Des millions de migrants occidentaux inondent l’Asie, l’Amérique du Sud et même l’Afrique

https://reseauinternational.net Le journaliste-écrivain américain d’origine russe André Vltchek, qui voyage dans ces pays depuis des décennies, a pu constater cette invasion migratoire occidentale et aussi le fait que la majorité de ces migrants occidentaux arrivent avec un complexe de supériorité et ne respectent pas beaucoup les cultures locales.

Voici son article:

Arrêtez les millions d’immigrants occidentaux! Par André Vltchek pour Counter Punch le 9 octobre 2015

Des dizaines de millions d’immigrants européens et nord-américains, légaux et illégaux, inondent les villes et les campagnes d’Asie, d’Amérique latine et même d’Afrique.

Ces migrants occidentaux chargent comme des taureaux et le sol tremble sous leurs pieds; ils fuient l’Europe et l’Amérique du Nord en hordes. Au fond, ils ne peuvent pas supporter leur propre style de vie, leurs propres sociétés, mais vous les entendrez difficilement le dire. Ils sont trop fiers et trop arrogants! Mais, après avoir constaté que d’innombrables régions du monde étaient adaptées à leurs besoins personnels, parce qu’elles étaient sûres, attrayantes et bon marché, ils ont tout simplement fait leurs bagages et s’y sont rendus!

On nous dit que quelques centaines de milliers d’exilés africains et asiatiques provoquent maintenant une grande « crise de réfugiés » dans toute l’Europe! Les gouvernements et les médias sont en train de répandre la panique, les frontières sont reconstituées et les forces armées interrompent la libre circulation des personnes. Mais le nombre d’étrangers entrant illégalement en Europe est incomparablement inférieur au nombre de migrants occidentaux qui inondent, souvent de manière illégale, pratiquement tous les coins du monde.

Aucun « paradis secret » ne peut plus être caché et aucun pays ne peut maintenir sa structure de prix raisonnable. Les immigrants potentiels d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie sont déterminés à s’enrichir par tous les moyens, aux dépens des populations locales. Ils sont constamment à la recherche de bonnes affaires: ils surveillent les prix partout, prêts à passer à l’acte, à condition que le lieu offre de bonnes affaires, des lois d’immigration laxistes et un cadre juridique faible.

Tout ce qui est pur et inexploité est en train d’être corrompu. À la vitesse de l’éclair, les immigrants occidentaux s’emparent de terrains et de biens immobiliers à prix raisonnables. Ensuite, ils imposent leur mode de vie à tous ces « territoires nouvellement conquis ». En conséquence, des cultures entières s’effondrent ou changent au point qu’on ne puisse plus les reconnaître.

En général, les migrants occidentaux sont arrogants et têtus; ils ne ressentent aucune pitié pour les pays qu’ils inondent. Ce qui les entoure n’est qu’un fond coloré pour leur précieuse vie. Ils ne peuvent ni ne veulent « adopter » les coutumes locales, car ils sont habitués au fait que leur culture est la « culture phare » – la culture qui contrôle le monde.

Ils viennent, ils exigent, et ils prennent tout ce qu’ils peuvent – souvent par la force. Si rien n’est fait, ils prennent tout. Après, quand il ne reste presque plus rien à piller, ils passent simplement à autre chose. Après eux, “aucune herbe ne peut plus pousser”; tout est brûlé, ruiné et corrompu. Comme à Bali, Phuket, au sud du Sri Lanka, dans de grandes parties des Caraïbes, au Mexique et sur la côte est africaine, pour ne nommer que quelques endroits.

Qui représente la plus grande « menace »: quelque 300,000 réfugiés « clandestins » qui fuient des pays déstabilisés ou complètement détruits par l’Occident, ou ces millions d’occidentaux qui fuient chaque année leur mode de vie déprimant et s’imposent égoïstement dans des parties du monde plus vulnérables économiquement?

Je crois que la réponse est évidente.

Les habitants des pays dévastés n’ont souvent pas d’autre choix: beaucoup se livrent à leurs bourreaux, contraints d’accepter des conditions totalement déraisonnables, l’humiliation et la marginalisation. Ils doivent travailler extrêmement dur. Ils doivent accepter des emplois que les Occidentaux refusent de faire parce qu’ils se considèrent « trop bons pour le faire » et ils sont censés, voire ordonnés, de « s’adapter » culturellement. Ils passent par des entretiens épouvantables et doivent presque tous se dégrader pour survivre et nourrir leurs enfants. Seule une minorité est autorisée à rester. Ceux qui restent contribuent grandement aux économies locales.

