainie des prédateurs véreux de la forêt. De Diogué, en basse Casamance, à Gouloumbou, en haute Casamance, le trafic fait son bonhomme de chemin. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), «le Sénégal perd chaque année 40.000 hectares du fait de la déforestation». Et, le Sud étant le plus boisé perd ses massifs forestiers à la vitesse de l’électron. Des facteurs divers et multiformes assurent la survie de ce commerce illicite, selon plusieurs témoignages.

La traçabilite du parcours du bois, les derniers massifs en sursis !

Notre expédition en plein cœur de la zone du Fogny, dans le Nord du département de Bignona, atteste de l’existence du trafic de bois sur toute la bande frontalière avec la Gambie. Dans la zone des palmiers, les recettes issues des coupes de bois nourrissent bon nombre de ménages. «Le trafic de bois est une activité commerciale toujours actuelle dans notre zone des palmiers. Les populations locales qui n’ont pas de sources potentielles de revenus versent dans ce commerce. Si au début l’implication des multinationales, comme les Chinois et les Indiens, a donné de l’appétit aux populations dont des élus, leur retrait constaté ne démobilise pas pour autant les coupeurs de bois. Nous sommes en zone d’insécurité et je ne citerai pas de nom, mais je reste convaincu que des chefs de village, des élus, les maquisards et des chefs de service de l’Etat sont impliqués dans le vol de bois», a déclaré Daouda Sonko dit Boss, le président du Comité d’action pour le développement de la zone des palmiers (CADP). Daouda Sonko est, par ailleurs, le président de la Plateforme des organisations des zones transfrontalières de la Sénégambie méridionale et ancien président du Conseil rural de Djignaky (Nord Bignona).

La mine très relaxe devant le microphone et sur la même question, Paul Abib Sagna, le coordonnateur de l’Association d’appui aux initiatives de paix et de développement de Diouloulou (ASAPID), dresse un état des lieux apocalyptique du massacre des arbres pieds sur terre. «Le vène, le caïlcédrat, le dimb et le linké sont les espèces les plus prisées. Beaucoup de forêts, jadis touffues, sont devenues des clairières. La sensibilité de la chose, sous l’emprise des devises étrangères, augmente le risque et la propension à se faire liquider par des exploitants et leurs acolytes parmi les autochtones», explique Paul Abib Sagna.

Un tronc de vene vendu a 60.000 f cfa et son transport a 20.000 f cfa

Paul Abib Sagna, le coordonnateur de l’Association d’appui aux initiatives de paix et de développement de Diouloulou, explique le modus operandi des coupeurs de bois et l’«ingéniosité» avec laquelle ils convoient le produit vers la Gambie. «La complicité est établi à priori avec les populations locales. Il y’a des équipes de coupe et parfois de mèche avec le chef de village. Une fois le bois coupé, le tronc de vène est cédé à 60.000 F CFA en forêt. Et si le convoyeur doit l’acheminer en Gambie, chaque tronc est facturé à 20.000 F CFA. Faites le calcul pour une dizaine de troncs transportés.» Paul Abib Sagna rajoute que «des motos cylindrées et des denrées alimentaires influencent aussi, pour beaucoup, ce fleurissant commerce».

Ce schéma est identique à ce qui se passe dans la partie nord de Sédhiou, en zone du Kabada, Dator et Tankon. Mamadou Seydou Diallo, le président de l’Association pour la protection de l’environnement (AVPE), et son collaborateur Ndiawar Wade attestent avoir plusieurs fois été défiés par des populations locales, sous la hargne de vendre du bois en Gambie. «Nous nous sommes érigés en boucliers, mais le risque de se faire abattre est permanent. Il faut que l’Etat trouve une solution durable si on veut encore sauver ce qui peut vraiment l’être», ont-ils prévenu.

Par contre, dans le secteur frontalier de Pata et de Médina Yoro Foula, dans la région de Kolda, «une réelle accalmie est notée ces dernières années», a rassuré le lieutenant-colonel Babacar Dione, chef de l’Inspection régionale des Eaux et Forêts de Kolda.

Le vrai visage des coupeurs de bois

Qui est coupeur de bois des forêts de la Casamance ? «A analyser de plus près cette interrogation, l’on est tenté de croire que c’est tout le monde, toutes couches et sensibilités confondues qui se meuvent dans le trafic», a fait savoir Daouda Sonko alias Boss, le président du Comité d’action pour le développement de la zone des palmiers habitant la commune de Djignaky. Daouda Sonko de relever que «dans cette zone des palmiers du reste très boisée, ce sont les combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) qui y opèrent. Ils assurent la délivrance des permis de coupe. A côté, le reste de la population fait son propre business sur le bois. L’enjeu est gras car élus, chefs de village et autres chefs coutumiers sont dans le commerce de bois».

