Revue de Presse du Dimanche 11 Novembre 2018

Crise alimentaire:Plus de 380 000 personnes menacées de famine d’ici juin 2019

https://www.pressafrik.com  385 000 personnes vivant dans 42 départements du pays sont menacés de famine d’ici le premier semestre de l’année 2019. L’alerte a été sonnée par le secrétaire exécutif du conseil national de sécurité alimentaire, Jean Pierre Senghor, qui précise que les départements de Matam, Rénérou et Kanel seront les plus touchés à la crise si rien n’est fait.
«La situation projetée en juin, juillet et aout nous montre qu’il y a trois départements dans le pays qui sont projetés en crise. Ce sont les trois départements de la région de Matam à savoir : Matam, Ranérou e Kanel et c’est pratiquement le département qui reviennent chaque année», déclare le exécutif du conseil  national de sécurité alimentaire.
Jean Pierre Senghor prévient que : « Si rien n’est fait, ces populations vivant dans ces trois départements entreront en crise à partir du mois de juin 2019 ».
En marge du Conseil harmonisé semestriel, l’autorité nationale de sécurité alimentaire souligne que : «Lorsqu’on pend l’ensemble du pays, l’analyse des chiffres montre qu’en réalité qu’au-delà des trois départements-là, il y a dans les 42 départements à peu 385 00000 personnes qui peuvent se retrouver en phase III, c’est-à-dire en phase crise». Aminata Diouf

Traversée De La Méditerranée:Le Sénégal Parmi Les Plus Grands Pourvoyeurs De Jeunes

http://www.sudonline.sn Le Sénégal fait partie des cinq pays ouest africains dont sont issus la majorité des candidats à l’immigration clandestine. C’est ce qui a justifié l’initiation en octobre dernier d’une campagne de sensibilisation dénommée CinemArena.

Le directeur général de l’organisation internationale pour les migrations (Oim), Richard Danziger, en compagnie de l’ambassadeur de l’Italie au Sénégal, Francisco Paolo, a fait face à la presse hier, vendredi 9 novembre, pour faire le bilan de cette activité.

L e Sénégal fait partie des cinq pays d’Afrique de l’ouest dont ses jeunes sont très fréquemment candidats à l’immigration clandestine. Il est à côté de la Guinée, la Gambie, le Soudan, le Nigéria et la Côte d’Ivoire. C’est fort de ce constat que l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), appuyé le ministère italien des affaire étrangères et la l’Agence italienne pour la coopération du développement, a initié une campagne sensibilisation dans la campagne de sensibilisation dans quarante villages répartis dans les régions de Dakar, Kolda, Tambacounda et Sédhiou. Les villages où les campagnes de sensibilisation se sont déroulées ont été choisis par le fait que la coopération italienne y avait déjà développé des activités de développement.

La campagne menée au mois d’octobre dernier a été faite dans les lieux ciblés parce qu’ils sont les plus grands pourvoyeurs de migrants clandestins. Le fait est attesté par les statistiques de l’organisation internationale pour les migrations selon son directeur Richard Danziger. Il soutient que parmi les 2067 migrants en difficulté soutenus par sa structure entre janvier et octobre 2018, 646 viennent de la région de Kolda, 293 de Tambacounda et 268 sont issus de la région de Dakar. La campagne de sensibilisation a consisté à des projections cinématographiques dans les zones ciblées par la diffusion des risques encourues par le migrant lors de son voyage.

Le directeur de l’OIM, Richard Danziger, a soutenu aussi que la faiblesse de revenus n’est pas la seule cause de l’immigration clandestine. La polygamie qui découle très souvent sur une concurrence entre les épouses est une des raisons pour lesquelles, les jeunes sont poussés sur les chemins périlleux de l’Europe. La campagne de sensibilisation dénommée CinemArena est aussi menée dans les autres pays jugés comme étant les plus grands pourvoyeurs de migrants clandestins. En somme, ce sont 200 villages qui sont visés par la campagne.Sud Quotidien

L’Afrique et l’Arabie Saoudite, pour le meilleur et pour le pire

 (Ecofin Hebdo) – Avec des réserves de son fonds souverain qui avoisine les 2000 milliards de dollars, l’Arabie Saoudite, qui a décidé de sortir du tout-pétrole, cherche des opportunités d’investissement rentables. L’Afrique est l’une des options pour les ambitions saoudiennes. Une nouvelle dynamique stimule les relations économiques et diplomatiques des deux parties. Inventaire.

Récemment, l’actualité internationale a été marquée par l’affaire de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en Turquie. Alors que le royaume est pointé du doigt par la communauté internationale et se retrouve de plus en plus isolé, il apparait qu’il peut toujours compter sur une partie de l’Afrique. Djibouti, la Mauritanie, le Soudan du Sud et la Somalie et l’Ethiopie ont officiellement déclaré leur soutien et leur fidélité à Riyad. Un communiqué du ministère sud-soudanais a salué la position de l’Arabie saoudite pour désamorcer la crise en la qualifiant d’honorable et a assuré le royaume de« son engagement en faveur de relations solides ».

Djibouti, la Mauritanie, le Soudan du Sud et la Somalie et l’Ethiopie ont officiellement déclaré leur soutien et leur fidélité à Riyad.

De son côté, note le New Times, le vice-premier ministre éthiopien s’est assis à côté du prince héritier Mohammed Ben Salmane, lors Forum saoudien de l’investissement que beaucoup de pays ont évité. Les deux hommes ont échangé une poignée de main ostensiblement chaleureuse.

L’Islam au service d’un positionnement géostratégique

L’Arabie Saoudite s’appuie tout d’abord sur les liens idéologiques qu’elle entretient avec certains Etats africains pour y assurer sa présence économique et politique. Les 450 millions de musulmans que compte le continent africain sont une cible de choix pour Riyad.

