Revue de Presse du Mardi 13 Novembre 2018

Sénégal:Le taux de croissance attendu à 6, 9% en 2019

https://www.lejecos.com Selon la Situation économique et financière et perspectives en 2019 de la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), l’activité économique devrait rester dynamique et se maintenir sur une tendance haussière à la faveur d’un environnement interne plus favorable, mais également grâce aux investissements structurants dans le cadre de la poursuite de l’exécution des projets et programmes du PSE dans sa deuxième phase.

La consolidation des acquis et le renforcement du climat des affaires contribueraient à maintenir le dynamisme de l’activité économique. Globalement, le taux de croissance du PIB réel est projeté à 6,9% en 2019, contre 6,8% en 2018, en liaison avec la bonne tenue des secteurs primaire, secondaire et tertiaire.
S’agissant de l’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, elle est projetée à 1,9% en 2019 contre une prévision de 2,3% en 2018.
Concernant les finances publiques, la LFI 2019 a été élaborée dans un contexte de consolidation de la croissance économique. La gestion budgétaire continuera d’accompagner les différents secteurs sociaux ainsi que les secteurs productifs porteurs de croissance.
Au total, le déficit budgétaire est projeté à 442,9 milliards, soit 3,0% du PIB en 2019, contre un objectif de déficit de 475,2 milliards (3,5% du PIB) prévu au titre de la LFR de l’année 2018. Pathé TOURE

LA POLITIQUE ET LES FAITS DE SOCIÉTÉ À LA UNE

Dakar, 13 nov (APS) – Les journaux parvenus mardi à l’Agence de presse sénégalaise (APS) s’intéressent en priorité à l’actualité politique tout en n’occultant pas les faits de société.
Plusieurs journaux se sont ainsi fait écho des propos du président Macky Sall tenus lors d’une interview accordée à la chaine de télévision française France 24 sur l’actualité politico-judiciaire au Sénégal. Ainsi, pour Vox Populi ‘’Macky Sall ouvre les portes de la prison à Karim (Wade)’’.
‘’Karim Wade a été condamné à six ans de prison avec des amendes (…) S’il choisit de rentrer c’est son droit, on ne peut pas l’en empêcher. Il est libre. Le reste, ce sera une affaire de droit et d’application du droit et la loi s’appliquera’’, indique le journal qui reprend dans ses colonnes les déclarations de Macky Sall.
La même démarche est adoptée par L’Observateur qui use d’un jeu de mots ‘’Macky élucide les K’’, pour évoquer cette sortie médiatique du chef de l’Etat.
Selon le journal, le président Sall s’est élevé contre une différence d’appréciation dans la gestion des affaires publiques selon qu’on se trouve en Afrique ou en Europe, en abordant les questions relatives aux condamnations de Khalifa Ababacar Sall et de Karim Wade, candidats déclarés à l’élection présidentielle de février prochain.
Le fils de l’ancien président et l’ancien maire de la capitale ont notamment écopé de condamnations qui compromettent leur participation à ces joutes électorales. Le candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS, principale parti de l’opposition) vit depuis 2016 au Qatar à la suite d’une grâce ayant suivi sa condamnation à 6 ans de prison pour enrichissement illicite. Il avait passé trois ans derrière les barreaux.
L’ex-premier magistrat de la ville de Dakar a lui été condamné à cinq ans d’emprisonnement par la justice sénégalaise dans le cadre de sa gestion de la Caisse d’avance de la mairie qu’il dirigeait. Il a fait un pourvoi en cassation à la Cour suprême après avoir été reconnu coupable en première et seconde instance.
’’Il (Karim Wade) a été condamné été condamné avec des amendes. Il a bénéficié d’une grâce de ma part. Les peines sont à recouvrées, à défaut c’est la contrainte par corps. (…) Khalifa Sall n’a jamais nié les faits pour lesquels il est condamné’’, rapporte l’Observateur qui cite le président Sall.

Sud Quotidien continue à s’intéresser au fichier électoral en tentant d’analyser la requête de contrôle de la tenue du fichier général des électeurs formulée par les opposants. ‘’Pouvoir et opposition en guerre larvée !’’ s’exclame Sud qui donne la parole à Abdou Mazide Ndiaye, ancien responsable du Comité de veille et de suivi de l’audit du fichier électoral (en 2011).
’’L’opposition a le droit, surtout qu’on lui demande 1 % d’un fichier dont il ne connaît pas le nombre. Il faut que le fichier soit analysé par des informaticiens qui vont vérifier s’il n’y a pas de doublon’’, souligne Mazide Ndiaye dans des propos rapportés par le journal.

Enquête s’intéresse à l’avortement spontané et consacre un dossier au phénomène sous le titre : ‘’Le traumatisme des fausses couches’’.
La publication nous apprend ainsi qu’il y a avortement sur 12 à 24 % de grossesses au Sénégal. ‘’Angoisse, traumatisme, difficilement surmontable, la fausse couche, considérée comme un évènement normal par des médecins, est vécue comme un échec par les jeunes mariés. Il affecterait une femme sur quatre’’, fait remarquer le journal dans ses colonnes.
Sous le titre : ‘’Les thèses audacieuses de Djibril Samb’’, L’AS quotidien met en exergue a sa Une, une interview avec du professeur de philosophie qui par exemple estime que le problème de l’homosexualité ’’n’est ni moral, ni religieux, ni idéologique’’.
Il ne doit cependant pas ’’subvertir la cellule que constitue l’union d’un homme et d’une femme, seule forme connue de l’humanité depuis des millénaires, et qui a été l’un des plus puissants vecteurs de progrès. C’est un pas que l’on ne peut pas franchir (…)’’, fait savoir l’universitaire dans les colonnes du journal.
Le Soleil a préféré mettre l’accent sur un sujet relatif à l’environnement en rapportant à sa Une le point de vue du chef de l’Etat lors d’un panel dédié au sujet dans le cadre du Forum de Paris sur la paix. ‘’Macky Sall pour un dialogue sincère avec les Etats réticents’’, titre le quotidien.
Selon le journal le président de la République propose ainsi l’agrément de textes juridiques permettant d’obtenir un ‘’bon pacte mondial pour l’environnement’’./OI

Les affaires Khalifa Sall et Karim Wade refont surface dans la presse sénégalaise

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione – Les journaux sénégalais parvenus mardi à APA traitent, pour l’essentiel, de la déclaration du président de la République Macky Sall sur les cas de Khalifa Ababacar Sall, ancien maire de la ville de Dakar, et de Karim Wade, fils de l’ancien Chef de l’Etat Abdoulaye Wade.

« Macky Sall élucide les K », barre à sa Une L’Observateur. Concernant l’application de la contrainte par corps, Vox Populi titre « Macky (Sall) rouvre les portes de la prison à Karim (Wade) … ». Pour s’expliquer, ce journal rapporte ces propos du Chef de l’Etat : « s’il (Karim Wade) choisit de rentrer, la loi s’appliquera ».