Salif sadio rejette la suspension des  autorisations de  coupe de boiS

Journaliste flegmatique et observateur de la situation de conflit en Casamance, Ibrahima Gassama, situe cette implication du MFDC dans l’exploitation du bois aux années 1992, date à laquelle l’Etat du Sénégal a signé un accord de cessation des hostilités. C’est à cette période, dit-il, que «le front nord est créé et dirigé par Souwahibou Kamougué Diatta. Et, parmi les clauses, il fallait abandonner les traques contre leurs camps à peine installés. A côté et comme le besoin crée les conditions, des scieries comme Diango, Tanhgory et Teubi se sont développées sur l’axe. Vers la Gambie, des multinationales absorbent le flux d’exportation de bois via les gares maritimes de ce pays. En plus, le régime de l’ancien président gambien Yahya Jammeh avait ouvert les brèches aux exploitants forestiers, Chinois et Indiens notamment. Et, ce sont les conséquences qui subsistent jusqu’à présent», a fait savoir Ibrahima Gassama.

Au sujet du MFDC toujours, le chef de l’aile dure, Salif Sadio, a défié l’Etat qui avait décrété la suspension de toutes les autorisations de coupe de bois en Casamance. En janvier dernier, dans un entretien accordé à la radio Zig Fm à Ziguinchor, il avait déclaré ne jamais respecter cette suspension des autorisations de coupe de bois en Casamance.

Le maire d’oulampane condamne, pour trafic de bois

Une décision de justice rendue publique par le Tribunal départemental de Bignona a condamné, en juin dernier, le maire d’Oulampane, Lansana Sané, membre du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) à trois mois avec sursis et une amende d’un million de F CFA à verser à la partie civile. Ses cinq co-inculpés, à savoir Pape Alassane Cissé, Nfaly Mané, Aliou Dieng, Mar Dramé et Vieux Sagna, arrêtés aussi dans cette affaire d’exploitation frauduleuse de produits forestiers dans le village de Tankoron, ont écopé d’une peine de deux mois avec sursis et de 500.000 F CFA de dommages et intérêts.  Lansana Sané est poursuivi pour exploitation abusive de bois, abattage clandestin d’arbres et trafic illicite de bois sans autorisation.

Le mis en cause dénonce «une cabale politicienne aux allures de jalousie qui est montée contre moi. Tout est parti du projet de construction de pistes de production. Et, l’entreprise Safiédine, en charge des travaux, devrait exploiter les carrières de Goungoulou. L’entreprise a terrassé 5 pieds de caïlcédrats et le maire de Sindian crie au scandale au motif que j’exploite jusque dans sa commune qui n’a aucune forêt, avec notre collectivité territoriale. Il cherchait à me nuire politiquement, c’est tout car j’ai 5 massifs forestiers dans ma commune», a expliqué Lansana Sané, maire d’Oulampane et membre du HCCT.

Dans sa réplique, son collègue maire de Sindian, Yankhouba Sagna, note: «si c’était une cabale contre lui, pourquoi alors a-t-il été condamné par le Tribunal, lui et ses acolytes ? Moi je suis bien conscient des risques climatiques du fait de l’exploitation anarchique de nos forêts. Je reste engagé, plus que jamais, à dénoncer les ennemis de la forets, dont le maire d’Oulampane», martèle-t-il depuis l’étranger où il se trouvait au moment de notre entretien téléphonique sur le sujet.

Le syndrome boffa:une incongruence entre la legalite et la legitimite ?

La tuerie de Boffa-Bayotte, dans les périphéries de Ziguinchor, intervenue le 6 janvier 2018 et non encore tranchée par la justice, s’invite à tous les débats relatifs à l’exploitation du bois. Nombreux sont ceux qui l’attachent à une veille sentinelle décidée par les habitants de la zone. «Face à l’ampleur des coupes abusives de bois, des jeunes engagés à défendre leurs forêts ont interpellé et passé à tabac des exploitants forestiers, en décembre 2017. L’un des exploitants a porté plainte, en brandissant un Certificat médical de 21 jours d’incapacité. Ce qui a valu une peine carcérale contre les mis en cause. Sursaut d’orgueil à relent vindicatif, les villageois se sont organisés à laver l’affront qui a tourné à ce drame», explique un observateur de la crise casamançaise ayant requis l’anonymat. Il apparait donc très clairement la légitimité des populations de défendre une forêt en péril et l’absence de toute légalité d’assurer cette veille éco-citoyenne.