Dans un premier temps, les investissements saoudiens en Afrique se sont concentrés sur les infrastructures religieuses. En Egypte, par exemple, le nombre de mosquées est passé de 3283 en 1968 à 5000 en 1980, principalement grâce au financement tiré des revenus des hydrocarbures saoudiens. A Bamako, au Mali, ce chiffre passe de 41 en 1961 à 205 en 1985. La Mosquée du Roi Fayçal à Conakry (21,3 millions de dollars), ou encore celle du même nom au Tchad (16 millions de dollars) sont autant d’illustrations de l’implantation du royaume dans les pays africains, à majorité musulmane ou non. Selon une étude datant de 2002, en 1980, sur 1854 ONG en Afrique, 7,4% étaient islamiques et, pour la plupart d’entre elles, financées par le royaume. En l’an 2000, ce chiffre est passé à 5896 dont 15,1% d’ONG islamiques.

L’Afrique comme un nouveau pôle d’investissement

Aujourd’hui, les investissements de l’Arabie Saoudite en Afrique sont davantage tournés vers ses intérêts économiques visant, entre autres, à lui permettre de diversifier une économie pétro dépendante. Dans un second volet, le royaume cherche à profiter des opportunités qu’offre le boom économique et démographique prévu en Afrique.

Malgré la difficulté d’accéder aux données du commerce entre l’Afrique et l’Arabie Saoudite, les experts indiquent que le secteur connait un nouveau pic de dynamisme depuis les années 2000. En 2016, la part des investissements directs étrangers de l’Arabie Saoudite ont représenté 3% des capitaux de l’ensemble des investissements directs étrangers en Afrique, soit 2,7 milliards de dollars alors que, dix ans plus tôt, ils ne constituaient que 1% des IDE en capitaux injectés sur le continent. Cette même année, le royaume se plaçait au même niveau que Singapour ou le Japon, loin derrière la Chine qui en comptait pour 36%, soit 33,2 milliards de dollars.

Toutefois, même si pour l’Afrique, l’Arabie Saoudite reste un source d’investissement direct étranger relativement modeste, la progression est sensible, en particulier dans le secteur agricole. Le pays du Golfe persique achète des milliers d’hectares de terres arables sur le continent, à travers le programme Initiative for Saudi Agricultural Investment Abroad exhortant les Saoudiens à acheter des terres hors du territoire national pour la production agricole. A cet effet, près de 10 000 hectares de terres ont été loués en Ethiopie par la société Saudi Star tandis que d’autres ont été achetés dans plusieurs pays tels que le Soudan ou la Mauritanie.

Le pays du Golfe persique achète des milliers d’hectares de terres arables sur le continent, à travers le programme Initiative for Saudi Agricultural Investment Abroad.

Les investissements de l’Arabie Saoudite sont principalement distillés à travers le Fonds saoudien de développement (FSD) qui n’impose généralement aucune condition macroéconomique, politique ou sectorielle aux gouvernements qu’il aide.

A travers ce fonds, le royaume investit également dans le développement des activités privées sur le continent, notamment dans le secteur bancaire. A cet effet, la Banque islamique de développement (BID), créée en 1981 et dont le capital autorisé est d’un milliard de dollars, est l’un des principaux instruments du royaume dans ce domaine.

Les investissements saoudiens dans le secteur bancaire se font également sur le continent à travers plusieurs institutions telles que la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). En mars 2015, la Banque avait déjà injecté 4,7 milliards de dollars dans 593 projets et 628 opérations d’assistance technique depuis sa création en 1973.

En Afrique, le FSD crée des banques, des sociétés d’investissement et des sociétés de solidarité dans lesquelles elle dispose généralement de 51% du capital.

L’année 2018 a par ailleurs enregistré un accroissement des projets d’investissement du royaume sur le continent dans un contexte de repositionnement géostratégique des Etats Unis et de la Chine. Ainsi, en janvier dernier, le FSD a signé avec Investment Managers Limited (IIML), la branche de capital-investissement du Groupe IL&FS, un accord pour la création d’un fonds d’infrastructures de 1 milliard de dollars axé sur l’Afrique. S’appuyant sur les principes de la Charia, il devrait cibler les secteurs des soins de santé, des transports, des services publics, de l’électricité et des télécommunications.

En mars, lors d’une visite du prince saoudien Mohamed Ben Salmane en Egypte, les deux pays ont décidé de mettre en place un fonds d’investissement commun de 10 milliards $ qui servira au développement d’une « méga-ville » de plus de 1000 kilomètres carré dans le Sud du Sinaï.

Plus tard en juillet, le gouvernement saoudien a annoncé qu’il s’appuiera sur le FSD pour injecter 10 milliards de dollars dans l’économie sud-africaine. Les énergies et autres secteurs stratégiques sont visés par ce programme d’investissements, selon Pretoria.

Plus tard en juillet, le gouvernement saoudien a annoncé qu’il s’appuiera sur le FSD pour injecter 10 milliards de dollars dans l’économie sud-africaine.

Par ailleurs, outre le FSD, le royaume compte s’appuyer sur une partie de son fonds souverain de 2000 milliards, pour s’ériger en financier de premier plan pour le secteur privé africain. Les investissements du fonds, prévus à hauteur de 400 millions de dollars, devraient générer des taux de rentabilité compris entre 8% et 9%.

Les pays africains : des alliés diplomatiques de choix ?

En juin dernier, au cœur d’une nouvelle crise diplomatique entre le Qatar et l’Arabie Saoudite, marquée par les accusations selon lesquelles le Qatar financerait le terrorisme, l’Arabie Saoudite a demandé à de nombreux pays africains de rompre les liens avec son frère ennemi.Immédiatement, six pays se sont exécutés à savoir le Niger, la Mauritanie, le Sénégal, le Tchad, l’Egypte et Comores. Comme le précise Le Monde, Djibouti a, quant à lui, réduit le personnel de son ambassade au Qatar.