Dans le cadre de la traque des biens mal acquis, Karim Wade avait été condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) au paiement d’une amende de 136 milliards FCFA.

Macky Sall, à Paris depuis samedi dernier pour participer au centenaire de l’Armistice marquant la fin de la première guerre mondiale, se veut catégorique dans L’AS en déclarant que « les amendes sont à recouvrer. A défaut, c’est la contrainte par corps ». Pour le patron de la mouvance présidentielle, c’est tout simplement « une affaire de Droit et d’application du Droit ».

Toujours dans les colonnes de L’AS, le président de la République s’est aussi prononcé sur l’affaire Khalifa Sall, en soulignant qu’il « n’a jamais nié les faits pour lesquels il a été emprisonné ».

Le maire de la ville de Dakar a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de plus d’un milliard de FCFA pour « faux et usage de faux » et « escroquerie portant sur des fonds publics » dans l’affaire de la Caisse d’avance de sa mairie.

Macky Sall a balayé d’un revers de la main la thèse selon laquelle cette condamnation a un soubassement politique. « Il (Khalifa Sall) a dit que c’était une pratique. Ce n’est pas une réponse juridique. Je pense que personne n’a été éliminé volontairement », a-t-il soutenu dans L’AS.

En outre, le président de la République n’a pas exclu d’amnistier totalement les deux hommes politiques. « Dans une circonstance nouvelle d’une réélection, si c’est la volonté des Sénégalais, je peux engager une phase pour la reconstruction nationale, dans un esprit de renouveau et de consensus national.

Je pense qu’il faut savoir tourner les pages », a affirmé Macky Sall dans L’AS.

« Karim (Wade) acceptera-t-il ce deal de Macky (Sall) ? », s’interroge pour sa part WalfQuotidien. En tout cas, Me Amadou Sall, responsable du Parti Démocratique Sénégalais (PDS, opposition) interviewé par ce journal, n’y va pas avec le dos de la cuillère.

« Il (Macky Sall) pense qu’il peut nous amadouer. Il doit rendre compte sur l’affaire (Arcelor) Mittal, la gestion du pétrole, des mines, du pays et des marchés. Qu’il s’occupe d’abord de son propre cas car nous n’allons pas l’amnistier », a-t-il dit dans les colonnes de ce journal.ID/cat/APA

Sénégal :L’Inflation attendue à 1,9% en 2019

https://www.lejecos.com Selon la Situation économique et financière et perspectives en 2019 de la Direction de la prévision et des études économiques, l’activité économique devrait rester dynamique et se maintenir sur une tendance haussière à la faveur d’un environnement interne plus favorable, mais également grâce aux investissements structurants dans le cadre de la poursuite de l’exécution des projets et programmes du PSE dans sa deuxième phase.

S’agissant de l’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, elle est projetée à 1,9% en 2019 contre une prévision de 2,3% en 2018.
Selon la même source, la consolidation des acquis et le renforcement du climat des affaires contribueraient à maintenir le dynamisme de l’activité économique. Globalement, le taux de croissance du PIB réel est projeté à 6,9% en 2019, contre 6,8% en 2018, en liaison avec la bonne tenue des secteurs primaire, secondaire et tertiaire.
Concernant les finances publiques, la LFI 2019 a été élaborée dans un contexte de consolidation de la croissance économique. La gestion budgétaire continuera d’accompagner les différents secteurs sociaux ainsi que les secteurs productifs porteurs de croissance.
Au total, le déficit budgétaire est projeté à 442,9 milliards, soit 3,0% du PIB en 2019, contre un objectif de déficit de 475,2 milliards (3,5% du PIB) prévu au titre de la LFR de l’année 2018. Pathé TOURE

Sénégal:Repli des prix à la consommation en octobre

https://www.lejecos.com L’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation du mois d’octobre 2018 s’est replié de 0,6% indique l’agence nationale de la statistique et de la démographie dans sa dernière publication(Ansd). Cette évolution provient principalement d’une diminution des prix des services de « communication » et des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées ». En variation annuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 0,1%. Le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à +0,3%.

Les prix des services de « communication » ont enregistré une baisse de 3,8%, consécutive à celle des prix de la communication téléphonique (-4,3%). Cette situation résulte d’une suroffre de bonus de crédits au cours de la période sous revue. En comparaison à leur niveau d’octobre 2017, les prix ont chuté de 8,2%.
Les prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » ont diminué de 1,5% en rythme mensuel. Cette évolution est principalement due au recul des prix des tubercules et plantains (-16,3%), des agrumes (-10,0%), des légumes secs et oléagineux (-7,7%), des légumes frais en fruits ou racines (-5,6%), de la viande de bœuf (-2,5%), ainsi que des poissons (-2,3%). L’amélioration de l’offre et le retour progressif au niveau des marchés de certains produits saisonniers expliquent cette tendance baissière. En variation annuelle, les prix de la fonction ont été majorés de 0,2%.
Les prix des services de « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » se sont repliés de 0,1%, en liaison avec la baisse de ceux des produits pour l’entretien et réparation courante (-0,6%). En variation annuelle, ils ont progressé de 0,6%.
La régression des prix des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » (-0,1%) en octobre 2018 est induite par celle des prix des tabacs et stupéfiants (-0,1%). En variation annuelle, ils se sont accrus de 7,0%.
Les prix des « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer », des « articles d’habillement et chaussures » et des services de « restaurants et hôtels » sont demeurés stables en rythme mensuel. Comparés à la période correspondante en 2017, ils se sont repliés respectivement de 0,1%, 0,9% et 0,1%.
Les prix des services de « transports », de « loisirs et culture », ainsi que des « biens et services divers » sont restés également inchangés en octobre 2018. En variation annuelle, ils ont progressé respectivement de 0,3%, 3,0% et 0,4%.
Les prix des services de « santé » se sont accélérés de 0,5%, sous l’effet d’un accroissement de ceux des médicaments traditionnels (+ 6,8%). En variation annuelle, ils ont rebondi de 0,6%.
Les services de « l’enseignement » se sont renchéris de 2,3% au mois d’octobre 2018, en rapport avec le réajustement des inscriptions et des frais de scolarité de 2018-2019. Les hausses les plus marquées sont enregistrées au niveau des prix des services de l’enseignement non défini par niveau (+6,5%), de l’enseignement supérieur (+3,2%), et de l’enseignement pré-élémentaire et primaire (+2,7%). Comparés à octobre 2017, les prix ont également augmenté de 2,3%.
L’inflation sous jacente s’est repliée de 0,3% en rythme mensuel et de 0,1% en variation annuelle. Les prix des produits locaux et importés se sont réduits respectivement de 1,0% et 0,2%. En variation annuelle, les prix des produits locaux se sont relevés de 0,1%, tandis que ceux des produits importés se sont repliés de 0,3%. Faye

Consommation:Baisse de 0,6% de l’indice harmonise des prix en octobre 

http://www.rewmi.com La  diminution des prix des services de « communication » et des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », est à l’origine  de la  baisse de 0,6% de l’indice harmonisé des Prix à la Consommation du mois d’octobre 2018. En variation annuelle, les prix à la consommation ont augmenté de 0,1%. Le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à +0,3%.

