La Banque mondiale dresse les belles performances du Sénégal..

La Banque mondiale dresse les belles performances du Sénégal et se projette vers la stratégie 2019-2023

https://www.dakaractu.com/ Dans le cadre de ses activités au cours de l’année 2018, la Banque mondiale a partagé ce mardi 13 novembre la revue de son portefeuille sous la présidence du ministre de l’Economie, des finances et du plan.

Au cours de son intervention, Madame Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, a noté les belles performances de l’État du Sénégal en matière de réduction de la pauvreté, de santé, de protection des côtes, d’adaptation, entre autres.

A ce titre, Madame Cord invite le gouvernement sénégalais à multiplier les réformes, surtout en matière d’éducation.

 REVUE ANNUELLE CONJOINTE DU PROGRAMME DE COOPERATION ENTRE LE SENEGAL ET LA BANQUE MONDIALE

DISCOURS DE MONSIEUR AMADOU BA MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Madame la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Sénégal,

Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux,

Mesdames, Messieurs les Directeurs et Chefs de Services Nationaux,

Mesdames, Messieurs les Coordonnateurs de Projets,

Honorables Invités, Mesdames, Messieurs.

C’est avec un grand plaisir que je me retrouve aujourd’hui parmi vous pour renouer une tradition entre le Sénégal et la Banque mondiale qui consiste à faire une revue exhaustive des opérations en matière de coopération entre notre pays et votre institution.

Ainsi, l’occasion nous est donnée, encore une fois, à travers cette rencontre (i) d’exposer les résultats obtenus dans le cadre de cette coopération, (ii) de partager les expériences liées à l’instruction et à l’exécution des projets et programmes (iii) de présenter les conclusions préliminaires du rapport d’achèvement de la Stratégie de Partenariat Pays (2013-2017) et (iv) de valider les objectifs et domaines d’intervention prioritaires de la prochaine Stratégie (2019-2023), en conformité avec les priorités du Gouvernement déclinées dans le Plan Sénégal Emergent (PSE).

Madame la Directrice des Opérations,

Mesdames, Messieurs

Il me plaît d’emblée de magnifier l’étroite collaboration entre la Banque Mondiale et le Gouvernement du Sénégal au cours de ces cinq (5) dernières décennies marquées par un fort engagement à accompagner le développement économique et social de notre pays.

Les activités menées dans le cadre de cette coopération ont connu une évolution importante et diversifiée au profit des populations sénégalaises bénéficiaires. A cet égard, il est heureux de constater que la Banque Mondiale continue de figurer parmi les premiers partenaires techniques et financiers du Sénégal.

Le portefeuille de coopération comprend actuellement 30 projets actifs pour un montant total d’environ 1710 millions de dollars US, soit environ 977 milliards de FCFA, dont 9 projets régionaux, un appui budgétaire de 150 millions de dollars us, environ 75 milliards FCFA et des études pertinentes dans les secteurs prioritaires déclinés dans le PSE

Madame la Directrice des Opérations,

Les domaines couverts par notre coopération portent pour l’essentiel sur l’Agriculture, la Santé, l’Education, l’Emploi des Jeunes, le Développement des Compétences, le genre, la protection sociale, l’énergie, les transports et l’hydraulique qui restent des leviers importants pour tirer le Sénégal vers l’émergence.

Je voudrais donc saisir cette opportunité pour vous réitérer toute la reconnaissance du peuple sénégalais pour les efforts que vous ne cessez de déployer pour accroitre de manière significative le niveau d’intervention de la Banque Mondiale dans notre pays.

En effet, les différents projets du portefeuille enregistrent des taux d’exécution satisfaisants ces dernières années du fait, d’une part (i) d’un suivi rapproché avec l’implication effective de vos équipes à travers l’organisation de missions conjointes de supervision, d’appui-conseil et une meilleure exploitation des rapports d’audit, et d’autre part, de l’utilisation du système électronique des décaissements (Client Connexion) qui raccourcit les délais de paiement.

De même, les retards déplorés il y a quelques années dans l’instruction des dossiers de marché ont connu une sensible amélioration avec (i) le relèvement substantiel par votre Institution, des seuils de revue a priori, et (ii) la suppression de la double revue pour les marchés d’un certain seuil.