Bien sûr, cela fait partie du sale jeu: l’Occident a besoin d’étrangers; il ne peut pas survivre sans immigrants, sans cette main-d’œuvre bon marché. Mais il ne l’admettra jamais ouvertement. Avant de « les accepter », il doit d’abord les humilier et briser même ceux dont il a désespérément besoin. Il doit humilier davantage ceux qui viennent de nations qui ont déjà été dépouillées de tout, et même qui ont dû subir la guerre à cause de la politique étrangère impérialiste de l’Occident et par son terrorisme.

Les migrants occidentaux subissent un traitement totalement différent dans la plupart des pays qu’ils inondent.

Pour commencer, les immigrants occidentaux n’ont même pas besoin de visas pour entrer dans la plupart de ces pays. Il y a des décennies, l’Empire a ouvert par la force la quasi-totalité des « États en développement ». Les Occidentaux sont traités de manière préférentielle et sont généralement promus comme « source de revenus » par les régimes locaux.

Ce sont principalement les multinationales occidentales qui se divisent le butin des pays d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient, mais une partie du butin finit toujours dans les poches de ces citoyens européens et nord-américains ordinaires, principalement sous la forme de régimes de retraite ou d’autres avantages sociaux. Ensuite, chaque année, des dizaines de millions d’Occidentaux, disposants de fonds mal-acquis dans le « monde en développement », cherchent à faire fructifier leur argent dans les pays d’origine de leurs fonds!

Ce n’est un secret pour personne que les migrants occidentaux profitent de la pauvreté, des prix bas et de la corruption des systèmes juridiques. Leur arrivée fait augmenter les prix du logement et de la terre. Cela laisse littéralement des millions de locaux sans abri et augmente les prix de la nourriture et des services de base pour la population locale.

D’une certaine manière, les habitants de nombreux pays pauvres se font voler à deux reprises: par des sociétés occidentales, et encore une fois, par des migrants occidentaux.

Mais les pays endommagés n’envoient pas de navires de la garde côtière pour intercepter ces migrants occidentaux. Et il n’y a presque pas de déportations. Seuls ceux qui osent critiquer le système sont expulsés.

J’ai vu des îles entières dévorées vivantes par des immigrants occidentaux. Il ne reste pratiquement plus rien des zones côtières pour les habitants des îles indonésiennes de Lombok et de Bali. Tout est tombé aux mains des mafias scandinaves, des mafias d’Europe centrale, des mafias australiennes… Le vol a atteint des proportions inimaginables. Même lorsqu’il est illégal d’acheter des terres, les Européens et les Nord-Américains s’associent à des gangs locaux ou élaborent des programmes qui incluent des mariages avec des femmes locales. Les migrants occidentaux sont extrêmement prudents! Il y a toujours moyen de contourner les lois et de dépouiller les pauvres des pays les plus misérables de la planète.

La « prise de contrôle » italienne de la côte kenyane… la prostitution d’enfants là-bas…

Les îles paradisiaques de la Thaïlande ont toutes disparues. Il ne reste plus aucune culture, presque aucune maison appartenant à la population locale… presque aucune partie de la côte n’est laissée intacte. Il y a juste une infrastructure touristique banale et horrible, et des millions de migrants occidentaux cuisant au soleil toute l’année, le ventre bedonnant, vêtus de tongs, buvant de la bière, main dans la main avec leurs compagnes thaïlandaises à la culture déracinée. Qu’est-ce que ces gens ont apporté en Thaïlande? La liberté? La prospérité? Un haut niveau culturel? Parlons sérieusement et honnêtement, n’est-ce pas simplement une corruption morale et une ruine culturelle totale?

Il y a littéralement des millions – voire des dizaines de millions – de migrants occidentaux (principalement européens) vivant dans toute l’Asie du Sud-Est. Les chiffres exacts sont inconnus. Il n’y a pas d’études et de statistiques fiables. De nombreux immigrants occidentaux en Asie du Sud-Est sont en réalité « illégaux ». Certains sont « semi-légaux », avec leurs « visas » permanents, leurs faux mariages et leurs investissements louches.

Le Cambodge est l’un des endroits qui attire les migrants les plus dépravés de l’Occident. Leurs virées sexuelles et leurs bonnes affaires de cul à « 2 dollars » ont été décrites en détail dans plusieurs livres colorés.