Les prix des services de « communication » ont enregistré une baisse de 3,8%, consécutive à celle de la communication téléphonique. D’après l’Agence nationale  de la Statistique  et de la Démographie (ANSD), cette situation résulte d’une suroffre de bonus de crédits au cours de la période sous revue. En comparaison à leur niveau d’octobre 2017, les prix ont chuté de 8,2%. Quant aux « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », leurs  coûts ont diminué de 1,5% en rythme mensuel. Cette évolution est principalement due au recul des prix des tubercules et plantains, des agrumes, des légumes secs et oléagineux, des légumes frais en fruits ou racines, de la viande de bœuf, ainsi que des poissons. L’amélioration de l’offre et le retour progressif au niveau des marchés de certains produits saisonniers expliquent cette tendance baissière. Pour les services de « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles », les  montants se sont repliés de 0,1%, en liaison avec la baisse de ceux des produits pour l’entretien et réparation courante. Selon la source,  la régression des prix des « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants »  en octobre 2018 est induite par celle des valeurs des tabacs et stupéfiants. A cette occasion, mentionne l’Ansd, les coûts des « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer », des « articles d’habillement et chaussures » et des services de « restaurants et hôtels » sont demeurés stables en rythme mensuel. Comparés à la période correspondante en 2017, ils se sont repliés respectivement de 0,1%, 0,9% et 0,1%. S’agissant des services de « transports », de « loisirs et culture »  ainsi que des « biens et services divers », les prix sont restés également inchangés en octobre 2018.  Concernant ceux des services de « santé », ils se sont accélérés de 0,5%, sous l’effet d’un accroissement de ceux des médicaments traditionnels. En effet, les services de « l’enseignement » se sont renchéris de 2,3% au mois d’octobre 2018, en rapport avec le réajustement des inscriptions et des frais de scolarité de 2018-2019. Les hausses les plus marquées sont enregistrées au niveau des montants des services de l’enseignement non défini par niveau, de l’enseignement supérieur et de l’enseignement pré-élémentaire et primaire. « Les prix des produits locaux et importés se sont réduits respectivement de 1,0% et 0,2%. En variation annuelle, les prix des produits locaux se sont relevés de 0,1%, tandis que ceux des produits importés se sont repliés de 0,3% », note l’Agence nationale  de la  Statistique  et de la Démographie.Zachari BADJI

Des millions de migrants occidentaux inondent l’Asie, l’Amérique du Sud et même l’Afrique

https://reseauinternational.net Le journaliste-écrivain américain d’origine russe André Vltchek, qui voyage dans ces pays depuis des décennies, a pu constater cette invasion migratoire occidentale et aussi le fait que la majorité de ces migrants occidentaux arrivent avec un complexe de supériorité et ne respectent pas beaucoup les cultures locales.

Voici son article:

Arrêtez les millions d’immigrants occidentaux! Par André Vltchek pour Counter Punch le 9 octobre 2015

Des dizaines de millions d’immigrants européens et nord-américains, légaux et illégaux, inondent les villes et les campagnes d’Asie, d’Amérique latine et même d’Afrique.

Ces migrants occidentaux chargent comme des taureaux et le sol tremble sous leurs pieds; ils fuient l’Europe et l’Amérique du Nord en hordes. Au fond, ils ne peuvent pas supporter leur propre style de vie, leurs propres sociétés, mais vous les entendrez difficilement le dire. Ils sont trop fiers et trop arrogants! Mais, après avoir constaté que d’innombrables régions du monde étaient adaptées à leurs besoins personnels, parce qu’elles étaient sûres, attrayantes et bon marché, ils ont tout simplement fait leurs bagages et s’y sont rendus!

On nous dit que quelques centaines de milliers d’exilés africains et asiatiques provoquent maintenant une grande « crise de réfugiés » dans toute l’Europe! Les gouvernements et les médias sont en train de répandre la panique, les frontières sont reconstituées et les forces armées interrompent la libre circulation des personnes. Mais le nombre d’étrangers entrant illégalement en Europe est incomparablement inférieur au nombre de migrants occidentaux qui inondent, souvent de manière illégale, pratiquement tous les coins du monde.

Aucun « paradis secret » ne peut plus être caché et aucun pays ne peut maintenir sa structure de prix raisonnable. Les immigrants potentiels d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie sont déterminés à s’enrichir par tous les moyens, aux dépens des populations locales. Ils sont constamment à la recherche de bonnes affaires: ils surveillent les prix partout, prêts à passer à l’acte, à condition que le lieu offre de bonnes affaires, des lois d’immigration laxistes et un cadre juridique faible.

Tout ce qui est pur et inexploité est en train d’être corrompu. À la vitesse de l’éclair, les immigrants occidentaux s’emparent de terrains et de biens immobiliers à prix raisonnables. Ensuite, ils imposent leur mode de vie à tous ces « territoires nouvellement conquis ». En conséquence, des cultures entières s’effondrent ou changent au point qu’on ne puisse plus les reconnaître.

En général, les migrants occidentaux sont arrogants et têtus; ils ne ressentent aucune pitié pour les pays qu’ils inondent. Ce qui les entoure n’est qu’un fond coloré pour leur précieuse vie. Ils ne peuvent ni ne veulent « adopter » les coutumes locales, car ils sont habitués au fait que leur culture est la « culture phare » – la culture qui contrôle le monde.

Ils viennent, ils exigent, et ils prennent tout ce qu’ils peuvent – souvent par la force. Si rien n’est fait, ils prennent tout. Après, quand il ne reste presque plus rien à piller, ils passent simplement à autre chose. Après eux, “aucune herbe ne peut plus pousser”; tout est brûlé, ruiné et corrompu. Comme à Bali, Phuket, au sud du Sri Lanka, dans de grandes parties des Caraïbes, au Mexique et sur la côte est africaine, pour ne nommer que quelques endroits.

Qui représente la plus grande « menace »: quelque 300,000 réfugiés « clandestins » qui fuient des pays déstabilisés ou complètement détruits par l’Occident, ou ces millions d’occidentaux qui fuient chaque année leur mode de vie déprimant et s’imposent égoïstement dans des parties du monde plus vulnérables économiquement?