Auparavant, du côté de Médina Yoro Foula (région de Kolda), un homme du nom de Moustapha Guèye qui prétendait défendre les forêts contre des «prédateurs gambiens» a été tué. Cela faisait suite aux différends de terre puis de forêts qui opposaient le village de Same Yoro Guèye (Sénégal) à celui de Diaxaly (Gambie). D’où l’urgence de trouver une articulation savante entre cette propension d’écocitoyenneté des populations locales et les instruments légaux qui leur permettront de jouer pleinement et sans risque leur rôle de veille sentinelle contre le pillage des ressources forestières. La convention locale est de plus en plus proposée comme alternative à cette vive préoccupation écologique, face à la menace quotidienne des changements climatiques.

Synergie triangulaire entre le senegal, la gambie et la guinee-bissau

La nouvelle loi sur le Code forestier, votée à l’Assemblée nationale le vendredi 02 novembre dernier, alourdit les peines pour mitiger le péril. Les zones transfrontalières sont les plus vulnérables, assorties d’affronau tements meurtriers.
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En juillet dernier, un atelier a réuni des experts internationaux et ceux du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau. Il est question de «disposer des informations de base sur les ressources forestières et la gestion durable des forêts dans la sous-région, type et ampleur des exportations / importations illégales de produits ligneux et impacts des activités illégales et non réglementées sur les ressources forestières».

Cette rencontre avait également pour but d’informer les participants sur les enjeux liés à la demande en biomasse (bois de feu et charbon) et à l’exploitation des produits ligneux (légale et illégale), deux facteurs déterminants de la dégradation des forêts et de la dégradation des sols et identifier les opportunités pour les combattre.

Des recommandations sont faites pour améliorer la gestion des forêts dans les zones frontalières, élaborer des protocoles et ententes institutionnels pour les politiques et pratiques transfrontalières et éradiquer l’exploitation illégale et le commerce illicite des produits forestiers à la frontière des trois pays, figurent également parmi les objectifs de la rencontre.   DOSSIER REALISE PAR MOUSSA DRAM
LE FSE débloque 9,7 milliards de FCFA pour la SENELEC en juillet 2018
https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) , durant le mois de juillet 2018, le Fonds de Soutien à l’Energie(FSE) a réglé, au titre de l’approvisionnement en combustible de Senelec, 9,7 milliards FCFA, portant ainsi le montant décaissé pour ce chapitre à 55,5 milliards FCFA, soit 35% du montant budgétisé.

Au titre des investissements relatifs au Plan d’Actions Prioritaires (PAP) de Senelec, le FSE a procédé à des décaissements d’un montant global de 0,7 milliards FCFA durant le mois de juillet 2018, portant ainsi le montant décaissé pour ce chapitre à 3,4 milliards FCFA, soit 18% du montant budgétisé sur l’année. Les charges de fonctionnement du FSE, pour le mois de juillet 2018, s’élèvent à 51 millions FCFA, soit 33% du montant budgétisé au titre de l’exercice. Adou Faye

Fonds de soutien à l’énergie:12,8 milliards de taxes parafiscales recouvrées à fin Juillet 2018
https://www.lejecos.com Au 31 juillet 2018 les taxes parafiscales recouvrées s’élèvent à 0,4 milliards FCFA, a appris le journal de l’économie sénégalaise(LEJECOS). Ce montant porte le cumul le cumul des taxes parafiscales recouvrées depuis le début de l’année à 12,8 milliards FCFA, soit 40% du montant budgétisé.
Selon la même source, la quote-part versée par Senelec en juillet 2018 au titre de la sécurisation des approvisionnements en combustible s’élève à 12,2 milliards FCFA. Ce qui porte le cumul des versements reçus en 2018 à 41,2 milliards FCFA, soit 30% du montant budgétisé. • Au total, les ressources recouvrées par le FSE au 31 juillet 2018 s’élèvent à 69,8 milliards FCFA. Ce montant tient compte du report budgétaire de l’exercice 2017 pour un montant de 15,8 milliards FCFA. Adou Faye

L’économie sénégalaise enregistre des pertes de la compétitivité en septembre 2018

https://www.lejecos.com Au courant du mois de septembre 2018, l’économie sénégalaise a enregistré des pertes de compétitivité-prix, évaluées à 1,5%, en variation mensuelle selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Cette situation reflète la conjugaison du différentiel d’inflation défavorable (+0,3%) et de l’appréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux (+1,2%). Face aux pays membres de la zone UEMOA et de la zone euro, les pertes de compétitivité sont respectivement évaluées à 0,8% et 0,5% sous l’effet de différentiels d’inflation défavorables. Relativement à la même période de l’année précédente, des gains de compétitivité de 1,7% sont relevés, en septembre 2018, expliqués par le différentiel d’inflation favorable (- 3,8%). Le franc CFA s’est, pour sa part, apprécié par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux (+2,1%). En moyenne sur les neuf (9) premiers mois de l’année, note la Dpee,  l’économie nationale a enregistré des pertes de compétitivité estimées à 0,9%, du fait de l’appréciation du franc CFA (+4,5%), atténuée par le différentiel d’inflation favorable (-3,6%). Adou Faye