J’ai rencontré de nombreux « expatriés » et « migrants » lorsque j’ai enquêté pour la première fois dans ce pays où j’ai aidé à fermer l’un des centres de prostitution enfantine les plus notoires de la planète appelé « kilomètre 11″, situé juste à l’extérieur de la capitale, Phnom Penh. Des milliers de filles kidnappées, dont beaucoup de mineures, y étaient contraintes de servir une clientèle essentiellement européenne. Certains d’entre elles ont été kidnappés et violés en cours de route par des trafiquants venus de tout le Cambodge et du Vietnam voisin. Les filles vivaient en captivité, gardées par des gangsters vicieux. Et venus de toutes les parties du monde occidental, se la pétant en affichant leurs ventres remplis de bière, c’étaient de joyeux migrants européens d’âge moyen, qui venaient d’emménager ici qui, comme je l’ai souvent entendu de leurs bouches, péroraient en disant que « se taper une fille mineure, c’est beaucoup moins cher que de boire une pinte de leur bière de merde ».

Un correspondant local de Reuters et moi-même avions réussi à interroger plusieurs filles âgées de 14 ans, dont certaines étaient clairement en train de mourir du sida. Plus tard, lorsque nous avons commencé à photographier la scène depuis notre voiture, une foule d’hommes a commencé à nous charger, des bouteilles de bière à la main, un short tombant par derrière, prêt à tuer. Un grand gain pour le pays du Cambodge, ces migrants européens!

J’ai lutté de toutes mes forces contre ces venimeux immigrés allemands de Colonia Dignidad, dans le sud du Chili. Là-bas, de nombreux fanatiques religieux chrétiens européens ont créé leur mini-État à l’intérieur de l’État chilien, en étroite collaboration avec la dictature de Pinochet, soutenue par les États-Unis. À un moment donné, Bormann y était présent, ainsi que d’autres hauts dirigeants nazis. Après s’être installés dans leur « nouvelle patrie », ces immigrants allemands ont commencé à y « travailler », violant des enfants, effectuant des expériences médicales sur des orphelins locaux et torturant sans pitié les opposants à la dictature fasciste. Bien sûr, ils n’ont pas immigré uniquement au Chili; des millions d’émigrés fascistes européens affluaient aux quatre coins de l’Amérique du Sud. Les plus importants d’entre eux ont été expédiés avec précaution par les services de renseignement américains et britanniques.

Alors que la propagande occidentale continue de parler d’immigrants clandestins en provenance du Mexique qui arrivent aux États-Unis, on parle très peu de ces dizaines de millions de personnes qui immigrent continuellement de l’Europe en Amérique latine et s’installent au Paraguay, au Brésil, en Argentine, au Chili, au Venezuela et ailleurs. Avant que la dernière vague de révolutions latino-américaines ne finisse par garantir l’égalité et le respect des peuples autochtones du continent, la plupart de ces migrants européens réussissaient à implanter une ségrégation raciale et sociale profonde. Dans certains pays comme le Pérou et la Bolivie, la situation ressemblait beaucoup à celle de l’apartheid sud-africain. Jusqu’à récemment, ces migrants européens poussaient la population indigène à l’extrême marge, volant leurs terres et sabotant leurs cultures. Cela a été fait dans toute l’Amérique latine et dans de nombreuses autres régions du monde.

Alors, « que va-t-on faire de ces millions d’immigrés occidentaux? »

Pouvons-nous vraiment nous permettre de les avoir dans nos pays? Pouvons-nous les accueillir? Pouvons-nous payer pour leurs besoins, leur agressivité, leur arrogance culturelle et leurs comportements sauvages et violents? Pouvons-nous leur permettre de tout prendre à ceux qui possèdent très peu?

Regardez à gauche et à droite: la planète entière est pleine d’immigrants occidentaux. Ils contrôlent les mines de diamants en Afrique du Sud ainsi que les « zones de conservation » au Kenya. Ils possèdent d’énormes étendues de terres en Asie et pratiquement toutes les terres et les industries commerciales rentables d’Amérique latine.

Et ils vont et viennent! Ils sont imparables. La plupart d’entre eux en ont marre de leur vie grise en Europe et en Amérique du Nord. Ils se pointent avec leurs complexes de supériorité, mais en réalité, ils feraient n’importe quoi pour échapper à la solitude, à la dépression et au vide qu’ils vivaient chez eux.