Le quotidien fait remarquer que deux moyens de pression sont entrés en ligne de compte : l’arrêt potentiel de l’aide et les menaces à peine voilées de complications dans l’obtention de visas pour le pèlerinage à La Mecque.

Plus récemment, c’est l’affaire Khashoggi qui a montré la solidité des relations entre ces pays d’Afrique et le royaume saoudien. A cet effet, alors que l’opinion publique internationale tançait le gouvernement saoudien, la Mauritanie (qui avait déjà été l’un des premiers soutiens du royaume dans sa brouille avec le Canada) a été la plus prompte à afficher son soutien au royaume.

A cet effet, alors que l’opinion publique internationale tançait le gouvernement saoudien, la Mauritanie a été la plus prompte à afficher son soutien au royaume.

D’ailleurs, au lendemain de la reconnaissance par le royaume de son implication dans l’assassinat du journaliste, le gouvernement mauritanien réitérait sa confiance « en la justice saoudienne, en sa capacité et en sa volonté de parvenir à dévoiler toutes les circonstances qui ont entouré l’incident et à punir ceux qui l’ont mené ».

Le soutien diplomatique «inébranlable » de ces pays africains trouve ses causes dans le positionnement en tant que «leader idéologique», de l’Arabie Saoudite qui pour de nombreux pays africains à dominante musulmane représente d’abord la terre de l’Islam. La menace de Riyad de « compliquer l’obtention des visas pour le pèlerinage à La Mecque » pour les pays qui pourraient envisager de ne pas le soutenir dans la crise avec le Qatar, souligne le poids religieux du Royaume sur certains pays africains.

La menace de Riyad de « compliquer l’obtention des visas pour le pèlerinage à La Mecque » pour les pays qui pourraient envisager de ne pas le soutenir dans la crise avec le Qatar, souligne le poids religieux du Royaume sur certains pays africains.

D’un autre côté, les investissements, modestes mais croissants, du royaume dans ces pays, justifie également cet alignement presque spontané en cas de brouille ou de crise diplomatique.

Alors que le continent africain est secoué par une vague terroriste sans précédent, le royaume saoudien semble également vouloir se positionner en tant que partenaire indispensable pour contrer le phénomène. Cependant, le fondement wahhabite de la plupart des mouvements terroristes qui sévissent dans la région du Sahel jette un doute sur la sincérité de cet accompagnement. Le wahhabisme étant l’un des principaux produits d’exportation de l’Arabie saoudite sur le continent africain, les autorités saoudiennes peinent à crédibiliser leur démarche anti-terroriste.

En dépit de ces critiques, le gouvernement saoudien multiplie les engagements pour augmenter la résilience des Etats africains face au terrorisme. A cet effet, en décembre 2017, le royaume a annoncé une enveloppe de 100 millions de dollars sur les 423 nécessaires au déploiement de la force G5 Sahel (force regroupant le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad, le Mali et le Niger dans le cadre de la lutte contre les djihadistes dans le Sahel). En collaboration avec l’Agence française de développement (AFD), le FSD a aussi annoncé un investissement de 200 millions d’euros dans des projets de développement au Sahel.

On comprend dès lors que certains pays africains aient tout intérêt à s’attirer les faveurs d’un allié aussi important,quitte à le soutenir, même dans des conditions parfois inconfortables, sur le plan diplomatique.Moutiou Adjibi Nourou, Olivier de Souza

 Le Libanais LCI s’allie au Sénégalais Askia Assurances dans l’assurance-crédit en Afrique de l’Ouest

 (Agence Ecofin) – L’assureur-crédit libanais LCI (Libanese Credit Insurer) a annoncé, dans un communiqué publié le 7 novembre, avoir conclu un accord de partenariat avec la compagnie sénégalaise Askia Assurances pour la commercialisation de produits d’assurance-crédit dans sept pays d’Afrique de l’Ouest.

«L’accord contribuera à protéger les entreprises des risques commerciaux et politiques croissants et à accroître les exportations au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Niger, au Burkina Faso, en Guinée-Bissau, au Togo et au Bénin.», a précisé LCI.

«En tant que premier assureur indépendant spécialisé dans l’assurance-crédit commerciale dans la région Moyen-Orient & Afrique du Nord (MENA), nous souhaitons partager notre expertise et développer cette activités dans d’autres régions.», a déclaré Karim Nasrallah, directeur général de LCI, cité dans le communiqué.

«L’assurance-crédit commerciale, l’information sur le crédit et le recouvrement des créances sont des éléments essentiels pour aider les entreprises à se développer sur de nouveaux marchés.», a-t-il ajouté.Fondé en 2001, LCI est détenu majoritairement par le groupe néerlandais spécialisé dans l’assurance-crédit Atradius.

 Diffusion de fausses informations sur la Senelec:Le gendarme des marchés de l’Uemoa tance Bloomfield et l’invite à publier un communiqué rectificatif

https://www.dakaractu.com/ Les contrevérités de Bloomfield Investment et de son président directeur général, Stanislas Zézé, diffusées sur la Senelec, ont révulsé le gendarme des marchés de l’Union monétaire ouest africaine (UEMOA). Après Makhtar Cissé, le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) a dénoncé les agissements de Bloomfield avant de l’inviter à se dédire publiquement. Ce, sous peine de sanction.

