Flash Infos du Mercredi 07 Novembre 2018

Communiqué du Conseil des ministres du 07 novembre 2018

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 07 novembre 2018 à  09 heures, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat présente les condoléances de la Nation à la Oumah Islamique et à toute la Communauté Khadrya, suite au rappel à Dieu de El hadji Mame Bou Kounta, Khalife Général de Ndiassane, un guide religieux généreux, un homme de consensus qui a toujours œuvré pour le dialogue et la solidarité entre les populations, pour la paix, la stabilité et la prospérité du Sénégal.

Abordant sa récente visite à Touba, à l’occasion de la célébration de la 125ème édition du Grand Magal, le Président de la République exprime toute sa gratitude au Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha MBACKE ; aux populations et notabilités religieuses de Touba pour l’accueil exceptionnel et l’hospitalité remarquable durant sa visite de courtoisie,

Poursuivant sa communication autour du succès de la 5ème édition du Forum Paix et Sécurité en Afrique, devenu, avec le concours de pays amis et d’organisations partenaires, un rendez majeur de l’agenda continental et international en matière de sécurité, de paix et de développement., le Chef de l’Etat félicite le Gouvernement et l’ensemble des structures publiques et privés impliquées, pour la parfaite organisation de cette édition tenue les 05 et 06 novembre 2018.

Dans ce cadre, appréciant la politique nationale de Cyber sécurité et de modernisation des Systèmes d’Information de l’Etat, le Chef de l’Etat, rappelle le dispositif mis en place, afin d’assurer une gouvernance de la sécurité, traduisant ainsi sa volonté de maîtriser les risques liés au numérique, d’instaurer la confiance dans l’économie numérique et de promouvoir le développement du commerce électronique ainsi que la dématérialisation des procédures administratives.

En outre, au-delà de la consolidation de la réputation d’excellence du Forum de Dakar, le Président de la République indique aux membres du Conseil, sa décision de mettre en place des mécanismes de sécurité qui permettent d’assurer la confidentialité, l’intégrité des données échangées et une veille sur les cyber menaces afin de prévenir les actes de cybercriminalité et de les réprimer.

Ainsi, le Chef de l’Etat informe le Conseil du lancement, le 06 novembre 2018 de l’Ecole nationale de cyber sécurité à vocation régionale, à Dakar, en partenariat avec la France et du démarrage de ses activités au début du mois de janvier 2019, en vue de renforcer les capacités et les connaissances techniques en cyber sécurité des acteurs concernés, par des actions de sensibilisation et de formation adaptées.

 Par ailleurs, appréciant sa récente tournée économique en Casamance, le Chef de l’Etat se adresse ses remerciements aux populations pour leur accueil chaleureux et enthousiaste et se réjouit de la bonne fin travaux de la RN6, financés dans la cadre du premier Compact du Millenium Challenge Corporation.

Le Président de la République a terminé sa communication sur le suivi de la coopération, des partenariats et son agenda diplomatique.

Le Premier ministre a adressé, au nom du Gouvernement, ses vives félicitations au Chef de l’Etat pour le succès, de sa tournée économique en Casamance, marquée par l’inauguration d’infrastructures et le lancement de travaux importants pour le développement de la région, l’ouverture aux pèlerins de l’autoroute Ila Touba à l’occasion de la célébration de la 125ème édition du Grand Magal de Touba et les  performances du Sénégal,1er pays africain noté avec satisfaction, par l’ITIE, dans le cadre de la gouvernance des industries extractives.

Il a ensuite rendu compte de sa mission au Malawi, où il a représenté le Président de la République au Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement, désignés comme Leaders pour promouvoir, l’Education, la Science et la Technologie (C10), avant de rendre compte du suivi et de la coordination des activités gouvernementales.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

–            Monsieur Mamadou Mounirou LY, Planificateur, précédemment Coordonnateur du Programme national de Lutte contre les Encombrements, est nommé Directeur de la Promotion de l’Habitat social (DPHS) au ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie ;

–            Monsieur Ousmane NGOM, titulaire d’un Master en Gestion et Finances publiques, précédemment Coordonnateur de la cellule de Passation des Marchés au ministère de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du ministère de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat ;

–            Madame Néné Ly SOUMARE, Géographe-urbaniste, est nommée Inspecteur technique au ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, en remplacement de Monsieur Boubacar DIALLO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Le Secrétaire général du Gouvernement,Porte-parole

UNE « COUCHE DENSE DE POUSSIÈRE’’ SUR LE NORD ET LE CENTRE-OUEST, ENTRE JEUDI ET SAMEDI (ANACIM)

Dakar, 7 nov (APS) – L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce qu’une « couche dense » de poussière soulevée par « un vent assez fort » va intéresser le nord et le centre-ouest du territoire sénégalais entre jeudi et samedi.

« Une couche dense de poussière soulevée par un vent assez fort intéressera progressivement les localités nord et centre ouest du territoire sénégalais à partir de ce jeudi 08 novembre à 10 heures jusqu’au samedi 10 novembre 2018 à 00 heures’’, annoncent les prévisionnistes météo.

Au cours de cette période, écrivent-ils dans un bulletin météo spécial, la poussière « affectera en premier lieu les localités nord et nord-est (Matam, Podor, …) et se propagera par la suite sur les régions nord-ouest et centre du pays ».

« Elle se dissipera progressivement à partir du samedi 10 novembre 2018 à 00 heures », ajoutent-ils, avant de signaler que les visibilités et la qualité de l’air « seront par conséquent fortement affectées sur ces régions durant cette période de poussière ». BK/MD

UNE DANGEREUSE HOULE ATTENDUE SUR LES CÔTES SÉNÉGALAISES À PARTIR DE JEUDI

Dakar, 7 nov (APS) – L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce l’arrivée, sur les côtes sénégalaises, d’une houle dangereuse de secteur Nord pouvant atteindre ou dépasser 2.5 mètres, à partir de ce jeudi à 12 heures.

 Cette houle va d’abord sévir sur la Grande Côte et Dakar jusqu’à samedi à 18h, précise l’ANACIM, dans un bulletin météorologique spécial (BMS) transmis à l’APS.La Petite côte et la Casamance seront ensuite touchées entre samedi à 12h et lundi à 18h.ASG/BK

Contraction de l’activité économique interne en septembre 2018

https://www.lejecos.com La Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) souligne qu’en septembre 2018, l’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) s’est repliée de 4,4%, en variation mensuelle.