Par ailleurs, la mise en œuvre des projets financés par la Banque mondiale a fortement contribué au bon comportement des agrégats macroéconomiques en 2018 avec un taux de croissance du PIB projeté à 7,0% et celui de 2019 à 6,9% grâce aux performances du secteur agricole, au redressement du secteur de l’industrie et à la consolidation de la dynamique des services.

Le déficit budgétaire a, par contre, connu une légère dégradation due, entre autres, à la hausse des cours du pétrole qui est passé de 362,2 milliards (3,0% du PIB) en 2017 à 475,2 milliards (3,5% du PIB) en 2018.

Cependant, pour être inclusive et soutenable, la croissance du PIB doit être davantage génératrice d’emplois, surtout pour les jeunes générations et s’opérer dans un cadre de gouvernance et d’allocation des moyens publics rigoureux.

Par conséquent, la relance et la diversification des moteurs de croissance du pays nécessitent une meilleure synergie entre l’offre de formation et le marché du travail ainsi que la mise en place d’un cadre propice à l’investissement privé générateur d’emplois et de revenus.

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Madame la Directrice des Opérations,

C’est également dans cette optique que vos équipes travaillent en parfaite collaboration avec celles du Gouvernement pour finaliser et mettre en œuvre dans de bonnes conditions la nouvelle stratégie pays (2019-2023) afin de contribuer significativement au financement de la deuxième phase du PSE, notamment en mettant l’accent sur :

-la construction du capital humain et la résilience tout au long du cycle de la vie ;

  1. i)l’amélioration du développement territorial ;
  2. ii)la création d’un écosystème propice au développement digital et

iii)             les secteurs transversaux tels que la lutte contre la pauvreté, le genre, la gouvernance, les changements climatiques et les aspects sociaux et de sauvegarde environnementale ainsi que le secteur privé.

La période 2019-2023 de la nouvelle stratégie pays coïncidera avec la mise en œuvre du 2ème Plan d’Actions Prioritaires (PAP) du PSE et sera l’occasion pour le Sénégal et la Banque Mondiale de concrétiser toutes ces belles initiatives prises dans le seul but d’améliorer les conditions de vie des populations sénégalaises.

Dans cette perspective, il convient de saluer les efforts effectués par nos équipes conjointes qui travaillent depuis plusieurs mois sur cette seconde phase et qui ont pu déjà faire signer, depuis le début de l’année 2018, plusieurs accords de financement importants pour le compte des projets suivants :

Ø  Projet de relèvement d’urgence et de résilience à Saint-Louis (30 millions de dollars US, environ 16 milliards FCFA) ;

Ø  Projet eau-assainissement en milieu Rural (130 millions de dollars US, environ 69 milliards FCFA) ;

Ø  Projet Investir dans la Petite Enfance pour le Développement Humain (75 millions de dollars US, environ 40 milliards FCFA) et

Ø   Projet de renforcement de l’employabilité des jeunes à travers l’apprentissage non formel au Sénégal (53 millions de dollars US, environ 28 milliards FCFA).

Madame la Directrice des Opérations,

Je tiens à souligner que nos équipes travaillent d’arrache-pied en collaboration avec les Coordonnateurs de projets, ici présents, afin d’améliorer les conditions de mise en œuvre de notre portefeuille de projets et programmes. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’une importante réunion s’est tenue en juin dernier pour proposer des solutions aux difficultés liées notamment à la mobilisation des contreparties financières au titre de l’année 2018.

Il convient de préciser qu’à la suite de cette rencontre, des mesures ont été mises en œuvre pour prendre en charge les contreparties nécessaires, notamment à travers la dernière Loi de Finances Rectificative pour l’année 2018.

A ce titre, un montant de six milliards cinq cent trente et un millions six cent quatre-vingt-trois mille cinq cents francs CFA (6 531 683 500 F.CFA) s’est ajouté aux montants initialement prévus, d’où des crédits ouverts en 2018 d’un montant d’environ 29,840 milliards FCFA, rien que pour la prise en charge correcte des différentes contreparties des projets du portefeuille.

J’ai également donné les instructions nécessaires pour que les efforts soient poursuivis afin que la mobilisation de ces contreparties soit faite dans les délais prévus pour améliorer l’efficacité de nos opérations.

Madame la Directrice des Opérations,

Avant de terminer mon propos, permettez-moi d’adresser mes félicitations aux Coordonnateurs et Chefs de Projets ainsi qu’à tous les acteurs concernés par l’exécution des projets et qui contribuent de manière remarquable à l’atteinte des objectifs de notre Programme de Coopération.