« Nous avons été informés, le mardi 23 octobre 2018, par courrier, de la volonté de la Senelec de se retirer du processus de notation financière de Bloomfield Investissement. Nous informons donc l’ensemble du marché financier de l’Uemoa que l’Agence de notation panafricaine Bloomfield Investment Corporation, agréée par le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, ne sera plus en mesure de garantir la qualité de crédit de la société Senelec (émetteur sur le marché des obligations) à compter du 1er novembre 2018; la notation actuelle ayant expiré le 31 octobre 2018. Par conséquent, l’émission obligataire 2018-2025 de la Senelec ne bénéficie plus de couverture de risque de défaut à partir du 1er novembre. Nous faisons ce communiqué de presse, conformément à l’article 16.1 de l’instruction relative aux conditions d’exercice de l’activité des agences de notation financière sur le marché financier régional de l’Uemoa. »  

Un communiqué truffé de contrevérités  

C’est par ce communiqué, truffé de contrevérités que Bloomfield Investment et son directeur général, Stanislas Zézé, ont, le 1er novembre dernier, tenté de jeter en pâture Senelec. Le même jour, Makhtar Cissé est monté au créneau pour fracasser la légende : « (…) En 2017, Senelec s’était soumise à une démarche volontaire de notation financière qui reste d’actualité. A cette fin, elle avait consulté les deux agences de notation agréées par le Crempf que sont Wara et Bloomfield Investment. Conformément aux procédures de passation des marchés du Sénégal, l’offre de Bloomfield avait été retenue. Cette consultation étant seulement valable pour la période 2017-2018, Senelec a procédé à un appel d’offres pour 2018-2019. Les deux agences de notation agréées par le Crempf (Bloomfield et Wara) ont déposé des propositions pour la période 2018-2019. Au terme du processus, et après analyse des propositions techniques et financières, l’offre de Wara a été retenue. Le contrat de Wara a été signé et la mission est en cours. Senelec ne s’est donc pas retirée du processus de notation et réitère son engagement à respecter toutes les conditions relatives à l’émission d’un emprunt obligataire sur le marché financier régional de l’Umeoa. »

En clair, Bloomfield a été éjectée au profit de Wara à la suite d’une procédure transparente dont elle peine à accepter les résultats. Quid à diffuser de fausses nouvelles. Une démarche qui risque de lui coûter cher et pour cause. Selon les informations de Libération, le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crempf) a vertement tancé Bloomfield et son président directeur général dans une lettre en date du 8 novembre 2018 dont nous avons obtenu copie. Dans la missive adressée à Stanislas Zézé et signée par délégation du président, le secrétaire général de Crempf Mamadou Traoré écrit : « Nous accusons réception de votre correspondance du 24 octobre 2018, nous informant que la Senelec aurait manifesté sa volonté de se retirer du processus de notation financière engagé avec votre agence et que vous ne serez plus en mesure de garantir la qualité de crédit de l’émetteur à compter du 1er novembre 2018, la notation étant arrivée à échéance. Nous avons été également informé par voie de communiqué de presse de l’information qui a été publiée dans les médias relativement à cette situation. »

Le Crempf : « Nous vous invitons à faire publier, par les mêmes voies, un communiqué rectificatif » Traoré de poursuivre : « Après saisine de la Senelec, celle-ci nous a indiqué que la nécessité de respect des dispositions du Code des marchés publics du Sénégal l’a amené à reprendre le processus du choix de l’agence chargée de sa notation. Votre communiqué aurait dû se limiter à informer le marché sur le fait que votre agence ne notera pas la Senelec pour la période 2018-2019, la précédente ayant expiré le 31 octobre 2018. »

Le Crempf sort ensuite la cravache : « En outre, en l’état actuel de la réglementation, les agences de notation donnent une opinion sur la qualité de crédit des émetteurs ou des instruments financiers mais ne la garantissent pas contrairement à la mention contenue dans le 1er paragraphe de votre courrier. Au regard de ce qui se précède, nous vous invitons à faire publier, par les mêmes voies, un communiqué rectificatif qui donne aux investisseurs la bonne information relative à la rupture du processus de notation avec votre agence en lieu et place du retrait de la société du processus de notation. Nous accordons une importance particulière à la fiabilité et à l’exhaustivité

de l’information publiée sur les activités du marché financier régional. »

En somme, Bloomfield est invitée à se dédire publiquement.

Forte dégradation du déficit commercial du Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall Le déficit commercial du Sénégal s’est fortement dégradé de 81,1 milliards de FCFA (environ 137,870 millions de dollars) au terme du mois de septembre 2018, selon les dernières données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Ce déficit est ainsi ressorti à 186,8 milliards de FCFA durant la période sous revue alors qu’il se situait à 105,8 milliards de FCFA au mois d’août 2018 (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

Cette situation s’explique par une hausse des importations plus importante (plus 54,6 milliards de FCFA) que celle des exportations (plus 3,2 milliards de FCFA), en variation mensuelle.

Pour sa part, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 32,8% en septembre 2018 contre 44,5% en août 2018, soit un repli de 11,7 points de pourcentage.MS/te/APA

 Accord sur la facilitation des échanges:le Sénégal harmonise les règles et procédures de commerce international (officiel)