Des économistes soupçonnent des visées électoralistes

http://www.emedia.sn Doudou Ndiaye, chercheur en économie et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) met à nu l’option de l’Etat du Sénégal consistant à bloquer les prix malgré les tensions de trésorerie. Selon lui, l’Etat-providence a des limites. Contacté par Iradio, il explique : « L’Etat du Sénégal et les autorités en charge de l’économie doivent de plus en plus amener les Sénégalais à vivre la réalité économique. Cette situation d’Etat-providence ne peut pas continuer à prospérer et permettre à ce pays d’aller vers l’émergence et le développement. »

Il faudrait, souligne-t-il, « que le Sénégal ait au moins un secteur économique qui se développe, soit le tourisme, soit la pêche, ou un autre, puisse créer une surproduction à partir desquelles on pourrait compenser ce gap qu’on connait avec l’augmentation du prix du baril de pétrole. Sans cela, l’Etat va enfoncer le clou. »

Pr Mbaye Aw ne dit pas le contraire. D’après lui, l’Etat ne pourra pas continuer à tout supporter. « C’est dans la logique, détaille-t-il, des anticipations adaptatives et des anticipations rationnelles. Si un Etat rationnel parvient à soutenir, de part les subventions, les prix à la pompe, tout dépend aussi des prix internationaux. Et, l’Etat ayant d’autres postes de dépenses, ne pourra pas supporter. Normalement, l’Etat devrait dans les conditions normales rabattre l’augmentation des prix de l’essence et du gasoil, pour éviter de toucher les autres parties de l’économie. »

« L’Etat, insiste Doudou Ndiaye, n’a qu’à dire la réalité économique comment cela se passe, pour que tous les Sénégalais puissent le supporter. En réalité, il n’y a qu’un seul financier dans un pays, ce sont les citoyens et il faudrait qu’on trouve des solutions et les solutions, on les trouvera qu’à partir des populations. Vouloir supporter ça pour eux, tôt ou tard, cela va être plus lourd et plus difficile. Cette vérité des prix sera respectée d’une manière ou d’une autre sur les populations. »Les économistes soupçonnent des visées électoralistes, histoire, indiquent-ils, de ne pas prendre de mesures impopulaires à trois mois de la présidentielle de 2019. Et, la mesure est certes sociale mais elle ne peut pas prospérer au regard d’une certaine logique économique. Dié BA

Réunion entre la Sde et les Associations consuméristes autour du contrat d’affermage filé a Suez : les coulisses d’une rencontre secrète

https://actusen.sn Les responsables de la Sénégalaise des eaux (Sde) ont tenu une réunion avec les Associations consuméristes en fin de semaine dernière. Ce, pour en essayer d’en convaincre les plus sceptiques quant au bien-fondé du choix porté sur l’entreprise française, Suez, pour la Concession du marché de l’eau au détriment de la Sénégalaise des eaux.

SourceA qui donne l’information précise que les deux parties ont taillé bavette de 11H 20 à 16H45, loin des regards indiscrets.  Et, au cours des échanges, la Sde a fait un exposé détaillé de toutes les péripéties qui ont amené le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement à vouloir filer le marché à Suez.

Présent à la rencontre, le Président du Président du Conseil d’Administration de la Sde, Mansour Kama, a usé d’un vocabulaire de guerre contre tous ceux qui veulent, injustement, leur arracher le Contrat d’affermage de l’eau. «Depuis lors, nous nous sommes tus, mais, maintenant, nous allons nous battre. Car il y a assez de bizarreries, dans cette affaire», a-t-il averti.

De leur côté, les membres de la Fédération des Organisations consuméristes ont, également, haussé le ton et décidé d’un Plan d’actions à dérouler, dans les prochains jours. La Sde se disant disposée à leur fournir une documentation détaillée.

Très furieuses, certaines Associations de consommateurs ont ainsi assimilé la Banque Indo Suez d’être comme Véolia et à des délinquants financiers». «ne nous retardez pas. Pas besoin de tourner autour du pot. Car la Banque Indo Suez est comme Véolia, c’est des délinquants financiers», déclame l’un d’eux, dans les colonnes de SourceA.