Je crois que la réponse est évidente.

Les habitants des pays dévastés n’ont souvent pas d’autre choix: beaucoup se livrent à leurs bourreaux, contraints d’accepter des conditions totalement déraisonnables, l’humiliation et la marginalisation. Ils doivent travailler extrêmement dur. Ils doivent accepter des emplois que les Occidentaux refusent de faire parce qu’ils se considèrent « trop bons pour le faire » et ils sont censés, voire ordonnés, de « s’adapter » culturellement. Ils passent par des entretiens épouvantables et doivent presque tous se dégrader pour survivre et nourrir leurs enfants. Seule une minorité est autorisée à rester. Ceux qui restent contribuent grandement aux économies locales.

Bien sûr, cela fait partie du sale jeu: l’Occident a besoin d’étrangers; il ne peut pas survivre sans immigrants, sans cette main-d’œuvre bon marché. Mais il ne l’admettra jamais ouvertement. Avant de « les accepter », il doit d’abord les humilier et briser même ceux dont il a désespérément besoin. Il doit humilier davantage ceux qui viennent de nations qui ont déjà été dépouillées de tout, et même qui ont dû subir la guerre à cause de la politique étrangère impérialiste de l’Occident et par son terrorisme.

Les migrants occidentaux subissent un traitement totalement différent dans la plupart des pays qu’ils inondent.

Pour commencer, les immigrants occidentaux n’ont même pas besoin de visas pour entrer dans la plupart de ces pays. Il y a des décennies, l’Empire a ouvert par la force la quasi-totalité des « États en développement ». Les Occidentaux sont traités de manière préférentielle et sont généralement promus comme « source de revenus » par les régimes locaux.

Ce sont principalement les multinationales occidentales qui se divisent le butin des pays d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient, mais une partie du butin finit toujours dans les poches de ces citoyens européens et nord-américains ordinaires, principalement sous la forme de régimes de retraite ou d’autres avantages sociaux. Ensuite, chaque année, des dizaines de millions d’Occidentaux, disposants de fonds mal-acquis dans le « monde en développement », cherchent à faire fructifier leur argent dans les pays d’origine de leurs fonds!

Ce n’est un secret pour personne que les migrants occidentaux profitent de la pauvreté, des prix bas et de la corruption des systèmes juridiques. Leur arrivée fait augmenter les prix du logement et de la terre. Cela laisse littéralement des millions de locaux sans abri et augmente les prix de la nourriture et des services de base pour la population locale.

D’une certaine manière, les habitants de nombreux pays pauvres se font voler à deux reprises: par des sociétés occidentales, et encore une fois, par des migrants occidentaux.

Mais les pays endommagés n’envoient pas de navires de la garde côtière pour intercepter ces migrants occidentaux. Et il n’y a presque pas de déportations. Seuls ceux qui osent critiquer le système sont expulsés.

J’ai vu des îles entières dévorées vivantes par des immigrants occidentaux. Il ne reste pratiquement plus rien des zones côtières pour les habitants des îles indonésiennes de Lombok et de Bali. Tout est tombé aux mains des mafias scandinaves, des mafias d’Europe centrale, des mafias australiennes… Le vol a atteint des proportions inimaginables. Même lorsqu’il est illégal d’acheter des terres, les Européens et les Nord-Américains s’associent à des gangs locaux ou élaborent des programmes qui incluent des mariages avec des femmes locales. Les migrants occidentaux sont extrêmement prudents! Il y a toujours moyen de contourner les lois et de dépouiller les pauvres des pays les plus misérables de la planète.

La « prise de contrôle » italienne de la côte kenyane… la prostitution d’enfants là-bas…

Les îles paradisiaques de la Thaïlande ont toutes disparues. Il ne reste plus aucune culture, presque aucune maison appartenant à la population locale… presque aucune partie de la côte n’est laissée intacte. Il y a juste une infrastructure touristique banale et horrible, et des millions de migrants occidentaux cuisant au soleil toute l’année, le ventre bedonnant, vêtus de tongs, buvant de la bière, main dans la main avec leurs compagnes thaïlandaises à la culture déracinée. Qu’est-ce que ces gens ont apporté en Thaïlande? La liberté? La prospérité? Un haut niveau culturel? Parlons sérieusement et honnêtement, n’est-ce pas simplement une corruption morale et une ruine culturelle totale?

Il y a littéralement des millions – voire des dizaines de millions – de migrants occidentaux (principalement européens) vivant dans toute l’Asie du Sud-Est. Les chiffres exacts sont inconnus. Il n’y a pas d’études et de statistiques fiables. De nombreux immigrants occidentaux en Asie du Sud-Est sont en réalité « illégaux ». Certains sont « semi-légaux », avec leurs « visas » permanents, leurs faux mariages et leurs investissements louches.

Le Cambodge est l’un des endroits qui attire les migrants les plus dépravés de l’Occident. Leurs virées sexuelles et leurs bonnes affaires de cul à « 2 dollars » ont été décrites en détail dans plusieurs livres colorés.

J’ai rencontré de nombreux « expatriés » et « migrants » lorsque j’ai enquêté pour la première fois dans ce pays où j’ai aidé à fermer l’un des centres de prostitution enfantine les plus notoires de la planète appelé « kilomètre 11″, situé juste à l’extérieur de la capitale, Phnom Penh. Des milliers de filles kidnappées, dont beaucoup de mineures, y étaient contraintes de servir une clientèle essentiellement européenne. Certains d’entre elles ont été kidnappés et violés en cours de route par des trafiquants venus de tout le Cambodge et du Vietnam voisin. Les filles vivaient en captivité, gardées par des gangsters vicieux. Et venus de toutes les parties du monde occidental, se la pétant en affichant leurs ventres remplis de bière, c’étaient de joyeux migrants européens d’âge moyen, qui venaient d’emménager ici qui, comme je l’ai souvent entendu de leurs bouches, péroraient en disant que « se taper une fille mineure, c’est beaucoup moins cher que de boire une pinte de leur bière de merde ».

Un correspondant local de Reuters et moi-même avions réussi à interroger plusieurs filles âgées de 14 ans, dont certaines étaient clairement en train de mourir du sida. Plus tard, lorsque nous avons commencé à photographier la scène depuis notre voiture, une foule d’hommes a commencé à nous charger, des bouteilles de bière à la main, un short tombant par derrière, prêt à tuer. Un grand gain pour le pays du Cambodge, ces migrants européens!