Afin de pouvoir rester « légalement » en Asie du Sud-Est, des millions d’immigrants masculins occidentaux épousent des servantes, des danseuses et même des travailleuses du sexe. Mais ensuite, ils les traitent avec méchanceté (beaucoup d’entre eux ne savent pas comment se comporter autrement à l’égard de personnes d’autres cultures). C’est le cas de dizaines de milliers d’anciens GI américains vivent dans les villages du nord de la Thaïlande, au Cambodge, au Laos et au Vietnam. Après avoir bombardé l’Asie du Sud-Est pour la ramener à l’âge de pierre, ils « n’ont pas pu supporter le traitement reçu après leur retour chez eux ». Et ainsi ils ont immigré; ils sont retournés dans ces pays qu’ils avaient déjà détruits, empoisonné et violé de manière si profonde.

J’ai rencontré beaucoup d’entre eux, alors que j’écrivais sur cette partie du monde pendant de nombreuses années. Certains anciens immigrants ex-GI étaient maintenant totalement fauchés, essayant de m’emprunter de l’argent et inventant des histoires et des stratagèmes bizarres. Presque tous éprouvaient de la rancune envers la population locale, mais étaient incapables de retourner dans leur pays d’origine, car ils avaient perdu tous les contacts et les compétences qui pourraient leur permettre d’y vivre. Certains ont dépassé la durée de validité de leurs visas et devaient payer des amendes considérables aux autorités locales.

J’ai entendu d’innombrables histoires désespérées. Mais, contrairement aux histoires profondes et déchirantes racontées par les migrants des pays détruits par l’Occident, les histoires des immigrants occidentaux étaient principalement égoïstes, centrées sur le désir d’améliorer leur vie ou le désir d’échapper aux conditions déplaisantes qui régnaient dans leur pays d’origine. La plupart du temps, leur présence n’apportait rien de positif dans les pays où ils ont réussi à s’installer.

Dans son livre emblématique « Karma Cola », une écrivaine indienne, Gita Mehta, décrivait, il y a déjà un quart de siècle, les millions d’Occidentaux qui envahissaient le sous-continent à la recherche de « lumières », de styles de vie alternatifs et d’autres productions imaginaires occidentales sur des tendances culturelles et religieuses adaptées à leur mode de pensée. Beaucoup ont fini par devenir des migrants clandestins, pourrissant dans des ashrams et des communes étranges, certains vendant même leurs passeports pour survivre.

Le monde a été patient – je dirais même trop patient – avec ces immigrants occidentaux!

Cette patience devrait prendre fin, à cause de la brutalité, voire de la sauvagerie, manifestée récemment par l’Europe envers ces hommes, femmes et enfants désespérés qui tentaient de s’échapper de leur pays et ressemblaient à des « navires en perdition »; « Navires » torpillés par l’impérialisme occidental.

Le monde ne doit rien à l’Occident, bien au contraire! Par conséquent, les politiques en matière de visas et d’immigration devraient être réciproques, ce qui correspond exactement à l’approche de plusieurs pays d’Amérique latine.

En pratique, il y a beaucoup plus d’immigrés occidentaux légaux et illégaux vivant en Indonésie ou en Thaïlande que l’inverse. La même chose vaut pour des pays comme le Chili.

Après des siècles horribles au cours desquels le colonialisme et l’impérialisme occidentaux ont réussi à détruire des milliards de vies humaines aux quatre coins du monde, l’Europe ose toujours traiter ses victimes désespérées comme des êtres pires que des animaux. J’ai récemment été témoin de sa haine vis-à-vis de réfugiés arrivant en Grèce, en France, en Allemagne et en République tchèque.

Et après ce que j’ai vu, je me sens indigné et consterné.

Trop c’est trop!

Avec ses guerres, ses campagnes de déstabilisation, sa terreur économique et son pillage de la planète, l’Occident continue de démontrer à quel point sa culture est impitoyable et brutale. Les « crises de réfugiés » ne sont que le dernier chapitre de ce spectacle néo-colonialiste d’horreur interminable.

Alors que les navires européens continuent à intercepter des bateaux pitoyables regorgeant de naufragés qui luttent pour leur vie, tandis que les armées européennes rétablissent le contrôle des frontières, plusieurs pays d’Amérique latine gouvernés par des gouvernements progressistes, notamment l’Argentine et le Chili, ont fait preuve d’une grande supériorité morale, de solidarité et d’internationalisme, en invitant et en prenant soin de milliers de réfugiés syriens et palestiniens, et en plus, en les traitant avec dignité et gentillesse!