La famille de feu NDIOUGA KÉBÉ charge la BRM

http://www.emedia.sn De graves accusations secouent la Banque régionale des marchés (BRM). La banque et son Directeur général, Alioune Camara, seront jugés le 27 décembre prochain pour tentative d’escroquerie, faux et usage de faux en écritures privées de banque et tentative d’extorsion de fonds, informe Libération.

Tout est parti, rapporte le journal, d’une plainte de Focus immobilier. Et, c’est dans le cadre d’un projet immobilier consistant à la construction et la commercialisation d’appartements que l’entreprise contrôlée par la famille de feu Ndiouga Kébé s’est rapprochée de la société dénommée « Siim Suarl » à l’effet d’obtenir un financement à hauteur de 5 milliards de francs CFA.

Selon l’accord convenu entre les partis, indique la source, BRM a exigé et obtenu un cautionnement hypothécaire à hauteur d’un milliard francs CFA sur l’immeuble Focus Drive et une promesse de cautionnement hypothécaire à hauteur d’1 milliard 500 millions de francs CFA sur des appartements objets des lots C, A1, B1 et G abritant l’immeuble Focus O2, situé sur la Corniche ouest, une garanti d’1 milliard et une caution personnelle et solidaire de Khadim Kébé, jusqu’à un milliard de francs CFA.

Le plaignant qui dit avoir respecté tous ses engagements, reproche à la BRM des « manœuvres frauduleuses pour faire main basse sur les 604,171 millions de francs CFA, ce qui n’est ni plus ni moins qu’une escroquerie ». Et réclame 1 milliard. Ce, au moment où Libération annonce des risques de saisie de certains biens du groupe notamment des appartements de l’immeuble O2.

Le Code des marchés pas favorable aux petits producteurs sénégalais (expert)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo Le code des marchés, dans ses dispositions actuelles n’est pas favorables aux petits producteurs qui constituent la cible privilégiée des achats locaux qu’on veut promouvoir au Sénégal, a déclaré, mercredi à Dakar, l’expert à la FAO Sénégal, Abdoulaye Thiam.

« Les appels d’offres sont des documents assez appliqués et les organisations paysannes n’ont pas la capacité financière pour accéder à ces gros marchés qui demandent beaucoup d’argent. Mais, nous pensons qu’avec la collaboration qui est en cours, on arrivera à un code qui pourra ouvrir des fenêtres qui seraient plus favorables aux organisations de producteurs », a notamment dit M. Thiam.

Il s’exprimait à l’occasion de l’atelier technique sur l’alignement des règles et des pratiques de passation des marchés publics pour l’alimentation scolaire à travers l’offre des petits producteurs locaux : Stratégies et bonnes pratiques.

D’autres obstacles tels que l’absence d’outils de contractualisation appropriés, l’absence de guide et/ou manuel de procédures pour encadrer les achats locaux auprès des petits producteurs ainsi que l’absence d’une plateforme opérationnelle des acteurs en charge des achats locaux expliqueraient sont notés, selon les organisateurs de cet atelier.

Ainsi, il est prévu au cours de la rencontre une évaluation des instruments qui existent déjà dans le code des marchés publics pour proposer des lignes directrices qui pourraient rendre les marchés institutionnels alimentaires plus accessibles aux petits producteurs.ARD/te/APA

Kabirou Mbodje veut faire du digital un levier d’inclusion financière et d’intégration africaine,lors du 16ème Sommet Bancaire Maghrébin

(WARI) – Le 16ème Sommet Bancaire Maghrébin s’est tenu du 7 au 8 novembre 2018, à Tunis. Kabirou Mbodje, PDG de Wari, invité par l’Union Bancaire Maghrébine, s’est exprimé devant les acteurs et institutions financières majeurs du Maghreb : banques, bourses, banques centrales, sociétés monétiques, fournisseurs de solutions, fintech…

Placé sous le thème « Évolution de l’activité bancaire : défis et perspectives pour les banques maghrébines », le forum a donné lieu à des échanges sur les opportunités et solutions pour dynamiser les économies et flux financiers du Maghreb à l’ère du digital.

Kabirou Mbodje a présenté la solution Wari en la mettant en perspective avec les réalités des marchés africains, les défis de l’intégration africaine et la nécessité d’avoir des outils performants dans un contexte de mondialisation. Wari, devenu aujourd’hui un acteur incontournable sur le marché des services financiers du continent et vers le reste du monde, est une plateforme agnostique qui permet chaque jour 1 000 000 de transactions entre 60 pays du monde entier.