J’ai lutté de toutes mes forces contre ces venimeux immigrés allemands de Colonia Dignidad, dans le sud du Chili. Là-bas, de nombreux fanatiques religieux chrétiens européens ont créé leur mini-État à l’intérieur de l’État chilien, en étroite collaboration avec la dictature de Pinochet, soutenue par les États-Unis. À un moment donné, Bormann y était présent, ainsi que d’autres hauts dirigeants nazis. Après s’être installés dans leur « nouvelle patrie », ces immigrants allemands ont commencé à y « travailler », violant des enfants, effectuant des expériences médicales sur des orphelins locaux et torturant sans pitié les opposants à la dictature fasciste. Bien sûr, ils n’ont pas immigré uniquement au Chili; des millions d’émigrés fascistes européens affluaient aux quatre coins de l’Amérique du Sud. Les plus importants d’entre eux ont été expédiés avec précaution par les services de renseignement américains et britanniques.

Alors que la propagande occidentale continue de parler d’immigrants clandestins en provenance du Mexique qui arrivent aux États-Unis, on parle très peu de ces dizaines de millions de personnes qui immigrent continuellement de l’Europe en Amérique latine et s’installent au Paraguay, au Brésil, en Argentine, au Chili, au Venezuela et ailleurs. Avant que la dernière vague de révolutions latino-américaines ne finisse par garantir l’égalité et le respect des peuples autochtones du continent, la plupart de ces migrants européens réussissaient à implanter une ségrégation raciale et sociale profonde. Dans certains pays comme le Pérou et la Bolivie, la situation ressemblait beaucoup à celle de l’apartheid sud-africain. Jusqu’à récemment, ces migrants européens poussaient la population indigène à l’extrême marge, volant leurs terres et sabotant leurs cultures. Cela a été fait dans toute l’Amérique latine et dans de nombreuses autres régions du monde.

Alors, « que va-t-on faire de ces millions d’immigrés occidentaux? »

Pouvons-nous vraiment nous permettre de les avoir dans nos pays? Pouvons-nous les accueillir? Pouvons-nous payer pour leurs besoins, leur agressivité, leur arrogance culturelle et leurs comportements sauvages et violents? Pouvons-nous leur permettre de tout prendre à ceux qui possèdent très peu?

Regardez à gauche et à droite: la planète entière est pleine d’immigrants occidentaux. Ils contrôlent les mines de diamants en Afrique du Sud ainsi que les « zones de conservation » au Kenya. Ils possèdent d’énormes étendues de terres en Asie et pratiquement toutes les terres et les industries commerciales rentables d’Amérique latine.

Et ils vont et viennent! Ils sont imparables. La plupart d’entre eux en ont marre de leur vie grise en Europe et en Amérique du Nord. Ils se pointent avec leurs complexes de supériorité, mais en réalité, ils feraient n’importe quoi pour échapper à la solitude, à la dépression et au vide qu’ils vivaient chez eux.

Afin de pouvoir rester « légalement » en Asie du Sud-Est, des millions d’immigrants masculins occidentaux épousent des servantes, des danseuses et même des travailleuses du sexe. Mais ensuite, ils les traitent avec méchanceté (beaucoup d’entre eux ne savent pas comment se comporter autrement à l’égard de personnes d’autres cultures). C’est le cas de dizaines de milliers d’anciens GI américains vivent dans les villages du nord de la Thaïlande, au Cambodge, au Laos et au Vietnam. Après avoir bombardé l’Asie du Sud-Est pour la ramener à l’âge de pierre, ils « n’ont pas pu supporter le traitement reçu après leur retour chez eux ». Et ainsi ils ont immigré; ils sont retournés dans ces pays qu’ils avaient déjà détruits, empoisonné et violé de manière si profonde.

J’ai rencontré beaucoup d’entre eux, alors que j’écrivais sur cette partie du monde pendant de nombreuses années. Certains anciens immigrants ex-GI étaient maintenant totalement fauchés, essayant de m’emprunter de l’argent et inventant des histoires et des stratagèmes bizarres. Presque tous éprouvaient de la rancune envers la population locale, mais étaient incapables de retourner dans leur pays d’origine, car ils avaient perdu tous les contacts et les compétences qui pourraient leur permettre d’y vivre. Certains ont dépassé la durée de validité de leurs visas et devaient payer des amendes considérables aux autorités locales.

J’ai entendu d’innombrables histoires désespérées. Mais, contrairement aux histoires profondes et déchirantes racontées par les migrants des pays détruits par l’Occident, les histoires des immigrants occidentaux étaient principalement égoïstes, centrées sur le désir d’améliorer leur vie ou le désir d’échapper aux conditions déplaisantes qui régnaient dans leur pays d’origine. La plupart du temps, leur présence n’apportait rien de positif dans les pays où ils ont réussi à s’installer.

Dans son livre emblématique « Karma Cola », une écrivaine indienne, Gita Mehta, décrivait, il y a déjà un quart de siècle, les millions d’Occidentaux qui envahissaient le sous-continent à la recherche de « lumières », de styles de vie alternatifs et d’autres productions imaginaires occidentales sur des tendances culturelles et religieuses adaptées à leur mode de pensée. Beaucoup ont fini par devenir des migrants clandestins, pourrissant dans des ashrams et des communes étranges, certains vendant même leurs passeports pour survivre.

Le monde a été patient – je dirais même trop patient – avec ces immigrants occidentaux!

Cette patience devrait prendre fin, à cause de la brutalité, voire de la sauvagerie, manifestée récemment par l’Europe envers ces hommes, femmes et enfants désespérés qui tentaient de s’échapper de leur pays et ressemblaient à des « navires en perdition »; « Navires » torpillés par l’impérialisme occidental.

Le monde ne doit rien à l’Occident, bien au contraire! Par conséquent, les politiques en matière de visas et d’immigration devraient être réciproques, ce qui correspond exactement à l’approche de plusieurs pays d’Amérique latine.

En pratique, il y a beaucoup plus d’immigrés occidentaux légaux et illégaux vivant en Indonésie ou en Thaïlande que l’inverse. La même chose vaut pour des pays comme le Chili.

Après des siècles horribles au cours desquels le colonialisme et l’impérialisme occidentaux ont réussi à détruire des milliards de vies humaines aux quatre coins du monde, l’Europe ose toujours traiter ses victimes désespérées comme des êtres pires que des animaux. J’ai récemment été témoin de sa haine vis-à-vis de réfugiés arrivant en Grèce, en France, en Allemagne et en République tchèque.

Et après ce que j’ai vu, je me sens indigné et consterné.

Trop c’est trop!

Avec ses guerres, ses campagnes de déstabilisation, sa terreur économique et son pillage de la planète, l’Occident continue de démontrer à quel point sa culture est impitoyable et brutale. Les « crises de réfugiés » ne sont que le dernier chapitre de ce spectacle néo-colonialiste d’horreur interminable.