A cet effet, je voudrais les inviter à renforcer ces efforts pour que les projets puissent atteindre des niveaux records de réalisation.

C’est pourquoi, j’attache une grande importance à la tenue de cette revue annuelle du portefeuille qui offre l’occasion à toutes nos Parties concernées d’examiner, de manière objective, nos performances dans la conduite des opérations en vue d’en améliorer l’efficacité.

Madame la Directrice des Opérations,

Pour terminer, je voudrais vous demander de transmettre aux autorités de la Banque notre profonde gratitude pour les résultats appréciables obtenus dans la mise en œuvre de notre programme de coopération et, surtout, pour l’engagement à maintenir notre partenariat à un niveau exemplaire d’efficacité.

En souhaitant plein succès à nos travaux, je déclare ouverts les travaux de la revue annuelle conjointe du Programme de Coopération entre le Sénégal et la Banque Mondiale.Je vous remercie de votre aimable attention

Revue du portefeuille des Operations de la Banque mondiale au Sénégal

Discours de Mme Louise J. Cord, Directeur des Opérations de la Banque mondiale au Senegal 13 Novembre 2018

Monsieur le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan

Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux et Centraux

Mesdames et Messieurs les Directeurs, Coordonnateurs et Chefs de projets

Chers collègues

Chers Participants,

C’est pour moi un plaisir de prendre la parole dans le cadre de cette nouvelle revue du portefeuille des opérations de la Banque mondiale au Sénégal. Je me réjouis de l’organisation et la tenue de cet important évènement qui, faut-il le rappeler, fait partie intégrante du dispositif de suivi des performances de notre portefeuille au Sénégal.

Le portefeuille de la Banque mondiale a connu une forte croissance passant de 1,4 milliards de dollars en 2017 soit environ 700 milliards de francs CFA (y compris 130 milliards de francs CFA au titre des projets régionaux) à 2,13 milliards de dollars en 2018 soir environ 1065 milliards de francs CFA, dont 206 milliards francs CFA pour des projets régionaux. La concentration sectorielle du portefeuille est assez équilibrée avec 19% des financements qui vont au secteur du développement humain (santé, éducation, protection sociale) ; 19% également qui vont au secteur des infrastructures et des transports ; 17% au secteur du développement rural (agriculture, élevage, pêche et changement climatique) ; 15% au secteur de l’énergie et de l’assistance technique du domaine gazier ; 5% pour des appuis budgétaires pour accompagner les réformes et 3% en appui au secteur privé.

Si nous avons été capable de mobiliser ces ressources pour le Sénégal, c’est d’abord grâce à aux performances économiques du pays qui ont facilité notre plaidoyer auprès de notre Conseil d’administration pour plus de ressources mais également grâce au succès de la reconstitution des ressources IDA18 (grâce à nos donateurs).

Pour importantes que soient ces allocations financières, ce qui compte pour vous comme pour nous, c’est l’impact que ces Projets appuyés par la Banque peuvent avoir pour la réalisation des objectifs du Plan Senegal Emergent (PSE) en visant spécifiquement à réduire la pauvreté et à réaliser une croissance inclusive et en aidant le pays à relever certains défis fondamentaux de développement. A titre illustratif et non exhaustif, je vais citer quelques exemples concrets.

Le capital humain est au cœur du potentiel de développement du pays. Le nouvel indice de capital humain (ICH) de la Banque mondiale montre que le Sénégal obtient un score de 0,42, sur une échelle allant de 0 à 1, ce qui signifie que la cohorte d’enfants nés aujourd’hui n’atteindra que 42% de son potentiel de productivité d’ici l’âge de 18 ans si les tendances dans l’éducation et la santé restent constantes. Ce score place le pays au 121 rang mondial (sur 157 pays classés), légèrement au-dessus de la moyenne de l’Afrique Sub-Saharienne (0.40) mais en-dessous des pays à revenus intermédiaires que le Sénégal aspire à émuler dans le contexte de l’émergence. La performance du Sénégal sur l’indice (HCI) est également contrastée en fonction des indicateurs pris en compte et d’autres variables complémentaires, avec une performance relativement bonne en termes de nutrition et de survie (le taux de retard de croissance le plus bas de toute l’Afrique, à 17%), mais des résultats décevants en matière de scolarité, avec des enfants qui restent moins à l’école que leurs homologues africains et des progrès insuffisants en matière de santé maternelle, néonatale et reproductive. Cependant, nous sommes convaincus que le Sénégal va faire des progrès puisque qu’il a accepté, avec 27 autres pays dans le monde, d’être un Pays Pionnier dans le contexte du Projet sur le Capital Humain (PCH) qui comprend un programme de renforcement de la recherche et des évaluations, ainsi qu’une aide pour aider les pays à accélérer leurs progrès.