« Le principal frein au développement du continent africain est le cloisonnement des pays et des échanges. La plateforme Wari interconnecte les personnes au-delà des frontières en permettant à tous de transacter quel que soit l’endroit où il se trouve, vers le marché, le plus vaste possible. », déclare Kabirou Mbodje. Wari veut aller plus loin et se positionne comme un acteur central dans une Afrique intégrée en connectant les institutions financières, les individus et les pays.

Le sommet Bancaire Maghrébin a été une belle réussite et rappelle qu’il est important de s’appuyer sur une expertise africaine pour bâtir un standard et établir un pont entre le Maghreb et le reste de l’Afrique.

L’effet de levier des fintech et du digital sur les économies africaines n’est plus à démontrer. Les solutions novatrices qui voient le jour permettent de faciliter les échanges, d’augmenter le taux de bancarisation et d’améliorer l’inclusion financière, trois axes qui favorisent le développement économique du continent.

vers une union des mutuelles du ministère de l’Economie

APA – Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé Une Assemblée générale constitutive de l’Union des Mutuelles du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan (UMEFP) du Sénégal s’est ouverte mercredi matin à Dakar avec pour objectif de « fédérer » les agents de la Douane, du Trésor et des Impôts et Domaines dans une même entité traitant de questions sociales, selon le président du Comité d’organisation, l’inspecteur douanier Bocar Sall.

« On a senti la nécessité de nous fédérer pour traiter des questions transversales. On espère qu’on aboutira à l’Union des Mutuelles du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan (UMEFP) à la fin de nos travaux », a déclaré M. Sall, rappelant que la mutuelle de la Douane a vu le jour en 1996.

Les travaux, concernant entre autres les statuts et le règlement intérieur avant l’adoption des textes, se poursuivent en présence des plus hautes fonctionnaires de ces trois services concernés et sous la présidence du secrétaire général du MEFP, Bassirou Samba Niasse.

« Le MEFP a toujours aidé les différents partenaires sociaux du ministère à privilégier l’unité afin de faciliter les échanges et la prise en charge des préoccupations de l’ensemble des agents du ministère. En décidant de mettre sur pied l’UMEFP, vous jetez les bases d’une mutualisation des moyens et d’une mise en cohérence des différentes actions dans le domaine », a-t-il souligné, notant par ailleurs que chacune de ces mutuelles a permis, à son niveau, « une nette amélioration du dispositif de protection sociale de nos agents et des membres de leurs familles, à travers notamment la couverture médicale complémentaire ».

Mais aujourd’hui, « la mutualité apparait ainsi comme une solution pour aboutir à la couverture maladie universelle. C’est pourquoi, elle se développe partout sous l’impulsion du chef de l’Etat Macky Sall à travers l’Agence de la couverture maladie universelle », a indiqué M. Niasse.

Toutefois, a-t-il souligné, « ces mutuelles sont à but non lucratif et doivent se conformer aux principes de la solidarité, de l’égalité, de la liberté, de la démocratie, de l’indépendance et de l’équité. (…) Elles viennent en appoint au dispositif de prise en charge des soins médicaux de l’Etat ».

Bassirou Samba Niasse a par ailleurs a transmis aux agents affiliés au MEFP « les encouragements et les félicitations » du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et de celui chargé du Budget « pour cette excellente initiative ».ODL/cat/APA

Les choses vont maL !

http://www.emedia.sn Le projet de Code des communications électroniques installe la guerre entre le ministre de la Communication et des Télécommunications et le Directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP). Selon les informations de Libération, Macky Sall serait dans tous ses états.

Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, le Dg de l’ARTP, Abdou Karim Sall a accusé le ministre Abdoulaye Baldé d’avoir retouché le texte sans l’aval du chef de l’Etat, rapporte le journal. Lequel indique que le projet de Code actuellement en discussion à l’Assemblée nationale est différent de la mouture validée en Conseil des ministres. Et, il consacre, entre autres dispositions, le rattachement de l’ARTP au ministère des Télécommunications. Or, souligne la source, cette disposition est « contraire aux textes communautaires (actes additionnels adoptés le 19 janvier 2007 par les chefs d’Etats et annexés au Traité révisé de la CEDEAO ainsi que les directives de l’UEMOA) et nationaux (loi n°2002-23 du 4 septembre 2002 portant cadre de régulation des entreprises concessionnaires de service public) ». Et, l’article 4 de la Directive de l’UEMOA relative à l’harmonisation des politiques de contrôle et de régulation du secteur des télécommunications, est clair sur la question : « Les Etats membres garantissent l’indépendance des Autorités nationales de régulation vis-à-vis du pouvoir politique et de toutes les autres organisations assurant la fourniture de réseaux, d’équipements ou de services de télécommunications et de toute autre organisation intervenant dans le secteur, en faisant en sorte que ces autorités soient juridiquement distinctes et fonctionnellement indépendantes. »

20 000 décodeurs saisis : Startimes veut transiger

Seneweb.com StarTimes est le propriétaire des 20 000 décodeurs saisis au Port. L’Observateur, qui a donné l’information, rapporte que le représentant de la compagnie chinoise, Pocky Tian Dong, ainsi que son mandataire ont répondu à la convocation des Douanes hier, mercredi 14 novembre.