Alors que les navires européens continuent à intercepter des bateaux pitoyables regorgeant de naufragés qui luttent pour leur vie, tandis que les armées européennes rétablissent le contrôle des frontières, plusieurs pays d’Amérique latine gouvernés par des gouvernements progressistes, notamment l’Argentine et le Chili, ont fait preuve d’une grande supériorité morale, de solidarité et d’internationalisme, en invitant et en prenant soin de milliers de réfugiés syriens et palestiniens, et en plus, en les traitant avec dignité et gentillesse!

Dans un bar tard dans la nuit d’un hôtel de Sao Paulo au Brésil, j’ai entendu une conversation entre un homme d’affaires suisse en visite et son homologue chilien:

« Vous savez, ces immigrants que nous appelons « sans papier », a déploré le Suisse. “C’est trop, trop! Nous devrions simplement les jeter directement à la mer; nous devrions les noyer! Nous n’avons pas besoin d’une telle merde en Europe. ”

Quelques jours plus tôt, mon ami, un responsable du gouvernement équatorien basé à Quito, m’a raconté une histoire:

« Dernièrement, de nombreux Européens continuent à venir en Équateur et dans d’autres pays d’Amérique latine, à la recherche d’un emploi, en essayant de migrer. Leurs économies s’effondrent, mais il ne font pas preuve d’humilité quand ils viennent ici, seulement d’arrogance. Un jour, un espagnol est venu me chercher un emploi. Je lui ai demandé son CV. Il m’a regardé avec une indignation totale: « Mais je suis Espagnol! a-t-il crié. « Et alors? » ai-je répondu. « Ces jours sont finis, camarade, ces jours où il ne suffisait que d’être un Européen de race blanche pour trouver un emploi n’importe où en Amérique latine! »

Le monde non occidental ne peut tout simplement pas se permettre de tolérer un afflux annuel de millions d’immigrants occidentaux! Tout d’abord, il a été agressé par l’Occident, puis dépouillé et à la fin, il devrait tolérer d’énormes hordes d’immigrés égoïstes et égocentriques, qui essaient de profiter du peu qu’il reste après le pillage des sociétés et gouvernements occidentaux.

Des régimes de visas réciproques devraient être mis en place. Les cadres juridiques doivent être renforcés pour prévenir la corruption et la spéculation sur les terres et l’immobilier. Les éventuels immigrants occidentaux devraient être obligés de prouver que leur présence profiterait au pays où ils veulent s’établir, que leurs compétences sont réellement nécessaires, de la même manière que tous les immigrants africains et asiatiques sont obligés de prouver cela lorsqu’ils souhaitent s’établir en Europe, en Amérique du Nord ou en Australie.

Et encore une fois: n’oublions pas qu’il y a beaucoup plus d’immigrés occidentaux qui tentent de s’établir à l’étranger que de ressortissants de pays pauvres qui demandent la résidence en Occident.

Crises d’immigration? Oui bien sûr! Mais pas vraiment une « crise » pour l’Occident!

Ceux qui ne s’en rendent pas compte devraient vérifier les chiffres!

Certes, beaucoup d’entre nous comprennent à quel point de nombreux Occidentaux sont déprimés; comment leur vie en Europe et en Amérique du Nord est désagréable, grise et déroutante. Nous comprenons vraiment à quel point ils souhaitent immigrer dans une partie du monde plus chaleureuse (en termes de climat et de relations humaines). Et s’ils admettaient humblement ce qu’ils ressentaient, au lieu de faire preuve d’arrogance et de supériorité… s’ils faisaient preuve d’ouverture… si les mêmes règles s’appliquaient à tout le monde… si elles étaient les mêmes pour ceux qui souhaitent immigrer en Europe, aux États-Unis, en Asie, en Afrique ou en Amérique latine… alors je suis sûr qu’au moins certaines personnes seraient disposées à manifester leur sympathie et envisageraient d’accepter au moins certains des migrants les plus désespérés d’Occident.

Mais il ne peut y avoir de sympathie s’il n’y a pas de justice. Alors que les Occidentaux immigrent librement où ils le souhaitent, l’Europe déploie désormais ses forces militaires dans le but d’intimider, d’humilier et de mettre un terme à l’immigration des victimes agressées et torturées de l’empire!

André Vltchek est un philosophe, romancier, cinéaste et journaliste d’investigation. Il a couvert des guerres et des conflits dans des dizaines de pays. Vltchek réside actuellement en Asie de l’Est et au Moyen-Orient et continue de travailler dans le monde entier. Vous pouvez le contacter via son site Web et son Twitter.

Lien de l’article en VO:

https://www.counterpunch.org/2015/10/09/stop-millions-of-western-immigrants/

source:http://lagazetteducitoyen.over-blog.com/2018/11/des-millions-de-migrants-occidentaux-inondent-l-asie-l-amerique-du-sud-et-meme-l-afrique.html

BMCE Bank of Africa,«Banque Africaine de l’année 2018»

https://www.financialafrik.com Le Groupe marocain BMCE Bank of Africa a remporté le prestigieux trophée de la «Banque Africaine de l’Année 2018» décerné par l’agence de médias et de notation Leaders League, lors du forum AIFA -Africa Investment Forum & Awards-, qui s’est tenu le 8 novembre à Paris.

Cette nouvelle consécration positionne BMCE Bank en tant que Banque universelle, poursuivant sa stratégie de croissance nationale et internationale, et ce, plus spécifiquement à travers des implantations en Afrique, sous l’ombrelle du Groupe Bank Of Africa.

En  Europe, la banque se déploie  à travers BMCE International Holding, regroupant les deux filiales européennes basées à Londres et à Madrid, BMCE EuroServices, établissement de paiement au service de la diaspora marocaine et africaine.

En Asie, la troisième banque marocaine en termes de total bilan ( derrière le duo Attijariwafa Bank et BCP) est présente en Chine à travers la filiale BMCE Shanghai. Rédaction

Vu de Londres, le climat d’investissement s’est amélioré en Afrique

https://www.financialafrik.com Selon le rapport « Africa Risk-Reward Index November» publié le 12 novembre à Londres, le climat d’investissement s’est largement amélioré en Afrique.

L’amélioration concerne les entreprises et  les investisseurs financiers. Le fait que la croissance sur le continent ait rebondit n’est pas étranger à cette bonne appréciation présentée dans la troisième édition de l’Indice de risque et de rendement en Afrique du cabinet de conseil spécialisé dans la gestion des risques Risks (www.ControlRisks.com) et Oxford Economics.

Après plusieurs années de turbulences politiques et économiques, avec la croissance la plus faible depuis le début des années 90, le rapport prévoit maintenant un retour en force de la croissance en Afrique subsaharienne jusqu’à la fin de la décennie, ce qui permettra de mieux rentabiliser les investissements par rapport au risque.

La croissance du PIB de l’Afrique subsaharienne devrait atteindre 3,7% l’an prochain, après avoir atteint 2,9% cette année, contre 2,6% en 2017, et une croissance anémique de 1,1% en 2016. En 2020, la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait atteindre 4,3%.