Selon la Dpee cette contreperformance est imputable aux secteurs tertiaire (-4,5%), secondaire (-9,7%) et primaire (-1,5%). Sur une base annuelle, une croissance de 2,2% de l’activité économique hors agriculture et sylviculture est notée, en septembre 2018, tirée par les secteurs tertiaire (+4,5%), primaire (+19,0%) et de l’administration publique (+7,0%). Adou Faye

Repli de l’activité au mois de septembre 2018

https://www.lejecos.com Le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est contracté de 1,5%, en variation mensuelle, au mois de septembre 2018 indique la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Cette contreperformance est imputable au sous-secteur de l’élevage (-1,8%), la pêche s’étant légèrement renforcée de 0,1% sur la période. Sur une base annuelle, le primaire hors agriculture et sylviculture s’est consolidé de 19,0%, en septembre 2018, en rapport avec les performances simultanées de l’élevage (+20,4%) et de la pêche (+12,5%). Adou Faye

Arachides:Le collectif des exportateurs souhaite la suppression totale des taxes

Seneweb.com |Les prévisions de récoltes de cette année sont estimées à 1 million 432 mille tonnes, dans le bassin arachidier. Mais le collectif des exportateurs de graines d’arachide souhaite la suppression pure et simple des taxes.

«Nous demandons au gouvernement  de supprimer la taxe totale pour libérer les esprits  et le business pour que nous soyons beaucoup plus compétitifs sur le plan international», a suggéré le président  Habib Thiam au micro de Rfm.

Pour cause ! Le collectif n’a pas atteint l’objectif que le gouvernement lui avait fixé, malgré la suppression de la taxe en pleine campagne. «L’année dernière, nous n’avons exporté que 215 mille tonnes sur les 450 mille tonnes qu’on nous a fixées».

Ainsi, Habib Thiam estime que cela mérite une réflexion de la part de l’Etat, pour éviter la répétition des erreurs de l’année 2017.Samsidine DIATTA-

Affaire Bloomfield : Les précisions de la SENELEC

Dans un communiqué rendu public, l’agence de notation Bloomfield Investment a annoncé l’interruption de la notation de Senelec.

A ce propos, Senelec tient à rappeler les faits.

En 2017, Senelec s’était soumise à une démarche volontaire de notation financière qui reste d’actualité.

A cette fin, elle avait consulté les deux agences de notation agréées par le CREPMF que sont WARA et Bloomfield Investment.
Conformément aux procédures de passation des marchés du Sénégal, l’offre de Bloomfield avait été retenue.

Cette consultation étant seulement valable pour la période 2017-2018, Senelec a procédé à un appel d’offres pour 2018-2019. Les deux agences de notation agréées par le CREMPF (Bloomfield et WARA) ont déposé des propositions pour la période 2018-2019.

Au terme du processus, et après analyse des propositions techniques et financières, l’offre de WARA a été retenue.

Le contrat de WARA a été signé et la mission est en cours.

Senelec ne s’est donc pas retirée du processus de notation et réitère son engagement à respecter toutes les conditions relatives à l’émission d’un emprunt obligataire sur le marché financier régional de l’UMEOA.Le Directeur Général

«AUCUN PAYS D’AFRIQUE Y COMPRIS LE SENEGAL N’EST A L’ABRI DE LA MALEDICTION DU PETROLE»

http://www.dakarmatin.com La question de la bonne gouvernance des ressources Minérales préoccupe les acteurs de la Société Civile. C’est dans ce sens que l’organisation Afrikajom en partenariat avec l’Ong 3D, le Collectif des organisations de la Société Civile pour les Elections (Cosce), et le Plateforme des Acteurs Non Etatiques a tenu hier un atelier sur «les Défis et opportunités de la gouvernance transparente, équitable, inclusive et respectueuse de l’environnement». Cette question, selon le Fondateur d’Afrikajom Alioune Tine, est d’une importance capitale car avec ces ressources, notamment le pétrole, «aucun pays africain n’est à l’abri de la malédiction, y compris le Sénégal».

Pour étudier les modalités d’une bonne gouvernance de nos ressources minérales, des acteurs de la société civile se sont réunis hier à Dakar. Cette rencontre initiée par Afrikajom est, selon son Fondateur Alioune Tine, «une occasion pour examiner avec des experts, des organisations de la Société civile et des spécialistes de tous bords comment nous pouvons aborder la question des défis et des opportunités de la gouvernance transparente, équitable, inclusive et respectueuse de l’environnement des ressources minérales. D’abord la transparence est une question importante dans la mesure où la plupart du temps, les états Africains, qui sont des états qui n’ont pas les moyens et l’expertise, peuvent difficilement savoir ce qu’ils ont comme ressources.

En effet l’évaluation des ressources pour la plupart des états Africains est impossible. De ce point de vue, l’absence de la transparence est déjà sur l’échelle internationale. Pendant très longtemps, les gens ont exploité l’uranium du Niger sans savoir pourquoi. Le pétrole du Congo Brazzaville a été exploité sans que les Congolais aient même pu avoir la possibilité d’aller vérifier ce qui se passait», se désole Alioune Tine. Pour ce qui est de la question des enjeux, il a évoqué la bataille du contrôle des recettes nationales du pétrole. A son avis, c’est cette bataille qui est à l’origine de la malédiction du pétrole, des guerres entre autres violences. «Aucun pays africain n’est à l’abri de cette malédiction, y compris Sénégal. L’impact également de l’extraction des ressources n’est pas sans effet sur le plan économique, sur le plan social et même sur le plan écologique. Toutes ces questions sont abordées, dans la mesure où on parle du Forum de la Sécurité à Dakar.