Dans un bar tard dans la nuit d’un hôtel de Sao Paulo au Brésil, j’ai entendu une conversation entre un homme d’affaires suisse en visite et son homologue chilien:

« Vous savez, ces immigrants que nous appelons « sans papier », a déploré le Suisse. “C’est trop, trop! Nous devrions simplement les jeter directement à la mer; nous devrions les noyer! Nous n’avons pas besoin d’une telle merde en Europe. ”

Quelques jours plus tôt, mon ami, un responsable du gouvernement équatorien basé à Quito, m’a raconté une histoire:

« Dernièrement, de nombreux Européens continuent à venir en Équateur et dans d’autres pays d’Amérique latine, à la recherche d’un emploi, en essayant de migrer. Leurs économies s’effondrent, mais il ne font pas preuve d’humilité quand ils viennent ici, seulement d’arrogance. Un jour, un espagnol est venu me chercher un emploi. Je lui ai demandé son CV. Il m’a regardé avec une indignation totale: « Mais je suis Espagnol! a-t-il crié. « Et alors? » ai-je répondu. « Ces jours sont finis, camarade, ces jours où il ne suffisait que d’être un Européen de race blanche pour trouver un emploi n’importe où en Amérique latine! »

Le monde non occidental ne peut tout simplement pas se permettre de tolérer un afflux annuel de millions d’immigrants occidentaux! Tout d’abord, il a été agressé par l’Occident, puis dépouillé et à la fin, il devrait tolérer d’énormes hordes d’immigrés égoïstes et égocentriques, qui essaient de profiter du peu qu’il reste après le pillage des sociétés et gouvernements occidentaux.

Des régimes de visas réciproques devraient être mis en place. Les cadres juridiques doivent être renforcés pour prévenir la corruption et la spéculation sur les terres et l’immobilier. Les éventuels immigrants occidentaux devraient être obligés de prouver que leur présence profiterait au pays où ils veulent s’établir, que leurs compétences sont réellement nécessaires, de la même manière que tous les immigrants africains et asiatiques sont obligés de prouver cela lorsqu’ils souhaitent s’établir en Europe, en Amérique du Nord ou en Australie.

Et encore une fois: n’oublions pas qu’il y a beaucoup plus d’immigrés occidentaux qui tentent de s’établir à l’étranger que de ressortissants de pays pauvres qui demandent la résidence en Occident.

Crises d’immigration? Oui bien sûr! Mais pas vraiment une « crise » pour l’Occident!

Ceux qui ne s’en rendent pas compte devraient vérifier les chiffres!

Certes, beaucoup d’entre nous comprennent à quel point de nombreux Occidentaux sont déprimés; comment leur vie en Europe et en Amérique du Nord est désagréable, grise et déroutante. Nous comprenons vraiment à quel point ils souhaitent immigrer dans une partie du monde plus chaleureuse (en termes de climat et de relations humaines). Et s’ils admettaient humblement ce qu’ils ressentaient, au lieu de faire preuve d’arrogance et de supériorité… s’ils faisaient preuve d’ouverture… si les mêmes règles s’appliquaient à tout le monde… si elles étaient les mêmes pour ceux qui souhaitent immigrer en Europe, aux États-Unis, en Asie, en Afrique ou en Amérique latine… alors je suis sûr qu’au moins certaines personnes seraient disposées à manifester leur sympathie et envisageraient d’accepter au moins certains des migrants les plus désespérés d’Occident.

Mais il ne peut y avoir de sympathie s’il n’y a pas de justice. Alors que les Occidentaux immigrent librement où ils le souhaitent, l’Europe déploie désormais ses forces militaires dans le but d’intimider, d’humilier et de mettre un terme à l’immigration des victimes agressées et torturées de l’empire!

André Vltchek est un philosophe, romancier, cinéaste et journaliste d’investigation. Il a couvert des guerres et des conflits dans des dizaines de pays. Vltchek réside actuellement en Asie de l’Est et au Moyen-Orient et continue de travailler dans le monde entier. Vous pouvez le contacter via son site Web et son Twitter.

Lien de l’article en VO:

https://www.counterpunch.org/2015/10/09/stop-millions-of-western-immigrants/

source: http://lagazetteducitoyen.over-blog.com/2018/11/des-millions-de-migrants-occidentaux-inondent-l-asie-l-amerique-du-sud-et-meme-l-afrique.html

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