Ils disent être prêts à transiger à hauteur de 200 millions de francs Cfa au lieu des 300 millions fixés par les douaniers.

Les responsables de StarTImes sont convoqués ce jeudi pour être édifiés. Si la Douane rejette leur offre leur dossier sera transmis au Parquet et le mandat de dépôt leur est promis, selon L’Obs.

Le PDG de TOTAL bientôt interpellé sur le calvaire des Sénégalais / Un pompiste se retrouve avec 1600 F Cfa à la fin du mois

https://www.dakaractu.com Patrick Biondi et Olivier de la Confédération général du travail (Cgt-France) animent depuis hier au Sénégal une série de conférences sur les industries du pétrole et de la chimie. Cela, suite à l’invitation de l’Union des travailleurs du Sénégal (Uts) que dirige Aliou Ndiaye.
Interrogé par Dakaractu, le syndicaliste français Patrick Biondi a été surpris de découvrir le calvaire des pompistes sénégalais officiant dans les stations-services TOTAL. « Je ne savais pas que ces pompistes n’ont pas de contrat avec TOTAL. Je vais saisir le PDG du groupe Patrick Pouyanné », prend-t-il date. En France, pour le même travail, on contracte avec des filiales du pétrogazier et non avec des gérants, par une sorte d’externalisation de cette activité, comme c’est le cas au Sénégal. « Pourtant ces pompistes sont décorés par TOTAL pour leurs performances », relève Biondi, qui indexe un paradoxe.
Un employé d’une station-service informe qu’un de ses collègues s’est retrouvé avec un salaire de 1600 F Cfa à la fin du mois, après des ponctions opérées pour « manquements » supposés. Pour la plupart, ils n’ont pas de prime de risque, alors qu’ils sont en permanence exposés au danger.
Dans le même créneau de révélations, il nous est revenu que ceux qui sont dans les compagnies gazières locales ne se portent pas mieux. Ces entreprises passent par les brèches du cadre législatif et règlementaire pour recourir abusivement à la sous-traitance. C’est ainsi que seul un pourcentage de 10 % du personnel jouit d’un contrat en bonne et due forme.
D’où la nécessité, pour la Cgt et l’Uts, de monter au Sénégal un puissant syndicat du pétrole pour amener le patronat et les décideurs publics à de meilleurs sentiments. Cela est d’autant plus nécessaire que la découverte d’importantes ressources sous nos cieux induit forcément des mutations dans le secteur.

Un projet de 22 milliards FCfa pour alimenter les cantines scolaires

http://www.rewmi.com Dans le cadre du soutien stratégique à l’approvisionnement alimentaire institutionnel pour les initiatives d’alimentation scolaire à base de produits locaux menées par les Gouvernements, une rencontre sur l’alignement des règles et des pratiques de passation des marchés publics s’est tenue à Dakar. Cette rencontre entre dans le cadre du projet PAA-Afrique « achats locaux d’aliments » qui vise à relier l’agriculture paysanne à l’alimentation scolaire à travers l’approvisionnement alimentaire local.

L’objectif du Programme de Promotion des Achats locaux d’aliments pour l’aide alimentaire en Afrique (PAA-Afrique), est d’accroitre la productivité agricole, améliorer l’accès des exploitations agricoles familiales aux marchés institutionnels en vue de réduire la pauvreté en milieu rural, améliorer la résilience, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages vulnérables et des enfants scolarisés. Selon la représentante de la FAO au Sénégal, Priya Gajraj, la stratégie du PAA consiste à approvisionner les programmes de cantines scolaires et d’assistance alimentaire à partir de produits locaux provenant des exploitations agricoles familiales, souvent confrontées à des difficultés d’accès versus de commercialisation. «Ledit programme permet de faire face aux grand défis que sont l’insécurité alimentaire, la malnutrition, la pauvreté, l’adaptation au changement climatique », dit-elle. A l’en croire, cette rencontre vise à instaurer un dialogue entre les parties prenantes susceptibles d’éclairer les décideurs sur les voies et les moyens d’instaurer un environnement des marchés institutionnels alimentaires plus favorables, aussi bien pour l’offre (petits producteurs et leurs organisations) que pour la demande (par exemple les cantines scolaires).