En réalité quand on parle de la sécurité, cela veut dire tout simplement que nous travaillons sur les symptômes des manifestations les plus tragiques, sur les guerres, dont les causes profondes sont celles que nous abordons. Donc c’est une façon pour nous de donner notre contribution sur le Forum de la sécurité de Dakar», a indiqué le Directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Selon lui, les défis à relever pour mieux gérer ces ressources sont nombreux, «parmi eux, il y a le syndrome Hollandais qui consiste à négliger les autres ressources qu’on a, à cause du pétrole. Il y a aussi les difficultés causées par l’exploitation du pétrole avec la pollution des mers et des forêts, ce qui fait que l’agriculture et la pêche deviennent impossibles. Ça peut avoir aussi des impacts sur la démocratie. Donc cette question mérite d’être examinée au Sénégal. Et quand nous aurons terminé les ateliers, nous allons entamer des plans d’actions pour sensibiliser les populations», fait-il savoir.

Par ailleurs, il a abordé la question des minerais de fer de la Falémé. A ce propos, il souligne : «Je ne veux pas entrer dans le fond de ce débat, mais le grand débat c’est effectivement que toutes les questions des contrats ne soient pas seulement l’affaire de l’administration. Il faut également que toutes les institutions démocratiques soient impliquées. Le grand problème que nous avons en Afrique, c’est que s’il y a des ressources, ce sont les Chefs d’états avec leurs petits groupes qui décident de tout. Mais de mon point de vue, il faut effectivement que les décisions soient participatives, que ça fasse un débat, sinon c’est très compliqué. Parce que les ressources appartiennent au peuple. Donc il faut qu’il ait son mot à dire», tonne-t-il

VISITE DE LA DELEGATION DE LA SDE AU KHALIFE GENERAL DES TIDIANES :Une entrevue, un objectif et plusieurs interrogations !

http://www.enqueteplus.com Le directeur général de la Sénégalaise des eaux (Sde), Abdoul Ball, à la tête d’une forte délégation, a été reçue hier par le khalife général des tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, à Tivaouane. Au cœur de l’entrevue, il y avait la question de la gestion de l’eau provisoirement attribuée à Suez. Le Dg s’est montré confiant.

Elle est loin d’être anodine, la visite rendue par la forte délégation de la Sénégalaise des eaux (Sde) au khalife général des tidianes, hier. D’ailleurs, au sortir de la rencontre, interrogé sur la teneur des discussions avec le khalife, le patron de la Sénégalaise des eaux (Sde), Abdoul Ball, s’est d’abord montré évasif : ‘’Le khalife est un homme informé. Il nous a posé des questions et nous avons répondu dans le sens des clauses de confidentialité auxquelles nous sommes astreints’’, a-t-il répondu, sans donner plus de détails sur les éléments de réponse fournis au khalife général, dans ce contexte de ‘’guerre de l’eau’’ qui met aux prises Sde, Suez et Veolia.

D’ailleurs, dès l’arrivée de la délégation, le chef du protocole a montré la couleur, en donnant des directives précises à la presse, pour que rien ne filtre des discussions entre le khalife et les dirigeants de la Sde. Il a été demandé aux cameramen venus couvrir cette visite, de désigner deux parmi eux pour aller prendre les ‘’Pc’’ (images du khalife recevant la délégation). ‘’Vous allez filmer, mais sans la voix du khalife. Il ne va pas parler. Au sortir de cette prise d’images, vous pouvez vous les partager’’, a-t-il exhorté. Le Dg de la Sde était accompagné du président du Conseil d’administration (Pca), Mansour Kama, et de responsables de l’entreprise à Thiès et à Tivaouane.

‘’Nous sommes très sûrs que nous allons continuer à gérer l’eau au Sénégal’’

S’il s’est montré évasif sur leur tête-à-tête avec le khalife, le Dg Abdoul Ball s’est, en revanche, longuement exprimé sur les recours introduits pour casser la décision de la Commission des marchés du ministère de l’Hydraulique d’attribuer le contrat à Suez. Ainsi, il a dit ne pas se faire trop de soucis, parce que la Sénégalaise des eaux va continuer à fournir de l’eau aux citoyens du ‘’pays de la Téranga’’.

Selon le patron de la Sde, si le droit est dit, dans cette affaire, il va revenir à la société qu’il dirige de poursuivre la gestion de ce liquide précieux au Sénégal. ‘’Nous sommes sereins, à la Sénégalaise des eaux. Nous attendons la suite des événements. Nous sommes absolument confiants et très sûrs que nous allons continuer à gérer l’eau au Sénégal. Parce que nous l’avons fait pendant plusieurs années’’.

Selon Abdoul Ball, dans cette affaire, rien n’est encore définitif, puisque le chef de l’État n’a pas encore dit son dernier mot et que le processus n’est qu’à ses débuts. ‘’Le président de la République n’a pas encore désigné Suez pour le contrat. Ce n’est pas encore le cas. Il y a juste un avis provisoire. Mais nous Sénégalais, avons introduit un recours, comme le prévoit le droit et la loi. Nous faisons absolument confiance au droit pour la suite. Je voudrais juste ajouter que c’est un processus qui n’est pas fini. Nous sommes tous astreints à des clauses de confidentialité. Nous n’allons pas tellement nous épancher sur le sujet’’.

Un Gamou sans faille en eau  

Conscient que la distribution de l’eau est un facteur clé dans le déroulement du Gamou de Tivaouane, le directeur général de la Sde s’est engagé à faire tout son possible pour assurer un bon approvisionnement avant, pendant et après le Gamou. Pour y arriver, Abdoul Ball a, de concert avec son équipe, promis de renforcer le dispositif dans certains quartiers de la ville sainte. ‘’Je dois rappeler ici les propos de Serigne Mansour, ancien khalife général des tidianes, qui disait que la réussite du Grand Gamou de Tivaouane, c’est trois secteurs : l’eau, l’électricité et le couscous. Nous avons bien compris qu’il faut qu’il y ait suffisamment d’eau pour que le Gamou de Tivaouane ait un succès éclatant. Les demandes habituelles, c’est qu’il y ait suffisamment de points d’eau au niveau des 800 sites d’hébergement. Nous avons retenu de faire 1 000 branchements sociaux pendant ce moment et de faire près de 400 bornes fontaines de rue’’, révèle-t-il.