Les investissements dans le capital humain sont essentiels, et le Sénégal s’efforce de créer aujourd’hui des opportunités de productivité pour ses jeunes et d’exploiter le dividende démographique pour la prochaine génération. Grâce à notre partenariat avec le gouvernement, et en plus des projets déjà en cours dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la nutrition, et de la protection sociale, nous sommes aussi en train de financer un projet pour l’amélioration de l’Employabilité des Jeunes à travers l’Apprentissage Informel pour soutenir la créativité et la productivité des jeunes y compris les jeunes filles. En particulier, ce projet permettra à 24,000 jeunes apprentis, dont au moins 35% de femmes, d’obtenir un certificat de compétences techniques valorisées par leur futur employeur et clients tout en ayant aussi accès à des formations complémentaires (i.e., alphabétisation ; calcul de base ; compétences entrepreneuriales et de savoir être)

Monsieur le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan

Chers Participants,

Il est essentiel de maintenir la croissance pour atteindre les objectifs d’émergence. Cette croissance a été supérieure à 6% depuis 2014 et devrait l’être pour la cinquième année consécutive en 2018. Les études suggèrent que le pays a besoin d’une croissance soutenue – pas nécessairement des pics de croissance élevés – pour réduire la pauvreté. Nous accompagnons le Sénégal à mettre en place des réformes structurelles nécessaires pour renforcer sa compétitivité et une croissance inclusive. La série programmatique de trois appuis budgétaires vise à renforcer la gouvernance, à promouvoir la concurrence et les investissements, et à faciliter un accès équitable dans les secteurs de l’énergie et des TICs, ainsi que de poser les fondements politiques, institutionnels et financiers de la nouvelle économie numérique.

Le Changement climatique est un défi majeur au Senegal, notamment à cause de la densité de population élevée le long de la côte ainsi que de la dépendance d’une part importante de la population, 62% de la population rurale, vis-à-vis de l’agriculture. Dans ce domaine, le Projet d’Urgence et de Résilience de Saint Louis et le projet de Protection sociale adaptative qui ont prévu des mécanismes pour renforcer la résilience des populations vivant le long des côtes sont les deux projets phares du Gouvernement que nous appuyons. De même, le Projet d’appui au développement du tourisme, récemment inauguré par le Président, Son Excellence Macky Sall, qui vise entre autres à protéger les côtes contre l’érosion côtière, et le Projet d’aide à la gestion des eaux pluviales dans l’est de Dakar, sont autant d’initiatives visant l’adaptation aux changements climatiques.

Pour ce qui est de l’agriculture, qui emploie encore 36% de la population, la Banque est engagée sur long terme à travers des programmes visant tout aussi bien le développement d’une agro-industrie intégrée dans le tissu local de petits producteurs au travers du PDIDAS, qu’au développement de la recherche pour de nouvelles espèces plus résistantes. A l’avenir, l’engagement de la Banque sera renforcé dans le secteur, notamment avec un focus de développement territorial sur deux zones particulières, le bassin arachidier et la Casamance, pour qu’ensemble, nous réussissions à transformer le secteur vers une agriculture productive moderne. En outre, en s’engageant dans ces sous-secteurs, la Banque entend soutenir les réformes du gouvernement y compris la modernisation du régime foncier.

La croissance n’aura d’avenir que si elle est portée par le secteur privé. Or, la Banque est engagée dans la maximisation des finances pour le développement avec le recours autant que possible à l’appui du secteur privé non seulement pour le financement des infrastructures, mais également pour leur exploitation. Ainsi, la Banque mondiale finance des Projets ou le secteur privé apportera une part non négligeable des financements nécessaires et assurera l’exploitation du service, comme pour le BRT, un Projet finance à hauteur de 300 millions de Dollars par la Banque mondiale, soit environ 150 milliards de francs CFA, destiné à faciliter la mobilité entre le centre de Dakar et Guédiawaye grâce à une ligne en site propre de bus modernes et peu polluant; ce qui contribuera à termes à désengorger la métropole de Dakar. Ce Projet devrait permettre de mobiliser des financements prive à hauteur de 50 à 60 millions de dollars. La Banque est également très engagée dans le domaine de l’Alimentation en Eau et Assainissement en Milieu Rural : elle a approuvé le 22 juin 2018 une nouvelle opération pour un montant de 130 million de Dollars Etats-Unis soit environ 65 milliards de F CFA pour l’eau et l’assainissement permettant l’amélioration du cadre de vie des populations vivant loin des grands centres urbains. La Banque continue également à soutenir fortement le secteur de l’énergie, tant pour en améliorer la gestion et l’efficacité, que sur les questions de production, où nous appuierons une transition vers l’utilisation du gaz dans l’optique d’offrir d’avantage l’énergie aux populations à moindre coût.