https://www.dakaractu.com/ L’accord concerne notamment les importations et les exportations. Le Sénégal, qui y a adhéré, a ratifié et entériné son entrée en vigueur le 22 février 2017. L’un des objectifs principaux de l’Accord est de réduire sensiblement les barrières non tarifaires qui constituent encore un obstacle au mouvement international des marchandises, y compris celles en transit.
C’est en ce sens que l’accord s’inscrit dans les orientations stratégiques du Plan Sénégal Emergent (PSE). Il s’agit notamment du premier axe du PSE qui convoque une transformation structurelle de l’économie à travers la consolidation des leviers actuels de la croissance et du développement de nouveaux secteurs créateurs de richesse, d’emplois, d’inclusion sociale à forte capacité d’exportation et d’attraction d’investissements. Les ambitions du PSE sont fondées sur un programme accéléré de réformes pour la modernisation de l’Administration publique. Elles portent, en particulier, sur l’automatisation des procédures administratives, la mise en place d’un dispositif fiscal et juridique incitatif et simplifié, l’amélioration de la compétitivité des facteurs de production et la promotion de l’investissement à fort impact. L’Accord, que les pays développés se sont engagés à mettre immédiatement en œuvre, prévoit une série de réformes en matière de facilitation des échanges. Il contient des dispositions prévoyant l’amélioration de la disponibilité et de la publication des renseignements sur les procédures et pratiques transfrontières , le renforcement des droits de recours des négociants , la réduction des redevances et des formalités se rapportant à l’importation et à l’exportation de marchandises , l’accélération des procédures de dédouanement et l’amélioration des conditions relatives à la liberté de transit des marchandises. L’Accord prévoit, en outre, des mesures pour assurer une coopération effective entre les douanes et les autres autorités sur les questions de facilitation des échanges et de respect des procédures douanières. L’Accord comprend également des mesures particulières pour les pays en voie de développement et les moins avancés. Il offre une flexibilité dans la mise en œuvre de l’AFE et la mobilisation de la coopération internationale. C’est ainsi que l’Initiative Trade Africa s’est engagée à appuyer le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre de l’AFE. L’Agence des Etats-Unis pour le Développement international (USAID), les équipes du projet USAID Leadership in Public Financial Management II (USAID / LPFM II) ont collaboré avec le Ministère du Commerce, la Douane et divers acteurs du public et du privé dans l’implémentation de l’AFE. Ce choix de priorités stratégiques du Sénégal constitue la base du plan d’action défini par le Ministère du Commerce, de la Consommation, du Secteur informel et des PME, mis en œuvre à travers le projet LPFM II pendant deux ans et demi, par le cabinet Nathan Associates, au titre de l’assistance technique. Au terme de cette période d’action et de collaboration entre le Ministère du Commerce, de la Douane, de divers départements du service public et de divers organismes et opérateurs du secteur privé, c’est un changement positif qui s’observe dans le management du commerce international. La trame du plan, de toutes les actions et des nombreux espaces de rencontre a été la consolidation d’une plus grande relation de confiance entre les secteurs public et privé. Pour cela, l’objectif était, en permanence, la mise à niveau de tous les intervenants. Enfin, la vision demeure la formulation bien comprise du rôle du secteur public et son adaptation à un monde devenu chaque jour plus exigent et plus interdépendant.

 Serigne Mboup dans l’émission « En ligne » : «le chiffre d’affaires des concessionnaires nationaux de véhicule a drastiquement baissé à cause des grands marchés cédés aux entreprises étrangères… »

https://www.dakaractu.com/ Ce nouveau numéro de l’émission En Ligne ouvre une brèche sur l’économie, notamment la grogne des concessionnaires nationaux  de l’automobile. Serigne Mboup qui s’est soumis à l’exercice des questions-réponses de Dakaractu, a indiqué que leur chiffre d’affaires a drastiquement baissé. Il a, au passage, dénoncé les 8 ans autorisés pour l’importation des véhicules d’occasion.

Le président de la chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Kaolack qui a profité de cette tribune pour faire l’annonce de la tenue de l’édition 2019 de la Foire internationale de Kaolack ( FIKA) prévue du 25 janvier 2018  au 5 février 2019, n’a pas manqué de déplorer les taxes que l’État impose aux exportateurs de l’arachide. Ce qui handicape fortement nos exportations. « Le Sénégal est le seul pays au monde qui applique des taxes sur l’exportation au lieu de protéger et encadrer les opérateurs nationaux », tempêtera-t-il…

Ce mouvement, pour votre gouverne, est en passe d’être ses tentacules dans les quartiers de Castor, Dieuppeul, Liberté, Derklé… Plusieurs personnalités ont assisté au lancement de ce mouvement, dont Mme le ministre d’Etat Ndèye Marième Badiane, l’ex-ministre de la Santé Mme Eva Marie Coll Seck, le premier questeur de