Outre ce dispositif classique, la Sde envisage d’amener à Tivaouane 70 camions citernes pour couvrir la distribution d’eau. Trois potences vont y être installées.GAUSTIN DIATTA (THIES) 

PRODUCTIONS AGRICOLES 2017-2018 :Des quantités records attendues

http://www.enqueteplus.com Les productions agricoles seront bonnes pour la campagne 2018-2019. Les résultats attendus ont été communiqués, hier, par les experts de la mission conjointe Cilss, Fao, Pam, Fewnet et du gouvernement du Sénégal, au ministère de l’Agriculture, à la sphère ministérielle du pôle urbain de Diamniadio. Cette évaluation préliminaire a été effectuée, dans la période du 30 octobre au 6 novembre 2018.

Selon Al Khalil Adoum, le chef de la mission conjointe Cilss, Fao, Pam, Fewnet, pour ce qui concerne les céréales, il est attendu 2 732 109 tonnes de récolte. D’où une hausse de 9 % par rapport à 2017 et une hausse de 47 % par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Même prévision pour le riz dont les récoltes atteindront 11 132 795 tonnes. Elles enregistrent une nette augmentation de 12 % par rapport à la campagne agricole de 2017-2018 et de 47 % comparées aux cinq dernières années.  Le mil aussi connaît une hausse ; 827 601 tonnes sont attendues, soit une hausse de 5 % par rapport à la dernière campagne. Le sorgho ne sera pas en reste, avec des récoltes de 291 171 tonnes prévues, soit une hausse de 35 %.

Parmi les intrants qui vont connaitre des récoltes records, il y a aussi le maïs. Cette année, il est prévu 476 621 tonnes ; ce qui fait une hausse de 16 % par rapport à la campagne 2017-2018. Pendant que la production d’arachide atteindra, cette année, 1 432 086 tonnes, soit une hausse de 2 %. Le niébé aussi atteint le chiffre record de 151 055 tonnes. Ce qui fait une nette hausse de 39 %. Il est prévu, avec le sésame, 18 552 tonnes, soit une hausse de 44 %. Le manioc enregistre, cette année, une production aussi record de 1 022 802 tonnes, soit une augmentation de 37 %. La pastèque n’échappe pas à cette tendance haussière. En effet, rapporte le chef de la mission conjointe, 1 174 416 tonnes seront récoltées, soit une hausse de 47 %. Seule la production de coton a connu une baisse avec 19 224 tonnes, soit une baisse de 4 %.

Production horticole

Dans le domaine horticole, cette année, une hausse de 8 %, avec 1 423 250 tonnes, est notée. La pomme de terre, avec 140 000 tonnes, connait une hausse de 17,86 % par rapport à 2017-2018. L’oignon, avec 428 615 tonnes, voit ainsi sa production augmenter de 7 % par rapport à l’année précédente.  Cependant, fait remarquer Al Khalil Adoum, ‘’pour l’horticulture, tous produits confondus, le volume total des produits exportés s’élève à 114 437 tonnes en 2017-2018, contre 106 200 tonnes en 2016-2017, soit un accroissement de 8 %’’.

Pape Abdoulaye Seck prévient contre toute contestation de ces chiffres

Sur le plan pastoral, la mission a signalé qu’au Sénégal, la situation est globalement satisfaisante, à la faveur des pluies abondantes et régulières enregistrées pendant les mois de septembre et octobre. Pendant que la situation zoo-sanitaire est calme dans l’ensemble. Mais, fait-elle savoir, des foyers de dermatose nodulaire contagieuse bovine et péripneumonie contagieuse bovine ont été signalés et d’helminthose et de botulisme chez les équidés. Pour pallier cela, des mesures ont été prises pour le traitement, notamment l’antibiothérapie, le déparasitage et l’apport de calcium.

Lors de la cérémonie de restitution, le ministre de l’Agriculture, Pape Abdoulaye Seck, a tenu à signaler que ces résultats ne sont pas ceux du gouvernement du Sénégal. S’adressant à une certaine opposition qui les rejetterait, il rappelle : ‘’Ces chiffres ont été donnés par la mission du Cilss. S’ils les contestent, ils contestent en même temps tous ces experts ; ce qui friserait le sabotage.’’  PAPE MOUSSA GUEYE

Colère dans l’île à Morphil : les femmes de Cas-Cas investissent la rue (vidéo)

https://www.ndarinfo.com Dépitées par l’inertie des autorités devant les dures conditions de vie auxquelles elles sont confrontées, les braves dames de l’île à Morphil ont battu le macadam, ce matin.

«  Nous refuser en tant que femmes de perdre la vie en donnant la vie », a déclaré leur porte-parole qui fustige le manque d’infrastructures sanitaires dans la zone.

Elles réclament l’achèvement des chantiers de l’hôpital de Cas-Cas, lancés depuis 2005. « Il ne sert que d’enclos pour les animaux en divagation », confie Hawa Moussa TALL. « Alors des hommes et femmes meurent suite à de longues et pénibles évacuations », a-t-elle noté. Les dames exigent par ailleurs la Communalisation de CAS-CAS qui polarise une importante superficie ainsi que l’harmonisation des prix de l’électricité fournie par la COMASEL avec ceux de la SENELEC.

« Nous ne voulons plus de l’électricité des Marocains, nous sommes des Sénégalais. Nous achetons des cartes de la COMASEL, elles s’épuisent sans qu’on les consomme. C’est inacceptable », ont-elles dit.

Les ordures grouillent à Saint-Louis (photos)

https://www.ndarinfo.com Un spectacle dégoutant qui n’honore guère la première capitale de l’Afrique Occidentale française considérée jadis comme « un centre de bon goût et d’élégance ». Le mal persiste et les actions spontanées ont montré leur inefficacité. Mansour FAYE et son équipe n’arrivent toujours pas à mettre en œuvre un programme durable d’éradication des dépôts sauvages d’ordures dans un contexte où des cas de dengue ont été enregistrés dans la ville. Dans plusieurs endroits de la ville, des amas de déchets non ramassés par les services compétents de la commune, s’amoncellent et dégagent des senteurs horribles. Devant l’indisponibilité de bas à ordures, des populations en manque de civisme n’hésitent pas à déposer les déchets ménagers dans un coin d’une rue. Saint-Louis n’a jamais été sale et puante.

Un projet de l’Université de Saint-Louis contre la violence juvénile

APA-Dakar Par Ibrahima Dione L’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB, nord), à travers le Carrefour d’études et de recherche-action pour la démocratie et le développement (CERADD), pilote un projet de recherche portant sur la violence chez les jeunes au Sénégal et au Burkina Faso pour l’endiguer, a constaté mercredi APA.