D’autres indicateurs économiques clés, tels que les niveaux d’investissement direct étranger, se sont également améliorés. Les conclusions les plus récentes de l’Indice de risque et de rendement pour l’Afrique montrent clairement que la reprise en Afrique subsaharienne n’est pas portée  par les principales économies de la région, notamment le Nigéria et l’Afrique du Sud.

Outre l’Angola, l’indice montre que le Nigéria et l’Afrique du Sud n’ont enregistré que de légères améliorations dans le rapport risques / avantages depuis le dernier rapport en juin. Cela concorde avec les avertissements récents du Fonds monétaire international (FMI) selon lesquels les piètres performances relatives de ces économies freinent l’économie africaine au sens large.

Les profonds changements politiques survenus dans plusieurs régions de l’Afrique subsaharienne depuis la fin de 2017 ont poussé les nouveaux dirigeants de pays comme l’Angola et l’Éthiopie à adopter des programmes de réformes, ce qui représente des étapes largement positives pour la croissance future. Cependant, le rapport constate que la vague de réformes actuelle n’a encore amorcé que des améliorations significatives des scores risque / rendement au Zimbabwe Rédaction

Fonds de pension en Afrique:L’Africa Investment Forum appelle à une hausse des investissements

https://www.lejecos.com Investir plus dans les fonds de pension en Afrique. C’est l’une des recommandations de l’Africa Investment Forum qui s’est tenu du 7 au 9 novembre dernier à Johannesburg en Afrique du Sud.

Si les grandes économies africaines investissent déjà sur les marchés des actions et dans les fonds de pension, davantage de pays devraient leur emboîter le pas pour attirer les investissements directs étrangers dont le continent a cruellement besoin. Selon un communiqué parvenu au journal de l’économie sénégalaise(LEJECOS), telles sont les conclusions d’une session consacrée au « Dialogue des investisseurs institutionnels » lors de l’Africa Investment Forum, qui s’est déroulé à Johannesburg, Afrique du Sud, du 7 au 9 novembre dernier.

« Nous assurons la gestion de 120 milliards de dollars environ, investis sur le marché des actions sud-africains, dans des fonds de pension, ainsi que d’un autre portefeuille investi dans différentes régions d’Afrique », a indiqué Linda Mateza, chef des placements à la Caisse de retraite des fonctionnaires d’Afrique du Sud.
Les fonds de pension sont actifs également au Nigeria : « Jusqu’ici, nous avons investi 25 milliards de dollars en placements privés dans les infrastructures, dans le secteur du logement et dans des fonds de pension », a expliqué Dave Uduanu, président de l’Africa Pension Fund Network, au Nigeria. En Afrique, renseigne le document, les actifs sous gestion des fonds de pension, des fonds d’assurance et des fonds souverains totalisent plus de mille milliards de dollars. « Pourquoi ne voit-on pas plus de fonds de pension africains investir en Afrique ? », a interrogé Ritesh Anand, vice-président exécutif de Crown Agents Investment Management Ltd. « En moyenne, les fonds de pension africains investissent moins de 10 % de leurs ressources sur le continent. Si les fonds de pension internationaux et les fonds de
pension d’Afrique y consacraient respectivement 1 % et 10 % de leurs placements, cela changerait la donne pour le continent », a-t-il souligné.
Selon le communiqué, l’Afrique subsaharienne compte le plus grand nombre de réformes réglementaires (107) au monde, dans tous les secteurs. Un tiers des réformes relatives aux activités commerciales recensées dans le classement Doing Business 2019 de la Banque mondiale ont été faites dans les économies d’Afrique.
Le continent a amélioré son environnement des affaires, mais il reste des obstacles de taille. « La perception des risques et des rendements des fonds de placement et des fonds de pension pose un problème aux investissements institutionnels en Afrique », a déploré Lerry Knox, directeur général de Sovereign Infrastructure Group.
L’Africa Investment Forum, dont c’était cette année la première édition, vise à atténuer les risques des transactions, à réduire les frais d’intermédiation, à améliorer la qualité des informations et des documentations relatives aux projets et à nourrir un dialogue actif et productif entre les gouvernements africains et le secteur privé. Adou Faye

Performance du système de gestion des finances publiques du Sénégal : plus de 500 rapports d’évaluation de la gestion des finances publiques dans 149 pays avaient été publiés au 31 décembre 2015

https://actusen.sn/ Le ministère de l’Economie des Finances et du Plan, en collaboration avec la délégation de l’Union européenne, a organisé ce lundi un atelier portant l’évaluation de la performance du système de gestion des finances publiques du Sénégal suivant la méthode Pefa (dépense publique et responsabilité financière) 2016.

Cette troisième évaluation, d’après la première conseiller, chef de coopération, délégation de l’Union européenne en République du Sénégal «est une attente partagée avec le Gouvernement du Sénégal pour disposer d’une nouvelle base d’information permettant d’apprécier le système de gestion des finances publiques, de confirmer les progrès accomplis et de dialoguer sur les stratégies et les priorités de réforme».

Aussi, ajoute-t-elle «lorsque les ressources sont insuffisantes pour répondre à tous les besoins des populations, il est indispensable de pouvoir rendre des comptes et mettre à la disposition du citoyen, notamment, via la Cour des Comptes et le contrôle du Parlement ou des autres institutions de contrôle, les informations relatives à la gestion des deniers publics».

En effet le Secrétaire général du ministère de l’Economie des Finances et du Plan qui a présidé cette rencontre a magnifié ce programme qui, selon, est devenu la base de référence pour les évaluations de la gestion de la finance publique.

«Depuis 2001 le cadre Pefa est devenu la base de référence pour les évaluations de la gestion de la finance publique. Au 31 décembre 2015, plus de 500 rapports d’évaluation de la gestion des finances publiques dans 149 pays avaient été publiés», a dit Bassirou Samba.Actusen.sn

Hydrocarbures:Total Sénégal réalise un résultat avant impôt de 5,4 milliards de FCFA au 30 Juin 2018

https://www.lejecos.com Total Sénégal réalise un résultat des activités ordinaires avant impôts de 5.4 milliards de Francs CFA sur le 1er semestre 2018, soit une croissance de 79% par rapport à la même période de l’exercice précédent, a appris le journal de l’économie sénégalaise(LEJECOS) auprès des dirigeants de la compagnie basée Dakar