Nouvelle taxe sur l’électricité : L’Etat ponctionne encore les industriels

Au moment où le gouvernement se gargarise d’avoir décroché la timbale au Mcc, il instaure une nouvelle taxe qui frappe l’électricité consommée par les entreprises industrielles.
Laquelle, destinée à renflouer le Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie, devra permettre de financer l’éclairage public qui connaît de nombreuses difficultés. Mais, elle va davantage contribuer à alourdir les charges du secteur productif sénégalais, appelé à être compétitif avec l’arrivée de mastodontes que va consacrer l’ouverture des frontières de la Cedeao.
Les entreprises encore pressurées. Alors qu’elles honorent déjà la patente, les entreprises industrielles doivent bientôt s’acquitter de la «taxe sur l’électricité consommée» pour renflouer le Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie. Une hypertrophie fiscale du gouvernement qui cherche à financer l’éclairage public en proie à de nombreuses difficultés.
«Le financement de l’éclairage public connaît de nombreuses difficultés. Il est marqué par une accumulation de dettes non payées de la part des collectivités territoriales. En effet, l’insuffisance des ressources desdites collectivités fait que la plupart d’entre elles ne parviennent pas à honorer les factures d’électricité pour l’éclairage public. 
Cet état de fait a inévitablement des conséquences indésirables sur la viabilité financière de la Société nationale d’électricité (Senelec) dont les performances sont plombées», relève le rapport de présentation du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Non sans  ajouter qu’il est, dès lors, nécessaire de revoir la politique de financement de l’éclairage public pour permettre à la société susmentionnée d’assurer un éclairage public en quantité et en qualité gage de sécurité pour les personnes et les biens.
«La création de ressources ayant vocation de garantir le paiement des sommes dues au titre de l’éclairage public est le moyen le plus adéquat pour asseoir une solution efficace à ce problème. C’est dans cette perspective que le gouvernement a prévu la création d’une taxe dénommée +taxe sur l’électricité consommée par les entreprises industrielles+», note le document dont WalfQuotidien a copie.
Selon ce décret numéroté 2018-1943 signé le 26 octobre dernier, qui instaure cette taxe parafiscale, sont soumises à ce prélèvement les personnes physiques ou morales, exploitants industriels pour leur consommation d’énergie fournie par la société concessionnaire de service public dans le domaine de l’électricité.
Seules les entreprises industrielles ayant régulièrement signé une convention avec l’Etat du Sénégal qui les exonère de taxes indirectes sont exonérées de la taxe. Il en est de même pour les consommations d’énergie non fournies par Senelec dans le domaine de l’électricité ainsi que celles fournies par le concessionnaire du service public par le moyen d’une alimentation à basse tension pour usage domestique ou professionnel.
«Le recouvrement, le contrôle et le contentieux sont du ressort de la Direction générale des Impôts et Domaines et se font dans les mêmes conditions et sous les mêmes garanties et sanctions qu’en matière de taxes indirectes», précise le décret de Macky Sall.
Cependant, force est de constater que cette taxe de 2,5 % appliquée sur une base constituée par le prix hors taxe de l’électricité consommée risque de faire chavirer les capitaines d’industries sénégalais. Lesquels pleuraient déjà sur leur sort avec l’arrivée de mastodontes dans la zone économique ouest africaine en plus de la matérialisation prochaine de la Zone de libre-échange continentale (Zlec).
Car, au lieu de les aider à se mettre à niveau pour être compétitifs et préparer l’arrivée de la concurrence, l’Etat contribue à les noyer. Cela, après avoir livré des pans entiers de l’économie nationale aux Français, Marocains et autres Turcs. Et malgré les difficultés de la poule aux œufs d’or, l’Etat fait preuve d’une imagination fiscale sans limite.
«Les industriels versent déjà la contribution économique locale aux communes et le gouvernement veut les taxer encore. Ce n’est pas normal. L’électricité coûte cher pour les industriels. Nous avons le tarif le plus élevé de la sous-région. On ne peut pas désavantager le secteur productif pour les besoins d’un éclairage. 
L’Etat n’a qu’à augmenter l’essence comme dans tous les pays. Ce blocage des prix à la pompe, jusqu’après les élections, est intenable. Le Fmi l’a dit récemment. Cela avait fatigué la gouvernance du régime précédent qui s’est retrouvé avec une dette intérieure incroyable», s’insurge un industriel qui ne veut pas être cité.Seyni DIOP

 Macky noyé par le lobbying de l’eau

http://www.dakarmatin.com  Suez a-t-il vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué ? Désigné pour gérer l’hydraulique urbaine, la firme française fait face à une farouche opposition de la SDE qui n’hésite pas à faire ruisseler ses eaux jusque chez les familles maraboutiques
En déclarant recevable le recours de la Sénégalaise des eaux (SDE), l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a redistribué les cartes. Le marché de l’hydraulique urbaine qui était déjà dans l’escarcelle de Suez va être revu, les offres rediscutées.
Ce qui constitue de prime abord une victoire éclatante pour la SDE qui n’a cessé de contester l’attribution du marché à Suez. Un combat enclenché depuis l’annonce faite par Suez lui-même que la SDE après plusieurs années de gestion allait désormais lui passer la main.
« Suez confirme avoir reçu une notification du gouvernement sénégalais le déclarant attributaire provisoire de l’appel d’offres international pour la gestion de service public de production et de distribution d’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine. Le Groupe se réjouit d’avoir franchi cette étape ». Cette déclaration du groupe français aura suffi à faire culbuter les bassines d’eau de la SDE.
Abdoul Baal, DG de la SDE, et ses collaborateurs, qui ne s’expliquent pas leur éviction, soutiennent avoir déposé la meilleure offre. Seulement leurs complaintes n’étaient pas assez fortes pour perturber les plans du ministre de l’Hydraulique pour qui le marché semblait être prédestiné au groupe français.
Mais, c’est parce que les responsables de la SDE n’avaient pas tapé à la bonne porte ni utilisé l’argument juste. Car, les choses semblent se décanter à leur contact avec les familles maraboutiques. En effet, ce sont des responsables de la Sénégalaise des eaux (SDE) affichant une sérénité ambiante qui ont fait face à la presse après leur entrevue avec le Khalife général des Tidianes. Un sentiment que le directeur Ball n’a pas hésité à communiquer.  «nous entendons de temps à autre quelques questions insidieuses relatives à ça.
Nous disons comme d’habitude que la SDE est sereine. Nous attendons la suite des évènements, nous sommes absolument confiants et très sûrs que nous allons continuer à gérer l’eau au Sénégal. Et à la fin, nous dirons certaines choses certainement, si les questions sont encore posées toujours pour parler de ces points insidieux qui sont dits et des attaques qui sont formulées vis-à-vis de la SDE», a déclaré le patron de la SDE.
Avant d’ajouter, avec un trait d’optimisme débordant : «Vous êtes témoins que la SDE, jusqu’à présent, a assuré la distribution de l’eau convenablement en relation avec l’Etat du Sénégal et la SONES et nous allons continuer à le faire inchallah».
Une position que la décision de l’ARMP tend à corroborer et qui pourrait sonner le glas pour Suez. Mais, si la SDE a pu compter sur les familles maraboutiques, le groupe français peut aussi s‘appuyer et sur son pays et sur le président sénégalais. Et avec Macky Sall qui lors de sa dernière visite en Allemagne a taxé la SDE

Abdoulaye Makhtar Diop: »La Sde n’est pas une société senegalaise

http://www.dakarmatin.com/ Le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, s’invite dans le débat sur l’attribution du contrat de distribution de l’eau à Suez au détriment de la SDE. D’après lui, la SDE n’a pas à exulter après la  suspension du contrat d’affermage par l’Armp. « Cette suspension ne veut rien dire. Car  tout recours qui arrive sur la table de l’Armp est automatiquement suspensif.  L’Armp ne cherche pas à savoir ce qu’il y a dans le dossier », précise-t-il sur le plateau de Grand Jury de la Rfm, ce dimanche.Autre rappel de l’ancien directeur général de la Sones : « Les actions sénégalaises (à la SDE) ne dépassent pas 15% », signale Abdoulaye Makhtar Diop, précise que le reste est détenu par des étrangers (57,8% par le groupe Eranove et par divers intérêts locaux).Il invite les uns et les autres à savoir raison gardée et laisser l’Armp faire son travail. A l’en croire, les travailleurs de la Sde ne seront pas inquiétés et le capital de Suez sera ouvert aux Sénégalais