« Ce projet a débuté il y a quelques mois. Il est exécuté par l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB). L’objet de cette recherche, c’est de mettre en lumière les facteurs de résilience à la violence chez les jeunes dans ces deux pays », a déclaré Babaly Sall, Coordonnateur du CERADD.

Cet enseignant-chercheur participait à un atelier dont le thème est « comprendre et surmonter l’exposition des jeunes à la violence, l’exclusion et l’injustice en Afrique ».

Dans le cadre de la prise en charge de cette problématique, le Centre de recherches pour le développement international du Canada (CRDI) a financé à hauteur de 5 millions de dollars canadiens (2, 1 milliards F CFA) le projet de recherche de l’UGB sur la violence chez les jeunes.

De l’avis de Ramata Molo Thioune, Spécialiste de programme principale du CRDI, cette action se justifie car « la sécurité est une problématique qui doit être placée au cœur du développement ».

L’UGB à travers le Carrefour d’études et de recherche-action pour la démocratie et le développement (CERADD), l’Institut pour la gouvernance et le développement du Burkina Faso (IGD), l’Université Bukavu de la République Démocratique du Congo, l’Institut africain de gestion urbaine (IAGU) et l’Institut d’études de sécurité (ISS) sont les différentes parties prenantes du projet de recherche.

Selon Oumar Cissé, Directeur exécutif de l’IAGU, 3 objectifs principaux, à savoir le partage des résultats des recherches, le dialogue inclusif et l’établissement d’une plateforme multisectorielle, sont poursuivis au cours de l’atelier organisé à mi-chemin dans le processus d’exécution du projet.

Pour expliquer le phénomène de la violence chez les jeunes, M. Cissé a indiqué que « de robustes études empiriques ont montré que l’exclusion dont les jeunes sont victimes, la marginalisation et la non implication dans la marche de la société sont entre autres des facteurs de la violence ».

Pour autant, a-t-il précisé, « certains jeunes ne versent jamais dans la violence car leur famille constitue un ressort ». Pour plus d’efficience dans l’action, Oumar Cissé a préconisé la mise en place d’un « pont entre la recherche et la prise de décisions ».

De son côté, Pape Khaly Niang, Directeur de l’Agence nationale d’assistance de la sécurité de proximité, convaincu qu’il faut connaître un phénomène pour le combattre, a fait remarquer que l’université joue un rôle important car on est aujourd’hui passé de la phase de la sécurité-action à la sécurité-science.ID/te/APA

Nous sommes au 21e siècle et deux femmes en état de grossesse sont décédées faute de routes pour leur évacuation

https://www.pressafrik.com Tenez-vous bien messieurs dames, nous sommes bien au Sénégal où les autorités crient sur tous les toits que l’émergence est à notre portée. Deux femmes en état de grossesse ont perdu la vie ces derniers jours pendant leur évacuation à l’hôpital de Dioum, loin de 85 kilomètres. Pour cause, les routes qui mènent à l’endroit où elles devraient être prises en charge sont quasiment impraticables.

 Très en verve, les populations de cette localité ont battu le macadam ce mercredi 07 novembre dans la matinée pour dénoncer les dures conditions de vie des femmes de cette zone, qui n’abrite pas d’hôpital.

 «On manifeste pour l’assainissement de l’hôpital de Casse-casse. C’est important pour toute la population et son environnement. On enregistre toujours des décès en cours de route lors des évacuations», campe leur porte-parole, Marième Tall, sur la Rfm.Ces manifestants demandent aussi à l’Etat d’ériger Casse-Casse en commune.  Aminata Diouf

Atelier de partage sous-régional : le CRDI finance 5 millions de dollars pour les recherches sur la violence en Afrique

https://www.pressafrik.com Le Centre de recherches pour le développement international du Canada  (CRDI), a tenu, ce mercredi 7 octobre 2018, à Dakar, le programme de recherches panafricain intitulé « Comprendre et surmonter l’exposition des jeunes à la violence, l’exclusion et l’injustice en Afrique », estimé à hauteur de 5 millions de dollars Canadien soit 2.182.050.000 de francs Cfa.

L’objectif de cette initiative est d’appuyer des recherches qui produiront de nouvelles connaissances afin d’orienter l’élaboration de nouveaux outils, de nouvelles technologies et de nouvelles politiques et pratiques visant à mieux lutter contre la violence, la criminalité, l’exclusion et l’injustice auxquelles sont exposés les jeunes, en Afrique.

« Les chercheurs ont pu arriver à trouver un certain nombres de facteurs qui permettent d’expliquer l’engagement des jeunes dans la violence. Et l’un des facteurs qui est ressorti est l’exclusion des jeunes dans certains nombres d’espaces que sont la politique, l’économie, etc. Mais également ils ont pu trouver un autre facteur explicatif de la résilience de la majeure partie qui ne s’est pas versée dans la violence. Et parmi ces facteurs, on peut voir la famille qui relève d’une importance capitale », explique le Spécialiste de programmes principaux, CRDI-Kenya, Mme Ramata Molo Thioune.

Elle ajoute: « le lancement de ce programme s’inscrit donc dans une dynamique d’appuyer les décideurs africains à disposer de données probantes d’aide à la décision pour lutter contre et anticiper sur la violence des jeunes et leurs conséquences socio-économiques et politiques. »

Le professeur de l’Université Gaston Berger Baba Ly Sall, également coordonnateur du projet des recherches  sur la violence,  explique  la raison pour laquelle la jeunesse, et notamment la jeunesse africaine, est devenue un sujet qui attire l’attention des universitaires et la sphère publique, et alimente les débats politiques.