Grâce à la croissance de ses ventes (+16.9%) sur le marché intérieur, le résultat des activités ordinaires avant impôts s’établit à 5.4 GFCFA.  Leader reconnu dans ses activités au Sénégal, fort de sa stratégie de consolidation de son fonds de commerce et dû au renforcement de ses équipes commerciales, la filiale sénégalaise de la multinationale française  continue de poursuivre la croissance de ses activités et de son résultat.
Et notamment sur les canaux
– Commerce Général et Fioul lourd dans les secteurs TP, Cimenteries, Transports et Soutes,
– Aviation avec de nouveaux contrats dans un environnement à marges contraintes, – GPL avec le développement du maillage des grossistes.
La poursuite du plan d’excellence opérationnelle combinée au dynamisme et au savoir-faire de ses équipes devront permettre à Total Sénégal de continuer à faire croître ses résultats au second semestre 2018.
Pour rappel, Total Sénégal est le leader de la distribution de carburants sur le marché sénégalais. Détenue à 69,1% par le Groupe Total, la société est inscrite à la cote de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) depuis février 2015. Elle distribue des carburants au travers d’un réseau de 175 stations-service au Sénégal mais également à une clientèle d’entreprises. Elle commercialise par ailleurs du GPL, des lubrifiants et des carburants aviation. Adou Faye

Ndongo Samba SYLLA,Économiste:«C’est Nous Qui Finançons La France»

Après plus de 70 ans de coopération financière, entre la France et les pays de la zone franc, la question du développement de nos Etats respectifs se pose avec acuité. D’où la pertinence de la garantie de la convertibilité et la fixation du taux de change entre autres questions.

C’est la problématique abordée par Ndongo Samba Sylla, économiste et chercheur à la Fondation Rosa Luxembourg et Fanny Pigeaud, journaliste indépendant et collaboratrice à Médiapart dans l’ouvrage intitulé: «L’Arme invisible de la Françafrique; une histoire du franc CFA», présenté au public samedi dernier, dans le cadre des activités mensuelles de l’Arcade appelées «Samedi de l’économie».

Hausser le débat et la réflexion sur le défi monétaire du franc CFA, est une question préjudicielle au développement de nos Etats et nous permettra sans doute de mieux comprendre que l’enjeu est d’importance surtout en termes de développement qu’en termes d’avantages et d’inconvénients de la monnaie. C’est cette lecture revigorante à savoir la pensée monétaire que Fanny Pigeaud, journaliste indépendante et Ndongo Samba Sylla économiste, chargé de programmes et de recherche au bureau Afrique de l’ouest de la Fondation Rosa Luxembourg proposent aux usagers du franc CFA, à travers un livre intitulé: «L’Arme invisible de la Françafrique; une histoire du franc CFA».

L’ouvrage a été officiellement lancé samedi dernier, à Dakar dans le cadre des activités mensuelles de l’Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène (Arcade), dénommées «Samedi de l’économie».

Tout d’abord l’économiste sénégalais fait remarquer sur cette question que, parler de souveraineté des Banques centrales de la zone franc (Bceao-Uemoa, et Beac-Cemac) en matière de politique monétaire s’avère le moins disant de la problématique. Car, à l’en croire, les statuts (mécanismes) réjouissant le franc CFA sont verrouillés. Ainsi, selon lui, «L’on nous dit que la France garantit la convertibilité illimitée du franc CFA, un gros mot. En clair, cela signifie que si chacune des Banques centrales (Beceao, Beac) venait à voir ses réserves de change s’épuiser (dollars, euros, yens), le Trésor public Français s’arrangerait à leur prêter ses euros à leur volonté. Et donc, nos réserves ne nous servent pas grande chose. D’où la pertinence de l’effectivité de cette garantie de franc CFA? Or, cette réalité a été rarement effective». Et pour preuve: «Depuis la dévaluation de 1994, jusqu’à présent, la France n’a pas prêté un seul sou aux Banques centrales. Parce que le cumul de toutes nos réserves (Sénégal, Côte d’Ivoire…) peuvent assurer nos opérations à l’extérieur. Donc, point de garantie Française». Deuxième chose, qui auparavant était explicité c’est que «la France est représentée dans les Banques centrales (Bc) à travers les conseils d’administration et les comités de politiques monétaire. Mieux, elle s’arroge le droit de véto. Auparavant, c’était explicite mais aujourd’hui, c’est devenu implicite. Parce que pour modifier les statuts, il faut l’unanimité. Mais les décisions ordinaires se prennent à la majorité simple. Et là les africains sont majoritaires. Mais à ce niveau les statuts sont verrouillés déjà». Par conséquent, «sur certaines questions, il n’est pas possible de décider, ni moins encore de délibérer sur quoi que ce soit».

Symboliquement, c’est nous qui finançons la France

Poursuivant son développement, il indique que «la France, siégeant dans les Banques centrales s’est donnée les moyens de mettre en place des ratios de surveillance. En clair, la France se porte garant si jamais nos réserves atteignent 20% de l’émission monétaire, tout en s’assurant qu’on n’arrivera jamais à ce plafond.

Systématiquement ces ratios de surveillance s’arrangent à ce que les réserves ne baissent pas en dessous de 20%. Et pour contourner, très souvent, elle engage des politiques restrictives (politiques de durcissement de crédits) pour éviter ces situations. En définitive, de manière symbolique, c’est nous qui finançons la France, même si, par ailleurs, ceci est moins signifiant par rapport au budget Français. Parce qu’on y dépose nos réserves en y versant une petite commission et la France les utilise à sa guise.»

Ce sont les africains qui garantissent leur propre monnaie au Trésor Français

La question préjudicielle, c’est qu’est-ce la France fait dans le système CFA alors qu’elle ne garantit pas la monnaie. Une question que les économistes et politiciens doivent se poser. D’ailleurs, pour s‘en convaincre, indique le chercheur: «Dans la loi de finances du budget Français, section accord de coopération monétaire (Bceao, Beac, et Banque centrale des Comores), et au titre de la garantie de la convertibilité, il est inscrit zéro. C’est-à-dire la France ne prévoit jamais de garantir le Franc CFA au cas où nos réserves venaient à s’épuiser.

Et lorsqu’une telle situation se pose, seules deux options se dégagent : faire appel au Fonds monétaire international (Fmi) ou alors dévaluer la monnaie».

Pour preuve, souligne –t-il: «En 1994, si la France avait exercé sa garantie, il n’aurait jamais dévaluation. Et à chaque fois qu’on parle de dévaluation, la France s’y soustrait… C’est dire que c’est de l’arnaque».

La garantie de convertibilité, c’est du toc

Débuté par les contre-sens de la France sur la garantie de la convertibilité, l’économiste laisse entendre ceci: «Se vanter d’avoir la meilleure monnaie du monde que la France elle-même ne garantit pas, c’est un non-sens». Et sous ce rapport: «Beaucoup d’économistes ne s’y sont pas penchés. Ceci, nous amène à dire que la garantie de convertibilité n’existe pas, c’est du toc».

Le taux d’intérêt réel est négatif

Depuis la crise financière internationale, les Banques centrales des pays riches ont enclenché des po

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