Sénégal:La Banque mondiale reconnait la situation monétaire tendue

https://www.lejecos.com/ Même si les performances économiques du Sénégal sont constantes. Même si le portefeuille est solide, en croissance et novateur, la représentante de la Banque mondiale au Sénégal a émis des réserves sur la bonne santé économique de façon générale.
Lors de la de la Revue du portefeuille des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Louise Cord a reconnu que la coopération est  cependant, confrontée à d’importants défis en matière de mise en œuvre  liés entre autres: au respect des politiques de sauvegarde environnementales et sociales, à la situation budgétaire particulièrement tendue du gouvernement, qui a entraîné une insuffisance des fonds de contrepartie, en particulier pour supporter les coûts de réinstallation des personnes affectées par les projets, aux retards de paiement des fournisseurs et des entrepreneurs et aux difficultés rencontrées pour obtenir des approbations efficaces des contrats d’approvisionnement entre les ministères sectoriels et le ministère des Finances.
«Cela limite le potentiel de notre programme pour produire l’ensemble des résultats complets et des impacts attendus, créant des demandes de prolongations – qu’il sera difficile de satisfaire-  et des retards dans l’exécution des projets», note-t-elle.
Dans cette perspective, elle note qu’il est essentiel de maintenir la croissance pour atteindre les objectifs d’émergence. Cette croissance a été supérieure à 6% depuis 2014 et devrait l’être pour la cinquième année consécutive en 2018.
Selon toujours Louise Cord, les études suggèrent que le pays a besoin d’une croissance soutenue – pas nécessairement des pics de croissance élevés – pour réduire la pauvreté.
«Nous accompagnons le Sénégal à mettre en place des réformes structurelles nécessaires pour renforcer sa compétitivité et une croissance inclusive. La série programmatique de trois appuis budgétaires vise à renforcer la gouvernance, à promouvoir la concurrence et les investissements, et à faciliter un accès équitable dans les secteurs de l’énergie et des TICs, ainsi que de poser les fondements politiques, institutionnels et financiers de la nouvelle économie numérique», ajoute-t-elle.
De même, le Changement climatique est un défi majeur au Sénégal, notamment à cause de la densité de population élevée le long de la côte ainsi que de la dépendance d’une part importante de la population, 62% de la population rurale, vis-à-vis de l’agriculture. Dans ce domaine, le Projet d’Urgence et de Résilience de Saint Louis et le projet de Protection sociale adaptative qui ont prévu des mécanismes pour renforcer la résilience des populations vivant le long des côtes sont les deux projets phares du Gouvernement que nous appuyons.
«Le Projet d’appui au développement du tourisme, récemment inauguré par le Président, Macky Sall, qui vise entre autres à protéger les côtes contre l’érosion côtière, et le Projet d’aide à la gestion des eaux pluviales dans l’est de Dakar, sont autant d’initiatives visant l’adaptation aux changements climatiques», dit-elle.
Pour ce qui est de l’agriculture, qui emploie encore 36% de la population, la Banque est engagée sur long terme à travers des programmes visant tout aussi bien le développement d’une agro-industrie intégrée dans le tissu local de petits producteurs au travers du PDIDAS, qu’au développement de la recherche pour de nouvelles espèces plus résistantes.
A l’avenir, l’engagement de la Banque sera renforcé dans le secteur, notamment avec un focus de développement territorial sur deux zones particulières, le bassin arachidier et la Casamance, pour qu’ensemble, nous réussissions à transformer le secteur vers une agriculture productive moderne. En outre, en s’engageant dans ces sous-secteurs, la Banque entend soutenir les réformes du gouvernement y compris la modernisation du régime foncier.
Pour Louise Cord, la croissance n’aura d’avenir que si elle est portée par le secteur privé. Or, la Banque est engagée dans la maximisation des finances pour le développement avec le recours autant que possible à l’appui du secteur privé non seulement pour le financement des infrastructures, mais également pour leur exploitation.
Ainsi, la Banque mondiale finance des Projets ou le secteur privé apportera une part non négligeable des financements nécessaires et assurera l’exploitation du service, comme pour le BRT, un Projet finance à hauteur de 300 millions de Dollars par la Banque mondiale, soit environ 150 milliards de francs CFA, destiné à faciliter la mobilité entre le centre de Dakar et Guédiawaye grâce à une ligne en site propre de bus modernes et peu polluant; ce qui contribuera à termes à désengorger la métropole de Dakar.
Ce Projet devrait permettre de mobiliser des financements prive à hauteur de 50 à 60 millions de dollars. La Banque est également très engagée dans le domaine de l’Alimentation en Eau et Assainissement en Milieu Rural : elle a approuvé le 22 juin 2018 une nouvelle opération pour un montant de 130 million de Dollars Etats-Unis soit environ 65 milliards de F CFA pour l’eau et l’assainissement permettant l’amélioration du cadre de vie des populations vivant loin des grands centres urbains. Pathé TOURE 

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