« On est arrivé à mi-chemin. On s’est réuni aujourdui avec les différentes équipes pour essayer de comprendre quelles sont les premiers résultats des chercheurs, les mettre en parallèle et essayer de trouver des solutions. En marge du Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité dont le thème de cette année est « Paix et sécurité en Afrique : enjeux de stabilité et de développement durable ». Les chercheurs francophones, membres de la cohorte de l’initiative du CRDI ont voulu apporter leur contribution sur les enjeux et perspectives de développement de la sous-région liées à la sécurité et impliquant les jeunes. Ils saisiront aussi cette opportunité pour interagir avec les acteurs afin explorer des  collaborations et partenariats potentiels pour la mise à l’échelle de leurs résultats. »

L’atelier de ce mercredi 7 octobre sera axé sur 4 sessions :  Les causes profondes et facteurs déterminants de l’engagement des jeunes dans la violence et la criminalité, les stratégies de résiliences des jeunes face aux violences en Afrique Francophone, les politiques et stratégies de lutte et d’indignement des situations de violences, et le rôle de la Femme dans tout dans tout ça.Fana CiSSE

TABLE-RONDE sur ETAT DES  LIEUX DE LA CULTURE  AU SÉNÉGAL :

 

Samedi 10 novembre 2018

10h-13h

(Place du Souvenir, en face du Musée de la Femme Henriette Bathily)

ETAT DES  LIEUX DE LA CULTURE  AU SÉNÉGAL :

  1. Dimension théorique
  2.  Etat des lieux des infrastructures
  3. Perspectives

10h. Introduction : M. Alpha Amadou SY, Professeur de Philosophie, Président de la CACSEN.

10h15-10h30. Modératrice : Mme Andrée-Marie DIAGNE-BONANÉ, Professeur de Lettres.

  • 10h30. « Le secteur cinématographique sénégalais: évolution et perspectives. » M. Hughes DIAZ, Directeur de la Cinématographie.
  • 10h45. « Culture et développement : l’apport des associations

Professeur Babacar  Buuba DIOP, ancien médiateur de   l’UCAD.

  • 11h. «  A l’ère du numérique , quelles mesures et quelles  infrastructures  pour développer les industries culturelles au Sénégal  ?»  M. Pape Massène SÈNE, Professeur de Lettres.

11h15-12h15.  Débats.

12h15-12h30. PAUSE

12h30-13h.CONCLUSIONS : Mme Andrée-Marie DIAGNE-BONANÉ

NOTE DE LECTURE – SOUS LA DIRECTION DE NDIAGA LOUM ET IBRAHIMA SARR (L’HARMATTAN SÉNÉGAL. SEPTEMBRE 2018. 286 PAGES) LES MEDIAS EN AFRIQUE DEPUIS LES INDEPENDANCES : BILAN, ENJEUX ET PERSPECTIVES

http://www.sudonline.sn Sous la direction de Ndiaga Loum et Ibrahima Sarr,  différents intervenants de l’ouvrage collectif issu du colloque organisé dans le cadre du cinquantenaire du Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) scrutent la question des médias en Afrique. Cela va de l’imprimerie introduite en Egypte par le général Bonaparte en 1798, jusqu’à la place et le rôle des médias dans le continent, en passant par l’apport de la presse à « l’ouverture démocratique » de même que le bilan et les perspectives de la régulation de la presse. Sont aussi abordés la problématique de la formation des journalistes et les enjeux liés aux médias sociaux en Afrique

Bien garnie en documentation institutionnelle et en littérature, cette production de haute facture sillonne l’Afrique francophone, de la période coloniale aux indépendances. Elle s’intéresse aussi à l’époque du parti unique, non sans manquer d’analyser l’avènement du « printemps politique africain » et la fin du monopole de l’État sur les médias.

Les contributions des uns et des autres reviennent largement sur l’apport des « anciens médias », à savoir la télévision, la radio, les quotidiens et les « nouveaux médias », en l’occurrence les médias sociaux et plus particulièrement Facebook dans la construction et la consolidation de la démocratie.

Cet apport des médias consacre une large fenêtre au Sénégal avec le rôle joué par la presse et en particulier par la radio lors de la première Alternance politique en 2000, avec l’émergence d’une presse privée dynamique et professionnelle. Avec un survol de l’espace médiatique sénégalais sous la présidence de Senghor, Diouf et Me Wade et les rapports entretenus entre les politiques et le « quatrième pouvoir », aussi bien les médias privés que les médias d’État entre coexistence pacifique, relations heurtées, tentatives d’intimidation et de musèlement de la presse.

Si, au Sénégal,« l’ouverture démocratique » a permis à la presse de participer à la construction et à la consolidation de la démocratie de manière positive, sous d’autres cieux, cette ouverture semble avoir soulevé un débat ethnique qui pourrait nuire au vivre ensemble dans un pays comme le Cameroun dans les années 1990.

A en croire la contribution d’Alexis Tcheuyap, le « ton de la presse camerounaise au quotidien peut étonner » du fait des acteurs qui incarnent cette presse mais aussi des propos tenus à l’encontre de certains groupes ethniques dans les médias d’État comme privés, au point qu’il redoute le scénario rwandais pour son pays et qu’il se demande si la presse ne peut pas être un obstacle à la démocratie.

La « révolution » tunisienne de janvier 2011 pose dans ce pays la problématique de la régulation des médias dans les « méandres politico-médiatiques » post Ben Ali mais aussi les nouveaux défis des médias de service public et leurs mutations technologiques et commerciales. En outre, la réflexionest posée sur « l’objectivité du journaliste dans une perspective postcoloniale dans la formation journalistique » d’une part et le rôle dévolu aux journalistes et aux médias dans un contexte tunisien post-Révolution d’autre part, pour appuyer le « processus de démocratisation», d’où l’apport de Hamida El Bour sur la formation, les représentations et les pratiques du «journaliste d’investigation».

Internet et les réseaux sociaux ayant profondément bouleversé les règles et pratiques journalistiques, voilà qu’au Sénégal, avec l’arrivée d’internet en 1996, la presse « traditionnelle » est bousculée au profit des promoteurs de la presse en ligne. Or, le développement de l’internet au Sénégal offre aux journalistes un contexte favorable pour l’exercice de leur métier, si toutefois, les groupes de presse traditionnels comprennent qu’avec internet, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre et qui marque « la fin du journalisme tel qu’il a été vécu jusqu’ici ».

Pour finir, il est question de montrer l’apport des technologies numériques dans la performance des apprenants avec comme cas d’étude le réseau social Facebook qui participe à une forme de co-construction de savoirs chez les étudiants, du fait des nombreuses possibilités offertes par les Tic.