 MAKHTAR DIOP SUR LA CAISSE D’AVANCE DE KHAF : ‘ Je n’ai jamais su qu’il y avait un tel traitement pendant tout le temps que j’étais à la mairie ‘

 » La caisse d’avance n’est pas un instrument utilisé par les adjoints ou les conseillers. C’était un instrument laissé à la discrétion du maire.  » Par conséquent, ajoute Abdoulaye Makhtar Diop, ancien collaborateur de Khalifa Ababacar Sall, ex-maire de Dakar,   » je n’ai jamais su qu’il y avait un tel traitement pendant tout le temps que j’étais à la mairie.  »

Loin de dénoncer l’existence de cette caisse, l’invité du Grand Jury de ce dimanche valide plus ou moins sa mise en place.  » Au contraire, quel substrat juridique donner à la caisse d’avance pour préserver le maire d’attaque quelconque.  » Un point du débat vite évacué par l’invité de la Rfm qui ne manquera pas de juger inutile ce qu’il considère comme  » un rétropédalage.  »

Souteneur du Président Macky Sall, le Grand Serigne de Dakar qui réfute l’existence d’un électorat Lébou, considère que son candidat devrait profiter du  » résultat de son travail  » car dit-il,  » la grande difficulté d’un Président sortant c’est d’avoir un programme. Or Macky Sall a un programme et un bilan.  »

Il refusera l’étiquette de  » transhumant  », malgré le fait, en tant que Socialiste, qu’il eût à accepter d’être ministre de la fonction publique sous Wade.  »La transhumance qualifie ceux qui quittent un parti pour aller dans un autre parti.

Ma jonction avec Macky Sall s’est faite naturellement. Huit mois après son élection, j’ai décliné sa proposition d’entrer dans son gouvernement. Il m’a proposé un poste de ministre d’État, j’ai décliné. Il m’a aussi proposé le poste de Président du Conseil d’administration de la Sar avec 3 millions de salaire,  1000 litres d’essence, j’ai décliné.

 » Il prendra Doudou Wade à témoin pour avoir été l’émissaire de l’ancien Président de la République, avant de signaler qu’il a été le seul membre du gouvernement de Wade à oser en plein conseil des ministres dire au Pape du Sopi que l’idée du ticket Présidentiel était impertinente.

OUVERTURE DES PRODUCTEURS SEMENCIERS SUR LE MARCHÉ INTERNATIONAL : L’UNIS RECLAME A L’ETAT UN RELIQUAT DE 3 MILLIARDS

http://www.sudonline.sn En marge d’une assemblée générale ordinaire de révision et réactualisation de son règlement intérieur, ses textes et autres statuts, tenue hier, jeudi 8 Novembre, à Kaolack, l’Union nationale interprofessionnelle des Semences (Unis) réclame à l’Etat un reliquat de plus de 3 milliards de francs restant du paiement de la somme due aux opérateurs au courant de la campagne 2026/2017. Elle adresse dans le même sillage une citation directe aux banques et institutions financières pour qu’elles facilitent l’accès du crédit aux opérateurs du marché et libèrent les fonds à temps réel afin de faire éviter les énormes retards concédés chaque année dans la campagne de mobilisation des semences

Sans faire cas de l’autre montant dû aux opérateurs au courant de la précédente campagne 2017/2018, l’Unis dit réclamer cet argent pour avoir le privilège de s’ouvrir aux marchés internationaux et disposer d’assez de ressources dans le financement des prochaines opérations de collecte avant l’expiration de la date d’enlèvement des graines fixée en novembre pour tout ce qui a trait aux semences. Puisque pour le cas spécifique des semences, les techniciens recommandent à chaque fois de passer à la collecte des graines dés les premiers jours suivant la récolte, les proches du président Mamadou Thiam justifient leurs sollicitations comme moyen substantiel de constituer une filière pour chaque variété de culture et honorer la présence du Sénégal au sein des organisations semencières sous-régionales et africaines.

Pour rappel, les semenciers sénégalais ont collecté au cours de la campagne 2017/2018, une production de 142.000 t d’arachides certifiées. A l’époque, l’Etat n’a pu utiliser que les 75.000 t et tout le reste de cette production a été vendue dans le secteur parallèle.  Cette année-ci, 115 ha de terre ont été emblavés pour une production prévisionnelle de 142.000 t. Avec le maïs, le riz, le sésame et la plupart des spéculations, cet accroissement fulgurant des rendements se confirme de plus en plus et les producteurs semenciers en déduisent la nécessité de migrer vers la sous-région pour rentabiliser et vendre l’expérience sénégalaise sur le marché étranger

 L’article 27 du Code des Communications Electroniques, les articles 180, 181, etc du Code de la Presse au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unis

Examen Périodique Universel du Sénégal­:

L’article 27 du Code des Communications Électroniques, les articles 180, 181, 192, 193, 254, 255, 258 du Code de la Presse au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unis

Le 05 novembre 2018, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a tenu la 31è session de l’Examen Périodique Universel (EPU) du Sénégal pour examiner le respect des droits humains.