« Malgré les vraies opportunités de mise en échelle du PAA au Sénégal, il subsiste un certain nombre d’obstacles qui expliquent actuellement la marginalisation des organisations de producteurs et les petits exploitants agricoles vis-à-vis des marchés institutionnels alimentaires.  Il s’agit du code des marchés publics qui offre peu d’opportunités aux petits producteurs agricoles, l’absence d’outils de contractualisation appropriés, l’absence de guide de manuel procédures pour encadrer les achats locaux auprès des petits producteurs, l’absence d’une plateforme opérationnelle des acteurs en charge des achats locaux, entre autres », renseigne la représentante de la FAO.

Pour Abdoulaye Thiam, expert à la FAO, ce projet intervient dans les régions de Kédougou, de Matam, de Saint-Louis, de Ziguinchor, Sédhiou et de Kolda pour montant global de 22 milliards FCfa. « Il permet aux agriculteurs locaux d’atteindre les marchés et ouvre des fenêtres aux acteurs locaux », dit-il.Ngoya NDIAYE

Un officiel sénégalais explique les causes de la désaffection des jeunes pour les sciences

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumou Khary Fall Le professeur Olivier Sagna, Directeur des études et de la coopération au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a expliqué, mercredi à Dakar, les causes de la désaffection des jeunes pour la science.

« Les sciences sont souvent présentées par les enseignants qui devaient faire leur promotion comme quelque chose de difficile, quelque chose d’ésotérique. Dans une salle de classe, les enseignants sont tendant à s’intéresser uniquement aux élèves qui comprennent d’emblée et ceux qui ne comprennent pas on leur dit en quelque sorte qu’ils sont imperméables aux sciences. Et cela contribue à cette désaffection pour les sciences», a expliqué le professeur Sagna.

Il s’exprimait lors de la célébration de l’édition 2018 de la Journée mondiale de la science sous le thème : « La science : un droit humain »

Poursuivant son argumentaire, il a souligné que l’enseignement des sciences demande beaucoup de moyens  matériels dont des laboratoires bien équipés.

Pour faire la promotion de la science, Olivier Sagna a souligné que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est en train de construire la cité du savoir à Diamniadio où, il va y avoir une médiathèque, un arborétum, bref toute une série d’activités liées à la promotion de la culture scientifique et technique.

« La semaine dernière on a lancé la stratégie nationale de la promotion de la culture scientifique », a-t-il rappelé.OKF/te/APA
SAINT-LOUIS, la région la plus affectée par le diabète
Saint-Louis, 14 nov (APS) – La région de Saint-Louis (nord) a ‘’le taux le plus élevé de prévalence du diabète au Sénégal, avec 10,4 %, alors que le taux national varie entre 3 et 4 %’’, a-t-on appris mercredi du chef du bureau régional de l’éducation et de l’information pour la santé, Abderrahmane Traoré.

‘’Le taux de prévalence élevé du diabète à Saint-Louis s’explique par la sédentarité des populations, leur mode de vie et leur alimentation, qui sont des facteurs de propagation de la maladie’’, a expliqué, pour sa part, le président de l’Association des personnes diabétiques de la région, Doudou Diop.

Le ministère de la Santé a élaboré ‘’un plan de riposte’’ contre cette maladie, avec ‘’la formation du personnel de santé, l’équipement des postes de santé et la prise en charge des malades du diabète’’, a assuré Abderrahmane Traoré lors d’un ‘’panel’’ organisé à Saint-Louis à l’occasion de la célébration, ce 14 novembre, de la Journée mondiale du diabète.

Le ministère veille également à l’‘’éducation’’ et à la ‘’sensibilisation’’ des populations, qui sont informées des ‘’mesures de prévention’’ de la maladie, selon M. Traoré.

Doudou Diop a réclamé l’installation d’un centre d’information et de sensibilisation des personnes diabétiques, dans la zone nord de la commune de Saint-Louis notamment, en vue d’‘’une meilleure prise en charge des malades’’.

Il reconnaît que le ministère de la Santé a fait des efforts pour la prise en charge médicale des patients, mais la situation ‘’reste toujours alarmante’’ à Saint-Louis, à cause de ‘’la flambée’’ de la maladie.

Il faut l’‘’éradiquer’’ en mettant sur place des ‘’unités de soins’’, ce qui permettra aux patients de la région d’éviter de parcourir ‘’plus de 300 kilomètres’’ pour aller se faire soigner à Dakar.

‘’Les statistiques de 2017 font état de 500 millions de personnes atteintes de diabète dans le monde’’, a dit Blaise Magloire Ngoumba, médecin à l’hôpital régional de Saint-Louis.

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