Petrosen : la gestion toxique de Mamadou Faye

http://www.dakarmatin.com Une bonne partie du personnel de Petrosen monte au créneau pour dénoncer les méthodes de gestion du directeur général Mamadou Faye. Ce dernier, non content de ne vouloir promouvoir le personnel au mérite et à l’ancienneté, fait montre de népotisme dans les recrutements. Et en dernier ressort, il vient de refuser la création d’un syndicat-maison à Petrosen.
Il y a de l’eau dans le gaz à Petrosen. Entre le Dg Mamadou Faye et une bonne partie du personnel, l’atmosphère est à la limite du toxique. Et pour cause, le Dg Faye a opposé un niet catégorique à la volonté d’une bonne partie de ses collaborateurs de mettre en place un syndicat maison, qui serait affilié à la branche huiles de la Cnts/Fc de Cheikh Diop. Or, pour le personnel, cette volonté de mettre en place un syndicat, répondait à un besoin de prise en charge des problèmes non résolus en interne.
Tout est parti d’un constat en 2015 soit 3 après l’arrivée de Mamadou Faye à la tête de la boite. Des journaliers ayant plus de 10 années d’ancienneté ont voulu être régularisés. Le président du conseil d’administration de la boite a proposé la mise en place d’un pacte social de 3 ans destiné à calmer la tension. Ce pacte social, arrivé à terme cette année, interdisait tout mouvement d’humeur du personnel en échange d’un reclassement.
Seulement, les personnes qui ont eu à bénéficier de cet arrangement se comptent sur les doigts de la main, tandis que des salariés ayant plus d’expérience et de diplômes occupent le même poste depuis de longues années, et sans revalorisation salariale.
Pour sortir de ce blocage, des rencontres ont été organisées sans succès. Le Pca, qui était à la base ce l’accord, ne parle plus le même langage que son directeur général et ce dernier cherche à isoler «les rebelles». C’est dans ces conditions que la mise sur pied d’un syndicat a été décidée.
Mais le directeur y a opposé son veto. Dans un courriel daté du 16 octobre 2018, Mamadou Faye a convoqué le personnel pour «tirer au clair cette situation». Au cours de cette rencontre, Mamadou Faye manifestera sa désapprobation et demandera au personnel de ne pas adhérer à l’intersyndicale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (Cnts fc).
Les salariés qui ont pris le contrepied du directeur ont été mis au frigo, et ne sont plus associés au fonctionnement de la boîte. Celle-ci, faut-il le rappeler, a vu ses ressources humaines se renforcer de manière étonnante. 50 salariés, Petrosen est passé à 73 salariés.
Qu’est-ce qui motive cette augmentions ? Et dans ces nombreux recrutements, on note un certain nombre de membres de la famille de Mamadou Faye qui ont été recrutés et occupent des postes stratégiques (tels les Ressources humaines ou même à la direction commerciale). Or, pour ces postes, estiment des anciens de la boîte, des promotions internes auraient tout aussi bien pu faire l’affaire. Mais à ces questionnements, Mamadou Faye n’a pas voulu apporter de réponse.
Quoi qu’il en soit, cette sensible augmentation du personnel a conduit à une situation inédite. En effet, à l’étroit dans les locaux de l’entreprise des salariés squattent les salles d’attente pour travailler. D’autres qui n’ont pas eu cette chance restent tout simplement chez eux. C’est le cas de la chargée de la communication qui, depuis quelques mois, travaille à distance.
«Je n’ai aucune idée de ce que vous venez de dire» a dit Nafissatou Diouf pour répondre à la question de savoir pourquoi refuse-t-on aux salariés de se syndiquer. «Je ne suis là que depuis quelques mois. Je suis une personnalité, si je n’ai pas de bureau je ne peux pas travailler» a-t-elle affirmé

UNE GOUVERNANCE PEU VERTUEUSE ET SANS SOBRIÉTÉ PAR MOHAMED DIA

POINT DE MIRE SENEPLUS – De 2012 à 2018, nous avons donné au président en exercice plus de 20 000 milliards comme budget pour diverses dépenses et nous avons le droit de savoir si cette colossale somme a été bien allouée

Le Sénégal est la deuxième puissance économique en Afrique de l’Ouest francophone avec ses 15.726.037 citoyens. Le budget du Sénégal en 2018 a été arrêté à 3 709,10 milliards qui ne sont pas nécessairement de l’argent liquide dont l’Etat dispose mais plutôt de prévisions qui peuvent ne pas être atteintes. Depuis 2014, le Sénégal s’est lancé dans un plan d’infrastructures sous le PSE et beaucoup de réalisations infrastructurelles ont vu le jour et sont inaugurées avec beaucoup de fierté par le gouvernement. Certes, le plan d’infrastructures du président Sall a un impact positif sur la croissance économique du Sénégal mais nous analyserons les conséquences derrière ce plan. Malgré toutes ces réalisations infrastructurelles et le volet social tant politisé, le pays va très mal et cela ne fera qu’empirer les années à venir.

Une dette galopante et une croissance mal redistribuée

Faisant partie des pays les plus pauvres du monde, le Sénégal est un pays qui a une dette qui s’élève à 5827 milliards soit 61% du PIB. L’Etat nous dit qu’il n’y a pas à s’inquiéter car le plafond d’endettement au sein de notre espace économique est de 70% du PIB. Savent-ils ce qu’on appelle la capacité de remboursement ? On nous dit aussi que vers la fin de cette année les prévisions réalisées par les institutions spécialisées pensent que nous en serons à 61,44%. En 2017 le Sénégal a fait face à un retard de paiement du service de la dette alors que le PSE est en pleine réalisation. Cela représente un danger car cela illustre l’insolvabilité du Sénégal pouvant résulter de la reluctance des bailleurs de fonds à nous octroyer des prêts. Selon la DPEE, en 2013 la dette représentait 45,7% du PIB, 50,6% en 2014, 55,7% en 2015, 59% en 2016 et 61,44% en 2017. La dette accroît entre 4% et 5% par année alors que le taux de croissance se situe entre 6% et 7% prouvant que la dette est soutenable pour le moment. Le service de la dette a augmenté entre 2014 et 2017 de 24% à 30% et absorbe la majorité de nos recettes fiscales. La dette s’accroît et le danger est que la plupart des réalisations faites à partir des ressources empruntées sont d’ordre électoraliste donc avec un petit retour sur investissement ou aucun retour sur investissement. L’autre danger est que presque la moitié de notre dette est en dollars alors que notre Franc CFA est lié à l’Euro. Si toutefois le dollar grimpe, le coût de notre dette en augmentera conséquemment donc la dette n’est pas aussi soutenable sur le moyen terme que nous ne le pensons. Nous n’avions que 151 millions de dollars en devises et en or en fin 2017 et aucun plan en place pour accroître cela.