Dans le cadre du projet “Liberté d’expression et Libertés sur Internet”, ASUTIC, dans une coalition internationale, en collaboration avec ses partenaires (Jonction, Small media Cipesa), ont élaboré des propositions pour inclure les questions relatives à la liberté d’expression en ligne et hors ligne, le droit d’accès à l’information et le droit à la vie privée dans les recommandations formulées. (Cliquer ici pour consulter le document de plaidoyer)

Les recommandations suivantes sur la liberté d’expression ont été faites au Sénégal­:

  1. Etat Unis­:
  • Eliminer les restrictions indues aux libertés fondamentales, y compris les interdictions de manifestations pacifiques et la criminalisation des discours incendiaires­;
  • Les États-Unis restent également préoccupés par la pratique actuelle de limitations à la liberté d’expression et de réunion pacifique.
  1. France­: Mettre la législation en conformité avec les mesures internationales en matière de liberté d’expression, en dépénalisant notamment les délits de presse.
  2. Suède­: ­
  • Respecter la liberté d’opinion et d’expression conformément au droit international et au droit national­;
  • Garantir que les journalistes et les professionnels des médias puissent exercer librement leur droit à la liberté d’expression sans craindre de représailles, de détention, d’intimidation, de menaces ou de harcèlement.
  1. Grèce­: Garantir que les journalistes puissent exercer librement leur droit à la liberté d’expression et mener des enquêtes impartiales, approfondies et efficaces sur tous les cas d’agression, de harcèlement ou d’intimidation de journalistes, et traduire les auteurs de ces infractions en justice.
  2. Chili : Modifier les dispositions légales limitant de manière injustifiée la liberté d’expression.

Ces recommandations témoignent de la tendance croissante de la communauté internationale à reconnaître l’impact de la Liberté d’expression et des Libertés sur Internet ­sur les droits humains.

Selon le projet de rapport de la 31eme session de L’EPU du 05 novembre 2018, 107 délégations ont pris la parole, 256 recommandations ont été faites au Sénégal, 228 ont été acceptées et 28 notées. Tout en reconnaissant qu’un aussi grand nombre de recommandations nécessitera une certaine hiérarchisation, nous notons que nombre de ces recommandations représentent les défis les plus pressants en matière de droits humains en particulier la liberté d’expression et d’opinion.

Elles ont été reprises par un certain nombre de pays mais surtout par les partenaires stratégiques du Sénégal que sont les Etats Unis d’Amérique et la France. Les recommandations sur la liberté d’expression et d’opinion méritent donc une attention particulière.

Le Sénégal a fait preuve d’un esprit d’engagement au cours du processus d’examen périodique universel, depuis les consultations qui ont précédé l’examen jusqu’à l’assemblée publique. Nous vous demandons maintenant de passer à l’étape suivante: examiner attentivement les recommandations acceptées et prendre les décisions idoines pour leurs mises en œuvre pour le respect par le Sénégal des normes internationales des droits de l’homme relatives à la liberté d’expression et d’opinion.

Conformément à la résolution 20/8 du Conseil des Droits de l’Homme, les mêmes droits humains que les citoyens ont en hors ligne doivent également être protégés en ligne, en particulier la liberté d’expression, qui s’applique indépendamment des frontières et à travers tout média de son choix.

En même temps, il est nécessaire de sensibiliser le public sur l’impact que peut avoir ces droits et libertés sur d’autres questions importantes en matière de droits humains, y compris la violence à l‘égard des femmes, la dignité humaine et la vie privée. ASUTIC continuera à travailler pour sensibiliser les citoyens sur ces questions.

Un effort sérieux, du Sénégal, est souhaitable pour mettre en œuvre ces recommandations sur la liberté d’expression et d’opinion, plutôt que de se contenter de les accepter, sans aucun acte significatif, pour juste faire preuve de bonnes intentions, comme ce fut le cas en 2013.

L’Association Sénégalaise des Utilisateurs des TIC (ASUTIC)­:

  • Demande au Gouvernement du Sénégal de modifier l’article 27 du projet de Loi portant Code des Communications Électroniques avant son examen par l’Assemblée Nationale­;
  • Lance un appel au Gouvernement du Sénégal pour mettre en place une structure chargée de modifier les sept (7) dispositions du code de la presse votée en juin 2017­qui remettent en cause la liberté d’expression.
  • Recommande au gouvernement du Sénégal de mettre fin à toute ingérence en ligne via les intermédiaires Internet et que les efforts visant à mettre en place une surveillance Internet dans le pays soient stoppés­;
  • Exhorte le gouvernement du Sénégal à reconsidérer ses politiques et les dispositions de la législation qui constituent une violation flagrante des normes et des engagements internationaux en matière de liberté d’expression­;
  • Invite les citoyens, les professionnels­ de­ la­ presse et les­ acteurs­ politiques­ à exercer et jouir de leurs droits et libertés dans le strict­ respect­ des limites fixées par la législation en vigueur afin que la liberté d’expression soit aussi un devoir d’expression et la liberté de presse un devoir de presse.Fait à Dakar, le 11 / 11 / 2018Le Président Ndiaga Gueye

le ministre malien des Transports promet de faire redémarrer le train Dakar-Bamako

yerim.COM Soumana Mory Coulibaly a promis de faire redémarrer le train Dakar-Bamako. Le ministre malien des Transports, qui a effectué une visite de terrain, a pu constater le niveau d’agression contre le domaine ferroviaire. Et il a promis des corrections. «Nous avons reçu instruction des plus hautes autorités de la République de faire siffler le train à nouveau de Dakar jusqu’à Bamako. Les dispositions seront prises dans ce sens et, dès le 19 novembre, nous allons partir de Bamako jusqu’à Diboly pour voir quelles sont les difficultés. Nous allons faire tout le travail nécessaire pour que viennent les motrices afin que le trafic voyageurs et celui des marchandises reprennent», a promis le ministre.

«Les consommateurs souffrent depuis que le train ne circule plus parce que les marchandises transportées par le train sont moins coûteuses que celles transportées par les camions. Le train est le moyen de transport le plus sûr et le moins cher. Les consommateurs réclament que l’Etat s’assume pour remettre le train en marche», a-t-il ajouté.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*