Dans le cadre de la promotion de la redevabilité, la Banque mondiale appuie les efforts du gouvernement à travers le financement basé sur les résultats, un instrument qui permet d’obtenir des résultats rapides. Des projets comme le PACASEN et le projet Financement de la Santé et de la Nutrition utilisent déjà cet instrument ; qui permet de développer la gouvernance et le leadership à tous les niveaux du système et aussi de décaisser plus rapidement à partir des indicateurs sélectionnés lorsqu’ils sont atteints. Des contrats de performance basés sur les résultats sont également en place dans le secteur de l’éducation, tant au niveau du primaire et du secondaire qu’au niveau du supérieur, ce qui a permis d’améliorer les résultats de façon significative au cours des dernières années.

Monsieur le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement

Chers Participants,

Bien que le portefeuille soit solide, en croissance et novateur, nous sommes cependant, confrontés à d’importants défis en matière de mise en œuvre  liés entre autres: (i) au respect des politiques de sauvegarde environnementales et sociales : (ii) à la situation budgétaire particulièrement tendue du gouvernement, qui a entraîné une insuffisance des fonds de contrepartie, en particulier pour supporter les coûts de réinstallation des personnes affectées par les projets ; (iii) aux retards de paiement des fournisseurs et des entrepreneurs et ; (iv) aux difficultés rencontrées pour obtenir des approbations efficaces des contrats d’approvisionnement entre les ministères sectoriels et le ministère des Finances. Cela limite le potentiel de notre programme pour produire l’ensemble des résultats complets et des impacts attendus, créant des demandes de prolongations – qu’il sera difficile de satisfaire-  et des retards dans l’exécution des projets.

Dans la perspective, et ce, dans le cadre de notre nouvelle stratégie de partenariat en cours d’élaboration, nous cherchons à consolider notre portefeuille et nos domaines d’engagement, et à nous concentrer sur quelques projets dans des secteurs clés où nous pouvons avoir la plus grande valeur ajoutée afin de nous concentrer sur l’appui à la mise en œuvre, tout en augmentant les financements via l’appui budgétaire. Ceci nous permettra de continuer à travailler sur des mécanismes visant à renforcer la responsabilité et l’appropriation du gouvernement pour ainsi faciliter les décaissements, identifier clairement les enseignements tirés de nos stratégies antérieures et renforcer les capacités nationales sur les sauvegardes sociales et environnementales afin que nous puissions nous appuyer de plus en plus sur les procédures/exigences nationales  dans ces domaines, conformément à notre nouvelle politique de sauvegarde de la Banque mondiale qui sera présentée et discutée aujourd’hui.

Monsieur le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan

Chers Participants,

Permettez-moi avant de clore mon propos de vous adresser mes vives félicitations pour l’excellence du dialogue qui nous permet de communiquer et de travailler en étroite synergie pour rendre encore plus bénéfiques aux citoyens de votre pays, les fruits de partenariat Sénégal-Banque mondiale. Nous avons lancé le processus d’élaboration du nouveau Cadre Partenarial avec le Senegal pour les six prochaines années. Aussi, voudrais-je saisir cette revue comme opportunité pour partager les leçons apprises dans la mise en œuvre de la stratégie passée pour nous assurer que nous avons capté les bonnes leçons pour mieux informer l’élaboration de la prochaine stratégie.

Je renouvelle le vœu de voir les conclusions de nos travaux traduites en actes concrets sous forme de solutions aux contraintes que nous aurons identifiées afin de faire du portefeuille des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, un portefeuille d’excellence avec des bénéfices tangibles au profit des populations des villes et campagnes de toute la nation sénégalaise.Je vous remercie !!!

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