Avec 7.391.237 personnes vivant dans la pauvreté et un indice de développement humain très faible, nous nous demandons où va cette croissance tant politisée. L’IDH est un indice qui prend en compte la santé et l’espérance de vie (accès à l’eau potable, aux soins médicaux, à un logement décent et à une bonne alimentation), le niveau d’éducation (durée de scolarisation anticipée pour les enfants en âge d’aller à l’école), et le niveau de vie (revenu par personne par rapport au cout de la vie). Nous voyons évidemment que le Sénégal, qui occupe la 164e place sur 188 pays, est un pays qui redistribue très mal la croissance économique.

Entre 2019 et 2024 : La période de récession économique

Malgré la politisation des réalisations du président Macky Sall, il est nécessaire de dire que les ressources ont été très mal allouées pour la plupart et cela résultera d’une période de crise économique quasi inéluctable. Le prochain président de la République du Sénégal sera le président le plus malheureux de notre histoire pour diverses raisons que nous évoquerons ci-dessous.

Le manque de liquidité est un problème sérieux dans la trésorerie du Sénégal, cela est aussi dû en partie aux entreprises publiques en difficulté ; l’Etat n’a pas voulu les restructurer ou les privatiser à des investisseurs nationaux donc ces entreprises feront faillite pour la plupart dans cette période où notre budget en souffrira en essayant de venir à leur rescousse. Pourquoi pensez-vous que l’Etat n’arrive pas à terminer les chantiers devant être construits avec des fonds propres et non avec l’aide des partenariats public-privé ?

Cette flopée de ministres conseillers avec leurs salaires et d’autres avantages, le HCCT, le CESE, le budget exorbitant de la présidence entre autres vont affecter notre budget dans cette période de crise car le président en exercice, pensant devoir faire plaisir à tous ses militants, se trouve dans l’obligation de créer des postes dont nous n’avons point besoin. Cette période de 2012 à 2019 devrait être la période cruciale où le président en exercice devait investir dans les infrastructures nécessaires, dans l’éducation et la santé tout en réformant le secteur primaire de manière sérieuse. Malheureusement le président est tombé dans le piège de l’électorat en investissant dans plusieurs infrastructures d’aucune utilité et sans retour sur investissement.

Le Sénégal devait avoir une fondation solide pour sortir de la pauvreté et tendre vers l’émergence a trouvé utile de créer une troisième fois une compagnie aérienne nationale pour être un porte-drapeau et non par nécessité ou pour être rentable. Cela étant dit, le prochain président devra se préparer à subventionner cette compagnie pour éviter un jamais deux sans trois et cela impactera notre budget car cette subvention aurait pu être allouée à la santé ou à l’éducation.

Avec la première phase du PSE clôturée et la seconde phase entamée,  normalement nous devrions sentir les retombées de ces investissements publics durant cette période de 19-24. Malheureusement cela ne sera pas le cas car les ressources étant mal allouées, la plupart de ces investissements ne serviront à rien. Toutes ces routes construites, cette électricité produite, ces infrastructures de dernière génération ont redynamisé le secteur privé mais comme la plupart de ces projets ont déjà été réalisés, le secteur privé en souffrira car nous ne pouvons pas garantir l’investissement privé. L’Etat dans l’élaboration du PSE n’a pas su négocier avec les investisseurs privés nationaux et étrangers pour l’optimisation du PSE. Le prochain président sera confronté à des charges liées à l’entretien de ces réalisations sans l’investissement privé qui devait suivre. Le Plan Sénégal Emergent nous a tellement mal endettés que le service de la dette a atteint 839,8 milliards. Sans investissement privé, nous pouvons préparer à faire défaut sur le service de la dette vu qu’en 2017 nous avions eu du mal à rembourser. Le prochain président sera divisé entre payer les salaires, les bourses des étudiants ou rembourser la dette ou encore sacrifier un autre secteur clé.

Nous sentirons toujours les retombées positives de certains investissements, et une croissance aux alentours de 6,8% à 7% mais à partir de 2020, il est très probable d’assister à une récession économique qui n’est rien d’autre que la baisse du PIB durant deux trimestres consécutifs. Cela sera dû à l’absence d’investissements privés vus comment le gouvernement a mal alloué les ressources et la crise des entreprises publiques. Les guerres commerciales mondiales avec notamment le cas de la Chine et des Etats-Unis se feront ressentir en Afrique et au Sénégal.

Le mandat de la crise économique (2019-2024)

Le PSE est un excellent plan politique pour se faire réélire mais sur le plan économique c’est l’une des plus grandes trahisons que le Sénégal ait connues depuis son indépendance.

Le président a trahi le peuple sur plusieurs points comme la durée de son mandat et la nomination d’un membre de sa famille comme directeur de la CDC. Cependant la plus grande trahison est sur le plan économique car cela nous affectera pendant des décennies à venir.

L’Etat utilise les entreprises publiques à des fins électoralistes, car des compagnies qui font des pertes et qui vivent de subventions de la part de l’Etat devaient être restructurées depuis longtemps ou être privatisées pour alléger le budget. Le président dit avoir éliminé plusieurs agences mais parallèlement il utilise le poste de ministre conseiller comme un poste politique pour faire plaisir à son électorat. Le HCCT, le CESE, le budget exorbitant de la présidence entre autres auraient dû être révisé pour alléger le budget de fonctionnement mais le président doit créer des postes pour que ses militants aient des postes et des faveurs pour pouvoir faire plaisir à leur électorat.

La probabilité d’une tension sociale sera à l’horizon à cause du service de la dette qui augmentera et l’impossibilité de la payer ou de sacrifier les étudiants et les couches faibles.

La CMU, les bourses familiales entre autres subventions et aides cesseront durant cette période car l’Etat

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*